Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 14 juillet 1945, samedi 14 juillet 1945
r ; gième ANNÉE No 45 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur -Fondateur: Jean-Charles Harvey Ascension du Canada A la conférence de San Francisco, |e Canada fut officiellement reconnu comme la première .les puissances! secondaires.On permettra à Fantinalionaliste .pie je suis de m'en réjouir.-Notre pays n’en est pas armé à ce étape de son évolution en agitant des banderolles patriotiques et en exploitant r , - — le cri de race: il doit son élévation à ,,,n esprit de travail, à sa travailler •C"COm‘,e °Ca "a pdS ’U9C bon tlc capacité de production, à son immense commerce et à la part très importante qu’il a prise à la victoire du monde démocratique contre les forces d'oppression.Administration et rédaction.180 est, rue Sainte-Catherine (suite It), Montréal Case postale 20, Station “N” — Tel.•PLateau 8171 CE N'EST POURTANT PAS UN "TRUST" 14 juillet 1945 Aussi lonptvmpn (juo 1rs c hoar s iront syahiinn tit/ucnn ut moi, jr rontinurrni s vstrnin ti ifiirmrnt n dirr (ju \dlrs no vont /nis hirn — Henri ROCHKFORl Rciluelcur on cltoft Emilo-Churlo» llatnol Il y a quelque temps, je lisais, dans le Whig-Standard, de Kingsoon.un passage qui m a fait sourire.Certains événements ne manquent pas d ironie.11 s agissait d'un rapport du Comité des Utilités publiques de Kingston au sujet de l'électricité.je cite: L augmentation du revenu général du service électrique est encourageant en raison du les raisons sérieuses qui font agir telle ou telle société commerciale: s’ils s'étaient donné la peine de se renseigner à bonne source, ils ni- Privations nécessaires I uuvniiici à I expansion des appareils électriques, attendu qu elle désire maintenir le service du ga: domestique aussi longtemps que la dette obligataire de ce service n aura pas été diminuée au point que la municipalité ne risque plus de porter la charge financière trop onéreuse qu entraînerait une diminution de la consommation.Je n ni nullement l'intention de chercher noise Malgré la faiblesse numérique de sa population et tout différent qu'il soit des Elals-lnK, notre pay» »'e,l développé et a grandi à peu près sur le même plan: il est le prolongement de cette 'aste expérience humaine, la nremièr.- du in.ur.» .1,.¦ .• .• i .*¦ 1 r ‘ l au comité de Kingston pour une politique d nl- I histoire, qui consistait a homogénéiser, sur une terre toute .lu l.nres qui semble pratique et prudente.Seulc- géiiérosilé et de liberté, les descendant* de toutes les "races” et «nent.le comité en question n'est pas une cuticles fidèles de toutes les religions.Un peut dire que c'est en , ,nsc Pnv,-lc: 'I reIève de l'administration inuni- Amériquc qu'a pris fin la malédiction de la tour de Rabid c‘Pd*c comme dans les autres villes ontariennes.• I • ti r.Va-t-on lui reprocher maintenant d agir à 1.animal raisonnable y a enfin reconnu qu .1 fallait être humain h exemple de I entreprise privée, lorsque celle-ci avant d être national.Lest un progrès immense.Par là, la I veut protégci la mise de fonds des porteurs civilisation européenne, plus parfaite que la nôtre à d’autre* -“'obligations?points de vue, a été nettement dépassée.Alors que les divers nationalisme* européens causent lu décomposition du vieux continent, chez nous, en Amérique on a réalisé la "recomposition” de l'Immunité.Pour cette raison, nous avons la ferme conviction que le Canada et les Kluts-lnis, qui ne sont pas fondé* sur le sentiment de race , tuais sur le concept universel de l'Iionune, ne seront probablement jamais en guerre l'un contre l'autre.Un parle généralement du Canada comme puissance internationale: il lest à plus d un titre, non seulement pur son commerce, par son rôle parmi les nations, pur sa diplomatie et ses ambassades, mais aussi et surtout par les éléments constitutifs de la nation.Sur une population de moins de douze millions, notre pays compte environ deux millions et demi de Canadiens d'une origine autre que 1a britannique et la française.Il y a chez nous 465,000 habitants venus des pays germaniques; 306,000 de Ukraine; 250,000 de la Scandinavie; 215,000 des Pavs-Bas; 170,000 de provenance juive; 168,000 de Pologne; 113,000 d Italie; 55,000 de llongrie; 43,000 de la Tchécoslovaquie; 41,000 de Hnlande; 40,000 d’Autriche; 30,000 de Belgique, sans compter d’autre* groupes, fort nombreux, qui se sont intégrés dans la nation canadienne.Souvent, au cours des années dernières, des apôtres de la prétendue réforme économique ont accusé le ' trust de priver le peuple de certaines améliorations, de retarder la mise en circulation de certaines inventions, dans l'unique but, disaient-ils, de sauver le profit des ''grosses corporations , En parlant ainsi, ils ignoraient raient découvert que l'intérêt public exigeait ces Ceux qui avaient cru que la fin de la guerre cil Europe décisions qui encouraient l'anathème des faux marquerait la lui du rationnement au Canada doivent cire prophètes.Surtout, ils ignoraient que certaine» désappointé*.Non* a von» aujourd'hui uioin» de sucre que non» pratiques ont été éprouvées par une longue i "’en avons eu tant qu’a duré relie guerre, On non» minunrr que, expérience et que même l'entreprise d'Etat bientôt, la viande sera de nouveau rationnée, le» huile* devait recourir à ces pratiques quand elle voulait alimentaire» deviennent presque introuvable» en magasin.Et il éviter le gaspillage, le malaise d'un grand | »c trouve de bonne» âme» pour mm* dire que ce n’e»t là que lo nombre, peut-être la faillite.Le rapport du comi- commencement et que non» rnnnaitrnn» au cour* de l liivrr té de Kingston en est une preuve.prochain de» privation» plu* grande* que toute» celle» que non* Je connais une foule de gens qui.au temps «von* subie» par le passé, où les appareils radiophoniques se fabriquaient en masse et où les modèles changeaient d’une année à l’autre, se servaient de leur radio de I année précédente jusqu'à ce qu'il fût entièrement payé.Cela s est vu dans des milliers de families, et c'était la sagesse même.Ce qu'on fait en petit, chez soi, on doit le faire en grand.dans les "grosses compagnies .Le prmcfpe est Non» compmmn» que la première réaction de gen.exactement le meme.accoutumé» à puiser sim» compter aux riche»»e» presque puis, on abuse t c r r i b I e m e n t du mot | inépuisable» d on pay* jeune ne «oit guère favorable à de „.},rusl ,' demi on fait un épouvantail.Uni nouvelle* restriction», surtout à présent que le Heirlt nazi, notre Irust .dans I esprit de certaines personnes.puissant ennemi, ,.été défait.Non» romprenon» même que c est toute affaire qu.a eu du succès et qui lait U Canadien» qui ne .ont pa» au courant de la situation vivre beaucoup de monde.Seules ne sont Il ne faut évidemment pa» croire ce» prophète» de malheur et crier avec eux à la catastrophe prochaine, le Canada, il no faut pa» 1 oublier, est un pay* d abondance et non» lie somme* pa» pre» de souffrir de la faim.Mai», cependant, il est certain qu un rationnement severe nous attend au cour» de» moi* qui vont suivre.pas au courant i .-r.i i i, P‘IS biternationalc n acceptent pas sans grommeler de "*e priver des I rusts les sociétés qui tirent le duibe par1 „(1„r .I,.\t.„ .i 1 1 pour nourrir le* autre» .Mai» noua somme» convaincu» que, lorsqu ou aura clairement exposé la situation à no* gens, il» comprendront la nécessité d un rationnement prolongé et * appliquant a de» demi e* plu* nombreuse», ci l’accepteront do bonne grâce.la queue.Chose certaine l'initiative personnelle a fait scs preuves durant la guerre: c'est elle surtout qui a sauvé le inonde.J.-Ch.II.Quisling Arcand Un sait que, dans la république voisine, le problème de» noir» excepté, lu question de race ne se pose pas.Souhaitons quelle ne se pose pas non plus pour le Canada.Je ne parle pas ici du fait français qui est le résultat de trois siècles d'histoire, mais des divers groupes ethniques qui vivent à l’ouest de notre province.Au cours de la tournée de conférences que je faisais dans toutes le» villes canadiennes, l'hiver dernier, entre Fort-William et Victoria, j'eus la joie de constater que la fusion des éléments les plus disparates était en très bonne voie sur tout ce territoire.A part quelques ilôts de résistance dans la Prairie, on peut dire sans crainte qu’une vraie nation se forme actuellement grâce au mélange de tous les sangs et de toutes les croyances.Dans toutes les villes que je visitai alors, je rencontrai des gens de toute provenance, y compris des Anglais, qui ne voulaient etre rien autre que Canadiens et qui se promettaient de refuser énergiquement, à l’avenir, de renseigner les agents du recensement sur leur origine raciale.J'en conclus que c'était le sentiment de la majorité.Il y a là un espoir d’unité qui augure bien pour l'avenir de ce pays.11 lie suffit pas d'être parmi les cinq premières puissances commerciales du globe: il faut aussi former une société animée par un même idéal île civilisation et de progrès.-Nous croyons, nous, et beaucoup croient que le melange des 'races’, dans la liberté, le progrès et le bien-être, offre le moyen le plus sûr, le plus pacifique et le plus simple d’améliorer la ram humaine.Rien n’était plus absurde, plus cruel et plus ! inhumain que la conception hitlérienne de la race pure.C est I Amérique du .Nord, peut-être, qui renferme les plus beaux types d'hommes et de femmes du monde: tou» les sangs s y sont rencontrés et fusionnés avec leur multiple richesse, (-est probablement la raison profonde de ce grand fait: I Amérique a sauvé le monde en celte guerre terrible, où elle a du jouer un rôle prépondérant en Europe et en Asie.Au Canada, nous possédons cet avantage de pouvoir continuer, rajeunir, si nous savons nous entendre, la civilisation anglo-française, dont nous sommes les héritiers.Nous sommes en possession des deux cultures, des deux langues-clef du monde moderne.D’aucuns craignent, avec raison parfois, que 1 element de langue française finisse par être noyé dans I inévitable immigration de l’avenir.Ce problème ma longtemps préoccupé et j’en ai parlé souvent ici même.Une réforme de notre régime scolaire laurentien, un compromis, nous sauverait probablement.II s agit pour nous d'attirer à nous, par des écoles appropriée*, h- plu* d'immigrants possible.Je ne vois pas de moyen plus efficace que 1a création d'un certain nombre d écoles neutre», dans nos grands centres, écoles où l’on ferait un effort spécial pour atteindre à la supériorité de 1 enseignement pratique et où, bien entendu, les deux langues du Canada seraient en honneur.Ue toute façon, perdons cette illusion que nous pouvons prendre Alors qu'en Europe, on fait le procès des quislings de tout poil, des traîtres qui ont vendu ou tenté de vendre leur patrie aux nazis, la justice canadienne vient de remettre en liberté Herr Adrien Arcand.Comme on le sait, Herr Arcand est le "pon-tilex maximus" du paru nazi canadien, qui n'est pas mort comme certains le croient, mais qui est entré dans la clandestinité quand, avec la guerre, il lui est devenu impossible de tenir, sous l’oeil indulgeinment fermé de certaines autorités, des assemblées publiques en des salles décorées à profusion de croix gammées.Comme on le sait aussi, ou comme on devrait le savoir, Herr Arcand était l’homme désigné par les Boches pour jouer ici le rôle glorieux qu a tenu Quisling en Norvège.Pendant les années qui ont précédé la guerre, cet illuminé s'est beaucoup agité pour embrigader et enchc-miser les naïfs et la crapule dans les rangs desquels les fascistes se sont partout recrutés.Ces vaillantes légions en chemise, Herr Arcand, agissant sur les ordres de Berlin, comptait s’en servir pour faire son petit coucoup d’Etat au moment qui servirait le mieux les plans du grand Etat-Major allemand.Il est bon de rappeler au public, trop volontiers oublieux de ces choses, certaine lettre interceptée que.en juin 1930, au moment où la France croulait sous les coups de l'Allemagne, le petit führer britannique Herr Mosley adressait à son petit collègue, le petit führer laurentien Heri^ Arcand: "Tout va très bien!" disait en substance cette lettre.En effet, tout va très bien, madame la marquise! La France était envahie, le corps expéditionnaire britannique était menacé d'extermination, Herr Mosley et Herr Arcand envisageaient déjà le moment où les panzerdivisionen débarquant en Angleterre et au Canada, ils deviendraient sous-dictateurs sous Adolf le Grand.Mais les démocraties, lorsqu'elles sont menacées dans leur existence incine, et lorsque surtout leur imagination est frappée par le spectacle de la mort violente de certaines d entre elles, trouvent 1 énergie nécessaire a se défendre.Herr Mosley et Herr Arcand furent internés dans de confortables petits camps de concentration.Nous ne savons quelle fut la réaction du führer britannique, mais nous n ignorons pas que ce revers, qu’il estimait passager, était bien impuissant à abattre la volonté de fer de son collègue laurentien.Derrière les barbelés.Herr Arcand ne demeurait pas moins convaincu d’être appelé, dans un avenir très rapproché, a former le prochain gouvernement canadien.Il se voyait déjà transporté en triomphe du camp de concentration à l'Hôtel du Gouvernement par ses amis allemands, qui ne devaient pas tarder I ''|">uiui"r» meme, à venir le délivrer.Ce beau rêve ne devait.1 V,lw aw,n* ll,"'n' .La vérité, c’est que la tache que nous atoll» entreprise en Europe en v envoyant de» soldat» et du materiel de guerre n'est pa» terminée et que, pour qu’elle le soit vraiment, les restriction* qu on non» impose ou qu’un s'apprête à nous imposer sont aussi necessaire» que tou» le* sacrifier» que nous avons consenti» depuis le début de la guerre.loti» ce» sacrifice* passé» pourraient meme avoir etc vains, si nous allions nous refuser à quelques privation» qu'on mm» demande encore.De liant» fonctionnaire» canadien» et américain» qui ont récemment visite | Europe libérer eu sont revenu» profondément trouble», épouvante» meme, de la situation qui existe là-bas, européen» du joug nazi, mais nous c* skiin *4- uvu mvi .x-*x.wxnii icrx ni.m *uh, .- » ., .' hélas! point se réaliser.Les panzerdivisionen ne l1/' *** l,u,l.,K.I,a* 1 , 1 *'a 'le la guerre.Loin de sont pas venues en Amérique, et c est un gou- 'ü "9te misere est meme plu* grande depuis la liberation quelle vernement canadien qu’il n'a pas été appelé à m.,lal! 1,1 I occupation allemande.Non» ne pouvons former, qui vient de remettre en liberté Herr Arcand.Mais est-ce qu'on abat la volonté d'un homme de sa trempe?A-t-on jamais découragé un inventeur du mouvement perpétuel ou un découvreur de pierre philosophale?Les gens qui ont reçu mission de 1 au-delà de transformer le monde et de sauver l’humanité ne se laissent pas facilement rebuter.Herr Arcand, libéré, va repartir à la poursuite de son idée fixe.II va commencer par faire une purge dans les rings de son parti, qu’il pige infesté de traîtres: puis mieux faire ici que de citer quelque» lait» mentionné» pur Edgar \n»cl Mnwrer dan» »u chronique internationale, reproduite dan» le f, AN A l)A du 9 juillet; Hünê laide m lu e des peuples de l'Kurope occupée, les trois (Hands n'auuticni pu yttyner la y nette 1st dcmt-destructlon de ces peuples faisait pat Ile du m»< le prochain hurt minute dét-a pu* x|'ri-.||li|l-.ll | f.x,.souffrance* d de privation* pourrait liberté et les journaux s empressent de publier rf |rR ,,ffiU1|(-.„ ,|'K.lrope.No.* n'avon» pa, livré sa photo à côté de celles des combattants qui O gm-rre dur.- et co.'ilc.se pour non» voir rentrent d Allemagne ou partent pour Ihxtre-j.n(jl)W.ull flj, ,|iM,» u.i avenir plu* ou moin» Non» ne voulons pa», non plu», de» soviet» du M.Mow rrr conclut : C’eut o non, n pouvait -fvoir res min* et IJor ar 1er ce i de iir'onMunro; » tn 'r.’e'ms, |e étudiants ne le regardaient qu’avec j emporté cette nuit, les pieds en avant.Cela m étonnerait qu on te le •¦jubion ou encore avec de li curiosité qui lui semblait aigue et froide, .fasse voir.Tu ne t’attendais pas à celle-là, hein.1* Il «’avait (onnu.même tout jietit, l’adoration d’une rmue ou la ten- François restait là, regardant cet homme secoué par un rire siien- dre»»e dune nourrice.,cirux.Les oranges dont Dorémi était si friand, lui semblèrent plus lour- M.ih Soeur Agnes lui souriait, et dans rhacun de ses sourires jouait des.un rayon de soleil.Mais Li vie devenait délicieuse, jamais jirrssentir.Les heure» où il était seul n'étaient plu» que des instants d’attente pleine de ferveur ou des instant» de souvenir doux comme du miel.Soeur Agnès ne manquait |>as d’être émue par ces yeux pleins d adoration muette, par cet amour humble de bête nui sanctifiait sa tâche.Elle aimait lui donner i boire, soulever ses oreillers, rectifier ses couvertures qui avaient glissé.En le voyant ainsi retranché de l’huma-e se retrouvait un peu en lui, elle qui, après avoir tant pleuré, avait renoncé dans la vie a toutes le» joies sauf celles du dévouement.Elle avait trouvé li paix dans cet hôpital aussi exempt de toute Pour venir aux fermiers Les pi ojeu qu'on est en train d’élaborer pour le développement de l’après-guerre embrasseront tans % Q l “JM h V.4I».>‘»mv lUlii ¦ .des pas rapides s’approchèrent: Soeur Agnes parut.Sans un | !]U| ()0ute tous jes éléments ue la mot elle l’entraina dans la pièce vide.C’est là seulement quelle lui dit.population canadienne.Les fer-cn baissant la voix malgré elle: mler9' par cxemple’ ne 8eront p« "Il est mort." , Dorémi était mort, et il y avait tant de découvertes qu il n avait pas encore faites sur la terre, ne fut-ce que I alphabet, la musique, et le baiser., "Il est mort", réjvéla Soeur Agnès, et des larmes coulèrent de ses veux, une à une, puis plus rapides et plus fréquentes.François, gène, détourna la tête.Devait-elle dire à cet enfant que Dorémi avait eu en mourant des Elle essayait quelque! mai» il le prenait de hau crue lieuicux qu on ne I Alors ell et ans i agitation sinon de toute souffrance que le -erait un cimetière de réflexes d’être humain, qu il lui avait saisi la main, comme fait prrs-vivants.Quand elle portait une tisse mx levres d’un malade, quand que tout homme qui, sentant qu il sen va, s accroche ainsi, de toutes elle allumait la veilleuse pour la nuit ou.le malin, ouvrait la fenêtre, ; ses forces, à un vivant; qu il avait eu un soupir et, soudain, une sorte es gestes étaient d’une précision merveilleuse; il semblait vraiment que de sanglot; que ses yeux révulsés semblaient à la recherche d un mon-lous res soin» avaient trouvé là leur expression parfaite.Tous 1rs veux de meilleur.dam la salle s’attachaient alors à cette douce main qui étanchait la Une chose cejrendant, elle ne l’eût dite à personne: lui quelle soif, réglait la1 réglait la lumière donnait à chacun sa ration d’air pur.i croyait muet comme un animal, à la dernière minute, avant de retom- Car tous les malades aimaient .Soeur Agnès, chacun avec son coeur ; her dan» le silence pour l’éternité (mais n’était-ce pas une illusion de différent des autres et selon sa capacité d’aimer.Aussi la prédilection | la pauvre soeur?), avait prononcé distinctement le mot "Ai-mée .oubliés.Dèa que la Bell Telephone Company pourra de nouveau se procurer en nombre suffisant des employés et des matériaux, elle se ;uo-posc de dé-penser, au cours d’une période de trois à cinq ans, presque dix millions de dollars pour assurer un service de téléphone rural à quelque 20.000 nouveaux foyeis de la campugne, dans le Québec «t l’Ontario.On fait actuellement des enquêtes détaillées afin de savoir quelle idée d’un service do téléphone se font les gens de la camjragne et quels sont leurs besoins.On pourra plus tard, en ae servant de cette base solide, entreptendre la réalisation de projeta de plus yiaude envergure.si blr ongra i adoucir le sauver plus ti vori existence I qua and vie c!r misère elle *e demandai! m (Te ne |iourrait le b.ijitiser, comme r .fi bajilisr, j «ou r ne pas le vouer * |a perdition, un nouveau-lie qui se in-urt Niais elle avait peur de commettre un perhe : baptne-t-on une bêle, un silice 1 1.1 il n’avait décidément rien d humain.et Cependant, elle lui liouva un nom un nom ni humain ni anima que l)i»-u lui-mèrne avait du lui souffler, |>i’!iia-l-elle: Dorémi ."Dorémi! ’ .i ( »j ! a 11 - el I** en descendant les quelque» marches qui menaient a la rave; et il accourait aussitôt, tout nu, joyeux et horrible a voir.est difficile de décrire l’impre»-’ui-même: "Do-ré-mi!" en l’.r pelei; cl, depuis.as»e/ souvent, il répétait, comme un enfant qui lequel enfant rniv’i.tblc et grotesque)- Une fois( elle >mn que cela lui produisit) il voyant quelle approchait an» j>our i’aceucillir ou !» dpirairc, vient à son jouet préféré (triais croyait muet, et il jirononça "Do-ré-mi ! Depuis qu'elle est malade, i rilurr, sans ces soins les j>lus r».t abandonné a son sort, sans nour- ; émenlaire» dont elle se chargeait par pure humanité; car il s'en moquait joliment, son monstre de père! "haut y aller! imiimurail la vieille femme en joignant les mains qui avaient tant |>rinr dans la vu- et qui, depuis quelques tours, étaient devenues maigres, jiâle» et presque plus |)ïtites, spiritualisées «midain.l comme si elb's «existaient plus que pour puer et pour bénir.I.t elle leur dit où aller et comment trouver les ciels nécessaires.Alois (eux qui l'entouraient, ajucs avoir échangé quelques mots à voix lias*'-, pa «rient d;»n< la petite pièce à i ôté pour délibérer.Il lut cl- ,:!é ipi Anna i -terail pour veiller si helL-mère et que l’ierre, avec son Ills et son cousin, iraient se rend'r compte sur jahvcc."loi, par exemple, lu ira» "iil pirvenir le commissaire, déclara Lierre i son fil» : nous autics, on va vovis attendre dans le bistro en late lu prendras bien quelque clu -r, Lucien, pour te remonter les esprit}?" En quart d’heure |>!us laid, ils sr dirigeaient ver» la maison indiquée par la vieille Monique: le commissaire du quartier, large d'épaules et haut en couleurs, le» at ompnynait.Quand ils eurent tourné la clef et ouvert la porte de la cave, une odeur effroyable ili moisi, d cxcrément- et de mort les fit leui-commij«aire sortit si lampe de poche >•! se risqua le pre-e 'otilcrrain, tâtant le «ol du piccJ avait de (airr un jias.Lucien le suivit, l’icne.roulant lu etc» yeux, s’attarda un instant pour recommander à «on lil.- de les attendre dehors: mai» l’enfant avança dès qur son père eut le do» tourne: il a.ait trop envie de voir accourir cet homme-singe "Do-ré-mi’ .Cqiendant, rien éclairé par une lampe entendre.Le cornmissaiie dirigea vivement la nouveaux arrive» virent confusément un gement long, et d.ms un visage qui effectivement 1er.Lins I mier dans tout nu et prononçant peut-être son nom baroque bougea dans l’espace sombre, faiblement >uihe; «cul, un grognement indistinct se lit umicir de ce côté-là: et les :orps velu qui leur parut étr.m-ii’dvail rien d’Im- mam, deux yrux fiévieux qui le Lt, tout d un coup, un cri fixaient «ans les voir.Ln/arrc qui.ayant commencé sur une seule note, semblait nr devoir jamais finis, éclata dans l'obscurité.C était le petit b rançon dont les nerf» étaient à bout, qui, s on rendant i |)iine compte lui nie me.pleurait et riait à la fois, mourait de peur et trépigni'.it d’aise devant ce cauchemar rélaisé, Pendant un long instant, il n y eut dans cet endroit plein d’un-mondiccs et d liorrcur que le halètement d on malade et le cri inons- ! trueux d’un enfant.A I hôpital, Dorémi fut placé dans une pièce à part, sans porte.; il est vrai, mais séparée quand même par une cloison de la salle commune.Il s agissait moins de ménager ses yeux qui, accoutumés à fobs- ! curitc complète de la cave, supportaient difficilement la lumière crut i dr la urandr salle, que de soustraire le malheureux à la curiosité mal- j veillante de» autres malades.Quand le petit I rançois venait le voir, quand il lui disait bonjour 1 et s'installait bien sagement sur une chaise |>rès de son lit, Dorémi sem-’ blait ne pa* le voir.Cependant, le garçonnet ne capitulait pas.Avec' une patience dont seraient incapables la plupart de ses aines, il lui er.jdiquait : "loi.tu t'appelles Do-ré-mi lu comprends?Moi, je suis I-rançois.i lu es clans un hôpital.Tu sois bien?L'hôpital c’est l’endroit où l'on va quand on est malade.Foi, tu es malade (il fermait les yeux, jouait la lassitude, illustrait jiar sa mimique le mot "malade").Il louchait les barres de fer du lit et reprenait: dcvoLiév k dcclrme de 1 Attraction universelle ix qui te soignent, qui sont o:s les aimer.Répète; allez."Qu'c«t-ce que tu dois fnire avec c bons pour toi.qut t aident u guérir?Tu répète: Ai-mer".Et.bien que le malade ne répétât rien du tout, le saiçonn't jugea l jKissible détendre sa leçon aux choses du dehors: lu vois (il soulevait les oreillers du malade et dirigeait »a tête’ du côté de la fenêtre) ?Il y a là des autos des voitures qui marchent toutes seules - des autos.Tu ne voudrais pas rester tout ce que je t’apprends?Et à côté on perle par téléphone.Tu comprends?Le docteur parle à une peisonne qui e-t b:en loin de lui, et elle l'entend! Mais Dorémi, s’il pouvait comprendre tout ce que François lui enseignait, serait moins étonne peut-être par les voitures qui marchent ; toutes seules que par celles conduites par un c -val .un cheval, être dont il n'avait jama:s pressenti l’extraordinaire existence durant les dix-huit années de sa vie - et l’idée d’un téléphone le dépasserait trop .pour ne pas l’intéresser moins qu’une «rntsle conversation entre deux i personnes présentes — le médecin et i’mbrmière -par exemple - quit émettent .à tour de rôle, des s.ns.ayant un sens immédiatement sai-j sissable pour les autres’ Ah! Toutes les decouvertes qu i! avait faites «ans le secours de .Fiançois! Depuis la première, si étonnante: qu'on est beaucoup, qu'il j ïuiac Newton ( 1642-1727) était encore enfant lorsqu'il construisit une horloge, une voiture mécanique et qui! rêvait Je voler dans les deux.L'un Jes plus brillants mathématiciens Je tous les temps, il découvrit la formule du binôme qui porte son nom ainsi que les éléments du calcul différentiel et du calcul intégral.Il étudia ht mécanique céleste, fit des expériences sur l'optique et la couleur, et exécuta de ses propres mains un télescope à réflexion.Remarquant une pomme qui tombait tTun arbre dans le jardin de sa mère, il se mit à méditer sur la force d'attraction mutuelle de deux corps et élabora de cette façon la théorie que la loi de l’attraction s'applique à tout l'univers.Tout comme la chute d’une pomme suggéra à Newton une forme de recherches qui eurent des résultats, retentissants, ainsi des incidents comme un engrenage brisé, une plaque à meulagc usée ou une plaque chauffante brûlée ont poussé les techniciens industriels à faire des recherches qui ont épargné des milliers de dollars aux usagers de produits très divers.Les recherches sur le Nickel ont aidé l'industrie à mettre au point des procédés nombreux qui ont permis de diminuer les dépenses, grâce à l'emploi du Nickel et de ses alliages.Cela signifie qu’il a été possible d’augmenter la production et la vente du Nickel produit dans les mines Canadiennes.# ** J, ^ ^ .Aujourd’hui, comme après la première Gùerra Mondiale, l'International Nickel poursuit ses efforts dans le domaine des recherches afin de trouver de nouveaux usages et de nouveaux débouchés pour le Nickel Canadien; Les renseignements que l’International Nickel a accumulés au cours d’années de recherches embrassant tous les métaux sont disponibles à tous les ingénieurs, dessinateurs et métallurgistes canadiens en tout temps; -Ainsi donc, la science et l’industrie, travaillant ensemble, intensifient les usages que l'on peut faire du Nickel Canadien afin que le Canada en bénéficie encore plus grandement.l£S recherchgs PRO ALLIACES DENKKEL THE INTERNATIONAL NICKEL COMPANY OF CANADA, LIMITED, 25 KING STREET WEST, TORONTO t i Montréal, samedi 14 juillet 1945 -LE JOUR-—-PaRe 3 QUELQUES PROPOS sur L’ACTUALITÉ par André Bowman Lj publication du carnet de Goering, »an« être fn soi un fait d’actualité, est cependant d'une importance réelle, particulièrement à la veille ou presque de la conférence des Grande» Puissances.Ces documents révèlent ce que les adversaires du nazisme et du fascisme avaient toujours soutenu: ni l'Allemagne ni l'Italie n'étaient en mesure de faire |i guerre a l'Europe même désarmée, lors de l'historique entrevue de Munich.Ce gigantesque bluff ne réussit que parce qu'il fut appuyé par une gigantesque trahison et, malgré tous les préparatifs entamés par le Reich depuis 1920.la force réelle de l'Allemagne était négligeable.Une intervention française, lors de la réoccupation de la Rhénanie, en 1936, aurait provoqué l'écroulement du régime hitlérien.Mais Flandin était premier ministre à ce moment et Pétain travaillait dans la coulisse.|| eût donc suffi d’un geste pour prévenir la guerre mondiale numéro II.On ne le fit pas.tellement certains propagandistes avaient su instiller dans l’esprit des dirigeants des principaux pays la terreur des armes allemandes.Un autre groupe tenait aussi à la création d’une puissance germanique restaurée.C'était le camp des réactionnaires qui préparaient une guerre contre la Russie.Le tout avec les bénédictions de Rome, comme pour l’affaire d'Ethiopie et d’Espagne.On ne pourra parler en connaissance de cause de te grand drame de 1938 que lorsqu’on aura passé k travers tout le carnet.Il est certain que les autorités ne laissent publier que certains passages.Beaucoup d'autres ont été supprimés, de crainte de compromettre des personnages haut placés.Mais, dans i'ensemble, on commence à avoir confirmation officielle de ce que les "non-fascistes" disaient k l'époque: "C'est un bluff, doublé d’une trahison.C'est la guerre mondiale à brève échéance." C’est à la lumière de ces faits que le carnet de Gucring offre une valeur historique d'actualité.Les autres faits qui méritent mention sont assez nombreux, encore que d’importance inégale.La guerre continue en Extrême-Orient et l’on a quitté la période des bas pour arriver k celle des hauts.Malgré des destructions de plus en plus nombreuses de navires de guerre américains par les équipes japonaises de suicide, on peut dire avec confiance que la position est maintenant telle que ce n'est plus qu'une question de jours avant que les troujies alliées ne débarquent en territoire chinois.De plus, la conquête des pétroles de Bornéo est de toute première importance pour la conduite de la guerre.Un autre fait de premier ordre est la sorte d’ultimatum envoyé par la Russie au gouvernement turc.Viennent ensuite les questions du ravitaillement de lEurope, des restrictions nouvelles imposées au Canada.Enfin, last but not least , la question constitutionnelle en France.Contertalion de Table Développement de l’Art Culinaire CIIAlMTUi: l\ —.No :u /»ar Louis /*./)*• (rim\ tr l.n p>ahn Créole s de /d fut fait dit de ii tumeur bonbon a s lin nm "nmrf «11 m '» diplomate /nm* 1 ait le » r iftur Manuel alimentaire îles (liantes te* tant Indigènes qu'exotiques ; .! Huc'hoz, médecin du feu loi dt '71 passe/, rétro (Liane dan» I* coin d'une anviet'e mettez dam une casserole quatre jaunes dueuf*.Une once de (urine ttntl- entre Allies.Les zones sont maintenant entièrement elimiteei, le ravitaillement, quoique délicat, n’offre Pas de difficultés majeures et il ne reste pour ainsi aire plus qu a régler d'une façon satisfaisante pour tous — ce sera difficile — la liberté pour les journalistes d enquêter normalement et de fane leurs rapports.I lus importantes que les dissentions inévitable» qui peuvent éclate, entre Alliés et Russe, au sujet du traitement k infliger a l'Allemagne, sont les mesures prises par les autorité» anglo-américaines envers ces gigantesques organisations ennemies, particulièrement du cartel chimique.On assiste à la liquidation progressive de cette 1>0l°Kne' publie 1>arw en 1 branche essentielle de l’industrie de guerre: l’indu»-!®1 qUi cunUetn eu il peu délié, voua y Joignez peu a peu la lisant* de lait et de vuntlle et fuite» cuire cette crème «ur un feu modéré rn In remuant continuellement avec une spatule pour quelle ne s'nüa che pns nu fond de la ciuaeio.e Voua faites ensuite du feuille-inge que vous découper en ronds de 2 pouces de diamètre, fonce/ dans une trentaine de moule» a tartelettes, ensuite garnissez légè renient le» tartelettes de crème à tu vuntlle .Mettez-lea au four à un feu modéré, et lorsqu'elles seront tden ressuyées et que le frulll'tn trie chimique.Il ne s agit nullement de détruire le cartel international.I! fonctionne parfaitement.C’est le cartel *-* ¦ .r m au* prises.Il était temps de se payer sur la bête.Déclarations de Niemoller cuuim* mêlées a de* article* bol.i nique* el de* anecdote* de table A propos de la cuillère et de la allemand, le cartel ennemi qu’il faut abattre parce ~ En Angtrtme, n qu’il s’est révélé beaucoup plus dangereux qu’utile 18l°' ün re**,'tl*u comn,e une de» au point de vue mondial.C’est au«si une façon .!,,hn,M du voy,l*cur Thom;u' Co d’obtenir des réparations de la part de l’Allemagne ry“le d'“vo11 “|,port^ d',taUe !'1'' A cet égard, on ne peut qu’applaud.r aux mesure,.^*5" meuble‘ ',UM| u,Ul's (V I pendant, en ayant i nconnu plus tard l'utilité, l'usage s'en introduisit peu a peu parmi les riche», te peuple, a leur Imitnllon, se s*i- Le paiteur Martin Niemoller, qui vient d’être en-;v11 Jl cuiiu'"'s fourchettes d-fin libéré après avoir paué huit ans en prison ou b01:n g'“nd dlnet, Dorothy Thompson les déclarations suivantes, repro- un PrirKt‘ voulant embarrasser un ;ge sera .1.t.ette couleur, vous l.» duites par l’“Observer” de Londres: médecin de ses amis, qu'il avait retirerez du feu et les lalaseiez "Le peuple allemand est entièrement a la dérive, Iinvltë rl à ‘llli 11 uv,,lt défend i i refroidir dit-il.Lès Allemands ont perdu confiance en tout.quon -•» ** i v 11 une cuillère.lui a.In.» | Ensuite ,pienez trois h tan.» loutes leurs croyances politiques, sociale», idéolo- »e en se mettant a Utile ces paro-| a.(M)ufa blcn (enm.g rn{,|,,z.y , giques, ont été trahies.Tous leurs chef», dans le ,M! "c.nc n,an*e Pft> de once, de «ucro en po.nl.domaine politique, économique, intellectuel, militai- *0UPrésen-ter une sorte de morale de l’Etat, a rejeté ou assassiné ses chefs les plus capables, [>our plaire k Hitler.Il ne reste littéralement rien dans la vie allemande qui ne soit corromjvu et compromis.Il est insensé de croire qu une Allemagne démocratique va appa-; bîirraJ,*er ’’ raitre dans un proche avenir.L’Allemagne doit être r|U* s,'u,|f^n, gouvernée par les vainqueurs.Autrement, il n’v a plus qu un absurde massacre en misse, finissant dans ql" 11,1 aval’ le chaos, la désintégration et le désespoir.jlav(lla et dit: C A mon avis, une seule institution n’a jamais en- pa'‘< -“:1 ' tièrement j>erdu la foi.et.quoique sans résultats Fmu'honnetlex.~ Entrwneu d.pratiques, a gardé vivants dans la population le pâtUscli,î ,u,nl n0Ui einpi'untona souvenir d’une moralité et un espoir en un monde lci PrinclP8'M formulât, a l'auteur meilleur.C’est l’Eglise chrétienne.La crise en Aile- (1,s Mén,olre* de la Ma,,‘uis" ,i( magne fut morale et spirituelle et l'Allemagne doit blcn sùrs ,p“' noufl n" être rebâtie sur des fondations morales et spirituel- t_rouv^|on» poi,.t a||1eur,i un gou,-les, car c est par elles que l'écroulement a commencé."Au temps d’Hitler, des milliers d'Allemands ont découvert de nouveau ce que signifie la religion.La foi a dépassé les diverses confessions.Je suis allé moi-même en pèlerinage, en 1937, vers l'évêque catholique von Galen, de Munster, pour lui tendre la main et pour lire ses lettres pastorales du haut de ma chaire.Voilà une chose qui ne s’était jamais* remuez bien ce mélange afin d'amollir If tait lul faire, prit son pain, te ! blanc d oeuf et quit soit jitua facl-creusa mit sa fourchette dedans lie a travailler, garnissez le milieu I et »>n servit comme d’une cuillère des funchonnctte* avec le reste pour manger sa soupe, puis après! de la crème à la vanille et mas-I s'être sorti d'embarras de ce* te ; que/, légèrement cette crème 'le, manière, U voulut à son torn eut-; Mânes d'oeufs.Sur chaque f %rt- j piince et ses d*jà apprêtés a rue ne 9oj>u-lation.Si l'on |>eu! dire que l’opinion Jzublique a été manoeuviée.cela éviterait des explications ern- L'Espagne anti-anglaise, ce qui est encore inexact, Les élections britanniques Ce ne sera que dan» une bonne quinzaine nue l’on connaîtra le résultat de» élection» parlcmentai- J'AI LOUE LA CHAMBRE D'AMI, ^FERNANDE POURQUOI ‘ AFAIRE CELA?% 7* ELLE NE NOUS SERVAIT PAS ‘ C (?• verains ne sauraient voir d’un Ixm oeil qu un organisme, fût-ce la Croix-Rouge, assumât pour ainsi dire le monopole des vivres en pays libérés, parce que toute distribution de ce genre se double infailliblement d’une action politique qui n’est pas k l’abri de tout reproche.D’autre part, les Grandes Puissances qui vont faire les frais du ravitaillement ont .le droit d’exiger que les distributions soient faites britannique.On veut avoir le vote de» soldai, a impartialement.Et quand on connaît l’état d’esprit I étranger, vote que 1rs conservateur, -speren.être qu.règne en Europe, on est en dro,t d’avoir quelques ™ lfUf (a^‘r 1 ourUnt' V™ , (l'\brl’ doutes, particulièrement en certains pays où les pas- tanmgue» stationner, -n dehors du territoire métro- sions politiques sont encore trop vives pour permettre# une juste appréciation des droits et des devoirs de chacun.Ce ravitaillement implique de nouvelle» restriction» en pays alliés, plus particulièrement au Canada qui, jusqu’ici, avait été privilégié, On pourrait même dire hautement privilégié.Il n’y a pas lieu de protester inutilement contre le-mesures gouvernementales.Encore moins de récriminer.Mais on est en droi' de demander que les autorités prennent cette foi.» des précautions sérieuses contre le marché noir qui n’existe, le fait e»t reconnu, ; que par la grâce de l’pMat, c est-à-dire par la négn- j gence de fonctionnaires préposés au service de répression.Quand nous disons négligence, c e>» par pure charité.Il est aussi facile de prévenir un marché noir, dan- j un pays comme le nôtre, que de réglementer les chan- j ges ou les exportations de fonds ver» l’étranger.Il j n’y a qu'une question d’organisation.Etant donné le nombre de fonctionnaire», on.ne devrait pas ren- | contrer de difficultés k rétablissement d’un système,: sinon parfait, du moins pratique et efficace, pour ne pas soulever de* protestations aussi vives que j justifiées.Une nouvelle constitution?Il est parfaitement idiot de dire, comme le fait | i'aimable Sauriol du "Devoir", que le désarroi pob-tique et social régné en France, parce que le p^>'' cherche, au lendemain de sa libération, une formule politique stable, acceptable à tous, et non pas leu-lement a un petit groupe inféodé a quelque» intérêt» ou quelques influences politiques.Somme toute, la question qui se pose en France; à l’heure actuelle est simplement d'ordre constitu-1 tionnel.Va-t-on rester sou» le régime de» d-ux Chambre», de 1873, om va-t-on en venir au système i Il est probable, quel» que soient le» démenti*, que (Tuirclull n vu Franco, Tir* de son passage en I ran- j ce, av ant la conférence de Pojtdam.Ln raisou de j l’attitude du gouvernement espagnol, avant, pen-j fiant et ajirr» le conflit mondial, il y a de» (liant es i pour que le» Allié» et le» Rime» exigent la liquidation de Franco.La situation en Lspagne eit larnen- j table.Tellement lamentable que le» i'ranquiile* rie (surent jamai» intervenir directement dan» le conflit aux côté» de l’Allemagne et de I Italie comme j cela était leur intention.Depui», la situation »'e»t encore aggravée, et I i»-j sue est inévitable.Il faudra que le dictateur d L» j pagne tombe k son tour comme sont tombé» tou* j le* dictateur.Il n 'y a pas de restauration possible , de I f.urope sans cela.Ln jour viendra ou le» gouvernement» des Grande» Pui.sancr» cesseront de reconnaître Franco, comme il» ont cessé de recon- ; nailre le gouvernement de» colonel» jinlonat*.M.l'ATIttr K O'IIIIII N vient d'être élu president du "tjimrler ( ciilury ( tub ’ de National Itrevs-erle» l imited jemr le terme lltl.V Ui.I.e (duxcil comprend en oulrn M.Armand Fnvreau, vlee-pi#-«d-dent et hdvvanl llcrmlngliiiiii, secrétaire.M.O’Ilrlen ipil est chronométreur aux Atelier» et mi département du transjiort, entra au »er-Vice de lis ( oinjiaKnle en niai luit comme chauffeur de camion.J .ri III 13 il s'enrôlait dans le Itégl-rneut dix Ilia* h via oil do t ao.1(1.1 et comhaltlt en France pendant trid» ans.Il relut au ( a mut a en I9IH.Il est maiiileioiol »*(K*nt dan» h- ‘le lial.illloil de f*»erso de» t anadlao t.renadier» («nard*.Ancien président du ( liajdtre ne Montréal d*- |'A*soeJallon des \inplite» de la firande fin erre, Il représenta ,m»s| le (jo*li ! Mauriac avait une expérience in- des airs de cantiques en frôlant les peupliers.( e pedant, cieux inventaires ou de nos raire détermine Pad T*"'1 séduisante pour les spectateurs en scène, le jeu des acteurs, les exi- r* l () f » ft tes hAtfh, de* v \* d allégresse, >/r ref fr%Hm mortels 1 nuf am# t An CONCERTS .Ve rhfiht nu d c : / i Mes» h • r I" of t.a* ¦i par a mon tmp; e»»ion nette est qua l'univers continu*- à dun.- i sur un volcan mal éteint," bi i>outr iin/iufi, bt mouche est disertfr.,, C'eut i/lie i/u'il faut I‘i
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