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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 5 janvier 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1946-01-05, Collections de BAnQ.

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fiiàme ANNÉE No 18 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 5 Janvier 1946 Aussi lonplcmpt if un les choses iront syslvma liqucmen t mol.jo continuerai systôma ti que ni en t ri dire qu 'elles ne vont pas bien — Henri ROCHKFORT Directeur- Fondateur : Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, 180 est, rue Saintfc-Catherine (mite 44), Montréal Cas* poatale 20, Station “N" — Tél.'PLateau 8-171 Réducteur en chef: Emile-Charles Hamel PAS DE RECUL ! Quelque» nationalistes laurentien», plu» remarquables par leur ignorance des réalités que par leu- jugement, réclamaient naguère l'indépendance totale et immédiate du Canada.Ils prétendaient que notre union à l’Anglctetre nous avait entraîné» dans la guerre deux fois en vingt-cinq an» et que le plus sûr moyen de nous épargner une troisième catastrophe était la rupture avec le Royaume-Uni et le Commonwealth.Le» Canadien» de langue française sont resté» sourd» ou indifférends à ces appel».C'est que la plupart d’entre eux sont satisfaits de, la somme d'indépendance dont il* jouissent actuellement et que, par ailleurs, l'union libre des nations britanniques comporte des avantages économiques et politiques qu'il serait hasardeux d'abandonner.En dépit de» événements de ce» dernières année», il reste que les pays du Commonwealth, groupés ensemble par de» lien» d'aiuitié, d’affinité raciale et d'intérêt, forment encore l'une des portion» le* plus civilisées, les plus progressives, les plus démocratiques, libérale» et pacifiques de l'humanité.En fait, c'est grâce à ces peuple» épris de liberté et à la puissance île la démocratie américaine que la civilisation occidentale a survécu au dernier cataclysme mondial.Je crois donc interpréter ici le sentiment Pt le voeu d’une forte majorité de Canadiens de langue française en affirmant que, pour l’heure, aucune alliance internationale, sauf la précieuse solidarité nord-américaine, ne nous apparaît aussi avantageuse que celle des nations britanniques.Slais nous ne sommes pas des impérialistes.Nous sommt* heureux que le statut de Westminster ait fait disparaître d.chez nous l'état colonial et nous ait conféré une souveraineté telle que nous somme» absolument maître» de notre politique intérieure et extérieure.Nous pourrions même rester neutres quand l’Angleterre gérait en guerre.En 1939, la declaration de guerre à l’Allemagne par le gouvernement britannique ne nous engageait aucunement.Il fallait une déclaration libre eL séparée du Canada.C'est pourquoi nous restons distincts et autonomes parmi les autres nations du Commonwealth dan» l’organisation ds la paix.Il a été fortement question de cette souveraineté lors de la dernière conférence de.Moscou.Lorsque le ministre anglais des affaires étrangères, M.Revin, représenta aux Russes que les dominions étaient de* nations indépendantes les unes des autres «t que, comme telle», elles avaient droit au chapitre, on lui répondit que celles-ci ne pouvaient, en pratique, exercer une action indépendante en politique étrangère.D'après M.Molotov, il suffit que l’Angleterre parle en leur nom.Les Soviet», paraît-il, comparent l’autonomie des membres du commonwealth à celle des différentes républiques soviétiques.Cela ne manque pas de - suite A la page fi - lenn-( Ibarb*.Il \ •’ EXCÈS DE ZELE ET MENSONGE A VEC LE SOURIRE Le cardinal et J.-C.Harvey Dans un de ses ébouriffants articles, Louis-Philippe Roy, s’en prend à notre directeur, sans qu’on arrive à savoir exactement où le rédacteur-en-chef de l’Action Catholique veut en venir.Il consacre toute une colone précieuse à Jean-Charles et brandit des arguments dignes d’un pauvre curé de compagne qui aurait manqué sa vocation.L’illustre Action Catholique ne consacrait que dix lignes au nouveau cardinal-archevêque de Toronto.Il consacre toute une colonne à notre directeur.Serait-ce à dire que Louis-Philippe Roy trouve Jean-Charles plus important que le nouveau membre du Sacré-Collège?Au fait, c’est peut-être la raison de son article flamboyant.A.R.B.Que dira L.-P.Roy?On annonça — une fois n’est pas coutume — que le gouvernement canadien, cédant à un sentiment de profonde charité chrétienne, a décidé de rapatrier les enfants illégitimes ’’commis" pendant le séjour des troupes canadiennes en Grande-Bretagne.Dans tous conflits, il se produit des drames dont on ne veut pas parler et tous les petits êtres innocents qui ont vu le jour dans des conditions illégitimes encore que naturelles en sont des témoins frappants.On a fait la guerre au nom de la morale.fl était donc naturel qu’on reçiectât la morale, surtout dans tm cas pareil.Quantités d unions illégitimes pourront ainsi être légitimée*.Et même, si elles ne le sont pas toujours les innocentes victimes ne seront pas abandonnées à ai sort inconnu et sans espoir.Nous applaudirons à la décision gouvernementale.Re*te à sa voir ee que va en dir- l'illustre Louis-Philippe Roy dont I» purisme bien connu, l'infaillibilité évidente, nous font présager de quelques protestations enflammées.Le< pa'its malheureux n’é'ant pas des Polonais seront sans doute ma! vus par le rédacteur d» l'Action Catho-h T*».A mows*.au obéissant a un mot Les Couronnes dégringolent.La reconnaissance de la république yougoslave laisse un roi balkanique entre deux chaises.Les mesures prises par les autorités américaines au Japon font présager d'une liquidation de la monarchie théocratique au pays du Soleil Levant (depuis couché).Des controverses intérieures, assez vives, qui se déroulent au Colonial Office à Londres, laissent croire qu'un changement va se produire sous peu dans une de ces anomalies curieuses qui peuplent l’empire britannique: le sultanat de Sarawak Comme de juste le sultanat n a pas, ou plutôt n'a plus de sultan.Il a un rajah.Et celui-ci n’est pas du tout indigène: il est blanc.Il est Anglais et il s’appelle Brooke.Il est descendant d'un "colonisa teur" extraordinaire qui fit recon naître son indépendance par la reine Victoria.Il est multi-milionnai re, comme cela se doit quand on est potentat oriental, que I on contrôle d’importants gisements de pétrole et de vastes plantations de caoutchouc.Sous prétexte de donner de« lignes "aérodynamiques" aux colonies anglaises d'Extrême-Orient, le ministère anglais envisage un changement de statut et une annexion des territoires du rajah.Il est probable que la Charte de I Atlantique ne s'applique pas au Pacifique.Mais on se demande si l’administration directe anglaise vaudra mieux que la précédente et si elle j sera capable d’ajouter une once de I plus au prestige des Blancs en Ex-1 trême-Orient.Ces bons travaillistes ; douent avoir encore quelques illu-I siens.Le lendemain de Noël, le rédacteur de \ Action Catholique.M.Louis-Philippe Roy.me faisait 1 honneur d un premier-Québec où il me taxait d'impiété, d'hérésie et de je ne sais quels autres crimes.Pourquoi?Parce que, dans un article paru ici même le 22 décembre, je condamnais l’esprit sectaire et le nationalisme étroit comme les ennemis de lhomme.Il faudra, disais-je, universaliser la pensée et la croyance si Ton veut épargner à notre espèce une destruction totale.M.Roy a le défaut de bien des honnêtes gctis qui.par excès de zèle, commettent des actes malhonnêtes."L’enfer est pavé de bonnes intentions.” Notre confrère s imagine serle la bonne cause en tronquant les textes et leur faisant dire ce qu’ils ne disent pas en réalité.Rien ne ressemble plus au mensonge qu’une citation produite de façon à tromper le lecteur.M.Roy a une longue expérience du journalisme.Il sait que certains bouts de phrases ne peuvent être détachés de leur contexte sans perdre leurs sens.On se rendra compte du procédé quand on aura mis en regard les citations tronquées de notre confrère et les textes authentiques.Lisons d’abord l’Acfron Catholique : "On jugera de l’état d esprit du confrère et de l'anémie de sa foi quand on saura qu'il ne croit pas "nécessaire de remercier le ciel d'être né .laurentien catholique et français ", que lui parait "chimérique" la fameuse mission providentielle de jean-Baptiste, qu'il traite "d’imbéciles" ceux qui "font un péché à leurs fidèles de fréquenter des sociétés dites neutres".Quand on attache aussi peu de prix à sa foi.rien d étonnant que l'on juge ' imbéciles" les papes, les évêques et les prêtres dont l'un des rôles est de préserver cette foi chez leurs fidèles." Or, j’avais écrit ceci, dans le Jour du 22 jdécembrc: j /e ne droit pas qu'il soit bien nécessaire de ¦remercier le ciel d être né français, allemand, anglais, américain, voire laurentien catholique et français, l.e "Dieu est avec nous' de l Allemagne.le "Gesta Dei per Francos", le droit à l'éternité de l'empire britannique ainsi que la fameuse mission providentielle de Jean Baptiste me paraissent tout aussi chimériques les uns que les autres.Ce qui ne n empêche nullement d'être attaché par toutes les fibres au coin de terre merveilleux où je suis ne et où j'ai grandi.Qu’a-t-on à reprocher à ce texte pris dans son ensemble?Un enfant même comprendra tout de suite qu'il est ridicule, parfois criminel, de toujours se réclamer de la divinité dans scs entreprises nationales, même dans la guerre.Les Allemands, dans 1'accomnlissement de leurs crimes, sc sont réclamés d une mission divine, Jout aussi bien que les Français, les Anglais, |es Espagnols et les Italiens en maintes circonstances analogues.Quant A la mission providen-fliette d'un groupe national, fût-il laurentien, je Voudrais bien savoir qui est suffisamment dans Jes confidences de l'Eternel pour l'affirmer avec .pertitude.Chaque peuple, y compris les Esqul-¦?- —¦ - ¦ «irifc à la paye t - ii $ j.-ch.n.La conférence Je Moscou Une lueur d’espoir Le 26 juin 1945.cinquante nations réunies à San Francisco signaient une Charte créant une organisation internationale destinée à maintenir la paix et la sécurité mondiales.Le 10 juin 1946, cette organisation commencera à fonctionner.Il va sans dire que cette organisation, plus connue sous le nom d’UNO, pour être le produit de la signature de cinquante pays, n’en demeure pas moins essentiellement une conférence permanente à Trois ou à Cinq, les grandes Puissances étant les seules capables de maintenir effectivement la paix.C'est pourquoi l'harmonie entre les principaux intéressés est essentielle si l'on veut que la nouvelle organisation puisse fonctionner autrement que sur le papier.II faut aussi que les Puissances se mettent d accord sur les points essentiels du programme de paix.Il faut d’abord écrire le traité.11 faudra ensuite l'appliquer.Le 2 octobre dernier, la conférence de Londres destinée à établir les bases des relations futures entre Etats, se terminait sans résultats.Après plusieurs semaines de discussions qui ressemblaient plus à des disputes qu’à autre chose, les trois grandes Puissances cessaient les conversations.On était arrivé à une impasse, une impasse dangereuse.Il fallait en sortir.Il y a deux semaines, les Etats-Unis prenaient une initiative: ils envoyaient leur secrétaire d’Etat à Moscou pour négocier les points principaux du traité d'abord, de la paix ensuite.L'angleterre se décidait à suivre l'exemple des Etats-Unis.Cette manifestation de bonne volonté évidente de la part de l'Amérique doit être soulignée.Elle montre que Washington entend porter ses responsabilités internationales et non revenir à cette politique de l’autruche plus connue sous le nom d'isolationnisme.La leçon de 1920 a profité.Ainsi donc, on a travaillé à Moscou à préparer le chemin de l'UNO.Après douze jours de conversations rigoureusement secrètes, les trois grandes Puissances sont arrivées à se mettre d'accord sur des points importants.Certes, tous les problèmes n'ont pas été résolus, car ils ne pouvaient l'étre, mais les Puissances ont fait preuve d'une rare bonne volonté et d'esprit de collaboration.Chacun a mis de l'eau dans son vin, particulièrement la Russie qui, enfin, s’est rendue compte qu elle ne pouvait faire chanter indéfiniment les grandes Puissances, particulièrement celles dont elle a besoin pour lui venir en aide dans son oeuvre de reconstruction intérieure.Dans un communiqué contenant quelques 4,500 mots, la conférence a fait savoir que l'on était arrivé aux résultats suivants: 1 —Un accord sur la méthode de contrôle de l’énergie atomique—une des pierres d'achop- Eement des conférences précédentes.[ne formule pour la rédaction des traités de paix et une autre pour la tenue de la conférence générale de la paix — un autre problème qui provoqua l'échec de la conférence de Londres.- suite A la paye 7- A.-R.BOWMAN Voeu de 1946: PAS DE GRÈVES! Erreur n ’est ' pas compte.Une -rreur typographique nou» : a fait dir* U «-maine dernière dam j un de no* "Sourire»’’ que la no-1 mination de 32 cardinaux faisait j disparaître pour la première foil ! depuis quarante an», la majorité { italienne au Sacré Collège.C est, j comme tous no* intelligent! lec-! teurs ont dû le faire, quatre cent* an*, qu'il fallait hre.Ce qui chan-| ?e malgré tout un peu le* choses— I et les perspective».il «e peut qu'au cour» ili» cinq ou six années à venir le Canada et les Etats-Unis jouissent d’une prospérité extraordinaire, tie continent privilégié a tant à créer, tant à produire, tant à reconstruire, tant à réparer, qu’il devrait bientôt procurer le bien-être à tous le» bonime» qui ont le bonheur d'y vivre.Nou» atteindron» ce résultat à une seule condition: que l’on se mette au travail au plus tôt.Rien ne se fait que pa: le travail.Or, à l’heure actuelle, le pire ennemi du rétablissement du tempi de paix, c’est la grève.Le* conflits ouvriers qui ont éclaté au Canada et aux Etats-Unis, dès la fin de* hostilité*, et qui menacent de s'étendre à mainte* industrie» au cours de* prochain» mois, sont, à nore point cours des prochain» mois, -ont, à notre point A l'heure où tant de produits essentiel» manquent et sont réclamés â grands cri» par tous les peuple», après une guerre qui a paraly-é la production de paix, nou* trouvons insensé que des milliers de travailleur» se croisent le* bras et bloquent de» industrie* importantes pour n’obtenir, en fin de compte, que des.compensations illusoire».Nou- n'avon* pa» à établir ici les responsabilité».Nous croyons que de» faute» ont été commi»e» chez le» patron» comme chez le» ouvrier».Nous constatons simplement de» fait».Prenon* par exemple la grève des usines Ford à % ind*or.Elle vient de »e'terminer après pin» de troi* moi» de lutte inutile.Quel en e»t le rémltat: 99 jours d'oisiveté forcée pour 10.000 employé, faiblement *u.tenté- par les fond» de leur union: perte de plu» de {.>,000.000 en •alaires: diminution considerable du mmmerre de U ind»or: mécontentement du grand public privé d’environ ô.tiOO automobiles qu'il attendait depuis longtemps.Ce qui a été perdu au eourt de ce* 99 jours ne sera jamais repris, l.e* automobile» qui n’ont pa» été lait* ne seront jamais vendu» naturellement (excitiez celle vérité de La Palisacj, Noter bien ceci: ce n’eit pas la (Compagnie Tord précisément qui uaie le» travailleurs: c'est le public consommateur, (/est vous, c’est moi, c’est lui, c'r»t tout le monde qui achète des automobiles.N'était le consommateur, personne ne serait payé, pas même M.Ford.Or, le consommateur ne oaiera sûrement pas le* voiture* qu'on ne fabrique pas et qu'on ne lui livre pas.Ce qui est vrai de la Ford Te»t tout au»-i bien pour la General Motor*.La grève de l'automobile sera tout aussi vaine aux Etats-Unis qu'elle le fut au Canada.Nous savon» que la grève e»t nécessaire par moment*.Les association» ouvrière», qui l’ont rendue possible, sont une protection pour le travailleurs.Elle* -ont un de* rouage» indispensable* de la démocratie.Dan» le- Etal* totalitaire*, elles, di»parai»-enl on deviennent de-instrument* du gouvernement.Mai* le* a»*oeialinn* ouvrière» ne conserveront le régime démocratique qu'en évitant les tactique» dictatoriale».Nou» leur ron***i lierions aussi de u- défier de certain» élément* extrémi»te* qui «'infiltrent dan* leur» rang*.Il exi»te actuellement, dan* le* démocratie* libérale», fie» groupes organisés qui ont intérêt à entraver la reprise de* affaires.Cela fait partie île la petite guerre de» soi-disant marxiste» contre le» "maudit-" rapitali«te».Nou» avon» suivi Je» divers*:» étape» de cette con»pi* ration.Far bonheur, elle ne réussira pas: le-démocratie» libérales apparai— eut aujourd’hui comme fies paradi» aux yeux de» foules qui z» école* s'é-forcent d'apprendre aux élèves à raisonner et à comprendre.On en volt la preuve dan* le meilleur en libre de* Instructeur», En 1# an», la proportion de» instituteur* muni» de certificat» de première classe s monté de 17 à .18 pour cent, tandis que celles de» Instituteurs avec- de» certifient» de troisième Classe ou même moins est tombée de 33 a 7 pour cent.En rnèrne temps, les examen* pour obtenir des certificat* sont devenu» Aux Etats-Unis La crise ouvrière qui se déroule actuellement aux Etats-Unis indique clairement que.la guerre terminée, on reprend la lutte des classes.Quelles que soient les "explications” dont on ,t conseiller* le mol* dernier.Ici essaie de couvrir le conflit, on se trouve bien en!au canada, un grand nombre d'au-face d'une lutte .sociale, menée au grand jour, torltés communale» cherchent à Iscolaire La décision de General Motors de se retirer des: cordonner plus étroitement leurs pour cent.Entre 1321 et 1S3i, le* pourparlers sur les salaires est parfaitement j propre» effort» avec '¦eux de» pa-J Inscription» dans le* universités! compréhensible.11 ne s agit nullement de pren-; rent», de* instituteurs, de» bu-1ont augmenté de ](,’//j «t on »at-i dre parti pour ou contre.Il s’agit simplement deLeaux dt.piment et de» employ-constater un fait: sous prétexte de péréquation (.1Jra p0ljr pn:par,.r convenablement de salaires, les unions ouvrières visent à provo-j,** jeune* g*n* à un travail de na-quer une réforme sociale gui a toutes les allures |tur(, *ati*fal»ante.d'un révolution, sans effusion de sang.On brandit, dans les milieux ouvriers, un nouveau principe: celui de la capacité de payer.| 11 est vien évident qu'avec un pareil argument, on dépasse largement le but officiel des unions qui est de faire donner un juste salaire, basé sur le coût de la vie.On arrive également, avec une telle formule à des résultats qui sont absolument innacceptables pour les employeurs ou pour les propriétaires (actionnaires).Innacceptables, parce qu'ils n'ont aucune fin et que.de fil en aiguille, on peut arriver ainsi a l'expropriation des capitaux au profit exclusif d une classe.On pourrait même dire d'un groupe privilégié de travailleurs qui.naturellement, n'auraient pas un mot a dire, puisque les unions sont chargées de défendre leurs intérêts.11 n’est pas plus possible aux compagnies d ouvrir leurs livres au public qu i! n’est possible aux unions ouvrières d’ouvrir les leurs: Parce que cela pourrait donner lieu à toutes les interprétations possibles.et impossibles.D'autre part, l’acharnement montré par les unions pour arriver au contrat collectif obligatoire.d une part et à l'atelier fermé de l’autre, indique bien qu il est question de quelque chc .suite à la p«j(je , - - j e*1 «« • ra-jwuvu.«¦¦«—• j offrent de* cltoyon» déslntércs-»i'-s dont le seul but est de rendro service A lu Jei|IU'-»»e et à lu société.Mal» malgré res effort» et res résultat* il reste tari A f«he mr la jeurie»*« est A un stade très critique de !» vie Même dan» un monde tranquille, Il y a toujours conflit pendant le passage •lu la Jeunesse à l'àge mûr.et les problèmes do la Jeune»*» d'aujourd'hui comprennent en outre la transition de la guerre n lu pulx, les difficulté* de lu réadaptation, le besoin de trouver un emploi convenable et celui d'employer le» loisir*.En même temps que le* ancien* combattant» qui chercheront e résoudre ce» problèmes, Il y aura des millier» d« jeunes gen* qui étalent trop Jeunes pour s'enrôler qui ont.quitté l’école pour aller travailler dan» les usines de guerre.Ceux qui ont.laissé I» foyer paternel pour uri» vie Indépendants seront, particulièrement vulnérable*.Comme le» anciens combattant*, 11» auront besoin de conseil* et d* «ervlce* de réadaptation qui, au lieu de leur faire senti r qu'il* sont A la charge de l'économie nationale, leur donneront, le.sentiment de leur utilité en temps d* paix comme en temps de guerre.Il* devraient ètr* encouragé» A profiter par tou* les moyen* des avantages que leur offrent le» école», le* collège», l'églUe, le* organ! «me* sociaux, les organisation» communales et le* cours de formation Industrielle, ils peuvent compter sur l’Intérêt et la sympathie de* employeurs au cour» de leur réadaptation, rouan* l'indiquent les nombreux rapports la soirée et, en même temps, ou-vient leur» salles de classe, leurs bibliothèques et leurs salle* de concert uUx Jeune* gens de» doux sexes qui s'en servent pour y étudier, y danser, y donner de» représentation» et même discuter les affaires publiques.Cette idée de se réunir dans les salles d'écola a beaucoup de »uc< è» dans uns ville en particulier, oü les Jeune* gen* »t les adultes agissant d» concert ont élaboré un excellent programme pour occuper leurs loisir*.le* sociétés Juvéniles *e servent de» *nl!e* do classe pour leurs réunion», d» la salis d* concert pour le* tint», et un comité organise les programme* de» jeunes gen» do 37 A 21 «ns.C* sont le» «drille» qui fournissent suit Jeune» le* moyen* d’étudier et d» s’amuser, mois c* sont les jeune» qui préparent le* plan» et qui !** mettent A exécution.orroimtNiTKfl DE NOTEE l'AYH Isi Jeunesse d'aujourd'hui devrait se rendre compte que notre pay* abonde en opportunité* qut sont A la portée de tou» les hommes en proportion de leur» aptitude», de leur volonté d’agir, d» leur puissance d'imagination et de leur» connaissance».Ilieri n est plus futile que da s» croiser les bras et d'attendre que quelqu'un vienne n«/o* apporter la riches*» et le pouvoir.Is-» homme* qui réussissent dan* la vie n» comptent pa* sur le» autre* pour leur venir en aide, Ils ont raison de dire "i! y a toujours d* la plaça au sommet", rnal» ils ne manquent pas d’ajouter ’’Il est Impossible ds commencer à grimper sans ne tée de» jeunes e: « -n payer > coût au moyen de» impôts, i) faut que le* jeune» profitent de l'occasion avec enthousiasme Quand un jeune homme entre dans une école ou une université, i! ne devrait p/ax être nécessaire que celle-ci l'oblige à apprendre ou qu elle l'y séduise par de» Jeux ou d*/ récompense» Elle met le» cornac porté-, e- l’étudiant prix d» n’importe que Ile plus grand profit offre.REtLfSMK L** réaliibw gavent i partie de l éducal.on plu» difficile».Durant la même I efforts pour procurer A ce* jeu période le nombre d’élève» dans , ne* gen» le* emplois qu’lis désl-!«* école* publique» s augmenté et leur donner la formation | de plus de 80 pour cent tandis |*t l'expérience qui leur permet-j que le nombre d’enfants d'âge liront d,.monter plu» haut, n'a augmenté de de M j „,KES ysimyM D’idée *>*t répandue dan* fains quartier* qu un désavantage pour l'homme et que les heure* de travail devraient être trn*ei- -n ou l'Etat.Îjz '|ufcji*ion ter des occupation* dehors dM heure* « d'école eM d t a pîi portance .P^r.t qu* : dans de» é-col-«.igeri pour d«T voya- i* e i>* v rôtit Ui+i Immédiat» du K* » i #ent QUELQUES PROPOS SUR L’ACTUALITÉ L’année qui finit - emte de Ui pije • - de plus qu’une -impie défense des intérêts | ouvriers II y a un?tentative visible de vocial:-! sdtir.n absolue de toute l’industrie.L individu i ne compte plus, seule compte J union.Ou plutôt compt chers.b.IM 1.à T I .(idr, r;i»i» à prête-i>ir un?troi- « pjf/rt mondiale I >é;ft, coiatneotOM s noue »dap« »on c6'é NV üonal Railway* Munition* Ltd .a Montréal, a rempli le* alec» au cour» de l'année et ®»t maintenant d aoQt dernier, no* recette* ont! fermé, (.'e* (leux «ubtldlalre» ont été légèrement supérieure» * mile* rendu d'incalculable* .eervicee au «Je J année précédente, mal* »n t> pt«mbro.elle* ont ar« i»è une diminution et noue calculon» q (’Il y aura en 194t une petite réduction dan* le tonna** et le nombre Canada durant la guerre.Notre Compagnie n»«o':lée, Air* Canada, a augmenté ** flotte jd'avlona au r««.ir» de l'année et étendu non exploitation Jusqu'au d* passager* transporté», '« qui |del4 d, l'Atlantique.Quand elle • uppo»e une réduction dan* le* r*-|aur* avlot)i voulu», elle éteti dra davantage »00.000, ce qui laissera uhe recette nette d'environ 178,200,000, Au cour* «le la guerre, le bonus do vio chère et le* augmentations «1» salaire de hase Imposées par la Commission nationale du travail en temps de guerre ont augmenté notre liste de pale d environ 140.000.000.par comparaison avec 1030.Il n'y eut pas d'autre* augmentations de salaires en 1915 et la liste de pale a'est élevée a 1221.620.000.far ailleurs, l'Index du prix des matériaux s’c«t élevé de 133.7 pour cent qu'il était en 104 4 à 138.4 pour cent «n 1045, et cette augmentation «lu prix des matériaux représeule 122.600,000 de plu» qu'en 1933 dam les frais d'exploitation.Kntre le Jour de la victoire et la (In de l'année, le Canadien National a transporté plus de 160,000 anciens combattants, hommes et femme», des porte do Halifax, Québec, New-York et Vancouver, Jusqu'à leur ville natale.Ile plue, la Compagnie a transporté prêt «le 10,000 prisonniers de guerre britanniques de Vancouver k Halifax, ainsi que de* millier* d'épouse* et d'enfants de soldats canadiens marié* outre-mer et qui sont revenus au pays, four transporter nos démobilisés, Il a fallu plu?de 600 traîna spéciaux et de nombreuse! section» addltlounollos de* trains réguliers, La part que nous avons prise au rapatriement de no» soldats a Imposé un lourd fardeau à notre matériel et à notre personnel, mais n'est une (Ache dont nos employés eo sont acquittés avec plaisir et orgueil et à laquelle IL ont apporté toute lour compétence et leur dévouement Nous avuii» été appolés A transporter quatre fols plus do passager» qu'au cours de* années qui out précédé la guerre, et nous l'avons fait avec pratiquement le même matériel qu'en 1939, Coci veut dire que très souvent, à peine un train do voyageurs est-il vidé dans l’oues qu'il doit être ramené sans retard A un port de débarquement pour y rencontrer un autre transport de troupes.Il a fallu en plusieurs occasions retirer du* wagons-lits et wagone-lestuuranls des trains réguliers (pour accommoder les militaires et lu public, comme J al déJA eu l'occasion de le souligner, a accepté cet Incouvéulent dan* un admirable esprit de compréhension et de coopération.Afin de faire mieux comprendre le travail qut* représente l'aa-•embiage et l'cxploltutlon des traîna spéciaux do militaires, Je dlrul que l'arrivée d'un bateau comme le “Queen Elisabeth", peut nécessiter Jusqu'à aelzc trains spéciaux qui sont mis en marche a une heure d'intervalle.Le nombre d«-s repas servie au cours de l'année dans les wagons-restaurants et wagons-cafés, buffet et cafeteria s'est élevé à 5.000.000.Sur ce nombro, environ la moitié a été servie A nos militaire** et depuis le Jour de la victoire, un million do repas ont été servis aux rapatriés voyageant dans les trains du Canadien National.On aura une Idée de l’Importance de ce service quand on saura que du mois de septembre, 1939 k la fin de cette année, plu» de 90,000.000 de pièces de lingerie ont dtl être blanchies pour b service de» wagons-lits ou de» wagons-restaurants du Réseau.Malgré la rareté du personnel entraîné et le* rationnements, un haut standard d'efficience a été maintenu dan* les huit hotels exploité* à l'année par le Canadien National.Ces hôtels en 19 45 ont héberge quelque 630.500 voyageurs «-t servi plus de 2.500,000 repas.Les trois hôtels d'été de la Compagnie: Jasper fark Lodge dan» les Rocheuse».Mlnaki Lodg en Ontario et flctou Lodg.' dans la Nouvelle-Ecosse qui ont été fermé* pendant plusieurs années seront réouverts au cours de l'été de 1946.DéJA.nombre do personne* y ont réservé leurs chambre* pour la belle saison.Le# Télégraphe* du Canadien National ont eu aussi une aané très occupée.IL» ont atteint un | point culminant avec 10,000,000 de télégrammes y compris 500,000 cablograram.» Naturellement, une grande proportion de ce: dépé-ch* » rapportait au rap.v.rieœé:-.: de» troupe» « t aux modifications kfiPorté-e* uan* i industrie.Au lendemain d’un conflit gigantesque, au moment ou i! est nécessaire de remettre I industrie sur le pied de pa:x.il est inadmissible que des groupes, quels qu’ils soient, essaient de saboter l'oeuvre de reconversion.Aussi, quelle que soit la position temporairement prise par 1?président Truman, qui s est prononcé en faveur d une commission d'enquête telle que définie par les ouvriers, l’administration aevra faire machine en arrière quand on arrivera aux questions essentielles.De même qu'en Angleterre, lorsqu'on aura dépassé le stage de la nationalisation indispensable de quelques industries boiteuses La nationalisation industrielle, comme le demande le monde ouvrier américain se traduirait du reste à brève échéance par un protectionnisme plus outrancier encore que celui du passé.Ce qui ferait disparaître les dernières chances d accords internationaux destinés a remettre I industrie mondiale sur pieds.L anné?-55 a été.à tous les points de vue une des plus décisives de l’Histoire moderne.Poli-tiquement, elle a vu la chute des régimes de force Militairement, la chute du militarisme.Moralement, on enregistre une évolution profonde vers des formules nouvelles.Scientifiquement: on est entré dans l’âge atomique.Economiquement enfin, on semble être sur le point de revenir a des notions plus saines.On semble se rendre compte qu’une civilisation moderne dépend plus encore des hommes et des idées librement émises que du progrès strictement matériel.Le bilan de la guerre montre que la liberté d action, dans tous les domaines est encore la plus sure garantie de la liberté tout court.Enfin, les prodiges accomplis par l’industrie privée, par 1 initiative individuelle, montre qu’aucune formule livresque n est capable de remplacer le ferment humain.A côté de ces faits indiscutables, qui dominent tout, la liquidation de quelques individus n’a aucune importance.Même quand ils s'appellent Mussolini ou Hitler.On est sorti du cauchemar.Au cour* «le l'année, 2,000 wagon» de marchandises, dernier model?, ont été livré* au Canadien National «t 233 ont été construit* pour le* Grand Trunk Western Lines, I’our compléter une commande d et du district de Montréal, dans la province do Québec, présentera un» requête nu Parlement du C»-nada, au cours de la présente ou prochaine session, pour obtenir le divorce de son mari.Loui» Levin, pour cause d adultère «t de dtser-tlun.Fait h Montréal, dans la province de Québec, le vinnt-et-unitme Jour de décembre.A.D.Mil Neuf Cent Quarante-Cinq.JOHN M.SCHLE3INGER, procureur de U requérant», 2i6 ouest, me St-Jacques, Montréal.Québec.AVI* DK RK«l L'ETE PO LU DI \Olt LE AVIS est par les présentes donné que dame Bessie Goldrosen, épouse, de la Cité et district d- Montréal, dun# .ü province do -» MaçGreaor Munn Physicien le» aRocatiotu ordinaire, à la „ conviendrait cnfln (le Hciter Soc été du Fonds de Pension ?j., ^ ~ „ .membres de la Croix-Rouge de a «4MwrC VD|entf' r.'l^ pour l’intérêt que ces ï k nuu ’ h ,Th 1 «dru d’un vast, organise hull 5,000 a été mise de côté r.I e été mise de côté même ces profits pour les impôt» fédéraux ce qui Iui.s.-e dos profit* nets pour lannéft do $3.525.14" contre $2,932,154 l'année précédente.A même ces profil» ne -uu montant de $729,295 a été raie du côté pour les Immeubles de .t Banque et les dividendes ordinaire» de $2,100,000 ont été payé» ce qui laisse $995,547 a reporter au surpiUs qui »e totalise maintenant 4 $5.246,515.L’assemblée générale annuelle des actionnaires aura iieu au-siège social de la banque k jeudi 10 Janvier à 11 futures du matin.LE CONTROLE DES AVOIRS A L’ETRANGER Le Conseiller Commercial auprès i de l'Ambassade de France commu- : nique: Régime des avoirs à l'étranger j appartenant à de» personnes de na-tlonaüté étrangère résidant en France.Pour des raison* de guerre économique deux ordonnances fran- dc la Cité et district «le Montréal! province de (juébec.pour cause d'a-(iu.tflr»» €*t d»» di^rtion Daté » Montr a .province de Québec, ce 14l#me jour de décembre 1945 GREENBLATT- OODINSKY „ A SALMON Procureurs de la requérante 6f, i oue«t.ru- Site-Catherine Montréal Qué mais 11 est impossible de dire j quelle contraction subit ce trafic dans l'après-guerre.II y a lieu de croire cependant qu'il y aitr.plus de travail au Canada au i cours des année# qui vont suivre! « : que cet état de chose apportera plu» d'affaires aux chemin* de.fer.D'autre part, nous savons I que U concurrvncà a;ec d'autres 1 v i»i i„= « çaises.prises en 1943 et au début de voici les chiffres comparant» .V,,., j », ' lîMO, avaient utreint les avons i du compte do» Profit» et Perte*: r.ji etranger d?personnes de nationa- “ J üté étrangère résidant en France formes de transport sera plus ! » certaines mesures de contrôle.La âpre.Fidèles a notre politique | cessation des hostilité, a perm s au | d’exploiter le réseau aursi écono-j gouvernement français de renoncer! inique et efficacement que po.- ; a ce contrôle, et une ordonnance du i sible, nou» nous efforcerons de | 2 novembre 1945.publiée au Journal j faire face a cette concurrence vi- i Officiel de la République Française i goureusement.Le Canada a * novembre 1945.a dispensé les encore un tarif pour le transport | Personnes physiques de nationalité i>j marchandise* «;ui sur la l.^.- | étrangère résidant en territoire; français de l'obligation de déclarer leurs avoirs à l'étranger.Elle a levé ! j*r ailleurs l'interdiction de disposer de ces avoirs sans ur.e autorisa- ¦ tion du ’.'Office des Cliange*.Les étrangers qui résident actuellement en France, comme ceux' « on» établie- j qui voudraient venir s'y installer, j en partlcu- | sont donc dorénavant assurés qu':Ls : ère guerre ; ne seront pas obligés d y déclarer ¦ a :x w va- la consistance leurs avoirs à l'étran-« -r- çer et qu'ils pourront y conserver i • qu il a lv j la libre disposition de ces avoirs i Service d Information Français i AVIS DE Rl-:q l.liTE 1*01 R DIVORC-K AVIS est par les présentes donné que J.-ne Zo:u T«-h,ir-.uC.>,u,, c ',î, «G district de Montréal.' 1 «m.e «1 ilochei.iga, dans ia province de Québec, s'adressera au l ar.ement du Canada 4 U prochaine ««ev-ion ou 4 lu session subséquente afin «l'obtenir un BU! de l) vorce d'avec son époux.loan (Johan) Moldovan, peintre, «1,.l« Cité r: «J i strict de Montréal, «om.tr « ! ' 11 ochuiaRa.dan* .a provint-de Quebec, pour cause d'adultère et de dénertion.Daté ft Montréal province de Québc • e 2S!ème Jour de novembre 1945.FEUS & FKLK.Procureurs «le i requérants.2'i ou«*t rue St-Jacquej.Montréal.Qué AVIS DK II EU L ETE POIK DIVORCE AVI3 eu par les présentes don-né que L lu Edna Page, épouse, «le la Cité de Verdun, dans la province «le Québec, a adreeeera au Parlement du Canada.4 «a présente ou 4 eu prochaine session afin d'obt«»nlr un Bill de Dlvorr.; d'avec son époux, David Edgar Kennedy, Journalier, de la Cité de St-Jérô-mc, dans la province de Québec, pour cause d'adultère et de désertion.Daté 4 Montréal, province «le Québec, ce Sléme Jour de décembre 1945.GREENBLATT.OODINSKY & SALMON.Procureurs de la requérante.fiSO ouest, rue Ste-Catherlne.Montréal, Qué.AVIS DK RKQLKTE DK DIVORCE Avis «st par le.» présentes donné nue Marion Crulkshank.Montréal.Québe«.\ s'adressera nu parlement du Canada ft «a présente ou ft sa prochaine session afin d'obtenir un bill de divorce d'aveu son mari.Jams* Williamson Isaac, mécanicien.Wewtmount.district de Montréal.Québec, pour cause dadultère et d'abandon.Montréal.Ce 5 décembre, 1945.HOWARD S.ROSS.57 ouest, rue St-Jacques.Montréal «Juébec.Procureur «le la requérante.AVI» DE RKQl ETE POI K DIVORCE Avis est donné que Irvine Ven-croff tic-ttoveur de fenêtres.Montréal.Québec, d«*mandera au Parlement du Canada.4 sa prochaine “eiston ou ft sa »e*«ion suivante, un acte de divorce d'avec »a femme.Eule Veneroff.femme mariée, Montréal.Québec, pour adultère.Montréal, le lie Jour de décembre 19 4 7 THEODORE P METRICK.?l.rue Sparks.Ottawa.Ontario.Procureur du requérant.A VIS DE RKQLKTE l'OLIt DIVORCE Avis est par le» présentes donné «aie Edward Mortln Montgonp-ry de' la ville «le South Durham, comté do Drummond, province de Québe , s'adressera au Parlement du Can»* du.ft sa prochaine session ou â .ta session subséquente, afin d’obt«;nir Un bill de divorce d’avec sa femme, Edna Maud Woîfrey Montgomery, pour cause d'adultére et désertion.Daté A Montréal, dans la province «lo Québec, ce 28lême Jour de décembre.13(5 OBNSBR & LACK.-•6 ouest St-Jacques.Montréal.Qué., Procureurs de la requérante.AVIS DE RKQIETE EN DIVORCE AVIS st donné par les présent»-» que Paul Krawchuk, de In ville «t du district de Montréal, dan- a province de Québec, soldat.Armée canadienne, présentera une re«iué-te au Parlement «lu Canada, au cours de la présente ou prochains session, pour obtenir le divorce de son épouse.Hllxnbeth Yavdoobu pour cause d’adultère et de désertion Fait ft Montréal, dan* la province de Québec, la cinquième jour de décembre, A.D., mil neuf cent quarante-cinq.John M.SCHLESINGER.Procureur du requérant.276 ouest, rue St-Jacques.Montréal, Québec.AVIS DE RKQIKTK , l’OLR DIVORCE Avt, est par le sr.résentes don * nue Dame Irene Carry, de la cil-et district «Je Montréal dans 'o comté d'Hochelaea.dan.» la Province du Québec, ménairêre.s'adr«-ser.i au Parlement du Canada ft -a prochaine session ou k sa session suivante, afin d'obtenir un Bill de Divorce d'avec son, époux.Arnold Luwl» Staley, phototrraphe.de t .cité et district de Montréal, dans le comté d'Hochelaga, dan» la province de Québec, pour cause d'adultère.Daté ft Montréal, dans la province de Québec, ce 28ième Jour de décembre.A D.1945 CARRER A BLUMENSTEIN.Procureurs de la requérante, ï'iû Edifice Tramway*.Montréal.Le Vrai Chez-Soi Hôtel St-Regis V)2, RUE SHERBOURNE RA- 4135 TORONTO QUI tie la bonne-mille est le plu» ba» dan» le monde civilisé.L'esprit de loyauté et de coopération parmi les employés du Canadien National e»t fort.On peut compter sur cha«jue tertice et chaque employé pour maintenir la bonne réputation que nous avons établie au cour» de» ans e lier durant la der ainsi que pour dons Çfurs Cl C la ».xpéji vice coîtrtoi» e: efficace 1 r l'\!lemagne une dé tri a, ra tie font fau*ee r««ute et ronim’ tient un « rime eonlre nationale"?.M.R.LE JOUR Page 5 • • • Un inonde délicieux et crucl(i) (Aimons Villon d où qu’il vienne(i) par Jacques dp LACRETELLE l'Academie i'iiincaiio Je m’étonne que nos éditeurs qui.depuis 19-10, ont ««édité un n grand nombre délurés français excellent», bon» ou médioires n'aient pas fait une petite place dan» leur» catalogues de réédition» aux ouvrage» de Marcel Arland.Romancier, conteur, essayiste, critique, Arland a aujourd'hui derrière lui une oeuvre qui ne compte pas moms d'une vinatainr de volumes.Roui un écrivain français le son âge •environ 45 an»), disons qu’il ne » agit pa» dune oeuvre tris considérable.Ceux qui I ont lue invent qu’Arland n’a jamais sacrifié la qualité de *es écrits à leur quantité.Il a »u résister aux tentations et élever *a conscience d'.utisle au-dessus de» sollicitations de la publicité, la mettre a I abri «les dangeis du succès.Arland n'est pas de ceux «|ui se reliteiil de la lutte parce qu'ils ne se sentent pas de taille et qui prétendent que les raisins, qu'ils convoitent dans leur coeur et ne peuvent décrocher, sont trop verts.Un 1929, un de «es romans, L’Ordre, obtint le prix Concourt.C’est dre que l'écrivain avait tin magnifique pmnt de départ, un élastique tremplin pour bondir dans une carrière brillante et Upageure.Il a refusé le bond dans la littéiature communale.A mon avis, L’Ordre est loin d être le meilleur livre de Marcel Arland.(."rat manifestement c-lui «|ui pouvait séduire le plus large et le plue gros public.Mais ccci est une autre histoire' On peut juger qu un livre est bon dans la mesure où il lait entendre un son nouveau, précise ou indique une attitude vraiment originale devant la vie et la mort.De tels livres ne laissent pas l'espnt n repos; ils fouettent I imagination, ils provoquent l'inquiétude et la ic-therche; ils troublent Ip goût naturel à I homme de sr contenter de peu et de vivre comme une brute dans un monde qu'il s emprerse «le déclarer incompréhensible afin de n'avoir pas la peine d’esjvyn de ' le comprendre.En général, on déouvre des vertus S stimulantes dans les livres «jue le vulgaire appelle de mauvais livres et on ne découvre rien dans ceux i lire, pour alimenter la commune médiocrité de pro-i duits à sa convenance! Quelques-uns.au contre; e, ont en eux ce qu'il faut pour semer l'inu iétu'ic, émouvoir les esprits, provoquer la rr: hrirlir d’une CROQUIS CRITIQUES condition humaine différente de la condition actuelle peut-être pire, peut-èt • e nicillruie, qui * ait > L'écrivain me pa,ait cligne d'attention dans la mesure ou il est insatisfait insatisfait dr lui-même ri du monde, insatisfait de l'homme et de Dieu: chacun de se» livres apparaît centime une étape nouvelle dans la pounuile d une vérité confuse et lointaine, comme une tentative ardue d’exprimer le mieux possible cette vérité : il y a le monde mystérieux que choque hom I j, anco-canadienne* me porte en soi et le monde extérieur que chaque r n> 0n lr0UV(l )à av#c )eut>, homme voit avec .on optique paiticulierr; entre ces Ju viens vie recevoir un verlt.i .On mr répliquera qu* l'on rts-hic volume ‘le propagande en f.i que, en revunch» île ruiner l'éil-vcui Je» Lettre» ftniiçi.se* C e.*'.: tlun française D'abord, qu'il soit un Joui n i! de vingt page» et de entendu, n'est-r« pas, que le profit giund format, te.que nous ne de IVJiteur doit passer après l'tn-.s uiimcj pim habitué* tu-' * t-n térêt de lu culture française.Mais Irutlieiei ici Et, en effel, t| pto- e crois trè* hèle, lilènif nu point vient du Canada II e»t tout ent;ei ue vus commercial, que l'on rs- consacré rtlvltè rclatio ns culture français* pas, tèie laisser pomrlr n Ignore pas, pourtant, que K™ln» «renier.la qui , ion de i i* ••dltlon* étrun- | A cet égard, un auteur qui n» «ère» car !u Buis»» et les Etats I pu*»o pas pour paitlcullèrement l'ni* donnent aussi n no» ouvia j moderne me f usait observer très K• rehgieu»' a inspiré chez ce r.'i-1, e htirnnr.' et traducteur de ,a Bible i de :• éloquents Cet écrivain a l ime «, ,-i!» et «ombre >.,r (un de,-; représentants 9- j.ijs miers combattants de |„ ||.XVIe «iccle.“un des l'ti'-n • avocats d" ta cause sacrée de la II! ‘Alf,‘ ! ti-'i;.' Dur." un te.-i;,.» o.! que «¦'« lt ,e diab' qui ircpi- i.t le iion osait écriie Tal longtemps .j qu'un hérétique «p.» puisque U- déateur «»* un iloritrr.gne oisalt , , .-ormaJ, rn-nUon «•• ' focmerit omittn .b- In et 'ait il dédulaiit "titenlr une chaire «te profe'*eui "e grec A l’iJnlvet site de Rule En t au Jendcriunn o,r pu# «on sa où! » manger" lie d« ique, de, p, iüéc.Il fut.du»
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