Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 20 avril 1946, samedi 20 avril 1946
Blême ANNEE No 33 5 CENTS JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 20 avril 1946 -l usai lonfilumpê ffur Iv* chose* iront ayitiëmn ti quotr.cn t mol.je continuerai s ystênw tiquem en t à tlire qu ’elles ne vont pas bien — Henri HOLHKMMIT Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, 180 est, nie Sainte-Catherine (suite 14), Montréal Case postale 20, Station "N” — Tel, *I'Lateau 8471 Héilactciir on clirf: Kniilc-C.linrles Hamel DOLLARD A-T-IL EXISTE ?LA TYRANNIE MYTHES *t Les lapins d’Amérique A la fin d'un cocktail où, suivant la coutume, on avait •avaïunient mêle l’utile à l’agrcahle, un camarade m’aborde et me pose cette question à brûle-pourpoint: “A propos, connaissez-vous cette nouvelle société qui s'appelle l’Union des lupins d’Amérique?” Etant de ceux qui ne comprennent les mots d’esprit qu’à retardement, je ne saisis pas tout de suite.“Les lapins d’amérique?disais-je.Les Lapins Unis?Les LU?Est-ce pour faire pendant aux .NU?Question troublante en vérité.” A la vue de mon embarras, mon interlocuteur éclate de rire et se perd dans la foule.Soudain la lumière se fait en moi: suis-je bête! pensai-je.11 s’agit de l’Union des Latins d’Amérique.En effet, la veille, il y avait des Lapins d’Amérique tout plein la radio .Le 14 avril était leur jour.Des orateurs enflammés venaient nous chanter les prodiges accomplis par cette société qui permettait, après des siècles et des siècles d’isolement, de réunir dans une amitié et un idéal communs les tronçons épars du monde latin.Jamais, depuis la ebute de l’Empire romain, il y a un certain temps déjà, la fraternité latine ne s’était montrée •i vivante et affectueuse.L'Union des Latins, compromise un jour par les luttes de Charles Quint et de François 1er, et plus récemment, par un petit poignard que M.Mussolini enfonçait gentiment dans le dos de la France, cette union, dis-je, qui se réalise sous nos yeux par des échanges de lettres d’amour entre M.F ranco et le gouvernement français, obtient son couronnement en Amérique grâce au zèle de quelques anciens fascistes et surtout aux graud’mcsscs chantées dans nos cathédrales.Chez nous, tous les mariages, pour porter fruit, se font au pied de l’autel.C’est pourquoi nous réussissons tout ce que nous touchons.Je les aime bien, les latins, moi aussi.Il m’est arrivé de rencontrer des Mexicains, des Brésiliens, des Chiliens et autres dont la culture et la vivacité m’enchantaient.La conga et le tango m’ont toujours plus impressionné que les jitterbugs.Je regrette de n’avoir jamais assisté aux combats de taureaux: je vous dirais peut-être que je les préfère aux rodeos ou aux luttes de mastodontes humains.Pourquoi les LU ne m’ont-ils jamais invité à leurs palabres?Je me le demande depuis des années.U paraît qu’on s’y amuse beaucoup.D’aucuns prétendent que je ne fais pas assez d’exercices de pitié et que ma présence scandaliserait ces bons Sud-Américains qui jouissent, dit-on, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.Si tel était le cas, je répondrais immédiatement qu’on est dans l’erreur et que, tout récemment, on pouvait me voir à un pèlerinage du Frère André.Ce matin-là, c’était le miracle.Une chose seulement m’embarrasse, un petit détail de rien du tout.Les Laurentiens sont-ils des latins?II m’a toujours été impossible d’avoir une réponse satisfaisante à cette question.Quand on me dit qu’on est latin par la langue et que le français, langue latine, fait dé nous des latins authentiques, je veux bien le croire, mais depuis que je me familiarise avec le parler de nos voisins immédiats, je constate que l'anglais contient à peu près autant de mots d’origine latine que le français, et cette constatation crée beaucoup de confusion dans mon esprit.Devons-nous dire que les “maudits Anglais” sont des latins eux aussi et qu’il faut les admettre dans le giron des Latins Unis?Il parait que non.Un apôtre des LU à qui je faisais cette proposition a failli me tuer.Alors, dites-moi, qu’est-ce qu’un Latin?La parenté raciale, la voix du sang?Peut-être.Seulement, si nous sommes vraiment apparentés aux descendants des conquistadors et aux innombrables sang-mélés du Mexique, aux peaux brûlées de La Havane, aux Nicaraguéens, aux Péruviens, - .r , aux Colombiens et autres, je me demande pourquoi il n’existe ""Prendre les Iroquois dans un guet-apens au aucune ressemblance physique entre eux et nous?Est-ce que, retour de leurs chasses, comptant bien que ceux-par hasard, les femmes de nos ancêtres auraient commis tellement d’infidélités?J’ai peine à croire un pareil débordement chez des catholiques dont la morale se résume en deux mots: pudeur et chasteté.Non, vraiment, ce n'est pas possible.Les historiens non orthodoxes prétendent qu'en fait la plupart des Canadiens d’origine française venaient des provinces nordique-de la France et ne ressemblaient nullement aux types méditerranéens.Les .Normands, en particulier, ont des traits frappants - suite (t la pnije S - AVEC LE SOURIRE M.Lucien Parizeau considère le héro» du Long-Sault comme un mythe, et le chanoine Groulx n’a pas l’air, lui-même, bien convaincu de son existence ! * DES C'est une magistrale râcléc que M.Lucien Parizeau a administrée à notre "historien national ”, le chanoine Lionel Groulx, tout au long de la conférence qu’il prononçait, vendredi soir dernier, sous les auspices de l’Institut démocratique canadien.Cependant, entre tant de coups durement et courageusement portés par le conférencier aux mythes de notre histoire, il en est un qui semble avoir tout particulièrement impressionné le public: celui qu’il a dirigé contre Dollard des Ormeaux.C’est que ce héros est devenu légendaire chez notre peuple, et qu’il est peut-être le plus grand cheval de bataille de toute cette école de faussaires de l’histoire à laquelle appartient l’auteur de Notre maître le passé.Que ce coup ait été cruellement ressenti par le chanoine Groulx lui-même, cela est devenu bien évident quand notre "historien national" a entrepris, mercredi, de réfuter ce point particulier de la conférence de M.Parizeau, et ce point-là seulement.Un mythe cher à M.Groulx, disait Lucien Parizeau dans sa conférence, est l'inépuisable vertu des hommes de sang français par opposition à la mauvaise foi du conquérant anglais.Et M.Groulx a trouvé le héros du Long-Sault.On sait comment M.Groulx.s'appuyant sur un document qu it dit uniqtic et précieux (les mémoires de Marguerite Bourgcoys cités par l'abbé Faillon) affirme que "M.Daulac (Dollard) assembla 16 ou 17 hommes des plus généreux pour aller attaquer les sauvages, et à dessein y donner leur vie.si c'était là la volonté de Dieu.Mais ils furent trahis et tous tués en diverses sortes de souffrances".Or.le texte original des Mémoires de Marguerite Bourgeous ne mentionne ni Daulac, ni bollard mais M.Brigcac (Brisar).Sommes-nous en présence d'un faux?Oui.sans aucun doute.Le faux peut provenir de l'abbé Faillon.Mais alors que penser d'un historien qui ne vérifie pas scs sources.Que penser aussi de cette "mort en diverses souffrances" que citent les Mémoires alors que M.Groulx affirme que les héros du Long Sault sont tous morts à leur poste de combat?.M.Groulx soutient toujours que les mémoires de Marguerite Bourgcoys (qui les écrivit à 77 ans alors quelle avait été relevée de ses devoirs à cause de sa mémoire défaillante) sont les seuls documents existant sur le fait du Long Sault.C’est encore inexact, car il y a le récit de Pierre Radisson qui.le premier, découvrit la scène du combat et la décrivit aux habitants de Ville-Marie.Pourquoi le créateur de nos mythes nationaux évite-t-il Radisson?Parce que Radisson détruit du tout au tout la thèse de M.Groulx.Le récit du Long Sault.le voici tel que Radisson lécrit: "Dollard et ses compagnons complotèrent avec quatre Algonquins et 60 Durons pour retour de leurs chasses, comptant bien que ceux-ci ayant épuise leurs munitions seraient impuis- Fraternité latine et linguistique.linguistique furtout, entre record qui étonne toujour* ropéen*.h Sans fanfare.T andis que le fameux navire russe a fini par apporter sa cargai- : »on de blé à Marseille, les envois américains continuent silencieuse- j ment.Aucun ambassadeur ne gas- ! pille son temps à venir faire des saint Canada et la bonne répubu discours à chaque arrivée maritime, qué latine de Haiti.On se contente de décharger le blé, : ^ au moi)U jc ,^nf |,a.plus vite possible.El 1 opération j ^ no, ,cljvist„ du pan- est en general faite en un < amérIcam*ne négro ou simplement ** ^u' négroïde qui se montrent plus ac- | tifs que jamais.Jusqu’ici, après bien des pa!a- 1 bres.les Russes n’om envoyé que i A ce prop*, une amusante anec-5.200 tonnes de blé.eux qui de- dote: quelque temps apres .e 'le-vaient en envoyer un million, sinon gommage le l-escot un journaliste davantage.Les Américains ve sont Haïtien pariait de .a fraternité um-contentés de n’en envover 1,674.000, ce qui est.une par •t, sans doute.Mais ce qui fait rudement l’affaire des affamés et du marché noir.Incidemment on ne peut s'empêcher de constater 1 ironie de« choses: le blé d’Amérique du Nord.| en attendant celui d'Amérique du Sud part à destination de l’Angie-terre.des régions dévastées, de !a Russie et, subitement, réapparaît .a uù on s’y attendait - me un.I.pour comble, on décoin re que f F.uropc ruinée exjxvrte de> vivre* au* Amériques'! O merveille* de .de rationnement ! 1 ! le sants ,i cc défendre et seraient tués facilement." Le but de l'expédition était donc de voler eurs fourrures aux Iroquois.Dollard n'était pas in enfant sage mais un joyeux brigand.Le chanoine Groulx.qui avait eu l'heureuse inspiration de se rendre à Ottawa au moment bù M.Parizeau donnait sa conférence, a connu Vin retour amer en prenait connaissance dans les Journaux du compte rendu de la conférence .prononcée à l'Institut démocratique .Je n'ai pas coutume de m'occuper des attaques.alors déclaré le maitre du passé, et je ne veux as davantage m'occuper de celle-ci.I Et.ces nobles paroles prononcées, le chanoine groulx s'est lancé dans une attaque contre la probité de M.Parizeau.Si M.Parizeau, a-t-il dit.s'était donné la pci-ne d'ouvrir Notre maitre le rntssé (2e série), il aurait trouvé là "le dossier fie Dollard".l'exposé et la critique des trois sources sur l'événement qe 1660: huronne, iroquoise et française.,\M.Parizeau aurait trouvé là aussi le témoignage de Radisson.dont le sens est que l'expédition de Dollard et de scs compagnons nest pas aussi téméraire qu'on le peut croire.Quant àu caractère de Dollard, à la noblesse de scs ?ntiments, quant au serment et au testament ‘s Montréalistes, je n'ai rien inventé.Ce n'est pas moi qui ai inventé le "mythe" de Dollard, sauveur de la Patrie, fc ne dis rien de ces jeunes Français de plus élogieux que les Sulpicicns et les Jésuites de leur époque.Je reste même c>i deçà des louanges qu’eux et d'autres contemporains ont prodiguées aux héros du Long Sault.M.Léopold Desrosiers a repris à son tour dans le Cahier des Dix no 10', toute l'affaire Dollard.Il aboutit pratiquement aux memes conclusions que moi.Le témoignage d’Acgidius Fautcux sur le sujet doit avoir aussi quelque valeur.Si nous comprenons bien ce que le chanoine Groulx veut dire dans cette déclaration laborieuse (comme toutes ses déclarations), c'est qu’il se défend d'avoir inventé le mythe de Dollard et qu'il accuse d’autres "historiens" de cette invention.Cc mythe, ce n’est pas lui qui l'a inventé, et il tient à souligner qu'il est resté en deçà de ce qu’ont dit les inventeurs.Il ne cherche pas du tout à prouver que Dollard a existé: il lui suffit de prouver qu'il avait toutes les audaces, toutes les vertus; c’est cela seul qui compte; les attributs seuls sont importants, l'existence de Dollard est.elle, chose négligeable.En somme, le chanoine en voudrait moins à M.Parizeau d'avoir dit que Dollard était un rnythc que de n'avoir pas lu au complet Notre maitre le passé.Il est un autre point de la déclaration du chanoine Groulx qu'il faut retenir; c'est lorsqu’il dit: Je ne me prétends pas impeccable en histoire.Sur ce point-là.il est d accord avec beaucoup de Canadiens qui ne le croient pas, eux non plus, impeccable en histoire.Emile-Charles HAMEL LA FRANCE CONTINUE que i verseüe.de la paix mondiale, etc., etc.Il pariait, toujours avec un vérieux impertub&bie.de i oeuvre accomplie par les président» Rooae-veil et Truman et, emporté par son lança: "La pensée roo*e-et trumamayue.etc."Ici Jean Devau.Vous êtes invité à un cocktail ou le directeur général de France-Presse.M.Maurice Nègre, recevra les journalistes Montréalais.Lundi, hôtel Windsor.6 h.du soir.N'y manque: pas.Vous verrez que c’est un type épatant." Mon ami Devau ne s était trompé.Arrivé au c ¦ rendez-vous un peu en retard, je trouvai M.Nègre entouré d’une troupe de journalistes gui lui posaient les questions les plus diverses.Je dus attendre mon tour, et.dans l'intervalle, alors que je dégustais un apéritif en compagnie de quelques confrères, je pouvais observer du coin de l'oeil le héros — ici, le mot héros doit être pris au sens propre — de la réunion.C’est un solide gaillard de carrure imposante.I! donne impression de force, de volonté et d'équilibre.Tvpe épatant en effet.Il me fallut attendre un long quart d heure avant de lui parler.L’occasion ni’cn fut donnée au moment où le photographe d un quotidien venait de nous aveugler je deux ou trois éclairs de magnésium.— Nous ne sommes pas fâchés, lui dis-je.de voir réapparaître dans le monde une grande agence L’avenir des conservateurs Le* (:oiuervul«Mir#-|»rogri‘»>i»tv-cambrio leur, Arsine Lupin contre Herlock Shoïmis, Victor de la brigas hauts fonctionnaires du trafic du Canadien National «àlculent que le transport de ces personnes nécessitera 1XM autres trains spéciaux.L'un des problèmes qu'entraîne l'exploitation de ces train* iqxk-laux est l'alimentation des voyageurs en cours de route.Il a fallu, récemment, servir plus de 20,000 repas à quelque iLNOO femmes et enfant* qui se rendaient dims le Québec, l'Ontario et l'ouest canadien par trains du j Canadien National.Voici une liste : 4-3 divers articles qui durent étrej emmagasinés à cet effet dans les garde-manger des wagons-restaurants: 500 gallons de lait, trois tonnes de viande.000 douzaines d’oeufs, quatre tonnes de légumes, 1.250 pains et 109 gallons de crème glaive — soit assez pour servir 10.0(10 portions.La photo du haut montre une scè- ne typique dan* un wnçon-restaurnnt d'un train spécial à l'heure des repas.En bas, trois petits enfants — Jumeaux à droite — arrivés de Halifax dans un train spécial du Ca nadir:! National, prennent un lé-g.-r goûte d la cantine d'accueil de ta Croix-Rouge eu gare Uonaventu-rew à Montréal.emme aux couleurs magiques Sans le peintre Vît ses couleurs, le monde serait un endroit bien terne, où le gaspillage irait de pair avec la monotonie.C’est que le peintre, en plus d’embellir les bâtisses à l’intérieur et à l’extérieur, les fait durer beaucoup plus longtemps.On s’est même rendu compte, depuis quelque temps, que le pinceau du peintre peut aider à rendre plus sûr et plus agréable le travail dans les usines.Oui, c’est un noble métier que celui de peintre—un métier qui, avec plusieurs autres, a contribué à faire du Canada un grand pays producteur .en même temps qu’un endroit où l’existence est vraiment agréable."JB VAIS APPRENDRE UN METIER" Ce sont là des paroles que tout Canadien bien pensant aime entendre prononcer par nos jeunes compatriotes désireux de se faire un avenir.Nous aurons en effet toujours besoin, ici, au Canada, d’artisans spécialisés ou partiellement spécialisés.Les jeunes garçons qui projettent d’apprendre un métier s’assurent un avenir profitable et certain en se faisant une carrière qui leur permettra de rendre de réels services à leurs concitoyens.Nous leur souhaitons tout le succès possible. Montréal, samedi 20 avril 1946 LE JOUR Page 3 QUELQUES PROPOS sur L’ACTUALITÉ Contre une Eglise - Etat Le monde |>role»tant proteste.N in feulement en Angleterre, dans le reste de l’Europe, dans le* Etat» du *ud de» EtaU-Uni», mais aussi dans le nord, au Canada, et généralement, un peu partout.I/attaque n’est pa» seulement dirigée par des “bible-men”, mai» elle est maintenant conduite par le haut du panier, ministre* ou laies.Cette attaque e»t encore sous la forme d’une protestation académique, mais il n’y aurait rien d’extraordinaire à ce qu’elle prit une tournure plus sérieuse.Le» presbytériens ont commencé l’attaque en règle, par la voix du Dr John Mackay, president du séminaire tbéologique de Princeton.L’opinion du Dr Mackay est digne d’attention, car elle porte sur un sujet d’actualité brûlante: “Deux choses nie troublent dans la tendance actuelle de notre soeur en communion chrétienne, dans ce pays, l’Eglise romaine.La première est l’orientation de plus en plus marquée vers le romanisme, par opposition à l’ancienne orientation traditionnellement indépendante du catholicisme américain.Pareille tendance a.au cours de Pllhtoire, infailliblement tourné ver» ce phénomène connu sous le nom de cléricalisme «Ini a été la malédiction des pays latins.Jusqu'ici la Providenre a épargné à notre pays ce fléau.Le cléricalisme est la recherche de la puissance, plus particulièrement la puissance politique j>ar une hiérarchie religieuse, puissance exercée par (les méthodes séculières et ayant pour but la domination sociale du monde.'’ “La seconde chose qui me trouble est plus grave encore.Il s'agit de la campagne, récemment lancée par les organes officiels de la presse catholique de ce pays, de diffamer de la manière la plus flagrante la grande Réformation protestante et ses plus grands chefs, plus particulièrement Martin Luther et Jean Calvin.Je demande instamment aux lettres qui se trouvent dans les rangs de l’Eglise romaine aux Etats-Unis de condamner cette ( , pratique journalistique qui vise à déformer la vérité historique pour ’des fins ecclésiastiques.” Il est probable que le Dr Mackay n’a pas reçu de réponse à cet appel à la justice et à la vérité, tout au moins historique, car quelques jours plus tard, le 27 mars pour être précis, un dignitaire de l’Eglise méthodiste l’évcque Bromley Oxnant, président du Conseil fédéral des Eglises, a lancé le vieux cri: “No Popery", “A bas le papisme!” qui rappelle le vieux temps.L’évêque Oxnant a parlé, à dessein peut-être, dans la ville de Boston, cette citadelle du cléricalisme romain, et a exposé les griefs protestante en termes qui ne prêtaient à aucune équivoque.En voici quelques extraits: “Il est malheureux de voir que l’Eglise de Rome considère que la liberté religieuse de deux points de vue, un de principe, un autre de circonstance (expediency).En principe, l’Eglise déclare; “Il n’est pas légal pour l’Etat.de rester impartial en face de religions différentes.” Et, l’Eglise est naturellement opposée à la séparation de l’Eglise et de l’Etat.Elle insiste même pour que là où les catholiques sont en majorité, l’Etat doit aider cette foi et mettre “ des rest1 jetions aux autre» en les empêchant de faire des critiques, d’accomplir des travaux missionnaires, et en leur refusant des exemptions de taxes, en un mot de restreindre leurs libertés.Mais d’autre part, quand les circonstances l’exigent, l’Eglise , t admet la séparation d’avec l’Etat et l'existence d’autres églises.Cette tolérance n’est pas un engagement permanent.” Nous demandons à l’Eglise romaine d’être une Eglise et non pas un Etat et une Eglise à la foi».Nous mettrons à jour certaines pratiques qui, à notre avis, constituent une menace à la liberté de conscience.Nous parlerons fermement, mai» dans un esprit de fraternité.” Virtuellement, aucun journal ni aucune revue américaine, n’a fait de commentaires à cette déclaration.C’est tout juste si elle a été signalée, et encore, partiellement.Seul le “Pilot”, le journal officiel du diocèse de Boston, ce château-fort du cléricalisme américain, a répondu éditorialcment, avec des subtilités de tlit-ologiens médiéval: “G.Bromley Oxnam reste en fa ce (fie lui-même.11 dit certainement ses prières le soir.Dans ces oraisons, dans son coeur, Dieu qui voit tout, qui sait tout, laisse l’évêque devant ses responsabilités, la responsabilité de la confusion qu’il sème autour de lui, de la tristesse qu’il inflige à ceux qui croient au Christ, de la joie qu’il cause à ceux qui ne croient qu’en la matière périssable.” Oxnam n’est pas le seul dignitaire de l’église protestante à dire certains faits.Le professeur Victor Murray, président de Congressional College, de Chestnut, Angleterre, déclare: “Rome .croit que seule elle Veprésente la société parfaite.Tout ce qui peut servir ses intérêts, politiques ou sociaux, ou encore religieux, est considéré comme un acte de Dieu .C’est cette influence irresponsable d'une organisation internationale, dont le centre est à l’étranger — ce qui est un parfait parrallèlc avec le communisme — qui rend si nécessaire l’existence d’une Eglise protestante libre, comme témoin évangélique contre Rome.” N’étant nous-mêmes que de simples laïcs, nous ne {(rendrons pas part à la discussion.Nous nous contentons de l’enregistrer.Mais elle est caractéristique du mouvement de réaction qui se produit dans le monde protestant devant les assaut», maintenant ouverts, du cléricalisme le plus outrancier.A.-R.BOWMAN par André Bowman Depuis quelques temps l'affaire d'Espagne faisait les frais des conversations de coulisses, de coulisses diplomatiques.La situation politique et économique de la péninsule s'est aggravée depuis plusieurs mois.Elle est actuellement gravement compromise.Politiquement, à l’intérieur comme à l extérieur, on voudrait voir partir Franco qui fait toujours peser sur son pays une dictature odieuse et qui a donné asile à tous les fngitifs du naxisme et du fascisme.Economiquement, l'Espagne est à la veille de la banqueroute.C'est peut-être parce qu'elle joue le rôle d’Homme Malade, si longtemps dévolu à la Turquie’, que les grandes Puissances n ont pas voulu intervenir activement.On s'attend à une décomposition assez rapide du régime.Franco lui-même le sait et a tenté de se cacher en procédant à une tentative de restauration monarchique.Celle-ci n'a pas réussi, le prétendant refusant d'être un simple jouet entre les mains du Caudillo.La victoire de Peron en Argentine a montré qu’il était temps de procéder à une liquidation du franquisme.Aussi quand la France a demandé aux Puissances leur aide pour abattre le régime de Madrid, était-on à la veille d’une action concertée.Cette aide a été poliment refusée par l'Angleterre et les Etats-Unis.qui ne sont pas désireux d'intervenir directement dans les affaires intérieures d'un Etat, fut-il corrompu comme celui que dirige Franco et sa gang.L’affaire semblait éteinte, aux yeux du public.Pour des raisons que l'on devine, les Russophiles (Polonais.Yougoslaves, Tchèques, certains éléments français, Mexique etc.,) essaient maintenant de remettre la question espagnole au premier plan.Et pour cela, ils se servent de cette organisme qui a déjà joué contre eux à propos de l'Iran: le conseil de Sécurité des Nations Unies.Non certes que l’Espagne franquiste soit automatiquement blanchie du fait quelle est attaquée par des Russophiles.Mais quelles que soient les accusations qu’on ait à porter contre le gouvernement de Madrid, l'attaque concentrique est malheureusement devenue une affaire presque exclusivement russe.C’est une réponse de Moscou à l'enquête gênante sur l'Iran.Tel est le fait essentiel de la semaine.La terre, de l'autre.Ce qui n empêche pas que l'on assiste quotidiennement à un de ces paradoxes orientaux et que les manifestations antibritanniques au Caire et ailleurs se font plus nom-j breuses que jamais.Londres semble être sur le ; point de négocier l'abandon de la base navale j d'Alexandrie, en réorganisant son commande-1 ment naval en Méditerranée Mais le Foreign! Office reste intransigeant sur la question du Soudan.Ce qui n'étonnera personne.En Perse on dit que l’accord est fait avec la Russie.A l’ONU.le délégué iranien nie l'affaire.Et le premier ministre du shah joue avec une habileté consommée des rivalités entre grandes Puissances.L’affaire peut se résumer à un simple examen de la carte de la Perse.Le sud pétrolifère est entre les mains des Anglais.Le nord tomberait entre telles des Russes.Mais jusqu'à l heure actuelle, il n’est pas possible de savoir au juste si oui ou non la concession a été accordée à Moscou.Les nouvelles les plus contradictoires se succèdent et au bout d'un mois ou deux, seulement, on pourra être définitivement fixé.La situation f Ht sincère.L’n véritable ami «ur lequel il pouvait toujour* compter; qui «offrait à l'instruire en même temp* qu'à le récréer.Robert aimait le jeu.Il aimait le «port.Mai* il venait de découvrir que la lecture pouvait tout comme le «port Jouer un rôle dan» sa vie.Et voilà pourquoi 1! n’est pa* aujourd'hui avec s** camarade» qui »e disputent dans la cour du chemin de fer.Toua les enfant* aiment le* récit* Trè* jeune*, iis écoutent avec passion ceux que grand'maman Invente pour calmer leur exubérance.Malheureusement l!« vieillissent, et alors l’atmosphère de* grandes bibliothèque» ne semble plu* cadrer avec le dynamisme de j Pologne a mené l’attaque et pour justifiée qu elle soit, elle fera sans doute long feu, parce que, selon les paroles mêmes du président Truman, elle représente une manoeuvre politique qui coïncide un peu trop visiblement avec la demande russe de rayer le différent russo-iranien de l’agenda de l'UNO.Nous sommes persuadés que le régime Franco devrait être renversé.Mais nous sommes non moins persuadés qu'il n’est pas possible de le faire sans intervention intérieure directe et que cela est une chose à la quelle l'Amérique et l'Angleterre refuseront de prêter la main.La raison :on annulerait automatiquement la société nouvelle des nations en violant d'emblce un de ses principes les plus essentiels.Aussi tous les gestes ont-ils été futiles, comme ils le furent en Argentine.Le bluff est parfois une mauvaise arme qui fait boomerang.La querelle des pétroles Il est peut-être exagéré de comparer Bevin aux paladins du temps passé qui ont bâti l'empire britannique, en déclarant que le secrétaire aux Affaires Etrangères n’est peut-être pas un bâtisseur, mais qu'il est un conservateur.Le vrai conservateur qui reste dans la coulisse est sir Alexander Cadogan, sous-secrétaire permanent du Foreign Office, actuellement l'homme le plus influent de la politique britannique.Sir Alexander est un homme d’une intelligence au-dessus de la moyenne et qui a des vues larges.ce qu'on ne peut pas toujours dire des parlementaires.Il est plus prêt à évacuer maints territoires encombrants qu’on ne le supposerait, pourvu que la Grande-Bretagne puisse conserver ses avantages économiques et qu'une autre Puissance ne vienne pas la remplacer.C’est la raison pour laquelle la question du Proche-Orient a une telle importance et a pris des proportions aussi alarmantes.Alarmantes n’est pas une exagération puisque Truman ne cachait pas l'état des choses dans son grand discours à Chicago la semaine dernière.Pour le moment, la question du pétrole est pour ainsi dire une question de vie ou de mort pour la Grande-Bretagne.Aussi lutte-t-elle du bec et de l'ongle pour conserver ses positions.Il en est de même dans l'Inde, mais il ne s’agit plus de pétrole dans ce cas.Cette rivalité en matière de pétrole s’est traduite d une façon curieuse ces temps derniers.La ligue pan-arabe qui a donné bien des déboires aux cabinets successifs de Ixindres responsables d avoir endossé la politique invraisemblable de feu le colonel Lawrence, la lique panarabe fait un retour sur elle-même, ftlle commence à constater, depuis les troubles kurdes, que 1 ombre soviétique dans le Proche-Orient s'étend d’une façon menaçante.Les pashas finissent par comprendre que l'appui et la protection de l'Angleterre, puisque les Etats-Unis ne peuvent la remplacer, vaut bien celle des soviets.Cela s’est traduit tout récemment par un rapprochement sensible de la Transjordanie, de 1 Irak et de l'Egypte, d'une part, avec J’Angle- Elle est tendue, comme dans toute liquidation de situation.11 s’agit de liquider la guerre et de bâtir la paix.Il faudra du temps pour que les Alliés arrivent à se mettre d'accord.Pour le moment, une des pierres d'achoppement est le statut de l’Allemagne.La France, au début absolument hostile à une formule unitaire et demandant en plus la séparation de la Ruhr fait machine en arrière, à voir les déclarations récentes de Felix Gouin.On parle de nouveau d’un rapprochement si indispensable entre Londres et Paris.Les mêmes besoins rapprochent les rivaux de la veille.I.a mission Blum ne peut réussir que si la France s’entend avec ses alliés.Ce qu'elle semble vouloir faire, un peu tardivement.Autre point de friction: l'altitude russe en regard de la réorganisation politique de l'Allemagne.Moscou travaille à communiser les régions occupées.Ce qui est une violation flagrante du pacte de Potsdam.Par ailleurs, les élections grecques ont été reconnues de bonne foi par les enquêteurs anglo-américains envoyés sur place.Elles sont donc enterrinées.Au Japon, les conservateurs obtiennent la majorité des sièges à la Chambre.McArthur a fait savoir que si le gouvernement paraissait trop réactionnaire, il le dissoudrait sans plus.Ce qui est la bonne méthode.En Mandchourie, les troupes du nord, bizarement baptisées communistes, semblent avoir pris Mukeen et Chang Chun.On dit que les vrais communistes, envoyés comme délégués à Chung King ont été arrêtés.par mesure de précaution et dans l'intérêt de leur santé.Ils avaient paraît-il lancé des attaques violentes contre Chiang Kal Shek.La situation reste trouble et le général Marshall a été obligé de faire un voyage aérien aux Etats-Unis afin de consulter le président sur la situation chinoise.Aux Etats-Unis, le sénat vote un crédit de 12 milliards et demi pour la construction d'habitation, et passe un projet de contrôle atomique.Le budget est diminué de 7 milliards de plus et le gouvernement négocie avec la Suisse au fsujet des capitaux allemands cachées dans le pay*.D autre part le gouvernement américain n’est toujours pas disposé à changer d’attitude envers ( Argentine jusqu'au moment où ce pays aura montré qu'il a changé lui-même de politique.Incidemment, le gouvernement britannique accepte sans restrictions la victoire de Peron.On s'inquiète à Washington de la domination russe sur le Danube.On ne sait toujours pas où la frontière roumano-russe commence et où elle finit aux bouches du Danube, ce qui ne laisse pas d’être inquiétant.Il en est de même de la situation à Trieste où il y a eu des manifestations assez vives ces jours derniers.L’Espagne annonce quelle a geié 330 firmes allemandes ainsi que des organisations de façade, en même temps, elle offre, en réponse aux attaques de la Pologne de permettre la visite de ses laboratoires par des délégués étrangers.Ce que l'on ne dévoile pas dans les journaux est que cette dernière proposition est illusoire, du fait que seuls les pays amis pourraient envoyer des délégués (!) et que du reste ces derniers seraient traités comme ils le seraient en Russie, par exemple on ne leur ferait voir que ce qu’on veut bien leur montrer.Au Canada Au point de vue intérieur peu de cho.se à signaler, si ce n’est la condamnation d’une des personnes accusées d'espionnage.Mme Woikin a plaidé coupable et a reçu une peine de 2 1-2 ans de pénitencier.Dans la province, on procède au règlement des difficultés financières qui pèsent sur les organisations d'enseignement.L’Etat continuera de payer sans avoir le moindre droit de regard.Les écoles protestantes de Montréal demandent; de conserver leur autonomie.En Ontario, remaniement du cabinet ministériel.La découverte d’un Monde L’action se déroule dan* une grande ville, n’importe laquelle! Décor familier: une bande d'enfant» «e chamaillent dan* une vour de chemin de fer.Ecoutons le dialogue: — "C'est ma balle"! — “.Von, c'est la mienne”.— "'En tout cas je la garde”.— ‘T’es rien qu'un voleur.comme ton grand frère”.Infailliblement ça va dégénérer en bataille.Infailliblement, on va en venir aux poings.Tout comme le» hommes.Us croient guerre peut solutionner blême quelconque.Mais pendant ce temps-là.dan* ur, coin paisible d'une bibliothèque.Robert vient de faire une grande découverte.Il vient de faire la connaissance d'un monsieur qui est mort depuis trente ans: un certain Jules Verne.Le* enfants, des livre* qui soient de gens passent, les porte* se fer- nature à les intéresser, à éveiller ment; l’horloge sonne.Notre jeune j leur imagination et leur conscien-ami paisible et absorbé voyage à! ce: le rêve, l’aventure, la science, travers le monde, visite tou* les1 la poésie, l'histoire: tout un mon- .pays, gagne la stratosphère: en de nouveau à la portée des jeu- te® ^r guerre en Europe on.B((, un si grand besoin, sera lancee .e | tout!18 Juin prochain e* *e continuera aidé des milliers de familles à sur-1 national, jusqu'à la fi ndu mois.L’honorab> J.-J McCann, minis- POUR UN DRAPEAU Le drapeau canadien eut à lV»rdr«* lu jour.Il aurait dû y être cité il y a quelque cinquante an*.Cependant, il >c peut que le fait d'avoir attendu tout ce temps empêchera qu'on \ apporte une revision une fois le projet adopté.Et c’est la tàrlir que doit s'imposer In comité gouvernemental nommé à cet rffet.Ce drapeau doit représenter nos ambitions et non nos doléance* ou notre antipathie.S'il faut »e prévaloir îles leçons du passé, il nous faut plu» encore penser à l'avenir.Et cela nous amène à dire, que si lu fleur de lys tient à la rigueur orner une oriflamme de société patriotique, telle la lyre irlandaise ou le chardon d’Ecosse; elle ne doit cependant pas figurer avec tou» ces attribut» trop compliqués, à la création d'un drapeau national.Et même l'Union Jack, qui avec »*•» croix multiple» raconte le* fastes de l'Angleterre, est plu* le témoignage de notre participation à l'Empire et plus un symbole confédératif qu'un élément uutochlonr.Avec tou» les Canadiens véritables, de qurlqu'nrigine qu'ils Soient, je crois que nous avons déjà un emblème national: C'est la feuille d'érable! Le castor aussi en est un, muis pour de* motifs d'harmonie et de décor, il est plus difficile d’emploi.La feuille d'érable est un emblème commun à nos deux grandes nationalités.Elle est sur la médaille de reconnaissance des triples services de la marine, de l'année et de l'aviation, et servit de funion aux exploits de deux guerres.Elle est dans nos chansons un thème favori.Les Anglais l’honoreiit dans “The maple leaf forever”, qui est l’air d'une chanson i boire.Larrieu nous en a donné la contrepartie avec une complainte de son crû.Qu'importe! Nos chemins de for nationaux en ont fait leur enseigne.On expédie nos meilleurs produits à l'étranger sous le sceau de cette estampille.Ka feuille d'érable a donc des droits inaliénables à servir d’emblème à notre pays! A cet effet, _ i-nous cette feuille d'érable stylisée, qui servait de marque de provenance, k nos envois de matériel de guerre à la Russie et k la Chine.En m’en inspirant, j’ai dessiné un drapeau.Que l'on considère cette proposition comme un théine.On peut en établir une dizaine de variantes.L'idée primordiale à laquelle on devrait s’arrêter est une feuille d'érable stylisée avec quelques arrangements secondaires.On procède ainsi depuis des temps immémoriaux.la- lotus disposé en ombelle était l'oriiemcnt-cbef en Egypte.lots grecs en avaient fait de même pour la feuille d’acanthe.Sur Ica faisceaux des licteurs romains ou allongea la feuille de laurier.La France royaliste agença les éléments de la fleur de lys, en ce stylet que l'on voit aux armoiries de la province de Québec.De l'étoile, ou a fait un arrangement avee cinq, six ou douze branches, selon un dessin arrêté.Enfin, fleurons, rosaces et qiiintefeuilles remaniés s’inspirent de r# procédé.Un élément primordial composera le drapeau que j» propose: Une large feuille d'érable stylisée et pur une heureuse coïncidence, neuf espaces bleus, qui signifieront les neuf provinces qui forment notre pays.Me pins, le drapeau que noua avons établi offre un vague rappel de l'Union Jack, avec cette fausse croix qui projette les lobes de la feuille.Bleu et ronge sont Jcs couleurs s qui eurent jusqu'ici la faveur de la foule, (.a nervure blanche peut figurer Jcs partis de l'avenir.Quant au bleu, si on lui trouve une allusion au bleu de Garillnn, c’e,sl pur hasard.Tout cola en ferait l’étendard le plus acceptable aux différentes nationalités qui composent notre vaste pays.Accepterons-nous comme variante, cet autre, composé de larges traits formant un parfait rayonnement et comprenant neuf intervalles, qui tout en prolongeant les lobes conservent ainsi plus d'homogénéité à la feuille rouge ici.Cette dernière serait moins rigide.En définitive, ne pourrait-on pas accepter quoique# suggestions semblables à celle-ci et les soumettre à un examen populaire, genre "Enquête Gallup" et faciliter ainsi le travail du comité parlementaire nommé à cet effet,,.Enfin, le plus difficile sera de faire admettre aux extrémistes de tout acabit l'idé* de feuille d'érable, à l'exclusion de ces thèmes, qui font allusion aux souvenirs colonisateurs ou impérialiste* de France et d’Angleterre.Quand près de vingt pourcent de notre population est d’autre origine, ils pourraienc se montrer plus conciliants k ce sujet, (.'est pourquoi nous ne voulons pas comme, pavillon une.catalogne ou une mosaïque d’allégories, mais un symbol* dépouillé qui rappellera alx nôtres cet immense pays qui va (lu soixantième degré de latitude ou cercle polaire, baigne à l'Atlantique et au Pacifique et dont la configuration même rappelle, de très loin si l’on veut, rette feuille d’érable qui doit être ia base de notre drapeau.Charles 1X1YON que la ; leur jeunesse.Ils s'imaginent que un pro-j ce sont ià Je* endroit* réservés j aux gens sérieux qui ont de la barbe.L’n espèce d'enfer où l’en- [ nui règne en maître.Conscients ! de cet état de choses, de* éducateurs ont émis le projet d’établir ! un réseau de bibliothèque* où l'on j trouverait de* livre» destiné* aux : ; Campagne nationale des vêteinen G La deuxième campagne nationale de vêtement* au Canada, dan* le but de recueillir de* habits, dont des million* de personnes appauvrie* dans le* pa» d mélange «oit bien tisse.Laio*ez bou.llir une *«u!e minute; retirez du feu, ajoutez une petite pincée de »*!, trol* cuillères a bouche de *ucre.et trois tasse* de lait bouillant.Mélangez bien: retournez *ur feu tre* doux et continuez !a cuisson ju«qu'a ce que le cacao a bouilli ¦' ou < foi* retirant ,a caoraro’e du feu a cha-! 'pve fois que e cacao bout.Retirez jdu e- fouettez vr.emert avec .> fouet pour bien mélanger >-:r- .| vez avec trr.-pe 1 d» crème fo ett.rà flottant sur le d,.e de '.r.a/j ,< tJi-sse | NOUGATINE AU CHOCOLAT BLESOIH Hachez une ta*v d amande* | blanch : «a fmemwst *t faite*-!** ( grili-r au four rr.' ' *-n 2-0 VJ d'-'.: .Kah • ;«q .'a r* q ¦ > r-* «oient d'un ton pari or;r pr, >1 Terr.in.rA BCejvent.Mettez dans une petite I le ra.tr ne fut connu, en France, «oruse que d'authenticité Irremplaçable Cette découvert* d'allleur» d un» j Et c'eut j(*i»’Tn*nt en reconnnl»-1 la le on de Maxiome Gautier ne \ «n rue il* cette liberation par le» constituait qu'une pleiee de l'édu- nôtre» que Oosnlri a lefuaé a d# cation réa.li»t* que la vie «'était grand* éditeur* français l’édition chargé de donner au Jeune Clin, , de »e» deu* premiers rnanusc-r Ils, orphelin »an« père officiel, ne su dcairaux rgi'll était de le* lancer au milieu de l'autre guerre, et qui d«- iCana/la, en témoignage de grati-valt, en la dernière, subir de façon riid* !x,* lecteurs verront par la particulière le* contre-coup* de • qualité de l'»>euvr» présenté* I* l'invasion Jusqu'à T amour qu'on I valeur d* rr témoignage lui a gâché k ce petit rgn ne I était ! plu», moralement et mentalement lorsqu* prirent fin Je* aventure» — qu'on raconte dan* ce livre vraiment extraordlnali e Tout le re, |t est une aetlre effrènx-.ru compter .h tor- ¦ chicot «-r, que non cuisinière» *?no* marchanda « entêtent a y rr.e>r ly*.rneii.c .r vient ’1» Moka dans 'Arable Hei.u’iie, or, le div.se iui-ir.étn* en trois v;: .-'.*•>¦* a pr*.rr.; * r e nommé» Lion 1 qu on t‘-¦:-.e IA eue ‘, Loué r De W.Y •M.ROGER I.EMEUN, pane roman'i< r fb- tJu Dur dit si h le film ' \ III.U ™fîrrrl Pagnol.( V*l «s ce cp heun film i Im film de la réou-enui* n» sera nul autre que le nouveau diet d’oeuvie de Marcel f’ngnol, de l’Ai-adéinla frnnçtlxe, ’ ta» FUI» du puisatier", po'gmmi roman humain Interprété par Italmu, Fernande!, Charpin, Jose!to Lay.Tra-met et Goorge* Grey, f.tne Noro sans pmlcr d'un* Imposant» figuration triée sur.le vol«-t, 1,'autcur de "Marina"."Fanny", "La Femme du Boulanger", Angèle' et tnnt daulrcs beaux flhne nrrnbl» a’ètre sin passé avec "la Fille du puisatier1' oh la force du dialogue, le dramatique d» In situation .la drame d'un petit être qui n’aurn pas de papiers civil* du fait de son père août autant d* valeurs que l’nguol a exploitées avec le maximum d» densité ver-lmlc ci en des Image* d'une belle qualité.I.es nrtlstea nommés plus liant sont tiop connus pour en faire l'éloge.H lla ont été groupés par Pagnol c'est quo Pagnol savait qu'il tour offrait l'occasion de tourner lin film extraordinaire.Ce sera sûrement, dé* samedi, te ver diet dn tous le* clnéjihlles.Sir Thomas Beediam nous revenait vendredi soir dernier, après une longue absence, pour diriger, k l’Auditorium du Plateau, le Requiem de Gabriel Fauré.Cette oeuvre, en même temps que la venue de Bcccham, assurait déjà le succès de cette soirée musicale.En effet, c’est devant un nombreux auditoire que Beecham reprenait, pour la deuxième fois à Montréal.le bâton pour diriger ce chef-d’oeuvre plein de charme qu’est le Requiem de Fauré.Comme le dit si bien notre confrère de la ’’Gazette".M.Thomas Archer: "11 y a peu d’anglo-saxons qui comprennent la musique latine aussi bien que lui et très peu parmi les Latins qui peuvent la faire ressortir à son avantage Il va sans dire que le chef anglais a été très bien secondé par 1 Orchestre des Festivals de Montréal et les Disciples de Massenet, qui ont donné de SAINT-DENIS 'U Chant de l’Exilé” imagination n est pas celui de son coeur veriiauic > Il chasse Patricia.mais pas plus loin que r!, ¦ ^ ^ sa soeur, la tante Nathalie.h»rsqu il apprer i^ 0,,,)n porte son assez mal d’ailleurs sa hâte fé! yojx , ,.>„j q„j a osé Lorsqu’il apprend pourtant - car)l(.,nt0re plus mal propre nom.il enguula- jf>n coeur.Cet enfant viendra faire pareille loi.M" f-j.er MnJ mèrc du puisatier.1m élans refoule» 'jT^ e( Jon p^tit-fils.Puis la pourtant réche' >on tour sur la famille du pui- II y accue-p(.cn)p|0yé Felipe part aux armées, guerre v- du même coup la disparition du 5natler' Me !'enfant., , , 1 '"'M,.t deuil de la famille Mazcl rapproche le nego-r‘’^fiar.t du puisatier.Et puis.il y a l’enfant.S il Le* nombreuse* admlrstrlcr* de Tlnu Rossi apprendront nver |>'ni -sir lu mise » l'affiche samedi un Saint-Denis d'un autre film Inédit de leur artiste favori.Il «’agit du film "I* (’liant de l'Exilé" qui, de l'avi* de tous, compte parmi Ica meilleures réalisation* du nouveau cinéma français.Hur un scénario fort dramatique — le meurtre d'un homme sert do point de départ A l'uction — on a Imaginé ur.excellent lôlu pour le chanteur ot l'Interprète.Dans le rôle de Itamon, Jeune fruitier adoré dnne non village, Tlno Hosal donne vie à un personnage très sympathique, nature, ut qui permet A Rossi do chanter sans qu» sol pièce* lyriques donnent l'Impression d'un hors-d'oeuvre dana l'axe général du film.Aux côtés de Tino Rossi l’on reverra avec plaisir la très Jolie Oaby Andreu qui fait de plus en plus sa marque au cinéma français; Aimé Clarlond Glnetto Leclerc, 'Hoquet et une foule d’autres bons srtlstes de qualité.A noter aussi la présence de Lucien Online qui donne la réplique a Rossi et sc taille un vif succès personnel.Le second film A l’affiche sera "L'Ange Gardien", mettant en vedette Roger Duchesne Jeune premier populaire; Lucien tRaroux, la gentille Cnrlettlna, la "Shirley Temple" de Paris; Elen Dosla.Irène Corday et Jacques Vnrcn-nés.Le scénario est bien mené et fait voir Faction «octale d'une fillette auprès do ses parents.Au théâtre Arcade était vraiment un Mazcl?Ne viendrait-il pas renv "Liberté provteolre" qui va pren- febvre, Maur dre l’affiche samedi à l'Arcade Stuart.Paul ( est.une pièce tout à fait originale, ger Paiement, L’auteur Michel Duran noua conte Mado Vérèn».une anecdote dont un malfaiteur ^ pas trop redoutable devient le héros le jour où 11 cherche refu- f ge chez la charmante Madame fflg Madeleine Courtois.Le premier go«te normal de Ma-deleine serait d'appeler les gen-riarmes, de livrer cet Individu à la police.Pourquoi le garde-t-eüe A chez elle?Pourquoi lui assure-t- ÆL elle la liberté?Deux questions V ÆÀ dont le dénouement de la pièce sert de réponses.On a tout de suite pensé avec , mm raison que Madeleine était subite- ! menj devenue amoureuse du jeu Æf ne Gérard.Pourquoi l'alme-t-eile" A C'est aussi ce qu'on verra Lir ' - Dubech au lendemain de la r , Æfîu:i tion de cette pièce au théât•.^Phnns Georges de Paris s enthor Dl* pour cetts comédie qu 11 1' '^flndu aux lea termes les plus élor.de lui puis Michel Duran a r » oeuvres promesses qu'on atte- -^Jepulse pan et 11 a signé plu» ^Bîtierte piovi- l„.dont le succès nr sé comme un I m.KO Mais c'est avec JPomique.dette soire” qu'il s'est ¦ jéfendue par le • - l.therU excellent aute- ^PLeclet> (rentrée a Duran i Sa pièce * Æhoisrr Garceau qui dredl i roupie Annr ' es par Arthur L* À L’AFFICHE QUEBEC - CANADIEN: ‘Taméla’’ -dans 1a Nuit”.CINEMA DK I’AKIH: "I.Collection Ménard' MONTREAL - CAPITOL: "Kan Antonio”.IMPERIAL: “Tara and Spare” lone Wolf”, LOEWS: "KHty”, 3e semaine, OKPIIELM: “Embrassons la Mariée”.PALACE: “Masquerade In Mexico".PRINCESS: “Cornered” — “Klverhoat Rhythm’ ST-DENIS: "Le Chant do l’Exilé” — "L’Ang Gardien”.CINEMA DE PARIS: “La Fille du Puisatier' SHERBROOKE - CINEMA I)K PARIS “Krédérlra”.'De* Jeune* Filles 'The Notorious TROIS-RIVIERES- CINEMA DE PARIS: "Retour de Flamme1 "Malaria".THEATRES et CONCERTS - ARCADE: France-Film présente: "LIBKI PROVISOIRE”, semaine du III avril POZSiZX- Haut le Vent' PALACE ‘Masquerade in Mexico" CAPITOL ‘San Antonio" Un film Technicolor réalisé par David Uutlcr, "Uan Antonio", prendra l'affiche vendredi nu Capitol.L’année 1877 fut celle de la grnndc débnndsde, lorsque des groupes organisés de hors-la-lol son prirent ouvertement aux éleveurs de bestiaux du Texas, décimèrent les troupeaux et ruinèrent les propriétaires.fx> film présenta comme personnage rentra! un de* plus acharné.éleveurs do la contrée qui n'a ,.sr.perdu espoir dans l’avenir du Texas Clay IfanL/ig ./i Mexico en convalescence, après «voir été blessé alor* qu'l! pou.suivait ave des amis mexicaine, un groupe de voleurs dn bcstle.ux, Errol Flynn e«t secondé pnr Alexis Sml'h, H,-/,.Hnkall, Victor Frnncen, Florence listes, John Lite!, t nul Kelly, Robert Shnyne.John Alvln, Monte Hlue, Robert He.rrat, Pedro de Cordoba et Torn Tyler, »s,i» DRAKE - hri BIAIR • *« PLAT «flPNANOf/ CNAAP.'N JotmiMV '1ht Nmw LOUf WOLF' Joan Crawford **n vfdcttfl dann If* çrand film dlaloçn^ français "EMBRASSONS LA MARIEE”, à l’Orpheum.immsRiÉBJ ORPIIEUM ‘Elmbraisons la Mariée Pu toute» le» ru tresse* naturelle» dont in Une rinaihenne eut dotée, I xnduxtne /o>e*)(tre est «ont mirun doute (une de» phi» imputante'.f,n- r/ue démontré clairement une ’’"nie réoh-viflon polychrome de l'Oft'-'e Sntionai du film, tnli-tniée FORET DF I.AVENIR.J n Crawford et Melvyn Dou-glas dans l'enlevante comédie ''Em-1, sons la Mariée", version fran-çaise le 'They All Kiss the Eride”, film qui prendra l'affiche vendredi n- cinéma Orphéum.seront secondés par ur.e forte distribution comprenant les noms de Roland Young, H :.e Burke, Anken Jenkins, Helen Parish et autre».Dans ' Embrassons la Mariée", Jr ;n Crawford active ce genre de ro> romantique qui l'a rendue cé-EY.‘.est a la fois une femme ;:-;s et une riche héritière, qui découvre qu’être aimée est plus agréable que de faire de l’argent Quant a Douglas i! personnifie un jeune .lommc qui croit que les balers peuvent tout guérir et qu: le Les Amis de l’Art Le dernier d'* récitals causerie.» organisés par l'Association Les Amis de l'Art aura lieu à l'Auditorium du Plateau, dimanche 28 avril, 3 p.rn.Jeari Dansereau entretiendra ces Jeune* auditeur* de Chopin et de Debussy.A l'Auditorium de Verdun, mercredi 2S avril, 8 p.rn., un beau film Intitulé Notre-Dame de la Guadeloupe.A l’Auditorium du Plateau, vendredi 2C avril, 8.10 p.rn., l'Orch-f*-tres Symphonique de* Jeune* sous la direction de Fernand Graton Le» membres peuve.nt se pi oc .rer des biijefs gra' il'.* pour i» Club Llt’é.-aire et Mus,es.', 2-’: avril, U p ni.au Ritz Carlton.M.che] Choromansky, écrivain polonais, sera le conférencier.(Communiqué) i OUT TtOt44 1AW ertté.Un» «1 de de p 7/fff.'VVS-eV* J3>/t*-etev—y — - ( - / H*.-i Ji t le» FORET Dorothy Laoiour, la belle vedette de -MA.SQEKRADK IN MEXICO grande production à l'affiche du Palace.PRINCESS ‘Cornered” D**t '0***ttJï7~r LOEW’S IMPERIAL ROGER GARCEAU ANNETTE LECLERC MAURICE GAUViN Kilty" en 3e semaine Tars and Spi »/.- à l’homme sur tout», e du globe procure do a haute tension dons 1 .f im qui met Dlck vedette et qui prend ,'af-dredi au cinéma.Princess, personnifie un aviateur qu; veut venger la mort '.’r.-, une, patriote françai-par -¦•.n représentant du ne ri de Vichy.P.cfuaant - .a mort du meurtrier, apprend que sa femme pour éi Suisse et l’y suit - apcc.'.ac.e > tour des ais e rnusi-ran par la lui a con-u! a rafrai-a la distrl-lywood.Allé, Marc Thomas Les excentricités de * Gainsborough, le peintre de .'"'Enfant bleu" et d'autres chefs-d'oeuvre.ont compliqué pendant que.que* «ernalne* la vie de Cecil Kei v.-.-, y, '.'acteur sud-africain qu loue le rôle de peintre dan* "Kit !)•", film qui gardera une 3e se ,-nalr.c l'affiche du Loews.Le Vrai Chez-Soi Hôte! St-Regis a première a* *‘Ulerner.ectacle q Kellaway rr.a Im m, HL K SHKKBOUHNF il3£ TORONTO ^hytt»l»sj-i ¦eintur ausii le programme IFEEVRE la gra W,Ç/* borough qui on 4e «or a—.HüfiaMM ¥W‘ mm ST-DENIS blAMOUR *rmiM I ARCADE f • y™ J! Page 8 LE JOUR B Montréal, samedi 20 avril 1949 $13,000,000 DE PLUS  L’ÉCOLE REMÈDE A LA FAILLITE Le gouvernement â la reacouaie de» corwni*»ion» •coiaires.— Notre méthode traditionnelle de financer le» écoles semble absurde.— Le fétichiime du Conseil de l’Instruction publique.Noua avons IU un rcrlain nombre iJe# compte» rembi» fallu fia.* le# journaux de toute nuance »ur J».dernier débat de 'A/»#enibl(e legislative au «ujet du bill t.ol merits Joués, ne paieront aucune contribution directe à l’instruction publique.N’oublions pa# qu'avant l'octroi de cette somme de $13,5 (KJ,000, l'éducation coûtait à notre province environ $40,000,000.Là-di*##iis, le propriétaire en fournissait à peu près $23,0:n sont rendus à monger à l'herbe.Nombre d'autres piovlnce» »ont également affectes par cette disette de vlvie* a un degié mot.idre, toutefois, comme résultat des dévastation» de l'ennemi, dt* Inondations causées par la jestructlon des digues aussi bien que par les calamités naturelle», Quant à la M.ndchourie de» neuf provinces du nord-est de le Chine; qui normalement produit un surplus de /ivres, le rapport montre que la situation y était » >ut aussi pénible à l’arrivée des troupes chi- noise#.En effet cette région doit actuellement faire venir ee« p.ovLsion* qe Shanghai et d'ailleurs a même le» maigres ressources disponibles.Voici d'après le rapport, les besoin* de la Chine au point de vue alimentaire tels que présenté* a UNRRA pour les tiols derniers rnoLs de 1945 et les six premiers mou de 1946.1,000,000 de tonnes de riz et 750,000 tonnes de Die ou de faiine.Cependant la Commission Conjointe des Vivre» (composée des Etats-Unis, de la Gtande-Bretagrie et du Canada) a actuellement réduit cette quantité à une allocation de 136,072 tonnes.En fait, les envoi* de riz au cours des trot* derniers mois de 1945 et des trois premier# mois de 1046 ne furent que de 58,272 tonnes et on ne prévoit que des envois de 43,550 tonnes des Etats-Unis et du Siam avant avril 1946, alors que l’UNRRA elle-mcme estime les besoins du pays pour cette période à 449,172 tonnes.En résumé, la situation reste critique en Chine où pas moins de 1,000,000 de tonnes de riz et 750,000 tonnes de blé sont nécessaires pour empêcher la famine parmi sa population.Question scolaire mythes encombrants ou nuisibles.Paul R1VERIN Offrande pascale Le conlinent Alceste a rêvé celle nuit Qu'il donnait un cadeau, à plus malin que lui.A srs lecteurs, des lys et des volubilis./.es litanies de Zog et un De Profundis.A Olivier, une émeraude et un cigare; Puis un vitrail ancien pour son nouveau hangar.Vn mercredi, au parlement dans les coulisses A l'élu de Maurice, un moulage en épice, A la sexagésime, avant le jour de T eau.Il a offert un catéchisme à Hcrthdot.Au président de ri, au mec de tous les trues.Il pro/une un turban pour sa tête de turc.Une roue A Orner, un verre à Louis-Philippe, Tous les folliculaires furent gavés de tripes.Aux chefs de L'O.J.C., à leurs affiliés.Le testament iFAlonié, notarié.Au censeur-chef, as en arunpuctnre, Vn oculaire et une boite à manucure.A Joseph X, pour un voyage incognito Il a remis une capote « son auto.Et pour mieux le guider à ce suave Hertel, Au lien de parallaxe, une double bretelle.S'étant agenouillé, avant fait i>> que doit, Alceste aurait vidé son bidet d'un seul doigt.Le continent Alceste a rêvé cette nuit Qu'il recevait un don de plus malin que lui.LE LOI P-GAROU L'OPINION S’AGITE Aussitôt la guerre finie, le problème de l'enseignement s'est posé pour la France.Le momie marche, et l'école s'attarde dans l'ornière des formules périmées.Il est très difficile, de suivre le mouvement rapide des conditions nouvelles qui imposent une orientation nouvelle.iXous citons, plus bas, une étude parue à ce sujet dans un journal de France.Les observations qui s'y trouvent nous paraissent, /mit endroits, écrites à l'intention de la province de Québec.Quand l'auteur de l'article parle de la nécessité d’intensifier les études techniques, quand il se plaint des faveurs concédées aux institutions confessionnelles, quand il signale le défaut d'études classiques vidées de substance, il démontre évidemment une connaissance sérieuse des lacunes (Fun régime scolaire plein d'anachronismes.Voici le texte de l'article en question: nelles.Opérer un contrôle strict sur l'utilisation des crédits affectés aux mouvements éducatifs et retenir impitoyablement ceux qui alimen tent les caisses des établissements privés: c'est là un devoir pressant, non seulement pour des raisons de PLUS DE FAVEURS A L’ENSEIGNEMENT LIBRE Le premier besoin du pays, c'est l'union de tous les citoyens.Et les principes sur lesquelles cette union doit se fonder, ils ont été dégagés au prix du sang dans les dures années de lutte qui précédèrent la libération nationale.Démocratie, souveraineté populaire, progrès social, indépendance nationale : voilà les maîtres-mots qui rassemblent tous les Français.Un enseignement qui ne se range pas sous leur autorité, plus même, qui les combat, est un danger pour le pays.Les école» confessionnelles n’ont droit à aucune faveur dès lors que, loin de coopérer à la formation d’une jeunesse française, c’est-à-dire républicaine, elles ont vu leurs inspirateurs faire Vichy e< recevoir en échange de puissants soutiens du régime de la trahison.Qu’elles soient, à l'heure présente.un des refuges de la réaction, qu'elles représentent un de ses espoirs les plus acharnés, et qu elles dressent dès l’enfance une partie de la France contre fautre, tuf fit à en faire une mer.nce permanente contre l'unité nationale, menace contre laquelle il faut rester en garde.La République sera vraiment une et indivisible, disons-le, lorsque la formation de ses fils sera assurée par un enseignement unifié, indépendant de toutes les factions et fidèle à un seul impératif: celui de la France qui se confond avec celui de la démocratie.De ceci résulte que loutes les faveurs de l’Etat dont jouissent encore les écoles libres doivent cesser.La plus scandaleuse est celle qui permet aux école» privées de fonctionner à l’abri de tout contrôle du niveau intellectuel des maîtres: li suffit de disposer d un simple brevet élémentaire pour y enseigner dans le cycle d'études primaires, d’un simple baccalauréat pour assumer la direction d'un principe, mars aussi parce que i on trouverait là la source de substantielle» économie» permettant de rendre à l’école laïque les millions dont elle est frustrée et qui cçn ditionnent sa renaissance.IL FAUT QUE LES MAITRES PUISSENT VIVRE Car nous l’avons marqué avec insistance: la solution de la crise de l’enseignement, c’est-à-dire le sauvetage de l'instruction populaire, dépend, au premier chef, de la revalorisation de la fonction enseignante.Aussi longtemps que les traitements des instituteurs et des professeurs leurs procureront les plus bas niveaux de vie à qualification égale, les forçant à recourir à de» expédients pour assurer leur subsistance, la carence du recrutement ira s’accentuant et fera bientôt ie déseyt dans les chaires.A ce propos, le récent congrès du Syndicat national des Instituteurs a adopté à l'unanimité un ba-rèmé de» traitements de l’enseignement: sur la base de 80,000 francs, il fixe pour les instituteurs le coefficient I, pour les professeur» licencier# le coefficient I, 5; 2 pour les agrégés et 3 pour les membres de l'enseignement supérieur.L'adoption de cette échelle de traitements constitue la première mesure à prendre pour ramené) à l’enseignement tous ceux qui s’en détournent.Et disons bien que les écoles françaises seront en péril aussi longtemps que ces mesures resteront lettre morte.L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE, CLE DE LA RECONSTRUCTION L’effort des pouvoirs publics doit porter sur les points les plus cours secondaire, et cette législa-( menacés et les plus importants de lion libérale permet, en mettant en ! l’enseignement.A cet égard, il n'est ' aleur les titres brillants d’un reulipas douteux que l’enseignement professeur, de faire faire les clas- technique ait un droit de priorité.ses à de jeunes garçons engagés au rabais.On imagine les abus résultant de cet état de choses lorsqu’on sait que les inspecteurs de i i.nsricnement public se trouvent matériellement incapables d'assu rcr le On dénonce chaque jour la vétusté de l’équipement technologique de la France.Mais se lamenter n'amènera aucune amélioration, si on ne sait I pas prendre les décisions qui per cet état de fait intéresse l’Etat au premier chef, et c'est lui qui doit assumer souverainement la direction d'un enseignement où les initiatives privées ont échoué.Aussi, espérons-nous que le projet mis au point par la C.G.T.sera prochainement adopté: il permettra d’unifier les multiples établissements techniques existant actuellement et instaurera une politique de la formation professionnelle grâce au rôle que les représentants de l’éducation nationale joueront dans les commissions tripartite» prévues.Le paiement de salaires aux jeunes apprentis résoudra enfin le problème matériel majeur et vaudra aux écoles techniques cet afflux d'élèves dont la formation profession nelle multipliera le potentiel de la France.L'ECOLE DE DEMAIN Dans la ligne même des conclusions que nous avons formulées jusqu'ici, nous nous permettrons de revenir à ce besoin d’unification qui est caractéristique de l'ensei gnernent français actuel.Dans l’avenir, et dès que les questions les plus urgentes auront été résolues, c’est le principe de l'unité de la France qui nous permettra de met tre sur pied un enseignement ca pable d’assurer, comme par le pas sé, le rayonnement et la grandeur de notre pays Plus de prétendues élites coupées de la nation et vouées dès la jeunesse à des études classiques progressivement vidées de substance qui deviennent un rite auquel plus personne ne croit: mais une renaissance des études liée à la vie la plus-totale du pays, sciences et techniques.Au contact des industries et des métiers nos enfants reconquerront cette efficacité, cette vitalité, ce sens de l’effort collectif que l’enseignement actuel est incapable de leur fournir, La prise de contact de la jeunesse avec les forces parmi lesquelles elle devra vivre et qu'elle devra apprendre à maîtriser n’aura d’efficacité que i elle s’accompagne d’un brassage de toutes les jeunesses de France: il faudra rompre les cloisons existant entre les différents milieux sociaux que non seulement l'existence de l’enseignement confessionnel mais encore l’organisation même de l’enseignement public opposent les uns aux autres.Et de ce point de vue on ne dénoncera jamais assez l’incohé* rence des divers cycles qui se chevauchent et se doublent actuellement, de l’école maternelle communale aux classes élémentaires de nos lycées, du primaire supérieur au secondaire, pour le plus grand dommage des élèves passant de l’un à l’autre — c’est-à-dire des enfants du peuple désireux de poursuivre leurs études.Un enseignement unifié, homogène à la base, se diversifiant à mesure que la maturation précise les aptitudes de chacun permettra seule une formation méthodique et forgera, dès les premières années, cette unité de la nation qui doit être notre souci POUR VOTRE ARBRE 9 LUMIÈRE! à Paul Label!» Je cherche dans la nuit la lumière réelle, //fl lumière du feu plus brillante, la nuit.Puisque celle du jour n'a [>as cet or qui luit Et transforme Fobscur en clarté visuelle.L'image (Fune.fleur sans forme rituelle, Aux pétales ardents, me liante et me poursuit.Lue fleur lumineuse et qui s'épanouit Sous les voiles palmés de Fombre sensuelle.Dans F antre vespéral, je brûle de la voir Dérouler ses chairs iFocre vn volutes de flamme» Qui viendraient me lécher tFiridescentes laines; Jusqu’au moment où sa corolle incaiulescrnte, Par le grand ciel léthargique, ferait pleuvoir Les étoiles de sa comète effervescente., Henri SMITH supérieure.Nous conclurons ce très bref aperçu sur l'école de demain en souhaitant que les conditions politiques et économiques auxquelles son instauration est suspendue soient rapidement réunies.Ce ne sera pas avant d’avoir brisé de» résistances très intéressées qu’on pourra réédifier l’enseignement français.Ce n’est pas sans un ef-fort de grande envergure qu'on pourra mettre à sa disposition lei moyens matériels sans lesquels aucune refonte n'est possible: mais ceci dépend de tous les Franç rM£ ’"JOMr* Qiufto MAU LE CAFE SALADA OUR 1 2 S 4 5 6 7 S 9 10 11 12 13 14 15 Les Mots Croisés ou J par TITTL1T 1 1 * 4 8 ® 7 • 9 10 11 U 13 14 15 ?mm ?JT pmpmMXEO ?HmanjOHi i mmmri i j jŒiüjLn un n rrwn i n n camunMr ¦mr xcniax i I 1 ! ¦ TTTTW ! 1 m ! ¦ jZDRJOJ _ ¦mri ZTTJ ¦ 1 f r iim ¦JJ !' LU .! J m contrôle tre, vague prévu| me„ront t,e rc|evcr Ja production par U loi.qui traite seulement sur,du payj.,a plu, urgente est ce||e Distribution d’étoffes retardée a salubrité de, locaux et la conformité de l'enseignement "à la morale, à la constitution et aux lois”.Finalité des titres, égale rigueur du contrôle dan» l'enseignement privé: ceci est une exigence Ahandonné J)0Ur re»entiel à un minimum.qui résoudra la grave pénurie de main-d’oeuvre, et spécialement de, main-d’œuvre qualifiée, qui mena-; ce de compromettre notre redressement dans les prochaine» années D'autre part, grâce à d’odieux patronat dont l’intérêt immédiat ! faisait faire bon compte de I avenir ; On a annoncé, aujourd'hui, au i cpnfeetion de vêtement» ou à la 6,“" ” , siège social de la Corporation de* i fabrication de lits jn.tir les mem- ! camoufla -es.de multip.es ornant-; du pays, découragé par ta perspec-i biens de guerre, qu'on a dû i et » - brej des fotees armées canadien- salions reçoivent des subside» quijtive de longues année» sans salai-der momentanément ’.a dlstrlbu- ne.».(ont immédiatement a l'enseigne-'re».l’apprentissage professionnel a1 noti, h travers e Canada, de vas- Par ordre de la Commission d¦¦» .ii i i .u-, 1 u ,r J;™;-.,,.- k„,i, „ .,, , .ment libre: clubs ath etiaues ,,\u «es errectits diminuer Drutaie- te* quantités d étoffés dont on n,.prix et du commerce en temps il: „ .„ ., annoncé la mise en vente il y a i guerre, une t'.aitie considérable de' centres d apprentnsage , œu-iment dans les dermeres années.' quelque temps.Comme on se loi ces étoffes a éie livrée à certain* vies , "groupements de formation \uiourd’hui, la plus grande masse rappelle sans doute.Il s'agiasat* I usagers, alors que le reate a e"1 i prémilitaire": tous le» paravents de la jeunesse française est dépour-de surplus de lainages de toile retenu, pour quelque temps afin , .i i •.„ , , , , , .son tvn» pou: faire imir es >nds vue de metier et voue aux travaux fines et grosses, de coutil et de, de revtser le.» quantités allouées ' ., ,.batiste, qui devaient servir à ,a aux facilites commerciales.j de la natron aux écoles con!essioo-| improductifs.Le problème pose pat i !!0K!/.0\TAI.B»IRVr I— Substance K-icère et poreuse provenant d'un coelentfré marin — ijonphnndrler.3— Qui nage — De l’Eoltde.a—Triage — Kn le# — .Militaire et roinpnelteur ru»*e, né A Vilna — Artrüe rouge nu Jaune.4— PS le, maïgiv —•Dleolyiédone «lialyp-tul,.du type nerprlen.• 5— Famille de dicotylédones dla-lypétales, comprenant de.- niante» de* rAelon» tropicale# de l'ancien monde — VI!V de Belgique i Usinant >.0—Ch#nnpodlarée du Pérou— Résumé.sommaire, 7—Pron.personnel rj» per» ) — Portier» de» trrandc» maison» — Vll'e de» pay.»-Bas (C.ueldreV S— Rivière de l’A«le centrale — Carte A jouer — Mesure de capacité chinoise — Qui existent réellement.9^—-Donne» de Pair — Ktat de la péninsule balkanique — Conj.copulative.10—M'affaissai (bfttiment)— Entasse plusieurs chose* ensemble II— Pluriel de "mon, ma"— l.lg-ne que l'on trace sur ia membrure pour marquer la position du pont — Qui n'admet pas de division.12—Fonj.copulative — Chance.SOLUTION DU PROBLEME N0 93 Paru dans le JOUR, le 13 avril 1916 LM Ail I T MllO IGJ H101UIRI T| Hjai Il °JUI« liUU ÔI Njlj ÔJ11UI F I |Q|U|A|N|T11j T|£1M|Q|U111T|T|E| UIT MÛ T1U| A | IJHI BJUJ TjJH|E|C |Uj I !¦! b IA1 B |jgj L \11 El E m; B | A | H gf! |D101U| C|E Mjf S |0)Uj S |L[01U|E|Rf Ej N | D | U | H | S [g! D j R Bii A j B Ig' S | E | W G Je | L | A | T Uj] EIRJUICJ 0 |C|0[N| F|Ljg|A|C|E| RJ E | E jS|WRI!A|N|S| I R i E | LI I |E IRJ Aj S mA\C \ 11SÜRET O j T | E j R | E | N | T âgf À | R | A j L W _B ! ï I iMtgjBlElSlItgBlRlA11 IWfËTH| G1 IA | L | E W TI Ajjj T IP L| fl M | A lj(î 610 |U| SIS i E ItJ S W aTl! I> IÜImI EI Tfr [F I El T m H1 £ ffü' G | Z11 ! S I E | F.i B* ^ Ma r O v e r )’ i ‘ di«>’ Faites abonner un ami! Sachez grouper autour de ce vaillant hebdomadaire toutes le» forcea de la pensée et de la raison.C'est le meilleur moyen de prouver votre sincérité et d’assurer le triomphe de vos convictions.premier.Complété par de larges distributions de bourses, il permettra enfin aux couches profondes du pays de renouveler les formations exsangues qui ont eu jusqu’ici le privilège de la culture au.hasard— Assemblai des chien» courants pour la chasse n—Colonie française du nord-ouest de l'Afrique — Canton *'J »•«* — Symbole du irluoinlum.14— Adverbe de temps — Foyer# de» chemines — C'ouchi# de fascines, 15— Epreuve#.première» expériences—Tour fait de petits grain».XTCIITICA1.EMF.XT 1— Exaltation produite p#r 1 r,s-pirullon divine — Interjection *er.a appeler.2— Droite g'.tuée dan# un mem# plan et n'a vaut pas de point commun — Exl#t»l».1—Qui a rapport ft l'ogive— conduira- — Ail Simple, 4— Venu au monde — ‘\nc:er bouclier» — le conj.— Ville o* l'Inde sur la Jumna.f,—Endroit dune rlvièr.oft ion peut passer «ans nager Feinta-re en couleur# délayée» d«-« 1 ea #—I/ég-uniineuse — Prépare aliment» par le moyen du feu Diras qu'une chose n'existe r,a« 7—r’ries.en parlant au c-t.Faisait mang'-r beaucoup 5— Art.action de pécher — >• ' rnin de 'a R'ble — l nité de tr* vail (mécanique).n—Donnas des ce.5 — I'n'.è.lee — Féminin de "ton — ¦* conjugaison.10— Ancler- reeî«,r'’ du parlement de 1 #rj* — Tarte & )oue-“Cela" — Déesse .Je 1* Fable.11— Conjonction r'-P'itivé* — Ki'Kr*» Bavière (ou ”Naal* > ~~ Mouvoir one choFe.12— Symbol*
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