Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 11 mai 1946, samedi 11 mai 1946
9ièrre ANNEE No 36 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 11 mal 1946 Aussi loti fi tempi tpie les choses iront sys I è mo / i tpi nm e n t mol, je continuerai systématiquement à tlire qu ’elles n« vont pas bien — Henri ROCHEFORT ' Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvrv Administration et rédaction, J4SU e«t, nie Sainte-Catherine (suite il), Montreal » • i ., , „ „ ________ ° Ca»e po*tnIe ifl, Station ”V’ ~ m •l’Lucau U471 HfdtlClflir Ctl cllt'ft EtllilcClinrle» llnittfl UN TRIBUNAL POUR DIVORCES RÉVÔLTÉi DE LUXE il v a quelques jours, un député fédéral priait le gouvernement d’user de son autorité pour expurger le personnel enseignant de ses éléments subversifs.A tort ou à raison, il se montrait effrayé de la présence de propagandistes rouges dans maintes écoles et certaines universités Je ce puys.Après avoir parepuru le Canada en tous sens, au cours des huit ou neuf dernières années, j ai pu constater personnellement qu une minorité d intellectuels, aussi bien dans les carrières indépendantes que dans les institutions d'enseignement, était soil hostile, soit indifférente a notre regime démocratique.Les uns dans la province de Quebec surtout — ont exprimé leur admiration pour les institutions fascistes aussi longtemps qui graves senateurs La France leur ont permis; les les milieux anglophones .'temps ou rcs — till autres — plus - portaient du les circonstances le particulièrement dans rouge de toute nuance.L influence de «•elle minorité, dans renseignement, a été indéniable.Les questions que m’ont posées nombre de jeunes gens, dans mes tournées de conférences et ailleurs, portaient la marque de commerce des maîtres.Tout d’abord, je n’ai vu là rien de très inquiétant.Notre système économique et social ne manque pas de defauts, et notre vie politique, parfois trop exclusivement dominée par l’électoralisme, prêle flanc à toute critique.En outre, une jeunesse conformiste est une triste jeunesse.Pourtant, je ne m’accorde nullement avec ces prétendus intellectuels qui profiteraient de leurs contacts quotidiens avec des étudiants confies a leur direction pour leur transfuser le virus communiste ou fasciste.Plus d’une fois, l’occasion m’a été donnée de discuter avec ces petits maîtres, et, chaque fois, j’ai constaté qu’ils étaient à cent lieues des réalités, qu’ils ne tenaient rompte ni des faits ni de 1 histoire et ne se donnaient pas même la peine de vérifier les renseignements parvenus jusqu’à eitx par une propagande aussi habile que néfaste.Le remède proposé par le député fédéral cstdl efficace?J’en doute.Expulser de leurs fonctions les professeurs et instituteurs entachés d’idées dites subversives aurait probable' ment pour effet de rejeter dans la politique nombre de ratés ît mécontents qui profiteraient de leur faconde et d’un verbalisme accru par le dépit pour répandre dans les masses es théories naguère professées de fai;on voilée devant quelques disciples.On changerait le mal de place, rien de plus.II faut plutôt chercher la raison psychologique de l’attitude le ces groupes d’intellectuels.Ceux-ci se divisent probablement *n deux groupes: les idéalistes ou mystiques de bonne foi; les mécontents ou inadaptés, qui rejettent sur la société la •esponsabilité de lelr faillite.Les premiers auraient besoin de alus de lumière; les autres, d’un peu plus de sollicitude.Dans nos démocraties occidentales, les gouvernements et les jossesseurs de la fortune ont généralement considéré comme quantité négligeable les individus qui choisissent de vivre du jroduit impondérable de leur cerveau.Jusqu’à ces derniers emps — et aujourd'hui même en bien des endroits — les professeurs et instituteurs ont formé l’une des classes les moins ¦onsidérées, les moins payées, de toute notre organisation sociale.Des bonshommes qui avaient consacré quinze ou vingt uns de leur vie à se préparer à l’enseignement recevaient une récompense inférieure à celle d’un mécanicien de deuxième classe.Des écrivains et des artistes, qui avaient droit de compter sur une mesure raisonnable de sécurité, parce qu’ils apportaient tout de même à la société un élément indispensable de civilisation et l’idéal, se trouvaient perdus, désemparés, isolés, dans un monde enclin à mesurer la valeur de chacun par le chiffre de ses placements ou de son compte de banque.C’est une erreur de croire que l’intellectuel se passe aisément des bonnes choses de la vie et se contente des miettes de la table de Lazare.L’autre jour, je feuilletai au hasard quelques pages des Comptes publics de la province de Québec — où l’on se montre fier d’avoir porté de $-100 à $000 le salaire des institutrices rurales — et j’y découvrais quelques renseignements - suite A la page I - DEVANT L ’ADULTERE _____________L,.Proposition du sénateur Haig pour 1a création d’un tribunal spécial des divorces en provenance de Québec.— 11 sera matériellement impossible au sénat de juger les 328 causes actuelles de cocufiage.— L’entêtement d’une coterie provinciale.leader de l'opposition et président conjoint du comité des divorces n proposé que l'on établisse, pour Québec un tribunal fédéral qui s occuperait de toutes les causes de cette province, quitte à obtenir en dernière analyse la ratification du sénat.Rien de plus raisonnable.Espérons qu'aucune coterie provinciale ne viendra mettre obstacle à ce projet.On sait fort bien que rien n'arrêtera la vaque du divorce au Canada, surtout nu cours des quatre ou cinq prochaines années.Une foule de La province de Québec fait "bande à part" dans maints domaines.Personne ne lui reprochera d'avoir sa langue, ses lois, ses traditions.Il convient toutefois de ne pas oublier certains droits que réclament légitimement des citoyens non conformistes.Le divorce est un de ces droits.Seule de toutes les provinces canadiennes, Québec n’a pas de tribunaux pour divorces.Là-dessus.les législateurs fédéraux ont violé un principe de liberté individuelle en se laissant dominer par la peur.Ils ont reculé devant la résistance d'une dénomination religieuse, non par souci de la morale, crovcz-le, mais uniquement pour conserver des votes.Comment comprendre en effet que le sénat se soit montré moral pour Québec et immoral pour le reste de la confédération?Il reste que cinq à six cent mille citoyens de cette province qui ne sont ni catholiques ni français et qui croient en toute conscience en la légitimité du divorce et du remariage sont privés d’un avantage par une injuste mesure d'exception.Ceux-là se croient lésés dans leur droit.Voilà pour la question de principe.En pratique, l’obligation pour les sujets québécois de pqrtcr au sénat même leurs causes de divorces devient une chose impossible.Les sénateurs ont autre chose à faire qu’à perdre leur temps à examiner en détail les charmants cocufiagcs de ces messieurs et dames.Ils ne tiennent pas à jouer le rôle des vieillards devant Suzanne, d’autant plus qu’ils veulent paraître jeunes et fringants.11 est quelque peu humiliant pour eux d’être jugés trop sages pour succomber aux séductions de satan.Lundi dernier, le sénateur John T.Haig, mariages de guerre, bâclés dans des conditions lamentables, ne tiendront pas le coup.Nous ne disons pas que nous approuvons le divorce.C'est un malheur comme la picote, la typhoïde, la rougeole.L’unique remède s'applique à la conscience individuelle.Seulement, il serait ridicule de fermer les yeux à la réalité.Le sénat a jugé ‘10 cas de divorces en 1936; 46 en 1937; 85 en 1938: 50 en 1939; 62 en 1940; 49 en 19-11; 73 en J942; 92 en 1943; 1 11 en 1941; 179 en 1945: Cette année, 328 requêtes ont été reçues.Presque tous ces divorces provenaient de la province de Québec.Celle-ci a imposé au sénat, en dix ans, 1115 bills de dissolution matrimoniale.En face de tels faits, l’opposition d’une caste québécoise à l'établissement d’un tribunal spécial pour cette province ne provient que d’un entêtement inqualifiable.Nous approuvons certains croyants de défendre un principe — que nous partageons d'ailleurs —, mais n’avons pas le droit d'empiéter sur les droits du voisin et d’encombrer la Chambre Haute de causes qui ne sont pas naturellement de son ressort.J.-Ch.H.Crogué suit le vif Un beau métier: la reproduction A VEC LE SOURIRE Grands hommes."L’Histoire des Etats-Unis accepte George Washington comme le plus grand Américain du XVIIle siècle.Cet honneur suprême est décerné à Lincoln, au XIXe.Et quand l’histoire sera écrite du XXe siècle, certainement le nom de W illiam Randolph Hearst viendra en tête de liste.” 1 elle est l'opinion d’un journal américain.Notons en pasant que ce journal a été abondamment cité lors de la mise en accusation des éléments séditieux aux Etats-Unis, pour la bonne raison que ledit journal était virtuellement l’organe de la sédition.Nous attendons qu’un de nos confrères établisse la liste des Canadiens les plus éminents.Pour notre part, nous pensons que MM.Duh amel.C'est le temps des semailles.Un chemin tortueux et bordé de pissenlits me conduit jusqu'à la ferfme de Jean-Baptiste Coupemon-tagne.' paysan de Saint-Séraphin, dans les Lau-rentides.Je stoppe dans ce décor merveilleux.Là-bas, entre deux montagnes, pointe un clocher étincelant sous le soleil de midi.Les bouleaux et les trembles bourgeonnent.Quelques fleurs de cerisiers sauvages s’ouvrent aux désirs des insectes.Jean-Baptiste et sa femme, Mona-Lisa, entourés de marmaille, se bercent voluptueusement sur une sympathique galerie dont les planches usées gardent, par endroits, le souvenir d’une vague et unique peinture ancestrale.— C'est bien vous M.Coupemontagne?dis-je.— Pour vous sarvir, ouais.— Un marchand du village m'a dirigé vers vous .pour du beurre.Comme je n’avais pas de coupons .— Des coupons, monsieur, j'en ai de reste.En voulez-vous?— Je préféré le beurre.C'est plus nourrissant.— J’ai pas d beurre, moi.— Vous avez des vaches, je suppose.Vous vendez le lait et la creme?— Non monsieur, mais j’en achète.— Je pensais que tous les cultivateurs avaient leur troupeau.— Pas nous autres, monsieur! On a etc assez lucky pour abandonner la terre.C’était trop d’ouvrage pour du pauvre monde.On est devenu des employés du gouvernement à c’t’heure.Mon regard se porte vers la cour de la ferme, les écuries, les granges.Tout y respire l’aban- Le JOUR se contente de prédire comme premier gagnant soit le garçon d’ascenceur soit l’abbé Groulx.A moins que ce ne soit le curé 1 récy.Sens de Vhumour Si la conférence de Paris donne des déboires, elle apporte aussi une note amusante qui montre que, don.L’herbe pousse entre les roues d une machine à semer.Les mancherons d une charrue rouillée sont couchés sur une vieille herse enlisée malgré tout, l’humour n'est pas encore mort.C’est ainsi que l’avion qui transportait le secrétaire d'Etat.dans la boue.Pas de poules, pas de cochons.de veaux.Jimmy Byrnes vers la Ville Lu- i pa mière avait été baptisé: “ I he ~ Sacred Cow".Ce qui n’a pas manqué de faire rire Byrnes, bien trop fin pour s’offenser de cette j Jjfj'j'pffpy — Vous êtes inspecteur de quelque chose pour le gouvernement?demandai-je perplexe.— Ah! non.mieux que ça.—Est-ce indiscret de vous demander ce que vous faites?— Mais, cher monsieur, on fait .on fait.des enfants! — Je le vois bien ,dis-je.Mais je pariais de votre "job" du gouvernement, -C’est ça, notre ’’job”.On fait des enfants! On en a déjà huit en bas de treize ans.Un autre s en vient.— Ce n’est pas précisément payant, dis-je en souriant.— Comment?Pas payant?Et les "locutions" familiales, qu’est-cc que vous en faites, hein?Comptez bien.Huit enfants à $41 par mois, ça fait ben $492 par année.Ajoutez les pensions de vieillesse.Dans la maison, on a les quatre vieux, nos pères et nos mères à nous deux.Quatre à $20 chaque, ça fait $80 par mois et $960 par année.Total: $1452 par année.— C’est pourtant vrai.—Alors, vous comprenez qu’on a pas besoin de s'échiner sur la terre.Quand on a su que le gouvernement payait si ben les enfants, on s’est dit que c’était un métier plus payant et plus plaisant d en faire.C’est une chose qui s’fait si ben.Ça vient tout seul, monsieur.Quand on pense qu’en ville y en a qui parlent d'Ia semaine de 40 heures.Nous autres, ça nous prend un quart d heure par année pour gagner not’ vie.Je revins vers la ville en songeant que les allocations familiales et les pensions de vieillesse font le bonheur des uns et le malheur des autres.A moi personnellement, elles coûtent quinze cents dollars par an.Elles ne me donnent pas ma livre de beurre.Mais il faut croire que les économistes de la sacrée sécurité sociale ont raison.Ils sont tellement infaillibles! Paul RIVER1N française La !• rance a prouve au monde, par le résultat du referendum constitutionnel de dimanche dernier, qu'elle est demeurée eu dépit de» épreuve* traversées une puissance d’équilibre, préférant toujour* aux extrêmes un juste milieu, (leux qui craignaient do voir la France se mettre à la remorque d’un Etat étranger, quel qu’il fôt, doivent être maintenant rassurés.Les vrais amis île la Frunce, ceux qui connaissent bien son esprit et son coeur, n’ont d'ailleurs jamais eu de ces doutes, La nation française, sou* l’influence de certaines circonstances, peut parfois donner un violent coup de barre eu un sens ou en l’autre; mais, iufailli.blemenl, elle retrouve sa voie qui est celle même de la raison, La I rance est tou jouis demeurée et demeurera toujours française, (le que l'occupation allemande n'a pus réussi, la propagande de Moscou et le travail de ses agents ne l'accompli, roui pus davantage: ou ne saurait dénationaliser la France! A aucun moment les souffrances ne l'ont égarée; nul autre sentiment ni aucune autre influence n'y parviendra.L'électoral français suivra les communistes de France en autant que ceux-ci demeureront français et serviront la France: il le» abandonnera des tpi il les soupçonnera de faire le jeu de l’étranger.La France u a pas vomi la dictature de l'étain et de ses amis boches pour accepter la dictature de Tliorez et de ses camarades mosemilaires.(l’est précisément pour barrer la route, à toute menace de dictature que les Français ont rejeté le projet de constitution linicumcruln nui eut risqué île donner à la (lliambre unique des pouvoirs exorbitants et d’enlrainer l'usurpaliou de l'autorité pur un parti.Edouard Hcrriol, ce grand démocrate, qui enrichit jadis la langue française d'une expression faisant merveilleusement imuge: /e /¦ r a lirait moyen, et qui s'appliqua toujours à exprimer les aspirations de ce français moyen et à défendre ses droits, s’était porté avec vigueur à l'attaque du projet de constitution à Lliambre unique.Dans mi discours prononcé à lu mi-avril, il déclarait: “Ce qui noue inquiète (lulin lu Constitution, cent In confusion de jour en jour /ilui grande, entre, le législatif, l'exécutif et le, judiciaire.On prétend confondre, ce» Irai» pouvoir» comme il% l’étaient au temp» tin la royauté, comme, il» l'étaient au tamps de la triliu et du clan, où le chef de.triliu était à la foi» celui qui rédigeait le.» ordre», celui qui en ton» les cas le» exécutait et celui qui jugeait le» exécutant».“Sous volerons contre la Constitution!" Là, c’était le vieux républicain convaincu qui parlait, Dan* un autre discours de M.Ilerriol, c’est l’homme extrêmement sensible à Ions le* mouvements de la politique internationale qui s'exprime: “l.a situation internationale ne s'est guère éclaircie.Sommes-nous en paix ou en guerre?Où est la paix et quand viendra-Uelle?i Les incidents »e multiplient, le» controverse» » ont incessantes.Sous devons pratiquer une politique prudente et île souplesse et non une politique de grandeur tant que nous n'avons pas mis l'ordre dans no» affaires intérieures.“On attend que la trance réapparaisse nier ses qualités d'onlre, de pndtité et de travail, île travail surtout, Que dire de la Constitution?Au mois d'octobre, nous avons affirmé que nous ne voulions pas d'une assemblée unique, sans president de la République, (.e qui nous inquiète, c’est la confusion, de jour en jour plus grande, entre l'exécutif, le legislatif et le judiciaire, et cela c'est proprement de la dictature.“Anus voterons contre la U.onsiitution!" t I.e parti radical-socialiste est apparu, aux élections françaises de l'automne dernier, bien déclin de sa grandeur et de son influence d’autrefois, Reussirii-t-iJ à rétablir, dans une certaine mesure, sa situation aux élections du mois prochain?il est bien impossible, de le dire.,.Mais, quelle que soit la position de ce parti dans la prochaine Assemblée nationale de France, i’influenee personnelle de M.Ilerriot demeurera toujours grande en son propre pays et à l’étranger.L'est on mot très juste que celui-ci: “On attend que la trance réapparaisse avec ses qualités d'ordre, de probité et de travail." Ilerriol a fort bien —.— suit« A la paijs t .¦ A VEC LE SOURIRE Le curé photogénique Nom avon* relevé avec beaucoup d'intérêt le» déclaration» pro-fran-quiite» du curé photogénique qui préiida jadi* aux devtmée» de la paroisse de Saint-AIplionse d’Youville et qui illustre maintenant les pagev de» quotidien» de Montréal | Qu ad cral demonstrandum.I et main» langlante.s, on le* oublie, quand elle» distribuent de» bien* matériel*.Du matérialisme de* bien* à celui de l'esprit, il n'y a qu’un pas.Horribles allocations.Les autres ou l’on peut admirer à loisir irai jvitage de jeune premier.I.< R.P., I.e* milieux nationaleux de |>»u-icar l'ex-curé ly-ve.vque ext un Hé* j rmcie commencent * s’inquiéter xé- ________________________|demptoriite fcréditijte, probable- riciitCrnent de» ravage* effroyable» faire preuve de tolérance et de cha-: Le» puçaux assemblés se regar- tuent) disculpe ou croit dUcuiper ; de* allocation* familiale».aux rité.H réunit tes "ouailles”, si l'on idêrent.Ils dirent en choeur: "Merci ! E canco en communiquant un docu- Eskimo*.On a constaté que la po- peut dire, et leur tint à peu près ce M.le Directeur.nou* revjeti- rnent de propagande écrit par un 1 pulation iub-po!aire s'accroît dan* langage: “Mes bons amis, je su» drons.” Et ils partirent pendant au,,t H«Jçmp»ori»te, espagnol celui-a .vûr que le bon enseignement qui voui huit jour».temps écoulé, une :*-• fascute nuance f ranco, bien jj i a été prodigué dans cette manon a derni-dou/aine d êtres égaré» revin- jonteivlu.quelque» fruit».Je suis non i fent *u bercail.\j$ autres conservé- j N’ou» relevons avec intérêt que ur .iberté u facilement ac- : grand point d honneur que > que un peu dan* l’esprit du “Sa-j ployer de» camisolles de force, le ' ',ance * ™ P»* contribuerait ! quite L» police se mit aux trousse» :turé photogénique accorde a Frarv cred Cow” américain.Les aimable» fouet, le poteau ou la cellule «Jo.j puissamment a vous rendre votre des déserteurs.Un en trouva un.un d’avoir détruit la loi de mam- ronds-de-cuir de Radio-Etat .impi- rante comme moyen de coercition.!Pr0Pre conf,an«‘ LUnt tres W- un tre» jeune de Ha 14 an*, morte en Espagne.Que le général doute par l'esprit de Très psychologue, le pére-directeur | «W i« P»« [Jn ,ç uf_™f v*nV°" ™ n* P»‘ d’importanc boutade de soldat.Nous nous rap-! pelons qu’un de nos collaborateurs Ce sont les jeunes éphèbes de avait, au temp* jadis, au temps de maison Saint-X.L’esprit le j: la "phony war” proposé à Radio j chrétien règne dans l'établissement P°r,e Canada un programme humoristi- j où, le père-directeur se garde d'em-j ™oin! ,ur 9U une marque de con- ;-eriJ : res «ans D.O'Leary, Adrien Arcand (et Co.), Aberheart, Drew, Hart, et MM.Duplessis et Houde figureront en bonne P-3ce-1 Munich considèrent à l'époque que (avec une ferveur toute apostolique L organe des jesuite* se prononcera j ja proposl!ian con5tltuait j elle!use de la persuaiion, fait jouer de» sans doute pour le cardinal I |f pr„que un crimç de ;el4_ j facteur» moraux.Ce qui est évi- feUpe cc ui « dominicains pour i (najejtç £t naturellement, les bon- : demment un réconfort, dans un mi-j b .' Archam au I, t i cojîizes la refusèrent.Ce qui montre-lieu qui a de l'immoralité plus que e» ^cience?socu.es.-e jusqu’à "évidence que Radio-Etat - notion» superficiel!-*.On guérit choisira certainement MM.Bennett découvrit dan* une rue sorn-ipérieurs) que le principe inclus .bre, un revolver a ia rnasn qui me-dan* “Résurrection” devrait vous : naçait un petit vieux d'humeur gaie, être appliqué.Le bien triomphe tou- n'en déplaise à M.donc, i’at ré*olu de |e»t bien Radio-Etat.Même avec âme étiquette Canada.super dan* cette \s.«en* de l’humour semble faire | nous nou* en ! bonne maison et réjoui'on», car nous et Bracken, ne serait-ce que par j amour de la solidarité nationale et de 1 unité canadienne.Le Moraliste * déjà fait son choix: MM.King > défaut aux bonzes et aux roods-de- j lout récemment, au moment de j Amusez-vous, pensez a Dieu aussi ; maison • Jargaiüe.i cuir -.jPâquet, la pro-directeur décida de‘et ne manquez pa» de revenir avons !e coeur pur jour» du ma;, Chisholm.Or, tenter une expérience.J- vau vous donner a tou* une semaine de liberté à l’occasion de U semaine «ainte e! j’espère que vous passerez, ce.» jour» d’une façon édifiante.Comme bien l’on pense, la police n’eut a ,aine difficulté a arrêter le jeune délinquant, si »rooureu< de "délinquance”.On le réexpédia à a maison chantable et ont tenta d’étouffe- "affaire comme celle de l-or-üc.l/t* enseignements de la avalent certainement eu (quelque effet »ur le» pensionnaires.Qu’il ait été un complice de Hitbr et -le Mussolini, cela n’a pas pic- d importance.Mais qu’il ait, entre quelque* millier» d exécution* d'innocent*, compensé au décuple la congrégations religieuses qui poîsè-lent presque toute a nche*!' d» l'Expagne, ça c'est acte de haut chri'tianrm-.Par I conséquent, dan* ! esprit du R.P.; i ranco est un ange descendu du 1 ciel.de* proportion* fantaitiques et qu’elle compromettra bientôt ! avenir de» Canadiens-I-aurentiens.En conséquence, lexdit» Ea mène if ru ont envoyé une pétition au gouvernement fédéra! en demandant qu- .allocation soit immédiatement »upprt* ; triée aux Eskimo* e» «oit réservée aux élu* »,cillement qui appartiendront à la noble société baptiUarde.i Ce qui permettra de /-constituer un ; front national tolide.On proteste légalement dan* le*, mernt' milieux ‘contre le nombre d- fonr'.onnaire* eslrimo* qui dépasse singulièrement : celui de» I^aurenciem a Ottawa.On a** ;re mente G ^ H ?îillU* ?t ion * motivr * repart îçrormkoes* * rjrj/* r\* ' honor ni/ ^ Maurice l.*£ .\ci/>i DuP>'ma.or* 'ta U confer jrcncc ftdcrata-'prGYiDCiAlc* $ Page 2 -LE JOUR Montréal, samedi 11 mai 194g \ RÉVOLTÉS DE LUXE ! -•— tu Ile d> lu lire page - *ur Ir* salaire» pay’-» aux arti»lr*i à l •*inj»I«>i ilu jçoiivpriWï»n»*nt.J J.i* dirn'lcur «Je I'Kid'p.«! respomabililéi «Finie Irlle fonction, «’’est là un trailnnrnl ilrrifoirr.Quant aux |»ri>fe*»eim ccu-per des fonctions spécle.Jes et, en 1933, il était nommé gérant du bureau d- Londres de l'organisation de» ventes d'exportation.Rappelé au Canada en 1939, M.Brure devient gérant du bureau d’Oi e.’.va d’AI-an et en J944.’1 .a!, nonuné gérant général des ventes.Appel aux ouvriers Un appel à tou» lea membre* des unions ouvrières et à leurs familles d’offrir leur concours à la prochaine collecte nationale de vêtements, organisée par la Fédération canadienne de secours aux Alliés, au bénéfice de l’UNRRA, est aujourd'hui lancé pnr M.A.-R.Mosher, président du Congrès canadien du travail.Dans une lettre à M.William-M.Birks, président national de la campagne, laquelle' aura lieu du 17 nu 29 juin inclusivement, M.Mosher réalise bien que lea d-tails préliminaires de la campagne exigent beaucoup de prévision et que les membres des unions affiliées au Congrès canadien du travail et leurs familles devraient : offrir généreusement leurs servl-j ces aux comités et faire tout ce qui est nécessaire nu stage préil-: minaire.afin que la collecte na-j tionale de vêtements cette année j obtienne encor» un plus grand succès que celle de l'an dernier."Les travailleurs canadiens firent bien leur part lors de la collecte faite en octobre dernier écrit M.Mosher, “et Je suis eür qu’l!» sont encore prêts à faire une autre revue de leur* penderies et à préparer tout ce dont ils peuvent disposer en faveur de la i collecte nationale de vêtements.“Le besoin de vêtements des po-: pulatlons européennes dépasse l’imagination.Avec l’expérience ! acquise l’an dernier, la générosité, du peuple canadien devrait se faire plus grande que Jamais, et je ! n’al pas !a moindre hésitation a j assurer la Fédération canadienne j de secours aux Alliés de l’entière ¦ i et bienveillante coopération de | chaque travailleur canadien à cet-j te noble caïue".M.Birks a été heureux d’ac-1 j cepter cette preuve évidente de coopération pratique et il a expri-1 mé l’espoir que chaque organisa- ! : tion travailliste, association d’é-! [ ~’.ise, de bieafalïcnce et autre:, | j enrôleront leurs meatores sous la I | même bannière du dévouement, T’AS PAS?ILS PARLENT DE IA SEMAINE [ OU NETTOYAGE,MAIS EST* CE QUE J (LA VILLE FAIT QUELQUE CMOS E/ FOUR NETTOYER CETTE SALETE.IL FAUDRAIT FAIRE UN RAPPORT > CE SUJET / A- 9f».‘y ai/ Yc'EST UNE 0ISCRACEQUE DE 1 VOIR CETTE SALETE SOUS NOS .FENÊTRES-UN DÉSHONNEUR/^ POUR TOUT LE quartier ffâ TAQ-fiAS DEJA 066lAT6fte CONTRE LHÔIfeL-t>E“VILLE À CAUSE DES DeCHETS ACCUMULÉS DANS LE LOT VACANT, Àc3Té DE TA PROPRIÉTÉ ETUI TE DIRGES VERS LA MAISON, BIEN teSOLU OE TELEPHONER AU SERVICE UHYCIENE POUR LEUR OIRE TA FAÇON DE PENSER T fa SERAIT-Il PAS PRÉFÉRABLE / QUE TU 0EMAN0ES ÀN0S VOISINS IMM.BEAUVAIS ET LAÎOUR,MTAJ&ER /À NETTOYER.TOUT CELA?\ensemble, ça ne vous pknopait \Pas beaucoup de temps J W', \\ hè'i % MAIS TA FEMME TC SUCCèRE MAB ILE M ENT dlNV ITERTES VOISINS ATE DONNER UN COUP OE MAIN POUR METTRE UN PEU D’ORDRE DANS CE LOT VACANT QUI FAIT HONTE AU VOISINAGE 5e crois 01*= vais faire UN PEU nettovace AUTOUR DG , otez ET ÇA NOUS A PAS PRIS DE TEMPS/ .c'ÊST un i peu Puis P««E MAINTENANT, N'fcST-CE PAS.TAS-PAS ENSUITE ÉPROUVÉ UNE SENSATION DE SATISFACTION À illDÉE OU£ TU AVAIS PiRTiOPe DüNE MANIERE ACTIVE ET EFFICACE À LA CAMTACHt DU GRAND NETTOYAGE DU PRINTEMPS ?Grèves et lockouts au Canada en mars 1946 7 SUBUI DANS l’INTIIÉT NATIONAL PAR BRASSERIE 6-S.F DAWES Montréal, samedi 11 mai 1946 LE JOUR Page 3 V I QUELQUES PROPOS sur L’ACTUALITÉ IL Y A UN AN ÉCRIVAINS RUSSES par Paul Phelps MORAND Le* Ru***-» »onl à New York.Nun pa* le* militaire*, mai* le* écrivain*.11* ne parlent pa» île conquête*, tie conflit*, île porte* fermée* ou ouverte* à la grande *alle île l’L.N.Il* viennent «implement s’occuper de livres, île reportages, de toutes sortes de questions culturelle*.Forcément, leur présence évoque leur pay*.Paisible* le* grandes rivière* russe* coulent comme celles de ce continent.D'immense* plaines les bordent, des enfants jouent »ur leur* rive* comme sur celles du Sl-Laurent, du Mississipi ou de l'Allemagne.Lentement làd»a» coule le Don.Froide serpente la Neva Mai» comme tout cela est prêt de nous.On s’étonne que les gens aient toujours besoin de se battre et de se ruiner par des guerres.Le* homme* naissent, aiment et meurent de la même façon dan* tous le» pays, nous le savons bien.Mai* leur façon de vivre n’est pas la même.Suivant les temps, les latitudes, le* régimes, leur façon d’écrire aussi peut changer.Simonov est tout autre que Dostoievsky.Il ne pourrait pas être semblable.Il existe entre eux plus de distance qu’entre un Espagnol et un Suédois, il existe entre eux le passage d’un monde à un autre.Le sujet, les personnages et le» circonstance» ont changé.Pourquoi le nom de Simonov serait-il le premier ij me venir à l’esprit?Peut-être parce qu’il est très jeune.La date de naissance est 1917.Il a donc exactement dans un sens l’âge de son pays.Son esprit n’a pas connu les tortures morales dont dut se repaître l’âme tourmentée de Dostoievsky.Est-ce un bien, est un mal?Je veux dire, d’un point de vue purement littéraire?Il est bien trop tôt pour en décider.D'ailleurs l’être humain souffrira toujours assez, quelles que soient les méthodes qu’on emploie pour lui procurer le calme, la sécurité loin des grèves, chômages et conflits sociaux.Mais anrès cela, aura-t-il une aussi riche nature?J’entends chanter dans ma tête, lancivant et comme ironique, le vers de Musset: L’Homme est un apprenti, la douleur est son maître.Je ne peux pas m’empêcher de me répéter à moi-même le second hémistiche.Il possède une désespérante sonorité, bien faite pour nous hanter.Mais cet ukase est-il irrémédiablement vrai?La douleur doit-elle être le seul précepteur de l'homme?Le» personnages des Jours et Nuits de Simonov ne paraissent pas présenter de complications intérieures.Par là seront-ils artistiquement condamnés à nous intéresser moins?Non.Il faut bien le dire, le livre pendant que nos yeux en suivent avidement les lignes, s’élargit soudain et prend la valeur d’une épopée.Savourov, Anya, s’amplifient jusqu’à être des héros dans le sens antique.Nous tournons passionnément les page* pour suivre le cour» du récit et nous nous intéressons tant à ces être» que soudain devant nos yeux leur simplicité devient de la grandeur.On a souvent rit: le grund art est simple.11 peut en aller de même des personnage».L’un d’entre eux d’ailleurs contient en lui-même plus de complications que les autres, c’est Maslennikov, le jeune lieutenant qui cherche la gloire et s’inquiète en plein siège de Stalingrad de ne pu* assez vite la trouver.Regretterons-nous que les personnages ne soient pas torturés par des doute»?Ils ont une mission, ils la remplissent.Elle n’était pas facile et le sort du monde en dépendait.D’ailleurs si nous cherchons des personnages dont la vie et l’âme soient plus compliquées, n'avons-nous pas Les Indomptables, où les âmes ukrainiennes paraissent infiniment variées, et qui fut écrit en pleine guerre, ou les longs volumes de Sholokhov.L’histoire de ces personnage», étirée comme une saga, nous oblige à le* connaître tout aus»i bien que si elle eût été écrite par Tolstoï, Gogol ou Tourguénicv.Je n’ai pa* encore mentionné celui des écrivains de la Russie nouvelle que j’aime peut-être le mieux parre que je le sens le plus près de moi, Jlya Ehrenbourg.Celui-ci combine en lui-même tant de choses qui nous sont chère*.Il aime tant Paris où il a réussi à passer presqu’autant d’années que Simonov en a passé sur la planète.Il comprend si bien notre France d’aujourd’hui avec se* luttes et ses victoires morales, dans la tourmente.Sa chute de Paris que j'ai lue ici dans la traduction anglaise, mériterait d’être un texte pour tou» le* étudiants de notre histoire récente.Nul Français ne nous a mieux compris nous-mêmes.Le roman dépeint la terrible année quarante.Beaucoup d’étrangers qui ont essayé le même sujet ont trouvé facile d’en profiter pour écraser un peu la France.Nulle tentation de ce genre n’apparaît chez Ehrenbourg.Il aime et comprend, je ne dirai pas qu’il pardonne car il n’y a rien à pardonner.Dan» son livre les traîtres sont des traître» et les brave» gens sont de braves gens.Quant aux Nazi» d’Allemagne, le livre finit trop vite pour qu’on ait le temps de les voir autrement qu’une armée en marche.Mais il suffit de lire deux ou trois articles d’Ehrcnbourg pour savoir ce qu’il pouvait penser d’eux.Le jugement est à peu près aussi favorable que' celui d’un juge devant un assassin pour lequel il trouve que la potrnee devra suffire.11 est bon que ces Russes soient venus ici.Ils doivent nous faire comprendre que nous nous trouvons en face d une civilisation, d’un art, d’une volonté de vivre qu’on ne saurait négliger.Nous rappeler le fait que nous comprendrions certainement moins bien l’âme humaine sans ïehekov et Sholokhov, qu’il manquerait quelque chose à la musique sans Tchaikovsky et Prokofieff, que les théâtres en Russie sont presqu’aussi nombreux que les fermes collectives et qu il est peut-être possible de vivre tout autrement qu’à New ^ ork et d’être artiste, penseur, ou tout simplement homme.L important est en somme de comprendre et de vivre.Et si l’on y réussit pendant quelques années, à vivre et à se comprendre, il deviendra par trop difficile de ne pas s’aimer.Pour ceux qui ne savent parler que de nouvelles guerres, et ne rêvent que de fabriquer des bombes atomique* plus fortes que les deux qui rasèrent deux villes [dus vite que jadis les laves île Pompeï, peut-être serait-il profitable d’aller passer un mois à la campagne et de relire chapitre par chapitre, lentement, Lentement coule le Don.Peut-être à leur retour en ville parleraient-ils moins de bombes.Paul PHELPS-MORAND Pages Comiques par André 11airman Il y a un an, mardi dernier, les Allemands signaient leur deuxième capitulation, en moins de vingt-cinq ans.Mais cette fois.l Allemagne disparait de la carte en tant que Puissance.Jusqu'à 1 heure actuelle, son statut definitif n’a pas été réglé, peut-être parce qu'il ne saurait 1 être dans un délai si court.La question est revenue sur le tapis, lors de la Conférence de Paris, de morceller l’ancien empire.Mais l idéc se heurte encore à des conceptions différentes.Le projet anglais et celui des Etats-Unis sont très éloignés du plan français et à plus forte raison du plan russe, quoique présentant avec ce dernier quelques’analogies de formes.Ces divergences ne sont pas les seules qui divisent les ministres des Affaires Etrangères de grandes Puissances.Il y a encore les traités de paix à établir le premier est celui qui doit être imposé à l’Italie.Ce qui a naturellement soulevé la question de la possession de Trieste et de l’Istrie.Les divergences sont tellement accentuées de part et d’autre que l’on peut se demander si la conférence de Paris ne terminera pas de la même façon que celle de Londres ou celle de Moscou.Des exposés, des banquets, des exposés, d’autres banquets, des paroles désagréables qui passeront à l’Histoire et donneront une idée absolument fausse de l’atmosphère réelle qui règne dans toutes ces conférences.Puis tout termine sur un compromis qui inquiète tout le monde.Tel est le climat "international” de Paris, selon un observateur expérimenté qui nous a apporté quelques détails savoureux qui ne sont vas pour publication.Les autres événements ne sont que des suites: discussions de 10,N.,- sur l’Iran et l’Espagne, conversations entre la Grande - Bretagne et l’Egypte sur la question de l’évacuation du pays: crise du Pakistan, dans l’Inde: guerre civile en Chine, malgré les efforts louables du -énéral Marshall: manoeuvre politique' argentine en vue de regagner le bon vouloir des Puissances (offre de ravitaillement de l’Europe par l’envo d’un demi-million de tonnes de blé): situation toujours nébuleuse en Belgique sur la question du retour du roi: commencement J'éclaircicement sur la succession monarchique en Italie.On dit que le roi serait sur le point d’abdiquer avant les élections afin d'augmenter les chances de survie de la Couronne.Un événement ne saurait passer inaperçu: 'e plébiscite français sur la nouvelle constitution.ment, ce sont surtout les groupes extrémistes de gauche et de droite qui voulaient la disparition du Sénat.Les modérés, de Blum à Herriot en passant par Bideault étaient en faveur d un système bicaméral bien équilibré, permettant un exécutif fort, mais trop fort Les modérés ont gagne au referendum du 5 mai.On va probablement présenter une nouvelle constitution à plébisciter, dans un délai de 7 mois.Et probablement, cette constitution comprendra un Sénat.au Du point de vue international, le bons sens J celle-ei était accomplie.Il > a un an.la guerre touchait à m fin.\ irai dm point de vue strictement militaire, elle était achevée: l’Allemagne était haltue, battue à plate couture et la joui lion de» lorn * américaines et russe» à Torguu, en Saxe royale, mettait le point final à la grande aventure hitléiicnne.Le président Knuwrlt, le grand homme du siècle était malheureusement mort.Il ne put voir le couronnement de son oeuvre.Mai» dan» son ensemble, Le referendum du 5 mai Le mot plébiscite ayant un assez mauvais nom en France, on a préféré user de celui de referendum.C'est à tout prendre la même chose.11 ¦; agissait de prendre position pour ou contre la Constitution nouvelle proposée par l'Assemblée Constituante du gouvernement provisoire français.11 est intéressant de constater que, malgré les épreuves de l’occupation, il reste encore dans le pays une logique, un bon sens qui évitent les voies extrêmes.La question de la nouvelle Constitution a trois aspects différents.Deux sont de caractère intérieur, le troisième a un caractère international important.Au point de vue intérieur, il faut considérer d abord le projet de nouvelle Constitution comme une simple réforme qui, à certains égards imposait.C’est le côté législatif, encore plus que constitutionnel, qui apparaissait dans l'acceptation ou dans le rejet du système parlementaire bicaméral.Un autre point, non moins important, est qu'une nouvelle Constitution donnerait un système parlementaire d’un caractère profondément différent de celui qui a dominé 1 histoire française contemporaine.Enfin du point de vue international, le referendum indique que le pays ne se laisse pas aller à l’extrémisme et ne va pas se plonger dans une expérience dangereuse.C’est un réconfort.Dans son essence, la nouvelle constitution visait à donner un système parlementaire mono-caméral, par la suppression du.Sénat et la-créa-tion d’une Chambre toute puissante, surmontée oar un président de la République ayant encore moins de prérogatives que n’en avaient les anciens présidents.On arrivait à la suppression de fait de l’indépendance de l’exécutif au profit du législatif ne connaissant aucun frein, aucune limitation.Déjà au cours de ses 65 ans d'existance le système républicain avait vu la puissance de son exécutif disparaître lentement devant celle de son corps législatif.Les Chambres étaient maîtresses de la situation.Les cabinets n’étaient que l'expression de la volonté temporaire ou même de l'humeur de la Chambre et du Sénat.L'impossibilité pratique de dissoudre la Chambre des Députés mettait l'exécutif sous la dépendance complète du législatif.Le Sénat faisait office de frein, mais pas toujours à bon escient.Dans les dernières années du régime, la Chambre Haute était devenue une sorte de Chambres des Lords rétrograde, affairiste.beaucoup trop occupée à satisfaire les exigences des classes agricoles qu'à défendre les intérêts généraux du pays.Maintenant que l'ancien Sénat a disparu, il s'agissait de savoir si l’on allait en reconstituer un autre, animé d’un esprit nouveau.Les partisans de la nouvelle constitution se prononçaient contre, en pensant à une bonne petite dictature législative, comme cela s’est passé dans d’autres pays à d’autres époques, dictature qui se traduit infailliblement par un césarisme plus ou moins voilé.Les adversaires de la nouvelle constitution assuraient que la llleme République continuait et qu’il n'y avait qu'à apporter certaines modifications à la machine parlementaire oour la met're au point et à la page.Politique- toute* Je* Nous avons publié, dans un Sourire intitulé "Le Curé ; ^ ,a ïlupéfaetlon Photogénique la 'magnifique défense presentee par le K.i .chanceI)erfc(l Lévesque C.SS.R.sur Franco et son régime.Cette défense arrive juste au moment où les Nations Unies étudient les voies et AUTRES OCCASIONS moyens de liquider le sanolant Caudillo.Nous publions ci-dessous Le fait s’est répété encore quatre le document du R.P.Telleria, lui aussi C.SS.R.document, foi*, bien que le temp* de ! adora-transmis aux journaux par le R.P.Lévesque.Les commentaires j tk>n ne fut pa» *i long Voici une sont superflus."Bienheureux les coeurs purs, parce qu'lis verront Dieu".U Je doit aussi à sa grande foi eucharistique.En voici ie* plus récentes manifestation*.LE SAINT-SACREMENT Ce fut i! y a quelques semaines Il nous fallait donner une réponse immédiate aux Etats-Unis, et quand marqué par la population est réconfortant.La France ne se donnera pas une constitution qui permettrait à un parti extérmiste de prendre le pouvoir légalement et dé tout chambarder ensuite.Cela indique que la France entend rester dans le concert des Puissances.Et par suite des circonstances, elle sera inévitablement appelée à se raryier à côté de l'Angleterre et des Etats-Unis.L Occident en Europe n’est pas encore mort.Les conférences La conférence fédcrale-provmcialc a terminé en queue de poisson, c’est-à-dire, sans résultat appréciable.L'échec empêchera vraisemblablement le gouvernement fédéral d entreprendre certains projets qu'il avait à coeur, dans le domaine de la législation sociale, plus particulièrement.La conférence a été .renvoyée sine die, niais il faudra bien qu'un jour, on fasse la répartition équitable des revenus taxables par le fédéral et les provinces.Par ailleurs, la conférence des Nations Unies examine le problème espagnol qui est extrêmement délicat par suite de scs implications.L'affaire d Iran n’est pas encore tirée au clair, il faudra attendre quelques jours encore avant de savoir si, oui ou non, les Russes ont définitivement évacué la Perse.f La question espagnole est, naturellement d actualité.M.Cirai, premier ministre du gouvernement républicain en exil assure que l’on nourrait renverser Franco presque du jour nu lendemain sans la moindre effusion de sang en appliquant des sanctions économiques et e.n rompant les relations diplomatiques.Certaines chancelleries ne sont pas aussi certaines des résultats et préfèrent enquêter plus à fond.Le conseil de Sécurité des Nations Unies a donc demandé à la Commission inter-alliée sur les crimes de querre de lui fournir des renseignements confidentiels sur les ex-ennernis réfugiés en Espagne.L'affaire ne suscite pas l'intérêt de celle clc 1 Iran.Il en sera ainsi tant que durera la conférence des ministres des Affaires Etrangères à Paris.C est I Australie qui suggéra une enquête et I idée a été reçue avec plaisir car on pourra ainsi débarrasser le chemin avant de s’y engager à fond.Le deuxième point qui attire l’attention est.naturellement, le but ultime de la Russie en Espagne.Enfin, le troisième point d'intérêt porte sur la situation même dans la Péninsule.Indiscutablement, à l'heure présente l'Espagne ne représente pas un danqer pour la paix.C'est-à-dire un danger immédiat.Mais il m représente certainement un pour l’avenir.La même chose du reste s’est passée en ce qui concerne 1 Italie d'abord, l'Allemagne ensuite.Quoique d'actualité la question espagnole reste encore en veilleuse.Pas pour longtemps, si l'on en juge par certains signes précurseurs.La Conférence de Paris Chacun reste sur ses positions et l'on assiste a une démonstration du petit jeu de "Power Politics dans sa plus mauvaise acception.Tout fait présager que la conférence terminera sans donner de résultats solides et acceptables à la majorité des intéressés.La Russie demande (tue Ion cède Trieste et I Istrie à la Yougoslavie, moyennant quoi elle abandonnerait ses revendications sur les Iles du Dodécanèse en faveur de la Grèce.Bevin a refusé l'offre.Aussi le traité de paix avec l’Italie a-t-il été laissé temporairement de côté, en attendant que les Alliés arrivent à se mettre d’accord sur certaines ques*-lions préliminaires.On va aborder la question danubienne qui réserve sans doute autant de difficultés, sinon davantage.La proposition Byrnes d’un traité à quatre, valable pendant vingt-cinq ans, destiné à mettre en tutelle l'Allemagne et le Japon pendant cette période a été très mal reçu en Russie.La réaction a été telle que même les plus enragés russo-philes commencent à en avoir assez de défendre des gens aussi intraitables que les Moscovites.Devant pareille situation, les Etats-Unis ont pris une initiative: une offre de conférence plénière de 21 nations, pour le 15 juin.^ En attendant, on discute beaucoup entre chancelleries des modalités à apporter au statutl de 1 Allemagne.La France et l’Angleterre étudient de près le problème de la Rhénanie et de la Ruhr.Cette question représente le plus grand obstacle à la conclusion d’une entente solide entre Londres et Paris, ( Les seuls points sur lesquels on se soit mis d accord à la conférence sont d'importance tout! à fait relative: 1 )—dissolution du parti fasciste en Roumanie.2)—transfert de la Transylvanie qui sera rendue à la Roumanie, 3)—retour de I la Dobrudja du sud a la Bulgarie.D autre part, on est toujours pas d'accord i sur le retrait des troupes russes en Bulgarie, sur les réparations hongroises, sur la liberté de! navigation sur ie Danube et les garanties poli-' tiques dans les pays balkaniques.On n'est pas loin d un fiasco.Douze moi» d'une présidence nouvrllr ont amené, fori'énient, une politique nouvelle.Même *i elle diffère il.in» son t-Menrc dn celle tracée et suivie par Roosevelt, elle présente encore une força d’équilibre indispensable.Malgré «e» irrégularités, malgré se» faiblesse», elle posn de line grande puissance que l’on pourrait appeler: de radiation.Car, sans les F.tuts-l nis, le monde serait avalé par Moscou ou par quelque* descendant» authentique» du fascisme et du nazisme paré» d'étiquette* nouvelles, San» les Etats-Unis, l’oeuvre tie re*t au ration mondiale serait une chimère.Salis eux encore, la famine et l’épidémie achèverait ce qui reste de cette pauvre et triste humanité.( •’est une chose qu'il serait hou de rappeler aux gens un peu trop porté» à faire la critique, strictement subjective, île l’Amérique.Surtout en matière de ravitaillement.Au point île vue intérieur, le» relations ouvrières se sont gâtée» quelque peu.Ueci est d’autant plus compréhensible que les condition» même» île guerre n’exutrnt plus.Ou revient un "free for ail" où le plus fort cherche à tirer à lui le plus possible i le p de couverture.Et les responsabilités ne sont certes pas toutes du même côté.Si d’une part on se trouve en face de gens qui n’urrivent pus à comprendre que l'on ne peut jamais, au grand jamais, revenir en arrière, même avec la méthode allemande, on trouve d'autre part des gens qui s'imaginent avec une naïveté tuilchantc, qui somme toute, cache un égoïsme profond, que l’on peut rester a des eouditious de guerre.Ou trouve des patrons qui n'ont rien uppris et des ouvriers ou plutôt des chefs ouvriers qui ont désappris.Il semble que l’humanité ne sache profiter des enseignements que par quantité infinitésimale.Au point de vue social, par contre, il v u amélioration sensible.Trop de gens ont trop voyagé et trop vu pour revenir jamais à des conceptions étroites du temps jadis.Dans le domaine économique, il y a en également progrès, tout comme dans celui de la technique, Seul, le inonde diplomatique est resté stagnant, pensant toujours en termes du XIXe -ièrle.l'ourlant la radio et le télégraphe ont changé radicalement le» condition» d'existence et déplacé les responsabilités! La force de l'Ililhiltlde est plus forte.On constate la détérioration la plu* marquée dans le domaine politique.Pertes de libertés individuelles et publiques qui se sont accomplies au nom rc la liberté, influences occulte» désastreuses, affaiblissement du sen* civique chez le» individus qui, tout comme au lendemain du cataclvsmc de Ut ne »otigent plus qu'à jouir, à quelques exceptions près, A.R.fl.’lean va remplacer ses actions privilégiées L'Alumlnimi Company of Cumula, Limited *« prujsis» «le remplacer ses actions privilégiés» cinq pour rent par de nouvelle* notions au dividende de ijuntre pour cent, On procédera toutefois au rachat de telle façon gue le» [nutours actuels des titres puissent conserver leur position d'actionnaires privilégié* de l'entreprise en aorjuérnnt lej» nouveaux titres.L'opération sera confiés A un syndical qu* dirige! a la maison A.K, Ames and Company, Ltd.Is- placement des 170 000 action* privilégiées cinq pour cent en cours remonte A Janvier 1943.Environ 7,1500 souscripteurs achetèrent alors les titres nouvellement émis a JUKI l'unité.Ia compagnie projette *u-Jourd’hul de racheter ce* action* a $107 l'unité et d'émettre «00,000 nouvelles action* privilégiées au nominal de $2.7 chacuns qui seront offertes au public A $20 27 lois nouvelles actions rapportoront un dividende de $1 par année «l seront rachetâmes A $27 durant te» pie-mléres années qui suivront leur emission M, par la suite, A un prix décroissant, Aux termes du projet, on donnera l'avis de rachat aux actionnaires d'ici quelques semaines et on leur accordera le droit de souscrire ferme quatre nouvelles actions con-tre choque action actuelle dont II* «ont porteur».(tiftmmtff K ; M - [ des occasions les plue grave*.se.”_“Bien, reprit le Général, nous Tétait au temps où l'ambassadeur répondrons demain.' Aussitôt que du Reich, Von MoUke, voulait do- le ministre fut sorti, Franco fit venir le chapelain du palais."Exposez pour moi le T.S.Sacrement Le chapelain obéit et entonna .e Fange lingua.Franco ajouta alors: "Vous pouvez vous retirer.Je vous, avertirai quand miner à Madrid.Par ordre de Hitler, il se présenta un jour a Franco et 11 lui enjoignit d avoir a entrer en guerre aux côtés de l'Allemagne, et cela dans un délai de 4 VlngV qufLtrp r.* Ml I! est venu dernièrement a Von ' Rom» pour honorer le» nouveaux Moltîte tombait frappé d'un coup Cardinaux, comme envoyé de Fran- foudroyant.• menace* et celle» co.Une de sex premieres visite* » de» A.ihé» tombaient avec lui été a notre madone du P.Secours.rMPAR.SK RESOLUE (Note du T P-P.L/rveaquei } *ïTi& k l occajfcm (lt ia ; ^ ‘pA*.On craignait Au court d* Vannt* fiscal* llkk" ! réperctuwior.jr sur .'Espagne t* f'ov* millions d* Canetd t/.nt ,-xrrétatr* A* Franco crut dêVOkr ; ont vu If i documentaire* de VOf~ At& heure* du matin f *•‘fj' -.OTVJl d u Fum — Ij*» pfr-ductiont rAr\trrjit(j*jraphif{V*n d* r*i PVaiico au t£ Aphone “Dites au orau couth ci* cette ê*u.* I chapeiam.répondit Franco, qu ü i ‘inntr.«e chij/rfmt d SOt.fvimeA orient une cAancc aux @anadienA û Ceux tancent U Elle* offrent l'occasion D’EMPLOIS IMMEDIATS -ET REGULIERS.Elles offrent aussi des situations aux travailleurs agricoles d'expérience, aux travailleurs qui sont expérimentés en mécanique et aux autres qui peuvent remplir un emploi saisonnier.De plus, nous devons relever le défi que nous lance la famine qui menace tant de pays.• PARTICIPEZ AU COMBAT CONTRE LA FAMINE • LES EMPLOIS SONfOISPONIBLES DANS VOTRE RÉGION  .ulc oalaOie cAt oon Faites votre demande d'emploi agricole au SERVICE NATIONAL DE PLACEMENT OU à L’OFFICE PROVINCIAL DE LA MAIN-D’ŒUVRE AGRICOLE MINISTERE DU HUMPHREY MITCHELL Mtmtlrt du Trayait TRAVAIL A.MacNAMARA S«ui-*i, convention, établies par une société d'esprit étroit A ses côtés évolueront George Brent Luclie "Watson, Warner Ar.A»mr.n et Eve Arden, HOMMAGE AUX AMIS DE L’ART l'occasion de l'exposition du I qui a A oeuvres Down », .770 ou»*’, n IsjiiI* I.ange des *;ntr» L, Fielding jra U"’! su numéro Laurier, Monsieur annonce que l'Art Eve Anlen et Bu r liant Mtanwlck dan» un* scène du film "MV REPUTATION", que l’on verrn nu rlné Enlace.CINÉMA de PARIS "L Fille du Puiielicr” en 4e semaine Le célèbre film "let Fille du Puisatier", de Murcel Pagnol opère une montée en flèche ver» un nouveau sommet du succès à l’affiche.En effet devant l'nffluemto des cinéphiles qui de Jour en Jour se pressent au Cinéma do Paris pour voir ce réel chef-d’oeuvre de Pngnol est gardée à l'affiche une quslrlèmo semaine.De ce film on s tout dit.Ce n'est pas tin nouvel éloge qui ajoutera beaucoup nux témoignas*» multiples du public et de la presse qui ont porté cette oeuvre aux nues et en ont fnlt le succès que l'on anlt.Et pourtent II y aurait cncoro mille choses h dire sur In beauté du texte île Pngnol, aur aon humanité ;»ur le Jeu des nrtlates.aur le talent immense de llalrnu et de Fernande).Il suffit do demander l'avl» de ceux qui ont vu "Ln Fille du Pulsntler".Leur première réaction sera: "Comment! vmi» n'avez jina encore vu ce chef-d’oeuvre! et Ils vous engageront à le faire sur le champ.Ce sont là dns ’.émolgnnge» qui ne trompent pns.Ils ne sont pns sollicité», non plus.Ils sont l’Impression qu'on obtient devant une sincère.Impression spontanée et qu’il fnlt plaisir d* transmettre On est prié de noter que "La Fille du Puisatier" ne saurait de meurer Indéfiniment à l’nfflche ((d'autres grands films sont à programmer bientôt) et on sera bien avisé d'aller au Cinéma de Pari* cette semaine.La coquette *«IL complètement remise à neuf est aussi climatisée par un appareil ultra-moderne Avec le, beaux Jour, qui viennent la salle, sera un onsls de fraîcheur et le cinéphile pourra voir le spectacle dans des conditions de confort absolu."La Fille du Puisatier" est le film de l'année.On aurait tort de l'ignorer et on regrettera de l'avoir manqué car après son départ d i Parla II ne teprendrn psa l'affiche ailleurs avant des mois et des mois.LOEW’S “The Belli of St.Mary’» en 3e jemaine.Sept lauréats de l'Académie des »tts et sciences cinématographiques d’Hollywood sont réuni» dan.î "The Bells of Ht-Mary'a", qui restera une 7e, semaine à l’affiche au Loew’s.I,» réall*eteur iss McCarey r reso porté eon prix grâce au film "Going My Way", et c'est le rôle j de Father O'Malley dans ce même j film qui valut une statuette à Jilng Crosby.Ingrid Bergman f il classée la meilleure actrice de lannee n i« ii:'* de "Ossllghf'' ! George* Bernes, le cameraman fut cité pour son eup»rbc travail dar.»."Rebevca”.Dudley Nichols écrivit, Il y a quelques années le s éné-j rio de The Informer' , qui lui rné ! rita un prix.Finalement vlennen* ce» deux compositeur» de chansonnettes.Johnny Burke et Jimmy Van Heusen, dont "Kwlngtng On 1 a Star" fut a meilleure chanson ! d» film Tan dernier Pour "The ! Hell's of H»-Mary's".Il, ont écrit I'Aren't You Glad You're You".-r» MA/NTC A'/f/V'r ^CROSBY ^Æmm Hic Bells of StMaryfe f TIAVttl WUJAM IAIIM It&K MIRKMR0C FIABUM lOIflf PAUL BUPUIS TOI» WALLS imPERinL STRMliyCK ^BREDT Frun'i tolls ( avi ;>r 1 Art.d'stfs Voilà qul Pi H pr*j Tui ion e tira#?d'un1 nuls'ir Downw jvfs dsH Ami* qui mérit* • un sncourûRs l’intérêt îuaslté (CO't&Oà uniq J Le Vrai Chez-Soi Hôte! St-Regis V)2.IU I MIKIthOUKNT HA.4135 TORONTO VINCENT LYNN PRICE BARI » 10* ’ t »w 'c'J* mo ///y, ¦R i Page 8 LE JOUR Montréal, samedi 11 mal 1943 UNE LOI POUR FAIRE SEMBLANT m FRÉQUENTATION DES ÉCOLES La Fable toujours actuelle N'K ON VOUDRAIT SAVOIR JUSQU’A QUEL POINT LA LOI DE SCOLARITE OBLIGATOIRE EST OBSERVEE.— A-T-ON L’INTENTION DE METTRE FIN AUX NOMBREUSES ABSTENTIONS VOLONTAIRES?La loi rie Hco|arit«* obligatoire est en vigueur depuis bientôt trois ans.Au moment où se termine une année scolaire, il convient de se demander si le gouvernement et les commissaires des écoles publique» ont fait leur devoir.On nous dit que des milliers d’enfanU, à la campagne comme a la ville, continuent à quitter l’école bien avant l âge de quatorze ans.Fait plus grave, ces nombreuses abstentions ne semblent pas émouvoir l’autorité.On ne ferait aucun effort visible pour y mettre fin.La loi fut votée en pleine guerre.C’était l’époque où le devoir militaire primait toute autre chose et où les dépenses scolaires étaient réduites à leur plus simple expression.On avertit dès lors le public de ne pas s’étonner de la lenteur apportée à l’application de loi.Les écoles étaient encombrée» à tel^ point qu’il fallait en refuser l’entrée à un grand nombre d’élèves.Il fallait patienter.La paix revenue, on se trouve devant le même problème.Les matériaux de construction sont plus rares que jamais, On a peine à suffire au vaste programme de bâtiment pour vétérans.On manque donc encore de local pour abriter et instruire notre jeunesse.En réalité, croyons-nous, aucune école importante n’a été construite à Montréal en ces dernières années.Les adversaires de la scolarité obligatoire seront sans doute ravis de constater que la loi ne produit aucun résultat.Ils chercheront en en tirer un argument contre le principe même.D’aucuns vont jusqu’à penser que certains membres du Conseil de l’Instruction publique, en donnant leur consentement a la loi, savaient d’avance que celle-ci resterait lettre morte et que les obligations de guerre leur fourniraient un moyen de la saborder.Les choses en sont là.Mais nous entrerons bientôt dans ce qu on appelle la période normale.Il faudra éveiller l opinion publique au problème scolaire.La loi de fréquentation obligatoire devra être appliquée dans toute sa rigueur.Ce sera le meilleur moyen de relever le niveau economique et social de notre peuple, Nous tenons toutefois à répéter ce que nous avons plus d une fois écrit ici même : le niveau de l’instruction ne s élèvera vraiment, dans notre province, qu’à compter du jour où les instituteurs seront mieux formés et mieux payés, où un acte de séparation de l’Eglise et de l’Etat aura laïcisé au moins partiellement les écoles, où les manuels scolaires, histoire, géographie, science et lettres, seront autre chose que des traités d’apologétique.Jusque-la, la fréquentation obligatoire nous causera tie profondes désillusions.____________________________Paul R1VER1N PROBLÈME DE LA FRANCE LA NTKK TETE QIE S* f V ’Y Dern ières non telles D'après un relevé de l’Institut français de l’opinion publique, vingt-cinq pour cent des Français, c’est-à-dire dix millions d'hommes de cette nationalité, seraient prêts aujourd’hui à quitter leur pays et à émigrer vers des cieux plus cléments.Pensée! cela se passe en !• rance, la patrie des hommes réputés les plus sédentaires du monde! La crainte d’une autre invasion allemande dans vingt ans, comme on l’avance, est-elle la seule cause de ce désastre?Je ne le crois pas.C'est qu'on les a joliment trompés ces Français; il faut que dessus la tête de ses intellectuels et de ses esthètes, sauf quelques-uns, que le bon peuple de France recevra l'aide, l'amitié, voire l'amour, des peuples libres qui’l a instruits de son sang et de sa Révolution.* * ¥ En regard de ce qui précède, le temps m'a manqué d’écrire un long article que j'aurais intitulé: "Le Canada français subira-t-il, tôt ou tard, le sort de la France?” Car les germes qui sont ici n’ont-ils pas déjà produit leur action dissolvante là-bas?Je sais bien que le lecteur tiiriiipv* vva 1 i«iiyuo.Il lUUl lJUC I • U» 1 It V •» , , le crime des hommes de Vichy ré- !,nteil'8en» du Jour fera le rap- sonne bien douloureusement dans leur aine et dans leur coeur pour qu'ils eli soient rendus à douter ainsi de leur pays.Parbleu! On ne peut demander à tout un peuple, fût-il le plus intelligent de la terre, de connaître et de servir l’équilibrisme de quelques futés, de partir en guerre contre un peuple, de changer d’idée en cours de route, de trouver des qualités à l'ennemi de la veille, de tergiverser, etc., on ne peut faire cela sans encourir les plus graves risques de démoralisation morale et nationale.On demande à un peuple son sang et son courage, de la souplesse, c’est trop! Il faut se rappeler les si cuisantes luttes de classes en France.Il ne faut pas non plus oublier "action pernicieuse et corrosive d’écn- prochement qui s’impose.JEROME A'o/e de l'éditeur.— Bien que l'article de Jérôme contienne de bonnes vérités, il y aurait excès de pessimisme à désespérer de la France.Nous croyons que ce pays a une force de rebondissement miraculeuse.Attendons.Le temps nous dira jusqu'à quel point le génie français survit à toutes les secousses.SEM AsNE PROVINCIALE DES CLUBS 4-H L«a Clubs 4-H, maintenant au nombre de 90, groupant environ ] 3.000 membres des localités rura-vauu comme Charles Maurras et : les de notre province, célèbrent ses disciples qui pendant cinquante I cette semaine leur semaine provin «us ont prêché aux Français qu'ils ne sautaient être tri heureux ni prospères en régime démocratique, avec des moeurs démocratiques.On a ciale par toutes aortes de démonstrations en l'honneur de l'arbre.Plus de 15.000 planta ont été distribués aux Clubs à cet effet; des fêtes d'arbres ont eu Heu diman- poussé la spécialisation de l’esprit 'ehe le 5 et elles se poursuivront jusqu'à prétendre que le Français.,oute ;a "enralne, pourtant si évolué; ne pouvait pas! 1)1115 d'arbrea et dea se conduire tout seul, qu’il ne pou- vait pas façonner sa destinée.nt plantations, une cinquantaine de Clubs profiteront de leur aem< ine P°ur organiser des expositions celle de son pays, sans la férule .locales 4-H, montrant au public d'un monarque et d’une monarchie, j 1m travaux faits par les membres On a usé, vidé peu à peu les for- en vue de participer aux t i- I ,.| differents concour« en 1946: traces vives du français, on a sabote ., ' .,.ivaux d artisanat, darts domes.i- sans merci ses instincts democrati- i q.Jes, décoration, etc.ques au profit de quelque système Tous clufM tionnent dM politique bourré de passé mais con- semblées spéciales pour tracer leur femplcur du présent et de l’avenir.! programme de l'année et voir où De tels errements, cette méconnais- jlls ™ ïont *vec !eu™ réalisations sance systématique du progrès pour e‘ eu‘ tra'*11 4H' l'homme et dans l'homme, cela se ^ la .i r i-i ., marne provinciale 4-H est la pro- p.ve cher, et la I rance ne.as.le tectlon des forêts contre le feu.Mil trop aujourd'hui.' j Les Clubs distribueront des tint- r~ ., i i bres de prévention et des papiers On comprendrait mai que des , 5livardj au public pour leur falre iystcmc> en unie puissent ^ guérir ia réaliser l importance de proléger Fiance aujourd’hui, C est par- J nos forêts.Maurice ~ " quitte l’assemblée des P.U.F.(de notre correspondant particulier) OTTAWA, mal 46.— Le» grands politiques et les petits politiciens se ressemblent en ce sens que les seconds copient les attitudes des premiers tout comme une Lizzie Connelly de manufacture essaie de copier l'attitude de quelque star à la modo.On a de grands exemptes devant aol et l'on serait bien béte de ne pas en profiter.Cela Impressionne toujours la gallerlc (sauf celle des journalistes qui commencent à savoir à quoi s'en tenir).La grande conférence, la très grande conférence, aussi Importante aux yeux do certains, non sans quelques raisons, puisque ces "certains Individus” en feront les frais, cette conférence a raté.Elle était sur le point de réussir et d'apporter au monde (des contribuables canadiens) une formule rationnelle quand le délégué ukrano-lroquols, de rite ruthène, a, probablement sur l'ordre du soviet orangiste du Vatican, a quitté avec dignité la salle des débats, I] est allé prendre ailleurs ses ébats et 11 a laissé les P.U.F.en plan.Les P.U.F., votre correspondant n'a pas besoin de lo dire, ce sont les délégués des Provinces Unle3 canadiennes.Le F.ne signifie pas "foutues”, mais simplement fédéral.Or, donc la province s’est dressée contre le fédéral.Quand la première se trouve dans la mouise, elle se tourne avec la rapidité d'un trait lancé d'une main sure vers le deuxième.Quand elle pense qu'il y a à falre ses choux gras dans le domaine de la taxation, elle tourne orgueilleusement le dos à la capitale dorninlonalse considérée comme empêcheuses de denser en rond au son des écus de John Canuck.Du moment que la population persiste à conserver 10 gouvernements dans un pays qui en a juste besoin d'un, solide, fort, avisé, ayant des moyens d'action, il n’y a pas à s’étonner de l'issue de la conférence.Toutes les conférences sembla connaîtront un sort semblable.A l'époque de la diligence ou presque on fit un pacte fédéral.On établit un modus vivendi qui avait évidemment un caractère temporaire.Depuis, la vieille garde crie au viol, chaque fols que le pouvoir central demande des ajustements correspondant à la situation nouvelle.La province exige qu'Ottawa garde à l'âge mûr de 79 ans, ses vêtements de jeunesse, Ce qui n'est même pas poli, puisqu'on y volt une allusion directe à ia seconde jeunesse du fedé.En deux mots votre correspondant après avoir sondé les opinions tes plus varies, en arrive à la concluelon qu'Ottawa n'est pas la capitale du Canada.Au contraire de ta plupart des pays connus le Canada a plusieurs cap.rales.Mats celles-ci, toujours au contraire des autres qui en possèdent plusieurs, ne les possède pas sur son territoire.Il y a.pour les Ukrainiens de rite ruthène dirigés par le H P.Ledit et Archambault, une seule capitale: Moscou.Les Orangtstes reconnaissent d’abord Belfast, puis Londres.Certains même en tiennent pour Aberdeen.Les P.U.de l'est tournent leurs yeux soit vers Vichy, soit ver» Rome.Quelques sectes penchent visiblement pour Madrid.Votre correspondant a donc noté les Incidents suivants: 1) le j fédéral fait une projiositlon: nous allons unifier les Impôts, économiser i dans la percephon, éviter la taxation double, triple ou quadruple, en deux mots nous allons falre des économies indispensables pour pouvoir faire face à nos dépenses indispensables.C'est une question d’importance condiale.2) la province répond: notre maître le passe a passé sur nous.Nous nous foutons de la situation mondiale mondiale et à plus forte raison de la situation provinciale.Nous avions les cordons de la bourse mais nous ne sûmes pas en profiter.Cette fois nous allons en profiter.Il est inadmissible qu'il reste un sou dans la poche du contribuable quand on •ionge que les congrégations religieuses n'ont que quelques milliards, que | les organisations scolaires sont obligées de se priver de papier hygié-i nique afin de pouvoir entretenir un corps dévoué d'aumôniers.Nous i nous foutons du fédéral.Il n’y a que l'élection de de Kamouraska, de Fort William, de Papoose Jaw ou d'Aklavik qui compte, ainsi que la pompe du village, le presbytère, l’ordre d'Orangc.les cercles ukrainiens, : la hausse démesurée du beurre, les allocations familiales .à noo ; amis politiques, l'industrialisation de la bureaucratie, les quêtes pour j Moscou.Rome.Vichy, Madrid et nos propres capitales provinciales.Le reste n'existe pas.Si nous n'avons pas le droit de fiche le nez dans ! les successions comment pourrons-nous forcer ce public imbécile que nous tondons et que nous tonsurons, à payer sa quote-part à la caisse électorale ?Oui ?comment ferons-nous casquer ceux qui travaillent au profit de ceux qui ne travaillent pas ?Votre correspondant s'est rendu compte, avant même le fédéral, que pareil argument avait une telle force qu'il devenait impossible J'y repondre.Malheureusement le fédéral a insisté.Ne voulant pas démas-| quer sur une question "iranienne” le puissant délégué de la province sir Maurice Drewiko s'est retiré sous sa tente.Et l'assemblée dts ! P.U.F.est tombée à l'eau .ou plutôt dans l'assiette au beurre, a défaut de "canne" de pétrole iranien.Tels sont les vrais "développements" d’Ottawa.Tout le reste est chanson.Drewmiko s'est retiré.Ah! ces maudits clérico-communistes.Louis-Philippe ROY, correspondant à Ottawa P.P.C.Le professeur Haddock.Votre collaboration aidera Le nombre grandement augmenté des voyages et les activités de vacances ont pour résultat une montée toujours croissante du courant des appels téléphoniques Interurbains (appels à longue distance) au cours des mois d'été.S'ajoutant à l'usage déjà Intense du service téléphonique par le3 industries — usage qui a excédé les records mêmes des années de guerre les plus occupées — ce nombre sans précédent d'appels Interurbains pose un sérieux problème à la compagnie et aux em-ployé* du téléphone, qui manquent déjà de* facilités et du matériel qui a servi uniquement pendant cinq anji aux fins de guerre.La plupart des appels parviendront rapidement à destination; mais il peut y avoir des retards.Cela ne manque jamais d'aider,* lorsque le public se rend compte des’ difficultés de ces mois d’après-guerre et se montre patient et prêt à collaborer.Les opératrices apprécient certainement cette collaboration et peuvent alor* falre un meilleur travail.Cela aide aussi au service, lorsque les appels interurbains sont effectués avant 10 heures du matin.Ceia évite les heures d'affluence de la Journée et répartit le fardeau des appels sur une plus longue période.HENRY FORD Je crois qu’on peut pardonner à un journaliste d’eniplovet parfois des expression» qui dépassent sa pensée.C’est ainsi que, dans un article qui a échappé à mon attention et qui a |,arij dans notre numéro de la semaine dernière, en page 3, ou affirmait qu’Henry bord ne savait ni lire ni écrire.J'ai (je sérieuses raisons île croire que l’ironie de l’auteur a été interprétée a la lettre.C est pourquoi une mise au point s’impose.Le grand industriel américain n’est pas un académicien.Il n’ambitionna jamais d'en être un, et ce n’est pas noue qui l’en blâmerons.Mais il reçut une bonne instruction moyenne et grâce à sa vaste intelligence, il sut s’en servir.Comme tous ceux qui ont fait de grandes choses, il a pu commettre des erreurs.De telles erreurs sont plutôt secondaires en regard des incoinpa» râbles entreprises que l’Amérique doit à son génie.Nombre de gens en veulent à Henry Ford d’être ce qu’il est c’est-à-dire un homme que n’importe quel pats aurait été heureux d’avoir.Le» Américains possèdent une automobile par quatre personnes environ, lis le doivent surtout à Ford.Quand il s’est agi, pour l’Allemagne hitlérienne, de réaliser un projet semblable et de vouloir procurer au peuple des voitures à hon marché, on s’inspira des organisations fordicnnes.On ne les a jamais égalées.Si l’on admet que le véhicule-moteur fut un progrès et que la voiture populaire fut un bienfait, pourquoi faire un crime à l’homme qui en fut le principal artisan?Qu’on fusse la somme du bien et du mal que cet homme-là a pu faire; le bien l’emporte d’emblée.Nous autres, journalistes, habitués que nous sommes à vivre dans les livres et les abstractions, nous sommes portés à n’accorder qu’au génie littéraire ou artistique le titre de bienfaiteurs de l'humanité.Le génie de l’organisation et de l'industrie, sur un autre palier, devrait recevoir la même reconnaissance.Personnellement, j'ai plus d’admiration pour certains srlj.made men peu lettré» que pour une foule de bacheliers parasites qui croient pouvoir remplacer l’intelligence et le hon sens par des diplômes et des prétentions.Les premiers agissent et créent; les derniers ne sont bien souvent que d'étemels mécontents.J.-Cli.11.*jp- LE CAFÉ "SALAMI Nos Mines L'honorable Jonathan Robinson, ministre des Mines, vient de rendre public un rapport préparé pour le ministère des Mines par le docteur W.-N.Ingham et intitulé "Terrains miniers et Travaux de mise en valeur dans les comtés d'Abitibi et de Témiscamingue pendant l'année 1944”.Ce rapport porte sur soixante-dix propriétés e; il décrit brièvement, dan* chaque cas, l'emplacement, l'étendue, les moyens d’accès, la géologie, les travaux de mise en valeur et les gîtes minéraux.On trouvera aussi dans ce rapport 27 cartes de cantons qui montrent les limites des groupes de daims détenus par des compagnies dans chaque canton.En vue de l'impression et de la distribution, on a dû diviser le rapport en trois parties: la première (R,P.No 190, partie I) comprend les cantons commençant par les lettres A à D; la seconde (R.P.No 190.partie II) va de E à L; et la troisième (R.P.No 190, partie III), de M à la fin.On peut obtenir un exemplaire du rapport ou de l'une de ses parties du ministère des Mines de Québec.L’industrie du textile prend chaque jour plus d'extension, bu mode ne nous vient plus exclusivement d’Europe mais elle est aussi créés chez nous par nos propres tailleurs.CREATION CANADIENNE, une | récente réalisation de l'Office National du Film, série En Avant Canada, met en vedette ce que l’on appellera demain ‘le chic canadien".mm.AM _____ ?V f Arbres rt Arbuite* Fruitiers et d'Ome-nent.Chrr.cuj à Heurt, PIat.ui Vu-aces.Semences de Légume*, de Grande Culture, de Fleurs, de Gazon,—et Accessoires de toutes sortes.Ustt de pris sur demande 27 UUPHONC 'LA,ct.it, 4)9) ^ WH PERRONS CPAINETItRS L PÉPINIÉRISTES 8SSBLV0 ST LAURENT.MONTRÉAL Les Mots C OTS IfROISES DU JOUR Jl par T ITTLIT 1 * S 4 S 9 1 » » 10 11 12 10 11 13 t 13 14 15 ?mun i_L JU r i m TUT M J 1 JJ i r XI E lL n i ! jxxmnj TT ]_ _ i 1 rrnmmnr jj , nm am: m r JULU_ TMTTT - ?oruDr r r 1 ni IL L 11 T i * m wr ! 1 1 j ¦L 11 JL i 1 1 LU î r ¦ JLL.! 1 mm 1 DJ mz: ri Œ 1 .U ?TMXDCini LL ?LDlL m: tut IIOIliy.OYTAf.KM EXT 1— Grosse automobile de transport — Voitures automobiles, 5 profil prolongé 2— Diminuer rf r ri to t Ion dans une partie du corps — Serf de l'Etat chez les Spartiates.S—Tout bénéfice — Pluriel de "ton.ta" — Ville d'Italie (Naples).4— Petit fossé pour l’écoulement de.« eaux — Grande étendue d'eau entourée de terres — Légumlneuse.5— Allez, en lafin — l.'qulde Incolore ou légèrement coloré en brun — Vo'onté.caprice.6— Coupé jusqu'à la peau — Manoeuvra la rame — Obstacle inattendu sur 1« chemin qu’on suit.î—Dispositif qu’on adapte sur une moissonneuse — Numéro (abrév.) — Champignon charnu.S—Préposition: dans — Moyens de transports par terre, par air ou par eau — Conjonction copulative.9— Pertes de valeur que subissent des marchandises — Qui parlent aisément et avec élégance.10— Appareil pour maintenir un navire vertical — Grand prophète— Petit poème lyrique.11— Marquer d'un cran — Préposition: dans — Petite riv.de France affluent de la Vilaine.12— Peuple de Sibérie aux confins de la Mongolie et du Kazakstan — Volcan du Nord-Est de !» ;s|cl e Colombie Britannique ré' > 13—le note de la gamme ordinal- et io— 1 r imie “c t-' , .»i
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