La presse, 6 juillet 1963, Supplément 1
[" wBS$m.gmi *s; V feSü 'm&k .v S \u2022\u2019;\u2022¦ WBÊitéM®£i& - Je veux bien vous accorder une interview, mais à une condition \u2019 que vous ne me poste: que des questions méchantes.58*43 \u2014 La première chose qui nous vient à l\u2019esprit : votre pièce à Paris i'fiSWÆ (Voir P»9es 2 et Si iy, .\u2022 y y:#?* Vv - \u2022 ^ *885© iiiiii \u2022-çü\u2019éïipry msjm, ¦ \u2018 '\u2022¦ ' ¦ Sa -, L.^ /uouat.tï.' ;r*ïïÉ.b.fc v'-.v-' »fe| y y/x; *4r * LTV4 »ï: ¦C.vXvlV .V à&3S$» ê&èsfèj&S&JêP' Mé/Fiii Smém^ ¦ ' ;y jÆSflgi ;*V»s » v ' \u2022 -y a.K - mm.mggggm is/.;Vv i-.ii t_ en a /A __j SOUS LE SIGNE DE L\u2019INSOLITE \u2014Monsieur LEWIS .\u2014 Appeler, moî C\u2019e;i tepe.nent plus simple.(Voir p.*9« 5; mê\tmm\\\tmm nus\tJJJl\tMONTREAL, SAMEDI\t M®§\t6 JUILLET 1961\t \\ \\ Languirand au sortir de son échauffourée parisienne VKI'X TUFN \\011s nccor-(1er une interview, mais a une < ondition : que vous ne posiez photo Rojer St-Jean.LA PRESSE /Via SW: mu ms m -Mm mm ; v -VM mm: WËgtâ ftSN mm,' cLVÎSi '.zS mm.r' - ¦ près de la Place Blanche, fin mars et début avril.\u2014 Et qu'est-ce que le public parisien a pensé de votre pièce ?\u2014 Bien sûr, après la parution des critiques, nous avons eu de très petites salles, mais ensuite ça a bien marché.Nous avons eu 33 représentations.C'est la raison pour laquelle je ne peux pas considérer ça comme un échec.\u2014 Et cos comédiens, eux, qu'ont-ils pensé de la pièce?\u2014 Beaucoup de bien.Remarquez bien qu'il y a eu également de très bonnes critiques \u2014 qui ont paru, hélas, dans des mensuels.Une autre chose que je voudrais faire remarquer : c'est la première fois qu'on fait autre chose que du cousinage.Devons-nous considérer ça comme une marque d'estime.si je puis dire ?Peut-être.Ils ont dit : \u201cÇa ne nous a pas plu, puis on vous descend.Pas question de cousins, de Canada, de solidarité ou de fraternité .Us sont tous venus et ils m'ont tous descendu.Le fameux Sennep m'a consacré une caricature dans \"Le Figaro\u201d.Bref, j'ai reçu les honneurs de l'Armada!.Vous sevez, c'était la première pièce canadienne qui était présentée à Paris (lans le cadre de la saison régulière.\u2014 \"Le Temps des lilas\", de Marcel Dubé, avait été joué, en effet, au Festival international d\u2019Art dramatique, mais n\u2019oublions pas qu\u2019Yvclte Mcr-cier-Gouin a présenté \u201cLa Réussite\" au théâtre Daunou il y a exactement 25 ans cette année.Il y a aussi eu une pièce de Paul Gury .Est-il question que votre pièce soit reprise ailleurs ?\u2014 Il y a actuellement un groupe en Allemagne \u2014 à Francfort \u2014 qui a une option pour la pièce.Il y a un phénomène assez curieux, du reste, c'est que cette pièce, que je mets en lecture dans divers pays, par l'entremise d\u2019agents, est très bien accueillie par des pays qui ne sont pas la France ou la Belgique, mais qui sont l'Allemagne, la Suède et l'Angleterre.C'est tellement curieux que je me demande si cette pièce, et aussi mes autres pièces, et même si nous, les écrivains canadiens de langue française, avons vraiment l'esprit français.Je me pose sérieusement Ja question.Et je crois que nous sommes plus d'esprit nordique que d'esprit latin.\u2014 Géographiquement, ça pourrait s'expliquer .\u2014 Absolument.Nous avons une parenté plus nette avec l'Allemagne, la Suède et puis \u2014 au fond, il faut bien le dire \u2014 avec l'Angleterre aussi.Nous ne sommes pas français.Sincèrement, je ne le crois pas.Je crois que nous sommes américains.Ah ! J'oubliais.Il y a aussi un magazine italien, qui s'appelle \"Sibario\", qui est intéressé à publier le texte de ma pièce, traduit en italien.\u2014\t\u201c1 violini dell'autun- uo\u201c.\u2014 Quelque chose comme ça.\u2014 R'avez-vous pas reçu une subvention du gouvernement provincial pour présenter votre pièce à Paris ?\u2014 En effet.\u2014 De combien ?\u2014 De cinq mille dollars.Une des conditions de la subvention, c\u2019était que si la pièce \u201cmarchait\".l\u2019argent serait rendu.Nous n\u2019avons pas donné suffisamment de représentations pour faire, ce qu'on appelle, un profit.D'autre part, il fallait trouver un théâtre qui acceptait de eo-produire le spectacle, ce qui a été fait.Ça m\u2019a pris deux ans.\u2014 La Maison du Québec vous a-t-elle assisté ?\u2014 Oui.Il y a eu une grande réception à l'occasion du double lancement de mon roman et de ma pièce, la même semaine, la publicité a été considérable parce que l'on n'éiait intéressé ni à un jeune romancier ni à un jeune dramaturge, mais à un monsieur qui arrivait à Paris avec les deux choses à la fois.Mais c'est un autre facteur qui a nui auprès de la critique.Je pense que la pré-publicité a été trop bonne.Parce que la critique aime bien \u201cdécouvrir\u201d.\u2014 Quand vous écrivez, avez-vous le sentiment d'être canadien ou celui d\u2019appartenir à l'univers ?\u2014J\u2019ai le sentiment d\u2019être canadien.de l'être profondément, de traiter des thèmes qui sont canadiens.A ce point que certain psychologue et certain psychiatre de mes amis s'intéressent beaucoup à ce que j'écris parce qu'ils y voient une manifestation de problèmes qui sont profondément canadiens.Mais les gens ont du mal à admettre ça, à le reconnaître, peut-être simplement parce que le style que j'emploie n'est pas la langue populaire de tous les jours, langue qui leur permet, bien sûr, de se reconnaître plus facilement.\u2014 On voudrait peut-être que vous écriviez comme Marcel Dubé .Vous considérez-vous comme Canadien ou Canadien français ?\u2014 Canadien français, bien sûr.Je ne crois pas que nous ayons grand-chose en commun avec les gens de l'Ouest.\u2014 Est-ce que c'est possible que \"Les Violons de l\u2019automne\u201d soit une mauvaise pièce?Je ne m'attends pas à ce que Jacques Langnirand me dise : \"C'était la vieillards quatrième pièce avec des que Paris voyait en deux mois.\" 2/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1963 J'ai le sentiment d'être canadien, de l'être profondément, de traiter des thèmes qui sont canadiens\" oui.Alors je pose la question autrement : \u2014 Se pourrait-il que \u201cLes Violons de l\u2019automne'' soit inférieure à vos pièces précédentes 7 \u2014 Je ne m'intéresse vraiment pas aux choses qui sont déjà faites.Au point que je suis dans l'impossibilité de dire si je préfère \u201cLes Insolites\" aux \"Violons de l'automne''.Quant aux \u201cGrands départs\", qui avaient été donnés à la télévision, ce fut peut-être mon plus gros succès, si on considère 720 téléphones de protestations comme un succès.\u2014 \u201cTout compte fait\" est votre premier roman publié.Vous ave: d'autres romans dans vos tiroirs ?\u2014 Oui.mais ils ne seront jamais publiés.\u2014 Pourquoi le titre \u201cTout compte fait\u201d ?\u2014 C\u2019est un bilan.\u2014 Comment la critique parisienne a-t-elle accueilli votre roman ?\u2014 Il y a eu d'assez bonnes critiques dans l'ensemble, \u2014 Puisque votre roman n'est pas à proprement parler un roman \u201ccanadien\", comment avez-vous réussi à retenir l'attention d'un éditeur français ?\u2014 Robert Kanters, le directeur littéraire d.-s editions De-noèl, m\u2019a dit qu'il se fichait éperdument de ma nationalité.de mon origine, etc.\u201cVotre roman nous a plu : nous vous publions comme nous aurions publié le même manuscrit écrit par un Français.\" \u2014 Combien d\u2019années y avez-vous mis \u2014 J'y ai travaillé par intermittence parce que je suis avant tout un homme de théâtre.\u2014 Quelle différence établiriez-vous entre l'écriture de roman et l'écriture de théâtre 7 \u2014 Il y a une grande différence.Le théâtre, pour moi en tous cas, est une chose plus instinctive.J\u2019ai un apprentissage de comédien, j'ai fait du mime.J\u2019aime les éclairages, la mise en scène m\u2019intéresse, l'interprétation m'intéresse, la publicité, en somme le monde du spectacle m'intéresse et je suis, à travers ça, dramaturge.On peut être homme de théâtre jeune.C\u2019est possible.Mais le roman exige une maturité.C'est une matière plus dense.On peut devenir romancier.On devient très difficilement dramaturge.\u2014 Comment décidez-vous, devant une idée, si ce sera une idée de pièce ou une idée de roman ?\u2014 C'est une question de sentir.Je pense en dialogue.Et quand Marcotte dit que j'ai des idées de pièces et des idées de romans avant d'avoir des idées tout court, je crois que, sans s'en rendre compte, il me reconnaît un grand talent de dramaturge.Parce qu\u2019un dramaturge est très rarement quelqu\u2019un dont les idées sont claires.C\u2019est très souvent un être trop imprécis pour se donner entièrement à un personnage d\u2019avare ou se donner entièrement à un personnage de générosité.C'est un être ambivalent.Qui est Shakespeare : Hamlet ?la Reine '.\u2019 le Roi ?Difficile à dire.11 est un peu tout ça.Claude! du reste avait très bien défini cela en disant que tous les personnages de Shakespeare empruntaient à lui.Je commence à écrire un dialogue dans une situation, et quand je ne sais plus où va la situation, je joue la scène.\u2014Votre première pièce a été \u201cLes Insolites\".Ensuite, vous avez publié le \"Dictionnaire insolite\u201d.Le mot est désormais at.aché à votre nom.C\u2019est pratiquement vous qui avez découvert ce mot d'ailleurs .\u2014 Toute mon \u201chistoire Insolite\" est partie d'un accident.J'avais écrit une pièce qui s'appelait \u201cLes Ineffables\u201d mais je n'osais la faire jouer sous ce titre parce que Radio-Canada venait de lancer une série d'émissions qui s'appelait, justement.\u201cLes Ineffables\".C'est en cherchant un autre titre pour ma pièce que je suis tombé sur le mot \u201cinsolite\" \u2014 qui signifie \u201ccontraire à l'usage, aux règles, à l'habitude\".\u2014 Ç'a été d'ailleurs le leitmotiv de tout votre oeuvre jusqu'ici.Tous vos personnages \u2014 ectu- de vos pièces, de même qu'Eugène, le héros de votre roman \u2014 sont, eu somme, des insolites.\u2014 Oui, et j'essaie de m'en débarrasser, depuis très longtemps Je donne l'impression d'étre un garçon voulant être brillant, un garçon éparpillé, passant d'une chose à l'autre.Je ne suis pas ça du tout et ceux qui me connaissent mieux le savent.La réalité, c\u2019est que je suis très paysan.Le roman qui vient de paraître, je l'ai recommencé onze fois, et je suis sûr de donner l\u2019impression d'avoir écrit cela avec beaucoup de facilité.Il y a des passages là-dedans que ma secrétaire a tapés huit fois.\u2014 On peut dire, en somme, que tous vos personnages souffrent d'incommunicabilité.\u2014 Oui.Mais il y a deux choses importantes dans mes pièces et dans mon roman.L'incommunicabilité, la solitude.c\u2019est un des problèmes que je traite.Pas parce que je suis un solitaire, pas parce que je fuis la communication avec les autres, mais parce que je veux me débarrasser de ça.Mais il y a une autre chose importante.c'est que devant les choses qui me font mal \u2014 la vieillesse, par exemple, dans \u201cLes Violons de l\u2019automne\u201d \u2014 j\u2019essaie de prendre un certain recul pour en parler.Et ce recul, c\u2019est une forme d'humour.Chez moi, c'est un moteur très important.Je ne peux pas me prendre totalement au sérieux quand j\u2019écris.Pour expose» une scène très violente, par exemple, j'ai besoin d'une soupape, et cette soupape, c'est l'humour et la fantaisie.Et malgré ça, j'ai fait, à Paris, une constatation incroyable.incroyable.C\u2019est que la vieillesse, ou plutôt le vieillissement.est une chose que l'on n\u2019aime pas voir au théâtre.Même les gens qui ont aimé la pièce m'ont dit après : \u201cCette pièce crée un malaise.\" Je crois que \u201cLe Gibet\u201d aurait eu plus de succès à Paris.C'est plus dynamique, plus américain.Avec ça.j'aurais eu vraiment l'impression de leur apporter quelque chose.\u2014 Se pourrait-il que \u201cLes Violons de l'automne\" soit davantage un sujet de roman ?\u2014 Je crois en effet que c\u2019est plutôt un sujet de roman.Mais ces choses-là, on y pense après.\u2014 Vous n'avic: jamais pensé à en faire un roman ?\u2014 Franchement, non.\u2014 On vous reproche d'étre \"influencé\", surtout par Bec-Lett et Ionesco .\u2014 Considérons \u2014 puisque c'est l'habitude maintenant \u2014 que Beckett et Ionesco constituent une locomotive, en ce sens qu'ils ont ouvert une voie Derrière eux se sont engagés un certain nombre de jeunes dramaturges qui n'ont peut-être pas le souffle de Ionesco et de Beckett mais qui arriveront peut-être un jour à l'avoir.Je suis obligé de l\u2019avouer, bien que je n'en pense rien.Je l'avoue par paresse parce que ça m'engagerait dans un débat extrêmement long.La débat Wl\t\t ULiïJ\tIHnlU\tUK JEAN BERAUD Les origines de l'arï dramatique (5) Les Romains ns firent d'abord que continuer la cultura des Grecs.Leurs pièces, en général, imitèrent celles de leurs prédécesseurs.C'est surtout dans Euripide qu'ils trouvèrent leur inspiration.C'est d'ailleurs d'après son oeuvre, telle qu'adaptée par les Romains, que le théâtre classique français devait plus tard procéder.Ménandre et Philémon le Jeune ont laissé des types de situations et de personnages qui sont devenus conventionnels jusque dans le théâtre actuel : l'amoureux berné, le flatteur, ect.Avant que les Grecs ne leur fussent devenus familiers, les Romains faisaient surtout des fables et des farces que les acteurs improvisaient la plupart du temps sur un sujet donné.Cette méthode était sans doute excellente puisque la commedia dell'arte devait la reprendre plus tard, et qu'elle servit d'ailleurs dans presque tous les pays aux troubadours, bateleurs et pitres qui ont laissé leurs noms à l'histoire des origines du théâtre.Parmi les dramaturges qui se distinguèrent â Rome, on cite deux Grecs, Livius Andronicus et Ennius, celui-ci imitateur direct d'Euripide.Il y eut aussi Sénèque, le seul dont les tragédies des adaptations libres de Sophocle et d'Euripide, aient survécu.Elles étaient faites pour être lues plutôt que pour être jouées, et l'on est fondé à croire que le public romain leur préféra de beaucoup les improvisations d'acteurs mieux doués de bagou et de mouvement.En comédie aussi, les Grecs servirent de modèles aux Romains.Plaute introduisait des touches bien latines dans le dialogue et dans les personnages, ce qui lui vaut l'honneur d'avoir souvent inspiré Molière, et même Shakespeare (La Comédie des Erreurs).Térence aussi imita les Grecs.C'est qu'un problème grave se posait aux Romains, problème qui ne semble pas près d'étre résolu puisqu\u2019on le retrouve aujourd'hui chez les dramaturges du Canada français.Que l'on se reporte à (\u2019\"Histoire Générale Illustrée du Théâtre\" publiée par Lucien Dubech.Au chapitre des comiques, parlant de Térence, Dubech écrit : \u201cIl arriva donc à sa comédio ce qui arrive aux genres plus fins que forts : elle ne se reproduisit pas.Elle accusa la cassure entre la foule qui restait romaine et les lettrés qui rêvaient à la Grèce.Elle fit paraître qu'un théâtre national n'était pas possible à Rome.\" Et plus loin, à propos des tragiques latins, Dubech faisait encore observer : \u201cNous sommes fondés à supposer que l'enveloppe seule, si on peut dire, de ce théâtre, était latine et que des souvenirs grecs le dirigeaient.On ne pouvait forger de toutes porterait sur un phénomène d'osmose, par exemple, auquel je suis particulièrement sensible.11 m'arrive régulièrement de trouver des sujets de pièces, des idées, des choses qui sont dans l'air, et que je vois exploiter par un autre.Je ne me crois pas influencé par Beckett ou Ionesco ; je l'admets pour le bénéfice de la conversation.La vérité, c'est que j'ai subi les mêmes influences qu\u2019eux, à savoir les influences d'une époque.Il faut voir aussi d'où ces gens-là viennent ; On a complètement oublié qu'Ionesco a été à l\u2019école de Caragiale et qu'il est bien chanceux d'avoir été à l\u2019école d'un auteur que personne ne connaît ! Et puis, Beckett a été à l'école de James Joyce dont il a été le secrétaire durant plusieurs années.Le phénomène, par exemple, des villes, l'impression qu'on ne s'appartient plus, d'étre des numéros, de devenir des automates, tout ça donne naissance à un comique d'automate, tout ça donne naissance à une forme de dialogue nouvelle, et il ne faut tout de même pas se dire que Ionesco va être le seul à en bénéficier ! Ce n\u2019est pas possible : Quand on lit très attentivement une pièce de Ionesco, on s'aperçoit que c\u2019est très proche.par exemple, d'un film de Chaplin mais poussé jusqu'à l'absurde.\u2014 On vous accuse d\u2019être prétentieux.\u2014 On a tort.Je suis tout excepté ça.\u2014 Pourquoi porte: vous la barbe ?\u2014 Au début \u2014 je l'avoue franchement \u2014 c'était pour épater.Mais j\u2019ai beaucoup changé.Maintenant, la barbe est devenue une chose naturelle chez moi.\u2014 Travaillez-vous â une autre pièce actuellement 7 \u2014 Oui.Ça s'appellera \u201cKlondike\".Pour la première fois, je situe une pièce dans un cadre géographique donné et à une époque donnée.Sans ma trahir, je me dégage de tout eo qui peut être gratuit dans la construction d'une pièce, dans l'écriture, dans le choix des personnages, dans le dialogue.\u2014 Quelles lectures faites-vous de préférence ?\u2014 C'est très curieux, mais je lis assez peu de romans.Pour mon bénéfice personnel, je lirai certaines études de psychologie et de psychiatrie, jo lis aussi des pièces de théâtre, des ouvrages sur le théâtre, parce que je suis, avant tout, un homme de théâtre.\u2014 Quels auteurs canadiens avez-vous lus 7 \u2014 Je pense avoir lu \u2014 Ja n'ai pas la mémoire des titres, mais je pense avoir lu tout Langevin, presque tout Thé-riault, tout Gabrielle Roy.et plus récemment j'ai commencé tous les romans de la collection des Editions du Jour.\u2014\u201cPoupée\"?\u2014 J'ai commencé mais Jo n'ai pas fini Vous savez, je suis rentré il y a à peine trois semaines.\u2014 Vous avez des passe-temps ?\u2014 Non, \u2014 Marié \" \u2014 Oui.Deux enfants.\u2014 Vous n'aime: pas le cinéma ?la chanson '.\u2019 \u2014 J'aime bien le cinéma.J'aime surtout les westerns do troisième ordre.La chanson aussi, bien sùr.Et vous pouvez dire que je suis très intéressé par le twist, en tant que phénomène social.Le twist, ça sa danse tout seul, et je crois qu'il est très intéressant de constater que toute une génération éprouve tout à coup le besoin du danser tout seul.Clauds Gingras pièces un théâtre national alors qu\u2019on avait la tête plein* des chefs-d\u2019oeuvre athéniens.\" C\u2019est aujourd'hui la situation des dramaturges canadiens, la tète pleine des chefs-d'oeuvre de France et d'Angleterre.Les Américains, par contre, ont su rompre avec un passé culturel anglais pour créer, de la façon la plus forte et la plus originale, leur propre répertoire dramatique et littéraire.Pour revenir aux temps anciens, comme Aristote, Horace allait au théâtre, et c'est là que germa dans son esprit le plan de son \u201cArt Poétique\".Le théâtre et la poésie furent toujours fort unis et la sont encore, si l'on n'entend pas par poésie d'indigestes pièces de versification.Aristote s'intéressait au fond, Horace, au contraire, sa préoccupa surtout de la forme.Aussi la dramaturgie lui doit-elle beaucoup moins qu'au philosophe de Stagire.Horace se montre plus Intransigeant dès qu'il parle d« style et d'harmonie de la phrase, ce qui pour un temps perdit de son importance au théâtre.Là où son influence est restée prépondérante, c'est dans le choix du sujet et dans la vérité psychologique des personnages.Il fut en effet le premier à exhorter les dramaturges, les écrivains en général, à ne s'attaquer qu'à des sujets qui ne soient pas au-dessus de leurs forces et au-delà de leurs connaissances.A ce conseil de prudence, il en ajoutait un autre, que Boileau a repris sous une autre forme, et qui consistait pour l'écrivain à réfléchir longuement sur un sujet avant de le traiter.Ce conseil, malheureusement, reste lettre morte pour la plupart de ceux qui en sont à leur première pièce, Aristote avait insisté sur la logique des situations I Horace exigea la logique chez les personnages, qui ne doivent rien dire ou faire que leur caractère ne puisse rendre vraisemblable.(A suivre) LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1963/3 «MM».ARTS CETTE SEMAINE cinéma U;,R .¦ artsÿ* : * X«»!2w!»5S5£»> ¦nusigue \u2022 * .- -*«* \u2022 \u2022\u2022 * \u2022 \u2022\u2022 - '¦/ v-^>- f ALOUETTE : \"Cleopatra\".rie Joseph L.Mankierwiez, avec Elizabeth Taylor, Richard Barton et Rcx Marri-» or.Le nez, les décolletés, le décor et les amoureux impériaux de la reine d'Egypte Matinée a 2:00.Soirée à t ou 'dimanche 7:30' AVENUE - Mie Me A Per-*on\u201c.1:10.3 10.5.10, 7:20, 9 23.BEAUBIEN : \"Miracle en Alabama\".) 41.4:58, 8,15.\"La jagefemme\".12:10, 3.27, ( 44.10:01.j BIJOU : \"Dan» le» griffe» de» Borgia\".12:25.3 44.6:30, 9\t54 \"Le monde en feu\", 1:59, t 14, 8:20 CANADIAN et PLAZA: \"Le petit vagabond\".12:00, 3 15, f 21\t45 \"Le roi de» imbé- cile» a l'auberge du cheval blanc\".I 35 .4 50, 8 05.CAPITOL : \"The Nutty Professor \", a.ce Jerry Lewis « I Stella Stevens Samedi : 10\t10, 12:10.2 30.5'00.7:25.f- 45.Autres jours 10 20, y 35, 2 50, 5 05, 7 20.9-40.CHAMPLAIN : \"La sage-femme\".)2:C4,\t5 27,\t6 49, 11\t11.\"Miracle en Alabama\".3.3t.4 58.8:20.CHATEAU.RIALTO, RO-SEMOUNT, SAVOY : vDiary of A Madman\".2.50, 6:15, !¦ \"Amazon» of Rome\".1.05.4 35.8,00.CINERAMA\u2014Théâtre IMPERIAL : \"How the West was won\", 8.30 tous les soirs.Mar, mere, et jeudi.2.00 turn el dim.: 4:45.COMEDIE CANADIENNE: \"Le Baron de Crac\", de Ka-lel Zeman.CREMAZIE : \"La sage-femme \".\t12 10, 3 27.6:44, lt* 01 \"Miracle en Alabama\".1 41, 4 58.8.15.DORVAL : Red Boom : The Birds\", 5 30.\"The Ugly American\".7:23.Men .sam.(t dim.maliaée à 1:00.Salle doree \"Ben Hur\".8:00, mere.sam.et dim.matinée ii 2 (Ki.LAMBERT, HENDRICKS AND BAVAN (ex-Lambert, Hendricks and Ross), considéré» comme les pendants américains des Double-Six de Paris, seront à l'affiche de la Tète de l'Art à partir de lundi *oir, jusqu'au 13.Le célèbre saxophoniste John Colfrane termine ce loir (samedi) son engagement a la Tête de l'Art.ELECTRA : \"X 15\".32:06, 3 29.6 52.10:15.\"Jacques le tueur de géants\".3:52, 5:35, 8:33.ELYSEE : Salle Alain-Res-nais : \"Jule» et Jim\".7 30, 10:00.Sam.5.7 30, 10:00.Salle Eisensteïn : \"L'année dernière a Marienbad\".Même horaire.FRANÇAIS H RIVOLI : \"La doublure du général\".2 50, 6:10.9:35.\"Et mourir de plaisir\".1:25, 4 50, 8:10.GRANADA et PAPINEAU : \"La doublure du général\".1:25, 4:50, 8:10.\"Et mourir de plaisir\".3 10, 6.30, 9:50.KENT : \"Yoiimbo\", de Kurosawa.Une oeuvre farouche et admirable interprétée par le héros de \"Rashomon\u201d.12:40, 2:50.5:00, 7:10.9:20.LAVAL : \"La fille dans la vitrine\".12:00.2:35.5:05, 7:40, 10:20.\"Vers le Cap\".1 25, 4:05, 6:30.9 10.MERCIER: \"Jack le tueur de géants\".12:00, 3:23, 6:46, 10:09.\"X 15\".1:35, 4 59, 8 22.LE PARISIEN : \"Arsène Lupin contre Arsène Lupin\", avec J -U.Brialy, J -P Castel et Françoise Oorléac.L\u2019atmosphère fascinante des romans de Maurice Leblanc LITTLE CINEMA PLACE VILLE-MARIE: \"Arturo's Island\", avec Reginald Ker-nan et Key Mecrsman.12:15.2:05, 4:15, 6:25, 8:40.LOEWS : \"Hud\", avec Paul Newman, Melvyn Douglas.10:30, 12:40.2.50, 5:05.7:15, 0:30.NATIONAL : \"Le sergent X\".12:30, 4:15, 8:00.\"Les tricheurs\".2:15, 6 00.9 35.O R P H E U M : \"Africa Ablaze\", avec Spencer Tracy et James Stewart 10.00, 1 50, 5:40.9:35.\"Malaya\", avec Rock Hudson.12:10, 4:00, OUTREMONT: \"Giant\", 1:00, 4:40, 8:20.PALACE : \"Bye Bye Birdie\", avec Dick van Dyke \u2022 t Janet Leigh.9:35, 12:00, 220.4:40.7:10.9:35 PASSE TEMPS : \"Saipan\".3:53, 9 25.\"Le cercle de feu\".2:25, 7:55.\"Les femme* coupables\".12:35, 6:05.PLACE VILLE-MARIE: \"The Four Days cf Naples\".12:00.2:20.4:45.7:10, 9:40.RITZ : \"L'inconnu de Las Vegas\", \"La nuit du loup-garou\" (t \"Le trésor des sept collines\".Sam.et dim.a partir dé 12:45.Sam : 5:45.SAINT-DENIS : \"Le monde en feu\".12:30.3:49.6:44, 9:59.\"Dans les griffes des Borgia\".1:55.5:14.8:29.LA SCALA : \"Hercule et la reine de Lydie\" et \"Quelle vio de chien\".A partir de 12:30.SEVILLE : \"Lawrence of Arabia\" avec Peter OTooie, Alec Guiness et Anthony Quinn.I.c soir à 8.15.Sam.et mere, à 2:15 et 8:15.Dim.à 2:15 et 7:45.SNOWDON: \"Counterfeiters of Paris\", avec Jean Gahin et Bernard Blier.8:30.Sam .'r ' .lun.et mere, à 2:00 et 1:30.siRAND : \"Diary of Madman\".11:10, 3 00.6 25.9:50.\"Amazons of Rome\".10 00, 1:30, 4:50, 8:15 VILLERAY : \"X IS\".1 35.4:53, 8 14.\"Jack le tueur de géant»\".12.00.\t3:21,\t6:39, 10:00 WESTMOUNT : \"The Reluctant Saint\".1.00,\t3(5, 5:15, 7:25, 9:35.\"GEORGES ET MARGARET\" \u2014 Jean Faubert, Geneviève Bujold, Elizabeth LeSieur et François Cartier, quatre interprètes de la pièce de Sauvajon CAMP MUSICAL JMC \u2022 Parc provincial du mont Orford ¦ \u2014 Mercredi soir à f h 30 \"En attendant Go-dot\".de Beckett, joué par l'Atelier de Sherbrooke.THEATRE DE MARJOLAINE Eastman) \u2014 Jusqu\u2019au 3 août \"Monsieur chasse\", de Feydeau.Mise en scène de L.-G.Carrier, décors de J.-C.Uinfrct, costumes de Solange Legendre.Avec Marcel Ca-bay, Denise Pelletier, François Rozet.Jean Bt-sré, Jean-l-ouis Paris, Monique Chabot.Bernard Lapierre et Marjolaine Hébert.Tous les soirs à 9 h., relâche le lundi.LE PIRATE iSt-Fabien) \u2014 Demain à 3 h .\"La petite hutte\".d'André Houssin.Avec Louise Poulin.Bernard Gauthier, Roland Ganamet et Jean Bernier.Mise en scène de Bernard Gauthier.THEATRE DE L'ESTEREL 1 SU Marguerite1 \u2014 Jusqu'au 4 août : \"Le système Riba-dier\", de Feydeau.Mise en ANSE DE VAUDREUIL \u2014 Jusqu'au 14 juillet : exposition rie peintures de René Derouin, il son atelier.CENTRE D'ART DU MONT ROYAL \u2014 Jusqu'au 2 septembre : 53 peintures signées par 38 artistes et groupées sous le thème Montréal '63.Tous les jours de 9 à 9 h.GALERIE CAMILLE HEBERT \u2014 Oeuvres d'artistes canadiens et européens contemporains.Tous les jours de il a 5 h sauf le dimanche et le samedi.GALERIE CLAUDE HEAF-FELY \u2014 Jusqu'au 2 septembre : groupe de peintres et graveurs canadiens et européens.Tous les jours de midi à 6 h., sauf le samedi et le dimanche.GALERIE L'ART FRANÇAIS \u2014 Exposition de peintre» de la galerie.Du lundi scène de Georges Groulx.décors de J.-C.Rinfret.costumes de S.Legendre.Avec Georges Groulx.Andrée Lachapelle, Elizabeth Chouva-lidzé, Roger Garceau, Paul Hébert et Robert Gadouas.THEATRE DES PRAIRIES (Joliette) \u2014 \"Patate\", de Marcel Achard.Mise en scène de Loïc Le Gouriadec, de-cors rie Gilles Villemure.Avec Jean Duceppe, Margot Campbell.Gérard Poirier.Catherine Begin.Denise Mo-relle et Yvon Leroux.Tous les soirs à 9 hres, relâche le vendredi.THEATRE DE L'ANSE (Vaudreuil lnn> \u2014 Georges et Margaret\", de M -G.Sau-vajon.Mise en scène de Jean Faucher, décors de Gilles Villemure.Avec Janine Sutto, André Cailloux, François Cartier.Geneviève Bujold.Hubert Loiselle.Elisabeth Lé-sieur et Jean Faubert.Du lundi au jeudi à 9 h .le samedi et le dimanche a s.30 h , relâche le vendredi.nu vendredi.GALERIE LEGAULT Sl- Jérôme» \u2014 Jusqu'au 25 juillet : peintures de Paul-Emile Genesf, sculptures de Pierre Heyvaert.Tous les jours sauf le dimanche.GALERIE MORENCY \u2014 Jusqu'au 16 juillet : exposition coillcctive de Henri Julien, Adrien Hébert, René Richard, Claire Fauteux.MUSEE DES BEAUX-ARTS \u2014\t\"Montréal, ville portuaire\" : exposition de peintures groupées sous ce thème.Jusqu'au 17 juillet.\u2014\tCollection de M.et Mme S.Band : Collection réputée pour les oeuvres du Groupe des Sept et ri'Emily Carr.Jusqu'au 1er septembre.\u2014\tCollection Hosmer : Portraits anglais du XVUIe siècle et oeuvres plus modernes, faisant partie de la collection actuellement à l\u2019affiche au Théâtre de l\u2019Anse, à Vaudreuil.Représentation tous les soirs à 9 h., sauf le vendredi.THEATRE DE VERDURE \u2022Parc LaFontaine» \u2014 Tous les soirs de beau temps à 8 h 30.jusqu'au 2 septembre i \"La Mascotte\", opérette d\u2019Au-dran, avec Marcelle Couture, Guy Hoffmann, Jean-Louis Pellerin et Jacqueline Plouffe.Orchestre dirigé par Otto Werner - Mueller.Mise en scène : Lionel Daunais.Pour informations : 872-4440, chaque soir.CAMP MUSICAL JMC (Parc provincial du Mont Orford» \u2014 Ce soir 'sam.) à 8 h.30 : Richard Verreau, ténor.Charles Reiner au piano.Programme : airs d'opéras, mélodies françaises et chansons napolitaines.Demain soir à 8 h.30 : concert de gala des trois finalistes du Concours musical national JMC, consacré cette année au chant.WHITE FOREST LODGE )Lac MacDonald) \u2014 Ce soir, à 8 h.30 : ouverture du Festival laurentien de CAMM.AC: de Miss O.Hosmer.Jusqu\u2019au 1er août.\u2014 Galerie Norton : Oeuvres graphiques et\" sculptures esquimaudes.Jusqu'au 19 septembre PENTHOUSE GALLERY- Jusqu\u2019au 20 juillet : oeuvres de Herman Heimlich.De 10 h.à 6 h., du lundi au vendredi inclusivement.SQUARE DES ARTS \u2014 Sixième exposition annuelle au Square Dominion.Ouverte jour tt nuit jusqu'au 15 septembre.THE ART CENTRE \u2014 Jusqu\u2019au 13 juillet : oeuvres récentes de Betty Galbraith-Cornell.Du lundi au samedi de 9 h.30 à 6 h., le vendredi soir jusqu'à 9 h.COIN DES ARTS (Gare Centrale) \u2014 Jusqu'au 31 juillet: oeuvres de Roméo Vince-lette et Kurt Maurer.Denis Matthews, pianiste.Programme 'consacré à Bach) : Adagio, \"Concerto italien\", Préludes et Fugues, \"Suite anglaise\u201d en la mineur.AUDITORIUM ST-MA-THIEU 'BcloeiD \u2014 Demain soir à £ h.30 : ouverture du Festival du Richelieu.Orchestre de 15 musiciens dirigé par Jean-Yves Landry.Programme : oeuvres baroques italiennes, oeuvres de Tans-man, Elgar et Arensky, nouvelle composition de François Morel.CHALET DE LA MONTAGNE \u2014 Mardi soir à 8 h.30 : Orchestre Symphonique de Montréal.Chef d'orchestre : Pierre Hétu.Soliste : Richard Gresko.pianiste.Programme : Ouverture de \u201cLa Chauve-Souris\u201d 'Strauss) ; Suite no 1 de ' Peer Gynt\u201d 'Grieg); Concerto en la mineur, pour piano t! orchestre 'Schumann' : \"Capriccio italien\u201d tTchaikovvsky».En cas de pluie, le concert aura lieu à l\u2019intérieur du Chalet.LA TETE DE L'ART \u2014 Ce soir, fit de l'engagement de John Coürane, saxophoniste.De lundi à samedi prochain Lambert, Hendricks and Bavan, chanteurs.CABARET CHANTANT (Théâtre de Marjolaine, Eastman) \u2014 Bob Cousineau, Guy L'Ecuyer et Maurice Tremblay.LA BUTTE .Val-David) -Tous les soirs à 9 h.et 11 h., sauf le lundi : la revue \"Viva Chaputa\", avec Raymond Lévesque, Myrielle Lachance et Benoit Marlcau.LE CABASTRAN (Joliette) \u2014 Ce soir \u2018sam.) à 9 h.et 11 h.30 ; Claude Léveillée.4/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1963 ¦gworaüwinw > 4, : W*$3Sr: 3 .¦\u2022:\u2022;\u2022 ; «MSB .trvâ*; a@®s SÉfe&i ÏÏ&kïë «TC&A '-irfe'A 'U wjs : ¦&$£& swasa \u2022* -s 1> ->*>»- Jerry Lewis: y/Le monde a un besoin pressant de rire\" Derrière les personnages loufoques, un autre personnage, profondément humain, voire pathétique.pbtojbo Rjhc St-Jejn, LA PRESSE jL\u201ea.: de semaine dernière à Mcnl-réal, à l'occasion de la sortie de son 28e film, \u201cThe Nutty Professor\u201d, dont il est la vedette, bien sûr.mais également le scénariste et le metteur en scène.Arrivé en voiture, de Détroit, aux petites heures samedi matin, il recevait les journalistes dans sa suite du 21e tel dernier' étage du Rcinè-Elisa-beth le midi et faisait dans la journée quatre \u201capparitions\" sur la scène du cinéma Capitol, où son film est projeté.Jerry Lewis effectue actuellement une tournée de publicité de son film, tournée qui comprend 2t villes américaines et canadiennes.Dimanche, il devait passer la journée à Laval-sur-Ie-Lac, où ses hôtes avaient organisé une partie de golf à son intention.Jerry devait même jouer avec le président du club .mais il ne s'est pas montré 1 II repartit le lendemain matin, pour Buffalo.\u2022 \u2014 Monsieur Lewis.\u2014 Appelez-moi Jerry.C'est tellement plus simple.\u2014 C\u2019est votre vrai nom, Jerry Lewis ?\u2014 En réalité, c'est Joseph Levitch.\u2014 En voyant vos films, j'ai toujours eu l'impression que, derrière ces personnages loufoques que vous jouez, se cache un antre personnage, profondément humain, voire pathétique, mais qui malheureusement échappe à la majorité de vos admirateurs, qui ne retiennent de votre jeu que le gros comique.En ce sens, vous pourriez vous apparenter à Chaplin .\u2014 Vous n'êtes pas le premier à me dire cela et je commence à me rendre compte que c'est vrai.Cependant, je ne suis pas du tout conscient de cel3 quand je fais un film.Mon seul et unique but, c'est de faire rire.Quant au rapprochement avec Chaplin, eh bien ! j'avoue être très flatté.\u2014 Avez-vous été influencé par d'autres comiques ?\u2014 \u201cInfluencé\", non.mais j'ai une très grande admiration pour des gars comme Stan Laurel.Charles Chaplin, Buster Keaton \u2014 Connaisse: vous Chaplin?\u2014 Je l'ai rencontré une fois.J'en ai tremblé pendant une semaine.Quel personnage : \u2014 Ce -.\u2019est pas votre premier voyege s moquent de notre president tt y a au sein du Congrès des gens qui sont autrement plus caricaturales ! \u2014 Vous aller avoir volrt programme de television, n'est-ce pas ?\u2014 Oui.à l'automne, à partir du 21 septembre Ça passera tous les samedis soirs et ça durera deux heures ! J'ai on contrat de cinq ans.\u2014 Et ça va s'appeler, naturellement .\u2014\t.*'Tha Jerry Lewis Show\".\u2014 Que penser vous dei \u2018 i î-tings\" de television ?\u2014 C'est la chose la plus proche qui soit de la fraude Ce* \u201cratings\", mais c'est une machination de voleurs \u2018 .\u2014 Je vais vous citer.\u2014 Allez-y ! Nous ne sommes tout de même pas sous U troisième Reich ! Le garçon gauche et peu déluré de l'écran, le gaillard de -i< pieds qui hurle et gémit com nu un enfant, est assez différent \"à la ville\".Tout d'abord, c'e-t presque un homme mûr II a 37 ans et il va bientôt être le pern d'un sixième enfant 1 cette fois une fille, espère-t-il1.Ensuite, pour employer une expression un peu populaire, il est loin d'être aussi \u201cfou'' qu'il veut bien en avoir l'air a l'écran».Au contraire, il est même fort brillant.Jerry Lewis a la répartis f»-cile.11 \u201cattend\" chaque question.fixe son interlocuteur d ut» regard qui doit en intimider plusieurs.Il attaque la répons-* avant même que la question n* soit finie, avec un air de dire : \u201cMais comment se fait - il qu* vous ne sachiez pas cela 1 .\" il est constamment sur la défensive.il montre parfois I# l\u2019arrogance.Pendant la conférence 1* presse 'j'avoue avoir été celui qui a posé le plus grand nombre de questions1, il m'a mêma dit.à un moment donné \u2014 Je détecte de l'hostilité chez vous ! Il aurait sans doute voulu que je baisse pavillon Je lut ai répondu sur le même km : \u2014 N\u2019oubliez pas que vont arc: un avantage sur moi : l'anglais est votre langue » \u2022 \u2022 â' lll&i Biipi î:1 ;uî::-:j \u2022- .- \u201811?^ ISf fc UMWiS kf£h£ aasffl On ne prend JEAN VALLERAND J AI ETE bouleversé de constater que le Théâtre de Verdure du parc Lafontaine n\u2019a pas joué a guichets fermes le soir de la première de \"La Mascotte\u201d.C'est à peine si la moitié des sièges étaient occupés.Et pourtant, le parc Lafontaine était littéralement couvert de flâneurs, comme d'ailleurs le Parc Jeanne-Mance, les sentiers de la Montagne et File Sainte-Hélène.Tous les Montréalais n'ont pas quitté leur ville en fin de semaine, encore qu\u2019on l\u2019eût cru à voir aux ponts les embouteillages monstres.Des centaines de milliers de citadins ont tué le temps comme ils ont pu ; de ce nombre, à peine mille ont pensé à aller entendre \u201cLa Mascotte\u201d.Qu\u2019est-ce qui ne marche pas ?Voilà un spectacle qui a reçu une immense publicité, un spectacle qui, parce qu\u2019il est organisé par la Cité de Montréal, prend immédiatement physionomie de divertissement populaire, un spectacle qui devrait attirer autant de monde qu\u2019un feu d\u2019artifice ou un défilé de majorettes, un spectacle défendu par une excellente distribution, un spectacle qui, tout en restant très- défendable selon les critères les plus severes de l\u2019esthétique, avait tout pour attirer les badauds.Or, les badauds ont collé leur nez aux grilles, ils ont zyeuté, ils ont écorniflé, ils ne sont pas entrés.Je suis allé mardi soir au concert du Chalet.Ce n\u2019était pas plein à craquer car la crainte de l\u2019ouragan avait retenu chez eux des tas de gens, mais enfin il y avait du monde, et, dans le secteur des places non-réservées, il y avait un bon millier de badauds.Pourquoi ?Pourquoi consent-on à la corvée de marcher jusqu\u2019au Chalet, malgré les ennuis du stationnement, alors qu\u2019on ne consent pas à se rendre au parc Lafontaine, ce qui est la chose la plus simple du monde.Pardon.On se rend au parc Lafontaine, mais on n\u2019entre pas au Théâtre de Verdure, tandis qu\u2019on s\u2019impose l\u2019ennui pénible d\u2019une marche jusqu\u2019au Chalet de la Montagne et qu\u2019on paye pour entrer au concert qui s\u2019y donne.Aux concerts que donne l'Orchestre Symphonique de Montréal au Chalet, on retrouve en bon nombre les habitués des concerts réguliers de la saison d'hiver, et certainement aussi les habitués des concerts symphoniques organisés au Forum par \u201cThe Montreal Star \" ; j'y ai vu de plus quantité de touristes.Cela constitue le public des places réservées.Le reste, ceux qui se tiennent debout derrière la petite clôture, ceux qui ont payé une somme modique, ce sont les promeneurs, les flâneurs, les amoureux \u2014 ceux \u201cqui s\u2019embrassent sur les bancs publics\u201d \u2014 et pour qui la Montagne est un refuge, en un mot, \"le reste\u201d c\u2019est ce qu'on appelle \u201cle populo\u201d.A la première de \"La Mascotte\", j'ai vu la classe bourgeoise qui naguère fréquentait les spectacles des Variétés Lyriques.Je n'y ai pas vu les gens du faubourg Québec, ni ceux du Plateau Mont-Royal, ni ceux de la rue Montcalm, de la rue Plessis, personne de toute cette population énorme qui vit en périphérie du parc Lafontaine.Et pourtant, toute cette population a passé la fin de semaine sur les pelouses du parc.La Cité de Montréal n'a certes pas organisé ce spectacle à l\u2019intention des seuls bourgeois plus ou moins huppés de Montréal, elle l\u2019a, je pense, organisé pour toute la population de la ville, huppée ou pas, bourgeoise, ouvrière, intellectuelle, populacière.Pourquoi ce spectacle n'atteint-il que la classe bourgeoise alors que les concerts du Chalet, autrement plus \"artistiques\u201d, atteignent toutes les couches de la société montréalaise ?Je crois que je le sais, je n\u2019en suis pas sûr.mais je crois que je le sais.Dès l\u2019instant où l\u2019on veut, à Montréal, déplacer des foules sour un spectacle de théâtre ou un spectacle vrique, il faut pouvoir offrir des vedettes \u2019énormément\u201d internationales et demander le rix fort (exemple: \u201cVisa pour l\u2019amour\u201d avec .uis Mariano et Annie Cordy) ou bien demander des prix d\u2019entrée ne dépassant pas ce qu\u2019il en coûte pour aller au cinéma.Annoncez demain que Tino Rossi est de la distribution de \"La Mascotte\u201d et vendez vos billets cinq dollars : après-demain, vous aurez vendu toutes les places des trente spectacles à venir.C\u2019est comme cela.Est-ce que je me trompe ?La prochaine quinzaine le dira.Si dans deux semaines \u201cLa Mascotte\u201d continue de se jouer devant cinq cents personnes, cela ne voudra pas dire que le spectacle n\u2019est pas excellent, cela voudra dire que le \u201cpopulo\u201d n\u2019a pas pensé que la marchandise vaut le prix qu'on en demande.11 préférera continuer à flâner sur les pelouses, dépenser sa piastre pour un cornet de frites et deux \u201cliqueurs douces\u201d.11 y a à Montréal des centaines de milliers de gens qui disposent tout au plus de deux ou trois dollars pour les plaisirs de fin de semaine.Si vous voulez les avoir à vos spectacles, laissez-les entrer à deux (on ne va pas au spectacle tout seul) pour deux dollars ; ils ont besoin du dollar qui reste pour le cornet de frites, la crème glacée enrobée de chocolat et la liqueur douce.Et je ne les blâme pas.LE TOUR DU MONDE Dans une interview qu'il accordait récemment à un ta and magazine américain, Arthur Itubinstein déclarait notamment \u201cJe suis incapable de jouer devant un auditoire que je n'aime pas.Voilà | ourquoi je ne peux pas jouer eu Allemagne ou en Autriche.Il n'y a pas de vengeance là-dedans l,es Allemands et les Autrichiens perdent peu par mon absence.et moi, je perds leurs applaudissements, leurs acclamations et leur argent.Le seul perdant, en vérité, c'est moi-même.Mais je ne joue pas pour ces gens-là simplement parce que je suis incapable de les aimer.Penser qu'il pourrait y avoir dans l'auditoire un seul Nazi suffirait à m'empoisonner complètement\".L'interviewer n'a pas demandé au célèbre pianiste qu elle impression il ressentait lorsqu'il jouait la musique de deux de ses compositeurs de prédilection .Beethoven iAllemand' et Mozart \u2022 Autrichien).D\u2019après un relevé fait ré-cemipent par le nouveau Conseil des Arts de la ville de New York, il existe actuellement aux Etats-Unis plus de 1,200 orchestres symphoniques établis sur une base professionnelle.De ce nombre.163 se produisent à New York ou dans les environs; les deux tiers de ces 103 orchestres ont été fondés depuis les vingt dernières années.ARTUR RUBINSTEIN .contradiction ?.& 'IA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI é JUILLET 1963 L'idée de tenir à Montréal le 14e Congrès de la Fédéra-(ion canadienne des Associa-lions de professeurs de musique était excellente et je dois féliciter les organisateurs montréalais du travail qu'ils ont accompli.Cependant, je me dois, en toute honnêteté, de taire certaines remarques quant a l'organisation générale de ce congrès, surtout du point de vue de la publicité.J'ai personnellement reçu plusieurs listes d'activités; chacune renfermait des renseignements différents.Comment cela se fait-il ?Quant aux traductions utilisées dans les brochures distribuées aux congressistes, elles constituent un affront à la langue française, pour ne pas dire, tout simplement, une honte pour notre ville.A noter que le \"français\u201d employé dans ces documents est toujours une traduction de l'anglais, qui figure au dessus.Voici quelques exemples glanés au hasard : \u201cMonsieur le Docteur Léon Lortie\u201d \u2022 .-.), \u201cprés, du Conseil des Arts du Métropolitain Montréal\".\u201cLes merveilleux cours présentés et le programme à être savouré offriront une occasion d'acquérir le stimulus et l'inspiration nécessaires à la pratique de notre profession\u201d.\u201cPar l'entremise de discus-tions, s'engendreront les ressources nécessaires à l'accomplissement de notre tâche\u201d.Conférence .Sujet : \u201cL'état futur des Professeurs de Musique privée\u201d.\"Si vous avez l\u2019intention de visiter à CAMMAC .Si vous pouvez prendre des délégués en votre auto .\"Une rue au nord est la me principale pour les grands magasins, rue St.Catherine\".\"Tous les banquets et réceptions sont compümentai-res sur l\u2019inscription\u201d.\u201cS\u2019il y a des autres questions poscz-les à M.Cameron ou des autres membres du Comité du Congrès\".No questions, 't hank you ! C.G.AU CHALET DE LA MONTAGNE MARDI SOIR \u2014 Deux jeunes musiciens canadiens, le chef d\u2019orchestre Pierre Hétu et le pianiste Richard Gresko, seront en vedette au deuxième concert que l'Orchestre Symphonique de Montréal donnera au Chalet de la Montagne, mardi soir, à 8 h.30.L\u2019oeuvre principale au programme est le célèbre Concerto en la mineur, pour piano et orchestre, de Schumann.En cas de pluie, le concert aura lieu à l\u2019intérieur du Chalet.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL lf THEATRE LYRIQUE DE MONTREAL prétvnfa CE SOIR *t fout Ut beaux toirt * * 30 P.M.iMASCOTTE OPÉRETTE EN 3 ACTES Direction: LIONEL C4UKAIS UAKEllE COimiU \u2022 JACQUELINE NODfft JEAM LOUIS FELLECIK \u2022 CUT HOfMUH cfutD rmcis \u2022 vicioi cisr KATUQND tOUt Billets: SI.SO el 52.00 \u2022n vente tut guichet* du théâtre ( Réservations : 873-4487 PARC LAFONTAINE Température incertaine \u2014 873-444C 26e talion d'été \u2014 Deuxième concert Sous les auspices des Concerts Classiques Mois©* CHAUT DU MONT-ROYAl MARDI, 9 JUILLET à 8 h.30 P.M.PIERRE HETU au pupitre soliste RICHARD GRESKO pianiste Programme i Ouverture \"Die Fledermaus\" (Strauss)} Concerto en la mineur (Schumann)} Suite no 1, \"Peer Gynt\" (Grieg); Caprice Italien (Tchaikowsky).Chaises: S2.00 (section rés.) $1.25 (section géo.) Places debout i $0.75, (taxe inc.) En vente au Chalet seulement le soir du concert, à partir de 7h.15.Le concert aura lieu beau temps, mauvais temps CLAUDE GINGRAS SCHUMANN vu par Horowitz, Richter et Rubinstein Bæas mm SCHUMAN N .magistralement servi par trois des plus grands pianites de l'heure SCHUMANN: \u201cScènes d'enfants\" et Toccate op.7: SCARLATTI : Sonates L.209.430 et 483 ; SCHUBERT : Impromptu op.90 no 3 : SCRIABINE i \u201cPoème\" op.32 no 1 et Etudes op.2 no 1 et op.8 no ,12 \u2014 Vladimir Horowitz, pianiste (Columbia.ML-5811 MS-641U SCHUMANN = Sonate no 2.en sol mineur, \"Carnaval de Vienne\" (op.2G> et \u201cPapillons\" \u2014 Sviatoslav Richter, pianiste (Angel.3G104 S-36104) SCHUMANN: \u201cCarnaval\" (op.9» et \u201cFantasiestücke\u201d \u2014 Artur Rubinstein, pianiste (RCA Victor LM-2G69 LSC-2669) % ES TROIS DISQUES récents mettent en vedette trois des plus grands pianistes de l'heure et contiennent quelques-unes des oeuvres majeures de Schumann.L\u2019audition successive de ces trois disques nous fait découvrir chez les trois interprètes une très grande affinité avec le tempérament passionné et rêveur du grand romantique allemand.Et la comparaison est d'autant plus facile que ce tempérament n\u2019a à peu près pas évolué, depuis la première oeuvre de Schumann, que celui-ci composa alors qu\u2019il avait 19 ou 20 ans, jusqu\u2019à celles qu\u2019il écrivit à 43 ans, quelques années avant sa mort tragique.Le style pour ainsi dire immuable de Schumann au piano nous permet de retrouver avec un heureux étonnement plusieurs des mêmes valeurs pianistiques et Interprétatives chez trois musiciens qui sont, certes, de naissance ou de formation russe, mais qui n\u2019en sont pas moins doués de personnalités très accusées.Les trois disques offrent exactement le même intérêt dans le choix d\u2019oeuvres et la même qualité d\u2019interprétation et d\u2019enregistrement.J\u2019aurais donc l\u2019impression de commettre une injustice en parlant de l\u2019un avant les deux autres, c\u2019est pourquoi j'aurai recours à l\u2019ordre alphabétique.Horowitz : c\u2019est son deuxième disque depuis sa rentrée après un silence inexplicable de dix ans, rentrée dont nous sommes redevables à la Columbia.Et comme le disque précédent, paru il y a quelques mois (et contenant la Sonate op.35 de Chopin, l'\u201cArabesque\u201d op.18 de Schumann et des pages de Rachmaninoff et de Liszt \u2014 -Columbia, KL-5771/ KS-6371), ce deuxième microsillon récent de Horowitz nous démontre que l\u2019illustre pianiste, maintenant âgé de 60 ans, n\u2019a absolument rien perdu de sa virtuosité et de sa musicalité légendaires.On admirera Tune et l\u2019autre non seulement dans les délicates \u201cScènes d\u2019enfants\u201d et l\u2019éblouissante \"Toccate\u201d op.7 de Schumann, mais encore dans trois exquises Sonates de Scarlatti dont Horowitz reste probablement le plus grand interprète au piano, trois pages de Scriabine, l\u2019un de ses compositeurs de prédilection, enfin, un admirable Impromptu de Schubert.Le dernier disque de Richter a été enregistré au cours d\u2019une tournée, que le phénoménal pianiste soviétique effectuait l\u2019automne /dernier en Italie.Richter, qui se souvient qu\u2019il a; du sang allemand, nous donne un Schumann d'une* profondeur et en même temps d\u2019une vitalité pianüftique l\u2019une et l'autre extraordinaires.Voilà sans ddute l\u2019interprétation définitive de la magnifique Sonate en sol mineur (qui malheureusement, pour les besoins du disque, commence ici sur une face et continue sur l\u2019autre).Richter ressuscite, pour ainsi dire, les \u201cPapillons\u201d, oeuvrettes qui, sous d\u2019autres doigts, peuvent paraître si insignifiantes.Le \u201cCarnaval de Vienne\u201d n\u2019est pas aussi intéressant que le célèbre \u201cCarnaval\u201d op.9, mais c\u2019est quand même une oeuvre à connaître et c'en est là le seul enregistrement actuellement disponible en Amérique.Le son du piano est parfait et on entend très peu les bruits de la salle.Ce fameux \u201cCarnaval\" op.9, le voici, justement, servi dans une toilette toute neuve par l\u2019unique Artur Rubinstein.Au sommet de sa forme, le pianiste apporte à cette oeuvre tant jouée sa puissante virtuosité mais aussi une finesse d'interprétation qui donne à chacune de ces 21 petites pièces sa couleur juste.Au verso, une interprétation tout intérieure, admirable, des huit \u201cPièces de fantaisie\" (\u201cFantasiestücke\u201d).On est envoûté dès les premières mesures de la pièce d'ouverture, \u201cAu soir\u201d .L\u2019enregistrement a été réalisé en Dvnagroove.Le son est irréprochable, bien sûr, mais je trouve que ce procède, qui apporte tant à l'opéra et à l\u2019orchestre, est moins frappant dans le cas d\u2019un piano seul.Ravel: non ! Dello Joio : oui ! RAVEL : Concerto en sol; DELLO JOIO: \"Fantaisie et Variations\" \u2014 Lorin Hollander, pianiste, Orchestre de Boston, dir.: E Lcinsdorf (RCA Victor, LM-2667 LSC-2667* Lorin Hollander, pianiste américain d'une vingtaine d'années, possède une virtuosité étonnante pour son âge.Visiblement, il peut jouer n'importe quoi.Il a cependant une légère tendance au cabotinage (n'ayons pas peur des mots!).On s'en était aperçu lors des deux concerts qu'il donna déjà à Montréal.On imagine aisément alors quel traitement reçoit ici le Concerto do Ravel (celui pour les deux mains).C\u2019est brillant, tant que vous voulez! Mais comme raffinement .Le jeune Hollander se permet des rubatos qui no conviendraient même pas à Chopin II n\u2019a certainement pas lu Ravel; \"Je ne souhailo pas que l'on interpréta ma musique; il suffit de la jouerl\".Au pupitre, Erich Leinsdorf laisse son jeune soliste faire à sa guise, comme on laisse un enfant gâté faire tout ce qu'il veut dans la maison le jour de son anniversaire, et il s'occupe plutôt de faire ressortir des détails orchestraux Jusque-là Insoupçonnés.Enfin, à côté des excellents enregistrements du Ravel qui existent déjà, à commencer par celui de Samson François (Angel.35874 / S-35874*.on se demande bien quelle est l\u2019utilité de ce Nième enregistrement.Le disque, en somme, vaut surtout par sa deuxième face, qui marque le premier enregistrement de \"Fantaisie et Variations\u201d pour piano et orchestre du compositeur américain Norman Dello Joio, oeuvre plan!*-tiqua et orchestrale à la fois, vaguement écrite dans l'esprit de Ravel, et commandée par une firme de pianos américaine dont les instruments sont renommés pour leurs qualités percutantes ! On ne saurait imaginer exécution plus éblouissante.Et la technique \u201cDyna-groove\" se charge du reste ! C.G.\"Les Choéphores\" de Milhaud MILHAUD: \"Les Choéphores\" \u2014 Philharmonique de New York et Schola Cantoruin, dir.: Bernstein 'Columbia.ML-579G MS-6396) On sait l'amitié et la collaboration qui lièrent, durant do nombreuses années, Paul Claudel et Darius Milhaud C\u2019est à Rio de Janeiro, où le premier était ambassadeur et le second secrétaire d'ambassade, quo Milhaud composa la partition des \"Choéphores\u201d.Elle comportait deux innovations techniques d'importance.Pour la première fois, Milhaud y utilisait la polytonalité.De plus, dans deux sections de l'oeuvre.\"Présages\" et \"Exhortation\", il imagina de faire dire le texte selon un rythme quasi musical.avec accompagnement de percussion.Aujourd'hui encore, ces deux sections nous paraissent les plus originales et les plus fortes des \"Choéphores\".Pour le reste, la partition manifeste un sens dramatique, une vigueur d'écriture appréciables : mais le langage de Milhaud n'offre plus guère de surprises, et je ne suis pas sûr de no pas préférer, dans son immense production, les oeuvres de moindre ampleur où s'épanche un lyrisme d'exquise qualité.Leonard Bernstein dirige \u201cLes Choéphores\" avec la précision et l'énergie qu'on lui connaît, et certaines explosions de l'orchestre, en particulier, ont une rare splendeur sonore.Les solistes : Vera Zorina.McHenry Boatwright.Irene Jordan et Virginia Babikian, s'acquittent fort honorablement do leur tâche.Je regrette seulement qua les déficiences de leur diction française ne nous permettent pas de goûter le texte sans arrière-pensée.Car le texte de Claudel, dans \u201cLes Choéphores\u201d, n'importe pas moins que la musique de Milhaud.Ce disque, d\u2019excellente facture teclinique, a été réalisé en hommage à Darius Milhaud, à l'occasion de son soixante-dixiè-me anniversaire de naissance.G.M.VARIÉTÉS \u2019 \"The Group\" (RCA Victor.LPM-2GG3 / LSR 2663' Voici un nouveau groui>e vocal qui s'appelle, tout simplement, \u201cThe Group\" (deux garçons, une fille*.Il >' a là certaines onomatopées rappelant Lambert, Hendricks and Ross (qui sont maintenant Lambert, Hendricks and Bavan) et les Double-Six de Paris, mais \"The Group\" est avant tout un trio vocal traditionnel qui chante des paroles compréhensibles, et dont on aimera le parfait fondu et les arrangements nouveaux de mélodies fort populaires.Orchestre et enregistrement excellents.C.G.Hacketî et \"Oliver!\" Principaux extraits d'\"01ivcr !\" (Epic, LA-16037 BA-17037) Le trompettiste Bobby Hac-kett et son sextuor nous livrent ici ce qu\u2019ils appellent \"des impressions de jazz\" inspirées par les principaux airs de \u201cOliver!\" la comédie musicale basée sur le roman de Dickens dont, le héros est un enfant trouvé).Ce disque, bien qu'ex-cellemment enregistré, est assez plat.Tout d'abord, il n'y a pas, dans \"Oliver!\", de mélodies qui accrochent vraiment l'oreille.Ensuite, comme jazz, c'est vraiment très limité: pas de recherche véritable.Enfin.Hackett est certainement un bon virtuose de la trompette mais son jeu manque sérieusement de variété, et puis, cet orgue électrique en fond de scène finit par être passablement agaçant.Bref, un di>que inutile, comme il y en a tant.C.G.Dion \"Ruby Baby\" (Columbia, CL-2010 / CS-8810) Après avoir végété quelques années sur une petite etiquetto obscure 'tout d'abord avec la groupe des \"Belmonts\", ensuite seul), le jeune chanteur Dion 'c'est à la fois son prénom et son nom> vient d'entrer dans la grande écurie de Co lumbia.Preuve qu'il possède tin talent commercial, sinon musical.Comme voix et comme interprétation, il y a là un peu des hurlements de Presley, un peu des gémissements de Fabian, et.derrière, des filles qui font \u201coo-wa-uo\".C.G.DION .tin talent commercial Folklore canadien \"Acadie et Québec\" (RCA Victor, séria Gala, mono seulement i CGP-139) fl se fait de l\u2019excellent travail aux Archives de Folklore de l'Université Laval.Ceux qui connaissent Luc Lacoursière, Roger Matton ou d'autres membres du département le savaient déjà.Avec ce disque, tout le monde peut maintenant s\u2019en rendre compte.Il me semble qu'il faut se ré- Jvutr du fait que cette païïênfe recherche, menée chez nous par nos spécialistes, puisse, par le disque, être mise à la |x>rtéo du grand public.De ce premier disque, il y a peu à dire : les pièces choisies sont délicieuses et l'enregistrement, excellent Treize chansons, quatre \"reels' , pièces folkloriques du Québec et du Nouveau-Brunswick Espérons que de nombreux disques viennent s'ajouter à celui-ci.Et puisque ce sont des spécialistes qui le font, pourquoi n'ajouteraient-ils pas, sur la pochette ou en folio, des notes un peu plus élaborées sur l'origine et l'interprétation dot pièces choisies 7 J.O'N, INSTANTANÉS VARIETES : Le 26e micio-il-lon du pianiste Roger Williams, consacré à 12 mélodies \"western\" (\u201cCountry Style\", Kapp1 .dans la même région 12 ballades du cowboy amoureux Jim Reeves (\"Gentleman Jim\", RCA Victor1 .12 chansons de ^\"ii dernier film.\"It Happened At The World's Fair\", par Elvij Presley (RCA Victor* un microsillon de Jimmy White, \"Mister Honky Tonk\", en vedette depuis 4 ans à Toronto tCamden) .un nouveau microsillon do Lucien Hctu, brave homme et organiste bien tranquille \"J'aurais voulu danser\", RCA Victor.série Gala \u2022 .réenregistrement de ses 21 plus grands succès, par Paul Anka RCA Victor) .enfin, le 60e microsillon de Lawrence Welk.NOUVEAUX 45 TOURSi Charles Gauthier, Paul de Mar-gerie et son ensemble, Jean-Pierre Fcrland, Jenny Rock et Hervé Brousseau 'Select .Kitty Kallen, Henry Mancini, Iris Robin, Denise Karoll, Yolanda là-si, Louise Longehamp et \"Fren-chie\" Jarraud 'RCA Victor), Yvan Daniel (Alouette , But! Ives (Vista1.COURRIER 'i\ty A Mme Thérèse Beaudoin.Rosemont \u2014 Le disque du violoncelliste Pablo Casais enregistré au cours d'un récital que le grand artiste donnait à la Maison Blanche (paru l'an dernier sur étiquette Columbia) n\u2019est certes n'est certes paï \u201cson meilleur\".L'enregistrement, sans être mauvais, n'est certes pas aussi soigné qu'un enregistrement fait en studio.Par ailleurs, il est bien évident que le violoncelliste, maintenant âgé de 87 ans, n'a plus la maîtrise et la souplesse do ses jeunes années; le disque reproduit son jeu (et même ses murmures* avec une fidélité presque gênante.En somme, ce disque est avant tout un document.Quant au Concerto pour violoncelle de Schumann, Casais l'a enregistré il y a quelques années déjà, au Festival do Prades.L\u2019exécution est plu» parfaite mais l'enregistrement n'est pas récent.A M.Raymond Vigneault \u2014 Il existe un certain nombre d'ouvrages, en anglais et en français, donnant la liste des enregistrements disponible» d\u2019une même oeuvre musicale ou d'un même artiste.Mai.» comment voulez-vous que ces ouvrages soient complets et à la page, quand on sait qu'il parait, dans tous les genres musicaux, environ 400 nouveaux enregistrements par mois 7 Le mieux à faire, vraiment, c'est de suivre les chroniques de disques des magazines et des journaux et plus spécialement les chroniques qui, comme la nôtre, comparent chaquo nouvel enregistrement d'une oeuvre avec ceux qui existent déjà, LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1963/7 mmmm.CELLES MARCOTTE Anne Hébert et \"Le Temps sauvage\" mm l t-ff 1 £¦ A plus grande réussite de ce monde ce serait de demeurer parfaitement secret à tous tt à soi-même.Plus de question, plus de réponse, une longue saison, sans âge ni raison, ni responsabilité, une espèce de temps sauvage, hors du temps et de la conscience.\u201d Ainsi parle Agnès, la mère, dans la pièce d'Anne Hébert, \u201cLe temps sauvage\u201d, publiée par \"Les Ecrits du Canada français\u201d (XVI).Ne connaissons-nous pas cette femme, et le monde pu t Ile sécrète ?Dans \u201cLe Torrent\u201d, une mère disait : \u201cIl faut se dompter jusqu'aux os.On n'a lias idée île la force mauvaise qui est en nous ! \u2019 Et le fils, en écho : \"J'étais un enfant dépossédé du monde.Par le décret d\u2019une volonté anté-neure à la mienne, je devais renoncer à toute possession en cette vie.\u201d C\u2019est la même sorte de monde un monde de refus, d\u2019absence \u2014 qui naît dans \"Le Temps sauvage\u201d.Mais moins dur.moins parfaitement replié sur lui-même.11 y a trop de monde dans la famille d'Agnès pour que la parole y soit irrémédiablement étouffée : Agnès et son mari François, quatre filles, un fils Dans cette maison ordonnée, si bien protégée des influences du dehors, à l\u2019écart du village et de tout ce qui me rappelle la difficile aventure de l'homme, la vie traîne dans tous les ceins, et qui sait si elle ne se réveillera pas tout à coup ?Le risque est partout.Chez Sébastien, bien sûr.jeune mâle glorieux, chez le père aussi.François, tout délabré et tout humilié « :i soit.Egarés dans cette nouvelle \u201cMaison .Mélodrame avec Franco Inter-lènghi et Hélène Rémy.\u2014 Un avocat célèbre assure la défense d'un jeune homme accusé de crime apres avoir appris qu\u2019il s'agit de son fils.11.25 p.m.\u2014 Canal 3 i \u201cA lady without a passport\" avec Hedy Lamarr.John Hodiack ; et James Craig.\u2014 Un agent américain parvient à mettre à jour un réseau qui se spécialisait a transporter des Cubains aux Etats-Unis.11.35 p.m.\u2014 Canal 8 : \u201cThe Big Knife\", drame, avec Jack Palace et Ida Lupino.12.30 a.m.\u2014 Canal 12 : \"It's a small world\" avec Spencer Tracy, Wendy Barrie, Raymond Walburn et Virginia Sale.\u2014 Une comédie très amusante.deux héros s\u2019occupent de retrouver les grands-parents d\u2019une jeune orpheline.2.30\tp.m.\u2014 Canal 10: \u201cLe bouclier du crime\u201d (Américain, 1954'.Film policier avec O'Brien et John Agar.\u2014 Pat-cupidité, un policier devient un criminel.3.30\tp.m.\u2014 Canal 12 \u201cOn the Riviera\", avec Martine Carol et Raf Vallone.\u2014 Drame.4.00\tp.m.\u2014 Canal 10: \u201cParis chante toujours\" (Français, 1951>.Comédie musicale avec Clément Duhour et Madeleine Lebeatt.\u2014 Deux jeunes gens sont lancés, à la suite de l\u2019ouverture d\u2019un testament, dans un rallye des plus originaux.6.03 p.m.\u2014 Canal 12: \u201cCollegiate\" avec Joe Penner, Betty Grable.Jack Oakie ci Frances Langford.\u2014 Un jeune homme riche hérite d'une école de jeunes filles.8.00\tp.m.\u2014 Canal 10 : \"Le mousquetaire de la vengeance\" \u2018Américain, 19501.Film d\u2019aventures avec John Car-roi et Adele Mara.\u2014 Voulant tuer l'assassin de son père, un aventurier s'infiltre dans un complot.11.10 p.m.\u2014 Canal 7 t \u201cAgent secret\u201d (Américain, 1947'.Drame d'espionnage avec Charles Boyer et Laureen Bacall.\u2014 En marge de la guerre civile espagnole, une aventure policière opposant des industriels franquistes et républicains.11.10 p.m.\u2014 Canal 10 : \u201cDu grain pour les |>oulets\" (Es- pagnol.1934'.Drame policier avec Jacques Aveilan et l'e-pi Dominguo.\u2014 Deux sketches illustrant que le policier doit tout essayer avant de faire usage de ses armes.11.15 p.m.\u2014 Canal 3 : \u201cFather\u2019s Dilemna\" (1952' aveu Aldo Fabrizzi et Gaby Mor-lay.\u2014 Uu père a des problèmes jusqu'à ce qu'un étranger vienne résoudre la en .-a de sa famille Voici les cotes morales de* films à la télévision, telles qua préparés par l\u2019Office Catholique National des techniques da diffusion.CANAL 2 (samedi) 8.30 p.m- \u2014 \u201cLes époux terribles'*.Adultes.CANAL 7 1100 p.m \u2014\u2018 V ictoire sur la nuit\".Adultes.CANAL 10 2:00 I\\M, \u2014 \u201cLe point du Jour\u201d.Adultes 8 00 p.m.\u2014\u201cAssurance sur la mort**.Adulte*., des ir\u2019Ot.e» 11.00 p m.\u2014 \"Ba^ne â vie\".Adulte*.CANAL 7 (dimanche) 11:00 P :n.\u2014 \"Agent secret\" Adulte*.CANAL 10 2:30 p.m \u2014\"Le boucher du crime\".\u2022 Adultes, des réserves.4:00 P.m.\u2014 \"Paris chante toujour*\".Adultes 8 00 p.m.\u2014 \"Le mousquetaire de la vengeance\", Adultes 11:10 p.m.\u2014 \"Du (train pour les poulets\".Aduiles et ad« rentt.DIMANCHE 2.00 p.m.\u2014 Canal 7: \u201cLes sans soucis\" (Américain.1934'.Comédie avec Stan Laurel et Oliver Hardy.\u2014 Au cours de la grande guerre, nos LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1963/H 'CBFT\ta|WCAX\t*\t!\tCFCM \u2018 Montréal\t3 i Burlington\t*\ti\tQuébec .jWPTZ\t-1CBMT\t-\tICHLT 0 .Plattsburg c * Montreal\t» SherbrcoJ-e , CJSS\t1n CFTM\t! CFCF c Cornvkâ\u2018l ,u Montréal ** Montréal DU SAMEDI 6 JUILLET AU VENDREDI 12 JUILLET 10 le Québec chant* S K
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