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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1963-08-24, Collections de BAnQ.

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[" - : «fl- mm.Im&BB AMM |KÏS> g«à&§te$ÿ5jJ \u201c.->;\u2022 ggSP sasE S£g5 MO\\'I| i isa^i iü üte LE SÉMINAIRE DE QUÉBEC Sanctuaire à sa .SPrlS SSg^aS: «SS \u2022\u2022\u2022\u2022 traditions et de progrès mesuré &àâ4 ¦asfilwtëgi LA PRESSE propos cette l.o iiMtM/ino de LA PRESSE est publie au 7 ouest, rue St-Jacques, par la Compa «nie - gs&sst 4 IA PRESSE, 24 AOUT 1963 s^épqjwrwjj Le Conseil universitaire siégera dans quelques minutes, quelques membres seulement sont rendus.A gauche, Mgr A.-M.Parent, vice-recteur, et au centre, Mgr L.-A.Vachon, recteur.La première question à Tordre du jour; De Inopportunité de xt» IniitAr nhnlAnrnnhiAr.le Séminaire de Québec groupa dans une même communauté tous les prêtres diocésains, éducateurs comme missionnaires.Cette formule ne devait faire qu\u2019un temps puisque Mgr de St-Vallier, le successeur, décida de \"reconstruire le diocèse sur le modèle des diocèses de France\u201d.Les curés cessèrent alors d\u2019appartenir au Séminaire qui devint strictement une communauté de prêtres éducateurs et missionnaires.Ce que l\u2019on sait moins encore, c\u2019est que les Jésuites \u201ctenaient à Québec un collège classique bien organisé\u201d en 1663 et que le seul enseignement prodigué par le Séminaire de Québec à ses débuts fut celui de la théologie.Louis Jolliet fut un des premiers élèves à s\u2019inscrire à ce grand séminaire, préfigurant ainsi la longue lignée de Canadiens qui ont revêtu un temps la soutane avant d\u2019aller quérir ailleurs leurs lauriers.Pour la fondation du Petit Séminaire, il faut attendre en 1668.Monseigneur de Laval le fonda sur les ordres de Colbert et de Louis XIV qui assignaient à cette fondation la tâche de franciser les jeunes Indiens en les éduquant avec de jeunes Français.L\u2019évêque de Québec installa ses élèves dans une maison achetée de Mme Guillaume Couillard, fille de Louis Hébert.Ces locaux devaient vite s'avérer trop exigus mais ce n\u2019est qu\u2019en 1675 que Mgr de Laval put obtenir les fonds nécessaires à la construction de son Petit Séminaire.Tl £tnit inainnir In 7 HiWmhrn 1fi77 diennement par le supérieur ou par son plus de mauvais goût que dans la salle imm Ite * WfciB: Le printemps suivant, on rasait la maison de Mme Couillard pour bâtir le Grand Séminaire sur cet emplacement, et de toutes les constructions entreprises par Mgr de Laval, c'est la seule qui soit encore* debout aujourd hui, malgré tous les incendies qui l'ont ravagée.Au sous sol de cet édifice, un cicerone complaisant vous fera voir la cuisine du fondateur et les voûtes épaisses qui abritèrent les bourgeois de Québec durant la canonnade de Phipps en 1690.Depuis 1678, le Séminaire de Québec n'a jamais cessé de construire, tantôt pour réparer les ravages d\u2019un incendie, tantôt pour abriter un nombre toujours croissant d\u2019élèves et de professeurs.Si, au coup d'oeil, l'ensemble de ces édifices ressemble davantage à un fouillis qu'à un ensemble harmonieux.Monsieur de Frontenac peut nous dire qu\u2019il n\u2019en a pas toujours été ainsi.\"Voyez donc ces grands et superbes bâtiments qu'il 'Mgr de Lavait fait faire, écrivait-il en 1679.Ce palais est situé au milieu d'un jardin qui a été dressé à force et mines et aplani par le moyen de terres apportées de bas en haut du rocher sur lequel il est .\u201d A défaut de l\u2019ensemble architectural qu'il pouvait présenter à la fin du XVIIe, c'est un éventail de tous les styles que le Séminaire offre aujourd'hui à ses visiteurs : le victorien n'a jamais fleuri avec des Promotions et le contemporain n'a jamais été plus sobre que dans l'oratoire de la Résidence.Dans tout ceci, le bijou reste la chapelle que Ht aménager Mgr Jean-Olivier Briand en 1785.On dit qu\u2019elle est l\u2019oeuvre d'un artisan nommé Pierre Emond.Le retable, les statues et le lambris des murs appartiennent à la meilleure tradition de l'art canadien.Mais avec 1785 nous sommes déjà en régime anglais depuis 25 ans et le régime anglais devait modifier le Séminaire.Les nouveaux occupants l\u2019obligèrent en effet à ouvrir des classes pour tous les Canadiens anglais ou français qui désiraient poursuivre des études secondaires.Le Séminaire qui, sous Mgr de St-Vallier, avait dû abandonner les paroisses de la colonie, devait maintenant abandonner les missions qu\u2019il entretenait en Acadie et en Louisiane.Par la volonté des nouveaux maîtres, le Séminaire se consacrerai I dorénavant à l\u2019enseignement, uniquement à l\u2019enseignement.Ce fut l'enseignement au Grand et au Petit Séminaire.Jusqu\u2019en 1852, un siècle presque après le changement, alors que le Séminaire de Québec recevait une .harte royale l\u2019autorisant à fonder une université catholique et française.On ne peut s\u2019empêcher de trouver laconique le commentaire de cet événement dans le journal du Séminaire.Rédigé quoti- L'escalier de St-Joseph qu'empruntèrent les bourgeois de Québec en 1690 pour aller se réfugier sous les voûtes de la cave.Dans la crypte.,e premier tombeau de Mgr de Laval.En 1950, les restes du fondateur ont été déposés dans une chapelle funéraire aménagée à cette fin. séminaires.LA PRESSE, ¦Jètfï.t 4&P-' r; \u2018ÎK-S4 ¦ s \u2022ar* Si M.Gérard Fournier, portier au Séminaire depuis 33 ans, nous ouvre la plus vieille porte du Séminaire, celle qu'utilisait Mgr de Laval lui-même.écrire une histoire complète.Par son influence auprès des gouverneurs sous l\u2019un et l\u2019autre régime, cette institution a certes été une dominante de l\u2019évolution du Canada français.L\u2019intéressant serait maintenant de détailler cette influence, autrement que par les résumés historiques et les panégyriques qui abondent sur le sujet.Et l\u2019influence actuelle du Séminaire ?Voilà déjà un sujet moins discret, moins scientifique.A défaut d\u2019être contredites, toutes les théories sont bonnes.Entre mille, l\u2019une de ces théories veut que le Séminaire de Québec soit riche comme Crésus.grâce aux terres et aux limites forestières qu\u2019il possède depuis trois siècles sur la Côte de Beaupré.En trois siècles, l\u2019administration de ces terres a été aussi souvent mauvaise que bonne et il serait puéril de croire que les profits ont toujours été exorbitants.On sait par ailleurs qu\u2019une grande partie des profits ont alimenté l\u2019Université qui, jusqu\u2019à 1948, n\u2019avait jamais reçu une seule subvention, qu\u2019une autre partie va aux Grand et Petit Séminaires qui eux n\u2019ont jamais reçu de subvention jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Mais l\u2019énigme la plus complète qui persiste autour du Séminaire concerne la mentalité même de la maison.Cette mentalité a la force de la communauté qui unit les prêtres du Séminaire, et la communauté est très forte puisqu\u2019elle dirige cet ensemble que composent l\u2019Université et les deux Quand, sur nomination de l\u2019archevêque, un prêtre a passé dix ans au Séminaire, il a le privilège d\u2019accepter l\u2019agrégation.Par l\u2019agrégation, il renonce à tout bien et se donne au Séminaire qui dorénavant en prendra soin \"en santé comme en maladie\u201d.Les agrégés ne reçoivent qu\u2019un salaire minimum.S\u2019ils enseignent à l\u2019université, ils ont un salaire inscrit au budget, mais un salaire qui ne leur est jamais versé, qui revient au Séminaire.Au dire des prêtres qui en bénéficient, l\u2019agrégation est une condition extrêmement souhaitable parce qu\u2019elle favorise le travail intellectuel en dégageant le prêtre de tout souci matériel.Jusqu\u2019à tout récemment, cette agrégation se retrouvait sous une formule voisine chez les employés du Séminaire.Des célibataires et même des couples se \"donnaient\u201d au Séminaire qui les logeait, lés nourrissait et les employait aux mille et un travaux de la maison.Aujourd'hui, tous les employés sont syndiqués et les \"donnés\u201d appartiennent désormais à l\u2019histoire.A la tête de la communauté qui groupe les prêtres de l\u2019Université aussi bien que des deux séminaires, on retrouve le Conseil du Séminaire.A remarquer que le supérieur du Séminaire est en même temps recteur de l'Université mais que juridiquement son premier titre est celui de \u201csupérieur général du Séminaire de Québec\u201d.Son premier assistant au Séminaire sera vip0.ro/*tDHP ô l'iiniirorcitô nt roc onlroc Un bijou «l'art canadien : la chapelle de Mgr Briand.De* archivai auxquelles les flammes n'ont jamais toucha.24 AOUT 1963 représentant, ce journal fait écho aux menus événements de l\u2019année et on lé-rédige depuis un peu plus d\u2019un siècle.Or au 14 janvier 1853, on trouve ce mot de l\u2019abbé E.-A.Taschereau, le futur cardinal : \u201cAujourd\u2019hui arrive la charte royale établissant le séminaire en université.Elle est datée du 8 décembre, jour de la Conception de la Ste-Vierge, particulièrement célébré dans le séminaire et anniversaire de la consécration de Mgr de Laval, fondateur.Le jour ne pouvait être plus heureux.\u201d S\u2019il faut s\u2019en tenir à cette note, l\u2019enthousiasme n\u2019y était guère.Quoi qu\u2019il en soit, cette charte achevait l\u2019évolution juridique du Séminaire.Son statut devint ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui : d\u2019abord et avant tout une communauté de prêtres qui se donnent à l\u2019oeuvre du Séminaire.Cette oeuvre est triple : l\u2019enseignement secondaire au Petit Séminaire, l\u2019enseignement théologique au Grand Séminaire, l\u2019enseignement universitaire à Laval.Depuis, les seuls changements se sont produits dans la nature de l\u2019enseignement et dans les lieux où il se donne.Le Petit Séminaire est resté fidèle aux murs qui l\u2019ont vu naître.Le Grand Séminaire et l\u2019Université ont émigré vers Ste-Foy dans une cité nouvelle, dans un grand concert de controverses.Telle se résume en très bref l\u2019histoire du Séminaire de Québec.Souhaitons en passant qu\u2019à même les très riches archives de la maison un historien arrive à en * * « I I I I I i fms /iAA^T*i a m assistants seront supérieurs du Petit et du Grand Séminaire.Imposant, cet appareil hiérarchique est surtout efficace pour ramener sous une même autorité les activités des trois maisons d'enseignement.Il est aussi efficace pour former chez les prêtres une mentalité indescriptible à laquelle les gens réfèrent fil disant \u201cla mentalité du Séminaire\".Qu'a-t-on à redire à cette mentalité ?Que reproche-t-on le plus souvent à ceux qui en sont les images les plus fidèles?Rarement entendra-t-on quelqu'un leur reprocher d'être bautainement autoritaires ou excessivement rétrogrades.On leur en voudra surtout d'être modérés à l\u2019extrême et muets comme des tombes.Les exemples actuels les plus achevés sont l'archevêque de Québec.Mgr Maurice Roy, et le supérieur général du Séminaire, Mgr Louis-All>ert Vachon.Mgr Roy n'appartient plus au Séminaire, bien qu'il y ait fait ses études.La tradition veut d'ailleurs que, depuis le régime anglais.personne ne soit devenu évêque titulaire de Québec sans avoir passé par le Petit et le Grand Séminaire de Québec.Les deux exceptions sont les cardinaux Rouleau et Villeneuve, l'un dominicain, l'autre oblat.Les Québécois considèrent volontiers Mgr Roy comme un sage.Il semble effectivement être le point neutre des influences de la droite et de la gauche.Les uns diront Derrière la Basilique et les boutiques de la Côte de la Fabrique, un fouillis cTédifices pressés les uns sur les autres : Le Séminaire de Québec.6 IA PRESSE, 24 AOUT 1963 qu\u2019il n'a pas encouragé les abbés Dion et O'Neill, les autres diront qu'il ne les a pas condamnés.Personne ne peut le félicite* d'être de son côté, personne ne peut lui reprocher d'être de l'autre.C'est un modéré dans la tradition du Séminaire et jamais un quelconque éclat, un quelconque remue-ménage, une quelconque publicité n'a entouré la moindre de ses décisions.Le même respect, un peu énigmatique il est vrai, entoure la personne du recteur.Aimable, poli, souriant dans les grandes occasions, plus souvent austère, peu de gens se souviennent d'avoir décelé une certaine humeur chez Mgr Vachon.Pas plus ne pourrait-on lui reprocher la moindre injustice ou le moindre abus de son autorité.Des étudiants disent que lui soumettre un problème c\u2019est l\u2019enfermer en lui-même sans pouvoir soupçonner la moindre réaction.La décision viendra plus tard, nette, sans qu\u2019on puisse faire le partage entre son opinion et sa décision.Cette attitude est à telle point celle que le public prête au Séminaire que les rumeurs les plus fantaisistes ont couru, en juillet, au sujet du rapport de la Commission Parent.Mgr Parent est aussi du Séminaire.Il est vice-recteur de l\u2019Université et c\u2019est lui qui présidait la commission fondée par M.Lesage pour enquêter sur le système d'éducation au Québec.Quand la commission qu'il présidait a La cuisine de Mgr de Laval.Aujourd'hui, c'est une annexe de la buanderie.remis son rapport au premier ministre, des rumeurs ont voulu que Mgr Parent n\u2019ait eu rien à faire dans la rédaction du rapport.Or il n'y a absolument rien qui puisse laisser croire que cette rumeur soit fondée.Quelle est donc son origine ?Elle vient d'un secteur de la population qui confond une tradition de modération avec une tradition d\u2019immobilisme.Dans l'optique de ce secteur, les conclusions du rapport Parent sont hardies.Non pas hardies au point qu'un prêtre du Séminaire refuse de les endosser au nom de la sagesse et de la tolérance, mais hardies au point qu'un prêtre du Séminaire refuse de les proposer.Les rumeurs auxquelles la personne du mm ' ¦ Séminaire se prête sont de ce genre.Et toujours elles meurent d'elles-mêmes dans le silence qui entoure la maison.Et c'est ainsi que.tout compte fait, les Québécois «s'appuient sur le séminaire comme sur une tradition sage et forte.Plus que toute autre institution.le Séminaire de Québec semble à l'abri des sautes d'humeur d'une génération, à l'abri des vagues de la mode.Riche de tant de traditions qui pourraient être étouffantes, le Séminaire ne se retranche pas nécessairement derrière elles.On ne le surprendra pas à la fine pointe du progrès mais on ne le surprendra pas non plus à dormir recroquevillé sur les vieilles choses qui hantent ses corridors.L'Enfant-Jésus, patron du Petit Séminaire par la volonté de son fondateur.La statue est de Pierre-Noël Levasseur et elle fut installée au Séminaire le 1er juillet 1867, jour où l'on inaugurait le Confédération.SME.On retrouve le sigle partout dons la maison.Il rappelle le temps où le Séminaire de Québec était affilié ou Séminaire des Missions Etrangères de Paris. I Jir ^SS^^rA'- - '\t~ % -'%¦\t' -i: i W.%\u201e .; ¦;;\u2022* - \u2022?^\u2022aTjy-\u2019y -ç; .'^.c \">v~:\t¦¦ frais pour réussir une bonne limonade Une bonne limonade comme on la préparait autrefois ne se réussit qu'avec des citrons frais Sunkist.Quand vous pressez un frais citron Sunkist, vous obtenez le jus, la pulpé et toute la fine saveur des huiles contenues dans l'écorce.Votre limonade a ce bon goût légèrement piquant qui désaltère de façon si agréable.Préparez-en tout un pot ! C'est si facile.Pressez simplement le jus de6à8 citrons frais Sunkist dans un grand pot Ajoutez une égale quantité de sucre et 8 tasses d'eau avec de la glace.Mélangez et dégustez! Un peu de citron.ajoute beaucoup de piquant! Sunkist Marqu* déposé* Les meilleurs citrons portent ce nom i'a plus de IjjfeV# même titre que le barbecue et la pizza Rien ne semblait devoir troubler cette tranquille possession de la vérité.Pas même les signes cabalistiques qu'affichaient, sur feuille blanche, certains res taurants, pas même les plats du voisin chinois, quand même différents des miens Et j'en serais encore là, n'eût été le vague souvenir d\u2019un copain vietnamien, depuis retourné dans son pays, n eût été le vague souvenir de quelque confidence.Mais voilà.C'est ainsi qu'un midi, je me hasarde à réclamer ce menu que nulle part on ne nous offre, à recevoir ces signes que je ne comprends pas, à m\u2019en remettre à un garçon dont la bonne volonté dépasse quelque peu l'entendement, à m attaquer, mi-fourchette mi-baguette, à de mystérieux et envoûtants ennemis qui ont à la fois la force (cf.les épices) et la finesse Cette fois, je suis conquis.Je veux prendre la route de Chine.Voyage qui promet d\u2019être long, la cuisine PAR RENAULT GARIÉPY PHOTOS ANTOINE DESILETS Une scène souvenfes fois répétée, dans un restaurant chinois comme dans tout autre restaurant.La friture du riz secrets pour cet autre cuisinier.lien à Taise devant ses chaudrons, l'artisan de ce délicieux repas, le chef, Peter Mar.b n0N univers chin°is' &veux ici j \u2022 I parler de mon univers gastrono-mique, était bien défini et ne manquait pas de charme.11 avait son cadre, le restaurant des environs ou le quartier chinois: il avait ses mots de passe, chers à mes papilles: chow mein, chop suey.woon toon, egg rolls; il avait son histoire, une expérience une fois tentée avec des amis, puis renouvelée, et c'en avait été fait de la cuisine chinoise, elle n'avait plus de secret pour moi.Mes visites, répétées, m'avaient permis de posséder à fond les soo gai, les foo young, les moo koo guy kew, etc., je m'étais même astreint, une fois ou deux, à caresser du bout des doigts les inutiles baguettes, par acquit de conscience, et aussi un peu, beaucoup, à cause de mon voisin, un Chinois, lui.Vrai, je ne doutais plus de la conquête de l'Empire céleste, et les \u201cchinoiseries\" figuraient maintenant, suprême consécra- tinn à mnn hnrairp H»» la L\u2019AVENTURE RAFFINÉE D\u2019UN 8 IA PRESSE, 24 AOUT 1963 chinoise est l\u2019une des plus variées qui soient.On y trouve, par exemple, plus de cent façons d\u2019apprêter le poulet, et il en va de même pour les autres viandes, les poissons.Voyage qui promet d\u2019être merveilleux.Instruite de ma récente découverte et passion, Mme Henry Chan, du restaurant Sun Kuo Min, s\u2019offre à m\u2019initier d\u2019avantage à la chose gastronomique de ses ancêtres.Quel gracieux et charmant cicérone sera le mien! Réunis, quelques amis et moi, autour d une table magnifique, par ses bons soins et ceux de son époux, nous délaissons le mets chinois de consommation courante \u2022 concession probable du premier cuisinier chinois émigré à ses clients éventuels), nous délaissons (pas tous) couteaux et fourchettes.Ce soir, nous dinons dans le sud de la Chine, à la cantonaise.D\u2019abord le thé, qui nous accompagnera tout au long du repas.Puis les fruits, raisins et oranges, ces dernières en tran- ches, suivis de la soupe au chop suey chinois (légumes chinois, crevettes, porc barbecue, fruit de mer du nom d'abalone et oeufs).Viennent ensuite une dizaine de plats, plaisir des yeux avant celui de la bouche : poulet garni de diaphanes rondelles roses et blanches (des crevettes parait-il, servies en \u201cchips\u201d, doré frit servi avec sauce sub gum, Chow Sam Shee (poulet en morceaux, porc, abalone, et légumes), lamelles de boeuf avec sauce aux huîtres (dont on trouvera plus loin la recette), Chow Sai Foon (vermicelle chinois, crevettes en morceaux, poulet, porc barbecue et oignons), Gim Loo Woon Toon (sorte de ravioli, en friture, avec sauce aigre-douce), porc fourré aux champignons, aux pousses de bambou et aux saligots), canard Lenn Bun (canard froid avec marinades sub gum, fruits du lichee et sauce aigre-douce).riz frit Young Chow (avec crevettes en cubes, porc barbecue et oignons) ou riz bouilli.De tout cela il ne sera bientôt fait qu\u2019une bouchée.Mais nous entendons y mettre les formes.Aussi, à notre demande, notre discrète hôtesse nous dispense maints détails sur les us et costumes gastronomiques de nos très lointains voisins.Du maniement des baguettes < employées pour tous les aliments sauf la soupe), d'abord elle nous instruit.L'une, appuyée sur l'extrémité de l'annulaire et le creux du pouce, reste immobile : l\u2019autre, retenue par le majeur, l\u2019index et le pouce, est l'élément mobile de cette pince.L\u2019entreprise est au début difficile, mais il faut savoir y mettre le temps.Un conseil, toutefois, à ceux qu\u2019elle pourrait tenter ou qu\u2019elle a déçu : il n\u2019est évidemment pas question de se servir de baguettes si l\u2019on mange dans une assiette ; le bol en est le complément indispensable.L'ordre des aliments retiendra ensuite son attention et la nôtre.De cet ordre on a pu déjà se faire une idée, d'après l\u2019énumération, faite plus haut, des plats.(AUTHENTIQUE) Il faut jouer des avec meme au début V Pendant qae monsieur s'astreint au maniement des baguettes, madame, se méfiant des bois, préfère s'en remettre à l'habituelle fourchette.Le menu, rédigé en chinois, est quelque peu indéchiffrable.Heureusement, il y a Mme Chan.baguettes fruits, doute, est difficile .IA PRESSE.24 AOUT !?S3\t9 i 1 ' -jea» BLUE RiBSOfl ie pl.oz.r** Luuük cs i« mm Le secret Hellmann\u2019s dans l\u2019oeiif, \u2022 \u2022 \u2022 ^VonnM^ .¦^7™ ' y donné dü fil à retordre ménagera , c.à thé de sel poivre au poût environ 1 c.A table de sauce soya naturelle ( non colorée) I c.à table de sauce aux huîtres (oyster sauce) Couper d'abord le boeuf en lamelle».Mélanger les ingrédients et laisser reposer environ une demi-heure.Plonger ensuite, quelque 30 secondes, dans un bain de friture.Mettre à la poêle, y ajouter la sauee aux huîtres, et laisser frire 2 minutes.Servir avec riz bouilli, de_ préférence.On peut, si l\u2019on veut, remplacer la sauce aux huîtres (une préparation qu'on peut se procurer dans une épicerie chinoise, tout comme la sauce soya naturelle) par du gingembre ou un autre ingrédient, au goût.12 LA PRESSE, 24 AOUT 1963 8259 échangez cinq sachets vides contre deux nouveaux sachets BBawagtg» Mélange à soupe «MttNtt Mélange à soupe-POULET et NOUILLES Envoyez les sachets et ce bon à: OFFRE DES SOUPES COUNTRY GOOD DE HEINZ, ! DEPT.N.N., I H.J.HEINZ COMPANY OF CANADA LIMITED, LEAMINGTON (ONTARIO).1 ! NOM \u2022 ADRESSE\tVILLE j Cette offre n'est pas valable si les étiquettes sont postées après | le 31 décembre 1963, et elle est faite sous réserve de toutes les lois i provinciales.Une seule offre par famille Veuillez m'envoyer les deux variétés de soupes Country Good de Heinz que j\u2019indique ci-dessous.G Poulet et nouilles\t?Poulet et riz D Boeuf et nouilles O Crème de pommes de terre O Oignon ZONE PROV.VOUS SAVEZ QUE C'EST BON PARCE QUE CE SONT DES PRODUITS HEINZ l'EST ENCORE L'ETE.Il faudrait tenter de le retenir avec ses deux mains.Emmagasiner tout le soleil, qui bientôt s'affadira.Prolonger la bienheureuse détente des longues soirées fraîches et embaumées.Tous, nous avons soif de cette liberté qui souffle comme une bonne brise.Et les couturiers eux-mêmes se sont laissé emporter par cette vague, en libérant la silhouette de toute contrainte.Elle évoluera donc avec aisance, aussi bien à la ville qu\u2019à la campagne, dans de gracieuses robes de mousseline.d\u2019organza, d\u2019organdi ou de soie naturelle.Les modèles ont été conçus avec la plus grande simplicité.Jupes presque droites ou épousant à peine la rondeur des hanches.Encolures très basses, ou au cou, mais dans ce dernier cas elles dégagent totalement les épaules.Sans manches, elles permettent une plus grande liberté de mouvement.Rien qu'à se promener sous le soleil éclatant, les belles arriveront à obtenir une peau bronzée, opération qui se complétera sur la plage, pour atteindre à ce degré exigé par l'esthétique.Et à l\u2019heure de la danse, l'organdi et la mousseline accentueront leur allure frivole pour s'adapter aux pas cadencés d'un tirid Ait H'iin*» rhaj*ha4*ha\t________ Deux fraîches silhouettes.L'une de Dior, à gauche, évolue dans une robe blanche en organza, rehaussée d'une grosse rose à la taille.Celle de Cardin a endossé une légère robe en mousseline imprimée bleue et rose.un livre de recettes gratuit! Conservez les sachets vides des soupes Country Good de Heinz ! Envoyez-nous cinq de ces sachets et nous vous ferons parvenir gratuitement deux de vos soupes préférées Country Good de Heinz ainsi que le livre de recettes Country Good de Heinz.MOUSSELINE OU ORGANZA? dm*#- .de fer 14 LA PRESSE, 24 AOUT 1963 Bardé PAR PIERRE BOURGAULT PHOTOS: ANTOINE DESILETS uaïjmci u \u2022 v \u2022 '-' f ,
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