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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1963-12-28, Collections de BAnQ.

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[" \t\t\t IS\t\tlu\t\t10\tm\t§!\t)K ma\t\tMïlH\t\t\t\t\t SS DECEMBRE t943 Autour da la table \u2014 table ronde qui, bientôt, devint table tournante \u2014- nous avons réuni les titulaires des rubriques de ce cahier Arts et Lettres: Jean Béraud (théâtre), Alain Pontaut (cinéma), Jacques Keable (radio et télévision), Gilles Marcotte (littérature), Jean O'Neil (music-hall) et Claude Jasmin (beaux-arts).Claude Gingras, à titre de modérateur, a posé à chacun la question suivante : QUEL A ETE, D'APRES VOUS, DANS LE DOMAINE OUI VOUS EST PROPRE, L'EVENEMENT SIGNIFICATIF, CHARGE DE SENS, DE L'ANNEE ?Notre critique musical, Jean Vallerand, empêché de participer à cette table ronde, nous a livré sa communication, que I on trouvera à la fin de cet article.Notre doyen, Jean Béraud, est invité à parler le premier.(Théâtre) ¦¦^ERAUD: C'est l'inquiétude que nous devons avoir dans le moment, pour l'avenir du théâtre à Montréal.Cela est d\u2019abord dû à La désaffection du public, d'un côté, et au choix du répertoire, de l'autre.Par ailleurs, je dirais, quitte à scandaliser des gens, que la Place des Arts fait tort au théâtre.Beaucoup de petites gens allaient chaque mois au TNM, au Théâtre-Club, au Itideau-Vert et maintenant économisent ces cinq dollars, ajoutent un dollar, et vont entendre un concert symphonique, un concert d'opéra ou même monsieur Belafonte à la Place des Arts.Ça se comprend, parce que la Place des Arts est un grand salon, ce que ne sont pas, malheureusement, nos théâtres.La plupart de nos salles sont sinistres.La désaffection du public est due.donc, à deux causes : à son manque d'mtérét pour le théâtre actuel et au défaut do choix d'un répertoire fait pour lui.Parce que j'estime que trop de directeurs de théâtre choisissent des pièces qui leur plaisent, à eux.mais n'attirent pas le public.Et nous avons comme conséquences : la cessation des hostilités a la Poudrière, le Théâtre-Club qui ne joue pas encore cette saison, l'Egrégore qui a semble fermer ses portes pour un moment, le Théâtre de l'Anse qui n'a pas poursuivi sa saison, le Théâtre du Nouveau Monde qui vient a peine d'annoncer pour janvier \"Huit Femmes\".Seul le lîideau-Vert fonctionne à plein rendement, et il fonctionne, chose étonnante (ce qui veut dire que le public n'est pas bête', tl fonctionne avec du boulevard, avec Claudel, avec Giraudoux, avec Cocteau, avec Marivaux.Gingras t La Comédie-Canadienne ne devait-elle pas.de son côté, ouvrir un Atelier des-sai ou je no sais quoi ?Béraud t La Comédie-Canadienne devait ouvrir un Atelier d\u2019essai et n\u2019a pas pu le faire faute de trouver un local.Cet Atelier devait être logé à la Place des Arts et la Place des Arts a mis à la porte l'Ecole nationale de théâtre, la Bibliothèque du TNM (qui est l'ancienne \u201cCommunity Library\" du MRT) et en même temps n'a pas pu accueillir l'Atelier, parait-il, faute de place.Marcotte t Est-ce qu'il n'v a pas aussi le théâtre d'amateurs, c'est-à-dire un théâtre d'une certaine qualité, qui atti- re quand même un certain public ?Béraud: Il y a ce théâtre-la qui garde ses fidèles: les Apprentis Sorciers, par exemple, les Saltimbanques, conservent leurs habitués.Ils jouent devant moins de cent personnes, évidemment.Keable: La situation géographique des salles n'est-elle pas importante?Le Rideau-Vert, par exemple .Béraud: Ce n'est plus important.parce que les gens se déplacent de toutes les parties de la ville pour aller, précisément, au Rideau-Vert.Mais il faut dire que Montréal, tant qu'elle n'aura pas de métro, n'est pas une ville facile pour le théâtre: ce n'est pas une ville qui aide le théâtre.Les communications sont difficiles, les terrains de stationnement sont rares autour des théâtres, et les gens hésitent à sortir de chez eux les soirs de mauvais temps pour aller affronter des problèmes de ce genre-là.qui sont tout à fait en dehors du théâtre.La fréquentation du théâtre est une chose qui s\u2019est perdue.Il y a 15 ans.il y a 20 ans.on allait au théâtre une fois par semaine.C\u2019est une habitude qui n\u2019existe plus.Marcotte : Croyez-vous que.s'il y avait du théâtre à la Place des Arts, les gens iraient en très grand nombre ?Béraud : Je suis content que vous m\u2019v fassiez penser, parce que je ne comprends pas que l'on ne fasse pas de théâtre à la Place des Arts, si ce n\u2019est que l'on estime que la Place est trop grande.Mais le TNP, à Paris, au Palais de Chaillot.joue devant 3,000 spectateurs.Mais il joue évidemment du théâtre pour 3.000 spectateurs.II ne joue pas do la comédie intime: il monte de grands spectacles.Si vous donnez le \u2018\u2018Christophe Colomb\" de Claudel ou même un grand mélo comme on en donnait au Châtelet, â Paris, une grande \u201chistoire\u201d avec beaucoup de décors, de mouvement, d'animation dans le décor, ou même un classique â grande mise en scène (\u201cMonsieur de Pourceaugnac\" de Molière était l'idéal >.eh bien ! pour des spectacles de ce genre-là, la Place des Arts, c'est l'endroit indiqué.Pontaut t Vous dites qu'il y a une erreur de distribution au niveau de la sélection des pièces.Qu'est-ce que vous pensez, qu'un théâtre d'avant-garde devrait monter ?Evidemment, Ionesco (\u201cLe Roi se meurt\"), ce n'est peut-être pas l'idéal, mais selon vous, qu'est-ce qu'il devrait monter qui ne soit pas classique et qui soit quand même d\u2019avant-garde ?Béraud : Le théâtre d'avant-garde.son répertoire est tout indiqué : c'est l'avant-garde ! Il n'y a pas d'erreur.D'ailleurs, ces comédiens-là ne sont pas équipés pour jouer autre chose.Ils n'ont pas le métier qu'il leur faudrait pour jouer les classiques, par exemple.Ils n'ont pas la tenue, ils n'ont pas l'allure, ils n'ont pas la diction.Us n'ont rien de ce qu'il faut pour faire les classiques.Ils n'ont pas de formation de conservatoire : ce sont des amateurs.Et je dois dire qu'au point de vue théâtre amateur nous n'avons pas trop à nous plaindre Nous avons d'excellents amateurs.do très bons amateurs.Jasmin : Est-ce que je rêve, là, ou si je bêtifie?Vous avez dit qu'il y a un certain public qui est parti à la Place des Arts.Donc, le théâtre est pratiquement débarrassé d'une clientèle paresseuse, bourgeoise, qui s'est \"garrochée\" sur les quatre bars de la Place des Arts.Est-ce que ce ne serait pas une solution que le théâtre se fasse un nouveau public de collets-bleus et surtout de collets-blancs ?Béraud : Il essaie, mais ça ne donne pas grand-chose .La clientele, à Montréal, est faite de façon très, étrange.En musique, pas de problème, mais en théâtre, il y a la barrière des langues.Les Néo-Canadiens forment la majorité de la clientèle de musique (et ça.les grands imprésarios vous le diront'.mais ils ne vont pas au théâtre (théâtre français, parce qu'il n'y a plus de théâtre anglais'.Ensuite, il y a les Juifs, qui vont au concert mais vont très peu au théâtre français Les Canadiens français viennent en troisième lieu : ils vont au concert et au théâtre.Enfin, il y a les Canadiens anglais, qui sont ceux qui sortent le moins à Montréal, qui sont les plus collés à la télévision.Ils ont laissé mourir le théâtre, le Majesty's est démoli, le Montreal Repertory Theatre, qui était la troupe la plus ancienne de Montréal, est morte .Keable : Est-ce que ce sont les auteurs canadiens qui manquent, ou si ce sont les comédiens qui ne sont pas intéressés ?Béraud : Les auteurs canadiens manquent toujours .Mais là, vous avez un autre problème, vous avez un problème très grave, qui va exister pendant x années : c'est la cassure entre la foule, qui parle jouai, et le public de l'élite, qui parle français.Certaines pièces auront du succès auprès de la foule, qui n'en auront pas auprès de l'élite, et vice versa.On ne peut pas réunir les deux publics et j'estime que ce qui est beaucoup plus grave que les barrières entre Canadiens, Juifs.Néo-Canadiens, c'est la barrière qui existe entre Canadiens français on dirait presque de deux races différentes, en tous cas de deux langues différentes.Keable : Est-ce une exception.ou bien est-ce possible qu'il y ait des pièces d\u2019auteurs canadiens qui rejoignent tout ce monde-iâ ?Je pense aux pièces de Gélinas, par exemple.Béraud : Gélinas et Dubé sont les seuls â avoir rejoint ces deux publics.Jasmin : Félix Leclerc .Béraud : Félix Leclerc ne rejoint pas les deux.II rejoint le populo très bien, d'une façon très, très active.A: (Cinéma) Girgras : Si nous passions maintenant à un autre domaine: le cinéma.Pontaut : Dans le cinéma, il faut noter d'abord une chose assez merveilleuse, c'est que les souhaits que nous avions faits il y a un an se sont, en grande partie, réalisés.Nous avions parlé d'un festival compétitif ou d'une partie compétitive, nous avions parlé d'une multiplication de salles d'art, de cinéma d'art: ça s'est fait, nous avions même parlé de cinémathèque .Marcotte t .et de cinéma canadien .Pontaut : .et de cinéma canadien, oui.Je crois qu'avec le mouvement \u201cConnaissance du Cinéma\u201d nous avons posé la première pierre d'une cinémathèque à Montréal, en ce sens que le cinéma, comma les autres formes d\u2019art, a une histoire, et qu'il est important d\u2019en conserver le patrimoine et d'en montrer les effets.Cela a amené des choses comme la Rétrospective Renoir, le Festival Max Linder; cela donne aux gens qui s'intéressent au ciné- ma le moyen de le voir dans le passé, cela ouvre la porte à de nouvelles rétrospectives.Marcotte: Est-ce que cette cinémathèque est importante surtout i>our les créateurs ou pour les spectateurs ?Pontaut : Je pense : pour les deux Cela a une importance très grande pour les créateurs, qui peuvent connaître ainsi des oeuvres du cinéma muet, des oeuvres que l'on ne connaissait pas Cela a aussi une Importance pour le public, en ce sens que ça joue un rôle culturel très direct.Parce que si nous sommes gâtés en ce qui concerne les films récents, il y avait, je crois, une certaine rupture avec le passé Marcotte : Est-ce que la cinémathèque ne contribue pas aussi, d'une certaine façon, à renouveler le mythe du cinéma ?Pontaut : Ça le renouvelle, mais ça lui donne un côté un petit peu moins \"mythique\u201d en ce sens que ça donne ou public des valeurs concrètes.(Télévision) Gingras : Et en radio-télévision, qu'est-ce qui se passe ?Keable: Il est très difficile de choisir l\u2019événement sur le plan de la production, parce que b télévision est multiple, mais il y a une émission qui me semble ressortir, et ce sans préjudice pour les grandes émissions dramatiques et musicales : c'est une émission d'infor-malion qui s'appelle \"Aujourd'hui\".qui est sortie des ruines de \u201cCe soir ou jamais\".C'est une émission que l\u2019on a souvent vantée, qui est très bien faite, qui suit de près l'actualité, qui développe souvent certains points qui sont sujets a discussion, comme dernièrement l'Affaire Coffin.Il m- y a un deuxième événement que je veux signaler, cette fois sur le plan de l'organisation do la télévision.Cette année il y a eu la création d'un réseau privé Pontaut disait tout à l'heure qu'il avait été exaucé en ce qui concerne le cinéma.En télévision, c'est exactement le contraire qui se produit.L'an dernier, je formulais lo voeu que la télévision soit nationalisée au plus tôt.H s'est produit exactement le contraire : c\u2019est que non seulement elle n'est pas nationalisée mais qu'il y a maintenant un réseau privé qui existe, et qui peut faire concurrence â Radio-Canada.Marcotte : En quoi \u201cAujourd\u2019hui\" représente-t-il quelqi-i chose de neuf, dans la télévision?Ça me parait, à moi, être tout simplement le développement d'une formule 1res éprouvée.Keable : C'est une formula qui arrive, je pense, a un sommet.L'émission dure maintenant une heure.Autrefois, chaque interview durait six ou sept minutes, indépendamment du sujet traité.Aujourd'hui 0.1 consacre parfois une émission complète, ou du moins une bonne partie de l'émission, à un sujet, on fait des tables-rondes, on émet des opinions qui, il n'y' i a pas longtemps, pouvaient être considérées comme un peu révolutionnaires .Nous parlions tout a l'heure de cinémathèque.Pour ma part, je suggérerais la création d\u2019une télé-thèque.afin que l\u2019on puisse conserver les émissions de grande valeur.Je sais qu'il y a actuellement de grands problèmes quant a la conservation des émissions.Le film donne un rendement inférieur, on la sait : la vidéo donne un rendement Identique à la télévision en direct, mais se conserva moins longtemps que le film.SUITE A LA PAGE J \t \t Maurois et la Merry Udl Christmas et venez nous voir ! Ah ! ces cartes de Noël (et du Jour de l'An) ! Ce qu'elles en contiennent des perles (fausses, malheureusement, mais beaucoup plus drôles que les vraies I ).Une certaino chanteuse française bien connue, par exemple, nous envoie un double message, sous une couverture noir et blanc qui la montre appuyée sur une clôture de ferme : \"Mlle X vous adresse ses meilleurs voeux pour la Nouvelle Année.et présente son tour de chant jusqu'à la fin de décembre à tel endroit\".Vous n'allei pas vous imaginer que nous allons vous révéler qui et où, quand même ! Telle autre chanteuse aussi connue, mais sans doute sans engagement à l'heure présente, nous envoie simplement une photo d'elle, etendue par terre en manteau de vison, avec \"mes voeux les plus chers pour vous et les vôtres\" culture de masse Une nouvelle collection d'importance vient d'étre lancée chez Flammarion.Intitulée \"Portrait-dialogue\", elle comprend des études sur les grands écrivains contemporains \u2014 études accompagnées do commentaires par ces mêmes écrivains.Le sujet du premier volume, Henry de Montherlant, n'a pas fourni d'abondants commentaires, parce qu'il était .très occupé.On note quand même quelques passes d'armes intéressantes entre lui-même et son commentateur, Jean de Beer.André Maurois est plus abondant, comme de juste.Il nous livre, en conclusion, ces bonnes réflexions sur la culture de masse : \"La culture de masse donne à l'écrivain moderne une chance, jusqu'alors jamais égalée, de modeler les hommes.Le progrès techniquo accroît, et accroîtra de plus en plus, la durée des loisirs.Pour remplir ces heures de repos la lecture et le spectacle vont coopérer.Des esprits innombrables, sur toute la planète, vont être transformés par le livre, la scène et l'écran.Dès maintenant l'influence de nos civilisations occidentales se fait sentir chez des peuples qui jusqu'alors nous étaient fermés.Quelle chance pour nos écrivains ! Quelle chance-, oui, si nous avons quelque chose de grand à leur apporter .\"Là est tout le problème de l'écrivain moderne.S'il n'a rien à offrir que le désespoir ou qu'un système de valeurs hédonistiques, alors des esprits avides chercheront ailleurs leur pâture.Mais il faut espérer qu'au-delà du dégoût, au-delà de l'angoisse, continuera de circuler, dans une littérature qui devient mondiale, un courant de compréhension, de pitié et d'amour.Il n'est pas vrai que la jeunesse no s'intéresse qu'aux plaisirs.Voyez le succès, en tous pays, du théâtre de Tchelokhov, de l'ONCLE VANIA, des TROIS SOEURS, LA MOUETTE.Qui sait si, à la faveur de nos prodigieuses inventions, \"une mutation inouïe n'est pas en train de produire un homme nouveau\" ?Il nous appartient, à nous écrivains, de l'aider à naître.\" Au travail I .(sic).Tel chanteur très populaire au Canada français nous souhaite \"beaucoup de bonheur à Noël et chaque jour de l'année !\".Ce \"beaucoup de bonheur\", pour nous, serait de ne pas à avoir à écouter ce monsieur durant au moins toute une annee, ni en personne, ni même à la radio ou sur disques.Nous exaucera t-il ?Sans doute pour s'intégrer dans le vaste mouvement de refrancisation qui bat son Hein chez nous depuis quelques années, tel groupe montréalais de langue anglaise a traduit (et fait Imprimer a la centaine I) une formule utilisée par les anglophones depuis des générations et nous offre scs \"félicitations do la saison\" (I) Par contre, une troupe montréalaise qui, croyions-nous jusqu'ici, était tout ce qu'il y a de plus français, nous envoie une carte ainsi imprimée t \"Greetings and best wishes for a happy holiday season\".Les iolles nulls de Mcniréal.Quatre mots après \u2014 ou est-ce la distance V \u2014 \"Les Cahiers du Cinéma\" résonnent encore des échos du dernier Festival du film de Montréal, prophétisant furieusement avec Louis Marco-relles les lignes de force d'une future sociologie et filmographie) québécoise, ou bien évoquant par l'image l\u2019auteur \u2018\"coté fleur\"' d'\"A tout prendre\u201d et son interprète Victor Désy.Ou bien encore \"les folles nuits de Montréal\".Mais non.c'est une photo sage, et prise au Kino-Club, do quelques gloires du cinéma mondial i Polansky, Godard, Patrick Strnram.Personnages au repos et très \"posant pour la postérité.\" Comme ces sculptures dont parle Kobert Daudelin, à propos de Godard, dans nos petits \u201cCahiers\" à nous (\"Objectif 63\u201d), \"la merveilleuse joie d'être forme\u201d que chantent ces grands hommes \"est leur véritable moteur\u201d.Moteur ' Le monde a les yeux sur nous .1964-65 La saison 1563-64 n'est qu'à moitié consommée que déjà s'organise la saison 1964-65.(\"Ça nous fait vieillir\", dirait telle dame du comité féminin de telle organisation de concerts montréalaise).La Place des Arts connaîtra donc une deuxième saison qui, en fait d\u2019éclat, n'aura rien à envier à sa saison initiale.Voici en effet un avant-goût de ce que l'on est à peu près sûr de voir à la Place des Arts la saison prochaine.Tout d'abord, un Festival international d\u2019orchestres : la Philharmonique de Varsovie; la Philharmonique du Japon dirigée par Akeo Watanabe; la Philharmonique de Moscou; l'Orchestre de la BBC et son nouveau chef, Antal Dorati; enfin, l\u2019Orchestre Symphonique de Toronto, qui devait nous visiter cette saison.A ces cinq orchestres, il faut ajouter la Philharmonique de New York, déjà annoncée.Ensuite : plusieurs troupes de ballet : lo Kirov de Léningrad, les Ballets de Paris de Roland Petit, (50 danseurs) avec Zizi Jeanmaire en vedette, et les célèbres Ballets espagnols d'Antonio (75 danseurs*.Egalement : la Comédie-Française; le Choeur national de la Suède (80 voix'; un nouveau pianiste russe, Yakov Zak; une nouvelle chanteuse russe, Irina Arkhipova; un récital de Marian Anderson s'intégrant dans sa grande tournée d'adieu; enfin, la troupe du Metropolitan Opéra, dont la tournée est désormais entre les mains (habiles) de Sol Hurok, roi des imprésarios.Tout ça.bien entendu, si les séances de football sur l\u2019écran géant de la Place des Arts ne sont pas trop nombreuses ! 2/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 28 DECEMBRE 1963 \"Cyborg\u201d, ou une histoire wslulexzyw 1 Jean-Paul Fugère dit un jour à Guy Fournier : \u201cVeux-tu m\u2019écrire ce qu'il est d\u2019ailleurs impossible de faire, un téléthéâtre de science-fiction ?\u201d Guy Fournier répondit : \u201cÇa ne peut pas se faire, mais qu\u2019à cela ne tienne, je suis un fervent de la science, je crois à l'homme issu des éprouvettes, je crois en la machine, jew wzitzrb cgijtdg hvvhwxxz tout de suite!\" Le téléthéâtre sera enregistré le 26 janvier, il durera une heure et vingt minutes et s'intitulera : \"Cyborg\u201d.En langage courant, ce terme qualifie le premier raid cybernétique.On prévoit que dans 75 à 80 ans, aura lieu ce premier raid cybernétique, qui sera d'ailleurs fait par l'un de ces deux moyens t \u2014un homme Issu directement d'un mélange d'éléments chimiques ; \u2014un homme synthèse, mi-homme mi-machine.Donc, tenons-nous bien, le premier raid aura lieu d\u2019ici 80 ans ! Je ne le verrai donc pas, à moins de trouver une quelconque fontaine de Jouvence.L'histoire ?11 ne s'agit pas d'une histoire traditionnelle de science-fiction, avec des machines, des robots, etc.Non, dit Fournier, l'histoire se situe \"sur un plan humain\".D'ailleurs, Fournier veut s'opposer à la théorie évolutionniste de Teilhard de Chardin qui, comme chacun sait, croit en l'homme se raffinant de siècle en siècle, se spiritualisant de plus en plus, laissant l'avoir pour l\u2019être, pour atteindre finalement à cct état parfait d\u2019humanité qu'il appelle la noosphère.Fournier dit non à cela ! L'homme conservera son esprit de conquête et s'attaquera au cosmos, délaissant peu à peu notre planète.Aussi, dans \u201cCyborg\u201d, un savant tentera de construire, en laboratoire, un homme cybernétique, mais dans une vision humaniste, celle de Teilhard de Chardin, s\u2019opposant ainsi à la volonté générale de voir naître un homme-synthèse mi-machine mi-homme, capable, plus que l'homme \"plus humain\u201d, de conquérir l'espace.Les comédiens ?Pierre Boucher, Benoit Girard, Huguette Oligny, Percy Rodriguez, Paul Hébert et Louise Latraverse.Non, Monique Miller ne joue pas, cette fois 1 Tonlon Jean.Il y a un nouveau téléroman, à Radio-Canada.Réseau français.De télévision.Uns nouvelle série d'émissions et qui donc en parle ?Pas grand monde.C'est l'Oncle Jean.C'est court, très court, car ce qui se conçoit bien s'annonce facilement, comme disait Shakespeare.Toujours est-il que l'oncle Jean vient nous annoncer les émissions pour enfants.C'est détendu.Le genre \"silencieux\".Le genre \"prenez donc le temps de vivre, mes agneaux, mes agnelets mes petits téléspectateurs\".En somme, comme dirait M.Ford en parlant de ses plus grosses voitures, c'est \"smooth-smooth\".C'est le téléroman le plus court mais le plus quotidien.Et c'est sur film.Un peu embrouillé sur les bords, chacun de ces petits films a pour objet de semer en chaque âme enfantine le goût de regarder les émissions à elles (les âmes enfantines) destinées I Mais surtout, oui surtout, c'est tendre.Il faut prêter l'oreille, écouter, rêver.Il faut se rouler jusqu'à l'appareil, se faire attentif.Faire taire les enfants, car c'est à eux qu'on s'adresse.Et les enfants qui écoutent sont atteints.Ils ne résistent pas.C'est plus fort qu'eux, Ils sont envoûtés et ils s'endorment tout de suite.Et ce sont les adultes qui, par-dessus les corps des enfants tombés sur le plancher ciré du salon, vaincus, regardent les émissions enfantines.Il faudrait.Il faudrait absolument que ce nouveau téléroman astucieux et efficace soit présenté vers les sept heures.Ce serait utile pour les parents qui n'auraient plus qu'a ramasser les enfants pour les porter dans les lits.Et l'Oncle Jean, ainsi, aurait fait oeuvre utile.Comme c'est maintenant, ça n'a plus de m .bon sens I Lo monde dort, le monde dort, puis la soupe colle au fond I .Et c'est comme ça qu'on finit par avoir mal à l'estomac I Madsen de Hollywood Axel Madsen, notre correspondant à Hollywood, était de passage à Montréal ces jours derniers.Mais qui est Axel Madsen ?Un jeune Danois \u2014 évidemment blond \u2014 qui vécut sept ans à Montréal, et qui tente maintenant la grande aventure à Hollywood.A Montréal, il a travaillé dans l'industrie cinématographique; à Hollywood, c\u2019est le scénario qui l'intéresse principalement.Il écrit les textes du \"Pat Boone Show\u201d, se prépare à faire l'adaptation américaine du film français \u201cLes Abysses\u201d \u2014 un boulot énorme 1 \u2014, et garde en réserve quelques projets de scénarios de long métrage qu\u2019il espère bien faire accepter quelque part.Du théâtre, aussi ; il a écrit une pièce futuriste sur le surpeuplement qui sera probablement montée par le metteur en scène John Cassavetes, à Los Angeles.Enfin, des articles pour \u201cLA PRESSE\u201d et des chroniques pour \"Les Cahiers du cinéma\u201d.Il publiera prochainement, à New York et à Paris (Editions du Seuil), un livre sur \u201cVingt-cinq metteurs en scène américains\u201d.Axel Madsen aime énormément Hollywood, et se dit convaincu que l\u2019ancienne capitale du cinéma retrouvera d'ici peu une nouvelle jeunesse.Bien sûr, les grands empires sont disparus ou en voie de disparition.Mais la production augmente ; 135 films en 1963, 20 de plus que l\u2019annce précédente.Et elle continuera d\u2019augmenter, parce qu'il semble bien que les aventures extra-territoriales des cinéastes de Hollywood vont disparaître à plus ou moins longue échéance.Enfin, sur le plan de la qualité, bien des espoirs sont permis.Les jeunes, en tous cas, ont beaucoup plus rie chance à Hollywood qu\u2019ils n\u2019ent ont jamais eu.Des commandes a Paris.La maison Fomac se transforme.Jusqu\u2019à maintenant, elle avait joué un certain rôle de grossiste.Ce rôle, elle l'abandonnera à compter de janvier.Cela signifie qu'elle ne conservera à Montréal qu\u2019un \"stock de dépannage\u201d, et que les commandes reçues par ses représentants seront transmises à Paris.Chaque représentant veillera désormais aux intérêts de quelques éditeurs sur l\u2019ensemble du territoire \u2014 alors qu\u2019auparavant il représentait tous les éditeurs sur une partie du territoire.D\u2019autre part, il est de plus en plus question de la création d'une Centrale de distribution du livre français et ca-nadien-français.On dit.entre les branches, que ce serait là l'une des recommandations, principales de la Commission Bouchard sur le commerce du livre.On souligne qu'une telle Centrale, en plus de fournir une distribution efficace, contribuerait à la réduction du prix des livres.Trois p'lifs titres et puis s'en vont.Que de souffrances, au cinéma, ne connaîtrons-nous pas avec les changements de titres ! 11 y avait ceux des versions doublées.\"Rebel Without A Cause\u201d devenant par exemple en français \"La fureur de vivre\u201d, ce qui, naturellement, ne voulait plus rien dire.Il v avait les transformations au début de l'exploitation locale, \"Le temps du ghetto\u201d devenant \u201cLes atrocités d\u2019Hitler\u201d.Et les transformations en cours de route, celles-ci susceptibles de vous envoyer revoir \"Sophie a bien des malheurs\u201d quand vous avez déjà vu \u201cLes malheurs rie Sophie\u201d, Procédé discutable ?Allons donc 1 Un titre, est-ce que çà compte ?Et s'il me' plait, à moi, de rebaptiser \u201cA la recherche du temps perdu\u201d, \u201cLes amants du Baron\u201d ?Ou \u201cLes maîtresses d'Aibertine\" ?Hein ?Ou \"Thérèse Desqueyroux\u201d, \u201cJ'ai empoisonné mon mari\" ?Ou \"Procès de Jeanne d\u2019Arc\u201d.\"Le martyre d\u2019une vierge\u201d ?, Pourquoi pas ?.~ wiippiwuiwi.:\u2014 ¦- - v.¦¦ &&&& æ.rig sr^troSa :'¦>', ry.» SËS# :?;/ ' î\u2018 ,1mm mm A-rt *Sè \u2022/NT3 ,«?%'.\t':r ; VÂ*r igmM srs&y-ssBi :'¦>', ry.» y&&.+ 32 \"Sam- son\".15 1.4), 3:00, 5:55, 8:50.ELYSEE : Salle Resnais : \u201cBauu.i A Orgosolo\u201d.Dll lun.re: >.en.7.30.9 30.Sam.: ft 50.30.10:60.Dim, : 1:30, 3\t.(, a:30, 7:30, 9:30.Salle 1\t\u201cL'Immortelle\".EMPIRE : Quand la chair succombe\" .0:15, 10:00.\"L'Imprévu\", 8 15.FRANÇAIS : \"Gordon le cheva'lcr d.\u2018s mers\".11:45, 2\t6(i, i 2''.\t9:4.4 \"La belle vie\".!0 00, ! 10.4 30, 7:55.GRANADA: \"Hatari\".32:30.4 45, 8:55.\"L'enfer est pour les héros\".3:15, 7:30 KENT et OUTREMONT t \"The Leopard '.1:3a.5:00, LAVAL : \"La prostitution\".12:10, 3:20, 6:30 .9.50 \"Nuits d'Orient\".2.05, 5:15, 8:30.LOEW'S : \"The Wheeler Dealers\".10.30, 12:45, 2:55, 5:10, 7:25, 9:33.MERCIER: \"Samson\".1\t3), 4:29, 7:24.10:19.\"Chefs d îlots\".12:15.3:10, 6:05, 9:00.MONKLAND : \"The Longest Day\".1.30, 5:00, 9:30.PALACE : \"Take Her She Is Mine \".10:20, 12.35, 2:50, 5 IK), 7:20, 9:35.PAPINEAU : \u201cHatari\".2\t35, i 50.\"L'enfer est pour les héros\".1(H), 5:20, 9:40.PARISIEN : \"Climats\".10:00, 12:45.3:30.6 15.9:05.PASSE-TEMPS : \"L'amour à l'italienne\".12:00,\t4:30, 9 25.\"Le géant à la cour de Kublai Khan\".3:10,\t8:10.\"Les internés de Kampili\".1:30, 6:30.PLACE VILLE-MARIE t \"The Conjugal Bed\".12:55, 3:10, 5:2(1.7:35, 9:50.PLACE VILLE-MARIE\", (petit cinéma) \"Dreams\".12:45.2:55, 5:05.7:15.9:20.RIVOLI: \"Hatari\".12:45.4 55.9:05.\"L'enfer est pour les héros\".3:23, 7:40.ROSEMONT: \"Quelle vie de chien\" et \"Chevalier du roi\".SAINT-DENIS : \"Parlei-moi d amour\".1:56,\t5:12, 8 28.\"L'enfant à la voix d'or\".12:30.3:46.6:42, 9:58.SAVOY t : RIALTO: \"Women of lhe World\".2:40, 6:15, 9 40 \"Fury at Smugglers' Bay '.1:15, 4:40, 8:01).SEVILLE: \"55 Days at Peking\".8:15.Mere, et sam.2.15, 8:15.Dim 2.15, 7:45.SNOWDON: \"In the French Style\".8\u201930.More .sam.et dim.2 00, 8.30.STRAND : \"Women of The World\".11:30, 3:00, 6:10, 9:40.\"Fury at Smugglers' Bay\".10:00, 1:25, 4:55, 8:10.VERSAILLES: Salon rotl-j;i 'Gordon le chevalier des mers\".8 (Ci \"La belle vie\".6.C0,\t9:40.Salon bleu: Longest Day\".7:45.VILLERAY : \"Le géant de la vallée des rois\".12:45, 3\t40,\t6 45.\t9:40.\"Chefs d îlots\".\u201c 26, 5:21, 8:26.WESTMOUNT : \"The Haunilng\".12:50, 2:50, 5.00, 7:10, 9:30.Le Théâtre de marionnettes d'Obratsov : Des marionnettes ?Plutôt des êtres humains.ANJOU \u2014 \"Chérie noire\", de François Campaux.Mise en scène de Nicolas Doclin.Avec Gilles Pelletier.Patricia Soleil.Maria Krishna, Pierre Giboyau, Camille Du-charme, Michel Maillot et Roger Michaël.Tous U s soirs h 9 h., le dimanche à 8 h.30, relâche le lundi.LA BOULANGERIE \u2014 \"Complainte et frénésie\", spectacle de jazz et de poésie.Les jeu., ven.sam., à 8 h.30.Le dimanche a 7 h.30.Nouveau spectacle de marionnettes les dimanches à 2 h.30.LA CABERGNOTE \u2014 An 1405 St-Hubert, deux pièces de Arrabal : \"Tricycle\" el \"Oraison\".Mise en scène de Pascal Desgranges.Les jeu., ven., sam., à 8 h.30.STELLA \u2014 \"Les gueux au paradis\", de G.M.Martens.Mise en scène de Jean Faucher, décors d\u2019Aras, costu-mes de François Barbeau.Avec Marcel Cabay.And.é Cailloux, Suzanne Langlois, André Montmorency, Gaétan Labrèche, Aimé Major, Yvon Deschamps, Raymond Royer, etc.Traduction du Théâtre du Rideau-Vert.Tous les soirs à 8 h.30, le dimanche à 2 h.30 et 7 h.30.CAFE DES ARTISTES \u2014 Huiles et aquarelles do Patrick Fordyce.CENTRE RECREATIF MAISONNEUVE \u2014 Jusqu'au 5 janvier, exposition de l'Association Indépendante d'Art.CITE DES LIVRES - Estampes et aquarelles de Gérard Tremblay.Jusqu\u2019au 14 janvier.COIN DES ARTS (Gare Centrale) \u2014 Oeuvres récentes de John Davies et de Paul André.GALERIE AGNES LE-FORT \u2014 Jusqu'au 10 janvier, peintures, gravures, et sculptures des artistes de la galerie.GALERIE CAMILLE HEBERT \u2014 Exposition de groupe des artistes de la galerie.Tous les jours de 11 à 6 h.sauf le dimanche, le mercredi soir de 8 à 10 h.GALERIE CLAUDE HAEF-FELY \u2014 Jusqu\u2019au 20, dessins de Bellefleur, Giguère et Tremblay.Tous les jours de midi à 6 h., le dimanche de 2 à 6 h.GALERIE D'ART FRANÇAIS \u2014 Peintures des artistes permanents de la galerie.Tous les soirs jusqu\u2019à 10 h , le samedi jusqu\u2019à 5 h.GALERIE LIPPEL \u2014 \"Moins\u201d, tissus en applique des Indiens de Tile San Bias.Aussi, sculpture africaine et pré-colombienne.Tous les jours de 11 à 6, sauf le dimanche.LA BOUTIQUE D'OPERA \u2014 \"Amahl et les visiteurs du to\u2019r\" i Ménotti) et \"Le Mariage aux lanternes\" (Offenbach1.Tous les soirs à 8 h.45 relâche vendredi.GALERIE MARTIN \u2014Oeuvres de William Martel et d\u2019autres artistes canadiens contemporains.Tous les jours de 9 à 5.30 h., sauf le dimanche.GALERIE MORENCY \u2014 Jusqu'au 4 janvier, oeuvres de René Richard.Tous les jours de 9 à 6 h., les jeudis et vendredi de 9 à 9 h.GALERIE NEUFVE-FRAN- CE \u2014 Aquarelles et gouaches de Claude Dulude, Fernand Toupin, Pierre Gendron.GALERIE NOVA et VETERA \u2014 Exposition rétrospective de Jean-Paul Mouiso.Sculptures et meubles anciens du Canada français.Le dimanche de 2 à 4 h.Jusqu\u2019au 11 janvier.GALERIE SOIXANTE - E:;,;o ition de Noël avec les peintres de la galerie.Du lundi au vendredi de 2 à 10 h., le dimanche de 2 à 5 h.GALERIE 1640 \u2014 Jusqu\u2019au 31 décembre, dessins, goun-t: s c; lithographies d'artix-U s contemporains.Du lundi au sa xri di de 1 h.à 5 h.30, le mercredi soir de 3 à 10 h.MUSEE DES BEAUX-ARTS : Galcris de TEtable \u2014 Jus-q au 16 jan .oeuvres graphiques de maîtres européens casant 1900.MUSEE REDPATrl \u2014 Ex- pesdion de photographies in-titulée \"Profils du Canada\", Du lundi au samedi de 10 à 5 h.PENTHOUSE GALLERY- J'u-qu'au 3 janv., peintures d\u2019Alfred Pinsky.Du lundi au vendredi de 10 à 5 h.LA GRANDE SALLE (Place e s Arts) \u2014 Auj., demain et l.s 2.3.4 et 5 janv.: (mati-i u\" ;:e.7 ment, à 3 h) ! les C-um's Ballets Canadiens.Au p c : anime: \"Pierrot de la 1.\t', chorégraphie de Lud- milla Chiriaeff.THEATRE SAINT-DENIS \u2014 A partir de lundi soir, jusqu'au 10 janvier, .i 8 il.30 : les Marionnettes Obratsov, de Mi sept).Pour, les adultes, tous les soirs, sauf le 1er janv., à i h 30 : \"Un étrange concert\".Pour les enfants, les 31 déc.et fi janv.à 2 h.30 : 'Aladin ou la lampe merveilleuse\".LE C5.BASTRAN Joliettc) Ce soir a 8 h.30 et 10 h.30 : Pauline Julien et Maurice Bouchard.AU P'TIT CAPORAL \u2014 \"Deux colons à la une\", avec Kay moud Le\\ esqùe et Benoit Marieau.Les mardis, mercredis et jeudis a 10 h.Les vendredis et samedis à 10 h.et minuit.de \"Banditi a Orgosolo\", gardé à l'affiche une troisième semaine.LA-PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 28 DECEMBRE 1963 'irüi: gwg| yyc**.[\u2022£>: >.sssacs 5®Sra ÿ»Ai -» iCW/tr c liiSIlv /-V.* \u2022¦ r sa maison avec une sorte de ne) i - c iiaüiiflle, entremêlant comme telles }1\t.antiques lev ruses les plus subtiles ii\t- es pies é.Intantes, Simone porte la i,;:\t.\u2022 c,-r jusqu'au point de fusion avec i ,,\t, Mlle a sa Cour : M.Haoul, épicier, r, ,i .t ux transi; et l'abbé, le merveilleux r ; ;\ti.poin\u2019l dénué de ruse et d'autorité .- .i' me t; .tonte limitée par une juste crainte'.,\t\u2022\u201e - t.;; :, - d'elle le rôle d'un Richelieu i.\t.ei , '.îa.-artii.Le décor est planté, les per- t!\ten t '.H-\t1 r.pié'Ce peut se dérouler.!.\u2022iterveidii.i» d>i destin se produit au terme t .,, \u2014,.i v;,tion, lorsque, pour se tirer d'un n -.es pas dans une discussion avec l'abbé, «tintiute u'utoiu-n qu'elle achète une auto.Dès ]< \u2022-, les jeux sont faits.Comme Simone ne sait pas .enduire. qui permet le passage au mythe, c\u2019est-à-dire le dévoilement de l\u2019homme dans sa nudité, sa fraîcheur terrible, sa liberté sans appui, sou maximum de présence d'esprit et en même temps son absurdité angoissante, parcourue d'une obscure finalité: celle de contester l\u2019univers organise et oppressant.Tout poète est affecté d'un coefficient d'adversité révol- l'Un\" tante qui multiplie 6es chances de basculer dans le désespoir.Son oeuvre n\u2019est bien souvent que l\u2019essai d\u2019une valorisation absolue de la douleur, de l'obscur.de l'incommunicable, de la solitude, etc., en vue de récupérer l'échec, l'absurde, et d'en faire une vie.de gagner ce qui est perdu et de ressusciter ce qui est mort.Un poème est un plaidoyer, plus ou moins conscient, en faveur d'une défaite volontaire.Persuadé que l'aventure humaine est un non-sens, le potée s'arrange pour échouer, afin de témoigner de L'échec universel par son échec personnel.Le poète s'arrange pour n'être pas utile, afin de témoigner de l'inutilité fondamentale des fonctions \"sociales\u201d: par là.il assume le risque d\u2019une disponibilité étrange, incertaine, et dangereuse, d\u2019un \"désespoir guerrier\", comme dit Pierre Emmanuel (Poésie, raison ardente, dont le but, souvent mal pressenti mais réel, est de grandir l'homme au-dessus des choses, au-dessus de l\u2019ustensi-bilité.Le poète est dans l'univers comme le remords perpétuel de ce qui existe d'exister si peu pour l'homme ou pour une certaine conception de l'homme qui voudrait lui accorder une totale liberté.La poésie est une appropriation de la souffrance commune comme instrument d'une libération partielle, ou du moins d'une protestation.Celte libération précaire \u2014 et peut-être fictive \u2014 s'effectue essentiellement par la parole, par le pouvoir de dire et de nommer l'Etre et les êtres, pour les convertir à soi, les assimiler à sa difficulté de vivre ou tout simplement les annuler.Vu un peu dans cette perspective.le dernier essai de Pierre Emmanuel sur lui-même et sur sa poésie, Le goût de l\u2019Un ¦ 1 ¦, est, comme dit l'auteur, \u201cle lieu d'un duel\" entre ce que ses poèmes à la fois nourrissent en lui et renient quotidiennement : la lutte avec l'Ange.Je serais tenté de dire : une lutte contre l'angélisme qui est elle-même toujours fortement teintée d'angélisme.Pour Emmanuel, l'Etre, c\u2019est Dieu, un Dieu personnel.L'être \u2014 sans majuscule \u2014 est la quête active de l'Etre unique qui est le Tout, l\u2019Un, l'Amour.\u201cMon être, écrit l'auteur de Qui est cet homme, la substance de ma personne, est ma capacité de comprendre l'Un qui toujours m'échappe .ma participation à l'Etre, ma communion avec l'Etre, ma part de l'Etre; il m'échappe autant que l'Etre .Ignorant, je ressens mon manque d'être; sachant, je connais la pôle de l'Etre.Manquant d'amour, je ne puis pas ne pas croire en une plénitude d'Amour.Cette contradiction est mon état ordinaire, la marque de la vie spirituelle.\" C'est donc à la façon des mystiques chrétiens que Pierre Emmanuel veut résoudre son absurdité existentielle, en faisant de son \"manque\" un vide à remplir par l'Autre et de sa solitude, qui est la mesure même de sa liberté, le lieu d'une parole dont il a \"la certitude absolue\u201d qu'elle ne fait qu'un avec l'être et qu'elle a pour vocation d'être l'englobant du monde.Son ambition est de \"tenir tout en un\".Dans la première partie de son livre, Pierre Emmanuel tente de faire sentir subjectivement la relation qui existe entre les mots et leur sens caché, entre le symbole et la vérité profonde, entre les signes de l'invisible et sa réalité personnelle.fondement de tout ce qui est visible.Les cinq chapitres de cette première partie contiennent assez de confusion et d'obscurité pour décourager ceux qui n\u2019ont pas tellement de goût pour une mystique qui, au fond, pourrait bien n'être que verbale.Je leur préfère les trois chapitres de la deuxième partie, au cours desquels l\u2019auteur de Poésie, raison ardente et dtl Poète et son Christ, veut montrer \"à l'oeuvre l'instinct totalisant de l'esprit, en partant \u2018des' thèmes majeurs £t même plus consciente, est maintenant dépassée.Pour ne pas donner l'impression qu'ils recherchent la publicité, les \"vendeurs'' préféreront en effet laisser \"couler\" une information, donnant au public ia satisfaction de croire qu\u2019il a traversé le mur des secrets.Il en est de même des héros américains modernes.Des hommes et des femmes, qui ne possédaient pas nécessairement les qualités depuis toujours requises pour justifier la gloire, ont etc du jour au lendemain portes au faite de la popularité.Ce n'était parfois qu'accidentel, dû a un concours de circonstances et a un besoin pressant d'idoles pour consommation publique.Mais c\u2019était tout aussi souvent monte comme une savante pièce de théâtre, dans un but précis, qu\u2019il fût commercial ou politique.Une démonstration magistrale de cet art est donné durant les campagnes électorales qui précèdent les élections à la présidence des Etats-Unis.Non pas que les candidats à ce poste manquent de qualités, niais on ne court aucun risque et tous les moyens permis par la propagande moderne servent à créer pour le public une image que Ton veut idéale.Les progrès techniques incontestables qu'a accomplis la civilisation américaine ont aussi eu pour effet d'accroître les temps libres du citoyen.Ce qui a poussé celui-ci à plonger encore plus profondément dans l'artificiel.Les formes synthétiques de l'art et de la culture \u2018disques, cinéma, reproductions de tableaux célèbres, etc), les distractions \"organisées'\u2019 'voyages-éclair en groupes, centres touristiques savamment équipes, démonstrations sportives réglées a l'avancé) ont fait que l'Américain préfère maintenant en toute conscience, ce qui est artificiel à ce- qui est vrai.Boorstin donne ici en exemple le prospectus d'une compagnie d'autos qui montre un homme, asris au volant de son véhicule, au bord du Grand Canyon.Mais il est occupé à regarder des diapositives dans un petit appareil, pendant que sa fillette le photographie.Il me suffit de me rappeler ces trois touristes montréalais que j'ai rencontrés au sommet de la Tour Eiffel.Ils ne pouvaient voir la beauté saisissante du paysage sous nos pieds puisqu'ils étaient trop occupés à mettre au point leurs ciné-caméras et trop anxieux de voir ce que leur film donnerait sur un écran, de retour ou Canada .,i Ayant créé artificiellement des besoins et des aspirations illu-soires par la publicité et les relations publiques, l'Amcricain a pù répondre artificiellement à ets besoins et ces aspirations.De1 telle sorte qu'il est aujourd'hui prisonnier de son propre succès et que ce succès est devenu le but qu'il faut continuellement atteindre.\"Maintenant, à l'apogée de notre puissance en cet âge de la révolution graphique, nous sommes sous le coup d'une menace nouvelle, particulière à l'Amérique.Nous ne sommes pas menaces par la lutte des classes, par aucune idéologie, ni par la pauvreté, la maladie, l'ignorance ou la tyrannie .Nous sommes menacés par Tir-réalité.Aboutir au néant est ce qui nous guette si nous remplaçons les rêves américains par les illusions américaines, les idéaux par des images, les aspirations par des modèles.\"Nous risquons d'être le pre- \u2022: mier peuple de l'histoire à avoir pu rendre ces illusions assez brillantes, assez persuasives et proches du réel pour s'intégrer en elles.Nous sommes ie peuple au monde qui nourrit le plus d\u2019illusions.Cependant, nous n'osons les perdre, parce qu'elles sont la demeure même où nous vivons.\" L'auteur nous fait trembler lorsqu'il affirme que les Américains sont fermement décidés à justifier a travers le monde l'image qu'ils se sont faits d eux - mêmes.L'impérialisme américain, si Ton suit ce raisonnement, serait donc fait de bonne volonté, du désir de rendre tous ies autres aussi heureux et aussi satisfaits de soi qu'on l'est soi-même .Daniel Boorstin n\u2019est pas un philosophe de grande envergu- re.encore moins un écrivain.11 écrit dans une langue américaine truffée par la force des choses d'expressions difficiles à traduire avec justesse en français 'je pense en particulier a \u201ccorny'', que Ton a traduit par \"rococo\" Son livre est un témoignage nouveau qui pourra servir, tout au moins, de préface explicative a \"The Ugly American\u2019\u2019.(1) Juiliard (dist.Fomac) Roger Nantel PARUTIONS Q LES HOMMES EN SUROIT, roman-souvenirs, par Georges Aubin.Flammarion.Trois grands livres sur la mer ont déjà fait connaître Georg-.> Aubin : L'Empreinte de la voile Grand Prix littéraire do la Marine Marchan-Npus les Cap-Horniers, et i nfin Dans le vert sillage des Cap-Horniers, celui-ci d'un genre différent, marqué surtout par une truculente vigueur et d'abondantes trouvailles comiques.Avec Les Hommes en suroit \u2014 \"roman-souvenirs\" \u2014 Tau-teur, authentique capitaine au long-cours, nous ramène au temps où la marine à voile commençait à être supplantée par la vapeur.L'action sc situe vers 1905 et met en scène deux marins retraités de Tren-temoult, le pays natal de l'auteur.Jacques Flambard et Auguste Bernier, deux vieux amis brouillés a mort à la suite d\u2019un voyage qu'ils ont fait ensemble à la Martinique.Flambard est un ancien capitaine au long-cours.R dirige aux chantiers navals de Nantes la construction des derniers quatre-mâts, dont le plus beau est ie Goulfar, d'autant plus cher au vieux Flambard que son fils Pierre est second sur ce navire commandé par le capitaine Kergariou.Or, au cours d'une tempête, le Goulfar est démâté et sauvé de justesse par un vapeur.Hélas, dans cette affaire, Pierre est grièvement blessé.Atteint aux vertèbres lombaires, il mourra quelques mois plus tard ; un rude coup pour le pore qui, a cette occasion, se réconciliera avec Bernier dont le fils a.quelques années plus tôt, disparu en mer.Pourtant l'amitié retrouvée ne réussira pas à redonner à Jacques Flambard le goût de la vie.Tandis qu'on répare le Goulfar, tandis que Kergariou, son capitaine, s'interroge avec angoisse pour savoir s'il doit en reprendre le commandement.Fia m b a r d, quotidienne ni en t, rend v isite à son fils, au cimetière.quel que soit le temps.11 y prendra la mort.Le récit se termine par un double départ : celui du quatre-mâts, dans les cris, dans l'agitation provoquée par les matelos éméchés et bruyants rejoignant le bord au dernier moment, et celui du vieux capitaine Flambard, dans une paix traversée encore d'orages, dus à certains aveux qu'il a cru bon de faire à son épouse avant de mourir.Dictionnaire de l'astronautique Par ANTHONY MARTIN Anglais-Français et Français-Anglais \u2014 Verbes, adverbes, abréviations, adjectifs, substantifs.Noms de constellations ; géographie lunaire ; missiles \u2014 fusées \u2014 capsules \u2014 astronomie \u2014 aviation.CASE 9548 LA PRESSE 8 \u2018ONTRËAl, SAMEDI ÎPE 1963 mais cette curiosité est une preuve de plus du prestige da La Place des Arts.La Place des Arts et le public montréalais: perspectives devenir Dans la vie musicale comme dans la vie théâtrale, les salles pleines attirent les salles pleines, comme les salles vides attirent les salles vides.Les salles pleines de La Place des Arts ont, je crois, aidé le sort des concerts donnés dans d'autres salles.W-vfi flESl .^Vi « JEAN VALLERAND I ¦n ANNEE 1963 restera dans l\u2019histoire de la vie musicale montréalaise comme une année pivot, comme un nouveau point de départ vers une orientation plus intense, plus vraie aussi.La cause évidente de cette renaissance a été l\u2019ouverture de La Place des Arts.I! aura été excellent en définitive que La Place des Arts ait soulevé tant de discussions : elle est désormais intégrée aux préoccupations quotidiennes des Montréalais qui ne peuvent, par conséquent, qu\u2019être attentifs à ce qui s\u2019y passe.La majorité des spectacles et des concerts qui ont été présentés à La Place des Arts l\u2019ont été à guichets fermés.A ce point de vue, le succès le plus triomphal est celui des Matinées de l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal.Alors que l\u2019an dernier, on arrivait à peine à emplir la Salle du Plateau, le public des Matinées symphoniques est passé cette année à douze mille abonnés.Et ces abonnés viennent de partout ; le public des Matinées n\u2019est plus exclusivement féminin, on y voit des collégiens, des étudiants.Cette nouvelle situation a provoqué un véritable \u2019 brassage\" du publie jeune, un remue-ménage qui ne peut que créer un approfondissement et un élargissement de la culture musicale.L\u2019Orchestre Symphonique de Montréal a lui aussi grandement profité de la curiosité des Montréalais pour ce qui se passe à La Place des Arts.Notre orchestre s\u2019adresse non seulement à un public plus vaste, mais à un public plus critique ; il devra relever le défi, il le relèvera et en sortira plus fort.Toutes les sociétés de concerts savent quelle \u201cpression\u201d directe il fallait naguère exercer sur le public pour l\u2019amener à des manifestations musicales sortant de la routine.On a vu cette année la Société Pro Musica de New-York donner un concert devant trois mille personnes.La \u201cpression\u201d exercée par le comité de billets le mieux organisé ne saurait à elle seule expliquer un tel résultat : le public est venu à ce concert parce qu\u2019il avait envie d\u2019y aller.La curiosité de voir la nouvelle salle l\u2019a influencé bien sûr.Les Jeunesses Musicales du Canada ont révisé leur politique montréalaise; ce regroupement de forces est en majeure partie responsable du succès remporté par les récitals J.M.C.au Plateau, mais on ne saurait nier que toutes les sociétés musicales de Montréal, où qu\u2019elles présentent leurs concerts, ont profité du courant de bienveillance qui existe dans le public montréalais à l\u2019égard de la musique J\u2019attends avec impatience le spectacle que l\u2019Opera Guild présentera à La Place des Arts.Après avoir pendant des années présenté ses spectacles au Her Majesty\u2019s, théâtre sympathique mais mal adapté au théâtre lyrique, l\u2019Opcra Guild aura enfin une salle digne de ses ambitions et de ses traditions.A Montréal, la musique se porte donc bien, mieux qu\u2019elle ne s\u2019est jamais portée depuis vingt-cinq ans.Le public existe, la preuve en est faite.Mais ce public est exigeant, ses exigences sont à la mesure de son appétit.Jusqu\u2019à présent, il s\u2019est montré bon prince; il a accepté avec voracité tout ce qu\u2019on lui a offert J\u2019ignore si l\u2019euphorie va durer encore longtemps.Ce serait assez miraculeux Ce qui est plus normal, c\u2019est que le public en arrive à un point d\u2019équilibre entre sa curiosité et son goût, à un point de saturation à partir duquel il se mettra à choisir Dans la vie musicale, il en va comme dans la vie politique: il faut prévoir d\u2019avance les réactions du public.Nos sociétés musicales doivent donc redoubler de vigilance, c\u2019est-à-dire redoubler de sévérité â l'égard d\u2019elles-mëmes La qualité va devenir de plus en plus, à Montréal, le critère de succès de toute entreprise musicale.«s «BHBa ¦ - ¦' ; \u2022 ?S* *v* V.\u2019 - CLARICE CARSON interprète le rôle de la mère dans \"Amahl et lef visiteurs du soir\", opéra de Ménotti présenté en français à la Boutique d\u2019Opéra.LE TOUR DU MONDE Cet après-midi, directement du Metropolitan Opera de New York, à 2 h., les radiophiles entendront le \"Don Giovanni\u201d de Mozart chanté par Cesare Siepi dans le rôle-titre, Fernando Comma en Leporello.Gladys Kuchta et L u c i n e Amara en Donna Arna et Donna Elvira respectivement, et Jan Peerce en Don Ottavio, rôle dans lequel notre concitoyen Léopold Simoneau faisait, plus tôt cette saison, ses débuts au \"Met\u201d.Joseph Rosenstock dirigera.Samedi prochain, on entendra \"Faust\" de Gounod, avec Barry Morell, Anna Moffo et de nouveau M.Siepi dans les principaux rôles.\u2022 Le numéro de décembre de \u201cBallet Today\u201d, mensuel britannique consacré à la danse, contient un reportage photographique de deux pages sur les Grands Ballets Canadiens.L'article est signé Anton Do-lin, l'éminent chorégraphe qui dirigeait l\u2019automne dernier les répétitions de son ballet \u201cPas de quatre\u201d, que la troupe de Mme Chiriaeff a présenté à la Place des Arts.\u201cIl y a du talent et de la discipline dans cette jeune compagnie\u201d, éeri.M.Dclin, qui signale parmi les danseurs Véronique Landnry, Linda Stearns et Vincent Warren, et vante les mérites d\u2019Eric Hyrst comme chorégraphe.\u2022 Les deux opéras d'Alban Berg viennent d'être présentés en France pour la première fois : \"Wozzeck\" à l\u2019Opéra de Paris (mis en scène par Jean-Louis Barrault et dirigé par Pierre Boulez i et \u201cLulu\u201d à l\u2019Opéra de Marseilles.\u201cDialogues des Carmélites\u201d, de Poulenc, sera donné en version de concert à New York le 14 janvier.Denise Duval chantera le rôle principal et Georges Prêtre sera au pupitre.Elisabeth Schwarzkopf fera ses débuts tant attendus au Metropolitan la saison prochaine, dans le rôle de la Maréchale du \u201cChevalier â la rose\", de Richard Strauss.Patrice Munsel, qui fut \u201cl\u2019enfant prodige des coloraturas,\u201d il y a quelques années.a fait sa rentrée ù \u2022 l'opéra en chantant dans \u201cLe Couronnement de Poppée\", de Monteverdi, premier spectacle de l\u2019Opéra de Dalias, Texas.Pendant que 32 des principaux danseurs du Bolshaï de Moscou poursuivent une tournée en Amérique, sous le nom \"Stars Of The Bolshoi\u201d, un autre groupe se produit en Angleterre, sous l'étiquette Je \u201c20 Stars of the Soviet Ballet\u201d.Le \u201cSoviet Ballet\" en question, c'cst celui du Kirov lex-Maryinsky) de Léningrad.C'est un fait assez peu connu que Mendelssohn écrivit un opéra.L'oeuvre qui est à caractère autobiographique, fut composée au retour des voyages que le compositeur fit dans les Iles Britanniques.Le titre : \u201cRetour d\u2019un pays étranger\".L'opéra de Mendelssohn fut créé en 1830, à Berlin, et présenté seulement une fois par la suite, en 1851.La Radio allemande vient d'en donner une audition intégrale, qui a réuni les suffrages du public et de la critique.Jerome Moross, qui a écrit la musique du film \u201cThe Cardinal\" que nous verrons prochainement à Montréal, est un compositeur haut coté aux Etats-Unis.Son opéra \u201cGentlemen, Be Seated !\u201d vient d\u2019être créé par le New York City Opera.\u201cMon père s'appelle Nils Svènsson et comme je m\u2019appelle Birgit Nilsson, les gens croient que j'ai changé de nom Chez nous, la coutume veut que les enfants portent le prénom de leur père.Je devrais logiquement m\u2019appeler Nilsdotter, mais comme je suis enfant unique et que mon père a toujours voulu avoir un fils, il m'a appelé Nilsson.\u201d Le célèbre soprano wagné-rien rappelle ainsi l'origine de son nom dans un interview qu'elle accordait récemment à un magazine américain.\u201cMa mère est morte en 1949.Mon père est heureux de mes succès, bien sur, niais il aimerait encore me voir épouser un brave fermier et hériter de la terre familiale.Four lui, je suis i ou jours sa petite \"grebba\" i e \"sa fille\"' Je me rappelle, à une representation de \"Tosca\u201d à l\u2019Opéra de Stockholm, alors que tout le monde autour de lui applaudissait.lui restait immobile.Un spectateur l\u2019apostropha : \"Pourquoi n\u2019applaudis- \u2022 sez pas cette magnifique chanteuse suédoise ?\" \u2014 \u201cPourquoi, lui répondit mon père, pourquoi applaudiruis-je ?Ce n\u2019est que ma fille qui I chante 1\" Mme Nilsson rappelle un autre incident, plus récent et plus près de nous, après la première de \u2019\u2019Turandot\u201d au Metropolitan.\"Je ne voulais pas porter le maquillage prescrit par Cecil Beaton parce qu\u2019il m\u2019enlaidissait.Avant le 2e acte, Beaton vint en coulis- A l'occasion tic* Vêtes LA BOUTIQUE D'OPERA présente AMAHL H LES VISITEURS DU SOIR OE C.C.MENOTTI ET LE MARIAGE AUX LANTERNES OPERETTE OE J.OFFENBACH Its 28 et 29 décembre 6 8 45 p.m.folrée ft 7 h.20 p.m.It 30 die.Adultes i 2.00 Stmtdi i 2.50 Etudiants i 1.00 Reservation* l 844-1673 2111, rut Cltrtt se et me cria : \u201cVous allez ruiner ma \"Turâ.idot \"\t\u2014 \"Votre \"Turandet\" répli-quai-je.Je ne savais pas que vous en aviez composé un I Je ne connais que le \u2019'Turandot\u2019\u2019 de Puccini et j'ai eu beaucoup de succès avec celui-là b'en avant que je vou3 rencontre !\u201d Huge Weisgàll, compositeur tchèque vivant maintenant aux Etats-Unis, vient d\u2019écrire un opéra base sur i\"'Athalie\" de Racine.L'oeuvre sera donnée en version de concert à New York en février.De Weisgali, nous avons vu récemment \"La Plus forte\u201d, d'après la pièce de Strindberg.â la Boutique p'Opera.Edward Albee, l'auteur de la pièce à succès \"Who t Afraid Of Virginia Woolf ?\", écrit, en collaboration avec le compositeur William Flanagan.un opéra qui sera créé la saison prochaine par lo New York City Opera.C.G.INCONTESTABLEMENT LE CHOIX DE DISQUES LE PLUS CONSIDERABLE A MONTREAL ESCOMPTE sur chsqus disqut Fournisseur des postes dt radio, des artistes et des connaisseurs.BERTRAND LTU Mt St.Catherin* W\u201e Montrai 25 TEL «7-4254 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 28 DECEMBRE 1963 /9 999999 ¦ \u2022 .vj -, S-3633 d'hiver' Mi'?: r-/.\u2022 WMm , \u2022 il1:';\" ' > m wÊm ¦ : écrite mms> (Vg*.Edith .cv.SïMP féîsïM 'SVaï.ë ¦%smm Sfei»N7: ; VTR*,M-*.'; S8s?Se \u2022'\u2022Ai' ti&ll ïv,i .l£r, Pour ne pas tout voir du ; même oeil Z \u2022:\u2022' Sg^8«s ifiWSMF! igssaHi -;''Y>V>; V ~* \u2022\u2022; ^aii vendredi £fe.fc.de 9h.05 à lOfK ^.\u2022v>v Bien entendu ! ifftsStS ^':;W .^jSSo parmi CVRES A made Ztikin > Columbia, ML-592: ouvrage d\u2019envergure) : Glenn Gould (Columbia PIANO Bach iahoi de Sviatoslav OI\u2019El Victor Tthaidi MUSIQU1: Durtifl ihantc 5EUV CLAUDE GINGRAS OMME je le fais à chaque fin d\u2019année, voici quels sont les enregistrements que je considère comme les meilleurs ti, :s ceux qui ont paru au cours des douze derniers li est certain que les disques retenus ici ne sont pas à réunir les qualités optima d'interprétation et d\u2019enregistrement.Mais il fallait faire un choix, retenir le meilleur parmi les meilleurs, dans chaque catégorie.I.n autre critère qui a dirigé mon choix : les disques suivants sont ceux que j\u2019ai réécoutés maintes fois pour mon propre après les avoir écoutés par métier.ORCHESTRE .l'intégrale de l\u2019oeuvre pour orchestre Havel par l'Orchestre du Conservatoire de Paris dirt-par André Cluvtens \u2018Angel.4 disques, D-3B36\tSD-3636; disque-, sont disponibles séparément).SYMPHONIES : les six \"Symphonies de Paris mos ft-> h 87.de Haydn, par l\u2019Orchestre de la Suisse romande dirigé par Ernest Ansermet London, 3 disques, CMA-7306 CS A-230*'» H \\ï 1 ET \"The Art of the Prima Ballerina\u201d : une douzaine d'extraits de ballets, par l\u2019Orchestre Symphonique i,dirige par Richard Bonynge \u2018London, 2 dis-i MA-7213\tCSA-2213).i ONt ER\u2019I'OS l'OCR PIANO: 2e Concerto de Brahms.Eicisher et l\u2019Orchestre de Cleveland dirigé par q/,-11 Epie, LC-3853\tBC-1253).\\ri RTOS I'OER VIOLON : Rhapsodies de Bartok U,.Berg, par Isaac Stern et la Philharmonique V,.rk dirigée par Leonard Bernstein \u2018Columbia.-\u2019EltTUS POUR AUTRES INSTRUMENTS: Con-ruiM.cin de Manuel de Falla, par Gonzalo So-\u2019Orchcstre du Conservatoire de Paris dirigé par Bur -ns couplé avec \"Nuits dans les jardins d\u2019Es-\u201d ,.\u201eano et orchestre, du même compositeur, par M Soriano) \u2018Angel, 3f>l31 / S-36131 rôt it PETIT ORCHESTRE: 'L'Estro groiqie de 12 concertos grosses), par l'Orches-oiijz ' Decca, 3 disques disponibles séparément : DL-710070 1 21.DE CHAMBRE : les derniers Quatuors de 127 130, 131, 132, 133 et 135), par le quatuor npnici Paul K ne -liiOTli t 2 MUSIQUE en «Deutsche Grammophon, 4 disques, 18537 40 40 VI ES POUR DEUX INSTRUMENTS : Sonates nos .iolon et piano de Brahms, par Isaac Stern et Columbia.ML-5922\tMS-6522).les six Partitas de 2 dis.récital' : deux enregistrements effectués en tx maisons concurrentes lors de la Richter en Italie, en 1902 : \"Richter Schumann) 'Angel, 36104\tS-30104> Richter On Tour\" oeuvres de Chopin.De-Deütsche Grammophon, LPM-18849 / 6LPM-138849 \u2022 AUTRES ripi \u2022\u2022 INSTRUMENTS EN RECITAL : \"Sweet ¦ .de flûte à bec avec Bernard Krainis et roiiue t Columbia.ML-5875 MS-6475L OPERAS : \"Madame Butterfly\", avec Leontyne T\u2019rice c-t Richard Tucker, dirigé par Erich Leinsdorf 'RCA Victor Dvnagroove, 3 disques.î.M-6160 t LSC-0160).AS CONDENSES : principaux extraits de \"Porgy '.avec Leontyne Price et William Warfield RCA Dvnagroove, LM-2679\tLSC-2679).RECITAL D'EXTRAITS DOPERAS: \"The Best \u2019 \u2018London.5729 / OS-25729).OPERETTES : \"Patience \", de Gillx'rt et Sullivan.D\u2019Oyly Carte \u2018 Angel, 2 disques, 3635 B L MELODIES : \"Der Winterreise\u201d t\u2018T.e Voyage S, Imbert, par Hans Hotter, basse, et Erik Worba, pia Deutsche Grammophon, 18778 9\t133778 9).CHOEURS : L\u2019Ensemble de l\u2019Armée Rouge, volume 2 S-36153).RELIGIEUSE : \"Requiem\u201d de Maurice par Hélène Bouvier et Xavier Depraz Compositeur.Epie, LC-3856 BC-1256'.!¦; NOUVELLE : \"War Requiem\" de Britten, par Vishnevskaya, Fischer-Dieskau et Pears et diri-le compositeur London, 2 disques, A-4255 / REEDITIONS : \"The Horowitz Collection\u201d : oeuvres d< Schumann.Chopin, Scriabine, Barber.Prokofieff par Vladimir Horowitz, pianiste RCA Victor.2 dis mono seulement : LD-7021).MEILLEURE PRESENTATION : \"Boris Godounoff < Angel, 4 dis Don Ottavio), Bonaldo Giajotti (le Commandeur), Fernando Corona : Leporellai et Theodor Upprrian Ma-setto'.6:00\u2014Radio-journal 6:15\u2014Résumé Lecture de l'horaire détaillé de la soiree.6:17\u2014Le Mondo en musique \"Te Deum\u201d (Bruckner) : Antonia Fahborg, j soprano : Claudia Hell- ; maun, contralto ; Lorenz | Fahettbcrger, ténor; Max Propstl, basse; le Choeur cl l'Orchestre du Mozar-tcum de Salzbourg, dir.Joseph Messner.\"Sela\", oratorio (Erick Bergman) : Matti Leh-tinen, la Choeur et l'Orchestre de la Radio de Finlande, dir.H a r a 1 d Andersen.Musique pour l\u2019Epiphanie (Tadeusz Baird» : Orchestre philharmonique de Varsovie, dir.Witold Ruwicki.7:15\u2014Chansonnette j Chansons à boire et à manger.-Consert Cantate pour la Nativité (Scarlatti) ; Jeau-Paul Jeannotte, ténor; Marcelle Charbonnier, claveciniste.et io Quatuor Parrenin.\u201cL\u2019Enfance du Christ\" i Berlioz) : Florence Ko-pleff.contralto; Cesare Valettt, ténor; Gérard Souzay, baryton; Giorgio Tozzi, basse; le Choeur du Conservatoire de la Nouvelle-Angleterre et l'Orchestre de I Boston, dir.Charles Munch.9 43\u2014Symphonie no 41 en do majeur, \"Jupiter\" i Mozart ) : Orchestre philharmonique d\u2019Israël, d:r.Josef Krips.Trio en mi majeur pour piano, violon et violoncelle, K.542 ¦ Mozart* ; Louis Kentner, Yehudi Menu-hln et Caspar Cassado.1 î : 00 - Folklore d'hier et d'aujourd'hui Lecteur : François Bertrand.Ce soir : le Brésil.11:30\u2014 Moderato Cantabilo Walter Gleseking joue Debussy : \"Dur-eusos de Delphes\u201d.\"Voiles\", \"Le Vent dans la plaint)\", \"Los sons et les parfums tournent dans Pair du soir\".\"Les Collines d\u2019Anacapri\", \"Reflets dans l\u2019eau\" et \"Hommage à Rameau\".Dimanche 29 décembre 12:00\u2014Résumé Lecture de l\u2019horaire détaillé de l'après-midi.12:02\u2014Tourbillon 1:00\u2014Du pays de France Sonate no 4 (Bodin de Boisrnortieri : Edwige Bergeron et Pauline Aubert.Sonate no 1 pour violoncelle et piano (Fauré* : Guy et Monique Fallot.Sextuor pour clarinettes et piano ( Daniel* Lesur) : le Sextuor Bir-baum et Annie d'Arco.Interview de Raymond Massard.2:00 \u2014 \"Lakmé\" (Delibes1 ; Denise Boursin, Mathilde Siederer, Ga-brielle Ristori.Alain Van-zo, Pierre Savignol, Janette Levasseur, Charles Daguerressar, René Lé-noty, Pierre Roi, Michel Martin, Hubert Cabanne, Choeur et Orchestre de la R T F., dir.Pierre-Michel Le Conte.4:00\u2014Musique d'avant 1800 Sonate en ré majeur pour violon et piano (Vivaldi) : Nathan Milstein et Walter Klieti.Quatuor en ré majeur op.64 no 3, \"L\u2019Alouette\" (Hadyn) : le Quatuor hongrois.Sonate en do mineur pour violon et piano, \u201cLe Tombeau\u201d (Jean-Marie Le-clair> : Priscilla Anne Ambrose et Jadwiga Sza-motulska.Sérénade no 12 en do mineur, K.338 (Mozart) : Ensemble à vent de Salzbourg, dir.Rudoif Kie-pac.(Robert Dhéry) : Colette Brosset, Gérard Calvi et le compositeur.Extraits de \u201cCiboulette\" (Reynaldo Hahn) : Roger Bourdin, Raymond Amade, Gaston Rey, Geori Boue, le Choeur Raymond Saint-Paul et l\u2019Orchestre des concerts du Conservatoire, dir.Marcel Cariven.6:00\u2014Radio-journal 6:15\u2014Résumé Lecture de l'horaire détaillé de la soirée.6:17\u2014Musique sacrée Cantate de Noël (Honegger) ; Michel Roux, baryton; le Choeur Elisabeth Brasseur; les Petits Chanteurs de Versailles l\u2019Orchestre des concerts saaaaaaaaaaaseaaasaaai Lamoureux, dir.Paul Sa-cher; à l'orgue : Maurice Duruflé.L\u2019Histoire de Noël (Dis-tler) : solistes et Choeurs des Pays-Bas, dir.Mari-nus Voorberg.7:15\u2014Chansonnettes Mouloudji et Danielle Darrieux.8:00\u2014Concert Ouverture \u201c Coriolan \u201d (Beethoven) : Orchestre philharmonique, dir.Herbert von Karajan.Concerto no 1 en ré mineur pour piano et orchestre Brahms) : Claudio Arrau et Orchestre Philmarmonia, dir.Carlo Maria Giulini.9:00\u2014Concerto dans le style italien (Bach) : Kenneth Gilbert, claveciniste.Quatuor en sol mineur.op.25 (Brahms) Szyrnon Goldberg, violoniste; William Primrose, altiste; Nikolai Graudan, violoncelliste, et Victor Babin, pianiste.10:00\u2014Cycle \u201cLe Promenoir des deux amants\" (Debussy) : Gérard Souzay, baryton, et Dalton Baldwin, pianiste.Symphonie no 9 en do majeur, \"Grande\" (Schubert1 : Orchestre philharmonique, dir.Otto Klemperer.11:00\u2014Le Beau Danube bleu 11:30\u2014Moderato Cantabile \"Poème\" et 2e mouvement de la Symphonie en si bémol, op.103 (Fauré».5:00\u2014Comédies en musique \u201cPommes à l'anglaise\" 25 DECEMBRE 1963 CHOIX , D\u2019ÉMISSIONS SawHttmum »wm vm?\u2019 10:30 \u2014 CBF \u2014 Université Radiophonique Internationale L'homme dans un milieu en évolution ; Friedrich Pollok.\u2014 La radioactivité : Johann Schedling.\u2014 Le traitement des maladies de la vieillesse : Jean Lederer.\u2014 Le roman contemporain en Italie: Giacintho Spagnoletti.\u2014 Leipzig, cité musicale: Hans-Joachim Moser.11:00 \u2014 Car.ala 2 \u2014 Pépinot Les aventures de Pepin-Hood.11:30 \u2014 Canal 2 \u2014 Am-stram-gram Les saisons.Avec Lise La-Saiie et Jean Besré.Musique : Y vau Landry et John Lanza.12:00 \u2014Canal 2 \u2014 Les Croqui-gnôles 12:30 \u2014 Canal 2 \u2014 Coucou Pour fêter Noël, les coucous miment l'histoire de Tours Michka.1:00 \u2014 Canal 2 \u2014 Le Golf ef ses étoiles Tournoi entre Dow Finster-wald et Tommy Jacobs, au Club de golf Old Warson, a Saint - Louis, au Missouri.Commentateurs : Jean-Maurice Bailly et René Lecava-lier.2:00 \u2014 Canal 2 \u2014 Images en tète Me- Dis-: Don Une émission pour le cinéaste amateur.Animateur : Jean-Yves Bigras.Le film à l'affiche : \"La ballade du soldat : film de Grogori Tchoukhraï.Un jeune soldat préfère, à la décoration que lui offre son général, la permission d\u2019aller apsser deux jours avec sa mère.2:00 \u2014 CBF \u2014 Opéra du tropolitan \"Don Juan\u201d (Mozart».tribution : Cesare Siepi _ Juan), Gladys Kuehta (Donna Anna', Lucine Amara ( Donna Elvira », Jeanette Scovotti (Zerlina-, Jan Decree (Don Ottavio), Bonaldo Giaiotti (le commandant1, Fernando Corena Leporel-lo> et Theodor Uppman Ma-setto).Dir.Joseph Rosen-stock.4:00 \u2014 Canal 2 \u2014 Terre des hommes Avec l'abbé Ambroise La-fortune.4:30 \u2014 Canal 2 \u2014 20 ans express 5:00 \u2014 Canal 2 \u2014 Les uns les autres 5:30 \u2014 Canal 2 \u2014 Temps présent \"La Cité idéale.\u201d Les pects les plus profonds phénomène des grandes les.Aujourd\u2019hui : \"La et son avenir\u201d.DIMANCHE 10:30 \u2014 CBF \u2014 L\u2019Argent Aujourd'hui : \u201cLa Famille Fugger\".Texte et documentation : Pierre Villon.Narrateurs : Hüguette Oligny, as- du vil- \u2019ilia Jean Daimain, Henri Nor bert et François Rozet.12 ; CO \u2014 Canal 2 \u2014 F = MA Invité : le R.P.Florian La rivière, s.j., président de 1; Fédération des collèges clas siques.Animateurs : Jean ne Sauvé et Jacques Fau teux.Juge : Jean-Marii Beauchemin.4.30\u2014\tcanal 2: Chez-nous dan: Ttemps Un paysan conte la vie quo tidienne dans la province suédoise de Smaland, au dé but du siècle.J.00\u2014Canal 2: A l'heure di Concila \"Les Compagnons du Naza réen\u201d (2e émission).A Naza reth, des jeunes gens se sonl joints à l\u2019abbé Paul Gauthiei pour pratiquer une nouvelle forme d\u2019apostolat moderne.4.30\u2014\tCanal 2: \"Présence de l'art,\" Jean Béraud présente un billet sur la situation du théâtre à Montréal.7.00\u2014Canal 2 : \"Camera \"63\" La situation politique et un retour en arrière sur Tannée écoulée.8.03\u2014CBF; Phitisophes et penseurs.\" 8.30\u2014\tCBF: \"Le Cabaret du soir qui penche.\" Animateur: Guy Mauffette.8-30\u2014Canal 2: \"Téléthéâtre.\" Ce soir: \"L\u2019ennemi\u201d de Julien Green.10.00\u2014Canal 2: \"L'Année 1963 au Canada.\" Revue d s principaux évènements.14 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI Grand Prix Interpretation 1963 Masculine française GRAft&S FILMS *\u2022«\u2014-4- \"e \"lleltç llhevreuSe u> (royait ,f trouvé oniour.Ce film ne'sera pas présenté ailleurs à, Montréal.JEAN-PAUL BELMONDO Au Doutas,4e'Melville i* î un grand coup dethapeau Alain, Po n (a'ut\u2019-L A~ P,8 E S sj.-r >ià ré.ui $ifis dé Mql' f-rï -esKqudsiment ïmmm Jean^Bdsjlè-LÈiDÈVOIR, ¦d» JEAN-PIERRE MELVILLE SERGE REGGIANI CINEMA FESTIVAL Î206 EST.BUE STE-CATHEHWE \u2022 .\t\u2022 : .\t525-8600 V*.ɧ& IR^e.r.?û i d e g à r à n tied es plus : beaux I ijmsfag Le sceau )e New York, Simone Auger Cadeaux de Noël, Dali (encore) et théâtre médiocre ia VVOYEZ voire visage , in maison pour Noël\u201d, dit une jnnonce du \"Village Voice\u201d, , bdomadaire de Greenwich tillage.La ville qui, il y a un mois, nait une exposition de sculptes sur les tombes d'un cime-g,a inscrit celte idée maca-à l\u2019ordre des cadeaux des - un masque de soi-méme b.- se rappeler au souvenir Imu de papa, maman et la pe-:e amie laissé-e au village nail.Après tout, dit le sculpteur ;¦ mand
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