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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1964-01-18, Collections de BAnQ.

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[" Pour faire naître notre cinéma, on doit faire tous les métiers à la fois, ** till «MUfflW»\t\t\t [3\tW\t\tm -j j\tMi\t)/î\\cf ff]flF5)R Ami U üylAilb\t mu\t\t\t MIS\t\t! :7 j;\tMONTREAL, SAMEDI LFuLh\t 1?\tnîïfian/ Jlsfelk\tzx nnp ; : j |j\tIB JANVIER 1*44 ^5 \\zJ Lh\t r! HH HflE ¦ïï^rS laaGab 53lS fï nrw/ V-VA'ü :' î^i isipiip $&%! SéüfK?PAR ALAIN PONTAUT / l L y a quelques mois, dans ces colonnes, un cinéaste montréalais atteint, comme bon nombre de ses confrères, du plus grand zèle et des démangeaisons les plus louables, demandait impérativement à la cantonnade : \u201cAlors, le cinéma canadien, ça vient ?\u201d Eh bien, apparemment, oui, merci, çù vient.C\u2019est même déjà venu Oh ! pas encore le coup de tonnerre assourdissant, mais des éclairs qui se multiplient.Pas encore le concerto qui vous coupe bras et jambes, mais des petites suites mieux qu'estimables.La quantité, on l\u2019a dit et redit, fait le lit de la qualité.Un chef-d'oeuvre n'est que rarement un fruit do génération spontanée.L'essentiel est qu'a-près \u201cPour la suite du monde\", après \u201cA tout prendre\u201d, on étudie et on projette avec ardeur.Songez qu'une douzaine de longs métrages seraient actuellement sur le métier ! Tourné dans Les Prairies, réalisé pour l'ONF par Donald Haldane, un certain \"Drylanders\u201d, que nous ne verrons que le mois prochain à Montréal, a été présenté le 23 septembre dernier en Saskatchewan.Il a poursuivi sa carrière en Ontario.La Presse canadienne nous affirme que plus d\u2019un million de personnes ont assisté en trois mois en 170 salles à sa projection.Mais une autre nouvelle nous retient davantage.Bientôt \u2014 le samedi 15 février 7 \u2014, dans une salle de l\u2019est, le public de Montréal sera convié à la projection commerciale normale du premier long métrage de ¦ Pierre Patry.production indépendante et dont nous avons sni\\i de près la fabrication, (.'ne nouvelle étape.Un film qui sc veut en prise directe sur la réalité canadienne-française, et plus précisément sur les pro-.blêmes de la jeunesse montréalaise.l\u2019as d'ethnographie, pas de documentaire.Une vraie fiction, mais engagée, signifiante.¦Le témoignage, qui se termine en tragédie, de la révolte \u2014 par besoin de droiture et de pureté \u2014 d'un étudiant d'ici en proie au directeur de son collège, a son père, à la société et à ses tabous, à l'amour, à la Justice même .L'aven-.titre précisément située (le collège réel, le parc La Fontaine, la rue Saint-Hubert, le défilé de la Sàiht-Jean-Baptiste, etc .) ¦d'une sorte de \u201ctrouble-maker\u201d par exigence de conscience, d'un jeune qui refuse à la fois l'enseignement anachronique de ses maitres et la seule opposition manifestée par ses camarade?à cet enseignement: le chahut, la protestation enfantine et de surface.Avant de lui laisser la parole, rappelons que Pierre Patry est né le 2 novembre 1933 à Hull, qu'il fut tour à tour speaker, comédien et réalisateur a la radio et à la télévision, comédien et metteur en scène de théâtre à Hull, Ottawa et Montréal, vice-président de l'Association canadienne du Théâtre d'amateurs, avant d\u2019entrer à l\u2019Office national du film en 1957 et d'y collaborer aux films de la série ' Panoramique\u201d à titre d'assistapt-réalba-teur.Il préparera les scénarios ou la réalisation de \u201cLa roulotte\", \"Germaine Guèvremont, écrivain\u201d, \u201cCentres de loisirs\u201d, avec Clément Perron, ' Louis\u2014 Hyppolite Lafontaine , avec Li se Lavallée, etc , .et jouera l'enquêteur ironique du \u201cPetit discours de la méthode\u201d de Claude Jutra.\"Je pense, donc je vous suis\".La technologie française aujourd'hui.Et puis ce long métrage, depuis des mois limé, modifié, scindé, poli et repoli, revu et corrigé.La chose importante.En dehors des boulets \u2014 Votre sujet initial, Pierre Patry, se trouve-t-il modifié par tout ce travail ultérieur de laboratoire ?\u2014 Fondamentalement.non.Le thème.le film, reste le même.Une scène de nu, la scène finale de la pendaison ont été écartées.Il y a des audaces qu'on permet à des gens connus, à des réalisateurs chevronnés, et dont il faut sans doute se garder dans un premier film.La première et la deuxième bobines ont été refaites.Avec toutes les coupures dans le dialogue et dans l'image, la bande initiale a perdu vingt minutes.C'est normal.On a beau tenter l'expérience jusqu'au bout, passionnément, è fond, en dehors des boulets, des Jougs, de l'ONF, il y a un stage où il faut lâcher si ça ne marche pa- La Saint-Jean-Baptiste y jouera ainsi un plus grand rôle, et un rôle de dernier plan, après un simple cri dit personnage principal, dans une sorte de ralenti énigmatique.\u201cLes scène?surréalistes prévues s'y déroulent seulement plus rapidement, de façon plus elliptique et plus impressionniste.C'est que la structura sonore a transformé énormément le film, la musique remplaçant le plus souvent l'intervention du son réaliste.Ou ou réintroduit de?éléments réalistes.mais à sons mêlés, jusqu'à la fin.\u201d \u2014 Mais c'est toujours la jeune, aux prises avec ce quo vous appeliez le problème des générations.Comment le voyez-vous, ce problème ?\u2014 De façon, je l\u2019espère, suffisamment universelle, humaine, donc accessible à tou?.L\u2019extérieur est ici.L'intérieur, c'est plus vaste.Et c\u2019est ceci: dès qu'une personne s'isole dans une collectivité donnée, qu'ella y choisit l\u2019intransigeante droiture, elle est foutue.Et la contraire est vrai aussi.Il y a des gens trop souples.11 y en a d'autres qui se révèlent trop individualistes en fonction da la société.\u2014 Antigone 7 \u2014Jésus-Christ.J'ai deux inspirations majeures.Jésus.Ce personnage qui n\u2019a rien fait da mal, et que pourtant on a crucifié.Parce qu'il était anticlô- SUITE EN PAGE > Barrault-Renaud à Montréal La compagnie Madeleine Renaud* Jean-Louis Barrault fera une tournée canadienne du 30 mars au 3 mai.Son répertoire : \"La Cerisaie\" de Tchekov, tri de ses plus grands succès; \"Le mariage de Figaro\" de Beaumarchais; \"La vie parisienne\" d'Of-fenbach avec le concours de six danseuses du Moulin Rouge; un Marivaux, on ignore encore lequel.Il se peut qu'à cela vienne s'ajouter \"Le soulier de satin\" de Claudel, que la troupe doit présenter précédemment à New York.M.Nicolas Koudriavt-leff, imprésario de la troupe pour sa tournée canadienne, doit se rendre à Paris bientôt pour en discuter.La troupe jouera à Toronto deux jours, à Montréal trois semaines, à Quebec trois jours et Ottawa un jour.Une nouveauté à Paris : les \"call-poètes\" Autrefois, il y a tie cola bien longtemps.c\u2019est dans les grands salons de ces grandes dames de France qu\u2019on présentait les poètes, qu\u2019on lançait a la face du monde l\u2019alexandrin spectaculaire ou la tendre ballade.C\u2019était la grande époque.Puis les salons devinrent plus fonctionnels, plus froids : on en vint presque à oublier que la poésie existait.File était toujours vivante pourtant, sauf qu\u2019elle ne passait plus la rampe.Kt puis, il y a de cela pas si longtemps.les Américains, qui se cherchaient des racines, ont cru pouvoir en trouver dans la versification.11 ne fut évidemment pas question de salons littéraires.La poésie étant fille de nuit, on l\u2019installa tout simplement dans la cave.De New York à San Francisco, les Américains commencèrent à descendre l\u2019escalier qui menait à la poésie.On fit tant et si bien que c\u2019est par douzaines que s\u2019ouvrirent les boites où i>our le prix d'un café on pouvait s'empiffrer de Rimbaud, de Mailer, de Thomas .Mais il fallait bien que la poésie revint un jour à Paris.C'est fait.Evtouchenko faisait salle comble l'an dernier.Alors on s\u2019est dit : pourquoi pas les poètes français ?On copia un peu les Américains puis on descendit dans la cave.A la place de Juliette Greco on trouve aujourd'hui Supervielle.A la place de Sydney Bechet, sans l\u2019ignorer toutefois, il y a René Char, et Aragon, et Apollinaire.11 y a le \u2019\u2019Plein vent\u201d, le \u201cVieux colombier\", la \"Closerie des Lilas\", La Colombe , \"Le wagon\" et combien d'autres.Et les jeunes retrouvent la poésie qu\u2019ils croyaient disparue.On fait des jam-sessions de poésie.Et oui .' on ne recule plus devant rien.Et ça marche.On ne s\u2019arrête pas là.On invente les \u2018'call-poètes\".Vous donnez un cocktail?vous recevez des amis ?Facile.Signalez tel numéro: un poète viendra \"animer\" votre fête.Comme une gardienne d enfants quoi ] pour endormir les enfants.\"Maudits Français !\" » Le chai qui dort Nous ne vouions pas reveiller, comme on dit.le chat qui dort 'l\u2019expression est d\u2019autant plus appropriée (pie notre sujet concerne la Session pro-vinciale, qui vient de commencer) mais souvenez-vous qu'en septembre, peu de temps avant l'ouverture de la Place des Arts.U nion des Artistes lyriques et dramatiques 'qui groupe les comédiens, chanteurs et danseurs de Montréal t avait annoncé qu\u2019elle abandonnait momentanément scs revendications pour obtenir la juridiction sur tous les spectacles et concerts qui se donnent à Montreal, non seulement à ladite Place mais dans tous les théâtres et autres salles.L\u2019L\u2019r.ion avait alors annonce un moratoire de six mois.Le moratoire \"suspension des effets de certaines obligations ou de certaines dispositions légales\" \u2014 Larousse' prend donc fin dans deux mois.Que va-t-il se passer dans deux mots : En fait, il va peut-être se passer quelque chose d'ici la.La limile de six mois, nous informe un des directeurs de rUniou.n\u2019est pas très rigide.Quand l'Union a fixé ce délai, à l'automne, c'est plutôt la date de la Session provinciale qu'elle avait en tète.11 semble en effet que l\u2019Union se reporte maintenant au gouvernement du Québec pour régler cette affaire compliquée.\"On nous reproche notre silence, de poursuivre le porte-parole de l'Union .Mais pour le moment, tel que promis, nous attendons .Nous attendons que les autorités prennent leurs responsabilités.Bien sûr.le gouvernement a beaucoup de choses à régler.Le secteur éducation, entre autres, est d'une extrême importance, on le sait.Mais il y a aussi le secteur culture qui compte.Et chez nous, à côté du mot culture, c'est écrit : pressé.\" Qu'est-ce à dire ?.C'est l'histoire, racontée en 250 pages, de l'installation chez nous d'une jeune famille française, le récit de ses difficultés d'adaptation (difficultés d'ordre.linguistique surtout).Tous les personnages, et l'auteur en plus portent des noms fictifs.Le livre est signé Nathalie Fontaine et, dans le livre, l'auteur s'appelle Françoise.Mais Nathalie Fontaine est un nom d'emprunt et le prénom Françoise a été choisi comme symbole, parce qu'il rimait avec \"Française\".L'auteur, son mari et leurs trois enfants habitent le Canada depuis presque douze ans.\"Je suis venue ici parce que j'avais peur.C'était au lendemain de la guerre.C'était terrible.Je n'ai pas QUITTE la France: je l'ai FUIE ! Et je suis venue au Canada parce qu'on y parlait la même langue.\" Or, Nathalie eut tôt fait de s'apercevoir que la langue parlée rue Papineau n'était pas tout à fait la même que celle que l'on parlait sur les Champs-Elysées .\u2014 Hé ! vous làu.C'pau vot' ligne à linge çàu 1 La pauvre Nathalie n'en croyait pas ses oreilles.Où venait-elle de tomber, grands dieux?Le livre est truffé de phrases comme celle-là, prises sur le vif et reproduites phonétiquement avec une haute-fidélité incroyable et parfois même gênante.L'auteur précise que tout ce qu'elle raconte est authentique, à peine romancé par-ci par-là.Heureusement, Nathalie s'habitua petit à petit à la parlure de nos gens, rencontra quelques personnes qui parlaient un peu moins mal, et s'aperçut avec attendrissement \u2014 et c'est en somme le thème du livre \u2014 que nos gens, s'ils sont ignorants, ne sont pas méchants pantoutte.L'auteur a plusieurs projets de romans et de nouvelles, elle est peintre-portraitiste, et elle précise que, contrairement à ce qu'a écrit un journal anglais, elle et son mari ne sont pas venus ici en domestiques 1 L'auteur fréquente-t-elle la colonie française de la métropole?\"Aucunement.Et j'ai même de la méfiance.\" Retournera-t-elle en France?\"Jamais! Sauf peut-être dans ma Provence, ou en Italie, ou alors en Afrique, où je suis née.\" 2 LA PRESSE, MONTREAL SAMEDI 18 JANVIER 1964 Les ciseaux aux orties ! Dans la dernière livraison de la revue \"Maintenant\", figure un intéressant tour d'horizon sur le problème de la censure cinématographique.M.André Guérin, président du Bureau de censure (qui, demain, s'appellera sans doute Service de classification et de contrôle) et directeur de l'Office du film du Québec, y rappelle les étapes qui ont frayé le chemin à \"une législation éducative\" et renouvelle l'assurance que \"le gouvernement entend favoriser l'épanouissement du cinéma comme valeur culturelle\".La nouvelle loi comprendra donc vraisemblablement un système de classification par paliers d'âge et l'acceptation des \"normes de morale sociale généralement reconnues dans les grands pays d'occident\".Elle constituerait enfin \"une loi organique couvrant tout le secteur du cinéma\".\"Après avoir jeté les ciseaux aux orties, conclut M.Guérin, on engage un dialogue ouvert avec le public.Une nouvelle législation s'annonce en ce début de 1964 : ce texte de loi devrait permettre l'éclosion au Québec d'une industrie du cinéma et la remise au public de ses responsabilités légitimes.Le Québec alors pourra sur le plan du cinéma apporter son modeste concours à la culture occidentale, tandis qu'à son peuple sera permis l'exercice d'un comportement adulte.\" Du nouveau à l'Office du film Les Allemands à la Poudrière Jeannine Beaubien, directrice du joli petit théâtre de La Poudrière, situé sur ce qui est encore, jusqu'à nouvel ordre.File Ste-Hélène, a mille projets en tète, pour la saison.La saison de la Poudrière dure, en principe, de mars à décembre.Jeannine Beaubien projette d'y présenter du théâtre, du concert, des marionnettes, et quoi encore ! L'animatrice bien connue et bien sympathique annoncera prochainement son programme complet.Pour le moment.tout ce qui est décidé, c\u2019est une semaine de théâtre allemand, qui aura lieu du 14 au 21 mars.On y présentera, en un même spectacle, trois pièces en un acte, trois comédies, de Kurt Goetz, dont l\u2019action se déroule vers 1914: \"Der Fliegende Geheimrat\u201d 'i.e.\"Le Professeur volant\u201d).\"Der llund im Hirn\" (\"Le Chien dans le cerveau\") et \"Minna Magdalena\".Ce n\u2019est pas la première fois que la Poudrière présente du théâtre allemand.Y\u2019 a-t-il donc tant d'Allemands à Montréal, et surtout tant d'Allemands qui vont au théâtre?Jeannine Beau-bien, qui sait compter, nous apprend qu'il y a 65,000 Allemands das nos murs et qu\u2019il y a.sur ce nombre, une minorité suffisante pour remplir son petit théâtre (184 sièges) pendant sept représentations.Il est possible, ajoute Mme Beaubien (qui, rappelons-le, cst,comédienne elle-même), que ces pièces soient jouces également en versions française ou anglaise.\u201cJe cherche de bonnes traductions.Nous avons déjà présenté des pièces eu deux et même trois langues, et cela a eu du sucés.Ces jours-ci.je suis au repos et je lis des pièces: j'ai lu douze pièces cette semaine.C\u2019est étonnant: il y a du très bon théâtre belge .du très bon théâtre suédois.\u201d L\u2019Office national du film modifie quelque peu ses structures.Alors que, précédemment, la production était à direction unique pour les deux équipes, anglaise et française.M.Pierre Juneau, directeur exécutif, reçoit la direction générale de la production française, M.Grant McLean conservant toutefois la supervision générale des services techniques.MM.Marcel Martin et André Bel-leau sont nommés producteurs exécutifs.le second en remplacement de M.Fernand Dansereau.qui se consacre à la réalisation 'celle des \"Missionnaires\u201d, long métrage dont le scénario est d'Alec Pelletier'.M.Jacques Bohet demeure producteur et M.Victor Jobin coordonnateur des différents services de la production.VA?Doit-on écrire \"le\" ou \"la\" Casa Loma ?Dites-nous, M.Laurence, car les journaux devront parler de plus en plus de ce cabaret de l'est de la métropole.Disons d'abord que ce cabaret reste ce .qu'il est.depuis longtemps, déjà :.une boîte où ont été présentés les meilleurs spectacles de variété produits ici.Mais 11 y a autre chose.En décembre dernier, la direction de la boite engageait le célèbre pianiste de jazz Oscar Peterson et le succès du spectacle devait fatalement en attirer d'autres.Depuis jeudi et jusqu'à demain soir, c'est Miles Davis qui s'occupe de la relève, de concert avec le trio de Pierre Leduc.La semaine prochaine, Ahmad Jamal et plus tard, c'est promis, Maynard Ferguson, Gerry Mulligan, Stan Getz et Dizzy Gillespie.On parle aussi de Thelonius Monk et de Duke Ellington.Un centre de jazz à Montréal ?Ça en a l'air.Et les directeurs de l'affaire sont agréablement surpris de constater qua la grande majorité des tenants du jazz sont des Canadiens-français.Tout (a à la (ou la ?Casa Loma-en Haut qu'il ne faut pas confondre avec la bonne vieille (ou le bon vieux?) Casa Lama-En Bas.Une semaine du cinéma canadien Le ciné-club de l'école secondaire Le Plateau, de concert avec l'Office national du film et la Commission des écoles catholiques de Montréal, organise du 3 au 9 février, une semaine du cinéma canadien.Cette semaine se divise en deux grandes parties : une exposition et des conférences accompagnées de projections de films.UNE EXPOSITION \u2014 Les visiteurs pourront y admirer douze kiosques.a)\tUn kiosque réservé à la revue \"Séquences\" ; b)\tUn pour la revue \"Objectif\" ; c)\tUn autre consacré à Norman McLaren ; d)\tUn kiosque montrant les procédures de l'animation ; e)\tUn pour \"Connaissance du Cinéma\" ; f)\tUn kiosque pour le film \"Pour la suite du monde\".En plus des six autres kiosques non mentionnés ici, il y aura la reconstitution d'un plateau de tournage et des maquettes montrant l'évolution du film \"Notre univers\" réalisé par l'O.N.F.en I960.De plus, l'O.N.F.exposera plusieurs trophées mérités par la qualité de ses films.LES CONFERENCES \u2014 Mardi, le 4, à 8 heures p.m., il y aura rétrospective des films de Norman McLaren, présentée par Claude Jutra.Jeudi, le 6, à 8 heures p.m.également, quatre réalisateurs de l'O.N.F.parleront de leur travail.Ces réalisateurs sont : Jacques Godbout, Pierre Pafry, Gilles Groulx et Maurice Beaudct.Vendredi, le 7, aux mêmes heures, rétrospective des films de Colin Low présenté par Guy Côté.Samedi après-midi, table-ronde sur le cinéma-vérité.Lundi, le 3, il y aura présentation du film \"L'homme vite\" de Guy Borremans, en première mondiale.\"Pour la suite du monde\", film de Michel Brault et Pierre Perrault sera présenté aux étudiants des écoles Le Plateau et Notre-Dame-de-l'Espérance, ainsi qu'à quelques ciné-clubs.invités, le jeudi, é février, à 2.30 heures.Toutes ces manifestations, exposition et conférences, ont lieu à l'écolo secondaire La Plateau, 37C0, rue Ca-lixa-Lavallée, Montréal.«»«o>» \u201cPour faire naître\u201d (suite) Lucien Hamelin et Louise Rémy, deux personnages qui entendent refuser fembrigadement et le conformisme -, rical.Parce «ju'il était une exigence absolue.\u2014Deuxième inspiration ?\u2014Ce qu'on désigne parfois ici sous le nom de générations mort-nées.Des penseurs, des artistes ont été étouffés, pendant des années.Une sorte de conspiration du silence à l'égard de l'intellectuel, par exemple, qui s'entête à aborder la discussion des auteurs à l'index.Une politique généralisée d'embrigadement.Et, de loin en loin, un personnage, une personnalité.qui proteste et refuse: \u201cVous ne m'embrigaderez pas !\" C'est l'histoire de mon héros.On ne l'attaque pas de face.On ne tente même pas d'infirmer ce que lui affirme.Mais on trouve un prétexte pour le renvoyer du collège.On prétendra seulement qu'il a copié, pendant un examen.D'un côté, j'aurais préféré mon héros plus âgé .Un geste d'amour \u2014Votre héros a vingt ans?\u2014Oui.et son âge est celui de l\u2019espoir.Et toutes les voies lui sont ouvertes.Mais justement personne ne lui en indique.Et ce n\u2019est pas un révolutionnaire.C\u2019est un réformiste, comme tous nos gai s.Personne ne l\u2019utilise.\u2014Pourquoi le souhaitiez-vous plus âgé?-J\u2019ai personnellement le sentiment que j'ai encore à me battre pendant cinq ans.qu\u2019ensui-te il n\u2019y aura plus de progression.\u2014Vous avez trente ans .\u2014Et je ne serai plus jeune à trente-cinq.\u2014Pourquoi?\u2014Je ne sais pas.Peut-être parce qu'il n'v en a pas assez de vieux .Mais à vingt ans, c'est vrai, l'incompréhension semble plus universelle.Une amourette peut se résoudre en tragédie.On passe facilement de l'incompréhension à la haine.Et, en définitive, ce film se veut essentiellement un geste d'amour pour tous ceux que l'incompréhension divise.\u201cEt c'est aussi le phénomène de l'utilisation de la liberté.Mon personnage, primaire, primitif.veut se convaincre qu\u2019il est libre.11 y va avec sa conscience.On le voit, par exemple, quitter brusquement la messe.Pas parce que le gars, devant lui, est cave, mais parce qu'ils font tous les fous, sans poser le moindre geste positif.pour le chahut.Comme dans la classe.Il s'exaspère et de la règle et de l'enfantillage.II.se classe ainsi dans une bien plus mauvaise posture que les chahuteurs, parce que lui se veut responsable.J'ai mis, comme dans une première oeuvre, peut-être trop d'intentions dans chaque plan, des symboles que peut-être le public ne comprendra pas.mais au service d'un thème fondamental.Car je veux faire un pas de plus, mais le faire abruptement.sans thèse.Un ensemble me pèse.Ça m\u2019écœure.Je suis tanné.Je veux le dire.C\u2019est un film plus instinctif qu\u2019intentionné.Aux autres de faire des commentaires, et je les souhaite vivement.Pour faire le point.Mon personnage central est dangereux, peut-être, parce qu\u2019il est anti-dramatique.Un seul côté de la médaille.Mais il est à sa place : celui qui pense le plus.Généreux, responsable, c\u2019est lui l'équilibre.11 est, d'ailleurs, dans toutes les scènes, et ce n'est pas lui surtout qui les \u201cagit\u201d, mais qui les finit.Le conscient dans l'inconscience \u201c Il se préoccupe surtout de vivre vrai, à la fois en tournant le dos aux préjugés et selon sa conscience.11 prend une maîtresse, et c\u2019est comme s\u2019il se mariait.Je veux dire qu\u2019il ne rejette aucunement l'importance, la réalité du sacrement, mais que tout de suite après sa vérité, l\u2019équivoque se pose et s'installe.Il redécouvre la puberté, les troubles, homme ou femme, de l'adolescence.Et il tient pourtant l'équilibre.Et l'authenticité.Un conscient au milieu de l'inconscience.\u201d \u2014 Tout un miroir social ?\u2014 La critique de ceux qui n'ont pas le goût du risque.Les tabous.Certain refoulement.Des policiers viennent dire à un père que son fils a commis un vol.\u201cC'est pas possible, dit le père.Ce serait l'ainé, peut-être.Il sort beaucoup.Mais celui-là, c'est impossible.Il est toujours chez nous ! \u201d \u2014 Un personnage de Prévert disait : \u201cMes parents me répétaient toujours : Rentre en toi-même ! Les imprudents ! Je n'en suis jamais sorti.\u201d \u2014Le film ne se veut pas un coup en bas de la ceinture à l\u2019autorité.Les pères n'y sont pas ridicules.Ils ne risquent pas.Us n'adaptent pas.Il y en avait un qui répétait : \"Des cinés-clubs mixtes, il n'y en aura jamais chez nous !\u201d C\u2019est ce que j'appelle des sincères inconscients.Il y a aussi je crois sociologiquement observé, et en même temps symbolique, le personnage de l'homo-sexuel narcomane.qui représente la force équivoque du débridage.Une sorte d\u2019inconnu et de cauchemar, de force du mal qui vous fait peur.Et puis ma marotte : l'enchaînement dramatique, irrémédiable à partir du petit fait anodin et qui finit par vous faire pondre un gars .Beaucoup de choses.Mais jamais une caricature.Le contexte moral, sociologique.je ne fais que l'observer, au minimum.Je veux rappor-L'argumentation dialectique, je l'ai réduite, comme la critique, ter.témoigner, pas commenter.\u2014Le style du film ?\u2014Son caractère visuel est justement assez important pour qu'avec une connaissance moyenne du milieu un Français, par exemple, puisse \u201cgober \" le film s'y sentir de plain-pied.\u201cLes pistes sonores sont très chargées, mais très rapides.Le film dure 1 heure et vingt minutes.Le bruit, la vitesse y jouent le rôle qu'ils jouent précisément dons l'existence actuelle.transistors, courses d'autos.etc.La mort de la mère du jeune homme, au contraire, contraste par son atmosphère silencieuse, discrète, très vite.Tout faire en même temps \u2014 -Selon tous.où en est le cinéma canadien ?\u2014 S'il y a, selon moi.quelque chose d'irréversible dans toute révolution, si pacifique soit elle, il y a aussi, assurément, le danger de mourir dans l\u2019oeuf.On se fait donc peut-être des illusions sur le pas fait.On a davantage parlé que réalisé.Six ou sept tentatives viennent de se faire, ou vont se faire, dans des formules pas exploitables.Il faut faire et parfaire l'organisation.Au stade actuel, on veut orga- niser la distribution, mais on n'a pas de film sur le métier.Il faut donc tout faire en même temps.Une distribution ne s'organise pas sur un film.Par ailleurs.on nous sert l'argument: \u201cC'est pas bon, votre film, parce que, si c'était bon.ce serait sorti.\u201cCe qui revient à dire que le réalisateur, dans les conditions actuelles, a en même temps un extrême besoin d'être \u201cbusinessman\u201d.Des petits groiq>es de production brûlent d étendre leur activité.Ça bourdonne de projets partout.Un peu comme quelqu'un qui serait mordu par le journalisme et qui n'aurait pas de journal.Premier re-flexe : il va en fonder un .\u2014Comment résumer les difficultés, les principaux obstacles au long métrage ?\u2014Trois raisons.D'abord la méfiance des hommes d'affai res, ensuite l'absence de législation, en dernier lieu le manque de collaboration.\u2014Entre qui ?\u2014Personne n'est producteur et tout le monde s'imagine l'être.De sorte que, si l'on pouvait coordonner, peut-être, les tentatives qui secrètement se font en dix endroits, on pourrait, je crois bien, leur donner plus de chances, les organiser.La fin du monde \u2014Et le manque d'auteurs ?\u2014C'est le problème fondamental.qui résulte peut-être aussi de l'absence d'organisation.Mais enfin il y a un manque évident de scénarios.Et quel genre, d\u2019autre part, choisir ?Avec le voisinage des Etats-Unis, il faut bien reconnaître que ce qu'ils appellent là-bas T entertainment, c'est un petit peu foutu chez nous Le policier a.en bien des pays, des spécialistes assez imbattables.Je pense qu'il nous reste le domaine des films engagés.Avec l'affaire Coffin, vous pouvez obtenir ici un policier et un engagement.En étendant le sujet à l'erreur judiciaire mondiale.\u2014Reste l'adaptateur \u2014En deux ans, j'ai lu 5o scénarios.C'est décevant.D'une part, on se contente d'une demi-idée, d'un semblant d'état d' r*$ qui Ne Finit P Vî Qui NE.FiNif Vî fifhT a,o » Ne Fi n if AU THEATRE STELLA ANJOU \u2014 \"Chérie noire\", de François Cnmpaux.Mise en scène de Nicolas Doclin.Avec Gilles Pelletier.Patricia Soleil, Maria Krishna, Pierre Giboyau.Camille Du-channe, Michel Maillot et Roger Michaël.Tous les soirs à 9 h .le dimanche à 8 h.30, relâche le lundi.LA BOULANGERIE \u2014 \"Complainte et frénésie\", spectacle de jazz et de poésie Les jeu., ven., sam., à H h.30.Le dimanche à 7 h.30.Nouveau spectacle de marionnettes les dimanches à 2 h.30.LA CABERGNOTE \u2014 Au 1405 St-Hubcrt, deux pièces de Arrabal : \"Tricycle\" et \"Oraison\".Mise en scène de Pascal Desgranges.Les ven., sam.el dim.à 8 h.30.L'ESTOC (Québec) \u2014 Quatre créations canadiennes : \"Le feu qui couve\u201d de M.McGibbon, \"Au coin de la télé\u201d, de Roger Huard, \"L\u2019autre\u201d de Claire et Marc Doré, \u201cLe triangle et le hamac\u201d, d\u2019André Ricard.Tous les jeu., ven., sam.et dimanche.LES SALTIMBANQUES \u2014 \"Connaissez-vous la voie lac- tée ?\" de Karl Wittlinger, avec Claude Guichard et Claude Gai.Mise en scène de Ralph Rhyman, adaptation de Gilbert Le Porrier.Les jeudi, vendredi, samedi et dimanche.ORPHEUM \u2014 \"Huit femmes\" de Robert Thomas, avec Tania Fédor, Louise Marleau.Gisèle Dufour, Catherine Bégin, Patricia Nolin, Denise Morelle, Janine Sutto, Colette Courtois.Mise en scène de Guy Hoffman : production du Théâtre du Nouveau Monde.SALLE ST-SULPICE \u2014 Ce soir, exercice public des classes d\u2019art dramatique du Conservatoire.Au programme, \"Le chandelier\", de Musset, et \"Le préjugé vaincu\" de Mariveau.Rideau à 8 h.3ü.STELLA \u2014 \"Un amour qui ne finit pas\" d\u2019André Rous-sin, avec Denise Pelletier, Pierre Dudan, Françoise Faucher et François Cartier.Décors de François Barbeau exécutés par Villemur ; mise en scène de Jean Faucher : production du Théâtre du Rideau-Vert.Du lundi ail samedi à 8 h.30, le dimanche à 2 h.30 et 7 h.30.variétés LA BUTTE 'Val-David) \u2014 Ce soir 'sam.i à 9 h.et 11 h.: Gisèle Bonin et Claude Gauthier.LA GRANGE AU BOUC \u2014 Ce soir 9 h.et 11 h.Christine Charbonneau et André Carpenter.CLOS STE-ODILE oiir assurer sa subsistance, ayant à affronter sans cesse de multiples dangers, sans compter les difficultés avec les Noirs enivrés tous à coup par les vapeurs de l'indépendance.Les résultats qu\u2019il a atteints, juges jusqu'ici comme impossibles, il les doit à la faculté d'avoir su parfaitement \u201corganiser\u201d son obstination invincible.Le récit qu'il en fait, et où le cocasse se mêle au tragique \u2014 car, pour supporter cet \u201cenfer\u201d, il faut bien savoir rire du tragique lui-même \u2014 révèle avant tout la trempe extraordinaire d'un homme qui des milliers de fois nargua la souffrance, défia la mort et recula les limites de la résistance humaine.\u2022\tLA LOI DES PARTISANS, roman, par C.-P.Favre.Editions France-Empire.Ancien officier d'active, l'auteur a combattu sur tous les théâtres d'opération depuis 1M2 : agent de renseignements dans la résistance, maquisard, il termine la guerre mondiale.sur le front de l\u2019Atlantique, c'est ensuite l'Indochine avec deux séjours consécutifs et l'A.F.N.Dans \"La loi des partisans\".les événements et les hommes sont véridiques, bien que les noms aient été volontairement dépersonnalisés.\u2022\tSOLDATS DE PLOMB ET FIGURINES, par Henry Harris.Texte français de Alice Le-raY- Collection \"Plaisir des images\", Hachette.Tout ce qu\u2019il faut savoir \u2014 avec d'abondantes illustrations, noir et blanc et couleur \u2014 sur un des domaines privilégiés de la manie de collectionner .\u2022\tCLEMENCEAU, par Pierre Dominique.Le Meilleur Livre d\u2019Histoir» (Cercle du livre de France).\u2022\tLA FLAMME QUI CHANTE (Les Martyrs de l'Ouganda), par G.Hunermann.Salvator.A toute époque, en tout pays il y a des martyrs de tout âge, de toute condition.Ici, c\u2019est une dramatique histoire qui se passe entre 1885-1C87, en Afrique, près du Lac Victoria.22 nobles pages de l'empereur restent fidèles à leur foi malgré une ambiance de vice, d\u2019intrigues honteuses.et meurent pour le Christ avec une héroïque sénérité.G.Hunermann, dans un récit émouvant, se basant sur les documents du procès de béatification \u2014\tfait revivre, à sa manière, hommes et évènements, \u2014\tnous fait assister au commencement de l'évangélisation du continent noir, où les missionnaires français, les Pères Blancs en particulier, occupent une place de choix.\u2022\tSERVITEURS DU PEUPLE DE DIEU, par Karl Rah-ner.Deuxième tome de \"Mission et grâce\".Marne.Le premier tome de cet ouvrage, paru sous le titre \u201cXXe siècle, siècle de grâce?\u201d a connu un très grand succès auprès des lecteurs de tous les milieux.Dans ce nouvel ouvrage, le Père Raliner étudie, dans la perspective résolument moderne qui est la sienne, le rôle de ceux que l\u2019on considère comme les serviteurs du peuple de Dieu: évêques, prêtres, religieux, éducateurs, laïcs engagés dans l\u2019apostolat.L\u2019orientation nettement pastorale de cet ouvrage.et les vues neuves qu\u2019il apporte sur de nombreux sujets, lui vaudront sans doute, comme le précédent, de nombreux lecteurs.\u2022 HOMMES, QUI ETES-vous?par Suzanne Fouché.Centre de Psychologie et de Pédagogie.C'est à partir de la typologie classique que, durant sept ans, le Docteur Corman et Suzanne Fouché ont poursuivi leurs recherches pour en arriver à cette science de la morphopsychologie.sujet de cet ouvrage intitule \"HOMMES, QUI ETES-VOUS ?\u201d Qu'est-ce donc que la morphopsychologie ?Comment se pratique-t-elle ?Comment peut-elle servir les bien-portantj comme les malades ?La morphopsychologie est l'étude des correspondances entre la forme humaine et la psychologie (morphologie, science des formes).Elle se différencie de la physiognomonie en ce qu'elle étudie la ferme humaine totale : corps et visages.\"Je savais, nous dit Suzanne Fouché, que la multiplicité des types en chaque homme, si elle permettait l\u2019analyse, rendait obscure la synthèse.Si, à présent, quatre types simples subsistent encore pour la commodité de l\u2019enseignement, en fait, seule l'étude des refus d'expansion de la forme importe, c'est à cette étude que ce livre s\u2019applique.\u201d Telle qu\u2019elle est, la morpho- I psychologie apporte non point des intuitions plus ou moins vagues, mais une connaissance objective, comme la donne la lecture d\u2019une page écrite en | clair.\u2022 BENCHLEY, traduction de \"The Benchley Roundup\" pari Paulette Vielhomme, collection J Humour secret, dirigée par Jacques Sternberg, éditions René| Julliard.Il s'agit du deuxième titre del la collection ouverte par uni choix de textes de l\u2019humoristel américain James Thurber.Ro-| bert Benchley est contempo-j rain, compatriote et émule (en quelque sorte» de Thurber.Dif-J ficilement cataloguable.Bench^ ley est le type du.pince-sans-rire touche-à-tout.Son oeuvre s\u2019en ressent.C\u2019était, en somme, un homme qui avait pris la part] de trouver le côté insolite, amu sant de l'actualité, du quotidien Un livre pour ceux qui apprdj cient le revers du sérieux de choses, un revers qui reste sé rieux ni a i s pas platemeq sérieux.\u2022\tAPES, ANGELS AN| VICTORIANS, par William Irv ne.Time Reading Prograi Special Edition, Time Incorpl r*ted, New York.\u2022\tLE PATER, PRIERE Mi DERNE, par F.M.Willi^ Salvator.Par \u2018T\u2019un des meilleurs cialistes des questions bi| ques (Osservatore Romano).] 6 LA FRESSE.MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER 1964 \u201cJ\u2019ASSUME LA TOTALITÉ DES RISQUES MAIS CE SONT DES RISQUES CALCULÉS\u201d V _ IVANT à l'étranger de façon plus ou moins constante depuis 1950, Eugène Cloutier nous arrive après un tour du monde de plusieurs mois et sa première rencontre à Montréal est celle de son bouquin \"Croisière\", sorti le même jour des presses du Cercle du Livre de France.Cette coïncidence, qu\u2019il n'a pas voulue, l\u2019impose sans transition, sans préparation à un milieu qu'il connaît bien mais qui le connaît peut-être moins.Cette coïncidence lui vaudra d'être toisé comme peu de revenants le sont.Aussi, dès le premier jour de son retour: \u2014Je ne vous connais pas.Dites un peu qui vous êtes.\u2014 Vous voulez que je vous conte ma vie?La preuve qu\u2019elle n\u2019est pas intéressante c\u2019est que je l\u2019ai racontée plusieurs fois et qu'on ne l\u2019a pas retenue.\u201cJ'étais, depuis deux ans, directeur de la Maison Canadienne à Paris.Avant, j\u2019avais fait des tas de choses comme auteur libre.Des séries pour la radio comme \u2018\u2018J\u2019ai rêvé cette nuit\u201d: j'ai, fait \u201cAnne-Marie\u2019\u2019 durant les premières années de la télé.En littérature, j'ai publié \u201cLes témoins\u201d, qui m'a valu le prix de la province en \u201854 et \u201cLes inutiles\u201d, prix du Cercle du Livre de France en \u201856.\u201d \u2014Vous êtes Montréalais 7 \u2014 Je suis né à Sherbrooke.¦\u201cLas grands esprit* viennent de Sherbrooke .\u2014 .mais j'ai vécu à Québec et ensuite à Montréal.\u2014Et vous avez quitté Montréal .\u2014 Je suis un itinérant depuis 1950.Je ne me suis jamais installé vraiment depuis.J\u2019ai vécu au Maroc, en Grèce, à Paris.Mon port d\u2019attache, c\u2019est Montréal, où je suis quand même venu assez fréquemment.\u2014Vous ne vous y sentes iamais dépaysé ?\u2014Par le climat peut-être.Je ne m'interroge pas là-dessus.j\u2019ai acquis une sorte de stabilité dans l'instabilité.\u2014Peut-on vous demander ce qui vous a amené à quitter la Maison des étudiants canadiens à Paris ?\u2014J\u2019y suis resté deux ans, ce qui est un terme normal pour un directeur.Pendant ces deux ans, j'ai oublié la littérature ; il ne s'est rien passé ici durant ces deux ans qui m'ait été indifférent.La Maison Canadienne est une drôle de fenêtre sur notre milieu et j\u2019ai acquis une connaissance du milieu étudiant dans des circonstances très émotionnelles.\u2014Circonstances émotionnelles?\u2014Tout ce qui se passe dans le milieu canadien-français a ses répercussions chez les étudiants canadiens à Paris et c\u2019est la raison pour laquelle la Maison Canadienne est un excellent poste d'observation.\u201cPourquoi j'ai quitté après deux ans ?Parce que j\u2019avais peur de m'attacher au poste.Si j\u2019y étais resté cinq ans, par exemple, il me semble que je n\u2019aurais plus réussi à m'en détacher.Pour y rester deux ans, je vous disais que j'ai oublié la littérature.Mais c\u2019est mon métier d\u2019écrire et je voulais y revenir.Maintenant que j\u2019ai quitté la Maison, je puis vous asurer que c\u2019est une expérience qui prendra un jour une forme littéraire.\u201d \u2014Vous êtes resté deux ans dans ce poste d\u2019observation, vous devez pouvoir nous dire ce qu\u2019est le Canada français vu de Paris.\u2014Vous me demandez là une chose délicate.On a bien vu, de là-bas, que le milieu éclatait dans toutes les directions.L\u2019éternel \u201cça bouge\u201d, quoi 1 Mais il n\u2019a pas semblé se trouver quelqu'un pour faire la synthèse de tout ce qui se passe.De l\u2019étranger, on voit bien que des forces vives sont déclen- chécs, mais on se demande si elles vont toutes dans la même direction.\u201cChose certaine, ce qui se passe au Québec fait maintenant partie de la nouvelle internationale.J'en ai entendu parler partout en faisant le tour du monde.J'en ai entendu parler dans les milieux proches des ambassades, soit, mais c'est nouveau quand même.\u201d \u2014Et la présence du Canada français à Paris ?Nous y avons toujours quelques pein-très ou écrivains en séjour plus ou moins prolongé.\u2014Qu'un peintre danois ou canadien expose à Paris, ça peut faire des manchettes au Danemark ou au Canada, mais pas à Paris.Si l'on prend l'exemple de Marcelle Ferron, c\u2019est le peintre Marcelle Ferron qui est connu à Paris, pas le peintre d'origine canadienne-française.Je pense aussi à Riopelle qui est complètement intégré ; photof Hoter St-Jean.LA PilESSE quand on parle de Riopelle à Paris, on ne commence pas par se demander s'il est Canadien.\u2014Et lo tour du monde maintenant.\u2014 Alors j'ai quitté la Maison Canadienne en juin dernier et je suis parti pour Los Angeles, Honolulu, Papeete; deux mois à Tahiti et de là à Tokyo en avion, via Sydney, Manille, Hong-Kong.Je suis resté trois mois francs à Tokyo, oit j'avais un appartement.Retour par Hong-Kong, Saigon, Singapour, Colombo, Bombay, Djibouti, Port-Saïd, Le Caire bien sûr, Barcelone et Marseille.De Yokohama à Marseille en 33 jours, avec ma femme et ma fille de 7 ans.Ma fille a pu faire son premier trimestre normalement à l'Institut franco-japonais de Tokyo.\u201cJe reviens pauvre mais content.Je recommence à zéro, c'est à dire que je ne recommence pas, je continue, et si VIENT DE PARAITRE AUX EDITIONS DE L'HOMME \u2022\tAutob:ographi.d une Imml-grant» franjaije.\u2022\tUn documentaire de premier ordre où !» França i I» Canadien et le .JOUAI en prennent pour leur rhume.\u2022\t250 page» d\u2019humour et de vérité» pa» toujour» bonne» à dire.in vente gerfaut au i le LIMAIRIE DUCHARME ITEE 41* oueef, ru» Notre-Oeme, Montréel \u2014 *49-4tïJ Montréal veut du moi.moi je suis ravi d\u2019être à Montréal.\u201d \u2014Pour y rester ?\u2014J\u2019ai toujours recherché un travail qui m\u2019apporte certaines justifications intérieures.Je reviens très curieux.Tout ce qui se passe ici me pose plus d\u2019interrogations que tout ce qui se passe ailleurs.Je ne refuserai jamais l\u2019engagement, comme je ne l'ai jamais refusé.Du moins dans ma perspective.\u201cIl y a beaucoup à définir, dès qu\u2019on parle d'engagement.Ecrire \u201cLes témoins\u201d en 1953, c'était s\u2019engager.Ce roman est une réflexion sur notre milieu et une réflexion plus actuelle qu\u2019en \u201856 sur le plan de la sensibilité.\u201d \u2014Outil* Impression rappor-tez-voui d* votre tour de planète ?\u2014L\u2019impression que la bouteille d'encre est renversée et que finalement il n\u2019y a plus de pays qui soit homogène hormis le Japon.\u2014La bouteille d\u2019encre est renversée ?.\u2014C\u2019est-à-dire qu\u2019un peu partout on s\u2019applique plus a éponger la tache qu\u2019à écrire.\u2014Sauf au Japon ?\u2014Le Japon, pour nous, c'est une autre planète.C'est un pays assez irritant si vous n'y allez pas dans une démarche d'amitié.Ça marche très bien pour l'instant mais je serai inquiet au moment d'une crise économique.J'ai été souvent irrité mais toujours tasciné et j\u2019y retournerai maintenant quand je parlerai japonais car j\u2019estime avoir été à la limite des expériences d\u2019un type qui ne parle pas la langue du pays.\u2014Et la littérature dan» tout Ç* ?\u2014Je ne suis pas un littéraire Je vis d'abord.Si j'écris, c'est que j'y trouve une sorte de justification.Toute la partie mondaine et sociale de la littérature m'attire peu à la vérité.En d'autres mots, j'ai peu à dire sur la littérature; j'ai beaucoup à écrire.\u201cAvec ce tour du monde, c\u2019est la première fois que je réussis à marier mon métier ar ec la littérature car mon métier a toujours été d\u2019écrire, en grande partie pour la radio et la télévision.J\u2019ai donc des tonnes de manuscrit qui n\u2019ont jamais été publiés et qui ne le seront jamais.Avec ce tour du monde, je fais pour la radio une émission, \u201cLes mensonges d\u2019Ulysse\u201d, et j\u2019en publierai très certainement une partie, ça m'enlève le côté frustrant de ces efforts.\u201d Côté roman ?\u2014 Tout le monde a toujours un roman dans la tète.Moi aussi.Avec \u201cCroisière\", j'ai trouvé ma voie: il y a une soupape qui a sauté quelque part et je travaille à un roman qui sera tout à fait dans le même goût, sauf qu\u2019il tournera aufour de la personne d\u2019un diplomate.\u201cSon Excellence\u201d en est le titre probable.\u2014 \"Croisière\u201d est-il dans la ligna de vos romans précédents ?\u2014 Très différent.On dira qu\u2019il est loufoque, sans queue ni tête, mais j\u2019y trouve des liens assez évidents avec toutes les réalités qui m\u2019entourent.\u2014Aucune relation avec votre tour du monde ?\u2014Absolument pas.Le livre était écrit avant que Je na devienne directeur de la Maison Canadienne.J\u2019en ai corrigé les épreuves à Tokyo, espérant qu'il sortirait avant que je ne revienne.Il se divise en deux parties.L\u2019une, onirique, qui est la croisière de nuit; l'autre réaliste, qui est un récit.\u2014Cette première partie, qui ressemble à un délire, me semble un fait assez nouveau dans la littérature canadienne.\u2014 C'est une sorte de délire, en effet, qui fait partie de la vie quotidienne de tout le monde.Il y a.dans la vie de chacun une part de rêve qui cherche l'expression.\u201cDe toute façon, j'ai l'impression d'avoir trouvé là ma voie propre et j'ai l\u2019intention d'aller jusqu\u2019au bout.Si aucun éditeur n\u2019en veut, j'écrirai quand même et je léguerai le tout à mes petits-enfants.\u201d \u2014Et si on allait vous comparer à Ionesco et compagnie ?\u2014Ça me flatterait mais je ne crois pas que ce so:t juste.Il s'agit tout simplement du réalités non exprimées dans le roman traditionnel.\"Croisière\u201d, voyez-vous, c'est un peu !e roman de la disponibilité.Etre disponible, pour moi, ce n'est pas une décision intellectuelle, c\u2019est tout simplement un état qui me convient.Je ne me sens pas de complexe d'insécurité.Peut-être parce que je me sens des réserves intellectuelles?D\u2019autres sont en sécurité aveo un compte en banque.Je ne lo sais pas et je ne veux pas le savoir.\"Je ne veux pas dire que Je bougerai toute ma vie: je suis peut-être ici pour trente ans ! Tout simplement, j\u2019évolue en fonction de nécessités intérieures.Des eboses m'apparaissent nécessaires à certains moments.11 y en a qui ont cru quo j'étais millionnaire mais je na le suis pas.J'assume la totalité des risques, mais ce sont des risques calculés.Tout ça à l'air de la pose.mais, comment vous dire?Ce n'est pas de la pose.\u201d Insaisissable, Eugène Cloutier.Pas cachotier mais insaisissable, toujours en voyage, autant entre ses répliques qu'entre les lignes de \"Croisière\".Peut-être les errants ne sont-ils pas tous disparus avec les Romanichels .Jean O\u2019Neil A PARTIR D'AUJOURD'HUI .¦.GRANDE VENTE D'INVENTAIRE LIBRAIRIE LEMEAC 371 ouest, av.Laurier \u2014 Montréal CR.3*2469 3 3 Vz%DE REMISE PETIT LAROUSSE ILLUSTRE .$4.64 LIVRES DE POCHE (Simple) .50 (Double) .«85 (Triple) .».1.00 Collection \"LA MIADi\u201d 10% meilleur marché que 11 voue la tairiez venir de Farit, etc., etc, 150,000 VOLUMES EN VENTE LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI IB JANVIER 1964/T Un pamphlet de Robert Poulet : Contre la jeunesse n E IX PKI.- île temps se .succèdent trois essais bizarres qui ont tous en commun lu malheureuse vertu de promettre beaucoup dans les premières pages et de désespérer bien souvent le lecteur avant qu'il ne les ait termines.Bizarre, c'est le moins qu'on puisse dire, mais aussi amusant, précietix, révoltant, cruel, l'essai - destruction de Robert Poulet.\"Contre la Jeunesse U.!.Je laisse a la réflexion des lecteurs une petite phrase qui en dit long sur I auteur : \"Il manque a notre société la solide substructure d'illettrés qui fait les races fortes.\u201d Une phrase ne dit pas tout, mais le titre, lui, dit tout : la destruction se veut totale.It ailleurs.Poulet S'y connait en vandalisme littéraire, lui qui publiait il y a lin an, un \u2022'Contre l'Amour\", que votre l*une serviteur n'a eu ni la chance, ni le loisir de lire.Alors, voici, cette -ocielé, cette \"race déchue'', dont les jeunes en général sont \"les représentants déjà reconnaissables .a créé un mythe de l'enfance adorable, gentile, charmante, naïve, etc.1! faut à tout prix démystifier ; donc.Poulet sabre et il sabre bien, conscient, trop peut-être, de son talent de pamphlétaire.Le style est alerte, l'auteur coupe à froid, sans manières, sans précautions la pbarse, le pa-radoxe dont il use avec une prodigalité et une facilité déconcertantes.claquent, gifflept, bousculent Tout subit, sans trop de dommages, réflexion faite, les foudres de M Poulet.L'égoïsme, l'ingratitude, l'aversion de l'enfance pour la beauté, les \"prédilections suspectes\u201d de la jeunesse en matière d'ait et de politique, sa volonté, son anxiété de s'intégrer malgré ses prétentions constantes à la révolte et quel-quefois à la Révolution.\"La jeunesse est une apparence .et ce qu'il y a d\u2019accablant, d agaçant en elle, ce n'est pas ce quelle est, c\u2019est ce quelle prétend être \" Une ries meilleures solutions serait de la \"mettre le plus longtemps pos-ible en état d'humilité et de subordination\u201d.Kt quant à vilipender la jeunesse et l\u2019amour, pourquoi ne pas \"embarquer\u201d dans le tas.l'éducation généralisée q u i \"élabore une civilisation de l éphèbe\".la démocratie, la \"poussée égalitariste , i>our-quoi ne pas louanger tout à coup l'ancienne aristocratie \u2022\u2022qui multipliait les bourses d'études\" et pourquoi ne pas enfin suggérer qu'on \"réserve la procréation aux couples en âge d'en mesurer exactement la nature et les conséquences\u201d?Je soupçonne gentiment l'auteur d'avoir été gravement traumatisé par les majuscules dont certains affublent les mots comme jeunesse, amour.Les traumatismes, nous savons cela ici d'expérience, conduisent souvent leurs victimes à la chasse aux sorcières et au fanatisme Mais soyons objectifs, c'est un luxe rare : l'auteur insiste parfois sur des vérités combien bonnes à rappeler.mais celles-là, je crois bien qu'elles sont connues de tous.S'il faut renier \"ces jeunes dieux imberbes\" dont parlait Lucrèce et dont M.Poulet se fait fort de démontrer par A plus B la vile fausseté et l'hypocrisie fondamentale, encore faudra-t-il la remplacer cette jeunesse, du moins dans les armées.La civilisation occidentale et à un degré plus aigu, la civilisation américaine, ont conscrit joyeusement et saintement cette jeunesse qu\u2019elle a déjà dite \"glorieuse\" ; la Patrie, les Juifs, le Communisme ou les Algériens l\u2019ont bien occupée, pour le bon plaisir d'ailleurs, de leurs purs aînés.Mais le mythe possède sa légende, et la légende, sa vérité sous-jacente mais déterminante .Que la jeunesse soit une période factice, je le veux bien, que la plus grande victoire de l\u2019homme soit \u201cde se débarrasser de sa jeunesse\", pourquoi pas ?il n'y a pas là de problèmes.Ne serait-ce pas plutôt que les plus grandes victoires de l'homme sur lui-même sont précisément de se débarrasser partiellement de chacun de ses passés caractérisés ?Kt si cette société \"déchue\", constitue l'unique cause profonde de cette facticité.ne devrait-on pas avant tout, discuter les bases sur lesquelles s'est établie cette société V I)e cela, il eut peut-être été bon de parler.M.Poulet n'en dit mot.\"L'Oeil magique\" '2', de Henri Raynal.c'est la plume du poète, mais c'est aussi le corps, l'âme, la femme, la culture d\u2019un homme qui, métamorphosés par un Ovide \u201dexis-tantialisant\".deviennent Oeil unique, omniprésent, qui transcende l'Objet et le Tout.L'Oeil sublimé qui saisit et cerne la \"synthèse dialectique\" de l\u2019Etre constamment manifesté, renouvelé.et sublimé lui aussi.Observateur impitoyable qui ne laisse rien pour compte et imagine laborieusement beaucoup plus qu'il né comprend sont groupes par périodes, à raison de trois et même quatre disques par album.RCA Victor vient de rééditer, en l'accompagnant d'une brochure richement illustrée >ur Jascha Heifetz, le magnifique en-remstrernient du Concerto en ré majeur que le violoniste américain avait effectué en avec l'Orchestre de Boston dirigé par Charles Munch ¦ LM-1992 LSC-19921.La haute virtuosité, l\u2019émotion contrôlée et la sonorité marbrée de Heifetz (la pureté de son legato, dans le mouvement lent, est une chose à entendre! \\ auxquelles s'ajoute la perfection de l'accompagnement et de l'enregistrement, ont fait et font encore de cette version l'une des plus recommandables (sinon la plus recommandable) qui soient parmi les 15 ou IG actuellement au catalogue américain.Les maisons de disques, heureusement, songent parfois aux compositeurs délaissés ou encore aux oeuvres délaissées des compositeurs célèbres.Ainsi, de Beethoven encore, Epie et l'Orchi Ire de Cleveland nous offrent aujourd'hui la quatrième Symphonie, en si bémol C'est, avec la deuxième, la moins souvent jouée des Symphonies de Beethoven, et pourtant elle n'est en rien inférieure aux autres.George Szell et ses musiciens la jouent avec ce \"romantisme modéré\" et cette \u201cpoésie souriante\" dont parle Hovveler, et l'enregistrement, complété par l'inévitable Ouverture \"Léonore\" no 3, est exemplaire (Epie, LC-31)64 BC-1264*.Tous les fruits du panier ne sauraient être également bons.L'interprétation du Quatuor avec piano en mi bémol, op 16.par trois membres du Quatuor Budapest et le pianiste Mieczyslaw Horszovvski, est bonne, mais son unique avantage, vraiment, est d\u2019être la seule qui existe présentement en stéréo.Elle ne nous fait pas oublier l\u2019excellente version monaurale du Festival Quartet et, ce qui plus est, le disque est complété pa rune exécution très inégale du sublime \u201cQuintette de la truite\" de Schubert toù le contre-bassiste Julius Levine se joint aux musiciens déjà nommés).tColumbio, ML-5873 MS-6473L LES FILMS À LA T.V.NOTE : Les postes émetteurs se réservent le droit de modifier leurs horaires sans avis préalable.1.00\tp.m.\u2014 Canal 10 : \u201cL'héroïque Monsieur Boniface\" 'Français, 1049\u2019.Comédie policière avec Fer-nandel et Yves Deniaud.\u2014Un étalagiste timide se trouve mêlé malgré lui à une affaire de gangster.2.00\tp.m.\u2014 Canal 2 : \"Graine de violence\u201d avec Glenn Ford et Sidney Poitier.2.00 p.m.\u2014 Canal 12 : \"Best ot the blues\" avec Dorothy Lamour et Lloyd Nolan.\u2014 Une grande chanteuse du Broadway se cache sur un bateau qui donne des spectacles.8.30 p.m.\u2014 Canal 10 : \"La vie privée d'un tribun\" 'Américain.1938'.Drame historique avec Clark Gable et Mvrna Loy \u2014 Un des épisodes de la lutte de l'Irlande pour acquérir l'indépendance.11.15 p.m.\u2014 Canal 10 : \"Hôtel Bijou\" \u2018Français, 1946).Drame de milieu avec Paul Meurisse et Françoise Rosav.\u2014 La patronne d'un hôtel mal famé dénonce un ancien complice et est tuée par lui.11.25 p.m.\u2014 Canal 3: \u201cAnother part of the forest\", avec Fredric March, Ann Blyth, Edmond O'Brien, John Dali.Dan Dtiryea et Florence Eldridge.\u2014 C\u2019est l'histoire d'une famille de dégénérés qui ne connaissent ni l amour pour autrui m pour eux-mêmes.11.30 p.m.\u2014 Canal 12 : \"For whom the bell tols\u201d avec Ingrid Bergman.Gary Cooper, Katina Paxinou, Akim Tamiroff.\u2014 Un groupe d'Espagnols et un aventurier américain s'engagent à faire sauter un pont lors de la guerre civile espagnole.11.35 p.m.\u2014 Canal 2 : \u201cLégitime défense\u201d Anglais.1948.Drame policier avec Oscar Gmolka et Muriel Pavlora.\u2014 Un receleur consacre ses revenus frauduleux à la formation musicale de sa fille.11.35 p.m.\u2014 Canal i : \u201cMarty\u201d, drame, avec Ernest Borgnine et Betsy Blair.DIMANCHE 2.00\tp.m.\u2014 Canal 10 : \u201cNotre amour est le plus grand\" 'Italien, 1 95 5'.Mélodrame avec Antonel-la Lualdi et Gino Cervi.\u2014 Les malheurs d'une mère et de son enfant adopté.7.30 p.m.\u2014 Canal 10 : \"Les yeux dans les ténèbres\u201d (Américain, 1942».Aventures avec Edward Arnold et Ann Harding.\u2014 l'n policier aveugle, enquête dans la maison d'un savant.11.00\tp.m.\u2014 Canal 7 : \"Les pillards\" (Américain, 1948).Western avec Rod Cameron et Ilona Massey.\u2014Les circonstances amènent un major et un bandit à lutter côte à côte contre les Indiens.11.15 p.m.\u2014 Canal 3 : \u201cThe Champ\u201d.Avec Wallace Beery et Jackie Cooper.\u2014L\u2019histoire de l'admiration d'un petit garçon pour un voyou.-LOUEZ- un nouveau 1964 PHILIPS Console 23\" MOIS MINIMUM 3 MOIS OU tOUEZ S20 PAR MOIS /'D ATIC \u2022 S*rv'c* \u2022' l'v'«i*on lïl\\A I D \u2022 ville \u2022» banli.u.ES5AYEZ-LE AVANT DE RACHETER PAIEMENTS APPIICABIES A RACHAT AUCUNE COMPAGNIE DE FINANCE Consolidated Radio Ltd.51 ouest, MONT-ROYAL 288-3121 COTES MORALES Voici les cotes morales des films présentés à la télévision, telles que préparées par l'Office Catholique National des techniques de diffusion.CANAL Z (samedi) 2.00\tp.m.\u2014 \"Graine de violence\".Adultes.11.35 P.m.\u2014 '\u2018Légitime defense\u201d.Adultes.CANAL 7 11.30 p.m.\u2014 \u2019\u2019La femme aux brillants\u201d.Adultes.CANAL 10 1.00\tp.m.\u2014 ,,L,héroïqiie Monsieur Boniface\u201d.Adultes.8.30\tp.m.\u2014 \u201dLa vie privée d\u2019un tribun\u201d.Adultes.11.15 p.m.\u2014 \u2019\u2019Hôtel Bijou\u201d.A déconseiller.CANAL 7 (dimanche) 11.00 p.m.\u2014 \u201cLes pillards\u201d.Adultes CANAL 10 2 00 p.m.\u2014 \"Notre amour est le plus grand\u201d.Adultes.7.30\tp.m.\u2014 \"Les yeux dans les ténèbres\u201d.Adultes.CHOIX D\u2019ÉMISSIONS SAMEDI 8.35 \u2014 Canal 2 : \u201cCours universitaires.\u201d Chimie générale.Guy Nadeau, de l'Université Laval.9.30 \u2014 Canal 2 : \"Cours universitaires.\u201d Le fédéralisme, Jean-Yvan Morin, de l\u2019Université de Montréal.10.15 \u2014 Canal 2 : \"Cours universitaires.\" Probabilités et statistiques, Jacques Saint-Pierre, université de Montréal.10.30\t\u2014 CBF : \u201cUniversité radiophonique internationale.\" L'homme dans un milieu en évolution : H.Toepel.Les maladies de la vieillesse : le professeur Làgneau.La radioactivité : Ernst Straus-sler.Le roman en Italie : Luigi Baldacei.Saint-Pétersbourg.cité musicale : Michel Hofmann.11.00\t\u2014 Canal 2 : \"Pépinot.\u201d Les aventures de Pépin-lfood.11.30\t\u2014 Canal 2 : \u201cTour de la terre.\" Les mains.Lise La-salle et Jean Besré.Musique : Yvan Landry.12.00\t\u2014 Canal 2 : \u201cCoucou.\u201d 12.00 \u2014 CBF : \"Chroniques de terre et de mer.\u201d L'ile aux Coudres.Pierre Perrault.12.30\t\u2014 Canal 2 : \"Les Croqui-gnoles.\u201d Paule Gauthier.Suzanne Rivest et Hervé Brousseau.2.00 \u2014 Canal 2 : \u201cImages en tète.\u201d Jean-Yves Bigras et Michel Garneau.A l'affiche: \"Graine de violence\u201d, de Richard Brooks.2.00\t\u2014 CBF : \"Opéra du Metropolitan.\u201d \u201cIl Trovatore\u201d de Verdi.Leontyne Price et Richard Tucker.4.00\t\u2014 Canal 2 : \u201cTerre des hommes.\u201d Animateur : Ambroise Lafortune.4.30 \u2014 Canal 2 : \"Vingt ans express.\" 5.00\t\u2014 Canal 2 : \"Les Uns les autres.\u201d 7.00\t\u2014 Canal 2 : \"Champ Libre.\u201d Reportage sur l'actualité.dans le monde.Collaboration de \"Radio-Canada, avec la RTF et la RTB.8.00\t\u2014 Canal 2 : \"Dans les rues de Québec.\" Charles Trenet et Danielle Oderra.Animatrice : Renée Uudon.11.00 \u2014 CBF : \"Visite aux chansonniers.\" C h r istine Charbonneau, à la Grange au Bouc.DIMANCHE 8.45 \u2014 Canal 2 : \"Cours Universitaires.\" G é o graphie physique.Ludger Beauregard.de l'Université de Montréal.-1- 9.30\t\u2014 Canal 2 : \"Cours Ul versitaires.\u201d Précis d'J toire du Canada.Maurj Séguin, de l'Université Montréal.10.15 \u2014 Canal 2 : \u201cCours ufl versitaires.\" Histoire l'art.Roland Sanfaçôn, Laval.10.30\t- CBF: \"L'Argent! \"Pour l'or des Indes.\u201d TcJ suite en page 11 m PLACE DES ARTS \u2022 MONTRÉAL 18 (QUÉBEC), TÉL.: 842-2112 Rosit* SALVADOR Roger J0U8ERT Aimé MAJOR Michel LOUVAIN Claude VALADE Pierro LALONDE les Productions Deschamps Lelarge Inc.^ présentent UN DEUXIEME MUSIC-HALL CANADIEN Samedi 1er lévrier 1964 i 8.30 p.m.Dimanche 2 février 1964 à 2.30 p.m.Dimanche 2 février 1964 i 7.30 p.m.Billets: $3.50, $3.00, $2.50, $2.00 $1.50 \u2014 Loges: $4.00, $3.50, $3.00 Envoyer votre chèque certifié ou votre mandat-poste ainsi qu\u2019une enveloppe adressée et affranchie à t LES PRODUCTIONS DESCHAMPS LELARGE INC.1958 ouest, boulevard Dorchester, suite 2 \u2014 Montréal Renseignements i 931-1779 LU X Ginette SAGI Paolo NOEL Paul DESMARTEAUX S Si vous aimez écouter de la musique de qualité, sans interruption vous êtes un adepte de CBF-FM où une heure de musique indiquée au programme égalé soixante minutes de diffusion à l'antenne.De midi à minuit samedi et dimanche CBF-FM 95.1 La radio en haute fidélité dt Radio-Canad; 10 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER 1964 Olivier GUIM0N1 Iris ROBIN LES BARONETS Jen ROGER ~ y y»- - T -._-.a l\\5- wam JACQUES KEABLE Le choix des émissions pour le réseau: des cas inquiétants ¦¦E RESEAU français de télévision de Radio-Canada n'est pas un système simple de diffusion.On le sait déjà, il se compose, d'une part, de stations qui sont propriétés exclusives de la Société d'Etat, et d'un nombre, beaucoup plus important, de stations qui, tout en demeurant des entreprises de type privé, sont affiliées à la Société Radio-Canada dont elles diffusent certaines émissions.Précisons immédiatement qu'un certain nombre d'émissions de Radio-Canada doivent être obligatoirement diffusées par toutes les stations affiliées.Ces dernières sont d'ailleurs rémunérées pour les services ainsi fournis.D\u2019autres émissions, produites par Radio-Canada, peuvent être diffusées par les stations affiliées.Une dernière catégorie d'émissions est réservée exclusivement aux quatre stations qui sont propriété de Radio-Canada.CHOIX t D\u2019ÉMISSIONS ( SUITE DE LA PAGE 10 te de Pierre Villon.Lecteurs : Huguette Oligny, François Rozet, Jean Dal-main et Henri Norbert.12.00 \u2014 Canal 2 :\t\u201cF-MA.\" < Animateurs : Jeanne Sauvé et Jacques Fauteux.Invité: Marcel Dubé.1.00\t\u2014 Canal 2 : \u201cVu d'Ottawa.\u2019\u2019 Entrevue avec Roger Duhamel.2.00\t\u2014 Canal 2 : \u201cSoirée de fraternité chrétienne.\u201d Reportage d'une soirée qui eut lieu lors de la 4e conférence internationale rie Foi et Constitution, à Montréal, l'an passé.4.00\t\u2014 Canal 2 : \u201cDans tous les cantons.\u201d A Pointe-Gatineau.4.30\t\u2014 Canal 2 : \u201cLe Cardinal en Afrique.\u201d 2e émission Le clergé indigène.î.00 \u2014 Canal 2 : \u201cA l'heure du Concile.\u201d Thème : les âmes consacrées, ou les religieux.les religieuses et membres d'instituts séculiers.Animateur : Père L.-Marie Régis.Invité : le cardinal Léon-Joseph Suenens, de Malines, Belgique.ê.3fl \u2014 Canal 2 : \"Présence de l'art.\u201d Les peintres canadiens à Paris.Interviews a-vec Robert Elie et René Garneau.La situation du jazz par Gil Courtemanche.Les toiles de Marquet, au .Musée.La Place des Arts, par Laurent Duval.7.00\t\u2014 Canal 2: \"Caméra.\u201c64\".Ce soir : Le conflit Panama - Etats-Unis.Invité: Jean GrandLandau.1.00\t\u2014 CBF : \u201cPhilosophes et penseurs\u201d.Descartes.Texte de Michèle Lalonde.Narrateurs : Huguette Oligny, René Salvator et Ronald Fran- C0.1.30\t\u2014 CBF : \u201cLe Cabaret du soir qui penche\u201d.Animateur : Guy Mauffette.1.30 \u2014 Canal 2 : \u201cThéâtre d\u2019une heure\u201d.Ce soir : \u201cLe dossier de Chelsea Street\u201d de Walter Weideli.Distribution : Gérard Poirier, Robert Gadouas et Guy Provost.Réalisation : Jean Faucher.1.30 \u2014 Canal 2 : \"M.Pearson à Paris\u201d.Un reportage sur le voyage en France du premier ministre canadien.Pour clarifier les choses, voici un exemple : le Canal 9, en Ontario, CBOFT, est propriété de Radio-Canada.Il doit diffuser toutes les émis, sions produites par Radio-Canada, en se réservant certaines périodes de temps pour les exigences locales : nouvelles, interviews, reportages locaux, etc.Il ne peut donc pas faire appel à des émissions produites par des diffuseurs concurrents, c'est-à-dire des postes qui ne sont pas propriétés exclusives de Radio-Canada.Par contre, le canal 4, de Québec, est une station privée.Mais elle est affiliée à Radio-Canada.Ce qui signifie qu'elle doit offrir à son public certaines émissions de Radio-Canada, mais qu'elle peut produire, en outre, ses propres émissions et qu'elle est libre, finalement, de faire des ententes avec d'autres diffuseurs privés, le Canal 10 de Montréal, par exemple, en vue d'échanger des émissions.10.00 \u2014 Canal 2 : \u201cAffaires Publiques\u201d.Le Québec, à l'heure de la session provinciale.Animateur : Raymond C'ha-rette.Invités : J.-V.Dufresne, Jean-Marc Léger.Jean-Noël Tremblay et François-Albert Angers.11.30 \u2014 Canal 2 : \u201cConférence\".Ce soir : Nicole Védrès, critique littéraire : \u201cEcrivains méconnus\u201d.Essayons donc de jeter un rapide coup d'oeil sur les émissions produites par Radio-Canada et qui sont obligatoirement retransmises par tous les postes du réseau : les émissions scolaires des lundi, mardi et jeudi matin, les émissions féminines de l'après-midi, les émissions enfantines de 4 h.30 à 5 h.30, toutes les émissions diffusées le soir, de 8 heures à 10 h.45, du lundi au vendredi, sauf \u201cActualités Politiques\", \u201cJanique Aimée'' et \"Sous le signe du Lion\" ; toutes les émissions du dimanche., sauf les cours universitaires, \"F = MA\", \"Vu d'Ottawa\", \"Présence de l'art\", \"Conférence\" et \"Sport-Eclair\".Quant au samedi, sont obligatoires les émissions enfantines \"Am-S t r a m-Gram\", \"Les Croquignoles\", \"Images en tête\", \"Les Uns les autres\", \"Temps présent\", \"Dans les rues de Québec\", \"La Soirée du hockey\" \"Les Couche-Tard\", \"Votre choix\" et \"Téléjoumal\".Voilà pour les émissions obligatoirement diffusées par tous les postes du réseau.Précisons que d'autres émissions, non obligatoirement diffusées par tout le réseau, le sont cependant par les quatre postes de Radio-Canada, à Montréal, Ottawa, Moncton et Winnipeg.Pareil système pose des problèmes sérieux.Non pas dans Montréal, ni dans aucune des quatre villes choyées par une station de Radio-Canada, mais dans tous les centres où il n'y a que des postes affiliés.Pl' slo-rs érr.issio-s impcrlan- tes de Radio-Canada sont obligatoirement diffusées.C'est certain.Le problème apparait quand d'autres émissions importantes et de haute tenue ne sont pas obligatoires.Exemples : \"Champ Libre\", le samedi soir ; \"Actualités Politiques\", le mercredi soir, réservée aux quatre stations d'Etat ; \"Conférence\", \"Présence de l'art\", \"Atome et galaxies\".Les cours universitaires\" et quelques autres.Un second problème, peut-être plus épineux encore, se pose dans te choix de certaines des émissions obligatoires.Un exemple me frappe, entre autres : \"Cité sans voiles\", qui est une indécence, commanditée en plus.Pourquoi ?Pourquoi une émission comme \"Champ Libre\" est-elle facultative, pour les postes du réseau, alors que \"Cité sans voiles\" est obligatoire ?Il est toujours embêtant de parler de puissances occultes mais réelles.Un ami venu d'un petit centre, situé à près de 200 milles de Montréal, centre qui ne bouillonne pas particulièrement, comme tous les petits centres d'ailleurs, d'une vie intellectuelle collective intense, évoquait ses déceptions devant moi.Il me racontait, notamment : \"Ayant vu, dam \"la Semaine à Radio - Caanda\", l'annonça des conférences do Henri Guiltemin, je m'y était préparé.la première émit-sion a été retransmise par un poste affilié, ta conférence a été pour moi une révélation, la semaine suivante, le poste en question décidait de remplacer la conférence par un film policier.\" Dans une certaine mesure, on pourrait pourtant affirmer que ces émissions de qualité sont une nécessité plus forte qu'ailleurs, dans les petits centres.A Montréal, n'importe qui, avec un petit effort, peut entendre des conférences.Mais dans un petit centre ?.Une émission comme \"Conférence\", dont on pourrait par ailleurs discuter, n'a pas une cote d'écoute particulièrement forte.Les postes affiliés préfèrent la rayer de la programmation.Mais il y a des auditeurs qui en sont privés.Et c'est malheureux.D'autant plus malheureux, en outre, que \"Cité sans voiles\" ne sera manquée par personne, sur tout le réseau ! \"Conférence\" est un exemple.Il y en a d'autres.Il y a \"Champ Libre\", nous l'avons souligné.Et \"Actualités Politiques\".Le choix des émissions obligatoires de Radio-Canada, pour être judicieux en plus d'un point, présente cependant quelques obscurités inquiétantes.LA 5ÉR|ê *£7 pi\tC -un* RECHERCHÉ.h- iniMirlriiM* ic pins nÉiiiT \u2022In viiVIr»' 16 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER 1964 \"Le Soupirant\" de Pierre Etaix: une tradition bien intégrée ALAIN PONTAUT OMIQÛÉ d'un bout à l'autre, et répondant exactement à toutes les lois du comique cinématographique, le premier long métrage de Pierre Etaix, \"Le Soupirant\u201d prend cette semaine l'affiche à l'Elysée.C'est simple et parfaitement efficace, puisé aux meilleures sources, dynamique, presque muet, sans lourdeur, d'une remarquable habileté.Entouré de jolies comédiennes inconnues pour la plupart.Pierre Etaix.après avoir rodé ses possibilités au cirque, au music-hall, à la télévision et dans le court métrage, joue les jeunes chercheurs passionnément épris de science astronautique et donc indifférent à l\u2019existence et à la société.Mis en demeure, par ses parents inquiets, de prendre femme, il s\u2019avise qu\u2019il lui faut en effet rechercher l'amour.Le film est l\u2019inénarrable récit de ses enquêtes, de ses tentatives, de ses enthousiasmes, de ses ahurissements, de ses désillusions.L\u2019amour était du reste auprès de lui, sous les traits de la jeune aide familiale de la maion, celle-ci ne comprenant, hélas, que les déclarations sentimentales en suédois.90 minutes de folie saccadée de son héros vont lui laisser le temps d\u2019apprendre le français.Il serait malhonnête de bouder son plaisir et de ne pas reconnaître à Pierre Etaix le mérite évident d'une vision comique sûre d\u2019elle-même.Mais justement, cette certitude du trait, cet enchaînement comique sans défaillance ont fait qu\u2019avec un bel ensemble, à propos de cet humoriste brusquement surgi du néant, on a parlé d'un continuateur de Chaplin, d'un héritier spirituel de Buster Keaton, d'un nouveau Jacques Tati, d'une découverte géniale, que sais-je encore ?On manque d\u2019auteur comiques.c'e§t entendu, et on se doit assurément de soutenir l'auteur du \u2018'Soupirant\", mécanicien habile et prometteur, qui évite les appels du pied, la facilité, sait plaire au grand public tout en faisant songer aux grands maîtres du rire.On se doit de guetter avec impatience les prochaines manifestations de son talent.Mais .Mais ce concert universel est un peu déformant, d'une part parce que les idées, chez Etaix.se développent assez lentement et restent visibles, d\u2019autre part parce que cette science est surtout faite de connaissance, et qu'elle puise, Pierre Etaix.et Laurence Lignères : un soupirant \" bien cocasse .et quelle emprunte à Chaplin, à Keaton, à Langdon, à Tati.à Laurel et aux Marx, qu'elle fait de tout son bien sans que l'assimilation soit complète, originale, totalement satisfaisante.Pierre Etaix se propose au moins une renaissance du vrai comique.Ses effets sont souvent très brillants et son rire communicatif.Plutôt qu'un dithyrambe qui ressert, il vaut mieux adopter à son endroit la formule de François Mars : \"Le digest le plus intelligemment assimilé des meilleures formules des maîtres du burlesque.\" Le court métrage d'Arthur Lamothe, \"Bûcherons de la Manouane\u201d, fournit à ce programme un complément canadien de qualité.Dirigés pat Claude Chabrol, Jean-Claude Brialy et Juliette Mayniel : des Cousins \" un peu moins latfelus pu il n'y semble d'abord.Elysée] Claude Chabrol, des \"Cousins\" à \"Landru\" 'Les Cousins que nous pro pose aussi l'Elysée, sont de 1958.Ils datent moins que d'autres Chabrol, qui était alors le grand prêtre de la nouvelle vague et dont la réputation devait être bien éclipsée par la révélation de Codard et d'\"A bout de souffle\" en IPiiO.Ici, le scénario est solide, les trois rôles principaux très fortement tenus et les qualités d'ambiance souvent remarquables Ce petit provincial sérieux, confronté par l'amour et les examens au brillant cousin de Paris, est authentique.Malgré les hochets agaçants dont on entoure par trop l'esthète Brialy.complaisance appuyée.fonds de Wagner et de Mozart, le drame parvient à toucher juste, surtout lorsqu'il est mené par Gérard Blain.Le déroulement et la finale ont l'allure naturelle et rapide qui était, ou aurait dû être, la charte de ces jeunes gens alors en guerre ouverte avec le cinéma, composé et glacé, de papa.On notera, sans connaître le rôle exact qu'il joua dans la réalisation.que le premier assistant de Chabrol s'appelait Philippe de Broca.Mais, après des échecs commerciaux \u2018et artistiques) de la taille d'\u201cOphélia\", Chabrol, face à \"Landru\u201d, \u2018Parisien nous démontre d'abord de (açon aveuglante l\u2019abandon de ses théories: cette marionette macabre et rigide est bien proche, l'humour en moins, de celles animées par Autant-Lara dans \"L\u2019Auberge rouge\u201d pat exemple.Si donc il y eut révolution, on la rescent a \"Vivre sa vie ', mais pas un instant à -¦Landru\".On ne s'y trouve ni faxi-né par l\u2019horreur de \"l'escroc lubrique\", ni entraîné vers la satire grouillante et terrible qu'un certain Chaplin avait d'ailleurs, avant Chabrol, extrait, avec \"M.Verdoux', dice fait-divers s'insérant dans l'immense carnage de la première guerre mondiale.Orson Welles, après avoir travaillé le sujet, l'avait cédé a Chaplin, faute de pouvoir le réaliser 11 est clair que Chabrol et Françoise Sagan n'ont su (aire qu'un Verdoux sans Chaplin l\u2019n défile grinçant de glandes comédiennes 'Morgan.Dar-rieux .' qui n'ont a nous offrir que leur apparition dans un décor d'époque, il est v rai pittoresque, amusant, coloré.Et on sent bien que le dét or, avec ses mauves et ses roses, son côté joliment théâtral et fleuri, désire servir de repoussoir au séducteur sinistre et à-la cuisinière où il fait rôtir ses victimes Hélas, le dialogue e?t sans vie, le séducteur n'est qu'une caricature, une ombre mal captée, sans humanité, fut-ce celle de la médiocrité ou du sadisme, sans signification au-delà de cette comptabilité criminelle dont il fallait faire une satire de la guerre ou une faire de l'absurde et du cauchemar.L'humour à l'hôpital \"DOCTOR IN DISTRES5\" \u2014 Film anglais.Production : Betty E.Fox.Réalisation \u2022 Ralph Thomas.Scénario : Nicholas Phipps et Ronald Scott Thom.Interprètes : Dick Bogarde, Samantha Eggar.James Robertson Justice.Couleur.£ir Lancelot Spratt est le médecin en détiesse.Son problème : une jeime physiothérapiste lui a déplacé le coeur en lui replaçant un disque.Et notre bon vieux célibataire bougon s\u2019est laissé prendre aux artifices de Cupidon, prêt à tout pour conquérir mademoiselle.Il trouvera dans son assistant, le jeune docteur Simon Sparrow, 'Dick Bogarde» fort versé dans la chose féminine, un conseiller inestimable.Mais le chemin de l\u2019amour est ardu, et Sir Lancelot et son conseiller connaîtront mille et une aventures.Ce dont le spectateur ne se plaindra pas, puisqu\u2019il y trouvera une bonne mesure de comique.Ce n\u2019est pas à dédaigner.\u2018Kent) __________________ R.G.Sous l'arbre Yum Yum.\"UNDIR THI YUM YUM TREE.\u2014 Film américain.Scenario de Roman et Swift, d\u2019après la pièce de Fredric Brisson.Réalisation de David Swift.Interprète* : Jack Lemmon, Carol Lynley, Edit Adams et Imogene Coca.C\u2019est idiot.Jack Lemmon, merveilleux acteur, est l\u2019homme à tout faire du cinéma américain.Et on lui fait vraiment tout faire.Tout.Ici, '\u201cUnder the Yum Yum Tree\u201d, *£5* & 'Æ.' Jack Lemmon, ou le propriétaire en proie \u2014 \"Under the Yum Yum Tree\" \u2014 à ses lubies burlesques .(Palace) au Palace, un propriétaiie buveur, voyeur et coureur qui ne loue naturellement ses appartements qu\u2019à de jolies filles.Et qui s'emploie à les séduire avec de burlesques ruses de Sioux, des vêtements, un intérieur ou une automobile rouge sang et une démarche de satyre-centaure style Casanova revu par Jerry Lewis.C\u2019est idiot.Deux beaux jeu- nes gens.Robin et David, ont justement choisi un appartement chez Lemmon pour y tenter une expérience prémaritale de contact sans contact, un essai sentimentaio-mystique de cohabitation amoureuse platonique.Ca.comprenez-Ie bien s'il vous plaît, c\u2019est le coup de génie de l'intrigue.C'est quasiment aussi fort que Molière qui.peignant un avare, en fait aussi un amoureux.Quel conflit chez Harpagon : Quelle occasion pour le propriétaire libidineux de tisser ses fils diaboliques ! Quelle occasion perdue, pour Jack Lemmon, de mettre scs Innombrables possibilités au service d\u2019un comique plus valable ! Mais, dans une réalisation précise de David Swift, les interprètes, parfois, vous entraînent .______ AP* Crimes et châtiments \"LE CRIME NC PAIE PAS\" \u2014 Film français.Réalisation : Gérard Oury.Scénario : Paul Gordeaux, Gérard Oury et Jean-Charle* Tachella.Adaptation : Jean Aurenche, Pierre Bost.H.Jeanson, R.Wheeler, Bol-leau-N'arcejac, J.Sigur.Musique : Georges Delerue.Interprètes : Edwige Feuiière, Michèle Morgan.Annie Girardot.Danielle Darrieux, F.Villard, Pierre Brasseur, Gabrielle Ferzetti.Christian Marquand.Richard Todd et plusieurs autres.Film à sketches.Cinemascope.Noir et blanc.Gérard Oury et le Petit cinéma de la Place Ville-Marie nous proposent, cette semaine, un menu copieux : une surabondance de vedettes et quatre affaires policières se déroulant.Tune dans la Venice du XVe siècle, et les autres dans la France de 1878, 1913 et d'aujourd\u2019hui.Et encore, quatre affaires authentiques, 'comme quoi \"la réalité dopasse la fiction\u201d, s\u2019empressera de dire le publicitaire).De quoi faire rêver qui aime le policier.\"Le crime ne paie pas\", tel est le titre du film, ne manque pas d\u2019intérêt.En effet, s'ils sont d\u2019inégale valeur, les sketches offrent tous une bonne part de suspense, et l'interprétation en est généralement de bonne qualité.L\u2019action, toutefois, aurait gagné à être reserrée, à certains moments \u2018dans le premier sketch notamment1.On mirait ainsi fait d'une pierre deux coups : la durée de projection s\u2019en serait trouvée réduite, par le fait même.Car le film est décidément trop long.Peut-être Oury a-t-il abusé des bonnes choses, en nous voulant présenter quatre sketches, au lieu de trois, ou de deux, ou même d\u2019un.On se surprend, en effet, à penser que chacun d'eux aurait pu fournir ample matière a un long métrage, R.G.Acapulco, U.S.A.\"FUN IN ACAPULCO\".\u2014 Film américain.Production : liai Wallis.Réalisation : Richard Thorpe.Scénario : Allan Weiss.Interprètes : Elvis Presley.Ursula Andress, Elsa Cardenas, Paul Lukas.Couleur.On ne peut dire, semble-t-il, que du bien d'Acapulco.Et on a toutes les'raisons d\u2019y aller.Quand Elvis y va.lui, c\u2019est pour trouver une solution à son problème : trapéziste, il a laissé tomber son frère, et mainte- nant il n\u2019a plus confiance en lui.Comme on a besoin d\u2019argent pour vivre, même à Acapulco.Elvis devient maître nageur et chanteur d'occasion, à un grand hôtel de l\u2019endroit.Ce qui lui \u2018et nous avec» permet de taire connaissance avec deux beaux brins de fille, 1 Tsula Andress et Eisa Cardenas.Ce qui lui permet également de perfectionner, U l\u2019américaine, la musique mexicaine.Le tout avec le sourire, avec l\u2019éternel déhanchement a rendre jaloux Marlene), avec la chevelure à l\u2019abri de toutes les intempéries, le tout à la Presley quoi ! Et ces admirables vues qu\u2019on nous ménage des.hôtels et clubs de nuit d\u2019Acapulco : le Hilton, le Tropicana.la Perla, etc.iCapitol) R.G.Un quarteron de \"Parisiennes\".\"LES PARISIENNES\" \u2014Film français en quatre sketches de Marc Allégret, Claude Barrna.Michel Bois-rond et Jacques Poitrenaud.Scénario» et dialogues de Annette Wade-niant, Claude Brulé.Roger Vadim.Jacques Armand et J.-L Dabadie.Interprètes : Françoise Arnoul.Fran- foise Brion* Catherine Deneuve.aval.Dany Robin.Parry Cowl.Johnny Hallyday, etc.Chansons de Charles Aznavour.Quatre petits épisodes \u2018Château.Français, Versailles) ressortissant à ce genre, éminemment exportable, que l\u2019on pourrait nommer le cinéma de boulevard.La Parisienne ! Trni-lée par des spécialistes de la chose.Placée dans des situations, on devrait dire des postures ou même des positions, qui ne sont guère que les classiques du Palais-Rcyal, petite vengeance scabreuse, snobs, \\ e- dettes el modélistes, dcsiiabil lage et coeurs à prendre, conquête de l\u2019ami de l amie, érotisme de collégiennes pour vieux messieurs, menus débats de coeur.Fantaisie quelquefois quand de bons comédiens in l-sent ces bulles de savon, celte galerie plus \"gauloise\u201d que parisienne.a la fois laborieuse et légère, quand un mol drôle, assez rarement, vient donner quelque e-prit à des recettes trop anciennes, 011 n\u2019ose pas dire éculécs Pauvres jolies parisiennes, en proie à Poitrenaud ou a Rugi r Vadim 1 On n\u2019a plus le- Marivaux qu\u2019on avait Ils se sont tous mis au \"strip-tease \u2019.Ou pis encore .A.P.Françoise Brion, l'une des \" Parisiennes \" IA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER 1964 |J EK Un homme monstrueux adouci par; l'amitié de i son jeune J copain! Æ ïSjà A cott/euH (CODINE) FRANCOIS BRION ALEXANDRE PLATON (SJAJI0HK[MIHI SIIAUlll) UNE ENQUÊTE SUR L\u2019AMOUR Vsi* asg^ ïftr.'Jt En > amour/ 'les;;;.: hommes sont:; LACHES! ^555*?: 7 000 de lecteurs COTES MORALES Servlet da I 'Off ica Catholique National des Techniques de Diffusion BEBERT ET L'OMNIBUS t Celte comédie farfelue corurtitue un - Ces demoiselle^] de Paris /'ft'' & vous en\ty}_ h.f?rTl :°3S de toutes f^rr les couleurs! COPA FILM KERWIN MATHEWS\t^as'ïm«Fopr*.NADIA SANDERS IRINA DEMICH fc Célébré roman do JEAN BRUCE IÎEAU - HUUiaiS-VERSAI LLES SI-DENIS & BELANGER-271-4400 ¦ 59 est, STE-CATHERINE - 288-5513 ™ SHERBROOKE E.A MONTEE ST LEONARD-352-0200 £h greutae, r\u2014 2e SEMAINE - Of#NIE*f REPRESENTATION coMwerr rous tis SOIRS 113 f.M.LAVAL - AHUNTSIC * ROSEMONT 4262 St-Denis 842-8264 3238 Masson 721-4963 18 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER 1964 TOUT NOUVEAU LAfflCHt AMERICAN INTERNATIONAL *'\u2022*\u2022«*\u2022 AMERICAN INTERNATIONAL t\tprHtnlt GOLIATH MOT FÏÈRRE BRICE AND THE ALAN STEEL (f* MOIRAORFQ filFT BABYiopj MARK FOREST STRAND UN.6-2774 RIALTO I SAVOY Z .»/\tB M au secours d'un peuple OPPRIME.î&ÏSfe\tî : M Hennir c \u2018\t?DECHAINE |\t- Qv«æ.BRAD HARRIS i ^BRIGITTE COREY fô WCOUIEDRS DANIEL 6ELIN- DANNY CARREL mmsm&wm ^ mou eni» «w\tick g stmuA m et panique! J AUX 3 CINES! ?COLORÉ TECHNISCOPB COLOR SCOPE » SCOPE R i v o u iüranadaiPapin eau Les partis anglais réclament le maintien de l'existence d'une production indépendante LONDRES.(AFP) \u2014 M.Edward Heath, secrétaire d\u2019Etat britannique à l\u2019industrie, a annoncé que le gouvernement ne prendrait aucune décision, en ce qui concerne la vente de la compagnie de production et de distribution cinématographique \"British Lyon Corporation\" à des intérêts privés, avant -la réouverture du parlement.Le ministre a également indiqué qu\u2019il ferait alors une déclaration au Parlement précisant la position du gouvernement.Récemment, la \u201cNational F i 1 m Fin ance Corporation\" (N.F.F.C.), organisme d'Etat qui possède depuis 1955, 50 pour cent des actions de la \u201cBritish Lyon\u2019*, a fait usage de son droit d\u2019option pour racheter l\u2019autre moitié des actions et devenir majoritaire, ce qui lui donne maintenant la possibilité de vendre la \u201cBritish Lyon\" à des intérêts privés.Pour empêcher cette tractation, les directeurs de la \u201cBritish Lyon\" et les chefs de plusieurs syndicats de l'industrie cinématographique ont demandé à être reçus par M.Heath.Ils considèrent en effet que, face aux deux grandes chaînes de production et de distribution (Rank et ABC) qui se partagent la presque totalité du marché britannique, la présence d\u2019intérêts gouvernementaux au sein de la \"British Lyon\" permet a celle-ci de jouer le rôle de troisième force indépendante.Cependant les représentants de la N.F.F.C., également reçus par M.Edward Heath, estiment que la vente de la \"British Lyon\", actuellement en difficulté financière, est une occasion qu\u2019il ne faut pas laisser passer\u201d.La venue de capitaux privés, déclarent-ils, dans l'industrie du film à un moment particulièrement critique, doit être acceptée\".Le parti travailliste a fait savoir \u201cqu\u2019il désirait connaître les plans du gouvernement pour combattre les tendances monopolistes dans l'industrie cinématographique et maintenir l'exis- tence d'une production indépendante\".Le Parti Libéral a exprimé un point de vue voisin : \u201cFn l\u2019absence d'une législation pej> mettant de combattre les monopoles, a déclaré un porte-parole, il est essentiel de maintenir la participation financière nu gouvernement au sein de la \u201cBritish Lyon\u201d.De simple bataille financière, la uataille de la \"British Lyon\u201d risque de se transformer en querelle politique entre le gouvernement et l'opposition et c'est sur le plan politique que M.Heath entend sans doute également la porter en ne prenant aucune décision avant la fin des vacances parlementaires.ON PEUT OBTENIR UNE CARTE DE MEMBRE DU CINE-CLUB DE L'AGE D'OR DANS LES CINES UNITED S DF.RM ERS JOtHS ! Charlton HESTON \u2022 A» GARDNER \u2022 David NIVEN * 55 DAYS AT PEKING ENFANTS d* 10 à 16 ant A MOITIE PRIX A tout»* matiné«a SEVILLE MATINEE M*r., *em.*t dim.è 2 h.13 SOIREES i «.19 DIMANCHE « 7.43 *Ce film ne sera pas présenté ailleurs a Montréal'.TRIOMPHE PARTOUT I PARIS: 246,040 entrées 3ème MOIS à Montréal Au Doulos de Melville ùn grand coup de chapeau A I o \u2022 n Ponlool - l A PRESSE.JEAN-PAUL BELMONDO d.JEAN-PIERRE MELVILLE ^ *vec SERGE REGGIANI Grand Prix Interprétation Masculin* français*: 1963\" :20b EST RUi STf CAinERlNL *-\t*\t52b-8600 CINEMA FESTIVAL AUJOURD'HUI - AUX CINES UNITED 2 GRANDS SUCCESI LUCERNE Chaque stint incroyable tst réélit I iWQMEX DFHIEWORIJ) TLCHNICOLORV^-^-^ lie\tIMUift | LElGHJOHHSOHiWlHTWS wtues ibit.ano tuyère HUB -m*::» \u2014 VrOCAII I EC 5*lon Bl'\u201c- SSerbrool- I \u201c t**^*4*\"»K3 Monté* St-léonaid - 352-0700 \"Th* Stripper\" ?n cinrrr*«cop* avec Joann* Woodward r* Pat! Ni a \"1HI MON\" en cinemascope tt co ;l*ur avec WA H-'dc-.e?Cs »; Sam*di *1 dimanch* speefel* continu*! à partir de 1 h p m YORK \"BREAKFAST AT TIFFANY'S\", 7 ncHwcoio»1 COMMODORE COMM.DEMAIN FE.4 8560 \"Comme un torrent\" couleur Frank Sinatra, Shirley McLain* \"La piste des éléphants\" COULEUR Elizabeth Taylor, Dana Andrew* AUJOURD'HUI DERNIER JOUR \"L'Américaine el I\u2019amour\" COULEUR Bob Hope, Lana Turner 'LES BOUCANIERS DES CARAÏBES\" COULCUD Brigitte Corey, Hans Borsody UNE DES AU P ROBERT HOSSEIN CATHERINE DENEUVE ANNIE GIRARDOT J** INSTlUrr^ll DEUX GRANDS FILMS EN j.1 ItolSisSIli ÎMIWIK KBTHKQCU.«WEWMmi m WArjgM IfllUJ ^\u2018IWÀÎT: piSNÉy vv.-iv-.mnidgêWBnx îst CHAMPLAIN CREMA1 ilm da ttQGER VAPIIM y* G e: Les Animaux\" de Frédéric Rossif : un opéra fabuleux et sans message IA F pi \u2014 \u201cLes Animaux\u201d, c'est un conte (le Noel et (le Noé â l'échelle de la Terre l ii conte ou rien n\u2019est imaginaire Tout y est document.Cinémathèque vivante.Frédéric Rossif a partout fouiné, rapport ant des quatre coins du monde d'étonnantes images.Les amateurs de son émission télévisée, 'A ie des animaux\u201d, en reconnaîtront quelques-unes, mois repensées en quelque sorte, fondues en un mouvement d'ensemble qui leur donne une nouvelle dimension, reconstruites selon tut nouveau montage oui leur insuffle un rythme neuf Car \u201cLes Animaux\u201d, plus encore que \u201cLe Temps du glidin'' ou Mourir à Madrid\", f l un liliti de montage.Kt l'on confiait >i bien l\u2019art du montage chez Frédéric Hossil qo i! a > a plu» grand-chose a en dire .lu.ou pourrait penser à un montage musical \u2014 moins a muse du physique beethoÿénien tie Rossif que pour la structure du filin où l'on retrouve des thèmes a\\rc leurs variations, et même de- fugues, l'ne énorme symphonie, qui s'intitule* i ,iit sans peine \u201cLe Sacre dit i ivani\u201d ou \u201cL'Après-midi d'une faune\u201d.La vraie musique, d'ail-îeuis, est la signée Maurice .lane, excellente 'je n'avais i>as aime celle de \"Laurence d'Arabie\" ou celle d' \"Un Roi -ai diverti.ssemenl\").Excel-Lu ie pane que nullement pléo-r i-tique, m a i s complétant ! image tantôt pour la com-meiiter avec humour ou émotion.tantôt pour en prolonger I Vf loi.pci eussions ou stridences a-tirant la relève des galopade- ou des effrois.En fait, c\u2019est la bande sonore tout entière qui frappe par sa qualité, t'ii-'.ricanements, feulements, froissements, souffle rauque des (mis qui luttent à mort et sec lr,ica.- de leurs crânes entrechoqués Rossif ne donne pas seolemen! les animaux à voir, mais a entendre \u2014 et jusqu'aux poi -on- jusqu'aux méduses, giacc ., Maurice Jarre.La vie et la mort Ouverture : cette Terre, noire ciel.Entre notre Terre et > ciel débute l'opéra des êtres qui vivent au-delà ou en-rieça Je l'humain \u2014 bref en marge \"\u2019es hommes \u2014 et pourtant familiers, même les plus engines j allais écrire: fraternels, ptente tes plus sauvages* par le seul fait qu\u2019ils respirent pou ô'1 Ptou, que quelque liquide coule eu eux.froid ou tiède; qu Js sont tous faits de cellules: et qu\u2019existe entre eux tous et nous une solidarité créée par celle aventure inouïe qu\u2019est la \\ ie au sein demi Nature.Aven- * \u2019naturelles\u201d nous conduit, sans que nous y prenions garde, \"naturelëment\u201d.vers la fable.Mais une fable qui se place au-delà de l'univers malicieusement humanisé par La Fontaine \u2014 même si nous assistons, éberlués, a la réalisation vécue de la fable \"le Corbeau et le Renard\u201d.Une fable q ii i se rapprocherait plutôt de Kipling \u2014 et plus encore du Kipling des \u201cHistoires comme va\" que du Kipling des \"Livres de la Jungle\u201d, encore que nous reconnaissions notre vieille amie la mangouste Rikki-Tiki-Tavvi.On nous conte ['histoire du petit faucon a qui rien ne réussissait : celle de la cigogne blessée let l'on songe a \"Nils Holgersson\"1 : celle de l'Ours amateur de miel cl des Singes ; celle du Cerf et de la l\u2019anthère Le Jardin d\u2019Eden Scherzo : un pas de plus : de la fable, nous glissons au fabuleux.Le fantastique animal déroulé ses merveilles naturelles.Et c'est de ce fantastique reel que nail la féerie, non de l'imaginaire.Colère des cygnes et dévouement des pélicans.Insoutenables regards des chouettes.La poésie rayonne sans effort, admirablement servie par le montage 'il faut tout de même en parler).Rossif réussit à dégager, d'une bande d'antilopes bondissantes, de l'ondoyant galop d'un cheval, du tournoiement fréteur de deux poissons, de l'envol feutré d'un hibou, une suite de mouvements purs, un _ entrelacs de lignes quasi abs- -traites qui atteignent à la j beauté du dessin et de la danse.Et cette poésie nce de i la forme et du mouvement.! comme contagieuse, gagne les ! fleurs, qui s\u2019épanouissent corn- j me on éclate, ou ferment des mâchoires de dards pour dé- ; vorer.Finale : moralité ?Dieu merci, Rossif ne délivre pas de message.Les animaux c'est comme ça, et il n\u2019y a rien à dire.Les hommes interviennent à un moment, vertébrés.bipèdes, sauvages ou civilisés, chassant eux aussi \u2014 mais * nuance ! ) pour le plaisir de la capture ou pour la volupté du meurtre.Les hom- mes aussi c'est comme ça \u2014 et quoi dire ?L\u2019apologue terminal de la grenouille et des ours m'a paru ambigu.Une séquence, il est vrai, incline à la méditation : Rossif nous montre les animaux réconciliés : le loup lèche l'agneau ; le renard joue avec le chien ; l'ours embrasse la lionne sur les lèvres.Us n\u2019ont plus faim, donc ils s'aiment : première source de réflexions.S'ils n'ont plus faim, c\u2019est parce qu\u2019ils sont derrière les grilles.Le Jardin d'Eden, c\u2019est donc un zoo ?Faut-il des cages pour faire taire les haines et aménager le Paradis terrestre ?Cette deuxième source de réflexions nie poussent à la mélancolie.Jean-Louis BORY SOIREE DANSANTE CE SOIR et MERCREDI i 8 h.30 COURS DE DANSE GRATUIT LE MERCREDI d* 7 h.1 9 h.CENTRE CULTUREL D'OUTREMONT 1357, >v.Van Horna, CR.2-7040 DE CIS DAMES N ¦f > .\t- - ?VERDUN PALACE WELLINGTON PO.& üO&Z \"LOVING YOU\" Couleur \u2014 Elvis Preiley \"Boy who caught a crook\" Wand* Hendrix turc\tde l\ti ne et de la mort.avec\t\u2022 Tei\tune ce passage sur flUt tf\t\tiv.sous notre ciel.impi\tique i\tde guerre et d'amour.\\H\tegru\tla naissance et riiM\tpire'.\t.V 1 du hasard et du .'-: \u2022 \u2022.3ÉS Vil beau texte de Bissièrc. t'enirée, parle de simplicité au sujet de l\u2019oeuvre à faire.Ce texte respire l\u2019art de Bissièrc mais n\u2019est certes pas.à chaque ligne, un guide pour amener des jeunes gens à s\u2019exprimer de façon efficace, à se donner une personnalité forte 11 est vrai que depuis.toujours les écoles tolèrent mal les fortes.tètes! Cette troisième expo de section 'la peinture* m\u2019a semblé la plus faible.Pourtant, elle est semée de petite notes explicatives, didactiques si on veut.Mais les ouvrages accroches, eux.n\u2019accusent pas la même diversité de recherches.Bien entendu, il ne faut pas juger une grande partie de cette expo puisqu'il s'agit d\u2019exercices.Travaux, donc, avec thèmes imposés, matériaux et outils précis, couleurs limitées volontairement.En déambulant vous pourrez lire des termes comme \u201cprendre un problèmo d\u2019ordre technique.\" ou \u201cexercices de modulations de la couleur\u201d.On y parle de \"qualité de touche\u201d, de \"consistances de la pâte\u201d et da \"juxtaposition des tonall- tés \", toute cette cuisine technique, ces termes, sont familiers aux décorateurs, aux \u201cdesigners\" Evidemment cette partie \"laboratoire\u201d est nécessaire pour former un peintre.Mais, en fait, à part cette technicité comment peut-on' préparer un jeune homme ou une jeune femme à devenir peintre?C\u2019est impossible.Devenir un artiste est une histoire bien compliquée, qui ne s\u2019enseigne pas, assurément.Donc, ces travaux de \"mémoire\" ou d\"'observation\", sur .nature morte ou sur modèle vivant ne sont qu'étapes à franchir.C'est le gros du menu de cette expo à l\u2019Ecole des Beaux- f Arts.L'ensemble est décevant | \u2022>> -» \u2022:?>\t-v Assortiment complet de A *\tMATERIEL d'ARTISTE | ^\tchtx\tt- *\t(.R.(ROWLEY LTD.I v J Ouvert U vendredi ftoîr §\tjusqu'il 8 h.30 1387 Ste-CetHerine O.$ VI- ««»\tQ tout de même.On s\u2019en tient aux leçons de l\u2019impressionnisme, du fauvisme, un peu du divisionnisme.Aucun novateur, aucune recherche avant-gardiste.Pourtant, à l\u2019école, c\u2019est aussi ¦le moment de se livrer en toute liberté à des recherches extravagantes.Et je songe, évidemment, aux étudiants de quatrième année.On s'arrête à un cubisme amateur (André Robert.par exemple\u20191.Il y a Jean-Marie Millet qui peint avec force, sans cette sorte de coloration tendre, efféminée.qui semble être la manière à la mode chez plusieurs élè- ves.Sans chercher des exploits via le \"junk art\" ou le \"Pop Art\", il me semble que c'est dans une exposition des travaux des jeunes que l'on devrait déceler un peu l\u2019art qui viendra.Les professeurs de peinture sont Suzanne Rivard, Suzanne Duquet, André Jasmin et Fiore.L\u2019expo de la section peinture est ouverte aux parents des élèves et au grand public curieux d'enseignement sur l'art.L'expo de la section gravure et celle de la sculpture me parurent plus riches de promesses, plus audacieuses, plus vivantes.NOUS DESIRONS ACHETER DOMINION GALLERY 16 PLUS GRAND CHOIX D6 SCULPTURES ET TABLEAUX AU CANADA 1438 ouest, Sherbrooke\t845-7471 Galerie du siècle présente Barbeau \u2014 Bellefleur \u2014 Bertrand \u2014 Blair \u2014 Ewen Germain \u2014 Gervais \u2014 Goguen \u2014 Goulet \u2014 Hurtubise Juneau \u2014 Major \u2014 Mead \u2014 Renaud \u2014 Riou \u2014 Sullivan \u2014 Taylor \u2014 Tousignant JUSQU'AU DIMANCHE LE 2 FEVRIER.Heures d'ouvtrtur* : Tous Us jours :10 h.a.m.à é p.m.Mercredi soir: I i 10 hros Dimanche i 2 h.à 5:30 p.m.1494 ouest, ruo Sherbrooke, 932-0072 22 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER 1964 Henry Miller: \"Peindre, c'est aimer à nouveau\" L ïa ES écrivains pourraient-ils faire de bons peintres.Je sais, en tous les cas.que plusieurs peintres pourraient écrire une prose fort intéressante.Ça ne serait pas nouveau.On connaît les talents d\u2019écrivain d\u2019un Signac, d\u2019un Denis, d\u2019un Cézanne, d\u2019un Pissarro et j\u2019en passe.Depuis bien avant le \u201cQuatroccento\", des artistes se sont expliqués, et fort bien sur le plan littéraire, sur l\u2019art.11 est plus rare de voir un écrivain s'installer au chevalet tlu peintre.L'ami canadien de Miller, Gérald Robitaille m'avait bien dit que son idole se livrait souvent aux démons du pictural.Je croyais qu'Henry Miller \"gribouillait\" des anagramme», voire des Calligrammes, à l'instar d\u2019Apollinaire et de ses amis cubistes: Fort, Cendrars, Jarry.Un camarade m'offre un petit livre récent (19t>2> de Miller qui m'instruit davantage.Miller peint souvent.11 a exposé, une vingtaine de fois, a New York, des 1928.11 exposa aussi au Japon, au Danemark, en Israel.Eh oui ! Ce petit livre de moins de cent pages s'intitule : \"Peindre, c\u2019est aimer à nouveau\", il contient 14 planches, en belles couleurs, et elles nous donnent une claire idée du style de Miller, il s'agit d\u2019aquarelles, d'une fantaisie toute expressionniste.Miller, dans ce petit livre, nous dit abondamment son admiration pour les expressionnistes allemands Kokoschka, Soutine.Klee.etc.On connaît le verbe intarissable (le ce géant de la littérature américaine.C'est un puissant moteur qui roule sans cesse, charriant les idées, bousculant les mots, les termes inusités.Un exotisme d'errant curieux à la Cendrars.Tout le livre semble, comme à l'accoutumée, une longue conversation que l\u2019on aurait enregistrée sur ruban.Miller avoue qu'il a toujours préféré discuter et s\u2019amuser avec des peintres plutôt qu\u2019avec des écrivains \"ces gens gris, tordus, malhabiles et bourrés de complexes\u201d.\"Galerie des Arts\" Je vous ai déjà parlé de la belle revue \u201cLa Galerie des arts\u201d.'11 L'espace, en saison régulière, me manque pour commenter chacune de ses livraisons.Je profite de la trêve des \u201cFêtes\u201d qui s\u2019achève cette semaine, pour vous redire comment je trouve ce magazine bien fait.Bien présenté.Une madone polonaise d\u2019une grande beauté orne la page couverture du no 12, pour décembre et janvier.\t.\t14J L'article de Charles Bouleau à propos de la fameuse \u201crègle d'or\u201d est un document assez fascinant.C'est bien la première fois qu'il nous est donné de voir les calculs des harmonieuses proportions classiques s'appliquer à l'art dit moderne.Une abstraction de Mondrian et un tableau cubiste de Gleizes servent d'illustrations, d'exemples pour faire la preuve que l\u2019har-inonie d'antan n'est point si absente qu\u2019on le pense, dans l'art moderne.Chimène qui l'eut cru?( ! ) Un trop bref article de Michel Ragon traite de la notion mouvement.11 y parle forcément de Calder, l'initiateur de la mobilité en sculpture et puis de Nicolas Schoffer (qui fit, en 1957, un spectacle luminodÿna-mique à la Gare Centrale de New York', de Frank Malz.ia, l'ingénieur américain qui peint avec de la lumière, de Thomas Wilfred et son Clavilux, d'Abra-ham Palatnik, le Brésilien avant-gardiste.Pierre Restany livre ses réflexions sur l\u2019art actuel de la Pologne, qui, en dix ans.a su rattraper le retard.Sa peinture réaliste-sociale tourna à l\u2019échec.Et dès 1948, les peintres polonais, malgré certaine contrainte politique, se livrèrent aux nouveaux modes d'investigation du monde visuel.Nous savons, à Montréal, avec quels brillants résultats, la jeune peinture moderne de Pologne a pu traverser son rideau de fer.Tout le numéro est à lire puisque nous recevons de l'information non seulement sur la Pologne mais sur la Tchécoslovaquie et sur l'art actuel de la Yougoslavie.Les amateurs d\u2019antiquité apprécieront une série, qui débute avec ce numéro, sur la civilisation hittite et, quelques pages plus loin, les curieux de l\u2019avenir découvriront avec intérêt les \"configurations\u201d de Van Hoey-donck.Ce dernier offre d'étranges objets-tableaux qui préfigurent le monde des découvertes de demain.Art de prémonition à l\u2019échelle spatiale, ouvrages vraiment étonnants ! \u201cJe n'évolue pas.Je suis\".Picasso parle ainsi de lui.Un article curieux nous donne un tas de chiffres sur les prix astronomiques qu'atteignent aujourd\u2019hui les oeuvres de Picasso.Celui qui ne vendait rien, à ses débuts, en 1901 (il avait ving ans) est devenu l'artiste vivant le plus cher de toute l'histoire de l'art.Enfin, de Jean Selz, un article étrange qui nous parle de l'art officiel de I860 à 1900.Donc de l'art ridiculisé par les peintres.De l\u2019art bafoué par les novateurs.Et Selz s'emploie, avec courage, à sortir les noms oubliés de tous ceux qui connurent \"gloire et fortune\" du temps où Impressionnistes et fauves ou expressionnistes crevaient de faim ! C'est à lire.On le voit assez, \"Galerie des arts\u201d sait se tenir en belle forme depuis sa récente naissance.Sa mise en page est toujours d\u2019une merveilleuse aération.C\u2019est une revue que tous les amateurs devraient lire avec grande satisfaction.ll) Dist.Periodica.LA PEINTURE A L'ECOLE DES BEAUX-ARTS Dans son \"Peindre, c\u2019est aimer à nouveau\u201d, Henry Miller fait montre de connaissances assez vastes de l'histoire de l'art, éclectiques peut-être mais capables d'embrasser tous les mouvements, les grands courants du fantastique récit, au cours tumultueux, de l'histoire des arts.Miller raconte comment ce goût de peindre, en amateur passionné, le prit alors qu\u2019il avait huit ou neuf ans, dans le Brooklyn de son enfance.Tout au long du texte, le lecteur trouvera des réflexions extrêmement salutaires sur les artistes.sur le rôle de l'art.Je voudrais bien citer des paragraphes.entiers.Souvenirs cocasses, influences consenties, idées percutantes, le tout se déroule toujours en toute simplicité.De cette sorte de simplicité riche, nourrie qui est le lot de la plupart des écrits de Miller.Max Jacob (\"Les Allemands, dans leur fureur, ne s'aperçurent pas que c'était un saint ; ils savaient seulement qu'il avait du sang juif et l'envoyèrent à la chambre à gaz\") fut pour Miller une rencontre miraculeuse et vénérée.Pendant qu\u2019il cause, avec sa géniale faconde, Miller nous promène en Californie 'du côté de Man Ray), au Mexique, à Paris, en Bretagne.C'est un curieux pèlerinage qui nous rend l'illustre américain (dont les ouvrages furent si longtemps interdits clans son pays' fort sympathique, attachant.Le récit s\u2019achève clans sa fameuse \"Maison Verte\u201d où Miller, pauvre, fit un lot d\u2019aquarelles pour survivre.Et on se retrouve un peu essoufflé.On referme \"Peindre, c\u2019est aimer de nouveau\" et on ne sait rien do précis.On sait bien une chose : Miller aime la peinture.Il sait l\u2019aimer.Et il saura faire aimer l\u2019artiste.C\u2019est un mérite honorable et rare.Salut bien, jeune vieillard de Big Sur I HENRY MILLER PEINDRE \u2022 ft!)/ aimer à nouveau üSSJfîiS 1 &Wt K ¦*?*\u2014fi f ET SON1 y* J | fcN PLU* PIERRE liniC J ]IT TRJO [RflRÉSHTÀTlOWSt Vwww Baume» 5 H mj LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER 1964/13 043149 mm® iHI«mi ^ t WEBLEY EDWARDS presents : s.vai Cai'j - Instruments of the Islands Ha/.o-'ar, Wedding Song \u2014 Aloha Oe \u2014 Ports of Paradise STEREO : ST-1987 *369 MANTOVANI - SHOWCASE THIS IS DEAN MARTIN Volage \u2014 Return To Me \u2014 Angel Baby ROGER WILLIAMS GREATEST HITS Autumn leaves \u2014 Almost Paradise Tammy KAPP MONO: KL-1260 $2\" CAPITOL MONO T-1987 LONDON MONO MS-3 CAPITOL MONO: T-1047 STEREO: ST-1047 STEREO SSI STEREO: KS-3260 $349 TOUS LES PRIX DES DISQUES ?\tv 1 en magasin ?X ont été considérablement J ?\tcoupés pour l'inventaire! ?Greatest AMERICAN WALTZES CONNIE FRANCIS TRINI LOPEZ AT PJ'S America \u2014 If I Had a Hammer \u2014 Land is your Land -\u2014 Volare SPARTON MONO:\tSTEREO: R-6093\tR9-6093 $2\"\t^369 M G M MONO £-4145 STEREO SE-4145 S049 ter\tp«K+At*afi Mis CONNIE FRANCIS SINGS AWARD WINNING PICTURE HITS 'oon P'ver - Over the Rainbow - Romantically JOHNNY MATHIS Getting To Know You \u2014 Hi-Ii, Hi lo September Song COLUMBIA MONO:\tSTEREOt CL-2098\tCS-8898 ZITHER GOES HOLLYWOOD RUTH WELCOME Anne \u2014 Tamm/ \u2014 Three Coins in t fountain.CAPITOL MONO: T-1986 $099 More TRINI LOPEZ AT PJ'S Oh, Loneson Me \u2014 Never on Sunday Green, Green SPARTON MONO:\tSTEREO: R-6103\tR9-6103 MG.M MONO E 4048 STEREO: SE-4048 $349 STEREO: ST-1986 $369 ANDRE PREVIN IN HOLLYWOOD \u2019\u2022 5 la*! t.me I t!iw Pot t -\u2022 Gigi \u2014 Laura 1 - e \u2022 \u2022\u2022\t\u2022\t1 la douce - Columbi MONO $099 STEREO $74 Cl 2034\tCS-8834\tO MILES DAVIS Basin Street B' Easily \u2014 So ft MONO\t$- Cl-2051\t* SEVEN STEPS TO HEAVEN t* \u2014 I Fall In Love Too tr.So Far - Columbia.39 STEREO $349 SOUTH AMERICAN HOLIDAY DICK CONTINO WITH THE DAVID CARROLL ORCHESTRA JAZZ SAMBA ENCORE -STAN GETZ - LUIZ BONFA Mania De Maria \u2014 Sambalero ~ So Samba \u2014 Verve.MONO 5*249 STEREO 4 V-8523 «J V6-8523 EARL AFTER DARK - EARL GRANT Bai.Ha'.- Old Devil Moor.\u2014 All The Way De«a.mono $999 STEREO $269 Dl-4188 t\t74T8B\tO Mercury.STEREO SR 60663 MONO MG-20668 THE YOUNG BEAT LES BROWN AND HIS BAND Aliev Cat \u2014 Washington Square Broad .say\tColumbia MONO 5099 stereo g CL-2119\tCS-8919 THE SO GUIIARS OF TOMMY GARRETT i< » Elena \u2014 Cherry Pink and Apple BIOS- Wt\tAmapola - Anna \u2014 liberty STEREO SEULEMENT 5/fl9 LSS-I4030\t** BERT KAEMPFERT AND HIS ORCHESTRA Lights Out, Sweet Dream* \u2014 Sentimental Journey \u2014 Body and Soul \u2014 If I Had You \u2014 Dacca.mono $099 stereo 5*269 Dl-4263 fc\t74265\t«5 LOS CHAVALES DE ESPANA Spanish f-r« \u2014 Arr.or \u2014 Flamenco T< La.Vicletere \u2014 Mercury.MONO 5^49 STEREO c PPS-2025 O\tPPS-6025 DAVID CARROLL MONO MG 20669 STEREO SF.-60669 MEXICO - ROLAND SHAW AND HIS ORCHESTRA ENCORE OF GOLDEN HITS The Great Pretender Time Mercury.MONO - MC-20472 THE PLATTERS yer \u2014 Iwtlighr CLEBANOFF AND HIS ORCHESTRA String* A Fire \u2014 Oye Negra \u2014 Harlen Nocturne \u2014 Negrifa \u2014 Mercury.MONO $*249 STEREO $j|1C PPS-2019 O\tPPS-6019\t*# EARL GRANT - BEYOND THE REEF Yellow B.rd \u2014 Swingin Gently \u2014 Tender I* The Night \u2014 Decca.MONO $099 STEREO 5069 Dl-4231\tDL-74231 UGATS GOLDEN GOODIES London STEREO PHASE FOUR PS-44030 STEREO SR-60243 a Currp Mercury MONO MG-20798 STEREO SR 60798 JAZZ SAMBA \u2022 STAN GETZ - CHARLIE BIRD THE ORIGINAL BOSSA NOVA ALBUM Deia Finado - Samba Trista \u2014 Samba Da Una Nota - Verve.MONO 5*249 STEREO $>«19 V-8432\t«3\tV6-8432 *W GYPSY - RICHARD HAYMAN AND HIS ORCHESTRA Hungarian Dance No 5 \u2014 Czardas (Monti Two Guitars \u2014 Mercury.MONO $249 STEREO SA PPS-2027 O\tPPS-6027\t\u2022§ LATIN ZITHER S.boney Adios Capitol MONO\t$09! T 1863\tCm RUTH WELCOME lartquda Linda - Amor WITH A SOUND IN MY HEART BERT KAEMPFERT AND HIS ORCHESTRA Secret Love \u2014 Symphony \u2014 O My Papa -Decca.MONO $099 STEREO 506S Dl-4228\tDl-74228 MORE BLUE MIST SAM TAYLOR THE MAN STEREO ST-1863 M G.M.STEREO SE-3783 MONO E 3783 STAN GETZ - BIG BAND BOSSA NOVA Entre Amigo \u2014 Malancolico \u2014 Balanco \u2014 No Samba \u2014 With the Gary McFarland Orchestra \u2014 Verve.MONO V-8494 THi MAGNIFICENT PIANOS OF RONNIE ALDRICH Vide \u2014 Smoke Get* In Your Ey >3 My Souvenir» London, STEREO PHASE FOUR SP-44029 VIVA CUGAT - XAVIER CUGAT AND HIS ORCHESTRA Siboney - Anna \u2014 Maria Elena \u2014 Isle o! Capri \u2014 Mercury.mono $249 STEREO %A1S PPS-2003 O\tPPS-6003 THE SOUND TRACK ALBUM THE EDDY DUCHIN STORY PIANO BY CARMEN CAVALLARO WELCOME TO ZITHERLAND RUTH WELCOME \u2022 ¦ Venice \u2014 La V.e en Capitol $299 STEREO J Cm\tST-1471 STEREO V6-B494 Decca.MONO DL-8289 STEREO DL-78289 MONO T-1471 THi PLATTERS noria* \u2014 Senti men* Miami \u2014 Mercury.299 STEREO Cm\tSR-60759 PERCUSSION ESPANOl VOL 2 Frenesi \u2014 Valencia \u2014 Ad o* \u2014 Espana Time.MONO\t$299 STEREO\t52! 52026\t^46\t2026 (S) Journt COMMANDE PAR LA POSTE MONO MG-20759 Le Roi des Bas Prix Numéro(s) dê»iré(») JOSELITO VOL III L»* Golondrma» - EL TRIUNFAOOR Doce Cauabele* To'e'o Esoînol \u2014 RCA Victor.PERCUSSION ESPANOL VOL 1 Melagutna \u2014 Granada \u2014 Tico î'ico \u2014 Le Paloma \u2014 Time.MONO $299 STEREO $299 52006\t4\t5.2006\tCm MKl-1319 N.B.-Nous acceptons les commandes P.S.L.(payables sur livraison seulement) COLETTE 80KY CHANTE STRAUSS - LEHAR - OFFENBACH - GOUNOD Le beau Danube Bleu \u2014 C'est la saison d'amour \u2014 Estrellifa \u2014 RCA Victor.MONO $249 STEREO $A19 IM-2693\tLSC 2693\t** GYPSY STRINGS AND PERCUSSION Dark Eyes - Hora Staccato \u2014 Two Guitars Kermit Leslie and Orchestra \u2014 Time.MONO $299 STEREO $29 52031\tS-20031\t* ILECTRIQUI LT E K ADRESSE 251 est, rue BEAUBIEN SI LA LIGNE EST OCCUPEE, COMPOSEZ 274-4510 CR.4-4373 FERNAND HENAULT ET SON ORCHESTRE AU TROPICANA Glow worm \u2014 In Brazilia \u2014 Carnaval da Venise \u2014 London.MONO 5299 STEREO $249 MLP-10031\tSlP-1003! SHANGRI-LA I PERCY FAITH AND HIS ORCHESTRA Song of India \u2014 Stranger in Paradise Savonara \u2014 Columbia.MONO $299 STEREO $24 Cl-2024 A\tCS-8824\t*3 24 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 JANVIER 1964 as* £ II «ill lEOGERmiMS mmm isüi MW*7.**¥*\" other hutu BÛUnTwÿ WEICOME mm tamu* Unity, r \\z\timi\t\t« 1 1\t \t\t\t\t "]
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