Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
mercredi 13 octobre 1965
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La presse, 1965-10-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" PSI \\&0*w+»+*'¦ »|W Têle-à-lêle à Québi d\u2019enquête sur le bilinguisme el lo biculturalisme.Sa création, a-t-il dit, .était essentielle au crise i par moins de 250,0(10 Blancs.A£riquë\u201c(mc féac A Salisbury, M.Smith a con- ,! \u2018 téré durant trois heures avec son cabinet aujourd\u2019hui, mais il a refusé de préciser s\u2019ils en étaient arrivés à une décision.Dans son message, M.Wilson a longuement insisté sur les dangers d\u2019une rébellion en Rhodésie.M.Wilson a poursuivi : \"Les conséquences d\u2019une rébellion pour la Hhodésie et pour son peuple seraient incalculables.déclencher en Réaffirmant la volonté de son gouvernement de tout mettre en oeuvre pour éviter un tel \"désastre\u201d, M.Wilson a li» pourrait iss.# LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇJId D\u2019AMÉRIQUE .AUJOURD'HUI sa» Des inconnus \"conseillent\" à Marcoux de ne pas sortir son livre \u2022 En page 17 .\u2022 \u2022 .- - .rnMm * y.\u2018 ¦! ^ ' '\u2022\u2019ïkiWi ¦ % mm ¦ mmm i» mfâm Ëm$m \\ 'W.i\t\u2022 V iV *V V* v V\\ \\ «N % S *N kV \u2022?t*\t^ 'èïÜLkiàiiÀ ¦VM:)! photo Mené Picard.LA l\u2019flESSH Maison \"apatride\" Cette maison, transportée de Jacques-Cartier à Boucherville, n\u2019a pas élé acceptée par cette municipalité.Les procédures que Boucherville a intentées à ses propriétaires obligeront-ils ces derniers à déménager et la pauvre maison à errer de municipalité en municipalité ?Emplacement de l'Expo 70 au Japon I/C Japon doit entreprendre incessamment les travaux d\u2019aménagement préliminaires sur l\u2019empla- gure tant de notre Expo que do la Foire commerciale de 10(54 et 1065 à New York, et do leurs propres Jeux olympiques de l\u2019an dernier.Celle exposition nippone se tiendra dans la région montagneuse de Senriyama, qu\u2019on voit ci-haut, à proximité de la grande ville d\u2019Osaka, cernent de l\u2019exposition qui doit y avoir lieu en 1070.Ce sera la première exposition universelle qui suivra celle de Montréal en 1067.Les Japonais se promettent de dépasser à cette occasion l\u2019enver- Boucherville refuse une Terfê des Hommes Le thème de l\u2019Expo maison de Jacques-Cartier semble intimider nos hôtes étrangers mandamus, car les plaintes commencèrent à pleuvoir, trois nouvelles plaintes furent portées et huit autres suivirent.11 est vrai, cependant, qu\u2019avant le transport de la maison, la requérante avait demandé un permis de construction qui lui avait été refusé; les raisons données par l\u2019inspecteur des batiments étaient : pas de subdivision cadastrale, pas d\u2019aqueduc, pas d\u2019égout.Voir MAISON en pago 4 par Jean Dénéchaud Mme Antonio Deshaies, de Longueuil, qui avait acheté une maison à Jacques-Cartier et l\u2019a fait transporter depuis à Boucherville, est aux prises aujourd\u2019hui avec de nombreuses difficultés depuis le transport de cette maison, le 4 avril l!lt)4.Voilà que les autorités de Boucherville ne veulent pas recevoir cette maison ! Dans la demande de mandamus qu\u2019elle vient d\u2019intenter à Boucherville, par l'intermédiaire de Me Salluslc Lavery, c.r., pour obliger cette municipalité à lui accorder un permis de construction, Mme Deshaies affirme que les agents de police de Boucherville ont semblé pourtant accueillir la maison avec bienveillance, mettant la main aux manoeuvres de transport et aidant en poussant à placer la maison sur le terrain qu'on lui a assigné.Cependant, u n c première plainte était enregistrée immédiatement pour \u2019\u2019installation illégale d'une maison d'habitation\" à Boucherville.La succession Deshaics sortit triomphante do cette première manche juridique, car la plainte fut rejetée.Subséquem- ment, une autre plainte était portée, mais, dans la procédure que la succession Deshaies vient d'intenter, on affirme qu\u2019à la suite des représentations de certains employés de la ville de Boucherville qui promettaient que ce serait la fin des ennuis, Mme Deshaics consentit à admettre sa culpabilité et a verser une amende.On était, nu contraire, encore loin de la fin des ennuis, soutient-on dans la demande en exemple, pour l'UHSS ou les Etats-Unis; l'élaboration d'une civilisation moderno arctique pour le Danemark, etc.).Do participations, non formellement confirmées mais assez, sûres, on n'en cnmplo prudemment, pour l'Instant, que pour un montant global de $390,009.On est loin et du'7,compte et de ce qu\u2019aurait tlù -êttfl dé» le début ce secteur imported?de l\u2019exposition : à savoir une illustration non pas uniquement canadienne mais vraiment universelle et internationale du thème do l\u2019Expo, \"Terre des Hommes\".Il aurait fallu quo la programmation fût internationale.Voir EXPO on page 6 aux scénarios imaginés par les penseurs do la Compagnie de l\u2019Expo.Pratiquement exclus de la programmation, pas invités aux bagatelles, nos hôtes étrangers so montrent timides et platoniques devant le pertuis et guère pressés de consommer et conclure.Ce sera un des grands problèmes que la Compagnie do l'Expo voudra résoudre à l\u2019occasion du la 2e Conférence des commissaires généraux des pays participants étrangers qui va débuter, à Montréal, le tfl octobre prochain.C\u2019est ce qu\u2019a révélé, hier 4* après-midi 'dans dr i termes plus diplomatiques:,- M- An-' invasser, directeur ;é-tPKxpn, au coiTv d\u2019me * d,' pré:.»»' « la Place Vide Luit.On n pensé\u2019, à- de .tardifs moyens arjmldisjftuiK^.Aux pays qui 'inn.druirimt un pavillon, on ne demandera, comme participation aux pavillons thématiques, que lu loûI do leur propre apport illustratif (l\u2019exploration do l\u2019espace, par par Raymond Granlor On aurait dit, Jadis, qu\u2019il ont \"l\u2019aiguillette nouée\" : tout le monde s\u2019intéresse fort aux illustrations du thème du l\u2019Expo mais il n\u2019y a pas encore un seul pays qui se soit décidé à signer un contrat de participation Que préférez-vous N-63\" ou rue Beaubien ?sillonnent la ville\u201d de Montreal.M.Georges-F.Séguin, secretaire du comité de toponymie, le dit en tontes lettres, dans une très brève \u2018'note\" de présentation.Mais, comme dans le précédent répertoire, des lettres et des numéros ont été conservés au regard des noms de rues pour permettre de repérer Voir \"N - 63\" en page 6 par Raymond Masso Le \"répertoire des noms de rues\u201d que le Service d'urbanisme.de Montréal vient de ¦publier va-t-il ranimer la controverse maintes fois engagée au sujet du numérotage des rues '! Ce troisième repertoire est toutefois une publication mise au point \"en vue de renseigner le public sur l'appellation des quelque 1,700 voies qui Itérai d VALISE DIPLOMATIQUE (\"JlTTACHl CASC\") OUTILS et ÉQUIPEMENT IA MAISON / L\u2019INDUSTRIE/IA CONSTRUCTION 273-24!t Val.se pour homme» d'flffflirc».Conception ultfflmoderne.Dimension» intêrîeu-ms: l/U\" k 12\" x Les élèves d'Anjou sont retournés 5272 BOUL 8T-LAURENT V OUVERT ?to vindwfl\tI# Juiqu\u2019à Bh.p.m.\tJusqu\u2019à midi Sans dpf - avec conv-btrwmon.Ou alité lupérieura fjarnntie.Prix rôfl 34 50 certaines conditions mass a élégance et confort combinés dans un vêlement de base qui vous assure ce SUPPORT ADDITIONNEL Un vêlement léger conçu spécifiquement pour donner tout le confort désiré, amincir les hanches et supporter solidement votre dos.Flexible en tous sens \u2014 rie gêne aucun mouvement.Pour un oiuittmanl parfait, _ \u201e mets* m i coniulloz l'une de noi to.lmiciannai diplômioi SPECIAL $ PILON Hier, le maire Crcpraull leur a promis une \u201cautre concession d'importance majeure\" dont il doit leur faire part dans dix jours.\"Sinon, de déclarer à LA PHESSE un porte-parole des Voir ANJOU en page 6 Wilfrid - Pellotior et transférés dans l\u2019écolo Ernest \u2022 Crépoault, pour ôtro remplacés dans l\u2019annexe par un groupo d\u2019élèves des 5e et 6o années (Canadiens français), parce qu'ils sont plus âgés; 2)\tuno clôture devra étro construite Immédiatement autour do la cour do récréation de l'onnoxo pour protéger les élèves; 3)\tuno porto de sortie dovra être installée immédiatement dans l'annexe pour garantir la sécurité des élèves en cas d'incendie.Mais, même là, ce ne sont quo des conditions secondaires.Los parents veulent la garantie que cette situation, concernant l\u2019admission d\u2019élèves dans celle annexe, nu centre commercial d\u2019Anjou, ne se prolongera pas au-delà du mois do juin 1900.Pour qu\u2019ils obtiennent satisfaction, il est logique de penser qu\u2019une seule solution est possible : la construction d\u2019une autre école.Votre centre d'achats d'articles de bureau Les FAITS DIVERS sont en page 6 LIBRAIRIES examen Nou» vtndom de» thiiie* roulantes VERRES DE CONTACT LUNETTES MODERNES mpgayjpsrj optométristes B.KEMP, O.D.J.-C.LARIVIERE, O.D.3.ETAGE tt/fi Cu4> ghancüJPhaXmaùS/ detDütàJt aushpntdt* 916 est, rue Ste-Catherine 842-5151, poito 538 DUPUIS JARRY.Chrysler Aenr.w'o Slater \u201966 UrtŒAM' Livraison immédiate Nouvelle forme eu votfue Consultez nos vendeurs dès maintenant Création d'un nouveau modèle combinant In confort du tout aller au chic d'un soulier do toilette.Offert en suède noir et brun ou on veau cacao, tan et noir.Pointures et largeurs variées.Essayez-Ics aujourd'hui.$18.95 Une banque ouverte tous les soirs?842-8221 asB® 19 e \u2022 e- (J ARH Y MOTOR CORPORATION) Ouverts le soir jeudi el vendredi jusqu'à 9 h.30 4384 ST-DENIS 'Gàm*/ l'androlt la plui progressif «u service ds l'auVomobilist» ACHAT \u2022 VENTE \u2022 LOCATION tépiretlon» mécanique» - Déhouage - Pointure Pièces «ulomobilei Joules marques LA BANQUE D'EPARGNE 0E, T (7 ACE ONE.VoiB RAPU3B NonD-Suo DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTREAL 67 succursalos ouvertes tousdos soirs dp 7 h.à.8 h.du lundi au vondredi \u2022 St-llubert 2TS-2S1.1\tISOI) ail, Mt-Koyal LA, 41129 ait, Ontario LA.t-9414 Stationnement gratuit pour no* client# .\tC.'«M»H«li»a A.,':.:.-.,Jj.vj-./¦ I -A PRES.SI WMm ¦if Bmmmm mi/ mwmtâmiÉlÊi.;rxm- R.IHMi ; ouaurrrii - '«O\"» .-, a/ LA PRESSE LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE La \"PRESSE\", telle qu'établie par l'honorable Treille BERTHIAUME, cal une Institution Irrévocablement dévouée aux intérêts canadlens-françaU et catholiques.Indépendante des partis politiques, elle traite tout le monde avec justice, protège les petits et les faibles contre les grands et les forts, lutte pour ln bien contre le mal, tient plus à éclairer qu'à gouverner, fait rayonner la vérité par son puissant service d'information, est le champion dqs réformes pouvant améliorer le sort des classes sociales.MONTREAL, MERCREDI 13 OCTOBRE 1965 - 81e ANNEE - No 236 Invitation et défi au Québec I M PEARSON parait avoir amorcé du bon « pied sa campagne électorale dans le Québec.L\u2019invitation qu'il a lancée aux Canadiens français de faire profiler l\u2019ensemble du pays de l\u2019élan nouveau qui soulève leur province peut être considérée à la fois comme un témoignage et comme un défi.Si nous apprécions le témoignage, avouons que le défi reste à relever.Chose certaine, noms ne pouvons le réaliser, même en partie, sans un minimum de compréhension de la part du reste du pays.Le chef du parti libéral est.peut-être un peu optimiste quant aux sentiments du Canada anglais à l\u2019égard du Québec.Sauf erreur, la récente tournée de M.Lesage dans l\u2019Ouest a montré qu\u2019il reste encore beaucoup à faire pour réduire les épaisseurs d'ignorance, d\u2019indifférence et d\u2019hostilité sous-jacentes à la nouvelle couche superficielle de bonne volonté et de sympathie de l\u2019opinion canadienne-anglaise à notre endroit.Ceci dit, l\u2019avenue largement ouverte au Québec par le chef du parti libéral est certes de beaucoup préférable et plus prometteuse pour nous comme pour le pays que la vieille impasse \u2014 ou la voie de garage \u2014 du \u201cOne Canada\u201d que ne cesse de nous indiquer du doigt le leader conservateur.A noter aussi comme un fait nouveau et important de cette campagne l\u2019allusion de M.Pearson à la possibilité de reviser la formule Fullon-Favreau \u201csur un mot du Québec\".Voilà qui devrait apporter une satisfaction au moins temporaire à ceux qui protestent depuis le début contre la rigidité de la formule, la qualifiant sans doute avec une pointe d'exagération de \"camisole de force pour le Québec\u201d.Exception faite de ces aspects qui tranchent sur le déjà vu, la première incursion électorale du premier ministre à Québec a été à peu près dénuée de surprises.Aux demandes précises des ouvriers de la construction maritime de Lau-zon, M.Pearson n\u2019a pas répondu par des promesses définies, se contentant de généralités qui se voulaient encourageantes.De toute évidence, le gouvernement qu\u2019il peut diriger au lendemain du R novembre ne modifiera pas de façon radicale, à brève échéance, la politique actuelle en ce qui concerne la construction navale.Même s\u2019ils sont déçus, les ouvriers de Lauzon devraient savoir gré au chef libéral de ne pas leur avoir fait des promesses inconsidérées, dans une période qui s\u2019y prête pourtant fort bien.11 n\u2019est pas surprenant non p 1 u s que M.Lesage ait affiché encore une fois une attitude de neutralité sympathique à l\u2019égard du parti libéral fédéral à ce stade de la campagne.Dans les circonstances actuelles, il eût été au.contraire étonnant de voir le premier ministre du Québec rompre avec le précédent de 1963, fondé sur une tradition qui a fait ses preuves.Dans leurs relations particulières avec Ottawa, les dirigeants de cette province doivent conserver une liberté de manoeuvre qui pourrait être réduite, sinon gravement compromise, s\u2019ils liaient trop leur allégeance et leur destin politiques à un gouvernement fédéral, même ami.Force nous est de constater aussi qu\u2019étant donné le niveau actuel de la cote de popularité du parti conservateur fédéral dans le Québec, l\u2019appui officiel du parti de M.Lesage du côté des libéraux d-\u2019Oltawa ne pourrait, en quelque sorte, que \u201ctourner à vide\u201d.Pourquoi s\u2019évertuer à faire osciller l\u2019arbre en tous sens, quand les fruits peuvent tomber d\u2019eux-mêmes ?\u2022 Cyrille FELTEAU Un revenu annuel de $4,500 ?PARLANT à Mistassini, le ministre fédéral des Forets, M.Maurice Sauvé assure que le gouvernement Pearson veut une politique agricole qui vaudra au cultivateur de l'Est un revenu annuel moyen de $4,500.Ce genre de déclaration, faite à moins d\u2019un mois des élections, équivaut à une promesse électorale.On peut accuser M.Sauvé de se montrer trop habile.Mais ses propos de d i m a n c h e dernier répondent, semble-t-il, à bien des revendications formulées par le milieu agricole.Formulées aussi de manière très précise par des organismes représentatifs.Les revendications fondamentales des cultivateurs pourraient se résumer en un seul mot : la parité.Us réclament du gouvernement fédéral une sollicitude au moins égale à celle dont jouissent les cultivateurs de.l\u2019Ouest.Dans cette perspective, la création d'un offi- ce des grains de provende, d\u2019une commission canadienne du lait, l\u2019assurance-récoltcs, I\u2019assurancc-chômage aux travailleurs agricoles permanents sont autant d\u2019indices que l\u2019agitation récente (et presque permanente depuis quel-que temps) dans le milieu agricole n\u2019est pas passée inaperçue.L\u2019autre revendication fondamentale touche les conditions de vie.Le cultivateur veut vivre aussi bien que le citadin.S'il est vrai que 41C(i des familles établies sur les fermes du Québec ont un revenu annuel inférieur à $2,500, on se demande par quel miracle ce revenu pourra, du jour au lendemain, être porté à $4,500 ! La vérité est que rien de complètement heureux ne se produira du jour au lendemain.Trop longtemps négligée par tous les pouvoirs, l\u2019agriculture voit, se multiplier ses problèmes d\u2019année en année, moins par la malice des Une \u201cverte\u201d mercuriale LES esprits forts qui ont.mené pendant un an la bruyante, et, féroce campagne anti - Wagner, sous prétexte que l'intransigeance du ministre de la Justice menaçait la sacro-sainte liberté de l'individu, ont.jugé bon depuis quelque temps de mettre une sourdine à leurs clameurs.C'est une preuve d\u2019intelligence.Ce groupe s'est rendu compte qu\u2019en dépit de quelques erreurs tactiques initiales, grossies à plaisir, Me Claude Wagner a accroché pendant douze mois assez de plumes à son chapeau pour mériter l\u2019estime et la confiance du public qui, lui aussi, croit à la liberté du citoyen mais dans le cadre imposé par certaines lois fondamentales.La tâche du réformateur est ingrate.Il semble qu\u2019en ce moment toutes les institutions, même les plus vénérables, menacent de s\u2019écrouler l\u2019une après l\u2019autre si on n\u2019v apporte des modifications urgentes et profondes.Celle de l'administration de la justice n'échappe pas à ce besoin d\u2019une remise en question et les faits viennent, en succession aussi rapide qu'ahurissante, en démontrer la nécessité inéluctable.Même si les membres du Barreau rural, un peu pharisiens sur les bords, ont trouvé que l\u2019avertissement sévère servi par Me Wagner à toute la confrérie des avocats touchait uniquement leurs collègues des grands centres, bien peu de gens reprocheront au ministre d\u2019avoir profité de l'occasion pour dénoncer avec énergie la \u201cpoignée d\u2019indésirables\u201d qui entachent l'honneur du barreau et de la magistrature et certain co- Sur un ukase inopérant EN vigueur depuis le 1er juin dernier, le décret relatif aux heures de fermeture des magasins d'alimentation au détail dans la région métropolitaine demeure pratiquement inopérant.Pourquoi ?Si l\u2019on pouvait \u2014 ou voulait \u2014 entrer ici dans les détails, la liste complète des causes de cet échec serait longue à dresser.Pour s\u2019en tenir à l'essentiel, pour \u201cpiquer au plus court\", comme on dit familièrement, disons que cette règle générale artificielle, fondée sur des critères douteux, ne tient à peu près aucun compte des besoms du consommateur.Dans une économie dominée par la rentabilité et où, par ricochet, \u201cle client, a toujours raison\u201d, la carence est grave, avouons-le.Mais le plus grave, c\u2019est qu\u2019un certain nombre de gens croient, pouvoir survivre économiquement au sein de ce régime tout en faisant fi d\u2019une de ses lois naturelles, fondamentales, la satisfaction du consommateur.N'est-il pas contraire, non seulement à la logique mais au simple bon sens, voire au sens commun, que dans une région comme Montréal les portes des épiceries et autres magasins d'alimentation restent fermées pendant 44 heures en fin de semaine, soit du samedi après-midi à 5 heures au lundi midi à 1 heure ?De plus, pendant la semaine, la coïncidence des heures d\u2019ouverture des épiceries avec celles des usines et des bureaux d\u2019affaires joue à la fois contre, l'entreprise et contre le client.La revue \"Commerce-Montréal\u201d, portc-paro- Mm i \u2022 vmm.ROTES! u | U'Li/) London frprtil Sirv
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.