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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1965-11-13, Collections de BAnQ.

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PAGE 5 Retour de voyage, avec J.-Z, Léon Pâte-naude PAGE 6 Brève rencontre avec Henri-lrénée Marrou SOMMAIRE PAGE 8 Edgard Varèse, le plus jeune compositeur du XXe siècle PAGE 9 Vlaclo Perlemuter nous parle de Ravel PAGE 10 Pirandello ou quand les pantins so disloquent PAGE 17 Les préoccupations du réalisateur Robert Wise PAGE 19 \"The Knack\" de Richard Lester :m PAGE 21 Le prix France-Canada PAGE 25 Dumouchel dans la métropole américaine PAGE 26 Rrencontre avec la sculpteur Robert Roussit Pi photo Michel Gravel# J.A 1*11 ESSE LA PAGE Les Sept jours à Québec \u201cLes 7 jours du cinéma\u2019\u2019 qu'on pourrait presque appeler la succursale québécoise du Festival du Film de Montréal, a démarré en grande hier soir avec \"La vieille dame indigne\u201d, lin film de René Allio d'après la nouvelle de Bertolt Brecht.11 est encore trop tôt pour présumer de l\u2019accueil québécois à ces sept jours mais chacun espère qu\u2019il sera chaleureux car dans la vie culturelle québécoise c\u2019est peut-être au cinéma que se situe le vide le plus profond.Ceux qui ont entrepris de le combler méritent beaucoup de la patrie ! Relisons l\u2019horaire pour la semaine : Aujourd\u2019hui, en matinée, \u201cLa pantoufle dorée\u201d du polonais Cheeinski.Cet après-midi, \"La passagère\u201d, film posthume du polonais Andrzej Mnnk cl ce soir, \"Chronique d\u2019un fou\", film tchécoslovaque de Karel Zeman.Demain après-midi, \"Telle est la vie\" de Cari Junghans, une des dernières merveilles du cinéma muet.Kn soirée, \"Dcserto Rosso\u201d du grand Antonioni.Lundi soir, \"Les fiancés\", d'Ermnn-no Olmi, l'espoir du néo-réalisme italien.Mardi soir, \"L'ange exterminateur\u201d, de Bunuel, prix de la Critique à Cannes en l!)t\u2019>2.Mercredi soir, \"Séduite et abandonnée\u201d, de Pietro Germi et en grande finale jeudi, \u201cLa vie heureuse de Léopold Z\u201d, de Gilles Carie, grand prix du cinéma canadien au Festival de Montréal.En même temps, au Musée du Québec, une exposition d'affiches de cinéma.La vie heureuse de Gilles Carie Les bonheurs de Léopold Z.sont connus.Le papa de Léopold, Gilles Carie, est heureux lui aussi.11 rentre d'Italie, ou il a travaillé pendant quelques semaines avec le célèbre scénariste Ennino Flaiano.Il y retournera dans un mois ou deux et de cette collaboration naitra peut-être uq film très important et très coûteux.11 s\u2019agit d\u2019une eo-production ca-nado-italo-américaine, dans l\u2019ordre qu\u2019on Gilles Carie voudra, tournée à Montréal et réalisée par Gilles Carie.Là-dessus, pas moyen d\u2019en savoir davantage, mais Carie a autre chose à raconter.\"J\u2019ai rencontré Ennio Flaiano au Festival international du film de Montréal.C\u2019est un très grand bonhomme: romancier.poète, critique, scénariste d'un tas d'excellents films de Fellini.d\u2019Anlonioni.En passant, c'est tout simplement Inn-taslique ce qui peut exister derrière un réalisateur italien: un vrai brain trust.Comparé à nos moyens, c'est presque drôle.\u201d '&/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 \"Flaiano Iravaille de façon simple, rigoureuse.Le film qu\u2019il va faire doit pouvoir se résumer dans une seule phrase.A partir de ce squelette, il décrit le cheminement intérieur du personnage, sans même s'occuper de l'action proprement dite.C\u2019est à la toute fin de ce processus qu'il colle à son personnage un comportement, à l'intérieur de chaque séquence.\u201d \u201cCelte méthode lui ressemble.Flaiano n\u2019invente pas, tout a été observé quelque part: en homme simple, il cherche d\u2019abord la vérité des choses.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui lui a plu chez les intellectuels de Montréal, et le sérieux de nos cinéastes, et l'originalité de leurs techniques.Pour lui, tout cela signifie qu\u2019un cinéma, intéressant va naitre ici.D'autres Italiens sont d\u2019accord.Le cinéma ne naît pas comme cela, gratuitement, mais de la vraie rencontre de 1'artjste et du réel.\u201d \u2019\u2019Malgré ses sous et sa célébrité, Flaiano se mêle, bien plus aux travailleurs qu'aux snobs et aux aristocrates.A Montréal, on s\u2019en est bien rendu compte: il était la plupart du temps introuvable.Autre qualité-, il est demeuré bohème.\u201d Devant le verre de l\u2019amitié, il n\u2019y a plus de maitre, plus de disciple.Seulement Flaiano et Carie qui devisent comme de vieux copains, sous un soleil complice.Daniel Seillier : le supplice de la question A l\u2019occasion du passage ele la troupe du Ballet National du Canada à Montréal, nous avons rencontré le nouveau maître de ballet de la compagnie, Daniel Seillier.Daniel Seillier \u2014 on le sait sans doulc \u2014 a occupé les mêmes fonctions d'abord chez le marquis de Cuevas.ensuite aux Grands Ballets Canadiens de Ludmilla Chiriaeff.11 y a quelques jours, lors de la conférence de presse que les GBC donnaient pour annoncer leurs spectacles de Noël, plusieurs danseurs nous ont répondu dans l'affirmative, et sans la moindre hésitation, quand nous leur avons demandé si M.Seillier Itur manquait.Nous avons rencontré M.Seillier après la première montréalaise du Ballet National, première au cours de laquelle fut créé son nouveau ballet, \"Rivalité\u201d ;\t& J g J Py - > W\t-T mËÊmÈÊmmmÊ WmmÈSikî ¦0 ¦ ' \u2022\u2022 ' mm$m> mm WmwÊM tylEî r \u2022 I B» i ^vmÊÊê.mm rca Victor ie seul pour cous Brève rencontre avec Henri-lrénée Marrou ¦¦N 1!)52, Henri-lrénée Marron écrivait, dans le numéro spécial de la revue \"Esprit\" sur le Canada français : \".On 11e peut parler des réalités canadiennes qu\u2019au futur, au \"progressif\u201d : comme son économie, cette société, cette nation est en pleine croissance, et sa vitalité est égale à l\u2019étendue de scs ressources.\u201d Signerait-il encore une (elle phrase aujourd\u2019hui ?Oui, sans doute, et avec plus de certitude encore.Le bouillonnement actuel du Canada français lui apparaît très nettement comme un signe de vitalité.Meme s\u2019il s\u2019y trouve, peut-être, des éléments inquiétants .\u2014de dis souvent à mes élèves que les hérésies sont le sous-produit de la recherche théologique.L\u2019homme étant ce qu\u2019il est.s\u2019il travaille, il y aura forcément des ratés.L\u2019absence des hérésies signifie l'absence de recherche.D\u2019autre part, il a noté un changement de niveau très considérable chez les étudiants, .depuis 11)48 \u2014 c'est en cotte année-là qu'il est venu enseigner pour la première fois au Canada.\u2014 Tenez, pour mon dernier cours, j\u2019ai demandé aux étudiants de me poser des questions sur le sujet à l\u2019étude.J\u2019en ai reçu vingt, et dix d'entre elles allaient droit au coeur des problèmes essentiels.Il y a dix ans, je n'aurais pas obtenu cette qualité.A cette époque, les étudiants se trouvaient sur le seuil de la maison de la culture, 011 les invitait à entrer.Aujourd\u2019hui, ils sont dedans.Un humaniste Henri-lrénée Marron est l\u2019un des humanistes les plus attachants que compte actuellement le monde français.11 occupe, depuis 11145, à la Sorbonne, la chaire d\u2019histoire du christianisme.On lui doit des ouvrages d\u2019une extrême importance, notamment une \"Histoire de l\u2019éducation dans l\u2019Antiquité\", \"Saint Augustin et la fin de la culture antique\", et plus récemment son traité \"De la connaissance historique\u201d, véritable chef-d\u2019oeuvre d\u2019équilibre et de clarté.(C\u2019est un métier que de faire un livre, dit-il après La Br uyère, et il reproche aux universitaires allemands de publier des ouvrages qui seraient considérés en France comme des brouillons ! .) Sous le pseudonyme de Henri Daven-son, il a beaucoup écrit sur la musique : des chroniques dans la revue \"Esprit\", mais aussi un \u201cTraité de la musique selon l\u2019esprit de saint Augustin\" et une introduction à la connaissance de la chanson populaire française, intitulée \"Le Livre des chansons\u201d.11 prépare actuellement un livre sur la théologie de l\u2019histoire, dont il a fait le brouillon en préparant les cours qu\u2019il a donnés, sur ce sujet, aux étudiants de la Faculté de philosophie et de l\u2019Institut des sciences médiévales de Montréal.Quand je lui demande de m'en parler un peu, il soupire : \u2014 C\u2019est bien compliqué !.Et il affirme une solide méfiance à l\u2019égard de \"la théologie en pilules\u201d.Il se contentera de souligner la deformation qu\u2019ont fait subir l\u2019évêque allemand Otlo de Freising, dès le douzième siècle, et après lui Bossuet, à la vision eschatolo-gique de la \"cité de Dieu\u201d dégagée par saint Augustin.Ce travail implique évidemment un retour aux sources, notamment aux sources palri-sliqties dont Henri-lrénée Marron est aujourd\u2019hui l'un des spécialistes les plus éminents.Et ce retour aux sources, aujourd\u2019hui, c\u2019est l'Eglise tout entière qui le fail, par l\u2019aggiorna-mento de Vatican IL \u2014L'Eglise garde sa jeunesse à condition de secouer, à tous les trois ou quatre siècles, la poussière qui s\u2019est accumulée sur elle .L\u2019épreuve du feu Si, quand on rencontre Ilenri-liénée Marron, on est tenté de lui poser des questions sur le Canada français, c'cst que depuis 1848 il nous observe avec la plus sympathique attention, dont témoignait déjà l'article d'\u201cEsprit\u201d cité plus haut.Dans cct article, encore, il écrivait ce qui suit : \"J\u2019ai été- très sensible à la profondeur du sens chrétien cits niasses, même prolétarisées.comme à la qualité, à la pureté- de la foi dans cotte élite intellectuelle sur qui repose la culture du Canada de demain.\" Aujourd'hui, il nuance cotte aflirmation.\u2014 En 1850, dit-il.on pouvait se- demander si l'Eglise cana- LE MAIRE VOUS PARLE\" Me MU DRAPEAU dienne pourrait éviter les flammes, cette épreuve du feu qu\u2019elle a connue dans presque tous les autres pays du monde.Aujourd\u2019hui, je ne crois pas qu\u2019elle le puisse.Mais Henri-lrénée Marrou n\u2019a rien du pessimiste, et il voit l\u2019avenir du Canada français comme un avenir ouvert.Notamment en ce qui.concerne la langue française.Il a noté un progrès très net, chez les étudiants, dans ce domaine.11 ''écarte la question du \u2019\u2019jouai\u201d, qu\u2019il considère com- me un faux problème, et rappelle les recherches folkloriques qu\u2019il a faites en compagnie de Luc Laeoureière \u2014 qui est, souligne-t-il, un savant de tout premier ordre \u2014, notamment dans le comté de Charlevoix.Les paysans y parlent une langue très saine, comparable à celle des paysans de France.Le problème est venu du passage à la ville, à la civilisation technique, dans laquelle le vocabulaire paysan d\u2019hier n\u2019a plus cours.La solution 7 \u2022 \u2014 Une élévation constante du niveau de l\u2019enseignement.L\u2019ouvrier d\u2019ici n\u2019est pas plus éloigné du français comme langue de culture que ne l\u2019est l\u2019ouvrier français .De toute manière, pour M.Marrou, le Canada français est entré pour de bon dans le monde moderne, et c\u2019est en français qu\u2019il s\u2019y exprimera.Optimisme raisonnable, ou souhait fraternel ?Parions pour la première partie de l\u2019alternative.G.M.parutions \u2022\tLA MURAILLE DES AT-LANTES, roman, par Yves Dar-fois.Denoël.\u2022 Drames et mystères en Sar-\u2018daigne.\u2022\tCHERE BRIGITTE, roman, par John Haase.Robert Laffont.Le roman qui a inspiré le scénario du film du même titre, mettant en vedette James Stewart et .Brigitte Bardot.\u2022\tLE PARIS SOUS PARIS, par Maurice Barrois, photographies de Bernard Jourdes.Hachette.ED.ARCHAMBAULT i 500 est, ru, Ste-Catharine, Montréal.: MAGASIN BEAUCOURT !\t10)0 Sla-Catherina Elt, Montréal.BEAULIEU S GLADU INC.!\t4589 rua Ste-Calhcrina Elt, Montréal.IA.BREAULT 4444 rua Bolantjer, Rotamont, Qué.DUBE ELECTRIQUE 6965 rue Lafontaine, Lne-Pointe.Qué R.FAUCHER LTEE 235 rua Beaubien Eit, Montréal.LES FRERES DUVAL 2149, ruo Frontenac, Montréal.J.GERVAIS 5270 ruo Henri-Julien, Montréal.AMEUBLEMENT JEAN-GUY HOGUE 2525 rua Fleury Est, Montréal.HOUSECRAFT COMPANY 3033 rue Masson, Montréal.GUSSMAN'S LTD.1642 ouest, rua Notro-Damo, Montréal, MITCHEtt'S ElEC.APPL.REGD.1271 Avenue Greene, Montréal.SHANKS 4 FRERE 4225 ouest, rua Notre-Dame, Montréal, SYNDICAT ST-HENRI 3619 ouest, ruo Notre-Dame, Montréal, WARDS APPLIANCES 1653 ouost, Sta-Calherine, Montréal.6/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1965 ALLIES FURNITURE STORE INC.4409 Wellington, Verdun, Oué BROPHY'S LTD, 1957 Avenue Church.Verdun.Que LASALLE TELEVISION 344 Strathmore, Verdun, Oué VINM'S INC.4702 Wellington, Verdun.Oué J.O.DESJARDINS LTEE 12265 bcul.Reed, Cartiervillc, Oué.DOMON 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Montréal\tEntrée: $1.00 imUonal du tsanada AUJOURD'HUI à 2 h.30 et CE SOIR à 8 h.30 ROMEO & JULIETTE Le fameux ballef en version intégrale DIMANCHE en matinée à 1 h CONCERT BAROQUE - PULCINELLA SOLITAIRE - RIVALITE EN SOIREE à 7 h.LA SYLPHIDE - PULCINELLA Il reste encore de bons sièges pour les représentations d'AUJOURD'HUI et do DEMAIN PLACE DES ARTS cAd MONTRÉAL 18 (QUÉBEC), TÉL.: 842-2112 PLACE DES:ARTS cAd MONTRÉAL 18 (QUÉBEC), TÉL.: 842-2112 AU;-lnCaiKC .UKrnCUPI \u2014 réservations ; 845*7149 tous les soirs à 8 h.30, dimanche à 7 h.30, relâche le lundi LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1965 J PAR ALBERT BRIE les propos timide L'art et la fourmi Le professeur et artiste norvégien Grog Luftbrandstal a soutenu, dans une récente communication devant l\u2019Académie des Arts de Bergen, que certaines fourmis, en particulier les Polyrhachis, seraient douées d\u2019un sens esthétique pictural très développé.A l\u2019appui de sa thèse, le maître a fait agrandir des images micrographiques représentant les parois coupées de plusieurs tumulus.Un commentateur les décrit ainsi : \"Imaginez un paysage sous-marin ou lunaire qui approfondit sous le microscope ses lointains pâles et bleuâtres oi\u2019i foisonnent une végétation ver-miforme et globulaire, des faisceaux et des buissons de blanches flammes immobiles et tentaculées, des floconnements et des efflorescences fluides, lesquelles ne sont pas sans rappeler les lavis de Zao-Wou-Ki.\u201d De Montréal, je ne saurais dire si l\u2019on se moque do nous à Bergen.Il n\u2019importe.La peinture n\u2019en est pas à sa première mystification.Si je relève le propos de Luftbrandstal, c\u2019est pour avoir eu moi-même sous observation l\u2019un de ces hyménoptères aculéates, après avoir étudié au cours d\u2019un été à la campagne la vie des fourmis, ces étonnantes petites bêtes, plus intelligentes que le singe le plus évolué.Rentré à la ville, je résolus de tenter quelques expériences sur cet insecte en l\u2019insérant, si je puis dire, dans un contexte humain.J\u2019en portai un dans ICE CAPADES ABSOLUMENT MAGNIFIQUE! 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animal.Il avançait par saccades et après do longs Intervalles de marche lente.Parfois il s\u2019arrêtait, mais brièvement.Je me mis à tapoter des doigts machinalement sur le pupitre, au rythme du premier mouvement du Concerto de violon de Beethoven que diffusait la radio.Je ne saurais dire le coup que je reçus quand je constatai que je marquais la mesure des curieuses évolutions de Gilberte.A première vue, je crus à une rythmique myrmécophile accordée à la ¦.pulsation humaine.Par ailleurs, il y avait de longs passages de l\u2019oeuvre musicale que la bestiole semblait ignorer.A un moment, je crus tenir la clé de l\u2019entendement musical de Gilberte.En effet, tout le long de la cadence du deuxième mouvement du concerto, elle ne bougea pas; de plus près, il m\u2019apparut qu\u2019elle se recroquevillait pendant l\u2019émission des sons aigus, principalement quand le violon arrivait à la fine pointe de son registre.Partant de là, je pus établir que le corps de Gilberte s\u2019activait scion l\u2019intensité des vibrations sonores, mais que son échelle de perception allait du médium grave \u2014 en deçà, elle ne semblait pas enregistrer \u2014 et remontait jusqu\u2019à l\u2019extrême aigu qui semblait ou l\u2019envoûter ou la crisper dans une posturo rentrée, comme je l\u2019ai dit.J\u2019aurais pu être tenté d\u2019arrêter là mon expérience de publier que \"le sens esthétique musical de la fourmi est extrêmement développé\u201d.Je refis plutôt l\u2019expérience.Sur mon phono, je fis tourner la même oeuvre de Beethoven.Mon désarroi fut total i Gilberte ne répéta pas son exploit.Avais-je émoussé en ello sa sensibilité auditive ?J\u2019oubliai vite cette vision et finis par croire que je l\u2019avais peut-être imaginée.\u2019Le troisième jour, alors que la petite folle courait à travers le désordre de mes papiers et livres, il me vint à l\u2019idée de l\u2019écraser, tellement je trouvais ridicules mes complaisances extravagantes.Tout le temps que je ne me décidais pas, Gilberte trottait.Ello déboucha soudain sur un livre de contes pour enfants, aux larges illustrations de couleurs vives et contrastées.Alors, il me fut donné d\u2019observer un autre phénomène plus excitant que le premier.L\u2019image coloriée semblait la garder captive.Sa promenade suivait un trajet qu\u2019on aurait dit ordonné par un principe conducteur.Gilberte contournait le noir sans jamais y poser les pattes; elle se risquait avec précaution sur le brun foncé; elle osait traverser le rouge; sur le bleu, elle retrouvait sa course rectiligne; sur le jaune, elle s\u2019adonnait à des détours capricieux.Mais la couleur sur laquelle Gilberte folâtrait avec le plus d\u2019animation était le blanc.Ici, sa manoeuvre pédestre dessinait des traits linéaires.Je puis jurer qu\u2019elle traçait des stries en alter- 2 DERNIERES tnrni\t \t \t 1HHH\t ''La Presse\" \"Le Devoir\" \"Le Nouvelliste\" \"La Patrie\" Molière et le TNM sont grand» cousin».On nage dans l'euphorie.Un Brillant spectacle de style TNM.Gascon, un Arnolphe de grande classe.Beautyfully and elegantly spoken.\"The Evening News, London\" They played together wonderfully as a team.\"The Daily Mail, London\" A remarkable contribution.\"The Telegraph, London\" Tho delightful Louise Marleau.\"The Manchester Guardian\" Excellent presentation.\"Tho Gazette, Montreal\" The Company plays with a certain vigour and open-heartedness.\"The Daily Express, London\" A well-deserved reputation as Molicra specialists.\"Tho Montroal Star\" Acting properly and natyrally volatilu.\"The Timo, London\" Le chimpanzé Spanky et son entraîneur, Dave Pitts, font partie du spectacle des Ice Capades à l'affiche au Forum jusqu'au 16 novembre.£ ¦ w m -'t i\tm -, à \\ üm m m a , m mmmm nance avec des courbes aux sinuosités symétriques.Je crus découvrir l\u2019acuité des sens tactile et visuel conjugués do la fourmi.Avant de crier au miracle \u2014 la rigueur scientifique, toujours \u2014 je voulus pousser l\u2019épreuve.Je trempai les pattes et les antennes de Gilberte dans une solution de colle diluée d\u2019encre de Chine.J\u2019étalai sur le plancher une grande feuille blanche et mate, posai la fourmi sur le seuil et me retirai pour la nuit, iaissant une lampe allumée.Qu'espérais-je ?Retrouver noir sur blanc, le lendemain, les signes hiéroglyphiques des démarches intellectuelles et sensorielles qui authentifieraient l'automatisme en peinture.Aussitôt éveillé, je courus à mon bureau.Gilberte gisait au centre d\u2019un amas de points et de bavures noirs.Elle était morte, abandonnant à mon édification un fouillis de pattes de mouche.Voilà pourquoi je ne me gène pas pour déclarer que lo professeur Luftbranstal est un fichu menteur.Dimanche, 28 novembre, 8.30 p.m.SALLE DU PLATEAU VLADINIR ORLOF violoncellista-virtuosa, Débuts américains.LA PHILHARMONIA de Mtl, Direction i LOUIS HARITVER Bill.lt : J3.00 - $2.50 - $1.50 - 51.00 En v.nl.cfi.z Morgan (entra d.I.villa).¥ I^s Grand b T .Ballets Canadiens présentent UNE SAISON EXTRAORDINAIRE avec L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL DU 17 AU 26 DECEMBRE Programme : Vendredi, 17 déc., 8:30 Les Sylphides, Médée, Le Cygne de Tuonela, L'Oiseau de Feu Samedi, 18 déc., 2:30 - 8:30\tCasse-Noisette Dimanche, 1» déc., 2:30 \u2022 7:30\tCasse-Noisetta Mercredi, 22 déc., 8:30 Suite Canadienne, Sombre Apparition, Gehenna, L'Oiseau de Feu Dimanche, 26 déc., 2:30 \u2022 7:30\tCasse-Noisette Billets en vente dès à présent i 17 déc.: $6.- $5.- $4.- S3.-$2.Autres soirées : 55.- 54- \u2022 53.- $2.Matinées : 54.- S3.- S2.- 51.Pour les commandes postales, prière d\u2019inclure enveloppe de retour affranchie i» JEAN VALLERAND Edgard Varèse: toutes les dimensions de la jeunesse ¦¦DGARD Varèse vient de mourir à l\u2019âge de 82 ans.C\u2019est Incroyable, car 11 était le plus Jeune de tous les compositeurs du vingtième siècle, le plus jeune à tout point de vue : physiquement et mentalement.Cet homme était de la race qui conserve jusqu\u2019à l\u2019âge le plus avancé tous les privilèges de la jeunesse.En plus du pouvoir de créer, cela implique l'esprit d\u2019indépendance et de liberté.Libre, Varèse l\u2019était indubitablement.Libre de toute attache et de toute servitude.Dans sa maison du Greenwich Village à New York, il menait une existence assez effacée, loin de ia publicité, loin des foules, loin des publics.Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, certaines des encyclopédies musicales les plus répandues ne mentionnent même pas son nom, et pourtant il est l\u2019un des compositeurs les plus importants du vingtième siècle.Sa démarche a été celle d\u2019un solitaire, non pas qu'il fût détaché du monde \u2014 au contraire, il vivait chaque instant avec une intensité extraordinaire et il adorait communiquer avec les gens de son entourage \u2014 mais parce qu\u2019il n\u2019a pas cherché à faire chef d'école, il n'a pas cherché à influencer les autres, il n\u2019a pas cherché non plus à s\u2019imposer à l\u2019attention des publics.Varèse chez lui Je l'ai rencontré, il y a quelque sept ans, à l'occasion d'un film que j'étais allé tourner à New York, en compagnie du réalisateur Jean Chapdeleine pour la série \"Temps présent\" de Radio-Canada.Il s\u2019agissait de faire en une demi-heure un portrait de Varèse.Nous avons filmé cela dans le jardin de la maison de Varèse, sous les vrombissements d\u2019avions et au milieu des mugissements des navires du port de New York.La veille du tournage, Chapdeleine et moi avions passé la soirée chez Varèse, dans le studio qu\u2019il avait au rez-de-chaus-sée de sa maison (l\u2019appartement étant à l'étage).Studio 109e concerl SARAH FISCHER AU Rilz-Carlton \u2022 u bénéfice des MUSICIENS CANADIENS \u2022ou» le pifronsgo de Leurs Excellences le Gouverneur Générel et Mme Venler LUNDI 15 nov.i 8.15 p.m.en premières audition» Danielle Champroux, Sop.Boursière des C.S.F.1965 Le Trio Gendron Violon \u2014 violoncelle \u2014 piano evec le Mncoura du Coeur VFSe-Maria Dir.M.Clément Morin, p.n BILLETS t SI.OC (taxe Incl.) 932-3586 Tout est important Charmante naïveté d\u2019un homme tout simple dont la musique venait probablement de tenir éveillée toute la population de Greenwich Village.Il est vrai que l'on ne se couche pas tôt dans le Village.Nous nous en aperçûmes vers deux heures du matin quand Varèse insista pour nous emmener souper dans un restaurant italien.Les rues étaient bondées de monde.Tous les passants connaissaient Varèse et lui demandaient: \"Com'esta, maestro?\" \u2014 \"Benissimo, e corne SKSï Varèse vu p Claude Champagne assez petit qu\u2019emplissait presque en entier un piano à queue.Contre un mur, une large tablette de bois servait de pupitre de travail.Dans une petite pièce attenante, étaient accumulés des appareils électroni-q u e s, magnétophones, tables tournantes, amplificateurs, haut-parleurs.C\u2019est dans ce décor que nous écoutâmes une version binaurale tonitruante du \"Poème électronique\u201d que Varèse avait composé pour le pavillon Philips à l\u2019Exposition Internationale de Bruxelles.Madame Varèse, souffrante, s'était excusée de ne pouvoir nous rencontrer.Nous devions le lendemain faire la connaissance de cette Américaine lettrée à qui l\u2019on doit la traduction en anglais de plusieurs poètes français, entre autres de Saint-John Perse.Pendant la soirée que nous passâmes avec Varèse, elle était restée à l\u2019appartement.Quelques minutes après l\u2019audition du \"Poème électronique\", le téléphone sonna à l\u2019étage et nous entendîmes madame Varèse dire à son mari : \"C\u2019est pour toi.\u201d \"Ma pauvre chérie, dit Varèse, le téléphone t\u2019a réveillée !\u201d Claude Champagne, doyen des compositeurs canadiens d\u2019expression française : \"Varèse a été Tun des premiers musiciens qui, par ses musiques, a éveillé avec le plus de virtuosité l'attention sur les possibilités techniques de la .musique .J\u2019avais rencontré Varèse au Festival de Stratford, en Ontaçio : c\u2019était un homme charmant et d\u2019une simplicité extraordinaire.\u201d me t Varès certit trois comp avec troiâ Schoe |v: WÈM Fernand Ouellette \u201cC\u2019 Aunci Fernand Ouellette, réalisateur à Radio-Canada et auteur de la première et seule biographie de Varèse (à paraître à Paris dans quelques mois) :' \"J\u2019étais devenu très Intime renco New soiréi très quelq tions, seils.moi, gram litain avec Varèse et sa femme et Edgard Varèse : sa démarche a été celle d'un solitaire.lei?\u201d Et la conversation continuait en italien, Varèse s\u2019informant de la santé du petit, d\u2019un problème personnel.De toute évidence, il était chez lui parmi ces gens modestes.Au restaurant, il discuta du menu avec le patron, familièrement et en connaisseur, comme d\u2019une affaire très importante.Nous lo quittâmes aux petites heures du matin, au moment où l\u2019aube commence à argenter les arbres du Washington Square.Cela n\u2019est que l\u2019accessoire du souvenir que je conserve de cet homme.L\u2019accessoire ?Je me le demande.Est-ce accessoire de manger ensemble, de marcher ensemble le long des trottoirs de New York, est-ce accessoire de se trouver avec un homme comme si on l\u2019avait connu toute sa vie ?Car, avant le restaurant, nous avions passé une longue soirée à parler de musique, à examiner une partition de \"La Mer\u201d dans laquelle Debussy avait noté d\u2019innombrables et étonnantes corrections quelques mois avant sa mort.Testament que Varèse ne gardait d\u2019ailleurs pas pour lui puisqu'il en avait communiqué le contenu à qui voulait bien en prendre connaissance.Je me souviens des longues minutes passées ensemble, penchés sur la calligraphie minuscule de Debussy \u2014 chaque correction était initialée.Je me souviens de Varèse saisissant derrière le piano un gong immense et lo frappant de son poing, disant: \"Ecoutez, c'est extraordinaire.\u201d Je me souviens.Edgard Varèse, toujours jeune, même au-delà de la mort, même en cet endroit où \"tel qu\u2019en lui-même enfin l\u2019éternité le change\u201d.j\u2019ai été extrêmement touché lorsque celle-ci m\u2019a télégraphié samedi matin pour m\u2019annoncer la mort du compositeur.N\u2019étant ni musicien ni musicologue, les relations que j\u2019ai eues avec Varèse sont d'un ordre humain avant tout.Ce furent des relations, disons, de musicien à poète plutôt que des relations de professeur à élève.J\u2019étais devenu pour Varèse, si vous voulez, comme un petit-fils, Je le voyais souvent, à New York, où il habitait depuis longtemps, nous mangions ensemble, nous écoutions de la musique ensemble.Nous étions devenus des amis Intimes.La biographie que je viens de mettre au point n\u2019est pas une étude critique de son oeuvre.Je me garderais bien de toucher un domaine que je ne connais pas.Mon livre est un témoignage documentaire sur sa vie.Je rapporte des faits et l\u2019analyso des autres.Je puis quand même affirmer, sans crainte de mais d\u2019infl peut avoir ce.V a r chose Berlii gros.très rèse sa n nonce tronii nées vres comp passe CENTRE DRAMATIQUE DU CONSERVATOIRE au Théâtre National 1220 esi, ruo Ste-Catherine CHACUN SA VÉRITÉ de Pirandello Jeudi, 18 novembre Vendredi, 19 novembre Samedi, 20 novembre à 8.30 p.m.Billets : $1.50 et $1.00 au guichet à partir du 15 novembre 521-4751 Un billet gratuit pour chaque réservation do 10 billet* The Metropolitan Opera et The John F.Kennedy Center for the Performing Arts présentent le METROPOLITAN OPERA NATIONAL COMPANY Du Lundi 6 Décembre au Samedi 11 Décembre en français carmen do Bizet LUN.S Déc.à 8h.00 JEU.9 Déc.& 8h.00 SAM.11 Déc.à ah.OO en français en français en français en anglais et en Italien mamma Bvmmr ____ do Pucclnl MAR.7 Déc.& 8h.00 MER.8 Déc.5 8h.OO en anglais en Italien en anglais SUSSMAE de Floyd VEN.10 Déc.à8h.00 en anglais en anglais Cinderella \tde Rossini MER.8 Déc.à 2h.30 SAM.11 Déc, à 2h.30 en anglais en anglais SOIREE DE GALA (CARMEN) Lun.6 Déc.à: $10.00, 8.50, 6.50, 3.50 Du Mardi au Samedi, le Soir, $8.50, 7.50, 6.50, 3.50 Le Mer.8 Déc, ot la Sam.11 Déc., en Matinée, $6,00, 5.5Q, 4.50, 2.50 La représentation de samedi le 11 déc.(CARMEN) est prô- .ntee sous lo patronage du Chapitre Laurentien B'N A! BRITH \"SPLENDIDE, PRODIGIEUX\" l\u201c' '/UNIQUE CHOSE DE SPÉCIAL\" t».UN DEBUT BRILLANT\u201d Niwutek Billets en vente exclusivement à la PLACE DES ARTS _ Pour com-DEE?ARTS 3 eS\u2019 PrlèrS d° fair8 l0S chèt>uos à l'ordro do PLACE 8/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1965 En collaboration arec Hurok Attractions Inc.Gill positc serva Québ \u201cJj mier conn, prem vre.je ré mort créât que C\u2019est mais je le nous de q méro bre-o cons frapp ce n venie physi souffl dreri dans de l\u2019j nous me e per.trenq au gr pre- ses plus les la îtré 3rd, u par rts me tromper, que la mort de Varèse est une perte.J\u2019ai la certitude qu'il était l\u2019un des trois ou quatre plus grands compositeurs depuis Debussy, avec le Stravinsky de deux ou troiâ oeuvres, Webern et aussi Schoenberg.\" Serge Garant Serge Garant, compositeur, considéré comme le chef do file de l\u2019avant-garde canadienne : \u201cC\u2019est une grande perte.Auncun doute là-dessus.J\u2019avais rencontré Varèse chez lui, à New York.J\u2019avais passé une soirée avec lui.11 avait été très aimable, avait regardé quelques-unes de mes partitions, m'avait donné des conseils.Mais c'est assez loin do moi, Varèse.C'était un très grand compositeur mais un solitaire.Il est très important mais il n\u2019a pas eu vraiment d\u2019influence.Un compositeur peut être important sans avoir nécessairement d'influence.Ainsi, Berlioz.Il y a chez Varèse, justement, quelque chose de Berlioz.Comme chez Berlioz, c'est fantastique, c\u2019est gros.C'est le même monde très sonore, qui claque .Varèse est important en co quo sa musique instrumentale annonce déjà la musique électronique, et cela dès les années '30.On sent dans ses oeuvres de cette époque quo lo compositeur cherchait à dépasser les instruments.\u2019\u2019 Gilles Tremblay Gilles Tremblay, Jeune compositeur et professeur au Conservatoire de la provinco do Québec : \"Je pense que j'ai été le premier compositeur canadien à connaître Varèse et l\u2019un des premiers à connaîtro son oeuvre.C\u2019est la première fois quo je réalise ce quo c\u2019est que la mort d\u2019un grand musicien.Lo créateur meurt mais sa musique continue d\u2019êtro vivante.C\u2019est banal à dire, peut-être, mais c\u2019est la première fois quo je le réalise.\u201d Puis M.Tremblay nous cite un passage de l\u2019article qu'il avait écrit pour le numéro de \u201cLiberté\u201d de septembre-octobre 1959, lequel était consacré à Varèse : \u201cCe qui mo frappe le plus dans son oeuvre, ce n\u2019est ni le rythme ni le mouvement, c\u2019est la beauté métaphysique du son.En elle est la souffle qui animera et engendrera le mouvement déjà germé dans la perturbation vibratile de l'air .Celte beauté sonore nous aura remplis d\u2019enthousiasme et donné envie d'y participer.Ce monolithe servira do tremplin.\u201d Tirui \"LA PEAU DOUCE\" DE F.TRUFFAUT «u grand auditorium de l'Université de Montréal Samedi 20 novembre 7 h.30 p.m.et 9 h.30 p.m.présenté par l'Association des Etudiants en Chirurgie dentaire Billets en vente chex Archambault Inc.500 es», rua Ste-Catherin* Tél.849-5201 Vie Perr nooarlavel par Clngras @ ¦ I lettres i \u201cTrès lie cahier do son |iter, Ravel ajou-11 \u201cPas trop lent- :nt\u201d n\u2019est pas une iditcur.Ravel a i le mouvement mais parce que irètes avaient tenter trop lent, trop it, lo compositeur to mise au point, tien que c\u2019était qui le jouais trop i : je ne sais pas ! emuter d\u2019enchaî- iVSvO - ¦ ¦¦E Vlado Prit pour lui demar| muter automalvailler ses oeuvr ment claurice Ra demande n\u2019avail C\u2019est p mo pari d\u2019original, pour li Ravel ne suis habitué à se fairj l\u2019autre t M, Perlomme cela par tai ttr.Quuis arrivi II me demand pianlsteu Chopin.re de lui je travail \u2014\tJe honoré et rendis que je lej fier doition que toutes.Cela, fait entom et celucha beaucoup.R Ravel, oue autre moment-là, était se ausi\u2019aimo pal sa carrière, mai| étiquett\tle, de savoir qu\u2019 .jouait de ses oeu \u2014\tMa avez etc surtout qu.u lo seule™ ma,s el,s, lui fit, je pen* lamld.\tloisir .J\u2019ai éti| \u2014\tJaé avec Iftavel pendant si.son oeulet pour pSOn d\u2019une leçon pa mais dçe que j\u2019a'élait toute unuter i \"Lint' n'est erreur d:e l'entendis mur-l\u2019ami dnon.Toutdans ce temps-là\tje m0 demanda bord, i grande ontfort-l\u2019Amaury ! 1\tsuis pa3 laissé rence îous sepqu'tm autobus pa> évoqucrlacer, il : cesse tic,est ,a seule QC_ (J'avaidl en avalais le matin, pai^uvre ?m travaitrayon à (e[ mc renseiRna Ensuite n'avait lgardait à déjeuner:n tenait souche.Il'oir divers gur , conteni; pour aid amis.Cnais ensuite.Rave précises !>al'tlt,ons 5 da RaW de ses oeu-un êtri distant.d aVec une gouvet phrasé,remplies ons' de 1 pour t; calme -voyait très peu dvel ne nklres\u2019 de et ce ,it-il satisfait des cherchavait choi.s ]a fin de sa vic5ens précrou8e; cn e»'t.en no\t?vivre « de Par1)e garçonnière Tune ou -ertaines annotatio Montfory.Même\tsont do Imême (u êtres lois de lui, ,\t.\tÉcriture rticale), I me Hctlan-MorhP consistaient led.tes quejuU.(,s sorPerlomull \u2022 Ravel vous donnaitcs heures.loto Y vus 1 LA PRES îz do me deman-a\u2019indiqua la signl-:ertaines de ses c\u2019est arrivé une souviens de cela ait hier.Je jouais irbo\u201d, extrait do a nuit\u201d.Il se pro-la pièce lorsquo rrêta, me fixa du dit: \u201cAprès tout ulu faire ici, c'est :e du romantis-i il continua à se dans l'ensemble, 11 était satisfait.\u2014 Avez-vous déjà entendu Ravel jouer de ses oeuvres ?\u2014 Une fois.Un jour, on frappe à ma porte.J\u2019habitais uno misérable petite chambre au sixième.J\u2019ouvre.C\u2019était Ravel.U me dit : \u201cIl y a un concert de mes oeuvres ces jours prochains.Perlemutcr, voudriez-vous jouer avec moi \u201cMa Mère l\u2019Oye\u201d ?\u201d \u2014 Il vous appelait tout simplement \u201cPcrlemuter\u201d V \u2014 Toujours.Ce fut pour mol un très grand honneur de jouer avec Ravel, en public, son oeuvre pour quatre mains qu'il devait d'ailleurs orchestrer plus tard.Ravel jouait très mal du piano.Mais je crois qu\u2019il avait été autrefois un très bon exé-tant.En tous cas, sa musique Indique une connaissance merveilleuse du piano 1 \u2014 Avez-vous déjà entendu Ravel jouer des oeuvres d\u2019autres compositeurs ?\u2014 Non, jamais.\u2014Quels étaient les compositeurs préférés de Ravel V \u2014 Scarlatti et Mozart.Il connaissait à fond l\u2019oeuvre pour piano de Liszt, qu\u2019il tenait en très haute estime .Il adorait Chopin.Je sais qu'il jouait les Sonates do Scarlatti, mais je ne l\u2019ai malheureusement jamais entendu.Et M.Perlemutcr ajoute, SUITE EN PAGE 24 a une \u201c.laines ., ou deux .mais n disaientétaient ja parvenconnaitre ment.it-cllcs -;t elles lent née, accoS l\u2019intf uniquememne de vT js gardai ?\t.,,.0 * orete pou\\ï ainsi 1 e'| ii travail!- L> ** iiition quié l\u2019inlerpf ce qu\u2019il a fal\tlation de luvre.mo, y compris, nans de chc \u2014Vous f préeisioiiETOlm ! les deux Conl était u \u2014U le fment cela, ,na-s guichet fermé) \u2014\tDai\u2019S circoif ces avcncontré f111 pour læ fois ?\u2014\tC\u2019simplc.Q \"\"\t.uiivX \" i! *¦ ,v *\"¦y-*-«-¦\u201c |e jon retentis- jo repout cela,\tva\u2019 J1^ pas falre dc de l'an dernier Dieu 1 .it en \u20192Vous a-t-il donné de.s 11 nc musique .\tj à -\u2014\u2014 ^ savoir, par exem*'mame.\u2014^avel C01 MuawMemai | nil avait voulu djrc'availlait.me ayant ne souhai DU 2 AU 5-ais de se.)as que l\u2019ièle ma ni N LE 5\tla foissique : qi contente jme, d\u2019unijouer ce qit.\u201d Itrès secrc \u2014U peim, en effu^ j Lie j\u2019ai eueivoir dit et que Ra\\PSæ» ! Jiprenaioiit'tait extri précis ! .\t.\tÉ vel ne traie méfiaitp des int| pV.AU 14 DEC.u contraitirètes, etu'une inll 5 Paul brétation tntique de connu, musique, qu\u2019il aurf «a m non i-même, «référé quiàt scs oifc qqii J a^ eu,res mêmsèchemenl, .7 ;: :: mm 7-W .\t>!>\u2022< ;+:¦ \u2022 3 FILMS EN FRANÇAIS ISS II 3 Ml-Roy.l pria Marquai!*, LA.1.7870\t; JaiiiiiiiiiiiiiaiiiiiiiiiiiiDiiiiiuiiiuiaiiiiiiï POUR TOUTE IA FAMULI CETTE SEMAINE I ÇA S'EST PASSE A L'EXPO.BLONDES \u2022 BRUNES - ROUSSES l-c> LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1965,25 5 I min nil h i i i ! 1111 itite \u2022j * t*M \u2022!>, CLAUDE JASMIN Robert Roussil : \"Pour moi, il n'y a que la sculpture\" ¦ ROIS gamins avec des yeux intelligents, trois gamins en habit de semaine l\u2019entourent, ils connaissent ce grand et gros gaillard à la chevelure frisée, à la barbe hirsute.Ils le voient travailler, là, à côté, en bas de la côte, avec scs poteaux de téléphone.Suivis par ses amis, les gamins du quartier, nous traversons la cour du Musée d\u2019art contemporain et, nou3 grimpons, de l\u2019autre côté de la rue, jusqu'au quatrième étage d'un édifice à appartements.Dimanche gris et triste ! Une très jeune et très jolie femme nous ouvre la porte, c'est une belle fille du midi avec l\u2019accent qui chante un peu ; derrière elle, Marianne, une poupée qui bavardera sans cesse, qui veut dessiner sans cesse, même dans le roman policier, de maman 'Roussil aussi adore les \u2018\u2018policiers\u201d) et qui coupera nos savants propos sur le rôle des arts et des artistes d'onomatopées cocasses et d'un humour involontaire.I,'histoire de ce Montréalais unique a été racontée, par lui-même, de longs matins à rémission de Pierre Perrault.Et mon camarade Jacques Keable, il y a deux ans environ, nous révéla aussi les péripéties vécues par ce sculpteur aujourd'hui de réputation internationale.Mais il y a encore plus important, pas pour lui peut-être, mais pour les Montréalais.Lo Musée d'art contemporain prépare en ce moment une imposante \u201crétrospective Roussil\".111 m ini : i ¦ 111111 i t n 11111 t:i 111111 in Assortiment COMPLET do\t\u2014 MATERia
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