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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-01-06, Collections de BAnQ.

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P» RESTAURANT ¦ Josée Blanchette nous propose cette semaine un charmant petit restaurant rempli du soleil et de la brise douce de l’alizé antillaise que dirige la belle Guadeloupéenne Flora, Page C-6.Montréal, samedi 6 janvier 1990 PHOTO FESTIVAL DU PRINTEMPS DE GUELPH Le compositeur André Prévost et le violoniste et chef d'orchestre Yehudi Menuhin penchés sur la partition de la Cantate pour cordes.se perfectionna en musique électroacoustique à Paris avec Michel Philippot et ensuite au Berkshire Music Center de Tanglewwod avec Aeron Coplan, Zolten Kodaly, Gunther Shi-tler et Elliot Carter.Professeur de composition et d'analyse à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, André Prévost est aussi l’un de nos plus prolifiques compositeurs et ses pièces sont souvent exécutées au Canada et à l’étranger.Parmi ses oeuvres les plus jouées, mentionnons Pyknon composée en 1966, Terre des Hommes pour double orchestre, trois choeurs et deux récitants, écrite sur un poème de Michèle Lalonde pour marquer l’inauguration d’Expo 67.Mentionnons aussi Le Conte de l’Oiseau qui fut créé en 1979 par l’OSM, les Variations en passacaille pour orgue créées en 1984 par Gaston Arel, Hiver dans l'âme, cette cantate commandée par Menuhin et en octobre 1988 le Quintette pour clarinette et quatuor à cordes créé en Angleterre au Wigmore llallde Londres par le clarinettiste canadien James Campbell et le Quatuor Allegri, ensemble britannique réputé.André Prévost est médaillé du Conseil canadien de la musique et il est officier de l’Ordre du Canada.Une de ses plus récentes créations, Chorégraphie IV sera jouée en première par l’Orchestre métropolitain le lundi 15 janvier.Menuhin-Prévost : une aventure créatrice Marie Laurier IL S’AGIT d’un événement exceptionnel : la rencontre du grand violoniste Yehudi Menuhin et du compositeur québécois André Prévost.U ne histoire elle aussi exceptionnelle qui nous sera racontée à la télévision de Radio-Canada et dans laquelle on pourra suivre la genèse de la Cantate pour cordes écrite expressément par Prévost pour Menuhin et l’Orchestre de chambre Lysy de Gstaad dont il est le fondateur.Cette oeuvre soulignait également le 20e anniversaire du Festival du Printemps de Guelph en vue d’une tournée de huit villes canadiennes par Sir Yehudi et son orchestre pour finir à la salle Claude-Champagne le 25 mai 1987 à l’invitation de la Société culturelle d’Outremont, ville où réside André Prévost.« J’ai composé cette cantate entre octobre 1986 et janvier 1987, en hommage à la mémoire de mon maître Serge Garant, décédé le 1er novembre 1986 », précise André Prévost.Le titre Cantate pour cordes, ajoute-t-il, s’applique à la partition en ce sens qu’elle a été élaborée à la manière d’une cantate où l’écriture vocale est évidemment au premier plan.Ce sont les cordes qui tiennent lieu de « voix » : d’abord le choeur formé de toutes les cordes, deux solos et un duo de violon et de violoncelle, le tout représentant voix de femmes et d’hommes dans une sorte de « choeur vocal ».Enfin, le derniei mouvement, est construit à la façon d’un choral varié comprenant un thème et plusieurs variations canoniques (toutes les cordes) et à la fin un fugalo du choeur au milieu duquel un quatuor se fait entendre seul pour se joindre graduellement avec toutes les autres cordes en apothéose.Cette finale sera précédée des deux mouvements : d’abord un La-menlo qui s’est imposé au musicien à la suite de la disparition d’êtres chers, ensuite un Aria, sorte de plainte ou de prière dans laquelle il retrouve une certaine sérénité pour finir selon le thème sériel des cordes en solo ( Menuhin au violon et à la direction de son orchestre formé de 16 musiciens), duo, quatuor et choeur.« Cette oeuvre se veut un témoignage d’admiration et d’attachement envers cet immense musicien qu’est Sir Yehudi Menuhin, explique André Prévost.Quand j’ai rencontré ce grand artiste en 1975, ma vie en a été transformée et mes compositions nettement influencées par ses conseils magistraux.Je souhaite que la sincérité et la conviction que je me suis efforcé d’apporter à l’élaboration de ma cantate soient un témoignage de la profonde reconnaissance que je ressens envers ce grand humaniste dont l’oeuvre de paix est si nécessaire et irremplacçable.» Selon le réalisateur James Dor-meyer qui signe l’émission intitulée Menuhin — Prévost, une aventure créatrice qui sera présentée dans le cadre des Matinées du dimanche à 14 h le 14 janvier, c’est la première fois que l’on tentera d’expliquer en profondeur à la télévision ce qui se passe lors d’une création musicale, tant dans l’esprit du compositeur que dans l’esprit des interprètes.Lorsque l’interprète n’est nul autre que Menuhin et que le compositeur est l’un des plus prolifiques dans le domaine de la musique contemporaine, il n'est pas exagéré de penser que ce sera un grand moment.Nous verrons donc Menuhin et de jeunes virtuoses du monde entier regroupés à Gstaad en Suisse déchiffrer la partition.La caméra fouille les hésitations, les recherches, les échecs, les victoires de ces musiciens en quête de perfection pour ensuite assister à la rencontre entre Menuhin et Prévost pour mettre la dernière main à l’interprétation finale.« En somme, de dire M.Dor meyer, c’est un approfondissement du geste créateur, une découverte du langage musical, un suspense pour savoir si l’oeuvre sera finalement bien interprétée devant le public, que nous avons voulu faire ressortir.» Ce rendez-vous du dimanche dure plus de deux heures et demie, ce qui explique qu’il soit inscrit dans la matinée dans la grille-horaire de Radio-Canada.Nul doute que les mélomanes ne voudront pas le rater et même en redemanderont pour peu qu’ils manifestent leur intérêt et leur goût de voir se renouveler des expériences culturelles de ce genre à l’écran de notre radio d’État.André Prévost est né à Saint-Jérôme en 1934.Il a étudié pendant neuf ans au Conservatoire de musique de Montréal et travaillé la composition avec Clermont Pépin, l’écriture avec Jean Papineau-Couture et Isabelle Delorme.En 1960, il obtint un premier prix de composition de ce conservatoire et alla poursuivre ses études à Paris avec les professeur Olivier Messiaen et Henri Dutilleux.Lauréat du Prix d’Europe 1962, il PHOTO CHANTAL KEYSER Charlie Haden lors de son passage l'an dernier au Festival international de jazz de Montréal CHARLIE HADEN Le jazzman de l’année Serge Truffaut A l’Ouest, rien de nouveau ?Mon oeil ! À l’Ouest, il y a Charlie Haden.Le « jazzeux » de 1989.Le compositeur, le contrebassiste, l’animateur.À l’Ouest, réside l’aventurier Charles Edward Haden.À Santa Monica, habite le musicien de l’année.Celui qui n’a jamais gondolé sur les fausses notes depuis son intronisation en 1956 au sein de la confrérie Jazz.En 1989, Charlie Haden a promené sa contrebasse dans bien des coins du globe pour en extraire ce son rond et particulier.Ici à Montréal, dans le cadre du Festival international de jazz, nous avons bénéficié durant dix soirées de son style mélodique et singulier.En 1989, il s’est promené à droite et à gauche tout en proposant quelques nouvelles productions.Une avec Chet Baker, une avec Don Cherry, une avec son Quartet IVesf et quelques autres qui, bien entendu, ne sont pas distribuées à Montréal pour des raisons toutes aussi brumeuses les unes que les autres.Pour marquer le coup, pour souligner son apport à l’édition 89 de l’Histoire on vous propose une sorte de puzzle.À l'occasion d’une rencontre, CHARLIE HADEN Silence < III I KAKI U, ENRICO l'IEKANl.'NZI 1)1 LIA HK.GIJNS magnes*, rrEN'*'*' LE DEVOIR lui a demandé de livrer ses souvenirs sur des productions réalisées au cours des 15 dernières années en compagnie de musiciens qui ont un dénominateur commun : ils ont tous débuté sur la côte californienne.On va commencer avec l’album Living Legend de Art Pepper, sur Contemporary.Enregistre le 9 août 1975, cette production réunissait Haden à la contrebasse, Hampton Hawes au piano, Shelly Manne à la batterie et Pepper au saxophone alto.Deux choses sont à souligner.Pour Art Pepper cette production était la première qu’il réalisait après des années d’absence.Ensuite, Pepper, Hawes et Manne sont trois des plus majestueux représentants de ce jazz ciselé sur la côte Ouest.Soit dit en passant, ne cherchez plus ces trois-là.Depuis cette session, ils ont tous rejoint le big-band d’Ellington.« C’est Lester Koenig, le producteur, qui m’avait appelé, raconte Haden.Ce disque c’est pour moi un symbole.C’est un symbole, parce que j’ai eu l’honneur de participer à l’album qui a permis à Pepper de réintégrer la scène musicale.Or cette scène musicale c’est grâce à ce saxophoniste que je l’ai intégrée en 1956.Je venais d’arriver à Los Angeles et un beau jour je me suis retrouvé dans l’appartement de Red Mitchell.Il jouait au piano et je l’accompagnais à la contrebasse.» « Au bout d’un moment, Red, qui était alors le contrebassiste de Pepper, me demanda si je pouvais le remplacer le soir même auprès de Art Pepper qui avait un engagement dans un club.Je me souviens que c’était au The Diggers.J’y suis allé.J’étais très nerveux parce que ces types avaient déjà une sacré réputation.Sonny Clark était au piano.Pendant toute la soirée, Art m’écoutait.Il m’observait et ne disait pas un mot.À la fin, il m’a proposé de faire partie de son groupe pendant quelques temps.Et savez-vous qui était le pianiste et le batteur lors des autres engagements ?Hampton Hawes et Shelly Manne.» « Quand 20 ans plus tard, Koenig m’a invité à la session de Living Legend, j’étais évidemment fou de joie de retrouver ces musiciens.Ces artistes qui m’avaient tant appris durant ma jeunesse.Chose paradoxale, Pepper pensait constamment qu’il devait changer son style en y introduisant plus de disonnances parce que cela était courant à l’époque.On en a discuté ensemble parce qu’il savait que je fréquentais ces jeunes musiciens qui aimaient les dissonances.Tout ce que je lui ai dit, c’est de Voir page C-2 : Haden CHARIIE HADEN CARIA BLEY DON CHERRY SHARON FREEMAN MICK GOODRICH JACK JEFFERS MICHAEL MANTtER PAUL MOTIAN JIM PEPPER DEWEY REDMAN STEVE SLAGLE GARY VAIENTE La revue TROIS présente; numéro FEMMES INTERNATIONAL des textes de femmes! tançais, en anglais et en traduction.mes — 18 pays — numéro double — 269 pages — 20,00 $ En vente chez votre libraire Diffusion Parallèle C-2 ¦ Le Devoir, samedi 6 janvier 1990 EJ1I SS SSl le cahier du t • armai La discographie québécoise se porte très bien Carol Bergeron AU 17e SIÈCLE, Claudio Monteverdi écrivait pour la cour du duc Gonzaga de Mantoue; au 19e siècle, Frédéric Chopin composait pour une élite parisienne.Au 20e siècle, les rapports entre le musicien et l’auditoire se sont considérablement modifiés : la musique est enfin devenue à la portée de tout le monde.Or, l’un des principaux facteurs de ce changement capital est la reproduction discographique de la musique.L’ouvrier, dès lors qu’il le désire, peut aisément accéder à un niveau de culture musicale qui, autrefois, aurait été totalement impensable.Aujourd’hui, il suffit d’entrer chez un disquaire.Contre quelques dollars on obtiendra VOrfeo de Monteverdi, les 57 Mazurkas de Chopin, le Sacre du printemps de Stravinski, le Marteau sans maître de Boulez, les Vêpres de la Vierge de Gilles Tremblay ou Trajectoires de Jean-François Denis.Bien sûr, trouve-t-on plus facilement les Quatre saisons de Vivaldi que la Concord sonata de Charles Ives dans la version de Marc-André Hamelin (Mew Yorld Records N W.378-2) mais cela ne signifie pas que le disque du pianiste québécois soit introuvable.Bien sûr, les gros éditeurs discographiques ont-ils tendance à envahir le marché, mais cela n’empêche pas les plus petits d’exister.Il n’est qu’à regarder ce que les compositeurs et les interprètes québécois ont publié au cours de la dernière année pour se rendre à l'évidence que notre situation se distingue sinon par la quantité appréciable des productions, du moins par leur qualité.Directement ou indirectement, nos musiciens ont suscité une trentaine d’enregistrements.Les éditeurs sont anglais (Decca et Chandos), français (REM), américain (New World Records), canadien (CONA et Art), et québécois (SNÈ, McGill, Opérama Sonart, Bell et Arundel).Centredisques et les Entreprises Radio-Canada qui diffusent respectivement les compositeurs et les interprètes canadiens, n’ont pour ainsi dire rien fait qui vaille à l’égard des musiciens québécois.Sans prétendre à une liste exhaustive des parutions discographiques de l’année 1989, cette chronique se veut plutôt un rappel qui vous permettra peut-être d’enrichir votre discothèque ou celle de quelqu'un d’autre si vous en êtes encore aux cadeaux tardifs.Cette année encore, Decca a ajouté quatre CD à la collection OSM/Dutoit.De la musique française, bien entendu, mais aussi un disque Prokofiev (421.813-2) et un Gershwin (425.111-2) avec le pianiste Louis Lortie.Rappelons que de la trentaine d’enregistrements de l’orchestre montréalais, un seul autre a fait appel à des solistes québécois : Colette Boky et Huguette Tourangeau dans El Amor brujo de Manuel de Falla (410.008-2).Fête à la française (421.527-2) souligne à sa manière le bicentenaire de la Révolution de 1789.Le plus récent (425-501-2) met en vedette le jeune violoniste américain Joshua Bell dans le troisième Concerto de Saint-Saëns et la Symphonie espagnole de Lalo.Dans tout cela, la qualité exceptionnelle de l’OSM ne se dément pas.On peut sans doute préférer l’un ou l’autre de ces disques mais rien ne justifie qu’on les ignore.Si le prix d’un certain chauvinisme se mesure à leur valeur marchande, il n’y a pas à rougir d’un tel investissement.Un soldat suisse.Un violon diabolique.Un livre magique.Une princesse malade et le Diable lui-même.Un choral.Une valse Un tango.Un rag time.Une marche triomphale.Mimodrame pour récitants et ensemble instrumental sous la direction de David Currie.L’ÉCRAN SONORE dimanche à 12h10 Radio-Canada Réseau FM Stéréo LA MAGIE DE LA MUSIQUE PHOTO SYLVAIN GIGUÊRE Louis Lortie Louis Lortie et l’ensemble I Musici n’ont sans doute pas à se plaindre de ce qu’ils soient maintenant devenus des valeurs sûres de l’étiquette anglaise Chandos.Ils ont ensemble signé sept CD en 1989.Du pianiste, sont parues une formidable intégrale Ravel (CIIAN 8620,8647 et 8773) - un joyau à porter à la discographie ra-vélienne — et des oeuvres de Stravinski (Petrushka), Ravel (La Valse), Prokofiev (Roméo et Juliette), et Gershwin (Rhapsody in blue) — une impressionnante réalisation (CHAN 8733).De l’orchestre a cordes, il faut avoir entendu Souvenir de Florence op.70de Tchaikovski (CHAN 85471.Deux autres CD viennent à peine de sortir des presses : les 17 Sonates d'église de Mozart (CHAN 8745) et quatre transcriptions pour violoncelle et cordes de pièces de Mozart, Haydn, Bocherini et Tartini (CHAN 8768).Là encore, l’intérêt majeur de ces enregistrements tient, au-delà de la valeur incontestable des oeuvres, à l'inspirante direction musicale de Yuli Turovsky.Il est l’âme de ses Musici de Montréal.La Société Nouvelle d’Enregistrements (SNE) ouvre, sans discrimination, son catalogue à qui veut bien en faire partie.Si la qualité n’est pas toujours égale, le contenu ne manque pas d’intérêt notamment parce qu’il permet à certaines musiques d’etre diffusée.Les gros éditeurs, c’est bien connu, ne s’intéressent que très rarement aux jeunes compositeurs ou à d’autres plus anciens qui ne risquent pas de devenir célèbres.Quoiqu’il advienne des Bouliane (SNE-543-CD), Barroso, Oliver et Rendez-vous avec l’humour LA BONNE ANNÉE CANADIENNE Girerd, Bado, Pier, Yayo et Allard-Lacerte Les Éditions du Souverain Bruxelles, 1989 96 pages Françoise Latleur UNE PREMIÈRE PARUTION de La bonne année canadienne est disponible en librairie et en kiosque depuis le 11 décembre, au coût de 19 $.En format d’album de bande dessinée, avec dessins en noir et blanc.Il s'agit d’une formule qui existe outre-Atlantique depuis déjà quelques années : les Éditions du Souverain, maison belge francophone, regroupe annuellement les dessins de quelques-uns des meilleurs caricaturistes belges.L’édition québécoise présente les dessins de quelques-uns de nos caricaturistes qui se sont mo- qués de l’actualité durant l’année, le tout accompagné de textes satiriques écrits par Rolande Allard-Lacerte, ancienne collaboratrice du DEVOIR.Girerd (La Presse), Bado (Le Droit), Pier (Le Journal de Montréal), et Yayo (L'Actualité, Croc) sont au rendez-vous de l’humour.Portant son habit préféré, celui de la dérision, Pierre Huet, rédacteur en chef du magazine Croc, a « post-facé» l’ouvrage.Les 12 mois de l’année tiennent lieu de chapitre, couvrant les événements les plus marquants de l’histoire actuelle, du fait divers à la politique internationale en passant par les « Med Club » et les affaires courantes du Québec et du Canada.En cette fin de décennie, comme disent certains, il vaut mieux s’armer contre la tristesse et le désespoir par le rire et la satire.L’album La bonne année 1989 vous y incitera sûrement.PHOTO ARCHIVES Yull Turovsky Denis (SNE-556-CD), il est souhaitable que leur musique soit enregistrée, si tel est leur désir.Les profits ne se mesurent pas ici en doUars.Les Fortier, Beaudoin et Smith sont morts et tombés dans l’oubli.Sans doute parce qu’elle appartient à notre patrimoine musical, des interprètes comme Réjean Coallier, Liette Turner et Erik Gland ont eut la curiosité de la lire et le désir de nous faire partager la joie de leurs découvertes (SNE-557-CD).Bon an mal an, avec une certaine discrétion, la faculté de musique de l’Université McGill produit soigneusement quelques disques.En rééditant en audionumérique son Christmas concert (les titres sont toujours en anglais), on a de tout évidence voulu compléter un diptyque Buxte- hude consacre à des Cantates de Noël et de Pâques (750031-2 et 750029-2).Dans un louable démarche de retour aux sources, la qualité de l’interprétation mérite qu’on la souligne.Une autre belle réalisation McGill Records rend hommage à la pianiste argentine Arminda Canteors.À 78 ans, elle joue superbement 18 Tangos des plus célèbres, du début du siècle à nos jours (750035-2).Enregistrés au Québec et édités en France chez REM, sont sortis deux CD tout à fait dignes d’intérêt.D’abord, une réédition du microsillon Fantasia de l’organiste Hélène Panneton.On y trouve du Bach, Buxtehude, Pachelbel, Krebs, Telemann et Mozart (311085).Pour sa part, Dom André Laberge propose un magnifique programme Georg Bohm pour clavecin (311083).Peu connues, les étiquettes Arundel et Opérama suggèrent quand même deux disques peu banals : le quatuor de flûtes traversières Linos dans un choix de pièces toutes aussi variées qu’agréables (ARU 8901); le flûtiste Timothy Hutchins, le guitariste Alvaro Pierri, le violoncelliste Guy Fouquet et la tromboniste Alain Trudel se partagent les quatre saisons ou les Jardins intérieurs de François Dompierre.L’une des plus belles du compositeur québécois, cette musique « environnementale » a été conçue pour la sonorisation de la grande serre du Jardin Botanique de Montréal.PHOTO LAURIE MILLIER Charlie Haden photographié lors de l’enregistrement en 1975 de Living Legend avec Art Pepper, Hampton Hawes et Shelly Manne.Un oiseau vivant dans la r.il I-: \ r h I-: i> i: QUAT’SOUS mise en scène: Brigitte Haentjens avec: Paule Baillargeon, Roy Dupuis, Luc Picard et les concepteurs: Marc-André Coulombs, Danièle Lévesque, Pierre Moreau, André Naud.Dès le 15 janvier RÉSERVATIONS: 845-7277 34e SAISON de Jeanne-Mance Delisle 4 Haden rester fidèle à son syle original.Fidèle à sa sensibilité.» As Long As There’s Music est le titre d’un album que Haden a réalisé en 1976 avec Hampton Hawes comme seul compagnon.À l’exception d’un standard, toutes les pièces gravées portent la signature de ces deux compagnons.Magnifique de bout en bout, cette production intimiste n’est malheureusement plus disponible sur le marché pour cause de faillite de la compagnie.« Hampton était un ami très proche.Il me manque énormément.Il me manque en tant que musicien et en tant qu’être humain parce qu’il m’a appris bien des choses musicales et m’a enseigné bien des choses de la vie.Pendant les six mois qui ont précédé cet enregistrement, j'étais en convalescence à Fort Worth où se trouvait Hampton.Tous les jours nous jouions ensemble.Plus les jours passaient, mieux ça allait musicalement et physiquement.» « J’étais à San Francisco quand j'ai su qu’il était mort.L’album n'était pas encore sorti, mais peu avant son départ il avait écrit quelques mots pour la pochette.Et lorsque j’ai lu ses mots, j’ai été totalement bouleversé parce qu’il avait rappelé que nous avions joué juste pour notre plaisir et sans la présence de qui que ce soit.Aujourd’hui encore, je pense souvent, et non sans mélancolie, à ces moments que nous avons partagés musicalement durant toutes ces journées.» C’est à Rome, les 11 et 12 novembre 1987 qu’a été enregistré Silence, sur étiquette Soul Note, avec Enrico Pieranunzi au piano, Billy Higgins à la batterie et Chet Baker à la trompette.« Baker, je l'ai rencontré dans tous les coins du monde.Baker, c’était un des plus grands musiciens de jazz.Cela faisait longtemps, très longtemps que je voulais faire un album avec lui.Lorsque je me suis retrouvé à Rome en novembre 87 à l'occasion d’une tournée avec Or-nette Coleman, j’ai dit au producteur que je pourrais enregistrer un album les 11 et 12 à la condition qu’il invite Baker.» « Le problème c’est qu’il ne savait pas du tout où il était.Quoi qu’il en soit, Higgins, Pieranunzi et moi on rentre dans le studio.On répétait.On espérait même plus la présence de Baker.À un moment donné Enrico jouait Silence quand voilà notre Chet Baker qui rentre dans le studio.Il s’approche d’Enrico, lui demande ce que c’est, sort sa trompette et se met dans le coup illico.Il était incroyable.J’aimais beaucoup Chet.» Et maintenant pourquoi avoir fait The Ballad Of The Fallen avec votre Liberation Music Orchestra ?— « À cause de l’élection de Reagan en 1980 ».Allez-vous faire une autre album avec cette formation ?— « Oui, à cause de l’élection de Bush ! » MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.SAMEDI 6 JANVIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • 17èmc concerto pour piano (Mozart) • Quatuor opus 73 no.3 L’Empereur (Haydn) • Conccrti RV 152, 166, 126, 145 et 121 (Vivaldi) • Sinfonias no.1,2 et 3 (Scarlatti) • Adagio en sol mineur (Albinoni) DEMAIN SOIR, 22:00 • Concerto pour piano no.1 (Beethoven) • Symphonie no.34 (Mozart) • Conccrti pour piano no.1 et 2 K.37 et 39 (Mozart) • Suite pour orchestre BWV 1069 en ré (JS Bach) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Orc hestre Métropolitain Poissant Richard Thorne Ernst & Whinney Comptables agréés J présente au Théâtre Maisonneuve Agnès Grossmann chef d’orchestre Martin Foster violon ANDRÉ PRÉVOST AGNÈS GROSSMANN Directrice artistique Chorégraphie IV JOHANNES BRAHMS: Lundi 15 janvier 1990 20h00 Concerto pour violon en ré majeur, op.77 Quatuor en sol mineur op.25 Orchestration: Arnold Schoenberg Cjmst28 QUEBECOR INC.journal Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112 Fiats tit.* servie Redevance* de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $ % » * 4 * Le Devoir, samedi 6 janvier 1990 ¦ C-3 le cahier du i • ameai TELEVISION /chronique Tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sur la drogue Daniel PINARD RIEN DE TEL qu’un buzz de crack.Vous en fumez une puff et c’est aussitôt une montée de chaleur à la tête.Certains disent que ça ressemble beaucoup à la crinque, mais ça, notre crackman ne le sais pas.Ce vocabulaire d’initié ne vous dit rien qui vaille ?Vous voudriez qu’on vous parle en français ?Qu’à cela ne tienne.Quand on fume du crack, « on est immédiatement saisi par un plaisir intense qui traverse le corps de part en part».Ça vous secoue des pieds à la tête.C’est mieux encore que le point G si cher aux sexologues libérateurs de passage à Parler pour Parler.« Le plaisir est d’ailleurs si intense, qu’il arrive même qu’on éjacule.» Si vous ne me croyez pas, écoutez Zone interdite, lundi à Télévision Quatre Saisons, à 19 h.Un nouveau magazine-reportage sur les drogues, animé par Madeleine Roy, animatrice de Caméra 90.Avec le « crack » on lance une nouvelle série sur la drogue.Une série de 21 émissions, « la drogue » étant comme on sait un grave problème de société.Madeleine vous dira tout.Elle fera la lumière.Toute la vérité.Vous apprendrez enfin tout ce que vous avez toujours voulu savoir mais jamais osé demander.Mieux encore vous apprendrez même ce que vous n’avez jamais voulu savoir et par conséquent vous n’auriez jamais pensé demander.Comme sur le crack par exemple.Rien de plus facile que de s’en fabriquer.À sa cuisinière qui ressemble à la mienne ou la vôtre, armée d’une casserole toute simple en acier inoxydable, Madeleine Roy nous montre la recette.De quoi faire blêmir d’envie Soeur Angèle.Il n’y a rien là je vous jure de compliqué.C’est pas comme la cuisine du professeur Bernard.Prendre d'abord la cocaïne.Où vous en procurer ?Pour le moment vous savez comme moi que rien n’est plus facile.On en trouve probablement à la taverne de votre quartier ou tout simplement dans une Arcade.Cette cocaïne, vous la mélangez avec du bicarbonate de soude.Hé oui !, de la petite vache.Celle que vous gardez ouverte au frigo pour désodoriser.Bien mélanger.Ajouter de l’eau.Mettre à bouillir sur le feu, laisser l’eau s’évaporer.Au fond de la casserole, ça y est : de très jolis cristaux.On dirait du sucre pour décorer ou du sel cachère.Ça vaut la peine d’en faire.Et surtout c’est payant si vous faites commerce de drogue.Deux fois plus payant presque que de vendre de la cocaïne non transformée.Ça vaut la peine de se forcer.Mais c’est beaucoup plus risqué.Les peines de prison sont beaucoup plus sévères.Vous voulez en fumer ?Vous vous mourrez d’envie de ressentir à votre tour cet orgasme qui vous traversera de part en part ?Rien n’est plus simple : Madeleine Roy qui pense à tout vous expliquera la façon de procéder.D’abord se procurer dans un magasin spécialisé, un drug paraphernalia comme on en trouve par exemple partout sur la rue Sainte-Catherine une pipe de hash.Le crack on fume ça là-dedans.Certaines pipes sont assez jolies.C’est pas parce qu’on est drogué qu’on manque nécessairement de goût ! Madeleine Roy nous en a montré une par exemple en porcelaine décorée d’une feuille de cannabis.Rien de trop beau ! Le crack ça se fume aussi dans un narghilé (pipe à eau pour les intimes).Vous voyez ?Ici, directement au sommet de la pipe, un petit entonnoir.C’est là que vous déposerez votre morceau de crack Tant aimée.Tant ou mieux vos cristaux de cocaïne pure.C’est facile.Vous n’avez plus qu’à allumer.Vous inhalez par ce petit tube de verre.Ça y est.Bravo.Vous ne m’entendez plus ?Fumer du crack dans une pipe a eau c'est plus confortable, parce que la fumée se refroidit dans l’eau.Mais, Madeleine Roy explique que les vrais experts préfèrent les simples pipes de hash.Comme quoi, le crack c’est comme la cuisine.Vive la simplicité ! Des pipes d’ailleurs tout le monde peut s’en fabriquer.Pas besoin d’aller en acheter chez le marchand du coin.Tenez celle-ci par exemple, faite avec une canette vide.C’est pas très élégant, ça fait un peu Pop Art peut-être, mais il semble que ça fasse très bien l’affaire.Ou bien celle-ci faite avec une bouteille de soda.C’est aussi efficace.Mais c’est moins beau.Regardez moi celle-ci ! Un véritable enchantement.Le crack-pot l’a fabriquée avec une balle de fusil.De quoi me direz-vous se tirer doublement en l’air ! Boum ! Boum ! Commencer une série sur les drogues par le crack, y’a pas à dire c’est faire preuve de flair en marketing.Le crack ont le sait est la pire des (brogues.Ça coûte pas cher, et ça fait, comme dit Madeleine Roy, un effet boeuf.Le crack, ça a commencé dans les ghettos américains.Personne bien sûr ne s’en est occupé pendant des années.Pourquoi sauver les Nègres ?Jusqu’à ce que le désastre soit si grand que personne ne puisse plus le contrôler.Ici au Québec ça vient à peine d’arriver, mais il semble qu’on en trouve maintenant un peu partout en province.La justice pour les crackmen ne se montre pas du tout clémente ! Heureusement ! Car malgré tout le plaisir qu’il donne le crack n’est pas sans faire problème.Ça aussi Madeleine Roy nous le dit, assistée d’ailleurs pour cela de son reporter vedette Claude Poirier.On nous fait donc rencontrer un adepte du crack.Bien caché à l’ombre par le cameraman, il se confie.Il en prend bien une vingtaine de doses par jour.Mais j’aurais bien aimé lui voir la face ! Pas bon pour la santé.Là où le crack se répand, c’est la pagaille.Parce que quand on y goûte meme une seule fois, on est fait comme un rat.C’est la drogue la plus addictive (comme disent les Anglais) qui soit.En en fumant une dose on pense déjà à l’autre.Au début on peut en jouir sans trop de problème, parce que c’est pas cher, mais à 10 $ vingt fois par jour, ça vous coûte cher de rêves ! Claude Poirier nous présente aussi une autre victime.Une ancienne adepte.Une femme émouvante, sympathique, qui va, espère-t-on, s’en sortir.Elle mérite bien ça : elle a tout perdu, ses enfants, sa famille, ses amis.Une vie ruinée.Il faut repartir à zéro.Belle leçon de choses.Ça vous fait passer vos velléités culinaires ! En entrevue, un représentant de la police de Montréal, Jacques Duchesneau, fait très clairement le tour du problème.L’important dira-t-il, c'est d’informer les jeunes.La répression ça ne marche pas.Aussi pour combler les voeux du sergent Duchesneau Zone interdite a confié à des jeunes réalisateurs-reporters la tâche de poser aux jeunes eux-mêmes des questions sur la drogue.Cette semaine par exemple on leur demande ce qu’ils savent du crack.Au fond pas grand’chose.Les jeunes sont mal informés.Pourvu qu’ils regardent Zone interdite à chaque semaine ils pourront apprendre comment en faire, comment la fumer et surtout pourquoi ils ne devraient pas le faire.On leur dira tout.Sans juger ! Au sergent Duchesneau, Madeleine Roy demandera si on n’a pas un peu exagéré le problème du crack.« Oh non ! » de répondre le LA RÉPÉTITION IL/ DOMINIC CHAMPAGNE Poulin Lemire ¦P ¦> TEXTE ET MISE EN SCENE DE avec Julie Castonguay, Sylvie Drapeau, Luc Gouin, Norman Helms, Marc Legault et Christian Thomas au piano assistance à la m e.s.et récic: André Barnard - musiuue originale: Christian costumes: François St~Aubin • scénographie: Jean Bard ¦ fresque Pascale éclairages: LOU ArteaU * direction de production et direction technique: Guy DU 8 JANVIER AU 3 FEVRIER - DU MARDI AU SAMEDI A 20h30 - À LA SALLE FRED BARRY RESERVATIONS: 253-8974 PRIX SPÉCIAUX POUR GROUPES: 982-0643 0 Q Salle Fred-Barry f&DEIAIR (Esso) LImpériale COmPflGfK DWSURflnCEJ V V K Le Conseil des Arts du Mourier Liée Lapointe Rosenstein Avocats QUATRE À QUATRE US ÎHCQN1OURNABUS 9 et 10 janvier à 20h00 OKKO KAMU, chef MARIA JOAO PIRES, piano ATTENDUE.MOZART: Concerto pour piano No 13.K.415 FALLA:N uits dans les jardins d’Espagne KOPROWSKI: Epitaph SIBELIUS: Symphonie No 5 LES GRANDS CONCERTS ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOIT Billets: 37$, 27$.21$, 8$ Commanditaires: I,c9: Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec.Le 10: Comité des bénévoles de l’OSM.cft> Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts (514)842-2112 Krais île service: Redevance de IF sur tmit billet de plus tie ÎOF sergent.On a vu ainsi aux E.-U.des quartiers entiers tomber aux mains des crackmen.Des propriétaires forcés d'abandonner leurs propriétés.On en sait quelque chose à Cartierville ! Il y a quelques mois juste derrière chez moi, en plein centre-ville, à deux pas du poste 25, des Jamaïcains avaient transformé un sous-sol loué en crack house.Il fallait voir ça.À toute heure du jour et de la nuit, entrant par devant, sortant par derrière, des drogués à la mine patibulaire.Aussitôt sortis du crack house, ils se cachaient dans la ruelle pour fumer, je les entendais, je les voyais de ma fenêtre.Parfois ils se cachaient derrière ma voiture, essayaient de forcer les portières.Après des mois le propriétaire est parvenu à faire expulser ces indésirables locataires.Ce serait trop long de dire ici tout le mal qu’il a eu pour le faire.Mais ce que je peux dire c’est que nous avions tous peur.Peur de sortir le soir ou de rentrer tard.Avouez que ce n’est pas rassurant.Le problème en serait-il un d’information ?Prenons le cas de Zone interdite.On en dira plus sur le crack cette semaine qu’on voudrait en savoir.11 me semble même qu'on marche sur la corde raide.Qu’on se prête pour attirer les téléphages en mal d’émotion à un jeu dangereux.Mais enfin, je suis peut-être tout simplement vieux jeu.La semaine prochaine, on nous parlera de cannabis.On nous parlera ensuite je suppose de hash, d’acide, de mescaline et que sais-je encore.Mais on prétend en plus que pour faire le tour du problème il faudra parler aussi de médicaments, de nicotine et je suppose un jour du Orchestre de Chambre McGill Chef d'orchestre BORIS BROTT SOLISTE ALAIN LEFÈVRE, piano Tchaikowski - Liszt Shostakovitch - Stravinsky JAMES THOMPSON, trompette LUNDI, 29 JANVIER 20h30 Billets: $25 - $18 en vente à la Place des Arts dès maintenant CONCERT Seûflrûltt Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $ café.Or c’est là justement peut-être le problème.Une amie me racontait il y a quelques semaines que sa petite fille de huit ans en rentrant de l'école lui jeta un regard à la fois plein de compassion et de colère : « Maman t'es rien qu’une pauvre droguée.» Elle débranche la cafetière.Jette le filtre à la poubelle et verse le café en train de se faire dans l’évier de cuisine.« Et puis, en plus, tu fumes ! ’Pu es doublement droguée.» « On leur apprend ça a l’école, me dit-elle.Mais on confond tout.Nos enfants nous reviennent inquiets.Nous prennent pour des drogués parce que nous buvons du café ! Nous, on s’emploie à les rassurer.Et pour eux finalement le crack c’est un peu comme la cigarette ou le café.Quand on aime ça on peut plus s’en passer.» À quand une émission sur le chocolat ?Invitée : Josée Blanchette.Il faut la voir saliver à la simple mention du mot Valrhona ! Pauvre Josée elle est droguée à la bilubérine.C’est comme moi.Drogué tout autant qu’elle.Mais moi c'est pire.C’est le petit écran.Je ne peux pas me passer de mes téléromans ! \ Madeleine Roy et Claude Poirier animeront Zone interdite PRESENTS ***** mETRO OKOII SI Kl SIMI’IIONKJl I PL MONIRfAI.' u\hi i s ni mil OFFREZ-VOUS UN MATIN TOUT EN MUSIQUE LE MERCREDI 10JANVIER 10H30 À IA PLACE DES ARTS OKKO KAMI), chef MARIA JOAO PIRES, piano Billets: 10* EN VENTE AUX GUICHETS DE IA PLACE DES ARTS RÉSERVATIONS TÉLÉPHONIQUES: 84 2 2112 Service de cafc cl de muffins offert avant t luqnc concert i compter de 9h.40 en collahonition am 1rs < aies ( talent Fxprrv.Uitene t rasant Iik Notre Lan tu.I lêe.t oisinc Nature Int le < < mule féminin de I t ISM Prochain concert: Mercredi 28 février I0h40 KRANZ PAl IL DECKER, chef KiOR ( HSTRAKJI, violon P® P'3 Kü.,•-.)> Pp Cf SOCIETE DE GESTION DES AKIN DEMONTRE AI.Imprésarios Samuel Gesser Mario Lobbé WINNIPEG Dans le cadre de la série "LES FEUX DE LA DANSE BANQUE ROYALE" RoyalWinnipeg Ballet 1939-89 Chorégraphie: Musique: Mise en scène: I collide Massine Jacques Offenbach Inrca Massine Avec la danseuse étoile: EVELYN HART Aussi au programme: Septième Symphonie.Chorégraphie: Toer van Schayk, Musique: Ludwig von Beethoven SEQUOIA Chorégraphie de Mark Godden.Musique de Joan Tower PIANO VARIATIONS III Pas de deux.Chor.: Hans Van Manen.Musique: Erik Satie 18, 19 et 20 JANVIER 1990 20h00 — BILLETS: 44$, 30$, 22$.10$ En vente à la Place des Arts et dans tous les comptoirs TICKETRON Commanditaire ./A Corporation de la tournée $f|| Financière Le choix du AirCanada WinniPe«*lialk'' québécoise Power Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 $.Dans le cadre de la série "LES FEUX DE LA DANSE BANQUE ROYALE" LES BALLETS JAZZ /lX MONTRÉAL Directrice artistique GENEVIÈVE SALBAING Programme: DERIVATIONS Chor Mauricio Wainrot ACELERANDO, Chor Mauricio Wainrot RED HOT PEPPERS Chor Brian Macdonald JANIS FOR JOPLIN Chor Mauricio Wainrot ENTRE DOS AGUAS Chor Robert North 31 JANVIER, 1er, 2 et 3 FÉVRIER 1990 20h00 BILLETS: 26,50$, 24,50$, 21,50$, 17$ Billets en vente à la Place des Arts et dans tous les comptoirs TICKETRON KTWHJiMM t Marti 4rt Arts 4u ( is*4t « Mftre én tourner» Ose « isUi ( mmiI I own Mg (MAn Théâtre Maisonneuve Pjace des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112" Frais de service Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 S C-4 ¦ Le Devoir, samedi 6 janvier 1990 le cahier du j • ameai Un cinéma qui s’éteint Always.Un film de Steven Spielberg.Scénario de Jerry Belson, adapté du scénario du film A Guy Named Joe par Dalton Trumbo.Avec Richard Dreyfuss, Holly Hunter, John Goodman, et Audrey Hepburn.(É.-U., 1989) 120 min.Au Faubourg Sainte-Catherine.Robert Lévesque EST-IL plus facile d’éteindre un amour brûlant qu’un feu de forêt en pleine action ?On pourrait résumer a cette question cucul la praline (qui demeurera sans réponse) le dernier film de Steven Spielberg, Always.Un film très décevant, qui sécrète l’ennui malgré les ingrédients habituels du succès : une histoire d'amour homme mûr/jeune femme fonceuse, qui en plus se poursuit après la mort d’un des deux amants; un métier à risques et à spectacle pour les protagonistes pompiers de l’air à l’assaut des feux de forêts, et les cascades qui vont jusqu’à l'invraisemblable ; des acteurs connus.et en prime le caméo d’une ancienne star restée belle.Mais rien n'y fait.La manière Spielberg, faite jusqu’à maintenant ( E.T., Rencontres du 3e type) d’une approche infantiliste dissimulant bien ses patterns psycho-analytiques, ne fonctionne plus.Ne cherchez rien d’autre qu’un film ordinaire Robert LALONDE Gaston LEPAGE Marie TIFO Julie VINCENT dans une mise en scène de Lorraine PINTAL Réjean DUCHARME DÈS LE 23 JANVIER AU TNM BILLETS EN VENTE MAINTENANT 861-0563 Théâtre du Nouveau Monde 84, rue Ste-Catherine Ouest Métro Place-des-Arts I \ HK\*M Mil O’këefe I IM 1111 A dans Always, une démission de cinéaste repu, un film mal contrôlé où l’on ne marche ni à l’amour qui ne s'éteint pas, ni aux feux qui résistent aux valeureux pompiers de l’air, ni à cet ange réconciliateur joué par une Audrey Hepburn dont la nuque est pourtant toujours superbe./l/way'sest un ramassis mal ficelé d’un scénario de Dalton Trumbo qui, sorti de son cru 1943 et injecté dans l’année 1990 par l’armateur Hollywood Spielberg, a perdu ses principaux ressorts de sens.En 1943, filmé par Victor Fleming, A Guy Named Joe, dont Al ways est un remake, était un film qui, par la métaphore des feux de forêts, traitait de la guerre contre le mal, la menace nazie.Le pompier sans peur et sans reproche pouvait persuader l’Amérique de 1943 de son sang-froid, de sa toute-puissance, sans oublier l’amour inextinguible qui était alors à la base de la machine du cinéma américain.Avec cette matière aujourd’hui, Steven Spielberg a surestimé le sens de son film.Sauf pour des expéditions qui échouent, comme a Panama, l’Amérique n’est plus la championne des feux à éteindre, et elle se- rait plutôt celle qui les allume dans son arrière-cour sud-américaine.Le communisme comme le nazisme n’est plus une menace, Khomeiny est mort, Hitler n’a plus cours, il n’y a plus de Satan à brandir au pays de Reagan and Bush', contre quel mal peut-on dresser la vindicte ou le désir de vaincre oui dorment dans le ventre de l’Américain moyen ?Mais nous voilà rendus trop loin : le film de Spielberg n’a pas toutes ces prétentions et son hégémonisme est plutôt celui d’un cinéma fatigué qui se répand partout, parfaitement industrialisé et sans plus aucune surprise, sans génie, sans plaisir, un cinéma éteint qui impose l’impérialisme de l’ennui et dont les images, démagogiques comme Spielberg sait les faire, tournent à vide.On regarde sans y croire un Richard Dreyfuss qui se prend pour un Laurence Olivier de Brooklyn, une Holly Hunter qui se bat tellement pour un Oscar qu’elle en est presque pathétique, une Audrey Hepburn qui vient de rater une occasion de continuer de se faire oublier en douceur, comme elle le faisait si bien depuis son dernier film il y a neuf ans.Audrey Hepburn dans Always.PHOTO JOHN SHANNON o UBU PRESENTE lit' Queneau a l’Ommir de l.illeralure Potentielle 0ULIP0 SHOW ¦SJQ-, Jfv- fcL ' • PIERRE CHAGNON BERNARD MENEY DANIELE PANNETON CARL BECHARO MISE EN SCENE DENIS MARLEAU * PRIA SPECIAL OE L ASSOCIATION QUEBECOISE DES CRITIQUES DE THEATRE 1988 * DE RETOUR D’EUROPE QUINZE N S REPRESENTATIO EXCEPTIONNELLES du 23 janvier au 10 février à 20:30 Ces exercices oulipiens dirigés par Denis Marleau, et livrés de façon géniale par quatre comédiens dans une forme éclatante, déclenchent chez les spectateurs une espèce d’euphorie.ROBERT LÉVESQUE, Le Devoir Oulipo Show, c’est la fraîcheur, la délinquance, l’oasis.on ne dira jamais assez le génie de cette troupe.JEAN BEAUNOYER, La Presse Un spectacle qu’il n’est pas vain de qualifier d’admirable.CATHERINE MAVRIKAKIS, Spirale Un ensemble remarquable, une réussite indéniable.JEAN-FRANÇOIS CHASSEY, Jeu It’s easily the most sophisticated, intelligent piece of theatre to surface in Montreal this season.PAT DONNELY, The Gazette Virtuoses, ils sont à proprement parler virtuoses! Un savoir-faire exceptionnel.ALINE GÉLINAS, Voir Le langage est torturé avec une intelligence subversive par des comédiens virtuoses.Hilarant! Enthousiasmant! PAUL LEFEBVRE, Radio-Canada Maestros des mots, des images langagières, les quatre artistes, alertes, drôles, manipulent à la perfection le langage.MARIE-ÈVE PELLETIER, Le Droit, Ottawa Disons-le sans la moindre réserve, ce spectacle est pétant de tonicité, virtuosité et invention.Divertissant jusqu’au délire.JEAN ST-HILAIRE, Le Soleil, Québec Une leçon d’acteur.Un phénoménal théâtre de mise en espace du langage.Gazette de Lausanne Un délire verbal sans rature Rires et émerveillement l’ont prouvé: l’exercice était parfaitement réussi.Journal du Jura, Bienne OULIPO SHOW demonstrates that in the century of the image, the word is as able as ever to seduce and intoxicate when it’s manipulated by masters.American Theatre, New York enrsëe BalETS in vente au theatre ___ ^ ___ ____ ET A KM LES COMPTONS TCMTH0N 34 HUE MliTON 8«« 4046 COMMANDES T(i AVEC CARTE OC METRO ST LAURENT CREDIT (I’M Of ?M?V4 LE DEVOIR in t PHOTO JOHN SHANNON Dans l’ordre habituel, les comédiens Brad Johnson, Richard Dreyfuss, Keith David et Marg Helgenberger.Vivier en courant d’air Lonely Child.Un film de Jonny Silver sur le musicien Claude Vivier.Productions Silver Films.Photographie de Dennis Pike.Musique de Claude Vivier.Avec Ivan Beaulieu, Denis Forest et Germain Houde.Au Ouimetoscope.(R.L.) — La même impression se dégageait du film consacré au peintre Betty Goodwyn que l’on avait vu au Festival des films sur l’art : une impression de rendez-vous manqué, la sensation désagréable de constater qu’un cinéaste nous propose un portrait d’artiste.déguise en courant d’air.On voyait Betty Goodwyn choisir des poissons chez Waldman, mais l’entrée dans son oeuvre restait interdite.Ici, s’agissant du musicien Claude Vivier, qui est mort, on ne le verra pas choisir ses maquereaux sur un étal de la place Maubert, bien sûr, mais on n’en saura guère plus sur la musique de cet artiste fonceur et extravagant assassiné à Paris en 1983.Je haïs les docudrama.Celui-ci, intitulé Lonely Child comme le titre d’une oeuvre de Vivier, en est désespérément un.Il y a quelque chose de foncièrement agaçant dans le docudrama, où un acteur (comme un sujet) reste coinçé entre le documentaire et un semblant de fiction, le tout prisonnier d’un genre inexpressif.Jonny Silver, qui est Tbrontois, aime beaucoup Claude Vivier.Mais comme dans l’amour qui rend aveugle, il perd de vue les perspectives, les lignes de force, les envergures, les détails parfois essentiels, etc, mais on saura qu’il hurlait toujours en entrant à la maison avenue du Parc ! Jonny Silver, avec plus d’admiration que de concentration, signe donc un docudrama sur Claude Vivier où Claude Vivier sera totalement absent, si absent, non seulemnent par sa personne, mais par son monde, sa musique, son univers, que la seule photo de lui que l’on montre à l’écran, à la fin du film, crée démesurément la seule émotion de Lonely Child.C’est le genre de film mal construit où, au bout de deux minutes, vous êtes déjà plongé dans une longue scène chorégraphique, où il est impossible de se concentrer sur Vivier.On ne voit que les danseurs dans leur sueur.Oui la musique est de Vivier mais l’image montre la danse.Et puis, entre le commentaire virant au cliché d’un musicien bien intentionné, qui nous dit que ce que faisait Vivier était « nouveau » mais aussi « ancré dans une lignée qui remonte à la musique d'Extrême-Orient », re-numéro de danse, resueur de danseurs, ronron d’un genre cinématographique qui ne sait pas sur quel pied danser.De plus, même si la minceur est la caractéristique de ce docudrama, on a réussi le tour de force (ridicule) de faire jouer le rôle de Vivier par pas moins de trois comédiens.Ainsi on voit Vivier à 25 ans joué par un acteur, et Vivier à 35 ans joué par un autre, alors que le même acteur aurait pu très bien faire l’affaire.11 manque décidément trop de choses, trop de matière, sur la musique de l’auteur de Kopernikus et sur l’apport de Claude Vivier à l’évolution musicale pour que l’on recommande ce film à quiconque.Il y a même quelque chose de révoltant à constater que le premier scénario venu sur Vivier ait trouvé si facilement grâce chez les subventionneurs.Qui sait, cette bluette de docudrama bloque peut-être le chemin d'un autre projet de cinéma sur Claude Vivier, un musicien qui avait une personnalité à nulle autre pareille.QUATRE À QUATRE US INCtHUQUAHARUS panncipacrion Francine Alepln l ue Proulx Cassette ÎOJASV LIBRE Futium, métro Frrmienne LE DERNIER DÉLIRE PERMIS [baguement b’aprcô ÎDotn Juan] TEXTE ET MISE EN SCÈNE: JEAN-FRÉDÉRIC MESSIER AVEC SYLVIE MOREAU MARCEL POMERLO FRANÇOIS TARDIF DOMINIQUE LEDUC MICHEL MONTY STÉPHANE DEMERS musique: TRAFIC D’INFLUENCE DÉCOR: ÉLISE LANDRY costumes: NATHALIE GINGRAS éclairage: MANON CHOINIÈRE Du 4 janvier au 3 février 1990 Du mardi au vendredi à 20h30 et les samedis à I6H30 et 20H30 LA LICORNE RESTAURANT T H I A T R » 4559.RUE PAPINE AU MONTREAL IOUMH C) (514)523-2246 EN VENTE CHEZ Al3liil.istsL.OK (514)522-1245 Billets en vente dès maintenant -H I Une scène de Lonely Child. Le Devoir, samedi 6 janvier 1990 ¦ C-5 le cahier du i » ameai À voir ^ * * « > i • i \ Sonate d’automne L'un des plus beaux rôles que le Suédois Ingmar Bergman ait jamais offert à Ingrid Bergman, celui d'une pianiste de concert opposée à sa fille (Liv Ullmann).Dans leur confrontation verbale d’une rare intensité, ressurgit tout un passé d'égoïsme et de manque d’amour.Remarquable.Au Ouimetoscope, jusqu'au 10 janvier.Un document irremplaçable Born on the Fourth of July.Un film d'Oliver Stone, avec Tom Cruise, Kyra Sedgwick, Raymond J.Barry, Jerry Levine, Frank Whaley, Willem Davoe.Scénario : Oliver Stone et Ron Kovic d'après son récit autobiographique.Images : Robert Richardson.Musique : John Williams.États-Unis, 1989, 144 min.Égyptien, Astre, Pointe-Claire, Brossard et Carrefour Laval.Francine Laurendeau DEPUIS une douzaine d’années, plus précisément depuis Corning Home, de Hal Ashby, les cinéastes américains débrident l’abcès de cette guerre où se gaspillèrent, jusqu’en 1972, les forces vives d’une nation.Si cette histoire d’amour entre un soldat blessé au Vietnam et une jeune femme dont le mari est au front nous semble aujourd’hui presque banale, il ne faut pas oublier la nouveauté que représentait en 1978 cette entreprise démystificatrice courageusement menée par Jane Fonda.Mais le premier film directement consacré a la vie auotidienne de ces jeunes recrues jetées dans l’enfer du Vietnam, fut Platoon, d’une terrifiante authenticité : c’est qu’Oliver Stone sait de quoi il parle, il a combattu dans cette guerre, il en a vécu l’absurdité.Après avoir réalisé Salvador, Wall Street et Talk Radio, voici qu’il récidive avec Born on the Fourth of July.La démarche est cette fois plus globale : 20 années dans la vie d'un jeune Américain, son co-scénariste Ron Kovick.Un récit autobiographique.Long Island, 1956.Le jeune Ron vit une enfance lumineuse, chéri de ses Earents.Il joue à la guerre, c’est un on petit soldat.N’est-il pas né le jour même de la fête nationale ?Éducation catholique, sports, Rock around the Clock, Plavboy et chignons bouclés, les années passent.Et la vocation de Ron (Tom Cruise) s’impose, dictée par le président Kennedy, qui met en garde le monde libre contre le danger communiste, et par sa mère qui a pressenti en son fils un héros.Quand un représentant des Marines vient faire du recrutement à son école, le jeune patriote décide de s'engager.Il ne sera donc pas un conscrit passif, comme les garçons de Platoon, mais un volontaire convaincu.L’entraînement est dur, l’expérience sur le terrain plus dure encore.Lorsqu’il est blessé, Ron ne veut pas croire qu’il ne marchera plus et s’acharne a faire revivre ses jambes.Mais il est, pour toujours, paralysé depuis la taille, condamné à la chaise roulante et au célibat.Et il est poursuivi par un remords : dans la panique d’un combat, il croit avoir abattu un camarade.Alors lorsque les mouvements pacifistes lui font remettre en question l’utilité de son sacrifice, il craque.Fugue au Mexique.Prostituées et mescaline endormiront pour un temps son désespoir.Mais de retour chez lui, il trouvera la force d'affronter ses dénions et de s’engager aux côtés de ceux qui militent pour que les États-Unis arrêtent le massacre.Une partie de la critique dira sans doute que le film d’Oliver Stone est par moments emphatique, la musique redondante et le message appuyé.Je vous dirai, moi, que ce film est infiniment précieux parce qu’il nous fait enfin comprendre à quoi pouvait ressembler, vue des familles moyennes et des high schools, la croisade du Vietnam à l’époque de la guerre froide.Comment la majorité des Américains a pu s’engager dans ce cul-de-sac.Et comment cela pouvait se traduire en devoir national pour un garçon élevé dans le droit chemin.Tom Cruise a la candeur nécessaire au personnage.Mais mon premier prix va à la reconstitution où, plus que le détail historique, on retrouve l’atmosphère, la musique, les parfums de ces années 50-60.Mais l’évocation va bien au-delà du souvenir et révèle une foule d’éléments oubliés sinon carrément occultés.Ainsi, l’état inimaginable des hôpitaux où l'on parquait, aux États-Unis même, les blessés du Vietnam.Et l’incompréhension du personnel infirmier, souvent noir, qui projetait sur les victimes son mépris de cette guerre.Bref, un document irremplaçable, que vous ayez 25 ou 65 ans.PHOTO ROLAND NEVEU Tom Cruise dans Born On The Fourth Ot July.Manika, une vie plus tard L'histoire inventée par le réalisateur français François Villiers est celle d'une amitié entre un père jésuite irlandais, professeur d'une école catholique, et Manika, une fille de pêcheurs indiens persuadée d'avoir été mariée à un riche Brahmane dans une vie antérieure.Ébranlé dans sa foi, le père consentira à accompagner la fillette dans le Nord de l'Inde afin de retrouver ceux qu’elle a connus et aimés.Une histoire charmante et troublante rehaussée de paysages magnifiques au pied de l'Himalaya.Au Parisien.La petite sirène Un festival de couleurs et de musique pour ce dessin animé adapté du conte d’Andersen par les studios Disney.La petite sirène, c’est la fille de Triton le Roi des mers qui signe un pacte avec la sorcière Ursula.Obtiendra-t-elle du prince Éric le baiser qui la libérera ?Au Parisien en français et au Palace en anglais.Au Rialto : un réjouissant petit film «pr*’ PHOTO COLUMBIA PICTURES Kevin Bacon (à gauche) et Michael McKean dans The Big Picture.The Big Picture.Un film de Christopher Guest, avec Kevin Bacon, Emily Longstreth, J.T.Walsh, Jennifer Jason Leigh, Michael McKean, Kim Myori, Teri Hatcher.Scénario : Michael Varhol, Christopher Guest et Michael McKean.Images : Jeff Jur.Musique : David Nichtern.États-Unis, 1988, 100 min.Au Rialto.(F.L.) — Le cinéma Rialto poursuit bravement sa jeune carrière de cinéma de répertoire anglophone.On pourra ces jours-ci voir ou revoir Sea of Love, de Harold Becker, un murder mislery dont l’assassin, très sélectif, ne frappe que parmi ces hommes qui, par la voie des petites annonces, se cherchent des partenaires érotiques.Entre autres reprises, signalons Down by Law, le deuxième long métrage de Jim Jarmusch, Manhattan, comédie douce-amère de Woody Allen, Matador, de Pedro Almodovar, le plus fou des jeunes cinéastes espagnols et, bien sûr, l’impérissable Rocky Horror Picture Show.Si Easy Rider manque à votre culture, il ne faut pas rater ce témoignage sur la fin des années 60 : deux jeunes motocyclistes parcourent les États-Unis et vivent quelques aventures, dont les joies des drogues douces dans une colonie de hippies, avant d’être les victimes du fanatisme ambiant.Un film remarquablement interprété par Peter Fonda, Dennis Hopper et Jack Nicholson.Le jury du Festival de Cannes 1969, présidé par Luschino Visconti, avait attribué à son réalisateur, Dennis Hopper, le prix de la première oeuvre.Mais je vous parlerai aujourd’hui principalement de The Big Picture, de Christopher Guest, dont la séquence d’ouverture annonce l’humour et le style : un jeune homme en voiture doit montrer patte blanche à un gardien en uniforme qui, l’espace d’un instant imaginaire, devient un inquiétant SS.Mais nous sommes à Hollywood où Nick (Kevin Bacon), étudiant en cinéma, est l’un des quatre finalistes au concours annuel du National Film Institute.Nick gagne le concours et, le soir même, les imprésarios et les directeurs de studios sont à ses trousses.Qu’à cela ne tienne, il est prêt, il a depuis longtemps écrit le scénario de son premier long métrage : dans le huis-dos d’une maison de campagne, isolée par une tempête de neige, une femme et deux hommes vont s’affronter.Il rêve d’une grande sobriété, de noir et blanc sans musique.« Ben voyons, proteste son éventuel producteur, c’est impensable : les projecteurs n’étant plus faits, de nos jours, pour passer du noir et blanc, nous serions condamnés à coloriser.Alors autant tourner tout de suite en couleurs.Et puis vos personnages sont dans la quarantaine, c’est 20 ans de trop, rajeunissez-moi ça.» « Et pourquoi l’hiver ?Vous allez nous mettre tout ce joli monde sur une plage, avec plein de musique.Deux hommes et une femme, une en-nuyeüse combinaison, je préférerais deux femmes et un homme, c’est nettement plus sexy.» Voilà, succin tement résumés, les avatars du scénario de ce pauvre Nick qui va devoir choisir entre plaire à tout le monde (mais perdre ses vrais amis) et se faire respecter tel qu’il est.On retrouve dans The Big Picture quelques-uns des collaborateurs de This Is Spinal Tap, ce « rockumen-taire » sur un guitariste heavy metal.La satire est axée non pas tant sur le cinéma selon Hollywood que sur les LA REVOLUTION FRANÇAISE ©Première époque "LES ANNÉES LUMIERE” un film de 3 $ de rabais sur ROBERT ENRICO us années terribles ________ Détails au cinéma 1 DESJARDINS LA REVOLUTION FRANÇAISE Deuxième époque "LES ANNÉES TERRIBLES” 14.un film de RICHARD HEFFRON BASILAIRE 1 288 3141 COMPLEX* DESJARDINS BASILAIRE 1 288 3141 M Vanessa Bruno Paradis Cremer Blanche un film ecnl cl realise par JEAN-CLAUDE BR1SSEAU Au nom de votre santé, Cessez de fumer! ST DENIS STE CATHERINE (Mon 288 2115 PRIX SPECIAL DU JURY/CANNES 1989 SELECTION OFFICIELLE AUX OSCARS 1990 Meilleur acteur de Vannée PHILIPPE HOfflET pour ses deux tôles PRIX DU CINEMA EUROPEEN EN VERSION FRANÇAISE ST DENIS STE CATHERINE 288 2115 CENTRE-VILLE 2001 UNIVERSITE •out-ftlret COIN DE MAISONNEUVE 849 4518 PHILIPPE NOIRET SABINE AZEMA UN FILM DE BERTRAND TAVERNIER COIN DE MAISONNEUVE B49 4S18 «Deux films grandioses!» F.Lafusle, Le Devoir «Une expérience inoubliable! À voir absolument!» H Roberge, La Preae «Des images qui défient l'imagination.» P H Goulet, Journal de Montréal , «Une sortie idéale pour toute la famille.» F Collard, C/MS m Grand Canyon.Imax.Epoustouflant.LE CINÉMA-SPECTACLE SUR MAXI-ÉCRAN AU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL 2 GRANDS FILMS EN PRIMEUR: GRAND CANYON • BENTHOS.UN VOYAGE FASCINANT AU FOND DES MERS CFCFôOO (~£lû ÇKAÇ73 qcÎrW.S ' Rons.: 496-4629 Achat» et ré» ADMISSION 5221245 agents douteux, les starlettes opportunistes, les producteurs qui construisent sur du vent, bref sur toute cette faune gravitant autour des studios, le nez en l’air, flairant le succès.Il y a par conséquent de succulents numéros de comédiens dont l’un des meilleurs est interprété par Jennifer Jason Leigh en copine marginale de Nick, petite marrante sur-voltée qui lui apportera le salut par la voie du vidéo-clip.Les aventures de notre héros sont astucieusement entrelardées de fantasmes cinématographiques, bref, un réjouissant petit film.Ce qui gêne un peu, c’est la conclusion.On se dit que, logiquement, dans ce monde faisandé, Nick ne pourra atteindre le succès qu’au prix des compromis les plus avilissants.Sinon, il sera impitoyablement broyé par le système et devra se recycler ailleurs.Mais je suppose que pour rester dans le ton de la comédie, il fallait ce happy end.hollywoodien.ELY CHILD I l.M I) L J O N N Y SI I.V I K DC , : > - ' z - = < H-i MUSIQUE DE CLAUDE VIVIER m - CTI (T) LES FILMS DU CRÉPUSCULE H - “ /Ü ^OUIMETOSCOP E CONSERVATOIRE OE MUSIQUE OU QUEBEC MONTRÉAL CONCOURS D’ADMISSION ANNÉE SCOLAIRE 1990-1991 DISCIPLINES PRINCIPALES: Instruments d'orchestre, claviers, art vocal, guitare, ondes Martenot, direction d’orchestre, écriture, composition, analyse, histoire de la musique.Formation musicale professionnelle (D.E.C., études supérieures) DATE LIMITE D’INSCRIPTION: le vendredi 2 février 1990 à 16 h Aucuns frais de scolarité RENSEIGNEMENTS: Conservatoire de musique de Montréal 100, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) (514) 873-4031 I Gouvernement du Québec Ministère des Affaires culturelles Québec D ?a a C-6 II Le Devoir, samedi 6 janvier 1990 VINS/chronique De l’Italie à Robert Mondavi Noël MASSEAU Pierre SEGUIN LES QUESTIONS très anodines s’avèrent parfois plus embêtantes que prévu.À preuve, les deux suivantes : Quel est le premier producteur mondial de vin ?— Nommez avec précision un vin italien.À la première question, si personne n’est tenté de répondre la Laponie, avec raison, la plupart seront portés à proposer la France, à tort, puisqu’il s’agit plutôt de l’Italie.Quant à la deuxième, les réponses iraient certainement du euh ! le plus embarrassé aux noms en « a », « i » et « o » les plus méconnaissables qui soient.Y a-t-il lieu de se surprendre ?Pas vraiment.L’Italie constitue une incomparable mosaïque d’une vingtaine de régions productrices dont on tire, bon an mal an, quelque 10 milliards de bouteilles de vins allant des pétillants les plus neutres aux liquoreux les plus sirupeux issus de nombreux cépages majoritairement indigènes.r (jujum ,*v‘N,//0 K Ghiaie della Furba ‘985 111*11 iimii Utl y i*!*/h*, /« t It.àXi ri {lÿfl De plus, aujourd’hui encore, on associe plus volontiers les vins italiens a l’idée d’économie qu’à celle de qualité.En général, c’est le triomphe de la célébrité locale dans l’anonymat international.La révolution viti-vinicole entreprise dans les années 70 commence à porter ses fruits, à preuve la célérité avec laquelle s’enlèvent les Sassicaia et Tignanello assez coûteux.Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.On n’achète pas un vin italien, surtout s’il est cher, avec la même assurance qu’un vin français à prix comparable.C’est une prudence encore de mise mais qui le sera probablement de moins en moins si l’on se fie à la qualité remarquable qu’on peut rencontrer chez de plus en plus de producteurs, notamment en Toscane.La Toscane, c’est d’abord le royaume du cépage Sangiovese et du célèbre Chianti, mais c’est tout autant, de nos jours, celui de l'innovation, dans le respect ou non de la tradition.L’aspect le plus visible de cet esprit de renouveau réside dans l’utilisation de cépages étrangers, surtout des cabernets en rouge et du chardonnay en blanc.Au cours des dernières semaines, nous avons dégusté six vins rouges toscans dont quatre bénéficiaient d’un apport extérieur à des degrés divers.On les retrouve tous aux maisons des vins et dans certaines succursales régionales.Le Ghiaie della Furba 1985, Villa di Capezzana (21,65 $) est probablement le plus impressionnant du groupe.Élaboré à partir des trois assemblage de sangiovese grosso (Brunello) et de cabernet sauvignon présente des arômes harmonieux de fruits mûrs et de vamllé-épicé auxquels s’ajoutent des nuances de cuir et de goudron.En bouche, la présence du sangiovese se fait sentir.Le fruit mûr est abondant mais moins éclatant que dans le premier.Les tannins sont moins enrobés et la finale, plutôt longue, très légèrement amère.Certains pourront trouver l’ensemble un peu austère, voire rustique, mais quelques années de patience devraient permettre d’en tirer beaucoup de satisfaction.(17 + /20) L’impression que nous a laissée le Tavernelle 1985, Villa Ban fi (2,1,50 $) est nettement moins favorable.Ce cabernet sauvignon élaboré par le réputé Ezio Rivella et issu d’un superbe $ CAMRZO CàdeiPazzo 1986 VINO ROSSO TOSCANA DA TAVOLA VIN DE TABLE ROUGE SEC DE TOSCANE DRY RED TABLE WINE OF TOSCANA D’aJuil dltata/V’rudixl 0* ItMt 13^ millésime nous est apparu assez terne au nez et surtout mince, presque creux en bouche où le fruit est nettement dominé par les tannins et l’acidité.Une déception certaine.(13/20) Un autre vin du comte Ugo Contim Bonacossi de la Villa di Capezzana, le Carmignano 1985 (17,10 $) a fait très belle figure.Ce vin florentin légèrement « cabernetisé » (entre 6 % et 10%) présente un beau nez typique de fruits confits, de cuir et de goudron.L’attaque est fraîche, le fruit mûr, savoureux et abondant, masque un instant les tannins qui ressortent davantage dans une finale assez longue et agréable.À défaut de finesse, beaucoup de présence.Bon achat.(16/20) Les deux Brunello di Montalcino dégustés nous ont laissés sur notre appétit.Le premier, un Riserva 1983 de Ruffino (27,65 $), à la robe grenat foncé, exhibe un nez typique, plutôt évolué et un peu alcooleux.En bouche, une première impression agréable de fruit évolué assez savoureux est rapidement annulée par l’arrivée de tannins agressifs dont l’effet est amplifié par une acidité élevée.Peu attirant.(14/20) 1985 principaux cépages bordelais (cabernets sauvignon et franc, merlot), ce vin au fruit généreux, à l’équilibre et l’harmonie remarquables, est déjà tellement savoureux qu’on hésitera à le laisser vieillir comme il en est parfaitement capable.Une très belle découverte à faire à un prix bien mérité.(17 + /20) Moins charmeur que le précédent, le Cà del Pazzo 1986, Tenula Caparzo (22,10 $) n’en est toutefois pas moins bon.Cet rXNOV'NAJlOM a 'ONTNOUAtA VIN ROUGE Rio WINE m r// PROOUIT O ITALIE Z PROOUCT Of ITALY CONTE CONTINI BONACOSSI MIS EN BOUTIIUf DANS KS CAVES DE CARMIGNANO ITALIA REPRESENTE AU QUEBEC PAR MONTAI VIN INC 750 ml J1S/FI 13% *lc vol Quant au second, un 1983 produit par Villa Banfi (31,25 $), les impressions laissées par deux dégustations différentes nous ont paru tellement inférieures aux résultats escomptés que nous préférons croire à l’existence d’un mauvais lot.À revoir.Comme Mondavi rime, bien que pauvrement, avec Italie et que, de toute façon, n’importe quel prétexte est valable pour parler de vins qui nous ont réjoui l’âme, nous nous empressons de vous signaler l’arrivée récente d’un vin rare et original de la maison Robert Mondavi, le Sauvignon blanc « botrytisé» 1983 (24,50 $ la demi-bouteille).C’est un liquoreux authentiquement caüfornien.La robe est d’un beau doré franc.Au nez, c’est une véritable bombe aromatique où dominent les odeurs d’abricot et d’ananas confits et de miel.En bouche, c’est d’une richesse, d’une onctuosité, d’une opulence presque incroyables, le tout soutenu par une très belle acidité.Un superbe dessert qu’il faut « manger » tout seul.(18,5/20) Du Québec 2300 ouest, boulevard René-Lévesque.Montréal (QC) H3H 2R5 CAMPAGNE TA JL Société Pour Li s j Enfants Handicapés RESTAURANTS/chronique Ti-Punch et galette PHOTO JACQUES GRENIER Flora, la patronne d'un resto où la bonhommle et les sourires viennent tout droit du coeur.Josée BLANCHETTE LE TEMPS DES FÊTES, malgré toutes vos bonnes (et moins bonnes) résolutions, se poursuit toujours.Le pithiviers, mieux connu sous le nom de galette des Rois, viendra clore les réjouissances et, chacun y mettant du sien pour trouver la fève royale, le hasard fera bien les choses.On peut bien négliger la bénédiction paternelle du jour de l’An mais c’est misère que d’éliminer cette fête (autrefois congé collectif) au symbolisme alléchant et à l’arrière-goût de beurre d'amandes.En Guadeloupe, on n’est pas de reste et on fabrique un pithiviers à saveur créole parfumé à la noix de coco et couvant son haricot comme une poule son oeuf.Qu’on soit blanc ou noir, bronzé ou blafard, les traditions se perdent probablement moins vite chez les Antillais que chez les Américains.Flora en sait quelque chose, elle qui se fend la noix pour tenter de recréer la cuisine de sa Guadeloupe natale et l’adapter tant bien que mal au goût sensible des Nordistes que nous sommes par la force du thermomètre.Ce petit restaurant du boulevard Saint-Laurent est fréquenté, beau temps, mauvais temps, par les natifs du pays venus noyer leur nostalgie dans un verre (ou plusieurs) de ti-punch à la goyave, à la poire de cactus ou à la noix de coco.Ces préliminaires, auxquels on ne saurait déroger, s’accompagnent le plus souvent de tartines au fromage ou aux épices et on peut aussi commander des acras de morue ou de malanga (un tubercule des îles), petits beignets fort goûteux à tremper dans la sauce créole au piment aussi puissante qu’un ouragan antillais.L’entrée de boudin créole est très en demande chez Flora.Un classique du genre, ce boudin épicé au clou de firofle et à la muscade trahit gaiement le piment mais sans trop de conviction (ce qui plaira à la majorité).Le boudin est frais et de texture humide.Une amorce plus légère, le rougail de mangues vertes, rafraîchit le palais et combine une purée de mangues vertes (donc moins sucrée) au jus de citron vert bien acidulé.Les plats de résistance sont plus ou moins assaisonnés et on peut spécifier ses préférences au moment de la commande.Les crevettes en brochette sauce chien sont Sarticulièrement brûle-gueule grâce cette petite sauce nerveuse servie en aparté et dans laquelle on peut tremper les crevetes grillées à sa guise.Citron, vinaigre, menthe, persil, ail et piments composent cette création maison version pitbull.Quant au lambis (conque) sauce créole, la sauce au rhum, aux tomates, aux cives (échalote rouge) et aux piments lui va à merveille.La chair légèrement ferme de ce coquillage est à mi-chemin entre celle du calmar et de la lotte.Présenté avec un riz aux haricots, ce plat regorgeait du soleil des Antilles.Les desserts (hormis les fruits frais) ne sont pas le point fort de la région.Chez Flora, les sorbets sont fabriqués avec des mangues, des bananes, des oranges, de la noix de coco et ont le goût des arrivages lointains en cette saison.Le gâteau Belle-Doudou est une bonne génoise garnie d’ananas et de sauce au rhum et chocolat plutôt fluide.Curieusement, la terre promise du RESTAURANTS Cenbralde r Restaurant Le Piémontais Cuisine Italienne et française FERMÉ LE DIMANCHE 1145A, rue De Bullion 861-8122 Membres de IA R Q (Association des Restaurateurs du Quebec) S5B s4ccx délice* etc SfecAucut Gastronomie pékinoise et szechuannaise 1735 St-Denis 844-5542 (Membre de l'A RO) Le savoir-laire au service du savoir-vivre RKSTAURANT AUBERGE l.a fine cuisine de Dmise Duhamel maintenant j Sie-Adèle.th Sic» Marguerite & Bourgjoli Rés 1-229-2080 ba Goélette 8551, BOUL.SAINT-LAURENT 388-8393 (prés crémazie) FESTIN 10e ANNIVERSAIRE POUR 2 PERSONNES 1 bouteille surprise ASSIETTE DU PÊCHEUR (Vi homard, grosses langoustlsnes, crevettes géantes, cuisses de grenouilles) ou FILET MIGNON BOUQUETIÈRE $AQ50 servis avec soupe ou salade et café le tout pour Hr3fpour2) STATIONNEMENT GRATUIT - HALL DE RÉCEPTION ^ ET BIEN SÛR SERVICE EXCEPTIONNEL DE LA GOÉLETTE cacao est aussi celle où on sait le moins l’apprêter.À caractère familial mais avec juste ce qu’il faut de chic urbain, Flora a su créer une ambiance autour de sa cuisine de femme, cuisine des îles au sang chaud.Sympathique, sans prétention, ce petit restaurant respire la bonhommie et les sourires viennent tout droit du coeur même sous zéro.Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 40 $ avant le ti punch, la taxe et le service.POUR : Ah ! Rendez-moi ma Guadeloupe et ma savane.Zimboumba, Zimboumba.CONTRE : Les traditions se perdent ! CHEZ FLORA 3615, boul.Saint-Laurent Tél.: 849-7270 Fermé le lundi et les midis Exceptionnellement fermé du 6 au 13 janvier, Flora étant allée se ressourcer au pays de ses ancêtres.494 Radio •I?Québec CAD K) CITE lliiilCT' LE DEVOIR MALOFIIM DISTRIBUTION invitent 400 personnes à ia première du film mettant en vedette Fanny Ardant et Jeremy Irons mmm Mercredi, le 17 janvier 1990, à 19h30 au cinéma Complexe Desjardins Pour participer: • Complétez le coupon publié dans Le Devoir du 30 décembre 1989 au 6 janvier 1990 inclusivement, et retournez-le à l'adresse indiquée.• La valeur totale des prix est de 2360$.• Le tirage aura lieu à midi, le 9 janvier 1990.et 200 gagnants recevront par la poste un laissez-passer valable pour deux personnes.• Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Malofilm Distribution Inc.Nom: Adresse: Add.: Ville: Âge Code postal: Tél.: CONCOURS AUSTRALIA a/s Malofilm Distribution Inc.1207 rue Saint-André, 4e étage Montréal (Québec) H2L 3S8 Le Devoir, samedi 6 janvier 1990 ¦ C-7 le plaisir des ivres Un théâtre doublé par l’actualité MAIS COMMENT TUER LE DOGME?Une pièce de théâtre d’Alice Parizeau Leméac, Montréal 1989, 93 pages ROBERT LÉVESQUE EN D’AUTRES TEMPS, l’interrogation que se pose Mme Alice Parizeau dans sa première oeuvre de théâtre aurait pu nourrir une pièce en cinq actes, très longue, introspective, ambigüe, où tous les discours seraient parcourus jusqu’au bout, où Lorenzaccio par exemple, au désespoir des metteurs en scène, se serait demandé sans fin comment tuer le duc.Aujourd’hui on fait plus vite, on coupe les coins, et Mme Alice Parizeau, écrivant pour la première fois un dialogue de théâtre, va aussi vite que la révolution qu’elle décrit, celle qui secoue et renverse la situation politique des pays communistes d’Europe de l’Est.En trois petits actes, et sept personnages qui représentent chacun une attitude pré, anti ou post-révolutionnaire, elle vous réduit en moins de deux (ça ferait un sketch d’une heure) le passage d’une société communiste soumise au dogme du rôle dirigeant du PC à une caste qui éclate, un régime qui se libère via le peuple criant aux fenêtres de cet édifice où l’on dresse au premier acte une table-ronde autour de laquelle on n’aura Das le temps de siéger.La piece de Mme Parizeau, où l’on voit des apparatchiks tenter de sauver leur peau après avoir tenté de sauver leur dogme, est si proche de la réalité politique actuelle dans les capitales de la Pologne, d’Allemagne de l’Est, de la Tchécoslovaquie, de la Bulgarie, de la Roumanie et, peut-être, de l’Albanie ou de la Russie elle-même, que l’effet de coïncidence joue contre l’entreprise de la pièce, PHOTO KÉRO Alice Parizeau qui apparaît vénale.La réalité va plus vite que la fiction théâtrale proposée par Mme Parizeau.On se retrouve avec un sentiment d’inutilité.Une pièce sur ce sujet, au lieu de mettre en scène l’action concrète de la débâcle, pourrait forcer l’intérêt si l’on mettait en scène non pas la surface des choses, comme le fait Mme Parizeau, mais le réseau souterrain des comportements, des résistances, du véritable changement.Ses personnages, conçus pour représenter des points de vue plus que des drames, sont forcément opaques.Il demeure qu’un tel dialogue théâtral, publié il y a quelques années, aurait été quelque chose comme une petite bombe, là-bas.Maintenant, ça ressemble à un reportage théâtralisé .pour rattraper l’action accélérée de la révolution surprise.Mais le dogme, même s’il est déjà enterré dans certains pays de l’Est, est-il mortel ?Mme Parizeau, qui laisse seul en scène à la fin de sa pièce un officier du ministère de l’Intérieur « d’un pays étranger », laisse entendre qu’il reviendra peut-être.Prémonition ou déphasage ?Une traversée de Paris ?»** *•*¦*?** • ?*» • ?* « « * * « * M * >* • »* ** J » y * * ?.**: f f *,?* *>* *¦* < •*»* ***•»*»« * * * * « * .* * * « * ?* « * §§§¦»»» ‘ 4 « * .»***., * ?* ?mm Mouloudjl PHOTO ARCHIVES LE PETIT INVITÉ Mouloudjl.Souvenirs.Balland, Paris 1989, 206 pages ROBERT LÉVESQUE CE LIVRE se lit d’une traite.Comme file une chanson.Une chanson de Mouloudji, en l’occurence, avec les teintes sépia des ballades de rues.Marcel Mouloudji, qui a largué son prénom depuis belle lurette, est connu des amateurs de « la chanson française », celle qui remonte à Aristide Bruant et aux cabarets de la butte Montmartre au début du siècle, une chanson qui célébrait les jours, les petites joies les grands drames, les escaliers de la butte (qui) sont durs aux miséreux et les p’tits coquelicots, mesdames.Mais Mouloudji c’est plus que la chanson.Né en 1922 d’un ouvrier kabyle illettré et d’une mère bretonne qui finira ses jours à l’asile, le « petit Marcel » va vivre sa bohème depuis les hauteurs ouvrières de Belleville jusqu’aux appartements de Saint-Germain-des-Prés où il sera « le petit invité » d’une bande exceptionnelle.Le Groupe Octobre, avec les Marcel Duhamel, Jacques Prévert, puis Robert Desnos, Jean-Louis Barrault chez qui il débarque un bon matin quai des Grands Augustins, Charles Dullin à l'Atelier chez qui il va jouer des petits rôles, Sartre dont il décrit ainsi la première vision qu’il en eut : « J'aperçus, assis sur le haut lit, jambes pendantes, un monsieur qui fumait la pipe et dont les pieds ne touchaient pas le plancher ».Mouloudji raconte sa vie, ses errances, de son enfance à la guerre, et dans ce tout petit livre qui s’interrompt en 1942, écrit en confidence, on trouve des portraits admirablement ramassés.Son père, d’abord, ouvrier qui vendait VHuma et ne savait pas lire ; sa mère, pathétique, qu’on trouvait debout dans la cuisine, la nuit, aux aguets, un couteau à la main; cette mère que l'on conduira à l’asile et qui ne les reconnaîtra plus de dimanche en dimanche au long de visites silencieuses.Portrait fascinant de Robert Desnos écoutant des disques de Damia ou Piaf et soulignant des passages par des gestes d’extase ; de Louis J ouvet avec qui il n’avait pas d’atomes crochus et dont il écrit: «cet homme même de face, avait des manières obliques ! »; mais aussi portraits d’inconnus, comme ce fi- furant au Théâtre de l'Atelier qui tait très laid, un air d’abruti, et qui vivait boulevard de Strasbourg dans une soupente pleine de livres, heureux en littérature.Il est de petits livres qui sont des promenades, comme des chansons sont des ballades.Celui de Mouloudji propose une traversée de Paris en compagnie d’un artiste, depuis les bonheurs populistes du Front populaire jusqu’aux interrogations existentialistes des germanopratins du Café de Flore.Une promenade où l’on passe des studios de cinéma de Joinville (Mouloudji a eu une carrière de gosse de cinéma.Les disparus de Saint-Agil, La guerre des boutons, etc ), au passage obligé dans l’appartement de Colette au Palais-Royal, aux flâneries à la Rhumerie Martiniquaise du Saint-Germain-des-Prés d’avant la guerre, aux belles années du Flore quand Prévert, une pile de journaux sous le bras, s’amenait et se mettait, une fois les journaux parcourus en moins de deux, à monologuer sans fin pour une tribu d’habitués.Le petit invité est l’un des livres de souvenirs les plus délicats que l'on ait lu sur la bohème parisienne de l’entre-deux-guer-res.Les émigrés de Bertin croyaient au Canada DU VENT, GATINE! Un rêve américain Jacques Bertin Paris, 1989, Arléa, 215 pages Lisette AIORIN A Le feui'ieton « SOMMES-NOUS au Canada ?On a l’impression, à lire la littérature historique, que les États-Unis ont laissé cette frange, au-dessus d’eux, ce lambris, juste pour décorer, ou bien par paresse, ou encore parce qu'ils ne souhaitaient pas brusquer la reine Victoria.» L’auteur de ce récit ne cessera, racontant l’aventure de René Ga-tine et de sa famille, émigrés dans l’Ouest canadien à la fin du siècle dernier, de se poser, mais surtout de poser la question à ses lecteurs ; « Le Canada existe-t-il ?» Ou encore : « Sommes-nous au Canada ?» Un livre étonnant, un livre rafraîchissant, en ce début d’année, qui nous change des littérateurs dits professionnels, des romanciers parisiens du dernier automne, préoccupés par le style.Bertin, qui compose des chansons, qui en interprète aussi, a conquis au Québec une certaine célébrité en nous racontant, en 1987, Félix Leclerc, le roi heureux.En 1989, il a choisi un héros malheureux, un loser, né en 1861, à Se-gré, sous-préfecture du Maine-et-Loire, « un superlatif de sous-préfecture », qui part pour le Canada en 1892.On le dit agronome, dans Le Manitoba, quotidien français de Winnipeg, qui signale également l’arrivée, en cette même année 1892, de 167 colons français.René Gatine épousera, le 1er août 1898, dans l’église de Minne-waken, une jeune compatriote, Aimée Langlet, fille d'un notaire picard ruiné, qui s’est lui aussi exilé et qui possède une terre à Clar-kleigh.Ceci pour l'anecdote de départ.Le véritable intérêt du livre de Bertin est ailleurs : ce qu’il faut lire, à sa suite, ce sont les 75 lettres et les 75 cartes postales que l’auteur a retrouvées « chez mademoiselle Martineau, Simone Martineau, dans l’ancienne maison Gatine, à Chalonne ».« Elle a sorti pour moi d'un tiroir une petite boite en carton où, depuis presque un siècle, est conservée la correspondance que René et Aimée Gatine envoyèrent à leur famille », jusqu’en l’année 1944.Jacques Bertin s’est pris d’amitié pour cette famille, perdue dans l’immensité des Prairies, et qui tente de toutes les façons de faire coller son grand rêve à la réalité.Toujours décevante, cette réalité, toujours plus éloigné de René Gatine le destin dont il rêvait.S’il a voulu compléter l’histoire de René Gatine en revisitant lés lieux, ce ranch du « Briançais », abandonné depuis plus de 60 ans par ses occupants, Jacques Bertin s’est également épris — d’amour ! — pour la fille aînée, qu’il appelle Anne dans son récit, mais qui se prénommait Renée, forme féminine du prénom paternel.Belle, hardie, cavalière, cette Anne, au fil des pages, des lettres d’Aimée, et des renseignements complémentaires que les petites-filles Jean Whitlock, Mary Fors-man et Peggy Mason, avec lesquelles il voyage au Canada, en 1988, cette Anne deviendra l’héroïne de Du vent, Gatine ! Ce livre n’est pas un ouvrage d’historien.Nos« maîtres en Histoire » y trouveront à redire, à re- PHOTO ARCHIVES Jacques Bertin prendre beaucoup d'affirmations gratuites sur les essais de colonisation dans les plaines, aux environs de Calgary, qui n’était encore qu’un bourgade aux années 1900.Les linguistes, pour leur part, reprocheront à Jacques Bertin son insouciance ou celle des correcteurs de chez Arléa.Mais tel quel, avec ses erreurs, ses partis pris, le bouquin m’a séduite.L’aventure de René Gatine, qui a tout tenté pour réussir dans ce qu'il a cru naïvement, et pendant des années, être un Eldorado, depuis l'élevage des chevaux, la culture potagère et même la recherche de l'or, dans ce territoire qui deviendra plutôt celui de l’or noir, cette aventure chimérique est tout ensemble l’histoire d’une vie de labeur, de peines, de travaux rudes qui conduiront Gatine à la ruine et à la mort solitaire, en Floride, en 1930, en pleine crise économique, et la grande aventure chimérique d’une poignée de Français au Canada.Le conseil que donne Bertin, à la page 125, dans le chapitre intitulé De l'or !, est sans doute un peu naïf — le destin de son personnage l’aurait-il contaminé ?— mais il est bien touchant ; « Lisez, au long de ces pages, la liste des années de sécheresse et des années de gel, et celle des années de crise, et croi- sez-les avec la liste impressionnante, ininterrompue, lamentable comme une procession de Tous-saints, de ceux qui échouèrent et partirent, et tenez-vous le pour dit : ce pays était un désert.Et en en fit un pays.» Passent également, dans l'histoire de cette famille, les événements réels du pays.Les Gatine, au cours du seul retour au pays mitai qu’ils purent s'offrir, en 1907, traversent l'océan à bord de VL'Empress of Ireland, un navire déjà esquinté et qui devait devenir tristement célèbre en mai 1914, lorsqu’il fit naufrage devant Pointe au-Père, dans l’estuaire du Saint-Laurent.Bertin parle de 483 morts, alors qu’on en compta en fait plus de 1000, sur les 1700 passagers à bord.Bertin fait également allusion à Louis Riel, au drame des Métis, à la conscription imposée lors de la guerre de 1914, à quelques sursauts des Québécois, au problème linguistique jamais résolu, toujours recurrent, chez les francophones d'ailleurs au Canada et même au Québec.Mais son propos, répétons-le, n’est pas celui d’un historien patenté.Et le plus émouvant de ce récit, truffé de malheurs, mais exemplaire au plan de la ténacité de cette famille, c’est le tissu des lettres d’Aimée.C’est la vie quotidienne d’une femme et d’une mère dont le courage est sans limites.Et qui vivra jusqu'en 1956 ! J’ai longtemps rêvé devant l’une des photographies, tirées des collections de ses petites-filles et qui représente Aimée devant les chevaux d'un attelage conduit par René.Derrière, la colline pelée, cette terre sans arbres qui ne trompe pas sur l’aridité du pays à faire, et qu'auront « fait », dans les limites de leurs moyens, ces colons français au Canada.Mais ce Canada-là existe-t-il davantage, en 1990, qu’en 1910 ?C’est bien beau chez vous, madame la duchesse DOMAINES ET CHATEAUX Marc Augé Paris, Seuil « Librairie du XXe siècle » 1989, 186 pages MARIE-CLAIRE GIRARD J’IMAGINE que tous, en « zappant », vous tombez parfois sur le canal immeuble-télé-vidéo où l’on s’obstine à vouloir vendre au téléspectateur béat des maisons de banlieue d’une banalité déconcertante avec armoires en mélamine et terrain paysagé, piscine hors terre et planchers de bois franc, toit cathédrale et aspirateur central.Si vous avez quelques difficultés à rêver sur ces habitations qui se ressemblent toutes, où la décoration intérieure est souvent l’indice de la totale absence de goût qui caractérise la plupart des Nord-Américains et si vous vous demandez où s’en va l’originalité des bâtisseurs de maisons (chez le diable assurément) il vous faut lire le petit livre de Marc Augé.Pour nous, enfants des bungalows, des duplex et des chalets qui se ressemblent tous, un livre comme celui-là ne peut que nous entraîner sur les terrains peu familiers et fort attrayants que sont les annonces immobilières du Nouvel Observateur où, à nos regards éblouis, s’offrent manoirs, petits châteaux, gentilhommières et mas de Provence : le genre de demeures dont nous rêvons tous, qui nous sont à peu près totalement inaccessibles, mais qui nous permettent, pour un moment, de nous imaginer en châtelains débonnaires, traversant le parc aux vieux chênes plusieurs fois centenaires pour aller vérifier le bon état de nos vignes dont le vin, ma foi, se laisse boire de fort belle façon.Qui n’a pas rêvé d’habiter un château ?Qui n’a pas fantasmé d’avoir des parents comme ceux des petits héros de la comtesse de Ségur ?Ces rêveries, dans lesquelles se laisse emporter Marc Augé, rappellent La Poétique de l’espace, de Gaston Ba chelard, L'importance des lieux, maisons, domaines, où nous pouvons imaginer vivre, avoir une existence autre et, qui sait ?plus heureuse.L’annonce décrivant un château en Touraine risque d’inspirer à certains lecteurs des abîmes de réflexions balzaciennes.Marc Augé souligne l’importance de l’économie des termes employés dans ces petites annonces.Moins on en dit, plus cela laisse l’emprise à l’imaginaire qui part en battant la campagne (de Touraine) et en fabulant librement sur les chambres de maître, salles de bal, communs et écuries, cours intérieures et étangs poissonniers, resserres et dépendances.Nous entretenons tous des mythes personnels en ce qui concerne les maisons.Marc Augé évoque Stendhal, Rousseau, Nerval et Proust (qui ont tous été férus de maisons et de châteaux, de paysages et de volets verts) et souligne que les souvenirs littéraires d’habitations sont tous liés à des éducations sentimentales.Peut-être, en poussant plus loin, pourrions-nous ainsi élu dier en ce sens la passion des Québécois pour les déménagemenLs.Flammarion en fete! Grande ouverture le dimanche 7 janvier.Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Pour mieux écrire ûf Cours autodidactique de français écrit Un cours comprenant exercices, questions, réponses et explications suffisantes pour travailler seul.même en vacances.Ouvert à tous Date limite d'inscription; le 15 janvier 1990 Frais d'inscription: 30$ (payables sur réception de la facture seulement) Renseignements: 343-7393 Veuillez m’envoyer votre dépliant Nom/Prénom Adresse Ville Code postal Retourner ce coupon- réponse à CAFÉ Université de Montréal C.P.6128, succursale A Montréal (Québec), H3C 3J7 Flammarion Saint-Denis déménage avenue Laurier.Venez célébrer avec nous à la nouvelle librairie le dimanche 7 janvier de 9 h 30 à 21 h • Un livre en cadeau à tous les enfants présents • Animation et activités-surprises • Rencontres avec des auteurs HORAIRE DES RENCONTRES de 12 h à 13 h 30 Bertrand Gauthier et Marie-Francine Hébert (Courte-Échelle) de 13 h à 14 h Guy Boulizon et Marie Laberge de 14 h à 15 h Clémence Desrochers et Hélène Pedneault de 15 h à 16 h (L’heure du conte) Fernande Mathieu-Stasse raconte.de 16 h à 17 h Michel Tremblay 371, avenue Laurier Ouest 277-9912 LA LIBRAIRIE • t lammarion C-8 ¦ Le Devoir, samedi 6 janvier 1990 CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l'attention de Christiane Vaillant.ASTRE I: (327-5001) - Born on the 4 th of July ven.au dim.1 h, 4 h, 7 h, 10 h., lun.au jeu.7 h, 9 h 50 ASTRE II: — Back to the Future no 2 ven.au dim.1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30, 9 h 40, lun.au jeu.7 h, 9 h 15 ASTRE III: — War of the Rote* * ven.au dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h 10, 7 h 30.9 h 50, lun.au jeu.7 h, 9 h 30 ASTRE IV: — Always ven.au dim.2 h 55, 7 h 15, lun.au jeu.9 h.ven.sam.dern.sped.11 h 15— She Devil ven.aü dim.1 h, 5 h 15, 9 h 30, lun.au jeu.7 h.BERRII: (286-2115) — Retour vers le futur no 212 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h 15, 9 h 30 BERRI II: — Cinéma paradlso 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 BERRI III: — Astérix et le coup du menhir 12 h 30.2 h 15, 4 h, 5 h 45— Mon cher papa 7 h 30, 9 h 45 BERRI IV: — Noce blanche 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI V: — Rofelyne et les lions 7 h, 9 h 45— Mon cher papa 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45 BONAVENTURE I: (861-2725) - Prancerven.au dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, lun.au jeu.7 h.— Dadtous les soirs 9 h 10 BONAVENTURE II: - Wliardven.au dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, lun.au jeu.7 h 15— She Devil 9 h 15 BROSSARD I: (465-5906) - War of The Roses ven.au dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 25, lun.au jeu.7 h, 9 h 25 BROSSARD II: — Mon cher papa ven.au dim.1 h 45, 7 h, lun.au jeu.7 h.— Al-waysven.au dim.4 h 15, 9 h 20, lun.au jeu.9 h 20 BROSSARD III: - Born on the 4th of July ven.au dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 50, lun.au jeu.7 h, 9 h 50 CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- Always ven au dim.12 h 10, 2 h 30, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35, lun.au jeu.7 h 15, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 2: - War of the Roses ven.au dim.12 h 20, 2 h 45, 5 h, 7 h 25, 9 h 45, lun.au jeu.7 h 25, 9 h 45 CARREFOUR LAVAL 3: - Bom on the 4th of July ven.au dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 50, lun.au jeu.7 h, 9 h 50 CARREFOUR LAVAL 4: - She Devil ven au dim.5 h 05, 7 h 15, 9 h 40, lun.au jeu.7 h 15, 9 h 40— Wizard ven.au dim.12 h 30, 2 h 35 CARREFOUR LAVAL 5: — Mon cher papa ven au dim.12 h, 2 h 20, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25, lun.au jeu.7 h 05, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 6: - Back to the Future no 2ven.au dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30, lun.au jeu.7 h, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mtl- Back to the Future no 212 h 45, 2 h 50.4 h 55, 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: - Born on the 4th ol July1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 CINEMA ÉGYPTIEN 3: - Born of the 4th of July1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- Bye Bye chaperon rouge 1h15,3h15, 5h15— Family Business Ir.7 h 15, 9 h 15 CINÉMA OMÉGA 1 : — De quoi Je me mêle ven.au dim.5 h 15, 7 h 30, 9 h 30, lun.au jeu.7 h 30, 9 h 30— Tous les chiens vont au paradis ven.au dim.1 h 15, 3 h 15 CINEMA OMÉGA 2: - Blaze (tr.) ven.au dim.5 h, 9 h 30, lun.au jeu.9 h 30— Bye Bye chaperon rouge ven au dim.1 h, 3 h, 7 h 30, lun.au jeu.7 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-laurent, Mtl (843-6001) — CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Always ven.sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30, lun.au jeu.7 h.9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: - Back to the Future no 2 ven.au dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30.lun.au jeu.7 h, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3:- Wizard ven.au dim.12 h 50, 2 h 55, 5 h, 7 h 05, 9 h 10, lun.au jeu.7 h 05, 9 h 10 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: — War of The Roses ven.au dim.12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 40, lun.au jeu.7 h 20, 9 h 40 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: - Born on the 4th of July ven.au dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 50.lun.au jeu.7 h, 9 h 50 CINÉMA POINTE-CLAIRE 6: - She Devil ven.au dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20, lun.au jeu.7 h 15, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— sam.A double tour 18 h 35— Les bonnes femmes 20 h 35— dim.Les godelureaux 15 h.— Le beau Serge 18 h 35— L'avarice L'oeil du malin 20 h 35 CINEMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) -Blaze6 h 45, 9 h 30, sam.dim.1 h 10, 3 h 45, 6 h 45, 9 h 30 CINÉMA V - 2: - Steel Magnolias 6 h 50.9 h 25, sam.dim.1 h 15, 4 h, 6 h 50, 9 h 25 CINÉPLEX I: (849-3456) - Always 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX II: - Cruising Bar 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 30 CINÉPLEX.III: — Jésus de Montréal 1 h 45, 4 h 15, 7 h 05, 9 h 35 CINÉPLEX IV: - Portion d'éternité 1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 CINÉPLEX V: — / Want to Go Home 1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 CINÉPLEX VI: — La vie et rien d'autre 1 h 10, 3 h 55, 6 h 40, 9 h 25 CINÉPLEX VII: — Crimes and Misdemeanors 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 CINÉPLEX VIII: — War of the Roses 1 h 30, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX IX: — Cinéma Paradlso 1 h 20, 4 h 20, 7 h 05, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Crimes et délits 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS II: - Cruising Bart h, 3 h, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS III: - Révolution française Les Années Lumières 1 h 15, 5 h 15, 8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS IV: - Révolution française Les Années Terribles 1 h 30, 5 h 30, 8 h 45 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester, Mil (283-8229)— sam.Vie d'ange 19 h.— dim.Tl-cul Tougas 19 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— sam.Journey Into Fear 19 h.— The StrangeriQ h 30— dim.Lady from Shanghai 19 h.— Macbeth 21 h.CRÉMAZIE: (388-4210) — Retour vers le futur no 2 ven.au dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30, lun.au jeu.7 h, 9 h 30 DAUPHIN I: (721-6060) - Astérix et le coup du menhlrven.au dim.12 h, 1 h 40, 3 h 20, 5 h — Cruising Bar ven.au dim.12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 15, lun.au jeu.7 h 15,9h 15 DAUPHIN II: — Sexe, mensonges et vidéo ven.au dim.7 h 30, 9 h 30, lun.au jeu.7 h 30, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - War of the Roses ven.au dim.12h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 45, lun.au jeu.7 h 20, 9 h 45 CINÉMA DÉCARIE 2: - Back to the Future no 2 ven.au dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30, lun.au jeu.7 h, 9 h 30 OORVAL I: (631-8586) — Tango and Cash ven.au dim.12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 30, lun.au jeu.7 h 15, 9 h 30 DORVAL II: — The Little Mermaid ven.sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h, lun.au jeu.7 h, 9 h.DORVAL III: — The Bearven.sam.dim.1 h — We re No Angels ven.sam.dim.2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30, lun.au jeu.7 h 15, 9 h 30 DORVAL IV: — All Dogs Go to the Heaven 1 h.— Steel Magnolias ven.au dim.4 h, 6 h 45, 9 h 15, lun.au jeu.6 h 45, 9 h 15 DU PARC 1: (844-9470)- Tango et Cash 7 h, 9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10 DU PARC 2:— We're no Angels 7 h 15, 9 h 20, sam dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 20 DU PARC 3: — Family Business 7 h, 9 h 30.' sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 1 : (521-7870)- ByeBye chaperon rouge 1 h, 3 h, 5 h— La société des poètes disparus 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 2: — De quoi Je me mêle 1 h 15, 3 h 15, 5 h, 15, 7 h 15, 9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - All Dogs go to Heaven 1 h 30, 5 h 20— Natloal Lampoon's Christmas Vacation ven.au dim.3 h 25, 7 h 20, 9 h 30, lun.au jeu.7 h 20, 9 h 30 FAIRVIEW II: — Family Business ven.au dim.1 h 30.3 h 55, 6 h 45, 9 h 20, lun.au jeu.6 h 45.9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-War of The Roses 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Valmont 1 h 05, 4 h, 7 h, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Always 12 h, 2 h 25, 4 h 50, 7 h 20, 9 h 50 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Wizard 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)- GREENFIELD I: (671-6129) - Family Business ven.sam.dim.4 h 30, 7 h, 9 h 30, lun.au jeu.7 h, 9 h 30— L'ours 12 h 30, 2 h 30 GREENFIELD 2: — Passions tourmentées ven.sam.dim.1 h 15, 4 h, 6 h 50, 9 h 25, lun.au jeu.6 h 50, 9 h 25 GREENFIELD 3: — La petite sirène ven.au dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h., lun.au jeu.7 h, 9 h.’ IMAX: Vieux-Port de Montréal— Grand Canyon et Benthos (fr.) ven.10h 15,13 h45,15h 30, 17 h 15, 19 h, 22 h 30— Grand Canyon and The Deepest Garden 12 h, 20 h 45— à compter du 6 janv.mar.au ven.10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 19 h., sam.dim.13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h., ven.sam.dern.sped.22 h 30— anglais: mar.au dim.12 h, 20 h 45 IMPÉRIAL: (2887102) - Family Business 1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30 LAVAL I: (6887776) — De quoi je me mile 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 30 ven.sam.dern.sped.11 h 40, lun.au jeu.7 h 20, 9 h 30 LAVAL II: — ByeBye chaperon rouge 12 h, 1 h 50, 6 h 10— Le petit diable 4 h, 7 h 45, 9 h 45 ven.sam.dern.sped.24 h., lun.au jeu.7 h 45, 9 h 40 LAVAL III:— L'ours ven.au dim.12 h 40, 2 h 50— Blaze tr 4 h 45, 7 h 10, 9 h 40 ven.sam.dern.sped.24 h, lun.au jeu.7 h 10, 9 h 40 LAVAL IV:— Family Business fr.4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 ven.sam.dern.sped.24h., lun.au jeu.7 h 10.9 h 30— Tous les chiens vont au paradis 12 h 30, 2 h 30 LAVAL V:— La petite sirène 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.ven.sam.dern.sped.11 h, lun.au jeu.7 h, 9 h LAVAL 2000 1: (687-5207)- Retour vers le futur no 2 ven.au dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30, lun.au jeu.7 h, 9 h 30 LAVAL 2000 2:- Cruising Bar 23 déc au 4 janv.5 h 25, 7 h 25, 9 h 15— Astérix et le coup du menhlrven.au dim.12h30,2h 50, 3 h 20— Cruising Bar ven.au dim.5 h 25, 7 h 25, 9 h 15, lun.au jeu.7 h 25, 9 h 45 LOEW'S l:(861-7437) - We're No Angels 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 35 ven.sam.dern.sped.11 h 40 LOEWS II:- Steel Magnolias 1 h 30, 3 h 55.6 h 30, 9 h 05, ven.sam.dern.sped.11 h 30, jeu.1 h 30.3 h 55, 9 h 30 LOEWS III:- Blaze 1h15,4h05,6h45,9 h 15 ven.sam.dern.sped.11 h 35 LOEWS IV:- Look Who's Talking 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 15, ven.sam.dern.sped.11 h 15 LOEWS V:- The Bear 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 25 ven.sam.dern.sped.11 h 25, lun.1 h 15, 3 h 15.5 h 15, 9 h 25 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Sam.salle 1: Un pire et passe 19 h— Au delà du vertige 21 h — salle 2: Nocturne Indien 19 h 15— Jésus de Montréal 21 h 15— Salle 3: Sonate d'automne 19 h 30— Fenêtre sur cour21 h 30— Dim.Salle 1 : S.O.S.fantômes 2 14 h— Jésus de Montréal 16 h—Un pire et passe 19 h— Audelidu vertige 21 h— Salle 2: Moustache, Cor-nlpoll et les autres 14 h 15— Son alibi 16 h 15— Jésus de Montréal 19 h 15— Nocturne Indien 21 h 15— Salle 3: Sonate d'automne 19 h 30— Fenêtre sur cour 21 h 30 PALACE 1: - Tango and Cash 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 30, ven.sam.dern.sped.11 h 50.PALACE II:- The Little Mermaid 12 h 05, 2 h, 4 h, 6 h, 8 h, 9 h 45 PALACE III:— National Lampoon's Christmas Vacation 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 40 ven.sam.dern.sped.11 h 50 PALACE IV:— Harlem Nights ven.au dim.6 h 45, 9 h 10 ven.sam.dern.sped.11 h 35, lun.9 h 30, mar.mer.6 h 45, 9 h 10, jeu.9 h 45— All Dogs Go to Heaven 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30 PALACE V:- Quarantine 1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h35, 9 h 45, ven.sam.dern.sped.11 h 55 PALACE VI:— Family Business fr.6 h 55, 9 h 20 ven.sam.dern.spect.11 h 45— L’ours 12 h 20, 2 h 20, 4 h 20 PARADIS I: (354-3110)— Retour vers le futur no 2 ven.au dim.1 h, 3 h 1Q, 5 h 20, 7 h 40,10 h., lun.au jeu.7 h, 9 h 30 PARADIS II:— Cruising Bar ven.au dim.1 h, 3 h, 5 h; 7-h.9 h., lun.au jeu.7 h, 9 h.PARADIS III:- Astérix sf le coup du menhir ven.au dim.1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15 Mon cher papa ven au dim.7 h 45,10 n., lun.au jeu.7 h 30, 9 h 40 PARISIEN I: (866-3856)— Tous les chiens vont au paradis 12 h 45, 5 h — La famille Yen 2 PARISIEN III:— Blaze fr.1 h 15, 3 h 45,6 h 15, 9 h 10 PARISIEN IV:- La petite sirène 12 h, 2 h, 4 h, 6 h, 8 h.PARISIEN V:- te petit diable 12 h 30,2 h 45, 5 h 05, 7 h 45, 9 h 45 PARISIEN VI:- Bye Bye chaperon rouget 2 h, 2 h, 4 h, 6 h— Monsieur Hire 7 h 25, 9 n 25 PARISIEN VII:— Passions tourmentées 1 h 10, 3 h 45, 6 h 20, 9 h 05 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Back lo the Future no 212 h 15, 2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II:- SheDevIlU h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 40 PLACE ALEXIS NIHON III:- Henry V1 h, 3 h 45, 6 h 45, 9 h 25 PLACE LONGUEUIL 1:(679-7451)- Retour vers le futur no 2 ven.au dim.12 h 15,2 h 30.4 h 45, 7 h, 9 h 30, lun.au jeu.7 h, 9 fl 30 PLACE LONGUEUIL 2: - Astérix al le coup du menhlrven au dim.12 h 20,1 h 55,3 n 30— Cruising Bar ven.au dim.5 h 15, 7 h 15, 9 h 15, lun.au jeu.7 h 15, 9 h 15 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-35501-sam.The Big Picture 7 h 15, 9 h 30— The Rocky Horror Picture Show 11 h 30— dim.Willy Wonka and the Chocolate Factory 3 h.— Sea of LoveS h.— The Big Picture?h 15, 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mtl (849-0041)- New York Stories sem.6 h 30, 9 h sam.dim.1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h.VERSAILLES l:(353-7880) - La petite sirène 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h 30, lun.au jeu.7 h 30, 9 h 30 VERSAILLES II:- De quoi/'me mêle 1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 30,9 h 35, ven.sam.dern.spect.11 h 40, lun au jeu.7 h 30,9 h 35 VERSAILLES III:- La famille Yen ven.au dim.5 h 10, 7 h 10,9 h 10ven sam, dern.spect.1.1 h 10, lun au jeu.7 h 10,9 h 10— L'ours 1 h 10,3 h 10 VERSAILLES IV:- Blazelr.ven au dim.12 h 40, 6 h 40,9 h 10 ven.sam.darn sped 11 h 30, lun.au jeu.6 h 40, 9 h 10— Tous les chiens vont au paradis 3 h 10,5 h.VERSAILLES V:- Bye Bye chaperon rouge 1 h 20, 3 h 30, 5 h 35— Le petit diable T h 40.9 h 40 ven.sam dern sped.11 h 35 VERSAILLES VI:- Passions tourmentées ven au dim 1 h 30.3 h 55, 6 h 30.9 h.ven sam.dern spect.11 h 35, lun au jau.6 h 30.9 h.EXPOSITIONS Ateliers et galeries AÉROPORT DE MIRABEL: Mirabel- < Fictions > 24 artistes internationaux, installations, photos, affiches, vidéo-art, musique, du 30 sept, au 28 fév.ARMADA: 52 Le Royer ouest, Montréal (843-5045)— ¦ Humeurs > gravures, encres et peintures de Denise Lapointe, du 20 déc au 31 mars ART A ARTE INC.: 3886 St-Huberl, Montréal (281-8556)— En permanence, une pléiade d'artistes: Bar-ragan.Pérez Celis, Santander, Grass, Tomas, du mer au sam.de 12h 30 à 18h, sur rendez-vous ARTICULE: 4060 St-Laurent ste 106, Montréal (842-9686)— John Keenan, rétrospective des peintures et dessins de l'artiste, du 13 janv.au 11 fév , mer au dim.de 12h à 17h.ATELIER DE CRÉATION OASIS: 940 St-Pierre, SI-Roch-sur-Richelieu (785-5663)— En permanence, travaux de Thérèse.André et Gaétan Pilon, huile, aquarelle, médium sec.sur rendez-vous.ATELIER GALERIE ROBERT ROUILLIER: 57 St-Cuthberl, Montréal (287-7444)— Oeuvres de W.W.Armstrong, J Rhéaume, M.de Carrier, A.Fortin et S.Perreault ATELIER LE CORBEAU: 13 rue Principale N , Sutton (5382712)— Oeuvres d'artistes de ta région.ATELIER DE GRAVURE DE LAVAL: 74 ave du Pacifique.Laval (662-1513)— Salon des métiers d'arts de l'Atelier de gravure de Laval, tusqu'au 21 janv .(relâche du 20 déc.au 9 janv ), mer de 20h.à 22h 30, ven et dim.de 13h à 17h ATELIER POINT RADIAN: 4521 ave du Parc ste 5.Montréal (842-5683)— • Vis-à-vis • dessins de Carmen, du 27 déc au 21 janv ., jeu au dim.de 12h.à 17h.' AUBES 39 3 5: 3935 St-Denis, Montréal (845-5078)— Jean-Claude Ruggireflo.du 9 déc au 6 jan BALCON D'ARTS: 650 Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Exposition Hier et Aujourd'hui: oeuvres de Suzor Côté.Ayotte, Brymmer, Culien, Fortin, Hammond.Harris.Jackson.Poirier.Richard.Rousseau et Sheritl-Scott.aussi Brunet, Bruni, Brunoni, Bertounesque, Cosgrove.Del Signore.Der.Horik, Hudon.lacurlo, Kirouac.Langevin.Lecor.Masson.Mercier, Munerel, Noeh, Palmaerls, Paquin, Richer.Rebry.Tigner, tremblay et autres— Sculptures de Normand Hudon.Nicole Taillon et Richard Viau LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Oeuvres de Francis Paquet, à compter du 19 déc BOA OBJET D’ART: 3510 St-Laurent ste 205, Montréal (2888990)— Céramiques d'Eva Ferenczy-Reichman et de Marie-Christine Lete.du 4 janv.au 16 fév.BOURSE D'OEUVRES D’ART DE MONTRÉAL: 5487 Paré.Ville Mont-Royal (341-6333)— Grande salle d'exposition et de vente d’oeuvres d'art— Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres, du mar au dim 10b à 16h CAFÉ DE LA CRITIQUE: 2381 Beaubien est, Montréal— Exposition de photos, de la Compagnie d'Art sub aquatique H3‘, photographe 20' cetcius, du 4 déc au 14 jan CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 rue Victoria, Montréal (488-9559)— « La foire de Noel » du 29 nov.au 6 janv, mar au sam CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine.Montréal (739-2301)— Sculptures récentes de Paul Bowen, du 9 janv.au 2 fév CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920 Baile.Montréal (939-7026)— Exposition Manufactures de la Nouvelle-Angleterre photographies de Serge Hambourg, jusqu'au 11 fév.mer et ven de 11h.à 18h , jeu de 11h.à 20h .sam.et dim de 11h à 17h.CENTRE CULTUREL LE VIEUX-PRESBY-TÊRE: 15 rue des Peupliers.St-Bruno— • Âme-/Corps/Mouvement.oeuvres de Odetle Fortier-Au-clair, du 26 nov au 28 janv, tous les lours CENTRE DU DESIGN: 1600 Notre-Dame 0 , ste 105, Montréal (933-6095)— • Montréarts • art actuel, du lun.au ven 10h à 16h , le week-end et en soirée sur rendez-vous CENTRE DE DESIGN DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 200 ouest Sherbrooke.Montréal (987-3395)— « La Manzana • Mar-torell, Bohigas.Mackay.architectes, du 11 ianv au 11 lév.mer au dim.de 12h.à 18h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine.ste 444.Montréal (393-8248)— Oeuvres de Jean-Yves Leblanc, du 17 janv au 17 fév, mer au sam de I2h à 17h CENTRE INTERNATIONAL DE DESIGN DE MONTRÉAL: 85 ouest St-Paul.Montréal (842-4545)— Exposition sur te design industriel danois, du 3 au 21 fév CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— « La musique des pages miroirs ¦ oeuvres de Robert Racine, du 10 au 31 janv COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 St-Ambroise.Montréal (935-1291 )— Galerie Rouge Monique Veillette— Galerie Jaune Oeuvres de Caroline George et Christine Redlern— Galerie Bleue Oeuvres de Lucinda Vandenieuwegiessen— du 3 au 31 janv., Ouvert tous les jours COMPLEXE GUY-FAVREAU: 200 ouest bout René-Lévesque, Montréal— Salle de conférence Oeuvres de C Blin, M Cojan, T Joyce-Gagnon, R Guertin.D Nie, M Landry, D.Legrain, L.Morgan, B Neveu.A.Sandonato et V Veletcu, jusqu'au 31 janv CORPORATION DU VIEUX PRESBYTÈRE DE LONGUEUIL: 340 ouest St-Charles.Lon-gueuil— < Transit » oeuvres de Monic Thouin-Per-rault, du 12 au 21 janv., jeu.au dim.DAZIBAO: 4060 St-Laurent, espace 104.Montréal (845-0063)— Photographies de Anne Ramsden, du 6 au 28 janv.ENCADREMENT IDÉE: 235 St-Paul 0.Montréal (2885820)— Oeuvres d'artistes canadiens et américains— Également affichés, encadrement, laminage.EXPOSITION: 5850 ouest Sherbrooke, Montréal-Peintures récentes de Chery Holmes, du 16 oct.au 15 janv., mar.au sam.EXPOSITION: 8185 Berri, Montréal— ¦ Circuit sans restriction » travaux de 11 artistes en arts visuels, du 13 au 21 janv., de 12h.à 18h.EXPOTEC 89: Vieux-Port de Montréal (496-IMAX)— « Zoom sur les sens • exposition sur la communication, mer.au dim.de 10h.à 22h.EXPRESSION CENTRE D’EXPOSITION DE ST-HYACINTHE: 405 rue St-Simon, St-Hyacinthe (773-4209)— Oeuvres de Angèle Verret, pastel et médias mixtes, du 28 janv.au 14 lév.FORT CHAMBLY: Salle Albani, Chambly (658-1585)— Exposition traitant de l'histoire du Fort Chambly sous le régime français— • Rébellions 1837-1838 ¦ à compter du 29 juin, du mer.au dim.10h.à 17h.GALERIE ART-JEUNESSE: 1320 Wolle.Montréal— La Fou-Art des Fêtes 89, artistes québécois, à compter du 17 déc.GALERIE D’ART L’ARISTOCRATE: 1500 Atwater, Montréal (935-8030)— Peintures de N.Boisvert.M Brazeau, M.Favreau, G E.Gingras, J P.La-pointe.A Richardson.A.Rousseau et C D.Valais GALERIE D'ART DU COLLÈGE EDOUARD-MONTPETIT: 945 chemin Chambly, Longueuil (679-2630)— Événement Rive-Sud du Québec, du 9 janv.au 2 mars GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (848-4750)— Exposition des professeurs de la Faculté des beaux-arts, du 23 nov.au 10 janv — Peintures victoriennes The Beaver-brook Art Gallery, du 18 janv au 24 fév.GALERIE L'ART FRANÇAIS: 1434 ouest Sherbrooke, Montréal (849-3637)— Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE D'ART ALAIN LACAZE: 129/131 St-Paul, Québec (418692-4381)— Huiles, aquarelles et estampes d'Alain Lacaze, en permanence GALERIE AUBES 39 3 5: 3935 St-Denis.Montréal (845-5078)— Oeuvres de Jean-Claude Ruggirello.du 9 déc au 6 janv.GALERIE LAURIENNE BAZINET: 5451 ouest Sherbrooke, Montréal (483-2607)— Peintures et sculptures des artistes de la Galerie, tout ianv , du mer.au dim.GALERIE C.BROCARD: Montréal (353-9396)— Liquidation permanente réduction de 20% à 60% sur peintres canadiens Cosgrove.Riopelle, Suzor Côté.Fortin, Ayotle, Masson, Richard, Rousseau, lacurto et autres, sur rendez-vous GALERIE CADRE: 5431 St-Laurent, Montréal (271-9990)— Collection unique de marionnettes anciennes.Théâtre Wayang-Gulik, d'Indonésie, du mar, au dim GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 Ste-Catherine ouest.Montréal (397-0044)— Exposition • Love Muscle *, du 2 déc.au 13 jan.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 20ouest Marie-Anne, Montréal (284-2631)— Oeuvres de Dominique Blain.du 9 déc au 13 janv.GALERIE DES CINQ CONTINENTS: 1225 ave Greene.Montréal (931-3174)— Le marché global, collection d'artisanal des 5 continents, du 5 déc au 6 janv.— Bazar de textiles tissé, imprimé, brodé, appliqué.du monde entier, du 8 janv au 3 lév GALERIE CULTART: 360 est rue Roy, Montréal (8483596)— Oeuvres sur papier, exposition des artistes de la galerie, du 14 déc au 30 janv.GALERIE DARE DARE: 4060 St-laurent ste 211, Montréal (844-8327)— « Une chaise métaphore et monument » oeuvres de John Lindsay Gouws, du 10 au 28 janv., mer au dim de 12h à 17h.GALERIE BERNARD DESROCHES: 1444 ouest Sherbrooke.Montréal (842-8648)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, William Barnes, Paul André, Suzor Côté, Andrien Hébert et tableaux récents de Helmut Gransow GALERIE DU MOBILIER CONTEMPORAIN: 3643 St-Laurent, Montréal (289-9348)— Exposition de deux jeunes designers.Sylvie Durocher et lan Pratt, du mar.au sam.GALERIE ÉMERGENCE PLUS: 4728C rue Men-tana.Montréal (597-0922)— Photographies de Petro-nella Van Dyk, du 13 déc.au 5 janv — Scander, regard sur l'installation électronique et vidéographique.installation de Daniel Jolliffe et bandes vidéo de Paul Landon.Katherine Liberovskaya, Pascale Ma-laterre et Don Ritter, du 10 au 26 janv , mer.au dim, GALERIE ESTAMPE PLUS: 49 Saint-Pierre, Québec (418694-1303)- Salle: Marcelle Dubé Salle 2 Dorny — Dussau, Carcan — Piza, à compter du 3 déc., du mar.au sam, de 11 h.30 à 17h.30, dim.de 13b à 17h 30 GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 4524 de La Roche, Montréal (842-3639)— Estampes originales de maîtres européens et japonais— ouvert du mar.au ven.10h.à 18h, sam.12h.à 17h.GALERIE DES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine.Montréal (846-5484)— Oeuvres de Patrice Stanley, du 1er janv.au 23 fév GALERIE GMP: 424 est Duluth.Montréal (845-4606)— < Les diamants de mon pays » du peintre Girard, jusqu'au 31 janv., mer au dim.de 14h à 22h GALERIE LES HAVRES GRIS: 215 ouest St-Paul, Montréal (982-3314)— • Ouvrir un livre et tomber en extase ¦ oeuvres de N Brazeau.K Wosma-kovska, P.Maning, P Lebel, J.Chabot, P Desrosiers.M Cramer, J.Latargue, M Lapointe, M.Fortier.L.T.Yum, B.Casaubon, P.Mercier Fauvel, J.Lefèvre.P.Fortin et A, Vaudrin, tous les jours GALERIE HORACE: 906 ouest King, Sherbrooke (819-821-2326)— Salle 1: Graham Cantieni, peintures— Salle 2: Lorraine Dagenais, techniques mixtes, du 5 au 28 janv.GALERIE L'IMPRÉVU: 251 ouest Laurier, Montréal (270-8855)— Oeuvres de Angers, Auger, Beau-lieu.Clément, Dufresne, Gauthier, Gérard, Guérard, Kanaté, Laliberté-Bermingham, Lavoie, Lyre, Paquin, Parinello, Pimparé, Pelletier, Taillefer, Teasdale et Trottier GALERIE KASTEL: 1366 ave Greene, Montréal (9388735)— Nouvelles acquisitions signées de J.W.Beatty, J.Beaudoin, F.Brandtner, L.Brooks, S.Brunoni.S.Chase, Suzor Côté, B Des Clayes, M A.Fortin, P Hurt.A.Y.Jackson, H.W.Jones, M, Lapensée, J.P.Lemieux et autres, du mar.au sam.10h.à 17h,30.GALERIE CLAUDE LAFFITE: 1446 ouest Sherbrooke, Montréal (2887718)— Au 1480 ouest Sherbrooke, • Renoir à Riopelle • Exposition de Maitres du 20e siècle: oeuvres de Renoir, Rouault, Picasso, Miro, Laurencin, Hofmann, Marini.Motherwell, Appel et Riopelle GALERIE LANGAGE PLUS: 750 ouest rue Scott.Alma— A.T.W.Passé Présent Futur, jusqu'au 14 janv.GALERIE LAVOIR: 3632 St-Laurent, Montréal— En permanence, 40 tableaux de Jeanca, peints sur le mur.GALERIE LUDOVIC: 1390 Sherbrooke 0., Montréal (844-9788)— Oeuvres de Poissant, Rousseau, Chapdelaine, Hrabe, Desjardinè, Lamoureux.Hudon et Bertounesque GALERIE LISETTE MARTEL: 467 Notre-Oame, Montebello (819-4286361)— Exposition des oeuvres de L.Archambault, Cosgrove, Pichê, Rebry, Oelsi-gnore, St-Marc-Moutillet, Soulidas, LeCor, Hudon et autres, tous les jours de 10h.à 18h.GALERIE MIHALIS: 1500 Sherbrooke 0., Montréal (932-4554)— 2e étage Collection permanente.GALERIE MONTCALM: 25 Laurier.Hull (818595 7488)— • Arts sacrés du Québec • du 20 déc au 28 janv., mar.au dim.de 10h.à 17h.GALERIE OCCURRENCE: 911 Jean Talon est.suite 039 (495-3353)— Oeuvres de Luc Bergeron, jusqu'au 14 jan.90 GALERIE PIERRE BERNARD: 141 rue Champlain, Hull (777-4437)— Oeuvres de R.Alexandre, F.Alvarez, L.Ayotte, J.Bauchesne, RW Burton, V Bachelier.R.Cantin, S M.Cosgrove, D Desmarais, M Fecteau, M A.Fortin, A.Gagnon, F.lacurto, M.Mauro, R.Ouelet.H De Passille, A.Rousseau, R.Sanschagrin, L.P.Tremblé, A.Vézina, sculptures bronze de A.Gagnon, L Latulippe, R Langevin, J.Malo et S Sato, du 6 déc.au 10 janv.GALERIE PINK: 56 ouest Notre-Dame, Montréal (9359851)— Clichés, exposition de groupe, du 15 déc.au 14 janv.— Peintures récentes de Peter Raymond, du 17 janv.au 4 lév.GALERIE POWERHOUSE: 4060.bout St-laurent, Montréal— Métro d'art, une exposition de douze artistes dans sept stations de la ligne numéro deux du métro de Montréal, du 2 au 14 jan.GALERIE PRIM: 3981 St-Laurentste310.Montréal— Exposition de collages numériques de Pierre Jasmin, du 9 au 30 janv., lun.au ven.10h à 1 Bh.GALERIE RENÉE HAMEL: 56A Blainville O Ste-Thérèse (430-6722)— Exposition des peintres et des sculpteurs de la galerie, mar au sam.12h à I8h ' GALERIE RICHARD HEVEY: 80 Morin.Ste-Adèle (229-4341)— Oeuvres de H.Champagne, P.Tougas.A.Leimanis.M.Fecteau, A.Arts, F, lacurto, R.Cantin, Basque.M Gagnon et autres, ouvert tes sam et dim.GALERIE ROLLAND: 2350 Guy.Montréal (932-9739)— Estampes originales de maitres européens et québécois: Dussau.Ting, Pellan, Riopelle et autres, lun, au ven.10h.à 17h.30, sam 10h à 17h.GALERIE ROYALE: 1420 ouest Sherbrooke, Montréal (845-4383)— Oeuvres de A.Fernandez, L.labbé, F.Lorion, A Leblanc, J.Montpetit, A Crawford et J.Tousignant GALERIE SOHO MERCER: 250A Lyon.Ottawa (2382451)— Oeuvres d'artistes contemporains, mar.au sam.12h.â 17h.GALERIE SKOL: 4060 St-Laurent, espace 107, Montréal (842-4021)— Oeuvres de Guy Blackburn, du 6 au 28 janv GALERIE TOILE ÉTOILE: 5011 Queen Mary.Montréal (342-7649)— Oeuvres récentes des artistes de la galerie, du mar au sam.11h.à 17h GALERIE TROIS POINTS: 307 Ste-Catherine O, ste 555, Montréal (8455555)— Oeuvres de Jean-Marie Martin, du 10 janv.au 3 lév , du mer au sam.GALERIE DE L'UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 rue Berri, Montréal— Salle J-R120:.Machinations > introduction de l’ordinateur dans le domaine des arts, du 12 au 28 janv — Ob|ets-peintures.oeuvres de Louise Mercure, du 12 au 28 janv GALERIE VENTE ET LOCATION MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1434 ouest Sherbrooke.3e étage.Montréal (2851611)— Collection de Noél, oeuvres jusqu'à 5500.GALERIE VERRE D’ART: 1518 Sherbrooke 0 , Montréal (932-3896)— Verre contemporain international, du 14 déc au 31 janv.GALERIE DU VIEUX-MONTRÉAL: 19 Cour Le Royer, ste 301, Montréal (842-9208)— Exposition permanente, oeuvres de Chagall et Riopelle.tous les jours de 11h.à 13h.HOTEL REINE ELIZABETH: Montréal- Exposition de photographies appelée • Le Montréal des Montréalais • ouvert tous les jours INTÉRIEURS RÉGIS FORTIN: 1564 Van Horne, Montréal (2781680)— Artistes canadiens et d'Amérique latine (Argentine) art africain, obtets de collection, du mar.au sam.JARDIN BOTANIQUE: Montréal (872-1400)- Traditions.coutumes, contes et légendes de la tâte de Noél, du B déc.au 20 janv., tous les jours de 9h à 18h MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare.Piedmont (227-4322)— Exposition des oeuvres de René Richard, P V Beaulieu.Riopelle.Henri Masson, et autres MAISON DU BRASSEUR: 2901 boul.St-Joseph, Lachine (634-3471)— Aquarelles, acryliques et gravures récentes de Evelÿn Klein, du 19 nov.au 15 janv.MAISON NATIONALE DES PATRIOTES: St- Denis-sur-Richelieu— Centre d'interprétation relatant l’histoire des Patriotes de 1837-1836, de déc.à mai, mar.au dim.de 10h.à 17h.MAISON DU PRESSOIR: 10865 rue du Pressoir, Montréal— « Montréal, 125 ans de transport en commun > jusqu'au 28 janv.MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune, Dorion (4556290)— Visites guidées et historique de la Maison Trestler ainsi que de la ville de Vaudreuil, du mer.au dim.de 11 h.à 17h.OBORO: 3981 St-Laurent ste 499, Montréal (844-3250)— Oeuvres de François Hébert, du 13 janv.au 11 fév.PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COM MERCE DE LA FOURRURE: 1255 boul St-Jo-seph, Lachine (637-7433)— Sources de nos plus belles légendes et des plus grands écrits d'aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les jours PARC HISTORIQUE POINTE-DU-MOULIN: ile Perrot (453-5936)— Moulin à vent, maison du meunier, centre d'interprétation, visites guidées tous les jours.PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE: 1364, Chemin Ste-Marguerite (1-2282586)— Exposition de sept toiles tirées de la série • Incidences • de Guy Lapointe, jusqu'au 11 jan., du mer.au dim.de 11h.à 17h„ ven.de 11h.à 20h.PAVILLON MONT-ROYAL: 265 ouest Mont-Royal, Montréal— Photographies des étudiants en arts visuels de l'université de Montréal, du 8 au 13 janv., lun.au sam.LA PETITE GALERIE: 3535 Papineau, Montréal (5254333)— Oeuvres des artistes de la galerie dont: A.Rousseau, P.Tabouillet, Y.Bergeron, R.Dupuis, J.Walsh et M.Potvin RESTAURANT LES JARDINS DU BOISÉ: 6101 ave du Boisé, Montréal (737-6611 )— Oeuvres de Denyse Beaudry Leduc, tous les jours de 11 h.30 à 22h.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal-Hall d’entrée: Exposition de Noël, du 4 déc.au 7 janv.VIEUX-PRESBYTÈRE: 15 des Peupliers, St-Bruno-de-Montarville (653-7872)— Exposition de Odette Fortier Auclair en arts visuels, jusqu'au 28 jan., tous les jours de 13h.à 16h.30 et ven.de 19h.à 22h.Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul Pierrefonds, Pierrefonds (620-4181)— Oeuvres de Raymond St-Pierre, du 10 au 31 janv., tous les jours Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— Exposition Blickpunkte, jusqu'au 14 janv., mar au dim.de 10h.à 18h.MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300 St-Pierre, Rivière-du-Loup (418862-7547)— .Contenant Contenu t à partir de nos collections, un regard sur l'évolution des contenants, exposition permanente— Photographies de Marie-Alice Dumont, de nov.à avril— Léonard De Vinci, ingénieur et architecte, du 1er nov au 28 janv.— du mar.au dim.MUSÉE BEAULNE: 96 Union, Coaticook (818848 6560)— Jouets d'antan, du 4 nov.au 15 fév.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: Ottawa— Salle des dessins et estampes: Robert Bourdeau, photographe, du 8 déc.au 4 fév.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (2851600)— Collection permanente du musée— Dessins et estampes provenant de collections montréalaises, du 15 déc.au 18 fév — Le goût de l'art : les collectionneurs montréalais 18881920, du 8 déc au 25 fév (MUSÉE)CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920 rue Balte, Montréal (935700Q)— Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Maitres, 120,000 livres.45,000 photographies, ainsi que des fonds d’archives importants.(MUSÉE)CENTRE COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE: 5151 chemin Côte-Ste-Cathe-rine.Montréal (735-2386)— .Enfants de l'holocauste .et salle commémorative, du dim au |eu de 10h.à 16h , visites guidées les dim.à 10h.30.Réserv.requises pour visites à d'autres heures Entrée libre MUSÉE DE LACHINE: HOchemin LaSalle, Lachine (634-3471)— Pavillon Benoil-Verdickl: Collection du Musée de la Ville de Lachine, du 16 déc au 14 janv MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec (418643-2158)— • Objets de civilisation > exposition permanente — « La barque à voile • exposition permanente — « Mémoires • exposition permanente MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-2460)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin en permanence.— du mar.au dim.de 11h à 17h (fermé du 23 déc, au 9 jan ).MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520, ch de la Côle-Ste-Catherine.Outremont (277-9864)— Exposition .La bâte et le froid », jusqu'à la fin mars 90, du mer au ven de 9h.à t6h, dim de 10h.à 17h.Fermé les lun , mar et sam Réserv pour groupes MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale, Les Eboulements, Oué (418-635-2243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés MUSÉE DE L'ORATOIRE ST-JOSEPH: 3800 Queen Mary.Montréal (7388211H Exposition de crèches, 170 crèches de 62 pays, jusqu'au 6 fév tous les jours de 10h.à 17h.MUSÉE DU QUÉBEC: 1.av.Wolfe-Montcalm, Parc des Champs-de-Bataille, Québec (418-643-2150)— Galerie 1: < Lumière sur l’agrandissement du Musée >, du 7 déc.au 31 août: Galerie 3: • En retraite avec la nature: la dernière période de Lionel LeMoine FitzGerald, 1942 à 1956 >, du 7.déc au 28 jan.: Galerie 4: • Sélection de soupières du Musée Campbell, du 7 déc.au 14 jan.: Galerie 5: .La donation du Dr Marcel Carbotte au Musée du Québec >.du 7 déc.au 18 fév.Ouvert du mar au dim.de 10h à 17h.45, mer.de 10h.à 21h,45 (fermé le lundi).MUSÉE DU SÉMINAIRE: 9 de l’Université.Vieux-Québec (418692-2843)— Thomas Baillairgé, le plus grand architecte du Bas-Canada, du 11 oct.au 30 janv — mar.audim.de 11h.à 17h.du 1er oct.au 31 mai MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N., St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam et dim.de 12h.30 à 17h.et sur rendez-vous MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOU-LANGES: 431 boul.Roche, Vaudreuil (455-2092)— Exposition de photomontages de Pierre Gui-mond.du 16déc.au 4 fév., mar.audim.de 11 h à 17h.MUSÉE DAVID M.STEWART: Le Vieux Fort.Ile Ste-Hélène (861-6701)— Exposition • Le coeur au fil de la vie > objets uniques provenant du monde entier retraçant l'histoire et le symbolisme du coeur à travers les siècles, jusqu'au 3 janv.90 MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (8486942)— < Histoire d'os > présentation de l'Ostéothèque de Montréal— Également collection de mammifères, d'oiseaux, d’insectes, d'armes, d’appelants etc Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— 25e ann de la Guilde Graphique regroupant une cinquantaine d'oeuvres d'une vingtaine d'artistes québécois, du 14 déc au 14 |an.— Dessins de Hélène Léonard, du 24 janv au 24 fév — Les Inconnues, tableaux de Luc Béland.du 24 janv au 24 lév.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 De Lorimier, Montréal (872-1730)— Arbre de Noël décoré par les voisins, grands el petits, du 8 déc.au 8 jan — Du 8 déc au 14 jan.: Fascinante et multiple Afrique: trois expositions rassemblant des photographies prises en territoire africain, Couleurs sahariennes: Photographies en couleur d'Andrée et Yves Prévost: Espaces, lieux et demeures de Samir Saddi: Période africaine par le cinéaste Claude Jutra — • Jouets de A à Zoo > de la collection du Musée McCord, du 17 janv.au 18 fév MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 bout Monk, Montréal — • Les trains électriques • el tes » Sapins de Noël >, du 10 déc au 7 janv.— Objets-peintures 1988-89, oeuvres de Louise Mercure, du 11 janv.au 4 fév.MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal— Life, le 150e anniversaire de la photographie, tusqu’au 14 janv — Montréal l'hiver d'autrefois, jusqu'au 21 janv MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal— ¦ Noel et traditions • du 22 nov.au 7 janv — Figures d'accumulation, exposition du Musée d'art contemporain, du 14 janv au 11 fév — Le dessin animé, exposition interactive pour les enfants, du 17 janv au 11 fév MAISON DE LA CULTURE PARC FRONTENAC: 2550 Ontario E , Montréal (872-7882)- Il était une fois le logement ouvrier, jusqu'au 20 jan.— Studio 1 : La force de l'énergie, jusqu'au 6 jan — Peintures et sculptures de Serge Bruneau.du 16 janv au 18 fév — Studio 2: Portraits de quelques excavations, jusqu'au 6 jan — ¦ Après la comtesse de Ségur » oeuvres de Mireille Perron, du 11 lanv au 11 fév.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal— < Coup de crayon .Girerd, caricatures, du 11 au 21 janv THEATRE CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— • Le chemin de La Mecque • de Athol Fugard, à compter du 24 janv.mar au sam à 20h CAFÉ-THÉATRE RJR MACDONALD: 4375 est rue Ontario, Montréal (872-1644)— • Fanny • de Marcel Pagnol, m en s Maurice Côté, les 2821-27-28 janv et 2-84 fév.CEGEP EDOUARD-MONTPETIT: 945 chemin Chambly, Longueuil (6781616)— Le Carré Théâtre présente < Contes de la zone crépusculaire • texte et m.en s.Guy Beausoleil, du 16 janv.au 10 lév, mai au sam.20h CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Les Productions Cesser présentent t Sarah Bernhardt et la bâte • de Michael Bawlree, avec Monique Leyrac.du 17 janv.au 4 lév ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Montréal (526-6582)— « Artaud/tête-à-têts • production Groupe La Veillée, du 9 au 27 janv , du mar au sam à 20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521-4191)— La Nouveau Théâtre Expérimental présente < L'apocalypse de Jean > à compter du 16 janv, mar au sam à 20h 30 PLAYER'S THEATRE: 3480 McTavIsh, Montréal (398-6813)— • King Lear > de Shakespeare, du 9 au 27 janv., mar au sam à 20h RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4568 Papineau, Montréal (5282246)— • Le dernier délire permis • de Jean-Frédéric Messier, du 4 janv.tu 3 lév, mar au sam à 20h 30 SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Le Théâtre II Ve Sins Dire présentai La répétition » texte et m en t de Dominic Champagne du 8 |an au 3 lév , mar au tam è 20h 30 SANCTUAIRE DU ROSAIRE ET OE ST» JUDE: 3980 St-Denis, Montréal(7280372)- • La remise des médailles • de Benoit Ricard, du 14 déc au 6 janv .jeu au sam é 21 h STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ: Pavillon Judith-Jasmin.405 est Ste-Cathenne.Montréal (987-3456)— Le département de théâtre de TU-qam présente • Lear d'après Le Roi Lear • mémoire-création de André Houle, du 10 au 13 |anv é 20h THEATRE D'AUJOURD'HUI: 1297Papmaau.Montréal (523-1211 )— ¦ Le futur antérieur > de André Jean, m en s Marie Michaud, du 9 |anv au 3 lév THÉÂTRE CENTAUR: 453 Sl-Françoit-Xavier.Montréal (2883161)— • A Woman n Mine • de Alan Ayckbourn, du Maurice Podbrey.du 4 au 21 janv THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 SleC* therme 0 .Montréal (861 -0563)— • Ha ha • de Ré-lean Ducharme.m en s Lorraine Pmtal.Ou 23 janv au 17 fév, mar au ven 20h .sam 16h etîih THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 tel Sle- Catherme, Montréal (253-8974)— « Un simple soldat • de Marcel Dubé, m en s René Richard Cyr, du 11 |anv au 10 fév, les ven et sam é 206 30 THEATRE PORT-ROYAL: POA.Montréal (942-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente • Je veux voir Mioussov - de Valantin Katalev.m an a Jean Besré, du 6 |tnv au 10 lév.mar au ven 20h.sam 16h 30 et 21h théâtre DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (848 7277)- • Un oneau vivant dans la gueule • de Jeanne-Mance Delitle.m en t Brigitte Haentiens.du 15 janv au 10 lév , mar au tam 20h ,dim 15h THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Oenis.Montréal (844-1793)- .Valentmt • de Wdy Rueatt m en s Jean Besré traduction el adaptation Automne Maillet, du 17 |anv au 18 lév.mar au van .20h.sam 16h et21h ,dim 15h THÉÂTRE ST-OENJS 2: 1594 St-Oema.Montréal (2882525)- .Les Gaffeurs .de William Ven Zandt et Jane Milmore.du 21 au 25 Mv GRAND THÉÂTRE OE QUÉBEC: OuéOtC (418 643-8131)-Salle OctaveCrémazie Le Théâtre du Trident présente • Duo pour voix obetméae • de Maryse Pelletier, m eni Denis Bernard, du9|tnv au3 lév.VARIETES CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Re.ne-Ment Montréal (7381259)— En Français Seulement, le 7 ianv é 21 h.HÔTEL LE QUATRE SAISONS: 1040 ouest Sherbrooke.Montréal— Piano-Bar l'Apéro avec Gilles Jourdain, du km au ven 17h éOth LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Cèle Vertu.St-Laurent (7484322)— Atektr d art pour 1st entants.ieu au dim de 17h 30 é 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans Canada Pointe-Claire (694-4915) et 5830 Bout Taschereau.Brossard (6784404)- Ateliers d'art gratué pour laa entants |tu ven sam dim I7h é20h LA CAGE AUX SPORTS: 4380 bout Taschereau Brossard (676-4404)— Atehars d art gratuits pour Isa entants.ieu ven sam dim 17h XI 20h X LA CAGE AUX SPORTS Carrefour Angngnon 7077 Newman.LaSaila (363-1403)— Atelier d an gratuit pour les enfants, duieu au dim de 1 Th X t 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax 2900 boul Le Carrefour, Laval (6888244)— AMor d art »aW pour les entants.|eu au dm de I Th X è 20h X LA DILIGENCE: 7X5 bout Décent MonHM (731-7771)— Théâtre Candlelight .Eutae.comédie musicale avec Michelle Sweeney PhiSip Cole.Geraldine Hunt et Don Jordan, du mtr au dim diner I8h 30.spectacle 20h X LE REINE ÉLIZABETH: Salle Arthur 900 Ouest Dorchester.Montréal- Calé Baroque Arthur .Stay Follies • à compter du 23 nov , mer itu ven dim 20h 30.sam 20h et ?2h X MAISON DE LA CULTURE DU PLATIAU MONT-ROYAL: 465 est Mont Royal Montréal-Cinéma Fiero.l'été des secrets le é |anv é 14h -Poésie Prévert qui d 1981 avec Gordon Pmsent, Chris Wiggins.Tisa Chang et R H Thompson 15.30 Star Trek: The Next Gene ration 16.30 Sketches Ol Out Town 17.00 The Littlest Hobo 17.30 FT Fashion Television 18.00 Pulse CB TV5 13.00 Les héros du samedi 14.00 Concours musical international Reine Elisabeth de Belgique 1989 15.00 Apostrophes 16.30 Océaniques 17.00 Trente millions d'amis 17.30 L'école des tans CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Videoactivité 12.30 3e pôle 13.00 Visa santé 14.00 Festival Astérix » Astérix chez les bretons ¦ 15.30 Ciné-Cadeau Les calinours 17.00 Charlie Brown 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout €0 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le petit journal 13.00 Cinéma Quatre Saisons • La vieille dame indigné ¦ tr 64 avec Sylvie.Etienne Bierry et Malka Ribowska Elle écrit au meurtre! 15.00 16.00 Mémck reçoit 16.30 Chasse et pèche 17.00 La fourchette des vedettes 17 3u Le grand journal 16.00 Les carnets de Louise 150 ans de débats en éducation PAUL GÉRIN-LAJOIE Combats d'un révolutionnaire tranquille Propos et confidences Centre éducatif et culturel Montréal 1989, 378 pages JEAN-PIERRE PROULX LE TITRE et le sous-titre de cet ouvrage ne rendent pas adéquatement compte de son contenu.Paul Gérin-Lajoie y raconte certes ses combats mais il fait davantage : il propose une analyse historique du développement de l’éducation au Québec.Il s’agit donc bien davantage que des propos : l’auteur procède pendant les 15 premiers des 28 chapitres de l’ouvrage à une vulgarisation des grands débats des derniers 150 ans en matière d’éducation.Certes, l’auteur parle à l’occasion de lui dans ces 175 premières pages, parfois directement, d’autre fois en évoquant l’action de quelques-uns de ses ancêtres ou parents célèbres : Antoine Gérin-Lajoie, l’auteur de Jean Rivard, le défricheur et de la célèbre chanson Un Canadien errant, Justine Lacoste-Beaubien, la fondatrice de l’hôpital Sainte-Justine, sa grand-mère, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et d’autres.Mais son récit vise surtout à faire saisir la continuité historique de son action : « Par mon propos rétrospectif, prévient-il, je souhaiterais communiquer à nos petits-enfants le sentiment et la conviction qu’à leur tour — c’est LED EVOIR qui souligne — ils peuvent influer sur la trajectoire historique de leur pays, si seulement ils en ont la volonté».Bien que Paul Gérin-Lajoie lise et raconte l’histoire pour mieux faire comprendre la sienne propre, il le fait fort honnêtement.On aurait toutefois apprécié qu’il ait cité, au moins globalement, ses sources principales.S’est-il inspiré de Louis-Philippe Audet, ou de l’Histoire du Québec contemporain de Linteau, Du-rocher, Robert et Ricard ?Il ne le dit pas.Ces pages n’en seront pas moins particulièrement utiles aux étudiants en sciences de l’éducation qui doivent s’initier à notre système scolaire québécois.Ils accéderont à une histoire-témoignage plus vivante, et donc plus susceptible de les intéresser.C’est donc à partir de la page 175, ou de la troisième partie intitulée Défi de la démocratisation (chapitres 16 à 28) que l’auteur parle de ses propres combats.Les chapitres sur l’histoire politique de la commission Parent et du « bill 60 » sont les plus intéressants.L’auteur révèle en détail — cela nous paraît une première — les rapports entre le gouvernement et l’épiscopat québécois et la stratégie des deux groupes.« En 1963 comme en 1898, écrit-il, les évêques sont au centre du grand débat entourant le projet de créer un ministère de l’Éducation ».Léon Dion l’avait déjà montré il y au moins 15 ans dans son « Bill 60 ».Gérin-Lajoie le confirme de façon indiscutable.Ces pages sont importantes parce qu’elle permettent de mieux saisir la nature et la portée du concordat (sans le nom) survenu alors entre l’épiscopat et l’État québécois.Car ce concordat, quoique modifié à quelques reprises au cours des dernières années, demeure pour l’essentiel le même : à travers le Comité catholique mis en place en 1964, l’Église continue de régir la confes-sionnalité des écoles.Depuis, non seulement l’État ne l'a-t-il jamais remis en question mais M.Ryan l’a même fait mettre à l’abri d’éventuelles contestations judiciaires grâce à une clause « nonobstant » insérée au bon endroit dans la loi du Conseil supérieur de l’éducation ! Le dernier chapitre de l’ouvrage intitulé Vingt-cinq ans déjà .Et après est par contre décevant.« Avons-nous vraiment réussi cette réforme?» se demande-t-il.Mais il avoue, en raison de son éloignement de la scène de l’éducation, n’être pas capable de « proposer ici des jugements un peu rigoureux sur les forces et les faiblesses du système ».C’est dommage.Après s’être donné un mal certain pour reconsti- tuer sur 175 pages l’histoire de l’éducation.Le premier ministre de l'Éducation a visiblement manqué de souffle pour procéder aux analyses qui lui aurait permis de tracer un bilan de son propre engagement.Il a plutôt glane, ça et là, les opinions de quelques honnêtes témoins alignées sans plus de profondeur.Aussi, sa suggestion au gouvernement de « créer un groupe de réflexion sur l’avenir de notre système d'éducation » tombe-t-elle comme une sorte de conclusion obligée.Sa pertinence n’est pas démontrée.Somme toute, l'ouvrage de Paul Gérin-Lajoie demeure une oeuvre sympathique, un témoignage utile, mais on y cherchera en vain l’inspiration d'un second souffle en éducation.Une entreprise qui tourne court LE DÉFI QUÉBÉCOIS Christian Dufour L'Hexagone Montréal, 1989 PAUL-ANDRÉ COMEAU VOILÀ un essai qui agace, dérange et interpelle tout à la fois.Relancer le défi québécois, l'entreprise paraît difficile au moment où la simple notion de « société distincte » donne des coliques à une bonne partie du Canada anglais.L’auteur de ce petit ouvrage s’emploie pourtant à tracer une nouvelle voie pour le nationalisme « franco-canadien», selon son expression.L’entreprise paraît audacieuse, elle est en tout cas surprenante et souvent stimulante.Christian Dufour, ancien fonctionnaire reconverti dans l'enseignement universitaire à Laval, tente de démonter les mécanismes du double échec du nationalisme en question.Échec de la composante interne dont René Lévesque s’est fait le héros ; échec tout aussi caractérisé de son pendant pan-canadien illustré et défendu par Pierre-Elliot Trudeau.Le bilan n'a rien de glorieux.Il est à l’image de trois décennies de discussions constitutionnelles, de multiples aventures politiques.Et du vague à l’âme qui tient lieu de pensée politique depuis bientôt dix ans.Le référendum de 1980 sert de structure inavouée à la démarche de Dufour.À la faveur d'un rappel historique qui privilégie notion et traumatisme de la Conquête, il ajoute sa contribution à l’interprétation des résultats de la consultation de mai 1980.L’auteur invoque, sans le nommer ainsi, le « mythe » des Montagnes rocheuses.Les Québécois — terme qu’il n’affectionne guère — ont exprimé en votant contre le projet du Parti québécois l’une des composantes de leur nationalisme : ce reve enraciné, profond et à peine dit, d’un pays aux dimensions d’un continent.Nationalisme à la Bourassa, dont Pierre-Elliot Trudeau s’est fait l’interprète moderne mais en le vidant des aspirations politiques de ses compatriotes québécois.Il y a dans ces pages matière à réflexion.Sur un thème esquissé de façon romanesque par Jacques God-bout, travaillé par le politologue Gérard Bergeron, Dufour projette un éclairage intéressant sur cette partie du nationalisme franco-canadien qui s’inspire de l’héritage de la coexistence avec l’élément anglophone depuis 1760.Dufour propose un nouveau défi aux Québécois de cette fin de siècle.Entre les deux nationalismes qui se sont heurtés durant les années 70, il esquisse une voie médiane.Pour ce faire, les francophones du Québec, au lieu de s’enfermer dans un français de façade et d’image, devraient composer avec cette minorité et cette mentalité anglophone.L’ouvrage prête et porte à discussion.Certaines pages sont provocantes.Devant l’intérêt du propos, impossible de taire un réel agacement devant les libertés prises avec la pe- tite histoire.Aussi doit-on reprocher à l’auteur son interprétation très élitiste de l’exode des Canadiens-français vers la Nouvelle-Angleterre, eux qui auraient dû selon lui peupler l'Ouest canadien.Nos ancêtres quittaient des terres de misère, des terres de roche et ne voulaient pas entendre parler d’aller coloniser d’autres terres promises.Exode massif, mais avant tout exode rural qui, à défaut de villes industrielles au Québec, a porté les futurs Franco-Américains vers ces petites villes des états voisins où la révolution industrie réclamait son dû de main-d’oeuvre bon marché.Par la suite, le clergé a tenté de récupérer et de donner un autre sens a cet exode.Les reproches sur le caractère frileux de ces immigrants font peu de cas du drame qui a sous-tendu toute l’aventure collective : les Canadiens-Français d’alors se sont ghettoîsés, comme le faisaient Irlandais et Italiens à leur arrivée en Amérique.Rien de plus, rien de moins.Malgré la générosité du propos et la pertinence de certaines suggestions et remarques, l’entreprise tourne court.On voit mal comment pourrait dans les faits se concrétiser ce nationalisme franco-canadien alors que le blocage à l'extérieur des frontières du Québec est tout aussi marqué, sinon plus que durant les années tumultueuses de la Commission sur le bilinguiisme et le biculturalisme, la commission Laurendeau-Dunton.r ] La télévision ilii samedi soir on un rlin (l'ooil 18h00 18h30 19H00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO Q CBFT (R.C.) Montréal Le Téléjoumal Ç IfttilO/Virages Juste pour rire ! Q Hockey / Sabres vs Le Canadien Nouvelles P météo/sport Télé-Sélection : Smic, smac, smoc —Fr.1971 P Avec Charles Gérard et Amidou CxD WCAX (CBS) Burlington I6h00 / Football Star Search Paradise P Tour of Duty P Connie Chung p News Lifestyles of the Rich and Famous CUT) WPTZ (NBC) Plattsburgh News M*A*S*H Cheers 227 P Amen P The Golden Girls P Empty P Nest Hunter p News Naacp Image Awards Special CBMT (CBC) Montréal News P The Tommy Hunter Show Hockey / Sabres vs Le Canadien The National Newswatch 23h40/Video hits presents CD CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Special double défi Jeunesse d'hier é.Cinéma : Le jour d'après —É.-U.1983 Avec Jason Robards et John Cullum Nouvelles p météo/sport Challenge WWF CB CFCF (CTV) Montréal News Dick Irvin's Hockey .The Young Riders Katts P and Dog The P Campbells The Blood Of Others (Special) News Cinéma 12 CM TVS (Télévisions Francophones) L'échiquier fédéral Le Canada sur deux.Journal télévisé de TF-1 Parcours Sacrée soirée Téléfilm : L’espace d’un cri -Fr.85 Avec Marcel Bozzuffi et A.Stewart Jazz-In Concert (TT) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-cadeau : Les Calinours —Can.85 Dessins animés Parler pour parler : P J’ai revécu ma naissance Cinéma : La dame de Shanghai — Avec Rita Hayworth et Everett E.-U.1947 Sloane 22h45/Cinéma : Rosa Luxemburg —All.1985 Avec Barbara Sukowa et Daniel Olbrychski (2Ü) Musique Plus Musique vidéo Vox Pop Film musical : Liberty street blues Concert Pt us / The Fine Young Cannibals en concert (22) WVNY (ABC) Burlington News Runaway with the Rich.Star Trek : The Next P Generation Mission : impossible P Kojak P News 23hl5 / Kollergames (24) CICO(TVO) Ontario Polka Dot Door Profile of Nature Nature Watch The Science Edition Movie : Whisky Galon — G.-B.1949 Avec Basil Radford et Joan Greenwood Conversations (2IH25) Movie : Loot — G.-B.1970 Avec Hywel Bennett et Roy Holder (25) Much Music IHhM / The Big Ticket : Pat Metheny : Very Live In.Soul in the City Vidéoclips Spotlight Bon Jovi The Big Ticket.(33) VFRMONTITV (PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Executive Stress After Henry Movie : My Darling Clementine — Ê.-U.1946 Avec Henry Fonda et Linda Darnell 22h40/ Crime Of Passion: Mystery In Kenya 22h40 / The Music Center 25th Anniversary (35) QUATRE SAISONS Montréal la roue chanceuse Cest 4 ton tour Top jeunesse Cinéma : Le grand chemin —Fr.1986 Avec Antoine Hubert et A.et R.Bohringer Les Guldenberg Sports plus week-end 23h35 / Super Sexy mMMMÊÊmÊÊÊm I8h00 18H30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO e C BEL (R.C.) Montréal Découverte Faut voir ça Star d'un soir Montréal en ville 2lh40/Atiske- nandahate.Nouvelles météo/sport Scully rencontre Cinéma : Chariot, le gentleman vagabond (3) WC AX (CBS) Buriinglon NewsP New hart P 60 Minutes (information) P Murder She Wrote P Movie : Murder in Black and White —Am.90 P Avec Richard Crenna et Diahann Carroll NewsP 23hl5/The Arsenio Hall Show (ID WPT7.(NBC) Plattsburgh l6h/Football NewsP Brand New life P Ann Jillian P Sister P Kate Drug Wars: The Camarena Story (lre/3) Q Benny Hill Show Movie : Highlander —GB.86 Avec Christophe Lamber Q C BMT (CBC) Montréal Magical World of l)isne> Q : Family Hour P Movie: Heaven on Earth —Can.87 Avec R.H.Thompson et Sian Leisa Davies News P Venture Newswatch The Streets of San Francisco CD 1 CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal le Belle et la Béte Rira bien Salut Neige et magie 7 jours (information) Nouvelles P météo/sport Magazine Montréal Vision mondiale CD CFCF (CTV) Montréal NewsP Travel, travel Ann Jillian P Sister P Kate wsp The Blood of Others (2e/3) P News P News Entertainment this week CD TVS (Télésislom Francophones) I8hl5/Le quart d'heure.le divan Journal télévisé de TF1 L'Afrique des femmes Apostrophes : Les plaisirs populaires 21hl5/Gros méchant show 22hl5/Résistance Journal télévisé de TFI (TT) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-cadeau: Mathieu /'astucieux —Hong.75 Dessins animés Cinéma: Le cri du hibou —Fr.1987 P Avec Christophe Malavoy et Mathilda May Cinéma: L'ombre d'un scandale —É.-U.84 Avec Angie Dickinson et Tom Skerritt m 1 Musique Phis Musique vidéo Transit: Le coup.Musique vidéo (22) WVNY (ABC ) Burlington News P Wheel of Fortune Life goes on P Free P Spirit Movie: Heartbreak Ridge —Ê.-U.86 P Avec Mario Van Peebles et Marsha Mason 23hlO/News 23h25/War of the Worlds (24) CKQ (TVO) Ontario Passe-partout Garfield Degrassi Science amateure Cinéma: Jour de ffte —Fr.1949 Avec Guy Decomble et Paul Frankeur La chaîne d'eux Vision tario A comme artiste Le Lys et le Trillium (25) Mink Music 19 h : Hack Iras The Best of Much Vidéoclips Spotlight / Tragically .Test Pattern (33) VERMONT ETV (PBS) All Creatures Great and Small Wild P America Naturescene Nature P Masterpiece Theatre: P After the War Wish Me Luck Mystery ! p Rumpole of.Masterpiece TheatTe P 05) QUATRE SAISONS Montréal les camels de Inuise: Inv André Vtger Caméra 89 Surprise sur prise Services secrets Le choc des idées Sports plus week-end Ménick reçoit C-10 ¦ Le Devoir, samedi 6 janvier 1990 Messages, Homme-oiseau, Mérite agricole, litre aux anges, Architectures du XX
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