Le devoir, 13 janvier 1990, Cahier A
Centre de psychologie Gouin Inc.(514)331-5530 SERVICES PSYCHOLOGIQUES- 39 ouest, boul Goum Montreal H3L 1H9 Vol.LXXXI — No 10 ?Neige en matinée.Max.:-12.Demain: ensoleillé.Détail page B-6.Montréal, samedi 13 janvier 1990 3 CAHIERS —1,25$ AUJOURD’HUI Éditorial L'enquête de la GRC sur les agissements du député fédéral de la Beauce s'ajoute à une série noire qui ternit davantage le mandat du gouvernement conservateur, écrit Paul-André Comeau.Page A-8.Idées Dans un monde où la guerre froide est révolue, le Canada devra revoir en profondeur sa politique de défense.Page A-9 Fernande Saint-Martin \: .^ Y-a-t-il un intellectuel dans la salle ?Fernande Saint-Martin, lauréate du prestigieux prix Molson du Conseil des arts du Canada, s'offusque du courant d'anti-intellectualisme qui traverse la communauté des écrivains et artistes Mjébécois.Jean Royer l’a interviewée.Page C-1 Les ravages du plomb Une étude qui établit la permanence des dommages cérébraux subis en bas âge par des jeunes enfants contaminés au plomb constitue un fondement pour des poursuites en dommages et intérêts de la part de dizaines de citoyens de Saint-Jean-sur-Richelieu.Page A-3 Urgences : Côté se veut rassurant La situation dans les hôpitaux de Montréal n'est ni pire ni meilleure que l'an dernier, à pareille date, affirme le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, mais des ouvertures de lits et, conséquemment, des budgets additionnels, sont prévus dans l'immédiat pour certains hôpitaux.Page A-3.Le Parti communiste roumain fGrève déclaré hors-la-loi par le CFSN d’après AFP et Reuter BUCAREST — Le Parti communiste qui a dominé la Roumanie pendant près d’un demi-siècle a été mis, hier soir, « hors-la-loi », a annoncé, en direct à la télévision, le président du Conseil du front de salut national (CFSN), Ion Uiescu, en présence de Dumitru Mazilu, premier vice-président du CFSN, et Petre Roman, premier ministre.Cette annonce faisait suite à une journée éprouvante pour le nouveau pouvoir, dont certains représentants ont été chahutés dans la rue.M.Iliescu parlait entouré des autres dirigeants du CFSN, peu de temps après la manifestation qui s’était déroulée dans l’après-midi et la soirée devant le siège du CFSN.Par ailleurs, M.Uiescu a annoncé « l'organisation d’un référendum national, à la demande générale, sur l’éventuelle réintroduction de la peine de mort ».Ce référendum aura lieu le 28 janvier sur l’ensemble du territoire roumain.Le CFSN avait aboli la peine de mort en Roumanie après l’exécution, le 25 décembre dernier, du président déchu Nicolae Ceausescu et de son épouse Elena.Enfin, M.Iliescu a annoncé la constitution d’une « commission nationale pour résoudre toutes les doléances de la population ».Cette commission sera « sous les ordres directs du CFSN », a-t-il précisé.Pendant plus d’une heure, MM.I- Volr page A-10: Parti communlata PHOTO AP Place de la Victoire à Bucarest, le président du Conseil du front de salut national, Ion Iliescu, répond à la foule en faisant le « V » de la victoire.illimitée à Hydro dès lundi LES 14 000 syndiqués d’Hydro-Québec commencent lundi à 0 h 01 leur troisième grève, cette fois illimitée.En conférence de presse hier à Montréal, le porte-parole syndical Luc Chabot a hausse le ton.Il a averti que, contrairement aux deux premiers débrayages, celui-ci « ne cessera que lorsqu’un règlement interviendra » avec les techniciens, employés de bureau et de métier d’Hydro-Québee.Le débrayage prend plusieurs formes.Il prévoit d’abord le maintien du refus de faire du temps supplémentaire en tout temps, dans toutes les régions.11 est assorti d'une alternance de grèves régionales de 24 heures — une région à la fois, et non plus deux — et de grèves provinciales de 24 heures, réparties sur des cycles de 15 jours.Encore une fois, les syndiqués assureront les services essentiels en cas de panne.Us effectueront aussi certains Voir page A-10: Grève [Lévesque de la Presse canadienne La Lituanie reçoit froidement la proposition de Gorbatchev d'après AFP et Reuter VILNIUS — Scepticisme et défiance prévalaient, hier en Lituanie, devant l’annonce, par Mik-haU Gorbatchev, d’un projet de loi sur les modalités de sécession des républiques soviétiques.M.Gorbatchev, confronté la veille à une véritable explosion de sentiments séparatistes, a exhorté hier les Lituaniens à opter pour « le dialogue, et pas l’affrontement ».« Je suis pour l’autodétermination jusqu’au stade de la sécession », avait déclaré le numéro un soviétique jeudi soir dans un discours d’une heure devant des intellectuels lituaniens.« Dans ce cadre, instruction a été donnée d'élaborer un mécanisme permettant aux républiques de auit-ter l’URSS.Il sera soumis a un débat national et à un référendum.» Mais il avait aussitôt lancé cet avertissement : « Aujourd’hui, je suis votre ami, mais si vous choisissez l'autre voie, je ferai tout pour vous montrer que vous me- nez voire peuple a une impasse.» Un porte-parole du mouvement nationaliste Sajudis a fait valoir qu’en vertu du caractère illégal de l'intégration de la Lituanie à l’URSS en 1940, rien ne justifiait le projet de loi : « Une loi sur la sécession est sans objet, car la Lituanie n'est jamais entrée en Union soviétique.On devrait seulement procéder à quelques mesures contractuelles.» Vytautas Landsbergis, président du mouvement indépendantiste lituanien Sajudis, a accusé M.Gorbatchev de s’être livré à « un mensonge à bon marché, un mensonge pour les naïfs de l’Occident.Je me demande si cela vient de lui ou si quelqu'un le lui a suggéré.Cela signifie que d’autres décideront à notre place».« Certaines personnes exigent “la liberté et l’indépendance” pour la Lituanie, mais, vous savez, c’est un jeu », a dit le chef du Kremlin dans la ville de Siaulai, à 200 km environ au nord-ouest de Vilnius, la capitale lituanienne.« Nous n’avons pas besoin d’un Voir page A-10: Lituanie Rivard a droit à 9 conseillers politiques pour un ministère de 12 fonctionnaires Bernard Descôteaux - de notre bureau de Québec LE MINISTRE délégué à la francophonie, Guy Rivard, n’a sous son autorité qu'une douzaine de fonctionnaires mais il a droit, en dépit de ses responsabilités fort limitées, à avoir dans son cabinet ministériel neuf conseillers politiques et employés.Cette situation un peu incongrue est le fait d’une directive qui accorde à tous les ministres, quels que soient leurs responsabilités et leur rang, une somme minimum de 460 000$ par année pour payer leur personnel de cabinet.Les ministres du gouvernement Bourassa ont, en vertu de cette directive, le droit d’engager autant de conseillers politiques et d’employés de soutien qu’ils le désirent, à condition qu’il respectent la masse salariale allouée.S’ils veulent dépasser cette somme de 460 000 $ par année, ils doivent obtenir une autorisation spéciale du Conseil du trésor.Au gouvernement fédéral, les ministres délégués ont droit à un nombre restreint de conseillers politiques.Depuis un an, seuls les ministres seniors ont droit à des cabinets élargis et à avoir un chef de cabinet, a décidé le premier ministre Mul-roney qui, au lendemain de sa réélection, a voulu restreindre les dépenses de ses ministres au moment où le gouvernement allait imposer des restrictions budgétaires.L’approch choisie par le premier Voir page A-10: Rlvard Guy Rlvard L’ultime recours contre Via Rail échoue OTTAWA (PC) - La Cour fédérale du Canada a refusé, hier, d’intervenir dans la décision du cabinet fédéral de supprimer, dès lundi prochain, 18 des 38 trains de Via Rail.Deux coalitions de municipalités et d’écologistes ont invoqué, devant -le tribunal, des raisons constitutionnelles et environnementales, mais le juge Paul Rouleau a décidé que la loi ne lui permettait pas de s’interposer.Dans un jugement oral, le président du tribunal a rappelé que la Loi national des transports accorde au conseil des ministres le droit de décider de telles questions.Il a commenté en privé, par la suite : « Comme la plupart des Canadiens, je trouve ces événements plutôt tristes, mais si notre gouvernement les juge nécessaires, il les juge nécessaires.» A la suite de cette décision, le député néo-démocrate Iain Angus, qui soutenait la cause de Greenpeace, a déclaré aux journalistes qu’il étudiera la possibilité d’interjeter appel.Mais il a reconnu que cette voie sera plutôt difficile et qu’il vaudra peut-etre mieux de « retourner dans l’arène politique».Au nom des municipalités, Me Lawrence Greenspoon a fait remarquer, lui aussi, que le temps ne per- mettrait probablement pas d’en appeler de la décision du juge Rouleau, mais que tout recours futur aux tribunaux n’était pas éliminé.Les arguments écologiques contre le projet du gouvernement ont été soumis au tribunal par Me Martin Mason, qui a fait valoir qu'Ottawa n’a pas mené une enquête environnementale suffisamment approfondie avant d’agir.L’enquête rendue publique par le ministre Benoit Bouchard, en octobre dernier, a conclu que le transfert des passagers des trains aux automobiles, autobus et avions ne ferait Voir page A-10: Via Rail 4 Ottawa empiète de plus en plus dans les pouvoirs provinciaux les députés conservateurs «nationalistes» québécois s’inquiètent en silence Campeau : la Citybank tranchera CR15.7C’es» lundi que la Citybank décidera de l'avenir des chaînes Federated et Allied Page B-1 Salon de l’auto La fine fleur de la production automobile mondiale est présentée au Salon de l'auto de Montréal où le Canada figure parmi les plus discrets des exposants Page B-1 Lac Meech oblige, Maurice Godin —- de notre bureau d'Ottawa AU COURS des derniers mois, alors que tous les yeux, sur le plan constitutionnel, étaient tournes vers l'entente sur le lac Meech, le gouvernement Mulroney, avec l’aide de ses ministres québécois les plus nationalistes, a adopté ou mis en oeuvre toute une série de mesures qui raffermissent ou accroissent les pouvoirs du fédéral dans des domaines jusque-là occupés par les provinces.Ces projets de loi ou ces actions projetées par le fédéral touchent des champs aussi différents que les télécommunications, l’environnement, la formation professionnelle ou l'éducation, et les finances.Et, au sein du caucus conservateur, certains nationalistes québécois s’inquiètent de voir leur gouvernement gruger petit à petit des champs actuellement sous juridiction provinciale.Us refusent, cependant, de soulever publiquement leurs préoccupations parce, comme l’a souligné l’un d’entre eux au DEVOIR tout en refusant d’être identifié, ce n’est pas le moment actuellement, il faut d’abord et avant tout régler le lac Meech.Le plus ironique, c’est que le raffermissement du pouvoir fédéral est souvent mené par des ministres conservateurs considérés comme des nationalistes.En octobre dernier, le ministre des Communications, Marcel Masse, présentait un projet de loi ramenant sous contrôle fédéral exclusif les compagnies de téléphone actuellement sous juridiction provinciale.À court terme, cette mesure touchait articulièrement le Manitoba, la Sas-atchewan et l’Alberta qui sont les Kriétaires de leur compagnie de .ihone.Ottawa s’appuyait alors sur un jugement de la Cour suprême du Canada pour s’assurer du contrôle de 95 % de la téléphonie au Canada.Mais il ne fait aucun doute dans l’esprit des fonctionnaires fédéraux que le 5 % oui reste, en bonne partie situé au Québec, tombera rapidement sous la coupe du fédéral.U s’agissait, comme l’expliauait un haut fonctionnaire fédéral a l’épo- que, du plus grand rapatriement de pouvoirs par le fédéral depuis 50 ans.Le geste de Marcel Masse avait, d'ailleurs, étonné les gens de l'entourage de Lowell Murray, le ministre d’Etat aux Relations fédérales-pro-vinciales.Ils craignaient qu’un ministre aussi nationaliste que M.Masse ne recule devant une telle action à l’endroit des provinces.Le projet de loi C-21 sur l’assu-rance-chômage, actuellement à l’étude au Sénat, a été dénoncé pour son intrusion dans le domaine de la Voir page A-10: Ottawa \Uri I ftt rie ni» Vit' ut"’ Enfin réédité Marc Lesage Ce livre nous parle de tous ceux qui vivent en marge de notre société, dite d’abondance et de loisirs, et qui en sont devenus les laissés-pour-compte.choix ?Vol.de 176 pages—16,95$ BOREAL \ ? A-2 ¦ Le Devoir, samedi 13 janvier 1990 La liste des candidats comme délégué à Paris s’allonge Bëmard Descôteaux .de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre Robert Bou-rassa est toujours à établir sa liste de candidats possibles pour le poste de délégué du Québec a Paris pour lequel il songe, outre Michel Belanger et Jean Campeau, à des personnalités comme Claude Castonguay ou Guy Coulombe.Dans l’entourage au premier ministre, on confirme, en effet, que la volonté du chef de gouvernement est de recruter pour cette fonction de délégué une personnalité économique de haut niveau qui sera capable d’accorder autant d’attention au volet économique que politique de son mandat.Le recrutement de ce nouveau délégué est l’une des préoccupations importantes du premier ministre depuis la fin de la session de l’Assemblée nationale, indique-t-on.Il s’agit du poste le plus important de la diplomatie québécoise et l’on veut montrer par le choix qui sera fait l’importance qu’on accorde aux relations franco-québécoises.L’exercice qui a été fait par M.Bourassa ces derniers temps à été d'établir la liste des personnalités qui ont le profil recherché et qui sont disponibles.Dans ce contexte, les noms de MM.Bélanger, Campeau, Castonguay et Coulombe sont apparus tout naturellement.Tous occupent ou ont occupé des fonctions économiques de premier plan et tous ont été à un titre ou un autre des serviteurs de l’État.Claude Castonguay, qui vient de laisser la direction de La Lauren-tienne pour n’en conserver que la présidence, est en semi-retraite, ce qui lui permet de se consacrer à la défense de l’accord du lac Meech dans le milieu des affaires.À titre de ministre de M.Bourassa de 1970 à 1973, il a mis en place le régime actuel de soins de santé.M.Bélanger, président du conseil de la Banque nationale, est un ancien sous-ministre, tandis que Guy Coulombe a fait presque toute sa carrière dans le secteur public québécois, notamment comme président-directeur général d’Hydro-Québec.Jean Campeau est président de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Son mandat de dix ans à la tête de la caisse se termine le 28 février prochain et il ne serait pas renouvelé.Jusqu’ici, le premier ministre n’a fait de proposition à quiconque pour ce poste, précise-t-on, non sans souligner que le candidat qui sera choisi pourra être une personne autre que les quatre mentionnées.M.Bourassa entendrait toutefois procéder rapidement.Le départ de Jean-Louis Roy pour le poste de secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique, où il entre en fonction lundi, obligera toutefois le gouvernement québécois à désigner un chargé d’affaires pour diriger la délégation de la rue Pergolèse en attendant l’arrivée d’un successeur à M.Roy.Ce chargé d’affaires sera nommé la semaine prochaine.Outre le choix du nouveau délégué pour Paris, M.Bourassa devra, par ailleurs, déterminer si la personne qui sera désignée aura le même mandat que M.Roy.Celui-ci, en plus d’être le délégué du Québec à Paris, était aussi le délégué aux affaires francophones.À ce titre, il a participé à la préparation et au suivi du sommet francophone de Québec et agissait comme représentant personnel du premier ministre québécois aux diverses réunions relatives à la francophonie.Cette partie du mandat de M.Roy a consommé une large partie de ses énergies et de son temps.Cette responsabilité pourrait être dévolue à une autre personne que le délégué à Paris qui, outre les relations politiques avec la France, devra voir à combler le déficit commercial du Québec avec la France (500 millions $ par année) et à preparer le terrain pour l’arrivée du marché unique européen de 1992.s» JJt msw?Sauvetage en mer PHOTO AP Tout l’équipage du Irving Forest, un cargo battant pavillon des Bermudes, s'est réuni à la poupe du navire pour embarquer dans le pneumatique de sauvetage mis à la mer.Ils ont été recueillis par le pétrolier Nestor peu après.Le Forest commençait à donner sérieusement de la bande à la suite d'un problème de contrôle des ballasts.Le capitaine a lancé un SOS et ordonné l’évacuation du navire dans la soirée de jeudi.Les infirmières conservent leur présidente STCUM Les employés de bureau demandent la semaine de 4 jours volontaire i£gëhel Venne de la Presse canadienne QUÉBEC — Malgré un certain mécontentement exprimé franchement cette semaine au sein de ses troupes, Diane Lavallée a été réélue hier a la présidence de la Fédération des 40 000 infirmières et infirmiers du Québec ( F11Q ) par une majorité de 73%.Sitôt réélue, Mme Lavallée a promis de reprendre avec énergie « la lutte contre le gouvernement » et les sanctions de la loi 160.Elle s’est engagée à faire en sorte que la fédération maintienne « sa force, sa crédibilité et sa combativité ».La présidente de l'Alliance des infirmières de Montréal (8000 membres), Denise Manzo, qui a fait la lutte à Mme Lavallée, s’est ralliée immédiatement après l'annonce du résultat de l’élection en lançant à ses consoeurs un message d’unité.« Il nous faut toutes ensemble travailler à la réalisation de nos objectifs », a-t-elle déclaré sereinement, après avoir applaudi avec les autres déléguées la victoire sans surprise de son adversaire à qui elle reprochait de manquer de fermeté envers le gouvernement.Consciente du fait qu’une déléguée sur quatre (27 %) a voté contre elle, Mme Lavallée estime malgré tout que les infirmières ont mis un terme à leur congrès « plus solidaires et combatives que jamais».« Les débats qu’on a faits ont solidifié nos liens, a-t-elle déclaré à la presse.Quand on sait que la loi 160 a pour objectif de nous diviser, il fallait être vigilantes; les plaies sont encore vives dans les établissements où les sanctions sont appliquées avec beaucoup de vigueur.» Pour avoir déclenché une grève illégale en septembre dernier, les infirmières ont perdu des journées de salaire et des années d’ancienneté, elles sont passibles d’amendes et la fédération a perdu le droit de percevoir les cotisations syndicales à la source jusqu’en juillet 1991.Les pénalités encourues à ce jour s’élèvent à environ 13 millions $, estime la FIIQ.Au cours de la semaine, les quelque 1000 déléguées ont adopté un plan d’action contre la loi 160 qui comprend une panoplie de moyens de pression légers (comme refuser de ramasser les plateaux des patients ou de répondre au téléphone) qui seront appliqués pendant un mois à partir de la fin janvier.Elles ont résolu également de s’en tenir à la liste d’ancienneté qui existait avant l’application de la loi 160 ( pour le choix des horaires, des vacances, etc.) et de répartir entre toutes les membres de la fédération, par le moyen d’une cotisation spéciale, les amendes imposées à celles qui ont débrayé illégalement.Le congrès a aussi décidé de tester le plus rapidement possible devant un arbitre la « coquille » qui s’est glissée dans le texte de leur convention collective dans la définition de la prime de fin de semaine.Cette erreur, pourtant reconnue comme telle par la fédération, aurait pour effet de faire passer d’environ 5 $ à 25 $ la prime destinée à compenser les inconvénients du travail le week-end.Le gouvernement est convaincu qu’un arbitre conviendra qu’il ne s’agit que d’une erreur de rédaction qui ne correspond pas au résultat réel de la négociation.Enfin, les déléguées ont décidé de reporter d’un an l’augmentation de cotisation syndicale d’environ 45 $ par membre d'abord souhaitée pour le 1er janvier 1990 par l’exécutif qui a fait volte-face in extremis.Mme Lavallée est la seule présidente que la fédération ait jamais connue depuis sa création, il y a deux ans.À 33 ans, elle s’est imposée en 1989 comme l’un des leaders syndicaux les plus en vue au Québec.Ce n’était pas la première fois qu’elle était ouvertement contestée.En juin, l’entente de principe qu’elle avait recommandé d’adopter a été rejetée par 78 % des membres.En juillet, elle décidait de continuer contre vents et marées, malgré la démission de la majorité des membres du comité de négociation.Dans son discours de présentation, mercredi soir, Mme Lavallée a admis que la décision de se présenter à nouveau « n’allait pas de soi », déplorant « les guerres de pouvoir, le manque de confiance et de respect les unes envers les autres » qu’elle avait observés depuis deux ans et qui ménagent, selon elle, « tel un cancer, de nous gruger de l’intérieur».Nouveaux conseillers Trois nouveaux conseillers agiront auprès du premier ministre Robert Bourassa, a annoncé hier le cabinet du chef du gouvernement.Me Clément Patenaude, conseiller spécial, sera appelé à exécuter différents mandats et à coordonner certains dossiers prioritaires avec les cabinets ministériels et l’appareil gouvernemental.Mmes Ginette Pellerin et Adrienne Lafortune, toutes deux conseillères exécutives, s’occuperont au cabinet de diverses tâches de coordination et de liaison.VOIR LIRE ÉCOUTER, MUSIK C'est fia (su / WEC Lt (iOLTHl INST 11 1 1 MONTRE Al SESSION D’HIVER du 15 janvier au 26 avril 1990 Inscription à partir du 8 janvier A Uemund pour touristes: commençant dans la semaine du 26 mars.Durée: 5 semaines.Renseignements: 499-091 fl GOETHE-/f O INSTITUT 41K.rue Sherbrooke est iMétro Sherbrooke) Martin Pelchat LES EMPLOYÉS de bureau de la Société de transport de la CUM, dont la convention collective a pris fin jeudi, réclament, entre autres revendications, l’implantation à titre expérimental d’une semaine de quatre jours volontaire.La demande des 550 membres de ce syndicat affilié au Syndicat canadien de la fonction publique est, toutefois, fort différente de celle des employés d’entretien de la STCU M, dont la convention vient à expiration aujourd’hui.La semaine de quatre jours volontaire que les employés de bureau désirent implanter progressivement serait, en fait, le résultat de congés accumulés grâce au temps supplémentaire.Actuellement, indique Denis Masson, président du syndicat, la moitié des employés ont le droit de porter à leur banque de congés le temps supplémentaire qu’ils accomplissent, jusqu’à concurrence d'une journée de congé par mois.Le syndicat veut porter cette limite à deux jours par mois à titre expérimental et ensuite à quatre jours si l’expérience est conluante.« L’employé pourrait faire sa semaine en quatre jours s’il le veut », explique M.Masson.Cela serait avantageux pour l’employeur, dit-il, parce que le temps supplémentaire est payé selon la règle du temps et demi, alors que le report à la banque de congés est à temps simple.La semaine de quatre jours réclamée par les employés d’entretien OTTAWA (PC) — L’ex-ministre Lloyd Axworthy a promis, hier, de faire savoir d’ici une semaine s’il posera sa candidature à la succession de John Turner comme chef du Parti libéral du Canada.Au début de la semaine, il avait été question que le député de Winnipeg ne participe pas à la lutte à la direction, à cause des difficultés qu'il éprouvait à trouver l’argent néces- consiste plutôt en la réduction de la semaine de travail de 40 à 36 heures et à sa répartition sur quatre jours, sans baisse de salaire.Par ailleurs, la confusion régnait hier à la STCUM quant aux signaux émis jeudi par le syndicat des employés d’entretien en ce qui concerne leur ouverture à négocier cette revendication d’une semaine de quatre jours.La direction de la STCUM, ayant interprété les déclarations des dirigeants syndicaux à des représentants de la presse écrite comme une renonciation à cette revendication, a émis en fin de journée un communiqué déplorant le « durcissement » de la position du syndicat.Le président du syndicat, Normand Lamoureux, venait de préciser que la demande de la semaine de quatre jours tenait toujours mais en ajoutant, comme il l’avait fait jeudi devant les représentants de la presse, que « l’objectif visé par le syndicat dans les présentes négociations est de réduire la semaine de travail ».« Nous répétons que nous avons toujours été disposés à discuter des modalités d’application d’une telle demande à la table des négociations», dit-il.Aujourd’hui expirent les conventions collectives des employés d’entretien de la STCUM (CSN)etde la Fraternité des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro (FTQ).Tous les employés syndiqués de la société se trouveront donc sans contrat de travail à compter de demain.¦ Les 3800 chauffeurs et opérateurs de métro réclament des hausses salariales de 8,6 % pour 1990 et de 7 % Depuis ce temps, cependant, des rapports encourageants sont parvenus de l’Ouest canadien, où des hommes d’affaires ont manifesté de l’intérêt pour la candidature de M.Axworthy.« On s’occupe du problème de l’argent », a déclaré l’ancien ministre, qui a maintenant remis sa décision à une semaine.pour chacune des deux années suivantes, avec clause d’indexation.Coût du contrat : 256 millions $ pour trois ans, selon l’évaluation de la STCUM, dont les offres salariales n’ont pas encore été déposées.Jeudi, les parties ont complété un premier survol des offres et demandes.¦ Les demandes salariales des 2100 employés d’entretien sont de 7 % par année pour les deux dernières années de la convention avec clause d’indexation.Coût du contrat : 84,3 millions $ pour trois ans, toujours selon l’évaluation de la STCUM, qui offre plutôt 4,15 % par année.Les employés d’entretien seront en assemblée générale demain et les deux parties se verront en présence du conciliateur mardi et mercredi.¦ Les 550 employés de bureau réclament des hausses salariales de 5 % par année avec clause d’indexation mais insistent surtout dans leurs demandes sur divers aspects normatifs tels que la révision des mécanismes de promotion, la formation professionnelle pour faire face aux changements technologiques et les limites à imposer à la sous-traitance, notamment en ce qui concerne l’informatique.D’autre part, les employés de bureau en ont surtout contre la façon dont est implantée par la direction la vaste réorganisation de la société.« Ça va jeter ombrage sur les négociations », affirme le président du syndicat, Denis Masson.Les rencontres entre la direction et les employés de bureau n’ont jusqu'à présent été qu’exploratoires mais la négociation doit débuter mardi.Un autre candidat possible, mais non décidé, est le député fédéral Jim Peterson, frère du premier ministre de l’Ontario.Lui aussi a remis sa décision à plus tard, précisant bien qu’il n’était pas question qu’il se présente si son frère le faisait.Le député de Willowdale, en Ontario, trouve qu’il est urgent de régler les problèmes de l'unité nationale et de l’économie du pays.« Je me préoccupe de savoir ou nous serons dans 20 ou 30 ans », a-t-il dit.Partisan de l’accord du lac Meech, M.Peterson croit qu'il pourrait être « très grave de fermer la porte au Québec, après avoir conclu une entente avec lui».Au Nouveau-Brunswick, il a été question, en début de semaine, que le premier ministre Frank McKenna puisse être candidat à la direction du parti national, parce qu’il cherchait une nouvelle personne pour rédiger ses discours.M.McKenna a cependant expliqué que la femme qui écrivait ses discours retournait chez elle, en Grande-Bretagne, et que c’est uniquement pour la remplacer qu’il cherchait quelqu’un.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & \SS< Il s Fondée en 1892 Agents de brevets d invention el de marques de commerce 1514 Docteur Penlield.Montreal, Canada.H3G 1X5 Fa» (514)934-1246 Télé» 05-268656 Tél (514)934-0272 Université de Montréal BOURSES pour la relève 10 bourses de 2 000 S 10 bourses de 1 000 S 30 bourses de 700 S Ces bourses sont réservées a des étudiants du collegial qui s'inscrivent a l'Université de Montreal.Date limite de réception des dossiers 1" mars 1990 Les formulaires seront disponibles, des la fin janvier, dans les cegeps et dans les colleges aux services d'aide financière et au bureau de M.Yves Therrien Secrétariat des bourses de 1" cycle Université de Montréal C.P.6128, succursale A Montreal (Québec) H3C 3J7 Garavouvous dit: essr MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.SAMEDI 13 JANVIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 Concerto en mi bémol pour trompette (Néruda) Concerto pour piano no.22 (Mozart) Finale extr.sérénade no.10 Gran Partita (Mo/art) Symphonie no.25 (Mozart) Symphonie no.1 (Beethoven) DEMAIN SOIR, 22:00 Extr.symphonie no.6 Pastorale (Beethoven) Extr.quintette La truite (Schubert) Symphonies no.6 et 8 lx matin cl Le soir (Haydn) Symphonie no.94 Surprise (Haydn) Landlcrcxtr.Les saisons (Haydn) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Axworthy annoncera dans une semaine ses intentions quant au leadership saire à sa campagne.% f Le Devoir, samedi 13 janvier 1990 ¦ A-3 ENTREVUE AU DEVOIR « Les budgets du réseau sont protégés », affirme Côté La situation des hôpitaux reste stationnaire Rowan LA SITUATION dans les hôpitaux de Montréal n’est ni pire ni meilleure que l’an dernier, à pareille date, affirme, chiffres à l’appui, le ministre de la Santé et des Services sociaux tout en reconnaissant, du même souffle, qu’il y a encore des problèmes chroniques d’engorgement, notamment dans les « couronnes » nord et sud de Montréal, auxquels il faut trouver des solutions.Déjà, des ouvertures de lits et, conséquemment, des budgets additionnels sont prévus dans l’immédiat pour certains hôpitaux, dont la Cité de la santé (Laval), Anna-Laberge (Chàteauguay), l’hôpital du Haut-Richelieu (Saint-Jean), l’Institut de cardiologie de Montréal, tandis que les cas de Charles-Lemoyne, Pierre-Boucher et Honoré-Mercier sont actuellement à l’étude.Dans une entrevue accordée au DEVOIR, Marc-Yvan Côté nie, par ailleurs, que son ministère soit forcé de couper dans les budgets du réseau d’ici le 31 mars prochain pour aider le gouvernement à récupérer 250 millions $.« Les budgets du réseau sont protégés, affirme-t-il.Toutefois, comme tous les ministères et organismes gouvernementaux, il nous faudra récupérer 600 000$ au niveau du fonctionnement même du ministère.» Ainsi, les quelque 1100 fonctionnaires du MSSS devront comme les autres se serrer la ceinture, ce qui veut dire couper dans les dépenses, donc moins de voyages, moins de contractuels, etc.Le budget global du MSSS est de 10 milliards $, y compris son budget de fonctionnement qui est de 77 millions $.De cette dernière somme, il devra donc soustraire 600 000 $ d'ici le 31 mars.Au chapitre des fermetures de lits pendant la période des Fêtes, le ministre précise que, l’an dernier, 1873 lits ont été fermés dans la région 6A (île de Montréal) comparativement à 1691, donc 182 lits de plus étaient disponibles cette année.Pour la région 6C ( Rive-Sud), 265 lits ont été fermés en 1989 durant la même période par rapport à 250 cette année, soit un gain de 15.Pour l’ensemble du Québec, 5338 lits ont été fermés en 1989 contre 3509 cette année, soit une différence appréciable de plus de 1800 lits.Le ministre ne nie pas que des raisons budgétaires entraînent le maintien actuel de lits fermés, mais cela n’explique pas tout, selon lui.Lorsque le Parti libéral est arrivé au pouvoir, le déficit des hôpitaux du Québec était de 170 millions $, rappelle M.Côté.« La situation étant malsaine », le gouvernement a convenu d’effacer le déficit et de repartir le compteur à zéro.Depuis lors, les budgets des PHOTO PC Marc-Yvan Côté hôpitaux sont indexés.Toutefois, si un hôpital n’atteint pas l'équilibre, il ne peut compter sur des projets de développement, par exemple une clinique externe.Aussi le centre hospitalier qui ne réussit pas à atteindre l’équilibre budgetaire ne reçoit pas le 1 % (en moyenne) de son budget pour compenser les nouveaux coûts technologiques.On comprend donc qu’à ce temps-ci de l’année, la pression soit énorme sur les administrations des hôpitaux et que certaines soient tentées de fermer des lits devant un déficit anticipé.Le ministre estime qu’il n’y aurait actuellement à travers le Québec qu’une douzaine de cas où l’équilibre est plus difficile à atteindre.D’autres facteurs entrent en ligne de compte, poursuit-il, comme le vieillissement de la population qui n'ira qu’en augmentant et qui contribue largement à l’encombrement des hôpitaux.Le train de mesures adoptées par l’ex-ministre Thérèse Lavoie-Roux pour tenter de régler le problème des urgences a donné des résultats pendant deux ans.Ainsi, pour libérer des lits afin de décongestionner l'urgence, on a tenté de diminuer le nombre de malades chroniques occupant des lits dans les hôpitaux de courte durée pour les transférer dans les établissements de soins prolongés.Ce qui avait permis de réduire de 18 % à 12 % le pourcentage de lits occupés par des malades chroniques dans des hôpitaux de soins de courte durée.Toutefois, peu à peu, on revient au point de départ et actuellement ce pourcentage se situe autour de 14 % à 15 %.On s’éloigne donc à nouveau de la norme de 10 % de patients chroniques imposée par le gouvernement en 1976 aux hôpitaux de soins de courte durée.« Nous n’avons définitivement pas les lits dont nous avons besoin », dit le ministre.Des 1000 lits promis pour la région de Montréal en centre d'accueil ou en centre hospitalier de soins prolongés, 300 restent à venir.Us devraient être livrés d’ici un an à un an et demi au plus tard, précise-t-il, ajoutant qu’en attendant, le ministère a pris des mesures temporaires en ouvrant des lits désaffectés dans certains hôpitaux et pavillons de la région montréalaise.« Mais, poursuit-il, même en gardant ces derniers lits ouverts une fois toute l’opération terminée, ce ne sera pas encore suffisant.Il nous faudra intervenir avec d’autres mesures et des priorités.Ce n’est pas uniquement avec l’ajout de budgets additionnels que l’on va régler le problème d’engorgement des salles d’urgence et des hôpitaux », croit-il.M.Côté a sur son bureau un rapport et des recommandations sur les mesures additionnelles qu’il faudra prendre.Cela fera l'objet d’une décision gouvernementale au plus tard en avril, dit-il.Il y a aussi, dit-il, des mesures d’ordre organisationnel à envisager: il y a certains endroits où il y a des surplus de lits, ailleurs des carences.« Il faudra en arriver à une fermeture de lits là où il y en a trop », lance-t-il.Le ministre n’est nrêt, pour l’instant, à pointer ligt les établissements qui pourraient être touchés.Dans l’immédiat, toutefois, le ministre est en pourparlers avec le Conseil du trésor et il espère, d’ici quelques semaines, qu'on l’autorisera à ajouter au-delà de 150 lits au permis de la Cité de la santé ( Laval) où il y a une explosion de la population et un encombrement chronique à l’hôpital.Déjà, dans le cas de l’hôpital Anna-Laberge, on est convenu d’ouvrir progressivement de nouveaux lits afin de rendre fonctionnel et optimal le fonctionnement de l’urgence et ainsi de répondre de façon plus équitable aux besoins de la population, dit M.Côté.Le MSSS devait, hier, prendre des décisions concernant l’ouverture de lits pour tenter de régler les problèmes chroniques qui affligent l’urgence de l’hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean.Toujours avec ce même objectif, les fonctionnaires du ministère doivent également rencontrer la semaine prochaine la direction des centres hospitaliers Charles-Lemoyne et Pierre-Boucher.Il restera le problème aigu de l’hôpital Honoré-Mercier sur lequel se penche actuellement le ministre avec l’espoir d’y apporter une solution.Mais en attendant ?Interrogé sur le cas des malades qui occupent depuis des semaines des lits dans cet hôpital de Saint-Hyacinthe en attendant un transfert dans un autre établissement de la région de Montréal pour y subir une chirurgie cardia- 3ue, le ministre mentionne que es mesures transitoires ont été adoptées en décembre dernier en accordant à l’Institut de cardiologie un budget additionnel de près de 1,5 millon J.« Cela devrait permettre, dit-il, de soulager un peu la situation des malades en attente et de dégager par le fait même d’autres lits ailleurs.Dans nos demandes de développement pour 1990-1991, on a prévu des sommes additionnelles», conclut M.Côté.La commission scolaire de Brossard liée par jugement Les anglo-catholiques doivent être logés dans une même école -Pierre Proulx LA COMMISSION scolaire de Brossard, a-t-on appris hier, s’est, le 13 novembre dernier, judiciairement engagée devant la Cour supérieure à ramener dans une même école ses élèves anglo-catholiques logés séparément aux écoles Good Shepherd et Saint-Michel depuis septembre 1977.Poursuivie en justice par les parents anglo-catholiques, la commission a, pour l’essentiel, « acquiescé » à leurs demandes.Le juge Yves Forest n’a eu qu’à entériner le tout.Cette entente, pourtant publique mais complètement passée sous silence, est, en fait, à l’origine des derniers soubresauts que cette commission scolaire a connus à la rentrée de janvier quand les parents francophones de l’école Sainte-Claire ont décidé de garder leurs enfants à la maison pendant deux jours.Car, pour respecter ses engagements, la commission scolaire a choisi de déloger les francophones de l'école Sainte-Claire pour y placer plutôt les anglophones dès septembre prochain.En juin 1987, la commission scolaire, à la suite de la recommandation d’un enquêteur ministériel, prenait la décision de loger en deux écoles séparées la communauté scolaire anglophone qui, depuis la fin des années 1970, occupait l’école Good Shepherd.Cette décision a provoqué la colère des anglo-catholiques et, le 29 décembre 1987, elle invoquait devant la Cour supérieure son droit constitutionnel à bénéficier d’« une école de langue anglaise administrée en anglais et contrôlée au plan académique par des éducateurs d’expression anglaise ».La cause n’a finalement été entendue que le 13 novembre dernier.Mais, 13 jours avant l'audition, la commission a mandaté précipitamment ses procureurs pour négocier un règlement hors cours, s'engageant : ¦ « à réunir la population scolaire anglophone pour septembre 1988; ¦ « à assurer que le personnel enseignant et le personnel de direction soient représentatifs de cette communauté; ¦ « à relocaliser la population scolaire anglophone de telle sorte qu’elle pourra jouir de son école poulies années à venir afin d’en assurer la plus grande stabilité possible ».Devant la Cour supérieure, le 13 novembre suivant, la commission scolaire a acquiescé (en anglais) aux principales conclusions que recherchaient les requérants et dans les termes mêmes couchés par eux.Aussi le tribunal a-t-il : ¦ déclaré nulle la résolution de juin 1987 logeant la communauté scolaire anglo-catholique en deux écoles distinctes; ¦ ordonné à la commission scolaire de « fournir au moins un bfttiment-école devant servir aux fins d’une école primaire catholique de langue anglaise et administrée en anglais, pour tous les parents qui y sont admissibles en vertu de la loi du Québec et qui désirent y inscrire leurs enfants » ; ¦ ordonné à la commission scolaire « de s’assurer que cette école sera gérée au plan académique par des éducateurs de langue anglaise ».La commission scolaire n’a, toutefois, fait aucune admission de nature constitutionnelle sur les prétentions des anglo-catholiques.L'effet pratique de ce jugement est de faire en sorte que la solution à l’épineux problème de la « carte scolaire » de Brossard devra obligatoirement passer par l’intégrité de la communauté anglophone.Rien, dans ce jugement, n’interdit cependant la cohabitation dans le meme bâtiment de deux écoles pourvu qu’elles soient l’une et l’autre contrôlées par chaque communauté linguistique.C’est déjà le cas à l’école Good Shepherd où loge aussi l’école du Bon-Pasteur.À l’école Saint-Michel, au contraire, un francophone assure aussi bien la direction des classes françaises et anglaises bien que son adjoint soit un anglophone.La commission scolaire s’apprête à entreprendre une nouvelle consultation auprès des parents avec l’aide d’un fonctionnaire du MÉQ.L’avocat de Perron invoque un lien entre un juré et Mme Léger pour faire annuler le procès (PC) — Disant détenir un élément nouveau, l’avocat du réalisateur de télévision Gilles Perron a annoncé, hier, son intention de s’adresser à la Cour d’appel dès lundi prochain pour faire déclarer nul le procès subi par son client.Il entend également obtenir un arrêt des procédures de même que la libération du réalisateur.Au cours d’une conférence de presse, Me Jean Dury a déclaré avoir appris jeudi que Claire Léger, la vice-présidente des Rôtisseries Saint-Hubert, était membre du conseil d’administration d’Hydro-Qué-bec.Or, a-t-il précisé, le juré numéro six, celui qui assumait la présidence du jury au procès de Gilles Perron, est un ingénieur à l’emploi d’Hydro-Québec.Me Dury croit qu’il y a lieu de faire annuler le procès et d'ordonner l’arrêt des procédures en raison de l’existence de ce lien entre Mme Léger et un membre du jury.Mme Léger, qui a fréquenté Gilles Perron pendant un certain temps après la mort de son épouse, est la soeur de Jean-Pierre Léger, un des principaux témoins à charge au procès.L’avocat a, en outre, laissé entendre que Mme Perron aurait été assassinée par deux personnes et qu’il avait lui-même été la cible de menaces.Gilles Perron a été condamné au pénitencier à vie le 22 décembre dernier après avoir été reconnu coupable du meurtre prémédité de son épouse.21 % moins de pardons chez les adolescents OTTAWA (PC) — Statistique Canada a fait savoir, hier, que le nombre de jeunes contrevenants gui ont reçu le pardon après avoir été trouvés coupables a diminué de 21 % en 1988-89, par rapport à 1986-87.Des 28 288 jeunes ( 17 ans et moins) trouvés coupables en 1988-89,1093 ont bénéficié d’un pardon.En 1986-87, 1413 des 28 827 trouvés coupables ont e pa 80 % des 35 094 jeunes qui ont comparu devant les tribunaux en 1988-89 ont été trouvés coupables.51 % des coupables ont été mis en probation, soit à peu près la même proportion qu’en 1986-87.De tous ceux qui ont comparu devant les tribunaux, 80 % étaient de sexe masculin.Moins de 1 % ont été Plomb : une étude pourrait servir de base à des poursuites is-Gilles Francoeur UNE ÉTUDE américaine qui établit la permanence des dommages cérébraux subis en bas âge par des jeunes enfants contaminés au plomb pourrait constituer un fondement sérieux pour des poursuites en dommages et intérêt de la part de dizaines de citoyens de Rouyn-Noranda et de Saint-Jean-sur-Richelieu aux prises avec ce problème.C’est, du moins, l’avis exprimé par par Me Claude Masse, responsable du Comité des urgences collectives du Barreau québécois et responsable du procès sur la MIUF, et de Me Yves Corriveau, de Greenpeace.Ces deux juristes étaient invités par LE DEVOIR à réagir à la publication, hier dans le New England Journal of Medicine, d’une étude du professeur Herbert Needleman, de l’Université de Pittsburgh, qui a suivi pendant 11 ans 132 jeunes ayant absorbé en bas âge des concentrations de plomb non négligeables.Cette étude, révélée par une dépêche de l’Associated Press reprise par The Globe & Mail, n’était pas dis- Eonible dans les universités au Qué-ec.Selon le Dr Gaétan Carrier, du DSC Maisonneuve-Rosemont, on sait depuis longtemps que les enfants en bas âge peuvent subir des dommages permanents après avoir été contaminés au plomb.Ces dommages sont généralement beaucoup plus sévères que chez les adultes même si, avec le temps, le corps s’autonettoie.Mais, ajoute le spécialiste en médecine du travail, l'étude du professeur Needleman pourrait ajouter un élément nouveau important, à savoir que les dommages cérébraux subis en bas âge pourraient devenir un handicap social susceptible de com- Siromettre le succès scolaire et pro-essionnel d’un individu au point d’altérer sa situation financière pendant toute sa vie.L’étude du professeur Needleman démontre que les jeunes suivis de- fiuis leur bas âge éprouvaient des dif-icultés anormales à lire et à terminer leurs études collégiales.On savait jusqu’ici que les plombémies pouvaient causer des problèmes d’apprentissage en bas âge mais on pensait qu’une partie de cet handicap était progressivement surmonté avec le temps, souligne la dépêche en provenance de Boston.Le professeur Needleman a ainsi démontré que la difficulté de lire de ces jeunes victimes était six fois plus grande que chez d’autres adolescents.Et que les mêmes jeunes victimes avaient un taux d’échec scolaire sept fois plus grand que les autres au niveau collégial.Me Corriveau se surprend qu’aucune poursuite civile n’ait été intentée jusqu’à présent contre les auteurs des contaminations au plomb identifiées à Saint-Jean et à Rouyn-Noranda.À son avis, les constatations du professeur Needleman pourraient théoriquement justifier des dédommagements pour sévices per- manents, temporaires et moraux.Me Masse abonde dans le même sens tout en se surprenant, lui aussi, de l’absence de poursuites dans ces deux dossiers en raison des délais de prescription qui courent, dit-il.Il pourrait y avoir une difficulté juridique dans un tel dossier si les dommages découverts par le scientifique américain étaient « nouveaux ».L’arrêt Drolet contre London & Lancashire de la Cour suprême en 1944 a, en effet, établi qu’on ne peut tenir une personne responsable de dommages qu’il était impossible de connaître au moment où elle a posé des gestes entraînant sa responsabilité civile.Mais, dit-il, dans le cas présent, il est connu depuis des années que le plomb cause des dommages importants au cerveau des enfants.Cfest, notamment, pourquoi le gouvernement canadien a décidé de réduire le taux de plomb dans l’essence.L’étude de Pittsburgh semble démontrer que ces dommages sont aussi ou plus sérieux qu’on le prévoyait.« Il s’agit, en somme, d’une preuve supplémentaire concernant l’aggravation d’un dommage prévisible : cela confirme, en fait, la gravité de l’affection et devrait, théoriquement, susciter une responsabilité civile réelle.» é-riodique, alimenté tantôt par l’ancien maire de Montréal, M.Jean Drapeau, tantôt par les promoteurs touristiques de Charlevoix, de l’Estrie, et d’autres régions en mal de riches visiteurs, tantôt par les hôteliers qui, comme M.Malenfant, veulent rentabiliser leurs coûteux investissements.Pistonné par Loto-Québec, il y a près de 10 ans, le gouvernement péquiste avait fait un examen sérieux de la question.Il en était venu à la conclusion que les désavantages étaient plus nombreux et importants que les avantages et que mieux valait, pour le Québec, s’en tenir aux jeux désormais classiques de la loterie et du hasard.Une vraie poule aux oeufs d’or, d’ailleurs, qui rapporte quelques centaines de millions par année.M.Malenfant et ses semblables invoquent toutes sortes d'arguments.Le casino de Winnipeg, modèle de ceux qu’ils souhaitent en Laurentie, n’a rien de comparable à celui d’Atlantic City, encore moins de Las Vegas.À l’européenne, comme à Monte Carlo, tout y est propre, propre, propre, à l’image des parieurs, en complet-cravate ou en robe longue.Tenu par le gouvernement, qui veille au grain, il n’y aurait donc pas de risques d’effets secondaires, souvent associés aux tables de jeu : prostitution, drogue, crime.Tout cela est séduisant à première vue, mais peu convaincant.Avec une ardeur débridée, les Québécois se sont lancés dans la loterie, instantanée ou non, hier oeuvre impie, désormais oeuvre pie.Le citron est déjà assez pressé, surtout auprès des citoyens de revenu moyen ou modeste, qui parient souvent des sommes énormes dans l’espoir de décrocher le gros lot.Il n’y a pas beu, fût-ce dans un hôtel de luxe et en smoking, taxer davantage la.vertu civique des Québécois.Il y a une limite à miser sur l’appât du gain, la cupidité et la naiveté des contribuables.La promotion du tourisme ?Ce n’est pas un casino ou deux qui assurera une industrie solide, stable et lucrative.L’augmentation des sommes consacrées à la santé par le truchement du blackjack, du baccarat et des gobe-sous ?Quel attrape nigauds ! En plus des arguments moraux et sociaux, une autre raison milite contre un ou des casinos qué bécois, soient-ils directement sous la férule de l’Etat.Ce dernier ne saurait privilégier une région au détriment d'une autre.M.Malenfant, par exemple, voudrait bien en installer un au magnifique promontoire de Pointe-au-Pic.Mais pourquoi pas un autre à Bromont, à Longueuil, à Hull ?À vrai dire, d’une année à l’autre, on se demande pourquoi il faut revenir sur ce sujet.Tout simplement parce que des entrepreneurs, ambitieux et à l’appétit vorace, reprennent périodiquement le même refrain.Le Québec a déjà dit non à M.Malenfant.Il faut rester catégorique et ne pas céder au lobby, si riche et puissant soit-il.— GILLES LESAGE Le « troisième homme » L’ACTUALITE GÉRARD BERGERON Professeur à l'École nationale d'administration publique.« MAIS où est le couteau qui tranchera enfin la chose ?«.il incombe aux politiciens et aux intellectuels (.) de faire la démonstration une fois pour toutes des avantages et des inconvénients qu'il y a à rester dans le Canada ( .), des avantages et des inconvénients qu’il y aurait à devenir indépendants sur le plan politique.«.ce qui fait cruellement défaut au Québec, ce sont des intellectuels capables de trancher en faveur d’une réponse ou de l’autre et de la justifier par une argumentation solide.« Ensuite et ensuite seulement le peuple saurait entre quoi et quoi il choisit, et on ne reprocherait plus à nos concitoyens d’être mêlés, ambigus ou de ne pas savoir ce qu’ils veulent.» En somme, dans LE DEVOIR du 11 janvier 1990, M.Noël Audet (s’excluant lui-même de la condition d’intellectuel, bien qu'universitaire et écrivain ?) intime l’ordre aux intellectuels du cru d’être pour ou contre l’indépendance du Québec et surtout de dire pourquoi.Ainsi, pense-t-il, « le peuple » serait éclairé.Le fait que l’intellectuel verbalise mieux ses sentiments et préférences en politique que le commun des gens ne lui confère guère plus de validité particulière, pour ne pas parler de quelque sagesse spécifique.Je n’aurais pas cru qu’un pareil retour à une forme de cléricalisme intellectuel fût possible.D’autre part, M.Audet lui-même a déjà commencé à combler remarquablement la « carence » qu’il déplore.Les trois derniers paragraphes de son article, par de fort opportunes considérations, sont dans la droite ligne de l’inquiétude, à dimension multiple, qui faisait l’objet de mon long entretien avec Gilles Lesage.Que cet intellectuel persiste, que d’autres comme lui continuent ! Pour une fois que le gratin des hommes d’affaires prend la parole, ce n’est pas le moment, pour les intellectuels de tout poil, de se taire en continuant à se renfrogner dans une impuissance boudeuse ou frustrée.L’heure des directives est passée.Celle des nécessaires éclaircissements commence.Il faudra s’y mettre à plusieurs.Pour décoller de l’actualité dépressive et même avec risque d’entrer dans l’histoire, est requis plus que le dialogue hommes politiques-hommes d’affaires.Le « troisième homme » (collectif, bien sûr, sans être unanimiste, lui non plus) est l’intellectuel qui doit aussi entrer dans la ronde : pour sa contribution à la foire des idées, mais peut-être davantage pour surveiller les uns et les autres.À point nommé, « le peuple » dont parle M.Audet saura bien opérer la synthèse pratique, nécessaire à ce moment-là.Et, quoiqu’on pense, sur la longue période, il ne se trompe guère.La preuve en ayant été administrée dans le passé par le fait que nous sommes toujours là, fort viables bien que semblant parfois manquer de vivacité .LETTRES AU DEVOIR Siècle et décennie UN siècle est une « période de cent années numérotées de 1 à 100, de 101 à 200, de 201 à 300», etc., de 1801 à 1900 et de 1901 à 2000.Puisque l’an 0 (zéro) n’existe pas, l’an 100 est la dernière année du 1er siècle, l'an 200 la dernière du 2e siècle et ainsi de suite jusqu’à l’an 1900 qui a été la dernière année du 19e siècle et l’an 2000 qui sera la dernière année du 20e siècle et non pas la première du 21e.Une décennie est une « période de dix ans ».Comment les numéroter ?Si on commence par la première décennie du 1er siècle, il faut dire de 1 à 10.La première décennie du 19e siècle a couru de 1801 à 1810; la 2ede 1811 à 1820; et ainsi de suite.Pour le 20e siècle il y a : de 1901 à 1910; de 1911 à 1920; de 1921 à 1930; de 1931 à 1940; de 1941 à 1950; de 1951 à 1960; de 1961 à 1970; de 1971 à 1981 ; de 1981 à 1990.Et il y aura de 1991 à 2000.Nous sommes donc dans la dernière ou dixième année de la présente décennie.Et non pas la première de la suivante.— G.R.PILOTE Roberval, le 8 janvier (If Hcjuur du Iit mois de la 10e armée de la 9e décennie du 20e siècle).Charlevoix à vendre LE MANOIR Richelieu n’a jamais été l’affaire de Charlevoix.D’ailleurs, est-ce que ça existe une « affaire de Charlevoix » ?Est-ce que ça existe, ici, une solidarité régionale ?Que voyons-nous quand nous nous regardons ?Un peuple de dépossédés, l’erre de serfs au service de seigneurs mauvais.On nous aime pour nos tartes au sucre et la saveur archaïque d'une langue qui est en train de se vider de ses racines.Notre noblesse en est une de commerçants en calèches.Une seule chose nous a toujours réussi : l’ignorance soumise ou l’admiration niaise pour les sous venus des USA à bord des bateaux blancs de nos enfances de bouts de quais où nous n’avons jamais récolté que des repas d’é-perlan dont on a appris depuis longtemps qu’il est contaminé.La dernière défaite n’est pas celle de la CSN.Nos divisions, nos lâchetés n’ont jamais été syndicales.Nous n'avons jamais été ensemble, nous ne le serons jamais, tout simplement parce que nous avons toujours été et demeurons « achetables ».Nous sommes des « à-vendre » et pas chers en plus .payables bien après la vente, si le vendeur garde seulement la mémoire du contrat de vente.Nous avons le respect ancestral de l’acheteur bâdeur, irrévérencieux.Nous idolâtrons la fortune de qui nous tape dessus, nous rabaisse.Nous glorifions le mépris avec lequel on daigne nous traiter.Nous n’avons que cette lâcheté en commun.C'est ça notre âme régionale.Une culture d’« Oublié », d’« A-battis » de l’esprit.Une terre toujours tremblante d’Eboulements en Male Baie.Je nous fais pitié, je nous fais honte.Je nous trouve laids.Les touristes peuvent bien continuer à se pâmer pour la beauté du plongeon des caps dans l’eau froide et sale du fleuve.Je ressens plutôt, pour ma part, le mal à vivre des bélugas.Une seule culture restera toujours florissante ici, celle des dindes.Et je comprends mieux maintenant le rire strident des oies sauvages quand, deux fois l’an, elles survo lent nos « seigneuries » de basse-cour.Quelle maudite misère que la nôtre ! Il n’y a pas, semble-t-il, de remède pour la soigner.C’est un mal de l’âme.Et l’avenir ?Son nouvel espoir, notre Association Touris« tic » paraît l’avoir trouvé dans la passion même de son seigneur : « les machines à sous ».Encore une fois, la sempiternelle résurgence de notre « admiration pour les sous ».Quant à moi, « m’est apparence » que ces « sous » pourraient bien se contenter de servir de préfixes à nos malheurs coutumiers : .S'ous-développement .Sous-traitance Sous» emploi Sous-traitement « Soumission » — LUC BERGERON La Malbaie, le 2 janvier.Aux amis du lac Meech L’ACCORD du lac Meech ne pourra se faire qu’à deux conditions expresses : que le concept de société distincte soit soumis aux droits fondamentaux reconnus et consacrés dans les Chartes québécoise et canadienne; que le statut et l’utilisation des deux langues historiques du pays, le français et l’anglais, ne soit jamais frappé d’interdiction comme celles qui découlent des dispositions de la loi 178.Cette loi, en édictant que l’utilisation de l’anglais dans l’affichage commercial constitue une infraction pénale, est une atteinte directe à l’unité du pays.Ce mauvais exemple nous oblige à subordonner le concept de société distincte aux droits fondamentaux.Oui à la société distincte dans le la mesure où elle est exemplaire et respecte les droits fondamentaux et les décisions judiciaires.— LOUIS DUSSAULT Montréal, le 8 janvier.L’école du profit ON SAIT combien les adolescents peuvent facilement emprunter le mauvais chemin.Nos équilibres sont précaires et nos caractères influençables.Si les écoles prétendent former nos esprits encore libres, elles devraient comprendre que cela implique aussi la possibilité de les déformer.Devant l'avalanche de violence qui nous accable, comment ne pas remettre en question ce qui touche jusqu'à nos gestes les plus innocents : l’économie.Loin de moi l’idée de contester ce qu’on nous sert aux cours d’éducation économique, matière obligatoire pour ceux qui atteignent le dernier échelon du secondaire Bien que le terme « profit » semble en être l’obsession, le programme est, jusqu’à maintenant, acceptable.Ge qui me fait plutôt frémir, c’est cette vision de l’entrepreneur qu'on nous présente, sans commentaire ni critique, dans certains documents choisis et distribués en classe par le professeur .Entre autres, cet extrait de la revue I.'argent et vous : un test sérieux où le lecteur peut mesurer ses qualités d’entrepre-neurship.Ainsi, d’après les résultats, un véritable entrepreneur doit être prêt à modifier ses opinions (ses valeurs aussi ?) pour atteindre ses buts; rien ne lui paraît pire que l’échec; il croit qu’il est important d’obtenir de bons rapports avec ses collègues pour s’assurer de l’avancement; il a plus de plaisir à faire des choses pour lui-même que pour les autres, et, finalement, il n’a aucun scrupule à s’emparer de ce qu’il désire ! Non, on ne nous enseigne pas les valeurs.Ou plutôt, on ne peut plus les enseigner, puisqu'elles semblent déjà emportées par cette furieuse soif d argent et de pouvoir.Furieuse, parce qu’elle nous laisse croire que plus on écrase, plus on réussit, furieuse encore parce qu’elle ne compte que sur des petits billets multicolores pour etre soulagée, et fu rieuse enfin parce qu’elle se ¦ Avis de l’éditeur Les m Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L’adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l'attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.range du côté des soifs intarissables.Je comprends qu’il soit primordial de pouvoir nommer les rouages de notre société économique, mais pourquoi est-il si urgent de nous y embourber ?— EMMANUELLE QUIVIGER étudiante en Secondaire 5 Montréal, le 8 janvier.À sa défense JE VEUX rappeler un « fait divers » que presque tout le monde a sans doute oublié mais à la lumière duquel bien des lanternes pourront être éclairées quant à l’opportunité de certains éléments de preuve qui peuvent faire d’un suspect un innocent, ou au contraire, d’un innocent un suspect.Lorsque Mgr Rodolphe Lemieux a été assassiné à coups de couteau au début de septembre 1983 au Lac Trois-Saumons près de St-Jean-Port-Joli, les policiers ont arrêté peu après un individu qui s’était enfui des lieux du crime avec la voiture de la victime ; l’individu en question était maculé de sang et on a en plus découvert l’arme du crime maculée du même sang.Et pourtant, à la fin de l’enquête préliminaire, on a libéré le suspect (faute de preuves ! ?).Personnellement, je n’ai jamais digéré ce « fait divers » et je n’attendais que l’occasion pour en reparler.Gilles Perron avait une maîtresse, des dettes, la mauvaise habitude de mentir, et en plus, a eu la mauvaise idée d’acheter un cadeau à sa femme pour lui faire une surprise, dix jours avant Noël (période de l’année très mal choisie, me semble-t-il, pour assassiner la mère de ses trois enfants).Il faut donc conclure que tous les défauts de Perron sont plus incriminants que le fait de trouver un couteau maculé de sang dans la voiture de la victime avec laquelle le présumé agresseur (couvert du même sang) s’enfuit.Comme c’est triste.et révoltant ! Surtout quand on sait que les dernières paroles de Michèle Perron qui, croyant voir son mari revenir dans le stationnement de la Polyclinique avec la clé de la voiture, s’est ravisée en disant : « Non, ce n’est pas lui ! » — HÉLÈNE PERRAULT Joliette, le 9 janvier.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau.LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située au 775.bout Le-beau.St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3381 Abonnements (S14) 844-573C ¦ I E DEVOIR .(USPS «003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire.Limitée.211 rue SI Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription raie per year is S 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain.N Y U S POSTMASTER send address changes to Irisa PO Bo« 1518 Champlain.NY 12919-1518 I Le Devoir, samedi 13 janvier 1990 ¦ A-9 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le rôle du Canada dans un monde transformé Ottawa devra repenser complètement sa politique de défense PHOTO AP MM.Bush et Gorbatchev tiennent une conférence de presse conjointe au terme du sommet de Malte, en décembre dernier.BERNARD WOOD Extraits du compte rendu annuel sur la situation politique internationale présenté mardi par le directeur général de l'Institut canadien pour la paix et la sécurité internationales.LJ ANNÉE 1989 entrera sûrement dans la même catégorie que 1789, année de la révolution française.La vague d’anti-autoritarisme qui a balayé l’Europe de l’Est et l’évanouissement de l’affrontement qui avait caractérisé la guerre froide ont fait naître de nouveaux espoirs de paix et de coopération internationale.La conjoncture ainsi refaçonnée a aussi ouvert de nouveaux terrains d’action internationaux pour le Canada et défini pour lui de nouvelles responsabilités sur la scène mondiale.Nos regards sont fermement fixés sur l’Europe de l’Est, mais nous savons bien qu’ailleurs, la guerre et la menace dominent et que les mouvements réformistes d'un quart de l’humanité ont subi un revers brutal à la place Tian’anmen.Des millions de personnes osent maintenant espérer que les principaux pays recourront désormais moins au conflit armé, mais elles sont en même temps profondément conscientes du fait que la sécurité de l’humanité tout entière est maintenant dangereusement compromise par de graves menaces pesant notamment sur l’environnement et les milieux vivants de la planète.Cette période ressemble beaucoup à la grande réorganisation du système international qui s’était produite au lendemain de la Deuxieme Guerre mondiale.Au cours de la période qui a suivi le conflit des années 1939 à 1945, le Canada a connu son « âge d’or » dans les domaines de la diplomatie et du maintien de la paix, et c’est ainsi qu’il a pu exercer une heureuse influence dans le monde entier et renforcer énormément son propre idéal, ce faisant.À la faveur du nouveau climat international, le Canada peut exercer une influence beaucoup plus effective, mais il devra aussi modifier la façon dont il se perçoit et se conduit dans le monde.Quand on nous a laissés à l’arrière-plan de l’action internationale, de trop nombreux Canadiens et Canadiennes ont cru que notre politique étrangère devait être une sorte de commentaire pieux sur la conduite des autres.La fille sévère de la voix de Dieu C’est cette tendance qu’a le Canada à se prendre pour la conscience du monde qui a amené Dean Acheson à citer Wordsworth pour le décrire : le Canada, disait-il, se veut « the stern daughter of the voice of God » (la fille sévère de la voix de Dieu).Quand il y va de notre propre intérêt, nous avons montré, et cela est regrettable, que nous ne pratiquons pas toujours les préceptes que nous prêchons relativement à la moralité ou à la vertu internationale, bien qu'en termes relatifs, nous demeurions de bons citoyens de la collectivité mondiale.En cette nouvelle ère d’affirmation du Canada dans le monde, nous devrons défendre nos intérêts et nos valeurs franchement, en reconnaissant que d’autres nations feront de même et qu’elles suivront leur conscience aussi souvent que nous écouterons la nôtre.Le Canada a été un des derniers parmi les pays occidentaux à reconnaître la réalité et l'importance de la révolution gorbatchevienne mais, vers le milieu de l’année, il s’est finalement rendu à l’évidence.En novembre dernier, le premier ministre et une nombreuse délégation du sec- teur privé avaient effectué en Union soviétique une visite pleinement réussie.Le Canada a un rôle direct à jouer dans les négociations menées pour réduire les forces conventionnelles en Europe, son importance s’étant temporairement accrue en tant que « deuxième partenaire nord-ameri-cain » de l’OTAN en cette période de changements.Nos travaux novateurs dans le domaine de la vérification ont porté fruit ; par ailleurs, la conférence sur l’ouverture des espaces aériens, qui se tiendra à Ottawa en février, constituera la première consultation d’envergure entre l’Est et l’Ouest, dans la foulée des derniers développements dramatiques survenus à la fin de 1989.La coopération économique et l’assistance provisoire représentent maintenant un volet vital de l’effort occidental pour conserver leur vigueur aux réformes amorcées en Europe de l’Est, quoique ni l’aide extérieure ni les économies réalisées grâce aux réductions militaires ne suffiront pour atténuer le choc brutal de la transition dans les pays de l’Est.En fait, le problème ae la dislocation économique risque maintenant d’entraver le progrès dans le domaine de la réduction des armements tant à l’Est qu’à l’Ouest.Vu les progrès que l’Est et l’Ouest accomplissent au chapitre de la réduction des armements, il faut veiller à ce que la production militaire ne soit pas détournée vers de nouveaux marchés; jamais moment plus opportun ne s’est présenté depuis des décennies pour lutter avec réalisme contre le trafic des armes, et le Canada est bien placé pour montrer la voie à cet égard.Il a, par ailleurs, tout intérêt à intégrer l’aspect qualitatif aux pourparlers sur la limitation et la réduction des armements, de manière à restreindre, dans l’équilibre, la modernisation d’armes susceptibles d’engendrer l’instabilité et de créer de nouveaux dangers pour la sécurité.Il est essentiel que les négociations entre l’Est et l’Ouest portent aussi sans réserve sur les missiles de croisière, en dépit de l’opposition de la Marine américaine.La politique de défense est remise en question Tout difficile et désagréable que la tâche puisse paraître, le Canda n’aura d’autre choix que de repenser fondamentalement sa politique de défense.Les réductions des dépenses militaires annoncées dans le budget de 1989 ont confirmé que la Défense ne recevrait pas les ressources qu’il lui faudrait pour honorer les engagements décrits dans le livre blanc de 1987, d’autant plus que d’autres compressions sont à prévoir.Le maintien de la paix Parallèlement, par suite des changements dramatiques survenus sur la scène mondiale, la politique de défense énoncée en 1987 est dépassée, comme le signalait le premier ministre.Toutefois, il sera encore plus difficile de la redéfinir dans le climat actuel, où la réduction des capacités militaires menaçantes ne suivra pas les souhaits politiques, où de nouvelles menaces risquent de prendre forme par le biais de la modernisa- tion des arsenaux, et où les divers rôles des forces canadiennes sont en mutation.Dans une telle conjoncture, un débat public informé sur la politique de défense du Canada sera essentiel à l’élaboration d’une ligne de conduite raisonnable, et il offrira, finalement, la meilleure défense possible pour la Défense.Les volets « limitation des conflits » et « règlement des conflits » de la politique canadienne en matière de sécurité ont, de toute évidence, pris de l’ampleur au cours des dernières années et des derniers mois, mais le volet « défense » demeure important.La population canadienne pense que le budget militaire canadien est modeste mais, à cet égard, notre pays arrive au 12e rang dans le monde (au 6e, au sein de l’OTAN ), même s’il se classe 48e pour ce qui est de la taille des forces armées.Le Canada devrait-il essayer de conserver une structure pleinement équilibrée pour ses forces armées, ou devrait-il plutôt chercher à « spécialiser » ces dernières beaucoup plus ?Tout dépend de l’issue des négociations sur les forces conventionnelles en Europe, devrions-nous rapatrier l’ensemble du contingent canadien déployé là-bas ou une partie de ces troupes ?Les membres eu- ropéens de l’OTAN disposeraient-ils de moyens assez considérables pour nous aider à assumer des rôles aériens et navals dans la zone nord-américaine de l’Alliance ?Enfin, comment assumer la fonction grandissante qu’est le maintien de la paix, étant donné qu’elle a pris de telles proportions qu’il est désormais impossible d'y voir simplement un rôle « auxiliaire » des forces canadiennes ?Renforcer les opérations des Nations unies afférentes à la sécurité collective, grâce aux missions d'établissement et de maintien de la paix, tel est le domaine où le Canada devrait contribuer le plus à améliorer la sécurité internationale au cours de la prochaine décennie.La trêve intervenue dans le conflit irano-irakien, le retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan et la transition vers l’indépendance qui s’opère en Namibie sont autant d’événements ayant montré que les superpuissances sont maintenant plus disposées à soutenir les opérations de TON U ; or aucun pays n’est mieux placé oue le Canada, vu son expérience inégalée des missions de maintien de la paix, pour promouvoir l’adoption des mesures nécessaires afin d'institutionnaliser véritablement les efforts dans ce domaine.La commission Charbonneau doit continuer d’enquêter LIBRE OPINION PIERRE GOSSELIN Président du Comité de santé environnementale des départements de santé communautaire du Québec.DEPUIS quelques mois, la commission Charbonneau a travaillé fort et bien malgré des débuts houleux sous la férule d’un autre président.Les constats qu'elle vient de publier à mi-chemin de son année de travail reflètent la réalité : le problème est très sérieux même si l’on ne connaît pas la moitié de l’ampleur du désastre, et les gestionnaires publics et privés ont failli à leur tâche jusqu’ici.Mais lorsque la commission accepte, après avoir fait ce constat, de se dépêcher à fermer boutique dans six mois, on ne peut s’empêcher de souhaiter une analyse un peu plus fignolée du travail déjà accompli.Une option de travail défendable Les groupes organisés, et la population souvent, se sentent de plus en plus lésés devant les nombreuses consultations en environnement qui ne sont pas suivies d’actions tangibles, nous dit la commission après avoir visité 16 villes et régions.Le scepticisme s’est même installé chez plusieurs et la perte de crédibilité du ministère de l’Environnement, des autres autorités responsables et des industriels est grande, affirme le rapport intérimaire au ministre Pierre Paradis.Les récentes déclarations du ministre ne sont pas non plus de nature à rebâtir rapidement cette crédibilité.Lorsque les principaux gestionnaires de l’environnement admettent que des dossiers comme celui de la contamination au nlomb de la Bal-met sont des « cauchemars » d’un point de vue légal et administratif, lorsque le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement subit, notent les observateurs, un étouffement progressif mais sûr, lorsque l’on exempte d’examen public de grands pans d’activités polluantes comme les projets industriels majeurs ou les politiques agricoles, on se retrouve avec des problèmes de cette nature.La commission Charbonneau identifie de manière pertinente les grands problèmes que posent les déchets dangereux et le vaste champ des matières dangereuses (qui deviendront éventuellement des déchets en partie).Les catégories de résidus exclues du Règlement sur les déchets dangereux, comme les déchets pathologiques, les boues de fosses septiques, les déchets des usines de pâtes et papiers, les déchets domestiques, mériteraient aussi en-uête, mais qui trop embrasse, mal treint.Jusque là, on peut diverger d’opinion avec la commission, mais l’option de travail retenue est entièrement défendable.Le constat se doit, cependant, d’être différent lorsqu’il s’agit du mandat même de la commission.Les conclusions du rapport intérimaire ne peuvent être plus claires : L’Institut d’administration publique du Canada Groupe régional de Montréal En collaboration avec Le Devoir Déjeuner-réflexion Le jeudi 25 janv ier 1990 à 12h00 Hôtel Méridien, Basilaire 2 Salon Alfred-Rouleau B Complexe Desjardins SECTEUR PUBLIC: DES GESTIONNAIRES EN LIBER TÉ SUR VEILLÉE Conférencier: Louis Bernard Premier vice-président et secrétaire Banque Ixiurenttenne du Canada R.S.V.P.Ginette Guilbault à l'ENAP 522-3641 Il nous faut un bilan complet des déchets dangereux après six mois de travail, la commission ne sait toujours pas ce qu’il advient de 60 % des déchets produits au Québec, découvre un oubli de 150 000 tonnes de déchets radio-actifs à ajouter aux 410 000 tonnes précédentes, lesquelles ne sont qu’une estimation grossière et non vérifiée réalisée par le Menviq en 1987.La quantité réelle serait « sensiblement » plus élevée, nous dit la commission, et on n’y inclut pas les « quantités impressionnantes de déchets réellement dangereux, quoique la plupart du temps exclus du Règlement (.) produits chaque année dans les secteurs des mines, de l’aluminium, des pâtes et papiers, du pétrole, des hôpitaux.».De plus, le cycle de vie ou de disposition des déchets dangereux connus comporte « plusieurs failles et impasses majeures », et ils se retrouvent souvent directement dans les rivières et le fleuve (qui approvisionnent en eau 80 % des Québécois), dans les sites d’enfouissement sanitaire, ou mélangés à des huiles usées et autres produits.La commission s’apprête à recevoir, dans les trois prochains mois, une somme phénoménale d'informations provenant du ministère de l’Environnement et de ses consultants.On prévoit recevoir, pêle-mêle, une bonne dizaine de rapports de recherche, la compilation des manifestes de transport sur les déchets dangereux que personne n’aura encore jamais analysés au Québec, un inventaire détaillé de la production des déchets par région, un rapport sur les inspections des sites d’entreposage et des centres de transfert de déchets, sur leurs permis et sur leurs certificats d’autorisation, les enquêtes du Menviq sur les contrevenants, et beaucoup d’autres informations complémentaires.En même temps, les commissaires doivent pondre un document d’orientation basé sur une information manquante pour plus de la moitié des déchets.Il est aussi prévu de rencontrer certains gestionnaires publics et privés pour mieux connaî- tre les options administratives possibles.Nous doutons qu’il soit possible de fournir un rapport de qualité basé sur une analyse approfondie des données dans les délais actuels.Il faudrait y mettre un peu plus de temps, ou alors les commissaires acceptent de perdre à leur tour une partie de leur crédibilité.Le fouillis administratif Des éléments importants de ce dossier resteront sans réponse si la présente commission d’enquête ne les approfondit pas.Le moins que puisse faire la commission Charbonneau serait de prendre le temps de comprendre les données qu’elle recevra vraisemblablement dans les prochains mois, et d’en fournir une analyse approfondie aux groupes environnementaux, aux municipalités, et au grand public.Il nous faut un bon bilan des déchets dangereux au Québec en 1990 ; c’est le départ de l’action.La commission doit aussi évaluer de façon formelle les raisons du fouillis administratif qui semble se dégager de ce dossier.S’agit-il uniquement de manques de ressources au ministère de l’Environnement, ou d’autres éléments sont-ils en jeu ?Y a-t-il eu fraude ou malversation, comme on a vu à 1’Environmental Protection Agency dans ce même dossier des déchets dangereux sous l’administration Reagan ?Y a-t-il eu incompétence, comme on en voit à l’occasion un peu partout ?Y a-t-il eu blocage politique uniquement ?Il s'agit là de questions auxquelles une commission d'enquête qui doit proposer des options de gestion devrait répondre.Ces quelques propositions pour les commissaires ne demandent pas d’allonger indûment les travaux de la commission : il est probable qu’un laps de temps de six mois serait suffisant pour améliorer grandement le produit final des travaux de la commission.Ce n’est pas six mois qui feront une grosse différence au point de vue environnemental : après tout, on ne sait pas trop ce qui leur arrive à ces déchets, nous dit la commission.Mais ces quelques mois supplémentaires permettraient grandement d’éclairer le débat.Une enquête de qualité sur les déchets dangereux pourrait réouvrir une ère de transparence basée sur des données solides.Le désert spirituel de la Roumanie LIBRE OPINION MICHEL-M.SOLOMON L’auteur est écrivain.ARRIVÉ au pouvoir en 1965 comme héritier désigné par Gheorghe Gheorghiu Dej, rex-dictateur roumain Nicolae Ceau-sescu apporta avec lui comme seul bagage intellectuel le diplôme de quatre classes élémentaires et sa haine pour tout ce qui dépassait le niveau de son savoir d’apprenti cordonnier.Il est vrai qu’en tant que détenu dans plusieurs prisons roumaines depuis 1937, il réussit à apprendre par coeur les slogans de la propagande marxiste-léniniste telle qu’inculquée par les leaders du parti plus instruits que lui.À l’époque où il arriva au pouvoir, la plupart des hommes instruits en Roumanie parlaient couramment plusieurs langues — le français étant la langue seconde — et s’inspiraient de la culture occidentale.Pour ne pas crever de faim, la plupart des écrivains roumains ont courbé l’échine et ont mis sur le papier des aberrations.( Les meilleurs périrent au canal Danube-mer Noire ou bien dans les geôles d’Aiud, Jilava et Vacaresti.) Les intellectuels de faible aloi appelèrent le dictateur « le génie des Carpathes » ou « le Danube de la pensée » en mêlant une ironie mordante à leurs hosannahs.Ceausescu n’avait pas le sens du ridicule.Lorsqu’on lui offrit le scep- tre des voïvodes roumains, il l’accepta et se laissa photographier comme un successeur du prince Michel le Brave qui avait réuni en l’an 1600 toutes les provinces habitées par des Roumains.On disait sérieusement qu’il avait l’intention de bâtir une nouvelle dynastie en mettant sur le trône de la Roumanie son fils aîné Nicu, un débauché et un alcoolique.Parlant des massacres de Timisoara sans évoquer les pertes humaines, il les attribua aux « ennemis fascistes du dehors, alliés avec les hor-tystes et les nazis d’hier et d’aujourd’hui, vis-à-vis desquels l’armée socialiste a fait son devoir ».Des rodomontades et fanfaronnades que des milliers des gens refusèrent d’écouter.Devant le tribunal militaire dont il pressentait la sentence, le dictateur déclara : « Je ne reconnais pas la validité de ce tribunal.Je ne répondrai à aucune de vos questions.Je répondrai seulement au peuple ouvrier .» Ce furent les dernières paroles enregistrées de ce mégalomane et paranoïaque.Son règne de la terreur a poussé les intellectuels roumains à se réfugier dans leurs coquilles d'où ils ne sortirent qu’après la mort du tyran.Pendant quatres décennies, la vie intellectuelle roumaine fut abandonnée entre les mains des bourreaux et de leurs associés semi-lettrés.Cela explique qu’aucune création digne de ce nom n’a vu le jour dans ce pays autrefois attaché aux valeurs spirituelles de l’Occident et que les survivants regardent autour d’eux avec un sentiment de honte.« Ce tyran a abandonné tout un peuple entre les mains des bêtes sauvages.Nous en ressentons une honte immense », a déclaré un vieux monsieur à un correspondant étranger en essuyant une larme.Avant de rééduquer le peuple roumain et l’instruire sur la démocratie, il s’impose de ranimer son âme et sa vie spirituelle, tragiquement brisées par la barbarie communiste.Avis de l’éditeur Les textes envoyés au DEVOIR pour la page Des Idées, des événements doivent être signés.L’adresse et le numéro de téléphoné sont également requis, mais seulement pour fins d'identification dans nos dossiers.Prière de ne pas dépasser quatre pages et demi dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention d’Albert Juneau.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier tous les textes reçus et se réserve le droit d’en réduire la longueur au besoin.LA RELÈVE « Volet Québec » Gabriel Routhier — William (Bill) Vincent Hélène Goulet — Joseph-Richard Veilleux jusqu’au 20 janvier 1990 GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY 307 rue Ste Catherine Ouest Suite 515 Montréal (514) 844-4464 Mar au ven.de 11h à 18h sam.de 11h à 17h A-10 ¦ Le Devoir, samedi 13 janvier 1990 Un autre prêtre terre-neuvien accusé d’agression sexuelle hen Ward de la Presse canadienne SAINT-JEAN, T.-N.- Un autre prêtre de Terre-Neuve devra répondre d’avoir abusé de garçons alors qu’il était curé dans diverses paroisses de la province.Le père Aloysius Antle a été accusé jeudi soir sous cinq chefs d’attentat à la pudeur impliquant un garçon et un sixième d’agression sexuelle sur un autre garçon.Les délits auraient été commis entre 1970 et 1985 alors que le père Antle officiait à Norris Arm et dans les Çaroisses avoisinantes du centre de êrre-Neuve.Il fut curé de Norris Arm de 1970 à 1979.U n porte-parole de la G RC a précisé que les accusations avaient été portées auprès d’un juge de paix à Lewisporte, T.-N.Aucune date de comparution n’a été arrêtée pour le père Antle, qui n'était pas présent durant les procédures.Cela porte à 20 le total de prêtres, anciens prêtres, Christian Brothers et autres membres de la communauté catholique de Terre-Neuve contre qui ont été portées des accusations ou ayant été trouvés coupables de délits sexuels au cours des deux dernières années.Un autre prêtre a été acquitté L’évêque de Grand Falls, Mgr J.Faber MacDonald, a annoncé que le père Antle avait été relevé de ses fonctions de curé en attendant l’issue du procès.Il a présenté ses excuses à ceux qui ont été touchés de quelque façon que ce soit et a déclare, par voie de communiqué, qu’il était profondément peiné par ce qui semble être une « tragédie sans fin qui s’est abattue sur le coeur de cette province.« Je voudrais bien pouvoir redresser les torts causés, j’aimerais bien donner les raisons à l’origine de ce qui est arrivé, mais je ne puis point le faire.Je suis moi-même très profondément touché par tout ça.» Mgr MacDonald a dit qu’il visiterait toutes les paroisses directement affectées et que le diocèse de Grand Falls ferait tout en son pouvoir pour venir en aide aux victimes.Déjà, un nouveau prêtre a pris la peine de contacter les victimes à qui il prodigue des conseils avisés.« Dans de pareilles situations, le meilleur réconfort est encore la foi », a-t-il dit.Une enquête judiciaire a été instituée à la suite du scandale découlant d’abus dont auraient été coupables les frères administrant l’orphelinat Mount Cashel de Saint-Jean.L’enquête reprend ses audiences lundi.Par ailleurs, une enquête menée par l’Église sur les abus commis par le clergé et instituée par l’archevêque de Saint-Jean, Mgr Alphonsus Penney, espère publier son rapport dans quelques semaines.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Ottawa formation, de juridiction provinciale, non seulement par le Parti québécois, mais par le gouvernement libéral du Québec.Le ministre québécois de la Main-d’oeuvre, André Bourbeau, a même qualifié le projet fédéral de « cheval de Troie » qui pourrait permettre à Ottawa d’occuper le champ de la formation professionnelle, sous juridiction provinciale.On ne peut accepter cela, Ottawa devra me passer sur le corps, avait alors dit le ministre du Québec.Le projet de loi C-21 a été présenté par Barbara McDougall, ministre fédéral de l’Emploi, mais a été largement défendu au Québec par le ministre dÉEtat à l’Emploi, Monique Vézina, du noyau des nationalistes québécois au sein du cabinet Mulro-ney.Mme Vézina a justifié son action dans le domaine de la formation en soulignant, en décembre à Québec, qu’il s’agissait d’un domaine de juridiction partagée.Lucien Bouchard, un autre ministre à forte tendance nationaliste du fouvernement Mulroney, se prépare présenter un projet de loi qui vise à affirmer le leadership fédéral dans le domaine de l’environnement, un domaine de juridiction partagée.Le projet de loi sur l’évaluation des impacts environnementaux permettrait au fédéral d’examiner lui-même les grands projets publics ou privés dont certains aspects peuvent affecter la junction fédérale.Ottawa n’entend plus laisser aux provinces le soin de mener ces études d’impact.En août dernier, le ministre des Finances, Michael Wilson, présentait son projet de TPS.Au Québec, ce projet, défendu particulièrmement par le ministre d'État aux Finances, Gilles Loiselle, un autre ministre nationaliste du gouvernement conservateur, a été dénoncé par le gouvernement Bourassa.Le gouvernement québécois considère le projet de TPS comme une intrusion dans un domaine de compétence provinciale.Même si le Québec a été la seule province à parler d'intrusion de la part du fédéral, la TPS d’Ottawa n’en occupe pas moins un champ de taxa- tion traditionnellement dans les mains des provinces.À cause de la TPS, les provinces voient leur marge de manoeuvre, dans le domaine de la taxation directe, diminuer au profit du fédéral.En août, c’était au tour du premier ministre Mulroney de s’intéresser à l’éducation, un domaine de juridiction carrément provincial.Au cours d'un discours devant ses partisans, M.Mulroney annonçait même qu’il allait accorder une haute priorité aux questions de l’éducation et demandait aux premiers ministres des provinces de se pencher sur cette question lors de la conférence annuelle sur l’économie de novembre 1989.Son projet de s’intéresser activement à cette question a reçu un accueil plutôt froid de la part des provinces qui ont quand même accepté de confier aux ministres de l’Education le soin de poursuivre la discussion.Ceux qui s’inquiètent de cette volonté, quand même récente, du gouvernement Mulroney d’affirmer la présence fédérale dans des sphères de compétence jusque-là occupées par les provinces, ne croient pas que les mimstres québécois impliqués le fassent pour réduire le pouvoir des provinces.Dans ce deuxième mandat du gouvernement Mulroney, plusieurs ministres nationalistes estiment plutôt travailler pour le bien-être des citoyens et la consolidation d’un État moderne.Mais c’est, d’affirmer ce nationaliste conservateur québécois de longue date, ce que voulait faire, dans un certain sens, le gouvernement Trudeau de l'époque.4 Rivard ministre Bourassa en 1985 a été de limiter les dépenses en fixant une norme à ne pas dépasser.L’effet de la directive a été alors de réduire les dépenses globales pour le fonctionnement des cabinets ministériels qui, à la dernière année du gouvernement péquiste, atteignaient 19,9 millions $.L’objectif a été atteint et, cinq ans plus tard, les dépenses faites par le gouvernement libéral sont d'un peu moins de 20 millions $, assure-t-on au Conseil du trésor.Cette directive de M.Bourassa crée, toutefois, certains problèmes puisqu’elle ne tient pas compte de l’ampleur des responsabilités de certains ministres qui n’ont pas tous la capacité de justifier auprès du Conseil du trésor des rallonges budgétaires.Les ministres qui obtiennent ces rallonges sont peu nombreux.Il s’agit des ministres qui sont titulaires de plusieurs portefeuilles, tel Claude Ryan.Avec trois ministères — l’Éducation, l’Enseignement supérieur et le Secrétariat aux politiques linguistiques — il a pu obtenir les budgets nécessaires pour avoir 13 attaches politiques en plus de son personnel de soutien.Les autres ministres doivent se contenter des 460 000 $ par année, montant qui sera bientôt indexé de 5 %.Qu’ils soient ministres seniors, titulaires d’un ministère, ou ministres juniors délégués auprès d’un ministre senior, le montant alloué est le même.La seule façon d’obtenir plus de personnel est de le moins bien payer, ce qui crée une insatisfaction chez certains attachés politiques, ou encore de recruter des conseillers peu expérimentés, ce qui crée alors parfois des difficultés de relation avec les fonctionnaires.Règle générale, les cabinets de ces ministres comprennent entre huit et 10 personnes : un chef de cabinet, un attaché de presse, deux ou trois attachés politiques, une secrétaire à l’agenda, une secrétaire pour le ministre, une pour le chef de cabinet, une réceptioniste et généralement une ou deux personnes qui sont en poste au bureau de Montréal.Le cabinet de M.Rivard est organisé de cette façon.Il a sept employés en poste à Québec, dont deux secrétaires, et deux secrétaires en poste à son bureau ministériel de Montréal pour un total de neuf employés.Au ministère des Affaires internationales, il n’a sous son autorité que la section chargée du dossier de la francophonie, qui compte 14 employés dont cinq secrétaires.Comparativement, le cabinet du ministre délégué à la Voirie, Yvon Vallières, qui est responsable d’un budget de près de 1 milliard $, comprend 11 personnes.Celui du président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, également 11 personnes dont six employés de soutien.Celui de Louise Robic, ministre délégué aux Finances, n’est que de sept personnes dont quatre sont des employés de soutien.Le cabinet le plus nombreux est, pour des raisons évidentes, celui du premier ministre qui comprend 62 personnes au total.La masse salariale y est de 2,5 millions $.Une très large partie de ces 62 personnes est affectée à des tâches de soutien.WEEK-END SAMEDI Albert-le-Grand, 2715, chemin de la Côte Ste-Cathenne.521-1587 Les Soirées d'Hélène invitent les personnes seules de 30 ans et plus tous les samedis à des soupers-causeries « Parler pour Parler », à la Maison Perrault, 67 rue St-Antoine est à Montréal Réserv.279-7846 du jeudi au samedi de 9 h à 17 h ( Hélène Gosselin).¦ Forum Lutte ouvrière organise une conférence sur le thème Solidarité avec les mineurs de l'iltslon !, ce soir à 19 h 30, à la Librairie Pathfinder, 6566, boul.St-I .auront Rens : 273-2503 ¦ Aujourd'hui à 13 h 30, Ciné-Jeunes vous présente V’Ià les Schlroumpfs, à la Maison de la culture Mercier, 8105 Hoche-laga à Montréal.872 8754 ¦ Le Centre Chrislus organise, les samedis 20 et 27 janvier de 9 h à 15 h 30, deux journées sur l.e stress et le repos en Dieu, par M.Louis Léger, théologien et psychothérapeute, au sous-sol de l'église Notre-Dame-des-Neiges, angle Côte-des-Neigeset l.acombe Inscr.: 737-7201.¦ Aujourd'hui à 14 h, cinéma Les aven-tures de < hatran à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, 465, av.Mont-Roval est 872 2266 ¦ Le Centre de ressourcement Laval offre un atelier sur le thème : La Confirmation le début d’une foi adulte, par Alain Roy, pire, le jeudi 18 janvier de 19 h 30 à 22 h, au 235A, boul des Prairies, Laval des Rapides Inscr : 668 3670 ¦ Aujourd'hui de 15 h à 17 h, l'Institut sé culier dominicain Ste-Catherinc présente dans le cadre des Samedis de la Foi, la conférence-dialogue intitulée La foi oecuménique.Benoit Lacroix, o.p interroge le Père Emmanuel l.apierre, o.p.oecu-méniste, au 2715 Chemin de la Côte Sic Catherine à Montréal 521-1587 ¦ Le Centre charismatique Christ-Roi, 9430 rue Lajeunesse à Montréal, vous offre une fin de semaine sur La puissance du nom de Jésus, le samedi 20 janvier de 9 h à 22 h, et le dimanche 21 janvier de 9 h à 17 h.Entrée libre.381 2196 ou 725-8167 Jass inc organise tous les samedis une marche de santé et d'amitié à 14 h sur le Mont-Royal.Rendez-vous à Mont-Royal et avenue du Pare à 13 h 30 Après la marche, apéro chez Decibel, 289 Mont-Royal ouest, souper, danse 388-8727 DIMANCHE Aujourd’hui à 15 h, à la cathédrale Marie-Reine-du Monde, angle Dorchester et Mansfield, l'archevêque de Montréal le cardinal Paul Grégoire présidera la « Messe des Nations ».931-7311, poste 318 ¦ Jass inc organise tous les dimanches un café-rencontres à 14 h au 2e étage du restaurant le Commensal, 2115 rue St-Denis à Montréal 388-8727.¦ Aujourd'hui à 17 h, à l'aréna St-Donat, 6750 de Marseille, l'équipe de hockey « Les Bons diables », composée de prêtres et de séminaristes, affrontera les Instructeurs des loisirs de St-Donat Les profits seront versés au Service des loisirs de St-Donat de Montréal 872 6764 ¦ Super work-out le dimanche matin de 10 h 30 à 12 h, au Centre Immaculée-Con-ceplion, 4265 rue Papineau à Montréal.527-1256.¦ Les Associés bénévoles qualifiés au service des jeunes offrent une formation pour améliorer vos compétences et répondre à votre désir de vous perfectionner.Impliquez-vous au mieux-être des jeunes en communiquant au 331 2599 ¦ Ciné Famille présente le film Qui veut la peau de Roger Rabbit ?de Robert Ze meckis, aujourd'hui à 13 h 30.au Collège l.ionel-Groulx, 100, rue Duquel à Ste Thé lèse 430-3120,poste340.¦ Le Centre de ressourcement Laval vous invite à une soirée intitulée Je suis ministre de la communion par Michèle Grignon, du • Centre Pain & Vie », le jeudi 1er février de 19 h 30 à 21 h 30, au 235A, boul.des Prairies, Laval-des-Rapides Inscr.668 3670 Aujourd'hui de 15 h à 17 h, conférence-dialogue sur le thème : La foi oécumé-nique donnée par le Père Benoit Lacroix en collaboration avec l'Institut dominicain Ste-Catherine, au monastère Saint- Les Belles Soirées et Matinées de l’U-niversité de Montréal vous offre une série sur l'Histoire de l'art nar Monique Gau thier, du 16 janvier au S avril, au Pavillon 3200, rue Jean-Brillant Rens 343 6090 4 Parti communiste liescu, Mazilu et Roman, grimpés sur un blindé devant le siège du CFSN, avaient fait face à une foule de plusieurs milliers de personnes, pendant que des groupes de manifestants scandaient « à bas le communisme » et réclamaient le retour de la peine de mort.Dans l’après-midi, quelque 10 000 personnes avaient manifesté place de la Victoire pour exiger que les communistes compromis avec l’ancien régime Ceausescu démissionnent des nouvelles instances dirigeantes du pays.Seuls quelques soldats, chargés de la défense du siège du gouvernement, étaient présents sur la place et protégeaient les dirigeants roumains.Cette manifestation d'opposition au CFSN constitue la première épreuve publique pour le nouveau régime roumain, près de trois semaines après la chute de la dictature.Le nouveau numéro un roumain, M.Ilieseu, a tenté de rassurer les manifestants en déclarant que « la seule tâche du CFSN est d'assurer des élections übres », et que la future loi électorale serait soumise à un débat public.11 s’est déclaré prêt à ouvrir le dialogue avec toute formation politique qui le demanderait, soulignant qu’un contact avait déjà été établi avec le Parti national paysan (opposition de droite).Au lieu de rétablir le calme, comme l’avait fait le premier ministre Petre Roman quelques heures plus tôt, M.Ilieseu s’est trouvé confronté à un regain d'agitation, alors que la plus grande confusion commençait à s’instaurer sur la place M Mazilu, vice président du CFSN, a alors pris fait et cause pour les manifestants, allant jusqu’à réclamer la peine de mort pour les « terroristes », comme le demandait la foule, alors que la peine de mort a été abolie par le CFSN après l’exécution du couple Ceausescu M.Mazilu, oui s'est mis à scander « Liberté » en echo aux manifestants, a promis que ¦ toutes leurs deman des seront satisfaites».M.Mazilu a, I": PHOTO AP Nadia n’est plus ce qu’elle était Nadia Comaneci, cette gymnaste roumaine qui avait séduit Montréal et le reste du monde en 1976, tente de « refaire son image » aux États-Unis.En compagnie de son amant Constantine Panait — qui fut la source de ses ennuis avec une certaine Amérique puritaine — elle fut invitée jeudi au populaire talk-show animé par Pat Sajak.par ailleurs, proposé que les prochaines élections libres en Roumanie se tiennent sous le contrôle des Nations unies.« Braves gens, écoutez, il y aura des morts ce soir, si vous n’arrêtez pas », a crié M.Roman, mettant en garde contre les risques que des « terroristes » n’utilisent cette manifestation pour créer des troubles.Au même moment, on apprenait dans la foule qu’un homme armé avait été découvert caché dans une voiture de pompiers et avait été arrêté.Loin de se calmer, un groupe de manifestants situés sur la droite de la place ont commencé à lancer des boules de neige sur les dirigeants roumains, qui ont dû descendre du blindé, protégés par des soldats.« L’armée avec nous », ont crié des manifestants, pendant que les soldats montés sur le blindé faisaient le « V » de la victoire et agitaient un drapeau aux couleurs nationales bleu, jaune et rouge.Peu après, les lumières ont été éteintes sur la place et les micros coupés.300 à 400 jeunes gens, qui brandissaient des drapeaux roumains, sont alors montés dans un camion et dans un car, en criant « Tous à la télévision ! » afin de contraindre la télévision roumaine à transmettre la manifestation.La télévision avait, en fait, retransmis en direct la quasitotalité de la manifestation.Selon des observateurs roumains, des partisans des nouveaux partis d’opposition au CFSN (partis paysan, liberal, démocratique) participaient à cette manifestation.Certains se sont étonnés que les dirigeants du pays aient consenti à discuter dans la rue avec des « irresponsables ».« M.Ilieseu s’est discrédité », a estimé l’un d’eux.À 21 h 15 locales, seuls quelques centaines de manifestants étaient restés place de la Victoire et discutaient entre eux.Devant le siège de la télévision, quelques centaines de manifestants scandaient « À bas la censure !, « Télévision libre ! » et « À bas le communisme !» Aucun incident sérieux n’a été constaté par la suite.4 Grève travaux d’entretien prioritaires visant à assurer la continuité du service chez les abonnés.La direction d’Hydro-Québec et les représentants syndicaux discutaient encore, hier après-midi, devant le Conseil des services essentiels, de la teneur de ces travaux prioritaires.Bien que la convention collective soit échue depuis plus d’un an et que les négociations n’avancent aucunement, le gouvernement ne peut pas vraiment intervenir.Les syndiqués savent que tant qu’ils assureront les services essentiels, leur grève sera légale, empêchant ainsi le gouvernement de légiférer.M.Chabot accuse, d’ailleurs, Hy-dro-Québec de souhaiter que les syndiqués se placent en situation d’illégalité, permettant ainsi au gouvernement de décréter les conditions de travail.« Hydro veut nous forcer à aller en grève pour que le gouvernement intervienne.Les employés d’Ilydro en ont ras le bol.• Depuis le début du conflit, les deux parties ont passé plus de temps à discuter devant le Conseil des services essentiels qu’à négocier le contenu de la convention collective.M.Chabot l’admet.« On se fait niaiser à la table de négociation.On se trouve devant un petit chef de service à la table de négociation, mais devant un vice-président quand on est devant le Conseil des services essentiels.Je me demande où sont les priorités d’Hydro et ce qu’elle souhaite vraiment.» Dès lundi à minuit, tout le Québec sera touché par un débrayage de 24 heures.Suivront durant la semaine les régions de la Mauricie, du Sague nay, des Laurentides et de la Mata-pédia.Samedi, c’est la Baie-James qui sera frappée.Les demandes des trois unités d’accréditation syndicales (FTQ) sont la réduction de la semaine de travail sans perte de salaire, de même que des augmentations de salaire de 6 % en 1989,1990 et 1991 Éga lement, les 14 000 employés veulent que soient créés 2 400 postes permanents.Finalement, ils tiennent à limiter le recours à la sous-traitance à Hydro-Québec.» La sous-traitance continue d’augmenter.Pendant ce temps, on perd une expertise au profit de l’entreprise privée », se plaint M.Chabot.La direction d’Hydro-Québec offre des augmentations variant de 2 % à 4 %, assorties de montants forfaitaires, selon l’année et le titre d’emploi.4 Lituanie affrontement.Entamons un dialogue, examinons les choses, en reconnaissant des droits égaux à chacun et le fait que le peuple lituanien doit sentir que ses racines plongent dans ce pays.C’est leur pays.Il ne saurait en être autrement », a lancé M.Gorbatchev aux ouvriers d’un centre de production de téléviseurs.Le porte-parole de Sajudis a prédit qu’on utiliserait sans tarder le droit de référendum — récemment inscrit dans la constitution lituanienne — pour organiser dans la république un plébiscite sur le maintien au sein de l’URSS.Le moment choisi dépendra du Parlement lituanien, qui doit être élu le mois prochain, a-t-il ajouté.Le projet de loi ne rassure pas davantage M.Cekuolis, rédacteur en chef d’un journal local et membre du Comité central du PC lituanien.« Ce sont de vagues promesses qui m’ont paru destinées a gagner du temps », a-t-il dit à Reuter.« Cela ne serait intéressant que si c’était suivi de mesures concrètes, telles qu’une démilitarisation ou un retrait de troupes des États baltes », a-t-il ajouté.À Moscou, un expert juridique du Parlement soviétique a exclu tout morcellement prochain de l’Union, en notant que la loi viserait davantage à réglementer les relations entre les républiques qu’à définir les conditions d’une sécession.Le numéro un soviétique est resté invisible hier matin, quand il a rencontré pendant une heure 30 les dirigeants communistes toujours liés au Parti communiste soviétique.Cette fraction minoritaire refuse la proclamation d’indépendance à l’égard de Moscou décidée lors du congrès du Parti lituanien du 20 décembre.Vladislav Schved, le chef de sa direction provisoire, s’est déclaré peu après « sûr de l’appui de M.Gorbatchev ».« La sécession de la Lituanie serait trop rapide et sans fondements actuellement », a-t-il encore déclaré.Évoquant la proposition de M.Gorbatchev de la veille, M.Schved a estimé que « ce projet de loi est positif ».« Si les Lituaniens décident vraiment de se séparer de Moscou, ils en ont le droit, mais sur des bases légales.Ce projet de loi nous laissera le temps de réfléchir.Les gens doivent savoir ce qui les attend après», a-t-il poursuivi.Lors de sa visite à Shauliai, une ville interdite aux étrangers, peuplée surtout par des Russes, il a, là aussi, trouvé dans un kolkhoze, les mêmes slogans indépendantistes, selon un porte-parole officiel lituanien.« Lituanie libre », « Parti communiste libre », figuraient sur des placards, mais aussi un slogan jamais vu jusque-là : « Vous n’etes pas venu pour nous effrayer, mais pour comprendre ».Dans l’après-midi, il a visité une usine de reparation d’avions où les ouvriers, en majorité russes, lui ont exprimé leur soutien, selon ce porte-parole.L’annonce qu’un projet de loi allait être soumis à l’étude du Soviet suprême, le Parlement soviétique, représente un geste concret de Moscou en direction d’un règlement des pressions nationalistes dans toute l’URSS.Le sentiment qui prévaut désormais dans les milieux indépendantistes lituaniens est que cette proposition aurait dû arriver il y a cinq ans, aux premiers moments de la perestroika.Du côté du PCL, le premier secrétaire Algirdas Brazauskas a déclaré : « Nous pourrrions être intéressés à condition que les pays baltes soient démilitarisés, que l'on nous ac- corde l’indépendance économique à 100% et que des élections libres soient organisées en Russie », dont les députés détiennent la majorité des sièges du Congrès.Interrogés au hasard, hier dans les rues de Vilnius, des Lituaniens exprimaient plus ou moins la même défiance face à ce qu’il qualifient de « nouvelle manoeuvre dilatoire qui peut repousser l’indépendance de 20, 30 ou 50 ans », selon Leonaf, un vétéran de la résistance à l’Union soviétique.Dés son premier bain de foule devant la statue de Lénine peu après son arrivée à Vilnius jeudi, M.Gorbatchev avait vainement tenté de convaincre les curieux venus voir l’initiateur de la perestroika et s’était rapidement exposé aux remarques en lituanien et en russe parties de la foule qui lui faisaient comprendre que son discours n’était pas ce qu’ils voulaient entendre.Pour sa part, le Soviet suprême de Lettonie, la république balte voisine, a voté hier une motion de soutien « à la marche résolue de la Lituanie vers l’indépendance », exprimant « sa solidarité avec le peuple lituanien », a annoncé Radio-Riga.4 Via Rail augmenter que de peu la consommation de carburants et n'aurait qu’un impact minimal sur l’environnement.Cette analyse, selon Me Mason, n’a pas tenu compte de l'impact des bou-chons de circulation dans les grandes villes, de la nécessité de bâtir d'autres autoroutes et d’autres facteurs.Me Greenspoon, de son côté, a demandé l’émission d’un ordonnance du tribunal pour interdire toute réduction de services à Via Rail, avant le rapport final de la Commission d’enquête sur le transport des passagers, prévu pour 1992.L’avocat a soutenu que la diminution des services violait également la charte des droits, parce qu’elle était discriminatoire à l’égard des vieillards et des handicapés, qui éprouveront des difficultés à s’adapter à d’autres moyens de transport.Au nom du gouvernement fédéral, Me Brian Saunders a souligné que le cabinet n'était pas tenu par la loi de procéder à des études écologiques poussées.Il a rappelé que le gouvernement libéral a fait la même chose en 1981, réduisant 20 % des trains de Via Rail.Me Ed Sojonky, du ministère de la Justice, a noté, quant à lui, que la décision du gouvernement était connue depuis octobre dernier et que les opposants au projet ne pouvaient pas, aujourd’hui, invoquer l’urgence de la situation devant le tribunal.13 janvier par la PC et l'AP I989: la chute d'une cabine d'un téléphérique en cours d'essais provoque la mort de huit techniciens en Isère, en France.I988: la distribution des billets de la loterie Provincial est su.sjiendue à travers le pays après la découverte d'une fraude touchant les lots boni 11 personnes sont arrêtées I984: réunis à Quito, les dirigeants de 28 pays d'Amérique latine et des Antilles demandent à leurs créanciers de rééchelonner leur dette internationale qui s'élève à 320 milliards $ 1*82: un avion qui décollait pendant une tempête de neige percute un [x>nt à Washington: 65 morts.1972: le régime civil du Ghana est renversé par les militaires.1965: conclusion d'un Pacte de l'automobile entre le Canada et les États-Unis.1849: la Compagnie de la Baie d’Hudson loue 111e de Vancouver |xiur sept shillings par année.Ils sont nés un 13 janvier: Le poète italien Pierre Bonaventure Trapassi, dit Métastase (1698 1782); l'acteur américain Robert Stack (1919); le Canadien Alfred Fuller, (jin a fondé la compagnie Fuller Brush (1885 1973).
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