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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 16 janvier 1990
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-01-16, Collections de BAnQ.

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lo météo: Passages nuageux de plus en plus fréquents en matinée.Max.: -4.(Détail page 14).Vol.LXXXI — No 12 ?Montréal, mardi 16 janvier 1990 Côte-Nord.Gaspésie.Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS AUJOURD’HUI Éditorial La menace de guerre civile entre Arméniens et Azéris constitue vraisemblablement le défi le plus redoutable que doit affronter Mikhaïl Gorbatchev.Page 6 Idées Un journaliste de l’agence de presse bulgare, récemment arrivé au Canada, soutient que les communistes continuent à régner en Bulgarie.Page 7 Ron Lawless '' Encore des coupures à Via ?Le président et chef de la direction de Via Rail et de Canadien National, Ronald E.Lawless, n’écarte pas la possibilité de nouvelles mises à pied au cours des prochaines années, autant chez le transporteur national de passagers (Via) que chez le transporteur de marchandises (CN).Page 9 Québec mise toujours sur le rail Impuissant à empêcher les compressions à Via Rail, le gouvernement québécois entend désormais faire porter tous ses efforts sur la restructuration de l’industrie ferroviaire au Québec, tant pour le transport des passagers que pour celui des marchandises.Page 3 La Bulgarie abolit le monopole du PC Le Parlement bulgare abolit officiellement le monopole du pouvoir dont jouissait le Parti communiste depuis 45 ans, ouvrant ainsi la voie à une démocratie pluraliste.Page 5 Ivan Lendl Lendl en 3 sets Le Tchécoslovaque Ivan Lendl n’est pas trop bousculé au premier tour des Internationaux de tennis d'Australie.Page 15 Oui ou non la Quinzaine ?Robert Lévesque s'inquiète, à quatre mois à peine de la Quinzaine de théâtre, événement de portée internationale, de n’avoir aucune nouvelle d’une ébauche de programmation ou d'une thématique quelconque.La Quinzaine de Québec passera-t-elle son tour cette année ?Page 16 Plus de 75 endroits contaminés par des pesticides au Québec ÜiÜs-Gilles Francoeur PLUS DE LA MOITIÉ des cours d’entreposage des 150 usines de traitement chimique du bois de construction au Québec sont « potentiellement » contaminées par les plus puissants des fongicides industriels actuellement sur le marché et tout particulièrement par le pentachlo-rophénol (PCP), un cousin des BPC qui contient et peut engendrer la formation de dioxines encore plus dan- gereuses.C’est ce que révèle une étude du ministère québécois de l’Environnement produite en avril 1989 par la Direction des substances dangereuses sur L’industrie du traitement chimique (préservation et protection) du bois au Québec en 1987.Cette étude inédite a été remise par le ministère à la commission Charbon-neau le 22 décembre à la suite d’une décision personnelle du ministre québécois de l’Environnement, M.Pierre Paradis.Ce dernier a ainsi renversé la position de son minis- tère, qui ret usait depuis des mois de la remettre à Greenpeace.Greenpeace s’est depuis désisté de son appel devant la Commission d’accès à l’information.Le rapport révèle que parmi les 116 entreprises qui traitent chimiquement le bois pour protéger son apparence pendant quatre mois, 73 laissent égouter les fongicides dans leur cour extérieure couverte de matériaux généralement poreux.La pluie lave ces terrains dans au moins 37 cas en direction des cours d’eau.S’ajoutent à cela les neuf entrepri- ses de « préservation » du bois, c’est-à-dire celles qui traitent le bois en profondeur : cinq d’entre elles laissent égouter leurs toxiques dans leur cour de gravier et de sable.Une autre utilise l’égout municipal comme ligne de drainage.Toutes sont situées à moins de 500 mètres d’un cours d'eau.Les toxiques utilisés dans ce cas-ci sont sensés persister dans le bois entre deux et quatre décennies.La contamination des sols par les préservatifs à bois a engendré au Canada et aux États-Unis des problè- mes de pollution des eaux souterraines parmi les plus sévères qui soienL Et pour cause : les fongicides destines à protéger le bois jusqu'à sa mise en marché ou à préserver sa structure interne pendant plus d’une génération sont sensément capables de tuer tous les micro-organismes vivants.La plupart — et surtout les « penta » — ont acquis la réputation d’être cancérigènes en raison des problèmes de santé qu'ils ont provoqués dans les usines des fabricants.La plupart peuvent être absorbés Voir page 8: Pesticides État d’urgence dans le Caucase Moscou dépêche des troupes d'après Reuter MOSCOU — Moscou a déclaré hier l’état d’urgence dans plusieurs régions du Caucase, dont le territoire du Nagorno-Karabakh, et dépêché de nouvelles unités de l’armée de terre, de la marine et du KG B dans la région.L’état d’urgence frappe certaines zones voisines d’Arménie, d’Azerbaïdjan et de la frontière iranienne.L’envoi de militaires dans le Caucase où, estime le Kremlin, le pouvoir soviétique est menacé de tentatives de renversement, est ordonné dans un décret promulgué par le présidium du Soviet suprême et signé par le président Mikhaïl Gorbatchev.Les unités de l’armée de terre, de la marine et du KG B sont chargées d’appuyer les troupes du ministère de l’Intérieur déjà sur place, précise le décret, d’une fermeté sans précédent depuis la fin de la guerre civile qui avait suivi la révolution bolché-vique de 1917.« À l’heure actuelle, peut-on lire dans le document, la situation est devenue particulièrement tendue dans les villes de Bakou, Giandj (Kirovabad) et dans plusieurs autres agglomérations ».« On en est venu à tuer, à voler, à chercher à renverser par les armes le pouvoir soviétique et à modifier par la force l’État et le système social définis par la Constitution de l’Union soviétique ».Les troupes envoyées sur place se joindront à celles du ministère de l’Intérieur (MVD) pour « défendre les citoyens et protéger les installations indispensables à la vie de la communauté ».Elles s’efforceront aussi d’assurer le bon fonctionnement des chemins de fer et des autres moyens de transport, ajoute le texte diffusé par l’agence Tass.Il ne précise pas si les renforts sont envoyés en Azerbaïdjan, où des émeutes anti-arméniennes ont fait au moins 34 morts depuis samedi, mais laisse entendre que c’est dans cette république qu’ils se concentre-ronL Les médias soviétiques ont rapporté que des Arméniens s’étaient emparés d’hélicoptères et avaient survolé des agglomérations azéries en ouvrant le feu.Dans la région de Chaumian, en Azerbaïdjan, des échanges de tirs ont opposé pendant une heure et demie les habitants de deux villages et fait quatre morts et cinq blessés.« Les adversaires se servent d’hélicoptères et de véhicules blindés pris dans des bases », écrit l’agence Tass.Arméniens et Azéris ont creusé des tranchées et constitué des centaines de détachements de combat, a annoncé pour sa part Radio-Moscou en faisant état d’autres affrontements dans la région de Khanlar.Interviewé hier par la radio norvégienne, le président du Conseil Nikolai Rijkov a affirmé que les autorités soviétiques n’étaient pas disposées à laisser « le conflit dégénérer Voir page 8: Urgence üMI p PHOTO AP Saccage chez la police secrète Des dizaines de milliers de manifestants est-allemands ont envahi hier le quartier général de la Stasi, l’ex-police secrète est-allemande, à Berlin-Est, dont ils ont jeté les meubles par les fenêtres, saccagé les bureaux et pillé les fiches.Page 5 Le voile se soulève au Québec sur l’étrange mal de la Tourette Josée Boileau DES YEUX qui clignent, des épaules qui tressautent, un corps secoué de mouvements incontrôlés; et ces sons bizarres, gutturaux, la langue qui claque, des grognements, des cris, des mots obscènes proférés sur le ton de la rage.On y a longtemps vu le diable et appelé à l’exorcisme.Encore aujourd’hui, peu de gens savent qu’il s’agit d’un trouble neurologique, un mal étrange : le syndrome de la Tourette.Evelyne Paiement a appris l’été dernier que son fils était atteint de ce syndrome spectaculaire et qui n’est pourtant pas une maladie.Depuis, elle a entrepris de rassurer les parents qui, comme elle, se sont culpabilises pendant des années à cause d’un mal dont on ne parle pas.En peu de temps, les rencontres de support aux parents se sont transformées en une association qui a vu le jour juste avant Noël.L’Association québécoise du syndrome de la Tourette compte déjà quelque 70 membres.On estime qu’une personne sur 10 000 est atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette, du nom du neurologue français qui l’a identifié pour la première fois en 1885.Aux États-Unis seulement, on compterait 100000 cas.L’évaluation reste toutefois difficile pour ce syndrome méconnu et que les médecins eux-mêmes ignorent.À neuf ans, le fils de Louise Tera-sawa a commencé à crisper les yeux, la bouche, puis à secouer la tête, à faire des grimaces, à émettre des sons, toujours de façon compulsive, sans raison.Inquiets, les parents consultent leur pédiatre.« Tics nerveux», leur répond celui-ci.Le verdict tiendra sept ans.Sept années au cours desquelles le couple ira de médecin en médecin, où l’enfant sera réprimandé, contrôlé, soigné pour se calmer.En vain.« On voyait bien qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas et on ne pouvait s’empêcher de lui dire d’ar- rêter», raconte Mme Terasawa.Le temps passe et un jour le couple constate que leur petite Catherine, six ans, crispe à son tour les yeux, la bouche.« Elle imite son frère », se désolent ses parents.Mais à neuf ans, à la suite d’une mononucléose, c’est l’explosion : l’enfant hausse les épaules, grimace, secoue la tête, se mord, lance des obscénités.Épuisé, le couple fait appel au service psychiatrique de l’hôpital Sainte-Justine qui les réfère d’abord à un neurologue.C’est ainsi que de la bouche du Dr Guy Geoffroy, la famille apprendra l’existence de cet étrange syndrome de la Tourette.« Pour nous çela a été le soulagement.Enfin on était sûr que nos enfants n’étaient ni fous, ni nerveux », dit la mère.Le syndrome frappe trois fois plus de garçons que de filles, avant l’âge de 21 ans.Au début, rien ne le distingue du simple tic nerveux.Mais l’intensité et la complexité des tics, des spasmes, des sons incontrôlés — la Voir page 8: Le voile Sheila Copps part esseulée au Québec - de notre bureau d'Ottawa LA CAMPAGNE du député ontarien Sheila Copps a démarré sur les chapeaux de roue hier mais, dans son empressement à briguer la succession de John Turner avant les poids lourds de la course, elle s’est engagée dans l’opération avec un embryon d’équipe au Québec, un co-président national déniché à la onzième heure et à peu près aucune des étoiles de sa province de l’Ontario à ses côtés.« Je suis là pour devenir premier ministre, a lancé d’emblée l’élue de 37 ans, je ne suis pas dans la course pour livrer la marchandise à Paul Martin ou à Jean Chrétien ».Mais pour le moment, tout indique que la candidate arrive sur la ligne de départ avec son orga- nisation en remorque.Seul son appui au lac Meech, auquel elle est une des rares à souscrire sans changement et sans vouloir l’assortir d'une entente parallèle, lui a permis de constituer ce qui est au mieux un embryon d’équipe au Québec.Sheila Copps a bien recruté l’ex-député de Rimouski Eva Côté commme co-présidente de sa campagne nationale.Mais seulement après qu'un autre ex-député, Louis Duclos, lui ait fait faux bond.« Pour des raisons rofessionnelles, ma contribution la campagne de Mme Copps sera très très modeste », expliquait hier au DEVOIR l’ex-dé-puté de Montmorency-Orléans, qui devait, jusqu’à il y a encore quelques jours, co présider la campagne de Mme Copps.Selon des sources proches de l’organisation Copps, la presta-Volr page 8: Sheila REGARDS SUR LE JAPON — 1 Tokyo deviendra capitale de l’an 2000 par son travail Vingt ans après sa découverte du Japon, notre collaborateur est retourné à Tokyo où il a pris note des changements de la société japonaise et a identifié les défis que doit maintenant relever le géant du Pacifique.Voici le premier texte de ce reportage publié en quatre volets.4ean-Paul Lefebvre ¦ collaboration spéciale CE QUI était probable, presque certain, demeure possible.Les 125 millions de Japonais, bien tassés dans quelques petites îles qui pourraient etre contenues 26 fois dans le Canada se préparent à marquer le prochain siècle.Depuis Hiroshima et MacArthur l’histoire du Japon est connue.Elle fascine les industriels et les comptables du monde entier et préoccupe quelques Japonais férus de spiritualité et.d’histoire justement.Entre Berlin sans mur et Tokyo, ce qui fixera le lieu de l’hégémonie c’est probablement la formation de la main-d’oeuvre, facteur principal de la productivité.La recette japonaise est différente de tout ce que l’on trouve ailleurs.D'abord, les Japonais vouent à l’éducation une dévotion vraiment absolue.Le taux de scolarisation bat tous les records et seuls les aveugles sont privés de lecture.Près de 40% des garçons qui terminent leurs etudes secondaires entrent à l’université.Le pourcentage est de 25 % chez les filles.Mais, chose surprenante, les employeurs n’attachent, dans la plupart des cas, que peu d’importance à la formation initiale des jeunes qu’ils embauchent.Vous trouverez facilement un détenteur d’une maîtrise en littérature travaillant dans une Voir page 8: Tokyo L'ANNEE POLITIQUE^ QUEBEC .1988-1989 Ce livre s'adresse à tous ceux et celles qu'intéresse la politique québécoise?Personnes politiques, fonctionnaires, journalistes, leaders d'opinion et étudiants y trouveront des analyses concises et documentées de l'actualité et des tendances qui ont caractérisé l'année écoulée.québec/amérique - le devoir NOUVEAU VIENT DE PARAITRE - 316 PAGES - 59,95$ f 2 ¦ Le Devoir, mardi 16 janvier 1990 Les militants du PQ seront appelés à voter le bannissement de certaines armes à feu Pierre O’Neill LE DÉBAT autour de la fusillade, qui a coûté la vie à 14 étudiantes de l’École polytechnique de l’Université de Montréal, le 6 décembre dernier, ressurgira à la réunion du conseil national du PQ, les 27 et 28 janvier à Montréal.Les militants seront invités à voter la restriction de l’usage des armes à feu.La résolution acheminée au secrétariat central par l’association pé-quiste d’Outremont presse le gouvernement de légiférer dans les plus brefs délais pour « bannir toute possession à titre personnel et privé » d’armes automatiques ou semi-automatiques.Dans la même optique, les péquis-tes d’Outremont exigent que l’obten- Masse accuse MaLaughlin de malhonnêteté OTTAWA (PC) - Le ministre des Communications Marcel Masse a accusé, hier, le chef du Nouveau Parti démocratique, Mme Audrey McLaughlin, de malhonnêteté, « de jouer sur deux tableaux » dans son discours sur l’accord du lac Meech.« Je crois, a-t-il déclaré, que le vrai test pour un chef et un parti c’est d’avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de dire la même chose partout au pays ».M.Masse a tenu à réagir aux propos tenus par le chef du NPD, en fin de semaine, dans la criconscription de Chambly où tente de se faire élire M.Phil Edmonston.« Quand le Parti conservateur et son chef traitent de cette question, a souligné M.Masse, ils tiennent partout le même langage.Que ce soit à Winnipeg ou à Beloeil.Le NPD ne peut en dire autant.Il avait une position à Winnipeg et il tente d’en développer une autre à Beloeil ».« Je pense que Mme McLaughlin, a ajouté M.Masse, est en lice pour la prix Janus (figure mythologique à deux faces).Le NPD dit sauver l’accord du lac Meech en le détruisant, c'est à mon avis de l’hypocrisie pure et simple ».lion d’un permis pour possession d’armes à feu soit soumise à des normes sévères, y compris l’obligation pour tout requérant de faire preuve de santé mentale.Ils réclament en outre le renforcement de la législation sur la violence faite aux femmes et aux enfants, ainsi que l’interdiction des films faisant l’apologie de la violence.De la trentaine de résolutions émanant des associations de comté et des groupements régionaux, il ressort par ailleurs une revitalisation de la solidarité péquiste en faveur des syndiqués de la fonction publique ainsi qu’une grande ferveur pour tout ce qui concerne la protection de l’environnement.Pas moins de quatre associations de comté dénoncent l’intransigeance du gouvernement à l’endroit des syndiqués de la fonction publique, s’indignant contre la façon arbitraire et discriminatoire d’appliquer la loi 160.D’une résolution à l’autre, les péquis-tes réclament tantôt l’abolition des sanctions, tantôt le retrait pur et simple de la loi.Au chapitre de l’environnement, la région de la Capitale nationale formule une série ae recommandations visant la protection des eaux et des rives du fleuve Saint-Laurent : exiger que les entreprises liées à la navigation et susceptibles de causer des accidents écologiques soient tenues de soumettre des plans d’urgence à des audiences publiques; exiger la double coque pour tous les transporteurs de produits toxiques; exiger des installations portuaires plus sécuritaires.Et inscrire au niveau du cégep des cours de formation de spécialistes dans le combat des accidents écologiques.D’autre part, la région de la Mon-térégie invite le gouvernement à se doter d’une politique de gestion des pneus usés tandis que le comté d’Ho-chelaga-Maisonneuve s’oppose au projet d’Hydro-Québec d’amacher la rivière Ashuapmachouan au Sague-nay-Lac-Saint-Jean.Plutôt que de se contenter de faire la leçon au gouvernement, les péquistes de la région Mauricie-Bois-Francs-Drummond exprimente le voeu que leur parti se donne un programme articulé en matière d’environnement.À cette réunion du conseil national, les militants péquistes auront la mauvaise surprise d’apprendre que contrairement aux projections budgétaires de leurs dirigeants, qui avaient prévu un surplus, l’année 1989 s’est terminée par un déficit de 68 195 $, ce qui établit à 529 621 $ le déficit accumulé.En conséquence, l’exécutif national a fixé à 2 millions $ l’objectif de la prochaine campagne de financement.Les péquistes prônent un combat plus humain contre la toxicomanie =y*= Lévesque ¦ de la Presse Canadienne ON A PARLÉ de toxicomanie sous l’angle des statistiques, de la perte de productivité et de la répression policière.C’est maintenant dans la peau des victimes et de leur famille que veut se placer le Groupe de travail sur la toxicomanie.Ce groupe de concertation a été mis sur pied par l’opposition officielle du Parti québécois, en réplique au comité qui a été formé par le gouvernement libéral sous la présidence de M.Mario Bertrand.Le comité présidé par le député péquiste Cécile Vermette réunit des représentants du milieu de la prévention et de la lutte contre la toxicomanie.On y retrouve des gens des maisons de réhabilitation, de centres d’aide aux familles, des gens d’une centrale syndicale, une criminologue, un pharmacien.Hier, le groupe donnait une confé- Chrétien aurait WINNIPEG (PC) - Selon le Winnipeg Free Press, M.Jean Chrétien, candidat pressenti à la direction du Parti libéral, a soumis à l’ex-premier ministre Pierre Trudeau le texte du discours qu’il doit prononcer aujourd’hui à Ottawa.« M.Trudeau a vu le texte et n’a trouvé aucune objection importante », affirme la source non identifiée du journal.rence de presse à Montréal, pour faire le point sur les travaux réalisés depuis le mois de novembre.Les membres s’envolaient dès après vers Toronto, pour y étudier les réalisations d’un organisme, l’Addiction Research Foundation.Mme Vermette aimerait s’inspirer de cette fondation ontarienne pour créer au Québec un Conseil québécois de la toxicomanie.Il s’agirait d’un organisme para-gouvernemental, chargé de coordonner les activités qui se font à gauche et à droite, par plusieurs organismes, en matière de recherche, de programmes de prévention, de lutte contre la drogue, l’alcool et les médicaments.« Ce n’est pas seulement un ou deux ministères qui pourront modifier la situation de la consommation abusive de drogues, d’alcool ou de médicaments », affirme le député de Marie-Victorin.C’est à la fois la Santé et Services sociaux, le Travail, l’Industrie et Commerce, l’Éducation, la Justice.Les ressources financières et hu- Adversaire déclaré de l’accord du lac Meech, M.Trudeau a fait savoir, en octobre dernier, qu’il n’était satisfait de la position sur le sujet d’aucun des candidats en puissance au leadership du parti.Il est donc à prévoir que M.Chrétien continuera de dénoncer l’accord, dans son allocution, mais le quotidien a appris qu’il endossera du même maines étant limitées, Mme Vermette propose de mieux coordonner les activités qui existent déjà.Mme Vermette et les membres de son groupe de travail promettent de ne pas rester vagues dans leurs recommandations, qu’ils comptent rendre en avril à l’Assemblée nationale.« Ce sera précis et très ciblé.Ce dossier doit bouger, non pas rester sur une tablette du premier ministre », estime Mme Vermette.Elle cite déjà des pistes qui se dessinent, après deux mois de travaux.On doit mieux utiliser l’« aide précieuse de ceux qui ont déjà souffert de toxicomanie » et qui peuvent raconter leur expérience aux jeunes.On doit miser davantage sur l’action communautaire, sur les réseaux d’appartenance qui rejoignent déjà les personnes en difficulté (les sans-abri par exemple).Mme vermette croit ausi que certains groupes et lieux requerront une attention particulière : la famille, les personnes âgées, l’école et le milieu ae travail.coup les cinq demandes fondamentales du Québec.C’est cette position de compromis qui aurait été approuvée par l’ancien S render ministre, selon le journal de /innipeg.Quelques jours après son discours d’Ottawa, d’un autre côté, M.Chrétien devrait annoncer officiellement sa candidature à la direction du parti.reçu la bénédiction de Trudeau Philadelpbi 5 arrêts par jour 5 départs par jour, 6 jours par semaine Vos affaires vous conduisent souvent à Philadelphie?Delta vous offre 5 départs par jour, 6 jours par semaine, via Boston.Profitez de notre service personnel supérieur qui a fait la renommée de Delta.En effet, depuis 15 ans, Delta est la championne en ce qui a trait à la satisfaction des 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la CÉPGM.Avec 60 % d’enfants de vieille souche, 25 % de Haïtiens et 15 % d’autres origines, l’école, estiment les parents, offre « une diversité ethnico-culturelle selon un heureux équilibre».Les 60 enfants haïtiens de l’é- cole Maisonneuve viennent du même quartier que ceux de l’école Ogilvie.Ils habitent même au nord de cette école et sont transportés à l’école Maisonneuve par autobus.La CÉPGM propose que cette école n’accueille plus, à compter de septembre prochain, de nouveaux élèves en provenance du quartier Saint-Michel et que, sur une « base volontaire », ils inscrivent plutôt leurs enfants à Ogilvie.Le hic, c’est qu’on leur garantit le transport scolaire pour un an seulement, fait valoir le président du comité d’école, M.Pierre Salois.Les parents haïtiens, écrit le comité d’école, sont « très préoccupés par les tensions raciales que nous connaissons et constatent avec plaisir qu’à l’école Maisonneuve leurs enfants vivent la diversité ethnico-culturelle dans l’harmonie ».La CÉPGM doit prendre une décision finale là-dessus demain soir.250 femmes enceintes n’auraient pas dû se fier à Daniel Johnson ée Rowan ENTRE 250 et 300 éducatrices qui gagnent en moyenne 8,57 $ l’heure accoucheront dans les prochains mois sans pouvoir bénéficier de l’entente relative aux congés de maternité signée avant les élections.« Ces éducatrices ont été trompées par le Conseil du Trésor en s’engageant dans une grossesse qu’elles croyaient pouvoir mener à terme dans des conditions que le gouvernement refuse maintenant de leur accorder », a déploré hier en conférence de presse le député de Pointeaux-Trembles et porte-parole de l’opposition officielle en matière de travail, M.Michel Bourdon.« Qui voudra dorénavant croire le Conseil du Trésor et son ministre titulaire, M.Daniel Johnson, quand ils se permettent de renier aussi cavalièrement des ententes pourtant dûment signées », a-t-il ajouté, parlant au nom du groupe parlementaire du Parti québécois de l’île de Montréal.En signant, en juin 1989, avec le syndicat FAS/CSN des éducatrices une entente prévoyant, lors de congés de maternité, le versement de la différence entre les prestations d’assurance-chômage et 93 % du salaire de ces travailleuses à faible revenu et ce, à compter du 1er janvier 1990, le Conseil du Trésor avait en quelque sorte « ouvert les vannes » et permis à des centaines de femmes de réaliser leur désir d’avoir un enfant, estime M.Bourdon.Si le Conseil était de bonne foi, dit-il, il aurait pu, à défaut de pouvoir régler tous les détails à temps, au moins promettre de rendre le programme rétroactif au 1er janvier 1990, date à laquelle il s’était engagé à mettre le programme en vigueur.De leur côté, une quarantaine de travailleuses en garderie de la FAS-CSN ont accueilli hier le premier ministre du Québec, M.Robert Bou-rassa, à son arrivée au Buffet Crystal, à Montréal, en lui demandant d’intervenir directement auprès du Conseil du Trésor pour que le régime de congé de maternité prévu pour les travailleuses en garderie entre immédiatement en vigueur.L’entente intervenue entre les représentantes de la FAS/CSN, le gouvernement et l’Office des services de garde à l’enfance s’applique également aux autres organisations syndicales ainsi qu’aux travailleurs et travailleuses non syndiqués.La CSN, à elle seule, représente 145 garderies soit plus de 2000 membres.Au Québec, le réseau de garderies comprend 700 garderies soit à but lucratif ou non lucratif dont la plupart sont non syndiquées.VENDU! MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.MARDI 16 JANVIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • Danses hongroises no.1-2-3-4-5-13-15 (Brahms) • Symphonie no.39 (Mozart) • Menuetto extr.quatuor K.575 en ré (Mozart) DEMAIN SOIR, 22:00 • Symphonies concertantes en do et en si (Cannabich) • Symphonie concertante en la (Holzbauer) • Sinfonia en mi bémol op.4 no.3(Holzbauer) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 ï » t D+5B Le Devoir, mardi 16 janvier 1990 M 3 STCUM: pas Question de iscuter des horaires Un Pelchat LA COMMISSION du transport en commun de la CUM n’entendra pas les employés d’entretien de la Société de transport sur la question des nouveaux horaires dans les garages, comme le réclamait dimanche le président de leur syndicat, Normand Lamou-reux.Le président de cette commission permanente, Peter Yeomans, a indiqué hier que son mandat ne lui permettait pas de s’attarder sur une question comme celle des nouveaux horaires, qui relève plutôt des relations de travail.« Ce n’est pas le rôle de la commission de s’impliquer dans les négociations internes», dit-il.La commission se penche sur les grands enjeux du transport en commun que sont par exemple l’extension du réseau ou le financement, ajoute M.Yeomans, qui exprime cependant le souhait que le problème des nouveaux horaires se règle par la voie de la négociation.D’autre part, la suggestion du syndicat a reçu un accueil plutôt froid du président du conseil d’administration de la STCUM, Robert Perreault.« Il s’agit essentiellement d’une question de relations de travail », a-t-il dit hier matin.Les nouveaux horaires, a affirmé M.Perreault, s’inscrivent dans la perspective d’une meilleure utilisation des deniers publics ainsi que dans l’objectif à long terme de réduction de la flotte.Il a rappelé qu’une sentence arbitrale avait favorisé la STCUM dans ce dossier.« Pour nous, c’est une question réglée, dit-il.Il faut que le syndicat tente un effort loyal de la formule».Le président du syndicat, Normand Lamoureux, désirait que la commission devienne le forum public où serait débattue la question des nouveaux horaires, notamment quant à ses implications « sociales et humaines ».Opposés à ce redéploiement des effectifs, instauré le 26 novembre, les quelque 400 employés de garage membres du syndicat refusent de faire du temps supplémentaire.Depuis, de nombreux autobus ne peuvent prendre la route quotidiennement et certains usagers doivent subir de plus longues attentes.Hier, avec le retour des grands froids, la situation a empiré par rapport à la semaine dernière.La société rapportait que 254 véhicules étaient immobilisés à la pointe du matin.Québec s’attelle à gérer le réseau amputé de trains PHOTO CP Tragique finale Un tragique accident est venu assombrir le dernier voyage historique du train trans-continental de Via Rail, dimanche, lorsque celui-ci est entré en collision avec un camion, à un passage à niveau, près de Pembroke, en Ontario, faisant deux morts.Les victimes sont Richard Moore, 23 ans, de Petawawa, et Jennifer Hill, 19 ans, de Pembroke.Le train appelé « Canadien », avait quitté la Gare centrale de Montréal plus tôt dans la journée.Les passagers du train n'ont pas été blessés, et le train n'a pas subi de dommage matériel important.Selon des témoins, quelques passagers ont néanmoins subi un choc nerveux.La Cour d’appel entendra le pourvoi de Gilles Perron i-V.Dufresne LE JUGE Morris Fish, a fait droit, hier, à la requête en appel sur des questions mixtes de droit et de faits, soumise hier par les avocats de M.Gilles Perron, réalisateur à Radio-Canada, déclaré coupable par un jury le 21 décembre dernier et condamné à perpétuité pour le meurtre de sa femme, Michelle, commis en février 87, à Laval.Ses avocats, Mes Jean Dury et Daniel Rock, en appellent en effet du verdict rendu par le jury, en citant une vingtaine d'allégués à l’appui de leur contestation.Signalons qu’en matière de points de droit, la requête en appel est accordée automatiquement dans un cas de condamnation pour meurtre, sur présentation d’un simple avis.Une requête distincte est exigée pour en appeler sur les faits, et le juge Morris suggéra hier de fondre les deux procédures.Néanmoins, la Couronne l’a vivement contesté, Me Yves Ber-thiaume, qui occupe pour le ministère, soutenant que de nombreuses allégations reposent sur des faits non avérés lors du procès.La défense soutient par exemple que le juge n’a pas instruit correctement le jury sur la « preuve de bonne réputation » (ou de mauvaise) de l’accusé.La Couronne se défend d’avoir jamais voulu présenter une « preuve de caractère » pour discréditer l’accusé aux yeux du jury en faisant témoigner la maîtresse de M.Perron.Elle n’avait assigné cette dernière, prétend Me Berthiaume, que dans le seul but de permettre au jury de décider si les relations entre les deux personnes, un mois à peine avant le meurtre, pouvaient constituer la preuve d’un mobile pour le meurtre de son épouse.De même, la défense estime qu’elle fut trompée par la Couronne, n’ayant pas appris d’elle avant le procès que le ministère allait soumettre une preuve d’endettement.Fausse allégation, soutient encore Me Berthiaume : M.Perron ne pouvait ignorer qu’une police d’assurance-vie de 20 000 $, en cas de mort accidentelle, avait été contractée au nom de la victime, même s’il ne fut pas démontré en cour que le signataire en assurait les versements.Fait à signaler, la requête ne contient aucune allusion quant à la prétendue impartialité d’un juré, ingénieur-cadre à Hydro-Québec et président du jury, qu’avait pourtant dénoncée Me Dury en conférence de presse vendredi dernier.La femme que M.Perron devait épouser, Mme Claire Léger, vice-présidente des Rôtisseries Saint-Hubert, siège en effet au conseil d’administration et au comité exécutif d’Hydro-Québec.Me Dury l’eût-il su, il aurait évidemment récusé l’ingénieur.Aucune allusion non plus à l’existence de « deux personnes », soutint aussi Me Dury, qui seraient les auteurs du meurtre, et dont il refuse de dévoiler l’identité à la police en in- Bientôt trois cents de plus le litre de lait Lévesque de la Presse Canadienne À COMPTER du 1er février, les consommateurs doivent s’attendre à débourser en moyenne 3 cents de plus le litre de lait, qu’ils le boivent écrémé, homogénéisé ou partiellement écrémé.Hier, la Régie des marchés agricoles du Québec a autorisé une hausse de 3 cents de ce qu’on appelle le lait de consommation.Ceci exclut les produits laitiers comme le beurre, le yogourt, la crème glacée et le fromage.La Régie ne fixe pas le prix du lait; elle autorise seulement des prix minimaux et maximaux auxquels doivent se conformer les détaillants et les dépanneurs.Actuellement, le litre de lait écrémé se vend au minimum 78 cents, au maximum 88 cents et 90 cents chez le dépanneur.L’ÉDUCATION DES ADULTES AU CÉGEP ^ Pancûinnû7-uniiQ Renseignez-vous au cégep de votre région ou à CÉGÉPHONE (514) 271-1124 du lundi au vendredi jusqu’à 21 h.nous acceptons les frais d’interurbain Le litre de lait partiellement écrémé ou à 2 % se vend 85 cents au minimum, 95 cents au maximum et 97 cents chez le dépanneur.Le litre de lait homogénéisé se vend au minimum de l’échelle 90 cents, au maximum 1 $ et 1,02 $ chez le dépanneur.Tous ces prix, minimaux et maximaux, sont majorés de trois cents à compter du 1er février.C’est dire que le lait écrémé pourrait se vendre chez l’épicier jusqu’à 91 cents; le lait partiellement écrémé jusqu’à 98 cents et le lait homogénéisé jusqu’à 1,03$.La Régie des marchés agricoles note que le prix du lait était stable depuis le mois de juillet 1988.Au cours d’un entretien téléphonique, le secrétaire de la Régie, M.Claude Régnier, a justifié cette hausse de prix par une augmentation CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514.Docteur Penfield, Montréal.Canada, H3G 1X5 Fax: (514) 934-1246 Télex: 05-268656 Tél : (514)934-0272 des coûts pour les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de lait.Chez les producteurs, il semble que ce soit la rémunération de la main-d’oeuvre, surtout, qui ait augmenté parmi les postes budgétaires.Les transformateurs du lait, eux, ont encaissé une augmentation des frais d’exploitation et d’entretien des usines.C’est ainsi que l’augmentation du coût de la matière première est refilée au consommateur.Pour la régie, une hausse de 3 cents paraît « raisonnable ».Le président de la Régie, Me Gilles Pré- SOLDE ANNUEL SWABEY OGILVY RENAULT Intégrant le bureau SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE 1001, bout, de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facslmilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA LUCAS Joailliers-créateurs orfèvres 1476, rue Sherbrooke ouest Tél.: 933-3691 voquent le secret professionnel.Cette affirmation est accueillie avec scepticisme, pour le moins, dans les couloirs du Palais de justice.Le secret professionnel n’autorise pas un avocat à soustraire des renseignements aussi importants aux enquêteurs.Le juge Morris n’a exprimé qu’une seule reserve, et ne se prononcera que jeudi, à savoir s’il permettra à M.Perron de reproduire en appel la laidoierie de la Couronne entendue l’enquête préliminaire.Me Berthiaume soutient quant à lui que ce document ne fait pas partie du procès lui-même.Par ailleurs, nous apprenions hier que M.Perrron ne donne pas suite à son intention de poursuivre pour une somme d’un million $ le frère de Mme Léger, Jean-Pierre, pour l’avoir, prétendait-il, désigné à la police comme l’assassin de sa femme.Il appert que M.Perron ne dispose plus des moyens pécuniaires d’entreprendre une démarche pareille.Enfin, la défense a fait savoir qu’elle soumettra une requête en cautionnement pour son client d’ici deux semaines, si la Cour d'appel donne droit à sa requête pour casser le verdict.Signalons qu’un meurtrier condamné par jury bénéficie rarement d’un tel privilège, puisqu’ayant été condamné, il ne bénéficié plus de la présomption d’innocence.M.Perron avait en effet joui de cette discrétion au lendemain de la mise en accusation.gent, rappelle que « toute augmentation du prix d’une denrée aussi essentielle que le lait doit être bien mesurée et tenue au strict minimum.C’est ce que nous avons tenté de faire dans le présent cas ».La Fédération des producteurs de lait n’obtient pas la totalité de la hausse qu’elle sollicitait.La fédération, affiliée à l’Union des producteurs agricoles, demandait une hausse de 3,85 cents le litre.Cette demande, selon la régie, incluait toutefois « un rattrapage que les producteurs de lait n’avaient pas eu la dernière fois».Barnard Descôteaux - de notre bureau de Québec IMPUISSANT à empêcher les compressions à Via Rail, le gouvernement québécois entend désormais faire porter tous ses efforts sur la restructuration de l’industrie ferroviaire au Québec, tant pour le transport des passagers que pour celui des marchandises.Dès la fin du mois de janvier, la table de concertation sur l'industrie ferroviaire se mettra au travail, soulignait-on à cet égard hier chez le ministre Daniel Johnson, tandis que chez le ministre des Transports, Sam Elkas, on n’écartait pas l’idée d’une intervention du Québec pour conserver certains réseaux ferroviaires de base dans les régions.Cette table de concertation à laquelle participera le gouvernement fédéral est le lieu idéal pour faire le point, analyser la situation et proposer des solutions, dit-on.Montréal étant la plaque tournante du transport ferroviaire, c’est à partir de là 3u’il faut repenser la problématique e l’industrie et conjuguer les efforts de tous les acteurs.Pendant longtemps, le gouvernement fédéral a résisté à l’idée de participer aux travaux de cette table.Ce n’est qu’au mois de décembre que l’on a accepté l’invitation de M.Johnson qui, à titre de ministre responsable de la région de Montréal dans le gouvernement Bourassa, avait pris l’initiative d’organiser cette table que réclamait les syndicats.La première invitation à Ottawa a été lancée au moment où dans la capitale fédérale on annonçait les compressions à Via Rail.La demande de M.Johnson était alors assortie d’une demande de moratoire sur les compressions à Via.Le temps passant, M.Johnson n’a eu d’autre cnoix que d’abandonner cette exigence.La participation du gouvernement fédéral sera pleine et entière.Tout comme Québec, Ottawa assurera une partie du financement des travaux de la table.Chaque gouvernement versera 120 000$, les autres participants (la Ville de Montréal, l'industrie privée et les syndicats) versant par ailleurs une contribution moindre.La première réunion du comité directeur de la table aura lieu d’ici la fin janvier, prévoit-on chez M.Johnson.C’est alors que seront précisés le mandat de la table et son fonctionnement.Il est acquis que sur le modèle des travaux de la table de concertation de l’est de Montréal, il y aura une participation des fonctionnaires des deux gouvernements, mais aussi une participation politique par le biais de députés.Dans ses travaux, la table abordera autant les problèmes du transport des marchandises que de celui des passagers.C’est par ce biais que sera abordé l’avenir de Via Rail qui, rappelons-le, a son siège social à Montréal.L’établissement d'un nouveau lien entre Montréal et Toronto avec la technologie des trains à grande vitesse pourra ainsi être abordée.Soulignons qu’un comité conjoint Québec-Ontario créé par les premiers ministres Bourassa et Peterson a commencé, ces dernières semaines, à se pencher sur cette question.Un rapport préliminaire est prévu pour juin.Au ministère des Transports du Québec, on indique aussi qu’il n’y a guère d’autre approche que de se pencher sur la restructuration du transport ferroviaire, ce qui, précise-t-on, pourrait signifier une implication directe du gouvernement qué- bécois dans le financement de ce secteur.Le gouvernement, qui ces dernières années a dénoncé souvent la volonté d’Ottawa de permettre l’abandon par le CN et le CP de plusieurs tronçons ferroviaires, a fait ces derniers mois une étude exhaustive de la situation, identifiant notamment les tronçons qu’il est impérieux de maintenir pour préserver une alternative ferroviaire au transport de marchandises dans certaines régions.Cette identification faite, il s'agira de voir si le gouvernement est dis- Ksé à soutenir financièrement et uo-iquement les groupes qui dans les régions pourraient prendre à leur charge les tronçons que le CN et le CP veulent abandonner.Dans certaines régions comme les Laurentidus, au nord de Montréal, et dans Port-neuf, près de Québec, des groupes sont en voie de constitution.Le ministre des Transports, Sam Elkas, aura cette semaine une rencontre avec les fonctionnaires de son ministère pour faire le point.Il décidera alors des recommandations qu’il présentera au conseil des ministres.Par ailleurs, d’après la Presse Canadienne, plusieurs organismes promettaient hier à travers le Canada de poursuivre la lutte contre les coupures.Le député néo-démocrate Iain Angus a annoncé qu'il interjetterait appel du jugement rendu par la Cour fédérale, vendredi dernier, selon lequel le cabinet fédéral n’avait pas à Procéder à une étude complète de impact des réductions des trains de passagers sur l’environnement.Et le groupe de pression Transport 2000 de même que le principal syndicat de Via Rail se sont engagés, à Ottawa, à continuer la lutte contre les coupures.« Nos trains vont continuer à se détériorer et à perdre des clients » a déclaré Torn McGrath, de la Fraternité canadienne des cheminots, employés des transports et autres ouvriers.Un porte-parole de la compagnie ferroviaire, Paul Raynor, a également fait savoir que la société ferait connaître sous peu aux Canadiens les services ferroviaires qui demeurent en vigueur.Via surveillera combien de passagers prendront place à bord de ses trains aujourd’hui.Les trains qui restent en opération transportaient environ les deux tiers des passagers de Via et la société s’efforce de déterminer la meilleure manière de conserver ces clients et d’en attirer de nouveaux.Chez Via on en était encore hier à étudier les listes d’employés pour savoir quels sont ceux qui ont pris une retraite anticipée, ceux qui ont perdu leur emploi et ceux dont le salaire est au moins partiellement protégé par les clauses de sécurité d’emploi.Environ 2700 postes ont été éliminés, mais il faudra peut-être encore une ou deux semaines avant que la compagnie ne sache exactement combien des 7000 employés de Via ont perdu leur emploi.•K— ®|o!ree| AU CŒUR DE LA CULTURE Plus de 50 000 adultes ont déjà choisi de fréquenter Les Belles Soirées.Ils ont trouvé à la Faculté, pionnière en ce domaine, une satisfaction à leur curiosité intellectuelle et fait le point sur des sujets diversifiés traités par des experts.Soyez vous aussi au cœur de la culture cet hiver.Vous y trouverez une réponse à vos intérêts en compagnie de personnes qui les partagent.Thèmes offerts : INITIATION À L’ASTRONOMIE VOYAGES CULTURELS : NEW YORK ET WASHINGTON LA CHINE IMPÉRIALE OBSERVER LES OISEAUX MUSIQUE D’ASIE ET GAMÉLANS TRAVAILLER AVEC SES RÊVES LES OCÉANS ET LA PLANÈTE et une trentaine d'autres encore.Conférenciers : Vous apprécierez les synthèses dynamiques présentées par des spécialistes de renommée nationale et internationale ROBERT B0ILY GUY MARCHAND JEAN-LOUIS TASSOUL HUGUES BEAUREGARD MONIQUE GAUTHIER SUZELLE PERR0TTE SUN TINGYUAN et autres invités de marque.DEMANDEZ LE CAHIER CULTUREL DE L’HIVER 1990 RENSEIGNEMENTS : 3335, chemin Queen Mary 343-6090 1-800-363-8876 Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente l v B+3C ‘4 ¦ Le Devoir, mardi 16 janvier 1990 U ACTUALITE INTERNATIONALE PHOTO AP HT- RtY MARI IN Li ¦ S 111 R Kl .»:*».i%.h t ro Co 5^0-i PHOTO CP Le procès du rail Mary Lou Kioppenburg, de Calgary, avait préparé, hier, une éloquente affiche pour marquer le dernier passage du Transcontinental de Via Rail à Calgary.Une sorte de procès du rail qui est davantage un réquisitoire contre le gouvernement Mulroney dont elle rappelle certaines décisions d’aider à l’amélioration des réseaux de chemins de fer à l’étranger.En 1984, y lit-on, le Canada a donné 400 millions $ au Bengla Desh pour son chemin de fer; 1987 il a donné 700 millions $ pour le chemin de fer de Taiwan (un pays riche), lit-on encore sur l’affiche.En 1990, dit cette historienne du rail, les coupures du système de chemin de fer canadien en deux coûtera 550 millions $, 2700 emplois et des millions en revenus touristiques.Les Montréalais appelés à s’entendre sur un premier plan d’urbanisme LES CITOYENS, gens d’affaires et industriels de Montréal ont avantage à en arriver d’ici avril à des consensus sur les orientations à donner à leur arrondissement s’ils veulent que soient plus « évidentes » les décisions de l’administration municipale dans l’élaboration du premier plan d’urbanisme de la ville.C’est le message livré hier par les cadres municipaux responsables de la préparation du plan, venus donner le coup d’envoi au processus de consultation qui devrait mener d’ici 1992 à l’adoption du plan directeur.« Ce que nous attendons, ce sont des consensus sur les orientations, a expliqué Roch Poirier, assistant-directeur du Bureau du plan d’urbanisme.L’administration devra prendre des décisions et plus il y aura de consensus, plus ces décisions seront évidentes ».Le processus, promettent les élus, fera une large place au public.Hier, les premières assemblées d’information sur la démarche ont eu lieu dans les comités-conseils d’arrondissement.Les autres assemblées se tiendront ce soir.La seconde étape, en février, est celle des forums thématiques de discussion où en présence des citoyens s’exprimeront les élus municipaux ainsi qu’une vingtaine de représentants des divers intérêts du secteur.Ces forums paveront la voie aux sommets locaux en mars.À l’étape des forums et des sommets, le tiers du temps sera alloué aux interventions du public, fait valoir M.Poirier.Le public pourra aussi faire connaître ses observations ou propositions par écrit avant la tenue des sommets.Le 17 avril, chaque comité-conseil d’arrondissement adoptera en as- semblée ses recommandations, qui seront acheminées au comité exécutif.En 1991, une autre consultation portera enfin sur un projet précis de plan directeur pour l’ensemble du territoire.Une fois complété, le plan déterminera la réglementation en matière de zonage et, par extension, la stratégie de développement, pour une dizaine d’années.« Cet exercice s’est fait dans le passé dans d’autres villes d’Europe, des États-Unis et du Canada et en ce sens on rattrape un grand retard, explique Robert Perreault, du comité exécutif.Nous avons voulu le faire en mettant la population dans le coup ».La démarche est différente pour le centre-ville puisque l’administration, en ayant fait une priorité, a décidé d’enclencher le processus dès 1987.Ainsi, le 26 janvier prochain, une proposition de plan directeur pour le centre-ville sera rendue publique par les élus.Ce plan sera déposé lors d’une séance spéciale du conseil le 29 janvier.Fin février ou début mars, il fera l’objet d’un forum public au Grand Hotel et ensuite d’une étude publique en commission.Son adoption est prévue pour le 18 juin.Un rapport préparé par cinq conseillers du RCM, dont The Gazette publiait des extraits hier, recommandait au caucus du parti que les nouveaux édifices du centre-ville ne s’élèvent pas à plus de 39 étages et qu’un moratoire empêche la construction de nouveaux centres commerciaux souterrains.Ce « document de travail » a surtout servi à alimenter les discussions du caucus en décembre, a expliqué hier M.Louis Roy, un conseiller du responsable du dossier habitation au comité exécutif John Gardiner.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Pesticides par simple contact cutané.Pourtant, une grande partie — dont les « penta » — sont en vente libre dans les quincailleries.Le créosote, pour sa part, contient des hydrocabures aromatiques polycycliques (HAP), dont certaines molécules tout aussi cancérigènes et capables d’altérer le code génétique.Les plus utilisés sont ensuite l’arsé-niate de cuivre et de chrome ainsi que l’arséniate de cuivre ammocia-cal, qu’on reconnaît à leur couleur verte.Un peu moins dangereux pour les humains, ces produits sont très nocifs pour la faune.Leur combustion libère dans les cendres les métaux lourds qui entrent dans leur composition.Le Québec compte plusieurs anciennes « cours à bois » qui n’ont pas été recensées dans cet inventaire.Un site de ce genre a été découvert l’été dernier en pleine ville de Lon-gueuil : on a décelé sur ce terrain voué à la construction de résidences des concentrations dépassant de plusieurs milliers de fois les normes de sécurité.L’industrie du traitement du bois utilise chaque année 1000 tonnes de produits purs, ce qui signifie que les volumes réels doivent être multipliés de 15 à 50 fois car on les utilise en concentration de 2 à 6 % généralement.Cette industrie utilise aussi 144 567 litres de matières actives liquides.Globalement, on traite ainsi annuellement au Québec 132 millions de pieds de bois ( 12 pouces de large) par année, ce qui comprend notamment les poteaux électriques ou de téléphone.L’étude, que Québec refusait de divulguer à Greenpeace, indique que ces entreprises se débarrassent un peu partout des boues hypertoxiques de leurs bassins de trempage, des sciures et copeaux utilisées comme absorbants, et de leurs contenants de produits toxiques.Pire, 15 entreprises spécialisées dans la « protection » de surface du bois brûlent leurs boues toxiques, leurs sciures (22) et leurs contenants (5).La combustion de pentachloro-phénols à des températures inférieures à 1200 C, tout comme la combustion de leurs cousins « BPC », engendre la formation des dioxines et des furanes qu’on a tant redoutée à Saint-Basile-le-Grand.Quatre entreprises qui protègent ainsi la couleur du bois épandent pour leur part leurs boues et leurs sciures, 22 les envoient au dépotoir municipal, mais la moitié refusent de dire lequel, 13 font de même avec leurs sciures et 26 avec les contenants de produits purs.Les 11 entreprises spécialisées dans la préservation de la structure du bois a long terme sont en général plus importantes et connaissent mieux, en principe, les dangers inhérents aux fongicides industriels.Quatre d’entre elles confient leurs boues à des « transporteurs spécialisés » dont la destination finale n’est cependant pas identifiée.Une réutilise ses toxiques.Trois affirment ne Ï>as avoir de boues dans le fond de eurs bassins.Une est muette sur la question.Et une les empile dans des barils.Contrairement à ce qui se fait souvent en Ontario, le rapport n’identifie aucune des entreprises québécoises en cause.Les données contenues dans ce rapport sont le résultat de déclarations volontaires au ministère et non le résultat d’inspection serrée des livres et des lieux.Selon le rapport, la contamination des sols et des eaux souterraines constitue le « problème majeur » de l’industrie du traitement chimique du bois.Ce rapport, qui ne suggère aucun plan d’intervention ou de décontamination, ajoute laconiquement que « le brûlage ainsi que l’enfouissement de déchets contaminés est à proscrire ».Il ne précise pas dans quelle mesure la combustion des boues et des sciures contaminées par les préservatifs à bois dans des fours coniques renversés peut engendrer des contaminations à la dioxines, aux furanes et aux HAP.+ Le voile coprolalie — font bientôt le désespoir de la personne atteinte et de son entourage.« En tant que parent, on passe à travers tout.On ne sait plus de quel côté le prendre.Punitions ou renforcement positif, on est toujours sur le dos de l’enfant », dit Evelyne Paiement, la présidente de l’association.En raison de ses tics, son fils passait pour allergique depuis l’âge de deux ans.« Comme ça venait et que ça repartait, on attendait que ça passe », dit Mme Paiement.Mais rien n’a passé et les tics vocaux ont commencé.L’an dernier, le petit Maxime, qui a maintenant dix ans, consulte un allergiste.Les tests sont négatifs.Mais le médecin a lui-même un ami atteint du syndrome de la Tourette et il devine que le petit garçon souffre du même mal, un verdict qui sera confirmé en juin dernier.« Pour nous cela a été le déclencheur.En apprenant que ce n’est pas contrôlable, on laisse enfin l’enfant tranquille ».« On comprend aussi que si l’enfant multiplie les tics à la maison c’est parce qu’après avoir passé une journée à l’école à essayer de se contrôler, il rentre fatigué et se laisse aller sans avoir peur des moqueries.Ce n’est donc pas parce qu’on le stresse, comme je le croyais », poursuit Mme Paiement.Pour son association, le travail d’appui et d’éducation peut maintenant commencer.Mais au niveau médical, on sait encore bien peu de choses de ce syndrome qui, tous le répètent, n’est pas une maladie et n’a rien à voir avec l’intelligence.Le syndrome de la Tourette est incurable ( même si à l’âge adulte, il y a parfois rémission ) et il ne se contrôle que partiellement grâce à des médicaments dont les effets secondaires sont parfois ravageurs.« Il est même impossible de savoir si avec le temps, ça va empirer », ajoute Mme Paiement.Héréditaire dans 50 % des cas, le syndrome proviendrait de la même gène que la maladie de Parkinson.À l’inverse de celle-ci, caractérisée par l’affaiblissement musculaire et qui est due à une carence en dopamine au niveau du cerveau, le syndrome de la Tourette relèverait d’un surplus de dopamine, cette substance qui nous permet de réaliser des mouvements volontaires.Les recherches commencent toutefois à démontrer que le scénario n’est peut-être pas si simple et qu’il reste encore bien des inconnues.Pourquoi en effet les mots obscènes sont-ils privilégiés, pourquoi aussi les sujets les plus gravement atteints vont-ils jusqu’aux attouchements sexuels à répétition.Au moins, disent les gens atteints, le syndrome est nommé, même si le mystère y perd un peu.Ne raconte-t-on pas dans les milieux médicaux que l’histoire à la base du livre L’E- xorciste ne serait qu’un cas avancé du syndrome de Gilles de la Tourette.+ Urgence en guerre civile entre Azerbaïdjanais et Arméniens ».Le décret permet aux autorités d’interdire les manifestations semblables à celle organisée le week-end dernier à Bakou et qui a dégénéré.La télévision soviétique a rapporté hier que des manifestants s’étaient à nouveau rassemblés dans la soirée à Bakou où patrouillaient des soldats non armés.À Erevan, capitale de l’Arménie, le chef du Parti communiste local avait déjà décrété dimanche l’état d’urgence et ordonné à la population de déposer toutes les armes à feu.Dans la troisième république du Caucase, la Géorgie, des manifestations se déroulent depuis trois jours dans la capitale, Tbilissi, pour dénoncer les revendications autonomistes de la minorité ossète.L’opinion internationale s’est mobilisée pour apporter son soutien aux Arméniens.La communauté arménienne de France a constitué hier un Comité d’urgence pour alerter l’opinion.Le Comité devait organiser hier soir une manifestation devant le ministère des Affaires étrangères pour dénoncer les menaces d’extermination qui pèsent sur les Arméniens d’Azerbaïdjan et du Nagorno-Karabakh.Toujours à Paris, le président François Mitterrand a dit hier ne voir comme solution au problème des minorités en Europe de l’Est que le fédéralisme ou la décentralisation.« On ne peut pas remanier les frontières autrement qu’à l’amiable, d’une façon diplomatique.Tout cela peut se discuter, mais pas par des moyens de force (.) La seule réponse est dans le statut interne des Etats européens », a fait valoir Mitterrand, dans une interview diffusée par la télévision hongroise.Par ailleurs, le Conseil mondial des Églises, dont le siège est à Paris, a demandé à Gorbatchev de protéger les Arméniens contre les agressions des Azéris.+ Sheila tion par M.Duclos d’un poste aux commandes de sa campagne ne souriait pas tellement à son collègue à l’Industrielle-Alliance, Raymond Garneau, lui-même plutôt partisan de Paul Martin.« Plusieurs des membres du personnel de M.Garneau travaillent en effet pour Paul Martin», confirme Louis Duclos.Et l’équipe Copps ne compte pas encore de président en titre pour le Québec.C’est ce qu’a appris au DEVOIR Jacques Langlois, le maire de Beauport, identifié comme responsable du Québec dans le communiqué émis par l’organisation de la candidate, mais qui précise qu’il a en fait accepté la responsabilité des seuls 22 comtés de l’est de la province.Lui aussi admet être un converti de la dernière heure.« J’ai été très emballé par cette femme que j’ai rencontrée il y a 15 jours, trois semaines explique-t’il, je me suis dit ; faut peut-etre regarder du neuf, pas du réchauffé».Selon lui, en multipliant les apparitions au Québec, Sheila Copps surmontera rapidement ses difficultés de départ, d’autant plus, prédit-il, que dans la région de Québec, la lutte se fera entre elle et Paul Martin, la région étant particulièrement réfractaire aux positions constitutionnelles de Jean Chrétien.Mais il n’y a pas d’étoiles non plus dans l’équipe Copps, en provenance de sa province de l’Ontario.Quelques députés, cuvée 1988 généralement.comme Stan Keyes, Bob Speller, Beth Phinney et Bob Nault.Ce dernier co-préside la campagne nationale, une question qui a été réglée au moment où l’organigramme de l’équipe Copps allait sous presse en fin de semaine.Pour le moment, une seule élue provinciale s’est enrôlée chez Sheila Copps, son ancienne assistante de comté, Shirley Collins.Tout indique, pour le reste, que les troupes de David Peterson attendent encore un signal clair des intentions de leur patron avant de se commettre.Elle aura l’occasion de lui en parler lorsqu’elle le rencontrera à Toronto lundi prochain.Mais Sheila Copps arrive chez David Peterson après Jean Chrétien, Paul Martin et Clifford Lincoln, et ce n’est pas par accident.Le premier ministre ontarien et le député de Hamilton entretiennent des relations pour le moins distantes depuis qu’elle a failli lui faire coûter le leadership du parti en 1982.De plus, David Peterson considère qu’il ne doit rien à Sheila Copps, qui l’avait laissé en plan en 1984, lorsqu’elle avait décidé de quitter Queen’s Park où elle jugeait que les libéraux étaient relégués pour toujours dans l’opposition, au profit d’une chance de siéger du coté du pouvoir à Ottawa.En Ontario, c’est l’ancien ministre John Munro qui a servi de parrain politique à Sheila Copps.Il lui avait prêté sa machine pour sa première élection au provincial.En 1984, il lui a légué son comté fédéral.Aujourd’hui, aux prises avec des difficultés d’ordre judiciaire, il n’est évidemment pas en mesure de lever le petit doigt pour son ancienne protégée.4 Tokyo agence de gardes du corps ! On m’a cité des dizaines d’exemples semblables.Ce paradoxe apparent s’explique par l’habitude qu’ont développée les employeurs japonais de fournir eux-mêmes à leurs nouvelles recrues la formation professionnelle requise par leur emploi.Toute entreprise qui se respecte est aussi une école de formation continue pour sa main-d’oeuvre.Ce que les patrons recherchent, quand ils courtisent les finissants et finissantes, c’est le talent.Et l’aptitude à la loyauté envers la compagnie.Le système d’emploi à vie demeure le modèle théorique de gestion des ressources humaines.Meme si la récession économique engendrée par la crise du pétrole, dans les années 70, a forcé les entreprises à se dégager quelque peu de cette contrainte.La culture industrielle et l’éthique du travail restent profondément imprégnées de cette tradition unique au monde, sur laquelle les grands empires industriels japonais ont construit leur pouvoir.Profitant aussi, cela va sans dire, de l’insularité et du marché fermé de 125 millions de consommateurs.Chose certaine, les femmes japonaises souffrent doublement de cette habitude.D’abord parce qu’elles sont venues trop tard sur le marché du travail pour en profiter.Mais aussi parce que l’emploi à vie a développé une loyauté corporative telle que les employés n’osent plus quitter leur travail.Chaque jour, ils prolongent de quelques heures leur présence au bureau ou à l’usine.Et pour les vacances annuelles, c’est à qui en prendrait le moins.Vous aurez compris que les femmes sont souvent seules à la maison, pour celles qui y restent.40 % des femmes travaillent à l’extérieur.Le fait que le marché du travail constitue la grande richesse du Ja-pon n’est pas spécifique à ce pays.Ce qui est particulier, c’est que les Ja-ponais en ont pris conscience.Jecm-V.DUFRESNE ï%^Æ a* V ?Montréal Il est minuit, Chrétien PAS la chanson, inimitable, mais le candidat, inimitable tout autant.Qui d’ailleurs pourrait chanter du jubé avec autant d’émotion aux accords annonciateurs du lac Meech ?Voici donc la onzième heure, la douzième sonnera le 23 juin.Les cloches n’iront pas à Rome, c’est après Pâques, tout juste à Winnipeg, où le Saddledome, avec son ergonométrie dessinée pour des derrières de cowboys, est on ne plus propice à ceux qui se seront convertis ce jour-là à l’art de s’asseoir entre deux chaises, ou deux selles, l’architecture de son toit aidant.Toujours est-il qu’ayant combattu toute sa vie comme Don Quichotte les moulins à vent de la distinction québécoise, voici qu’on nous annonce que le discours Ti-Jean de Shawinigan aujourd’hui à Ottawa, pour s’en expliquer, a reçu, avant lecture, l’imprimatur de celui même qui toute sa vie admonesta ce recours obligé des Québécois aux autorités ecclésiastiques.Ma foi, le palais épiscopal loge désormais avenue des Pins.Que voulez-vous, Pierre Trudeau n’a pas que trois enfants, il a 26 millions d’ouailles, et Jean Chrétien est celui en qui il a mis toute sa confiance pour assurer la postérité politique de ses idéaux.Fort bien.Et on ne peut blâmer Jean Chrétien non plus, our friendly French Canadian, d’avoir un maître à penser qui fut sevré successivement aux deux mamelles de la bourgeoisie québécoise, Outremont et Westmount, si on veut bien oublier Sainte-Foy et Sil-lery.Et avouez que Trudeau a quelque chose de grec au surplus, pédagogiquement parlant, il a de l’ascendance sociale, il est riche, on le dit érudit, sinon cultivé, le prototype, en somme, de tout ce que Chrétien généalogiquement devrait tenir en horreur.Joey Smallwood en son temps souffrait du même complexe.Mais ce sont les humbles de naissance, que voulez-vous, qui succombent le plus aisément aux charmes des aristocrates en ascot, et Chrétien s’est toujours vanté d’appartenir au Québec profond.Même sur Bay Street.Mais le plus prévisible, parce que minuit est toujours propice aux conversions, Jean Chrétien fait patte de velours.L’accord du lac Meech, il est toujours contre, et par quel détour digne de la dialectique de l’ancien député de Mont-Royal va-t-il maintenant nous expliquer qu’il n’est pas pour autant contre les cinq revendications québécoises qui le constituent ?Bref, Chrétien conspue toujours Satan, mais trouve aux relents de soufre une arôme que Dieu même ne défend plus de humer.Explication ?Paul Martin fait des progrès dans la course au leadership, et Sheila Copps est montée dans l’arène, tous deux partisans de l’accord, ce qui donne à réfléchir.Terrible dilemme que celui qui agite alors l’âme de Ti-Jean.C’est au nom de l’unité nationale que son maître à penser prononça au Sénat sa célèbre diatribe contre l’accord de Meech.C’est au nom du même accord que son héritier présomptif risque, toutes données renversées en s’approchant des écuries du pouvoir, de sceller le sort du grand mythe des Rocheuses, déjà abandonnées à leurs pics inaccessibles par une Solange Chaput-Rolland fatiguée de jouer les alpinistes sans cordée.Le 23 juin marquera l’histoire.C’est la veille de la Saint-Jean-Baptiste, comme par hasard, et c’est aussi le jour où l’accord se dissipera de lui-même dans l’éther si toutes les provinces ne l’ont pas pas entériné d’ici là.Et c’est le jour où, si les sondages ne mentent pas, l’élu du Parti Libéral non seulement succédera à John Turner, mais au premier ministre Mulroney.Alors ne cherchez pas d’autre raison à l’imprimatur, ni au discours patte-de-velours que livrera aujourd’hui Jean Chrétien.Au fait, pourquoi s’en offusquer ?Si le pouvoir est fait pour servir les idéologies, pourquoi les idéologies ne renverraient-elles pas l’ascenseur ?À ceux qui appréhendent une crise déchirante si l’accord est rejeté, un conseil : dormez à poings fermés.Il n’y aura pas de crise, mais pire et on ne descend pas dans la rue en n’ayant d’autre chose à scander que les slogans de l’indifférence.La crise, c’est de crise il n’y aura.Mais dans ces îles où la robotique est plus développée que partout ailleurs dans le monde, qu’en est-il des idées ?L’éthique du travail, par exemple.Une universitaire dans la jeune quarantaine, spécialiste de l’économie du travail, mariée à un Américain m’a dit : « La jeune génération n’a pas connu l’austérité.Elle n’apprécie pas beaucoup l’éthi-ue du travail qui a fait la prospérité u Japon actuel.Les jeunes recherchent la créativité.Ils veulent redéfinir l’identité du Japon.Aussi, ils ont beaucoup travaillé à l’école et refusent la compétitivité aveugle.Déjà, en arrivant a l’université, ils ne veulent plus bûcher autant.» Et à propos de la situation des femmes sur le marché du travail, la recherchiste Machiko Ohsawa m’a dit : « Elles participent maintenant beaucoup plus au marché du travail mais surtout dans des emplois à temps partiel.Et à l’université, elles tendent encore à s’inscrire dans des disciplines traditionnelles : la littérature, les arts, l’économie domestique .» Point n’est besoin pour un Canadien de se rendre au Japon pour apprendre ce qu’est la corruption électorale et l’abus de privilège de la B art de certains hommes publics.lais le Japon a eu plus que sa part de scandales de ce genre ces derniers temps.Ainsi, la fameuse compagnie Recruit, qui a été au coeur du scandale le plus publicisé, est unt maison qui se spécialise avant tout dans le placement de la main-d’oeu-vre.Ce fait, banal en soi, constitue un symbole éloquent : la grande richesse de notre lointain voisin du Pacifique, ce sont ses ressources humaines.On importe tout au Japon, sauf de la main-d’oeuvre.Il n’y a pas de chômage au Japon.La main-d’oeuvre étrangère y est rarissime et l’immigration microscopique.Cela fait beaucoup de Japonais qui changent d’emploi.La compagnie Recruit publie d’énormes catalogues d’information sur l’offre et la demande d’emploi.C’est pour bloquer une réglementation gouvernementale qui aurait désavantagé son commerce que l’entreprise a distribué si généreusement ses ballots de gens a des fonctionnaires et à des politiciens.Les rues de Tokyo sont relativement peu bruyantes, sauf quand vous croisez le tonitruant cortège d’un groupe politique d’extrême-droite qui hurle son désir d’en revenir au pouvoir de l’Empereur demi-dieu.Ces militaristes, partisans d’un re- tour au fascisme, sont aussi isolés qu’ils sont bruyants.Tous mes interlocuteurs, Japonais comme Canadiens, semblent d’avis que le Japon moderne a résolument pris la direction de la démocratie.L’opinion juge très sévèrement les scandales survenus récemment dans le financement des partis politiques.Certains m’ont cependant fait remarquer que la démocratie japonaise est encore bien jeune.en comparaison de la canadienne ! Les travailleurs japonais ont fait tout leur possible pour rendre mon séjour à Tokyo intéressant.Ils ont en effet profité de mon passage pour opérer une réorganisation majeure des forces syndicales.Une nouvelle centrale, appelée Shin Rengo, regroupant 65 % des syndiqués japonais, soit huit millions de membres, réunira désormais les travailleurs des secteurs privé et public.La nouvelle organisation, la plus puissante jamais créée au Japon et la troisième en importance dans le monde, s’alignera sur le Parti socialiste tandis qu’une faction plus radicale restera fidèle au Parti communiste.Si l’on se rappelle le succès des socialistes aux récentes élections sénatoriales, on ne peut que prévoir des débats intéressants lors des élections législatives qui devraient avoir lieu cette année.Le Japon moderne a dépassé la plupart des pays occidentaux en utilisant la science et la technologie qu’ils avaient inventées.Notre riche voisin de l’Est y a-t-il perdu son âme ?Mes interlocuteurs sont loin d’être unanimes sur ce point.Un universitaire japonais à qui je confessais que son pays me semblait, à plusieurs égards, une énigme, sinon un mystère a simplement répondu, après un moment de réflexion : « Pour moi aussi ! ».16 janvier par la PC et l’AP I989: décès de Pierre Boileau, auteur de romans policiers.I988: Québec annonce que la piste de course de Blue Bonnets, à Montréal, sera admninistrée par une corporation sans but lucratif.I987: llu Yaobang démissionne de la direction du Parti communiste chinois; la police de Montréal émet un avis de recherche dans le but de retrouver le cinéaste Claude Jutras, disparu depuis le 5 novembre précédent.f 9 LA VIE ECONOMIQUE ,_2 Montréal, mardi 16 janvier 1990 PHOTO PC Un Ron Lawless souriant mais qui est loin d’avoir mis fin aux coupes sombres de personnel à Via.D’autres mises à pied possibles autant au CN que chez Via Roitande Parent de la Presse Canadienne LE PRÉSIDENT et chef de la direction de Via Rail et de Canadien National, Ronald E.Lawless, n’a pas écarté, hier, la possibilité de nouvelles mises à pied au cours des prochaines années, autant chez le transporteur national de passagers (Via), en fonction de l’affluence de la clientèle, que chez le transporteur de marchandises (CN), suivant les développements technologiques.« Le mandat que nous avions est clair : celui de mettre en place un plan de rationalisation de Via pour Coup d’oeil boursier Indice de la Bourse de Montreal 1963.27 + 1.35 Indice TSE-300 3894.01 + 12.17 Indice Dow-Jones 2669.37 -19.84 Dollar canadien (Cents US ) wi (Toronto, US$) tr v?une période de cinq ans.Nous l’avons fait.Des décisions seront prises tout au long de cette période pour définir les autres actions devenant nécessaires à la lumière des développements qui se produiront au fil des mois et des années », a-t-il déclaré en conférence de presse.A l’issue d’une allocution présentée devant le Canadian Club, le jour même où disparaissait la moitié des services de Via Rail et que 2761 des 7300 employés perdaient leur emploi, M.Lawless a directement lié le maintien des postes restants au nombre de passagers et à l’utilisation qu’il feront des différents liaisons ferroviaires.« Si l’achalandage diminue il y aura des mises à pied; s’il y a augmentation du nombre de voyageurs nous stabiliserons le nombre d’employés et feront peut-être de l’embauche », a-il expliqué.Pour attirer des voyageurs, M.Lawless compte sur des équipements plus modernes, de nouveaux trains qui entreront en service au printemps notamment, qui devraient aider Via à mieux respecter ses horaires, souvent décriés.M.Lawless continue d’être persuadé que les changements draconiens effectués à Via étaient cruciaux pour la survie même des trains de voyageurs, malgré ce qu’en pense le mouvement d’opposition des Canadiens mu par du « sentimenta lisme » ou un « idéalisme romanti que».D’ici 1992, les subventions du gouvernement fédéral à Via Rail passeront annuellement de 641 millions $ à 350 millions $.Par ailleurs, à titre de président et chef de la direction du Canadien National, M.Lawless entend continuer d’intégrer les progrès techniques autant dans les communications et l’inspection que dans l’entretien de la voie et du matériel, mais à un rythme plus accéléré que par le passé.Le revers de cette médaille, « c’est que de plus en plus d’emplois deviennent inutiles», a-t-il souligné.M.Lawless a fait remarquer que le nombre d’emplois a diminué au fil des ans.Les 40 000 employés actuels ne représentant que le tiers de l’effectif du début des années 40.« Nous devons nous atteler au problème posé par les antiques règles d’exécution du travail qui limitent la mobilité professionnelle du personnel », a-t-il dit.Interrogé sur le sens de ces propos, M.Lawless s’est borné à dire qu’« à mesure où il y aura implantation de nouvelles technologies, il y aura ajustement de la main-d’oeu-vre ».« On ne peut continuer d’opérer sur une base romantique», a-t-il ajouté.M.Lawless s’est dit d’avis que la diminution des emplois dans les chemins de fer contribuera à doter le Canada d’un système de transports capable de soutenir la concurrence internationale.Selon son évaluation, « il en résultera à long terme un plus grand nombre d’emplois pour les Canadiens dans d’autres secteurs industriels ».Dionne dans les bras de Domtex Le géant montréalais détient une option sur 68,8 % de la compagnie de Turcotte TEXTILES Dionne a conféré une option d’achat de 68,8 % de ses actions ordinaires à Dominion Textile, qui se réserve la possibilité d'ici le 28 février de lancer une offre publique à tous les actionnaires.Avant de décider formellement de présenter une OPA, Dominion Textiles veut toutefois procéder à un examen plus approfondi de la situation de Textiles Dionne sur tous les plans, notamment ceux de la situation financière, du personnel, de l’environnement, etc.pour bien s’assurer qu’il n’y aucune difficulté majeure au sein de cette entreprise.C’est ce qu’a précisé M.Michel Dufour, chargé des relations publiques chez Domtex, à la suite de la publication d’un communiqué hier après-midi.L’annonce de son intention d’exercer l’option permet justement à Domtex d’avoir accès à des documents et informations internes qui n’auraient pas été disponibles autrement.Ce sont les actionnaires majoritaires de Textiles Dionne, c’est-à-dire la famille Dionne, qui ont « conféré» cette option, consistant à acheter 2 750 000 actions ordinaires, soit 68,8 % de toutes les actions ordinai- res de l’entreprise.Le prix d’option de chaque action a été fixé à .3235 action ordinaire de Dominion Textile.Les actionnaires minoritaires auront à exprimer leur préférence entre un échange d’actions ou recevoir en espèces 4,75 $ par action.Pour leur part, les actionnaires majoritaires de Textiles Dionne ont déjà choisi d'échanger leurs titres pour des actions de DomTex dont le cours récent atteint 1514 Textiles Dionne a procédé en 1986 à une émission de 5 millions $ à un coût de 5 $ l’action.Sur le parquet de la Bourse de Montréal, les actions de Dionne se sont transigées la semaine dernière à un prix variant de 4 $ à 4,15 $, mais elles ont clôturé hier à 4,40$.Si tous les actionnaires choisissent de recevoir des actions ordinaires de Domtex, l’offre signifierait qu’un maximum de 1,25 million devraient être émises, ce qui représenterait un coût d’environ 19 millions $.Si DomTex lance son OPA, certaines conditions devront être remplies, entre autres celle de récupérer au moins 90 % de toutes les actions en circulation de Textiles Dionne.Dans le communiqué officiel, M.Charles H.Hantho, président et chef de la direction de DomTex, déclare que « la société cherche à acquérir Textiles Dionne pour consolider sa position dans le commerce des fils en Amérique du Nord».En revanche, du côté de Textiles Dionne, on a manifesté la discrétion la plus complète, après avoir émis un communiqué confirmant la décision des actionnaires majoritaires de conférer une option d’achat de 2,75 millions d’actions à Domtex.M.Clément Matte, président et chef des opérations, a échappé au cours d’un entretien téléphonique une seule petite remarque à l’effet qu’il fallait penser d’abord aux employés.Textiles Dionne compte 350 employés répartis dans trois usines situées à Saint-Georges de Beauce, Montmagny et Drummondville.Elles fabrique des fils de coton et de fibres synthétiques qui sont vendus surtout à des manufacturiers de vêtements et de meubles.Cette compagnie d’origine beauceronne a atteint des ventes de 50,9 millions $ et un bénéfice net de 1,7 million $ au cours de l’exercice ayant pris fin le 30 septembre dernier.Faut-il prévoir une forte rationalisation des activités si ces trois usines passent aux mains de Domtex?Selon M.Dufour, il y aura « très peu de rationalisation».La rationalisation est souvent synonyme de suppression d’emplois et parfois même de fermeture d’usine.Le directeur des relations publiques expüque que la production de Dionne correspond très bien à une niche de développement privilégiée chez Domtex pour laquelle d’importants investissements en acquisition et en modernisation ont été faits ces dernières années.Domtex possède actuellement dans le secteur des fils et des fibres huit usines dont quatre aux États-Unis et quatre au Canada, qui emploient 2000 personnes réparties également de part et d’autre de la frontière.Dans une entrevue récente accordée au DEVOIR à propos de la première année d’application du traité .de libre-échange, M.Jean-Guy Dionne, président et chef de la direction de Textiles Dionne, déclarait n’avoir pas vraiment senti de répercussions sur son entreprise à cause du libre-échange.Il disait cependant ue la valeur accrue du dollar cana-ien a eu un impact important sur ses revenus.Pour éviter que ses, clients en très grande majorité ca- ’ nadiens aient la tentation d’aller; acheter des fibres aux USA à un coût moindre à cause du dollar, il a dû lui-même tenir compte de ce facteur dans son prix de vente.Les ventes ont augmenté de 10 % en 1989, mais le bénéfice était en baisse.Campeau place Federated et Allied sous la protection de la loi sur les faillites TORONTO (PC) — Tout espoir d’une restructuration financière rapide de Campeau s’est évanoui hier avec l’annonce par cette société du recours à la protection de la loi des faillites par ses deux divisions américaines de vente de détail.Federated Department Stores, Allied Stores et certaines de leurs filiales de la Californie ont en effet invoqué le Chapitre 11 du Code américain des faillites afin de pouvoir négocier leur restructuration financière complète, ont annoncé ces compagnies hier.Ces compagnies ont invoqué la protection de la loi dimanche « après que leurs conseils d’administration eurent jugé qu’on n’avait pas encore progressé suffisamment dans l’élaboration d'une restructuration hors cour », a dit la compagnie dans un communiqué.Cette décision a été accueillie avec un soupir de soulagement dans certains milieux — comme les dizaines de milliers de fournisseurs de la compagnie qui seront payés les premiers selon les clauses du chapitre 11.« Maintenant, le travail sérieux va commencer», a noté M.George Hartman, de BBN James Capel.« Il est difficile de tirer des conclusions importantes à ce moment-ci, il faudra du temps.Mais ça redonne au moins une certaine confiance aux fournisseurs.» Il faut s’attendre à ce que la restructuration financière, qui sera réalisée dans le cadre du Chapitre 11, nécessite un an et demi à deux ans afin de pouvoir être conclue devant les tribunaux, a ajouté M.Hartman.La Banque Nationale qui, dernièrement, a saisi des actions de Campeau déposées en garantie par cette compagnie après un défaut de remboursement de prêt, a refusé de commenter les derniers événements.A la suite de son geste, la banque avait eu des explications de la part du conseil d’administration de Campeau.« Un ne trouvera pas de solution à cette situation du jour au lendemain, aussi nous ne commenterons pas chaque étape des prochains développements », a indiqué M.Léon Cour-ville, porte-parole de la banque.Entretemps, à l’ouverture de la Bourse de Toronto, hier, on a suspendu toute transaction des actions de Campeau, mais les échanges ont repris rapidement.La valeur du titre a d’abord fléchi jusqu’à 2,25 $, son plus bas plancher au cours des 12 derniers mois, puis le titre a rebondi et, à llh30, après le virement de 309 400 actions, il avait remonté à 2,37 $.Vendredi dernier, l’action de Campeau avait terminé la journée à 2,70 $.Le recours à la protection légale n’aura aucune répercussion directe sur les activités des 258 magasins de Federated ou Allied qui continueront leurs activités normales, a souligné le communiqué de la compagnie.M.John Burden, président du conseil de Federated et d’Allied, ainsi que M.James Zimmerman, président de ces compagnies, ont souhaité que les deux chaînes bénéficient de la situation et qu’elles s’occupent de nouveau de vendre des produits.Les compagnies ont négocié des accords en principe afin d’obtenir le financement nécessaire pour satisfaire les créanciers protégés par la loi.Pour Federated, un syndicat de banques réuni par Citibank avancera 400 millions $ au cours des 12 prochains mois, sujet à une approbation du syndicat.Et pour Allied, Chemical Bank a offert 300 millions $ versés au cours des 15 prochains mois.Ces financements sont sujets à l’approbation du tribunal des faillites.Ces sommes ajoutées aux bénéfices réalisés par les compagnies devraient être suffisantes pour répondre aux besoins de liquidités à venir de la compagnie, a indiqué le communiqué.Par ailleurs, Federated maintien- dra son projet de vente de Blooming-dale’s.Même si Federated et Allied, qui sont enregistrées séparément aux États-Unis, ont eu recours à la protection du Chapitre 11, Campeau Corp., société mère de Toronto, n’i pas demandé à être inscrite comme faillie.Campeau Corp.a cependant de graves problèmes de comptant, elle aussi, et pourrait être obligée de déclarer faillite dans un avenir plus oy moins rapproché, a ajouté M.Hartman.La semaine dernière, Campeau a annoncé qu’un conseil de mandataires serait désigné avec mission de diriger les activités américaines de la compagnie et que Robert Campeati lui-même aurait un rôle à jouer uniquement dans les activités immobilières de la compagnie.Pour plusieurs, cette annonce signifiait qu’Olympia & York, la société de gestion de la famille Reich-inann qui est intervenue en septembre avec un prêt de 250 millions $, a perdu tout intérêt dans les difficultés de Campe'-1".« Les Reichmann se sont retirés, en ne gardant que les actions inscrites en leur nom.C’est la décisiofi qu’ils ont prise.Que quelqu'un d’autre trouve une solution à cette histoire», a dit M.Hartman.5,8 milliards $ investis dans le seul secteur manufacturier en 89, une hausse de 38 % e Truffaut LES DÉPENSES en immobilisations des entreprises ont joué un rôle moteur dans la croissance de l’économie québécoise en 1989 alors que dans le seul secteur manufacturier des investissements de l’ordre de 5,8 milliards $ étaient décidés.C’est du moins l’opinion des économistes du ministère de l’Industrie et du Commerce du Québec qui, dans un rapport rendu public hier en conférence de presse par le titulaire de ce portefeuille, M.Gérald Tremblay, précisent que les sociétés évoluant dans le secteur des biens durables ont convenu de dépenser 2,5 milliards $ en immobilisations, en hausse de 90 % sur 1988, pendant que les compagnies apparentées au secteur des biens non durables ont décidé d’y aller pour 3,2 milliards $, soit une augmentation de 47 % sur 1988.Au cours de sa présentation, le ministre Tremblay a souligné que ces immobilisations, toutes categories confondues, avaient enregistré un bond de 38 % contre 17 % en Ontario et 23 % pour l’ensemble du Canada.Pas moins de 43 % de ces 5,8 milliards $ ont été consacré à la construction et 37% à l’équipement.Parallèlement à ce phénomène, les économistes du Ministère ont observé une progression de plus de 10 % des exportations enregistrées au cours du premier semestre 1989.Cette constatation est d'autant plus encourageante que pour l’ensemble du Canada, l’augmentation fut seulement de 1 %.Fait intéressant à noter, depuis l’entrée en vigueur du traité de libre-échange, « alors que le Québec accroît ses exportations aux États-Unis de 7,6 %, celles du Canada stagnent.L’observation de la composition des exportations vers les États-Unis indique que ce sont les ventes d'automobiles et de châssis, qui sont les principales responsables de la piètre performance canadienne.Alors que le Canada diminue ses exportations en ce domaine de plus de 9 %, le Québec les accroît de 31 %.La production à Hyundai à Bromont explique ce phénomène.Le reste du Canada ressent aussi plus durement la faiblesse du marché de bois d’oeuvre de résineux ».La valorisation du dollar canadien combinée à un affaissement de la demande ont passablement égratigné le volume d’expédition du papier journal vers l’étranger.Marchandise reine de l’exportation québécoise, le papier journal a encaissé un déclin de plus de 10 % au chapitre de la demande.Incidemment, les analystes du Ministère estiment qu’il ne serait pas étonnant que l’aluminium et ses alliages raflent au papier journal son titre de premier produit d’exportation du Québec.La progression « de l’aluminium est d’ailleurs très forte depuis quatre ans et les nombreux investissements dans ce domaine devraient soutenir ce mouvement au cours des années à venir alors que le Québec accaparera 14 % de la production mondiale de ce métal ».On se souviendra que pas moins de neuf projets dans cette sphère d’activités ont été annoncés au cours des deux dernières années pour un montant total de 4,8 milliards $.Le plus important d’entre eux est le projet Alouette qui entraînera un investissement de 1,1 milliard $, suivi d’A-lumax à Deschambault pour un montant de 1 milliard $.Cela dit, les livraisons manufacturières ont progressé à un rythme inférieur à 4 %.Un rythme qui s’est caractérisé par une baisse de régime après les augmentations notables qui avaient été réalisées en 1987 et 1988.En effet, pour les neuf premiers mois de 1989 l’augmentation a été de 3,9 % contre 8,2 % en 88.« La vigueur qu’avait démontrée la production industrielle s’estompe donc graduellement à mesure que s’essoufle la, consommation des ménages et que ralentit l’expansion économique québécoise ».Au chapitre de l’emploi, le secteur manufacturier fut le plus actif alors qu’il a permis la création de 18 500 emplois, soit 55 % des nouveaux emplois (34 000).Selon les analystes du Ministère, « deux nouveaux emplois manufacturiers canadiens sur trois étaient créés au Québec et plus de 90 % de ces nouveaux emplois québécois étaient à plein temps ».À ce propos, il faut souligner que la création d’emplois a été caractérisé par un ralentissement marqué comparativement aux années antérieures.Si au cours des onze pre^ miers mois de 1989, on a créé 1 % de postes de plus qu’en 1988, on se souviendra qu’en 1987 et 1988 le taux moyen fut de plus de 3 %.Outre cette batterie de chiffres et d’observations, M.Tremblay a confié que l’un des problèmes les plus criants auquel devra faire face le gouvernement et les entreprises, à court comme à long terme, était la formation de la main-d’oeuvre.À ce propos, le ministre s’est engagé à fcfrmuler des solutions en collaboration avec d’autres ministères, notamment celui de l’Éducation, pour résoudre autant que possible ce qu’il a qualifié de « défi de société ».Mis à part la formation, le ministre a mentionné que l’augmentation de la valeur ajoutée manufacturière, l'accroissement de la recherche-développement et de l'automatisation, le développement des marchés hors Québec et une croissance économique respectueuse de l’environnement étaient désormais les priorités de son ministère.Au passage, le ministre s’est permis d’égratigner les entreprises qui rachètent leurs actions en stipulant que cela avait pour effet de les « décapitaliser ».« Ils rachètent leurs actions et ensuite ils viennent nous rencontrer pour obtenir des prêts ».' IMMOBILISATIONS MANUFACTURIÈRES CROISSANCE AU QUÉBEC 1989/1987 IMMOBILISATIONS EN 1989 LES 8 MEILLEURS SECTEURS (en %) (en millions de S) • les produits minéraux non métalliques + 152% 240 • les métaux primaires + 145% 1 200 • la machinerie + 125% 180 • le caoutchouc et le plastique + 87% 130 • les dérivés du pétrole + 69% 200 • le matériel de transport •F 60% 450 • les appareils électriques + 59% 220 • les produits chimiques + 57% 550 ENSEMBLE DU SECTEUR MANUFACTURIER • biens durables + 90% 2 550 • biens non durables + 47% 3 280 TOTAL-SECTEUR MANUFACTURIER 5 830 i ^+.B 10 ¦ Le Devoir, mardi 16 janvier 1990 LA VIE ECONOMIQUE La ferme familiale fait place à l’entreprise bi-familiale Claude Turcotte SELON M.Michel Morisset, professeur au Département d’économie rurale de l’Université Laval et directeur du Groupe de recherche en économie et politique agricoles, il semble que le modèle d’entreprise qui se dessine dans l’industrie laitière pour la décennie 1990 est celui qui regroupe deux familles.La ferme familiale serait donc en passe de devenir une entreprise bi-familiale.M.Morisset a fait part de ces observation dans une conférence prononcée au colloque sur la relève agricole à Sainte-Foy.Il hésite cependant à affirmer que ce modèle sera officiellement retenu et soutenu comme étant celui de l’avenir.« Cela impliquerait, dit-il, un changement d’orientation à l’Union des producteurs agricoles, au Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’A- limentation, ainsi que dans les organismes publics en général.Mais déjà, la réforme du crédit agricole semble laisser poindre une ouverture ».Mais dans les faits cependant, il existait déjà au Québec en 1988 près de 2000 entreprises bi-familiales.Entre les années 1984 et 1988, leur nombre a augmenté de 33 %, une donnée d’autant plus significative que globalement il y a eu pendant la même période une diminution de 20 % des fermes laitières.Le professeur souligne que le modèle a deux familles est actuellement le plus productif pour ce qui est de l’utilisation de la main-d’oeuvre, une question névralgique dans les débats nationaux sur les coûts de production et la politique laitière.Ce- Eendant, pour favoriser l’exploitation i-familiale, il faudrait travailler systématiquement dans le sens de l’association de plusieurs individus, hommes et femmes, avec les con- traintes inhérentes à leur vie familiale et professionnelle.En plus de la productivité, il y a en outre une préoccupation de plus en plus grande dans le monde agricole envers la qualité de vie.A cet égard, M.Morisset soutient qu’il faut sérieusement se demander si pour des raisons de qualité de vie, le modèle à deux familles n’est pas le seul viable pour l’avenir.« N’est-ce pas, dit-il, la seule solution pratique au partage de la traite sept jours par semaine, qui réponde au désir d’autonomie professionnelle des producteurs et productrices et de protection d’une forme familiale de production»?L’évolution et la survie de la ferme familiale suscitent depuis longtemps des discussions et des débats politiques, qui demeurent d’actualité.Il reste maintenant 15 000 fermes laitières au Québec, alors qu’il y en avait 65 000 en 1966.A cette tendance se greffe le problème de la re- lève agricole.Malgré des progrès certains, le Québec, selon M.Morisset, n'affiche pas des résultats aussi probants que l’on serait enclin à attendre de la part de la première province productrice au Canada: la taille des fermes, élément-clé des gains de productivité, est plus faible que chez les principaux concurrents; la productivité par vache est relativement médiocre; la formation des agriculteurs ne favorise pas l’adoption rapide de nouvelles pratiques de production et de gestion.Comme tout le discours politico-économique actuel tend à mettre les producteurs en concurrence plus vive avec le monde entier, M.Morisset en arrive à une conclusion implacable: « Dans ce contexte qui ne manquera pas de se concrétiser, malgré les efforts pour en ralentir l’application ou pour parer aux pires effets, la production laitière québécoise ne peut se payer le luxe d’un re- tard structurel qui permettrait certes le maintien de plus de fermes, mais pour combien de temps et au prix de quels sacrifices de moins en moins admissibles au sein de la classe agricole elle-même ».D’ailleurs, la loi de la productivité fait déjà son oeuvre.Les petites fermes ont perdu 52,9 % de leurs effectifs depuis quatre ans.M.Morisset n’hésite pas à affirmer que la disparition des petites fermes au profit des plus grandes apporte « des gains appréciables pour la position concurrentielle du Québec ».En revanche, entre 1984 et 1988, le secteur laitier québécois a perdu 10 000 emplois en région.Certains s’inquiètent pour l’économie régionale.M.Morisset s’est penché plus particulièrement sur cette question des emplois et des heures de travail dans le secteur laitier.« Au fur et à mesure qu’augmente la taille des fermes, constate-t-il, on voit décroître l’importance du travail de l’exploitant masculin au profit d’un travail accru des femmes dans un premier temps et des salariés dans un second temps ».La femme est généralement l'épouse ou la fille du producteur.Ce modèle vaut pour les fermes qui produisent jusqu’à 3000 hectolitres de lait.Au-delà de 3000 hectolitres, le modèle se modifie brusquement, explique M.Morisset.Les exploitants masculins reprennent du terrain avec l’arrivée d’un deuxième exploitant à temps plein et c’est ainsi qu’apparait le modèle à deux familles.Le travail des femmes diminue alors, tout comme celui de la famille non rémunérée, mais les salariés y occupent une place accrue.Quant à la relève, le conférencier a mentionné que les jeunes qui se destinent à la production laitière doivent déjà prévoir travailler sur des entreprises bi-familiales.Des religieux prennent d’assaut l’assemblée de la Banque de Montréal PHOTO PC William Mulholland discutant avec son successeur Matthew Barrett.I van de Walle de la Presse Canadienne DES REPRÉSENTANTS de communautés religieuses ont pris à partie hier les dirigeants de la Banque de Montréal pour avoir refusé de diffuser auprès des actionnaires une proposition relative aux problèmes de l’endettement des pays en voie de développement.Lors de l’assemblée annuelle qui s'est tenue hier à Montréal, les diri- geants de la banque ont eu un échange poli mais aigre-doux avec les porte-parole religieux qui leur reprochaient d’avoir fait fi de leurs droits d’actionnaires.Soeur Kathleen Sears, de l’Eglise de Sainte-Anne, qui est actionnaire de la Banque de Montréal, s’est montrée offusquée de l’attitude des dirigeants.« Nous avions le droit en tant qu’actionnaires de faire valoir notre point de vue », a-t-elle déclaré en faisant remarquer que deux autres banques canadiennes avaient, elles, ac- Janvier 1990.La Société Générale ouvre une filiale de courtage à Montréal.La Société Générale étend son dispositif international et renforce sa position sur le marché de l’Euro-dollar canadien.Déjà classée dans les 10 premières banques pour les émissions en Euro-dollars canadiens, la Société Générale, premier groupe bancaire privé français, se place aujourd’hui directement au cœur de l’action : elle crée sa propre maison de courtage au Canada, la “Société Générale Valeurs Mobilières Inc.” et devient membre de la Bourse de Montréal.Vous êtes émetteur, investisseur institutionnel ou particulier; désormais, la Société Générale intervient plus vite, plus efficacement, et dans les meilleures conditions pour toutes vos opérations en dollars canadiens: émissions d’obligations publiques ou privées, vente ou trading d’obligations, négociation de contrats à terme, ingénierie financière.Cette nouvelle structure complète l’activité des agences commerciales ou de crédit-bail de la Société Générale au Canada, et vous donne accès à son réseau international présent sur les plus grandes places financières.Pour tout renseignement, n’hésitez pas à téléphoner à : M.Gérard Le Proux de la Rivière au (514) 954.23.00 SOCIÉTÉ GÉNÉRALE Conjuguons nos talentS.SOCIETE GENERALE VALEURS MOBILIERES INC 1155, RUE UNIVERSITY BUREAU 709 MONTREAL (QUEBEC) H3B 3A7 TEL (514) 954 23 00 FAX (514) 875 81 36 TELEX 05 24273 cepté de transmettre par le courrier aux autres actionnaires la déclaration du Groupe de travail sur les Églises et la responsabilité des entreprises.Essentiellement, cette déclaration appelle les banques à faire preuve de souplesse et à accepter de réduire la dette des pays du tiers monde.Pour motiver son refus de diffuser la déclaration, la Banque de Montréal invoque un article de la Loi des banques qui permet d’exclure toute proposition qui sert « des fins générales d’ordre économique, politique, racial, religieux social ou analogue ».Le président sortant de la banque, William D.Mulholland, a soutenu que l’assemblée annuelle ne doit pas servir de tribune pour diverses causes.Seules les affaires bancaires doivent être traitées, selon lui.À l’adresse des groupes religieux, il s’est dit « étonné » des propos « peu flatteurs » que ceux-ci ont tenu la semaine dernière lors de l'assemblée annuelle d’une institution rivale, la Banque Royale.Celle-ci a accepté de transmettre la déclaration et la semaine dernière, à la rencontre annuelle de la Royale, un représentant des groupes religieux avait accusé sans la nommer la Banque de Montréal d’avoir fait preuve d’« insensibilité » relativement aux droits des actionnaires.Les groupes religieux ont eu une rencontre avec les dirigeants de la Banque, en novembre dernier, pour exposer leur point de vue et reclamer le droit de diffuser leur déclaration.Ce qui leur fut refusé, la direction de l’institution leur offrant plutôt l’occasion d’exposer verbalement leur point de vue lors de l’assemblée annuelle.Ce qui fut fait hier.Un porte-parole des Pères jésuites du Haut-Canada est venu rappeler que « les gens qui payent (dans ces pays endettés), ce sont des millions de pauvres qui, dans bien des cas, sont victimes de malnutrition ».Le nouveau président, Matthew W.Barrett, qui remplace M.Mulholland parvenu a l’âge de la retraite, a déclaré que la Banque de Montréal est disposée à être flexible quant au remboursement des dettes mais qu’il « y a une limite ».Ce problème de la dette d’un certain nombre de pays en voie de développement hante les banques canadiennes depuis quelques années.Elles ont dû pour la plupart inscrire des provisions pour parer aux éventuelles pertes sur ces prêts.La Banque de Montréal a incidemment inscrit une provision de 1 milliard $ au cours de son dernier exercice financier pour les pertes sur prêts aux pays jugés « a risque ».Cela porte à 61 %, soit à 2,8 milliards $, la couverture de la banque en regard de ces prêts, ce qui, estime M.Barrett devrait être suffisant.Il n’est pas prévu d’ajouter cette année de nouvelles provisions.Actuellement, 13 des 42 pays jugés à risques par le Surintendant des institutions financières sont endettés auprès de la Banque de Montréal.C’est le Mexique qui est l'un de ses principaux débiteurs.En excluant ce pays, les provisions de la banque pour les autres pays en développement représentent environ 95 % du solde des prêts.Cette provision additionnelle de 1 milliard $ prise l’an dernier avait fait tomber le bénéfice net à 51 millions {, ou 4 cents par action.C’est dix fois moins que les 553,4 millions $ de l’exercice précédent (soit 4,89 $ par action).M.Barrett n’a pas voulu faire de prévisions pour l’exercice en cours.Par ailleurs, M.Barrett a indiqué que la Banque de Montréal avait consenti des prêts aux chaînes de magasins Federated et Allied, des fi-liales américaines de Campeau Corp.qui se sont placées hier sous la protection de la loi sur les faillites.Le président de la Banque a tenu toutefois à rassurer en déclarant que l’encours était « assez modeste » et « assez bien garanti ».MONDE DE LA FINANCE Desjardins dans l’assurance-voyage L’ASSURANCE-VIE Desjardins a annoncé hier qu’elle venait de se porter acquéreur de Compagnon Assurance Voyage, une agence de distribution de services d’assurance-voyage au Québec.Fondée en 1981, Compagnon Assurance Voyage dessert près de 200 agences de voyage au Québec.En 1989, son volume de primes a atteint plus de 2,5 millions $.Compagnon Assurance Voyage et l’Assurance-Vie Desjardins offrent sensiblement les mêmes protections.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 VENDU! La section ENCANS du LE DEVOIR Début: le 20 janvier 1990 Contactez Lucie R.Lacroix: 514-842-9645 ou 1-800-363-0305 y t LA VIE ECONOMIQUE Le Devoir, mardi 16 janvier 1990 ¦ 11 BOURSES Tokyo a donné le ton à un marché très nerveux Jôân-Pierre Legault PARLER de vendredi symbolique, de changement de leadership serait pour le moment prématuré.Cependant, pour la première fois, Tokyo, la plus importante place financière mondiale, a dicté, vendredi dernier, la tendance aux principales places boursières du monde.Contrairement au krach du 19 octobre 1987 et au mini-krach du 13 octobre dernier, alors que Wall Street avait donné le ton a Tokyo, Londres et Francfort, la tendance à la baisse s’est amorcée dès l’ouverture du marché nippon pour ensuite gagner l’Europe et l’Amérique.Un changement majeur s’est concrétisé la semaine dernière ; Wall Street n’est plus seule à dicter la loi au marché.La baisse était déjà bel et bien amorcée au moment de la publication, à Washington, des données sur l’inflation aux États-Unis en décembre qui n’ont fait qu’accélérer la dépréciation du Dow Jones.C’est pour des raisons d’ordre structurel que Tokyo a connu une telle baisse : inflation et taux en hausse avec de très fortes rumeurs d’une autre appréciation du loyer de l’argent, prochainement.Ceci pendant que des secteurs industriels connaissent des « difficultés ».Ainsi, le marché prévoit que la Banque du Japon, qui a haussé son taux de un demi-point, à 4,25 %, la journée de Noël, pourrait d’ici peu procéder à une autre appréciation de l’ordre de 1 % à 2%.Ce geste, rarissime il y a seulement un an, permettrait à la fois de répondre aux voeux des grands partenaires commerciaux du Japon qui souhaitent voir le yen s’apprécier et de juguler, espère-t-on une inflation qui a fait son apparition depuis quelques mois.Pour la grande région de Tokyo, l’inflation a touché 3 % en décembre, en termes annualisés, alors que le gouvernement prévoyait une hausse de 2%.Devant le rendement élevé des placements dans d’autres pays où les taux d’intérêt sont supérieurs, le yen a quelque peu été délaissé par les grandes institutionnelles nipponnes et peine à se maintenir par rapport au dollar américain alors qu’il s’est fortement déprécié par rapport au mark allemand.Le printemps dernier, il se transigeait à environ 70 yens pour 100 marks.La semaine dernière, il cotait à quelque 87 yens pour 100 marks.11 a perdu 15 % environ en trois mois par rapport à la devise ouest-allemande Par ailleurs, « la Bourse de Tokyo était peut-être due pour un dégraissage », note M.Denis Cha-put, directeur de l’enseignement de la finance aux HÉC.Certes, il est malaisé de comparer les ratios cours/bénéfice entre le Japon et les autres pays, mais il n’en demeure pas moins que la très forte appréciation des taux sur les obligations japonaises ne pouvait que se répercuter sur le marché boursier.Ainsi, par exemple, les obligation à échéance dans dix ans portaient un taux de 5,60 % à la fin de décembre dernier, de 5,70 % en début d’année et de 6,30 % maintenant.Que les investisseurs délaissent le marché boursier pour d’autres types d’instrument financiers n’a, dans un tel contexte, rien pour surprendre.« Plus les taux montent, moins les actions sont attirantes », de commenter M.Jean-Luc Landry, président de la firme de courtage Bolton Tremblay.Concurremment, plusieurs secteurs industriels n’affichent pas des perspectives des plus radieuses.Ainsi, par exemple, le marasme qui sévit présentement au niveau mondai! dans le secteur de l’automobile se répercute déjà sur le rendement des grands constructeurs nippons qui, de plus, auraient de la difficulté à pénétrer le marché des voitures de luxe malgré des efforts gigantesques en ce sens.Encore à l’abri des difficultés économiques que plusieurs craignent pour l’Amérique du Nord, le Japon n’en prévoit pas moins une baisse de sa croissance pour l’année qui débute en mars.Elle aura été de 5 % pour la période allant de mars 1989 à mars 1990 et les experts entrevoient une croissance de 4 % pour l’année qui suit.Wall Street perd du pouvoir La baisse à Wall Street prenait sa source, de l’avis de plusieurs, dans la tendance dessinée à Tokyo et, par la suite, en Europe.L’annonce vendredi dernier, d’une inflation plus élevée que prévue, de ventes au détail quasi stagnantes et, partant, report de la baisse des taux que plusieurs anticipaient déjà, n’ont fait qu’accentuer la baisse.« Le Japon est maintenant le principal pourvoyeur de liquidités au marché international », rappelle M.Landry.La Bourse de Tokyo représente environ 40 % de la capitalisation boursière du monde et son rôle ne fait que s’accroître.Cependant, les institutionnelles nippones qui détiennent des sommes astronomiques, n’hésitent pas à aller là où le rendement est le plus élevé et a délaisser leur marché domestique.Elles sont très friandes des instruments financiers canadiens, et entichées de la politique du gouverneur de la Banque du Canada.Les marchés financiers nippons peuvent s’accommoder d’un concurrent de la taille du Canada.Beaucoup moins lorsque les fonds prennent la route de l'Allemagne.Et c’est le cas.Le Wall Street Journal notait, hier matin, que les investisseurs japonais sont à l’origine de la très forte poussée de l’indice de la Bourse de Francfort.Cela au moment où l’Allemagne de l’Ouest prévoit une hausse de l’inflation, une croissance (4 %) trop forte pour éviter la surchauffe particulièrement avec l’ouverture, même restreinte, des marchés de l’Est et une baisse de l’impôt qui favorisera de fortes dépenses de consommation.Tout milite donc, présentement, en faveur d’une baisse de surplus de la balance des comptes du Japon et, si les modèles de prospectives boursières utilisés sont exacts, « la Bourse de Tokyo n’ira nulle part d’ici quelques mois », prévoit M.Chaput.Reste à savoir dans quelle mesure Tokyo, de par son importance sur le plan financier, influencera les autres grandes places.Pour le moment, cependant, estime M.Chaput, la baisse de vendredi dernier « n’indique pas ue la queue du chien a changé e côté.Le marché est nerveux quant à sa direction».QUEBECOR INC.AVIS DE NOMINATION Me ANDRÉ GOURD M.GAETAN FRIGON Monsieur Pierre Péladeau, président et chef de la direction de Québécor inc., est heureux d'annoncer les nominations suivantes au sein de Groupe Québécor inc.: Me André Gourd au poste de président et Monsieur Gaétan Frigon, premier vice-président.Depuis son entrée à Québécor en 1981, Me Gourd y a occupé diverses fonctions.Au moment de sa nomination, il était premier vice-président de Groupe Québécor inc.Monsieur Gaétan Frigon est entré au sein de Groupe Québécor le 1er janvier 1990.Auparavant, il occupait le poste de vice-président du marketing et chef des opérations de détail de Métro-Richelieu inc.Dans ses nouvelles fonctions, il est directement responsable du secteur distribution, qui comprend, entre autres, Messageries Dynamiques, Québec-Livres, Éditions Québécor, MédiaDistribution, Multicom, Distribution Trans-Canada et Boutique Québécor.Québécor, l'une dés plus importantes entreprises de communications au Canada, exerce ses activités dans les domaines de l'édition, de l'imprimerie et des produits forestiers.Les discussions sont bien amorcées pour la future Banque de l’Europe de l’Est Certains parlent d’un geste hautement symbolique, voire historique Hpul Sachs -¦ Reuter PARIS — Les représentants de 34 pays de l’Est et de l’Ouest réunis à Paris pour discuter de la création d’une banque européenne pour le développement de l’Europe ae l’Est ont avancé rapidement, a déclaré hier soir le porte parole de l’Elysée Hubert Védrine.« Cette journée a été marquée par une volonté générale d’avancer rapidement de façon concrète », a déclaré Védrine lors d’un point de presse.Il a ajouté que la réunion s’était déroulée « dans un esprit très constructif de la part de tous les participants », a-t-il ajouté.La création de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a été considérée par certains participants comme un geste « hautement sym- bolique, voire historique », a dit Védrine Lors de l'ouverture des travaux, dans la matinée, le président Francois Mitterrand avait invité les délégués à aboutir rapidement à la mise en place de cette banque.Le chef de l’État français avait mis l’accent sur la vitesse à laquelle se sont déroulés les changements de ces dernières semaines en Europe de l’Est.Selon le porte-parole de l’Élysée, il y a eu une « convergence très forte » sur les deux premiers articles du projet de statuts concernant les objectifs de la banque.Les 34 « mettent l’accent sur la transition des économies de l’Est vers des économies de marché », a dit Védrine.Selon lui, les participants sont également d’accord pour considérer que le renforcement du secteur concurrentiel sera un objectif fondamental de la banque européenne.Cette banque doit « renforcer le secteur privé sans exclure le public, notamment dans le domaine des infrastructures », a dit Védrine.Concernant le capital de la banque, l’Irlande qui préside actuellement la Communauté européenne a avancé le chiffre de dix milliards d’Écus.« Certains voulaient plus, d’autres moins», a dit Védrine.La France, promoteur de ce projet de banque européenne adopté par les douze pays de la Communauté européenne en décembre, souhaitait un capital de quinze milliards d’Écus et la Grande-Bretagne un capital de cinq milliards.Les discussions se poursuivent aujourd’hui.Une réunion au niveau des experts sera ensuite convoquée poulie 30 janvier et un deuxième round de négociations aura lieu les 22 et 23 février.Mitterrand a souligné que cette réunion de Paris n'avait pas « beaucoup de précédents historiques », ajoutant que c'était la première fois, depuis les accords de Bretton Woods en 1944, que la communauté internationale affrontait « une question de cette manière».« C’est la première fois aussi que des pays de l'Est et de l’Ouest se réunissent en vue de créer en eux-mêmes l’effort pour une entité nouvelle».a-t-il dit.Mitterrand a souhaité que les hauts responsables des Finances dépassent « l’expérience acquise », notamment avec la Banque européenne d’investissement ou la Banque régionale de développement asiatique.Participent à la réunion de Paris les 24 pays occidentaux de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique), l’URSS, six autres pays de l’Est, la Yougoslavie, Malte et Chypre.La CEE dit non à l’AELE Merrill Lynch supprimera 3000 emplois aux E.-U.NEW YORK (AFP) - Merrill Lynch, la première firme d’investissement de Wall Street, envisage de supprimer 3000 emplois supplémentaires cette année, selon le Wall Street Journal, citant un haut responsable de la société.Ces réductions de personnel viendront en plus des 5500 suppressions d’emplois intervenues depuis 1987 et qui ont ramené les effectifs de la firme à 40 500 personnes actuellement.Ce responsable, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a estimé que 35 000 employés seraient, selon les conditions actuelles du marché, un effectif raisonnable pour Merrill Lynch.La dernière vague de licenciements en 1989 n’avait pas épargné des analystes boursiers de haut niveau et des courtiers.Le couperet devrait maintenant tomber sur des personnes travaillant sur le marché obligataire (bons du Trésor et obligations des sociétés), a-t-on indiqué de même source.Près de 700 postes disparaîtront après la vente des activités de courtage de la filiale canadienne de Merrill Lynch ainsi que 300, déjà annoncés, du fait de la réorganisation de sa division Merrill’s Broadcort Capital.M.Paul Critchlow, directeur général de Merrill Lynch chargé des Communications, a de son coté affirmé que la firme n’avait pas fixé d'objectif de réductions d’emploi.La taille des réductions envisagées cette année par Merrill Lynch, montre que la crise frappant les firmes de Wall Street depuis 1987 et ayant coûté 23 000 emplois, est loin d’être résorbée, ont souligné des analystes.En dépit de la bonne tenue du marché boursier et obligataire en 1989, notent ces derniers, les firmes de courtage ont encore besoin de réduire leur capacité face à une clientèle moins nombreuse.M.Lawrence Eckenfelder, un analyste de la firme Prudential-Bache Securities, a estimé que Merrill-Lynch devait encore réduire fortement ses effectifs pour retrouver un niveau respectable de rentabilité.Pendant les neuf premiers mois de son exercice 1989, Merrill Lynch a accusé une baisse de 21 % de ses bénéfices nets à 148,4 millions f contre 187,4 millions! un an auparavant.Les analystes ne s’attendent pas à une amélioration des résultats du quatrième trimestre que Merrill Lynch doit publier très prochainement.BRUXELLE (Reuter) — La Communauté européenne a refusé hier de donner aux six pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE) le droit de participer pleinement à l’adoption des décisions liées au marché unique de 1993.Jacques Delors et le premier ministre suédois, Inqvar Carlsson, respectivement présidents de la Commission européenne et de l’AELE, réunis avec leurs experts pour réfléchir aux structures du futur « espace économique européen » (EÉE) commun aux 18 pays, ne sont pas non [dus parvenus à accorder leurs vio-ons sur le rythme à imprimer à la réalisation de cet objectif, a annoncé un porte-parole de l’exécutif de la CÉE.« Les divergences sur les aspects institutionnels semblent etre plus grandes que les difficultés de substance», a dit le porte-parole.Selon lui, Frans Andriessen, com-misssaire européen aux Relations extérieures, a insisté devant Carlsson sur la volonté des Douze » de rester maîtres de leurs décisions».Andriessen estime notamment que les deux parties doivent trouver un arrangement qui préserve l’autonomie de la CÉE tout en permettant d’associer l’AELE à la préparation de la décision.La Suède, la Finlande, l’Autriche, la Suisse, l’Islande et la Norvège ne veulent pas etre exclus des bénéfices du marché de 320 millions de consommateurs qui se bâtit à leurs portes et souhaitent en revanche prendre part au processus de décision comme s’ils étaient des États membres de la CÉE.Ils souhaitent parvenir dès le 14 juin, date du 30e anniversaire de l’AELE, à un accord-cadre avec la CÉE, les détails de l’EÉE devant etre réglés avant le 31 décembre 1992.La CÉE refuse en revanche toute précipitation.Les membres d’AELE, un simple club de libre-circulation dont l’intégration est très loin d’atteindre celle de la CÉE, ne sont pas non plus tous sur la meme longueur d’ondes.Entre l’Autriche, qui a déposé sa candidature d’adhésion, et la Suisse, qui refuse de céder une partie de sa souveraineté à une institution internationale, en passant par la Suède et la Finlande, deux pays neutres et qui entendent le rester, la CÉE éprouve parfois des difficultés à trouver ses marques.Carlsson a ainsi rappelé que, ni l’adhésion, ni l’abandon de la neutralité suédoise ne sont à l’ordre du jour.Il a également reporté aux calendes grecques toute participation suédoise au mécanisme de changes du Système monétaire européen (SME).Attrapez une de nos 4 envolées par jour pour Dallas! 4 départs par jour, 7 jours par semaine Vos affaires vous conduisent souvent à Dallas?Delta vous offre 4 départs par jour, chaque jour de la semaine, avec correspondance à Boston.Profitez de notre service personnel supérieur qui a fait la renommée de Delta.En effet, depuis 15 ans, Delta est la championne parmi les principales lignes aériennes américaines en ce qui a trait à la satisfaction des passagers*.Un voyage d’affaires par Delta, c’est un vrai plaisir! Alors, lorsque vos affaires vous amènent à Dallas, demandez à votre agent de voyages de faire vos réservations avec Delta ou appelez-nous à Montréal au 337-5520 Saisissez votre chance au vol.et rendez-vous bientôt à Dallas avec Delta! •Selon les statistiques du ministère des transports américains sur les plaintes des consommateurs.DELTA © 1989 Delta Air Lines.Inc LAlVOUrDll Métier NOUS LhlIW DtS AilfS.™ > 12 ¦ Le Devoir, mardi 16 janvier 1990 L’ACTUALITE BOURSIERE MONTREAL Les cours se redressent MONTREAL (PC) — Les cours se sont redressés dans presque tous les secteurs du marché des valeurs, hier, à la Bourse de Montréal, et l’indice général xjim a fini la journée en hausse de 1,35 point à 1963,27.Le volume négocié était de 5,5 millions d’actions au lieu de 13,1 millions vendredi dernier.! Les forestières ont monté de 22,34 à 2582,20, les minières de 11,92 à 2131,73, lés bancaires de 6,06 à 1876,94, les industrielles de 3,21 à 1618,91 et les pétrolières de 2,89 à 1698,86.Par contre, les services publics ont cédé 8,54 à 1625,30.’ L’industrielle BCE, stationnaire à 45 s’est traitée à 332 921 exemplaires.La njinière Corona A a monté de 1-4 à 11,25 et 108 823 actions ont circulé dans le marché.; Parmi d'autres valeurs qui ont retenu l’attention, Nova a perdu 1-4 à 7 5-8, Canadian Pacific 1-4 à 25, Banque royale 48,5, TCC 1-8 à 12 7-8, Banque de Montréal 1-8 à 30,5 et Banque nationale 1-8 à 11,25.A l’inverse, BNE a gagné 1*8 à 15 1-8 1 Sur 532 titres mis en jeu 128 étaient en hausse, 207 en baisse et 197 inchangés.PRODUITS FORESTIERS VALEURS INDUSTRIELLES BANCAIRE 6.06 ' - 1876,94 SERVICES PUBLICS MINES ET MÉTAUX VARIATION DES TITRES TORONTO Hausse des cours et activité TORONTO (PC) — Hausse des cours et activité modérée, hier, à la Bourse de Toronto.L’indice composé TSE-300 a fermé sur un gain de 12,17 points à 3894,01.Le volume des échanges s’est dégonflé et totalisait 23,5 millions d’actions, comparativement à 43,25 millions vendredi.Dans les industrielles, Laidlaw B a gagné 3-8 à 27, Toronto Dominion Bank 3*8 à 19 3-8, Royal Bank 1-8 à 48 5-8, Trizec B 3-4 à 26 et Rogers Communications B 2,75 à 104,75.CFCF Inc.a perdu un à 16,5, Stikine Resources 3-4 à 39, Bond International 3-4 à 12,25, Nova Corp.1-4 à 7 5-8 et Campeau Corp.30 cents à 2,40.• Dans les mines, Corona A a gagné 1-4 à 111-8, LAC Minerais 1-2 à 15 3-8 et American Barrick 3-4 à 20 7-8.Aur Resources a cédé 1-2 à 12 1-8, Gibraltar Mines 3-8 à 9 1-8 et Golden Terrace deux cents à 10 cents.Dans les pétroles, Ranger Oil gagne 1-8 à 7 1-8, Bow Valley Indutries 1-4 à là,5 et llighridge A 15 cents à 2,50.Renaissance abandonne 1-8 à 24,25, North Canadain Oils 1-2 à 21,75, Total Petroleum 3-8 à 32,50 et Coho Resources 1-4 à 6,50.PRODUITS DE CONSOMMATION VALEURS INDUSTRIELLES COMMUNICATIONS TSE 300 PÉTROLE ET GAZ VARIATION DES TITRES HAUTE TECHNOLOGIE AURIFÈRES 4346.36 7990,38 NEW YORK Baisse marquée N'KW YORK (AFP) — Wall Street, ébranlée par la tornade de vendredi, a encore accusé une baisse marquée ,hier, en cloture dans une atmosphère mo-déremment active et empreinte de nervosité.L'indice Dow Jones des 30 valeurs vedettes accusait un recul de 19,83 points à 2669,37 en clôture.Vendredi, le principal indicateur de tendance de la grande Bourse new-yorkaise avait clôturé en baisse de 71,46 points, soit le plus important décrochage depuis le mini-krach du 13 octobre dernier.L'indice Dow Jones a évolue pendant une grande partie de la séance en baisse de 5 à 15 points et a accentué ce mouvement dans la dernière heure de transactions.Le volume d’activité, jugé modéré dans la matinée, s’est ensuite réduit dans l’après-midi.Au total, 140,96 millions de titres ont été échangés et le nombre des baisses l’emportait largement sur celui des hausses: 1086 contre 396,et 464 titres étaient inchangés.La commémoration de l’anniversaire de Martin Luther King aux Etats-Unis et la fermeture de la Bbourse de Tokyo en raison d’une fête nationale, explique la relative faiblesse de l’activité.Les investisseurs restent encore sous le coup de l’annonce, vendredi, d’un bCnd surprise de 0,7 pc des prix de gros en décembre et la faiblesse des ventes de détail sur le même mois, signe d’une activité économique essoufflée, ont noté des analystes.- M.Michael Metz, un analyste de la firme Oppenheimer a observé “qu’il n’y avait aucune raison pour le moment de parier sur une reprise du marché”.De plus, les détenteurs de capitaux ont préféré attendre de voir ce que Tokyo allait faire mardi.La chute de la Bourse japonaise avait donné le ton vendredi en soufflant une petit vent de panique sur toutes les grandes places boursières de la planète.SERVICES PUBLICS DOW JONES INDUSTRIEL DOW JONES TRANSPORT DOW JONES 65 TITRES I 1134,96 2669,37 19,83 .0,63 .X VARIATION S ET P 500 S ET P 400 DES TITRES DEVISES Voici les taux des devises étrangères tels que fournis hier matin par la Banque Nationale.Les cotes sont en monnaie canadienne et varient d'une banque à l'autre.Afrique du Sud Rand 0,4546 Hong Kong Dollar 0,1484 Afrique franco Franc CFA 0,004047 Inde Roupie 0,0689 Allemagne-Ouest Mark 0,6881 Israël Sheqels 0,6016 Antilles Angl.Dollar 0,4296 Italie Lire 0,000924 Australie Dollar 0,9176 Jamaïque Dollar 0,2145 Autriche Schilling 0,09777 Japon Yen 0,007963 Bahamas Dollar 1,1575 Liban Livre 0,00220 Belgique Franc 0,03284 Mexique Peso 0,000435 Danemark Couronne 0,1777 Norvège Couronne 0,1782 Espagne Peseta 0,010591 Nouv.-Zélande Dollar 0,7061 États-Unis Dollar 1,1575 Portugal Escudo 0,007814 Finlande Mark 0,2917 Royaume-Uni Sterling 1,9365 France Franc 0,2024 Suède Couronne 0,1892 Grèce Drachme 0,007378 Suisse Franc 0,7730 Hollande Florin 0,6103 Vénézuela Bolivar 0,02662 LE DOLLAR CANADIEN A LONDRES L'ARGENT AU CANADA AU CANADA 412,00 MONTREAL Broscon.A Bruncor C D INDICE GÉNÉRAL 2060 2040 2020 2000 1980 1960 1940 1920 1900 1880 1860 VOLUME (en millions) 16 14 12 10 8 6 4 2 JYIMMJVWiYMMJ VIMMJVl U 15 18 19 20 21 22 27 28 29 2 3 4 5 8 9 10 11 12 15 AB ACDS ADS AMCA Int AMCA9.X AME Ltd Abti Prce Agnlco.wt Agnico E Agro.prB Air Condo Akers Alto energ Alcan Alu Algo Sr.l Algo.A Alim.CT Alubec A.br.gld.w Am.Barric Amisco Artopex A sa Min fAstral A fAtco I f Allant.A Auberges Audrey Audrey, w Avcorp B Corp.A BC Tel BCED BCE Inc.BCE Mbl BCE.Capl 1300 3300 3800 300 2900 1209 500 9250 z333 78218 15000 2301 67287 247 228 9300 3500 1000 16500 1200 1600 500 318 150 3388 900 32370 12000 4450 1550 47000 35550 332921 1850 500 25 21 61 61 415 415 $24* 24*4 170 5170 S13'/4 13V% 255 255 *10* 10'/4 22 22 *11* 1114 13 12 *19* 18* *26* 26* 250 250 395 395 190 190 220 210 72 72 *20* 20* 65 65 400 400 320 320 *11'4 11'4 *10'4 10* 65 65 25 ?4 61 415 24* 170 13* 4 * 255 10*4 * 22 11* 13 41* 18* - * 26* - * *31* 31* *18* 18 105 103 *45* 44* *31* 30* *23* 23* 220 4 20 72 4 7 20* 4 * 65-15 400 320 11*- * 10* - * 65 - 5 330 290 - 5 80 - 2 46 - 2 31*- * 18 - * 103 - 3 45 30*- * 23* 4 * Bgr.pm.A 1BMTC.0 BoLau2.62 Bq.lour Bque Nat Bq.Nol.sr7 Bq.Ry.srF Bq.Ry.srG Bq Royale BqRy 1.45 BqRy 1.88 Bq.T-D B.lmp sr6 Bq.C.lmp Bque Mil BMO Sr3 BMO Sr4 Bq.N.Ecos B NE sr3 B NE sr4 Bostien Beaugrte Bell.p.1.94 Belmoral Belmo.Wt Bestor Bloc hem Blomlro Bionoire Bocenor BF Royal Bomb A (Bomb B Bomb.Srl Bomem Bow Val BowVI2.02 BrasdPrB Brcon 1.87 Vttrtw 700 2000 200 3200 80582 200 860 600 140409 1600 100 62133 1000 48711 83302 4000 z» 84270 1200 900 11475 9000 100 10800 z2M 4575 8000 1200 5100 5150 7035 4550 50005 500 8200 10700 1000 221 200 Hwt let *11* 11* 130 325 *26 26 *16* 16* *11* 11* *23* 23* *25* 25* *24* 24* *48 * 48* *17* 17 *22 * 22* *19* 18* *25* 25* *30* 29* *30* 30* *26 25* *25* 25* $15* 14* *19* 19* $24* 24* 9 8 41 40 *24* 24* 76 76 80 80 100 100 *10* 10* 320 320 185 160 170 160 140 IX *16* 16 $16 15* $24* 24* 75 55 *13* 13* *27* 27* *38* 38* *24* 24* hnn.CK 11*- * 325 26 16* - * 11*- * 23* 25* 4 * 24* 4 * 48*- * 17* 4 * 22* 4 * 19* 4 * 25* X X*- * 25* 4 * 25* 15* 4 * 19* 24* 9 4 1 40 24*- * 76 4 1 X - 12 IX 10* 320 - 10 IX - 15 IX IX 4 10 16*- * 15* 4 * 24* - * 75 4 X 13* 27*- * X*- * 24* FONDS COMMUNS DE PLACEMENTS MEMBRES First Cdn Funds vlnternotl 11.32 ABC Group nBolanced 10.33 Northern Group vnFullv-Mgd 5.56 nBond 991 vCdn Equ 5.55 ynFund-Volue 532 nEqty.Ind.11.40 Prvtz 828 Admox Inv.nMMF 11.20-1.X vUS Equ 475 ynCoptoin Eq 5.17 nMortgoge n.x Ont.Teachers Gr.vnCoptoin Inc 5.12 First City Funds ynAggressiv 12.90 AGF Group Growth 5.X vnBolonced 11.74 Amer Grth 8.84 Income 4.81 ynDIversild 11 96 Cdn Bond 4 62 ygReol 6.49 vnFixV 11.45-10 X Cdn Equ 975 Fonds Desjardins ynMtge 11.47 Cdn Res 9.05 ynActions 19.X PHN Group Conv Inc 960 ynEquilibre 10.49 vnBolonced 10 59 Corp Inv 13.11 vnHypo 4.38 ynBond B.X Crp Inv Stk 6 X ynlntern’tl 16.21 nCanodian 22.03 Global 893 vnMM 7.14 10X nDiv Inc 15.53 Grth Equ 10.60 ynOblig 4.53 ynMMF 11.71-10.00 Hilncome 9 69 Fonds MFQ nPooled 38 87 Japon 6.79 yActions 10.24 nRRSP 11.85 MMF 11.11-10 X vEquilibre 958 nU.S.Fund 26 41 Optn Eqtv 3.91 vObligations 989 Vintage Fd 14 92 Spécial 5.62 Fonds SNF Prudential Group All-Canodian vEquilibree 9.66 Diversitd 5.22 Compound 15.22 vQuebecoise 734 Dividend 4.59 Dividend 11.03 y Revenu 10.10 Growth 7 93 Natural Res 473 Future Fund hore Income 5.13 Revenue Gth 3.37 nFood Fund 6 26 nMMF 12.12-10 00 Univest 5» nGolden Fund 766 Natural Res.5.98 Allied Captl Mgmt nSilver Fund 348 Prec.Metols 584 nCanodian 4.87 n Value Fund 522 Pursuit Gr nDividend 469 GBC Funds vuAmericon 6.37 nlncome 551 vBond 10.» vCdn Equity 14.46 nlnternt1 Cdn 4.99 ynCanoda 698 y Income 971 nulnterntl U.4.29 ynMMF 11 99 10 00 ynMMF 11.18-10.09 nMMF 11.35-5.X vnNor Ame 3.51 Royal Trust Sr.Alfamira Global Strotegy ynAdv.Bol.10.71 nBalanced 11.53 Americos 10.32 vnAdv.Gwth 1089 nBond 1063 Canodian 981 ynAdv.Inc.10X nCopitol Gwt 9 78 Europe 9 83 ynAmericon 25 66 nDiversifd 10.56 For Eost 1305 ynBond 891 nEquitv 15.48 vGlobol Corp 17.66 ynConodion 37.18 nGro 9 Inc 594 Globol Fund 1622 vnEnergv 9.X nlncome 651 g Real Estate 9 98 vnGlobol Inv.8 75 nResource 524 nT Bill 10 881.X ynJoponese 15.91 nSpecial Gro 7.86 nUS J 6 42-1.X ynMMF 11.39-10.00 Associate Inv World Bond 9.31 vnMorlgoge 10.39 nAssoc Inv 7.52 World Money 9 61 ynPrec Meta 1071 Bolton Tremblay Guordian Group vnPrelerred 9.63 Bond Mtg 501 yAmencon X 66 vnReol Estot 10.X Cdo Cum 1636 vBolonced 11.98 Rovcom Group Cdn Bal 5 12 VCIPFB6 9.39 ygSummit R 1065 Discovery 508 VCIPF87 9 81 ygSummit T 11.15 income 10.10 vConodion Eq 5.35 RoyFund Group Intern ti 785 vEnterprise 10.33 nBol 548 glDMK Arne 5 05 vGlobol Eq.484 nBond Fnd 489 gLDMK B9M 501 y III Income 803 nEquitv 23.12 glDMK Con 503 yNorth Amer 5.41 nMMF 11.25-10 X gLDMK 8 22-10 X yPoc.Rim 16 X Saion Group gLDMK III 554 yPtd Div 8 05-9.22 nBolanced 7.82 Mny F 11.22 10 00 ynS Mn 11 87 10 00 nSmoll Cop 9.21 Optiml Cdn 7.19 vStrot Inc 9 37 nStock 7.29 Pld Rsces 11.74 yullS M 7 86-10 X nWorld Gwth 10.21 Tourus 5 21 ygVontoge Bo 523 Sceptre Funds BPl Capitol ygVontoge Bo 5.12 vnBolonced 12.10 Cdn Bond 9.X ygVontoge E 607 ynBond 1059 Cdn.Equity 10» ygVontoge In 498 vnEquity 13.41 vEAFE Fd 8 02 ygVontoge U.504 ynlnt'f 13.X Emerg Gwt 840 Gdn Mort Shut nMMF 11 30-10.00 Globol Eq 12 28 vG Mort Shut 9.X Scotia Funds vGlobol inc 8 95 Integra Cop nAm Eq Gth 7.65 High Yield 9 17 Balanced 1062 nCdn Bolonc 9.80 nMMF 11.96-10 X invesNat nCdn Eq Gth 10.10 One Decisn 10 74 nAct-Eqty 529 nDIF 981 Option Eo 9 87 nEquil Bal 5.X nlncome 9» Burns Fry nRev-Inc SX nStock Bond 1029 vnBF Bond 999 investors Group Spectrum vnBF Cdn 11 48 vBond 4M gCash 11.10-100 vnBF Fund 12.71 vCdn Equity 6.45 gCdn Equity 10.36 Colvin Bullock vDividend 956 ^Diversified 10.18 Americon 921 vGlobol 590 gDividend 10.37 Boionced 998 vGro P folio 5.51 g Govt Bond 995 Bond 7 39 vGroPlus Pfo SX g Interest 954 Cl F 758 /Growth 9 45 glntl Equity 9.08 Dividend 1046 vine P folio 505 nSaving 11.34 I X Growth 240 vlncPIus Pfo 515 Stroto Funds MMF 11.13-10 X vjopon 1565 yGrowth 11.26 Canodo Trust vnMMF 11.36-1.X v income 1004 vnCTNAF 27 59 v Mtge 4.92 ynMMF 11.10-1 X vnEquity 62 23 vMutuol 864 vStrota 40 10.54 ynlncome 947 vReoi Prop 5.47 vStrato-60 10X Centrol Guoronty vRetGro P'fol 532 TO Green Line vnFut Cd.Gt 12 03 vRetPlus Plo 5 23 vnCdn Balon 10 74 ynFut Gov 10 43 vRetiremnt 955 nCdn Bond 10.16 vnFut Incom 10 72 vSpecial 1099 vnCdn Equit 11.61 nFut M tl 14 I0X y Sum mo 5.17 vnCdn Inde* 6 24 vnFut Mortg 1001 vU S.Grow» 11.12 nCdn M H 78 10 00 vnFut Select 10 91 J Heward Group v nMortgoge 10.41 Centrol Guoronty JH Amer Cd 7.98 vnuUS Inde* 631 v Boionced 1007 uJH Amer Us 6 87 nuUS M 7 38 10 00 vnlnv Equity 7.13 JH Fdlfd 8 90 Talvest Funds vnlnv income 4 74 Laurention gAmericon 5.44 vnMorlgoge 10 35 gEndur Bol 5 52 g Bond 10 17 yProo Fund 04 08 gEndur Bond 5 11 gDiversfd 593 Century gEndur Cdn 504 gGiobol 6 13 DJ 9 15 gEndur Globa 503 gGrowth 6.90 uDJ-U S.786 nV MM 11 11 10 00 g Income 10 36 CGF Group Viking Cdn 13.17 MMF 11.42-10.00 y Fund 40X 486 Viking Com 12 X Templeton Gr vlnternotnI 4 94 Viking Div 802 y Dev Growth 5.48 vVenture Fnd 344 Viking Gth 1382 vGlobol Inc 958 Chou Assoc Mgt Viking Inc 404 vgHentoge 5 31 vAssociotes 23 44 Viking Int'l 1568 vgHeritoge R 513 vRRSP 11.57 Lloyds Bonk Con.ynT-Bill 11.J7-1.X Church Street vnBolonced 10X y Temp Cdn 589 vnBolonced 11.15 ynEqu Inde* 11 36 yTemp Gr C< 5 X vnEquitv 12.16 vnMMF 10.95 10 X vuTemp Gr U 4 » ynlncome 9 94 Lotus Fund Top » Gr.vnMMF 11.13-10 00 ynLotus Fun 11 48 y TP» T Bon 505 CIBC Funds Medollion y Top M 10 12 nBolanced 10 7?vReolty Gwt 113?Trodei Gr nCdn Equity 10 84 Metropolitan Gr.ynlnvestment 796 nFi« me 9 85 vBond 2 70 ynSecuritv 10 14 nGlobol 10 49 vCdn Mutl 6 38 Trimork Group nMMF 11 79-10 X vCollective 16 55 income Gth 567 vnMorlgoge 10 71 v Growth 6 24 interes 114610X Confed Group vProtection 9 87 g Select Bol 499 Growth 7 69 vSpeci 6 X gSelect Con 555 vMortgoge 5 0?vVenture 9 51 gSelect Grth 4 94 Coopérants Group MMF Funds Trimork 10 72 vuAmer Eq! 10.15 Dividend 4» Trimork Cd 12 46 vBolonced 10 15 Growth 13 X Trust General vCdn Equ 10 X income 10 64 ynAction Am 1749 v income 10 13 Resc Con 1167 ynAction Co » 14 vReoi Estât » 8?Resource 7 74 ynCroissance 12» CT inv Counsel Worldwide 14.16 ynEquilibre 1001 vnE-S 11 46 10 X MOF Group vnHypo 10 48 Ev Bol II 06 vDOF II 1.31 ynlnternotl 1202 vEv Int'l 15.X y DOF III 89 ynMor Mon 10 07 Ev Spec Eq 11 69 y Mult OPP F 2 X ynOblig 964 Ev Gth 10.70 y Spec Opp F 1 » Trust La Lour.Everest Bn 1007 Montreal Trust Gr ynAction 11 46 Cundill Group vnBolonced 10 X ynEquilibre 9 91 Security 14 X vnDividend 9 45 ynOblig 10 07 value 1332 vnEquity 27 57 20-20 Group Fin Deon Witter ynlncome 836 Americon 984 yuHl Yield 733 vnlnternotl 27 41 Cdn Asset a 351 vnuMMF 8 32-1 X vnMMF 11 20-10 X Cdn Growth 1740 Elliott Poge ynMtge 9 96 Dividend 10 24 EP Bol 26 57 vnRSP Bol 998 income 8 73 EP Bond 26 14 vnRsp Equ 23 98 MMF 10.13-10 00 EP Equ 27 84 vnRsp Inc 17 97 RSP Growth 1021 nEP Mo 11 57 IX vnRsp 10 90-10 X y Sunrise 4) Ethlcol Gwth vnRsp Mtge 998 Sunset 12 97 vEthicol Gwt 6.27 vnRsp Tot Re 9 94 US Growth 1/ 55 Eitro Group vnTot Retur 10X World 10 05 ylnternt1 5.16 Mutual Group United Group Fidelity inv.Amerifund 11 X Accum 11 45 vCop Bol 10 82 CIF 9» Accum R 11 32 vCop Bulldr 1?16 Diversitd 25 11» Americon 667 vCop Conser 10 38 Diversifd 40 1298 MMF 11 89 10 00 Fmsco Funds Diversitd 55 1331 uMMF U 6 01 5 00 Bond 9 X Dividend 9» Mortgoge 512 JF Am Equ 1003 Equilund 14 45 gPfollo Fds 1036 JF Bol 884 vnMMF 11.13-1 X gP folio RSP 999 JF Cdn Equ 1062 N.N.Funds Security 397 MMF 11 9S-10.X NN Gold 809 Venture 804 T Bill 11.51-10.X Noram Venture Ret 1215 uUS MM 7.4310 X vConodion 989 UnivAve Gth ynUnivAve 12.81 Waltaine Funds nBalanced 10.44 nDiv.Growth 9.02 nlncome 9.14 nlnstan 12.13-10.04 NON-MEMBRES AIC Advontage Advntoge 11.55 Calpa nGvro Bond 9.84 nGyro Equit 12.81 C-Anaes ynCAnoes 11.21 Con Nat Res yCon Not Res 508 Capstone Group nCS Mg 11 S4 10 00 nlnternt'l C* 493 nulnterntl U 4.24 nlnvestment 6.72 Chevron vgEurope 92 10.48 Co-op Trust Group vnGrowth 15.02 ynlncome 9.15 Counsel Trust vnReal Estai 21.23 CSA Mgmt Gr.Goldlund 5.27 Goldtrust 548 Domeouitv ynDomeoully 5.96 Dunedin vlnternt'l 112.53 Dynamic Group y All Dvn VI 3.95 y Al I Dvn VII 4.33 y All Dvn VIII 4.05 y AU Dvn.IX 5 36 y AU Dvn.X 522 y AU Dvn.XI 4.97 vAU Dvn.XII 5.13 D Income 5.X D.Div 521 vDv Global 5.94 uDvAm US 7.13 DvnAmCn 8 28 DvnCdn Fd 14.62 vDvnGBF 4.87 nDvnPartners 5.53 DvnPrecMel 124 MMF 11.17-10 00 Mgd P folio 6 X F l.Eiar ylmmobilier 10.23 Friedberg Com Double Gold 4.49 Horvord Horvord 2.78 Industrial Gr.CS Mg 11.76-10.00 Indus! Am 807 glndust Bon 10 32 Indusl Div 1126 Indus! Eq 1866 Indusl Futur 5.81 Indust Global 6 X Indus! Gwlh 1605 glndust Hor 5.97 indust Inc 10.M indust Pens 6 10 Mock Eq 2.X Mock Mtge 122 Mar Equity ynMor Equity 6.23 Marlboro v Marlboro 8.K Md Mgmt Fd ynCMAlF 8.27 ynCMASTDF 41 93 vnMD Bond 1046 ynMD Grth 4 62 ynMDR.A 1X39 vnMDR B 153.97 yPerp G 207 yPerp G II 2.92 yPerp G III 369 yPerp G IV 3 78 Perp G V 6 39 Perp G VI 8 X Mtddlefield Group vMRF Mutuol 8 85 MTC Group Growth 12 82 National Trust ynEquitv 2121 ynlncome 76 06 nNatrusco 799 ynPro 104 17 NW Group vConodion 9 33 vEquity 1208 NW Trust Eq ynNW Trust 2178 Orbit Group vWorld 5.27 Pacific Group Growth 6 65 Ret Bol 413 US Growth 4.29 PMF Mgt Ltd.Pension 242 Xonodu Fd 181 Prenor Trust ynTeoch.rs 105 32 Prêt et Revenu G ynAmericon 28 53 ynConodion 9 M ynFonds M 5.1?vnOblig 9.81 ynRetroite 23 25 Princor Funds Inc vuGrowth 19 01 vuWorld Inc 5.24 Sogit Group Com Amène 9 37 Com Balonce 6 38 Com Divers! 7 X Com Growth 7 24 Com Pocilic 4 X Com Resourc 7 57 Com Spe Eq 10 55 TC Bon 10 24 TC Equ 7 46 TC Inc 5 98 nTC M 11 SO-10 00 TC Pen 1167 Sentinel Am Eq Cdn 10 41 uAm Eq US 9 13 Cda Bond 9 59 Cdo Equity 997 vGlobal 9 47 nMMF 1)611000 Svnchrovest Svnchrovest 6 46 Total Return vnTotol Retur 91 Universal Group Americon 9 46 Equity U 94 Globol 5 57 income SX Pacific 9 38 Resource 6 10 Sect Ame 4 36 Sect Cdn 6 37 Sect Cur 5 57 Sect G to S 66 Sec» Poe i X Sect Res S X Westrn Grth vWestrn Grth 4 59 la *mL (K 7968 $26* 25* 26* ?* 10X *17* 17* 17* CAE Ind ICCL.In B ICFCF.Inc CGC Inc.fCGI Gr.A CS Res.Cobono Cambior Comblo.w Cambridg Comp Res Comp.sr.C Camp.p.O Campeau 100720 *8* B* 8* 600 *9 * 9 * 9* 46X $16* 16 16* 2700 *13* 13* 13* ?* 3877 175 170 175 - 5 31900 475 4X 475 ?X 3534 125 110 110 -X 94385 *16* 15* 16 ?* 427X 345 320 3X ?25 200 *32* 32* 32* ?* 13162 93 90 92 250 350 150 350 -175 2200 405 IX 350 -X 45220 270 225 2X -X Con Malt 14X 133* X* 33*.Cdo Pock 13X *17* 17* 17* — * CP Ltd 14S369 J25H 25 25 — * Cdn Tire IX *X* »* »* ?* 1C Tire A 52332 *23 V*} 23* 23* ?* 1C Ufilit.A 34X *21 X* X* — * ICmnoc.A 11142 4X 4X 4X Conamax 10X 310 310 310 ?10 Constor 39X 310 305 X5 — 15 Coro Oper 10X *17* 17*.17*.ICaroOp.A 25X *17V} 17* 17* — 1 Coreno Z» *26 26 26 — *.Coscodes 9X0 *5 5 5 — * Cassidys 400 *7* 7* 7* — * Celanese 1X0 IX 29*.29*.1C.Cop A 7757 J9V*} 9* 9* — * Chomplal 50500 2X 1» 200 ?100 Choron 1700 X X 38 Chenl 25X 4X 485 4X ?15 Chenl.W 20X X X X ?5 Chrysler 500 *21 21 21 — 7 ICimStL.o 1410 *17* 16*.17 — * Clnrom 460 *6* 6* 6* — * Clrco Crft 1910 390 375 375 — 25 CtBk Ny.c 10X 315 315 315 — 10 ICogeco 8115 *5 4X 5 CohoRs 15X *6* 6* 6* — * Cominco 3103 *26* 26* 26* — * Concom 5000 *14* 14* 14* ?* Comptime 15300 9/ 96 97 ?4 Comterm 22375 32 X X — 1 Cons TVX 10X *7* 7* 7* — * Cons Gas 400 J» M » — *.ICPCI.A z5X 55 M M CPCI.B z2X 55 55 55 — 10 Corby A 3X *X 29* X ?1 ICorona A 108823 *11* 10*.11* ?* Corono B 3X *11* 11* 11* Coron.srA z 18 *9* 9* 9* — * Coron.fTw 36X 240 215 235 — 5 Coron.fOw 87504 72 63 72 9 Coscient 200 IX IX IX Colt 17X 410 410 410 — 10 Cover 42X 2X 2X 7X Cover.w 99» 4 4 4 Crwn.Pr.t 31X *X* X*.X*.— * fCrownx.A 52X *6* 6* 6* ?* Crwn.wt.b 48X *16* 16* 16* IDMR.grA 1800 365 360 360 Datamork 27X 335 325 335 ?10 Denison.A 175 385 385 3X — 10 IDenisn.B 17X 335 335 335 — 15 Denis 9.M 500 *23 22* 72* DesIDe.Lg 40X 47 47 47 fDevtek 5000 *6 6 6 Dionne 50X 465 4X 440 ?40 Dofosco 61» *23* 23* 23*.Dofosc2.60 200 «1* 31* 31* — * Domco He 43X *5 5 5 Domicil 30X V 9 9 Domtex 16462 *14* 14* 14*.— * Domtor 10564 *12* 12* 12* — * Domt.2.25 600 *25* 25* 25* ?* Donohue, b 7» *10* 10* 10* Dorel 225X 480 4/0 480 DuPont A 4000 *25* 25* 25* ?* IDvIex.Ltd 200 *8* 8* 8* ?* E F Eagle 20X 245 245 245 Echo Boy 292» *23* 22* 23* ?* Eldr.cdn.a 500 *2J 23 23 — * fEmpire.A 11X *15* 15* 15* — * Encor Inc 3Û4Û0 290 28! 2X — 10 EnerplusB 10X *7 ; 7 EqDenis A 19X 195 195 195 — 5 lEqDen.B 77X 188 IX IX Eq Inv 15X X » 80 Espalou 10X 275 275 2/5 ?5 Etoc Sole 1004 *9* 9* 9* — * Expond.o 2000 95 X X — 11 FCA Inter 300 *10* 10* 10* — * FPI Ltd 9» *5* 5*.5*.Flcnbrd G 10X 295 295 295 ?5 Finon E.C 679 200 xo 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5 ADT Ltd.0 0 0 0 Mu* Lob 43M » » » — 1 BET.pic.U 4X 4» 4X 460 Notion seo IM 475 475 475 — X INotn S A 2M 475 475 475 — 15 Others - tUS Nor Forst 61» *13* 13* 13* ?* Eldrs ods 2M 215 295 2M Norondo 14671 *23* 23 23* — * F let Chiig 0 0 4M 291 Noron srB 4M VX* X* X* ?* Plofonlo *56 57 54* »* CERTIFICATS DES MÉTAUX PRÉCIEUX Certificates Grdn slvr Grdn gld Oz High Low Close S3» S 3» 52» 5.2» X7 417 X 414 X 414 X MONTREAL MO*T ACTIVE BCE Inc.Novo Albt CP Ltd Bq Rovole TCC Bev Corono A Comblor Coron 90w Plo Dome Loc Min INDUSTRIAL* 332921 *45 * 44* X 190110 *7* 7* 7*-* 145369 *25* 25 25 - * 140409 *48* X* X* — * 111400 *13 17* 12* - * Mines and Oils 108873 *11* 10* 11* ?94X5 $16* 15* 16 ?17504 77 X 77 ?84217 *74 73* 24 ?588X *15* 15 15* ?Sphlx.M Parquet Armlstc Mlmka M Ort* eip Junior Rescurces 66741 121 113 119 46131 21 44710 X 40304 98 X V 97 - 1 27 - 3 95 OPTIONS TRANS-CANADA TRANSIGEES LM S UtTM IM ptuo •ctlf* «Sa TCO Loc Minerols TSE 35 index Novo Alto Corp Air Canodo Corona Corp A Opt 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X *15 175 IX IX 8 153 *15 P X N X 308 378 *16 105 110 IX 15 213 *16 P X 95 115 32 292 *17 70 75 75 34 183 *18 » 60 » 17 175 CAE Industries.Mr *15 Jn *9 *10 Sp *9 P 8* Opt Vol .S 5 3 X 75 X » 90 IX 90 10 IX 8 237 20 Cambior Inc.C.I4.Opt Vol .334 Fb *15 *16 *17 *17 My *15 *16 *17 Ag *17 Campeau Ap X X Jv *5 8 1389 IX 1» IX X X 70 8 X » X » X 110 X IX 205 2X 215 4 1» 175 1» 7 105 IX IX 122 202 IX IX 155 5 79 C 2.X Opt Vol 27 25 X 25 S 1098 270 275 2X 12 463 35 » X 10 13X Canadian Pacific C 25 Opt Vol .147 Ja *25 Fb *72 *25 $25 *26 $26 P IX IX 115 *27 Cdn Imp'l Bank XXX no ix ix 75 90 IX 55 75 X 45 X 5 49 C .29* Opt Vol X IX 10 IX 3 4468 » X7 X 908 10 X X Mr *27* 275 3M 310 10 87 *X 95 IX HO 18 153 *X P 60 X 75 10 153 *32* 75 X X » 31?Jn *X P IM IX 115 15 X Sp VX 210 2X 235 7 X Cdn Tire Corp Mr *25 Jn *23 P *24 P Cineple* Jo *10 P Fb *8 Mr *8 *8 P *9 *14 C 23* Opt Vol X 45 35 7 75 IX X 8 IX 1» 1» 15 7* Opt Vol 725 2X 2X X X 25 X X 95 M X X P S6'/« $6* *6* P 2 23 10 192 15 1» J97X 185 175 184 ?9 Ap *X *23 Jy *X *72 *74 Galactic Res.Mr « Jn X P $6 Sp X U Old Knlght Res Ja *11 Ap SU Gulf Can.Ret.Fb *15 Mv *16 Hemlogold Jo $16 *17 *18 *19 *X Ap *18 *19 IX JV *19 »X Horsham Corp.Mr *12 Imasco Ltd Ja SX *32* VX *37* P Ap *37* Jv *X Imperial Oit A.Fb *62* P Inco Ltd F b *27* *X *X P *32* *32* P *37* Mv *77* P *X *32* *35 Jonnock.Jn*X Lac Minorais I Jo *12 400 4X 395 X5 2X 2X 465 490 XS 340 365 3X 2X 765 7X C .446 Opt Vol » X X X N 65 X » X IX 110 110 60 70 X T C .11* opt Vol 45 X M IX 1» IX C .1446 Opt Vol X » X 45 70 X C 28 OptVol X XI 53 X7 5 15 10 106 22 X 4 75 10 1310 X IX X 529 10 IX X 198 » 245 10 26 472 77 308 134 3» 5 563 X 575 10 962 10 106 X 672 385 X5 375 290 X5 790 190 7X IX X IX M 10 X X 7» 215 255 200 210 200 1» IX 1» 172 414 255 245 245 2 210 2X 725 2 Cil OptVol 95 110 M 5 C M* Opt Vol *6* *6% *6* 4 38 5 390 375 IX IX 160 IX IX IX IX IX IX 90 115 90 .C.62.OptVol 165 IX IX 10 C 21* OptVol 0 0 IX U M 70 70 IX 7X IX 118 247 15 X X 23 1210 3X 410 385 3 15 15 0 0 IX 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IX 115 IX 52 294 *24 X » X 12 115 Fb *23 IX IX IX 5 IX *23 P » 75 75 10 15 $24 110 IX IX X 93 *24 P 95 IX IX 10 M $X X K X 5 X Mr JX 4X 460 4X 10 2273 SX P 15 X X 5 2X $21 3» 375 3X 5 6X *21 P X » X X 96 *22 275 3X 2X 49 1»1 *23 X5 2M 2X IX 2382 *23 P 75 IX X X 1585 *24 155 IX 1» M 8» SX 110 IX IX M 44 Jn SX X* X* X* 3 IX $21 4M 4X 415 8 84 *22 380 X5 3» 15 298 *22 P IX IX 115 5 U *23 315 3X 315 X 562 *X 210 ?X 2X 19 » *X P 2» 275 2X X X Power Corp Cda C.1S* OptVol » Fb *15 P 15 X 15 X 256 My *16 X X » Power Financial C.21.OptVol Mr *21 *22 Quodro Logic Jo *11 P Ranger Oil Cda JO *6 *7 U X 110 X 10 76 45 X » 10 59 C.1IV4 OptVol .18 65 X 110 10 » C.7* OptVol » 110 IX 115 10 X 9 10 10 M 3666 1 1 1 10 X10 Rogers Comm.B.C 104* OptVol Jo SIX *110 *110 ApSX P *95 *95 P SIX SIX P *105 *110 Jy *1X P *105 *115 Royal Bk Cda Jo *45 *47* SM Fb*» *» P Ap *45 P *47* *47* P ISO SM P JV *47* 5 IX 107 13 13 10 X 10 X X 6$ 1» 200 60 25 75 95 P X *6 *7* P IX NO IX 15* 16Vi *16 P 210 2» 275 129i 139} 129} P 400 4» 435 *8*.*9* *9 *6*.*79} *6* P X *6 X'A *12 *13 119} *7 *8 $69} C.41* OptVol 147 365 3X 3» 21 1296 115 140 115 2 5 5 X X 15 106 6 11 5 17 5 15 200 2X 215 45 » » 225 245 245 IX 145 IX 115 IX IX ?X 215 275 IX X5 IX M 2706 10 927 15 62 M 148 15 IX 3 122 10 113 18 437 141 X *9 r *M P 280 310 3M 5 26 *9 P IN XS X5 Seogrom Co c.iom Opt Vol Ml tn X X X 147 Jo *95 *6% X* X* to 66 *13 P XH $5 In *5'4 10 90 SIM 1» 2M 215 45 X Cominco Ltd C 26* opt Vol X SIM P 45 70 55 43 Mr *27* P 165 IX 1» IS IS *105 5 X X Jn IX N 105 105 to 55 *105 P 340 390 340 X Corona Corp A C.11* Opt Vol 848 Fb*lM P 1» 185 175 13 33 Fb *7 415 440 4M 5 195 *105 IX IX 5 *8 315 340 3M 3 687 *105 P 3» 410 3» X 73 *9 215 240 215 110 6766 *110 P MV} *9 MV} 10 *10 IX 125 110 264 9580 Ap*lM X* S6Y4 XV4 X *11 » 70 » US 5637 SIM P 280 JX 315 18 IX *12 IS 35 X » 47?*105 P X XV} X 72 My *9 2X 2» 2» 10 570 *110 P M* *9* M* 2 *10 160 >65 160 5 Jy *105 XV} X X* 10 X *11 IM *110 P M* \9'U M* 15 26 Shell Canoda A C 41* Opt Vol .18 *12 My S42V} P 1» 195 170 to 168 Ag *10 2M m 210 s 270 Southam Inc .c.31* Opt VOI » *11 IX 160 135 93 455 Mr S32V} N 105 X X 194 *12 90 100 115 76 Stelco A .C XV, Opt VOI » Domtar Inc c 12* OPt Vol 41 Fb *22 V} 10 X 10 X XI Fb *13 X X 25 10 1X1 My *22V} 45 60 » 5 Ag *X P X 70 X IS 15 *15 P 270 J75 ?» 10 866 TD Bonk c.If* Opt vol 1)4 Ag *12 140 IX 145 Fb *19 P X » X to 5M *14 70 75 » X 249 Mr *19 105 IX IX » 142 c 14* OPt Vol .10 tx X X X 15 823 Jy *16 65 90 X 10 10 SX P M 105 95 10 X Echo Bay Mines C 23* Opt Vol 376 *21 % P 175 2M 175 6 81 Jo *19 425 4» 415 5 183 Jn tX H5 140 125 43 133 SX 325 350 3M Its 654 Teck Corp .C » Opt Vol .» *21 225 2» 210 X 161 My tX 395 4X 385 X 1604 *72 IX IX 1» 10 156 Thomson Corp C IS* Opt Vol 5 Totol Petroleum C 32* OpIVol 95 Ap *329} *15 Jv SX P Tronscda Pipe Fb *16 TSE 15 Index .IX 210 IX 75 101 X 110 110 10 40 75 X « 10 12 C.17.OptVol 128 110 IM IM IX 268 C207.43 OptVol 24J7 X 309 Ja SX5 290 JX 305 151 *205 P » 70 X 595 *210 X 35 X 132 *210 P ?X 790 785 244 212V} P 490 X'A X* X *215 P *7* *7* J7V} 11 S2X 2 5 3 IS S2X P 12'/4 12* 12* 10 Fb tXS txs P IX X5 2M 187 *210 775 245 240 410 *210 P 300 4M 390 2M *215 60 N X 5?*215 P *6* *7* *7 23 S7X X 40 X X *7X P 11* 11* 11* 45 Mr *205 P 285 X5 295 » *210 415 X5 4M 10 *210 P 4M 485 475 38 *215 IX XS 700 M *215 P *7U, *7* *7* 19 *7X » 75 » 10 S7X P 10* 11* 10* 45 864 2SJ Suite à la page 14 L’ARGENT TORONTO (PC) -Handy and Harman cotait l’argent métal, hier,à 6,113 $ l'oz et 196,54 } le kg, comparativement à 6,199 } et 199,30 $ respectivement, le jour précédent.Ces cotes sont en dollars canadiens.i Le Devoir, mardi 16 janvier 1990 B 13 U ACTUALITE BOURSIERE TORONTO 4060 INDICE GÉNÉRAL VOLUME (en millions) JVtMMJVMJVMMJVtMMJVl I4 )S 18 19 20 21 22 27 38 2» 2 3 4 5 » 9 10 11 12 IJ AB V»mt He* lm F*rm.CK- AGFAA AMCA AMCA Abbey Abbey Aber Res Abermin o Abti Prce Acodio M Adv Grvs Agnico E Agnico w Agro ind Agro B f Air Conodo B f 1600 $6% 6*4 6*4 lot 10793 420 415 420 2 P 1025 $21% 21% 21% E O 97745 5 4 5 W o 12000 170 166 166 O 1000 65 65 85 7140 10 9 10 4658 $13% 13V.13*6 0 19000 34 » 30 O 6000 160 160 160 141740 $10*6 10% 10% 6500 265 250 265 A 500 $9 9 9 900 $8% 8% «Va 86210 SI 1*6 11% tl>/4 ?*6 Energy 20381 *19»/.18*4 18% -Enr 775 2700 S27'/.27 27 Alto Not Alcon Alcon C p Algo Cent Algon Mere Alied Lvns Aile* Amco Corp A Borick 8494 518*4 18*6 18*6-151939 $26% 26 26% - 550 524*6 24*6 24*6 8» $14% 14*4 14*4 ?350 S9V6 9V.9V6-23800 59*4 9*6 9*4 ?7200 435 425 425 -600 250 250 250 479880 $»% 20*6 20% ?ABorik A wJIO» 74 70 74 Am Eogle o zl» 66 68 66 Am Pocilic 19600 56*4 6*6 6*6-Anchor M 500 165 185 1 85 ?Anderson 10300 $18% 18% 18% ?Andrs WA 1 5000 511*4 11% 11% -Ang CdnM 0 4000 17 17 17 4 Ang CT 265 200 52«Va 20% »% 4 Ang dGld 014000 30 28 28 - Anthes 16000 60 58 58 - Arbor B f 1000 58V4 8% 8%- Archer C 0 22315 522 21 21% Argus Argyll A I Armbro En Asmro Mnl Ascot inv c Astrol A f Astral B f AtCO I t Atlanta G t Atlantis Audrey R Audrey w Augmitto 0 Aur Res 0 Auriion 0 BAA pic BCE inc BCE 2.05 P BCED BCED 1 P BCEO w BCE Mobl BCE PI 1p BCE PI 2p BCED C 150 528% 28% 28%-3280 8 5Va 5Va 700 59 9 9 4600 330 310 310 - 2000 10 10 10 4 268 511% 11% 11% 1000 512 12 12 - 5559 510VI 10*6 10*6-7600 140 130 140 75 75 - 285 285 - 80 80 - 17 18 12625 75 5000 290 3250 80 20000 18 206817 512*4 12% 12% -10584 31 29 29 - 4300 57% 7% 7% -327648 545% 44% 45 > 200 544% 44% 44% 48178 106 103 103 - 900 516*6 16% 16% 16000 7 7 7 7100 531% 30% 30*4-1000 523% 23% 23% 4 600 524 24 24 4 5900 523*4 23% 23*4 4 C Boncor 53795 ISO ISO 150 BC Banc A 1700 530% 30% 30% BC Banc B 3400 530% 30*4 30% 4 BC Gas 21860 515% 15 15 - BC Rail p 140 526% 26% 26%-BC Sugor A 2250 517% 17% 17% B Corp p 700 531% 31*4 31*4 BGR A 9670 511% 11% 11%-BII Ent 1000 56 6 6 BMO II P 5100 522% 22% 22% ?BNT Ltd 2125 516*4 16% 16*4 4 BNT Eqty 1100 528% 28% 28%-BP Conoda 6368 520% 19*4 20% ?BYG 0 2000 37 34 37 4 Bachelor 1800 50 50 50 - Banister C 1000 512% 12% 12%-Bonk Mtl 227716 530*4 30% 30% Bk Mtl 3p 600 526 26 26 4 Bk Mtl 4p 11000 525% 25% 25% Bonk N S 286801 515% 14% 15 Bk NS lp 800 523% 23% 23%-Bk NS 3p 14800 519% 19% 19% ?Bk NS 4p 6575 524% 24*4 24*4 Bonkeno 0 12820 275 275 275 - Boringtn 0 850 125 125 125 - Baton 3000 511*4 11% 11*4 4 Battle M 700 521 20% 21 - Beau CA 0 3000 36 36 36 Beoutield 0 4300 24 23 24 4 Vm4m u-* Beover R 0 18000 20 Bell 1.94 p 400 524% Bell 9 p 400 524% Bell 10 p 300 524*4 Belmorol 22350 80 Blmorl G wz6975 Berna Gl 0 30352 293 B i oc hem I 1000 510% Biomira 0 Bionoire I Bl Hawk Bombdr A 4000 330 4500 185 2000 110 3650 516% Bombdr B (67255 516 Bononza O Bond Intl Bovor Inc Bow Voly 3125100 700 512% 5943 50 61682 513% Bow Voly 4 213 513% B V 2025 1000 528% B V 1875 182 526% Bow Vly 205 2000 519*4 Bowtex 0 1600 262 Brocknel 0 4000 155 Brolorne 3600 40 Bramalea 3035 519% Brmpln A 1 11100 57% 2700 45 100 538% 150 538% 91100 526% 33825 260 200 519% Brondvr Brascod A Brascod B Broscon A Brkwater c Brenda M Brik Brw 0 3000 105 Bright A 34200 518 BC Phone 42263 518% BCPh 4.84 2150 513% BCP 11.24 p 900 526*4 Br Gas ods 330 543% Br Steel 100 526 Bruncor 42049 517% Brunswk 34150 510*4 Budd Can 500 533% Bunker H 0 2200 245 C D 19 20 ?24% 24% -24% 24% 24*4 24*4 ?76 76 - 280 285 -10% 10%-320 320 -175 175 -110 110 ?16 16% ?15*4 15*4 100 100 12% 12%-43 43 - 13% 13% ?13% 13%-28% 28%-26% 26%-19*4 19*4-260 260 150 155 ?40 40 19% 19% 7% 7% 45 45 38% 38% 38% 38% 25% 26 245 260 4 19% 19%-100 100 17*4 17% 18 18%-13% 13% « 26*4 26*4 .43% 43%-26 26 -17 17% 4 10% 10%-33% 33%-235 235 - CAE 155540 58% 8% 8% CCL A 100 59% 9% 9% CCL B I 10505 59% 9*4 9*4 - % CFCF f 13900 516% 16 16% - 1 CGC Inc 6425 513*4 13*4 13*4 CHC Hlcpt 4200 55 495 5 CM Pref P 300 514% 14% 14% ?% CME A 0 1000 10 10 10 -1 CS Res O 4440 470 450 470 * 25 CSA A I 1000 55% 5% 5% CT Finand 2015 523% 23% 23% Cobleshr A 58750 190 150 170 -25 Cobleshr B 11600 205 160 190 -15 Cabre 33725 56 5% 5% - % Combior 145225 516% 15*4 16% ?% Combior w z11985 Cambridg 20705 532% 31*4 32% Camco Inc 6300 58% 8% 8% Camp Res 7211 95 95 95 ?3 Camp Soup 1941 522 21*4 21*4 - % Campeou 599951 270 225 240 -30 Compeou B 14050 400 375 390 -60 Campeau C 2300 460 375 375 -100 Campeou D 9101 405 350 350 -55 Can Malt 1575 533*4 33% 33*4 ?% C Nor West 12000 400 395 400 ?5 CNor Wst C 1000 513*4 13*4 13*4 C Pockrs 5200 517% 17% 17%-% C Trsco C 650 519% 19% 19% Conodex 0 4750 145 140 145 C Arrow 0 z250 26 26 26 C Energy 400 475 475 475 - 5 C Exprss t 338300 67 65 67 -1 CForms A I Z63 250 250 250 CG Invest 876 546 45% 45% - % Cl Bk Corn 208479 530% 29*4 29% CIBC 6 P 20600 525% 25% 25% ?% Cdn Jorex 1900 125 125 125 - 5 C Manoir I 500 210 210 210 -5 C Marconi 3200 513% 13% 13% ?% Cdn Nat Resl 7000 215 204 212 ?2 C Nlh Star 100 56 6 6 C Ocdentol 14218 519 18% 19 CP Forest 700 538% 38% 38% ?% CP Ltd 458077 525% 25 25 - % Concom 0 5600 514% 14% 14% — % Cdn Tire 100 527*4 27*4 27*4 CTire A I 57298 523% 23 23% ?% CUtil A f 21310 521% 20% 21 C Util B 2225 521% 21 21% - CUtil 2nd I 400 525% 25% 25% - CUtil 2nd K 1000 525% 25% 25% CUtil 2nd L 400 525% 25% 25% CUtil 2nd N 100 524% 24% 24% Cdn Wn Bk 400 405 400 400 - Conomox 3100 310 310 310 - Conam A f 1400 430 433 430 ?Conbra 100 57% 7% 7% ?ConCoptl 213 315 315 385 - Condoi D 0 8265 10 10 10 Cantor 8750 525% 25% 25% ?Con tor pr 1500 524% 24 24% ?Conhorn 0 5500 75 69 75 ?Conron A 500 512 12 12 ?Constor S 2000 310 310 310 - Cora 1950 518% 18 18% ?Coro A f 1700 517% 17% 17% ?Corena 32200 526% 26 26% ?Corot Ion 0 10700 175 170 175 ?Corpito C 580 400 400 400 Corner 0 15000 5 5 5 - Cascodes 4200 55% 5 5% Cassidy L 100 57% 7% 7%- Cathedrl 0 12200 155 155 155 Celonese 500 530 29*4 30 Celones 2 P 100 520 20 20 « Cntrl Cop 2850 511% 11% 11% Cnt Cop At 6524 59% 9% 9% Cnt Cop Ap 200 523% 23% 23% Cnt Crude 0 2800 56% 6 6% CFund A t 10900 56% 6% 6% ?Cnt GtTr 2 x3SS21% 21% 21% Cntl G Trc 9367 510% 10 10 - Chndr G w 900 85 85 85 - Chanel R 0 4000 70 70 70 - Choron 44500 40 40 40 Chateou A f 200 400 400 400 - Chouvco A 0 3654 512% 12% 12% -Cheni G Id 0 6400 490 470 490 « w72O00 90 88 90 * 500 35 35 35 - 100 522*4 22*4 22*4 -500 521% 21% 21%-I 500 522% 22% 22% 4 1250 58% 8% 8% 73550 57% 7% 7%-500 56% 6% 6% -2500 390 375 375 - 267 23 23 23 Cheni Gld Chesbor 0 Chief Int Chrysler CHUM B Cimoron 0 Cineplex Cinram Circo Crft Citodel G Claiborne A 500 511*4 11*4 11*4 t Clarus M z37 310 310 310 Clarus Deb see below Claude R 0 4108 335 325 325 - 2500 56% 6% 6% - 2400 14 14 14 1000 516% 16% 16% i 21 345 345 345 141400 495 495 495 3087 55% 5% 5% 5800 56% 6% 6% - 0 10400 240 230 230 - 0 1000 63 63 63 - O 11240 5 4 5 t 68251 526% 26% 26%- Claude CIIH 0 Co Steel Coco 0 Cogeco f Cognos Coho Res Colin Enr Colony P Colrav R Cominco L Comnco H p 1500 514 Comnco R 61150 360 Comnco R w14500 33 Com putlog 3600 395 Comstate 0 z400 85 Conpak S 0 3000 45 45 45 - C Carmo A10733 260 250 250 - C Cormo w 3381 M 30 30 HCl Af 742 510% 9% 10% t 228 510% 10% 10% 0 500 90 90 2524 56*4 6*4 0 4000 72 72 O 20500 42 40 HCl B Mercntl C Norex C Nlhland Con Prof Cons TVX C Talcorp C Thomsn Consoltex Cons Gos Con Pkg Contour B CPhrmo A Contrns A Con wst B Co enerco Coral Gld Corby Corby B ________________ .Corel Svs 8450 55% 5 5%- Corncopa 0 18250 220 205 205 Corona A f 850044 511% 10*4 11% h 90 6*4-72 ?40 4 7599 58% 7% 8% 4 300 180 180 180 -0 2153 23 23 23 100 521% 21% 21% 4612 528% 27% 28 -300 516*4 16*4 16*4 4 O 5000 25 25 25 f 1000 55 55 55 f 100 135 135 135 f 500 514% 14% 14% 4 A28500 490 490 490 -O 8600 225 225 225 -9665 530 29% 29*4 4 f 200 528*4 28*4 28% - Corona Corono A Corona B Corona C Corono w Corna 92 Coronet C Corp Food Coseko R Counsel Courvon 0 Crestbrk CUfe I A Crown* Crownx A Crown* 1 Crownx 2 Crownx 3 Crownx B Cumulus 0 Cusoc Ind Cxor Res DMR A f Datotech 0 Davis B f Deak Res Deiour 0 Denison A Denison B Denison p Denison B Deprenyl 0 Derlon Develcon Devran P Devtek f Dexleigh Dicknsn A Dicknsn B Dicon Svs Dlscov W Discrete 0 Dofasco Dofosco 260 Dolphin 0 Do mon A Domon B Doman 2 D Textle Domtar Domtor 225 Domtor B Donohue B Dreco A 0 Dunroine 0 Du Pont A Duration 0 3730 511% 11 11% p 1000 59% 9% 9% -P 12300 527 26*4 27 4 P 26000 528*4 28% 28*4 4 235097 72 60 70 4 w 19900 240 230 235 4 1200290 290 290 4 4300 511% 11% 11% 49300 31 29 30 - 4831 511 10*4 10*4- 6500 22 21% 21% 100 520 20 20 - ! 6825 525% 25% 25% 400 513% 13% 13% (13911 56*4 6% 6% 4 P 6000 520% 20*4 20*4 -p 200 520% 20% 20% P12400 519% 19% 19% 4 w 6070 516% 16% 16% 4 30000 26 19 26 4 O 100 100 100 100 - 12394 150 142 145 - 500 365 365 365 - 8000 32 31 32 2500300 300 300 0 10100110 105 110 4 20000 16 16 16 4 Pli 100 385 380 385 - (29061 340 330 335 100 521 21 21 P 2155 523 22*4 23 4 32530 516 15% 15%- 1450 59 8% 9 1 2100 65 65 65 4 0 5000 120 120 120 100 56 6 6 500 225 225 225 -f 7583 56*4 6% 6% 300 56% 6% 6% 2000 45 45 45 - 3200165 160 160 4 4600 7 7 7 4 69301 523% 23% 23% 4 ) 1170 531% 31% 31%- 12000 45 44 45 4 11110510% 10% 10%-f 28750 510 9% 9% - P 1700 532% 32% 32% -10697 515% 14% 14*4 -10883 512% 12% 12% 1800 525*4 25*4 25*4 200 521% 21% 21% 800 510% 10*4 10% 4 2300 271 270 270 -31618 195 190 190 -10500 525% 25% 25% 4 3000 5 5 5 TABLEAU DE BORD Variation Mois annual t« préeé.an % Gains moyens hebdomadaires ($) oct.497,90 495,31 6,20 Revenu du travail (millions $) sept 30 102,0 29 859,5 8,1 Personnes occupées (en millions) nov.12,49 12,58 1,89 Chômeurs nov.985 OOO 906 000 0,0 INVENTAIRES « Grands magasins (millions $) oct 5614,0 5033,7 7,4 Appartenant aux fabricants (millions $) oct.38 272,7 38 228,6 2,4 Nouvelles commandes (millions $) oct 26 547,7 25 252,3 7,1 Commandes en carnet (millions $) oct.30 951,0 30 403,5 1.9 PRIX Prix à la consommation (1981 = 100).nov.153,7 153,2 5.2 Indice des prix des maisons neuves (1981 = 100) oct.151,3 150,0 11.2 Indice des prix des matières brutes (1981 = 100) nov.100,0 100,2 7.2 Matières brutes saut combustibles nov.111,6 113,3 -3.5 Prix de vente des produits industriels (1981 = 100) nov.130,4 130,6 0.5 Cumulatif BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS Permis de bâtir (million $) sept.3 339,1 30 530,5 15,3 Mises en chantier dans les centres urbains (unités) nov.15 608 169 432 -3,8 ÉNERGIE Production de charbon (milliers de tonnes métriques) oct.6 363 58 599 0,6 Production d'électricité (TW/h) oct.37,4 391,7 -2,4 Production de gaz (millions de mètres cubes) sept.10 287,8 98 117,6 4,4 Raffinage du pétrole (millions de mètres cubes) sept.7,6 74,2 4,1 COMMERCE EXTÉRIEUR Exportations, base balance des paiements (Millions $) oct.11 911,1 115 828,2 1.9 Importations, base balance des paiements (millions $) oct.11 924,4 112 913,0 6.1 PRODUCTION Chargements ferroviaires (millions de tonnes) oct.24,6 222,5 -5,3 Acier (lingots — milliers de tonnes métriques) oct.1281,3 13 024,2 7,4 VENTES Ventes des grands magasins (millions $) oct.1149,7 10 059,1 4,3 Livraisons des fabricants (millions $).oct 26 000,2 248 710,8 3.2 Ventes de véhicules automobiles neufs (millions $) oct.2299,9 23 136,1 1.7 Ventes au détail (millions $) oct 14 332,1 139 686,8 5.1 Les statistiques sont représentées en dollars courants et ne sont pas dé-saisonnalisées.Source: Statistique Canada.«mm M It In Ol Durkin Ho 500 70 70 70 —5 Dvlex A ( 13800 58% 8% 8% ?% Dvnlto 10 P 2700 54% 6% 6% ?% Dynomic C 100 56 6 4 ?% Dvnmic A f 400 U 6 4 E F EL Fin 300 573 ERG Res 0 21000 16 Eogle P Eoglet 0 Eostmoq ( Echo Boy Eco Corp Econ Inv Edper A 700 245 41000 9 12800 355 253000 523% 5500 55% 100 551% f 3700 527% Ego Res 0 8500 37 Ekoton A 0 1400 66 Elders Ltd 3000 215 Elders A Elcthm Y Emco Empire A Encor Inc Energx 0 Enrpls C Enrpls C Enfield Enfield 1 Enserv C Equinox 1 Eoutv Svr A51399 425 Equity Svr p 4800 520% Etoc Sols 2950 59% Euro Nev 0 16598 58*4 Excel 0 350 121 Exco Tec 7300 240 FCA Intl 900 510% FCMI A of 720 170 FPI Ltd 24760 55% 750 523 f 1000 59% 1000 511% f 1450 515% 107797 290 27500 13% A 800 54% C 220 58% 9100 55% P 500 517% 1000 330 500172 FT Copital 2100 5% Fohnstk A 10500 182 Fairfax f 4435 521 Flcnbrd G 52461 305 Folvo Corp 2000 145 For West 300 190 Farody R 100 55% Fed Ind A 5106 513 Fed Ind C 550 522% Fed Plon 363 513% Flnnlng L 19000 513% Firon 4200 300 F Austria 11225 511% F Austrl w 15900 19 FCIgrv A 0 2000 10 F City Fin 1500 511% 11% 11% F Ctv Tr C 1750 57% ' F Ctv Trco 9200 57% F Morth A 113600 59 F Marthn C 700 59% F Mrcntl u 2000 58% F Tor Mng 500 105 73 73 -1 14 16 240 240 -5 4 4-4 340 355 22% 23% ?% 5% 5% 51% 51% - % 27% 27% 35 37 66 66 -4 215 215 ?15 23 23 - % 9% 9% 11% 11% 15% 15% - % 281 281 -9 12% 12% - 1 4% 4% ?% 8% 8% ?% 5% 5% ?% 17% 17% - % 330 330 -5 172 172 -3 410 420 20% 20% 9% 9% 8% 8% 121 121 -6 240 240 10% 10% - % 170 170 -5 5% 5% 5% 5% 112 182 -7 20% 20% ?% 290 299 ?14 145 145 ?5 190 190 5% 5% - % 12% 13 22% 22% - % 13% 13% 13% 13% - % 300 300 11 11% 19 19 ?1 10 10 - % 7 7 - % 7% 7% 8% 9 ?% 9% 9% ?% 8% 8% 105 105 -10 Flonogon o 14100 135 IX IX NSR Res o 2000 12 12 12 FImI Atro 1010 ISO 1» IX -5 Not Bk Con993l6 81l% 11% 11% ?% Fleet Aero 1 8000 235 220 225 -5 Nat Bk 7 300 824 24 24 ?% Fiel CCon A 6061815% 15 15% Nat Bk 8 500 821% 21% 21%- % Flet C Inv 6590 821% 21% 21»% Not Bk 9 I05X 825% 25% 25% ?% F let Cl B 4500 820V] 20% 20% ?% Not Bsns I83X X X X - 2 Flet CFIn 8 1000 823% 23% 23% - % Not Pete o 10100 12 12 12 Flet CFIn B 100 823% 23% 23% - % Not Res 7204 25 25 25 - % Flet C Ltd 1200 330 320 3X ?20 Not Trslco 5803 826% 26 26% ?% Focus nmc 2515 820% 20% 20% — % Nelson V o 7500 32 X X Ford Cndo 100 8182% 112% 182% -2% Nevodo o 6000 105 105 105 ?4 Fortls Inc 975 822% 22% 22% ?% NB Tel 1.37 IX 817% 17% 17%- % Foundotn p z25 8)0% 10% 10% N Kelor o 2500 16 16 16 - 2 FSesn Ht 9000 819% 19 19 - % N Provid o 2300 43 X 43 Fronco o 5150 820 19% 19% ?% Newalto 8500 103 99 99 - 1 G H gw uni Galoctic Gondolf Gaz C p Geoc Comp Geddes 0 Geddes w Gendls A GMC Giant Bay Giant Yk Gibraltar Glamis Glen Adn Glenavre Global Gov Goldcorp f Goldcorp w Gld Knight Gld Myro Gldn Nth Gldn Rul G Star 0 Gldn Ter Goldex 0 Goldex 2 Goldfarb p Goldpost 0 Goldsil 0 Goldstok 0 Gldteck 0 Goodyear Grofton A Grandma Granduc Gronges Gronlte 0 GL Group Gl Pocific Gt WLife Gt W Lift Gtr Lenor Grnstne 0 Grevhnd Grevvest F Growth I Growth p Gullevn A Gulf Res Gulf R lp Gulfstrm 0 HERO 0 Holey Harris A Hawker Hoves D HCare A Hees Intl Hees D p Hees w Helix Hemlo Gld High Rlvr Highrdg A 1 Highwod 0 Hilcrest 0 Hillsboro Hollingr I Holingr w Home B f Hone Brok Hope B y Horizon 0 Horsham f H Boy Mn s 3422 58% H Boy Co 24237 531% HBC A p 200 520% Hv ZelS 7600 57% 6985522% 22 22 - % 115505 490 475 475 500 490 490 490 -10 6000 522% 22% 22% ?% 500 185 185 185 35224 250 245 245 8117 65 64 64 - 1 3300 521% 21% 21% - % 258 SX 47% X - 1 0157X 49 65 65 611 812% 12% 12% 20» 89% 9% 9% - % 19400 290 275 290 ?15 o 13000 25 25 25 8500 815 14% 14% - % 24306 87% 7% 7% - % 1X1» 86 5% 6 ?% 291824 23% 22 23% ?% 0243X 811% 11% 11% 0 50» 16 12% 12% -2% o 35» IX IX IX -10 o 19583 IX IX IX ?4 15200 2X 245 2X ?5 0 20» 10 10 10 - 2 53» 360 360 3» w 10» 25 25 25 ?5 6» 81% 8% 8% 5» 28 26 28 25795 59 53 X ?3 310» 175 IX 175 ?X 85» 75 75 75 1» 837% 37% 37% - % f 9» 85% 5% 5% ?% 116» 25 25 25 35» 2» 2X 2» ?15 X177 2X 245 2» - 4 f 17579 1» N 80 -10 15» 520% 20 20 1226» «7 47 47 770 8» 524% 24% 24% KO 64» 517 16% 16% - % 0 zl 60 60 60 6768 490 465 475 - 5 6» 831% 31% 31% ?% 64» 475 475 475 325 819% 19% 19% 2» 825% 25% 25% - % f 527» 87% 7% 7% - % 26261 814% 14% 14% ?% 117123 490 485 485 - 5 1X93 29 29 29 20» 60 » 60 ?8 49» 460 4» 450 -10 f 51» 66 5% 6 3» 525% 25% 25% - % X15 814% 14 14% - % Of 219» 3» 275 290 ?1 212X 829% 29% 29% - % 4M 525% 25% 25% * % 91» 88% 8% 8% 15» 22 22 22 - 2 212176 SX% 19% 20 ?% o 9802 88 82 87 — l 1408» 270 235 2» ?15 S» IX IX IX 11653 1» IX 1» -10 100» 275 270 270 -10 113X7 511% 10% 11 - % 137» 295 2» 2» -15 357» X5 200 2» - 5 75» 290 285 290 300» 190 185 190 ?5 10» » » » 1365» 812% 11% 12 ?% I J 8% 8% 31% 31% ?% 20% 20% - % 7% 7% ISG Tec 0 1700 180 lean 0 136000 94 Icor 0 11280 4% Imasco F p 450 525 Imasco L 42053 536% Imsco L Cp 550 524% lmp Metal 19000 158 lmp Oil A Inco Inco 7.85 inglis Innopoc Integra Sv Intensity 0 Inter-City Inter C C Interoctn 0 interhome IBM IContor A I Forest A I Geograp Intl Lordr IMhgny B I Mirtone I Movie I Petro 27762 562 156496 528% 220 522% 500 530% 7400 58% 1200 4 4000 78 8855 523% P 600 538 8500 25 4501 544% 100 5113 f 4000 90 f 5779 57% 0 3500 155 12500 34 O10700 310 3500 60 Gr 3095 195 0 21144 255 180 180 85 92 i 3% 4% 4 25 25 36 36%- 24% 24% 150 155 -60% 62 4 28% 28%-22% 22% 4 30 » - Plotinm 0 2000 75 Intl Pottr 1404 190 I Retail 0 171400 233 I Semi Tch 9100 58% 44% 44% 113 113 -90 90 - 7% 7% 4 ISO 150 -33 34 i 280 295 -60 60 190 190 246 255 -75 75 190 190 225 225 8% 8% - % l Verifoc i o 30» 53 52 52 - 1 1 Verifoc w 50» 14 14 14 Intrqust o 1983» 42 37 42 ?6 Inventrnic 40» 2» 2» 2» ?5 Inverness 55» 440 440 460 *20 Inv Grp 32» 523% 23% 23% lona o 25» 1» 1» 1» 4 5 IPSCO 10» 817% 16% 17 Irwin Toy f 2» 490 490 490 -10 islond Tel 508 515% 15% 15% - % Ivoco A f 2575 511% 11 11 Ivoco C p 4» 845 45 45 Ivoco E p 13» 523% 23% 23% Ivoco 2nd 1 6» 516% 16% 16% Ivoco 2nd 2 6» 517 16% 16% - % Ivoco 2nd 3 9» 519% 19 19 - % Ivoco 2nd 4 208X 527% 26% 27 ?% Jannock 15637 519% 19% 19% - % Jonnock 8 1037 813% 13% 13% Joscon o 25» 57 57 57 - 2 Jo.lpol 0 447» 77 70 77 ?3 Jordon P A 50» 60 60 60 Joss Enr O 7» 330 330 330 -10 Journey 1 12285 819% 18% 19 Jootel o 1 2255» 31 27 27 K L KRG Mnog 90» 260 2» 7» ?5 Kom Cred 0 4896 6 6 6 Kaufel GB f 33» 812% 12% 12% ?% Kelsey H 6» 521% 21% 21% Kerr Add 32933 820% 20% 20% - % LSI Logic 55» 105 105 105 - 3 Lo Fosse O 26240 X X X Lobatt 8178 824% 24% 24% Lac Mnrls 6X752 515% 15 15% ?% Lac Mnrl u 1795» 817% 16% 17% ?% Loc Mnrl w 128325 440 420 440 ?X Lolrg Con P 35» 821% 21 21% ?% Lofrg Corp 242 120% 20% 20% - % Loidlaw A 128» 527% 26% 27 ?% Loidlw B f 359909 827% 26% 27 ?% loidlow G 1199» 136% 35% 36 ?% Londmrk 1 20» 17 17 17 - 2 loromid o 45» M 37 37 Losmo Con 213» 355 150 350 -10 Lourosia o 30» 10 10 10 Lour Bk 450 816% 16% 16% Lour Gr £ 1 63» S8% 8% 8% Lour Gr 1 12» S23 23 23 - % lowsn M A1932» 810% 9% 10% - % Levon o 30» 45 X 45 ?5 Lino mor 30» 435 410 410 -X Linear T 372 $9% 9% 9% - % Loblaw Co 16968 115% 15% 15% ?% Lob Co or 225 827% 27% 27% Lob 370 p 232 «2% 42% 42% Lob Co 3 40» 824% 24% 24% loewn Gr 27592 819% 18% 19 Lonvest 2339 872% 22% 72% ?% Lonvest A 275 821% 21% 71% ?% CONTRAT À TERME SCR OBLIGATIONS DU GVT DU CANADA 81M.888; points de 188 PCt Soison en Hout 8ot Haut 8as Reg.Vor.cours 97 54 94 50 Mor 95 08 94 50 95 00 98.00 95 38 Jun 95 40 95.38 95 40 0 00 0 00 Sep 0 00 0.00 0 00 000 0 00 Dec 0 00 0 00 Mor 000 0 00 Jun 0 00 0 00 Sep 0 00 0 00 Dec Volume total Interet en cours 0 00 0 00 0.00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0.00 0.00 M N Hw( 1st f*» Oi M-Corp 200 511% MDC A ef 3000 55 MDS H A 200 529% MDS B f 600 528 MVP Cop o 141944 43 MVP C w 2000 10 Mockenzie 49710 51% Maclean H 11S00 51I Mac ml Ion 76349 518 Mcmln B 10 300 524% Modelin 0 14110 55% Mogno A f 11637 58 Mai sic Con 4300 55% Molette f Manitoba p Man vil le Mtg Life A M Lf Gard Mrlme Lf p 500 512% 6601 526% 6000 310 1200 524% 1915 543% 400 522% 11% 11%- % 55 55 ?5 29% 29% ?% 27% 28 - % 39 43 ?2 10 10 ?4 8% 8% 10% 11 ?% 17% 18 ?% 24% 24% - % 495 495 7% 7% - % 5% 5% ?% 12% 12% - % 26% 26% 305 305 -15 24% 24% 42% 43% ?% 22% 22% ?% Maritime t 5456 518% 18 18% Mor T 860 100 510 10 10 Mork Res 4234 510% 10 10% Mark "Wrk (12100 260 255 260 - 5 McAdom 0 20000 22 20 20 -2 Mc Finlev 0 4232 27 27 27 ?4 McGraw H z!0 528% 28% 28% McNelen 0 3604 74 70 74 ?4 Melcor 500 510 10 10 - % Memolec 10525 510% 10% 10% - % Meridian 6800 260 260 260 - 5 Metal Mng 12250 512% 12% 12% ?% Metolore 320 520% 20% 20% - % Md Ind Olv 400 55% 5% 5% - % Minera 0 3950 205 200 205 ?5 Minrl Res 47567 465 445 445 -15 Minerex 0 30000 65 65 65 ?5 Minorco p 100 562 62 62 * 1% Minnovo 1590 517% 17% 17% Minven Gl 1S150 400 385 400 ?5 Mr Jox 100 55 5 5 - % Mitel Corp 18500 295 285 289 -6 Milel 200 p 1100 519 18% 18%-% Moffot 1500 521 20% 20%-% Moli O 11500 40 39 40 ?1 Mol son A f 29597 539 38% 39 Mol son B 300 539% 39% 39% Moneto 0 2000 33 33 33 ?3 M Trsco B 1000 521% 21% 21% 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12 2586 X 62% DeltaAr 1 TOo 7 1209 65% 65% DensMI 1.32 10 152 23 22% DeSoto 40 562 42% X% DetEd I X 2373 24% 23% Dexter 88 13 601 22% 22% DionoCp 13 5 4% DigtICm 9 1201 21% 20% Digilol 11 3949 85% 84% Disney X 22 4 773 110% 108% Divrsln 15 29 4% 4% Domtor X 24 10% d10% Don I ley U 17 6X 49% X% DowCh s2 X 7 8370 69% 67% Dravo 16 427 15% 15% Dresr 1 18 2094 44 43% duPont 4 80 12 3X1 123% 122% Duq Pf 1 87 2500 20% 20% Petm.Ch.26% 25% ?% X%.»%- % 19 - % 17%* % 36% ?% 23 - % »%?% 12%— % 25 %— % 11%- % 3%t % 62%— % 65 %— % 22%— % 41 -1% 24 - % 22% 4%.21%4 % 84% ?% 109%* % 4%— % 10%- % 49% 67%—1 Va 15H— % 43%-l 122%- % 20% ?% E F EGG E Kodak ElecAs EmrsEl Endeso Ensrch Equifx s Equitec Ethyl Excelsr Exxon F MC FPL Gp Feders FedExp FBosIF FlghtSf Fluor FordM Foxbro FMRP 3 FundAm GH 76 15 433 34% 2 14 13483 41 20 1 2% 1 26 15 2782 39% 59e 8 1888 22% N 37 X7 24% 20 192 16% 20 1% 60o 14 1092 25% 1.35e 5 16% 2.X 16 9232 X% 8 469 37% 2.28 10 1994 33% X 12 378 13% 18 844 X% .90 IX 8% 20 26 1317 X% 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45% 4S%- % Gdrich 2 6 X9 42% 41% 42 - % Goodyr 1.80 10 2989 42% 42% 42%-% Gotchk 31 X 10% 10% 10% Groce 1.40 11 2254 31 30% 30%-% GtAtPc 70 15 1390 «% 56% S6%-1% GtWFn M 9 2074 17% 16% 17 ?% Grevh 1.32 11 941 30% 29% M — % Grumn 1 7 339 15% 15% 1S%- % GrdPr s .X 15 61 14% 14 14 - % GulfRs 307 9% 9% 9%— % Holbtn 1 X 2933 41% X% X%-% Honno X 8 267 25% 25 25%- % Honfrd s .36 17 113 33% 32% 32»%- % Hanson 90e 13 34X 19% 19% 19%- % Horrls 96 49 539 33% 32% 33%- H Harsco 1.20 4X 24% 23% 24% HecloM 05e 1945 15% 14% 14%- % Heinz s 84 18 21X 32% 31% 32 t % HelneC s 20 13 195 22% 22% 22%t % Herculs 2.24 13 343 39% M% M%- % Hrshev 78 19 1124 34 33% 33%-% HewIPk .42 13 4223 X% 45% 45%- % Hilton 1 31 24X 80% 76% 77%-3% Hitochi 54e 24 X 102% 102 102 - % Holidoy 19 32X 66 % 62% 62%-3% Hmstke 20 4 7 4989 22% 21% 2I%4 % Hon well 2.75 1288 84% 83% 84%- % Hotllnv 1 190 6% 5% 6%— % Houslnt 2.14b 7 474 X% 47% 47'/%— % Hou Ind 2.96 13 1827 34% 34% 34%t % I J IBP X 161416 15% 15 15%-% ICM 92e X 6% 6% 6%t % ICN Ph 209 5% 5 5 IN Ain 168a 4 17% 17% 17% ITT CP IX 9 2155 X% 55 X%- % SnapOn 1» II 957 32% 32% 32% INCO 1 3 2229 28 d24% 24%— % SonvCp 27e 28 227 51% 58% 58*4- % ingerRd I X 14 1774 »% »% »%-% Source 3 X 49 42% 42 42 - % inldStl IX 7 444 32% J2% 37H— % SoesIBk 1 12 5 5M 19% 11% 1B%— % interco 7542 11-14 % 9-14- % SouthCo 2.14 18 2279 27% 27% 27%— % IBM 4.14 10 10089 98% 97% 98% ?% SoUnCo X 1271 13% 13 )3%e % IntFlov 2.14 17 9» 44% 42% 63 -1% SwBell 2.40 15 3030 X% 55 55%— % «nlMln 1 IS 343 54% 54% S4%- % Sorogoe OSe 313 4% 4% 4% IntMulf I 18 13 242 28% 21% 28% StdPoc 710e 4 452 15% 15*4 15% IntPop 1.41 7 4744 54% 52 52*4— % StdPrd .92 10 24 22% 22% 27%- % IntpbG S 61 14 290 33% 32% 32*4— % StonIWk 1 08 14 333 37% 37% 37% Intrton 12 174 53% 53% 53 %- % StoMSe 108a 11 11 11 11 IpcoCp X 8% 8% IW— % Strict* 1 5 491 8% 8% 8%4 % JohnJn si.16 18 5319 57% K L 54% 54%- % KLM tie 8 1059 24 24 24 K mort 1 44 9 7417 34% 33% 34 - % KonPip n 4 XH »% »% KOufBH JÛO 5 648 13% 13% 13*6— % Kellogg 1 72 171411 45% 45% 4S%— % KerrMc 1 32 14 531 41% 47% 4l%* % KimbCI 2 X 14 7140 X% »% x%- h Kuhlm 03e 11 98 10% 10% 10*6— % LAC g .14 3289 13% 12% 13% ?% viLTV 2» 1% 1% 1% vILTV Pf 1 14% 14% 14% ?% viLTV pfB 44 2% 2% :%?% viLTV pID 21 2% 7 2% Lorn Ses 8 214 9% 8% 8*6- % Leornl 41 13 102 14% 14 14 - % LeeEnt 72 17 12 » 79% » - % Lilly s 1.44 21 3314 45 44% 64%— % Lilly wt 1347 54 54% 54*6-1% Litton 11 214 74% 76 74 %— % Lockhd IN 14 971 X% 39% 39% Loews 1 9 1233 113% 111% 111%—} Loral » 9 354 »% »% 30*6- V* LoLond t 32 213 41 40% 40%- % Lubvs 64 16 113 24 25% 24 ?% Lukens I X 8 173 34% 35% 34 - % M N MCA 41 21 2312 » 54% 57 -1% MDC 10 1% 1% 1%- % MDU 1.42o 11 204 22 21% 21*6- % MNC s 1.14 4 2 771 »% X X -1 MfrHon 3.21 35 30M 32% 31% 32% ?% Monvlle 688 9% 9 9 - % Marcde 13 5M 1% 1% 1%* % MrshMc 2 » 19 604 76 75% 7S%- % MortM 1.38 9 1094 43% 42% 43%# % Masco .52 14 1935 25 24% 25 ?% MosCp 2» 47 27% 24% 26%- % Mattel 1315X 10% 17% 17%- % Manus 54X 18% 10 10% MoyDS 1.42 13 1519 44% 45% 45*6-1% Mavtog 90a 12 1395 19% 19 19% ?% Me Did X 10 45 6% A 6 - % McDnl s .31 17104» 32% 31% 31 %- % McDnD 2 82 19 1040 42% 61% 62% ?% McGrH 2e 13 1)44 55% 54% S4%— % Meod 88 9 2731 34% d3J 33%—1% Mesrx X 10 8X 7) d77% 22 %— % Melvlll S 42 13 3106 44% 43% 43%- % Merck 1 M X 14043 75% 73% 73%—1% MerLyn 1 13 093 24% 74% 74%— % MdwAIr 23 587 10% 10% 10% MMM 2 60 1 5 3377 81% N W - % Mitel 543 2% 2% 2% Mobil 2 X 13 3344 59 58% 58%- % Monson 3.40 12 3535 116% 112% 1121*—4% Morgan 1 82 13052 39% 38 38%-2% MorgGr 25e 34 9% 9% 9% Morton .88 19 459 35% 35% 35%— % Motel 4 1 72 1 72 3X 15% 14% 14*6- % Motorlo .74 16 5139 »% 59% »% NBI 110 % 11-32 11-32 NCR 1.32 12 3401 61% X% 61 - % NL Ind X 8 447 23 22% 72 h— % NUI 1.54 13 10 18% 18% 18% NACCO 58 12 204 51% 57% 56 -1% NotEdu 12 1140 7% 7% 7*6- % NotFGs 1 34 1 3 254 25% 24% 25% Nil 984 14% 14% 14% NMedE .72 1 7 25» 34% 35% 35 %— % NtSeml 43» 6% d 6V* *%- % NtSvIn 92 14 115 27% 27% 27%— % Novlstr 17 442) 4% 3% 4 - % NwmIG 05 » 737 54% 53% 54%é % NIoMP X 2483 14 13% 13%* % NioMpf 3.60 ZSM 34% 34% 34%—1% Nor Tel X 33 1304 23% 23% 2J%— % Nlhgot g 412 7% 7% 7%4 % Novo g 52 1711 6% 6% 4*6- % NuvNY 68a 145 10% 10% 10%- % Nvne* 4 36 14 3841 83% 81% B7%—1 OP 1 OcciPet 2.» 34 5597 »% 28% 28 %— % OhloEd 196 14 1319 72% 22% 72% Olin 2 10 434 59% 58 » -2% OutbdM N 7 6X 25% 25% 25*6- % OwenC 4 193 24% 24% 24%— % Oxford 50 12 109 12% 12% 12%— % PPG 152 101177 X 39% X ?% PocEnt 3 41 14 544 49% 48% 48*6- % PocGE 1X1! 65» »% » 20*6- % PocSci 69 12% 12 12%^ H PocTel 1 88 14 5493 44% 46 44%— % PonAm 4297 3% 3 3%+ % PonEC 2 245 1625 27% 26% 27 PorCom XX 5555 44 45% 45 %— % ParkDrl 1373 9 8% t Penney 2.24 11 1809 71% X% X%-1 Pennzol 3 13 441 84% 83% 83*6- % PeopEn I X 10 254 23% 23 23%— % PepsiCo t 17 7798 58% 57% 57*6-1% Pfizer 7.X 16 4412 69% »% 68 %- % PhelpD 3a 41294 41% 59% X%-1% PhlfoEl 2.X 10 559) 21% 21% 21% PhllMr si.37 15 33439 39 31 38%— % PhilPet 1 10 2704 23% 23% 23%+ % PilgRg 1 .OSe 109 9 8% 8% PitnyBw 1 04 14 1522 44% 45% 45*6-1% Plttstn X 24 599 19% 19% 19%— % Polaroid X37 1SX 44% 43% 44%— % PortGC 1 94 12 448 21% 21% 71 %- % Primco .32 8 1777 »% 27% 27%— % ProclG S1.» 18 4435 68% 47% 66 4 % PSEG 7 08 11 14» 27% 27% 27*6- % Puget P 1.74 10 13» 22 21% 21%— % PHICB 85 2» 7% 7 7 - % CL R QuokrO 1.40 21 1509 55% 55 55*6- % Qk Rally .280 12 W 14% 14 14 — % RAC Inl.TOa 173 10% 10% 10%- % RolsPur 1.45 13 1989 84 83% 83% ?1% RongrO 29 M5 6% 6 6 Roythn 7.20 8 1») 47 64% 64% RdgB n 144 7% 2% 2% RelchTg 1.74a 9 18 14% 14% 14%— % R*ene 2 721 2% 2% }%?% RevMII !» 6 1629 55 53% S3%—1% RiteAld 90 13 317 32% 32 32% RochG 1.54 12 107 »% »% »% Rockwl .78 0 1411 72% 21% 21%— % Rorer 84 29 25494 u43 59% 63 ?))% RoylD 3.34c 7 2775 73% 71% 73%— % Ryder X 22 2752 X% 19% X - % Rymer 43 11% 1) 11 - % Rymr pf 1.17 35 9% 9% 9%* % S T SCEcp 2.54 11 1944 37% 37% 37% ?% SSMC 95 3 32% 32% 32%— % SobnR 1.36c 9 X 12% 12% 12%t % Salomn 64 9 1 524 22% 22% 22% SDteGs 2.X 14 398 44% 43% 43*6— % SJuonB 17c 47 81 1 7% 8 SAnltRt 2.08 19 2X 29% 29% 29%^ % SFeEP 2 88 55 7% 7% 7%— % SoroL S 84 16 4902 »% 29% 29*6- % SchrPIg 180 X 16X 82% 82 B2%- % Schlmb 1.20 21 2032 44% 44% 46*6- % Scottp » 9 3309 45 44% 44%— % SeoCnt 45e 11 59X 42% 59% 59*6-7% Seogrm I X 12 XI 88% 87% B7%— % Seors 2 12 X53 38% 37% 37%— % SecPoc 2.28 4 1696 38% 37% 37*6-1% Shelby .24 16 5 9% 9% 9% ShellTr 3.25c 11 951 44 45% 45 %- % Shrwin 70 14 4» 33% 33% 33*6- % Smithln 961 11% 11% 11%— % SmthBc 17e 474 48% 48% 40%- % Pt Vente* Mevt tea term.Ch.StneW $ 1 20 19 X 38% 38% 38%-% StoneC 72 4 4258 23% 22% 72%-1% StorTc n 16 931 15 14% 15 ?% SunCo 1 80 12 413 41 40% 40H- % SunMn 659 3% 3% 3% .Svntex 1» 19 7744 52% 51% 51*4 % TJX 40o 98 2719 15% 14% 14%-% TRW 1.72 11 2520 X% 47% X - % TocBt 34 201 11-32 5-14 11-32 Tondv X 10 1314 38% 37% 37H- % TchSvm 13 112 9 d 8% 9 - % Tektrnx X X 114 18% Il 11% TekJvn 4 15 81 344% 340% 343%-3 Tele» 100e 13 806 24% 23% 24 - % Tempil 1.14 I 347 62% 41% 62 -1 Tennco 3.04 17 2062 41 X X - % Te.oco 3a 12 3742 55% 55 55% ?% Teilnst 77 9 1873 35% 35 35 - % Tent! on I 8 1361 22% d72% 22% t % Thiokl n .30 3X 12% 12% 12%- % Tlfony s 20 24 233 47% % X -1*6 TlmeW 1 183 3001 112% 111% 11t%-1X Timken .92 f 231 29% 29% »%?% Tonka 1 555 11% 10** 11 - % TWA pf 2 25 104 15% 15% 15% Tronsm 1 92 9 715 42% 42 42% ?% Tronlnc 216 11 X 23% 73% 23%— % Trnscop 1.49* 1 4% 4% 4% Tronsco 1.34 7X 45% 44% 45 - % Tronscn 90 2% 2 2%4 % Trawler 3 X 9 1019 34% 15*6 34H* % TrICon 3 39t 441 72% 22% 72*6- % TrifonG 37 11% 11% 11*6- % TrilEng 10b 1} 804 15% 15% 1S%— % Tulle* 34 15 379 9 1% 1*4 ?% U V UAL Cp 8 2X2 143 154% 15X6-1% UNCInc 51199 4% d 4% 4%— % USG 4 558 4% 4% 4% USX IX 11 7492 35% 34% 34 %— % UnINV 2t 15 798 81% N% 81 - % UCorb 1 5 8497 22% à compter du 16 janvier, mar.au sam.à 20h.30 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario.Montréal (526-6582)— « Artaud/téte-à-téte » Production le Groupe La Veillée, du 9 au 27 janv., mar.au sam.à20h.30 HOTEL LA CITADELLE: 410 ouest Sherbrooke, Montréal— Le chanteur-pianiste John Gilbert, mar au sam de20h.â01h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Tibor Ceasar, pianiste, lun.17h.à20h.,mar.au ven.17h.à01h., sam 20h.à 01 h.HÔTEL QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke.Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, lun.au ven.17h.à 01 h.HÔTEL REINE ELIZABETH: 900 ouest Dorchester, Montréal (861 -3511 )— Café Baroque Arthur: • Sexy Follies > è compter du 23 nov.mer.jeu.ven.dim.20h 30, sam.20h.et 22h.30 LA CROISETTE: 1201 0.Dorchester (878-2000)— Mike Mirizio, pianiste, du dim.au ven.17h.â 20h.LA DILIGENCE: 7385 boul.Décarie, Montréal (731-7771)— Théâtre Candlelight: « Eubie » comédie musicale avec Michelle Sweeney, Phillip Cole, Geraldine Hunt, Don Jordan, du mar.au dim., diner 18h.30.spectacle 20h.30 L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent.Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, du mar.au dim.de 19h.â 01 h., musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans LE GRAND HÔTEL: 777 Université, Montréal (879-1370)— Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze du lun.au ven.17h.à 01h., le sam.de 20h.â 01 h.— Bar tour de ville: Le Trio Startite, du mer.au dim.de 21 h.à02h.LE K.BARRÉ: 812 est Rachel.Montréal (526-9054)— Tous les mercredis, Ray Bonneville Blues, à 22h30 LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam.L’IMPROMPTU: 1201 0.Dorchester (878-2000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste, du mar.au jeu.de 20h.à 01 h., les ven.et sam.de 21h.â 02h MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal-Concert de Colette Boky, soprano, récital des mélodies françaises, le 16 janv.à 20h.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botref, Montréal- Théâtre-Lecture: Tu faisais comme un appel, de Marthe Mercure, le 16 janv.à 20h.MAISON DE LA CULTURE ROSEMONT: 3304 boul.Rosemont, Montréal (872-6555)— Conférence: Comment fait-on les dramatiques à Radio-Canada, avec Héléne Roberge, le 16 janv.â 20h.MONTREAL AEROPORT HILTON: 12,505 Côte de Liesse, Montréal (631-2411)— La Barrique: Pie-reth Vermeil, chanteuse, danse et spectacle, mar.au sam.de 20h.30 à 2h — Le Carrefour piano-bar: Kathleen Gorman au piano, tous les jours de 11 h.30 à minuit MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Auditorium Maxwell-Cummings: Présentation illustrée de diapositives thème: Histoire du Musée et du mille carré, le 16 janv.à 11 h.— Musée-causerie: French and Dutch Landscapes: a Comparison, le 16 janv.â 13h.30— Musée-causerie: La résurrection de la fille de Jaire, de Gabriel Max, le 16 janv.â 14h.30 PLANÉTARIUM DOW: 1000 ouest St-Jacques, Montréal (8724530)— Le ciel ce soir, tous les lundis à 20h.30— < Les colères du soleil ¦ du 13 janv.au 29 avril, français: lun.20h.30, mar.mer.13h.30, jeu.ven.13h.30, 20h.30, sam.14h.15,16h 30.20h.30, dim.13h., 15h.30,16h.30, 20h.30— anglais: lun.19h.30, mar.mer.I2h 30, jeu.ven.12h.30,19h 30.PRIX SPECIAL DU JURY/CANNES 1989 - SÉLECTION OFFICIELLE AUX OSCARS 1990 sam 131)., 15h.30,19630, dim.14h.15,19h.30 PLAYER'S THEATRE: 3480 McTavish, Montréal (3986813)— > King Lear ¦ de Shakespeare, du 9 au 27 janv., mar.au sam.20h.RESTAURANT CLAUDIO'S: 124 est St-Paul.Vieux-Montréal (8666845)— Spectacles de jazz du mer.au sam à 22h., le dim.â 13h RESTAURANT-THÊATRE LA LICORNE: 4559 rue Papineau.Montréal (523-2246)— • Le dernier délire permis • de Jean-Frédéric Messier, du 4 janv.au 3 fév.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0657)- Jazz â 22h SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— < La répétition > texte et m.en s.Dominic Champagne, du 9 janv.au 3 fév., mar.au sam.â 20h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— OSM Concert Air Canada, Richard Hoenich, chef, Les Grands Ballets Canadiens, hommage è Balanchine, les 1817 janv.â 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Kay Cochran, allô et Jean Marchand, piano, oeuvres de Bach, Crumb et Walton, le 16 janv.â 206 STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.â 18h., mar.au dim.10h.à 18h — pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau, Montréal (523-1211)— • Le futur antérieur > de André Jean, m.en s.Marie Michaud, du 9 janv.au 3 fév., mar.au sam.â 206 THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (2883161)- .A Woman in Mind • de Alan Ayckbourn, dir.Maurice Podbrey.du 4 au 28 janv.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— Daniel Lemire en spectacle, du 16 au 27 janv.â 20h , relâche les 21-22 janv.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— • Ha ha > de Réjean Ducharme, m.en s.Lorraine Pintal, du 23 janv.au 17 fév., mar.au ven.206., sam.16h.et 21h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— • Un simple soldat • de Marcel Dubé, m.en s.René Richard Cyr, du 11 janv.au 10 fév., les ven.et sam â 206.30 THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente < Je veux voir Moussov > de Valentin Kataîev, mens.Jean Besré, du 6 janv.au 10 fév., mar.au ven.206., sam.16t).30et21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (8487277)— « Un oiseau vivant dans la gueule > de Jeanne-Mance Delisle, m.en s.Brigitte Haentjens, du 15 janv.au 10 fév., mar.au sam.206., dim.15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664St-Denis, Montréal (844-1793)- « Valentine ¦ de Willy Russell, traduction et adaptation de Antonine Maillet, m.en s.Jean Besré, du 17 janv.au 18 fév., mar.au ven.206., sam 166 et 216., dim.156.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec (418 643-8131 )— Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente < Duo pour voix obstinées > de Maryse Pelletier, m.en s.Denis Bernard, du 9 janv.au 3 fév.à 20h.1,'organisme l'Uni-club offre aux personnes intéressées des cours de danse de ligne, les mardis à l'école Armand-Raci-cot, à Longueuil.La période de cours de 20 h à 21 h sera suivie de danse libre jusqu'à 22 h, au 965 rue Saint-Thomas à Lon-gueuil.6466071 ou 468-5049.¦ Les Jeunesses musicales du Canada tiendront des auditions nationales les 12 et 13 février 90 à Montréal, le 21 février à Québec et les 26 et 27 février à Toronto.Les candidats doivent avoir reçu une bourse ou un prix important et posséder une expérience substantielle d'interprète.Date limite d’inscriptions, le 29 janvier.845-4108 (Chantal Boulanger).¦ Le Service d'animation culturelle de l'Université de Montréal vous offre de janvier à avril une soixantaine d'ateliers.Les inscriptions se font en personne du 22 au 26 janvier de 9 h 30 à 20 h au 2332, boul.Édouard-Montpetit, 2e étage, local C-2521 et C-2524.Rens.: 343-6524.¦ Le Secteur des camps du Collège Ma-rie-Victorin offre des Clubs du samedi aux jeunes : le Club de langues, le Club d'arts plastiques, le Club de théâtres et le Club de sports, du 20 janvier au 5 mai.Inscr.: 328-3828, poste 2435 (Pascal Beau-chemin).¦ Le Centre de ressourcement Laval offre une session sur le thème : Science et Bible, par Michel Sylvain, physicien et formation en pastorale, les mardis du 30 janvier au 27 février de 19 h 30 à 22 h 30, au 235A, boul.des Prairies, Laval-des-Ra-pides.Inscr.: 668-3670.¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre Permanent (3131 Sherbrooke est), de 9 h à 20 h; à l'Ecole Polytechnique de Montréal (2500, chemin Polytechnique), de 9 h 30 à 16 h 30; à Kirkland, Merck Frossl Canada Inc., 16 711, route Trans-Canadienne (sortie: boul.St-Joan), de 9 h à 11 h 30 et de 13 h à 15 h; à Gatineau, Salle de l'Association récréative de Gatineau (195, boul.Maloney), de 14 h à 20 h 30, et à St-Félix-de-Valois, Salle des Chevaliers de Colomb (4680 Principale), de 15 h à 20 h 30.¦ Le Centre Christus organise une série de 10 rencontres intitulée : Vers une expérience spirituelle, par M.Jean Genoud, prêtre, docteur en théologie spirituelle, à partir du mercredi 17 janvier de 19 h 30 à 21 h 15, au sous-sol de l'église Notre-Dante-des-Neiges, angle Côte-des-Neiges et Lacombe.Inscr.: 737-7201.La gérontologie, un progt anime d'études pour travailler auprès des gens âgés offert par le Collège Marie-Victorin.Séance d'information aujourd’hui à 14 h au Centre de Ressourcement, 235 A, boul.des Prairies à Laval.328-3817.L'Atelier d’arts martiaux des femmes invite les femmes à deux soirées de spectacle-démonstration, aujourd'hui et mercredi 17 janvier à 19 h.Des cours sont offerts la fin de semaine du 20 et 21 janvier.Inscr.: 278-1755 ou au 5411, boul.St-I.au-rent à Montréal.¦ Mercredi 17 janvier à 9 h a.m., Mme Micheline Pellerin donnera une conférence intitulée .Processus du deuil il travers une expérience, chez les Associés bénévoles qualifiés au Service des jeunes, Pavillon G.Lebeau (arrière) du 39, boul.Gouin ouest.331-2599.¦ Le CLSC Saint-Léonard invite les familles d'enfants schizophrènes (parents, frères et soeurs) à venir se joindre à son groupe d'information et de soutien, à compter du 23 janvier prochain (tour une série de 10 rencontres, chaque mardi de 19 h à 22 h, au 6025 Jean-Talon est, suite 307.2.Rens.: 252-1030.¦ Le service des sports de l’Univ.du Québec à Montréal tiendra ses inscriptions pour ses activités d'hiver, du 17 au 19 janvier de 11 h à 20 h à l'École de technologie supérieure,4750, av.Henri-Julien (métro Laurier).987-3105.¦ Le centre de croissance par le rêve, l'Arc-KN-Ciel inaugure sa session d'hiver par une journée « portes ouvertes •, le mercredi 17 janvier de 10 h à 22 h.Rens.: 388-2334.¦ Conférence gratuite offerte par l’A-G IRA intitulée l.agnose : l'aventure de la conscience dans nia vie, ce soir à 19 h 30, au 7722A rue St-Denis à Montréal.Rens.: 274 4472.¦ Aujourd'hui, le Centre St-Pierre, 1212 rue Panel offre 2 sessions animées par Lucie Lépine : Dieu et la souffrance du monde, de 13 h 30 à 16 h, et l.a justice chez les prophètes, de 19 h à 21 h.Rens.: 524-3561, poste 303.EN VERSION FRANÇAISE FAMOUS PLAYERS ST-DENIS - STE-CATHERINE 288-211S Meilleui acieui de l’année phiup« HOIRéT nom ses deux tôles "ÏSST LIONS 89 FESTIVAL® CENTRE-VILLE 2001 UNIVERSITÉ AttÀNCf COIN OE MAISONNEUVE 849-4518 ioui-titrei KIK4FIL M malais PHILIPPE NOIRET SABINE AZEMA DU FILM PUBLICITAIRE CANNES UN FILM DE BERTRAND TAVERNIER Maintenant à l'attiche! Le PARISIEN © 3:15-7:30 -9:40 CINEMAS CINEI1LX OLHON STE CATHERINE O 06® 3846 COIN 0E MAISONNEUVE 849-4518 TELEVISION Q CBFT 12.00 L’édition magazine 12.30 Les démons du midi 13.30 Les rendez-vous de Do minique 14.30 Dallas 15.30 Les schtroumpts 15.55 En transit 16.00 Kim et Clip 16.25 En transit 16.30 Miniquiz 16.55 En transit 17.00 Une paire d’as 18.00 Montréal ce soir O CBMT 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Coronation Street 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Danger Bay 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girls 18.00 Newswatch QD C FT M 12.00 Ici Montréal 12.15 Bon appétit 12.30 Mimémo 13.00 Cinéma d'après-midi • Signé Furax • Ir.80 avec Bernard Haller, Jean-Pierre Darras et Jean Le Poulain 15.00 Kate et Allie 15.30 Campus 16.00 Double déli 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin CD CFCF 12.00 Family Ties 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse CB TV5 15.20 Bonne journée 15.30 L'mfo-5 16.00 7 sur 7 17.00 Télétourisme 17.30 La vérité est au fond de la marmite 18.00 La chance aux chansons CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Environnement et santé 13.00 Quebec School Telecasts 14.00 Au tri de l'université Laval 14.30 Le marché aux images 15.00 Début de soirée 16.00 Cousins cuisine 16.30 Rémi 17.00 Catimini 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout €B QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierrafeu 12.30 Le grand tournai 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Cinéma Quatre Saisons • La maison de Madame Adler ¦ amér 64 avec Shelley Winters, Roborl Taylor et Ralph Taeger 16.00 La lourchetted'or 16.30 Docteur Albert 17.00 Action réaction 17.30 Le grand journal hhühi^hhh WÊÊÊ^ÊÊÊÊÊm 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22H00 22h30 23h00 23h30 OOIiOO CBFT (R.C.) Montreal Ce soir (information) CTYVONÇ Super P sans plomb L’héritage P Dallas P Le Téléjoumal P Le Point/Météo/Sports 23h20/Ciné : L’or noir de /’Oklahoma —Am.73 Avec George C.Scott et Faye Dunaway ( 3 ) WCAX (CBS) Burlington News News P Family Feud Rescue 911 P Movie: Someone To Watch Over Me —Am.87 p Avec Tom Berenger et Mimi Rogers News The Pat Sajak Show CIP WPTZ(NBC) Plattsburgh News News P Jeopardy ! Cheers Matlock P Indian Images Midnight Caller P News The Tonight Show §3 C BMT (CBC) Montréal Newswatch Babur P Kate & P Allie The Fifth Estate P Market Place Man Alive The National P 22h 20 / The Journal News Ncwhart P Movie: Angels Hash.iUl CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Chop-suey Épopée P rock Minisérie : Le dernier grand convoi Le match de la vie : Vitesse et victimes Ad Lib Nouvelles P météo/sports 23h45/Cinéma: Le doux parfum de la mort —GB.86 iM CFCF(CTV) Montréal Puise Entertainment tonight Bordertown P Matlock P Movie : Someone To Watch Over Me —É.-U.87 Avec Tom Berenger et Mimi Rogers News The Arscnio Hall Show TV5 (Télévisions Francophones) La chance aux chansons Des chiffres et des lettres Journal télévisé de A2 L’Info - 5 Les carnets de l'aventure L’heure de vérité CieL mon mardi ! Journal télévisé de A2 (Î7) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Début de soirée Feu vert P National Geographic de l'équipe Cousteau L’indice plus Cinéma : Vive la sociale —Fr.1983 Avec François Cluzet et Élisabeth Bourgine (20) Musique Plus Musique vidéo FAX: ITnfoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle: Roger Waters Musique vidéo (22) WVNY (ABC) Burlington News Personal Advancement Who’s the Boss ?P The Wonder Years P R ose an ne p Coach P Thirtysomething P News Nightline P Twilight Zone (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Today’s Special National Geographic The Science Edition Nature Watch Full House with Daniel Richler Quest Period-Provincial P (25) Much Music 19 h / Fax Mue Invest Outlaws and Heroes Mike & Mike’s.Vidéoclips Spotlight / Poison Test Pattern (33) VERMONT ETV (PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour The Nightly Business.Crossroads Nova P The American P Experience A Search For Solid Ground : Tne Intifada.Movie : S.Lennox —Am.31 Avec Greta Garbo (35) QUATRE SAISONS Montréal loi roue chanceuse Zizanie Cinéma : Moxie -Ê.-U.1985 Avec Glenn Close et Mandy Patinkin Cinéma: Médecins en péril —É.-U.1978 Avec Lloyd Bridges (Ire partie) Sports plus Sport en ligne Patrouille de nuit CULTURE ET SOCIETE Montréal, mardi 16 janvier 1990 PHOTO JACEK D MOHAWSKI Barbara Poggemiller (Cordélla) et Joseph T.Cazelet (le Roi) dans King Lear.Lire Lear et délirer Les porte-parole de Tangente Maflileu Albert APRÈS LA SÉRIE Danse d'hiver (début) présentée en décembre, Tangente poursuit sa saison 89-90 avec un second programme intitulée cette fois Porte-parole qui commence ce soir à l’Espace Go, et qui se poursuit jusqu’au 4 février prochain.L’événement, à caractère didactique, vise à mettre en relief un nouveau courant artistique qui s’est répandu depuis quelques années auprès des chorégraphes de la jeune génération, ainsi que parmi les artistes du théâtre et de la performance.Le courant en question, qui dans certains cas peut aller aussi loin que le multi-media, cherche à décloisonner les disciplines, à favoriser le croisement entre les divers modes d’expression, et à en réaliser la fusion a travers un équilibre inventif et renouvelé.Les artistes s’emploient donc à redéfinir leurs objectifs en tablant sur le principe de la pluridisciplinarité.La danse s’est mise à la pratique de la parole; le théâtre a graduellement redécouvert les facultés expressives que recèle le corps; les « perfor-meurs », qu’ils soient issus de la danse, du théâtre, ou des arts visuels, ont choisi d’élargir le champ des possibilités en associant à leur présence physique sur la scène, celle de la vidéo, du film, de la diapositive, etc.Dans le cadre de la présente manifestation, 13 artistes répartis à travers cinq programmes ont accepté de se prêter au jeu et à témoigner de l’horizon neuf qui s’ouvre à l’expression scénique.Du côté de la chorégraphie, on retrouve Irène Stamou qui présente Les métamorphoses d'une dent-de-lion du 23 au 25 janvier; Heather Mah, avec Distant House du 26 au 28; et le groupe Brouhaha danse, dont la pièce s’intitule Méfiez-vous des faux frissons, du 31 janvier au 4 février.Au rayon des « performeurs », la série regroupe les artistes Sylvie La-liberté, qui présente une création qui porte le nom (adorablement saugrenu) de Piou Piou, et Marie-Lyne Tanguay qui offre une pièce qui s’appelle Bouge d’abord, du 16 au 18.Il y aura également Martine Cha-gnon dont nous verrons une pièce intitulée Le Faire, du 19 au 21, et au même programme, un enchaînement de pièces réalisées par un groupe (qui nous est encore inconnue) appelé « Les nouvelles perfor-meuses ».¦BMNM King Lear, A DeLEARium Parade Adapté et dirigé par Alexandre Hausvater, décors de Jean-Charles Martel, costumes de Paule-Josée Meunier, avec Joseph T.Cazalet, Geraldine Farrell, Louisa Martins Collins, etc .au Player's Theater jusqu'au 27 janvier.Lear Adaptation et mise en scène de André Houle, avec Hélène-Élise Blais, Sylvie Chaloux, Daniel Desputeau, Richard Fortier, Martin O'Neil et Nancy Tobin, au Studio-théâtre Alfred-Laliberté.Alain Pontaut C’EST RÉJOUI, sinon transporté, en tous cas la tête pleine d’images, que l’on quitte le studio du Player’s Theater, à l’Université McGill, où Alexandre Hausvater met en scène un King Lear moins shakespearien que familier des modes et ties drames de notre époque.Dans ce qu’on appelle ici A DeLEARium Parade », les personnages de King Lear refont à leur façon l’itinéraire prévu par ce qui est sans doute le plus noir et le plus déroutant des drames de Shakespeare.Au terme d’une « épreuve d’amour » assez démente, Lear partage son royaume entre les plus perverses de ses filles, Goneril et Regan, qui inondent le roi, à sa demande, des plus mielleuses déclarations de tendresse, et déshérite par contre, et insulte et maudit sa troisième fille, la douce Cordélia, qui a trop de respect pour son père pour accepter d’être jugée à l'aune de cette preuve dérisoire.Lear aura les cinq actes du drame pour réaliser son erreur.Entre les violents et les fous, les honnêtes et les dépravés, les démons qui habitent le pauvre Torn et assaillent aussi son esprit, entre les orages et les carnages, le vieux roi se verra chassé de LA TÉLÉ CE SOIR ?Recycler.Il est question de récupération au Saguenay -Lac-Saint-Jean et de l’eau dans les petites municipalités au magazine Feu vert de Radio-Québec, 19 h 30.?C’est là, le bout du monde.Tombouctou, au Mali, a toujours été le symbole même du « bout du monde ».Les Carnets de l'aventure reconstituent l’histoire de sa découverte.TV5, 20 h.?Roue-manie.« Vitesse et victimes» : Stéphane Proulx, coureur automobile, et les victimes d’accidents, au Match de la vie.Télé-Métropole, 21 h.— M.M.son palais par ses filles et perdra tout à fait la raison avant d’expirer en tenant dans ses bras le cadavre de celle qui l’aimait et qu’il a maudite.L’oeuvre, on le sait, est sombre et superbement lyrique, peuplée de scènes obscures et de confuses méditations sur la folie sanglante du monde des hommes et des dieux : « Quand nous venons au monde, comment ne crierions-nous pas en arrivant sur ce grand théâtre de fous ?» L'oeuvre aussi, même si elle date de 1606, est assez axée sur l’essentiel de l’homme pour nous instruire encore, fût-ce à travers le prisme d’une lecture résolument moderne.Alexandre Hausvater l’a compris, qui fait de Lear une parade étonnamment clinquante, la démonstration, dure, caricaturale, d’un expressionnisme allemand passant clés clowneries et des cascades de la piste du cirque à la lumière artificielle et à la crue, rouge et violente sexualité du cabaret le plus suggestif.Au rythme du flamenco ou du tango, des violons tziganes ou bien du « Régiment de Sambre-et-Meuse », clochards royaux, travestis, princesses nues, religieuses, guerriers farouches et incohérents s’y enchevêtrent comme des mannequins déments et alléchants, et qui tournoient avec humour et fureur sur les galeries changeantes d’un univers d’ivoire et d’or : figés et mécaniques, agités jusqu’à la possession, extasiés ou sadiques, constamment rutilants de toutes les facettes de leur tapisserie bariolée.Une mise en scène assurément irrespectueuse mais inventive, forte et retentissante, éblouissante.Et à l’Université du Québec à Montréal, par hasard, le Studio-théâ-tre Alfred-Laliberté nous proposait aussi, mais seulement jusqu'au 13 janvier, un Lear adapté et mis en scène par André Houle dans le cadre de la maîtrise en art dramatique.Autant le Lear d’Hausvater, flirtant avec le music-hall, les corps et la lumière, s’éloigne insolemment de la tradition, autant les six comédiens d’André Houle jouent un peu pesamment une action dramatique un peu terne et trop déclamée, morose et trop rigide, comme paralysée par le respect.Pour de rares moments où le drame s’élève et nous émeut, où la sobriété, furtivement, s’avère plus efficace que le baroque et le clinquant, l'action, les voix, le mouvement scénique, généralement, ne décollent guère.Aussi laisse-t-on le spectateur, pourtant interpelé par un homme « à ce point lié sur une roue de feu que ses propres larmes le brûlent comme du plomb fondu », moins dans le contentement de cette lecture lyrique que dans l’expectative de sa magie.Deux approches si différentes qu’elles en sont saisissantes, et presque plaisamment, Schubert, Messiaen et le Requiem de Weber répondant par exemple gravement, dans le deuxième spectacle, à l'accordéon, au jazz tonitruant, aux marches militaires du premier ! THEATRE /chronique Rumeurs au sujet de Robert Lévesque Y AURA-T-IL une quatrième édition de la Quinzaine internationale du théâtre de Québec ?La question se pose, à quatre mois de l’échéance, aucune information n’étant disponible dans la Vieille capitale sur cet événement culturel qui, depuis 1984, a lieu en mai à tous les deux ans.Qui plus est, LE DEVOIR a appris qu’aucun contrat ne serait signe avec quelque troupe que ce soit, québécoise ou étrangère, et que tout est encore à mettre sur pied.L’équipe de la Quinzaine, au 16 janvier, n’est pas encore formée.Jusqu’à hier, il était impossible d’obtenir un numéro de téléphoné pour rejoindre qui que ce soit à la Quinzaine.On dit que Mme Rachel Lortie, la directrice administrative et artistique dont la troisième édition avait été fortement contestée, fonctionne à partir de sa résidence privée, coupée de tout contact avec les médias.Seules, alors, les rumeurs circulent.On en a, depuis quelques mois, entendu différentes, dont la plus spectaculaire voulait que cette quatrième Quinzaine, si elle a lieu, soit exclusivement consacrée à la dramaturgie soviétique ! Mme Lortie a fait quelques séjours en Union soviétique, elle s’est liée d’amitié avec la comédienne Alla Demidova (qui est venue séjourner chez elle à Québec l’automne dernier), et l’on se rappelle que lors de la Quinzaine de 1988, Alla Demidova avait laissé entendre que la Taganka — la grande compagnie de Moscou — pourrait venir jouer à Québec.Si la Quinzaine n’est pas entièrement soviétique (cette hypothèse semble farfelue), il est possible que la troupe de la Taganka (dirigée par Youri Lioubimov avant son départ d’URSS) vienne effectivement à Québec, en avant-première d’une tournée nord-américaine.Ce serait la première visite canadienne de cette importante compagnie de théâtre, et la Quinzaine réussirait ainsi un bon coup.Autre rumeur : l’un des chevaux de bataille de cette quatrième Quinzaine serait le comédien Jean-Claude Brialy, directeur du Théâtre des Bouffes-Parisiens, qui amènerait à Québec sa production de L’Illusionniste, de Sacha Guitry, dans laquelle il reprend le rôle créé par Guitry.L'Illusionniste faisait, l’été dernier, le tour des petits festivals régionaux dans la province française.Avec ce Guitry-Brialy, une production d’un théâtre privé, Mme Lortie accentuerait le caractère commercial de son festival, elle qui, en 1984, avait présenté une production du Théâtre de l’Oeuvre, ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦——n¥—nr— 11 jlMMEEMB TELEVISION / chronique Fait comme un rat O Daniel PINARD LUNDI MATIN, 10 h.Depuis dimanche soir, le téléphone ne dérougit pas.Le docteur Jacques Jolivet n’en revient pas.Ses patients par dizaines, plusieurs en phase terminale, demandent en sanglots qu’on leur administre enfin le sérum miracle.Le 714 X de Gaston Naessens.À l’émission 7 jours, animée par Pierre Nadeau à TVA, ils ont entendu et vu « leur docteur », pourtant si prudent, annoncer qu’il était prêt à collaborer avec le biologiste Naessens pour mettre à l’essai sur une base volontaire le fameux sérum sur une vingtaine de personnes atteintes du cancer en phase terminale et pour qui il n’y aurait plus d’autres thérapies efficaces reconnues.Lundi matin, la presse reprenait la « bonne nouvelle ».Jacques Jolivet ne cache pas son dépit et même sa rage de s’être ainsi fait prendre au piège de l’information spectacle.Au téléphone, il s’explique : « Je croyais qu’on m’avait invité à 7 jours pour parler des nouveaux traitements contre le cancer.On m’avait bien sûr prévenu : Gaston Naessens serait là, accompagné du président de son comité de soutien, Bernard Baril, qu’on avait aussi invité « parce que Gaston Naessens n’est pas très volubile ».« Mais je n’avais pas à m’inquiéter, poursuit-il.Je ne serais pas seul contre deux, mais j’aurais la moitié du temps pour parler de recherche en cancérologie et pour faire part de mon scepticisme devant tous ces traitements miracles qu’on ne cesse de proposer aux cancéreux sans espoir.Ce sont presque toujours des médicaments Baroque et classicisme LES CONCERTS BANQUE ROYALE VII IORIO NEGRI, chef; ALEXANDRE LAGOYA, guitare VIVALDI Concerto pour cordes en sol mineur, RV 156 BACH Suite no :i en ré majeur, BWV 1068 HAYDN C Concerto pour guitare en sol majeur MOZART Symphonie no 28, K 200 ORCHESTRi SYMPHONIQlit PL MONTREAL ( mari J.s ix ion Vittorio Xagri 23-24 janvier & Basilique Notre-Dame, 19 h 30 BILLETS: 22 $, 13 $, 7$ en venteaux bureaux de l'OSM Tel: (514) 842-9951 ut.iisc/v.-tn-^ru-dt.crédit PHOTO LINA B.MORECO Sylvie Laliberté dans Plou-Plou, dans le cadre de l’événement Porte-parole organisé par Tangente à L’Espace Go.Une valeur sûre parmi tous ces artistes ?Certainement Sylvie Laliberté, dont nous connaissons l’ingéniosité et toute la candeur du travail depuis plusieurs années.La « perfor-meuse » appartient à la catégorie des artistes qui savent aborder des sujets graves tout en donnant l’impression qu’elles pensent à autre chose.Chez elle, 1’intelligence est synonyme de légèreté.Tous les spec-tables qu’elle a présenté jusqu’à présent ( Babbling blessé.J’ai pour toi qn lac, Ma cabane érotique au Canada), ont été des bijoux dans l’art de ramener à l’étage de la première simplicité ce qui aurait du normalement se perdre en complications.la Quinzaine.Léopold le bien-aimé, où de grands acteurs comme Dufilho et Suzanne Flon se livraient à ce qu’ils appelaient eux-mêmes du « théâtre alimentaire ».Quoiqu’il en soit, une assistante de Mme Lortie, Charlotte Côté, qui jouait au motus et bouche cousue hier au bout du fil, reconnaissait que l’équipe n’était pas encore formée, qu’un bureau venait tout juste de s’ouvrir, que Mme Lortie n’était pas au pays, qu’elle reviendrait début février « avec des nouvelles », et que la Quinzaine, dont elle dit « espérer » qu’elle ait lieu, a déjà au moins des dates de retenues : du 18 mai au 3 juin.Mabou Mines, Carbone 14 et le Repère à Toronto À TORONTO, au contraire de Québec, tout est en place pour la troisième édition du Du Maurier Quay Works, un festival multiculturel qui regroupe des compagnies de théâtre, de danse et de musique.C’est à ce festival, qui a lieu au Harbourfront, que Robert Lepage avait créé la première étape de son work-in-progress (les Plaques tectoniques) en juin 88.Cette année, on rallonge la durée du festival qui se tiendra du 7 février au 21 avril, et non plus en juin comme lors des deux premières éditions.Deux troupes de théâtre québécoises y seront à l’affiche : celle de Carbone 14 qui donnera cinq représentations du Dortoir, de Gilles Maheu, du 13 au 17 avril, et celle du Repère qui, du 20 février au 3 mars, donnera la version anglaise du Polygraphe.Piece de résistance du festival torontois : le Lear du groupe américain Mabou Mines dans lequel le rôle du roi Lear est joué par une comédienne, cette merveilleuse Ruth Maleczech qui avait ébloui les spectateurs du Festival des Amériques en 87 dans le rôle de la bouchère de Through the Leaves, de Franz Xavier Kroetz.On pourra voir ce Lear féminin, où les rôles sont inversés, les 14 et 15 mars.Il s’agit d’un spectacle qui, à lui seul, vaut déjà le déplacement.Le musicien Philip Glass inaugure le Du Maurier Quay Works le 7 février par un concert; on y entendra aussi Steve Reich, puis le groupe de théâtre de Toronto, Necessary Angel, qui créera une pièce de l’auteur britannique Howard Baker, The Europeans.Pour informations, réservations, etc.: (416) 9734000.Les inscriptions au Conservatoire LA DATE-LIMITE des inscriptions • au Conservatoire d’art dramatique, pour les cours débutant en septembre 90, est fixée au 1er février prochain.On se renseigne au Conservatoire, 100, rue Notre-Dame Est, ou en téléphonant au 873-4283.sans aucune efficacité, sinon celle d’enrichir ceux qui profitent du désespoir de leurs victimes.Je dis bien presque toujours, parce qu’on ne sait jamais.Il me semble qu’il faut toujours en pareille matière garder l’esprit ouvert.Je ne suis pas de ceux qui condamnent d’office tout ce qui échappe à la rigueur de l’orthodoxie médicale.» Jacques Jolivet n’a rien d’un polémiste ni d’un inquisiteur.De Naessens, il connaît peu de choses.Trop occupé pour accorder à l’actualité l’importance qu’elle ne mérite pas, il se présenta en studio armé de sa seule bonne foi.Il ne prit même pas la peine de s’informer auprès de la Corporation des médecins pour affronter celui qui allait être malgré lui son adversaire.D’entrée de jeu, Nadeau offrit à Baril le crachoir, sur un plateau d’argent.L’homme s’exprime bien.Resplendissant de santé apparente, il se présente comme la preuve vivante du savoir-faire de Naessens.Sans lui, il serait déjà mort.Nadeau lui demanda d’abord de raconter en quelles circonstances « pénibles sans doute », il avait fait la connaissance dp De Paris à Montréal, de l’Hôtel-Dieu au Montreal General Hospital, nous eûmes droit à la saga médicale du sidéen miraculé, sauvé in extremis par la potion magique de son mentor, à quelques jours de sa mort imminente.Les médecins ?Tous de mauvaise foi ! Nous n’avions, voyez-vous, qu’à le croire sur parole.Comme on dit en information-spectacle au téléspectateur médusé : « À vous de juger ! » Au téléphone, Jolivet m’explique : « Je n’ai pas pu accuser Bernard Baril de fumisterie, pour la simple et bonne raison que je n’en sais rien.Je n’ai pas non plus accusé Gaston Naessens de charlatanisme parce que, là-dessus, je ne sais rien non plu».En entendant Gaston Naessens dire qu’il était victime de la mauvause foi des médecins qui ont jusqu’ici refusé d’analyser ses dossiers, je ne pouvais que dire que s’il disait vrai, j’étais prêt à faire moi-même enquête.Je suppose que la Corporation l’a déjà fait.Mais j’avoue qu’au moment de l’enregistrement, je n’en savais rien.J’aurais sans doute dû les consulter.C’est mon erreur de ne pas l’avoir fait.» Voilà comment on amena finalement Jolivet à dire qu’en effet rien ne s’oppose à ce qu’on teste suivant un protocole rigoureux le 714 X.Même s’il avait fait tous les efforts nécessaires pour expliquer comment on construit un protocole de recherche et quelles sont les preuves d’efficacité sur des animaux par exemple, que doit présenter un médicament avant d’être testé sur des humains.Il fut un temps où l’information à la télévision n’était pas que spectacle.Ça s’appelait faire du journalisme d’enquête.Un travail rigoureux, comme on le fait encore parfois au Point.De nos jours, on se contente le plus souvent de confondre confrontation stérile et information.La Corporation laisse aux juges le soin de définir la « vérité médicale », les journalistes, de donner la parole à qui promet un bon spectacle.Au plus fort la poche ! Certains savent heureusement se défendre : « Puisqu’on m’a amené à dire que je ferais enquête, et bien je la ferai et, avec des confrères de bonne foi, la vérité, nous la trouverons.J’ai bien l’intention d’ailleurs d’appeler Pierre Nadeau pour exiger alors de revenir à 7 jours pour lui faire part de nos conclusions.Mais, cette fois, je serai armé jusqu’aux dents.»
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