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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1990-01-26, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Montréal, vendredi 26 janvier 1990 ÉDUCATION cahier spécial •- " ¦00, -• ?.W77T7 ru W ! ' P Une entrevue avec Guy Rocher Il faut rééquilibrer les champs d’apprentissage Jeanne Morazain EN 1%4, la Commission Parent remettait son rapport.Mlle avait rempli le mandat que lui avait donné le gouvernement Lesage, d’évaluer le système d’enseignement québécois et de faire les recommandations nécessaires pour lui faire faire « sa » Révolution tranquille.Au centre de cette réforme de l’école, du primaire au collégial, une notion fondamentale, celle de la polyvalence.Une polyvalence qui, depuis 25 ans, a fait couler beaucoup d’encre.On a accusé nos polyvalentes et nos cégeps, ces collèges où sont intégrés l’enseignement général et professionnel, de tous les maux.Leurs malheurs ont permis aux ins-titutions privées auxquelles ils s’é->.taient d’abord substitués de refaire i surface et de retrouver tout leur > panache d’antan.r I ,e sociologue G uy Rocher, com-h missaire de la Commission Parent, i- maintenant professeur-titulaire et 2 chercheur au Centre de recherche g en droit de l’Université de Mont-o réal, a réévalué ce concept de la o polyvalence et son application sub-o.séquente.Guy Rocher ne renie pas le concept mis de l’avant par la Commission Parent, loin de là.Il croit cependant que cette « polyvalence a été trahie.On a refusé en fait de faire l’expérience de sa réalisation ».Cependant, tout n’est pas noir dans le bilan qu’il dresse des 25 dernières années.Au début de la décennie HO, la po-pulation québécoise était la moins scolarisée de tout le Canada.Pour s’attaquer à ce problème des dé-crocheurs — qui ne portaient pas encore ce nom — la Commission Parent suggère de hausser jusqu’à 1H ans l'âge de la scolarité obligatoire.« Il fallait en même temps être réaliste, précise Guy Rocher, et prévoir que les jeunes pourraient continuer leurs études jusqu’à cet âge soit à temps plein, soit à temps partiel.Nous inspirant des modèles anglais et allemand, nous affirmions que cette scolarité obligatoire devait être une responsabilité partagée par l’école et par le marché du travail, c’est-à-dire les employeurs et les syndicats ».Déjà donc, la Commission Parent mettait le Québec sur la voie des programmes études-travail, que les anglais appelaient des « sandwich courses thick of thin », des congés Voir page 2: Rocher Les multiples défis du système scolaire dans les années 90 .V ÊDUCA 71 ON, comme dans le monde de la santé, on vit des urgences, mais, en même temps, des problèmes chroniques.L'urgence, pour le moment, c'est l'envol de la réforme de l'enseignement professionnel : les problèmes chroniques, ce sont les diverses formes de pauvreté auxquelles don répondre notre système scolaire.i l'heure du libre-échange, les pressions se font grandissantes dans le monde des affaires: les ouvriers spécialisés, les techniciens font gravement défaut.Au point que le dunnage s'explique.pour une bonne part, par l'incapacité de combler des postes pourtant disponibles.Nos collaborateurs ont vérifié comment le système tente actuellement de répondre au défi de la réforme du secteur d'enseignement professionnel qui, depuis dix ans.est en chute libre.Jeanne Morazain montre comment la valorisation sociale des mathématiques et des sciences a amené une nouvelle hiérarchisation des savoirs: les métiers et les techniques ont été les perdants.Le phénomène de la douant e participe à ce même mouvement social.Louise Jacques et Anne Pélouas sont allés, de leur côté, vérifier sur le terrain les efforts des écoles et des collèges pour sortir de la crise.Ils s’y passent, constatent-elles, des bouleversements importants qui impliquent aussi bien les jeunes que les adultes.Mais pendant ce temps, l'école continue de vivre ses problèmes chroniques.L'un d'entre eux apparuit.cette année, dans une lumière plus crue: l'analphabétisme.Ce problème, du rtste, a des liens très étroits avec la formation professionnelle.I.cphénomène du décrochage scolaire retient aussi l'attention: on le sait, au moins, 25cc des étudiants ne terminent pas leurs études secondaires.Michèle Sarrazin nous parle d’une école secondaire qui fait merveille.Elle a aussi visité une école primaire sise en milieu défavorisé qui tente de vaincre les handicaps socio-économiques et socio-culturels que vivent les enfants qui la fréquentent.Entre le décrochage, l’analphabétisme et les milieux défavorsés, les liens sont très étroits.D'autres enfants vivent aussi de graves difficultés: les enfants d'immigrants, surtout ceux qui nous viennent de pays en guerre ou du tiers-monde leurs retards scolaires sont parfois importants.Michèle Sarrazin a visité l'école Saint-Luc à Montréal.Enfin, nous revenons sur les enfants qui, en raison de divers handicaps, physiques comme intellectuels, éprouvent des difficultés graves d'apprentissage.La volonté commune, c’est d'intégrer les plus possible ces enfants à l'école de tous.Comment cela se passe-t-il?Nicole Canuel est allé voir.Jean-Pierre P rouix Quand il s’agit de compter leur temps.PROFS NE SAVENT PLUS CALCULER! Les périodes de eours mises à part.18 000 heures sont consacrées chaque année aux étudiants du collège André-Grasset.La preuve que pour nos profs, le temps, ça ne compte pas! Chez nous, c'est l'étudiant qui est important.Aussi peut-il miser sur la disponibilité de nos enseignants.Qu’il s’agisse de répondre à ses questions ou de le guider dans ses travaux, nos profs sont toujours là.En somme, ils apportent à l’étudiant toute l'aide dont’il a besoin pour réussir ses études collégiales.Au collège André-Grasset, c’est l’étudiant qui passe en premier ! % r.WiW'tè en* Ap fl»'*** \W É^cavluaüébéco^s ** Ma^seS .des C^ic et ***** freClt iaUe ,s Avides i '-wâco'ses ÇTüde* ^ V)oclorals Gct"e ?SSSfyftSS** SC'S0CC5 * ,*.«¦«**’• 2 ai\ni'sS'0" Atvew*UP " .ton* Vcq'J''J^ yO veert' , V>ae- aU Ax*-è* oU TO»"4" u“,„nS C’A' Aautc AVI -ssSSP-*’ n\a>" OV> datvs < va\e"v .évite"* tiv nazies Aes Bourse^ povtf Val' pwys'^uC psVc „ 5,cvcOcCS Scie' ‘uébéCV,cV**^ de Pt0i .** SJ*** lie ttt ,deVV3Q^ i1"" "-"ot (Al ,ve"s'° "° n'vtvfcC"* v51rl0S««“C" oa"c ^*\g90-9' :bo\°&'e ,** .\c\vic ft, (SO < ptOÇ" de i c" do ** eOcCS \o\svt w*ml eots (b) ^cose'V.- UA»te 10ÏS ,du *vQ"êbe ' .vvl «icAetiee iVlNieAèoc Sc'rTtéctbV6' SéCÜ \oic -YV\éoi\°£v duCSae«'c'"S;t2seV^ V.etv'-v-'V Ytf>«tsC Sctv'cC \'avdc Ba'cï Q0éWc CT Têt- (*t9t » a1t0' 8 ¦ Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 Spécial éducation 9É_ Miser sur la concertation régionale pour tirer profit du libre-échange PHOTO ARCHIVES i , „ •***' IBM a organisé plusieurs stages de formation en entreprises afin de familiariser les maîtres à certaines technologies de pointe.Anne Pélouas AVEC DE BONNES stratégies de formation et un système éducatif de qualité qui rencontre les intérêts des employeurs de main-d’oeuvre, on pourrait envisager l’avenir sans trop d’inquiétudes.Mais, malgré cela, les régions, dont le développement est déjà bien fragile, ne seraient pas encore au bout de leurs difficultés.Pour faire face à des changements économiques qui les dépassent souvent, elles doivent regrouper leurs forces locales et établir notamment des liens entre l’école et l'entreprise.C’est ce processus, lent mais porteur de beaucoup d’espoirs, qui a été entamé il y a cinq ans à Granby.Le Cégep, la Commission scolaire des Cantons, le Comité de coordination économique de la ville et la Commission formation professionnelle de la Montérégie se sont alliés avec une dizaine d’entreprises.Objectif premier : créer un lieu de concertation, de rassemble- ment des intervenants du milieu scolaire et du monde du travail.« Nous avons d’abord identifié une dizaine de secteurs de pointe dans la région », explique Jacques Dubois, directeur général de la Commission scolaire des Cantons.Avec les entreprises, des PME ou de plus grosses compagnies comme IBM ou Alcan, « nous avons appris à mieux nous connaître».La table de concertation est un forum où le cégep, la commission scolaire et les entreprises participantes peuvent faire état de leurs besoins, échanger des informations, monter des projets de formation en commun.« C’est un bain d’idées », confirme Guy Perrault, directeur des finances de Trébor Canada et vice-président de cette instance de concertation.À partir de là, on peut établir des ponts entre les établissements du collégial ou du secondaire et les entreprises.« Nous avons à coeur l’appariement des besoins des deux côtés», dit avec conviction Guy Perrault.Les plus ressentis par les entreprises sont ceux d’une formation adéquate de leurs employés aux technologies qu’ils doivent uti- liser.Mais la formation des jeunes en milieu scolaire les intéresse aussi.Les industries savent qu'en ouvrant leurs portes aux formateurs, en faisant mieux connaître leurs besoins, elles préparent leur propre avenir.Quand les programmes de formation professionnelle se modifient pour tenir compte des demandes du milieu, les entreprises n’ont pas à chercher plus loin les compétences qui leur sont nécessaires.Des exemples de projets réussis, Granby en a plusieurs.Il y a eu l’organisation de stages de maîtres chez IBM ou Alcan pour améliorer leurs connaissances de certaines technologies avancées.Avec la compagnie Décabois, c’est l’implantation de nouvelles technologies qui était visée.La participation des maîtres à ce travail a permis d’aller plus loin, en développant une véritable « trousse d’intervention » utilisable par les formateurs dans n’importe quelle firme.Jacques Dubois considère cette trousse comme un moyen d’amélioration de leur connaissance du milieu.Elle comporte notamment une grille d’analyse de l'état des connaissances des employés qui vont avoir à utiliser une nouvelle machine, à opérer avec des techniques complexes telles que le contrôle nu- mérique.« On y parvient, assure-t-il.Même avec des personnes qui sont quasiment des analphabètes fonctionnels».Tout simplement, parce qu’au lieu de venir vers eux avec des recettes toutes faites, les formateurs vont adapter leurs interventions en fonction du milieu.Le fait que des maîtres partici- pent de plus en plus à cette formation sur le terrain n’est pas sans ef-feLs sur leur travail auprès des jeunes des établissements scolaires.Confrontés davantage à la pratique, ils améliorent eux-mêmes des connaissances qui ne peuvent que profiter aussi à leurs élèves.Le bénéfice tiré de cette expérience par le réseau d’éducation de Granby est toutefois plus large.Jacques Dubois cite à cet égard plusieurs stages organisés en entreprise pour des élèves ou encore les équipements fournis par IBM à la commission scolaire.« Nous sommes gâtés, dit-il, en ce qui concerne la participation des employeurs.» Parfois aussi, la concertation dépasse la simple relation école-entreprise.Ainsi, c’est un syndicat — celui de la compagnie Systèmes intérieurs Atlas — qui a contacté un jour la commission scolaire pour savoir si elle ne pourrait pas organiser des cours en quincaillerie architecturale pour ses membres.L’employeur lui-même ne s’était pas préoccupé jusque-là du fait qu’il n’y avait pas dans la région de spécialistes de ce domaine.On les faisait venir des États-Unis.Depuis que le syndicat, l’entreprise et la commission scolaire ont lié leurs efforts, Granby offre une formation en quincaillerie architecturale ! La collaboration entre réseaux d’éducation et entreprises est le fruit d’une entente signée il y a cinq ans à Granby.Pourtant, elle est encore à « l’état embryonnaire », selon Guy Perrault.« On part de très loin, ajoute-t-il, mais on voit la lumière au bout du tunnel ».La lumière, ce serait d’après lui de pouvoir rejoindre l’ensemble des intervenants industriels de la région, d’étendre avec eux la concertation engagée avec quelques-uns, de couvrir tous les secteurs de l’économie locale, pour développer d’ici deux ans des projets plus ambitieux qu’actuellement.« Nous devons aussi mettre à jour le recensement des besoins en formation, avec tous les représen-tanLs des secteurs-clés ».Pour Jacques Dubois, un tel travail exigerait que la concertation soit plus structurée, avec du personnel capable d’assurer le suivi des projets.Le processus est bien enclenché.La machine de la coopération école-entreprise tourne sans difficultés à Granby.Reste à lui donner un peu plus d’huile pour passer à la vitesse supérieure.Collège Ashbury Le Collège Ashbury, collège indépendant ayant une excellente réputation dans le domaine de l’enseignement, offre une éducation de haut calibre et de créativité, à des garçons et des filles aux niveaux 9-13 et aux garçons seulement aux niveaux 5-8.NOUS OFFRONS: Classes restreintes Diplôme bilingue Enrichissement d’un baccalauréat international Équipes sportives de compétition, de garçons et de filles, sérieusement entraînées Expériences scolaires à l’extérieur du collège surveillées par un personnel avisé Groupes de concertistes, de jazz, musique de chambre et chorales Productions théâtrales d’envergure et raffinées Programmes récréatifs minutieusement adaptés Atmosphère qui incite au respect mutuel Un séjour au Collège Ashbury permet aux étudiants de développer une auto discipline et d’enrichir leur potentiel RENSEIGNEZ-VOUS SUR LA DIFFÉRENCE ÉDUCATIONNELLE QUE LE COLLÈGE ASHBURY PEUT APPORTER A VOTRE ENFANT.CONTACTER LE BUREAU DES ADMISSIONS.Tél.: (613) 749-5954 Adresse: 362, avenue Mariposa Ottawa, Ontario KIM 0T3 L'Institut de photographie Dawson Éducateurs en photographie professionnel depuis 1976 présente a Destination-Photo 99 Ateliers de photographie — Voyages 1990 1.Hes-de-la-Madeleine (Québec) 2.Cap Breton (Nouvelle Écosse) 3.Mexique - Yucatan & Chiapas 4.Grèce - Athènes & Rhodes 5.Irlande • Dublin & la Côte Ouest 6.Portugal - Lisbonne, Liera & Coimbra 7.Japon - Tokyo, Kyoto & Mont Fuji 8.Kenya - Nairobi & réserves d’animaux sauvages 9.Thaïlande - Bangkok, Chiang Mai & Koh Phi Phi Si vous êtes intéressés à participer à un atelier de photographie qui aura lieu dans l’une de ces excitantes destinations, veuillez communiquer avec nous le plus tôt possible.Le nombre maximum d’étudiants par atelier a été fixé à quinze.Téléphone: (514) 866-6588 C O DAWSON L’Institut de photographie Dawson 460 ouest, aie St.Catherine, bureau 700 Montréal.Québec H3B 1A7 Spécial éducation ajfejhf Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 ¦ 9 •BS Le partenariat fait déjà ses preuves à Rimouski -Anne Pélouas PARLER de solidarité n’est pas un vain mot dans le Bas-Saint-Laurent.La concertation entre organismes de formation et entreprises est une réalité bien vivante dans cette région qui privilégie de plus en plus les initiatives communes.Il est vrai que nécessité fait souvent loi.Depuis dix ans, les établissements d’enseignement supérieur — Cégep et Université du Québec à Rimouski — oeuvrent ainsi en faveur d’un partenariat avec les autres organismes et le milieu des affaires.Associés de près au développement régional, ils jouent un rôle essentiel de support aux entreprises locales.Ce rôle économique, Hélène Tremblay, vice-rectrice à la recherche de l’UQAR, le voit comme un « nouveau volet de la mission de l’université ».Il s’agit entre autres de rendre à la collectivité les services dont elle a besoin.Les attentes et les besoins du milieu sont vite ressentis et la force des pressions pousse, plus aisément qu’ailleurs, à l’action concrète.Les initiatives de partenariat sont nombreuses.Elles concernent à la fois le soutien général aux entreprises du Bas-Saint-Laurent et des créations originales pour améliorer la recherche et la formation dans deux secteurs : le transport maritime et intermodal.L’UQAR et le Cégep de Rimouski participent ainsi au fonctionnement d’un centre d’aide PME.Baptisé CAMP, ce centre offre un aide très directe au monde économique dans trois domaines : la gestion, le tourisme et le transfert technologique.L’UQAR travaille surtout sur le volet « gestion », tandis que le Cégep s’inté- resse davantage au support technologique des entreprises, en offrant notamment des services de conception et de fabrication assistées par ordinateur.Le Centre québécois d’informatisation de la production parraine cette initiative, avec un laboratoire intégré au CAMP.Travailler avec des PME disséminées sur tout le territoire d’une région n’est pas facile.Un professeur de l’UQAR a donc lancé l’idée d’aller à leur rencontre.Le petit groupe de recherche qu’il dirige a acquis un camion, et fort d’une subvention fédérale obtenue pour cinq ans, il sillonne le Bas-Saint-Laurent pour offrir aux PME ses services d’informatique, d’aide à la gestion, de transfert technologique ou de CAO-FAO.Cette expérience profite beaucoup aux pêcheries, aux foresteries et même à certaines petites entreprises manufacturières qui n’ont pas les fonds nécessaires pour se payer un consultant extérieur.En matière de recherche — fondamentale ou appliquée — l’UQAR ne s’isole pas non plus du « milieu ».Elle a par exemple mis en place un groupe d’étude sur les ressources maritimes, dont l’objectif principal est de répondre aux demandes des entreprises de la région.Au delà de ce soutien direct au développement économique, l’UQAR et le Cégep de Rimouski sont engagés dans deux projets importants pour le renforcement de la vocation maritime du Bas-Saint Laurent.Ils ont ensemble mis sur pied une corporation spécialisée dans la recherche et la formation maritimes.En fait, il s’agit essentiellement pour l’université et l’Institut maritime du Québec — composante du Cégep de Rimouski — de gérer en commun un bateau d’exploration océanographique.Ce laboratoire flottant est aussi utilisé par l’Institut national de la recher- ACADÉMIE MICHÈLE-PROVOST inc.Collège privé Primaire mixte Secondaire reconnu d’intérêt public Pensionnat-Externat Un collège du centre-ville sur /e flanc du Mont-Rova/ ADMISSION SUR RENDEZ-VOUS à tous les niveaux téléphoner au 934-0596 1517, avenue des Pins ouest, Montréal H3G1B3 che scientifique-océanographie.Pour Alcide Daigneault, directeur général du cégep, le projet Re-formar permet surtout de soutenir la mission du département océanographique de l’UQAR, avec ses deux programmes de maîtrise et de doctorat ; celle, également, de l’Institut maritime qui organise des stages d’étudiants à bord du bateau.Dans le secteur du transport — vital pour une région à vocation maritime — les établissements d’enseignement supérieur ne sont pas davantage restés inactifs.En décembre dernier, l’Institut maritime ouvrait ainsi un Centre de recherche et de formation dans le transport intermodal.Parmi les partenaires : l’UQAR, l’Institut maritime et aussi plusieurs entreprises du secteur.« En regroupant nos forces, explique Alcide Daigneault, nous visons au développement du transport intermodal dans la région.Parce qu’à l’heure du libre-échange, c’est ce qui fera la différence dans l’achat ou non de nos produits.Le centre jouera donc un rôle primordial dans le contexte de la libre circulation des marchandises et dans celui de la vocation maritime du Bas-Saint Laurent ».La formation continue et la formation sur mesure — en fonction des demandes des entreprises — est privilégiée dans ce projet qui démarre à peine, mais qui est promis à un bel avenir.A l’UQAR, comme au Cégep, on y croit ferme en tout cas.« Nous sommes fortement interpellés, dit Hélène Tremblay, par les entreprises qui souhaitent des formations sur mesure pour leurs employés et qui s’intéressent aussi à des programmes de recherche ».Qu’il s’agisse de formation universitaire, d’éducation aux adultes ou de services aux entreprises, de, MOAJTRC/lî- unc école oit l'éducation est un art le maître un artiste car fest par l'art que nous entrât» en rapport ata Heine humain tout entier et faisons de lut tout autre chose que si nous n en appelons qu a son entouUment.f lais U ne suffit pas qu ’on cultive les arts, il faut que l'instruction tout entière soit tirée de làrt.Cést dans l'art que toute la méthode doit en quelque sorte être plongée^Rudolf Steiner fîUlhodi ctTiuiqm de C«Hici$ne»v>i[) l'Ecole Rudolf Mner une école ouverte a tou> préscolaire élémentaire secondaire Iet n INSCRIPTIONS A PARTI R DU 15JANVJER Renseignements 334-1391 12050 Bois-de-'Èoulogne tlontréat Hsmx9 'Portes ouvertes 10 février 1990 conférence 9.février à LO h.***** ** * ¦ PHOTO ARCHIVES Les besoins principaux des entreprises en région passent pa* une formation adéquate de leurs employés aux nouvelles technologies.l’exemple du Bas-Saint-Laurent montre à quel point les établissements d’enseignement peuvent, en remplissant leurs missions respectives, jouer la carte du dynamisme à l’échelon local.Avec les entreprises, la chambre de commerce, le conseil économique, les gouvernements, l'Université du Québec à Rimouski et le Cégep s’intégrent dans un ensemble régional.Tous sont associés dans une démarche prospective sur le Rimouski des an nées 90.Ce qui ne les empêche pas de passer dès maintenant à l’action.En somme, la concertation et la solidarité de tous les acteurs autour d’un même objectif sont irremplaçables en région pour éviter le déclin.Université de Montréal Faculté des arts et des sciences PORTES TOI T SI R LES PROGRAMMES DE LA EACILTÉ DES ARTS ET DES SCIENCES Si inn es soi iules ci pnchnliigic » Lellrex cl sciences humaines » Sciences IIKMIIMISK/ ssi'urs.iiinsi'illmi’iiliiiiiiiilHiii lünilMüiiliiiiviiiin IIKMO-IIIIN rriiniamhi 2Xjanvier M de i_:IHI il I7:IMI Iniversiiedi’lliinlréal l'atiihmpriiHipal 'uudjluir KEYSEHiMTS: ¦lll):||:{-7till e I nitrrxilé de Montréal Malmnnrmenl L'raluil deiant la tour 2666 1966 10 Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 Spécial ' ' + Formation plus grand nombre de personnes et investir du temps, des énergies, des ressources pour favoriser une transition harmonieuse entre le secondaire et le collégial et diminuer les échecs et les abandons.Enfin, les institutions d’enseignement devront apporter beaucoup de soins à des révisions et remises à jour périodiques des contenus de programmes de formation, non seulement pour satisfaire aux attentes des universités et des entreprises mais pour mieux préparer les personnes, qui fréquentent les établissements scolaires, à mieux assumer leurs responsabilités et leurs rôles sociaux dans une société en plein changement.Pour M.Laliberté, les profils de formation personnelle recherchés par les employeurs correspondent en bonne partie aux objectifs que visent les collèges et les universités qui ont travaillé à clarifier leur mission au cours des dernières années.Toutefois, s’il est relativement aisé de s’entendre sur des visées de la formation fondamentale, le défi le plus important et le plus ardu n’est pas de formuler un projet éducatif ou un profil de la personne à former, mais de traduire ces visées en pratique.+ Collégial pellé dans la formation de la main-d’oeuvre, à cause notamment des exigences actuelles des employeurs qui demandent de plus en plus à l’embauche un diplôme d'études collégiales.La polyvalence exigée par les nouvelles stratégies de gestion et la volonté des travail- Collège Ste>Marcelli pf mXÿtL.LIGNES FONDAMENTALES DE NOTRE EDUCATION Il se présente comme une communauté educative ayant pour but de transmettre avant tout les valeurs de vie, dans une synthèse dynamique entre culture et foi.et entre toi et vie La méthode pédagogique proposée par le fondateur des Soeurs de Ste-Marcelline Mgr Luigi Biraghi engage toute la communauté éducative à actualiser dans « un climat de famille • une expérience de vie culturelle et fraternelle DESCRIPTION Institution d'enseignement pré-maternelle.maternelle, primaire (mixte) et secondaire (pour filles), externat seulement, fondée en 1961, située sur le territoire de la Commission des écoles catholiques de Montréal, déclarée d'intérêt public (secondaire seulement) par le ministère de l'Éducation Le Collège dispose des services suivants: bibliothèque (au primaire et au secondaire), cafeteria, auditorium, gymnase, laboratoires de biologie, de chimie, de physique, locaux d'économie familiale et d'initiation à la technologie, laboratoire d'informatique, service audio-visuel, service d'orthopédagogie, locaux d'arts plastiques et de musique, locaux de culte et de pastorale.terrains de sports, camp (chalet) de fin de semaine Informations, cours primaire: Directrice des études S Mariette Dion, i.m.Informations, cours secondaire: Directrice des études S.Teresa Belgiojoso, i.m.Parcitularités: activités dirigées théâtre, sport, musique, géographie, cours spéciaux informatique, arts et mythologie, création de marionnettes 9155, Gouin o.Montréal — H4K 1C3 Tel.: (514) 334-9651 ! « *r Tl VILLA STE-MARCELLINE Cours préscolaire, primaire et secondaire Formation fondamentale 815, Upper Belmont, Westmount, H3Y 1K5 Tel.: 488-2528 leurs, de se garantir un emploi ou de se permettre une mobilité sur le marché du travail, sont également des facteurs importants.Toutefois, le syndicat est en désaccord avec la création de structures parallèles de formation qui n’impliqueraient pas une reconnaissance des cours donnés, un contrôle de leur qualité et l’évaluation de l’expertise du milieu scolaire.+ Travail Aussi, ne faut-il pas s’étonner si, depuis deux ans, 200 élèves de la Commission scolaire du Goéland participent à des stages au sein d’une des 230 entreprises avec lesquelles elle a pris entente.Des stages d’observation précèdent ceux de consolidation des acquis.Un contrat stipule les conditions du stage en fonction du contenu du programme, du suivi, de l’encadrement et des objectifs à atteindre.« Et ça marche très bien.Le stage a même un impact négatif que je qualifie de positif : l’élève s’aperçoit, dès le départ, qu'il ne peut, disons, souffrir des pressions du milieu.Il peut ainsi se réorienter avant de se retrouver sur le marché du travail.» Actuellement, la réponse de l’industrie est excellente.Pour combien de temps ?Jean-Robert Éthier l'ignore.« Pour embarquer l’industrie, il faut lui offrir quelque chose en retour.Par exemple, chez nous, on lui propose un service de formation sur mesure en échange.» Cependant, afin d’éviter de tuer le bébé dans l’oeuf, il ne voit qu’une solution : l’émergence d’une volonté politique bien affirmée.Malgré tout, on ne peut nier que la concertation entre le monde de l’éducation et celui du travail va tout de même bon train.Une concertation, d'ailleurs, devenue es- ¦ ¦ -0^0' W ¦i PHOTO ARCHIVES Les stages en entreprise, ici chez IBM à Bromont, commencent à donner des résultats positifs et représentent un bon moyen de satisfaire des besoins précis.sentielle pour relever les défis posés par le libre-échange.Toutefois, dans ce contexte, l’industrie devra maximiser sa participation dans la prise en charge des enseignants, des élèves et, surtout, de sa propre main-d’oeuvre.Déjà, au moins deux centres de compétence s’impliquent dans le perfectionnement ' des professeurs du secondaire en mettant à leur disposition des locaux et de l’équipement.Règle générale, la grande entreprise, elle, n’hésite pas à former sa main- L’ETS, l université tecknologique BACCALAURÉATS EN GÉNIE Aux diplômés et aux futurs diplômés du DEC professionnel en techniques physiques ou informatiques, aux technologues, aux techniciens sur le marché du travail et aux candidats qui possèdent des connaissances appropriées, une expérience jugée pertinente et qui sont âgés d’au moins 22 ans, l’Ecole de technologie supérieure vous offre, la possibilité d’être admis dans un des programmes de baccalauréats en génie suivants: • Baccalaureat en génie et gestion de la construction • Baccalauréat en génie électrique • Baccalauréat en génie mécanique • Baccalauréat en génie de la production automatisée Ces programmes sont offerts en sessions continues selon le système d’enseignement coopératif (alternance de sessions de cours et de stages rémunérés en industrie).DATES LIMITES D’ADMISSION Temps plein 1er mars 1990 Temps partiel : 1er juin 1990 Bureau du registraire Ecole de technologie supérieure 4750, avenue Henri-Julien Montréal, H2T 2C8 Telephone: (514) 289-8888 Université du Québec Ecole de technologie supérieure d’oeuvre de façon continue.Bien souvent, elle la renverra même sur les bancs d’école.Il revient au secteur de la formation professionnelle d’assurer la mise en place des outils nécessai res au recyclage des travailleurs et des travailleuses.Tout comme, il a à se soucier de ceux et celles qui, toujours à cause du libre-échange, risquent de perdre leur emploi à brève échéance.Aussi, entend-il développer des structures, facilitant la reconversion des chômeurs et chômeuses pressentis.« Le volet des travaillèurs à l’emploi nous préoccupe énormément, affirme Jacques Henry, puisqu'il est plus qu’urgent de répondre aux besoins de cette clientèle.» 1 NOUVEAU! • | COCUS UF, CLAVTËKS | L'instrument d'aujourd'hui, pour toute la famille! • CHANT CHORAL • CUIT \RE •COMPOSITION • PIANO • mm: • vioion ri ¦ HSU) 273-105O Prrmii du Mitnuèrr dr l'fducKion #719324 panfconal contre d’études musicales t*7S Mt les efforts d'adaptation Cela fait partie des objectifs de la formation donnée à l'école publique Vivre dans un milieu scolaire diversifié, c'esr se préparer plus adéquatement à vivre dans une telle société Ce n'est pas en mettant les jeunes à l’abri de ce plura-iisme social qu'on les aide à s'y intégrer ensuite Centrale de i enseignement du Quebec 14 ¦ Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 Spécial éducation Quand l’école s’implique en milieu défavorisé Michèle Sarrazin ÉCOLE ESSAIKderépondre aux besoins des milieux 1 .défavorisés.Mais on n’al-I 1 loue pas suffisamment de ressources financières.La Commission des écoles catholiques de Montréal consacre 1 % de son budget pour les milieux défavorisés, mais nous devons travaillé fort pour avoir droit à ces sommes », affirme M.Gilles Archambault, directeur de l’école Baril, située au coeur du quartier llochelaga-Mai-sonneuve.« Car, pendant que le directeur passe son temps à préparer des projets pour obtenir des budgets, ce temps n'est pas alloué aux enseignants et aux enfants.» Cette école accueille 625 élèves du primaire, regroupant sous le même toit des classes régulières de 1ère à la 6e année, et des classes de clientèles particulières comme les enfants trisomiques, les enfants souffrant de déviations multiples, un centre de jour pour mésadaptés socio-affectifs lourds, des maternelles quatre ans et des classes de maturation.L’école Baril dispose d’une aide supplémentaire à son budget dans le cadre de l’Opération Renouveau pour trois projets : les maternelles quatre ans, le supplément alimentaire et des projets locaux d’aide pédagogique (orthophoniste, enseignante-ressource et professeur d’arts plastiques).Au total, elle a reçu cette année 64 653 $ de la commission scolaire pour sa clientèle.Si, en apparence, cette somme parait généreuse, elle est loin de permettre de répondre aux besoins multiples de la clientèle de l’école.C’est que, malgré le succès de l’Opération Renouveau, le travail dans cette école est de plus en plus ardu, parce qu’il y a une détérioration accrue des conditions de vie des gens du quartier.« Nous avons de plus en plus de difficultés avec les enfants d’aujourd’hui, signale M.Archambault, parce qu’ils sont plus amochés au point de vue apprentissage.Ils ont des capacités, mais ils ont tellement de retard.Ce phénomène a pris de plus en plus d’ampleur au début de la décennie 80 avec l’éclatement des familles.Les enfants du quartier arrivent à l’école sous-stimulés à cause des carences du milieu familial.Plusieurs ont connu des privations physiques, sensorielles (il n’est pas rare de voir des enfants qui ne connaissent pas leurs couleurs), linguistiques et émotionnelles.Beaucoup de ces enfants manquent d’attention parentale.Plusieurs enfants de 10-11 ans assument déjà des tâches d’adultes et partagent des problèmes d’adultes.50 % des familles du quartier sont des familles monoparentales.Les enfants n’ont pas de père mais beaucoup de « mon oncle ».On retrouve beaucoup de prostitution dans le quartier, de délinquance, de cas de négligence parentale et d’abus sexuels.« Ceci ne veut pas dire que les parents n’aiment pas leurs enfants, précise M.Archambault, mais il y a plusieurs façons d’aimer.» Les budgets alloués à l’école Baril ne sont pas destinés à des activités para-scolaires ou à des sorties.Ils servent aux interventions quotidiennes pour aider les enfants à faire leurs apprentissages de base, à lire et à écrire, à les stimuler au point de vue communica- tion, à adapter les programmes en fonction des besoins de la clientèle du quartier.L’école utilise les services d’une ressource pédagogique, soit un enseignant qui fait des activités de lecture et d’écriture avec les élèves et les enseignantes réguliers.« Nous travaillons sur l’image de soi des enfants et nous tâchons de leur donner une motivation au travail, dit M.Archambault.Chez nous, l’école ne doit pas juste se contenter d’être le reflet du milieu.Elle doit être aussi le projet.Nous devons aller plus loin que les valeurs du milieu, mais nous devons partir de ces valeurs.» En plus du support pédagogique, les enfants de l’école bénéficient d’un supplément alimentaire gratuit qui consiste en une collation préparée par le bureau de nutrition de la commission scolaire et servie en avant-midi.À l’heure du dîner, les repas des élèves sont sous la responsabilité d’une équipe de surveillance.Si l’enfant n’a pas un lunch convenable, on tente de combler son dîner avec les surplus de la collation du matin.Si la surveillante s’aperçoit qu’un enfant n’a pas grand chose à manger, deux ou trois fois de suite, on avertit la travailleuse sociale.C’est que plusieurs de ces enfants, dont les familles attendent le chèque de bien-être, ne mangent pas à leur faim, vers les fins de mois.On a déjà vu un dîner composé d’un pain hot dog saupoudré à l’intérieur de Nestlé Quick et d’un autre de tranches de pain trempées dans du jus d’oranges ! Malgré le fait que l’école ait développé au cours des années une expertise sans pareil pour aider les COL L O sur QUE L’INDIFFERENCE RELIGIEUSE: UN NOUVEAU DÉFI POUR L'ÉGLISE du 23 au 26 mai 1990 a 1 UNIVERSITÉ SAINT-PAUL, OTTAWA avec Fernand Dumont, Université Laval, Québec André Charron, Université de Montréal Robert Kress, University of San Diego, CA Marcel Dumais, Université Saint-Paul, Ottawa Richard Côté, Université Saint-Paul, Ottawa Joseph Powers, Jesuit School of Theology, Berkeley, CA André Beauchamp, Éditions Bellarmin, Montréal Pour tous ceux et celles que préoccupe ou intéresse le phénomène contemporain de l'indifférence religieuse.I Coût de participation: 75$ Pour renseignements: Institut des sciences de la mission Université Saint-Paul 223 rue Main, Ottawa, Ont.K1S 1C4 Tél.(613) 236-1393 Ikm'ÆmrÆÆÆÆÆÆTÆSÆÆJmÊZrÆÆÆÆÆTÆÆÆÆÆÆrÆrÆÆÆÆÆÆÆrÆÆÆrÆrjA PHOTO JACQUES NADEAU V 'fju, V À l’école Baril, les repas des élèves sont sous la responsabilité de surveillants qui s’assurent que tous ont un lunch convenable.Mais M.Archambault met en doute l’actuelle méthode d’attribution des budgets faite avec l’indice de pauvreté mis au point par le Conseil scolaire de l’Ile de Montréal.Le calcul de cet indice a fait en sorte que l’an passé, une petite école de 225 élèves de la petite Bourgogne s’est retrouvée avec le plus gros montant des subventions : 100 000 $.Alors que d’autres auraient pu bénéficier d’une partie de cette somme.Il faudrait améliorer le mécanisme d’aide financière.EXTERNAT ET PENSIONNAT MIXTE MATERNELLE (plein temps) avec service de garderie PRIMAIRE ET SECONDAIRE (5 ET 7 JOURS) VOUS DÉSIREZ UNE ÉCOLE DIFFÉRENTE POUR VOTRE ENFANT NOUS OFFRONS: Un enseignement de qualité du français Un bon apprentissage de l’anglais Une place de choix aux sports Un nombre limité d'élèves par classe Des activités culturelles variées Une oreille attentive aux parents Séances d’information et examens d'admission Primaire 6 et Secondaire Samedi 27 janvier 1990 et 3 mars 1990 à 13:00 hres Information: Tél.: (514) 434-1130, 425 Blainville Est, Ste-Thérèse Primaire, tél.: (514) 621-0534, 562, Grande-Côte, Rosemère Service d'autobus couvrant la région nord ouest de Laval, Ste-Thérèse, Blainville, St-Jérôme, Boisbrland, St-Eustache, Deux-Montagnes, Lorraine, Bois-des-Filion et Terrebonne (Permis du M.E.Q 300520) -\ LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS\A RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 enfants dans leurs difficultés d’apprentissage, le travail s’avère épuisant pour les enseignants qui se plaignent d’avoir à faire davantage de travail social que de l’enseignement.Mais, à l’inverse, pour qui veut s’impliquer, cela peut être très gratifiant.Selon M.Archambault, environ le tiers des élèves ont de graves troubles d’apprentisage.« Il nous faut des ressources supplémentaires, développer des stratégies d’interventions particulières dans le concret.» Spécial éducation Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 115 Une expérience réussie pour raccrocher les décrocheurs Michèle Sarrazin DEPUIS 11 ANS, l’école secondaire Marie-Anne pour « décrocheurs », située au nord de Montréal, a accueilli aux cours de soir et de jour près de 10 000 étudiants pour qui l’école n’avait plus de sens.Dans son bureau, le directeur Roger Chagnon, qui a contribué à la mise sur pied de cette école en 1978, montre avec fierté les résultats d’un récent sondage fait auprès des anciens finissants pour connaître leur situation.Certains travaillent, d’autres poursuivent leurs études au cégep et plusieurs ont atteint l’universite.Il ressort un point commun des réponses des étudiants, c’est la bonne communication avec les professeurs.Car, pour aider ces « écoeurés du système scolaire » à raccrocher, les professeurs doivent apprivoiser ces jeunes et se rendre disponibles pour des explications supplémentaires.« Il est très important que les professeurs leur donnent le goût du succès dès le départ, car beaucoup de ces élèves ont connu plusieurs échecs auparavant, dit M.Chagnon.Si les jeunes éprouvent des difficultés, nous leur demandons d’en parler à leurs professeurs pour qu’ils puissent les aider.» Mais, qui sont les décrocheurs ?Ce sont des jeunes sur le marché du travail qui n’ont pas complété leur secondaire ou d'autres qui étaient au secondaire régulier qui ont échoué une matière ou encore qui ont besoin de faire certains cours pour opérer un changement d’orientation.Ces étudiants ont quitté l’école pour diverses raisons : manque d’intérêt, goût d’aller rapidement sur le marché du travail, disputes familiales, mésententes avec des professeurs au régulier.La clientèle provient de tous les horizons sociaux : certains viennent de milieux défavorisés, d’autres sont des enfants de professionnels, d’artistes et même de ministres.Pour être admis à Marie-Anne, l'étudiant doit être motivé pour reprendre ses études.Il doit avoir abandonné l’école depuis au moins un an, être de niveau de 3e, 4e et 5e secondaire et faire partie du territoire de la Commission des écoles cathoüques de Montréal.Les horaires, faits à la main, sont bâtis en fonction de la disponibilité des étudiants et leur permettent de HÂTEZ-VOUS!.encore quelques places disponibles École tù.Cxx^cLa 5925, Décarie, Montréal H3W 3C9 • Maternelle 4 et 5 ans • Primaire 1 re à 6e année Permis du M.E.Q.no 749-907 • Mixte Internat Externat • Enseignement personnalisé et individualisé de 20 élèves maximum • Cours de rattrapage • Informatique • Anglais • Diction • Judo Gymnastique artistique • Auto défense • Escrime • Plein air • Musique • Danse • Théâtre • Dessin Tél.: 342-6076 travailler, car près de 70 % de la clientèle âgée de 16 à 22 ans subviennent déjà à ses besoins.D’ailleurs, la direction et les enseignants sè sont aperçus rapidement que plusieurs de ces étudiants vivaient des conditions de vie très précaires.Pour les jeunes âgés de moins de 18 ans, l’école a créé un fonds de dépannage dans lequel le directeur, les professeurs et la caisse populaire du quartier ont investi de l’argent pour faire des prêts aux étudiants pour qu’ils puissent manger.Depuis trois, quatre ans, l’école fait face à un nouveau phénomène.Les adolescents sont mis à la porte de la maison de plus en plus jeunes, à 16 et 18 ans.Les parents estiment qu’ils ont fait leur devoir et ça suffit.« Tous les mois, je reçois des élèves qui arrivent en larmes dans mon bureau et qui ne savent plus où aller.Nous les aidons à se trouver un toit pour et un petit travail pour subvenir à leurs besoins.» Durant la période qu’ils fréquentent l'école, les professeurs tentent de leur inculquer certains principes d'éducation, afin que les etudiants soient un peu plus nantis pour faire face à la vie.Tout est axé sur le respect de soi, des autres, de l’environnement.« Nous essayons de dire aux jeunes qu’ils ont des droits mais aussi des devoirs.D’ailleurs, il y a beaucoup d’entraide entre les étudiants, c’est comme une vraie famille.» Près de 70 % des élèves ont complété leurs cours.Au début, l’école a bénéficié de plus de professeurs par groupes d’étudiants.Mais, la commission scolaire a réduit les ressources et accorde même le ratio professeur-élèves qu’au secteur régulier.Un travailleur social et une infirmière complètent l’équipe.L’expérience de l’école Marie-Anne a suscité une grande curiosité parmi les intervenants en milieu scolaire d’ici et de l’étranger.Fait cocasse, au cours de ses deux premières années d’opération, les juges du tribunal de la jeunesse condamnaient les jeunes délinquants à suivre des cours à Marie-Aime.Le directeur devait leur expliquer que l’école n’était pas un centre d'accueil.M.Chagnon n’est pas tellement en faveur de la prolifération de telles écoles.« On ne peut pas créer un réseau d'écoles secondaires où les jeunes pourraient y aller comme bon leur semble.Il faut un défi, dit-il, une difficulté.Je ne suis pas certain que ça serait une bonne chose qu’il y en ait beaucoup.» Pour celui-ci, il serait facile de prétendre que l’existence de Marie-Anne est la preuve vivante de l’inefficacité de la filière régulière du système d’enseignement.« Quel que soit le système d’enseignement, il y aura toujours des élèves qui ont des problèmes.Pour certains, la solution, c’est de quitter.» PHOTO JACQUES NADEAU Roger Chagnon, directeur de l’école Marie-Anne, peut être lier de la performance de son école pour récupérer les décrocheurs.IL SUFFIT DE S'INSCRIRE.Les élèves qui fréquenteront une école de La Commission scolaire Sainte-Croix pour la première lois en septembre 1990 sont invités à se présenter - sur rendez-vous - à l'école .primaire ou secondaire de leur quartier, entre le 22 janvier et le 2 février 1990.de 9h à 11 h30 ou de 13h30 à 16h, * À noter que les mercredis 24 et 31 janvier ”990 et les jeudis 25 janvier et 1er février 990, les écoles seront ouvertes de 9h à 18h.Pour être admis en maternelle, I enfant devra être âgé de 5 ans au 30 septembre 1990.Pour être admis en 1ère année, l'enfant devra être âgé de 6 ans au 30 septembre 1990.Pour être admis en Secondaire I.l'élève devra avoir complété avec succès son programme d études primaires.ÛC O C/D Lors de I inscription, le certificat de naissance est requis ainsi que la fiche d'immigration, s'il y a lieu.Si l'élève a déjà fréquenté une autre école, le dernier bulletin scolaire doit être présenté lors de l'inscription Les élèves qui fréquentent déjà une école de La Commission scolaire Sainte-Croix recevront à l'école un formulaire d'inscription pour l'année scolaire 1990-1991.4 LA COMMISSION SCOLAIRE SAINTE-CROIX RENSEIGNEMENTS: 748-6991 * * %¦ 4.» t t « k t « .I 4 4kl I ai iî Centre administratif 1100.Côte Vertu Saint-Laurent (Québec) H4L 4V1 LES ÉCOLES PRIMAIRES FRANCOPHONES SAINT-CLÉMENT 1560.boulevard laird Ville Mont-Royal Tél 737-6531 ÉMILE-LEGAULT 2395, rue Thimens Saint-Laurent Tél 332-3190 BOIS-FRANC (1er cycle) 2085.rue de Londres Saint-Laurent Tél 332-5944 ÉDOUARD-LAURIN 1085, rue Tassé Saint-Laurent Tél.: 744-1422 PAUL-GERIN-LAJOIE 475, avenue Bloomfield Outremont Tél.: 276-3746 PIERRE-LAPORTE 1100.chemin Rockland Ville Mont-Royal Tél : 739-6311 BEAU SÉJOUR (2e cycle) 2681.rue Baker Saint-Laurent Tél.: 331-5823 CARDINAL-LÉGER 2000, rue Decelles Sairt-Laurent Tél 744-0763 ENFANT-SOLEIL 1615 rue Tassé Saint-Laurent Tél : 747-3065 HENRI-BEAULIEU 1250.rue Chameran Saint-Laurent Tél : 332-0742 LAJOIE 1276, avenue Lajoie Outremont Tél : 272-5723 N0UVELLE-0UERBES (école alternative) 215.avenue Bloomfield Outremont Tél : 272-7887 MORAND-NANTEL (1er cycle) 3600, rue Beauséiour Saint-Laurent Tél 334-7350 SAINT-GERMAIN 46, avenue Vincent d Indy Outremont Tél.: 735-6691 AQUARELLE (1er cycle) 2080.rue de Londres Saint-Laurent Tél.: 335-1097 LES ÉCOLES SECONDAIRES FRANCOPHONES HÉBERT 705.boulevard Décarie Saint-Laurent • Tél.: 747-7701 JONATHAN (école alternative) 855.rue Gratton Saint-Laurent Tél.: 748-2460 i 1 « t à «i A.ii h k i » ?.4 4 —l *.« «, % « «, ^ «.» % * ».% • *¦ k m.m.4 • • • i .1 • i-**»* à.Li|lA.4« 16 ¦ Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 Spécial éducation L’intégration scolaire des allophones va bon train Hftdièle Sarrazin CETTE ANNÉE, les communautés culturelles fournissent la moitié de la clientèle des écoles françaises de la Commission des écoles catholiques de Montréal.En effet, depuis l’adoption de la Charte de la langue française, le réseau francophone accueille les deux tiers de tous les élèves allophones du Québec.Par ailleurs, l’expérience d’intégration au réseau scolaire s’est singulièrement compliquée avec la venue massive au début des années 80 d’immigrants provenant de pays bouleversés économiquement et politiquement et de cultures non occidentales.Ce phénomène a ra L’école Selwyn House fondée en 1908 L’école Seylwyn House est une institution privée anglophone qui accueille 530 garçons, de la Ire à la 1 le année.Elle est réputée pour son excellent programme académique.De plus, elle possède: — Excellent ratio maîtres/élèves — Centre informatique — Laboratoires scientifiques modernes — Programme d’arts et de musique — Deux gymnases - Gamme complète d’activités sportives et parascolaires Programme de français avancé Les demandes d'admission pour septembre 1990 peuvent être envoyées dès maintenant.EXAMENS D’ADMISSION 1 re - 4e année: débutant le 22 janvier 5e - 10e année: des examens auront lieu à l’école le samedi 7 avril 1990.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser au: Directeur des admissions L'école Selwyn House 95, Chemin Côte St-Antoine Westmount, QC H3Y 2H8 (514) 931-9481 Permis No: 749789 IvgritÀsI dicalement changé le portrait d’ensemble.Ainsi, jusqu’en 1956,57,7 % des immigrants au Québec provenaient surtout d’Europe tandis qu’en 1985, cette proportion est passée à 22,5 %.Pour faire face à cette nouvelle situation, la CÉCM a développé plusieurs services pour les communautés culturelles.Parmi ceux-ci, les classes d’accueil, de francisation, de post-accueil, le programme d’enseignement des langues et des cultures d’origine ( PELO) ont été mis sur pied pour améliorer la qualité de la langue maternelle des enfants.Pour ces jeunes, l’intégration à la vie québécoise représente trois grands problèmes : l’apprentissage d’une nouvelle langue, le retard scolaire à rattraper et le choc culturel.Même si les classes d’accueil n’ont pas encore trouvé la bonne formule, pour Robert Attar, directeur général du nouvel Office des relations interculturelles, elles fonctionnent avec grand succès, grâce au dévouement conjugué des professeurs, des professionnels, des directions d’écoles et du personnel de soutien.Robert Attar souligne également la tâche monumentale accomplie par le service des études de la CÉCM, qui a mis sur pied des structures favorisant l’éducation des élèves, développé du matériel pédagogique adéquat et organisé des stages de perfectionnement pour les professeurs.« Ces élèves doivent d’abord apprendre le français pour ensuite avoir les mêmes chances de réussite que les petits Québécois.Nous avons suivi l’évolution de l’enseignement langue seconde, car on ne peut pas enseigner le français à un non-francophone de la même manière qu’à un Québécois qui parle français depuis sa naissance », a expliqué M.Attar.La durée moyenne du séjour en classe d’accueil est de 10 mois.Toutefois, malgré le dévouement des professeurs et la bonne volonté des étudiants, ce travail de base est insuffisant et plusieurs devront aller en classe de post-accueil pour une durée pouvant aller jusqu’à 10 autres mois.En septembre dernier, le ministère de l’Éducation du Québec, à la suite des demandes faites par la CÉCM, a octroyé 3 $ millions pour accorder un soutien linguistique aux finissants de l’accueil qui s’intégrent au régulier.Mais, pour le directeur général de l’Office des relations interculturelles, le véritable enjeu de l’intégration des immigrants ne se situe pas au niveau des classes d’accueil.« La question n’est pas de savoir si l’école est prête à accueillir ces nouvelles clientèles, mais de savoir quelles interventions nous devons prévoir pour communiquer et vivre avec ces communautés ethniques.» Aucun doute, la société québécoise air ?y^ii PHOTO JACOUES GRENIER L’intégration des allophones au réseau scolaire est devenue plus difficile depuis l’arrivée massive d’immigrants dans les années 80.doit accomplir un virage vis-à-vis des communautés culturelles, entamer un dialogue constructif.Il faudra un programme qui permette aux immigrants de comprendre les traditions québécoises, de les accepter, de s’y adapter en fonction de ses propres traditions.Car, il y a deux choses qui irritent présentement les immigrants.D’une part, la méconnaissance de la part de la société d’accueil des apports positifs de l’immigration et, d’autre part, certaines formules d’intégration qui peuvent aller jusqu’à l’assimilation.De son côté, l’Office des relations interculturelles de la CÉCM est en train d’étudier des pistes d’intervention concrètes en matière de relations interculturelles.Afin d’assurer un meilleur support au milieu multi-ethnique, elle a commencé des expériences dans deux écoles, Saint-Pascal-Baylon et Lambert-Closse, où on affecte des professeurs du PELO (programme d’enseignement des langues d’origine), CEC EPATANT C'EST PROCHE SPORTDINAIRE! C'EST CHIC L'autobus 113, à 5 minutes du Métro Angrignon.Une gamme inégalée de sports et d'activités de plein air On est équipé de la technologie dernier cri Ife TAS L'AIR FRAIS Le Parc Angrignon est à deux pas C'EST DANS LA POCHE Les profs sont toujours là pour t'aider ON A DES BOURSES Le CÉGEP a 40 bourses à offrir P S* CÉGEP ANDRÉ-LAURENDEAU D.LC.SECTEUR P R É U N IV E R S IT Al R E Sciences .Sciences de U santé Sciences pures et appliquées Sciences humaines et administratives • Lettres O.LC.SECTEUR TECHNIQUE Soins Infirmiers • Génie civil • Électrotechnique Technologie physique • Techniques administratives Techniques de bureau • Informatique POUR RECEVOIR NOTRE PROSPECTUS TflfPHONEZ AU 364-3320 poste 169 à titre d’agent de milieu auprès des parents qui ont besoin d'un grand support.L’Office vient de publier un petit livre en sept langues et a produit un vidéo pour expliquer les services scolaires et l’éducation interculturelle.Robert Attar souligne qu’il manque cependant de ressources pour les élèves handicapés allophones et les élèves qui présentent de graves troubles d’apprentissage.Enfin, selui lui, la clientèle scolaire des allophones se dirige en bloc vers les collèges et les universités anglophones.« Il y a une glissade mais il n’y a pas de statistiques officielles.» 11 est confiant face à l’avenir, en particulier depuis trois ans : la publication de bulletins sur les relations interculturelles au Cégep Bois-de-Boulo-gne, au Vieux-Montréal et au Cégep St-Laurent, l’organisation de colloques ainsi que la tenue de rencontres avec les leaders des communautés ethniques sont de signes encourageants.C’est peut-être l’amorce d'un dialogue fructueux avec les communautés culturelles.La clientèle des cégeps est aussi en train de se modifier.Costa R'Ça 1 Venew«®, V*511 incluant a««n.P'O^TTseln ^Vmsern 9eTsnmtens''5l°ursP OQÛ3 |, 135^526.1p;8°^dü Québec SOCIETE CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY V Il"-' —CTTW-1 Spécial éducation f^fcl Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 ¦ 17 Une école plus ouverte aux communautés culturelles =>üëhèle Sarrazin VOUS ALLEZ VOIR, quand vous viendrez à l’école, vous allez faire un vrai tour du monde », avait dit au téléphone Robert Desrosiers, professeur de français en secondaire 3 de l’école Saint-Luc.11 n’a jamais si bien dit.Cette école abrite 1500 élèves de 88 nationalités différentes parlant 44 langues.On se croirait aux Nations Unies ! La clientèle de Saint-Luc témoigne de la nouvelle réalité que vivent plusieurs écoles dans la région montréalaise.Mais, si cette nouvelle donnée présente des défis stimulants pour les enseignants, les embûches n’en sont pas moins nombreuses car l’école répond encore imparfaitement aux besoins de ces nouveaux arrivants.Les enseignants ont beau aimer leur, travail, ils vivent un grand inconfort parce que plusieurs facteurs érodent leurs efforts pour apprendre le français à ces jeunes et les intégrer au secteur régulier.Dans le cas de Saint-Luc, il y a au premier chef l’environnement défavorable.La polyvalente, qui avait pignon sur rue dans une partie plus francophone de Notre-Dame-de-Grâce, occupe maintenant les locaux de l'ancienne école Mary-mount, à Côte St-Luc.« Je trouve scandaleux que l’on place une école comme celle-ci en milieu complètement anglophone», s’indigne Thomas Michaud, professeur à l’accueil au secondaire 5.Comment initier les jeunees au français, alors qu’il n’y a même pas moyen de se faire servir en français dans les commerces du quartier ?Autre point qui tracasse les professeurs, les exigences pédagogiques ne sont pas du tout adaptées aux besoins de ces jeunes allopho-nes.Ceux-ci sont soumis aux mêmes programmes que les étudiants québécois.Plusieurs échouent car ils né possèdent pas suffisamment la langue.Manifestement, un séjour de sept à 10 mois dans les classes d’accueil ne permet pas de posséder le bagage linguistique des Québécois de souche.« Nous ne réclamons pas de privilèges, dit Robert Desrosiers, mais il faudrait des examens qui correspondent à leur niveau.Nous sommes pris dans des réalités où on nous demande d’offrir une performance comme celles des autres écoles.On nous parle d’école centrée sur les apprentissages.Mais, on ne peut pas faire de miracles.» Plusieurs enseignants vivent un certain défaitisme, ont le sentiment de travailler pour l’échec car, malgré leur volqnté d’aider leurs étudiants, ils savent que ceux-ci, même s’ils sont très intelligents, ne pourront réussir leurs examens à cause de leur handicap linguistique.Pour M.Desrosiers, cela ne fait aucun doute, il faudrait laisser plus d’autonomie aux écoles à forte concentration allophone.Outre la difficulté d’apprentissage de la langue, les classes sont très hétérogènes, plusieurs élèves sont sous-scolarisés.M.Michaud se souvient d’avoir déjà eu une élève dans sa classe qui gardait les chèvres dans son pays d’origine.Cette année, il a des fils très à l’aise et cultivés d’immigrants investisseurs de Hong Kong.Mais il y a aussi la difficile coexistence des cultures.Ainsi, un il est arrivé que des étudiants musulmans n’acceptent pas que le profes- INSCRIPTION POUR 1990-91 CLASSES DE DOUANCE POUR ÉLÈVES SÉRIEUX ET TRAVAILLEURS ÉCOLE SECONDAIRE DE ROBERVAL^ comm.ssï^7es^ 1370, rue de Castelneau est / m y) l écoles protestantes Montréal, Qc, H2E 1R9 yy y du Grand Montréal — Secondaire I à Secondaire V - — École publique gratuite — Une minute de marche du métro Fabre — Dimension humaine: 525 élèves — Discipline traditionnelle Programme d’enrichissement de qualité: — Latin (1er cycle) — Espagnol (2e cycle) — Histoire internationale — Informatique — Mathématiques 434 et 534 — Physique et Chimie — Possibilité d'un certificat bilingue — Alternance travail-étude INSCRIPTION APRÈS ÉTUDE DU DOSSIER RENSEIGNEMENTS: 273-4451 .LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 seur soit une femme.Certaines cultures ne conçoivent pas la place de la femme comme au Québec.Les enseignants reprochent à la direction de la CÉCM de ne pas tenir compte des nouvelles réalités de la société québécoise, d'utiliser un double langage.« On ne tient pas compte du pluralisme.On ne se rend pas compte que la société québécoise n’est plus une société monolithique et catholique.Il y a des changements à faire à plusieurs niveaux et ça presse.» Évidemment, l’école ne peut pas tout faire.Mais le malaise persistera chez les enseignants tant que la société québécoise n’enverra pas de messages clairs aux immigrants, au point de vue politique linguistique.La plupart de ces étudiants travaillent très fort.C’est pourquoi M.Michaud ne les condamne pas s’ils ne parlent pas souvent le français en dehors des heures de cours parce que nos messages ne sont pas assez clairs.PHOTO JACQUES NADEAU * .V* La Polyvalente Saint-Luc abrite plus de 1500 élèves de 88 nationalités différentes et parlant 44 langues.cégep (enseignement régulier,le jour) LE 1er MARS 1990 est la date limite pour présenter une demande d'admission pour la SESSION “AUTOMNE 1990” dans l'un des cégeps suivants: Ahuntsic André-Laurendeau de Bois-de-Boulogne Drummondville Edouard-Montpetit Granby John Abbott Joliette- De Lanaudière Lionel-Groulx Maisonneuve Montmorency Outaouais Rosemont Saint-Hyacinthe Saint-Jean-sur-Richelieu Saint-Jérôme Saint-Laurent Shawinigan Sherbrooke Sorel-Tracy Trois-Rivières Valleyfield Victoriaville Vieux Montréal Institut de technologie agro-alimentaire Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec Pour obtenir les formulaires, veuillez vous adresser à votre école, à l'un de ces cégeps ou au: service régional d'admission du montréal métropolitain C.P.70, Succursale Bourassa, Montréal (Québec) H2C 3E7 Maw mm æ» à .v“—*a a 18 ¦ Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 Spécial éducation lSB_ r & ffCjfTt organisées par la Fédération des cégeps Provigo s'associe à cette activité.Conférencier invité M.Yvan Bussières premier vice-président exécutif et chef des opérations du groupe Provigo DES NOUVELLES APPROCHES DANS UNE CONCERTATION INDUSTRIES-CÉGEPS Conférence suivie d'une fable ronde Le vendredi 23 février 1990, de 9 h 30 à 12 h au Salon Porte du Palais de l'Hôtel Hilton Québec 3 Place Québec Québec Entrée libre Laissez-passer obligatoire Tél.: (514) 381-8631 poste 342 L’ordinateur à la rescousse des clientèles handicapées =3nnne Morazain ORDINATEUR est entré Ldans les écoles.D’une façon modeste jusqu’à ce que la politique s’en mêle et qu’il fasse les manchettes.Pendant ce temps, les enseignants se préoccupaient de savoir ce qu’il avait dans le cerveau.Petit à petit, pédagogues et informaticiens se sont alliés.Ea machine ayant finalement appris le langage de l’homme, son champ d’utilisation à des fins pédagogiques s’est considérablement élargi.Même que les plus grands bénéficiaires de l’ordinateur dans l’avenir pourraient bien être les clientèles en difficulté, celles à qui on ne pense pas d’offrir un ordinateur.« Handicap et ordinateur font bon ménage et plus le handicap est grand, plus les résultats sont exceptionnels », affirme Jean Chouinard, du Centre québécois de recherche sur les applications pédagogiques de l’ordinateur, connu sous le nom d’APO Québec.Ici, l’ordinateur donne sa pleine mesure.Il permet à l’élève de progresser à son rythme en inviduali- PHOTO JACQUES GRENIER L’ordinateur donne sa pleine mesure dans le caf les élèves en difficulté.Il permet à ces derniers de progresser à ur rythme en individualisant l’apprentissage.COLLÈGE FRANÇAIS INSCRIPTIONS (MONTRÉAL-LONGUEUIL): IL RESTE ENCORE DES PLACES NOTAMMENT EN SECONDAIRE I MATERNELLES ET PRIMAIRE • Annexe Montréal 5155, De Gaspé • Annexe Cartierville 12349, De Serres • Annexe Longueuil 1391, Beauregard (externat-pensionnat) • PROGRAMME ÉTUDES-SPORTS - Le Collège Français, ayant opté pour les programmes ÉTUDES-SPORTS, propose à ses élèves du secondaire V et du Collégial: - HOCKEY* • JUNIOR-MAJEUR aréna JEAN-BÉLIVEAU Longueuil • TIER 2 (ex JUNIOR AA; Aréna OLYMPIA Longueuil • COLLÉGIAL AA: Aréna Paul-Sauvé - FOOTBALL: COLLÉGIAL AA - TENNIS: COLLÉGIAL A (Le plus haut niveau de tennis) - SOCCER: aux différents niveaux du secondaire-(cadets ) et du Collégial SECONDAIRE (2 campus) • Montréal 185, Fairmount O.(externat-pensionnat) • Longueuil 1340, Nobert LOISIRS CULTURE CAMP DE VACANCES (4 saisons) - un camp de vacances ( 160 places) dans les Appalaches -Altitude 2 001 • à Ste-Hèlène de Chester près de Victoriaville Renseignements, inscriptions et prospectus Richard Caisse (819) 382-2300 ou 2332 ou (514) 495-2561 - ACTIVITÉS CULTURELLES - École de théâtre en collaboration avec la ville d'Outremont - Le Collège Français possède 1 théâtre avenue Fairmount «Le Mont-Royal», un auditorium et bientôt un théâtre de plus de 600 places à Longueuil Informations spectacles dans la presse Organisations de voyages et séjours linguistiques en Europe - A TITRE D’INFORMATIONS: • Le C F reconnu d intérét public (secondaire et collégial) offre à ses 5000 étudiants un cours primaire, secondaire et collégial • Le C F offre le transport scolaire dans la région métropolitaine (Montréal - Laval -Les Basses Laurentides - La Rive-Sud) • Les parents sont reçus individuellement au moment de l’inscription sant l’appren ssage.Il sert d’outil de diagnostu a l’enseignant.Il s’avère stimula .et revalorisant pour celui qui l’utilise.Son talent de simulateur rend plus accessible, plus complète et plus rentable l’acquisition de certaines habiletés.1,’école primaire Saint-Norbert et l’école secondaire Lucien-Pagé, deux écoles de la CÉCM, reçoivent des déficients auditifs.Des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal ont conçu pour eux des didacticiels d’apprentissage du français écrit.L’expérience s’est révélée concluante.« Les déficients se sentent à l’aise et tirent parti de l’aspect visuel des enseignements que la machine transmet, conclut Colette Dubuisson.De plus, l’interactivité générée par l’ordinateur semble jeter les bases d’une communication minimale sans toutefois que l’un des interlocuteurs devienne impatient ou se désintéresse, ce qui arrive parfois à un entendant lorsqu’il tente de communiquer avec un déficient auditif.» INSTITUT CATHOLIQUE DE MONTRÉAL Ecole privée pour la formation et le perfectionnement des maitres Baccalauréat ès Sciences — Majeur en éducation — Mineur en enseignement préscolaire et primaire UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ÎHIÎ 2715, Ch de la Cote Ste Catherlne Montréal, Québec H3T 1B6 (514)735 4881 COLLEGIAL, d.e.c.en 2 ans (campus de Montréal) options SCIENCES: Sciences Pures et appliquées Sciences de la santé -SCIENCES HUMAINES: avec ou sans mathématiques - SCIENCES DE L’ADMINISTRATION - LETTRES Service de prêts et bourses du ministère de l’Éducation du Québec L’expérience a aussi permis de faire ressortir des problèmes de français écrit qui leur sont particuliers.Jean Chouinard en collaboration avec Bernard Dugré, de Trois-Rivières, a mis au point un logiciel, Le Communicateur, pour les personnes gravement handicapées physiques et qui ne peuvent parler.Il s’agit d’une orthese de communication grâce à laquelle elles peuvent écrire des messages, en français conventionnel, sur un écran d’ordinateur.Ce logiciel possède une banque de 10 000 mots (qui pourrait être augmentée à 125 000 mots).Les mots sont regroupés en catégories — articles, noms, adjectifs, verbes, prépositions.— identifiées par un code couleur.Le système effectuent les accords, conjuguent les verbes.« L’ordinateur, explique Jean Chouinard, est essentiel car il répond à un besoin qui n’est pas satisfait autrement.Maintenant qu’elles peuvent communiquer, il est possible d’envisager l’intégration sociale et éventuellement professionnelle de ces personnes handicapées ».Si la technologie s’en mêle et perfectionne la synthèse vocale du message écrit, cette évolution se fera plus rapidement encore.Les déficients visuels peuvent eux aussi profiter des bienfaits de l’informatique depuis l’apparition de logiciels de traduction rapide, dans les deux sens, du texte en noir au texte en braille.Les recherches sur la synthèse de la voix laissent ici aussi présager des répercussions importantes.Vous n’auriez pas pensé à donner un ordinateur à un analphabète ?D’autres l’ont fait avec succès.L’utilisation du traitement de texte redonne confiance à l’analphabète sans faire réapparaître les blocages d’antan face à l’école.« Ses effets affectifs sont importants, souligne Ginette Landreville, d’APO Québec.De plus, travailler avec un ordinateur apparaît revalorisant parce que cette technologie est assimilée aux personnes très scolarisée.De plus, il contourne les difficultés calligraphiques et les problèmes de motricité fréquents chez les analphabètes».En plus de s’initier au traitement de texte, ces derniers réapprennent, par l’intermédiaire de mises en situation signifiantes, à maîtriser les éléments de base de l’écriture.Bien entendu, il demeure un outil à ne pas utiliser seul.APO Québec a produit en collaboration avec deux groupes d’alphabétisation deux guides d’utilisation pour les intervenants en alphabétisation.Voir page 22 : Ordinateur INSTITUT CATHOLIQUE DE MONTRÉAL JOURNÉES “PORTE OUVERTE” Le samedi 03 février 1990 de 10 h à 15 h *** léger goûter disponible Tu désires faire carrière dans l’enseignement au préscolaire ou au primaire?Tu souhaites devenir un professionnel de l'éducation, un éducateur cultivé, un enseignant catholique?Tu veux un milieu de vie respectueux de tes valeurs spirituelles et religieuses?CHOISIS: ICM 2715, Ch.de la Côte Ste-Catherine Montréal, Québec H3T 1B6 (514) 735-4881 L J Renseignements, dépliants, inscriptions: 495-2581 565236 S pécial éducation ¦ 'ÆÊÏmLj* Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 ¦ 19 Le réseau privé se préoccupe aussi des enfants en difficulté De PLUS EN PLUS de parents se tournent vers le réseau d’enseignement privé pour assurer une éducation à leurs enfants.Ce dernier doit répondre lui aussi à des demandes provenant de diverses clientèles.Tandis que les écoles et les collèges privés traditionnels s’appuient sur leur réputation de performance académique et leurs critères élevés de sélection pour satisfaire les attentes des parents, des écoles spécialisées ont mis au point des services particuliers pour répondre aux besoins des enfants en difficulté d’apprentissage et, voire même, venir en appui au réseau public.Pour les enfants en difficulté Le réseau d’enseignement privé, ce qui est moins connu, offre plusieurs services spécialisés à certaines clientèles spécifiques et, de façon générale, à des enfants en difficulté d’apprentissage.D’ailleurs plusieurs de ces institutions d’enseignement ont été fondés par des parents à une époque où le réseau ne répondait pas aux besoins particuliers de leurs enfants.Parmi ceux-ci, le Centre François Michel, situé à Ahuntsic, accueille 125 élèves atteints de déficience légère ou de lenteur intellectuelle.La clientèle du centre est constituée d’enfants et d’adolescents dont le potentiel peut être ralenti par d’autres des troubles d’apprentissage, de langage, de psychomotricité et d'adaptation.Fait à souligner, ce centre, comme plusieurs autres, bénéficient d’importantes subventions, ce qui permet aux parents à faible revenu d’avoir accès à ces services gratuitement.Au Centre François Michel, une équipe de 30 cliniciens et profes- sionnels (orthopédagogues, psychologues, orthophonistes, travailleurs sociaux) développent en équipe des plans de traitements individualisés pour les .èves dont la durée moyenne de séjour est de 3-4 ans.Par la suite, ces jeunes intègrent l’école régulière.« Nous suivons les mêmes programmes du ministère de l’Éducation que les autres écoles.Mais, nous adaptons notre enseignement aux besoins de ces jeunes », affirme Gisèle Alie, directrice du centre.Afin de favoriser les interventions précoces pour augmenter leurs chances d’intégration, le Centre accueille, depuis septembre 89, les petits âgés de 4 ans qui présentent un retard de développement.L’école leur offre un programme de pré-maternelle et assure le transport.Toutefois, le travail des pédagogues, précise madame Alie, doit se faire avec la collaboration active des parents.Fondé il y a 35 ans, le Centre Peter Hall a développé une expertise de tout premier plan pour les enfants souffrant de handicaps intellectuels légers, moyens et lourds.Le Centre reçoit un fort pourcentage de jeunes qui souffrent de déficience profonde, accompagnés de multiples handicaps.720 élèves fréquentent les quatre écoles du Centre Peter Hall, réparties sur le territoire de 111e de Montréal : l’école St-Laurent à Ville St-Laurent, l’école Lajoie à Montréal-Nord, l’école St-Victor à Hochelaga et l’école Lasalle à Ville Lasalle.Chacune de ces écoles compte sur une équipe d’enseignants et de professionnels qui conçoivent sur une base multidisciplinaire et non clinique des plans d’enseignement.Étant donne que le ministère de l’Éducation du Québec n’a pas dé- veloppé de programmes pédagogiques prescriptifs pour les déficients lourds, le Centre Peter Hall a mis au point son propre programme d’éducation et de rééducation afin de rendre ces jeunes le plus autonome possible, développer leur motricité, leurs aptitudes à communiquer et à socialiser, etc.Au fil des ans, le Centre Peter Hall est devenu un lieu de recherche-développement très important dans le domaine de la déficience mentale.Le Centre est à l’affût des derniers développements dans ce domaine et est sur le point de signer des ententes avec des universités pour créer des stages de formation spécialisés.11 dessert la clientèle de 43 commissions scolaires au Québec.De son côté, l’école Orale de Montréal pour les Sourds, située à Lachine, a développé une expertise reconnue à travers le monde.Elle accueille des enfants âgés de 3 à 21 ans qui présentent divers degrés de problèmes auditifs.La plupart de ces enfants sont référés par le Montreal Children Hospital ou l’Université McGill.L’école s’occupe de 165 élèves dont une centaine bénéficient du service itinérant.Des professeurs spécialisés visitent les élèves en classes régulières deux fois par semaine et aident les professeurs et les enfants à faire leurs exercices.Pour les enfants de 3-4 ans, on offre un programme qui jumelle les entendants et les sourds.« L’objectif de l’école, explique Agnès Phillip, la directrice, est de favoriser le plus possible l’intégration des enfants atteints de surdité aux classes régulières.» L’école dispose d’une équipe de 30 professeurs.Une travailleuse sociale donne égale-Voir page 20: Privé COLLEGE JEAN-DE-BREBEUF fTr f» ty-' • Sciences • Sciences humaines et de l’administration • Sciences des communications • Arts et lettres • Baccalauréat internationnal • Service de résidence pour filles et pour garçons • Bourses d’études ÉTUDES COLLÉGIALES • Garçons de 1 re à 4e secondaire • Mixte en 5e secondaire (places disponibles) • Résidence pour les garçons de 1re à 5e secondaire et les filles de 5e secondaire • Nous offrons la continuité.au collégial • Nous préparons les élèves au baccalauréat international offert au collégial • Bourses d’études ÉTUDES SECONDAIRES Prospectus sur demande 3200, chemin Sainte-Catherine O AO HOOA poste 262 (collégial) Montréal, Québec H3T 1C1 OlhCT I OcU poste 231 (secondaire) Collège privé déclaré d'intérêt public PHOTO CHANTAL KEYSER Les collèges privés eux-aussi doivent s'adapter aux nouvelles réalités sociales et économiques qui touchent leur clientèle.Une formation privilégiée Je sais ce que je veux: - Un domaine d'études qui correspond à mes goûts et à mes possibilités - Un emploi à la hauteur de mes compétences Bref, une université qui saura assurer mon avenir Et j'ai trouvé: L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Je choisis d’étudier dans l'un ou l’autre des domaines suivants: -Le baccalauréat en administration -Le baccalauréat en sciences comptables -Le baccalauréat en génie unifié -Le baccalauréat en informatique de gestion -Le baccalauréat en travail social -Le baccalauréat en sciences infirmières -Le baccalauréat d’éducation au préscolaire et d'enseignement au primaire -Le baccalauréat en psycho-éducation On saura me guider avec assurance.Le bureau du registraire (819) 762-0971 Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue J9X5E4 Télépbone:l819l 762 0971 20 ¦ Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 Spécial éducation ¦JB + Privé ment des sessions de groupes aux parents afin de les impliquer au maximum.La réputation de l’école Orale de Montréal pour les Sourds a déjà franchi les frontières du pays.Outre la clientèle de Montréal, de la Rive-Sud et de Laval, elle a déjà accueilli des jeunes des États-Unis, de Haïti et même d’Indonésie ! Cette école travaille en étroite collaboration avec les commissions scolaires qui lui réfèrent des enfants sourds ou malentendants.Celles-ci peuvent d’ailleurs conclure des ententes qui leur permettent de payer pour ces services spécialisés.Quant à l’école Vanguard, située à Ville St-Laurent, elle dispense un enseignement de niveau primaire et secondaire à des jeunes aux prises avec d’importants troubles d’apprentissage d’ordre neurologique ou de langage.« Les enfants ne souffrent pas de déficience mentale, ils ont un quotient intellectuel normal mais ils ont d’importants troubles d’apprentissage, surtout en mathématiques et en français », explique Line Laplante, orthopé dagogue spécialiste et responsable de l’admission.La durée minimum du séjour des élèves est de deux ans.La collaboration des parents est essentielle pour aider les enfants à améliorer leur rendement académique et se développer au plan social.Car, beaucoup de ces enfants arrivent tard et ont accumulé beaucoup de frustrations à cause de leur incapacité à apprendre au même rythme que les autres.« Mais, poursuit, madame Laplante, ce n’est pas la majorité de la clientèle qui pourra poursuivre un cheminement régulier dans leurs études.» Ce type de clientèle nécessite beaucoup d’encadrement professionnel.Le titulaire de chaque classe est un orthopédagogue.Il est assisté de deux psychologues, deux orthophonistes, un travailleur social et deux tehniciens en psychoéducation.Le réseau privé d’enseignement offre également d’autres ressources qui viennent en aide à différentes clientèles.Les personnes qui souhaitent en connaître davantage centre desantS visuels * INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT! Cours de 10 semaines débutant le 5 février rEXTILES: > COURTEPOINTE ' IMPRESSION & ESTAMPE • PEINTURE SUR SOIE -TRICOT MACHINE ' TRICOT MAIN ATELIERS DE FIN DE SEMAINE: DESIGN POUR TRICOTEURS-EUSES • A TA MACHINE • TECH.DE.FANTAISIE SUR MACHINE A TRICOTER BEAUX-ARTS • AQUARELLE .ASPECTS CONSTRUCTIFS & EXPRESSIFS DE LA COULEUR • CALLIGRAPHIE • DESSIN DU CORPS HUMAIN • PEINTURE À L’HUILE CÉRAMIQUE: • CONTROLE DU STRESS PAR LA MÉTHODE BERENSOHN • RAKU 350, avenue Victoria, Westmount, Que Tél.: 488-9558 H3Z 2N4 Organisme sans hui lucratif, subv en partie par le ministère des Affaires culturelles, permis C PO 122-Loi sur renseignement privé, ministère de l'Éducation.INSTITUT DK INSTITUTE FOR D! VI ! i JPPEMKNT INTERNATIONAL INTER NATIONAL DEVELOPMENT ET DI h >r EH AT ION AND CO OPERATION PROGRAMME D'ÉTUDES SUPÉRIEURES EN DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL (PRODEV) Le programme • est conçu dans une optique interdisciplinaire: • se donne à temps complet et à temps partiel; • mène à l’obtention d’un Diplôme d’études supérieures en développement international et coopération.Conditions d’admission • baccalauréat universitaire (avec spécialisation) ou l’équivalent; • expérience en développement international ou intention de travailler dans ce domaine; • connaissance pratique des deux langues officielles est souhaitable.On peut obtenir une brochure et un formulaire de demande d’admission en s'adressant à: UNIVERSITÉ UNIVERSITY D’OTTAWA OF OTTAWA L’adjointe scolaire INSTITUT DE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL ET DE COOPÉRATION Université d’Ottawa Ottawa (Ontario) K1N 6N5 Tél.: (613)564-4910 peuvent consulter un répertoire sur les services offerts par les établissements d’enseignement privé pour l’enfance en difficulté d’adaptation et d’apprentissage.Ce document, publié par le ministère de l’Éducation, est disponible à Québec à la direction générale de l’enseignement privé.Pour la clientèle régulière Dans le cas des clientèles régulières, que ce soit pour les niveaux primaire, secondaire ou collégial, les collèges privés ont également mis au point toute une gamme de services pédagogiques connexes pour répondre aux nouvelles demandes des parents.Par exemple, dans certaines écoles comme l’Académie Michelle Provost et la Villa Sainte-Marcelline, situées au coeur de Montréal, qui dispensent des cours au primaire et au secondaire, on offre l’étude du soir, ce qui permet aux élèves de faire leurs devoirs à l’école.D’autres collèges offrent aussi un service de garde après l’étude et, si les parents sont retenus au travail, l’enfant peut souper à l’école.Même chose le matin pour le petit déjeûner.Quelques institutions religieuses comme le Pensionnat des Sacrés Coeurs à Saint-Basile-le-Grand, en banlieue de Montréal, donne même un service de demi-pension et de pension complète pour les enfants du primaire.Sur le plan académique, ces écoles respectent le programme du ministère en mettant cependant l’accent sur certaines matières de base, comme le français, les mathématiques, l’anglais et les sciences.« Nous respectons le programme du ministère, mais dans une version améliorée », affirme Michelle Provost, directrice générale de l’Académie depuis 33 ans et dont la philosophie est d’ouvrir l’école aux élèves de toute nationalité, race et confession religieuse.Au chapitre des activités para-scolaires, les étudiants qui fréquentent ces institutions peuvent aussi s’inscrire à des activités physiques ou culturelles.Tandis que l’enseignement et les services connexes demeurent les principaux atouts au niveau primaire, au secondaire, c’est l’encadrement et le soutien scolaire qui attirent surtout la clientèle.Plusieurs collèges secondaires se sont donnés comme projet éducatif le développement intégral des élèves.« On ne conçoit pas notre rôle comme seulement du bourrage de crâne », précise Origène Voisine, directeur général du Collège des Eudistes, qui accueille plus de 1200 étudiants.« Nous voulons développer toutes les dimensions de la personnalité des jeunes.» En plus des matières de base du ministère, plusieurs institutions ont ajouté à leur programme d’autres matières obligatoires, comme le latin, l’informatique ou la musique.« Nous sommes très à l’écoute des parents, assure M.Voisine.Par exemple, le cours de musique obligatoire a été demandé par les parents.» Certains de ces collèges prévoient dans l’horaire des enseignants des cours privés de recyclage dans les matières de base pour venir en aide aux élèves qui éprouvent des difficultés.Au collégial, tout comme au secondaire, l’encadrement et le soutien aux étudiants trouvent sa place.Mais, sous une forme plus souple, adaptée à la clientèle.Par exemple, au collège André Grasset qui dispense l’enseignement collégial général, on a développé une gamme de services de soutien académique aux étudiants qui ont besoin d’aide.À la mi-session, les performances académiques de tous les élèves sont évaluées.St un étudiant a des difficul- tés dans trois matières et plus, on propose la formule « rayon X » qui consiste en une série d’encadrements.Selon ses besoins, l’étudiant peut suivre des cours particuliers ou participer à des ateliers d’études sur la prise de notes, la planification de son temps, la lecture, le stress face aux examens, le développement de l’autonomie et la motivation.Mais il n’y a pas que l’encadrement qui attire les étudiants.Ceux-ci choisissent également un collège privé pour y trouver une qualité de vie et des services personnalisés.Certains collèges vont jusqu’à offrir des bourses d’études pour les étudiants qui n’ont pas les moyens de payer leurs frais de scolarité.Enfin, pour répondre aux étudiants doués qui veulent poursuivre des études à l’extérieur du pays, certaines institutions, comme le Collège Jean-de-Brébeuf, offrent le Baccalauréat international, « un programme enrichi » en quelque sorte, qui répond aux exigences de plusieurs institutions et universités étrangères.En guise de conclusion, mentionnons que malgré le déclin de la population étudiante et l’augmentation des frais de scolarité, la croissance des inscriptions au secteur privé a été constante au cours des huit dernières années.La population étudiante a augmenté de 15,6 % pour atteindre 120 069 tandis que le secteur public a diminué de 6,5% pour se fixer à 1 167 642.\ w COURS DE LANGUES AU YMCA MONTRÉAL O O ^ O'' ?PORTUGAIS ?GREC ?CHINOIS ?JAPONAIS ?ALLEMAND • Groupe de 8 à 16 étudiants, matin, après-midi, soir ou samedi • Début: 12 mars • Inscription: 27, 28 février, 1er, 6, 7, 8 mars • Coût: (21 hres) 85 S; (42 hres) 160 S; (84 hres) 260 S CENTRE-VILLE 1450, rue Stanley (métro Peel) poste 712 et 732 S» LES TRAQUENARDS DE LA GRAMMAIRE ANGLAISE Guide à IIntention des francophones Daniel Sloate et Denis G.Gauvin ISBN 2-89135-013-8 200 pages -15,00$ en vente chez votre libraire Les éditions Guernica Diffusion: D.M.R.3700 A Bout.Saint-Laurent, Montréal H2X 2V4 S pétialéducation p, i Kl - Le Devoir, vendredi 26 janvier 1990 ¦ 21 Le Québec ne peut pas se priver des enfants doués PHOTO LOUISE LEMIEUX - k »» Le réseau scolaire actuel ne répond pas adéquatement aux besoins des élèves doués.jUIghne Morazain LES RKSSOURCKS dont disposent nos réseaux d’éducation sont déjà insuffisantes.Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui affirment que la priorité doit être accordée aux clientèles démunies.Que les enfants doués ne bénéficient pas d’une attention particulière n’est pas dramatique, disent-ils.Ne sont-ils pas mieux équipés pour faire leur chemin dans la vie ?Pourquoi les pénaliser parce qu'ils sont mieux équipés ?, répond Françoys Gagné, professeur de psychologie à l’Université du Québec à Montréal et chercheur en douance.« Il n’y a pas lieu d’être alarmiste : ils ne se suicident pas davantage, ne décrochent pas en plus grand nombre, ne sont pas plus délinquants.Le problème, c’est qu’ils devraient l’être moins ! Il ne sont donc pas plus mésadaptés.Au contraire, ils s’adaptent fort bien au programme régulier.La paresse s’installe car il ne fonctionne qu’à 10 %, 15 % ou 30 % de leur potentiel.La punition la plus courante est l’ennui, le désintéressement».Françoys Gagné propose une définition très large des enfants doués.Il ne considère pas uniquement ceux qui émergent sur le plan intellectuel.Il tient compte de la créativité et de plusieurs autres habiletés.Selon lui, le talent est la manifestation d’une douance quelconque et se partage entre cinq grands champs : le scolaire, le technologique, l’artistique, le sportif auxquels il faut ajouter les relations interpersonnelles, un champ « où se recrutent souvent les gens d’affaires et les leaders ».Dans certains secteurs, la douance est pleinement reconnue, la musique ou le sport par exemple.Personne ne conteste les programmes spéciaux destinés à l’élite sportive ou aux enfants qui ont des dons musicaux.Les autres champs souffrent de sous-développement.La nécessité de développer des programmes est loin d’être acquise.A preuve, au ministère de l'Éducation, le dossier de la douance n’a pas de responsable à temps plein.Rares aussi sont les commissions scolaires qui ont adopté une politique définie.Pendant ce temps, en Ontario, une loi oblige les commissions scolaires à donner des services aux enfants exceptionnels y compris les doués.Combien il y a-t-il d'enfants doués dans les écoles du Québec ?La réponse diffère selon qu’on est gestionnaire ou praticien.Les premiers évaluent leur nombre à 5 % des inscriptions ; les seconds pensent que de 15 % à 20 % des élèves pourraient tirer profit d’activités enrichies.La voie utilisée le plus fréquemment est l’enrichissiment du programme régulier.Les enfants particulièrement doués se voient proposer, durant quelques heures, des activités additionnelles et des apprentissages hors programmes.« C’est mieux que rien, constate M.Gagné, mais ce n’est pas assez.Les matières elles-mêmes sont enseignées au même rythme.Il s’agit trop souvent de travailler plus longtemps une même chose, pas d’un approfondissement ».Les efforts pour enrichir l’apprentissage des matières elles-mêmes sont rares.Quelques commissions scolaires offrent des classes accélératrices où l’on complète en deux ans au lieu de trois par exemple le deuxième cycle du primaire.Il existe de telles classes notamment à Boucherville, à Beloeil et à Sherbrooke.Enfin, il y a ici et là quelques projets spéciaux.L’école primaire Christ-Roi et l’école secondaire So-phie-Barat, deux écoles de la CÉCM, offrent un secteur douance.Les rares écoles internationales remplissent un rôle important pour les élèves doués.Par contre, il ne faut pas assimiler école privée et douance.L’école privée rejoint trop peu d’enfants au primaire et seulement quelque 15 % des élèves du secon- daire; sa performance est due à des critères de sélection plus rigoureux.En somme, conclut Françoys Gagné, « les expériences sont encore parcellaires.Elles partent des écoles, des enseignants, des parents.» Les choses pourraient changer sous peu puisque la Fédération des Commissions scolaires catholiques du Québec vient de prendre fait et cause pour la douance et de demander au ministère de l’Éducation d’adopter une politique formelle à cet égard.La Commission scolaire Sault-Saint-Louis, qui dessert 10 000 élèves francophones de l'Ouest de l’île de Montréal, est peut-être la seule au Québec à avoir nommé un responsable à temps plein du dossier douance.Le mandat de Carole Mo-relli, conseillère pédagogique, consiste à dépister les enfants talentueux et à leur offrir des services.L’administration de tests étant une mesure coûteuse, le dépistage se fait d’une part en sondant l’intérêt et la motivation des enfants eux-mêmes.Ensuite un deuxième sondage se fait auprès des des camarades d’une même classe.Enfin, les enseignants participent au dépistage en utilisant une grille de caractéristiques qui comprend entre autres la curiosité intellectuelle, la créativité et même .l’humour.Au primaire, nous dit Carole Mo-relli, « l’option des commissaires est de ne pas créer de classes spéciales et de rester le plus près possible des classes régulières ».Les élèves doués se voient proposer des projets dans le domaine des arts ou des sciences dont la réalisation nécessite environ deux heures par semaine.« Ils ne veulent pas toujours consacrer du temps et des énergies à des activités additionnelles ».Certains parce qu’ils ont déjà un agenda d'activités parascolaires très chargé ; d’autres parce qu’ils s’accommodent fort bien d’une certaine facilité.Au secondaire, il existe des classes spéciales avec latin et enrichissement du programme des matiè- res de base, le français, les mathématiques et l’anglais.,Une des écoles de la Commission scolaire Sault-Saint-Louis offre un programme sports-études.Voir page 22 : Doués STAGE HAÏTI ÉTÉ 1990 SENSIBILISATION au développement International, organisé par l'Association québécoise pour l’avancement des Nations unies.• Contacts avec la population • Visites de projets communautaires • Intégration dans une communauté rurale • Échanges sur le développement DATE ET DURÉE • Départ fin juin 1990 • Durée 4 semaines • Inscription avant le 1er février 1990 • Les dépenses sont à la charge des participants.N.B.: Les modalités de paiement se font avec une agence de voyages.POUR RENSEIGNEMENTS: Montréal: Gatineau: Québec: Beauce: Saguenay: Isabelle Nault Pierre Dextrase Suzanne Bédard Étienne Pouliot Clarisse Pouliot Michèle Gobeil (514) 388-5660 (514) 659 5233 (819) 568-8519 (418) 688-9777 (418) 397-6982 (418) 543-7548 nr»lE PVJBUCJ2Ê L i P ^oHPP^;^arÏWarceau ^ ^ oos ***** L,BE AUSS’ qui en ü Üæzr POU^SaV , ,.7605.0410-1 © 192 p oü^'ON AU OUEBEC R09e'Ln,acs,lSBN2-^5 S 6WW .,.» oA I» de uoVe bee VO^e coV^ V\vvs vtvt V)éc°^ c^e Y at ve^ouV casse( sa^ ^°u C\yat\cèe -Méridien EDITIONS DU MÉRIDIEN \A.95^ 1980 ouest, rue Sherbrooke bureau 520 Montréal, H3H 1E8 Téléphone: 932-9037 En vente chez votre libraire Télécopieur: 932-3986 Fax DIFFUSION I I DISTRIBUTION: CANADA: DIMÉDIA / BELGIQUE: ACADEMIA /FRANCE: CQFDL-DERVY / SUISSE: ALBERT LE GRAND
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