Le devoir, 3 février 1990, Supplément
LE DEVOIR Montréal, samedi 3 février 1990 CAMPS D’ÉTÉ cahier spécial Songe d’un camp d’été Escapade au pays du merveilleux Françoise Genest PAR UNE NUIT étoilée de juillet, le peuple de l’empire Amid, les Babadiètes, les Ba-baeools et les Babapois sont réunis devant le grand sultan Aboul Amit pour assister au spectacle du Babaorum, une grande fête offerte par le sultan.Devant les émirs, les princesses, les fakirs et les maha-radjas, les danseurs et les musiciens rendent hommage aux fils d’Aboul Amit, Simbad, Moustafa et Soliman et au grand vizir qui ont accompli de fabuleux exploits.Vous serez sans doute étonné d’apprendre que cette page féé-rique des Mille et une nuits ne s’est Sas déroulée à Bagdad, mais plutôt Rawdon au camp Mariste.Et ce n’est pas Shérazade qui nous a raconté l’aventure des Babas, mais plutôt Gérard Bachand, alias Aboul Amit, directeur du camp Mariste et président de l’Association des camps du Québec (ACQ).Il faut dire que M.Bachand n’en n’est pas à son premier grand rôle, puisqu’à chaque été, depuis 10 ans, le camp Mariste exploite un thème imaginaire différent qui donne le ton à toutes les activités du séjour.« C’est le personnel du camp, qui, dès janvier, travaille à trouver le thème de l’été suivant, raconte Gérard Bachand.Il y a eu les pirates, les romains, les indiens, les découvreurs.Les thèmes s’inspirent parfois de l’histoire ou encore de l’actualité.Nous avons eu beaucoup de succès avec la bande dessinée, le cinéma en 88 et les Mille et une nuits l’an dernier.À chaque année, on retrouve le même émerveillement chez les enfants qui ne demandent pas mieux que d’entrer de plain-pied dans le monde imaginaire ».Même enthousiasme chez Alain Massé, directeur de la base de plein-air La Perdrière, où l’an dernier, les « dgin bleus », les « farfadets » et le « clan de Zorga », personnages du Moyen-âge, ont dénoncé le mauvais sort fait à l’environnement.Là aussi on déborde d’imagination.Un grand thème pour l’été autour duquel on invente un monde imaginaire, des personnages et des costumes.Cette année à La Perdrière, il sera question de la paix et pour en saisir toutes les nuances, une machine à voyager dans le temps et des activités inspirées du film Back to the future.Ça promet ! Au camp Mariste, on mijote tout cela dans le plus grand secret, mais déjà les moniteurs se documentent, imaginent des noms d’équipes et des surnoms plus fantaisistes les uns que les autres, confectionnent des costumes et des décors et préparent fébrilement les principales activités dont la cérémonie de clôture, qui conclut l’aventure.« Tout le monde est dans le coup, les moniteurs, la direction et le personnel de soutien.Tout le monde a un rôle à jouer et participe à créer la magie de l’histoire, raconte M.Bachand.Même nos groupes de 13-14 ans font preuve d’enthousiasme et contribuent à l’émerveillement des plus jeunes.Pour leur séjour de canot-camping ils sont toujours investis d’une importante mission dont ils rapporteront des secrets et des trésors aux autres campeurs ».Pour les six à neuf ans, c’est l’aventure totale ! À cet âge là, les enfants sont fascinés par les personnages, les décors, les costumes, les épreuves à franchir, les éléments mystérieux à découvrir et les règles du jeu.Ils prennent leur rôle au sérieux et suivent le déroulement du séjour avec passion.À chaque jour, de nouveaux éléments du thème sont découverts, ajoutant au mystère et à l'aventure.Le thème choisi sert de prétexte à toutes les activités : bricolage d’accessoires ou de décors, chansons spéciales, trésors et messages à découvrir.« L’an passé par exemple, les Babas devaient apprendre les rudiments du tir-à-l’arc pour défendre l’empire Amid.L’été précédant pour le thème du cinéma, chaque activité devenait une scène de film imaginaire que nous tournions : La barbe à Gérard contre-attaque», explique M.Bachand.Bien sûr, racontent les deux directeurs, il faut d’abord préparation et imagination pour organiser une thématique, mais le jeu, sem-ble-t-il, en vaut la chandelle.Les moniteurs sont motivés et font preuve de beaucoup de complicité ; le climat de travail est plus détendu.Les enjeux de l’aventure sont une excellente motivation pour les campeurs et cela facilite le travail d’animation.Sans compter qu’il est plus facile d’imposer les règlements du camp, lorsque ceux-ci font partie du code d’honneur des pirates ou des romains.Avec un brin d’imagination même les contraintes peuvent se changer en jeu.C’est d’ailleurs d’imagination, dont il sera question au colloque des directeurs de camp de l’ACQ qui se tiendra en avril prochain sous le thème, « La gestion du merveilleux ».On compte environ une douzaine de camps qui choisissent ainsi une thématique particulière pour la durée du séjour des jeunes campeurs.Au camp Jeune-Air, par exemple, les enfants de 9 à 11 ans qui le souhaitent peuvent profiter des installations du campement indien situé de l’autre côte du Lac.Là, sous la tente, en compagnie d'un indien algonquin et de leurs moniteurs spécialement formés, ils s’initient aux coutumes et aux légendes des peuples indiens.D’autres camps répètent la même thématique chaque année ou encore exploitent une lé- gende de la région.« La majorité des camps optent pour des journées thématiques, explique Denis Brisebois, coordonnateur des programmes à l’ACQ.Parmi les plus populaires, il y a la journée à l’envers, la journée internationale, les « beach party » et les tombolas.Les enfants ont beaucoup d’imagination et ce genre d’activités leur permet d’être acteurs plutôt que spectateurs».Le plein-air, la vie de groupe et les activités sportives ont toujours fait le succès des camps de vacances, mais selon Alain Massé et Gérard Bachand, la thématique spéciale ajoute à la féérie, crée des liens entre les campeurs de tous les âges.C’est la formule magique, la poudre de perlin-pinpin dont la chimie très particulière agit sur l’imaginaire laissant aux enfants des souvenirs impérissables à saveur d’aventure.Pour faire un meilleur choix, la Foire des camps de vacances La FOIRE DES CAMPS DE VACANCES, présentée par l’Association des camps du Québec (ACQ), est un événement annuel à ne pas manquer pour les parents qui planifient déjà les vacances de leur enfant.La Foire se déroulera à Montréal du 19 au 24 février au Complexe Desjardins et à Ste-Foy, du 7 au 10 mars à la Place Laurier.De plus, l’ACQ vient tout juste de publier l’édition 90 de l'Annuaire des camps de vacances qu’on pourra se procurer gratuitement à la Foire.Tout ça, pour mieux choisir son camp de vacances.La Foire des camps de vacances permet aux parents et aux enfants de « magasiner » leur camp de vacances, fait remarquer Yves Legault, vice-président de l’ACQ.Pendant plusieurs jours, ils pourront rencontrer directement le personnel des camps et en savoir davantage sur les programmes.Plus d’une trentaine de camps de toutes les régions du Québec auront « pignons sur rue » sur la Place du Complexe Desjardins à Montréal et plus d'une vingtaine à la Place Laurier à Québec.À ne pas manquer, les mercredi et samedi vers l’heure du midi, des conseils pratiques donnés aux parents sur « le trousseau du campeur ».De l’animation représentative de ce qui se fait dans les camps de vacances est prévue tous les jours de la semaine et plus particulièrement lors de la journée du samedi, consacrée a l’enfant.Il y aura alors des spectacles, du théâtre, des clowns, du maquillage, et plusieurs prix seront attribués lors d’un tirage.L’entrée est gratuite.D’autre part, on trouvera pour la première fois à la foire, un kiosque de l’emploi présenté par l’ACQ.Les camps de vacances du Québec engagent, chaque été, plus de 4000 animateurs, moniteurs, surveillant-sauveteurs, spécialistes en activité de plein-air, infirmières ou aide-cuisiniers, etc.Les étudiants et étudiantes qui cherchent du travail pour l’été pourront obtenir la liste des emplois disponibles et même remplir sur place les formulaires requis.La Foire des camps de vacances sera ouverte aux visiteurs de 10 h 30 à 17 h du lundi au mercredi de 9 h à 17 h le samedi et de 10 h 30 à 21 h les jeudi et vendredi.Rappelons que l’Association des camps du Québec regroupe 115 camps de vacances accrédités.Ils répondent à des normes relias à la sécurité, la qualité du programme et de l’encadrement, la formation du personnel, ainsi qu’à l’hygiène, la santé et la sécurité des lieux etc.« En se dotant d’un programme d’accréditation, il y a maintenant plus de 20 ans, précise Yves Legault, l'ACQ a, en quelque sorte, forcé l’auto discipline.Il revient au responsable de chaque camp de juger si oui ou non il se qualifie pour déposer une demande d’accréditation.En somme, l’ACQ préfère s’auto-gérer, plutôt que de subir le contrôle gouvernemental ».Choisir un camp accrédité assure donc un minimum de qualité garantie par l’ACQ.« Toutefois, ajoute-t-il, même si l’ACQ appose un sceau de qualité, cela ne doit pas empêcher les parents de se rendre sur place pour se renseigner ».Le client d’aujourd’hui est davantage exigeant que celui d’hier, souligne Yves Legault, et la PME des vacances doit adapter ses services en fonction de sa clientèle.C’est ainsi que le pain de blé a remplacé le gruau au petit déjeuner et que les longs dortoirs ont cédé la place aux chambrettes intimes.C’est aussi pour répondre aux besoins des consommateurs que certains camps se recyclent dans les courts séjours, du lundi au vendredi ou du vendredi au dimanche.En fait, l’ACQ s’efforce d’allumer ses membres d’un tel feu sacré que seul le désir de se surpasser les animerait.Un des outils retenus : le concours du camp de l’année qui ne couronnerait pas nécessairement le meilleur, mais celui qui se serait distingué sur un plan ou un autre.Déjà l’ACQ rêve de tenir les rênes d’une école de formation.Un projet qui n’est pas pour demain mais qui aurait un double avantage : obtenir une qualité encore meilleure d’encadrement et contribuer à stimuler l’emploi dans les camps de vacances.¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ WÊÊM ¦Ml Le Devoir, samedi 3 février 1990 Spécial camps d’été Partir au camp le coeur heureux et l’esprit léger Jacques II, Y A des enfants qui, l’été venu, s’envolent coeur heureux vers le camp de vacances ; il y en a d’autres qui, à l’aube de l’hiver, souhaitent déjà qu’on abolisse vite le congé estival.Ou plutôt qu’il ne débute qu’après les deux ou trois semaines qu’ils devront vivre loin de la maison, des parents et des amis.« Il est important, insiste Louis Jean, directeur de l’Association des camps du Québec (ACQ), d’impliquer le jeune dans le choix du camp de vacances.De tenir compte de ses goûts et de ses intérêts.Surtout lorsqu’il y va pour une première fois.Car, un enfant qui choisit son camp se sent beaucoup plus à l’aise d’y aller.» Il y a ainsi de fortes chances qu’à l’angoisse de partir succède l’impatience du départ, et que les rêves les plus fous peuplent enfin les nuits du futur campeur : dans la peau de Lucky Luke, il enfourche sa monture blanche ; dans celle de Tintin, il escalade la montagne vertigineuse.Et qui sait si, tout au fond de son lit, il n’a pas revêtu le costume de chasseur du jeune Spirou pour braver les dangers de la forêt palombienne, ou les hardes du vieux Sancho pour descendre intrépidement la rivière en colère.Bref, les cauchemars hivernaux ont fait place aux joyeuses aventures.Depuis toujours, le bouche à oreille constitue le moyen de recrutement le plus populaire.Qui n’a pas un collègue de travail qui, chaque saison, conduit ses gamins dans tel camp de vacances ?Parce que là-bas, ils font de la photographie, du brico-nature ou de la danse plusieurs heures par jour.Quel enfant n’a pas un copain, une copine qui fréquentent un camp extraordinaire où la journée se passe à cheval, en planche à voile ou en canot-pirogue ?Fit, n’est-il pas vrai, maman, qu’il est beaucoup plus inté- ressant d’aller là où des amis nous attendent ?« Ça peut être une bonne idée d’envoyer l’enfant dans une place où il connaît quelqu’un.Ou à un endroit qu’il a déjà visité.Sans le savoir, plusieurs ont déjà vécu une expérience de camp.Par exemple, beaucoup d’écoliers font les classes-nature.» Le choc de la séparation sera d’autant plus allégé si l’enfant évolue en milieu de connaissances.Évidemment, se coller aux avis des copains et des collègues restreint un peu le choix.Pour jeter un coup d’oeil sur l’ensemble, rien ne vaut les réseaux officiels.Après avoir arrêté son ou ses choix, avoir bien sûr consulté l’annuaire des camps de vacances, le directeur de l'ACQ suggère d’entrer immédiatement en communication avec le ou les camps afin d’y puiser les renseignements manquants et, surtout, de recevoir au plus tôt les divers prospectus.Des prospectus qu’on laissera bien en vue.« Alors qu’ils devraient les OUI! Vous avez trouvé le bon Camp de Vacances pbrceque.v le Camp est situé dans la belle région de SAINT-JOVITE.» C'est un camp privé ne pouvant accueillir que 100 entants, * les entants couchent dans des CHAMBRES, v Les séjours commencent en général le SAMEDI, t les entants ont le choix de pratiquer plusieurs SPORTS Pi Yt ! à /.S®’j ÇSC6TA9T 1“ « W*' li*: tihiâP j j PtSC'N* CT BIEN D AUTRES EN PLUS )U NOUVEAU PROGRAMME D IMMERSION LINGUISTIQUE EN ERANÇAiS OU EN ANGLAIS POUR FILLES ET GARÇONS DE 6 A 15 ANS POUR RECEVOIR NOTRE BROCHURE TÉLÉPHONEZ OU ÉCRIVEZ A BASE DE PLEIN AIR DES LAURENTIDES CP 1770 SAINT JOVITE (QUÉBEC) JOt ZHO (819) 425 3556 1 800 567 6780 VENEZ NOUS VISITER tOUS LES DIMANCHES ENTRE 13 H Et 16 H Et PROflTE2 D UNE RÉDUCTION DE 15S t sNWW!!k i PHOTO ACQ Un séjour dans un camp bien choisi reste souvent une expérience inoubliable dont l’enfant parlera longtemps.mettre à la disposition de l’enfant, les parents ont tendance à garder les dépliants pour eux, observe Louis Jean.Pourtant, en les feuilletant, le jeune peut se découvrir une foule d’intérêts.» La venue du printemps ouvre les portes de plusieurs camps saisonniers.Des portes ouvertes aux parents et aux futurs campeurs.Parfois un seul jour, d’autres fois toute une fin de semaine.Les camps quatre saisons, eux, n’ont pas toujours de journée d’accueil formelle.Dans un cas comme dans l’autre, un simple appel vous renseignera.Alors que l’enfant a encore la tête remplie d’images, il est bon temps de sortir la liste du matériel à apporter au camp.Laissez lui le soin d’identifier ce qu’il possède et ce qui lui manque.Il vous surprendra peut-être en vous disant qu’il peut, sans problème, emprunter le sac de couchage de la petite voisine, mais que personne ne voudra lui prêter sa boussole.Une boussole qu’il sera d’ailleurs ravi de choisir lui-même à la boutique de sport.Au même titre que l’Anorak, les souliers de tennis et le sac à dos.Un enfant impliqué est un enfant qui collabore.Le matériel emprunté, les achats effectués, pourquoi ne pas le laisser préparer lui-même ses bagages.Sous un oeil attentif, toutefois, afin d’éviter qu’il oublie des choses.Quelques enveloppes pré-adressées et timbrées le stimulera à glisser de temps à autre une lettre pour la petite soeur, le grand ami, le papa et la maman.Une façon agréable de maintenir le contact.Et si plus le temps approche, plus vous sentez votre coeur se gonfler, n’en laisser trop rien paraître.« Pour chaque enfant qui vient au camp, il y a deux consommateurs, rappelle Louis Jean.Un enfant et des parents qui n’ont pas nécessairement les mêmes attentes, les mêmes appréhensions.Les enfants n’ont pas à vivre les craintes des parents.» Et, à plus forte raison, si ces peurs risquent d’envenimer son séjour.Pour les parents qui veulent faire un choix éclairé, l’ACQ publie chaque année un répertoire des camps accrédités.On peut se le procurer gratuitement à la Foire des camps d’été de Montréal et Québec ou encore dans tous les CLSC du Québec, dans les bureaux de Communication Québec ou au ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche.CAMP DE VACANCES-ÉTÉ 1990 TROIS-SAUMONS À MINOGAMI POUR GARÇONS ET FILLES ÂGÉS(ES) DE 5 À 17 ANS ET DES SÉJOURS VARIANT DE 9 A 21 JOURS SÉANCE D’INFORMATION À la salle l’Escale du COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET au 1001, rue Crémazie est, à Montréal C’est le samedi 24 février 1990, à 10 h 15 POUR D’AUTRES RENSEIGNEMENTS, ÉCRIVEZ AU SECRÉTARIAT, 11, RUE CRÉMAZIE EST, QUÉBEC (QUÉBEC) G1R 1Y1 OU TÉLÉPHONEZ AU (418) 529-5223 ,30< m -hcV®e * a'}®4 „ cTet'"i»®c % S°9io Spécial camps d’été frL 1 Le Devoir, samedi 3 février 1990 ¦ 3 Une premier contact privilégié avec l’environnement Jacques DKS LAURENTIDES au pays de l’Érable, de l’Estrie a Charlevoix, les camps de vacances se partagent une même richesse : la nature.Les uns voisinent un coin de lac, de rivière ou de fleuve, habitats privilégiés de la faune aquatique.Les autres côtoient la flore d'une montagne verdoyante, d’un grand bois encore ar-bré.Et plusieurs évoluent entre le vert et le bleu.Aussi, lorsque le biologiste Rosaire Corbin affirme que le camp doit jouer un rôle exceptionnel dans la lutte contre la destruction de l’environnement, personne ne conteste.« Dans un certain sens, nous avons failli à notre tâche, reconnaît toutefois celui qui, à la fin des années 70, dirigeait l’Association des camps du Québec.Parce que, n’ayant aucune pensée globale à l’égard de la nature, nous faisions alors ramer l'enfant sans nous soucier qu’il se préoccupe de l’environnement naturel.» A l’époque, les questions environnementales, échouaient inévitablement aux sciences naturelles.Cependant, Rosaire Corbin allait gommer l’erreur.C'est ainsi, qu’à l’aube des années 80, il préconisera une appro- che écologique pour l’ensemble des activités qui agrémentent le séjour du jeune campeur.Les sciences naturelles, bien sûr, mais aussi, le canot, l'escalade ou l’artisanat.Parce qu’il constate que l’enfant de la ville se retrouve en pleine nature aux mains de gens qui y sont tout aussi étrangers que lui’, il forcera directeurs et moniteurs à prendre la nature.C’est-à-dire, s’habituer à uhe diversité d’êtres vivants en relations les uns avec les autres et qui, tout comme la gente humaine, évoluent en société.C’est-à-dire aussi, se familiariser avec toute une série de composantes essentielles à l’équilibre des grands milieux.Autrement dit, une initiation qui dépasse largement le stade des noms d'un arbre ou d’un oiseau.« Aujourd'hui, on élève le jeune du milieu urbain dans une bulle de verre, estime M.Corbin.Ne t’approche pas de tel insecte : ça pique; ne touche pas à tel animal : ça mord; ne mets pas tes pieds dans l’eau : tu vas attraper un rhume.Pourtant, il y a moyen d’apprendre à vivre confortablement avec la nature.» En passant d’abord par l'étape sensorielle.Écouter les bruissements des feuilles ou le clapotis de l’eau, le chant des oiseaux ou les cris des animaux.Regarder attentivement l’écorce d’un chêne ou le manège des abeilles.Se frotter à un arbre, à un rocher.Sentir une fleur, MATCHPOINT: CRAY ROCKS u ¦ - y* 2 à 4 semaines du meilleur tennis — tous niveaux — entraîneurs de choix 22 courts — la Perle Rare des Laurentldes.NOUVEAU Tennis Élite (demande des détails).Sports aquatiques, rafting, glissades d'eau Options équitation, ski nautique, golf.etc.Feux de camp, parties à la piscine, surprises, nouveaux amis pour les 11 à 17 ans.Écrivez ou téléphonez aam frais aujourd'hui pour recevoir notre dépliant couleur ! 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