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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-02-10, Collections de BAnQ.

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©ÏEW© CINÉMA ¦ Le dernier film du réalisateur japonais Shohei Imamura, Pluie Noire qui nous avait donné il y a quelques années la superbe Ballade de Narayama prend enfin l’affiche à Montréal.Un autre magnifique film dans la plus pure tradition classique japonaise, Page C-4.Montréal, samedi 10 février 1990 Milou en mai, Piccoli en février Nathalie Petrowski EN MAI 68, Michel Piccoli avait 42 ans, l’âge des grandes remises en causes.En mai 68, Michel Piccoli aurait pu descendre dans la rue, monter aux barricades, scander des slogans, soulever des pavés et y découvrir la plage.Il aurait aussi pu tout plaquer, quitter femme, enfants, métier, patrie et devenir horticulteur.Et pourtant en mai 68, Michel Piccoli n’a rien fait de tout cela.En lieu et place, Michel Piccoli qui n’a jamais fait la grève de sa vie en a profité pour travailler davantage et tourner coup sur coup quatre films : La chamade avec Alain Cavalier, La voie lactée avec Bunuel, L’étau avec Hitchcock et Dillinger est mort avec Marco Ferreri.Comme contre-révolutionnaire, on ne fait pas mieux ! Vingt ans plus tard alors que les utopies qui ont fleuri en mai ne sont souvent plus que des fleurs séchées soigneusement cachées dans les livres d’images, Michel Piccoli revient à cette époque qui lui a, en quelque sorte, échappée.Il y revient grâce à Louis Malle et à un film délicieux du nom de Milou en mai, Piccoli y tient le rôle de Milou (pour Émile et non pour le chien de Tintin), un grand rêveur devant l’éternel qui vit dans la douce campagne française à l’aube des événements de mai 68.J usque là tout va bien, Milou n’a aucun problème.Celui qui a décidé d’être heureux parce que le bonheur c’est bon pour la santé, passe ses journées entre les ruches d'abeilles, les nids d’écrevisses et les soins de sa chère mère.L’histoire commence malheureusement avec la mort de cette dernière sur fonds de grondements sociaux.De sa France profonde et campagnarde envahie par les resquilleurs de la famille qui veulent tout liquider, Milou vivra mai 68 par le truchement de la radio, installée stratégiquement en face du cercueil de la mère.La fin du règne de la mère serait-il début de la vraie vie ?Voilà la question que Michel Piccoli est venu poser à Montréal cette semaine.Cette question a d’ailleurs un corrolaire : Michel Piccoli est-il le vrai Milou de l’histoire comme le prétendent certains magazines français qui le campent avec ses écrevisses et sa bicyclette et lui font dire en gros titres que Milou c’est bien lui et qu’il faut désormais oublier le séducteur pervers qu’il a si longtemps incarne.Ce matin pourtant alors que février interdit les bicyclettes et fait geler les écrevisses, le plus célèbre séducteur du cinéma français ne ressemble pas à Milou, ni à Piccoli du reste.Au mieux, on dirait un touriste français égaré à Montréal, en attente d’un vol pour New York ou Chicago.Il est assis devant son troisième thé du matin et porte une veste de laine un peu usée sur un vieux pantalon de velours côtelé.Le visage est bien le même et pourtant si les traits sont identiques, ils dégagent une sorte d’évanescence vaporeuse qui ne correspond pas à l’image qu’on se fait de Michel Piccoli.L’acteur est bien là mais c’est un autre qui répond à sa place, peut-être bien le vrai, peut-etre le fabriqué, seul un metteur en scène saurait le dire.Chose certaine, l’homme est aimable, courtois, poli, pas prétentieux pwur un sou.On lui donnerait le bon Dieu sans confession sinon le Prix Orange pour ses excellents rapports avec les journalistes.Un seul problème : il ne répond pas toujours aux questions ou alors prend de tels détours qu’on se retrouve aux Indes alors qu’on voulait juste aller à Paris.De lui, il ne dira pas grand-chose sinon qu’il ne travaille pas tant que cela et qu’il profite de la vie.Il dira aussi que son travail est une source de joie et surtout de merveilleux voyages intérieurs.Voir page C -10 : Piccoli * J i < ¦ a H PHOTO JACQUES GRENIER Michel Piccoli ¦¦H gHHOHm PHOTO JACQUES GRENIER Alain Cuny Cuny préparait son Annonce depuis 30 ans Robert Lévesque SA CHEMISE à carreaux, sa carrure, ses cheveux blancs et son grand âge, tout, chez Alain Cuny, correspond dès l’abord à la description d’un vieux maquignon des pays d’en-haut dans un roman de Claude-Henri Grignon.Tout, sauf sa voix, célèbre, qui va vous saisir lentement d’un son quasi sépulcral, et ses yeux d’artiste inquiet qui jette sur le monde un regard inconsolé.Je lui disais l’avoir vu dans Phèdre au Capitol de Québec en 1963 dans une production où Marie Bell mettait trois minutes à apparaître de derrière un rideau (de la main à la traîne), Alain Cuny s’est laissé porter par le plaisir des souvenirs et anecdotes qui étayent une vie d’artiste exceptionnelle, inscrite au coin des petits hasards, des grandes rencontres, des choix difficiles.Ce Malouin de 82 ans, qui est à Montréal pour tourner des séquences de son premier film ( ! ), dont la période de latence est à coup sûr la plus longue de l’histoire du cinéma (il prépare cette Annonce faite à Marie depuis 30 ans), est devenu une vedette par le cinéma qui l’a fait con- naître du grand pubüc ( Les Visiteurs du soir en 42, La Dolce Vita en 59) beaucoup plus que le théâtre où, pourtant, il a fait une carrière admirable, terminée il y a 16 ans avec une Danse de mort de Strindberg qu’il joua avec Maria Casares au Théâtre National Populaire dirigé par Georges Wilson.« Je ne me sens plus tout à fait à ma place », dit-il du théâtre, « j’ai perdu cette vanité (lorsqu’il prononce « vanité » l’air tremble autour de nous) qui est nécessaire.Je pourrais, bien sûr, jouer Lear (on ne lui fait pas dire ! ), plusieurs me l’ont demandé, mais je ne sais vraiment pas ce qui m’arriverait si je tentais ainsi le sort.».Sur cette lançée rétrospective, Alain Cuny dira : « un des plaisirs les plus grands que le théâtre m’ait procuré, c’est la douche que je prenais après une représentation harassante, après Macbeth, après Tête d'Or, et puis en enfilant une chemise propre ».Lorsqu’il parle ainsi, évoquant cette relation de sueur qu'a un acteur avec son personnage, ce lavage intrinsèque au fait d’entrer et de patauger dans un rôle avant de s’en extirper et de s’en défaire, Alain Cuny m’apparaît comme un athlète du théâtre.Alfred Simon, qui vient de publier à Paris un ouvrage sur Cuny, dit de lui qu’il est « une force de la nature par sa silhouette qui rappelle les athlètes de Michel-Ange, le seul grand tragédien français vivant ».Comme les athlètes, Alain Cuny ne sera jamais satisfait.« J’attends autre chose que ce que j’ai trouvé au théâtre.peut-être aurais-je pu le discerner, déjà, mais je serais brimé s’il n’y avait que cela .Sans doute puis-je dire que réaliser L’Annonce est peut-être un premier pas vers cette Terre promise.».« Je n’ai pas choisi le théâtre », commence-t-il en m’expliquant qu’il a cédé à la force des choses ou concédé à la faiblesse qui est en nous, qui sait, au moment de devenir acteur à l'issue d’une histoire sentimentale.« J’ai rencontré une Danoise dans la rue, je l’ai abordé; elle allait s’inscrire au cours de Charles Dullin à l’Atelier, et je l’y ai suivi, prêt à tout pour rester près d’elle.Dans la petite salle de l’Atelier, Dullin parlait.à la fin du cours, il s’est tourné vers moi et m’a demandé si j’étais nouveau.Embarassé, timide, j’ai répondu oui.Tu as une scène ?m’a-t-il demandé.Je n’en avais pas, et il m’a suggéré de préparer une scène de Dommage qu’elle soit une putain de John Ford».Le lendemain, avec Tula, sa Danoise, il donnait sa scène.« J’ai compensé mon ignorance totale du théâtre par toutes mes énergies », dit-il.Et Dullin aima, et lui dit cette phrase qu’un acteur traîne sur lui toute sa vie : « tu peux tout espérer ».Dans ces années d’avant-guerre, pour gagner sa vie, Cuny était « clandestin » dans la salle de garde de l’asile de femmes de Maison-Blanche où Françoise Dolto était interne.Il faisait ses sous sans permis de travail, en veillant la nuit.Le théâtre le saisira vraiment pendant la guerre.Il jouera une pièce de Giono en 1941 aux Noctambules (Le bout de la route), il sera du fameux Andromaque mis en scène par Jean Marais en 44 au théâtre Edouard-VII, et il fera la création de Morts sans sépulture de Sartre en 1946, avant de rencontrer le théâtre de Claudel en 1948, alors qu’il sera Pierre de Craon dans L'Annonce faite à Marie au théâtre de l’Oeuvre.« Claudel, pour cette reprise de L’Annonce, avait pensé à moi pour le rôle de Jacques Hury, il en avait parlé à Jacques Hébertot, le directeur du théâtre, mais celui-ci avait Voir page C -10 : Cuny ¦¦¦¦¦¦¦¦ ¦m mKmmmmmÊmmÊmmmmmmm vmmmmmmmmmaBtmmmKmuma M Rivage à l’abandon ou Médée à Berlin-Est Alain Pontaut AU MUSÉE d’Art contemporain de Montréal, l’heure est à l'Allemagne.À peine démontée l’exposition Blickpunkte (Points de vue), consacrée aux artistes ouest-allemands, les salles du Musée accueillent les éléments du décor du nouveau spectacle de Gilles Maheu et de Carbone 14, Rivage à l'abandon, adaptation d’un poème dramatique en trois tableaux de l’écrivain est-allemand Heiner Müller.« Je dirais : tragédie lyrique », corrige Pauline Vaillancourt, en me faisant visiter chacune des trois salles où devait être présenté chaque tableau de la trilogie de Müller, Rivage à l’abandon, Médée-Matériau et Paysages avec Argonautes.En fait, prenant prétexte du mythe de Médée, de Jason et de la Toison d’Or pour exprimer la réalité contemporaine de la misère et de la trahison en Europe de l'Est, l'action entière se déroulera finalement dans une seule salle, au sol terreux, aux murs couverts de fourneaux en paquets, une salle cernée d’un mur de briques et traversée par un tapis roulant qui amènera autant les interprètes vers la scène que les valises de l'aéroport vers l’exil.Les deux autres salles présenteront aux spectateurs, avant et après le spectacle, des éléments visuels, liés a l’oeuvre, Mur de Berlin, forêts, accessoires symboliques.Musicienne et chanteuse de formation classique, Pauline Vaillancourt, soprano lyrique mais aussi comédienne, est présente dans les trois tableaux, mais surtout dans le premier, Rivage à l'abandon.Se faisant en quelque sorte l’interprète de l’auteur et du metteur en scène, elle présente les images et les personnages avant de les confier aux acteurs, assurant aussi le côté lyrique de l’ouvrage, comme une dimension ajoutée au jeu théâtral, comme une extension de la voix parlée.« J’installe, dit-elle, le paysage par le texte.Je mets les personnages en images pour le public car, pour les trois interprètes, il s’agit plus d’images que de rôles.Le chant prolonge l’interprétation, en meme temps qu’il est le leitmotiv de cette tragédie lyrique, aussi originale par sa forme que bouleversante par son actualité et sa force.» Pauline Vaillancourt est née au Saguenay et a reçu sa formation classique au conservatoire de musique de Québec.Elle pratique et aime l’opéra qui est, dit-elle, une seconde peau mais aussi un dilemme, car elle a tout autant la passion du théâtre, du spectacle de création susceptible « d’ouvrir les cadres de la musique contemporaine».Dans cette optique, elle a souvent pris le risque de se « lancer dans le vide, comme interprète, avec des créateurs.» Elle a fondé un ensemble musical, Gropus 7, composé de musiciens et d’une chanteuse, elle-même, et utilisant une forme et une présentation très théâtrales.« J’ai toujours fait du lyrique, explique-t-elle, mais l’inventivité, la création, c’est ce qui m’a toujours le plus passionné.Au tout début de nos carrières, à Gilles Maheu et à moi, nous avions fait un spectacle ensemble, avec Gropus 7.Il était mime alors.Ce fut une très belle expérience.Et puis je suis partie pour l’Europe, où je vis depuis huit ans.Gilles et moi, on s’était un peu perdu de vue.Et puis il a pensé à moi comme animatrice lyrique, si l’on veut, de Rivage à l’abandon.À Paris, et en tournée à travers la France, Pauline Vaillancourt a créé L'Écharpe rouge, de Georges Per-gys, dans une mise en scène d’Antoine Vitez, le Copernicus de Claude Vivier, Les Mamelles de Tirésiasde Francis Poulenc à l’Opéra de Lille dans des décors de Topor.Elle a participé au Festival Almeida de Londres, avec Pierre Audy, qu’elle a suivi aux État-Unis et qui est main- tenant directeur de l’Opéra d’Amsterdam, où elle se produira bientôt.Le dernier opéra, créé à Paris et repris à Londres, a été Undive Comedy !, de Mikail Feniscy.Et puis elle a donné, ici comme en Europe, des récitals solo, La Voix humaine en particulier, dirigés par Joseph Saint-Gelais, avec qui elle aime travailler parce qu’il est aussi musicien.« J’ai accepté d’emblée la proposition de Gilles Maheu, dit Pauline Vaillancourt, parce que Heiner Müller, même s’il témoigne plutôt de l’Allemagne dévastée de l’immédiate après-guerre, est un auteur dramatiquement actuel.Il témoigne à un point stratégique, qui est situé à Berlin, à la frontière, qu’il a souvent traversée, de l’Est et de l’Ouest, et qui lui donne une connaissance profonde des deux systèmes et des deux mondes : la misère, la passion trahie, la mort ou l'exil d’un côté, et de l’autre les privilégiés que nous sommes à bien des points de vue, les indifférents gorgés d’informations et de biens et, comme dit Müller, « les voyeurs de la misère du monde.» « Ce théâtre n’est pas un théâtre facile.Ce n’est pas une action traditionnelle, ce sont des appels au secours.De la façon, terriblement éclairante, dont Gilles Maheu a Voir page C -10 : Rivage PHOTO JACQUES GRENIER Pauline Vaillancourt mmm L'ANNEE POLITIQUF^y QUEBEC 1988-1989 Ce livre s'adresse à tous ceux et celles qu'intéresse la politique québécoise?Personnes politiques, fonctionnaires, journalistes, leaders d'opinion et étudiants y trouveront des analyses concises et documentées de l'actualité et des tendances qui ont caractérisé l'année écoulée.QUEBEC/AMERIQUE - LE DEVOIR 3 1 n.NOUVEAU VIENT DE PARAITRE -316 PAGES - 59,95$ DE MONTRÉAL C-2 M Le Devoir, samedi 10 février 1 990 • • C'EST L'OUVERTURE! Dès le 9 février 1990, l'Insectarium de Montréal ouvre ses portes dans un tout nouvel édifice au Jardin botanique de Montréal Unique en son genre en Amérique, l'Insectarium de Montréal allie le scientifique et le spectaculaire: • une collection de 300 000 insectes de 120 pays • des milliers de spécimens à observer • des centaines d'insectes vivants, dans leur habitat • un spectacle multimédia à vous couper le souffle • des jeux interactifs pour découvrir les performances fantastiques de ces créatures étonnantes • les exploits de ces écologistes pour équilibrer notre environnement EN VEDETTE • le scarabée d'or • le scorpion empereur • le papillon-feuille • l'insecte-bâtonnet • une volière de magnifiques papillons Vous y apprendrez tout sur le Monarque, le plus grand papillon de chez-nous, symbole de l'Insectarium PORTES OUVERTES La visite est gratuite entre 9h et I8h, le SAMEDI 10 et le DIMANCHE 11 février 1990.L'Insectarium de Montréal vous ouvre toutes grandes ses portes! ADRESSE: 4101, rue Sherbrooke Est, métro Pie-IX ACCÈS: par le Jardin botanique ou le parc Maisonneuve VIVRE, MONTREAL «a?le cahier du René Lussier cherche le son derrière le mot René Lussier Serge Truffaut LA LANGUE.La langue parlée, et non écrite, est le sujet du nouvel album de René Lussier, guitariste et compositeur.La langue de bois et la langue du bitume, la langue de salon et la langue épicée, la langue claire ou sombre, la langue dans tous ses états, la langue qu’on emploie à toutes les sauces a été mise en notes.La langue et son enveloppe sonore qu’on a baptisé « Accent » occupe la face 1 et la face 2 de cette production qui s’appelle, à juste titre, Le trésor de la langue.Ce trésor a été édité par Ambiances magnétiques, l’étiquette des iconoclastes sérieux, soit Lussier, Jean Derome, Jean-Denis Levasseur, Robert Lepage, les musiciennes de Wondeur Brass et les musiciens de L'Apocalypso Bar.Ce projet à la fois original et ambitieux, dans le sens le plus noble du terme, Robert Lepage l’a expliqué ainsi, « son procédé — celui de Lussier — consiste à prendre en dictée musicale chaque intervention parlée.Chaque phrase, chaque mot, chaque inflexion sont ainsi transposés en la-nage musical pour divers instruments.Les mélodies et les motifs ob- tenus sont ensuite arrangés et orchestrés dans des styles très variés ».On ne peut être plus clair.Question de méthode, voici maintenant comment les choses se sont déroulées.11 y a deux ans et demi, René Lussier et un de ses complices travaillant dans le milieu cinématographique, soit Claude Beaugrand, sont partis à la chasse aux mots et aux sons.Ils ont loué une auto qu’ils ont baptisée le « French Spirit » comme il y eut le Spirit Of Saint-Louis, puis ils ont pris la route qui, passant par la rive nord, devait les amener aux archives sonores de l’Université Laval.Au cours de ce périple de cinq jours, « nous avons ramassé du stock de façon anarchique mais avec soin.Je dirais même avec luxe.Pour plus d’authenticité, pour plus d’intégrité on a espionné en quelque sorte les gens.On leur posait des questions de telle sorte qu’ils ne voient pas le micro.On ne voulait pas qu’ils soient gelés par la technique.En fait, on travaillait comme les réalisateurs du cinéma direct».À ces petites phrases dites à haute voix, Lussier a ajouté des « grosses » phrases.Celles de l’Histoire.Celles qui ont marqué l’Histoire du Québec au cours des 20 dernières années.Soit les phrases politiciennes des Lévesque et De Gaulle, Trudeau et Chartrand, ainsi que les phrases du FLQ lues par Gaétan Montreuil et l’accent de la reine.« La crise d’octobre, lorsqu’elle a eu lieu j’avais 12 ans.J’étais encore trop jeune pour être conscient de la portée de ces événements.Ce que les membres du FLQ ont fait à cette époque s’explique.Ça ne se justifie pas, mais ça s’explique.Pour ce qui est du texte, qui fait 15 minutes, j'ai essayé de conserver les moments les plus forts et qui sont encore actuels.Les farces ont pris le bord.D’ailleurs pour tous les textes, j’ai voulu éviter la caricature.J’ai gommé afin de ne pas tomber dans le piège qui aurait consisté à ridiculiser les gens».Musicalement, le travail accompli a été fait en étroite collaboration avec le saxophoniste et flûtiste Jean Derome, le guitariste britannique Fred Frith, le contrebassiste Claude Simard, le tromboniste Alain Trudel, alors que Claude Beaugrand était en charge des ambiances magnétiques.Pendant deux ans et demi, Lussier a donc enregistré des paroles.Ensuite, il a transcrit leur enveloppe musicale sur la portée musicale.Puis, il a fallu arrangé.Il a fallu trouver la note du mot qui correspondait à la note de la clarinette, de la guitare et autres.Un véritable travail de bénédictin.Le résultat de cette aventure unique dans les annales est étonnant, détonnant.Rien n’a été fait à l’aune de la gratuité.Tout a été fait avec soin.Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’une production qui s’écoute confortablement.Nous sommes à mille lieux du racolage sonore.Nous sommes dans notre propre musique.Celle de chaque instant du jour ou de la nuit.Le trésor de la langue, « c’est le contraire de la musique commerciale ».À écouter au moins une fois ! ?C’est lundi dernier qu’on a appris la mort du batteur Mel Lewis.Le musicien nous avait prévenu, mais on ne s’en était pas rendu compte.En effet, cet homme chaleureux avait enregistré en avril 1989 un album dont le tout dernier morceau s’intitule Goodbye.Pour son dernier tour sonore, cet émule de Shelly Manne avait réuni dans les studios new-yorkais un groupe restreint d’amis.Pour être précis, il s’agissait d’un sextette.Pendant deux journées, Mel Lewis accompagné de Kenny Werner, Dick Oatts, Gary Smulyan, John Mosca, Jim Powell et Dennis Irwin allait coller sur le ruban cette production baptisée.The Lost Art.C’est pas beau ça comme titre ! Non ?O.K, on va voir.1) Un vieux jazzeux connu pour être le « boss » d'un big band, rassemble un groupe restreint de « chums ».2) Ils enregistrent des ori- ginaux et un classique.Pas n’importe lequel.Un classique écrit par Duke Ellington, le « cheuf » des « boss » de big-bands, qui s’intule In My Solitude.3) Mel Lewis, de son véritable nom Melvin Sokoloff, joue pour l’éternité, et en solitaire, un motif musical de 51 secondes sur sa compagne batterie.4) Il baptise ce morceau Goodbye et l’album Lost Art.5) Il rejoint le big band que dirige le Duke dans l’au-delà.6) Mel Lewis c’était un sacré bonhomme.Né en Buffalo en 1929, Lewis débuta en tant que batteur de grandes V i formations et notamment au sein de celle qu’avait fondée Stan Kenton.Dans les années 50, ce percussionniste reconnu pour sa finesse et son grand sens de la mélodie va participer à un nombre imposant de ces enregistrements qui ont fait de Art Pepper, Hampton Hawes, Chet Baker, Bud Shank, Jimmy Raney, Bob Brookmeyer, Carl Perkins et autres des clochards magnifiques de la « zi-zique ».Après quoi il va rejoindre Gerry Mulligan et son fameux Concert Jazz Band, le trompettiste Shorty Rogers, puis il va faire une rencontre capitale, celle de Thad Jones.Au milieu de 1964, ces deux inséparables fondent un big band.Pendant pratiquement une vingtaine d’années, ils feront les lundis du Village Vanguard avec des gens comme Pepper Adams, Hank Jones, Rufus Reid, Jon Faddis et bien d’autres de ces musiciens qui ont fait leurs premières marques au sein de cette formation qualifiée fréquemment d’essentielle pour les oreilles du bipède.Maintenant c’est fini.On dira que les enregistrements demeurent, mais.Le départ de Mel Lewis, c’est le coup de blues des deux premiers mois de l’année.ORCHESTRE DES JEUNES DU QUÉBEC AUDITIONS STAGE ÉTÉ 1990, 0RF0RD CALVIN SIEB, CONSEILLER ARTISTIQUE ET PÉDAGOGIQUE Montréal: à la Place des Arts, les 20, 21, 22 et 23 février Québec: au Grand Théâtre, les 2,3 et 4 mars Critères d admissibilité: • Être diplômé ou élève avancé en musique • Être âgé de moins de 30 ans • Être citoyen canadien ou immigrant reçu • Être établi au Québec depuis au moins 3 mois l'nsles ilis|>iinililt-s: ouvert à tous les instruments d'orchestre Itnrée: du 20 mai au 2 septembre ItnurHcs: de 1 500 S à 3 125 S selon le poste occupé et la durée.Les frais de résidence sont à la charge de l'O.J.Q.¦INFORMATION FT INSCRIPTION: Carole Lévesque Orchestre des Jeunes du Québec (.>11) 2112*9465 Orchestre Métropolitain Bell Canada présente AGNÈS GROSSMANN Directrice artistique Lundi, 26 février 1990 20h00 Église Saint Jean-Baptiste Angle des rues Rachel et Henri-Julien ?QUEBECOR INC.Billets disponibles au guichet , àVégV'se Sa,ni Jean-iW”51' Agnès Grossmann chef d’orchestre Hélène Fortin, soprano Benoit Boutet, ténor Claude Corbeil, basse Le Choeur de l’Orchestre Métropolitain JOSEPH HAYDN: La Création a Hydio Québec Çjms'JS ROBERT LALONDE • GASTON LEPAGE • MARIE TIF0 • JULIE VINCENT dans WW ÏW ¦6 ^ ¦ HA naL DE REJEAN DUCHARME À L’AFFICHE MISE EN SCÈNE LORRAINE PINTAL O’kèefe V ~M s» \tenu- infruriHiw l*Htr malcnhiHUnts C^UXL'Ill U !'?-rTTs bons billets 0U«NM O Mfl MM J 12:30-2:45-5:00-7:15-9:30 La rencontre de deux êtres oubliés par l'amour et unis par la passion."Un film à voir." G ° - Huguette Roberge, LA PRESSE |»i« "Jeremy Irons et Fanny Ardant réussissent à nous transporter au coeur de leur univers." - franco Nuovo, LE JOURNAL DE MONTRÉAL FANNY ARDANT JEREMY IRONS un (iim de JEAN-JACQUES ANDRIEN r SÉLECTION OFFICIELLE \ BIENNALE DE VENISE 1989 ,f TCHEKY KARYO AGNES SORAL DANIELLE LITTLETON HELENE SURGERE PATRICK BAUCHAU Scenano ci dialogues JEAN GRUAULT JACQUES AUDIARD ei JEAN-JACQUES ANDRIEN Musique composée el dmgee pai NICOLA PIOVANI Ouecitui de lo pnoioqiopoie Y0RG0S ARVANITIS ASA Radio ___^ Afv •JJ» Québec /jT\ o.>mt>»4 Po.maiofilm distribution EN VERSION FRANÇAISE V DESJARDINS VERSION ANGLAISE BASILAIRE 1 CENTRE-VILLE 2001 UNIVERSITE L»J FOIN DE MAISONNEUVE 849 4518 t C-4 ¦ Le Devoir, samedi 10 février 1990 le cahier du t • ameai Stella: un film Harlequin John Goodman et Bette Mldler, dans une scène de Stella.Stella.Un film réalisé par John Erman, avec un scénario écrit par Robert Getchell d'après un roman ; de Olive Higgins Prouty.Images de ¦ Billy Williams.Avec Bette Midler, John Goodman, Trini Alvarado, Stephen Collins, Marsha Mason, etc.(É.-U., 1990) 110 min.Au Loew's.Robert Lévesque UN PEU à la manière des Moineau et Pinson, cette fresque socio-populiste de Georges IJor dont l’accent empêchait Françoise Sagan de dormir, ce film américain de John Erman joue les sets carrés : on y place d’un côté les riches, leur gout, leur raffinement, leur luxe et leur ennui; et de l’autre les pauvres, leur simplicité, leurs gaffes, mais leur coeur qui est gros comme ça.Entre les deux, un no man's land pour les nuances.Côté coeur il y a Bette Midler : barmaid à Watertown, elle est la fille la plus sexy en ville d’après son patron alcolo, et elle va préférer garder l’enfant que lui a fait un soir un beau brummel du patelin, jeune médecin qui va vite filer (elle n’a pas voulu l'épouser, tant pis pour elle) à New York vers un destin de soie.Côté fric, il y a ce père enfui, qui vit avec une héritière qui dirige une grande maison d’édition, et qui reviendra voir sa petite fille à l’occasion, chargé de cadeaux, de bisous.Le drame commence lorsque la petite Jenny vivra quelques jours chez les riches, mesurant la distance infranchissable entre le monde de son père et celui de sa mère.La peinture est si simpliste, dans ce film, que Bette Midler, la barmaid au coeur pur, est pratiquement une Charlotte qui prie Notre-Dame; alors que l’acteur qui joue le père enfui, quoiqu’il soit mentionné dans un dialogue qu’il est médecin, a tout du gigolo le plus intéressé que la 5e Avenue a pu engendrer.Le roman Harlequin a son équivalent à l’écran.Il l’a toujours eu, en fait, depuis les mélodrames du muet où il fallait aller au plus court, depuis le cinéma de papa en France, depuis l’époque du code Hays aux États- Unis où aucun sous-entendu n’était toléré, depuis que le coeur du pauvre l’emporte sur le fric du riche (mais on s’enrichit avec une telle philosophie commerciale !), et seuls ces monstres pervers du cinéma que sont Buniiel, Hitchcock, Godard et autres démons de la lentille dissidente, n’ont jamais trempé dans l’Harlequinisme hypocrite.Que dire de Stella ?Rien.Sinon ceci : j’ai l’impression que si l’on retournait à l’envers ce film, qu’il devenait une tragédie parce que la mère est horrible, atroce, qu’elle veut bloquer les chances de sa fille, qu’elle l’éloigne de son père et de toute possibilité de sortir de sa condition, on atteindrait peut-être au drame .le cinéma serait autre chose qu'un divertissement, mais il faudrait sans doute que ce film in- versé soit dirigé par autre chose qu'un tâcheron d'Hollywood.Existe-t-il encore des Alfred Hitchcock ?Le cinéma a-t-il perdu à jamais ses fonceurs ?Ces cinéastes inquiétants qui pouvaient, depuis notre fauteuil de velours usé, nous transporter ailleurs., c’est-à-dire dans nos propres hantises.Avec Stella, on ne va nulle part, ni sur l’écran ni en nous.Série de musique de chambre du XiXe siècle parrainée par M.et Mme Michai Hornstein LE QUATUOR À CORDES MQRENCY Le dimanche 18 février à 14 heures au Centre Saidye Bronfman Le programme original d’une soirée musicale du XIXe siècle présentée à Prague en 1939 Commentaires assurés par le musicologue M.Kelly Rice.Prix des billets: 15 $ et 12 $ (étudiants et âge d’or) Guichet: 739-7944 5170 Chemin delo(ôîeSte-Catherine,Montréal,Québec,H3WlM7.B ¦¦1 j DIRECTEUR ARTISTIQUE DA NIEL JA CKSOIN RÉPÉTITRICE GIN ELLE CHAGNON DANSEURS: Jean-François Arseneau, Ginette Boutin, Sophie Corriveau, Annik Hamel, Manon Levac, Jean-Pierre Mondor, Jacques Moisan, Luc Ouellette, Sylvain Poirier.De retour d une tournée en Hollande et en Allemagne IVIOIVJTRÉAL DANSE Présente 4 nouvelles oeuvres de: Hélène Blackburn I James Kudelka I Daniel Léveillé I Tom Stroud llillcls ISS IHS.JOf.JJS Pluie Noire: aux limites de la vie et de la mort Pluie Noire.Un film de Shohei Imamura.Scénario de Toshiro Ishido et Imamura, d’après le roman de Masuji Ibuse.Images de Takashi Kawamata.Avec Yoshiko Tanaka, Kasuo Kitamura, Etsuko Ichihara, Shoichi Ozawa et Keisuke Ishida.(Japon, 1989) 123 min.Au Parisien.Marcel Jean collaboration spéciale PLUIE NOIRE est un film qui se situe à la limite extrême de la vie et de la mort.Un film-frontière, qui se tient debout sur le fil du rasoir, opposant l’espoir et l’affirmation de la vie à la présence souterraine et inéluctable de la mort.La plus récente réalisation du grand Shohei Imamura (qui nous a donné La Ballade de Narayama), parle en effet de la vie après la bombe.Une vie qui suit son cours, normalement, mais sur laquelle plane le spectre de la mort.Le récit commence à Hiroshima, le 6 août 1945.Shigematsu Shizuma, sa femme et leur nièce Yasuko sont alors irradiés mais, par chance, ils parviennent à échapper aux brûlures et au souffle terrible de l’explosion.Quelques années plus tard, ils mènent une vie paisible dans un petit village des environs.Une vie qui serait semblable à celle de millions d’autres Japonais si ce n’était que Yazuko n’est pas mariée.Car, bien qu’on ait tout fait pour cacher son irradiation à la « pluie noire » radioactive, la nouvelle se propage et elle devient, comme tant d’autres, une pestiférée d’Hiroshima.La vie de la famille de Shigematsu Shizuma est donc faite d’espoir et d’attente.Une attente terrible qui souligne l’impuissance des personnages face à leur destin, une attente qui détruirait complètement le sens de la vie si ce n’était de la solidarité qui règne entre les survivants et de cette lueur d’espoir qui brille toujours, même à la fin du film, lorsque l’oncle regarde s’éloigner sa nièce malade.Pour filmer ce grand sujet (tiré d’un roman de Masuji Ibuse), Imamura a laissé de côté l’approche résolument moderne qui caractérise ses films précédents (Zegen, Co- chons et cuirassés) pour se conformer au classicisme des grands maîtres du cinéma japonais, comme Ya-sujiro Ozu dont Imamura a été l’assistant à deux reprises à la fin des années 50.C’est donc à la chronique familiale que le film emprunte son genre, chronique filmée en un admirable noir et blanc par une caméra économe de ses mouvements.Sobre (sauf dans sa première partie; le jour de la bombe), transparent, Pluie noire devient donc un véritable hommage aux survivants en plus d’une réflexion profonde et actuelle sur les conséquences d’une guerre nucléaire.La maîtrise totale dont fait preuve Imamura élève ce film au rang des grandes oeuvres du cinéma japonais.Chaque pièce de Pluie noire s’imbrique dans les autres pour construire un édifice d’une solidité exemplaire : la musique puissante de Toru Takemitsu, les images admirables de Takashi Kawamata et le jeu d’une justesse exceptionnelle de Kazui Kitamura et Yoshiko Tanaka.COMPLET 14,15 ET 17 FÉVRIER CARBONE 14 RIVAGE A L’ABANDON textes: HEINER MULLER mise en scène: GILLES MAHEU musique originale: ALAIN THIBAULT avec: PAULINE JULIEN MARTHE TURGEON PAULINE VAILLANCOURT et 18 figurants DES MERCREDI jusqu’au 4 mars réservations 521-4198 ou ADliüstsLOK 522-1245 en coproduction avec MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL STCUM Une scène de Pluie Noire, de Shohei Imamura.GALA- BÉNÉFICE INFORMATION 849-8681 CHORÉGRAPHE PLUS DE 150 ARTISTES! 25 ANS AVEC LES GRANDS BALLETS CANADIENS extraits de SYMPHONIE DE PSAUMES / Stravinsky • QUINTESSENCE / Mahler PAS D'ÉPOQUE / Percussion • CÉRÉMONIE / Spooky Tooth ¦ Henry INCOHÉRENCE / Flynn • LIBERTÉ TEMPÉRÉE / Mercure LE TEMPS APRÈS / Debussy • IA SCOUINE / Tremblay et la version intégrale de musique de Carl Orff AVEC L'ENSEMBLE VOCAL TUDOR DE MONTRÉAL, DES SOLISTES ET L'ORCHESTRE DÉS GRANDS BALLETS CANADIENS DIRIGE PAR ROLF BERTSCH 16*17»22*23*24 MARS • 20 H PD* MMII1 «INFO TICKETION: 788 3651 »(0M*AANDES tlltTIOH ?8B 2525 BILLETS 10S ?S 30$ *4$ • ÉTUDIANTS fl 3r ÂGE 27$ (PIÈCE D'IDENTITÉ REQUISE * UNTBlil O SunLife Salle Wilfrid-Pelletier Rcsovnttons toiunhonuiuos RacedesArts 5118422112 t-mnci.-sm Rodov.im o do 1 S sur tout billot du plus do 10 $ Billet 3 S Bnorhos ot raie on sus Piano nobile Salle Vyilfrid Pelletier Place des Arts Ronsoigncnionts 28b 42B3 Rosorvntions 842 21 12 Le Devoir, samedi 10 février 1990 ¦ C-5 Trois étudiants chez Duplessis France Lafuste SURPRENANTE aventure que celle de ces trois étudiants de Montréal qui, le 8 mars 1958, prirent le train pour Québec, avec dans leur cartable un mémoire sur l’accès à l'université à remettre en mains propres au premier ministre de l’époque, Maurice Duplessis.Ces étudiants en droit, réservés mais bigrement déterminés, ces porte- parole de quelque 22 000 étudiants en grève, s’appelaient Bruno Meloche, Francine Laurendeau (celle-là même qui collabore aux pages cinéma au DEVOIR) et Jean-Pierre Goyer.Pendant trois mois, ils camperont devant le Parlement, hanteront les corridors, s’installeront dans l’antichambre.En vain.Jamais « Le père de la nation » ne leur accordera audience.L’histoire des trois dormirait encore dans les archives, si Jean-Claude Labrecque n’était pas tombé sur trois scrapbooks religieusement constitués à partir de coupures de journaux de l’époque.Dans l’esprit des gens, le souvenir est vague.Pourtant, les « Trois petits » défrayèrent bel et bien la chronique en ce printemps 58.Pourquoi ne pas remonter le fil de l’histoire et demander à ses protagonistes de reprendre le train pour Québec 30 ans plus tard ?Pourquoi ne pas profiter de ce pèlerinage pour recueillir des souvenirs ?La tentative dépassera les espérances de Jean-Claude Labrecque : « Au fil des commentaires, s’est dessiné un juste portrait de la fin de l’époque duples-siste et du début de la Révolution tranquille.» Pour ce cinéaste qui a toujours cherché à graver sur pellicule des moments importants de l’histoire du Québec, l’aventure des trois est un chaînon manquant.Inutile d’essayer de la trouver dans les livres d’histoire ou de socio-politique.Et pourtant, dit-il, en reprenant quelques éléments de l’analyse de l’ancien journaliste du DEVOIR Guy Lamarche, également du voyage, ces trois jeunes gens ont fait ressortir, par leur jeunesse et leur persévérance le fondement d’une politique foncièrement paternaliste.Il ne faudrait pas se méprendre.Ni rancune, ni esprit de revanche n’habitent ce retour aux sources.Quand les trois rencontrent enfin Monsieur Tourigny, chef de cabinet à l’époque, l’émotion sera grande et la déférence de mise.En 30 ans, de l’eau a coulé sous les ponts.Qui plus est, Jean-Claude Labrecque ne fait pas profession de cinéaste polémiste mais plutôt de portraitiste qui s’attache à ramasser les faits et les idées comme des artefacts.« Dans une autre vie, j’ai dû être archéologue », se plaît-il à dire tout en reconnaissant l’influence du cinéaste Paul Vézina « l’un des plus grands cinéastes et des plus grands peintres du Québec.» « Mon intérêt pour l’histoire du Québec a grandi avec lui, à l’époque où il m’enseignait les rudiments de la caméra.» L’histoire du Québec, Jean-Claude Labrecque l’a mise en scène dans ses longs métrages et surtout dans Les Vautours où il a décrivait l’atmosphère étouffante d’une société sur le déclin, dans L'Affaire Coffin et dans Les Années de rêve que venaient clore la crise d’Octobre.Mais aussi dans ses documentaires, Nuit de la poésie, Visite du général de Gaulle au Québec ou dans un poignant témoignage de la poétesse Marie Uguay.« Dans L'histoire des trois, il y a certains passages qui rappellent tellement certains plans des Vautours que le héros Louis Pelletier aurait très bien pu croiser les trois étudiants.Car, ils avaient à peu près les mêmes exigences.» Quant a Jean-Claude Labrecque, il aurait pu lui aussi les rencontrer avant son départ pour Montréal et l’ONF en 1959.« Quand j’étais jeune, mon grand rêve, c’était d’aller travailler pour le Service de la cinématographie de Québec.Pendant un an, chaque semaine, j’allais voir Monsieur Duplessis avec le vague espoir d’obtenir un poste.» Filmer l’histoire du Québec donc.Obstinément.Voilà bien la profession de foi de Jean-Claude Labrecque, dont l’action de son prochain film Le Fou du prince se situe dans un pensionnat du Québec en 1948.« C'est normal chez moi.Mais c’est aussi peut-être que parce que nous sommes un peuple sans archives et que l’avenir d’un peuple dépend de la façon dont on lui raconte son histoire.» Avec L’Histoire des trois, il renoue avec le documentaire abandonné en 1980 avec Marie Uguay.« C’est plus N IV» nill'LE SSIS IV PIIUR DES 1RO»S Le cinéaste Jean-Claude Labrecque.facile d’y revenir quand on a fait un peu de fiction entretemps.Quant je fais du documentaire, je m’adapte à la personne que j’ai devant moi.Je l’ai fait avec cette jeune poète quelques heures avant sa mort, j’ai continué avec chacun de mes trois mousquetaires (en fait, ils étaient quatre).Chacun a sa version et ses Milou en mai:Louis Malle n’est pas Bunuel Milou en mai.Un film de Louis Malle.Scénario de Jean-Claude Carrière et Louis Malle.Images de Renato Berta.Avec Michel Piccoli, Miou-Miou, Michel Duchaussoy, Dominique Blanc, Harriet Walter, Bruno Carette, François Berleand, Martine Gautier et Paulette Dubost.(France, 1989) 108 min.Marcel Jean LUIS BUNUEL est mort, à l’hôpital anglais de Mexico, le 29 juillet 1983.Il laissait notamment dans le deuil un scénariste, Jean-Claude Carrière, qui avait collaboré avec lui à six reprises, dont au Journal d’une femme de chambre et au Fantôme de la liberté.En 1986, Carrière signait, pour Nagisa Oshima, un scénario dans le plus pur esprit de Bunuel.C’était ce- lui de Max mon amour, l’histoire d’un amour difficile entre une femme et un singe.Si j’insiste sur les antécédents de Carrière pour parler de Milou en mai, c’est que le scénario du plus récent film de Louis Malle installe un climat beaucoup plus proche de Bunuel que de l’univers du réalisateur d’Au revoir les enfants.En effet, même s’il ne s’agit pas de la première collaboration entre Carrière et Malle (ils avaient travaillé ensemble à Viva Maria et au Voleur), on ressent que la potentialité du scénario de Milou en mai est considérablement réduite par la mise en scène qui ramène tout à une sorte de premier degré de la comédie française.Pourtant, Milou en mai avait tout ce qu’il fallait pour devenir une oeuvre drôlement subversive.D’abord l’histoire : celle d’une famille bourgeoise réunie à la campagne, en plein mois de mai 68 (alors que se profile le fantôme de la liberté), pour enterrer la grand-mère et se disputer l’héritage (qui fait office d’obscur objet du désir).Ensuite, une foule de petits détails signifiants qui auraient dû élever le film au rang du sacrilège : un homme qui regarde les cuisses de sa petite fille pendant que celle-ci ta- Eote les joues de la morte, le même onhomme qui veut sauter la bonne devant le corps de sa mère, un chat noir qui ne cesse de rôder autour du cadavre, une lesbienne qui enchaîne Ce que sont les hippies devenus Flashback.Un film de Franco Amurri.Scénario de David Loughery.Images de Stefan Czapsky.Avec Dennis Hoppoer, Kiefer Sutherland, Carol Kane, Cliff de Young, Paul Dooley et Richard Masur.(Etats-Unis, 1990) 108 min.Au Palace.Marcel Jean AVEZ-VOUS déjà pensé que l’orthodontiste qui, l’an dernier, vous a soulagé de 5000 $ pour mettre des broches dans la bouche de votre fille de 13 ans, était peut-être un ancien hippie qui a passé la fin des années 60 à faire de la poterie dans les Cantons de l’Est ?Avez-vous déjà réalisé que le jeune cambiste de 26 ans qui, après vous avoir servi une râclé au tennis, vous a raconté qu’il venait de s’acheter un condo de 300 000 $ au Sanctuaire Mont-Royal, était probablement l’un des enfants qui couraient tout nus dans la plaine de Woodstock en août 1969 ?Vous n’y avez jamais songé ?Pourtant.Flashback, le premier film américain de Franco Amurri, montre ce que sont aujourd’hui les hippies devenus.Pour ce faire, le film raconte l’histoire de John Buckner, un jeune agent du FBI chargé d’escorter de San Francisco à Spokane un activiste chevelu arrête après 20 ans de fuite.Le film se résume donc à la confrontation entre deux mondes, celui des jeunes conservateurs et celui des vieux révolutionnaires qui sentent encore le patchouli.Il y aurait eu, avec de telles prémisses, matière à une intéressante réflexion sur l’Amérique.D’autant plus, d’ailleurs, que le hippisme est le corollaire du Viêt-Nam qui est, on le sait, le « seul » sujet du cinéma américain depuis quelques années.Malheureusement, Franco Amurri et son scénariste David Loughery (Star Trek V) n’ont su donner au film la substance qu’on aurait espéré y trouver.Reste donc une banale comédie à l’américaine destinée aux nostalgi- ques des sixties, avec des situations prévisibles et des dialogues d’une faiblesse consternante débités par le jeune Kiefer Sutherland et par Dennis Hopper, le souillon de service d’Hollywood.De plus, fait étonnant dans un film hollywoodien, la photographie, signée Stefan Czapsky ( The Thin Blue Line) est d'un amateurisme rare : les éclairages sont faux et embaras-sants, les transparences épouvantables, etc.Si l’on ajoute à cela le pathos de quelques extraits super 8 in- sérés au milieu du film, on peut croire que ça va pleurer dans les BMW des anciens du flower power.Il y a une réplique dans Flashback qui décrit bien les intentions du film.C’est celle où Dennis Hopper prévoit que les années 60 seront aux années 90 ce que les années 50 ont été aux années 80.On veut donc être les pre-miers à miser sur la prochaine mode, en attendant la réédition complète de Jefferson Airplane en disques compacts.Le problème, c’est qu’il est peut-être encore trop tôt.sa petite amie à la tête de son lit, etc.Mais, Louis Malle n’a jamais le doigté qu’il faudrait pour mettre à profit ces éléments et créer un atmosphère qui fasse ressortir le dérisoire de tout ce cirque qui se termine par une fuite à travers bois (car on craint l’arrivée des terribles communistes).Dommage, parce que tout au long du film plane l’ombre de Bunuel, lui qui, avec son sens stupéfiant de la mise en scène, aurait su insister juste assez pour montrer au grand jour le charme discret de la bourgeoisie.Le demi-échec du film repose ici sur une série de choix esthétiques, motivés par une conception naturaliste de la mise en scène qui se traduit, notamment, dans le jeu des comédiens.En effet, aucune distance n’est jamais perceptible dans le travail des acteurs qui ramènent le film au stade de la psychologie traditionnelle, alors que l’essentiel du propos est ailleurs (dans cette bourgeoisie prisonnière de ses valeurs et qui laisse paraître son ridicule et sa vacuité, aveuglée qu’elle est par le mirage des changements qui s’annoncent).Dès lors, ce qui aurait pu prolonger l’esprit corrosif de Bunuel se limite à etre une comédie française typique, avec ses bons mots, un peu de gauloiserie, ses chassés-croisés et sa bonne humeur champêtre.On est malheureusement plus proches du Déjeûner sur l’herbe que de Viri-diana.FAMOUS PLAYERS CREPUSCULE LES TR0 MO deMIC TREM OU PROMENADE DANS L'IMAGINAIRE D’UN ECRIVAIN SUR VHS EN LIBRAIRIE •• Tir CAMERA D'OR ASKA m.M DISTRIBUTION ( n n il e s N ••Beau et déroutant.Le film possède des instants dépuré brillance.- htm imm .101 H\AI.DF.MONTREAL «l'n film tout de séduction, d’inventivité et de poésie.» PREMIERE • l'n film qui renverse les mythologies, mêle l'humour, le romanesque, le merveilleux, 'aventure, avec un brio qui vous tient constamment sous le charme.» 11: MONDE »l n grand film.• Mon XX ième siècle» traverse le monde et le temps des inventions, hymne poétique a la communication qui.en passant de is'lil à 1900, fait un détour paries étoiles.» tn drrif strvti"> I UIIKRSIH ( IMM \ un film de ILDIK0 ENTEDI two D0R0THA SEGDA et OLEG JANKOWSKI directeur de la photographie TIBOR MAI UE Version originale avec sous-titre français souvenirs.» J’essaie d’être très près des gens.Et, j’arrive tellement a les connaître que je suis capable de prévoir leurs gestes à la minute près.En fait, je provoque mais en même temps, je m’adapte et m’efface.Finalement, ce sont eux qui dirigent mes films.» Quand il fait son itinéraire à rebours, il y a bien sûr 60 Cycles, compte rendu du tour cycliste du Saint-Laurent réalisé en 1965.« Au début, je me suis intéressé au côté physique, le sport était présent dans beaucoup de mes films.C’est graduellement que je me suis mis à écouter.L'Histoire des trois est à cet égard un joyeux mariage des deux PHOTO JACQUES GRENIER approches.» Petit hic : Que les documentaires ne soient que peu ou pas diffusés par les télévisions privées et d’Étal qui les boudent.« Idéalement, elles devraient ouvrir un créneau de deux heures par mois.Parce qu’il y a un public, plus nombreux qu’on le croit, et que l’ONF est une place extraordinaire pour en produire.» En attendant, il croise les doigts en espérant que Radio-Canada diffusera L'Histoire des troisen mars prochain.« Juste en même temps que la grève à peu près certaine des etudiants mécontents.Parce qu’au fond, 30 ans plus tard, l’histoire et les discours se répètent »."SI EN NOMINATION POUR 7 CÉSARS DIDIER 7ARRÉ PRÉSENTE Un Un cfe ERIC R0CHANT [U PRIX DE LACRITIOUE/llé LW INTERNATIONALE i/M' In' VENISE 89 L PRIX 8.LOUIS DEILUC ¦ 89 1 DESJARDINS BASILAIRE 1 ?B8 3141 UN TONDE SANS PITIÉ DISTRIBUTION ACTION F RM i IM VA‘, ( INI 111 X (XXON 10 + .s'il y a jamais eu un film important, poignant et passionnant, c'est ROMERO.brutal, magnifique et inspirant.a voir absolument." -Gary Franklin, abc TV "Un film émouvant, parfois choquant." - Huguette Roberge, la PRESSE "Un film d’une émotion percutante.Raul Julia livre une performance exceptionnellement touchante.aussi troublant que THE KILLING FIELDS." - NEW YORK DAILY NEWS "Une fois de plus, Julia prouve à quel point il possède toute la maîtrise de son art." - Franco Nuovo, LE JOURNAL DE MONTREAL "Raul Julia s'est glissé dans la peau de Mgr Romero, livrant une performance remarquable." - Robert Levesque, LE devoir RAUL JULIA r I.TFw '< UN FILM D UNE TERRIBLE ACTUALITE © unr Production MuuSt un film or iOhn duigan R AUI JULIA dans lf rûlf flf POMEPO hti HCmABD )0»D»N ANA AUCIA HAïOlD GOUlO EDDIE Vf IDE 2 ft TON* PLANA Ecrit pir JOHN SACRE T rOUNG Produit par f UW00D I RifSER ( S F IfJliW par JOHN OUlGAN MAIOFIIM DISTRIBUTION aw Une présentation de Radio-Canada iKMaagm Ë1 DESJARDINS rrr.EN VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE MS5 RUE PEEL 8A3-3II! ANGLAISE BASILAIRE I J88 3IA1 Jïlipa»».mi EGYPTIEN CARREFOUR LAVAL | h ASTRE ?330 AUT DES LAURENTIDES 688 3664 9480 LACORDAIRE 327 6001 | «ao sti cAiHfwNi o «ee J 1 12:30-2:45-5:00-7:15-9:30 La rencontre de deux êtres oubliés par l'amour et unis par la passion."Un film à voir." G ° - Huguette Roberge.LA PRESSE .s»."Jeremy Irons et Fanny Ardant réussissent à nous transporter au coeur de leur univers." - Franco Nuovo.LE JOURNAL DE MONTRÉAL FANNY ARDANT JEREMY IRONS u.ni.» JEAN-JACQUES ANDRIEN C SÉLECTION OFFICIELLE % BIENNALE DE VENISE 1989 .# TCHEKY KARV0 AGNESS0RÀL DANIELLE LITTLETON HELENE SURGERE PATRICK BAUCHAU Sc.iio.io et oioioflu.s JEAN GRUAULT JACQUES AUDIARD n JEAN-JACQUES ANDRIEN Mutiqu.compost, et amp., par NICOLA PIOVANI Oii.ci.ut 0.10 pnotogiapi».Y0RG0S ARVANITIS S~1A Radio ___ >W • Québec /Æ \ °"""'"*'»” malofilmdistribution EN VERSION FRANÇAISE complex! DESJARDINS BASILAIRE 1 288 3141 V VERSION ANGLAISE COIN OE MAISONNEUVE 849 4618 I C-6 ¦ Le Devoir, samedi 10 février 1990 CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l'attention de Christiane Vaillant.ASTRE I: (327-5001) — Tango et caah sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30, sem.7 h, 9 h 10 ASTRE II:— Romero sam.dim.1 h,3 h, 5 h, 7 h, 9 h.sem.7 h, 9 h.ASTRE III: — Born on the 4th ol July sam.dim.1 h,4 h, 7 h, 10 h.sem.7 h, 9 h 50 ASTRE IV: — War ot the Roaet sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30, sem 7 h, 9 h 30 BERRI I: (288-2115) — Ripoux contre Ripoux 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30.9 h 40 BERRI II: - Valmont 1 h, 3 h 45, 7 h, 9 h 30 BERRI III: — Tango et caah 1 h 15, 3 h 15, 5 h 30.7 h 45, 9 h 45 BERRI IV: — Retour vers le futur no2\ h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 45, 9 h 50 BERRI V: — Cinéma paradlao 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725)— Born on the 4th ot July sem.et sam 7 h, 9 h 45, dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 BONAVENTURE II: - Back to the Future no 2 sam.et sem.7 h 15, 9 h 30, dim.2 h, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 30 BROSSARD I: (465-5906) - La guerre de» ro- aea sam.dim.2 h, 4 h 25, 7 h, 9 h 25, sem 7 h, 9 h 25 BROSSARD II: — Ripoux contre Ripoux sam.dim.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40, sem.7 h 10, 9 h 30 BROSSARD III: — Tango et caah sam.dim.1 h 45, 4 h 30, 7 h 10.9 h 30, sem.7 h 10, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- Shocker sam.dim.1 h 50, 4 h 15, 7 h, 9 h 20, sem.7 h, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 2: - War ol the Rooea sam.dim.1 h 35, 4 h 20, 7 h, 9 h 15, sem.7 h, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 3: — La guerre dea ro- aea sam.dim.1 h 45, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 35, sem 7 h 10, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 4: - Romero sam dim.2 h, 4 h 35, 7 h 15, 9 h 30, sem.7 h 15, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 5: - Bom on the 4th ot July sam dim.1 h 05, 4 h 05, 7 h 05, 9 h 45.sem 7 h 05, 9 h 45 CARREFOUR LAVAL 6: - Tango et caah sam dim.1 h 55, 4 h 30, 7 h 05, 9 h 25.sem.7 h 05, 9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1:1455 Peel, Mil- Born on the 4th ot July 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: - Bandlnl angl.1 h, 3 h.5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 3: - Romero 2 h, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 35 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- L'oura sam dim.1 h, 3 h, 5 h.— Le Party 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA OMÉGA 1 : — De quoi Je me mêle ven.7 h 30, 9 h 30, sam.dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 30.lun.au jeu.8 h.CINÉMA OMÉGA 2: - Stella ven.7 h 30, 9 h 30.sam dim.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 30, lun au jeu.8 h.CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001) — sam dim Le aida au féminin 19 h, 21 h.CINÉMA PARIS: Mil (875-7284)- datant Vol-cea, Still Uvea 15 h 30, 19 h 30— Erik the Vlklng 17 h 30.21 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Ennemlea a Love Story sem.7 h, 9 h 30, sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: - Back to the Future no 2 sam.dim.2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 20, sem.7 h, 9 h 20 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: - Tremora sam.dim.1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05, sem.7 h 05, 9 h 05 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4:- War ol The Roaea sam.dim.1 h 40, 4 h 20, 7 h 20, 9 h 40, sem.7 h 20, 9 h 40 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: - Born on the 4th of July sam dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 50, sem.7 h, 9 h 50 CINÉMA POINTE-CLAIRE 6: - Ski Patrol sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10, sem.7 h 10, 9 h 10 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768-)— Lea rendez-voua du cinéma québécola jusqu'au 10fév.— dim.Michel Simon ou l'Innocence du diable Le vieil homme et l'entant 15 h — Vermlaat 18 h 35— Robin-aon In Laguna Maicol 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Driving Mlaa Dalay 7 h 15, 9 h 35, sam dim.12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 35 CINÉMA V - 2: - Mualc Box 6 h 45.9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 45, 6 h 45, 9 h 30 CINÉPLEX I: (849-3456) - Australia 1 h 15, 3 h 45, 7 h 05, 9 h 25 CINÉPLEX II: — La vie et rien d'autre 1 h 10, 3 h 55, 6 h 40, 9 h 25 CINÉPLEX III: - Jéaua de Montréal 1 h 45.4 h 15, 7 h 05, 9 h 35, mer.4 h 15, 7 h 05, 9 h 35 CINÉPLEX IV: - Noce blanche 1 h, 3 h, 5 h, 7h 15, 9 h 15 CINÉPLEX V: — Révolution françalae lea années lumière 1 h 15, 5 h 15, 8 h 30 CINÉPLEX VI: - Henri V 1 h, 4 h, 7 h — Shocker 9 h 40 CINÉPLEX VII: - Cruising Bar 1 h 05.3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 CINÉPLEX VIII: - La guerre dea roaea 1 h 30, 4 h 10, 7 h 10, 9 h 30 CINÉPLEX IX: - Révolution française lea années terribles 1 h 30, 5 h 30, 8 h 45 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Romero 1 h.3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 COMPLEXE DESJARDINS II: - Un monde sans pitié 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS III: - Bandlnl 1 h, 3 h, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25, mer.1 h, 3 h, 5 h 05, 9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS IV: - Australia 2 h, 4 h 45, 7 h 15, 9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester, Mil (283-8229)— Lea Be rendez-vous du cinéma québécola 19 h.(1er au 10 lév.)— CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- sam The Trial ot Vivienne Ware The Story ot Temple Drake 16 h.— One Hour With You Baby Face 20 h — dim.Blood Money The Bowery 16 h.— The Kiss Before the Mirror Wives Under Suspicion 20 h.CRÊMAZIE: (388-4210) — La guerre dea roaea sam.dim.2 h, 4 h 15, 7 h, 9 h 10, sem.7 h, 9h 10 DAUPHIN I: (721-6060) - Ripoux contre Ripoux sam dim.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40, sem.7 h, 9 h 15 DAUPHIN II: — Sexe, mensonges et vidéo sam.dim.3 h 30, 9 h., sem.9 h 10— Cruising Bar sam.dim.1 h 30, 7 h., sem.7 h 10 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Born on the 4thot July sam.dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 40, sem.7 h, 9 h 40 CINÉMA DÉCARIE 2: - Heart Condition sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10, sem.7 h 10, 9 h 10 DORVAL I: (631-8586) - Hard to Kill 7 h 15, 9 h 30, sam.dim.12 h 45, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 DORVAL II: — Loose Cannons 7 h 10, 9 h 15, sam.dim.1 h,3h,5h05,7h10, 9h 15 DORVAL III: - Internal Attain 6 h 45, 9 h 15, sam.dim.4 h 15, 6 h 45, 9 h 15— The Little Mermaid sam.dim.1 h.DORVAL IV: - Stella 6 h 50, 9 h 30, sam dim.1 h 30, 4 h 10.6 h 50, 9 h 30 DU PARC 1: (844-9470)- Stella 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 DU PARC 2: - Roger and Me 7 h 30, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 DU PARC 3: — Driving Mlaa Dalay 7 h 10.9 h 20, sam.dim.1 h10, 3h10,5h10,7h 10, 9 h 20 DU PLATEAU 1: (521-7870)- La aoclété dea poètes disparus 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 20 DU PLATEAU 2: - L'ours I h 15, 3 h 15, 5 h 15— Passions tourmentées 7 h 15, 9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - Flashback 6 h 50, 9 h 10— The Little Mermaid sam.dim.1 h 30, 3 h 15, 5 h FAIRVIEW II: - Stanley and Iris 7 h 05, 9 h 20, sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 05, 9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-Ennemlea a Love Story 1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - War ot the Roaea 2 h, 4 h 30, 7 h 10.9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Tremon 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 40, mer.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Always 1 h 40, 4 h 20, 7 h, 9 h 20 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Patrouille en toile?h 20, 9 h 30.sam.dim.12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 GREENFIELD 2: - Le Party 7 h 05.9 h 30, sam.dim.2 h 45, 7 h 05.9 h 30— La petite sirène 12 h 45, 5 h 05 GREENFIELD 3: - Stanley and Iris 7 h, 9 h 20, sam.dim.12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 IMAX: Vieux-Port de Montréal- Grand Canyon et Benthos (Ir.) mar.au ven.10 h 15,13 h 45, 15 h 30, 19 h, sam.dim.13 h 45,15 h 30,17 h 15,19 h, ven.sam.dern.spect.22 h 30— Grand Canyon and The Deepest Garden mar.au dim.12 h, 20 h 45 IMPÉRIAL: (2887102) - Stanley and tria 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 LAVAL I: (688-7776) - Patrouille en toile 7 h, 9 h 10, sam.dim.12 h 40, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 sam.dern.spect.11 h 50 LAVAL II: — Loose Cannons 7 h 20, 9 h 40, sam.dim.12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40 sam.dern.spect.11 h 55 LAVAL III:- La petite sirène 1 h, 5 h 10 — Tango and Cash 7 h 20,9 h 40, sam.dim.3 h, 7 h 20.9 h 40 sam.dern.spect.11 h 50 LAVAL IV:— De quoi le me mêle 7 h, 9 h 10, sam.dim.12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h, 9 h 10 sam.dern.spect.11 h 40 LAVAL V:— Le Party 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.12 h 20, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 sam.dern.spect.24 h LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Retour vers le futur no 2sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 05, sem.7 h, 9 h 05 LAVAL 2000 2:— Cruising Bar sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 20, sem.7 h 25.9 h 20 LOEW’S l:(861-7437) — Stella 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20, 9 h 40 sam.dern.spect.11 h 50 LOEWS II:— Loose Cannons 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 30 LOEWS III:- Driving Mlaa Dalay 1 h 15, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 25, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 35 LOEWS IV:- Glory 12 h 50, 3 h 30, 6 h 20.9 h 20 sam.dern.spect.11 h 45 LOEWS V:— Steel Magnolias 9 h 10 sam.dern.spect.11 h 30— Look Who's Talking1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05 OUIMETOSCOPE:(5288600) - Sam.salle 1: Un été d'oranges 19 h— Achlk Kerlb 21 h — salle 2: La vie et rien d'autre 19 h 15— Cruising Bar 21 h 45— Salle 3: Los Olvl-dados 19 h 30— Le Casanova de Fellini 21 h 30— Dim.Salle 1 : Cruising Bar 14 h— La petite poupée 16 h—Une tragédie dans le style rock 19 h— Un été d'oran-ea 21 h — Salle 2: Rencontres avec dea ommea remarquables 14 h 15— La nuit de Varennea 16 h 15— Cruising Bar 19 h 15— La vie et rien d'autre 21 h 15— Salle 3: Lot Olvldadoa 19 h 30— Le caaanova de Fellini 21 h 30 PALACE 1: - Hard to Kill 12 h, 2 h 15, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 55 PALACE II:- Internai Affaira 1 h 10, 3 h 50, 6 h 30, 9 h.sam.dern.spect.11 h 35 PALACE III:- Little Mermaid 1 h 05.3 h 05— Tango and Cash 4 h 50, 7 h 15, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 50 PALACE IV:- Mualc Box 1 h, 3 h 50, 6 h 35, 9 h 10 sam.dern.spect.11 h 40 PALACE V:- Roger and Me 1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h 35, 9 h 45, sam.dern.spect.11 h 55 PALACE VI:- Flashback 1 h 30, 4 h 10.6 h 50, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 45 PARADIS I: (354-3110)— La guerre dea roaea sam.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30, sem.7 h, 9 h 30 PARADIS II:— Tango et cash sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h.sem.7 h 15.9 h 20.PARADIS III:— Retour vers le futur no 2 sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20.sem.7 h, 9 h PARISIEN I: (8683856)- La petite sirène 1 h, 3 h — Monsieur Hire 5 h 15, 7 h 20, 9 h 20 EXPOSITIONS Ateliers et galeries AÉROPORT DE MIRABEL: Mirabel- < Fichons > 24 artistes internationaux, installations, photos, affiches, vidéo-art, musique, du 30 sept au 28 tév ARMADA: 52 Le Royer ouest, Montréal (8485045)-« Humeurs » gravures, encres et peintures de Denise Lapointe, du 20 déc au 31 mars ART A ARTE INC.: 3886 St-Huberl, Montréal (281-8556)— En permanence, une pléiade d'artistes Bar-ragan, Pérez Celis, Santander.Grass, Tomas, du mer au sam.de 12h30 à 18h, sur rendez-vous ARTICULE: 4060 St-Laurent sle 106, Montréal (842-9686)— John Keenan, rétrospective des peintures et dessins de l'artiste, du 13 janv.au 11 lév., mer.au dim de 12h.à 17h ATELIER DE CRÉATION OASIS: 1107 Du Rivage.St-Antome-sur-Richelieu (787-2867)— En permanence.travaux de Gaétan Pilon, huiles, aquarelles, médiums secs et sumi, sur rendez-vous.ATELIER GALERIE ROBERT ROUILLIER: 57 St-Cuthberl, Montréal (287-7444)— Oeuvres de W A Armstrong, J Rhéaume.M de Carrier, A Fortin et S Perreault ATELIER LE CORBEAU: 13 rue Principale N .Sutlon (5382712)— Oeuvres d'artistes de la région AXE NÉO-7: 205 rue Montcalm, Hull (819-771-2122)— Oeuvres de Jean-Yves Vigneau, du 17 janv au 10 fév.mar.au dim de 12h.à 17h BALCON D'ARTS: 650 Notre-Dame.St-Lambert (466-8920)— Exposition Hier et Aujourd'hui: oeuvres de Suzor Côté.Ayotte, Brymmer, Cullen.Fortin, Hammond.Harris, Jackson, Poirier.Richard.Rousseau et Sherifl-Scotl.aussi Brunet.Bruni, Brunoni.Bertounesque.Cosgrove, Del Signore.Der, Horik, Hudon.lacurto.Kirouac, Langevin.Lecor, Masson.Mercier.Munerel, Noeh, Palmaerts, Paquin.Richer.Rebry.Tigner, tremblay et autres— Sculptures de Normand Hudon.Nicole Taillon et Richard Viau BISTRO LE TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc.Montréal (272-1734)— Dessins de l'artiste roumain San-dor Sipos.du 30 janv.au 18 fév BOA OBJET D'ART: 3510 St-Laurent ste 205 Montréal (288 8990)— Céramiques d'Eva Ferenczy-Reichman et de Marie-Christine Lele.du 4 |anv au 16 lév BOURSE D'OEUVRES D'ART DE MONTRÉAL: 5487 Paré.Ville Mont-Royal (341-6333)— Grande salle d'exposition et de vente d'oeuvres d'art— Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres, du mar au dim.10h à 16h CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 4247 rue St-Domim- que, Montréal (842-4300)— • Fragments de mémoire » oeuvres de S.Cosma, P Desrosiers, P Gen-dron, J.Huet, J.Lefebvre, J Schneider, P Triliro et D Valade, du 16 janv au 15 fév CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine.Montréal (739-2301)— Oeuvres de Bernard Gamoy.du 6 lév au 8 mars CENTRE CULTUREL DE DORVAL: 1401 chemin Bord du Lac, Dorval (633-4170)— La gravure dans tous ses états, réalisation de Graft, du 14 tév au 7 mars CENTRE CULTUREL VANIER: 15 boul Maple Chéteauguay (691 -4680)— Oeuvres de Bernardo Carrara, du 6 au 23 tév CENTRE DU DESIGN: 1600 Notre-Dame 0 .ste 105, Montréal (9386095)— ¦ Montréarls • art actuel, du iun.au ven 10h.à 16h .le week-end et en soirée sur rendez-vous CENTRE DE DESIGN DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 200 ouest Sherbrooke, Montréal (987-3395)— ¦ La Manzana .Mar-torell, Bohigas, Mackay, architectes, du 11 /anv au 11 tév, mer au dim.de 12h.à 18h CENTRE D'EXPOSITION CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine.ste 444, Montréal (393-8248)— Oeuvres de Jean-Yves Leblanc, du 17 |anv au 17 tév — Oeuvres de Françoise Sullivan et David Moore, du 24 tév au 31 mars, mer au sam de 12h à 17h CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS: 1 85 rue du Palais, St-Jérôme (432-7171)— ¦ Pluralité 90 » rétrospective de Win Huysecom et oeuvres récentes de Robert Lachance, du 14 |anv au 25 tév.mar.au ven 12h.à 17h .dim 13h a 17h CENTRE INTERNATIONAL DE DESIGN DE MONTRÉAL: 85 ouest St-Paul, Montréal (842-4545)— Exposition sur le design industriel danois du 2 au 21 lév LA CHAMBRE BLANCHE: 185Christophe-Colomb.Québec (418529-2715)— • Véture • installation de Carole Baillargeon.du 7 tév au 14 mars-oeuvres de Mary Ellen Tremblay et Nathalie Turcotte.du 7 tév.au 4 mars, mer au dim de 13h à 17h CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Musique canadienne 18581950.documents d'archives, photos, programmes de concert, lettres et partitions, du 4 au 25 fév CHATEAU RAMEZAY: 280 est Notre-Dame.Montréal (861-7182)— Les dessins de Goya, 38 hélioty-pies reproduisant ses dessins, |usqu'au 4 mars COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 Sl- Ambroise.Montréal (935-1291 )— Galerie Jaune oeuvres de Dévora Neumark et Mario Bélisle— Galerie Rouge Gervais Descenes— Galerie Verte Photographies de Paul Litherland, du 7 au 28 tév, tous les jours COMPLEXE DESJARDINS: Montréal- Collection de clochettes de Danielle Deroy.lusqu'au 19 tév DAZIBAO: 4060 St-Laurent, espace 104.Montréal (8480063)— Fresco Senes photographies de Benjamin Chou, du 2 au 25 fév ENCADREMENT IDÉE: 235 St-Paul 0 .Montréal (2885820)— Oeuvres d'artistes canadiens et américains— Également affiches, encadrement, laminage ESPACE GLOBAL: 914 est Mont-Royal, Montréal (524-9504)— ¦ Stock: Le Salon d'Or • Istvan Kantor (Monty Cantsin) du 2 au 28 fév.EXPRESSION CENTRE D'EXPOSITION DE ST-HYACINTHE: 405 rue St-Simon, St-Hyacinthe (773-4209)— Oeuvres de Angèle Verret, pastel et médias mixtes, du 28 janv.au 14 lév.FORT CHAMBLY: Salle Albani, Chambly (658-1585)— Exposition traitant de l'histoire du Fort Chambly sous le régime français— < Pierres sur pierres • exposition photographique réalisée par Jacques Pleau, du 1er fév.au 15 avril, du mer au dim.10h à 17h.GALERIE ACTION: 190 rue Lauriei, St-Jean-sur-Richelieu— Peintures et dessins de Denis Godbout, du 7 tév au 4 mars, lun.au ven.de 13h.à 21 h, sam.dim de 13h à 17h.GALERIE D'ART L'ARISTOCRATE: 1500 Atwater.Montréal (935-8030)— Peintures de N.Boisvert.M Brazeau.M Favreau.GE Gingras.JP La-pointe.A Richardson, A Rousseau et C D Valais GALERIE D'ART DU COLLÈGE EDOUARD-MONTPETIT: 945 chemin Chambly, Longueuil (6782630)— Événement Rive-Nord: Christiane Bail-largeon.Carla White Side.Pierre Leblanc.Denis Charland, Jean-Pierre Harvey, Karen Trask, Johanne Roussy, du 9 fév.au 1er mars GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve.Montréal (8484750)— Peintures victoriennes The Beaverbrook Art Gallery, du 18 janv.au 24 fév.GALERIE L'ART FRANÇAIS: 1434 ouest Sherbrooke.Montréal (8483637)— Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE D’ART DU GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec— Exposition La Relève: J P Amée, D Abelson, L Cardinal, P Poulin, C.Martineau et C Pontbnand.du 24 |anv au 11 fév., tous les jours de 12h.à 17h.et les soirs de spectacle GALERIE D'ART ALAIN LACAZE: 129/131 St-Paul, Québec (418692-4381)— Huiles, aquarelles et estampes d'Alain Lacaze.en permanence GALERIE D'ART LA VALIN: 1100 ouest René-Lévesque, Montréal— Biennale du dessin, de l'estampe et du papier du Québec, du 19 janv.au 18 mars.mar.au dim.de 12h.à 18h.GALERIE D'ART MONIQUE SALVAIL: 120 J A Prélontaine, St-Adolphe-d'Howard (819-327-2311)— Oeuvres de P V Beaulieu, Maurice Domin-gue, Paul Soulikias.Anatole Golod.Lucienne Ze-gray, André Lesueur, Jeannine Bourret et autres, les sam et dim.de 13h.à 17h., du 10 lév.au 4 mars GALERIE D'ART STEWART HALL: 176Bord du Lac, Pointe-Claire (6381220)— Les arts du ballet, exposition en collaboration avec Les Grands Ballets Canadiens, du 13 janv.au 18 fév — Oeuvres récentes de Roman Heuer, du 25 lév au 25 mars, tous les tours GALERIE ART ET STYLE: 4875A ouest Sherbrooke, Montréal (484-3184)— Oeuvres de Colette Boivm, Pauline Bressan, Bruno Côté, R.Richard et A Rousseau, du 20 tanv au 28 tév GALERIE D'AUTEUIL: 1316 ave Maguire, Sillery, Québec (418687-2683)— Oeuvres de Sylvie Cloutier, du 11 fév au 8 mars, mer au dim.GALERIE PIERRE BERNARD: 141 rue Champlain.Hull (818777-4437)— Aquarelles et acryliques sur papier de Andrée Vézma, du 14 janv.au 16 tév — Sculptures et nouvelles acquisitions de A Gagnon, R Langevin, L.Latulipe, J Malo, S.Sato, R Alexandre.R Cantin.J Bauchesne et V Bachelier GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 ouest Ste-Catherine, local 502.Montréal— « Présages • oeuvres de Serge Murphy, du 20 tanv au 17 fév GALERIE-BOUTIQUE D'ART MME ALONZO: 219 Prince-Arthur.Montréal (987-1265)— Oeuvres d artistes du Québec et d'ailleurs peintures de R St-Paul, T Joyce Gagnon, J Cousineau, R.Caplette, S.Fablo, P Rouleau, M Tou-badou Séguin, oeuvres sur papier de R Lacroix.R Duguay, J.Hurtibise, G Fucito, P L.Tétreault, R Savoie.K Bruneau, H.Saulmer, sculptures de P Spé-nard.Z Kunlun, J M Bouthilletle, céramiques de A Kiloran, C Clarizio, R Hutchison, icônes de G Geor-gis.étains de P Simard.bi|Oux de S Williams, P Planas, M Lacroix, M Prent, Somapol.du mer au dim de 15h à 22h GALERIE C.BROCARD: Montréal (353-9396)— Liquidation permanente réduction de 20% è 60% sur peintres canadiens Cosgrove.Riopetle.Suzor Côté, Fortin, Ayotte, Masson, Richard, Rousseau, lacurto et autres, sur rendez-vous GALERIE CADRE: 5431 St-Laurent, Montréal (271-9990)— Collection unique de marionnettes anciennes Théâtre Wayang-Gulik, d'Indonésie, du mar au dim GALERIE DU CENTRE: 250 St-Laurent.St-Lambert— • Monotype * .exposition de l'Atelier d'estampes Graphia inc., du 17 |anv au 11 tév GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 20ouest Marie-Anne.Montréal (284-2631 )— Oeuvres de Jean Lantier.du 20 |anv au 17 lév du mer au sam GALERIE DES CINQ CONTINENTS: 1225 ave Greene, Montréal (931-3174)— Bi|oux uniques argent, pierres semi-précieuses, vieilles perles d'Afrique.amulets, de Turkestan.Indonésie, Inde.Afrique et Europe, du 3 tév au 3 mars GALERIE CULTART: 360 est rue Roy.Montréal (8483596)— Lithographies et dessins de Marie Brunet.du 1er au 26 lév , jeu au dim de 12h à 18h GALERIE DARE DARE: 4060 St-Laurent ste 211, Montréal (844-8327)— « Tremblement déon ¦ installation de Khosro Berahmandi, du 31 ianv au 18 lév .mer au dim de 12h à 17h.GALERIE BERNARD DESROCHES: 1444 ouest Sherbrooke.Montréal (842-8648)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, William Barnes.Paul André.Suzor Côté, Andrien Hébert et tableaux récents de Hel- mut Gransow GALERIE DOMINION: 1438 ouest Sherbrooke, Montréal (845-7833)— Oeuvres de Françoise Sullivan et David Moore, du 22 lév.au 14 mars, mar au sam.GALERIE DU MOBILIER CONTEMPORAIN: 3643 St-Laurent, Montréal (289-9348)— Exposition de deux jeunes designers.Sylvie Durocher et lan Pratt, du mar.au sam.GALERIE L'EMBUSCADE: 1571 Badeaux, Trois-Rivières (818374-0652)— Oeuvres récentes de Jocelyn Tousignant, du 30 janv.au 27 lév., tous les jours é compter de 12h.GALERIE ÉMERGENCE PLUS: 4728C Menlana, Montréal (597-0922)— Peintures de François Laçasse, du 31 janv.au 16 lév — Fibre/papier de Louise Bérubé, du 21 fév.au 9 mars GALERIE ESPERANZA: 2144 Mackay, Montréal (933-6455)— Oeuvres de Nam June Paik et Curt Royston, jusqu'au 25 fév., mer.au sam.de 11 h.à 17h.30 GALERIE ESTAMPE PLUS: 49 St-Pierre.Québec (418-694-1303)— Salle 1: « Le diptyque » exposition itinérante du Conseil québécois de l'estampe— Salle 2: • La relève > oeuvres de Laurence Cardinal.Nathalie Maranda, Pascale Poulin et Jean Tremblay, du 18 fév au 8 mars, du mar au dim.GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 4524 de La Roche.Montréal (842-3639)— Estampes originales de maitres européens et japonais— ouvert du mar.au ven 10h à 18h„ sam 12h.à 17h.GALERIE DES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine.Montréal (845-5484)— Oeuvres de Patrice Stanley, du 1er janv au 23 lév GALERIE GRAFF: 963 est Rachel.Montréal (528 2616)— Oeuvres récentes de Richard-Max Tremblay, jusqu'au 13 tév., mar.au sam.GALERIE GRAVE: 130 est Notre-Dame, Victoriavil-le— • Jardin.lieux de cultures > peintures de Odette Théberge, du 26 tanv au 3 mars.|eu au dim.GALERIE LIONEL-GROULX: 100 rue Duquel, Ste-Thérèse— Oeuvres récentes de Sylvain Bélanger, peintre-sculpteur, du 6 tév.au 1er mars GALERIE LES HAVRES GRIS: 215 ouest St-Paul, Montréal (982-3314)— • On a tous besoin d'art • oeuvres de Broggi.Cramer.Dansereau, Durand.Ferland, Labelle, Latargue, Lambert.Lapointe, Le Bel.Lelèvre.Manning.Meredith, Podrez, Souvray et Terebesi, du 4 tév.au 3 mars, mar au dim.de 12h.à 17h GALERIE H.E.C.: 5255 ave Decelles.Montréal (340-6298)— ¦ Personnages et piscines ¦ aquarelles d'Anita Ein Shapiro, du 29 tanv au 28 fév .tous les jours GALERIE HORACE: 906 ouest King, Sherbrooke (818821-2326)— Salle 1 Techniques mixtes de Caroline George— Salle 2 sérigraphies de Louis Rémil-lard.du 2 au 25 tév GALERIE L'IMPRÉVU: 251 ouest Laurier, Montréal (270-8855)— Oeuvres de Angers, Auger, Beau-lieu.Clément, Dutresne.Gauthier, Gérard.Guérard.Kanaté.Laliberté-Bermingham, Lavoie, Lyre, Paquin, Parmello, Pimparé.Pelletier, Tailleter.Teasdale et Trottier GALERIE L'INFORMELLE: 307 ouest SteCathe-rine ste 300, Montréal— • T'as trop souffert Var Gogh > oeuvres de Renée Chevalier, du 7 lév au 3 mars GALERIE KASTEL: 1366 ave Greene.Montréal (933-8735)— Nouvelles acquisitions signées de J W Beatty.J Beaudoin, F Brandtner, L Brooks.S Bru-nom, S Chase.Suzor Côté.B Des Clayes, M A Fortin.P Huot.A Y Jackson, H W Jones.M Lapensée.J P Lemieux et autres, du mar au sam 10h à 17h 30 GALERIE GUAITAN LACROIX: 264 Notre-Dame nord.Thetford-Mmes— Oeuvres récentes de Guai-tan Lacroix, huile, oeuvre sur papier et sculpture, lusqu'au 18 lév .le dim de 13h à 17h GALERIE CLAUDE LAFFITE: 1446 ouest Sher brooke, Montréal (2887718)— Au 1480 ouest Sherbrooke.• Renoir à Riopetle > Exposition de Maitres du 20e siècle oeuvres de Renoir, Rouault.Picasso.Miro.Laurencin, Hotmann.Marini.Motherwell.Appel et Riopetle GALERIE LAVOIR: 3632St-Laurent, Montréal-En permanence.40 tableaux de Jeanca.peints sur le mur GALERIE ELCA LONDON: 1616 ouest Sher brooke.Montréal (931-3646)— t Baie St-Paul • oeuvres de Michèle Drouin.Jean-François Houle.Darryl Hughto et Catherine Perehudolt, du 3 au 22 lév .mar au sam de 10h è 17h 30 GALERIE LUDOVIC: 1390 Sherbrooke 0 .Mont réal (844-9788)— Oeuvres de Poissant.Rousseau.Chapdelaine.Hrabe.Desiardins.Lamoureux.Hudon et Bertounesque GALERIE LISETTE MARTEL: 467 Notre-Dame.Montebello (818423-6361 )— Exposition des oeuvres de L Archambault, Cosgrove, Piché, Rebry Delsi-gnore.St-Marc-Moutillet.Soultdas.LeCor.Hudon et autres, tous les lours de tOh à I8h GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours, Vieux-Montréal (875-8281)— Exposition permanente des oeuvres de Belletleur.Ayotte.Richard.Riopetle, Fortin.Suzor-Côté et Masson, du mer au dim de 11h à 18h GALERIE MIHALIS: 1500 Sherbrooke 0.Montréal (932-4554)— 2e étage Collection permanente GALERIE FRÉDÉRIC PALAROY: 307 ouest Ste Catherine ste 515.Montréal (844-4464)— Oeuvres de Lyn Carter.Denis Juneau et Paul Lussier, du 27 ianv au 17 lév.mar au sam GALERIE PINK: 56 ouest Notre-Dame, Montréal (935-9851)— « Body and Soul t oeuvres de Gregory Louden et céramiques de P Ptnk.du 7 au 25 tév GALERIE PORT-MAURICE: 8420boul Lacor-dane, St-Léonard (3288585)— • La collection Loto-Québec • collection d’estampes, du 24 |anv au 18 tév — • Regard sacré • installation de Gynette Auger, du 21 fév au 11 mars GALERIE POWERHOUSE: 4060 St-Laurent.ste 205.Montréal (844-3489)— Oeuvres de Barbara Mc Gill Baltour et Catherine Collins, du 27 |anv au 18 tév mer au dim dé 12h è 17h GALERIE RENÉE HAMEL: 56A Blainville 0., Ste-Thérèse (430-6722)— Exposition des peintres et des sculpteurs de la galerie, mar.au sam.12h.â 18h.GALERIE RICHARD HEVEY: 80 Morin.Ste-Adèle (2284341)— Oeuvres de H Champagne, P.Toisas, A.Leimanis, M Fecteau, A.Arts, F.lacurto, R.Cantin, Basque.M Gagnon et autres, ouvert les sam.et dim.GALERIE ROLLAND: 2350 Guy, Montréal (932-9739)— Estampes originales de maitres européens et québécois: Dussau, Ting, Pellan, Riopelle et autres.lun au ven.10h.à 17h 30.sam.10h.è 17h.GALERIE ROYALE: 1420 ouest Sherbrooke, Montréal (845-4383)— Oeuvres de A.Fernandez, L.Labbé.F Lorion, A.Leblanc.J.Montpetit, A.Crawford et J.Tousignant GALERIE DU SERVICE D'ANIMATION CULTURELLE DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Edouard-Montpetit, 4e étage, Montréal— > 8 X 10 Les années 80 • 10 artistes, peintures, sculptures, bandes dessinées, installations et sérigraphies.du 30 janv.au 16 tév GALERIE SOHO MERCER: 250A Lyon.Ottawa (2382451)— Oeuvres d'artistes contemporains, mar.au sam 12h.à 17h GALERIE SKOL: 4060 St-Laurent, espace 107, Montréal (842-4021 )— Oeuvres de Lucie Marchand, du 3 au 25 tév GALERIE TOILE ÉTOILE: 5011 Queen Mary.Montréal (342-7649)— Oeuvres récentes des artistes de la galerie, du mar au sam.11h.à 17h.GALERIE TROIS POINTS: 307 Ste-Catherine O, ste 555.Montréal (845-5555)— Oeuvres de Suzelle Levasseur, du 7 lév au 3 mars, du mer.au sam GALERIE DE L'UQAM: Pavillon Judilh-Jasmin, 1400 rue Berri.Montréal— Salle J-R120: Oeuvres de Micheline Couture.Lise Landry et Martine Gaudet, du 9 au 25 tév., mar.au dim de 12h.à 18h GALERIE VENTE ET LOCATION MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1434 ouest Sherbrooke.3e étage.Montréal (285-1611)— Jean-Paul Riopelle 1967-1988.rétrospective des oeuvres sur papier, eaux-lorles.Iithos et huiles, du 14 fév.au 18 mars GALERIE VERRE D'ART: 1518 Sherbrooke O , Montréal (932-3896)— Sculptures murales de Denise Leone, du 7 fév au 3 mars GALERIE DU VIEUX-MONTRÉAL: 19 Cour Le Royer, ste 301, Montréal (842-9208)— Exposition permanente, oeuvres de Chagall et Riopelle, tous les jours de lfh.à I3h GALERIE BRENDA WALLACE: 372 ouest Ste-Catherine.ch 508.Montréal (393-4066)— Oeuvres de Claude-Philippe Benoit, du 13 |anv au 10 fév HÔTEL REINE ÉLIZABETH: Montréal- Exposition de photographies appelée • Le Montréal des Montréalais • ouvert tous les jours INTÉRIEURS RÉGIS FORTIN: 1564 Van Horne.Montréal (2781680)— Artistes canadiens et d'Amérique latine (Argenbne) art africain, obiets de collection.du mar au sam JARDIN BOTANIQUE: Montréal (872-1400)- Hall du Pavillon Japonais < Des oiseaux et des bourgeons • le monde hivernal des oiseaux et des bourgeons.lusqu'au 18 mars, tous les jours de 9h a 16h 30 LANGAGE PLUS: 750 rue Scott.Alma (418-668-6635)— Oeuvres de Michelle Laforest.du 26 tanv au 25 lév MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest de la Concorde, Laval (662-4442)— Salle Alfred Pellan Oeuvres de Fablo et Mongeau.du 16 lév au 11 mars, mar au dim MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare.Piedmont (227-4322)— Exposition des oeuvres de René Richard.P V Beaulieu, Riopelle, Henri Masson, et autres MAISON D'ART ST-LAURENT: 742 boul Déca rie, St-Laurent (744-6683)— Oeuvres de Francine Gravel, peintre, du 11 au 18 lév MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier, Hull (818 598 7488)— Pastels de Thérèse Frère, du 1er au 28 lév — Exposition Encan d'art, participation de 5 galeries régionales, du 1er au 11 fév MAISON NATIONALE DES PATRIOTES: St- Dems-sur-Richelieu— Centre d’interprétation relatant l'histoire des Patriotes de 1837-1838.de déc à mai, mar au dim de 10h à 17h MAISON RADIO-CANADA: Salle Raymond David, 1400 est boul René-Lévesque, Montréal (597-5520)— Oeuvres de Pierre Charlebois.du 14 au 22 tév.lun au ven de 10h à 18h MAISON TRESTLER: Cnemin de la Commune, Donon (4586290)— Visites guidées el historique de la Maison Trestler ainsi que de la ville de Vaudreuil.du mer au dim de 11h à 17h MICHEL TETREAULT ART CONTEMPORAIN: 1192 rue Beaudry, Montréal (521-2141)— Tableaux récents de Jacques Hurtibise.du 7 lév au 3 mars OBORO: 3981 St-Laurent ste 499.Montréal (844-3250)— Oeuvres de François Hébert, du 13 tanv au 11 fév — « Le menu global.oeuvres de Freda Gunman.du 17 fév au 18 mars OPTICA: 3981 St-Laurent ste 501.Montréal (287-1574)— Photographies de Marik Boudreau, du 13 |anv au 11 tév , mer au dim de 12h â 17h PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COM MERCE DE LA FOURRURE: 1255 boul St-Jo-seph Lachme (837-7433)— Sources de nos plus belles légendes et des plus grands écrits d aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les tours PARC HISTORIQUE POINTE-OU-MOULIN: Ile Perrot (453-5936)— Moulin è vent, maison du meunier, centre d'interprétation, visites guidées tous les tours LA PETITE GALERIE: 3535 Papineau.Montréal (525-4333)— Oeuvres des artistes de la galerie dont A Rousseau.P Tabouillet.Y Bergeron, R Dupuis, J Walsh et M Potvin RESTAURANT LES JARDINS DU BOISÉ: 6101 ave du Boisé Montréal (737-661 1)— Oeuvres de Denyse Beaudry Leduc, tous les tours de 11h 30 à 22h SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal-Hall d’entrée: Exposition des tapisseries de Micheline Beauchemin, du 8 janv.au 11 lév — Montréal en transition 1950-1967, par Armour Landry, photographe, du 12 fév.au 11 mars LA TROISIÈME GALERIE: 225 Côte de la Montagne, Québec (418694-9111)— > Gravures plus ¦ les membres de l'atelier Presse Papier, du 11 fév au 6 mars.mer.au dim.et sur rendez-vous UNIVERSITÉ D'OTTAWA: Salle de musique pièce 215, Ottawa— > La photographie évolutive • de Pierre Costin, du 3 tév.au 3 mars— .Trésors du Bas St-Laurent • oeuvres de Roseline Joseph, Gertrude Côté-Malenlant el François Côté, du 3 au 16 lév.VIEUX-PRESBYTÊRE: 15 des Peupliers.St-Bruno-de-Montarville (6587872)— Exposition: Calligraphie de la Rive-Sud, du 2 au 18 mars W ADDINGTON AND GORCE INC: 1504 ouest Sherbrooke, Montréal (933-3653)— Exposition de roupe, oeuvres de: Avery, Bacon, Chadwick, hristo, Colville, Comtois.Curnoe, Dallaire, Fafard, Forrestall, Goodwin, Knowles.Laliberté, Leduc, Lef-kovitz, Letendre, Lindzon, McCall, McEwen, Mead, Michener, Paladino, Perehudolt, Riopelle, Scherman, Stewart, Tapies.Warhol et Winterer, jusqu'au 15 tév Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE DE BEACONSFIELD: 303 boul Beaconsfield, Beaconslield (697-9040)— Peintures de Grace Tugweli.tout fév BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul Pierrelonds, Pierrelonds (620-4181)— Exposition collective oeuvres de Evelyne Bienvenue.Shushana Caplan et Marlene A.Rozen, du 5 au 28 fév BIBLIOTHÈQUE DE KIRKLAND: 17100 boul Hymus, Kirkland— • Au gré des saisons > oeuvres de Denise Lalonde, du 1er fév au 1er mars, tous les lours BIBLIOTHÈQUE GABRIELLE-ROY: 350 rue St- Joseph est.Québec (4185280924)— « Masques et costumes • costumes Belges et Louisianais— • Court circuit > oeuvres de 26 artistes en art actuel, du 3 au 25 fév Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— Dessins de Hélène Léonard, du 24 ianv au 24 fév — Les Inconnues, tableaux de Luc Béland.du 24 janv au 24 fév MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 De Lorimier, Montréal (872-1730)— • Jouets de A à Zoo • de la collection du Musée McCord, du 17 janv au 18 lév — Le rêve d'un jour de Cécile Savignac.du 15 au 28 lév MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 boul Monk.Montréal — Oeuvres de Gérard Dansereau, du 8 fév au 4 mars MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga.Montréal— Oeuvres de Nathalie Font, du 31 janv au 25 lév MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botref.Montréal— Figures d'accumulation, exposition du Musée d'art contemporain, du 14 janv.au 11 fév — Le dessin animé, exposition interactive pour les enlants.du 17 janv.au 11 fév — • Cycles • oeuvres de Marie Laberge.Elizabeth Recurt et Michèle Tremblay-Gillon, du 18 lév au 18 mars MAISON DE LA CULTURE PARC FRONTENAC: 2550 Ontario E .Montréal (872-7882)— Peintures el sculptures de Serge Bruneau.du 18 tanv au 18 tév — Studio 2 • Après la comtesse de Ségur.oeuvres de Mireille Perron, du 11 |anv au 11 tév — Pierre-Yves Dupuis, peintre, du 22 lév au 25 mars MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-ZIV.oeuvres récentes de Zilon, du 31 janv au 25 lév — Exposition sur la carte postale québécoise, pièces uniques, du 1er au 25 tév Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN: Cité du Ha vre.Montréal (873-2878)— Ouvert du mar au dim de tOh à 18h MUSÉE D'ART DE JOLIETTE: 145 Wilfrid-Cor Deii Joliette (756-0311)— Nouvelles acquisitions 1989 et La Donation Arthur Ruddy, du 14 janv au 25 lév MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT: 615 boul Ste-Croix, St-Laurent— • Noir contre blanc • dessins 1964-1989 de Fiore, du 17 |anv au 4 mars MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300Sl-Pierre.Riviére-du-Loup (418862-7547)— .Contenant Contenu • è partir de nos collections, un regard sur l'évolution des contenants, exposition permanente— Photographies de Marie-Alice Dumont, de nov é avril- Oeuvres récentes de Paryse Martin et Sylvie Pomerleau, du 8 lév au 25 mars— Oeuvres de Jean-Marie Martin el Joscelyne Ferland.du 15 tév au 1er avril— du mar au dim MUSÉE BEAULNE: 96 Union, Coaticook (818848 6560)— Jouets d'antan.du 4 nov au 15 fév MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (2881600)— Collection permanente du musée— Dessins el estampes provenant de collections montréalaises, du 15 déc au 18 tév — Le goût de l'art les collectionneurs montréalais 1880-1920.du 8 déc au 25 tév — Les PARISIEN II:- Mon 20e siècle 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PARISIEN III:- Pluie noire 1 h 10, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 10 PARISIEN IV:- Le party 12 h 10, 2 h 20, 4 h 45, 7 h 1 b, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 40 PARISIEN V:- La publicité 80 1 h, 3 h, 5 h 05, 7 h 15.9 h 35 sam.dern.spect.11 h 35 PARISIEN VI:- Stella 1 h 30, 4 h, 6 h 50, 9 h 25 sam.dern.spect.11 h 45 PARISIEN VII:- Mualc Box 1 h 05, 3 h 50, 6 h 30, 9 h 15, sam.dern.spect.11 h 45 PLACE ALEXIS NIHON l:(9384246) - Heart Condition 12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 10, mer.12 h 45, 2 h 50.4 h 55.9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II:- Ski Patrol 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15.9 h 15, jeu.1 h 15, 3 h 15.5 h 15.9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON III:- Back to the Future 21 h 45, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (6787451) - Retour vers le futur no 2 sam.dim.1 h 30, 4 h 30, 7 h 10.9 h 30.sem.7 h 10.9 h 30 PLACE LONGUEUIL 2: - Cruising Bar sam.dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15, sem.7 h 15, 9 h 15 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)-sam.The Little Devil 7 h 15, 9 h 30— The Rocky Horror Picture Show 11 h 30— dim.The Wizard oIOz 3 h — Sax, Lies and Videotape 5 h— The Little Devil 7 h 15— The Big Picture 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mtl (8480041)- Patrouille en folle?h.9 h, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h VERSAILLES l:(353-7880) - Patrouille en toile 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 30 VERSAILLES II:- Le party 7 h, 9 h 15, sam.dim.12 h 35, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 15, sam.dern.spect.11 h 20 VERSAILLES III:- Hard to Kill 7 h 30.9 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 30 VERSAILLES IV:- Internal Attain 6 h 30.9 h, sam.dim.2 h 20, 6 h 30, 9 h.sam.dern.spect.11 h 20— La petite sirène sam.dim.12 h 30,4 h 30 VERSAILLES V:— De quoi le me mêle 7 h 30, 9 h 35, sam.dim.1 h 10, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.spect.11 h 40 VERSAILLES VI:- Stella 7 h 15, 9 h 30, sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 30.Maitres canadiens de la collection Power Corporation, du 16 fév.au 15 avril (MUSÉE)CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920 rue Baile, Montréal (9387000)-Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de Maitres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des fonds d'archives importants — < L'interprétation par la photographie > photographies du Centre Canadien d'Architecture, du 17 janv.au 22 avril— Friedrich Weinbrenner: l'architecte de Karlsruhe, du 31 janv.au 18 mars, mer.et ven.de 11 h.à 18h„ jeu.11 h.à 20h., sam.etdim.de 11h.à 17h.(MUSÉE)CENTRE COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE: 5151 chemin Côte-Ste-Cathe-rine, Montréal (735-2386)— « Entants de l'holocauste • et salle commémorative, du dim.au jeu.de 10h.à 16h„ visites guidées les dim.à 10h.30.Réserv.requises pour visites è d'autres heures.Entrée libre.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (4186482158)— • Objets de civilisation • exposition permanente — « La barque à voile > exposition permanente — « Mémoires » exposition permanente.MUSÉE MARC-AURÊLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence — Oeuvres de Dimitri Loukas, du 23 janv.au 26 fév., du mar.au dim.de 11h.è 17h.MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520, ch.de la Côte-Ste-Catherine, Outremont (277-9864)— Exposition • La béte et le froid >, jusqu'à la lin mars 90, du mer.au ven de 9h à 16h., dim.de 10h à 17h.Fermé les lun., mar et sam Réserv pour groupes.MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale, Les Eboulements, Qué.(41 8635-2243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés.MUSÉE MARSIL DE ST-LAMBERT: 349 Riverside Drive, St-Lambert (671-3098)— Exposition Hommage à Diaghilev, costumes et accessoires des Grands Ballets Canadiens de quatre ballets originaires des Ballets Russes de Sergei Diaghilev, mar.au dim MUSÉE DU QUÉBEC: 1, av.Wolle-Montcalm, Parc des Champs-de-Bataille.Québec (418-643-2150)— Galerie 1: • Lumière sur l'agrandissement du Musée >.du 7 déc au 31 août; Galerie 5: • La donation du Or Marcel Carbotte au Musée du Québec ¦ , du 7 déc au 18 lév.— L'art vénitien du 18e siècle dans les collections canadiennes, du 8 fév.au 1er avril— Ouvert du mar.au dim.de 10h.à 17h.45, mer de 10h à 21 h 45 (fermé le lundi)— Galerie du Musée: 24 boul Champlain.Québec: Oeuvres de Daniel Villeneuve, du 25 janv.au 4 mars MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N., St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam et dim de 12h.30 à 17h.et sur rendez-vous MUSÉE DU SÉMINAIRE DE SHERBROOKE: Centre Léon-Marcotte, 222 rue Frontenac, Sherbrooke (8185682050)— « Entre terre et eau t exposition itinérante par le Musée du Séminaire de Sherbrooke, du 26 janv.au 15 avril MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (843-6942)— « Histoire d'os • présentation de l'Ostéothèque de Montréal - Egalement collection de mammifères, d'oiseaux.d’insectes, d'armes, d'appelants etc.MUSIQUE Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale.Montréal (8681661)— Tous les dimanches à 11 h., le choeur polyphonique de Montréal.BASILIQUE NOTRE-DAME: 110 Notre-Dame O , Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11 h., grand-messe (grégorien et polyphonie) à l'orgue Pierre Grand'Maison.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Monréal— Concert de l'Ensemble vocal André Martin, soliste: Mario Tremblay.baryton, au piano, Rachel Martel, dir musicale, André Martin, oeuvres de Barber, Brahms.Debussy.Delius.Duparc.Fauré.Grieg, Lundquist.Schubert! Schumann el Verdi, le 11 fév à 15h.30 ÉGLISE NOTRE-DAME-DU-TRÊS-SAINT-SACREMENT: 500 est Mont-Royal, Montréal— Le Studio de Musique Ancienne de Montréal présente Selva Morale de Monteverdi, le choeur et l'orchestre du Studio, du Bernard Têtu (Lyon), le 11 fév à 20h ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL: angle Rachel et Henri-Julien) (842-9811)— L organiste Jacques Boucher jouera des oeuvres de Vierne.Justimus.Brahms el Bach, à la messe de 17h le 10 lév al aux messes de 10h et 11h , le 11 fév — Concert Beethoven, 10e Symphonie (fragment) Fantaisie Chorale.Messe en Do, avec Colette Boky, soprano, Gabrielle Lavigne, mezzo-soprano Guy Bélanger, ténor, Joseph Rouleau, basse Henri Brassard, piano, le Choeur de l'Uqam, I orchestre de la Société philharmonique de Montréal, dir Miklos Takacs, le 16 tév à 20h ÉGLISE ST-JOSEPH: 166 rue Dante, Montréal (270-1324)— Tous les dimanches, messe catholique traditionnelle à 8h 30.messe catholique traditionnelle chantée (grégorien, polyphonie et orgue) à 10h ÉGLISE SAINTE-CUNÊGONDE: 2461 ouest rue Sl-Jacques, Montréal (937-3812)- Tous les dimanches à 8h 45.grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLI8E ST-MARK'S: 340 ouest St-Charles Lon-gueuil— Concert de l'Ensemble vocal I Madrigal! à l'occasion de la St-Valentin.le 10 fév à 20h 30 ÉGLISE ST-MATTHIAS: Salle de l'Église 12 Church Hill, Westmount- CAMMAC musiciens amateurs du Canada.Invite les chanteurs el Instrumentistes amateurs, à une lecture-à-vue de la Messe en Suite è la page C-7 l Le Devoir, samedi 10 février 1990 ¦ C-7 Suite de la page C-6 Ré de Dvorak, dir.Fred Stolztus, le 11 lev.de 15h.à 17h.(apportez votre lutrin) Rens 352-7499 ÉGLISE DE LA VISITATION: 1847 est boul.Gouin, Montréal— L'Atelier Lyrique de l'Opéra de Montréal présente La Bohème de Puccini, le 11 fév à 20b HABITAT ST-CAMILLE: 5220 Charleroi, Montréal-Nord (321-0826)— L'Ensemble Philharmonique de Montréal-Nord présente un concert pour la St-Va-lenhn, le 11 lév à 19h 30 JARDIN BOTANIQUE: Auditorium, 4101 est Sherbrooke, Montréal— Concert du Conservatoire de musique du Québec, le 11 fév.à 15h MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin de la Céle-des-Neiges, Montréal— Concert de Malcolm Goldstein, violoniste el compositeur, avec 10 musiciens de Mtl, nouvelle musique, le 11 lév à 14h.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-OAME-DE-GRACE: 3755 Botrel.Montréal— Concert de Gospel, avec Ranee Lee.Nelson Symonds et Charlie Biddles, le 11 fév à 14h MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 De Lorimier, Montréal— Concert du conservatoire de musique de Montréal, tno de tubas, élèves d'Alain Cazes.le 11 tév à 14h 30 MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Concert de piano des étudiants du Conservatoire de musique de Montréal, classe de A Campos, le 11 tév à 20h ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Reine-Marie.Montréal (733-8211)— Le dim.Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude, à la messe de 11 h.— Le 11 tév., la messe Le Bien Que J'ay de Claude Goudimel.le molet Ubi Caritas de Maurice Duruflé— À 15h.30, Raymond Daveluy à l'orque POLYVALENTE ST-EXUPERY: 5150 boul Robert, St-Léonard— L’Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal présente La Bohème de Puccini, le 10 fév.i 20h SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal TELEVISION SAMEDI O C B FT 12.00 La semaine parlementaire é Ottawa 12.30 Le clan Campbell 13.00 Ciné-Famille • Je ne veux pas être adulte ¦ sov.82 14.55 Le monde du vélo 15.00 L'univers des sports 16.30 Génies en herbe 17.00 La bande des six 18.00 Le téléiournal O C B M T 12.00 The Prisoner 13.00 Canadian Gardener 13.30 Fish'n Canada 14.00 Driver's Seat 14.30 Checkered Flag 15.00 CBC Sportsweekend 18.00 CBC News Saturday Re porl 09 12.00 14.00 16.00 16.30 17.00 17.30 18.00 CFTM Enfin c'est samedi ! Ciné week-end • Les aventures de Bue karoo Banzai > amer 34 avec Peter Weller, John Lithgow et Ellen Barkin L'Aventure Double défi Charivari-Jeune Batman Ici Montréal CB C F C F 12.00 Maple Leal Wrestling 13.00 Canada in View 13.30 Ski Base 14.00 Wide World of Sports 16.00 CTV Sports Special « Canadian Figure Skating Championships > 18.00 Pulse CB TV5 13.00 Territoires 13.30 Hotel 14.00 Libération 15.00 Viva: la danse des ombres 16.00 Henri IV le pacificateur 16.30 Les animaux du monde 16.55 Continents francophones 18.00 Visiontario 11 CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Droit de parole 13.00 C'est la vie 14.00 Cinéma • Kung Fu Master ¦ fr.87 avec Jane Birkin, Mathieu Demy et Charlotte Gains bourg 16.00 Points de vue 17.00 Nord-sud 17.30 Québec inc.18.00 Passe-Partout 03 QUATRE SAISONS (câble S) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le petit tournai 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Sacrée génération 14.30 Les arpents verts 15.00 Maman Bagnole 15.30 Le vagabond 16.00 Chasse et pèche en ligne 16.30 Passeport Floride 17.00 Le magazine du ski 17.30 Le grand journal 18.00 La roue chanceuse DIMANCHE O CBFT 12.00 La semaine verte 13.00 La course Amérique-Afri que 14.00 L'Opéra: Madame Butterfly de Puccini 17.00 Second regard 18.00 Le Téléjournal O CBMT 12.00 Meeting Place 13.00 Country Canada 13.30 Molson Hockey Night in Canada Calgary Flames at New York Rangers 16.30 Hymn Sing 17.00 The Facts of Life 18.00 The Magical World of Dis ney CH CFTM 12.00 Bon dimanche 14.00 Ciné Week-End « Roar, un homme parmi les lions • amer 81 avec Noel Marshall.Tippi He dren et Melanie Griffith 16.00 Nature enjeu 16.30 Le gala mini-stars de Na thalie 17.00 Ail 17.30 Batman 18.00 Ici Montréal SB CFCF 11.00 Teledomemca 13.00 Question Period 13.30 Sketches of our Town 14.00 Star Trek: the Next Gene ration 15.00 The Littlest Hobo 15.30 CTV Sports Special The Canadian Figure Ska ling Championships 18.00 Pulse SB TV5 13.00 Les héros du samedi 14.00 Drevet vend la mèche 15.00 Apostrophes 16.30 Océaniques 17.00 Trente millions d'amis 17.30 L'école des fans (D RADIO-QUÉBEC 12.00 Profession prof 12.30 Transitions 13.00 Visa santé 14.00 Cinéma « Les mois d'avril sont meurtriers • 16.00 National Geographic 17.00 Feu vert 17.30 Questions d'argent 18.00 Passe-Partout ES QUATRE SAISONS ( câble 5) 12.00 LesPierrafeu 12.30 Le petit tournai 13.00 Cinéma Quatre Saisons * Popeye • amér.80 avec Robin Williams, Shelley Duvall et Paul L.Smith 15.00 Elle écrit au meurtre! 16.00 Ménick reçoit 16.30 Chasse et pèche 17.00 La fourchette des vedettes 17.30 Le grand journal 18.00 Les carnets de Louise (842-2112)— L'Opéra de Montréal présente ¦ L'enlèvement au sérail • de Mozart.Joseph Rescigno.chef, m.en s Bernard Uzan, les 10-14-17 fév.à 20h — Piano Nobile: Sons et brioches: Jeunesses Musicales du Canada présente Fantaisie en noir et blanc, avec Claude Labelle.le 11 fév à 11h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (935-6631)— Anne Cunningham, flûte, Heather Toews.piano.Madeleine Palmer, soprano.Marie Bouchard, clavecin, Shirley Wright, violoncelle, oeuvres de Telemann, Mozart, Reinecke, Debussy, Roussel.Ravel, Hélu et Burton, le 10 fév.à 20h — I Musici de Montréal, Eleonora Turovsky, violon-solo, oeuvres de Williams, Coulthard, Holst et Schubert, le 11 lév à 20h SALLE REDPATH: 3461 McTavish.Montréal-L’Ensemble Anon présente t Passaggi et Laments > chansons d'amour du 17e siècle, avec Nigel Rogers, ténor, et Paul O'Dette.luth, le 10 fév a 20h UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal— Faculté de musique: Dave Clark Montreal Sax Quartet, le tt fév à 20h Populaire L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul O .Vieux-Montréal (842-2003)- Jazz du mer.au dim de 22h.15 à 02h.30— Jean-Claude Chale et Dan Martel, du 8 au 11 fév.BAR 20 80:2080 rue Clark, Montréal (285-0007)-Jazz les ven et sam à 22h — Jazz le dim.à 21h.30 BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)- 6 AM, le 10 fév.à 22h - John MacGale, le 11 tév à 22h.BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 Ontario E., Montréal (843-3808)— Jazz les mardis à 22h — Les 5 à 7 en musique, lun.au ven.avec Daniel Lessard et Rémi Bolduc BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer.Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h., mar.20h à 01h., mer au ven.18h à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au ven.à compter de 22h„ le sam.à compter de 21h.30, invité les 9-10 fév.Maurice Mayer, sax alto— Billy Georgette en solo, les lun mar.de 17h.30 à 19h.30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h.30—¦ Le triode Bernard Primeau, le dim.de 19h.à 24h., invité le 11 lév Dave Turner, sax alto LE BIJOU LAVAL: Hôtel Relax, 2900 boul.Le Carrefour, Laval (688-8244)- Michelle Sweeney en spectacle, du 30 janv.au 3 mars, mar.mer.de 20h.à 01h„ jeu.ven de 21h.à 02h., sam.de 22h.à 03h.LE BIJOU: 310 Lemoyne, Vieux-Montréal- Louise Lange en spectacle, le 10 lév.à compter de 22h.CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)- Tous les dimanches, En Français Seulement, rock québécois et français, à 20h.30— Ralph el les Baronies, le 11 fév.i 21 h.CAFÉ THÉLËME: 311 Ontario E., Montréal (845-7932)— Les Fous du Jazz, le 10 fév.à 21h,30 CLUB DATE: 1218 est SteCatherine.Montréal (526 5844)— Alex en spectacle, le 10-11 fév.HÔTEL LA CITADELLE: 410 Sherbrooke 0., Montréal— John Gilbert en spectacle, mar.au sam.à compter de 20h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Montréal (285-1450)- Bar Le Foyer: Tibor Ceasar, pianiste.lun.17h.i 20h„ mar.au ven.de 17h.à01h., sam de 20h.à Oth.LA CROISETTE: 1201 Dorchester, Montréal (876 2000)— Mike Mirizio au piano, du dim.au ven.de 17h.à 20h L’ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans, du mar.au dim.de 19h.à 02h.LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (876 2000)— Tous le samedis soirs de 19h.à 24h., danse au son du groupe Ruffino Tmo.LE K.BARRÉ: 812 est Rachel, Montréal (526-9054)— Billy Charcoal, invitée Luce Dutault, le 9 tév à 22h.30- Le Dixie Band, le 10 fév à 22h.30 LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester O.Montréal (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun au sam de 19h.à 23h LE ZIG ZAG CAFÉ: 5358 Lévesque.Laval (661-4985)— Jazz tous les dim avec Le Zig Zag Quartet, de 11h.à 15h.L'IMPROMPTU: 1201 Dorchester O.Montréal (876 2000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey.contrebassiste, du mar.au jeu de20h à01h., les ven et sam de 21h.à 02h MONTREAL AEROPORT HILTON: 12,505 Côte de Liesse, Montréal (631-2411)— La Barrique: Pie-reth Vermeil, chanteuse, danse et spectacle du mar au sam de 20h.30 à 2h — Le Carrefour piano-bar Manon Robert au piano, tous les tours de 11 h.30 à minuit PAVILLON DES GOURMETS: 5680 Des Lauren-tides, Auteuil, Laval (478-5730)— Les ven el sam danse avec animation, à 20h.30 RESTAURANT CLAUDIO’S: 124 St-Paul E .Vieux-Montréal (866-0845)— Musique les ven et sam à 22h.30 — Jazz brunch le dim â 13h.RESTAURANT RICARDO: 1652 boul Ste-Adèle.rte 117, Ste-Adèle— Les vendredis, de 19h à 23h jazz en douceur avec Nick Ayoub, saxophone, et Rob Adams, au piano RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861 -0657)— Blue Monday Jam Session avec Craw-daddy Blues Band, le 12 fév à 22h SPORTS ROCK CAFÉ: Complexe Pointe-Claire, 6321 route Trans-Canada, Pte-Claire (694-0308)— Écrans géants et musique rock THEATRE BAR-THÉATRE LES LOGES: 1237 Sanguine!.Montréal (982-0740)— .Si je n'étais pas partie.A-lexandra David Néel > texte et m.en s.Solange Collin, jusqu'au 17 lév., mar.au dim.è 20630 CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— < Le chemin de La Mecque > de Athol Fugard, à compter du 24 janv., mar au sam à 20h.CAFÉ-THÉATRE RJR MACDONALD: 4375 est rue Ontario, Montréal (872-1644)— « Hair » comédie musicale de MacDermot, Rado, Ragni, m.en s.Pierre Vaillant, dir.musicale de François Harel.les 24-25 tév., 3-4-9-10-11 mars CENTRE DE CRÉATION ET DE DIFFUSION DE LONGUEUIL: Pavillon Le Caron, 180 est de Gentilly.Longueuil (670-1616)— Le Carré Théâtre présente .Contes de la zone crépusculaire » texte et m.en s.Guy Beausoleil, du 16 janv.au 10 fév., mar.au sam 20h CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— YaYa Théâtre Jeunesse présente ¦ Once There Was A Husk) » m.en s.Dora Wasserman.du 5 au 11 tév.THE DOME THEATRE: 3990 ouest Notre-Dame, Montréal (931-5000)— Le département de théâtre de Dawson College présente • A Flea in her Ear > de Feydeau, m.en s.Douglas Buchanan, en prolongation jusqu'au 11 fév.à 20h 30 ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: 5030 St-Denis, Montréal (842-7954)— Julie Vincent lira sa pièce t Noir de monde > dans une mise en lecture de Guy Beausoleil, le 12 fév.à 20h ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Montréal (5266582)— « Dossier Rigoletto » production Archipel, imaginé et m en s par Alexandre Hausvater, du 9 fév au 4 mars, mar.au sam 20630, dim.15h.ESPACE LIBRE: 1945 Fullum.Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente < L’apocalypse de Jean > jusqu'au 10 février, mar.au sam à 20h.30 MAI SON-THÉ ATRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— Le Théâtre de la Vieille 17 présente ¦ Petite histoire de poux.texte et m en s Robert Belleteuille.du 24 |anv au 11 tév .les sam et dim â 15h — Le Théâtre du Sang Neuf présente • Faut y croire pour le voir.de Yves Masson, m en s Manon Vallée, du 14 au 25 tév.sam 20h .dim 156 MAI SON-THÉ ATRE ANNEXE: 5066 rue Clark.Montréal (2867211 )— Le Théâtre Le Carrousel présente • Une lune entre deux maisons • de Suzanne Lebeau.m en s Servais Gaudreault.du 7 au 25 fév MONUMENT NATIONAL: 1182 St-Laurent.Montréal (842-7957)— Les finissants de la section anglaise présentent < Dog on a Leash > de Feydeau, du 20 au 24 lév à 196 et.The English Cat.de Edward Bond, du 22 au 24 tév â 236 MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre.Montréal (521-4198)— Carbone 14 et le Musée d'art contemporain de Montréal présentent.Rivage à l'abandon ¦ de Hemer Muller, m en s.Gilles Maheu, musique Alain Thibault, du 14 fév au 4 mars, du mer au sam 20h 30 elle dim à 15h PLAYER’S THEATRE: 3480 McTavish, Montréal (398-6813)— * The Nose of Polton Worth « de Chris et Jason Beck, du 6 au 17 lév à 20h RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— • Le baiser de la lemme araignée • production du Théâtre de la Manufacture.du 14 lév.au 17 mars, mar au ven 20h 30.sam 16h et 20630 SALLE ANDRÉ-PAGÉ: 360 est Laurier.Montréal— L'École Nationale de théâtre présente ¦ Parfums divers • de Chantal Cadieux.m en s Serge De-noncourt, du 13au 16fév à 206, le 17fév.156 et 20h SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine.Montréal (253-8974)- Le Théâtre De La Nouvelle Lune présente < La preuve • d'après le roman d'A-gota Kristol.adaptation Odette Guimond et Jacques Rossi, m en s Jacques Rossi, du 15 fév.au 17 mars, mar au sam.à 20630 SALLE MORRICE: 3485 McTavish.Montréal (396 6795)— Le programme d'art dramatique du département d'anglais de l'université McGill présente la comédie « The Rivais • de Richard Brinsley Sheridan.m.en s Patrick Neilson, du 6 au 17 tév, mar.au sam THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI: 1297 Papineau.Montréal (523-1211)— « La compagnie des animaux • de René Gingtas, m.en s Yves Desgagnés, du 27 tév au 24 mars, mar.au sam â 206 THÉÂTRE L’ÉLYSÉE: 35 rue Milton.Montréal (849-4056)— Le Théâtre Ubu présente Oulipo Show, m en s.Denis Marleau, du 23 janv.au 10 lév à 20630 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Catherine 0., Montréal (861-0563)— « Ha ha • de Réjean Ducharme, m.en s.Lorraine Pintal, du 23 janv au 17 fév., mar.au ven.206, sam 166 et 21h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste Catherine.Montréal (253-8974)— • Un simple soldai > de Marcel Dubé, m.en s.René Richard Cyr.du 11 janv.au 10 fév., ven et sam â 20h.30 THEATRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente .Je veux voir Mioussov » de Valentin Kataiev, m en s Jean Besré, du 6 janv au 10 fév., mar au ven 20h , sam 16630 et 21 h.— • Pygmalion .de George Bernard Shaw, m.en s.Paul Hébert, à compter du 21 tév.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins.Montréal (8467277)— « Un oiseau vivant dans la gueule » de Jeanne-Mance Delisle, m en s Brigitte Haentjens, du 15 janv.au 10 lév .mar au sam 206, dim 156 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)- .Valentine.de Willy Russell, m en s Jean Besré, traduction el adaptation Anto-nine Maillet, du 17 janv au 18 fév, mar au ven.20h„ sam 16h.et 21h., dim.15h.THÉÂTRE ST-DENIS 2:1594 St-Denis.Montréal (2862525)— .Les Gaffeurs • de William Van Zandl et Jane Milmore, du 2t au 25 fév.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec (416 643-8131 )— Salle Octave-Crémazie Le Théâtre du Trident présente • Dialogues des Carmélites > de Georges Bernanos, m en s Françoise Faucher, du 20 fév au 17 mars IMPLANTHÉATRE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Parminou présente ¦ Dans de beaux draps «.texte et m en s Hélène Desperriers et Maureen Martineau, du 13 février au 3 mars, â 206 THÉÂTRE DE L'iLE: 1 rue Wellington, Hull (816 5967455)— « La visite des sauvages • de Anne Le-gault, m en s Gilles Provost, du 17 janv au 24 tév.mar au ven 20h30.sam 19h et 226 VARIETES BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Ven et sam soupers en musique avec pianiste â 18h el 20h — Claire Garant, chanteuse et guitariste, ven sam â 206— Pierrot Fournier chante Brel, ven â 22h , sam â 22h 30 LA BUTTE ST-JACOUES: 50 St-Jacques.Vieux-Montréal (5267525)- Soirée leunesse.André Boileau.interprète.Carole Lockwell el Céline Lafleur.auteures-compositeures-mterprètes.le 10 fév à 20h 30 CEGEP AHUNTSIC: auditorium.9155 St-Hubert, Montréal— Danse Dulcinée Langlelder en spectacle.le tOfév à 206 CEGEP DE ROSEMONT: Amphithéâtre.6400, 16e ave.Montréal— Cinéma Ammaléte 89.le 10 tév à I4h CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal (270-7848)— La Tournée Juste Pour Rire, les 4 X 4, le 10 lév 196 et 22h 30— Robert Charlebois en spectacle, du 14 au 18 tév COLLÈGE EDOUARD-MONTPETIT: Audito rium.100 de Gentilly, Longueuil (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Japon des neiges avec Yves Mahuzier, du 10 au 12 lév , sam 196 el 21h 30.dim 13h 30.lun 20h COLLEGE LIONEL-GROULX: Auditorium, 100 rue Duquel.Ste-Thérèse— Présentation du film Bye Bye chaperon rouge, le 11 fév à 13630 COLLÈGE M ARIE-VICTORIN: 7000 rue Marie Victoun.Montréal— Ciné-détente Les aventures du baron de Munchausen, le 10 fév â 19630 ÉCOLE SECONDAIRE DANIEL-JOHNSON: 1200 boul du Tricentenaire, Montréal— Théâtre Albert Miliaire dans Coeurs tendres, coeurs durs, coeurs nobles, le 10 fév à 20h HÔTEL LE QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke.Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun au ven 176 à 016 LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Côte Vertu, St-Laurent (745-4322)— Atelier d’art pour les entants, jeu au dim.de 17630 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada.Pointe-Claire (694-4915) el 5830 Boul Taschereau, Brossard (676-4404)— Ateliers d'art, gratuit pour les enfants |eu ven sam dim.17h à 206 LA CAGE AUX SPORTS: 5380 boul Taschereau, Brossard (6764404)- Ateliers d'art gratuits pour les enfants, jeu ven sam dim.17630â 20630 LA CAGE AUX SPORTS: Carrefour Angrignon.7077 Newman, LaSalle (363-1403)- Atelier d'art gratuit pour les entants, du jeu.au dim.de 17630 à 20630 LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax, 2900 boul Le Carrefour, Laval (6868244)— Atelier d'art gratuit pour les entants, jeu au dim.de 17630 â 20h 30 LA DILIGENCE: 7385 boul Décarie, Montréal (731-7771)- Diner-lhéâtre Le Stage: ¦ On Broadway » comédie musicale, avec Penny Cohen et Robert Burns, du mar au dim., diner 18h.30.spectacle 20630 LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur, 900 ouest Dorchester, Montréal— Café Baroque Arthur • Sexy Follies • à compter du 23 nov.mer jeu ven dim 20630, sam 206 et 22h 30 La télévision «lu sani«Mli s«»ir on un «*lin «Toeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22H0O 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal CD WCAX (CBS) Burlington © WPTZ (NBC) Plattsburgh CBMT (CBC) Montréal 09 CKTM (TVA) Montréal CS CFCF (CTV) Montréal CD TV5 (Télévisions Francophones) 02) CIVM (R.-Q.) Montréal Musique Plus WVNY (ABC) Burlington CICO (TVO) Ontario Much Music VF.RMONT F,TV (PBS) QUATRE SAISONS Montréal (PBS) Le Téléjoumal g 18hlO/Virages News I7h/Hiwaiian Open News P News News Ici Montréal News Visiontario fédéral Passe-partout Samedi P.M.P Star Search Benny Hill Show Cheers The Tommy Hunter Show Avis de recherche : Inv.: Claude Charron Dick Inin's Hockev .Expédition chasse et pèche Omni P science Musique vidéo en prov.du Carnaval de Qué.News Polka Dot Door Runaway with the Rich.Profile of Nature Jeunesse d’hier à.Canadian Figure Skating Championships Journal télévisé de A2 Hockey / Nordiques vs Le Canadien Paradise P 227 P Amen P Tour of Duty P The Golden Girls P Empty I Nest Nouvelles P météo/sport Saturday Night P with Connie Chung Hunter p Hockey / Nordiques vs Le Canadien Cinéma : 260 Chrono —É.-U.1987 Avec D.B.Sweeney et Charley Sheen AdLib KattsP and Dog Parcours The P Campbells Movie : The Love Boat : Avec Gavin MacLeod A Valentine Voyage —Am.90 P et Bernie Kopell 2Jh 15/Défilé de nuit du Carnaval de Québec News News The National Newswatch Nouvelles p météo/sport Lifestyles of the Rich and Famous Saturday Night Live 2Jh45/Video Hits Presents Challenge WWF News Sacrée soirée Avec un grand A : P Yvette et Roger Vox Pop en prov.du Carnaval de Qué.Star Trek : The Next P (veneration Nature Watch The Science Edition 18h30 / The Big Ticket / Healey in Halifax The Lawrence Welk Show la roue chanceuse Cestà ton tour Austin City Limits Austin Citv Limits la 3505 The Editors Wild America Parler pour parler : (ligne ouverte) P Le suicide chez les vieillards Film musical : The Last Waltz Cinéma : Métro Luxembourg —Bel.77 Avec Guy Barbier et Nicole Colchat Jazz-in Concert Cinéma : Le souffle de la tempête —Am.78 P Avec James Caan et Jane Fonda Cinéma 12 Journal télévisé de A2 la Clap ConcertPIus / The Police en concert Mission : Impossible P Colunibo P Movie : Anna Karenina —É.-U.1935 Avec Greta Garbo et Fredric March Soul in the City Moving Moving 21 h40/ Conversations Vidéoclips Spotlight Eric Clapton Ontario Lottery Live News 23hl5 / Rollergamcs Movie : Man of LTohvrs —Ausl.83 Avec Norman Kaye et Alyson Best The Big Ticket .Movie : The Great Gatshy —É.-U.1974 Avec Robert Redford et Mia Farrow Cinéma -.Allan Quatermain et les mines du roi Salomon — Am.85 Avec Richard Chamberlain et Sharon Stone Faerie Tale Theatre / The Snow Queen National Geographic P Remington Steele Sports plus week-end Movie : Ihe Naturul —Am.84 Avec Robert Redtord Bleu Nuit : Les branches à Saint-Tropez —Fr.83 Doctor Who la» iélévision du «linianche soir en un clin «Toeil 18h()0 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00________21h30________22h00_______22h30 23h00_______23h30 OOhOO Éf)É CBFT (R.C.) Montréal Découverte Faut voir ça Star d’un soir L'autobus du showbusiness Grossmann, Jones, Brassard et Compagnie Nouvelles g météo/sport 22h20/Scully rencontre 23h25/Cinéma Avec Mack Sw La ruée vers Tor —É.-U.1925 tain et Tom Murray ( 3 ) WCAX (CBS) Burlington CBC News Newhart 60 Minutes (infonnation) Q Murder She W rote g Movie : Miracle Landing —É.-U.1990 Avec Wayne Rogers et Connie Selleca News g 2Jhl5/Thc Arsenio Hall Show CIP W PTZ (NBC) Plattsburgh Hawaiian.(16100) News Q Magical World of Disney Q Unsolved Mysteries g Blind Faith (lre/2) g Benny Hill Show Movie : Hamburger Hill Am.87 —Avec Tim Quill til CBMT (CBC) Montréal Magical World of Disney g Family Hour Q Ken Dry den’s g Home Game The Mills of Power g News g Venture Newswatch The Streets of San Francisco CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal la Belle el la B< !te Rira bien Salut La misère des riches en fête 7 jours (information) Nouvelles g météo/sport Magazine Montréal Vision mondiale CFCF (CTV) Montréal News p Travel, travel America’s F'unnicst.Elvis wsg Blind Faith (lre/2) g News g News Entertainment this week TV5 (Télévisions Francophones) I8h 15/Gourmandise le divan Journal télé- Les animaux du monde Apostrophes 2lhl5/Gros méchant show 22hl5/Place pu blique Pyrénées,.* V PHILTRE D’AMOUR POUR LA ST-VALENTIN Afin de vous assurer la fidélité de votre amoureux (se), une recette de séduction qui a traversé les années avec succès: n repas intime, finement cuisiné et copieusement arrosé de vins liera vos coeurs pour toujours.AU CAVEAU Im pente boîte où l'on mange bien 2063, rue Victoria (Métro McGill) VP 844-1624 PHOTO JACQUES GRENIER Bruno et Josée Manlhiot, chef et copropriétaire assument eux-mêmes le service à La Maison de Chavignol.chair de caille désossée farcie d’un appareil à soufflé au foie gras (coiffant la volaille tout simplement) était déposée sur un fond de cailles aux morilles fort bien réduit, crémé et un peu trop salé.Ce plat inventif allait droit au coeur.U ne compote de pommes vertes glacée au calvados hors d’âge marquait un temps d’arrêt dans ce repas.Différente du traditionnel sorbet trop sucré, cette compote faite de chair de pomme râpée et simplement glacée était véritablement et abondamment arrosée de calvados pour créer l’effet recherché du trou normand.Suivait le baron de lièvre sauvage (il est rarement domestiqué d'ailleurs ! ) en parmentier de noisettes fondantes.Plat complexe où les multiples palliers de saveurs se juxtaposaient, ce civet haut-de-gamme réunissait le filet de lièvre farci d'un mélange parmentier aux noisettes.La sauce fine faite de fumet de lièvre, de vin rouge et de porto relevait à perfection la chair prononcée du lièvre.Une pensée, fleur aussi poétique que savoureuse coiffait le plat.Une assiette de légumes comprenait du riz sauvage éclaté à point, des asperges et des poivrons rouges.Les mêmes légumes d’accompagnement prévalaient pour YAumonière de saumon frais au confit de langoustes.Extrêmement travaillé ce plat se développait en plusieurs étapes.Les langoustes confites dans le beurre clarifié puis mises à refroidir servaient de farce à l’aumonière de saumon cuite au four dans du Sancerre.Du caviar beluga décorait l’aumonière.Des pétoncles de baies fraîches farcies d’un sauté de pétoncles au beurre blanc complétaient l’assiette de leurs jolies écailles striées.Quant au beurre de crustacés légèrement tomaté il était simplement monté au beurre.La maison affectionne le Sancerre et moi aussi.Un Sancerre La Bourgeoise (37,95 $) arrosait ce repas.Le pain était servi avec des pincettes à la pièce plutôt qu’en corbeille, formule qui manque de générosité et de chaleur.Une salade panachée faite de mâche, d’endives rouges et de laitues tendres couplées à un croûton enduit de fromage de chèvre ajoutait un peu de fraîcheur à ce repas.Une vinaigrette émulsionnée nappait un coin de l’assiette.Les desserts ne sont pas de reste chez Bruno et Josée Manlhiot.I,’assiette de dégustation est faite de mille et une bouchées sucrées chacune déposée sur son coulis : sorbet aux mandarines, tarte fromage-cassis, Joconde à l’espresso-amaretto et petit gâteau aux fruits se donnaient la réplique sur coulis de framboises, sauce au chocolat et crème anglaise.Même refrain avec l’assiette « chocolat » faite de glace coco-cacao, de gâteau chocolat et mandarine et de Joconde à texture légère.Des fruits frais et des feuilles de menthe ajoutaient de l’esprit et une touche de couleur à ce dernier service.Deux truffes esseulées soldaient l’expérience.vraiment trop peu pour vivre uniquement de ganache au chocolat et d’eau fraîche.Un repas pour deux personnes coûte environ 92 $ avant le vin, la taxe et le service.POUR : Une découverte mémorable à Sainte-Rose.Mérite le déplacement sans arrière-pensée.Un excellent rapport qualité-prix surtout pour les menus dégustation et gastronomique.Des produits frais et un tour de main amoureux.CONTRE : Une clientèle bruyante et clinquante.Un décor légèrement morose.LA MAISON DE CHAVIGNOL 3, avenue des Terrasses SAINTE-ROSE Tél : 628-0161 Fermé le dimanche Bon sans toufefois être cher BOSTON (PC) — L’engouement pour la « nouvelle cuisine » semble se tarir et certains restaurateurs américains pratiquent des tarifs moins choquants pour attirer des clients soucieux de ne pas grever leur budget.Dans les années 1980, avec la génération des enfants du Baby Boom enrichis par des opérations boursières juteuses, la restauration de luxe avait le vent en poupe.Il était vital pour les personnes « branchées » d’être aperçues dans les restaurants qui proposaient une cuisine à base d’ingrédients exotiques présentés de façon insolite et recherchée.Aujourd’hui, « au lieu du blanc de canard à 40 $ nous servons du pâté en croûte fourré au cheddar », explique Brad Grill, directeur du Harvest, un restaurant chic de Cambridge.Au Rose Café, le restaurant que vient d’ouvrir Richard Krause, à New York, les prix des entrées vont de 15 $ à 20 $, contre de 20 $ à 30 $ dans son ancien restaurant aujour- d'hui fermé.« Avec l’augmentation du coût de la vie, les gens choisissent leurs restaurants plus intelligemment pour trouver le meilleur rapport qualité-prix », ajoute M.Krause.« Qui a envie de manger des haricots nains violets à 40 $ la livre en plein hiver, alors qu’on trouve des haricots verts à cette saison ?» Peter Romeo, de la revue commerciale Nation’s Restaurant News est convaincu que la restauration de luxe est en perte de vitesse.Les gens ont un budget plus restreint et les enfants du Baby Boom ont fondé leur propre famille.Ils vont donc moins au restaurant.« Les mentalités changent un peu.Les gens préfèrent sortir deux ou trois fois par semaine plutôt que tout dépenser dans un repas coûteux.» La fréquentation des restaurants chics a augmenté de 5,4 % entre 1982 et 1983.En 1988, elle avait baissé de 1,4 % par an avant de remonter légèrement en 1989, à 0,5%.MUSIQUE CLASSIQUE I CE.SQIK, SAMEDI ifl FEVRIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • Concerto pour piano no.2 en do mineur op.18 (Rachmaninov) • Concerto pour piano en fa majeur Hob.XVIII no.3 (Haydn) • Symphonie no.96 (Haydn) • Sonates pour cordes no.1 et 4 (Rossini) DEMAIN SOIR, 22:00 • Concerto pour piano en la mineur op.54 (Schumann) • Quatuor op.76 no.6 (Haydn) • Concerto pour trompette en mi bémol (Haydn) » Concerto pour trompette en mi majeur (Hummel) • Concerto pour flûte et orchestre en do mineur (Quantz) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 VINS/chronique En quête de bons blancs Noël MASSEAV Pierre SEGUIN LES VINS BLANCS ont la faveur populaire, le fait est bien connu.Et pourtant il suffit de vouloir en dénicher quelques-uns vraiment intéressants pour se rendre compte jusqu’à quel point l’entreprise s’avère difficile et coûteuse.Alors que les vins rouges de qualité exemplaire à moins de 20 $ sont encore raisonnablement nombreux, dans le cas des blancs, c’est le désert parsemé de quelques rares oasis.Il faut donc chercher résolument sans s’illusionner.C’est ce que nous avons fait au cours des dernières semaines au fil des nouveaux arrivages (et de quelques retours de vins momentanément disparus des tablettes) d’un peu partout : Italie, Californie et Australie.Pas de miracles, mais quelques belles découvertes.Encore une fois, malheureusement, tous les vins commentés ne se trouvent qu’aux maisons des vins et dans certaines succursales régionales.Dura lexsed lex, auraient dit les ancêtres des Italiens.ITALIE Chardonnay 1987, Maculan, 26,15$ Rares sont les déceptions avec les vins de cet excellent producteur de la Vénétie.Ce chardonnay ne fait pas exception.Malgré un millésime sans éclat, c’est le moins qu’on puisse dire, ce vin a beaucoup à offrir et immédiatement.Rien d’énorme mais beaucoup de présence.Très beau nez complexe et fin : fruit mûr, vanillé-boisé bien dosé, nuances de beurre, de noisette, touche de girofle.La bouche est ample, presque grasse mais sans mollesse, bellement boisée.La finale est fort agréable et assez longue.Un seul défaut : les quantités sont apparemment très limitées.17/20 Gavi di Gavi 1988, Bersano, 20,10$ Le style de ce vin blanc, à base de cépage Cortese, est aussi éloigné de celui du précédent que sa région (le Piémont) l’est de la Vénétie.Ici tout est fraîcheur et vivacité.Au nez, des arômes attrayants de fruit très frais : pomme, poire, citron.Les saveurs correspondantes, surtout d’agrumes, se retrouvent en bouche avec beaucoup de franchise, d’élégance et de netteté.Les amateurs qui désespèrent du prix des chablis pourraient y trouver leur compte.16/20 La Grance 1987, Tenuta Caparzo, 22,30 $ Dans notre chronique du 6 janvier, nous avions recommandé un vin rouge de cette maison, le Ca del Pazzo 1986.Nous récidivons avec ce chardonnay original mais aucunement tape-à-l’oeil.Sa couleur est plutôt pâle.Le nez charge par sa fraîcheur et ses arômes floraux : fleur de trèfle, oeillet.Rien d’éclatant en bouche, seulement du fruit frais, pur, généreux, du début à la fin.Un équilibre irréprochable.16/20 Cervaro della Sala 1987, Antinori, 28,80 $ Le célèbre producteur toscan Antinori possède aussi des vignes en Ombrie, région voisine de la Toscane connue pour l’orvieto, un vin blanc produit à partir de cépages indigènes.Depuis 1985 cependant, cette maison commercialise le Cervaro, un mélange de chardonnay (70-80 %) et de grechetto, vieilli en fût de chêne.Le 1987, du moins actuellement, est complètement dominé par le bois.Au nez et en bouche, le chêne écrase le fruit qui apparaît plutôt mince.La finale est légèrement amère et l’ensemble manque d’équilibre.Une déception certaine.13/20 San Felice, Predicato del Muschio 1987, 21,85$ Est-ce la faute du millésime ?Allez savoir.Chose certaine, la maison San Felice, avec son Vigorello (un rouge) surtout, nous avait habitués à des vins plus généreux que celui-ci.De couleur très pâle, U exhibe un assez joli nez de pomme verte et d’ananas agrémenté de nuances florales.Malheureusement, on ne trouve rien d’aussi agréable en bouche.Les saveurs d’agrumes verts sont plutôt minces et simples.Rien de mauvais, mais bien peu de matière.13/20 CALIFORNIE Chardonnay Private Reserve 1986, Buena Vista, 25,05$ Notre champion poids mi-lourd américain pour le moment.L’allusion inspirée d’une catégorie de la boxe n’a rien d’involontaire.On reproche souvent aux chardonnays californiens d’être trop gros on trop aseptisés.Or celui-ci a évité ces deux écueils.La robe est d’un beau doré léger, donc rien du jaune qui trahit la surmaturité.Le nez s’affirme bien mais sans excès : fruit mûr (ananas frais), touches florales, beurrées et végétales bien mariées.La bouche est pleine d’un savoureux fruit bien mûr mais aussi frais et vivace.L’équilibre est remarquable.Un très bon vin qui vaut son prix.17/20 Chardonnay Special Reserve 1987, Fetzer, 22,65$ La grande famille Fetzer (10 des 11 enfants participent à l'entreprise) est réputée pour la production de vins remarquables pour leur rapport qualité/prix.Ce chardonnay n’en est peut-être pas la meilleure illustration.Le nez est typiquement californien : ananas mûr, arômes de chêne importants sans être gênants.La bouche manque de finesse et de vivacité.Le fruit est abondant, le boisé très présent mais l’ensemble n’est pas particulièrement harmonieux.Cela manque surtout de nerf.Correct mais pas enthousiasmant.14,5/20 Fumé Blanc 1987, Robert Mondavi, 15,70 $ Autant le sauvignon blanc botrytisé 1983 de la même maison nous avait éblouis autant celui-ci nous laisse indifférents.Au nez, on reconnaît facilement le caractère herbacé typique de ce cépage.La bouche ne manque pas de fraîcheur mais les saveurs d’agrumes sont assez minces et sans véritable finesse.Vendu à peu près au même prix que les bons sancerres, ce sauvignon blanc n’a pas vraiment les atouts pour faire la lutte aux meilleurs parmi ceux-là, notamment le Domaine de la Moussière GAVI DENOMIN A/H >M DI ORIGINL (OMROLLATA GAVI VENDEMMIA 1988 QUESTO VINO f.OTTENUTO SOLO CON LE UVE DELLA TENUTA MARCH FSE CARLO RAGGIO D AZFGLIO IN (¦ tl/ IMBOTT1GUATO NU II (ANTIM BERSANO 0.75 U?d’Alphonse Meilot ou Le Paradis de Vacheron, excellents dans le millésime 1988.13/20 Chardonnay 1986, Clos Pégase (Napa), 25,40$ Ce nouveau venu est produit par la winery à l’architecture la plus avant-gardiste de toute la vallée de Napa.Malheureusement, le vin n’est pas aussi spectaculaire.Les arômes végétaux, assez ternes d’ailleurs, dominent le fruit.Les saveurs ne sont ni plus nettes ni plus convaincantes et l’acidité semble artificielle.À ce prix, on souhaiterait bien davantage.AUSTRALIE Chardonnay 1987, Penfolds, 18,95$ Les vins australiens pèchent rarement par excès de timidité.On ne saurait mieux l’illustrer que par ce vin.La robe est jaune or.Le nez est exubérant, caricatural : un bol de fruits tropicaux très mûrs sucrés à la vanille.La bouche est à l’avenant, ample, généreuse, très boisée et soutenue par une acidité suffisante.Le genre de vin qu’on aime beaucoup ou pas du tout.Aucune place pour les nuances ici.Ceux qui aiment le style en auront vraiment pour leur argent.16/20 Chardonnay 1987, McClaren Vale, Geoff Merrill, 23,50$ Un autre vin qui ne souffre d’aucune inhibition.Encore plus coloré que le précédent, style jaune serin.On ne peut pas le rater.Le nez est exubérant sans être caricatural.Il évoque davantage le pamplemousse rose bien mûr que l’ananas.Quoi qu'il en soit, le chême domine nettement.Il en va de même en bouche où le bois sans retenue prend toute la place et masque les saveurs fruitées.Acidification probable.13,5/20.Une sélection F.Fréchette Af-SfcRVt NUMÉROTE! N2 02785 1f MIS JN BOUTLlLLU DANS NO* t.AVH RESERVE DE LA CHÈVRE NOIRE BOURGOGNE APPBLLATION BOURGOGNB CCNTROLfiB JLXXJLXIJUJLA • IOO% PINOT NOIR • /tonne intensité rouge cerise.Nez de fruits rouges.Charnu, belle charpente avec une bonne persistance en bouche.Ta Réserve de la Chèvre Noire est un Bourgogne parfaitement bien équilibré qui s'accorde à merveille avec les viandes rouges et les froma- pboouit St francj 12.8 % aie /vol 750 ml PBooucr'ot'Vnï ges moyens et forts.CONSERVATION: 10 ANS MONOPOLE f rrTVTTvvT» MIS IN BOtmiLLM MR BOISSEAUX ESTIVANT NÎOOCIANT FIJVIL1» » «iM'Nt, MANf DEPUIS 187» NO DF.CODE: F117875 PRIX: 11,90$ Le Devoir, samedi 10 février 1990 ¦ C-9 ius: le cahier du Une peinture gigantesque Roman Opalka, galerie Samuel Lallouz, 1620 Sherbrooke ouest, jusqu'au 28 février.Victorian Paintings In the Beaverbrook Art Gallery, galerie Concordia, 1455, de Maisonneuve ouest, jusqu'au 24 février.Suzelle Levasseur, galerie Trois Points, 307, Sainte-Catherine ouest, jusqu'au 3 mars.Hurtubise, galerie Michel Tétreault Art Contemporain, 1192, Beaudry, jusqu'au 3 mars.Claire Gravel AU MOMENT où des galeries ferment (Aubes) d’autres ouvrent (Brenda Wallace) et s’agrandissent : c'est le cas de Samuel Lallouz qui ouvrira un second espace au 372, Sainte-Catherine ouest en avril.Ayant amorcé depuis quelques années une trajectoire internationale, Lallouz fonctionne rondement, achetant des oeuvres considérables dans les foires européennens et américaines.C’est ainsi que l’on peut voir pour la première fois à Montréal des oeuvres récentes (1985) de Roman Opalka.C’est à Varsovie en 1965 qu’Opalka a commencé ce travail de moine qui est d’écrire des chiffres blancs sur un tableau au fond sombre.En 1985, il était rendu à 4 385 000 et le fond, qui s’éclaircit de tableau en tableau, atteint le gris moyen.À la fin de sa vie, dit-il, les nombres blancs ne se distingueront plus du fond devenu tout blanc.Opalka avance ainsi, lentement mais implacablement, vers la lumière.Regarder un tableau d’Opalka, c’est comme regarder les vagues sur la mer : le nombre s’élève, plus blanc du pinceau fraîchement chargé, et se meurt dans le fond grisé.Aucune grille précède ce rituel, les chiffres se suivent dans une écriture ni libre, ni serrée, pendant laquelle l’artiste les nomme, s’enregistre les nommant et lorsque le tableau se termine, il se photographie.Disques et portraits accompagnent ce devidement à l’infini du temps qui est celui de l’expérience artistique.Opalka est-il sacré, son approche de l’art est celle d’un mystique : discipline qui s’exerce dans le but d’une indifférenciation — la lumière — qui ressemblerait à l’éternité.La galerie d’art Concordia présente un ensemble de peintures victoriennes provenant de la Beaverbrook Art Gallery.À part la A Passing Storm (1876) de Tissot et How the Little Lady sat to Van Dyck (1878) de James Archer qui s’apparentent vaguement au renouveau moderne, on y voit des tableaux sans grande invention, beaucoup de femmes nues (William Etty), des scènes pré-réphaélites sans intérêt (John Pettie), de sinistres marines (George Chambers) et des paysages bucoliques ridicules où chateaux et cochons nous rappellent le grand goût du mélodrame romantique des bourgeois britanniques de l’époque.À remarquer que tous les textes explicatifs affichés sur les murs sont en seule langue anglaise.Les grands tableaux récents de Suzelle Levasseur surprennent par leurs tonalités assourdies.Comme auparavant, un être fantomatique transparaît à travers une masse chaotique, comme s’il était façonné par elle, cette matière vivante au ras du tableau.L’acrylique rendue brillante comme une huile se déverse maintenant dans des lieux sombres qui emportent la figure dans une densité qui atteint au tragique.Dans ce noircissement qui présage une économie nouvelle dans ce travail baroque — encore visible dans les onze petites huiles où vibrent les contrastes colorés — des bleus et des rouges empreignent de façon souterraine le noir, donnant à voir, pour qui sait prendre le temps de regarder, une couleur sortir de la non-couleur, comme une apparition Tous les grands abstraits : Reinhardt bien sûr, mais aussi Rothko et Motherwell, ont produit des tableaux noirs.Qu’on se rappelle, au Québec les Quantificateurs de Molinari.En se détournant de la sensualité de la couleur, ces peintres désiraient atteindre un lieu pictural plus pur.Mais même le noir traîne derrière lui de nombreuses résonnances symboliques : celles du deuil et de l’oeuvre ultime, entre autres.L’oeuvre de Suzelle Levasseur, en se dépouillant de sa couleur, semble poser les mêmes questionnements.Le figurai latent, ce rendu « atmosphérique » de l’espace bidimensionnel qui l’affilie au système de représentation « baroque » nous donne à voir ce qui s’y passe comme la lutte de l’homme avec l’univers — lequel ne serait que les forces obscures de son propre inconscient.Mais les tableaux noirs, évacuant l’emphase de la couleur, la font apparaître dans une retenue, un silence qui rejoint, à sa manière, celui des grands abstraits et c’est admirable.Cette transition des surfaces brillamment colorées aux aires plus sombres s’est produite à travers une série de polymères et d’huiles sur papier que l’on peut voir à la galerie.Sur le fond se détache une forme durcie par la matière qui renoue avec les grotesques des anciens tableaux, mais qui a le mérite d’être pensée en termes de valeurs lumineuses — et non colorées, mais plus rigoureuse.Chez Hurtubise, l’époque du noir et du blanc, c’était dans les années 60-70 ; à présent, sa couleur ne manque pas d’audace, mêlant dans ses grandes toiles des roses tendres, des verts menthes et des violets printan-niers, quand elle ne rugit pas dans une apocalypse de rouges-orangés enflammés.C’est une peinture de titan, qui répète inlassablement le motif du dédoublement, dessinant des coulées de peinture dans des formes primordiales qui s’apparentent tout a la fois à des masques grimaçants, à des dragons, à des taches de Rorschach.Hurtubise, qui habite depuis sept ans le Cap Breton, ne vit que de peinture.Michel Tétreault expose une fameuse sélection : une vingtaine d’oeuvres récentes, dont sept grands tableaux, couvrant les deux dernières années, et quelques oeuvres anciennes qui servent de points de repères dans une phénoménale production.Dent de l’oeil fait quatre mètres de long : devant la dominante orange, on pense à un incendie, un bûcher, une crucifixion.Hurtubise utilise un carton goudronné, le coaltar, qu’il découpe et colle dans sa peinture, apposant ainsi une structure rigide qui répète celle, liquide, de la couleur.Cette « intrusion » lui a permis de couvrir plus entièrement sa surface que dans sa dernière ex-sition où la forme dédoublée sem-lait flotter sur le fond.Ici, le collage opère une nouvelle distance dans l’oeuvre, puisque c’est la fluidité colorée qui devient fond.La forme découpée vient affirmer une planéité sur les couleurs qui pénètrent littéralement les unes dans les autres dans le processus de fabrication.Hurtubise peint, pourrait-on dire, par embrassements.Il presse les surfaces les unes sur les autres : ce que nous voyons se situe sur une marge extrêmement mince entre la construction et l’accident, l’acte réfléchi et l’instinctuel, tous deux s’exprimant avec la même violence expressive.Il faut voir les Rolling Stone, petites acryliques peintes sur les pages de livres trouvés qu’Hurtubise charcute pour faire le contour de son motif : autour du masque papillonnent des taches de couleur d’une délicatesse inattendue.GALERIE D'ART LAVAEIN • MONTRÉAL iennale du dessin, et du papier du Québec Du 19 janvier au 18 mars 1990 Entrée libre du mardi au dimanche de 12 h à 18 h au 1100.bout René-Lévesque Ouest à Montréal BERNARD GAMOY géographie / destinée PEINTURES RÉCENTES jusqu’au 8 mars Lun.au jeu.9h à 21 h.Ven.9h à 15h.Dim.10h à 17h.Tél.: 739-2301 SI70 Chemin de InCôleSte-Cothenne.Montréal.Québec.H3W )M7.c E NT RE SA BRONFMAN 9 & m » m 7 S S \ r, Dent de l'oell, de Jacques Hurtibise, acrylique et collage sur toile, 1989.I I No 216-4, de Suzelle Levasseur.Huile et acrylique sur papier, 1988.ACHETONS PEINTURES ET SCULPTURES DE QUALITÉ Mar.au ven.lOhOO - 17H30 sam.lOhOO - 17h00 DANIELE ROCHON PEINTURES DU 2 AU 26 FÉVRIER 1990 GALERIE DOMINION 1438 ouest, rue Sherbrooke 845-7171 et 845-7833 Vorpal I Gallery GALERIE DE VENTE ET LOCATION Musée des Beaux-Arts de Montréal Jean-Paul Riopelle 1967-1968 du 14 février au 18 mars 1434 rue Sherbrooke ouest, 3e étage Entrée libre, mardi au dimanche 11 hres à 16hres 411, WEST BROADWAY NEW YORK, NY 10012 FRANCINE GRAVEL OEUVRES RÉCENTES du 11 au 18 février 1990 Vernissage dimanche le 11 fév rier à 13 h.L'artiste sera présente ciAatson duA/tt Qt-^ment 742 bout.Décade, Ville St-I.auront Tél.: (514) 744-6683 Fax: (514)747-1137 A VOIR BIJOUX CONTEMPORAINS de la République fédérale d'Allemagne en collaboration avec le GOETHE-^ O INSTITUT DE MONTRÉAL jusqu'au 18 mars 1990 Café-boutique a CHÂTEAU DUFRESNE MUSt( OU ARTS OtCOMIIf S Df MONTRUl Mercredi é «Inurnha H 11kl 17ti Entré* M> I* knltvart Pli IX w IMS.mm» J*mm d'Art (514) J55-257S 4 755606 C-10 ¦ Le Devoir, samedi 10 février 1990 'mrmm le cahier du i • ameai 4 Rivage traité cette matière, on dirait qu’on a mis la terre sous nos pieds et qu’il en sort des milliers d’appels au secours.Nous sommes la détresse du monde, écoutez-nous ! « Il faudrait en entendant ces appels prendre la résolution de changer le monde.Que faire pour cela ?Les créateurs mettent en forme ces appels.Nous, interprètes, nous effor çons de la véhiculer, de conscientiser, avec nos moyens.Rivage à l’abandon traite de tout ça, en s’appuyant sur la grande fable de Médee dont les accents d’exil et de dérive, d’enfants sacrifiés, de trahison, de mort, ne cessent au fond de se répéter.» L’action se répartit donc sur trois tableaux et trois personnages de femmes auxquels s’ajoutent de nombreux figurants.Vêtue d’un costume d’homme, Pauline Vaillancourt, qui anime par la parole et le chant tout ce qui se crée dans l’espace scénique, est le témoin actuel, Marthe Turgeon est le mythe et Pauline Julien le futur.« Présents comme une extension du spectacle », trois musiciens, le pianiste Jacques Drouin, le violoncelliste Claude Lamothe et le violoniste Philippe Donnovan accompagnent Pauline Vaillancourt en interprétant la musique originale d’Alain Thibault.S’ajoute également parfois l’intervention d’une bande électronique.« Je suis heureuse, dit Pauline Vaillancourt de participer à cette création mondiale de la musique en ¦y.x.Æ Ttzn wtÊT '' î [] PHOTO JACQUES GRENIER Martine Deslauriers et Jean-Marc Corbeii préparent Rivage à l’abandon.interprétant, avec mes compagnes, quotidien, où les personnages expri- de l’égalité comme avenir de cette oeuvre où la fable sourd du ment, en appelant au secours, le rêve l'homme.» Messages, Homme-oiseau, Sur la piste des trappeurs, Être aux anges, Québec sur glace, sports et divertissements: autant d'événements, autant de regards passionnés jetés sur l'être humain d'ici et d’ailleurs.Incontournable comme la vie.UÉBEC SUR GLACE, SPORTS ET DIVERTISSEMENTS I OMME-OISEAU L'hiver.la glace.la multiplicité et la variété des jeux et des amusements imaginés par l'homme, pour l'homme Une exposition qui nous rappelle les plaisirs de la glace.La glace à affronter, pour se déplacer, pour glisser et pour s'amuser.L'exposition «Québec sur glace, sports et divertissements», pour ceux qui n'ont pas froid aux yeux au Musée de la civilisation, jusqu'au 17 février 1991.En compagnie d'Icare, Léonard de Vinci, les frères Wright et leurs copains, venez suivre l'histoire de l'Homme oiseau et partager son goût du risque, de l'infini, du défi.CITF-FM LE SOLEIL MUSÉE DE LA CIVILISATION 85, rue Dalhousie, Québec En collaboration avec LE DEVOIR 4 Piccoli « Quand je vois les tours à bureau, à Montréal ou ailleurs et que je vois tous ces gens qui travaillent dedans, je me dis que leur vie est terrible.Être dans un bureau, ça ne fait pas voyager beaucoup.Regarder la télévision non plus.Reste que mon travail à moi c’est du travail aussi.Il faut se lever tôt, avoir de la discipline, de l’organisation et les nerfs solides.Il faut aussi se réserver une part de vie privée indispensable et une fois qu’on a quitté le travail, oublier qu'on est acteur, sinon ça devient une maladie.Moi je tiens trop à ma santé pour cela.» Devant ce monument du cinéma français, qui a joué dans quelques 109 films et tourné avec tous les grands réalisateurs fréquentables de la profession, on en vient à ne plus savoir quelle piste emprunter.On ne peut pas sérieusement lui demander quel est son film préféré, ni quel personnage il a pris le plus de plaisir à jouer.Il y en a trop et il risquerait de ne plus se rappeler d’autant que la nostalgie n’est pas sa tasse de thé.Il ne reste donc plus qu’à parler des autres, c’est-à-dire des metteurs en scène avec lesquels il a travaillé.N’est-ce pas lui qui un jour a déjà déclaré qu’en acceptant un rôle au cinéma, il cherchait avant tout à saisir la motivation profonde du metteur en scène et à débusquer son secret.La question donc s’impose : Milou ressemblerait-il davantage à Louis Malle qu’à Michel Piccoli ?« C’est tout à fait cela, avoue Piccoli.Louis Malle vient d’une grande famille bourgeoise, il a beaucoup voyagé, dans sa tête comme dans le monde, et je crois qu’il souhaiterait bien un jour devenir Milou.En fait j’ai joué Louis Malle avant la lettre.Quant à moi, je ne saurais dire si Milou c’est moi.J’ai joué tellement de personnages différents, des personnages troubles, très ambigus, j’adore cela.Est-ce que je suis trouble et ambigu ?Sûrement, auquel cas, je peux m’amuser aussi à être Milou.» Mais encore.Michel Piccoli n’e-xiste-t-il que dans la mesure où il interprète l’autre mieux que lui-même ?« C’est un peu cela.Pour moi la direction d’acteurs c’est avant tout de comprendre pourquoi dans l’espace et dans le temps, on est amené a représenter un personnage.Dans les films d’auteurs, j’ai souvent joué le metteur en scène plutôt que le personnage qu’on m’avait donné à jouer.Mon raisonnement c’est qu’un metteur en scène écrit ou fait écrire un personnage qui secrètement lui ressemble, sauf peut-être dans le cas de Rambo encore qu’il n’ait pas certain que le metteur en scène de Rambo n'ait pas envie d’être Rambo.à par- "EXPOSITIONS hiver-printemps 1990 VERNISSAGE, k ftVRIER 17hOO • PEINTRES .SCULPTEURS • • GRAVEURS .CÉRAMISTES • .ICÔNOGRAPHE • .DINANDIER ^JOAILLIERS • ALONJO Golorle-Boutiqu® tf Art 219 rue Prince-Arthur est 987.1265 Mercredi.dimanche *15 hrs *22 hrs tir de ce moment-là, il suffit de s’inspirer de celui qu’on a en face de soi.» La direction d’acteurs pour Piccoli ce n’est pas de dire à un acteur : va à droite, va à gauche, pleure un peu ou tais-toi.C’est de savoir jusqu’à quelle limite on peut aller dans un délire de création, dit-il.Dans Milou en mai, ce délire le porte loin dans la finesse et la subtilité.Milou tel que joué par Piccoli, flotte béatement au-dessus des êtres et des situations comme s’il était ailleurs, peut-être là-haut avec sa mère, peut-être là-bas à Paris avec les jeunes qui veulent mettre l’imagination au pouvoir.Mais quand Piccoli en parle, c’est toujours à Louis Malle qu’il donne le crédit.« Pour Louis, mai 68 a été un tournant doublement magique.Il revenait d’un séjour de six mois en Inde et il a vécu une sorte de bouleversement dans sa tête.Il se demandait à l’époque s’il n’allait pas rester en Asie tellement l’Inde est un pays de magie extravagante.Et puis voilà qu’il retombe dans un autre pays qui lui annonce une nouvelle magie.Il est parti tête baissé dans Mai 68.» « Vingt ans ont passé et avec le recul du temps, Louis a voulu faire un film pour dire à quel point mai 68 était une petite flamme magnifique, une utopie qui n’a pas duré.On peut critiquer ce film mais sa qualité première c’est d’avoir plusieurs tiroirs.On y parle de la mort de la mère mais aussi de la mort d’une utopie, probablement les deux morts les plus terrifiantes.» Nous parlons depuis une bonne demi-heure et je me rends compte que la conversation dévie constamment, que nous tournons autour du pot sans jamais nous y attaquer.Et Michel Piccoli lui ?A-t-il des connu des morts terrifiantes ?A-t-il même connu autre chose que des plateaux de cinéma, que le travail acharné à coup de cinq ou six films par année, sans compter le théâtre ou il joue régulièrement ?Par-dessus tout, Michel Piccoli a-t-il un vieux rêve, une vieille utopie cachée quelquepart au fond d’un tiroir ?« Je voudrais bien réaliser un film, répond-t-il.J’en parle depuis longtemps mais je n’ai pas encore trouvé le temps, l’énergie ni même le sujet qui me talonnerait au ventre pour le faire.Évidemment il ne faut pas que j’attende trop longtemps parce que les années passent.Il faudrait que je me mette a une table et que je travaille sérieusement.À un moment j’ai voulu faire de la production.Ma maison de production a fait faillite.C’est un beau métier que celui de producteur mais j’aurais dû faire de la mise en scène, j’aurais perdu moins d’argent et d’illusions aussi.À vrai dire j’ai raté ma vie, j’aurais dû être horticulteur.J’aurais été magnifique.» Il me semble le voir dans son jardin, séduire toutes les fleurs en leur jouant la comédie.Sa collection de fleurs serait aussi abondante que sa collection de films.L’horticulture s’en porterait mieux, quant au cinéma français, il aurait été privé d’un grand séducteur doublé d’un redoutable cabotin.association culturelle T.X.RENAUD CONFÉRENCES Auditorium St-Albt-rt l^c Grand I **->, Dominicains 2715, ( hcmin de la (Ole Ste-Cathcrine Montréal, Qc ¦ U- dimanche è IThOO 11 février «QUI ÉTAIT GEORGES BIZET?par: CLAIRE VILLENEUVE (musique et diapositives) ¦ Les mercredis è 20h00 14 février «POUR REGARDER ET ANALYSER UNE OEUVRE D’ART» par: SUZEL PERROITE (diapositives) 21 février «PELLAN» par MONIQUE GAUTHIER (diapositives) Prix d’entrée: 6,00 S ABONNÉ(K) ET ÉTUDIANT(E): 3,00 $ Un Soo la nuit.Nathalie PETROWSKI ?Humeurs JE NE SUIS jamais allée à Soo-Ste-Marie et je commence à me dire que ce rendez-vous manqué est un trou béant dans ma culture.Il faut dire que jusqu’à tout récemment je n’avais aucune raison valable d’y aller d’autant plus que j’étais persuadée que Soo était aux États-Unis et qu’on y faisait pousser de la soie dentaire l’hiver.Je sais maintenant que mes informations étaient erronées et que la soie dentaire a toujours refusé d’y pousser.Je sais aussi que pour ontarienne qu’elle soit, Soo est aussi un peu beaucoup yankee ne serait-ce qu’à cause de cette gênante jumelle qui lui tend le bras de l’autre côté de la frontière et la menace à tout bout de champ de la réduire en triste bouillie culturelle.Toujours est-il que même si je n’ai jamais mis les pieds à Soo, je sais maintenant qu’on y parle unilatéralement anglais ou du moins qu’on souhaite ardemment y parler.Personnellement, on pourrait y parler unilatéralement chinois que cela ne m’empêcherait pas de dormir la nuit, mais la guerre étant officiellement déclarée, je dois redoubler de prudence au cas où la ville de Sherbrooke déciderait de me poursuivre.Si j’ai bien compris l’histoire, Soo a donné le ton et lancé la première pierre.Grâce à elle, il existe maintenant au Canada trois modèles linguistiques disponibles sur le marché.Une ville peut maintenant se déclarer unilingue anglaise pour peu que ses habitants en aient marre de se casser les dents à essayer de parler français.Une ville canadienne peut également se déclarer unilingue française selon qu’il y a assez de « pepsis » et de « pea soups « qui ne veulent plus se l’entendre dire.Et finalement une ville peut se déclarer fièrement cette fois, bilingue, c’est-à-dire ni anglaise, ni française mais un peu des deux, donc mélangée et terriblement schizophrène.Et bien que je sois couramment bilingue donc forcément schizophrène, je ne peux nier que le bilinguisme me tombe sur les nerfs.Je vis mon bilinguisme comme d’autres vivent leur alcoolisme en sachant que je suis foncièrement malade mais que moyennant un peu de bonne volonté, je peux me contrôler.De fait, le bilinguisme je le ressens de diverses manières selon le lieu où il se pratique.Au Québec par exemple, le bilinguisme m’endort surtout quand un honorable ministre d’un honorable ministère me convoque à une conférence de presse et prend trois fois plus de temps que nécessaire pour répondre aux questions dans les deux langues même s’il n’y a qu’un représentant de la deuxième langue dans la salle et que ce dernier est parfaitement bilingue.Le bilinguisme à Cal-gary par contre me fait l’effet contraire.Le spectacle de tous ces unilingues anglais qui rament comme des forcenés pour se fendre de quelques mots de français, me remplit de jubilation.Mais je m’éloigne de Soo.Je ne suis donc jamais allée à Soo mais j’en connais qui n’en sont jamais revenu.Ce sont eux qui m’ont appris deux ou trois choses sur Soo, la première étant qu’il n’y a pas grand’chose à faire la nuit sinon traverser la frontière.Il paraît d’ailleurs que le week-end toute la population de Soo Ontario disparait à Soo Michigan pour mieux y parler l’anglais et pour y boire de la Miller d’importation étrangère.Il paraît qu’un certain Étienne Brûlé, né à Champigny sur Marne et parlant unilatéralement français, fut le tout premier visiteur de Soo aux alentours de 1622.Imaginez le pauvre s’il devait revenir aujourd’hui et ne pas trouver la moindre pancarte lui indiquant en français le chemin des bécosses ! Il paraît finalement que Soo ne s’est pas toujours appelée Ste-Marie.Sur une carte de Champlain datant de 1632, on retrouve le nom de Sault de Gaston pour cette curieuse zone grise qui devait prendre le joli sobriquet de Soo.Ce sont évidemment les Jésuites qui ont troqué le nom de Gaston pour celui de la Vierge Marie probablement parce que Gaston ne figurait pas dans le calendrier des saints martyrs.À partir du 18e siècle les choses se gâtent à Soo avec l’arrivée d’un dénommé Charles Ermatinger qui y bâtit la plus grosse cabane de pierre à l’ouest de Toronto.Les Américains se mêlent de l’affaire et au tournant du siècle, la zone de repos d’Étienne Brûlé devient une zone industrielle polluée.Un certain Francis Clergue y ouvre la Algoma Steel avant de faire faillite et d’être sauvé in extremis par le gouvernement ontarien toujours prêt à sauter sur une mauvaise affaire.Tout cela nous amène à février 1990 et à la déclaration d’indépendance de Soo pour des raisons qui demeurent obscures mais dont on sait qu’elles sont une sorte de pied de nez aux francophones hors Québec et à leur passion pour les traductions simultanées.Et à vrai dire même si je ne suis pas d’accord, je comprends les habitants de Soo de vouloir reprendre possession du territoire.Depuis le temps qu’on leur casse les pieds avec Étienne Brûlé, ils ont bien le droit d’envoyer revoler leurs manuels d’histoire et de prendre leur pied en anglais.Là n’est pas la question.La question, la vraie, c’est de savoir pourquoi ils n’en profitent pas pour se séparer definitivement en se déclarant unilatéralement américains.Après tout Soo est aussi canadienne que moi je suis italienne.On ne vit pas impunément des siècles à côté de sa jumelle sans finir par se prendre pour elle.Et Soo qui a lancé la première pierre pourrait faire d’une pierre deux coups.C’est tout le Canada anglais qui devrait se déclarer unilatéralement américain avec elle en laissant au Québec le loisir de devenir un Canada unilatéralement français.Quant au bilinguisme, on n’en entendrait plus jamais parler.Il va sans dire que le soulagement serait d’autant plus grand que deux langues valent peut-être mieux qu’une, sauf lorsqu’il s’agit de se taire.4 Cuny un protégé à qui il réservait le rôle de Hury.J’ai donc pris Craon, mais c’était mon voeu.J’avais déjà lu L’Annonce, avant de penser être comédien, et les traits de caractère de Pierre de Craon m’avaient fait me reconnaître en lui ».De Claudel, dont il deviendra le grand interprète, Alain Cuny créera le rôle de Coeuvre (contraction de coeur et oeuvre) dans La Ville que Jean Vilar met en scène à Avignon et à Chaillot en 1955, et il créera également le rôle de Simon Agnel dans Tête d’Oren 1959 à l’Odéon dirigé par Jean-Louis Barrault.Ce rôle demeure dans la mémoire des spectateurs de l’Odéon de Barrault un sommet de l’art d’interprétation.Terzieff incarnait Tête d’Or.Il a longtemps fait le pied de grue devant la demeure de Claudel, le jeune Cuny, (« vous avez bien fait de ne pas cogner, je ne vous aurais pas reçu », lui a dit Claudel plus tard), avant de le connaître, d’échanger avec lui et même, me soulignait-il, de l’accompagner lorsqu’il quittait sa demeure pour aller voir sa maîtresse, celle qui dans son oeuvre sera Ysé du Partage de Midi.Son Claudel préféré ?Difficile à déterminer : « c’est à chaque fois un tel geyser de souffrance qu’on ne sait plus où est la plus haute ou la plus violente parole ».« C’est peut-être Tête d’Or, pour-suit-il, une pièce qui était réputée injouable avant sa création par Barrault.Maeterlinck, à qui Claudel avait envoyé le texte, disait que ce texte était fait de coups de marteaux u’on recevait sur la tête.Il lui avait it dans une lettre que si, dans six mois, il n’était nas interné, il serait le plus grand poete de son temps».Claudélien, il était normal que le comité Claudel (la succession, les amis) pense à Cuny au moment de proposer une version cinématographique de L’Annonce.Il y a déjà 30 ans cpie ce projet vivote, s’emballe, s’arrête faute de fonds, etc.Le peintre Tal-Coat, avant sa mort en 89, avait eu le temps de dessiner les costumes du film.Messiaen avait été approché pour la musique, mais l’accord n’a pas été possible.Les deux-tiers du film seront en bobine lorsque la scène de la caverne de Violaine sera tournée à Oka ces jours-ci.Grâce au producteur canadien (Fax Films) le film va finalement se compléter.Un premier film à 82 ans.Avec un monument comme L’Annonce ! Alain Cuny rappelle que Claudel, dans ses notes sur L’Annonce, disait que le 15e siècle français (où se situe sa pièce) doit être pour nous ce qu’était l’Antiquité grecque pour le paysan du Moyen-Age, « c’est-à-dire rien du tout !, dit Cuny avec un regard de magicien, c’est-à-dire qu’on a toutes les libertés ! Avec des non-acteurs, choisis dans la rue ou par auditions, il fera un film bressonnien où, comme chez Shakespeare ou Claudel, la scène c’est l’univers.Son expérience derrière la caméra ?Il a, à l’époque, travaillé comme assistant avec deux cinéastes, Renoir (pour Le Carosse d’or) et Antonioni.Il avait connu ce dernier lors du tournage des Visiteurs du soir sous l’Occupation.Les Allemands dépêchaient un observateur sur les tournages, et l’équipe de Carné vit arriver sur le plateau un jeune Italien qui, très vite, ferma les yeux sur tout en toute complicité.C’était Michelangelo Antonioni.« Maintenant, on est des frères », dit Alain Cuny.Son film sortira à l’automne 90.Il promet de revenir à Montréal, et d’y donner, si on l’invite, une soirée de lectures dans un théâtre.L’entendre dire Claudel relèvera alors du sublime.
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