Le devoir, 17 février 1990, Cahier D
LU ®; Li mw@m> WWifîSi Iwimpignv • le plaisir des ivres librairie Champigny 4474.rue St-Denis Montréal (Quebec) 844-2587 i : in Montréal, samedi 17 février 1990 Christiane Teasdaie ou le désir de tout réinterpréter y • PHOTO JACQUES GRENIER ¦¦¦¦¦ mm Mkim GUY FERLAND DU PLUS loin qu’elle se souvienne, Christiane Teasdaie a toujours été hantée par l’idée de la mort.« J’étais très jeune et je ne pouvais m’endormir parce que je pensais à la mort et je trouvais ça terrible », raconte-t-elle en riant.Tout l’univers du jeune auteur, qui vient de publier son premier livre — À propos de l’amour au Boréal —, est là dans cette réplique.Il est formé d’une sorte de tension entre l’humour et la gravité qui traduit admirablement l’ambiguïté des êtres humains.« À cinq ans, se souvient-elle, j’écoutais ma mère raconter magnifiquement des aventures extraordinaires et je lui disais que malheureusement, moi, je ne pourrais jamais raconter des histoires semblables parce que ma vie, qui commençait, ne pouvait être remplie d’anecdotes aussi savoureuses.Ça faisait rire ma mère aux éclats.» À propos de l’amour n’a pas besoin d’aventures extraordinaires pour séduire les lecteurs.Ce recueil de nouvelles, construit comme un roman, charme d’abord le lecteur par un style personnel maîtrise qui sert à merveille des petits récits en apparence anodins.Dans chacune des histoires, il n’y a jamais d’effets recherchés, mais toujours une profondeur de vue sur les êtres qui prouve qu’on a affaire à un véritable écrivain.Le recueil s’ouvre par une gifle qui secoue le lecteur.« Je vou- lais, comme première nouvelle, écrire une sorte de rite de passage.» Le rite en question est constitué de la première révolte d’une fillette contre son père à qui elle administre une magnifique gifle.Voilà, l’éléments de base est posé : la figure du père représentant l’autorité contre laquelle on se positionne toujours au cours de sa vie.« Mes personnages féminins, qui sont tous pour moi la même personne à différents moments de sa vie, n’halssent pas leur père.Elles sont plutôt à un moment de leur vie où elles prennent conscience de la relativité des choses et elles comprennent que leur père ne peut pas être parfait.L’amour que voue une fille à son père est terrifiant.Pour elle, le père représente la perfection incarnée.Si celui-ci n’est pas à la hauteur de cette aspiration, la déception est telle qu’elle ne pardonne pas.Et cette déception détermine par la suite toutes les relations amoureuses.» Pour décrire ce moment ultime, ce passage entre les illusions sur les adultes qu’on voit enfant en noir et blanc, Christiane Teasdaie utilise une écriture simple, toute en retenue et demi-teintes.« Le titre lui-même du recueil, À propos de l’amour, est un clin d’oeil un peu menteur, confie l’auteur.Il serait plus conforme de parler des ruelles de l’amour, parce que les nouvelles ne sont pas sentimentales, mais explorent le terrain mouvant des relations amoureuses avec le père ou ses substituts.» À l’origine de ces nouvelles, il y avait cette vision des rapports amoureux et également une tentative de séduction.« Écrire, c’est essayer de communiquer.Pourtant, lorsque j’écrivais ces nouvelles, je ne pensais jamais aux lecteurs éventuels.C’est un tel plaisir de refaire la vie, de trouver de la cohérence dans des événements disparates et d’expliquer, qu’on ne pense à rien d’autre.» Cette contradiction — désir de communiquer et solitude indépassable — fait partie de la vie de Christiane Teasdaie.Comme de tout le monde, du reste.Christiane Teasdaie, née à Montréal il y a une trentaine d’années, voulait d’abord être pianiste.Mais une tendinite aiguë a fait avorter son rêve à l’adolescence.Elle se tourne alors, de façon irraisonnée, vers le chant.« Je désirais par-dessus tout réinterpréter.Depuis mon plus jeune âge, je réinteiprétais tout ce que j’entendais.Ce désir est peut-être la source de mes études en histoire, à McGill et à Washington, et surtout de mon inclination à récriture.» À la suite de ses études, Christiane Teasdaie se lance dans le monde de la rédaction, de la traduction et de la révision de textes.Jusqu’au jour où elle sent que son projet d’écriture est au point : un roman par épisodes distincts dans lequel le personnage principal grandissait.Mais des obstacles dans la construction l’obligent à composer chaque partie séparément et à créer des personnages indépendants.Cela lui a permis d’inventer des êtres humains aussi paradoxaux, aussi ambivalents et aussi contradictoires que les gens qu’elle côtoie tous les jours.La composition du recueil fut un moment de grâce pour Christiane Teasdaie.« On est tellement bien lorsqu’on peut réorganiser la vie qu’on ne veut plus en sortir, parce que la vraie vie n’est jamais comme on la désire.» Christiane Teasdaie Cette lucidité implacable est la caractéristique de toutes les « héroïnes » d’j4 propos de l’amour.« C’est que ces fillettes, ou ces jeunes femmes, arrivent au moment de la brisure, constate l’auteur.Elles réalisent qu’il n’y a ja- mais rien de nettement défini, de tout à fait bien ou tout à fait mal.Cette cassure dans la vision unilatérale du monde n’est jamais complètement refermée et les personnages devront vivre avec une faille en elles.L’accès à la lu- cidité est toujours un moment douloureux », conclut la jeune auteur avec un sourire maücieux.Cela dit, les nouvelles d’j4 propos de l’amour sont toutes teintées d’humour.Par les petits détails de la vie quotidienne, Christiane Teasdaie parvient à créer une atmosphère de sympathie à l’égard d’hommes difficiles à vivre.« J’ai voulu transmettre le désarroi des gens pris avec leur liberté et qui ne savent pas réel-, lement quoi en faire.Ils se réfugient, par peur de l’échec, dans la solitude, dans les demi-vérités, dans les petites lâchetés.» Et le complexe d’Oedipe dans tout ça ?« Il est faux de croire que seuls les garçons doivent surmonter la figure du père pour enfin réaliser des choses, explique l’auteur.Les filles aussi ont cet obstacle à surmonter.Mais c’est plus pernicieux parce qu’elles n’ont pas ce modèle à imiter.Pour parvenir à négocier avec les contradictions de la vie, elles doivent se rendre compte que c’est d’elles, en partie, que la vie doit venir.» Ce deuxième temps de la prise en charge de l’existence éphémère est superbement rendu dans la derniere nouvelle du recueil, qui se termine sur un moment de grâce presque mystique, une épiphanie à la Joyce.« J’ai failli enlever cette nouvelle du livre, parce que je la trouvais trop sentimentale et je sentais que je ne maîtrisais pas le sujet com- Çlètement », avoue Christiane easdale.C’est peut-être ce qui donne à ce dernier récit une touche romantique qui traduit une ouverture du personnage vers une acceptation de la vie telle qu’elle est.Ainsi, Christiane Teasdaie nous laisse sur une note d’espoir à l’image de son charmant sourire qui dit oui à la vie.Mon livre me fait peur —Henri Tranquille PHOTO JACQUES GRENIER Henri Tranquille devant son manuscrit.PH HW FRANÇOISE LAFLEUR JE VEUX qu’on soit sincère et, qu’en homme d’honneur, on ne lâche aucun mot qui ne parte du coeur, répliquerait Alceste à Philinte dans Le Misanthrope de Molière.Ces propos pourraient tout aussi bien sortir de la bouche d’Henri Tranquille dont l’acuité du regard et la franchise du discours feront en sorte de délecter les uns et d’éloigner les autres.Son dernier livre paru en janvier aux Éditions du Méridien se veut, selon les propos mêmes de l’auteur, « un agenda barbouillé depuis le 1er janvier 1984.simple énumération de mes faits et gestes .qui s’est peu à peu transformé en un cahier de réflexions ».Intitulé 1984 — Les Gens du livre, ce carnet de notes devient un témoin original de maints détails d’une partie de notre histoire.Suivant le conseil de son exami littéraire Marc-André Poissant qui lui suggérait en 1983 d’écrire dans un agenda quelques idées chaque jour, l’ex-libraire Henri Tranquille s’est mis à noter au fil d’événements littéraires commentaire sur commentaire, écrivant très spontané- ment ses pensées secrètes inspirées tantôt d’une rencontre, tantôt d’une lecture, tantôt des agissements des uns et des autres.« Quand je dis que mon livre me fait peur », explique Henri Tranquille, « c’est que je sais que certains passages blesseront des gens.Et cela me fait de la peine de savoir que je fais de la peine à certains.Il y a, bien sûr, un effet de “boomerang”.Mais, j’ai voulu laisser mes notes teUes queUes, comme on les trouve dans mon brouillon original.Chacun peut un jour ou l’autre écrire ses mémoires, ses souvenirs, son journal et plus hardiment ses pensées.Mais, je ne veux pas donner à ce livre l’importance d’un journal; je l’aurais d’ailleurs intitulé Brefs commentaires sur mes éphémérides.« J’ai écrit ce que je ressentais sans ambages, d’une façon parfois un peu drue, sans jamais penser que cela pourrait etre publié un jour, tel un livre de conversation tenue seul à seul.Le manuscrit, laissé tel quel, peut devenir explosif aux yeux de certains.Je suis un peu comme Alceste dans Le Misanthrope dans mes écrits alors que, dans la vie sociale, je peux plutôt paraître comme Philinte.La sincérité écrite est beaucoup plus visible ».Mais Alceste est-il vraiment misanthrope ?Il est franc, direct, sans flagornerie.La franchise, par sa nature même, peut parfois blesser telle une flèche empoisonnée.Si les propos d’Henri Tranquille se révèlent parfois crus, le ton n’est pas vraiment méchant.Jean-Claude Trait avait d’ailleurs déjà écrit parlant de l’homme : « Henri Tranquille, le guide des milliers d’étudiants, le druide de milliers de bouquineurs, l’orienteur de maintes carrières littéraires, et Eourtant un homme si simple ».ibraire pendant 38 ans, l’ex-Monsieur Livre du Salon du livre de Montréal nous livre ici de l’inattendu sur le monde des lettres au Québec.Les plus susceptibles s’en choqueront; les plus modestes s’en réjouiront ou en rigoleront.Car, Henri Tranquille, même au miüeu de ses commentaires les plus acerbes, garde toujours le même sens de l’humour.Combien d’entre nous auront un jour dit à Henri Tranquille, le libraire : « c’est vous qui m’avez appris à lire ».Bon nombre auront été « fouiné » des heures et des heures dans son commerce à la recherche d’un auteur à üre, à explorer, demandant au maître de leur prodiguer ses conseils.Et plusieurs, sous son influence littéraire, passeront de simples lecteurs à de grands üseurs suivant les traces du « gourou » des lettres d’une époque.Né à Montréal le 2 novembre 1916, aujourd’hui retraité, Henri Tranquille continue d’être actif dans le milieu, co-animant avec Yves Gauthier les soirées des « Gens du livre » tous les premiers mardis de chaque mois où les intéressés peuvent venir rencontrer un auteur invité et en profiter pour échanger leurs points de vue sur la littérature, tant celle d’hier que celle d’aujourd’hui.Henri Tranquille avait fondé en 1962 cette association en collaboration avec Jean-Jules Richard.Tout comme ses livres précédents, Lettres d’un libraire (1976) et Des lettres sur nos lettres (1984), le nouvel ouvrage d’Henri Tranquille témoigne de la ferveur d’un homme qui continue de faire honneur, à sa manière singulière, à notre üttérature.Verrons-nous paraître les carnets de 1985,1986,1987,1988 ?.« Peut-être », répondra-t-il.« Cela dépend de ce que j’y retrouverai, du degré plus ou moins explosif des propos.Et, bien sûr, cela dépendra également du succès qu’aura mon livre sur 1984 ».Un autre rêve lui tient à coeur : celui de pouvoir publier un jour Des lettres dangereuses, que ce soit de son vivant ou après sa mort.Maintes lettres intw-es-santes, jusqu’ici restées dans l’ombre, où se glissent des réflexions bourrues et piquantes comme, par exemple, cette phrase entre autres écrite lors de la crise d’octobre 1970 : « Que Robert Bourassa soit l’otage ligoté du cynique Trudeau me terrorise ».Propos outrageants, pour lesquels il aurait pu être emprisonné comme l’ont été alors plusieurs intellectuels de l’époque sous la loi sur les mesures de guerre.Défenseur acharné des jeux Voir page D - 6 : Henri Tranquille LA SOLITUDE L'ECRIVAIN ET LA LIBERTÉ m L’ECRI ées dans ce volume is de la dix-septième rnationale des écrivains, sur f-te de l’écrivain dans défense de la liberté dans la * k iis j r Hexagone ntll de l'édition littéraire québécoise ESSAIS ESSAIS lieu dlstlntlf LA SOLITUDE < IHEXAOONK •I HEXAGONE + f D-2 ¦ Le Devoir, samedi 17 février 1990 • le plaisir des ivres Novalis quitte Ottawa pour Outremont ?fin «rii MARIE LAURIER NOVALIS aura désormais pignon sur rue Hutchison à Outremont et c’est de cette adresse que cette maison d’édition bilingue à caractère religieux établira ses principales opérations.Ce déménagement n’empêchera pas l’équipe rédactionnelle, dirigée par le père Michel Maillé, de continuer son travail depuis l’Université Saint-Paul d’Ottawa.Novalis, mot latin qui signifie « terre fraîchement labourée », publie à près d’un million d’exemplaires, entre autres, les diverses éditions — dominicale, mensuelle et à gros caractères — du Prions en Eglise et son pendant anglais, Living with Christ — sorte de mini-missel qui est également diffusé en Europe par les soins des entreprises Bayard-Presse.En déménageant ses pénates à Montréal, du moins ses services de commercialisation, de fabrication et d’administration, Novalis entend intensifier sa percée sur le marché canadien mais également aux États-Unis et en Europe.Ses publications à prix populaires ainsi que son désir de vulgariser le plus efficacement possible le message évangélique fait de cette maison « une des premières au pays quant à l’importance de ses tirages et de son rayonnement », rappelait cette semaine le directeur Maillé de- vant une foule d’invités venus célébrer l’arrivée de Novalis dans la métropole.Parmi eux, on remarquait la présence de Mgr Jean-Claude Turcotte, évêque auxiliaire de Montréal et plusieurs autres membres du clergé et du personnel ainsi gue M.Pierre Desmarais II, president de Unimédia qui aura la responsabilité des opérations commerciales de l’entreprise.Novalis a été fondé en 1935 par le père André Guay, o.m.i.sous le nom de Centre catholique de l’Université d’Ottawa, elle-même di- rigée par les Oblats de Marie-Im-maculée.Sa première publication fut un petit missel intitulé Prie avec l’Église vendu un sou aux portes des églises.Depuis ce temps, la maison a changé de nom et depuis ces dernières années, elle a pris une expansion internationale en établissant des liens avec les plus grands éditeurs religieux canadiens, américains, britanniques, français, belges, Scandinaves, italiens, espagnols, allemands, irlandais et australiens.Novalis publie maintenant sept périodiques dans les deux langues et complète la gamme de ses services aux abonnés par la publication de volumes et de matériel audio-visuel.Par exemple, depuis 1987, l’édition complète de Prions en Église est fabriquée sous licence et mise en marché par Bayard-Presse, l’un des plus importants groupes de presse religieuse en Europe.En trois ans, le tirage du petit missel sur le marché européen est passé de 15,000 à plus de 250,000 exemplaires.Novalis et Bayard viennent de signer un accord pour la publication éventuelle de versions espagnole, allemande et italienne.Parmi les titres à succès parus récemment chez Novalis, on compte Nos cris et nos rêves, rédigé par un collectif de jeunes de 12 à 20 ans du diocèse de Saint-Hyacinthe sous la direction de Jean-Guy Roy, livre qui a retenu l’attention de l’Unesco qui viendra le parrainer à l’intention des jeunes, à la fin du mois de février.La Bible de Jérusalem pour tous, Prières, souffle de vie font partie des titres en gros caractère qui ont beaucoup de succès.L’équipe comprend une dizaine de rédacteurs à Ottawa et quelque 35 personnes à Montréal et les projets de co-édition et de co-distribution sont nombreux.ÂJi± ?=i =.=.i SS — Devant l’impossibilité de tenir un GUY FERLAND Une présidente au Salon du livre de Québec Les membres du Conseil d’administration du Salon du livre de Québec ont élu à l’unanimité madame Claire Bonenfant comme présidente de l’événement.Mme RECHERCHE N° 218 -FÉVRIER 1990 LES PREMIERS RIZICULTEURS par Takeru Akazawa LA MALADIE D'ALZHEIMER par Jacques Epelbaum et Yvon Lamour VOYAGE AU CENTRE DE LA GALAXIE par Rolf Güsten et Pierre Cox LA LUMIÈRE COMPRIMÉE par Elisabeth Giacobino, Claude Fabre, Antoine Heidmann et Serge Reynaud JACQUES MONOD ET LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE par Bernardino Fantini LES DEUX LOGIQUES DE L'INNOVATION par Jacques Perriault dossier LES RÉGIONS ONT-ELLES UNE POLITIQUE SCIENTIFIQUE?par Madeleine Brocard et Yves-André Rocher ETC.Au c J **0004 c»"tre fju et u \ 5.951 Bonenfant, qui a fait carrière comme bibliothécaire dans diverses librairies et qui fut présidente du Conseil du statut de la femme de 1978 à 1984, est bien connue pour son implication dans les milieux littéraires et culturels de la capitale.Les autres membres de l’exécutif sont : MM.Jean Payeur, bibliothécaire, vice-président; Denis Lebrun, éditeur, secrétaire-trésorier; Guy Champagne, éditeur et Paul-André Bourque, auteur, directeurs.Denis Lebrun a également été désigné comme coordonna- Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS samedi 24 février de 14h à 16h A l'occasion du 20e anniversaire du programme de littérature comparée de l'Université de Montréal Lancement de la collection L'UNIVERS DES DISCOURS Éditions du Préambule seront présents parmi d'autres MARC ANGENOT WLADIMIR KRYSINSKY WALTER MOSER REGINE ROBIN samedi le 3 mars de 14h à 16h Dr.PIERRE MEUNIER La chirurgie à L’Hotel-Dieu de Montréal au XIX siècle VI LES PRESSES DE LUI L'UNIVERSITE DE MONTREAL Samedi le 10 mars de 14h à 16h PIERRE MORENCY L’oeil américain BORÉAl samedi 17 mars de 14h à 17h Le Diable en Personne ROBERT LALONDE Éditions du Seuil - TTTavec nous Venez regard - apostrophe* a l5h et à 20h ganisateurs ont formé un comité ad hoc afin de préparer un événement littéraire dès le printemps prochain au cours duquel on procédera à la remise des prix littéraires habituellement décernés lors du Salon du livre de Québec.Juillet et Juliette en France Marie Laberge, qui vient de publier un premier roman remarqué, Juillet au Boréal, a fait l’objet d’un mini-reportage, mis en évidence par une grande photo, dans la livraison du début de février du Nouvel Observateur pour souligner la sortie française de son roman au Seuil.On la décrit d’abord en disant qu’elle est « jolie comme un coeur et on caractérise son talent en affirmant qu’« elle écrit des pièces comme d’autres ourlent leurs nappe- 1 L'Immortalité Milan Kundera Gallimard 0)* 2 Les Pérégrines Jeanne Bourin F.Bourin/ Lacombe (2) 3 La Maison Russie John Le Carré Robert Laffont (3) 4 Comme un orage en février.Marcelyne Claudais Mortagne (-) 5 La Petite Marchande de prose Daniel Pennac Gallimard (-) 6 Pluie d'été Marguerite Duras P.O.L.(-) 7 L'agenda Icare Robert Ludlum Robert Laffont (5) 8 Le Nègre de l’Amistrad Barbara Chase-Riboud Albin Michel (-) 9 SireGaby du lac Francine Ouellette Quinze (6) 10 Sous le soleil jaguar Italo Calvino Seuil (10) Ouvrages généraux 1 Les Vrais Penseurs de notre temps Guy Sorman Fayard (1) 2 Le Chemin le moins fréquenté ScottPeck Robert Laffont (2) 3 L'état du monde Collectif Boréal (2) 4 J'ai vaincu la dépression et échappé au suicide Ginette Ravel 7 jours (-) 5 La Fourchette d'or Tome II Soeur Angèle Publicor (-) Compllatlon laite à partir des données fournies par les libraires suivants : Montréal : Renaud-Bray, Hermès, Le Parchemin, Champigny, Flammarion, Raf-lin, Demarc; Québec : Pantoute, Garneau, Laliberté; Chicoutimi : Les Bouquinistes; Trois-Rivières: Clément Morin; Ottawa: Trillium; Sherbrooke: Les Bi-blairies G.-G.Caza; Joliette : Villeneuve; Drummondvllle : Librairie française.* Ce chiffre Indique la position de l’ouvrage la semaine précédente rons.» Finalement, on compare son ton au vent doux et râpeux sur les plaines d’Abraham.Un autre article élogieux est paru dans le quotidien Le Soir de Bruxelles.Finalement, un lancement de Juillet a eu lieu à la librairie La Fourmi ailée, dans le Ve arrondissement à Paris.Par ailleurs, le dernier roman d’Yves Beauchemin, Juliette Po-merleau a été choisi comme livre-vedette au catalogue de Québec Loisir.Le livre relié sous une jaquette illustrée en couleurs a été tiré à plus de 65 000 exemplaires.Le meme roman a été sélec- tionné par le plus important club du livre au monde, France-Loisir, qui rejoint 4 millions de lecteurs, pour le troisième trimestre 1990.Le matou avait également été choisi comme livre-vedette en 1986 et avait été vendu à plus de 700 000 exemplaires en édition club.Québec/Amérique est actuellement en pourparler avec une quinzaine d’éditeurs étrangers pour les droits de Juliette Pomerleauet une entente a déjà été conclue avec McClelland & Stewart (Toronto) pour l’édition et la diffusion de la version anglaise.Un mépris scandaleux DU VISUEL à l’écrit, peu importe.Fernande Saint-Martin trouve toujours un sujet ou une occasion pour exposer son mépris de la culture québécoise.L’interview de Jean Royer (LE DEVOIR, 13 janvier) nous rappelle qu’elle a « toujours répété que l’anti-intellectualisme, c’est la tradition la plus vivace au Québec », que non seulement « elle n’est pas disparue » « mais que des écrivains, des romanciers, des poètes maintiennent cela », c’est, dit-elle, un scandale.Ainsi, elle peut proclamer que, si ses recherches amorcées du côté littéraire ont évolué vers les arts visuels, c’est parce que le milieu des écrivains n’a jamais été aussi dynamique que celui des arts visuels.Du haut de son arrogance académique, elle affirme que nos écrivains ne peuvent parler de littérature entre eux, parce qu’ils ne possèdent pas, dit-elle, un certain vocabulaire appartenant à l’appareil théorique, duquel appareil serait maintenant bien pourvu le milieu des arts visuels.Mais au fait, madame, de quel milieu visuel parlez-vous ?Du milieu qui gravite autour des artistes ?Du milieu qui théorise sur l’art ?Du milieu qui se nourrit à même les créateurs ?Dy- namique vous le voyez ?Remerciez donc les artistes qui vous laissent le champ libre d’écrire ce que vous voulez pendant qu’eux continuent, bien malgré eux, à bien vous nourrir.Les écrivains ne sont peut-être pas aussi tolérants, parce qu’entre écrivains.Le Québec d’aujourd’hui manque d’assises culturelles et ne peut se suffire à lui-même, affirmez-vous encore avec votre outrecuidance coutumière.Vous devriez pourtant être à même de savoir que l’art devient international, c’est-à-dire qu’il peut voyager d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre, quand il a atteint l’universel.L’universel prend source dans la culture.Une culture qui ne peut prendre racines dans son milieu est forcément à la remorque des autres cultures, et vouée au mimétisme, mimétisme qui n’intéresse que le milieu qui lui refuse racines.Ce milieu, votre milieu, madame, est, a été, et sera toujours et partout, dénoncé par les créateurs.Vous pensez de plus qu’il faut une réforme de l’éducation ?Qui va la faire ?Nous n’avons, toujours selon vous, pas de psychologues majeurs, ni de sociologues, ni d’anthropologues, ni de le dimanche a OFFRE SPÉCIAL D’ABONNEMENT — UN AN: 49,00 $ Je souscris un abonnement d'un an (11 nos), à LA RECHERCHE, au prix de 49,00 $.Veuillez payer par chèque établi à l'ordre de Diffusion Dimédia Inc.Nom_____ Adresse.Vfllo___ Code Postal A retourner accompagné de votre réglement à Diffusion Dimédia, SM.bout.Letossu, Saint-Laurent H4N 182 «Un délai de 8 A 12 semaines interviendra entre la date de la demande d'abonnement et la réception du premier numéro L'abonné(e) le sera pour un an, i compter du premier numéro reçu ._________________________________________j 9h 23h30 362 jours P«r an,u>U 1 120.av.laurier ouest outremont, montréai tél : 274-3669 POL PELLETIER LA LUMIÈRE „ BLANCHE 1 THÉÂTRE 1 d.Une langue âpre et lyrique, o à travers des images crues — et saisissantes.LES HERBES ROUGES POL PELLETIER LA LUMIÈRE BLANCHE LES HERBES ROUGES / THEATRE philosophes de premier plan et à peine quelques théoriciens de l’art.Évidemment, votre ignorance de ce milieu vient du fait que vous l’avez quitté pour celui plus facile où vous pouvez régner en maître absolu puisque les artistes n’en ont que faire de vos théories.Comme nous croyons, avec vous, qu’une réforme de l’éducation s’impose, nous avons pensé vous soumettre ce court extrait des Somnanbules, d’Arthur Koes-tler, un vrai intellectuel, choisi spécialement pour vous hors Québec.« Mais il y a vait un groupe puissant dont l’hostilité envers Galilée ne devait jamais désarmer; c’était les aristotéliciens des universités.« L’inertie de l’esprit humain, sa résistance aux nouveautés ne s’affirment pas, comme on pourrait le croire, dans les masses ignorantes, aisément persuadées dès que l’on frappe leur imagination, mais chez les professionnels qui vivent de la tradition et du monopole de l’enseignement.« Toute innovation menace doublement les médiocrités académiques : elle met en péril leur autorité d’oracles, et elle évoque le danger redoutable de voir s’écrouler tout un édifice intellectuel laborieusement construit.« Les arriérés académiques ont été le fléau du génie depuis Pythagore jusqu'à Darwin, jusqu'à Freud; leur méchante phalange de pédantisme se relaie de siècle en siècle.« C’est elle — et non point l’évêque Dantiscus ni le pape Paul III — qui a vait intimidé le chanoine Koppernick.Dans le cas de Galilée, elle faisait déjà figure d’arrière-garde, mais une arrière-garde fermement retranchée encore dans les chaires des universités comme des églises.» — MARCELLE FERRON et ANDRÉE BEAULIEU-GREEN « Un second roman remarquable » LES JARDINS DE L’ENFER de Francine D’Amour 1 'JJ LA PETITE MAISON vlb éditeur DE LA grande littérature Ce nouveau roman de Francine D’Amour, d’une grâce incomparable dans la littérature québécoise, nous promène dans d’étranges jardins — éden et enfer à la fois — que peuplent des personnages assoiffés d’amour en quête d’absolu.¦ Madame D’Amour a préféré raconter, plutôt qu’une histoire exemplaire, une histoire exceptionnelle.L’auteur fait de son livre une chose vivante, vibrante, soutenue par un style qui atteint souvent à la simple splendeur.» Réginald Martel, La Presse 194 pa 14,95 01laour ne de enfer ro»an ; 1 Le Devoir, samedi 17 février 1990 M D-3 le plaisir des L’illusion du vrai ou la vérité du mensonge LES JARDINS DE L’ENFER Francine D’Amour VLB, Outremont
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