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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-03-17, Collections de BAnQ.

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la publicité, ce devrait être Le Temps des gitans.C'est aussi l'avis de France Lafuste qui a interviewé le jeune cinéaste yougoslave (page C-1) et Robert Lévesque qui signe la critique de son merveilleux film.Page C-7 Contre l’amnésie Dans sa retraite de La Renardière, Marcel Rioux poursuit sa réflexion sur révolution du Québec.Paul-André Comeau a rencontré l’auteur d'Un peuple dans le siècle.Page D-1 Marine Industrie a assez écopé La rationalisation des chantiers maritimes québécois es» achevée, c’est maintenant au tour des autres provinces de faire leur part, selon le ministre Benoît Bouchard.Page B-1 Le Brésil aux soins intensifs Le nouveau président brésilien a annoncé tout un train de mesures très dures pour enrayer l'inflation.Page B-1 Ottawa songe au dépistage obligatoire de drogue et d’alcool dans le transport intal Hébert de notre bureau d'Ottawa OTTAWA veut instaurer le dépistage obligatoire des drogues dans tous les secteurs clés de l’industrie du transport, une mesure qui toucherait le quart de million de travailleurs qui conduisent les autobus et les camions du pays ou qui sont associés au transport maritime et aérien.Le gouvernement fédéral veut également imposer à tous ces travailleurs un régime aussi sévère en matière de consommation d’alcool que celui des pilotes d'avion, à savoir l’obligation de cesser de consommer de l’alcool au moins huit heures avant d’entrer au travail Mais alors que le ministre des transports Doug Lewis invoque la sécurité du public pour justifier une stratégie qui a immédiatement fait sursauter les syndicats et la Commission des droits de la personne, les chiffres sur lesquels il appuie sa démarche ne correspondent pas à l’image d’une industrie aux prises avec les symptômes avant-coureurs d’une épidémie de drogue.Au contraire, selon une étude réalisée pour le compte du ministère auprès de 18 000 employés des transports, lorsque ces travailleurs consomment une drogue au travail ou juste avant de s’y présenter, ce sont généralement des médicaments : sirop contre la toux, le rhume, la sinusite et les allergies.Pour ce qui est de l’alcool, le relevé fait état de moins de 5 % des travailleurs du transport qui auraient pris une consommation pendant le travail au cours du dernier mois; une proportion qui tombe à 2 % ou moins pour les pilotes d’avions, les contrôleurs aeriens et les chauffeurs d’autobus et de camions.Mais la même étude soutient que les « gueules de bois », qui résultent d’une forte consommation d’alcool pendant les heures de loisir, causent un affaiblissement tout aussi conséquent des facultés de ces travailleurs.Quant aux drogues illicites, elles sont finalement peu répandues.Moins de 1 % des travailleurs en consomment au travail.Et de ces dro- gues, c'est le cannabis qui est le plus en demande.Le projet fédéral de dépistage des drogues a été dévoilé avec moultes précautions, un vendredi midi.le moment par excellence pour ne pas attirer beaucoup d'attention à Ottawa, et avec « experts » à l’appui pour préparer le terrain de la conférence de presse du ministre.Doug Lewis y a souligné à plusieurs reprises que le dépistage n’est qu’une des composantes de sa stratégie de lutte contre les drogues et Voir page A-10: Ottawa Gorbatchev donne 3 jours à la Lituanie d'après AFP et Reuter MOSCOU - Mikhaïï Gorbatchev a lancé hier un ultimatum au président de la nouvelle République indépendante de Lituanie, M.Vytautas Landsbergis, lui donnant un délai de trois jours pour répondre au télégramme qu’il lui a envoyé, hier, et dans lequel il lui demande d’appliquer la résolution adoptée jeudi par le Congrès des députés du peuple, qui déclarait que la proclamation lituanienne d'indépendance « n’a pas force de loi ».Le télégramme, sec et laconique, a été diffusé par l’agence TASS, hier.« Voici le texte de la résolution adoptée par le Congrès des députés.Communiquez-moi dans un delai de trois jours les mesures prises pour la réalisation de cette résolution », écrit M.Gorbatchev dans ce télégramme de trois lignes.Le président soviétique ne dit pas ce qu’il envisage de faire, si la réponse du dirigeant lituanien ne le satisfait pas.Le Congrès des députés a charge, dans sa résolution de jeudi, M.Gorbatchev de prendre les mesures nécessaires pour faire respecter la Constitution sur le territoire lituanien.M.Landsbergis, qui a été élu dimanche président du Parlement lituanien, avait répondu dès jeudi soir au Congrès des députés soviétiques, dans une interview à la télévision de Vilnius, estimant qu’il s’agissait d’une décision prise par un « pays étranger qui n’a pas d’effet en Lituanie ».L’agence TASS n’a rendu compte Voir page A-10: Gorbatchev PHOTO CP Mulroney à Mexico Brian Mulroney s’est entretenu longuement avec le président du Mexique Carlos Salinas de Gortari dans les jardins du palais présidentiel à Mexico, hier, après que les deux hommes eurent signé plusieurs ententes bilatérales canado-mexicaines.Page 2 Québec perd la bataille des communications §H§rice Godln .de notre bureau d'Ottawa TOUT INDIQUE que le Québec se retrouve maintenant isolé dans sa guerre contre Ottawa sur les télécommunications alors que les principales provinces sur lesquelles comptait le Québec pour mener cette lutte ont pratiquement signé une entente avec le gouvernement fédéral.La ministre des Communications du Québec, Liza Frula-Hébert, misait sur la visite qu’elle doit effectuer la semaine prochaine en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba pour former un front commun contre la décision d’Ottawa d’imposer une nouvelle politique des télécommunications centralisée dans les mains du gouvernement fédéral et régi par un seul organisme de réglementation, le CRTC, sous compétence fédérale.D’Edmonton, de Régina et d’Ottawa, le DEVOIR a appris, hier, que les trois provinces des Prairies avaient virtuellement accepté les propositions d’Ottawa dans le domaine des télécommunications.Torn Maclaren, un adjoint du ministre albertain des Communications, a confirmé qu’il ne restait que quelques détails à régler avant que l’Alberta et les autres provinces de l’Ouest signent une entente avec Ottawa.« C’est une question de jours et EXCLUSIF non de semaines avant que tout soit réglé et le ministre en est très satisfait » a-t-il dit.Le ministre albertain avait rencontré le ministre fédéral des Communications, Marcel Masse, mercredi matin à Ottawa, pour régler « les derniers détails ».C’est un dur coup pour le Québec qui comptait bien rallier les provinces de l'Ouest à sa position lors de la visite la semaine prochaine dans ces provinces de Mme Frula-Hébert.« La visite de Mme Hébert ici arrive peut-être un peu tard,d’affirmer le sous-ministre des communications de la Saskatchewan, Doug Smith.Je ne veux pas critiquer mais nous avons travaillé sur ce projet avec le gouvernement fédéral depuis des mois, nous en sommes arrivés à un consensus et maintenant elle vient nous visiter.Il aurait été plus profitable si elle était venue il y a deux mois ».Parmi toutes les provinces de l'Ouest, le Québec misait beaucoup sur la Saskatchewan qui a fait preuve d’un grand leadership sur cette question.Mais pour Doug Smith il ne reste que deux ou trois questions à régler entre ministres pour que les trois provinces de l’Ouest signent cette entente avec Ottawa.Les fonctionnaires provin-Volr page A-10: Québec Parizeau déclarerait l’indépendance par référendum à son second mandat SI LE PARTI QUÉbÉCOIS prenait le pouvoir aux prochaines élections, il pourrait attendre d’avoir obtenu un second mandat des Québécois, avant de tenir un référemdum sur l’accession du Québec à la souveraineté politique.Devant quelques centaines d’hommes d’affaires de la Rive-Sud de Montréal, M.Jacques Parizeau a expliqué hier qu’un gouvernement issu du PQ sur la base d’un programme souverainiste aurait le mandat d’amorcer avec le fédéral, aussitôt élu, les négociations devant mener le Québec au désengagement de la fédération canadienne.Négociations dont les conclusions seraient sanctionnées par un référendum.« Est-ce ce sera à la fin du premier mandat ou au début du second mandat ?Je ne sais pas.Et je n’ai surtout pas le goût de me lier les mains a l’avance ».C’est la première fois que le chef péquiste fournit des précisions sur les modalités d’accession à la souveraineté, rappelant ainsi la stratégie étapiste mise de l’avant par le PQ en 1976 sous la direction de René Lévesque.Et qui s’était fait élire sur l’engagement d’être d’abord un bon gouvernement.Conférencier du dîner de l’Association des gens d’affaires de Saint-Hubert, le président du PQ a par ail- Jacques Parizeau leurs commenté les affrontements survenus cette semaine entre élèves francophones, allophones et anglophones d’une école de Laval.M.Parizeau qui s’est dit également troublé par les manifestations de mépris des militants de l’APEC, (l’Association pour la protection de l’anglais au Canada), qui ont foulé des pieds le drapeau du Québec, devant les caméras de la télévision.« Aux Québécois francophones, je ne peux que dire ceci : Ne cédez pas à la provocation.Nous sommes à discuter avec le Ca- nada anglais, dont l’immense majorité des gens s’opposent à nous sur des questions de principes qui sont parfaitement honorables.Discutons cela dans le calme.» Quant à savoir si la décision de retarder le référendum à un second mandant ne créerait pas l’instabilité politique, c’est une prétention que M.Parizeau rejette sur le ton de la fermeté.Il voit beaucoup plus de risques d’instabilité politique dans les tergiversations, hésitations et cachettes du premier ministre Bou-rassa, qui évoque des superstructures et des institutions supranationales, tout en refusant d’en préciser la substance.Et qui encourage ses députés à dévoiler publiquement leur état d’âme contradictoires sur la faisabilité de la souveraineté.« Incertitude pour incertitude».À un journaliste qui lui soulignait le clair-obscur d'une stratégie péquiste dont on ne peut connaître le calendrier des étapes décisives et à un autre qui lui faisait remarquer que sans le mandat d’un référendum, sa position de négociateur s’en trouverait affaiblie vis-à-vis Ottawa, le chef du PQ a répliqué vigoureusement : « J’aurai un mandat.On se présentera devant l’électorat en disant que nous voulons réaliser la souveraineté.Je me servirai, pour amener le fédéral à la table de négociations, de toutes espèces d’instruments politiques légitimes, comme des référendums sectoriels.On a ja-Volr page A-10: Parizeau Des rumeurs de fraudes électorales planent sur l’Allemagne de l’Est d'après AFP BERLIN-EST — À la veille des premières élections libres dans l’histoire de la République démocratique allemande, des partis de droite ont accusé hier l’ancienne police politique communiste (STASI) de préparer une fraude électorale de grande ampleur, en se servant des identités multiples de ses nombreux exagents.Simultanément, le Parti du socialisme démocratique (ex-communiste) a lancé, lors de son dernier meeting électoral, un vibrant appel à la préservation des avantages sociaux, menacés par l’unification du parent pauvre est-allemand avec la riche République fédérale.Sept partis est-allemands de la région de Thuringe, dans le sud-ouest de la RD A, ont accusé des éléments de la STASI de préparer une fraude lors des élections générales de demain, a rapporté l’agence est-allemande ADN.Dans un communiqué publié à Erfurt (Thuringe), les partis font état de « rumeurs allant s’ampli fiant » et de « soupçons fondés », Voir analyse page 4 selon lesquels la STASI, officiellement dissoute, prépare depuis longtemps une fraude visant a saboter les premières élections libres de l’histoire du pays.Environ 20 % des suffrages exprimés pourraient être faussés par le fait que la plupart des anciens collaborateurs de la STASI disposaient de plusieurs identités, et donc de plusieurs cartes d’identité leur permettant de voter plusieurs fois, selon le communiqué cité par ADN.Le communiqué est signé des directions régionales de la Fédération des libéraux, des trois partis conservateurs unis au sein de l’Alliance pour l’Allemagne (CDU, Renouveau démocratique et DSU), du Parti social-démocrate (SPD), du parti Vert et du Nouveau Forum.Par ailleurs, le président du Parti du socialisme démocratique (PDS, parti communiste rénové), Gregor Gysi, a fait hier un dernier plaidoyer pour la défense des droits sociaux des Allemands Voir page A-10: Des rumaura Gilbert Larochelle LE CHOIX f 1 VA f A A |a ! 4~\ M {î R s à tt 1 B fc B III J I 1 b M ^ i.w XXX M rX X V- X JL J! L X v/ X X"v X X Xâs* Une étude passionnante sur le rapport entre la science et l'imaginaire, entre l'objectivité et la subjectivité.Une analyse de la fonction symbolique de la technique dans l'imaginaire de l'homme moderne.Vol.de 44H pages - 29.95$ BOREAL A-2 ¦ Le Devoir, samedi 17 mars 1990 Nouvelles ententes Canada-Mexique sur l’extradition et la lutte contre la drogue MEXICO (PC) — Le premier ministre Mulroney a déclaré, hier, à Mexico, qu’avec la signature de 10 accords bilatéraux touchant un large éventail de domaines, depuis l’extradition jusqu’à la coopération dans la lutte contre les drogues, le Mexique et le Canada entamaient de nouveaux rapports dynamiques.Effectuant une visite d’État de trois jours au Mexique, M.Mulroney a annoncé la signature de tels accords après une rencontre privée de deux heures avec le président Carlos Salinas de Gortari, dans les jardins de la résidence officielle du président.Les deux hommes se sont si bien entendus que, pour la dernière portion de leurs échanges, M.Mulroney et M.Salinas, 41 ans, détenteur d’un doctorat de Harvard et élu en 1988, ont refusé la collaboration d’adjoints et de conseillers.Par la suite, dans un salon de la résidence présidentielle, les deux hom- mes ont indiqué aux journalistes que les relations entre le Mexique et le Canada entraient dans une nouvelle ère.M.Mulroney de dire : « Nous partageons la certitude qu’en réformant nos économies et en les ouvrant au monde, les Mexicains aussi bien que les Canadiens bénéficieront du dynamisme et de l’efficacité d’une économie globale s’intégrant rapidement ».En espagnol, M.Salinas a répondu que la rencontre marquait « un nouveau tournant dans nos relations ».Les accords, a dit le premier ministre, parallèlement à la population du Mexique qui devrait atteindre les 100 millions avant la fin du siècle et à l’ouverture économique favorisée par M.Salinas, créeront de nouvelles occasions d’affaires intéressantes pour les Canadiens.Ces accords démontrent bien « que le Mexique et le Canada entament une nouvelle relation dyna- mique qui préparera les deux pays à affronter les défis des années 1990 », a-t-il ajouté.L’an dernier, la valeur du commerce bilatéral entre les deux pays a été d’environ 2,2 milliards $.M.Mulroney et sa femme Mila avaient quitté Ottawa pour Mexico, jeudi soir.Au début de la journée, hier, M.Mulroney a été reçu comme un héros à l’hôtel de ville avant d’être fait citoyen d’honneur de Mexico.Le maire de la capitale, M.Manuel Camacho Soüs, a louangé M.Mulroney pour sa brillante carrière politique et a déclaré que le Canada jouait un rôle de premier plan chez les pays industrialisés dans la tentative de résoudre les problèmes de l’Amérique latine.M.Mulroney avait aussi accordé au quotidien Excelsior une interview qui a paru dans l’édition de jeudi.Il déclarait entre autres dans cette interview que le trafic de la drogue et le blanchiment de l’argent étaient deux des plus grands maux affligeant les sociétés civilisées et stables qu’essaient d’établir le Mexique, les États-Unis et le Canada.Mercredi, le ministre du Commerce extérieur Fernando Solana avait précisé qu’environ 5 % seulement du commerce extérieur du Mexique se déroulait directement avec le Canada, comparativement à environ 65 % avec les États-Unis.Par ailleurs, les Canadiens constituent le deuxième groupe en importance des touristes étrangers au Mexique.Et à Ottawa, un haut fonctionnaire du gouvernement canadien a indiqué que le commerce entre le Canada et le Mexique avait augmenté de 25 % en 1989, le Mexique bénéficiant finalement d’un surplus d’environ 1 milliard $.Dimanche, M.Mulroney se rend à la Barbade pour participer à une conférence des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth.Paradis rêve des pouvoirs de Lucien Bouchard ls-Gilles Francoeur LE MINISTRE québécois de l’Environnement, M.Pierre Paradis, est tout simplement jaloux de son collègue fédéral de l’Environnement, M.Lucien Bouchard ! « Il l’a eu, lui, son article 2n », a-t-il déclaré hier au DEVOIR avec une pointe d’envie dans la voix alors qu’il était invité à réagir au jugement de la Cour fédérale dans le cas du barrage de la Old Man River, en Alberta.Le permis fédéral accordé au projet a été annulé parce qu’Ottawa n’a pas analysé ses impacts sur l’habitat des poissons et sur la navigabi- lité du cours d’eau, deux de ses responsabilités.Le jugement rend désormais obligatoire les études d’impacts et les audiences publiques dans tous le projets d’importance relevant de la compétence fédérale.Le ministre se frotte les mains pour deux raisons.D’abord parce que, dit-il, « Ottawa pourra difficilement en donner moins aux citoyens dans une éventuelle législation » sur la question.Et parce qu’Ottawa « devra intervenir dans la plupart des dossiers » où les provinces n’effectuent pas de véritables évaluations environnementales, ce qui obligera les retardataires à gravir le calvaire appréhendé.Même à reculons.« Je ne peux pas être indifférent à L’enfant et ses difficultés d’apprentissage.Un symposium différent axé sur l’illustration des contributions de chaque intervenant avec présentation de cas pratiques à Optométrie Ergothérapie Orthophonie Médecine pédiatrique Psychologie scolaire Pharmacie Interventions actuelles 13ième Symposium annuel de l'Association des Optométristes du Québec LE VENDREDI 6 AVRIL 1990 Hôtel Holiday Inn Crowne Plaza, 420 Sherbrooke O., Montréal Réservations: (514) 849-8051 Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente RAPPEL INSCRIPTION PRINTEMPS 1990 28 MARS: PAR LA POSTE 6 AVRIL: EN PERSONNE une décision de cette importance, moi qui essaie depuis des mois de faire passer au Quebec l’article 2n) » du règlement sur l’évaluation des impacts environnementaux, déclare le ministre Paradis.L’article 2n, qui rendrait obligatoire l’évaluation environnementale de tous les gros projets industriels de la province, a été adopté par le cabinet provincial en 1980.Mais il n’est jamais entré en vigueur parce que le gouvernement a toujours refusé de le publier dans la Gazette officielle.M.Paradis, qui a promis de faire promulguer 2n durant son mandat à l’Environnement a obtenu au cours des dernières semaines l’appui du comité interministériel de l’aménagement et du développement réginal.Mais le projet se bute toujours, comme le projet de M.Bouchard à Ottawa, au mur des gros ministères à vocation économique, qui craignent, comme promoteurs ou bailleurs de fonds, de devoir se soumettre aux exigences d’une véritable évaluation environnementale.Par contre, M.Paradis se dit très conscient du fait que le jugement de la Cour fédérale est si vaste par sa portée qu’il pourrait « à moyen ou à long terme » menacer le caractère global des évaluations environnementales et la compétence des provinces, premières responsables des ressources naturelles comme l’eau, l’air, le sol et la faune.La compétence d’Ottawa se repose, quant à elle, sur des lois comme celles des Pêcheries, des oiseaux migrateurs, des Indiens, etc.À court terme cependant, le ministre québécois de l’Environnement retient fondamentalement que « l’arrêt de la Cour fédérale constitue le déblocage le plus important jamais vu dans le domaine de l’évaluation environnementale ».La Cour fédérale, explique-t-il, a rendu « obligatoire l’évaluation des impacts de tous les projet relevant d’Ottawa, privés ou gouvernementaux ».Jusqu’ici, tout le monde pensait à Ottawa que les études d’impacts et la tenue d’audiences publiques constituaient des exercices facultatifs ou discrétionnaires.« Cela aura un effet direct dans les provinces.Ottawa devra exercer ses pouvoirs d’évaluation partout où les provinces n’occuperont pas leur champ de compétence », poursuit le ministre.Et si elles l’occupent, dit-il, il faudra en venir rapidement à « l’in-ter-délégation » des pouvoirs pour éviter les doubles audiences partout.Par exemple, les compagnies forestières du Québec ne sont pas obligées de faire évaluer en audiences tous leurs projets de route en vertu des règlements du Québec.Mais si la construction de ces routes touche à un cours d’eau navigable, remplis de poissons par surcroît, Ottawa devra intervenir.Faudra-t-il une audience fédérale pour discuter de l’habitat des poissons de ce cours d’eau et d’une audience provinciale pour discuter de la qualité de l’eau et des effets sur le sol, la forêt et le gibier ?« Les environnementalistes gagnent au jeu au moins une audience dans de nombreux nouveaux dossiers.CONGRÈS JUIF CANADIEN (RÉGION DU QUÉBEC), LIGUE DES DROITS ET LIBERTÉS, ET S.O.S.RACISME VOUS INVITENT À UNE CONFÉRENCE SUR LA POUCE, MËDIA ET MINORITÉS: COMMENT POUVONS-NOUS TRAVAILLER ENSEMBLE?Date: 20 mars 1990 Heure: 15 h Lieu: Édifice Samuel Bronfman 1590, avenue Docteur Penfïeld (Salle d'exhibition) Tribune l-a Liberté de presse et le traitement médiatique des minorités Conférenciers Jacques Lachapelle, président.Commission des droits de la personne Henry Aubin, The Gazette Gilles Proulx, CJMS Jean Pelletier, Journal de Montréal Tribune 1-a police, média et le traitement des incidents à caractère raciste Conférenciers John Dalzell, police CUM Juanita Westmoreland-Traoré, Conseil des communautés culturelles et de l’immigration Jean-Claude Leclerc, Le Devoir Jean-Paul Brodeur, criminologue, Uniservité de Montréal 4 /8 Cûttféreftï# organisée par l'École Polytechnique au 3335, chemin Queen Mary (Métro Côte-des-Neiges) du lundi au jeudi, de 9h à 19h le vendredi, de 9h à 17h Téléphone: 343-6090 ou Extérieur: 1-800-363-8876 (sans frais) Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente C.P.6128, succursale A Montréal (Québec) H3C 3J7 Technique- science- philosophie : un ménage à trois fécond Le mercredi 21 mars 1990 11 h 30 Amphithéâtre Bell Canada (6e étage) École Polytechnique Conférencier: Mario Bunge Philosophe et physicien APPRENDRE POUR AGIR Entrée gratuite Renseignements (514) 340-4915 * Subventionnée par la Fondation de Polytechnique Wilson accuse Trudeau et Chrétien de vouloir encore rejeter le Québec d’après la Presse Canadienne Prenant la parole hier devant le Canadian Club de Montréal, le ministre des Finances Michael Wilson a décoché une flèche à l’endroit de Pierre Trudeau et Jean Chrétien, les accusant de « semer le doute au sujet de l’accord du lac Meech à travers le Canada».Les cinq conditions du Québec pour adhérer à la constitution canadienne « ont déjà été proposées par M.Trudeau » lui-même, a-t-il fait valoir.« Pourquoi sont-elles mauvaises pour le Canada aujourd’hui ?», se demande-t-il.« Pourquoi des fédéralistes, qui ont accepté le rejet du Québec par le reste du Canada, en 1981, tentent aujourd’hui la même chose en s’opposant à l’accord du lac Meech ?» En anglais, il a prévenu qu’un rejet de l’entente représenterait bien plus, pour les Québécois, que le rejet d’un accord pour des raisons techniques.« Ce serait une tragédie.Les conséquences en seraient un affaiblissement lent, mais perceptible, de la tolérance et un affaiblissement des relations entre le Québec et le reste du Canada».Abordant le sujet de la TPS, le ministre des Finances ne semble pas avoir de prime abord d’objection de principe à ce que Québec perçoive sa propre TPS.De plus amples négociations s’avèrent toutefois nécessaires avant qu’un tel projet ne devienne réalité.Interrogé par les journalistes à la suite de son discours, M.Wilson a été appelé à commenter les déclarations du premier ministre Bourassa, jeudi, au sujet de la Taxe sur les produits et services.Celui-ci avait affirmé qu’aucune réglementation ne l’empêchait d’imposer sa propre TPS.La décision du gouvernement Bourassa n’est toutefois pas prise, officiellement; les Québécois sauront à quoi s’en tenir lors de la lecture du budget provincial M.Wilson a confirmé hier que pour les provinces, « il est possible d’avoir un type de taxe comparable à la TPS».Il refuse toutefois de se prononcer plus avant, de dire si Québec ferait bien d’imposer la sienne.« C’est une décision qui appartient au gouvernement québécois, à M.Bourassa, à M.Gérard D.Levesque.» Quand on lui demande s’il accepterait que Québec perçoive sa TPS et verse une part à Ottawa, M.Wilson répond : « c’est possible ».Cette éventualité nécessite cependant de plus amples discussions.« Il y a quelques problèmes que nous devons ‘adresser’ avant cette situation, mais c’est possible.» Il perçoit ces déclarations de Robert Bourassa comme une volonté de simplifier le mécanisme complexe de cette TPS, souvent décrié par les commerçants et entrepreneurs.Il s’attend lui-même à entendre « dans l’avenir des déclarations des provinces pour diminuer la complexité » de la taxe.Projet de loi sur le contrôle des armes à feu d’ici un mois OTTAWA (PC) — La ministre de la Justice, Mme Kim Campbell, tiendra compte des opinions des chasseurs, des collectionneurs et de tous ceux qui sont liés à ce commerce avant de présenter un projet de loi visant à contrôler le commerce et la propriété des fusils et carabines semi-automatiques au pays.Hier, à la sortie des Communes, Mme Campbell a déclaré qu’elle déposera d’ici un mois son projet de loi sur le contrôle des armes à feu, après avoir rencontré les porte-parole des étudiants de l’École polytechnique de Montréal.« Nous sommes à la veille de déposer un projet de loi sur le contrôle des armes à feu, a précisé, hier, le ministre à la sortie des Communes.Une fois que j’aurai révisé les dossiers.» Au lendemain de la fussillade de l’École polytechnique de Montréal, en décembre dernier, l’ex-ministre de la Justice, M.Doug Lewis, avait clairement manifesté son intention de rendre plus difficile, dans les plus brefs délais, l’achat d’armes à feux automatiques, mais U avait refusé de s’engager à interdire les armes semi-automatiques du type qui a servi au meurtrier Marc Lépine.La ministre a expliqué qu’elle était sensibilisée au problème de la violence faite aux femmes, mais elle a quand même pris la peine de souligner qu’elle représentait une circonscription de l’Ouest (Vancouver-Centre en Colombie-Britannique) où la question de la propriété et du commerce des armes à feu était plus difficile à trancher.La ministre a ajouté que la question du commerce des armes à feu la préoccupait au plus haut point.La violence faite aux femmes, selon elle, représente aussi un problème social auquel il faut à tout prix trouver des solutions.Mme Campbell s’est abstenue de confirmer qu’elle était prête à aller plus loin que son prédécesseur, M.Doug Lewis, en manifestant son intention de contrôler la vente des armes semi-automatiques.Hausse salariale de 6,1 % pour les juges fédéraux OTTAWA (PC) — Les juges désignés par Ottawa devraient recevoir une hausse de salaire de 6,1 % rétroactive au 1er avril 1989, affirme un rapport déposé vendredi aux Communes par la ministre de la Justice Kim Campbell.La commission sur les salaires des juges, que dirige l’avocat montréalais E.Jacques Courtois, a recommandé que les salaires des 600 juges de la Cour fédérale, des cours supérieures provinciales et du Tribunal de l’impôt soient portés à 142 000 $.Pari», aller et retour, à partir de Londres - Lyon - Toulouse Bruxelles, à partir de.AIR FRANCE - KLM - SABENA - NATIONAIR AIR CANADA - AIR TRANSAT - CANADIAN AIR - AUTO: CITROEN - RENAULT - PEUGEOT - YW-ALEA-ROMEO - CAMPER» NU CAMPERS CmtOIN 2 CT S57S - CITROEN U 10 MIS - IX DE BASE «54 SX II 1RS AUTOMATIQUE SI 174 — IX IS TRD AUTOMATIQUE S1207 - IX II TRS SI2SS - RENAULT * IMS- RENAULT II TR SS2S - RE- NAULT 21 STS SI2SS - RENAULT STATION SIS2S — PEUGEOT 209 JR 3 PORTES CHOIX 0 AUTOMATA**» ET CAMPERS LIT RAISON FRANCE-IELUQUE-HOLLANDE.Hc.EUROPE VOYAGES S.E.T.A.VOYAGES Avion bateau billets pour croisières Eurailpass pour chemin de 1er européens Forlaits vers Hawaii et Cuba Les Antilles et les Caraïbes SPÊCIAL-AUTO TOURING CLUB DE FRANCE 1470, ru* PmI (métro Pw
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