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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1990-03-27, Collections de BAnQ.

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Un préiudB à vos soIrM.400, Hurler o 495 «35 «85 Montréal, mardi 27 mars 1990 50 CENTS Ensoleillé et très troid.Max.: -5.Détail page 11 Vol.LXXXI — No 72 ?Côte-Nord.Gaspesie Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 8C cents AUJOURD’HUI Éditorial Plus fort et confiant que jamais, le Québec n'a rien à craindre des négociations constitutionnelles de dernière heure.L’éditorial de Benoit Lauzière.Page 6 Idées Le Québec et les ambiguïtés de certaines des propositions de M.Frank McKenna.Une analyse du professeur José Woerhling.Page 7 Marguerite D’Youville Soeur D’Youville bientôt canonisée Soeur Marguerite D'Youville deviendra sous peu la première sainte née au Canada, selon des sources haut placées au Vatican.Page 3 Levées de poings contre Hydro Tandis que les employés d'Hydro Québec manifestaient, hier, devant le Parlement à Québec (ci-haut, voir Page 3), les manufacturiers canadiens s'élevaient contre les hausses de tarifs annoncées.Page 9 John Crow Crow craint un retour de l’inflation Les indicateurs économiques les plus récents laissent présager une accentuation des pressions inflationnistes au début des années 90.Page 9 Que veut dire « fédération » ?L'esprit de l'accord du lac Meech n’a pas rejoint le ministère fédéral des Communications où, constate-t-on à Québec, on ne semble pas non plus connaître le sens du mot « fédération ».Page 2 Vilnius et Moscou ouvrent le dialogue américano-soviétiques ne sortiraient pas indemmes d’une action violente du Kremlin dans la république rebelle.Mais le président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a assuré de son côté, lors d’une rencontre avec le sénateur américain démocrate Edward Kennedy, de passage à Moscou, qu’il s'engageait à résoudre le conflit pacifiquement et qu’il n’utiliserait la force que si des vies humaines étaient en danger.Après sa démonstration de force du week end, l'armée soviétique a promis hier une plus ample information sur ses mouvements dans la Lituanie sécessionniste, au cours de la réunion bilatérale, que les indépendantistes ont interprétée comme un « premier pas » vers des négociations avec Moscou.Cette promesse a été donnée lors d’une réunion entre des officiers représentant la garnison soviétique de Vilnius et une commission gouvernementale conduite par M.Ozolas.Elle n’a été assortie d’aucun engagement.Selon un porte-parole du Parlement lituanien, les officiers ont accepté de recevoir un long questionnaire demandant les raisons des mouvements militaires du week-end dans la capitale, notamment un « exercice d’entrainement » de chars en pleine nuit à Vilnius et l’occupation, dimanche soir, de plusieurs immeubles du Parti communiste lituanien.« Mais aucune réponse n’a été apportée, sauf la promesse de répondre aux questions », a dit le porte-parole, notant qu’une deuxième rencontre était prevue aujourd’hui.Selon lui, les militaires ont par ailleurs accepté de mettre sur pied un bureau de presse pour informer les journalistes.Le président lituanien, Vytautas Voir page 8: Vilnius d'après AP, AFP et Reuter VILNIUS — Le dialogue s’est amorcé, hier à Vilnius, capitale de la Lituanie « indépendante » depuis deux semaines, après une rencontre entre les dirigeants lituaniens et des officiers de l’Armée rouge.« En sortant de cette rencontre, je peux dire que le climat a changé.Il est évident que le conflit ne s'aggra- vera pas », a commenté le vice-premier ministre Romualdas Ozolas, qui représentait la partie lituanienne à cette rencontre qui n'a pas été formellement qualifiée de « négociation ».Pendant ce temps, Washington y allait d’une nouvelle mise en garde — la troisième en une semaine —, avertissant Moscou que les relations PHOTO AP L’air était à la détente, hier, dans les rues de Vilnius.Ce militaire en service discute avec des passants de la délicate situation du pays.L’UdeM n’admettra plus que les étudiants les plus brillants Objectif ‘.devenir une grande université d’ici l’an 2000 Jean-Pierre Proulx L’UNIVERSITÉ de Montréal entend devenir, d’ici l’an 2000, « une grande université de recherche nord-américaine et être l’université francophone par excellence ».Pour ce faire, elle entend prendre, dès sep-tembre prochain, un premier moyen : « la sélection rigoureuse des meilleurs étudiants».L’Université de Montréal vient d’adopter un « énoncé de mission » intitulé : « L’Université de Montréal vers l’an 2000 », de même que de décider de ses « priorités institutionnelles, orientations et objectifs».Pour favoriser la réalisation de ce plan, l’Université prépare une nou- velle campagne de souscription dont l’objectif, écrit le vice-recteur aux affaires publiques, M.Bernard Grégoire, pourrait « se situer entre 40 et 50 millions $».Ce document, a expliqué au DEVOIR le vice-recteur à la planification, M.Pierre Robert, a été élaboré par l’ensemble des doyens au cours des 18 derniers mois.Il vient de recevoir l’aval unanime du Conseil et de l’Assemblée universitaire.Le processus, a-t-il ajouté, a été aussi important que le contenu parce qu’il a permis une « véritable prise de conscience collective».L’« énoncé de mission » évoque au départ ces « grandes universités de recherche » américaines dont 30 % de la clientèle étudie dans les cycles supérieurs.« Ces universités reven- diquent le privilège de former l’élite de la nation et elles excercent une énorme influence sociale et politique ».C’est à ces grandes universités que veut être maintenant associée l’Université de Montréal.Ainsi, par rapport à sa mission d’enseignement, déclare-t-elle, sa politique d’accessibilité doit être dorénavant « comprise comme une ouverture à tous ceux et celles qui se révèlent capables de poursuivre des études universitaires de premier cycle autant par le talent que par le travail, selon des normes de qualité rigoureuses.L’U mversité se doit de revoir en conséquence ses critères de sélection et d’admission ».Pour favoriser un meilleur encadrement de étudiants, le plan prévoit Voir page 8: L’UdeM jgjTï *• - PHOTO LE DEVOIR D'avril en novembre prochains, l'autoroute Métropolitaine, qui porte bien mal ses trente ans, subira une grande opération.L’opération Métropolitaine débute le 16 avril ittbelle Paré C’EST le 16 avril prochain que débutera le cauchemar appréhendé des grands travaux de réfection de l’autoroute Métropolitaine.Un chantier, qui s’étalera sur 9 km, coûtera 60 millions $ et réduira de 50 % la capacité de l’autoroute d’ici la fin octobre.Les marteaux-piqueurs s’attaqueront au macadam de jour comme de nuit, obligeant la fermeture, en partie surélevée, d’une voie 24 heures sur 24, et de deux voies en soirée, de 19 heures à 6 heures la semaine.La fin de semaine, deux voies seront aussi fermées aux automobilistes, et ce, dès 19 heures le vendredi, mais seront rouvertes à la circulation à 13 heures le dimanche pour permettre un retour plus clément des routards au bercail.Sur les parties en ras de sol, les travaux n’auront lieu que la nuit.Cette opération de remise en forme s’étendra sur le tronçon de neuf kilomètres, situé entre l’échangeur Anjou et la Côte-de-Liesse.Dès le 1er mai, d’autres travaux majeurs viendront se greffer à ce vaste chantier.Propice aux bouchons, la jonction de l’autoroute Décarie sera élargie d’une voie dans chaque sens entre Jean-Talon et l’autoroute Métropolitaine.Histoire de limiter les dégâts, le ministre des Transports, M.Sam Elkas, a fait état hier de la batterie de mesures prévue pour minimiser l’impact ae ces mégatravaux sur les 143 000 automobilistes et camionneurs qui em- pruntent quotidiennement cette autoroute.Ces mesures, dont la note s’élèvera à 3,3 millions $, comprennent l’installation d’un système sophistiqué de signalisation à messages variables qui, dans treize points stratégiques du réseau routier, tiendra les automobilistes au fait des travaux en cours, des voies fermées sur la Métropolitaine et des conditions de circulation.À ce chapitre, le boulevard Crémazie a été repensé aux carrefours Pie-IX, Papineau, Jarry, Saint-Hubert et L’Acadie pour assurer une meilleure fluidité des véhicules.Aucune voie de contournement ne sera cependant proposée aux usagers de la Métropolitaine pour éviter qu’on ne transpose le problème ailleurs, a insisté hier un porte-parole du ministère des Transports.Une offensive transport en commun sera lancée par l’ouverture de quatre voies réservées aux autobus sur les axes Henri-Bourassa, Sauvé, Crémazie et le Chemin Côte-Vertu.Un stationnement incitatif sera ouvert à la station de métro Radisson et des démarches sont en cours pour permettre pareil service à proximité de la ligne de banlieue Deux-Montagnes, près de la station Côte-Vertu.Pas moins d’un million de dollars ont été injectés dans une vigoureuse campagne d’information et de publicité de 16 semaines destinée à informer et désamorcer la mauvaise humeur des automobilistes, des camionneurs et des résidants vivant en Voir page 8: L'opération L’idée de l’indépendance ferait plus de gains que le PQ dans les sondages V Oscar du meilleur film va à Driving Miss Daisy Cinema Paradiso préféré à Jésus de Montréal Bernard Descôteaux - de notre bureau de Québec LES QUÉBÉCOIS appuient clairement l’idée de la souveraineté du Québec mais semblent partagés lorsqu’il s’agit de déterminer qui des libéraux et des péquistes pourraient le mieux réaliser cette idée.Deux sondages rendus publics hier confirment en effet que la souveraineté recueille l’appui d’au moins 56 % des Québécois, ce qui va dans le sens de trois autres sondages réalisés depuis le début de l’année.Ces deux sondages, l’un réalisé par la maison CROP pour La Presse et l’autre par l’équipe de sondeurs du Parti québécois, divergent totale- ment lorsqu’il s’agit de déterminer quel serait le parti le plus compétent pour conduire le Québec à la souveraineté.Selon le sondage CROP, ce seraient les libéraux.Selon le sondage péquiste, ce serait le PQ.De façon inusitée, le Parti québécois a décidé de faire état de son sondage, estimant qu’il y avait là certaines contradictions qui méritaient d’être relevées en raison d’une méthodologie douteuse qu’aurait utilisée la maison CROP.Aujourd’hui, le PQ rendra publics tous les documents relatifs à son sondage.Personne au PQ ne conteste, bien évidemment, le résultat du sondage CROP lorsqu’il s’agit d’établir l’adhésion à l’idée de souveraineté.Compte tenu de la marge d’erreur inhérente à ces sondages (4 %), les résultats sont équivalents, soit 56% chez CROP et 59,7% au PQ.Ces deux résultats vont d’ailleurs tout à fait dans le sens des sondages récents.Sorecom (décembre) donnait 52 % d’appui à la souveraineté ; Léger & Léger (février) 58,5 %; et IQOP (mars) 68%.Ces cinq sondages posaient tous des questions en fonction de la souveraineté-association.Certains, comme les sondages IQOP et du PQ, le faisaient directement.Dans le cas du sondage CROP, il y avait une référence implicite à la souveraineté-association, puisqu’une deuxième question cherchait à quantifier l’appui des Québécois à la « sé-Volr page 8: L'Idée LOS ANGELES (AP-AFP) Le film de Bruce Beresford, Driving Miss Daisy a raflé quatre Oscars, hier à Hollywood, dont la palme du meilleur film de l’année.Le réalisateur québécois Denys Arcand dont le film, Jésus de Montr-téal, était en nomination n’a pas eu les honneurs d’un Oscar cette année pas plus que l’an dernier alors que son film Le Déclin de l’empire américain avait été également retenu au titre de finaliste.L’Oscar du ,meil-.leur film en langue étrangère a été décerné au film italien Cinema Pa-radison mettant en vedette Philippe Noiret.Voici la liste des Oscars décernés hier: ¦ Meileur film, Driving Miss Daisy de Bruce Beresford; ¦ Meilleur réalisateur, Oliver Stone pour Born on the Fourth of July, ¦ Meilleur acteur, Daniel Day-Lewis pour My Left Foot; ¦ Meilleure actrice, Jessica Tandy pour Driving Miss Daisy, ¦ Meilleur second rôle féminin, Brenda Flicker pour My Left Foot; ¦ Meilleur film étranger, Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore (Italie); ¦ Meilleur second rôle masculin, Denzel Washington pour Glory; Voir page 8: L'Otcar Linsiant même Une maison totalement vouée à la nouvelle C.P.8, succursale Haute-Ville Québec (Québec) GIR 4M8 Vient de paraître Prix Adrienne-Choquette de la nouvelle 1989, Ce que disait Alice allie avec brio légèreté et gravité dans les trente-cinq nouvelles qui composent ce recueil.Ce que disait Alice de Normand de Bellefeuille 1989, 163 pages 17,95$ CIRCUIT Des nouvelles dans lesquelles sont rarement absentes les petites cruautés ordinaires.et extraordinaires qui tissent nos existences.Circuit fermé de Michel Dufour 1989, 108 pages 14,95$ IA NIORT exquise Un des premiers livres québécois dont on peut dire qu’il est ouvert aux influences étrangères, à l’aventure de la littérature universelle du XXe siècle.I-a mort exquise de Claude Mathieu 1989, 111 pages 14,95$ mjSXt Choisies parmi plus de trois cents textes dans le cadre du deuxième concours littéraire de l’Office franco-québécois pour la jeunesse, les dix nouvelles que voici témoignent de la vitalité du genre de part et d’autre de l’Atlantique.En une ville ouverte Collectif d'auteurs français I et québécois [ 1990,203 pages 17,95$ 8 B Le Devoir, mardi 27 mars 1990 Des députés du PC du Québec bouderont le comité sur Meech rice Godin de noire bureau d'Ottawa INQQIETS de l’initiative récente de leur gouvernement, plusieurs députés conservateurs québécois réclament de Brian Mulroney l’assurance que la Chambre des communes n aura pas à se prononcer sur de nouvelles propositions constitutionnelles avant le 23 juin, date limite pour la ratification de l’entente du lac Meech.Le malaise était évident hier au sein de la députation du Parti conservateur du Québec après la décision du premier ministre Mulroney de confier à un comité parlementaire 1 étude de la proposition constitutio-nelle du Nouveau-Brunswick qui devra en faire rapport à la Chambre des communes au plus tard le 18 mai, soit cinq semaines avant l’échéance de l’accord du lac Meech.Certains Québécois plus radicaux, comme le député François Gérin, de Mégantic-Compton-Stanstead, comptaient s’opposer à la formation même du comité parlementaire.D’autres estimaient que les députés du Québec ne devaient pas participer à un tel comité.Mais, en général, les conservateurs québécois espéraient de Brian Mulroney l’engagement de ne pas obliger les Communes à voter sur toute résolution émanant du co- mité parlementaire avant le 23 juin.« Je vais m’opposer à la formation de ce comité-là en Chambre, d’expliquer François Gérin, je m'oppose à ce qu’à la Chambre des communes ici officiellement on discute de propositions constitutionnelles sans la participation du Québec ».Le premier ministre Bourassa a déjà signifié que son gouvernement n’entendait pas participer aux travaux du comité parlementaire.Mais M.Gérin exprimait l’opinion partagée par une bonne partie de la députation québécoise des conservateurs à Ottawa lorsqu’il demande au premier ministre l’assurance qu’il n’y aura pas de vote à la Chambre des communes sur cette question tant que l’accord du lac Meech soit ratifiée ou que le gouvernement du Québec n’accepte de participer à une nouvelle ronde de négociations constitutionnelles.C’est également l’opinion de Benoît Tremblay, député de Montréal-Rosemont, qui estime que la grande majorité des membres du caucus conservateur refuseraient de se prononcer sur d’éventuels amendements constitutionnels avant le 23 juin.M.Tremblay cache mal d’ailleurs son amertume à la suite des problèmes qui entourent l’accord du lac Meech.Le ministre Lucien Bouchard, responsable politique du Québec, a tenté de rassurer ses troupes sur les intentions de son premier ministre dans cette ultime opération de sauvetage de l’entente constitutionnelle.Pour lui, l’adoption de l’accord du lac Meech est une condition préalable à tout nouvel amendement constitutionnel.Certains remettent même en question la participation de députés québécois aux travaux du comité parlementaire par suite de la décision du gouvernement du Québec de ne Eas se présenter devant le comité.e débat sur la participation des conservateurs québécois sur le comité spécial sur la Constitution risque d’être fort mouvementé ce soir lors du caucus hebdomadaire à Ottawa qui accueillera, fait inusité, le premier ministre lui-même, qui tentera d’expliquer, une semaine plus tard, sa dernière initiative.Le président du caucus, André Harvey, député de Chicoutimi, estime essentielle la participation québécoise à ce comité.« Comment voulez-vous défendre les intérêts du Québec et faire preuve de vigilance si on est à l’extérieur de la patinoire ?», se demande-t-il en réaffirmant qu’il est plus temps que jamais que le caucus québécois fasse preuve de discipline.Pour cette raison, M.Harvey pense qu’il devrait y avoir trois ou quatre députés québécois à ce comité.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Vilnius Landsbergis, avait replacé les mouvements militaires du week-end dans le cadre de la « guerre des nerfs » qu’il accuse Moscou d’avoir lancée pour ramener la Lituanie dans le giron soviétique après sa déclaration d’indépendance du 11 mars.Malgré l’absence de réponse concrète, le vice-premier ministre Ozo-las a voulu voir dans ces discussions l’amorce d’un dialogue jusqu’ici refusé par le Kremlin.« Il est clair que ces pourparlers vont droit à Moscou », a-t-il déclaré hier.Cette rencontre avait été arrangée dimanche^oir par le président Landsbergis après l’occupation par des parachutistes armés de quatre immeubles de Vilnius, dont le siège de la section municipale du Parti communiste.L’un d’eux, l’Institut de l’Éducation politique, était toujours surveillé hier par des parachutistes qui n’étaient toutefois plus armés, selon une employée du service de presse du Parlement qui s’est rendue sur place.« Il y en avait sept dans le hall d’entrée et deux à chaque étage », a-t-elle raconté.Ils laissaient les gens vaquer à leurs occupations habituelles, mais ils étaient bel et bien là ».Le président Landsbergis, qui a rencontré trois officiers dimanche soir, a rapporté que l’occupation des quatre immeubles avait été ordonnée à la demande de la minorité communiste restée loyale à Moscou après l’affranchissement du PC lituanien en décembre.À Lagos, où il terminait une tournée de sept pays africains, le ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chevardnadze, a réaffirmé pour sa part que Moscou n’avait pas l’intention de recourir à la force face à la Lituanie.« Notre arme est le dialogue, à la maison comme à l’étranger.Nous ne voulons pas recourir à la force pour résoudre cette crise », a-t-il dit.Le PC de la république voisine d’Estonie, qui a emboîté le pas au PC lituanien en décidant à son tour, dimanche, de rompre avec le PCUS, a prudemment assorti sa décision d’une période de transition de six mois.Les communistes estoniens enten- dent ainsi participer, à partir du 2 juillet, au 28e Congrès du PCUS, qui devrait légaliser de facto leur dé marche en se transformant en une fédération de partis communistes des républiques.À Vilnius, la situation était très calme hier.Aucune indication ne permettait de prévoir de nouvelles occupations de bâtiments officiels par l’armée soviétique.Il ne semblait pas non plus que les soldats de Moscou aient tenté de récupérer les centaines de leurs collègues lituaniens qui avaient déserté pour revenir chez eux au lendemain de la proclamation d’indépendance.Le Kremlin avait fixé un ultimatum à samedi aux déserteurs.Pour leur part, les États-Unis, poursuivant leurs déclarations de mise en garde à Moscou, ont averti hier l’URSS que de « nouvelles actions » à l’encontre de la Lituanie seraient « contre-productives » pour les relations américano-soviétiques.Le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Marlin Fitzwater, a qualifié de « signe positif » les négociations qui se sont engagées, mais a affirmé qu’elles ne réglaient pas la question essentielle des demandes lituaniennes.4 L’idée paration » du Québec.Le sondage révèle que seulement 43 % des Québécois adhèrent à l’indépendance pure et dure.Notons que la moitié des francophones (49 %) appuient néanmoins cette thèse.Au Parti québécois, on estime que l'utilisation du mot « séparation» dans une question est pour le moins étonnante et peut avoir créé une certaine distorsion.Notons que le PQ dans son sondage a posé une question cherchant à mesurer l’appui à la « souveraineté » sans le trait d'union et obtient un appui de 50%.Là où le sondage CROP et celui du PQ présentent des résultats carrément à l’opposé, c’est lorsqu’il s’agit de déterminer le degré de confiance qu’ont les Québécois face aux deux grands partis politiques.L'étonnement des sondeurs péquistes a été sans bornes tellement la différence est grande.Ainsi, le taux de satisfaction à l’endroit du gouvernement serait suivant la maison CROP de 55 %.EUe étabüt que, malgré l’appui donné à la souveraineté, les Québécois auraient (entre le 16 mars et le 21 mars) réélus le Parti libéral lui accordant 51 % des suffrages et 35 % au PQ, 8 % au NPD et 5% aux autres partis.Le sondage péquiste établit pour sa part le taux de satisfaction à l’endroit du gouvernement à 44 %.Quant aux intentions de vote, elles auraient été (entre le 12 et le 22 mars) de 46 % pour le Parti libéral, 42 % pour le PQ, 5 % pour le Parti égalité et 4 % pour le NPD.4 L'Oscar ¦ Meilleur son, Donald O.Mitchell, Gregg Rudloff, Elliot Tyson et Rus-sel Williams-II pour Glory, ¦ Meilleure photographie, Freddie Francis pour Glory; ¦ Meilleur maquillage, Manlio Roc-chetti et Lynn Barber pour Driving Miss Daisy; ¦ Meilleure adaptation, Alfred Uhry pour Driving Miss Daisy; ¦ Meilleur scénario original, Torn Schulman pour Dead Poets Circle; ¦ Meilleure chanson originale, Under the sea d’Alan Menken et Howard Ashman, dans The Little Mermaid; ¦ Meilleurs effets spéciaux, John Bruno, Dennis Muren, Hoyt Yeat-man, Dennis Skotak pour Abyss; ¦ Meilleur montage, David Brenner et Joe Hutshing pour Born on the Fourth of July; ¦ Meilleurs costumes,Phyllis Dalton pour Henry V; ¦ Meilleurs effets sonores, Ben Burtt et Richard Hymns pour Indiana Jones and the Last Crusade; ¦ Meilleur court métrage de fiction, Work Experience de James Hen-drie; ¦ Meilleur court métrage d’animation, Balance de Christoph et Wolfgang Lauenstein; ¦ Meilleurs décors, Anton Furst et Peter Young pour Batman; ¦ Meilleure musique originale, Alan Menken pour The Little Mermaid; ¦ Meilleur court documentaire, The Johnstown Flood de Charles Guggenheim ; ¦ Meilleur documentaire, Common Threads: Stories from The Quilt de Robert Epstein et Bill Couturie; ¦ Oscar honorifique, le cinéaste japonais Akira Kurosana.4 L’opération bordure de l’autoroute.A ce chapitre, le ministre Elkas a concédé « qu’on ne pouvait faire d’omelettes sans casser des oeufs », garantissant toutefois qu’il y aurait un contrôle serré des chantiers pour garder à un niveau « acceptable » la pollution par le bruit et la poussière.Quant aux onze entrepreneurs chargés des travaux, ils seront passibles de pénalités de 25 000$ par jour de retard ou d’un bonus de PHOTO CP Combat naval à Ottawa Dans leur canoë, des Cris et des Inuit ont protesté hier, devant la Colline parlementaire à Ottawa, contre le projet de réaliser la deuxième phase du développement hydro-électrique de la Baie James.L équipage entend se rendre à Montréal et à New York.10 000 $ pour chaque journée rattrapée à l’échéancier.Un technologie hors du commun assurera le déplacement du muret de béton séparant les voies de circulation du chantier aux différentes heures de la journée.Telle une immense fermeture éclair, une machine déplacera sur son passage ce muret articulé composé de 11000 sections interreliées.Sur toute la longueur des travaux, la vieille autoroute, qui fête cette année ses 30 ans, verra d’abord sa surface d’alsphate arrachée jusqu’au squelette de béton.Après réfection, la structure de béton sera recouverte d’une membrane perméable de 200 000 mètres carrés destinée à protéger la dalle de l’eau et du calcium.Le muret central sera refait de même que le tiers des joints de dilatation et le système de drainage de l’autoroute, a indiqué M.Gilles Saint-Amour, porte-parole du ministère des Transports.Promettant « un été chaud, mais un seul », le ministre Elkas s’est dit conscient des perturbations que causeront ces travaux, soulignant toutefois que la rénovation de l’autoroute 40 était vitale pour l’activité économique de la grande région de Montréal.4 L’UdeM notamment la création de 120 nouveaux postes de professeurs d’ici 1993-94 et l’augmentation de 10 % de la proportion des enseignements du premier cycle confiés a des professeurs réguliers.Les crédits additionnels que l’université va recevoir vont être consacrés à leur embauche de même que 10% des revenus de la campagne de financement.Par ailleurs, toutes les unités devront, d’ici 1993-94, réviser les programmes d’études pour assurer une meilleure adéquation entre la formation spécialisée et la formation fondamentale.L’université ne prévoit pas accroître sa clientèle d’ici 1993.À compter de septembre prochain, elle pondérera même les résultats en fonction du collège d’origine « de façon à mieux mesurer la qualité de la formation reçue » et elle « resserrera ses exigences quant à la qualité du français parlé et écrit ».Pour ce qui est des études de maîtrise et doctorat, l’Université entend diminuer le ratio étudiants/professeurs de « façon à ce qu’il se compare mieux à celui des grandes universités de recherche».Les unités devront en outre proposer, pour 1990-91, un modèle d’encadrement des étudiants qui va favoriser « une affectation rigoureuse des professeurs aux cycles supérieurs, des mécanismes plus adéquats de contrôle et de suivi des progrès des étudiants, une plus grande convergence des intérêts de recherche des étudiants et de leur directeur de thèse, le choix de sujets de recherche limités et pouvant être réalisés selon un échéancier réaliste ».À compter de 1991-92, prévient l’Université, elle « révisera à la hausse les conditions d’admission aux cycles supérieurs ».En même temps, la faculté des Études supérieures va intensifier son programme de soutien financier des étudiants de maîtrise et surtout de doctorat, en doublant les sommes consacrées à ses programmes de bourse et en augmentant de 20 % son budget aux auxiliaires de recherche et d’enseignement.En matière de recherche, proclame l’Université, elle « doit viser les premières positions au sein des universités canadiennes et donner à ses professeurs et chercheurs les moyens d’accroître leur compétitivité sur le plan tant national qu’international ».C’est à la recherche fondamentale qu’elle continuera d’accorder la priorité.À cette fin, elle va, au cours des trois prochaines années, créer, en concertation avec le secteur privé et les organismes subventionnaires, « une dizaine de chaires universitaires dans les domaines prioritaires » auxquelles elle veut consacrer 15 % des revenus de la prochaine campagne de financement; 10 % iront « à l’établissement et au démarrage de la carrière des nouveaux professeurs».De plus, 30 % des revenus de la campagne de souscription iront à la construction de laboratoires destinés aux sciences biomédicales et naturelles, et 15 % au renouvellement de l’appareillage scientifique, à l’acquisition de toute une nouvelle génération d’équipement scientifique.Enfin, vu l’accent mis sur la recherche, l’Université se remet en question en matière d’éducation permanente.Celle-ci, observe-t-elle, s’est développée en « marge des enseignements réguliers de premier cycle ».Elle entend corriger cette situation et « intégrer, dans le cadre de programmes réguliers plus souples, l’ensemble des activités reliées à la formation initiale ».Par contre, elle va intensifier deux formes d’éducation permanente : le renouvellement des compétences disciplinaires et professionnelles ainsi que le ressourcement intellectuel et culturel.À cet égard, la direction de l’Université va soumettre à l’automne 1990 un document précisant le nouveau mandat de la faculté d’Éducation permanente.27 mars par la PC et TAP 1887: Jean-Marc Rozon, de Sherbrooke, est le nouveau champion de la coupe du monde de ski acrobatique, catégorie sauts.1986: des vents dépassant 100 km-h s’engouffrent dans les rues de Cal-gary, renversant les piétons: plusieurs personnes sont blessées.1985: une violente explosion secoue les quartiers ouest de Bagdad, tuant ou blessant plusieurs centaines de civils; selon Téhéran, il s'agit d’un missile tiré par les Iraniens.1981 : des millions de Polonais font la grève pendant quatre heures afin de protester contre la violence policière dont des syndicalistes ont été victimes.1979: les pays de l’OPEP, réunis à Genève, relèvent de neuf pour cent le prix de leur pétrole.1977: le plus grave accident de l'histoire de l’aviation fait 581 morts aux Canaries: deux Boeing 747 entrent en collision au soL 1974: les gouvernements canadien et albertain s’entendent sur un prix de 6,50 $ le baril pour le pétrole brut canadien.1970: un séisme dans l’ouest de la Turquie fait un millier de morts et 90 000 sans-abri.1968: le cosmonaute soviétique Youri Gagarine, qui fut le premier homme dans l’espace, se tue aux commandes d'un avion d’entrainement.1964: tremblement de terre en Alaska : plus de 100 morts.1958: Nikita Khrouchtchev évince Boulganine à la tête du gouvernement soviétique.1948: le verglas cause le bris de plus de 800 poteaux entre Montréal et Québec.MIMi Il ne manque plus que 230 000 $ La première étape de la campagne de financement du Devoir a déjà permis de recueillir 150 000 $ auprès de nos lecteurs, soit plus de 2000 contributions pour une moyenne de 70 $ chacune.Ajoutées aux engagements et aux dons des corporations, ces contributions nous amènent à 230 000 S près de l'objectif à court terme, fixé à 1 000 000 $.Enorme lorsque réparti entre quelques-uns, ce manque à gagner serait vite comblé si les milliers d’amis du Devoir qui ne l'ont pas encore fait se décidaient à lui donner le coup de pouce dont il a besoin.Deux mille trois cent fois cent dollars, quatre mille six cent fois cinquante dollars, onze mille cinq cent fois vingt dollars ou 230 fois mille dollars, le choix des combinaisons est presqu'illimité, du moment que le total atteint ou dépasse 230 (XX) $.Choisissez la vôtre en remplissant le bulletin de souscription, aujourd’hui.I I I I I I APPEL AUX AMIS DU I)KVOIR J’APPUIE LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT DU DEVOIR ET JE VERSE J JO S J 100 S _i 250 S J 5005 _l 1,0005 J AUTRE S LE DEVOIR J MAS TER CARD 21 AMERICAN EXPRESS ?VISA ?CHEQUE IA.MTAU5LDL f l.NA.M LMLM — \ NOM PRÉNOM ADRESSE VILLE PROVINCE rom postai.s J DATE SIGNATURE SX T.FAIRE VOTRE CHEQUE À L'ORDRE DU DEVOIR ET LE FAIRE PARVENIR A U DIRECTEUR ADMINISTRATIF LE DEVOIR , 211 SAINT-SACREMENT MONTRÉ Al.QUÉBEC II2YIXI ?JE SUIS DISPONIBLE POUR M'IMPLIQUER DANS UN RÉSEA U D'AMIS DU DEVOIR D-27-3 I I I I I I J
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