Le devoir, 5 avril 1990, jeudi 5 avril 1990
' 80 ans d’axpineoce i votrt wwi» Canon Technologies Numériques Télécopieurs Laser Imprimantes Laser Copieurs Laser \ppur renseignements, appelez Vol.LXXXI — No 80 ?Nuageux avec éclaircies.Max.: 5 Détail page 13.Montréal, jeudi 5 avril 1990 Côte-Nord.Gaspésie.Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS Québec va de l’avant sans le fédéral Deux comités paritaires évalueront la Phase II de la Baie James AUJOURD’HUI Éditorial La colère des maires est compréhensible.Mais les municipalités doivent voir plus loin que leurs propres affaires.L’éditorial d'Albert Juneau.Page 7 Idées Notre chroniqueur Gilles Lesage traite du rôle des journalistes face au pouvoir politique.Page 7 Bourbeau nuance Moins de 4000 des 328 000 assistés sociaux du Québec feront l’objet d’enquêtes privées par une agence spécialisée dans la cueillette de renseignements.Page 3 La paix au Salvador Le gouvernement du Salvador et le Front Farabundo Marti de libération nationale acceptent à Genève de négocier, dès la première semaine de mai, la fin du conflit.Page 5 Pérès prêt à former un gouvernement Le chef du Parti travailliste israélien, Shimon Pérès, demande d’urgence la convocation du parlement pour présenter un nouveau gouvernement.Page 5 j Décès de Sarah Vaughan L'une des grandes dames du jazz, la chanteuse américaine Sarah Vaughan, meurt d’un cancer du poumon à son domicile près de Los Angeles à l’âge de 66 ans.Page 18 La Laurentienne se réorganise Le Groupe La Laurentienne regroupe ses filiales sous trois chapeaux distincts afin d’être fin prêt le jour où Québec permettra aux financiers de faire l’acquisition d’entreprises commerciales ou industrielles.Page 9 Desjardins avalera Disnat Le Mouvement Desjardins se décide enfin à acheter la totalité de la maison de courtage à escomptes Disnat.Page 9 Refus aux réfugiés Plus de la moitié des demandeurs de refuge latino-américains qui avaient obtenu au début janvier la permission de faire venir au pays leur famille n'auront pas droit à cette réunion familiale.Page 3 Richer jouera L'ailier droit du Canadien est remis d'une blessure à la hanche et affrontera les Sabres de Buffalo ce soir.Page 15 Louis-Gilles Francoeur QUÉBEC a décidé de ne pas attendre Ottawa et de faire cavalier seul dans l’évaluation environnementale de la Baie James en confiant à deux « comités » paritaires, créés par les conventions signées en 1976 avec les Cris et les Inuits, le soin de dire s’il faut faire la Phase II de la Baie James et, le cas échéant, d’en bonifier la réalisation.DANS LE BUT de rétablir la paix avec le monde municipal, le gouvernement s’est employé hier à limiter à cette année et à 175 millions $ le transfert d’impôt foncier aux commissions scolaires.Et pour l’année prochaine, Québec promet un dialogue avec tous les intéressés, pour trouver des solutions aux besoins financiers du gouvernement.Claude Turcotte M.GUY BERTRAND, président et directeur général du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), c’est-à-dire à la tête d’une société d’État, dénonce « l’incohérence du gouvernement » en matière de recherche et développement (R&D).Cette incohérence se manifeste, selon lui, de diverses façons: d’abord « entre le discours et l’action », en parlant d’investir davantage dans la R&D, alors qu’on n’en fait rien.D’Iberville Fortier menace de démissionner ital Hébert de notre bureau d'Ottawa DÉSESPÉRANT de voir Ottawa mettre en oeuvre la loi sur les langues officielles de 1988, et apres avoir provoqué une nouvelle controverse avec son rapport annuel, le commissaire D’Iberville Fortier menace maintenant de tirer sa révérence au gouvernement un an et demi avant la fin de son mandat de sept ans.Le Commissaire, qui soulignait dans le rapport qu’il a déposé mardi que la loi C-72 est demeurée lettre morte dans 80 % des institutions fédérales, a passé la journée d’hier à distribuer des entrevues pour dire qu'il envisage « très sérieusement » de démissionner.« Mon rôle n’est pas simplement d’observer et d’écrire des rapports annuels », estime-t’il en expliquant que si le gouvernement persiste à ne pas assortir la loi, vieille de deux ans, de règlements, il aura l’impression de cautionner son inertie en demeurant à son poste.Mais plusieurs associent la controverse générée par le Voir page 8: Fortier Ces deux comités, qui n’ont aucun des pouvoirs des organismes quasi-judiciaires généralement chargés de pareille tâche, auront la possibilité de « tenir des audiences publiques sur le territoire québécois », s’ils y consentent, déclarait hier soir le ministre québécois de l’Environnement, M.Pierre Paradis, qui annonçait les couleurs du gouvernement après la réunion hebdomadaire du cabinet.Québec a accordé un budget de 3 millions $ aux deux comités pour qu’ils évaluent le projet du siècle et C’est ce qui ressort des propos tenus à l’Assemblée nationale par le premier ministre et le ministre des Affaires municipales, en réponse aux questions de l’opposition officielle.Sans évoquer sa menace de démission ou sa demande d’être muté, M.Yvon Picotte insiste sur deux points : il avait le mandat de négocier 75 millions $ avec les municipalités, auxquelles le premier ministre a lui-même demandé une ponction additionnelle de 100 millions $.Mais l’effort demandé au monde inuni- MOSCOU — À peine ébauché la veille, le dialogue s’est interrompu, hier à Moscou, entre les émissaires indépendantistes lituaniens et des représentants du pouvoir soviétique.Pendant ce temps, une nouvelle manifestation anti-séparatiste était organisée à Vilnius, la capitale lituanienne, et la France offrait ses services comme médiatrice entre les deux parties, qui se livrent une guerre des nerfs depuis la proclamation d’indépendance de la république soviétique.De plus, le président Mikhaïl Gorbatchev a dénoncé, dans un appel téléphonique au président estonien Ar- tiennent, s’ils le veulent, des audiences publiques dans le sud de la province.Le ministre a aussi précisé qu’il offrait deux places à Ottawa sur chacun des deux comités de cinq et neuf membres, dont il souhaite la fusion pour assurer l’homogénéité de l’évaluation environnementale.Pour y arriver, il faudrait toutefois que Cris et Inuit tombent d’accord sur des éléments de fonds du dossier, ce qui pourrait ne pas se produire.Selon la Loi de l’Environnement et les deux cipal se limite à cela et pas plus, ajoute le ministre.Ce que confirme M.Robert Bou-rassa.Le gouvernement devait faire face à un problème grave et urgent pour l’exercice 90-91 qui vient de commencer.Il ne pouvait en discuter sur la place publique.Mais pour la suite, le dialogue est ouvert.Il n’y a rien de fondé dans les « chiffres à gogo » - allant de 320 millions $ à 1,4 milliard $ de transferts supplémentaires évoqués dans les médias Voir page 8: Impôt nant ouvertement position de cette façon, sans simultanément présenter sa démission.Il le fait, explique-t-il, pour appuyer le ministre titulaire du CRIQ, M.Gérald Tremblay (Industrie, Commerce et Technologie), qui est de tous les ministres titulaires du CRIQ qu’il a connus celui qui à son avis défend ce dossier avec la plus grande détermination.« Le ministre se bat pour nous parce que ça n’a pas de bon sens de ne pas mettre plus d’efforts en recherche industrielle », affirme-t-il.Le CRIQ, qui célèbre son vingtième anniversaire, doit se présenter Voir page 8: Incohérence nold Ruutel, la récente décision de l’Estonie d’embrayer, quoique plus lentement, un processus semblable à celui de la Lituanie.Il n’y a pas de différence entre ce que fait l’Estonie et ce que fait la Lituanie, a dit le président soviétique à son homologue estonien, et les deux questions doivent être traitées « de la même manière », selon ce qu’a rapporté un député au Parlement soviétique, Igor Gryazine.À Moscou, l’amorce d’un dialogue, mardi, avec des représentants lituaniens, a fait place au pessimisme hier, après l’annulation sans explication d’une nouvelle rencontre.La délégation de trois personnes, conventions, les deux communautés ont le droit de procéder à une évaluation environnementale distincte en compagnie des fonctionnaire de l'Environnement.M.Paradis a par la suite déclaré dans une entrevue téléphonique qu’il procédait en mettant en place un plan déjà rejeté par Ottawa, il y a un mois, « parce que le gouvernement ne plus plus attendre après neuf mois de négociations » et parce qu’Ot-tawa, ajoute-t-il, ne peut exercer à la Baie James les prerogatives envi- Pour atteindre ces objectifs, le document suggère quelque 30 moyens.Pour ce qui est du troisième objectif relatif à l’« environnement français », l’énoncé de politique propose de « généraliser la pratique qui consiste à inscrire dans les codes de conduite des écoles, l’obligation de parler français sur les lieux de l’école et dans toutes les activités scolaires organisées en dehors de ces lieux ».« À Montréal, écrit-on en préambule, la concentration d’immigrants et allophones est telle que, de plus en lus, les écoles françaises ont du mal jouer le rôle de creuset linguistique emmenée par le vice-premier ministre lituanien Romualdas Ozalas, devait être reçue par le ministre de l’Intérieur Vadim Bakatine, membre du Conseil présidentiel de Mikhail Gorbatchev, a fait savoir le représentant lituanien à Moscou, Egidius Bichkauskas.« La rencontre n’a pas eu lieu », a-t-il dit sans autre précision.Il s’est refusé à dire si la réunion était reportée ou bel et bien annulée.Les Lituaniens n’ont par ailleurs obtenu qu’une fin de non-recevoir à leur souhait de rencontrer le ministre de la Défense Dimitri Yazov, avec qui ils souhaitaient évoquer l'épineux dossier de l’appel sous les ronnementales qu'il a ailleurs dans le pays.« Le régime fédéral d’évaluation environnementale ne s’applique pas à la Baie James, déclare M.Paradis, depuis qu’Ottawa a entériné par législation les conventions de la Baie James.11 doit désormais respecter les mécanismes prévus dans les convention.Les précédents posés par les tribunaux dans les dossiers de Rafferty et de Old Man River s’appliquent partout au pays.Pas à la Baie Voir page 8: Québec et à franciser les immigrants.Dans les écoles de certains quartiers, l'anglais a même tendance à devenir la langue de communication, faute d’une pression sociale assez forte pour imposer le français de façon durable ».Cette politique, précise-t-on, se fonde à la fois sur la Charte de la langue française (la loi 101), la loi sur l’Instruction publique, et la Charte des droits et libertés de la personne.« Les moyens formulés dans la politique, écnt-on, doivent être appliqués dans un esprit d’accueil pour rétran-Volr page B: CÉCM drapeaux soviétiques.Faiblissement de la république rebelle ?Toujours est-il que selon un représentant officiel de la Lituanie de passage à Londres, la république serait maintenant prête à envisager une suspension provisoire de son processus de sécession, et à faire d'autres concessions pour éviter une crise avec Moscou, sans toutefois revenir sur sa déclaration d’indépendance.Algimantas Cekuolis, membre de la direction du Parti communiste lituanien, a déclaré que la Lituanie était disposée à accepter une union économique avec l’URSS et à recon-Volr page 8: Vilnius Québec limite à cette année le transfert d’impôt aux villes Bourassa promet le dialogue aux municipalités Le CRIQ dénonce l’incohérence de Québec en matière de recherche Par surcroît, le Québec, qui est au bas de l’échelle parmi les pays industrialisés pour son effort en R&D, a permis la multiplication des centres, si bien que le financement de la R&D et de l’aide aux entreprises se retrouve dans un fouillis.Ces reproches s’adressent d’ailleurs aussi au gouvernement fédéral, qui a gelé ses budgets en R&D au niveau de 1989, tout comme l’a fait en février dernier le gouvernement de Québec, en matière de recherche industrielle.M.Bertrand, qui a le statut d’un sous-ministre dans la fonction publique québécoise, pose un geste extrememement rare en pre- La CÉCM du français =3#*b-Plerre Proulx LA CÉCM a adopté hier les objectifs d’un projet de « politique de la langue » appbcable a ses écoles françaises.Ce projet vise notamment à garantir aux élèves un « milieu éducatif exclusivement en français » en rendant obligatoire de parler cette langue partout dans l’école.Le projet a été préparé par une équipe de directeurs d’ecoles.Il sera soumis à une consultation publique Le dialogue Moscou-Vilnius s’interrompt d'après AFP et Reuter veut rendre obligatoire l’usage dans ses écoles francophones avant d’être adopté définitivement avant la fin de la présente année scolaire.Il poursuit trois objectifs principaux: ¦ « améliorer la maîtrise du français écrit et parlé des élèves et du personnel de la CÉCM; ¦ « valoriser la culture de langue française, son histoire et sa littérature, en tant que l’expression d’une pensée universelle; ¦ « garantir aux élèves un enseignement et un environnement où les échanges ont beu en français, hormis les cas prévu pour l’enseignement des autres langues ».P h ^ ‘i ^ â.g O-eç Les GRATTE-CIEL de MONTRÉAL nous fait découvrir un type particulier d’architecture.Ce livre illustré de 141 photos fait le point sur l’architecture des gratte-ciel montréalais érigés de 1887 à 1939.ISBN 2-920417-71-1 29,95$ Æéridien ARCHITECTURE 1980 ouest, rue Sherbrooke bureau 520 Montréal, H3H 1E8 Téléphone: 932-9037 Télécopieur: 932-3986 Fax Les GRATTE- CIEL de MONTRÉAL t 2 B Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 Les conservateurs imposent la clôture des débats sur la TPS Deux députés récalcitrants sont expulsés des rangs du caucus albertain I irlce Godin ï de notre bureau d'Ottawa LE GOUVERNEMENT conservateur a décidé de faire la vie dure aux opposants de la TPS en utilisant sa majorité parlementaire pour imposer la clôture des débats sur le projet de loi sur la TPS et en expulsant deux députés conservateurs récalcitrants des rangs de son caucus albertain.D’ici une semaine, le projet de TPS se retrouvera donc au Sénat contrôlé par la majorité libérale.C’est la deuxième fois en autant de semaines que les conservateurs utilisent leur majorité pour clore les discussions sur la TPS.La semaine dernière, le président du comité des Finances, Dan Blenkam, qui étudiait le projet de loi sur la TPS a mis abruptement fin aux travaux du comité.C’est maintenant au tour du ministre des Finances, Michael Wilson, d’imposer la gouillotine aux Communes.Même si les partis d’opposition se sont élevés contre les méthodes du gouvernement et promettent de tout tenter pour empêcher les conservateurs de limiter les débats, ils avouent leur impuissance face au gouvernement.« C’est terminé maintenant, de dire le critique libéral Doug Young, et les débats des prochains jours ne seront que pour la forme.Nous avons fait tout ce que nous avons pu, mais avec l’avis de clôture, le tout devrait être terminé aux Communes lundi ou mardi prochain ».Le critique des Finances du NPD, Lome Nystrom, admet lui aussi qu’il ne voit pas comment il sera possible d’em- pêcher que le projet de loi C-62, sur la TPS, soit adopté avant Pâques.Mais les conservateurs n’entendent pas seulement s’attaquer aux partis d’opposition sur la TPS.On a appris cette semaine que le caucus conservateur de l’Alberta avait expulsé deux de ses membres qui s’ob-jectent avec insistence à la taxe Wilson.Alex Kindy, député de Calgary-Nord-Est et David Kilgour d’Edmon-ton-Sud-Est ont été avisés il y a quinze jours qu’ils ne faisaient tout simplement plus partie du caucus albertain.Alex Kindy ne doute pas que par cette expulsion le gouvernement tente de faire peur aux autres députés conservateurs du caucus national qui ne partagent pas les vues du premier ministre sur la TPS.« C’est probablement un avertissement aux autres députés qui seraient tentés de voter contre la TPS, de dire M.Kindy, il y en a plusieurs qui sont mécontents avec cette forme de taxation et qui voudraient se rallier à nous et i’espère qu’ils en auront le couragee».Sans endosser ouvertement le geste posé par les responsables du caucus albertain, le premier ministre Mulroney a clairement laissé entendre hier que dans notre système britannique, la ligne de parti devait être respectée lors de débats sur des projets de loi à caractère financier.C’est en Alberta, qui n’impose aucune taxe de vente, que l’opposition à la TPS est la plus féroce.Déjà d’ailleurs, on attribue au projet de TPS la popularité croissante du Reform Party qui a fait élire l’an dernier son premier député à la Chambre des Communes.Certains estiment que L’opposition québécoise à la TPS s’organise L’OPPOSITION à la TPS s’organise.La Coalition québécoise contre la TPS profitera des courses de la fin de semaine pour faire signer dans les centres commerciaux des cartes de protestation contre cette taxe fédérale qui doit entrer en vigueur en janvier prochain.Lundi, la même opération sera répétée dans les üeux de travail où l’on retrouve des membres de la CSN, de la CEQ, de la FTQ ainsi que du Syndicat des fonctionnaires provinciaux.Les chefs des centrales syndicales étaient d’ailleurs coude à coude hier pour dénoncer la mise en application de cette taxe de 7 % dont les effets inflationnistes leur semblent incontournables.La présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec, Lorraine Pagé, a d’ailleurs souligné que pour contrer les effets de la TPS, les travailleurs n’auront d’autre choix que de réclamer de meilleures clauses d’indexation des salaires.En ralliant l’appui de la population, la Coalition, déjà forte d’une trentaine d’organismes, espère faire reculer le gouvernement sur cette question.Le bilan de l’opération, qui se fera aussi sur une base nationale, sera connu dès le début de la semaine prochaine.LE DEVOIR ['yry'fjtëfl invitent 250 personnes à célébrer l'arrivée du printemps avec une représentation spéciale du film de ERIC ROHMER CONTES DES QUATRE SAISONS ERIC ROHMER CONTE! PRINTEMPS avec ANNE TEYSSEDRE» HUGUES QU ESTER* FLORENCE DAREL UKÆjBRkM ¦,.* le MERCREDI 18 AVRIL à I9h30 au cinéma du COMPLEXE DESJARDINS ¦ Le tirage aura lieu le 10 avril 1990 & midi.¦ Celle annonce paraîtra dans LE DEVOIR du 31 mars au 6 avril ¦ La valeur des prix est de 1750$ ¦ 125 gagnants recevront leurlaissez-passer double par ta poste.¦ Le texte des règlements est disponible chez VIVAFILM.Retourner ce coupon-réponse à "Concours CONTE DE PRINTEMPS" alVIVAFILM, 355 Place Royale.MONTRÉAL H2Y 2V3 Nom: ________ Adresse: ____ Ville: ______ Code postal: Tél bureau: _ Âge: Tél.: M.Kindy est très tenté par l’aventure du Reform Party et pourrait quitter les conservateurs si le PC ne peut accepter sa dissidence.« Il n’y a pas de doute que mes commettants, prétend Alex Kindy, sont de plus en plus réformistes parce que le premier ministre n’écoute pas les gens ordinaires il semble écouter plutôt la haute finance».Le ministre d’État aux Finances, Gilles Loiselle, ne croit pas que la TPS divise le Parti conservateur.« Il est évident, dit-il, que l’Alberta qui n’a pas de taxe de vente s’ajuste plus mal que d’autres provinces à l’idée d’une réforme dans ce secteur-là mais finalement les gens sont solidaires et c’est toujours les mêmes une ou deux personnes qui s’habituent mal à cette idée-là.Le néo-démocrate Lome Nystrom déplorait cette expulsion au sein du caucus albertain et parlait d’intimidation.« C’est presque un précédent dans notre système parlementaire, affirme-t-il, il y a une différence entre la discipline de parti et être mis à la porte, ce n’est pas du tout une chose démocratique et je pense qu’il y aura une trentaine ou une quarantaine de députés conservateurs qui maintenant auront peur ».Plus direct, le libéral Doug Young que le message de Brian Mulroney a ses députés était clair : « Si quelqu’un s’oppose à la TPS, dit M.Young, ils sont morts».La stratégie des conservateurs a semblé porte fruit puisque aucun député du PC ne voulait hier se déclarer ouvertement contre la TPS.Ainsi par exemple, le député Fernand Jourdenais de LaPrairie, qui s’est à Plusieurs reprises interrogé sur la PS affime maintenant que « si j’avais à voter tout de suite, je m’abstiendrais».M.Jourdenais entend Le juge en chef de la Cour suprême quitte onze mois plus tôt que prévu e Tison de la Presse Canadienne OTTAWA — Le juge en chef de la Cour suprême Brian Dickson prendra sa retraite le 30 juin prochain.Il a fait part de cette intention dans une lettre adressée au premier ministre Brian Mulroney.Le juge en chef Dickson avait été nommé à la Cour suprême le 26 mars 1973 par le premier ministre Pierre Trudeau.C’est également M.Trudeau qui l’avait nommé juge en chef le 18 avril 1984.Le premier ministre Mulroney a tenu à exprimer sa « sincère gratitude pour les loyaux et distingués services » que le juge en chef a rendus au pays.« Vous avez présidé la Cour suprême avec beaucoup de vigueur et de compétence à un moment très important de son évolution, particulièrement depuis l’adoption de la Charte des droits et libertés, a indiqué M.Mulroney dans une lettre adressée au juge en chef.Les décisions qu’elle a rendues pendant ces années influenceront longtemps notre avenir.» La date de la retraite du juge en chef Dickson était officiellement fixée en mai 1991, lors de son 75e anniversaire de naissance.Il a motivé son départ précipité par le désir d’éviter de perturber les travaux de la Cour suprême durant la prochaine session.« J’apprécie la considération que vous manifestez ainsi envers la Cour, même si votre départ sera une lourde perte pour la nation», a écrit M.Mulroney.Le juge en chef Dickson est né le 25 mai 1916 à Yorkton, en Saskatchewan.M.Mulroney a indiqué dans un communiqué émis hier que son successeur serait nommé en temps opportun.Les règles de la Cour suprême n’exigent pas la nomination du doyen des juges puinés comme juge en chef.Le doyen actuel, le juge Antonio Lamer, a été nommé à la Cour suprême par le premier ministre Trudeau le 28 mars 1980.La deuxième juge par ordre d’ancienneté, la juge Bertha Wilson, a également été nommée par M.Trudeau, le 4 mars 1982.Tous les juges subséquents, les juges Gérard La Forest, Claire L’Heureux-Dubé, John Sopinka, Charles Gonthier, Peter Cory et B Beverley McLachlin, ont été nommés à la Cour suprême par le premier ministre Mulroney.Aucune règle n’oblige d’ailleurs le premier ministre a choisir un juge en chef parmi les juges de la Cour suprême déjà nommés, mais il s’agit là d’une pratique bien établie.Une alternance anglophone-francophone a été observée entre les années 30 et les années 80, mais cette tradition a été brisée ar la nomination du juge en chef ickson.Il remplaçait un autre juge en chef anglophone, le juge Bora Laskin.Par ailleurs, M.Mulroney devra nommer un nouveau juge pour compléter le banc de neuf magistrats.Il devra le choisir parmi les juges des cours supérieures des provinces ou parmi les avocats inscrits depuis au moins 10 ans au barreau d’une province ou d’un territoire.Il devra également provenir de l’Ouest du pays, comme le juge en chef Dickson.Traditionnellement, la Cour suprême doit compter trois juges de l’Ontario, deux de l’Ouest et un du Canada atlantique.Les trois autres juges doivent obligatoirement venir du Québec.Les Africains de Montréal ont de la difficulté à s’intégrer le Boileau QUELQUE 45 000 Africains vivent à Montréal avec tous les atouts en main pour réussir : connaissance du français ou de l’anglais, niveau d’instruction élevé, jeunesse et volonté.Mais ils sont loin de se sentir intégrés.« Est-ce qu’on peut seulement parler d’intégration lorsque les Africains se butent à des portes fermées et n’arrivent même pas à trouver du travail ?», se demande carrément M.Jean Bâti, président de l’organisme « La Communauté africaine de Montréal » ( CAM ), qui présentait hier une étude dressant pour la première fois un portrait précis de la présence africaine chez-nous.Seuls 8 % des immigrants admis au Québec sont originaires d’Afrique, ce qui en fait le groupe le moins nombreux et aussi le plus méconnu de toutes les communautés culturelles.CLUB 402 HOMME • Vestons OJ importés d’Italie 100% laine O • Coupe exclusive • Nous avons un tailleur sur place pour vos Cû retouches ZD 1237, rue de la Montagne (3e étage) Montréal Tél.: 861-3636 o .¦ ¦ ¦ Confondus avec les Haïtiens lorsqu’ils parlent français, avec les Jamaïcains lorsqu’ils sont anglophones, les Africains en sont encore à essayer de se construire une identité aux yeux des Québécois.Leur étude, menée grâce à une subvention du gouvernement fédéral, révèle pourtant des caractéristiques propres à ce groupe d’immigrants tout en faisant tomber bien des lieux communs.D’abord, tous les Africains ne sont pas des Noirs : à Montréal, ceux-ci sont même largement minoritaires puisque 80 % des immigrants viennent d’Afrique du Nord, majoritairement du Maroc et de l’Égypte.De même, 80 % des Africains installés à Montréal parlent au moins l’une des langues officielles du Canada ( le quart d’entre eux étant même bilingues ), ce qui n’est le cas que de la moitié des immigrants des autres continents.Les immigrants africains sont aussi les plus scolarisés, arrivant au premier rang des détenteurs de diplômes universitaires.« À titre d’exemple, si l’Afrique n’a participé que pour 6 % dans les effectifs de l’immigration récente à Montréal, elle a cependant fourni les 10 % des médecins, 20 % des cadres administratifs, 15 % des ingénieurs et autres techniciens supérieurs, 37 % des enseignants parmi les immigrants », lit-on dans l’étude.Pourtant, les Africains n’arrivent à trouver ni emplois, ni logements.« Le chômage et le sous-emploi frappent la communauté africaine bien plus que n’importe quelle autre communauté immigrée », affirme même l’étude.« Nous n’existons nulle part », note pour sa part M.Bâti en insistant sur le rejet quotidien dont sont principalement victimes les Noirs africains en raison de la couleur de leur peau.Concentrés dans les quartiers défavorisés, avec des revenus dépassant rarement les 15 000 $ par année, les Africains sont en recherche quasi-permanente d’un emploi, au point où certains se demandent même s’ils ne devraient pas repartir.« C’est un problème très préoccupant car sans travail nous ne pourrons jamais nous intégrer », souligne le coordonnateur de l’étude M.Ahmed Mezouri.La CAM espère pour sa part que ce premier portrait permettra aux Africains montréalais de « légitimer leur existence et de travailler ensemble ».Un colloque est d’ailleurs prévu le 13 avril prochain pour présenter l’étude et en discuter avec les membres de la communauté.CaHi ter mu/t’ de ( aHier, boutique Cartier 1498, rue Sherbrooke Oueat, Montréal (514) 939-0000 consulter ses concitoyens au cours des prochains jours avant de décider i de quel côté ira son vote.Ayant perdu la bataille aux Corn- t§ munes, libéraux et néo-démocrates Ü se tournent vers le Sénat libéral pour stopper la TPS.« Je suis convaincu, confie Doug J Young, que le Sénat va avoir un man- h dat très clair de la population cana-1 6 dienne de bloquer ou d’amender ou de prendre des mesures pour annu 1er le projet de loi et de le rendre plus acceptable».M.Young croit-que le Sénat tiendra des audiences i publiques qui dureront plusieurs mois « si le Sénat veut être sérieux Curieusement, ou politiquement, V .le NPD, qui propose depuis toujours ¦’ l’abolition du Sénat parce que non représentatif, attend maintenant beau- -coup des travaux de la Chambre Haute sur la TPS.« N’oubliez pas, > mentionne Lome Nystrom, que le Sénat du Canada tiendra, j’espère, des audiences publiques dans tout le ' pays et cela pourrait durer pendant' plusieurs mois et j’espère que le Sé- ' nat proposera des amendements aux Communes ».La partie de bras-de-fer, peut-être, la plus cruciale, entre le Sénat à ma-; jorité libérale et la Chambre des% Communes contrôlée par les conser-" valeurs, débutera donc dès la semaine prochaine et durera sans au- : cun doute plusieurs mois.L’échéan-* cier du gouvernement qui veut l’entrée en vigueur de la TPS le premier janvier prochain risque d’être per- | turbé, accélérant ainsi le débat sur la réforme du Sénat.EN BREF.Conciliateur nommé pour la construction QUEBEC (PC) - Le ministre du Travail, Yves Séguin, a annoncé, hier, la nomination d’un conciliateur dans les négociations dans l’industrie de la construction.En réponse à une ! question du député péquiste de Pointe-aux-Trembles Michel Bourdon, M.Séguin a dit souhaiter .que l’intervention de M.Pierre N.' Dufresne dans le dossier amènera les parties à conclure une entente * négociée avant l’expiration du décret, le 30 avril prochain.« J’anticipe bien que cette année nous puissions réussir non pas la .: négociation d’une prolongation de décret comme ça se fait maintenant depuis 10 ans, mais la négociation .d’une véritable convention , s collective », a-t-il mentionné.t q L’industrie de la construction regroupe au Québec pas moins de 19 000 employeurs et quelque 110 000 trav; •mployeurs et quelque ailleurs.Bouchard satisfait OTTAWA (PC) - Le Canada et les États-Unis pourraient, dès l’automne 1990, en arriver à un accord sur les 1 pluies acides, a déclaré hier en Chambre le ministre de l'Environnement, M.Lucien Bouchard.Le ministre réagissait à ¦ l’adoption, mardi, par le Sénat '.américain, d’une Loi sur la salubrité de l’air qui doit maintenant être conciliée avec celle qu’ont votée les Représentants et qui est déjà au bureau du président Bush pour approbation.Hors de la Chambre, le ministre Bouchard a parlé d’une percée dont le Canada pouvait assumer le crédit, se référant à « notre propre programme canadien de réduction des pluies acides ».Selon le texte adopté par le Sénat américain, les émissions qui sont cause des pluies acides affligeant le Canada seraient réduites de 50 % J d’ici à l’an 2000.On parle du .• dénouement de 13 ans d’imbroglio à propos de ces dispositions sur les pluies acides.Selon M.Bouchard, des rencontres auraient déjà eu lieu entre Américains et Canadiens, au J niveau des fonctionnaires qui auraient déjà mis en place tous les éléments d’un accord dont on pourra bientôt commencer la négociation, i.L’UMRCQ veut dialoguer LE DIALOGUE Québec-municipalités doit reprendre sans : | plus tarder, estime, l’Union des municipalités régionales de comté(UMRCQ), qui représente environ 1200 petites villes rurales.Solidaire avec l’Union des municipalités du Québec (UMQ), \-l’U M RCQ a décidé de se retirer de la ' Table Québec-municipalités pour ’ protester contre la décision de Québec en matière fiscale.Cependant, l’U M RCQ demande à ses ; villes membres de poursuivre le travail en cours dans le domaine du !* zonage agricole et de l’aménagement, contrairement à la position prise par l’U MQ.Cette dernière recommandera à ses membres samedi prochain de • i suspendre les travaux de révision des zones agricoles et des schémas d’aménagement en cours.Saint-Léonard contestera l’impôt scolaire LE CONSEIL municipal de Saint-Léonard a mandaté hier une firme légale pour étudier la possibilité de contester en cour la loi qui oblige les municipalités à percevoir la taxe ji scolaire.Le conseil tente ainsi de ' faire échec à la décision de Québec de briser le pacte fiscal de 1979.La • Ville de Saint-Léonard lancera au cours des prochains jours aussi une pétition contre l’invasion du champs: de taxation décrétée par Québec.» 13 Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 B 3 Moins de 4000 assistés sociaux feraient l’objet d’enquêtes La déclaration du ministre Bourbeau ne rassure absolument pas les organismes de défense des droits Gilles Lesage ilÜlPaul Cauchon UNE FAIBLE minorité, soit moins de 4000 des 328 000 assistés sociaux au Québec, feront l’objet d’enquêtes privées par une agence spécialisée dans la cueillette de renseignements.C’est ce que le ministre responsable de l’aide sociale, M.André Bourbeau, a fait valoir hier à l’Assemblée nationale, pour tenter d’atténuer le tollé de protestations qui a fait suite à un article de La Presse, voulant que tous les prestataires de la sécurité du revenu fassent l’objet d’enquêtes par la firme Acrofax.La declaration du ministre Bourbeau ne rassure absolument pas les organismes de défense des droits, qui estiment que le contrat passé avec la firme Acrofax lui permet de fouiller dans la vie privée de tous les assistés sociaux.La députée péquiste de Maison- neuve protestait hier de cette intrusion injustifiée du ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu dans la vie privée des personnes les plus démunies de la société.La Fédération des ACEF se disait « estomaquée », la Ligue des droits et libertés juge l’affaire « très grave », et la Commission d’accès à l’information a fait valoir son inquiétude.Le titulaire, André Bourbeau, répond que l’on donne une portée exagérée à une mesure limitée, efficace, discrète et peu coûteuse.Le recours à la firme Acrofax depuis septembre dernier n’est prévu que pour deux catégories de personnes, dit-il : celles sur qui pèsent des soupçons de fraude (quelque 2700) et celles qui, tout en étant en dette envers le ministère, sont introuvables ou cessent leur remboursement (un peu plus de 1000).De plus, ajoute le ministre, l’accès à ces renseignements est rigoureusement contrôlé et sanctionné.Seulement 39 des 4500 employés du mi- nistère peuvent consulter les données d’Acrofax, en toute confidentialité.Selon M.Bourbeau, des avis juridiques confirment que le contrat avec Acrofax est conforme à la Charte des droits et libertés de la personne.Il ajoute que le contrat a été approuvé par la Commission d’accès à l’information.Il n’ajoute pas toutefois que la Commission est terriblement inquiète de la création de banques de données sur les prestataires sans même qu’il y ait présomption de fraude.« L’entente est conforme à la lettre de la loi, mais elle n’est pas conforme à l’esprit de la loi » explique Mariette Dion, adjointe au president de la Commission d’accès à l’information.« La division établit par M.Bourbeau ne nous apparaît pas aussi claire.Nous lui disons que cette entente est beaucoup trop large».L’engagement du ministère à limiter ses demandes « pour le mo- La plupart des requêtes des grévistes de la faim latino-américains refusées PLUS DE LA MOITIÉ des demandeurs de refuge latino-américains qui avaient obtenu au début janvier le droit de faire venir au pays leur famille se sont vu refusés cette réunion familiale.Les agents du ministère des Affaires extérieures qui travaillent en Amérique latine ont évalué que la sécurité de ces familles n’étaient pas assez menacée.Ce chiffre illustre bien les problèmes bureaucratiques qui marquent le « Programme de suppression de l’arriéré », qui veut régler le cas des 100 000 demandeurs de refuge accumulés au pays ayant 1989.Une coalition d’organismes demandaient justement hier à la ministre de l’Immigration, Barbara Mc Dougall, de mettre fin une fois pour toutes à ce programme, qui s’avère infructueux.Le Conseil canadien des églises, l’Archevêché de Montréal, la Table de concertation de Montréal pour les réfugiés, l’Association du Barreau canadien et la Ligue des droits et libertés demandent également au ministère de permettre la réunion corn- La police n’a pas soumis le chauffeur de la voiture qui a tué Davis à l’ivressomètre d'après la Presse Canadienne UN DES TROIS hommes qui se trouvaient dans l’automobile qui a heurté mortellement l'athlète olympique Victor Davis, le 11 novembre 1989, sentait toujours l’alcool quand il s’est présenté au poste de police de Sainte-Anne-de-Bellevue, une heure plus tard, mais n’a pas été soumis à l’alcootest.C’est ce qu’a reconnu hier le policier de la Communauté urbaine de Montréal, Alfred Andoney, hier, en cette troisième journée de l’enquête du coroner Pierre Trahan sur les circonstances qui ont entraîné la mort du nageur de 25 ans deux jours plus tard.Le soir du drame, le policier Andoney aurait même confié à des proches de l’athlète qu’il croyait qu’il y avait eu substitution de conducteur.Il a finalement décidé de s’en remettre à la version donnée par les deux jeunes hommes qui étaient à bord de l’automobile meurtrière quand il se sont présentés au poste de police une heure après avoir quitté les lieux de l’événement.Le policier ne leur a posé aucune question.Il s’est contenté de leur demander d’écrire leur version des faits, chacun de leur côté.Le policier a reconnu hier qu’à la suite des premiers témoignages des témoins, il y avait confusion sur l’identité du chauffeur de l’automobile.À l’issue des témoignages, le père de Victor Davis, Mel a déploré le travail de la police.« On devrait plutôt Eler de l’absence de travail des po-ers », a-t-il dit, les yeux rougis et l’air abattu.Alex Baumann, un co équipier de Victor Davis aux Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984, partage l’avis de M.Davis et a dit espérer que l’enquête fasse toute la lumière sur le décès de son ami.Aucune accusation criminelle n’a été portée contre le conducteur de l’automobile parce que, indique un communiqué le 13 novembre 1989 émis par le service de police de la CUM, le jour de la mort de Victor Davis, le conducteur s’est présenté au poste de police dans les minutes qui ont suivi.Jusqu’ici tous les témoignages entendus démontrent que le conducteur s’est présenté une heure après l’événement.Le trajet entre sa résidence et le poste de police prend de dix à 12 minutes.La poursuite de l’enquête a été fixée au 14 mai.plète de la famille immédiate (enfants et conjoint) pour ces 100 000 requérants et pour les nouveaux réfugiés.En janvier dernier une quinzaine de demandeurs de refuge avaient fait une grève de la faim a Montréal au nom de 54 latino-américains.Le ministère avait accepté le principe que les conjoints ou parents dont la sécurité étaient menacés pouvaient obtenir un « permis de ministre » afin de rejoindre leur parent au Canada.À l’évidence, la notion de danger n’a pas été interprétée de la même façon par tout le monde.Sur les 54 requérants, 23 ont vu leur demande refusée par les agents en poste à l’étranger.Sept demandes ont été acceptées (dans certains cas les enfants ont été accueillis la semaine dernière à Dorval).Dans 14 des cas les autorités canadiennes n’ont pas reçu de nouvelles encore des agents du gouvernement à l’étranger.Dans 8 cas les parents, contactés sur le terrain, ne se sont pas présentés aux services gouvernementaux canadiens.Et on compte finalement deux cas de parents qui ont quitté le Canada.Pour Rivka Augenfeld, de la Table de concertation, la réunion des familles est un droit fondamental, et Barbara McDougall peut émettre en tout temps des permis de ministre facilitant cette réunion dès qu’une personne est reconnue réfugiée.Quant au programme général de « Suppression de l’arriéré », les grou- rs pressent la ministre de se rendre l’evidence.Le programme est lourd, trop bureaucratique, il devait coûter 100 millions $ et prendre deux ans, mais selon les dernières estimations il coûtera 500 millions $ et prendra six ans.« En pleine période de compression budgétaire ce programme est un non-sens» ajoute Pierre Duquette, du Barreau canadien.En plus, le juge James Jerome d’Ottawa reconnaissait il y a un mois l’illégalité des directrives administratives trop restrictives utilisées dans le programme pour reconnaître le caractère humanitaires des demandes.On demande donc à la ministre d’accorder, par décret ministériel, la résidence permamente à ces 100 000 demandeurs.Carrefour Laval 687-0781 Place Ville-Marie 866-1123 MAV FAI R Chaussures et accessoires de qualité ment » aux opérations d’investigation et de recouvrement apparaît très limitatif à la Commission.De nombreux organismes, dont des ministères, notamment le Revenu, ont recours à des firmes de renseignements pour résoudre des problèmes de recouvrement de dettes.Selon M.Bourbeau, l’utilisation de ces services spécialisés contribue même à ümiter les interventions auprès de tiers, ce qui rend les enquêtes plus discrètes.En outre, elle permet d’éviter des démarches de recouvrement.Selon la députée Louise Harel, rien n’empêche le ministère, sur sa lancée, de recueillir des renseignements sur l’ensemble des assistés sociaux.La porte-parole péquiste demande la production du contrat avec Acrofax (une filiale d’une entreprise américaine) et une commission parlementaire.Le ministre ne répond directement à aucune des demandes de l'opposition, protestant qu'on lui fait des LE PRÉSIDENT de Québécor, M.Pierre Péladeau, a soutenu hier n’avoir jamais tenu les propos contre les J uifs qui lui sont attribués dans la dernière édition du magazine l'Actualité.M.Péladeau ne se rappelle pas avoir parlé du dictateur nazi Adolf Hitler, affirmant plutôt qu’il avait témoigné de son admiration pour « la volonté de fer et la discipline » des Allemands en général et notamment de la performance de l’économie allemande depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.Quant au commentaire « J’ai un Pierre Péladeau procès d’intentions.Pour André Paradis, directeur général de la Ligue des droits et libertés, cette histoire est le point culminant d'une série de mesures discriminatoires qui font bon marché des plus démunis.« Le système social devient un véritable système de contrôle social, assorti de mesures punitives».La Ligue rappelle qu’au Québec les compagnies qui font le commerce des renseignements privés ne sont pas réglementées, contrairement à ce qui prévaut dans sept provinces canadiennes.Le gouvernement s’associe maintenant en joint venture à ces compagnies non-régle-mentées ! La réglementation d’un tel commerce pourrait impliquer, ajoute-t-il, que tout nouveau projet de fichier constitué par une entreprise ou un service gouvernemental devrait faire l'objet d’un avis public ou d’une consultation auprès des populations grand respect pour les Juifs, mais ils prennent trop de place », tel uue rapporté par le magazine, M.Péladeau a déclaré avoir été mal cité.11 voulait plutôt dire par là que les Québé cois ne prennent pas assez de place dans la société.Refusant d’en dire davantage, M.Péladeau a affirmé avoir remis l’affaire entre les mains de ses avocats.Depuis la parution du magazine, qui consacre tout un article au président de Québécor, les propos de M.Péladeau ont soulevé la colère de la communauté juive.La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a elle aussi dénoncé les commentaires de M.Péladeau, qu’elle a rapproché de la propagande haineuse.Hier, l’Association professionnelle des journalistes et des photographes du Journal de Montréal faisait à son tour savoir qu’elle ne pouvait « cautionner ce genre de déclarations».« L’Association condamne de telles affirmations chauvines et considère qu’il faut accepter le pluralisme qui imprègne l’ensemble de la société québécoise », fait notamment état leur communiqué.Dans un même souffle, l’Association marque son désaveu des propos tenus par M.Péladeau à l’égard des femmes, dont il dit qu’elles « manque de jugement».L’Association qualifie cette remarque de sexiste et déplore qu’elle soit véhiculée « par une personnalité publique aussi connue que M.Pierre Péladeau ».concernées.Acrofax appartient à Equifax, une multinationale américaine.Selon la Fédération des ACEF, le réseau pancanadien de bureaux de crédit possède déjà plus de 5 millions de dossiers québécois et plus de 12 millions de dossiers à l’échelle du Canada.Acrofax, spécialisée dans la cueillette de renseignements, est aussi une agence de recouvrement.« À ce titre, ajoute l'ACEF, il est plus que probable que cette compagnie bénéficiera des renseignements recueillis pour le compte du ministère, à son propre profit.Rien de bien rassurant si l’on considère que la plupart des dossiers de crédit de la compagnie Acrofax, bien connue des ACEF, contiennent très souvent de fausses informations ».Chantal Hébert Chantal Hébert boursière Asie-Pacifique L’une des correspondantes parlementaires du DEVOIR à Ottawa, Mme Chantal Hébert, vient de se voir décerner une importante bourse de travail par la Fondation Asie-Pacifique du Canada.Cette bourse d’une valeur de plus de 15 000 dollars permettra à Mme Hébert de séjourner deux mois dans cette région du monde, notamment en Malaisie.Avant de se joindre à la rédaction du DEVOIR, l'automne dernier, Mme Hébert a exercé des fonctions analogues au sein de la Société Radio-Canada durant plusieurs années, à Toronto et à Ottawa.Elle devient la seconde journaliste du DEVOIR à décrocher une telle bourse auprès de la Fondation Asie-Pacifique du Canada.Péladeau soutient n’avoir jamais tenu les propos qu’on lui reproche Je désire recevoir gratuitement votre brochure Une hypothèque à votre mesure.Nom.Rue_ ¦App.Ville.Province.Code postal.?Français ?Anglais Veuillez poster à: Une hypothèque à votre mesure, L’Association des banquiers canadiens, C.P.8400, succursale À, Montréal (Québec) H3C 3N7.Délai de livraison: quatre semaines.Cette brochure est publiée par l’Association des banquiers canadiens représentant: Les banques à charte canadiennes.MLD VOICI UNE BROCHURE GRATUITE QUI VOUS ÉCLAIRERA SUR LES PRÊTS HYPOTHÉCAIRES Votre maison pourrait bien être le placement le plus important de votre vie et, comme la plupart des gens, vous devrez probablement négocier un prêt hypothécaire.Choisir un prêt hypothécaire adapté à ses besoins n’est pas toujours chose facile.Voilà pourquoi l’Association des banquiers canadiens publie une brochure intitulée Une hypothèque à votre mesure.On y trouve de judicieux conseils: de la recherche d’une propriété à la vente de sa maison.Servez-vous de la carte-réponse pour obtenir un exemplaire gratuit de notre brochure, et apprenez à choisir le prêt hypothécaire qui servira le mieux vos intérêts.I 4 ¦ Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 L’ ACTUALITE INTERNATIONALE La « pasionaria » du Printemps de Pékin trouve refuge en France avec son mari d'après AFP el Reuter LE PREMIER MINISTRE chinois Li Peng a engagé hier la France à ne pas laisser l’étudiante chinoise Chai Ling, « la pasionaria du Printemps de Pékin », mener avec son mari des activités subversives en France, où ils se sont réfugiés après dix mois de fuite.« Chai Ling et (son mari) Feng Congde sont recherchés par le Bureau chinois de la sécurité publique », a déclaré Li Peng lors d’une conférence de presse au terme d’une session parlementaire.À Paris, des dissidents chinois ont rapporté que Chai avait trouvé refuge en France avec son mari, et qu’elle était en convalescence dans un hôpital.Chai Ling et son mari figuraient en bonne place sur la liste des 21 dirigeants estudiantins du Printemps de Pékin les plus recherchés : comme apparemment 11 autres de leurs camarades, ils ont échappé aux mailles du filet.Chai Ling, 24 ans, et son mari Feng Congde ont été filmés par une chaîne de télévision de Hong Kong,« quelque part en Europe ».On a appris plus tard qu’il s’agissait de la France.La diffusion du document n’a fait toutefois que lever un coin du voile de secret entourant la manière dont le couple s’est évanoui dans la nature, après avoir quitté, avec le dernier carré des étudiants, la place Tian Anmen, « nettoyée » par l’armée chinoise dans la nuit au 3 au 4 juin 1989.Chai Ling fait partie des heureux rescapés.Neuf mois après l’écrasement du mouvement pro-démocra-tique par l’armée, les recoupements permettent d’affirmer que huit des PHOTO AP Chai Ling et son mari Feng Congde, tels qu'ils sont apparus à la télévision.jeunes opposants recherchés sont sous les verrous.Aux journalistes qui lui demandaient hier comment Chai et d’autres dirigeants étudiants avaient pu échapper à la police après l’écrasement du mouvement pour la démocratie en juin dernier, Li Peng a répondu que la Chine était grande et qu’il était « inévitable » qu’on en laisse quelques-uns s’échapper.Li Peng a rappelé que Roland Dumas, ministre français des Affaires étrangères, avait déclaré l’an dernier que Paris n’autoriserait pas sur son territoire d’activités politiques dirigées contre des pays entretenant des relations diplomatiques avec la France.« J’en ai pris bonne note et espère ue cette déclaration sera suivie l’effet », a dit le premier ministre chinois.Durant sa conférence de presse, Li Peng a justifié l’emploi de la force contre les manifestations de juin, ï mais il a éludé à deux reprises des questions de journalistes cherchant à savoir qui avait donné l’ordre d’ouvrir le feu sur les étudiants et les autres civils massés place Tiananmen.Il a exclu un éventuel retour au pouvoir de son rival réformiste Zhao Ziyang, ancien chef du Parti limogé en juin : « Je ne crois pas que la majorité des Chinois fassent une telle prédiction.» Zhao a commis les graves erreurs de « soutenir l’agitation et de diviser le parti », a ajouté Li Peng.« Il vit toujours chez lui et non en prison comme vous l’imaginez.C’est un homme libre.» Le premier ministre a précisé que Zhao faisait encore l’objet d’une enquête et ne semblait pas avoir de problèmes de santé comme l’ont écrit certains journaux étrangers.Zhao a cessé d’apparaître en public en mai dernier, après avoir vainement imploré des étudiants de Tiananmen de renoncer à une grève de ¦ • CW!.:»: • Mgm 'DTS COMtâVCt&méS ‘R£‘HpcU‘ltEL'Ér£ OU LT 9{0{Ü'b*EL d\C3T?| La paroisse traditionnelle vit un crise très sérieuse.9dais, en plusieurs endroits au Québec, le choc a été assez sérieuxpour forcer les catholiques à réinventer la communauté locale; d'autres, ar contre, empruntent de plus en plus nombreux, lu voie plus Mystérieuse du 9{ouvel Lige.date de parution : 12 avril 1990 date de tombée : S avril 1990 la faim.Chai, 24 ans, diplômée de psychologie de l’Université de Pékin, a joué un rôle remarqué dans la grève de la faim de Tiananmen, définissant la stratégie à suivre et prononçant des discours passionnés.Elle figure en quatrième place sur la liste des 21 leaders étudiants accusés de « rébellion contre-révolutionnaire ».Son mari Feng est le 13e de la liste.Selon le South China Morning Post, journal de Hong Kong en langue anglaise, Chai, 24 ans, a quitté la Chine avec son époux le 24 mars et sont arrivés en France deux jours plus tard.On ignorait où ils se trouvaient depuis le 4 juin, date de l’intervention de l’armée chinoise à Tian Anmen, qui a fait des centaines de morts.Des informations contradictoires disaient Chai tantôt en fuite, tantôt en état d’arrestation ou même morte.La chaîne de télévision de Hong Kong TVB a diffusé une interview de l’étudiante, apparue en chemise de nuit blanche, assise à une table avec son mari en un lieu indéterminé.La jeune Chinoise y déclarait : « Je suis Chai Ling.Je suis maintenant en sûreté, avec mon mari.S’il vous plaît, ne vous faites plus de souci.Enfin libre ! Comme c’est agréable ! Ici, il y a de l’air pur, des fleurs, le soleil brille.» Elle s’y engageait aussi à poursuivre la lutte pour la démocratie et terminait par ces mots : « Vive la patrie ! Vive la liberté ! Gloire éternelle aux martyrs de la démocratie ! » La nationalité britannique à 50 000 résidents de Hong Kong LONDRES (AFP) — Le gouvernement britannique a présenté, hier à la Chambre des communes, son projet de loi visant à attribuer la nationalité britannique à quelque 50 000 résidents de Hong Kong et a leurs familles avant le retour de la colonie à la Chine, le 30 juin 1997.Le premier ministre Margaret Thatcher a défendu son projet.« Nous avons pris l’engagement de maintenir la prospérité » de la colonie en vertu de l’accord anglo-chinois.« C’est une question de devoir solennel », a déclaré Mme Thatcher.Selon le gouvernement britannique, cette loi doit rétablir la confiance dans la colonie en permettant à certains habitants de savoir qu’ils pourront toujours, grâce à cette loi, quitter Hong Kong au cas où ils se sentiraient réellement menacés.L’opposition travailliste accuse ce projet d’être « discriminatoire et élitiste » dans le choix des bénéficiaires.La nationalité britannique, selon ce projet, pourra être attribuée à « 50 000 résidents de Hong Kong, à leur épouse et à leurs enfants mineurs », soit au total environ 225 000 personnes.Parmi les critères de sélection, figurent notamment le statut de fonctionnaire de la colonie, la réussite ou la qualification professionnelles, les diplômes ou la connaissance des langues.Le roi Baudouin se suspend lui-même our ne pas signer a loi sur F avortement l d'après AFP BRUXELLES — Un artifice politique a permis hier au roi Baudouin de Belgique de ne pas signer un texte de loi sur l’avortement qui heurtait sa conscience.Il s’est retiré temporairement de son siège royal, qu’il réintégrera normalement aujourd’hui.« Le Roi a voulu faire un usage extensif de ses prérogatives, c’est le contraire qui risque d’arriver », a déclaré Guy Spitaels, chef du Parti socialiste francophone, l’un des piliers de la coalition gouvernementale.Interrogé sur la réforme envisagée par le PS, il a cité l’exemple de la monarchie suédoise ou le souverain ne « signe rien du tout », .Les autres grands partis de la coalition (sociaux chrétiens) ou de l’opposition (libéraux) sont moins précis mais laissent entendre que la Belgique n’échappera pas à un débat constitutionnel, qui toucherait la monarchie, considérée par un député social-chrétien francophone (PSC), Fernand Herman, comme « le dernier ciment de la nation belge».À sa demande, le souverain a été déclaré hier « dans l’impossibilité de régner » pour moins de 48 heures, délai suffisant pour permettre au gouvernement de promulguer sans sa signature, la loi votée le 29 mars par le Parlement qui dépénalise partiellement l’avortement.Aujourd’hui, les deux chambres devraient mettre fin par un vote à la parenthèse ouverte par le Roi.C’est la première fois dans l’histoire de la Belgique qu’un souverain refuse sa signature en renonçant temporairement à ses fonctions.Profondément catholique, le roi Baudouin, 59 ans, soutenu par son épouse la Reine Fabiola d’origine espagnole, a cru ainsi avec l’accord du gouvernement éviter une crise constitutionnelle, en se mettant en congé pour deux jours.Seul ce subterfuge a permis au souverain belge d’éviter l’abdication, selon les milieux politiques, qui soulignent qu’il a pris cette décision en en connaissant l’enjeu : une réduction des prérogatives royales.Le stratagème, qualifie de « fiction surréaliste » et de « violation de la constitution » par des spécialistes du droit constitutionnel, a toutefois du mal à passer la rampe de l’opinion publique.Dans une édition spéciale, Le Soir, le plus grand quotidien francophone du pays, annonçait hier après-midi, sur huit colonnes à la une, une « crise constitutionnelle ».Sous le titre « Le Roi a cassé son image », le rédacteur en chef de ce quotidien neutre, M.Guy Duplat, écrivait : « Mais alors, le Roi ne sert plus à rien », s’il est possible de maltraiter la Constitution chaque fois que le souverain est en désaccord avec un vote du Parle- 31 PHOTO AP Le roi Baudouin ment.Les sociaux-chrétiens flamands,, Sarti du premier ministre Wilfried lartens, soulignent qu’ils ont contribué à éviter une « crise institutionnelle inouïe » en permettant l’adoption d’un compromis : opposés à la dépénalisation de l’avortement, ils ont été battus.Leurs ministres ont ' joué le jeu démocratique en signant la loi votée par la majorité parlementaire, et en permettant au roi de ne pas être contraint à l’abdication.Chez les socialistes, également membres de la coalition gouvernementale, les avis sont plus partagés.Les ministres PS ont avalisé le com-" promis passé avec le Palais royal.• Mais des membres socialistes belges du parlement européen ont réclamé « la République » ou « l’abdication » du souverain.« On a ouvert une boîte de Pandore sans savoir ce qui va en sortir », a estimé un députe libéral.Quelle que, soit l’issue du vote d’aujourd’hui, le roi Baudouin a ouvert « une brèche », selon Le Soir, La loi sur l’avortement est l’enjeu d’un débat houleux depuis près de 20 ans en Belgique.Adoptée par le Sénat belge le 6 novembre, la loi de dépénalisation partielle de l’avortement, dite Lalle-.mand-Herman Michielsens du nom de ses auteurs, aura nécessité près d’une trentaine de tentatives parlementaires avant d’être définitivement adoptée par la Chambre des représentants (députés) le 29 mars.Celte loi modifie celle 1867 consi-, dérant l’avortement comme une in-.fraction « à l’ordre des familles et à la moralité publique », punissable de deux à cinq ans de prison.Cette sévérité de la loi n’a pour-.tant jamais empêché que quelque 15 000 avortements se pratiquent chaque année en Belgique, dans une vingtaine de centres spécialisés; ayant pignon sur rue.Ex-dissidents nommés VARSOVIE (Reuter) — Deux Polonais incarcérés sous la loi martiale, Janusz Onyszkiewicz, ancien porte-parole de Solidarité, et le journaliste catholique Bronislaw Komorowski, ont été nommés vice-ministres de la Défense.Les deux hommes sont les premiers civils non communistes à accéder à de hautes fonctions dans ce ministère depuis la Seconde guerre mondiale.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LES BüB^sX0V\ Administration.(514) 844-3361 OUVERTSRédaction.(514)842-9628 AU 1JV !6H30 \- dE 9H00 A ^ Annonces classées.(514)286-1200 Publicité.(514)842-9645 numéro sans trais.1-800-3639)305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 332-3891 ou (514) 844-5738 Québec.(418j 845-2080 Extérieur- Indlcatit 514.1-800-381-8053 Indicatif 418.1-800-483-4747 Indies tri 819.1-800-381-5899 Indicatif 813.1-800-381-5699 Les ministères de la Défense et de l’Intérieur restent dirigés par des communistes, respectivement le général Florian Siwicki et Czesslaw Kiszczak, qui avait instauré la loi martiale en Pologne à la fin 1981 pour tenter d’écraser Solidarité.Déjà le mois dernier, un journa- ! liste catholique bien connu des Polonais, Krzysztof Kolowski, avait été nommé vice-ministre de l’Intérieur.- Souci pour : les minorités hongroises BUDAPEST (AFP) - La Hongrie souhaite que le problème des mino-.rités figure à l’ordre du jour du sommet informel des dirigeants tchécoslovaques, polonais et hongrois le 9' avril à Bratislava, la capitale de la Slovaquie, a déclaré hier à un quotidien de Budapest le ministre hongrois des Affaires étrangères, M.Gyula Horn.Exprimant le souhait « que le problème des minorités ethniques soit inclus dans l’ordre du jour », M.Horn a souligné que « le destin des Hongrois de souche en Slovaquie doit etre traité en priorité».« Les activités nationalistes dirigées contre les Hongrois de souche en Slovaquie ont augmenté», a‘ ajouté M.Horn.La minorité hongroise en Slova-' quie est de 576 000 personnes pour une population globale de 4,5 millions d’habitants, selon les chiffres officiels.AU JOURD 'HUI CINÉMA - TÉLÉVISION - SPECTACLES - EXPOSITION 11.— a.p GASTRONOMIE AFRICAINE Vues d Afrique Cinéma ONF Complexe Guy-Favreau (à partir de lOhOO) En collaboration avec: wonujWKX ëxmeis Cinémathèque québécoise (19h00 et 21h00) LE DEVOIR Goethe-Institut ( 19h30 et 21h30) 4l7.fu«3aJn< rum, tuMa 402 Mono!*.Qutoec.Canada HZ V 2*4 UttpHona (314)284-3)22 Mtex 033 62171 MU local 1316 féttcopMui (314)843 0631 mbmxxJ U ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 ¦ 5 LE MONDE EN BREF Carter loue Arafat PARIS (AFP) — L’ex-président américain Jimmy Carter a estimé hier soir que le président du comité exécutif de l’OLP Yasser Arafat a fait « tout son possible ces derniers mois pour promouvoir le processus de paix » au Proche-Orient.À l’issue d’un entretien de plus d’une heure avec M.Arafat dans un grand hôtel parisien, M.Carter a déclaré que son objectif en rencontrant le leader de l’OLP — qu’il a qualifié de « président (chairman) Arafat » — était de « rechercher toutes les possibilités de progresser vers un accord de paix global >.« Ces réunions sont importantes, voire historiques », a affirmé de son côté M.Arafat, faisant allusion à sa rencontre avec M.Carter et à celle qu’ils avaient tous deux eue auparavant, au palais de l’Élysée avec le président François Mitterrand.Paris et Washington remercient Kadhafi WASHINGTON (AFP) - Les États-Unis se sont déclarés, hier, quelque peu surpris que le dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, ait appelé à une libération des otages du Liban, mais ont souligné qu’il s’agit d’une attitude positive de sa part.« On obtient quelquefois un soutien venant d’endroits étranges et là, c’est certainement le cas », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Marlin Fitzwater.« Toute libération d’otages serait la bienvenue et quiconque appelle à une libération fait ce qu’il est bon de faire », a-t-il ajouté.Le colonel Kadhafi a appelé, hier, les musulmans du monde entier « à libérer, à l'occasion du Ramadan (mois du jeûne musulman), tous les otages et prisonniers politiques, spécialement ceux du Proche-Orient ».Huit Américains sont otages au Liban.De son côté, le gouvernement français a exprimé, lui aussi, sa « satisfaction » à la suite du cet appel.Polémique Tokes-lliescu BUDAPEST (Reuter) - Laszlo Tôkes, le pasteur protestant dont les ennuis avec la police politique roumaine ont été à l’origine de la révolution roumaine, a déclaré hier que le président par intérim Ion Iliescu l’avait accusé d’avoir déformé les faits à propos des récents affrontements interethniques entre Roumains et Magyars.Tôkes, qui appartient à la minorité magyare, a rapporté qu’Iliescu l’avait aussi critiqué pour avoir dit lors de son voyage en Amérique que Washington ne devrait pas accorder la clause de la nation la plus favorisée à la Roumanie, tant que Bucarest ne réglerait pas ses problèmes de minorités.Tôkes a fait ces déclarations à des journalistes de Budapest.Tôkes, qui a récemment été élevé à la dignité d’évêque, a affirmé que les affrontements du mois dernier à Tirgu Mures, en Transylvanie, avaient tourné au pogrom contre les Magyars.« Les Hongrois ont été des victimes, ils n’ont eu recours à la violence que pour se défendre », a-t-il dit.Il a précisé qu’Iliescu l’avait prévenu qu’il serait interrogé au Parlement sur ses déclarations faites aux États-Unis et au Canada.Le FBI enquête à Port-au-Prince PORT-AU-PRINCE (AFP) - Une équipe de la Sûreté fédérale américaine (FBI) est arrivée mardi après-midi à l’aéroport de Port-au-Prince où un soldat haïtien armé d’une mitraillette s’est emparé lundi d’un Airbus vide de la compagnie American Airlines, a-t-on appris hier de sources diplomatiques.Il s’agit uniquement de négociateurs spécialisés dans les cas de piraterie aérienne et non de personnel d’intervention armée, ont précisé des diplomates à l’AFP.Une éventuelle opération pour mettre fin à l’incident reste du strict domaine des autorités haïtiennes concernées.Le soldat, Pierre Gérald, membre du service de sécurité de l’aéroport, dont le geste a été motivé par un différend avec un officier de son unité, se trouvait toujours hier matin à bord de l’avion, armé d’un pistolet-mitrailleur.Mardi, il avait tiré de nombreux coups de feu en l’air avec son arme et, selon certains témoignages, il aurait également percé une des ailes de l’appareiL On ignore s’il est effectivement en possession de grenades, comme il l’avait indiqué à un de ses camarades mardi.Les compagnies aériennes américaines, ainsi que la compagnie Air Canada ont annoncé avoir annulé leurs vols réguliers vers Haïti.Récolte record de riz au Vietnam HANOI (AFP) — Les responsables vietnamiens attendent une récolte de riz record pour la campagne hiver-printemps dans le delta du Mekong, le grenier à riz du Vietnam, grâce a l’introduction de nouvelles variétés, à l’augmentation des surfaces cultivées et la privatisation en cours de l’agriculture, a annoncé hier à Hanoi le quotidien officiel Nhan Dan.a«*i* '¦>.i.\a* Sur le toit de la prison de Strangeways, hier.Le «déchaînement du mal» n’est pas fini à Manchester MANCHESTER (Reuter) - Une vingtaine de détenus tenaient toujours tête aux autorités hier soir à la prison de Strangeways, à Manchester, après quatre jours d’une mutinerie qualifiée officiellement de « déchaînement du mal».Selon Ivor Serle, porte-parole des gardiens du pénitencier, 30 mutins se sont rendus dans la journée et il en reste entre 20 et 25 à l’intérieur.Le gouverneur de la prison, Brendan O’Friel, a dit redouter que le bilan de la mutinerie ne soit de plusieurs morts.Officiellement, il y a eu un mort, le prisonnier Derek White.« Nous avons sans doute affaire à l’incident le plus grave de l’histoire des services pénitentiaires », a dit O’Friel.Il a estimé à 1500 le nombre de détenus impliqués dans la mutinerie, qu’il a décrite comme un « déchaînement du mal».Les mutins protestent contre des conditions de détention qu’ils jugent inhumaines.Construite en 1868, la prison de Strangeways était prevue à l’origine pour accueillir 970 détenus.Il y en avait plus du double au moment du déclenchement de la mutinerie.Le père d’un homme qui se trouvait à Strangeways lorsqu’à éclaté la révolte a déclaré à une chaîne de la BBC que son fils avait vu pendre six délinquants au moyen de cordes faites avec des draps.Il a ajouté qu’un homme de 64 ans avait été jeté sur un sommier et empalé sur un pied de table métallique.L’article 23 de la Constitution de la RFA s’appliquera à la RD A BERLIN-EST (Reuter) - L’Union chrétienne-démocrate (CDU), les sociaux-démocrates (SPD) et plusieurs petits partis de RDA sont parvenus hier à un consensus sur l’unification allemande, dans le cadre de l’article 23 de la Loi fondamentale ouest-allemande, suivie d’une adaptation de cette Loi.L’article 23 autorise tout Land allemand, ou la RDA dans son ensemble, à adhérer à la Loi fondamentale.Les partis, qui se préparent à former le premier gouvernement non-communiste de RDA, sont convenus de la nécessité, une fois l’unification réalisée, d’adopter une nouvelle Constitution basée sur la Loi fondamentale, a déclaré à l’issue des discussions Richard Schrüder, chef du groupe parlementaire SPD.Martin Kirchner, secrétaire général de la CDU, a déclaré que le président de la CDU, Lothar de Mai-zière, serait chargé de former le gouvernement par le nouveau Parlement, aujourd’hui.De Maizière sera ensuite élu premier ministre, après avoir présenté son cabinet à la Volkskammer, probablement la semaine prochaine.Markus Meckel, président par intérim du SPD, a déclaré à la télévision ouest-allemande que les partis ne s’étaient pas encore répartis les portefeuilles mais que le sien en briguait sept, parmi lesquels les Affaires étrangères et l’Intérieur.L’agence ADN a rapporté que les discussions entre les partenaires de la coalition se poursuivront demain et porteront notamment sur l’économie, les affaires intérieures, la santé et le désarmement.Les négociations avaient failli capoter avant même de commencer à cause des réticences du SPD quant à la participation à la coalition de l’Union sociale allemande (DSU), petite formation de droite alliée à la CDU.« Vous savez, et nous nous y tenons, que nous voulons présenter notre gouvernement au parlement avant Pâques », a déclaré Kirchner.Le dimanche de Pâques tombe le 15 avril.Kirchner a par ailleurs annoncé que les partis s’étaient mis d’accord pour ouvrir une enquête sur les accusations de liens avec la Stasi, l’ancienne police politique, portées contre environ 10% des députés.Ces accusations ont déjà contraint à la démission deux personnalités, Wolfgang Schnur, ancien dirigeant du Renouveau démocratique, mouvement d’opposition conservateur, et le président du SPD, Ibrahim Bùhme.Les partis sont convenus de la nécessite de modifier la Constitution pour supprimer le Conseil d’Ètat, présidence collective dominée pendant longtemps par l’ancien dirigeant Erich Honecker, et de la remplacer par un unique chef d’État.740GL POUR AUSSI PEU QUE DE DIRE “GRATUIT?” SERAIT MALHONNÊTE.PAR CONTRE IL EST INDÉNIABLE QUE NOUS VOUS OFFRONS UNE yALEURSÛREJ EXCELLENT CHOIX DE NEUF OU D'OCCASION • CETTE OFFRE EXPIRE LE 15 AVRIL 1990 • LOCATION 60 MOIS, DÉPÛT *3000*1 — TVP EN SUS LOCATION-VENTE-SERVICE 737-6666 5055 Paré (Est de Décarie) -town VOLVO La paix au Salvador sous l’oeil de F ONU Les leaders centraméricains rendent hommage à Ortega GENÈVE (AFP) — Aucun des deux camps ne s’étant montré capable d’anéantir l’adversaire, la paix au Salvador passera désormais par la négociation.Il aura fallu 10 ans de guerre et 70 000 morts pour que le gouvernement du Salvador et le Front Fara-bundo Marti de libération nationale acceptent — hier à Genève — de négocier, dès la première semaine de mai, la fin de leur conflit.L’accord a été solennellement scellé par le ministre salvadorien de la justice, M.Oscar Santamaria et le représentant du FMLN, le Commandant Shafik Mandai, en présence du secrétaire général de l’ONU, M.Javier Perez de Cuellar, garant de son exécution.De part et d’autre, on reconnaît qu’un pas important a été franchi, mais on ne fait pas mystère que le chemin vers une paix durable reste hérissé de multiples difficultés.D’entrée de jeu, la guérilla a exclu de déposer les armes sans avoir obtenu certaines garanties sur la « démocratisation» du pays.Sans écarter la possibilité d’une trêve, qui serait fonction de « la bonne volonté » montrée dans la négociation par le gouvernement du président Cristiani, la jeune commandante de l’armée de libération nationale, Ana Guadalupe Martinez, a expliqué à l’AFP que cette démocratisation supposait la réalisation de 4 objectifs : ¦ L’épuration, la professionalisation et la réduction de l’armée.¦ La modernisation du système judiciaire et son indépendance de l’exécutif.¦ La réforme du système électoral.¦ La restructuration du système socio-économique du pays et une réforme agraire, « vitale », selon elle, pour assurer la paix sociale.« Cette position n'est pas tactique, et nous ne voulons en aucune façon minimiser l’importance de ce qui a été conclu aujourd’hui, a-t-elle dit.Tout cela découle du texte qui a été signé.» De fait, l’accord libellé par le secrétaire général de l’ONU et son représentant, M.Alvaro de Soto, ne traite pas de l’arrêt des combats — que l’on espère être le premier résultat de la négociation — mais souligne l’engagement des belligérants d’observer « la plus stricte réserve tant que se déroulera le processus».Celui-ci a pour objet, par le dialogue direct ou par le truchement des Nations unies, de mettre fin au conflit armé « dans les délais les plus brefs, de promouvoir la démocratisation du pays, de garantir le respect intégral des droits de l’homme et de réunifier la société salvadorienne.» Il devra également « conduire à l’établissement des garanties et des conditions nécessaires pour assurer la réinsertion des membres du FMLN, en pleine légalité, dans la vie civile, institutionnelle et politique du pays.» On est convaincu, dans les milieux diplomatiques, que l’arrangement ficelé par les Nations unies a été facilité par un fait incontournable : le gouvernement et la guérilla ont dû reconnaître qu’ils n’étaient pas en mesure de prendre un avantage décisif sur le terrain.On ajoute à cela les fortes pressions exercées par Washington sur le gouvernement du Salvador et l’isolement progressif dans lequel le FMLN craint de se trouver, du fait en particulier de l’effondrement du pouvoir sandiniste.Pendant ce temps au Nicaragua, le sommet des cinq principaux leaders d’Amérique centrale s’est terminé alors que les homologues de Daniel Ortega — le président nicaraguayen naguère qualifié de « dictateur communiste » à Washington — lui ont rendu un hommage inat- tendu.À trois semaines de la passation des pouvoirs à la présidente élue Vio-leta Chamorro, les chefs d’Êtat des quatre pays voisins de l’isthme, Costa Rica, El Salvador, Guatemala et Honduras, ont exprimé au leader du Front sandiniste leur « reconnaissance » pour son action en faveur de la « démocratie représentative et pluraliste dans son pays ».Ils ont également insisté pour une demobilisation « immédiate » de la Contra, et demandé que les armes recueillies soient « détruites in situ », sous contrôle international.Enfin à Washington, le gouvernement américain s’est prononcé hier contre des « délais artificiels » pour la démobilisation des guérilleros anti-sandinistes.« Des dates limites artificielles ne résoudront pas le problème, il doit être réglé sur le terrain avec des garanties de sécurité adéquates et des mécanismes de vérification », a déclaré le porte-parole du département d’État, Mme Margaret Tutwiler.Elle a insisté pour le déploiement immédiat de la force de maintien de la paix créée par les Nations unies, et dit que la récupération des armes distribuées récemment par les san-dinistes aux civils accélérerait la démobilisation des guérilleros.Les présidents du Salvador, du Costa Rica, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua se sont prononcés mardi pour la démobilisation des contras au plus tard le 25 avril, date de la passation de pouvoir entre les sandinistes et l’opposition victorieuse aux élections.Les contras ont accepté de se démobiliser d’ici à cette aate au Honduras, mais la plupart ont regagné le Nicaragua où, aux termes d’un accord conclu le 27 mars, ils doivent se regrouper dans des zones précises, contrôlées par les Nations unies et l’Église catholique.Pérès dit qu’il a ses 61 députés d'après AFP et Reuter ÉRUSALEM — Le numéro un du Parti travailliste israélien, M.Shimon Pérès, déclare avoir l’appui des 61 députés nécessaires à l’approbation de son futur gouvernement.Il a demandé officiellement, hier, la convocation d’urgence du Parlement, pour y présenter un nouveau gouvernement.M.Pérès a informé en fin d’après-midi le président de l’État hébreu, M.Haïm Herzog, qu’il disposait d’une majorité suffisante pour obtenir l’investiture de la chambre.Selon son entourage, M.Pérès est certain de l’appui de 61 députés sur les 120 du Parlement, et espère même recevoir l’appui d’autres députés par la suite.M.Pérès a demandé au président du Parlement, M.Dov Shilanky, de convoquer le 8 avril les députés pour le débat d’investiture.M.Shilanky fixera lui-même la date exacte.Le Parti travailliste, qui jusqu’à présent n’était assuré que du soutien de 60 députés, n’a pas révélé l'identité du ou des députés du camp adverse, dominé par le Likoud (droite nationaliste), passés de son côté.Toutefois, une source proche du parti travailliste rapportait qu’un des cinq députés du Mouvement pour le Renouveau du Sionisme, élu sur la liste Likoud, M.Abraham Sharir, s’est décidé à soutenir un futur gouvernement travailliste, contre une promesse de portefeuille ministériel.M.Pérès n’a pas dit quels nouveaux parlementaires il avait réussi à attirer pour faire pencher la balance au sein de la Knesset.La situation demeurait confuse, plusieurs petits partis ayant démenti avoir apporté leur appui à un gouvernement dirigé par les travaillistes.« Il y a une heure, j’ai fait part au président et au président du Parlement de mon intention de présenter au plus tôt une possibilité de gouvernement pour la paix», a dit Pérès.« Je dis que nous avons une majorité.Je n’en dirai pas plus.Les négociations ne sont pas terminées et j’espère qu’il y a une chance d’élargir le soutien au gouvernement que je constituerai», a-t-il dit.Pérès a déclaré qu’à son avis, la Knesset, actuellement en vacances, pourrait tenir dimanche sa session extraordinaire.Le dirigeant travailliste avait été chargé de former le nouveau gouvernement le 20 mars, cinq jours après le vote d’une motion de censure du gouvernement de coalition conduit par le conservateur Yitzhak Shamir dont venait de se retirer les travaillistes.Le Likoud, qui dirige depuis un cabinet chargé d'expédier les affaires courantes, n’a pas immédiatement réagi à la déclaration de Pérès.Les travaillistes, qui disposent de 39 sièges à la Knesset, ont conclu un accord avec le parti religieux Agou-dat Israël, qui en détient cinq.Ils peuvent probablement compter sur le soutien de 10 députés de gauche et de six parlementaires arabes et communistes.Pérès a cherché à obtenir l’appui de cinq députés libéraux dissidents qui ont quitté le Likoud le mois dernier pour constituer leur propre troupe.Certains observateurs ont mis l’hypothèse que certains de ces libéraux pourraient apporter leur soutien à Pérès en échange de postes importants ou d’avantages financiers.Mais ils notaient que cela restait douteux, ces libéraux, dont le chef de file est le ministre de l’Économie Yitzhak Modai, étant fermement opposés à l’ouverture de pourparlers de paix avec les Palestiniens.Publi- Reportage ‘Remède de cAewzl déUcteuxf Non, manger de la viande de cheval, ce n'est plus se taper un steak de vieille jument aveugle que l'on a traînée à l'abattoir! Réservées aux anémiques et aux lulterculeux [tendant longtemps et snobées par les gastronomes, ce n’est qu aujourd’hui que les viandes chevalines reprennent du poil de la bête dans les palmarès culinaires des fines bouches.Tarlares (le tartare est originellement fait à partir de viande chevaline), bavettes, escalopes de poulain, steaks et rôtis chevalins sont des noms qui apparaissent aux menus des restaurants branchissimes: Roulevards, Sam, Continental, Witloff, La Fondue Mentale, etc.Pour ses hamburgers chevalins —frites sur muffins anglais, la faune jet-setlarde se précipite chez LE PRINCE NOIR, la plus cotée des Ixmcherie chevalines! Michel Boulais et René Chamberland, les propriétaires des boucheries Le Prince Noir n’ont pas hésité, à l’époque où la honte sévissait chez les bouchers chevalins, à sortir ces viandes de la clandestinité et à ouvrir ses comptoirs aux yeux du public! Les détracteurs des viandes chevalines n'ont qu’à bien se tenir la ceinture puisque la réputation et les qualités nutritives de ces viandes sont devenues inébranlables: la viande chevaline contient trois fois moins de gras que le boeuf, elle est riche en protéines de bonne qualité (acides aminés essentiels) et en fer, c’est de plus une viande pauvre en sel.Les vertus de la viande chevaline réussiraient sûrement à convertir le plus aguerri des végétariens! Cette viande d'un rouge rubis très profond (à cause du haut taux de myoglobine et de fer) ne contribue absolument pas à faire monter la pression ni à faire durcir les artères, aux dires des médecins de l’Institut de cardiologie.Si l'hip[)ophage qui sommeillait en vous s’est éveillé, la boucherie chevaline Le Prince Noir aura de quoi vous mettre sous la dent.Pour diversifier le menu, celte boucherie offre également un choix de gibiers et de volailles: bison, caribou, sanglier, faisan, pintade, canard Col-Vert, caille, oie, etc.Un régal des rois, quoi! Lucie Lavigne Boucherie Chevaline PRINCE NOIR 2011, Mont-Royal est Montré»! 526-2073 420, St-Ji Boni.Du Séminaire e*n 373, De L'Église Verdun 6 B Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Christian Charron Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Letèvre Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Cayouette La colère des maires Les municipalités doivent voir plus loin que leurs propres affaires LES MUNICIPALITÉS redoutent le pire : non seulement le gouvernement vient-il d’autoriser les commissions scolaires à accroître leurs revenus provenant de l’impôt foncier, mais il s’apprêterait, si on porte foi à un document de travail du ministère des Finances, à retirer une large part des subventions qu’il verse annuellement aux instances locales, au titre notamment du transport en commun et de la voirie.La publication — orchestrée ?— de ce texte tombe pile pour l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui doit décider samedi, lors d’une assemblée spéciale, de couper tous les ponts avec Québec.On imagine mal le gouvernement appliquer à brève échéance l’ensemble des mesures révélées, dont le coût s’élève à 1,4 milliard $.Il n’en reste pas moins que les réformes annoncées la semaine dernière par le président du Conseil du Trésor découlent en droite ligne de cette politique qui vise à déplacer une partie du fardeau fiscal du niveau central vers les pouvoirs locaux.En somme, tout indigue que le gouvernement a l’intention dans les années à venir à prendre d’autres mesures qui se traduiront par une augmentation de la charge financière des instances locales.On comprend que les municipalités, qui jouissent d’une autonomie fiscale considérable, défendent leurs intérêts avec acharnement, d’autant que le gouvernement a fait preuve d’une attitude pour le moins cavalière en amendant la politique en vigueur de manière unilatérale.Elles auraient tort toutefois de ne pas voir plus loin que leurs propres affaires et le pacte fiscal de 1979.La situation financière du Québec est d’ores et déjà difficile et risque de s’aggraver dans le futur.Or, comparées à leurs consoeurs de l’Ontario, les municipalités québécoises disposent d’une certaine marge de manoeuvre et il serait tout à fait légitime qu’elles l’exploitent pleinement au lieu de forcer le gouvernement à accroître les impôts déjà trop élevés, ou à s’endetter.Au cours des dernières années, le gouvernement a réduit sensiblement l’écart entre le fardeau fiscal relatif (qui prend en compte les taxes et l’évaluation locales) des Québécois et celui des Ontariens.En 1989, il n’était plus que de 2 % après avoir dépassé les 10 % cinq ans plus tôt.Mais il reste une différence appréciable dans la répartition de cette charge fiscale entre le niveau local et le palier central : les municipalités et les commissions scolaires de l’Ontario prélèvent environ 7 points de pourcentage de plus de recettes que celles du Québec.Cela représente plusieurs dizaines de millions de dollars.L’argument est lourd.Les municipalités refusent d’accroître leur charge fiscale, notamment de hausser l’impôt foncier.Mais elles disposent d’autres movens qu’elles ont malheureusement sous-utilisés jusqu’ici.Ainsi, elles pourraient tirer des revenus non négligeables en recourant davantage à la tarification, que la commission Jacques Parizeau — créée justement par l’UMQ — considérait avec raison comme un « vaste champ » de taxation municipale.Voilà un domaine où les pouvoirs locaux devraient se montrer plus audacieux.Au chapitre des dépenses, les municipalités seraient en mesure d’épargner des sommes importantes si elles s’appliquaient à gérer de manière plus efficace.Comment expliquer qu’au Québec le poste « administration » coûte 43 % de plus (soit 37 $ par habitant) qu’en Ontario ?Il semble, souligne encore la commission Parizeau, « que l’administration publique au Québec, et ce même au niveau local, soit toujours plus lourde qu’ailleurs au Canada ».Se pourrait-il que les salaires des employés municipaux, de 29 % plus élevés que ceux du secteur privé, et les traitements faramineux versés aux cadres des grandes villes, y soient pour quelque chose ?Les municipalités possèdent donc une marge de manoeuvre.Reste à déterminer maintenant quelle partie doit être utilisée et à quel rythme, compte tenu des engagements financiers qu’elles ont déjà prises — dans le traitement des eaux usées notamment.Le gouvernement ne pourra continuer à camoufler sa politique derrière des coups de force.La réforme du financement scolaire s’imposait et elle aurait été vraisemblablement mise en oeuvre cette année même s’il n’y avait pas eu d’impasse budgétaire.Mais ce faisant, le gouvernement a mis en question le pacte conclu il y a dix ans avec les municipalités.Québec se prépare des lendemains difficiles s’il songe à faire payer, sans plus de préavis, d’autres factures par les instances locales.Après toutes ces tergiversations, le gouvernement doit maintenant définir ses orientations à long terme concernant le financement des pouvoirs locaux et tenir des consultations en bonne et due forme avec les milieux concernés.— ALBERT JUNEAU L’incitation à la haine Faut-il intenter un procès au pamphlétaire Jock Andrew ?LE PRÉSIDENT de l’Association for the Preservation of English in Canada (APEC), M.Ronald P.Leitch, s’est dissocié des propos de M.Jock Andrew comparant le Canada français et la langue française au virus du sida.Cette réprobation n’a cependant pas empêché la Fédération des francophones hors Québec (FFHQ) de demander au Procureur général de l’Ontario l’autorisation de porter contre M.Andrew une accusation pour fomentation volontaire de la haine.M.Ian Scott réfléchira sans doute longuement avant de donner une telle autorisation.Il s’agit là d’une infraction difficile à prouver.Et surtout, un procès dans une matière aussi explosive peut exciter autant que réduire les tensions entre communautés.Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille rien faire, au contraire.La haine intercommunautaire connaît un regain de virulence à travers le monde.Aucun continent semble épargné.Ainsi une rumeur d’empoisonnement de l’eau au Kosovo a causé récemment des troubles graves dans cette région.Le bruit d’un trafic d’« esclaves blanches » en Haute Égypte a provogué des manifestations violentes contre des chrétiens.Sexe, empoisonnement, on n’est pas si loin du sida ! Au Canada une longue tradition de discours incendiaires ont entretenu la méfiance, voire l’animosité entre communautés, notamment en matière de langue.Mais les choses se sont le plus souvent confinées au forum politique.Néanmoins, la nervosité a repris au sein des minorités.Ces dernières années, les procès intentés contre des négateurs de l’Holocauste ont eu, d’après certaines études, un effet bénéfiques.Les médias, plus sensibilisés au sujet, ont fait découvrir à une population peu informée de l’histoire, le génocide nazi en Europe et la trace profonde qu’il a creusée dans la communauté juive.Les Canadiens en seraient devenus plus sympatiques envers leurs concitoyens de culture juive.Le conflit entre francophones et anglophones au Canada n’appartient pas au passé, pas encore.La question reste vive.Le recours aux tribunaux y a parfois eu un effet bénéfique (dans le cas des écoles), mais aussi des conséquences dramatiques (dans la crise de l’affichage au Québec).Il appartient à M.Scott de mesurer ce qui semble opportun en Ontario.Mais, que le Procureur général accepte ou refuse la requête de la FFHQ, il ne fait plus de doute qu’il y a lieu de mettre en échec les groupes extrémistes qui se répandent au pavs, et dont aucune minorité n’est à l’abri.Les médias ont un rôle à jouer dans la neutralisation de ce fanatisme.Mais certains en sont encore hélas ! à l’exploiter.— JEAN-CLAUDE LECLERC Comment payer tout ça ?Le chapitre qui manquait aux Orientations du ministère AU TOURNANT des années 80, alors que la récession frappait partout de plein fouet, experts et conseillers en politiques sociales de l’OCDE, appréhendant le pire, retenaient l’hypothèse que la décennie allait amorcer une période de décroissance.Ce serait la fin brutale d’une alliance féconde, qui durait depuis 20 ans, entre une croissance économique soutenue et un développement sans précédent des politiques sociales.Plongés en pleine incertitude, les pays industrialisés navigueraient dans des eaux complètement inconnues.L’État protecteur en crise n’arriverait plus à rempür ses engagements.L’heure sonnerait des révisions déchirantes.Mais le pire n’est pas toujours inévitable.Cinq ans plus tard, les mêmes experts révisaient leur diagnostic : la croissance avait repris, modérée mais soutenue.L’alerte cependant avait été chaude.Les gouvernements venaient de recevoir de sévères leçons de réalisme.Leçon numéro un : il sera difficile, sinon impossible, d’élargir le champ de la protection sociale, soit en améliorant les prestations des programmes existants, soit en introduisant de nouveaux programmes en réponse à des besoins nouveaux.Leçon numéro deux : sous peine de compromettre l’objectif d’une croissance économique durable — moteur de tout le reste —, les gouvernements devraient veiller à ce que l’augmentation de leurs dépenses ne dépassent pas le rythme d’augmentation du produit intérieur brut (PIB).Leçon numéro trois : la reprise économique de la deuxième moitié des années 80 ne constitue qu’un moment de répit pour préparer des réformes qui s’imposeront au cours de la décennie suivante.Ainsi parlait l'OCDE dans une étude parue en 1985 : Dépenses sociales, 1960-1990.Problèmes de croissance et de maîtrise.Pendant toutes ces années, le gouvernement fé- déral a fait la sourde oreille, tandis qu’à Québec le message n’était compris qu’à demi.Qu’il suffise de rappeler que la commission d’enquête (Rochon) sur les services de santé et les services sociaux, qui amorçait ses travaux à l’automne 1985, allait conclure trois ans plus tard, sur la foi de l’expérience des 20 dernières années, que le Québec pouvait soutenir un taux de croissance de ses dépenses (santé et services sociaux) d’un ou deux points de plus que la croissance de son économie.Pour soutenir un tel tram (d’enfer), il suffirait 1) que le Québec insiste pour qu’Ottawa restaure sa pleine contribution au financement des programmes et 2) que le gouvernement fasse, dans le partage de crédits, des arbitrages qui soient favorables au ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi qu’à la Régie de l’assu-rance-maladie (RAMQ).On a pu constater, depuis ce temps, qu’il n’était pas très réaliste de compter sur un gouvernement fédéral en pleine déroute financière.Quant aux arbitrages, ils sont favorables mais moins généreux que ne le souhaitait le rapport Rochon.D’ou l’énorme paradoxe : alors que le budget du ministère pour 1990-1991 augmente de 6,8 % et celui de la RAMQ de 7,9 %, la population du Québec a l’impression d’être plongée en pleine crise d’austérité ! Mais il y a plus grave.À ce rythme, comme le soulignait le président du Conseil du trésor, dans 15 ans les dépenses du secteur de la santé représenteront la moitié du budget du Québec ! Que faire ?Interrogé, M.Marc-Yvan Côté répond qu’il ne se réchignera pas devant un tel exercice aussi impérieux.Il reste à souhaiter qu’il mette les citoyens dans le coup — un livre blanc, peut-être, qui compléterait les Orientations de son ministère publiées en avril 1989 et auquel il manquait un chapitre intitulé : Comment payer tout ça ?— JEAN FRANCOEUR J&iPPOftf DUCQMMSSAiœ AU* L4A)GO£S OF/=/C'eùO£S/ / CAV&üizJ^) J_____M ° Wwm LETTRES AU DEVOIR Brutalité gratuite JE fréquente le Collège Édouard-Montpetit où nous sommes en grève depuis plus de deux semaines pour lutter contre la hausse des frais de scolarité universitaires imposée par le ministre Claude Ryan.À titre d’étudiant et de citoyen je réagis face à la brutalité gratuite (33 arrestations et plusieurs étudiants molestés) « manifestée » par l’escouade anti-émeute lors de la répression policière qui a sévi devant les portes du Cégep du Vieux-Montréal le 28 mars.Je respectais et respecte encore le travail nécessaire des agents de la paix pour maintenir l’ordre public, mais je ne peux admettre de tels gestes dans un pays aussi démocratique que le nôtre.Depuis le début, les manifestations se déroulent pacifiquement, il n’y a pas eu d’actes de violence ou de vandalisme si ce n’est de la part des policiers et de certains « boursiers ».Soyez assurés qu’une grève n’est pas plaisante à faire, mais c’est le seul moyen efficace dont nous disposons pour alerter la population de ce que le gouvernement s’apprête a réaliser.Pour rétablir une crédibilité entachée, j’invite cordialement le directeur du cégep du Vieux-Montréal ainsi que le chef de police de la CUM, MM.Legault et St-Germain, à dénoncer publiquement ces actes de barbaries en offrant leurs excuses aux étudiants et en leur donnant l’assurance qu’un tel incident ne se reproduira plus jamais.— MARTIN CARDINAL St-Lambert, le 29 mars.Le mythe du Pays perdu LES G ENS de mon âge, ceux qui ont gardé un souvenir assez vif des scènes de l’Évangile se rappelleront le tableau de la Fuite en Egypte.L’enfant Jésus est tenu dans les bras de la Vierge, montée sur un âne que guide saint Joseph.La politique répressive du cruel Hérode chassait la sainte-Famille de Galilée.L’exil dura sept ans, si je ne me trompe.Après la mort du méchant Hérode, la sainte-Famille revint et l’Enfant fut présenté au Temple où il confondit les savants.Ce récit de l’exil du Christ réactive le mythe du Paradis perdu, il lui donne un happy end et corrige pour ainsi dire le modèle original.Ainsi verrais-je aujourd’hui, si j’étais caricaturiste, l’Enfant-Québec dans les bras de tonton Bébort monté sur l’âme-Mulroney guidé hors de la Confédération par le bon Clyde Weels.Les manipulations politiques ostraci-santes du méprisant Pierre Elliot-Trudeau aboutissent à cela.Quant à la durée de l’exil, monsieur Pariseau s’est déjà prononcé pour une échéance à la fin d’un second mandat, c’est-à-dire quelque huit ans.Cela laisse, comme tout le monde voit, le temps nécessaire à la disparition des méchants, à la formation et à la confrontation au Temple de quelque récupérateur brillant.Que de débats en perspective ! Non, non, l’Histoire n’est pas finie, si on suit notre modèle culturel, ici, on répétera.Nous fabriquerons, nous étirerons ce genre d’histoire, à grand prix, comme tire d’érable, tant et aussi longtemps que les consommateurs, ceux qui la dégustent y trouveront suffisamment d’intérêt pour y mettre le prix.Dans sept ou huit ans, de l’âne, de l’enfant ou du porteur, quelqu’un n’y sera plus.Et, si c’était moi, et si c’était vous ?— HÉLÈNE PERRAS M.Montréal, le 25 mars.Europe centrale DANS SON éditorial du 27 mars sur la Hongrie démocratique, Jean-Claude Leclerc parle d’une « inspiration à une Europe orientale qui en a grand besoin.».Depuis le fameux et historique discours de Winston Churchill au Missouri en février 1949, en présence du Président Harry Truman, sur le rideau de fer tombé de Sczeczin à Trieste, l’on pouvait parler de l’orbite soviéto-stalinien s’étendant de Berlin à Vladivostok, comme de l’Europe orientale.Sur tout ce territoire eurasien il y avait en effet un seul régime politique.Toutefois l'ancien Empire soviétique est maintenant mort et Gorbachev et al sont en train de décoloniser.Il faut aussi décoloniser la mentalité et la terminologie nord-américaines.Les Hongrois, Slovaques, Tchèques, Polonais, Autrichiens et Allemands ne se sentent point orientaux mais de l’Europe centrale, de la Mittleeuropa à la rigueur.C’est un peu l’aire des légions romaines, de l’ancien Empire austro-hongrois, de l’Empire romain (de la nation germanique ou allemanique), avec des racines historiques très fortes et une civilisation spécifique.H ne faut pas la confondre avec l’Europe orientale.Les Québécois savent distinguer entre le Québec, voire la francophonie, et le reste du Canda ; entre Amérique centrale et Amérique latine.Pourquoi ne pas utiliser une terminologie propre et adéquate pour l’Europe aussi.Il y a à présent en Europe centrale beaucoup de langues, nations, régimes et partis politiques.Aussi n’avons-nous plus besoin d’utiliser le monolithisme de l’Orient.— BOREK ZOFKA Ottawa, le 28 mars.NDLR — La référence dans l’éditorial en question visait bien l’Europe orientale, non les pays d'Europe centrale que mentionne notre correspondant.— J.-C.L.Et pour cause EN VUE de sensibiliser les gens du Sud à la cause des autochtones, qui est aussi celle du respect de l’écosystème du Grand Nord québécois, des représentants des Cris, avec à leur tête, le Grand Chef Matthew Coon Corne, de même que des Inuit, ont entrepris un long périple, à bord de l’O-deyak, depuis le voisinage de la rivière Grande-Baleine jusqu’à New York, en passant par Ottawa et MontréaL Ayant eu à subir les méfaits qu’ont occasionnés la construction des centrales hydro-électriques de la Baie James, les peuples aborigènes sont venus manifester leur opposition, à la mise en chantier des travaux dits de la Phase II.Et pour cause ! À la I suite de l’érection des barrages, les terres des Amérindiens ont | été inondées, tandis que le lit de > certaines rivières s’est asséché, | entraînant des dommages à la i faune aquatique, et par ricochet, { au mode de vie traditionnel en ces i régions.En présence de ces faits, l’on ! comprend la réticence des auto- -1 chtones à faire confiance aux soi-disant études d’impact environnemental, où leurs droits ancestraux ne pèsent pas lourd, devant les besoins énergétiques que nécessite la croissance tous azimuts de nos sociétés de surconsommation.Quand on connaît l’attache-^ ment que vouent les indigènes à’ ; leurs terres ancestrales, l’on ne peut qu’endosser leurs légitimes revendications, ayant trait au res- Eect de l’écosystème, dont le dé-alancement, voire le total dérapage, constitue une menace à là survie de la Planète tout entière.Nos yeux de Blancs bien nantis! et de pollueurs invétérés, vont-ils* enfin s’ouvrir ?À moins que nous ne voulions à tout prix perpétuer des injustices parmi les plus flagrantes que compte l’Histoire, nous n’avons d’autre choix que de reconnaître le droit à l’auto-détermination des peuples aborigènes,.de même que leur souhaitable ac: cession à une forme de souverai- ; neté-association.— PIERRE HAMEL Montréal, le 31 mars.or Précision CONTRAIREMENT à ce que , laissait entendre LE DEVOIR à l’occasion de la conférence de , presse du nouveau parti, le Rev groupement scolaire confession- •, nel (le mercredi 4 avril, page 13), le Mouvement scolaire confessionnel ne devient pas un parti.Le Mouvement scolaire confessionnel, composé de 20 mouver ¦, ments, continue d’être un organisme autonome.Il a toujours , pour but la promotion de l’école, catholique et des commissions .scolaires confessionnelles et d’ap- < puyer les candidats qui s’enga- ; gent à faire la promotion de ces deux objectifs.L’appui du Mouvement scolaire confessionnel va au Regroupement scolaire confessionnel.— MAURICE ARCHAMBAULT président du MSC MontréaL le 4 avril.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L’Agence Presse Canadlennè est autorisée à employer et à diffuser les informations publléos dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul, Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858.Dépdt légal: Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3361 Abonnements (514) 844-5736 • r r- - ¦ LMM1ICU rue Sl-Sacrement, Montréal.Québec H2Y Subscription rate per year is 1 439 00 Second Class Postage paid at Champlain U S POSTMASTER send address chi t.°9,ï“',8PO BO< 15,8 Ch*mplain’ Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 ¦ 7 DES IDEES, DES EVENEMENTS Les trois candidats se souhaitent bonne chance avant le débat télévisé tenu lors des dernières élections fédérales.GILLES LESAGE Extraits de l'allocution prononcée récemment par notre correspondant parlementaire dans la Vieille capitale à l’occasion d'un colloque organisé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec UN JOURNAL, disait un illustre confrère français, il y a plus de 100 ans, est fait à 80% ! par ses lecteurs, à 15% par l’actua-; lité et à 5% seulement par ses journalistes.Imaginez ce qu’écrirait Emile de Girardin s’il pouvait au-; jourd’hui refaire le partage, tenant compte en plus de la radio et, surtout, de la télévision.Qui mène au Québec ?Il y a toujours une part de vérité dans toute boutade.Pourquoi ne pas ajouter la mienne ?Ce ne sont plus les lecteurs qui dominent le ; paysage médiatique, mais les audi-i teurs, davantage, les téléspecta-; teurs, ceux que des irrévérencieux 1 appellent les «couch potatoes».Sur ; le plan politique, en particulier, il y .' a d’un côté des citoyens, peu nom-1 breux mais fort actifs, qui se donnent en quelque sorte en spectacle • à la masse qui les regarde à la télévision.Entre les deux, la presse, surtout écrite, a la portion congrue et n’en mène pas aussi large que ses détracteurs le prétendent.La question revient de façon périodique.Qui mène au Québec ?Les journalistes au pouvoir ?Il est permis d’en douter.Il y a tout juste dix ans, pour les fins d’un ouvrage col-, lectif ( Les journalistes-Dans les coulisses de l’information, chez Québec/Amérique), j’ai tenté de ré-; pondre à cette interrogation pour le secteur qui me concerne directe- ment.Qu’il me suffise de rappeler les sous-titres et la conclusion à laquelle j’en arrivais en 1980.Les journalistes étaient alors, me semblait-il, pris dans l’engrenage de la routine quotidienne qui laisse peu de place à la réflexion et à la distance critique; ils voguent de débats en polémiques, s’abreuvent aux sources officielles et tiennent la chronique du prévisible, pour reprendre une expression du confrère Louis Martin.La presse est aussi «sur alimentée», à la remorque de ses sources, soumis à toutes sortes d’influences et même de «liaisons dangereuses», qui naissent aussi bien de la sympathie que de l’antipathie.À vrai dire, estimais-je il y a dix ans, les médias et ceux qui les représentent à Québec ne sont pas un contre-pouvoir : ils sont «du» pouvoir.Aujourd’hui comme hier, ils font partie de la famille.Hors des périodes de crise ou de fin de régime, l’information politique au jour le jour ne sort pas des sentiers battus par le gouvernement ou par ceux qui veulent le remplacer.Les journalistes au pouvoir ?Non pas.Des artisans de l’éphémère, dépendants de leurs sources, bousculés par le temps, le nez collé à la vitre.C’est le règne de la capsule, du comprimé, de la pilule, du flash, de l’essentiel en cinq ou dix lignes, du «punch» obligatoire, bref, de ce que Michel Roy appelait de la gomme à mâcher pour le cerveau.En raison de la concurrence de plus en plus féroce, sanglante même, la presse cherche sa planche de salut dans le potin, le fait divers, l’instantané fugace.Jugement sévère ?Qu’en est-il aujourd’hui ?Je n’ose pas refaire à fond cet exercice périlleux.Car il me semble que la tyrannie du comprimé, de l’anecdote, du spectaculaire, est encore plus forte et éten- due que naguère.Plus souvent qu’autrement, la presse est à la remorque des relations publiques, de la publicité, de la propagande, de la manipulation et du marketing.(Il faudra bien, un jour, faire l’examen critique de la profondeur et de la force des « messages » des brasseries, de Labatt en particulier, en relation avec la politique.) En tout et partout, la télé impose sa cadence, son staccato ! Heureusement, il y a parfois du sable dans l’engrenage.Non pas tant à cause de la presse, me sem-ble-t-il, que des citoyens eux-mêmes.Regroupés en lobbies plus ou moins puissants, directement et indirectement, notamment par l’entremise des sondages, ils font réagir et agir presse et gouvernants.Cette tendance s’est amplifiée depuis dix ans.La démocratie Instantanée Nous en sommes de plus en plus à ce que Tofler (dans La troisième vaguejappelle « l’ad hoc cratie », la démocratie à la pièce, à la carte, sur commande, pour un objectif précis et un temps déterminé.La démocratie instantanée, comme pour un café de même mixture.On en a eu de beaux exemples durant la campagne électorale d’août et de septembre dernier, au Québec.À vrai dire, je ne suis pas d’accord avec mes consoeurs et confrères qui prétendent qu’il n’y a pas eu de vraie campagne, qu’elle fut terne et sans éclat.Je ne partage pas plus l’avis de personnages politiques (tel M.Mario Bertrand, alors chef de cabinet du premier ministre Bourassa) qui opinent que les médias ont fait ou dominé la lutte électorale, pire, qu’ils ont plus ou moins délibérément escamoté des enjeux importants.Qu’on se rappelle, dans cette veine, des cri- tiques du ministre Marc-Yvan Côté ou de la députée péquiste Pauline Marois.Pour une rare fois, il me semble, les électeurs, par médias interposés (surtout la télé, évidemment), ont en quelque sorte imposé leurs thèmes et priorités aux stratèges du Parti libéral et du PQ.Le pemier ministre a dû prendre en compte une actualité brûlante et imprévue, composer avec elle, jour après jour.De même, le chef péquiste, M.Parizeau, a dû ajuster son discours à la nouvelle, à l’humeur volatile d’un quotidien enfiévré.Loin de m’en offusquer, je m’en réjouis.Les thèmes ainsi imposés aux chefs politiques sont parmi les plus importants qui soient et touchent au coeur même de la vie en groupe, dans une société dite de démocratie libérale.En effet, ce ne sont pas des banalités ou des trivialités qui ont préoccupé et agité les électeurs québécois, durant cette interminable campagne de la fin de l’été dernier.La protection de l’environnement, le partage des fonds publics, la moralité publique, le vouloir-vivre collectif, l’aménagement des rapports entre francophones et an- flophones ont animé les débats lectoraux.Ne s’agit-il pas d’enjeux importants, voire fondamentaux, même s’ils ont poussé comme champignons ou chiendent ?Ils ont bousculé les plans de campagne et les schémas savants des publicitaires patentés?A la bonne heure.A suivre.DEMAIN: Les électeurs ont mieux décodé et décrypté les messages politiques et partisans.Les journalistes face au pouvoir politique 1 ) Nous sommes à 1ère de « l'ad hoc cratie » L’entente survenue dans le secteur public REPLIQUE FRANÇOIS LAMARCHE L'auteur est coordonnateur des négociations du secteur public CSN DANS le titre de votre éditorial du 26 mars dernier, il est affirmé que le règlement conclu dernièrement par la CSN dans le secteur public « était déjà disponible, il y a six mois ».Cette affirmation est pour le moins surprenante et révèle soit une méconnaissance des faits, soit un préjugé un peu gros envers les parties en cause dans cette négociation.Je vous rappelle que vous-même aviez déjà émis l’hypothèse que le règlement du secteur public pourrait être reporté au début de l’année 1990, ce qui n’était pas du tout notre objectif à la CSN.La loi d’airain En effet, dès le début de cette ronde de négociation, en janvier 1989, nous avons déclaré publiquement que les pourparlers avec le gouvernement ne devaient pas traîner en longueur, qu’il fallait viser un règlement au plus tard au début de l’automne 1989 (ceci donc bien avant que la date des elections provinciales ne soit connue).A plusieurs reprises au cours du printemps dernier, nous avons invité le gouvernement à se mettre à table rapidement, à négocier sérieusement en dehors de l’habituel recours à l’épreuve de force.Rien n’y fit.En réalité, c’est en août 1989, soit huit mois après le dépôt des projets est un W ^ "heures 400 RUE LAURIER OUEST VOISIN DU CAFE LAURIER OUVERT TOUS LES JOURS JUSQU A 2TH00 fl M de conventions collectives, que la négociation dans le secteur public a vraiment démarré, au moment où les syndicats en assemblée générale commencèrent à discuter du recours à des arrêts de travail.Malheureusement, monsieur Francoeur, ce que vous appelez la loi d’airain du rapport de force vaut toujours dans le secteur public et il est vrai que l’Êtat-employeur a cet avantage de pouvoir faire appel à rÉtat-legislateur pour tenter de mater les syndicats.Nos gens dans le réseau des affaires sociales en savent quelque chose, eux qui subissent les affres de la Loi 160, en particulier ce décret gouvernemental sans précédent qui fait perdre un an d’ancienneté pour chaque journée d’arrêt de travail.Mais un autre facteur sans précédent a également joué au cours de cette négociation : c’est la division intersyndicale.Plus précisément, le gouvernement a fortement tablé sur le fait que la FTQ (qui représente à peine 8 % des effectifs du secteur public) avait accepté son offre salariale de 4 % pour l’année 1989 et son approche en matière de relativité salariale, pour tenter d’imposer ce précédent aux autres syndiqués du secteur public.Cette division dans les rangs syndicaux (qui n’était pas le choix de la CSN) a constitué un frein considérable au processus de règlement des conventions collectives pour la grande majorité de syndiqués du secteur public.Quand vous affirmez que le règlement que la CSN vient de conclure avec le gouvernement était sur la table au début de l’automne, vous vous On se voit.Lauiief oues 273-2484 référez sans doute à l’entente de la FTQ conclue dans la nuit du 4 au 5 octobre dernier.Mais qu’en est-il au juste ?D’abord, il faut rappeler que la clause d’indexation pour les années 1990 et 1991 acceptée par la FTQ avait été négociée dans la journée du 4 octobre par la CSN et la CEQ; toutefois, il est vrai que l’offre du gouvernement pour 1989 est demeurée inchangée, y compris dans l’entente CSN.Sur la question des frais d’arbitrage que le Conseil du Trésor et l’AHQ ont brandie systématiquement pour s’en prendre à la CSN, la position patronale aux tables de négociation a été jusqu’à tout récemment le partage de ces frais à part égale entre employeurs et syndicats.Finalement, dans l’entente intervenue à la mi-mars, la CSN a obtenu le statu quo des conventions collectives sur cette épineuse question, c’est-à-dire les frais d’arbitrage assumés entièrement par les employeurs, à moins que les parties locales conviennent d’une autre procédure.Concernant les ajustements salariaux touchant différentes catégories d’emploi, la position du gouvernement ratifiée par la FTQ en octobre, a été modifiée par la suite en ce qui concerne les techniciennes médicales et les professionnels, deux points qui ont fait l’objet de préoccupations importantes du côté de la CSN.L’équité salariale De plus, dans le dossier de l’équité salariale, à la différence de la FTQ, la CSN a réussi à faire admettre au RECEPTORS 400, RUE LAURIER OUEST, MONTREAL 277-9157 gouvernement que le sujet n’était pas clos, avec la signature des conventions collectives.Les discussions devront se poursuivre sur les problèmes de discriminations salariales qui n’ont pu trouver de solutions dans le cadre de la récente entente.Cette question demeure primordiale pour la grande majorité des travailleuses du secteur public.Finalement, dans le réseau des affaires sociales, ce que vous appelez le modèle FTQ d’octobre dernier en matière de création de postes réguliers, a été en réalité introduit par la CSN lors des négociations de 1986-87.En outre, dans le secteur de la santé et des services sociaux, la récente entente CSN se démarque de celle de la FTQ, notamment sur les points suivants : protection des salariés inscrits sur la liste de rappel; reconnaissance de l’ancienneté pour les professionnels; règle d’affichage des postes vacants; reconduction des droits acquis dans des ententes locales; augmentation de la contribution de l’employeur au régime d’assurance-maladie (ce qui s’applique également pour les syndiques CSN du secteur éducation), etc.En conclusion, monsieur Francoeur, s’il y avait un règlement disponible l’automne dernier, ce n’était pas celui de la CSN.D’ailleurs les syndiqués CSN du secteur public avaient rejeté massivement à l’é- Coque les offres gouvernementales, lalgré la répression de la Loi 160, malgré la division dans les rangs syndicaux, malgré les ultimatums à répétition du côté patronal, les membres CSN ont choisi la résistance, ont opté pour la dignité sur le plan syndical.Le résultat aujourd’hui ne peut être qualifé de triomphe.Mais les gains obtenus depuis octobre dernier font en sorte qu’on peut parler maintenant d’un bon règlement CSN dans le secteur public.De toute façon, ce sera aux membres d’en décider.La visite du Général GENEVIÈVE DE LA TOUR FONDUE-SMITH TEL EST le titre d’un document exceptionnel de 119 pages achevé d’imprimer le 10 août 1967, exactement quinze jours après la fin de la visite du général de Gaulle au Québec.Donc, livre publié à chaud par les Éditions du Jour qui, « devant les remous provoqués dans l’opinion canadienne par les propos du général de Gaulle ont demandé à Jean Tainturier, chef du service étranger au DEVOIR et correspondant particulier du quotidien français Le Monde de colliger les interventions du chef de l’État français, les réactions qu’elles ont suscitées et les réponses de diverses personnalités politiques québécoises et canadiennes ».Mais au-delà de la sécheresse de ce préambule, ce dossier, dont LE DEVOIR fut le maître d’oeuvre, ouvre toutes grandes les vannes du souvenir.Il restitue à travers le texte et l’image, la présence de ces témoins historiques — de Roland Michener à Marcel Masse, de Claude Ryan au Cardinal Léger, de Jean Drapeau à Jean-Marc Léger — pour ne citer que des vivants, et affourché un ancrage dans la réalité canadienne d’hier et d’aujourd’hui qui se rejoignent.La majesté de sa légende Livre introuvable maintenant en librairie, qui ressurgit des tiroirs secrets où les années qui passent l’avaient confiné et reprend sa brûlante actualité au moment où s’inaugure à l’Université de Montréal le Collogue « De Gaulle en son siècle », qui sera suivi ce même mois de ceux de New York et de Moscou avant le grand rassemblement mondial qu’organise l’Institut Charles de Gaulle et qui réunira à Paris, en novembre 1990, quelque 500 participants venus d’une quarantaine de pays.Livre qui rappelle justement le contexte international de cette visite — l’Exposition universelle de 1967 — et l’extrême visibilité qu’elle lui conférait, alors que la presse mondiale était sur place à l’affût du moindre événement.De Gaulle, le général, en grand uniforme, descendant du Colbert à DE GAULLE AU QUEBEC La couverture d’un livre d’une brûlante actualité.le dossier des quatre journées 'S Québec, le 23 juillet, de Gaulle, le souverain, en complet sombre, s’envolant pour la France, le mercredi 26 juillet, dans son DC-8 présidentiel, promène au fil des pages sa silhouette monumentale, son style épique, la majesté de sa légende, un frémissement de l’âme que les traits àprement burinés de son visage éclairent d’un sourire heureux, parfois attendri, qui se crispe sous l’affront.À travers les reportages de Jean-V.Dufresne pour LE DEVOIR, je me revois à l’Hôtel de Ville, place des Nations à l’Expo, au Ritz entre Français, au Pavillon de la France, à l’Université de Montréal.où Madame de Gaulle visiblement lasse suit pas à pas son mari.La lourde poignée de main du général étreint la mienne, et si automatique que soit le geste répété des milliers de fois dans de telles circonstances, on ne peut s’empêcher d’en garder une empreinte ineffaçable.Le dossier est complet.On y récupère la totalité des discours de Québec, les adresses à Donnacona, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Trois-Ri- vières, Louiseville, Berthier, Repen-tigny et l’intégrale des déclarations et allocutions faites à Montréal.Celle du maire Drapeau, le communiqué cinglant du premier ministre Pearson, la déclaration faite le 31 juillet à Paris à l’issue du Conseil des ministres français sont également insérés.En relisant l’éditorial de Claude Ryan : « Les leçons d’une journée historique » publié dans LE DEVOIR du 26 juillet, dont il était alors Directeur, on est frappé de sa lucide actualité : « Si quelqu’un doutait encore qu’il y eût au Canada deux communautés profondément distinctes, écrit-il, il ne saurait persévérer dans son doute après les événements de lundi ».Mais il faut aussi revoir son autre éditorial essentiel : « Les difficiles frontières de la souveraineté » paru le 2 août 1967.L’année du Centenaire Textes d’hier et plus que jamais d’aujourd’hui.C’est dans cette perspective que l’on retrouve immuables les réactions irritées de la presse anglophone de Toronto, Ottawa, Winnipeg, Fredericton ou Lethbridge braquées contre le fait français, mais aussi de Londres ou de Washington essentiellement politiques celles-là.Et si l’ensemble de la presse internationale, de Genève à Paris, s’est montré assez réticent en dressant le bilan de la visite présidentielle, Le Monde la néanmoins souligné tout ce que le Québec pourrait tirer de « la projection brutale des problèmes québécois sur la scène internationale » à cette occasion.En cette année du Centenaire du général de Gaulle, qui vient à peine de commencer, ce « dossier » mériterait d’être réédité, au bénéfice des nouvelles générations et des immigrants qui s’interrogent sur ce pays.Car si la visite du chef de l’Etat français a eu au Québec «l’effet d’un électrochoc» selon la véridique expression de Claude Ryan, «Elle aura montré que la nationalisme québécois, loin d’être en perte de vitesse revêt une ampleur insoupçonnée.Elle aura rappelé au Canada anglais que le rêve de liberté des Canadiens français est plus vif, plus dynamique, plus largement répandu que jamais».C’était écrit il y a 23 ans.mais l’histoire continue. 8 ¦ Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + CÉCM ger et le respect mutuel ».Toujours en vue de garantir aux écoles un environnement français, l’énoncé de politique propose encore de faire des démarches auprès du ministère de l’Éducation pour que soient rédigés en français tous les manuels destinés à l’enseignement professionnel.Il est suggéré d’enseigner le français aux parents des enfants inscrits dans les classes d’accueil.On veut voir aussi augmenter le nombre « agents de liaison » auprès des communautés culturelles et leur confier le mandat de défendre la présente politique.On propose en outre de « veiller à ce que les événements publics organises par la CÉCM se déroulent exclusivement en français », allusion à la séance bilingue de collation des prix de juin dernier.On fera aussi en sorte que la rénovation du système informatique permette sa francisation.Pour ce qui est des moyens d'« améliorer la maîtrise du français », on propose notamment d’inscrire la Semaine du français dans le plan annuel d’activités des écoles, de [iréparer une campagne pour rappe-er les responsabilités des étudiants, de favoriser l’utilisation du français écrit, d’offrir aux étudiants des pièces de théâtre dans une langue correcte, d’établir comme critère d’engagement, dans toutes les catégories d’emploi, « la capacité de s’exprimer dans un français correct».Pour « valoriser la culture française », l’énoncé de politique propose d’accroître la fréquentation des bibliothèques en exigeant des lectures en français, d’augmenter les activités culturelles qui mettent en valeur la richesse de la langue, d’enrichir les cours de français pour permettre la connaissance des grands auteurs, et de créer dans chaque école « des comités de valorisation du français, comités composés de membres d personnel et d’élèves représentatifs de la diversité ethnique de l’école ».4 Vilnius naître les intérêts soviétiques sur son territoire.Il a cité parmi ceux-ci « l'utilisation des ports de la Baltique, peut-être même une présence militaire, mais tout ceci dans des termes acceptables pour la Lituanie ».Il s’en est pris au président Mikhaïl Gorbatchev, dont il a comparé les méthodes à celles utilisées par i Léonide Brejnev pour écraser le Printemps de Prague en 1968.« Un noeud coulant a été passé autour du cou de la Lituanie et il est chaque jour resserré un peu plus », a-t-il dit.Par ailleurs, de cinq à six mille personnes se sont rassemblées hier à 17 heures locales, à Vilnius, aux abords du Parlement, pour manifester leur hostilité à la proclamation d’indépendance de la Lituanie.C’est la deuxième manifestation anti-indépendantiste à Vilnius depuis une dizaine de jours, mais l'atmosphère du meeting était cette fois plus agressive vis-à-vis des dirigeants indépendantistes, ont estimé des témoins.L’hebdomadaire radical Les Nouvelles de Moscou a publié hier un éditorial critiquant sévèrement le rôle de l’armée en Lituanie.Le journal s’étonne que les militaires aient été déployés à la demande de la minorité communiste restée fidèle à Moscou.« On n’a pas de mal à s’imaginer ce que deviendrait notre pays si l’armée se mettait à satisfaire des forces politiques rivales », estime l’éditorialiste.À Washington, le secrétaire d’État James Baker a annoncé hier qu’il allait demander à son homologue soviétique Edouard Chevardnadze s’il y avait vraiment un dialogue entre Moscou et la Lituanie, à l’ouverture de trois jours d'entretiens à Washington.« Je viens d’apprendre que des rencontres prévues (de délégués lituaniens à Moscou) avec le ministère de l’Intérieur n’ont en fait pas eu lieu, et j’aimerais demander pourquoi », a déclaré M.Baker à la presse en attendant le ministre soviétique.Il a indiqué qu’il voulait savoir « à quel point un dialogue avait commencé».M.Chevardnadze, interrogé par les journalistes, a indiqué quril ne savait pas encore ce qui s’était passé à Moscou.Les deux délégations doivent entamer ce matin les travaux en groupe, en commençant par une réunion sur le désarmement.À Paris, le ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas a révélé à l’Assemblée nationale qu’il avait fait part aux autorités soviétiques de « la disponibilité de la France pour accueillir, si toutes les parties en sont d’accord, les uns et les autres et faciliter ainsi la recherche du dialogue » entre l’URSS et la Lituanie.M.Dumas, qui répondait à une question d’un député, a précisé qu’il avait fait cette proposition lors de sa visite-éclair à Moscou vendredi dernier, à l’occasion de laquelle son homologue soviétique Edouard Chevardnadze lui avait donné l’assurance qu’»à aucun moment la force ne'serait utilisée contre la Lituanie».À Varsovie, le journal de Solidarité, Gazeta, a reproché à Mikhaïl Gorbatchev d’avoir adressé un « ultimatum » à la Lituanie en lui demandant d’annuler sa déclaration d’indépendance et estime « profondément inquiétante » la politique du Kremlin à l’égard de Vilnius.« Les menaces et l’intervention rampante de l’armée (soviétique) en Lituanie ressemblent à une danse sur une corde raide et les conséquences d’une telle politique peuvent être fatales », écrit le rédacteur en chef de Gazeta, Adam Michnik, sous le titre « La liberté de la Lituanie, c’est aussi la liberté de la Russie ».4 Impôt et par des porte-parole municipaux, assure le chef du gouvernement.À M.Jacques Parizeau, qui le presse de faire preuve de glasnost, M.Bou-rassa répond qu’il veut de la transparence, mais aussi de la perestroïka.Évoquant le durcissement des municipalités contre les intentions gouvernementales, le député péquiste de Jonquière tente d’abord de savoir du ministre ce qui en est du projet de réforme du financement municipal, tel que prévu par le conseil des ministres en date du 6 novembre 1989 pour le 1er avril 1990.M.Picotte répond à M.Francis Dufour que son mandat était de « rattraper un manque de 75 millions $ du coté de la fiscalité scolaire », à quoi M.Bourassa a ajouté 100 millions $ pour aider le gouvernement à passer à travers le budget fédéral.« Des discussions se poursuivront et on verra par la suite quels en seront les résultats », dit le ministre, laconique, et pour qui les 175 millions $ en litige font partie de la réforme fiscale.Le chef de l’opposition demande ensuite au gouvernement de surseoir à toute atteinte au pacte fiscal Québec-municipalités de 1980 jusqu’à ce qu'il négocie un nouveau pacte avec tous les intéressés.Plutôt que de répondre directement, M.Bourassa évoque la sévérité du budget fédéral, son refus d’emprunter pour des dépenses courantes, et la nécessité de respecter trois grands principes : l’équité fiscale, le réalisme financier et la capacité concurrentielle du Québec, surtout avec l’Ontario.L’impôt foncier a été choisi parce que les entreprises peuvent en déduire le tiers d’Ottawa.Et il y a d’autres formules (crédits d’impôts, allocations-logement) pour en atténuer l’impact sur les particuliers.M.Bourassa dit qu’il accepte les 75 millions $ « offerts » par les municipalités.« Quant au reste, si nous ne trouvons pas d’autres solutions, il faudra assumer nos responsabilités.Mais notre priorité, notre volonté, c’est de trouver d’autres solutions en dialogue avec les responsables des municipalités.Il nous manque environ 1(H) millions $.Si nous pouvons nous entendre sur d’autres formules que l’augmentation de l’impôt foncier scolaire, nous serions ravis nous aussi.Si nous ne pouvons pas nous entendre, à court terme, il nous faut -quitte à poursuivre le dialogue sur tous les autres aspects - faire face à la situation.Tout ce dont il est question, c’est de l'année 1990-91.» Pour le reste, ajoute M.Bourassa, dont les chiffres à gogo lancés un peu partout, on aura amplement le temps d’en discuter.Il conclut ainsi :« Le gouvernement a pris des décisions qui lui apparaissaient les plus judicieuses, en gardant cet esprit d’ouverture et de dialogue qui est fondamental entre les différents niveaux de gouvernement.» D’autre part, en insistant sur l’urgence de reprendre le dialogue, l’UMRCQ demande à Québec de reporter formellement tout transfert fiscal au champ foncier et de reprendre toute la problématique du financement scolaire.Le comité exécutif de cette Union se réunit d’urgence demain.Tout comme l’UMQ, elle met au poiqt des mesures pour obliger Québec à battre en retraite.Aussi, en dépit des précisions de MM.Bourassa et Picotte, une certaine confusion persiste au sein même de la députation libérale.Elle a tenu, hier soir, un caucus spécial pour en discuter à fond.4 Fortier peu de cas qu’a fait M.Fortier du mouvement d’unilinguisme en Ontario à l’occasion du dépôt de son rapport annuel, à sa réflexion actuelle.Il avait d’abord passé sous silence, aussi bien dans son rapport que dains sa présentation, le mouvement qui a vu plus de soixante villes ontariennes se déclarer « unilingues anglaises » en 1989 et 1990, pour ensuite le minimiser.Au Parlement hier, plusieurs élus conservateurs du Québec avaient le sourire aux lèvres à l’idée de voir partir un commissaire à qui ils reprochent publiquement de donner plus de poids aux griefs de la minorité anglo-québécoise qu’à ceux des francophones hors-Québec.Et même les plus vigoureux défenseurs de la cause de D’Iberville Fortier au sein de l’opposition officielle avouent qu’ils ne peuvent souscrire à son interprétation du climat linguistique actuel, et notamment à son diagnostic à savoir que le mouvement vers l’unilinguisme est un phénomène « régional et passager ».« C’est un phénomène national et dangereux », rétorque plutôt le députe libéral d’Ottawa-Vanier, Jean-Robert Gauthier, qui, même s’il a pris à parti le gouvernement pour l’absence de mesures concrètes en matière de langues officielles, n’a pas voulu sanctionner la menace de démission du Commissaire.« Vous lui poserez la question », lance-t-il à ce sujet.Moins discrets, des conservateurs comme le député de Duvemav, Vincent Della Nocce, vont jusqu’à caricaturer le geste du commissaire.« Il est comme un petit garçon qui s’est fait chicané et qui dit qu’il va s’en aller dans son coin », s’exclame-t-il tandis que son collègue de Richelieu Louis Plamondon parle du départ possible de D’Iberville Fortier comme d’un « pas en avant ».Aux Communes, la menace du départ du commissaire aux langues officielles n’a pas amené le gouvernement à préciser son échéancier en matière de services bilingues.« Nous voulons nous assurer que les règles sont acceptées par toutes les communautés linguistiques au Canada », soutient le président du Conseil du Trésor, Robert de Cotret, qui continue d’invoquer la nécessité de « consultations » plus poussées.Quelques heures après le dépôt du rapport annuel du Commissaire, le ministre convoquait d’ailleurs la Fédération des francophones hors-Qué-bec à une rencontre.Il s’agit cependant d’un entretien promis à la FFHQ depuis la fin de l’an dernier, et qui ne s’inscrivait pas, dans l’esprit de la fédération, dans le cadre des consultations, puisqu’elle croyait ces dernières terminées.« Je pense qu’ils ont peur », accuse Jean-Robert Gauthier, qui décrit le gouvermenent conservateur comme « des pissous », en matière de bilinguisme.Adoptée à l’été de 1988, la loi C-72 assujettit au concept d’une demande importante la prestation de services fédéraux bilingues, un concept que les règlements en préparation doit définir.La loi doit également permettre aux fonctionnaires fédéraux dont les bureaux sont situés dans des régions désignées de travailler et de communiquer, à l’interne dans la langue de leur choix.Jusqu’à présent, le gouvernement a concentré ses consultations sur les conditions de la prestation de services bilingues.Une première version des règlements avait été rejetée à l’automne.Les critères retenus alors par le gouvernement étaient tellement étroits qu’ils se seraient traduits par une diminution des services bilingues dans plusieurs régions du pays.Une seconde version, qui aurait donné son sens le plus large à la loi C-72 puisqu’elle aurait garanti des services de base dans les deux langues partout où la minorité est représentée de façon significative, avait circulé juste avant Noël.Le Conseil du Trésor s’était alors engagé à la produire publiquement au plus tard en février.Mais cette semaine, le ministre De Cotret n’a même pas voulu s’engager à présenter le projet de règlement avant l’été.4 Québec James.Le Québec jouit sous ce rapport d’un statut particulier au plan environnemental.» Ottawa, poursuit M.Paradis, demeure « libre de procéder aux évaluations environnementales de son choix à condition qu’il s’en tienne à son domaine de compétence.» « On se réserve nos droits de contestation juridique s’ils procèdent dans nos champs de compétence », conclut le ministre en montrant que Québec est désormais prêt pour une bataille rangée.Le ministre québécois de l’Environnement estime que les audiences sur la Phase II devraient se dérouler « en cours d’année » dans le cas des deux comités.Il verra, dit-il, à ce que son ministère émette rapidement les directives qui vont préciser ce que l’étude d’impacts d’H ydro-Québec, qui est pratiquement terminée, devra éventuellement analyser.C’est le Comité d’examen • créé par la convention avec les Cris qui examinera les impacts de la Phase II au sud du 55e parallèle.Il est formé de 5 membres dont trois, y compris le président, sont nommes par Québec.Il « décide » en principe de l’émission du certificat d’autorisation que le sous-ministre de l’Environnement, M.André Trudeau, doit signer en tant qu'Administrateur de la Baie James.Il s’agit en réalité d’un pouvoir de recommandation puisque M.Paradis peut renverser cette décision et que le cabinet provincial, promoteur avoué du projet, peut en faire autant de la décision du ministre de l’Environnement qui touche la partie Cri du projet La commission de l’environnement Kativik procède, quant à elle, à l’évaluation environnementale de la partie du complexe Grande Baleine située au au nord du 55e parallèle, soit en territoire Inuit.Elle est aussi décisionnelle, sauf si le ministre de l’Environnement décide de renverser la décision de son sous-ministre.Le président de cette commission, M.Peter Jacob, a déclaré hier au DEVOIR avoir été informé dans la journée du rôle névralgique que Québec entend lui faire jouer dans la Phase II.À son avis, les audiences pourraient débuter « en août », ce qui permettrait de faire démarrer les travaux de construction l’hiver prochain.M.Jacob se dit prêt à tenir des audiences à Montreal et à Québec et s’attendait hier après-midi à avoir « l’argent nécessaire ».Le secrétaire de cette commission, M.Philippe de Pizzo, déclarait hier au DEVOIR de Kuujjuak que cet organisme s’était contenté jusqu’ici d’un budget de 52 000 $, ce qui explique qu’il n’a « aucune expérience en audiences publiques sauf des consultations auprès des chefs de village ».M.Jacob a par contre une expériénce connue en matière d’audiences publiques : il a siégé comme commissaire ad hoc sur au moins une commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Il oeuvre notamment dans l’Union internationale pour la conservation de la nature à titre de président du comité environnement.Cet organisme a un affilié au Québec, l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) dont l’ex-président, M.Harvey Meaa, est devenu l’automne dernier sous-ministre adjoint au Développement durable au sein de l’Environnement.Les deux comités sont fort différents des organismes d’enquête environnementale comme le BAPE ou son pendant fédéral, le Bureau fédéral d’examen des évaluations environnementales (BFEEE).Démunis au plan de l’expertise et des budgets jusqu’ici, les organismes sont composés pour la moitié de fonctionnaires du ministère de l’Environnement dont le patron a droit de vie ou de mort sur le projet lui-même.Les membres non autochtones de ces commission ne bénéficient d’aucun statut d’indépendance propre au BAPE, au BFEE ou aux commissions d’enquête.La Loi de l’environnement prévoit que le ministre peut révoquer les représentants gouvernementaux en tout temps « selon son bon vouloir ».Ils n’ont aussi aucun pouvoir pour assigner des témoins, les assermenter ou obtenir des documents.Paritaires et décisionnels, ces comités peuvent voir leurs recommandations - leurs « décisions » - écartées plus facilement si on les juge trop partisanes.À la limite, ils peuvent conclure en sens opposés, ce qui laisse le champ libre à Québec pour trancher.Le cabinet peut aussi se laver les mains de la décision finale que l’Administrateur de la Baie James, son haut fonctionnaire, peut Eirendre tout seul.Pour la partie nuit du projet, la plus importante, la loi ne prévoit aucune intervention du cabinet.Le gouvernement conserve enfin la possibilité de faire démarrer le projet d’Hydro Québec sans attendre la fin du processus d’évaluation et 5eut le soustraire à cette procédure tout moment, en tout ou en partie.4 Incohérence dans quelques semaines, probablement en mai, devant une commission parlementaire pour y faire accepter son plan quinquennal et son budget, qui doivent être confirmés par une loi.De toute évidence, M.Bertrand se prépare à défendre énergiquement son dossier et son objectif est de « récupérer le pouvoir d’achat que le CRIQ avait en 1982 ».Pour les cinq prochaines années, il prévoit un budget total d’environ 300 millions $.« C’est la roue qui grince le plus qui a l’huile », disait-il hier devant quelques journalistes qu’il recevait au bureau du CRIQ à Montréal.Après les Ryan, les Picotte qui avouent manquer d’argent, voilà l’aile économique du cabinet qui se manifeste, ce qui semble indiquer qu’une bataille budgétaire majeure est bel et bien engagée à Québec.M.Bertrand a d’ailleurs fait allusion hier « aux programmes sociaux mur à mur et au racket des pilules ».Bien qu’étant une petite société d’Êtat avec un budget de 32 millions 3 cette année, le CRIQ et son président n’arriveront pas devant la commission parlementaire les mains vides.Ils peuvent citer plusieurs études qui établissent l’importance et même l’urgence d'investir dans la recherche industrielle pour relever les défis posés par la mondialisation de l’économie, à commencer par le libre-échange et Europe 92.La présente décennie, a-t-on dit, devrait être « stratégique » en matière de R&D.Des engagements ont été pris par les gouvernements dans une conférence fédérale-provinciale et le gouvernement québécois dans son énoncé de politique a fixé à 2 % du produit intérieur brut (PIB) l’objectif à atteindre en 1992.On n’y arrivera jamais en gelant les budgets, dit M.Bertrand, en rappelant des statistiques déjà bien connues.Le Québec consacrait 1,3 % de son PIB à la R&D en 1986, comparativement 1,9 % en Ontario, 2,3 % en France, 2,7 % aux USA et en RFA et 2,8 % au Japon.En 1985 au Québec, 10 entreprises seulement générait 52 % de la R&D industrielle et 90 % des entreprises manufacturières n’en faisait aucunement.Une étude menée pour le CRIQ par la firme Secor affirme que « le Québec ne fait pas le poids sur le plan technologique et accuse un retard visible quant à la pénétration des cinq technologies qui permettent d’accroître la productivité et la com- pétitivité des entreprises manufacturières, soit : conception et ingénierie, fabrication et assemblage, manipulation automatisée du matériel, matériel d’inspection, de détection et de tests informatiques, communications et contrôle ».Secor voit trois raisons au retard du Québec : l’absence de culture technologique chez plusieurs dirigeants d'entreprises, le faible effort en matière de R&D et enfin l’absence de vision globale et à long terme et par voie de conséquence d’une véritable stratégje de développement économique intégrant les besoins en formation de la main-d’oeuvre, les politiques de support à l’innovation, la création et la croissance des entreprises.Secor mentionne que dans la formation de la main-d’oeuvre, le symptôme le plus flagrant de l’absence de stratégie est d’une part le taux de chômage élevé des jeunes et d’autre part la rareté de la main-d’oeuvre qualifiée dans plusieurs industries et catégories de personnel.La pénurie de personnel qualifié est si criante que le CRIQ qui doit former des spécialistes pour ses propres activités perd chaque année environ 30 % de son personnel en automatisation au profit d’entreprises du secteur privé, On cite le cas d’entreprises en Beauce et en Estrie qui doivent limiter leur expansion par manque de personnel qualifié.M.Bertrand voit également l’incohérence du gouvernement dans la façon de procéder dans ses program: mes d’aide à l’innovation dans les entreprises.Le CRIQ a été créé en 1970 spécifiquement pour aider les entreprises à mettre au point des technologies.Le gouvernement lui a dè-mandé alors d’atteindre un certaiii degré d’autosuffisance, en retirant une partie de ses revenus des corn1 pagnies avec lesquelles il travaille.En 1989, il a obtenu un taux de 41 %, comparativement à 44% en 1988.; Depuis le début des années 80, les gouvernements ont multiplié des sources de technologie.Le CRIQ e$: time avoir présentement une trentaine de « concurrents » que M.Ber: trand veut tous transformer en « partenaires » par un processus de mail: lage qui est d’ailleurs déjà amorcé.Parmi ces sources nouvelles, il y a 14 centres spécialisés dans les Cégeps, six centres fédéraux, cinq relevant de Québec et quelques autres.Or} ces centres bénéficient d’un finan7 cernent à 100 % des gouvernements, ce qui ne les empêche pas de faire la cour aux clients ; ils sont souvent en concurrence les uns vis-à-vis les autres et font double emploi.Selon Secor, plusieurs organismes dévient de leur mission première.Par exemple, des universités ont tendance à délaisser la recherche fondamentale pour la recherche industrielle, « mobilisant des chercheurs de calibre pour réaliser des tâches dont le niveau ne correspond aucunement à leur mission, laissant un vacuum dans les champs d’activités qu'ils délaissent, ce qui risque de se traduire à moyen terme par une pénurie de connaissances à développer ».Tout à fait d’accord avec ce jugement, M.Bertrand conclu qu’on devra alors encore une fois se tourner vers les technologies étrangères.5 avril par la PC et /’AP 1*89: en Pologne, le leader de So- ' lidarité, Lech Walesa, et le gouvernement signent un accord restaurant les syndicats indépendants et prévoyant la tenue d'élections li-bres.1988: un avion des Koweit Airlines ’ avec 112 personnes à son bord est « détourné dans le nord-est de l’Iran.’ 1987: le président américain Ro- ! nald Reagan arrive à Ottawa pour -rencontrer le premier ministre Brian Mulroney; en patinage de vitesse à l’intérieur, la Montréalaise Nathalie Lambert établit à Montréal un record mondial sur 3000 mètres.198C: bombe dans une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des militaires américains: deux morts, 200 blessés., 1*83: au Pérou, des guérilleros ratissent une série de villages et ' tuent 45 paysans après les avoir j u- -gés en public pour avoir demandé * la protection de la police.Appel aux amis du Devoir Les réponses à l'APPEL AUX AMIS DU DEVOIR entrent depuis à peine 18 jours et déjà 2500 dons ont été reçus, d’une moyenne de 80 $ chacun.Quelle compréhension et quel désintéressement ! Mais attention, la bataille n'est pas encore gagnée.2500 contributions, c’est très beau mais il en reste à venir, c’est certain.Il est vrai que l’appel vient à peine d’être lancé.Beaucoup d'amis du DEVOIR qui n’ont pas encore eu l’occasion de se manifester seront frustrés si on ne leur permet pas de le faire.Donnons-nous donc encore deux semaines.Grand merci aux 2500 premiers, et bienvenue aux autres.sr S.Vf.FAIRE VOTRE CHEQUE À L'ORDRE DU DEVOIR ET LE FAIRE PARVENIR AU DIRECTEUR ADMINISTRATIF LE DEVOIR , 211 SAINT-SACREMENT MONTRÉAL QUÉBEC H2YIXI ADRESSE PROVINCE ?JE SUIS DISPONIBLE POUR M'IMPLIQUER DANS UN RÉSEAU D’AMIS DU DEVOIR J’APPUIE LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT DU DEVOIR ET JE VERSE CAMPAGNE DE FINANCEMENT 1990 APPEL AUX AMIS I)U DEVOIR CODE POSTAI.PRÉNOM DATE O VISA ?MASTERCARD ?AMERICAN EXPRESS ?CHEQUE LE DEVOIR SIGNATURE I I I I I I I I I I I I J < LA VIE ECONOMIQUE Montréal, jeudi 5 avril 1990 1 VOLVO Le seul concessionnaire exclusif à Montréal up-town SPSS me Part.Montréal, Québec H4P 1P4 • Té).: (514) 737-6666 Desjardins se décide Le Groupe La Laurentienne se réorganise enfin à racheter la et se prépare à profiter des liens commerciaux totalité de "O rt Dutrisac APRÈS maints atermoiements, justifiés par une question de prix, le Mouvement Desjardins s’est enfin décidé à racheter la totalité des actions du courtier à escompte Disnat.Au terme de cette offre, prendra fin le ménage à trois au sein de l’entreprise, Desjardins détenant 33 % % de Disnat, la Financière Entraide-Coopérants, 33 Và % et McNeil Man-tha, 28,5 %.Le public investisseur ne possède plus que 4,8 % du courtier à escompte québécois., Le président et chef des opérations de la Société financière des caisses Desjardins, M.Pierre Fortier, a annoncé, hier, le lancement de cètte offre publique d’achat par l’entremise de la Corporation Desjar-djns de valeurs mobilières.Desjardins offre 3,15 $ pour chacune des actions qu’il ne détient pas déjà, soit 4 tnillions de titres.La transaction s’élève à un total de 12,6 millions?.L’offre est sujette à ce que soient déposées au moins 90 % des actions qui ne sont pas détenues par Desjardins.Comme les deux autres actionnaires importants, qui ont en main 92 % des actions restantes, ont donné leur aval à cette offre, il ne s’agit que d’une formalité à moins d’un pépin réglementaire, une éventualité improbable.Au cours d’un entretien, M.Fortier a indiqué que les négociations n’avaient duré qu’une dizaine de jours.Mais c’est un secret de Polichinelle que tant la Financière Entraide-Coopérants que McNeil Mantha souhaitaient vendre leur participation.Le président et chef de la direction de l:Entraide-Coopérants, M.Claude Pi-chette, a d’ailleurs confirmé, hier, que les discussions avec Desjardins S’étaient étalées sur plusieurs mois et qu’elles achoppaient, avant l’ann-rtonce d’hier, sur une question de prix.' L’intention de l’Entraide-Coopé-rants de vendre sa participation fut connue en août 1989 quand des intérêts torontois — la Banque Toronto-Dominion, soutiennent certains — ont offert 3,25 ?l’action de Disnat, une offre à laquelle agréaient la filiale des Coopérants et McNeil Mantha.Mais Desjardins y opposa un non catégorique.Des discussions s’amorçaient mais Desjardins ne voulaient consentir que 2,75 $ l’action.Au même moment, d’autres institutions financières, outre la Toronto-Dominion, se .montraient intéressées.¦ La Financière Entraide-Coopérants avaient acquis son bloc d'actions en juillet 1987, contre un déboursé de 8 millions ?.Elle comptait étendre les services de Disnat à l’en-semble de son réseau mais le krach de 1987 est venu jeté une douche Ifroide sur ses ambitions.M.Pichette » Coup d’oeil boursier Indice TSE-300 fl 3634.95 -13.17 ü 85.63 -.04 Indice de la Bourse de Montreal fl 1877.99 14.91 Indice Dow-Jones fl 2719.37 17.34 Or (Toronto, USS) tr Disnat M.Pierre Fortier.a soutenu que, sur le plan comptable, la transaction sera neutre, bien que son institution financière ait déboursé 8 millions $ pour ce bloc d’actions et qu’il ne recevra que 6,3 mil-bons ?au terme de l’offre de Desjardins.Du côté de McNeil Mantha, son président du conseil André Desaul-niers s’est dit « satisfait » de cette offre, qui vient après bien des rencontres, discussions, offres et contre-offres.Pour McNeil Mantha, la transaction ne représentera qu’un gain minime mais M.Desaulniers se réjouit de cette éventuelle arrivée de capital frais en une période de vaches maigres, tout près de 5,4 mil-bons ?.M.Fortier a précisé que Desjardins déboursait 1,86 fois la valeur comptable de Disnat, ce qui est « un multiple très important » qui dépasse le prix qu’ont commande les courtiers dans le reste du Canada et qui se compare à ce que la Banque Nationale a consenti pour Lévesque Beaubien.Quant à l’avenir de Disnat, M.Fortier a indiqué que l’idée d’une fusion entre Desjardins Deragon Langlois, dont le Mouvement détient 70 %, et Disnat « avait été mise de côté • après considération.« Nous regrouperons peut-être certains services afin de faire des économies mais nous préférerons conserver les deux ‘opérations’», a-t-il expbqué.Dans le commerce des valeurs mobilières au détail, « le courtier à escompte à un meilleur avenir», croit l’ex-ministre.Desjardins cherchera à réabser « une synergie avec les caisses mais cela n’impliquera pas nécessairement une présence physique.» Quant à la participation de 9,9 % que Desjardins détient dans le courtier de plein exercice Brault, Guy, O’Brien, M.Fortier a confirmé qu’elle ne « rentre pas dans notre stratégie.Si on avait un acheteur, nous serions bien heureux.» Lors du dernier trimestre dont les résultats sont connus, celui du 31 décembre dernier, Disnat a encaissé des revnus de 1,5 millions $, une hausse de 22 % par rapport au même trimestre de 1988.Disnat a réussit à dégager un profit de 142 000 ?, ou 2 cents par action, lors du trimestre de 1989 comparé à une perte de la même envergure un an auparavant.Disnat compte quelque 22 000 cbents et trois succursales.Le courtier à escompte emploie 80 personnes alors que dans les bonnes années, il en employait près de 125.sSaËfle Truffaut PRÉCURSEUR en matière de décloisonnement des services financiers, le Groupe La Laurentienne, qui a signé une très bonne performance financière en 1989, amorce un virage important de son histoire en restructurant actueUement son profil afin de regrouper ses fibales sous trois chapeaux distincts, et d’être fin prêt le jour où le législateur permettra officiellement aux financiers de faire l’acquisiüon d’entreprises commerciales ou industriebes.Successeur depuis décembre 1989 de M.Claude Castonguay à la tête de ce groupe financier, M.Jacques Drouin a confié, au cours de l’entretien qu’il a accordé au DEVOIR, hier, aux bureaux montréalais de la Corporation du Groupe La Laurentienne, que cette operation de regroupement « permettra d’éliminer le dédoublement d’activités ».Une fois que le législateur aura entériné, probablement en juin prochain, le plan de modification proposé, le visage que présentera La Laurentienne à compter du 1er janvier 1991 sera le suivant : en haut, tout en fait en haut, se trouvera la Corporation mutuelle de gestion, principal actionnaire de la Corporation du Groupe La Laurentienne.Cette dernière chapeautera trois secteurs, soit celui sous lequel seront rassemblées toutes les activités relevant de l’assurance de dommages, celui des services bancaires, et celui des assurances de personnes.Remontons les étages.En face de la Corporation du Groupe La Laurentienne, les stratèges de cette institution ont créé une entité, sans nom particuber pour l’instant, qui aura la responsabilité, le jour venu, de conduire La Laurentienne sur la voie de l’expansion industrielle.Signe de l’importance accordée au rôle de cette entité, elle a été placée sous la direction de M.Claude Castonguay.Pour l’instant, ce dernier analyse et peaufine, étudie et élague les scénarios possibles.Bref, La Laurentienne se livre, chose encore rarissime au sein de bien des institutions financières canadiennes, aux débees de l’ingénierie financière.Si l’Histoire est source d’enseignement alors on peut parier, sur la foi des gestes posés antérieurement dans les services financiers par MM.Castonguay, Drouin, Bouchard, Saint-Jacques et quelques autres, que le sigle de cette société s’imprimera rapidement sur le fronton d’une entreprise commerciale ou in-dustriebe.On se souviendra que le législateur avait à peine ouvert les vannes que La Laurentienne devenait l’actionnaire majoritaire de la Banque d’É-pargne et de la maison de courtage en valeurs mobibères Geoffrion, Leclerc.Pour le grand patron du Groupe, M.Drouin, il ne fait aucun doute que « nous avons atteint la maturité nécessaire pour aber dans l’industrie ».Se référant à ce qui se fait à l’étranger, le président et chef de la direction de la Corporation a jugé que dans un monde où la globalisation va en s’intensifiant l’association finance-industrie «coule de source».En ce qui concerne la restructuration en cours, M.Drouin a expbqué que sous le chapeau dit des assurances de personnes les fers de lance du groupe en la matière, soit L’Impériale et La Laurentienne-vie, retrouveront la compagnie des Services financiers La Laurentienne et toutes leurs fibales.Le pool de direction de ce secteur, soit une vingtaine de per- sonnes sous la responsabilité de M.Jean Saint-Jacques, sera basé aux bureaux montréalais de la Corporation.Dans son message aux actionnaires, qui, incidemment, tiendront leur assemblée annuelle la semaine prochaine, M.Drouin justifie cette rationalisation en ces termes, « nous observons la formation de grands ensembles dans l’industrie des services financiers, où la taille s’impose de plus en plus en tant que facteur clé de succès.La consolidation des forces du Groupe La Laurentienne en assurances de personnes et en gestion de fonds devenait donc impérieuse ».À la suite de ce regroupement, le créneau assurances de personnes affichera un actif de 7 milliards $ et produira des revenus d’environ 1,6 milliard?.Quant « à sa force de vente elle réunira un millier de représentants à l’échelle du Canada ».Au cours de l’exercice 89, les activités nationales et internationales de L'Impériale ont rapporté un bénéfice net de 25,5 millions ?contre 21,4 millions ?en 1988, alors que La Laurentienne-Vie enregistrait un gain net de 9,7 mibions?.Sous la direction de M.Jean Bouchard, La Laurentienne Générale, n'a pas de nouveau mandat si ce n’est de poursuivre son bonhomme de chemin dans le domaine des assurances de dommages.La Laurentienne Générale a dégagé un bénéfice net de 12,6 mibions ?l’an dernier contre 10,6 milhons ?en 1988 et ce, au moment où une féroce guerre des tarifs ne faisait qu’abimer les marges bénéficiaires de bien des compagnies du secteur.À cet égard, l’exercice financier de Les Coopérants, assurances générales, s’est soldé par une perte.Quant au secteur bancaire, ce qui M.Jacques Drouin.indu le 'IVust La Laurentienne, il demeurera sous la responsabilité de M.Dominic D’Alessandro.L’an dernier, la Banque La Laurentienne a réalisé une performance financière remar- 3uable en haussant son bénéfice net e 53%, soit à 34,4 millions?.Au cours de l’exercice terminé le 31 décembre 1989, la Corporation du Groupe La Laurentienne a enregistré un bénéfice net de 35,8 millions ?, soit une augmentation de 57 %.Par action, le bénéfice se lit comme suit : 70 cents en 1989 contre 42 cents en 1988.Les revenus atteignaient 2,2 milliards ?alors que l’actif, en pro- fessant à raison de 6 %, s’établissait 15,5 milliards?.Pour M.Drouin, la bonne tenue financière du groupe est le reflet des efforts de redressement qui ont été poursuivis au cours des deux dernières années et qui, d’ailleurs, seront maintenus au cours des prochaines années.Agropur exclue du Conseil de la coopération laitière QUEBEC (PC) - Agropur a été exclue vendredi du Conseil de la coopération laitière du Québec par les six autres coopératives membres à cause d’un différend entre elles sur un projet de regroupement de leurs actifs dans le secteur du lait de transformation.« Agropur ne semblait pas prête a ce moment-ci à épouser, pour ce regroupement, les principes fondamentaux de la coopération (un homme, un vote) », a déclaré hier en conférence de [messe le président du Conseil de a coopération laitière, M.Yvon Dinel.La coopérative de Granby désirait que le pouvoir au sein de ce regroupement soit réparti selon la valeur des actifs de chacun des partenaires.Or, Agropur est la plus importante coopérative laitière au Québec.Elle produit à elle seule autant de lait que toutes les autres coopératives québécoises et regroupe près de la moitié des 9800 producteurs laitiers membres de coopératives au Québec.En outre, elle est la seule présente dans le marché du yogourt.Annoncé le 6 février dernier à Montréal, le projet de regroupement visait à créer une entreprise réunissant lçs actifs des six plus grandes cooperatives laitières au Québec (Purdel, Agrinove, Agrodor, Nutrinor, Côte-Sud et Agropur) pour renforcer leur position concurrentielle commune sur le marché du lait de transformation.Le lait de transformation est celui utilisé pour la fabrication de produits secondaires comme le Beurre, le fromage et le yogourt.Agropur demeure ouverte à des négociations sur une participation éventuelle à ce regroupement, a indiqué le directeur général de la coopérative de Granby, M.Claude Ménard, en dépit de son exclusion du Conseil de la coopération laitière.Les cinq autres coopératives affirment qu’elles sont néanmoins prêtes à aller de l’avant même privées des actifs d’Agropur.M.Ménard évoquait hier un scénario selon lequel les cinq autres coopératives pourraient très Voir page 10 : Agropur La BID veut prêter plus et surtout mieux (AFP) — La Banque interaméricaine de développement (BID) a clos hier à Montreal les travaux de sa 31ème assemblée générale annuelle en s’engageant à « prêter plus mais surtout mieux » aux pays d’Amérique latine, sans toutefois promettre, comme certains le souhaitaient, de s’engager directement dans le processus de réduction de leur dette extérieure.Au cours de cette réunion des 44 pays membres de l’institution, l’Ê-quateur a notamment appelé la BID à se joindre à la Banque Mondiale et au Fonds monétaire international pour financer le Plan Brady, lancé en mars 1989 par le secrétaire d’État américain au Trésor.Ce plan, qui propose une nouvelle stratégie fondée sur la réduction de la dette extérieure et non plus sur de simples rééchelonnements, a notamment permis au Mexique de signer un accord définitf avec les banques prévoyant une diminution de sa dette.« Nous n’avons pas le mandat de participer à ce plan mais nous pourrions examiner cette possibilité si nos membres le décidaient », a déclaré M.Enrique Iglesias, président de la BID.« Dans l’immédiat, a-t-il ajouté, nous pouvons seulement contribuer à renverser une inquiétante tendance à des flux négatifs », entre certains pays, comme le Brésil et le Mexique, et la BID.Il s’agira surtout d’augmenter le nombre de projets finances par l’institution, qui a désormais plus de moyens financiers, son capital ayant été augmenté de 75 % pour atteindre 61 milliards ?US en janvier dernier.La BID a ainsi annoncé qu’elle lancera un programme de prêts de 22,5 milliards ?US pour la période 1990-1993, soit le triple des sommes qu’elle a prêtées au cours des trois dernières années.Les deux tiers de ces montants seront destinés à sept principaux pays, à savoir l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique, le Pérou et le Vénézuela.La BID, qui a jusqu’à présent financé des projets d’investissements portant sur les infrastructures des pays emprunteurs, a par ailleurs décidé de consacrer 2d % de ses ressources à des prêts dits sectoriels, 3ui visent à améliorer la rentabilité ’un secteur entier d’un pays et à appuyer les grandes réformes économiques, sociales ou institutionnelles récemment mises en oeuvre dans plusieurs pays d’Amérique latine.Ce type de prêts à décaissement rapide sei a attribué « prudemment, au cas par cas».G7 : une rencontre au signe de chambardements politiques et financiers j§g|§h-Pierre Legault EN DÉPIT des affirmations américaines pour qui il ne s’agit que d’une rencontre de routine, la réunion du Groupe des sept (G-7), en fin de semaine à Paris, se déroulera dans un contexte de grands bouleversements pour les pays industrialisés.Difficultés des marchés financiers japonais, union monétaire prochaine des deux Allemagnes, tension sur les taux d’intérêt partout dans le monde et transformations en cours dans les pays de l’Est sont autant de questions qui, sans nécessairement faire l’objet de prises de positions formelles et officielles des ministres, n’en teinteront pas moins toutes les discussions.Contrairement à il y a quelques années alors que les États-Unis de M.Reagan peinaient à se maintenir à flot et suppliaient ses grands partenaires de l’aider à rétablir sa santé, cette fois, ce sont le Japon et l’Allemagne qui défraient les manchettes avec leurs problèmes respectifs.Les États-Unis, grands partisans des discussions bilatérales, n’ont, à court terme, aucune questions urgentes à régler et un haut responsable du Trésor américain a déclaré, hier à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, « nous ne nous attendons à rien de particulier » de cette réunion.Les grandes dossiers macroéconomiques seront au centre des discussions des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales des pays membres.Les tensions actuelles sur les taux d’intérêt qui risquent de rompre le bel équilibre des dernières années seront scrutées à la loupe, les grands voulant éviter tout dérapage sur ce front.Mais les Etats-Unis se satisfont de la situation actuelle.Leurs taux sont suffisamment élevés pour contenir la menace inflationniste, mais pas assez, selon de nombreux experts, pour plonger l’économie américaine dans une récession.Le cours actuel du dollar plaît aux autorités tant politique que monétaire.Il permet à la fois d’attirer les capitaux nécessaires — encore — au financement de Washington et de maintenir le prix des importations à un niveau jugé suffisant pour que les producteurs américains n’en souffrent pas et les exportations ont repris depuis plusieurs mois.Et la baisse du cours du yen n’inquiète pas encore Washington qui mise sur un accès accru au marché japonais pour compenser la plus grande compétitivité des produits japonais aux Etats-Unis.Conscient de l’isolement dans lequel il se retrouve, le Japon, aux prises avec un yen et des cours boursiers faiblards, a déjà commencé les tractations de coulisse pour faire prévaloir ses intérêts auprès de ses partenaires du Groupe des sept.Demande a été faite au pays hôte, la France, de consacrer une part importante des discussions aux problèmes de parité des changes, rapportait récemment l’agence nippone Jiji.Tokyo sait que dans le contexte actuel, ses problèmes propres ne seront pas étudiés et solutionnés à Paris.C’est pourquoi, dans une tentative pour ménager les susceptibilités, le ministère japonais des Finances déclarait qu’« il ne faut pas se pencher sur un pays spécifique, mais avoir une approche globale des problèmes actuels».À travers ce langage diplomatique, Tokyo met en garde ses partenaires.Les difficultés du yen auront de graves conséquences sur le com- Amérlcalns et Japonais ont réglé une partie de leur contentieux commercial, Tokyo acceptent d’ouvrir son marché domestique aux superordinateurs développés aux États-Unis.merce international.Les Etats-Unis seront les permiers touchés.L’économie japonaise se porte très bien et le niveau des investissements manufacturiers l’an dernier présage d’une capacité de production accrue.Un yen faible rend plus attrayant les produits japonais et, alors que les Etats-Unis luttent encore pour réduire leur déficit commercial, les exportations nippones en Amérique du Nord risquent de connaître un autre boom.De plus, notent les observateurs, les concessions faites par Tokyo cette semaine quant à l’ouverture de son marché domestique aux produits américains, ne se concrétiseront pas rapidement en une hausse des exportations américaines au Japon ce, d’autant que le Japon n’acceptera pas certaines « exigences » des Etats-Unis qui veut s’imiscer dans la gestion de ce pays.L’Allemagne aussi à ses préoccupations comme l’indique le débat acerbe entre le gouvernement et la Bundesbank.L’unification pose de sérieux problèmes qui, a court terme, auront de sévères répercussions sur la santé financière de la RFA.Certes personne ne s’inquiète de la capacité de l’économie allemande de relever ce défi.Mais, par exemple, une légère hausse de rin- flation en Allemagne aura des conséquences sur les économies des autres pays industrialisés.Bonn se fera donc rassurant et tentera de démontrer que son projet d’unification monétaire ne met d’aucune façon en péril les économies des pays occidentaux.Ce projet d’ailleurs a déjà des conséquences sur le Japon.La Bundesbank s’est, à ce jour, montré très hésitante à soutenir le yen de quelque façon que ce soit.L’Allemagne désire conserver un mark très fort pour affronter avec aisance le choc de la réunification monétaire.On peut comprendre la position américaine qui veut à tout prix éviter de « faire des vagues ».Pour peu que la question du déficit américain soit soulevée, Washington sera mal placé pour blâmer ses partenaires pour sa situation domestique.Plus encore, Washington évitera d’effleurer du bout des lèvres le problème de l’épargne — que pourtant les États-Unis mettent sur la table à toutes les réunion bi latérales.La RFA n’a de leçon à recevoir de personne à ce chapitre et Tokyo encore moins.Au Japon, 16 % des revenus des ménages sont mis dans le bas de laine familial.Le contexte mondial actuel force donc les États-Unis qui sont relégués au rang d’acteur alors que les événements se déroulent sur les autres continents, à jouer la carte de la discrétion.Washington voudra à tout prix maintenir les discussions sur des sujets d’ordre général qui lui permettront à la fois de jouir de son statut de première puissance économique mondiale et de restreindre les débats à des questions où ses intérêts immédiats ne sont pas mis en cause.Les États-Unis préfèrent brandir le bâton dans les discussions bilatérales.I 10 ¦ Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 LA VIE ECONOMIQUE Ivan Boesky en finit avec la prison llUh-Pierre Benoit :-de l'Agence France-Presse i r ;;NEW YORK - Ivan Boesky, l’homme du scandale à Wall Street, dont les aveux ont conduit les plus fameux des « golden boys » sur les bancs de la justice et plongé dans des difficultés financières plusieurs géants de la finance, est sorti de prison hier, bénéficiant d’une libération anticipée pour bonne conduite, selon son avocat.Il avait été placé en liberté surveillée en novembre dernier.« Son élargissement est symbolique, cela signifie qu’Un’aura plus besoin de se présenter une fois par semaine aux autorités pénitentiaires », a indiqué son avocat, Robert McCaw.Convaincu d’avoir profité d’informations confidentielles pour tirer des profits illicites en Bourse, Ivan Boesky avait été condamné à trois ans de détention et 100 millions $ US d'amende en novembre 1986.Figure du tout-New York, traqué .par un juge obscur, Rudolph Giuliani, Ivan Boesky a également conclu avec la justice un accord faisant de lui le premier témoin à charge d’une vaste offensive contre les milieux de la toute-puissante Bourse de Wall Street.Il sera cité par l’accusation dans plusieurs procès à venir, dont celui de Michael Milken, l’ex-star de Wall Street, créateur du marché des obligations de pacotille.Agé de 53 ans, Boesky a purgé une partie de sa peine dans une prison modèle où if gagnait 11 cents de l’heure comme membre d’une équipe de nettoyage.Le financier « tient à passer inaperçu et n’accordera pas d’entretiens à la presse aussi longtemps qu’il sera témoin de l’accusation, s’il en accorde jamais », a déclaré un de ses proches.Boesky avait fait les délices de la presse à sensation, en novembre dernier, lors de sa mise en liberté surveillée, apparaissant barbu et chevelu comme un prophète, à sa sortie de prison.C’étaient des retrouvailles, l’affaire ayant fait grand bruit.Le juge Giuliani avait agi avec une ardeur parfois suspecte à l’égard des stars de la finance, allant jusqu’à passer des menottes à ces prévenus de haut vol, comme s’il s’agissait de simples tire-laine.D’aucuns flairaient la vengeance de classe, alléguant qu’il tirait honteusement parti des méandres de la loi pour transformer en criminels de simples contrevenants.Et les critiques redoublèrent lorsque le très médiatique juge Giuliani annonçait sa démission et sa candidature à la LA BANQUE ROYALE DU CANADA Dividendes AVIS est par les présentes donné que des dividendes sur les actions en circulation suivantes de cette Banque ont été déclarés pour le trimestre actuel; ils seront payables à la Banque et à ses succursales à compter du 24 mai 1990 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 24 avril 1990 comme il suit: 1.Dividende n" 37 d'un montant de $0.47 par action sur les actions privilégiées de premier rang, rachetables, à dividende cumulatif de $1.88, série A; 2.Dividende n” 28 d’un montant de $0.3625 par action sur les actions privilégiées de premier rang, rachetables, à dividende cumulatif de $1.45, série B; 3.Dividende n° 24 sur les actions privilégiées de premier rang à taux flottant, série C, d'un montant qui doit être déterminé conformément aux droits, privilèges, restrictions et conditions s'attachant à ces actions; 4.Dividende n“ 24 sur les actions privilégiées de premier rang à taux flottant, série D, d'un montant qui doit être déterminé conformément aux droits, privilèges, restrictions et conditions s'attachant à ces actions; et 5.Dividende n° 411 d'un montant de $0.29 par action sur les actions ordinaires.Les détenteurs d'actions ordinaires et les détenteurs d'actions privilégiées des catégories mentionnées ci-dessus, sauf les détenteurs d'actions de la catégorie mentionnée au paragraphe 4, peuvent choisir de recevoir leurs dividendes en actions ordinaires de la Banque au lieu d'en espèces conformément au régime de dividendes actions et d'achat d'actions de la Banque.AVIS est par les présentes donné que les dividendes nus 49,50 et 51 sur les actions privilégiées de premier rang à taux flottant ajusté au cours, série E de cette Banque ont été déclarés pour les mois de mai, juin et juillet 1990; ils seront payables les 12 juin, 12 juillet et 10 août 1990, respectivement, aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux les 31 mai, 29 juin et 31 juillet 1990, respectivement, conformément aux droits, privilèges, restrictions et conditions s'attachant à ces actions.AVIS est par les présentes donné que des dividendes sur les actions en circulation suivantes de la Banque ont été déclarés pour le trimestre actuel; ils seront payables à la Banque et à ses succursales à compter du 30 avril 1990 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 2 avril 1990 comme il suit: 1.Dividende n° 3 d’un montant de $0.5625 par action sur les actions privilégiées de premier rang à dividende non cumulatif, série F; et 2.Dividende n° 3 d'un montant de $0.53125 par action sur les actions privilégiées de premier rang à dividende non cumulatif, série G.Par ordre du conseil d'administration La vice-présidente et secretaire Jane E.Lawson Montréal, le 6 mars 1990 Avis de nomination Laurent Nadeau Monsieur Raymond Cyr, président du Conseil d’administration du Centre d’initiative technologique (CITEC) annonce la nomination de monsieur Laurent Nadeau à la présidence de cet organisme.Monsieur Nadeau est en fonction depuis le Ier avril.Il succède à Don Assaff, qui réintègre ses fonctions à Bell Canada.Au Québec, monsieur Nadeau est une personnalité bien connue dans le milieu de la haute technologie.Il a joué un rôle de premier plan dans le secteur de l’informatique, à la tête du groupe Comtcrm Inc, puis à titre de président et chef de la direction de Xicom Technologies Ltd.Précédemment, monsieur Nadeau exerçait les fonctions de vice-président.Finances, chez Central Dynamics Ltd.Monsieur Nadeau est président du comité consultatif du Centre canadien de recherche sur l’informatisation du travail (CCRIT).Il était membre du groupe SAGIT durant la période de négociation entre le Canada et les Etats-Unis concernant l’accord de libre-échange.Il a été vice-président du conseil d’administration de l’ACTP (Association canadienne de technologie de pointe), fondateur du groupe de micro-informatique de l’Université de Sherbrooke et membre du conseil du Centre d’innovation Industrielle de Montréal (CIIM), affilié à l’École Polytechnique de Montréal.Il a siégé au sein de divers comités de haute technologie créés par les gouvernements fédéral et provincial et de plusieurs conseils d’administration d’entreprises ceuvrant dans le domaine de la haute technologie.A titre de président, monsieur Nadeau poursuivra le travail accompli par le CITEC, dont la mission est de favoriser la croissance économique à long terme de la région métropolitaine de Montreal par l’établissement d’industries de haute technologie, grâce à une collaboration étroite et constante entre les entreprises, les universités et les pouvoirs publics.Il assurera notamment l’essor du parc de recherche Technoparc Montréal Métropolitain dont la création était annoncée récemment.CITEC MONTREAL mairie de New York sous l’éliquelle républicaine.Entre temps, Ivan Boesky s’était « mis à table », mettant en cause, avec beaucoup d’autres opérateurs, Michael Milken, pape de la nouvelle finance.Attaquée à son tour, la firme que Milken avait portée au firmament de Wall Street, Drexel Burnham Lambert, plaidait coupable, acceptait de licencier son financier vedette et payait une amende coupe-souffle de 650 millions?US.Ces événements jetaient le discrédit sur le marché des obligations de pacotille, déjà fort critiqué par le gouvernement américain pour son rôle dans les prises de contrôle hostiles de grands groupes industriels, puis dans leur dépeçage ultérieur pour payer ces assauts.Ce capitalisme prédateur engendrait quelque inquiétude pour l’avenir de l’économie.Les liquidations de ces obligations de pacotille entraînaient finalement la faillite de Drexel, et les experts pouvaient annoncer la fin d’une épo- Le Québec de demain ressemblera à un État français - - Business Week M.Ivan Boesky.que à Wall Street et une nouvelle donne sur les marchés financiers.Les protagonistes sont également passés des faits divers à la littérature pour avoir servi de toile de fond au grand roman de l’écrivain américain Tom Wolf, Le Bûcher des vanités.Reprise des ventes automobiles en mars TORONTO (PC) — Les fabricants d’automobiles ont en sorte tiré profit des taux d’intérêts élevés durant le mois de mars car, craignant d’autres hausses, les Canadiens ont acheté 2,7 % plus d’automobiles et de camions neufs que durant le mois correspondant de l’an dernier.Les trois grands de l’automobile en Amérique du Nord et les 13 compagnies d’importation ont rapporté mercredi avoir vendu 137 012 véhicules, comparativement à 133 467 véhicules vendus en mars 1989.Chez Chrysler, Ford et General Motors, on a enregistré une diminution des ventes de 0,65 %, mais les ventes de véhicules importés toujours populaires ont bondi de 13 %.En février, les ventes de véhicules avaient diminué de 9,7 % au Canada.L’augmentation des ventes durant le mois dernier est stimulante pour l’économie canadienne en général 3ui dépend énormément de la pro-uction automobile.La semaine dernière, Statistique Canada avait rapporté que la production manufacturière du Canada avait diminué de 1,3 % en janvier, après une réduction de 31 % de la production d’automobiles et de camions, à la suite d’une baisse de la demande durant l’hiver.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondé en 1892 55 St-Jacques Montréal.Québec Canada, H2Y 3X2 Télex: 05-268656 Fax: (5141 845-7874 Tél : (514) 987-6242 Agents de brevets d’invention et de marques de commerce SWABEY OGILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX « SHER et le cabinet légal OGILVY RENAULT sont les associés 1001, bout de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facsimilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA Girard - de la Presse Canadienne WASHINGTON — Après la maison newyorkaise de courtage Merrill Lynch et les banques de Montréal et Toroto-Dominion, voici qu’une des plus importantes publications américaines d’affaires, Business Week, suppute les chances économiques d’un Québec souverain et conclut que le Québec de demain ressemblera plus à un État français en Amérique du Nord qu’à une province canadienne.Publié dans la section internationale de son édition du 9 avril, l’acti-cle, rédigé par M.Todd Mason avec la collaboration de M.William Holstein, est intitulé « Why Québec libre has a fighting chance » : Les atouts économiques d’un Québec libre.En sous-titre : « La province possède les fonds nécessaires pour plus d’indépendance politique.» Portant sur révolution du nationalisme québécois depuis la Révolution tranquille, l’article illustre la montée du milieu francophone des affaires des dernières années et soulève les difficultés économiques de la souveraineté pour conclure cependant qu’avec « sa nouvelle puissance économique, le Québec de l’avenir pou-rait plus ressembler à la France ou à la Belgique qu’à seulement une des dix provinces du Canada.» Comme tout ce qui s’est écrit récemment sur les répercussions économiques de la souveraineté, Business Week ne prédit pas la catastrophe si d'aventure le Québec optait pour se retirer de la fédération canadienne.Toutefois, prédit-on, le Québec ne coupera pas tous liens avec le reste du Canada.Il optera plutôt, selon la revue économique, pour un régime apparenté à., .«la souveraineté-association ».« Il est plutôt improbable que le Québec fasse une déclaration unilatérale d'indépendance.Un Québec souverain devrait surmonter des obstacles de taille», dit-on.Et son maitre-d'oeuvre, laisse-t-on carrément entendre, pourrait bien être le premier ministre libéral Robert Bourassa, qui a combattu avec acharnement le concept de souveraineté-association lors du référendum de 1980.C’est dans le concept de « superstructure » lancé en Allemagne de l’Ouest par le premier ministre du Québec que le magazine pense avoir trouvé la réponse à l'avenir constitutionnel de la province.Voici l’interprétation que fait Business Week de cette « super-structure » : « Il est vraisemblable qu’il (M.Bourassa) favorise un système calqué sur le Marché économique européen, dans lequel le Québec serait politiquement souverain, mais lié économiquement avec le reste du 'Canada.» Mais l’indépendance aura son prix : une baisse de cinq à 10 pour cent du niveau de vie, affirme M.William Watson, économiste de l’Université McGill, qui ajoute: « C’est une perte dont on peut se remettre ».Obstacle majeur à toute modification de la structure politique canadienne: la dette nationale.« Les marchés internationaux de la finance vont punir et le Québec et le Canada s’ils ne s’entendent pas sur la part que le Québec devra absorber de la dette nationale de 300 milliards $.» Contrairement à ce qu’affirmait ja firme de courtage Merrill Lynch, Business Week soutient qu’à l’heure afc-tuelle le Québec continue de recevoir plus de fonds du gouvernement fédéral qu’il n’en retourne.« Le Québec retire toujours 2,5 milliards ?de plus d’Ottawa qu’il ne paie en impôts et taxes », affirme-t-oN + Dans son rappel historique, Business Week parle des élections générales de 1970 au Québec et trace un portrait peu flatteur de la communauté des affaires de Toronto.« En 1970, les Québécois se préparaient à célébrer en grandes pompes l’indépendance du Canada anglais, qui reniait leur langue et leur culture.Mais, à la veille d’élections-clé, la communauté des affaires de Toronto a monté un coup qui visait à démontrer la vulnérabilité économique d’un Québec indépendant.«Huit camions blindés de la Brink’s ont quitté l’immeuble de la Royal Trustco de Montréal pour Toronto, transportant des millions de dollars en espèces.Le message était clair.Si les Québécois voulaient Eoursuivre plus loin leur projet de li-ération, ils se retrouveraient sur la paille en quelques jours.» Depuis, relate le magazine, le Québec a tranquillement mis en place les « jalons d’une indépendance économique ».Aujourd’hui, les entreprises québécoises comme Québécor, Lavalin, le mouvement Desjardins, Hydro-Québec et la Caisse de dépôt et placement voient leur avenir dans le nationalisme économique et le commerce avec les Etats-Unis.« Cette nouvelle vigueur a rendu le Québec beaucoup moins dépendant d’Ottawa.» D’ailleurs, conclut-on, « depuis que la communauté des affaires du Québec a découvert que le nationalisme rapporte, les partisans locaux du fédéralisme canadien se font de plus en plus rares.» xero*1 .9900 .CANOJUASW mw nisswM?®, M.VAl»SS SÇMB|C MONDE DE LA FINANCE L’Argentine et le FMI s’entendent L’ARGENTINE et le FMI sont sur le point de conclure un accord dans le cadre de la renégociation de la dette extérieure et Buenos Aires recevra dans deux mois « une injection d’argent frais », a annoncé hier le ministre de l’Economie Erman Gonzalez.Il a indiqué au cours d’une conversation téléphonique avec une radio argentine, que « ce soir ou demain (jeudi) d’importantes annonces seront faites qui aboutiront à un accord final » avec le Fonds monétaire international.Fin 1989, le FMI a octroyé à l’Argentine un crédit « stand-by » de 1,4 milliard ?US dont seulement la première tranche de 234 millions $ US a été versée.Les autres versements ont été gelés face à la situation catastrophique de l’économie argentine.Les autorités argentines tentent, face a une relative stabilisation de l’économie nationale, de recevoir le prêt originellement prévu pour février et de le cumuler avec celui de mai prochain.Un choix innovateur Voici un nouveau concept excitant et plein de potentiel! 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certaines usines pour adapter leur production à la demande, ce que la situation de concurrence qui existe présentement les empêche de faire sans essuyer de pertes.Service de PUBLICITE 842-9645 Le Devoir, jeudi 5 avril 1990 11 L ACTUALITE BOURSIERE MONTREAL Les cours se tassent MONTREAL (PC) — Les cours se sont tassés et l’activité était modérée, mer, a la Bourse de Montréal.L’indice général xxm a fermé la séance sur une perte de 14,91 points à 1877,99.Le volume négocié totalisait 6,6 millions d’actions d’une valeur globale de 78,2 millions $.t Les bancaires ont abandonné 17,94 à 1727,09, les industrieUes 17,66 à 1616,04, les nimières 16,33 à 2007,64, les pétrolières 7,05 à 1637,61 et les services publics 3,69 à 1628,^ tandis que les forestières gagnaient 6,70 à 2705,05.L mdustrielle Laidlaw B, en baisse de % à 24% s’est traitée à 253 050 exemplaires.La pétrolière Ranger OU a gagne % à 7% et plus de un million d’actions ont changé de main.59 station- pfloourrs BANCAIME ^6J0J 2705,05 É 1727,09 1877,99 1 1616,04 MINES ET MÉTAUX 1628,33 1280,08 TORONTO Le marché repart à la baisse '¦'TORONTO (PC) — Le marché est reparti à la baisse, hier, à la Bourse de To-‘ronto.L’indice composé TSE-300 a fini la journée en recul de 13,17 points à -3634,95.Le volume des échanges a gonflé et totalisait 28,7 mUlions d’actions comparé à 20 mUlions mardi.Dans les industrielles, Alberta Natural Gas a perdu % à 17% (plus de un > mUlion d’actions traitées), Mackenzie Financial (4 à 7%, Laidlaw B % à 24%, Inco % à 30% et Canadian Pacific % à 24%.BCE a gagné (4 à 41%, TCG In-• ternational 1% à 9%, E-L Financial un à 68%, Tele-Metropole B un à 14 et " Budd Canada u à 33%.‘ ' Dans les mines, Rio Algom a cédé % à 21%, Euro-Nevada Mining % à 13 et ' ‘ Cambior Inc.% à 15%.Stikine Resources a gagné 1% à 52, Minnova Inc.% à .'¦17% et Central Crude % à 5.i-'' Dans les pétroles.Total Petroleum abandonne % à 30%, Conwest Emlora-tion B % à 13% et Poco Petroleum % à 7%.Scurry Rainbow gagne 1% a 29%, I Pinnacle Resources 35 cents à 3,95 et Ocelot Industries B % à 8%.T8E300 363^5 i VALEW» PNOOWTS DE COMMJmCATIONS WDUSTWEUES CONSOtMIATION J3,17^ HAUTE TECIWOLOQIE 1883,89 4805.68 AURIFÈRES PÉTROLE ET GAZ VARUTXM DES TITRES 6855,91 J264J2 354 M7 NEW YORK Evolution irr^iulière NEW YORK (AFP) — WaU Street a fini en baisse de 17,34 points, hier, à l’issue d’une séance marquée par l’indécision des opérateurs.Après avoir évolué irrégulièrement durant l’essentiel de la séance, l’indice Dow Jones des valeurs vedettes s’est orienté vers la baisse dans les dernières heures d’échanges pour clôturer à 2719,^ en recul de 17,34 points.Quelque 161 millions d’actions ont été échangées.Le nombre des baisses était supérieur à celui des hausses: 914 contre 586, et 469 titres restaient inchangés.La publication des résultats trimestriels des entreprises américaines devrait refléter le ralentissement économique aux Etats-Unis, estiment des analystes, suscitant ainsi l’appréhension du marché.Les experts ont également souligné que, malgré la relative fermeté de Wall Street face à l’effondrement de Tokyo, la situation économique incertaine qui prévaut aux Etats-Unis limite la progression de la Bourse new-yor-)c&is6 Walt Disney a perdu 1% à 111%, Hilton Hotels a cédé 1% à 51% et Wool-woth 1% à 61%.Avon Products a progressé de 1% à 35%, McDonnell Douglas a gagné 1% à 57% et Boise Cascade 1% à 40%.Dans le secteur des titres canadiens, Alcan a cédé % à 21%, Becton Dickinson un à 59% et Canadian Pacific % à 21.BCE a gagne % à 35%.TranCapilal Financial était stable à 4.DOW JONES INDUSTRIEL DOW JONES 65 TITRES SETP500 1014,20 396,02 DOW JONES TRANSPORT I 1182,25 I 6,5^ NYSE I 187,31 SERVICES PUBLICS 214,47 VARIATHM DESHTKS 469 .914 DEVISES Voici les taux des devises étrangères tels que fournis hier matin par la Banque Nationale.Les cotes sont en monnaie canadienne et varient d'une banque à l'autre.Afrique du Sud Afrique franco Allemagne-Ouest Antilles Angl.Australie Autriche Bahamas Belgique Danemark Espagne États-Unis Finlande France Grèce Hollande Rand 0,4409 Hong Kong Dollar 0,1500 Franc CFA 0,004102 Inde Roupie 0,0682 Mark 0,6886 Israël Sheqels 0,5935 Dollar 0,4339 Italie Lire 0,000939 Dollar 0,8955 Jamaïque Dollar 0,2166 Schilling 0,09792 Japon Yen 0,007364 Dollar 1,1690 Liban Livre 0,00201 Franc 0,03332 Mexique Peso 0,000426 Couronne 0,1803 Norv^e Couronne 0,1781 Peseta 0,010825 Nouv.-Zélande Dollar 0,6774 Dollar 1,1690 Portugal Escudo 0,007805 Mark 0,2919 Royaume-Uni Sterling 1,9203 Franc 0,2051 Suède Couronne 0,1909 Drachnoe 0,007184 Suisse Franc 0,7770 Florin 0,6117 Vénézuela Bolivar 0,02608 L’OR ALONDRES LE DOLLAR CANADIEN AU CANADA AU CANADA MONTREAL INDICE GÉNÉRAL VOLUME (en millions) JVlMMJVtMMJYlMMJVlMM S » 12 13 14 t$ 16 19 20 21 22 23 27 la 29 )0 2 3 4 VtMts Hmi kl A B AMCA Int AMCA9.5 AME Ltd Abtl PrCB Actldtv Agnlco E Air Condo Alto tnerg Alto N Gs Alcon Alu Aldono M Aioo SD AI0O.A Allm.CT Am Borric Amisco Artopex fAtco I AtCO II Auberges Audrey Avcorp B Corp A BC Tel 8C GAS BCED Sri 6CEO BCE inc, BCE 1,96p BCE MbI BCE.COPI fBMTC,o BP Con 81 Bk w Bl Bk WQ 3475 375 370 375 5 300
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