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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1990-04-12, Collections de BAnQ.

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OEinc 341-0E0E Vol.LXXXI — No 86 ?Nuageux et froid.Max.: 0.Détail page 16.Montréal, jeudi 12 avril 1990 Côte-Nord.Gaspôsie.Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS ^80 ans d expérience à votre service Déchiqueteuses, Calculatrices, Répondeurs téléphoniques, Systèmes à dicter ^Pour renseignements, appelez ——1——— M III 1 II —M———CM»—T AUJOURD’ HUI, CAHIER SPÉCIAL RELIGION Éditorial Le gouvernement du Québec doit reprendre le dialogue avec les maires en y associant cette fois les commissions scolaires.L'éditorial d’Albert Juneau.Page 9 Idées Le ministre de la Santé et des Services sociaux, M.Marc-Yvan Côté, esquisse les grandes lignes de la réforme qu'il se propose d'entreprendre.Page 9 Robert Splckler Nouveau directeur général à l’OSM Robert Spickler est le nouveau directeur général de l'OSM en remplacement de Zarin Mehta.Page 18 Troubles ethniques en Chine Des troubles d’origine ethnique s'étendent dans la région du nord-ouest de la Chine à majorité musulmane ; des violences dans d'autres villes auraient causé la mort de 50 à 60 personnes.Page 5 Canadien.2 Pierre Turgeon inscrit deux buts et permet à Buffalo de niveler la série.Page 15 Pierre Laurin «Les moyens de choisir son avenir» Nouveau vice-président du conseil de Merrill Lynch Canada, Pierre Laurin est « convaincu que le Québec a plus que jamais les moyens et les capacités d'effectuer le choix de son avenir ».Page 11 Crosbie veut remplacer le GATT Le Canada propose à ses partenaires de l’Uruguay Round la création d’une organisation mondiale du commerce.Page 11 Santé : une large place pour le privé La réforme du système québécois de la santé au Québec fera une plus large place au secteur privé.Page 2 Sabres.4 AUJOURD’HUI Le ressac anti-francophone du Canada anglais s’aggrave ital Hébert de notre bureau d'Ottawa PENDANT que politiciens et gouvernements tentent de conclure une paix constitutionnelle durable, la trêve linguistique est définitivement rompue dans les rues du Canada anglais.Des salles de conseils municipaux de l’Ontario, le ressac anti-francophone s’est en effet maintenant transposé à la vie quotidienne, à un rythme et avec une intensité qui consternent même les habitués des sautes d’humeur périodiques de la majorité anglophone à l’egard du français.À Toronto, mardi, quand des amateurs de baseball ont hué devant lui un couplet en français de l’hymne na- tional, le premier ministre Brian Mulroney a parlé « d’une petite poi gnée d’individus intolérants et inconscients de la portée de leur geste ».Ceux qui vivent aux premières lignes de la francophonie hors Québec font une toute autre lecture du climat actuel.« C’est de plus en plus dur, surtout dans les milieux de travail », confirme la présidente de l’Association canadienne-française de l’Ontario, Rolande Soucie, qui a commencé à tenir un relevé des incidents qui lui sont rapportés.« Sur des lignes d’assemblage, à Oshawa, Oakville, Windsor, de façon quotidienne, trois quatre fois par jour, des travailleurs francophones se font maintenant apostropher.On leur dit : « frogs, go back to Quebec », raconte la présidente de l'ACFO.Dans un autre cas, un francophone rapporte qu’il a dû abandonner son circuit d’autobus scolaire.» La situation était devenue intenable », cons-tate-t-il.Tous les jours, depuis quelques temps, les enfants anglophones qu’il transportait l’inSultaient systématiquement.Dans un ascenseur d’un immeuble ! d’Ottawa, une fonctionnaire franco- Volr page 10: Ressac PHOTOPC David Kilgour, fraîchement expulsé du caucus conservateur à Ottawa, exprime clairement son mécontement.Mulroney chasse les insoumis de la TPS Maurice Godin - de notre bureau d'Ottawa LA TPS fédérale a fait hier ses deux Erentières victimes : les députés al-ertains Alex Kindy et David Kilgour ont été expulsés du caucus conservateur pour avoir voté mardi aux Communes contre le projet de loi sur la TPS.C’est le premier ministre Mulroney lui-même qui a annoncé la décision de son parti à la sortie du caucus hebdomadaire des conservateurs à Ottawa.M.Mulroney a dit que les députés du caucus d’Alberta avaient eu raison de proposer l’ex- pulsion des deux dissidents en leur disant « où bien vous êtes pour nous, où bien vous êtes contre nous».Et pour le premier ministre, la dissension des deux députés avait trop duré.« Il était temps de cesser de faire semblant, a-t-il déclaré, ils n’étaient vraiment des supporters du gouvernement, et ce depuis un bon bout de temps».M.Mulroney a même affirmé que MM.Kilgour et Kindy n’ont jamais exprimé leur désaccord sur la TPS en sa présence lors de rencontres du caucus, là où ils auraient dû le faire.Brian Mulroney a même fermé la porte à un retour éventuel des deux députés au sein de son parti en décla- rant que ceux-ci ne seraient pas can- ; didats conservateurs lors de la prochaine élection.I .Même si le rejet a été officielle-! ! meut entériné au cours du caucus, il était clair hier matin que la décision était déjà prise.Non seulement avait-on avisé les deux dissidents de ne pas se présenter au caucus mais on avait déjà réaménagé tous les sièges des Communes pour les exclure du groupe conservateur.Les députés indépendants Kilgour et Kindy siégeront désormais à côté du seul re- Krésentant du Reform Party d’Alerta, Mme Deborah Grey.L’expulsion, qui a reçu l'appui de Voir page 10: TPS Londres affirme avoir trouvé un canon géant destiné à l’Irak LONDRES (AFP) — Les douaniers britanniques ont découvert hier dans le port de Middlesbrough (nord-est de l’Angleterre) une cargaison suspecte à destination de l’Irak, qui pourrait être un énorme canon en pièces détachées - « le plus gros du monde », selon les douaniers - capable de lancer des obus à des centaines de kilomètres.Les pièces, découvertes dans huit caisses dans la cale d’un cargo, le Gur Mariner battant pavillon des Bermudes, seront examinées aujourd’hui par des experts militaires, a précisé un porte-parole du service des douanes.Aucune saisie ne sera officiellement effectuée avant aue leur avis ne soit connu, a-t-il ajouté.Sur les caisses figurait la mention : « Ministère des industries et des mines, projet pétrochimique, Bag- dad, Irak.» Selon les douanes, dont l’attention a été attirée par des documents douaniers non conformes, les pièces mises bout à bout pourraient former un fût de quelque 40 mètres (bien mètres) de long, ce qui en ferait de loin le plus gros canon jamais construit.Selon Henri Dodds, un expert du Voir page 10: Londres Le Pakistan se prépare à un conflit armé contre l’Inde d'après AFP HAUSSANT brusquement d’un ton la guerre verbale déjà vive entre les deux pays, des officiels du Pakistan ont appelé hier leurs concitoyens à se tenir « prêts » à un éventuel conflit armé contre l’Inde.Cette déclaration a poussé le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, à lancer un vibrant appel au calme entre les deux États, au moment où Islamabad dit avoir signalé» une concentration inhabituelle » de troupes indiennes à la frontière pakistanaise.Accusation aussitôt démentie par les autorités indiennes.La tension monte dans cette partie du monde où vit un cinquième de l’humanité : mardi, le nouveau premier ministre indien avait évoqué la capacité, pour les forces armées de son pays, de mener une guerre nucléaire contre le grand ennemi régional.Cette agressivité resurgit au moment où l’irrédentisme se manifeste de plus belle au Cachemire, région largement islamisée de l’Inde, où attentats et enlèvements sont perpétrés par les indépendantistes qui profitent, selon New Delhi, de la « sympathie active» du Pakistan.Le chef d’état-major de l’armée pakistanaise a demandé hier à ses concitoyens d’être prêt à faire face aux « visées de l’ennemi » indien, au lendemain d’une déclaration du chef du gouvernement de New Delhi qui a lui-même appelé les Indiens à se préparer « psychologiquement » à la Voir page 10: Pakistan Pas de baisse des taux d’intérêt avant deux ajis, prédit le Conference Board d'après PC — TANDIS QUE la Banque du Canada relevait très légèrement son taux d’escompte hier, le Conference Board du Canada prédisait que les taux d’intérêt au pays n’amorceront pas de descente avant les deux prochaines années.Le taux d’escompte, qui affichait 13,57% la semaine dernière, a été porté hier à 13,61 %.Bien que légère, cette hausse, la quatrième en autant de semaines, nous rapproche encore un peu plus d’une nouvelle montée du loyer de l’argent.M.Crow maintient les taux d’intérêt relativement élevés afin de ralentir la croissance de l’économie et modérer l’inflation, mais une pression sur les prix s’exerce en prévision de la taxe sur les produits et les services, estime James Frank, économiste en chef au Conference Board.Cela signifie, croit l’économiste, que M.Crow maintiendra la pression sur les taux d’intérêt pendant quelque temps.« Disons que nous ne voyons aucun changement fondamental du taux de base d’ici a un an, un an et demi », dit M.Frank.Dans sa dernière prévision sur l’économie du pays, le Conference Board estime que le taux de base sera en moyenne de plus de 13,75 % au cours des deux prochaines années.L’entrée en vigueur de la TPS le 1er janvier 1991 correspondra à une hausse soudaine des prix.Aussi, d’importantes augmentations de salaires seront consenties d’ici là, ce qui alimentera l’inflation, pense M.Frank, ce qui amènera M.Crow à maintenir des taux élevés.Le Conference Board prédit en outre que l’inflation devrait s’élever à 4,9 % cette année et grimper jusqu’à 6,3 % en 1991, comparé à 5% en 1989.«Nous croyons que le réaction à la TPS se fera d’un coup quoique des questions subsitent encore à ce sujet», a livré M.Frank.L’économiste a également prédit que la croissance de l’eco-nomie atteindra 1,9% à l’automne quand les consommateurs se lanceront dans les dépenses Voir page 10: Taux d'intérêt t JOE CLARK AU DEVOIR Le Canada cherche comment s’intégrer à la nouvelle Europe îlyn Coulon OTTAWA — Le Canada se cherche une place dans la nouvelle Europe et étudie présentement comment s’intégrer aux nouvelles institutions qui vont émerger des transformations actuelles sur le Vieux continent.Lors d’une entrevue avec LE DEVOIR, hier, le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, a tracé les grandes lignes de la politique étrangère du Canada depuis quelques années et évoqué l’avenir du pays dans le concert des nations.Pour M.Clark, le plus grand défi qui attend le Canada dans les prochaines années, c'est le maintien des liens avec le continent européen au moment où les Européens discutent de leur avenir tant économique que politique et militaire.« Comment le Canada peut-il demeurer dans l’esprit des Européens alors qu’ils sont si occupés avec leurs nouveaux problèmes ?Nous travaillons là-dessus depuis plusieurs mois», dit-il.Devant les changements qui bou- leversent l’Europe de l’Est depuis un an, le ministère des Affaires étrangères a entrepris une révision de la politique canadienne.Le 5 février, M.Clark a prononcé le premier de deux discours importants sur la nouvelle politique étrangère et promet que le prochain sera livré dans quelques semaines.Lors de son allocution à l’Université McGill, le secrétaire d’État insistait sur la détermination du Canada à rester au sein de l’Alliance atlantique et à maintenir des troupes Voir page 10: Europe PHOTOPC Joe Clark estime qu’il ne faut pas exagérer les conséquences du libre-! -échange sur la politique étrangère canadienne.¦nHMmmiH MMiRililK 0 / û f M 0 â \f AU Puissance et qualité à boa prix La grande puissance du 386 avec • LECTEUR RIGIDE DE 40 MEG • ÉCRAN VGA COULEUR DcitciTrain WÊÊÊBÊSHË Processeur 80386 SX 16 MHz ¦ 1 lecteur 1,2 meg ¦ Mémoire vive de 2 meg.Carte vidéo super VGA (800 x 600) ¦ Compatible avec Novell ¦ MS Doss 4,01 GW Basic 3,23 8251 St-Hubert (nord de Jarry) 385-1777 1533Autoroute 440 Ouest (à l'est de l'autoroute 15) 688-1001 t 10 M Le Devoir, jeudi 12 avril 1990 Mulroney se dit fier de ses députés qui ont voté «oui» en 1980 intal Hébert 1 de notre bureau d'Ottawa SOUS LES OVATIONS de ses députés, le premier ministre Brian Mulroney s’est porté à la défense de ses ténors québécois hier aux Communes, déclarant qu’il est fier d’avoir à ses côtés à Ottawa des Québécois qui ont voté « oui » au référendum de 1980.Pour la troisième journée consécutive, l’opposition libérale demandait des comptes au premier ministre relativement à une sortie de son lieutenant québécois Lucien Bouchard, lequel avait déclaré qu’à la suite du retrait de l’appui de Terre-Neuve à l’Accord du lac Meech, le Canada pourrait bien être appelé à choisir entre le Québec et la dernière venue des provinces canadiennes.« Il est vrai que des députés qui siègent ici ont voté oui, et je suis fier de les avoir comme membres de mon gouvernement», a rétorqué Brian Mulroney en désignant du doigt d’abord Benoit, puis Lucien Bouchard.À la sortie de la Chambre, le premier ministre ministre a ensuite ajouté que ce sont des gens comme les libéraux, qui exigent « des degrés de pureté » de leurs interlocuteurs uebécois qui font grossir les rangs es souverainistes au Québec.S’il n’a pas convaincu ses critiques, dont le Terre-Neuvien libéral Brian Tobin selon qui les propos de Lucien Bouchard sont incompatibles avec son poste de ministre fédéral, le pre- mier ministre, avec une telle fin de non-recevoir, a tout au moins semblé clore la discussion aux Communes.Mais elle a eu certains échos au comité parlementaire qui étudie depuis le début de la semaine le projet de résolution d’accompagnement à l’Accord du lac Meech soumis par le Nouveau-Brunswick.Qualifiant de « quasi-incendiaire » les propos du ministre Lucien Bouchard, la Fédération des francopho-nes-hors-Québec a invité les politiciens à nuancer leurs déclarations en matière constitutionnelle.Dans sa présentation, la FFHQ a également fait état de sa « surprise » devant les réticences manifestées par Québec à l’égard de l’enchâssement, dans la Constitution, du pouvoir de promouvoir la dualité linguis- tique du gouvernement fédéral.Faisant état des discussions de sa fédération avec Québec depuis trois ans, le président de la FFHQ Guy Matte explique: « Il était clair que l’idée de la promotion, lorsqu’elle a été présentée dans le cadre de la ronde qui a mené au Lac Meech, n’était pas un problème pour le Québec, que le Québec n'y avait pas vu d’objections majeures.» « Il était également clair que dans la prochaine ronde constitutionnelle, les intérêts des francophones-hors-Québec seraient tenus en ligne de compte, et pour nous, ça nous a porté à comprendre que la promotion serait à l’ordre du jour.» À ce sujet, Guy Matte a d’ailleurs cité in extenso l’entretien qu’il a eu le 22 janvier dernier avec le premier ministre Bourassa et le ministre G il Rémillard, un entretien au cours duquel, insiste-t-il, le ministre a clairement engagé M.Bourassa à collaborer à satisfaire aux exigences des francophones-hors-Québec dès la prochaine ronde constitutionnelle.Selon le président de la FFHQ, rien ne permettait alors de croire que Québec fermait la porte à la promotion par Ottawa de la dualité linguistique puisqu’il s’agissait au contraire de la revendication-clé de l’organisme.Même son de cloche d’Alliance-Québec, qui a fait état, devant le comité, d’un certain nombre de discus-• sions informelles avec Québec au terme desquels tout indiquait que la notion de promotion fédérale de la dualité linguistique ne posait pas de problèmes au gouvernement Bourassa.Dans leurs mémoires, les deux organismes ont d’ailleurs fait valoir qu’une telle clause n’ajoute pas de nouveaux pouvoirs fédéraux et ne permettrait pas à Ottawa, comme le craint Québec, de s’immiscer dans ses champs de juridiction, puisqu’elle se limiterait aux sphères de compétence fédérale.Mais malgré ce qu'elle perçoit être un recul de Quebec, la FFHQ maintient son appui au lac Meech sans changement et sans l’adoption de la résolution McKenna.A ce sujet, le message d’Alliance-Québec est plus nuancé, ce qui n’a pas empêché l’organisme anglophone de réitérer son appui à la clause de société distincte de l’accord actuel.Stationnement restreint et remorquage aux abords de l’autoroute Métropolitaine .— UNE BATTERIE de mesures ; sera mise en branle lundi par la Ville de Montréal pour minimiser l’impact des travaux débutant sur l’autoroute Métropolitaine, dont le remorquage des véhicules en infraction et le stationnement restreint dans une dizaine de rues.Les voies de circulations touchées sont les boulevards Henri-Bourassa, Crémazie et l’Acadie, l’avenue Beaumont, de même que les rue Sauvé, J arry, Jean-Talon, Saint-Hubert, de Liège et Notre-Dame.Le stationnement sera ainsi inter-• dit sur le boulevard Crémazie, 24 ' heures sur 24 et sept jours semaine, entre Saint-Léonard et le boulevard de l’Acadie.Tous les véhicules en infraction y seront systématiquement remorqués.Le remorquage sera aussi de rigueur dans la voie réservée aux autobus sur le boulevar-dllenri-Bourassa et les rues Sauvé aux heures de pointe et sur de courts tronçons des rues Liège et Saint-Hubert en après-midi.De fait, une voie de la chaussée sera réservée aux autobus dans ces grandes artères à compter de 5 h 30 ou 6 h le matin jusqu’à 9 h, selon les rues, et de 15 h ou 15 h 30 à 19 h en soirée.Sur le boulevard de l’Acadie, l’avenue Beaumont, et les rues Jean-Talon et Notre-Dame, seul un changement au règlement de stationnement est prévu, l’interdiction d’arrêter étant maintenant en vigueur à compter de 7 h plutôt que 8 h.Par ailleurs, des travaux ont été effectués au carrefour Jarry et Crémazie, pour élargir ce boulevard et rendre la croisée parrallèle à l’autoroute Métropolitaine.Ces mesures prises par la Ville ont pour but de confiner le débordement du trafic de l’autoroute métropolitaine à certaines artères pour éviter l’empiètement sur les quartiers résidentiels.Des panneaux de signalisation seront installés sur les artères névralgiques pour avertir les automobilistes de cette nouvelle réglementation.Les propriétaires de voitures remorquées devront quant à eux scruter les rues avoisinantes pour retrouver leur véhicule.SUITES DE LA PREMIERE PAGE : ?Taux d’intérêt juste avant l’introduction de la TPS.Mais l’économie ralentira dès les premiers mois de 1991, croit le Conference Board.« Nous ne parlons pas de récession dans son sens stricte mais, chose certaine, les affaires ne seront pas bonnes au premier trimestre de l’an prochain », a dit M.Frank.Pour l’ensemble de 1991, l’économiste s’attend à une modeste croissance de 1,5%.De l’avis de certains spécialistes, H- les grandes banques ne réviseront probablement pas leurs frais d’emprunt cette semaine.Mais d’autres • craignent qu’un nouveau bond des taux d’intérêt à court terme pourrait forcer les banquiers à relever leur taux de prêt de base pour la seconde fois en trois mois.Ce taux, que les banques accordent à leurs meilleurs clients, est passé de 13,50 à 14,25 % tout juste avant la présentation du budget fédéral en février.Mais John Crow, le gouverneur de la Banque du Canada, semble vouloir brider le loyer de l’argent pour le moment, estime Peter Drake, économiste à la Toronto Dominion Bank.« Je ne pense pas qu’il veuille une récession, ce qu’il veut c'est être sûr que l’inflation n’est pas un fac-¦ teur», note M.Drake.?TPS presque tous les membres du caucus, a quand même été déplorée par le député Pat Nowlan de Nouvelle-Ecosse.«Je ne crois pas, a dit M.Nowlan, que nous aurions dû réagir comme nous l’avons fait ».Pour lui, il aurait été possible d’exclure, sans les expulser du caucus, Alex Kindy et David Kilgour tant que durera le débat sur la TPS.C’est d’ailleurs ce qui était arrivé à Pat Nowlan lui-meme lors du débat sur l’entente du lac Meech alors que celui-ci s’y opposait.Il avait réintégré le cau-.cus par la suite.• • M.Nowlan regrette surtout la dé-‘ cision rapide du caucus en l’absence de ses deux collègues.« Ils n’ont même pas eu la chance de se défendre devant le caucus aujourd’hui, ce ue je trouve épouvantable ».Les eux députés étaient absents d’Ottawa hier.Si le caucus et le premier ministre ont été sévères à l’endroit des deux députés albertains, il n’est pas question cependant de sévir contre ceux qui étaient absents lors du vote de mardi.Mais le plupart des 17 conservateurs absents avaient justifié cette absence sans lien avec la TPS.Contrairement à ses collègues cependant, le député de La Prairie, Fernand Jourdenais, qui était à Ottawa mardi, a délibérément choisi de ne pas se présenter en Chambre pour voter sur le controversé projet ¦de loi.Ses sentiments à l’égard de la TPS sont tellement partages qu’il ne pouvait voter en faveur de la taxe en Chambre.« Mon devoir c’était de faire ce que j’ai fait » affirme-t-il et ses consultations des derniers mois dans sa circonscription lui ont confirmé cette ambiguité face à la taxe Wilson.Une réunion extraordinaire de plus de son association de comté samedi dernier a prouvé une fois de plus, de dire M.Jourdenais, que la division est grande.« Mon association était ‘divisée’ en deux également » affirme-t-il, et la réunion a duré plus de quatre heures, sans résultat.M.Jourdenais croit cependant que le caucus n’avait d’autre choix que d’exclure les deux députés albertains.« Ils savaient ce qu’ils faisaient et avaient été avertis et ils ont pris leur décision ».Pour lui, le gouvernement faisait de la TPS une question de confiance.« Il fallait ab- solument qu’on agisse de cette façon-là si on disait que c’était un vote de non-confiance ».Il juge que son abstention, son absence, ne peut être considérée comme un vote de rejet de la TPS puisque d’autres conservateurs étaient absents lors du vote.« Brian Mulroney et Michael Wilson n'étaient pas là, est-ce que ça équivaut à un vote négatif ?» lance-t-il avec un sourire.L’explusion des deux députés albertains ne moussera sans doute pas la popularité des conservateurs en Alberta, au contraire, mais permettra de resserrer la cohésion au sein du caucus de cette province où déferle actuellement une vague anti-TPS qui contribue à la popularité croissante du Reform Party.?Londres Jane’s Defence Weekly, l’hebdomadaire britannique spécialisé, une telle arme pourrait avoir une portée de 700 km et tirer des obus d’un mètre de diamètre, pesant de deux à sept tonnes, dotés d'ogives nucléaires ou des obus chimiques.Installé sur le territoire irakien, ce canon, selon les experts, pourrait facilement atteindre l’Iran, Israël, ou n’importe quel autre pays du Moyen Orient.Le président irakien, Saddam Hussein, rappelle-t-on, avait affirmé la semaine dernière que son pays avait la capacité de détruire la moitié d’Israël a l’arme chimique.Il avait en revanche nié que l’Irak cherchait à produire une arme nucléaire.La découverte sur le Gur Mariner intervient deux semaines à peine après la saisie, le 28 mars à l’aéroport de Londres-Heathrow, de 40 composants électriques de détonateurs nucléaires, des « krytrons », qui étaient également destinés à l’Irak.Un Irakien, Omar Latif, employé de la compagnie Iraqi Airways, avait été expulsé de Grande-Bretagne à la suite de cette saisie, et deux autres personnes avaient été inculpées.Cette affaire avait relance les spéculations sur la volonté du gouvernement de Bagdad de mettre au point l’arme atomique, bien que les autorités irakiennes aient toujours nié que ces pièces étaient autre chose que des condensateurs électriques.à la suite de la découverte de mercredi à Middlesbrough, les douaniers ont fait des enquêtes dans des entreprises des West Midlands (centre de l’Angleterre) et de Sheffield (nord), où l’énorme canon aurait pu être conçu et construit.Des documents ont été saisis pour examen, a précisé un porte-parole des douanes.Les douaniers n’ont toutefois procédé à aucune interpellation.Selon l’agence AP, la seule entreprise britannique - l’autre se trouverait aux États-Unis - capable de construire ce type d’engin est la compagnie Sheffield Forgemasters.Selon un porte-parole de la compagnie cité par la BBC, si les pièces trouvées à bord du Gur Mariner provenaient bien de sa société, il ne s’agirait pas d’un canon, mais de canalisations pour l’industrie pétrochimique.Il s’est refusé à tout autre commentaire.Aucun officiel n'était disponible à l’ambassade d’Irak à Londres pour réagir tandis que le gouvernement britannique attendait le rapport des experts pour faire connaître sa position.Un autre spécialiste en armement, Ian Hogg, s’est déclaré «abasourdi» par une telle information.»Je pensais que ce type d’équipement avait disparu depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale», a-t-il indiqué.Selon lui, le plus gros canon jamais construit était allemand et mesurait 28,9 mètres de long.Les pays occidentaux (Grande-Bretagne, États-Unis, France, RFA et Italie) refusent d’accorder des licences d’exportation d’armes vers l’Irak tant que la cessation des hostilités avec l’Iran n’aura pas été ratifiée par un traité de paix.+ Ressac phone raconte comment un de ses collègues est venu lui dire: « Vous savez, je n’ai jamais eu le courage de le dire, mais vous me déplaisez parce que vous êtes francophone.» Pas besoin d’ailleurs de chercher loin pour être témoin de tels accrochages.Cette semaine, devant le Parlement fédéral, deux fonctionnaires ont vu leur conversation interrompue brutalement par un passant.« Your goose is cooked, Quebeckers » leur a-t-il crié en les entendant parler français, votre compte est bon.» Pour des vétérans de la vie en français à l’extérieur du Québec, c’est un réveil brutal au terme d’une quinzaine d’années de trêve linguistique.Même pendant le débat référendaire au Québec, rappellent-ils, le ton n'a jamais durci autant.Et à l’inverse, souligne le chef du bureau du Globe & Mail à Ottawa, Graham Fraser, qui a vécu au Québec les années référendaires, les francophones du Québec n’avaient pas ce discours là quand ils remettaient en cause leur appartenance au Canada.« Mes souvenirs du référendum comme anglophone, explique-t-il, c’est qu’un certain nombre de personnes ont pris soin de nous rassurer qu’on resterait voisins, et amis.» Cette fois-ci, au moment où le Canada anglais s'interroge sur la valeur de payer le prix des exigences constitutionnelles du Québec, le message de la rue est catégorique, beaucoup plus d'ailleurs que celui des élites.L’ACFO par exemple n’a eu aucune difficulté à recruter le gratin des milieux syndicaux et politiques pour une campagne contre l’unilinguisme.De la même façon, plusieurs municipalités importantes ont voulu renverser le courant, en prenant position pour la dualité linguistique canadienne.En fait, au niveau institutionnel, les grandes associations sont massivement dans le camp de la dualité linguistique.Mais, pour plusieurs observateurs, le courant du bilinguisme ne passe plus et il faudra plus qu’un compromis constitutionnel pour le rétablir.+ Pakistan guerre.Le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, a lancé hier un appel au calme, après l’exécution, au Cachemire, de trois otages par des séparatistes musulmans.M.Ferez de Cuellar, qui se trouve actuellement en Belgique, a « appelé au calme toutes les parties » et souligné qu'il avait « constamment déploré et condamné la mort de personnes innocentes », a déclare un porte-parole de l’ONU.Le Front de libération Jammu et Cachemire (JKLF) a revendiqué vendredi dernier l’enlèvement et l’exécution de trois otages, parmi lesquels le vice-recteur de l’Université du Cachemire, en échange de trois de ses militants emprisonnés.Au cours d'une réunion des commandants de corps d’armée pakistanais à Rawalpindi, près de la capitale pakistanaise Islamabad, le général Mirza Aslam Beg a dénoncé hier « l’qcte d’intimidation militaire » que représente, à ses yeux, une concentration anormale de troupes indiennes dans l’État du Rajastan, qui fait face à la province du Pendjab pakistanais.« L’attitude indienne est des plus menaçantes, et l’armée pakistanaise doit prendre les mesures adéquates pour la contrer », a affirmé le général Beg.Dans une déclaration à l’AFP, un responsable du ministère pakistanais de la Défense s’est étonné de la présence, dans un secteur situé entre Bikaner et Suratgarh, de troupes indiennes qui auraient dû théoriquement rentrer dans leurs casernes début mars, après un exercice militaire Horaire des activités de la Semaine sainte à Montréal JEUDI SAINT ¦A la basilique Notre-Dame 116, rue Notre-Dame-Ouest (métro Place d’Armes) 17h00: concélébration de la Cène du Seigneur avec la participation de la chorale mixte de Notre-Dame sous la direction de Marcel Laurencelle et l’organiste Pierre Grandmaison ¦A la cathédrale Marie-Reine du Monde angle René-Lévesque et Mansfield (métro Peel ou Bonaventure) 20h00: messe de la Cène du Seigneur, présidée par Mgr André Marie-Chimicella.¦Au sanctuaire Marie-Reine-des-coeurs angle Bossuet et Sherbrooke (métro Cadillac) 17h00 et 20h00: concélébrations de la Cène du Seigneur présidée par le père Maurice Leblanc et animée par Lise Richer.Aux grandes orgues Yves Préfontaine.¦A l’oratoire Saint-Joseph chemin de la Reine-Marie (métro Côte-des-Nêiges) 20h00: Concélébration de la Cène du Seigneur avec les Petits Chanteurs du mont Royal et Raymond Daveluy aux grandes orgues.¦Au Gesu 1202, rue de Bleury (Métro Place-des-Arts) 17h00: Cène du Seigneur présidée parle père Arcade Gingras, jé-suiste avec la participation de la Chorale du Gésu et Aline Letendre à l’orgue.VENDREDI SAINT Les Marches du Pardon ¦Marche Nord-Sud Départ à 7h00 du matin à l’église Sainte-Madeleine-Sophie-Barrat, 10 755 Saint-Charles; fin à 15h00 à la basilique Notre-Dame, rue Notre-Dame pour la Célébration du Pardon ¦Marche Est-Ouest Départ à 7h00 du matin à l’église Saint-Clément (angle Viau et Adam; fin à l’élgise Saint-Eusèbe de Verceil, 2151 Fullum, à 15h00 avec la Célébration du Pardon.¦Marche de Lachine Départ à 9h00 à Saint Andrew’s Presbyterian Church au 5065 Sherbrooke; fin à l’église du Très-Saint-Sacrement, 800 rue Provost ¦Marche d’Anjou Départ à 9h00 à l’Ecole des Roseraies, 6440 boulevard des Galeries d’Anjou; fin à l’église Notre-Dame-d’Anjou.Célébrations liturgiques ¦A la cathédrale Marie-Reine du Monde 15h00: méditation du Chemin de la Croix présidée par Mgr Jean-Claude Turcotte 17h00: office du Vendredi Saint présidé par Mgr Jean-Claude Turcotte ¦A la basilique Notre-Dame 15h00: Office de la Passion du Seigneur, avec la participation de la chorale de Notre-Dame et Pierre Grandmaison à l’orgue.¦Au sanctuaire Marie-Reine-des-coeurs 15h00: Office de la Passion du Seigneur.A l’orgue: Yves Préfontaine 20h00: Méditation du Chemin de la Croix avec illustrations visuelles.¦A l’oratoire Saint-Joseph 15h00: Office du Vendredi Saint avec la participation des Petits Chanteurs du mont Royal.20h00: Chemin de la Croix prêché avec la participaton des Petits Chanteurs.¦Au Gesu 15h00: Office du Vendredi Saint avec la participation de la chorale du Gesu.Manifestations artistiques ¦ Le Chemin de Croix de Henri Ghéon lOhOO: à l’église Saint-Joachim, 2 rue Sainte-Anne à Pointe-Claire; par le théâtre Bel-Espoir.Mise-en-scène de Jean-Guy Gagnon.¦Les sept paroles du Christ de Théodore Dubois vers 16h30: à la paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, 8200 Saint-Hubert, après la Célébration de la Passion; par la chorale paroissiale sous la direction de M.Émille Robillard.20h00: à l’église Saint-Nicolas, 1820 Laverdure (métro Henri-Bourassa) ; avec le Choeur de Paul sous la direction de Michel Cyr.(Entrée gratuite).UChemin de croix, son et lumière 19h30 à l’église Saint-Théophile, 6000, 31e avenue à Laval; ¦Chemin de croix 20h00: à l’église Saint-Charles, 2115 rue Centre ; par des enfants de 5e année de Pécole Charles-Le-moyne.¦La passion selon Sant-Jean de Jean-Sébastien Bach 20h00: à l’église Notre-Dame-des-Neiges, angle Lacombe et Côte-des-Neiges (métro Côte-des-Nei-ges); par la chorale de la paroisse.Solistes invitées: Denise Pelletier et Chantale Lavigne.¦Chemin de la croix et musique sacrée 20h00 à l’église Saint-Germain-d’Outremont, angle Côte-Sainte-Catherine et Vincent- d’Indy (métro Vincent d’Indy).Solistes: Marie Claude et Isabelles Desloges, Nathalie Morais et Marcel De Hêtre.¦ La soirée des Souvenances de Pierre Côté 20h00 à l’Eglise de l’immaculée Conception, angle Rachel et Papineau.Évocation de la vie et de la mort de Jésus.Spectacle de danse, chant, musique et théâtre.Chorégraphie et mise en scène de Jacques Dubuc.Avec la participation de l’atelier Gestuelle liturgique et théâtre biblique.annuel de trois mois.Ce responsable, qui a requis l’anonymat, a souligné que l’état-major pakistanais ne « peut s’empêcher de faire un rapprochement entre cette concentration inhabituelle de troupes » et les « déclarations provocatrices» du gouvernement indien.Avant-hier, quelques heures après l’exécution d’un otage détenu par le Front de libération du Cachemire (JKLF), le premier ministre indien, M.V.P.Singh, avait une nouvelle fois dénoncé les « visées territoriales pakistanaises sur l’Inde » et averti que le Pakistan aurait à payer un « prix très lourd » s’il continuait à soutenir les séparatistes musulmans du Cachemire.Dans une réaction officielle, le gouvernement pakistanais a « regretté » que ses propres déclarations appelant à « une solution pacifique » du problème du Cachemire entraînent « des réponses belliqueuses et des menaces de guerre de la part du gouvernement indien.» Mardi, le chef du gouvernement indien, pour appuyer sa puissante mise en garde, avait laissé entendre qu’une guerre entre les deux pays pourrait avoir une dimension nucléaire.« Nous pourrions devoir réviser notre politique nucléaire et nos techniciens sont capables » (de produire des armes de ce type), avait déclaré M.Singh, dans une allusion à la dimension militaire que l'Inde prête au programme atomique du Pakistan.Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a affirmé que ce genre de déclarations « ne peut qu’alimenter la tension entre les deux pays et l’appréhension (de la population), dans une région du monde où vit un cinquième de l’humanité ».Trois conflits armés ont opposé l’Inde au Pakistan depuis la partition du sous-continent indien par les Britanniques en 1947.Deux guerres, celles de 1948 et de 1965, étaient liées au Cachemire, le seul Etat de l’Union indienne à majorité musulmane dont le statut n’a jamais été entériné par la communauté internationale.Le Pakistan se base aujourd’hui sur la résolution du 5 janvier 1949 des Nations unies pour demander l’organisation d'un plébiscite dans la vallée stratégique de l'Himalaya, référendum qui ne donnerait d’autre choix à la population que de rester dans l’Union indienne ou de passer sous le contrôle du Pakistan.Cependant, au moins une organisation séparatiste, le JKLF, qui a intensifié aux côtés d’autres groupes ses opérations contre l’autorité de New-Delhi au début de l’année, milite désormais en faveur d’une indé- pendance totale par rapport à l’Inde comme au Pakistan.Hier, des chars et des transports de troupes blindés étaient déployés dans les rues de Karachi (sud de l’Inde), après la mort du dirigeant du mouvement de jeunesse du Parti du peuple pakistanais (PPP au pouvoir), Najib Ahmed, blessé par balles vendredi dans une attaque qui aurait été perpétrée par l’opposition.Une tension très vive régnait déjà à Karachi depuis cette agression, attribuée à des militants du mouvement des Mohajirs Qaumi (MQM), une organisation de l’opposition qui défend les intérêts des Mohajirs, des immigrants de langue ourdoue venus s’installer au Pakistan après la partition de l’Inde.Le chef du mouvement des Mohajirs Altaf Hussain poursuivait, avec plusieurs centaines de ses partisans, une grève de la faim pour exiger la libération de plusieurs militants du MQM emprisonnés, dont l’un a été accusé d’avoir pris part à l’attaque de vendredi dernier qui a coûté la vie à Najib Ahmed.Un témoin a qualifié de « sans précédent » l’importance du dispositif de sécurité déployé à Karachi.Les deux pays se sont déjà livré deux guerres pour le contrôle de cet État, le seul en Inde à forte majorité musulmane.New Delhi accuse Islamabad d’entraîner et d’armer les rebelles, ce que dément le Pakistan, tout en soutenant le droit du Cachemire à l’autodétermination.Quelque 400 personnes sont mortes dans la vallée du Cachemire depuis le début de l’année lors d’attentats et surtout lors d’opérations lancées par les forces de l’ordre.+ Europe en Europe tout au long du processus de négociations sur le désarmement conventionnel à Vienne.« Il n’est pas question de retirer les troupes avant qu’un accord majeur soit signé entre les pays des deux alliances militaires », dit-il.M.Clark pense que la meilleure façon d’associer le Canada à l’Europe est de participer au renouvellement de ses institutions et à la création de nouvelles.« Nous comptons beaucoup sur l’élargissement du mandat de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) pour nous impliquer encore plus », dit le ministre.En novembre prochain, les 35 pays de la CSCE se réuniront pour discuter de la réunification allemande et de l’avenir des alliances militaires.Parallèlement au processus CSCE, le ministre estime que l’OTAN devra se transformer pour jouer un rôle plus politique et servir de pôle pour la sécurité européenne.En plus de l’OTAN, M.Clark pense que la CSCE pourrait assumer certaines responsabilités dans le domaine de la sécurité.Par exemple, « la CSCE pourrait avoir des pouvoirs pour atténuer les disputes entre pays sur les nationalités.C’est aujourd’hui un grave problème dans les pays de l’Est », dit-il.Pour renforcer les liens avec l’Europe, M.Clark pense qu’une participation plus active aux institutions économiques et des rencontres plus régulières avec les partenaires de la Communauté européenne s’imposent rapidement pour éviter que ne s’érigent des blocs commerciaux antagonistes.Le ministre estime qu’il ne faut pas exagérer les conséquences du libre-échange sur la politique étrangère canadienne.« Je ne crois pas que le continen-talisme soit une menace.Au contraire, les étrangers et particulièrement les Européens voient d’un bon oeil notre relation privilégiée avec les États-Unis», dit-il.À la tête de la diplomatie canadienne depuis cinq ans, M.Clark estime que le Canada a remporté de nombreux succès diplomatiques depuis un an.Tant en Amérique centrale, qu’en Namibie ou en Afrique du Sud, les positions prises par le Canada se sont révélées être les bonnes.La conférence à ciels ouverts à Ottawa en février dernier a même débouché sur l’organisation d’un sommet international sur l’avenir de l’Allemagne au grand plaisir de gouvernement canadien qui n’en attendait pas tant.M.Clark a aussi parlé de la situation en Union soviétique et particulièrement de celle de la Lituanie.Il espère que des négociations sérieuses vont s’engager entre les deux parties.Il estime même que la réaction de Mikhail Gorbatchev au défi lituanien déterminera les relations futures avec les pays occidentaux.NDLR LE DEVOIR ne sera pas publié demain, Vendredi saint.Samedi, le journal sera publié comme à l'accoutumée.Nous ferons de nouveau relâche lundi, lendemain de Pâques. Le Devoir, jeudi 12 avril 1990 115 AFFAIRES SOCIALES Microscopes de pointe LA FACULTÉ de médecine dentaire de l’Université de Montréal vient de recevoir des subventions totalisant 2,7 millions $ pour l’achat de microscopes électroniques de pointe qui permettront de poursuivre des recherches sur l’amélioration des implants dentaires.Les fonds proviennent du Conseil de recherches médicales du Canada, du Fonds de recherche en santé du Québec et du Fonds de recherche dentaire du Québec (un organisme financé par les dentistes privés).Ces sommes permettront à l’équipe du professeur Nand, de la Faculté, d’améliorer la technique des implants dentaires, ces prothèses fixées dans la genvice.La population du Québec détient d’ailleurs le plus haut taux de prothèses dentaires en Amérique du Nord.Une ministre contre les coupures LA MINISTRE québécoise déléguée à la Condition Féminine et à la Famille, Violette Trépanier, appuie les groupes de femmes qui protestent contre les coupures budgétaires apportées aux Centres de femmes par le gouvernement fédéral.La ministre Violette Trépanier rencontrait à cet effet vendredi dernier le Secrétaire d’État du gouvernement fédéral, Gérald Weiner, responsable du Programme de promotion de la femme.Mme Trépanier affirme avoir exprimé sa déception face à la réduction de 15 % pratiquée, pour la deuxième année, à ce programme.« Certains organismes, ajoute-t-elle, se retrouvent devant une annulation complète de l’aide fédérale qui est pourtant nécessaire à leur fonctionnement.» Hôpital en tutelle LE MINISTRE de la Santé Marc-Yvan Côté a mis en tutelle la semaine dernière l’hôpital de Lourdes-de-Blanc-Sablon, sur la Basse-Côte-Nord.Le directeur général de l’institution, Jean Moyen, est un ancien candidat libéral battu aux élections générales de 1989 dans le comté de Duplessis.Le tuteur nommé par le gouvernement est sur place à compter d’aujourd’hui « pour prendre la relève au plan administratif et vérifier un certain nombre de choses », a répondu à l’Assemblée nationale le ministre Côté.Selon le député péquiste Michel Bourdon, M.Moyen aurait tenté de faire accorder un contrat pour le transport des malades par hélicoptère à une firme « très intime avec le Parti libéral ».M.Bourdon a également affirmé que la firme qui devait être favorisée par le contrat était la même qui transportait M.Moyen pendant la dernière campagne électorale.M.Côté a reconnu pour sa part que le contrat proposé par l’hôpital à Hélie Hélicoptères pour le transport des malades n’a pas été signé par le ministère après analyse des avocats du ministère.Fonds pour les maisons d’hébergement À LA SUITE de la tuerie de l’École polytechnique, des fonds de plus de 3000 $ ont pu être récemment versés au Regroupement provincial des maisons d’hébergement en guise d’appui à leur action en faveur des femmes victimes de violence.Les collectes de fonds avaient été organisées par l’Ecole de service social de l’Université de Montréal, qui a recueilli 2227 $, et le département de travail social de l’Université du Québec à Montréal, où 1000 $ a été récolté.Les deux institutions tenaient ainsi à réagir de façon concrète à la tragédie survenue en décembre dernier.Le Regroupement a indiqué que cet argent servira à sensibiliser davantage la population au « phénomène de la violence quotidienne exercée contre les femmes ».Éponge contraceptive OTTAWA (PC) — La première éponge contraceptive intra-vaginale vient d’arriver sur le marché au Canada.Le nouveau produit, commercialisé sous la marque Today, est vendu par paquets de trois pour 6 $ et on peut se le procurer sans prescription, n s’agit d’un dispositif de mousse spongieuse de la taille d’une balle de ping-pong environ, qui empêche les spermatozoïdes d’atteindre et de fertiliser les ovules de la femme.La mousse de polyuréthane de l’éponge est imbibée de spermicide monoxynol-9, a expliqué le docteur Miklos Nadasdi, directeur médical de la compagnie Wyeth, le distributeur canadien.Une fois en place, l’éponge libère continuellement du spermicide, qui attire et tue les spermatozoïdes.Environ 70 millions d’Américaines et d’Européennes se sont servi de cette méthode anticonceptionnelle depuis cinq ans.Elle a un taux d’échec d’environ 10 %.Les professeurs de mathématiques ne veulent plus que cette matière serve à la sélection sociale Jeah-Pierre Proulx LA FONCTION de sélection sociale que jouent actuellement les mathématiques dans le système scolaire a hanté les « États généraux » sur l’enseignement de cette discipline en fin de semaine à Montréal.La présidente de cette manifestation, Mme Ginette Ouellette, a déclaré, aux termes de la rencontre, que « l’effet pernicieux d’une sélection et d’une accrédittion des diplômes filtrées par les mathématiques, dans un contexte de préjugés de tout genre à l’endroit de cette discipline, a fait des mathématiques le bouc-émissaire du système scolaire.En ignorant cette situation, on risque d’accentuer les différences tout en freinant l’émergence des talents».Plus de deux cents professeurs délégués par dix associations et groupe d’intérêts en mathématique s’étaient réunis à compter de vendredi der- nier pour débattre de propositions visant a « relancer » l’enseignement et l’apprentissage de cette discipline.Mais le thème de la sélection sociale paraît avoir particulièrement agacé certains professeurs.Ainsi, le Groupe d’enseignement des mathématiques au collégial s'en est pris « à la couverture dépréciative ù l'égard des mathématiques quand il est question de cette problématique » et a recommandé aux média: « d’approfondir plus leurs sujets et de donner une vision plus objective de la situation des mathématiques pour éviter une phobie sociale généralisée à l’endroit de cette matière».Dès l’ouverture vendredi soir, la conférencière invitée, Mme Nanide Bednarz, directrice du Centre interdisciplinaire de recherche sur l'apprentissage et le développement en éducation, a déclaré qu’il faut « mettre fin à l’utilisation dangereuse des cours à option comme instrument de sélection, et faire jouer aux options, dans un éventail plus varié de matières, de disciplines, leur véritable rôle pour des élèves plus motivés».Les mathématiques, estime-t-elle, ont « un poid énorme » pour les élèves qui n’ont pas de goût pour les mathématiques et se sont inscrits en 4e et 5e secondaire dans ses options seulement pour avoir leur « passeport » pour le collégial et l’université puisque près de 75 % exigent la réussite de ces cours optionnels ».« Les options en mathématiques servent de plus d’ineidateurs d’excellence dans les liste d'admission, a-t-elle poursuivi.Or les habilités acquises en sciences humaines et en langue maternelle pourraient être tout aussi importantes et tout autant prédicteurs de réussite et de compté-tence professionnelle que les habilités acquises en mathématiques».À son avis, « l’enseignement des mathématiques ne tir aucun profit d’une telle situation, bien au contraire: elles ne sont qu'un passeport pour les étudiants qui s’en détournent aussi vite, au lieu d’être une source d’enrichissement intellectuel Ce choix quasi-imposé par le contexte social ne peut que contribuer à développer une attitude négative vis-à-vis des mathématiques ».Bien plus, elle a dit son désaccord avec la récente décision du ministère de l'Éducation d’augmenter de deux heures par semaine l’enseignement des mathématiques en 4e secondaire, à compter de septembre prochain.« Avant de favoriser l’augmentation du temps d’apprentissage, il faudrait d'abord prendre en compte d’autres formes d’interventions a’a-vantage centrées sur l’élève et ses capacités d’apprentissage ».Les États généraux n’en ont pas moins recommandé que 25 % du temps d'enseignement au primaire, ou un minimum de 6 heures (plutôt que 20 %), soit consacré aux mathématiques.SOLS CONTAMINÉS Le dépôt temporaire de LaSalle risque de servir plus longtemps que prévu Lafls-Gllles Francoeur QUÉBEC n’a précisé aucune date limite pour éliminer les 170 000 mètres cubes de sols contaminés dont il vient d’autoriser l’entreposage «temporaire» à LaSalle, ce qui donne à ce dépôt une allure beaucoup plus permanente que prévu.C’est ce qu’a déclaré au DEVOIR Mme Sylvie Marier, l’attachée de presse du ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, qui précise du même souffle que Cintec, le promoteur de la cellule à « sécurité maximale » ne s’est vue imposer aucun dépôt ou mise de côté d’une partie de l’argent exigée des « clients » pour la destruction ou l’élimination éventuelle de ces sols contaminés.Mme Marier convient qu’il s'agit là d’une « méthode qui équivaut à refiler la facture aux générations futures de la décontamination des sites actuels ».Rien n’a été déterminé, dit-elle, ni une date limite pour la destruction ou l’élimination des sols contaminés, ni un dépôt à cette fin de l’argent versé par les clients « parce qu’il n’existe actuellement aucune méthode de destruction».L’attachée de presse du ministre ajoute que Québec devrait annoncer «au printemps» le contenu d’un éventuel règlement sur les sols contaminés.Ces questions, dit-elle, seront discutées et devraient trouver des éléments de réponse dans le projet de règlement.Mme Marier reconnaît par ailleurs qu’elle « n’a reçu pas réussi à avoir l’assurance formelle que si Cintec fermait ses portes d’ici 10 ou 20 ans, qu’on ne se retrouvera pas alors avec un problème.» Québec a exigé une caution de 10 millions $ pour s’assurer que la cellule conçue par Lavalin sera conforme aux exigences du ministère.Lorsque la cellule aura reçu les 280 000 mètres cubes qu’on prévoit y enfouir, Cintec devra fournir une caution de 5 millions $ pour cinq ans.Renouvelable.Quand on demande à Mme Marier ce que fera le ministère si celle compagnie venait à disparaître après avoir rempli sa cellule, la porte-parole du ministre conclut que « personne ne peut avoir la certitude que cette entreprise sera là dans 10,15 ou 20 ans » et que, par conséquent, les 280 000 tonnes de sols contaminés Eouï raient bien devenir propriété pu-lique.C'est d'ailleurs ce qui s’est passé avec l’ancien dépotoir de LaSalle de la rue Shevchenko.Lorsqu’on l’a ouvert en 1986 pour en extraire plus de 100 000 tonnes de déchets toxiques, il a fallu contruire une « cellule à sécurité maximale » dont la capacité a été portée à 750 000 mètres cubes pour y entreposer en outre le sol contaminé de l'ancienne usine LaSalle Coke.Aujourd’hui, LaSalle et ses contribuables sont responsables de cette méga-cellule, la plus importante d’Amérique.Ces déchets ne se biodégradent pas comme les déchets domestiques enfouis dans le sol.L’entreposage en cellules vise à reporter une échéance que personne n’a considéré sérieusement au cours de la dernière décennie.La CUM fait l’acquisition de 200 hectares de boisé LA COMMUNAUTÉ urbaine de Montréal a annoncé hier l’acquisition de 200 hectares de boisé sur Vile Bi-zard et sur l’Ile de Montréal, haussant de 20 % la superficie d’espaces verts dont la CU M est propriétaire.La CUM a fait l’acnat d’un boisé de 127 hectares sur l’Ile Bizard pour un montant de 13,5 millions $, de 31 hectares du Bois Franc pour près de 15 millions 3 et Imposé une réserve de 55 hectares dans Anjou et Montréal-Est afin d’en faire un futur parc régional.Le boisé de l’ile Bizard aura ainsi 209 hectares.« En plus de protéger ce boisé, cette acquisition permettra d’ouvrir d’ici 1991, la troisième plage publique sur le territoire de la CUM, a Pointe aux-Carrières sur le lac des Deux Montagnes », a souligné le président de la CUM, Michel Hamelin.Quant à l’acquisition d’une partie du Bois Franc, elle augmentera de 23 % la superficie du parc régional du Bois-de-Liesse.Le futur parc prévu dans l’èst et le golf que compte, ouvrir la Ville d’Anjou constitueront' un poumon vert de 90 hectares dans cette partie de l'Ile peu choyée en parcs.Le conseil de la CUM doit approuver ces acquisitions à sa séance, du 18 avril.SPORTS Sabi-M 4, Canadien 2 Première période 1—Montréal, Richer 3 Le Canadien a tout essayé, mais Puppa avait toujours raison Turgeon inscrit deux buts et mène les Sabres à une victoire de 4-2; la série est égale ïçois Lemenu de la Presse Canadienne LES ADMIRATEURS de Pierre Turgeon n’ont plus à s’inquiéter.La vedette des Sabres n’a rien perdu de sa magie.Après avoir été tenu en .échec lors des trois premiers matchs de la série, Turgeon a inscrit deux buts en plus de mériter une aide dans • la victoire de 4-2 du Buffalo face au Canadien, hier soir au Forum.En l'emportant, les Sabres ont nivelé la série deux victoires partout.Le prochain match aura lieu demain soir au Memorial Auditorium.Les visiteurs ont assuré leur victoire en deuxième avec trois buts dont le dernier marqué à 19:57.Le Canadien ne s’en est jamais remis même s’il a bien lutté en troisième.Daren Puppa a alors réalisé ses meilleurs arrêts du match.Outre Turgeon, Rick Vaive et Doug Bodger ont aussi marqué pour la troupe de Rick Dudley.Dave Andreychuk a quant à lui amassé qua-tre passes.La réplique somme toute timide Ballard n’est plus TORONTO (PC) - Harold Bal-lard, le détestable et controversé baron du hockey qui savait comment faire de l’argent et les manchettes, est décédé hier dans un hôpital de Toronto.Il était âgé de 86 ans.Le propriétaire du Maple Leafs Garden et de l’équipe de hockey de la Ligue nationale était très malade depuis le début de l’année.La bourse de Toronto a cessé de négocier les titres du Maple Leafs Gardens à 15 h.Sa mort, à 14 h 50, a été confirmée un peu plus tard par un porte-parole de l’hôpital Wellesley.Ballard, qui souffrait du diabète et de faiblesses cardiaques depuis plusieurs années, a subi un quintuple pontage coronarien en 1988.Il a été admis à l’hôpital Wellesley le 15 mars après avoir passé deux mois dans un hôpital de Miami, où il a été soigné pour une défaillance au foie.Récemment, un juge d’une Cour de district l’avait déclaré mentalement inapte.Il avait perdu le contrôle de ses affaires et Willard Estey, un ancien juge de la Cour suprême du Canada, avait été mandaté comme tuteur.Ballard est tombé malade juste avant son mariage le 3 janvier dernier — le jour du 57e anniversaire de sa femme Yolanda McMillan.EN BREF.200 cyclistes à la classique du Tour de l’île (PC) — Près de 200 cyclistes participeront à la Classique cycliste du Tour de l’Ile, une compétition pro-am qui sera présentée à Montréal les 1er, 2 et 3 juin.Cette année, la Classique comprendra sept étapes : quatre en trois jours chez les hommes et trois en deux jours chez les femmes.Lendl et Edberg faciles vainqueurs à Tokyo TOKYO (AFP) — Le Tchécoslovaque Ivan Lendl et le Suédois Stefan Edberg, respectivement numéros 1 et 2 mondiaux, se sont qualifiés pour le troisième tour de l’omnium de Tokyo de tennis.Lendl a facilement battu le 346e joueur mondial, le Japonais Shuzo Matsuoka 6-4,6-2.Quant à Edberg, il s’est défait encore plus facilement de Leif Shiras, sur le score de 6-0 et 6-2.Martina et Shriver absente à Roland-Garros PARIS (AFP) — Dix-huit des 20 meilleures joueuses participeront Internationaux de France de tennis, du 28 mai au 10 juin au Stade Roland-Garros.Seules les Américaines Martina Navratilova, deuxième et deux fois victorieuse de l’épreuve en 1982 et 1984, et son ancienne partenaire de double attitrée Pam Shriver, 20e mondiale rateront le rendez-vous.des Glorieux est venue de Stéphane Richer et de Brian Skrudland.Les Sabres ont connu une première période difficile et le directeur général Gerry Meehan n’a pas cessé un instant de pester contre ses joueurs du haut de la passerelle.Meehan a paru particulièrement irrité quand Richer a inscrit l’unique filet de la période à 7:13.Richer a reçu la rondelle de Petr Svoboda au centre de la patinoire et l’on pouvait déjà voirie dessiner une attaque dangereuse.Après une entrée en zone du Buffalo, le ‘44’ s’est moqué du gros défenseur Uwe Krupp pour se présenter seul devant Daren Puppa qu’il a déjoué d’un tir dans la lucarne.Ce Krupp connaît une série qui Ejurrait bien tourner au cauchemar.undi, il a été directement responsable des deux buts du Canadien.Et voilà qu’en première, il décide de jouer la rondelle plutôt que l’homme face à Richer.Une erreur qui ne pardonne pas.Le Canadien a raté une belle chance d’ajouter à son avance quand U a profité de deux avantages numériques de suite au milieu de l’engagement.Si le jeu de puissance du Canadien n’a pas fonctionné en première, celui des Sabres a donné des résultats en deuxième.Vaive a créé l’égalité à 3:16 en complétant une passe lumineuse de Pierre Turgeon pendant que Mike McPhee purgeait une punition.Skrudland a toutefois jeté une douche d’eau froide sur les célébrations des visiteurs quand il a profité d’une grossière erreur de Puppa.« Oil Can » gagne son 1er pari I Lajeunesse de la Presse Canadienne ST.LOUIS — Dennis « Oil Can » Boyd a gagné un premier pari.Il a prouvé hier qu’il était vraiment capable de lancer dans les ligues majeures quand il a conduit les Expos à une victoire de 6-4 contre les Cards de St.Louis, devant 26,174 spectateurs au Stade Busch.Les Expos ont ainsi évité l'humiliation d’un balayage à leur première série de la saison.« Oil Can » a limité les Cards à quatre coups sûrs et trois points en six manches de travail.Il a retiré quatre frappeurs sur des prises.Le seul à lui donner des problèmes a été Pedro Guerrero, qui a produit les trois points des siens avec son pre- mier circuit en quatrième et un simple en sixième.« Pour mes débuts dans la Ligue nationale, je dois dire que ce n’est pas trop mal, a dit Boyd.Je dois dire que le seul fait de pouvoir me rendre au monticule m’a fait grandement plaisir.J’aurais souhaité que ma mère puisse me voir effectuer ce retour.Mais elle est décédée l’an dernier.Mais de toute façon, je sais qu’elle me regardait tout de même.» « Je suis fier d’avoir pu me reprendre.Ce n’était pas ma véritable façon de faire.Je n’ai pas l’habitude de donner cinq buts sur balles.» Et pour la première fois de la jeune saison, la relève des Expos a tenu le coup.Steve Frey et Drew Hall n’ont rien donné alors que Tim Burke, qui a protégé cette première Svoboda 7:13 Pénalités - Wells Buf 0:27, McPhee MB 4:31, Kennedy Buf, Corson Mil 8:05, Krupp Buf 9:22, Kennedy Buf 11:25, Schneider MB 19:52.Deuxième période 2—BuHalo, Valve 2 Turgeon, Andreychuk I 3:18 (an) 3— Montréal, Skrudland 3 Corson, Dufresne 4— Buffalo, Bodger 1 Housley.Andreychuk 4:11 8:57 5—BuHalo, Turgeon 1 Vaive.Andreychuk » 1fc57 Pénalités - McPhss Mtl 2:32, Vilvs But, McPhee MO 6:20.Priestlay But.Schneider MU 6:37, Skrudland MU 6 54.Corkum Bu).Foliflno But, Dufresne MU, Ludwig MU 8:26.Shannon Buf 10:11, Kennedy Buf, Lemieux MU 12:34, Dufresne MU 15:06.Troisième période 6—BuHalo, Turgeon 2 < Andreychuk, Housley.1:02 Pénalités — Shannon Bui, Corson Mtl 2:02, Folia no But 2:33, Priestlay Buf, Schneider Mtl, Ramsey Buf, Skrudland Mil 4:43, Montreal banc (purgée par Lemieux) 9:17, Ludwig Mtl 11:04, Valve Buf 12:36, Welle Bul 18:52, Schneider 19:36 Tirs au but BuHalo.8 14 5-27 Montréal.12 7 14 — 33 Gardiens - Buttalo:Puppa (G,2-2); MontreaLRoy victoire, a failli tout gâcher en donnant deux coups sûrs et un point aux Cards, mais il s’en est finalement sorti.Du côté de l’attaque, tout le monde a contribué chez les Expos, qui ont arraché 11 coups sûrs aux cinq lanceurs utilisés par Whitey Herzog.Tim Raines a produit deux points avec un ballon-sacrifice et un roulant.Mike Fitzgerald, Larry Walker, Andres Galarraga et Delino DeS-hields ont produit les autres points.¦ Après ce séjour de trois matches à St.Louis, les Expos sont revenus immédiatement à Montréal où ils affronteront les Mets de New York à compter de vendredi.Aujourd’hui, c’est congé pour tout le monde.Pour Buck Rodgers il n’était pas question de convier ses joueurs à un exercice.(P.2-2) Assistance —17 447.EXPOS 6 CARDS 4 php t* PP php«*PW DeShlds 2b 5 1 2 1 Cotation cg 4 O 1 O Grissom cc 4 2 2 0 McGee cc 3 I 1 O Raines cg 3 0 1 2 MThmp cd 4 0 0 0 Walloch 3b 5 0 2 0 Guerrer 1b 4 1 2 3 Galarrg 1b 3 1 1 1 Pndltn 3b 3 1 1 O Walker cd 3 O 1 1 Zeil» r 4 OOO Fitzgerld r 3 O 1 1 OSmith oc 4 OOO Nixon es O t 0 O Oquend 2b 4 O 1 1 Santoven r 1 0 0 0 D»L«on 1 1 OOO Owen oc 5 0 1 0 Mathews 1 1 t 1 O Boyd 1 3 0 0 0 Collins fs 1 OOO WJhnsn fs 1 0 0 0 DiPino 1 O OOO Hall 1 0 0 0 0 Br nos k fs 1 OOO Totaux 36 6 116 Tatou* 34 4 7 4 Montréal 010 020 120—*6 St.Louis 000 201 001—4 E—Guerrero.LS6—Montréal 11, Stlouit 3.26-—DeShieldt, Mathew», Griivom, Wolloch, PendU ton.C—Guerrero (1).BV—Gritiom (I), Nixon (2), Coleman 2 (3), Walker (I).BS—Walker, Rainer.C* P M " Montréal ML Boyd LG, 1-0 6 Frey 1 Hall 2-3 Burke PS, 1 St.Loult 1 1-3 Deleon 5 Mathews LP, O-l 2 Carpntr 1-3 DiPino O Hilton 1 2-3 60 4 O O O 6 0 O 0 2 BASEBALL HOCKEY Ligue nationale Mardi Chicago 2, Philadelphie 1 Cincinnati 3, Houston 2 St.Louis 4, Montréal 2 Los Angeles 1, San Diego 0 San Francisco à Atlanta, pluie Hier New York 3, Pittsburgh O Montréal 6, St.Louis 4 San Francisco à Atlanta Cincinnati à Houston Los Angeles à San Diego Phil'phie à Chicago, remis Aujourd’hui Philadelphie, Combs (4-0) à Chicago, Nunez (0-0), 14 h 20 Pittsburgh, Heaton (6-7) à New York, Fernandez (14-5), 15 h 05 Los Angeles, R.Martinez (6-4) à San Diego, Rasmussen (10-10), 16 h 05 San Francisco, LaCoss (10-10) à Atlanta, P.Smith (5-14), 17 h 40 Ligue américaine Mardi Boston 4, Detroit 2 Chicago 5, Milwaukee 3 Toronto 2, Texas 1 Oakland 5, Minnesota 3 Californie 7, Seattle 0 New York à Cleveland, pluie Hier Detroit 3, Boston 2 Minnesota 3, Oakland 0 Chicago à Milwaukee Texas à Toronto New York à Cleveland Seattle en Californie Aujourd’hui Cleveland, Farrell (9-14) à New York, Perez (9-13), 13 Boston, Rochfoid (O-O) à Detroit, Ta-nana (10-14), 13 h 35 Texas, Moyer (4-9) à Toronto, Flanagan (8-10), 19 h 35 Baltimore, Harnisch (5-9) à Kansas City, S.Davis (19-8), 20 h 35 Minnesota, West (0-0) à Californie, Mc-Caskill (0-0), 22 h 35 Ligue nationale Séries éliminatoires Mercredi Minnesota 2, Chicago 1 St.Louis 4, Toronto 2 Los Angeles 5, Calgary 3 Winnipeg 7, Edmonton 5 Jeudi Hartford 4, Boston 3 Buffalo 4, Montréal 1 Rangers 2, Islanders 1 Wash'ton 5, New Jersey 4 Vendredi Chicago 5, Minnesota 3 St.Louis 4, Toronto 2 Calgary 8, Los Angeles 5 Edmonton 3, Winnipeg 2 Samedi Boston 3, Hartford 1 Montréal 3, Buffalo 0 Rangers 5, Islanders 2 New Jersey 6, Wash'ton 5 Dimanche Chicago 2, Minnesota 1 St.Louis 6, Toronto 5 Los Angeles 2, Calgary 1 Winnipeg 2, Edmonton 1 Lundi Hartford 5, Boston 3 Montréal 2, Buffalo 1 Islanders 4, Rangers 3 N.Jersey 2, Wash’ton 1 Mardi Minnesota 4, Chicago 0 (Série égale 2-2) Toronto 4, St.Louis 2 (St.Louis mène 3-1) Los Angeles 12, Calgary 4 (Los Angeles mène 3-1) Winnipeg 4, Edmonton 3 (Winnipeg mène 3-1) Hier Boston 6, Hartford 5 (Série égale 2-2) Buffalo 4, Montréal 2 .(Série égale 2-2) Rangers 6, Islanders 1 (Rangers mènent 3-1) Wash'ton 3, New Jersey 1 (Série égale 2-2) Ce aolr Minnesota à Chicago Toronto à St.Louia -Los Angeles à Calgary Winnipeg à Edmonton Demain Montréal à Buffalo Hartford à Boston Islanders à Rangers Washington à New Jersey Les meneurs Miichi d*hl#r non Inclut b a pta Cicca’li, Was.6 2 8 Taylor, LA 4 4 8 Hull, St.L 3 5 8 Elik, LA 2 6 8 Granato, LA 5 2 7 Robitaille, LA.4 3 7 Sandstrom, LA.4 2 6 Wilson, St.L 2 4 6 Gretzky, LA 1 5 e Hawer'k, Win.3 2 5 Nieuw'dyk, Cal.2 3 5 Brown, St.L 1 4 5
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