Le devoir, 14 avril 1990, Page(s) complémentaire(s)
ïf» Lyse Desroches Vol.de 198 page ^ i Vol.LXXXI — No 87 ?Pluie débutant en fin de journée.Max.: 4.Détail page B-10.Montréal, samedi 14 avril 1990 4 CAHIERS — 1,25 $ Connaissez-vous tous les avantages d'un RKÊR autogéré personnalisé?Informez-vous auprès de nos courtiers en placements 8K5 11» Montréal: (514) 8754810/393-7700 Québec (418) 647-4026 Joyeuses Pâques ! PHOTO JACQUES GRENIER La paroisse de l'Immaculée-Conception, angle Rachel et Papineau, a célébré hier soir « La soirée des Souvenances ».L'atelier de « Gestuelle liturgique et théâtre biblique » du Groupe Foi et culture de Montréal a, par la danse, le chant, la musique et le théâtre, évoqué sous forme de tableaux vivants la vie et la mort de Jésus.La direction et les journalistes souhaitent par ailleurs de joyeuses Pâques aux lecteurs du DEVOIR et les prient de noter que le journal ne sera pas publié lundi.Éditorial La hausse des tarifs d'Hydro-Québec constitue, pour un bien essentiel à des clients captifs, un puissant et indigeste coco de Pâques, surtout pour les plus démunis, écrit Gilles Lesage.Pag* A-8 Idées L'école laïque est-elle supérieure à l'école confessionnelle ?Page A-9 Le printemps d’Anne Teyssèdre Anne Teyssèdre joue Jeanne dans Conte de printemps, d’Éric Rohmer.Le film est un « chef-d’oeuvre », écrit Robert Lévesque.France Lafuste trace quant à elle un très joli portrait de la jeune actrice.Page C-1 Denise Filiatrault la magnifique Denise Filiatrault se donne cinq ans pour monter les Belles-Soeurs de Tremblay en comédie musicale, les Précieuses ridicules de Molière et The Sunshine's Boys avec sa partenaire de naguère Dominique Michel.Robert Lévesque l’a interviewée.Page C -1.Voyage au coeur de l’Armée rouge Jocelyn Coulon revient d'une visite de 10 jours au sein de l’armée soviétique.Il décrit les changements et les tensions qu'elle doit affronter.Pages A - 6 et A - 7 Des écarts qui se creusent Au lieu de les réduire, l'Entente de développement économique et régionale Canada-Québec accentue les disparités entre régions.Page B -1 L’URSS avoue (Jn demi-siècle plus tard, l’URSS avoue : le « massacre de Katyn » — la froide exécution, en 1940, de 15 000 officiers polonais — était bel et bien le fait de la police secrète de Staline.Page A-10 Grâce à Richer Deux buts de Stéphane Richer mènent le Canadien à une victoire de 4-2 contre les Sabres et permettent au Tricolore de prendre les devants 3-2 dans la série.Page B-12.L’oeil sagace de Lisée analyse de Gilles Lésas* de nôtre bureau de Québec ÇA S’EST passé comme Jean-François Lisée l’avait prévu à la fin de son livre, lancé lundi dernier, et au cours d'un entretien avec LE DEVOIR, ce même jour.Le journaliste pigiste, en poste a Washington depuis cinq ans, prédit que, Interrogé sur l’impasse constitutionnelle canadienne, le président George Bush lancerait la phrase rituelle, en deux temps : C’est aux Canadiens de décider; mais un Canada fort et uni est un grand partenaire.De fait, c’est exactement ce qu’il a dit, mardi, après sa rencontre avec le premier ministre Mulroney.Rien de nouveau, donc, par rapport à il y a 15 ou 10 ans, à la veille du référendum sur l’avenir du Québec ?Au contraire, estime le journaliste québécois, qui vient de publier chez Boréal un ouvrage remarquable de près de 600 pages, qui se lit comme un excellent thriller, sous le titre Dans l'œil de l’aigle — Washington face au Québec.Comme naguère, toute velléité d’indépendance du Québec serait un embêtement pour notre voisin ombrageux, peut-être un peu moins qu’il y a 10 ans, mais gênant quand même.Ainsi que l’écrivait en 1977 le Département d’Êtat dans l’un des nombreux documents secrets dénichés Ear l’auteur, il n’y a aucun doute sur i viabilité à long terme d’un Québec indépendant en termes économiques ou en ce qui concerne sa capacité d’être un membre responsable de la famille des nations.La variable inconnue et déterminante est et doit être la volonté du peuple du Québec.Après cinq ans d’observation quotidienne, dont 15 mois de minutieuses recherches, M.Lisée en vient à la même conclusion.Les Américains ne veulent pas de l’indépendance du Québec.Mais ils s’en accommoderaient.Ce qui les inquiète, c’est de savoir « le Canada malade du Québec ».Aujourd’hui comme naguère, la cause de la stabilité réclame un ménage canadien uni; mais s’il y a divorce ?Tant pis, on va vivre avec ! Le lendemain, la même cause réclamerait la conclusion d'une entente entre les deux nouvelles capitales, la sauvegarde de l’unité du Canada anglais.L’intérêt américain se cristalliserait en un mot : association.< Le simple fait que Washington et Wall Street aient déjà traversé une fois cette zone de turbulence promet des réactions plus calmes si jamais l’histoire, sur ce point, bégaie.» N’en sommes-nous pas là, d’ailleurs ?Les exemples abondent.Signe des temps : en 1977, Merrill Lynch envisageait de se retirer du syndicat de banques d’investissement représen-Voirpage A-10: L'oeil d'après AFP et Reuter MOSCOU — Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a encore haussé le ton, hier, à l’encontre de la Lituanie.Il en vient maintenant aux menaces économiques contre la républi- 3ue rebelle, et donne un délai de eux jours aux autorités de Vilnius pour qu’elles suppriment plusieurs décisions législatives adoptées récemment.Faute de quoi, a dit Gorbatchev cité par l’agence TASS, « instruction » sera donnée d’interrompre dif- férentes livraisons à la République.Dans une lettre adressée aux autorités de Vilnius, le président soviétique et le premier ministre Nikolaï Ryjkov ont précisé que ces interruptions de livraison concerneraient les types de produits qui se vendent « sur le marché extérieur, en devises librement convertibles».Les dirigeants soviétiques faisaient allusion ici en particulier au gaz naturel et à d’autres matières premières importées d’URSS par la Lituanie.La republique balte est très dépendante de l’URSS pour ses approvisionnements en matières premières.Dans une première réaction à cette nouvelle menace de Moscou, le président lituanien et leader indépendantiste Vytautas Landsbergis a déclaré que cette lettre aux dirigeants lituaniens clarifiait la manière dont le Kremlin allait les menacer.« C’est un cadeau de Pâques inattendu de nos ‘amis’ », a-t-il dit aux journalistes étrangers et soviétiques.Landsbergis, cité par un porte-parole du service de presse du Parlement lituanien, a précisé que les dirigeants lituaniens ne feraient pas de déclarations particulières au cours des deux prochains jours.« Je crois que le monde réagira à de telles mesures par l’Union soviétique et cela créera une nouvelle situation politique qui sera néfaste non seulement pour nous, mais aussi pour l’Union soviétique», a-t-il ajouté.Voir pago A-10: Moscou Après les séaeelvn Coulon —- envoyé spécial MOSCOU — Cinq ans d’ouverture politique ont libéré la parole et la critique.Les Moscovites s’en servent.Ils sont excédés.Les journaux sont remplis de reportages déprimants et de lettres acrimonieuses sur les échecs du régime et sur les promesses de la perestroïka et la glasnost qui ne se réalisent pas.Et les magasins sont vides, toujours aussi vides.Alors c’est le ras-le-bol dans cette mégalopole de 10 millions d’habitants.« Oui, nous pouvons dire ce que nous voulons.Nous plaindre à la télévision, dans les journaux, partout où il y a un micro.Et après ?Il faut toujours faire la queue pour la nourriture et maintenir son système personnel de combine pour s’en sortir.Alors vous savez, Gorbatchev, on n’y croit plus », dit un Moscovite désabusé assis au restaurant McDonald de la place Pouchkine.Jamais, depuis l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev en mars 1985, la crise alimentaire n’a été aussi dure à Moscou et dans les grandes villes de la république de Russie.Les autres républiques semblent s’en tirer, leur approvisionne- « Il y a dans ce roman une voix et une vision originales, la pratique d’une certaine tendresse, de l’humour pour tempérer l’inévitable douleur et le portrait d’une époque.» Jean-Roch Boivin, Voir Boréal promesses, les Moscovites déchantent ment étant mieux assuré.Dans les marchés d’État, les habitants trouvent toujours les mêmes produits : quelques morceaux de viande, des oeufs, des concombres, des oignons, des betteraves, du poisson fumé.Pour ça, l’approvisonne-ment est garanti.Dans les marchés publics, ou les prix sont fixés par les producteurs indépendants, c’est l’abondance mais il faut y dépenser le salaire d’une semaine pour un rôti de veau.C’est hors de portée pour l’écrasante majorité des Moscovites.Le ressentiment est très profond envers le leadership soviétique.Il est largement entretenu par une télévision déchaînée qui diffuse de nombreux reportages sur la corruption des gens au pouvoir, la pénurie de biens de consommation et la prospérité de l’Occident.Pendant les bulletins de nouvelles sur les voyages des leaders soviéti-vues à l’étranger, les journalistes en profitent pour s’attarder sur la richesse des Allemands, l’abondance dans les magasins parisiens ou new-yorkais, la propreté des maisons et des édifices publiques, les nombreux loisirs des Américains.Quotidiennement bombardés par ces images, les Soviétiques comparent et grognent.Voir page A-10: Promesses rrlUTU AP Les Moscovites se pressent par milliers pour entrer au restaurant McDonald de la place Pouchkine.Ils sont presque aussi nombreux qu’au mausolée de Lénine sur la place Rouge.AUJOURD’HUI Le gouvernement donne le feu vert à Hydro-Québec La facture d’électricité grimpera de 23 % au cours de la prochaine année Moscou menace de couper les vivres aux Lituaniens Bernard Descôteaux - de notre bureau de Québec LA FACTURE d’électricité des consommateurs québécois fera un bond exceptionnel de 23 % au cours des 12 prochains mois, résultat de l’effet combiné des hausses de tarifs que vient d’accorder le gouvernement québécois et de l’entrée en vigueur en janvier prochain de la TPS.À compter du 1er mai prochain, les tarifs domestiques augmenteront en effet de 7,5 %, ce à quoi s’ajoutera une deuxième hausse de 7 % au 1er mai 1991, sans compter la nouvelle taxe fédérale sur les produits et services de l’ordre de 7 % qui entre en vigueur le 1er janvier prochain.Au total, le consommateur domestique moyen dont la maison est « tout à l’électricité » verra en 12 mois sa facture grimper sur une base annuelle de 227$.En raison d’une situation exceptionnelle, le gouvernement québécois n’avait pas d’autre choix que d’accepter des hausses exceptionnelles de tarifs pour Hydro-Québec, a fait valoir jeudi la ministre de l’Énergie, Lise Bacon, en annonçant la nouvelle politique tarifaire d’Hydro-Québec.Le gouvernement québécois devait tenir compte des problèmes particuliers d’Hydro-Québec, tout particulièrement la faible hydraulicité des réservoirs et le faible taux de rendement de la société d’Êtat, a dit la ministre qui a insisté sur le caractère exceptionnel de ces hausses.Il faudra que d’ici deux ans la société d’État ait augmenté sa productivité pour être capable de maintenir les hausses à un niveau proche de l’inflation, a dit la ministre.Une réduction de 2 % des frais d’exploitation permettrait de réduire de un point les taux d’électricité, a-t-elle affirmé en soulignant que la direction comme les syndiqués devrait faire l’effort nécessaire.« Nous sommes dans une situation qui est et qui doit demeurer exceptionnelle », a-t-elle dit en rappelant que depuis 1983 les hausses accordées avaient toujours été égales ou légèrement inférieures à l’inflation.Globalement, la hausse des tarifs accordée est à toutes fins utiles celle que demandait la direction d’Hydro-Québec.La hausse moyenne demandée était de 7,5 % pour 1990 et elle sera de 7,4 %, ce qui lui rapportera des revenus additionnels de 371 millions $.Toutefois, contrairement à ce que demandait Hydro-Québec, la hausse sera uniforme pour toutes les catégories de consommateurs, domestiques, commerciaux ou industriels.La grille tarifaire proposée fixait ainsi à 6,5 % l’augmentation des tarifs petite et moyenne puissance et à 8,5 % les tarifs domestiques, compte-tenu que les consommateurs industriels et commerciaux paient déjà Voir page A-10: Hydro-Québec 'f B-12 ¦ Le Devoir, samedi 14 avril 1990 CULTURE ET SOCIETE Même Doré a donné de son sang LE MAIRE DORÉ a donné pour la première fois de son sang, hier, à la collecte de sang du Vendredi saint qui se tenait dans le Hall d’Honneur de l’hôtel de ville de Montréal.À 18 h 30 hier, plus de 900 personnes s’étaient déjà rendues à la mairie pour faire don de leur sang.L’objectif de cette collecte, qui s’est poursuivie jusqu’à 20 heures hier soir, était d’amasser 1000 dons pour la Croix-Rouge.Comme par les années passées, le maire Doré a invité la population à donner généreusement.« Le premier geste de solidarité humaine réside dans le geste le plus simple : donner de son sang », a-t-il dit.Si l’événement est loin d’être une première dans les annales de l’hôtel de ville, il en fut cependant une pour le maire de Montréal.En effet, le maire Doré, qu’une hépatite de type A contractée dans l’adolescence avait empêché jusqu’à ce jour de donner du sang, s’est soumi pour la première fois à cette exercice hier.Des tests récents ayant certifié l’absence de toute trace du virus dans son sang, c’est avec joie que le maire de Montréal s’est livré aux aiguilles des infirmières de la Croix-Rouge.Avant de faire son don, M.Doré a par ailleurs reçu le donneur le plus généreux au pays, M.Jacques Viger, « recordman canadien » des dons de sang.En effet, M.Viger, qui participe depuis trois ans au programme de plasmapharèse de la Croix-Rouge, a donné de son sang à 227 reprises.Il est un fidèle donateur de la Croix-Rouge depuis les trois dernières décennies.Auparavant, le maire Doré a également reçu les membres du comité directeur de la Croix-Rouge.La Tragédie du roi Christophe ou les lendemains de libération Clément Trudel AU MOMENT où Aimé Césaire rédige La lYagédie du Roi Christophe, en 1963, on s’interroge sur le lendemain des indépendances africaines L’auteur entrevoit « la liberté sans doute, mais pas la liberté facile! » — réplique de Christophe à Pétion, qu’il sied de répéter pour l’Haïti de 1990 et pour maints pays africains.Il est permis de croire que Césaire, tout en prenant comme toile de fond le dilemme de certains leaders haïtiens comme François Duvalier (asseoir un rêve de grandeur sur l’action d’une sinistre garde prétorienne) a pu se référer implicitement à un Sékou Touré qui, après avoir promis à la Guinée une nouvelle naissance, saura tout au plus multiplier les camps de Boiro et accentuer l’isolement de son pays.Christophe est un ancien esclave qui se proclame roi sous le nom de Henry 1er; il s’opposera à la République (sud du pays) dirigée par Pétion, puis par Boyer.Dans la pièce de Césaire, cet être dont on est unanime à souligner la démesure, se révèle ambigu dans son austérité de tyran.Nous sommes en pleine guerre civile et Christophe traite tantôt de « canaille » un peuple qu’il prétend éduquer et corriger de son indolence, tantôt plaide éloquemment pour un pays qui a refusé le joug français.Christophe commet des cruautés qui lui aliènent peu à peu ses proches, sauf Vastey, jamais pris au dépourvu lorsqu’il s’agit de justifier bons coups et bévues de son maître.Césaire s’identifie peut-être au personnage de Metellus — poète et penseur ?— qui avant d’être exécuté sur ordre du général Magny, clamera : « Christophe ! Pétion ! Je renvoie dos à dos la double tyrannie.».L’écrivain-politicien n’a-t-il pas écrit dès 1939 : « Haïti où la négritude se mit debout pour la première fois et dit qu’elle croyait à son humanité » ?La tragédie se déroule durant les deux premières décennies du 19e siècle.Elle n’est pas que pure évocation historique.On songe bien sûr à Shakespeare en voyant évoluer le bouffon Hugonin, superbement campé par Lobo Dyabavadra, sur lequel repose le volet divertissement de la pièce.Le prologue nous fait vivre un combat de coqs dont l’un mourra.Cette pièce contient aussi plusieurs rappels de pratiques vau-douesques; ainsi Christophe a des visions et c’est un dieu maléfique, Ba-kulu Baka, qu’il rend responsable de sa paralysie.Il faut expliquer la pérennité de cette oeuvre par la force de sa réflexion sur le pouvoir, par sa mise en garde face à la mise en veilleuse du génie négro-africain dont les héritiers ne devraient pas sottement mimer les coutumes européennes ou blanches (un « maître de cérémonie » apprend aux courtisans de Christophe à marcher !).Césaire n’oublie pas l’adage : Castigat Ridendo Mores.La compagnie Hervé Denis était jeudi au cégep Rosemont.Elle termine ce soir, a la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’UQAM, sa tournée nord-américaine.La pièce de Césaire n’avait été jouée à Montréal qu’en 1967, lors de l’Exposition universelle, c’est donc une occasion unique d’en goûter le clinquant apparent et la profondeur du message.Cette tragédie.a été précédée de Et les chiens se taisaient, et suivie de Une saison au Congo-, elle a connu un succès indéniable depuis sa création à Salzburg, en 1964, dans une mise en scène de Jean-Marie Serreau.Hervé Denis était, à l’époque, Hugonin et c’est lui qui joue Christophe, dirige la troupe et signe la mise en scène.L’effet d’ensemble, malgré la voie enrouée qui empêchait jeudi soir son principal comédien de donner tout son rendement, est enlevant et digne d’un texte dense d’Aimé Césaire (Martinique) qui, avec Léopold Senghor (Sénégal), a le plus contribué a rendre à la négritude ses motifs de fierté.Quand l’amour du chocolat est devenu une véritable drogue ( PC ) — Devant un morceau de chocolat, Gilles Desrochers est incontrôlable.En fait, le jeune assistant actuaire ferait à peu près n’importe quoi pour mettre les mains sur du chocolat.Il a même été jusqu’à voler des morceaux des lapins en chocolat qu’on offre aux enfants pour Pâques.De son propre aveu, Gilles Desrochers est un « chocoolique » invétéré.L’organisation Weight Watchers, dont le personnel reçoit régulièrement des maniaques du cholocat, sait à quel point il peut être difficile de résister à l’attrait de cette friandise.« C’est une véritable drogue, explique Mme Lynn Dufour.Les gens adorent ça, et c’est quelque chose qui est difficile à consommer avec modération.» Mme Gisèle Fournier, une diététicienne qui a effectué certaines recherches sur le chocolat, croit que le prestige du chocolat joue un rôle historique.Entre autres, le mot cacao, qui représente la fève utilisée pour la fabrication de chocolat raffine, signifie « nourriture des dieux ».En doses raisonnables, la consommation de chocolat ne pose aucun problème, assure-t-elle.Le problème, c’est justement de se limiter à des doses raisonnables.Surtout à cette époque de l’année, où les étalages des vitrines regorgent de lapins en chocolat noir et blanc, de poules en chocolat, d’oeufs fourrés à la crème recouverts de chocolat, etc.Mme Fournier prédit que le chocolat pourrait bien devenir LE vice des années 90.PHOTO JACQUES GRENIER * tjjn& fm Le Choeur de l'UQAM, les musiciens de l’orchestre de la Société philharmonique de Montréal sous la direction de Mlklos Takacs en pleine répétition du Requiem de Mozart hier aprés-mldl.Au premier plan, les quatre solistes : de gauche à droite, Claudine Côté, Corlna Circa, Yves Cantin et Renie Brempton Laryea.Vendredi saint en compagnie de Mozart ****•>g Laurier NULLE oeuvre ne s’accorde mieux à l’esprit du Vendredi saint que le Requiem de Mozart.Surtout quand elle est interprétée dans la très belle église Saint-Jean-Baptiste, comme c’était le cas hier soir.Miklos Takacs a dirigé de main de maître l’orchestre de la Société philharmonique de Montréal et les quelque 250 chanteurs du Choeur de l’UQAM.Des centaines de personnes ont écouté religieusement l’interprétation de cette messe funèbre aux accents évocateurs de la pro- Bre mort du célèbre musicien, lozart commença de créer son fameux Requiem cinq mois avant que son coeur cesse de « vibrer », pour reprendre une expression de ses biographes, Bri- Sitte et Jean Massin.Il en avait crit les principales parties et elle fut complétée par Süssmayr qui en conserva l’esprit et l’atmosphère.Les solistes Claudine Côté, soprano et Corina Circa, mezzo-soprano toutes deux lauréates du concours Pavarotti, ainsi que le ténor Yves Cantin et la basse René Brempon Laryea se sont joints au Choeur de l’UQAM qualifié par le journal Le Monde dans son édition du 24 février dernier de « superbe ».Fondée en 1978, la chorale universitaire a atteint un haut niveau de professionalisme et d’excellence et pour célébrer son 10e anniversaire en 1988, elle faisait une tournée européenne, se produisant notamment à Notre-DAme de Paris et à la cathédrale de Salzbourg.La formation a donné des concerts à la Place des Arts et au Festival de Lanau-dière.Le Requiem de Mozart fait partie de son répertoire depuis 1985.Miklos Takacs, d’origine hongroise, est le directeur artistique de la Société philharmonique de Montréal, un organisme plus que centenaire qui eut son heure de gloire entre 1875 et 1899 et dont les activités ont repris en 1982.Les membres de l’orchestre sont des musiciens professionnels qui font carrière dans différentes formations.En première partie, l’orchestre a interprété l’Adagio pour cordes de Samuel Barber.O O Jean-Luc DUGUAY ?Hors-jeu Échos d’en haut (J’AI RÉUSSI l’impossible : j’ai communiqué avec Jacques Beau-champ en faisant tourner la table de mon vieux pick-up sur laquelle j’avais mis un 78-tours de Fernand Gignac.Je puis vous dire que M.Beauchamp continue d’observer la scène sportive avec le même enthousiasme.À preuve, ces échos qu’il a bien voulu me faire parvenir de là-haut et qui me rendent nostalgique de l’époque où le journalisme sportif avait un style.) ?Harold Ballard n’a pas changé.Il a refusé d’entrer au ciel parce que Valeri Kharlamov s’y trouvait déjà.?Mon petit doigt me dit que le Canadien va gagner la coupe Stanley en quatre.Les hommes de Pat Burns n’ont peut-être pas de gros marqueurs mais, comme le disait Gérard Vermette, c’est avec des petits qu’on fait un gros.?Un qui est très déçu par la saison désastreuse des Nordiques, c’est Napoléon.« Bona » — incidemment, il a deux mains car il est capable d'applaudir — n’a cependant pas lancé la serviette.« Avec un général comme Marcel Aubut, tu ne peux pas rencontrer ton Waterloo chaque saison », de dire le diminutif Corse.?À props de tennis, j’aimerais souhaiter bonne chance aux Expos.Je ne serais pas surpris si les hommes de Buck Rodgers allaient très loin cette année, peut-être même jusqu’à San Diego.?Ce matin, je lève mon chapeau devant mon ancien boss, M.Pierre Péladeau, l’homme qui m’a donné ma deuxième chance et qui vient de fêter ses 65 ans.J’ai été heureux d’apprendre qu’il était en faveur d’une Allemagne forte.?Mes félicitations à Bertrand Raymond qui vient d’être nommé au Temple de la renommée du hockey.Pour avoir reçu le même honneur, je peux lui dire que ce n’est pas payant mais que c’est quand même toute une sensation pour un p’tit Québécois.?Puisqu’il est question de golf, il ne fait pas de doute dans mon esprit que Patrick Roy est le meilleur gardien de but du Canadien.?Mon espion à Macamic me dit qu’en dépit de ses 50 ans, Jack Nicklaus cogne toujours la balle avec aplomb.Personnellement, je n’en reviens pas des salaires qui sont versés dans le baseball majeur.Même dans mes grosses années à genoux devant M.Pierre Péladeau, je n’arrivais pas à la cheville des Will Clark et Dave Stewart.?Réponse à la lettre de Paul Pinsonnault de Saint-Éloi : vous avez raison, monsieur, les quilles c'est plus vivant avec une télévision en couleurs.J’ai renoué l’autre soir avec Jacques Plante.« Coco » — il se tient en forme en ne mangeant pas parce que ça coûte moins cher — a ouvert une usine de masques pour les visages à deux faces.L’idée vient de Ken Linseman.?Pierre et Marie Curie — ils détiennent le record pour le plus grand nombre de prix Nobel dans un couple, soit trois — ont tenu à me préciser qu’ils n’avaient aucun lien de parenté avec Jari, l’ailier des Oilers.?Don Cherry n’a pas à s’en faire : sa place est déjà réservée en enfer.?UN BRIN D’HUMOUR (même si je sais que je ne pourrai être aussi drôle que mon fils spirituel (André Rousseau) : Jim Leyland, le gérant des Pirates de Pittsburgh, a cessé de fumer et de boire du café.« J’espère seulement qu’on ne m’arrêtera pas de chauffer mon char », dit-il Grâce à Richer Burke flanche Le Canadien bat les Sabres 4 à 2 et n’a plus besoin que d’une victoire içois Lemenu de la Presse Canadienne BUFFALO — Les joueurs du Canadien ont du coeur au ventre et ils ont une nouvelle fois affiché leur détermination en remportant le cinquième match de cette série demi-finale de la division Adams 4-2, hier soir au Memorial Auditorium de Buffalo où l’équipe n’avait pas gagné une seule fois en saison régulière.Le Canadien a maintenant enlevé deux des trois matchs disputés à Buffalo.Le Tricolore n’a besoin maintenant que d’une autre victoire pour éliminer les Sabres.Le prochain match aura lieu demain soir au Forum.Le Canadien a concrétisé sa victoire en deuxième période avec des buts de Richer (deux fois) et de Bobby Smith.Richer a d’ailleurs disputé un match exceptionnel et ses deux buts — il en a maintenant cinq — résument bien sa soirée de travail En troisième, le Canadien a bien protégé son avance même s’il a dû écouler deux pénalités.Russ Court-nall a mis fin aux espoirs des locaux en marquant dans un filet désert à 18:39.La réplique des Sabres est venue de Scott Amiel et de Rick Vaive.Le premier tiers a été tout à l’avantage des Sabres qui ont obligé Patrick Roy à réaliser quelques beaux arrêts.La période a aussi donné lieu à quelques petits accrochages qui ont forcé l’arbitre Ron Hoggarth à intervenir.Cette domination des Sabres s’est finalement concrétisée en fin de période quand Arniel est parvenu à loger le disque dans un filet presque abandonné à 17:55.Sur le but, deux erreurs ont été commises par le Canadien.Sylvain Lefebvre a d’abord perdu une bataille devant Darrin Shannon le long de la rampe, puis Roy a réalisé une mauvaise sortie loin de son filet.mmmm Canadien 4, Sabres 2 Première période 1—Buffalo.Arniel 1 Shannon, Ramssy.17:55 Pénalités — Arniel But, Skrudland Mtl 3:53, Housley Buf, Schneider Mil, McPhee Mtl 8:23, Prlestlay Bul 11:14.Ludwig Mtl, Hartman But, Smith Mtl, Foligno Buf 13:54, Skrudland MK 15:42.Deuxième période 2— Montréal, Richer 4 Skrudland, Corson.7:51 3— Buffalo, Vaive 3 Bodger.Turgeon.10:58 (an) 4— Montréal, Smith 1 Lemieux, Svoboda.17:13 5— Montréal, Richer 5 Smith.18:25 Pénalités — Bodger Bul 1:09, Wells Bul 3:11, Lemieux Mil 4:06.Carbonneau Mtl 8:55, Ludwig Mtl 10:39, Lemieux Mil, Hartman But, Kennedy Buf 11:49, Corson Mit.Bodger Buf 15:43, Lemieux MD (Inc.) 18:25.Troisième période 6— Montréal, Courtnall 1 Carbonneau, McPhee.18:39 (fd) Pénalités — Ludwig Mtl 8:47, Hogue Buf (inc.) 11:57, McPhee Mtl 14:43.Tira au but Montréal.6 13 13-32 Buffalo.8 8 12-26 Gardiens — Montréal: Roy (G,3-2): Buffalo: Puppa (P,2-3).Assistance-16,433.BASEBALL Ligue nationale Jeudi Pittsburgh 6, New York 2 Los Angeles 6, San Diego 2 San Francisco 13, Atlanta 4 Philadelphie 5, Chicago 4 (1ère partie) Philadelphie 3, Chicago 6 (2e partie) Hier New York 4, Montréal 1 Chicago 2, Pittsburgh 0 St.Louis 11, Phil’phieO Cincinnati 5, Atlanta 2 Los Angeles à Houston San Diego à San Francisco Aujourd’hui Chicago, Harkey (0-0) à Pittsburgh Drabek (1-0), 14 h 05 Los Angeles, Hershiser (O-O) à Houston, Scott (O-O), 13 h 15 New York, Gooden (0-1) à Montréal, D.Martinez (0-0), 13 h 35 San Diego, Hurst (0-1) à San Francisco, Gunderson (0-0), 15 h 35 St.Louis, Magrane (0-0) à Philadelphie, Ruffin (0-0), 19 h 05 Cincinnati, Jackson (0-0) à Atlanta, Clary (0-0), 19 h 10 Ligue américaine Jeudi Texas 1, Toronto 7 Boston 7, Détroit 11 Cleveland 4, New York 6 Baltimore à Kansas City, remis Minnessota 1, Californie 3 Hier Cleveland 6, Chicago 2 Texas à New York Baltimore à Détroit Milwaukee à Boston Toronto à Kansas City Oakland à Seattle Minnesota en Californie Aujourd’hui Milwaukee, Bosio (0-0) à Boston, Clemens (1-0), 13 h 05 Baltimore, Tibbs (0-0) à Détroit, Ritz (0-1), 13 h 15 Texas, Ryan (1-0) à New York, Hawkins (0-0), 13 h 30 Toronto, Stottlemyre (0-1) à Kansas City, Saberhagen (0-0), 14 h 35 Cleveland.Swindell (0-0) à Chicago, M.Perez (0-0), 20 h 05 Oakland, Stewart (1-0) A Seattle, M.Young (O-O), 22 h 05 Minnessota, R.Smith (0-1) en Californie, Blyleven (0-1), 22 h 35 Les Mets battent les Expos 4 à 1 Richard Milo —-¦¦¦ de la Presse Canadienne — Comme il s’agissait d’un vendredi 13, fallait-il s’attendre à autre chose?Quelle mauvaise surprise.Le temps de le dire, les Mets de New York ont marqué trois points contre Tim Burke et ils l’ont emporté 4-1 en 10 manches devant 44 183 personnes.Burke a donné un simple d’un point à Mike Marshall et un circuit de deux points à Barry Lyons.En quatre manches cette saison, il a déjà donné huit coups sûrs et cinq points mérités.Sa moyenne de points mérités s’élève à 11.25.Pour un gars à qui ont vient de donner six millions $ pour trois ans, c’est trop.« J’ai déjà connu de mauvaises séquences de la sorte.Ce n’est pas nouveau.Celle-ci dure depuis trois matchs», a-t-il dit.« Mon bras est fort.Peut-être le film va-t-il révéler quelque chose.Bear (Larry Bearnarth) et Buck pourront peut-être déceler le problème.» Drew Hall (0-1) a subi la défaite pour avoir donné un double à Howard Johnson en début de 10e.Après avoir retiré Darryl Strawberry sur des prises, il a cédé le monticule à Burke.Kevin McReynolds a été retiré au bâton mais Marshall, l’ex-joueur des Dodgers, a rompu l’égalité avec un solide simple sur « une balle rapide qui n’est pas tombée ».Buck Rodgers se pose des questions: « Sa balle rapide n’explose pas et sa glissante ne bouge pas autant qu'il le voudrait.L’attaque des Expos a pris congé, n’obtenant que sept coups sûrs contre quatre lanceurs des Mets.En sept manches, David Cone a retiré huit frappeurs au bâton.A la septième, quand Tim Wal-lach occupait le troisième but et Larry Walker le premier but, il s’est surpassé en retirant au bâton Nelson Santovenia et Mike Aldrete comme frappeur suppléant.Aldrete s’est amené pour frapper à la place de Spike Owen, qui avait pourtant réussi un triple à la troisième.Quant à Kevin Gross, il a offert une bonne performance.En sept manches, il a donné sept coups sûrs et trois buts sur balles à la redoutable attaque des Mets.Il a également produit le seul Eoint des Expos à l’aide d’un dou-le.Julio Machado (1-0) a remporté la victoire et John Franco a enregistré le sauvetage (son 2e).Lors des matchs d’ouverture à domicile, la fiche des Expos est maintenant de 14-8.Delino DeShields n’a pas tardé à s’imposer devant la foule montréalaise.A sa première présence au bâton, il a frappé un solide simple contre David Cone et, à la troisième, il a réussi un superbe catch derrière le deuxième but pour voler un simple à Keith Mil- La foule lui a réservé une petite ovation et ce ne sera sûrement pas la dernière.Un triple de Spike Owen a per-mis aux Expos de s’inscrire au pointage.Premier frappeur à affronter Cone à la fin de la troisième, Owen a claqué un long triple au champ centre gauche.HOCKEY Ligue nationale Séries éliminatoires Mercredi Minnesota 2, Chicago 1 St.Louis 4, Toronto 2 Los Angeles 5, Calgary 3 Winnipeg 7, Edmonton 5 Jeudi Hartford 4, Boston 3 Buffalo 4, Montréal 1 Rangers 2, Islanders 1 Wash'ton 5, New Jersey 4 Vendredi Chicago 5, Minnesota 3 St.Louis 4, Toronto 2 Calgary 8, Los Angeles 5 Edmonton 3, Winnipeg 2 Samedi Boston 3, Hartford 1 Montréal 3, Buffalo 0 Rangers 5, Islanders 2 New Jersey 6, Wash'ton 5 Dimanche Chicago 2, Minnesota 1 St.Louis 6, Toronto 5 Los Angeles 2, Calgary 1 Winnipeg 2, Edmonton 1 Lundi Hartford 5, Boston 3 Montréal 2, Buffalo 1 Islanders 4, Rangers 3 N.Jersey 2, Wash'ton 1 Mardi Minnesota 4, Chicago 0 Toronto 4, St.Louis 2 Los Angeles 12, Calgary 4 Winnipeg 4, Edmonton 3 Mercredi Boston 6.Hartford 5 Buffalo 4, Montréal 2 Rangers 6, Islanders 1 Wash'ton 3, New Jersey 1 Jeudi Chicago 5, Minn'sota 1 (Chicago mène 3-2) St.Louis 4, Toronto 2 (St.Louis gagne série) Calgary 5, Los Angeles 1 (L.A.mène 3-2) Edmonton 4, Winnipeg 3 (Jets mènent 3-2) Hlor Montréal 4, Buffalo 2 (Canadien mène 3-2) Boston 3, Hartford 2 (Bruins mènent 3-2) Rangers 6, Islanders 5 (Rangers gagnent série) Wash'ton 4, New Jersey 3 (Wash'ton mène 3-2) 43
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