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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1990-04-20, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 20 avril 1990 Vol.LXXXI — No 91 ?Quelques averses.Max.: 12.Détail page 4.Trouvez les pneus MICHELIN au centre-ville îîfca PNEUS ET SERVICES à Laval 1495 des Laurentldes 669-3141 MICHELIN PARCE QUE LES PNEUS C'EST IMPORTANT Côte-Nord.Gaspésie.Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS Pierre MacDonald TGV : Bombardier discute partenariat Pierre MacDonald, vice-président de Bombardier, espère créer le consortium qui s’occupera de son projet de TGV d'ici la fin de l’année.Page 9 AUJOURD’HUI Éditorial Préparer l’après-Meech, ce n'est ni sauver la face, ni se lancer dans des improvisations qui tiennent lieu davantage du burlesque que de la réflexion intelligente, écrit Paul-André Comeau.Page 6 Idées Quatre jours et quatre nuits dans la vie d’une malade : Le témoignage de Dyna Honigsberg.Page 7 Taxe spéciale pour refaire les routes Le ministère des Transports du Québec est prêt à lancer, dès cet été, un programme quinquennal de restauration du réseau routier qui sera fort probablement financé par une taxe spéciale prélevée chez les automobilistes.Page 3 Paul Martin Paul Martin ne lâche pas Paul Martin n’entend pas se laisser impressionner par les attaques de Sheila Copps à son endroit.Page 2 Autres appuis au lac Meech Sept représentants des communautés culturelles qui oeuvrent dans le domaine des affaires au Québec donnent officiellement leur appui à l'entente du lac Meech.Page 2 Otage US : libération reportée Le Jihad islamique annonce qu'il reporte la libération d’un otage américain parce que les États-Unis ne répondent pas d’une manière positive à leur geste de bonne volonté.Page 5 Le Canadien perd le premier match Les Bruins de Boston ont vaincu le Canadien 1 à 0, hier soir, pour ainsi prendre les devants dans la série finale de la division Adams.Page 13 Les sandinistes et la Contra concluent un cessez-le-feu SAN JOSE (AFP) — Le sanglant conflit arme du Nicaragua, qui a coûté quelque 50 000 vies humaines en neuf ans, parait bel et bien enterré avec la signature à Managua hier d’un accord de cessez-le-feu définitif entre les sandinistes et la Contra, sous les auspices de l’Église et de la présidente élue Violeta Chamorro.L’accord a pris effet hier, vers midi, sur tout le territoire nicaraguayen où environ 9000 guérilleros de la Contra, une organisation financée depuis 1981 par les États-Unis, demeuraient en armes.Mais le désarmement effectif de la guérilla attendra la cérémonie d’investiture du nouveau pouvoir, le 25 avril prochain.Selon le texte signé par le général Humberto Ortega, ministre sandi-niste de la Défense, et Oscar Sobal-barro, chef négociateur de la Résistance nicaraguayenne (RN), organisation de la Contra, les rebelles se regrouperont dans cinq zones de sécurité réparties sur le territoire national sous la surveillances des casques bleus de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de l’Église.Le désarmenent effectif des rebelles ne commencera que le jour de la prise de pouvoir de Violeta Chamorro, candidate victorieuse de l’Union nationale d’opposition (UNO) lors de l’élection présidentielle du 25 Voir page 8 : Cessez-le-feu v " PHOTO AP Des contras remettent leurs armes à des officiers de l'ONU, pour qu'ils les détruisent.La scène s'est déroulée hier à Yamales, au Honduras, au moment où était confirmé l'accord de désarmement au Nicaragua.Les libéraux pro-vie concentrent leurs efforts sur Chrétien ntal Hébert de notre bureau d'Ottawa SOLIDEMENT installé dans le paysage de la course libérale fédérale, le mouvement anti-avortement n’est pas pour autant parvenu à arracher des concessions, sur le plan des principes, aux trois principaux candidats à la succession de John Turner.Mais au terme de la campagne, le nouveau chef va devoir apprendre à cohabiter avec un courant anti-avortement qui se sera encore élargi au sein du parti libéral fédéral.En noyautant des circonscriptions ciblées de l’Ontario et de la Saskatchewan, Pro-vie est parvenu à faire désigner jusqu’à 150 de ses partisans comme délégués au congrès de Cal-gary.Au terme du choix des délégués, dans un peu moins d’un mois, le mouvement devrait pouvoir compter sur plus de 200 votes au moment du choix du chef à Calgary.Au premier tour, le bloc est acquis au député Torn Wappel, champion de la cause anti-avortement dans le cadre de cette course.Si la lutte était serrée, Pro-vie pourrait faire la différence en bout de piste.Mais même si les trois principaux candidats à la direction du parti ont dû apprendre à vivre avec un mouvement qui leur a parfois raflé des places de délégués, aucun ne lui a encore cédé un pouce de terrain sur le plan des principes.Voir page 8 : Pro-vie • ¦* ESSE1Æ Le gouvernement lituanien rationne l’essence et le gaz d'après AFP et Reuter MOSCOU— Un rationnement très strict de l’essence et du gaz a été décidé hier par le gouvernement lituanien, et les propriétaires de voitures privées ne recevront plus que 30 litres par mois, a annoncé le ministre lituanien de l’Énergie, M.Leonas Admontas, au cours d’une conférence de presse tenue hier soir à Vilnius.Le gouvernement a mis sur pied une commission de rationnement de l’énergie, à la suite de la décision des autorités de Moscou d’interrompre les livraisons de pétrole brut et de réduire de 85 % celles de gaz naturel.M.Algirdas Brazauskas, vice-premier ministre et premier secrétaire du Parti communiste lituanien indépendant, a été nommé à la tête de cette commission.Il s’adressera ce matin au Parle- ment, a-t-on appris auprès du centre de presse du Parlement.M.Admontas a également précisé que sur les 3,5 millions de mètres cubes de gaz quotidien que reçoit désormais la Lituanie, 1,8 million sera consacré à la production d’électricité et d’énergie (habituellement la Lituanie y consacrait 10 millions), 1,5 million servira à la fabrication d’engrais (ha-Voir page 8 : Essence C’était la queue, hier dans les stations-service de Vilnius, au moment de l’annonce des mesures de rationnement du pétrole dans la république rebelle.John Crow persiste et majore le taux d’escompte Les banques n’ont pas encore emboîté le pas le Truffaut FIDÈLE au combat qu’il mène contre l’inflation depuis des mois, le gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, a décidé de majorer une fois de plus le taux d'escompte qui, hier, a été haussé de 13,61 % à 13,77 %, soit une progression de 16 centièmes de point.Au moment de mettre sous presse, aucune des grandes institutions financières du pays n’avait emboîté le pas à la banque centrale.Autrement dit, le taux préférentiel que les banques accordent à leurs meilleurs clients demeure pour l’instant à 14,25 %, soit un écart très mince de 48 centièmes de point de base entre le taux d’escompte et le taux préférentiel.Historiquement, la différence entre ces deux taux se situe autour de 1 %.Pour l’économiste en chef de la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins, M.Gilles Soucy, la décision prise hier par M.Crow n’a fait qu’amplifier le « climat de pessimisme qui règne actuellement ».À un point tel que « la probabilité d’une hausse du taux préférentiel est très élevée ».Le geste arrêté hier matin par le gouverneur de la banque centrale ne fait que confirmer, selon l’analyse de M.Soucy, que « l’on cherche une croissance plus pondérée des prix pour ramener le taux d’inflation aux environs de 4 %.Il est évident que la Banque du Canada souhaite un ralentissement de l’économie ».Pour M.Crow, l’idéal serait « une croissance économique compatible avec une stabilité des prix »; Pour changer la vapeur, pour barrer la route au pessimisme, il faudrait qu’à très court terme, une conjugaison de bonnes nouvelles soit annoncée.En clair, il faudrait que Statistique Canada annonce une baisse de l’inflation aujourd’hui et que les ventes au détail, dont on dévoilera les chiffres la semaine prochaine, signalent un ralentissement de l’économie au cours des prochaines semaines.« Si les données que Statistique Canada doit dévoiler vendredi matin nous apprennent que le taux d’inflation est passé de 5,4 % à 5,2 %, et si, de plus, on nous informe la semaine prochaine que l’on peut s’attendre à un ralentissement de la croissance économique, alors peut-être que le marché changera d'opinion et que le taux d'escompte sera abaissé.» En ce qui concerne l’inflation, les économistes de la Banque de Canadienne Impériale de Commerce, après maints calculs, en sont arrivés à la conclusion que, tout au long du mois de mars, il n’aurait pas dépassé les 5.2%.Maintenant, si Statistique Canada nous informe que le taux d’inflation demeure à 5,4 %, et nous apprend la semaine prochaine que les ventes au détail laissent présager une croissance moyenne de l’économie canadienne, alors les taux des banques prendront la roule du seuil psychologique du 15% en marquant une pause à 14,75 %.Telle est en tout cas l’avis de M.Soucy.Voir page 8 : Taux d’escompte Le choc des cultures à l’école déboussole les conseillers en orientation j*»al Cauchon POUR LES ÉTUDIANTS de certaines communautés culturelles, il est plutôt déconcertant d’entendre un professeur vous demander « Que voulez-vous faire aujourd’hui ?» alors qu’on a toujours été habitué à recevoir des ordres fermes.Ce choc des valeurs se vit tous les jours dans de nombreuses écoles montréalaises.Il est vécu également par les conseillers en orientation (les « orienteurs » de notre enfance), qui doivent recevoir ces élèves, les clas- ser dans le système scolaire et les diriger vers un milieu du travail marqué encore par la discrimination.Et pour bien faire leur travail, ces conseillers disposent d’outils désuets.« Rien dans notre formation ne nous prépare à cela », lance Louise Landry, présidente de la Corporation professionnelle des conseillers et conseillères d’orientation du Québec.Les tests d’évaluation, dit Mme Landry, sont trop marqués culturellement, et « nous sommes confontés à des valeurs que nous ne connaissons pas».Ces interrogations donnent lieu depuis hier à Longueuil à un colloque de deux jours, organisé par la Corporation et le ministère des Communautés culturelles du Québec, qui porte le titre ambitieux de « L’école, le travail, les défis de l’interculturel».La Corporation compte près de 500 membres, dont 60 % travaillent dans le secteur de l’éducation, et 40% dans les entreprises privés et publiques.« Nous sommes a la croisée des chemins, entre le monde de l’éducation et celui du travail» ajoute Louise Landry.Leurs pratiques se butent à des réalités nouvelles.Par exemple, le classement des élèves nouvellement arrivés au secteur régulier — une opération routinière — se complique.« Comme les évaluations scolaires diffèrent d’un pays à l’autre, comme lusieurs élèves n’ont même pas de ulletin, il nous faut établir une histoire scolaire détaillée en questionnant l’élève » explique Raymonde Bayard, conseillère en orientation à l’École Saint-Luc de Montréal.« Pour ces étrangers, ajoute-t-elle, le premier contact a l’école se fait avec nous.Il nous faut absolument créer un climat de crédibilité et de confiance ».Les fameux tests d’évaluation ou d’orientation en tous genres susci- tent de plus en plus de problèmes.« Ils sont trop empreints d’une seule culture, explique Raymonde Bayard.Le vocabulaire employé peut les pénaliser, certains élèves ne comprenant pas les mots dans le même sens.Les situations sociales qui sont illustrés peuvent n’avoir aucun rapport avec ce qu’ils ont vécu ».« De toute façon ces tests sont moins utilisés aujourd’hui, ajoute Louise Landry.Notre défi, c’est de mesurer un mode de fonctionnement intellectuel et des symboliques communes à tous les humains ».« Dans notre système d’éducation, Voir page 8 : Choc Madame la ministre veut encore «couper», et pourtant.LA CONDITION D’ARTISTE: UNE INJUSTICE Une enquête «chaude» de Jean-Guy Lacroix SaveZ-VOUS que: 67,4 % des artistes gagnent moins de 5 000 $ par année?78.7 % obtiennent moins de 10 000 $ par année?9.7 % d’entre eux gagnent 25 000 $ par année?et qu’ils ne sont que 2,8 % à gagner plus de 50 000 $?Il faut lire et faire lire ce document d’actualité des plus complet! V lb édité UT DE LA grande littérature En librairie le 8 mai GREENPEACE LE GUIDE QUÉBÉCOIS D'INTERVENTION EN ENVIRONNEMENT.RÉSERVEZ VOTRE EXEMPLAIRE DÈS MAINTENANT CHEZ VOTRE LIBRAIRE. 8 B Le Devoir, vendredi 20 avril 1990 Bourassa rabroue l’UMQ Isabelle Paré N’EN DÉPLAISE aux municipalités, le gouvernement Bourassa ne bougera pas d’un iota quant à sa décision d’élargir le champ d’impôt foncier des commissions scolaires.C’est ce qu’a indiqué en substance le premier ministre du Québec au terme d’un entretien de plus de deux heures tenu hier soir, a Montréal, avec une quinzaine de représentants de l’Union des municipalités du Québec et le ministre des Affaires municipales, Yvon Picotte.Le président de l’UMQ, M.Camille Rouillard, venu proposer une solution de dernier recours pour tenter de changer la position du gouvernement, s’est gardé de faire tout commentaire, précisant que la pro-osition de TU MQ serait rendue pu-lique en conférence de presse ce matin.Inflexible, le premier ministre Robert Bourassa s’est limité à dire que les propositions faites par ses partenaires municipaux étaient pour le moins irréalisables.Selon M.Bourassa, l’UMQ suggère au gouvernement d’aller puiser 115 millions $ additionnels plutôt que de permettre un empiétement du champ fiscal mu- nicipal par le monde scolaire.«Les municipalités me demandent de trouver 115 millions $.Oui, mais où ?Nous avons discuté ensuite de diverses hypothèses, mais quand ils entendront le discours du budget, ils verront bien que ça ne se trouve as si facilement », a tranché M.ourassa.Accompagné du ministre des Affaires municipales, M.Yvon Picotte, le premier ministre s’est borné à répéter que même si cette décision n’avait pas été facile, plusieurs motifs en justifiait l’application.Il tenu à souligner que bien que régressif, l’impôt foncier était admissible à des remboursement d’impôts et à des déductions qui, dans le cas des entreprises, pouvaient attiendre 60%.« Les impôts directs sont assez élevés, et l’impôt sur le revenu des particuliers, lui, n’est pas remboursable », a insisté le premier ministre.Plus encore, affirme M.Bourassa, la hausse des taxes scolaires pourrait ne pas être nécessaire dans certains cas, la responsabilisation des commissions scolaires ayant de forte chance de mener à une gestion plus efficace de leurs ressources.Rassurant sur un point, M.Bourassa a clairement indiqué que pour l’année en cours la part de l’impôt foncier accordée au secteur scolaire ne dépasserait 191 millions $.« Je les ai rassuré sur le fait que l’impôt foncier sera encore très largement municipal.Il est simplement question, à cause d’une conjoncture très exigente, d’élargir quelque peu l’impôt foncier scolaire », a-t-il dit.« Je comprenais que le processus de consultation n’a pas été aussi complet que souhaité.C’est le budget Wilson du 20 février qui nous a placé devant un fait accompli.Cela étant dit, nous restons prêts à discuter de tous ce qui concerne les municipalités », a lancé M.Bourassa, ne s’engageant toutefois aucunement à tenir des assises sur la fiscalité, tel que réclamé par les municipalités.Pour ce qui est de l’avenir, M.Bourassa est resté vague, concédant toutefois que les restrictions budgétaires fédérales auraient des répercussions sur le budget de la province pour plusieurs années.Le ministre Picotte, qui s’est fait très discret tout au long de cette rencontre de presse, n’a émis que ces quelques commentaires.« Au moins, on se parle », a-t-il dit.Si elles veulent de réelles discussions, les municipalités devront d’abord retourner a la Table Québec-Municipalités, a-t-il laissé entendre.Les acrobates cachés du Cirque du soleil PHOTO JACQUES NADEAU Juchés sur le sommet du chapiteau, Stéphane Pilon et Sylvain Guimond sont en quelque sorte les acrobates cachés du Cirque du soleil.Loin des clameurs de la foule, les deux techniciens ont défié les hauteurs, cette semaine, pour mettre la touche finale au chapiteau qui accueillera dès le 8 mai le spectacle de la troupe tant aimée des Montréalais.85 milliards de narco-dollars blanchis chaque année Grève à la CTCUQ ?PARIS (AFP) — Le montant des ventes d’héroïne, de cocaïne et de cannabis en Europe et aux États-Unis atteindrait annuellement 122 milliards de dollars, dont 50 à 70 %, soit jusqu’à 85 milliards, pourraient être investis ou blanchis, selon le Groupe d’action financière international (GAFI).Dans un rapport rendu public hier, les experts de cet organisme, créé Tan dernier à Paris lors du sommet des sept pays les plus industrialisés pour etudier les moyens de lutter contre la drogue, estiment que l’investissement ou le blanchiment de cet « argent sale » pourrait rapporter plus de 232 000 $ par minute aux trafiquants en Europe et aux États-Unis.Le GAFI réunit les pays suivants : États-Unis, Japon, RFA, France, Royaume-Uni, Italie, Canada, Suède, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Suisse, Autriche, Espagne et Austa-lie, et également la commission de la CEE.Le trafic de drogue, remarquent les experts du groupe, génère d’énormes volumes de liquidités que les criminels doivent transformer, pour ne pas attirer les soupçons.Les banques et autres institutions financières de dépôt jouent involontairement un grand rôle dans le recyclage de ces fonds, malgré les dispositifs existant dans certains pays (déclaration des opérations en espèces, etc.).Les trafiquants ont en effet appris à contourner ces dispositifs, en utili- sant habilemement les règlementations bancaires, qui permettent souvent de camoufler l’identité des véritables déposants, ou plus simplement en corrompant les employés de banque.Le rapport du GAFI comporte ainsi quarante « recommandations », dont la plus novatrice est l’autorisation donnée aux institutions financières de lever le secret bancaire, lorsqu’elles soupçonnent que des fonds proviennent d’une activité criminelle.En annonçant hier qu’un projet de loi en ce sens serait examine le 9 mai au conseil des ministres, le ministre français de l’Économie, M.Pierre Bérégovoy s’est félicité que des pays tels que la Suisse ou le Luxembourg, où le secret bancaire est de tradition, aient approuvé cette recommandation.Le GAFI préconise plus généralement, de la part des institutions financières, une vigilance accrue à l’égard de toutes les opérations « complexes, inhabituelles et importantes », et une plus grande « exigence » lors de l’embauche d’employés.Il souhaite par ailleurs la ratification et l’application par tous les pays de la convention de Vienne, qui prévoit notamment la confiscation des biens blanchis et des produits en découlant.Enfin, le GAFI recommande un meilleur échange d’informations entre les autorités administratives des différents pays, ainsi qu’une amélioration de l’entraide judiciaire.QUÉBEC (PC) — Le syndicat des chauffeurs de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Québec (CTCUQ) refuse de réduire de 3,5 % à 1,5 % l’indexation de la troisième année dans la future convention collective ou de renégocier cette clause en 1992.Cela signifie que la menace de grève plane de nouveau sur les usagers du transport en commun dans la région de Québec.Cette nouvelle impasse survient parce que la direction de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Québec (CTCUQ), après avoir reçu l’opinion des maires de la CUQ, a accepté la recommandation des conciliateurs pour renouveler la convention collective des chauffeurs, exception faite de la clause suggérant une indexation pouvant aller jusqu’à 3,5 % la troisième année.Elle suggère d’accorder aux 750 chauffeurs une hausse de salaire de 5 % avec une indexation pouvant aller jusqu’à 1,5 % ou encore une renégociation de la clause au début de 1992.Les maires craignent que le fait d’accepter une possible indexation de 3,5 % ne leur crée des problèmes lors des négociations dans leurs municipalités.La direction syndicale n’a pas caché sa déception.Après une réunion de l’exécutif syndical lundi soir, il y aura une assemblée générale mardi soir et mercredi matin, histoire de consulter les membres et de leur faire une recommandation qui pourrait être la grève.« C’est très clair, nous refusons les propositions de la CTCUQ ».SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Essence bituellement 3,5 millions), 0,2 million ira aux boulangeries et à la consommation domestique (1,3 millions habituellement).Les autres industries devront se passer de 3,7 millions de mètres cubes, a-t-il précisé.Aucun pays démocratique ne peut rester indifférent à l’embargo énergétique décrété par TU RSS contre la Lituanie et celle-ci attend un soutien lus ferme de l’Occident, a déclaré ier le président lituanien Vytautas Landsbergis au cours d’une interview à la chaîne de télévision CNN.Le président lituanien a évoqué la possibilité d’une aide matérielle des pays occidentaux par l’intermédiaire des ports lituaniens et a affirmé avoir reçu quelques propositions dans ce sens.Il a par contre écarté l’éventualité d’un pont aérien tel que celui qui avait ravitaillé Berlin-Ouest à la fin dés années 1940.M.Landsbergis a par ailleurs affirmé dans une interview à la chaîne Collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à l’Hôpital St-Mary’s, auditorium de l'hôpital, 3830 rue Lacombe, de 9 h 30 à 16 h 30; à l'Hôpital Hôtel-Dieu de Montréal, Pavillon Jeanne-Mance, Salle de cours no 1,3840 rue St-Urbain, de 10 h 30 à 16 h 30; à Sherbrooke, Carrefour de l’Estrie, 3050, bout Portland, de 10 h 30 à 20 h 30, et à l.acolle, Centre Léonard Ryan, 10 rue Ste-Marie, de 14 h à 20 h.Rens.': 937-7761 ¦ Le Groupe Nature et Patrimoine invite le public à se rendre à la salle Proven-cher du Jardin botanique, ce soir à 19 h 30, pour assister à une conférence de M.Roger Gagnon intitulée ; La Comète Austin, la Lune et les autres lunes du système solaire.Rens.: 681-1303.¦ Conférences publiques sur : Le redressement de l'Ouganda : le point de vue des femmes et Le rôle du Mouvement d’action pour le développement et d'autres organismes non gouvernementaux en Ouganda.Ces conférences seront données aujourd'hui à 14 h, dans la salle de séminaire du Centre d'études sur les régions en développement de McGill, 3715 rue Peel.Entrée libre.Rens.: 398-6754.¦ Le Collège Montmorency, 475, bout de l'Avenir à Laval, offre une causerie sur l’Italie, ce soir à 19 h 30.Rens.: 667-8821.¦ Le Collège Marie-Victorin présente le spectacle théâtral Galileo Galilei, ce soir à 20 h, à la salle Désilets du Collège.Billets en vente le soir même.Rens.: 325-0150, poste 2516.Réunion de la Société québécoise de Psilogie, ce soir à 19 h 30, au Pavillon Marguerite d’Youville, Université de Montréal, 2375 Chemin de la Côte Ste-Ca-therine à Montréal.Objet de la réunion : Rencontre avec M.Gaston Naessens.Rens.: 383 7940.¦ Cesoirà20 h, le Cercle Jung de Montréal vous invite à une conférence intitulée : Cendrillon à la recherche de son identité par Kathrin Asper, à l’UQAM, 1250 rue St-Denis, Pavillon Hubert-Aquin, Salle A-M050.Rens.: 844-4153.¦ Vente de tableaux, chez les Petits Frères des pauvres, le vendredi 20 avril de 16 h à 21 h, les samedi et dimanche 21 et 22 avril de 10 h à 17 h, au 4624 rue Garnier à française Antenne 2, que la Lituanie pouvait « tenir cent ans sans gaz et sans pétrole ».Il a rappelé que jusqu’en 1944, la Lituanie avait « vécu sous une économie très stable avec ses propres produits et également une devise très forte».Il a soutenu qu’il n’avait pas l’intention de revenir sur sa déclaration d’indépendance, malgré les dernières décisions de Moscou.En Floride, le président George Bush a déclaré hier que lui-même et le président François Mitterrand étaient vivement préoccupés par les sanctions économiques soviétiques à l’encontre de la Lituanie.Bush a déclaré lors d’une conférence de presse après des entretiens avec Mitterrand que lui et le président français avaient eu une discussion approfondie sur la crise en Lituanie, à l’encontre de laquelle l’URSS a commencé à appliquer des sanctions économiques.« Nous sommes vivements préoccupés par les récentes déclarations et les actes des Soviétiques à l’égard de la Lituanie, qui n’amélioreront pas l’atmosphère », a dit Bush.Ce dernier a toutefois admis qu’il éprouvait une certaine réticence à prendre des sanctions contre l’URSS.« Ma réticence vient du fait que nous essayons de garder ouvert un dialogue qui affecte nombre de pays », a déclaré M.Bush au cours Montréal.¦ Le département de Danse contemporaine de l’Univer.sité Concordia vous invite à des « portes ouvertes », les 20 et 21 avril à 20 h et le 22 avril à 15 h, au 1822, bout de Maisonneuve ouest.Rens.: 848-4740.Vendredi à 19 h 30, conférence sur le stress émotionnel.Découvrez-en les causes et les solutions pratiques pour y remédier.Endroit : Centre de célébrité, 65 Sherbrooke est, suite 110 à Montréal.Entrée libre.Rens.: 849-9441.¦ Les potiers de Baie d’Urfé tiennent leur exposition et vente de poterie du printemps au Centre Whiteside Taylor, 20 551 chemin Lakeshore, ce soir de 19 h à 21 h 30, et samedi et dimanche, les 21 et 22 avril de midi à 16 h 30.Rens.: 457-6594 (Suzanne Maloney).¦ Le Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal est à la recherche de bénévoles bilingues pour travailler sur la ligne d’urgence.La prochaine session de formation aura lieu les 20,21, 22 et 28 avril.Rens.: 934-4504.¦ Colloque sur la coopération canado-rwandaise intitulé : Mieux coopérer pour mieux appuyer le milieu paysan rwandais dans son développement, le samedi 5 mai de 9 h à 19 h, à rUQAM, Pavillon Judith-Jasmin, 405 rue Ste-Catherine est.Rens.: 937-1614 ¦ La Présidente de la Société de l’ostéoporose du Canada, Mme Marguerite Le-vac-Saint-Amour, annonce la tenue d'un Buffet-spectacle le 6 mai prochain à midi à la maison Ludger-Duvernay, 82 rue Sherbrooke ouest à Montréal.Ré'serv.: 935-3726.¦ Aujourd’hui de 9 h 30 à 16 h 30, colloque sur la maîtrise de la langue et les études universitaires, à l’Univ.de Montréal, amphithéâtre B-2305 du pavillon 3200 rue Jean-Brillant.Rens.: 343-7641.¦ Le Bazar des Jeannettes de l'immacu-lée-Conception aura lieu le 21 avril de 9 h à 16 h au sous-sol de l’église de l’Immacu-lée-Conception (coin Rachel et Papineau).Les profits serviront à payer les dépenses pour le camp d’été de 25 filles de 9 à 12 ans.d’une conférence de presse conjointe donnée à Tissue de ses entretiens avec le président français François Mitterrand, à Key Largo en Floride.Il a mentionné à cet égard les négociations sur le désarmement et la consolidation du mouvement démocratique en Europe de l’Est mais a réaffirmé aussi le droit de la Lituanie à l’autodétermination.Pendant ce temps, le premier ministre lituanien Kazinmiera Pruns-kiene effectue une visite de quatre jours en Norvège avec l’espoir d’obtenir une diversification de l’approvisionnement pétrolier et gazier de la Lituanie, pour l’heure totalement dépendante de l’Union soviétique.« Il est difficile de dire quelque chose de concret, mais nous espérons trouver une solution pendant notre séjour ici », a-t-elle déclaré, précisant que la Lituanie pourrait en retour avoir des produits à proposer à la Norvège.Elle a rencontre le premier ministre norvégien, M.Jan P.Syse.Avec un pompage quotidien de Tordre de 1,7 millions de barils par jour, la Norvège est le deuxième producteur de pétrole de l’Europe occidentale apres la Grande-Bretagne.« Nous n’avons pas discute des prix.Il nous faut d’abord entrer en contact avec les représentants des compagnies », a précisé Mme Pruns-kiene.Les compagnies pétrolières norvégiennes ont fait savoir que d’éventuelles ventes se négocieraient sur une base purement commerciale et que les règlements devraient s’effectuer en devises fortes.Enfin, le chef du Kremlin a offert à la Lettonie un statut particulier au sein de l’URSS si cette république ne suit pas l’exemple des Lituaniens, qui ont unilatéralement proclamé leur indépendance le 11 mars, a annoncé un porte-parole letton.Gorbatchev a fait un geste en direction de la Lettonie et de l’Estonie, qui n’ont pas suivi l’exemple lituanien, en acceptant hier de recevoir des délégations de haut rang de ces deux républiques aspirant elles aussi à l’indépendance.Il a offert deux possibilités à la délégation lettone, qui était conduite par le président Anatoli Gorbunovs et le premier ministre Vilnis Bresis.« Soit la Lettonie fait sécession dans le cadre de la nouvelle législation, et alors il (Gorbatchev) évacuera toutes ses bases militaires, soit elle reste dans la fédération et bénéficie d’un statut particulier », a dit un porte-parole letton.Gorbatchev n’a pas donné plus de précisions, mais a accepté la tenue, la semaine prochaine, de négociations à niveau d’expert sur les relations entre Moscou et la Lettonie.Le Parlement letton devrait faire une déclaration sur l’indépendance lors de sa session inaugurale en mai.Après cette entrevue, le chef du Kremlin a reçu le président estonien Arnold Ruutel et son premier ministre Edgar Savisaar.La teneur de leur conversation n’a pas été révélée.L’Estonie a fait part de son intention de restaurer son indépendance d’avant-guerre, en assortissant sa décision d’un délai de six mois.4 Choc on essaie très tôt d’inculquer l’autonomie et la prise en charge, ajoute Mme Bayard.Cette valeur n’est pas cotée de la même façon chez les femmes de certaines groupes culturels, qui sont considérés comme bien élevées si elles sont soumises et se A SURVEILLER réfèrent à l’autorité familiale.À la limite, pour certaines d’entre elles, proposer des métiers non traditionnels peut causer une grande angoisse.Il arrive aussi que ce soient les parents qui ont déjà déterminé l’orientation de l’élèVe».Le défi du conseiller en orientation apparait donc double ; il lui faut comprendre une ensemble de nouvelles données culturelles, mais ceci pour mieux revenir à l’individu et mieux interpréter chaque cas particulier.« Il faudrait peut-être évaluer à partir de mises en situation plutôt qu’à l’aide de tests écrits », ajoute Denyse Coutu, du service d’évaluation et de référence scolaire et professionnelle du ministère des Communautés culturelles.Mme Coutu multiplie leâ exemples de confrontation de valeurs.« Dans certains pays, il est impoli de relancer un employeur, mais ici cela peut prouver qu’on est motivé.Exemple inverse : quelqu’un se présentait souvent sans rendez-vous à mon bureau, ça m’énervait, et je me suis rendu compte qu’en Inde, on considérait comme inmpoli d’utiliser le téléphone ».« De façon générale, ajoute-t-elle, en Amérique du Nord, on privilégie beaucoup l’autonomie, l’indépendance, l’individualité, alors que dans d’autres cultures ce qui est important c’est l’appartenance au groupe, c’est de cheminer ensemble, c’est une sorte de solidarité où Ton se réfère toujours au groupe ».« Mais le plus grand danger qu nous guette, dit-elle, c’est de hiérarchiser les cultures, de croire que nos valeurs sont meilleures que d’autres.» Un écueil qui était illustré par un atelier mené par Marcel St-Jacques, coordonnateur au Conseil scolaire de l’île de Montréal.La culture, c’est « le répertoire des évidences à l’intérieur d’un même contexte ».Mais qu’est ce qui est évident ?Savons-nous définir la culture québécoise ?Le grand silence qui accueillait cette question témoignait de sa justesse.Il faut comprendre que les codes culturels changent selon les contextes, entre les cultures mais aussi à l’intérieur de la même culture.Ceci dit, plusieurs participants sont d’avis que le milieu scolaire devrait faire plus d’efforts pour mieux comprendre ces différences culturelles, ce qui aiderait tout le monde à s’y retrouver.L’écrivain Marco Mi-cone aimerait bien voir les manuels scolaires enseigner les spécificités de la « culture immigrée » (et non du multiculturalisme, un concept vide de sens qui « folklorise les cultures»), « Il ne faut pas seulement faire une analyse de l’immigration sur une base ethnique, ajoute-t-il, il faut analyser le milieu d’origine.Beaucoup de paysans italiens arrivés à Montréal présentaient plus d’affinités avec le Gaspésien transposé en ville comme ouvrier, qu’avec un professionnel italien de Milan.» « La culture d’origine n’existe que dans les pays d’origine, ajoute-t-il.Lorsqu’elle émigre, elle devient autre chose, elle devient culture immigrante.C’est une culture de transition, mais elle est indispensable.» 4 Pro-vie En effet, reconnaissent les stratèges du mouvement anti-avortement, le prochain chef du parti libéral du Canada sera favorable au droit à l’avortement.Il ou elle prônera même des dispositions plus flexibles que celles prévues par le projet de loi C-43, auquel les Communes doivent donner leur approbation finale au printemps.Même s'ils ont des réticences personnelles vis-à-vis l’avortement, les Copps, Chrétien et Martin ont tous pris position pour l'avortement libre, tout au moins pendant les premiers mois d’une grossesse.« C’est surtout après que nous allons avoir le plus d’impact », reconnaît Paul Lauzon, porte-parole des libéraux pour la vie, qui confie que son groupe a déjà commencé à concentrer ses efforts sur Jean Chrétien, identifié comme le vainqueur probable à Calgary.« On espère qu’il va vouloir nous contenter, mais c’est certain qu’il n’est pas obligé, on ne compte pas trop fort là-dessus », admet le stratège pro-vie, oui croit de moins en moins au scenario d’une fin de course serrée où un candidat aurait besoin du vote anti-avortement pour l’emporter.Mais il parle tout de même d’acquis importants sur lesquels les adversaires de l’avortement ont l’intention de bâtir en vue des prochaines élections fédérales, que les sondages donnent aux libéraux toutes les chances de remporter.Déjà, au Parlement fédéral, les libéraux ont supplanté les conservateurs comme parti de prédilection des adversaires de l’avortement.Au terme de la dernière élection générale, près de la moitié du caucus de John Turner était acquis à la cause anti-avortement.À au moins deux reprises, cette forte présence au sein de son parti a amené John Turner à des reculs em-barassants.Pendant la campagne de 1988, le chef libéral est passé à deux cheveux de prendre position pour l’avortement libre jusqu’à 22 semaines de grossesse.C’est la position de la Commission de la réforme du droit, celle incidemment que prône maintenant Jean Chrétien.Mais le tollé interne sa fait reculer John Turner.Le projet a été complètement abandonné.Ensuite, au moment où le gouvernement fédéral préparait sa loi sur l’avortement, John Turner s’est engagé publiquement à collaborer à doter le pays d’un nouveau cadre législatif.Et quand le projet de loi C-43 a été déposé, le chef libéral a invité son caucus à l’appuyer, tout au moins à l’étape de l’approbation de principe.Mais au moment du vote, la majorité de ses députés lui ont fait faux bond.Quand la loi sera soumise à l’approbation finale des Communes, il ne se trouvera à peu près aucun député libéral pour l’appuyer.Dans le cadre de la course au leadership, les députés identifiés au mouvement anti-avortement se sont répartis entre les Martin et Chrétien.Selon Pro-vie, un plus grand nombre de ses sympathisants se sont cependant ralliés à l’ancien ministre.« Nous espérons que s’il devient chef, ils pourront lui dire : tu nous en dois une», explique Paul Lauzon.D’ailleurs, dès cet été, le mouvement anti-avortement se promet une campagne de lettres pour se rappel-ler au bon souvenir du nouveau chef.Et il compte bien faire appel aux troupes qu’il a mobilisées dans le cadre de la course au leadership, au moment du choix des candidats en vue de la prochaine élection fédérale.4 Cessez-le-feu février dernier au cours de laquelle était opposée à Daniel Ortega, leader du Front sandiniste de liberation nationale (FSLN).Les dates de cette démobilisation, qui devrait être achevée le 10 juin prochain au plus tard, ont été consignées dans un document séparé, signé par la Résistance nicaraguayenne et les représentants de Violeta Chamorro.Selon des sources fiables, les san-dinistes ont accepté les termes de ce dispositif, mais n’ont pas voulu signer un calendrier qui se traduit par le maintien symbolique de la contra sur le pied de guerre jusqu’au dernier jour du pouvoir révolutionnaire.L’accord conclu hier, à Tissue d’une nuit de difficiles négociations, intervient après une première remise d’armes des combattants restés sur le territoire du Honduras voisin, où les rebelles conservaient leurs sanctuaires.Il est complété par un accord parallèle souscrit par l’organisation indigène Yatama qui combattait le gouvernement sandiniste sur la côte atlantique du pays.Les rebelles appartenant aux populations indigènes de Test nicaraguayen, qui furent longtemps intégrés à la contra, avaient créé leur propre organisation à la suite de différends apparus avec la direction de la Résistance nicaraguayenne.Selon l’accord conclu, les 1000 ou 2000 combattants — selon les estimations — de Yatama devront être désarmés avant le 18 mai prochain.Les accords conclus paraissent garantir la fin du conflit armé nicaraguayen et la disparition, à court terme, de l’organisation de la Résistance nicaraguayenne.Mais un doute susbsiste sur l'attitude qui sera celle des guérilleros de base de la Contra, frustrés dans leur idée de se transformer en armée régulière du nouveau régime.Nombre de diplomates de la région redoutent de voir ces rebelles conserver leurs armes et se livrer au banditisme pour survivre dans les montagnes.Dans cette hypothèse, ils devront faire face à leurs adversaires traditionnels, puisque les accords de transfert du pouvoir entre Daniel Ortega et Violetta Chamorro ont prévu le maintien de la structure et de la hiérarchie de l’armée et de la police sandiniste.4 Taux d’escompte La politique monétaire que poursuit depuis des mois le gouvernement canadien a été la cible des critiques des libéraux et des néo-démocrates hier aux Communes.Pour le chef de l’opposition libérale par intérim, M.Herb Gray, « l’économie canadienne n’a pas les moyens de se payer une récession créée de toute pièce par le gouverneur de la Banque du Canada et un gouvernement conservateur inconscient du fait que des taux d’intérêt de plus en plus élevés contribuent à l’augmentation de l’inflation ».Pour ce leader parlementaire, les choix de M.Crow et de M.Michael Wilson, ministre des Finances, sont d’autant plus incompréhensibles que « nous avons enregistré une baisse sérieuse de nos exportations alors que le surplus commercial du dernier mois fut de 400 millions de dollars inférieur à celui du mois précédent ». Le Devoir, vendredi 20 avril 1990 ¦ 13 LE GUIDE DU WEEK-END Bernard Uzan prend seul les rênes de l’OdeM le Laurier PHOTO JACOUFS GRENIER SOUS la gouverne de Bernard Uzan, seul maître d’oeuvre à l’Opéra de Montréal tant du côté administratif qu’artistique, les artistes canadiens auront leur large part, soit 70 % de la distribution des cinq productions à l’affiche en 1990-1991.La saison se terminera par une opérette de Franz Lehar, La Veuve joyeuse chantée entièrement par des voix canadiennes francophones.Sans que nos chanteurs ne remplissent les principaux rôles des quatre grands titres du répertoire, soit Adriana Lecouvreur, Les Contes d’Hoffmann, I Pagliaci-Gianni Schic-chi, Der Rosenkavalier, les Louis Quilico, Lyne et Hélène Fortin, Joseph Rouleau, Gaétan Laperrière, Pierre Charbonneau, Odette Beaupré et plusieurs autres de nos artistes auront leur place au soleil.La création d’un opéra québécois serait également fort bienvenue, si une bonne occasion se présente, ce qui pourrait être le cas a la lumière d’un « sérieux projet » à l’étude.« Il nous faut soutenir et promouvoir les talents canadiens tout en aspirant au statut de grande maison internationale », soulignait Bernard U zan hier en livrant à la presse ses vues sur l’orientation politique et artistique qu’il veut donner à l’Opéra de Montréal.Ce qu’il appelle « l’ère du renouveau », en ce qu’il propose une série de mesures susceptibles de faire apprécier cette forme d’art lyrique par un nouveau public, celui des « fidèles » étant déjà captif et acquis à cette forme d’art lyrique.Ce qui justifie l’insertion d’une opérette pour finir en beauté et en succès populaire la prochaine saison, M.Uzan voulant jouer le jeu de façon sécuritaire son double rôle de mentor de l’OdM, tant au plan culturel que financier, lui qui a réussi à diminuer de moitié le déficit de la compagnie et qui espère l’éponger en totalité à la fin de l’exercice de 1990.Avec un personnel permanent d’une quinzaine d’employés et un budget global de 6,6 millions $, une gestion plus serrée et un soutien corporatif et individuel plus important, il espère atteindre cet objectif.Mais à l’impossible nul n’est tenu, pourrait-il ajouter en implorant les journalistes et les critiques d’être à leur tour plus coopératifs et « indulgents » à l’endroit de nos artistes qui auront à se mesurer avec des vedettes ou des noms courus sur la scène internationale de l’opéra.Car M.U zan n’a pas caché sa déception du peu de visibilité accordée par les médias aux chanteurs canadiens, donnant l’exemple de Maureen Brown (principal rôle dans Un Bal masqué) ui selon lui aurait pu donner lieu ans la presse à des reportages d’intérêt personnel pour la faire connaître davantage.Il a toutefois concédé que la chanteuse avait eu des critiques favorables.M.Uzan qui est en poste à la direction de l’OdM jusqu’en 1993 n’a pas non plus dissimulé son inquétude quant à l’avenir de la compagnie, en raison de la situation économique incertaine, appréhendant des problèmes plus graves reliés à l’échec éventuel de l’accord du lac Meech et de la taxe sur les produits et services (TPS).« Cela est déjà difficile de remplir nos salles », commente-t-il en se demandant quel tour de magie il pourrait faire pour que le public le suive dans ses aspirations, lui qui songe à monter sept productions par année au lieu des cinq qu’il doit se contenter de lui offrir : « Certes, je serais certain de plaire au public en offrant chaque année des valeurs sûres comme La Bohème, Carmen ou Faust, dit-il.Encore faut-il élargir le répertoire, prendre des risques calculés, de façon à équilibrer les goûts anciens et nouveaux, faire en quel- que sorte de la pédagogie.» Il se demande encore pourquoi le Comte Orvet Dialogue des Carmélites n’ont pas « marché » — un postmortem pénible pour un directeur de compagnie d’opéra, il faut bien l’avouer.Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, Bernard Uzan se montre quand même déterminé à faire tout en son possible pour conduire l’Opéra de Montréal dans la voie du succès.Déjà, il a pris des initiatives intéressantes : un atelier lyrique plus dynamique et « visible », la publication de la revue Prélude, la création de la Guilde qui s’occupe de renflouer les coffres de l’OaM, un programme-pilote d’initiation à l'opéra dans les écoles, la mise sur pied de la Société de placement d’artistes (S.P.A.L.) qui encourage la carrière de jeunes talents, la création d’un opéra québécois, pour peu que l’on soumette des projets intéressants, comme ce fut le cas pour Nelligan.Le double chapeau de principal gestionnaire et de directeur artistique ne semble pas trop grand pour Bernard Uzan qui s’est réservé la mise en scène de deux opéras : Adriana Lecouvreur de Cilea qui ouvrira la saison en septembre avec sa femme, Diana Soviero, dans le rôle- Bernard Uzan titre et Les Contesd'Hoffmann qui mettra en vedette Franco Farina en novembre prochain.Vladimir l’opov sera Canio dans I Paglicacci de Leoncavallo et Carlos Serrano sera Gianni Chicchi dans l’o- péra du même nom de Puccini en février 1991 et Der Rosenkavalier mettra en vedette Mechthilde Gessen-dorf en avril et Lyne Fortin sera la « veuve joyeuse » qui clôturera la saison en mai et juin.Jean-Jacques Lamothe et Marle-Chantale Perron dans Je n’t’abandonnerai Jamais.Ces jeunes loups qui brûlent les planches Je n’t’abandonnerai jamais Un collage de textes mis en forme par les finissants de l'École nationale de théâtre et mis en scène par Yves Desgagnés.Avec Jean Charest, Martin Fortier, Jean-Jacques Lamothe, Margaret McBrearty, Marie-Chantal Perron, André Robitaille.Assistance à la mise en scène: Claudine Paradis.Décor: Jean Bard.Costumes: André Brosseau.Éclairage: Yves Tremblay.Direction générale: Marie-Claude Joly.Une production de Médium médium présentée à la Maison-Théâtre jusqu'au 6 mai.Lyne Crevier LE ROUGE des ballons dévalant l’escalier, annonce la couleur des costumes.Puis des acteurs se précipitent sur la scène enfumée afin de jouer des morceaux de vie, de mort ou d’amour à vif, à feu et à sang dans un assemblage de lettres signées Chateaubriand, Napoléon, Tchékhov ou d’oeuvres d’ici, au son de la viole ou d’une complainte de Nina Simone.Les ingrédients de cette glace panachée ne manquent pas de fraîcheur ni la mise en scène de hardiesse.Les jeunes comédiens mettent du coeur autant à la tirade qu’au silence.Chacun fait même son petit tour de piste dans Je n’t’abandonnerai jamais, en sachant capter l’attention du public adolescent avec brio.Suivant une mise en scène intimiste, Yves Desgagnés assoit les spectateurs sur des bancs, disposés de part et d’autre de l’aire de jeu.Attention cependant aux éclaboussures de tomates, surtout aux premières rangées.Tout au long du spectacle, l’action est ainsi soutenue gaillardement par les finissants de l’an dernier de l’École nationale de théâtre.Leur jeu est piquant, sans être cependant très élaboré.Il arrivera sans doute à maturité plus tard à force de volonté dans le travail.De ce côté-là donc on peut espérer.Ce sont les « morceaux d’amour choisis » par toute l’équipe (comédiens et artisans) qui font mauvais ménage ici.On marche d'abord très bien aux répliques d’une pièce signée YvesSauvageau; On s'aime à mort, où une bande d’enfants décide de mourir ensemble.L’émotion est encore palpable uand Marie-Chantal Perron, tente ésespérément d’exprimer ses sen-timenLs troubles, dans des mimiques toutes plus vraies les unes que les autres, à un garçon rencontré depuis peu.Ensuite, vêtue d’une robe blan- che au corsage pigeonnant, la comédienne va personnifier une ingénue qui s’endort à la lecture d'une lettre d’amour de Chateaubriand.On se bidonne alors.On décroche par contre à la vue de Napoléon (Jean Charest) qui déclame tellement, qu’un jeune spectateur plongea son nez dans le programme de la soirée, plutôt que d’en entendre davantage ! Pas mal non plus en tissu de banalités, cette scène entre la religieuse et le transsexuel qui se lancent tant d’invraisemblances, qu’on dirait un mélo italien servi à la sauce bâtarde.Sans ces scories, Jen't 'abandonnerai jamais demeure un fort beau spectacle.Allez voir ces jeunes loups ui brûlent les planches en s’aban onnant fougueusement au jeu, en attendant de se faire les dents sur une vraie pièce de résistance.SPORTS Boston arrache la première 1 à 0 EXPOS 5, PHILLIES 0 Dennis Martinez lance un içois Lemenu de la Presse Canadienne BOSTON — Les Bruins de Boston •ont pris les devants en finale de la division Adams en remportant la première partie 1-0, hier soir au Garden.Comme il fallait s’y attendre, cette première rencontre a donné lieu à du jeu serré qui caractérise si souvent les matchs entre ces deux clubs forts en défense.La différence dans le match aura finalement été le travail des unités spéciales.Le Canadien a profité de six avantages numériques sans pourvoir marquer.Les Bruins ont dé-' ployé leur attaque massive à sept reprises et ils ont compté une fois.Dave Poulin a poussé le disque derrière Patrick Roy à 17:37 du deuxième vingt.C’est dire que le public a assisté à un formidable duel de gardiens entre Roy et Andy Moog.Celui-ci a d’ailleurs eu la vie sauve en troisième quand Stéphane Richer a touché le poteau lors d’un avantage numérique.Il aussi eu des sueurs froides quand le Tricolore a retiré son gardien avec John Carter au banc des pénalités dans la dernière minute de jeu.Le match a marqué le retour de Chris Chelios qui a joué plus de 20 minutes.Dans les circonstances, le co-capitaine a fait un travail remar-uable d’autant plus que le Tricolore tait privé de Peter Svoboda et de Mathieu Schneider.Par ailleurs, le premier tour du chapeau de Bemie Nicholls en séries éliminatoires a mené hier les Rangers de N ew York à une victoire de 7-3 sur les Capitals de Washington, lors du match d’ouverture de la série finale de la division Patrick de la Ligue nationale.Nicholls a donné une priorité de 1-0 aux Rangers en marquant le seul but de la première période, son quatrième des séries.Après que les Ca- Ritals eurent réduit l’avance des ew-Yorkais de 3-0 à 4-3, il a permis-aux siens de souffler à nouveau en comptant à 11:49 au dernier vingt.Après un but de Mike Gartner en avantage numérique, qui mettait fin aux espoirs de ses ex-coéquipiers (il EN BREF.Pete Rose plaidera coupable de fraude CINCINNATI (AP) — Pete Rose plaidera coupable aujourd’hui à des accusations de fraude fiscale, ce qui pourrait lui valoir jusqu'à six ans d'emprisonnement, dans le cadre d’une entente avec les procureurs fédéraux.Des documents dévoilés hier dans une cour de district révèlent que Rose a accepté de plaider coupable à deux accusatiosns de fraude fiscale, pour n’avoir pas déclaré des revenus provenant de la vente de souvenirs et d’autographes ainsi que de ses présences à certains événements.L’entente avec les procureurs fédéraux stipule que le gouvernement américain ne pourra plus porter d’autres accusations contre l’ancien gérant des Reds de Cincinnati, qui a été banni du baseball majeur Tannée dernière à cause de ses activités de parieur.L’entente ne porte toutefois pas sur une possible peine d’emprisonnement.Smirnov succède à Marat Gramov en URSS MOSCOU (AFP) — M.Vitali Smirnov a été élu hier président du Comité olympique soviétique, lors d’une réunion en plénum à Moscou, et remplace M.Marat Gramov, qui ne se représentait pas.M.Smirnov, âgé de 55 ans, président du Comité d’État aux sports de la fédération de Russie, a battu à bulletins secrets (72 voix contre 36) M.Nikolai Roussak, président du Comité d’État aux Sports de l’Union soviétique.Homme de l'appareil, M.Smirnov, « communiste depuis plus de trente ans » selon un délégué, avait reçu le soutien de nombreux sportifs délégués.Hockey: menaces de boycottage aux JO BERNE (AFP) — La Fédération internationale de hockey sur glace (UHF), mécontente des infrastructures prévues pour le tournoi olympique des Jeux ¦ • d’Albertville en 1992, menace de ne pas y participer si les organisateurs ne mettent pas à disposition des douze équipes au moins deux patinoires à même altitude, a déclare le président de 1TIHF, Guenther Sabetzki.En échange, un ., : championnat du monde pourrait être organisé en avril ou mai 1992.« Nous ' avons suffisamment de candidats » pour organiser un tel championnat, a déclaré M.Sabetzki.Actuellement, les organisateurs prévoient de faire disputer l’ensemble des rencontres à Méribel (Alpes françaises), sur une seule patinoire », a dit M.Sabetzki.Il s’est insurge contre ce projet qui impliquerait un trop grand nombre de matches chaque jour, à partir de neuf heures du matin.a joué presque dix saisons à Washington), Nicholls a complété son tour du chapeau à 17:36 lors d’une autre attaque à cinq.John Vanbiesbrouck, qui n’avait remporté qu'un seul match en quatre sorties contre les Capitals durant la saison, a repoussé 32 rondelles.Brian Mullen (en avantage numérique), Jan Erixon (à court d’un homme) et John Ogrodnick ont aussi déjoué Mike Liut.Bob Rouse, John Druce et Scott Stevens ont répliqué pour les Capitals.Dino Ciccarelli, le meilleur buteur des séries avec huit buts, a été tenu en échec par la défensive des Rangers.Cette série 4 de 7 se poursuivra samedi soir au Madison Square Garden de New York.Canada 6, BERNE, Suisse (PC) — Alorsque la formation canadienne tirait de l'arrière 4-0 hier durant son troisième match au Championnat mondial de hockey sur glace, le capitaine des Red Wings de Detroit Steve Yzer-man a sonné la charge et mené son équipe à l’attaque, démontrant ainsi que sa réputation de meneur de troupes n’était pas usurpée.Y zerman a porté l’équipe sur ses épaules, comptant à trois reprises et contribuant à deux autres buts pour permettre au Canada de l’emporter 6-5 contre la Finlande, à la suite d’une spectaculaire remontée.La troupe de Dave King demeure ainsi invainçue après les trois premiers tours de ce tournoi à la ronde mrnmmrnmmmmmmmmmmm Bruine 1, Canadien O Première période Aucun but — Pénalités — Keane Mil 2:11, Neely Bos 2:23.Courtnall Mil 3:17.Wesley Bos 7:13, Bourque Bos 13:33, Daigneault Mil 14:20.Poulin Bos 19:23, Deuxième période 1—Boston, Poulin 5 Burridge, Christian.17:37 (an) Pénalités — Montréal banc (purgée par Richer) 5:28, Carbonneau Mtl 6:49, Ewen Mil 10:28, Skrudland Mtl 16:11.Troisième période Aucun but.— Pénalités — Pedersen Bos 4:20, Carter Bos 19:12.Tirs au but Montréal.9 6 5—20 Boston.5 15 8—28 Gardiens — Montréal: Roy P,4-3; Boston Moog G.5-2 Assistance — 14 448 Finlande 5 réunissant huit nations.Greg Adams, des Canucks de Vancouver, et Al Maclnnis, des Flames de Calgary, ont complété la marque pour le Canada, qui partage la tête du classement provisoire avec l'Union Soviétique, la Tchécoslovaquie et la Suède.Jukka Vilander, Pekka Tirkkonen, Pauli Jarvinen et Pekka Laksola ont déjoué le gardien Kirk McLean, des Canucks.Trois autres rencontres étaient au programme hier : l’URSS s’est moquée des États-Unis (10-1), la Tchécoslovaquie a été sans pitié pour la Norvège (9-1) et la Suède a obtenu un jeu blanc aux dépens de l’Allemagne de l’Ouest (6-0).HOCKEY Ligue nationale Séries éliminatoires Mercredi Edmonton 7, Los Angeles 0 St.Louis 4, Chicago 3 Hier Boston 1, Montréal 0 Rangers 7, Wash’ton 3 Ce soir Los Angeles à Edmonton St.Louis à Chicago Demain Montréal à Boston Washington à Rangers Dimanche Edmonton à Los Angeles Rangers à Washington Lundi Boston à Montréal Rangers à Washington Mardi Edmonton à Los Angeles Rangers à Washington Mercredi Boston à Montréal Rangers à Washington Les meneurs Matchs d'hier non inclus b a pts Tikkanen, Edm 6 6 12 Cicca'li, Was.8 3 11 Hull, St L 6 5 11 Kurri, Edm 4 6 10 Neely, Bos 4 6 10 Nieuw’dyk, Cal.4 6 10 Lamb, Edm 3 7 10 Gretzky, LA 2 7 9 Granato, LA 5 3 8 Taylor, LA 4 4 8 Hawer'k, Win .3 5 8 Elik, LA 2 6 8 Larmer, Chi 2 6 8 Thomas, Chi.2 6 8 Janney, Bos 1 7 8 Presley, Chi 5 2 7 Richer, Mtl.5 2 7 Roenick, Chi.5 2 7 Bellows, Min 4 3 7 Gilbert, Chi 4 3 7 Poulin, Bos 4 3 7 Robitaille, LA 4 3 7 Sandstrom, LA.4 3 7 Simpson, Edm.4 3 7 Messier, Edm.3 4 7 match de deux coups sûrs Richard Milo ¦ ¦ de la Presse Canadienne PHILADELPHIE - Tel fils, tel père.ou est-ce le contraire.Dennis Martinez a failli réaliser hier ce son fils Dennis Jr a réussi récemment: un match sans point, ni coup sûr.Il a été parfait durant six manches et ce n’est qu’à la huitième, après un retrait, qu’il a donné son premier coup sûr, et les Expos l’ont emporté 5-0 contre les Phillies de Philadelphie.Darren Daulton, un frappeur de .111, a brisé le rêve en claquant un solide double — avec un compte de deux balles et une prise —par-dessus la tête du voltigeur de centre Marquis Grissom.Plus tôt à la septième, Len Dyks-tra, après avoir frappé cinq fausses balles, avait rompu le match parfait à l’aide d’un but sur balles - avec un compte complet.Marlinez (2-0) n’a affronté que 31 frappeurs et donné deux coups sûrs.m - k #',”, mmmm EXPOS 5 PHILLIES 0 ab p et pp ab p c» pp DeShlds 2b 5 12 0 Dykstra cc 3 0 0 0 Grissom cc 4 12 0 Herr 2b 4 0 10 Raines cg 4 110 VHoyes cd 3 0 0 0 Walloch 3b 4 12 2 Campsn cd 10 0 0 Galarrg 1b 3 0 2 0 CMrtni 1b 4 0 0 0 Walker cd 4 111 Kruk cg 3 0 0 0 Santoven r 4 0 0 0 Thon ac 3 0 0 0 Owen oc 4 0 10 Daulton r 3 0 10 DeMrtnz 1 3 0 0 0 Hollins 3b 3 0 0 0 Ruffin 1 10 0 0 Ford fu 10 0 0 Carman 1 0 0 0 0 Booker fu 10 0 0 McElroy 1 0 0 0 0 Totaux 35 5 11 3 Totaux 30 0 2 0 Montréal 100 201 001—5 Philadelphie 000 000 000—0 ML CS P PM SB RB Montréal DeMrtinez G,2-0 9 2 0 0 1 7 Philadelphie Ruffin P,l-1 6 9 4 4 1 5 Carman 2 1 0 0 0 3 McElroy wmzmtm BASEBALL Ligue nationale Mercredi L.Angeles 6, S.Francisco 2 Cincinnati 11, San Diego 7 Phil'phie 4, Montréal 3 Chicago 5, New York 5 St.Louis 3, Pittsburgh 0 Houston 10, Atlanta 5 Hier Chicago à New York Montréal à Phil'phie Pittsburgh à St.Louis Houston à Los Angeles Aujourd'hui Pittsburgh, Terrell (0-0) à Chicago, Bielecki (0- 0) , 15 h 20 Atlanta, Clary (0-0) à Cincinnati, Rijo (0-0), 19 h 35 Montréal, Z.Smith (1-1) à New York, Darling (0- 1) , 19 h 35 Philadelphie, Cook (1-0) à St.Louis, B.Smith (1-1), 20 h 35 San Francisco, Reuschel (1-0) à San Diego, Whitson (0-0), 22 h 05 Houston, Deshaies (0-0) à Los Angeles, Belcher (1-0), 22 h 35 Ligue américaine Mercredi Detroit 8, New York 4 Baltimore 8, Toronto 5 Boston 7, Chicago 5 Kansas City 7, Cleveland 0 Milwaukee 11, Texas 6 Minnesota 4, Seattle 3 Oakland 3, Californie 1 Hier Detroit à Baltimore New York à Cleveland Milwaukee au Texas Seattle à Oakland Aujourd'hui Boston, Boddicker (1-1) à Milwaukee, Higuera (1-0), 19 h Detroit, J M Robinson (0- 0) à Baltimore, Milacki (0-0), 19 h 35 Chicago, M.Perez (1-0) à Cleveland, Bearse (0- 1) , 19 h 35 Kansas City, Saberhagen (1-0) à Toronto, Stot-tlemyre (0-2), 19 h 35 Californie, Abbott (0-0) au Minnesota, Tapani (1-1), 20 h 05 New York, Hawkins (0-1) au Texas, Ryan (2-0), 20 h 35 Seattle, Holman (1-1) à Oakland, Welch (2-0), 22 h 05 LIGUE NATIONALE Section Est CHICAGO g P moy.dlff.6 3 .667 MONTRÉAL 5 4 .556 1 ST.LOUIS 5 4 .556 1 PITTSBURGH 4 5 .444 2 PHILADELPHIE 4 5 444 2 NEW YORK 3 Section Ouest 6 .333 3 CINCINNATI 8 0 1.000 LOS ANGELES 6 4 .600 3 SAN DIEGO 5 4 .556 37a HOUSTON 3 5 375 5 SAN FRANCISCO.3 6 .333 5 7a ATLANTA 1 7 .125 7 LIGUE AMÉRICAINE Section Est NEW YORK 4 2 .667 TORONTO 6 4 .600 BOSTON 5 4 .556 ’/a DETROIT 4 5 .444 1 V, MILWAUKEE 3 4 .429 1 7a BALTIMORE 3 5 .375 2 CLEVELAND 2 Section Ouest 5 .286 2V4 OAKLAND 7 1 .875 CHICAGO 5 2 .714 17a CALIFORNIE 5 4 .556 2 Vi KANSAS CITY 4 4 .500 3 TEXAS 4 5 444 3 V4 MINNESOTA 4 6 .400 4 SEATTLE 2 7 .222 5Vi B+.B
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