Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1990-04-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Trouvez les pneus MICHELIN au centre-ville wnaasmmmm à Laval 1495 des Laurentldes 669-3141 MICHELIN PARCE QUE LES PNEUS C'EST IMPORTANT Vol.LXXXI — No 94 ?Ensoleillé.Max.: 19.Détail page 12 Montréal, mardi 24 avril 1990 Côte-Nord.Gaspésie Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS AUJOURD’HUI Éditorial En pratiquant le clientélisme ethnique dans le recrutement de nouveaux militants, les organisateurs des candidats à la direction du leadership du Parti libéral rendent un mauvais service à la cause démocratique, écrit Paul-André Comeau.Page 8 Idées Très peu de Québécoises ont intégré dans leurs schèmes de référence féministes les préoccupations des femmes provenant des groupes ethniques.Page 9 Pierre Péladeau Jean Duceppe 4*.Peladeau nie les propos racistes À l'assemblée annuelle des actionnaires de Québécor, la polémique entourant les propos prêtés à M.Péladeau par L'actualité concernant la communauté juive a pris le pas sur la performance financière de Québécor.Page 11 Québec-Téléphone lorgne Ottawa Pendant que Québec tente d'empêcher Ottawa d’exercer un contrôle dans les télécommunications, Québec-Téléphone présente une demande d’adhésion à Telecom Canada.Page 3 Des textes chez Duceppe La 18e saison de la Compagnie Jean-Duceppe, en 90-91, sera celle des textes : un Michel Tremblay, un Henrik Ibsen, un Arthur Miller.Un virage vers la qualité pour une compagnie qui a longtemps flirté avec un théâtre de consommation rapide.Page 20 Embargo exclu contre Moscou Washington exclut d’imposer un embargo sur les livraisons de céréales à l’URSS si les tensions s’avivaient encore entre Moscou et la Lituanie.Page 5 La Métropolitaine frappée de grève ?Les syndicats de la construction ne s'entendent pas sur le sort qui sera réservé à l'autoroute Métropolitaine si jamais une grève éclate dans ce secteur Page 3 Dépôt de pneus en feu à Sainte-Anne-des-Plaines Un incendie s’est déclaré, hier soir, dans un dépôt de plus de 800 000 vieux neus de Sainte-Anne-des-Plaines, à 25 ilomètres au nord de Montréal, faisant craindre une catastrophe écologique semblable à celle d’Hagersville, en Ontario, il y a deux mois.Au moment où nous mettions sous presse, tôt ce matin, le feu faisait rage dans un îlot de pneus que les pompiers tentaient d’isoler.Il n’était pas question pour le moment d’évacuer la ville mais les experts du ministère de l'Environnement accouraient sur les lieux tandis que le maire faisait savoir que pareil incendie, possiblement criminel, était appréhendé et que le ministère devait entreprendre très bientôt des travaux pour minimiser les dangers.Une colonne de fumée noire s'élevait très haut dans le ciel, hier soir, et s’étirait vers Saint-Jérôme sur une distance de plusieurs kilomètres.Il s’agit du 5e plus important dépôt de pneus du Québec.Nul ne savait encore, peu après minuit, l’ampleur que pouvait prendre cet incendie mais les résidants craignaient d’être évacués à cause des fumées toxiques comme celles qui ont plongé la petite ville d’Hagersville dans un cauchemar.à ce propos, de nouvelles accusations ont été portées, hier, contre les cinq adolescents qui allumé ce feu le 12 février dernier et qui a brûlé durant 17 jours, dégageant des fumées toxi- ques, obligeant les autorités à recourir à des avions citernes et forçant l’évacuation de 500 familles dans un périmètre de plusieurs kilomètres.Hier, les prévenus ont été accusés de crime d'incendie parce qu'une maison à brûlé.L’incendiât, tel que défini au code pénal, ne concerne pas des pneus.PHOTO LE DEVOIR Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Fainstat, a brossé un noir tableau des finances de Montréal, hier, en réponse aux affirmations du premier ministre Bourassa sur la richesse de la ville dont la dette per capita est dix fois supérieure à celle de Toronto.dix fois celle de Toronto La dette de Montréal est Fainstat répond à Bourassa par un sombre portrait LE REMUE-MÉNAGE fiscal décrété par Québec menace à court terme la position concurrentielle de Montréal, qui accuse déjà une dette per capita dix fois supérieure à sa rivale, Toronto.Voilà globalement ce qu’a rétorqué hier le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, M.Michael Fainstat, outré des propos colportés récemment par le premier ministre Robert Bourassa sur la « prétendue richesse » de Montréal pour justifier des augmentations de taxes scolaires.De fait, pour motiver son transfert de taxes de 320 millions $ aux commissions scolaires, le premier ministre se plaît à répéter que les villes sont en meilleure posture financière que Québec, certaines payant leurs immobilisations sans recourir à l’emprunt.Il cite à ce titre les 67 millions $ versés par Montréal à ses immobilisations.« Invoquer la politique finan- cière de notre administration, comme le fait M.Bourassa, revient à inciter les villes à s’endetter davantage dans l’avenir », s’est indigné M.Fainstat, qui juge ces commentaires inacceptables, alors que les villes tentent par tous les moyens de réduire le fardeau de leur dette.À ce titre, renchérit-il, si la Ville de Montréal a réussi à réduire le poids de sa dette de plus 22 % en 1986 à 16,2% en 1989, cette dernière demeure néanmoins plus Voir page 10: La dette Sept provinces négocient sans le Québec ital Hébert envoyée spéciale WINNIPEG — Avec Québec et Ottawa en retrait, les provinces du Canada anglais tentent actuellement d’en arriver à un consensus sur l’impasse constitutionnelle.Selon le premier ministre du Manitoba, sa province poursuit en ce moment des consultations Intensives Le Conseil menacé de P»ul Cauchon L’EXISTENCE du Conseil de Presse du Québec est actuellement menacée par les luttes de représentativité qui se jouent en son sein.La Fédération nationale des communications (FNC, affiliée à la CSN) a en effet demandé de faire partie de l’organisme, mais cette demande, si elle est acceptée, pourrait mener les groupes d’employeurs à quitter le Conseil de Presse, et donc à le faire éclater.À l’inverse, le refus d’accepter la FNC pourrait mener au boycott de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) par certains syndicats de journalistes, ce sur l’accord du lac Meech avec six autres capitales provinciales.Gary Filmon précise que, depuis 72 heures, il est en communication quotidienne avec ses homologues, dans les deux autres provinces réfractaires au lac Meech, en Ontario, et dans les trois autres provinces de l’Ouest.Ni le Québec, ni Ottawa, affirme Gary Filmon, ne participent à ces Voir page 10: Sept de Presse disparaître qui pourrait menacer et la FPJQ et le Conseil de Presse.L’affaire est sérieuse, et le Conseil de Presse tient une réunion extraordinaire ce soir pour analyser la situation.Les journalistes membres de la FPJQ devront se prononcer sur la demande de la FNC dimanche prochain lors d’une assemblée générale spéciale.Le Conseil de Presse du Québec a été créé il y a 16 ans par deux groupes constituants, employeurs et journalistes.Il est formé d’associations et de regroupements qui le financent et qui élisent les membres de l’organisme : six membres élus par les journalistes et six membres élus par les associations d’employeurs, en Voir page 10: Le Conseil Québec annoncera de bonnes et de mauvaises nouvelles jeudi Bernard Descôteaux ===== de notre bureau de Québec LE MINISTRE des Finances du Québec, Gérard-D.Lévesque, présentera jeudi soir son Discours sur le budget dans lequel il devrait réussir, en dépit de perspectives économiques plutôt sombres, à équilibrer bonnes et mauvaises nouvelles.Côté bonnes nouvelles, le ministre devrait ainsi annoncer aux contribuables québécois qu’ils échapperont aux augmentations d’impôt sur le revenu.Depuis l’automne dernier, il ne cessait de laisser craindre le pire à cet égard, tant la situation financière du gouvernement lui apparaissait serrée.Côté mauvaises nouvelles, le ministre confirmera que de fait la marge de manoeuvre financière du gouvernement est inexistante, effet du ralentissement économique, des taux d’intérêt élevés et d’un fédéralisme devenu non rentable.Dans un tel contexte, il s’excusera de devoir augmenter certaines taxes et même de devoir en créer de nouvelles (pour les routes et la formation professionnelle par exemple) tout en jouant avec le déficit et en faisant du dumping fiscal chez les municipalités et commissions scolaires.Dans le communiqué émis hier par M.Lévesque pour annoncer la date de son sixième budget depuis sa nomination comme ministre des Finances, celui-ci se garde de donner quelques-uns des paramètres de ce budget.Au fil des déclarations qu’il a faites depuis l’automne dernier, il est posible de dégager ce que sera la trame de ce budget.Le ministre des Finances aura tout d’abord à composer avec des dépenses qui augmentent plus qu’il ne l’avait lui-même espéré.Ces dépenses, prévoit le Conseil du Trésor, atteindront 35,5 milliards $ cette année, ce qui est 500 millions $ de plus que prévu par M.Lévesque dans ses prévisions triennales.Après des années de compressions budgétaires, on en est rendu à ne pouvoir faire que des économies de bout de chandelle, à moins de remettre en cause des pans entiers de programmes gouvernementaux.C’est une perspective qu’il fait d’ailleurs envisager, a déjà indiqué le président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson.Côté revenus, la situation est à l’inverse.Après sept années de vaches grasses, le ministre des Finances a comme perspectives quelques années de vaches maigres.Tout se con- jugue pour réduire le niveau de croissance des revenus.Le pire à cet égard vient d’Ottawa dont plusieurs décisions viennent compliquer la vie à M.Lévesque.Il y a évidemment les réductions de paiement de transferts décrétés par le budget Wilson qui constituent une perte sèche de 221 millions $ cette année.Cette somme n’est pas énorme en soi.C’est moins de un pour cent des revenus totaux du Québec.Il faut savoir toutefois que cela s’ajoute à d’autres baisses décrétées l’an dernier par Ottawa et à d’autres qui entreront en vigueur l’an prochain.Il faut savoir aussi que le cinquième de tous les revenus du gouvernement québécois viennent de paiements du gouvernement fédéral.S’il était Jacques Parizeau, M.Lévesque pourrait illustrer abondam- ment dans son Discours du budget à quel point le fédéralisme est devenu non rentable pour le Québec.Il pourrait alors évoquer l’effet des taux d’intérêt élevés sur l’économie québécoise et le service de la dette du Québec, les conséquences de l’entrée en vigueur de la TPS de 7 % le 1er janvier prochain et même les séquelles du contrat de construction de frégates par MIL qui est déficitaire de plusieurs dizaines de millions.Cette situation est particulièrement frustrante dans la mesure où M.Lévesque est à toutes fins utiles impuissant devant Ottawa, tout comme il l’est devant Dame Nature qui, refusant de faire pleuvoir assez dans les réservoirs d’Ilydro-Québec, vient le priver pour les trois prochaines années d’un dividende la part de Voir page 10: Québec La série noire des F-18 déconcerte la Défense §§j§pline Montpetit RECONNAISSANT l’étrangeté de la série d’accidents impliquant des chasseurs F-18, dont le dernier est la disparition en mer d’un F-18 canadien au large de Vancouver dimanche, le ministre canadien de la Défense , Bill McKnight, a ordonné hier la suspension de tout vol d’entrainement tactique de ces appareils à travers le Canada jusqu’à mercredi matin, 9 heures.Un rapport de l’enquête interne menée par les Forces armées sera rendu public le mois prochain.« Les hauts gradés des Forces armées canadiennes se rencontrent ce soir à la base centrale de Cold Lake, en Alberta, pour discuter de l’entraînement donné aux pilotes des F-18 et de l’usage de ces avions, et voir ce qui pourra se faire pour raffermir la sécurité à bord » a fait savoir le major J an Martinson, des relations publiques de la base centrale de Cold Lake.« Ces avions ne sont pas vieux, ils ont environ huit ans, a affirmé de son côté le capitaine Donald Roy, des relations publiques de la Défense nationale à Ottawa.C’est qu’ils virent à Voir page 10: La série À la suite du douzième écrasement d’un F-18 canadien (ci-haut) la Défense nationale s'inquiète.Contrainte OU LA MORT ttnftt AUX QUÉBÉCOIS SUB L AVfMIR DC IA PtANÉTC ISBN 2-89415-110-5 19,95» RENÉ DUMONT LA CONTRAINTE OU LA MORT LETTRE AUX QUÉBÉCOIS SUR L’AVENIR DE LA PLANÈTE Rédigé avec la collaboration de Charlotte Paquet, ce livre présente un texte de Gilles Boileau qui esquisse un bilan de la situation de l’environnement au Québec.René Dumont sollicite la compréhension et l’aide des Québécois pour trouver des solutions permettant d’éviter la catastrophe écologique.Alériciien ÉDITIONS DU MÉRIDIEN 1980 ouest, rue Sherbrooke bureau 520 Montréal, H3H 1E8 Téléphone: 932-9037 Télécopieur 932-3986 Fax 1 10 B Le Devoir, mardi 24 avril 1990 Les Québécois se plaignent d’abord de l’alimentation et de l’auto jde Turcotte L’ALIMENTATION et l’automobile sont en tête de liste des plaintes portées par les consommateurs québécois et ce sont les organimses publics et le secteur du vêtement dans lesquels le plus de plaintes des consommateurs n’ont pas eu de réponses satisfaisantes.Tels sont, en gros, quelques conclusions d’une vaste enquete commandée par l’Office de la protection du consommateur qui montre que 34,7 % des ménages québécois ont constaté au moins un problème de consommation 87-88.Parmi ces ménages insatisfaits, 81 % ont effectué au moins une démarche en vue de régler leur problème, mais le taux d’échec moyen a été de 28,6 %, avec des variantes considérables selon les secteurs.Les organismes publics et le domaine du vêtement ont mérité le championnat de l’échec avec un taux de 50%.Cette recherche très détaillée nécessitant une entrevue de 90 minutes dans chaque cas a été faite auprès de 1165 ménages dans toutes les régions du Québec.L’enquête donnera lieu à la publication de cinq rapports, dont le premier, qui vient d’être diffusé, traite « des principaux problèmes de consommation au Québec ».Les ménages trouvent la moitié de tous leurs problèmes de consommation dans l’alimentation, le logement, le vêtement et le transport, qui en somme constituent 60 % de leurs dépenses budgétaires.De tous les domaines de consommation, c’est celui de l’alimentation qui a suscité le plus grand nombre de plaintes pour la période étudiée avec une fréquence de 17,1 %.Les véhicules privés (autos et motos) arrivent au second rang avec 11,7 %, et la publication/édition (revues, livres, journaux, etc.) prend la troisième place avec 10,6 %.Les dix autres domaines qui provoquent le plus de problèmes, du point de vue des consommateurs, sont : le logement locatif (10,4%), l’habitation-propriété (6,7 %), les assurances (5,4 %), l’ameublement (4,9 %), les ministères et organismes publics (4,7 %), les gros appareils domestiques (4 %), i’audiovisuel (4 %), les voyages-restaurants-hôtels (3,3 %), les services professionnels (3,1 %) et les vêtements (2,8%).L’enquête révèle par ailleurs que 62,7 % des démarches entreprises en vue de régler un problème de consommation ont été effectuées directement auprès du commerçant, 13 % auprès d’une tierce partie, 2,9 % devant les tribunaux et organismes publics et plus de 21 % par des démarches d'autres types.On a constaté entre autres que la fréquence des plaintes et la déclaration des problèmes auprès d’organismes publics, dont l’Office de la protection du consommateur, n’ont pas vraiment de relation l’un vis-à-vis l’autre.Par exemple, l’alimentation qui arrive au premier rang pour la fréquence des plaintes se situe au dernier rang lors-u’il s'agit de l’enregistrement et des emandes de renseignements.Sur ce dernier plan, ce sont les consommateurs de véhicules privés de trans-ort qui déclarent le plus leurs pro-lèmes auprès des organismes publics.D’une manière générale cependant les consommateurs québécois craignent beaucoup l’utilisation des recours devant les tribunaux et autres organismes publics.Il s’en trouve aussi 18,4 % qui préfèrent ne faire aucune représentation malgré leur insatisfaction.Les plaintes portent évidemment sur un très grand nombre de sujets, depuis la compétence des mécaniciens jusqu’au retard dans les livraisons.Dans l’alimentation, on critiaue surtout les produits avariés et l’étiquetage (date expirée).Les démarches faites pour corriger la situation ont des résultats satisfaisants dans 76 % des cas en ce qui concerne l’alimentation et de 66,6 % pour les vé- hicules privés de transport.Les problèmes dans la publication/édition ont trait à l’abonnement, aux livraisons irrégulières et la facturation.Les démarches à ce sujet ont un taux d’échec de 30,2 %, soit un peu plus que dans le logement locatif, où on a constaté des résultats satisfaisants dans 41,9 % des cas, des compromis pour 30,2 % et un échec pour 27,9 % de ceux qui ont entrepris des démarches.Les propriétaires de maison insatisfaits de travaux de rénovations, de la qualité de la maison ou oui ont découvert des vices cachés réussissent leurs démarches dans 56,7 % des cas, mais 26,6 % subissent un échec.Le domaine des services professionnels ne représente que 3,1 % de l’ensemble des problèmes des consommateurs.Ceux-ci se plaignent de la mauvaise qualité des soins de santé distribués par les médecins, les optométristes, les dentistes, etc.Les démarches entreprises à la suite de plaintes donnent des résultats satisfaisants dans47,l%des cas; 17,6% trouvent un compromis et 35,3% constatent l’échec de leur tentative.Une autre constatation de ce premier rapport est celle qu’il y a des différences de comportement selon l’âge.Plus on est jeune, plus on a tendance à souligner des problèmes de consommation.Toutefois, les jeunes consommateurs (de 18 à 30 ans) entreprennent moins de démarches proportionnellement aux plus âgés en vue de trouver une solution à leurs problèmes de consommation.« Les ménages âgés sont beaucoup plus revendicateurs.Les jeunes consommateurs seraient-ils devenus moins revendicateurs que les générations précédentes ?Certains indices nous portent à le croire », af-firme-t-on dans le rapport.Les quatre rapports à venir porteront sur l’exemen de neuf pratiques commerciales, les comportements d’achat des consommateurs, la combativité des consommateurs et la consommation chez les ménages âgés de 55 ans ou plus.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 La dette élevée que celle des principales villes canadiennes concurrentes.Aux prises avec une dette de 1,7 milliard J, Montréal accusait en 1988 un endettement per capita de 1450 $, comparativement à 665 $ à Vancouver, et 156 $ à Toronto.Des villes, qui dans certains cas, parviennent à payer plus de la moitié de leurs immobilisations sans emprunter.Plus encore, le poids moyen de la dette des villes québécoises a atteint 21 % en 1989, alors que celui du gouvernement du Québec n’était que 12,4 % et celui des commissions scolaires de l’ile de Montréal se limitait à 8,3 % de leurs dépenses, a renchéri M.Fainstat.« C’est donc au plus endetté que le ouvernement du Québec demande 'en faire davantage en forçant les villes à partager leur source fiscale unique.Diviser l’assiette foncière de la Ville de Montréal affectera sa capacité de se redresser au plan financier et d’améliorer sa position concurrentielle », maintient le président du comité exécutif.Ce dernier a d’ailleurs convié le premier Bourassa à lire les « vrais chiffres » et à s’abstenir de colporter des propos tendant à déformer la conjoncture réelle.« La Ville de Montréal n’est pas une ville riche, le taux de chômage y est toujours in-j- quiétant », a rappelé M.Fainstat, ex-; liquant qu’en raison de sa situation - de métropole, les pauvres, les assistés sociaux et les sans-abri y conver-! gent.Déjà plus endettée que Toronto, • Winnipeg, Calgary, Edmonton, Boston ou Vancouver, Montréal pourrait le devenir davantage si Quebec décide de piger dans sa principale source de financement : la taxation foncière.Ce taux d’endettement a d'ailleurs pour effet de reléguer la cote financière de Montréal loin derrière celle de ces autres villes canadiennes.• « Tout ce qui reste aux municipalités, c’est le champ d’impôt foncier • et des subventions minimes.Et les Montréalais sont déjà surtaxés », soutient le président du comité exécutif.De fait, les taxes de vente sur les .repas et la surtaxe sur les immeu- • blés de plus de 100 000 $ qui rappor-‘ taient au moins 100 millions $ à Mont- réal ont été récupérés par Québec lors du pacte fiscal de 1979.De sorte que l’impôt foncier, principale source de revenu de la ville, représente aujourd’hui jusqu’à 45 % des recettes municipales.Aussi, une variation d'un cent du 100 $ du taux de la taxe se répercute en une différence de plus ou moins 5,1 millions $ dans les coffres de la Ville.Pour ce qui est de l’impact direct du projet de Québec sur les finances de la Ville, M.Fainstat demeure imprécis.Si les taxes scolaires vont plus que doubler, on ne sait trop encore quel sera l’effet sur le compte de taxes municipal de la diminution du champ de taxation des municipalités.« Nous tenterons de réduire le taux de taxes et de maintenir le compte de taxes stable.Mais il faudra attendre le budget Lévesque pour en savoir davantage » a-t-il conclu.4 La série une vitesse tellement grande qu’il est difficile pour le pilote de réagir correctement ».D'autre part le pilote du F-18 qui s’est écrasé au large de l’île de Vancouver dimanche était toujours porté disparu hier soir.Les fouilles se poursuivront au cours de la semaine.La Commission d’enquête des Forces armées canadiennes, qui s’envolait hier pour la base aérienne de Comox, sur l’île de Vancouver, commencera son investigation sur les circonstances de l’accident aujourd'hui.Le capitaine Hollis Tucker, 32 ans, effectuait un exercice d’entraînement à partir de la base aérienne de Comox, dimanche après-midi, lorsque son appareil s’est écrasé dans l’océan Pacifique.Aucun message radio n’aurait alors été enregistré.Le pilote du CF-18 qui l’accompagnait a observé des débris d’avion dans l’océan avant de retourner à la base signaler l’événement.Il s’agit du douzième accident impliquant des avions F-18 canadiens depuis six ans, et du troisième depuis le début du mois d’avril.Huit pilotes canadiens sont morts en tout, depuis l’achat de ces 138 avions fabriqués par McDonnell-Douglas aux États-Unis et commandés par le Canada en 1979.C’est deux fois plus qu’aux États-Unis.Sur les trois enquêtes achevées par les Forces armées canadiennes, les deux premières concluaient à une erreur du pilote, et une troisième évoquait une désorientation de l’appareil et la lenteur des instruments d’orientation à réagir.À Ottawa, en Chambre des communes, le chef du Nouveau Parti dé- A SURVEILLER Celle bazar annuel de la paroisse St-Nicholas d’Ahuntsic aura lieu les jeudi et vendredi 26 et 27 avril de 19 h à 22 h, le samedi 28 avril de 14 h à 21 h et le dimanche 29 avril de 10 h à 14 h, au sous-sol de l’église, 10 840 rue l.averdure, près du bout Gouin.Rens.: 389-8997.¦ Conférence sur l’allaitement maternel, .ce soir à 19 h 30, au restaurant Le Com- • mensal, 2115 rue St-Denis à Montréal.¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge à ; Montréal au Centre permanent, 3131 .Sherbrooke est, de 9 h a 20 h; au Regroupement Loisir Québec, La Terrasse, 4545 av.Pierre-de-Coubertin, de 10 h à 16 h, et • à Mont-Royal, Bell Canada, 38 rue Rockland (sous le viaduc), de 10 h à 16 h.Rens.: 937-2790.¦ Les Ami-e-s de la Terre de Montréal présentent une conférence portant sur la militarisation du Québec, ce soir à 19 h 30, avec comme conférenciers MM.Yves Bélanger et Marc Laviolette, au Cégep Maisonneuve, 3800 Sherbrooke est, local B-4420.Entrée libre.Rens.: 843-8585.¦ Des cours de langues : français, anglais, espagnol, italien, grec, portugais, chinois, japonais et russe sont offerts au Y MCA.Inscriptions les 24,25 et 26 avril et - les 1er, 2 et 3 mai.Rens.: 849-8393 ou 255-4651.¦ Le Bureau de la Communauté chrétienne des haïtiens de Montréal vous invite à une séance d’information, ce soir à 19 h 30, sur le thème : La réunification de la famille, au 6970 rue Marquette à Montréal.725-9508.¦ Le mercredi 25 avril à 19 h 30, le Centre d’information sur les nouvelles religions présente une conférence donnée par M.André Couture intitulée : l.a réincarna-tin : révolution récente d'une croyance, au 8010 rue St-Denis à Montréal.Réserv.: 382-9641.¦ Les Éditions Trois, Contaminations et la galerie Skol ont le plaisir de vous inviter au lancement de Perdre de vue/Album, ce soir à 20 h, à la galerie Skol, 4060, boul.St-Laurent, espace 107 à Montréal.Le centre Info-Femmes invite les cou-; pies à venir participer à un atelier-conférence sur le partage du plaisir dans le .couple, au 8446 A llochelaga, le mercredi 16 mai de 19 h à 22 h.Inscriptions les 8,9 et 10 mai entre 9 h et 20 h.Rens.: 355-4529.¦ Ce soir à 20 h, l’Association québécoise des parents et amis du malade mental vous invite à une conférence sur le thème : l/urgence et la psychiatrie, par Mme Nicole Coulombe et M.Pierre-Paul Raymond, au pavillon Mailloux de l'hôpital Notre-Dame à Montréal, rez-de-chaussée.Entrée libre.524-7131.¦ L’Association canadienne pour la santé mentale, filiale de Montréal, annonce son colloque annuel qui aura beu le 4 mai 1990 au 3200 Jean-Brillant à Montréal.Le thème est le suivant : Vers une approche multiculturelle en santé mentale.521 -4993.¦ Les diabétiques du Nord de Montréal vous invitent a une rencontre, ce soir à 19 h 30 à la Salle Polyvalente de l’aile « J » de l’hôpital du Sacré-Coeur, 5400, boul.Gouin ouest à Montréal.499-8425.Ce soir à 20 h, présentation d’un vidéo : La vie de Lénine organisée par le Comité d’appui au Front patriotique Manuel Rodriguez, au Caf’tiers, 4837, av.du Parc à Montréal.270-5336.¦ Ce soir à 19 h 30, conférence intitulée : Comment vivez-vous vos émotions ?par Lise Bourbeau, fondatrice du Centre Écoute ton corps, à la Bibliothèque de St-Eustache, 80, boul.Arthur-Sauve.Rens.: 472 4440, poste 259.¦ Les Belles Soirées de l'Université de Montréal présentent une série de conférences de M.Marc Lucotte sur les océans et la planète, à partir du 24 avril à 19 h 30.Rens.: 343-6090.¦ Ce soir à 20 h, soirée d’information à l’école Jonathan, 855 rue Gratton, angle De-celles à St-Laurent Inscr.: 748-2460.¦ Aujourd’hui de 13 h à 19 h, marché aux puces à l’église Mont-Royal Unie, 1800, boul.Graham, angle croissant Lombard à Ville Mont-Royal.¦ L’Auberge de plein air l’Interval, située dans les Laurentides, offre la possibilité aux personnes à faible revenu de prendre des vacances agréables.Soirée d’information, le mardi 24 avril et journée porte ouverte, le mardi 8 mai, au 6839-A rue Drolet, 3e étage à Montréal.Rens.: 279-9349.mocratique Audrey McLaughlin a réclamé une enquête publique, au-delà d’une enquête interne des Forces armées, pour clarifier une fois pour toutes les circonstances entourant les accidents à bord des CF18.« Nous nous posons des questions sur certaines coupures dans les mesures d’entrainement des pilotes et sur le système informatique qui régit les avions.Il est nécéssaire que la lumière soit faite sur toutes ces questions avant que l’on réautorise les vols d’entraînement tactiques à basse altitude à bord de ces avions au Canada », a-t-elle lançé.Le ministre de la Défense Bill McKnight a alors réaffirmé que les coupures dans l’entrainement affectaient le nombre de pilotes et non les heures de cours.Il a réitéré la préoccupation des Forces armées pour la sécurité des pilotes à bord des F-18 4 Sept entretiens, qui visent, selon lui, à trouver un « consensus ».« Il ne s’agit pas de s’entendre dans le dos de personne, explique le premier ministre manitobain, mais simplement de chercher une solution ».Toute une série de scénarios circulent donc actuellement dans les capitales du Canada anglais.Ils se concentrent autour de deux thèmes.Avec moins de deux mois d’ici l’échéance pour ratifier le lac Meech, les provinces recherchent une formule qui respecte la date du 23 juin pour l’accord tout en permettant au besoin de continuer de mettre au point la résolution d’accompagnement au prix duquel les provinces réfractaires pourraient se rallier.Un des plans à l’étude, confirme Gary Filmon, consisterait à suspendre la mise en vigueur du lac Meech jusqu’à la ratification complète d’une éventuelle résolution d’accompagnement.La question de la réforme du Sénat, au sujet de laquelle les provinces de l’Ouest mettent actuellement au point une proposition conjointe, est également au centre des tractations actuelles.Dans leur proposition, les premiers ministres de l’Ouest ont l’intention d’aller au-delà des documents de réflexion qui circulent actuellement et d’énoncer clairement les axes de la réforme de la Chambre haute.Elle a été soumise au préalable à l’Ontario dont l’accord tacite est jugé crucial pour le succès de l’opération, les promoteurs de la réforme du Sénat exigeant des engagements à ce sujet des provinces centrales du pays.En marge de toute cette activité, le Manitoba a profité du passage à Winnipeg du comité spécial pour manifester qn peu plus de flexibilité sur l’accord du lac Meech, encore que cette province insiste toujours sur des concessions importantes du Québec.À la dizaine d’ajouts que préconise par voie de résolution d’accompagnement le Nouveau-Brunswick pour ratifier l’accord, Winnipeg ajoute encore quatre conditions, dont certaines constituent des amendements précis aux dispositions actuelles du lac Meech.Le président du groupe de travail manitobain sur l’accord du lac Meech est cependant venu dire au comité que les exigences de sa province ne sont pas « coulées dans le béton ».Le professeur Wally Fox-Decent, que les trois chefs politiques du Manitoba avaient dépêché en leur nom au comité, a également indiqué que sa province pourrait finalement abandonner l’idée de réécrire le lac Meech, à condition d’avoir des garanties légales que les changements qu’il veut y apporter suivraient très rapidement.« Nous n’avons jamais insisté pour qu’il y ait des amendemenLs directs à l’accord.C’est simplement notre préférence », a déclaré le professeur Fox-Decent à l’issue de sa comparution au comité.Mais deux des trois chefs politiques du Manitoba, dont le premier ministre Gary Filmon, ont immédiatement tenu â préciser que les changements de fond qu’ils réclament, sous une forme ou une autre, devront être enclenchés avant l’échéance du 23 juin pourque le Manitoba ratifie l’accord.« Nous ne sommes pas intransigeants comme le Québec qui dit : tout ou rien », soutient pourtant le chef néo-démocrate Gary Doer qui laisse entendre que les trois partis manitobains pourraient nuancer q = elque peu leurs exigences.À l’heure actuelle, le Manitoba réclame de meilleures garanties pour les autochtones, une clause qui ajouterait l’apport autochtone et multiculturel à la société distincte, une protection plus étanche de la Charte des droits, des précisions sur le pouvoir de dépenser d’Ottawa et l’abandon de la règle de l’unanimité pour réformer le Sénat.Cette dernière exigence pourrait difficilement, selon MM.Doer et Filmon, être satisfaite sans que soit modifié le texte original.Pour le reste, le comité a entendu une variété de groupes et d’individus, partagés presque également entre les camps pour et contre le lac Meech.Plusieurs organismes féminins sont venus témoigner que la clause de société distincte pose une menace à l’égalité des femmes du Québec.Mais leurs porte-parole n’ont rien trouvé à répondre quand le député libéral Robert Kaplan leur a fait remarquer au’aucun groupe de femmes québécoises ne s’était jamais présenté pour manifester la même inquiétude.Tout en se prononçant pour la promotion par Ottawa de la dualité linguistique, que préconise la résolution McKenna, la Société franco-mani-tobaine a insisté sur l’importance de terminer la ronde constitutionnelle actuelle en adoptant le lac Meech.4 Québec cette société d’État.C’est un autre manque à gagner de 183 millions $.Le ralentissement économique vient compliquer les choses.Le PIB, qui, il y a trois ans, atteignait un sommet de 5,3 %, ne devrait croître, prévoient les plus optimistes, que de 2 % alors que les pessimistes prévoient près de zéro.Dans un contexte où l’inflation est à la hausse, il est certain que les revenus tirés des taxes à la consommation, et dans un moindre mesure de l’impôt sur le revenu, croîtront moins que souhaité.Le ministre des Finances peut toutefois compter sur un élément positif, soit la forte croissance des investissements des entreprises qui devraient être de 15 % cette année comparativement à 13 % l’an dernier.Pour le Canada, on ne prévoit une hausse que de 8 %.Les projets de construction d’alumineries et les investissements d’IIydro-Québec expliquent cette vigueur.Cet élément viendra atténuer quelque peu la situation et permettra à M.Lévesque d’éviter le pire, soit une hausse des impôts des individus et des entreprises.La priorité des priorités du gouvernement, a-t-il souvent dit tout comme le premier ministre Bourassa, est de maintenir la quasi-parité fiscale avec l’Ontario.Il en va de la compétitivité de l’économie québécoise, estiment-ils.Cet objectif pourrait toutefois n’ê-tre atteint qu’à certaines conditions : augmentation du déficit qui, rappe-lons-le, a crû de 100 millions $ de façon imprévue cette année pour se situer à 1,6 milliard $, augmentation de certaines taxes à la consommation ui l’an dernier avaient été toutes pargnées, « autofinancement » de nouveaux programmes et, finalement, réduction des dépenses.Pour réduire les dépenses, le ministre des Finances pourra avoir recours comme par le passé à ce qu’on appelle dans le jargon budgétaire aux « crédits périmés».D’avance, il pourra indiquer aux ministères qu’ils devront périmer des crédits, ce qui veut dire qu’ils ne pourront tout dépenser le budget qui leur est alloué.Une nouvelle stratégie a aussi été mise au point par M.Lévesque ces derniers mois, soit le « dumping fiscal », comme l’ont qualifiée les municipalités.Dans ce cas, il s’agit de transférer aux gouvernements locaux des dépenses qu’ils doivent financer eux-mêmes.Devant la grogne des municipalités, il serait étonnant que le gouvernement veuille pour l’instant aller plus loin que les 191 millions $ transférés le mois dernier aux commissions scolaires.Cette situation financière serrée ne permettra pas au gouvernement de se lancer dans des cadeaux.Loin de là, il devra repousser certaines promesses électorales comme les 50 millions $ de budget supplémentaire à l’Environnement ou encore le « un pour cent » pour la Culture.Les cadeaux que M.Lévesque retiendra seront en fait ceux qui s’autofinanceront.Il a à cet égard deux projets.Il y aura tout d’abord le programme de réfection et d’entretien du réseau routier qui, a promis le premier ministre, sera partie du budget.Il s’agit dans ce cas d’une « urgence » qu’on songe à financer par une surtaxe sur l’essence ou sur les véhicules.Puis il y aura le nouveau programme de formation professionnelle qui devrait donner lieu à la mise sur pied de deux évasions fiscales.En campagne électorale, on avait du moins promis aux entreprises une sorte de REA pour financer la formation professionnelle et aux employés une sorte de Régime d’épargne formation.En passant à l’ac- tion de ce côté, le gouvernement nouvellement réélu pourrait démontrer qu’il n’oublie pas toutes ses promesses.4 Le Conseil plus de six membres choisis parmi le public.Ces membres sont envoyés à titre individuel, et non comme porte-parole des groupes qui les élisent.Le Conseil veut en effet jouer un rôle d'arbitre en analysant les plaintes du public relatives à l’honnêteté, l’exactitude et le libre accès à l’information.C’est la FPJQ qui choisit les six membres journalistes et, il y a trois ans, la FNC, à laquelle sont affiliés plusieurs syndicats de journalistes au Québec, a demandé à pouvoir être représentée au Conseil, en partageant les six sièges de la FPJQ.La FNC a fait valoir qu’elle était devenue une organisation professionnelle qui se préoccupait autant de la qualité de l’information et des droits du public que de la défense des conventions collectives des journalistes.De plus, elle faisait valoir qu’elle représentait un plus grand nombre de journalistes que la FPJQ et qu’elle était plus représentative des journalistes oeuvrant en région.À l’époque, la direction de la FPJQ avait convenu d’une entente : elle acceptait de céder deux de ses six sièges à la FNC, et ce, pour une période d’essai de deux ans.Mais au congrès de la FPJQ de décembre 1988 rassemblée générale ‘rejeta cette proposition de son exécutif.Les opposants ont surtout fait valoir que la FPJQ, fondatrice historique du Conseil de Presse, était la seule voix officielle et non partisane des journalistes au Québec, et de vieux débats ont refait surface sur les contradictions éventuelles entre un organisme voué à des intérêts rofessionnels et un organisme voué des intérêts syndicaux.Frustrée, la FNC s’adressa ensuite au Conseil de Presse pour demander directement des sièges, mais le Conseil répondit qu’il lui était impossible, pour des raisons techniques, de modifier ses statuts et règlements pour l’intégrer.Devant la demande réitérée de la FNC, le nouvel exécutif de la FPJQ, élu en décembre dernier, remettait sur la table la proposition de céder deux des sièges pour une période d’essai de deux ans.Des représentants des employeurs au Conseil de Presse ont alors menacé de quitter l’organisme, le privant ainsi de revenus très importants et menaçant directement son existence.Jean Sisto, éditeur adjoint à La Presse et président de l’Association des quotidiens du Québec, nous a confirmé cette menace.« Le Conseil de Presse est un tribunal d’honneur où l’on prend en considération les plaintes soumises sans grille idéologique, ajoute-t-il.Nous avons toujours considéré que la FPJQ représentait adéquatement les journalistes hors de toute allégeance syndicale ».Cette position serait partagée par l’Association canadienne de la radio et de la télévision de langue française (ACRTF).Elle pourrait aussi être appuyée par Radio-Canada, Ra-dio-Quebec et les hebdos régionaux, qui envoient aussi au Conseil des membres « employeurs ».Selon plusieurs sources, ce front patronal ne serait pas aussi monoli-tique qu’on le croit.Il n’en demeure pas moins qu’à eux seuls les quotidiens contribuent 70 000 $ aux 325 000 $ de revenus du Conseil (exer- cice financier 88-89).Un front commun des employeurs représenterait une perte de contribution de 150 000 $.Yvon Laporte, président du Syndicat des journalistes de Radio-Canada, favorable à la demande de la FNC, réplique que « le chantage, ce sont lespatrons qui le font.Nous, on ne se mele pas de la représentativité des quotidiens au Conseil de Presse ».On fait également valoir que la FNC ne défendra pas plus ses intérêts personnels au Conseil de Presse que les délégués envoyés par les entreprises.Si la demande de la FNC est rejetée, certains syndicats membres, dont celui de Radio-Canada, menacent de se retirer de la FPJQ.Radio-Canada représente 340 des 1200 membres de la FPJQ.De plus, la FPJQ est actuellement en situation financière très périlleuse.Non seulement le retrait de Radio-Canada et d’autres signerait son arrêt de mort, mais au-delà de ce débat elle lutte pour sa survie, et le partage des frais avec la FNC au Conseil de presse pourrait lui être profitable.Dans une lettre envoyée à ses membres le 9 avril dernier le président de la FNC, Maurice Amram, rejetait tout compromis, qualifiant l’attitude de la FPJQ d’« humiliante ».André Noël, président de la FPJQ, renchérissait le 18 avril en écrivant à ses membres qu’il avait tendu la main à la FNC, mais « M.Amram l’a mordue ».Il réitère son ouverture à la FNC, mais rappelle que plusieurs journalistes sont inquiets de l’attitude de M.Amram, qui avait déjà invité la profession à traiter d’informations sur la CSN dans « un esprit syndical, en tenant compte de la justice et de la solidarité envers notre organisation ».La situation semble inextricable, et, selon nos informations, les journalistes eux-mêmes semblent pour le moment divisés sur la voie à suivre.24 avril par la PC et P AP 1988: France: François Mitterrand arrive largement en tête au premier tour de l'élection présidentielle devant Jacques Chirac et Raymond Barre.1986: décès de la duchesse de Windsor, 90 ans.1982: le premier ministre britani-que, Margaret Thatcher, réunit son cabinet de crise pour examiner la situation créée par l'occupation des îles Malouines par les Argentins.1981: comme il l'avait promis pendant sa campagne électorale, le président Reagan lève l’embargo en vigueur depuis 15 mois sur les exportations de céréales vers l’Union soviétique.1978: la Chine lance son premier satellite.1967: le cosmonaute soviétique Vladimir Komarov trouve la mort à son retour sur Terre, le parachute de sa cabine s’étant mis en torche.Ils sont nés un 24 avril: Saint Vincent de Paul, prêtre français (1576-1660); l’inventeur anglais Paul Cartwright (1743-1823); l’écrivain anglais Anthony Trollope (1814-1882); le maréchal Philippe Pétain (1856-1951); le chorégraphe français Roland Petit (1924-); l'actrice américaine Shirley MacLaine (1934 ); l’actrice et chanteuse américaine Barbra Streisand (1942 ); la journaliste de télévision française Christine Ockrent (1944-); le chanteur français Dick Rivers (1946 ).LA SOCIÉTÉ DARTHRITE DONNEZ.une lueur d’espoir Le Devoir, mardi 24 avril 1990 M 17 D’autres résidants évacués à Tchernobyl MOSCOU (Reuter) — Quatre ans plus tard, plus de 14 000 personnes vont être évacuées cette année de zones proches de la centrale nucléaire de Tchernobyl, les autorités s’étant rendues compte qu’elles avaient sous-estime l’étendue de la plus grande catastrophe nucléaire mondiale, rapportait hier la Pravda.Une plus grande quantité de particules radioactives a été propagée sur une zone plus vaste qu’on ne l’avait initialement pensé, explique l’organe du Parti communiste d’Union soviétique.Selon la Pravda, 90 000 personnes ont été évacuées depuis l’accident, il y a quatre ans, apparemment en plus des 100 000 qui ont quitté un périmètre de 30 km autour de la centrale quelques jours après la catastrophe.« Trente-deux circonscriptions de six régions de la République (d’Ukraine) sont touchées par la radioactivité à des degrés divers.Près de 60 000 personnes vivent dans la zone qui est étroitement surveillée», précise la Pravda.« Et sur le territoire où l’on enregistre plus de cinq curies ( me- sure de radioactivité) vivent plus de 200 000 personnes», ajoute-t-elle.La Pravda souligne qu’il reste encore beaucoup à faire pour limiter les effets de la catastrophe du 26 avril 1986 qui a fait 31 morts, selon des statistiques officielles.Il faudra notamment construire un abri plus sûr, dont le coût est estimé à des dizaines de millions de roubles, pour isoler le réacteur endommagé.Il remplacera la chape de béton qui a été construite autour du reacteur après l’accident.Il faudra des décennies pour se débarrasser des particules radioactives sur une périmètre dit dangereux de 30 km autour de la centrale et qui devront être traitées dans un complexe spécial.Cinq millions d’hectares de terres ont été contaminés en Ukraine, dont 3,5 millions de terres vouées à l’agriculture.On estime que dans la république voisine de Biélorussie, 20 % des terres sont touchées par la radioactivité.EN BREF.Huit morts dans un incendie NEW DELHI (AFP) — Huit personnes, dont sept enfants âgés de 2 à 12 ans, ont trouvé la mort hier dans un incendie qui a ravagé un bidonville du centre de New Delhi, ont indiqué les pompiers sur place.Quarante voitures de pompiers ont été dépêchées sur les lieux pour tenter de maîtriser l’incendie attisé par des vents violents et qui a éclaté dans le quartier surpeuplé de Motia Khan, a-t-on dit de mêmes sources.Des pillards se sont rués dans les décombres fumants de centaines d’habitations détruites pour s’emparer de tout ce qui pouvait être pris.Certains ont été arrêtés par la police, ont rapporte par ailleurs des témoins.La soute d’un Boeing prend feu PORT-AU-PRINCE (AFP) — Un début d’incendie a partiellement détruit l'une des soutes à bagages d’un Boeing 737 de la compagnie Air France dimanche après-midi sur l’aéroport international de Port-au-Prince, a-t-on annoncé hier de source aéronautique dans la capitale haïtienne.L’incident s’est produit au moment où l’appareil s’apprêtait à partir pour Porto Rico et lâ Guadeloupe alors que les passagers commençaient à monter à bord.Les pompiers de l’aéroport ont éteint le début d’incendie et l’appareil est resté au sol, la compagnie ayant annulé le vol.La compagnie Air France, avec la compagnie haïtienne Haïti Trans Air et la compagnie ALM, continue à assurer des liaisons avec le territoire américain à partir de Port-au-Prince.Les compagnies américaines American Airlines et Pan American Airways ont provisoirement interrompu leurs vols sur Haïti depuis l’occupation, du 2 au 5 avril dernier sur l’aéroport de Port-au-Prince, d’un Airbus vide d’American Airlines par un soldat armé d’une mitraillette qui avait eu un différend avec un de ses supérieurs, rappelle-t-on dans la capitale haïtienne.Le travail des enfants régresse, même s’il demeure fréquent dans certains secteurs GENÈVE (AFP) — Si le travail des enfants a régressé de façon spectaculaire ces dernières années dans l’industrie, il est encore très fréquent dans le secteur agricole, le secteur urbain non structuré (par les lois sociales) et les services domestiques dans les pays du tiers monde, a affirmé hier un rapport publié par le BIT (Bureau international du travail) à Genève.Selon le rapport, les enfants qui travaillent se concentrent dans ces trois secteurs « parce qu’ils échappent le plus à la curiosité publique », note le rapport.Leur existence est souvent « dissimulée derrière un voile épais de mystère et d’isolement » qui cache quelques-uns des abus les plus criants et l’exploitation dont souffrent ces victimes sans défense.Le rapport constate toutefois avec-un certain optimisme que les efforts du BIT pour protéger l’enfance commencent à porter quelques fruits.Un nombre croissant de pays tant industrialisés qu’en développement ont adopté sur le travail des enfants une législation « progressiste» dans l’ensemble et assez proche des normes internationales, affirme l’étude.Un autre résultat positif a été « la réduction spectaculaire » du nombre des enfants déclarés travaillant dans les fabriques et autres entreprises du secteur structuré.Cette régression s’explique par le fait que le secteur structuré se compose d’entreprises cernées sans difficultés par les lois et règlements nationaux du travail et contrôlées avec efficacité par les systèmes qui en assurent l’application.En outre, la technologie actuelle en matière de production industrielle favorise l’utilisation d’une main-d’oeuvre adulte qualifiée et semi-qualifiée.Dans le tiers monde, cette évolution « salutaire » n’a pas encore touché l’agriculture, le secteur urbain non structuré et les services domestiques où le travail des enfants est très répandu.Dans la plupart des pays, les salariés agricoles sont généralement beaucoup moins protégés par la législation du travail que les autres travailleurs.Les enfants travaillant dans ce secteur le sont encore moins.« Souvent, ils doivent travailler aussi durement et aussi longtemps que leurs parents pour assurer la survie de la famille », indique le rapport.De plus, la surveillance exercée sur l’emploi des pesticides et autres herbicides est faible et ni les enfants, ni leurs parents ne sont généralement instruits sur la manière de les utiliser sans risques.Il en est de même en ce qui concerne les machines.De plus en plus nombreux sont les enfants qui assurent leur subsistance en travaillant dans le secteur non structuré, en rapide développement dans les villes, effectuant des tâches pénibles dans de petites entreprises pour une « bouchée de pain ».Dans les briqueteries, ils transportent des charges trop lourdes pour eux, qui les meurtrissent, les épuisent et les laissent déformés physiquement.Dans les ateliers de tissage de tapis, ils s’usent la vue et se déforment les membres et le dos.Dans les fabriques de crayon, ils respirent des poussières nocives qui les condamnent â une invalidité précoce et â la mort par pneumoconiose (atteintes broncnopulmonaires par inhalation), affirme le BIT.Selon le rapport, des « millions de garçons et filles » travaillent dans les rues — colporteurs, cireurs de chaussures, laveurs d’automobiles — quand ils ne se livrent pas â la prostitution.Enfin, conclut le rapport qui souligne que la « pauvreté est la cause fondamentale du travail des enfants», les jeunes qui travaillent comme domestiques sont peut-être les plus vulnérables et les plus exploités de tous.Le monde contient de 28 à 34 millions d’aveugles et 80 % de ces cécités auraient pu être évitées Marc Pondaven .de l'Agence France-Presse GENÈVE (AFPï — Le nombre des aveugles, estime entre 28 et 35 millions dans le monde et vivant dans leur immense majorité dans les pays pauvres, pourrait être facilement réduit s’il existait dans ces pays un minimum de structures medicales.Plus de 80 % de ces cas, estiment les spécialistes, auraient pu être prévenus voire même guéris si la couverture médicale ne limitait pas actuellement en fait aux seuls grands centres urbains dans les pays du tiers monde, alors que les campagnes sont quasiment laissées à l’abandon.Les causes de la cécité sont connues depuis longtemps, mais devant les ravages exercées par d’autres maladies, ce problème n’a jamais véritablement attiré l’attention de la communauté médicale mondiale.L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé depuis un peu plus de dix ans un plan de prévention de la cécité mais, pour le moment, les résultats restent encore insuffi- sants en raison des faibles moyens dont dispose cette organisation.Près de 90 % des aveugles vivent dans les pays en développement, si-tués entre le tropique du Cancer et celui du Capricorne.Ces aveugles sont victimes d’affections comme le trachome (conjonctivite granuleuse), l’onchocer-chose (la cécité des rivières), la xérophtalmie, cette maladie qui frappe en particulier les jeunes enfants par manque de vitamine A que l’on trouve dans les légumes à feuilles vert foncé ou jaune comme les épinards, les carottes ou encore le potiron.Habitant pour la plupart dans les campagnes, les aveugles sont les premières victimes de la pénurie de personnel médical qui sévit dans le monde rural.Dans les pays du tiers monde, où les dépenses de santé ne représentent annuellement que quelques dollars par habitant, la cécité est plus considérée comme une fatalité que comine une véritable maladie et ne bénéficie donc pas d’une priorité particulière.Les rares ophtalmologistes de ces pays préfèrent, d’ailleurs, comme la très grande ma- jorité de leurs confrères d’autres spécialités, exercer dans les villes où la vie est plus facile et la clientèle plus fortunée.La cataracte, qui touche les personnes âgées, est devenue la première cause de cécité dans le monde.Cette affection, qui ne nécessite qu'une intervention relativement bénigne et peu coûteuse, ne peut être réduite par manque d’ophtalmologistes.Actuellement, selon le Dr André Dominique Négrel, l’un des responsables du programme de l’OMS contre la cécité, 17 millions de cas de cataractes sont en attente d'opérations dans le monde faute de moyens.L’allongement de la vie, constaté dans tous les pays, ne fera qu’aggraver le problème, d’autant que la cataracte se déclare vers 45 ans dans les pays pauvres, tandis que dans les pays industrialisés elle n’apparaît pas avant 60 ans.Le manque de personnel empêche également le dépistage et la prévention.Les ophtalmologistes ne sont pas favorables à ce que des médecins généralistes, même après une formation complémentaire, prati- quent des opérations simples sur l’oeil.Ils le sont encore moins pour des infirmiers, souligne t-on ù l’OMS.« Cette attitude risque de figer les choses», ajoute-t-on.L’OMS estime que le nombre des aveugles va doubler d’ici à l’an 2025, si aucune mesure d’envergure n’est prise d’ici-là, tant au plan financier qu'au plan de la strategie pour combattre ce fléau.« Outre le drame personnel que représente la cécité pour ceux qui en sont atteints, elle a de sérieuses répercussions sur la collectivité.Elle constitue dans de nombreuses communautés une entrave au développement el un facteur non négligeable de baisse de productivité », observe-t-on à l'OMS.Cet organisme estime encore que la cécité « affecte la vie de toute la famille de celui qui en est atteint » el que les conséquences qui en résultent « doivent être considérées non seulement d'un point de vue financier, mais aussi du point de vue des chances de survie d’une famille, d’un clan ou d'une petite collectivité », surtout dans les économies de type traditionnel.SPORTS Quelle mouche a piqué les rapides Expos?ard Mllo de la Presse Canadienne HOUSTON — Mats quelle mouche a piqué les Expos ?Dès qu'ils atteignent le premier but, ils n'hésitent pus à s'envoler vers le deuxième but.Dimanche, Tlm Raines a volé deux buts, ses 5e et 6e, même si Sld Fernandez est un gaucher.L’an passé, 1.1 aurait été beaucoup plus prudent, Nerveux comme des mouches, les Expos ont déjà réussi 26 vols de buts, un sommet dans le circuit.’ « Cette année, la présence des jeunes Delino DeShields, Marquis Grissom et Larry Walker aide Raines, dit Tommy Harper.lia moins de pression sur les épaules, sachant qu il n’a pas à tout faire.» Harper, l’instructeur au premier but, est le spécialiste des vols de but.Sa présence n’est donc pas étrangère au tait que les Expos dominent la ligue.« Nous avons dit aux joueurs qu’il fallait être agressif sur les sentiers compte tenu que nous n’avons pas l’équipe pour frapper plein de circuits.» DeShields et Grissom ont déjà réussi à voler cinq buts, Walker qua- tre.Grissom n’a pas été harponné une seule fois, DeShields trois fois et Raines deux fois.« Les jeunes continuent d’apprendre à connaître les gestes des lanceurs.Au premier but, quand je vols qu'ils retraitent avec un peu de retard,-Je vais leur dire un mot.Je ne peux cependant pas les aider beaucoup.Ce sont eux qui volent, » En 13 matchs, les coureurs des Expos n'ont été retirés en tentative de vol qu'à huit reprises en 34 tentatives.C’est tout à l'honneur de Tommy Harper, qui a totalisé 408 vols de buts en 15 ans dans les ligues majeures.En 1969, il avait dominé la Ligue américaine avec 73 buts volés.Il s'agissait du plus fort total de buts volés dans la Ligue américaine depuis les 96 de Ty Cobb, en 1915.À sa première année de Harper avec les Expos, le total de buts volés dans l’organisation est passé de 842 en 1987 à 1060 en 1988.Il a été de 1006 en 1989.¦ Les Expos entreprennent ce soir à 20 h 35 une série ae deux matchs à l’Astrodome contre les Astros de Houston.Kevin Gross (0-1) affrontera Mike Scott (0-1) lors du premier match.En trois départs la saison EN BREF.Ciccarelli ne jouera plus cette saison LANDOVER (AP) — Dino Ciccarelli, le meilleur marqueur des Capitals de Washington, ratera le reste de la finale de la division Patrick contre les Rangers de New York en raison d'une blessure au genou.Les Capitals ont fait savoir, hier, que le genou blessé de Ciccarelli avait été immobilisé dans un plâtre pour une période de sept à 10 jours.Après cette période, Ciccarelli devra se soumettre à un programme de réhabilitation.Ciccarelli, qui a réussi huit buts et 11 points dans les séries — tous contre les Devils du New Jersey —, s’est blessé lorsqu’il a été mis en échec par Kris King des Rangers dans la victoire de 6-3 des Capitals, samedi à New York.Steeb et Hlasek tombent à Monte-Carlo MONTE-CARLO (AFP) — Carl-Uwe Steeb et Jakob Hlasek ont été hier les deux principales victimes de la première journée du tournoi de tennis de Monte-Carlo.Avec l’Allemand de l’Ouest et le Suisse, respectivement classés 16e et 36e joueurs mondiaux, le tournoi de la Principauté a perdu deux de ses animateurs potentiels.11 faut dire que Steeb, tête de série no 10 de l’épreuve, se heurtait à forte partie avec Jonas Svensson.Premier à jouer sur le court central ensoleillé mais balayé par un vent tourbillonnant, Hlasek a été dominé par Tomas Carbonell (54e mondial).Uwe Krupp coupable de dopage BERNE, Suisse (AFP) — Une contre-expertise a confirmé hier que le contrôle antidopage effectué sur le défenseur ouest-allemand Uwe Krupp à l’issue du match Tchécoslovaquie RFA, comptant pour le championnat du monde de hockey, vendredi à Berne, était bien positif, a-t-on appris hier auprès des organisateurs.Pratiquée dans le laboratoire de Cologne (RFA) du Dr Donike, cette contre-expertise, effectuée sur l’échantillon B du prélèvement d’urines d’Uwe Krupp, a révélé la présence d’une amphétamine, le phentamin, el non des traces de pseudo-éphédrine.Une première analyse sur l’échantillon A des urines d’Uwe Krupp avait mis en évidence la présence des mêmes traces.La Fédération internationale de hockey sur glace a décidé d’exclure Uwe Krupp du championnat du monde et de l’interdire de compétition internationale pour une période de 18 mois.dernière, Gross a affiché un dossier de 1-1 et sa moyenne de points mérités s’est élevée à 4.29 contre les Astros.Il a battu Bob Knepper 4-1, le 8 mal, et perdu 8-3 contre Mike Scott, le 29 juin.Scott a conservé un dossier de 1-2 contre les Expos la suison dernière.Il a perdu 4-2 contre Dennis Martinez le 9 mal, battu Gross 8-3 le 29 juin et perdu 6-1 contre Langston le 9 juillet.Demain soir, Dennis Martinez (2-1) se mesurera au gaucher Jim Deshaies (1-0).¦ Après avoir eu congé dimanche, Delino DeShields devrait reprendre le deuxième but el frupper au premier rang contre les Astros.Buck Rodgers l’a remplacé par Junior No-bou lors du dernier match contre les Mets.DeShiels a vu sa séquence de matchs avec un coup sûr s’arrêter à neuf, samedi.Vendredi, il a été retiré au bâton à trois reprises à ses trois premières présences.A New York, il n'a réussi qu’un coup sûr, un double, en sept presences, Rex Hudler échangé contre un releveur Richard Milo - ¦ de la Presse Canadienne HOUSTON — Pour obtenir le releveur qu’ils voulaient, les Expos ont échangé Rex Hudler aux Cards de St.Louis.En retour, ils ont obtenu le droitier John Costello, « un releveur solide, dont on a toujours aimé le bras », a dit Buck Rodgers.Costello, 29 ans, affiche cette saison une moyenne de points mérités de 6.29.En 4.1 manches, il a donné sept coups sûrs et trois points.Mais la saison dernière, il a conservé un dossier de 5-4 et une moyenne de points mérités de 3.32 en 48 rencontres.Il a protégé trois victoires.« Disons que nous ne nous sommes pas fiés à ses statistiques cette saison», a précisé Buck.« Nous avons tenté de l’obtenir lors des assises d’hiver et à plusieurs reprises depuis ce temps, a révélé Dave Dombrowski.Les Cards ont réalisé qu’ils avaient plus besoin d’un joueur de champ intérieur qui frappe de la droite que d’un autre releveur.« Costello sera utilisé pour préparer le terrain à Tim Burke.Comme Dave Schmidt est presque prêt à revenir au jeu, nous en aurons un autre prochainement.» HOCKEY Ligue nationale Séries éliminatoires Mercredi Edmonton 7, Los Angeles 0 St.Louis 4, Chicago 3 Jeudi Boston 1, Montréal 0 Rangers 7, Wash’ton 3 Vendredi Edmonton 6, Los Angeles 1 Chicago 5, St.Louis 3 Samedi Boston 5, Montréal 4 (Boston mène 2-0) Washington 6, Rangers 3 (Série égale 1-1) Dimanche Edmonton 5, Los Angeles 4 (Edmonton mène 3-0) St.Louis 5, Chicago 4 (St.Louis mène 2-1) Hier Boston 6, Montréal 3 Rangers 1, Washington 7 Ce soir Edmonton à Los Angeles Chicago à St.Louis Demain Boston à Montréal Rangers à Washington Les meneurs Matchs d'hier non Inclut b a pts Hull, St L 10 7 17 Simpson, Edm 7 6 13 Tikkanen, Edm.7 6 13 Neely, Bos 6 6 12 Kurri, Edm 5 7 12 Lamb, Edm 4 8 12 Messier, Edm.4 8 12 Janney, Bos 1 11 12 Cicca'li, Was 8 3 11 Duchesne, LA 2 9 11 Richer, Mtl.7 3 10 Nicholls, Ran 6 4 10 Brind'our, StL.4 6 10 Nieuw'dyk, Cal.4 6 10 Thomas, Chi 4 6 10 Elik, LA 3 7 10 Gretzky, LA 3 7 10 Larmer, Chi 3 7 10 Patrick, Ran 3 7 10 Brown, St.L 2 8 10 Oates, Tor 0 10 10 Roenick, Chi 6 3 9 Granato, LA 5 4 9 Sandstrom, LA 5 4 9 Gilbert, Chi 4 5 9 Kisio.Ran 2 7 9 Presley, Chi 6 2 8 Poulin, Bos 5 3 8 Taylor, LA 4 4 8 Le Canadien perd 6-3 d'après la Presse Canadienne LES BRUINS en quatre 7 C’est cette perspective qui attend maintenant le Canadien après sa défaite de 6-3 aux mains des Brulns dans le 3e match de la finale de lu division Adums, hier soir au Forum.Les hommes de Pat Burns ont cessé de lutter après le cinquième but des Bruins Inscrit à la 14e minute de lu deuxième période.Les Brulns ont profité de la tenue vacillante de Patrick Roy.Ce dernier a du resteété remplacé par Brian Hayward au milieu du deuxième tiers.La brigade défensive, avec Chris Chelios en tête, a aussi connu une soirée difficile.Quant à l’attaque, elle s’est limitée à presque rien.En fait seul Russ Courtnall, avec deux buts, a lutté jusqu’à la fin.Le Canadien fait face à l’élimination demain soir à Boston.Canadian 3, Bruina 8 Première période t—Boston, Carter 2 Weslsy 049 2—Boston, Bourqus 2 Ntely, Propp 1302 3—Montréal, Qllchriil 2 Walter 1509 Pénalités — Smith Mon 5 47, Moog Bos 8 52, L/on.w.1 n ne Deuxième période 4— Montréal, Courtnall 4 Schneider, Smith .3:10 5— Boston.Cartsr 3 6—Boston, Propp 3 Janney.Neely 6 55 7—Boston, D.Sweenoy t Burridge, Galley13 49Gartner 0:57 Pénalité — Gilchrist Mon 12 09 Troisième période 8—Boston, Poulin 6 D Sweeney, Burridge 7:18 9—Montréal, Courtnall 5 Lemieux, Chelios 14 23 Pénalités — Desjardins Mon 5 05.Burrldge Boa 15:20 Tira au but Boston .10 11 9 —30 Montréal.5 12 6 -23 Gardiens — Boston Moog Montréal Roy, Hayward Assistance — 17,924 BASEBALL Ligue nationale Dimanche New York 5, Montréal O Atlanta 3, Cincinnati 1 Phil'phie 5, St.Louis 3 Pittsburgh 3, Chicago 2 Los Angeles 2, Houston 0 S.Francisco 3, S.Diego 1 Hier Pittsburgh à St.Louis S.Francisco à S.Diego Aujourd'hui Atlanta, P.Smith (1-1) à New York, Gooden (1-2), 19 h 35 Cincinnati, Ftijo (0-0) à Philadelphie, Howell (1-1), 19 h 35 Montréal, Gross (0-1) à Houston, Scott (0-1), 20 h 35 Chicago, Maddux (2-0) à San Diego, Rasmus-sen (0-0), 22 h 05 St Louis, Magrane (0-2) à Los Angeles, Morgan (2-0), 22 h 35 Pittsburgh, Drabek (2-1) à San Francisco, Gar-relts (0-0), 22 h 35 Ligue américaine Dimanche Baltimore 3, Detroit 2 Cleveland 5, Chicago 2 Kansas City 7, Toronto 1 Californie 5, Minnesota 2 Boston 4, Milwaukee 2 Texas 10, New York 4 Seattle 5, Oakland 2 Hier Kansas City à Baltimore Cleveland à Toronto Detroit au Minnesota Aujourd'hui Kansas City, Dotson (0-0) à Milwaukee, Bosio(1- 0) , 19 h Seattle, M Young (0-2) à New York, LaPoint (0- 1) , 19 h 30 Oakland, Stewart (3-0) à Baltimore, Johnson (2-0), 19 h 35 Californie, Langston (1-0) à Boston, Clemens (3- 0), 19 h 35 Cleveland, Swindell (1-1) à Toronto, Key (1-0), 19 h 35 Detroit, Ritz (0-3) au Minnesota, Guthrie (0-0), 20 h 05 Chicago, King (0-0) au Texas, Moyer (0-2), 20 h 35 LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.dlff.PITTSBURGH 8 5 .615 — PHILADELPHIE 7 6 .538 1 MONTRÉAL 7 6 .538 1 CHICAGO 6 7 462 2 NEW YORK 6 7 462 2 ST LOUIS 5 8 Section Ouest 385 3 CINCINNATI 9 1 900 — LOS ANGELES 8 6 .571 3 SAN DIEGO 6 6 .500 4 HOUSTON 5 7 417 5 SAN FRANCISCO 5 7 .417 5 ATLANTA 2 8 .200 7 LIGUE AMÉRICAINE Section Est TORONTO 8 5 .615 — MILWAUKEE 6 5 .545 1 BALTIMORE 6 6 .500 1 'h BOSTON 6 6 .500 1 'h CLEVELAND 5 5 .500 1 'h NEW YORK 4 6 .400 2 Vi DETROIT 5 Section Ouest 8 • .385 3 OAKLAND 9 3 .750 — CHICAGO 5 4 .556 2 'h TEXAS 7 6 538 2 Vi CALIFORNIE 6 6 .500 3 MINNESOTA 6 7 .462 3 'h KANSAS CITY.5 6 .455 3 'h SEATTLE 4 9 303 5V4
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.