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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1990-05-10, Collections de BAnQ.

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10 ¦ Le Devoir, jeudi 10 mai 1990 TV-5 pourrait devoir modifier radicalement sa programmation Le comité consultatif dépose son rapport Bernard Descôteaux de notre bureau de Québec LA PROGRAMMATION de TV-5 Québec-Canada devrait être radicalement modifiée pour n’offrir dorénavant que des émissions européennes afin de mieux « personnaliser » cette chaine comme une télévisioin internationale.C’est du moins ce que propose un comité consultatif mandaté par les gouvernements canadien et québécois pour examiner les orientations de cette chaine et dont le rapport était rendu public hier à Québec et à Ottawa.Présidé par André Bureau, l’ancien président du CRTC, ce comité dit conclure qu’il est nécessaire, après bientôt trois ans de diffusion, de donner à TV-5 « une personnalité propre pour que son auditoire sache ce qu’il peut y trouver d’original par rapport aux autres chaînes conventionnelles».Cette « personnalité », croit le comité, doit d’abord et avant tout être internationale.Ce qui fait actuellement l’originalité de TV-5, c’est la part européenne de sa programmation qui vient diversifier les sources d’information et contribuer à enrichir la programmation offerte par les chaînes conventionnelles.Accentuer cette personnalité internationale veut dire toutefois que TV-5 doit cesser la diffusion d’émissions québécoises et canadiennes souvent produites par le consortium TV-5.« Cette programmation s’harmonise mal à celle provenant d’Europe et empêche le service d'affirmer plus nettement sa personnalité », croit le comité qui estime donc qu'il faut retirer de la programmation ces quelques heures de contenu canadien « saupoudrées » ici et là mais sans véritable impact.Théoriquement, ces émissions représentent 20 % de la grille-horaire au maximum.La réorientation de la programmation dégagerait des ressources financières additionnelles puisque les télévisions européennes, diffusant plus, contribueraient davantage au financement de la chaine.Ces ressources pouraient être employées, propose le comité, à la production d’émissions québécoises et canadiennes à l’intention de TV-5-Europe.Le comité suggère à cette fin de créer un fonds destiné à « enrichir la pogrammation canadienne » sur TV-S-Europe qui pourrait être de l’ordre, au point de départ, d’environ 4 millions $.Géré conjointement par Téléfilm Canada et La Société générale des industries culturelles du Québec, ce fonds serait réservé aux producteurs indépendants qui devrait obtenir une garantie de diffusion de l'émission produite sur TV-5-Europe et aussi sur une chaine conventionnelle ici.La production d’émissions spécialement destinées à TV-5-Europe contribuerait à solutionner un problème de quaüté des émissions canadiennes diffusées actuellement sur cette chaine.Le comité note que celles-ci ne réflètent pas la qualité habituelle de la production nationale canadienne et qu’elles sont « peu flatteuses pour nos talents ».Cela nuit aux efforts de pénétration des marchés européens.Les émissions qui seraient ainsi produites devraient être d'abord des documentaires, des émissions destinées à la jeunesse et des émissions d’information, des domaines où l’expertise canadienne est reconnue et affirmée.Le comité, qui outre M.Bureau comprenait Mme Louis Beaudoin (Téléfilm Canada), Mme Sylvie Lalande (Télé-Métropole) et Claude Sylvestre ( Radio-Canada), suggère ar ailleurs aux ministres responsa-les de TV-5 diverses autres mesures pour aider cette chaîne à trouver sa personnalité.Le plus important, sou-ligne-t-on, serait de mettre fin à la période de sursis dans laquelle elle se trouve depuis sa création.Autant en Europe qu’en Amérique, cette période de sursis doit prendre fin, dit-on en proposant que les gouvernements bailleurs de fonds garantissent par des engagements financiers de cinq ans la stabilité et la sécurité de TV-5.Cette recommandation et l’ensemble du rapport devraient faire l’objet des discussions qu’auront à Montréal le 21 mai les cinq gouvernements membres du consortium de TV-5 à l’occasion d’une réunion ministérielle.Québec boude des audiences publiques pour la décontamination des Grands Lacs ls-Gilles Francoeur LE GOUVERNEMENT québécois n’a présenté hier soir aucun mémoire aux audiences publiques que tenait à Cornwall, en territoire canadien, l’Environnemental Protection Agency (EPA) des États-Unis sur le projet de décontamination des lagunes et des sédiments contaminés devant l’usine General Motors, de Massena, dans l’État de New York.Il y a deux ans, le ministre québécois de l’Environnement, M.Clifford Lincoln, réclamait officiellement des États-Unis de pouvoir être associé à H- ce projet de décontamination du principal dépotoir aquatique de l’axe Grands-Lacs-Saint-Laurent.Les écoulements de ce dépôt de toxiques industriel, le 42e en importance des État-Unis, pénètrent quelques milles plus en aval dans le lac Saint-François, portion québécoise.On y trouve une intense contamination des poissons alors qu’il n’existe aucune entreprise polluante sur ses rives.Le Quebec, il y a deux ans, voulait avoir son mot à dire dans ce dossier pour que les 823 000 tonnes de produits dangereux stockés dans des la- gunes ou présents dans les sédiments du lac Ontario cessent de menacer le Saint-Laurent et les eaux de Montréal, situé 60 milles plus en aval.Le sous-minisitre québécois de l’Environnement, M.André Trudeau, a été incapable, hier soir, en raison de l’heure tardive, d’expliquer pourquoi seuls Greenpeace et la Société pour vaincre la pollution (SVP) s’étaient inscrits à ces audiences pour y présenter un mémoire à l'EPA.Le sous-ministre a dit qu’il n’avait « pas entendu parler de ce dossier ».La consultation publique d’hier soir se tenait sous les auspices du Comité consultatif sur le plan d’assanis-sement du Saint-Laurent, un organisme composé de représentants de l’Ontario et du gouvernement fédéral.Des différentes solutions étudiées par l’EPA, celle qui est soumise à la consultation publique consisterait à brûler tous les toxiques contenant plus de 500 parties par million de BPC.Les sols ou sédiments moins contaminés seraient traités grâce à un procédé biologique.Les Mohawks de Saint-Régis, qui sont situés immédiatement en aval du site contaminé, ont manifesté leur accord avec l’idée d’une solution permanente d'autant plus qu’une partie non négligeable de leur réserve est contaminée.On évalué à environ 50 000 tonnes les quantités à détruire sur la réserve.Et contrairement à d’autres groupes écologistes blancs, les autochtones appuient le principe d’une incinération grâce à une technique éprouvée.Greenpeace et la SVP s’opposent en principe à l’incinération des déchets dangereux, du moins au Québec.Il a été impossible d’obtenir hier soir leurs mémoires respectifs.Le gouvernement américain évalue à plusieurs dizaines de millions $ le coût d’une telle opération.L’usine G M de Massena est encadrée d’un côté par l'aluminerie de Reynolds.GM utilisait des BPC comme lubrifiant sur les tours à métal qui servaient à percer les moteurs d’aluminium qu’elle fabriquait à cet endroit.Elle a englouti dans quatre lagunes des toxiques depuis 1959 et on retrouve aussi des BPC, des HAP, des composés organiques volatiles ainsi que des phénols non seulement dans ses lagunes mais dans tous les sédiments des cours d’eau voisins, y compris le fleuve.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 LaSalle aurait jamais remis de pot-de-vin.« J’en ai déduit que M.Plante était prêt à payer un pourcentage pour tout contrat gouvernemental qu’il obtiendrait.J’en ai parlé à M.La-Salle à plusieurs reprises.Il m’a informé que Plante avait été invité à soumissionner pour le projet de construction d’un aéroport».Après avoir représenté le comté de Joliette pendant près de 20 ans à la Chambre des communes, Roch La Salle a démissionné du poste de ministre d’État du gouvernement Mul-roney en février 1987.Il habite une spacieuse résidence, sur les bords de la rivière Ouareau, dans la municipalité de Çrabtree, dont il était jadis le maire.À l’issue du témoignage de son ancien collègue du PC devant l’Ordre des ingénieurs, il a reçu hier la visite d’une armée de reporters de la télévision, qu’il a invités à faire le tour de la propriété.À ses temps libres, M.LaSalle travaille occasionnellement avec un exorganisateur du PC, Richard Lealy, pdg de la maison « Les Communicateurs associés ».Il est la vedette d’un message publicitaire télévisé qui fait la promotion des réfrigérateurs de « Corbeil Electrique ».Et il projette participer à une autre commandite du genre, d’ici à la fin de l’année.Entre-temps, il préside une campagne de financement pour l’hôpital Saint-Eusèbe du comté et pour le « Grand élan » un organisme fondé par le père Aquin pour le traitement des alcooliques.Il continue à suivre la politique de près et observe avec tristesse la dégringolade du PC dans les sondages.Ce qui lui fait dire que le gouvernement Mulroney aurait dû l’écouter à l’époque et imposer ses taxes et compressions en début de mandat.À propos du lac Meech, M.LaSalle exprime le voeu que Robert Bourassa tienne son bout et ne recule pas.« Le Canada anglais devrait reconnaître la réalité québécoise.Si Meech est rejeté, il nous faudra prendre une décision et cette fois-ci, on ne nous fera pas peur avec des ba-lounes ».4 Mulroney donne pas de résultat, abandonnée au profit de celle de sept provinces comptant pour 50 % de la population, mais ils excluent l’hypothese d'un veto pour le Québec.Mais Gary Filmon communiquera tout de même aujourd’hui avec Robert Bourassa pour lui dire que le Manitoba est prêt à faire des pas dans sa direction, mais pas à franchir toute la distance qui les sépare.À Ottawa, le sénateur Arthur Tremblay, le président du PLC-Qué-bec Francis Fox, l’ancien chef néodémocrate Ed Broadbent, l’ex-pre-mier ministre de Terre-Neuve Brian Peckford et une dizaine d’autres, de concert avec l'état-major constitutionnel du gouvernement fédéral, ont, selon le premier ministre Mulroney, « analysé » les derniers rebondissements du dossier.Aucun détail sur la teneur de la rencontre n’a été divulgué, mais des notes de travail révèlent que l’hypothèse d’une rencontre des premiers ministres a été évoquée.« Nous avons abordé quelques idées», confirme Francis Fox tandis qu’Ed Broadbent précise : « Nous sommes ici pour voir ce que nous pouvons faire pour régler cette affaire », surtout, selon Brian Peckford, qu’il règne actuellement un optimisme qui était absent du débat il y a encore deux semaines.Mais tout cela est très fragile, convient tout le monde.Les deux partis d’opposition négocient encore actuellement leur appui aux conclusions du comité spécial sur la Constitution dont Brian Mulroney et plusieurs premiers ministres voudraient faire la base d’une ronde finale de discussions pour débloquer le dossier.« L’idéal serait un rapport unanime », convient le chef du NPI) Audrey McLauglin, qui laisse entendre que, dans la mesure où plusieurs des ingrédients préconisés par son parti pour ajouter au lac Meech sont en voie d’être retenus par le comité, le NPI) finira par s’y rallier.Les choses sont moins claires du côté libéral.Même si des tenants de toutes les tendances, Martin, Chrétien, pro et anti-Meech, multiplient les professions de foi quant aux mérites de l’unanimité, une première discussion du caucus libéral n’a produit aucun mandat en ce sens.Selon plusieurs participants, la majorité des députés libéraux penchent cependant pour se rallier aux conclusions du comité spécial, surtout si le NPI) y souscrit.« Nous avons de la difficulté à nous entendre, mais nous ne sommes pas stupides », affirme un député libéral selon qui le parti n’a pas les moyens de jouer aux empêcheurs de tourner en rond.Les deux partis d'opposition feront un ultime tour de table sur la question au cours des 24 prochaines heures, la rédaction du rapport du comité spécial devant être terminée ce soir.+ Albanie ATA, qui a publié hier ses propos, les réformes ont été approuvées.La publication de ces mesures sans équivalent en 44 ans de communisme albanais intervient 48 heures avant l’arrivée à Tirana de Javier Perez de Cuellar.Cette visite historique du secrétaire général des Nations unies intervient après l’annonce de la volonté de l’Albanie d'établir des liens avec les États-Unis et l’Union soviétique, volonté accueillie favorablement par ces deux pays.Pour impressionnantes qu’elles soient dans le contexte albanais, ces réformes n’en restent pas moins en deçà des bouleversements survenus ailleurs en Europe de l’Est.Filles paraissent destinées à renforcer la candidature de l’Albanie à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), annoncée au même moment par le premier ministre Adil Carcani.Le respect des droits de l’homme est un des fondements de la CSCFI qui, outre les États-Unis et le Canada, réunit l’ensemble des pays européens à l’unique exception de l’Albanie.La CSCFI a pour mission de coordonner la sécurité militaire, la coopération économique et le respect des libertés sur le Vieux Continent.Myftiu a annoncé la dépénalisation de la propagande religieuse qui, jusque-là, revenait à afficher ouvertement ses croyances.« Cela est conforme à la pratique, car de tels actes n’ont jamais donné lieu à des persécutions.Dans notre pays, l’État et la religion sont séparés et la croyance religieuse relève de la conscience de chaque individu », a-t-il dit.L’Albanie a pourtant supprimé sans ménagement les institutions religieuses chrétiennes et musulmanes dans les années 1960.Myftiu a dit que l’État continuerait de propager une « propagande athée ».Tenter de fuir le pays demeure un Le désengagement de Québec plonge la STCUM dans rincertitude Le coût de la carte mensuelle pourrait tripler gjSÏpline Montpetit LA PRÉSIDENTE de la Société de Transport de la Communauté urbaine de Montréal et la Commission des transports en commun de la CU M ont massivement décrié, hier soir, le désengagement du gouvernement provincial du financement du transport en commun, annonçé lors du budget du 26 avril dernier.La présidente de la STCUM, Mme Louise Roy, a profité d’une séance publique de la Commission des transports en commun pour exprimer son incertitude face aux sources de financement futures de la STCU M, dans une période où des investissements seraient nécessaires pour attirer une clientèle décroissante au transport en commun.« En septembre dernier, le gouvernement provincial s’est engagé, dans le cadre des discussions autour de l’Office régional de Transport, à financer à 70 % les immobilisations de la STCUM.Depuis le début de janvier, on n’a pas vu la couleur d'un seul programme.Comment voulez-vous planifier un budget dans des conditions pareilles ?» s'est demandé Louise Roy.Dans son discours du 26 avril, le ministre des Finances, Gérard D.Levesque, exprimait son intention de se désengager d'une partie de ses investissements dans le transport en commun, en mettant à la disposition des municipalités de nouvelles sources de revenus pour essuyer les coûts du transport en commun.Or, en 1990 seulement, le gouvernement du Québec a fourni 230 millions $ en subventions à la STCUM pour l’exploitation de l’ensemble de ses opérations.« Où le gouvernement du Québec va-t-il trouver ses nouvelles sources de financement, poursuit Mme Roy.Le gouvernement peut taxer les automobilistes, taxer l’essence, mais combien de taxes devra-t-il imposer pour arriver à amasser plus de 150 millions $ par année ?».Dans ces calculs les plus sombres, la STCUM affirme que la carte mensuelle d’accès aux transports en commun pourrait passer de 32 $ à 95 $ par mois, ad venant'que le coût de ce débalancement budgétaire soit exclusivement porté par les usagers de STCUM.La présidente de la STCUM et la Commission des Tranposrt en commun de la CUM ont surtout exprimé leur découragement de devoir recommencer l'exercice ardu d'aménager les problèmes du financement des transports en commun.« Ce geste est absolument inacceptable de la part du gouvernement du Québec, déclare Peter Yeomans, maire de Dorval et président de la Commission.C’est affreux et gênant.Le gouvernement nous envoie une vague de 30 pieds de haut el les contribuables ne tarderont pas à en voir les effets.» Le gouvernement du Québec n'a toujours communiqué à Mme Roy ou aux municipalités la façon dont il avait l'intention d’aménager les nouvelles sources de fi nancement de la STCUM.» Le transport en commun est indispensable au développement économique d'une ville, précise Mme Roy.11 est également indispensable à la protection de l’environnement.Nous avons perdu 5 % de notre part du marché du transport au cours des cinq dernières années.Nous avons besoin de rendre le transport en commun sédui sant pour regagner celte clientèle.Nous avons déjà fait l’exercice de réduire l’absentéisme de nos employés, de rationnaliser nos opérations pour trouver du finance ment.Nous avions trouvé des solutions.Fil tout est à recommencer.» La fumée des autres provoque le cancer WASHINGTON (AFP) - Plus de 3000 personnes sont atteintes tous les ans aux États-Unis d’un cancer des poumons provoqué par le tabac fumé dans leur entourage, ont indiqué hier des responsables de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement ( EPA) qui ont voulu garder l’anonymat.L’EPA prépare une évaluation des risques de cancer encourus par ces « fumeurs passifs » et un guide pro- posant des restrictions au droit de fumer sur les lieux de travail, a indiqué un porte-parole de l’agence, Dave Ryan.lia précisé que cette évaluation serait soumise à l’examen d’un groupe de scientifiques indépendant d’ici a la fin du mois el que le public serait invité à faire des suggestions.L’évaluation des risques faite par LFI P A est fondée sur 24 études menées sur les liens entre l’inhalation passive de fumée et le cancer des poumons.L’inquiétude à ce sujet a coin moncé à se développer aux États-Unis il y a quatre ans, à la suite de la publication de deux rapports ofli ciels.Le premier concluait que l’inhalation passive de fumée provoque des cancers des poumons.Le deuxième estimait que la fumée pour rail augmenter de 34 % les risques de cancer des poumons pour les non-fumeurs.La population d’Ahuntsic ne veut pas une troisième prison dans le quartier elle Paré LE MINISTRFI des Approvisionnements et Services, Robert Dutil, a accepté de reconsidérer le projet de déménagement de la maison de prévention Parthenais dans Ahuntsic en raison de la grogne soulevée par ce projet chez les résidants du quartier.Invité mardi soir à rencontrer les citoyens partis en croisade contre le déménagement envisagé de Parthenais près de la prison de Bordeaux, le ministre Dutil, accompagné d’un représentant du ministre de la Sécurité publique, Sam Fllkas, a convenu que les ministères concernés avaient sous-estimé l’impact sur les citoyens d’une troisième prison dans Ahuntsic.« À la lumière des arguments apportés par les citoyens, le ministre a indique qu’il allait se rasseoir pour étudier d’autres sites, revoir toutes les hypothèses.Ce qui ne veut pas dire que l’hypothèse du terrain de Bordeaux est oubliée », a expliqué hier son attachée de presse.Pour l’heure, le centre de détention de Bordeaux est toujours le site privilégié par la Société immobilière du Québec (SIQ) pour y aménager une aile pour les prévenus.Des travaux d’arpentage ont déjà été entrepris sur le terrain.Mais les résidants, eux, ne veulent rien entendre.Regroupés sous le nom de Comité contre une troisième prison dans Ahuntsic, ils ont déjà reçu l’appui unanime des conseillers de l’arrondissement Ahuntsic-Car-tierville et celui de leur député, Yvan Bordeleau, contre l’implantation de cette prison.Selon Martin Chapdelaine, porte-parole du mouvement, la présence de la prison pour femmes de Tanguay et de celle de Bordeaux pèse déjà lourd dans ce quartier composé à majorité de personnes âgées el de jeunes familles.Insécurité, intimidation, agressions et menaces sont du lot des inconvénients endurés par les proches résidants de la prison, affirme-t-il.« Certaines personnes se font intimider par les prisonniers qui sortent en permission pour quelques jours et leur demandent de l’argent.La drogue est livrée à Bordeaux depuis les cours des maisons qui donnent sur la prison à l’aide d’arcs et de flèches, ou de jeunes courriers, et à chaque évasion les policiers nous demandent de nous barricader », a-t-il dit, excédé.En outre, le Comité craint que la contruction d’une maison de prévention n’augmente le va-et-vient diurne et nocturne de fourgons cellulaires, des voitures de police et des camions de ravitaillement qu’impose déjà la présence des prisons du quartier.« On ne peut pas nous accuser de souffrir du symptôme ‘pas dans ma cour’, parce qu’il y en a déjà deux dans la nôtre.Je crois que les gens du secteur ont largement fail leur part à ce niveau », a souligné M.Chapdelaine.Au cabinet du ministre Elkas, on indiquait hier qu’une décision sur l’emplacement de la maison de prévention serait annoncée d’ici deux semaines.Le projet caressé par la SIQ con siste en la construction d’une aile pouvant acueillir 297 prévenus sur un terrain attenant à la prison de Bor deaux.Complétée en 1993, cette nouvelle maison de prévention permettrait la fermeture définitive du centre Parthenais, dans l’est de la ville.délit mais, au lieu d’être considéré comme un acte de trahison, ce geste sera désormais considéré comme un « franchissement illégal de frontière ».Après des années d’autarcie sous Enver Hoxha, l’Albanie s’est peu à peu ouverte au monde extérieur depuis l'arrivée au pouvoir de Ramiz Alia en 1985, à la mort du vieux dirigeant.Le rythme du changement s’est accéléré depuis la révolution démocratique de l’Europe de l’Est, en dépit des dénégations d’Alia selon qui l’Albanie communiste « ne se laissera pas emporter par la tempête ».Fin même temps, on a annoncé une libéralisation du système économique passant par une plus grande autonomie des entreprises.Au mois d’avril, le chef de l’État et du PC albanais Ramiz Alia avait annoncé l’intention de Tirana de rétablir les relations diplomatiques avec les États-Unis et l’Union soviétique.Dans son discours devant le Parlement, M.Carcani, indique l’agence albanaise de presse ATA, s’est félicité de la réaction positive de Washington et de Moscou à la proposition albanaise.Une telle participation, a-t-on déclaré à Washington, «engagerait l’Albanie aux mêmes obligations d’ouverture, de tolérance politique et de respect des droits de l’homme qui ont aidé à mener le processus de réforme en cours en Flurope centrale et orientale».En acceptant à l’avance ces principes, l’Albanie montre clairement son intention de ne pas rester à l’écart des bouleversements politiques, économiques et diplomatiques en Europe de l’Est.Les 1er et 2 mai dernier, le numéro un Alia avait encouragé ses compatriotes à cultiver « l’esprit critique et la liberté d’expression » dans des discours prononcés dans plusieurs villes d’Albanie.Un ton inhabituel avait émaillé toute les interventions prononcées au cours de cette tournée provinciale, à Kolonje, Erseka, Leskovik et Permeti, que les observateurs étrangers ont mis en rapport avec les ru- meurs persistantes de manifestations de mécontentement populaire en Albanie.M.Alia a insisté sur la nécessité d'une éducation qui « changera les mentalités, permettant aux gens de s’exprimer librement et non pas seulement d’approuver ».Il a aussi prôné la tolérance « démocratique » à l’égard des « interlo- 1987: béatification à Rome de Mgr Louis-Zéphirin Moreau, quatrième évêque de Saint-Hyacinthe.1985: entre le 10 et le H mai, une trentaine d'attentats à la bombe, commis par des extrémistes sikhs, font 80 morts en Inde.1984 la Cour internationale de La Haye enjoint les États-Unis de cesser leurs opérations militaires contre le Nicaragua.198.1: l’Argentin Adolfo Perez Esquivel, prix Nobel 1980 de la paix, entreprend une grève de la faim afin de protester contre la malnutrition, le chômage et la répression politique dans son pays.1981 François Mitterrand est élu président de la République française.1970 Israël annonce son intention d'établir de nouvelles colonies de peuplement dans les territoires occupés.1974: des combats se poursuivent, pour le 00e jour, entre Israéliens et Syriens sur les hauteurs du Golan.1972: le président Nguyen Van Thieu proclame la loi martiale au Sud-Vietnam.1971 : Rudolf Hess, bras droit d’Hitler, achève 10 années d’emprisonnement et les Soviétiques insistent pour qu’il purge entièrement sa peine de réclusion à vie à la prison berlinoise de Spandau.1968: ouverture de la Conférence de Paris entre les États-Unis et le Vietnam du Nord.cuteurs qui pensent autrement », reprochant à « l’appareil du parti el de l’autorité » d’exercer « plus de pouvoir qu’il ne leur en appartient».M.Ali a encore affirmé que « le respect de la volonté du peuple » constitue « la ligne » du parti, ajou tant que « la liberté apportée au peu pie albanais par le socialisme sera défendue à tout prix ».1967 l'aviation américaine boni barde pour la première fois le jxirl d'Ilaïphong, au Nord-Vietnam.1957 Moscou lance un appel aux États-Unis et à la Grande-Bretagne pour qu'ils cessent les essais nucléaires.1941 Rudolf Hess, le dauphin d’Hitler, saute en parachute au-dessus de l'Écosse afin de négocier une paix séparée, mais il est arrêté.1940: l’Allemagne envahit la Hollande, la Belgique et le Luxembourg.Winston Churchill succède à Neville Chamberlain à la tête du gouvernement britannique.1875: les ordres religieux sont supprimés en Russie.1871: le Traité de Francfort met fin à la guerre entre la Prusse et la France, qui cède l'Alsace-Lor-raine.1796: l'armée de Bonaparte bat les Autrichiens à Lodi, au cours de la campagne d’Italie.1790 suppression de la gabelle, l’impôt sur le sel, en France.1497: le navigateur italien Amerigo Vespucci entreprend son premier voyage vers le Nouveau-Monde.Ils sont nés un 10 mai: le sculpteur français Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875); l’actrice française d'origine roumaine Elvire Popesco (1896-); le comédien et danseur américain Fred Astaire (1899-); le comédien français Claude Piéplu (1923 ); l’actrice française Marina Vlady (1938 ).10 mai par la PC el l'AP Le Devoir, jeudi 10 mai 1990 ¦ 17 Les Inuit exigent que les Blancs réparent leurs dégâts Parent de la Presse Canadienne LES INUIT du Nouveau Québec veulent que les compagnies mi nières qui exploitent leur terri ton e ainsi que le ministère de la Défense nationale soient forcés de réparer les dégâts faits à l’en vironnement et de ramasser les déchets laissés en plan au cours des années.Il est exclu que leur territoire serve à entreposer et éliminer des déchets dangereux produits et transportés par des gens du Sud.Comme les 800 Naskapis vi vaut au nord de Scherfferville, les représentants des 6000 Inuit qui peuplent la région située au nord du 55ème parallèle ont pro fité de leur passage devant la Commission Charbonneau pour signaler les principaux abus à l'égard de l’environnement commis par les « étrangers - du Sud.Ces autochtones ont tenté de convaincre la Commission d’en quête sur les déchets dangereux de l’importance qu’ils accordent à la conservation d’un environ nement sain duquel dépend leur subsistance alimentaire et leur développement économique fu tur, relié à la pêche et à la chasse commerciale ainsi qu’au potentiel récréatif et touristique.Mais il n’y a pas que les dé chefs miniers dont les Inuit sou haitent être débarrassés II y a aussi les radars abandonnés en 1966 par la Défense nationale le long du 55ème parallèle ->ui une distance de plus de 10(10 kilomè 1res, les (120 000 litres d’hydrocai bui es, les barils et les bonbonnes de gaz divers laissés sur place.Quant à la Bande des Naskapi du Québec qui compte 500 inem bi es dont la vaste majorité vit à Kawawachikamach, à 15 kilo mètres au nord-est de Scheffer ville, elle est aux prises avec des déchets radioactifs, césium et cadmium, résultant de tests d'ex plosifs menés dans cette région à la fin des années 50 et au début des années 60 l.e caribou qu’ils mangent en contient encore.Ils ont été avisés par le ministère du I.oisii, de la Chasse et de la Pêche de ne pas consommer les reins et le foie de l’animal.Les Naskapis estiment que « les déchets dangereux amenés ou générés dans le Nord pour et par les intérêts du Sud devraient y être réexportés».La France décide à son tour de boycotter la conférence de San Francisco sur le sida CEN EVE (AFP) — La France sera officiellement absente de la confé rence de San Francisco sur le sida qui doit avoir lieu du 20 au 24 juin, « parce que les autorités américai nés ne respectent pas le di oit à la il bie circulation des séropositifs et des malades, a annoncé, fiiei soir à tienève, le ministre II am,ai.s de la Santé, M Claude Evin « Les conti aintes qui demeurent imposées pai les autorités américaines sont incom, utibles avec le droit à la libre eu culalion » des victimes du sida, a dit le ministre.M.Evin a fait part de la décision française à son homologue américain, le Dr Louis Sullivan, secrétaire à la Santé.Celui-ci a réagi avec « dé-ception » à cette décision de la France, a affirmé le ministre qui a lencontré son collègue américain tnei en marge de la 43e session annuelle de l'Assemblée mondiale de la santé.La France risque d’entraîner dans sa décision plusieurs autres pays eu- ropéens membres de la CÉE car, a-t-îl dit, cette décision « reflète le point de vue des ‘12’ ».Ce point sera discuté lors de la réunion des ministres de la Santé de la Communauté le 17 mai prochain.M.Evin a annoncé toutefois que Paris n’empêcherait pas les chercheurs français désireux de se rendre à la 6e conférence sur le sida de le faire.Paris serait également prêt à organiser « à l’automne prochain » une réunion parallèle pour toutes les or- ganisations non gouvernementales (ONG) qui boycotteront la réunion de San Francisco.Les États-Unis ont émis certaines restrictions à l’entrée sur leur territoire des sidéens, ce qui a provoqué la désapprobation de nombreux pays.Le 14 avril dernier, les États-Unis avaient « assoupü » leurs règles d’admission dans leur pays des étrangers porteurs du virus du sida, mais la France a jugé cet assouplissement insuffisant.Ruée contestée vers « l’or vert » EN BREF.: Camille Beaulieu - de la Presse Canadienne HOU YN-NOKANDA Devant ce qu'on appréhende comme une « ruée sauvage vers l oi vert », une large coalition d'organismes d’AbitibiTé-miscamingue s'est constituée, hier à Kouyn Noi auda, poui soustraire .156 000 hectares parmi les meilleurs boisés de la région aux convoitises des gros industriels du sciage et aux du ectives des fonctionnaires de Québec.Les ministères de ! Agriculture, de I Alimentation et des Pêcheries et de l’Énergie et Ressources disposeront graduellement, à compter de cette année, par adjudication aux plus offrants, de (1000 lots boisés et agricoles, dits lots intramunicipaux.5500 lots seront vendus et 1500 mis sous conventions de gestion.Généralement bien situés à pro ximité de routes et près des villages, ces lots sont retombés, pour une raison ou une autre au cours des ans, sous juridiction des ministères.L’Abitibi-Téiniscamingue compte près de 50 % des lots intrainunici paux du Québec.La «taxe verte» sur les pneus prendra la forme d’une consigne remboursable Des ventes similaires, sur des superficies beaucoup moins importantes, avaient été faites dans la région du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie il y a une quinzaine d’année, et au Lac-Saint Jean l’an dernier.Dans cette dernière région, « c’est du pillage, des lots se sont vendus 25 000 $ et pour rentrer dans leur argent, les acheteurs se sont dépêchés de raser », a déploré hier le directeur du Syndicat des producteurs de bois de l’Abitibi-Témiscamingue, M.Armand Plourde.L’Union des producteurs agricoles, le Syndicat des producteurs de bois, le Conseil régional de développement, les sociétés sylvicoles, les quatre municipalités régionales de comtés et environ 90 municipalités et villages de la région se côtoient dans cette coalition qui exige un moratoire sur ces transactions et tente d’amener Québec à modifier les règles du jeu.Les premières photos de Hubble WASHINGTON (AP) - Il faudra attendre à demain avant de recevoir les premières photos prises par Hubble, le télescope de l’espace, a annoncé hier la NASA.L’agence spatiale américaine avait déclaré mardi qu’elle allait essayer d’obtenir les premières photos hier, même s’il fallait pour cela bousculer le déroulement prévu des essais pratiqués depuis trois semaines sur le télescope géant.La NASA n’a pas précisé les raisons de ce retard.Distributeur de fleurs QUÉBEC (PC) — La « taxe verte » sur les pneus à laquelle s'attendaient les contribuables dans le dernier budget Levesque prendra la fui me d’une consigne partiellement remboursable qui ne sera toutefois vrai semblablement imposée que l’an prochain.L’administration de cette consigne sera confiée à une nouvelle société, la Société québécoise de récupéra tion et de recyclage, créée par une loi déposée hier à l’Assemblée natio nale.Le mandat de la nouvelle société sera cependant beaucoup plus large.Elle devra promouvoir, développer, [favoriser la réduction, le réemploi, la 'récupération et le recyclage de contenants, d’emballages et de produits qui prennent actuellement le chemin des dépotoirs.Le projet de loi 60, parrainé par le ministre de l'Environnement, M Pien e Paradis, prévoit que le gou vernement pourra imposer une consigne, sur les pneus comme d’ailleurs sur tout autre pruduit, dont une par lie seulement serait remboursable au consommateur.Cela signifie que Québec pourrait faire payer à l'automobiliste 5 $ en consigne sur un pneu neuf, mais ne lui en rembourser que ,’t $ ou 4 $ lors qu’il ramènera son pneu usagé au ga ragiste.La différence sera versée au fonds de roulement de la nouvelle so ciété pour financer ses activités.Le projet de loi confère donc au gouvernement un pouvoir quasi-fiscal, a expliqué le ministre Paradis en conférence de presse.La consigne imposée sur les pneus constituerait une forme de « taxe verte », a-t-il ad mis, puisqu'une partie n'en serait jamais remboursée.M.Paradis affirme que Québec doit « bouger très rapidement sur les pneus », compte tenu du danger poui le feu que représentent les nom breux dépotoirs disséminés sur le territoire québécois.On estime que les automobilistes se débarrassent chaque année de plus de trois mil lions de pneus usagés.Le gouvernement ne pourra cependant agir que lorsque la nouvelle société, aussi désignée sous le nom de Recyc, sera fonctionnelle.M.Paradis prévoit que ce ne sera le cas qu’au début de 1991, après que le projet de loi aura été adopté, les admi mstrateurs désignés et la structure de l’organisation mise en place.L’Ontario a imposé l’an passé une taxe de 5 $ sur les pneus neufs, et les uiovincesde l'Ouest s’apprêteraient a imiter ce geste.Québec préfère la consigne à la taxe, a expliqué M.Pa- radis, parce que cela garantit au ministre de l’Environnement que l’argent perçu sera utilisé pour financer des activités environnementales.Le ministre prévient aussi qu’il entend imposer une consigne sur un nombre plus large de produits, no-tammenl les batteries, les bouteilles de vin et de spiritueux et les contenants de plastique.Le projet de loi 60 donne également au gouvernement le pouvoir de prohiber l’usage de certains contenants ou emballages non recyclables.Le ministre se fixe comme objectif une réduction de 50 pour cent d’ici à l’an 2000 de la quantité de déchets solides éliminés ou enfouis au Québec où l’on produit présentement 6,5 millions de tonnes de déchets par année, soit environ une tonne par personne.Rejetant l’adjudiction automatique aux plus offrants, la coalition défend des critères comme l’environnement et l’utilisation ultérieure de ces lots.Leur cession devrait, estime ces intervenants, être conditionnelle à leur aménagement et à une garantie d’exploitation rationnelle et soutenue.De plus, la « voracité » d’un même acheteur serait dans certains cas limitée à trois lots ou 120 hectares, superficie intéressante pour des particuliers, mais beaucoup moins pour des industriels.Enfin, plutôt qu’au Fonds consolidé de la province, la coalition veut que les sommes recueillies, pouvant atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars, bien que leur valeur exacte ne soit pas connue, soient réinjectées dans la mise en valeur des boisés de la région.TOKYO (AFP) — À quelques jours de la fête des Mères au Japon, la maison de commerce nippone C.Itoh and Co.a annoncé hier à Tokyo avoir mis au point un distributeur automatique de bouquets de fleurs qui sera bientôt installé un peu partout dans l’archipel.Conçue par une équipe entièrement féminine de la firme, en collaboration avec une société d’horticulture et un fabricant de distributeurs, cette machine contiendra 58 bouquets vendus entre 1500 et 10 000 yen pièce ( 10 et 65 $ US).Ces distributeurs seront installés dans les gares, aéroports, surpermarehés, hôpitaux, stations-service, restaurants, librairies du Japon et ravitaillés en fleurs coupées tous les trois jours.La pénurie de main-d’oeuvre et le coût des fonds de commerce pour les fleuristes sont à l’origine de cette initiative, explique la société.SPORTS La vente des Stars approuvée Il y aura du hockey à San Francisco l’an prochain CHICAGO (PC) — La Ligue nationale de hockey a approuvé la vente des North Stars du Minnesota à un groupe ayant à sa tête Howard Bald win, l’ancien propriétaire minori taire des Whalers de Hartford, a révélé le président John Ziegler.Tel que prévu, l’entente est assortie d’une condition en vertu de laquelle la famille Gund, qui vend les North Stars, pourra avoir une équipe d’expansion dans la région de la baie de San Francisco lors de saison 1991 92.Les gouverneurs ont eu des discussions durant deux jours à huis clos.En conférence de presse, Ziegler a annoncé que la vente a été approu vée à certaines conditions.Mais il a expliqué que les North Stars demeureront à Bloomington, au Minnesota.Baldwui paiera 31,5 nuilions $ pour l’achat des North Stars et les Guilds vont payer 50 millions $ pour leur concession.La nouvelle équipe jouera à San José, San Francisco ou ailleurs dans la région de la baie, a révélé Gordon Gund.>< Il importait pour les gouverneurs de faire tout ce qui était nécessaire pour s’assurer que la capitale du hoc key aux États-Unis ait un bon nro duit à offrir et de bons proprietai- res», a dit Marcel Aubut, des Nordi ques de Québec.Bruce McNall, le flamboyant propriétaire des Kings de Los Angeles, demandait une autre concession sur la côte Ouest des États-Unis 11 s’est dit satisfait des résultats obtenus.*• Je veux voir autant d’équipes que possible sur la côte Ouest », a-t-il dit après la fin du meeting et peu dant que Ziegler, Baldwin et les Gund réglaient les derniers détails.Les Gund, qui étaient les propriétaires des North Stars depuis leur fu sion avec les Barons de Cleveland en 1978.Les Canadiens déménagés à Albany?Hario Leclerc de la Presse Canadienne HAMILTON — Le club école du Canadien de Montréal pourrait fort probablement se retrouver dans la ville américaine d’Albany, New York, s'il faut en croire les propos du directeur général de l’équipe Serge Savard Savard, qui est présentement à Hamilton où se dispute le tournoi de la coupe Memorial, a reconnu que le Canadien cherchait à s'établir dans une ville des États Unis, sans qu’elle soit située trop loin de Montréal Sa vard a du même coup mis fin aux ru meurs voulant que le club école des Glorieux aille s’installer à Hull TORONTO ( PC, AFP) - Le Canada accueillera la Hollande du 21 au 23 septembre, avec comme enjeu un laissez-passer pour le groupe mon dial de la coupe Davis de tennis.Le site où sera présenté l’événe ment sera connu d’ici la fin du mois Le Canada a atteint la ronde de qualification du groupe mondial grâce à des victoires sur le Brésil et le Paraguay en zone américaine.Un gain sur les Hollandais propul serait le Canada dans le groupe des 16 pour la première fois Le Canada a déjà battu la 11ol lande 3-2, en 1969.La Hollande devrait être représen tée par Paul llaarhuis, 45e mondial, le tombeur de John McEnroe aux In ternationaux américains de 1989, et « 11 s’agit d’une rumeur lancée par Charles Henry, le directeur général des Olympiques de Hull ( L1IJMQ), mais il serait étonnant que nous en venions à cette décision », a-t-il d’abord mentionné.« Le problème présentement au Canada et, surtout au Québec, c’est que les amateurs sont envahis par des matchs de hockey à la télévision.Nos amateurs ont vu 130 matchs télévisés cette saison.Même nos cotes d’écoute ont baissé.Or, nous ne serions pas confrontés à ce genre de problèmes aux États-Unis », a précisé Savard.Concernant Albany, Savard a laissé entendre que des discussions étaient déjà en cours.« Albany n’est qu'à quatre heures Mark Koevennans (68e) « Ce sera difficile mais réalisable », a confié Robert Bettauer, le directeur général de l’équipe cana dienne, qui pourra choisir entre Grant Connell, Glenn Michibata, Chris Pridham, Andrew Snajder, de même que Martin Laurendeau, de Ville Mont Royal, tous moins bien classés que leurs rivaux Pierre Lamarche est l’entraîneur de l’équipe Dans les autres affrontements, la Suède, condamnée aux barrages après sa surprenante défaite devant l’Italie (2-3), devrait aisément con server sa place parmi l’élite en recevant la Finlande, avec ou sans Mats Wilander dont l’avenir est actuellement incertain.de Montréal.De plus, la ville compte sur deux amphithéâtres importants, l’un de 16 000 sièges et l’autre d’en viron 5000.Le problème qui se pose pour l’instant c’est qu’Albany est situé à 47 milles de Glenn Falls dans les Adirondaeks, là où les Red Wings de Detroit opèrent leur liliale.Or, un règlement de la Ligue américaine de hockey stipule que les droits territo riaux d’une équipe sont d’un rayon de 50 milles.Il faut donc voir si les Wings sont prêts à accepter la venue d’Albany », a-t-il explicité.Par ailleurs, Savard a reconnu qu’il recherchait une entente avec une ville qui permettrait au Cana dien de limiter les pertes annuelles de 300 000 * à 700 000 $.L’an dernier à Sherbrooke, le Canadien a englouti au delà d’un million et ce, malgré la présentation de quatre matchs tuera tifs au Forum de Montréal.HOCKEY Ligue nationale Séries éliminatoires Finales de Conférences Mercredi Edmonton 5, Chicago 2 Jeudi Boston 5.Washington 3 Vendredi Chicago 4, Edmonton 3 Samedi Boston 3, Washington 0 Dimanche Chicago 5, Edmonton 1 Lundi Boston 4, Washington 1 (Boston mène 3-0) Mardi Edmonton 4, Chicago 2 (Série égale 2-2) Hier Boston 3, Wash'gton 2 (Boston gagne 4 0) Ce soir Chicago à Edmonton Coupe Davis : le Canada est à un gain du groupe mondial Expos 5 Dodgers 3 ( PC) — Avec un peu plus de soleil et quelques degrés de plus, on se serait cru au camp d’entrainement à Vero Beach.Les Expos ont en effet profité de quatre erreurs des Dodgers de Los Angeles et de l’inefficacité de Fernando Valenzuela pour les battre facilement 5-3 devant 13,215 spectateurs au Stade olympique.Lenny Harris, Kal Daniels, le perdant Valenzuela et Juan Samuel, qui en avait obtenu deux autres la veille, ont commis des erreurs chez les Dodgers, qui en totalisent neuf au cours de leurs deux derniers matches.Et encore là, on ne compte pas les erreurs mentales, comme celle commise en fin de septième quand Tim Raines a été crédité d’un simple après avoir frappé un roulant vers Willie Randolph au deuxième.Le lanceur Mike Hartley et le joueur de premier but Eddie Murray ont foncé eux aussi vers la balle.Quand Randolph l’a captée, personne ne couvrait le premier sac.Les Expos ont par ailleurs arraché neuf coups sûrs aux lanceurs des Dodgers et c’est Valenzuela (2-3) qui a écopé le plus.lia été chassé du match après quatre manches, ayant accordé cinq coups sûrs et quatre points, dont un seul était mérité Larry Walker a dirigé l’attaque des Expos avec un simple, un double et un triple, alors que Andres Galarraga a produit deux points avec un simple en troisième.Les meneurs Match d'hier non I Inclut b a pts Neely, Bos 10 12 22 Messier, Edm 8 14 22 Hull, St L 13 8 21 Larmer, Chi 7 14 21 Savard.Chi 6 14 20 Janney.Bos 3 17 20 Simpson, Edm 9 8 17 Tikkanen, Edm 9 8 17 Druce, Was 14 2 16 Roenick, Chi 9 6 15 Kurri, Edm 6 9 15 Lamb, Edm 6 8 14 Oates, Tor 2 12 14 Presley, Chi 9 4 13 Poulin, Bos 8 5 13 Brind'our, StL 5 8 13 Gilbert, Chi 5 8 13 Burridge, Bos 4 9 13 Courtnall, Was 4 9 13 Wilson, Chi 3 10 13 Les Bruins atteignent la finale de la coupe Stanley LANDOVER, Md.(CP) — Les ruins de Boston ont atteint la finale de la coupe Stanley pour la deuxième fois en trois ans et pour la 17e fois en 66 ans d’histoire alors qu'ils ont balayé les Capitals de Washington en quatre matchs dans la finale de l’Association Prince-de-Calles.Hier au Capital Center, les Bruins l’ont emporté 3-2, bien emmenés par Cam Neely, auteur de deux buts, ses lie et 12e des séries.John Carter a complété pour Boston.« Nous avons enlevé la série en jouant bien défensivement dans notre zone et en profitant de nos occasions de marquer », a déclaré le ca-pitaine Raymond Bourque avant d’accepter le trophée Prince-de-Gal-les.Les Brums chercheront maintenant à remporter une sixième coupe Stanley et une première depuis 1972.Ils affronteront le vainqueur de la série opposant les Oilers d’Edmonton aux Blackhawks de Chicago.Cette série est égale deux victoires partout.« Maintenant nous pouvons nous reposer et soigner nos blessures », a dit Bourque.Les Bruins, qui ont terminé en tête du classement général, ont connu une série relativement facile contre Washington après avoir disposé des Whalers de Hartford en sept rencontres, puis du Canadien de Montréal en cinq matchs âprement disputés en finale de la division Adams.Brulns 3, Capitals 2 Première période 1—Boston, Carter 5 2—Boston, Neely 11 18:42 fan) Pénalités — B.Sweeney Bos 10:15, Burridge Bos, Hun- ter Wash 14:05, Courtnall Wash 17:12.Deuxième période 3—Washinglon, Kypreos 1 Leach, Ridley 15:32 Pénalité — Bergland Wash 3:53 Troisième période 4—Boston, Neely 12 208 5—Washington.Hunter 4 Druce.Miller 1027 Pénalité — Hunier Wash 16 06 Tirs au but 9 6 2— 17 Washinglon 5 6 3- 14 Gardiens — Boston Moog (G.12-3), Washington Liut (P.4-4) Assistance — 18 130 BASEBALL Ligue nationale Mardi Chicago 10, Atlanta 8 Montréal 9, L.Angeles 1 New York 4, S Francisco 1 Pittsburgh 10.San Diego 2 Houston 3.Phil'phie 2 Hier Atlanta à Chicago Los Angeles à Montréal S Francisco à New York Cincinnati à Pittsburgh Phil’phie à Houston San Diego à St.Louis Aujourd'hui Los Angeles, R.Martinez (2-1) à Montréal, D.Martinez (2-2), 13 h 35 San Diego, Rasmussen (2-1) à St.Louis, Ma-grane (0-5), 13 h 35 Cincinnati, Rijo (2-1) à Pittsburgh, Kramer (0-0), 19 h 35 Ligue américaine Mardi Oakland 5, New York 0 Chicago 4, Toronto 1 Minnesota 6, Cleveland 5 Milwaukee 7, Detroit 5 Texas 10, Kansas City 5 Seattle 2, Boston 1 Californie 6, Baltimore O Hier Detroit à Milwaukee New York à Oakland Chicago à Toronto Cleveland au Minnesota Kansas City au Texas Boston à Seattle Baltimore en Californie (0-3), 20 h 05 Aujourd'hui Kansas City, Gordon (1-0) Toronto, Stottlemyre (4-2^ au Texas, Brown (5-0), à Detroit, Robinson (1- 20 h 35 3) 19 h 35 Californie, McCaskill (2-1) Cleveland, Swindell (2-2) à Seattle, Holman (4-au Minnesota, Smith 2), 22 h 05 LIGUE NATIONALE Section Est 9 P moy.dlff.PITTSBURGH 18 8 692 — MONTRÉAL 15 12 .556 3 V» PHILADELPHIE 14 12 .533 4 NEW YORK 14 13 .519 4'/2 CHICAGO 12 14 462 6 ST LOUIS 10 16 Section Ouest .385 8 CINCINNATI 18 5 .783 — LOS ANGELES 14 13 .519 6 SAN DIEGO 12 14 462 7 y2 HOUSTON 12 15 444 8 ATLANTA 8 16 .333 10 V2 SAN FRANCISCO.9 18 333 11 LIGUE AMÉRICAINE Section Est MILWAUKEE 16 8 .667 — TORONTO 16 12 .571 2 BOSTON 14 12 .538 3 CLEVELAND 13 13 .500 4 BALTIMORE 11 16 407 6'/2 NEW YORK 10 15 .400 6’/2 DETROIT 9 19 Section Ouest .321 9 OAKLAND 20 6 .769 — CHICAGO 14 9 609 4 ’/a MINNESOTA 13 12 .520 6 ’/a TEXAS 13 13 500 7 SEATTLE 13 15 464 8 CALIFORNIE 11 16 407 9’/2 KANSAS CITY 9 17 360 11
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