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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 16 mai 1990
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-05-16, Collections de BAnQ.

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NATURELLEMENT.patagonia COLLECTION DE VETEMENTS 100\ COTON pour hommes et lemmes 3525 chemin Queen Mary Tel 739-4451/2141 COi Vol.LXXXI — No 113 ?Ensoleillé avec passages nuageux Max.: 20.Détail page 17.Montréal, mercredi 16 mai 1990 Côte-Nord Gaspesie Nouveau-BrunswicK 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS AUJOURD’HUI Éditorial L'entente Québec-Ottawa au sujet de l'enseignement des langues secondes, conclue en 1980 et dénoncée par la CEQ, a besoin d'un sérieux réaménagement, écrit Jean-Claude Leclerc.Page 8 Idées LE DEVOIR devra faire l'objet d'une révision en profondeur, affirme son directeur, M.Benoit Lauzière, dans son message livré hier soir aux actionnaires de l'Imprimerie populaire.Page 9 Impôts scolaires à la hausse Le projet de loi 69 donne suite à l’intention gouvernementale d'élargir le pouvoir de taxation des commissions scolaires, ainsi que du Conseil scolaire de l’ïle de Montréal en rehaussant les limites permises par la loi.Page 2 Critères révisés L’administration Doré fait volte-face et retranche les informations jugées discriminatoires de ces questionnaires médicaux de pré-embauche, mais octroie tout de même son contrat de 372 300 $ à la firme Sécurimed.Page 3 Waite est vivant et en bonne santé Terry Waite, l'émissaire de l'Église anglicane enlevé au Liban il y a 40 mois, est vivant et s'est remis d'une récente maladie.Page 5 James Baker Baker à Moscou Le secrétaire d'État James Baker engage aujourd’hui à Moscou avec son homologue soviétique Edouard Chevardnadze une session de négociations que les experts américains du désarmement abordent sans illusion.Page 5 Transport: tarifs régionaux pour Montréal Un projet de loi créant le Conseil métropolitain de transport en commun aura pour effet d'éliminer la double tarification pour les voyageurs utilisant les services de plus d’un transporteur.Page 3 Delorme et Bourassa discutent Le président de Téléglobe Canada confirme avoir discuté avec le premier ministre quant à la présidence de la Caisse de dépôt.Page 11 Hausse des taux des obligations Le ministre des Finances hausse de 1 % les taux des obligations d'épargne du Canada.Page 11 L’été à R.-Q.Deux émissions qui ont fait leurs preuves reprennent place à l'écran de Radio-Québec cet été: Beau el chaudet La route des vacances.Deux séries d'information sur la nature et sa protection sont aussi présentées en primeur.Page 20 ! Moins d’affaires le dimanche CANNES Québec prolonge les heures d’ouverture la semaine Barnard Descôteaux — de notre bureau de Québec LES HEURES d’ouverture des commerces le dimanche continueront d’être réglementées, et même plus sévèrement, a décidé le gouvernement Bourassa en déposant, hier, à l’Assemblée nationale, un projet de loi qui libéralise plutôt les heures d’ouverture les soirs de semaine.L’équité entre commerçants sera obtenue, pense le gouvernement, du fait que tous les commerces seront sur le même pied.La semaine, tous auront le même droit, peu importe la nature de leurs services.En pouvant ouvrir tous les soirs jusqu’à 22 heures, cela leur donnera 84 heures par semaine d’ouverture au lieu de 62.Le dimanche, certains commerces pourront aussi ouvrir comme c’est le cas actuellement, mais le nombre d’exceptions à la règle générale sera grandement diminue.Au lieu de 19, il n’y en aura plus que huit.Seuls pourront ouvrir : les restaurants, tabagies, librairies, postes d’essence, pharmacies, fleuristes, galeries d’art et d’artisanat et marches aux puces, sans compter les commerces d’alimentation.Présenté hier par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Gérald Tremblay, ce projet de loi révisera de fond en comble la loi actuelle des heures d’affaires et permettra notamment à tous les commerces, peu importe leur nature, d’être ouverts de 8 heures à 22 heures, tous les jours sauf le dimanche.La loi actuelle était devenue, a dit le ministre, « un chef-doeuvre d'incohérence ».Dorénavant, la loi sera « claire, applicable et durable », a-t-il ajouté.Depuis deux ans, le gouvernement cherchait difficilement à faire son lit sur cette question des heures d’ouverture.Devant l’absence totale de consensus social et la polarisation autour de l'ouverture des commerces le dimanche, le gouvernement multipliait plutôt les consultations dont la dernière a eu lieu en mars et avril.Ce projet de loi, qui, à moins d’une levée de boucliers totale, sera en vigueur d’ici la fin du mois de juin, est construit autour de trois principes : l’équité entre les commerçants, le respect de la qualité de vie des travailleurs et la réponse aux besoins réels des consommateurs.La conjugaison de ces deux derniers principes a ainsi amené à rejeter l’ouverture des commerces le dimanche, solution que préconisaient les commerçants au nom de l’équité.On a plutôt préféré maintenir le principe d'une journée hebdomadaire de repos, comme le réclamaient les syndicats et aussi l’Église.Il n’y avait pas de réel besoin d’ouvrir les commerces le dimanche dans la mesure où une libéralisation des heures de commerce en semaine venait répondre à l’évolution des ha-Volr page 10: Moins Grands prêtres et vendeurs du temple üüiiclne Laurendeau • .¦— envoyée spéciale AVEC À SON PROGRAMME les noms prestigieux des grands prêtres du cinéma que sont Federico Fellini, les frères Taviani, Andrzej Wajda, Jean-Luc Godard ou Jean Vigo ; avec la renaissance du ¦mhr m S#*»®.n ¦ \ v ¦ .LL.¦ *39 Émois aux Parlements de Lettonie et d’Estonie d'après Reuter et AFP MOSCOU — Quelque 2000 anti-indépendantistes ont tenté hier d’investir le Parlement d’Estonie, mais ont été repoussés par des habitants de Tallin venus à la rescousse après un appel à l’aide lancé à la radio, a déclare le ministre des Affaires étrangères de la république.Des incidents se sont aussi déroulés à Riga, en Lettonie.« Après l’appel à la radio, quelque 15 000 à 20 000 personnes se sont précipitées ici et ont repoussé la foule sans faire usage de la force », a déclaré à Reuter le ministre Lennart Meri, qui se trouvait dans son bureau situé près du bâtiment du Parlement.Une foule d’environ 2000 opposants à l’indépendance de l’Estonie avait envahi dans l’après-midi une cour d’entrée du Parlement.Ils ont jeté des pavés et renversé un minibus.Radio-Tallin a alors diffusé des appels à la population de la capitale estonienne pour lui demander de venir porter assistance aux députés assiégés dans le bâtiment.« Ils ont lancé deux appels à l’aide, en disant qu’il y avait un danger de Siutsch politique de la part de la ouïe», a expliqué Meri.Auparavant dans la journée, des incidents avaient opposé partisans de l’indépendance et Russes de souche à Riga devant le Parlement de Lettonie.Mais les manifestants s’étaient ensuite dispersés, selon des témoins.Ces incidents sont survenus au lendemain de la publication de deux décrets présidentiels annulant les proclamations d’indépendance de la Voir page 10: Émois Montréal reboise PHOTO JACQUES NADEAU Quelque 10 500 arbres comme cet érable argenté seront plantés d’ici l’automne à Montréal.La Ville a décidé d'accélérer son programme de plantation d'arbres dans les parcs et le long des voies publiques.• i± MHPwrwvi sa* .Jt »***' PHOTO CP Ouverture morose Comme ceux du Québec en fin de semaine dernière, les pêcheurs de homards de la Nouvelle-Écosse ont pris la mer, hier, journée d'ouverture de la pêche, pour aller jeter leurs cages sans enthousiasme à cause des prix à la baisse qu’on leur paiera à compter d'aujourd’hui.Gorbatchev au Canada le 29 mai e Tison de la Presse Canadienne OTTAWA — Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev effectuera une visite au Canada les 29 et 30 mai prochains.M.Gorbatchev donnera ainsi suite à l’invitation que lui avait faite le premier ministre Brian Mulroney lors de sa visite en Union soviétique, en novembre dernier.Le président soviétique fera escale au Canada alors qu’il sera en route pour Washington, où il doit rencontrer le président américain George Bush à la fin du mois.M.Gorbatchev sera accompagné de son épouse Raisa, a indiqué un communiqué émis par le cabinet du premier ministre hier.Selon le communiqué, MM.Gorbatchev et Mulroney discuteront à Voir page 10: Gorbatchev cinéma italien et surtout la rupture des digues de la censure en Europe de l’Est, le Festival de Cannes revêt cette année une importance exceptionnelle qui se confirme chaque jour Voilà en tout cas ce qui se détache, bien visiblement, au premier plan de la manifestation.Il ne faudrait pas pour autant s'imaginer que Cannes est un haut lieu de l'angélisme, une vaste cinémathèque conçue pour le ravissement du cinéphile.Car les marchands du temple s’y démènent aussi très activement.Et si nous, les journalistes, sommes exclus de très nombreuses projections du Marché, nous n'en parcourons pas moins les publicités des films qu’on y montre, des tournages annoncés, des productions qu’on vend sur promesses aguichantes.Exemple.« Quand vous découvrez que Baudelaire était un punk aux cheveux verts, cravate sang de boeuf et gants rose bonbon, vous recevez un choc.Quand vous découvrez que Baudelaire avait une vie d’homme, comme celle que Voir page 10: Grands Le rapport Meech adopté à l’unanimité ntal Hébert de notre bureau d'Otlawa LES TROIS PARTIS politiques à Ottawa ont apposé, en fin de journée hier, leur signature au bas d’un rapport unanime qui préconise jusqu’à 24 ajouts à l’accord du lac Meech, susceptibles, selon eux, de sortir le dossier de l’impasse.Ces ajouts seraient incorporés dans une seule et même résolution d’accompagnement, tandis que l’accord du lac Meech serait ratifié tel quel et dans les délais prévus.Si Québec est d’accord, les premiers ministres pourraient se retrouver dès la semaine prochaine à une ultime conférence constitutionnelle pour tenter de s’entendre sur le contenu d'une telle résolution d'accompagnement et, du même coup, relancer le processus de ratification de l’accord du lac Meech dans les trois provinces réfractaires au projet.Les recommandations, qui seront rendues publiques demain, rencontreraient en effet plusieurs des exigences que posent Terre-Neuve et le Manitoba pour signer l’accord.De Winnipeg, le premier ministre Gary Filmon a déjà indiqué que tout ce qu’il savait du rapport lui donnait à espérer qu’il allait être satisfait.Selon des sources de l’opposition à Voir page 10: Le rapport La STCUM préfère le CN à Bombardier d'après la Presse Canadienne C’EST au Canadien National plutôt qu’à Bombardier que la STCUM octroiera le contrat de près de 60 millions $ de réfection des vieux wagons du métro de Montréal.Une décision qui se traduira par la création de plus de 300 emplois dans le sud-ouest de Montréal.La décision a été annoncée hier par le président du conseil de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM), Robert Perreault, et doit être officiellement entérinée demain, lors de la réunion du conseil d’administration de la STCUM.On estime que ce contrat devrait permettre la création d’environ 375 emplois en trois ans au CN, ce qui vient apaiser les craintes des gens du quartier Pointe Saint-Charles qui craignaient de voir s’envoler cet important contrat vers les ateliers de Bombardier, à La Pocatière.« Il s’agit de deux bonnes nouvelles car cela coûtera 22 millions?de moins que prévu aux contribuables.En plus, la soumission du CN répondait à nos critères de conformité, ce qui permettra d’activer encore davantage la relance du sud-ouest de Montréal tout en ayant des retombées significatives pour l’ensemble de la région de Montréal », a soutenu hier M.Robert Perreault, président du conseil d’administration de la STCUM.M.Perreault soutient que c’est le coût le moins élevé de la soumission qui a fait pencher la STCUM en fa- Volr page 10: La STCUM Si votre planète Si votre pays Si votre coin de terre iennent à coeur il faut t ouvrage essentiel LE POUVOIR DU CITOYEN EN ENVIRONNEMENT de Yves Corriveau et Andréanne Foucault le premier et le seul guide d ’interven don québécois Tout ce qu’il faut savoir sur les procédures à prendre contre les pollueurs, sur les expériences de ceux et celles qui ont osé les traîner en justice, avec, en plus, une recension des lois de protection de l’environnement.vlb éditeur la petite maison de la grande littérature 436 pages 22,95$ ¦SUS \ I A6.A 2 ¦ Le Devoir, mercredi 16 mai 1990 L’élargissement du pouvoir de taxation des commissions scolaires se concrétise OTTAWA (PC) — L’ancienne comédienne Andrée Champagne a été nommée adjointe au président de la Chambre des commnes.La nomination de Mme Champagne a été annoncée hier.Elle remplace M.Marcel Danis qui a accédé au poste de ministre des Sports en février.Mme Champagne, qui pendant plus de 28 ans a été une vedette de la radio, de la télévision, du théâtre et du cinéma, a été élue pour la première fois en 1984 et a occupé le poste d’assistante à l’adjoint du président des Communes.Elle est dé- Euté conservateur de la circonscrip-on de Saint-Hyacinthe-Bagot.C’est le député de la circonscription de Saint-Maurice Denis Prono-vost qui sera l’assistant de Mme Champagne.ÜÜM Lesage - ¦¦¦ ¦ de notre burau de Québec PRÉSENTÉ HIER à l’Assemblée nationale, le projet de loi 69 donne suite à l’intention gouvernementale d’élargir le pouvoir de taxation des commissions scolaires, ainsi que du Conseil scolaire de l’ile de Montréal, en rehaussant les limites permises par la loi.« Le gouvernement du Québec vient d’imposer une taxe de 320 millions! aux contribuables du Québec », a commenté aussitôt le président de l’Union des municipalités, qui combat farouchement le projet, connu depuis deux mois, et qui rompt le pacte fiscal de 1979.Le projet de loi, modifiant la loi sur l’instruction publique et la loi sur l'enseignement privé, que le gouvernement veut faire adopter et entrer en vigueur avant la Saint-Jean, a fiour effet d’accroître les ressources iscales des commissions scolaires.Il est grandement décrié par les municipalités ainsi que par l’opposition péquiste qui, fait inusité, a exigé un vote nominal sur la présentation du projet, parrainé par le ministre de rÊducation.Le projet 69 fait obligation au Conseil scolaire de l’Ile de Montréal de répartir entre les commissions scolaires de 111e la totalité du produit de la taxe qu’il impose en appliquant certaines règles fixées dans la loi.Le projet habilite le gouvernement a adopter des règlements pour déterminer certaines règles relatives à l’établissement du produit maximal de la taxe qui peut être im- Cîsée par les commissions scolaires.e projet remplace les règles relatives à la subvention de péréquation que le ministre de l’Éducation verse aux commissions scolaires.M.Ryan veut aussi corriger certaines imprécisions de la loi sur l’instruction publique.Ce projet augmente le fardeau fiscal des contribuables de 320 millions $ par année, déplore le maire de Mont-Joli.Malgré cette charge additionnelle, estime le président de l’UMQ, les contribuables ne bénéficieront d’aucun nouveau service et risquent d’être écrasés sous le poids de l’impôt foncier.Le gouvernement ajoute une nouvelle taxe aux 2,4 mil- liards { du dernier budget, ajoute M.Jean-Louis Desrosiers.Depuis deux mois, les deux unions municipales, l’UMQ et l’UMRCQ, protestent vivement contre le projet gouvernemental et mettent ae l’avant divers moyens de pression pour le faire battre en retraite.Selon elles, la reprise du dialogue n’est possible que si Québec met cartes sur table et convoque de véritables assises Québec-municipalités, rappelle M.Desrosiers.À ce jour, invoquant d’urgents besoins financiers imprévus, le gouvernement fait la sourde oreille à ces doléances.Et le projet 69 confirme son intention d'aller d l’avant sans délai.Ce qui sera chaudement discuté d’ici le 23 juin.Toute modification à Meech est purement académique — Bourassa iard Descôteaux de notre bureau de Québec « LA PRÉSENTATION d’amendements à l’accord du lac Meech est « une question qui, à moins de 40 jours de l’échéance finale du 23 juin, est à toutes fins utiles purement académique », a dit hier le premier ministre Robert Bourassa.Interrogé par l’opposition péquiste qui s’inquiète devant les rumeurs d’amendements en provenance d’Ottawa, M.Bourassa a cherché à se faire rassurant.« Comment, dans un délai aussi court, 11 parlements pourraient-ils se prononcer sur des amendements constitutionnels», a-t-il fait valoir.« Au-delà de considérations techniques liées à l’échéancier, le gouvernement québécois n’a de toute façon pas l’intention d'accepter d’amendements, a ajouté le premier ministre.La résolution adoptée en ce sens le 5 avril à la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale tient toujours en ce qui a trait au gouvernement pour la ratification de l’accord du lac Meech», a-t-il dit.Le premier ministre a convenu que toutes sortes d’hypothèses sont avancées, fruits de rumeurs diverses et contradictoires sur le contenu du rapport Charest.« Il n’est pas question de les commenter, si ce n’est pour assurer, a-t-il précisé, que le gouvernement québécois ne lui accordera pas les pouvoirs que lui reconnaît l’accord du lac Meech».Pas question par exemple d’abandon- ner le droit de veto qu’on octroie au Québec à l’égard de la réforme du Sénat.Le premier ministre a reconnu avoir des conversations régulières avec ses homologues des autres provinces et le premier ministre Mulroney sur le processus de ratification de l’accord.Il s’agit de conversations privées mais, assure-t-il, il leur tient pri-vément le discours qu’il tient publiquement à l’Assemblée nationale.Dans ces conversations, la possibilité d’une rencontre des premiers ministres a été abordée.Aucune invitation n'a toutefois été lancée.Aucune date n’a vraiment fait l’objet de discussions, préciseront d’ailleurs ses conseillers qui notent que le premier ministre Mulroney attend d’avoir une meilleure idée de la conjoncture constitutionnelle avant de lancer une invitation.La prochaine étape à cet égard est le dépôt du rapport du comité Charest dont on assure n’avoir officiellement aucune idée du contenu, bien que, souligne-t-on, de multiples discussions officieuses ont lieu entre Québec et Ottawa à ce sujet.L’opposition péquiste pour sa part a dit craindre que le premier ministre ne soit « en train de capituler en secret et d’accepter des compromis ».Le député Jacques Brassard s’est excusé d’insister auprès du premier ministre pour avoir des explications.« Je traverse une difficile crise de confiance à son endroit », a-t-il lancé.Andrée Champagne adjointe au président des Communes Audrey McLaughlin presse les libéraux de bloquer le projet de TPS au Sénat Lévesque de la Presse Canadienne LES LIBÉRAUX fédéraux et leurs candidats Jean Chrétien et Paul Martin doivent se brancher : ou bien ils sont contre la TPS, ou bien ils la trouvent acceptable.S’ils sont vraiment contre, ils doivent utiliser leur majorité au Sénat pour bloquer le projet de loi sur la taxe.C’est le souhait qu’a émis hier le leader du Nouveau Parti démocratique, Mme Audrey McLaughlin, qui prononçait un discours devant les délégués du Congrès du travail du Canada réunis à Montréal.Mme McLaughlin a invité les libéraux à plus de rigueur et à des actions concrètes.S’ils sont vraiment contre la taxe sur les produits et services, comme ils le disent en Chambre, ils devraient demander aux sénateurs libéraux de laisser mourir au feuilleton le projet de loi.Elle assure que la bataille n’est pas perdue et que « le Parlement peut encore bloquer cette loi».Mme McLaughlin s’en est prise aux candidats au leadership du Parti libéral, MM.Jean Chrétien et Paul Martin, qui selon elle défendent une position ambiguë sur la TPS.« M.Paul Martin dit qu’il abolirait la TPS si c’est humainement possible.Et M.Jean Chrétien dit qu’il ne peut raisonnablement s’engager à ce qu’il n’y ait aucune taxe a la consommation ».Mme McLaughlin demande plus de cohésion dans les discours des libéraux.Curieusement, le NPD, qui demande une réforme du Sénat, aimerait aujourd’hui qu’il serve à bloquer un projet de loi que la Chambre des communes a pourtant entériné.Elle rappelle que d’après divers sondages, jusqu’à 80 % des citoyens canadiens désapprouvent la TPS.Les conservateurs ne représentent pas vraiment leurs électeurs parce qu’ils sont pour la TPS, déplore-t-elle.Mme McLaughlin a également dénoncé la politique des hauts taux d’intérêt pratiquée par la Banque du Canada et la lutte obstinée contre l’inflation, qui coûte cher à la classe moyenne et aux plus démunis.Au sujet de l’entente du lac Meech, Mme McLaughlin a répété qu’elle souhaitait l’unanimité des trois partis qui forment le comité Charest.Evidemment, elle refuse de se pro- noncer sur le contenu d’amende- : ments potentiels à l’accord du lac : Meech avant d’avoir vu la résolution finale du comité.Le chef du NPD a simplement réirj téré la volonté de son parti de voir; mieux protégés les droits des mino-: rités, des femmes et des autochtones.« Il faut un amendement, une résolution qui aborde ces problèmes,; a-t-elle mentionné.Si c’est possible; d’avoir cette résolution, c’est possible pour Meech de passer », a-t-elle opiné.Améliorations aux prêts et bourses QUÉBEC (PC) — Le ministre de l’Éducation Claude Ryan a apporté hier quelques améliorations au projet de loi 25 sur le régime des prêts et bourses au profit notamment des fils et filles d'agriculteurs et de pêcheurs et des étudiants qui doivent poursuivre leur formation dans une région périphérique.Ainsi par exemple, une allocation spéciale de 210 $ par trimestre, pouvant aller jusqu’à 420 $ par année, sera accordée a un étudiant du collégial ou de l’université située dans une région périphérique, si le lieu de résidence des parents est situé dans une autre région.De plus, le gouvernement a décidé de tenir compte de la situation particulière des familles de producteurs agricoles et de pêcheurs dans le calcul de la contribution parentale pour les étudiants postulant une aide financière sous forme de bourse.Alors que le ministère a déjà porté de 50 000 ! à 90 000 $ le montant ae l’exemption sur la valeur des actifs nets des parents pour l’ensemble des étudiants, le seuil sera de 250 000 $ pour les agriculteurs et pêcheurs.M.Ryan a annoncé ces modifications lors de l’étude détaillée du projet de loi en commission parlementaire.Au chapitre des frais de transport des étudiants, il a indiqué que le montant qui sera consenti à ceux qui utiliseront le transport en commun pourra varier d’une somme minimale de 11 ! par semaine à un montant équivalant au coût réel encouru par l’étudiant.Dans les cas où le transport en commun n’est pas disponible, l’allocation hebdomadaire est portée à 30!.Par ailleurs, le ministre a décidé de diminuer le montant de la pénalité imposée à l’étudiant en cas de retard dans la présentation d’une demande d’aide financière.La pénalité,' qui représente actuellement 50 % dé l’aide a laquelle l’étudiant est admissible, sera réduite à un montant de 150!.90 9Pr; nom -;WSxe»»® 1ÔOJ& count®* >• A ° • /, count®* >• ST \mmm A • • J.A • • / LES CONCESSIONNAIRES GM, ÇA ROULE! 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protester contre le projet de déréglementer le transport routier, ce qui les priverait, selon eux, de la part des contrats du gouvernement qu'ils obtiennent en vertu des règlements actuels.Les mastodontes ont fait beaucoup de bruit, klaxons et moteurs à l'unisson, mais nul ne sait si ces arguments auront du poids auprès du ministre.Montréal se fera moins indiscrète pour l’embauche L’ADMINISTRATION DORÉ a décidé de faire volte-face et de retrancher les informations jugées discriminatoires de ces questionnaires médicaux de pré-embauche, mais octroiera tout de même son contrat de 372 300$ à la firme Sécurimed.Durant au moins une heure, le conseil municipal s’est penché, hier en séance plénière, sur le rapport interne réalisé par les services de la Ville sur les tests médicaux appliqués par la firme Sécurimed.Lors de l’étude du dossier Sécurimed au conseil municipal de mars dernier, la Coalition démocratique de Montréal s’était insurgée contre le caractère « indiscret » et discriminatoire du questionnaire utilisé par la Ville, notamment envers les femmes et les personnes de race noire.L’administration Doré avait ar la suite commandé une enquête ces services sur la question.Après consultation auprès de la Commission des droits de la personne du Québec, le rapport présenté hier conclut que toutes les questions relatives aux maladies vénériennes, aux maladies mentales dans la parenté immédiate de l’employé, ainsi que toutes les questions relatives aux femmes ou aux hommes seulement devront être éliminées du questionnaire.Ainsi, toute demande de renseignements portant sur les menstruations, les grossesses antérieures ou les avortements des candidates sera exclue du formulaire d’embauche, de même que celle portant sur les problèmes de prostate des hommes.Les candidats à la fonctiom municipale ne seront pas non plus tenus de répondre à une question qu’ils jugeraient discriminatoire, sans pour autant compromettre leur examen médical, a assuré hier M.Michael L’enfouissement brut scandalise les géologues Is-Gilles Francoeur QUÉBEC devrait interdire l’enfouissement des sols, des boues et des liquides contaminés — et à plus forte raison des déchets — à moins qu’ils n’aient au prélable été traités et stabilisés avant d’être déposés dans des sites aussi sécuritaires que le permettent les meilleures techniques disponibles.C’est ce qu’a proposé hier à la commission Charbonneau sur les déchets dangereux l’Association professionnelle des géologues et des géophysiciens du Québec.Cet organisme a expliqué qu’une telle politique a été instituée avec succès aux États-Unis par l’Environnemental Protection Agency.Elle respecte non seulement le principe pollueur-payeur, mais elle a l’avantage de ne point refiler à la prochaine génération la facture de la neutralisation ou l’élimination des déchets produits maintenant.Contrairement à sa politique du début des années 70, Québec permet depuis cinq ans à des compagnies d’enfouir des sols contaminés sans exiger qu’elles paient à l’avance pour leur élimination ou leur traitement en attendant que la province bénéficie de telles techniques.Le récent certificat d’autorisation accordé à Cintec pour sa cellule de ville La-Salle n’exige que des cautions financières qui fondraient comme de la glace au soleil si cette compagnie venait à disparaître.Les géoloques estiment que la loi devrait d’abord obliger tous les producteurs de déchets dangereux à les traiter sur place pour minimiser les risques à long terme et celui du transport.À leur avis, il faudrait aussi commencer à restaurer les 330 sites contaminés de la province et traiter, dans ce cas aussi, les toxiques sur place.Les sols contaminés ne font l’objet au Québec d’aucune norme réglementaire.Des 155 millions de litres d’huile vendus au Québec, environ 40 millions disparaissent sans qu’on sache où elles aboutissent.Le « comité conjoint » estime qu’on pourrait les ramasser via les collectes sélectives qui se mettent en place progressivement dans la province.Mais prenant à rebours les priorités de la commission Charbonneau, qui prônent le recyclage des ressources avant leur élimination, les trois organismes ont réclamé hier une libéralisation des normes environnementales québécoise pour permettre l’incinération des huiles usées dans des équipements industriels comme des cimenteries.De son côté, l’Ordre des chimistes du Québec a dit que ce n’était pas la faute de ses membres si on produit chaque année d’anciennes et de nouvelles molécules toxiques.Au commissaire André Delisle, qui insistait sur la responsabilité de ce corps professionnel dans la contamination croissante de la planète, le porte-parole de l’Ordre, M.Guillaume Sa-vard, a dit que les décisions de produire tel ou tel produit étaient prises par des hommes d'affaires et non par les chimistes, qui n’étaient que des exécutants dans cette affaire.M.Savard a insisté sur le fait que les principaux responsables étaient en fait les consommateurs qui achètent les produits polluants.Fainstat.La Ville s’engage aussi à assurer une plus grande confidentialité du dossier médical en le divisant en trois fichiers distintes : un portant sur les informations de nature administrative, un portant sur les absences maladies ou un autre sur les absences liées à un accident de travail ou une maladie professionnelle.Mais, selon la Coalition démocratique, cela n’est pas suffisant.La Ville ne justifie toujours pas l’imposition des tests anti-drogues prévue dans le contrat accordé à Sécurimed, ni le fait que des tests de pré-embauche soient nécessaires.À cela, M.Michael Fainstat, président du comité exécutif, a rétorqué que la Ville étudiait la pratique en vigueur aux États-Unis et ailleurs avant de faire définitivement son nid.« Les tests de dépistage ne sont pas appliqués, mais nous les gardons au contrat au cas où nos études démontreraient qu’il faut les appliquer pour des raisons de sécurité publique», a-t-il précisé.Selon Paul Poirier, du service des affaires corporatives chargé du rapport, le contrat avec Sécurimed étant de trois ans, la Ville se garde ainsi une porte administrative pour imposer de tels tests au cas où elle déciderait de revenir sur sa décision.D’autres craintes ont été émises, notamment par le conseiller de Saint-Jacques, Raymond Blain, qui appréhende que le maintien au contrat des tests de dépistage et antidrogue ne contrevienne à la politique sur le sida adoptée par la Ville.« Nous pouvons garantir qu’il n’y a pas eu de dépistage systématique du sida jusqu’ici et qu’il n’v en aura pas.Pour ce qui est de la seroposivité, si cet état n’impose pas de limitations à la personne lors de son embauche, il n’y a pas de motifs permettant de rejeter sa candidature à ce stade », a expliqué M.Poirier.En 1989, sur plus de 10 885 examens et suivis médicaux effectués, 1342 étaient des examens de pré-embauche.En 1990, la Ville entend en effectuer plus de 1500.Par ailleurs, le conseil municipal a aussi voté hier l’octroi d’un contrat de trois ans à la firme Rebuts solides pour assurer la collecte sélective des déchets et l’aménagement temporaire d'un centre de tri et d’élimination des déchets à Saint-Michel.Grâce à ce contrat, la cueillette coûtera 16,95 $ par porte par année, soit beaucoup moins que le prix actuel payé par la Ville (19,27 $).La Ville réalisera aussi des économies du côté de l’enlèvement des contenants situés dans les lieux de dépôts, alors que leur transport au centre de tri coûtera 73 $ par site plutôt que les 170$ payés cette année.Selon Mme Jacqueline Bordeleau, responsable des travaux publics, ce centre de tri permettra la création d’environ 70 emplois, dont une vingtaine reliés à la collecte sélective et une cinquantaine au traitement des déchets commerciaux et industriels.Les Peacekeepers d’Akwesasne renient la SQ line Montpetit LES POLICIERS de la Sûreté du Québec ont refusé à cinq reprises, au cours des derniers six mois, de venir en aide aux Peacekeepers de la police amérindienne d’Akwesasne, aux prises avec les coups de feu et les grenades des Warriors.En conséquence, et à la suite de la détention de 36 heures de deux Peacekeepers, libérés par la Sûreté du Québec hier matin, la police amérindienne renie l’entente de coopération qu'elle avait avec les policiers de la SQ.« Roger Mitchell et Ken Lazore, deux Peacekeepers de la police amérindienne, ont été détenus et intermenacés par les Warriors.À deux reprises subséquemment, la Sûreté du Québec aurait refusé de venir en aide aux Peacekeepers lorsque la station de ceux-ci était atta- quée par les balles des Warriors.Enfin, le 30 avril dernier, la Sûreté du Québec aurait refusé d’aider les Peacekeepers à évacuer les membres de la réserve menacés par les échanges de coups de feu entre militants pour et contre les casinos.« Ils ne disent pas pourquoi ils ne viennent pas, mais nous savons qu’ils ne viennent pas parce qu’iLs ont peur.Ils ne respectent pas l’entente d'assistance que nous avona avec eux », explique Dan Gaspé, porte-parole des militants anti-casinos d’Akwesasne.rogés pendant 36 heures sans qu’on leur donne accès à un avocat, explique Me Paul Williams, qui représentait les Mohawks.Les membres de la Sûreté nous ont dit que les Peacekeepers refusaient de voir un avocat, alors cju’eux en réclamaient un de leur coté».Les Peacekeepers d’Akwesasne, qui ont été libérés sans accusation et qui ont repris leurs fonctions sur la réserve hier, ont annoncé leur intention de chercher plutôt une entente fonctionnelle avec la Gendarmerie Royale du Canada.Le 17 novembre dernier, des membres de la Sûreté du Québec, appelés pour offrir un support aux Peacekeepers, ont abandonné le territoire après douze heures sans intervenir, après avoir été « pris en otages » et SOCIETE CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY Ottawa ne rachètera pas de terre pour les Mohawks d* Oka Caroline Montpetit LE GOUVERNEMENT fédéral ne rachètera vraisemblablement pas le terrain occupé par les Mohawks à Oka, contrairement à ce qu'avait annoncé la semaine dernière le ministre provincial des Affaires autochtones, John Ciaecia.Cette transaction serait contraire à la politique adoptée par le ministre fédéral des Affaires indiennes, Tom Siddon, dans les négociations avec les Indiens de Kanesatake sur l'unification de leurs terres.« Le gouvernement fédéral a décidé de n’exproprier personne dans la procédure de dons de terres aux Mohawks.Le terrain présentement occupé par les Indiens est convoité par la municipalité, et une entente est déjà survenue en ce sens entre la municipalité et le propriétaire de la forêt.Il n’est à peu près pas question que le gouvernement fédéral tente d’outrepasser cette entente », a déclaré hier Ghislain Lemay, directeur des terres, revenus et fiducies au ministère fédéral des Affaires indiennes.Selon M.Lemay, le gouvernement fédéral achètera des terres pour les Mohawks dans la mesure où ces terres sont déjà sur le marché et où toutes les parties concernées seront d’accord pour sanctionner cette transaction.Cette éventualité déplaît souverainement au député fédéral du comté d’Oka, Lise Bour-gault.« Il n’est pas question que le gouvernement fédéral achète quelque terre que ce soit pour les Mohawks pour l’instant, a lancé Lise Bour-gault, qui rencontrait le conseil municipal d’Oka et le regroupement des citoyens d’Oka en prive hier soir.Cela crée des problèmes énormes de juridiction.Les Mohawks refusent de se soumettre aux règlements de la municipalité et la ville débourse des milliers de dollars pour répondre en cour aux injonctions qu’ils réclament ».Jean-Roch Simon, Mohawk de Kanesatake qui s’est construit un édifice à logements sur un terrain revendique par les Mohawks à Oka, conteste entre autres le droit de la municipalité de lui imposer son règlement de zonage unifainiUal qui réglemente la hauteur de l’édifice.«La cause est présentement devant la Cour d’appel, et pendant ce temps-là, M.Simon ne peut pas exploiter son édifice », explique Walter David, conseiller en économie pour le Conseil de bande de Kanesatake.Le problème des permis se pose également pour un projet de Walter David, qui aimerait employer 14 Mohawks dans une aciérie.« Il y a encore un problème de juridiction et de permis, et nous attendons toujours les fonds pour partir ce projet, poursuit M.David.Le fédéral et la municipalité nous bloquent dans notre volonté d’avancer».Selon M.David, la création d'une réserve solutionnerait certains problèmes à Oka, tout en en créant d’au- QUÉBEC (PC) — La Commission de toponymie a honoré hier la mémoire du grand vulgarisateur scientifique québécois Fernand Seguin, un an après sa mort, en donnant son nom à un mont de 760 mètres situé en Gas-pésie.C’est l’épouse du regretté homme de science, Fernande, qui a reçu le certificat de désignation topony-mique des mains du président de la Commission de toponymie, Rémi Mayrand, dans le cadre du congrès annuel de l’Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS) qui se tient à l’u- tres pour les Indiens de Kanesatake.« La loi des Indiens prévoit que les terres de la réserve appartiennent à la Couronne.Nous voulons des terres qui nous appartiennent à nous.Nous ne voulons pas non plus être numérotés au ministère des Affaires indiennes ».A Montréal hier, Kenneth Dear et Joe Deom, deux Mohawks de Kahnawake affiliés à la société des Warriors, lançaient une entreprise d’échange de voitures usagées, qui tiendra désormais ses opérations dans le stationnement du complexe Desjardins.Cinq autres entrepreneurs montréalais sont d’ailleurs actionnaires d'Auto-Échange.« Les gens qui voudront vendre ou acheter une voiture pourront venir sur place, et se stationner au coût de 24 dollars par jour », explique Kenneth Dear, qui donnait une conférence de presse pour lancer son projet.Le vice président du Bureau de commerce de Montréal (Board of Trade) a louangé cette initiative, déclarant qu’elle ouvrait la porte à une coopération future entre entrepreneurs mohawks et Montréalais.niversité Laval de Québec.Le mont Fernand-Seguin est situé dans les Chics-Chocs (parc de conservation de la Gaspésie), près du mont Albert.Fernand Seguin (1922-1988), après une formation de biologiste à l’Université de Montréal, est entré au service de Radio-Canada en 1947 où il a animé des émissions de nature scientifique tout au long de sa carrière.11 fut reconnu comme le plus grand vulgarisateur scientifique au Québec durant plus de 40 ans.Il a participé à la réalisation de plusieurs centaines de films à caractère scientifique.Un mont Fernand Seguin Québec régit les tarifs régionaux de transport dans la région de Montréal Bernard Descôteaux - de notre bureau de Québec UN PROJET de loi créant le Conseil métropolitain de transport en commun a été déposé hier à l’Assemblée nationale afin de permettre la mise en place de tarifs régionaux de transport dans la région de Montréal.Ce projet de loi, déposé en compagnie d’une dizaine d’autres, vient officialiser une entente intervenue il y a près d’un an entre le gouvernement québécois et les sociétés de transport de Montréal, de Laval et de la rive sud de Montréal.Ce projet de loi, que le ministre des Transports, Sam Elkas, entend faire adopter avant l’ajournement des travaux parlementaires le 21 juin, aura pour effet d’éliminer la double ou la triple tarification pour les voyageurs qui utilisent en continu les services de plus d'un transporteur.Les revenus tirés de la vente de ces titres de transport régionaux seront répartis équitablement en- tre les trois sociétés de transport, ce qui mettra fin aux chicanes entre la STCU M et les deux autres sociétés sur leur contribution au fonctionnement de celle-ci dont elles bénéficiaient à moindre frais.Dans cet esprit, le nouveau conseil pourra répartir certains coûts reliés au développement et à l’exploitation des trois réseaux.Le Conseil métropolitain de transport aura par ailleurs le pouvoir de planifier la réalisation des infrastructures et des équipements dr transport en commun régional.Il aura aussi le pouvoir d’établir les tarifs des trains de banlieue.Une multitude de projets de loi ont été déposés hier qui était la journée limite pour les ministres qui veulent faire adopter ces projets avant l’ajournement d’été.Ainsi, M.Elkas a aussi présenté un projet de loi pour mieux contrôler les règles sur la circulation des « véhicules hors normes » sur les routes du Québec.Un autre projet de M.Elkas vient par ailleurs changer le nom de la Régie de l’assurance -automobile en So- ciété de l’assurance-aulo du Québec (SAAQ).À son titre de ministre de la Sécurité publique, il a aussi présenté un projet de loi sur la déontologie policière.Comme prévu, le ministre délégué à la Santé, Christos Sirros, a pour sa part déposé un projet de loi sur l’adoption internationale.L’objet est de permettre à des organismes privés d’intervenir dans ce domaine.La ministre des Communications, Usa Frulla Hébert, a de son côté présenté un projet modifiant la loi sur l’accès aux documents publics.11 resserre les dispositions sur la reproduction et la diffusion des banques de données.Il autorisera certains organismes gouvernementaux désignés à refuser de divulguer des renseignements obtenus par leur service de sécurité interne.Soulignons enfin qu'un projet viendra modifier les régimes de retraite des juges de la Cour du Québec et nu'un autre vient réviser la loi régissant le Barreau du Québec.Autre loi spéciale dans la construction ?line Montpetit C’EST aujourd’hui que le ministre québécois du Travail, Yves Séguin, décidera s’il prolonge ou non le décret réglementant pour l’instant les conditions de travail des employés de la construction.Le ministre décidera alors s’il impose une autre loi spéciale qui prendrait valeur de convention collective, s’il prolonge encore le décret en vigueur, ou s’il laisse les parties négocier dans un vide juridique.« Le conciliateur Pierre Dufresne doit faire un rapport au ministre demain sur l’état des négociations.C’est à partir de ce rapport que M.Séguin prendra sa décision », a déclaré hier Carol Mathieu, attaché de presse du ministre.Le décret imposé par le gouvernement, échu depuis le 30 avril, a été renouvelé pour 15 jours par le ministre du Travail, le 27 avril dernier.Hier encore, le ralentissement des chantiers et le blocage des travaux sur l’autoroute Métropolitaine par les travailleurs de la construction ont passablement perturbé la circulation de Montréal, entre les rues Saint-Laurent et l’Acadie.Les deux principales centrales syndicales représentant les travailleurs de la construction ont nié toute responsabilité dans l’utilisation de ces moyens de pression.« Aucun dirigeant de la FTQ n’a donné l’ordre aux travailleurs de bloquer les routes, a déclaré un membre de la FTQ qui refuse d’être identifié.Nous savons qu’il y a des travailleurs qui ont bloqué la Métropolitaine, mais ils n’ont pas agi sous les ordres des dirigeants syndicaux de la FTQ ».Le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction a également fait savoir que les manoeuvres de l’Union internationale des journaliers n’étaient pas responsables non plus de ce blocage des opérations de construction.Les syndiqués de la construction revendiquent de leur côté que le mi- mmm I?E S U L T A T S Tirage du 90-05-14 5 6 12 14 18 19 24 26 29 36 37 38 41 43 44 46 51 57 59 65 q u o Vous pouvez miser jusqu à 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 90-05-16 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.nistre du Travail laisse jouer le rapport de force dans les négociations.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonda an 189?55 St Jacques Montréal, Québec Canada, H2Y 3X2 Télex: 05 268656 Fax: (514)845 7874 Tel (514)987-6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce FKTHKRSTONHAUGH & ( IF.ÉTABLI DEPUIS 1890 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES DI •COMMERCE Donald A.Mill John J.Burke James 1).Kokonis James A.Devennv Peter 1.Beck Vance Marslon Nicholas H Fvfe Man R.Campbell Hui»h O’Corman A David Morrow Cordon W.Hodson Raymond 1 rudeau Ix-wis K.Hanley (.eoffrey ( .( lark W illiam H James Robert I).(»ould Brian M.I/>ng Isabelle F.Doyle James McCraw A.Dennis Armstrong Michael K.Wheeler John R.Morrissev Thomas R.Kelly John Bmi Ch of 55X 360 '» 538 170» IS 111» 59* F C M P F Nt 120» 235 225 725 867M 514* 14* 14* 5X3» 3» 3» 250 215 215 215 19» 55* 5* 5* 16M518U 17* 18* 124» 148 144 144 4» 390 390 390 32534 275 270 270 2X515 15 15 124 511* 11* 11* f 46842 538 37* 38 37X 537* 37* 37* 3026» 86 » 55 B 1X520* 20* 20* 58871 532* X* X* f 4431 57* 7 du 5 mai au 2 sept — horaire fiançais: lun.206.30, mar.au ven.13h.30, 20h.30, sam.14h.15,16h.30 20h 30, dim.13h„ 15h.30,16h 30,206.30, horaire anglais: lun.19h.30, mar au ven.12h.30,19h.30, sam 136 15h 30,19h.30, dim.14h,15,19h.30 PLAYER’S THEATRE: 3480 McTavish, Montréal (398-6813)— « Laughing Wild • de Christopher Du-rang,du2au19maià20h.RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)- Ma Chère Pauline présente t Corps étranger • de Sylvie ProvosL m en s.René Gagnon, du 10 mai au 2 juin, mar au ven 206.30, sam.166 et 206.30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul.de l'Avenir.Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent Russie d'Europe avec Michel Drachoussoft, le 16maià20h.SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Pigeons International présente « Le réverbère » texte et m.en s.Paula de Vas-concelos, du 20 avril au 19 mai, mar.au sam à 206.30 SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— 0SM Grand Concert, Pelleas et Met sande de Debussy, Charles Dutoit, chef, le 16 mai à 206 SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Mont réal— Estelle Lemire, ondes martenot, Jean Marchand, piano, oeuvres de Manen, Jolivet, Milhaud, Lesage, Gobeil et Messiaen, le 16 mai à 206 SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal- Form Chiles, voix, Eleanor Gummer, piano, oeuvres de Bellini, Beethoven, Mozart.Chausson et Wolf, le 16 mai à 206 STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par lu niculaire tous les jours, lun.12h.à 18h .mar.au dim 10h.à 18h.— pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 1297 Papineau Montréal (523-1211)— « Panique à Longueuil » de René-Daniel Dubois, m.en s.Denise Filiatrault, prolongation du 15 au 19 mai à 206 THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique, Montréal (271-5381)— Voxtrot présente .Écho d'une miette » conception et textes de Mylène Roy et Michoue Sylvain, du 3 au 20 mai, mer au dim à 206 30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouesl Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— .Hamlet.de Shakespeare, m.en s.Olivier Reichenbach, du 24 avril au 19 mai, mar.au ven 20h„ sam.166.et 21h THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente « Bousille et les justes • de Gratien Gélinas, m.en s André Brassard, du 11 avril au 19 mai, mar au ven 206., sam.166 30 et 216.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— Chantal Beaupré en spectacle, du 15 au 26 mai.mar.au sam à 206 THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon gueuil (670-1616)— Pavillon Le Caron: « Alexis • production de Tess Imaginaire et du Carré-Théâtre, du 19 avril au 19 mai, mar au sam.â 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincenl d'Indy, Montréal— Salle B 484: Récital de violon, Marie Doré, au piano, Gergely Szokolay, oeuvres de Beethoven, Mozart et Stravinsky, le 16 mai à 20h.— Salle B 421 : Récital de piano, Renée Lavergne, oeuvres de Albeniz, Bach, Bartok, Beethoven, Chopin, Liszt, Mozart et Rachmaninoff, le 16 mai à 206 THÉÂTRE DES CASCADES: 2 chemin du Canal, Poinle des Cascades (455-9341)— .Cache-Cash .de Donald Churchill et Peter Yeldham, traduction et adaptation Olivier Reichenbach, m en s Sophie Clément, du 1 er juin au 2 sept., mar.au ven.20h 30 sam.19h et 22h.TELEVISION O CBFT 12.00 L'édition magazine 12.30 Les démons du midi 13.30 D'une série à l'autre Secret diplomatique (dern de 6) 14.30 Le temps de vivre 16.00 En transit 16.01 Kim et Clip 16.25 En transit 16.30 Souris noire 16.55 En transit 17.00 Anne la maison aux p< gnons verts 18.00 Montréal ce soir O CBMT 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Doctor, Doctor 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Danger Bay 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girts 18.00 Newswatch CD CFTM 12.00 Ici Montréal 12.15 Bon appétit 12.30 Mimémo 13.00 Cinéma d'après-midi • Un autre monde > amér 79 avec Sally Struthers, Jeff Bravin et James Woods 15.00 Dynastie 16.00 Double défi 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin CD C F C F 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse 17.30 C'est pas juste 18.00 Gourmandises CB TV5 15.20 Bonne lournée 15.30 L'lnlo-5 16.00 Musique classique 16.30 Parcours CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Pause musicale 13.00 Quebec School Telecasts 14.00 Pause musicale 14.30 Le marché aux images 15.00 Début de soirée 16.00 Quebec Inc.16.30 Ordy 17.00 Robin et Stella 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout CB QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierraleu 12.30 Le grand |oumal 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Cinéma Quatre Saisons < Willie Boy » amér, 69 avec Robert Redford.Ro bert Blake et Katharine Ross 16.00 La fourchette d'or 16.30 Docteur Albert 17.00 Action réaction 17.30 Le grand journal La télévision du mercredi soir en un clin d’oeil 18h()0 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23hOO 23h30 OOhOO Q CBFT (R.C.) Montréal Ce soir (information) Bouffée de santé Comment p ça va ?Cinéma : Cinq jours ce printemps-là —G.-B.82 p Avec Sean Connery et Betsy Brantley Le Téléjoumal p Le Point/Météo/Sport 23h20/Cinénta : J.W.Coop —É.-U.71 Avec Christina Ferrare et Geraldine Paae (~3~) WC'AX (CBS) Burlington News News P Family Feud Jack and the Fatman p Movie : Hands of a Murderer — F.Avec Edward Woodward et An -U.90 P thony Andrews News The Arsenio 11 all Show Ç1D WPTZ(NBC) Plattsburgh News News p Jeopardy ! Cheers Unsolved Mysteries P Night p Court Dear John p Shannon’s Deal News The Tonight Show CBMT (( BC) Montreal Newswatch The P Raccoons The Beach- p combers The Nature of Things p Thirtysomcthin liP The National P 22h 20 / The Journal News Newhart P Kate & p Allie llfll CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari L’heure juste Allo-Ciné : Shanghai Surprise OU Pilotes sans scrupules Alfred Hitchcock.Ad Lib Nouvelles p météo/sport 23h45/Ciné-nu Fr.85 —Avec t: Lune de miel Nathalie Baye CFC F (CTV) Montréal Pulse Entertain- ment tonight Park Avenue Metro Unsolved Mysteries p Night P Court Dear John p E.N.G.P News p News The Arsenio 1 lull Show t ^*1 TV5 (Télévisions Francophones) Gourmandises Des chiffres et des lettres Journal télévisé de TF1 L'Info - 5 Une heure pour l'F.urope légendes indiennes Téléobjectif Pare-chocs Fusions Pyrénées Pireneos Journal télévisé de TF1 (17) CIVM(R.-Q ) Montréal Passe-partout Début de soirée la Storia Nord-sud Ç Visa santé P 1 ji période de q uestions (20) Musique Plus Musique vidéo Fax : L'Infoplus Vidéoplus VJ: Claude Rajotte Musique vidéo Rock en huile: D.Gibson Musique vidéo Transit : L’ONF û l’écoute de l'image (22) WVINY (ABC) Burlington News p Wheel of Fortune A Current AfTair The Wonder Years p Doogie Howser, m.d.P Brewster P Place F',qual Justice Ç News p Nightline P Twilight Zone (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Join in ! Dear Aunt p Agnes Child Care : Your Choice Imprint Movie : Pride a AuAr.fïrpfir G: rul Prejudice —É.- U.40 The Business of managing.Question Pcriot l-Provincial p (25) Much Music 19 h / Fax Muchwest Sneak Previews Special/Midnight Oil — Fear, Anger, Commitment Spotlight Art Bergmann Vidéoclips (33) VERMONT ETV (PBS) (35) QUA TRE SAISONS Montréal The MacNeil-1.ehrer Newshour The Nightly Business.This Old P House Sing ! Sesame Street Remembers Joe Raposo.Movie : Sidewalk Stories —É.-U.Avec Nicole Alysla et Sandye V 89 Vilson Movie : Fanny and Alexander —Suéd.82 Avec Ewa Froling et Gun Wallgren La roue chanceuse Coup de foudre Rêve d’un jour Signé Andrée Boucher Vie de star Cinéma : Un vrai cinglé du cinéma —É.-U.56 Avec Dean Martin et Jerry Lewis Sports plus Sport en ligne Cinéma (57) (PBS) Scholars for Dollars The Nightly Business.The MacNcll-Lehrer Newshour Sing ! Sesame Street Remembers Joe Raposo.Great Performances : Celebrating Gershwin : 'S Wonderful Trying Times Fawlty Towers Yes, Minister 23h55/Movie Le Devoir, mercredi 16 mai 1990 ¦ 19 La moitié de l’Eurotunnel est creusée et son coût ne cesse de préoccuper CALAIS (AFP) — Écologistes, compagnies de traversiers, communes du littoral de la mer du Nord en France se mobilisent chacun à leur manière pour l'ouverture du tunnel sous la Manche, oui a atteint à la mi-mai la moitié des 151 km de sa longueur.Après de très grosses difficultés de mise au point des « tunne-liers », ces monstres de technologie japonaise, plus de la moitié du tunnel — en fait trois tunnels parallèles — dont l’ouverture est révue pour juin 1993, était forée la mi-mai, soit 77,6 km.Lancé en janvier 1986, le projet, estimé initialement à 8 milliards $ US, est un énorme dévoreur de crédits: l’estimation de son coût en est maintenant à 12,8 milliards }, selon la dernière révision, qui a dû tenir compte de projections mal faites, du retard des travaux dans les premiers mois, des frais financiers, ou de l'inflation en Grande-Bretagne.C’est ce dérapage des coûts qui Inquiète le plus les écologistes de la région au nord de la France.Selon eux, les coupes inéluctables dans le budget d'Kurotunnel, le consortium chargé de la réalisation de l’ouvrage, se feront inévitablement au dépens de la restauration des sites utilisés pour les travaux.D'un côté, 7,5 millions de mètres cubes de matériaux de remblai sont ou seront extraits de six carrières, dont les écologistes se demandent ce qu'elles deviendront après les travaux.A San-utte, près du débouché français u tunnel, « la dune qui protège la commune de la mer est fragilisée par une gravtère située à 50 mètres à peine ».explique Jean-Marie Ben, porte-parole des Verts du Calalsis.« Mlle risque de s'effondrer un Jour de forte marée ou de tempête.» De l’autre, 4,5 millions de tonnes de gravats extraits du tunnel, de la craie bleue ou (mise, ensalée par la mer, sont acheminés sur Fond-Pignon, un site de 40 hectares sur le cap Blanc-Nez.Kn dépit d'essais de revégétallsatlon de la zone, les chercheurs du centre de phytosociologie de Bail-leul, dans le nord, « n'ont aucune certitude de réussite », de l’aveu de leur chef, le professeur Jean-Marie Gehu.Les compagnies de traversiers ne se font aucune illusion : elles ne pourront jamais rivaliser avec le tunnel, qui mettra le continent à 35 minutes de la Grande-Bretagne pour ses trente millions de passagers annuels prévus.Elles misent tout sur l’agrément de la traversée — sur une mini-croisière d’une heure et demie — pour tenter de conserver des clients à leur flotte renouvelée de fond en comble.La Sealink, qui transporte chaque année 4 des 10 millions de passagers transitant par Calais, premier port français de voyageurs, a investi 178 millions $, notamment dans des traversiers géants, des cargos entièrement réaménagés, et offrant discothèque, salles de jeu, salons de repos, dans un décor de lumière tamisée, moquette, fauteuils confortables.PO European, compagnie britannique de traversiers, qui détient 50 % du trafic voyageur de la ligne, a également misé sur de gros bâtiments et sur sa « classe affaires » offrant bureaux, téléphones et télécopieurs.Toutes sont d accord sur un point: la « guerre du détroit » se jouera sur le prix de la traversée, une carte qu’Eurotunnel se garde bien de dévoiler.La concurrence est également acharnée entre Eurotunnel et la ville de Calais, pour aménager la « sortie » du tunnel, pour les touristes et les entreprises.Pour Eurotunnel, 35 000 mètres carrés de commerces, de lieux de loisirs ou de culture, et 200 hectares pour les entreprises, le tout pour un coût de 285 millions $.Pour Calais, un parc d’affaires de 80 hectares et 77 000 mètres carrés de surface commerciale, soit 589 millions}.L'objectif dans les deux cas est le même: séduire les passagers en transit et surtout, « permettre aux entreprises d’être à une heure de trois villes clefs, Londres, Bruxelles et Paris, grâce à la synergie des moyens maritimes, routiers et ferroviaires », selon Etienne Schwarzer, responsable du projet Eurotunnel.UIce, la nouvelle drogue des années 90 SAN FRANCISCO (AFP) - Plus dangereuse, moins chère que le crack, l’Ice, la drogue des années 90, vient d'arriver d’Asie en Californie, après un crochet par Hawaï, où elle fait des ravages.« Je n’ai jamais vu une drogue dont les effets dévastateurs soient aussi rapides.Entre deux et six semaines », a raconté le Dr Alex Stal-cup.Il s’y connaît, c’est dans son dispensaire d’Haight-Ashbury, quartier qui a vu naitre le mouvement hippie, que les premiers drogués à l’ice viennent se faire soigner.La drogue, qui se présente sous forme de cristaux translucides blancs et brillants, d’où son nom, est de la métamphétamine, de la famille des amphétamines.On peut l’avaler, la fumer comme le crack dans de petites pipes en verre ou encore se rin-jecter.Certains la mélangent avec de la marijuana.« Avec l’ice, on se sent sexy, intelligent, c’est l’euphorie.Mais cette drogue est plus dangereuse que le crack.On plane beaucoup plus longtemps : très fort pendant quatre heures et jusqu’à huit heures après la prise contre une vingtaine de minutes avec le crack », explique le médecin à barbe blonde.Les drogués à lTce ne dorment plus, ne mangent plus — les amphétamines sont des coupe-faim — et finissent par devenir fous, s’ils ne meurent pas avant d’overdose.A haute dose, les symptômes sont les mêmes que ceux de la schizophrénie : paranoïa, hallucinations.A Hawaï, touché avant le continent américain, « lTce est à l’ori- gine d'une forte augmentation de la violence», affirme Alex Stalcup.C’est une drogue bon marché : avec 40 $, on peut planer deux à trois jours.Et le médecin a eu des patients qui sont devenus « accroches • à la première prise.Les premiers drogués sont arrivés l’été dernier pour chercher de l’aide dans ce centre médical non conformiste.Depuis, le Dr Stalcup en a vu défiler une cinquantaine.Une jeune femme n’avait pas dormi depuis 21 jours, tel autre maigrissait à vue d’oeil, perdant plusieurs kilos par semaines.En janvier, lTce a fait sa première victime à San Francisco, un jeune arçon — prostitué — de 14 ans.La rogue est particulièrement populaire dans les milieux de la prostitution.« Elle permet de rester éveillé deux ou trois jours et donc de travailler davantage », assure le médecin.Confinée il y a encore quelques mois à la communauté asiatique de San Francisco, Tlce est maintenant consommée toutes catégories sociales et races confondues.Après la Californie, elle a été repérée à New York, au Texas, dans le Minnesota et l’Oregon.Il semble qu’après la première vague de l’été, l’intérêt pour lTce se soit un peu ralenti.« Mais cela va revenir.Les effets de lTce sont tellement forts.C’est la drogue des années 90.Quand les laboratoires locaux auront appris à la fabriquer, sa consommation va se répandre très rapidement», prédit le médecin.Le premier laboratoire d’Ice a justement été démantelé en février dernier à Sacramento, la capitale de la Californie.L'opération a également donné lieu à la plus grosse saisie d'Ice en Californie, 2,5kilos, affirme Thomas Cama, agent de la DEA (les services anti-drogue américains) à San Francisco.Un dixième de gramme d’Ice, en core appelée « cristal », « rocks » oi de noms hawaïens comme « Shabu » ou « Batu », permettant quatre prises, se vend entre 50 et 75 $, selon l’agent de la DEA (Drug Enforcement Administration).Preuve de l’inquiétude de la DEA, cette organisation a réalisé pour la première fois de son histoire un message radiophonique contre lTce.ap- MELBOURNE, Australie (AFP) -Trois hommes ont été condamnés à des peines de prison et deux autres condamnés à payer quelque 38 200 } d'amende, hier, pour avoir remplacé de la viande d'agneau et de boeuf exportée vers les États-Unis notamment par du kangourou.Le tribunal chargé d'examiner l'affaire a souligné que l'Australie a failli perdre son marché d’exportation de viande vers les États-Unis en parue il y a neuf mois aux Etats-Unis.Le message, destiné aux adolescents, est diffusé depuis mars dernier par plus d'une dizaine de stations en Californie.Pour l’instant.l'Ice est essentiellement fabriquée en Asie (Japon, Hong Kong, Corée, Philippines) et acheminée vers Hawaï par avion ou par la poste, explique Thomas Cama.De là, elle rejoint le continent américain, c’est-à-dire la Californie, via le plus souvent de petits trafiquants hawaïens ou d’origine asiatique, philippins notamment.La plupart des trafiquants d’Ice sont eux-mêmes des consommateurs.« Très facile à fabriquer, il y a des chances pour que l’Ice se propage telle une épidémie comme on l’a vu our le crack», avoue Thomas ama.raison de cette escroquerie qui remonte à une décennie et qui Incluait également de la viande de buffalo, d’àne, de chèvre et de cheval.Le principal accusé, Norbert Boehm, a été condamné à quatre ans et demi de prison.Ce racket à la substitution, dans l'entreprise Steigers Meut Supply, à Melbourne, avait eu lieu de 1979 à 1981.Le kangourou ne paie pas Les malaises causés par les écrans cathodiques peuvent diminuer en changeant de comportement HULL (PC) — Les travailleurs accomplissant une tâche face & un écran cathodique se plaignent souvent de malaises physiques et de troubles de vision.On ne peut nier l'existence de ces problèmes, mais on peut apprendre à avoir recours à des comportements S il amoindriront l’impact des symp-mes sur lu santé.C'est l’opinion de Mme Diane Ber-thelette, professeur au département des sciences administratives de l’U-QAM, qui s’adressait récemment au congrès de l’Association pour l’hygiène Industrielle au Québec.[/utilisation des terminaux à écran de visualisation (TEV) en- traîne une fatigue visuelle et des douleurs musculaires au cou, aux bras et au dos dans 10 à 30 % des cas et il est possible de remédier à certains problèmes.« Il faut d'abord proscrire le rouge sur un écran », avise Mme Berthe-lette.Il est également souhaitable que l'utilisateur soit en mesure de ré- (;ler la luminance des caractères et eur contraste, d'incliner l'écran et de taper sur un clavier détaché du terminal.L'aménagement du poste de travail — y compris la chaise et l'éclairage de la piece — est des plus importants.La scientifique suggère que toutes ces données soient étudiées avant même de procéder à l’achat de nouveaux équipements, y compris les filtres pour écran.• Ce genre de travail est exigeant visuellement parlant, non seulement à cause de l’écran, mais de la charge physique et mentale.La fatigue est plus évidente lorsque le stress est associé au travail.Plus le logiciel est compliqué et rigide par exemple, plus l'utilisateur est stressé », d'expliquer Mme Berthelette.Il est recommandé, pour contrer la fatigue, de faire des pauses de 10 minutes après 50 minutes de travail face à l’écran.« L’Idéal est d’avoir plusieurs petites pauses et des tâches diversifiées.Malheureusement, c’est souvent bien difficile de changer les hubltudes des gens ».Aucune étude n’a démontré Jus-u'à présent que l'uliltsution des crans entraîne des effets négiilifs durant lu grossesse, bien qu'on rup-porte un plus grund nombre d'avortements chez, les futures mamans ul se retrouvent devunl l'écran ponant plus de 20 heures pur semaine.Déjà, les systèmes de TEV ont été grandement modifiés depuis l’appu-ritlon de lu bureautique : au cours des quatre ou cinq dernières années, le chump électrique est 10 fols moins élevé qu’auparavunl, alors que l'intensité du cnump magnétique est 3,5 fols moindre.SPORTS i Simpson offre un jeu à la mesure de l’enjeu François Lemenu •-¦¦¦-, de la Presse Canadienne BOSTON — Il y a des joueurs qui élèvent le niveau de leur jeu en même temps qu'augmentent les enjeux.C'est le cas de Craig Simpson, l’ailier gauche des Oilers d’Edmonton qui occupe le troisième rang des pointeurs des séries derrière son coéquipier Mark Messier et l'ailier droit Cam Neely, des Bruins de Boston.Il y a deux ans, Simpson avait marqué 13 buts en 19 matchs alors que les Oilers enlevaient leur quatrième coupe Stanley en cinq ans.Cette fois, if fait encore mieux avec 12 buts en 17 parties.« A Edmonton, toute l’organisation travaille en fonction de la coupe Stanley.Toute la préparation de l’équipe se fait en vue des séries.C'est ce qui m’a le plus frappé à mon arrivée ici », explique le jeune homme de 23 ans qui est passé aux Oilers des Penguins de Pittsburgh dans l’échange impliquant Paul Coffey en novembre 1987.« A ma première saison dans la Ligue nationale, je me suis retrouvé en vacances le 2 avril et J’ai dû regarder les séries & la télé.Je n’ai pas tellement apprécié.» Simpson explique que tous les joueurs les Oilers profitent de l’ambiance qui règne dans le vestiaire de l’équipe.« Pendant la saison, il nous arrive de laisser filer une victoire par manque d’effort ou de concentration.Mais dès que les séries arrivent, on sent chez chacun un regain d’énergie et une volonté d’exceller.Le niveau d’intensité augmente et toute l’équipe joue alors à un niveau plus elevé.C’est ce qui explique mes propres succès en séries », dit le patineur de London (Ontario) qui a connu une saisonbien ordinaire avec seulement 61 points.Simpson, qui a les allures d'une ve- dette de cinéma, donne l'exemple des jeunes Martin Géllnas, Adam Graves et Joe Murphy pour Illustrer son propos.« C’est cette philosophie qui permet à nos jeunes de connaître autant de succès en séries.Géllnas, Graves et Murphy ont inscrit de gros buts contre Los Angeles et Chicago.» Ces jeunes vont tellement bien que l’entraîneur John Muckier refuse d’ailleurs de les considérer comme faisant partie de son quatrième trio.« Ici, il n’y a pas de quatrième trio, dit-il.Seulement une kid line.» Simpson fait valoir que les coupes Stanley remportées par les Oilers ont pour effet de stimuler les joueurs encore plus.« Il est faux de croire que les joueurs sont moins affamés après une première coupe.Au contraire, plus une équipe gagne, plus elle veut gagner.Les joueurs qui ont déjà remporté une coupe se souviennent de la griserie que cela leur procure et ils veulent faire l'impossible pour revivre de tels moments, Lorsque vous perdez, l’été est très long », rap- Eelle Simpson qui n'a pas oublié l’é-minatlon des Oilers il y a un an face aux Kings de Los Angeles.Simpson a connu une brillante carrière universitaire à Michigan State avant d'être le deuxième joueur réclamé au repêchage de 1985 derrière Wendel Clark.Aujourd'hui, il évolue à la gauche de Mark Messier et de Glenn Anderson, une expérience qu’il apprécie énormément.« J’adore jouer avec ces deux joueurs.Ils sont tellement rapides qu’ils créent des ouvertures dont je profite.Avec eux, l’imagination n’a pas de limite.En attaque, il n’y a aucune restriction.On peut improviser et faire preuve de créativité.C’est ce que j'aime », dit Simpson qui devra connaître une bonne finale si les Oilers entendent remporter une cinquième coupe en sept ans.Marco Giovannetti devance Pedro Delgado au 45e Tour d’Espagne MADRID (AP) - Marco Giovan-netti, ex-médaillé d’or du contre-la-montre italien lors des Jeux de Los Angeles en 1984, a obtenu le plus grand succès de sa carrière professionnelle en remportant, hier à Madrid, le 45e Tour d’Espagne avec 1.28 minute d’avance sur Pedro Delgado et 1.48 sur Anselmo Fuerte, un autre Espagnol.Toujours placé mais jamais gagnant au Giro, l’Italien présentait jusqu’à hier un palmarès maigrelet avec une victoire d’étape au Tour de Suisse.À 28 ans, Giovannetti a ainsi couronné six années de professionnalisme par cette éclatante victoire dans la Vuelta, que seulement quatre Italiens s'étaient précédemment attribués.Giovannetti a gardé le maillot jaune durant 11 des 22 étapes du Tour d’Espagne (3698 kilomètres), et n’a jamais pu être rejoint par les favoris, notamment les Espagnols Delgado, le vainqueur 1989 (et 1985), et Miguel Indurain.« J'ai cru que je n’arriverais jamais à remporter cette Vuelta car j’avais aux trousses des grands coureurs comme Delgado », a déclaré Giovannetti assis aux côtés de l’Espagnol après l’arrivée.C’est lundi que l'Italien a définitivement consolidé son succès, lors d’une étape difficile avec cinq cols au programme, marquée par les attaques incessantes de Delgado.« Il m'a alors beaucoup fait souffrir », a avoué Giovannetti, plusieurs fois décroché par l’Espagnol mais toujours assez solide pour revenir dans sa roue.« J'ai vécu là mes plus durs moments.» L’Allemand de l’Est Uwer Raab a remporté la 22e et dernière étape longue de 177 kilomètres en quatre heures 44.24 minutes, en battant au sprint le Britannique Malcolm Elliott et le Néerlandais Benny Van Brabant.Delgado, vainqueur du Tour de France en 1988, a loué les qualités de l’Italien.« J’ai toujours dit que le plus dur n’est pas de s’approprier le maillot jaune mais de le garder.Si Marco n’avait pas été en grande forme, il n'aurait pu conserver ce maillot de leader», a déclaré le Ségovian.Natif de Milan, Giovannetti habite un petit village de Toscane nommé San Salvatore Montecarlo dont 100 des 1000 habitants ont constitué un « fan club » à la gloire de leur champion.Un grand nombre d’entre eux emmené par Paola, la petite amie de Marco, est venu à Madrid acclamer son héros local.Pour verser, heureux, quelques larmes familiales, comme à l'arrivée des critériums régionaux.EN BREF.Bobby Clarke à Detroit au Minnesota ?BLOOMINGTON (AP) — Bobby Clarke, congédié récemment par les Flyers de Philadelphie à titre de directeur-général, pourrait se retrouver avec les North Stars du Minnesota ou encore les Red Wings de Detroit.Hier, Clarke a eu un entretien avec Howard Baldwin, co-proprietaire des North Stars, au sujet de la succession de Jack Ferreira.Par ailleurs, Clarke doit aussi rencontrer, cette semaine, le président des Red Wings de Detroit, Mike Ilitch, pour occuper une fonction administrative au sein de l'équipe.Graf vainc Paz à Berlin-Ouest BERLIN OUEST (AP) - L’Allemande de l’Ouest Steffi Graf a bien entrepris la défense de son titre remportant son match de deuxième tour au tournoi de tennis de Berlin.Graf, numéro un mondial, a défait l’Argentine Mercedez Paz en des manches de 6-1 et 6-2.Tout comme Graf, la Bulgare Katerina Maleeva, numéro cinq, la Soviétique Leila Meskhi, numéro 13, et la Tchécoslovaque Radka Zrubakova, non-classée, ont atteint le troisième tour.HOCKEY Ligue nationale Séries éliminatoires Coupe Stanley Hier Edmonton à Boston, 19 h 35 Vendredi Edmonton à Boston, 19 h 35 Dimanche Boston à Edmonton, 21 h 35 Mardi Boston à Edmonton, 21 h 35 Jeudi x-Edmonton à Boston, 19 h 35 Samedi x-Boston à Edmonton, 21 h 35 Lundi x-Edmonton à Boston, 19 h 35 (x-»l nécessaire) Les meneurs fcUtcti d’hier non Indue b a pts Messier, Edm.9 17 26 Neely, Bos 12 12 24 Simpson, Edm.12 11 23 Larmer, Chi 7 15 22 Savard, Chi 7 15 22 Janney, Bos 3 19 22 Hull, St.L 13 8 21 Tikkanen, Edm.10 9 19 Roenick, Chi.11 7 18 Dru ce, Was.14 3 17 Kurri, Edm 7 10 17 Presley, Chi 9 6 15 Anderson, Edm 6 9 15 Wilson, Chi 3 12 15 Lamb, Edm 6 8 14 Gunnarsson élimine Michael Chang à Rome ROME (AFP) — Lejeune Américain Michael Chang, 12e joueur mondial, a décldemment bien du mal à retrouver son jeu sur terre battue qui avait fait de lui, à 17 ans, le plus jeune vainqueur des Internationaux de France de tennis l’année dernière.Hier à Rome, sur les courts du Foro italico, il a été éliminé au premier tour des Internationaux d’Italie par le Suédois Jan Gunnarsson (28 ans), 65e mondial, en deux sets secs (6-1, 6-3).Gunnarsson, qui fait partie du lot fort nourri de spécialistes de terre battue présents à Rome, a certes joué une partie d'excellent niveau, bien dans son style, dépourvu de génie mais très solide et efficace, et a surtout profité des difficultés de Chang, tête de série no 7, peu mobile et concentré.Le Suédois mit d’entrée la pression, imposant du fond du court le rythme de son coup droit très profond, ne permettant Jamais à Chung de rentrer réellement dans la partie.« Chang est très loin de son niveau de l’an dernier à Paris, a estimé Gunnursson.Il commet beaucoup trop de fautes du fond du court et son placement est très défectueux.Il m'a suffi de jouer sobrement et de bien tenir réchange pour l'emporter.» L’autre surprise de la journée est à mettre au crédit du Soviétique Alexander Volkov qui a battu en trois manches (6-3,1-6,6-4) l'Espagnol Juan Aguilera, vainqueur dimanche dernier du tournoi de Hambourg (RFA) en dominant l’Allemand ae l’Ouest Boris Becker.L’Argentin Alberto Mancini (no 16) a, lui, difficilement battu son compatriote Christian Miniussi (108e mondial).BASEBALL Ligue nationale Lundi Los Angeles 3, Montréal 2 S.Francisco 4, New York 2 Cincinnati 5, Pittsburgh 3 Atlanta 3, Chicago 2 San Diego 5, Phil'phie 1 Hier Pittsburgh à Cincinnati Chicago à Atlanta Houston à St.Louis Phil'phie à San Diego Montréal à Los Angeles New York à S.Francisco Aujourd'hui Houston, Deshaies (1-1) à St.Louis, Magrane (O-6), 13 h 35 New York, Gooden (2-3) à San Francisco, Gar-relts (1-3), 15 h 35 Philadelphie, Howell (3-3) à San Diego, Whitson (3-1), 16 h 05 Pittsburgh, Drabek (6-1) à Cincinnati, Scudder (1-0), 19 h 35 Chicago, Maddux (4-1) à Atlanta, Smoltz (1-4), 19 h 40 Montréal, Gardner (1-2) à Los Angeles, Morgan (4-2), 22 h 35 Ligue américaine Lundi Toronto 8, Detroit 3 Minnesota 6, Oakland 2 Kansas City 9, Boston 5 Hier Aujourd'hui Minnesota, West (2-3) à New York, Hawkins )1-3), 19 h 30 Oakland, Welch (4-2) à Cleveland, Shaw (1-0), 19 h 35 Seattle, Holman (5-2) à Toronto, Stottlemyre (4-3), 19 h 35 Baltimore, Milacki (1-1) à Chicago, Kutzler (1-0), 20 h 05 Boston, Boddicker (4-3) à Kansas City, Saberha-gen (1-3), 20 h 35 Californie, Abbott (1-2) à Milwaukee, Higuera (3-1), 20 h 35 Detroit, Robinson (2-3) au Texas, Bohanon (0-1), 20 h 35 LIGUE NATIONALE Section Est 9 P moy.dlft.PITTSBURGH 22 10 688 — PHILADELPHIE 17 14 548 4 Vi MONTRÉAL 18 15 .545 4 y» NEW YORK 16 15 .516 5 Vi CHICAGO 14 17 .452 7 V, ST LOUIS 13 18 419 8 '/» Section Ouest CINCINNATI 22 7 .759 — SAN DIEGO 16 16 500 7'/j LOS ANGELES 15 17 469 BV, HOUSTON 12 19 387 11 SAN FRANCISCO.12 20 .375 11 'h ATLANTA 10 19 .345 12 LIGUE AMÉRICAINE Section Est MILWAUKEE 17 11 .607 'h TORONTO 20 13 .606 — BOSTON 17 14 548 2 CLEVELAND 16 15 .516 3 BALTIMORE 14 17 452 5 NEW YORK 12 17 .414 6 DETROIT 11 22 .333 9 Section Ouest Minnesota à New York OAKLAND 22 9 .710 — Oakland à Cleveland CHICAGO 17 10 .657 3 Seattle à Toronto MINNESOTA 17 14 .543 5 Baltimore à Chicago TEXAS 15 16 .484 7 Boston à Kansas City SEATTLE 15 18 .455 8 Californie à Milwaukee CALIFORNIE 12 20 .375 10 V, Detroit au Texas KANSAS CITY 11 20 .355 11 CULTURE ET SOCIETE Montréal, mercredi 16 mai 1990 Concerts gratuits le Laurier NEUF CONCERTS gratuits seront donnés dans autant de villes du Québec du 11 au 25 juin.Ces concerts s’inscrivent dans le cadre de la 5e tournée de l’Orchestre du Conservatoire de musique du Québec, permettant ainsi à 90 jeunes instrumentistes triés sur le volet de mettre en relief leur formation en plus de se familiariser avec les différents publics.Ces soirées commanditées par Bell Canada, d’où l’appellation de Concerts Bell, seront dirigés par Raffi Armenian.Comme à chaque année et préalablement à la tournée de concerts, les jeunes musiciens participeront à un stage de formation orchestrale du 2 au 11 juin au camp musical des Lau-rentides à Saint-Adolphe d’Ho-vyard.Ces journées permettront aux étudiants de travailler avec des spécialistes, notamment le timbalier Louis Char-bonneau, le basson Gérald Corey, la contrebassiste Murielle Bruneau, le trompettiste Douglas Sturdevent, le violoncelliste Walter Joachim et le violoniste Moshe Hammer.De plus, la violoniste Angèle Du-beau et l’imprésario Mario Labbé donneront une conférence sur la gestion de la carrière artistique.Le programme comportera des oeuvres accessibles à un large public puisées dans le répertoire classique et contemporain et n’en présenteront pas moins un défi pour les musiciens, avec des oeuvres de Beethoven, de André Prévost, de Paul Dukas, de Dvorak et de Tchaikovski.La percussionniste Marie-Josée Simard, porte-parole officielle de la Tournée 1990, fait elle-même une brillante carrière depuis sa sortie du conservatoire de musique du Québec et, à ce titre, représente un modèle pour ses émules, ce qu’elle eptend démontrer en visitant les divers endroits où l’orchestre se produira.En voici le calendrier: le 11 juin à la Polyvalente Le Carrefour de Val d’Or, le 12 juin à la salle Maurice-O’Brady de Sherbrooke, le 13 juin à la salle J.-A.Thompson de Trois-Rivières, le 15 juin au Centre culturel de Rivière-du-Loup, le 17 juin à l'auditorium Dufour de Chicoutimi, le 18 juin au Grand Théâtre de Québec, le 20 juin au Musée canadien des civilisations à Hull, le 21 juin à l’église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et en finale le 25 juin à Joliette, à l’Amphithéâtre de Lanaudière où le concert sera enregistré par Radio-Canada pour être diffusé le 27 juin à 20 h à l’émission Festivals d'été.À l’issue de la tournée assortie d’une exposition itinérante de photos illustrant les faits saillants d’un événement de ce genre, Bell Canada remettra une bourse de mille dollars à chacun des musiciens.Un disque sera également enregistré par Radio-Canada pour être ensuite distribué dans une vingtaine de pays.Les concerts sont gratuits mais les intéressés doivent se procurer des laissez-passer dans les différents endroits visités par l’orchestre.Cette tournée dispose d’un budget de 365 000 3 EXTRÊMES LIMITES Un nouvel Imax sur l’écran d’Expotec Laurier À'EN JUGER par les images-promo du prochain film sur écran géant Imax qui sera à l’affiche à compter du 28 mai prochain au Vieux-Port, les spectateurs sont assurés de ressentir les émotions fortes qu’engendre cette surprenante technique cinématographique.On voit une skieuse dévaler les pentes du Colarado dans un slalom époustouflant, nous entraînant avec elle dans une chute vertigineuse.On reste subjugué devant les prouesses d'une ballerine du Bolshoî qui se soumet à des exercices lui commandant une maîtrise incroyable de son corps.On retient notre souffle en observant un alpiniste gravir le mont Yosemite au péril de sa vie.et de la nôtre.Le point commun de ces athlètes : ils sont au sommet de leur forme et vont jusqu’aux limites de l’endurance et du possible.Ces brèves images préliminaires montrées en primeur ont laissé sur leur faim les journalistes conviés hier à une conférence de presse annonçant la tenue de l’événement estival d’Expotec consacré cette année au sport du 30 mai au 30 septembre.Le film exceptionnel intitulé Extremes limites aura sans doute autant de succès que ceux sur le Grand Canyon et la profondeur de la Mer Rouge qui ont attiré déjà 320 000 personnes.Ces deux films se terminent le 27 mai pour être remplacés aussitôt par le nouvel Imax sur le sport sans limite qui nous vient de l'Ontario Science Centre et qui a été vu par de deux millions de personnes.Expotec 1990 adopte encore une fois la formule de la participation interactive, le thème du sport s’y prêtant « merveilleusement » bien puisque les visiteurs pourront mettre à l’épreuve leurs capacités physiques, en se mesurant par exemple à une championne olympique dans un sprint de dix mètres, en jouant au baseball, en découvrant la différence entre l’alpinisme et l’escalade sur glace, sur rocher ou sur édifice.Le visiteur pourra également tout connaître sur les strategies, les équipements, les mises en situation, les simulations de nos sports favoris, le baseball et le hockey et il pourra admirer la « vraie » coupe Stanley, le chandail de Babe Ruth, les patins de Guy Lafleur, le casque et les gants de Gilles Villeneuve, le maillot de bain de Sylvie Bernier.Incidemment, cette dernière sera la porte-parole officielle d’Expotec, un engagement dont elle s’acquittait hier avec beaucoup de distinction.M.Clément Richard, pdg de La-valin Communications, attribuait hier la popularité grandissante d’Expotec et d’Imax à la qualité de cet événement à caractère ludique et scientifique, également au tarif raisonnable qui permet aux familles de faire une sortie à prix modique.« Expotec remplace en quelque sorte le musée de la science que nous n’avons pas encore », a-t-il dit en déplorant qu’une ville de la taille de Montréal n’en soit pas encore pourvu.Expotec 1990 ouvre ses portes au grand public le 30 mai et il a attiré l’été dernier 680 000 visiteurs.Lassie reprend du service À R.-Q.cet été : nature et culture Ferland À L’ANTENNE de Radio-Québec l’été sera marqué par le retour de deux émissions qui ont fait leur preuve depuis trois ans, Beau et Chaud avec Normand Brathwaite et La route des vacances animée par Joanne Côté, par deux séries d’information sur la nature et sa protection présentées en primeur, Feu vert international et Grandeur nature, et par des films, téléfilms, continuités dramatiques, émissions d’information et de services, séries documentaires et programmes pour enfants présentés en reprise pour la plupart.À Beau et chaud, en onde du lundi au vendredi à 21 h, on conserve la formule qui a permis à ce programme quotidien de recevoir cinq prix Gémeaux en 1988 et 1989 en misant surtout sur la performance d’artistes du milieu de la chanson et de la musique.Une nouveauté : Joane Prince animera un volet culturel quotidien.Les collaborateurs réguliers traiteront d’activités culturelles ou de loisirs.Edgar Fruitier parlera de l’évolution de la musique rock, Daniel Turcotte nous rafraîchira la mémoire avec, des cours d’histoire, et Lucien Fran-coeur cogitera sur la littérature.Chaque volet de La route des vacances, au petit écran du lundi au jeudi à 20 h, est consacrée à l’une des région touristiques du Québec.Par ailleurs, vogue de la protection de l’environnemment oblige, Radio-Québec présente le mardi à 20 h une adaptation de la série Earthfile intitulée Feu vert international sensibilisant le public aux défis qui attendent l’homme en matière d’environnement.Aussi, des documents d’une demi-heure décrivent la faune et la flore de l’Est du Québec à l’émission MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.MERCREDI 16 MAI LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 symphonie no.6 D.589 (Schubert) quatuor op.12 en mi bémol (Mendelssohn) DEMAIN SOIR, 22:00 les saisons op.67 (Glazunov) concerto pour basson en si bémol K.191 (Mozart) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 LA TÉLÉ CE SOIR ?La fin de l’histoire.Claudia Cardinale et Lambert Wilson sont les interprètes principaux de La Storia dont on présente le cinquième et dernier volet ce soir.R.C., 19 h 30.?Chassé-croisé.Sean Connery interprète un médecin d’âge mûr qui s’inquiète des assiduités d’un jeune guide ( Lambert Wilson) auprès de sa nièce (Betsy BranUey) dont il est lui-même l’amant, dans Cinq jours ce pnntemps-là de F.Zinnemann.R.C., 20 h.?Marionnettes et chansons.Le spectacle de variétés Sing ! Sesame Street Remembers Joe Raposo And His Music rend hommage à Joe Raposo, compositeur de nombreuses chansons pour la série Sesame Street.Les invités sont : Ray Charles, Frank Sinatra, Patti LaBelle, Lena Horne et plusieurs autres.PBS, 20 h.?Grimaces.Dean Martin et Jerry Lewis interprètent deux comparses qui gagnent une auto à la loterie et qui partent pour Hollywood, dans Un vrai cinglé du cinéma.TQS, 21 h.— G.F.photo expotec La porte-parole d’Expotec, la plongeuse médaillée olympique Sylvie Bernier.Le Cirque du Soleil reste une semaine de plus DEVANT les demandes pressantes du public, les dirigeants du Cirque du Soleil ont décidé d’ajouter une deuxième semaine supplémentaire à leur dernier spectacle, intitulé Nouvelle Expérience, en piste depuis le 8 mai au Vieux-Port de Montréal.On pourra ainsi voir les performances des artisans du cir-que jusqu’au 10 juin avant qu’ils ne s’envolent pour une tournée de deux ans en Amérique du Nord.Jusqu’à maintenant, 75 000 billets ont été vendus à Montréal.Pour réservations : 522-1245.CINEMA/chronique L’architecture sur grand écran France Lafuste PHOTO RADIO-QUÉBEC Johanne Hébert animera le magazine Feu vert International.Grandeur nature, présentée le jeudi à 20 h.Parmi les continuités dramatiques, signalons deux primeurs.Traf-fik, adaptation d’une série britannique présentée du 14 juin au 21 juin à 19 h, traite des coulisses du commerce international de l’héroïne.First Born, dont le titre français n’est pas encore trouvé, raconte l’histoire d’un garçon issu du sperme d'un humain injecté dans l’ovule d’une gorille .Évidemment, les émissions d’information et de service comme Droit de parole.L'indice plus, Visa santé, Lumières, Nord-Sud, Parler pour parler et Première ligne, reviennent à l’antenne en reprise à différentes heures, de même que les séries documentaires, les films et téléfilms et les programme pour enfants.Pour tout dire, on rediffusera même, du 3 juillet au 24 août à 18 h30, un classique qui a toujours des adeptes : Lassie.LES FESTIVALS se suivent et ne se ressemblent pas.Du 27 mai au 10 juin, Montréal se mettra à l’heure du fil à plomb et du cordeau.Pour une troisième année consécutive, le Festival international du film d’architecture et d’urbanisme présentera une soixantaine de films européens, américains et canadiens.Feront écho à l’événement, le 17e Congrès mondial de l’Union des architectes et le centenaire de l’Ordre des architectes.Les films à voir, nous dit le Centre international de design, sont entre autres un film français, Tadao Ando : architecte du silence, un film danois, Spreckelsen : hommage à l'humanité, et un film turc, Tant que le monde sera.On pourra voir par ailleurs les portraits d’architectes réalisés par huit pays.Un portrait par pays d’environ 45 minutes chacun : Michael Hopkins pour la Grande-Bretagne, Renzo Piano pour l’Italie, Brick Asmussen pour la Suède, Lucien Kroll pour la Belgique, Wolkwing Marg et Meinhard Von Gerkn pour l’Allemagne.Intéressant à priori.Parmi les conférenciers invités, Balkrishna Doshi, de l’Inde, et le Britannique Christopher Marten, producteur de divers films pour la BBC, et de Vision de l’architecture, réalisé avec nul autre que le Prince Charles.Les projections auront lieu au Palais des congrès (pour les congressistes seulement) et dans les Maisons de la culture de Rosemont, Marie-Uguay, Notre-Dame-de-Grâce, Plateau Mont-Royal et Petite Patrie.Grandir au Sud GRANDIR AU SUD, c’est le titre d’un documentaire de 23 minutes sur des enfants vivant au Pérou que présentera Radio-Canada lundi 21 mai à 18 h 30.Un documentaire pas PHOTO ADOBE Une scène de Grandir au sud qui sera présenté à Radio-Canada le lundi 21 mai, à 18 h 30.tout à fait comme les autres puisque l’équipe de production de la Fondation Adobe a vécu une semaine avec les enfants de Cusco.Ce qu’ils ont rapporté sur leur pellicule est précieux : les jeux et le travail des enfants mais aussi leurs joies, leurs déceptions et leurs espoirs.Ce genre de production vidéo sur la coopération et le développement international est la marque de commerce de la maison fondée en 1986.Des vidéos qui, d’après le fondateur Robbie Hart, veulent raconter l’histoire des gens ordinaires.Au cours des quatre dernières années, La Fondation Adobe a produit 12 documentaires vidéo dont quelques uns sur les sans-abri, les femmes et le développement, la solidarité internationale et l’environnement.Quant à l’adobe, bloc de boue séchée de cailloux et de paille, l’équipe constituée de Luc Côté, Joel Bertomeu et Robbie Hart en a fait plus qu’un symbole.Il s’agit, disent-ils, d’une technique ancestrale à laquelle les pays en voie de développement devraient recourir plus souvent.Un outil qui réglerait en partie certains de leurs problèmes de logement, ajoutent-ils.Jésus de Montréal au service des enfants du Club Variety LE FILM de Denys Arcand, Jésus de Montréal, servira la bonne cause lui aussi le 22 mai au cinéma Le Dauphin.Les producteurs Max Films organisent en effet une projection au profit des oeuvres pour les enfants du Club Variety.Lors de cette soirée-bénéfice, le public pourra rencontrer les réalisateurs, les producteurs et les acteurs.La maison de production espère vendre 500 billets à 50$ chacun afin de remettre au Club un pactole de 25 000 $ au cours de cette soirée-anniversaire.C’est en effet le 15 mai que Jésus de Montréal était présenté simultanément à Cannes, Montréal et Québec.Ses prix et sa carrière exceptionnelle le mèneront le 25 mai à New York où Jésus vivra son énième Golgotha.Une répétition en guise de concert Les Grands concerts de l’Orchestre symphonique de Montréal Sous la direction de Charles Dutoit : Debussy, Pelléas et Mélisande, livret de Maurice Maeterlinck, avec Colette Aliot-Lugaz (Mélisande), Didier Henry (baryton), Gilles Cachemaille (Golaud), Pierre Thau (Arkel), Claudine Carlson (Geneviève), Françoise Golfier (Yniold), Philip Ens (un médecin, un berger), le choeur de rOSM.Mardi, 14 mai, à la salle Wilfrid-Pelletier.Le second des deux concerts de cette série sera donné ce soir.Carol Bergeron EN PRÉVISION de sa toute prochaine séance d’enregistrement, l’Orchestre symphonique de Montréal conviait son public des Grands concerts h ce qu’il convient, hélas, d’appeler une répétition de Pelléas et Mélisande.Une répétition (et non un concert) où le chef-d’oeuvre de Debussy a fait les frais d'une lecture insuffisante, laissant ainsi entrevoir que la route serait longue avant d’aboutir à une interprétation qui bientôt devra rivaliser avec les versions de Desormière et de Karajan ( EMI CHS 7 61038-2 et EMI CDS 7 49350-2).Précisons d’abord que destiné à la scène, Pelléas ne se donnepas aisément en version concert.Très riche, l’orchestre couvre les voix dès lors que tous les musiciens se retrouvent sur un même plateau.Si Debussy fait jouer à l’orchestre un rôle primordial — et l’on aurait pas tort de penser ici à Wagner — cela ne doit pas se faire aux dépens de l’intelligibilité du texte qui jamais ne devient accessoire.D’ailleurs, rarement chantées (comme chez Verdi ou Massenet), les paroles sont plutôt « dites ».Le compositeur utilise toutes les ressources d’une déclamation lyrique qui se situe entre le récitatif et mélodie vocale.D’une grande qualité littéraire autant que d’une portée métaphorique évidente, le livret met en présence des personnages (Pelléas, Mélisande et Golaud) consumés par le sentiment d’une culpabilité oedipienne.Pour aimer, ils ont transgressé des lois sociales et sont devenus les victimes d’un destin qui à travers les âges cherche à tendre aux hommes les mêmes pièges.Le dramaturge Maurice Maeterlinck (l’auteur du livret) place ses personnages sous l’empire d’une aveugle fatalité, leur irresponsabilité faisant d’eux les acteurs d’un drame intemporel du destin.À cela, Debussy oppose une interprétation profondément humaine.En bout de ligne, l’auditeur devra comprendre chaque mot et se laisser pénétrer par la substance envoûtante de la musique.De là l’énormité de la tâche qui incombe aux interprètes.D’abord, le chef d’orchestre ne peut, comme l’a fait Dutoit, se contenter d’un élémentaire collage d’éléments qui n’aboutit qu’à une lecture distante et insensible de l’ouvrage.Les trois premiers actes ont ainsi perdus toute leur substance expressive.Plus faciles à réaliser, sans doute, les dernières parties, notamment du duo d’amour de Pelléas et de Mélisande, ont été plus convaincantes parce qu’animées d’un souffle plus généreux.Française et suisse, dans les six principaux rôles — laissant à l’Onta-rien Phillip Ens les deux ou trois phrases du berger et du médecin — la distribution n’a laissé aucun doute sur la supériorité de Colette Alliot-Lugaz (Mélisande) et de Gilles Cachemaille (Golaud).Merveilleuse et touchante cette Mélisande passera à l’histoire de l’enregistrement comme vocale-ment, l’une des plus belles, et musicalement, l’une des mieux achevées.Ce que l’on peut reprocher au baryton Gilles Cachemaille tient à son manque de lyrisme, là où Debussy donne plus d’expansion à la ligne mélodique de Golaud.On peut imaginer, qu’en studio, ce défaut aura complètement disparu.Mince dans tous ses aspects, le Pelléas de Didier Henry aura été la déception majeure de la soirée.Si au moins la diction avait été impeccable.Fort juste dans la couleur du timbre, l’Yniold de Françoise Golfier a presque toujours été englouti par le flot par trop envahissant de l’orchestre.Une faiblesse cependant que les microphones pourront corriger.Dans le cas de Pierre Thau (Arkel) et de Claudine Carlson, la technique devra sans doute opérer des miracles si l’on tient à atténuer les sonorités poitrinantes du mezzo-soprano ainsi que le vibrato envahissant et la prononciation douteuse de la basse.En somme, avec deux concerts-rodages, plusieurs heures de répétition et un montage technique très soigné, le Pelléas discographique de Dutoit sera d’autant plus réussi qu’il surpassera celui que nous avons entendu lundi soir.
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