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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 9 juillet 1990
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-07-09, Collections de BAnQ.

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V-»-' *4ÙT?Set Sakharov|f|g pierreBUloft SPSS U»*N L^W V PHOTO JACQUES GRENIER 1061.rue l.auntM Ouest ?600.Boul l.auner • Outremont • (514) 270-1 • Ste-Foy • (418) 6506258 270-7701 Vol.LXXXI — No 157 ?Ensoleillé, passages nuageux.Max.: 25.Détail page 6.Montréal, lundi 9 juillet 1990 Côte-Nord Gaspesie Nouveau-Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 60 CENTS AUJOURD'HUI Éditorial Dix-huit mois c’est trop, commente Jean Francoeur en traçant un bilan de la ronde de négociation des secteurs public et parapublic qui vient tout juste de se terminer.Page 10 Courrier Nos lecteurs croisent le fer sur la question des autochtones qui, de façon inopinée, a été la dernière pierre d’achoppement sur la voie d’une entente constitutionnelle.Page 11 Le défenseur Guldo Buchwald.RFA .1 Argentine.0 Grâce à un penalty réussi à la 85e minute, la RFA remporte pour la troisième fois de son histoire la Coupe du monde de soccer.Page 12 Edberg bat Becker à Wimbledon Le Suédois Stefan Edberg détrône l’Ouest-Allemand Boris Becker et remporte le tournoi de tennis de Wimbledon pour la deuxième fois en trois ans.Page 12 Un herbicide prisé en Colombie Le Paraquat, un herbicide très toxique mais peu dispendieux, fait l’objet d'une étude de Maria Arruyabe de l'Université McGill.Page 7 Wojclech Jaruzelskl Jaruzelski prêt à céder sa place Le général Wojciech Jaruzelski est prêt à quitter la présidence de la Pologne dans de brefs délais.Page 4 Cinq mille Albanais attendent Quatre à cinq mille Albanais réfugiés dans les ambassades européennes de Tirana attendaient toujours hier un départ vers l’étranger.Page 5 Bush sensible aux pluies acides Brian Mulroney George Bush engageront très prochainement des négociations pour un accord visant à limiter les pluies acides.Page 2 Gorbatchev demande l’aide des Sept d'après AFP et Reuter HOUSTON — Moscou a appelé hier à l’aide les pays riches de l’Occident, à la veille de leur sommet de Houston qui commence aujourd’hui.Le président Mikhaïl Gorbatchev a en effet demandé aux dirigeants des sept grandes démocraties industrialisées de l’aider à mener à bien ses réformes économiques.Gorbatchev a écrit personnellement au président américain George Bush, a précisé le conseiller de Bush pour les affaires de sécurité nationale, M.Brent Scowcroft.Le leader soviétique aura au moins deux avocats ardents au sommet de Houston : le Canada et l’Allemagne de l’Ouest.Le premier ministre canadien Brian Mulroney, un des premiers arrivés à Houston, a es- La RFA et le Canada disent oui timé hier que les Sept devaient apporter une réponse à Gorbatchev, au terme de leurs trois jours de travaux.Autre appui de taille à M.Gorbatchev : celui de la RFA de M.Helmut Kohl, qui espère obtenir un assouplissement de l’URSS sur la question de la réunification, en échange d’un appui économique massif à Moscou.Surpassant les habituelles questions commerciales, le débat sur l’aide à l’Union soviétique sera au coeur des discussions des chefs d’État et de gouvernement des États-Unis, de RFA, du Japon, de France, de Grande-Bretagne, du Ca- Le Festival plafonne JAZZ m ii m ii m ii line Montpetit AVEC UN BUDGET équivalent à celui de l’année dernière (5,4 millions) et 100 000 spectateurs de moins que l’an passé, le Festival international de jazz de Montréal a atteint un plafond quant aux records d’assistance et aux profits générés par l’entreprise à but non lucratif.(Voir bilan artistique du Festival en page 9).Les principaux organisateurs de l’événement n’ont d’ailleurs jamais eu l’intention de laisser croître indéfiniment cet événement, qu’ils désirent maintenir à une taille abordable pour offrir un service de meilleure qualité.Alain Simard et André Ménard, président et vice-président de l’organisation espèrent en fait « faire les frais » avec les 1,5 million de dollars accumulés au cours de la semaine par la vente de consommations et de tee-shirts sur le site de ce 1 le festival.Le décompte de l’apport des commanditaires et des revenus des ventes de billets en salle, qui financeront le budget de cette année et une partie du budget de l’année pro- chaine, sera connu au cours des prochaines semaines.Selon les chiffres de l’organLsation, 900 000 personnes se sont rendues cette année au Festival sur la rue Sainte-Catherine, entre les rues Clarke et Bleury.On en avait compté un million en 1989.« La foule de cette année était peut-être légèrement moins importante, mais le Festival était de meilleure qualité quant à l’aménagement du site et à l’information qui a circulé dans le programme sur chacun des spectacles », a conclu André Ménard en conférence de presse, hier.Très fiers de la logistique et de l’aménagement d’un seul site, rue Sainte-Catherine, les deux organisateurs sont catégoriques quant au maintien d’un périmètre limité pour Voir page 12: Le Festival Jacques-Yvan Morin juge inconcevable une reprise des États généraux de 66 ii-Pierre Proulx L’EX-PRÉSIDENT des États généraux du Canada français de 1966-1969, M.Jacques-Yvan Morin, estime que la reprise d’une telle formule ne serait concevable aujourd’hui que si l’État intervenait pour s’assurer à la fois de sa représentativité et de son financement.« La représentativité d’un tel forum ne va pas de soi, a-t-il déclaré hier au DEVOIR.Elle suppose un mécanisme de sélection extrêmement complexe.Les États généraux de 1990-91 ne pourraient pas être ceux de 1965.Il faudrait s’assurer qu’ils soient plus ouverts.L’État devrait donc mettre au point des règles de représentativité.» M.Morin n’a pas voulu cependant se prononcer sur l’opportunité de reprendre la formule.Mais il réfléchit activement à la question, « avec d’autres d’ailleurs ».« Néanmoins, ajoute-t-il, je ne pense pas que la formule soit aussi archaïque que ne le laissent entendre certains.» L’expression est certes ancienne mais elle est largement utilisée dans la France socialiste d’aujourd’hui.« Ce n’est donc pas la forme de l’expression qui compte mais son contenu.Si l’État veut y donner un contenu démocratique, c’est déjà autre chose.» M.Morin n’a pas voulu non plus commenter la formule de la commission parlementaire élargie sur laquelle se sont entendus MM.Bou-rassa et Parizeau, sinon pour dire Voir page 12: Morin Les futurs combattants de l’environnement fourbissent leurs armes s-Gilles Francoeur « LA RELÈVE ?Elle est là.Elle se prépare, elle se rode à l’action dans les organismes locaux ou régionaux, aussi nombreuse qu’avant, peut-être même plus déterminée et innovatrice que dans le passé », dit Daniel Vanier, un « jeune » biologiste de 31 ans, né à Montréal dans le quartier ouvrier Hochelaga-Maisonneuve.Militant contre le nucléaire dans les années 70 au cégep Maisonneuve, il est aujourd’hui un pilier de la défense contre une politique forestière dominée par l’intérêt des papetières et des forestiers.L’opinion de Daniel Vanier, qui rêve d’une invasion de jeunes dans les rouages décisionnels de la FQF, est partagée par le « jeune » directeur général de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), Christian Simard.« Ça commence, la vraie relève en environnement, dit-il.Ça se résume souvent à une affiche, une formule d’adhésion et deux bonnes intentions.nada et d’Italie.Dans une interview à la chaîne de télévision CNN, le conseiller Scrow-croft a souligné que Gorbatchev, dans sa lettre, n’entrait pas dans les détails, mais qu'il souhaitait une aide alimentaire et en biens de consommation pendant une période de deux ans, le temps de mettre sur rails la transformation de l’économie soviétique.« Nous avons demandé une aide et une coopération économique, en fait des crédits», a confirmé hier le porte-parole soviétique Guennadi Guerassimov à la chaîne de télévision CBS.« Et naturellement, nous devons utiliser ces crédits avec sagesse », a ajouté Guerassimov tout en souli gnant les divergences sur ce point entre Paris et Bonn d’un coté, Washington, Londres et Tokyo de l’autre.Au contraire du Canada, de la RFA et aussi de la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon excluent toute aide sous forme d'argent frais avant la mise en oeuvre ef fective de réformes économiques en URSS, et ils sont plutôt partisans d’une aide technique.Hier à Washington, le premier ministre Brian Mulroney a fait un vigoureux plaidoyer en faveur d'une aide économique au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, estimant que « nous serons dans une mauvaise position s'il est écarté » du pouvoir.Interrogé par la chaîne de télévision américaine ABC, M.Mulroney a estimé qu’il doit y avoir, à l’occasion du sommet des Sept grands pays industrialisés qui s’ouvre aujourd’hui à Houston, « une réponse » à la demande d’aide économique de M.Gorbatchev.« Où en serons-nous si Mikhaïl Gorbtachev est écarté par les conservateurs ?Nous serions dans une mauvaise position.Il y a un risque et une réponse doit être donnée », a souligné le premier ministre.Les Soviétiques « ont besoin d’assistance technique, ils ont besoin de transferts de technologie, de coopé-Voir page 12: Gorbatchev PHOTO JACQUES NADEAU Pas moins de 4000 personnes se sont partagé les 15 000 mètres carrés de la nouvelle plage de Plie Notre-Dame ouverte au public hier.Plein soleil sur Montréal Beach e-Paule Villeneuve ON SE SERAIT cru à Old Orchard Beach pendant les vacances de la construction tant il y avait du monde au mètre carré.Il manquait évidemment le bruit des vagues, malheureusement, quoique le soleil était au rendez-vous, hier, pour accueillir les premiers baigneurs du nouveau Montréal Beach.Pas de chant du ressac de la mer mais pas non plus les odeurs de friture, d’huile de noix de coco, la camelotte et les « freezbees », les radios portables qui jouent à pleine tête et les cris des sifflets pour rappeler vers la rive les nageurs trop audacieux.Tout cela mis ensemble, le lac de l’île Notre-Dame se veut un compromis intéressant entre la piscine hors-terre et « Virginia Beach ».Un compromis du dimanche après-midi pour la clientèle-cible : les familles.Depuis le temps que les Montréalais attendaient leur plage, ils ont décidé hier d’en profiter pour l’ouverture.Quatre mille personnes, soit 1000 de moins que le maximum prévu, y sont venues en vélo, en auto ou en métro.« Une plage à 15 minutes du centre-ville, ramener la nature à Montréal, c’était faisable et nous l’avons fait, c’est un lac comme dans les Laurentides », clamait de son côté le maire Jean Doré.Ce dernier n’avait pas voulu faire de cérémonie d’ouverture pour ne pas retarder l’utilisation par les Montréalais de leur plage.« Un bien bonne idée », ajoutait son épouse, en tenue décontractée, pendant que sa fille bien installée sur les épaules de son magistrat de papa babillait à qui mieux mieux, une sandale au pied, l’autre ailleurs.L’attrait de la chose demeure évidemment le fait que depuis plus de 40 ans, les Monlrélaisont dû se rendre à ()ka, dans les Laurentides ou dans les Cantons de l’Est pour pouvoir se tremper l’orteil dans une eau propre, fuyant le fleuve Saint-Laurent devenue une soupe toxique.Le beau temps du «< Montréal swimming club » à l’île Ste-Hélène était rangé depuis longtemps dans l’armoire aux souvenirs.C’est pourtant cette même eau, puisée au Rapides de Lachine qui alimente le lac.Une technologie et un travail d’ingénierie extrêmement sophistiqué permettent de filtrer l’eau du fleuve de façon naturelle à l’aide de bassins de décantation et de filtres au sable avant de l’ache-Volr page 12: Plein soleil PHOTO JACQUES GRENIER Diane Goulet Elle se confine au niveau local pour l’instant.Les nouveaux leaders n’ont pas encore franchi la porte des groupes nationaux.Mais il y a partout des expériences nouvelles, comme le nouveau Conseil régional de l’Environnement de la Montérégie, où elle PHOTO JACQUES GRENIER Yves Corriveau fait ses classes.» Christian Simard comme Daniel Vanier sont assimilés à la relève dans leurs organisations respectives même s’ils ont dépassé la trentaine .Il faut dire que Christian succède Daniel Vanier à Harvey Mead, professeur de philosophie et président fondateur de l’UQCN qui, dans la cinquantaine, vient d’accéder au poste de sous-ministre ajoint au ministère québécois de l’Environnement où il a drainé Voir page 12: Les futurs 2 ¦ Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 Au Vermont et dans l’État de New York Mort de deux projets de loi limitant l’importation d’énergie du Québec Le Canada et les États-Unis négocieront un accord visant à limiter les pluies acides irice Girard de la Presse Canadienne WASHINGTON — Deux projets de loi imposant des restrictions à l’importation d’énergie du Québec aux États-Unis sont morts au feuilleton des législatures des États de New York et du Vermont.Tant à Albany, capitale de New York, qu’à Montpelier, celle du Vermont, la Chambre des représentants et le Sénat ont mis un terme, ces dernières semaines, aux travaux de leur session printanière sans que les législateurs ne soient appelés à approuver par vote les restrictions à l’achat d’énergie de l’étranger.Défendues par les environnemen-lalistes américains et les Cris de la baie James, ces démarches législatives visaient à restreindre les possibilités d’importation d’hydroélectricité québécoise en obligeant la tenue d’études exhaustives d’impact environnemental.À New York, c’était à la Chambre des représentants que M.William lloyt avait déposé son texte, appuyé par le président du comité sur la conservation d’énergie et l’environnement, M.Maurice Hinchey.Peine perdue.« Les travaux dans les législatures âont terminés.Le projet de loi n’a pas été adopté par aucune des deux Chambres.Rien n’a été fait », a indiqué en fin de semaine un porte-parole du New York Power Authority (NYPA), M.Jack Murphy.« Le même projet de loi pourrait être présenté de nouveau l’an prochain si les élus le désirent, mais pour l’instant il est bel et bien mort », ajoute le représentant de NYPA, qui n'a jamais donné son aval à la démarche entreprise à Albany.NYPA est le pendant newyorkais d’Hydro-Québec, délégué par l’État comme signataire des contrats d’achat d’énergie québécoise.Au Vermont, c’est au feuilleton du comité du Sénat sur les finances que le projet de la sénatrice Elizabeth Ready, farouche adversaire d’Hy-dro-Québec, s’est éteint lorsque les deux assemblées législatives ont terminé leurs travaux sans en prendre connaissance.« Le projet de loi S-250 n’a jamais quitté le comité.Vu que la législature ne reprendra ses travaux qu’en janvier 1991, il devient donc caduc.Pour être adopté par les deux chambres du Vermont, il devra de nouveau être présenté l’an prochain », a indiqué Mme Kathy Stankevitch, porte-parole du bureau de la gouver-neure Madeleine Kunin.Contrairement au Canada, les élus américains ont les coudées franches quand vient le temps de donner leur appui à des causes qui leur tiennent à coeur.Ils optent pour un bill privé.Ainsi, on en dénombre 3000 annuellement au Congrès des États-Unis à Washington.Considérées comme une menace, qui s’ajoutait à la mauvaise conjoncture de l’hiver dernier, les démarches entreprises aux législatures du Vermont et de New York avaient créé de la nervosité à la haute direction d’IIydro-Québec à Montréal.Dans un cas comme dans l’autre, les bills privés font partie de la campagne anti-baie James menée tambour battant aux États-Unis depuis plus d’un an par les Cris du Québec.À cet égard, la décision de la Commission des services publics du Vermont sur l’achat de 450 mégawatts d’énergie ferme du Québec sera révélatrice.Le décret exécutoire, a indiqué le président président de la Commission, M.Richard Cowart, est prêt, mais il ne sera publié qu’après l’annonce de la décision de la Commission d’énergie du Canada sur l’exportation d'hydroélectricité du Québec aux États-Unis.HOUSTON (AFP) — Le premier ministre Brian Mulroney et le président George Bush ont fait dimanche à Houston un grand pas vers l’élimination du principal sujet de friction entre le Canada et les États-Unis en annonçant qu’ils engageraient très prochainement des négociations pour un accord visant à limiter les pluies acides.Le chef de l’Agence américaine de la Protection de l’Environnement (EPA) William Reilly et le ministre canadien de l’environnement Robert de Cotret se rencontreront le 16 juillet à Ottawa pour des discussions préliminaires et des négociations formelles devraient débuter peu après, ont indiqué MM.Bush et Mulroney à l’issue d’un entretien bilatéral, à la veille du sommet de sept pays les plus industrialisés.M.Mulroney s’est déclaré « très heureux » de la décision américaine.« Cette journée, je pense, restera longtemps une date marquante dans l’histoire des relations entre nos deux pays dans ce domaine important et névralgique de la protection de l’environnement commun », a-t-il dit, soulignant le « changement significatif » de la position américaine.Les deux pays entendent réduire de 50 % d’ici à l’an 2000 les émissions de dioxide de soufre des usines du nord des États-Unis qui retombent sous forme de pluies acides des deux côtés de la frontière américano-canadienne, détruisant lacs et forêLs.Le gouvernement fédéral, qui fait pression depuis des années sur les États-Unis pour un traité bilatéral engageant le gouvernement américain à réduire les émissions polluantes, s’était jusque là heurté à l’hostilité de l’administration du président Ronald Reagan.M.Bush, qui se veut le « président de l’environnement », avait accepté en février 1989 d’engager des négociations une fois que le Congrès aurait adopté une nouvelle loi dite de « l’air pur », prévoyant notamment une réduction de 50 % des émissions de dioxide de soufre d’ici l’an 2000.Les deux chambres du Congrès ont adopté des textes similaires à celui proposé en juillet 1989 par M.Bush.Elles doivent maintenant se mettre d’accord sur un texte commun.« Nous avons fait de grands progrès et nous devons en être tous les deux satisfaits », a déclaré M.Bush, remerciant M.Mulroney et le Canada pour leur « patience et leur compréhension ».Il a cependant souligné qu’il restait « beaucoup à faire », et a « promis» que les Etats-Unis cooper raient.ïre- Un accord bilatéral entérinera formellement ce que les deux pays font pour limiter les émissions polluantes, confirmant les objectifs.Le Canada a son propre programme depuis 1985.Mais l’accord pourrait également déterminer un programme de vérification, d’échanges d’informations, des méthodes pour résoudre d’éventuels conflits, et établir une commission mixte chargée de superviser sa mise en application.On souligne, côté américain, que les deux pays négocieront un accord et non un traité, comme le Canada le voulait.Les responsables américains n’entendent pas recommencer le long processus de décision au Congrès pour un traité, qui devrait être ratifié par le Sénat.Mais on souligne également de source proche de l’administration américaine que M.Mulroney, grâce cette déclaration sur l’engagement prochain de négociations, peut se targuer d’une victoire significative en ces temps où « il est en sérieuse difficulté politique dans son pays».Légère hausse des plaintes contre les produits sans étiquette française QUÉBEC (PC) — Entre le 1er avril 1989 et le 31 mars 1990, la Commission de protection de la langue française a reçu 434 plaintes concernant des produits de consommation dépourvus d’étiquetage en français.De ce nombre, 324 plaintes touchant plus spécifiquement du matériel informatique, des aliments naturels et des produits vendus dans les animaleries, ont fait l’objet d’une ouverture de dossier.Il s’agit d’une légère augmentation par rapport à l’année précédente alors que l’organisme avait enregistré 425 plaintes.Au Québec, tout produit de consommation, vendu au détail, doit obligatoirement avoir des informations en français sur l’embal- lage et l’étiquetage.« Il est inacceptable qu’un consommateur n’ait pas les informations requises en français sur un produit.C’est une préoccupation majeure », souligne Ludmilla de Fougerolles, la présidente de la Commission de protection de la langue française, l’organisme chargé d’appliquer la loi à partir des plaintes qui lui sont acheminées.Mme de Fougerolles n’est cependant pas en mesure de déterminer de façon précise s’il y a ou non recrudescence de dérogations en matière d’étiquetage, les consommateurs étant en général peu enclins à déposer une plainte.Plusieurs de celles reçues au cours des derniers mois concernaient des produits vendus dans les animaleries, des aliments naturels ou des jouets.« Il n’y a pas de façon magique de tout corriger ; on ne peut pas être à la chasse de tous ces produits, c’est impossible, compte tenu des ressources dont nous disposons »,dit la présidente.La Commission de la protection de la langue française du Québec reçoit près de 3700 plaintes chaque année; en rapport avec tous les articles de la Charte de la langue française.Elle de dispose cependant pas de bureaux régionaux et n’a que dix commissaires-enquêteurs et dix inspecteurs à son service.SELON LA CANDIDATE DU NPD Les électeurs de Laurier/Ste-Marie en auraient d’abord contre Jean Chrétien e Boileau LA QUESTION nationale occupe bien une petite place dans l’actuelle campagne électorale de Laurier/Sainte-Marie, mais elle se manifeste surtout par un net rejet de Jean Chrétien, constate la candidate néo-démocrate Louise O’Neill.« Quand je me présente aux portes en disant que je suis candidate, on me répond tout de suite : ‘Pas libérale j'espère !' Les gens ne se gênent pas pour exprimer leur rancoeur à l’égard de Jean Chrétien.En fait, on me parle plus de M.Chrétien que véritablement du débat national.» De son côté, Mme O’Neill justifie sa propre position constitutionnelle en expliquant à ses électeurs qu’elle h’est pas une indépendantiste pure et dure mais qu’elle a conscience des Enjeux actuels.! « On ne peut garder le statu quo ou Retourner en arrière.La seule voie t’est aller vers l’avant.Le NPD retonnait depuis longtemps le droit à l’autodétermination du Québec et là-tlessus, comme sur bien d’autres (questions, il est le plus ouvert des jtrois partis.» i D’ailleurs, la candidate néo-dé-Imocrate ne voit aucun paradoxe de se lancer elle-même en campagne ¦tout en s’affichant nationaliste.[ « Ce n’est pas parce que j’ai des idées souverainistes que mon projet politique doit être la souveraineté du |Québec.Mon projet, c’est plutôt le plein-emploi, l’égalité économique pour les femmes, la lutte contre la pauvreté.Tant que le gouvernement jfédéral aura de l’influence sur ces sujets, ma candidature ne sera pas .contradictoire.» En conférence de presse hier, iMme O’Neill avait justement choisi de mettre l’accent sur ce qu’elle estime être les véritables préoccupations du comté : l’emploi d’abord, l’environnement ensuite.« Ça en surprendra probablement plusieurs, mais l’environnement préoccupe plus que la question nationale dans Laurier/Sainte-Marie.Même dans un comté urbain et pauvre comme celui-là, les gens parlent beaucoup de qualité de vie », dit-elle.En fait, Mme O’Neill estime que dans Laurier, emploi et environnement sont indissociables.« Avec un taux de chômage de 20 % dans le comté, il ne faudra pas que l’on demande à ces gens de se sacrifier pour le reste de la société.Vu leur milieu urbain, ils sont déjà très affectés par la pollution.Il ne faudrait pas en plus que la redéfinition de l’environnement se fasse à leurs dépens et que ces gens-là perdent leurs emplois.Nous devons penser à protéger le statut de ces travailleurs, notamment en apportant un soutien efficace au développement économique local grâce à la création d’un fonds spécial », précise-t-elle.La candidate néo-démocrate, qui était accompagnée du seul député québécois de son parti, M.Phil Ed-monston, a par la suite pris le chemin de la nouvelle plage qui s’ouvrait hier à l’île Notre-Dame, qui est comprise dans le vaste comté de Laurier/Sainte-Marie.« Il faut souligner cette excellente initiative du gouvernement municipal, a dit cette ancienne militante du RCM.L’effort reste toutefois symbolique puisqu’il ne s’agit que d’une très petite étendue d’eau.C’est maintenant la responsabilité du gouvernement fédéral de faire le reste en élargissant l’accès.» 'f À la défense d’un geste contesté PHOTO CP Profitant des messes dominicales, des paroissiens se sont rassemblés hier devant l'église Saint-Pierre-Claver, boulevard Saint-Joseph à Montréal, pour signifier leur appui à leur curé Robert Lambert.Au lendemain de la mort de Meech, celui-ci avait planté une pancarte clamant : « En marche ! Que Dieu bénisse le Québec libre ! ».Rappelé à l’ordre par l'archevêché, le curé Lambert remplaça le Québec par le mot « Lituanie ».Les paroissiens, eux, ont ressorti le slogan original et une pétition en faveur de l’initiative du curé souverainiste aurait même circulé, hier, après chacune des célébrations eucharistiques.1270 victimes d’actes criminels ont reçu 17 millions $ l’an dernier À peine 5 % des crimes contre la personne ont donné lieu à des compensations (PC) — Toujours méconnu du public, le service d’indemnisation des victimes d’actes criminels a pourtant versé 17.1 millions $ en prestations, l’an dernier, à plus d’un millier de victimes.Le service de l’IVAC est également intervenu de diverses façons auprès des victimes de la tuerie de l’École polytechnique.Le rapport annuel de la direction de l'indemnisation des victimes d'actes criminels, rattachée à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), vient d’être rendu public.On y apprend qu’en 1989, 2376 demandes ont été reçues à la direction de l’IVAC ou à l’un des 21 bureaux régionaux de la CSST.De ce nombre, 1638 requêtes ont pu être étudiées et plus des trois- quarts, soit 1270 demandes d’indemnisation, ont été acceptées.Le service est encore trop peu connu du public, selon sa directrice Rolande Couture.Pour saisir l’ampleur de cette méconnaissance, notons que le nombre de demandes d’indemnisation ne représente que 5 % des 46 717 crimes contre la personne qui ont été perpétrés en 1989 au Québec.Par ordre d’importance, les six crimes qui ont suscité le plus grand nombre de demandes acceptées sont: ¦ les agressions armées ou le fait d’avoir infligé des lésions corporelles (une demande sur quatre); ¦ le vol qualifié (une demande sur cinq); ¦ les voies de fait; ¦ l’agression sexuelle; ¦ le meurtre et les voies de fait graves.En tout, 217 victimes d’agressions sexuelles ont été indemnisées.Elles comptent pour 17 % des demandes acceptées.L’IVAC a aussi traité 97 dossiers de violence conjugale, aussi bien des cas d’agressions sexuelles que des voies de fait et des meurtres, tentatives de meurtre ou homicides involontaires (une seule et même catégorie).Les jeunes ont représenté près de 17 % de la clientèle de l’IVAC.Dans plus de la moitié des cas, ces jeunes avaient été agressés sexuellement au domicile familial.Des jeunes sont parfois responsables d’agressions.Le service de 1T-VAC a ainsi versé des prestations dans 15 cas d’agressions au couteau commises par des jeunes.Les personnes âgées ont représenté 5 % de la clientèle de l’IVAC.Dans les trois-quarts des cas, elles avaient été victimes de vol, agressées à coups de pieds et de poings.Reste que 22 % des demandes d’indemnisation formulées à l’IVAC ont été refusées l’an dernier.Les motifs de rejet sont principalement la « faute lourde » de la victime, puis l’absence de preuve d’un acte criminel.Le service de l’IVAC s’assure toujours que la victime n’a pas, par sa faute lourde, contribué à ses blessures ou à sa mort par certains comportements, comme celui de commettre elle-même un crime, par exemple.C’est de Montréal qu’émane le plus grand nombre de demandes, soit 1045 demandes ou 44%.Les régions de Longueuil et Québec suivent, avec respectivement 249 et 244 requêtes en indemnisation ou 10% chacune du total au Québec.Curieusement, Laval, qui a tout de même un important bassin de population, n’a formulé que 89 demandes ou 3,8% du total.La direction de 1TVAC a aussi été active après la tuerie à l’École polytechnique, le 6 décembre.L’IVAC a d’abord pris en charge les demandes d’indemnisation des étudiants blessés ou tués.Des indemnités ont effectivement été versées aux blessés, selon les besoins et les demandes reçues.Des indemnités de décès ont aussi été remises aux proches des personnes tuées.Un service d’aide à domicile, ainsi que des traitements psychologiques ont été offerts aux victimes.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LES SONT) Administration.(514) 844-3361 miVEPTS DlLnREDl \ Rédaction.(514) 842-9628 AÜonÀl6H30\ gHOO * Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514)842-9645 numéro sans frais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 332-3891 ou (514) 844-5738 Québec.(418)845-2080 Extérieur— Indfcatil 514.1-800-361-6059 Indicatif 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatil 613.t-800-361-5699 l + l Défense National nationale Defence AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE FARNHAM (QUÉBEC) Des exercices de tir aux armes portatives se poursuivront de tour et de nuit au Champ de tir de Farnham (Québec) |usqu'à nouvel ordre Ce champ de tir se trouve sur une propriété du MDN, située à l'intérieur du Camp militaire de Farnham.sur la rive gauche de la rivière Yamaska, é environ 2,8 km au nord-ouest de Farnham II est possible d'obtenir un plan détaillé du champ de tir en s'adressant au chel du Génie construction de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassez pas ces ob|ets et ne les gardez pas comme souvenirs Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre posession un obiet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires Il est Interdit a toute personne non autorités de pénétrer dent la zone cl-dettus.PAR ORDRE Sous-mmlstre Ministère de la Défense nationale OTTAWA CANADA 17630-77 Canada l+l Défense nationale National Defence AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE SAINT-BRUNO Jusqu’à avis contraire, il y aura des exercices de tir de |Our et de nuit au champ de tir de Saint-Bruno La zone de danger est circonscrite par les limites du camp de Saint-Bruno près de Saint-Basile-le-Grand (Québec), et sise dans la paroisse Sainte-Julie (cinquième concession) et la paroisse Saint-Bruno.Il est possible d'obtenir une description du champ de tir de Saint-Bruno en s'adressant au chel des opérations de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des aftiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un ob|ét que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires Il est kl tordit à toute personne non autorisée de pénétrer dans la zone ci-dessus.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA, CANADA 17630-77 Canada 1 Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 ¦ 3 L’art thérapie: l’importance de dessiner ce qui ne peut être dit Cauchon DANS UNE petite pièce de l’Institut Allan Memorial de l’Hôpital Royal Victoria, entre les plantes et les pots de crayons, s’empilent de 3000 à 4000 dessins.Images sombres ou images sereines, elles sont l’oeuvre de patients en conflit avec leur maladie.Patients dépressifs et psychiatrisés, mais aussi patients cancéreux ou en phase terminale, qui luttent contre la mort.Invité à se décrire, l’un d'entre eux entoure une masse de couleurs sombres d’un grand cercle rouge vif impossible à franchir.Ce cercle c’est le cancer qui l’emprisonne, qui l’encercle de tous bords sans échappatoire.À chaque semaine, le Dr Pierre Grégoire se penche sur ces dessins, tentant de dégager de nouveaux sens.Cette approche se nomme l’art thérapie.Un ensemble de techniques maintenant enseignées à l’université Concordia, et qui feront l’objet d’un congrès international à Montréal en septembre.« L’art thérapie aide les patients qui ne peuvent mettre en paroles leurs émotions, explique Pierre Grégoire.Nous sommes dans une civilisation de l’image, nous sommes envahis d’images et nous avons un vocabulaire d’images beaucoup plus grand que notre vocabulaire de mots.L’art thérapie apporte une nouvelle façon d’exprimer ce qu’on ressent ».La technique n’est pas nouvelle.Elle est née dans les années 40, s’est diffusée plus largement aux Etats-U nis à partir de la fin des années 60.Les thérapeutes se sont surtout intéressés aux patients souffrant de problèmes psychiatriques, mais ils se tournent maintenant vers des personnes souffrant de problèmes physiques.Pierre Grégoire est un des seuls à le faire en milieu hospitalier à Montréal.D’emblée, il s’inquiète : « il ne faut surtout pas dire qu’on guérit le cancer par le dessin, c’est faux ! La thérapie par l’art n’est pas un remède-miracle.C’est une approche nouvelle pour travailler sur soi ».On sait que ce genre de travail se fait aussi en musique; la musicothé-rapie s’enseigne d’ailleurs dans nos universités, quoiqu'on trouve peu de thérapeutes « artistiques » dans les réseaux institutionnels.Certains chercheurs avancent l’idée qu’un travail sur soi par l’image pourrait avoir des vertus curatives.Sujet délicat, à la frontière du charlatanisme.Sujet dont n’aime pas trop parler Joanne Kielo, présidente de l’Association des art-thérapeutes du Québec.« Il y a des gens qui pensent qu’on peut guérir la douleur par le travail sur l’image.Je ne peux pas me prononcer.Je vois plutôt mon travail comme un travail de prévention, de communication, d’intervention ».Car il existe une association de ces praticiens, qui compte 150 membres, dont 35 professionnels art-thérapeutes oeuvrant dans des cliniques, des écoles, en pratique privée.Les autres membres sont des psychologues, des psychanalystes, des travailleurs sociaux qui s’intéressent à cette approche.La technique permet aux patients d’exprimer ce qu’ils ressentent, de se libérer du stress, de mieux contrôler angoisse et douleur.En art thérapie, on utilise des images produites par les patients (et la « qualité artistique » importe peu), on utilise des collages d’images qui font réagir les patients.Cela peut sembler simple, mais cela demande au thérapeute à la fois une grande expérience clinique et une connaissance des mécanismes de la création artistique.« On peut utiliser l'image pour aider la personne à se détendre.Dans d’autres cas on exploiter l’image pour structurer, organiser la personne de façon différente » explique Pierre Grégoire.« L’art thérapie facilite l’expression de soi et la communication à travers la création artistique pour atténuer le stress émotionnel », ajoute Joanne Kielo.Cette nouvelle utilisation de l’image s’incrit dans un courant social général.Ainsi, on utilise l’imagerie mentale chez les athlètes pour faciliter certaines performances.Le travail sur l’image dans le monde de la publicité, lui, est bien connu : « l’image n’y est pas seulement expression, mais elle a un impact extrêmement puissant sur l’individu, conscient ou inconscient, ajoute le docteur Grégoire.Les spécialistes de la publicité savent bien que cet impact agit très fort sur le développement de certains comportements».Mais pour lui la nouveauté consiste à utiliser ce pouvoir de l’image dans un but thérapeutique.« L’image n’est pas là seulement comme mode d’expression, mais pour nous informer de ce que l’individu ressent.L’image a aussi un impact sur la personne.Il s’agit ensuite de faire un travail thérapeutique à partir de cette image.La parole est linéaire, unidimensionnelle, codée, trop logique.Avec l’art thérapie, on tente alors de rejoindre d’autres sensations.Avec les images, on se situe dans quelque chose de plus global que la parole.On peut être touché, on peut voir des choses au niveau subliminal.Avec l’image, l’individu va pouvoir rêver, travailler des problèmes, sans blocage».Joanne Kielo, elle, travaille dans un contexte différent : pour la Commission des écoles protestantes de Montréal, elle a préparé un programme d’intervention auprès d’un millier d’enfants, avec lesquels elle commente des images qui permettent aux jeunes de mieux exprimer leurs problèmes familiaux.f à ¥ 1 La CSN relie la poursuite contre Marine à l’après-Meech PHOTO JACQUES NADEAU Pierre Grégoire fait dessiner des patients afin d'explorer avec eux leurs émotions et leur douleur.La facture de l’incendie de pneus à Saint-Amable dépasse le million Le propriétaire est insolvable et Québec devra payer EN BREF.Six bergers enfants morts de froid LIMA (AFP) — Au moins six bergers, tous des enfants âgés de 11 et 12 ans, sont morts de froid dans la région andine de Accascca (180 km au sud-ouest de Cusco), touchée par d’intenses chutes de neige, a annoncé dimanche la police péruvienne.Les corps des six enfants ont été retrouvés samedi par des membres de leurs familles à quelque 4000 mètres d’altitude, après huit heures de recherches, a précisé la police de Yanaoca, capitale de la province de Canas.Depuis plusieurs semaines, cette région des Andes connaît d’intenses chutes de neige et des températures nettement plus froides que la normale.Vacances de rêve pour 100 jeunes de Tchernobyl KLOTEN, Suisse (AFP) — Cent enfants de Tchernobyl sont arrivés samedi à Kloten à l’invitation du mouvement scout de Suisse pour un séjour d’un mois dans des camps de vacances et auprès de familles d’accueil suisses.Le groupe est composé de 62 filles et de 38 garçons âgés de 13 à 15 ans, tous Orphelins et ayant subi des radiations produites lors de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.Les enfants passeront deux semaines dans des camps de vacances répartis dans toute la Suisse, une semaine dans des familles d’accueil et la dernière semaine dans la station de Grindelwald.Leur séjour est financé par les autorités soviétiques, la fondation Pro Victimis et par des dons de particuliers.I Venne de la Presse Canadienne QUÉBEC — La municipalité de Saint-Amable enverra à Québec une facture totale de près de 700 000 $ pour couvrir les frais encourus lors de l’incendie de pneus usagés survenu sur son territoire le 16 mai dernier.Cette somme représente l’ensemble des dépenses reliées directement à l’extinction du brasier qui a tenu en haleine quelque 1000 pompiers, ouvriers et bénévoles durant 79 heures entre le 16 et le 19 mai dernier et entraîné l’évacuation de 65 personnes.Le bilan financier total du désastre écologique sera cependant beaucoup plus lourd.Et tout porte à croire que ce sont les contribuables qui devront l’assumer entièrement.La facture de 700 000 $ comprend le salaire des pompiers de Saint-Amable et de ceux des municipalités voisines de Beloeil, Boucherville et Varennes, venus prêter main forte au plus fort de l’incendie.Elle couvre également le coût d’achat du sable et de location des béliers mécaniques utilisés pour combattre les flammes, a indiqué vendredi l’adjointe au trésorier de la ville Mme Pauline Nault.L’état de ces dépenses sera transmis dans les jours qui viennent au ministère de la Sécurité publique.Le 18 mai, le ministre de l’Environnement Pierre Paradis avait promis au maire Jacques Doyon que Québec paierait la note.Jusqu’à maintenant, par ailleurs, l’incendie a coûté au ministère de l’Environnement à lui seul près d’un demi-million de dollars pour le pompage, par la firme Sanivan, des 2,8 millions de litres d’eau contaminée et d’huile écoulée dans le sol sous l’amas de caoutchouc.Et ce n’est pas fini.Une étude hydrogéologique vient également d’être complétée au coût de 10 000 $, a-t-on indiqué au cabinet du ministre Paradis.Des frais reliés aux analyses en laboratoire des échantillons de sol et d’air prélevés au moment du sinistre et par la suite devront encore être compilés, de même que les coûts de l’étude de caractérisation qui doit débuter la semaine prochaine.Cette étude a pour but d’établir quels types de contaminants sont demeurés dans l’environnement, de déterminer comment éliminer de façon sécuritaire les tonnes de sable utilisé et de trouver quoi faire des pneus qui restent.Les solutions proposées engendreront à leur tour des coûts qui viendront encore gonfler la facture refilée enfin aux contribuables.La porte-parole du minstre de l’Environnement, Mme Danielle Paré, devait en effet reconnaître vendredi qu’en dépit de l’adoption en juin du projet de loi établissant le principe du pollueur-payeur, Québec devra passer seul à la caisse.Celui qui a accumulé depuis 20 ans plus de trois millions de pneus sur ce qui est devenu le plus important dépotoir du genre au Québec, M.Jean-Paul Mireault, a beau être tenu responsable des dégâts par le ministre Paradis, sa situation financière le rend insolvable.Le gouvernement serait incapable de lui soutirer un sou, dit-on.D’autre part, l’évacuation volontaire des sinistrés, suggérée au soir du 18 mai aux résidents de deux rues de Saint-Amable, coûtera au gouver nement moins de 5000 $.Seules 19 familles, regroupant 65 personnes au total, se sont prévalues du programme d’aide adopté par le conseil des ministres le 23 mai.En vertu de ce programme, les personnes évacuées peuvent réclamer 16,10 $ pour l’hébergement et 32,85 $ pour les repas pour chaque jour ou partie de jour passé hors du foyer, à condition que leurs assurances ne couvrent pas ce préjudice.Quatre petits producteurs maraîchers de la région ont par ailleurs réclamé un dédommagement au ministère de l’Agriculture pour des sommes minimes que l’on n’était pas en mesure de quantifier au cabinet du ministre Michel Pagé.Boileau 1.A POU RSUITE de 1,5 milliard $ intentée contre Marine Industrie par la société Saint John Shipbuilding n’est que de la poudre aux yeux lancée dans la confusion de l’après-Meech, estime le président de la CSN Gérald Larose.« La poursuite elle-même n’a pas grand fondement, dit M.Larose.Mais politiquement, Saint-John a attendu la meilleure conjoncture pour frapper un grand coup et tirer des dividendes de l’échec de Meech.» La compagnie du Nouveau-Brunswick doit livrer 12 frégates au gouvernement fédéral d’ici 1996, dont trois sont fabriqués par le Groupe Marine Industrie (MIL) pour une somme de 389 millions $.Or, du côté québécois, la livraison n’aura pas lieu à temps.La première frégate, prévue pour cette année, ne sera prête qu'à la fin 1992 en raison de problèmes de production.La Saint-John accuse MIL de ce retard et lui réclame maintenant plus d’un milliard de dollars en compensation.Du côté québécois, on estimait plutôt vendredi que la compagnie cherche ainsi à se débarasser de son seul concurrent dans le dossier des frégates, une analyse patronale que M Larose partage.« C’est quand même un peu gros de poursuivre pour un tel montant alors que le contrat impliqué n’est que de 400 millions $ et que la Saint-John elle-même n’a pas encore livré le prototype demandé (prévu à l’origine pour 1987).Et puis, les délais, ce sont eux qui les entraînent en multipliant les modifications au rythme de 150 par semaine.« En fait, la compagnie essaie plutôt de nous doubler par la droite pour compromettre les négociations en cours avec le fédéral.» La CSN s'était associée en janvier dernier avec le groupe MIL pour exiger du gouvernement fédéral de revoir de fond en comble cette industrie qui ne vit plus qu’à coups de contrats fédéraux que les chantiers du pays s’arrachent.Dans cet esprit de survie, MIL a présenté à la fin mai au gouvernement fédéral, avec l’appui du ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, M.Gérald Tremblay, un plan de restructuration de 300 pages.C’est ce processus de discussions que, selon MIL et la CSN, la poursuite de Saint-John cherche à entraver.Face à une telle attitude, M.Larose réclame maintenant, au nom des 3500 syndiqués à l’oeuvre sur les chantiers de Tracy et de Lauzon, une intervention rapide du ministre fédéral responsable du dossier, M.Benoît Bouchard.Il semblerait toutefois qu'Ottawa ait des réticences à l’idée de revoir les contrats accordés sur la base des coûts réels des frégates.Dans ce contexte, les pressions de la Saint-John de retirer le contrat donné à la MIL peuvent trouver appui au gouvernement.« Pour nous, il est clair que dans ce dossier, ‘le jupon déliasse’ mais il n’y a pas oue des politiciens sensibles aux intérêts du Québec à Ottawa », conclut M.Larose.xéàz.R E S U L T A T S Provincial Tirage du 90-07-06 NUMEROS 1354163 354163 54163 4163 163 63 LOTS 1 OOO 000 $ 10 OOO $ OOO $ 100 $ 25 $ 10 $ 1 Le billet donne droit à cinq tirages consécutifs mi NUMÉROS 409606 09606 9606 606 0 6 40960| 4 0 9 6 H 409HB Tirage du 90-07-06 LOTS 50 OOO $ 5 000 S 250 $ 25 $ 5 $ OOO $ 100 $ 10 s LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 059 841 787 841 887 632 Tirages du 90-07-02 au 90-07-07 3567 3684 7206 4347 9019 6000 Tirage du 90-07-07 11 14 15 25 38 42 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi No complémentaire No complémentaire 45 2 8 11 19 36 39 10 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 1 289 15 197 297 716 LOTS 4 015 092,10$ 893 614,50 $ 2 364,50 $ 86,40 $ 10$ VENTES TOTALES: 18 297 147,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 10 000 000,00$ PROCHAIN TIRAGE: 90-07-11 SELECT 0 Tirage du 90-07-07 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 2 3 59 2 943 45 518 LOTS 714 919,00$ 15 787,30$ 535,10$ 48,20 S 5,00$ MISE-TOT 13 21 28 31 GAGNANTS LOT 177 282,50$ VENTES TOTALES: 1 674 652,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 500 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 90-07-14 Tirage du Vous pouvez Lyird U 90-07-07 jouer jusqu'à 20 h les soirs de tirage NUMÉROS LOTS 546497 100 000 S 4 64 9 7 1 000 s 6497 250 S 497 50 S 9 7 10 S 7 2 S Tirage du 90-07-06 L JL 13 13 15 18 21 31 37 39 44 47 48 57 58 60 62 64 69 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Vous pouvez miser jusqu'à 21 h les soirs de tirage Prochain tirage: 90-07-09 _ \ ________________________________________________________________________________________________________: ’Marques de commerce PLAYEH'S L T F F Tennis Canada 4 ¦ Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Jaruzelski est prêt à céder sa place Le général polonais sur la voie d’une « François Brousseau envoyé spécial VARSOVIE — Le général Woj-ciech Jaruzelski est prêt à quitter la présidence de la Pologne dans de brefs délais.À son bureau de Varsovie, on reconnaît désormais ouvertement que le mandat de cinq ans pour lequel il a été élu, il y a tout juste un an, par la Diète polonaise issue des élections semi-libres de juin 1989, ne sera jamais rempli.« Le problème actuel de la Pologne ne réside pas dans l’identité, bonne ou mauvaise, du président.Le problème réside dans la mise sur pied d’institutions politiques stables, et l’application d'un programme crédible de redressement economique.Mais le général Jaruzelski est prêt, si le bien de la nation le demande, à quitter son poste avant la fin de son mandat », a déclaré au DEVOIR M.Wlodzimierz Lozinski, attaché de presse de la présidence polonaise.M.Lozinski, en confiant ces observations, ne fait que prendre en compte et confirmer ce qui se répète un peu partout à Varsovie, dans la rue et dans les couloirs gouvernementaux : « Jaruzelski doit partir.» Mais cette revendication, avan cée à haute voix par un Lech Walesa aux ambitions nouvelles et controversées, n’est généralement pas proclamée sur un ton agressif par le citoyen ordinaire.Jaruzelski, qui se montre aujourd’hui d’une discrétion à peu près totale sur la scène politique polonaise, apparaît à la majorité comme un aimable anachronisme, plus que comme le grimaçant souvenir d’un passé communiste encore récent.Un sondage publié en juin à Varsovie lui donnait quelque 16 % d’appuis, à d’éventuelles élections présidentielles auxquelles il ne se pré- Lech Walesa sentera peut-être jamais.Les dernières rumeurs à Varsovie parlent d’élections générales anticipées — présidentielles et législatives — pour le printemps, voire peut-être même pour l’automne.Des scénarios circulent, prévoyant dans certains cas une présidence intérimaire de Walesa ou du premier ministre Tadeusz Mazowiecki.C’est un secret de polichinelle, à Varsovie, que Jaruzelski abandonnerait volontiers la présidence à n’importe qui, sauf à Lech Walesa.Seize pour cent, c’est un score curieusement équivalent, dans les sondages, à celui de l’homme de Gdansk : les deux frères ennemis de la politique polonaise traînent en effet lourdement la patte derrière Mazowiecki, lequel ferait, dans l’état actuel de l’opinion, un bon président pour .10 % des Polonais.Mais M.Lozinski pense qu’au terme d'une bonne campagne électorale, l’ouvrier superstar « remporterait probablement la victoire contre n’importe qui ».U ne éventualité qui n’est pas sans « faire peur » au porte-parole de Wojcieeh semi-réhabilitation » devant l’Histoire Wojcieeh Jaruzelski Tadeusz Mazowiecki Jaruzelski.« Walesa, dit-il, n’a pas les qualifications ni l’étoffe d’un président », et son accession à la magistrature suprême « pourrait occasionner une dangereuse dérive populiste», dont la Pologne a connu des exemples dans le passé.Fait à souligner, cette opinion d’un officiel du bureau du général Jaruzelski est aussi celle de nombreux représentants de l’intelligentsia polonaise.Une convergence surprenante que M.Lozinski commente en faisant observer que les rapports personnels entre le président et les ex-dissidents qu’il jeta en prison il y a neuf ans « sont cordiaux, et même excellents».Le porte-parole ajoute qu’il y a aujourd’hui « convergence », entre le général et les ex-dissidents, sur le besoin de « démocratiser complètement » les rapports politiques en Pologne.Seule tache — mais elle est de taille — au dossier d’un président sur le point de s’éclipser discrètement de la scène politique : le jugement de l’Histoire sur le 19 décembre 1981, date du fameux coup de force contre Solidarité.Le bureau du général y tient mordicus : « Le général a pris seul cette décision, dans une optique patriotique.» Et M.Lozinski de dire quelle aurait été l’alternative, si Jaruzelski n’avait pas agi comme il l’a fait : « L’intervention soviétique était imminente, c’est un fait aujourd’hui reconnu par les historiens.Le contexte international était alors complètement différent de ce qu’il est devenu après 1985 », année de l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev.L’hypothèse selon laquelle le 13 décembre aura finalement empêché l’intervention soviétique restera toujours une inconnue de l’Histoire.Les Polonais, même s’ils ne porteront jamais dans leur coeur l’auteur de ce coup de force, ne peuvent l’écarter complètement.« Jaruzelski connaîtra probablement une sorte de semi-réhabilitation devant l’Histoire », commente M.Jozef Kwaterko, un professeur de littérature à l’Université de Varsovie.Il reprend en cela l’opinion de nombreux Polonais qui, sans lui avoir vraiment pardonné, n’en veulent plus à mort à l’énigmatique général aux lunettes noires.Le nouveau système ressemble à l’ancien, dit Walesa VARSOVIE ( Reuter) — La fragile démocratie qui a remplacé le communisme en Pologne est toujours en danger et « un seul souffle pourrait l’emporter », a déclaré hier Lech Walesa.Il a ajouté que le nouveau système politique commençait à ressembler de plus en plus à l’ancien.Walesa et le premier ministre polonais Tadeusz Mazowiecki avaient auparavant annoncé qu’ils avaient convenu d« 'oeuvrer ensemble pour la Pologne».Mais, dans l’entourage des deux hommes, les interprétations divergeaient sur leur réunion secrète, pendant quatre heures samedi dans un couvent de la banlieue de Varsovie.Certains ont déclaré que le climat des entretiens avait été bon, mais d'autres ont estimé qu’il ne s’agissait que d'une réconciliation de façade.Walesa, qui s’exprimait dans les chantiers navals de Gdansk où Solidarité a vu le jour en 1980, a dé- claré à des parlementaires et des syndicalistes que le nouveau système politique polonais ressemblait trop à l’ancien.« Hier (samedi), au cours de mon entretien avec le premier ministre, nous nous sommes dits ouvertement que le système est comme il est parce que nous n’avons jamais discuté de ce qui se passerait après le communisme, de ce qui se mettrait en place en suite », a-t-il dit.« Le nouveau système que nous avons créé ressemble de plus en plus à l’ancien système.C’est comme cela que la société le perçoit », a-t-il ajouté.Pendant dix ans au sein de Solidarité, Walesa et Mazowiecki ont travaillé en étroite collaboration pour organiser l’opposition anticommuniste.La querelle entre les deux a éclaté récemment, à la veille du premier anniversaire de la mise sur pied du premier gouvernement non-communiste à l’Est.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d'emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 A vis i -j Propriétés à vendre MAISON DE PRESTIGE (avec bachelor 4Vi) Située au 365 Bout l’Assomption à Repentigny Terrain 120 X 285 pi ca bordant la rivière l’Assomption Carré de maison 42 X 48 pi, plancher, tapis et céramique Système d'alarme incorporé, thermo-pompe, humidificateur central, échangeur d'air, air climatisé central, aspirateur central, deux (2) entrées de 200 ampères, chambre froide, salon avec plafon cathédrale, salle à dîner avec sortie verrière à aire ouverte, cuisine moderne, salle de lavage.3 c.c.bureau avec sortie extérieure privée, salle de bains avec douche, bain tourbillon thérapeuthique et lampe solaire Garage double à 2 étages avec système d'alarme (situé à part de la maison), piscine clôturée, cabanon, gazon, asphalte Hyp 135 000 00$ à 10 50% Taxes: 3 200.00$ Prix ferme 395 000 00$ (évaluation scientifique à 386 000 00$) Directement du propriétaire Visite sur rendez-vous 8.V.P.pat d’agent Information : H.Chrlatfn (514) 854-1571.10-07-90 E ALAV s/bait vaiss 6354 Propriétés à louer AL bungalow 4 c c .s/sol fini, 2 is, loyer Franklin, piscine, lave-grande cour, remise 875 $ 387- M Condos à louer A LOUER condo Vieux-Montréal, 2 chambres a coucher, grande s/sé|Our, balcon sur cour intérieure, climatisation, loyer, poêle, trrgo, laveuse/sécheuse, stationnement intérieur, piscine, sauna, bain tourbillon, 950$ Pierre.768-2789 987-9711 FACE cc ,p tés.8 soir ILE PATON luxueux condo.2 iseme, garage, toutes commodi-50S/m 284-0030 jour.688-6767 B A Pfll 1 200 pisci Pour Condos à vendre X D'AUBAINE Cours Mont-Royal, pi ca , garage, électroménagers, ie, salon privé, lerasse, etc ésidant.9374600 EDOUARD-MONTPETIT 3ft - 4ft, électriques, rénovés 4955950, 731-6989 M Chalets à vendre A ST-SAUVEUR au Lac Des Bec-Scie», sur le bord du lac, luxueux, 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sur le Plateau.4'h.pour 1 an R-d-c.cour.5 mm métro.Références 700$/mois 527-5091 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 Hîfl] App, et log, à louer~ CENTRE-VILLE 4% (2) Près Notre-Dame et de la Montagne.440 J.5ft, 460 S, 3ft.400 S non-chautté Stationnement à l'arrière, service de conciergerie 931-8787 — 939-3626 OUTREMONT aveWillowdale.Bas de duplex (1 200$) 7V5 pièces, chauffé, boiseries, s./s.et garage.342-9429 répondeur OUTREMONT Beau grand 4ft, chauffé, 1er étage, poêle 570 $ 1257 Bernard Ouest 272-7000.OUTREMONT: Royal York Grand 5ft i chaulté, équipé, loyer naturel, ascenseur, vue magnifique I 050 $ 272-4102 - 271-1317 PLATEAU, MARQUETTE, grand 6ft, chautf élect, cour, près Parc lalon- ! tame, 730$/mois, (514) 228-3274 — ST-CONSTANT 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les anciens magasins d’Etat, qui ven-, daient leurs produits à des prix fixés par le gouvernement, tirent aujour-' d’hui profit de leur clientèle captive.« On doit acheter ce qu’ils vendent où venir ici », a-t-elle confié après avoir' fait ses emplettes dans un supermar-' ché local.Pour Andries Kurjo, économiste de Berlin-Ouest et grand spécialiste^ de l’économie est-allemande, les cori-; sommateurs de l’actuelle RDA vont devoir se rebeller pour faire baisser les prix.« Ils doivent acheter leur pain à un prix quatre fois supérieur alors que les mêmes produits sont meilleur marché dans les commerces ouest-allemands.» Le premier ministre est-allemand, Lothar de Maiziere, a lui-même dénoncé cette nambée la semaine der-' nière et plusieurs responsables du gouvernement de Berlin-Est ont demandé aux consommateurs de leur faire part de tout abus en matière de prix.Le Parlement est-allemand a pour sa part adopté vendredi une nouvelle législation destinée à supprimer les deux plus grands magasins d’alimentation, HO et Konsum, qui exercent un monopole de fait sur le commerce alimentaire en RDA.Cette loi devrait permettre la cession des points; de vente à des commerçants individuels.Nouvelle étape dans la libéralisation de l’économie est-allemande, la reprise de ces magasins ne se fera toutefois pas toute seule.« Qui peut s’offrir et qui sait diriger de tels établissements en RDA ?» s’interroge M.Kurjo.La question reste posée.Les étudiants bulgares réclament d’autres têtes SOFIA (Reuter) — Des responsables d’organisations d’étudiants ont réclamé hier le départ d’autres responsables du Parti socialiste bulgare (PSB) au pouvoir.Des manifestations populaires ont déjà contraint à la démission le président Petar Mladenov, qui avait succédé à l’ancien numéro un bulgare Todor Jivkov en novembre.Il a abandonné sa fonction vendredi après avoir été impliqué dans la répression par l’armée d’une manifestation anti-communiste en décembre.Les responsables étudiants ont réclamé notamment les démissions du premier ministre Andrei Loukanov, du ministre de la Défense Dobri Djourov et du ministre de l’Intérieur Atanas Semerdjiev.Ils avaient auparavant lancé un mort d’ordre d’évacuation des batiments universitaires occupés depuis 27 jours, en estimant que leur revendication principale avait été satisfaite.Mais des intellectuels, qui campent sur le trottoir devant le siège de la présidence bulgare, ont décidé de poursuivre leur mouvement jusqu’à l’annonce de la date d’un procès public de Jivkov et la publication détaillée des avoirs des dirigeants socialistes.Le journal Douma, l’organe des socialistes, écrivait hier en évoquant le parti : « La principale faiblesse du Parti socialiste bulgare est son absence d’actions concrètes.» « Le parti compte trois millions d’électeurs qui le soutiennent.C’est un grand pouvoir qui pourrait être mis à profit dans la vie politique », a-t-il ajouté.Douma a lancé un appel à la « une » aux électeurs socialistes pour qu’ils organisent des rassemblements et des pétitions dans tout le pays en faveur de la démocratie.« Il est temps de sauver le parti, pas les personnalités », a-t-il conclu.Le chef du parti, Alexandre Lilov, a proposé samedi de démissionner lors d’une réunion d’urgence du Conseil suprême du parti.Mais le conseil lut a renouvelé sa confiance et lui a demandé de rester à son poste, selon Douma.Faisant allusion aux pressions de l’opposition qui ont contraint Mlà-denov à la démission, Lilov a déclaré que c’était une « tentative par l’opposition destinée à prendre le pouvoir par des moyens autres que parlementaires ».« C’est pourquoi le Conseil su prême doit prendre une série d’initia tives politiques», a-t-il estimé.La Roumanie reconnaît son problème d’image BUCAREST (AFP) — Seule « une thérapie de choc » peut corriger l’image extérieure de la Roumanie, a estimé hier, dans une entrevue à la télévision roumaine, le chef de la diplomatie roumaine, M.Adrian Nas-tase.Le ministre, qui a reconnu que l’image du pays s’était détériorée, a prôné notamment, pour y remédier, une « ouverture maximale et l’acceptation de toute forme de dialogue dans la limite des intérêts nationaux ».Nous voulons transmettre le message d’une société roumaine qui veut suivre la voie de la démocratie, qui est toujours perfectible, a déclaré M.Nastase.« Il est très important de s’intégrer au sytème européen pour mieux parachever le système démocratique interne » et la politique intérieure doit être crédible tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur », a-t il ajouté.Interrogé sur la contribution de l’opposition à la politique étrangère de la Roumanie, Adrian Nastase a notamment affirmé son intention d’avoir rapidement des consultations avec les partis d’opposition pour aboutir autant que possible à l’expression d’une politique étrangère qui tienne compte des points de vue de toutes les tendances politiques;.Monument juif en Hongrie BUDAPEST (AFP) - Un monu- ment à la mémoire des 600 000 J uifs hongrois tués pendant la Seconde Guerre mondiale a été inauguré hier dans le centre de Budapest, au cours d’une cérémonie à laquelle assistaient le président de la République hongroise par interim, M.Arpad Goncz, le premier ministre hongrois, M.Josef Antall, le président du Congrès juif mondial, M.Edgar Bronfman et le ministre israélien de l’éducation et de la culture.La premier ministre hongrois, M.Josef Antall, a déclaré lors de la cé- rémonie que son gouvernement se sentait responsable du destin de la communauté juive hongroise et se reconnaissait le devoir de la protéger.Le gouvernement hongrois ne cherche pas à faire obstacle à ceux qui veulent aller vivre en Israël, a-t-il ajouté, mais souhaite assurer aux Juifs de Hongrie le droit à l’égalité et à une vie calme et sans craintes.La communauté juive de Hongrie comptait 800 000 personnes à la veille de la Seconde Guerre mondiale.Deux cent mille ont survécu au génocide nazi. L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 U 5 La sortie des 5000 réfugiés albanais paraît acquise Une timide tendance réformiste semble s’être imposée sous la gouverne du premier secrétaire Ramiz Alia Des images de Tirana (ici, devant l'ambassade de RFA) ont été diffusées hier par la télévision française.PHOTO AP PARIS (AFP) — Quatre à cinq mille Albanais réfugiés dans les ambassades européennes de Tirana attendaient toujours, hier, dans des conditions très difficiles, un départ vers l’étranger désormais accepté par les autorités albanaises, mais dont les modalités ont été durant tout le week-end au centre d’intenses tractations diplomatiques.Les réfugiés ont commencé à remplir les premières formalités — formulaires à remplir et photos d’identité à prendre — pour l’obtention de passeports.Entamées samedi à l’ambassade de France et hier dans les autres ambassades, ces formalités devraient se poursuivre aujourd’hui.Selon les diplomates de l’ambassade de France à Tirana, qui abrite près de 550 réfugiés, le flot massif de population qui a submergé les missions étrangères à la fin de la semaine semblait pratiquement tari dimanche, la police et l’armée ayant bouclé le quartier des ambassades.Les derniers chiffres établis dimanche faisaient état de près de 3000 personnes réfugiées à l’ambassade de RFA et d’un millier dans celle d’Italie, une dizaine d’autres missions diplomatiques abritant encore quelques centaines de candidats au départ.Les autorités albanaises refusaient toujours hier l’envoi d’une aide humanitaire pour les réfugiés, bloquant notamment un chargement de lait en poudre arrivé à bord d’un cargo italien dans le port de Durazzo.Devant le refus catégorique des réfugiés de quitter les ambassades, le gouvernement albanais a finalement accepté samedi soir que la remise des passeports aux candidats au départ se fasse par l’intermédiaire des diplomates étrangers, mais de difficiles ! tâtions continuaient hier sur les garanties devant accompagner l’opération d’évacua- tion.Cette crise, sans précédent dans le dernier pays d’Europe resté jusqu’alors à l’écart du vent de liberté qui a renversé depuis un an la plupart des régimes communistes du continent, semble s’être accompagnée d’une certaine agitation dans le pays.Des sources concordantes ont notamment fait état de rumeurs sur des troubles qui auraient eu lieu du- rant la semaine dans les villes de Sh koder (nord-ouest du pays) et Ka-vaja (sud-ouest).Cette crise semble également à l’origine du limogeage durant le week-end des ministres de l’Intérieur et de la Défense albanais, qui passaient pour des tenants d’une ligne dure.Parlant samedi devant le plenum du Comité central qui a procédé au remaniement du pouvoir albanais, le premier secrétaire Ramiz Alia a largement développé ses thèses économiques, même s’il n’a pas apporté d’élément nouveau par rapport à ce qui avait été décide en janvier dernier lois d’un précédent plenum.Il a précisé que les mesures de libéralisation seraient mises en oeuvre dès l’année prochaine et a annoncé pour fin septembre une augmentation de 10 ii 20 pour cent des salaires les plus bas.L’accent mis sur cette volonté d’ouverture économique, en pleine crise des réfugiés, pourrait signifier que M.Alia cherche à gagner du temps et à prévenir une éventuelle explosion de mécontentement populaire.Le 2 juillet, la répression contre des centaines d’Albanais qui cherchaient à se réfugier dans les ambassades occidentales de Tirana, avait en effet fait craindre une évolution en ce sens dans le dernier pays stalinien d’Europe.En limogeant une semaine plus tard les patrons des ministères de l’intérieur et de la défense, Simon Stéfani et Prokop Murra, le chef du PC albanais s’est sans doute assuré une plus grande marge de manoeuvre pour parer aux résistances opposées par les fidèles de Mme Nexh mie lloxha aux réformes envisagées.Le chef de la redoutable police politique, la Sigurimi, Simon Stéfani, passe pour un « disciple d’Enver lloxha», farouchement hostile à l’impérialisme, au néo-révisionnisme et à « l’ennemi intérieur et exté rieur ».Sa nomination à la tête d’une commission de contrôle donne toutefois il penser que la veuve d’Enver lloxha, ! Nexhmi, décrite comme farouchement conservatrice, conserve encore un certain ascendant.Selon certains analystes il Belgrade, le remaniement ministériel ne devrait toutefois pas accélérer le 1 processus de démocratisation engagé par Ramiz Alia.Pour certains, Ramiz Alia tient en effet la situation en main et que le régime de Tirana pourrait encore durer malgré la crise des réfugiés et son possible dénouement.La plupart des analystes excluent! une évolution il la roumaine en Al-j banie, rappelant une récente décla ration du sociologue albanais llamit Beqja au quotidien Zeri i Popullit, dans laquelle celui-ci soulignait la! docilité de la grande majorité des Al- J Initiais et leur ignorance des droitsi qui leur reviennent.(.’es analystes doutent par consé-| quent de la spontanéité du mouve-i ment des réfugiés vers les ambus-' sades à Tirana.Pour les uns, la ruée; aurait pu être inspirée par les foreesi conservatrices afin d’entraver lej processus de démocratisation qui risquerait de les priver de leurs pri-J vilèges.Selon d’autres, la crise des réfu-; giés aurait pu être provoquée par les, réformateurs, impatients de traduire dans les actes leurs idées nouvelles.Pinochet aurait voulu «exterminer» ses opposants SANTIAGO (AFP) — Le régime militaire du général Augusto Pinochet a planifié « l’extermination » de ses opposants, a affirmé hier l’hebdomadaire communiste El Siglo, qui publie à l’appui de son affirmation des fac-similés de décisions « secrètes » de la Junte militaire au pouvoir jusqu’en mars dernier.Les fac-similés et les citations de documents présentés par l’hebdomadaire et adoptés, selon lui, lors des sessions de la Junte militaire ou du gouvernement que présidait Pinochet, font notamment état d’une « opération de nettoyage » dirigée par le général chilien dans le sud du pays, en octobre 1973.ils évoquent également les procès et exécutions de partisans du gouvernement de Salvador Allende, renversé par les militaires en septembre de la même année., Ils mentionnent par ailleurs les contacts établis, fin 1973, entre le gouvernement militaire chilien et les Etats-Unis.Ces documents, portant sur les deux premières années du régime militaire, auquel a succédé un gouvernement civil le 11 mars dernier, « démontrent la froide planification de l’extermination de Chiliens par les hauts dirigeants de la dictature et leurs subalternes », souligne El Siglo.I r Une grève par jour au Kosovo BELGRADE (AFP) - Les syndicats indépendants de la province yougoslave du Kosovo (est), appuyés par l’opposition, ont invité hier la population albanaise de souche à observer du 9 au 14 juillet une grève générale quotidienne d’une heure, a indiqué l’agence Tanjug.Au cours d’une conférence de presse, interrompue par la police, le Forum démocratique (opposition réunie), a annoncé que les Albanais du Kosovo opposeraient une résistance passive en réponse à la dissolution du parlement et du gouvernement locaux, décidée le 5 juillet par la Serbie, la république de tutelle de la province.Cett mesure faisait suite à la déclaration d’indépendance du Kosovo par les députés albanais, trois jours auparavant.Le Forum démocratique a invité les parlementaires albanais à continuer à siéger et demandé aux organisations internationales de prendre des mesures pour « soutenir la résistance passive et éviter une escalade de violence» au Kosovo.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondé en 1892 55 St-Jacques Montréal.Québec Canada, H2Y 3X2 Télex: 05*268656 Fax: 15141845*7874 Tél : 15141 987-6242 Agents de brevets d’invention et de marques de commerce Gare au «communisme primitif», lance Gorbatchev aux mineurs Le leader soviétique les adjure de renoncer à la grève MOSCOU (Reuter) — Le président Mikhaïl Gorbatchev a pressé hier les mineurs soviétiques de renoncer à la grève qu’ils prévoient observer mercredi, et a qualifié leurs méthodes d’« inacceptables ».Gorbatchev, que la télévision a montré en conversation animée avec des ouvriers participant au 28e Congrès du Parti communiste soviétique, a aussi laissé entendre que les mineurs étaient utilisés par des forces politiques hostiles.Le numéro un soviétique a averti les mineurs réunis autour de lui que, en cas d’échec de sa politique de réformes, ils risquaient d’être condamnés à un « communisme primitif ».Les mineurs «veulent nous faire parvenir un message, et nous avons bien reçu ce message.Mais agir avec de telles méthodes, en exerçant des pressions, et il s’agit bien de pressions, n’est pas acceptable », a martelé Gorbatchev, en ponctuant ses propos de grands gestes.Le premier ministre Nikolai Ryjkov, qui assistait également à la réunion, a dit que Moscou avait beaucoup fait pour améliorer les conditions de vie des mineurs.« Et maintenant ils réclament (la démission) du gouvernement qui a pris des mesures pour résoudre leurs problèmes», a-t-il dit.« Quelqu’un veut que cela arrive », a coupé Gorbatchev.« Les mineurs doivent y réfléchir ».L’agence Tass a précisé la pensée de Gorbatchev.« Le chef du parti pense que l’idée d’une grève n’est pas née dans les rangs de la classe ouvrière.Quelqu’un veut exciter les ouvriers», écrit l’agence.Des mots d’ordre de grève d’avertissement ont été lancés pour le 11 juillet dans les houillières de Donbass, en Ukraine, de Kouz-bass, en Sibérie, et de Vorkouta, dans l’Arctique.Les mineurs réclament la démission du gouvernement qu’ils accusent de ne pas avoir accordé une plus grande autonomie aux houillères et de ne pas avoir amé lioré leurs conditions de vie, ainsi que le prévoyaient des accords conclus il y a un an, au terme d’une précédente grève des mineurs.Le 11 juillet marque l’anniversaire du début de la grève de l’an dernier, mais cette année, il devrait aussi coïncider avec la clôture du 28e Congrès.Les rebelles libériens réclament une reddition sans condition ABIDJAN (Reuter) — Les rebelles de Charles Taylor, en lutte pour déloger du pouvoir le président libérien Samuel Doe, ont déclaré hier qu’ils ne respectaient pas le cessez-le-feu annoncé par le gouvernement et attendaient des forces loyales au chef de l’État qu’elles se rendent.Thomas Woewiyu, porte-parole des rebelles, a démenti que les rebelles aient accepté le cessez-le-feu annoncé par Doe.Dans une interview à Reuter, Woewiyu estime qu’« il n’y a pas eu d’accord entre nous et Doe et nous avons très très clairement fait savoir qu’il n’y aurait pas de cessez-le-feu de no- tre côté».« Il devait demander à ses gens de poser les armes parce qu’ils sont cernés.Nous avons déclaré qu’il n’y aurait pas de représailles contre quelque groupe tribal que ce soit », a-t-il ajouté.Selon des informations en provenance de la capitale Monrovia, les rebelles ont battu en retraite dans les faubourgs de la ville, qui est cernée par les forces du Front patriotique national du Libéria, que dirige Taylor.On ne signalait pas de tirs hier.Mais l’on ignorait par contre si les rebelles avaient battu en retraite pour se regrouper et attendre des renforts avant de lancer l’assaut final contre Doe, qui a établi une dernière ligne de défense autour de sa résidence fortifiée du bord de mer, ou s’ils s’étaient repliés en raison de dissensions internes entre factions rebelles.Woewiyu vient de revenir de Washington, où il a eu des discussions avec divers responsables.Il compte se rendre mardi à Freetown au Sierra Leone pour des pourparlers de paix qui à l’origine devaient reprendre vendredi, sous l’égide de la Communauté économique d’Afrique de l’Ouest (CEAO).Guerre verbale entre Bruxelles et Kinshasa d'après AFP et Reuter BRUXELLES — La Belgique et le Zaïre se sont mutuellement accusés hier d’être responsables de la crise qui envenime actuellement leurs relations.Interrogé par la chaîne de télévision nationale belge RTBF, Me Nimy Maydika Ngimbi, conseiller du président zaïrois Mobutu Sese Seko, a pratiquement traité de menteur le ministre belge des Affaires étrangères Mark Eyskens.Bruxelles s’est fondée sur les nouveaux accords belgo-zaïrois, et la référence aux droits de l’Homme qu’ils comportaient, pour geler ses prêts publics au Zaïre apres les informations faisant état de massacres survenus en mai à l’Université de Lu-bumbashi.VOUS L~dJb déménagez?Évitez de vous priver temporairement de votre DEVOIR.Faites transférer votre abonnement dès maintenant.Votre DEVOIR déménagera en même temps que les vôtres.Selon Me Nimy, cette référence aux droits de l’Homme n’est qu’un « simple préambule » aux accords et ne précise pas que la Belgique pourrait en tirer des conséquences.« Ce passage n’était pas qu’une figure de style », a rétorqué M.Eyskens, également interrogé par la RTBF.« Pour nous, le respect des droits de l’Homme est une chose très importante, je croyais que c’était la meme chose pour les Zaïrois », a ajouté le ministre.« Ce que nous n’acceptons pas de la part de ce ministre, c’est que dans toute cette affaire, il a agi comme s’il n’y avait pas eu d’accord entre le Zaïre et la Belgique», a déclaré Nimy.« Il a agi comme si c’est la Belgique qui devait dicter, et je pèse mes mots, dicter les orientations du Zaïre », a-t-il ajouté.Nimy a également accusé la presse belge de « néo-colonialisme » et a déclaré qu’elle ne serait plus la bienvenue au Zaïre s’il en était toujours ainsi.Une commisision parlementaire zaïroise a imputé à des responsables locaux le meurtre d’une dizaine d’étudiants à Lulumbashi dans la nuit du 11 mai.Mais des groupes d’opposition ont affirmé que le massacre a été perpétré par des membres de la garde personnelle de Mobutu.Nimi a affirmé que les forces de sécurité étaient placées sous les ordres du ministre de la Défense depuis l’année dernière et que « le président n’est plus leur tuteur ».T ~1 Nom I I I I I I I I I I I I I I I I Adresse actuelle.Code postal-No.tél Nouvelle adresse-.- Code postal_________________No.tél Date de déménagement- LE DEVOIR Remplissez et retournez le coupon réponse à: LE DEVOIR, service aux abonnés, 211 Sl-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 j Israël frappe le Hezbollah S AÏ PA (AFP) — L’aviation israélienne a détruit hier une base du Hezbollah au Liban-Sud, faisant deux tués et trois blessés, et la formation pro-iranienne a aussitôt décrété la « mobilisation générale » dans ses rangs.Quatre chasseurs-bombardiers ont attaqué à 13 heures locales un bâtiment de trois étages du Hezbollah, entre les villages de Jarjouh et Aïn Boussouar, dans le massif de l’Iqlim at-Touffah, ù une dizaine de kilomètres au sud-est de la ville de Saïda.L’immeuble, touché de plein fouet, a été presque entièrement détruit, et plusieurs miliciens ont été ensevelis sous les décombres.L’attaque a fait au moins deux tués et trois blessés, a indiqué le Hezbollah.Simultanément, des tirs qui opposaient par intermittence depuis le matin les combattants du Hezbollah à leurs rivaux chiites d’Amal sur le front de l’iqlim at-Touffah ont redoublé d’intensité après le raid.Un porte parole à Beyrouth de la formation pro iranienne a accusé) Amal d’avoir « ouvert le feu contre' les secouristes qui se rendaient sur; les lieux du raid », ce qui démontre, selon lui, « la connivence entre Amal! et les Israéliens».Il a ajouté que « la mobilisation gé-J nérale a été décrétée dans les rangs du Hezbollah sur tous les fronts face! à l’ennemi sioniste».Les positions de la formation in-j tégristc dans lTqlim at-Touffah — où Amal et le Hezbollah s’affrontent de-J puis 18 mois — jouxtent la « zone de; sécurité » créée et occupée par Is-! raël dans le sud du Liban.Le raid d’hier est le troisième en 48 heures au Liban de l’aviation israélienne, qui avait attaqué à deux reprises vendredi des positions du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général de M.Ahmad Jibril, faisant onze blessés.! Écoutez Ciel et parcoure le monde Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de GRÈCE ! Remplissez et retournez à: Ciel, C.P.98.Longueuil J4H 3Z3 Nom Prénom Code postal Telepnone residence Telephone bureau Mots passeport Date de diffusion 6 ¦ Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 AVIS PUBLICS AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION LES ENTREPRISES G COULOMBE INC.Prenez avis que la compagnie LES ENTREPRISES G.COULOMBE INC demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre Montréal, le 26 juin 1990 Président GEORGESCOULOMBE Prenez avis que Me Michel Dutresne, notaire à St-Léonard.est en possession du greffe et des dossiers de Me Raymond Picard, notaire ayant été radié temporairement, tel qu'il appert d'une ordonnance de garde provisoire émise par le Président de la Chambre des notaires du Québec en date du 26 juin 1990.ÉTUDE de Me Michel Dutresne 5993, est.Jean-Talon, bur.306 St-Léonard, Ht S1M5 No.tél : 256-9931 Hresdebur.:9hà17h Signé à St-Léonard, ce 5 juillet 1990 Michel Dufresne, notaire.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-019938-906 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINTE C.J.GRENIER LTÉE, Partie demanderesse c.SALON BIOSANA INC., Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est conné à SALON BIOSANA INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, est rue Notre-Dame, Montréal, Québec, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE OEVOIR Une copie du bref et de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de SALON BIOSANA INC Lieu: Montréal Date: 4 juillet 1990 DIANE BERLINGUET Protonotaire adjointe CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-11-002299-903 No Surintendant 091415 COUR SUPÉRIEURE (En matière de faillite) Dans l'affaire de la faillite de: DIANE LAVALLÉE (214-570061), analyse financier, domiciliée et résidant au 3440, Durocher, Penthouse 15, Montréal.H2X 2E2 Débitrice Avis est par la présente donné que DIANE LAVALLEE du 3440 Durocher.Penthouse 15, Montréal, H2X 2E2 a tait cession de ses biens le 27e jour de |um 1990 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12e jour de juillet 1990, à 10hOO au Complexe Guy Pavreau, 200, bout Dorchester 0.Tour O, Montréal Daté de St-Georges, ce 6e lourde juillet 1990 NORMAND BOURQUE SYNOIC LTÉE 12025,1re Avenue St-Georges-Est G5Y 2E2 Gouvernement du Québec avis public PROVINCE DE QUÉBEC REQUÊTE R-3180-90 RÉGIE DU GAZ NATUREL GAZ MÉTROPOLITAIN.INC.Requérante R-3180-90 REQUÊTE POUR OBTENIR L'AUTORISATION PRÉALABLE D'UN PROJET D'EXTENSION DE RÉSEAU (“PROJET VICTO-RIAVILLE") (Articles 19 5° et 61 2° de la Loi sur la Régie du gaz naturel, L.R.Q., c.R-8.02("Loi”)) AVIS PUBLIC est donné que la requérante, Gaz Métropolitain, inc., distributeur de gaz aux termes de la Loi sur la Régie du gaz naturel a, par la requête R-3180-90 datée du 28 juin 1990, demandé l'autorisation spécifique et préalable d'un projet d'extension de réseau à Victoriaville, conformément à l'article 61 2° de la Loi.La requérante a indiqué à la Régie qu'elle projette de construire, à compter du 1er août 1990, une extension de son réseau dans la région de Victoria-ville dans le but de desservir, entre autres, les clients suivants: Lactancia Ltée, Hôtel Dieu d'Arthabaska, Les croustilles Yum Yum enr., CEGEP de Victoriaville, Polyvalente Le Boisé, S.C.A.des Bois-Francs et École du Meuble.Toute personne intéressée désirant intervenir ou faire des représentations auprès de la Régie relativement à cette requête doit le faire par écrit en précisant le numéro de la requête et, en suivant la procédure suivante: — dans son écrit, elle fait état de son intérêt ainsi que de la preuve et des témoignages qui seront déposés, le cas échéant: — elle fait signifier copie de son intervention ou de ses représentations à la requérante; — elle transmet à la soussignée l'original de son intervention ou de ses représentations, ainsi que la preuve de signification à la requérante, le tout dans les dix (10) jours à compter de la date de la publication du présent avis.Si demande en est faite à la Régie ou s’il lui apparaît approprié de le faire, la Régie tiendra une audience publique sur cette requête le 31 juillet 1990, à 9 heures 30, au Palais de Justice d’Arthabaska, Salle 103 (800 boul.Bois-Franc sud, Arthabaska).Pour obtenir copie de cette requête ou des renseignements quant à la procédure et quant à la tenue d'une audience publique, on communique avec la soussignée.Montréal, le 4 juillet 1990.La Secrétaire de la Régie du gaz naturel Lauretta Laurin, avocate 2100 rue Drummond, 2ème étage Montréal, Québec H3G 1X1 Tél.: (514)873-2452 Québec s s LA METEO Accu-WMth«r* prévisions météorologiques \ ./ jusqu'à midi, Is 9 Julllst J /y eompri» I** h tutti n Dttttt O c£Q P'e-'' p*w oe ED Q £3 ?_ ‘fm Q»*ge« >V« Ne-g ttfnpértlurtipour Kt vlllti f»S>« VllHtl U*»»# |§|i|0 Ooom Bay Cfturchl 1*7 t Je r\ Vancouver n.u Vkufta 2113 t tat \ 'mi Ctlotry y j -, Frtdatlclon • '.¦ Sami John 21 13 Siuitstt Btïiï Bf¦, 'Tj\ '3.lj Monlrtll jraor ‘ ^ fa / Toronto 26 15 1.I 25 19 Ban Francisco 21,2 Danvat 27 16 ¦fi?O N#w» York ^ li f?.' ' .,OI 22 Washington i, 32 25 V Situation générale: la circulation de masses d'air en haute altitude amène de nouveau une succession rapide de divers systèmes climatologiques.Ainsi, l'est du Québec devait profiter, hier soir, d'un ciel dégagé avec quelques passages nuageux; ailleurs, sur l'ouest de la province notamment, un creux barométrique provoquait déjà de la pluie et ces précipitations devaient se propager vers l'est, la nuit dernière, suivant le déplacement du creux.Ces précipitations devaient cesser graduellement au cours de la nuit ou, si ce n'est pas déjà le cas, devraient le faire au cours de l'avant-midi Ensuite, le ciel doit se dégager sur l'Ouest québécois pendant que la zone de pluie influencera les régions de l'est de la province Le régime des températures demeurera, aujourd'hui, sur l'est du Québec, près des normales saisonnières, sauf sous la pluie MONTRÉAL Ciel variable tôt en matinée; ensoleillé avec passages nuageux par la suite.Vents modérés.Max : 25.Probabilité de précipitations 20 % Aperçu pour demain, mardi : ciel ensoleillé avec de fréquents passages nuageux.LEVER DU SOLEIL 5 h 15 COUCHER 20 h 43 QUÉBEC Abitibi et Témiscammgue ensoleillé avec des périodes de nuages plus fréquentes au cours de l'après-midi.Max.: 19.Probabilité de précipitations .30 %.Demain, le ciel sera nuageux avec des éclaircies et des averses dispersées; et ce sera venteux.Réservoirs hydroélectriques Cabonga et Gouin: ensoleillé avec des périodes de nuages plus importantes durant l'après-midi.Vents modérés Max.: 19.La journée de demain s'annonce nuageuse avec des éclaircies et des averses dispersées; et le temps sera venteux Pontiac, Gatineau et vallée de la Lièvre ensoleillé avec du temps nuageux plus présent en après-midi Vents modérés.Max.: 22.Demain connaîtra un temps variable Hull-Ottawa et Cornwall : ensoleillé avec des nuages plus importants durant l'après-midi.Vents modérés.Max.25.Le ciel de demain sera ensoleillé avec toutefois de fréquentes périodes de nuages.Laurentides: ciel variable tôt en matinée; ensoleillé avec passages nuageux par la suite Vents modérés.Max.: 25.Probabilité de précipitations : 20 %.Aperçu pour demain ciel ensoleillé avec de fréquents passages nuageux.Trois-Rivières, Drummondville, Estrie, Québec et Beauce : plutôt nuageux avec possibilité d'averses en matinée; dégagement graduel en mi-lournée Vents modérés par moments.Max : 24 Probabilité de précipitations : 30 %.Demain, le ciel sera ensoleillé avec de fréquents passages nuageux, sauf sur la région de Québec où le ciel sera variable et où il y aura possibilité d'averses.Saguenay—Lac-Saint-Jean, La Tuque et réserve faunique des Laurentides : dégagement partiel en matinée; ciel variable et possibilité d'averses par la suite Vents devenant modérés en milieu de journée Max.: 22.Le ciel de demain sera nuageux avec des éclaircies et des averses dispersées.Charlevoix.Rivière-du-Loup, Rimouski et vallée de la rivière Matapédia pluie passagère cessant en avant-midi; par la suite, on assistera à des éclaircies et des possibilité d'averses, en même temps que les vents seront modérés.Max 20.Probabilité de précipitations : 30 % Demain, le temps s'annonce généralement nuageux avec quelques averses.Sainte-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie, Gaspé et parc Forillon : pluie passagère se changeant en averses dispersées en après-midi; brumeux par endroits Vents modérés en matinée Max 20.Probabilité de précipitations ' 80 % Un ciel variable et une possibilité d'averses sont au programme de demain Baie-Comeau et Sept-iles pluie passagère se changeant en bruine en mi-journée.Brumeux.Vents modérés Max 17 Probabilité de précipitations : 80 % Demain, le temps sera nuageux avec des éclaircies et quelques averses.Basse-Côte-Nord, île d’Anticosti et secteur à l'ouest de Chevery nébulosité croissante en matinée, suivie de pluie passagère Brumeux par endroits Vents devenant modérés en après-midi Max.15 Probabilité de précipitations : 80 % Aperçu pour demain, mardi : généralement nuageux avec des averses dispersées.Secteur de Chevery et à l'est de ce dernier secteur: ensoleillé en matinée; ennuagement en après-midi; averses dispersées en fin de journée.Max : 18 Probabilité de précipitations 40 %.La journée de mardi sera nuageuse avec quelques averses.Source: Environnement Canada AVIS A qui de droit, Veuillez prendre note que depuis le 20 |uin 1990, Monsieur DENIS BACHAND, administrateur agréé, demeurant au numéro 441 de la rue Liège à Sherbrooke, Québec, J1X 2N1 ne fait plus partie du conseil d'administration de la compagnie 2629-7804 QUÉBEC INC., laquelle a son siège social au numéro 655 de la 32ième Avenue, suite 202 à Lachine, Québec, H8T 3G6 et une place d'affaires au numéro 897 de la rue Merry Nord à Magog, Québec, J1X 2G9 et qu'il n’est plus habilité d'aucune façon à représenter et engager la compagnie.Signé à Lachine ce 3 juillet 1990 GEORGES TREMBLAY, secrétaire de 2629-7804 Québec Inc.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 50P05008715-904 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LA PROTONOTAIRE ADJOINTE LA CAISSE POPULAIRE NOTRE-DAME DE LA PAIX, Partie demanderesse Requérante c.DANIEL POITRAS, et NICOLE GOYETTE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à DANIEL POITRAS et NICOLE GOYETTE de comparaître au greffe de cette cour situé au t est, rue Notre-Dame, Montréal, Greffe de la Cour Supérieure dans les dix (10) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de l'avis de trente (30) jours a été remise au greffe à l’intention de DANIEL POITRAS et NICOLE GOYETTE Lieu: Montréal Date: 5 juillet 1990 DIANE BERLINGUET PROTONOTAIRE ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-02-021745-901 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT LA PROTONOTAIRE ADJOINTE LA CAISSE POPULAIRE NOTRE-DAME DE LA PAIX, Partie demanderesse c.SYLVAIN POITRAS, et DANIEL POITRAS, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SYLVAIN POITRAS et DANIEL POITRAS de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, Greffe de la Cour Supérieure dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l’intention de SYL- VAIN POITRAS et DANIEL POITRAS.Lieu: Montréal Date: 3 juillet 1990 DIANE BERLINGUET PROTONOTAIRE ADJOINT.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-189266-905 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE (DIVORCES) PRÉSENT LA PROTONOTAIRE ADJOINTE MALIKA ZENZAMY, directrice de service d'exportation, résidant et domiciliée au 5300 Place Garland, «612, dans la Cité de Montréal, Province de Québec, Partie demanderesse C.STYLIANOS NIKOLAKAKIS, homme d'affaires de résidence et domicile inconnus, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est conné à STYLIANOS NIKOLAKAKIS, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, Notre-Dame Est, à Montréal dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de STYLIANOS NIKOLAKAKIS.Lieu: Montréal Date: 5 juillet 1990 DIANE BERLINGUET Protonotaire adjointe.Appels d’offres Ville de Montréal Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 heures aux dates ci-après énoncées, au Bureau du greffier de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal H2Y 1C6, pour.Soumissions # 7691 Fourniture et Installation de systèmes d'éclairage et de leux orange sur E.-Oendreau, W.-Tremblay, etc., nouveau développement #3-1990.# 7696 Therm orepro fl lage de chaussées d'asphalte sur différentes rues de la Ville de Montréal # 7697 Thermorsgénératlon de chaussées d'asphalte sur différentes rues de la Ville de Montréal # 7698 Pulvérisation et stabilisation à l’émulsion de bitume de chaussées d'asphalte sur différentes rues de la Ville de Montréal # 7699 Construction et reconstruction là où requis, d'un égout sanitaire et d'une conduite d'eau secondaire d'un égout pluvial (Rue Jean-SIcard) # 7700 Construction et reconstruction lé où requis, d'un égout combiné et d'une conduite d'eau secondaire, de pavages et de trottoirs.(Gr-38 Rue Champagne) Date d'ouverture 18 Juillet 1990 18 Juillet 1990 18 Juillet 1990 18 Juillet 1990 18 Juillet 1990 18 Juillet 1990 Les personnes intéressées peuvent se procurer, les documents relatifs à ces appels d'offres en s'adressant à compter du 9 juillet 1990, aux endroits suivants: SOUMISSION 7691 Module voirie et circulation, Section éclairage et signalisation, au 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 2.320, contre un dépôt non remboursable de 55,00 $, en argent comptant ou chèque visé à l’ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal.Informations: 872-5780 SOUMISSIONS 7696 A 7700 Module voirie et circulation, Division ingénierie municipale, au 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.440, contre un dépôt non remboursable de 35,00 S (soumission simple), 55,00 $ (soumission groupe), en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal.Informations: 872-3280 Un chèque visé ou un cautionnement devra accompagner la soumission suivante: NUMÉRO MONTANT 7691 30 000,00 S Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par ta Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville.Montréal, le 4 juillet 1990 AVIS est pai les présentes donné que le contrat de «ente en date du 21 juin 1990 par lequel toute dette et compte recevable présents ou futurs, payables à Deutz-Allis Corporation Canada Ltd par ces concessionnaires de la province de Québec relativement è la venle d'équipement de ferme ont été vendus, cédés et transférés à Whirlpool Acceptance Canada Inc., a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Montréal, le 22e jour de juin 1990, sous le numéro 4295314, au bureau d'enregistrement de la division de Sherbrooke le 26e jour de juin 1990, sous le numéro 389535, au bureau d'enregistrment de la division de Joliette, le 26e jour de juin 1990, sous le numéro 293860 et au bureau d'enregistrement de la division de Maski-nongé, le 26e jour de juin 1990, sous le numéro 136966 Le 4 juillet 1990 MACKENZIE GERVAIS.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-12-004559-905 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT MARIE SIMONE NORD.Partie demanderesse c.ROLAND PIERRE CHARLES, Partie défenderesse assignation ORDRE est conné à ROLAND PIERRE CHARLES, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111 est.boul.Jacques-Cartier, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l’intention de ROLAND PIERRE CHARLES.Lieu: Longueuil Date: 3 juillet 1990 ELIZABETH S.GOBEILLE.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 50002-012971-904 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT LA PROTONOTAIRE ADJOINTE PLACEMENTS OMNIBEC INC., Partie demanderesse vs MARC LETOURNEAU, et FRANCE LEFEBVRE, Partie défenderesse PAR ORDRE DE U COUR La partie défenderesse FRANCE LEFEBVRE est par la présente requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la présente publication.Une copie du bret d'assignation, déclaration, a été déposé à son intention au bureau de la direction générale des Greffes au no.t est Notre-Dame.Montréal, dit district.De plus, soyez avisé qu'Â défaut de comparaître dans les délais susdits, nous intenterons les poursuites judiciaires prévues en de pareilles circonstances sans autre avis ni délai.Montréal, ce 7 juin 1990 GISÈLE DE MADDELEIN, Protonotaire adjointe ME SARTO BRISEBOIS, 10, Notre-Dame Est, 2ème étage Montréal, H2Y1B7 Té) : 393-9908.Duguay, Martine À Montréal, le 30 juin 1990, est décédée Mme Martine Hébert, épouse de feu René Duguay.Elle laisse dans le deuil son frère Georges, sa belle-soeur Muriel Walsh ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles privées ont eu lieu mardi le 3 courant.Direction Urgel Bourgie Ltée.ON PEUT VAINCRE LE CANCER SOCIETE CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY DIVISION DU QUEBEC DONNONS GÉNÉREUSEMENT AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION 2641-8293 QUÉBEC INC Prenez avis que la compagnie • 2641-8293 QUÉBEC INC • demandera à l'Inspecteur général des mstitubons financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 12 juin 1990 Yvon l’Espérance, Secrétaire de la compagnie.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 27 juin 1990, à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à SYSTEMES DE SECURITE NASA INC /NASA SECURITY SYSTEMS INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 3ième jour de juillet 1990, sous le numéro 4298656.Ce Sème |Our de juillet 1990 LA BANQUE TORONTO-DOMINION 2434-2388 QUÉBEC INC.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION AVIS est par les présentes, donné que la compagnie 2434-2388 QUÉBEC INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission d’obtenir sa dissolution.• - Montréal, ce 3e jour de juillet 1990.LAVERY, OBRIÇN Procureurs de la compagnie.Avis est par les présentes donné que le contrat de venle en date du 6 juin 1990, à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à MANUFACTURE DE CHAPEAUX MAGILL INC /MAGILL HAT MANUFACTURING INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 13ième jour de juin 1990, sous le numéro 4290647.Ce 21ième jour de juin, 1990.LA BANQUE TORONTO-DOMINION a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure locale CTL.03067.F le mardi 24 juillet 1990 CMQ.01059.F le mardi 7 août 1990 FABRICATION D'ÉLÉMENTS DE CHARPENTE METALLIQUE POUR LE PONT DELA RIVIERE SAKAMI FOURNITURE DE CHARGEURS, BATTERIES - ONDULEURS -ALIMENTATION SANS COUPURE - PANNEAUX PERMUTATION, MESURE ET DISTRIBUTION Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000 $ Garantie de soumission : 150 000 $ Prix du document : 25 $ Prix du document : 25 $ CTL.03041 .F le mardi 7 août 1990 CMF.03006.A le mardi 14 août 1990 Aménagement des centrales nucléaires Gentilly 1 et 2 Cumté de Nicolet 600 ASSEMBLAGES DE PIÈCESFORGÉES AGRANDISSEMENT DU BATIMENT DE SERVICE G-2, CONSTRUCTION D'UN ENTREPÔT DE PRODUITS CHIMIQUES USES ET RÉAMÉNAGEMENT DESSOUS-SOLS DES BATIMENTS ADMINISTRATIFS Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000$ Garantie de soumission : 200 000 $ Prix du document ; 25 $ Prix du document : 25 $ Les conditions de chacun des appels d'offres sont précisées dans un document qui peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats 855, rue Ste-Catherine est 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements: (514) 289-5903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une corn-; pagnie d'assurance, de lettre de créait irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats et Contrats Antonio Pinho, ing.LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Monnaie romaine.— Perroquet.2— Qui ferme une cavité à la manière d'un couvercle.3— Avare.— Russe.4 — Cible.— Peintre français (1 885-1962).— Sert à lier.5— Fruit à noyau.— Époque.6— Venue au monde.— Lamelle qui se détache de la peau.7— En Belgique, bourgmestre.— Années.8 — État d'une région aréique — Minéral brillant.9—Replace.— Infraction.10— Vêtement.— Possédé 11— Rendre anémique — Ouvrage de maçonnerie.12— Borne qui sert à l'amarrage des navires.— Détendu.Verticalement 1— Étudiant en Sorbonne.2— Articulation de l'humérus.— Rhénium.— Bradype.3—Septimo.4 — Choix.— Cri de douleur.— Lien grammatical.5— Coquille.— Bande de terre entre deux mers.6— Femme de Booz.— Fils de Noé.— Paresseux.7— Chlore.— Épaulard.— Berceau.8— Orient (en anglais).— Patrie d'Abra-ham.— Exprimer.9— Atoll.— Installe.10— Perroquet.— Substance vitreuse.— À moi.11— Respectueux.12— Saison.— Rassas-sie.Solution de samedi S I LH OUE • 7) mo u R Ml m i t.a i Se] > ATE.L.EUq 6MdI ST HM Ê rÉJÉ/)ÉM numalle vTMFre'oni w*a imu t k./ M5.eB ft.E AMu R N I LOT EVOE 7 LA VIE ECONOMIQUE Montréal, lundi 9 juillet 1990 SCIENCE ET TECHNOLOGIES Le Paraquat, un herbicide très toxique Ces paysans colombiens vaporisent sans aucune protection le Paraquat.Guy Paquin ===== Collaboration spéciale I ( LES HERBICIDES et les défoliants, ;4vant d’être admis comme sécuritai-hjes dans les pays où on les utilise, doivent subir des tests de non-toxi-ICité.Malheureusement, il arrive que icertains pays pauvres ferment les yeux sur les dangers potentiels de ces produits pour la santé humaine.Cette indulgence est due aux servies que rendent les herbicides dans des cultures et au fait que des produits non-toxiques coûtent souvent plus cher.Un de ces produits, le Paraquat, fabriqué par Impérial Chemical Industries, une firme britannique, est approuvé par le gouvernement de la Colombie depuis 1969.Les paysans colombiens utilisent le Paraquat pour contrôler les mauvaises herbes dans les cultures de coton, de canne à sucre, de pommes de terre, de soya, de mais et de tomates.De plus, le produit est utlisé comme dessicatif.Certains végétaux comme le riz, le sorgho et la canne à sucre se récoltent mieux quand séchés.Finalement, le Paraquat agit comme défoliant dans les cultures de bananes, de cacao, de palmiers et d’agrumes.Malheureusement, le Paraquat ne dessèche pas que les végétaux.Mme Maria Arruyabe, spécialiste en toxicologie, en épidémiologie et en bio-statistique de l’Université McGill, a démontré que les paysans colombiens qui utilisent le Paraquat ont sept fois et demi plus de chances de développer une maladie respiratoire obstructive que la population en moyenne.Le mal le plus courant est la bronchite chronique, très aggravée chez les usagers du tabac.L’exposition externe au Paraquat peut entraîner des irritations de la r;au et des muqueuses.L’absorption l’intérieur de l’organisme entraîne des désordres allant de la corrosion gastro-intestinale à la mise hors de combat partielle du rein ou du foie.Mais là où le Paraquat fait le plus de dégât, c’est aux poumons.À cause de sa forte réactivité à l’oxygène, le Paraquat agit très durement sur les tissus interstitiels de cet organe.Il en résulte une inflammaton durable des tissus conjonctifs de soutien des poumons.Ce qui rend le produit si nocif, c’est que l’organisme met énormé- ment de temps à l’éliminer.Pas question de la frictionner par une quelconque activité métabolique.S’il est éliminé, c’est tel quel.Malheureusement, comme la molécule est chargée positivement, le corps la réabsorbe avant que le rein n’ait pu s’en débarasser.Et l’herbicide de faire un séjour prolongé dans le corps, ce qui explique que, même à petites doses, sa toxicité reste importante.Pire encore, abîmé par le Paraquat, le fin réseau des canaux rénaux en vient à ne plus pouvoir retirer l’herbicide du sang.C’est ainsi que la molécule toxique peut sans vergogne s’accumuler dans les poumons et y causer des dommages permanents.Mme Arruyabe a fait ses recherches sur une population de paysans colombiens de la région de Carmen de Viboral, à l’ouest du pays.Elle a identifié 603 usagers du Paraquat sur une population interrogée de 5483 personnes.En comparant les usagers et les non-usagers, elle a montré que 11 % des usagers avaient développé une brochite chronique alors que cette maladie n’affecte que 1 % des non-usagers.12 % des non-usagers ont des problèmes pulmonaires tandis que la proportion s’élève à 21 % chez les usagers.Ce qui inquiète le gouvernement colombien c’est que, depuis son introduction en 1969, le Paraquat a obtenu un succès incroyable.Alors qu’on en utilisait 560 000 litres en 1980, l’Institut colombien d’Agriculture affirme que la quantité était passée à 2 millions et demi de litres en 1987.Bien que des normes d’usage aient éé définies, il semble que peu de gens les suivent.Cela augmente d’autant les effets toxiques du produit.Il semble que dès 1982, le gouvernement américain ait reconnu l’extrême toxicité du Paraquat.C’est sans doute pourquoi les usagers nord-américains, s’en servent en prenant toutes les précautions requises.On épand le produit grâce à des machines dont l’opérateur est enfermé dans une cabine étanche ce qui le protège efficacement des vapeurs toxiques.Inutile de dire que de telles machines sont hors de prix pour les paysans colombiens.Leur technique d’épandage est manuelle et rudimentaire.À Carmen de Viboral, on utilise la technique d’épandage du Paraquat illustrée ici depuis 1984.Les maladies pulmonaires ont fait leur apparition dès 1986.Le Paraquat est permis dans une vingtaine de pays y compris le Canada.On pourrait lui préférer les produits beaucoup moins toxiques comme le glyphosate, mais le coût de ce dernier en restreint l’usage dans les pays d’Amérique latine.« Nous espérons donc, explique Mme Arruyabe, que des études telles la nôtre convaincrons l’Organisation mondiale de la Santé, qui a classé le Paraquat comme moyennement dangereux, de le reclasser.Nous souhaitons aussi que le gouvernement colombien tienne compte des coûts sociaux de produits aussi nocifs que le défoliant britannique.» Le gouvernement roumain a recours aux sanctions pour freiner la baisse de productivité du travail BUCAREST (AFP) — Le gouvernement roumain a averti les salariés du pays que leurs rémunérations ne seront plus désormais versées que « sur la stricte base du travail fourni.» Cet avertissement est, selon les observateurs, lié à l’inquiétude des autorités face à la baisse de la productivité du travail constatée en Roumanie depuis le changement de régime en décembre dernier.- Le gouvernement du premier ministre Petre Roman, qui s’est réuni i pour la première fois en séance ple-' nière depuis sa nomination le 28 juin, a indiqué que « l’économie (roumaine) ne peut plus supporter le paiement d’un travail qui n’a pas été effectué.» î 1 Le texte précise qu’« il a été con-1 staté que dans une série d’entreprises et secteurs d’activité, les niveaux de production établis n’ont pas été atteints; ce qui a déréglé les liens en- tre les unités de production.Ce fait, ajoute le communiqué, peut provoquer des déséquilibres dans l’ensemble de l’économie.» Pour le gouvernement roumain, « jusqu’au moment où un fond de rétribution sera constitué au niveau des entreprises (NDLR: jusqu’à présent les banques étatisées avaient le contrôle du versement des salaires et des investissements) sur la base de leurs résultats financiers, les banques libéreront les sommes nécessaires au paiement des salaires en fonction de la réalisation des programmes de production.Ces programmes, indique le communiqué, seront étabüs par les entreprises elles-mêmes.» Le gouvernement roumain indique par ailleurs que « si la baisse de production dans une entreprise est due aux fournisseurs et que l’entreprise se trouve dans la situation de ne plus pouvoir payer ses employés, elle aura la voie ouverte vers la justice.Elle pourra demander des dédommagements égaux à la valeur des salaires non payés.» La baisse de production et l’absentéisme, dénonçés à plusieurs reprises récemment par le premier ministre Petre Roman et le président de la République Ion Iliescu, serait très importants en Roumanie depuis le renversement du régime Ceausescu en décembre dernier.Certains experts occidentaux à Bucarest estiment notamment que la production de charbon à baissé de 40 % depuis le début de l’année.Les exportations vers l’Occident seraient passées de près de 7 milliards $ US en 1989 à 5 milliards $ US pour la période équivalente.Selon ces mêmes experts, la balance commerciale roumaine, bénéficiaire de près de 2 milliards et demi de dollars en 1989 devrait être déficitaire de 1,6 milliards $ US en 1990.Par ailleurs, le ministre des finances, M.Teodor Stolojan, a présenté un rapport sur la libéralisation des prix qui doit « tenir compte d’un côté de la nécéssité d’assurer une juste protection sociale dans la péridode de transition (vers l’économie de marché) et, dans le même temps, de libérer l’économie des effets perturbants d’une politique des prix planifiée et centralisée.» Enfin, le gouvernement a « approuvé le programme pour continuer les investissements » de la centrale nucléaire civile de Cernavoda (sud-est), construite avec l’aide de la technologie canadienne et « développer la coopération avec les spécialistes canadiens.» Cette centrale, construite durant l’ère Ceausescu, n’a jamais été terminée et les experts canadiens ont mis en cause la qualité de sa construction, ainsi que ses normes de sécurité.¦Conable prône une réduction de la dette polonaise WASHINGTON (AFP) - Le président de la Banque Mondiale, Barber Conable, a lancé un appel en faveur d’une réduction de la dette de la Pologne, et d’autres pays à revenu intermédiaire, pour leur permettre de poursuivre leur développement économique.« Le poids du service de la dette rendra très difficile une reprise de la croissance économique en Pologne », a déclaré M.Conable lors d’une rencontre avec la presse.« Une solution doit être trouvée», a-t-il poursuivi.La Pologne, l’Union soviétique et le GATT (Accord sur les tarifs douaniers et le commerce) figurent no- tamment sur l’agenda de la rencontre des Sept grands pays industrialisés, qui se tiendra aux Etats-Unis, à partir du 9 juillet.Varsovie a lancé plusieurs appels pour une réduction de sa dette de 43 milliards $ US, demandant notamment lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international, à Washington, que le service de celle-ci soit réduit de 80 % pour lui permettre de mener à bien sa mutation vers une économie libérale.« Le service de la dette limite les investissements de croissance », a souligné le président de la Banque Mondiale, organisation spécialisée dans l’aide aux pays en développement.Les intérêts payés par ces pays sur leur dette de 1300 milliard-s $ US s’élèvent annuellement à environ 130 milliards $ US, indique-t-on par ailleurs.Des initiatives ont été prises pour l’allègement de la dette des pays les plus pauvres (accord de Toronto) et pour ceux ayant la dette commerciale la plus lourde (plan Brady), mais d’autres comme la Côte d’ivoire, le Nigéria ou les pays d’Europe de l’Est, supportent une dette publique très élevée, et « les possibilités d’allègement font défaut », a expliqué M.Conable.Beaucoup de ces pays parviennent à maintenir une croissance économique en dépit d’une dette très lourde.Une réduction aiderait les gouvernements à mettre en place des réformes économiques parfois difficiles à défendre sur le plan politique, a poursuivi M.Conable.« Nous espérons qu’il y aura un accord sur ce point», a-t-il conclu.Le président de la Banque Mondiale a également appelé les Sept à veiller aux intérêts des pays en développement dans le cadre d’un éventuel accord du GATT (Uruguay Round), citant les secteurs sensibles des textiles, de l’habillement et de l’agriculture.L’industrie de la défense en panne GENÈVE (AFP) — Un désarmement généralisé est susceptible d’entraîner un chômage massif dans les industries de la défense, estime le Bureau International du Travail (BIT), une organisation spécialisée des Nations Unies, dans une étude publiée à Genève.« Les dividendes de la paix ne seront pas que des gains », prédit le BIT.Lorsqu’on reconvertira le système militaro-industriel à la production civile, il faudra une « planification très minutieuse si l’on veut éviter le licenciement brutal de millions de travailleurs des entreprises liées au secteur de la défense », estime l’organisation.Le BIT chiffre à 55 millions le nombre d’emplois liés à la défense dans le monde.Le secteur de l’armement employait 1,8 million de salariés en 1985 aux États-Unis et au moins six millions de personnes en URSS, selon la même source.La reconversion de cette main-d’oeuvre, souvent pléthorique, très spécialisée et à faible productivité et qui bénéficie « partout dans le monde de salaires particulièrement élevés», sera difficile, estime le BIT.Quels que soient les efforts des pouvoirs publics pour créer des emplois, « une part importante de la main-d’oeuvre licenciée restera probablement sans travail », conclut le BIT.râvou vous AîW/ON/ CSSI Cette semaine à la bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie date heure lieu Les Magasins Château 10-07 10 h 30 Le Sheraton (Mtl) Berkley (Papiers Peints) 11-07 11 h 00 Hôtel Delta (Sherbrooke) Bionaire 12-07 10 h 00 Hôtel Le Pavillon (Montréal) ÉCHÉANCE DE BONS DE SOUSCRIPTION Inter-Clty Products Symbole : IPR.WT Valeurs : action privilégiée 8 % cat.C.Base de souscription : 3 bons plus 25 $ pour souscrire à 1 action Date d'échéance : le 9 juillet 1990.Noramco Mining Symbole : NNN.WT Valeurs : actions ordinaires.Base de souscription : 1 bon plus 12,50$ pour souscrire à 1 action.Date d'échéance : le 13 juillet 1990.MODIFICATION DE LA RAISON SOCIALE ET RÉORGANISATION DU CAPITAL Aslan Canadian Resources La compagnie a modifié sa raison sociale pour Victorian Enuretlc Services et consolider ses actions sur la base de 4,2 anciennes pour 1 nouvelle.Colin Energy La compagnie a modifié sa raison sociale pour International Colin Energy et consolider ses actions sur la base de 3 anciennes pour 1 nouvelle.Trinity Mines La compagnie a modifié sa raison pour Harlake Capital Group et consolider ses actions sur la base de 20 anciennes pour 1 nouvelle.NOUVELLE INSCRIPTION Nom de la compagnie Symbole CMP 1989 Oil & Gas Development Ltd Partnership CPG.UN Continental Gold CNT Exploration Duverny DUV MTC Mortgage Investors Trusts No.2 MTC.UN Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons garantir leur exactitude.Ce document, étant un bulletin d’information, pourrait être incomplet.Ces renseignements sont fournis par Tassé L’humour pour mieux réussir SAN FRANCISCO (AP) - Malcom Kushner affirme dans son livre Comment utiliser l'humour pour réussir en affaires — un best-seller — que les personnes qui rient pendant leur travail en font plus et réussissent mieux que leurs collègues grincheux.M.Kushner essaie de communiquer aux gens quel genre d’humour convient le mieux sur leur lieu de travail, ce qu’il faut dire et ce qu’il ne faut pas dire.Les plaisanteries raciales et sexuelles sont toujours mal venues, mais l’auteur déclare que le concurrent est une bonne cible de raillerie.L’humour, selon l’auteur, est comme un aimant qui attire et motive les gens, diminue le stress, contribue à résoudre les conflits et dissimule les remarques hostiles.« La gestion, la vente, la négociation, la planification, la prise de décision — toutes les tâches fondamentales de la vie des affaires — deviennent plus simples quand les gens ont une bonne opinion de vous », écrit-il dans son livre.De plus, les personnes célèbres ne doivent pas hésiter à recourir à l’humour.Exemples: Lee Iacocca, pdg de Chrysler, Ronald Reagan (qui plaisantait à propos de son âge), Mario Cuomo, gouverneur de New York.Malcom Kushner a abandonné sa profession d’avocat dans une société il y a huit ans pour s’établir « conseiller en humour ».Parmi ses clients, il compte le fisc et les gendarmes de San Fransisco.RELAIS D’AFFAIRES ESTRIE AUBERGE DE JOUVENCE: Pour vos réunions dune ou de quelques jour nées, nous pouvons accueillir votre groupe de 4 à 130 personnes dans un décor enchanteur qui saura rendre votre réunion des plus productives A partir de 60$ p pers par |0ur, incluant l'hébergement, trois repas, pause-santé, salle de réunion, tableau de conférence A quinze minutes de Magog, Route 220, Orford Bonsecours JOE tHO — (514) 532-3134 LAURENTIDES Auberge St-Denis (514)227-4602 , 1-800-361-5724 FAX: 227-8504 NOUVEAU 44 chambres ¦*¦*** 24 suites î X K b exécutives * ' ’ » cuisine française Forfait: “Réunion d’Affaires” ’'145 /pers/jour (occupation simple) St-Sauveur des Monts 61, rue St-Denis, Québec, J0R R 4 Membre international de «Romantik Hotels» RELAIS & CHATEAUX L’ART DU BIEN RECEVOIR Caractère, courtoisie, charme, confort, cuisine ESTRIE / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY: Plein air et gastronomie dans un décor d’autrefois.Un relais pour les gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes.Le charme d'une veille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawippi, 24 chambres dont certaines avec foyer Forfaits de week-end à partir de 200$ p.p.occ.double.(819) 842-2451.LAURENTIDES / VAL-DAVID uAtcI I A C A DIMIPDP* Endroit désigné pour joindre affaires et plaisir ICI- LM JMrlIYICliC* — À 1 heure de Montréal — 70 chambres — 5 fleurs de lys — Cuisine raffinée classifiée 4 fourchettes — Pretigieuse cave à vins — Sports de saison — 5 salles de conf.équip audio-visuel complet — FORFAITS VACANCES DISPONIBLES — Mtl: (514) 866-8262 — Ext.Mtl 1-800-567-6635 — Val David (819) 322-2020 — Fax: (819) 322-6510 — C P 190 Val David JOT 2N0 HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE: vacances.Contort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 chambres luxueuses Salons aménagés pour réunions.Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché.Classe 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demandez pour nos forfaits.Tél.sans frais de Mtl: 1-800-363-2582 ou 229-2991 MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU À St-Marc-sur-Riche- lieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu et où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponible.Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2231.HÔSTELLERIE LES TROIS TILLEULS: 8 B Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (327-5001)- Die Hard 2! h 15, 4 h.7 h, 9 h 30 ASTRE II: — Robocop 21 h, 3 h 10, 5 h 20.7 h 30, 9 h 45 ASTRE III: — Total Recall ven.au mar.1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 45, 10 h — The Adventured ot Ford Falrlane mer.jeu.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30 ASTRE IV: — Ghoat Dad vert, au mar.1 h, 5 h 10, 9 h 30, mer.jeu.1 h, 2 h 45.4 h 40, 6 h.— Back to the Future 3 ven.au mar.2 h 45, 7 h.— Total Recall mer.jeu.7 h 45,10 h.BÉRRII: (288-2115) — Retour vert le futur 3 12 Î145, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 BERRI II: - Lee Jetaon, le lllm 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI III: - Nlklta 1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 45 9 h 45 BERRI IV: - Gremlins 212 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 15 BERRI V: — Teenage Mutant Nlnfa Turtles 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15— La nurse 7 h 15, 9 h 15 BONAVENTURE I: (861-2725) - Ole Hard 2 sem.7 h, 9 h 30 BONAVENTURE II: - Ghost Dad sem 7 h 20, 9 h 10 BROSSARD I: (465-5906) - Robocop 2 1 h 45.4 h 30, 7 h 10, 9 h 25 BROSSARD II: - Les Jeison, le film 1 h.3 h, 5 h.— La nurse 7 h 15,9 h 10 BROSSARD III: -Die Hard 21 h 15, 4 h.7 h, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- Ghost Dad 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 2: - Back to the Future 31 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 3: - Die Hard 21 h 30, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 4: - Teenage Mutant Nlnfa Turtles 1 h 05.3 h 05, 5 h 05— Cruising Bar 7 h, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 5: - Les Jetson, le lllm 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10— La nurse 7 h 10, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 6: - Robocop 2 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20, 9 h 45 CINÉMA ÉGYPTIEN 1:1455 Peel, Mtl- Ghost Oadven.au mar.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15— The Adventures ol Ford Falr-/ana mer.jeu.1 h 15, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: - Cadillac Man ven.au mar.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Ghost Dad mer.jeu.1 h 20.3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉMA ÉGYPTIEN 3: - Back to the Future 3 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 20 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Dick Tracy 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1:- Total Recallt h.3 h 30.7 h, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 2: - Pas de répit pour Mêlante 1 h, 3 h, 7 h 15— Le mariage de Betsy 5 h, 9 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001 ) — (relâche jusqu'au 1 er août) CINÉMA PARIS: MH (875-7284)- Mllou en mal ’15 h, 19 h 15— Secret Wedding 17 h, 21 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Back to the Future 31 h 30, 4 h, 7 h,9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: - Ghosi Dad 1 h 05, 3 h 05.5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: - Jetsons, the Movie 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 8 h 45 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: - Die Hard 2 1 h 30, 4 h.7 h, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: - Robocop 2 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE •: - Bird on a Wire ven.au mar 12 h 40.2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20— The Adventures ot Ford Falrlane mat jeu.12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)- CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) -Betsy ’s Wedding 7 h 15.9 h 35 CINÉMA V - 2: - Dick Tracy 6 h 20, 9 h 10, lun.9 h 30 CINÉPLEX I: (849-3456)-Cruising Bar 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 CINÉPLEX II: - The Cook, the Thiel, hla Wile and her Lovera 1 h 30, 4 h.7 h 05, 9 h 30 CINÉPLEX III: — Cinéma paradlso 1 h 35, 4 h 15, 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX IV: - Mllou en mal 1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX V: — Teenage Mutant Nlnfa Turtles 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05— My Lett Foot 7 h 05, 9 h 05 CINÉPLEX VI: — Longtime Companion 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINEPLEX VII: - Cinéma Paradlso 1 h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX VIII: - Jésus de Montréal Ir.1 h.4 h.7 h, 9 h 25 CINÉPLEX IX: — Ripoux contre Ripoux 1 h 30, 4 h, 7 h 05, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)— Miss Daisy et son chauffeur 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS II: - L’homme qui voulait savoir 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS III: - Le cuisinier, le voleur sa lemma et son amant 1 h 45, 4 h 15, 7 h, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS IV: - La Heur du mal 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— (relâche jusqu'au 1er août) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— Fanny et Alexandre 20 h.CRÉMAZIE: (388-4210) - Le grand bleu sem.8 h DAUPHIN I: (721-6060) - Retour vers le tutur 3 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 30 DAUPHIN II: - Les Jetson, le lllm 1 h, 2 h 40, 4 h 20— Gemlins 2 7 h 15, 9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190)- Die Hard 2 sem.7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 2: - Robocop 2 sem.7 h 05, 9 h 40 DORVAL I: (631-8586) - Dick Tracy 1 h, 4 h, 6 h 30, 9 h 15 DORVAL II: - Another 48 Hours 7 h 15, 9 h 30— The Case ol the Witch Who Wasn’t 1 h, 3 h, 5 h 05 DORVAL III: - Total Recall 1 h 15, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 10 DORVAL IV: - Pretty Woman 1 h 15, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 DU PARC 1 : (844-9470)— Dick Tracy sem 6 h 45, 9 h 15 DU PARC 2: — Days ol Thunder sem.7 h, 9 h 30 DU PARC 3: — Days ol Thunder 8 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Dick Tracy 2 h.4 h 30, 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 2: - Total Recall 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 FAIRVIEW I: (697-8095) - Gremlins 2 the New | ; i MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.LUNDI 9 JUII.I.F.T LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • suites nos.2-3 extr.Water Music (Haendel) • concerto grosso op.3 no.3 en sol (Haendel) • musique pour les feux d'artifice royaux, suite (Haendel) • concerto grosso op.6 no.4 en la mineur (Haendel) DEMAIN SOIR, 22:00 • suite de Casse-noisette op.71a (Tchaikovsky) • suite pour orchestre no.4 en sol Mozartiana op.61 (Tchaikovsky) • allegro extr.Eine Kleine Nachtmusik K.525 (Mozart) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Batch 1 h 30, 4 h 20, 7 h, 9 h 20 FAIRVIEW II: - Days ol Thunder 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Robocop 212 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Bird on a Wire2 h, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 25, jeu.2 h, 4 h 30, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Longtime Companion 12 h 30.2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Jetsons, the Movie 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Days ol Thunder 1 h 30, 4 h, 6 h 30.9 h 15 GREENFIELD 2: — Pas de répit pour Mêlante 12 h 30, 2 h 25— Pretty Woman 4 h 20, 6 h 50, 9 h 15 GREENFIELD 3: - Dick Tracy 1 h, 3 h 30, 6 h 45, 9 h 20 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Vivre au Sommet (Ir.) du lun.au dim.de 10h.30 à 21 h.30 aux 45 à 60 min.approx.—To the Llmltdu lun.au dim.à 11h.30 et 18h.30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Days ol Thunder 12 h, 2 h 20, 4 h 45, 7 h 10, 9 h 40 LAVAL I: (688-7776) - Total Recall 1 h 30, 4 h 15.6 h 45.9 h 15 LAVAL II: - Dick Tracy 12 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 35 LAVAL III:— Pas de répit pour Mêlante 1 h, 3 h 10, 7 h 20— Another 48 Hours 5 h 10, 9 h 35 LAVAL IV:— Le mariage de Betsy 12 h 40.2 h 50, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 20 LAVAL V:- Days ol Thunder 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 30, 9 h 45 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Retour vers le tutur 3 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 35 LAVAL 2000 2:- Gremlins 2 1 h 30.3 h 35, 5 h 35, 7 h 40, 9 h 45 LOEW’S l:(861-7437) - Dick Tracy 1 h, 3 h 50.6 h 40, 9 h 30 LOEWS II:- Total Recall} h 45, 4 h 15, 6 h 50, 9 h 20 LOEWS III:- Total Recall 12 h 45, 3 h 15.5 h 50, 8 h 20 LOEWS IV:- Pretty Woman 1 h 20, 4 h, 6 h 40, 9 h 15 LOEWS V:- Pretty Woman 1 h 05, 3 h 40, 6 h 15, 9 h.OUIMETOSCOPE^525-8600) - Salle 1: Tommy 19 h— Mllou en mal 21 h 15— Salle 2: Le peuple singe 19 h 15— Le diable au corps 21 h — Salle 3: Orphée 19 h 30— Manon des sources 21 h 30 PALACE 1: — Gremlins 2 the New Batch I h 45, 4 h 05, 6 h 45, 9 h 15 PALACE II:- Betsy’s Wedding 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h 10, 9 h 30 PALACE III:- The Case olthe Witch Who Wasn’t! h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PALACE IV:- Another 48 Hours 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h.mer.1 h 30, 4 h, 9 h 30.PALACE V:- Another 48 Hours 1 h, 3 h 30, 6 h, 8 h 30 PALACE VI:- Another 48 Hours 12 h, 2 h 30, 5 h, 7 h 30, 9 h 45 PARADIS I: (354-3110)— Retour vers le tutur 3 1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 30 PARADIS II:- Gremlins 2 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 — Teenage Mutant Ninja Turtles 1 h 15 PARADIS III:- Les Jetson, le lllm 1 h.2 h 40, 4 h 20.6 h.— La nurse 7 h 45, 9 h 40 PARISIEN I: (866-3856)- Pas de répit pour Mélanle 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.PARISIEN II:- Le mariage de Betsy 12 h 40, 2 h 50, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 35 PARISIEN III:— Une lotie lemme 1 h 20, 4 h, 6 h 45, 9 h 20 PARISIEN IV:- Dick Tracy 1 h 30, 4 h 15, 6 h 55, 9 h 30 PARISIEN V:- Total Recall 1 h 20, 4 h, 6 h 45, 9 h 20 PARISIEN VI:— Cyrano de Bergerac 1 h, 3 h 50, 6 h 40, 9 h 30 PARISIEN VII:— Cyrano de Bergerac 12 h, 2 h 50, 5 h 40, 8 h 35 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Die Hard212 h, 2 h 25, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II:- Back to the Fu- ture 3 mar.1 h 30, 4 h 15, 7 h.9 h 30, lun.1 h 30, 4 h 15, 9 h 40— The Adventures ot Ford Falrlane mer.jeu.12 h 45, 3 h, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 50 PLACE ALEXIS NIHON III:- Teenage Mutant Nlnla Turtles ven.au mar.1 h 15.3 h 15, 5 h 15.7 h 15, 9 h 15— Sac* to the Future 3 mer.jeu.1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Retour vers le tutur 312 h 10, 2 h 30, 4 h 50.7 h 10, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 2: - Gremlins 212 h 20, 2 h 35.5 h, 7 h 15, 9 h 35 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, MH (274-3550)- Rebel Without a Cause 7 h 15— Barfly 9 h 30, UNIVERSITÉ: MH (8494)041)- Jean de Florette lun.mar.jeu.7 h.— Manon des sources lun.mar.jeu.9 h 10 VERSAILLES l:(353-7880) - Total Recall 1 K 30, 4 h, 6 h 30, 9 h.VERSAILLES II:- Days ol Thunder 12 h 30„' 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40 VERSAILLES III:- Another 48 Hours 5 h 30.7 h 30, 9 h 30 — Une folle lemme 12 h 30, 3 h VERSAILLES IV:— Pas da répit pour Mêlante! h 10, 3 h 15.5 h 20, 7 h 15— Une folle lemme 9 h 15 VERSAILLES V:- Dlck Tracy!2 h 20, 2 h 45, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 VERSAILLES VI:- Le mariage de Betsy 12 h 40, 2 h 40, 4 h 40, 6 h 40, 9 h.SUR SCENE L’AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h.15 à 02h.30— Funk U, Kim Richardson, chanteuse, du 12 au 15 juillet BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (8444)882)- Al Ward, le 9 juillet à 22h 30 BAR 20 80: 2080 rue Clarke, Montréal (285-0007)-Jazz à 22h.BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scotl et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h, mar.20h.à 01 h., mer.au ven.18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h., sam.à compter de 21h.30 — Biily Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h., mar.de 17h.30 à 19h.30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21h.30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de19h.à 24h.LE BIJOU: Hôtel Relax, 2900 Le Carrefour, Laval (688-8244)— Mark Walker, chanteur/saxophoniste, du 3 au 28 juillet, mar.mer.de 20h.à 01h., jeu.ven.de 21 h.à 02h .sam de 22h.à 03h.LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 310 Le- moyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Le groupe El Kady, du mer.au sam.BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Prise de la Bastille, Léo Ferré, Duteil, Sylvestre, avec Wagi Kouri, Suzanne Hurtibise, Manon Desruisseaux, Pierre Prud’homme, Lynda Johnson, le 11 juillet CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario, Montréal— Jazz les ven.et sam.à 21h.30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada.Pointe-Claire (694-4915)— Ateliers d'art, gratuit pour les entants, jeu.ven.de 18h.à 2lh„ sam.de 17h.30 à 20h.30, dim.de17h.à20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: 5830 boul.Taschereau.Brossard (676-4404)— Ateliers d’art gratuits pour les entants les jeu.ven.sam.dim.17h.30 à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrelour Angrignon, 7077 Newman, LaSalle (363-1403)— Ateliers d'art gratuits pour entants, jeu.ven.sam.dim.de 17h.30 à 20h.30.LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin CAte Vertu, St-Laurent (745-4322)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, du jeu.au dim.de 17h.30 à 20h.30.LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax, 2900 boul.Le Carrelour, Laval (688-8244)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, du jeu.au dim.de 17h.30 à 20h.30 CARRÉ DORCHESTER: Angle Peel et René Lévesque, Montréal— Harmonie de Lachine, le 9 juillet à 19h 30 LE CLUB DATE: 1218 est Ste-Catherine, Montréal (526-5844)— La chanteuse Claudia Katry, du mer.au sam.à 22h , dim.à 16h.30— La chanteuse Caroline Harvey, les dim.à 22h.ÉGLISE DE ST-LIGUORI: St-Liguori— Festival international de Lanaudière: Quatuors de Beethoven, le 9 juillet à 20h.HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins.Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Tibor Ceasar, pianiste, lun.17h à20h., mar.au ven.17h.à01h HOTEL QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, lun.au ven.17h.à 01 h.IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port de Montréal-Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les jours de 10h.à 23h„ jusqu'au 23 sept LA CROISETTE: 1201 0 Dorchester (8782000)-Mike Mirizio, pianiste, du dim.au ven.17h.à 20h.L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent.Montréal (8687454)— Restaurant français dancing romantique, du mar.au dim.de 19h.à 01 h., musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans LE GRAND HÔTEL: 777 Université, Montréal (878 1370)— Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze du lun.au ven.17h.à 01h„ le sam.de 20h.à 01h — Bar tour de ville: Le Trio Starlite, du mer.au dim.de 21h.à 02h.LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878 2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam., les ven.et sam.Christiane Gendron, harpiste L’IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (8782000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste, du mar.au jeu.de 20h.à 01h„ les ven.et sam de 21h.à 02h.MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune.Dorion— Le Quatuor Alcan, oeuvres de Mozart, Beethoven et Debussy, le 12 juillet à 20h.MONTREAL AEROPORT HILTON: 12,505 Côte de Liesse, Montréal (631-2411)— La Barrique: Pie-relh Vermeil, chanteuse, danse et spectacle du mar.au sam.de 20h.30 à 2h.— Le Carrelour piano-bar: Manon Robert au piano, tous les jours de 11 h.30 à minuit PARC LAFONTAINE: Théâtre de la Verdure.Montréal— L'Union musicale d'Iberville, le 9 juillet à 19h,30 PARC MONT-ROYAL: Lac-aux-Castors, Montréal— Soirée d'initiation à la danse folklorique, les lundis à 20h.PARC VAN HORNE: Ave Van Horne et Westbury, Montréal— Circololies, le 9 juillet à 10h.15 PLANÉTARIUM DOW: 1000ouestSt-Jacques, Montréal (872-4530)— • Danger: planète en péril.du 5 mai au 2 sept.— horaire français: lun.au dim.13h.45,15h., 20h.30, horaire anglais: lun.au dim.12h.30,19h 30 RESTAURANT-THÉÂTRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (5282246)— Le théâtre La Rallonge présente ¦ PenthéZilée, reine des Amazones • de Pierre Voyer, m.en s.Daniel Simard, du 7 juin au 21 juillet STADE OLYMPIQUE: Montréal— L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h, mar.au dim.10h.à 18h.— pour renseignements: 252-8687 TALLULAH DARLING: 3604 St-Laurent.Montréal (282-9944)— La chanleuse Louise Lange en spectacle, du 5 juillet au 1er sept., les jeu.ven.sam.à compter de 22h.30 TERRASSES ST-ADOLPHE D'HOWARD: Salle Amati: Le pianiste Richard Raymond, oeuvres de Liszt et autres, le 9 juillet à 20h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA, Montréal (842-2112)— Festival Juste Pour Rire: Daniel Lemire, les 12-13 juillet à 20h , le 14 juillet â 18h,30, du 17 au 20 juillet à 20b , le 21 juillet à 18h 30 LE BARACHOIS DE MATANE: 200 est du Phare, Matane (562-1939)— « La (ôte • de Mrozek et • L'ours » de Tchékhov, production du Théâtre Berlu, du 20 juin au 28 juillet BÂTEAU-THÉÂTRE L’ESCALE: Sortie 112, roule 20, St-Marc-sur-Richelieu (584-2271 )— « Bonne tête maman > texte d'Elizabeth Bourget, m.en s.Gilbert Lepage, à compter du 15 juin, mar.au ven.21 h, sam.19h.et 22h.CABARET THÉÂTRE LES FEMMES COLLIN INC.: 248 Rang des Continuations.St-Esprit de Montcalm (514-8386105) ou (5884552)- « Comme ça, tu te sépares • de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvon Leroux, du 16 juin au 1er sept., du mer.au sam.à 20h,30.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL: Route 20, sortie 112, Beloeil (464-4772)— « Pique-nique en ville.de Georges de Tervagne, m.en s.Léo llial, du 19 juin au 25 août, mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.HÔTEL LESAGE: Prévost(1-224-5332)- .Waiter .de Pierre Légaré, m.en s.Gilbert Dumas, du 23 juin au 1er sept., jeu.au sam.à 20h.(relâche le 13 juillet) LE PATRIOTE DE STE-AGATHE: Sortie 83, autoroute 15, Ste-Agathe (861-2244 ou 819-328 3655)— .Cré menteur • de Derek Bentield, adaptation Michel Forget, m.en s.Monique Duceppe, à compter du 15 juin, mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h„ les dim.15 et 22 juillet à 20h.THÉÂTRE BEAUMONT ST-MICHEL: 51, route 132.St-Michel-de-Bellechasse (sortie 348 de l'autoroute 20) (418-884-3344)- .Les gaffeurs » de William Van Zandt et Jane Milmore, adaptation et m.en s.Johanne Seymour, â compter du 29 juin, mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (848 7306)— t Parade » spectacle de marionnettes, jusqu'au 4 sept., mar.au dim.â 12h., 14h„ 16h.et 18h.THÉÂTRE DES CASCADES: 2 chemin du Canal, Pointe des Cascades (4589341)— • Cache-Cash » de Donald Churchill et Peter Yeldham, traduction et adaptation Olivier Reichenbach, m.en s.Sophie Clément, du 1er juin au 2 sept., mar.au ven.20h.30, sam.19h.et22h.THÉÂTRE LE CHANTECLERC: autoroute des Laurentides, sortie 67, Ste-Adèle (514-2283591)— .Quelle famille • de Francis Jotlo, m.en s.Louis Lalande, du 19 juin au 26 août, et les t-2 sept., mar.au dim.à 20h 30, matinées les sam.de juillet et août et le 1er sept, à 17h.THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: Sortie 98E de la route 20, direction Sorel, puis Ste-Anne-de-Sorel (393-9022, 743-8446,1 -800-363-9468)— « Le tutu qui tue » de John Bishop, m.en s.Monique Duceppe, à compter du 12 juin, mar.au ven.20h.30, sam.21h.THÉÂTRE DE LA CHÉVRERIE: St-Fortunat.Clé Richmond (819-344-2402)— « Tequila • de Nick Hall traduite et adaptée par Claude Maher, m.en s.Serge Caron, du 26 juin au 25 août.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: sortie 147, autoroute 20, Upton (514-5485828)— « Dragon sur table > texte et m.en s.Richard Blackburn, du 22 juin au 25 août.mar.au dim., juin et juillet à 21 h., août à 20h.30 THÉÂTRE D’ÉTÉ DE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: 1979 St-Césaire.autoroute 10, sortie 37, Marieville (1-4682161 ou 447-6026)— < 1836 le manoir aux malélices • création et m.en s.Réjean Wagner, du 20 juin au 1er sept., mer.au sam.20h.30 THÉÂTRE D'ÉTÉ DE MASSON: Salle Lombard, Ville de Masson (8189885653)— Les Productions Padem présentent « Chambres d'hôtel > texte de Louis Saia, Michel Lessard et Marielle Léveillé, m.en s.Pascal Belleau, du 20 juin au 1er sept., mer.au sam.à 20h.THÉÂTRE MANOIR DU LAC DELAGE: Québec.route 73, direction Nord, Lac Delage (418848 1818) (514-285-8725)— « Des moutons noirs pure laine > de Neil Simon, traduction Olivier Reichenbach, m.en s.Sophie Clément, du 19 juin au 2 sept, mar.au ven.20h,30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE DES MARGUERITES: 8075 boul.Jean XX111, Trois-Rivières ouest (818377-3223)— « Vice et versa > de Ray Cooney, traduction et adaptation de Michel Dumont et Marc Grégoire, m.en s.Monique Duceppe et François Barbeau, à compter du 12 juin, mar.au ven.20h,30, sam.21h.THÉÂTRE DE MARJOLAINE: sortie 106, autoroute des Cantons de l'Est, Eastman (297-2860,297-2862)— < Le dernier des Don Juan > de Neil Simon, adaptation René Dionne, m.en s.Louis-Georges Carrier, du 22 juin au 25 août, mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.30, dim.20h.THÉÂTRE MOLSON: 10 Chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Richelieu, autoroute 20 est, sortie 113 (584-2293)— < Avion en folie » de Larry-Michel De-mers, du 29 mai au 1er sept., du mar.au sam.à 21 h.THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: 135 Principale, Granby (514-3782262) - c Tel père tel (ils », m en s.de Gaétan Labrèche, dès le 20 juin, du mer.au sam.à 20h.30.THÉÂTRE DE POINTE-AU-CHÉNE: Route 148, entre Lachute et Montebello (818242-5923)— > Mais n'te promène donc pas toute nue > de Georges Feydeau, m.en s.Philippe Grenier, les productions de La Belle Époque, du 8 juin au 1er sept., mer., jeu., ven., 21 h, sam.19h.30 et 22h.30 et dim.20h.THÉÂTRE DE LA POUDRIÈRE: Ile Ste-Héléne (954-1344)— » Ça tourne autour du lit > de Jasmine Dubé, m en s Marc Pache, du 4 juillet au 1 er sept., mer.au ven.20h.30.sam.21 h.THÉÂTRE LA RELÈVE A MICHAUD: St-Ma-thieu-de-Beloeil, transcanadienne, sortie 105(514-464-0089)— • Gars • de Jean Barbeau, m.en s.de Claude Maher, du 5 juin au 1er sept., du mar.au ven.à 21h, sam.à 19h.et 22h.30.THÉÂTRE DE LA SUCRERIE: Casselman, Ont, transcanadienne direction Ontario, sortie 66 (618 764-5580)— ¦ Chapeau • de Bernard Slade, traduction de Luis de Cespédes, m.en s.de Jean-Bernard Hébert, du 3 juil.au 1er sept, du mar.au sam.i 20h.30.THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: Grand-Mère (819-538-1113)— « Un mensonge attend pas l'autre • du réalisateur Robert Lavoie, du 20 juin au 25 août.C'EST UNANIME ! «N’HÉSITEZ PAS».«PRÉCIPITEZ-VOUS»-.«AVOIR D’URGENCE» - MINOU PETROWSKI - RENÉ HOMIER ROY - LUC PERREAULT A MEILLEUR FILM MEILLEUR SCÉNARIO MEILLEUR ACTEUR A X tj Grand Prix du Cinémo Festival de Bruxelles 1988 Festival de Madrid 1988 al z P| Néerlandais 1988 j&Æ m PRIX DU PUBLIC PRIX DE LA CRITIQUE ME,Lr!;Eÿït5J1RICE M Ts|| Festival de Genève 1989 Festival de Sydney 1989 DE SOUTIEN y?Prix Européen 1988 / BERNARD-PIERRE D0NNADIEU GENE BERV0ETS CINfMAS '^ClNU’ILX ODION DESJARDINS COMPLEXE DESJARDINS L’Homme Quivoulait 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7 10 - 9:20 TELEVISION O CBFT 12.00 L'édition magazine 12.15 Les détecteurs de menson ges 12.45 Le clan Campbell 13.15 Dallas 14.15 Cinéma • Le chevalier Pardaillan • fr 62 16.00 Fraggle Rock 16.30 Les Schtroumpts 17.00 L'heure G 18.00 Montréal ce soir O C B M T 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Coronation Street 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Babar 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girls 18.00 Newswalch © C FT M 12.00 Ici Montréal 12.30 Bon appétit 13.00 Dynastie 14.00 Chacun chez sol 14.30 Kate et Allie 15.00 Justice pour tous 15.30 Campus 16.30 Double défi 17.00 Mimémo 17.30 Souvenirs d'été 18.00 Ici Montréal © C F C F 12.00 Family Ties 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winlrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Puise © TV5 15.20 Bonne journée 15.30 L'inlo-5 16.00 Tell quel: Laurence, mon enlance pour un violon 16.30 Écho: savez-vous planter vos sous 17.05 Le petit journal 17.35 C'est pas juste 18.00 La chance aux chansons © RADIO-QUÉBEC 13.30 Pause musicale 15.30 Histoire des sciences au Québec 16.00 Beau et chaud 17.00 Tom Sawyer 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-partout €B QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierraleu 12.30 Le grand journal 13.00 La fourchette d'or 13.30 Québec en vacances 14.00 Cinéma QuatreSaisons « L'évadé d'Alcatraz • amér 79 avec Clint East wood, Patrick McGoohan et Larry Hankin 16.00 Le vagabond 16.30 Action-réaction 17.00 Montréal-les-ites 17.30 Le grand journal La télévision du lundi soir en un clin d’oeil J 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO ! Ici CBFT(R.C.) Montréal » Ce soir I-a Cour en direct I>es détecteurs de mensonges Desjardins d’aujourd’hui Mesdames et messieurs, g Einstein Mont-Royal Ç Le Téléjournal g Le Point/météo/sport L'heure G Lanaudière : un été en.:Ç3~) WCAX (CBS) Burlington News — News g F'amily Feud Major g Dad Prime T ime Pets g Murphy Brown g Designing g Women His & Hers p News The Arscnio Hall Show (ID WPTZ (NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! Cheers Turner & Hooch Poochinski Movie : Poor l.illle Rich Girl: The Barbara Hutton Story —Am.87 Avec Farrah Fawcett et David Ackroyd News The Tonight Show Q CBMT (CBC) Montréal Newswatch 1 The Benson & Hedges .Danger Q Bay The Wonder Years g Degrassi g Junior High Newhart g Designing g Women The National g 22h20/The Journal News Newhart P Kate & P Allie CD CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Santa Barbara Drôle de vidéo Minisérie : Bébé M Fcrland/Nadeau en vacances Nouvelles g météo/sports 23h45/Ciné-lunc: Vous habitez chez vos parents 2 —Fr.83 tkl CFCF (CIV) Montréal Puise Entertainment tonight Five It Up g Diamonds The Bourne Identity (dernière) g News g News The Arsenio Hall Show • 11*1 TV5 (Télév isions Francophones ) l-a chance aux chansons Papier glacé Journal télévisé de TFI L’info - 5 Figures 21hl0/Thalassa Médiations Espace francophone 23h45/Scully rencontre •(17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-Partout I jissie Les aventures de Sherlock Holmes Omni Q science U route des vacances Beau et chaud Cinéma : l.e matelot 512 —Fr.84 Avec Jacques Penot et Dominique Sanda 23h40/I,a roule des vacances ehrer Newshour : National Audubon g Society Mystery ! Rumpole of the g Bailey : The Ims1 Cuse Brideshead Revisited The Avengers 23h50/Movie : : Am.32 —Avec Blonde Venus M.Dietrich 1 CULTURE ET SOCIETE Montréal, lundi 9 juillet 1990 Dix jours de jazz marqués par la finesse de la programmation je Truffaut APRÈS des heures et des heures de concerts au cours des dix derniers jours, on peut dire que la lie édition du Festival international de jazz de Montréal se sera singularisée des éditions antérieures par la subtilité de sa programmation.Rétrospectivement, il faut reconnaître que l’affiche proposée s’est avérée plus fine, et même risquée, qu’elle n’apparassait lors de son dévoilement.Le nombre d’affiliations que l’on peut faire entre les musiciens présents au cours de ce Festival, et en fonction de la place que plusieurs d’entre eux ont tenu dans le développement du jazz, est assez imposant.À cet égard, la série Piano Plus fut exemplaire.L’amateur qui aura assisté a la plupart des concerts présentés, sinon à tous, est en mesure aujourd’hui de se faire une idée très juste des bonds successifs que le « piano-jazz » a effectué depuis le mi- lieu des années trente.A l’exception du ragtime et du boogie woogie, on a entendu et apprécié tous les genres qui ont ponctué l’histoire du jazz depuis une cinquantaine d’années.Pu style « Chicago » ardemment défendu par le duo formé du pianiste Dick Hyman et du trompettiste Ruby Braff, qui, fait amusant, furent lès derniers à se présenter sur la scène du Port Royal, aux envolées aventureuses du magnifique Don Pullen, on aura eu plus qu’un aperçu de l'Histoire du jazz.On a savouré les accents africains de Randy Weston et Billy Harper, la puissance de McCoy Tyner, le Bebop classique de Tommy Flanagan, la modernité de Kirk Lightsey et Harold Danko, la polyvalence de Ronnie Matthews derrière Archie Shepp, et l’incroyable sens de l’Histoire d’un Roland Hanna.Avec Jaki Byard, ce dernier est sans aucun doute l'un des rares à marier avec autant de bonheur les différentes esthétiques de ce genre musical.Du côté de la batterie également, cette programmation aura permis PHOTO JACQUES NADEAU Le vibraphonlste Lionel Hampton à la salle Wllfrld-Pelletier, samedi soir.Un vent nouveau souffle sur l’ancienne gloire d’Orford Festival Orford 90 Récital du violoncelliste Janos Starker et du pianiste Menahem Pressler: Brahms, Sonate no.1 op.38; Heiden, Sonate (1958); Beethoven, Sonate no.3 op.69.En bis: Rachmaninov, Andante de la So/iafeop.19.Ce récital sera radio-diffusé par le réseau MF de Radio-Canada, le 13 juillet, à 20h.Vendredi 6 juillet, à la salle Gilles-Lefebvre.Festival Orford 90 Série Beethoven : Triple Concerto op.56, avec Gerhard Schulz (violon), Janos Starker (violoncelle) et Menahem Pressler (piano) ; Symphonie no.7 op.92 ; l'Orchestre Métropolitain, dir.Agnès Grossmann.Ce concert sera radio-diffusé par le réseau MF de Radio-Canada, le 19 juillet à 20 h.Samedi 7 juillet, à l'église Saint-Patrice de Magog.Carol Bergeron Des cendres presque éteintes de l’ancienne gloire d’Orford, un vent de re-nouveau cherche à ranimer la flamme.Agnès Grossmann, la nouvelle directrice du Centre d’Arts semble pouvoir redonner vie à ce phénix dont le souvenir hante encore la mémoire de ceux qui ont connu les années florissantes de Jeunesses Musicales.11 est encore trop tôt pour juger de ce qu’il adviendra d’un lieu indissociablement lié à la musique qui depuis 1972 ne s’est jamais remis de la rupture des liens qui l’unissaient aux Jeunesses Musicales ainsi que du départ de Gilles Lefebvre, qui le dirigeait depuis sa fondation en 1949.Aujourd’hui, en 1990, on sauve les meubles, on réanime un moribond.C’est par amitié pour Agnès Gross-man que Manahem Presler, le fabuleux pianiste du Beaux Arts Trio, Janos Starker, un géant, l’un des rares, du violoncelle d’aujourd’hui, et Gerhard Schulz, le premier violon du célèbre Quatuor Alban-Berg ont consenti à consacrer quelques jours de leur précieux temps à la cause d'Or-ford.Ainsi, la présence de tels musiciens, venus non seulement pour jouer mais aussi pour enseigner, donne un indice du niveau d’excellence auquel aspire la nouvelle direction.Elle permet également d’espérer que le Centre d’arts d’Orford sorte bientôt de sa léthargie en se redonnant une vocation harmonisée iiux besoins des jeunes musiciens.Le Festival Orford n’est en fait qu’une fenêtre par laquelle le public mélomane peut aller constater sur place la qualité et l’intensité de l’activité pédagogique qui doit d’abord et avant tout animer ce havre musical.Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là.Même les cours de Pressler, de Schultz ou de Starker n’ont pas fait accourir un grand nombre de jeunes talents.Le cas le plus étonnant, pour ne pas dire le plus aberrant, demeure toutefois celui de l’Orchestre des Jeunes du Québec.Locataire des lieux, l’ensemble y passera l’été sans y donner un seul concert.On comprend mal qu’avec des objectifs similaires, les deux administrations n’aient pas su mieux coordonner leurs efforts.Il va sans dire que le Festival n’est pas sans souffrir de la situation anarchique dont a hérité Madame Grossmann.Avec deux vedettes comme Pressler et Starker, qui aurait pu penser qu’une salle de 500 places ne se vendrait qu’aux deux tiers ?Partout, de tels solistes font accourir le public.Par exemple, seul, sans ses deux collègues des Beaux Arts, Pressler donnait récemment un récital à guichets fermés dans une des grandes salles de Londres.De plus, Starker ne joue hélas pratiquement jamais à Montréal.Une telle rencontre au sommet aurait donc dû susciter un grand intérêt, d’autant qu’avec Brahms et Beethoven, la soirée promettait de grandes émotions.Cherchant à s’ajuster l’un à l’autre dans la première Sonate de Brahms, les deux musiciens n’y ont pas atteint l’état de fusion idéal qu’ils ont superbement réalisé dans Yüpus 69 du maître de Bonn.Si la Sonate de Benhard Heiden, troisième oeuvre inscrite au programme, n’est pas davantage connue, c’est que ni Starker, ni Pressler qui la créèrent en 1958, n’ont rien pu changer à son manque d’originalité.Les qualités d’écriture qu’elle possède lui viennent trop directement de Hindemith.Quant au superbe Andante de la Sonate de Rachmaninov, une lecture trop rapide lui fait perdre la volubile mélancolie de la partie de piano et laisse le violoncelle impuissant à séduire.Le concert Beethoven de samedi s’est déroulé devant un auditoire plus nombreux.Avec trois partenaires qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble, et surtout avec un violoniste, Gerhard Schulz, qui a mis du temps à régler ses problèmes de jus- tesse du son, le Triple concerto n’a cependant jamais trouvé l’unité que solistes, chef et orchestre semblaient si désireux d’atteindre.Ce n’est qu’au troisième mouvement que l’entente a semblée la meilleure, que le trio a parlé d’une même voix.En somme, c’est Agnès Grossmann qui remporta la palme de la soirée avec une magnifique interprétation de la septième Symphonie.L’Allegro final a littéralement soulevé l’assistance.Sous sa direction, l’Orchestre métropolitain a’donné rien de moins qu’une remarquable prestation.de mieux saisir certains des dévelop pements percutants qu’auront signe» des musiciens présents cette année.Dans l'Histoire, Art Blakey avait précédé, et influencé, Elvin Jones qui lui-même fut un des modèles de Jack DeJohnette.L’amateur qui aura assisté aux concerts que ces trois percussionnistes ont donné au cours du Festival aura certainement constaté que la fièvre était le dénominateur commun chez ces artistes.C’est sans aucun doute dans le cas du vibraphone que la parenté entre les differents innovateurs, ayant écrit à tour de rôle un chapitre de la petite histoire de cet instrument, aura été la plus évidente.Lionel Hampton dans les années 30, Milt Jackson dans les années 40 et 50 et Bobby Hutcherson dans les années 60 ont successivement imprimé leurs marques.Ils ont été les trois porte-couleurs ardents de cet instrument ingrat.Les trois ont participé au Festival.Les trois n’ont pas déçu.Lors de son show à la salle Wilfrid-Pelletier, samedi soir, Hampton fut fidèle à sa réputation.À 81 ans, il est toujours aussi heureux d’interuréter les grands thèmes qui ont fait danser des milliers d’amateurs dans les années 30 et 40.La luminosité de Tommy Flanagan, la spiritualité et l’imagination musicale de Arthur Blythe, la puissance et la générosité d’Elvin Jones, la chaleur de Sonny Fortune, le saxophoniste de Jones, les aventures de Don Pullen, la complicité entre Danko et Lightsey, les joyeuses notes de Doctor John, l’étonnant Roy Rogers, la ferveur et le son — quel son ! — d’Archie Shepp auront été les sommets de ce Festival.Hélas ! On a manqué le tromboniste Ray Anderson.Tous ces artistes ont signé des prestations dont on conservera pendant longtemps les sonorités parfois riches, parfois sensuelles, parfois denses, parfois passionnées mais jamais fades ou mièvres.PHOTO JACQUES NADEAU Le pianiste Kirk Lightsey au Théâtre Port-Royal.Tout fonctionne à merveille au Festival mondial de folklore DRUMMONDVILLE - « La neuvième édition du Festival mondial de folklore de Drummondville se déroule tellement bien que c’en est presque inquiétant.» Pour M.Gaston Langlais, membre bénévole du conseil d’administration du festival, rien n’est en effet venu perturber la première fin de semaine de l’événement.« Les salles sont remplies, les spectacles en plein air attirent les foules, les troupes présentent ce qu’il y a de meilleur en terme de qualité et aucun incident regrettable ne s’est produit ; que voulez-vous de plus ?», demande M.Langlais.Comme lors des huit éditions antérieures, l’atmosphère est à la fête, les gens se prélassent dans le parc Woodyatt en regardant les danseurs sur trois scènes différentes, en suivant une démonstration sur l’origami japonais ou sur le folklore normand, ou encore en écoutant des exposés sur la vie traditionnelle des Monta-gnais du Québec.Ils étaient plusieurs dizaines de milliers à franchir les tourniquets du parc, hier après-midi et hier soir, où des spectacles étaient donnés sur l’un ou l’autre des sites.Soulignant également le 175e anniversaire de Drummondville, les troupes participantes en ont mis plein la vue aux spectateurs massés dans le parc.La hausse des prix du macaron donnant accès au site du parc Woo-dyalt n’a pas semblé retenir l’ardeur des amateurs de folklore.De trois La Grèce devra racheter trois sculptures antiques.grecques dollars qu’il était l’an passé, le coût est de cinq dollars cette année.Samedi, 8016 macarons avaient été vendus au guichet et on s’attendait hier à dépasser ce nombre record.Par ailleurs, la police municipale confirme que le festival attire beaucoup de gens, surtout des familles : « Ce ne sont pas des personnes qui cherchent des problèmes », a commenté un officier, remarquant que le festival ne donne l’occasion à aucune recrudescende de criminalité.Et pendant que sur scène au parc Woodyatt le spectacle continue de plus belle, des dizaines de visiteurs se rendent sous les arbres visiter une cinquantaine de kiosques d’artisans du Québec et d’une dizaine des pays visiteurs, afin de trouver un souvenir ou un article de qualité.LA TÉLÉ CE SOIR * Mesdames et Messieurs, Einstein Spécial.Le saviez-vous ?Albert Einstein s’est trouvé à Winnipeg en 1985 où il s’est lié d'amitié avec une jeune autochtone.Il a également participé à un talk-show à un moment donné pour expliquer sa théorie de la relativité.R.-C., 20 h.* Great Journey.Le proies» seur d’histoire Norman Jones de l’Université d’Oxford voyage à travers l’Union soviétique afin de retracer l’histoire de ce pays.PBS, 21 h.* Les détecteurs de mensonges.Shirley Théroux, Pierre Lalonde et Christine Char-trand sont les invités ce soir.R.-C., 19 h.* Le matelot 512.Un jeune marin est entraîné dans une affaire sordide, par suite d’une liaison avec la femme de son commandant.Dominique Sanda est excellente.R.Q., 22 h.LONDRES (AP) — Le gouvernement grec va acquérir, aujourd’hui, lors d’une vente aux enchères chez Sotheby’s, de Londres, trois sculptures de marbre des îles Cyclades datant de plus de 2000 ans avant Jésus-Christ, a annoncé hier un porte-parole de Sotheby’s.La Grèce avait tenté dans un premier temps d’empêcher la vente de 40 pièces d'une collection qui appartient à la veuve du professeur suisse Erlenmeyer.Le gouvernement grec affirmait que les 180 pièces de cette collection, datant de 2600 à 2200 avant J.C., avaient été dérobées à la fin des années 1950 dans l’île de Keros.Un accord a été finalement trouvé entre Athènes, la société Sotheby’s et la fondation Erlenmeyer.Le gouvernement grec va acheter trois pièces de cette collection : une sculpture d’un visage d’homme estimée à 200 000 livres sterling (environ 400 000 $), une poterie évaluée à 12 000 livres (environ 24 000 $) et un petit vaisseau de marbre pour une valeur de 8 000 livres (environ 16000$).Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer La presse de Washington prend la défense d’un film québécois face aux critiques new-yorkaises iJgâürice Girard j de la Presse Canadienne WASHINGTON (PC) — Aprèsavoir été écorché par la presse new-yorkaise pour son mépris à l'endroit de la femme noire, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer.(lu réalisateur québécois Jacques Benoît, a été bien accueilli par la critique de la capitale américaine, où le film est à l’affiche depuis vendredi flans un cinéma de Georgetown.Pour le Washington Post, qui consacrait par ailleurs un long reportage à l’écrivain Dany Laferrière, la version cinématographique du roman du même nom « vise moins à conscientiser qu’à nous faire passer Un bon moment.Le film réussit (et devient plus efficace) quand justement il ne se prend pas au sérieux.Il devient inintéressant et même endormant quand il tente à l’occasion de dénoncer le racisme inhérent à la société blanche».Le critique Desson Howe a trouvé que le réalisateur a donné à son oeuvre « une atmosphère européenne agréable de discussions philosophiques autour d’un café, agrémente de tentatives de conquête féminine ».Pour le Post, le film repose sur les épaules du comédien principal Isaac de Bankole, qui personnifie Vieux.Même s’il ne fait que rendre son propre personnage, de Bankole « vole la vedette avec son charme naturel ».Il est « un véritable plaisir à regarder », l’équivalent, ose le journaliste, « de la version mâle et noire de Brigitte Bardot».Pour l’autre quotidien de la capitale américaine, qui compte plus de 75 % de Noirs, Comment faire l’amour .traite du racisme « avec un scepticisme rafraîchissant, dans la gaîté et la bonne humeur».Le critique Gary Arnold, du Was-hinglon Times, profite de son com- mentaire pour s’en prendre à la presse de New York, qui n’a pas été tendre pour le film de Jacques Benoît.« Pour se scandaliser de cet exercice désinvolte, original et provoquant, il faut une bien brouillonne attitude ».Au moment de son lancement, il y a près d’un mois dans la métropole américaine, les journaux de New York ont refusé de reproduire des annonces, puis ont accepté à la condition que le titre anglais se ümite à un équivoque How to.ajoutant en renvoi, en petits caractères, le titre au long en français.Selon le Post, c’est un faux débat, une censure injustifiée.Le journal, réputé pour ses prises de position conservatrices, s’en prend en particulier au National Association for the Advance of Colored People (NAAPC), influent groupe de pression voué à la défense des citoyens américains de race noire.Ils n’ont rien compris à l’humour du film québécois, accuse le Times.Dans un communiqué publié au moment de la sortie du film, le NAACP a dénoncé Comment faire l’amour.parce qu’il « perpétue les stéréotypes des gens d’origine africaine, consumés par une seule passion », sans autre dimension.Au contraire, dit le Washington Times, « le film fait preuve d’une confection agréable et d'un individualisme audacieux.On le comprendrait mieux si on le considérait comme une variation exotique et humoristique de la même trempe que le film She’s Gotta Have It, du réalisateur Spike Lee».Et la conclusion, accusatrice: « Probablement que le film Comment faire l’amour.interpelle le plus ses détracteurs, qui préfèrent le système établi des fantaisies érotiques des films à l’index, que Dany Laferrière et Jacques Benoît dénoncent avec un sain ridicule».BILLETS EN VENTE MAINTENANT Les Misérables .Vil 9A Sf M m J* ~ ¦ L’EPOPEE MUSICALE PRÉSENTÉE EN VERSIONS FRANÇAISE ET ANGLAISE BILLETS EN VENTE MAINTENANT A LA BILLETTERIE DU THEATRE AINSI QU'A TOUS LES COMPTOIRS TICKETRON OU TELEPHONEZ A TELETRON (514) 288-2525 AVANT PREMIERES 17 JANVIER EN FRANÇAIS ET 18 JANVIER 1991 EN ANGLAIS (Pour plus de détails, téléphonez a Télélron) REPRÉSENTATIONS A COMPTER DU 24 JANVIER 1991 EN FRANÇAIS EN ANGLAIS MER .JEU .SAM 8 DIM a 20 h MAR.8 VEN a 20 h SAM a 14 h DIM à 14 h (PREMIÈRE.24 JANVIER LEVER DU RIDEAU TÔT A 18 H 45) ’ Billets d'etudiants à 15 $ disponibles a la billetterie du Théâtre sur présentation d une cade d'identité valide THÉÂTRE SAINT-DENIS, MONTRÉAL ™ M Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 TAIS ce que dois Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice: Lise Bissonnette Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Christian Charron Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Cayouette Dix-huit mois, c’est trop Jouer à fond les mécanismes de négociation permanente EN APPOSANT, la semaine dernière, leur signature à une nouvelle convention collective, les dirigeantes de l’Association professionnelle des technologistes médicaux du Québec mettaient un point final à la dernière ronde de négociation dans le secteur de la santé au Québec.Pas moins de 18 mois après l’échéance de leur contrat de travail ! Et encore ce règlement n’a-t-il été possible que lorsque ce syndicat, en entente de service avec la CEQ, eut renoncé à sa revendication principale, à savoir le maintien de la parité salariale avec les infirmières.Plus précisément, les parties ont convenu de poursuivre la négociation sur ce point au sein d’un comité paritaire qui étudiera les correctifs à apporter.Dix-huit mois, c’est trop pour le renouvellement d’une convention de trois ans, alors que le compte à rebours officiel débutera dès le printemps 1991.Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui comme hier, l’on s’interroge sur le régime.Faut-il revoir la loi 37, adoptée en juin 1985 par le gouvernement du Parti québécois, et qui a servi d’encadrement juridique aux deux dernières négociations menées par les libéraux ?Encadrement, c’est beaucoup dire.Car cette loi 37 n’a pas encadré grand-chose.Ses principales dispositions ont toutes été écartées les unes après les autres, notamment celles sur les salaires, tandis que les syndicats refusaient de se plier à la discipline des services essentiels et que l’étape de la médiation obligatoire se révélait complètement stérile.Au total, on pourrait conclure que, dans les faits, les parties n’ont pas tardé à retomber dans les vieilles ornières — à ceci près que l’intervention ad hoc de l’Assemblée nationale forçant le retour au travail des r’évistes a été remplacée par une loi « spéciale » caractère permanent imposant des sanctions automatiques (la fameuse et désormais redoutable loi 160).Aussi, de part et d’autre, l’heure est-elle au bilan de l’expérience des cinq dernières années.Du côté patronal Dans le secteur de la santé, comme dans le secteur de l’éducation d’ailleurs, ce que l’on appelle la « partie patronale » apparaît aux yeux du public comme un bloc monolithique, où les consensus sont faciles à établir et qui offre un front commun sans faille à son vis-à-vis syndical.Les choses ne sont pas si simples.Le comité patronal est en fait tripartite.Il comprend trois groupes : les associations d’établissements de santé (hôpitaux, centres d’accueil, CLSC.), le ministère de la Santé et des Services sociaux et le Conseil du trésor.On aime à penser que chacun de ces groupes — de ces acteurs, comme on les appelle en analyse stratégique —, se présente à la table de négociation avec des objectifs distincts, sans être nécessairement divergents.Il parait normal que les établissements entrevoient le renouvellement des conventions collectives comme une occasion de modifier certaines dispositions qui constituent des contraintes à la gestion des services qu’ils ont mission de dispenser ; le ministère, pour sa part, voit les choses sous un angle plus global, en ayant à l’esprit la mise en oeuvre de ses politiques générales ; quant au Conseil du trésor, on conçoit son rôle comme devant veiller au respect des paramètres financiers du gouvernement.Dans les faits, tout se confond.S’il est vrai que le Conseil du trésor, en tant que gardien des cordons de la bourse, s’intéresse en priorité aux dispositions qui ont des incidences pécuniaires, on voit que sa participation dépasse souvent ce seul aspect.Le Trésor s’intéresse aussi à ce que le jargon des relations de travail désigne sous le mot de normatif.On l’a vu, tout au long de l’année dernière, dans le dossier des infirmières, ou dans celui de la conversion des listes de rappel en postes réguliers.De même le ministère est tenté de faire la promotion auprès des établissements de tel ou tel mode de gestion particulière (sinon de le leur imposer par voie législative, tel qu’il ressort de l’avant-projet de loi actuellement en révision).En même temps, le ministère se montre parfois plus Sensible aux besoins financiers des établisse- ments et doit plaider auprès du Conseil du trésor pour obtenir les rallonges nécessaires.Il en résulte des débats, que l’on pourrait quaüfier de vigoureux et cordiaux, selon la formule diplomatique consacrée.D’où l’on voit que, pour la partie patronale, la révision du cadre des négociations ne peut faire l’économie de certains ajustements visant à mieux préciser les attributions de chacun de ses membres.Du côté syndical Pour les associations syndicales, une révision de la loi 37 ne saurait avoir qu’un objectif : redonner aux syndicats des secteurs public et parapu-blic la plénitude des mêmes « droits » que reconnaît le Code du travail aux travailleurs syndiqués du secteur privé, y compris le droit de grève tout au plus limité par l’obligation de maintenir des services essentiels dont le niveau serait déterminé par le syndicat lui-même.Cet objectif n’est guère réaliste, surtout depuis le jugement de la Cour suprême qui a refusé d’élargir en ce sens l’application de la « liberté d’association » inscrite dans la charte canadienne des droits.Mais le fait que les syndicats y tiennent explique sans doute la grande réticence du gouvernement de rouvrir ce qui pourrait se transformer en panier de crabes.N’empêche que les syndicats, de plus en plus ouvertement, s’interrogent sur leur fonctionnement interne.On a pu le constater d’un congrès à l’autre, ces derniers mois.Lors de la ronde qui vient de se terminer, deux groupes ont su tirer leur épingle du jeu.Il s’agit de la FTQ qui, en acceptant l’offre du gouvernement de prolonger la convention, a réussi à s’imposer comme leader de la négociation sur l’équité salariale pour les titres d’emploi à majorité féminine.La nouvelle Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (FIIQ), puissamment aidée par la conjoncture et avec l’appui manifeste de l’opinion publique, a fait de sa première négociation regroupée un véritable coup de maître.Ce fait d’armes sera difficile à répéter, et la FIIQ doit en tenir compte dans ses rapports avec celles de ses membres qui pourraient etre tentées de remonter aux barricades pour un oui ou pour un non.Pour la CSN — et notamment pour sa Fédération des affaires sociales ( FAS) habituée à dominer le processus, ne fut-ce que par le poids du nombre —, cette négociation fut décevante.Moins dans ses résultats qui sont comparables à ceux que les autres groupes ont obtenu.La déception de cette centrale tient à sa piètre performance en termes de stratégie.Son objectif de « défoncer » un gouvernement engagé dans une campagne électorale s’est révélé inefficace, pour dire le moins, et peut-être même suicidaire.Il en va de même de la CEQ nouvellement engagée dans le secteur de la santé (infirmières et techniciennes) où elle n’a pas réussi à s’imposer.Une durée excessive À l’heure des bilans, de part et d’autre on s’entend à déplorer la lenteur excessive et de la lourdeur d’une démarche digne des grands sauriens.Comment faire autrement ?Cela supposerait, par exemple, que les parties s’entendent pour limiter les objets de négociation, au lieu d’entre- rendre tous les trois ans le renouvellement de A Z d’un contrat de travail qui compte des centaines de pages.Cela supposerait que les syndicats trouvent le moyen de renoncer à l’inflation des demandes initiales, ce qui n’est pas facile dans un contexte de pluralité où la surenchère est de règle et qui gêne la manoeuvre lorsque sonne l’heure des compromis.Reste la négociation permanente dont le principe est inscrit dans toutes les conventions.C’est ce mécanisme qu’il faudrait faire tourner à fond pendant le (trop) court intervalle entre deux rondes qui en sont presque à se télescoper.— JEAN FRANCOEUR À T assaut de la Montérégie LIBRE OPINION PIERRETTE DUBUC Vice-présidente de l’Association des citoyens et amis de Mont-Saint-Hilaire NOUS VOUDRIONS attirer l’attention des Québécois sur la menace qui s’élève quotidiennement sur les espaces naturels très précieux que sont les collines montérégiennes, spécialement le mont Saint-Hilaire.On y accède par le Chemin de la Montagne, qui relie Saint-Jean-Bap-tiste de Rouville à Beloeil par le pont de la route 116.La circulation y est dense et parfois impraticable lorsque les citadins viennent y chercher des pommes à l’automne.La vue y est superbe sur la plaine environnante.C’est sur le Chemin de la Montagne que naquit le premier village de Mont-Saint-Hilaire, le « Vieux Village ».On y pratique la pomiculture depuis plus d’un siècle.Ce chemin mène au Centre de conservation de la nature, première réserve de la Biosphère désignée par l’UNESCO au Canada.Ce Chemin de la Montagne, c’est un coin de pays à protéger car il n’est pas seulement propriété privée • de ceux qui l’habitent, mais aussi bien commun de tous les Québécois.^ Il relève de la municipalité de Mont-I Saint-Hilaire.Or, depuis quatre ans, le paysage subit de violentes attaques de la part des promoteurs.On a commencé à construire des résidences de luxe un peu partout, à flanc de montagne, sans planifica- tion aucune.Le résultat est désastreux.On bâtit d'énormes maisons sur des terrains relativement étroits.On ne tient pas compte de la nature du sol rocheux, de l’équilibre à conserver entre les espaces naturels et les espaces ainsi « urbanisés ».Les résidents sont atterrés et les visiteurs parlent de « pollution visuelle ».Une association s’est formée pour protester auprès de la municipalité.Rien n’y fait.Le développement l’emporte sur le bon sens.Le schéma d’aménagement de la municipalité régionale de la Vallée du Richelieu a désigné le Chemin de la Montagne « ensemble rural et patrimonial », mais la municipalité s’active à transformer ce coin de territoire en zone résidentielle.On laisse des individus y construire « leur » maison, qu’ils mettent en vente parfois avant même qu’elle ne soit terminée, à des prix exorbitanLs.La violence de la spéculation s’est abattue sur le mont Saint-Hilaire.Les agriculteurs sont découragés et se laissent gagner eux aussi par la possibilité d’un gain fabuleux ; pourquoi rester pomiculteur sur une terre qui peut rapporter tellement plus si on la fait résidentielle ?Comment refuser aux agriculteurs ce qui est permis aux résidents : un profit légitime sur un bien propre ?Où s’arrête le droit de l’individu et où commence le bien commun ?La nature nous a été donnée pour en jouir, individuellement et collectivement.Que faire quand on en abuse ?Qui viendra seconder les efforts de l’Association des citoyens et amis de Mont-Saint-Hilaire pour conserver au Chemin de la Montagne son aspect rural et patrimonial ?Nous avons fait appel déjà au ministre de l’Environnement, au ministre des Affaires municipales, au ministre de l’Agriculture, mais chacun renvoie la balle dans le camp de l’autre.Il faut à tout prix protéger les collines montérégiennes qui entourent Montréal de la fièvre du développement.Le mont Saint-Bruno a déjà perdu beaucoup en dépit des efforts incessants des citoyens.Le mont Rougemont est déjà la cible des promoteurs et vous savez ce qui se passe à Mont-Saint-Hilaire.Chaque nouveau développement réduit l’espace vital de la flore et de la faune, détruit des espaces parfois en danger de disparition et réduit l’accès des citoyens à la nature.Si l’on songe qu’à Montréal et dans la région, on compte près de la moitié de la population du Québec, ce n’est pas trop d’espaces verts à préserver.On a déjà parlé de créer un parc discontinu des montérégiennes.C’est urgent.Les « collines montérégiennes » sont : le complexe d’Oka, le mont Royal, le mont Saint-Bruno, le mont Saint-Hilaire, le mont Rougemont, le mont Saint-Grégoire, le mont Yamaska, le mont Shefford, le mont Brome et le mont Mégantic.Les événements récents dans notre vie politique nous démontrent l’impuissance des gouvernements à défendre les intérêLs du peuple.C’est notre terre, notre environnement : c’est à nous d’agir.Si tous les citoyens concernés par la préservation de leur environnement se forment en association locale, un regroupement des associations de citoyens pour la conservation des « collines montérégiennes » en découlera et une action concertée sera possible.Pourquoi pas un mouvement pour la protection de la nature ?Gorbatchev se donne deux ans pour réussir la perestroïka Caricature tirée du Monde du 6 juillet 1990 LETTRES AU DEVOIR Sage décison LE BON sens a fort heureuse-mentprévalu dans le dossier lin- tuistique à la Commission des coles catholiques de MontréaL Non seulement était-ce une atteint aux droits individuels que d’imposer l’utilisation du français dans les conversations privées, cela nous aurait aussi désigné à la vindicte au Canada anglais.Surtout, cette mesure se serait avérée inefficace et aurait même exacerbé le problème.Les immigrants ne parleront pas français de force, mais par incitation.Il importe de faire en sorte qu’ils se sentent chez eux ici, et ce n’est pas en les menaçant que cela se produira.— PAUL-ANDRÉ ALLARD Montréal, le 29 juin.Pourquoi pas ?SELON une dépêche de l’AFP (New York, 26 juin), « le Leich-tenstein a toutes les chances de devenir le 160e État membre de l’ONU en septembre [.] Cette adhésion [lui] permettra (.) d’affirmer sa souveraineté.Actuellement les intérêts des 28 500 habitants du Liechtenstein sont défendus par la Suisse.» Pour compléter cette courte dépêche, il faut savoir que le Liechtenstein est aussi et surtout une « place financière et commerciale » (Petit Larousse illustré de 1989), un lieu de réputation internationale pour les fiscalistes et les « recycleurs » d’argent diversement et « amoralement » acquis.Et le Québec alors ?Ce n’est certes pas ni le poids démographique du Liechtenstein qui correspond à 6 % des 500 000 bénéficiaires actuels de l’aide sociale du Québec, ou encore aux 4 dixièmes de 1 % des 6 700 000 habitants de notre belle province, ni son étendue géographique de 160 kilomètres carrés laquelle se compare à 1 centième de 1 % des 1 540 680 km carrés du Québec, qui peuvent expliquer cette reconnaissance de souveraineté que, par ailleurs, une majorité de Québécois souhaite de plus en plus.La question est posée, et, par delà cette anecdote comparative paradoxale, mériterait d’être quelque part discutée; et pourquoi pas au cours d’états généraux à l’automne ?— DANIEL CLAPIN-PÉPIN Sciences comptables (UQAM) Montréal, le 28 juin.Aux portes d’un paradis ET SI tous les clochers avaient signalé le départ du cortège, si les orgues avaient enchaîné sur les mêmes mesures et si les cuivres avaient entonné à leur tour, on se serait cru aux portes d’un paradis, au passage d’un peuple tout entier vers un pays longtemps étouffé, tel un désir impudent, à cause d'une trop grande prudence et d’une immense tolérance croyant, héroïquement, devoir laisser les grands mouvements à d’autres ! Et si nos hommes d’État, sortis de leur tour d’ivoire, sculptés de partisanerie, avient été plus nombreux au rendez-vous pour se mêler à l’allégresse et courtiser un peuple avide de construire avec sérénité.J’ai vu, en cette journée impunément triste au départ, les nuages s’éclipser miraculeusement pour laisser le ciel s’habiller du fleurdelysé.J’ai vu des êtres assoiffés d’in- fini, de chansons, de poésie et de lignes de pensée parce que leurs poètes les y ont habitués depuis belle lurette.Au discours de leurs organisateurs, ils se prêtaient, comme des soldats, au silence pour entendre le cri de ralliement et se laisser bercer par des cajoleries qui panseraient leurs plaies lâchement taillées par leurs voisins envers qui, dans leur naïveté, ils avaient prêté trop d’indulgence.J’ai vu ma mère, dans sa 75e année, essuyer les sueurs de son front en emboîtant le pas sans crainte, convaincue qu’elle ne vivrait plus une telle euphorie, le coeur encore à la dérive à la mémoire des sacrifices de ses frères en Normandie.J’ai vu des enfants confortablement blottis contre le sein de leur mère s’accommoder d’une foule sécurisante et d’autres, dans un demi-sommeil, s’abandonner au fond de leur berceau d’occasion cmme si les anges les avaient préparés à cette grande marche d’entrée vers un nouveau monde que leurs aïeux n’avaient jamais cru possible.J’ai vu sur des balcons de l’honorable rue arpentée des émigrants arborer le drapeau de leurs hôtes et ces derniers, spontanément dans un grand cri du coeur, les inviter à partager leurs agapes à l’hôtel de l’espoir.J’ai vu une jeunesse enthousiaste et convaincue, comme si leurs maîtres avaient pris le temps de leur tisser l’histoire.J’ai vu de jeunes adultes s’avancer dans un calme remarquable, sûrs de leur destinée.J’ai vu des adultes à la tête grisonnante caressée par les grands drapeaux, et modelés par une longue patience, savourer la paix d’une fête dont le passé avait été souillé par l’incompréhension.En cette fête de la St-Jean que dame nature avait habilement prolongée, il s’agissait d’une trêve bienheureuse que nul autre pays n’aura connu ce lundi 25 juin.La fierté ensemencée par tant de solidarité et le drapeau hissé mais affolé par le trac des grandes premières se conjuguaient irréfutablement à l’éclosion d’une réalité que l’on ne pourra plus jamais éteindre ! — YVETTE BIONDI Ville St-Laurent, le 3 juillet.Tous des exaltés ON ENTEND Benoit Bouchard, en mission à Ottawa, répéter qu’il n’est pas question qu’il quitte le parti conservateur du Canada.Il avait pourtant été le premier à « s’interroger» et était même parti en retraite (fermée ?), après avoir consenti à être « discret » pour ne pas compromettre le désaccord du lac Meech, mais il attendait le 23 juin (pourquoi pas le 14 juillet ?) et alors, alors là, il « se poserait des questions » (oh là), et il prendrait les décisions qui s’imposeraient.Oh là, là.Et maintenant que la date fatidique est passée, ce jeune ministre, promu au garde de leader de caucus à la place de son courageux homonyme, nous émeut encore par la sincérité, la générosité et la noblesse de ses excuses et justifications : il faut bloquer Chrétien (pourfendre les Sarrasins ! ) ; la politique de la chaise vide n’a jamais rien donné (comme dirait Gandhi); les indépendants (d’esprit et de parti ?) n’ont aucune influence; pour bien défendre les intérêts du Québec, il faut être (ailleurs) au Canada où se prennent les décisions, et quoi encore ?Et « le chef » de parti Bourassa qui pendant ce temps redresse momentanément la tête et affirme que le Québec va assumer son destin (avec l’appui incontournable du fondé de pouvoir, Benoit Bouchard, bien sur).Et le « comédien » Duceppe qui clame que c’est au Québec, au Québec seul, et non ailleurs, que va se décider le sort de notre pays.Tous des exaltés.Lui, le jeune Bouchard, qui a benoitement ignoré son référendum de 1980, est un mathématicien considérble et un stratège dont la subtilité nous confond tous.Mieux vaut, selon lui, être quelques dizaines de vassaux à l’intérieur d’un parti, lui-même partie d’une assemblée encore plus grande (à prédominance canadienne ?), pour influencer le sort de l'incommensurablement provinciale province de Québec qu’une dizaine de vrais députés clairement identifiés et voues à la réalisation et à l’avènement de leur seul pays, le Québec ! Pourtant à l’époque, c’est le parti de Réal Caouette qui avait la balance du pouvoir et non les quelques députés québécois asservis au parti au pouvoir.Je vous dis : il est subtil, ce Bouchard-là ! Il fallait y penser : se rapprocher d’un pouvoir étranger (meme s’il s’écroule) pour favoriser l’avènement d’un autre.Je crois ré-entendre un certain Pétain, qui avait déclaré traître un vague caporal nommé de Gaulle, et qui prétendait que la « meilleure » façon de sauvegarder « les meilleurs intérêts » de la France, c’était de « gouverner » avec l’ennemi ! Monsieur Plamondon, entre autres, a choisi de ne pas manquer son rendez-vous avec l’histoire.Benoit Bouchard en a décidé autrement.Et c’est son strict et triste droit.Mais qu’il ne nous conte pas de sornettes.On connaît la chanson.Oui vraiment l’histoire se répète ! — FERNAND POIRIER Montréal, le 26 juin.D’abord l’en vironnement i A M.Robert Bourassa DANS la foulée qui tente de définir l’avenir du Québec, il me semble qu’il y a encore un laissé pour compte : l’environement.Il nous est donné une occasion unique de modeler la destinée de notre société, espérons que nous ne réitérons pas les erreurs du passé.La force économique des pays doit dorénavant intégrer le développement viable au sens de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Brundtland).J’ose prétendre à une société qui se distinguera d’abord par son rapport avec l’environnement, plus que par son économie, sa culture ou même sa langue qui sont d’ailleurs mieux protégés.Pensons glabalement, agissons localement.— DOMINIC DROLET Montréal, le 4 julleL LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2V 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3361 Abonnements (514) 844-5738 - LE DEVOIR .(USPS =003708) is published daily by L Imprimerie Populaire.Limitée.211 rue St-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is S 439 OO USD Second Class Postage paid at Champlain.N Y U S POSTMASTER send address changes to Insa PO Box 1510, Champlain.NY 12919-1518 I DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 ¦ 11 LE COURRIER Québécois et autochtones, même combat ?PHOTO PC Raymond Savoie, ministre québécois des Affaires autochtones (à gauche), Gaston Mckenzie, président du Conseil Attikamek, et Bernard Valcourt, alors ministre fédéral d'Etat aux Affaires indiennes (à droite), lors de la signature le 13 septembre 1988 d’une < entente » sur les revendications territoriales.Les autochtones n’ont pas changé À M.Claude Jasmin IL N’EST jamais trop tard, Monsieur Jasmin, pour tuer une « idée niaise », surtout lorsqu’on est un des seuls à l’avoir entretenue si longtemps.Cependant, à la leture de votre prose dans LE DEVOIR (28 juin), on aurait préféré que la lumière vienne d’une meilleure connaissance des faits aussi bien anciens que contemporains.À l’époque précolombienne, et contrairement à ce que vous faites dire aux historiens, plusieurs groupes pratiquaient l’agriculture à des degrés divers; les Durons et les Iroquois que vous mentionnez avaient une diète fondée à 70 % sur la production horticole.En ce qui a trait à l’accord de 1987, avant sa signature les autochtones avaient exposé clairement devant le comité permanent de la Chambre et du Sénat les raisons qui les conduisaient à s’y opposer.C’était à l’époque, l’a-t-on oublié, où plusieurs d’entre nous trouvions humiliant que notre premier ministre se traîne à Ottawa avec son dérisoire minimum.Plus tard, quand le reste du Canada amorça sa croisade anti-Meech, et à la faveur d’un relâchement de la pensée souverainiste, nous nous sommes mis à supporter M.Bourassa.Les autochtones, eux, n’ont pas bougé.Ainsi se sont-ils retrouvés de l’autre côté de la barricade.Ce sont nos propres concessions et notre manque de rigueur qui ont permis cette alliance très circonstancielle entre les opposants à Meech.Une autre alliance aurait été possible, comme celle que nous proposèrent en vain les autochtones la veille du rapatriement en 1981.Alors, il se serait sans doute trouvé un scribouilleur anglophone pour dénoncer pour la nième fois le mythe du bon sauvage et laisser libre cours au plus abject des racismes.— RÉMI SAVARD Montréal, le 30 juin.Des vôtres À M.Elijah llarper EN VOTRE qualité de représentant des autochtones, je considère votre action pleinement justifée.Depuis bientôt 400 ans, les premiers habitants de « ce » pays ont été bernés, bafoués, trompés, dépossédés, parqués, assimilés, déculturés et ridiculisés.Que vous saisissiez cette occasion pour signifier que la patience des vôtres a atteint ses limites, est une action juste et opportune.Que votre action coïncide avec les intérêts profonds du Québec, lui aussi peuple bafoué et méprisé, cela est une juste rencontre de l’histoire.Non pas que les Québécois n’aient rien à se reprocher face au traitement qu’ils vous ont fait, loin de là, mais il ne sert à rien d’accumuler les reproches, il faut davantage élever nos niveaux de conscience.Les Québécois ont attteint un niveau de conscience qui les rend aptes à accéder à la souveraineté, cela étant, ils sont prêt à respecter la vôtre.Si le Québec avait dû avoir droit au titre de société distincte dans ce pays, comment vous, les communautés autochtones, les occupants millénaires de ce territoire, pouviez accepter plus longtemps le mépris et le rejet des civilisés que nous prétendont être ?Bravo ! Continuez le combat dans ce qui reste du Canada et me-nez-le aussi au Québec où la fierté et la confiance s’épanouissent.Si nous devons apprendre quelque chose de la souveraineté, que ce soit de la reconnaître à ceux qui y ont droit, or, qui donc y a davantage droit que vous ?Continuez cet éternel combat pour le respect et la liberté, nous sommes des vôtres.— MARIO LAPRISE St-Étienne de Lauzon, le 20 juin.Opinion distincte L’OPINION la plus courante est que l’opposition des autochtones ne leur apportera rien, que leur intérêt passait par la ratification de cet accord.C’est peut-être vrai, d’un certain point de vue ! Il est probable que l’histoire est telle que la première étape à consolider pour les peuples autochtones soit de prendre conscience de leur aptitude à s’imposer comme des interlocuteurs capables d’utiliser les stragégies de pouvoir du légiférant.La logique de refus total des premières nations est probablement autre, à moins qu’on ne les considère comme des sauvages, société distincte où la logique serait inconnue ! Si les peuples autochtones n’avaient aucune revendication à proposer mais étaient prêts à écouter les propositions du pouvoir blanc, c’est peut-être que de leur point de vue les règles utilisées par les blancs ne sont pas des garanties ou se sont trop souvent retournées contre eux.Les propositions qui leur ont été faites pour les inciter à penser d’abord à l’intérêt d’une communauté dans laquelle ils ne se reconnaissent pas, ne présentaient qu’un intérêt hypothétique.Ils ont trop souvent mordu à l’hameçon, par obligation ou par crédulité.La bonne foi peut apparaître, dans certaines négociations, comme une erreur ! Peu importe que le Québec ait eu une politique plus respectueuse de leur dignité.L’enjeu dépassant le cadre provincial, ménager les intérêts d’un seul partenaire aurait relevé d’une attitude clientéliste.Il est un fait qu’au contraire des noirs d’Afrique du Sud, les peuples autochtones n’ont pas un poids démographique important.De notre point de vue, ils sont mieux traités.En fait leur acculturation ne plaide pas pour notre capacité à respecter leurs droits de premiers habitants, ou plus simplement leur dignité.L’attention que nous réservons à ces hommes dont nous avons partagé le territoire est significative des valeurs de notre société.Revendiquer d’être reconnu au sein de la confédération canadienne en tant que société distincte, apte à l’autodétermination et à la souveraineté pourrait impliquer que nous reconnaissions ce droit fondamental aux premières nations.Cette ouverture risque d’être exigeante pour les Québécois, tout comme nos exigences paraissent parfois inacceptables à d’autres.L’écologie inscrite si profondément dans les cultures autochtones pourrait nous inspirer un modèle d’approche politique capable de manier la complexité de nos aspirations, un modèle susceptible de fonder l’harmonie sur la mise en valeur des différences, sur leur complémentarité et leur enseigne-ment.Immigrant de la dernière vague, j’en suis persuadé.— GEORGES GACAND Gaspé, le 26 juin.Petite patrie À M.Claude Jasmin EN PARLANT de bêtises et de conneries, nous sommes en mesure de constater, à la lecture de votre lettre intitulée « Mauvais sauvages », que vous êtes loin d’y échapper.S’il vous faut à tout prix chercher des responsbles à l’échec de l’accord du lac Meech, vous devriez bien plus regader du côté de M.Chrétien et de son fidèle partenaire M.Wells que du côté des autochto- nes, puisque c'est bel et bien ce dernier qui a porté à Meech son coup fatal.Les autochtones n’ont fait que revendiquer leurs droits légitimes.Au liu de condamner leur démarche comme vous le faites, nous devrions au contraire être solidaires d’eux, étant donné la difficulté commune de nos deux peuples à faire reconnaître leurs droits et leur spécificité.Vous gagneriez sûrement à vous débarrasser de cette étroitesse d’esprit qui a fait votre marque, M.Jasmin, car ce n’est qu’en affichant un nationalisme ouvert au monde et respectueux de la diversité des cultures que nous pourrons être à même de faire valoir nos aspirations comme peuple québécois.De grâce, cessez de vous agripper à votre jardinière en macramé, et vous enfermer dans votre « petite patrie » et faites preuve d’une ouverture d’esprit plus grande.Vous verrez, on n’en meurt pas ! — JULIE BERNIER Québec, le 28 juin.Droit et réalité têtue .4 Mme C.Joncas (4 juillet) QUAND je parle de « petit peuple sans force » à propos des autochtones (déguisés en maîtres-chanteurs hélas) ce n’est pas pour m’en réjouir.C’est un fait têtu.Ainsi le « petit nombre » d’Américano-qué-becois en Nouvelle - Angleterre a été assimilé.Triste réalité.11 en allait de même en Louisiane.C’est fait.Il en va ainsi dans tout le sud du Nouveau-Brunswick.Rien à raire.Et quel avenir pour les enfants en Ontario?Hum ! Madame Joncas peut bien parler de « Lutte des peuples racine (sic) de la terre », la réalité gagne tou jours sur le droit, la justice (on peut bien s’en plaindre .vainement).Ici, Dieu merci, nous sommes encore un peuple pouvant s’au todéterminer, il faut faire vite, tous les démographes le disent.Rien à voir, chère C.Joncas, avec le « droit du plus fort » en cette fausse fédération.Ce qui reste de déplorable, je le maintiens, c’est l’odieuse tactique d’infimes minorités (les bandes) voulant briser ce qui était une amorce de neuve vraie fédération.Une cerise pourrie sur le sundae putrescent des chefs de Terre-Neuve, New-Brunswick et Manitoba, non ?Imaginez une mince cohorte de Francos qui soudainement se mêlerait d’une querelle de base entre, disons, des Californiens « espagnols » (ils sont très forts) et les « colons » WASPS ! C’est une illustration fragile car au pays de la tolérance, les USA, c est partout « English only » ! — CLAUDE JASMIN écrivain Montréal, le 5 juillet.Mais enfin quel est donc notre vrai pays ?y I Le Québec LE Québec est limitrophe à trois provinces canadiennes : l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neu-ve/Labrador; et à quatre Étas américains : New-York, Vermont, New Hampshire et Maine.À ceux qui prétendent que le Québec indépendant « brise » le Canada, je réponds que la Colombie-Britan- nique « brise » les Etats-Unis d’Amérique puisqu’elle est placée juste entre les États de Washington et d’Alaska.La Colombie-Britannique devrait-elle donc, suivant cette logique, devenir un État américain afin de ne pas briser les USA ?Au début, l’Amérique entière était française.Aujourd’hui, il nous reste le Québec.Que va devenir la diaspora francophone dans le reste du continent ?Nous serons mieux en mesure de les aider si nous créons un État français fort et puissant sur le sol d’Amérique.Ils seront fiers de pouvoir s’y identifier.Ils sont en train de mourir, assimilés par la masse anglophone américaine et canadienne.Et ne blâmons surtout pas les anglophones.Ils sont chez eux partout en Amérique du Nord, sauf au Québec, et ils agissent Les femmes grimpeuses Discrimination à Hydro-Québec À M.Claude Boivin, président et chef des opérations DEPUIS plus d’un an, Action Travail des Femmes (ATF) vous demande de remédier à la discrimination faite aux femmes par Hydro-Québec pour l’accès au poste de jointeure dans la région Saint-Laurent (Montréal métropolitain).Voici un bref résumé de certains faits survenus au cours des années 1989 et 1990 pouvant faire l’objet de plaintes en justice par les femmes discriminées au poste de jointeur.De février à juillet 1989, Hydro a mis de côté toutes les candidatures féminines qualifiées et a comblé 41 nouveaux postes de jointeurs temporaires dans la région, uniquement par des hommes.Le fait d’empecher ainsi les femmes d’avoir accès à ces emplois à cause de leur sexe constitue de la discrimination pure et simple.ATF est intervenue dès le 21 avril 1989 pour dénoncer cette pratique d’embauche illégal.Hydro s’est alors engagée à la mise sur pied d’un projet spécial de formation de femmes jointeures.Ce projet a débuté en septembre 1989.Dans le cadre du projet spécial, la moitié des 18 candidates ayant commencé la formation ont été injustement éliminées à cause du cours de grimpage.Durant ce cours d’une durée de deux semai- nes, les candidates ont dû grimper à l’éperon dans les poteaux sans arrêt durant plusieurs heures, dès les premiers jours de cours.De plus, le cours prévoyait l’obligation de grimper à des hauteurs de quinze, trente, et même 55 pieds sans ceinture de sécurité.Cette exigence va à l’encontre des règles élémentaires de sécurité prévues par la loi.L’exigence de réussite du cours de grimpage constitue une pratique de discrimination systémique.Elle repose sur des critères non reliés à l’emploi de jointeur tels la bravoure, l’endurance et la force physique, qui sont basés sur des stéréotypes masculins.Pourtant, l’exigence de grimpage n’est pas nécessaire car le grimpage à l’éperon dans les poteaux ne fait pas partie des tâches exécutées habituellement par les jointeurs dans la région Saint-Laurent.Le travail consiste à installer, entretenir et réparer les câbles électriques du reseau souterrain.Au cours d'une rencontre le 23 novembre 1989, vous avez reconnu le traitement injuste fait aux neuf femmes éliminées du cours de grimpage de septembre 1989.Vous vous êtes engagé à leur permettre de reprendre un nouveau cours de grimpage qui serait modifié en profondeur.Six de ces candidates se sont présentées au nouveau cours de grimpage à l’éperon, le 24 avril 1990, et ont constaté que le cours n’avait pas été modifié.Hydro leur a imposé les mêmes conditions dangereuses et discriminatoires qui avaient servi à les éliminer la première fois.Le 26 avril, trois des candidates ont dû abandonner le cours.Le 27 avril, les trois autres candidates ont dû invoquer leur droit de refus d’exécuter un travail dangereux, reconnu par la loi.La Commission de la santé et de la sécurité au travail a donné entièrement raison à ces candidates, le 29 mai, et a obligé Hydro à assurer des méthodes de grimpages sécuritaires.La décision de la CSST vise à protéger les employés d’Hydro en leur permettant l’utilisation d’un dispositif de sécurité lors du grimpage à plus de 3 mètres.Le fait qu’Hydro ait décidé d’en appeler de la décision de la CSST est inadmissible et indigne d’une entreprise de cette envergure.Afin que les femmes puissent accéder en plus grand nombre au poste de jointeure, ATF continue de réclamer l’abolition de l’exigence du grimpage pour ces postes dans la région Saint-Laurent.Les femmes refusent de perdre, encore cette année, leur juste part des postes de jointeurs disponibles.— LIZA NOVAK Action Travail des Femmes Montréal, le 27 juin.comme un peuple normal doit agir chez lui.C’est nous qui, jusqu’ici, n’agissions pas de façon normale.Incroyable mais vrai ! Nous venons juste de découvrir que nous sommes chez nous, ici, au Québec ! Autrefois, le mot canadien nous appartenait.Aujourd’hui, nous devons le laisser aux anglo-saxons.Nous les aimons bien leurs « Rocky Mountains », comme nous aimons aussi le Grand Canyon américain.Les Québécois aimeront toujours visiter le Canada comme ils ont toujours aimé visiter le États-Unis.Oui, nous aimerons toujours les Canadiens et les Américains, nous sommes un peuple à l’esprit ouvert et fraternel.Mais nous avons enfin compris que chez nous, ce n’est pas chez le voisin.— ROGER CHARLEBOIS St-Léonard, le 3 juillet.Le Canada CONTRAIREMENT à ce que M.Lucien Bouchard prétend, le Canada a toujours été, et sera toujours, le vrai pays des Québécois.Les Québécois d’aujourd’hui rejettent l’idée qu’ils sont un pauvre petit peuple conquis et colonisé.Tous nos leaders d’opinions nous disent, n’est-ce pas, que nous jouissons d’une nouvelle confiance collective; alors, nous ne nous ferons plus endormir par les histoires qu’on nous raconte, voulant que les « Anglais » nous rabrouent.Nous avons travaillé de peine et de misère afin d’occuper la place qui nous revient à juste titre au sein de la confédération, nous n’avons pas besoin du mépris et des béquilles que certains politiciens veulent nous refiler.M.Bouchard nous croit obtus et abrutis, puisque, selon lui, nous avons besoin d’essuyer encore des villénies avant que nous puissions comprendre que les Anglais ne veulent pas de nous; et, d’autre part, il affirme que les Québécois sont trop naïfs, fraternels, et suppliants pour ses goûts.Selon M.Bouchard, l’échec de l’accord du lac Meech fut précipité par les machinations du Canada anglais, « nourri des préjugés anti-francophones et anti-québécois les plus tenaces ».C’est faux.Les provinces récalcitrantes comprenaient, au plus, 6 % de la population.Cet accord a su bénéficier de l’appui inconditionnel de la quasi totalité des provinces du Canada anglais, dont la plus importante, l’Ontario.Alors, comment M.Bouchard peut-il affirmer que le Canada anglais vient de traduire son « incapacité viscérale à dire oui au Québec réel, dans le cadre fédéral actuel » ?Mais, de quel Québec parle t-il ?M.Bouchard voit des Anglais partout.Finalement, si M.Bouchard veut nier aux Québécois leur patrimoine — leur appartenance à l’ensemble canadien — il doit réaliser qu’il y en a plusieurs parmi nous qui rejettent sa vision desuette et rétrograde de l’existence canadienne-française.Depuis 1763, nous avons réussi à obtenir ce qui nous revient à juste titre; l’échec du lac Meech n’arrivera certainement pas à nous faire remettre en question tous nos acquis.Lorsque M.Bouchard dit que « dorénavant ça se passera entre nous », il devrait réaliser que ce « nous » dont il parle, c’est le Canada; que nos racines et nos fidélités appartiennent au Canada; et, que sans le Québec, il n’y a pas de Canada.— JEAN-PAUL MURRAY Hull, le 27 juin.J’aime ce pays J’AIME ce pays parce ou’il est le fruit d’un compromis né d’un dialogue pacifique entre deux peuples fondateurs.Il est fondé sur la reconnaissance et le respect des différences culturelles.J’aime ce pays parce qu’il permet à la minorité francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens non seulement d’affirmer son identité mais aussi de s’épanouir économiquement, politiquement et culturellement.Il est ma meilleure protection contre mon intégration économique et mon assimilation culturelle dans le grand melting-pot américain.J’aime ce pays parce qu’il me donne en tant que minorité un pouvoir politique sans aucune mesure avec le pouvoir d’autres minorités à travers le monde.Il demeure tolérant malgré les cris des extrémistes qui veulent le détruire.Sa tradition démocratique et pacifique en fait l’un des pays les plus respectés et admirés du monde.J’aime ce pays parce qu’il suscite chez ceux qui l’aiment un nationalisme ouvert sur le monde et dénué d’agressivité ou d’arrogance.— Pierre-Hugues Archambault Hull, le 1er juillet.Savoir ! entendre la culture d’un peuple Planètes, potions et parchemins J’AI VISITÉ avec émerveillement l’exposition Planètes, Potions et Parchemins, offerte au grand public par le Musée David M.Stewart, dans le Vieux Fort de l’île Sainte-Hélène, pour toute la durée de l'été.C’est à voir, d’autant mieux que la température n’y fait pas obstacle.Je ne sais si les Juifs de Montréal ont voulu nous rendre sensible le tort considérable causé à la culture universelle par la destruction de bibliothèques juives complètes, en Allemagne, sous Hitler, mais en jetant un coup d’oeil sur les exemplaires de manuscrits juifs anciens, portant sur l’astronomie, la géographie, la pharmaceutique, etc., on développe en soi viscéralement l’horreur des haines aveugles, racistes ou autres.Un autre cri nous vient à l’âme : que ce peuple a travaillé, comme il a cru aux valeurs de l’esprit, comme son attachement obstiné à sa Loi l’a contraint de dépasser toutes les limites de la facilité et d’ouvrir des voies précieuses à l’humanité ! En visitant, je voyais ces vieux rabbins, réfugiés sur l’Euphrate, après l’échec du soulèvement contre Hadrien (130 ap.J.G.), et se mettant à l'étude des mathématiques et de l'astrologie astronomie babylonienne; puis, à Alexandrie, étudiant la science arabe, surtout la médecine, et développant la Cabale; puis, gagnant l’Afrique du Nord, l’Algérie, le Maroc, l’Espagne et s’implantant en Europe, auprès des rois qui avaient des fils malades ou des ministres des finances royalement ignorants et impuissants ! Toujours en pays ennemi, toujours exposés aux pogroms et toujours s’imposant à force de cran et de savoir-faire.Ceux qui sont assurés que la religion est l’ennemie du savoir et de l’intelligence feraient mieux d'aller chercher ailleurs qu’en Israël, car ce peuple subtil, tendu, concentré, est tout entier la preuve du contraire.Merci aux responsables de cette explosion splendide dans les confins de notre mémoire historique et de notre imagination encore si jeune et si inculte ! — EDMOND ROBILLARD, o.p.Montréal, le 2 juillet.Des convictions Lettre ouverte à Jocelyne Roy et à ses élèves DANS LE DEVOIR de lundi 18 juin, vous avez voulu partager avec nous, lecteurs et lectrices, ce « grand trésor » qui est l’appellation que vous choisissez pour désigner cet extrait d’un discours d’Oscar Dunn.Faut-il vous dire que je me garde bien de commenter la première partie de votre texte tant ce dernier est étayé, appuyé, soutenu par des convictions évidentes et des constats on ne peut plus factuels.Quant à la deuxième partie, qui comprend l’extrait en soi, je l’ai lue tout en récitant de longs passages par coeur tant le texte m’est demeuré encore familier.Voyez-vous, lorsque j’étais titulaire de classe, je reprenais ce texte immanquablement chaque année et chaque fois avec un élan toujours nouveau.Comme il s’agit ici de la langue française, je ne m’en tiendrai qu’à ce sujet et à ce qui peut s’y rattacher.Il y a eu un professeur qui a su nous insuffler, nous transmettre le goût de la langue française.Il le faisait avec une délicatesse exquise et une grande sérénité, qu’accompagnait un sourire envahissant et à la fois accueillant.Ce professeur emeritus et écrivain, j’ai eu le bonheur et l’honneur de le connaître à l’École des Hautes Études commerciales (HÉC).J’ai nommé là, vous l’avez déjà deviné, monsieur Victor Barbeau qui, alors, était notre professeur de littérature française.Il me faut préciser sans plus tarder que c’est au cours des années antérieures que nous avions fait l’étude, ou l’analyse, de l’extrait du discours d’Oscar Dunn.Le professeur Victor Barbeau, par sa verve et son inspiration, par sa dignité doublée d’une simplicité désarmante, par le « pathos » qu’on lui connaissait, par sa vaste culture littéraire, — ajoutons ici qu’il était tout simplement disert — nous faisait rappeler ces lignes d’Oscar Dunn que vous publiez in extenso.Ainsi, votre « grand trésor » a évoqué chez moi un « précieux souvenir ».Vous dirais-je, qu’après plus de cinq décennies, je garde avec grand soin le cours de littérature française que monsieur Victor Barbeau dispensait cette année-là.Lorsque je relis votre texte et que je revois le mien.Je crois vous entendre m’adresser, fort justement d’ailleurs, ces mots que Corneille met dans la bouche de Néarque, dans « Polyeucte » : « Mais que vous êtes loin de cette ardeur parfaite qui vous est nécessaire, et que je vous souhaite ! » — JEAN-MARC HÉBERT Valleyfield, le 4 juillet.Cenbralde B Le Devoir, lundi 9 juillet 1990 La RFA gagne 1-0 contre l’Argentine au Mondiale ROME (Reuter) — L’Allemagne de l’Ouest a remporté la troisième Coupe du monde de son histoire en battant l’Argentine, tenante du titre, 1-0, au terme d’une insipide finale, hier, au stade olympique de Rome.Andreas Brehme a marqué le but qui concrétisait la domination allemande sur un penalty imaginaire accordé à la 85e minute par l’arbitre mexicain Edgardo Codesal.La médiocrité du jeu et de l’arbitrage ont gâché une finale à l’image d’une compétition décevante dans son ensemble.Les Argentins ont terminé à neuf après les expulsions de Pedro Mon-zon à la 64e minute et de Gustavo De- zotti à trois minutes du coup de sifflet final.Les hommes de Franz Beckenbauer — premier à remporter la Coupe du monde comme capitaine, en 1974, et comme entraîneur — ont tourné en rond pendant l’essentiel de la rencontre autour d’une défense argentine très regroupée.La finale du Mondiale 1990 est la moins prolifique de l’histoire de la Coupe du monde, puisque il y avait toujours eu au moins trois buts marqués lors des treize précédentes éditions.Les Allemands ont pris leur revanche de la finale de 1986 qu’ils avaient perdu devant les Argentins 3-2 — et se hissent au niveau de l’Italie et du Brésil, les seules nations à avoir déjà remporté trois coupes du monde.Les précédentes victoires allemandes remontaient à 1954 et 1974.Les Argentins tentaient également de réaliser la passe de trois mais, privés de leur buteur vedette Claudio Caniggia, suspendu, ils ne sont pas parvenus à se créer la moindre occasion pendant les 90 minutes.Ils avaient adopté une tactique en tous points semblable à celle qui leur avait valu d’éliminer le Brésil en huitième de finale après avoir été dominés pendant toute la rencontre.Ils ont donc laissé passer la tem- pête allemande, qui s’est levée dès le coup d’envoi.Rudi Vuller — remis de la blessure qui l’avait obligé à quitter le terrain lors de la demi-finale contre l’Angleterre — s’est à plusieurs reprises trouvé en bonne position dans la surface de réparation argentine, en vain.Sa reprise de la tête de la troisième minute, sur un coup franc tiré par Brehme, est passée bien au-dessus des buts de Sergio Goycochea.Dominant physiquement leurs adversaires et très efficaces dans la récupération du ballon, les Européens ne sont pourtant pas parvenus à se créer d’occasion franche en première période.Un tir travaillé de Pierre Litt-barski à la 12e minute est passé au-dessus des buts et Brehme a trop temporisé à la 19e minute alors que la defense argentine se trouvait dégarnie.Mais les Allemands ont paru s’user sur le mur argentin et le rythme de la rencontre a baissé, jusqu’à rendre le jeu insipide.Huit Argentins se consacrant en priorité aux tâches défensives, l’attaque sud-américaine a été inexistante en première période.La seule occasion des tenants du titre a été l’oeuvre de .Brehme qui a effectué dans les arrêts de jeu une périlleuse passe en retrait lobée à son gardien Bodo Illgner, mis à contribution.L’absence de Caniggia, suspendu pour la finale en même temps que trois milieux de terrain argentins, s’est cruellement fait sentir, son suppléant Dezotti ne montrant pas la même présence, ni surtout la même vivacité.Diego Maradona étant marqué avec efficacité par Guido Buchwald, le meneur de jeu argentin n’a pu peser sur le jeu et menacer Illgner sur un coup franc idéalement placé à la 38e minute.Edberg détrône Becker à Wimbledon d'après AFP et PC LONDRES (AFP) — Stefan Edberg a détrôné Boris Becker.Le Suédois Stefan Edberg a repris le titre à l’Allemand de l’Ouest, Boris Becker, hier, au terme d’une dramatique en cinq actes au dénouement passionnant, qui a comblé d’aise les 14 000 spectateurs au court central de Wimbledon.Par ailleurs, les Québécois Sébastien Lareau et Sébastien Leblanc ont remporté les honneurs du double masculin dans la catégorie junior à Wimbledon.En finale, Lareau et Leblanc, établis grands favoris, ont vaincu les Sud-Africains Clinton Marsh et Mar-cos Ordruska, têtes de série numéro 5, en trois manches de 7-6 (7-5), 4-6 et 6-3.Il s’agit pour les deux Québécois d’une deuxième victoire d’affilée dans un tournoi du grand chelem, après celle de Roland-Garros, remportée d’ailleurs aux dépens des mêmes adversaires.« La pression était forte, a déclaré Lareau, originaire de Boucherville.Mais maintenant, c’est le repos.Gagner à Wimbledon, c’est vraiment exaltant.» Les Québécois ont trimé dur pour contenir leurs adversaires au troi- sième set après avoir perdu le deuxième.Sans perdre contenance, ils ont brisé le service des Sud-Africains au huitième jeu et Leblanc, de Saint-Bruno, a servi pour le match.« Ça fait trois ans que nous jouons ensemble, a confié Lareau.Jouer en double nous aide beaucoup en simple parce que nous apprenons à supporter la pression et à mieux connaître nos adversaires.» Leblanc, qui est âgé de 16 ans, était classé cinquième dans le simple junior, mais il s’est incliné au troisième tour devant l’Indien Leander Paes, l’éventuel vainqueur.Pour la troisième année consécutive, Edberg et Becker s’étaient donné rendez-vous en juillet pour se disputer le trophée du plus prestigieux tournoi sur gazon du monde.En 1988, Edberg avait surpris Becker, qui l’avait battu 12 mois plus tard.Il s’agissait donc d’une belle entre les deux meilleurs spécialistes du moment.Curieusement, il y eut trois matches en un.Le premier dura 58 minutes, le temps pour le Suédois, tête de série numéro 3, de mener deux sets à zéro (6-2, 6-2).« Au début, je ne pouvais pas bouger, j’étais trop lent car je ressentais la fatigue de ma demi-finale contre Goran Ivanisevic », devait expliquer Becker (no 2).Le deuxième match fut un peu plus long (1 h 17) et tourna rapidement à l’avantage de Becker.Jouant le tout pour le tout, le triple vainqueur de l’épreuve se ruait a l’assaut, sauvait une balle de bris avant de se détacher enfin (3-0).« Après avoir raté ce bris, je l’ai laissé entrer dans le match », analysait Edberg.Dans la dernière manche, les deux joueurs se rencontraient enfin et tous deux jouaient leur meilleur tennis.Avantage Becker d’abord, l’Allemand prenant le service du Suédois pour mener 3-1 et servir pour 4-1.Avantage Edberg ensuite.Le futur vainqueur se rebellait et refaisait le bris aussitôt avant de récidiver au neuvième jeu.Alors qu’Edberg servait pour le titre, Becker s’offrait le luxe de sauver une balle de match sur un retour de revers phénoménal avant de s’incliner sur la seconde.La partie avait duré 2 h 58.Becker franchissait le filet pour donner l’accolade à son vainqueur.Le soleil brillait sur Wimbledon et dans les yeux d’Edberg qui lançait une balle puis deux tee-shirts au public, debout pour applaudir les deux champions.À 24 ans, Edberg le Londonien (il est propriétaire d’un appartement dans la capitale du Royaume-Uni) venait de gagner son quatrième titre du grand chelem, le deuxième sur le gazon de Wimbledon.« Cette victoire me fait d’autant plus plaisir qu’elle vient après une elimination au premier tour à Paris », confiait le vainqueur.Le Suédois aurait aussi pu ajouter à la rubrique « coups du sort » sa blessure abdominale en finale des Internationaux d’Australie en janvier dernier qui explique pourquoi Wimbledon n’est que sa quatrième victoire de la saison.Traumatisé par sa défaite de l’an passé où il avait perdu le premier set 6-0, Edberg s’est rassuré de la meilleure des façons en dominant successivement le Tchécoslovaque Ivan Lendl et Becker, les deux meilleurs joueurs mondiaux.Avec quatre titres du grand chelem, il a rejoint Becker et compte ne pas en rester là.« J’espère bien que ce titre ne sera pas le dernier », confiait, après la victoire, celui qui était, hier, le plus heureux des Londoniens.-•»w—.PHOTO AP Stefan Edberg embrasse son trophée.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Gorbatchev ration économique et d’échanges commerciaux, et chacun d’entre nous peut répondre différemment mais il doit y avoir au total une action significative », a poursuivi M.Mulroney.« Glasnost et perestroïka sont dans notre intérêt, en tant que Canadiens et Nord-Américains », a tenu à dire M.Mulroney.« Mikhaïl Gorbatchev est un dirigeant hors pair et un homme d’un courage hors du commun », a-t-il affirmé.« Il y a actuellement un changement fondamental dans l’attitude de l’Union soviétique».Les propos du premier ministre canadien ont été accueillis avec fraîcheur, au cours de la même émission, par le ministre britannique des Affaires étrangères et le secrétaire d’État américain.De sources diplomatiques, on s’attend à ce que les Sept apportent mercredi, dans leur communiqué final, un fort soutien à Gorbatchev mais laissent chacun libre de l’aider comme il l’entend.À la veille du Sommet des Sept à Paris l’année dernière, Gorbatchev avait déjà envoyé une lettre au président Mitterrand expliquant aux pays les plus riches du monde son intention d’intégrer l’URSS à l’économie mondiale.M.Douglas Ilurd a lancé un appel à la prudence au plan militaire et a souhaité que Moscou remettre de l’ordre et « reprise les trous au fond de ses poches avant que les pays industrialisés lui donnent de l’argent ».M.James Baker, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement américain au président soviétique, a souhaité que Moscou fasse davantage et a souligné que les États-Unis devront changer leur législation pour pouvoir fournir une aide directe à Moscou.Quant au chancelier ouest-allemand Helmut Kohl, fort du poids accru d’une économie réunifiée depuis une semaine, il va se faire, lui aussi, l’avocat du président Mikhaïl Gorbatchev au sommet des Sept, afin de convaincre ses partenaires d’offrir une aide économique massive à l’URSS.Pour persuader les chefs d’État et de de gouvernement qu’il n’y a pas de temps à perdre, M.Kohl n’hésitera pas à employer une expression favorite de M.Gorbatchev : « Celui qui vient trop tard est puni par la vie», affirment ses conseillers.S’il hésite à le dire publiquement, le chancelier estime qu’un soutien massif de l’Occident à la perestroïka contribuerait à assouplir le refus des dirigeants de Moscou de voir l’Allemagne unie s’intégrer dans l’OTAN.Bonn pense que ce serait un atout supplémentaire, après la main tendue à l’Est vendredi par les pays de l’OTAN, dans la négociation sur les aspects extérieurs de l’unification entamée en mai entre les deux États allemands et les quatre puissances victorieuses de l’Allemagne ( France, URSS, États-Unis, Grande-Bretagne).Pour le chancelier, une initiative commune des sept pays occidentaux les plus riches du monde serait idéale à la veille d’importants entretiens qu’il aura immédiatement après Houston avec M.Gorbatchev à Moscou les 15 et les 16 juillet.De son côté, la CÉE a décidé d’envoyer une délégation de haut niveau en URSS d’ici la fin du mois, afin de discuter d’une éventuelle assistance technique et financière au programme de réformes économiques de l’URSS, a annoncé hier un porte-parole de la Commission européenne.Le président de la Commission européenne, Jacques Delors, et le vice-président, Frans Andriessen, se rendront probablement à Moscou les 18 et 19 juillet, a indiqué le porte-parole de la Commission, Nico Wegter, tout en précisant que les arrangements définitifs de la visite devaient encore être confirmés.4 Les futurs son ancien vice-président, Luc Gagnon.Comme la FQF, l’UQCN est un des piliers du mouvement environnemental au Québec avec son budget de 750 000 $, entre huit et treize permanents selon les saisons, 6000 membres individuels, et 100 organismes affiliés représentant 60 000 membres qu’on dessert avec une revue, bien léchée et en couleurs.G reenpeace, troisième « major » du mouvement environnemental québécois, est en train d’éclipser tous les groupes traditionnels de la métropole depuis que Bruce McKay a passé les commandes à une majorité de Québécois francophones.C’est aussi le seul des grands groupes qui confie à des moins de 30 ans la responsabilité de diriger et d’agir comme porte-parole officiel dans des dossiers chauds et de premier plan.Ce qui explique peut-etre en partie sa montée vertigineuse au Québec depuis trois ans, le reste étant le fait d’une incroyable machine de recrutement spécialisée dans le porte-à-porte.Il y a trois ans, cette multinationale de l’environnement n’avait pas 5000 membres au Québec.En juin, on dénombrait 63 500 membres cotisants au Québec et personne ne hurle à Toronto quand Montréal réclame d’augmenter le budget global qui dépasse maintenant un million $.Diane Goulet, 27 ans, s’est engagée pendant des années dans le journalisme étudiant, avant de plonger dans l’environnement avec son arsenal de bio-chimiste.Malgré son air d’éternelle cégépienne, elle a dirigé au Québec la campagne internati-nale de Greenpeace contre les dioxines, qui a obligé Ottawa à imposer aux papetières des déboursés de 300 millions pour faire face au futur règlement sur leurs effluents.« Un dossier de campagne dans un organisme comme Greenpeace est complexe, souvent très technique et toujours politique, explique Diane.C’est pourquoi il est difficile de faire une place aux jeunes qui s’offrent pour faire leurs armes, comme bénévoles, car le travail serait trop décousu.On doit même se prémunir contre les possibilités d’infiltration.Ça prend des gens rodés, près à fonctionner.» « Moi, je pense qu’en plus de ces raisons, il y a une certaine désaffection depuis le début des années 80 pour l’action concertée en environnement.Comme dans d’autres mouvements sociaux.Les jeunes ont énormément de difficulté à se trouver un emploi.Ils se retrouvent sur un marche qui valorise l’action individuelle et l’entrepreneurship.À mon avis, la vraie relève se prépare dans les écoles maintenant où les valeurs environnementales ont une place inconnue de mon temps », lance Yves Corriveau, un collègue de Diane, lui-même responsable à 26 ans du dossier des déchets transfrontaliers.Avec sa cravate, son veston et ses lunettes, Yves convient qu’il n’a « pas l’air d’un Rambo de l’environnement ».Pourtant, on convient même à l’extérieur de Greenpeace que voilà une des valeurs sûres de la relève que le siège social torontois utilise d’ailleurs fort mal.En effet, Yves Corriveau, un an à peine après avoir été admis au Barreau québécois, infligeait en juin un jugement jurisprudentiel d’une grande importance aux dépens de la Goodfellow Inc devant la commission d’accès à l’information.Deux semaines plus tôt, il publiait le premier traité vulgarise de droit environnemental à l’usage des citoyens aux prises avec des problèmes.Un livre qui démontre d’ailleurs comment dépasser le droit par l’action politique et médiatique quand le dossier s’enlise.Il est aussi membre fondateur du nouveau Centre québécois de droit environnemental, une nouvelle génération d’avocats qui a décidé de troquer son habit de soirée pour une toge verte.Daniel, Christian, Diane et Yves ne sont pas les seuls représentants de cette relève qui déplace doucement les leaders environnementaux actuels, plus souvent qu’autrement issue de la génération granola ou de la défunte révolution sociale des années 70.Cette relève se revendique d’une philosophie d’action à la fois plus politique et plus scientifique ainsi que d’une recherche de « rapports de force » avec ses adversaires.Leurs rêves et leur vision du mouvement environnemental traduisent à la fois les misères et les grandeurs d’un engagement où les heures de bénévolat dépassent souvent la semaine payée.Friande de lecture et de camping, Diane Goulet rêve de faire partie des escadrons d’action directe de Greenpeace dans un dossier chaud international : après tout, convient-elle, c’est moins banal que de visiter le monde d’un club « Med » à l’autre ! Daniel Vanier, citadin d’origine et pêcheur très occasionnel malgré son engagement dans la FQF, rêve d’un boulot sur le « terrain sans lequel un biologiste est un être déraciné ».Il travaille d’ailleurs à temps partiel depuis 10 ans dans une société d’État.Ce qui lui a permis, comme bénévole, de devenir un artisan de la remise en question de la politique forestière québécoise, axée, dit-il, fondamentalement sur les seules priorités économiques.Son rêve est triple.D’abord, voir naître une « nouvelle génération de chasseurs et pêcheurs écologistes dans laquelle il y aurait beaucoup de femmes ».Deuxièmement, voir les « écologistes urbains » cesser de sacraliser une faune absente des villes au profit d’une vision écologiste inspirée de notre tradition « fort distincte » de la chasse et de la pêche.Et, troisièmement, « assister à la jonction des forces sociales et environnementales dans un projet politique qui donnerait un sens à la souveraineté ».Animateur social pendant des années dans le dossier du logement, Christian Simard connaît aujourd’hui les contraintes d’horaires des nouveaux « papas à plein temps » ! Il rêve.d’avoir le temps d’implanter solidement l’UQCN dans la région de Montréal et, d’ici 10 ans, de « travailler à l’émergence d’une véritable cul.re politique dans un mouvement environnemental ouvert et stimulant pour les jeunes ».D’autant plus nécessaire, dit-il, après la déprime d’ONET et du référendum.Yves, a découvert l’environnement dans la terre à bois familiale, rêve aujourd’hui d’un vent non pollué dans les voiles de son bateau.Pour le mouvement environnemental québécois, il rêve d’un sursaut de conscience pour éviter l’énorme « machine récupératrice des experts en marketing » et la fausse approche des médias qui « vendent l’environnement à coup de catastrophes» alors qu’il faut s’y intéresser, dit-il, avec la recherche patiente d’un choix de vie.4 Plein soleil miner dans la zone réservée aux baigneurs.Ceux qui ont frémi en voyant « La complainte du béluga » peuvent toujours aller constater par eux-mêmes comment s’effectue le travail de filtration puisque toute cette section est ouverte au public.Le seul pollueur à craindre dans ce cas-ci, n’étant pas les usines, mais les goélands qui sont tenus à distance, d’indiquer le gérant des plans d’eau, M.Guy Brisebois, qui insiste sur la qualité de l’eau.« Aucun coliforme n’a jamais été détecté parmi toutes les analyses faites.» Des 122 000 mètres carrés que compte le lac de l’île Notre-Dame, 15 000 sont réservés à la baignade.Le reste est utilisé pour la planche à voile, le canot et le pédalo.Un espace vert est réservé pour les pique-niques, les 30 000 tonnes de sable transportées de Joliette sont strictement destinées à la confection de pâtés et de châteaux.On ne va pa sur la plage de l’île Notre-Dame pour faire les fous.Hier, une équipe de 100 personnes travaillaient à la surveillance, au nettoyage et aux guichets.Les préposés à la surveillance recevaient les plaintes des gens, baissant le volume des haut-parleurs dans certaines zones, l’augmentant légèrement dans d’autres.« C’est notre grand défi de permettre à 5000 personnes de profiter de la nature en étant confortables », de préciser M.Brisebois qui qualifie l’endroit de « condo des plages ».Le plus fascinant de l’aspect « condo », c’est qu’on peut se rendre à l’île Notre-Dame en moins de 30 minutes par métro à partir de la station Berri-UQUAM.Alors qu’habituellement, les portes de la station île Ste-Hélène s’entrouvent environ 30 secondes, le temps pour quelques personnes de sortir, elles laissaient hier déferler des dizaines de baigneurs du dimanche, sac au dos, ou panier de pique-nique à la main, traînant un ou deux enfanLs, pressés d’aller se tremper les pieds.Le retour, lui, s’effectuait avec moins d’enthousisasme ; les enfants tirant de l’arrière, enivrés par le soleil et la chaleur, une guitare déferlant ses fausses notes dans les murs de béton du métro.La réalité de la ville reprenait le dessus.4 Le Festival cet événement culturel.« Les surplus enregistrés cette année n’iront pas au financement d’un plus grand nombre de spectacles sur scènes extérieures mais bien à un service plus raffiné à la clientèle, ajoute M.Ménard.Il faut contrôler la bête.Le bon coup de cette année, ça a été de tout ramasser sur un seul site, pour permettre un meilleur contrôle des événements».M.Simard renchérit que les profits enregistrés sur la vente de consommations, exclusive à l'organisation sur le site, et les économies grugées sur la concentration des activités, ont permis l’utilisation de meilleures salles, dont celle du Théâtre du Nouveau-Monde.« Le personnel de soutien technique de TN M coûte dix fois plus cher que celui qu’on employait à l’UQÀM l’année dernière, où l’on produisait le même genre de spectacles.Mais l’accoustique de la salle est aussi bien meilleure», a-t-il dit.Reconnaissant toutefois les problèmes de congestion qui ont perturbé la circulation des spectateurs tout au long du Festival et surtout en cours de fin de semaine, le comité de direction de l’événement se promet de créer à l’avenir un site plus aéré qui permettrait la détente de la foule.« On ne sait pas encore comment ce site sera défini, mais il est certain qu’il ne sera pas question de fermer le boulevard René-Lévesque pendant dix jours», a ajouté M.Simard.Nullement intimidés par les critiques voulant que le Festival présente de plus en plus d’artistes dont les sty-les s’éloignent du jazz (salsa, blues.etc.) les organisateurs rétorquent que 80 % des spectacles présentent encore des artistes de « vrai » jazz, et que la population en est d’ailleurs de plus en plus friande.« Le Festival ne doit pas déroger à son mandat d’animation urbaine, poursuit M.Simard.On tente d’alterner entre un spectacle appelant à la participation du public et un spectacle d’écoute.» Quant aux performances données par les artistes en cours de Festival, André Ménard avoue avoir enregistré une grande déception lors du spectacle de Fêla Kuti, arrivé au Spectrum avec quarante minutes de retard.C’est Anita Baker, nouvelle diva du ‘rythm and soûl’, qui a demandé le plus grand cachet à l’organisation du Festival cette année.Les dates du Festival international de jazz de Montréal ont déjà été fixées pour les deux prochaines an nées : du 28 juin au 7 juillet en 1991 et du 1er au 11 juillet pour 1992.Les organisateurs réfléchissent d’ailleurs à la possibilité d’allier ce dernier événement aux célébrations du 350e anniversaire de Montréal, organisées par l’administration de la ville.4 Morin qu’elle « est pleine de difficultés ».De son côté, dans une lettre au DEVOIR, M.Rosaire Morin, qui a été vice-président et directeur général des États généraux, vient, à son titre de président de la Ligue d’Action nationale, de lancer « un appel aux Étals généraux » qui seraient suivis d’une constituante et d’un référendum.C’est exactement la séquence que les États généraux de 1966-69 ont proposée.Né d’une idée lancée en 1961 au congrès de la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste, le projet a vu le jour en 1964 lorsque les grands « corps intermédiaires» l’ont fait leur.Réunis en assemblée générale, les délégués de ces associations ont véritablement lancé l’affaire en mars 1968 en formant d’abord une commission provisoire dont la présidence fut confiée à Me Jacques-Yvan Morin, professeur à l’Université de Montréal.Sa dénonciation publique de la formule d’amendement constitute nel Fulton-Favreau l’avait fait connaître du public et répéré par le organisateurs.Au printemps de 1968 furent d’abord arrêtées les règles de fonctionnement des États généraux dont on voulait qu’ils soient « une assemblée réellement représentative de tous les milieux du Canada français».Au total, 12 000 associations diverses furent contactées et le 13 septembre suivant, leurs représentants, réunis dans 103 assemblées de comtés, élirent 1026 délégués en vue des assises préliminaires du 25 au 27 novembre à Montréal.Plus de 1700 délégués y participèrent en plus des 500 représentants des associations régionales et nationales et des 250 délégués des autres provinces.Les assises préliminaires décidèrent alors de reprendre l’élection pour assurer une plus grande représentativité des délégués en vue des assises formelles.Le 16 avril 1967, 8920 grands électeurs élirent 1575 délégués.S’y ajoutèrent 400 délégués des grandes associations et 425 délégués des « compatriotes canadiens-français des autres provinces».Les assises du 22 novembre au 26 novembre 1967 s’ouvrirent par une déclaration préliminaire.L’assemblée affirma que : ¦ 1 — Les Canadiens français constituent une nation ; ¦ 2 — Le Québec constitue le territoire national et le milieu politique fondamental de cette nation ; ¦ 3 — La nation canadienne-fran-çaise a le droit de disposer d’ellc-même et de choisir librement le régime politique sous lequel elle entend vivre.Au delà de 98 % des délégués québécois votèrent en faveur, mais 30 % seulement de ceux venus des autres provinces.Les États généraux adoptèrent surtout quatorze résolutions sur les les pouvoirs politiques en matière culturelle, sociale, économique et politique.Or à tous égards, les participants déclarèrent massivement que ces pouvoirs devaient relever de la compétence exclusive du Québec.« Le congrès a pris, dès le premier jour, l’allure d’une représentation in-dépentantiste », concluait le lende main Claude Ryan.Il émit surtout des doutes très sérieux sur la représentativité de l’assemblée et conclut à son noyautage par les indépendantistes.« Quelle autre explication peut-on valablement proposer ?» suggérait-il alors.Jacques-Yvan Morin n’est pas d’accord.« La majorité n’était pas indépendantiste.» Lui-même, af firme-t-il, favorisait la thèse du statut particulier.Le « paradoxe » s’explique plutôt par la méthode de travail : on invitait les membres à dire, un par un, de qui, devaient relever les pouvoirs politiques : du Québec, du Canada ou des deux.« Ils ont ré pondu Québec, affirme-t-il, parce qu’ils pensaient que ce devait être Québec ».Mais pris comme un tout, les résultats avaient un autre sens, totalement imprévu.Ils ont fait « prendre conscience à un certain nombre de personnes qu’effectivement, ils avaient abouti à l’indépendance sans le vouloir, commente M.Morin.Cela a été une révélation pour beaucoup de monde et sur le coup cela a créé une sorte d’étonnement.» « Mais ce n’était pas du tout voulu.Il faut le souligner.Le résultat recherché était de savoir ce que pensaient les Québécois et non pas d’aboutir à une conclusion prédéterminée.Cela a besoin d’être redit si on pense à de futurs États généraux.C’est une des conditions d’une formule comme celle-là que les conclusions ne soient pas établies d’avance.» Les États généraux connurent leur troisième et dernière session du 5 au 9 mars 1969.Entretemps, Pierre Elliot Trudeau était devenu premier ministre et René Lévesque, chef du Parti québécois.Une grande question se posait alors : les États généraux devaient-ils prendre position pour une option politique précise : le statut particulier, l’indépendance ou le maintien du lien fédéral.La commission centrale recommanda prudemment de ne pas se prononcer là-dessus, très consciente de la division de l'opinion publique.On choisit plutôt de débattre du « mécanisme par lequel pourra s’exprimer à l’avenir la volonté souveraine du peuple québécois en matières constitutionnelles ».On aboutit ainsi à la formule de l’assemblée constituante suivie d’un référendum.Pour M.Morin, les États généraux « ont été une étape dans la marche du Québec.Ils ont fait évoluer pas mal de monde, dit-il, y compris son président.D'autres sont sortis de là avec de grosses questions.Ils ont permis une vaste réflexion dont les retombées sont difficiles à calculer même avec 20 ans de recul.Mais je suis persuadé que cela aura contribué fortement à l’émergence du Mouvement souveraineté-association ».
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