Le devoir, 13 juillet 1990, vendredi 13 juillet 1990
Vol.LXXXI — No 161 ?Ensoleillé.Max.25.Détail page 6.Montréal, vendredi 13 juillet 1990 AUJOURD’HUI Éditorial Les enjeux de la « guerre du golf » d’Oka dépassent la stricte légalité.L'éditorial de Gilles Lesage.Page 12 Idées Quand la publicité sur l'environnement prend une drôle de couleur.Une analyse critique des messages de la FQE à la télé.Page 13 Violetta Chamorro Trêve au Nicaragua Une entente au sommet, entre le gouvernement nicaraguayen et les leaders du Front national des travailleurs (syndicats sandinistes d'opposition), met fin à un conflit qui paralysait le pays depuis le 2 juillet, le mettant pendant quelques jours au bord de la guerre civile.Page 4 Sexton-Picard: les syndicats satisfaits Le rapport Sexton-Picard sur la stabilisation du revenu dans l'industrie de la construction satisfait les syndicats qui y voient reconnues leurs principales demandes.Page 3 Une femme parmi les pompiers Marie-Josée Dupré brise une tradition vieille de 127 ans en devenant la première femme pompier à investir le bastion entièrement masculin du Service de prévention des incendies de la Ville de Montréal.Page 3 Boom dans la construction Contrairement à la tendance nationale, la construction résidentielle a enregistré une forte hausse en juin pour toucher son niveau de mai 1988.Page 5 Marcel Masse Groupe de travail sur la télévision Le ministre fédéral des Communications, Marcel Masse, crée un groupe de travail sur la situation économique de la télévision canadienne.L'ex-président de Radio-Québec, M.Jacques Girard, agira comme coprésident.Page 10 Ciaccia négocie avec les Mohawks line Montpetit OK A — Le ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec, M.John Ciaccia, s’est rendu à Oka, hier, en fin d’après-midi, pour y rencontrer les Mohawks qui montent le siège depuis plusieurs jours pour défendre leurs revendications territoriales dans la région.Les Mohawks discutaient toujours avec le ministre Ciaccia au moment de mettre sous presse, hier soir.La venue du ministre à Oka suscite l’espoir que la conciliation prenne bientôt le pas sur l’affrontement armé entre les Mohawks et la Sûreté du Québec.« M.Ciaccia est la seule personne du gouvernement qui semble respecter nos revendications et la vie humaine.Le gouvernement n’a fait aucun effort pour nous rencontrer.Nous n’accepterons pas de lever les barricades a moins que toutes les forces policières ne quittent le territoire », a déclaré au cours de la journée le porte-parole du Long House de Kanesatake, K11 en Gabriel.C’est Mme Gabriel qui a accueilli le ministre quand celui-ci s'est présenté derrière les barricades.Selon les Mohawks, les policiers de la Sûreté du Québec ont failli à deux reprises hier à leur promesse de ne pas intervenir dans le territoire en y pénétrant avec leurs voitures.M.Ciaccia a accepté de rencontrer les Mohawks d’Oka à la condition que ceux-ci collaborent à l’enquête entourant le décès de Marcel Lemay, 31 ans, membre de l’escouade tactique de la Sûreté du Québec, tué lors de l’intervention policière en territoire occupé, mercredi matin.« Nous avons accepté de colla- borer à cette enquête parce que nous savons que nous sommes innocents », a déclaré Ellen Gabriel.Les Mohawks n’ont toutefois pas admis qu’ils accepteraient d’être condamnés par un juge pour cet incident.À son arrivée à l’intérieur des barricades, M.Ciaccia s’est présenté en temps que ministre des Affaires autochtones.Il n’a pas fait allusion à la dissension qui semble régner au sein de son gouvernement autour de l’intervention policière auprès des Mohawks.Seules des femmes du clan semblaient participer à la rencontre avec M.Ciaccia.Les membres du Conseil de bande de M.George Martin, qui ne sont pas reconnus par les Mohawks du Long House, n'étaient pas présents sur les lieux.Les hommes qui ont mené l’occupation faisaient le pied de grue à l’extérieur du cercle, attendant le ministre.Pendant ce temps, plusieurs centaines de policiers de la Sûreté du Québec gardaient leurs propres barrages partout dans la municipalité d’Oka.Ils refusaient l’accès au village à toute personne autre que les résidents de la municipalité.Les personnes vivant dans le périmètre gardé par les Mohawks n’ont pu apporter de vivres dans leurs maisons.« J’ai voulu apporter des provisions alimentaires mais la Sûreté du Québec m’a dit que je ne pouvais pas me rendre chez moi, a affirmé Lise Tardif, résidente d’une maison collée aux barricades des Mohawks.Ils avaient peur que j’apporte des vivres aux Mohawks ».Tout le village d’Oka a été privé d’eau au cours de la journée parce que des employés ne pouvaient se rendre à l’usine de filtration d’eau de la municipalité à cause de la barricade.Mary Nicholas, 39 ans, affirme que son mari, Allister Nicholas, a été arrêté par la SQ alors qu’il transportait de la nourriture.« Nous avions fait deux fois le voyage en bateau de la ville d’Hudson, de l’autre côté du lac à Oka, pour apporter de la nourri ture.La deuxieme fois, Allister s'est arrêté au village pour prendre un au- tre chargement », a déclaré Mary Nicholas.Le poste de la Sûreté du Québec à Saint Kustache n’a pas confirmé cette information.PHOTO PC /V\01 v h *< La venue à Oka du ministre des Affaires autochtones, John Ciaccia, en fin d'après-midi hier, a suscité l’es poir que la conciliation prenne bientôt le pas sur l’affrontement armé entre Mohawks et la Sûreté du Québec.v % PHOTO AP Boris Eltsine : le divorce était prévisible.Boris Eltsine quitte le PCUS La Plate-forme démocratique annonce également sa défection d'après AFP et Reuler MOSCOU — La division longtemps annoncée du Parti communiste d’Union soviétique a finalement éclaté hier : l’enfant terrible Boris Eltsine, ainsi qu’un groupe de super-réformateurs réunis sous l’étiquette de « Plate-forme démocratique », ont officiellement divorcé de la formation politique au pouvoir depuis 1917 en U RSS, à la veille de la clôture de son 28e Congrès.Dans un discours prononcé à la tribune du Congrès du PCUS, Boris Eltsine, président de la Fédération de Russie, a justifié son départ par sa volonté de se consacrer « entièrement et en toute indépendance » à sa nouvelle tâche de président russe.Voir page 14: Eltsine Les maires de la Rive-Sud pressent Québec de lever le blocus du pont Mercier EXCÉDÉS par le blocus routier des Mohawks empêchant tout accès au pont Mercier depuis deux jours, les maires et citoyens des villes avoisinantes de la Rive-Sud ont réclamé hier l’intervention de Québec pour arrêter l’hémorragie financière entraînée par ce siège.D’avis que leur population est « prise en otage » par le barrage érigé par les Amérindiens de Kahnawake, les maires des villes de Sainte-Catherine, Saint-Constant, Valleyfield et Châteauguay ont pressé Québec d’intervenir pour rou vrir le pont Mercier et même d’acquitter la facture pour les inconvénients posés cette situation.Impatient, le maire de Château- guay, M.Jean-Bosco Bourcier, a soutenu hier que les pertes encourues pour sa seule ville en raison du blocus s'élevaient â 25 0(H) $ par jour.En plus des coûts supplémentaires engendrés pour assurer le transport en commun et la sécurité publique, le maire Bourcier affirme que les restaurateurs et compagnies essuient des pertes de plusieurs milliers de dollars à chaque fois que la route 132, empruntée par 130 000 voitures, fait l’objet d’une barricade.« Nous vous demandons, au nom de toute la population, de prendre toutes les mesures appropriées et d’entreprendre toutes les négociations requises pour que le pont llo-noré-Mercier soit rouvert à la circulation sans délai », fait valoir la lettre envoyée par M.Bourcier au premier ministre Bourassa, et aux ministres Sam Elkas et John Ciaccia.La même lettre, qui insiste sur le bon voisinage qui doit être maintenu avec la communauté amérindienne, a été envoyée au ministre fédéral des Affaires indiennes, Tom Siddon, au chef du conseil de bande de Kah nawake et aux députés fédéral et provincial de la région.Le chef du Conseil des six nations, Peter Diome, a rétorqué que les inconvénients subis par les résidants du secteur n’étaient rien en comparaison avec ceux vécus quotidiennement par les indiens Mohawks.« Nous devons maintenir nos positions pour démontrer notre soutien aux Mohawks de Kanesatake », a-t-il soutenu.Aucun incident n’est cependant venu troubler le calme qui régnait derrières les barricades où se sont retranchés les Warriors, d’une part, Voir page 14 : Rive-Sud Le Conseil d’État d’Haïti lance un ultimatum à Pascal-Trouillot Louis Roy somme la présidente de faire arrêter les duvaliéristes Lafontant et Regala d'après AFP et Reuter PORT-AU-PRINCE - Déstabilisé par le retour de deux duvaliéristes au pays, le pouvoir haïtien a commencé à se diviser hier.Le Conseil d’État présidé par le Dr Louis Roy s’en est en effet pris directement à la présidente par intérim Ertha Pascal-Trouillot, l’enjoignant à agir vite pour contrer la remontée des « macoutes ».Le Conseil d’Élat a apporté hier son soutien à un ultimatum lancé mercredi par les principaux partis du pays à la présidente, pour qu’elle fasse arrêter deux ex-responsables politiques de régimes déchus.Échéance de l’ultimatum : lundi midi.Sinon, le Conseil d’État deman- dera la démission de la présidente.Ces deux personnes, dont la majorité de la classe politique réclame l’arrestation ou l’expulsion, sont le docteur Roger Lafontant, ex-homme fort du régime de Jean-Claude Duvalier, revenu samedi à Port-au-Prince, et l’ex-général Williams Regala, ancien numéro deux du régime déchu de l’ex-général Henri Nam-phy, dont la présence a été signalée dans la capitale haïtienne, sans qu’on puisse mettre la main dessus.L’annonce de ce soutien du Conseil d’État a été faite par son président, le Dr Louis Roy, qui s’exprimait au Palais législatif de Port-au-Prince devant les responsables des principaux partis du pays, réunis aux côtés de plusieurs petites formations au sein de l’Assemblée de concertation (AC).Le Dr Roy a affirmé que le Conseil attendait le résultat de cet ultimatum, «avant de poser un autre geste ».Il n’a pas écarté l’éventualité « d’arriver au divorce » avec Mme Pascal-Trouillot, avec laquelle le Conseil d’État est en conflit depuis plusieurs semaines à propos de leurs attributions respectives.Les partis présents ainsi que le Comité honneur respect pour la constitution, représentant la société civile haïtienne, ont approuvé de leur côté plusieurs résolutions dont l’une réclamant l’arrestation par les pouvoir page 14: Haiti SOYEZ VISIONNAIRE.avec les MONITEURS COULEUR MITSUBISH «s t «rvFT'l '’ IM MITSUBISHI Calgah fournit les ordinateurs, les moniteurs et autres périphériques pour les systèmes D.A.O., AutoCAD clé-en-main.APPELEZ-NOUS POUR CONNAÎTRE NOS PRIX EXCEPTIONNELS.Diamond Scan 14 800xj600j)ixels^^^ Diamond Scan 20A 800 x 600 pixels Diamond Scan 16L 1024 x 768 pixels 1280 x 1024 pixels Diamond Scan 20L 1280 x 1024 pixels IMAGES NON- RETOUCHÉF.S XC 1429 C 640 x 480 pixels ESCOMPTE DISPONIBLE POUR INSTITUTIONS ÉDUCATIVES.SYSTEMES 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gouvernement fédéral a gardé le silence et refusé de prendre la moindre initiative depuis la mort de Meech.C’est pourtant la plus importante crise politique que le pays ait jamais connue.D’où peut bien venir le calme et la sérénité de Monsieur Mulroney ?N’avez-vous pas l’impression qu’il sait quelque chose que nous ignorons tous.On pourrait même penser qu’il est convainc qu’un événement va survenir qui va brouiller toutes les cartes et ramener les Québécois dans la juste voix du fédéralisme.Avez-vous été surpris de l’annonce quasi simultanée de plus important vol de dynamite à jamais survenir au Québec et de l’intention d’un groupe d’exaltés de célébrer la Crise d’Octobre ?Qui peut bien pousser ces gens à ramener ces souvenirs à la surface, précisément à ce moment ?Avez-vous constaté à la lecture des journaux que ce qui inquiète le plus le Canada-anglais, c’est cette sorte d’union sacrée en train de se dessiner au Québec.Tant que le nationalisme n’était l’affaire que des séparatistes et qu’on pouvait compter sur les péquistes pour dire le contraire de Monsieur Bourassa, il n’y avait rien à craindre.Cette fois, le climat a changé et la chimie politique n’est plus la même.Si j’étais un planificateur stratégique en poste à Ottawa, je n’aurais qu’une seule obsession : empêcher à tout prix que cet état de grâce se consolide.Ce qui nous amène à parler d’Oka.Pourquoi cette explosion de violence à ce moment-ci ?Qui profite de cette action des Warriors ?Et puis qui sont ces Warriors ?Si vous vouliez absolument mettre un terme à la collaboration amicale entre le Parti Québécois et le gouvernement, pourriez-vous imaginer une meilleure façon qu’une effusion de sang et une suite aussi incroyable de bévues administratives.Impossible maintenant pour Monsieur Parizeau de continuer à jouer les copains-copains avec un gouvernement qui affiche un tel mépris sur la vie humaine et pour les communautés autochtones.Impossible aussi pour celles-ci de déléguer des représentants à la Commission du salut public constitutionnel en faisant semblant qu’il ne s’est rien passé à Oka.Et si vous vouliez choisir, pour fin d’infiltration, une agence du gouvernement provincial capable de toutes les bévues et réputée pour ses improvisations, choisiriez-vous les Archives nationales, le Ministère de la voirie ou la Sûreté du Québec ?Donnez-moi une meilleure façon de faire fondre le capital politique que le Québec s’était donné aux Etats-Unis et en Europe que de le présenter comme une bande de Tuniques bleues qui se prennent pour le général Custer ?Pouvez-vous imaginer un dossier où le gouvernement fédéral peut maintenant intervenir avec une vigueur renouvelée en prétextant l’incompétence frôlant le racisme d’une admnistration provinciale ?Quelle merveilleuse façon de rappeler à tout le monde, et en particulier aux Québécois, que la violence et les armes ne sont jamais très loin en période de renouveau nationaliste.Quelle bonne façon aussi de tuer dans l’oeuf l’idée même de transférer au Québec des responsabilités administratives accrues en ce qui concerne la sélection des immigrants.Et tout cela pour un prétendu terrain de golf ! Impossible aussi de faire mieux que ce choix d’une nation autochtone dont les liens avec leurs frères des États-Unis et d’Ontario sont si étroits qu’elle peut compter sur des approvisionnements assurés en armes et de munitions.Quelle coïncidence par ailleurs qu’il s’agisse d’un groupe autochtone dont les atomes crochus avec la société québécoise sont parmi le plus tenus.Cette insistance qu’ils mettent à refuser tout dialogue avec le gouvernement des petits blancs de Québec en dit long sur leur voisin du Québec.Qu’ils aient raison ou pas dans leur vision des rapports de forces à l’intérieur de la fédération n’est pas en question, mais constatons cependant que cette animosité est ici fort utile.Bref, osons donc soulever l’hypothèse d’une infiltration, d’une manipulation et d’une provocation tout en reconnaissant que de telles choses sont impensables au Canada.Avec mes excuses pour avoir troublé la torpeur de vos vacances.Un Québec indépendant pourrait avoir à négocier un accord de libre-échange avec les États-Unis =Màarice Girard ¦ ¦ ¦ — de la Presse Canadienne WASHINGTON - Il est illusoire, mais surtout « naïf » de croire qu’un Québec indépendant continuera tout avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l'art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication.ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à: La Régie de* permit d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y IBS.Nom et admit du requérant Nature de la Endroit demande d'exploitation PIERRE CHARPENTIER ET DORIS BÉRUBÉ Dépanneur Auger Enrg.2440, de Rouen Montréal Dossier: 181-675 SUPERMARCHÉ MONDOR INC Supermarché Mondor Inc.6250, boul.Cousineau St-Huberl Dossier: 836619 2759-2880 QUÉBEC INC.- Calé Montebello 1336, Jean Talon est Montréal Dossier: 370-148 LIOUDAKIS, Theochans Pizzeria Atomic Enr.4637, rue du Souvenir Laval Dossier: 836-635 166508 CANADA INC.Restaurant La Caverne Grecque (Brossard) 8200, boul Taschereau Brossard t Épicerie 1 Épicerie 2440,de Rouen Montréal 6250, boul Cousineau St-Huberl Permis 1336, Jean- additionnel Talon est 1 Bar Montréal (suite à une cession) 1 Restaurant 4637, rue du pour vendre Souvenir Laval 1 Restaurant 8200, boul.pour servir Taschereau Brossard Jacques-Cartier Pizza Enr.325, rue St-Chartes ouest Longueuil Dossier: 493-411 CHAN, Perpétua Dépanneur-Croissant 490, Strathmore Dorval Dossier: 658625 2738-5954 QUÉBEC INC.Hôtel Boucherville 536, Marie Victoria Boucherville Dossier: 212670 SOCIÉTÉ DE DÉVELOPPEMENT CULTUREL DE TERREBONNE Théâtre du Vieux Terrebonne 867, rue St-Pierre Terrebonne Dossier: 230-318 161776 CANADA INC.Brasserie Alfie Enr.6612, rue Wilderlon Montréal Dossier: 348698 BASHAR, Mohammed Abul Marché Khalid en Vrac 1952, Centre Montréal Dossier: 838656 PLANTE, Mireille Restaurant O Coin Surprise Enrg 2487, Rachel est Montréal Dossier: 149-377 RESTAURANT BACI INC Baci 2095, ave McGill Collège Montréal Dossier: 207-803 BERKOVITS, Menaham Supermarché Kosher de Mendy Enrg.6735, Darlington Montréal Dossier: 838-466 d'un Restaurant Longueuil pour vendre sur terrasse 1 Épicerie 490, Strathmore Dorval Changement 536, Marie-de capacité et Victoria relocalisation Boucherville d'un Bar terrasse t Bar 867,rue St-Pierre Terrebonne Autorisation 6500, Boul.de danse, Décarie projection de Montréal films et spectacles dans t Taverne (suite à cession) 1 Épicerie 1952, Centre Montréal Changement 2487, Rachel de catégorie est de 1 Bar à Montréal t Restaurant pour vendre (suite à cession) 1 Bar terrasse 2095, ave.additionnel McGill Collège Montréal 1 Epicerie 6735, Darlington Montréal Dossier 786984 SIMAKIS.t Restaurant 4071, 2532-2959 1 Bar 3625, rue Constantin pour servir Wellington QUÉBEC INC.additionnel St-Denis Souvlaki-Alexandre Verdun Calé Restaurant Montréal 4071, Wellington La Bohème Verdun 3625.rue St-Denis Dossier 226112 Montréal LA PIZZÉRIA Changement 5625, Décarie Dossier: 251-934 GIACONDA LTÉE de capacité Montréal 27565418 t Restaurant 1889.rue La Pizzéria d'un QUÉBEC INC.pour vendre Beaubien Est Gioconda Ltée Restaurant Café Bistro Montréal 5625, Décarie pour vendre Beaubien 7572,rue de Bordeaux Montréal Dossier 837658 SCOLIERI, Giuseppe L'Arrogant 2505, Bélanger est Montréal Dossier: 373-316 27569996 QUÉBEC INC Calé Buddy's 1650, Bélanger est Montréal Dossier: 836908 KARAVILLE INC.Karaville Inc.1376, Ste-Calherine 0.2e étage Montréal Dossier: 404-434 LES INVESTISSEMENTS SGRO INC CaféTraltona Al Dente 5762 8 5768, ave.Monkland Montréal Dossier: 836177 LES BOULANGERIES SILVANA (1985) INC.Les Boulangeries Silvana (1985) 3570, Jean-Talon est Montréal Dossier: 837682 MAGNAN.Daniel D Magnan Enr.306305, .rue St-Chartes ; Longueuil l Dossier 588-897 Montréal Dossier 586398 LA BRASSERIE DU GOLFEUR INC.La Brasserie du Autorisation de spectacles dans t 10131, Boul.Pie IX Montréal-Nord 1 Bar 2505, Bélanger est Montreal i Golleur Inc.10131, Boul.Pie IX Montréal-Nord Dossier: 306350 173709 CANADA INC Taverne danse Autorisation de danse et 4571, me Papineau 1 Restaurant 1650, Bar Satisfaction films dans t Montréal pour vendre Bélanger est Montréal 4571, me Papineau Montréal ! Dossier: 327-718 Bar avec spectacles existant (suite à cession) 1 Restaurant 1376, Ste- 137126 CANADA Changement 327, St- pour vendre Catherine O.INC de capacité de Charles ouest avec 2e étage Montreal Brochetterie 1 Bar terrasse Longueuil spectacles Poséidon 327, St-Charles I ouest Permis additionnel 1 Bar terrasse 1 Restaurant 5762 & 5768 pour servir ave Monkland Montréal 1 Epicerie 3570, Jean-Talon est Montréal 11 LAGIORGIA, Stelano Changement 306305, rue de catégorie St-Chartes de Restaurant Longueuil pour vendre terrasse â Bar terrasse et changement de capacité.Autorisation de danse dans un Bar spectacles Changement 325, me de capacité St-Charles ouest Longueuil Dossier: 404657 DINNEREX INC.Wildwood 3766, St-Chades Kirkland Dossier: 836979 2434-2586 QUÉBEC INC.Le Carrefour des Sportifs 4660.Mtée St-Hubert, lo 100 Saint-Hubert Dossier: 839-001 27568534 QUÉBEC INC Restaurant Mamma Francesca 1255, Laird, app 338 Mont-Royal Dossier: 332692 BÉDARD, Pierre Classic Marketing Club 6172, Boul Lévesque est Laval Dossier: 216796 1 Restaurant 3766, St-pour vendre Charles Kirkland 1 Bar 4660.Mtée 1 Restaurant St-Huberl, pour vendre lo 100 Saint-Hubert 1 Bar 1289, Uird 1 Restaurant Mont-Royal pour vendre 1 Restaurant 6172, Boul pour vendre Lévesque est additionnel Laval 1 Bar terrasse additionnel (suite à cession) La présidant et directeur général Qhlslaln K.-Laflamme, avocat Québec naturellement de profiter des avantages de l’accord canado-américain de libre-échange.Au contraire, un gouvernement indépendantiste à Québec devra renégocier sa position commerciale avec les États-Unis, qui seraient par ailleurs plutôt enclins à se presser lentement, retenus par les négociations sur le libre-échange avec le Mexique.Dans une étude diffusée le 10 juillet à Washington, le Conseil des affaires de l’hémisphère Nord (Council On Hemispheric Affairs) affirme que « les spécialistes américains du commerce international ne partagent pas nécessairement l’opinion véhiculée par les séparatistes que le Québec continuerait, après l’indépendance, de profiter de l’entente de libre-échange ».Par ailleurs, l’étude soutient que le Canada a tout à gagner à participer activement aux pourparlers commerciaux entre les États-Unis et le Mexique de manière à bien assurer sa position concurrentielle dans un marché nord-américain global.Le « Council on Hemispheric Af fairs » est un organisme à but non lucratif qui publie chaque semaine une analyse se rapportant à la politique étrangère des Etats-Unis, distribuée partout aux États-Unis ainsi que dans les pays d’Amérique du Sud et centrale.Le Conseil tire ses conclusions d’une série d’entretiens avec les hauts fonctionnaires du Bureau amé- ricain du représentant au commerce (US Trade Representative’s Office) et d’autres départements spécialisés en relations internationales.« L’opinion majoritaire veut que les avantages du Québec au terme de l’accord deviennent périmées en cas d’indépendance et la province devra alors entreprendre ce qui s’annonce déjà comme de laborieuses discussions avec le gouvernement des États-Unis pour maintenir son présent statut commercial, sans que les résultats soient nécessairement concluants.» De fait, affirme l’organisme, il est à prévoir que le Québec devra payer à court terme le prix de l’échec de l’accord du lac Meech, en raison de l’incertitude politique qui persiste.La position avantageuse dont a profité la province dans les 18 premiers mois d’application du traité serait inévitablement minée.Comme l’a-v antage stratégique du Canada, qui se retrouverait grandement affaibli par la ratification d’un accord commercial entre les États-Unis et le Mexique.Cette analyse n’est pas partagée par tous.Par exemple, chez les démocrates, le sénateur de New York, M.Patrick Moynihan, a déclaré récemment que les États-Unis pourraient laisser un Québec indépendant profiter des avantages du traité de libre-échange en retour de garanties d’accès au vaste potentiel hydroélectrique du Québec.Écoutez Ciel et parcourez le monde࣠Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de GRÈCE ! GRÈCE Remplissez el retournez à: Ciel, C.P.98.Longueuil J4H 3Z3 L Nom Adresse Ville Code postal Telephone residence telephone bureau Mots passeport Date de diffusion T Tirage le 31 juillet 1990 Les adversaires du candidat Gilles Duceppe assurent que rien n’est encore joué Levesque de la Presse Canadienne QUIA PEUR de Gilles Duceppe, le nouveau candidat souverainiste en vue de l’élection complémentaire dans Laurier-Ste-Marie ?Ses adversaires des principaux partis affirment ou bien ne pas le craindre, ou bien ne pas être en mesure d’évaluer sa force réelle tant qu’il n’aura pas vraiment commencé sa campagne.À défaut d’avoir les moyens ou l’organisation du Parti libéral, le candidat Duceppe, appuyé par le bloc souverainiste de Lucien Bouchard, jouit d’une popularité certaine.Il a attiré près d’un milüer de personnes au lancement de sa campagne, en compagnie de l’ex-ministre Lucien Bouchard et d’une brochette de péquistes et anciens conservateurs.Le libéral Denis Coderre, qui bénéficie de l’expérience, des moyens et de la grosse machine libérale, affirme catégoriquement qu’il « ne craint personne ».Pour lui, M.Duceppe n’est qu’ « un séparatiste de plus ».Rappelons que les autres candidats se disent souverainistes, à divers degrés.M.Coderre admet avoir vu « bien des autos » à l’assemblée des souverainistes mais reste sceptique: « Rien ne me dit que c’était des autos des gens du comté.Il n’y a pas moyen de vérifier ça.» Le candidat Coderre clame haut et fort que le Parti libéral est en avance dans le comté.Même l’ancien ministre conservateur Lucien Bouchard avouait que les libéraux « semblent être en avance » et que pour lui, ce sont eux qu’il faut battre.Si le candidat Duceppe veut à tout prix parler de souveraineté, et bien le libéral Coderre le laissera faire.« Les gens du comté veulent entendre parler de chômage, de problèmes sociaux et économiques, de la relance de l’Est de Montréal.La constitution, c’est secondaire et même tertiaire pour les gens.» Jean Chrétien viendra prochainement épauler son candidat.- Quand M.Coderre ?- « Bientôt ».- Ca veut dire quand?- « Bientôt.Il a un horaire très chargé.On est en train de regarder ça.» Sheila Copps, favorite des Québécois durant la course au leadership du Parti libéral, rendra aussi visite a M.Coderre, ainsi que « beaucoup d’autres députés », signale-t-il.De son coté, la candidate néo-dé- mocrate Louise O’Neill a bien hâte de connaître les idées de M.Duceppe au sujet du logement, du chômage, des minorités ethniques.Qu’a-t-il à offrir à part la souveraineté ?demande-t-elle.Et « qui va-t-il consulter: Lucien Bouchard, Gérald Larose ou les anciens députés conservateurs ?Est-ce que ce sera ses idées à lui ?» Elle trouve bien fragile cette coalition toutes tendances qui soutient M.Duceppe.Malgré tout, Mme O’Neill avoue qu’une assemblée de 900 ou 1000 personnes est impressionnante en début de campagne.« Même si je ne suis pas certaine qu’ils soient tous du comté.Quoique même les témoins de Jéhovah réunissent 14 000 personnes au forum.» Craint-elle M.Duceppe ?« Dans la mesure où ils ont des personnes comme André Boulerice ou Michel Bourdon, oui, mais il reste encore plus que quatre semaines à cette campagne-là.Tant qu’il n’aura pas vraiment commencé sa campagne, on ne peut pas savoir quel genre d’impact il va avoir.» Mme O’Neill « ne s’objecte pas à la souveraineté » du Québec, mais n’en fait pas son but premier.Elle « n’est pas certaine » qu’Ottawa soit la meilleure tribune pour défendre la souveraineté.Le conservateur Christian Fortin, quant à lui, ne semble pas inquiété outre mesure par la présence du souverainiste Gilles Duceppe.« Non, ça ne me fait pas peur.Je sais que les gens ont des besoins plus urgents » que la souveraineté.« On est au début d’une récession; les gens vont encore perdre des emplois.Ca va jus-u’au panier d’épicerie.» Oui, les lecteurs sont souverainistes, mais ils ont d’autres priorités plus terre-à-terre.Le candidat conservateur déplore le fait que les souverainistes demandent « aux gens plus démunis d’envoyer le message » au Canada anglais, alors qu’ils ont des besoins si criants: chômage, monoparentalité, problèmes sociaux.Par ailleurs, le Parti vert a finalement désigné son candidat en vue de l’élection du 13 août.Il s’agit de M.Michel Szabo, qui a déjà été candidat vert dans la circonscription de Bourassa aux élections générales du 21 novembre 1988.M.Szabo se présente comme « la solution parfaite au choix difficile entre les fédéralistes sans compromis à la Chrétien et les souverainistes extrémistes à la Parizeau ».150 Népalais victimes d’une épidémie KATMANDOU (AFP) - Plus de 150 personnes ont déjà succombé à une épidémie de gastro-entérite et de choléra qui s’est déclarée dans différentes régions du Népal, ont annoncé hier les autorités népalaises.Le ministère népalais de la Santé a déclaré que 40 personnes sont mortes à Katmandou, où le nombre de malades hospitalisés a triplé par rapport à la dernière mousson.Pour endiguer sa progression, at- tribuée à la pollution des eaux, le gouvernement a entrepris de purifier les conduits et les réservoirs.Le ministère estime que, dans certains quartiers de la capitale, 75 % des eaux sont polluées et impropres à la consommation.Un porte-parole du ministère a avancé que sur 90 victimes de gastro-entérite recensées dans une localité, 26 étaient également porteurs des bactéries du choléra.LE DEVOIR Renseignements .(514)844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction midi R4?-Qfi2ft Annonces classées (514) 286-1200 Publicité 15141842-9645 numéro sons frais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.Québec.Extérieur— Indtcattt 514.Indicatif 418.Indicatif 8t9.Indicatif 613.(514) 332-3891 ou (514) 844-5738 .(418 845-2080 .1-000-361-6059 .t-800-463-4747 .1-800-381-5699 .1-800-361-5699 J Le Devoir, vendredi 13 juillet 1990 ¦ 3 La seule femme pompier à Montréal en 127 ans Paré SANS PRÉTENTION, Marie-Josée Dupré a brisé hier une tradition vieille de 127 ans, en devenant la première femme pompier à investir le bastion entièrement masculin du Service de prévention des incendies de la Ville de Montréal.À 19 heures hier soir, Marie-Josée, seule parmi 117 de ses collègues masculins, a été reçue au sein des effectifs des sapeurs-pompiers de la Ville, effectuant un saut exaltant vers une future carrière et ouvrant du même coup une porte restée jusqu’ici fermée aux femmes.Fille de pompier, le métier ne comporte plus beaucoup de secrets pour Marie-Josée, âgée de 21 ans et jeune finissante de l’École de protection des incendies du Québec.« Je me suis intéressée très tôt à ce métier car j’entendais mon père raconter ses histoires.Personnellement, je trouve le métier de pompier très valorisant.On peut sauver des vies et des biens matériels.Il n’y a pas de routine et un esprit d’équipe qui me plaît beaucoup », a-t-elle raconté hier, quelques heures avant la cérémonie d’intégration.Pas question de jouer les héroïnes parce qu'elle gravira les échelles, interviendra à l’intérieur de bâtiments ravagés par les flammes, insiste-t-elle.« Lors de mon stage, mon capitaine m’a traitée comme tout autre pompier sans me surprotéger.Ça n’a rien d’extraordinaire non plus, car si je fais ce travail parfois dangereux, c’est que j’ai les capacités physiques pour le faire », explique la jeune femme, qui s’entraîne régulièrement aux haltères et à la course.Du haut de ses cinq pieds six pouces et demi, et avec ses 130 livres, Marie-Josée n’a d’ailleurs pas l’intention de faire bande à PHOTO ARCHIVES Marie-Josée Dupré part parce qu’elle est une femme.Celle qui a d’ailleurs déjà goûté au train de vie de la caserne lors d’un stage d'un mois à la Ville ne cache pas son attachement pour la vie de groupe.« On couche tous les soirs dans les mêmes dortoirs, on vit ensemble.C’est comme une grande famille et la dernière chose que je voudrais, c’est qu’on m’attribue un dortoir ou des toilettes à part parce que je suis une femmme », souligne-t-elle.Marie-Josée ne sera d’ailleurs pas longtemps seule de la gente féminine au sein du service montréalais, car trois autres de ses collègues de l’École des pompiers gradueront elles aussi l’an prochain.« Je serais très contente d’avoir d’autres filles qui travaillent avec moi, a-t-elle conclu.J’imagine et j’espère que mon choix va inciter d’autres fille à s’intéresser au métier».Car trois filles de plus, c’est déjà mieux.Mais une goutte d’eau par rapport aux 1833 pompiers que compte le Service de prévention des incendies de la Ville.INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION Le rapport Sexton-Picard reconnaît la validité des grandes demandes syndicales Boileau ATTENDU DEPUIS plusieurs mois, le rapport Sexton-Picard sur la stabilisation du revenu dans l’industrie de la construction a été rendu public, hier, à la grande satisfaction des syndicats qui y voient reconnues leurs principales’ demandes.De façon générale, le rapport endosse le projet proposé par la FTQ et la CSN en recommandant un régime de prestations supplémentaires d’assurance-chômage d'un maximum de 150 $ par semaine aux syndiqués qui auront accumulé un certain nombre d’heures de travail, pendant trois ans.Ce programme, dont le coût annuel a été évalué à 75 millions $, serait financé par un fond constitué Sar les contributions des employeurs raison, pour la première année du régime, de 0,40 $ de l’heure travaillée puis de 0,80 $ de l’heure.On compte quelque 110 000 travailleurs de la construction au Québec.Outre l’importante section réservée aux prestations, le rapport Sexton-Picard prévoit aussi l’encadrement de la formation professionnelle et du travail au noir.Dans un communiqué émis en fin d’après-midi, le directeur général de la FTQ-Construction, M.Yves Paré, et le coordonnateur de la CSN-Cons-truction, M.Olivier Lemieux, se disaient heureux des dispositions du rapport sur le revenu des travailleurs, que les syndicats réclamaient depuis longtemps en invoquant le fait que le travail dans la construction se limite en moyenne à six mois par année.Même le Conseil provincial des métiers de la construction, qui l’an dernier avait marqué son désaccord avec cette demande des deux autres centrales, saluait la publication du rapport et se disait favorable à plusieurs des mesures qui y sont élaborées.Le Conseil se donnait toutefois du temps pour mieux évaluer l’im- pact de la mise en place d'un programme de sécurité du revenu.La réaction des entrepreneurs n’était pas encore connue mais ceux-ci ont toujours été fermement opp-posés à la mise sur pied d'un tel système.De l’avis même de l'Association des entrepreneurs en construction du Québec, « la sécurité du revenu, c’est payer des gens à ne rien faire ».Laurent Picard, l’un des auteurs du rapport, réfute une telle analyse.« Il ne s’agit pas du tout d'un revenu garanti, corrige-t-il, mais d'un ajustement à l'assurance-chômage.Nous avons cherché à trouver le point d’équilibre entre assurer une ‘certaine’ sécurité financière des travailleurs et les inciter au travail.« Le coût du programme ne représente que 3 % de la masse salariale sur deux ans, soit 1,5 % par an.Si on ajoute ce pourcentage a l’augmentation de salaire de 4,5 % prévue par le dernier décret, on arrive à une hausse de 6 %, ce qui reste dans la marge d’autres contrats de travail récemment adoptés, comme à Air Canada.Est-ce trop pour répondre à une demande cruciale de l’industrie ?» M.Picard ne se fait toutefois pas d’illusion : les entrepreneurs ne changeront pas d’avis du jour au lendemain.Mais il ne croit pas que le rapport, présenté au ministre du Travail Yves Séguin, le 28 juin dernier, va se retrouver sur les tablettes gouvernementales.« Le rapport ne sera peut-être pas adopté de façon intégrale, mais le problème est beaucoup trop profond pour ne rien faire.Les syndicats eux-mêmes vont talonner de près le gouvernement.» Dans un premier communiqué émis hier, le ministre Séguin faisait savoir qu’il « étudiera ledit rapport et engagera, avec les parties intéressées, une réflexion sur son contenu ».À la CSN, on est quand même sceptique sur les projets du ministre.« Dans les années 70, la Commission Cliche avait prévu la sécurité d’em- ploi, mais cette recommandation n’a jamais été suivie, dit le porte parole Louis-Serge Houle.Il est rare que les entrepreneurs acceptent des mesures qui restreignent leurs droits de gérance.» Par ailleurs, pour ce qui est du travail au noir, les employeurs seront tenus de fixer le nombre d’heures prévues pour le parachèvement d'un chantier et de justifier l’écart entre ce chiffre et les heures rapportées à la Commission de la construction du Québec.Outre des amendes sévères, un employeur qui fait effectuer des travaux au noir risquerait, en cas de récidive, la révocation de sa licence d’entrepreneur alors qu’un travailleur verrait son certificat de compétence suspendu pendant un an.Même si ces propositions leur apparaissent généralement satisfaisantes, la FTQ et la CSN déplorent cependant qu’aucune formule d’ancienneté n'ait été élaborée pour protéger un travailleur que l’employeur voudrait obliger, après une journée de travail, à faire du temps supplémentaire au noir.M.Picard ajoute de son côté que ce point relève davantage de la négociation que du mandat confié à la commission d’enquête.De plus celle-ci n’a été mise sur pied que l’été dernier, à la suite d’une entente entre toutes les parties qui voulaient en fi: nir avec ce problème de la stabilisation du revenu.Il s’agissait là, de sou: ligner M.Picard, de bien peu de temps pour étudier ce monde complexe de la construction.Québec harmonisera la perception de sa taxe de vente avec celle de la TPS EN BREF.Un « évêque » dissident d’Eastman veut se faire consacrer pour une troisième fois La CSST s’inquiète des plaintes au cégep du Vieux-Montréai A LA SUITE des nombreuses plaintes concernant la qualité de l’air au cégep du Vieux-Montréal, la CSST a ordonné mercredi soir l’ouverture totale du système de ventilation de l’édifice de 11 étages.Le Collectif sur la qualité de l’air, formé par les représentants des différentes associations du cégep, avait demandé l'intervention d’urgence de la CSST en raison des travaux de construction des locaux et du nettoyage du système de ventilation en cours qui contaminent l’air ambiant.La décision finale de la CSST dans ce dossier qui fait litige depuis déjà plusieurs mois sera par ailleurs rendue aujourd’hui.La direction du cégep soutient que la qualité de l’air ne pose pas de problème dans le collège, une affirmation contestée par les syndicats.Mgr Lefebvre mis à l’amende pour diffamation PARIS (AFP) - Mgr Marcel Lefebvre, 85 ans, évêque excommunié d’Écône, a été condamné hier à cinq mille francs (1050 $) d'amende pour diffamation raciale par un tribunal de Paris.L’évêque intégriste était poursuivi pour des propos sur les Musulmans tenus en novembre dernier lors d’une conférence de presse à Paris.Les magistrats ont estimé que Mgr Lefebvre avait eu une phrase diffamatoire envers la communauté religieuse musulmane en prêtant aux Musulmans « un comportement peu compatible avec la législation pénale française ».Le tribunal a noté que ces propos tendaient à inquiéter face à l’Islam.Momies sidéennes ?UTRECHT, Pays-Bas (AFP) -Deux scientifiques néerlandais vont chercher le virus du sida dans des momies vieilles de plusieurs milliers d’années.Le professeur Goudsmit, spécialiste du SIDA à Amsterdam, et le docteur Perizonius, membre de la faculté de médecine d’Utrecht, ont indiqué hier qu’ils allaient tenter de découvrir le redoutable virus dans des tissus humains remontant à 3000 ans avant Jésus-Christ.L’étude vise à déterminer si le virus, à condition qu’il soit décelé, a évolué au cours des siècles, de quelle manière et à quelle vitesse.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1892 -Pierre Proulx MONSEIGNEUR» Charles-Rafaël Payeur, « évêque-fondateur», ainsi qu’il se désigne, de la Fraternité sacerdotale Saint-Jean-l’Évangéliste de Eastman, va dimanche se faire consacrer évêque pour la troisième fois avec l’espoir, cette fois, que Rome va enfin reconnaître la validité sacramentelle de son ordination, à défaut d’en admettre le caractère licite suivant le Droit canon.Sa consécration marquera en même temps la création officielle de son « ordre religieux catholique dissident ».Un porte-parole de la Fraternité, le « sous-diacre » Jean-Marc Guillo-tin, a expliqué au DEVOIR, que « Mgr » Payeur, un homme de 29 ans, a été consacré évêque une première fois à 23 ans en Belgique, par Mgr Toussaint, un évêque vieux-catholique, puis une deuxième fois par un autre évêque, Mgr André-Albert Paradis, lui aussi vieux-catholique.Il s’agit d’une Église née après le Concile Vatican I du schisme des évêques qui n’ont pas voulu reconnaître l’infaillibilité pontificale.M.Guillotin a expliqué qu’on avait chaque fois demandé à Rome de reconnaître la validité de son ordination, mais qu’on a répondu évasivement sans se prononcer.Apparemment, leur « généalogie » épiscopale n’était pas claire.Or, le nouvel « évêque » tient à entrer dans la succession apostolique pour pouvoir à son tour ordonner validement des prê- tres.Or, en août dernier, raconte M.Guillotin, on a rencontré à New York un évêque brésilien dont on ne doute pas, cette fois, qu’il soit vraiment évêque, même s’il n’est pas en communion avec Rome.Il s’agit de Don Luis Fernando Castillo Mendez, qui se proclame évêque catholique dissident et patriarche des Églises catholiques apostoliques nationales.Il a, toujours d’après le sous-diacre Guillotin, été consacré évêque le 3 mai 1948 par Dom Lucio Antunes de Souza, un évêque validement et canoniquement ordonné en décembre 1924, mais excommunié en juillet 1945 par le pape.Le chancelier du diocèse de Sherbrooke, M.Gaston Provençal, a déclaré hier au DEVOIR avoir rencontré « Mgr » Payeur il y a quelques semaines et qu’il avait même sollicité un nouveau rendez-vous le 18 juillet prochain.M.Provençal savait que l’« évêque » Payeur avait déjà été ordonné deux fois, mais ignorait celte troisième ordination.« Mgr » Payeur est bien connu dans la région de Sherbrooke pour ses conférences à la télévision communautaire sur des sujets où l’ésotérisme tiendrait une place importante.Par ailleurs, la Fraternité sacerdotale Saint-Jean-l’Évangéliste de Eastman se définit comme un « or- dre religieux dissident, de rite catholique traditionnel ».Il vise trois ob jectifs: ¦ assurer la pérennité de l’Église catholique en préservant les rites antérieurs au Concile Vatican II et la tradition préconciliaire de l'Église; ¦ favoriser les échanges oecuméniques avec l’ensemble des comunau-tés chrétiennes et les autres religions; ¦ fournir aux fidèles une explication claire et logique du sens profond et sacré des enseignements de l’Église et des sacrements ».Contrairement aux fraternités Saint-Pie-X de Mgr Lefevre, avec laquelle elle déclare n’avoir rien à voir, la Fraternité sacerdotale Saint-Jean ne combat pas du tout l’Église catholique, a expliqué M.Guillotin.Mlfihel Venne - — de la Presse Canadienne QUÉBEC — Le gouvernement du Québec promet de simplifier la vie des commerçants et d’harmoniser, au moins partiellement dès le 1er janvier, son système de perception de la taxe de vente provinciale avec celui de la TPS fédérale.Dans un communiqué émis hier, le ministre des Finances par intérim, M.Daniel Johnson, affirme que des négociations à ce sujet avec Ottawa ont connu « des progrès significatifs ».Dans son budget du 26 avril, le ministre des Finances avait promis d’annoncer ses couleurs à ce sujet « dans les prochains mois ».Devant l’impatience manifestée par plusieurs gens d’affaires qui s’inquiètent du silence de Québec, le ministre Johnson a décidé d’émettre un « signal » pour les rassurer.« Le signal que je donne, dit-il dans un entretien avec La Presse Canadienne, c’est qu’on va trouver une façon de leur simplifier l’existence le 1er janvier.Que les entreprises ne prennent pas pour acquis qu’il y aura deux administrations différentes.» « Parmi les solutions envisagées, écrit-il dans le communiqué, celle qui offre le plus d’intérêt en termes de simplification et de réduction des coûts pour les entreprises et les gouvernements consisterait à mettre en place une administration unifiée de la TPS et de la taxe de vente québécoise qui serait gérée par le Québec.» Mais compte tenu de l'ampleur de l’opération, a affirmé le ministre au téléphone, la mise en place d’une administration unifiée « se ferait graduellement ».Ainsi, avec le temps qu’il reste d’ici au 1er janvier, les deux gouvernements pourraient s’entendre sur des mesures simples d’harmonisa- tion comme l’adoption de formulaires identiques, une adresse commune à laquelle les marchands pourraient expédier les remises de taxes aux deux gouvernements, etc.Le ministre ; Québec réfléchit I t unité d'élargir I taxe de vente — l'ensemble des produits sujets à la taxe provinciale de 9 % — pour l'adapter à celle de la TPS, qui couvre un plus grand nombre de produits.« On n’en est pas là », a-t-il toutefois insisté vigoureusement, admettant quand même qu'il faudra un jour faire en sorte que les régimes fiscaux d’Ottawa et de Québec, quant aux taxes à la consommation, « se ressemblent plus qu’aujourd’hui ».Dans son communiqué, le ministre affirme que l’harmonisation des deux régimes permettrait de « maximiser les bénéfices d’une administration unique ».Il soutient que des « gains importants peuvent déjà être entrevus tant pour les entreprises mandataires que pour les deux niveaux de gouvernement ».Il y a actuellement 25 000 entreprises au Québec qui perçoivent la taxe de vente québécoise.Le nombre de mandataires passera à 400 000 le 1er janvier lorsque la TPS de 7 % entrera en vigueur.Trois principes dictent la conduite des négociateurs québécois quant à l’harmonisation des deux régimes, dit le ministre : le maintien de l’autonomie fiscale du Québec; l’équité du régime à l’égard des ménages à faible revenu; et un régime qui favorise la croissance économique et réduit au minimum les coûts pour les entreprises.Il convient que les entreprises auront besoin d'un « délai raisonnable » entre l’annonce des nouvelles mesures et leur mise en application.Au téléphone, le ministre dit que c’est « une question de semaines » avant qu’une entente ne soit conclue.Service 2-9645 55 Si Jacques Montréal, Ouébec Canada, H2Y 3X2 Télex 06 268656 Fax: (5141 845 7874 Tel (5141 987 6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce Tirage du 90-07-11 RÉ S U L T A T S loto - ouébec GAGNANTS LOTS tvn 4 Vous pouvez miser jusqu A 20 h le mercredi et le samedi 13 15 16 24 38 40 ventes totales.25677065,00$ 6/6 1 10 000 000,00$ 5/6 + 9 140 399,90$ 5/6 359 2 691,60$ 4/6 20 880 89,00$ 3/6 412174 10,00$ No complémentaire: 27 PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 2 000 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 90-07-14 Tirage du 90-07-11 Vous pouvez jouer jusquA 20 h les soirs de tirage NUMÉROS 552159 52159 2 159 1 59 59 9 LOTS 100 000 $ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ Tirage du: 90-07-11 Vous pouvez miser jusqu A 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 90-07-13 3^ 16 34 53 JL 18 36 55 12 20 38 64 13 26 44 65 14 29 52 69 T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.\ \ \ \ \ rv \ Tennis Canada Marques de commerce - PLAYER S LTEE 4 ¦ Le Devoir, vendredi 13 juillet 1990 U ACTUALITE INTERNATIONALE Chamorro et les sandinistes font la trêve Les grévistes sont rentrés hier au travail après avoir obtenu des augmentations de salaire d'après AFP et Reuter MANAGUA — Une entente au sommet, entre le gouvernement nicaraguayen et les leaders du Front national des travailleurs (syndicats sandinistes d’opposition), a mis fin hier à un conflit qui paralysait le pays depuis le 2 juillet dernier, le mettant pendant quelques jours au bord de la guerre civile.L’accord, signé à l’issue d’une nuit de négociations par M.Antonio La-cayo, ministre de la présidence, et M.Lucio Jimenez, coordinateur des syndicats liés à l’ancien pouvoir san-diniste, comporte des concessions de part et d’autre.Mme Chamorro, présidente du Nicaragua depuis le 25 avril dernier, a notamment accepté une partie des revendications salariales et donné des garanties concernant l’emploi dans la fonction publique.Après dix jours de grève et trois jours d’incidents violents dans la capitale, le FNT a également obtenu l’annulation d’un récent décret par lequel avaient été remises en cause certaines attributions de terres agricoles sous le régime révolutionnaire de l’ex-président Daniel Ortega.Aux termes de l’accord annoncé par la radio officielle, les grévistes ont accepté hier de reprendre immédiatement le travail.Ils ont obtenu une augmentation de salaire de 43% et la promesse du gouvernement qu’aucune sanction ne serait prise.Les grévistes avaient occupé des bâtiments administratifs, dressé des barricades dans les rues et provoqué la fermeture de l’aéroport et des frontières.Cet accord, qui semble représenter une victoire politique pour Mme Chamorro, n’introduit pas de grands changements dans la politique économique du gouvernement mise en cause par les grévistes.Les syndicats sandinistes dénonçaient les efforts faits par le gouver- nement pour privatiser les entreprises et les terres cultivées appartenant à l’État.Ils s’opposaient également à la politique monétaire de Chamorro qui a provoqué de fréquentes dévaluations.« C’est un nouveau triomphe pour le gouvernement nicaraguayen », a déclaré hier Danilo Lacayo, porte-parole de la présidente.Des responsables du gouvernement ont estimé que cette grève était une tentative des sandinistes pour saboter le gouvernement de Chamorro qui a succédé en avril à dix ans de pouvoir sandiniste, après sa victoire aux élections de février.Avant-hier, les États-Unis avaient lancé des accusations similaires.Au moins quatre personnes ont été tuées et une cinquantaine ont été blessées lors des affrontements.Le gouvernement a accordé une augmentation de 43 % pour le mois de juillet aux ouvriers de l’État qui gagnent moins de 33 millions de cor- dobas, soit environ 85 $ par mois.Cette hausse est inférieure à la demande initiale des grévistes, qui exigeaient un minimum mensuel de 200 $, payés en devises américaines.L’administration Chamorro a déjà accordé des augmentations chaque mois pour compenser l’inflation, qui a atteint 100 % au mois de mai.Le gouvernement a promis de nouvelle augmentations au mois d’août, en fonction des capacités du gouvernement.La grève et les incidents qui l’ont accompagné constituent la plus grave crise intérieure du pays depuis l’acccession à la présidence de Mme Chamorro, vainqueur de l’élection du 25 février dernier.La coalition de partis antisandinis-tes au pouvoir a une nouvelle fois montre ses divisions internes à l’occasion de ce conflit.Mercredi, le vice-président Virgilio Godoy, un tenant de la ligne dure antisandiniste, avait en effet annoncé la création d’un « Comité de salut national », avant d’être publiquement désavoué par la présidente.Quant à l’ancien président sandiniste, Daniel Ortega, accusé par ses opposants d’avoir fomenté une grève à caractère politique depuis la direction du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), il avait apporté son soutien aux grévistes, et dénoncé les « secteurs extrémistes » proches du gouvernement qui cherchaient, selon lui, à provoquer une intervention militaire nord-américaine dans le pays.Mercredi après-midi, un attentat avait été perpétré par un groupe d’inconnus contre la station émet-trice de Radio corporacion, la principale station antisandiniste.Des témoins ont reconnu, au cours des affrontements dans la ville, des membres de l’ancienne guérilla antisandiniste, la Contra, récemment démantelée et théoriquement désarmée.Libéria : atrocités dans les deux camps L’organisation Médecins sans frontières dénonce les « Rambos en Afrique » BRUXELLES (AFP) - L’organisation humanitaire Médecins sans frontières de Belgique a dénoncé hier les atrocités commises contre les civils du Libéria par les forces gouvernementales et la guérilla du Front national patriotique (NPFL).De retour du Libéria, le Dr Reginald Moreels, président de MSF-Bel-gique, a cité plusieurs exemples lors d’une conférence de presse à Bruxelles.Des civils ont eu les oreilles coupées.Un autre, qui a eu la gorge tranchée, a fait le mort et a pu être sauvé ensuite par les médecins de MSF.Les médecins retrouvent dans les buissons des cadavres de civiLs ou de combattants qui ont été torturés.En ce qui concerne la situation sanitaire dans la capitale, où le personnel de MSF est regroupé, l’organisation tente de vacciner la population contre la rougeole.De son côté, Mme Claire Bourgeois, aussi de MSF-Belgique, a déclaré qu’elle évaluait à 500 000 le nombre total des réfugiés libériens.MSF-Belgique et MSF-France sont actifs dans ce domaine au Libéria et dans les trois pays voisins, Sierra Leone, Côte d’ivoire et Guinée, où les problèmes sont dramatiques, les réfugiés se trouvant dans des endroits inaccessibles et dans des zones où il y a de fortes pluies.À propos des obstacles rencontrés par MSF, le Dr Moreels a déclaré qu’ils étaient le fait de l’armée et du NPFL.« C’est une armée en débandade, a-t-il dit.Un barrage vous laisse passer et au retour, les soldats vous menacent au même endroit.Après 16 heures, les soldats sont en état d’ébriété » ou peut-être même drogués et ils sont imprévisibles.« Les Français de MSF, qui travaillent du côté de la guérilla, décrivent le même état d'indiscipline : c’est Rambo en Afrique », a ajouté le chirurgien dont l’avion a essuyé récemment des tirs dont il ne connaît pas l’origine.La situation alimentaire à Monrovia n’est pas désespérée, selon le Dr Moreels.Il y a un important stock de riz et encore un peu de poisson.Les légumes manquent, les magasins sont fermés.Il n’y a ni eau ni électricité.De 15 à 20 000 réfugiés se trouvent dans la capitale, hébergés dans des ambassades, dont les diplomates sont absents, dans des couvents ou des églises.Il y a encore plus de réfugiés du côté de la guérilla.Les fortes pluies détruisent souvent leurs abris de fortune.Neuf membres de MSF sont actifs actuellement au Libéria, 4 en Sierra Leone, 15 en Guinée et 15 au moins en Côte d’ivoire.L’équipe devrait être renforcée prochainement au Libéria.Sur le terrain, les représentants des rebelles en lutte contre le président du Samuel Doe ont repoussé hier les propositions de cessez-le-feu et d’envoi d’une force d'interposition.Ces propositions avaient été faites à l’ouverture des discussions de paix à Freetown, capitale du Sierra Leone voisin.Les déclarations de Thomas Woe-wiyu, porte-parole du Front national patriotique du Libéria (FNPL), ont semblé d’entrée anéantir les chances de parvenir à mettre fin à une guerre civile qui a fait des milliers de morts.Certains participants aux négociations continuent de croire que les rebelles assoupliront leur position et feront des concessions.Les négociations se tiennent sous l’égide de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEAO).« Nous sommes venus parce que la CEAO nous l’avait demandé.On ne peut pas ignorer la CEAO », a déclaré Woewiyu en arrivant au centre de conférence où ont lieu les négociations.Les délégués du FNPL avaient rejoint Freetown dans la nuit de mercredi à jeudi à bord d’un chalutier arraisonné.Ils étaient attendus depuis vendredi, jour de l’ouverture officielle des négociations.Haïti : manif à Montréal et appel au ministre Clark LA SECTION montréalaise d’un regroupement formé en Haiti le 14 juin, le FNCD (Front national pour le changement et la démocratie d'Haïti) appelle les Haïtiens de Montréal et les Québécois à manifester pour la démocratie en Haïti.Le porte-parole, M.Serge Jovin, a déclaré hier en conférence de presse qu’il craignait un « bain de sang » orchestré par les Roger Lafontant, Jean-Claude Paul et William Regala.Il a mentionné l'existence d’une liste de personnalités politiques ou de mouvements populaires qui pourraient être bientôt la cible d’atten tats.Les manifestants se regrouperont devant la Maison de Radio-Canada, à 15 heures dimanche, et se dirigeront ensuite vers le consulat général d’Haïti, place Bonaventure.La longue déclaration lue hier par M.Jovin s’accroche à l’espoir que le camp de la démocratie triomphera, et que l’on tiendra compte de « l’expression de la volonté populaire » maintes fois exprimée depuis la fuite du dictateur Jean-Claude Duvalier, en février 1986.Pour sa part, le secrétaire général du Conseil du travail de Montréal (FTQ), M.Guy Cousineau, a annoncé que son groupement allait sans délai écrire au ministre Joe Clark (Affaires extérieures) pour le prier de considérer la crise vécue en Haiti comme une priorité.Le Canada pourrait, selon le FNCD, oeuvrer afin que les prochaines élections générales en Haïti se déroulent en présence d’observateurs de l’ONU.Suédois exécuté en Irak STOCKHOLM (AFP) - Le ministère suédois des Affaires étrangères a déclaré hier qu’un ressortissant suédois d’origine irakienne, M.Jalil Mehdi Saleh Al-Neamy, avait été exécuté par pendaison mercredi à Bagdad pour collaboration avec des services secrets étrangers.M.Al-Neamy, d’origine irakienne, avait acquis la nationalité suédoise en 1985.Il était marié à une Suédoise avec qui il avait une petite fille.Il avait été arrêté en Irak le 9 août 1989 alors qu’il rendait visite à des membres de sa famille irakienne, a-t-on indiqué de source suédoise.Le 30 avril dernier, il avait été condamné à la peine de mort par un tribunal révolutionnaire irakien, accusé de collaboration avec des services secrets étrangers.Selon M.Sten Andersson, ministre suédois des Affaires étrangères, M.Al-Neamy aurait reconnu au cours de ses auditions et de son procès qu’il travaillait pour le Mossad, les services secrets israéliens.M.Andersson a précisé lors d’une conférence de presse que l’ambassadeur de Suède en Irak, M.Henrik Maneus, a été rappelé à Stockholm pour consultations à la suite de l’exécution.• ** -»**, PHOTO AP Le président lituanien Vytautas LanJsbergis (à gauche) était hier à Moscou, où il s’est notamment entretenu avec le vice-président du Soviet suprême, Ramazen Abdoulatipov.Moscou demanderait des garanties militaires à une Lituanie séparée MOSCOU (Reuter) — Le chef d’état-major soviétique a fait savoir hier que Moscou demanderait des garanties militaires à la Lituanie si elle accédait à une indépendance qui porterait, selon lui, gravement atteinte à la sécurité de l’URSS.Le général Mikhaïl Moiseiev, cité par l’agence Tass, a déclaré que la situation militaire serait le principal sujet de discussion des négociations prévues entre Moscou et la république balte.Les deux parties étudieront notamment la question des « garanties à l’URSS en ce qui concerne la sécurité de ses frontières nord-ouest ».En raison de la situation côtière et frontalière de la Lituanie, les troupes soviétiques stationnées dans la région jouent un rôle clé pour la défense du territoire soviétique, a précisé Moiseiev, qui sera l’un des 22 membres de la délégation soviétique chargée de négocier avec Vilnius.Si la Lituanie quitte l’URSS, « la capacité de défense du pays sera fortement réduite », a-t-il ajouté.« Cela constituera une breche dans le groupement intégré des forces militaires de la Baltique».La région militaire de la Baltique comprend aussi l’Estonie et la Lettonie qui ont elles aussi affirmé leur volonté d’indépendance.Son quartier général, ainsi que celui de la flotte de la Mer baltique, est à Kaliningrad, une enclave russe en territoire lituanien.Moiseiev a également évoqué de possibles dédommagements financiers de la part de la Lituanie.Il a déclare que l’indépendance de cette région provoquerait une augmentation des dépenses militaires soviétiques « qui pourrait avoir des répercussions sur le bien-être du peuple soviétique mais aussi du peuple lituanien ».La Lituanie avait proclamé unilatéralement son indépendance le 11 mars.Après plusieurs semaines de blocus économique soviétique, elle a accepté de suspendre sa déclaration pendant 100 jours à compter du début de pourparlers avec l’URSS.En échangé, Moscou avait levé ses sanctions économiques.Aucune date n’a cependant été fixée pour le début des négociations, et Vilnius n’a pas encore désigné les membres de sa délégation.Enquête réclamée contre l’ANC JOHANNESBOURG (AFP) - Deux dissidents du Congrès national africain (ANC), qui ont passé plus de quatre ans dans les prisons angolaises de ce mouvement nationaliste noir, accusent : ils ont exigé hier une commission d’enquête judiciaire pour faire la lumière sur leurs accusations de meurtre et de torture à l’encontre de l’ANC.Le leader de l’ANC, Nelson Mandela, avait admis en avril que des membres d’Umkhonto we Sizwe (MK, « la Lance de la nation »), la branche armée de l’ANC, avaient torturé des prisonniers dans les camps du mouvement en Angola.Il avait assuré que des mesures disciplinaires avaient été prises contre les tortionnaires, sans toutefois dire lesquelles.Lors d’une conférence de presse à Johannesbourg, Mwezi Twala et Nicholas Dyasop ont mis en cause le chef d’état-major de MK, Chris Hani.Ce dernier a affirmé récemment qu’aucune action n’avait été prise contre les militants ayant infligé des sévices à des prisonniers, et qu’une commisson d’enquête sur ce problème était « exclue ».Les propos de M.Hani contredisant ceux de M.Mandela, « nous exigeons une enquête publique sur les conditions dans ces camps de prisonniers », indique une déclaration distribuée par les deux hommes.MM.Twala et Dyasop faisaient partie d’un groupe de huit dissidents de l’ANC dont l’un, Sipho Phungulwa, a été tué par balles en juin au Trans-kei.Ce meurtre « est une continuation de ce qui s’est passé » dans les camps de l’ANC en Angola, a affirmé hier M.Dyasop.M.Twala a indiqué qu’après la mort de M.Phungulwa, les sept autres dissidents avaient rencontré le 28 juin deux dirigeants de l’ANC, Wilton Mkwayi, puis Walter Sisulu.Il avait alors été décidé que les deux parties ne feraient plus de déclarations publiques pour accuser l’autre.Mais, a-t-il dit, M.Sisulu a violé cet accord en affirmant récemment à la presse que ces dissidents n’avaient plus aucun grief à l’encontre de l’ANC.L’Europe de l’Ouest fait face à un nouvel afflux de migrants PARIS (AFP) — « Accélération» des mouvements et « afflux massif de demandeurs d’asile » ont caractérisé les migrations vers les pays européens de l’OCDE en 1989, note le rapport annuel du Système d’observation des migrations de l’Organisation de coopération et de développement économiques, publié hier.Il est « de plus en plus difficile » de distinguer « migrants économiques » et «réfugiés politiques», note l’OCDE.Entre 1983 et 1989, la Norvège a détenu le record de hausse annuelle des demandes d’asile avec 113 %, suivie de la Grèce (98 %), du Danemark (42 %), de la UFA.de l’Italie et de la Suède (entre 39 et 37%).En 1989, c’est la RFA qui a enregistré le plus de demandes (121 318), suivie de la France (61 200), de la Suède, (32 000) de la Suisse (24 500) et de l’Autriche (18 300).Tous ces pays ont adopté des mesures restrictives et montrent un taux élevé de rejets, ce qui prouve le détournement de la procédure d’asile.Mais certains « tolèrent » les migrants économiques (mur raisons hu manitaires.En 1989, les changements politiques à l’Est ont fait affluer en RFA 992 000 réfugiés, dont, outre les demandeurs d’asile, 344 000 Allemands de l’Est, (40 000 en 1988), 250 000 Polonais, 98 000 Soviétiques et 23 000 Roumains d’origine allemande.« Dans l’immmédiat, cet afflux relance la consommation et la production, mais pose des problèmes d’intégration », estime l’OCDE, qui ajoute que la Turquie a accueilli au printemps et en été 1989 plus de 320 000 Bulgares d’origine turque.Enfin, l’OCDE craint que « la montée de revendications nationalistes » à l’Est ne déclenche « l’émigration de certaines minorités ethniques».La croissance économique a également joué son rôle : les entrées de migrants permanents (travailleurs et leur famille) « amorcent une reprise » surtout en RFA, en Suisse et en Suède.Si l’on note une augmentation « quasi générale » du regroupement familial, les entrées de travailleurs sont également en hausse en Suisse, en RFA, en Autriche, en Grande-Bretagne et, « de manière moins accentuée, en Belgique et en France », et sous des régimes divers (travailleurs saisonniers, permanents, frontaliers, temporaires).Mais le chômage des immigrés reste élevé dans la plupart des pays de l’OCDE, maigre une reprise de l’emploi constatée en 1989.Malgré un « renforcement de la surveillance aux frontières» en France, en RFA, en Belgique et en Suisse, l’OCDE constate une » persistance de l'immigration clandestine », souvent le fait de jeunes, concentrés dans des grands secteurs économiques et des emplois peu qualifiés.Mais dans les nouveaux pays d’immigration (Espagne, Italie),« investis » depuis peu par des « vagues d’immigrations importantes », l’immigration irrégulière provoque parfois « des réactions hostiles des populations locales», indique l’OCDE.Parmi les pays d’émigration, le tarissement des sorties se confirme en Italie et en Espagne.Mais le Portugal, la Grèce, la Yougoslavie « connaissent des flux soutenus vers la CEE », et vers le Golfe pour la Turquie.L’émigration irlandaise reprend vers la C EE et les USA.Les retours au pays se poursuivent « à un rythme réduit ».Malgré des données « peu fiables », l’OCDE constate un recul des retours en Turquie, mais une légère reprise en Espagne et en Italie, en provenance d’Amérique latine.LE MONDE EN BREF Les Albanais accostent BRINDISI (Reuter) — Cinq navires, avec à leur bord plus de 4500 réfugiés albanais qui étaient retranchés dans des ambassades occidentales à Tirana, accosteront aujourd’hui à Brindisi, port italien de l’Adriatique, ont annoncé hier les autorités locales.Au cours d’une conférence de presse, le préfet de Brindisi, Giuseppe Mazzitello, a précisé que quatre navires, affrétés par l’Italie, et un cinquième affrété par la France, arriveraient aujourd’hui à Brindisi.Les candidats au départ se verront attribuer des badges de couleurs différentes selon leur destination : verte pour l’Italie, rouge pour la RFA et bleue pour la France.Des ambulances et quelque 200 médecins et infirmières de la Croix-Rouge attendront l'arrivée des bateaux à Brindisi.Course de vitesse à Varsovie VARSOVIE (Reuter) - Le gouvernement polonais a promis hier de privatiser l’économie plus rapidement qu’aucun autre pays.« Nous devons mettre en place les transformations sur la propriété plus rapidement que n’importe quel autre pays », a déclaré le ministre des Finances Leszek Balcerowicz à la Chambre basse du Parlement, en présentant une loi sur la privatisation.Il a ajouté que d’autres réformes économiques seraient impossibles en Pologne sans la privatisation et que la stabilisation obtenue après six mois de politique d’austérité anti-inflationniste serait perdue si les réformes étaient stoppées.Le projet de loi « sur la privatisation des entreprises d’État» est la pièce maîtresse du programme du gouvernement pour faire passer la Pologne vers une économie de marché capitaliste.C’est également le projet le plus ambitieux tenté dans les nouvelles démocraties d’Europe de l’Est.Les entreprises appartenant à l’État devraient devenir des sociétés dont les actions seraient vendues au public.Le Parlement déterminera chaque année du nombre des sociétés à privatiser.Les entreprises nationalisées représentent actuellement 80 % de l’économie polonaise.Le projet de loi était passé dès avril en commission parlementaire.Un quinzième à La Havane LA HAVANE (AFP) - Un Cubain âgé de 27 ans, Luis Montegrado Rodriguez, s’est réfugié mercredi soir à l’ambassade d’Espagne à La Havane pour demander l’asile politique dans un pays occidental, a 1 indiqué hier à l’AFP un conseiller de l’ambassade d’Espagne.Le réfugié cubain, qui est entré à 23 heures locales, mercredi, dans l’ambassade d’Espagne, porte à un total de 15 le nombre de Cubains actuellement réfugiés dans des représentations étrangères à La Havane.Quatorze | sont réfugiés dans l’ambassade de Tchécoslovaquie, dont 7 depuis lundi.Selon le fonctionnaire espagnol, Luis Montegrado Rodriguez a accompli J une peine de prison de trois ans entre 1985 et 1988 pour avoir déjà tenté de chercher asile dans la Section des Intérêts américains à La Havane (la représentation diplomatique américaine au sein de l’ambassade fl de Suisse).Les autorités cubaines, averties des faits, ont réitéré qu’elles ne négocieront pas la sortie des réfugiés dans les ambassades, ajoute-t-on de source espagnole.Hongrois indignés BUCAREST — L’Union démocratique des Magyars de Roumanie ( U D M R ), deuxième force politique de la Roumanie, s’est déclarée « indignée » par les manifestations organisées lundi par l’Union Vatra Romaneasca (« Berceau roumain »).L’Union Vatra Romaneasca, « société culturelle » qui se propose de « défendre les intérêts de la culture roumaine », avait organisé, le 9 juillet, des manifestations dans la capitale et « dans tout le pays » pour « protester contre la situation dans l’enseignement en Transylvanie ».Selon son vice-président, M.Ion Coja, « les enfants roumains ont été nettement défavorisés par rapport aux enfants magyars » lors des examens d’entrée dans le lycées.Dans sa déclaration publiée par l’agence officielle Rompres, l’UDMR affirme qu’il s’agit d’une « action préméditée » destiné a « distraire l’attention ».L’UDMR, seul parti politique à avoir obtenu plus de 7 % aux élections du 20 mai dernier, rappelle qu’elle a pour but d’assurer l’égalité en droits de la « population roumaine et des minorités nationales », indique le communiqué.L’Union Vatra Romaneasca avait organisé à la mi-mars des manifestations à Tirgu Mures (centre) pour protester contre des revendications linguistiques de la minorité hongroise.À la suite de ces manifestations, de violents incidents avaient opposé Roumains de souche et membres de la minorité hongroise et avaient fait officiellement, 4 morts et 269 blessés, parmi les membres des deux communautés.\ rnmm 3 1 1 i I I LA VIE ECONOMIQUE Montréal, vendredi 13 juillet 1990 Le conseil de la Caisse crée le poste de Savard iide Turcotte LE CONSEIL d’administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec a crée le poste de vice-président exécutif et chef de l’exploitation sous lequel il a regroupé les opérations d’investissement de la Caisse.M.Guy Savard en sera le premier titulaire, tel que cela fut d’abord proposé par le premier ministre ministre Robert Bourassa en début de juin dernier, suscitant du même coup un certain nombre de réactions négatives, dont celles de deux membres du conseil d’administration, MM.Louis Laberge et Claude Bé-land.Le conseil d’administration qui a tenu une réunion mercredi dernier a approuvé les changements à la structure de la Caisse et la nomination à l’unanimité des personnes présentes.Il y avait un absent, M.Laberge.Pour sa part, M.Béland, qui est aussi président du Mouvement Desjardins, a expliqué hier au DEVOIR le sens de ses objections initiales aux changements envisagés à la Caisse de dépôt.Il n’acceptait pas que des changements soient annoncés à la structure de la Caisse avant leur examen et approbation par le conseil d’administration, ce qui ne voulait en aucune façon dire qu’il contestait les qualités de MM.Delorme et Savard.En somme, M.Béland s’en est pris à la méthode et il dit avoir fait sur ce plan état de ses griefs au bureau du premier ministre.M.Béland avait aussi signifié son opposition à une structure à deux têtes.Or, il a acquis maintenant la conviction que M.Jean-Claude Delorme est et restera le véritable grand patron de la Caisse de dépôt, à qui devra se rapporter M.Savard, nouveau vice-président exécutif.M.Delorme en tant que président du conseil et directeur général assume la direction générale des activités de la Caisse et de ses politiques d’investissement, ce qui dans les mots de M.Béland signifie qu’il s’occupe de planification et du contrôle de l’ensemble des activités.Il voit là en somme une structure semblable à celle qui existe à Hydro-Québec, ce qu’il juge tout à fait acceptable.M.Delorme exerce ces fonctions depuis le 1er juillet dernier.De son coté, M.Savard agira à compter de maintenant comme chef de l’exploitation et s’occupera des opérations d’investissement de la Caisse.Sa nomination fut contesté non seulement pour des raisons de structure, mais aussi pour ses activités en politique partisane comme ramasseur de fonds pour le parti libéral du Québec.Le chef de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale, M.Jacques Parizeau, a notamment souligné qu’il serait sans doute difficile à certains entrepreneurs de faire la différence entre le chapeau de la Caisse et c du parti.M.Savard était, jusqu’au 30 mai 1990, vice-président national de Raymond, Chabot, Martin, Paré.Il est bachelier en commerce de l’Université Laval et détenteur de maitrises en sciences commerciales et en sciences de la même institution.La construction résidentielle est en forte hausse au Québec ain Blanchard Claude Descoteaux à la Chambre du Québec de Turcotte M.CLAUDE DESCOTEAUX succède à M.Jean-Paul Létourneau comme vice-président exécutif de la Chambre de commerce du Québec.Le président de la Chambre, M.Jean R.Lambert, en a fait l’annonce hier.M.Létourneau prend une retraite bien méritée, après avoir assumé successivement les postes de directeur-général adjoint (1956/1959), directeur général (1959/1971) et vice-président exécutif depuis 1971.M.Létourneau a participé depuis la fin des années 50 a tous les débats publics majeurs au Québec en tant que porte-parole d’un organisme qui représente l’ensemble des chambres de commerce locales et régionales au Québec, lesquelles regroupe 60 000 membres.Pour sa part, M.Descoteaux est avocat, diplômé en administration et en relations internationales; il a fait carrière au sein du gouvernement du Québec.Parmi les postes occupés, il a oeuvré au sein d’Hydro-Québec de 1984 à 1989, à titre de vice-président aux Affaires américaines et président et directeur général d’Hydro-Québec International.De plus, il a agi en tant que sous-ministre en titre au ministère de l’Énergie et des Ressources (1981/1984) de même qu’au ministère de l’Industrie et du Commerce (1977/1981).CONTRAIREMENT à la tendance nationale, la construction domiciliaire au Québec a enregistré en juin, et pour un deuxième mois consécutif, une forte hausse.Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), les mises en chantier au Québec, après avoir connu une hausse de 19 % en mai, ont progressé de 18 % en juin pour atteindre 59 000 unités au taux annuel désaisonnalisé.Il s’agit du plus haut niveau depuis mai 1988.Sur l’île de Montréal, les mises en chantier résidentielles ont également enregistré une hausse marquée, en raison notamment de la réalisation de deux importants projets de résidences pour personnes âgées.Même le secteur de la co-pro-priété a enregistré une hausse en juin, et ce pour un troisième mois d’affilée.Le niveau d’activité demeure cependant faible en raison des inventaires élevés et du niveau des taux d’intérêt.Tous ces chiffres ne signifient pas cependant que les acheteurs font la file aux portes des constructeurs de maison.« Les hausses enregistrées en juin ne sont que le reflet des commandes passées entre septembre et février dernier, dit Gérard Gazaille, président de Gazaille Construction.Le marché domiciliaire a été très bon depuis l’automne.En fait, il est très bon depuis 6 ans et demi, ce qui absolument extraordinaire.On a fait tous beaucoup d’argent, mais depuis le mois d’avril, c’est mort partout.Car au delà de la barre des 13 %, les hypothèques font fuir la plupart des acheteurs ».M.Gazaille s’attend donc à ce que les prochaines statistiques de la SCHL pour les mois d’août à décembre affichent des baisses importantes par rapport à l’an dernier.« Actuellement, ce qui se vend dans la région montréalaise tourne autour de 125 000 $, fait remarquer M.Gazaille.Les gens achètent donc en banlieue, spécialement à Repen- i Les mises en chantier ont progressé de 18 % en juin au Québec, contrairement à la tendance canadienne.tighy, Terrebonne, Saint-Eustache et Vaudreuil.À moins qu’ils soient à la recherche d’un condo ».Au plan national, les mises en chantier ont diminué de 7 % en juin pour atteindre 190 000, recul attribuable principalement à la baisse marquée de la construction résidentielle en Ontario.Selon M.Gazaille, la performance de la construction domicilaire au Québec par rapport à celle des autres provinces s’explique essentiellement par le grand nombre de locataires à Montréal et les prix moins élevés des terrains et des maisons à vendre ici.M.Anh Trinh, coordonnateur du Service d’analyse économique et de marché à la SC H L, soutient pour sa part que celte performance est attribuable au devancement de plusieurs travaux en prévision de l’entrée en vigueur de la TPS, à l’immigration et au programme provincial d’aide à la mise de fonds.À travers la province, l’accroissement des mises en chantier se retrouve aussi bien dans l’unifamilial que dans le multifamilial.En termes réels, les mises en chantier du mois de juin totalisaient 6 024 unités, une hausse de 82 % sur l’an dernier.De ce nombre, 3 074 étaient des maisons unifamiliales, une progression de 61 % par rapport à juin 89, et 2 950 des logements multiples, un bond de 112% sur l’année précédente.Toutes les grandes agglomérations urbaines du Québec ont enregistré une hausse des mises en chantier.Cela va de 14 % pour la région de Trois-Rivières à 136 % pour la région de Chicoutimi-Jonquière.Chrysler entend respecter le contrat de service avec le constructeur Hyundai Coup d’oeil Claude Turcotte LES NÉGOCIATIONS se poursuivent toujours entre Hyundai et Chrysler sur la réalisation d’un contrat de 30 000 voitures par année que l’usine de Bromont devait construire pour la compagnie américaine à partir du printemps prochain.Tout semble indiquer cependant que le démarrage de la production n’aura pas lieu selon l’échéancier prévu, parce que Chrysler veut maintenant une voiture très différente du modèle envisagé d’abord, qui était alors une version presque identique à la Sonata que Hyundai fabrique déjà à son usine de l’Estrie.C’est ce qu’a fait savoir à Toronto un porte-parole de Chrysler, mais contrairement à ce que laissait entendre hier une dépêche d’un quotidien de la ville-reine, ce délai ne menace en aucune façon l’existence de l’usine de Bromont qui continue d’augmenter graduellement sa production quoi qu’il advienne des négociations avec Chrysler.En 1989, l’usine de Bromont a monté 7000 voitures qui ont été vendues surtout au Canada.Au début de cette année, il sortait 100 véhicules par jour de l’usine et actuellement le rythme atteint 150 unités par jour, ce qui assure du travail à 850 employés.Depuis le début de 1990, environ 85 % des Sonata fabriquées à Bromont sont vendues aux États-Unis et le reste au Canada.Depuis l’ouverture de l’usine en 1989, environ 1500 voitures ont été exportées à Taiwan.Selon M.Martin Abran, porte-parole de Hyundai à Bromont, les prévisions de production de 29 000 autos en 1990 auront été dépassées à la fin de l’année de 1000 à 2000 unités.Il n’en reste pas moins que le ralentissement général de l’économie affecte les ventes de Hyundai comme celles des autres fabricants.M.Abran avoue que les ventes de Hyundai, en incluant les voitures importées Excel, sont en baisse en Canada, mais qu’il y aurait eu une légère remontée des ventes de la Sonata aux États-Unis au cours des deux derniers mois.Hyundai se réjouit de commencer à pénétrer le marché américain des flottes de location.Hyundai espère toujours que le contrat avec Chrysler pourra être mis en marche.M.Abran rappelle que c’est Chrysler qui est venu voir la compagnie coréenne et qu’il n’est aucunement question de faire fin au contrat signé le 31 janvier 1989.Comme Chrysler veut un modèle sensiblement différent de la Sonata et de ce qui était envisagé au moment de la signature du contrat, les négociations se poursuivent maintenant sur le prix de l’auto et sur diverses mesures incitatives à la vente.M.Abran s’est toutefois dit incapable de confirmer si ces négociations entraîneront nécessairement un délai de la production au delà du printemps 1991, comme cela avait été envisagé.Pour ce qui est de la Sonata, l’usine de Bromont se mettra à la fabrication du modèle 1991 dès le mois d’août, soit immédiatement après les vacances que les employés prendront très bientôt.boursier 1 - 1855.03 + 17.46 r 3569.77 + 25.25 - 2969.80 + 37.13 86.45 + .18 1 357 +4 La Caisse de dépôt investit dans l’audiovisuel Pierre Roberge — .¦ de la Presse Canadienne LA CAISSE de dépôt et placement du Québec prend une première participation dans un producteur d’audiovisuel, le groupe Coscient.La Caisse est associée dans l’opération à sa cousine de Paris, la Caisse des dépôts et consignations, a fait savoir, hier, Normand Provost, vice-président de la caisse.Dans des parts respectives de 70 et 30 %, les caisses du Québec et de France achètent pour 1 million $ en débentures, convertibles en actions ordinaires de Coscient; la débenture HOUSTON (AFP) — Les points mar- Sar le Japon et le front uni pré par les Européens sur plu sieurs dossiers ont été deux des faits marquants du sommet des sept plus grands pays industrialisés qui s’est tenu à Houston, de lundi à mercredi.Alors que les sept affirmaient mardi, dans leur déclaration politique, qu’ils étaient partisans du maintien des sanctions contre la Chine, le Japon a pu annoncer en toute quiétude quelques heures plus tôt qu’il reprenait son programme de prêts à Pékin, suspendu au titre des sanctions.Cela a valu au président George Bush, au cours de sa conférence de presse finale, une question sur l’existence d’un double critère dans l’attitude des sept à l’égard de la Chine d’une part, et de l’URSS d’autre part.orte un coupon de 11 % et arrivera échéance dans cinq ans.Cet investissement amène les deux institutions financières à hauteur de 6 % du capital de Coscient.Dans son dernier exercice financier, la maison qui produit pour plusieurs diffuseurs a réalisé un chiffre de 18 millions $ et dégagé une « profitabilité » d’environ 10 %, a indiqué Richard Laferrière, président du groupe.Le partenaire français est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, In-Com, qui détient des parts ailleurs dans l’audiovisuel en France, par exemple le fonds Cousteau et Canal Enfants; ce dernier À l’égard de l’URSS, si Washington a gagné quelque six mois avant de voir les pays européens accorder une aide financière directe à Moscou, cela n’empêche pas l’octroi d’une assistance technique ou des prêts bancaires garantis comme ceux déjà octroyés par la RFA à Moscou.Le débat sur l’URSS a permis au Japon de marquer un autr» point.La déclaration finale reconnaît en effet la position particulière de Tokyo résultant de l’annexion « des territoires du nord » par l’URSS au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.Cela n’a rien de sensationnel mais donne quand même aux Japonais un argument dans leurs efforts pour récupérer ces îles.La manifestation d’unité de l’Europe, qui comptait cinq participants à Houston, a été fort remarquée.doit débuter en 1991 et le groupe québécois Astral en détient cinq pour cent.Avec In-Com, deux émissions pour la jeunesse seront en production dès cette année: « Archibald » dans laquelle jouera Daniel Gélin, produite pour FR-3, et dont des épisodes seront tournés au Québec.L’autre, produite du côté québécois avec des tournages en France aussi, sera tirée de récits publiés par la maison d’édition la Courte Échelle, de Montréal.Après Télévision Quatre Saisons, Radio-Québec et Télé-Métropole, Coscient concocte maintenant des projets avec Radio-Canada, qui pour- L’unité a été particulièrement visible dans la discussion sur le volet agricole des négociations commerciales de l’Uruguay Round, dossier qui empoisonne depuis des années l’atmosphère de ces pourparlers.C’est sur une proposition du premier ministre britannique Margaret Thatcher que le compromis conclu par les sept a commencé à se dessiner, même si cette proposition a été sensiblement modifiée lors des négociations très dures menées ensuite par les délégations.Et il ne fait pas de doute que ce compromis est plutôt à l’avantage des Européens, qui ont obtenu des garanties contre un démantèlement trop brutal des aides et subventions à l’agriculture, même si ces garanties ne sont pas pour l’instant exactement définies.raient être à l’antenne en 1991-92.Ce sont « Le deuxième gène », une série à saveur scientifique avec Guy Fournier comme rédacteur en chef, et une émission de variétés « à l’échelle internationale », a précisé M.Laferrière.En 1990-91, Coscient produit « Les Carnets », « Les grandes vacances » et « La fourchette d’or » pour TQS, « Omni-Science », «Visa santé», « Québec Inc » et « ConsommAction » pour RQ.Pour TM, ce seront « L’aventure », « Messager du rêve » (variétés) et l’émission d’invités « Devine qui vient dîner».La Caisse de dépôt et placement avait investi dans l’audiovisuel, en février, en achetant pour 6 millions $ un terrain près du pont Jacques-Cartier, à Montréal.Un bail de 50 ans a été consenti à Roland Smith et ses associés dans le complexe Cité de l’image, une ancienne usine de pneus actuellement en travaux de reaménagement.^ STEINBERG AVIS DE DIVIDENDE Avis est par les présentes donné qu'un dividende trimestriel de UN DOLLAR ET TRENTE-DEUX CENTS (1,32 S) l'action sur les actions privilégiées, rachetables 5-’/«% cumulatif, série "A", en circulation de la compagnie a été déclaré payable le 15 août 1990 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 1er août 1990.Par ordre du Conseil d'administration William D.Hart Vice-président senior, Directeur général du Service juridique et Secrétaire Montréal, le 21 juin 1990.Les Etats-Unis ont perdu des points à la réunion des Sept de Houston Nouvelle baisse du taux d’escompte (PC) — La Banque du Canada a légèrement réduit son taux ' d'escompte, qui est passé hier de 13,73 à 13,67 %, dans la perspective d’une baisse possible des taux d'intérêt aux États-Unis.Cette baisse survient alors qu’à Washington, le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan a déclaré que les signes de resserrement du marché des capitaux pourraient obliger la banque centrale à assouplir sa politique monétaire, ce qui aurait certes des répercussions au Canada.Le dollar canadien, qui s’est comporté à la manière d’un yoyo cette semaine, est demeuré fort étant donné les taux d’intérêt élevés qui atti- * rent les investisseurs étran- ; gers.Après une journée de ré- ' pit, mercredi, il a repris son ascensio, hier, pour gagner 18 centièmes, à 86,45 cents US.Depuis la semaine dernière le dollar cote à plus de 86 cents US.Le taux d’escompte a maintenant baissé d’un quart de 1 % au cours des trois dernières se- : maines.Mais le gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, a laissé savoir qu’il res- .terait fidèle à la stratégie des taux d’intérêt élevés qu'il applique pour ralentir l’économie .et freiner l’inflation.Par ailleurs, la Réserve fé dérale est prête à abaisser les • taux d’intérêt aux États-Unis, dans le contexte d'un assèche ment du marché des capitaux, a laissé entendre, hier, le président de la Réserve fédérale américaine, M.Greenspan.Une progression ralentie de la masse monétaire et l’augmentation de la moyenne des taux d’intérêt sur les prêts commerciaux laissent entrevoir la possibilité d’un assèchement du marché des capitaux, indépendamment de la poli- ù tique poursuivie par la Fed, a-t-il expliqué.Ceci s’exprimerait par « un très modeste changement dans le niveau des taux des fonds fédéraux », a précisé M Greenspan.Le taux des fonds fédéraux (taux interbancaire au jour le jour) est inchangé depuis décembre dernier à va % Marqué en début d’année, le rythme d'inflation s’est notablement réduit en avril aux États-Unis, revenant en rythme annuel à 4,2 % pour les quatre premiers mois, contre 4,8 % en 1989.Il avait atteint 6,7 % de janvier à mai 1989, in citant la Fed à resserrer fortement le crédit.Taux d'escompte % 16 14 12 10 8 6 0 Source Banquo du Canada (PC) 85 86 87 88 89 90 juillet '90 12 juillet 13.67% FJ r*- L'Association des manufacturiers canadiens La Division du Québec de l’Association des manufacturiers canadiens a élu lors de sa 71e Assemblée annuelle, M.ANDRÉ Y.FORTIER, PREMIER VICE-PRÉSIDENT DE NORANDA INC.au poste de président.L’Association des manufacturiers canadiens assure la défense et fait la promotion des intérêts des manufacturiers depuis 1871.Elle les représente auprès des gouvernements et vise à orienter en leur faveur les politiques qui s’appliquent à eux.De plus, elle identifie les enjeux qui les affectent et communique à divers auditoires l’impact qu’ils auront. 6 B Le Devoir, vendredi 13 juillet 1990 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d'emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 Propriétés à vendre - > tp# iiwo*.ROYAL LrPAGE EASTERN TOWNSHIP Mont Or-lord - Auberge ou B & B avec Bar Salle a diner piscine terrain Condition A-1 Prix 295 000.00 S LAKE MASSAWIPPI 300 sur Lac Massawippi 1 acre Maison superbe 4 ce.loyer ruisseau, libre 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magie l'embrouille » de Michel Fer-vac-Larose, du 27 juin au 15 août, mer.10h.30 et 13h 30 MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier.Hull (819-595-7455)— t La chaire » de Bill Davis, traduction de François Tassé, m.en s.Louison Oanis, du 6 juillet au 1er sept, mer.au ven.20h„ sam.19h.et 22h.LE PATRIOTE DE STE-AGATHE: Sortie 83, autoroute 15, Ste-Agathe (861-2244 ou 819-326-3655)— .Cré menteur » de Derek Bentield, adaptation Michel Forget, m.en s.Monique Duceppe, i compter du 15 juin, mar au ven.20b 30, sam.I9h.et 22h., dim.les 15 et 22 juillet à 20h.THÉÂTRE BEAUMONT ST-MICHEL: 51, route 132, St-Michel-de-Bellechasse (sortie 348 de l'autoroute 20) (418-884-3344)— .Les gaffeurs • de William Van Zandt et Jane Milmore, adaptation et m.en s Johanne Seymour, à compter du 29 juin, mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— « Parade • spectacle de marionnettes, jusqu'au 4 sept., mar.au dim.12h., 14h., 16h et18h THÉÂTRE DES CASCADES: 2 chemin du Canal.Pointe des Cascades (514-455-9341 )— « Cache-Cash .comédie de Donald Churchill et Peler Yel-dham.traduction et adaptation Olivier Reichenbach, m en s Sophie Clément, du 1er juin au 2 sept., mar.au ven 20h 30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLER: Autoroute des Laurentides, sortie 67, Ste-Adèle (514-229-3591 )— .Quelle famille.de Francis Jolfo, m.en s.Louis Lalande.du 19 juin au 26 août et les 1-2 sept., mar.au dim à 20h.30, matinées les sam.à 17h„ juillet, août et sept THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: Sortie 98E de la route 20, direction Sorel, puis Ste-Anne-de-Sorel (393-9022, 743-8446,1-800-363-9468)— « Le tutu qui tue • de John Bishop, ni.en s.Monique Duceppe, à compter du 12 juin.mar.au ven.20h.30, sam.21h.THÉÂTRE DE LA CHÉVRERIE: St-Fortunat.Clé Richmond (819-344-2402)— « Tequila • de Nick Hall traduite et adaptée par Claude Maher, m.en s.Serge Caron, du 26 juin au 25 août.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: autoroute 20, sortie 147, Upton (514-549-5828)— « Dragon sur table ¦ texte et m.en s.Richard Blackburn, du 22 juin au 25 août, mar.au dim.21 h.(août â 20h 30) théâtre d’été de la grange des SOEURS DE MARIEVILLE: 1979 St-Césaire, autoroute 10, sortie 37, Marieville (1-460-2161 ou 447-6026)— 1 1836 le manoir aux maléfices » conception et m.en s.Réjean Wagner, du 20 juin au 1er sept, mer.au sam.à 20tr.30 THÉÂTRE D'ÉTÉ DE MASSON: Salle Lombard.Ville de Masson (819-986-5653)— Les Productions Padem présentent » Chambres d'hAtel > texte Louis Saia, Michel Lessard et Marielle Léveillé, m.en s.Pascal Belleau, du 20 juin au 1er sept., mer.au sam.20h.THÉÂTRE DE L'iLE: 1 rue Wellington, Hull (819-595-7455)— t L’éducation de Rita > de M.Russel, traduction de René Dionne, m.en s.Claire Faubert, du 9 juin au 1er sept., mar.au ven.20h., sam.19h et 22h.THÉÂTRE MANOIR DU LAC DELAGE: Québec, direction nord, route 73, (418-848-1818) (514-285-8725)— • Des moulons noirs pure laine > de Neil Simon, traduction de Olivier Reichenbach, m.en s.Sophie Clément, du 19 juin au 2 sept., mar.au ven.206.30, sam.19h et 22h.THÉÂTRE DES MARGUERITES: 8075 boul.Jean XX111, Trois-Rivières ouest (819-377-3223)— < Vice et versa » de Ray Cooney, traduction et adaptation de Michel Dumont et Marc Grégoire, m en s.Monique Duceppe et François Barbeau, à compter du 12 juin, mar.au ven.20h.30, sam.21h.THÉÂTRE DE MARJOLAINE: Sortie 106, autoroute des Cantons de l'Est, Eastman (297-2860.297-2862)— • Le dernier des Don Juan » de Neil Simon, adaptation de René Dionne, m en s.Louis-Georges Carrier, du 22 juin au 25 août.mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h,30, dim.à 20h.THÉÂTRE MOLSON: 10 chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Richelieu, autoroute 20 est, sortie 113 (584-2293)— « Avion en lolie • de Larry-Michel De-mers, du 29 mai au 1er sept., du mar.au sam.à 21 h.THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: 135 Principale, Granby (514-375-2262)— t Tel père tel fils •, m.en s.de Gaétan Labrèche, dès le 20 juin, du mer au sam.à 20h.30.THÉÂTRE DE POINTE-AU-CHÊNE: Route 148, entre Lachute et Montebello (819-242-5923)— • Mais n'te promène donc pas toute nue » de Georges Feydeau, m en s.Philippe Grenier, les productions de La Belle Époque, du 8 juin au 1er sept., mer., jeu., ven 21h , sam.19h.30et22h.30etdim.20h.THÉÂTRE DE LA POUDRIÈRE: Ile Ste-Hélène (954-1344)— « Ça tourne autour du lit » comédie de Jasmine Dubé, m.en s.Marc Pache, du 4 juillet ai 1er sept., mer.au ven.20h 30, sam.21h.THÉÂTRE LA RELÈVE A MICHAUD: St-Ma-thieu-de-Beloeil, Iranscanadienne, sortie 105 (514-464-0089)— « Gars • de Jean Barbeau, m.en s de Claude Maher, du 5 juin au 1er sept., du mar.au ven.à 21h., sam.à 19h.et 22h.30.THÉÂTRE DE LA SUCRERIE: Casselman.Ont, transcanadienne direction Ottawa, sortie 66 (613-764-5580)— « Chapeau » de Bernard Slade, traduction de Luis de Cespédes, m.en s.de Jean-Bernard Hébert, du 3 juil au ter sept., du mar.au sam.à 20h.30.THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: Grand-Mère (819-538-1113)— « Un mensonge attend pas l'autre • du réalisateur Robert Lavoie, du 20 juin au 25 août.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE: 867, Chemin St-Pierre, Terrebonne, route 25, Sortie 17E (514-492-4777)— « À vos souhaits », comédie de Pierre Chesnot, m.en s.de France Arbour, du 20 juin au 18 août, du mer au sam à 20h 30 CINÉPLEX II: - The Cook, the Thief, his Wife and her Lovers 4 h 45, 7 h 10, 9 h 30— Lee Jetson, le Him 1 h 15, 3 h.CINÉPLEX III: - Cinéma paradlso 1 h 35, 4 h 15, 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX IV: — Longtime Companion 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15.9 h 15 CINÉPLEX V: — Jésus de Montréal 1 h.4 h, 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX VI: — Teenage Mutant Nln/a Turtles 1 h 05, 3 h 05.5 h 05— Mllou en mal 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX VII: - Cadillac Man 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX VIII: - Die Hard 2 1 h 30, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 30 CINÉPLEX IX: — Cinéma Paradlso 1 h 35.4 h 15, 7 h, 9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)— L'homme qui voulait savoir 1 h, 3 h.5 h, 7 h 10.9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS II: - Cadillac Man 1 h 15,-3 h 15, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS III: - Miss Daisy et son chauffeur 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS IV: - Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant 1 h 45.4 h 15, 7 h, 9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)—(relâche jusqu'au 1er août) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- ven Les Ploutte 19 h — sam Carmen 19 h — La ballade de Marayama 21 h— dim Pauline i la plage 19 h — Zellg 21 h CRÉMAZIE: (388-4210) — Le grand bleu sem 8 h, sam dim.1 h 30, 5 h, 8 h 15 DAUPHIN I: (721-6060) — Retour vers le futur 3sem.7 h, 9 h 15, sam.dim 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 DAUPHIN II: — Gremlins 2sem.7 h 15, 9 h 20, sam.dim.2 h.4 h 30, 7 h 15, 9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Die Hard 2 sem 7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 2: - Back to the Future 3sem.7 h 05, 9 h 40.sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h 05, 9 h 40 DORVAL I: (631-8586) - Dick Tracy 1 h, 4 h, 6 h 30, 9 h 15 DORVAL II: - Ghost 1 h, 4 h, 6 h 45, 9 h 25 DORVAL III: - Total Recall 1 h 15, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 10 DORVAL IV: - Pretty Woman 7 h, 9 h 30— The Jungle Book 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30 DU PARC 1 : (844-9470)- Ghost sem.7 h, 9 h 30, sam dim.1 h 15, 4 h, 7 h.9 h 30 DU PARC 2: — Days ot Thunder sem.7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 DU PARC 3: - DIck Tracy 6 h 45.9 h 15, sam dim.1 h 30, 4 h 15.6 h 45.9 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Dick Tracy 2 h.4 h 30.7 h.9 h 30 DU PLATEAU 2: - Total Recall 7 h 10.9 h 30— Le livre de la Iungle 1 h, 3 h, 5 h FAIRVIEW I: (697-8095) - Quick Change 1 h 15.3 h 20.5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 FAIRVIEW II: - Days of Thunder 3 h 05.7 h, 9 h 20— The Jungle Book 1 h 15, 5 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Roboeop 2 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20.9 h 40.dim.12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20— dim.Navy Seals 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Bird on a Wire 2 h.4 h 30, 7 h 10.9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 3-.-Longtime Companion 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Jetsons, the Movie 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (4990159)- GREENFIELD I: (6716129)- Days ol Thunder 1 h 30, 4 h.6 h 30, 9 h 15 GREENFIELD 2: — 43 heures de plus 1 h 15.3 h 45, 7 h, 9 h 25 GREENFIELD 3: - Dick Tracy 1 h, 3 h 30, 6 h 45, 9 h 20 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Vivre au Sommet (fr.) du lun au dim de 10h.30 à 21 h 30 aux 45 à 60 min approx.— To the Limit du lun.au dim à 11h.30 et 18h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Days ol Thunder 12 h, 2 h 20, 4 h 45.7 h 10, 9 h 40, sam dern spect.24 h.LAVAL I: (688-7776) - Total Recall 6 h 50.9 h 20 sam dern spect.11 h 50— Pas de répit pour Mélanle 12 h 30.4 h 40— Simon les nuages 2 h 40 LAVAL II: - Dick Tracy 2 h 30, 7 h 10, 9 h 35 sam dern spect 11 h 50— Le livre de la /ungle 12 h 40.5 h LAVAL III:- Ghost 1 h 15, 4 h, 6 h 45.9 h 20 sam dern spect 11 h 50 LAVAL IV:- Days of Thunder 12 h 30, 2 h 40.5 h, 7 h 30, 9 h 45 sam dern spect 11 h 55 LAVAL V:- 48 heures de plus 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 40 sam dern.spect.11 h 50 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Retour vers le futur 3 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 35 LAVAL 2000 2:- Gremlins 21 h 30.3 h 35.5 h 35, 7 h 40, 9 h 45 LOEW'S l:(861 -7437) — Dick Tracy 1 h, 3 h 50.6 h 40.9 h 30 sam.dern spect.11 h 55 LOEW'S II:- Total Recall 1 h 45, 4 h 15, 6 h 50, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 40 LOEW'S III:- Ghost 1 h 05, 3 h 45.6 h 30, 9 h 15 sam dern.spect.10 h 45 MUSIQUE Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paul 0 , Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h.15 à 02h 30— Funk U, Kim Richardson, chanteuse, du 12 au 15 juillet AU BAL ST-LOUIS: 82 est Prince Arthur, Montréal (288-2423)— Paolo Ramos Band Brésil, du 12 au 15 juillet BAR 2 0 80: 2080 rue Clark, Montréal (285-0007)— Kuba Stankiewicz Ensemble, les 13-14 juillet à 22h.— Tous les dim.Yannick Rieu, à 22h.BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— Harmonica Zeke, du 12 au 15 juillet à 221).BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer.Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h., mar.20h.à 01 h., mer.au ven.18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au ven.à compter de 22h„ le sam.à compter de 21h.30, invité les 13-14 juillet, Nelson Symonds, guitare— Billy Georgette en solo, lun.de 17h.à 19h., mar de 17h.30 à 19h .30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h.30— Le trio de Bernard Primeau, le dim.de 19h à 24h.invité le 15 juillet.Eli Krantzberg, vibraphone LE BIJOU: Hôtel Relax, 2900 Le Carrefour, Laval (688-8244)— Mark Walker, chanteur/saxophoniste, du 3 au 28 juillet, mar.mer de 20h.à 01h., jeu.ven de 21 h.à 02h„ sam.de 22h.à 03h.LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 310 rue Le- moyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Le groupe El Kady, du mer.au sam.CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Tous les dimanches, En Français Seulement, rock québécois et français, le 15 juillet Janine et les autres, de Belgique à 21 h.CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario.Montréal- Dick Tracy Rides Again, les 13-14 juillet à 21h.30 LE CLUB DATE: 1218 est Sto-Catherine, Montréal (526-5844)— La chanteuse Claudia Katry, du mer au sam.à 22h.dim.à 16h.30— La chanteuse Caroline Harvey, les dim.à 22h LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Calherine, Montréal (845-5484)— Shadowy Men on a Shadowy Planet, le 13 juillet à 19h — Birth Delects, Grave Concern, Delirium Tremens, le 14 juillet à 20h.LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis.Montréal (849-6955)— Cari Tremblay, les 13-14-15 juillet HOTEL LA CITADELLE: 410 Sherbrooke 0 , Montréal— John Gilbert en spectacle, mar au sam à compter de 20h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Montréal (285-1450)— Bar Le Foyer: Tibor Ceasar, pianiste, lun.17h.è 20h., mar.au ven.de 17h.à 01h., sam de 20h à 01 h.LA CROISETTE: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Mike Mirizio au piano, du dim.au ven de 17h.à 20h.L’ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans, du mar.au dim.de 19h.à 02h.LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 19h.à 24h, danse au son du groupe Ruffino Tino.LE K BAR: 812 est Rachel, Montréal (526-9054)— Billy Charcoal avec Pierre Perron et ses invités, les 13-14 juillet à 22h.30 LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester O , Montréal (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun au sam de 19h à 23h , Christiane Gendron, harpiste, les ven.et sam.L’IMPROMPTU: 1201 Dorchester 0, Montréal (878-2000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste, du mar au jeu de20h.à 01 h.les ven.et sam de 21 h.à 02h.MONTREAL AEROPORT HILTON: 12,505 Cèle de Liesse, Montréal (631-2411)— La Barrique: Pie-reth Vermeil, chanteuse, danse et spectacle du mar.au sam de 20h.30 à 2h — Le Carrefour piano-bar: Manon Robert au piano, tous les jours de 11 h.30 à minuit TALLULAH DARLING: 3604 St-Laurent, Montréal (282-9944)— La chanteuse Louise Lange en spectacle.du 5 juillet au ter sept., les jeu ven.sam.à compter de 22h.30 Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale.Montréal (866-1661 )— Tous les dimanches à 11h , le choeur polyphonique de Montréal.BASILIQUE NOTRE-DAME: 110 Notre-Dame O .Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11h., grand-messe (grégorien et polyphonie) è l'orgue Pierre Grand'Maison.ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: Angle Henri-Julien el Rachel, Montréal— L'organiste Jacques Boucher sam.à la messe de 17h., dim.aux messes de 10h.et 11h.ÉGLISE ST-JOSEPH: 166 rue Dante, Montréal (270-1324)— Tous les dimanches, messe catholique traditionnelle à 8h 30, messe catholique traditionnelle chantée (grégorien, polyphonie et orgue) à 10h.ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à 8h.45, grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien).FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAU-DIÊRE: Joliette— AMPHITHÉÂTRE: Le 14 juillet à 20h , Messa di Requiem, Verdi, avec Carol Neblett, soprano, Vinson Cole, Ténor, Leslie Richards, mezzo, Paul Plishka, basse, Choeur classique de Montréal, Chanteurs de la Place Bourget, Orchestre Métropolitain, dir.Semyon Vekshtein— Le 15 juillet à 14h 30, Aranjuez, L'Orchestre symphonique de Québec.dir.Simon Streatfeild, Alvaro Pierri, guitariste, oeuvres de Beethoven, Rodrigo et Massenet MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune, Dorion— Concert de Michael Injae Kim, pianiste, oeuvres de Bach, Liszt, Beethoven et Stravinsky, le 19 juillet à 20h.ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Reine-Marie, Montréal (733-8211)— Le dim Les Petits Chanteurs de Bretagne, à la messe de 11 h — A 15h.30, Raymond Daveluy à l'orgue PARC DE WESTMOUNT: La Lagune, West-mount— La ville de Westmount, Le YMCA et la Guilde des musiciens du Québec présentent un concert avec Le Trio de jazz Ming Lee, voix, piano, basse, le 15 juillet de 14h à 16h.VILLAGE DES TERRASSES ST-ADOLPHE-D'HOWARD: Salle Amati: Concerts gratuits tous les lundis à 20h — Le 16 juillet, le maître Bogodar Kolorovitch, accompagné de Mme Prieur, oeuvres contemporaines russes LOEW'S IV:- Pretty Woman 1 h 20, 4 h, 6 h 40, 9 h 15 sam dern.spect.11 h 45.mer.1 h 20.4 h.LOEWS V:- Pretty Woman 1 h 05, 3 h 40, 6 h 15, 9 h sam dern spect 11 h 35 OUIMETOSCOPE:(525-8600) — Ven salle 1 Sexe, mensonges et vidéo 19 h— Amadeus 21 h.— Salle 2: Tolérance 19 h 15— Stanley et Iris 21 h 15— Salle 3 Répulsion 19 h 30— Merlus 21 h 30— Sam salle 1 Mllou en mal 19 h— Amadeus 21 h — Salle 2 Tolérance 19 h 15— Cruising 21 h 15— Salle 3 Répulsion 19 h 30— Merlus 21 h 30— Dim Salle 1 Le peuple singe 14 h — Mllou en mal 16 h.19 h 15.— Hannah et ses soeurs 21 h 20 — Salle 2 Les aventures de Fill Brlndacler 14 h 15— Yeelen 16 h 15— Blrdy 19 h — L'ami américain 21 h 10— Salle 3 Répulsion 19 h 30 — Merlus 21 h 30 PALACE 1:- Quick Change 1 h 15.3 h 15, 5h15, 7h15.9h15 sam dern spec 11 h 15 PALACE II:- Betsy's Wedding 12 h 15.2 h 30, 4 h 45, 7 h 10.9 h 30 sam dern spec 11 h 50 PALACE III:— Gremlins 2 the New Batch 1 h 45.4 h 05, 6 h 45, 9 h 15 sam dern spect 11 h 35 PALACE IV:- Another 48 Hours 1 h 30.4 h, 6 h 30.9 h sam dern spect 11 h 15 PALACE V:- Another 48 Hours 12 h, 2 h 30.5 h, 7 h 30, 9 h 45 sam dern.spect 11 h 50 PALACE VI:— The Jungle Book 12 h 20, 2 h 20.4 h 20, 6 h 20.8 h 20 sam dern spect 10 h PARADIS I: (354-3110)- Le délateur 1 h, 3 h 05, 5 h 10.7h15,9h20 ven sam dern.spect 11 h 30 PARADIS II:— Retour vers le futur 31 h 15.4 h, 7 h, 9 h 30 ven sam dern spect 11 h 30 PARADIS III:— Les Jetson, le lllrn 1 h, 2 h 40.4 h 20, 6 h — Gremlins 2 7 h 30, 9 h 45 ven sam dern spect 11 h 45 PARISIEN I: (866-3856)- Pas de répit pour Mélanle 1 h, 5 h.9 h — Simon les nuages 3 h.7 h PARISIEN II:— Le livre de la /ungle 1 h 15, 3 h 15, 5 h 10, 7 h 10.9 h 05 PARISIEN III:— Le livre de la /ungle 1 h 15, 3 h 15, 5 h 10— Total Recall 6 h 50.9 h 25 PARISIEN IV:- Dick Tracy 1 h 30, 4 h 15.6 h 55, 9 h 30 sam dern spect 11 h 50 PARISIEN V:— 48 heures de plus 12 h 40.2 h 50, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 35 sam, dern.spect 11 h 45 PARISIEN VI:— Cyrano de Bergenrc 1 h, 3 h 50.6 h 40.9 h 30 PARISIEN VII:- Cyrano de Bergerac 12 h.2 h 50, 5 h 40, 8 h 35, sam dern spect 11 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Die Herd 2 12 h.2 h 25.4 h 50, 7 h 15, 9 h 45 ven sam dern spect 24 h.PLACE ALEXIS NIHON II:- The Adventures 01 Ford Falrlane 12 h 45, 3 h, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 50 ven sam dern spect 24 h PLACE ALEXIS NIHON III:- Back to the Futuna 3 1 h 30, 4 h 15.7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Retour vers le futur 3 1 2 h 10, 2 h 30.4 h 50.7 h 10.9 h 30 PLACE LONGUEUIL 2: - Cadillac Man 12 h 20, 2 h 35, 5 h, 7 h 15, 9h 35 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)- ven Chuck Jones: Comedy In Anlmetlon 7 h 15— Pink Flamingos 10 h— Frankenhoo-ker 24 h — sam Chuck Jones: Comedy In Animation 7 h 15— The Fly 10 h— Basket Case 11 24 h — dim Chuck Jones: Greatest Hits 3 h.— Godzilla vs the Cosmic Monster 5 h — Chuck Jones: Greatest Hits 7 h — The Masque ol Red Death 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mil (8490041)- Une/olle femme 7 h, 9 h 15, sam dim 4 h, 7 h, 9 h 15, mer 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Total Recall 7 h.9 h 20 sam dern spect 11 h 35— Le livre de la /ungle 12 h 20, 2 h.3 h 40.5 h 20 VERSAILLES II:- Days ol Thunder 12 h 30, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40 sam dern spect 11 h 45 VERSAILLES III:— Pas de répit pour Mélanle 12 h 20.3 h 50— Simon les nuages 2 h 10, 5 h 40— Une /oils lemma 7 h 20, 9 h 30 sam dern spect 11 h 45 VERSAILLES IV:- Quick Change 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 sam dern spect 11 h 15 VERSAILLES V:- Dick Tracy 12 h 20, 2 h 45, 5 h, 7 h 10.9 h 20 sam dern spect 11 h 40 VERSAILLES VI:— 48 heures de plus 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h sam dern spect 11 h VARIETES BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Prise de la Bastille avec Suzanne Hur-tibise, Danielle Lévesque.Monique Proulx et autres, le 13 juillet— Wagi Kouri, Suzanne Hurtibise, Danielle Lévesque, Lily et les autres, le 14 |uillet CARRÉ DORCHESTER: Angle Peel et René Lévesque.Montréal— L'Armée du Salut, le 15 juillet à 14h 30— Tony Stas Band, le 15 juillet à 19h 30 ESPACE FRANÇAIS: 429 est ave Viger.Montréal (845-0000)— L'accordéoniste Jacques Dumont et son orchestre, tous les samedis â 21 h FORT LENNOX: SI-Paul-lle-Aux-Noix (291-5700)— Le Fort est ouvert tous les jours jusqu'au 3 sept.les fins de semaine jusqu'au 16 sept — Le 15 juillet, présentation comparée d'uniformes des soldats français et britanniques HÔTEL LE QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun.au ven 171) à 01 h ILE DE LA VISITATION: Boul Goum est et rue du Pont, Montréal— Le Quintette Pentaèdre, le 15 juillet à 12h IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port de Montréal-Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les jours de 10h à 23h, jusqu’au 23 sept.LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Céte Vertu, St-Laurent (745-4322)— Atelier d'art pour les enfants, jeu au dim.de 17h 30à20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada.Pointe-Claire (694-4915) et 5830 Boul Taschereau.Brossard (676-4404)— Ateliers d'art, gratuit pour les enfants jeu.ven.de 18h à 21 h , sam.de 17h.30à 20h.30, dim.de17h,à20h30 LA CAGE AUX SPORTS: 5380 boul Taschereau, Brossard (676-4404)— Ateliers d'art gratuits pour les enfants, jeu ven sam dim 17h.30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrefour Angrignon, 7077 Newman, LaSalle (363-1403)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, du jeu.au dim de 17h 30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax.2900 boul Le Carrefour, Laval (688-8244)— Atelier d'art gratuit pour les enlants, jeu au dim.de 17h 30 à 20h.30 LIEU HISTORIQUE NATIONAL DU FORT- CHAMBLY: Chambly— Commémoration de la présence des militaires britanniques â Chambly.nombreuses activités, le 15 juillet de I3h à 17h , démonstrations des Compagnies Franches de la Marine, les dim 22-29 juillet, 612-25 août, à 141) MAISON DU MEUNIER: Boul Gouin est et rue du Pont, Montréal— Le groupe Inti, mélodies d'Amérique latme, le 15 juillel à 19h MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouesl Sherbrooke, Montréal (2861600)— Salle Arlhur-Lismer Ateliers-démonstrations, l'aquarelle, le 14 |uillet à 101) 30 et 13h 30— Films et vidéos présentés dans le cadre de l'exposition Salvador Dali le 14 luillel è 13h 30: Impressions en Haute Mongolie— A 14h 30: Un chien andalou— à 15h The Definitive Dali: A Lifetime Retrospective— Dim.15 juillet, visites commentées Souvenirs d'Italie, anglais â 131),, français à 13h.30— Dimanche-Esso Salle Arlhur-Lismer, Souvenirs d'été en lamille de 13h à 16h.— Vidéos présentés dans le cadre de l'exposition Salvador Dali, Mille et une visions de Salvador Dali, â 13h 30— Chien andalou.A 14h 30— Salvador Dali Soft Self-Portrait with Bacon, à 151).Salle Maxwell-Cummings PARC LAFONTAINE: Théâtre de la Verdure, Montréal— L'Ensemble national de folklore Les Sortilèges, les 13-14 juillet à 20630 PLANÉTARIUM DOW: 1000 St-Jacques ouesl, Montréal (872-4530)— • Danger planète en péril » du 5 mai au 2 sept .français 13h 45,15h ,20630, anglais: 12h 30.191) 30 STADE OLYMPIQUE: Montréal (252 8687V— L'observatoire de la tour du Slade, accessible par tu niculaire.tous les jours de la semaine, lun 12h è 186, mar au dim.de 10h â 18h.THÉÂTRE L'ÉLYSÉE: 35 rue Millon.Montréal (849-4056)— .El pendant ce temps, les japonais ha vaillent » spectacle de Martine Boeri.du 10 au 21 juillel, mar au sam.à 20h 30 THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842 2112)— Festival Juste Pour Rire Daniel Lemire, le 13 juillel à 20h., le 14 juillet à 18630, du 17 au 20 juillet à 206, le 21 juillet â 18h 30 VIEUX-PORT DE MONTRÉAL: Montréal (522 1245 et 1-800-361-4595)— Le Cirque du Soleil présente son spectacle Le cirque réinventé, le 13 juillel à 181) et 211).30, le 14 juillel 16h et 20h 30.le 15 juillet 131) et 161)30 TELEVISION O CBFT 12.00 L'édition magazine 12.15 Les détecteurs de menson ges 12.45 Le clan Campbell 13.15 La course Amérique-Ain que 14.15 Cinéma • Mon père n'a jamais écouté mes chansons » amér 69 16.00 Fraggle Rock 16.30 Durrell en Russie 17.00 L'heure G 18.00 Montréal ce soir CB CFTM 12.00 Ici Montréal 12.30 Bon appétit 13.00 Ferland/Nadeau en vacan ces 13.57 Vidéo Clips 14.00 Chacun chez soi 14.30 Kale et Allie 15.00 Justice pour tous 15.30 Campus 16.30 Double défi 17.00 Mimémo 17.30 Souvenirs d'élé O CBMT 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Canadian Reflections 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Video Hits 17.30 Golden Girls 18.00 Newswatch CB CFCF 12.00 Family Ties 12 30 Pulse 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse CB T V 5 1 S.20 Bonne journée 15.30 L'info-5 16.00 Ex-Libns 17.00 Trente millions d'amis 17.30 Récréation 18.00 La chance aux chansons CB RADIO-QUÉBEC 13.30 Pause musicale 15.30 Au fil de l'université Laval 16.00 Beau et chaud 17.00 Tom Sawyer 17.30 Le club des 100 waits 18.00 Passe-Partout CB QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierraleu 12.30 Le grand journal 13.00 La fourchette d'or 13.30 Québec en vacances 14.00 Cinéma Quatre Saisons « Le trou de mémoire » amér.84 avec Karl Malden, Paul Sorvino el Shirley Kmghl 16.00 Le vagabond 16.30 Action-réaction 17.00 Montréal-les-iles 17.30 Le grand journal j ' ' I La télévision du vendredi soir en un clin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20H30 21H00 21h30 22h(M) 22h30 23hOO 23h30 OOhOO t) CBFT (R.C.) Montréal Ce soir 1st cour en direct l.es détecteurs de mensonges Baseball / Expos is Braves lu: T éléjournal/ g le Point/Météo L’heure G Cinéma ( 3 ) WCAX (CBS) Burlington News News g Family Feud Prime Time Pels g Newhart g Movie : American Harvest —Am.86 g Avec Wayne Rogers et Mariclare Costello News The Arsenio Hall Show (ID WPTZ (NBC) Plallsburgh News News g Jeopardy ! Cheers Bret Maverick g Yellow Rose g Midnight Caller g News The T onight Show O CBMT (CBC) Montréal Newswatch The Facts g of Life The Golden Girls g Street legal g Carol & g Company À communiquer The National g 22h20/The Journal News Good Rockin' Tonitc IM CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Santa Barbara 9-1-1 .Cinéma : Tout n'est qu'i/lusion —Am.75 Avec Peter Falk et Jack Cassidy Crimes en solde Nouvelles g météo/sport 23h45/Ciné-lune : Yentl Avec Barbra Streisand CB CFCF (('TV) Montréal Pulse F'.ntertain- ment tonight Baseball / Expos vs Braves The last g Frontier News g News The Arsenio Hall Show Cl*) TVS (Télévisions Francophones) l-a chance aux chansons Papier glacé Journal télévisé de TF1 L’Info - 5 les franco-folics 22hl5/Théâtre Orthée 23h45/feho (TT) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Lassie Jennie Droit de parole Beau et chaud Parler pour parler : Q J’ai revécu ma naissance Première ligne (20) Musique Plus Musique vidéo FAX: I'lnfoplus la; décompte Coca-Cola : VJ : Paul Sarrasin Combat des clips : VJ : Paul Sarrasin Rock en bulle Musique vidéo (21hl5) VidéoDanse (22) WVNY (ABC) Burlington News Wheel of Fortune Baseball / Bed Sox is RoyaLs A Current Affair News g Nightlinc g Twilight Zone (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door .Elephant show g The Victorian Kitchen Personal Finance.Automania The Science Edition Fragile Nature Unknown Chaplin How will you manage?The Music of Man (25) Much Music 19 h / Fax Muchwest Coca-Cola Countdown Vidéoclips Spotlight / Sade Vidéoclips (33) VKRMONT F:TV (PBS) The MacNeil-Lehrcr Newshour The Nightly Business.Vermont this week Washington week in.g Wall Street g week Evening at Pops Brideshead Revisited Movie : Jaws —Am.75 Avec Roy Scheider et Richard Dreyfuss (35) QUATRE SAISONS Montréal lui roue chanceuse Garden-Party 100 limite Sortir Dossiers mystères Garden-Party le grand journal Sports plus Ciné-frissons (57) WCFE(PBS) 3-2-1 g Contact Tlie Nightly Business.The MacNcil-Lehrer Newshour Washington Week in.g Wall Street Week g Movie : The Silent Twins —G.-B.85 Avec Sharon Parker et Shirley Parker Movie : Madame Rosa —Fr.77 Avec Simone Signoret et Sam Sarny Ben Youb 10 CULTURE ET SOCIETE Montréal, vendredi 13 juillet 1990 Ottawa s’inquiète de l’avenir de la télévision canadienne itéan Chartier Le ministre des Communications du Canada, M.Marcel Masse, crée un groupe de travail sur la situation economique de la télévision canadienne.La nouvelle a été annoncée hier midi par voie de communiqué de presse, M.Masse étant à Paris pour une réunion sur la francophonie.C’est l’ex-président de Radio Québec, M.Jacques C.irard, qui agira comme l’un des deux coprésidents de cette commission.Celle-ci est invitée à remettre son rapport dans six mois.L’autre coprésident sera M.John Peters de Vancouver, ex-président de BC TV et membre du conseil exécutif de CTV.M.C.irard détient en ce moment le poste de premier vice-président du groupe Québécor.Rejoint à son domicile, il a précisé que les deux coprésidents se réuniront pour la première fois à Ottawa dès la fin de juillet ; les autres membres n’ont pas encore été approchés.M.Girard ajoute seulement que le mandat de la commission comprend un examen attentif de la répercussion des ventes publicitaires de Radio-Canada.Ce groupe de travail est chargé de « mettre au point une stratégie qui portera essentiellement sur les défis et les possibilités destinés à maintenir la vigueur et le dynamisme des télédiffuseurs publics et privés».Le chef des relations publiques du ministère des Communications à Ottawa, M.Gérard Desroches, constate que toute la télé nord-américaine voit un rétrécissement de ses budgets depuis quelques années.Les compressions dramatiques ont été générales bien qu’on trouve la situation la plus critique au Québec.Aussi, le ministre a jugé que le moment était bien choisi pour examiner l’économie de toute la télé canadienne, notamment son assiette publicitaire.Depuis peu, le nombre de stations à l’antenne prolifère mais le budget des commanditaires, lui, ne progresse guère, de sorte que les télédiffuseurs connaissent tous des difficultés financières.Les télédiffuseurs privés et la direction de Radio-Canada seront consultés sur le choix des commissaires.« Nous avons invité M.Veilleux à nommer ou à proposer un candidat », a indiqué M.Desroches.Il semble que la candidature de M.Delaney, ex vice-président et responsable de la publicité pour Radio-Canada, est susceptible d’être retenue.Le communiqué de presse précise aussi que les recommandations doivent tenir compte du milieu de plus en plus concurrentiel de la télévision, notamment sur le marché restreint de la télé francophone, des effets probables des innovations technologiques et de l’état du marché publicitaire.Le rôle de Téléfilm sera aussi considéré.Cette société d’État fut d’abord distributrice mais elle investit maintenant dans la production d’émissions de télé et influence grandement la rentabilité des télédiffuseurs.Il y a beaucoup d’intervenants, souligne-t-on, dans cette industrie productrice d’émissions de télé.Dans la définition du mandat du groupe, le ministre ajoute qu’« au cours de la dernière décennie, les politiques gouvernementales alliées aux initiatives du secteur privé ont permis d’augmenter la qualité et la quantité des émissions télévisuelles canadiennes disponibles ».Le groupe de travail examinera le rôle de la publicité, « ce qui comprend les évaluations des tendances qui se dessinent dans le domaine des recettes publicitaires et de la taille des marchés ainsi que des facteurs linguistiques qui ont une incidence sur la rentabilité des télédiffuseurs».Le groupe Girard-Peters considérera finalement le bien-fondé des buts, objectifs, critères et procédures opérationnelles du Fonds de développement d’émissions canadiennes de télévision et il soumettra les options de financement des services de programmation télévisée complémentaires.Un pique-nique en ville plein de rebondissements Pique-nique en ville, de Georges de Tervagne, mise en scène de Léo llial, décor de Dominique Neveu, avec Serge Bossac, Odile Méthot, Benoit Graton, Anne Bédard, Lénie Scoffié, Marcel Girard, Danielle Schneider, Thomas Graton, Aline Pinsonneault et Gilles Préfontaine.Au centre culturel de Beloeil jusqu'au 25 août.Alain Pontaut DANS un très joli décor vert, ivoire, vitré et fleuri, le Centre Culturel de Beloeil nous présente, au bord de la rivière, une « comédie-vaudeville » de Georges de Tervagne, Pique-nique en ville, entreprise visiblement vouée au rire et qui ne révolutionne pas, avec son air avenant, les habitudes du boulevard, estival ou non.La mécanique trop rodée, comique mais à tout prix, du vaudeville le plus coutumier.Un scénario moins ingénieux qu’interchangeable.Philippe Beauchamps, avocat marié, étant parti gambader avec sa maîtresse dans les plates-bandes de la propriété de J uliette Arnaudin, dynamique antiquaire, fait face à une situation inattendue.Pour se venger, et plus encore pour rigoler, la dite Juliette décide en effet de venir pi que-niquer à son tour dans le salon de l’avocat.Étonnement de Françoise, la femme de l'avocat, et quand Juliette déballe ses provisions sur le tapis, et quand Philippe fait passer Juliette pour une folle, et quand Martine, femme de Charles, le dentiste, qui couche aussi avec Edwige, la bonne, est accusée d’être la maîtresse de Philippe, alors que ce n’est pas elle mais Gina, et quand Antoine, le mari de J uliette, veut aussi coucher avec-la bonne, et quand Raphaël, le mari de Gina, veut faire chanter Philippe, et quand.Oh, la plaisante histoire ! Oh, les plaisants rebondissements ! Si l’on n’y réfléchit pas, on peut en rire un peu, sur le moment.C’est le but de l’opération.Dès qu’on y pense Harvey Corn présidera Téléfilm M.HARVEY ALLAN CORN, de Montréal, vient d’être nommé président de la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne (Téléfilm Canada).Il était membre du conseil d'administration de l’organisme depuis cinq ans.En annonçant sa nomination, le ministre des Communications, M.Marcel Masse, a loué les qualités de gestionnaire de M.Corn, qui fera, croit-il « un excellent timonier ».Téléfim Canada est une société d’État consacrée au développement de l’industrie canadienne du film, de la télévision et de la vidéo.En 1988-89, la société a participé au financement de 300 projets, le plus souvent en s’alliant à l’entreprise privée.Pour la présente année, son bud- Harvey Allan Corn ; v.get frise les $165 millions.M.Corn succède à M.Edmund C.Bovey, qui est décédé en avril dernier.comme il faut, on rit un peu de soi d’en avoir ri.Visiblement, l’auteur a trop lu ses classiques, plus proches de Letraz et de Camoletti que de Feydeau et même de Guitry.Son ambition se borne, pour broder son histoire gentillette, alerte et un peu insipide, à l’utilisation méticuleuse du plus suranné des modes d’emploi, à l’imitation de tant d’experts en situations et couplets burlesques, libido et caleçonnades, stéréotypes stériles, quiproquos sans invention, chassés-croisés aussi remuants que vains, « Ciel, ma maîtresse ! » ou « Ah, ah, ma femme n’était pas chez sa mère dimanche ! », triste sociologie de retardés d’avant-hier, conventions molles et hors de saison, mensonges et cocufiages en tous genres, et surtout dans le genre laborieux.Donc, de deux choses l’une : ou vous voulez voir quelque chose d’un peu fin, humain, nouveau, exigeant, et vous ne considérez pas comme une nécessité d’aller voir Pique-nique en ville.Ou bien vous avez le goût d’une pitrerie sans surprise, d’une accumulation de loufoqueries si tirées par les cheveux que ça en devient baroque, d’un petit cirque farfelu bien décoré, bien monté et bien joué qui vous fera sûrement au moins sourire une petite fois toutes les quinze minutes, et vous allez voir Pique-nique en ville.Car Léo llial met en scène ce vau- deville comme il doit être monté : en faisant en sorte que la vitesse et l’allégresse des mouvements, l’abattage et la pétulance des interprètes fassent oublier les intermittences de l’action, les trous du dialogue et l’insignifiance de l’entreprise.Il y réussit en partie, il fait l’impossible.Et les comédiens, surtout Lénie Scoffié, inépuisable et magnifique Juliette, se mettent en quatre pour donner un peu de chair et le maximum de drôlerie à ce vaudeville aussi peuplé que désertique.Les critères du théâtre d’été ?Il faudra bien un jour nous expliquer rationnellement pourquoi le spectateur, l’été, est considéré par certains comme un être soudain si éprouvé et diminué qu’on ne saurait lui proposer que des mauvais recueils de farces et attrapes, de douces cucuteries en compétition pour la palme de la nullité.Je ne parle plus ici, naturellement, de Pique-nique en ville, boulevard français éprouvé, un peu éculé, qui dispose d’un solide encadrement professionnel.Mais les Nouilles, les Baboons, les Comme ça, tu t'sépares ! Ou cet Agatha Christie du pauvre et du vulgaire, ce fantastique historique clochardisé, ce désert d’incongruités, de puérilité et d’incohérences qui s’appellent, à Ma-rieville, Le Manoir aux maléfices ! Croit-on l’été capable à lui tout seul de bonifier de tels navets ?Déjà que la télévision n’y parvient pas l’hiver ! Le rire aura pignon sur rue OTTAWA, Québec et Montréal se sont unis à l’entreprise privée hier pour permettre la mise sur pied, à Montréal, du Complexe Juste pour rire.Le Complexe sera situé sur le Boulevard Saint-Laurent, au sud de la rue Sherbrooke, dans l’immeuble de l’ancienne Brasserie Eckers.Il comprendra un musée avec une centre de référence, un centre de production, l’Académie nationale de l’humour, qui deviendra une école spécialisée pour les humoristes, un cabaret-théâtre et consommation oblige, un ensemble de boutiques.Le projet est considéré, selon les mots de Mme Lucienne Robillard, ministre des Affaires culturelles du Québec, « comme l’aboutissement normal d’une démarche qui réussit ».Axé sur l’humour, il aura comme objectif de divertir les publics francophone et anglophone, d’informer la population sur les différentes formes de l’humour et de former des artistes, des créateurs et des réalisateurs.Le coût du projet est évalué à 19.3 $ millions.Ottawa et Québec verseront chacun 5.5 $ millions.Le ministre fédéral des Communications, à l’étranger hier, a tout de même souligné, de loin, que « l’humour fait partie intégrante de la culture québécoise ».Montréal est la remière ville en Amérique du Nord avoir réalisé un festival international de l’humour et pourra désormais être reconnueà titre de capitale mondiale de l’humour, a indiqué M.Masse.Mark Tansey à la recherche du mythe au MB AM Mark Tansey : Art et source, au Musée des Beaux-arts de Montréal jusqu'au 16 septembre Claire Gravel ORGANISÉE par Patterson Sims, conservateur de l’art contemporain au Seattle Art Museum, l’exposition Mark Tansey : Art et source comprend quatre tableaux à l’huile et 78 des esquisses préparatoires multimédias.Les tableaux monochromes sont peints dans une figuration léchée.Tansey s’applique à rendre à la représentation en peinture son contenu intellectuel et métaphorique qui au raient été évacués, selon Sims, par l’avènement de l’abstraction : « Comme René Magritte, a-t-il écrit dans le catalogue, Tansey a recours à la représentation elle-même pour remettre en question la logique et les limites de la représentation ».Tansey est né en 1949, d’un père historien d’art et d’une mère bibliothécaire en arts.Il a fait son apprentissage artistique sur la côte ouest et a été particulièrement proche du renouveau surréalisme qui y était tant prisé.Sims raconte qu’en 1971, Tansey aurait copié intégralement Le Jugement dernier de Michel-Ange selon une reproduction.L’appropriation à travers une source médiatique va subir dans son oeuvre ultérieure « des processus de retraduction, de reproduction interprétative » écrit Sims.Lors d’études avancées au Hunter College de New York, Tansey, de 1974 à 1978, suit les cours des Garavou vous dit: théoriciens Rosalind Krauss et Robert Morris.Fortement marquée par ce qu’il y apprend, son oeuvre s'en inspire.À une conférence de presse, hier, pour marquer l’inauguration de l’exposition, les livres de Platon, Lacan, Derrida et Lévi-Strauss étaient mis à la disposition des journalistes, à côté des catalogues d’exposition.« Je suis fasciné, explique l’artiste, par la relation image-idée ».Le directeur du MBAM, Pierre Théberge, a affirmé pour sa part que Mark Tansey est « un des artistes les plus importants dans le monde».Le monochrome définit l'espace ménémonique.Les oeuvres sont « à tiroirs», leurs significations sont multiples et complexes et l’on pour rait y voir des allégories.La « Montagne Saint-Victoire, renversée, forme une caverne, les hommes nus se baignant, voient leur réflection les changer en femmes, tandis que sous les arbres empruntés aux Grandes baigneuses de Cézanne, Barthes, Derrida et Baudrillard sont « canni-balisés » dit Tansey.Lévi-Strauss a écrit quelque part que la recherche du mythe est elle-même mythique, et c’est ce type de réflexion que Tansey tente d’illustrer.La fille du bricoleur est sans doute l’oeuvre la plus complexe de l’exposition.On y retrouve la caverne de Platon associée à la femme et un grand nombre d’objets qui font tous référence à des concepts philosophiques.Une courte lus toire de la peinture moderniste est particulièrement ironique envers la peinture abstraite puisque la toile consiste en images de personnes faisant du bricolage.Blanc sur blanc est la rencontre dans le blizzard (ou une tempête de sable ?) d’esquimaux et de touaregs.Le MBAM possède dans sa collection Action Painting II, don de Nahum Gelber, où des peintres ont ins tallé leurs chevalets devant un magnifique paysage où s’élance une na vette spatiale qu’ils s’attachent à re présenter.Voilà bien la savoureuse ironie de ce Norman Rockwell post moderne.La fille du bricoleur, huile sur toile de Mark Tansey.1 06 - 3 00 5 00 .7 1C 9 20 ( ini m x ( )Di< in COMPLEXE DESJARD'NS C'EST UNANIME ! N'HÉSITE PAS».« PRÉCIPITEZ-VOUS.À VOIR D'URGENCE» - MINOU PfTKOWSKI - RENÉ HOMIER ROY - LUC PERREAUL1 L’Homme IX FILM DE GEORGE SLUIZER Michel Boujenah Boujenah, un clown triste qui déride et empoigne le public C’EST un oiseau, c’est un avion, non, c’est Michel Boujenah qui fait une apparition céleste en ouverture de son spectacle L’ange gardien présenté au Théâtre Saint-Denis jusqu’au 21 juillet.La représentation de ce clown du music-hall, comme il aime à se qualifier sur scène, est une réussite totale.Comme un canon, Boujenah bombarde les spectateurs ahuris de propos engagés sur l’amour comme arme absolue contre la solitude et le mal.En invectivant les spectateurs des premières rangées, il gagne la sympathie du public qui se sent complice des moindres remarques et qui finit par participer au spectacle en entonnant en choeur une chanson sur le suicide.Fou rire est garanti.Le spectacle est construit fort habilement.Boujenah interprète un ange gardien, Maxo, qui est chargé d’aider Victor à trouver une compagne.Comme lui-même, Victor, est un être angoissé, qui, tel un personnage de Dostoïevski, se sent coupable de tous les maux de la terre.Alors il dénonce Le Pen et Pinochet, la méchanceté sous toute ses for- mes, les mensonges de la vie quotidienne, l’incapacité d’aimer et le pouvoir de domination des riches sur les pauvres.Une constante pendant tout le spectacle de deux heures sans interruption, la recherche désespérée de l’âme soeur.Pour expliquer la guerre, Boujenah dira : « Comme les hommes ne portent pas la vie dans leur ventre, ils s’imaginent qu’en la détruisant, ils ont un pouvoir sur elle.» Ou, à un autre moment : « Les pauvres savent donner, parce qu’ils savent ce qu’est manquer.» Ou encore : « On rit parce que tout va mal.» Par ailleurs, il se désolera, ironiquement, de ce que « chaque fois que je veux dire quelque chose de sérieux, je fais rire.» Pourtant, pour Boujenah, le rire est essentiel.« Il n’y a rien de plus beau qu’un sourire.Même lorsqu’un méchant rit, il y a une parcelle de bonté qui apparaît sur sa figure.» Avec quelques mimiques à la Louis de Funès, mais bien dosée, Boujenah nous livre un spectacle sensible, hilarant et, en supplément de programme, un secret unique : « les anges gardiens existent».Le plus drôle, c’est qu’on le croit sur paroles.MUSIQUE CLASSIQUE C'N J CE SOIR.VENDREDI 13 JUILLET LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • concerto pour mandoline, cordes et clavecin en sol (Lecce) • concerto pour 2 mandolines, alto et orchestre en mi (Giuliani) » danses de la vieille Vienne de Stolzmüller, Mayer, J.Str;._s„ et Lanner (divers) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour piano no.1 (Beethoven) • symphonie no.34 (Mozart) • concertos pour piano nos.1-2 K.37-39 (Mozart) • suite pour orchestre BWV 1069 en ré (JS Bach) RENSEIGNEMENTS: 527 -8321 LE GUIDE DU WEEK-END Montréal, vendredi 13 juillet 1990 NOS CHOIX THÉÂTRE * —S r \ ?¦' LE RIRE.Pas du tout jaune malgré le titre : « Et pendant ce temps, les Japonais travaillent ».Un nouveau spectacle de Martine Boëri.Pour se moquer de nos préjugés et pour rafraîchir nos fantasmes.Cocasse.À l’Elysée.0 LA PASSION.Vu par le romantique alle-mant von Kleist, l’amour-passion de l’homérique Achille pour la reine des Amazones, « Penthézilée ».Brûlant.À la Licorne.0 LA TRAGÉDIE.À Beyrouth, deux familles au fond d’un abri « Al Malja » (notre photo) subissent les mortels soubresauts d’un conflit sans solution.Une pièce-témoignage de Naji Mouawad.Lyrique et saisissant.À la salle André-Pagé, de l’École nationale de théâtre.0 LE CONTE.Herménégilde et son violon gaspésien causent bien des surprises (« ça tourne autour du lit ») à sa nièce Madeleine et à son entourage.Une farce sans prétention, rurale-urbaine, souvent drôle, de Jasmine Dubé, comédienne et auteur pour l’été.À la Poudrière.— Alain Pontaut MUSIQUE Festival Orford 90.Ce soir, à 20 heures, à la salle Gilles-Lefebvre du Centre d’Arts, les stagiaires de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal présentent avec décors et costumes La Bohème de Puccini dans la version avec accompagnement de piano.O Festival International de Lanaudière.Le spectaculaire Requiem de Verdi attirera à l’amphithéâtre de Joliette tous ceux que les bals populaires du 14 juillet n’auront pas retenus à Montréal.Les quatre solistes seront Carol Neblett (soprano), Vincent Cole (ténor), Leslie Richards (mezzo) et Paulpliska (basse).Semyon Vekstein dirigera le Choeur classique de Montréal, les Chanteurs de la Place Bourget et l’Orchestre Métropolitain.O Le Festival des Nuits d’Afrique présente le spectaculaire groupe Fatala de Guinée au Club Balattou à compter de 22 h (le prix d’entrée est de 15 $).Plus tôt dans la journée, vers 17 h, le groupe se produira sur le Boulevard Saint-Laurent, entre les rues Marie-Anne et Mont-Royal.Les voix et les danses de Fatala sont un pur plaisir.Pas étonnant que Peter Gabriel ait voulu travailler avec le groupe d’Afrique noire.— Carol Bergeron CINÉMA Dans le cadre du Festival Juste pour rire, le cinéma Rialto présente une programmation fort divertissante de films d’animation mettant en vedette, entre autres, Bugs Bunny, Roadrunner, Daffy Duck, Porky Pig et des films de série B.Dans un premier temps aujourd’hui, à 19 h 15, le créateur des dessins animés de la Warner Bros, Chuck Jones, présente quelques-uns des films d’animation auxquels il a participés.À 22 h, on présente Pink Flamingos, qui se veut l’un des films les plus dégoûtants jamais réalisés.Pour la finale, Divine, un travesti de 400 livres, bouffe une crotte de chien.À minuit, Franken-hooker prend l’affiche.Le docteur Frankenstein fournit du « simili-crack » à des prostituées new-yorkaises qui explosent en le fumant, lui fournissant ainsi les membres nécessaires à la construction d’une créature.Samedi, à 19 h 30, Chuck Jones présente à nouveau ses petits amis dessinés, tandis qu’on projeté The Fly à 22 h et Basket case II à minuit.Dimanche, on présente deux heures des meilleurs dessins animés de Chuck Jones à compter de 15 h, Godzilla vs the Cosmic Monster à 17 h, les bandes dessinés de Chuck Jones à 19 h et The Masque of the Red Death à 21 h 30.Le prix d’admission est de 10 $ pour les films d’animation et de 5 $ pour les films de série B.L’ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE Avant le soleil de l’Europe LE CIRQUE du Soleil présente jusqu’à dimanche soir sous son chapiteau du Vieux-Port de Montréal une avant-première de la tournée européenne du spectacle Le cirque réinventé.Il s’agit du spectacle créé en 1987 et qui constitue le fer de lance de la réputation in-ternatinale du Cirque du Soleil.Plusieurs nouveaux numéros ont été intégrés à la représentation.Pour ceux qui ont vu la première série de spectacles, près de 50 % de numéros sont nouveaux.Clowns, jongleurs, acrobates et autres étonnent du début à la fin les spectateurs émerveillés.À souligner, l’efficacité exceptionnelle de la mise en scène de Franco Dragone.La tournée européenne comprend des représentations à Londres à compter du 31 juillet qui s’échelonneront sur quatre semaines et à Paris à partir du 2 octobre, au cirque d’hiver de Bouglione, pendant trois mois.Parallèlement à cette tournée, le spectacle La nouvelle expérience tient l’affiche présentement à Seattle avant de s’arrêter à San Francisco le 1 août, à San José le 11 septembre et à Los Angeles le 10 octobre.À Montréal, samedi, les représentations ont lieu à 16 h et à 20 h 30, tandis que dimanche elles auront lieu a 13 h et à 16 h 30.Les prouesses du Cirque du Soleil LA TELE DU WEEK-END Les Inséparables Tlntln et Mllou ’ •.Simone Signoret Bernard Pivot VENDREDI Madame Rosa.Simone Signoret interprète une ancienne prostituée-qui gagne sa vie en prenant en pension les enfants des filles de joie, dans La vie devant soi.PBS, 21 h.Travestissement.Barbara Streisand joue une jeune juive qui se déguise en garçon pour poursuivre des études, dans Yentl.T.-M., 23 h 45.Couleur.En 1944, un officier de couleur est envoyé en Floride pour enquêter sur le meurtre d’un sergent-instructeur de race noire.R.-C., minuit.SAMEDI Les dents de la mer.Tintin se rend en Syldavie où le professeur Tournesol poursuit des recherches près d’un lac isolé, dans Tintin et le lac aux requins.R.-C., 13 h.Bout du monde.À Passeport pour., on s’intéresse aux parc na- tionaux et aux réserves écologiques de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine.R.-C., 16 h 30.D.ll.Lawrence.La femme d’un noble anglais paralysé par des blessures de guerre est attirée par les charmes de son garde-chasse, dans une adaptation du roman L’amant de Lady Chatterley, avec Sylvia Kristel.CULT, 23h30.Température élevée.Dans La fièvre au corps, une jeune femme frustrée pousse son amant à tuer son mari.Avec William Hurt, Kathleen Turner et Richard Crenna.T.-M., 23 h 30.DIMANCHE Vrombissements.De Silverstone, on présente le Grand Prix de la Grande-Bretagne de course automobile de Formule-1.R.-C., 16 h.Bonjour la visite.De la Place des Arts de Montréal, le gala des télévisions franphones auquel partiei- Robert Charlebols pent Martine Saint-Clair, Mitsou, Robert Charlebois, Yves Le Coq, Eisa, Véronique Sanson, Mauranne, Yves Lafontaine, Patricia Kaas, Malavoi, François Silvant et Da-niela Simmons.Michel Rivard anime cette soirée.R.-C., 20 h.Adieu Bernard.Après 15 ans à l’écran pour son émission hebdomadaire sur les livres, Apostrophes, Bernard Pivot tire sa révérence dans une émission spéciale de deux heures avec des invités qui sont venue plusieurs fois sur le plateau de rémission.On présente aussi quelques extraits d’entrevues avec des écrivains célèbres.Une émission à enregistrer et à conserver précieusement.TV5, 20 h.Révolution.Dans Octobre, S.M.Ki-senstein illustre la révolution bol-chévique d’octobre 1917 en Russie.R.-C., 23 h.— Guy Ferland RESTAURANTS ET VINS EN RAPPEl Josée BLANCHETTE BYBLOS, 1499 rue Laurier est, Tél.: 523-9396.Fermé le lundi.CE PETIT CAFÉ de quartier détonne et enchante tant par la chaleur du service que par l’originalité de sa cuisine.Parfums du Moyen-Orient et sourire des mille et une nuits sont au programme dans ce restaurant familial mené rondement par Hemela et Nina, sa fille.Les petits plats de la cuisine iranienne se composent de betteraves au yaourt et à la menthe, de tabbouli libanaise au persil, de purée d’aubergines aux tomates et oeufs cuits, de chaussons au poisson ou aux épinards et de koukou, cette omelette au poulet, généreuse d’oignons et de safran.Même les desserts et le café ont ce caractère bien particulier du fait à la maison.Comptez 25 pour deux personnes avant le vin rosé, la taxe et le service.IL RUBESCO, 371 rue Guizot est, Tél.: 388-6608.Fermé le dimanche.UN RESTAURANT de quartier où il fait bon s’attabler sans toxedo ni souliers à talons hauts, un tout petit resto kitch où les habitués ne font ni un plat du décor non plus que de l’argenterie, le tout aromatisé d’une excellente cuisine façon terroir comme seule les Italiens savent encore la mitonner, voilà pour II Rubesco.Des escargots en cassolettes à la crème aux moules marinara en passant par les piccata de veau ou les crevettes Amalti aux champignons et à l’ail, les sauces sont exactes et les cuissons aussi.Le service chaleureux vous fera apprécier ce petit repère du quartier Villeray et les prix ont la douceur des fragole alla panna (fraises à la crème).Comptez environ 40 $ pour deux personnes avant le vin, la taxe et le service.NDLR: Ces appréciations résument de bonnes critiques parues dans nos pages dernièrement.Il se peut que la situation ait changé depuis notre dernière visite.Noël MASSEAU Pierre SEGUIN Cabreo 1986 Maison Ruflino 26,60 $ VOICI UN VIN qui esttrèsbien.Il est foncé, éclatant de cassis mûr, sucré, agréablement vanillé, il présente un fruité ample, bien mûr, en parfait équilibre avec des tannins solides mais irréprochables.Un beau vin, fringant, qui réclame toutefois d’attendre au moins deux ou trois ans malgré son attrait actuel.(16/20) WÊM ÉBM 12 U Le Devoir, vendredi 13 juillet 1990 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice: Lise Bissonnette Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs Christian Charron Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Jean Francoeur, Jacques Chabot Albert Juneau, Directeurs adjoints: Michel Lefèvre Guy Deshaies, Pierre Cayouette Des barricades centenaires Les enjeux d’Oka dépassent la stricte légalité LE DRAME d’Oka illustre de façon on ne peut plus tragique, une fois encore, la difficulté séculaire des rapports, au Québec comme ailleurs, entre les descendants des premiers habitants de ce pays et ceux des Européens qui ont envahi leurs terres.Les barricades dressées de part et d’autre, qui ont entraîné la fusillade et la mort du caporal Marcel Lemay, ont des causes immédiates, certes, mais d’autres encore plus profondes.S’attaquer brutalement aux premières sans extirper les racines du mal ne fera que jeter de la poudre aux yeux.La Sûreté du Québec explique qu’elle est intervenue, d’ailleurs à la demande de la municipalité, pour faire respecter la loi et l’ordre, troublés par des individus qui ont recours à des moyens illégaux pour obtenir certains droits.C’est un problème de criminalité organisée, ajoute la SQ; des éléments radicaux venant de l’extérieur du Québec font partie de ce groupe d’occupants qui tentent depuis des mois d’empêcher l’agrandissement d’un golf privé.Cela semble incontestable.Ce qui l’est moins, toutefois, c’est de savoir s’il fallait répondre à la force des « guerriers » Mohawks par la force et, surtout, dans quelle mesure et à quel moment.Or, la mort inutile d’un officier et ce qui se passe depuis deux jours démontrent que l’opération était mal planifiée, bâclée même, et que ses résultats auraient pu être plus désastreux encore.Comme il se doit, le premier ministre a défendu, du moins publiquement, l’intervention policière.La loi est la même pour tous, fait valoir M.Bourassa, et la guérilla des Amérindiens masqués et armés jusqu’aux dents est révoltante et intolérable.Ce en quoi il a raison.Son ministre de la Sécurité publique ajoute même que le gouvernement n’a pas été informé au préalable et que la SQ est intervenue de son propre chef.Selon M.Sam Elkas, c’est une question légale et non politique.Ce en quoi il erre tout à fait.Qui est, ultimement, responsable du respect des lois et de la sécurité des citoyens ?La police doit pourchasser les criminels, sinon les « marginaux », comme la SQ le prétend.Mais elle a, dans notre régime, des comptes à rendre.Si elle ne l’a pas fait, la SQ aurait du prévenir les autorités civiles de son intention de déloger les menaçants « Warriors ».Elle a manqué gravement à son devoir et M.Bourassa est mal venu de la protéger, de ne pas assumer toutes les responsabilités qui sont les siennes dans cette pénible affaire.Comme il était en vacances, M.Elkas — qui a décidément trop de fers au feu — n’a probablement pas pris connaissance de la lettre, sage et sensée, que son collègue John Ciaccia a fait parvenir à la municipalité, mardi, quelques heures avant l’assaut policier.Son successeur intérimaire, M.Michel Pagé, et la direction de la SQ, y auraient notamment appris que les enjeux d’Oka « vont au delà de la stricte légalité de la situation telle qu’interprétée par nos tribunaux, qui se basent sur des lois mises en vigueur par notre société, lois qui ne répondent pas nécessairement aux revendications des autochtones ».Toutes les personnes aux prises avec cet inextricable dossier devraient lire cette missive éclairante.Comme l’écrit le ministre, la loi est la loi, mais il arrive qu’elle soit idiote et stupide.Les élus ne doivent pas alors se cacher derrière les lois, mais plutôt agir d’une façon généreuse et responsable.L’affaire du club de golf n’est que le dernier épisode d’une longue série qui a entraîné la spoliation et l'aliénation des Mohawks, de ceux que l’on appelait naguère les Iroquois.M.Ciaccia rappelle qu’ils fréquentent les territoires du lac des Deux-Montagnes et d’Oka depuis les années 1700; depuis 250 ans, ils revendiquent leur droit de propriété et celui de pratiquer leurs activités traditionnelles.Il existe même un cimetière indien sur le terrain de golf en question.« Cette population a vu ses terrains disparaître sans avoir été consultée ou compensée et c’est, à mon avis, inéquitable et injuste.» Le ministre a parfaitement raison.Dommage qu’il n’ait pas été écouté en temps opportun.Si Oka avait accepté de suspendre son projet, les Mohawks auraient eu mauvaise grâce a ne pas lever leur blocus, et la « guerre du golf » se serait estompée.La mort du caporal Lemay aura été un choc salutaire si elle permet aux Blancs et aux Autochtones de reprendre contact et d’éloigner le spectre d’affrontements de plus en plus fréquents et graves.Nécessaire, la mission de M.Ciaccia est périlleuse et met en cause de nombreux intervenants.Moratoire et négociation s’imposent d’urgence.Il faudra ensuite s’attaquer enfin, résolument, aux problèmes fondamentaux qui pourrissent depuis des années.Outre la légalité, la justice et l’équité sont en cause.— GILLES LESAGE La victoire de Gorbatchev Le péril ne vient plus du parti, LE 28e CONGRÈS du Parti communiste de l’Union soviétique aura finalement marqué la victoire de Mikhaïl Gorbatchev, tant sur les conservateurs, qui n’ont pu trouver de leadership pour le contester sérieusement, que sur les « libéraux », bien pourvus en personnalités fortes, mais démunis d’appuis au sein des délégués.Le départ fracassant de Boris Eltsine n’a pas eu l’heur de jeter dans la crainte ni le chef du Kremlin ni même les délégués, habitués à ses frasques.L’annonce de la dissidence de la Plateforme démocratique n’a pas eu plus d’effet sur l’humeur, excellente, de M.Gorbatchev, non plus que sur le sentiment des autres membres du parti.Ces départs confirment, au contraire, la mainmise du président soviétique sur l’appareil du PC.Les élections auront été une forme de diversion, alors que les vrais changements se faisaient dans la structure même du pouvoir au sein du parti et dans l’arrivée des alliés que M.Gorbatchev avait inscrit sur sa « liste ».On est donc loin de la crise qui « menaçait » la nouvelle direction de l’URSS.Il n’y aura pas, à moyen terme, de dislocation encore moins de dissolution du parti comme dans les autres pays de l’Est.Par contre, en l’absence de menaces extérieures, il sera plus difficile au Kremlin d’imposer au peuple plus de sacrifices et de délais dans la mise en marche des réformes dont on attend un relè- mais de la situation du pays vement de l’économie et du niveau de vie des populations.Il est en effet plus aisé de défendre une frontière, même en temps de guerre, que de changer des modes de production, surtout en temps de paix.• La temps est certainement compté pour la perestroïka, même si M.Gorbatchev jouit sans doute d’une plus longue période d’essai que celle qu’il s’est lui-même fixé au Congrès.Mais surtout, il sera autrement plus difficile au numéro 1 du PC de mener les réformes à terme que de manipuler les tendances et les gens d’un congrès.Dans cette entreprise gigantesque, M.Gorbatchev peut néanmoins compter sur d’importants appuis européens, voire canadiens.Jusqu’à maintenant, Moscou a surtout eu du mal à contrôler les explosions « ethniques », dont on ne sait trop si elles ont toutes été spontanées ou n’ont pas été quelque peu « facilitées » par les adversaires des réformes.En tout cas, en donnant aux États baltes un appui fort réservé, les pays occidentaux auront aidé M.Gorbatchev à faire prévaloir la voie de la négociation sur celle de l’aventurisme nationaliste.Du moins pour l’heure.L’avenir dira si M.Gorbatchev pourra continuer, d’un péril à l’autre, son étonnante marche en avant.— JEAN-CLAUDE LECLERC La formation des infirmières Les sherpas de l’Ordre n ’auront pas la partie facile IL FAUT avoir une foi à déplacer lTlimalaya pour continuer, comme le fait l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), de réclamer que le baccalauréat devienne, d’ici l’an 2000, la seule voie d’accès à la profession.Il s’agit d’une campagne lancée il y a huit ans, restée infructueuse, et dont l’OIIQ annonçait en juin la réactivation.Son argumentation est connue : explosion des connaissances, évolution du système de soins, besoin pour l’infirmière de posséder une capacité d’autonomie et de leadership que seule peut donner une formation universitaire, problèmes liés au manque de maturité et d’expérience des diplômées de niveau collégial.Jusqu’à maintenant, l’Ordre n’a pas réussi à convaincre grand monde.Le seul appui clair qu’il ait reçu est venu de l’association des directrices des soins infirmiers qui, justement, regroupe des infirmières-cadres dans les établissements, où les bachelières sont largement représentées.En outre, l’OIIQ ne peut apporter à l’appui de sa thèse des exemples probants tirés de l’expérience étrangère ou même canadienne : un seul État américain (Dakota du Nord) et une seule province canadienne (l’Ile-du-Prince-Édouard) ont opté pour le baccalauréat comme voie unique.Au Québec, la campagne de l’Ordre des infirmières prend la forme d’une épuisante ascension.Que de surplombs à gravir : les conseils des collèges et des universités, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science, le ministère de la Santé et des Services sociaux, les employeurs du secteur public et surtout.les infirmières elles-mêmes, majoritairement syndiquées, qui ont tendance à s’accrocher au statu quo malgré les garanties que l’Ordre serait prêt à leur concéder sous la forme d’une clause dite grand-père (et pourquoi pas grand-mère ! ).Simple coïncidence ?Juste au moment où l’OIIQ relançait sa campagne, la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec ( FIIQ), agent négociateur des conditions de travail d’une écrasante majorité des membres de la profession, déposait à son conseil général de la mi-juin un document de consultation qui présente un état de la question et formule des recommandations sur lesquelles la FIIQ se prononcera à l’automne.Les dirigeantes de la FIIQ, tout en insistant sur le caractère consultatif de leur position, n’en sont pas moins catégoriques : une hausse du niveau de diplomation ne réglerait pas les problèmes auxquels les infirmières sont confrontées, « qui sont en fait des problèmes de marché du travail ».C’est, presque textuellement, une des conclusion du rapport (mars 1987) du comité d’étude sur la main-d’oeuvre en soins infirmièrs où siégeaient des représentants'du ministère de la Santé et des associations patronales.Statu quo donc, mais statu quo amélioré : ?Maintenir la formation collégiale comme voie privilégiée, d’autant qu’un programme entièrement remanié sera disponible dès la rentrée.?Réaménager les programmes et revoir la formation universitaires en vue d’une meilleure adaptation au marché du travail.?Faciliter l’accès aux études universitaires des infirmières, en reconnaissant les équivalences et les acquis.?Intensifier les programmes de formation en cours d’emploi et de perfectionnement.En somme, une position un tantinet malthusienne, mais qu’il serait possible d’élargir pour tenir compte des besoins des établissements, notamment des hôpitaux qui estiment que le pourcentage de bachelières devrait être substantiellement augmenté pour atteindre un minimum de 30 % en l’an 2000.Tout cela laisse loin derrière les sherpas de l’Ordre des infirmières qui s’acharnent sur la paroi la plus abrupte de la montagne.— JEAN FRANCOEUR TRAIT LIBRE i TIRÉE 1)1 JOURNAL LE MONDE’ LETTRES AU DEVOIR Au maire d’Oka VOTRE MUNICIPALITÉ s’apprête à déboiser une forêt pour agrandir un Club de golf.Depuis que la contestation à ce projet s’est organisée chez les nations autochtones, les médias en ont fait une lutte de revendications territoriales.Cependant, plus que toute autre chose, ce projet risque de causer de graves torts à l’environnement et menace la sécurité publique.En effet, cette forêt fut plantée par l’homme pour éviter de nouveaux glissements de terrain qui ont jadis causé de sérieux dommages à des concitoyens de votre municipalité.Cette forêt protège le village d’Oka.Le Conseil consultatif sur l’environnement a été mandaté par l’ex-ministre de l’Environnement, Mme Lise Bacon, pour procéder à une enquête en vue de faire des recommandations sur l’utilisation des espaces boisés en milieu urbain.Cette commission devrait faire rapport au cours de l’été.Quant à nous, toute décision relative à l'avenir de cette forêt avant que le Conseil n’ait rendu ses conclusions serait prématurée et téméraire.Il est extrêmement important que les dimensions de sécurité publique et de valeur écologique soient les guides de votre choix.Cette forêt a été plantée de mains d’hommes pour protéger les habitants de votre ville.Elle est aussi probablement le premier exemple de reboisement qu’ait connu le Québec.Greenpeace croit fermement que vous ne devriez pas procéder à l’abattage de cette forêt pour l’agrandissement du terrain de golf.Votre rôle en est un de protection et de valorisation du patrimoine que vos ancêtres vous ont légué, pour vous, votre génération, mais aussi pour celles à venir.Espérant que vous saurez prendre en compte les enjeux écologiques extrêmement importants contenus dans ce projet a saveur économique.— BRIGITTE GAGNÉ directrice Greenpeace Montréal, le 9 juillet.Mes amis LES POLICIERS sont mes amis parce qu’ils protègent la société.Les Indiens sont mes amis parce que leur culture révèle une spiritualité qu’aucune civilisation n’atteindra.Et voilà qu’ils s’affrontent sur le territoire du Québec, et voilà que les nouvelle fait trainée de poudre sur l’Amérique, et voilà qu’ils veulent l’Amérique tout entière comme terre d’errance.J’ai travaillé chez les Amérindiens et jamais, je ne me suis senti menacé ou ai dû changer mes attitude pour me faire aimer et accepter, et pourtant j’avais un véhicule identifié au couleur du gouvernement fédéral.En fait ce qui s’appose ici c’est le défi de deux fierté, de deux peuples qui ont un peu trop de fierté.Les Warriors ou guerriers sont dans la culture depuis toujours, et dans cette culture ils ont comme première mission d’assurer et de protéger les leurs.Le jour où nous comprendrons que les Amérindiens doivent eux aussi avoir — tout comme nous maintenant avec le bloc de l’Est — une sécurité qui ne leur est plus assuré par leur dieux (supplantés par l’alcool et la drogue, comme le démontrait leur pièce de théâtre Atiskenandahate) nous comprendrons une chose : bien plus que d’être des légistaleurs dans leur vie nouvelle, nous pouvons aussi être des individus qui savent rêver en les écoutant parler de tout et de rien.— SYLVAIN MILETTE Montréalje 11 juillet.L ’enjeu /i Mme Bissonnette VOUS avez prédit (7 juillet) que la commission parlementaire élargie sur l’avenir constitutionnel du Québec ne sera qu’« une collection de partisaneries en trêve ».Vous citez l’exemple des Américains où les intérêts particuliers « dictent l’ordre de jour de la nation, » et celui du système fédéral canadien où on a vu les intérêts particuiers réussir à obstruer la ratification de l’Accord du lac Meech.Vous aurez peut-être raison; mais il me paraît que les démarches de la commission élargie vont démontrer si le Québec est capable de se donner une constitution et des institutions qui reflètent sa réalité et son pontentiel comme « société distincte ».Dans ce cas, il y a d’autres « modèles » étrangers que celui des Américains.En Suède, par exemple, la formule des commissions parlementaires élargies sur des questions nationales importantes est bien implantée, et les intérêts particuliers y sont toujours bien représentés.Mais, au lieu d’y venir avec des « listes d’épiceries », les représentants acceptent comme principe de base d’oeuvrer à trouver les moyens de réconciler les besoins de leurs milieux de vie et les intérêts de la société plus large.Est-ce que nos différents organismes sont capables de se concerter quand l’enjeu est l’avenir même de la nation québécoise ?Ce n’est pas évidemment le cas pour le Canada « coast to coast » et c’est à cause de cela que nous nous retrouvons dans la situation actuelle.En fin de route, l’enjeu dans le débat qui s’annonce n’est pas la formule d’une commission parlementaire élargie contre une commission d’enquête, mais la volonté et la capacité du Québec de se donner un pays.— HENRY MILNER Montréal, le 9 juillet.Du chemin à faire « LES SPÉCIALISTES (du sondage) décrivent une situation à un moment donné, et ce sont les hommes politiques .qui cherchent le plus souvent à les interpréter en termes de prévision.Les deux fonctions de l’observation et de l’action ne saurait en être confondues.Aucune enquête, si parfaitement conduite soit-elle, n’est à même d’explorer tous les aspects d’un problème.Un sondage ne résoud pas les problèmes.Dans le meilleur des cas, il contribue à les mieux poser.» (Jean Stoetzel Les sondages d’opinion publique).Daniel Latouche a sûrement lu ce classique de la science politique.Pourtant, il semble en avoir complètement oublié les leçons, du moins dans son billet du 29 juin dernier.Faisant un survol très sommaire de certaines façons de mobiliser la population au service du renouveau du Québec, il persifle les états généraux, les référendums et l’élaboration (en assemblée constituante?) d’une constitution.Selon lui, la seule stratégie qui s’impose, c’est d’administrer un bon sondage concocté et interprété par nos meilleurs experts-sondeurs.On se dit d’abord : « Latouche fait une bonne blague, comme il les aime ».Mais non, hélas, il est diablement sérieux, il prétend même que ce sondage serait la seule façon sûre et expéditive de préserver la démocratie.Qu’un politicologue puisse oublier à ce point que le peuple québécois est le premier maître à bord, que sa prise de parole la plus large possible s’impose de toute évidence dans la construction du pays, que tous les sondages du monde ne peuvent aucunement remplacer le débat public, on se dit que la démocratie a encore du chemin à faire chez nous.— PAUL-MARCEL LEMAIRE professeur de communication Université d’Ottawa Hull, le 3 juillet.¦ Avis de l’éditeur Les ¦ Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L'adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.Fausseté de Meech MEECII EST mort parce qu’il : — ne favorisait pas l’unité de coeur et d’esprit; — ne répondait pas à l’aspiration, de base du coeur humain; — voulait faire perpétuer une guerre indue et stupide (comme elles le sont toutes), et qui dure depuis plus de deux cents ans, au sujet d’une langue et d’une culture distincte; — ne donnait pas à chacun la liberté de choisir pour lui-même ce qu’il y a de bon dans ce que les autres vivent pour en arriver de part et d’autre à un mode de vie qui serait le meilleur et qui, du fait même, serait voulu et accepté dans le coeur de tous et chacun; — était imposé par une poignée de gens qui, par recherche de gloire, flattaient une majorité par l’orgueil d’un nationalisme particulier.Tandis que le reste se le faisait imposer.Napoléon Bonaparte pour s’assujettir le peuple frnçais et lui imposer ses volontés de vaine gloriole, cultiva, lui aussi, le nationalisme.Ainsi, 10 000 jeunes gens, étaient forcés d’aller se faire tuer à chaque semaine dans des guerres insensées.Pour en arriver à quoi ?Hitler pour les mêmes raisons cultiva, lui aussi, le nationalisme : la race arienne était la supérieure, et ainsi avait le droit dé domination sur les autres races.Ses guerres firent tuer environ 25 millions d’êtres humains.Et encore plus dans la misère.Pour en arriver à quoi ?Le communisme et ses promoteurs firent tuer encore plus de’ millions, et semèrent encore plus de ruines.Pour en arriver à quoi ?À leur effritement intérieur.À quoi veulent en arriver, à quoi en arrivent, et à quoi vont en arriver, ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont de l’opposition dans notre province, avec leur guerre contre les moulins à vent : d'imaginaires adversaires de leur bien ?Dans leur conception de ce qui est bien, qu’ils n’oublient jamais que la bonté, l’oubli de soi en faveur des autres, c’est comme le vent, ça fait tourner au bien de tous.Le coeur désarmé n’a plus que des amis.— GASTON DÉPAULT Shawinigan, le 5 juillet.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les intormations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3361 Abonnements (514) 644-5738 " LE DEVOIR • (USPS -003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire, Limitée 311 rue St-Sacrement.Montréal, Québec H2Y ixi.Subscription rate per year is % 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain, N Y U S POSTMASTER send address changes lo Insa, PO Bon 1518, Champlain NY 12919-1518 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, vendredi 13 juillet 1990 ¦ 13 Cine télé verte à la couleur de l’argent YVES ROUSSEAU Chargé de cours et critique de cinéma, l'auteur prépare un essai sur l'influence de la télévision sur le cinéma québécois.Quelques jours avant l’échéance du 23 juin, je zappais afin d’en savoir plus long sur la déconfiture probable du lac Meech, mais surtout, j’étais curieux d’entendre une tirade complète de l’ineffable Robert Bourassa, l'homme politique le plus insondable au nord du 49e parallèle.Fatigué des bribes de discours charcutés par les infos habituelles, je syntonise Radio-Québec afin de voir la palpitante « Période des questions » à l’Assemblée nationale.Trop tard, je rate la réaction de Bourassa à la démission de Lucien Bouchard, mais je tombe sur une question à saveur environnementale posée par une députée du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Tiens, tiens, on parle souvent d’environnement au Salon de la race.Enfin, quand je dis environnement, il faut comprendre qu’on y parle de pneus, de barrages, d’alumineries, d’usines pétrochimiques, d’import-export de déchets toxiques, bref on y parle de gros sous.La préoccupation pour l’environnement des gouvernements actuels repose avant tout sur des données non pas écologiques mais économiques.Vert, c’est aussi la couleur de l’argent.Nous ne sommes tout de même plus au milieu des années 70, où le petit maire d’une banlieue de Québec traitait « d’oiseaulogues » une poignée de citoyens opposés à un projet d’autoroute à six voies sur les bat-tures de Beauport ; ce qui, à l’époque, fit crouler de rire le bon peuple.Cependant, le discours gouvernemental de bonne volonté du type : •< on voudrait faire quelque chose mais on a pas d’argent » a remplacé le désintérêt affiché.Nouveau mas- 2ue du mépris, l’équivalent pour les colos du traitement servi à la coalition du monde des arts.Résultat escompté : gagner du temps.À voir la ferveur avec laquelle des questions vitales sont métamorphosées en modes passagères par les mêmes canaux médiatiques qui avaient d’abord mis ces questions sur la carte, on comprend qu’avec le temps, le virage vert peut retomber dans les limbes.Mais revenons à cette soirée de zapping où je tombe ensuite sur une publicité de la Fédération québécoise en environnement (FQE) qui matérialise toutes les appréhensions énoncées plus haut.En fait, c’est une La récupération médiatique du discours écologique ¦.?O, pub pour trois entités bien distinctes réunies sous le dénominateur commun : souci de l’environnement.C’est d’abord une pub pour une compagnie pétrolière qui versera une ristourne à la FQE (2e pub) si les automobilistes qui prennent de l’essence chez elle achètent aussi de l’eau embouteillée (3e pub) et, tenez vous bien, on nous rappelle de ramener les bidons vides au garage afin qu’ils soient récupérés.Dans le confort du salon, je devrais être rassuré : qu’il est facile de protéger l’environnement, je n’ai qu’à consommer ! ! ! Les choix esthétiques retenus lors de la mise en scène de cette pub sont aussi révélateurs du souci environnemental des commanditaires.L’action se passe dans un désert de studio avec palmier en carton-pâte où s’arrête un 4 X 4 vrombissant, conduit par un sous-clone d’aventurier perdu qui veut désaltérer son véhicule (parce qu’il y a une pompe à essence dans le désert, c’est très beau dans le paysage, ça en fait partie organiquement) ainsi qu’étencher sa soif.Le chiffre peint sur sa portière suggère qu’il participe à un de ces rallyes du genre Paris-Dakar où les as de la machine viennent prouver leur virilité en déflorant ce qui reste de terres vierges à coups de chevaux-vapeur et surtout, démontrer symboliquement la supériorité de la technologie sur les « obstacles » naturels.Après avoir bien bu, d’un geste auguste, notre héros balance le bidon vide qui atterrit au ralenti (afin qu’on voie la marque) dans une poubelle judicieusement plantée là ; puis il redémarre dans un nuage de poussière et de monoxyde de carbone.En jouant sur le factice, celui du studio, celui d’un concept simpliste et retors (chaque chose dans sa propre poubelle), celui d’une véritable préoccupation verte de la part d’une compagnie de pétrole (ben voyons donc), la FQE donne un bien curieux signal aux téléspectateurs maintenant mûrs pour un nouveau stade de développement de la société de consommation : le gaspillage intelligent.Des newiies à l’écologie Quelques minutes plus tard (oh joie ! ) une autre pub de la FQE me tombe dans l’oeil.Cette fois, la FQE (ces gens là ont de gros moyens, comment font-ils pour occuper les ondes si souvent ?) travaille de concert avec une compagnie de bière et invite le consommateur à téléphoner (à 0,75 $ l’appel ; pub pour le télé phone ?) afin de participer à un nouveau jeu télévise : Questions d’environnement.Cet autre message joue sur un registre différent, qui utilise cette fois l’authenticité au lieu du factice pour arriver aux mêmes résultats.On montre la nature propre, nette intouchée, dans toute sa pérennité kitsch, immuable et rassurante ; tout comme la voix de Louis-Paul Allard (après les newfies, l’écologie) qui cautionne l'opération.On y voit un majestueux orignal, des bernaches, on entend le gazouillis des oiseaux, le clapotis de l’onde docile, puis la caméra plonge au fond d’une rivière transparente et poisonneuse.Ma télé est devenue un aquarium avec des truites longues comme ça ! Curieusement, le choix des spécimens fauniques illustre parfaitement les fantasmes les plus élevés des disciples de Nemrod et de Saint-Pierre : l’orignal, roi des cervidés, le trophée de chasse le plus recherché ; la bernache du Canada, symbole du grand nord, et des truites, le plus noble des poissons d’eau douce.Si la FQE ressemble à ses pubs (désert de carton et imagerie d’É-pinal) on n’a pas à chercher bien loin ses véritables motivations, qui sont celles de ses commanditaires (la FQE serait aussi, semble-t-il, très proche de corporations telles Alcan, Hydro-Québec et certaines papetiè-res).La FQE est une occasion en or pour ces compagnies de se faire à peu de frais une façade environne-mentaliste et rassurante en utilisant au maximum les canaux médiatiques pour détourner à son profit le courant écolo (où en faire de l’écolo-nono à la Brigitte Bardot) lancé par des gens qui y travaillent pour des pi-nottes depuis des années, souvent sous surveillance de la GRC.Ce n’est pas demain qu’on verra une pub conjointe Alcan/FQE montrant l’autopsie d’un béluga cancéreux.« C’est bien, Madame » Une autre pub FQE/compagiue de bière montre aussi de fringants jeunes citadins en plein pique-nique, c’est donc beau la nature.Mais le clou du concept est le jeu-questionnaire annonce par les pubs décrites plus haut.Dans un studio expurgé de toute trace de vie, un animateur condescendant (vous êtes beaux, fins pis propres) rassemble des concurrents qui ont préalablement répondu à des questions sur l'environnement.Les jeux sont faits, nous n’avons pas droit au suspense, à la recherche, la concentration ; ce qui, en général, donne au jeu questionnaire le plus mal foutu un minimum d’intérêt.Hélas, Questions d'environnement reste un sous-Génies en herbe à coloration vert-bonbon.11 s’agit ici de questions portant sur des statistiques qui font appel avant tout au savoir encyclopédique, à l’accumulation de données, plus proche de la comptabilité que de la mise en perspective.Ce type de savoir n’est pas mauvais en soi lorsqu’il débouche sur la réflexion, la pensée et finalement, l’interprétation et la critique des phénomènes.On demande aux concurrents d’où ils viennent, ce qu’ils font (c’est beau, c’est bien) et tous ensemble ils appuient sur un bouton.Une machine décide qui gagnera le gros lot : un peu plus de dix mille dollars.Prix de consolation : du matériel de pêche.Comble d’ironie, à l’émission du 3 juillet, lorsque l’animateur demande à la grande gagnante ce qu’elle compte faire avec son dix mille, elle répond candidement : acheter une automobile (!!!).Et l’animateur d’approuver : « C’est bien, Madame ».Le temps des opportunismes La FQE présente toutes les caractéristiques de l’opportunisme ( Petit Robert : politique qui consiste à tirer parti des circonstances, à les utiliser au mieux, en transigeant, au besoin, avec les principes.Comportement de celui qui règle sa conduite selon les circonstances, qui subordonne ses principes à son intérêt momentané).Tiens, tout à coup ça me refait penser à un autre petit Robert.Autant je n’aime nas voir le dis- j cours écologiste récupéré par la FQE, autant l’idée d'une indépendance du Québec négociée par un tergiverseur professionnel me ré- j vulse.Le multiculturalisme du malentendu Une orientation qui sape le Canada en niant le Québec PHOTO CP Gerry Weiner, secrétaire d'État du Canada et ministre d'État au Multiculturalisme et à la Citoyenneté.PHILIPPE CONSTANTINEAU Professeur de philosophie au Collège militaire royal de Saint-Jean LA CULTURE peut être définie comme l’ensemble des oeuvres, inventions, institutions, connaissances, pratiques, comportements, us et coutumes qu’une société transmet à la génération suivante comme forme de vie.Le langage est le véhicule premier de cette transmission, aussi est-ce la remière chose que nous cherchons faire apprendre à nos enfants.Grâce à la possession en commun de la langue, une société partage une même culture, ce qui crée une cohésion particulière entre ses membres et facilite la vie en commun.Sans culture commune, en effet, une société ne peut avoir d’autre existence que légale, et tous les rapports entre les groupes, entre les individus qui la composent devront être réglementés, si l’on veut qu'ils soient exempts de violence.La culture québécoise Par la création, en 1960, du ministère de l’Éducation, le Québec fit le pas décisif pour réinsérer la société québécoise dans la mouvance de la civilisation occidentale moderne, caractérisée entre autres par la séparation de l’Église et de l’État, par la liberté religieuse et l’ouverture aux autres cultures.Depuis lors, sans renier les racines françaises de leur culture, laquelle s’est entretemps fortement imprégnée d’éléments divers des cultures britannique et américaine, les Québécois ont fait évoluer leur culture de façon remarquable.Elle est aujourd’hui véritablement distincte, non seulement par rapport à toutes les autres cultures du Canada, même celles des Acadiens ou des Franco-Ontariens, mais aussi par rapport aux cultures jouissant d’un rayonnement international incomparable, comme celles des Américains, de Français ou des Anglais.Elle s’est de plus montrée capable d’intégrer les personnes provenant d'horizons culturels les plus divers venues s’installer sur son territoire.Qu’est-ce à dire, sinon que la culture québécoise est devenue une culture autochtone au même titre que les cultures aborigènes ?Et qu’elle constitue une des cultures, et non la moindre, qui, pour l’essentiel, se sont développées ici et font du Canada, d’un point de vue non seulement légal, mais aussi culturel, un pays dis- tinct ?Lorsque Ottawa a adopté le multiculturalisme comme concept-directeur de sa politique culturelle devant faire pendant au bilinguisme officiel, cela a donné lieu à de nombreux malentendus qui ont persisté jusqu’à ce jour et qui, semble-t-il, ne feront que s’aggraver dans l’avenir.La langue n’est, après tout, que le véhicule et le reflet de la culture.Mais soulever la question de la culture, c’est soulever la question de notre identité tant individuelle que collective.Depuis que le concept de multiculturalisme a été lancé vers la fin des années 60, il y a eu une évolution appréciable des cultures d’expression française et anglais au Canada, mais peu d’évolution dans les perceptions que l’on a, de part et d’autre, de l’autre culture.Et encore tout jugement sur ce sujet est toujours fait en fonction de ce que chacun connaît et ignore à propos de sa propore culture et de celle de autres.C’est pourquoi on risque fort d'insulter la personne qui se réclame d’une culture distincte quand on lui dispute son affirmation, car on nie alors que l’autre est celui qu’il affirme être.Ainsi, vu du Québec, le multiculturalisme comme concept-clé de la politique culturelle canadienne n’avait de sens que s’il signifiait d’abord la reconnaissance des cultures pouvant prétendre être authentiquement canadiennes, à savoir les cultures canadiennes d’expression française et anglaise et les 55 cultures autochtones du Canada.En tout cas, il aurait fallu faire, à ce moment-là, une distinction très nette entre culture et origine ethnique, car confondre les deux, c’est entretenir une conception ethnocentrique, pratiquement raciste, de la culture.En effet, une telle conception ethnocentrique de la culture reviendrait à soutenir que les Québécois d’origine anglosaxonne, irlandaise, juive, italienne, haïtienne, chilienne, vietnamienne, par exemple, ne pourraient pas malgré d’innombrables preuves du contraire, partager la culture des Québécois de souche française, bref, être québécois.Pourtant, quand on entend le discours de politiciens fédéraux, et récemment ceux du Manitoba, il paraît évident qu’on comprend le multiculturalisme autrement, d’une façon qui ne peut qu’être insultante pour les Québécois, pour les autochtones et à vrai dire aussi pour les Canadiens qui prétendent qu’il y a une culture canadienne distincte d’expression anglaise.C’est une chose que de reconnaître le fait patent que le Canada est composé de gens aux origines ethnique les plus diverses, une autre toutefois — et la différence est infinie —, que de prétendre que le Canada, riche d’une telle diversité ethnique, est aussi riche d’une diversité culturelle équivalente, et qu’il doit donc oeuvrer à la préservation de la promotion de cette diversité culturelle.Mais comprendre ainsi le multiculturalisme, n’est-ce pas entretenir une conception ethnocentrique de la culture, confinant au racisme ?N’est-ce pas laisser entendre que le Canada n’est pas le foyer de cultures autochtones, qu’il n’y a pas de culture proprement canadienne, comme si les cultures des peuples aborigènes du Canada ne méritaient aucune reconaissance spéciale, et comme si la culture québécoise n’était au pire qu’une lubie, au mieux qu’une manifestation d’atavisme qui cherche à se donner de l’importance, comme si les Canadiens n’avaient au fond, depuis les siècles qu’ils vivent ici, rien produit de vraiment original ou de distinctif, comme si rien ne distinguait le Québécois du Français fraîchement déparqué ?N’est-ce pas soutenir que la culture québécoise, est de toutes façons à mettre sur le même pied que les cultures ukrainienne, allemagne, sikhe ou chinoise, par exemple, ne méritant de la part de l’État canadien ou de quelque province pas plus ni moins que les autres d’être protégée ou promue ?Comprendre le multiculturalisme en ce sens, c’est penser que le Canada est un pays sans une seule culture qui lui soit propre.Or, un pays sans culture ne pourra jamais être qu’un pays composé de groupes de pression et d’individus sans attaches.Mais ce qui est bien davantage inquiétant dans la conception ethnocentrique de la culture implicite dans la compréhension courante du multiculturalisme canadien, c’est qu’elle revient à inciter les Canadiens, surtout les Néo-Canadiens, à demeurer dans leurs ghettos culturels respectifs, ce qui ne peut engendrer, à terme, que méfiance récipro-pre, racisme et violence surtout s’il n’y pas de culture commune reconnue qui puisse intégrer tous les membres de la société.Le Canada, où le multiculturalisme officiel signifie pratiquement l’a-culturalisme, est pourtant le voisin de l’État qui est le foyer de la culture au rayonnement international le plus fort qui soit : les États-Unis.Comment s’étonner que les Néo-Canadiens devant le vide culturel érigé en doctrine officielle par le gouvernement de leur pays d’élection, embrassent massivement cette culture étrangère au rayonnement de laquelle les médias canadiens contribuent avec empressement ?Le multiculturalisme officiel ne sape-t-il pas ce qui fait la raison d’être du Canada comme pays distinct ?Lorsque le concept de multiculturalisme fut lancé par le gouvernement Trudeau à la fin des années soixante, on a d’abord cru, au Québec, que cela voulait dire la reconnaissance qu’il y avait, outre la cul- ture d’expression anglaise, celle d’expression française et les cultures des peuples aborigènes comme étant les cultures du Canada.Mais on a vite dû se rendre compte qu’à Ottawa, ce concept devait aussi inclure toutes les cultures de la planète représentées par les Néo-Canadiens, ce que certains ont interprété comme une manoeuvre électoraliste pour se gagner les communautés ethniques du Canada comme alliés dans la bataille pour faire accepter la politique du bilinguisme, ou comme manoeuvre visant à affaiblir encore davantage la position de l’anglais au pays.Pendant ce temps, au Québec, la culture d’expression française, déjà libérée de l’emprise de l’Église catholique, évolua rapidement pour se placer à l’avant-garde dans bien des domaines de la culture au Canada.Elle était désormais engagée dans une dynamique qui l’amena vite à abandonner une compréhension ethnocentrique d’elle-meme, à s’ouvrir aux autres cultures et s’approprier chez elles ce qui pouvait la renforcer.Elle est capable d'intégrer tous le éléments de la société québécoise, et la preuve en est qu’un nombre croissant d’anglophones partagent cette culture et s’y identifient.Si l’intégration à la société québécoise rencontre encore quelque résistance, à Montréal en particulier, c’est en partie au moins à cause de la politique fédérale du multiculturalisme qui, paradoxalement, incite les communautés ethniques à se refermer sur elles-mêmes.Comment s'étonner?Comment peut-on donc encore s’étonner que les Québécois aient perdu confiance dans l’État canadien lorsque celui-ci, en persistant avec le multiculturalisme officiel, se refuse à reconnaître la culture québécoise comme culture authentiquement canadienne et à assumer, au moins officiellement, le rôle de la promouvoir comme une des très rares cultures, compatibles avec la civilisation occidentale moderne, dont le Canada peut se vanter d’être le foyer ?Comment peut-on s’étonner que les Québécois se détournent du fédéralisme quand une majorité de Canadiens, méconnaissant presque to- ; talement la culture québécoise, invoque le multiculturlisme pour nier à l'État québécois le droit de protéger et de promouvoir sa culture distincte, quand celle-ci devrait servir de modèle pour les autres régions du Canada et qu’elle peut contribuer à faire du Canada un pays distinct ?Gagner sans dopage TEMOIGNAGE PIERRE L'ÉCUYER Entraîneur ik ÉCOUTER les discussions sur OL le rapport Dubin, on a l’impres ^•sion que s’ils veulent gagner, les athlètes n’ont d'autres choix que d’utiliser des produits ou des techniques illégales (anabolisants, stimulants, transfusions sanguines, etc.) Est-ce vraiment le cas ?Si ça l’est, on en vient vite à conclure qu’il est inutile, sinon malsain, d’encourager les athlètes canadiens à essayer de devenir les meilleurs au monde.C’est probablement la con-, elusion que plusieurs ont déjà tirée.Heureusement, c’est faux.11 est' possible de devenir le meilleur, dans la plupart des disciplines, sans faire a ppc là ces machins-trucs illégaux.Il y a des athlètes, chez nous et ailleurs, qui y croient encore.Il faudrait les mettre davantage en évidence.L’idée de dépassememenl, d’aller jusqu’au bout de ses capacités, de les, améliorer même, et de repousser ses limites, voilà tout ce qu’il y a de plus humain.Il ne s’agit pas de taper sur la tête des autres pour gagner, mais de se servir de la compétition: comme motivation pour accomplir des choses que peut-être personne n’avait pu réaliser auparavant.La notion d’excellence dans le' sport est tout à fait liée à la notion d’excellence dans les autres domai nés de l’activité humaine.C’est pour quoi il faut l’encourager.Et il n’est pas du tout nécessaire de sacrifier sa santé pour atteindre l'excellence.Le sport, il ne faut pas l’oublier, ce n’est avant tout qu’un jeu.Comme dans tout jeu, il y a des règles.Celles sur le dopage sont là pour préserver la santé des athlètes.Jouer sans suivre les règles, cela s’appelle trichef.Gagner en trichant, en général, hé vaut pas le coup.Il y a peut-être des exceptions, mais elle sont rares.Jouer sans tricher, cela ne veuj.pas nécessairement dire s’enliser dans la défaite.On peut aussi gagner,, et même au plus haut niveau.' ; ; Prenons l’athlétisme, sport ve-' dette du rapport Dubin II n’v a pas que Ben Johnson.Au Québec, à Ri-’ mouski, il y a un type qui s’appelle' Guillaume Leblanc.Vous connais-) sez ?Il n’est pas du niveau de Beft Johnson, me direz-vous.Eh bien ! dé trompez-vous.Le 16 juin dernier, il a, battu le record du monde du 30 kl-, lomètres marche (sur piste) par près de trois minutes (en 2 h04,55).Il' est le premier Québécois à détenir un record mondial en athlétisme !: C’est un événement historique pour, le Québec.( Dans la plupart des jour naux québécois, il a eu droit à queli que minces lignes dans un petit coin perdu des pages sportives.) Seul Canadien à détenir un record du monde en athlétisme, Guillaume n’a jamais fait appel à quelque dro-; gue ou technique de dopage illégale' que ce soit.J’en sais quelque chose, je suis son entraîneur depuis 17 aas.Le matin, il mange des céréales et du pain ordinaires, pas des céréales aux « astéroïdes » avec des pilules de toutes les couleurs.Lui et moi croyons fermement qu’il est tout a fait possible de devenir champion du monde ou champion olympique sans utiliser ces artifices.Voilà le défi que Guillaume tentera de relever à Tokyo (championnats du monde, 1991 ) et à Barcelone (Jeux olympiques, 1992).Si je né croyais pas que c’était possible, je n’accepterais pas d’être entraîneur à ce niveau.Je tiens à le dire tout haut et très fort, en espérant que les jeunes athlètes me liront et sauront, eux aussi, relever le défi.Est-ce qu’il y a d’autres marcheurs au niveau internationnal qui eux, prennent des moyens illégaux ?Probablement.Mais cela ne veut pas dire qu’il faut faire comme eux.Prenez les Allemands de l’Est.Tout le monde les accuse, peut-être avec raison, de faire appel au dopage de façon systématique.L’un d’eux, Ronald Weigel, vice-champion olynq: pique du 20 km à Séoul, est considéré comme le numéro un mondial à l’heure actuelle.Fait-il usage de drogues ?On ne sait pas et ça ne nous intéresse pas de le savoir.Ce que nous croyons, c’est que le meilleures performances de Weigel (et des autres) sont tout à fait accessibles à Guillaume.Le 29 juin den nier, en Angleterre, il s’est mesuré $ Weigel sur 10 km (piste), pour la pre: mière fois cette saison.Savez-vous qui a gagné ?Guillaume Leblanc, en 39 minutes 26,9 secondes.Nouveau record canadien de la distance.Et nous croyons que le secret, ce n’est pas le dopage, mais une longue préparation, beaucoup de persévérance, un peu d’entraînement à haute intensité au moment apppo: priée, et surtout une attitude mentale positive.Une confiance en soi à toute épreuve, c’est fondamental dans le sport de haut niveau.Ceux qui croient qu’il leur faut toutes son tes d'artifices pour gagner arrivei ront rarement à atteindre les pluà hauts sommets sans ces moyens artn ficiels et dangereux.La question du dopage leur sera un prétexte facile pour justifier leur défaite, ou l’usage de produits illégaux; Mais pour ceux qui arrivent au sommet sans moyen détourné, la victoire est beaucoup plus savoureuse.» 14 ¦ Le Devoir, vendredi 13 juillet 1990 Québec a fait une demande d’aide technique à la Défense nationale DES POURPARLERS ont eu lieu hier entre le ministre de la Sécurité publique, Sam Elkas, et des représentants de la Défense nationale, à la suite d’une demande d’aide adressée par la Sûreté du Québec aux Forces armées canadiennes.Au cabinet du ministre Elkas, qui est resté à l'écart de toutes discussions avec les Mohawks hier, on confirmait que le ministre était intercédé auprès de la Défense nationale pour assurer la fourniture d’« équipements » à la Sûreté du Québec.QUÉBEC (PC) — Les funéraillesdu caporal Marcel Lemay, qui a perdu la vie mercredi au cours d’une opération policière à Oka, seront célébrées lundi à 13 h à L’Ancienne Lo-rette, en banlieue de Québec.Il s’agira de funérailles civiques auxquelles assisteront les représentants de divers corps policiers du Canada, a-t-on appris a la Sûreté du Québec.Le public y sera admis.On attend environ 1000 personnes.Le ministre de la Sécurité publique, et responsable de la police, M.Sam Elkas, représentera le gouvernement du Québec, tandis qu’Ottawa sera représenté par le Solliciteur général, M.Pierre H.Cadieux.C’est l’aumônier de la Sûreté du Québec, l’abbé Lucien Ouellet, qui « Le ministre a fait la demande au cours de la journée au nom de la Sûreté du Québec auprès du gouvernement fédéral à titre de Solliciteur général, mais la demande provient de la SQ », a affirmé hier l’attachée de presse du ministre, Mme Joanne Denault, qui soutient que ce type de demandes d’appui n’est pas anormale.Refusant de préciser quelle était la teneur des « équipements » réclamée aux Forces armées canadiennes, Mme Denault a toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas d’effectifs.« Tout sera mis en suspens si des développements surviennent lors des négociations entreprises par le mi- présidera la cérémonie funèbre.Âgé de 31 ans, le caporal Lemay laisse dans le deuil sa femme, Lorraine, enceinte de trois mois, et sa fille, Catherine, âgée de trois ans.Jouissant de l'estime de ses collègues, M.Lemay s’est joint à la SQ en 1930.Après sept ans au poste de La Sarre en Abitibi, il est devenu membre du Groupe tactique d’intervention (GTI) de la SQ, il y a trois ans.Originaire d’Acton Vale, en Estrie, où vit toujours sa belle-famille, M.Lemay habitait à L’Ancienne Lo-rette avec sa petite famille.Le caporal Lemay est le premier membre du GTI à mourir en devoir.Il est le premier policier de la Sûreté du Québec à perdre la vie en fonction depuis 1977.nistre Ciaccia », a-t-elle précisé.Quant aux impressionnants mouvements de troupes effectués à Oka autour des barricades, Mme Denault a soutenu qu’aucune directive n’avait été émise par le ministre Elkas et que tout reposait entre les mains de la SQ.Le capitaine Alain Lefrançois, officier aux affaires publiques de la Défense nationale pour la région du Québec, a lui-même confirmé hier que des « pourparlers » étaient en cours entre les deux paliers de gouvernements, « mais qu’aucun effectif n’était encore en place à Oka.Nous ne sommes pas encore au courant des besoins spécifiques», a-t-il dit.Le capitaine Lefrançois a précisé que l’écnange avait lieu au niveau politique entre le Solliciteur général du Québec d’une part, et le ministère de la Défense nationale et le cabinet du premier ministre Brian Mulroney, de l’autre.« Le premier ministre a déjà offert son aide à la province de Québec à tout niveau, mais c’est le ministre des Affaires indiennes qui est en contact direct avec le niveau provincial », a insisté de son côté, Mme Sammi Locatelli, au cabinet du premier ministre.Au quartier général de la Force mobile à Saint-Hubert, le major Renneville a affirmé de son côté que de semblables demandes de « soutien » avaient été faites lors de l’assaut donné sur la réserve d’Akwesasne en mai dernier.Dans ce cas, il s’agissait de cantines mobiles fournies par le détachement de Petawawa pour nourrir les policiers et les réfugiés de la réserve.Il a dit ne pas avoir reçu de directive spécifique de la part de la Défense nationale.Des funérailles civiques pour l’agent Marcel Lemay Stephen Lewis blâme Bourassa pour les ratés de l’intervention à Oka OTTAWA (PC) — Stephen Lewis estime que le premier ministre Robert Bourassa doit porter une partie de la responsabilité de l’opération policière avortée contre les Mohawks qui s’est soldée par la mort d’un policier à Oka, mercredi.L’ex-ambassadeur aux Nations unies n’accepte pas l’explication donnée par M.Bourassa et des ministres provinciaux, qui ont dit après la tragédie qu’ils n’avaient pas été prévenus à l’avance du raid de la Sûreté du Québec.C’est le maire de la municipalité qui a demandé l’intervention de la police pour démanteler les barri- cades dressées depuis trois mois par les Mohawks sur un parc qu’ils considèrent comme leur territoire, et où la municipalité veut aménager un terrain de golf.Mais M.Lewis soutient que c’était au gouvernement du Québec de s’assurer d’éviter tout recours excessif à la police provinciale.« Avec tout le respect dû au premier ministre Bourassa, dans les circonstances, je ne crois pas que la police aurait dû être envoyée (à Oka), a-t-il dit à des journalistes hier, à Ottawa.J e pense c’est indéfendable et déraisonnable.On ne se bat pas pour un terrain de golf.C’est tout simple- ment inconcevable.» Oka n’est qu’un épisode de plus dans une série de cas de discrimination, de trahison, et de mauvaise foi qui se succèdent à l’endroit des peuples autochtones depuis des années, a accusé M.Lewis.L’ex-leader du Nouveau Parti démocratique ontarien a appelé le premier ministre Brian Mulroney à aller de l’avant avec la Commission royale d’enquête sur les conditions de vie des autochtones, qu’il avait proposée dans les derniers jours de l’agonie de l’accord du lac Meech, le mois dernier, mais qu’il a retirée par la suite.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Eltsine « J’annonce ma démission du PCUS.Je ne peux pas être guidé dans mes décisions par le seul Parti communiste, a-t-il dit.Étant donné ma grande responsabilité à l’égard du peuple de la Russie et dans le cadre du mouvement en faveur d'un système pluraliste, je ne peux suivre les seules instructions du Parti corn muniste.» « En tant que plus haute personnalité élue de la République (de Russie), je dois m’incliner devant la volonté populaire », a-t-il ajouté.En quelques phrases, Boris Eltsine a ainsi mis un point final à une carrière agitée dans le Parti, et son départ a laissé la salle sans voix.Eltsine est sorti de la salle et a pris place dans une voiture qui l’attendait au dehors.Pressé de questions par les journalistes, il s’est refusé à tout commentaire.Peu après, un représent ant de la Plate-forme démocratique a annoncé la défection de son groupe, au lie jour d’un « congrès de la division » marqué par des débats des plus houleux entre conservateurs et réformateurs.« Je suis autorisé à annoncer la division du Parti et notre intention de former un parti indépendant », a déclaré au micro Vladimir Chosta-kovsky, l’un des dirigeants de la Plate-forme démocratique, en plein congrès.La Plate-forme représente une centaine des 4700 délégués au Congrès, mais ses dirigeants affirment disposer du soutien d’une grande partie des adhérents du PCUS.Dans sa déclaration, la Plateforme lance un appel à toutes les forces démocratiques afin qu’elles se réunissent en congrès à l’automne prochain.Devant le mur du Kremlin, M.Chostakovsky a déclaré à la presse que la Plate-forme avait pris sa décision après avoir conclu que le con grès n’avait pas apporté de chan gements radicaux à la politique du PCUS.Il a ensuite appelé les membres du PCUS « à ne pas rendre individuellement leur carte du parti mais à s’inscrire à la Plate-forme démocratique en tant que structure économique et politique indépendante au sein du parti ».Ce n’est pas encore la « scission » mais c’est déjà la « division ».« Nous ne sortons pas du parti.Il y a le PCUS de Gorbatchev, il y a notre PCUS », a expliqué aux journalistes M.Vladimir Lyssenko, un autre porte-parole de la Plate-forme.« Scission », le mot était agité comme un épouvantail au début du Congrès, le 2 juillet dernier, et pen dant tous les travaux, les appels à l’unité du parti se sont multipliés, Mikhaïl Gorbatchev se faisant le champion de la consolidation et du consensus.Forts de leurs résultats aux der nières élections locales, qui ont notamment permis à leurs candidats d’emporter les mairies de Moscou et de Leningrad, les réformateurs radicaux sont arrivés au bord du Rubicon.Mais ils veulent d’abord se compter avant de franchir le pas et demandent ce qu’ils jugent comme leur dû : le partage des biens du Parti communiste soviétique.Avec l’élection d’un homme de dialogue — Vladimir Ivachko — au poste de numéro deux du parti, on pouvait penser que M.Gorbatchev était sur le point de réussir à préserver l’unité du PCUS.Il n’en fut rien : aux dernières heures du Congrès qui devrait se terminer aujourd’hui ou demain, le divorce a éclaté.Et pourtant, après ces deux coups de théâtre, la stupeur passée, les débats ont continué, comme si rien ne s’était passé.Autre sujet d’exégèse au Palais des congrès de Moscou : la défaite de M.Egor Ligatchev, longtemps considéré comme le chef de file des conservateurs, dans sa tentative de devenir le numéro deux du Parti communiste.Son avenir politique est désormais incertain, avec une possible mise à l’écart du Comité central, répétait-on hier dans les couloirs.L’une des personnalités de la nouvelle génération de dirigeants conservateurs, le premier secrétaire du Parti communiste de Russie, Ivan Polozkov, a laissé entendre que M.Ligatchev pourrait prendre sa retraite.« Egor Ligatchev a 69 ans.Il a beaucoup travaillé pour le Parti », a-t-il dit aux journalistes.M.Ligatchev n'a obtenu que 776 voix contre 3642 dans le vote de mercredi soir pour l’élection du secrétaire général adjoint du parti alors que Vladimir Ivachko, le dirigeant ukrainien, a été élu par 3109 voix contre 1309.Enfin, des dizaines de dirigeants militaires et d’hommes politiques soviétiques ont fustigé hier leurs détracteurs libéraux qui ont inspiré, selon eux, une « hystérie anti-militaire » durant ce congrès.•< L’idée d’un coup d’État militaire est lancée par ceux qui veulent jouer la ‘carte de l’Armée’ dans le jeu politique pour le pouvoir », ont-ils déclaré dans une lettre publiée dans le quotidien de l’Armée, Krasnaîa Zve/xla.La lettre est signée par 77 personnes, dont des députes des Parlements soviétique et russe et des responsables militaires.Elle a été publiée en réponse à l’appel d’hommes politiques et d’universitaires libéraux qui avaient réclamé dans l’édition du 4 juillet de la Komsomolskaîa Pravda des mesures radicales pour placer les for ces armées sous le contrôle du Parlement et les libérer de l’influence du Parti communiste.Les libéraux avaient déclaré dans une lettre au journal que « l’élite mi-litaro-bureaucratique formait un bloc avec les forces conservatrices ».+ Rive-Sud et la Sûreté du Québec, de l’autre.Un contrôle serré des entrées et des sorties de la réserve a été observé par les agents de la SQ.Les Warriors n’avaient de leur côté aucunement l’intention de démordre de leurs positions et ce, même si la pénurie de vivres s’aggrave sur la réserve.Déjà à court de lait, de pain et de couches depuis mercredi, les deux seuls dépanneurs de la réserve manquaient hier de viandes fraîches, de légumes et de farine.Ce maintien du blocus ne fait d’ailleurs pas l’affaire de tous dans la réserve.Même si 90 % des centaines de Mohawks présents mercredi soir à une réunion du conseil de bande ont voté en faveur du maintien des barricades, un bon nombre d’opposants se sont tout simplement abstenus de voter.La Sûreté du Québec pendant ce temps a resserré son emprise sur la réserve, la maintenant encerclée de toutes parts.Le périmètre de sécurité imposé aux médias a été éloigné de plusieurs centaines de mètres, empêchant toute vue sur les barri cades.Dénonçant la stratégie d’« étranglement » appliquée par la SQ, les Mowawks ont dénoncé le refus des policiers d’autoriser certaines personnes en mal de soins médicaux à franchir les barrages de la SQ.Selon le bureau de la Nation mohawk de Kahnawake, une jeune garçon coupé au pied accompagné par son père n’ont pu réintégrer la réserve une fois revenus de l'hôpital-qu’en empruntant le jxint ferroviaire.Un vieil homme en chaise roulante aidée par sa femme et sa fille a dû être poussé aussi sur la voie ferrée pour rentrer à la réserve.D’autres personnes, nécessitant des soins de chimiothérapie, se seraient aussi butées au refus des agents de la SQ, pour sortir ou une fois sorties pour réintégrer la réserve.Encore une fois, les automobilistes qui font la navette entre la Rive-Sud et Montréal ont vécu une heure de pointe cauchemardesque, les ponts Champlain, Victoria et Jacques-Cartier étant complètement engorgés.+ Haïti voirs publics de MM.Lafontant et Regala.Ils se sont également déclarés résolument opposés à une éventuelle dissolution par l’exécutif du Conseil d’Êtat auquel ils ont solennellement réaffirmé leur confiance.Ils ont aussi voté une résolution pour l’ouverture de négociations avec l'armée, l’Assemblée de concertation, le Conseil d’Etat et les organisations que cette dernière institu tion représente, en vue de trouver mÉÊ PHOTO JACQUES NADEAU V H* * fcw: Mohawks masqués aux barricades Toute la journée, hier, les Mohawks masqués d’Oka ont maintenu leurs barricades dressées sur le dessus d’une colline de la route 344, malgré la présence de centaines de policiers de la Sûreté du Québec dans les environs.* », •i-yy, éventuellement une « alternative à l’exécutif ».Cette réunion a été dominée par des discussions entre partisans du dialogue avec Mme Pascal-Trouillot et ceux qui estiment que la présidente a définitivement rompu le dialogue en refusant de publier au journal officiel haïtien le protocole d’accord du 4 mars dernier qui avait décidé de la formule d'un exécutif encadré par un Conseil d’État avec l’aval de l’armée et des principaux partis.Le Dr Roy s’est pour sa part déclaré en faveur d’une éventuelle « solution de compromis, mais pas de compromission ».Il a également réaffirmé que le Conseil d’État n’aspirait en aucun cas à remplacer l’é-xécutif.Il a enfin souligné que la situation est « d’autant plus grave que les mandats contre MM.Lafontant et Regala n’avaient jusque-là pas été exécutés, et que des hommes armés étaient toujours en circulation », précisant qu’il avait accepté le matin même une protection policière.L’état-major de l’armée haïtienne a fait savoir hier qu’il avait donné l’ordre à ses unités d’assister la police en vue d’arrêter Roger Lafontant, au lendemain d’une grève générale massivement suivie à Port-au Prince et dans le reste du pays pour réclamer l’incarcération et la traduction en justice de l’ex-ministre de l’Intérieur et de la Défense de Jean-Claude Duvalier et ex-haut responsable de la milice des Duvalier.Pour toute réponse, l'homme à l’origine de tout ce brouhaha, M.Lafontant, a déclaré à la télévision dominicaine qu’il aspirait à rien de moins que la présidence de son pays, parce que dans cette position, il ne
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