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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1990-07-21, Collections de BAnQ.

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la Bourse de Londres L’Armée républicaine irlandaise (IRA), vraisemblablement responsable de l'attentat perpétré hier matin contre la Bourse de Londres, s'est attaquée, au coeur même de la capitale britannique, à son symbole financier et économique.Page A-4 Castro intraitable La situation s’est aggravée à l’ambassade d'Espagne à La Havane avec l’entrée, hier peu avant midi, de cinq nouveaux réfugiés cubains, alors que Fidel Castro paraissait intraitable dans la plus grave crise entre Madrid et La Havane depuis la victoire de la « Révolution ».Page A-4 Oliver North North subira un nouveau procès Une Cour d'appel de Washington a annulé, hier, un des chefs d'accusation ayant entraîné la condamnation de l'ancien collaborateur de la Maison-Blanche Oliver North, qui devra donc à nouveau comparaître en justice pour son implication dans l'affaire de l'Irangate.Page A-4 Les chefs autochtones exigent le retrait des forces policières PHOTO JACQUES NADEAU Ken Deer, représentant du Long House, le chef Joe Norton, des Mohawks de Kahnawake, et Konrad Sioul, de l'Assemblée des premières nations, ont demandé le rappel du Parlement canadien afin de dénouer la crise.Amnistie Internationale rapporte un nombre croissant de meurtres d’enfants abandonnés au Brésil RIO DE JANEIRO (AP) - Des « escadrons de la mort » loués pour « nettoyer les taudis » torturent et assassinent un nombre croissant d’enfants abandonnés au Brésil, souvent avec la complicité de la police.Chaque jour, un nombre record de meurtres est enregistré à Recife, Sao Paulo et Rio de Janeiro, rapporte Amnistie Internationale.Dans un rapport intitulé : « Torture et exécution extrajudiciaire dans les villes du Brésil », les membres d’Amnistie font état de violences, en nette progression, perpétrées contre des enfants pauvres et errants.Le rapport dénoncé les tortures policières, les viols et les arrestations illégales d’enfants de la rue.Ces violences sont principalement commises par les sinistres « escadrons de la mort », généralement composés d’officiers de police en retraite ou n’étant pas en service.Excédés par une justice « impotente et versatile » devant le crime, ces commandos ont commencé à oeuvrer dans les années 60 en exécutant des opposants et des criminels pour le compte des juntes militaires successives.« La violence n’a jamais été aussi intolérable, estime Rodrigo Sousa Filho, coordinateur du Mouvement nationaldesenfantsde la rue,dans l’État de Rio de Janeiro.Ces enfants sont abattus comme des chiens errants ».Cette violence est le reflet d’un Brésil dont la pauvreté, la désintégration des cellules familiales et la corruption de la police se sont aggravées au cours de la décennie passée.Le pays connaît l’une des plus graves crises de son histoire : inflation à quatre chiffres, dette extérieure de plus de 130 milliards $ et des coupes sombres dans les budgets sociaux.Selon un rapport de l’UNICEF publié en mars dernier, 30 millions d’en- fants vivent dans la misère la plus révoltante.Douze millions d’entre eux doivent se débrouiller seuls dans les rues.Ils étaient cinq millions dans ce cas en 1985.Pour survivre, ils se transforment en mendiants ou en voleurs à la tire.« Us apprennnent très vite qu’iLs peuvent tripler le salaire de leurs parents en vendant de la drogue ou en rejoignant un gang », déclare Pedro Menezes, porte-parole de la Fondation centrale pour les enfants et les adolescents.Ne pouvant être justiciables avant l’âge de 18 ans, ces enfants sont des recrues de choix pour les chefs de gangs.C’est ainsi qu’ils participent à des enlèvements, des attaques de banques et à la revente de cocaïne.Devant l’augmentation de cette petite délinquance, les commerçants n’hésitent plus à louer les services des « escadrons de la mort ».Voir page A-8: Brésil >line Montpetlt RIEN ne laisse présager une solution imminente à la crise qui oppose les Mohawks aux gouvernements fédéral et provincial sur les barricades mohawks érigées depuis dix jours â Kahnawake et Kanesatake.En conférence de presse, hier, le vice-chef de l’Assemblée des Premières Nations autochtones du Canada, M.Konrad Sioui, entouré de quelque 150 représentants de la communauté autochtone de l’ensemble du Canada, a présenté une résolution en neuf points, dans une tentative de règlement du conflit.Les chefs amérindiens demandent le retrait immédiat des forces poli cières et militaires du Québec et du Canada des barricades mohawks érigées à Kanesatake et Kahnawake, pour faciliter le processus de négociation pacifique entre le gouvernement fédéral et les Amérindiens.Ils en appellent également des responsabilités constitutionnelles du gouvernement fédéral à l’égard du peuple autochtone, pour revendiquer la participation active du premier ministre du Canada dans les négociations.L’Assemblée des Premières Nations persiste cependant à réclamer l’amnistie à l’ensemble de la communauté mohawk impliquée dans la crise actuelle, et ne garantit en aucune façon le désarmement des guerriers (Warriors), embusqués derrière les barricades.Jeudi, le ministre fédérai des Af faires indiennes a réaffirmé que son gouvernement refuserait de négo cier avec une communauté armée.« Nous représentons une société, et les guerriers (Warriors) sont une faction de cette société », a déclaré le vice-chef de l’Assemblée des Premières Nations, M.Konrad Sioui.« Les autochtones ont le plus haut Voir page A-8: Chefs La police doit faire le premier geste, dit Chrétien d'après la Presse Canadienne KAHNAWAKE — Selon le chef libéral Jean Chrétien, les forces policières devraient faire un premier geste en vue de dénouer l’impasse qui persiste entre les Mohawks et les autorités, à Oka et sur la rive sud de Montréal.« Il faudrait qu’il y ait des gestes de part et d’autre.Mais à mon avis, il serait préférable que ça commence par la police », a affirmé hier M.Chrétien dans le Kateri Hall, de Kahnawake, devant des chefs mohawks et d’autres nations indiennes.Une fois ce premier geste démontré par les policiers, « je suis convaincu que les Indiens aussi feraient leur geste, dans les heures sinon les jours suivants », a-t-il affirmé en rappelant la longue histoire de méfiance, explicable, de la part des Amérindiens envers les Blancs.Le chef libéral rejette par ailleurs l’argument du ministre Torn Siddon comme quoi les Mohawks doivent déposer les armes avant que le gouvernement fédéral s'engage toute discussion.« C’est surprenant cette excuse des armes.M.John Ciaccia négocie depuis plus d’une semaine dans ces circonstances et Ottawa approuve M.Ciaccia.Alors pourquoi le ministre Siddon ne peut-il pas faire de même ?» Le processus menant à une solution de la crise devrait être graduel : « Un geste de la police serait suivi par un geste des gens d’Oka (les Mohawks de Kanesatake).Nous aurions alors une baisse de la tension », a-t-il expliqué.M.Chrétien, comme la plupart des reporters, avait gagné la réserve de Kahnawake par embarcation, pilotée par les autochtones.Les Mohawks présents dans la salle ont applaudi a la mention par M.Chrétien d’un premier geste devant venir des Voir page A-8: Chrétien Les négociations sur l’indépendance lituanienne sur le point de commencer MOSCOU (Reuter) — Les négociations sur l’indépendance de la Lituanie pourraient commencer avec le Kremlin dès la semaine prochaine, a déclaré hier le premier ministre de la république balte, Kazimiera Prunskiene, après avoir rencontré Mikhaïl Gorbatchev.« D’après ce que j’ai compris, il est prêt à entamer les négociations dès demain », a-t-elle dit à Reuter par téléphone.« Nous espérons que nous commencerons de véritables négociations la semaine prochaine », a précisé le premier ministre, ajoutant qu’il suffisait à la Lituanie de constituer sa délégation.« En ce qui nous concerne.nous allons créer la semaine prochaine une commission (sur les négociations) avec l’aide du Conseil suprême.Les documents adéquats sont déjà prêts ».Selon elle, le premier ministre soviétique Nikolai Rikjkov, qui devrait mener la délégation du Kremlin aux pourparlers, lui a confirmé etre prêt a commencer les discussions sans délai.La Lituanie a proclamé son indépendance le 11 mars et a déclaré le mois dernier qu’elle gèlerait sa déclaration pour 100 jours à partir du début des négociations qui doivent déterminer son statut vis-à-vis de l’URSS.Gorbatchev avait à l’origine Voir page A-8: Indépendance cine D’Amour collaboration spéciale Professeur de littérature dans un cégep de la région montréalaise, Francine D’Amour a fait une entrée remarquée dans les lettres québécoises en décrochant coup sur coup le Prix Guérin et le Prix Molson de l'Académie canadienne-fran-çaise pour son premier roman Les dimanches sont mortels, paru en 1987, aux éditions Guérin.Depuis, elle a publié Les Jardins de l’enfer, chez Vlb.DANS le brouhaha de l’arrivée, personne ne l’avait vue sortir.Le voyage avait été interminable, mais elle avait dormi pendant presque toute la durée du trajet.C’était à peine si elle se rappelait que papa l’avait prise dans ses bras et transportée à l’intérieur de la mâison, où, en dépit de ses efforts pour rester éveillée, elle s’était presque aussitôt endormie de nouveau.C’était peut-être l’effet du médicament que maman lui avait donné avant de partir.D’habitude, elle n’était pas sujette au mal des transports, mais c’était la première fois qu’elle entreprenait un aussi long voyage : aussi « mieux valait-il prévenir que guérir », comme l’avait dit maman.En ouvrant les yeux, elle avait été étonnée de ne rien reconnaître du décor qui l’entourait.Elle était ailleurs.Cela avait quelque chose de troublant, d’inquiétant, mais, en même temps, d’excitant.De grands draps blancs recouvraient les meubles qui avaient l’air de fantômes.Un peu effrayée, elle avait ap- enfant pelé sa grande soeur, qui lui avait donné un bout de chocolat en lui faisant promettre de se tenir tranquille.Elle avait promis, mais elle s’était levée dès qu’Hélène avait eu le dos tourné.La maison était grande à se perdre.Elle en avait fait plusieurs fois le tour, explorant les coins et les recoins, multipliant les découvertes.Dans une garde-robe, elle avait déniché un mannequin en osier, qui l’a- vait fait sursauter parce qu’il n’avait pas de tête ; puis, elle s’était cachée à l’intérieur de l’horloge grand-père, mais personne ne l’avait trouvée, ni même cherchée; en haut de l’escalier, il y avait une ouverture grillagée pratiquée dans le plancher, par où elle avait épié ce qui se passait à l’étage au-dessous.Il régnait là une grande agitation.Papa allait et venait en transportant des valises, grand-maman rangeait les provisions dans la cuisine, maman retirait les housses qui recouvraient les meubles.Comme elle commençait à s’ennuyer, elle avait eu l’idée de descendre au rez-de-chaussée et de défaire les bagages qui s’amoncelaient dans le vestibule.Elle avait fait des tas avec les shorts, les maillots, les san-Volr page A-8: Maisons PHOTO LOUISE LEMIEUX Francine D'Amour \euit L'ULTIME ALLIANCE «Le nouveau roman de Pierre Billon, (.), marquera sans doute notre littérature de fin de siècle d'une grosse pierre blanche.» Jm Royer, Le Devoir «Un roman riche, passionnant, éblouissant, épatagt!» Wor/> Bom, m «.Un très grand livre.» Régino! Martel, b Presse Par l'auteur de «L'Enfant du cinquième Nord».attkyî®! unotiiffld Vues d’en bas, les maisons se ressemblaient toutes Gerry Boulet Le riche héritage de Gerry Boulet Le chanteur Gerry Boulet, décédé cette semaine, lègue à la chanson québécoise un riche héritage.Page C-1 A-2 ¦ Le Devoir, samedi 21 juillet 1990 La cote de Chrétien a baissé partout au Canada EN BREF.___________________________________ Au Québec, seulement 17 % des électeurs approuvent son comportement Sommet des jeunes Québec.Canada.URSS QUÉBEC (PC) — Le nouveau chef du Parti libéral du Canada, Jean Chrétien, éprouve de très grospro-blèmes au Québec, où 66 % des électeurs désapprouvent son attitude.Même dans le reste du Canada, la cote de M.Chrétien a beaucoup baissé au cours des dernières semaines.Si l’insatisfaction grandissante à l’endroit de Jean Chrétien ne se reflète pas encore dans les intentions de vote à l’échelle canadienne, le dernier sondage Angus Reid réalisé pour le quotidien Le Soleil indique que le PLC a encore perdu 4 points en un mois au Québec, où une élection partielle cruciale aura lieu dans Laurier/Sainte-Marie, le 13 août.Avec 31 % des intentions de vote au Québec, soit 13 points derrière le Parti conservateur, le PLC est pratiquement revenu au même niveau qu’aux élections de 1988, quand M.Mulroney avait balayé la province.Le sondage a été effectué auprès de 1501 personnes à travers le Canada, entre le 4 et le 10 juillet.Avec un tel échantillon, la marge d’erreur L’OMS établit une gradation d’infection du sida GENÈVE (AFP) — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a proposé l’établissement d’une échelle provisoire sur la détermination des stades de l’infection du syndrome d’immuno-déficience acquise, en soulignant qu’une pareille échelle « universellement applicable, s’impose », a-t-on appris officiellement hier.Dans son dernier bulletin, l’OMS dont le siège est à Genève, souligne les intérêts multiples d’un tel système divisé en quatre stades cliniques.Il permettra « d’améliorer la prise en charge clinique des patients, de faire un pronostic fiable, d’aider à la conception et l’évaluation des essais de médicaments et de vaccins et d’investiguer la pathogénie et l’histoire naturelle de l’infection VIH ».L’OMS note encore que les échelles en vigueur, comme celle de l’Institut américain Walter Reed, ne sont pas partout applicables dans la mesure où les marqueurs biologiques sur lesquels elle s’appuie sont « inutilisables dans bien des régions ».L’OMS a déjà procédé à une validation de cette échelle, à partir des données recueillies sur 907 séropositifs dans 26 centres cliniques des cinq continents.Cette expérience lui a permis de dresser une liste de marqueurs cliniques répartis en quatre catégories, dans lesquelles sont décrits les différents symptômes de chaque stade : ¦ infection asymptomatique — adénopathie persistante généralisée.¦ début de maladie bénigne.¦ stade intermédiaire (maladie modérée).¦ stade avancé (maladie sévère — équivalent du sida).est de 2.5 points Alors qu'en mai dernier, 51 % des Canadiens se disaient satisfaits de la performance de M.Chrétien, ils ne sont plus que 36 % à l’approuver.De 31 % qu’ils étaient il y a deux mois, les insatisfaits sont maintenant 39 % et 25 % ne savent pas quoi penser du chef du PLC.La cote de M.Chrétien est en baisse dans toutes les provinces, mais c’est au Québec que la situation est la plus dramatique, sans nul doute en raison de son attitude dans le débat sur l’accord du lac Meech.Seulement 17 % des Québécois approuvent son comportement, par rapport à 36 % en mai.Du même coup, le taux d’insatisfaction à son endroit est passé de 52 % à 66 %.Ailleurs au pays, ceux qui sont satisfaits de M.Chrétien demeurent les plus nombreux, mais il a quand même perdu 15 points en Colombie-Britannique, 13 points dans les Prairies, 11 points en Ontario et 19 points dans les provinces de l’Atlantique.S’il demeure très impopulaire dans l’ensemble du pays — 74 % des répondants sont insatisfaits de son travail — le premier ministre Mulroney a néanmoins entrepris une remontée intéressante au Québec.Il y a maintenant 48 % des Québécois qui sont satisfaits de sa performance, par rapport à 44 % d’insatisfaits.En mai, son taux d’insatisfaction était de 57%.Au Canada anglais, c’est cependant la catastrophe pour M.Mulroney, où l’insatisfaction à son endroit atteint des sommets : 87 % dans l’ancien château fort conservateur des Prairies, 85 % en Ontario.Légère amélioration dans les Maritimes (75 %) et en Colombie-Britannique (77%).Des trois chefs de parti, c’est Mme Audrey McLaughlin qui recueille le plus fort taux taux de satisfaction au pays (39 %), ce qui représente quand meme une baisse de 5 points depuis deux mois.Et surtout, 41 % des Canadiens ne savent pas trop quoi penser du chef du N PD.Les Québécois sont encore plus indécis (53 %) que les autres à son sujet.Les difficultés de M.Chrétien ne déteignent pas encore sur les inten- tions de vote que recueille son parti dans l’ensemble du Canada.À 50 %, U demeure au meme niveau qu’en juin dernier.Le NPD suit de loin avec 21 %.À 20 %, le PC a perdu 3 points.Il en va autrement au Québec.À 31%, le PLC est maintenant 13 points derrière le PC (44 %), qui a gagné 17 points depuis deux mois.Le NPD est troisième avec 14 %.Il y a de quoi faire réfléchir les libéraux : en février dernier, ils détenaient une avance de 27 points sur les conservateurs.Le PLC domine complètement en Ontario avec 63 % des intentions de vote, devant le NPD (22 %) et le PC (12%).La domination libérale est plus évidente encore dans les Maritimes où le PLC recueille 81 % des intentions de vote, ne laissant que des miettes au PC (11 %) et au NPD (8%).Dans les Prairies, les libéraux (47 %) devancent le NPD (27 %) et le PC (12 %) En Colombie-Britannique, le NPD (35 %) conserve une légère avance sur le PLC (32 %) tandis que le PC (19%,) est bon troisième.Les pilotes d’avions canadiens moins fiables que leurs vis-à-vis américains OTTAWA (PC) — Le taux d’accidents des principaux transporteurs aériens commerciaux du Canada est presque trois fois supérieur à celui des compagnies américaines, révèle une étude préparée pour le compte du gouvernement fédéral.La recherche effectuée par la firme-conseil Sypher-Mueller International a également permis de conclure que les pilotes canadiens sont plus sujets à commettre des erreurs que leurs collègues des États-Unis.« Le niveau actuel de sécurité est en-dessous du plus haut niveau acceptable et en-dessous de celui des États-Unis », indique l’étude du ministère fédéral des Transports publiée dans l’édition d’hier du Ottawa Citizen.Ce rapport fait partie d’une révision plus globale du ministère visant à déterminer jusqu’à quel point il est sécuritaire de voyager en avion au Canada.Le ministère a mandaté l’an dernier deux firmes — Sypher-Mueller et James F.Hickling Management — pour préparer deux rapports sur la question.Précisant que le nombre d’accidents par année a diminué au début des années 80 et est demeuré constant depuis, les deux rapports accordent des points de mérite au Canada en matière de sécurité aérienne.La firme Sypher-Mueller souligne de plus que les transporteurs aeriens « peuvent soutenir avantageusement la comparaison avec la plupart des autres compagnies aériennes dans le monde ».Alors que le taux d’accidents au Canada est plus élevé qu’aux États-Unis, le taux de mortalité et de blessures est le même.Il n’en reste pas moins que l’écart entre les rendements en matière de sécurité des compagnies américaines et canadiennes entre 1983 et 1988 est fort préoccupant, croient les analystes.Selon l’étude, ce sont les pilotes qui sont surtout responsables de cet écart entre les taux d’accidents au Canada et aux États-Unis.Le taux d’erreur de pilotage dans les accidents survenus entre 1983 et 1988 est « terriblement plus élevé» au Canada.Au Canada, il y a eu pour 100 000 vols, 0,2 accidents causés par les pilotes pour 0,03 aux ÉtaLs-Unis.Ces résultats laissent voir une « tendance évidente », selon le rapport.Le gouvernement s’est interrogé sur les causes possibles : les pilotes américains ont-ils plus d’expérience ?Y a-t-il plus de pilotes des lignes commerciales américaines qui sont d’anciens pilotes de l’armée ?Les normes d’entraînement et d’obtention des licences sont-elles les mêmes ?Exige-t-on plus des pilotes canadiens dans leur tâche ?L’étude recommande la création d’une banque de données pour surveiller le comportement des pilotes canadiens afin de comprendre les raisons pour lesquelles des erreurs sont commises.On exhorte également le gouvernement à ramener les chiffres en matière de sécurité au même niveau que les États-Unis d'ici l’an 2000.Les rapports d’accidents des six principaux transporteurs aériens, y compris Air Canada et Canadien International, qui transportent 90 % des voyageurs, ont été examinés par la firme-conseil.Les plus importantes compagnies canadiennes enregistrent 0,7 accidents pour 100 000 vols, soit presque trois fois le taux aux États-Unis, qui est de 0,24 pour 100000 vols.Le directeur général du programme d’évaluation de Transport Canada, M.Jon Fisher, a déclaré uue le ministère avait commence une étude pour « confirmer » l’analyse comparative des taux d’accidents au Canada et aux États-Unis de Sypher-Mueller.Il a ajouté qu’une autre étude sur « le niveau et la nature des faiblesses des pilotes et leur impact sur la sécurité aérienne » serait aussi réalisée.Les deux études rendues publiques hier reprochent à la bureaucratie gouvernementale du ministère son échec à instaurer un système efficace de licences des pilotes, à certifier de nouveaux transporteurs et à approuver de nouvelles routes aériennes.Par ailleurs, les analystes ne croient pas que la déréglementation ait provoqué une augmentation des accidents.Ils estiment cependant qu’un plus grand contrôle est nécessaire parce qu’il faudra encore « des années » avant que les pleins résultats soient atteints.Dans le rapport Hickling, le gouvernement se voit reprocher l’absence d’objectifs clairs, de perspectives et de priorités dans ses efforts de surveiller étroitement l’industrie de l’aviation.Le Québec mérite mieux que la sous-traitance du projet Hibernia, s’inquiète Jean Garon Robert Lefebvre — de la Presse Canadienne LÉVIS-LAUZON — Avec le projet de plate-forme géante Hibernia, le gouvernement fédéral prépare pour le Québec un coup fourré semblable à celui qui l’a privé du contrat de construction des frégates il y a quelques années, soutient le Parti québécois.Son représentant Jean Garon craint en effet que le gouvernement canadien ne prenne une décision purement politique en accordant à Terre-Neuve la part du lion des retombées de ce megaprojet de 5,1 milliards $ alors que le Québec est seul à disposer du savoir-faire requis pour réaliser un tel projet.« Terre-Neuve n’a jamais contruit de plates-formes de forage en haute mer et il n’y aurait même pas assez de soudeurs qualifiés à Terre-Neuve pour s’acquitter de cette tâche », a fait valoir hier le député de Lévis en conférence de presse.Selon l’édition du 7 juillet du Financial Post, le gouvernement canadien signera des ententes à ce sujet avec le gouvernement de Terre-Neuve le 24 août prochain.M.Garon ne réclame pas de faveurs pour le chantier MIL Davie de Lévis-Lauzon qui se trouve dans sa circonscription électorale, mais il proteste contre le fait qu’Ottawa s’apprête à accorder à Terre-Neuve, sans appel d'offres, la maîtrise d’oeuvre du projet et la construction de plusiers modules de cette plateforme.Il demande seulement qu’on laisse jouer le jeu de la libre concurrence.Soulignant que le chantier de Lévis-Lauzon est la seule entreprise canadienne à avoir construit ce genre de plate-forme — 12 au total entre 1978 et 1983 —, il est convaincu que ce chantier maritime saurait se qualifier dans un concours d’appels d’offres.« Il y a des limites pour le Québec à être le sous-traitant de Terre-Neuve après avoir été le sous-traitant du Nouveau-Brunswick pour la construction des frégates », a clamé M.Garon en soulignant que c’est ourtant le Québec qui devra payer 5 % des 2,7 milliards $ d’aide financière que le fédéral accordera au consortium Hibernia.« À moins que le fédéral ne trouve nécessaire pour l'unité canadienne que les travailleurs spécialisés de Lévis-Lauzon s’exilent à Terre-Neuve pour gagner leur vie, il faut que MIL Davie puisse soumissionner sur toutes les facettes du projet susceptibles de l’intéresser et soit libre de réaliser les travaux obtenus à ses installations actuelles plutôt que d’être réduit au rôle humiliant de sous-traitant auquel on donne un os à ronger», conclut le député de Lévis.Voulant tout faire pour éviter la répétition du scandale des frégates, le député Garon interviendra auprès des ministres fédéral et provincial de l’Industrie, MM.Benoît Bouchard et Gérald Tremblay.Ville de Montréal VIVRE MONTRÉAL ET EN PARLER Assemblées régulières des Comités-conseil d'arrondissement Rosemont - Petite Patrie: Lundi 30 juillet, à 19 h Comité Vie de quartier 5095, 9* Avenue, Rosemont Villeray - Saint-Michel: Mardi 31 juillet, à 19 h Centre Saint-Mathieu 7110, 8* Avenue Le 25 juillet 1990 Le greffier de la Ville, Léon Laberge Information AVIS PUBLIC est donné que les prochaines assemblées régulières des Comités-conseil d'arrondissement se tiendront aux dates, heures et endroits indiqués ci-dessous: Côte-des-Neiges - Notre-Dame-de-Grâce: Lundi 30 juillet, à 19 h Maison de la Culture de Côte-des-Neiges 5290, ch.de Côte-des-Neiges (PC) — Trois Québécois, trois Canadiens anglais et une dizaine de jeunes soviétiques participeront, durant la première dizaine de septembre à Moscou et à Ashkabad, en Asie centrale, à un sommet-jeunesse Québec-Canada-URSS.Pour préparer cette recontre, issue des récents échanges intervenus entre le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le premier ministre Brian Mulroney, deux Lituaniens et un Russe ont complété, hier, un séjour d’une semaine au pays.Ils ont pu échanger à Montréal avec des jeunes du Parti québécois, du Parti libéral du Québec et du comité jeunesse de la Société culturelle Québec-URSS.À Toronto, ils ont rencontré des jeunes du YMCA et du YWCA.Lors du sommet de septembre, ces jeunes entendent discuter de drogue, de chômage, de manque de perspectives et de logement dans le but de contribuer à trouver des solutions communes à leurs problèmes, tout en respectant les sensibilités des différentes nationalités.Bactérie litigieuse KITCHENER, Ontario (PC) — Le Dr Ian Kirk, haut fonctionnaire du ministère fédéral de l’Agriculture, a déclaré, hier, que le gouvernement canadien s’est plaint auprès des autorités américaines de leurs fréquents contrôles sur les importations d’aliments canadiens.Deux compagnies de Kitchener et de Belleville, en Ontario, ont dû récemment rappeler des saucisses envoyées aux États-Unis parce que les Américains y avaient détecté une bactérie appelée lysteria monocytogène.En juin, une société de la Colombie-Britannique a été acculée à la faillite par le refus des États-Unis d’accepter des saumons fumés qu’ils jugeaient contaminés.Le Dr Kirk a souligné que la bactérie lysteria se trouve un peu partout dans l’environnement, de sorte qu’il est évident que les Américains peuvent parfois la trouver dans les produits canadiens.Cette bactérie ne cause généralement pas de problèmes de santé, mais elle peut rendre malades les personnes très jeunes ou très âgées, de même que les femmes enceintes de leur premier bébé.Le moment des « découvertes » des Américains est bien mal choisi, selon le Dr Kirk, puisqu’il provoque des critiques contre une entente conclue entre le Canada et les États-Unis, au début de l’année, voulant que les deux pays cessent les inspections à la frontière pendant une période d’essai.L’entente devait entrer en vigueur en avril et en juin, mais il y a eu des délais bureaucratiques.Charlevoix, haut-lieu de l’environnement SAINT-HILARION (PC) — La région de Charlevoix sera un haut-lieu de la recherche appliquée fondamentale en environnement, projette la Chambre de commerce de Charlevoix-Est Pour ce faire, l’organisme socio-économique mise sur l’implantation d’un complexe environnemental à trois volets spécifiques.Il y aurait, en effet, un centre national de recherche en environnement; un second volet aurait trait à l’éducation, en continuité avec la vocation du centre écologique de Port-au-Saumon; finalement, le complexe compterait un centre d’interprétation des milieux terrestre et marin de la réjgion du golfe Saint-Laurent.Ce projet nécessitera un investissement de 35 millions $ et créera plus d’une centaine d’emplois.Un gène déterminerait le sexe LONDRES (AFP) — Deux équipes de chercheurs britanniques viennent de découvrir un gène qui serait à l’origine de la détermination du sexe de l’embryon, et dont l’étude pourrait aider à comprendre le développement de certaines maladies comme le cancer.La revue scientifique Nature publie cette semaine un résumé des travaux des deux équipes du Medical Research Council (MRC) et de l’Imperial Cancer Research Fund (ICRF), qui ont mené conjointement les recherches.Selon les chercheurs, ce gène, appelée SRY (Sex-determining Region of the Y), est présent dans une minuscule région du chromosome Y (masculin) mais non pas dans le chromosome X (féminin).Il se met en activité huit semaines après la conception pour produire les organes sexuels masculins.Si ce gène est absent, ou s’il ne se met pas en activité, l’embryon sera une fille.Selon l’expression des chercheurs, ce gène « allume » des signaux chimiques dans l’embryon qui influencent le développement des gonades, les glandes sexuelles.Le Pr Peter Goodfellow, de 1TCRF, a indiqué que les expériences avaient été pratiquées sur de nombreux mammifères, des êtres humains comme des chimpanzés, des lapins, des cochons et des chevaux, et même un tigre du zoo de Londres.Décisive faute de frappe WEST PALM BEACH, Floride (AFP) — Un homme qui avait avoué un meurtre a été définitivement acquitté cette semaine à West Palm Beach, au bénéfice d’une erreur de frappe dans un rapport de police.Les heures indiquées dans le document devaient servir de preuve quant à la culpabilité de Frank Mars, qui avait avoué le meurtre d’un ami.Or, à la suite d’une faute de frappe (12 h 59 a.m.au lieu de 12 h 59 p.m.), l’horaire noté dans le document officiel correspond à un moment auquel l’accusé ne pouvait pas avoir tué.Lorsque les plaignants ont voulu rouvrir le procès avec les documents corrigés, la défense a invoqué le 5e amendement de la Constitution américaine qui implique qu’un inculpé ne peut être jugé deux fois pour le même crime.L’objection a été retenue par le juge de première instance et par les différentes juridictions d’appeL Frank Mars, qui risquait la chaise électrique, devrait être libéré en 1991 après avoir purgé une peine pour une autre affaire.La porte vers l’espace reste ouverte MOSCOU (AFP) — Après la journée d’hier consacrée, en grande partie, à des examens médicaux, les deux cosmonautes soviétiques Anatoly Soloviev et Alexandre Balandine, vont prendre un week-end de repos bien mérité, a annoncé l’agence TASS.Pendant ce temps, les spécialistes au sol essaient, en se servant de différentes maquettes grandeur nature, de déterminer les causes exactes de la mauvaise fermeture de l’écoutille par laquelle les deux cosmonautes sont sortis, le 17 juillet, pour effectuer une réparation de fortune sur les deux panneaux thermo-isolants décollés du vaisseau de transport Soyouz-TM9, à bord duquel ils doivent regagner la Terre, le mois prochain.Pour l’instant, les responsables du vol ne savent pas si les deux hommes auront ou non à effectuer une seconde « sortie » pour voir ce qui empêche l’écoutille d’être refermée correctement.L’ablation de la vésicule sans douleur ou presque QUÉBEC (PC) — Depuis plus d’un siècle, l’ablation de la vésicule biliaire nécessitait une longue incision dans l’abdomen et plusieurs semaines de convalescence.Mais l’adaptation récente d’une technique chirurgicale utilisée en gynécologie depuis 20 ans, la laparoscopie, est en train de chambarder la tradition.La laparoscopie (du grec ancien lapara, flanc, et scopein, regarder) est en quelque sorte l’inverse du périscope des sous-marins.Au lieu de regarder ce qui se passe en surface, à l’extérieur, on examine de qui se passe à l’intérieur du corps, grâce à une source lumineuse et une caméra vidéo.À l’aide de l’image transmise à un moniteur, les chirurgiens manipulent correctement les instruments insérés par de minuscules orifices.Utilisée en chirurgie gastro-intestinale pour enlever la vésicule biliaire (opération nommée cholécystectomie), cette technique a de nombreux avantages, estime le Dr Jacques Smith, chef du service de chirurgie générale à l’Hôtel-Dieu de Lévis.« L’incision principale cause moins de douleur parce qu’elle mesure un centimètre au lieu de dix, ce qui évite de sectionner des muscles.Les troubles post opératoires sont également moins fréquents et la chirurgie est plus esthétique», dit-il.Le Dr Smith et un autre chirurgien de Lévis, le Dr Jean Laliberté, re- * viennent d’un stage en France où ils ont assimilé cette technique chirurgicale mise au point il y a quelques années.Ils y ont eu recours pour la première fois le 29 mai dernier, à Lévis.Au Québec, seulement une dizaine d’interventions du genre ont été pratiquées à l’heure actuelle, mais l’avenir s'annonce prometteur.» C’est la méthode de l’avenir.En Europe, on s’en sert déjà pour opérer lors de crises aiguës, ce que nous ne faisons pas.pour l’instant », soutient le Dr Smith.Il donne en guise d’exemple le fait que près de 300 cholécystectomies par an sont pratiquées dans un hôpital comme celui de Lévis et que de 70 à 85 % des patients peuvent bénéficier de cette technique.Il se pratique quelque 17 000 cholécystectomies par an au Québec.L’intervention chirurgicale tradi-tionelle remonte à 1882.Elle consiste à inciser l’abdomen et à sectionner la vésicule dysfonctionnelle.La longue coupure aura pour résultat d’obliger le patient à sept jours d’hospitalisation et à six à huit semaines de convalescence.« Avec la laparoscopie, la durée d'hospitalisation est réduite à environ trois jours, dit le Dr Smith.Il est possible au patient de quitter le centre hospitalier de ses propres moyens environ 24 à 48 heures après avoir subi ce genre d’intervention.De plus, la plupart des patients peuvent reprendre leurs occupations sept jours après l’opération». Le Devoir, samedi 21 juillet 1990 B A-3 Québec veut nommer un délégué permanent en République russe Les gouvernements soviétique et canadien n'en n'ont pas été informés MOSCOU (PC) — Le Québec a proposé, hier, de déléguer un représentant permanent à Moscou pour s’occuper des liens commerciaux grandissant avec la République russe, a confirmé le ministre québécois de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, Gérald Tremblay.La proposition québécoise a été présentée à des représentants de la Fédération russe sans que le gouvernement canadien ni le gouvernement fédéral soviétique n’en soient informés, a reconnu le ministre lors d’une brève entrevue accordée à l’issue d’une conférence de presse.Cette dernière avait été convoquée pour annoncer les nouvelles ententes gouvernementales et commerciales intervenues entre le Québec et la Russie.Le ministre a indiqué qu’il avait l’intention de discuter avec Ottawa pour obtenir qu’un représentant qué- bécois puisse travailler à partir de l’ambassade canadienne à Moscou.Québec a également proposé à la Fédération russe — qui a récemment déclaré sa souveraineté face à l’Union soviétique et a fait dire au président Mikhaïl Gorbatchev que cela pourrait faire éclater le pays — l’envoi d’un représentant d’affaires ou commercial au consulat soviétique à MontréaL Des représentants provinciaux sont présents dans les ambassades canadiennes de nombreux pays, mais il s’agirait d’une première pour l’Union soviétique, a déclaré l’ambassadeur canadien Vernon Turner lors d’une autre entrevue, après la conférence de presse tenue a l’ambassade canadienne.M.Turner a signifié qu’il n’avait pas été prévenu à l’avance de la proposition québécoise présentée hier aux représentants de la fédération et qu’il fera rapport là-dessus à Ottawa.M.Tremblay et les membres de son entourage’ ont expliqué que la proposition n’avait nen de sensationnelle.« La situation idéale envisagée — cela devra être discuté avec le gouvernement canadien — est de pouvoir compter sur un représentant de la Fédération russe au consulat (soviétique) à Montréal et un représentant du Québec à l’ambassade canadienne (en Union soviétique), a-t-il dit.« Je pense que cela aiderait à coordonner les différents projets d’affaires que nous sommes en train de négocier ou de fignoler avec la Fédération russe.De son côté, M.Turner a indiqué qu’il ne croyait pas que la proposition québécoise constituerait un problème parce qu’il s’agit là d’une pratique courante ailleurs.La Fédération russe est la plus importante des 15 républiques de l’Union soviétique.Le mois dernier, peu après l’élection à la présidence du populaire Boris Eltsine, la Fédération russe a opté pour une forme de souveraineté.Dans ce cas, les lois russes auraient préséance sur les lois soviétiques.Peu après, la Fédération russe a commencé à négocier directement des ententes politiques et commerciales avec les autres républiques soviétiques et des gouvernements étrangers.La Russie est à la fois le coeur — au propre et au figuré — de l’Union soviétique et s’étend de la mer Baltique à l’océan Pacifique, occupe les trois quarts des terres, regroupe plus de la moitié de la population et comprend la vaste majorité des ressources naturelles.En conférence de presse, le ministre Tremblay a dit chercher par les nouvelles ententes avec la Fédération russe une plus forte coopération dans les secteurs de la recherche scientifique, des télécommunications et des co-entreprises.Le Québec et la Russie ont déjà des ententes de vieille date touchant l’agriculture et les matières premières, notamment.M.Tremblay a reconnu que sa délégation n’avait pas discuté de la nouvelle entente Québec-Russie avec le gouvernement fédéral soviétique.Mais il ne s'attend à aucune réaction négative, a-t-il ajouté.• Ce que nous faisons maintenant, nous le faisons publiquement.Les gens savent que nous sommes ici ».« L’Union soviétique a des façons de savoir ce qui se passe.S’ils ont quelque chose à dire, nous l’aurions su ou nous le salu ons bientôt ».Le ministre québécois considère que c'est un bon moment pour investir en Union soviétique.« Le moment est excellent pour les compagnies québécoises qui sont prêtes à prendre le risque.Nos compagnies, nos gens d’affaires croient que les bénéfices seront très intéressants à moyen ou long terme.Nous ne cherchons pas des profits à court terme.Mais je pense que si nous prenons aujourd’hui un risque calculé, nous tirerons un jour des avantages de l’association que nous essayons de mettre en forme avec la Fédération russe » Finalement, le ministre irindiqué que les gens d’affaires qui l’accompagnaient dans sa visite d’une semaine avaient signé des contrats d’une valeur de ‘25 millions $ et étaient sur le point de conclure d’au très accords.7 •s L’Église et les parents ont une vision bien différente du rôle de l’enseignement religieux PHOTO SÉBASTIEN BOUCHARD Trois membres du groupe Le monde à bicyclette distribuaient hier des « contraventions » aux automobilistes pour avoir pollué l’air du centre-ville de Montréal.Des «contraventions» pour faire réfléchir vain Blanchard SIX CENTS AUTOMOBILISTES montréalais ont reçu une « contravention », hier midi, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Université, pour avoir pollué l’environnement ! Dirigés par M.Tookcr Gomberg, un militant écologiste d’Edmonton, une dizaine de membres du groupe Le monde à bicyclette, tous vêtus d’uniformes blanc et de masques à gaz, ont paradé sous la pluie à l’heure du lunch pour donner aux automobilistes immobilisés aux feux rouges ces « contraventions » sur lesquelles on leur rappelait les désavantages de rouler en voiture dans une ville où existe un réseau efficace de transport en commun.Le tout s’est déroulé sans incidents, les automobilistes recevant même parfois en souriant ces billets qui les invitaient aussi à se rendre à l’UQÀM, lundi, pour assister à un diaporama sur la pollution urbaine.Cette manifestation en faveur d’une ville sans automobile était la septième du genre organisée par M.Gomberg depuis le mois de mai.Ce dernier a en effet répété le même manège à New York, Philadelphie, Minneapolis, Edmonton, Toronto et Boston.Il s’apprête maintenant à se rendre à Washington où, avec l’aide de cyclistes et d’écologistes, il tentera une nouvelle fois de convaincre les disciples de l’auto de sauter dans le train, le métro, ou l’autobus.« L’automobile figure parmi les principaux responsables des pluies acides, de l’effet de serre et de plusieurs autres méfaits, explique Too-ker Gomberg.Mais il n’y a pas que la pollution qui soit en cause.Les risques d’accidents et les coûts énormes que les automobilistes défraient pour bénéficier de leur droit de bouder le transport en commun sont aussi des problèmes qui nous préoccupent ».Selon lui, le tiers de la ville de Montréal appartient aux automobilistes.Si l’on tient compte des rues, des stationnements et des stations-service, on arrive à peu près à ce chiffre, dit-il.Cela n’a aucun sens.Voilà pourquoi la sensibilisation est importante » « En France, les choses commencent à changer.À Bordeaux, par exemple, la mairie s’apprête à déposer un projet de loi qui interdira aux automobilistes l’accès à 75 % des rues de la municipalité.À Stockholm, les propriétaires d’un véhicule doivent débourser chaque année 2000 $ pour obtenir le permis les autorisant de circuler au centre-ville ».À Montréal, on est loin du compte.Mais M.Gomberg croit que l’accumulation de petits gestes comme celui qu’il a posé hier permettra un jour de changer l’attitude des gens.« Le grand objectif, c’est bien sûr de donner le centre-ville aux piétons.Mais on ne rêve pas en couleur.On va d’abord essayer de faire sortir les automobilistes de leur voiture, et après on verra combien de temps les usagers du transport en commun, qui composeront peut-être alors une majorité, toléreront l’espace accordée à l’auto ».i-Pierre Proulx SI LES PARENTS Québécois veulent encore très majoritairement que leurs enfants reçoivent un enseignement religieux catholique à l’école, ce n’est pas dans le but d’en faire des croyants ou des membres actifs de l’Église.Us veulent avant tout que l’école transmette à leurs enfants quelques grands « schèmes religieux » qui font partie de leur propre « culture de base » et qui vont contribuer à donner un « sens » à leur existence et des « balises » dans leur vie.Une universitaire de Québec, Mme Micheline Milot, vient de proposer cette explication au paradoxe depuis longtemps observe chez nous du choix encore massif des parents pour la catéchèse alors que la majorité ne pratique plus, tout comme leurs enfants d’ailleurs.La thèse de doctoral de Mme Mi-lot intitulée : « De la transmission de la religion.Rapports famille-école », soutenue l’an passé à la faculté des Sciences de l’éducation de l’université Laval, semble bien constituer la première tentative d’explication globale du choix des parents pour l’enseignement religieux.Mme Milot a construit sa théorie explicative à partir du matériel recueilli par des étudiants auprès d’un milier de parents du primaire, qu’elle a complétée ensuite par une vingtaine d’entrevues.« Ce qui retient l’attention, a d’abord noté Mme Milot, c’est que cet univers de valeurs religieuses et de comportements en matière de transmission de la religion est d’abord et avant tout rattaché à la famille, comme noyau culturel, plutôt qu’à une communauté confessionnelle ».Mais cette identité confessionnelle (le fait d’être catholique) appartient elle-même à l’héritage des parents et « est reconduit automatiquement par naissance ».Il justifie spontanément le choix d’une éducation religieuse pour les enfants sans pourtant que cette identité catholique » soit assortie d’une adhésion stricte aux con- Garavouvous dit: LES FORFAITS DU fllanoir^ichelieii Réseau Hôtelier diverse! EUROPE Paris, à partir de .398$ Bruxelles, aller et retour, a partir de.469$ Londres ou Lyon ou Toulouse 449$ Montréal-Nice, à partir de 489$ Montréal-Nantes, à partir de 449$ (UROPf PROMOTION • ACHAT RACHAT ' 23 tours 30 lours | 37 lours CITROEN 811 I9TRD DIESEL D.X.CITROEN 11 II TROUE EUT.OIESEL CITROEN II 11 TURI0 OIESEL D R.CITROEN SI II BREEN DIESEL D E.crrMUUiiniMOST DIESEL D E 856$ 921S 875$ 856$ 1040$ 1066$ 1035$ 1040$ 1050$ 1260$ 1280$ 1250$ 1260$ 1270$ 890$ .PRIX unUUSON tltUXEUIS POUR P EWSFTEBSTER DAM (HUUSDCUmBMRf) AIR - AUTO: CITROEN - RENAULT - PEUGEOT ¦ VW - ALEA-ROMEO - NISSAN.ETC.CAMPERS TW ET CAMPERS £0U'PvÉ^tï™?t’,.,2o C* 1549 _ CITROEN AX 10 1599 — BX DE BASE 1879 — BX IS THS AUTOMATIQUE SI 174 - BX 19 TRD AUTOMATIQUE $1207 - BXI9 TRS S.109 - RENAUT1 L 57 1590 — RENAULT 19 TR $925 — RENAUTl 21 GTS $1295 — RENAULT STATION SI529 — PEUGEOT 2» JR 3 PORTES SSGS - 309 $900.sic.CHOIX D AUTOMATIQUES ET CAMPERS.LIVRAISON FRANCE-BELGE-QUE-HOLLANDE, sic.VOYAGES S.E.T.A.VOYAGES Avion bateau billets pour croisières Eurailpass pour chemin de 1er européens Portails vers Hawaii et Cuba Les Antilles et les Caraïbes SPÊCIAL-AUTO TOURING CLUB DE FRANCE 1470, ru» P»»l (métro Pe»l), »ulta 721 Tél.: 281-104D Permis du Québec «CROISIERE AUX BALEINES» 2 JOURS/NUITS Par person"e.JD“rdu SBiour du 15 juin au 15 octobre 1990 376 * occ.simple Incluant: 2 couchers, 2 soupers, 2 petits 248 s occ.double déjeuners, 1 croisière aux baleines par personne.1 60 ^ pers.add.«HAUTES GORGES, RIVIÈRE MALBAIE» 2 JOURS/NUITS Par personne pour la durée du séjour du 15 juin au 15 octobre 1990 362 S occ.simple Incluant: 2 couchers, 2 soupers 2 petits 234 5 occ.double dejeuners, 1 croisière dans les Hautes Gorges -j g de la riviere Malbai aie.pers.add.«CULTURE THEATRALE ET MUSICALE» 2 JOURS/NUITS Par personne pour la durée du séjour du 28 juin au 18 août 1990 369 ^ occ.simple Incluant: 2 couchers, 2 soupers, 2 petits 241 $ occ double déjeuners, 1 soirée théâtre, 1 soirée concert, 153 S pars.add.(Domaine Forget de St-Irénée).MM'.i 'Ufnnjaïuiii'i jiL' tenus de croyances traditionnelles.« Les références à l’institution ecclésiale demeurent générales et très souvents imprécises dans le discours des parents; par contre, la famille prime nettement sur l’institution ecclésiale au plan de l’identification catholique ».Les parents, dLsent-ils à répétition, veulent d’abord transmettre à leurs enfants une « base religieuse » à partir de laquelle ils pourront ensuite faire leurs choix personnels.Cette « base » religieuse, a découvert Mme Milot, comporte quatre éléments.D’abord, elle est un « soutien dans les épreuves ».La religion fournit « des sources de significations symboliques » qui permettent de surmonter les périls de la vie.À l’inverse, les événements heureux ne semblent pas avoir de rapport à la religion.Kn second lieu, la religion donne « un espoir de l’après-mort ».Mais les contours de cet espoir sont vagues.« La certitude passée qui pour-vait accompagner l’imaginaire d’un ciel, d’un paradis s’est nettement estompée ».La croyance chrétienne en la resurrection des morts fait plutôt partie d’un ensemble syncrétique qui emprunte aussi la voie de la réincarnation.Le troisième élément de cette base religieuse est celui du « sens à la vie ».C’est la croyance en une certaine forme d’au-delà qui donne justement le sens à la vie présente.Enfin, dernier élément, l’enseignement religieux sert à transmettre un « cadre éthique » aux enfants.Il s’agit, non pas d’une morale particulière sur des comportements précis, mais de « principes moraux généraux » : essentiellement, la connai-sance du bien et du mal, le respect de l’autre, l’amour et le partage.Quant aux normes spécifiques de la morale catholique, elle ne font pas partie de cet héritage à transmettre.Au contraire, les parents sont très sélectifs à cet égard.Cependant, ces « schèmes de base », a observé Mme Milot, n’ap- paraissent pas comme des éléments fondamentaux de l’existence elle-même, mais plutôt comme des « étais », comme des appuis solides, des garanties auxquelles on peut recourir chaque fois que l’on en a be soin.En somme, comme une indispensable police d’assurance sur la vie et la mort.Mme Milot a par ailleurs essayé d’expliquer pourquoi la première communion constitue un rite auquel les parents tiennent encore tant.11 ressort de leurs réponses qu’elle constitue un rite par lequel ils enté rinent le fait « qu’est passé à leur enfant » l’héritage qu’ils ont voulu leur transmettre.« Un rituel social s’avère fondamental, constate-t-elle, pour marquer quasi physiquement, la participation à une structure cul turelle soutenant la cellule familiale elle-même ».Par ailleurs, a-t-elle observé clairement, « il y a dissociation chez les parents entre intégration dans la communauté ecclésiale et éducation religieuse ».Aussi sont-ils réticents à s’impliquer dans le processus de « sa-cramentalisation » auquel veulent dorénavant les associer les paroisses et « il est très rare que les parents expriment le souhait d’un engagement chrétien assidu pour leur en- fant comme objectif ultime de l'enseignement religieux catholique ».L’école n’est pas perçue non plus comme la mandataire de l’Église en matière d’enseignement religieux.« 11 ne se dégage en aucun moment que l’enseignement s’effectuant à l’école corresponde à une programmation définie par l’Église, comme c’est le cas de fait ».Pourquoi s’en remettre à l'école s'il s’agit d’abord de transmettre un héritage familial ?Essentiellement, dit Mme Milot, parce que les parents estiment que les enseignants sont compétents pour ce faire.L’école transmet des connaissances systématiques et des apprentissages réguliers.À cet égard, les parents se trouvent incompétents.Et ce qu’ils attendent de l’enseignement, c’est essentiellement la transmission de « l’histoire de Jésus », histoire qui est précisément « indicatrice d’un sens à la vie, d’un espoir après la mort et d'un soutien à l’existence ».Le grand paradoxe, c’est qu’aux yeux des parents, l’Église n’apparaît pas comme ce lieu qui doit transmettre cet héritage de base.La confes-sionnalité, à leurs yeux, signifie simplement que l’école offre de « bons cours de catéchèse ».DU SOLEIL À VOTRE TABLE! 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L’Armée Républicaine Irlandaise (IRA), vraisemblablement responsable de l’attentat perpétré hier matin contre la Bourse de Londres, s’est attaquée, au coeur même de la capitale britannique, à son symbole financier et économique.L’explosion, qui n’a pas fait de victimes mais a causé de gros dégâts, a été provoquée par une charge de 2,5 ù 5 kg d’explosifs, a indiqué vendredi M.George Churchill-Coleman, chef de la section anti terroriste de Scotland Yard.La charge avait été déposée dans les toilettes d’une galerie pour le public, surplombant la salle des transactions.Le bâtiment et une banque voisine avaient pu être évacués avant l’explosion.Huit coups de téléphone anonymes ont en effet été donnés au Stock Exchange, à des agences de presse, des journaux et à la police entre 8h02 et 8h20, a indiqué le policier.Ils provenaient tous du meme homme, qui parlait avec un accent irlandais.L’inconnu s’était présenté comme étant de TIRA et avait utilisé le mot de passe de l’organisation.L’attentat n’avait toujours pas été revendiqué vendredi en fin d’après-midi.Pour la première fois, note la police, un avertissement a été donné pour permettre l’évacuation des lieux, et ce depuis le début d’une série d’attentats perpétré dans le pays dont cinq ont touché depuis le mois de mai la capitale britannique.Les Londoniens doivent être dorénavant sur le « qui vive », en coopération avec les forces de l’ordre, a ajouté le policier.Pour la première fois en Angleterre, contrairement à l’Irlande du nord où le système est répandu, un numéro spécial a été donné permettant aux citoyens de contacter la police.« Si vous avez le plus léger soupçon - ce peut être votre voisin - contactez nous immédiatement ».a-t-il déclaré.Une femme pourrait faire partie du groupe terroriste, a indiqué le commandant Churchill-Coleman sans plus détails.Ils ont pu louer un appartement ou une ca- ravane, en payant en liquide.Le premier ministre Margaret Thatcher s’est déclaré « consternée » par l’attentat.Le président du Stock Exchange, M.Hugh Smith, a pour sa part indiqué que les terroristes n’avaient pas réussi à « stopper » l’activité de la City.En effet, plus de 2500 personnes travaillent à la Bourse de Londres mais les transactions elles-mêmes ne se font plus dans le bâtiment depuis le Big Bang (informatisation des opérations) de 1986.Néanmoins, en s’attaquant au symbole financier de la ville, les terroristes semblent suivre une logique précise.Le 25 juin, une explosion avait frappé le coeur de l’establishment britannique, le Carlton Club, où se réunissent les membres du parti conservateur.De plus, il y a huit ans jour pour jour, le 20 juillet 1982, un attentat contre les Royal Guards faisait quatre morts et sept chevaux tués.Le même jour à Regent’s Park, sept membres d’une fanfare des Royal Greenjackets étaient tués par l’IRA.Oliver North sera rejugé WASHINGTON (AP) - Un cour fédérale d’appel américaine a annulé hier l’une des trois condamnations d’Oliver North, l’ancien membre du Conseil national de sécurité (CNS) impliqué dans le scandale de l’Iran gate.Elle a par ailleurs demandé au tribunal de district qui l’avait jugé de déterminer avec precision si son procès n’avait pas été influencé par son témoignage accordé au Congrès sous le sceau de l’immunité.Si c’est le cas, North devra aussi être rejugé pour les deux autres accusations.North avait été condamné le 4 mai 1989 pour trois des 12 charges retenues contre lui découlant du scandale sur les efforts clandestins de l’administration Reagan de vendre des armes à l’Iran et l’aide aux rebelles nicaraguayens de la Contra.Les trois juges ont décidé, à une majorité de deux contre un, d’annuler la condamnation de North pour son accusation d’altération et destruction de documents sensibles du CNS.Raison invoquée : le juge de district Gehard Gesell a donné des La Cour d’appel a estimé que North avait droit à une audience complète sur les trois charges pour lesquelles il avait été condamné, afin de déterminer avec une assurance totale — et donc en examinant tous les témoignages et interventions du parquet — si son témoignage devant le Congrès a pu influencer le procès.U n témoignage sur la vente secrète d’armes à l’Iran et le détournement de profits pour la Contra, retransmis par la télévision en juillet 1987 et qu’il n’avait fourni qu’en l’échange de l’immunité.Si le juge Gesell détermine lors de cette audience que de telles preuves ont été utilisées pour condamner North sur les deux autres charges, la cour a affirmé qu’il aurait droit également à un nouveau procès sur ces deux points.Cette décision pourrait aussi avoir des conséquences concernant la condamnation de son ancien chef du CNS, John Poindexter, reconnu coupable de cinq chefs d’accusation cette année dans le cadre de cette même affaire et qui avait aussi témoigné sous immunité devant le Congrès.Le conseil indépendant Lawrence Walsh, qui a supervisé cette enquête sur l’Irangate, a déclaré qu’il avait toujours tenté de contourner ces témoignages sous immunité et qu’il envisageait quelle nouvelle mesure prendre.Il ajoutait que l’enquête se poursuivait.Ni North, ni son avocat Brendan Sullivan, n’ont pu être joints dans l’immédiat pour commenter cette décision.Sentier Lumineux fait sept autres morts au Pérou instructions erronées au jury, c’est à dire l’a autorisé à « condamner sans avoir conclu à l’unanimité que North avait commis un de ces actes criminels dont il était accusé».North avait aussi été condamné pour avoir accepté des gratifications illégales et pour complicité dans l’obstruction aux travaux du Congrès.Au terme de son procès de deux mois, il avait été placé en mise à l’épreuve pour deux ans, condamné à une amende de 150 000 $ et à 1200 heures de travail d’intérêt public.LIMA (AFP) — Un avocat péruvien, membre de l’université San Cristobal d’Ayacucho, ainsi qu’un gérant d’entreprise et sept autre personnes ont été assassinés hier au Pérou par des membres présumés du Sentier Lumineux, a-t-on appris auprès de la police.L’avocat, Carlos Fernando Colonia Arteaga, âgé 35 ans, a été abattu à l’aube à son domicile d’Ayacucho, à 450 km au sud-est de Lima par un commando du Sentier Lumineux.Au même moment, un autre corn- LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 LÉS Administration.(514) 844-3361 nUVEPTS 5cnDRedI Rédaction.(514ï 842-9628 AÜ Vn À 16H30 DÉ 9H00 a Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans frais.1-800-363-0305 Abonnements tes numéros de téléphona suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 332-3891 ou (514) 844-5738 Québec.(418)845-2080 Extérieur— Incücattl 514.1-800-361-6059 Indicattl 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatil 613.1-800-361-5699 mando assassinait cinq gardiens d’une résidence de l’université San Christobal d’Ayacucho et détruisaient à l’explosif plusieurs bâtiments.Selon les survivants de l’attaque, les terroristes ont déclaré que leur action consituait la réplique du Sentier Lumineux (l’organisation maoïste qui lutte pour renverser le régime) à la prochaine passation de pouvoir, prévue le 28 juillet, entre le président actuel Alan Garcia et Alberto Fujimori, élu en juin dernier.Le même jour, Antonio Rosales, gérant d’une filiale de l’entreprise américaine B.F.Goodrich, et ses deux gardes du corps ont été assassinés à coups d’explosifs et de rafales de mitraillette par un commando de sept rebelles, à Ate-Vitarte, dans la banlieue de Lima.Depuis mercredi, 14 personnes, dont deux policiers et 10 rebelles, ont trouvé la mort CARTES D’AFFAIRES ROBIC F onde on 1892 55 St Jacques Montreal.Quebec Canada, H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax (514)845 7874 Tel (514)987 6242 Agents de brevets d’invention et de marques de commerce La chute de Monrovia inévitable MONROVIA (Reuter-AFP) - Les rebelles se sont emparés hier du nord de Monrovia à l’issue de combats contre les quelques centaines de soldats restés fidèles au président du Liberia, Samuel Doe, alors que les pourparlers de paix engagés à Freetown échouaient pour une deuxième fois.Le Front national patriotique du Liberia (NPFL) de Charles Taylor a pris le port franc situé dans la banlieue nord de la capitale, à Bushrod Island, avant de progresser vers les deux ponts reliant T’île au centre-ville.De violents combats se sont déroulés sur Bushrod Island.Le principal pont enjambant le fleuve Mesurado était couvert de cadavres de soldats gouvernementaux, selon des témoins.Deux vedettes des garde-côtes ont été coulées dans le port franc, a-t-on appris dans les milieux maritimes.Ce qui reste de l’armée régulière est retranchée dans le centre de Monrovia autour de la résidence de Doe, selon des témoins.Tous les magasins et les bureaux du centre-ville sont fermés.Les soldats en faction à des points de con trôle tirent en l’air pour faire fuir les civils qui se risquent dans les rues.Un couvre-feu de fait est en vigueur toute la journée dans le sec teur contrôlé par l’armée gouvernementale, empêchant quiconque de se rendre à l’aéroport de Spriggs Payne pour quitter le pays.Des centaines de personnes se sont massées devant l’ambassade des Etats-Unis dans l’espoir d’y trouver refuge.Des dizaines d’autres sont entrées de force dans un bâtiment des US Marines pour demander de la nourriture et un abri.Dans la matinée, l’ambassadeur américain Peter de Voss s’est rendu à la résidence de Doe.Il n’a pas vu le président mais a été reçu par le ministre des Affaires étrangères par in terim George Wallace, a déclaré un porte-parole de l’ambassade, qui a refusé d’en dire plus sur le contenu des discussions.Doe est enfermé depuis deux semaines chez lui et refuse de recevoir les visiteurs.Mercredi, cinq ambassadeurs avaient tenté de le rencontrer, sans succès.De source diplomatique, on déclare que Doe est entouré par des gardes du corps de son ethnie, des Krahns, qui sont décidés à l’empe-cher de quitter Monrovia sans eux.Rappelons que les rebelles libériens avaient, pour la deuxième fois, claqué la porte des négociations de paix engagées à Freetown et juré de chasser le président Samuel Doe par la force.Ils ont affirmé qu’ils s’opposeraient à l’envoi d’une force internationale d’interposition au Liberia.La situation dans ce pays fera d’ailleurs l’objet d’un sommet de six chefs d’État d’Afrique de l’Ouest mardi prochain a Banjul en Gambie, a-t-on appris de source autorisée.Le chef de la délégation du Front national patriotique du Liberia (FNPL), Torn Woewiyu, a déclaré à la presse jeudi soir qu’aucun progrès véritable n’avait été enregistré à l’issue d’une journée de pourparlers à Freetown, la capitale de la Sierra Leone, sous l’égide des 16 pays de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEAO).Le président de la mission de négociations de la CEAO, le ministre gambien des Affaires étrangères Omar Sey, a confirmé que les pourparlers étaient dans l’impasse.Woewiyu a souligné que les rebelles du FNPL poursuivrait la lutte jusqu'à ce que Doe quitte le Liberia et a lancé une mise en garde aux pays étrangers qui seraient tentés d’intervenir pour faire cesser les combats.Le CEAO a proposé la mise en place d’un gouvernement provisoire et l’envoi d’une force multinationale de maintien de la paix pour éviter des massacres tribaux.Des personnalités libériennes liées au gouvernement du président Doe ont demandé l'intervention des troupes américaines.Quelque 2000 Marines se trouvent au large des côtes libériennes, prêts à évacuer les 700 Américains qui se trouvent toujours à Monrovia, assiégée par les rebelles.Dans les milieux diplomatiques, on considère que la position militaire de Doe est sans espoir et que sa chute n'est qu’une question de temps.Woewiyu a déclaré que le FNPL prendrait contact avec d’autres forces politiques du Liberia.« Dans les deux ou trois prochaines semaines, nous allons organiser un rassemblement de masse avec tous les partis politiques (.) afin de trouver une solution pacifique pour notre pays », a-t-il dit.Mis au courant de la situation au Liberia, les États-Unis ont affirméi ne pas avoir l’intention d’envoyer une force de maintien de la paix dans ce pays malgré une démarche de plusieurs personnalités libériennes en ce sensr a indiqué hier le département d’État.Il a été confirmé que le président George Bush avait reçu une lettre de plusieurs personnalités libériennes, dont l’ambassadeur aux États-Unis Mme Eugenia Wordsworth-Steven-son, demandant l’envoi d’un contingent américain dans ce pays afin de maintenir la paix au cas ou le président Samuel Doe démissionnerait. L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 21 juillet 1990 ¦ A-5 Mandela et de Klerk ont repris officiellement le dialogue PRETORIA (AFP) — Le président sud-africain Frederikde Klerk et le vice-président du Congrès national africain (ANC), Nelson Mandela, ont relancé officiellement hier le dialogue entre pouvoir blanc et opposition noire, a-t-on appris de source gouvernementale.Les deux hommes, qui ne s’étaient pas rencontrés depuis le 3 juin dernier, se sont réunis hier à Union Buildings^ la résidence officielle du chef de l’État à Pretoria, a annoncé un communiqué de la présidence.Selon ce même communiqué, le gouvernement et l’ANC se réuniront à nouveau formellement le lundi 6 août pour renouer une négociation qu’ils avaient entamée les 2, 3 et 1 mai derniers au Cap.Le rendez-vous pris pour dans deux semaines a, de toute évidence, été convenu entre MM.Mandela et de Klerk au cours de leur tête-à-tête imprévu de ce vendredi.La réunion entre les deux hommes, tenue à la demande du vice-président de l’ANC, a duré une heure.Elle s’est produite 48 heures à peine après son retour d’une tournée de plus de six semaines dans 14 pays d’Europe, d’Amérique et d'Afrique.Dès son retour au pays mercredi dernier, M.Mandela avait déclaré qu’il souhaitait rencontrer M.de Klerk « dès que possible ».Leur der- nier tête-à-tête remonte au 3 juin, à la veille du départ du vieux dirigeant de l’ANC pour sa triomphale tournée mondiale, et huit jours après le retour de M.de Klerk d’un voyage de deux semaines dans neuf pays d'Europe.Pendant l’absence de M.Mandela, le chef de l’Etat sud-africain avait déclaré qu’il était « pressé » de négocier et, dans son entourage, on laissait entendre que l’ANC faisait traîner les choses en longueur.Durant les deux mois et 17 jours qui se sont écoulés depuis la première réunion historique entre le gouvernement et l’ANC, mouvement légalisé le 2 février dernier, le pré- sident de Klerk a poursuivi ses réformes tout en prônant, notamment lors de son voyage en Europe, la levée des sanctions économiques.Lors de son déplacement à lui, M.Mandela a, au contraire, invité la communauté internationale à maintenir ses sanctions à l’encontre de Pretoria.Sur la question de la lutte armée, il s’est borné à dire que son mouvement était prêt à envisager une « suspension des hostilités » du jour où il jugera que le processus de réformes est devenu « irréversible ».Il y a deux jours, le chef d’état-ma-jor de la branche armée de l’ANC, Chris Hani, avait déclaré que si le gouvernement rechignait à poursui- vre ses réformes, son mouvement pourrait être amené à « prendre le pouvoir ».Estimant ces propos à contre-courant de « la lettre et de l’esprit » de l’accord du Cap, M.de Klerk a déclaré qu’il allait soulever ce problème avec M.Mandela.« L'objet principal de la réunion (du 6 août prochain) sera d’examiner le rapport du groupe de travail conjoint issu de la réunion du Cap et les progrès réalisés depuis », assure le communiqué rendu public hier soir.Le groupe de travail en question, rappelle t on, devait tenter de rapprocher les positions des deux parties concernant les conditions offi- ciellement posées par l’ANC à la tenue d’une grande négociation multipartite sur une nouvelle constitution accordant le droit de vote à la majorité noire.Le gouvernement se dit pressé de lever ces conditions (libération de tous les prisonniers politiques et retour de quelque 20 000 exilés) car le pays continue d’être la proie de grèves massives, de boycottages et de violence.Un récent sondage, réalisé par un institut d’enquêtes indépendant, a révélé que 88 pour cent des noirs fai saient confiance au président de Klerk.Gorbatchev réclame une aide à court terme de la CÉE BRUXELLES (AFP) — Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a indiqué qu’il avait besoin d’une « marge de manoeuvre, c’est-à-dire d’une aide à court terme » de la CÉE pour « réussir et faire accepter » la réforme économique en U RSS, a déclaré hier soir le président de la Commission européenne Jacques Delors.M.Delors, qui s’adressait à quelques journalistes au retour de sa première visite à Moscou, où il a été reçu par le chef de l’État soviétique.MOSCOU (Reuter) — Boris Eltsine a l’intention de procéder à des privatisations massives et de libérer les prix dans le cadre d’un programme de réformes économiques de la Fédération de Russie, rapporte vendredi le service de presse indépendant Interfax.Le programme d’Eltsine, baptisé « Mandat de confiance pour 500 jours », se décomposerait en quatre phases s’étendant sur 18 mois, selon Interfax.Jusqu’ici Eltsine n’avait pas présenté en détails son plan de relance de l’économie de sa république, la plus grande d’Union soviétique.Ce projet, qui devra obtenir l’aval du parlement, est actuellement entre les mains d’économistes pour être peaufiné, selon Interfax.Au cours des 100 premiers jours, la Fédération de Russie garantira les droits à la propriété des terres et des moyens de production.Pendant la même période, elle évaluera les moyens de production, les réserves en or, la dette extérieure et le parc de logements, ajoute Interfax.L’agence précise que le plan Eltsine devrait être présente comme une alternative au projet d’économie de marché contrôlée proposé pour l’ensemble du pays par le premier ministre soviétique Nikolai Rijkov.Sa dernière phase comprendra une déréglementation des prix ce qui, selon de nombreux économistes, risque de provoquer une brusque inflation.« Pratiquement tout le système de contrôle des prix par le gouverne- a aussi souligné que l’évolution de l’U RSS vers une économie de marché « implique que se multiplient les coopérations entre entreprises occidentales et soviétiques».Au dernier sommet européen de Dublin fin juin, les dirigeants de la CÉE ont chargé la Commission européenne de consulter les autorités soviétiques pour préparer un projet d’aide à l’U RSS et de présenter des propositions aux Douze en octobre.En ce qui concerne la réforme de l’économie en URSS, M.Delors a in- ment sera levé (.) À ce stade des réformes structurelles, il y aura une forte baisse de la production dans les secteurs de base de l’économie», ajoute Interfax.Les industries les moins performantes devront alors fermer.Eltsine compte supprimer toutes les subventions ainsi que les ministères jugés inefficaces.Son projet prévoit d’autoriser les sociétés par actions, les investissements étrangers, les rachats de sociétés et diverses formes de crédits.Le gouvernement garderait le contrôle des installations stratégiques militaires et énergétiques ainsi que des moyens de transports et de communications.« Les commandes du gouvernement ne concerneront plus que les produits qui sont exportes dans le cadre d’accords multilatéraux et bilatéraux à long terme signés par l’URSS », poursuit Interfax.Il ne sera plus nécessaire d’obtenir des licences d’exportation pour vendre des produits à l’étranger.La Fédération russe, dont la population représente plus de la moitié des 286 millions de Soviétiques, dispose des principales réserves minérales et pétrolières du pays.Elle produit 90 pour cent du pétrole et 70 % du gaz d’URSS.Principal rival de Gorbatchev sur son aile droite.Eltsine a été en mai à la présidence de la Fédération russe contre un candidat du Kremlin, il a démissionné la semaine dernière du Parti communiste pour se consacrer à son travail de président.diqué avoir appris lors de sa visite que les Soviétiques entendaient mener « en même temps l’assainissement économique à court terme et les réformes de structure, car ces dernières aideront à l’assainissement ».La distinction faite entre ces deux objectifs dans la première version du projet de réforme économique, présentée fin mai par le premier ministre Nikolai Ryjkov, « est supprimée», a-t-il précisé.M.Gorbatchev, a-t-il poursuivi, veut mener l’URSS vers une « économie de marché régulée » et estime que désormais « la voie est libre » lanl pour la réforme économique que pour la « réforme institutionnelle, c’est-à-dire la définition des nouvelles relations entre l’Union et les républiques ».Il est « fermement décidé à appliquer ces deux réformes » et donne une « impression de grande confiance », a ajouté M.Delors.La Commission européenne, a-t-il encore indiqué, enverra en août puis en septembre deux missions à Moscou pour poursuivre l’examen des possibilités d’accorder une aide à l’Union soviétique.La deuxième mission se rendra à Moscou « une fois que seront connues les propositions faites pour une réforme économique ».« On saura à ce moment-là quel est l’ampleur, le contenu et la finalité » de ce nouveau plan, a-t-il souligné.Entretemps, M.Delors et le Commissaire européen aux Relations extérieures Frans An-driessen qui l’accompagnait ont laissé aux Soviétiques un « memo-rendum posant les questions importantes et demandant les statistiques indispensables ».Outre la possibilité d’une aide de la CÉE, le deuxième objectif de cette visite, a souligné M.Delors, était de « donner une impulsion politique » à l’accord de coopération et de commerce signé en décembre entre la CÉE et l’URSS.M.Andriessen rencontrera à ce sujet le ministre sovié-tique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze après le sommet européen prévu à Rome fin octobre ou début novembre.Enfin, M.Delors a indiqué que si M.Gorbatchev « vient à Bruxelles pour visiter l’OTAN, nous l’inviterons a passer à la Commission européenne ».Les dirigeants de l’OTAN ont invité le président soviétique à visiter le siège bruxellois de l’Alliance mais aucune date n’a encore été fixée.Eltsine a en main un plan de privatisations massives La popularité de Bush s’effrite WASHINGTON (AFP) - La cote de popularité du président George Bush, qui naguère battait tous les records, est tombée de 64 % d’avis favorables en janvier à 50 % à l’heure actuelle, un effritement dû à la crise des caisses d’épargne et à la perspective d’une hausse des impôts malgré ses promesses électorales, indique un sondage publié hier par le quotidien USA Today.Selon ce sondage, 50 % des personnes interrogées approuvent la manière dont le président Bush gouverne, contre 64 % en janvier dernier lorsque sa cote était à son zénith.Le sondage fait encore apparaître que 20 % seulement des Américains approuvent la façon dont M.Bush s’acquitte de sa tâche concernant la réduction du déficit budgétaire, contre 24 % en janvier.Vingt-trois pour cent lui donnent en revanche une mauvaise note dans ce secteur.Seuls 19 % de ses compatriotes applaudissent la manière dont le président approche le problème des caisses d’épargne, dont les nombreuses faillites —souvent frauduleuses— pourraient coûter jusqu’à 500 milliards $ aux contribuables sur une période de 40 ans.Quarante pour cent le désapprouvent.Enfin 36 % approuvent ses efforts contre la drogue contre 55 % en janvier et 29 % apprécient son action en Aide à l'enfance-Canada Save the ( hildren ¦ C anada matière d’éducation contre 34 % il y a sept mois.Selon un spécialiste républicain des sondages, M.Doug Bailey, la cote de M.Bush souffre principalement de l’abandon de sa promesse électorale de ne pas augmenter les impôts et de la débâcle des caisses d'épargne.Le propre fils du président, Neil Bush, est sur la sellette après la faillite d’une caisse dont il était administrateur.Pour un expert démocrate, M.Alan Secrest, M.Bush souffre également de ce qu’il n’est pas perçu comme un leader.Le sondage fait d’ailleurs ressortir que 64 % des Américains considèrent qu’il se contente de réagir aux événements contre 34 % qui pensent qu’il les prend en charge.Toutefois, souligne M.Secrest, la baisse de la cote de M.Bush n’est pas une chute libre mais plutôt un effritement.D’ailleurs 59 %des personnes interrogées prédisent qu’il sera réélu pour un second mandat en 1992, contre 33 % qui sont d’avis contraire.LA MALADIE D’ALZHEIMER Le Centre de Recherche de l'hôpital Douglas, affilié à l'Université McGill, propose l'essai d'un nouveau médicament pour les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer.L’étude, d'une durée de 6 mois, s'adresse aux patients entre 50 et 75 ans.Le patient doit être accompagné d’un parent ou d'un gardien.La participation à l'étude est libre et gardée strictement confidentielle; les évaluations et traitements sans aucun frais.Pour plus d'informations, S.V.P.contacter: Georges Schwartz, psychologue, au 761-6131 poste 23333 (lundi à vendredi 9:00 — 16:00).Du 1er juillet au 1er septembre.L'histoire du Haut-Richelieu à bord du bateau "M V Fort St-Jean II".Magnifique croisière de 4 heures sur la rivière Richelieu avec arrêt à St-Paul-de-l'île-aux-Noix pour une visite guidée du fort Lennox, Départ à 13h30 tous les jours du 1er juillet au 1er septembre.Retour à 17h30.Tarif: adultes 13$ Enfants de 4 à 12 ans 6$ TOUS LES DÉPARTS SE FONT DE LA PLACE DU QUAI Renseignements cl reservations Les Croisières Richelieu Saint-Jean-sur-Richelieu Tél.; (514) 346-2446 1-800-361-6420 PHOTO AP Mme Corazon Aquino a réuni son cabinet d’urgence hier pour faire le point sur l’urgence de la situation à la suite du séisme qui a fait plus de 600 morts.Le bilan du séisme des Philippines pourrait dépasser les 600 morts BAGUIO, Philippines (AP) — Le bilan des victimes du séisme qui a frappé les Philippines a dépassé hier les 600 morts, mais les autorités de Manille craignent que plusieurs autres centaines de Philippins aient péri dans les montagnes du nord de l’île de Luzon.Le responsable de l’unité spéciale rattachée à la présidence, qui supervise les opérations de secours, José de Jesus, a annoncé que 234 personnes avaient été tuées lundi dans la seule station de montagne de Baguio -dont 190 ont péri dans l’incendie de sept hôtels et d’une usine- frappée par un tremblement de terre d’une magnitude de 7,7 sur l’échelle de Richter.M.de Jesus a ajouté que plus de 1800 Philippins y avaient été sauvés des décombres de 27 immeubles, dont huit hôtels, très endommagés ou complètement détruits par le tremblement de terre.Il a indiqué que les corps de 129 personnes avaient découverts dans la province de Benguet.Le dernier bilan officiel, faisant état de 608 tués et plus de 1200 blessés, reste donc provisoire quatre jours après le séisme.Par ailleurs, la Ligue des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge a lancé hier un appel à une aide de 901 000 francs suisses (640 000 $) destinée aux victimes du séisme qui a ébranlé lundi Pile de Luzon, la principale île des Philippines.Cette somme devrait notamment aider la Croix-Rouge philippine à organiser, pendant deux semaine, une assistance d’urgence à 10.000 familles éprouvées par le tremblement de terre.Cet appel vise également à obtenir également des vivres, des couvertures, des tablettes pour purifier l’eau et du matériel de transfusion sanguine.La Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge avait déjà lancé mardi un appel pour recueillir 500.000 FS (355 000$ ), tandis que les contributions des sociétés na mméi Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente RAPPEL INSCRIPTION AUTOMNE 1990 25 JUILLET: PAR LA POSTE 1CT AOÛT: EN PERSONNE 3750, rue Jean-Brillant.3" étage Métro Côte-des-Neiges Ouvert du lundi au jeudi, de 9h à 19h le vendredi, de 9h a 17h Téléphone: 343-6090 ou Extérieur: 1-800-363-8876 Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente C P 6128.succursale A Montréal (Québec) H3C 3J7 APPRENDRE POUR AGIR tionales s’élèvent à 541 865 FS, indique la Ligue.CET ÉTÉ, PRENEZ LA ROUTE POUR QUÉBEC! Venez découvrir la ville, vous y amuser et vous détendre O c*c' O 5 % A vAO''becC®nVcovj''onne "Les |eunes de moins de 19 ans dorment gratuitement dans la chambre de leurs parents Ceux de moins de 13 ans mangent gratuitement a partir du menu pour entants au restaurant, lorsqu'ils sont accompagnés d un convive adulte A-6 ¦ Le Devoir, samedi 21 juillet 1990 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice: Lise Bissonnette Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs Christian Charron Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Letèvre Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Cayouette En rire pour ne pas pleurer L Inculture politicienne se donne en spectacle SE MULTIPLIANT tous azimuts, le Festival Juste pour rire devait ajouter un jour la tragi-comédie à son programme.C’est fait depuis que, joyeux drilles et prestidigitateurs, les gouvernements d’Ottawa, de Québec et de Montréal sont venus se faire applaudir en répandant une pluie de billets verts, jusque là introuvables, sur des petits copains qui ne riaient pas jaune.En quatorze mois, donc à une vitesse bureaucratique sans précédent, un promoteur privé agissant seul a réussi à faire dégorger 13.5 millions de fonds publics pour un « Complexe Juste pour rire » que le milieu culturel montréalais n’avait jamais réclamé.Ébaubi, le même milieu lève son chapeau à M.Rozon, le sympathique entrepreneur qui pourra installer le siège de sa multinationale du rire sur les lieux mêmes du musée et de l’école de comédie que les contribuables lui paieront en écrin.Il devrait d’ores et déjà ouvrir une succursale, une firme de vente d’hameçons à ministres, il y aura foule aux portes.M.Rozon n’est pas en cause.Son affaire est florissante et il se situe dans la bonne tradition des entrepreneurs habiles à tirer chaque ficelle de notre économie « mixte », où les coups de pouce de l’État sont légion.Un subventionne grassement les faiseurs d’hélicoptères, on peut bien en faire autant pour les faiseurs de farces, d’autant que ces dernières se vendent plus aisément.Ce qui est profondément troublant, c’est la bousculade des pouvoirs publics sur son estrade, tous prétendant faire du « développement culturel ».Sauf pour Ottawa, dont le plus gros de la subvention ressort de budgets de développement économique, Québec et Montréal ont allègrement pigé dans leurs maigres enveloppes culturelles pour faire de l’aide industrielle au rire.À partir de quels critères, quand une multitude de projets passionnants se font constamment repousser aux limbes ?Et selon quelles priorités ?La réponse la plus involontairement drôle est venue de Québec.Le communiqué du ministère des Affaires culturelles affirme que l’investissement se fera « en conformité avec ses objectifs de développement culturel ».Il y a maintenant près d’un an que madame Robillard est titulaire du ministère et quiconque, faute d’apercevoir souvent la ministre, a vu l’ombre du début du commencement d’une politique de développement culturel nous l’aurait fait savoir.C’eut été une nouvelle.Sa seule inclination connue, on le sait par le célèbre mandat qu’elle a confié à des consultants, serait de réduire la « dépendance » du milieu culturel envers l’État.Curieuse façon de s’y prendre, en subventionnant aussi largement le groupe qui en a le moins besoin, puisqu’il va de succès en succès auprès de commanditaires privés.Mais voilà bien le vrai critère qui gouverne la politique culturelle, celui de la claque populaire, spontanément précisé par nul autre que le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson qui s’était déplacé pour saluer bien bas la culture du rire, au début du festival.« Lorsqu’un événement arrivera à attirer plusieurs centaines de journalistes étrangers et à avoir NHK du Japon, a-t-il déclaré, qu’on vienne me voir, je suis prêt à le financer.» Toute la littérature accompagnant l’annonce des subventions, tant les textes fédéraux que provinciaux d’ailleurs, n’est qu’émerveille-ment devant l’exportation culturelle, comme si rien de ce qui n’est pas vendable hors frontières ne méritait d’être admiré.À ce compte, le film Cruising Bar, qui promène notre civilisation joyeusement paumée à travers le monde, est certes un joyau culturel plus important, aux yeux de qui nous gouverne, que l’oeuvre de l’ensemble de nos écrivains, et que toute notre production en arts plastiques.Ici et là, des créateurs de ces disciplines sont traduits ou exposent à l’étranger, mais de là à attirer les caméras de NHK sur leur pas de porte, ce n’est pas demain la veille.C’est pourquoi le Théâtre du Nouveau-Monde, qui enchante le public montréalais dans un édifice qui tombe en ruines, accumulera encore longtemps les « études de faisabilité » avant de voir poindre quelques millions.C’est pourquoi le MAC a écarté, il y a quelques années, un projet de regroupement des galeries d’art dans une manufacture rénovée, pour une fraction du coût du Complexe du rire.C’est pourquoi la Maison-théâtre pour la Jeunesse, une discipline où le Québec excelle, loge toujours dans un sous-sol de cégep.Et le projet de Musée de l’enfant ne décolle pas, pas plus que celui de la Cité du cinéma, ou de la Maison des écrivains.Le Centre international d’art contemporain, celui des célèbres « Cent jours » fait parler de lui à travers la planète, mais ses problèmes aigus de logement ne sont pas à la veille d’émouvoir le Conseil du Trésor.Il y a des arts, la plupart d’ailleurs, qui ne rapporteront jamais comme le rire.Ni en notoriété japonaise, ni en popularité touristique, ni même en taxes.Ceux-la n’ont pas droit à des immobilisations, à des investissements majeurs, à des « maisons », à des complexes.Ils n’ont pas le droit de former leur relève dans des « écoles » comme celle qu’on installera dans le Complexe du rire, et qu’on nous présente comme de la « recherche et développement » en matière culturelle.Ceux-là, pourtant, appartiennent autant à la tradition québécoise que le sens de l’humour, que nous ne possédons d’ailleurs pas en propre comme le volet américain du Festival, toujours plus imposant, nous le rappelle assez.Mais ces disciplines-là, ce sont aussi celles qui se font harceler, celles qui n’ont pas les moyens d’un riche producteur pour monter des dossiers « professionnels », celles auxquelles on impose des moratoires, des études supplémentaires, des campagnes de financement préalables aux subventions plutôt que subséquentes, comme ce sera le cas pour le Complexe du rire.Le rapport de l’État à la culture, aussi bien à Montréal qu’à Québec tandis qu’Uttawa donne encore quelques signes de meilleure intelligence, est en bonne voie de devenir un rapport purement industriel, fondé sur la rentabilité, sur les retombées touristiques, plutôt que sur le développement culturel proprement dit.La présence des foules, la célébration d’anniversaires (le Complexe arrivera à temps pour fêter Montréal en 1992) excitent et font délier les cordons de la bourse.Or si l’État a un rôle culturel, ce devrait être celui de soutenir les arts plus fragiles, ceux qui ne pourront jamais trouver de commanditaire pour nourrir leur patient et discret travail, plus essentiel à un peuple que la détente, qui est en train de devenir une obsession suspecte chez la gent élue.La poésie fout le camp, les journalistes étrangers nous trouvent rigolos, et nos politiciens s’en félicitent.Il vaut mieux, peut-être, se passer de politique culturelle que d’en obtenir une de ces gens-là.— LISE BISSONNETTE Quand Bourassa remanie.BILLET GILLES LESAGE (SA Ml']DI dernier, Mme Simard avait réuni la famille de sa fille Andrée et quelques amis autour de sa piscine, à Sorel, pour souligner le 57 ème anniversaire de naissance de son gendre, rendant que le 'Prio François Bourassa sérénadait les invités, notre stylo-espion a surpris un échange con fidentiel entre le premier ministre et son ministre des Finances, M.Levesque.) — Gérard D., je voulais que tu sois ici, pour une affaire importante.— Tu as besoin, Robert, tu sais que je suis encore en convalescence et que je préfère les terrains de golf de la Floride à ceux du Chenal du moine.— Justement, c’est un peu délicat.Je veux te parler de remaniement ministériel.Je sais que tu veux rester membre de l’Assemblée nationale jusqu’à la fin de l’année prochaine, pour y battre le record de longévité de Taschereau.Mais que dirais-tu si je te nommais vice premier ministre pour placer Daniel Johnson aux Finances et jouer un peu à la chaise musicale.J’aime ça comme un petit fou.— Comme d’habitude, tu feras bien ce que tu veux, lance Gérard D., un peu vexé.Tu m’avais pourtant dit qu’à mon titre de doyen, de pilier et de vieux sage, je resterais aux Finances tant que je voudrais.D’autant plus que, n’est-ce pas, tout le monde sait bien que c’est toi, le vrai grand argentier et le fort en chiffres.— C’est vrai.Mais vois-tu, Daniel a fait le tour du jardin au Trésor, le drame triennal des négociations est terminé et il a besoin, comme on dit, d’un nouveau défi.Tu as vu comme il a réussi à faire le point, sans le faire, sur les discussions avec Ottawa concernant la TPS.Un vrai chef-d’oeuvre de clair-obscur, comme a écrit Lesage.En plein ce qu’il me faut pour te succéder et, sait-on jamais, pour prendre ma relève dans.quelques années.— Y penses-tu vraiment, Robert ?s’enquiert, incrédule, le baron de Bonaventure, prenant une gorgée de scotch, pendant que le héros du 14 juillet en est à son troisième punch au.lait.— Tu sais bien que non, voyons.Je veux rester là jusqu’au tournant du troisième millénaire, tout comme l’increvable M.Ryan.Tu sais qu’en l’an 2000 je serai moins âgé que Reagan à sa première élection.Jacques Parizeau devra patienter, à moins que ce ne soit Lucien Bouchard, ou Pierre-Marc Johnson.— Mais si tu nommes l’autre Johnson aux Finances, Pierre Paradis va pas être au septième ciel.— Ouais.Mais il est encore trop vert à mon goût.Rappelle-toi ses grandes manoeuvres, l’hiver dernier.A-t-on idée de vouloir faire bouger le bunker ?En tout cas, qu’il endure son sous-ministre et qu’il se débrouille avec son développement durable et le grand Yvon Charbonneau.— Quelle mouche te pique ?Si tu veux remanier, commence donc avec Yvon Picotte.Avec sa fronde sur les finances municipales, ses déclarations sur les Témoins de Jéhovah, il est mûr pour réaliser son grand rêve : devenir diacre.Tu aurais dû accepter sa démission, en mars dernier, quand il s'est fait avoir par Ryan sur les taxes scolaires.— Peut-être.Mais il y a pire, as-tu remarqué que je suis pris avec une douzaine de ministres délégués, dont à peine une demi-douzaine ont des fonctions précises ?Les autres, ça coûte cher et ce n'est pas très productif.Mais comment en sortir ?— En dégageant les ministres qui ont des fonctions trop lourdes, parbleu.— Tu n’y penses pas.S’ils ont les deux pieds dans la même bottine comme délégués, ils seraient des désastres ambulanLs comme titulaires.— Parlant de désastre ambulant, que faire avec Linda, pardon, Liza Frulla-Hébert ?Elle rate tout ce qu’elle touche, celle-là : les négociations avec Ottawa sur les télécommunications, la révision de la loi (62) sur l’accès aux documents publics et la protection des renseignements personnels, et quoi encore.— Ne tourne pas le fer dans la plaie, Gérard.La démettre, ce serait un vrai tollé chez ses amis de Labatt et de Télémédia; et iis sont nombreux.Sans compter que je me ferais tomber dessus par les féministes.A moins que, pour amortir le choc médiatique, je nomme Monique Gagnon-Tremblay à la présidence du Conseil du trésor.Il est vrai qu’elle fut l’une des premières à se dégager de la loi ( 146) sur le patrimoine familial, qu’elle a réussi à nous arracher, l’an dernier.Mais c’est déjà de la vieille histoire, hein ?— Si je comprends bien, à part moi, ton vieux Monsieur Loyal, ton éternel second violon, tu ne sais pas qui déplacer sans dommage ?— Tu me comprends.Il y aurait bien Yvon Vallières, qui s’empêtre dans des histoires de voirie à l’ancienne servies à la moderne.Mais si je lui enlève l’asphalte, ça va retomber sur le dos de Sam Elkas.En voilà un autre qui en a trop large, avec deux ministères à plein temps, les Transports et la Sécurité publique.Quelle erreur j’ai faite là.À courir trop de lièvres, à tenter d’éteindre tous les feux, il les manque tous.Mais comment le sortir de ces guêpiers ?— Nonobstant ces écueils, espèce de calmant ambulant, comme disait René, l’autre grand Gaspésien, as-tu pensé que Michel Pagé est un des rares à occuper le même ministère depuis décembre 1985 ?Pourquoi ne pas lui faire prendre de l’expérience ailleurs ?Autrement, comme son prédécesseur, Jean Garon, il ne pourra jamais sortir de l’Agriculture et, comme l’autre, ça va freiner son immense ambition.— Tu as peut-être raison.Il y a un autre problème dont j’aurais voulu te parler.(Au loin, le jazz s’est tu et on entend les deux dames Simard, mère et filk\qui se demandent où est passé leur grand escogriffe de Robert.) La présidence de la commission constitutionnelle.Ça me préoccupe.Jacques Parizeau me talonne avec son candidat.— Ça, c’est facile.Y a pas de problème.Vous n’avez qu’à vous nommer, toi et lui, co-présidents.Depuis le temps que le président du PQ vise haut.Même Claude Béland sera d’accord, tu vas voir.(Sur ce, le duo rejoint les invités sur la terrasse où, déjà, on ap/xirte un énorme gâteau au chocolat, avec 57 bougies, que le grand Robert souffle d’un seul coup.) Uri JOU?, ¦OUT ÇA SEf^A T ^
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