Le devoir, 25 juillet 1990, mercredi 25 juillet 1990
SOLDE D’ÉTÉ sur notre collection de vêtement d'été pour hommes et femmes 3525, chemin Queen Mary Tél.: 739-4451 /2141 Vol.LXXXI — No 171 ?Passages nuageux.Max : 27 Détail page 8 Montréal, mercredi 25 juillet 1990 Céte-Nord Gasp«sie Nouveau-Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 60 CENTS AUJOURD’HUI ÉDITORIAL Par souci du problème de fond que pose la condition autochtone au Québec, il faut une désescalade dans le • conflit d'Oka.Ottawa et Québec peuvent desserrer l’étau autour des Warriors, mais en prenant des dispositions pour les évincer dans l'avenir.L'éditorial de Lise Bissonnette.Page 12 Idées Le droit des enfants de Montréal de ne plus avoir faim sera-t-il inscrit dans la future constitution québécoise ?L'opinion de Jean Hénaire.Page 13 Fidel Castro Cuba crie au complot Les autorités cubaines ont justifié hier leur intransigeance dans la crise des ambassades à La Havane en dénonçant un « complot » international.Page 4 Libériens en fuite Tandis que le Palais présidentiel de Monrovia est la cible de roquettes, de nombreux habitants du Libéria fuient carrément le pays.Page 4 Michel Gaucher Gaucher se retire de Club Price Steinberg vendra sous peu son intérêt dans Club Price pour réduire à 230 millions $ l'énorme dette de la chaîne d'alimentation.Page 5 Wall Street se ressaisit La correction de lundi n’aura pas été aussi sévère que certains le craignaient.Page 5 Vers une politique culturelle à Montréal Le livre vert sur la révision et l'orientation qu'entend donner la Ville de Montréal à sa politique culturelle fait présentement l'objet d’une large consultation.Quelque 5000 copies de ce document de 33 pages ont été distribuées.Page 3 La SQ a ouvert des centaines de dossiers contre les Mohawks line Montpetit LA SÛRETÉ du Québec a ouvert plusieurs centaines d’enquêtes criminelles qui pourraient déboucher sur autant d’accusations portées par le procureur général du Québec contre les Mohawks d’Oka.Depuis la mort du caporal Marcel Lemay, abattu le mercredi 11 juillet dernier lors de l’intervention policière contre les barricades à Kane-satake, la SQ a ouvert toutes ces enquêtes dont deux portent sur le meurtre et le complot pour meurtre du policier de 31 ans de la SQ.« Si nous enquêtons pour complot pour meurtre, c’est parce que nous croyons que ce meurtre était planifié », a précisé, hier, l’agent André Blanchette, des relations publiques de la Sûreté du Québec.Les autres dossiers criminels portent sur une série d’actes commis depuis lors : déguisement, possession d’armes à feu prohibées, expulsion de propriété, déchargement d’armes à feu, vol de véhicules (de la Sûreté du Québec), blocage de routes, menaces de faire sauter le pont Mer- cier, braquages de mitraillettes, méfaits, etc.Mais au moment où la SQ indiquait ainsi qu’elle n’avait pas l’intention de lâcher prise contre les Mohawks d’Oka, hier, l’Assemblée des Premières Nations annonçait à Ottawa qu’elle tentait d’organiser pour dimanche prochain, a Oka, un grand rassemblement de 10 000 autochtones tandis que l’opposition libérale et néo-démocrate blâmait durement les hauts fonctionnaires conservateurs et notamment le sous-ministre aux Affaires indiennes, Harry Swain, Voir page 14: La SQ AL.!» STOP CANAD'S n APARTHEID AMD AMEruMf'AN w t nr H y lütjji Cit N OC l ! t.o u ir fi PHOTO CP Des Mohawks ont Installé, hier, une roulotte devant la barricade de Kahnawake qui bloque toujours le pont Mercier après deux semaines d’impasse dans les négociations.On lit sur l’affiche : « Arrêtez l’appartheld du Canada et le génocide américain ».L’étincelle irako-koweitienne fait flamber le prix du pétrole d'après AFP et Reuter GENÈVE — Mouvements de troupes à la frontière, hausse du prix du pétrole brut à la veille d’une réunion de l’OPEP, médiation forcenée du président égyptien : la tension entre le petit Koweit et son grand voisin, l’Irak, qui l’accuse de lui voler son pétrole, est montée hier d’un cran supplémentaire et mobilise tout le Moyen-Orient.A l’annonce de mouvements de troupes irakiennes à sa frontière avec le Koweit, le prix du pétrole brut sur le marché de Londres a augmenté hier de 19,50$ à 20$.De source diplomatique occidentale, on a appris en matinée que deux divisions blindées irakiennes avaient pris position près de la frontière koweïtienne.Ces unités sont appuyées par des chars et des batteries antiaériennes.Les éléments de deux autres brigades seraient en route vers la frontière, a-t-on ajouté.De source proche de l’OPEP à Genève, on estime que l’Irak cherche ainsi à faire pression sur les pays producteurs de pétrole qui doivent se réunir demain à Genève pour obtenir une hausse du brut à 25 $ le baril, cours de référence que l’Arabie Saoudite trouve trop élevé.L’Iran, pour sa part, est favorable à un compromis à 20 dollars le baril.Si l’OPEP est décidé à fixer des quotas de production susceptibles de maintenir la hausse du prix du brut, ses 13 États membres divergent en effet sur les cours à atteindre.Le secrétaire général de l’Organisation, l’Indonésien Subroto, a déclaré que l’objectif minimum était « légèrement supérieur » à 18 dollars le baril, cours que l’OPEP s’était auparavant fixé.Par ailleurs, le président égyptien Hosni Moubarak a visité hier le Koweit après s’être rendu à Bagdad pour tenter de désamorcer la crise entre les deux pays du Golfe.Le chef de l’Etat égyptien envisageait également de se rendre en Arabie Saoudite pour s’entretenii avec le roi Fahd, a-t-on précisé de source di-Volr page 14: L’étincelle Québec sur les dents is Lesage de notre bureau de Québec PRUDENCE et silence sont de mise à Québec où tout le monde est sur les dents en attendant le conseil des ministres qui, ce matin, fait le point sur la crise autochtone qui sévit de plus belle à Oka et à Châteauguay.Tant chez le premier ministre que chez ses collègues John Ciac-cia et Sam Elkas, on se refusait hier à commenter les allégations, notamment celles de Télémédia, selon lesquelles le ministre délégué aux Affaires autochtones aurait été terrifié, la semaine dernière, en pensant être pris en otage à la réserve d’Oka ou il s’était rendu négocier et où, toujours selon les mêmes informations, il y aurait, parmi les Warriors, au moins un des criminels les plus recherchés aux États-Unis.De la même manière, on ne commente pas les affirmations du sous-ministre fédéral Harry Swain, voulant qu’il s’agisse d'une « insurrection armée », menée par une organisation criminelle (les Warriors).À Québec, on ne veut pas reprendre ces propos.On se contente de renvoyer la balle à ceux qui auraient des preuves à cet égard.On ne commente pas davantage la dure position prise, hier, par le chef de l’opposition, M.Jacques Parizeau (Voir page 2), non plus que les allégations du président de la Commission des droits de la personne, M.Jacques Lachapelle, ou les informations voulant que la Sûreté du Québec s’apprêterait à porter une longue série d'accusations, allant du meurtre à la possession illégale d’explosifs, contre des Wamors.De toute évidence, le mot d'or dre à Québec est de ne rien dire ou faire qui envenime la situation.On est dans l’impasse la plus totale.Consultations et réunions se multiplient, aux bureaux montréalais du gouvernement, pour tenter de reprendre le dialogue.Mais avec qui et comment ?Hier soir, on le cherchait encore, désespérément, sollicitant quelque avis éclairé que ce soit.À sa réunion régulière, ce matin, le premier ministre fera le point avec ses collègues, dont MM.Ciaccia et Elkas, Claude Ryan, ministre régional des Lau-rentides, et Yvon Picotte, des Affaires municipales, formant un comité spécial présidé par M Bourassa.Celui-ci, traumatisé par la Crise d’octobre 1970, prend le plus grand soin à tenter de garder les communications ouvertes, sans quelque compromission que ce soit, notamment quant à une amnistie générale pour les crimes commis ou allégués.Québec est disposé à négocier, mais hors des barricades, désor-Volr page 14: Québec PHOTO CP rA t, Les policiers de la Sûreté du Québec tenaient toujours le siège à Oka, hier, au 14e jour du conflit avec les Mohawks de Kanesa-take où ils ont ouvert des centaines de dossiers criminels.Les Mohawks n’ont jamais eu un droit territorial reconnu à Oka HHjfi-Pierre Proulx LES ACTUELLES REVENDICATIONS territoriales des Mohawks de Kanesatake (Oka) ne sont que le dernier épisode d’une longue mésentente qui remonte dès après la conquête britannique et qui s’est fortement envenimée au XIXe siècle.Mais du point de la justice des Blancs, le litige a été définitivement tranché par le Conseil privé de Londres en 1912.Les Amérindiens d’Oka ont été déboutés.Le différend trouve son origine dans l’acte de concession de la seigneurie des Deux-Montagnes en faveur des Sulpiciens en 1717 qui désiraient y transférer la mission indienne dont ils avaient charge au Sault-aux-Récollets.Ils y amenèrent effectivement des Nipissings, des Al- gonquins et des Iroquois.D’après l’historienne Louise Tremblay, que cite M.Serge Laurin dans son Histoire des Laurentides, un groupe d’Agniers s’était, à la faveur de la Grande Paix de Montréal, déjà installé vers 1701-1702 sur le territoire litigieux, mais on ignore s’ils s’y trouvaient encore quand les Sulpiciens arrivèrent à Oka en 1721.Voici l’acte originel de concession du 17 octobre 1717, écrit par le gouverneur, qui fait d’abord état de la requête des Sulpiciens.« Ils nous exposent qu’il seroit de l’avantage de la mission des sauvages du Sault au Refolds dans l’isle de Montréal, dont ils sont chargés, fust incessament tranferée audessus de la dite isle et establis sur les terres du costé du nord ouest du lac des Deux Montagnes, laquelle mission seroit avantageuse non seullement pour la conversion des sauvages lesquels s’y trouvans plus esloignez de la ville se-roient aussi hors des occasions de tomber dans l’yvresse, mais aussi à la colonie qui par ce moyen se trouvant à couvert des incursions des Iroquois en temps de guerre».Les Sulpiciens demandent donc au roi de leur accorder « pour la dite mission » un terrain d’environ neuf milles par neuf milles sur le bord du lac.Ils offrent de payer le dépenses inhérentes au déménagement et d’y « bâtir de pierre l’église et le fort dans le lieu où sera transporté la dite mission ».Le gouverneur concède donc les terres demandées « pour en jouir à perpétuité par les dits Sieurs Ecclesiastiques, leurs successeurs et ayant cause quand même la dite mission en seroit osté, en pleine propriété a titre de fief et de seigneurie ».D’après M.Laurin, les revendica- tions des Amérindiens sur la seigneurie d’Oka remontent aussi loin que 1781.Ils les ont reprises en 1794,1802, 1818 et 1828.Cette année-là, un délégué indien du lac des Deux-Montagnes se rend même à Londres pour contester les Sulpiciens.Il montre au ministre des Colonies un collier wampum « représentant le cadastre des terres que les Indiens revendiquent en pleine propriété.Quatre chiens en train d’aboyer sont postés aux angles comme pour défendre ces titres».Puis, en 1841, les Sulpiciens obtiennent du Parlement du Bas-Canada une loi confirmant « d’une manière absolue », dit le texte, leur droits et titres sur leurs seigneuries.Cette confirmation est cependant octroyée « aux fins, intentions et objets suivants: [.] la mission du Lac des Deux Montagnes pour l’instruction morale et religieuse des Indiens Al- gonquias et Iroquois».La dispute ne cesse pas pour autant.Après la Confédération, le départ des Algonquins qui vont s’installer dans la nouvelle réserve de Ma-niwaki entraîne une escalade : la vente à des Blancs des terres libérées par les Algonquias met le feu au poudre.En 1870, l’intervention des protestants envenime et compléxifie le débat.Les édifices des Sulpiciens sont incendiés.Les procès se succèdent alors.Sulpiciens et Amédindiens se retrouvent en 1912 devant le Conseil privé de Londres.Les Amérindieas contestent le fait que les Sulpiciens aient vendu et continuent de vendre des terrains à des Blancs et qu’ils aient, en accord avec le conseil municipal, clôturé une large portion de la « commune » qui sert de pâturage empêchant de ce Voir page 14: Les Mohawks JEANNE JOLIVET DIRIGE du 7 au 26 sept.Allemagne - Autriche - Suisse DÉPART GARANTI BERNARD MESTRE DIRIGE du 9 au 23 sept.Normandie - Bretagne - Loire DES CIRCUITS ORCHESTRÉS PAR DES MAÎTRES ^^.B 2 ¦ Le Devoir, mercredi 25 juillet 1990 ¦ * ,i! (SM-33) A •*0 .¦H (mm) (SM-12) RtWBOUR^ .'• ns Parizeau prévoit que le gouvernement peut être ; acculé à intervenir durement contre les Warriors Il insiste sur « la lutte contre le terrorisme » et le dégagement du pont Mercier Pierre Roberge — de la Presse Canadienne SELON le chef de l’opposition Jacques Parizeau, le premier ministre Bourassa doit rencontrer les chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador d’ici dimanche.M.Bourassa devrait obtenir d eux qu’ils condamnent la violence et qu’ils tentent de faire déposer les armes « par ceux qui actuellement s’en servent », a-t-il affirmé, hier en conférence de presse.Ces chefs autochtones devraient aussi reconnaître que le gouvernement peut être acculé à « toute mesure nécessaire à la lutte contre le terrorisme » et au « dégagement du pont Mercier».« Je ne donne pas de date, ou de NOUVEAU HYUNDAI! Modèles haute gamme à prix spéciaux ; s ! tifè ia ; r c 0 1 Remboursement postal de 15 $ à l'achat d’une pomme de douche Teledyne Water Pik, modèle SM-22 ou SM-33.Pour recevoir votre remboursement, achetez une pomme de douche Shower Massage'"’ de Teledyne Wider Pile, modèle SM-22 ou SM-33 Remplissez ensuite ce bon, joignez-y les originaux de votre coupon de caisse et le code CL JP ( voir exemple) provenant du dessous de la boite, et postez le tout avant le lrr novembre 1990 à: Bouchard ferait un pas vers la création d’un vrai parti (PC) — Le chef de file des députés souverainistes du Québec à la Chambre des communes, l’ancien ministre conservateur Lucien Bouchard, pourrait annoncer, aujourd’hui à Montréal, une nouvelle étape vers la constitution d’un véritable parti politique indépendantiste sur la scène fédérale.Dans l’entourage de Lucien Bouchard, on ne nie pas que le député de Shefford, Jean La-pierre, qui a quitté le Parti libéral fédéral au moment de l’é- lection de Jean Chrétien à la tête de cette formation politique, soit rentré de vacances pour participer de fait à la conférence de presse que donnera Lucien Bouchard cet avant-midi.Une demi-douzaine de députés qui ont rompu avec le Parti conservateur font déjà bloc autour de l’ex-ministre du gouvernement Mulroney.Le groupe présente un candidat à l’élection complémentaire, le 13 août, dans la circonscription fédérale de Laurier/Sainte-Marie.(.(militions de t'offre VALABLE POUR UN ACHAT UH ( H t.EN I Kl 11 16 AVRIL ET LE 13 OCTOBRE 1990.Remboursement fuir lu poste seulement Cette offre ne peut être jumelée a aucune autre.Réservé aux résidents du Québec, t imite de,i remboursements par punit le ou par adresse.CE B< )N N’EST PAS REMBOURSABLE CHEZ LE DÉTAILLANT.A HYDRO QUÉBEC Ol ( 111/ TELEDYNE WA TER PIK REMBOURSEMENT POMME DE DOUCHE C V 2000, stu c, Il Longueuil J4L 4G7 code CI V NOM PRt NOM Adresse Ville Tél.: J__ Code postal Province____________________ Horn du 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deux modèles, Hyclro-Québec et Teledyne Water Pik vous rembourseront par la poste la somme de 15$.Pour tout renseignement sur cette offre, composez le 387-4065 à Montréal ou le 1 800 387-4065 ailleurs au Québec.Hydro-Quebec Le Devoir, mercredi 25 juillet 1990 ¦ 3 Large consultation sur la révision de la politique culturelle de Montréal LE LIVRE VERT sur la révision et l’orientation qu’entend donner la Ville de Montréal à sa politique culturelle fait présentement l’objet d’une étude de la part des personnes concernées.Quelque 5000 copies de ce document de 33 pages ont été distribuées depuis le début de juin aux administrations, organismes et individus qui pourront exposer leurs réflexions, leurs commentaires et leurs recommandations en août prochain devant la Commission de développement culturel présidée par Mme Martine Blanc.Sept autres conseillers municipaux en font partie.Intitulé Énoncé de politique de soutien à l'industrie culturelle, rédigé sous l’égide de la Commission d’initiative et de développement culturels (CIDEC), préfacé par Mme Kathleen Verdon, membre du comité exécutif et responsable du dossier culturel, ce rapport préliminaire souligne en préambule l’importance pour une ville de la taille de Montréal, de surcroît « métropole culturelle du Québec », de se doter d’une politique cohérente en ce domaine.On fait valoir qu’elle exerce déjà un leadership reconnu en Amérique du Nord et à l’étranger, dans les ümites toutefois de sa compétence comme administration municipale, distincte de celle des gouvernements provincial et fédéral.D’où le souci de conserver une identité propre et d’éviter le dédoublement des mesures afin de mieux stimuler une participation au meilleur intérêt de l’ensemble de la population.Les auteurs du rapport définissent en premier lieu la notion d’industrie culturelle qui englobe « l’ensemble des pratiques artistiques professionnelles et des fonctions de soutien ».Cela comprend les activités de création, de production et de diffusion et regroupe les secteurs suivants : arts visuels, cinéma, arts de la scène, radio, télévision, presse, design, métiers d’art, littérature ainsi que le volet diffusion de la connaissance patrimoniale, scientifique et technologique.La spécificité de l'industrie culturelle de Montréal devrait reposer sur un « parc d’équipements » adéquat, ce qui est loin d’être le cas présentement, déplore-t-on.On propose de corriger cette situation par la cons- truction de nouveaux lieux d’expression artistique et la rénovation des bâtiments vétustes.Aussi entend-on intensifier le partenariat autour des enjeux montréalais et créer les conditions favorables permettant la collaboration des diverses communautés ethniques au développement social, économique et culturel de la ville.Dans cet esprit, le livre vert fait une invitation spéciale au milieu des affaires pour qu’il s’implique davantage dans cette recherche de consensus.Les auteurs soulignent que la Ville de Montréal fait déjà sa part dans le soutien financier de la création et de la production, et cela depuis 1956, par le biais du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal (CACUM).On croit pertinent de con- tinuer d’attribuer la gestion des fonds impartis aux organismes culturels accrédités à cette instance.La Ville continuera aussi de promouvoir auprès des autres municipalités l’ob jectif suivant lequel une part égale à 1 % du budget global de la CU M soit affectée à la CACUM.Montréal aura intérêt à établir des liens étroits avec les divers interlocuteurs canadiens « soucieux de l’engagement municipal en matière cul turelle », de même qu'elle a tout à gagner en intensifiant son image in temationale de ville culturelle.En somme la Ville se dit déter minée à agir, selon le mot qui conclut cet énoncé de politique, et surtout à « agir ensemble », insiste-t-on, puisque cet avenir de la vie culturelle montréalaise doit s’exprimer dans un esprit de responsabilité collective.La Commission du développement culturel tiendra des audiences publiques le 20 août à 19 h à la salle du conseil de l’hôtel de ville, elle siégera également le lendemain et s’il y a lieu les 23 et 30 août.Les organismes ou invididus voulant s’y présenter doivent prévenir la commission d’ici le 5 août.Outre Mme Blanc, conseillère du district Octave Crémazie, les autres membres de la commission sont les conseillers suivants : M.Sam Bos-key, vice président (Décarie), M.Vittorio Capparelli (Gabriel-Sa-gard), M.RéalCharest (Marie Victoria), M.Restas Georgoulis (Mile-End), Mme Manon Forget (Delori-mier), Serge Lajeunesse (Sainte Marie) et Mme Thérèse Daviau (Saint-Jean Baptiste).Un proche de Mulroney gagnera plus que l’ambassadeur au Zaïre OTTAWA (PC) - Jean-Carol Pelletier, ancien directeur national du Parti conservateur, a été nommé consul et chef du protocole au Zaïre après une intervention du bureau du premier ministre Brian Mulroney, a annoncé hier l’agence de presse Southam News.M.Pelletier, âgé de 48 ans, gagnera un salaire annuel de 90 000 $, a également rapporté l’agence.L’ambassadeur canadien au Zaïre, Claude Laver-dure, un vétéran du monde diplomatique qui était en poste à Haïti avant d’être envoyé au Zaïre, gagne 77 000 $ par année.M.Pelletier, lorsqu’il était organisateur politique au Québec, travaillait beaucoup en région pour Brian Mulroney.Cette nomination arrive après que le premier ministre canadien ait essayé, dans une série d’efforts infructueux, de trouver un poste d’ambassadeur en Afrique pour M.Pelletier, a indiqué Southam News.Les efforts de M.Mulroney avaient été bloqués par de nombreuses objections émises par les fonctionnaires du ministère des Affaires extérieures qui estiment que l’ancien organisateur politique manque d’expérience diplomatique.Il a toutefois travaillé au Zaïre de 1980 à 1984, dans le cadre d’un projet de développement forestier financé par le Canada.Mais le porte-parole du ministère des Affaires extérieures, Robert Peck, reconnaît qu’il est inhabituel de voir quelqu’un n’ayant pas fait carrière dans le service diplomatique être nommé consul canadien outremer.M.Pelletier travaille depuis quelques mois dans la division francophone d’Afrique afin de se familiariser avec le fonctionnement du ministère des Affaires étrangères, et avec ses nouvelles responsabilités.Cuomo interdit le « lancer du nain » NEW YORK (AFP) - Le gouverneur de l’État de New York Mario Cuomo a signé hier un arrêté interdisant la pratique du « lancer du nain » et celle du « bowling avec nain », deux « sports » venus d’Australie qui trouvaient ses adeptes dans certains bars de New York.Comme l’avait fait l’année dernière l’État de Floride, celui de New York s'est contenté d’interdire ces « sports » dans les établissements servant de l’alcool, ce qui revient à les interdire, car les athlètes du lancer du nain fréquentent plus les bars que les stades.Le lancer du nain, arrivé d’Australie il y a cinq ans, nécessite un petit équipement : un harnais pour que le lanceur puisse avoir son nain bien en main et le lancer ensuite le plus loin possible sur une cible matelassée.Plus sophistiqué, le bowling se joue avec un nain casqué, fixé par une courroie sur une planche à roulettes, puis propulsé avec l’habileté requise vers les quilles.Ces deux « sports » sont généralement récompensés par des prix.L’association de nains « Petit peuple d’Amérique » (Little people of America), fondée en 1957 par l’acteur Billy Barty, avait milité en faveur de l’interdiction.Le gouverneur démocrate s'est alors penché sur le problème.Sa réponse n’allait pas de soi.« Ce sont des êtres humains.Ceci me préoccupe.Je ne sais pas pourquoi », s’interrogeait-il il y a peu, se déclarant également sensible à ceux qui lui faisaient remarquer que les pouvoirs publics n’avaient pas à se mêler de jeux pratiqués entre des adultes consentants.Les médecins avaient cependant souligné que les nains ont des os plus petits et donc plus fragiles, ce qui rend ces pratiques dangereuses.Le gouverneur s’est finalement décidé en faveur du « respect de la dignité humaine».m i> PHOTO CP Depuis maintenant 75 ans, Philomène McKenzie (à gauche), visite la cathédrale de Sainte-Anne-de-Beaupré.Cette Montagnaise, tout comme sa fille Philomène Grégoire, participe encore cette année à la fête de sainte Anne.Un « petit paradis » secoué par des charges de dynamite GRAND-MÉRE (PC) - Les résultats obtenus à l’aide de sismographes placés dans trois maisons du quartier près de la carrière Maskino, de Grand-Mère affichent des vibrations moyennes de 12.5 mm par seconde alors que la limite permise par le ministère de l’Environnement du Québec est de 40 mm par seconde.Le secrétaire-trésorier de la firme Maskino, M.Michel Matteau, se dit satisfait d’avoir ainsi rassuré, à ses yeux, la population du quartier qui avait été ébranlée, c’est le cas de le dire, par une forte secousse de dynamitage, avant-hier.À un tel point qu’ils avaient dressé un blocus du chemin menant à la carrière.« Nous sommes contents d’avoir pu prouver aux gens du secteur que nous étions conformes aux normes environnementales », a dit M.Matteau.Cependant, les résidants du quartier ne sont pas très soulagés des résultats.L’un d’eux, M.Michel Massicotte, soutient qu’il n’est pas concevable de vivre dans de pareilles conditions : « Si la norme est de 40, on imagine les dégâts que ça produirait.Si la loi demeure la même, on ne pourra plus habiter le quartier».Les résidants de ce secteur étaient là bien avant la firme Maskino.« Nous avions choisi de nous construire ici parce que l’endroit était un vrai petit paradis, une sorte de cam- pagne aux abords de la ville.Nous sommes prêts à continuer à nous battre pour un meilleur environnement», affirme M.Massicotte.Une secousse d’une fraction de seconde.Quelque 35 000 tonnes de roc viennent de sauter.Puis ensuite, une odeur répugnante parfume l’atmosphère.Il y a aussi cette poussière infecte qui se dépose sur les voitures, dans les piscines et s’infiltre dans les maisons.Cette pollution, c’est l’environnem-ment quotidien de la population du coin.L’exploitation de la carrière par la compagnie Maskimo, ils en ont tous ras le bol.Alors qu’avant-hier matin personne n’a été prévenu du premier dynamitage, les dirigeants de la compagnie ont cru bon, hier, d’avertir la population par l’entremise de M.Michel Massicotte.Curieusement aussi, on a demandé aux gens de reculer avant de faire partir la charge .dont on avait devancé l’heure.Mais les citoyens sont restés où il étaient, attendant l’arrivée des médias.« Il ont pris toute sorte de précautions qu’ils ne prennent pas d’habitude », relève Mme Sylvie Croteau.« C’est évident qu’ils veulent bien paraître auprès des médias, clame Mme Simone Trottier.On espère améliorer la situation en se rassemblant ici.Ce n’est pas du tout une partie de plaisir».Quand l’ignorance tue TORONTO (PC) — Les parents d'une enfant de 17 mois, qui a succombé à un régime alimentaire composé exclusivement de plantes, ont été condamnés à deux ans moins un jour de prison pour ne pas lui avoir procuré les nécessités de la vie.Le juge John O’Driscoll a signalé à Sonia, 38 ans, et Khachadour Atikian, 54 ans, qu’il leur imposait la peine maximale prévue par la loi dans de tels cas.Le corps émacié et couvert de plaies, la petite Lorie est morte en septembre 1987.Elle ne pèsait plus que 11 livres.Au cours d’un procès qui a duré six semaines, divers témoins ont raconté comment les Atikian, qui sont arrivés du Liban dans les années 70 ont subi l’influence d’un herboriste ignorant.Aux parents qui parlaient de faire voir l’enfant par un médecin, l’herboriste leur a dit que ce serait « comme tenir un revolver chargé sur la tête de l’enfant et presser sur la détente ».La veille de la mort, l’herboriste a conseillé à la mère d’envelopper l’enfant dans des feuilles de chou, afin d’attirer le poison à l’extérieur du corps.R É S U L T A T S 1 o t o - ri u é he c B' Tirage du 90-07-23 Vous pouvez miser jusqu à 5 8 10 11 13 21 h les soirs de tirages 14 21 23 28 34 Prochain tirage: 90-07-25 43 45 48 52 53 59 64 67 69 70 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.À Sainte-Anne-de-Beaupré, moins d’Amérindiens et «une petite gêne» Michel Venne - de la Presse Canadienne SAINTE-ANNE-DE BEAUPRÉ -On ne sait si c’est à cause de la crise des barricades à Oka, mais les Amérindiens sont venus moins nombreux cette année en pèlerinage pour la fête de leur patronne, sainte Anne, à Sainte-Anne-de-Beaupré.Habituellement, ils arrivent par centaines à l’approche du 26 juillet, de la Côte-Nord ou de l’Est du Québec, et plantent leur tente ou leur roulotte motorisée sur le terrain de camping des pères rédemptoristes, situé juste en face de la basilique, au bord du fleuve.Cette fois, ils sont là, mais ils sont plus discrets.« Ils ont une petite gêne cette année », dit le père Victor Simard, relationniste pour le sanctuaire.« On sent une pression sur nous, raconte Odilon Jourdain, un Monta-gnais de Sept îles, qui vient prier chaque année avec sa famille depuis dix ans.On nous dévisage, dit-il, comme si les gens avaient peur de nous.Pourtant, on est pacifique.On est venu pour prier.C’est tout ».Cette fois, ils demandent à sainte Anne d’intercéder en faveur d’un règlement pacifique à Oka.Ils prient aussi pour que leurs frères amérindiens obtiennent enfin ce qu’ils demandent : leurs terres.« On est des Indiens, dit M.Jourdain.On ne peut pas faire autrement que de prendre pour les Mohawks.Mais on n’est pas violent.Les armes, on aurait souhaité qu’il n’y en ait pas.Sauf qu’il faut comprendre que les Indiens se sont fait avoir plusieurs fois par les Blancs».Sainte Anne est la patronne ecclésiastique du Québec depuis 1876, quand le pape Pie IX a accédé à une requête en ce sens de l’archevêque de Québec Mgr Taschereau.Mais les Amérindiens, en particulier les llu-rons, les Micmacs, les Algonquins, les Abénaquis et les Montagnais, lui sont aussi fidèles.Leur dévotion remonte aux colonies, et aux oeuvres des missionnaires.Depuis 75 ans, une Montagnaise de Schefferville, Mme Philomène McKenzie, vient à Sainte-Anne-de-Beaupré prier durant les neufs jours (la neuvaine) qui précèdent la fête de sainte Anne pour respecter une promesse qu’elle avait faite alors qu’elle était encore une enfant.Toutes ses économies y passent.Aujourd’hui âgée de 91 ans, elle demande à sainte Anne de préserver sa santé, sa lucidité et sa foi.La première fois qu’elle est venue en pèlerinage, il y a trois quarts de siècle, elle avait pris un bateau et remonté le Saint-Laurent jusque sur la côte de Beaupré avec une douzaine de familles indiennes de la Côte Nord.Mme McKenzie raconte tout cela dans sa langue maternelle avec le sourire enjoué d’une vieille dame heureuse mais encore ratoureusc.Elle a de larges mains, froissées mais douces comme un mouchoir de soie.Avec ses mains, elle fabrique encore des mocassins et des raquet tes qu’elle vend pour payer son séjour à Sainte-Anne une fois l'an.La dame ne dit pas un mot de fran çais, ni d’anglais.C’est sa fille de 76 ans, Philomène Grégoire, qui traduit pour nous.Mme McKenzie ne sail d’ailleurs pas vraiment ce qui se passe à Oka.« Je lui ai seulement dil qu’il y avait eu des chicanes avec les Blancs, dit sa fille.Mais je n’ai pas voulu l’embêter davantage parce (jue quand on leur raconte des histoi res pareilles aux vieux, ça les em pêche de dormir la nuit.» La neuvaine et la fête de sainte Anne constituent la période de [jointe des activités du sanctuaire de Sainte Anne-de-Beaupré où se pressent cha que année pas moins de 1,2 million pèlerins qui viennent de partout au monde.Demain, fête de sainte Anne, des centaines de malades, des paralytiques, en quête d’un miracle, assisteront à la cérémonie de l’onction des malades.Une messe solennelle présidée par Mgr Maurice Couture, archevêque de Québec et primat de l'Église canadienne, sera célébrée à 10 h 30 et une autre à 19 h 30.Une autre encore dans l'après-midi sera chantée en langue montagnaise.La fête se terminera par une procession aux flambeaux dans la colline située derrière la basilique dont on rénove encore les murs extérieurs.Le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré a été fondé en 1658.Mais ce n’est qu’en 1923 que la basilique actuelle, dont la croix s’élève à 300 pieds du sol, avec ses cinq nefs, ses 20 chapelles rayonnantes, ses 24 confessionnaux, a été construite.Un violent incendie avait ravagé la précédente le 29 mars 1922 et l'épiscopat canadien avait dû recourir a la générosité de ses fidèles poui payer sa reconstruction.Depuis, une auberge de 107 chambres et un musée ont été bâtis et sont accessibles au public.EN BREF.Amoco devra payer 140 millions $ CHICAGO (AFP) — La société pétrolière Amoco a été condamnée hier à Chicago (Illinois) à payer 140 millions $ US aux plaignants français victimes de la marée noire consécutive au naufrage de VAmoco-Cadiy.en 1978, a annoncé un porte-parole de la firme américaine.Amoco a immédiatement annoncé sa décision de faire appel, a précisé le porte-parole, Mike Thompson.Sur ce total, l’État français s’est vu octroyer une somme de de 114 millions $ US par le juge Charles Norgle, a précisé l’avocat de l’État français, Christopher Rende.Le solde de la somme globale, soit quelque 25 millions $ US, est destinée à la soixantaine de communes, aux deux départements plaignants ( Finistère et Côtes du Nord) ainsi qu’à divers syndicats d’hôteliers et d’ostréiculteurs, a-t-on indiqué de soures concordantes.Les sommes arrêtées hier prennent en compte les intérêts qui couraient depuis la catastrophe, c’est-à-dire depuis 1978.Il se pourrait aussi que les avocats de l’État français en appellent, jugeant le dédommagement insuffisant.Du beurre sans cholestérol.ou presque AUCKLAND, N.-Z.(AFP) — La coopérative laitière néo-zélandaise Waikato Valley a déclaré hier avoir produit un bourre dont la teneur en cholestérol est réduite de 97 %.Il s’agirait d’une première mondiale.Ce procédé, qui n’altère pas le goût du beurre, fait encore l’objet d’expérimentations.On ne peut donc-pas dire quand le nouveau produit sera commercialisé.La société a indiqué qu’elle pourra utiliser ce procédé pour réduire le niveau de cholestérol dans d’autres produits laitiers, notamment les laits frappés, fromages et poudres de lait, ainsi que dans les graisses animales.Le cholestérol, en s’accumulant dans les artères, est un des plus importants facteurs de défaillances cardiaques.• CIVIC • ACCORD • PRELUDE d (\ (\ HONDA DE £161 SOLDE RECORD B A TTU Pour la deuxième fois en trois mois, nous avons établi un nouveau canadien de ventes par mois.LA TRADITION SE POURSUIT HONDA de SIGI NUMÉR01 AU CANADA Notre objectif est de battre le record canadien de ventes annuelles et de dépasser 2200 HONDA en 1990 Nous étions le PREMIER concessionnaire Honda a MONTRÉAL et à SAINTE-ROSE, Laval, et nous sommes toujours le PREMIER pour les ÉCONOMIES! Nos dossiers LE PROUVENT.Venez voir par vous-mêmes et PROFITEZ de notre performance IMBATTABLE.RAPPELEZ-VOUS, les achète-tôt font les MEILLEURES AFFAIRES.600 Plus de Honda au choix! HH WTTTIHR C*K fort ovnpot lu 0«e*et t* t*yt ik M US t*P"S K ** art ’M* ni M,m Met cjr »*« u mu • tllr mprniisi •e'-'evifcif 11 Honli 1W0 ni ii r*ém rtfvt Q*« ft nat [i «as co»*l*it • Le Devoir, mercredi 25 juillet 1990 L’ACTUALITE INTERNATIONALE L’URSS propose un fédéralisme à la carte d'après AFP et Reuter MOSCOU — L’URSS devrait devenir un État confédéral souple et décentralisé, une libre association de républiques « souveraines », avec un toutefois un certain nombre de fonctions dévolues au pouvoir central.C’est ce qu’a déclaré hier un membre du Conseil présidentiel de Mikhaïl Gorbatchev, en présentant les grandes lignes d’un nouveau « traité d’union » entre les républiques soviétiques, que l’on voudrait voir signé d’ici décembre.Le chef du Kremlin, confronté à des violences ethniques dans le Sud et aux déclarations d’indépendance des États baltes, avait accepté il y a un mois de réviser le traité qui régit les rapport entre les 15 républiques et l’appareil d’État.Depuis cette date, plusieurs républiques soviétiques, dont la puissante Fédération de Russie et l'Ukraine, ont proclamé leur souveraineté et la primauté de leurs lois sur celles de l’URSS.L’Ukraine, seconde république d’URSS a en outre souhaite devenir un État neutre et a revendiqué le droit de frapper sa propre monnaie et de lever sa propre armée.Selon un communiqué de presse du Conseil suprême de Lettonie, parvenu à l’AFP à Moscou, Mikhaï Gorbatchev a énuméré huit domaines devant rester, selon lui, du domaine fédéral, parmi lesquels : les questions de défense, la coordination des relations de marché, une politique monétaire unie, la garantie de l’approvisionnement en énergie des républiques, la politique étrangère, l’environnement.« Il faut être réaliste », a dit Grigory Revenko, membre du Conseil présidentiel, hier en conférence de presse, à propos de la déclaration ukrainienne.« Actuellement, de nombreux documents sont élaborés dans un climat de meeting politique.Us ne sont pas correctement préparés ».L’élaboration du nouveau traité est un parcours d’obstacles et les premiers conflits ont déjà vu le jour, a estimé le conseiller de Gorbatchev.Le chef de la Banque centrale d’URSS a ainsi demandé la semaine dernière au chef du Kremlin de faire usage de ses pouvoirs présidentiels pour empêcher la Russie d’intervenir dans les opérations financières.Gorbatchev s’est d’autre part efforcé de persuader les rébubliques baltes d’adhérer au traité, en leur donnant la garantie qu’elles pourraient négocier les clauses de leur appartenance à l'Union.Mais la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie ne semblent pas prêtes à revenir sur leurs volontés d’indépendance.La Lituanie, qui avait déclaré son indépendance le 11 mars dernier a accepté de geler sa déclaration pendant 100 jours à dater de l’ouverture de négociations avec Moscou sur l’indépendance.Au-delà de « la diversité des opinions qui existent déjà » sur le caractère futur de l’Union, a poursuivi M.Revenko, celle-ci « doit être maintenue pour des considérations géopolitiques, historiques, géographiques.économiques et ainsi de suite ».Le responsable soviétique a évoqué « l’histoire séculaire de la formation de cet État » qui fait que maintenant environ 60 millions de personnes vivent sur le territoire soviétique en dehors de leurs territoires nationaux.L’autre principe fondamental devant présider à la future Union est celui du « volontariat », a cependant ajouté Grigon Revenko.« Nous sommes opposés à l’inclusion forcée dans l’Union.» Le responsable n’a pas exclu la possibilité que certaines républiques se retirent de l’Union.Cuba crie au complot et Madrid s’impatiente Selon un opposant cubain, l’URSS prépare la « sortie » de Fidel Castro d'après AFP et Reuler LA HAVANE— Les autorités de La Havane, en conflit avec l’Espagne et d’autres pays européens dont les ambassades hébergent des réfugiés cubains, ont justifié hier leur refus de les laisser quitter le pays, en dénonçant un complot étranger visant à encourager les demandeurs d’asile.Lors d’une conférence de presse, le vice-ministre des Affaires étrangères José Viera a réaffirmé qu'aucun des 25 Cubains réfugiés dans les locaux diplomatiques de l’Espagne, de la Suisse et de l’Italie ne serait autorisé à émigrer.« Ces personnes doivent quitter les ambassades de leur propre chef et sans conditions », ou alors y rester, a-t-il déclaré.Il a dit que son pays enquêtait sur l’implication de diplomates étrangers dans un « complot » orchestré par les États-Unis jxiur discréditer le gouvernement communiste et encourager les candidats à l’asile politique.« C’est une mise en scène destinée à ternir l’image de la révolution cubaine et à créer une impression d’instabilité.» Selon Viera, les Cubains réfugiés dans les ambassades, parmi lesquels figure un bébé, sont « les habituels vauriens et délinquants, des individus qui refusent de travailler dans une société organisée ».Il a réitéré l’offre du président Fidel Castro d’envoyer tous les « éléments antisociaux » que compte 111e dans les pays européens qui leur accorderaient des visas.La police cubaine a établi des cordons de sécurité autour des ambassades d’Espagne et de Suisse, ainsi qu’autour de la résidence de l’ambassadeur d’Italie.Cuba mérite « respect et considération » de la part des pays entretenant des relations avec lui, a-t-il dit.« Il ne faut pas qu’ils prennent Cuba pour un pays suppliant qu’on l’aide, prêt à maintenir à n’importe quel prix des relations d’amitié et une coopération avec d’autres pays.» La Havane a impliqué dans le « complot », des diplomates des États-Unis, du Canada, de RFA et de Tchécoslovaquie.Tous ces pays ont rejeté cette accusation.Leurs missions diplomatiques ont également été isolées ce week-end.À Madrid, le ministre espagnol des Affaires étrangères Francisco Fernandez Ordonez a estimé que Cuba devrait autoriser le départ de ses 18 ressortissants réfugies à l’ambassade d’Espagne, afin de sauver les relations entre Madrid et La Havane.Il a affirmé que les relations Cuba et l’Espagne ne pourront s’améliorer que si Cuba approuve un accord garantissant un « passage satisfaisant pour les gens qui sont réfugiés dans l’ambassade ».« L’Espagne ne veut pas que cette situation s’éternise », a-t-il dit après un entretien avec l’ambassadeur à La Havane, Antonio Serrano de Haro, qui a été rappelé à Madrid la semaine dernière.Les deux hommes ont discuté de la sécurité de l’ambassade, actuellement assurée par neuf hommes d’une unité d’élite de la police espagnole, et des négociations avec le gouvernement de Fidel Castro au sujet du départ des demandeurs d’asile.Enfin, un dissident cubain a affirmé que l’URSS négociait la « sortie » de Fidel Castro, qui « ne tiendra pas plus que 24 mois », dans une interview au journal madrilène ABC (conservateur) Jorge Mas Canosa, président de la Fondation nationale -A*.,,' -• v».Vf"} » » y*.y *, :/> - *; ¦ ; V y ¦f ‘ ¦.1 » •* t- .>#¦' MSÊ* fM L’IRA frappe et revendique »>ï* .•S*: ® - PHOTO AP L'IRA, l'Armée républicaine irlandaise, a revendiqué hier soir l'attentat qui dans l'après-midi a coûté la vie à trois policiers et à une religieuse, près d'Armagh, en Irlande du Nord.Un correspondant anonyme a déclaré à un organe de presse à Belfast que CIRA, qui lutte contre la présence britannique en Ulster, était responsable de cette « action militaire », mais il n'a fait aucun autre commentaire.Il n'a émis aucun regret au sujet de la mort de la religieuse.Trois policiers en uniforme du Royal Ulster Constabulary (RUC), la police de la province, circulaient en début d'après-midi sur une route près d'Armagh, lorsque leur véhicule banalisé a sauté sur une mine de forte puissance.Une voiture particulière, qui passait au même moment a également été touchée par l’explosion.L’une des passagères, soeur Catherine Dunne, 37 ans, est décédée en arrivant à l'hôpital.Les deux camps rebelles libériens aux portes du Palais présidentiel Des dizaines de milliers de réfugiés au Sierra Leone voisin d’après AFP et Reuter SEPT MOIS après avoir attaqué à la machette un poste de police d'une province reculée, les rebelles libériens sont à portée de fusil de la capitale, Monrovia, où le président Samuel Kanyon Doe vit entourés de ses derniers soldats fidèles.Les quelque 200 maquisards de Prince Yealu Johnson se sont emparés dimanche de Bushrod, une grande île au nord de Monrovia, séparée de la capitale par deux ponts qu'ils ne semblaient pas avoir franchi mardi matin, selon les très rares informations disponbiles à Abidjan.Dans la capitale elle-même, la vie semble avoir cessé : les Monroviens et étrangers n'osent plus s’aventurer dans les rues où rôdent des soldats sans chefs et aussi quelques maqui sards infiltrés par des ruelles des faubourgs orientaux.La plus grande confusion règne car les maquisards venus du nord et de l’est ne relèvent pas du même commandement : ceux qui s’infiltrent obéissent à Charles Taylor, le chef militaire du Front patriotique national (NPFL), et ce dernier a af firmé en juin qu’il ferait tuer Johnson si ses hommes le capturaient.Face aux maquisards du NPFL, les soldats gouvernementaux résis- taient encore lundi à l’est dans leurs deux dernières positions, Schiefflin, un grand camp militaire à environ 30 km de Monrovia, et Paynesville, une banlieue à 12 km de la capitale.Ceux de ses hommes qui ont réussi à s’infiltrer dans Monrovia semblent trop peu nombreux et insuffisament armes pour se lancer à l’assaut de la présidence, défendue par environ 500 soldaLs bien armés, équipés et entraînés, et surtout très motivés les rebelles ne font pas de prisonniers, ont indiqué aux journalistes leurs responsables sur le terrain.Mais ces maquisards échangent de nombreux coups de feu avec des centaines de soldats gouvernementaux, ce qui contribue fortement à aggraver l’insécurité, selon les derniers diplomates occidentaux restés à Monrovia et disposant de postes de radio assez puissanLs pour converser avec leurs collègues dans les autres capitales d’Afrique occidentale.Bien que des miliers de Monroviens aient réussi à fuir vers l’ouest, au Sierra Léone, il reste plusieurs centaines de milliers de personnes dans la capitale, sans eau, électricité, téléphone ni radio télévision depuis un mois, à la recherche de vi vres et de bois pour faire cuire leur repas.La région frontalière « étouffe» littéralement sous le poids de dizaines de milliers de Sierra-léonais, Libériens et autres réfugiés d'Afrique de l’Ouest, selon des responsables sierra-léonais rentrés d’une une visite dans la région frontalière.Selon eux, il y aurait déjà 60 000 à 100 000 réfugiés libériens au Sierra Leone.Selon ces témoins, la plupart des réfugiés arrivant en Sierra Leone ont fait la route à pied, les chaussées étant rendues impraticables aux véhicules par des pluies torrentielles.« Dans la savane, les gens dorment et les femmes accouchent », a raconté un responsable sierra-léonais après avoir inspecté les routes proches de la frontière.Des responsables du ministère du Travail tentent de rendre les routes praticables, en attendant les travaux prévus pour la saison sèche, a-t-il précisé.Des centaines de Sierra-Léonais rentrant dans leur pays se sont retrouvés avec les réfugiés libériens dans l’attente d’une aide urgente des organisations internationales.Le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR) dispose pour l’instant de 1,5 millions de dollars pour fournir de la nourriture aux réfugiés jusqu’en décembre.Beau fixe entre Moscou et New Delhi MOSCOU (AFP) - L’Inde et l’URSS conflueront en 1991 un nouveau traité de coopération économique, ont décidé hier à Moscou le premier ministre indien, M.Vishwanath Pa-trap Singh, et le président Mikhaïl Gorbatchev, a annoncé l'agence Tass, au deuxième jour d’une visite officielle de quatre jours du premier ministre indien en URSS.« Cette visite reflète non seulement les bonnes relations entre nos deux pays, mais elle constitue un pas en avant », a estimé M.Gorbatchev devant les caméras de la télévision.« Nous apprécions le fait que dans ces années de grands changements l’U RSS et l’Inde demeurent proches, développent un esprit de compréhension mutuelle et coopèrent sur la base d’intérêts semblables sur les principaux problèmes de l’heure », a poursuivi le numéro un soviétique.Les deux dirigeants ont décidé de préparer un nouveau traité économique, s’intéressant à de nouvelles formes de coopération en matière de coproductions, de science ou de technologies, précise TASS.En liaison avec le 20e anniversaire, l’année prochaine, du traité de coopération et d’amitié soviéto-in dien, les deux responsables ont décidé de marquer cet anniversaire d’un éclat particulier et de signer à cette occasion ce nouveau traité économique.M.Gorbatchev se rendra en visite officielle en Inde en 1991.La majeure partie de l'entretien a eu lieu en tête-à-tête.Le premier ministre indien est arrivé à Moscou lundi.Il s’est également entretenu mardi avec le chef d’état-major soviétique, le général Mikhaïl Moisseiev, l’URSS restant le premier fournisseur de matériel militaire pour l’Inde.M.Patrap Singh a inauguré un monument à Rabindranat Tagore en présence du premier ministre soviétique Nikolai Ryjkov et a été fait docteur honoris causa de l’Université de Moscou.Le premier ministre indien doit poursuivre aujourd’hui sa visite de quatre jours en U RSS, en se rendant à Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan.Il doit ensuite visiter les villes de Samarkande et de Boukhara.cubano-américaine et fondateur de Radio Marti, l'émetteur anti-cas-triste opérant depuis la Floride.« La solution au problème cubain, selon cet opposant, sera comparable mais pas identique à ce qui s'est passé au Nicaragua (.).Actuellement, le bruit court que l’Union Soviétique est impliquée dans un processus pour offrir une sortie aux frères Castro.Des démarches ont été faites auprès de la Libye, mais ce pays, comme la Chine, à dit non.La Corée du Nord pourrait offrir une solution», selon M.Mas Canosa.Selon cet opposant, tout est déjà prêt pour l’apres-castrisme.Son association, prétend-il, a préparé les moyens nécessaires pour aider le futur gouvernement qui ne bénéficiera plus de l’aide soviétique.« Nous avons créé avec l’aide d'experts financiers de Wall Street un fonds d’aide à Cuba qui, pour l’instant, a réuni entre 16 et 21 milliards de dollars », a indiqué M.Mas Canosa qui annonce qu’au lendemain de la chute de Castro, lui et ses amis commenceront à « tranformer cette nation de prolétaires en nation de propriétaires ».Cirque politique à Berlin-Est.impatience à Bonn d'après AFP et Reuter BERLIN-EST — Le premier gouvernement démocratique de RDA est tombé hier après 104 jours d’exercice, avec la défection des libéraux.Mais les sociaux-démocrates ont offert au premier ministre Lothar de Maizière une chance ténue de conserver une majorité parlementaire.Pendant ce temps, l’Allemagne de l’Ouest ne trouve pas drôle les atermoiements à Berlin-Est, et manifeste son impatience devant les remous politiciens d’un Parlement qui n’existera plus dans six mois.Le Parti social-démocrate (SPD) a donné hier trois jours à M.de Maizière (Union chrétienne-démocrate, CDU ) pour réviser sa position sur les modalités des élections générales allemandes prévues le 2 décembre, faute de quoi il quitterait vendredi le gouvernement.Les libéraux (centristes) ont pour leur part déjà franchi le pas en annonçant qu’ils quittaient la coalition gouvernementale formée le 12 avril par M.de Maizière pour mener le pays vers l’unité allemande.« Les libéraux montrent une fois de plus qu’on ne peut pas compter sur eux », a déclaré M.de Maizière dans une première réaction.Les libéraux ont agi « en fonction de considérations électoralistes et non dans l’intérêt de la population de RD A », selon lui.Les libéraux et sociaux-démocrates ont le même motif pour s’opposer à M.de Maizière : ils estiment inacceptable sa position selon laquelle les élections générales allemandes doivent avoir lieu dans deux territoires séparés (la RFA et la RDA), et non dans un seul (l’Allemagne).Le premier ministre explique que la RDA ne peut se dissoudre au sein de la RFA qu’une fois passées les élections générales, estimant ainsi préserver sa marge de manoeuvre dans les négociations avec Bonn sur les conditions de l’unification.En conséquence, il juge que l’élection du premier parlement allemand unique de l’histoire d’après-guerre doit se dérouler dans deux États subsistant encore, et donc dans deux territoires électoraux séparés.Mais les libéraux et sociaux-démocrates refusent une procédure qui, en fonction du droit électoral prévu, permettrait aux petits partis est-allemands, et notamment au Parti du socialisme démocratique (PDS, communiste rénové), d’avoir de bien meilleures chances d’obtenir des députés dans le parlement de l’Ajlemagne unie.À Bonn, on ne trouve pas drôle ce « cirque politique ».Des dirigeants politiques ouest-allemands commencent à perdre patience devant ce jeu politique en RDA, et ont demandé au chancelier Kohl de mettre de l’ordre dans une situation qu’ils jugent grotesque.En RFA, les journaux, toutes tendances politiques confondues, ont dénoncé l’obstination de de Maizière à soutenir des règles électorales qui permettraient aux communistes de siéger au futur parlement de l’Allemagne unifiée.Le très sérieux quotidien économique Handelsblatt ridiculise les manoeuvres du premier ministre est-allemand qui le conduisent à voter avec les communistes contre ses propres partisans.Estimant aue de Maizière n’est pas parvenu à clarifier sa position sur la question électorale, le social-démocrate Herta Déubler-Gmelin estime pour sa part que c’est maintenant « au chancelier Kohl et à la CDU (chrétiens démocrates) de faire le travail ».Le journal conservateur Die Well reflète clairement l’impatience des Allemands de l’Ouest face à la crise est-allemande.» Ce qui s’est produit au parlement est-allemand ces derniers jours est une marque de manque de maturité politique.LE MONDE EN BREF Avance communiste en Mongolie OULAN-BATOR (AFP) - Les résultats du premier tour des élections générales en Mongolie témoignaient hier d’une très confortable avance du parti communiste au pouvoir depuis 66 ans, ainsi que d’une bonne dose ! I d’improvisation et d’irrégularités » i dans l’organisation, le dépouillement-et l’analyse du scrutin.« Il ne faut > > pas nous jeter la pierre, la démocratie est un concept tout » I j nouveau pour nous », commentait un fonctionnaire du ministère mongol •' des Affaires étrangères, à l’issue d’une conférence de presse du vice-président de la commission > 11 électorale, M.Khurmitbek.De ses - I déclarations, il ressort que 799 .- - candidats brigueront les suffrages de quelque 740 000 électeurs, lors du > deuxième tour, le 29 juillet.Cent < ; sortent des rangs de l'opposition, reconnue depuis trois mois seulement : 68 représentent le Parti I démocratique mongol (PDM), 18 le I Parti social-démocrate (PSD), et 15 I le Parti du progrès national mongol I (PPNM).Quatre cents sont membres du Parti populaire révolutionnaire mongol (PPRM, ; communiste).Quand aux 298 candidats restants, M.Khumitbek » ! s’est déclaré incapable d’établir leur affiliation.> ! I • Complot en 1976 contre Ceausescu BUCAREST (Reuter) - Deux généraux roumains avaient envisagé de renverser Nicolae Ceausescu plus de dix ans avant qu’il ne soit finalement évincé et exécuté, a révélé hier Silviu Brucan, ancien , ; ambassadeur de Roumanie aux États-Unis.Le général Ion Ionita, ministre de la Défense de 1966 à 1976,.et le général Ion Gheorghe, ancien chef d’Etat major, avaient retenus deux plans, un putsch ou le soutien de l’armée à un soulèvement populaire, précise Brucan.Dans un article publié par le quotidien Adevarul, il écrit que les deux officiers ont commencé à comploter dès 1976, et ont relancé leur projet eh 1983-84, après avoir obtenu la confiance du général Stefan Costyal et du général Nicolae Militaru.Ce dernier avait été le premier titulaire du portefeuille de la Défense au sein du gouvernement du FSN mais avait donné sa démission en février après des protestations des forces armées.Apres avoir minutieusement préparé leur complot, les généraux avaient décidé de passer aux actes en octobre 1984, pendant une visite des Ceausescu en RFA.Avec le soutien de la garnison principale de Bucarest, ils voulaient arrêter les ; ! plus proches collaborateurs du dictateur et s’emparer de la radio'et la télévision nationales pour appeler la population à la révolte « faute de quoi, l’action militaire était vouée à l’échec », a dit Brucan.Mais le plan des généraux avait finalement échoué.Les troupes cantonnées à Bucarest avaient été transférées et Costyal a été mis aux arrêts.• Statistiques sanglantes SAN JOSE (AFP)-Huit cents l assassinats et plus de 200 disparitions ont été enregistrés au Guatemala durant les six premiers mois de 1990, selon des organismes de défense des Droits de l’Homme, qui ont participé à une réunion du; Tribunal permanent des peuples ; (TPP) ce week-end au Costa Rica.« Le nombre de disparus augmente et la justice ne fait pas son travail », ont dénoncé les membres des associations de défense des Droits de l’homme guatémaltèques.Ces disparitions se transforment en assassinats mais il est impossible d’identifier les corps qui apparaissent méconnaissables en raison « d’horribles tortures », a déclaré la dirigeante indigène ! Rigoberta Menchu, exilée depuis 1981 au Mexique.Le Tribunal permanent des peuples (TPP), organisme indépendant créé en 1976 pour juger de l’impunité des crimes contre l'humanité, a condamné lundi le Guatemala et le Honduras pour « les crimes répétés et les violations systématiques des droits de l’homme de la population civile ».Dans le cas du Guatemala, la population indigène ( 60 % des 9 000 000 de Guatémaltèques) est victime d’un véritable « ethnocide, voire d’un génocide », a déclaré le secrétaire général du TPP, Giani Tognoni.Grève massive en Bulgarie SOFIA (Reuter) — Plus d’un million de Bulgares ont fait grève hier pour obtenir que le nouveau parlement sè mette réellement au travail, ont annoncé les organisateurs du mouvement.Les ouvriers ont répondu à l’appel lancé la semaine dernière par la confédération syndicale pour amener les législateurs à montrer des résultats tangibles au lieu de s’enfermer dans des querelles de procédure.L’assemblée parlementaire, qui compte 400 membres, est issue des premières élections libres depuis 1946, qui se sont tenues le mois dernier.La Bulgarie est secouée depuis plusieurs semaines par des mouvements de protestation, des manifestations et des grèves contre le gouvernement. 5.LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mercredi 25 juillet 1990 Montréal Londres Hong Kong Bélanger, Legault 514 2*4 23 23 Design Communication Marketing Steinberg vendra son intérêt dans Club Price Wall Street se reprend L’énorme dette de la chaîne d’alimentation sera ramenée à 230 millions $ de Turcotte L’ENTENTE de principe concernant la vente de sa participation de 50% dans Club Price du Canada pour un montant se situant entre 50 et 60 millions $ permettra, à la suite de toutes les autres ventes d’actifs depuis l’arrivée à sa tête de M.Michel Gaucher, de ramener la dette de Steinberg à environ 230 millions $.Malgré ce soulagement financier, Steinberg devrait terminer le présent exercice avec un bénéfice ou une perte aux environs de zéro, selon les indications données hier dans une séance d’information par le président-directeur général, M.Gaucher.Ces résultats très serrés auront été obtenus non seulement par la vente d’actifs, mais aussi par « une année de restructuration fondamentale », qui a touché à peu près toutes les divisions de la compagnie, depuis le siège social qui quittera bientôt la Place Alexis-Nihon dans l’ouest du centre-ville pour se retrouver dans les locaux plus modestes de Stein-berg-Québec dans l’est de Montréal.Le siège social a vu ses dépenses passer de 30 millions $ en 1989/1990 à 15,5 millions $ cette année ; le nombre d’employés y a glissé de 300 à 85 personnes présentement et ce n’est peut-être pas fini.Les compressions touchent aussi le programme de restauration des magasins, dont certains ont déjà fait l’objet d’une toilette à trop grands frais, se plaint M.Gaucher en racontant ce qu’il a trouvé lorsqu’il a pris possession de cet empire.« Après la transaction, disait-il hier a quelques journalistes qu’il avait convoqués pour faire le point sur la situation de Steinberg, j’ai constaté que la compagnie n’avait jamais généré de marge d’autofinancement « discrétionnaire », c’est-à-dire une marge de manoeuvre.Selon M.Gaucher, on a dans le passé toujours appuyé le développement de Steinberg sur le bras immobilier, « une stratégie qui a donné de bons résultats pour les actionnaires ».En refaisant l’histoire de cette compagnie, M.Gaucher soutient qu’il y a « toujours eu un conflit entre l’immobilier et le détail, et l’immobilier a toujours gagné».Or, Steinberg n’a plus de bras immobilier, puisqu’Ivanhoe est passée à la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui s’était associée à M.Gaucher pour lui permettre de faire l’acquisition de cet empire.« C’est moi qui ai aidé la Caisse à faire un excellent achat et non le contraire », disait-il encore hier en précisant qu’il ne fallait voir aucune agressivité dans ses propos.M.Gaucher n'a cependant fait aucune allusion à l’action que les procureurs de 13 actionnaires minoritai- res allaient déposer quelques heures plus tard en Cour supérieure du Québec en vue d’annuler toutes les ventes d’actifs effectuées par la nouvelle direction de Steinberg.M.Gaucher a parlé amplement de la dette, mais s’est dit incapable de donner des précisions sur ce que sont maintenant les actifs et l’avoir des actionnaires de Steinberg.Il faudra attendre les états financiers.« Il fallait vendre là où il n’y avait pas de génération d’autofinancement ou un autofinancement qui était moindre que ce que nous pouvions obtenir d’un acheteur potentiel.Nous avons donc fait une liste, a-t-il expliqué.La première vente dans cette liste, après Ivanhoe, fut celle de Sucre Lantic pour près de 115 millions $, puis on a commencé à vendre certains restaurants, ce qui rapportera lorsque l’opération sera complétée plus de 20 millions $.» M.Gaucher a reconnu avoir parlé trop vite lorsqu’il avait annoncé la mise en vente de la filiale américaine, un choix qui a dû être révisé et qui a conduit la semaine dernière à la vente plutôt des magasins Miracle Mart en Ontario pour 235 millions $.Enfin, il profitait de cette séance d’information hier pour annoncer la vente imminente de la participation de 50 % dans Club Price, en avouant qu’il aurait bien aimé obtenir 100 % de ces magasins qui occupent un marché en pleine croissance.En tenant compte de toutes ces ventes d’actifs, y compris ceux de Club Price, M.Gaucher affirme que la dette de Steinberg tombera à 230 millions $, ce qui veut dire des frais d’intérêt de plus de 16 millions $ par année.Certains frais d’intérêts a la Caisse de dépôt et à la Société de développement industriel ne seront remboursables que dans sept et trois ans.La dette contratée à l’acquisition de Steinberg était de 1,6 milliard ?.Toutefois, les ventes d’actifs ne suffisent pas pour mettre Steinberg, sans son bras immobilier, sur la voie des bénéfices.Il faut réduire les dé penses partout, sans faire de compromis sur la qualité, insiste le président.Pour le moment, le plus gros problème de Steinberg demeure sans doute les Magasins M « qui n’ont jamais été rentables et que nous ne traîneront pas malades », prévient le président, qui serait très heureux si cette année cette division parvenait à faire un bénéfice de 1 $.On a déjà parlé d’une association avec la Caisse de dépôt et le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) pour les magasins M, mais avant d’en arriver là, il faut faire la preuve que ce serait un investissement rentable, ce qui nécessite une collaboration très nette des employés.Les unités syndicales de ces magasins prennent des votes en ce sens ces jours-ci.Michel Gaucher À l’exception des magasins M, dont l’avenir est encore incertain, l’empire initial est ramené à ses 104 magasins Steinberg au Québec, à 72 magasins Valdi en Ontario et plus de 20 au Québec ; il y a enfin les magasins Smitty’s en Arizona.M.Gaucher se dit confiant de pouvoir donner au nouveau Steinberg un niveau de rentabilité convenable au cours des prochaines années, mais il ne faut pas y compter cette année, alors que son chiffre d’affaires devrait être d’environ 3,2 milliards, avec une croissance partout même dans le marché saturé de l'alimentation au Québec.Certains, mentionne un journaliste, disent qu’il y a une chaîne alimentaire au détail en trop parmi les quatre qui oeuvrent au Québec.Seriez-vous prêts à vous associer à un partenaire?« Nous serions partenaire à la condition d’être maître de nos décisions », répond M.Gaucher.Les petits actionnaires de Steinberg veulent annuler la vente des actifs Gtaude Turcotte UN GROUPE d’actionnaires pri vilégiés de Steinberg a intenté hier en Cour supérieure du Québec une action dérivée visant à forcer M.Michel Gaucher et ses principaux partenaires depuis l’acquisition de Steinberg à annuler toutes les transactions de ventes d’actifs le 23 août 1989, ou, à défaut de pouvoir le faire, de rembourser à l’entreprise un montant approximatif de 1,2 milliard $.Présentée au nom de 13 actionnaires par Me James Woods du bureau d’avocats Clark Woods Rochefort Fortier, l’action demande en outre au tribunal de condammer ensuite les défendeurs à rembourser un montant de 86 698 871.25 $ à l’ensemble des détenteurs d’actions privilégiées de Steinberg, une fois que « le retour des actifs dans le patrimoine de Steinberg » aura été effectué.Si le tribunal acquiesçait à la requête des demandeurs, cela aurait pour effet d’annuler toutes les transactions depuis l’acquisition de Steinberg par M.Gaucher et ses associés.Cela toucherait, bien sûr, la vente à la Caisse de dépôt et placement du Québec des actifs de près de 900 mil- lions $ d’Ivanhôe, le bras immobilier de Steinberg, ainsi que plusieurs autres transactions, à savoir la vente d’une participation de 50% dans Sucre Lantic, la vente récente des magasins Miracle Mart en Ontario, d’un certain nombre de restaurants, ainsi que la participation de 50 % dans Club Price, dont M.Gaucher annonçait la vente imminente pas plus tard qu’hier matin.La poursuite telle que présentée vise la Caisse de dépôt et placement du Québec, Socanav, la Corporation d’acquisition Soca-nav-Caisse (CASC), ainsi que les personnes suivantes, soit M.Gaucher en tant que pdg de Steinberg et de Socanav, ainsi qu’en sa qua lité d’administrateur de CASC, puis son épouse, soit Mme Nancy Orr Gaucher, en plus de MM.Louis Rochette, Daniel Piché et Raynold Langlois, qui sont d’autres adminstrateurs impliqués.Cette action dérivée s’inscrit dans une démarche entreprise le 13 juillet dernier par l’envoi d’une mise en demeure à laquelle les défendeurs n'ont pas donné suite.Les 13 actionnaires minoritaires font valoir que la nouvelle direction de Steinberg a vidé cette compagnie « de la presque totalité de son actif au bénéfice » de son actionnaire majoritaire CASC et de ses partaires, la Caisse de dépôt et Socanav.Coup d’oeil Les petites entreprises réclament le report d’une année de la TPS boursier J 3547.64 L - .55 WINNIPEG (PC) - La Fédération canadienne des entreprises indépendantes désire que l’entrée en vigueur de la taxe sur les produits et services soit reportée d’une année, a déclaré hier un porte-parole de ce groupe au comité sénatorial itinérant sur la TPS.Un tel délai laisserait le temps de se préparer à la nouvelle taxe qui entrerait alors en douceur dans l’économie canadienne, a expliqué Garth White.Selon lui, l’entrée en vigueur de la TPS, si elle est reportée, devrait per- mettre au gouvernement de présenter une taxe combinée fédérale-pro-vinciale moins élevée, qui coûtera moins cher à encaisser, et dont le fardeau sera moins lourd à porter pour les petites entreprises.Le gouvernement fédéral avait négocié avec les provinces pour introduire une taxe combinée mais avait finalement décidé d’agir seul lorsqu’il s’était révélé que les provinces ne donneraient pas leur accord aussi rapidement qu’Ottawa le souhaitait.La TPS, maintenant fixée à 7 %, remplacera l’actuelle taxe fédérale de 13,5 % sur les produits manufacturés.Elle devrait entrer en vigueur le 1er janvier 1991.Mais si le Sénat décide d’effectuer des amendements à la loi, qui est actuellement passée devant les Communes, le projet devra être reconsidéré par les députés lorsqu’ils reviendront siéger en septembre.Le comité sénatorial tient actuellement des audiences à travers le Canada.Il a passé deux jours à Winnipeg, se rend à Regina aujourd’hui et sera à Edmonton jeudi et vendredi.et gagne 17 Chartier LE MARCHÉ BOURSIER n’aura connu qu’une correction mineure lundi, après une progression majeure de l’indice Dow Jones, une progression de l’ordre de 350 points de puis la fin avril.Après sa chute de 56 points lundi, l’indice Dow Jones a remonté de 17 [Hunts hier à hauteur des 2922 [Hunts.L’analyste technique montréalais Ron Meisels estime que le seuil des 2850 points touché lundi matin à onze heures constitue tout probablement le plancher de la correction actuelle.Pendant quelques semaines, la bourse hésitera, puis elle testera à nouveau son plancher de lundi, mais il serait étonnant que le Dow Jones perde plus que la moitié des gains ob tenus depuis avril, à savoir 175 points.Une telle chute porterait l’indice Dow Jones à 2825 [joints par rapport aux 2650 points de la fin avril, et des 2999 points auquel le marché a fermé mardi voici une semaine.Cet analyste fort réputé juge la correction du début de la semaine at tendue et normale.La chute a été amorcée vendredi à la suite de l’expiration des options pour le mois de juillet.Le marché a ressenti la nécessité de digérer les gains fort importants des derniers mois.La seule raison qui explique que la Bourse de New York stationne aux environs des 3000 points tenait à l’expiration des options.La semaine finale de juillet et le mois d'août garderont le Dow Jones à un niveau hésitant C’est septembre qui verra une forte poussée, de l’avis de M.Meisels, une [H)ussée de l’ordre de 10 %- Autrement dit, M.Meisels prévoit le Dow Jones des valeurs industrielles atteindra 3300 à la fin septembre.Les investisseurs sont prudents après le krach d’octobre 1987 et le mini-krach d’octobre 1989; M Mei- Poursuite de contre BBM Rûbert Dutrisac UNE ENTREPRISE torontoise a intenté en Cour suprême de l’Ontario une poursuite de 14 millions $ contre BBM Bureau of Measurement, Vidéotron et Entreprises Vidéoway.Dans une action lancée conjointement avec sa filiale à part entière Scancanada, PEAC Media Research soutient que le nouveau système d’audiométrie (évaluation des cotes d’écoute) mis au point par BBM et Vidéoway viole certains brevets lui appartenant.De plus, elle allègue que les défenderesses ont utilisé de l’information confidentielle.Tant Vidéotron que les Entreprises Vidéoway ont nié hier ces allégations.Pour sa part, BBM n’a pas encore réagi publiquement.Rejoint à Chicago, le président de PEAC Media Research, M.Rand Nickerson, a expliqué que Scancanada avait participé en 1986 à un appel d’offres lancé par la firme d’évaluation des cotes d’écoutes BBM et qu’une entente de confidentialité liait les parties.C’est finalement Vidéoway qui décrocha le contrat.Or, dans un bulle- points sels ne s’attend pas à un nouveau krach en octobre 1990 Quant à voir le début des marchés haussiers en juillet, il ne faut rien exclure car cela s’est produit en 1982 et en 1984 contre toute attente.Il n’y a plus de mois vraiment prévisibles en Bourse.Chaque situation est origi nale.On prévoit tout au plus un mois d’octobre faible.En fait, la correction de lundi est la bienvenue pour les techniciens, étant donné que la moyenne des mouvements à long terme se situait à 2750 points et la moyenne des mou vements intermédiaires à 2900.La Bourse s'est ainsi remise en ligne droite avec les graphiques des techniciens, à proximité des moyennes, ce qui donne du soutien aux niveaux actuels.Quant à la Bourse de Toronto, elle a touché son sommet voici long temps à hauteur des 4000 points et son plancher voici quelques mois à 3300 points.L’indice du TSE 300 a fermé hier à 3547 points.Il avait baissé de 29 points lundi et n’a pas bougé d’un point hier.Le TSE 300 stagne depuis plusieurs semaines; il est à se donner une base entre 3500 et 3600 points.M.Meisels s’attend à ce que le TSE 300 reste entre ces deux centaines pour quelques semaines, puis il y aura une poussée importante à la fin de l’été.D’après celte analyse, c’est donc le moment d'investir autant aux Bourses de Montréal, de Toronto que de New York.A Toronto, 54 des ti très principaux sont encore sous leur moyenne de négociation, l’es titres représentent à eux seuls 61 % de la pondération des 300 titres du TSE 300.Les banques sont incluses dans ce groupe.Seules, la Banque Toronto-Dominion et la Banque de Nou velle Écosse ont commencé à briser ce comportement.Les banques représentent 15 % du TSE 300, ce qui est une pondération sans eorrespon dance à New York.14 millions $ et Vidéoway tin, publié par BBM, (pii décrivait le nouveau système d’audiométrie, M.Nickerson a cru reconnaître des éléments de la technologie mise au point par sa firme.« Nous intentons une poursuite sur deux fronts : le bris de confidentialité et la violation de nos brevets canadiens », a précisé M.Nickerson qui ajoute que toutes ses tentatives pour s’entendre à l’amiable ont échoué.De son côté, le président des Entreprises Vidéoway, M Michel Dufresne, a souligné que les brevets de Vidéoway dataient de 1982, bien avant que l’appel d’offres de BBM ne fût lancé.Au Canada, ce système appelé TAM fait concurrence à celui qu’utilise la firme Nielsen et qui domine le marché.« Si nous avons dé veloppé un audiomètre si rapide ment, c’est que notre système s’appuie sur la technologie du terminal Vidéoway », a expliqué M.Dufresne.Vidéoway a livré en février dernier à BBM quelque 900 audiomètres destinés à 500 foyers.Il s’agit, signale-t-il, d’une première étape qui sera suivi fin 91, début 92, par le branchement de 7500 foyers.Au Canada, le marché des audiomètres s’élève à 15 ou 20 millions?et aux États-Unis, à dix fois plus, selon l’évaluation de M.Dufresne.Dollar canadien (Cents US ) 86.48 Indice de la Bourse de Montréal 1850.91 - 1.57 2922.52 + 17.82 Indice Dow-Jones r n 367 i .u - 1 Le débat sur l’union monétaire fait rage en Europe Yv«s Clarisse de l'agence Reuter BRUXELLES — Le débat sur l’union économique et monétaire (UEM) de la CÉE s’est enrichi d’une controverse entre les « pragmatiques », qui, comme la France, souhaitent accélérer la cadence, et les « perfectionnistes », qui, telle la RFA, refusent de brûler les étapes.Pierre Bérégovoy, ministre français des Finances, a proposé lundi de pousser les feux de l’intégration monétaire, même si les économies de tous les pays de la Communauté ne sont pas immédiatement en mesure de suivre le rythme.À l’inverse, la RFA, qui n’entend pas troquer son puissant Mark pour un écu lié à des économies mal gérées, multiplie les mises en garde et pose des conditions très strictes pour éviter tout dérapage, notamment en matière de déficit budgétaire.Les deux camps ont leurs partisans.La Belgique et l’Espagne ont appuyé la suggestion faite par Bérégovoy d’entamer dès le 1er janvier 1993 la deuxième phase de l’UEM, sorte de laboratoire d'expérimentation avant le lancement d’une monnaie unique, phase ultime de l'union.La première phase de l’UEM a commencé le 1er juillet dernier, avec la libéralisation quasi-totale des mouvements de capitaux et se terminera après l’adhésion au mécanisme de parités liées du Système monétaire européen de toutes les devises — la livre sterling, l’escudo portugais et la drachme grecque — qui n’en font pas encore partie.Maintenir la pression Cette deuxième étape, très courte, permettrait de « roder » rapidement la future banque centrale à ses fonctions définitives de pilote de la monnaie unique et de maintenir la pression sur les États membres encore hésitants.Jacques Delors, président de la Commission européenne, n’y voit que des avantages.Selon des diplomates français, il aurait exhorté les Douze à adopter une démarche pragmatique.« Place aux périodes de transition », a-t-il lance devant les ministres.Ces périodes de transition — Delors réfute le terme d’Europe monétaire « à deux vitesse » — permettraient à des pays comme le Portugal, la Grèce, voire l’Espagne ou le Royaume-Uni de patienter dans le « purgatoire » de la deuxième phase tant que leurs indicateurs économiques ne seraient pas à l’unisson de leurs partenaires qui, eux, iraient de l’avant.Ces pays pourraient être membres de la banque centrale sans participer à la formulation de la politique monétaire commune.« Il ne faut pas multiplier les préalables, sinon on ne passera jamais à la seconde phase », a estimé Carlos Solchaga, ministre espagnol des Finances.« Il faut renoncer au perfectionnisme », a renchéri Guido Carli, son homologue italien.Delors y voit également l’occasion d’entraîner dans le giron communautaire le Royaume-Uni, farouchement opposé à la création d’une monnaie unique.Le plan alternatif présenté par Londres — mise en circulation d’un écu parallèlement aux monnaies nationales — conviendrait parfaitement pour cette deuxième phase de rodage, a-t-il estimé selon des diplomates.Trop ambitieux pour Bonn Pour la RFA, il s’agit d’un jeu à risques.« Nous considérons qu’il est trop ambitieux de fixer dès maintenant des échéances », a déclaré Théo Waigcl, ministre ouest-allemand des Finances.Avec le soutien du Royaume-Uni, qui y voit un moyen d’au moins retarder l’avènement d’une monnaie unique, Bonn n’entend pas se laisser griser par l’euphorie ambiante.Les deux pays estiment que les divergences économiques entre les Douze doivent être réduites avant de s’avancer plus loin.Les experts monétaires de la CÉE ont apporté de l’eau à leur moulin en posant une série de conditions préalables à la cloture de la première phase.Le comité monétaire a estimé que la marche vers l’U EM exigeait des parités fixes, un rapprochement des taux d’inflation et une discipline budgétaire très stricte assortie de sanctions pour les récalcitrants.La RFA a ajouté à cette liste déjà contraignante le rapprochement des coûts et des salaires, ainsi que l’harmonisation des fiscalités directes et indirectes.Le respect de ces conditions ne sera pas possible avant longtemps par certains pays, ont estimé des experts de la Commission.« Les poser comme préalable revient à reporter l’union monétaire aux calendes grecques», a déclaré l’un d’eux.Paradoxalement, les velléités des États membres les plus « pauvres » LONDRES (AFP) — La Banque d’Angleterre était soulagée hier soir, après avoir fouillé pendant trois jours dans ses archives poussiéreuses, sans retrouver la moindre trace d’un dépôt d’or qui, selon les députés ukrainiens qui en ont demandé le retour, aurait été effectué il y a trois siècles.« C’est indéniablement un soulagement de constater que nous n’aurons pas à payer 16 000 milliards de livres (environ 32 000 milliards $ US) de faire financer leur développe ment par la CÉE pourrait donner des arguments à Bonn et à Londres, alors que les pays comme le Portugal et l’Espagne ne veulent surtout pas être mis à l’écart des bénéfices de l’UEM.La toile de fond de ces divergea ces est toutefois constituée par un remarquable consensus entre onze pays sur l’objectif final, les détails devant être réglés lors d’une confé rence intergouvemementale qui dé butera le 13 décembre à Rome.« Qui aurait pensé, il y a un an, qu’une écrasante majorité de pays se prononcerait pour une monnaie unique et que le Royaume-Uni participerait aux discussions?», se demandait hier un diplomate français.de compensation », a indiqué un porte-parole de la Banque d’Angleterre.Selon les députés ukrainiens, l’or aurait appartenu au colonel Pavel Palubotok, un militaire ukrainien, qui avait confié un « tonneau » d’or à la Banque d’Angleterre, avant d’être jeté en prison par le tsar Pierre le Grand.Le colonel était mort en 1723, en léguant son bien à l’Ukraine le jour où elle deviendrait souveraine et indépendante.Un tonneau d’or pour l’Ukraine 6 I Le Devoir, mercredi 25 juillet 1990 LA VIE ECONOMIQUE L’Uruguay Round réduit ses ambitions à court terme - de l'Agence France-Presse GENEVE — Les négociateurs de l’Uruguay Round ont réduit leurs ambitions à court terme en renonçant à discuter sur le fond à Genève les sujets les plus explosifs des négociations commerciales multilatérales, a-t-on appris hier de sources proches des pourparlers.Ce profil bas s’explique, selon le chef de la délégation communautaire Hugo Paemen, par le souhait de « ne pas mettre en danger » l’acquis enregistré à ce jour dans les 15 groupes de négociation de l’Uruguay Round.Alors que le Comité des négociations commerciales (TNC) réuni sur les bords du Léman devait initialement examiner l’état d’avancement des travaux dans ces 15 groupes et définir les grands axes du marchandage qui doit se terminer à la fin de l’année, il a préféré éviter les possibles « confrontations politiques majeures » et repousser a plus tard les délicates tractations sur les relations d’interdépendance entre les différents dossiers.»D’une certaine façon, les gens ne veulent pas s’avancer trop avant dans les discussions de substance», a estimé M.Paemen, et d’ici la fin du TNC, « la meilleure chose à faire est de prendre des décisions sur la façon d’organiser le travail».Les Etats-Unis et la Communauté européenne ayant évité une confrontation dans le domaine agricole, « il semble à présent qu’il n’y aura pas de crise dans les autres secteurs », a-t-il poursuivi.Interrogé sur son attitude à l’égard de l’ensemble de la négociation, il a estimé qu’il fallait faire preuve du « pessimisme de l’intelligence et de l’optimisme de la volonté ».En même temps, cette crainte de rouvrir les boîtes de Pandore à Genève force les délégations à mettre les bouchées doubles d’ici la conférence ministérielle de Bruxelles qui doit boucler l’Uruguay Round en décembre.« Mon équipe ne prendra pas de vacances en août », a annoncé M.Paemen.M.Julius Katz, le chef de la délégation américaine, avait lui aussi indiqué la veille qu’il n’y aurait pas de loisirs pour lui au mois d’août.M.Katz a reconnu, lors de son discours devant le TNC que « le profil que nous avons dessiné jusqu’à présent est plus vague que nous ne le souhaiterions ».Il a souligné: « nous ne sommes pas aussi avancés que nous devrions l’être à ce stade de la négociation » et que « le temps est devenu notre ennemi».Les États-Unis et la Communauté européenne ont commencé à négocier « sérieusement » sur un paquet significatif de réductions tarifaires, a-t-il dit, mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils «offrent des conces- sions importantes à d’autres qui ont été moins ouverts et moins ambitieux».M.David Woods, porte-parole du G ATT ( Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) a indiqué hier que « l’objectif des consultations est de parvenir à une déclaration du président (du TNC) durant cette semaine ».Cette déclaration devra « indiquer avec précision, dans chacun des groupes, où se situent les blocages, et les sujets sur lesquels doivent intervenir des décisions à portée politique ».AVIS PUBLICS Prenez avis que la compagnie 1860-6814 QUÉBEC INC demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution.MONTRÉAL, le 20 juillet 1990 MARTINEAU WALKER __________Procureurs de la compagnie.lYovince de Québec, District de LONG U EU IL, COUR DU QUÊ BEC, (Chambre Civile), NO: 505-0*2 00392*897 MICHEL LATENDRES SES et FRANCINE DESROCHERS, demandeurs, -vs- LISE DU BUC, défenderesse.l,e 06 août 1990, à llhOO de l'avant midi, au lieu d'entreposage de la voiture de la défenderesse, au no 1181, rue Chemin Chambly, en la cité LongueuiL district de I/ongueuiL seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: Un véhicule automobile de marque Chevrolet modèle Camaro 1985, de cou leur bourgogne, immatriculée au Québec No RTM 048.Conditions: ARGENT COMPTANT LUC DAR VEAU, huissier, 466-2628 GRE NIER.POISSANT & ASS., HUISSIERS.Ville l»emoyne, le 23 juillet 1990 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC : DISTRICT DE MONTRÉAL J NO: 500-12-189506-904 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINTE NANCY JEAN, Partie demanderesse c.TONY MOÏSE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à TONY MOÏSE de comparaître au greffe de celte cour situé au 10 est.rue St-Antorne.Montréal.Québec, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la demande en divorce a élé remise au greffe à l'intention de TONY MOÏSE Lieu: Montréal Date 18 luillet 1990 DIANE BERLINGUET PROTONOTAIRE ADJOINTE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC I DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-189185-907 COUR SUPÉRIEURE RICARDO SANTA CRUZ CASTILLO, Requérant -vs- GLORIA CAACBAY.Intimée PAR ORDRE DE U COUR: L'intimée, GLORIA CAACBAY, d'adresse inconnue est par la présente requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours à compter de la présente insertion.Une copie de la déclaration en divorce a élé laissée à la Direction Générale des Greffes au Palais de Justice de Montréal au 10 est.St-Antomeàson intention PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signer et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais, le requérant procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.Montréal, le 23 juillet 1990 Me Marc Chénard, avocat 5174 Cote-des-Neiges bureau 205 Montréal.Québec.Garavou vous dit: Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 14 mai 1990, à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à INFOPRATIQUE INC.a ôté enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 26»ème jour de juin 1990, sous le numéro 4295867 Ce 10ième jour de juillet, 1990.LA BANQUE TORONTO-DOMINION ITovince de Québec, District de Montréal, COUR DU QUÉBEC, No 50002^)4089* 898.HOST FAX INC., demanderesse, v^ TORBËC M BII.LTD, défenderesse 1* 3 août 1990 à lOhOO de l'avant-midi à la place d'affaires de la défenderesse, au no 896, Montée de Liesse, en la cité et district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en 1 petit lifter Allis Chalmers et acc., 1 lifter Clark et acc., 1 appareil à sou der Airco, 1 ITess Drill Kiwçs modèle PD 25P et acc, 1 appareil pour charger batteries, 1 Jeep avec convoyeur sur le dessus et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT ET OU CHEQUE CERTIFIÉ CLAUDE FORGET, huissier, 37* 8780 Montréal le 18 juillet 1990 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-002265-909 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINTE SYLVIE ANTOINE, Partie demanderesse c.CARMÉLO ST-LOUIS, Partie défenderesse Conjointe et solidaire ASSIGNATION ORDRE est donné à CARMÉLO ST-LOUIS de comparaître au greffe de cette cor situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, salle 2 17, à 9h15, le 29 août 1990, suite à la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la requête pour garde légale et pension alimentaire a élé remise au greffe à l'intention de CARMÉLO ST-LOUIS.Lieu: Montréal Date: le 18 juillet 1990 DIANE BERLINGUET PROTONOTAIRE ADJOINTE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-002218-908 COUR SUPÉRIEURE (chambre de la famille) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINTE DIANE BANNON.Partie demanderesse c.DANIEL GRIGNON, Partie défenderesse -et- CURÊ DE LA PAROISSE NOTRE-DAME DE LA PAIX.-et- PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE DU DISTRICT DE MONTRÉAL, -et- DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE | U JEUNESSE, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à DANIEL GRIGNON de comparaître au grelle de | cette cour situé au Palais de Justice de | Montréal, 1 est.rue Notre-Dame, Montréal, Québec, salle 1 100.dans les quarante (40) |Ours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en déchéance de l'autorité parentale a été remise au grelle à l'intention de DANIEL GRIGNON.Lieu: Montréal Date 19|uillet 1990 DIANE BERLINGUET PROTONOTAIRE ADJOINTE.LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Soupçonner.— Oui.2— Formera une escarre sur une plaie.3— Regimbas.— Tirer comme conséquence d'un fait.4 — Verdoyante.— Crier.5— Analphabètes.— Mesure chinoise.6— Orignal.— Fruit de l'aubépine.7— Suçai.— Cube.— Lombric.8— Habitation de neige.— Du verbe avoir 9— Lassitude.— Dépouillement.10— Largement ouvert.— De naissance.— Éminence.11— Tranquille.12— Direction.— Trois fois.— Langue parlée au Brésil.Verticalement 1— Porte-documents.— Volt-ampère.2— D'un usage courant.— Niobium.3 — Maladie conta- gieuse.4— Poissons sélaciens.5— Erbium.— Conjonction.— Rivière d'Asie.— Sert à lier.6— Hurlement.— Technétium.— Colère.7— Soutien du navire en radoub.— Rendre.8— Qui est sans frein.— Plat.9— Mouette.— Entaille dans une pièce de bois.10—Désert de dunes.— Cinquante-sept.— Europium.11 —Cavité de coeur.12—Exploitant d'une carrière.— Émotion.Solution d'hier 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 f;o;h;é;st / eaim n ura£Won T'A P i o I L.I AOLU EMz'OAJ'B Tl Udu AD^méEL : E-GA L'Ell CHO'P.11 * ~ lÂtoWATS ___JoB/vi je pp.ptme.Ti Bgm ’Al R DMP PM AN t U PA N I U/ÂMe C.R.U LPPiF.i eTMoo e - ES 7"HE T PU S (SLO E AVIS DE CHANGEMENT DE NOM Prenez avis que LE DINH NAM domicilié au 3601 Ste-Famille # 1607, Montréal (Québec), s'adressera au ministre de la justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de LE VAN, (prénom:) NAM RAYMOND Montréal, le 18 juillet 1990 Le requérant: LE DINH NAM.CANADA, PROVINCE DK QUÊ BEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR MUNICIPALE DE LONGUEUIL, NO: 89-771 VILLE DE LONGUEUIL, Partie demanderesse, vs- ALDENA POIRIER, Par lie défenderesse.l«e 6ième jour d'août 1990 à 14h00, au 415, RICHELIEU, BROSSARD.district de Lon gueud, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: ALDENA POIRIER, saisis en cette cause, consistant en: four micro-ondes Sanyo, T V couleur, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT ET/OU CHÈQUE VISÉ.Inf: DA NIEL LEDOUX, huissier, (514)679-0975, Fax 679-7232.FORGET, JO-DOIN & ASS, HUISSIERS, 460 St Charles O., #301, Ivongueuil Qe, J4II 1G4 Canada, Province de Québec, COUR MUNICIPALE.No: PT 942 VILLE DE CHÀTEAUGUAY, VS 263*5734 QUÉBEC INC.I* 6 août 1990 à lOhOO au 548 Marquis, Repenligny, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de 263*5734 Québec Inc.saisis en cette cause, consistant en: 1 Ford Mustang, 1 TV couleur Panasonic et acc, 1 vidéo VHS HQ et acc., et de nombreux autres articles.Conditions.ARGENT COMPTANT et/ou CHÈQUE VISÉ Information MICHEL GAUCHER, huissier, 654 *511 GAUCHER, TESSIER & ASS., HUISSIERS.264, de Boisbnand, Re pentigny, Qc, J6A 8AI Montréal le 24 millet 1990 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-009638-907 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINTE BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA.Parte demanderesse c.WILLIAM OURY.Parte défenderesse AVIS Prenez avis que les procureurs de la demanderesse ont déposé au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal.au 10 rue St-Antoine est.un avis de 60 jours en vertu des articles 1040 A et suivants du Code Civil; Cet emplacement concerne toutes les constructions y érigées et notamment une maison portant les numéros civiques 2481,2483.2485 est Jean-Talon, Mtl À moins que vous n'ayiez remédié à votre délaut conformément à ces articles dans les 60 jours de la présente publication dans LE DEVOIR, il sera procédé contre vous suivant la loi; Une copie de l'avis de 60 jours a élé laissée au greffe de la Cour à voire intention Lieu Montréal Date: 23 juillet 1990 DIANE BERLINGUET.PROTONOTAIRE ADJOINTE CANADA PROVINCE OE QUÉBEC DISTRICT DE DE TERREBONNE No: 700-06000906907 COUR SUPÉRIEURE .PHILIPPE CHARTIER, Demandeur.c.YVES BERTRAND, SERGE DUCHESNE, et al Défendeurs, ORDONNANCE PAR ORDRE DE LA COUR: Les défendeurs, MM YVES BERTRAND et SERGE DUCHESNE, sont.| par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement oo par l'entremise de leurs procureurs, j Une copie du bref d'assignation et de | la déclaration a été laissée au greffe de la Cour Supérieure, district de Terrebonne, à leur intention.De plus, prenez avis qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre | comparution ou contestation dans les- ; dits délais, le demandeur procédera à j obtenir contre vous un jugement par j délaut conforme aux conclusions qu'il | sollicite VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.| SAINT-JÉRÔME, LE 17 JUILLET 1990 i ROLLANDE ETHIER Protonotaire adjointe Chambre civile Me Marc D'Aoust ROCHON, PRÉVOST, AUCLAIR, FORTIN ET D'AOUST 55.rue Castonguay 4ième étage Saint-Jérôme, Québec J7Y2H9 Tél.: (514) 436-8244 Procureurs du Demandeur CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE DE TERREBONNE No 700-02-001836-908 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) CARLOS A.HENKEL, Demandeur, ] c YVES BERTRAND, SERGE DUCHESNE, étal.Détendeurs.ORDONNANCE PAR ORDRE OE LA COUR Les détendeurs, MM YVES BERTRAND et SERGE DUCHESNE, sont, par les présentes, requis de comparaître.dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de leurs procureurs.Une copie du brel d'assignation et de ] la déclaration a élé laissée au grelle j de la Cour Supérieure, district de I Terrebonne, à leur intention.De plus, prenez avis qu’à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans les- | dits délais, le demandeur procédera à j obtenir contre vous un jugement par S délaut contorme aux conclusions qu'il i sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE SAINT-JÉRÔME, LE 17 JUILLET 1990 GINETTE ROBILLARD Greffier de la Cour du Québec Chambre civile j Me Marc D'Aoust ROCHON, PRÉVOST, AUCLAIR, FORTIN ET D'AOUST 55, rue Castonguay 4éme étage Saint-Jérôme, Québec J7Y2H9 Tél (514) 4388244 Procureurs du Demandeur Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 13 juin 1990, à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ROXY TOGS INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 26ièmt> jour de |uin 1990, sous le numéro 4295886 Ce 1 (terne |Our d« juillet.1990 LA BANQUE TORONTO-DOMiNION Province de Québec, District de Terrebonne.COUR DU QUÉBEC, NO: 700-02-000586 964 SOCIÉTÉ MUTUELLE D'ASSURANCE GÊ NÊRALE DE DEUX MONTA UNES, demanderesse, -vs- MI GIIÉLE TREMBLAY GUIL BAULT, défenderesse.Le 8 août 1990.à llhOO de l'avant-midi, au de Naji Mouawad, m.en s.Wajdi Moua- LOEW’S 1^861-7437) - Dick Tracy 1 h, 3 h 50, 6 h 40.9 h 30 LOEWS II:- Total Recall 1 h 45, 4 h 15, 6 h 50, 9 h 20 LOEWS III:- Ghoat 1 h 05, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 LOEWS IV:— Pretty Woman 1 h 20, 4 h, 6 h 40, 9 h 15 LOEWS V:- Pretty Woman 1 h 05, 3 h 40, 6 h 15, 9 h.OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 La vie et rien d’aube 19 h, 21 h 30— Salle 2: Terminus 19 h 15— Koyaanlaçatal 21 h 20 — Salle 3 Le four ae lève 19 h 30— Sous les toits de Parla 21 h 10 PALACE 1: — Arachnophobla 1 h 30, 4 h, 6 h 40, 9 h 25 PALACE II:- Quick Change 12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 10 PALACE III:— Gremlins 2 the New Batch 1 h 45, 4 h 05, 6 h 45, 9 h 15 PALACE IV:- Betsy's Wedding 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h 10, 9 h 25 PALACE V:- The Jungle Book 12 h 20, 2 h 20.4 h 20, 6 h 20, 8 h 20 PALACE VI:- Another 48 Hours 12 h, 2 h 30, 5 h, 7 h 30, 9 h 40 wad, du 3 juillet au 4 août, mar au sam.à 20h LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Monlréal (845-5484)— Les groupes Les Malades Marteaux et Les Krostons.le 25 juillet à 21 h.HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Tibor Ceasar, pianiste, lun.17h.à 20h , mar.au ven.17h.à 01h., sam.20h.à 01 h.HOTEL QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, lun.au ven.17h.à 01 h.IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port de Montréal-Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les jours de 10h à 23h., jusqu'au 23 sept.LA CROISETTE: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Mike Mirizio, pianiste, du dim.au ven.17h.à 20h.L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, du mar.au dim.de 19h à 01 h., musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans LE GRAND HÔTEL: 777 Université.Montréal (879 1370)— Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèzedu lun.au ven.17h.à 01 h., le sam.de 20h.à 01h — Bar tour de ville: Le Trio Startite, du mer au dim.de 21 h.à02h.LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (879 2000y- Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam., les ven.et sam.Christiane Gendron, harpiste L’IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste.du mar.au jeu.de20h à 01 h .les ven.et sam de 21 h.à 02h.MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune.Dorion (4596290)— Hélène Gagné, violoncelle, Denise Trudel.piano, oeuvres de Bréval, Beethoven, Mayuzumi et Prokofiev, le 26 juillet à 20h.MONTREAL AEROPORT HILTON: 12,505 Côte de Liesse, Montréal (631-2411)— La Barrique: Pie-reth Vermeil, chanteuse, danse et spectacle du mar.au sam.de 20h.30 à 2h — Le Carrefour piano-bar: Manon Robert au piano, tous les jours de 11 h.30 à minuit MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (2891600)— Visites commentées Souvenirs d'Italie, le 25 juillet à 11 h .30— Vidéos présentés dans le cadre de l’exposition Salvador Dali: Impressions en Haute-Mongolie, à 13h.30— Chien andalou, à 14h.30— The Definitive Dali: A Lifetime Retrospective, à 15h., auditorium Maxwell-Cummings ORATOIRE ST-JOSEPH: 3800 chemin Reine-Marie, Montréal (7398211)— Concert spirituel, Danny Belisle, organiste, oeuvres de De Grigny, Tanguay, Albert Alain et Jehan Alain, le 25 juillet à 20h PARC KENT: Chemin Côte-des-Neiges/Barclay, Montréal— Trio de jazz Alain Trudel, le 25 juillet à 19h.PARC LAFONTAINE: Théâtre de la Verdure, Montréal— Mario Trudel, le 25 juillet à 20h,30 PARC NOTRE-DAME-DE-GRACE: Chemin de la Côte-St-Antoine/Girouard, Montréal— Circofolies, le 25 juillet à 10h.15 PARC ST-JEAN-BAPTISTE: Boul St-Jean-8ap- MUSIQUE CLASSIQUE I i CE SOIR.MERCREDI 25 JUILLET SUR SCENE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 • symphonies nos.1-2-3 extr.op.7 (Abel) • concertos RV 447-575 (Vivaldi) DEMAIN SOIR, 22:(X) • suites nos.1-2-3 de danses et d’airs anciens (Respighi) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 SERmNTE Ecarlate VENEZ VOIR.AVANT QU'IL NE SOIT INTERDIT [iTT " ?UN DRAME PSYCHOSEXUEL ÉTONNANT., Un mélange d'érotisme froid, d'intelligence et «(d'intensité." - Bruce Williamson, PLAYBOY UN FILM DE V0LKER SCHLÔND0RFF VERSION FRANÇAISE DE THE HANDMAID'S TALE 12:45 - 3:00 - 5:15 - 7:30 - 9:45 mf oourr STP4CO l ST-DENIS 4 STE-CATHERINE CINfMAS CiNimx oixoN PARADIS I: (354-3110)- Le délateur 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PARADIS II:— Retour vera le futur 3 1 h 15, 4 h, 7 h, 9 h 30 PARADIS III:- Gremlins 2 1 h 15, 3 h 20, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 45 PARISIEN I: (866-3856)— Pas de répit pour Mélanle 1 h, 5 h, 9 h.— Simon le* nuages 3 h, 7 h.PARISIEN II:— Le livre de la Jungle 1 h 15, 3 h 15, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 05 PARISIEN III:— Le livre de la /ungle 1 h 15, 3 h 15, 5 h 10— Total Recall 6 h 50, 9 h 25 PARISIEN IV:- Dick Tracy 1 h 30, 4 h 15.6 h 55, 9 h 30 PARISIEN V:— 48 heure* de plus 12 h 40, 2 h 50, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 35 PARISIEN VI:— Cyrano de Bergerac 1 h, 3 h 50, 6 h 40, 9 h 30 PARISIEN VII:— Cyrano de Bergerac 12 h, 2 h 50, 5 h 40, 8 h 35 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Die Hard2 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II:- The Adventure* ol Ford Falrlane 1 h 45, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON III:- Back to the Fu- ture 3v 1 h 30, 4 h 15, 7 h.9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (6797451) - Retour vera le futur 312 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 Jv 10, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 2: — Gremlina 212 tv 20, 2 h 35, 5 h— Cadillac Man 7 h 15.9 h 35 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, MU (274-3550)- Do The Right Thing 7 h 15— Without You t’M Nothing 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mtl (8490041)- Une/olle femme 7 h, 9 h 15, mer.9 h 40 VERSAILLES l:(3597880) - Arachnophobla 12 h 45, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 VERSAILLES II:- Ghoat 1 h, 4 h, 6 h 30, 9 h.VERSAILLES III:- Le livre de la Jungle 12 h 20, 2 h, 3 h 40, 5 h 20— Total Recall 7 h, 9 h 20 VERSAILLES IV:- Days ot Thunder 5 h, 7 h 20, 9 h 40 — Pas de répit pour Mélanle 1 h — Simon le* nuage* 2 h 45 VERSAILLES V:- Dick Tracy 12 h 20, 2 h 45, 5 h.7 h 10.9 h 20 VERSAILLES VI:— 48 heures de plue 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.tiste/de la Gauchetière, Montréal— Bonne fête Willy, le 25 juillet à 19h 30 PLANÉTARIUM DOW: 1000ouestSt-Jacques, Montréal (872-4530)— « Danger: planète en péril • du 5 mai au 2 sept — horaire français: lun.au dim.13h.45,15h., 20630, horaire anglais: lun.au dim.12h 30,19630 STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h .mar.au dim.106 à 18b — pour renseignements: 252-8687 TALLULAH DARLING: 3604 St-Laurent.Montréal (282-9944)— La chanteuse Louise Lange en spectacle, du 5 juillet au 1er sept., les jeu.ven.sam.à compter de 22h.30 VILLE DE LACHINE: Mairie.1800 boul.St-Joseph, Lachine— Récital conjoint, Arta Desliù, pianiste, Michèle Gaudreau, mezzo-soprano, le 25 juillet à 20h.LE BARACHOIS DE MATANE: 200 est du Phare, Matane (562-1939)— € La fête • de Mrozek et • L'ours • de Tchékhov, production du Théâtre Berlu, du 20 juin au 28 juillet BATEAU-THÉATRE L'ESCALE: Sortie 112, route 20, St-Marc-sur-Richelieu (584-2271)— « Bonne tète maman.texte d'Elizabeth Bourget, m.en s Gilbert Lepage, à compter du 15 juin, mar.au ven.216, sam.19h.et 22h.CABARET THÉÂTRE LES FEMMES COLLIN INC.: 248 Rang des Continuations, St-Esprit de Montcalm (514-8396105) ou (5894552)- .Comme ça, tu te sépares • de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvon Leroux, du 16 juin au 1er sept., du mer.au sam.à 20630.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL: Route 20.sortie 112, Beloeil (464-4772)— « Pique-nique en ville * de Georges de Tervagne, m.en s.Léo llial, du 19 juin au 25 août, mar.au ven.20630, sam.19h.et 22h.HÔTEL LESAGE: Prévost (1-224-5332)- .Waiter .de Pierre Légaré, m.en s.Gilbert Dumas, du 23 juin au 1er sept., jeu.au sam.à 20h.MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier, Hull (819 595-7455)— « La Chaire » de Bill Oavis, traduction de François Tassé, mens.Louison Danis, du 6 juillet au 1 er sept., mer au ven.20h„ sam.19b.et 22h.LE PATRIOTE DE STE-AGATHE: Sortie 83, autoroute 15, Ste-Agathe (861-2244 ou 819-326-3655)— « Cré menteur » de Derek Benfield, adaptation Michel Forget, m.en s.Monique Duceppe, à compter du 15 juin, mar.au ven.20630, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE BEAUMONT ST-MICHEL: 51, route 132, St-Michel-de-Bellechasse (sortie 348 de l'autoroute 20) (418-884-3344)— .Les gaffeurs .de William Van Zandt et Jane Milmore, adaptation et m.en s Johanne Seymour, à compter du 29 juin, mar.au ven.20630, sam 19h.et 22h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— « Parade ¦ spectacle de marionnettes, jusqu'au 4 sept., mar.au dim.à 126, 14h„ 16h et 18h THÉÂTRE DES CASCADES: 2 chemin du Canal, Pointe des Cascades (4559341)— « Cache-Cash > de Donald Churchill et Peter Yeldham, traduction et adaptation Olivier Reichenbach, m.en s, Sophie Clément, du 1er juin au 2 sept, mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLERC: autoroute des Laurentides, sortie 67, Ste-Adèle (514-2293591 >— « Quelle famille > de Francis Joffo, m.en s.Louis Lalande, du 19 juin au 26 août, et les 1-2 sept., mar.au dim.à 20630, matinées les sam.de juillet et août et le 1er sept, à 17h.THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: Sortie 98E de la route 20, direction Sorel, puis Ste-Anne-de-Sorel (393-9022, 743-8446, 1-800-363-9468)- < Le tutu qui tue > de John Bishop, m.en s.Monique Duceppe, à compter du 12 juin.mar.au ven.20630, sam.21h.THÉÂTRE DE LA CHÉVRERIE: St-Fortunat Cté Richmond (819344-2402)- < Tequila > de Nick Hall traduite et adaptée par Claude Maher, m.en s.Serge Caron, du 26 juin au 25 août.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: sortie 147, autoroute 20, Upton (514-5495828)— « Dragon sur table • texte el m.en s.Richard Blackburn, du 22 juin au 25 août, mar au dim., juin et juillet à 21 h., août à 20630 THÉÂTRE D'ÉTÉ DE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: 1979 St-Césaire.autoroute 10, sortie 37.Marieville (1-460-2161 ou 447-6026)— « 1836 le manoir aux maléfices » création et m en s.Réjean Wagner, du 20 juin au ter sept„ mer.au sam.20630 THÉÂTRE D'ÉTÉ DE MASSON: Salle Lombard.Ville de Masson (8199895653)— Les Productions Padem présentent « Chambres d'hôtel > texte de Louis Saia, Michel Lessard et Mariefle Léveilté, m.en s Pascal Belleau.du 20 juin au ter sept., mer.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE L'ILE: 1 rue Wellington, Hull (819 595-7455)— « L'éducation de Rita » de M.Russel, traduction de René Dionne, m.en s.Claire Faubert, du 29 juin au 1er sept, mar.au ven.20h, sam.196 et 22h.THÉÂTRE MANOIR DU LAC DELAGE: Québec, route 73, direction Nord, Lac Delage (418-849 1818) (514-285-8725)— « Des moutons noirs pure laine » de Neil Simon, traduction Olivier Reichenbach, m.en s Sophie Clément, du 19 juin au 2 sept., mar.au ven 20630, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE DES MARGUERITES: 8075 boul.Jean XX111, Trois-Rivières ouest (819377-3223)— < Vice et versa > de Ray Cooney, traduction et adaptation de Michel Dumont et Marc Grégoire, m.en s.Monique Duceppe et François Barbeau, à compter du 12 juin, mar.au ven.20630, sam.21h.THÉÂTRE DE MARJOLAINE: sortie 106, autoroute des Cantons de l'Est, Eastman (297-2860, 297-2862)— ¦ Le dernier des Don Juan • de Neil Simon, adaptation René Dionne, m.en s.Louis-Georges Carrier, du 22 juin au 25 août, mar au ven.20630, sam.19h.et 22630, dim.20h THÉÂTRE MOLSON: 10 Chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Richelieu.autoroute 20 est, sortie 113 (584-2293)— « Avion en folie • de Larry-Michel De-mers, du 29 mai au 1er sept., du mar.au sam.à 216 THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: 135 Principale, Granby (514-3792262)— • Tel père tel fils >, m.en s de Gaétan Labrèche, dès le 20 juin, du mer.au sam.à 20h 30.THÉÂTRE DE POINTE-AU-CHÊNE: Route 148, entre Lachute et Montebello (819242-5923)— • Mais n'te promène donc pas toute nue » de Georges Feydeau, m en s Philippe Grenier, les productions de La Belle Epoque, du 8 juin au ter sept., mer., jeu., ven., 216, sam.19h.30 et 22630 et dim.20h.THÉÂTRE DE LA POUDRIÈRE: Ile Ste-Hélène (954-1344)— € Ça tourne autour du lit » de Jasmine Dubé.m en s.Marc Pache, du 4 juillet au ter sept., mer au ven.20630, sam.21h.THÉÂTRE LA RELÈVE A MICHAUD: St-Ma-thieu-de-Beloeil, transcanadienne, sortie 105 (514 464-0089)— « Gars » de Jean Barbeau, m.en s de Claude Maher, du 5 juin au 1er sept., du mar.au ven à 21h , sam.à 196 et 22630.TELEVISION O C B FT 12.00 L'édition magazine 12.15 Les détecteurs de menson ges 12.45 Le clan Campbell 13.15 La course Amérique-Afri que 14.15 Le temps de vivre 15.45 Aujourd'hui en France 16.00 Fraggle Rock 16.30 Mystères et bulles de gomme 17.00 L'heure G 18.00 Montréal ce soir O C B M T 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Coronation Street 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Babar 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girls 18.00 Newswatch © C FT M 12.00 Ici Montréal 12.30 Bon appétit 13.00 Ferland/Nadeau en vacan ces 13.52 Question d'environnement O'Keefe 13.57 Vidéo Clips 14.00 Chacun chez soi 14.30 Kafe et Allie 15.00 Justice pour tous 15.30 Campus 16.30 Double défi 17.00 Mimémo 17.30 Souvenirs d'été © C F C F 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse © T V 5 15.20 Bonne journée 15.30 L'lnfo-5 16.00 Musique classique 16.30 Parcours 17.30 C’est pas juste 18.00 La chance aux chansons CD RADIO-QUÉBEC 13.30 Pause musicale 15.30 Au fil de l'université Laval 16.00 Beau et chaud 17.00 Tom Sawyer 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout © QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierrafeu 12.30 Le grand journal 13.00 La fourchette d'or 13.30 Québec en vacances 14.00 Cinéma Quatre Saisons «Que les gros salaires lé vent le doigt • fr.82 avec Daniel Auteuil, Jean Poiret.et Michel Piccoii 16.00 Le vagabond 16.30 Action-réaction 17.00 Montréal-fes-iles 17.30 Le grand journal - -i La télévision du mercredi soir en un clin d’oeil ISIi(H) 18h30 19h()0 19H30 2()h(M) 20h30 21h(>0 21h30 22hOO 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal Ce soir La Cour en direct les détecteurs de mensonges Baseball / Pirates vs Expos la: téléjournal g la: Point/météo/sport L’heure G Internationaux Player’s Ç3P) WCAX(CBS) Burlington News News g Family Feud Ihis is g America Hurricane g Sam Jake and the Fatman g T op Cops g News The Arsenio Hall Show Clj WPTZ (NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! Cheers Unsolved Mysteries g Night g Court Dear g John Quantum la:ap News The Tonight Show ., 0 CBMT (( B( ) Montréal Newswatch Die g Raccoons Shared Rythms The Nature of Things g Adrienne Clarkson g Presents The National g 22h20/The Journal News Yuk Yuk’s Newhart g 8[l] ( KI M (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Santa Barbara Allo-Ciné : J e syndrome chinois OU Breakfast club Alfred Hitchcock.Ferland/Nadeau en vacances Nouvelles g météo/sport 23h45/Ciné-lune : Dynamite Jones —É.-U.73 IM CFC F (CTV) Montréal Puise Entertainment tonight Baseball / Pirates ra Expos In Session News g News The Arsenio Hall Show fc t«1 TV5 (Télévisions Francophones) la chance aux chansons Des chiffres & des lettres Journal télévisé de TF 1 L’Info - 5 Autant savoir Arts magazine légendes du monde Téléobjectif Montagne Continents francophones Journal télévisé de TF1 (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe- Part nul l^assic les liens du sang National Geographic 1 a route des vacances Beau et chaud Visa santé g C’est arrivé à Hollywood 1 a route des vacances (20) Musique Plus Musique vidéo F'ax : I-’Infoplus Vidéoplus : VJ: Claude Rajotte Musique vidéo Rock en bulle: Heaven 17 2lhl5/Musique vidéo (22) WVNY (ABC) Burlington News Q Wheel or Fortune A Current Affair Crowing g Pains 1lead of g the (lass Doogie g 1 lowser,.Any thing g but Love China Beach g News g Nightlinc g Twilight Zone (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Doctor Snuggles The Business of Better.Foundation of Taoist.Imprint Movie:/! Yank at Oxford — É.-U.38 Avec Robert Taylor et Maureen O'Sullivan The Business of managing.People Patterns (25) Much Music 19 h/ Fax M ochwesl Sneak Previews Special/New Kids on the Block : Takin’over Spotlight / R, Lee Jones Vidéoclips (33) VERMONT KTV (PBS) The MacNeil-I ehrer Newshour The Nightly Business.ihis oid g House National Geographic special g Hotline on Cancer Movie : Inherit the Wind —É.-U.60 Avec Spencer Tracy et Fredric March (35) QUATRE SAISONS Montréal 1 a roue chanceuse Carden-Party Signé Andrée Boucher Cinéma : Je faiseur de pluie —É.-U.56 Avec Burt Lancaster et Katharine Hepburn Garden-Party Le Grand Journal Sports plus Mission : Impossible (57) WCFE(PBS) 3-2-1 g Contact The Nightly Business.The MacNeil-lehrer Newshour National Geographic Special g Movie : To Have and Have Not —É.-U.44 Avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall Thompson Yes, Minister Movie i Il CULTURE ET SOCIETE Montréal, mercredi 25 juillet 1990 i ___ Lamartine, le poète dont la gloire a survolé les deux derniers siècles Lamartine en Girardln, à Saint-Point.André Ménard — Collaboration spéciale , UN GROUPE d’enfants d’une dou-j ’ zaine d’années visite les abords du ; petit château de Saint-Point., Comme toujours, un guide s’égo- sille à faire valoir la grandeur de ; l’ancien maître des lieux.Elle vante ses mérites, rappelle ses écrits et les endroits précis où le poète composait.La plupart des enfants ont vite repéré, tout près, un étang qui grouille de vie.C’est là , qu’ils s’installent, tournant carrément le dos aux propos de l’interprète de Lamartine, c.Lamartine est un nom connu partout en France ; à preuve, la quantité incroyable de rues, de ly cées et de places qui sont ainsi désignées.Mais le citoyen n’en sait guère plus sur le destin de cet homme.Ceux qui risquent un commentaire pertinent avancent qu’il a écrit Le Lacet un grand poème, Jocelyn, l’oeuvre la plus populaire de Lamartine en France et qui relate l’histoire des amours secrètes d’un certain abbé Dumont et de la jeune mademoiselle de Milly pendant la Révolution de 1789.Jocelyn, en ré-,'sumé, était la version XIXe siècle 1 des Oiseaux se cachent pour mourir.Mais Lamartine est d’abord et avant tout l’auteur du poème Le lac, probablement tout ce qui reste aux francophones d’ici et d’ailleurs qui ont étudié la poésie française.Alphonse de Lamartine est l’un des grands romantiques français, historien, homme politique, ambassadeur, journaliste et vigneron, n a voulu être de tous les combats de son temps.Et puisque les Français ont le culte de l’Histoire et le sens de la fête, ils cherchent tant bien que mal à célébrer l’auteur de ce poème célèbre à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.Lamartine est en effet né en 1790 au coeur de la Bourgogne.Certaines régions de la France, principalement le Méconnais et la Savoie, seront les hôtes majeurs de l’événement.Mais la célébration nationale n’aura pas vraiment lieu.Il s’en fallu de peu.Au printemps, il avait été question de transférer les cendres du poète du cimetière de Saint-Point en Bourgogne, au Par-thénon à Paris, ce qui aurait peut-être élargi l’impact de la célébration mais les vrais exégètes de Lamartine ont rapidement ressassé quelques vers prémonitoires du poète insistant pour que les générations futures ne brassent pas ses restes.Cet anniversaire a le mérite de donner le goût aux touristes qui se rendent en Bourgogne — beaucoup de Britanniques cette année — de faire le circuit lamartinien.Un circuit d’à peine 33 kilomètres qui nous propose de visiter les lieux des six residences majeures du poète entre 1790 et 1869.Sauf Mâcon, ville importante, les autres (Saint-Point, Pierreclos, Bussières, Monceau, Milly ) sont de superbes petits villages témoins du plus important charme de la Bourgogne : ses paysages.Les touristes s’y rendent un peu plus nombreux cette année mais, rassurez-vous, ce n’est pas la congestion du périphérique parisien aux heures de pointe.Ah ! si les touristes savaient que les écrits de Lamartine sont intimement reliés à la nature, aux couleurs, aux odeurs et à la lumière de la Bourgogne, ils chercheraient moins à visiter sa chambre à coucher.Ils regarderaient les paysages envoûtants de Saint-Point et finiraient par croire que s’ils s’établissaient en ces lieux, ils deviendraient aussi de romantiques poètes et finiraient bien par reprendre à leur compte le vers célèbre : Objets inanimés, avez vous donc une âme / Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?C’est au Château de Saint-Point, à douze kilomètres de Cluny, coeur de la Bourgogne médiévale, que Lamartine recevait des amis dont Virieu, Nodier et Franz Liszt qui y composa d’ailleurs Bénédiction de Dieu dans la solitude.Victor Hugo répondit aussi à l’invitation de Lamartine.Et quelles invitations écrivaient-ils ! À preuve, cet extrait de l’invitation à Hugo en 1825 : .Au sommet d’un léger coteau Qui seul interrompt ces vallées S'élèvent deux tours créneléesf.) C’est là que l'amitié t’appelle.Cela ne vaut-t-il pas toute la poésie des cartes d’invitation de Hallmark ?! Et pourtant, le château de Saint-Point n’est pas remarquable ; l’environnement l’est et mérite le détour.À cela, le bicentenaire ne pourrait rien ajouter.Enfin, c’est la ville natale de Lamartine, Mâcon, qui en met plein la vue, banderoles, affiches et parcs aménagés apportent un support visuel de bon goût à une foule de manifestations diverses qui prendront place tout au long de l’année.Colloques, conférences et concerts alterneront avec les rallyes de peinture, les randonnées pédestres et les inévitables sons et lumières.Mais ce qui frappe surtout, au fil des conversations dans le Méconnais, c’est que l’oeuvre de Lamartine retient peu l’attention.On aime l’homme qu’on sait avoir voulu jouer un rôle important dans une période trouble de l’histoire de France et qui a été aussi malchanceux en amour qu’en affaires.Aussi les librairies de Cluny et de Mâcon exposent-elles davantage les biographies et les études sur Lamartine que ses oeuvres.Les livres de Henri Guillemin, de Maurice Toesca et de Émile Magnier ont la vedette.Comme si le temps préférait l’homme à ses oeuvres.Les touristes, eux, devraient préférer la nature, il en auraient plein la vue et.s’ils regardent comme le poète, ils en auront plein le coeur.I.Office du tourisme de Mâcon distribue une liste complète des activités autour de ce bicentenaire aussi bien en FYance qu’ailleurs, notamment en Italie et en Kspagne - J - , t(i c } • .(.1 SUR UNE NOTE D'ÉTÉ La Phonothèque de Montréal louera des compacts au public cet automne EN BREF.Le meilleur des années 1980 PENDANT tout le mois d'août, la Cinémathèque québécoise propose aux cinéphiles une sélection des meilleurs films des années 80.Cette sélection ne se limite pas aux seuls films-phares cependant Parallèlement à des oeuvres comme Identification d'une femme.Le Sacrifice, Les ailes du désir ou Le déclin de l'empire américain, il sera donné de voir ou de découvrir des filins plus discrets comme Mon cher sujet, Les trois couronnes du Matelot, Life Classes.Dans cette programmation, le documentaire, le court métrage et le cinéma d’animation occupent une grande place.Pour réaliser ce panorama qui « respecte différents genres, formats et aspects de la réalisation différents «, comme tient à le préciser la directrice des communications, Francine Allaire, la Cinémathèque s’est inspirée des bilans de différents journaux et revues dont 24 Images, Positif et Les ( 'ailiers du cinéma.Les employés de la Cinémathèque ont également été invités à faire leurs suggestions.Le résultat est « une liste personnalisée voire engagée », un bilan volontairement partial qui défend des films marquants mais aussi des oeuvres en pleine émergence.Ce choix est d’ailleurs commenté par deux cinéastes dans leur revue mensuelle : Hubert-Yves Rose analyse l’évolution du cinéma québécois, le cinéaste finlandais Peter Von Bagh donne son point de vue sur le cinéma américain et européen en le remettant dans son contexte économique et social.Encan d'art pour le Piggery PLUS de 400 articles seront vendus aux enchères lors de l’encan du Gala marquant le 25e aniversaire du théâtre Piggery le 4 août prochain.Outre divers prix — voyages de vacances au soleil ou de ski — les er ' •* t Des airs espagnols à l'OSM LE CONCERT thématique estival de l’OSM à l’aréna Maurice Richard est consacré, ce soir à 20 h, à la musique espagnole.Les solistes invités sont Lucie Robert, violoniste et Richard Raymond, pianiste.Le programme comprend des oeuvres de Arriaga, Granados, Rutina, la Rhapsodie espagnole pour piano de Liszt-Busoni, L’air bohémien pour violon de Sarasate, ainsi que du Manuel de Falla.Maureen Browne à Orford p i i LAURÉATE des concours internationaux de chant de Montréal, Toulouse et Venders en Belgique, le soprano Maureen Browne, dont on ne cesse de louer le talent, est l’artiste invitée demain soir à 20 h à la salle Gilles Lefebvre du Centre d’arts Orford.Elle sera accompagnée au piano par Denise Massé.Mme Browne qui a fait ses débuLs dans un rôle majeur, celui d’Amelia dans Un Ballo Maschera, de Verdi, à l’Opéra de Montréal, interprétera, entre autres, des airs du répertoire lyrique italien.Au même endroit et à la même heure ce soir, les jeunes musiciens démontreront leur talent et leur dynamisme à l’occasion du Concert des stagiaires.' ~_T ¦ ¦ ice ce Lafuste DÈS L’AUTOMNE prochain, il ne sera plus nécessaire de faire partie d’un club privé pour emprunter des disques compacts à Montréal.La Phonothèque, établissement faisant partie du service des loisirs et du développement communautaire de la ville de Montréal, proposera à ses abonnés la location gratuite de quelque 2000 titres.« De la musique classique, mais aussi de la musique populaire anglaise et française et un peu de jazz marqué par ses grands noms, de Charlie Parker à Ella Fitzgerald en passant par Duke Ellington et Louis Amstrong», promet Mme Rosemarie Lamoureux, technicienne en documentation.Depuis son implantation il y a cinq ans, la Phonothèque met déjà à la disposition des abonnés un inventaire de 30 000 titres (55 % vinyle, 45 % cassettes).La location, limitée à trois titres, est de trois semaines.En ajoutant le disque compact, la Phonotèque se distingue de ses consoeurs, maisons de la culture et bibliothèques municipales qui n’offrent que la location de cassettes.« La Phonothèque se doit d’offrir des disques compacts », dit Mme Lamoureux.« C’est un service que les responsables de la bibliothèque demandaient depuis cinq ans.Les disques vinyle se font de plus en plus rares.Il y a deux ans, la Phonothèque n’a renouvelé son stock de cassettes et de disques que dans une proportion de 33 %.» L’établissement n’a que des origi naux.Le nouveau service réjouit déjà bon nombre d’abonnés qui rechignaient jusqu’ici à acheter un lecteur de disques laser.Deux mille titres donc.Tel est le budget d’implantation prévu par la Phonothèque.Mais il n’est pas exclu que l’année prochaine, il se dote d’un inventaire plus important et que la répartition en soit modifiée.plus offrants pourront obtenir des objets d’art, notamment un |K>rtrait à l’huile par Eva Prager, des billets de théâtre au festival de Stratford ou au Old Vic à Londres.On pourra également miser sur une sculpture en pin, l’ange d’Emily (LeBaron) qui ornait un corbillard du XIXe siècle.Les billets au coût de 125 $ donne droit au dîner gastronomique et les profits iront évidemment au Piggery.L’encan a lieu au Centre récréatif et des sports John II.Price de l’Université Bischop’s.Festival Suzuki LE PUBLIC est invité à assister au Festival de musique de l’Institut Suzuki de Montréal du 30 juillet au 3 août au campus Loyola, 7141 ouest Sherbrooke.Les participants, des enfants âgés de 3 à 17 ans, sont originaires de Montréal aussi bien que de tous les coins de l’Amérique du Nord.Ils jouent du violon, du violoncelle ou de la flûte selon la méthode Suzuki.Outre les cours qui se donnent tous les jours, on peut assister à un concert quotidien à 13 h à la Chapelle Loyola, le premier le lundi 30 juillet donné par Michelle Seto, violon, et Heather Toews, piano, le mardi et mercredi par un groupe d’élèves et le soir du 31 juillet à 19 h par Shannon et Anders Gron ainsi que Laurie Milkman, les jeudi et vendredi par les élèves.Le vendredi à 16 h 30 aura lieu le concert final.Pour renseignemenLs : au téléphone: 982-6709 ou 465-9410 et par lettre: Institut de l’Éducation du talent, B.P.295, Saint-Lambert, J4P 3N8.LA TELE CE SOIR ?Syndrome chinois .Une journaliste de télévision décèle une situation inquiétante dans une centrale électrique alimentée par l’énergie nucléaire.La trame du Syndrome chinois, un film de 1978, réalisé par John Bridges, est pour le moins prenante ; les interprètes, Jane Fonda, Michael Douglas et Jack Lemmon, y sont très convaincants.Un bon suspense avec quelques sueurs froides en prime.TVA.19 h30.?En compagnie de Charlie.Le célèbre fils de papa Schultz, l’inénarrable Charlie Brown, rend hommage à la musique populaire américaine dans This is America, Charlie Brown.CBS 20 h.?Pour ou contre.Le magazine scientifique The Nature of Things aborde la controverse que suscite l’euthanasie au Canada en donnant la parole aux « pour » et aux « contre ».CBC 20 h.?Portrait.Zoom sur le Canadien Carlos Ott, architecte de l’Opéra de la Bastille à Paris.Un portrait d’une heure à l’émission Téléobjectif.TV5 21 h30._FL Moins de cinéphiles, mais plus de profits pour les salles OTTAWA (CP) — Les Canadiens vont de moins en moins au cinéma et à travers le pays, de salles mettent la clé à la porte.Cependant, paradoxe, ceux qui survivent réalisent des profits allant s’accroissant.En effet, une étude de Statistique Canada confirme que de plus en plus de Canadiens ont troqué le cinema pour la télévision payante et le magnétoscope à cassettes.Entre 1987-88 et 1988-89, la fréquentation en salle a dinimué de 7 %, rapporte l’étude rendue publique hier.Quatre pour cent des 790 cinémas — dont 132 ciné-parcs —, recensés en 1987-88 avaient fermé leurs portes l’année suivante.Les ciné-parcs ont été les plus durement atteints puisque 10% d’entre eux ont péri.Les recettes n’ont pas suivi la même courbe.Les revenus de la vente de billets ont augmenté de 4 % en 1988-89, principalement parce que le prix du billet a augmente, de 4,24 $ en moyenne à 4,76 $.Ce prix inclut les billets aux enfants, aux étudiants et aux personnes âgées.Les cinémas ont réalisé l’an den-rier des profits de 72 millions $ — les dépenses furent de 427 millions $ et les revenus totaux de 499 millions $.U n regard sur le passé récent révèle qu’entre 1986-87 et 1987-88, les propriétaires de salles avaient réalisé des affaires d’or, avec des profils de 13.4 % en 1988, contre 8.6 % l’année précédente.Mais la fréquentation avait également augmenté cette année-là, passant de 75 millions en 1986-87 à 85 millions en 1987-88.En 1988-89, il y a eu « seulement » 78 millions d’entrées.Chaque Canadien est allé au cinéma en moyenne trois fois en 1988-89.On est bien loin de l’année 1952, alors que l’amateur des « p’tites vues » allait au cinéma 18 fois dans l’année.Les Albertains sont ceux qui vont le plus au cinéma et les citoyens du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve et de l’île-du-Prince-Édouard ceux qui s’y rendent le moins souvent.Personne ne sera surpris de lire que les chaînes — Odeon, Cinéplex et Famous Players — détiennent les deux tiers des salles et empochent 90% des revenus.C CL/ T ; / y 4/4 Estrie < J LE THÉÂTRE DE MARJOLAINE présente une comédie de Neil Simon LE DERNIER DES DON JUAN avec Jean-Louis Millette.Patricia Nolin, Sylvie Léonard et Marjolaine Hébert Du 22 juin au 25 août, mar au vend 20h30.sam I9h00 et 22h30, dim.: 20h Rés (à compter du 16 juin): Eastman (514) 297-2860/2862.Aut 10.sorte 106 Resto-théâtre, terrasse Ouest de l’île de Montréal THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR “DRAGON SUR TABLE" ALLÉGORIE FANTASTIQUE POUR ADULTES, ACCESSIBLE AUX ENFANTS.FÉÉRIE SUR 360°.SALLE EXT.SIÈGES PIVOTANTS "BRETELLES CHAUFFANTES".DÈS LE 22 JUIN.UPTON, AUT.20 SRT.147.RÉS.: (514) 549-5828 SOUPER-THEATRE v&X j cÆ £a Qampagne j ^ LES NONNES .Rés.: 522-1245.424-2709, 1-800-361-4595 Montérégie Ontario francophone cffiéâtiêd’été“cLeSaintcLaurenE présente P' * \ .«MONSIEUR MASURE» v \ T Une comédie de Claude Magnier V L J Mise-en-scène: Paul Bulssonneau Avec: Réjean Lefrançois, Claudine C ha tel.Réal Glguère Représentations: 12 juin au 25 août / Du mardi au samedi: 20h30 Réservations: (514) 651-5250 'Prix spéciaux pour groupes « CHAPEAU » Comédie de qualité THÉÂTRE DE LA SUCRERIE INC.40 Ouest, sortie 66 de la 417 — Casselman Ré*.: 613-764-5580 Forfait-souper-théâtre disponible Écoutez Ciel et parcoure le monde Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de GRÈCE ! GRÈCE -¦ 4**4 Remplissez et retournez à: Ciel.C.P.98.Longueuil J4H 3Z3 Telephone residence Mots passeport Telephone bureau Date de diffusion ?1 t MTIIUMtlff f ItlfT Tirage le 31 juillet 1990 UMme 12 M Le Devoir, mercredi 25 juillet 1990 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice: Lise Bissonnette Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Christian Charron Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Jean Francoeur, Jacques Chabot Albert Juneau, Directeurs adjoints: Michel Letèvre Guy Deshaies, Pierre Cayouette La main et non la joue Québec doit amorcer la désescalade à Oka DANS l'immédiat après-guerre, la mémoire encore hantée de destructions majeures, on accueillit avec scepticisme une prophétie de l’historien Arnold Toynbee.La seconde moitié du siècle, disait-il, serait plutôt faite d’une multitude de conflits régionaux, et de déstabilisations internes nées de maux sociaux.Nos territoires avaient échappé à la guerre, et nous avons cru pouvoir esquiver ces bouillonnements.La majorité québécoise pensait d’ailleurs incarner elle-même la contestation, parfois la révolte, par sa Révolution tranquille.Elle n’a pas pressenti les autres tempêtes, en formation à la marge.L’orage est là.Le Québec se casse en deux, disait il y a déjà deux ans le Conseil des affaires sociales et de la famille, à propos des laissés pour compte d’une société qui n’en avait plus que pour les surfeurs du développement instantané.Un Québécois sur six, au moins, vit dans une pauvreté qui pourrait mener à la révolte.Pauvres parmi les pauvres, soudés au surplus par le sens de leur identité nationale, les autochtones sont les premiers à le faire en bloquant le système.Le Québec nouveau, qui croyait pouvoir gérer ses inégalités d’une réforme de l’aide sociale à l’autre, s’en trouve confus, entre la culpabilité larmoyante et l’intolérance.Longue entrée en matière pour nous ramener aux barricades d’Oka, où tout cela se cristallise dans un face à face imbécile et sans issue.Nous l’avons déjà dit, une société démocratique ne peut accepter que des citoyens, quels qu’ils soient, prennent les armes pour se faire justice.Les romantiques généreux ou vicieux qui comparent les « guerriers » — contrebandiers d’armes et promoteurs de jeux de hasard — à Louis Riel et à Nelson Mandela, sont souvent les mêmes qui signaient des pétitions contre le fusil du tueur de Polytechnique, ou qui se scandalisaient de l’idée d’un casino dans Charlevoix.Ce qui n’est pas bon pour les Blancs leur semble bon pour les Amérindiens, répugnante torsion d’esprit, et de coeur.Tendre l’autre joue, ce serait conforter cette subversion morale.Mais il faut tout de même trouver le moyen de tendre la main, au nom de ceux qui, derrière les barricades, se retrouvent otages des stratégies des uns et des autres.La mort du caporal Lemay est inacceptable, et il est horrible que certains la traitent si légèrement, sans égard aux séquelles permanentes pour ses proches.Quelqu’un a tiré, de rage ou de peur, et il était intolérable qu’il soit armé.C’est moins à l’o- pération ratée de la Sûreté du Québec qu’il faut s’en prendre, toutefois, qu’à l’incroyable laisser-faire juridico-policier qui, depuis de nombreuses années, a permis aux « guerriers » de monter leur arsenal en toute impunité.Il n’y a pas un seul coupable, un tireur qu’on n’identifiera probablement jamais, mais un égarement collectif, qui ne doit plus se répéter.Faire déguerpir les « guerriers », sans leurs armes, ce devrait être la priorité du gouvernement du Québec, quitte à donner une forme de sauf-con-duit comme on en trouva pour des felquistes il y a vingt ans.Ce serait la meilleure façon d’aider les communautés autochtones à reprendre le contrôle de leur protestation, plutôt que de se faire ballotter sous l’aile d’activistes de toutes sortes.Les propositions parfaitement raisonnables du ministre des Affaires autochtones, M.John Ciac-cia, pourraient enfin être étudiées à leur mérite en se rendant à leurs vrais destinataires.De même, toute chicane constitutionnelle, même en arrière-pensée, ne peut avoir cours.Certes personne n’est dupe de groupes de sympathisants des Mohawks qui, hier encore, jouaient les malheureux opprimes par la « police québécoise de la langue », et qui viennent de trouver un meilleur moyen de peindre le Québec comme une terre d’oppression.La pancarte accusatrice d’une main et les sacs de vivre de l’autre, se servant de trappistes aussi serviables que désemparés, ils font pleurer Toronto.Le Québec doit tout simplement organiser lui-même le ravitaillement.Et il doit inviter le gouvernement fédéral à se mouiller.Tant que le Québec demeure dans la Confédération, Ottawa a la responsabilité constitutionnelle des autochtones.C’est une rupture dans les négociations territoriales avec Ottawa, en mars, qui a ouvert à la municipalité la voie de ses multiples erreurs.Les pourparlers doivent reprendre, chapeautés peut-etre d’une commission d’enquête, et de références immédiates de certaines questions de fond à la Cour suprême.Elles intéressent tout le Canada.Quant au Québec, il en aura plein les bras en s’occupant enfin de la condition de ces populations qui, en tout respect de leurs traditions, devraient tout de même rejoindre le siècle avant sa fin.C’est cela-aussi « préserver et promouvoir » les droits des minorités.— LISE BISSONNETTE La crise des ambassades Cuba ne peut pas se payer longtemps le luxe de 1 Isolement LA VIRULENCE de la querelle entre Cuba et l’Espagne, pays pourtant sympathique à La Havane, montre la nervosité politique qui règne dans le gouvernement de Fidel Castro.Devant le changement à l’Est, l’assaut qui reprend des États-Unis contre son régime, et un mécontement intérieur non négligeable, Castro a choisi la voie de la fidélité socialiste et de l’autosuffisance.Mais nul pays ne peut plus se payer le luxe de l’isolement.Paradoxalement, le lider maximo ne saurait survivre sans une politique d’échanges économiques avec les pays, même capitalistes, qui ne font pas du boycott et du renversement de son régime une question de principe comme les États-Unis.La Havane a menacé les ambassades trop accueillantes de les laisser aux prises avec leurs « réfugiés ».En réalité, Cuba a trop besoin de la coopération de ces pays pour ne pas en venir à une vue plus plus réaliste de la situation.En tout cas, le gouvernement cubain n’a manifestement pas l’intention de rééditer la malheureuse émigration, massive et sauvage, qu’il a laissé aller voici quelques années vers Miami.Aujourd’hui, la crise économique autant que le mécontentement politique poussent encore nombre de Cubains à vouloir quitter leur pays.On ne pourra ni les emprisonner, ni les laisser sortir à leur seul gré.Une entente devra tôt ou tard régler l’immigration.Il n’est pas certain cependant que les pays européens, si souples soient-ils, pourront trouver un arrangement avec La Havane en l’absence du concours de Washington.À cet égard, la Communauté européenne ne devraient pas prendre pour acquis qu’elle n’a plus de rôle à jouer en Amérique centrale.L’hostilité géo politique entre La Havane et Washington reste profonde, dans un sous-continent où le capitalisme est loin d’être triomphant.Cet abcès, s’il éclate, ne manquera pas d’avoir des répercussions ailleurs dans le monde.Pour l’heure, Fidel Castro est moins rigide qu’il n’y paraît.Officiellement, le régime ne veut pas se libéraliser, même s’il promet plus de libertés d’opinion entre les camarades.Mais on ne peut pas sous-estimer l’impact idéologique à Cuba de la « glasnost » du président Gorbatchev.Officiellement aussi, l’opposition de La Havane au capitalisme reste entière.Cela n’empêche pas Castro de signer des ententes, par exemple, avec de très capitalistes Brésiliens.Bref, Washington ayant fait la paix avec Moscou, il n’y a plus de menace soviétique dans l’arrière-cour des États-Unis.Se pourrait-il que l’interventionnisme yankee soit le principal problème ?— JEAN-CLAUDE LECLERC Cinq lièvres à la fois La problématique encore mal définie des occasionnels EN MATIÈRE d’embauche, ministères et organismes gouvernementaux doivent chasser cinq lièvres.Ainsi le veut la loi.Cinq lièvres à la fois, insiste la Commission de la fonction publique, un des chiens de garde de l’administration, dans son plus récent rapport annuel (1989-90).L’article 3 de la loi de 1983 prévoit que la fonction publique, dans son recrutement, doit poursuivre cinq objectifs distincts, « tous aussi importants les uns que les autres », souligne la Commission.Elle reconnaît que l’application de principes aussi diversifiés « n’est pas toujours facile », mais trouve malheureux qu’on choisisse « d’en favoriser certains au détriment des autres».Car il ne suffit pas que le gestionnaire soit efficient, impartial, équitable et imputable, encore faut-il qu’il respecte l’égalité d’accès de tous à la fonction publique, qu’il favorise une contribution des diverses composantes de la société, etc.etc.Or, il y a tendance, dit la Commission, à « une gestion basée davantage sur l’efficience et la rentabilité à courte vue».À preuve, le cas des occasionnels que la Commission juge utile de soulever de nouveau.Non pas que la situation se soit détériorée.Contrairement à une impression assez répandue, le pourcentage des employés occasionnels n’augmente pas au gouvernement.Il y avait 12 334 occasionnels (en équivalent temps complet) en 1969-70 contre quelque 40 000 réguliers ; vingt ans plus tard, les effectifs gouvernementaux comptent 12 967 occasionnels et 50 661 réguliers.(Ce qui semble avoir faussé la perspective, c’est le creux qui s’est produit au tournant des années 80 alors que le nombre des occasionnels est descendu sous la barre des 10 000.) Deux choses continuent de chicoter la Commission : une directive du Conseil du trésor qui fixe le procédure d’embauche et de sélection des occasionnel et, surtout, cette autre directive qui ac- corde la priorité aux occasionnels lors des concours pour le recrutement des titulaires de postes réguliers.En ce qui touche l’embauche des occasionnels, la Commission souligne le manque de confiance des candidats à l’égard de l’intégrité et de la crédibilité du système.Elle note que le choix des occasionnels est habituellement délégué aux plus bas niveaux de la gestion (soit dit en passant, c’est là justement un des objectifs de la loi), que la directive laisse une très grande latitude aux gestionnaires (le législateur voulait aussi les rendre plus imputables) et, surtout, que les critères de sélection sont « nébuleux ou mal définis ».« La sélection, lit-on dans cette directive du Conseil du trésor, doit viser à identifier, par le biais des moyens d’évaluation jugés appropriés par le ministère ou l'organisme, de candidats possédant des connaissances, l’expérience et les habiletés professionnelles pour rencontrer (sic) au mieux les exigences particulières de l’emploi à combler.» La Commission y voit un risque d’abus voire de favoritisme, tout en reconnaissant que, pendant tout l’exercice, elle n’a reçu que huit plaintes mettant en cause l’intégrité de l’administration.Deuxième reproche : les occasionnels seraient avantagés lors des concours de recrutement.En fait, 60 % des personnes nommées à la suite d’un tel concours occupaient auparavant un emploi oc-cassionnel.La commission y voit un accroc à l’objectif d’égalité d’accès à tous les citoyens.Bref, une problématique qui reste encore mal définie.La Commission se propose cependant de la compléter à l’intention du législateur qui doit s’attaquer dès l’automne à une révision de la loi (laquelle, l’avait-on oublié, est assortie d’un semblant de clause crépusculaire).Cinq lièvres à la fois, il y a de quoi rendre un chien fou.— JEAN FRANCOEUR Le Gaspésien paresseux REPLIQUE JEAN-MARIE THIBEAULT COMME tout Gaspésien, je suis très paresseux; voilà pourquoi je n’ai pas répondu plus tôt.11 faut dire que la diatribe que je me proposais de vous envoyer m’aurait sûrement valu un procès.Enfin, après mûre réflexion, je me suis dit que je ne pouvais quand même pas laisser passer vos commentaires sans vous faire part des miens.À la série Portrait de la Gas-pésie de Radio-Canada j’ai eu le déplaisir, M.Bona Arsenault, de vous entendre, le 6 juin, nous dire des Gaspésiens qu’« autrefois ils travaillaient pour aller au ciel, aujourd’hui ils travaillent pour les primes d’assurance-chômage; dès qu’ils ont leurs primes, ils cessent de travailler.» « J’ai connu dans des grands hôtels de la Gaspésie des cuisinières, des filles de table laisser l’hôtel alors que l’hôtel était rempli de monde au mois d’août (.) parce qu’elles avaient suffisamment de « timbres » d’assurance-chômage.Ça c’est général ça, c’est général.Qu’est-ce qu’ils font ?Ils travaillent pareil mais « en-dessous de la table »(.).Avec leur chômage et ce qu’ils reçoivent « en-dessous de la table », ils font plus d’argent que le salaire minimum (.).Ce sont des ratoureurs».Qui es-tu, Bona, pour traiter les Gaspésiens de ratoureurs ?Tu devrais savoir, mon ami, que tous les peuples ont leur quota de ratoureurs et, sans vouloir te blesser outre mesure, on en retrouve une bonne partie chez les politiciens.De là à penser que je veux dénigrer tous nos députés il n’y a qu’un pas, que je ne franchirai pas.Car je demeure respectueux des propos que nos élus gaspésiens ( René et Gérard D.Levesque en tête) ont toujours tenu lorsqu’ils parlaient des gens du peuple dont ils sont issus.Dans votre tour d’ivoire à Québec, que connaissez-vous de la réalité gaspésienne ?Après avoir été le représentant, ou le pseudo-représentant (ce n’est pas à moi de juger) des gens de Matapédia pendant quelques mandats, vous vous targuez de nous connaître.Eh bien, vous faites erreur.Vous dites : « Chaque fois qu’il réclament des gouvernements, en tête de la liste de leurs réquisitions c’est ‘étant donné le grand nombre de chômeurs en Gaspésie, étant donné la pauvreté qu’il y a en Gaspésie, étant donné la situation économique difficile que nous traversons, que nous avons toujours connue.’ C’est faux.C’est faux, ce sont des moyens, des artifices employés par la population pour obtenir le plus d’argent possible des gouvernements».En fait, le plus facile c’est de nous traiter de quêteux, de dire que nous manquons de volonté, que nous sommes « mous », que nous n’avons qu’à nous prendre en main, que nous nous « fions trop sur l’extérieur », etc.Est-ce qu’on peut dire au tiers-monde qu’il n’a qu’à se prendre en main pour se développer ?Que les peuples jaunes et noirs ne sont que des quémandeurs internationaux ?Vous trouvez ma comparaison exagérée.Elle ne l’est pas, mais pas du tout.Nous sommes le tiers- monde du Québec et du Canada.Tiers-monde légèrement gras, vous me direz, tiers-monde quand même, je répondrai.Voyez-vous, toutes nos matières premières (bois, mines, poissons) sont finies à l’extérieur de la région.Dans le cas du bois, nous avons deux grosses papetières.C’est infime.Dans la région immédiate de Sherbrooke, il y en a trois, alors que sur notre vaste territoire nous en avons deux.La Gaspésie est saignée.Alors pourquoi d’autres régions du Québec sont-elles prospères ?Parce que leur économie repose sur l’exploitation de leurs matières premières, l’or en Abitibi, le fer et l’aluminium sur la Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.J’accepte certaines critiques.Gaston Langlais a dit qu’il est parfois plus difficile de travailler avec des Gaspésiens qu’avec des Guinéens, il n’a pas tort.Mais de là à prétendre que nous sommes des chômeurs par choix.Natif du coin de Percé (Saint-Georges-de-Malbaie), j’ai eu le plaisir de travailler à Sainte-Anne-Des-Monts, Mont-Louis, Murdoch-ville, Gaspé, Percé, Chandler et Carleton.J'y ai rencontré des gens formidables, non des quémandeurs.Je n’ai pas encore eu le bonheur de travailler dans la Vallée, je suis néanmoins convaincu que les gens de ce coin ne sont ni des quêteux ni des profiteurs.Saviez-vous qu’il y a près de 500 000 Gaspésiens au Canada ?Que juste un peu plus de 100 000 vivent en Gaspésie ?Que font les 400 000 autres ?Seraient-ils partis faire leurs timbres d’assurance-chômage ?LETTRES AU DEVOIR Récupération DANS la région de Hull où pullulent les fonctionnaires fédéraux, la conscience des ruptures est grande.Les peurs y ont souvent été avivées par tous ceux qui évoquaient le malheur de changements dans une région qui serait abandonnée et éloignée des centres de pouvoir du Québec souverain.Ce que les gens ont besoin maintenant, c’est un réconfort et une approche positive au changement.Ainsi, il faut dès le premier abord voir comment cette souveraineté ou récupération s’exercera dans des domaines où le gouvernement fédéral se croyait le seul dépositaire.Cet exercice se fera d’une plus belle façon si notre grand projet de société comprend une mission internationale dont le Québec voudrait se doter en devenant une plaque-tournante des relations entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.Ici pourrait s’appuyer la langue espagnole pour prendre pied dans l’Amérique anglo-saxonne des langues interdites.Nous pourrions promouvoir des instruments internationaux extraordinaires pour des fonctions d’entraide internationale dans toutes sortes de domaines.Alors l’expertise et les connaissances de tous les fonctionnaires québécois travaillant actuellement dans l’armée, le développement international et les affaires extérieures, seraient tout indiquées.Nous avons lutté pour obtenir que Montréal joue certains rôles internationaux.Il y a eu certains succès mais notre grande faillite a été la création d’un centre financier international.Il faut reprendre ce projet et y donner de l’envergure.Il faut aussi que nos universités soient de cette aventure en se donnant à la cause du développement international.Nos accords internationaux doivent aussi prévoir un volet d’aide aux communautés francophones hors Québec.Il faut aussi que, dans un Québec francophone, il y ait une place pour nos communautés culturelles et qu’elles soient mises en valeur dans un projet de société.— LOUIS GILBERT Hull, le 5 juillet.À bas les réserves JE ME DEMANDE si les réclamations territoriales des Indiens, ne sont pas un moyen calculé de déposséder les Canadiens français, quand on entend un de leurs avocats de langue anglaise dire ouvertement à la télévision que les Indiens finiraient par exiger jusqu’aux 4/5e du territoire du Québec.Mais c’est effrayant !.Et ils sont assistés aussi dans leurs démarches d’avocats américains.Sait-on ce qu’il y a là-dessous ?Les Canadiens français qui encouragent les Indiens sous prétexte de « droits et libertés », je me demande sur quels « droits » ils font travailler leur matière grise ! Il est vrai que les Indiens ont habité ce territoire mais c’est tout ce qu’ils ont fait.Qui Ta développé ?Qui a construit ses routes et bâti ses villes ?Eux les Indiens paraissent plus fiers de bénéficier de nos impôts que de nous apprécier en réalité.Ces événements graves devaient conduire à l’abolissement complet des réserves.Nos ancêtres et nous-mêmes avons conquis ces territoires par nos vies et notre travail.Quelle différence y a-t-il entre la conquête du Mexique par les Espagnols et celle du Canada par les Français ?Les Indiens mexicains se mêlent en tout à la vie mexicaine.Il doit en être de même des Indiens du Canada : qu’ils gagnent leur vie, travaillent comme tout le monde, bâtissent leurs villages, aient leurs écoles s’ils sont assez nombreux.Pourquoi tous ces privilèges qui entourent nos Indiens si ce n'est pour nous effriter, nous démolir nous-mêmes d’autant plus qu’ils sont tous anglicisés.Nous, on est obligé d’acheter un pied carré de notre terre .Eux, le gouvernement leur achète avec nos impôts et leur donne.Pourquoi ?Qu’ils s’achètent eux mêmes ce dont ils ont besoin.Ils sont à présent instruits.Ils ont des avocats, des députés et beaucoup d’entre eux sont dans les maisons d’éducation et sur le marché du travail.Alors qu’ils poursuivent leur vie, même en communauté indienne, au sein du Canada, en citoyens à part entière mais aussi égale.C’est le temps moins que jamais de donner nos terres au fédéral, par le truchement des Indiens, même un terrain de golf, alors qu’on doit nous-mêmes s’affirmer comme peuple.— RITA RENAUD Annonciation, le 19 juillet Evénement majeur COMME d’habitude Estriens et touristes seront témoins de la traversée internationale du majestueux lac Memphrémagog, événement aux retombées économiques intéressantes pour Magog et sa région.La nage professionnelle de longue distance en terre québécoise suscite un engouement chez plusieurs amateurs.La traversée du Lac St-Jean fût la première du genre au Québec.Le nageur Réjean Lacoursière la rendit populaire par ses prouesses.Christine Cossette et quelques autres perpétuent la tradition.Traverser un lac n’est pas facile.Les participants allient endurance, tactique, technique, vitesse et sagacité.Leur alimentation est riche en protéines les jours précédant le marathon.C’est un sport exigeant et épuisant.Vagues, courants et eau froide incitent les nageurs à redoubler d’ardeur.Confiance en soi et volonté sont nécessaires.Combien abdiquent et sont retirés des eaux ! Les mieux préparés physiquement et mentalement réussissent l’exploit.L’aspect psychologiques est important.Les nageurs professionnels récoltent peu de dollars.Les bourses ne leur permettent pas de vivre de leur sport.Ils ont tous un second métier.Amoureux de leur sport, ils voyagent autour du monde.La nage est pour eux une seconde carrière.Plusieurs sont d’anciens nageurs olympiques.D’autres non-professionnels traversent la Manche, le lac Ontario et d’autres importants cours d’eau.C’est pour eux un défi personnel qui représente un exploit aux yeux de plusieurs.D’autres le font pour aider une cause humanitaire.La présence des nageurs internationaux à Magog et au lac St-Jean rehausse la qualité de la prestation.Qu’on pense à l’américain Paul Asmuth et autres grands.Ils a^ent l’accueil des ( gens de Magog et du lac St-Jean.Ils reprennent ensuite la route pour d’autres marathons au USA, en Italie, au Mexique, en Égypte et autres pays du circuit de nage professionnelle de longue distance .— YVES PRÉFONTAINE Sherbrooke, le 15 juillet.Une douleur EN ÉCRIVANT au DEVOIR, je me rends compte que plus de 50 % de la population québécoise se sont déclarés, dans un sondage, en faveur de devenir indépendants du Canada.Néanmoins, ou eut-être à cause de cela, je tiens exprimer le chagrin que je ressens en tant aue Canadienne anglophone apres la faillite de l’accord du lac Meech.Il y a une multitude de raisons, pour ce résultat tragique, surtout la folie du processus même et la nécessité de l’unanimité.Au niveau populaire, il semble que les Québécois y voient un simple rejet d’eux-mêmes.Il serait malhonnête de nier que ce sentiment existe, mais je le crois minoritaire.Plus important pour beaucoup étaient les questions autour de la divison des pouvoirs traditionnels du gouvernement fédéral, questions dérivant d’une nostalgie sentimentale pour l’époque Trudeau.En tant qu’écrivain qui a passé plusieurs années en dehors du Canada pendant la dernière décennie pour étudier certaines divisions historiques et politiques, d’abord en France, puis en Israël, je ressens une douleur particulière.Car, pendant mes recherches, j’ai souvent comparé certaines attitudes intolérantes enracinées dans ces deux pays avec le Canada, que j’ai aperçu différemment.Pour moi, la force singuliaire de notre pays a été notre volonté collective d’accepter « l’autre » avec respect et, au moins depuis la fin de la dernière guerre mondiale, de vivre selon un consensus tacite de tolérance mutuelle.Cela n’était pas toujours facile, car les tensions francophones/anglophones, parmi d’autres, existent depuis le début.Mais à la base, il y a eu la volonté; et, parmi les pays du monde, c’est bien notre succès dans ce domaine qui nous a distingués.Je dis tout simplement qu’il y a des centaines de milliers de Canadiens en dehors du Québec qui n’ont pas perdu cette volonté — malgré les jeux scandaleux de nos leaders politiques.— ERNA PARIS Toronto, le 25 juin.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec (514)844-3381 Abonnements (514) 844-5738 ¦ LE DEVOIR .(USPS =003708) is published daily by l Imprimerie Populaire, Limitée.211 rue St-Sacrement.Montréal.Ouébec H2Y 1X1 Subscription rate per year is 5 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain N Y U S POSTMASTER send address changes to Insa, PO Box 1518, Champlain, NY 12919-1518 Le Devoir, mercredi 25 juillet 1990 ¦ 13 DES IDEES, DES EVENEMENTS Souffrir de la faim à Montréal Enfants A quand une constitution qui garantisse les droits des enfants ?I JEAN HÉNAIRE Êk MONTRÉAL, 137 agences de dépannage alimentaire servent " «en moyenne l’équivalent de 10 000 repas par jour aux personnes qui ont faim.Les besoins paraissent immenses et certains mois on atteint des sommets qui font peur ; ainsi, selon un sondage de Moisson Montréal 258 000 repas furent offerts au cours du seul mois de mars.Pour la même période, 32 000 personnes recevaient des dons en nourriture.Des faits qui étonnent et qui choquent en ce pays « riche ».Déjà cette situation commençait à se faire sentir avec acuité au moment même où florissait, a-t-on pu croire, dans les années 70, une certaine social-démocratie.Environ 70 % des services alimentaires offerts aujourd’hui sont nés à cette époque.Mais depuis lors, les besoins n’ont cessé de croître et s’étendent, par exemple, aux enfants qui fréquentent les garderies et les écoles primaires dont au moins 10 % ne déjeuneraient pas le matin, faute d’argent.Des travailleurs de rue font observer que parmi ces jeunes, il s’en trouve qui se prostitueront pour se payer à manger, la dernière semaine du mois notamment, quand la misère aura vidé le garde-manger familial.Qu’en est-il des objectifs éducatifs de notre système scolaire qui prévoit la protection de l’intégrité physique et morale des enfants ?Des mots ?En cette année de la Convention internationale des dr oits de l’enfant, on serait en droit de souhaiter une intervention rapide des autorités car les milieux locaux sont loin de toujours avoir les ressources nécessaires pour accomplir leur travail.Or, les subventions de l’État à l’aide aux enfants provenant de milieux défavorisés ne s’étendent pas à l’école secondaire, là où les besoins sont pourtant également manifestes.Des organismes qui mènent la lutte à la faim ne reçoivent pas toujours, loin s’en faut, l’aide nécessaire en cette ère de déresponsabilisation de l’État et de triomphe d’un certain économisme étroit capable de sacrifier des ventres au nom de la prospérité.Bien que l’on doive s’interdire d’établir une relation causale absolue entre la faim et la pauvreté, on doit en revanche en reconnaître la parenté troublante.Ce sont dans les quartiers des villes les plus défavorisés que les banques almentaires sont les plus actives.Au Canada, nous apprend le Conseil de développement social, le nombre de ménages pauvres a augmenté de 360 000 entre 1973 et 1986.Et ces ménages souvent monoparentaux habitent des lieux de la ville où l’espérance de vie est largement inférieure à la moyenne : on y meurt plus jeune que dans les quartiers aisés et on y naît avec un poid inférieur à la moyenne.Le taux de chômage y est considérable et l’absence de revenu au-dessus du seuil de pauvreté prête à une sous-alimentation souvent doublée d’une malnutrition.De quoi hypothéquer la naissance.Et que dire des enfants autochtones en particulier, qui représenteraient environ 20 % de tous les enfants bénéficiant d’une aide supplétive cependant qu’ils ne constituent que 2 % de la population infantile ?La solution au problème global de l’agrandissement de l’écart entre les bien nantis et les pauvres qui ont faim ne réside pas uniquement dans un effort accru d’un soutien unila- téral aux personnes dans le besoin.Les gens qui souffrent de la faim ont leur dignité aussi et ne se font pas gloire d’être considérés comme des bénéficiaires, terme technocratique détestable s’il en est un.L’aide aux milieux qui souffrent de la faim passe par la lutte à la culture de la dépendance économique chronique et la reconquête de l’autonomie financière.Vue dans cette perspective, l’aide alimentaire ne répond qu’à une situation d’urgence et son caractère palliatif ne saurait être considéré comme une étape menant à l’autosuffisance même si elle sert parfois, hélas, à déculpabliser certaines autorités qui tireront profit de l’action communautaire de base qu’elles s’empressent parfois de louanger ne fut-ce que pour agir le moins possible elles-mêmes.11 faudrait assurer la gratuité absolue de l’éducation préscolaire, primaire et secondaire à tous les enfants dont le revenu des parents est insuffisant pour assumer tous les faux frais qui grèvent le maigre budget familial, à la rentrée des classes notamment.Pas une aide paternaliste et discrète fondée sur l’analyse du cas par cas, mais une directive claire de l’Etat.La démocratie est menacée à sa base même quand elle reflète avec autant de violence le portrait de l’injustice.Le discours généreux sur le sentiment d’appartenance à nos institutions ne passe pas dans le milieu qui voit précisément en elles une des causes de leur mal-être.Une société de droit fondée sur les principes de la justice et de l’égalité n’a d’autre choix que de s’employer à redonner confiance à l'ensemble de ses citoyens et de ses enfants.Cela n'est pas sans exiger un certain courage politique.On verrait mal que des projets de constitution québécoise passent outre le respect et la promotion des droits économiques et sociaux dont est privé un Québécois sur cinq.Il serait gênant d’imaginer construire un pays sur des bases d’une telle cassure et sans vouloir initier un changement de cap.Une société démocratique ne se construit pas sur le maintien des exclusions dont la faim est sûrement une des plus inexcusables manifestations.Faudra-t-il mettre encore beaucoup de temps pour qu’en haut lieu on comprenne et agisse ?La Tchécoslovaquie à l’heure de la liberté rSXJ- 11 OF il l ï* 1* .n ï « l ü ill i* 0HUWNT1?1 T?ivtfs VOUfl - - , - .< ., , Ül 'TAhnêTE fréter: ,4'iLjà GILBERT TARRAB Professeur de sciences administratives à l’Université du Québec à Montréal J J AI SILLONÉ ce pays de haut en bas et d’est en ouest pendant 10 jours, à la suite d’un congrès sur l’Organisation scientifique du travail et les nouvelles formes de démocratie industrielle, fin mai à Banska Bystrica.D’abord, le vieux conflit entre Slovaques et Tchèques.J’ai assisté à urtê manifestation nationaliste monstre à Banska Brystica en faveur du Parti démocrate-chrétien de Slovaquie.Selon le maire-adjoint de cette ville, l’ingénieur-architecte Peter Rusnak, cette manifestation de droite a pris cette ampleur car, pour la première fois, toutes les rancunes et toutes les frustrations rentrées depuis la naissance de l’État ont pu enfin s’exprimer à l’air libre.Une véritable explosion, voire une catharsis.On ne peut qu’être frappé par les affiches de publicité pour les 24 partis, placardées partout, non seulement dans les villes, mais dans les villages et hameaux.À Prague, par exemple, non loin de la place Vences-lâs, d’immenses placards racontent l’histoire du Printemps 68.Les badauds s’y arrêtent volontiers, dévorant les informations, avant de céder la place à ceux qui attendent derrière; il faut faire la queue pour lire l’information.Un peu plus loin, au milieu de saltimbanques, de chanteurs à la guitare (comme on en voit à New York, Montréal ou Paris) et de marionnettistes, un autre immense placard qui s’étend sur une cinquantaine de mètres, exhibe les portraits agrandis de Staline, Molotov, Beria, Gotwald (le stalinien tchèque de service), Ceaucescu, et d’une dizaine d’autres figures de ce gabarit, avec, en langue tchèque, des commentaires ironiques et méchants, puisque la foule bigarrée s’esclaffait en les lisant.Et, soudain, en anglais et en grosses lettres rouges : « Cseks are now free.Never again » (les Tchèques sont maintenant libres.Plus jamais).Plus loin encore : « Make love, not war », et encore plus loin un énigmatique : « F.them before they f.you ! ».Tout cela dans une ambiance de gaîté et de fête ininterrompue pendant les trois jours que j’ai passés dans la capitale.Face à la célèbre tour de l’Horloge, un concert rock, public.La place noire de monde, et les jeunes dansant d’une manière effrénée.Sur le pont Charles, qui mène au fameux château de Prague qui surplombe la ville, des chanteurs se mêlent aux trafiquants de change au marché noir (sous les yeux des militaires tchèques, bonhommes, qui assent leur chemin en faisant sem-lant de ne rien voir), parmi les vendeurs de glace (tout le monde a son cornet à la main) et de vin chaud, sans compter les innombrables vendeurs de cartes postales et de souvenirs de tout genre (bracelets, colliers, boucles d’oreille).Sur beaucoup de voitures, le drapeau américain.Sur les macarons que jeunes et moins jeunes exhibent fièrement sur leur poitrine, on peut voir le drapeau rouge avec faucille et marteau barré de noir et d’une tête de mort.Au bistro, je m’asseois devant un couple.L’homme parle anglais.Combien de temps tout cela peut-il durer ?« Tout dépend de Gorbatchev.Tant que Gorbatchev durera, nous durerons.Mais il ne faut pas oublier que 100% de notre fuel vient de l’URSS.Que beaucoup de nos denrées alimentairs vient aussi d’URSS, elle-même absorbée par d’importants problèmes d’approvisionement et par sa politique intérieure : Ukraine, pays baltes, etc.Et de toute façon, pour nous les vieux (l’homme est retraité), c’est trop tard, ajoute-t-il amèrement.Croyez-vous que ma pension va être plus substantielle après ces changements ?C’est peut-être bon pour les jeunes, mais pas pour nous ! » À Banska Bystrica, même son de cloche.Souper chez un jeune congressiste slovaque, Milan Kollar, Ph.D.en administration.C’était son anniversaire, et il le fêtait avec ses parents et quelques collègues de l’Université.Là, la dichotomie était encore plus nette : les jeunes voyaient un avenir rose axé sur la social-démocratie, le père et le grand-père (la mère était plus discrète) beaucoup moins optimistes : « Il suffit que Gorbatchev soit balayé pour que tout cela arrête brutalement.Comme en Mai 68 ! » Ils tinrent à m’amener visiter une église protestante très belle, construite exclusivement en bois, tout près de la rivière Hron (qui traverse Banska), dans un petit village appelé Hronsek.Ils m’apprirent que dans le temps, la majorité catholique tolérait la construction de telles églises, mais en quantité très limitée et toujours aux confins des villes ou dans une région éloignée.Les Kolar sont protestants : le grand-père s’est souvenu, larme à l’oeil, des exactions dont il avait été l’objet, jeune, de la part des catholiques, et ensuite, adulte, de l’armée soviétique.On m’a fait visiter la base de Banska, aujourd’hui désertée : les Soviétiques sont rentrés chez eux.Les Slovaques n’aiment pas les Tchèques, qui le leur rendent bien.Slovaques et Tchèques n’aiment pas les Moraves, mais tout ce monde s’unit pour bénir le départ des Soviétiques.Partout, dans les magasins de grands paneaux libellés ainsi : « Achetez Slovaque » (en Slovaquie!, ou « Achetez Tchèque» (dans la région de Prague), ou « Achetez Mo-rave » (dans la région de Brnô) ; le seul Morave de Brnô présent au congrès nous a assurés d’une forte propension indépendantiste en Moravie, peut-être plus grande encore qu’en Slovaquie.En tout cas, signe des temps ou phénomène signiicatif, aucun Tchèque n’était invité ou n’était présent au congrès.Et pourtant, paradoxe ?, le portrait du Tchèque Vaclav Havel est omniprésent dans les magasins, dans les cafés et dans les rues de Banska, fleuron slovaque.Lors d’une soirée-réception organisée pour les congressistes, face à mon insistance pour demander en rappel un Soviétique qui imitait à s’y méprendre le chanteur dissident Vladimir Vissotsky, on me fit calmement mais fermement comprendre qu’on préférait, ici, les refrains slovaques à ceux des Soviétiques, fussent-ils dissidents.Cette anecdote montre à quel point la question des relations so-viéto-tchecoslovaques est épineuse.Zbigniew Martyniak, un Polonais parlant un excellent français, m’explique qu’il vaut mieux éviter cer- tains sujets délicats : les gens sont encore des écorchés vifs, et il faut les comprendre.À Brnô, le professeur de mathématique Misa Smardame confirma le sentiment d’amour/haine que les Tchécoslovaques entretiennent envers les Soviétiques.Avant que ne soit instaurée une véritable économie de marché dans ce pays, avec toutes les adaptations nécessaires non seulement au strict plan économique mais aussi au niveau de structures mentales de la population afin de promouvoir un « esprit » d’entrepreneurship à l’occidentale, la Tchécoslovaquie dépend des changements à survenir encore en Union soviétique.L’équipe Havel-Dubcek, bien que très populaire, a encore les pieds et les mains liés par les desiderata de Gorbatchev.Cette « ouverture » sur le monde libre n’est encore que très « relative », il ne faut pas s’y tromper.On veut se débarrasser de la dépendance soviétique, mais on se sent encore trop « jeune » et « malhabile » pour sortir le pays du carcan où il fut placé après la guerre, et pour vraiment le faire démarrer sur une nouvelle voie.Fait symptomatique : aucun représentant de l’Allemagne de l’Est ne put venir au congrès, bien que plusieurs d’entre eux y étaient invités et prévus au programme.L’explication officielle : les Allemands de l’Est sont trop absorbés par leurs propres problèmes intérieurs pour courir les congrès.En coulisses, j’apprenais que les Allemands de l’Est avaient encore beaucoup de problèmes pour sortir beaucoup d’argent du pays.L’inscription au congrès était dispendieuse pour eux : 330 deutshmarks ouest-allemands, (1$CAN = 1,70 DM) sans compter les frais de séjour (pourtant pas chers : 20 $ par nuit dans un hôtel de luxe) et de voyage.L’organisation du congrès eut des problèmes également avec les Soviétiques (et il y en avait beaucoup), qui ne pouvaient sortir que 100 roubles (200 $US au taux officiel).Les Slovaques durent les prendre en charge pour les loger et les nourrir.De tels problèmes existent encore dans les pays de l’Est, même après l’« ouverture ».Les choses ont-elles vraiment changé, en profondeur ?Il est vraiment trop tôt pour le dire.Le prochain moment de vérité ¦ « JEAN-PIERRE CHARBONNEAU ¦ : Ex-député de Verchères à ; l'Assemblée nationale du Québec et'coopérant en Afrique centrale B • < H BEAUCOUP disent que dans toute cette affaire du lac Meech le plus décevant et le plus hu-rùiliant pour les Québécois aura été qùe le choix sera venu du Canada anglais et non de nous.Cette opinion est complètement erronée.Le Canada anglais nous a signifié ce qu’il pensait de nous et ce qu’il ne voulait pas nôus reconnaître et nous accorder dans le contexte constitutionnel actuel.Face à cela, les Québécois doivent maintenant à nouveau choisir.Nous pouvons décider de plier l’échine et d’accepter le statu quo.Nous pouvons aussi décider d’attendre et de laisser le Canada anglais formuler une nouveUe solution.Nous pouvons encore choisir de relancer le processus de changement en proposant cette fois, comme en 1980, une solution complètement de notre cru.De toute évidence, c’est dans cette direction heureusement que nous nous engageons.Cependant, il faut être conscient que cela nous conduira inévitablement à un nouveau moment r, de vérité.Nous n’y échapperons pas et ce ne sont pas les autres qui au- ront à décider.C’est nous seuls avec nos rêves, nos angoisses et notre volonté.Et, pour l’essentiel, le choix sera assez simple : la souveraineté, c’est-à-dire l’indépendance politique, en somme un pays québécois véritable à l’image de tous les autres de la terre ou encore un Québec provincial, toujours fédéré et soumis à la souveraineté reconnue du gouvernement central d’un Canada fédéral plus ou moins décentralisé où nous continuerons d’être minoritaires et soumis à la loi du nombre.Ici intervient la nécessité et l’obligation de la franchise et de la clarté.Dans le contexte actuel d’un État québécois provincial fédéré, il ne peut y avoir que deux changements véritables de statut politique.Ou bien l’État québécois est dissous et tous les pouvoirs et institutions politiques disparaissent au profit d’un État et un gouvernement canadien unitaire ou bien l’État québécois devient un État souverain ayant récupéré l’entièreté des juridictions, ce qui ne lui interdit pas d’en partager certaines dans le cadre d’une association politico-économique avec un ou plusieurs autres pays suivant, par exemple, le modèle de la Communauté économique européenne.Si nous choisissions d’opter pour un Québec possédant plus de pouvoir et de responsabilités mais toujours soumis ultimement à la souveraineté internationalement reconnu du gouvernement central canadien, il n’y aurait pas de changement de statut politique.Le Québec continuerait d’avoir son même statut provincial.Cela ne serait que du fédéralisme renouvelé.Plus de souveraineté dans différents domaines n’est pas la souveraineté au sens politique et juridique, tel que cela est reconnu et vécu mondialement.À ce propos, le premier ministre du Québec doit être honnête et précis.Proposer aux Québécois d’adopter le modèle de l’Europe de l’Ouest, c’est proposer la souveraineté-association ! Comme René Lévesque la proposait.On ne parle plus alors de fédéralisme et d’appartenance au pays Canada.On choisit le pays québécois dans un cadre de véritable confédération (ce que le Canada n’est pas contrairement au vocabulaire utilisé).Dans une confédération, la souveraineté reconnue par la communauté internationale n’est pas détenue par l’instance politique centrale.Ainsi dans ce cas, le Québec siégerait aux Nation unies comme la France, la Grande-Bretagne et les autres membres de la CEE.Dans l’autre, c’est Ottawa qui continuerait de représenter à la fois les intérêts, les aspirations et les opinions des Canadiens anglais et des Québécois.C’est pourquoi, par exemple, la formule de Commonwealth canadien de Gérard Bergeron n’est rien d’autre que le maintien d’un Canada fédéral devenu plus décentralisé.On peut même dire que l’usage du mot Commonwealth pour décrire un Canada remodelé mais toujours fédéral est à la fois abusif et trompeur puisque dans les faits le Commonwealth est une association d’États complètement indépendants.On pourra discuter des avantages d’opter pour le pays Québec ou le pays Canada.Mais, on doit savoir de quoi on parle.Nos dirigeants n’ont pas le droit de jouer sur les mots, de déformer les concepts et de nous tromper.Pour déboucher sur quelque chose de significatif, impliquant le maintien de liens quelconque avec le Canada anglais de type fédéral ou confédéral, il ne suffira pas de parler de la substance, il faudra aussi parler d’approche et de stratégie.Aussi, est-il nécessaire dès maintenant de préparer le rapport de force qui devra intervenir pour faire aboutir de façon satisfaisante et dans un délai acceptable la prochaine négociation.C’est aussi dans cett optique qu’interviendra le prochain moment de vérité.Qu’est-ce qui pourrait bien convaincre le Canada anglais d’accorder au Québec beaucoup plus qu’il n’a maintenant alors qu’il vient de lui refuser le minimum ?Quelle sorte de pressions et de menaces devrons-nous faire pour en arriver à cela ?Et combien de temps perdrons-nous encore ?À bien y penser, il serait plus simple, plus rapide, plus efficace et, tout compte fait, moins coûteux d’avoir le courage d’opter pour le vrai changement de statut politique.En choisissant de faire du Québec un pays et en assumant ce choix, nous aurions alors le véritable pouvoir de négociation pour préserver ce qui peut être utile de maintenir en commun et de partager encore.En somme, ce n’est qu’en choisissant le maximum que l’on pourra en arriver à une véritable entente d’égal à égal, comme dit le désirer maintenant Robert Bou-rassa.Une dernière question doit être éclaircie rapidement.Le prochain exercice du droit à l’autodetermina-tion, puisque c’est de cela qu’il s’agit, doit se faire par référendum et non par voie d’élections générales.La décision devra apparaître claire et non équivoque, notamment si l’on veut qu’elle ait toutes les suites positives souhaitées.Juger et choisir un gouvernement est une chose, choisir le pays auquel appartenir en est une autre.En 1980, nous avons exercé pour la première fois notre droit à l’autodétermination avec le moyen démocratique le plus noble et le plus incontestable.La prochaine fois, nous devons faire de même.Au plan de notre crédibilité et de notre désir de faire aboutir les choses, il n’y a pas d’autre moyen.* à vendre LIBRE OPINION MARCEL KABUNDI Juriste-criminologue, membre de Défense des Enfants-International EN SEPTEMBRE, une nouvelle loi sur l’adoption internationale entrera en vigueur au Québec.Cette loi marginalise le rôle de l’État et permet aux futurs parents d’entreprendre eux-mêmes les démarches en vue d’adopter un enfant à l’étranger ou de passer par un organisme privé agréé par le gouvernement.Les délats d’attente seront réduits et le nombre d’enfants adoptés ira en augmentant.On pourra combattre la dénatalité au Québec.La nouvelle loi vise plus les intérêts des parents adoptifs que ceux des enfants à adopter.Le rôle des organismes de l’État qui assuraient au moins la garantie juridique de toutes les procédures d’adoption est réduit, sous pression des parents et organismes d’adoption, au strict minimum.On espère ainsi adopter vite son petit Chinois, Haïtien, Brésilien, Cambodgien.Cet enfant sera, selon la situation des couples et leurs motivations, considéré comme un enfant porte bonheur, un enfant brevet d’antiracisme, un enfant refuge, un enfant exhibition, un enfant raccommodeur de couple, etc.En Allemagne où l’adoption internationale a été privatisée comme au Québec, la revue de Terre des Hommes (2/88, 2e trimestre 19881 note que 25 % des pratiques sont illegales.Au sud de la Thaïlande, on recourt au rapt, à l’enlèvement fait par les baby-sitters, à l’achat et à l’adoption sous pression et menaces voilées.Les agenLs de courtage et tous les intermédiaires sont grassement payés.Beaucoup tirent leurs revenus de ce commerce si lucratif.Souhaitons que les intermédiaires et les différents touristes qui joueront un rôle selon l’esprit de cette nouvelle loi Québécoise seront honnêtes et bénévoles.Il est fort dommage que les missionnaires en qui les pauvres du tiers-monde ont plus confiance soient associés à ce marchandage.Cela rappelle les curés du temps colonial qui défrichaient les chemins du seigneur pour accueillir les colons.Ce rôle hybride pourra créer des difficultés aux missionnaires dans leur mission de pasteurs et -J d’intermédiaires potentiels.Présumons que les motivations affectives, religieuses, philosophiques et humanitaires des futurs parents seront au-dessus de tout soupçon.Toutefois, au sujet de ces enfants adoptables, on omet souvent de se poser la question de savoir si réellement tant d’enfants sont abandonnés.En réalité, ces enfants ne sont pas abandonnés.Ils sont pauvres.On les rencontre dans les rues, les orphelinats et autres institutions du genre.Dans ces pays, la garde et l’éducation de l’enfant peuvent être assumées dans le cadre de la famille large et clanique.Mais, la pauvreté rend difficile cette solidarité familiale légendaire.Incapable de subvenir aux besoins de son enfant, cette mère se retrouve elle-même abandonnée.L’existence de ces enfants montre à quel point le modèle de développement en vigueur dans différents pays du Sud nie, à la très grande majorité des populations, l’accès aux moyens nécessaires pour satisfaire leurs besoins les plus élémentaires.Forme d’extrême injustice et de distribution inéquitable des revenus.Un État qui accepte que ses enfants soient mis sur le marché de l’adoption internationale avoue ipso facto son échec et sa démission flagrante face à ses responsabilités et obligations d’assurer à chaque enfant protection, éducation et bien-être total.Le soutien à l’adoption internationale encourage aussi la production de cette catégorie d’enfants soi-disant abandonnes et la démission des parents biologiques et naturels (oncles, tantes, cousines) de leurs responsabilités.On justifie l’adoption par les intérêts des enfants mais, en réalité, ce sont les intérêts des parents adoptifs qui sont pris en considération.Aux enfants et à leurs parents, on fait avaler qu’ils vont vivre dans un monde sans pauvreté, sans misère et dans un foyer idéal, presque paradisiaque.Or, la réalité est déconcertante.Les enfants de couleur et aux traits physiques distinctifs et ceux qui sont malades connaissent des problèmes d’identification positive, d’adaptation et subissent le racisme et la xénophobie.Certains finissent par la prostitution et la criminalité.Être adopté par une famille ne signifie pas qu’on est adopté par la société d’accueil.A-t-on déjà fait une enquête au Québec pour connaître le sort de tous ces enfants adoptés ici.Plutôt que d’encourager les adoptions internationales, les États devraient s’entraider afin de permettre aux familles du Sud d’être en mesure d’assumer leurs responsabilités afin que l’enfant puisse vivre dans son milieu naturel et culturel L’adoption interraciale devra demeurer l’exception.Par ailleurs, les adoptions nationales devraient être fortement encouragées en même temps que les naissances.Car les enfants, qu’ils soient du Sud ou du Nord, de l’Est ou de l’Ouest, ont des droits que nous devons tous respecter.Ce sont des humains à part entière et non des objets de commerce entre nations et individus. 14 ¦ Le Devoir, mercredi 25 juillet 1990 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + La SQ qui avaient qualifié la veille de « bandes de crminels » les Warriors mohawks.La Sûreté du Québec est restée silencieuse quant à une éventuelle enquête sur l'atteinte à la propriété du fameux club de golf mis en cause depuis le début du conflit et que les Mohawks ont littéralement assiégé le jour de la fusillade.« Nous ne voulons pas nous prononcer là-dessus à cause des revendications territoriales en jeu, a déclaré M.Blanchette.Mais nous avions l'ordre de poursuivre notre travail à Oka depuis le début du siège.Les interrogatoires et les arrestations qui ont été faites visaient la poursuite de cette enquête ».Selon M.Blanchette, 15 familles ont été expulsées de leurs propriétés depuis l’affrontement arme du 11 juillet.La Sûreté du Québec précise que les enquêtes qu’elle a entamées ne sont pas terminées et qu’elles pourraient poser certains problèmes quant à l’identification des personnes mises en cause.« Nous enquêtons sur des faits, si des personnes accusées ne sont pas des Warriors, elles pourraient être incriminées aussi, poursuit M.Blanchette.L’identité des suspects pose des problèmes.Il se pourrait qu’il y ait collaboration des corps policiers d’autres États ou provinces, si par exemple un citoyen américain est accusé d’avoir perpétré des crimes au Canada et si nous avons besoin d’information sur son passé».Du côté du ministre délégué aux Affaires autochtones, M.John Ciac-cia, on affirmait hier que les communications étaient toujours ouvertes entre le ministre et les Mohawks bien que les négociations soient de toute évidence interrompues par le refus des Mohwks de négocier en dehors de leurs barricades, comme l’exigeait M.Ciaccia.« Le ministre Ciaccia a fait une proposition de règlement aux Mohawks et ceux-ci l’ont refusée.Il semble donc qu’il reste beaucoup de travail à faire », a déclaré Mary-Andrée Jobin, attachée de presse du ministre.Le conseil des ministres doit se rencontrer aujourd’hui et faire le point sur le dossier.Par ailleurs, aux Nations unies, le porte-parole du secrétaire général Perez de Cuellar a démenti les affir mations de la porte-parole mohawk Ellen Gabriel qui prétendait, hier, avoir reçu un télégramme de M.Perez de Cuellar.« M.Perez a reçu une requête des Mohawks et il a demandé à son conseiller juridique de le conseiller dans ce dossier.Mais il n’y a pas eu de communications de nous vers eux », a déclaré le porte-parole de M.Perez De Cuellar à New York, M.François Juliani.Toujours hier, la Commission des droits de la personne du Québec, qui s’est rendue à Oka au cours des derniers jours, a accusé en conférence de presse la Sûreté du Québec de rationner les approvisionnements en nourriture et en médicaments de la population mohawk à l’intérieur des barricades d’Oka, ce que nie la SQ.La Commission des droits de la personne du Québec prétend avoir recueilli à Oka une série de témoignages dignes de foi sur le comportement de la police.Des Mohawks ont déclaré que la SQ leur avait refusé d’emporter des sacs de provisions destinés à nourrir leur famille, et refusé la libre circulation des ambulances.La Commission des droits de la personne réclame une intervention du ministre de la Sécurité publique, M.Sam Elkas, dans ce dossier, et du premier mnistre du Québec Robert Bourassa, sur la question.Le bureau du ministre de la Sécu- rité publique, M.Sam Elkas, a refusé de répondre hier à ces allégations mais à la Sûreté du Québec, on nie carrément avoir refusé l’accès à la nourriture à de simples résidants.L’agent Blanchette affirme qu’une cinquantaine de personnes traversent quotidiennement les barricades policières et mohawks à Oka.« Kanesatake (Oka) a été pour nous la scène d’un crime.Et dans ces circonstances, il n’est question pour personne, même les policiers, de pénétrer dans le périmètre».La Sûreté du Québec admet cependant avoir eu ordre de refuser certains gros chargements de victuailles pour éviter des développements « imprévus » de la crise.« Les gens qui transportent des sacs de nourriture sont fouillés.Nous avons aussi l’ordre de contrôler les allées et venues de certaines personnes », poursuit M.Blanchette.Par ailleurs, à Châteauguay, ville prise en otage depuis le début du conflit par le blocus du pont Mercier par les Mohawks de Kahnawake, qui prêtent main forte à leurs frères de Kanesatake (Oka), la Société de développement économique a réclamé que le gouvernement provincial entreprenne immédiatement, par voie de décret ministériel, le prolongement de l’autoroute .10, qui relierait le boulevard René-Lévesque de Châ-teauguay à la ville de Sainte-Catherine, en contournant la réserve de Kahnawake.Le prolongement de cette autoroute ferait en sorte, dit la SODEC, que les activités économiques de Châteauguay ne soient pas systématiquement bloquées à chaque fois que survient un conflit avec les Amérindiens.Environ 475 citoyens ont par ailleurs utilisé hier le train de banlieue qui part de Saint-Isidore vers Montréal, mis en place par le gouvernement du Québec pour pallier le blocus du pont Mercier.À Ottawa, le ministre des Affaires indiennes Torn Siddon a maintenu le silence le plus complet hier sur le siège d’Oka et les propos de son sous-ministre.Des coups de téléphones répétés au bureau de M.Siddon n'ont produit aucun résultat.Le chef Ovide Mercredi, des Premières Nations, et les deux partis d’opposition fédéraux n’ont en revanche pas mâcher leurs mots, le libéral Lloyd Axworthy allant même jusqu’à j uger que le comportement du gouvernement fédéral dans tout ce dossier commandait la démission pure et simple du premier ministre Brian Mulroney.Pour M.Mercredi, les propos incendiaires tenus par M.Swain constituent une tentative gouvernementale d’affaiblir les autochtones en les discréditant auprès de l’opinion publique et pourraient être le prélude à une intervention des Forces armées.Les partis d’opposition ont accusé quant à eux le gouvernement Mulroney de jeter de l’huile sur le feu en permettant que l’un de ses hauts fonctionnaires puisse lancer des accusations sans fournir la moindre preuve.Devant le refus du gouvernement de convoquer le Parlement pour débattre de la crise amérindienne, les libéraux, leur chef Jean Chrétien en tête, ont décidé dans les circonstances de former un comité spécial chargé d’étudier la situation, d'entendre les parties et tenter de dénouer l’impasse.Le comité ouvre ses travaux demain matin à Ottawa en présence de M.Chrétien, qui se trouvera ainsi à effectuer par la porte de côté son retour sur la Colline parlementaire.4 Les Mohawks fait les Indiens d’en bénéficier comme auparavant.Les Indiens demandent donc au Conseil privé a) « que la bande indienne soit déclarée la propriétaire absolue de la seigneurie; b) ou que la bande indienne soit déclarée la propriétaire absolue des terres communes de la seigneurie; c) ou, si on reconnaît que les Sulpi-ciens possèdent des titres sur la seigneurie, qu’il soit déclaré que ce titre leur a été accordé en fiducie en fa- veur des Indiens et, qu’en conséquence, les Sulpiciens se voient ordonnés de démolir toutes les clôtures et barrières et cessent de porter atteinte au libre usage des Indiens des terres communes».Les Sulpiciens nient que les Indiens soient les représentants de quelque tribu qui aurait occupé or-ginellement ces terres.Si c’est le cas, « tous ces droits aboriginaux ont été perdus par la découverte, l’occupation et la possession du roi de France », plaident les Sulpiciens.Ils invoquent surtout la loi de 1841 qui a confirmé leur titre de propriété.Les Indiens, eux, insistent sur le fait que la concession de 1717 aux Sulpiciens leur a été octroyée en fiducie et que la Proclamation royale de 1763 a maintenu et confirmé leur droit à la possession des terres qu’ils occupaient jusque-là.S’appuyant essentiellement sur la loi de 1841, le Conseil privé tranche en faveur des Sulpiciens.En 1945, le gouvernement fédéral achète des Sulpiciens, pour le bénéfice des Indiens, toutes les terres que ceux-ci n’ont pas encore vendues.En 1975, les Mohawks d’Oka, de concert avec ceux de Kahnawake et d’Akwesasne, font valoir à nouveau leurs revendications sur les terres en bordure du Saint-Laurent et de l’Ou-taouais.Le ministre des Affaires indiennes du temps, M.Judd Buchanan, rejette leurs revendications au motif qu’ils « n’ont pas maintenu la jouissance de ces terres depuis des temps immémoriaux.Celles-ci avaient été établies tour à tour et concurremment des Nipissings, des Algonguins et les Iroquois ».4 Québec mais.Quant au blocus d’Oka, on note simplement que la police sait ce qu’elle fait et que la plus grande prudence s’impose, notamment en ce qui a trait au trafic ou au transfert d’armes.À Québec, de toute évidence, on ne sait à quel saint se vouer pour trouver de nouvelles avenues de solution.C’est le branle-bas de combat, les grandes manoeuvres, l’alerte générale, pour éviter que la confrontation ne s’enlise davantage, avec la fin prochaine des grandes vacances de l’industrie de la construction, notamment à Châteauguay, où le barrage du pont Mercier causera des problèmes insolubles à compter de lundi.Comme mercredi dernier, on imagine que le premier ministre et ses collègues feront le point pour la presse, à l’issue des cruciales délibérations de ce matin.Hier, on estimait avoir fait tout ce qui était possible, par l’entremise de M.Ciaccia.La bonne foi est encore là, assure-t-on à Québec, qui n’en voit pas la contrepartie chez les Warriors embusqués.4 L’étincelle plomatique.L’émir du Koweit, cheikh Jaber al Ahmed al Sabah, a espéré que la crise serait résolue « par le dialogue et la compréhension fraternelle », a rapporté l’agence nationale KUNA peu après l’arrivée de Moubarak à Koweit.De source informée au Koweit, on a déclaré que toutes les permissions avaient été suspendues dans l’armée koweitienne, mais que les forces armées — 20 000 hommes contre un million en Irak — n’étaient pas en état d’alerte.Le président égyptien a évoqué quatre propositions pour régler la crise, notamment une réunion des deux parties avec la participation de l’Égypte et de l’Arabie Saoudite, sans que soit abordée la question des frontières.Le chef de l’État a affirmé que « les campagnes de presse et menaces de guerre (entre les deux pays] doivent cesser, le problème doit etre circonscrit dans le cadre arabe et en aucun cas ne doit être internationalisé ».Malgré ces beaux efforts, l’Irak a rejeté hier soir la formation d'une Attention à la baignade dans le lac SHERBROOKE (PC) — Sur la rive du lac Brompton, la propriétaire du camping McKenzie est très étonnée de la cote C (médiocre) que le ministère de l’Environnement vient d’ac corder à l’eau de baignade.Les résultats des dernières analyses bactériologiques des eaux de baignade de l’Estrie, révélés la semaine dernière par le ministère québécois de l’Environnement, inquiètent beaucoup Mme Madeleine Dé-sautels, propriétaire du camping McKenzie.Cette dernière n’a pas envie du tout d’afficher l’autocollant, remis par les inspecteurs de l’environnement, sur lequel est indiqué le résultat de l’analyse.•< Si j’affiche la cote C, avec médio- 25 juillet par la PC et I'AP 1986 au Pendjab, un autocar tombe dans une embuscade tendue par des extrémistes Sikhs masqués: 15 morts; décès du cinéaste américain Vincente Mi-nelli, né en 1913 1979 Israel rétrocède 6500 kilomètres carrés du Sinaî à l'Égypte 1978: le premier bébé-éprouvette voit le jour à Bristol, en Angleterre 1973 décès à 91 ans de Louis Saint-Laurent, douzième premier ministre du Canada de 1948 à 1957.197! le docteur Christian Barnard procède, au Cap, en Afrique du Sud, à la greffe d'un ensemble coeur-poumons: l'opération est qualifiée de réussie 1968: le pape Paul VI publie l’encyclique Humanae Vitae, qui interdit aux catholiques les moyens artificiels de contraception.cre à côté, explique Mme Désautels, c’est très mal interprété et les baigneurs sont apeurés.Au moins si le ministère disait ’baignable’ ou ’pas baignable’, ce serait clair.On me pose des tas de questions mais que puis-je répondre ?Il y a bien des mouettes et quelques bateaux, mais je ne comprends pas comment une plage, comme ici, qui a toujours été cotée A serait tout à coup rendue à la cote C.” La propriétaire croit que les analyses ne devraient pas toujours être faites après de grosses pluies, comme ce fut le cas la dernière fois.Elle estime également que les résultats ne devraient pas etre révélés plus de deux semaines après l’analyse, et que si la cote atteint le I) (interdiction de baignade) elle essaiera de trouver la cause de cette pollution.Pour Mme Louise Lavallée, une Montrélaise en vacances au camping McKenzie, c’est une mauvaise surprise d’apprendre, lors de l’interview, que l’eau où se baignent ses enfants a obtenu la cote C.« Je suis très déçue, dit-elle.On vient ici depuis des années et nous croyons toujours que ce n’est pas pollué.Ce qui m’inquiète, c’est que nos enfants ne sont pas en sécurité, si on n’est pas mieux informés.Je vais sûrement insister auprès de la direction du camping afin qu’on ait l’heure juste à ce sujet».Sortant tout juste de l’eau du lac Brompton, Roméo Boisjoli également de Montréal, se dit très inquiet de la condition de l’eau.Apprenant la cote de la plage McKenzie, lors de l’entrevue hier, il semble surpris.« Si j’avais su cela avant, mentionne t il, je ne me serais sûrement pas baigné.Je trouve qu’on est très mal informé et qu’il devrait être obligatoire d’afficher la cote pour la baignade ».Les gens accompagnant M.Bois-joli, semblent également très déçus de voir qu’on retrouve de tels problèmes de pollution à la campagne.Le responsable de l’opération ‘environnement plage’ d’Environne-ment Québec, M.Paul Côté, explique que la cote C attribuée à la plage McKenzie, ne signifie pas que les gens ne peuvent plus se baigner.« Il est évident, juge-t-il, qu’il y a plus de risque pour les baigneurs, et surtout pour les enfants, de se baigner dans une eau cotée médiocre.Mais tant que la cote D n’a pas été atteinte, les gens peuvent se baigner».Au sujet de l’analyse faite à la plage McKenzie, M.Côté estime que la détérioration des conditions provient principalement des mouettes qui habitent aux alentours et qui fréquentent le quai du camping.« La pluie abondante des dernières semaines, poursuit-il, a entraîné beaucoup d’excréments très pol luants des oiseaux dans le lac.Il faut savoir que les cotes sont évaluées à l’aide de certaines mesures dont les gradations sont : A (excellent) de 0 à 20; B (bon) de 20 à 100; C (médiocre) de 100 à 200; D (impropre à la bai gnade) de 200 en montant.La plage McKenzie ayant obtenu 106.Donc, elle se situe au début de la gradation C ».Enfin, M.Côté mentionne qu’il n’est malheureusement pas obligatoire, pour les propriétaires de site de baignade, d’afficher l’autocollant portant la cote de l’analyse de l’eau tant que celle-ci n’atteint pas le D.Il tient également à préciser que les plages du Camping Chateau ( F’ot- commission de la Ligue arabe pour régler son conflit frontalier avec le Koweit et exigé la mise à l’écart de certains dirigeants de l’émirat.Le rejet irakien est intervenu peu après l’arrivée à Bagdad du secrétaire général de la Ligue arabe, Che-dli Klibi, qui tente une médiation entre les deux pays.Le ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, a estimé que « les différends frontaliers entre pays arabes doivent être réglés par les pays concernés et non par des commissions formées par d’autres pays arabes».La crise a été, selon lui, « provoquée par la complicité de certains gouvernants koweïtiens avec des parties étrangères et leurs complots contre l’Irak et la nation arabe ».Le secrétaire de la Ligue arabe a exigé des autorités koweïtiennes « de dédommager sans détour l’Irak et d’écarter les comploteurs des centres de décision ».« Ainsi, a-t-il dit, le climat sera propice pour parler des frontières ».Les exigences irakiennes font suite à une violente campagne de la presse officielle de Bagdad contre le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Sabah al-Ahmed as-Sabah, accusé nommément d’être « un agent américain » et « l’instigateur d’un complot» contre l’Irak.Le Koweit avait demandé, dans un mémorandum remis à la Ligue, la formation d’une « commission arabe » pour trancher le différend frontalier.Cette demande faisait suite aux accusations irakiennes selon lesquelles le Koweit pompe le pétrole irakien et empiète sur son territoire.Diplomates et observateurs s’accordent à penser, au stade actuel du conflit, que les intentions de l’Irak sont politiques.Bagdad voudrait forcer le Koweit à adopter une politique pétrolière qui ne léserait pas ses propres exportations et obliger l’émirat a passer l’éponge sur les créances contractées par Bagdad lors de sa guerre contre l'Iran.Les 13 pays membres de l’OPEP, dont les deux protagonistes du conflit, se réunissent demain à Genève pour élaborer un calendrier de la hausse des prix et s’entendre sur le volume de leur production pour les mois à venir.Bagdad accuse Koweit de ne pas respecter son quota pétrolier et de contribuer à la chute des prix faisant ainsi « le jeu des États-Unis ».La dette contractée par Bagdad auprès de ses voisins durant la guerre avec l’Iran s’élève à quelque 30 milliards de dollars.L’Irak considère que c’est une « dime » versée pour une guerre faite par procuration pour tous les Arabes, et n’entend pas la rembourser.L’Irak réclame également du Koweit — qui n’a pas de dette extérieure — le remboursement de 2,4 milliards, pour ce qu’il affirme être du •< pillage » de son pétrole durant la guerre.Quant aux États-Unis, ils ont exprimé hier leur profonde préoccupation devant la situation et appelé toutes les parties à éviter le recours à la violence.« Il y a une concentration de troupes de chaque côté.Nous sommes très préoccupés par la situation », a déclaré Mme Margaret Tutwiler, porte-parole du département d’État.Mme Tutwiler était questionnée sur le chiffre de « 30 000 soldats d’élite irakiens » qui sérient en route pour la zone frontalière du Koweit.Elle n’a pas confirmé ce chiffre.Le porte-parole a révélé que des forces américaines prenaient part actuellement à un « exercice d’envergure réduite » avec celles des Émirats arabes unis.Elle s’est refusée à dire si cet exercice avait ou non un rapport avec la situation, soulignant que « les États-Unis participent fréquemment à des exercices conjoints avec des pays de la région ».Rappelant la politique américaine vis-à-vis du Golfe, Mme Tutwiler a indiqué que Washington était engagé à protéger la liberté de navigation et la libre circulation du pétrole, ainsi qu’à protéger la défense individuelle et collective de ses alliés du Golfe.Brompton ton), du Camping Owl’s Head (Pot-ton) et du Camping Barrage (Saint-Denis de Brompton) ont bel et bien été fermées, mais par le ministère du Travail et de la Sécurité publique à cause de l’absence de surveillance des baigneurs.c .jéH.- CO OP PHOTO CP Incendie toxique La petite ville de Harrow, au sud de Windsor (Ontario) a dû être évacuée d’urgence dans la nuit de lundi à mardi en raison d'un incendie dans un entrepôt de pesticides et de produits fertilisants.Les 3000 personnes évacuées ont été hébergées temporairement dans des gymnases et, en fin d’après-midi hier, les citoyens recevaient l’autorisation de rentrer.Les pompiers locaux ont reçu l’ordre de laisser brûler les substances en flammes plutôt que de courir le risque de voir s'épandre dans les égouts d’énormes quantités de produits toxiques.PHOTO CP T-shirt interdit Une écolière de 10 ans, Yesseen Muss, a été renvoyée chez elle parce qu’elle portait un t-shirt arborant le drapeau de Palestine et le slogan : « Nous nous battons pour notre droit ».Sur cette photo d’archive, la fillette pose avec sa mère Saseeha.L’Association canadienne des droits civiques a donné un appui de principe au droit de cette écolière de porter les vêtements qu’elle aime.La Fédération canado-arabe a déclaré pour sa part qu’elle en appellerait de cette façon de brimer la liberté d’expression politique.sàfÆ ÎSfcàR:.' PHOTO JACQUES NADEAU Le P’tit train du Sud Les usagers du train provisoire de la Rive-Sud, mis à la disposition des résidants de Châteauguay et autres villes de la région bloqués par les barrages des Mohawks au pont Mercier, ont été plus nombreux, hier, deuxième journée du service.Plus de 450 personnes ont pris place à bord.On les voit descendre ici à Saint-Isidore de retour de Montréal en fin d'après-midi.On exige la construction de l’autoroute 30, mais certains verraient déjà un P'tit train du Sud permanent.
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