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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-08-18, Collections de BAnQ.

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Hiaseïa Vol.LXXXI — No 192 ?Pluie.Risque d'orages.Max.: 23 Détail page A-4 Montréal, samedi 18 août 1990 Librairie Champigny 4474, rue St-Denis Montréal (Québec) 844-2587 Shâîth »EPT JOURS 3 CAHIERS —1,25$ AUJOURD’HUI La langue de chez nous (bis) Quelle langue parler ?Faut-il absoudre tout laxisme au nom de l’usage ?Le dévoiement populiste de la science linguistique contribue-t-il à garder en vie le ghetto joualisant québécois ?En • éditorial, Paul-André Comeau répond à l'Association des linguistes.Page A-6 Idées Dans un texte provocateur, Pierre Vallières dénonce la démagogie du consensus qui commence à régner au Québec.Page A-7 Le sang coule jusqu’à Soweto Le sang coule maintenant jusque dans les rues de Soweto.Les combats entre Zoulous de l’Inkhata et Xhosas de l’ANC ont fait des dizaines de morts aux portes de Johannesburg, alors que les accusations fusent entre l’ANC, l'Inkhata et la police secrète.Page 5 Recul de l’inflation Le taux d'inflation annuel a encore légèrement glissé en juillet, passant de 4,3 % en juin à 4,2 %, a annoncé hier Statistique Canada.Page B-1 Chute des profits à Hydro-Québec Au cours des six premiers mois du présent exercice, le bénéfice d’Hydro-Québec a fondu de près de 60 % par rapport à l’an aernier, passant de 431 millions $ à 178 millions $.Page B-1 FFM : à vos marques ! Le 14e Festival des films du monde débute dans cinq jours avec sa masse de 250 films.A compter d’aujourd’hui c’est la ruée aux guichets, grille-horaire en mains.Le DEVOIR vous propose un certain nombre de films à ne pas manquer, du dernier Fellini au premier Olivier Asselin, un cinéaste québécois qui devrait surprendre.Page C-1.La Chine au FFM Un hommage au cinéma chinois d’aujourd'hui, dans le cadre du Festival des films du monde, risque d’attirer au président de l'événement, Serge Losique, les reproches les plus justifiés.Le FFM est le seul festival à dérouler le tapis rouge au cinéma produit par les auteurs du massacre de la place Tien An Men en juin 1989.Un article de Robert Lévesque.Page C-1.L’armée relève la SQ aux barricades eagbllne Montpetit À LA DEMANDE du premier ministre Robert Bourassa, les forces armées canadiennes remplaceront au cours des prochains jours les policiers de la Sûreté du Québec aux barricades d’Oka et de Châteauguay.Le général John de Chastelain, chef d’État major des Forces canadiennes, a annoncé hier soir au moment d’aller sous presse, en conférence de presse à Ottawa, que ses troupes se-dirigeraient lentement vers les barricades, qu’elles démantèleraient les barricades érigées par les policiers, mais qu’elles n'avaient pas l’intention de démanteler les barricade mohawks pour l’instant.« Ce mouvement de troupes n’a pas pour but d’infirmer les décisions prises dans le cadre des négociations entre le gouvernement et les Mohawks.Il vise simplement à relever les policiers de la Sûreté du Québec de leurs fonctions » a déclaré le général de Chastelain.Le premier ministre Bourassa a fait savoir par voie de communiqué que cette décision visait d’abord et avant tout à rétablir les policiers de la province dans leur rôle premier, ainsi que d’assurer la protection des populations touchées par le conflit opposant les Mohawks au gouvernement depuis plus d’un mois.« L’intervention de l’armée est une étape normale compte tenu de l’évolution du dossiers » a déclaré l’attachée de presse de M.Bourassa, Mme Sylvie Godin.Les Mohawks de Kanesatake, qui ont été avertis de ce mouvement par l'armée canadienne vers 20 heures hier soir, ont déclaré qu'ils n'avaient pas de commentaires à faire avant demain, mais que cette intervention ne nuirait pas pour l’instant à la poursuite des négociations.« La rencontre entre les parties aura lieu comme prévu » a-t-on ré pondu au bureau de négociations de Kanesatake.Selon les forces armées canadiennes et le bureau du premier ministre, les Mohawks ont déjà exprimé leur souhait, au cours des dernières semaines, de voir les forces remplacer la Sûreté du Québec sur les barricades.Le premier ministre Bourassa, à l'instar du général John de Chastelain, a rappelé son intention de maintenir une atmosphère de calme dans l’ensemble de la province.« Je recherche toujours un réglement pacifique et négocié au con flit » a déclaré le premier ministre par voie de communiqué.« Je profite de l’occasion pour répéter ma promesse que les hommes et les femmes des forces armées Voir page A-8 : Armée Ottawa montre des signes d’impatience ital Hébert de notre bureau d'Ottawa SYMPTÔME de ce qu’Ottawa pourrait arriver au bout de son rouleau de solutions à l’amiable à la crise autochtone, le ministre fédéral des Affaires indiennes avertit les autochtones du pays que les affrontements comme celui d’Oka sont en voie d’épuiser la bonne volonté du reste des Canadiens à leur égard.Dans un communiqué émis hier après-midi, alors que pour la deuxième journée consecutive, le transport ferroviaire des marchandises via le nord-ouest de l’Ontario était paralysé par un barrage autochtone, le ministre Torn Siddon décrit le recours à des barricades comme une méthode qui « pourrait très bien pousser les autres Canadiens à s’indigner ».Les Indiens de la réserve de Long Lake, qui ne sont pas armés, bloquent la voie pour obtenir le traitement accéléré de leurs revendications territoriales.Tard hier, le CN a entrepris des démarches pour obtenir une injonction contre la bande.Intitulé « la position du Ministre au sujet des barricades », le communiqué fédéral à ce sujet réitère que la politique d’Ottawa qui consiste à n’amorcer aucune négociation en présence de barricades, tient toujours.Il ne fait aucunement allusion à la visite du ministre derrière les barricades d’Oka la semaine dernière alors qu’il a signé un protocole d’entente avec les Warriors.Un négociateur mandaté par Ottawa assiste également depuis jeudi matin aux négociations menées par Québec pour mettre fin à la crise.Contrairement à Québec, Ottawa n’a fourni aucune explication sur la présence de son ministre au milieu de Warriors masqués et armés dimanche dernier, et cela, même si la démarche constituait une entorse à toutes les pratiques fédérales depuis le début de la crise.De l’autre bout du pays, puisqu’il a fini la semaine dans sa province de la Colombie-Britannique, Torn Siddon explique plutôt : « Je travaille dur, je ne peux pas être constamment ralenti par des gens qui insistent pour que je me précipite à des barricades.» Mais l’opposition perd patience devant le mutisme presque complet du gouvernement fédéral.Le NPD ré- Volr page A-8 : Ottawa Montréal a garanti 5,5 millions $ pour le temple du rire 9f> g ê w JS» Î3*T »¦* PHOTO PC Des Indiens Long Lake, en Ontario, au nord du lac Supérieur, ont érigé des barricades en solidarité avec les Mohawks du Québec, et avec la cause de toutes les nations autochtones du Canada.L’Irak décide de retenir les ressortissants étrangers d'après AFP et Reuter LE SORT des dizaines de milliers d’étrangers au Koweit et en Irak mobilise désormais la communauté internationale, alors que Bagdad annonce officiellement, pour la première fois, que « les étrangers ressortissants des nations agressives » seront retenus tant que l’Irak sera « menacé ».Le Conseil de sécurité des Nations unies, a exprimé hier « son inquiétude et son anxiété » à leur sujet, et a demandé au secrétaire général de l’ONU Javier Perez de Cuellar de prendre des mesures appropriées.L’Irak a annoncé hier soir qu’il retiendrait les « ressortissants des nations agressives » tant qu’il serait menacé de guerre.« Motivé par la foi en sa mission sacrée, le peuple irakien a décidé d’être l’hôte des ressortissants de ces nations agressives tant que l’Irak serait sous la menace d’une guerre agressive », a déclaré le président du Parlement irakien Sadi Mahdi Saleh cité par l’agence de presse irakienne INA.« Certains gouvernements occidentaux, surtout l’administration américaine, qui ne se sont pas ménagés pour prendre des positions hostiles et injustes vis-à-vis de l’Irak, ont soulevé la question des mesures préventives prises pour garder les ressortissants de ces pays en Irak et ont lancé une campagne menson- gère », a déclaré Saleh.« Ces mesures resteront en vigueur jusqu’à ce que le peuple irakien ait des garanties tangibles et suffisantes que le danger d’une agression tyrannique est passé », a-t-il ajouté.À la demande de la Grande-Bretagne et des États-Unis, les membres du Conseil de sécurité ont eu hier, pendant plus d’une heure, des consultations à huis clos au sujet des ressortissants « retenus » en Irak et au Koweit.« Les membres du Conseil m’ont demandé, en tant que leur président, d’exprimer au secrétaire général leur inquiétude et leur anxiété quant Voir page A-8 : L’ONU Isabelle Paré EN PLUS DES SUBVENTIONS généreuses de 2,5 millions $ accordées par la Ville de Montréal au « Complexe Juste pour Rire », la Ville s’est aussi engagée à garantir aux promoteurs de ce panthéon du rire jusqu’à 5,5 millions $ en cas d’échec du projet par le biais d’une de ses sociétés paramunicipales.En effet, l’entente conclue entre la Société immobilière du patrimoine architectural de Montréal(SIMPA), financée en majorité par la Ville, et les Productions Gilbert Rozon prévoit qu’environ 25 % des coûts de réalisation du futur complexe repose sur une hypothèque de 5,5 millions $ garantie par la SIM PA.À défaut de paiement par les promoteurs ou d’abandon du projet, la Société paramunicipale serait donc responsable jusqu’à concurrence de 5,5 millions $ du remboursement de l’emprunt contracté pour la réalisation du « Complexe Juste pour Rire », L a expliqué hier le directeur général de ce futur temple du rire, M.Serge Piotte.Le directeur général de la SIMPA, M.Clément Demers, a lui même confirmé au DEVOIR qu’une hypothè-ue plafonnant à 5,5 millions $ avait té garantie à « L’Académie nationale de l’humour », la corporation sans but lucratif chargée de mener à bien la partie « culturelle » du projet.« En cas de faillite, la SIMPA ne peut être liée que pour plus de 5,5 millions $ », a-t-il fait valoir, précisant que selon les prévisions de la SIMPA, la partie culturelle du projet devrait s’autofinancer.« Si le projet va comme prévu, on ne fait pas d’argent, mais on n’en perd pas », a-t-il expliqué.Ce qui est perçu comme une largesse de la Ville fait d’ailleurs sourciller les conseillers de l’opposition qui s’étonnent « de la pluie de billets verts » que laisse tomber l’administration Doré sur ce projet, annoncé en juillet dernier.Projet que le milieu culturel montréalais a du reste accueilli avec réserve.« Nous avons déjà voté 2,5 millions $ en subventions au conseil municipal.Mais les sommes engagées par la SIMPA n’auront jamais à être approuvées par les élus.Ce dossier est confus.On parle de partenariat égalitaire, mais au bout du compte, Voir page A-8 : Montréal Cet été-là, l’été de l’imaginaire Boulizon Né à Nevers en France, en 1906, l'auteur participe, avec son épouse, à la fondation du Collège Slanilas, à Montréal en 1938.Associé à la vie culturelle et artistique du Québec depuis un demi-siècle, Guy Boulizon a d'ailleurs raconté dans un ouvrage, rédigé avec sa femme Jeannette, l’histoire de son insertion dans un Québec qui a beaucoup changé, Stanislas, un journal à deux voix, publié chez Flammarion.COMMENT pourrais-je l’oublier cet été radieux, somptueux, cet été avant que n’éclate l’apoca-lypse ?C’était l’été 1914.celui où je découvris le monde.Celui où, avec l’innocence étrange et déjà complexe de mes huit ans, tout me semblait désirable, possible, permis.Le premier dimanche d’août, mon père m’offrit — chose jusque-là impensable — de m’emmener avec lui « faire de la peinture » sur les bords de la Loire.En fait, ce n’était qu’une enfant petite randonnée.Mais, pour moi, habitué à notre très ancienne demeure (une « Folie » du temps des Médicis, m’avait dit ma mère sur un ton un peu gêné .), aux rues de Nevers, pavées, étroites, qui montaient à la cathédrale et au palais ducal — prolongé par une vaste place aux arbres centenaires et pathétiques, que devaient immortaliser plus tard, les premières séquences d'Hiroshima, mon amour, oui, pour moi, c’était toute une expédition.Ce fut ce dimanche-là, qu’à travers les mots de mon père — mots sans doute maladroits, mais qui, avec le recul, me semblent inspirés — j’allais découvrir la Nature, le Voir page A-8 : Été DANS L’ŒIL DE L’AIGLE WASHINGTON FACE AU QUÉBEC Jean-François Lisée m » m LE NOUVEL MONDE BILAN DE LA DÉCENNIE 1980-1990 432 pages - 24,95$ ETAT D BONHEUI ,0«*A roman 304 pages -19,95$ François Gravel «Un livre qui rend de bonne humeur.Un livre formidable Suzanne Lévesque • CKAC LES ÉDITIONS DU BORÉAL 580 pages - 29,95$ A-2 ¦ Le Devoir, samedi 18 août 1990 La Guilde des musiciens met Radio-Québec au ban d'après la Presse Canadienne LA DIRECTION de Radio-Québec a accueilli avec surprise et déception la décision de la Guilde des musiciens du Québec de l’inscrire sur la « liste internationale des interdits ».La Guilde a annoncé hier que cette décision avait été prise parce que Radio-Québec refuse de respecter une entente qui était officieusement en vigueur depuis une dizaine d’années pour l'engagement des musiciens.Cette entente reprenait les termes des contrats des musiciens travaillant pour Radio-Canada.La Guilde des musiciens du Québec représente environ 4000 musi- ciens professionnels.Elle soutient que Radio-Québec refuse maintenant de payer certains cachets et veut engager des musiciens qui ne sont pas membres du syndicat.Tous les musiciens membres de la Guilde et de la Fédération américaine des musiciens, un organisme qui regroupe 220 000 membres, seront avisés de ne pas prendre part aux productions de Radio-Québec.Les contrats déjà signés seront cependant respectés.De son côté, la direction de Radio-Québec a dit qu’elle attendait, avant de conclure une entente, que la Guilde soit officiellement reconnue comme association d’artistes par la Commission de reconnaissance des associations d’artistes.Elle s’est aussi élevée contre ce qu’elle appelle le « dictât de la Guilde » qui veut empêcher le télédiffuseur de faire appel à d'autres musiciens que ses membres.Radio-Québec craint que le boycott ne lui cause de sérieuses difficultés dans la production de ses émissions.Elle a fait savoir qu’elle entendait prendre tous les recours possibles pour contrer l’action de la Guilde.L’environnement prend le dessus dans les élections ontariennes d'après la Presse Canadienne Après avoir passé les deux premières semaines de la campagne électorale à critiquer le premier ministre libéral David Peterson, les leaders des partis d’opposition ontariens se sont mutuellement pris pour cibles au cours de la troisième semaine, qui a été dominée par la question de l'environnement.C’est le leader néo-démocrate Bob Rae qui a lancé le bal, jeudi soir, alors qu’il était de passage en territoire conservateur, à North Bay, ville natale de son opposant Mike Harris.M.Rae a blâmé M.Harris pour les fermetures prolongées de sept plages sur les berges du lac N ipissing, l’accusant de n’avoir rien fait à ce sujet à l’Assemblée législative.Ce à quoi son rival répliquait par une attaque en règle contre la campagne entreprise par M.Rae pour sauver de vieux pins blancs de l’abattage dans la région de Temagami, au nord de North Bay.« Il n’est même pas capable de reconnaître un seul pin blanc », a ironisé le leader conservateur.M.Peterson, de son côté, s’est engagé jeudi à appliquer une stratégie radicale pour améliorer la qualité de l’air, un plan visant les gaz d’échappement des automobiles, des camions et des cheminées d’usines qui pourrait coûter des milliards de dollars aux contribuables et aux industries.Les libéraux avaient promis ce plan il y a trois ans.Ils l’ont rendu public à temps pour le scrutin du 6 septembre.Au cours de la semaine écoulée, les trois partis ont donné le signal du départ de leur campagne publicitaire respective à la télévision et la radio.Les réclames néo-démocrates et conservatrices sont directes et agressives, dressant un bilan négatif du gouvernement Peterson et invitant les Ontariens à y penser à deux fois avant de voter liberal.Toutefois, ni l’un ni l’autre leader n’y montre le bout de son nez.En revanche, les annonces libé- CANONISATION À ROME 9 décembre 1990 Marguerite d’Youville Première SAINTE née au Canada (Varennes) Grand pèlerinage organisé pour cette célébration mémorable, à ROME et ASSISE avec extension en Terre Sainte ou en France.Départ: mercredi, 5 décembre 1990 OPTION I (5 au 12 décembre) — Rome et Assise — Prix: 1 895,00 $ OPTION II (5 au 20 décembre) — Rome, Assise, Tene Sainte — Prix: 2 975,00 $ OPTION III (5 au 19 décembre) — Rome, Assise, France — Prix: 3 385,00 $ Servie®» Inclus: TOUS les repas (pour les 3 options), hôtels de première catégorie supérieure.accompagnateurs professionnels, visites guidées, célébrations religieuses, audience du St-Père, taxes, trais de service, etc.Nous avons été les organisateurs des pèlerinages à Rome lors des nombreuses béatifications des quinze dernières années Notre expérience en ce domaine est garante de l'excellence de nos services.5 DEMANDEZ NOTRE DÉPUANT SPÉCIAL PÈLERINAGES À L'ÉTRANGER DU CAP INC.615, rue Notre-Dame, Cap-de-la-Madeleine (Québec) G8T 4H3 — Tél.: (819) 376-1954 Permis du Québec raies ont un petit air populaire et présentent un David Peterson affable, en bras de chemise, dans son autocar de campagne, de passage dans des magasins locaux ou saluant des mères avec leurs enfants.Au nombre des engagements de la semaine, M.Harris a promis qu’un gouvernement conservateur accorderait un crédit d’impôt additionnel de 100 $ aux citoyens âgés ayant des revenus bruts de 15 000 $ ou moins, tandis que M.Rae, qui dénonce la gestion des forêts du nord de l’Ontario par les libéraux, a suggéré la mise sur pied de conseils locaux destinés à défendre les intérêts des communautés et des travailleurs forestiers lors de la conclusion d’ententes entre le gouvernement et l’industrie forestière.Gare à l’astéroïde ADELAÏDE, Australie (AFP) — Un astéroïde de plusieurs centaines de mètres de long pourrait entrer en collision avec la Terre d’ici deux ans, a estimé vendredi Duncan Olsson-Steel, directeur de recherches à l’Université australienne d’Adélaïde.M.Olsson-Steel a indiqué ne pas savoir avec certitude si la trajectoire de 1’ Astéroïde M.U.1990 se rapprocherait de l’orbite de la Terre au point d’entrer en collision avec elle, mais il a estimé que c’était probable.Si collision il y a, le M.U.1990 frappera le globe avec une force dévastatrice, provoquant probablement des secousses sismiques, des lames de fond et un nuage de poussière qui pourrait bloquer les rayons du soleil, et plonger la planète dans un hiver cosmique.« Cela ne se produira peut-être pas avant un millier d’années, mais c’est en tout cas une menace potentielle pour la planète », a indiqué le chercheur.« Nous pensons qu’environ 1000 astéroïdes d’une taille équivalente traversent notre orbite périodiquement, et un jour ou l’autre l’un d’entre eux nous rentrera dedans », a-t-il ajouté.L’astéroïde a été découvert par l’astronome Robert McNaught, chercheur au sein de l’équipe de M.Olsson-Steel, à l’observatoire de Siding Springs près de Coonabarabran (Nouvelles Galles du sud).Outarde ! suspend ton vol PHOTO PC La zoothérapie peut trouver chez l’espèce animale toutes les tendances.Chat, chien, poisson rouge, pinson, panthère, tortue ou même tarentule sont habituellement les meilleurs compagnons pour combler la solitude.Le sculpteur ontarien Bill Lishman avait, lui, apprivoisé 18 outardes qui l’accompagnaient à chaque fois qu’il s’adonnait à son loisir préféré, l’aviation sur ultra-léger.Elles le suivaient fidèlement à chaque fois qu’il décollait.Malheureusement, le Service canadien de la faune vient de lui défendre de garder chez-lui ces anatidés.Il devra donc s’en départir et leur trouver un nid ailleurs.Espérons que le sculpteur n’en perdra pas le nord.Huit Canadiens réussissent à I T s’échapper des griffes d’Hussein d'après AP-Reuter et PC HUIT Canadiens ont réussi à sortir d’Irak avec des milliers d’autres étrangers et se sont réfugiés en Arabie Saoudite, a confirmé hier soir M.Ron Bollman, chargé d’affaires de l’ambassade canadienne à Riad.M.Bollman a refusé de dévoiler les noms de ces personnes mais a indiqué que leurs familles avaient été prévenues de leur arrivée en Arabie Saoudite.Mme Kathy MacGregor, originaire de Lethbrige, en Alberta, et membre de la direction d’un hôtel du Koweit, a raconté qu’un cortège de 13 voitures avait filé à vive allure à travers le désert du Koweit.Des personnes étrangères avaient teint leurs cheveux en noir et s’étaient enroulées dans des robes de Bédouins pour ne pas éveiller la curiosité des troupes irakiennes que le convoi a rencontrées.Un autre Canadien, citoyen de Victoria, en Colombie-Britanique, a rapporté par téléphone depuis Riad que sa femme, ses trois enfants et lui-même avaient finalement sauté dans une jeep jeudi matin et avaient roulé durant deux heures en plein désert avant d’atteindre la frontière d’Arabie Saoudite.Les militaires irakiens n’ont porté aucune attention à eux en territoire koweitien.« C’est la peur qui règne, il y a des viols en grand nombre, beaucoup de magasins sont saccagés.Les soldats irakiens se comportent très mal », a dit ce Canadien qui a demandé à ne pas être identifie.Le gouvernement canadien a pour sa part indiqué que l'ordre de se rassembler dans les hôtels du Koweit, donné aux étrangers par les auto- rités irakiennes, ne concernait pas les Canadiens.Quelque 500 Canadiens se trouveraient au Koweit et environ 200 se trouveraient toujours en Irak.Depuis l’invasion par l’Irak, 25 Canadiens ont réussi a fuir le Koweit pour passer en Arabie Saoudite.Au moins deux Canadiens auraient par ailleurs réussi à quitter l’Irak pour trouver refuge en Jordanie.À Kelowna, en Colombie-Britannique, le vice-premier ministre Don Mazankowski a rappelé que le gouvernement canadien craignait toujours que des personnes soient prises en otage, advenant une détérioration de la situation au Moyen-Orient.Entre-temps, a-t-il dit, le gouvernement fait tout en son pouvoir pour aider les Canadiens se trouvant encore en Irak et au Koweit à sortir de ces pays.La NASA a perdu le contact avec Magellan durant plus de 12 heures PASADENA, Calif.(AFP) - Les scientifiques de la NASA ont repris contact avec la sonde Magellan nier en fin de matinée, après une rupture qui était intervenue jeudi soir, a indiqué un porte-parole du laboratoire de la NASA chargé de ce programme spatial à Pasadena, en Californie.Les scientifiques ont pu, grâce à leur réseau de surveillance de l’espace, capter un signal envoyé par la sonde et ainsi la localiser.Le laboratoire de Pasadena va à son tour tenter d’envoyer un signal vers la sonde qui doit explorer la planète Vénus.Le signal a été capté à environ 11 h 15 locales.Les ingénieurs de la NASA avaient perdu contact avec Magellan jeudi soir à 20 h 32 locales.La sonde Magellan, dont la mission est d’étudier la géologie et la géographie de Vénus, a été lancée en mai 1989.Elle s’était placée vendredi dernier comme prévu dans l’orbite de Vénus et subissait depuis une série de tests.Les responsables du projet pensent que la sonde a dirigé son an- Une invitation de votre comité-conseil d'arrondissement Ville de Montréal Comité-conseil de l'arrondissement Ville-Marie 29 août 1990,19 h Hôtel de Ville Salle du Conseil 275, rue Notre-Dame Est (Métro: Champ-de-Mars) À cette occasion, vous pourrez rencontrer vos conseillers et conseillères pour discuter des projets prévus dans votre arrondissement et poser des questions sur les sujets qui vous préoccupent.Vous pourrez également présenter des requêtes et les expliquer à condition de vous inscrire au préalable au Bureau ACCÈS MONTRÉAL Centre, 275, rue Notre-Dame Est, au plus tard le vendredi 24 août 1990, en indiquant le sujet de votre intervention.À l'ordre du jour 1.Suivi des affaires découlant des assemblées antérieures; 2.Période de questions du public; 3.Période d'information par les membres du comité-conseil; 4.Objets soumis par le Comité exécutif pour avis et recommandations, soit: 4.1 Autorisations d'exploiter un parc de stationnement aux endroits suivants: a) emplacement situé du côté ouest de la rue Sainte-Famille, entre l'avenue des Pins et la rue Prince-Arthur Idistrict électoral Ville-Marie) b) emplacement situé à l'arrière du bâtiment portant le numéro 3555, rue University, côté est, entre les rue Milton et Prince-ARthur (district électoral Ville-Marie); 4.2 Projet de règlement portant approbation du plan de construction et d'occupation de la maison P.A.Benoit située aux 267-269, rue Saint-Paul Est dans le Vieux-Montréal (district électoral Ville-Marie); 4.3 Projet de règlement portant approbation du plan de construction et d'occupation d'un bâtiment de dix étages à des fins d'hôtel situé aux 1710-1720, boulevard René-Lévesque Ouest, face au bâtiment de la Congrégation des Soeurs Grises (district électoral Peter McGill); 4.4 Projet de règlement portant approbation du plan de construction et d'occupation d'un bâtiment de trois étages relié en sous-sol par une crypte à l'ancien édifice de la Douane, aux fins d'un centre d'archéologie et d'histoire de Montréal, situé sur la Pointe de Callière et la Place Royale (district électoral Ville-Marie); 4.5 Projet de règlement portant approbation du plan de construction et d'occupation de deux bâtiments de quatre étages à des fins résidentielles, le premier situé au coin sud-est des rues Saint-Norbert et de Bullion, et le second situé aux 2034-2038, avenue de l'hôtel-de-Ville (district électoral Ville-Marie); 4.6 Autorisation de transformer en bureaux les trois logements du bâtiment situé au 2192, boulevard René-Lévesque Ouest (district électoral Peter McGill); V 4.7 Projets de règlements permettant d’occuper le domaine public: a) escalier de secours et conduit de ventilation surplombant la ruelle à l'arrière du bâtiment, sis aux 188, 190 et 198 boulevard René-Lévesque Est et aux 1118 et 1120, avenue de l'Hôtel-de-Ville (district électoral Ville-Marie); b) partie du tréfonds de la Place d'Youville, entre les rues McGill et Saint-Pierre, avec des structures proposées (garage) (district électoral Ville-Marie); c) partie de la rue Cathcart, avec des structures proposées en surplomb (belvédère) adjacentes au bâtiment sis au numéro 1, Place Ville-Marie (district électoral Peter McGill); 5.Période de requêtes et d'échange avec les citoyens et citoyennes.Votre comité-conseil d'arrondissement André Lavallées, président district Bourbonnière Raymond Blain, vice-président Nicole Caron-Gagnpn district Émard Diane Martin district Louis Hébert Nick auf der Maur district Peter McGill Arnold Bennett district NDG John Gardiner district Ville-Marie Il est à noter que si l'assemblée doit être ajournée, la prochaine séance aura lieu le jeudi 30 août 1990, à 14 h, au même endroit.Renseignements Bureau ACCÈS MONTRÉAL Ville-Marie 872-6395ou 872-6396 tenne sur une « mauvaise » étoile, c’est à dire non-programmé par l’ordinateur.Cette erreur a dû en théorie déclencher automatiquement un dispositif d’urgence qui vise notamment à protéger la sonde d’une éventuelle chute, a expliqué le porte-parole.Ce dispositif d’urgence prévoit que la sonde s’oriente vers le soleil afin que son dispositif d’antennes continue à être alimenté en énergie.Après un délai de 18 heures, la sonde doit commencer à chercher à se réorienter vers la Terre.Cette perte de contact est intervenue alors que la sonde subissait une série de tests notamment pour vérifier qu’elle pouvait prendre des photographies.Selon son programme, Magellan doit commencer à cartographier la surface de Vénus le 29 août perçant avec son radar l’épaisse couche de nuages qui entoure cette planète.Les premières photographies prises par la sonde — la première lancée par les États-Unis depuis 1978 — devraient être disponibles en septembre.La NASA s’était jusqu’à présent félicitée du bon déroulement du programme de la sonde Magellan d’un coût de 413 millions $, après les revers qu’elle a connus avec ses navettes et la « myopie » du télescope Hubble.À la suite de ces déconvenues, elle s’était retrouvée sur la sellette, en particulier au Congrès.L’ÉDUCATION DES ADULTES AU CÉGEP Ji/rri^'- Renseignez-vous au cégep de votre région ou à CÉGÉPHONE (514) 271-1124 du lundi au vendredi jusqu’à 21 h.nous acceptons les frais d’interurbain / Le Devoir, samedi 18 août 1990 ¦ A-3 Les négociations avec les Mohawks s’annoncent extrêmement ardues >line Montpetit LES NÉGOCIATIONS sont bel et bien engagées mais s’annoncent extrêmement ardues pour les gouvernements provincial et fédéral envers les Mohawks qui ont érigé les barricades qui bloquent le pont Mercier et la route 344 a Oka.Au sortir d’une seconde séance de négociation, qui a duré quatre heures au restaurant Bella Vista, de Duver-nay, le négociateur délégué par le gouvernement fédéral, M.Bernard Roy, a qualifié les sujets abordés de « difficiles, complexes, ardus et laborieux ».Les parties ont prévu une rencontre pour demain dont le lieu n'était pas encore connu au moment de mettre sous presse hier.« Il est beaucoup trop tôt pour prévoir quelle sera l’issue de ces négociations, mais ce qui est important, c’est que les parties acceptent d’entretenir le dialogue », a simplement affirmé M.Roy.Alex Paterson, le négociateur du gouvernement provincial qui espé- rait jeudi pouvoir régler la question des barricades au cours du weekend, s’est également montré beaucoup plus prudent en fin de journée hier.« On peut mettre des items à l’agenda, mais les sujets changent.Ce n'est dans l’intérêt de personne de fixer une date à laquelle pourraient se terminer les pourparlers », a-t-il déclaré à la presse.Les parties se sont entendues pour ne pas dévoiler le contenu des négociations, mais le chef du Conseil de bande de Kahnawake, M.Joe Norton, a affirmé que les Mohawks désiraient protéger à long terme « leur peuple, leur territoire, et leurs enfants».Plus tôt dans la semaine, des Mohawks qui ne font pas partie de l’équipe de négociation ont mentionné l'importance de la reconnaissance d’une souveraineté pour leur nation, du respect des coutumes indiennes dans leur ensemble, et de la liberté des échanges commerciaux, notamment les échanges de cigarettes, entre les différents réserves de l’Amérique du Nord, qui n’ont jamais aboli leurs liens au cours des années.Une vingtaine de Mohawks, dont un homme masqué, se sont présentés hier au restaurant de Duvernay pour rencontrer les six négociateurs fédéraux et provinciaux.Après une courte séance de négociations à l'hôtel Hilton de Dorval, le rendez-vous avait été fixé par les parties tard dans la soirée de jeudi.Le propriétaire du restaurant avait engage une douzaine de gardes de sécurité pour l’occasion.Le lieu de rencontre d’aujourd’hui devait également être fixé en soirée par les parties.L’identité des cinq négociateurs officiellement reconnus par les représentants des gouvernements demeure toujours secrète.Plusieurs voitures garées dans le stationnement portaient d’ailleurs des plaques d’immatriculation de l’État de New York.« Je n’ai pas d’explication à donner quant à la présence de négociateurs venant de New York ou de l’extérieur de Québec », a lancé M.Roy, en réponse aux journalistes.« Nous n’avons d’ailleurs aucune information en ce sens », a rétorqué de son côté M.Alex Paterson.« Nous avons choisi de respecter l’anonymat des négociateurs, a poursuivi M.Roy.Si vous voulez vous en plaindre à quelqu'un, vous vous adresserez à qui de droit.» Pour conclure le débat, M.Norton, de Kahnawake, a quant à lui déclaré qu'il était normal que les négociateurs représentant les Mohawks changent tout au long des pourparlers.« Vous allez voir différents visages et différents noms.Ça n’a pas d'importance puisque que tous les représentants mohawks s’entendent sur le sens de leurs revendications », a-t-il déclaré.Tout en exprimant sa préoccupation pour la délicatesse et le sérieux de la situation, M.Norton a affirmé qu'il était très optimiste quant à la tournure des pourparlers.M.Billy Two-Rivers, du Conseil de bande de Kahnawake, a également levé le pouce pour montrer qu’il était satisfait des négociations.Le maire de Châteauguay somme Québec d’entreprendre la construction de la «30» LE MAIRE de Châteauguay, Jean-Bosco Bourcier, a sommé hier le gouvernement du Québec de lui confirmer par écrit d’ici mercredi prochain qu’il entreprendra les travaux de prolongation de la route 30.Le maire a ajouté que si le gouvernement ne lui donnait pas cette assurance, des entrepreneurs locaux se mettraient à l’oeuvre dès mercredi pour commencer à défricher le parcours de la route.M.Bourcier a aussi exigé que Québec exécute sa promesse de rendre accessible aux autobus et automobiles l’estacade à glace en amont du pont Champlain.De son côté, le député péquiste de La Prairie, Denis Lazure, invite le gouvernement du Québec à modifier le tracé de l’autoroute 30 sinon la construction de cette autoroute sera retardée indéfiniment par les Mohawks.Dans une déclaration faite hier à la Presse Canadienne, le député Lazure, dont la circonscription de La-prairie jouxte la réserve mohawk de Kahnawake, a rappelé que des autochtones ont acheté 386 arpents de terrains sur le tracé même que doit emprunter l’autoroute 30.« Si le gouvernement s’entête à suivre le tracé prévu, il s’expose à une guérilla sans fin quand viendra le temps d’exproprier ces terrains détenus par des Mohawks », a dit le député péquiste.Aussi, M.Lazure invite le gouvernement à modifier quelque peu le tracé prévu afin de contourner ces terres.Comme ce détournement prendra nécessairement quelques semaines, M.Lazure souhaite qu’on profite de ce délai pour respecter deux procédures régulières qu’on veut abandonner sous prétexte de l’urgence de construire : lancer des appels d'offres et procéder à des audiences pu bliques sur l’environnement qui seraient limitées dans le temps.« Le délai additionnel qu’impliquent un tracé modifié et la tenue d’audiences publiques paraîtra court par rapport aux delais interminables qui se produiraient si on voulait exproprier des terrains appartenant à des Mohawks », a affirmé le député de Laprairie.Le gouvernement Bourassa a annoncé cette semaine l’accélération de la construction d’un tronçon de 8,5 km de l’autoroute afin de faciliter l’accès de la métropole aux automobilistes de Châteauguay.Un référendum empêché par la Cour aurait pu déterminer les vrais représentants autochtones Jambe Boileau QUI EST vraiment représentatif de la population de Kanesatake ?Les Warriors, les traditionnalistes, le Conseil de bande, d’autres encore ?Cette question, fondamentale dans la crise actuelle, aurait pu trouver réponse il y a deux ans si une injonction accordée par la Cour fédérale du Canada n’avait pas, depuis, empêché la tenue d'un référendum qui s’adressait aux autochtones eux-mêmes.Loin de remonter au raid policier du 11 juillet dernier, ni même aux affrontements d’Akwesasne à l’automne 89, la crise de légitimité des dirigeants de la nation Mohawk a cours depuis plus de 20 ans.À Kanesatake même, le différend est maintenant devant les tribunaux où s’opposent les traditionnalistes Mohawks et des partisans d’un système électoral regroupés au sein d’un « Comité pour le changement ».Après des années de discussions et de rencontres, le comité avait finalement obtenu en 1988 du ministère des Affaires indiennes la tenue d’un référendum pour déterminer si la majorité des Mohawks de Kanesatake voulait un conseil de bande élu ou choisi suivant la coutume.La consultation devait avoir lieu en juin 88, mais le Conseil de bande a demandé et obtenu une injonction pour en empêcher la tenue au motif qu’il s’agissait là d'une ingérence gouvernementale dans les affaires de la communauté.« De façon plus précise, les demandeurs contestent le fait qu’un référendum soit tenu pour déterminer un système d’élection qui, en étant fondé sur la coutume, est déjà légal », lit-on dans la déclaration déposée en Cour fédérale par les Chefs traditionnalistes des Six Nations et le chef de bande Stanley Créé.L’injonction est toujours en vigueur et le fond de la question ne sera tranché que lors du procès qui s’ouvrira le 15 janvier prochain.Me Émile Colas, avocat bien connu qui représente dans ce dossier Richard Gabriel, membre du « Comité pour le changement », estime aujourd’hui que le référendum aurait au moins permis de savoir qui au juste la population appuie.Comme bien d’autres dans cette affaire, il affirme aue les traditionnalistes ont été enrégimentés par les Warriors et que ceux-ci ont littéralement pris en otages les résidants de Kanesatake.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondé en 1892 55 St Jacques Montréal.Québec Canada.H2Y 3X2 Télex: 05 268656 Fax: (514> 845-7874 Tél.15141 987-6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce Menacés, brutalisé, ceux-ci n’oseraient pas dénoncer personne et lorsqu’ils le font, ils ne trouvent pas d’appui, ajoute Me Colas.Ainsi, plus de 200 Mohawks, le tiers de la population de Kanesatake, ont récemment signé une pétition pour réclamer la protection des autorités canadiennes dans la crise actuelle.La pétition, déposée la semaine dernière au ministre fédéral Torn Siddon, n’a eu aucun écho.Me Colas, de son côté, est formel : les négociations en cours sont « une vaste foutaise » qui, en plus, se déroulent avec les mauvaises personnes.« Les gouvernements sont tombés dans le panneau alors que la présence même des Warriors va à l’en- contre des intérêts des Indiens eux-mêmes », s’étonne-t-il, éberlué de la naïveté gouvernementale.Bien au fait du dossier autochtone qu’il défend depuis les années 50, au moment de l’expropriation d’une partie de la réserve de Caughna-waga pour la voie maritime du Saint-Laurent puis lors de la construction du golf d’Oka, Me Colas affirme qu’une seule issue est possible, celle que prendront les Mohawks eux-mêmes.« Mais il faut pour cela qu’ils puissent s’exprimer librement.En décrétant la tenue d’un référendum hors d’Oka, le gouvernement fédéral pourrait véritablement aider ces gens.Les observateurs internationaux pourraient voir à la légalité du processus : ils serviraient alors à quelque chose.» En 1982, Me Colas écrivait déjà dans LE DEVOIR : « Si des solutions rapides ne sont pas adoptées face aux problèmes autochtones, il se peut que l’on vive des expériences traumatisantes et des excès qui sont regrettables, qui amèneront mort d’hommes.» Hier, dans son bureau, il concluait, avec pessimisme, que les gouvernements n’auront décidément rien compris.« Il y a trente ans, on ne donnait rien aux autochtones.Aujourd’hui, on leur verse plein d’argent, on se rend à toutes sortes d’exigences mais le mépris reste.Et la crise ne débloquera pas davantage.» Simard é Voyer Tradition et style depuis 1947 Place Montréal Trust • Centre Rockland • Carrefour Laval • Centre Laval • Centre Fairview 1025 Ste-Cathenne Ouest • Place Vertu • Galeries D'An/ou • Promenades Sl-Bruno • Mail Champlain MÉTALLURGIE Brun ou noir.120 $ NOUVEAU GENRE TOUT TERRAIN Bordeaux ou noir agencé aux tons de terre.100 S Dans les coups durs les maires servent malgré eux de boucs émissaires — de la Presse Canadienne LES MAIRES de Châteauguay, Oka, Saint-Amable et Saint-Bas’ile-le-Grand ont une chose en commun.Ils ont tous servi de boucs émissaires à une population en colère, alors qu’ils n'étaient pas responsables des accidents écologiques ou des crises qui frappaient leur ville.Ces maires boucs émissaires sont souvent pris « entre l’arbre et l'écorce », expliquait en entrevue le président de l’Union des municipalités du Québec, M.Jean-Louis Desrosiers.Quand une crise majeure survient, « nos propres citoyens voudraient qu’on fasse des choses qu’on ne peut pas faire, parce qu’on n’a pas la juridiction ni les pouvoirs».Il y a environ 1500 municipalités au Québec, mais seulement 250 maires à temps plein.« Quand une crise survient, le maire à temps partiel travaille à plein temps », s’exclame M.Desrosiers, lui-même maire de Mont-Joli.Lors de l’incendie de l’entrepôt de pneus de Saint-Amable, le maire a dû affronter ses citoyens en colère.Pourtant, lui aussi voyait son eau potable coupée et s'inquiétait pour l’effet de la fumée noire sur sa propriété.Lui-même, depuis des années, avertissait le gouvernement de s’occuper d’urgence de ce dépotoir à ciel ouvert.Quand l’incendie a éclaté, c’est quand même lui qui a essuyé la colère des citoyens.« On est le gouvernement le plus proche des citoyens; vous en avez la preuve », lance M.Desrosiers.Même phénomène avec la crise amérindienne à Oka et Châteauguay et à Saint-Basile-le-Grand et Baie-Comeau, à cause des BPC.Le coeur du problème est le partage mal défini des pouvoirs et des responsabilités, soutient le maire Desrosiers.« Le gouvernement nous force à jouer un rôle pour lequel on n’a pas les pouvoirs.Il ne nous délègue pas les pouvoirs et lui-même ne prend pas ses responsabilités.Alors les municipalités sont en beau maudit.» Avant, explique-t-il, les citoyens demandaient à leur municipalité des services d’aqueduc, d’égoût, de sécurité publique.Aujourd’hui, ils veulent des garderies, des résidences pour personnes âgées, des maisons de jeunes.Mais les municipalités n’en ont ni le pouvoir, ni les moyens financiers.La crise amérindienne constitue, selon M.Desrosiers, un bon exemple de ce partage des pouvoirs mal défini.Les municipalités sont victimes et ne peuvent rien faire.M.Desrosiers insiste pour « qu’on fasse le ménage des pouvoirs entre le gouvernement et les municipalités, pour savoir où commence l’un et où finit l’autre».Sans ce nouveau partage et cette clarification des champs de compétence, les candidats à la mairie risquent de devenir une denrée plus rare.« Sans ça, le monde municipal va appartenir à d’autres et il n’y a plus personne qui va vouloir aller là », prévient le président de l’U MQ.De plus en plus interpellés par leurs citoyens, parfois pris à partie alors qu’ils n’y sont pour rien, ayant peu de pouvoirs réels et une assiette fiscale repartagée avec les commissions scolaires, les maires risquent de se désintéresser, devant les difficultés du poste.« La réponse va venir des assises Québec-municipalités», croit M Desrosiers.Ces assises, qui porteront sur la question de la refonte de la taxe scolaire, permettront de faire un débat de fonds sur les pouvoirs qui restent aux municipalités et comment elles sont équipées pour faire face à leurs responsabilités.Des Harpon vs les Exocet HALIFAX (PC) — Le vice-amiral Robert George, commandant de la marine canadienne, a confirmé, vendredi, que les navires de guerre qui seront dépêchés dans le golfe Per-sique la semaine prochaine ont été équipés de missiles Harpon.Ce missile, plus puissant que l’Exocet français, est muni d'une ogive de 227 kilogrammes et peut détruire un navire a 125 km de distance.L’Exocet avait été employé par l’Argentine contre la Grande-Bretagne dans la guerre des Malouines.C’est également un Exocet irakien qui avait endommagé la frégate américaine Stark, en 1987, tuant 37 marins.Le missile Harpon est considéré comme une arme offensive, contrairement au canon anti-missiles Phalanx, qui protège les navires contre les missiles ou les avions.Les trois navires canadiens dépêchés dans le Golfe sont les destroyers Athabaskan et Terra Nova et le ravitailleur Protecteur.VOYAGES Service de PUBLICITE 842-9645 VOYAGES S.E.T.A.VOYAGES Avion bateau billets pour croisières Eurailpass pour chemin de 1er européens • Portails vers Hawaii et Cuba - Les Antilles et les Caraïbes EUROPE SPÉCIAL-AUTO TOURING CLUB DE FRANCE 1470, ru« PmI (métro Pool), suite 721 Té).: 281-1040 Permis du Québec PMX LIVRAISON BRUXELLES POUR PARIS ET AMSTERDAM (TRAM DE LIVRAISON) AIR - AUTO: CITROEN - RENAULT • PEUGEOT - - VW - ALFA-ROMEO - NISSAN.ETC.CAMPERS VW ET CAMPERS EQUIPES CITROEN 2 CV 1549 — CITROEN AI 10 1599 - II DE (ASE 1471 — SI IS 1RS AUTOMATIQUE SI 174 — RI IS TRD AUTOMATIQUE SI207 — il 19 TRS S1109 — RENAUTl SE 4590 — RENAULT 19 TR S92S — RENAUTl 21 BTS SI295 - RENAULT STATION SIS29 — PEUSE0T 209 JR 3 PORTES SS64 - 309 4900.etc.CHOIX D'AUTOMATIQUES ET CAMPERS.LIVRAISON FRANCE-9EL6E-QUE HOLLANDE, rtc._________________________ cnsstiii WTOMO 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DÉTENTEUR D'UN PERMIS OU QUÉBEC rcVcflô\x% A-4 ¦ Le Devoir, samedi 18 août 1990 L’ ACTUALITE INTERNATIONALE La situation est «explosive», dit Moscou L’URSS n’interviendra «que dans le cadre d’efforts collectifs», assure Gorbatchev PHOTO AP Les manifestations pro-irakiennes se multiplient dans le monde.À New Delhi aussi, on crie « Vive Saddam ! » d'après AFP et Reuter MOSCOU — L’URSS n’agira « que dans le cadre d’efforts collectifs » pour régler la crise du Golfe, a déclaré M.Mikhaïl Gorbatchev hier à Odessa, qualifiant de « perfidie » l’invasion du Koweit par l’Irak, selon le compte-rendu de l’agence TASS.Moscou croit que la situation dans le Golfe est « explosive », conséquence d’un « acte de perfidie » et d’une « violation flagrante de la loi internationale et de la charte des Nations unies », d’une « violation de tout ce dans quoi la communauté internationale place aujourd’hui ses espoirs, en cherchant à mettre la civilisation sur la voie du développement pacifique », a déclaré le président soviétique, qui s’adressait a des soldats et officiers venant de participer à des manoeuvres à Odessa, sur la Mer Noire.Depuis l’invasion du Koweit par l’Irak dans la nuit du 1er au 2 août, il s’agit de la première réaction publique de M.Gorbatchev, en vacances en Crimée, sur la Mer Noire.« Nous comptons sur la raison et la responsabilité des États arabes, et de leurs organisations régionales.Nous faisons confiance aux pouvoirs et aux droits de l’Organisation des Nations unies et du Conseil de sécurité», a ajouté M.Gorbatchev.« Il est important non seulement de faire cesser les activités militaires, mais aussi de les empêcher de s’étendre à d’autres pays.Il est important de restaurer le respect des lois internationales », a-t-il poursuivi.L’attitude soviétique à l’égard de l’agression irakienne doit être vue dans le contexte des changements fondamentaux dans le monde et de la nouvelle politique étrangère soviétique, a dit le président, selon l’agence officielle soviétique.« En fait, nous n’avons pas eu le choix, comme la plupart des États.L’usage de la force pour redessiner des frontières, et notamment pour annexer un pays souverain, fait craindre une chaîne dangereuse de réactions mettant en péril la communauté mondiale toute entière », a souligné M.Gorbatchev.« Pour nous, réagir d’une manière différente aurait encore encore plus inacceptable, du fait que l’acte d’agression a été commis avec l’aide de nos armes, que nous avions accepté de vendre à l’Irak pour maintenir sa capacité de défense et non pour s’emparer de territoires étrangers ou de pays entiers », a conclu le président soviétique.Premier fournisseur d’armes de l’Irak, l’URSS a condamné le régime de Bagdad et suspendu ses livraisons d’armement quelques heures après l’invasion du Koweit.Les États-Unis et l’Union soviétique ont ensuite lancé un appel commun sans précédent à un embargo mondial sur les livraisons d’armes à l’Irak.La tension dans le Golfe pourrait conduire à une « explosion », a déclaré hier, pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze, en proposant à tous les pays de poursuivre leurs efforts diplomatiques pour trouver un règlement.« Personne ne peut garantir qu’il n’y aura pas une explosion dans la région — ni l’Union soviétique, ni les États-Unis, ni l’Europe », a déclaré Chevardnadze à la presse avant de recevoir son homologue ouest-allemand Hans-Dietrich Genscher, en visite à Moscou.Chevardnadze a ajouté que les pays arabes, « s’ils agissent dans l’unité », pourraient largement contribuer à un règlement de la crise provoquée par l’invasion irakienne du Koweit.Moscou a été un proche allié de Bagdad et lui a fourni une grande partie des armes que l’Irak a utilisées pour envahir le Koweit il y a deux semaines.Depuis, l’URSS a suspendu toutes ses livraisons d’armes à Bagdad, mais a maintenu ses contacts avec ses dirigeants afin de tenter de trouver une solution.Un émissaire soviétique effectue actuellement une tournée des capitales du Proche-Orient.Par ailleurs, le journal du ministère de la Défense, Krasnaïa Zvezda, émet des doutes sur les intentions des États-Unis qui ont envoyé une force importante dans le Golfe et en Arabie Saoudite.« Est-il vraiment nécessaire de concentrer de telles forces et autant d’armes dans la région ?» demande le journal.« Il n’y a plus qu’une voie à suivre.Il ne faut pas miser sur la force, mais sur des actions politiques et économiques patientes avec l’Irak.» AVIS PUBLICS Voir aussi en page B-6 L’Iran fait la fête à ses prisonniers libérés par l’Irak TÉHÉRAN (AFP) - En pleine crise du Golfe, l’Iran — en fête pour l’occasion — et l’Irak ont entamé hier l’échange des premiers contingents de prisonniers de guerre, tandis que Bagdad commençait à retirer ses forces des territoires iraniens qu’elle occupait toujours deux ans après le cessez-le-feu du 20 août 1988.Rescapés d’une guerre meurtrière de huit ans, un millier d’hommes — sur les quelque 30 000 prisonniers de guerre iraniens détenus en Irak depuis les premières années du conflit — sont « retournés au pays », dès 12 h 45 locales, dans la province de Bakhtaran, à l’ouest du pays.L’Iran s’était mis en fête pour les accueillir alors même que ce vendredi était un jour de deuil commémorant la mort du 4e Imam du chiisme.« Hommes libres, nous saluons votre prestigieux retour », a déclaré le président Ali Akbar Ha-chemi Rafsandjani dans un message lu par un présentateur de Radio-Téhéran.Le Président a félicité les soldats libérés pour « l’honneur qu’ils ont acquis à la patrie islamique».Téhéran, qui n’a toujours pas officiellement répondu à la sensationnelle offre de paix que lui a faite mercredi le président irakien Saddam Hussein, a tenu à ne pas laisser sans réponse ce « geste » irakien et a libéré exactement le même nombre de soldats irakiens, detenus dans des camps de la capitale iranienne.L’Iran détient de son côté 70 000 prisonniers de guerre irakiens.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui supervise en Irak la libération des prisonniers iraniens, a prévu de rapatrier ces derniers au rythme d’un millier par jour.Les médias officiels iraniens ont par ailleurs confirmé le début du retrait des forces irakiennes, annoncé par Bagdad.Selon Téhéran, l’armée irakienne a continué, après le cessez-le-feu, d’occuper 2600 kilomètres carrés de territoires iraniens, en des points stratégiques répartis sur toute la frontière irano-irakienne.L’Irak pourra ainsi dégager 30 divisions et les envoyer sur ce que le président Hussein a appelé le « champ de la grande bataille contre l’ennemi commun des Musulmans », aux frontières avec l’Arabie Saoudite de l’Irak et du Koweit, annexé par Bagdad.Dans le même temps, les dirigeants iraniens ont continué à travailler à Téhéran à la réponse que le président Rafsandjani doit faire à son homologue iranien.Des rumeurs persistantes mais non confirmées officiellement font état de la présence à Téhéran du ministre irakien des Affaires étrangères, M.Tarek Aziz, qui poursuivrait les pourparlers avec les dirigeants iraniens.Téhéran, qui a accueilli avec « optimisme et satisfaction », les propositions irakiennes, est confronté à la tâche difficile de formuler une réponse qui satisfasse Bagdad sans impliquer l’Iran dans le conflit provoqué par l’occupation irakienne du Koweit, condamnée par le gouvernement iranien.Dans les milieux diplomatiques de Téhéran, l’impression prévaut que M.Rafsandjani, l’homme de l’ouverture à l’Occident, saura « empocher la paix » sans s'engager dans aucune forme d’alliance avec Bagdad, mise au ban de la Communauté internationale.Province de Québec.District de Montréal.COU H DU QUÉBEC, NO 500-02421300-H97.TOUR Till MENS SEC GUY LAPOINTE RÉAL ESTATE INC., demande resse.vs RENÉ ZENDLUSEN.défendeur Le 29 A 0É 9H0° m Annonces classées (514)286-1200 P n ublicité (514) 842-9645 1-800-3634305 umém sans frais Abonnements Las numéros de téléphona suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) $44-7457 Montréal (514)332-3691 ou (5141 $44-5738 Québec (418) $45-2060 Extérieur— Indicatif 514 1-80Q-381-8058 Indicatif 418 1-800483-4747 Indicatif 119 1-800361-5899 Indtcattl 613 1-800381-5699 L ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 18 août 1990 ¦ A-5 Massacres et accusations mutuelles à Soweto Soljénitsyne L’Inkhata veut participer au jeu politique et l’ANC pointe du doigt la police secrète d'après AFp la morgue», a ainsi affirmé un miü- L'ü» .—T ‘ ~ JWWk J • V l’Inkatha était favorable '.\l\ WA e.\ MU y N.^ SM*.*’¦ * V, *>> A Soweto, un cadavre est recouvert sous l'oeil de curieux.PHOTO AP rencontre.Mais le chef de la Brigade de la jeunesse de l’Inkatha, Musa Zondi, l’un des principaux lieutenants du chef de ce parti zoulou, Mangosuthu Gatsha Buthelezi, a affirmé qu'il Un week-end chaud se prépare en Croatie Le référendum sur l’autonomie des «Serbes croates» se prépare sous la protection de l’armée de Belgrade d'après Reuter K NIN ( Reuter) — À la veille de ce qui promet d’être un « week-end-chaud » en Yougoslavie, le dispositif de sécurité a été renforcé hier dans la localité croate de Knin (nord-ouest), peuplé en majorité de Serbes, où l’on redoutait des heurts entre cette communauté et les Croates.L’agence de presse Tanjug a rapporté que l’armée yougoslave avait été, un peu plus tôt, dépêchée sur place apres une manifestation de Serbes dans la localité, près de la côte Adriatique.Les habitants auraient appris que des blindés de la police croate faisaient route vers une ville peuplée majoritairement de Serbes.Ce déploiement a lieu à la veille d’un référendum que les représentants de la minorité serbe de Croatie — qui fait quelque 16 % de la république — veulent tenir, à partir de demain, pour s’accorder la « souveraineté »>, au grand dam des nouvelles autorités non com- munistes de Zagreb.Le conflit est désormais ouvert entre Zagreb, capitale de la Croatie, et Belgrade, capitale de la Serbie et de la Yougoslavie.Faisant allusion à l’information relative au déploiement de soldats, le maire de Knin, Boris Ba-bic, s’est voulu rassurant.Il a déclaré hier : « Il n’y a pas un seul soldat de l’armée yougoslave dans la rue et pas un seul soldat n’a quitté sa caserne.» « Le calme règne ce soir dans les rues de Knin.Tous les bâtiments importants sont encerclés par la police, ses unités spéciales et les réservistes », a ajouté Babic, cité par Tanjug.Il a démenti avoir déclaré que la ville soit en « état de guerre».Le correspondant de Reuter n’a pas vu non plus de soldats à Knin.Les habitants ont confirmé qu’aucun soldat n’avait été aperçu dans la localité.Des gardes civils armés de fusils ont néanmoins pris place au- tour d’usines.Des Serbes munis de fusils et d’armes à feu ont bloqué pour leur part de nombreuses routes dans le secteur.La télévision de Belgrade avait rapporté auparavant que les autorités croates massaient des unités de supplétifs près de Knin, à Zadar.Le gouvernement de Croatie avait déclaré de son côté, dans un communiqué, que deux chasseurs yougoslaves avaient contraint trois hélicoptères du ministère de l’Intérieur a regagner leur base.« Les événements se déroulent conformément au scénario écrit hors de la Croatie, dont le but est de renverser le gouvernement démocratique de Croatie », avait ajouté le communiqué.La tension entre Croates et Serbes est montée d’un cran cette semaine à la suite de l’annonce par la minorité serbe vivant dans la République de Croatie de l’organisation d’un référendum.La force étrangère au Liberia se déploiera la semaine prochaine BANJUL — La force de maintien de la paix au Libéria de la CEDEAO doit se déployer dès la semaine prochaine, tous les problèmes logistiques qui retardaient son départ étant réglés, a déclaré hier le général Arnold Quainoo, du Ghana, commandant de cette force, l’ECOMOG.L’annonce de la tenue le 27 août prochain à Banjul d’une conférence nationale de toutes les parties en conflit et de toutes les sensibilités politiques du Libéria ne signifie pas que l’envoi de la force de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) dans ce pays a tourné court, a précisé le général.Cependant, le fait que le général Quainoo se soit entretenu longuement jeudi, et à deux reprises, avec le président en exercice de la CEDEAO, le chef de l’État gambien.Sir Dawda Jawara, est interprêté comme une preuve que tout n’est pas encore réglé dans le dossier de l'intervention de la force.Le général Quainoo a quitté Banjul hier pour Freetown et doit revenir demain dans la capitale gam-bienne dimanche pour assister lundi à la rencontre entre le président en exercice de la CEDEAO, Sir Dawda Jawara, le président du Front national patriotique du Liberia (NPFL) Charles Taylor et les ministres des Affaires étrangères des sept pays membres du Comité de médiation de la CEDEAO, apprend-on de source autorisée.Initialement, cette rencontre devait avoir lieu jeudi à Banjul mais Charles Taylor n’a pas effectué le déplacement à Banjul « pour des raisons techniques », selon un communiqué officiel de la CEDEAO.Selon une source informée, M.Taylor « ne se sentait pas bien ».Cette source n’a pas été en mesure de confirmer des informations selon lesquelles Charles Taylor n’a pas pu se rendre à Banjul jeudi parce qu’il aurait eu un accident de voiture.Si cette rencontre se tenait lundi, comme prévu, elle pourraitpermet-tre de convaincre Charles Taylor d’accepter un cessez-le-feu et l’envoi de la force de maintien de la paix de la CEDEAO.Le président du NPFL s’est jusqu’ici opposé à l’entrée de cette force au Liberia, allant jusqu’à la qualifier de « club régional des dictatures ».De l’avis des observateurs, Charles Taylor s’oppose à cette force parce que celle-ci risque de lui enlever la victoire et l’empêcher de prendre le pouvoir au Liberia.La convocation de cette conférence pourrait être liée à la réaction du chef de l’État du Burkina-Faso, le capitaine Biaise Compaoré, qui a marqué sa « vive désapprobation » face à l’envoi d’une force d’interposition de la CEDEAO au Liberia.La CEDEAO continue donc à chercher une solution politique à la crise libérienne avec la conférence de Banjul.Mais il il n’est pas évident que cette conférence puisse regrouper toutes les parties intéressées au conflit.Sur le terrain, la situation ne AtyOa-Que/tzo 'Traiteuj*' «Le prêt à emporter» C’est la meilleure façon de vous faire plaisir Laissez parler vos envies Petits plats mijotes et grands classiques Tout est là devant vos yeux prêt à déguster chez vous.1025 rue Laurier ouest 272-4065 ou 272-4086 Notre qualité fait notre renommée CLUB DES JEUNES ENTREPRENEURS AFRICAINS AU QUÉBEC (CEJAQ) Inc.Forum TRENTE ANS D’INDÉPENDANCE EN AFRIQUE: BILAN ET DÉFIS DES ANNÉES 90 • • ¦’ L’Honorable Monique Landry, ministre des Relations extérieures et du Développement international Conférencière les 19, 20 et 21 septembre 1990 Hôtel Reine Elisabeth 900 boul.René Lévesque Ouest, Montréal, Québec, Canada H3B 4A5 Pour information et inscription veuillez communiquer avec le C.E.J.A.Q.Inc.Tél.: (514)738-8787 738-6914 Fax: (514) 739-4168 « n’aime pas la manière dont cela a été fait, unilatéralement ».Joint au téléphone depuis Durban (Natal), M.Zondi faisait allusion au fait que la création de cet organisme est le résultat d'une initiative du gouvernement et de l’ANC, sans que l’Inkatha ait été consulté.M.Zondi a toutefois assuré que l’Inkatha était favorable à « tout ce qui peut stopper la tuerie » et que la décision de participer ou non au Forum incombait aux responsables de Soweto du parti zoulou et à eux seuls.Dans un communiqué publié à Johannesburg, l’ANC estime que ce n’est pas l’Inkatha qui se trouve derrière l’actuelle vague de violence, mais « des éléments des services de sécurité de l'État », que le mouvement noir accuse d’une « campagne de déstabilisation délibérément planifiée et orchestrée ».Ses buts seraient de
de

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