Le devoir, 27 août 1990, lundi 27 août 1990
Vol.LXXXI — No 199 * MCNEIL MANTHA * ii'" : *’ * À'.î v 3\f Connaissez-vous tous les amnlu^es d'un RKf R autogéré personnalisé?Informei-sous auprès de nos courtiers en placements Montréal: (514) 875-4810/.W-7700 Québec (418) 647-4026 Ensoleillé avec passages nuageux Max 28 Détail page 6.Montréal, lundi 27 août 1990 Côte-Nord Gaspesie Nouveau Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 60 CENTS AUJOURD’HUI Éditorial Aux barricades armées se sont ajoutées les barricades de la haine.Il est temps que les Mohawks fassent des concessions avant que l’irréparable ne se produise.L'éditorial d'Albert Juneau.Page 10 Idées Dans une série de deux articles, l'économiste Pierre Fortin explique pourquoi la TPS est une bonne taxe, une taxe détestée et une taxe futuriste.Page 11 Brian Mulroney hier Un caucus hésitant Réunis à Gaspé, le caucus conservateur québécois n'est pas prêt à reprendre dès maintenant le débat constitutionnel.Page 2 2000 médecins à Montréal La métropole reçoit ces jours-ci 2000 spécialistes internationaux qui participent au 5e Congrès mondial de médecine nucléaire.Page 3 De fil en fibre Dans le monde des communications il n'est plus possible de passer inévitablement par des réseaux de fils.Ils sont saturés.La solution est la fibre optique dont les possibilités paraissent illimitées.L'heure est au passage du fil à la fibre.Page 7 Brian Keenan rentre du Liban Détenu en otage depuis quatre ans par des extrémistes au Liban, l'Irlandais Brian Keenan a su assez bien surmonter les affres de sa détention.Page 5 L’OPEP cherche son unité Les représentants des pays exportateurs de pétrole poursuivaient hier soir à Vienne leurs discussions pour tenter de préserver l'unité de * l'organisation.• (_ Page 6 Brian Keenan L’armée est sur le point de forcer les barricades Autres nouvelles pages 2 et 3 Chantal Hébert — ¦¦¦¦ envoyée spéciale GASPÉ — Six semaines après le début de la crise mohawk, Ottawa admet être au bout de son rouleau de solutions à l’amiable et à moins d’un revirement inespéré, la force armée, menace Ottawa, remplacera la négociation sur le front de Chateau-guay et d’Oka.Au cours de la journée d’hier, les négociateurs de Québec et d’Ottawa ont livré le même constat d’impuissance à leurs gouvernements respectifs.Face aux Warriors, qui exigent une amnistie générale pour leurs membres et le droit de garder leurs armes, ils ne croient à peu près plus à l'hypothèse d’un déblocage.« Jamais nous n’avons mandaté nos négociateurs pour qu'ils accordent des choses semblables.Les posit ions des Warriors manquent de réalisme», constate Brian Mulroney qui a retenu publiquement pour la première fois hier le scénario d’une intervention armée imminente.« Il n’y a aucun doute qu’on ne laissera pas s’éterniser la situation .ça s’en vient», a-t-il annoncé.lit si en principe, le premier minis- tre fédéral n’exclut pas une ultime tentative de conciliation, il laisse entendre que c’est presque pour la forme.« Si on croit aujourd’hui qu’il y a une possibilité si mince soit-elle d’en arriver à une solution négocié, on essaiera, promet-il, mais je vous avoue que même un optimiste comme moi commence a en douter.» Dans l’entourage fédéral, personne ne dissimulait hier que la mise en demeure du premier ministre constitue un avertissement final qui se préparait depuis quelques jours.Depuis qu’ils ont en main la lisle des revendications des Mohawks, les deux capitales affichent de plus en plus leur conviction de ce que la mis sion des négociateurs est vouée à l’échec.Des avertissements comme ceux d’hier constituent, dit-on à Ottawa, la dernière carte des gouvernements pour tenter de convaincra leurs interlocuteurs de réduire la mise il la table de négociations.Les pourparlers ont en effet en core piétiné toute la semaine dernière.Après les faux départs des premiers jours, les séances qui ont suivi n’ont produit aucun progrès concret, Voir page 12: L’armée rj*m* PHOTO JACQUES NADEAU Un singulier Warrior non masqué faisait dos, hier, à un soldat sur la barricade d’Oka.Les deux pourraient se faire face bientôt de façon moins paisible si l’invasion armée remplace la négociation.Les Mohawks accusent Ottawa et Québec de violer leurs droits i Cauchon it Marie-Paule Villeneuve Alors que le comité ministériel du gouvernement québécois se réunissait hier en soirée, les Mohawks accusaient les gouvernements Mulroney et Bourassa de violer les droiLs et libertés des personnes tout en se disant toujours disposés à négocier.Dans deux communiqués de presse expédiés aux journaux, les Mohawks affirment d’abord que ce sont les négociateurs fédéraux qui ont suspendu les pourparlers, selon un porte-parole, M.I.oran Thompson.Rejoint au téléphone, un autre réprésentant a ajouté qu’advenant une intervention de l’armée, les Mohawks étaient prêts à mourir pour leurs droits.Dans le deuxième communiqué, les Mohawks dénoncent l’action des Blancs, parlant de sévices physiques et sexuels, accusant le Ku Klux Klan et le groupe raciste arien.De son côté, l’armée a fait savoir qu’elle n’avait pas l’intention de faire un spectaculaire coup d’éclat pour enlever les barricades des Mohawks à Kanasetake et à Kahnawake si le mandat leur en était donné.Conformément à leur action depuis leur arrivée sur les anciennes barricades de la SQ il y a une semaine, les stratèges du Royal 22ième Régiment informeront la population de leur action pour démanteler les barricades permettant l’accès au pont Mercier et au chemin d’Oka, bloqués depuis maintenant 47 jours.C’est ce qu’ont fait savoir hier les majors Serge Quenneville et Richard Larouche, basés respectivement près de Châteauguay et d’Oka.De leur côté, les 24 observateurs délégués par la Fédération internationale des droits de l’homme se disent très inquiets et rencontrent de plus en plus de difficulté à remplir leur mandat.La vice-présidente de la Fédération, Lydie Dupuy, qui repartait en Europe après un séjour d’une semaine dans la région montréalaise, convoquait hier une conférence de presse en compagnie de quelques observateurs, analysant ainsi leur mandat pour la première fois en public.« Nos observateurs ne peuvent Voir page 12: Les Mohawks Festival des films du monde Couples singuliers Robert Lévesque 11.M F, R F.VI F,NT une phrase de Julien Gracq, à l’issue de ce premier week end de projections dans la compétition du Festival des films du monde « Celte chose plus compliquée et plus confondante que l’harmonie des sphères : un couple ».Que ce soit à Leningrad avec Leonid Menaker, à Londres avec David Leland ou à Paris avec Michel De-ville, le couple est encore et toujours le mystère de l’univers au cinéma.Cible h atteindre dans le viseur de la caméra, énigme è déchiffrer au montage.Couples désassortis comme Jeanne et Arkadi dans Le festin des chions de Menaker, couples morganatiques comme Joanne et Danny dans The Big Mande Leland, couples de hasard comme Emilie et Louis dans Nuit d'été en ville de Deville, tous ces couples semblent saisis dans un monde désespéré où la vie à deux n’est qu’un début d’espoir ou la borne aux illusions.Les survivants sont rares.Les hasards de la programmation d’un festival, comme les hasards de la vie, provoquent parfois du sens, et celui de la survie des couples dans un monde au bord de la crise de nerfs est affleurant avec ces entrées soviétique, britannique et française au 14e F FM.Le plus fort, et le plus réussi de ces films, c’est celui de Leonid Menaker.Le festin des chiens est un film dur, désespéré, filmé sans merci dans l'Union soviétique d’aujourd'hui où un homme et une femme, qui se rencontrent un soir de Nouvel An dans une gare, vont confronter leurs solitudes, leurs désespoirs.Elle, Jeanne, sera transformée par l’amour au milan d'une vie ratée; lui, Arkadi, va se casser la gueule misérablement.Il revient d'une cure de désintoxication; elle est alcoolique.Son train retardé, il est pris en charge par Jeanne, déjà saoule, celle qui lave les chiottesde la gare.Elle habite un deux-pièces délabré de II LM, où elle a mauvaise réputation.Arkadi s’y installe, ne couche pas avec elle, flirte la belle voisine; mais entre lui et Jeanne une secrète et profonde solidarité s’installe.Quelques jours Voir page 12: Couples PHOTO AP Les marins du porte-avions français Clémenceau trimaient dur hier à Djibouti pour embarquer des provisions pour un siège qui pourrait être long dans le golfe Persique.L’Irak se dit prêt à dialoguer PARIS (AP) — Les Irakiens ont répondu positivement, hier, à une proposition de dialogue du secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, qui entre en scène pour la première fois depuis le début de la crise du Golfe, il y a trois semaines.Les deux hommes devraient se rencontrer jeudi prochain.« Le secrétaire général de l'ONU est toujours le bienvenu à Bagdad.».C’est en ces termes que le président irakien Saddam Hussein, lors d’une conférence de presse organisée pour les journalistes autrichiens accompagnant le président Kurt Waldheim, a répondu à une in vitation lancée la veille par le secrétaire général des Nations unies, M.Javier Perez de Cuellar.Ce dernier, fort de ses « relations personnelles » nouées lors du conflit Iran-Irak avec le ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, avait en effet estimé que « le temps était venu » pour lui « de faire des efforts diplomatiques pour résoudre la crise actuelle dans le Golfe, à travers un processus de dialogue ».Il invitait donc M.Aziz à le rencontrer la semaine prochaine, à New York ou à Genève.Les premières réactions occidentales à l’offre de M.Perez de Cuellar étaient quant à elles plutôt fraîches.Le premier ministre britannique, Margaret Thatcher, s’est montré résolument sceptique.Cette rencontre est « improbable », a-t-elle déclaré.« Les Nations Unies ont réclamé le retrait inconditionnel de l’Irak du Koweit et le retour du gouvernement légitime.Je doute qu’elle (l’ONU) puisse y parvenir».Manque d’entousiasme également aux États-Unis, où le porte-parole de la Maison-Blanche, Roman Popa-diuk, s’est contenté de déclarer que Washington était ouvert à « tout débat entre tous les membres des Nations unies dans le contexte d’un retait complet et immédiat et inconditionnel » des troupes irakiennes du Koweit.Toujours sur le terrain diplomatique, la France et l’Union soviétiqug ont publié, au terme de la visite à Moscou du ministre français des Af faires étrangères, Roland Dumas, un communiqué conjoint dans lequel les deux pays appellent à un règlement politique de la crise et soulignent leur « attachement au principe d’une action collective, menée conformément à la Charte des Nations Unies » afin d’obtenir le retrait irakien du Koweit.Autre intervention, celle du pape Jean-Paul II qui, pour la première fois depuis le début du conflit, a condamne « les graves violations du droit international».Au Koweit, les soldats irakiens encerclaient toujours — à quelque distance toutefois — la plupart des ambassades étrangères.(Voir page fi) L'Irak a eu beau faire rappeler, hier, par la voix de son ambassadeur à Londres, qu’il ne considérait plus comme diplomates les étrangers se trouvant encore dans les ambassades occidentales, il s’est bien gardé de faire intervenir ses soldats pour déloger ces « ressortissants normaux ».Ordre a même été donné de faire retirer les soldats irakiens qui encerclaient l’ambassade du Canada à Ko- weit depuis vendredi.L’ambassade du Canada, privée d’eau et d’électricité, continue de fonctionner et garde le contact avec les quelque fiOO Canadiens toujours bloqués au Koweit occupé, a annoncé le ministère des Relations extérieures.Le ministère a précisé que l’ambassade possédait suffisamment de réserves en vivres et en eau pour pouvoir continuer à fonctionner et à rester en contact avec Ottawa.La mission diplomatique canadienne compte six diplomates, dont le chargé d’affaires William Bowden, entourés de 17 employés koweïtiens.L’ambassade du Canada, qui a refusé de fermer ses portes sur l’ordre de l’Irak, a été encerclée vendredi par des troupes irakiennes.Les soldats se sont retirés samedi mais stationnent à une centaine de mètres des bâtimenLs.Hier, les États-Unis maintenaient toujours une dizaine de diplomates dans les locaux de son ambassade, la France six, la Grande-Bretagne quatre, la Belgique deux — accompagnés de leur famille —, l’Italie deux, les Pays-Bas quatre — avec quatre autres personnes —, l’Espagne un, la RFA quatre et la Suisse deux.Le Danemark, l’Autriche, l’Egypte, le Bangladesh, la Tchécoslovaquie, la RDA, la Hongrie, la Pologne, le Japon, la Thaïlande et la Chine ont également décidé de ne pas fermer leur ambassade à Koweit.Le ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, a par ailleurs annoncé que les Douze allaient Voir page 12: L'Irak LES PARTIES INTIMES Cet ouvrage dévoile tout ce que l’on a toujours caché sur l’appareil sexuel de l’homme et ses maladies.Le Dr Taguchi, éminent urologue de Montréal et professeur à l’Université McGill, ne craint pas de dire la vérité toute nue, sur la structure, le fonctionnement et les maladies de l’appareil génito-urinaire de l’homme Tout sur l’impuissance, la stérilité, la prostate, le cancer, les MTS, la vasectomie, la ménopause masculine et l’insémination artificielle.IA pE T|TÇ MAISON IT DE LA GRANDE LITTÉRATURE DE L’HOMME écrit par le Dr Yosh Taguchi et par Merrily Weisbord 292 pages (avec index) — 16.95 $ (collection «CORPS ET AME») 2 ¦ Le Devoir, lundi 27 août 1990 Les Conservateurs québécois réunis à Gaspé Le caucus hésite à reprendre le débat constitutionnel .envoyée spéciale GASPÉ — C’est au tour des députés conservateurs du Québec à Ottawa de prendre leurs distances à l’égard du débat constitutionnel qui s’amorce au Québec dans la foulée de l’échec de l’acord du lac Meech.Jusqu’à nouvel ordre, ont-ils décidé au terme de leur première rencontre de l’après-Meech, leur participation à la commission parlementaire élargie mise sur pied par le gouvernement Bourassa pour étudier l’avenir de la province n’est pas acquise.Plusieurs d’entre eux jugent en effet mal engagé le débat actuel.D’autres sont tentés de laisser passer le train québécois en attendant qu’Ottawa se trouve son propre véhicule constitutionnel.Samedi, Brian Mulroney a confirmé à ses troupes qu’il annoncera à l’automne les détails d’une consultation nationale sur la Constitution.Il ne s’agira pas d'une commission royale d’enquête, précise d’emblée le premier ministre, ni d’une commission élargie calquée sur le modèle de Québec.Ottawa semble plutôt s’orienter vers une formule plus flexible du style d’un groupie de travail, mécanisme qui permet de contourner la lourdeur d’une commission parlementaire et d'éviter de fournir une tribune à l’opposition.Avec la perspective même très floue — puisque Brian Mulroney la décrit comme « une série de mesures qui vont faire le travail » — d’une initiative fédérale, les députés du Québec ont mis sur la glace l’idée de participer à la commission du gouvernement Bourassa.Même si plusieurs en font une obligation incontournable pour un groupe d’élus québécois, d’autres mettent en doute les chances de succès de l’opération.« À Québec, on se dirige vers une commission très politisée où il y en aura tellement pour tout le monde qu’il n’y aura pas de consensus », prédit en effet le député de Térniscamingue, Gabriel Desjardins, tandis que son collègue de Kamouraska, André Plourde, parle d’un projet « mal parti », qui n’aboutira pas.« On ne peut pas débattre de principe de participation quand on ne sait même pas encore ce qu’on nous demande », tranche le lieutenant québécois Benoît Bouchard pour expliquer que, dans le doute, son caucus a décidé d'attendre l’invitation officielle de Québec et surtout de s’en remettre à la décision de Brian Mulroney.Le lent démarrage de la commission québécoise contribue également à refroidir l’ardeur de la poignée de conservateurs qui vacillaient encore cet été entre le parti du gouvernement et le Bloc québécois.Malgré sa victoire dans Laurier-Ste-Marie, la formation de Lucien Bouchard ne semble pas devoir, dans l’immédiat, pratiquer de nouvelle brèche au sein du caucus québécois de Lucien Bouchard.Dans l’ensemble, ses éventuelles recrues préfèrent attendre de voir la tournure du débat au Québec avant de remettre en cause leur allégeance au parti de Brian Mulroney.« Je ne me sens pas bâillonné au sein du caucus », affirme le député de Jonquière, Jean-Pierre Blackburn, tandis que son collègue de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, parle d’évaluer la situation au printemps.Pour colmater les brèches d’un après-lac Meech difficile et d’un été houleux, le premier ministre a d’ailleurs ouvert une partie de son jeu à ses troupes en fin de semaine.Les libéraux sont sur le point de ne plus faire la pluie et le beau temps au Sénat, leur a-t-il promis.Dès cette semaine, Brian Mulroney entreprend de gruger la majorité libérale avec la nomination d’une première fournée de nouveaux sénateurs conservateurs.Le cabinet pourrait être remanié au cours des prochains jours.Pas en profondeur, précise-t-on dans l'entourage du premier ministre, mais suffisamment pour que le dossier constitutionnel change de mains.La fin des barricades à Oka et à Chateauguay ne tardera plus, a également juré le premier ministre à ses troupes.Enfin, il y a le projet de consultation nationale sur la Constitution, avec le double mandat de trouver la réponse à ce que le gouvernement décrit comme les « profonds malentendus » linguistiques et autres qui ont fait surface pendant le débat du lac Meech et assouplir la mécanique constitutionnelle en raccourcissant le délai de trois ans dont disposent les gouvernements pour entériner des ententes comme le défunt accord du lac Meech.Quant à l'attitude à adopter face au Bloc québécois, la consigne pour le moment au sein des rangs conservateurs, consiste à traiter la formation de Lucien Bouchard comme une calamité temporaire.« Il a été très peu question du Bloc québécois, soutient Benoît Bouchard, c’est un autre groupe d'opposition, il y en avait déjà deux autres.» Brian Mulroney lui-même hésite encore à prononcer publiquement le nom du Bloc ou celui de son ancien ministre Bouchard.La vraie concurrence pour son parti, soutient-il, c’est l’opposition officielle.CRISE AUTOCHTONE L’impatience gagne les libéraux mire O’Neill EN PROIE à une impatience croissante, les députés libéraux de Robert Bourassa n’en continuent pas moins d’espérer et de préconiser un règlement négocié de la crise autochtone.L’intervention de l’armée, ils ne l'excluent plus et seraient disposés à l’endosser, mais uniquement comme ultime recours.Si en bout d’analyse, le gouvernement devait conclure que l’impasse actuelle ne lui laisse d’autre choix que défoncer les barricades, ils croient que les soldats devraient procéder avec parcimonie et douceur, et mettre tout en oeuvre pour éviter des pertes de vie.Les impressions recueillies ces dernières heures auprès d’une dizaine de députés du PLQ indiquent par ailleurs qu’ils sont à ce jour satisfaits du comportement de leur gouvernement dans le conflit qui le confronte aux revendications des Mohawks.Invoquant la complexité du dossier et la gravité de la situation, ils ne voient pas comment Robert Bourassa aurait pu faire mieux.Là où il leur apparaît que tous les gouvernements provinciaux et fédéraux d'hier et d’aujour'hui doivent faire leur mea culpa, c’est d’avoir laissé pourrir la situation.De ne pas avoir pris au sérieux, d’avoir ignoré les revendications des autocthones.Il leur semble évident que si les leaders politiques québécois et canadiens avaient assumé leurs respon-sablités, la crise d’Oka n’aurait jamais eût lieu.Au nombre des plus affectés par la crise, la plupart de ces députes entretiennent des communications quotidiennes avec leur ministre régional et dans certains cas, avec le bureau du premier ministre.Cela dit, ils soulignent qu’ils n’ont pas accès aux informations les plus confidentielles.Et si leur gouvernement devait finalement commander un coup de force de l’armée, il leur semblerait indi-pensable que le caucus soit préalablement consulté et que le premier ministre justifie sa décision.Quoi qu’il arrive, la saga des barricades aura gravement miné la confiance des Québécois envers leurs dirigeants politiques.Selon le sondage CROP-La Presse de samedi dernier, 86 % des Québécois sont insatisfaits du gouvernement Mulroney, également vivement insatisfaits à 79 % de la façon dont le gouvernement Bourassa a géré cette crise.Mais aucun des députés interrogés ne croit que ces torts sont irréparables.Ils misent sur le vent de l’oubli pour que la cote de popularité du gouvernement reprenne sa place d’ici les prochaines élections générales.À quelques degrés près, les Libéraux interrogés font sensiblement la même évaluation de la crise, qu’ils représentent des comtés de l’île de Montréal, de la périphérie ou des régions éloignées.Représentante du comté de Chateauguay, qui englobe la réserve de Kahnawake et la sortie sud du pont Mercier, Pierrette Cardinal vient de vivre six semaines d’enfer.Sa patience « a atteint ses limites » mais elle continuera de préconiser un règlement négocié » jusqu’à ce que l’intervention de l’armée s’avère la seule issue possible.Ce qui la préoccupe encore d’avantage, c’est l’apres-Kahnawake.« Nous avons toujours eu du bon voisinage avec les Mohawks.Nous devrons réapprendre à vive ensemble.» À l’autre bout du pont Mercier, c’est Ville LaSalle et le comté de Marquette, représenté par Claude Dauphin.« Les gens s’impatientent, moi le premier.Il faut que les maudites barricades s’enlèvent et que le pont s’ouvre.Si dans les prochains jours on ne sent pas de bonne foi de la part des Mohawks, on aura pas d’autre choix que l’armée.Après, il faudra s’attaquer au fond du problème, les revendications territoriales ».La localité d’Oka, là où la bisbille a débuté, c’est le comté de Deux-Montagnes, représenté par Jean-Guy Bergeron, qui insiste sur le fait que si les gouvernements n’avaient pas fait sourde oreille aux revendications autochtones, la crise n’aurait jamais eût lieu.« Tôt ou tard, il fallait que ça arrive.C’était inévitable.Aujourd’hui, on ne gagnerait pas un concours de popularité, mais plus tard, on pourra s’expliquer aux Québécois.» Le cas du député d’Iberville, Yvon Lafrance, est singulier en ce sens qu’il a fait une carrière de 24 ans dans les forces armées canadiennes.Il y a seulement quatre ans, le lieutenant-colonel Lafrance était commandant du 2e bataillon du Royal 22e Régiment.Expérience qui en fait aujourd’hui un apôtre de la non-violence.À l’instar de ses collègues, il proclame que sa patience a atteint ses limites.Et convient que c’est « l’ordre social et la sécurité publique qui doivent primer ».Mais s’il faut que l’armée déclenche l’offensive, il souhaite que ce soit « de façon non brutale ».À l’ouest de Chateauguay, le comté de Beauharnois est représenté par André Chenail, tenant d’un règlement négocié, qui appuiera néanmoins son premier ministre, s’il donne le signal du coup de force.« Il va falloir que ça bouge et ça va bouger ».A l’instar des Montréalais, le député de l’Acadie, Jean-Guy Borde-leau, est un peu plus réticent à l’idée d’un coup de force.Il souhaiterait plutôt que l’armée commence par manifester davantage sa présence pour faire pression sur les Mohawks.En région, la perception est sensiblement la meme.La députée de Mégantic-Compton, Mme Madeleine Bélanger, ne croit plus à la bonne foi des Mohawks et ne voit pas comment on pourrait négocier des revendications territoriales aussi outran-cières.Elle appuierait un assaut des soldats contre les Warriors, mais un assaut « pacifique ».Et elle est convaincue que ce serait déjà réglé si le gouvernement avait demande la présence de l’armée dès le début.Député de Drummond, Jean-Guy Saint-Roeh n’écarte pas la nécessité d’un coup de force.Mais il faudra qu’on lui fasse la démonstration que le gouvernement est allé au bout de l’exercice de la négociation.Et il trouverait normal qu’avant de poser un geste aussi grave que l’assaut, le caucus des députés soit consulté.Le directeur général du parti, Pierre Anctil, compte parmi les Libéraux les plus réticents à l’usage de la force.Il reconnaît que le gouvernement est coincé et qu’il sera blâmé quoi qu’il fasse.Mais il est convaincu que les Québécois comprendront que le gouvernement a posé les gestes qu’il pouvait à l’intérieur de sa « marge de manoeuvre », quand on leur aura expliqué les dessus et dessous de cette crise.AVIS PUBLICS Avis esl par les présentes donné que le contrat de vente en date du ter juin 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à FERMES FARN-HAM LTEE a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de St-Jean, le 5iéme jour de juin 1989, sous le numéro 206832.Ce 9ième jour d'août, 1990.LA BANQUE TORONTO-DOMINION PLACEMENTS CLAUDE BOURDON INC Avis est par les présentes donné que la compagnie PLACEMENTS CLAUDE BOURDON INC constituée en vertu de la Loi sur les compagnies de la province de Québec et ayant son siège social dans la ville de Terrebonne demandera i l’Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies (Québec) Daté à Montréal, ce 2tème jour d'août 1990 LAPOINTE ROSENSTEIN PROCUREURS DE LA REQUÉRANTE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-190058-903 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) Divorces PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DENIS GRENIER, Partie demanderesse c.RENÉE SAUVÉ, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à RENÉE SAUVÉ de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.rue Notre-Dame est, MONTRÉAL, salle 1.100.dans les trente (30) tours de la date de la publication du présent avis dans le tournai LE DEVOIR Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de RENÉE SAUVÉ.Lieu Montréal Date: 15 août 1990 RÉAL PLOURDE.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 505-12-004820-901 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT NAJIA LFAROUK, Partie demanderesse c MOSTAFA ARKOUB.Parle défenderesse | ASSIGNATION ORDRE est donné à Mostala Arkoub de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111, boul Jacques-Cartier Est.à Longueuil.dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le tournai LE DEVOIR Une copie de l'action en divorce a été remise au greffe à l'intention de Mostala Arkoub défendeur Lieu: Longueuil Date: 26 tuillel 1990 PAUL BROOEUR, P C S.RECTIFICATIF CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-05-010889-903 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT AMVIN INVESTMOR INC , Créancière -et- SIMON SHEINERMAN et MEIRASCHARTZ, Débiteurs Prenez avis que les procureurs de AMVIN INVESTMOR INC.ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal, 1 Notre-Dame est.Montréal, un avis de 60 jours en vertu des articles 1040A et suivants du code civil; A moins que vous n'ayiez remédié à votre défaut conformément à ces articles dans les 60 jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi; Une copie de l'avis de 60 jours a été laissée au greffe de la Cour à l'intention de MEIRA SCHARTZ Lieu: MONTRÉAL Date: 17 août 1990 RÉAL PLOURDE, PROTONOTAIRE ADJOINT GOUVERNEMENT DU QUÉBEC RÉGIE DU LOGEMENT NO.DEMANDE 35-900807-054-G IMMEUBLES LEVCO, LOCATEUR A: MARTIN PINEAU.LOCATAIRE PRENEZ AVIS qu'une demande concernant le logement situé au 4785 St-Kevm.appartement 1, Montréal, a été déposée contre vous à la Régie du Logement au 6767 Câte des Neiges.6ème etage, Montréal, Québec Montréal, le 20 août 1990 LE REGISSEUR.Avis de présentation D'un projet de loi d'Irrtérit privé TRUST GÉNÉRAL INC.AVIS esl.par les présentes, donné que TRUST GÉNÉRAL INC, une société de fiducie régie par la Loi sur les sociétés de fiducie et les sociétés d'épargne, s'adressera au Parlement du Québec à sa présente session ou à sa prochaine session, aux fins de demander l’adoption d'un projet de loi d'intérél privé ayant pour objet (i) de continuer son existence en une compagnie régie par la Partie 1A de la Loi sur les compagnies, (il) de changer sa dénomination sociale pour une autre dénomination sociale conforme à la loi et (iii) d'abroger certaines dispositions de ses lettres patentes aim qu elle n'ait plus le pouvoir de faire affaires comme compagnie de fiducie.Toute personne qui a des motifs d'intervenir sur ce projet de loi d'intérêt privé doit en informer le directeur de la législation de l’Assemblée nationale du Québec Montréal, le 27 juillet 1990 Les procureurs.DESJARDINS DUCHARME Tour de la Banque Nationale 600, rue de La Gauchetière Ouest Bureau 2400 Montréal (Québec) H3B 4L8 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL CAUSE 500-02-024026-903 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT PROTONGTAIRE-SPÊCIAL COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC, Partie demanderesse, i c.GILLES ROUX, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à GILLES ROUX de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame, est, salle j 1.100 dans les trente (30) jours de la j date de la publication du présent avis dans Le Devoir Une copie de la déclaration et du bref a été remise au greffe à l'intention de GILLES ROUX Lieu: Montréal Date: Le 16 août 1990 RÉAL PLOURDE, PROTONOTAIRE ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TROIS-RIVIÈRES Cour No 400-11-000238-906 Surintendant No 0448% COUR SUPÉRIEURE < En faillite • Dans l'atfaire de la faillite de 2172-2095 QUÉBEC INC., mécanique industrie (LES SERVICES INDUSTRIELS REMEC INC.) 365, Des Commandants Cap-de-la-Madeteme (Québec) G8T8A2 Avis est par les présentes donné que la compagnie 2172-2095 QUÉBEC INC, mécanique industrielle et antérieurement connue sous la dénomination sociale de « LES SERVICES INDUSTRIELS REMEC INC.», du Cap-de-la-Madeleine, Qué.a lait une cession le 20e jour d'août 1990 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6e |Our de septembre 1990 à 16 heures de l'après-midi, au bureau du syndic.Jacques Roy, 550, Bonaventure, Suite 11, à Trois-Rivières, dans la province de Québec.Daté de Victonaville, Qué ce 21eiour d'août 1990 JACQUES ROY, CA.Syndic ROY I ASSOCIÉS SYNDICS 550, Bonaventure, Suite 11 T rois-Rivières (Québec) G9A2B5 Ml: (819)379-3585 AVIS est par les présentes donné qu'en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies du Québec.SOCIÉTÉ DE COURTAGE GUARDINVEST INC s'adressera à l'Inspecteur général des institutions financières afin que sa dissolution soit acceptée et qu'une date soit fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute Montréal, province de Québec, Ie24ème jour d'août 1990 Les procureurs de la compagnie.STIKEMAN, ELLIOTT.^^^^^Hvdro -Québec APPEL D'OFFRES CMF.03007.A pour 14 h heurs locale le mardi 25 septembre 1990 Centrale Nucléaire Gentilly II Comté de Nicole! AMÉNAGEMENT DU BATIMENT DES SERVICES NORD G-1 ET CAFÉTÉRIA Admissibilité ; Principale place d'aflaires au Québec Garantie de soumission : 200 000 $ Prix du document ; 25 $ Les conditions de chacun des appels d'offres sont précisées dans un document qui peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achat* et Contrat* 855, rue Ste-Catherlne est 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements: (514) 289-5903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hy-dro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydr'o-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats et Contrats Antonio Pinho, ing.Avis public Ville de Montréal |ggfl Bureau du Greffier ORDONNANCE Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 22 août 1990, a édicté l'ordonnance suivante: Ordonnance no 28 Ordonnance édictée en vertu du Règlement sur les enseignes, panneaux-réclames et modules publicitaires ((5128, modifié), article 41.1) à l’occasion des ‘'Journées-Carrières'’.Copie de cette ordonnance peut être obtenue au bureau du Greffier, bureau 16, Hôtel de Ville.LÉON LABERGE Greffier de la Ville Hôtel de Ville Montréal, le 23 août 1990 Appels d'offres Ville de Montréal Service de» travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 heures aux dates ci-après énoncées, au Bureau du greffier de la Ville de Montréal.275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal H2Y 1C6, pour: Soumission Date d’ou vertu re » 7709 Reconttructlon d’un égout combiné et d'une conduite d'eau secondaire dan» la rue Wellington (Gr.42) 5 septembre 1990 » 7710 Construction et reconttructlon, lé où requis, d’un égout combiné, d'une conduite d'eau secondaire, d'un pavage, de trottoirs et de conduits souterrains pour éclairage dans le boul.Des Trtnltalres 5 septembre 1990 # SP-7711 Fourniture et Installation d'un système d'éclairage, de leux orange, de prises de courant, de prises de ton et d'alimentation énergétique de becs è fleurs sur la rue McGill Collège.5 septembre 1990 # 7712 Viaduc Dickson Resurfaçage temporaire vol# de confinement 5 septembre 1990 Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d’offres en s'adressant à compter du 27 août, aux endroits suivants: SOUMISSION tt 7709 à * 7710 Module voirie et circulation, Division ingénierie municipale, au 700, rue St-Antoine Est, bureau 1 440, contre un dépôt non remboursable de 55,00 $ (soumission groupe), 35,00 S (soumission simple) en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal Igjjjl Informations: 872-3280 SOUMISSION # 7711 Module voirie et circulation, Section éclairage et signalisation, au 700, rue Saint-Antoine Est.bureau 2.320 contre un dépôt non remboursable de 55,00 $.en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal Intormations: 872-5779.SOUMISSION tt 7712 Module voirie et circulation, Division des Ponts et Tunnels, au 700 rue Saint- Antoine Est.bureau R-230, contre un dépôt non remboursable de 35,00 $ en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Directeur des finances de la Ville de Montréal Intormations pour soumission 7712: 872-6461 Un chèque visé ou un cautionnement devra accompagner les soumissions suivantes: SOUMISSION 7711 7712 MONTANT 7 500,00$ 50 000,00$ Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d’honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation La Ville de Montréal ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 22 août 1990 Les jeunes péquistes désavouent leur chef Motman Deliste ¦ de la Presse canadienne SHERBROOKE — Les jeunes Québécois sont plus nationalistes et plus pressés que leurs aînés.Ce vieil adage politique a reçu une nouvelle confirmation en fin de semaine, alors que les jeunes du Parti québécois ont donné un croc-en-jambe au chef du parti, Jacques Parizeau, en adoptant, lors d’un colloque à Sherbrooke, une résolution à l’encontre des conseils prodigués quelques heures plus tôt par M.Parizeau lui-même.Deux semaines plus tôt, les jeunes militants du Parti libéral du Québec, réunis à La Pocatière, avaient adopté une résolution en faveur de la pleine autonomie politique du Québec, bien qu’ils soient membres d’une formation politique farouchement fédéraliste depuis 1967.Samedi, lors du colloque annuel organisé par le Comité des jeunes du Parti québécois, Jacques Parizeau est venu inciter les jeunes péquistes à rejeter une résolution qui proposait de modifier le programme du PQ.Cette résolution prônait une proclamation unilatérale de la souveraineté dès la prise du pouvoir par un gouvernement du Parti québécois lors d’une élection.Faisant fi de la recommandation de leur chef, les péquistes ont adopté une résolution quelque peu amendée, mais dont l’essentiel demeure opposé aux idées du chef.« Le Parti québécois, une fois élu démocratiquement à la majorité des sièges, déclarera la souveraineté du Québec dès la formation de son gouvernement », affirme le texte que les jeunes ont adopté par 56 voix contre 39 (et 11 abstentions) à la suite d’un débat animé qui a duré plus d’une heure.Deux semaines plus tôt, les jeunes libéraux avaient eux aussi fait sursauter leur chef Robert Bourassa en proposant la pleine autonomie poli- tique du Québec, assortie d'un parlement supranational pan canadien.Devant un Robert Bourassa abasourdi, le président de la Commission jeunesse libérale, Michel Bis-sonnette, avait proclamé que les jeunes constituent le premier groupe souverainiste au sein du PLQ.Cet esprit contestataire qui anime les jeunes militants des partis politiques n’inquiète pas le vice-président du Parti québécois, l’ancien ministre Bernard Landry.« 11 y a de vieilles lois qui relèvent de la psychologie : c'est une espèce de tendance naturelle à la contestation chez les jeunes.C’est ce qui fait que les sociétés évoluent », a dit M.Landry à l’issue du colloque, en commentant la résolution votée par les jeunes péquistes.« Les jeunes veulent aller plus vite que les vieux, les contestent, les remettent en question.Les instances jeunes veulent souvent remettre en cause les acquis des dirigeants du parti », a expliqué le vice-président péquiste.Il a rappelé que le président fondateur du PQ, René Lévesque, « avait lui-même vécu cette situation plutôt mille fois qu’une.C’est cela la vie d’un parti politique démocratique et moi cela ne m’assombrit pas », a-t-il analysé stoïquement.M.Landry a même vu un aspect positif au geste posé par les jeunes : cela donnera une « occasion péda gogique supplémentaire de mieux expliquer le chapitre un de notre programme politique».Ce chapitre porte sur la façon dont le PQ veut que le Québec accède à la souveraineté.L’actuel programme du parti, que les jeunes veulent changer par leur résolution, dit que l'élection d’un gouvernement péquiste « enclenchera » le processus de la souveraineté mais que ce processus sera « complété » en soumettant la nouvelle constitution du Québec à l'approbation référendaire.LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 lES 8U^sXoNTi\ Administration.(514) 844-3361 0Ü^TS JenD#01 \ R®daction.(514)842-9628 dE 9H°° a Annonces classées.(514)286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans Irais.1-SOO-363-0305 Abonnements Las numéro* de téléphona suivant* sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 J0"*1***.(514) 332-3891 ou (514) 844-5738 Extérieur- bidfcaM 514.I-6O0-361-6059 IndfcatM 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 IndteatH 613.1-800-361-5699 Le Devoir, lundi 27 août 1990 ¦ 3 EN BREF.Le PMM en congrès LE PARTI municipal de Montréal (PMM), a tenu hier à l’hôtel Sheraton son premier congrès devant quelques centaines de partisans.Les dirigeants du parti ont profité de l’occasion pour présenter 22 des 50 candidats qui porteront les couleurs du PMM lors des élections municipales du 4 novembre.Les militants ont également adopté le programme du parti et dévoileront ieurs engagements électoraux progressivement à compter du 7 septembre, date du lancement officiel de la campagne.L’accession à la propriété devrait en être un des thèmes majeurs.Dirigé par M.Alain André, un avocat de 49 ans, le PMM a été créé en décembre 1987.Il est représenté par cinq conseillers à l'IIôtel de ville, dont deux dissidents de l’équipe du maire Doré.Les presses roulent à Baie-Comeau BAIE-COMEAU- Les 1300 travailleurs de la compagnie de papier Québec et Ontario, de Baie-t'omeau, retournent au travail, ce matin, une entente de principe étant intervenue, vendredi soir, entre le syndicat et la direction de l’entreprise pour le renouvellement de la convention collective.Des sources syndicales ont indiqué que les employés ont obtenu ce qu’ils voulaient au chapitre de l’horaire de travail et des indemnités de congé payé.D’autres négociations salariales de poursuivront conjointement avec les syndicats des usines Madaren, de Masson, Daishowa, de Québec, et Domtar, de Dolbeau.La grève avait débuté le 28 juillet.Saint-Gilles conserve son dépotoir SAINT-GILLES — La Commisssion de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQi n’obligera pas le propriétaire du dépotoir de pneus de Saint-Gilles, près de Québec, à déplacer vers un autre site les carcasses caoutchoutées.Pourtant, en mai dernier, un avis de non-conformité avait été envoyé au propriétaire du dépotoir.Appuyé notamment par la municipalité et l’Union des producteurs agricoles, ce dernier avait riposté en demandant que le dépotoir soit soustrait de la « zone verte », réservée à l’exploitation agricole.La CPTAQ a finalement accepté cette demande, pour des raisons de sécurité, mais impose de sévères conditions : les pneus devront être disposés en îlots, on devra clôturer le terrain et aucune nouvelle carcasse ne devra être entreposée d’ici à la fermeture du site, en 1993.Nouvel incendie à Saint-Amable SAINT-AMABLE — Un incendie qui a éclaté, samedi matin, dans le dépotoir de vieux pneus de Saint-Amable, a été maîtrisé peu de temps après, les pompiers de l’endroit ayant réussi rapidement à circonscrire les flammes.On enquête sur les causes de ce début d'incendie dans le dépotoir qui a défrayé la manchette, le printemps dernier, lorsqu’il a été ravagé par un incendie qu’on a mis plusieurs jours à éteindre.La Sûreté du Québec croit cependant que la chaleur des derniers jours peut avoir réactivé les gaz qui se dégagent des pneus enterrés sous des tonnes de sable.Naufrage à Taïwan TAIPEI — Un bateau transportant 82 touristes s’est renversé hier sur un lac situé à 200 km au sud-ouest de la capitale de Taiwan, faisant 21 morts et 36 disparus.Le bateau avait été loué pour des employés de Shell de Taiwan.Parmi les personnes manquantes on compte trois Britanniques.Selon le directeur général de Shell à Taïwan, 82 employés et leurs familles (parmi lesquelles 30 enfants), avaient pris place à bord.La police a pu repêcher 34 personnes et poursuit ses recherches.Le propriétaire du bateau a affirmé que 82 personnes avaient pris place à bord.Le bateau n’avait qu’une capacité de 60 places, ne possédait pas de licence et n’a pas respecté l’interdiction de naviguer après 18 h.Le propriétaire a été inculpé d’homicide involontaire.Collision ferroviaire en Tchécoslovaquie PRAGUE — Onze personnes ont été brûlées vives et plus de 30 autres ont été blessées, samedi, lors de la collision entre deux trains dans le nord de la Tchécoslovaquie, rapportait hier l’agence CTK.Un train de passagers transportant une cinquantaine de personnes a heurté un train de marchandises près de Spalov, à 100 km environ au nord-est de Prague.Selon la radio, le feu a pris dans un wagon citerne et s’est propagé aux voitures de passagers.Tous les survivants sauf quatre ont été hospitalisés.d’après LE DEVOIR, PC, AP et Reuter vr cssr KAHNAWAKE Le blocus des Blancs se resserre Cauchon « Pourquoi Louis Laberge nous envoie pas les gars de la FTQ ?» L’homme qui se plaint ainsi de « manquer de bras » est révolté du manque d'appui des centrales syndicales.Se disant un « ex de la FTQ », refusant de Uvrer son identité, il consacre son dimanche à surveiller l’entrée du pont Mercier, à Ville LaSalle même, du côté opposé à la réserve de Kahnawake.Chaque soir, ils sont des dizaines, des centaines, à s'improviser ainsi milice privée sous l’oeil des policiers de la Sûreté du Québec.« Les Indiens ont pas d’affaire à passer icitte si nous-autres on peut pas passer sur le pont » ajoute-t-on.Hier après-midi, sous un soleil de plomb, la scène pouvait sembler bucolique mais elle laissait pantois : alors que les cyclistes longeaient tranquillement le boulevard LaSalle et que les couples d’amoureux se reposaient le long du fleuve, à quelques mètres d’eux, une bonne centaine de militants inspirés par le mouvement Solidarité Châteauguay surveillaient le pont à la recherche d'un Indien à traquer.D’autres venaient en famille avec leurs jumelles, histoire d’apercevoir un Warrior qui pourrait procurer un frisson bon marché.Des adolescents, apprentis guérilleros, ont marché sous la structure du pont et prétendu s’être rendus jusqu’au bout, près de la réserve.En revenant, ils ont été applaudis par la foule.« Eux-autres ils ont pas peur, ce sont nos soldats à nous », lançait un citoyen tout fier.« La prochaine fois, on va vous botter le derrière », leur expliquait un policier de la Sûreté du Québec, tout souriant.Le mouvement Solidarité LaSalle est improvisé, mais déterminé.Dans une petite tirelire sur le parapet du pont, on amasse des fonds, histoire de payer la cantine mobile aux militants qui campent toute la nuit à l’entrée du pont.Né à Châteauguay, ce mouvement de protestation s’est d’abord propagé à LaSalle avant de s'étendre à Dor-val et aux municipalités autour de la réserve.Il est constitué de Québécois excédés qui ont décidé de bloquer tous les accès aux Mohawks.Aux points de passage contrôlés par les Warriors et par l’armée canadienne, les Amérindiens peuvent théoriquement continuer à circuler.Sur l’eau, ces accès sont nombreux, mais on prétend que plus les Mohawks sont obligés d’aller loin M r «te* À l’entrée du pont Mercier, du côté 1er les Mohawks .pour s’approvisionner le long du fleuve, plus le mouvement s’élargit.Yvon Poitras, de Solidarité Châteauguay, qualifie le tout de « blocus économique ».Les informations, parfois difficiles à vérifier, se multiplient sur les accrochages entre citoyens et Amérindiens.Vendredi soir, des protestataires de Dorval auraient tenté d’arrêter une douzaine de Mohawks, et les forces policières auraient conseillé aux Amérindiens de ne plus se présenter, puisque leur présence serait maintenant source de danger.Une ambulance en provenance de Kahnawake a été bloquée cette semaine sur le pont.Les Mohawks soutiennent qu’une femme, Annette Diabo, qui venait d'accoucher et qui souffrait d’hémorragie, a été « examinée » par les protestataires, qui auraient bloqué l’ambulance pendant une heure.Les protestaires nient, PHOTO JACQUES NADEAU de Ville LaSalle, les riverains passent leur dimanche après-midi à surveil- Neuf morts sur les routes d'après la Presse canadienne AU MOINS 11 personnes ont connu une fin tragique de façon accidentelle au Québec durant la fin de semaine, selon les rapports de police disponibles en milieu de soirée, hier.La route a réclamé un total de neuf victimes, un homme a été électrocuté dans sa résidence et un travailleur a péri coincé par sa machine.Parmi les victimes de la route, on compte Alex Fortier, un bambin de deux ans heurté mortellement par son père, à Bernierville, en Estrie ; Jean-François Bérard, 19 ans, de Saint-Thomas; un Montréalais de 25 ans, dont la police n’a pas révélé l’identité, décédé lors d’un dérapage dans le quartier Côte-Saint-Luc, à Montréal.Un autre Montréalais âgé de 21 ans dont l’identité n’a pas été dévoilée est décédé après avoir perdu la maîtrise de son véhicule à l’intersection des rues Jean-Talon et Saint-Hubert.Marco Marois, 22 ans, de Saint-Gil- les, a été happé mortellement lorsqu’il a omis de faire un arrêt obligatoire aux commandes d’une trimoto.Ange-Albert Raymond, 71 ans, de Saint-Lucien, a péri carbonisé dans sa voiture à la suite d’un accident.Un Hell’s Angel de 36 ans, Mario Guy, de Saint-Nicolas, s’est tué lorsque son engin a dérapé dans une courbe.Pierrette Rocheleau-Mayer, 46 ans, de Rouyn-Noranda, a perdu la vie dans une collision frontale.A Wickam, André Dugas, 28 ans, a été tué dans une collision impliquant deux véhicules.Par ailleurs, Réal Côté, 27 ans, qui s'affairait à réparer sa laveuse, a été électrocuté dans son domicile de Ni-colet lorsque la lampe avec laquelle il s’éclairait s’est brisée.Un travailleur de la compagnie Zinc électrolytique du Canada, de Valley field, Srecko Frank, 59 ans, a connu une fin tragique, lorsqu’il a eu la tête coincée dans une machine sur laquelle il travaillait.Référendum en avril sur la fusion d’Aylmer, Hull et Gatineau LAC-SAINTE-MARIE (PC) - Les citoyens d’Aylmer, Hull et Gatineau participeront à un référendum sur le regroupement des trois villes le 28 avril 1991.La décision a été prise conjointement par les édiles des trois villes en fin de semaine à Lac-Sainte-Marie, lors d’une rencontre marquée par la mort subite du conseiller ga-tinois Gilbert Carneau.M.Garneau, âgé de 53 ans, est décédé selon toute vraisemblance des suites d’une crise cardiaque.Il a été trouvé sans vie dans sa camionnette juste avant que ne débutent les discussions, samedi matin, créant tout un émoi parmi les édiles et les fonctionnaires municipaux.Après six heures de pourparlers à huis clos, les membres des trois conseils sont sortis pour annoncer les grandes lignes de l’entente pour la tenue de ce référendum se rapportant à une seule hypothèse, soit le regroupement des trois municipalités en une seule ville.Ce référendum aura lieu simultanément dans les trois municipalités et les citoyens devront répondre, en vertu de la loi, à la question suivante : « Êtes-vous favorable au regroupement des territoires des villes d’Aylmer, Gatineau et Hull?» Si la réponse est positive, il faudra ensuite que les conseils donnent leur accord puisque le résultat n’engage pas les villes à faire cette fusion.La nouvelle ville aurait le statut d’une municipalité régionale de comté (MRC), qui entrerait en vi- Evitez la fumée pjh Pour mieux respirer CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1892 55 St Jacques Agents de Montreal, Quebec t)f6V6tS Canada, H2Y 3X2 .M r , ococcc d invention Telex 05 268656 Fa*.15141845-7874 et de marques Tel I5HI987 6242 de commerce soutenant que l’ambulance n’a été retardée que dix minutes.Urgences-santé, accouru pour amener la patiente à Montréal, aurait confirme la version mohawk.« La SQ n’empêche pas nécessairement les Mohawks de passer mais elle leur dit que c’est à leurs risques et périls », ajoutait hier un militant desolidarité LaSalle en montrant les hommes réunis à l’entrée du pont.Et quand tout cela sera fini, coin ment seront les relations entre Blancs et Amérindiens ?« S'ils font du trouble, on réagira tout de suite pour y voir, ajoute-t-il.S'ils se tiennent tranquilles, pas de problème de notre côté.» La réserve serait à sec dès mercredi Paul Cauchon LE BLOCUS imposé par les protestaires blancs plonge Kahnawake dans la crise. de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvon Leroux, du 16 juin au 1er sept., du mer.au sam à 20h 30.HÔTEL LESAGE: Prévost (1-224-5332)- « Waiter .de Pierre Légaré, m.en s.Gilbert Dumas, du 23 juin au 1er sept., jeu.au sam.à 20h.MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier, Hull (819 595-7455)— « La Chaire • de Bill Davis, traduction de François Tassé, m.en s.Louison Danis, du 6 juillet au 1er sept., mer au ven.20h., sam.19h.el 22h.LE PATRIOTE DE STE-AGATHE: Sortie 83, autoroute 15, Ste-Agathe (861-2244 ou 819-326-3655)— € Cré menteur • de Derek Benfield, adaptation Michel Forget, m.en s.Monique Duceppe, à compter du 15 juin, mar.au ven.20h.30, sam.19h.el 221).THÉÂTRE BEAUMONT ST-MICHEL: 51, route 132, SI-Michel-de-Bellechasse (sortie 348 de l'autoroute 20) (418-884-3344)— « Les gaffeurs • de William Van Zandt et Jane Milmore, adaptation et m.en s Johanne Seymour, à compter du 29 juin, mar.au ven.20h 30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— « Parade ¦ spectacle de marionnettes, jusqu'au 4 sept., mar.au dim.à 12h., 14h„ 16h.et 18h.THÉÂTRE DES CASCADES: 2 chemin du Canal, Pointe des Cascades (455-9341)— • Cache-Cash • de Donald Churchill et Peter Yeldham, traduction et adaptation Olivier Reichenbach, m.en s.Sophie Clément, du 1er juin au 2 sept., mar.au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLERC: autoroute des Laurentides, sortie 67, Ste-Adèle (514-229-3591 )— « Quelle famille ¦ de Francis Jolfo, m en s.Louis Lalande, du 19 juin au 26 août, et les 1-2 sept., mar au dim à 20h.30, matinées les sam.de août et le 1er sept à 17h.THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: Sortie 98E de la route 20, direction Sorel, puis Ste-Anne-de-Sorel (393-9022, 743-8446, 1-800-363-9468)— « Le tutu qui tue > de John Bishop, m.en s.Monique Duceppe, à compter du 12 juin, mar.au ven.20h.30, sam.21h.THÉÂTRE D'ÉTÉ DE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: 1979 St-Césaire.autoroute 10, sortie 37, Marieville (1-460-2161 ou 447-6026)— # 1836 le manoir aux maléfices • création et m en s Réjean Wagner, du 20 juin au ter sept, mer.au sam.20h.30 THÉÂTRE D'ÉTÉ DE MASSON: Salle Lombard, Ville de Masson (819986-5653)— Les Productions Padem présentent • Chambres d'hôtel • texte de Louis Saia, Michel Lessard et Marielle Léveillé, m.en s Pascal Belleau, du 20 juin au 1er sept.mer.au sam.à20h THÉÂTRE DE L'iLE: t rue Wellington, Hull (819 595-7455)— « L'éducation de Rita » de M.Russel, traduction de René Dionne, m.en s.Claire Faubert, du 29 juin au 1er sept., mar.au ven.20h„ sam.19t>.et 221) THÉÂTRE MANOIR DU LAC DELAGE: Québec.route 73, direction Nord, Lac Delage (419848-1818) (514-285-8725)— • Des moutons noirs pure laine > de Neil Simon, traduction Olivier Reichenbach.m en s.Sophie Clément, du 19 juin au 2 sept., mar.au ven.20h.30, sam 19h.et 22h.THÉÂTRE DES MARGUERITES: 8075 boul Jean XX111, Trois-Rivières ouest (819377-3223)— • Vice el versa • de Ray Cooney, traduction et adaptation de Michel Dumont et Marc Grégoire, m.en s.Monique Duceppe et François Barbeau, â compter du 12 juin, mar.au ven.20h.30, sam.211).THÉÂTRE MOLSON: 10 Chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Richelieu, autoroute 20 est, sortie 113 (584-2293)— ¦ Avion en folie » de Larry-Michel De-mers, du 29 mai au 1er sept., du mar.au sam.à 21 h.THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: 135 Principale, Granby (514-3792262)- .Tel père tel fils ., m.en s.de Gaétan Labrèche, dès le 20 juin, du mer au sam.à20h.30.THÉÂTRE DE POINTE-AU-CHÊNE: Route 148, entre Lachute et Montebello (819242-5923)— • Mais n'te promène donc pas toute nue • de Georges Feydeau, m en s.Philippe Grenier, les productions de La Belle Époque, du 8 juin au 1er sept., mer., jeu., ven, 21h , sam.19h.30 et 22h.30 el dim.20h THÉÂTRE DE LA POUDRIÈRE: Ile Ste-Hélène (954-1344)— • Ça tourne autour du lit > de Jasmine Dubé, m.en s.Marc Pache, du 4 juillet au 1er sept., mer au ven.20h.30, sam.21h.THÉÂTRE LA RELÈVE A MICHAUD: St-Ma-Ihieu-de-Beloeil, Iranscanadienne, sortie 105 (514-464-0089)— « Gars » de Jean Barbeau, m.en s.de Claude Maher, du 5 juin au 1er sept., du mar.au ven.à 21h., sam.à 19h.et 22h.30.THÉÂTRE DE LA SUCRERIE: Casselman, Ont., transcanadienne direction Ontario, sortie 66 (613-764-5580)— « Chapeau • de Bernard Slade, traduction de Luis de Cespédes, m.en s.de Jean-Bernard Hébert, du 3 juil.au 1er sept.du mar au sam.â 20h.30 MUSIQUE CLASSIQUE r.® CE SOIR.LUNDI 27 AOÛT 1 LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE J CIEL MF S PRÉSENTE A 22:00 «a TELEVISION IL Y A DES JOURS ET DES LUNES Gcrarif Patrick Vincent Francis Annie Marie Sophie Philippe Gérard LANVIN CHESNAIS LINDON HUSTER GIRARD0T L.LÉOTARD DARMON Paul Christine Serge Caroline Charles PRÉB0IST BOISSON REGGIANI MICLA GÉRARD Le mercredi 26 septembre à 19:30 p.m.au cinéma Université Faites parvenir le coupon-reponse a : Concours "IL Y A DES JOURS.-ES L - - -L» concours d«but« I* I” t«pi«mbrs pour se terminer le 17 septembre -Le texte des reglements relatifs l ce concours est disponible chez CFP Distribution •La valeur des prix offerts est d'environ 2.520 00 ET DES LUNES" a s C FP Distribution Inc 0275 Mayrand, Montréal H4P 2C8 Nom Age Adresse Ville Code postal .Tèi • chorals divers (JS Bach) • symphonie no.29 (Mozart) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerto pour piano en si mineur op.89 (Hummel) • symphonie op.35 no.4 en fa (Boccherini) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 o 12.00 12.15 12.45 13.15 14.15 CBFT L'édition magazine Les détecteurs de mensonges Le clan Campbell Dallas Cinéma < Terreur dans le ciel • amér 78 16.00 FraggleRock 16.30 Les Schtroumpfs 17.00 L'heure G 18.00 Montréal ce soir O 12.00 13.00 14.00 14.30 15.00 16.00 16.30 17.00 17.30 18.00 C B M T Midday All My Children Coronation Street Talkabout Guiding Light Generations Babar Video Hits Golden Girls Newswatch CB CFTM 12.00 Ici Montréal 12.30 Bon appétit 13.00 Dynastie 14.00 Chacun chez soi 14.30 Campus 16.30 Double défi 17.00 Mimémo 17.30 Souvenirs d'été 18.00 Ici Montréal CB C F C F 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse 17.30 Animalia: spécial cheval 18.00 Télétourisme CB T V 5 14.50 Bonne journée 15.00 L'info-5 15.30 En avant Astérix 16.00 Trente millions d'amis 16.30 Les animaux du monde 17.00 Le petit journal CD RADIO-QUÉBEC 13.30 Pause musicale 15.30 Racines 16.30 Les aventures de Charlie Brown et de Snoopy 17.00 Robin el Stella 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-partout E0 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Plerrateu 12.30 Le grand journal 13.00 La fourchette d'or 13.30 Québec en vacances 14.00 Cinéma Quatre-Saisons .Au nom de l'amour • amér 80 avec Ron Howard.Robert Foxworth et Mickey Rourke 16.00 Le vagabond 16.30 Action-réaction 17.00 Montréal-les-iles 17.30 Le grand journal I HSI WBÊÊ IB nn 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal Ce soir Double vue sur le Festival.I>es détecteurs de mensonges Des jardins d'aujourd'hui Les francofolies de Montréal Concert d’été Le Téléjournal g Le Point/météo/sport L’heure G Double vue sur le Festival.ÇT] WCAX (CBS) Burlington News News g Family Feud Major g Dad Doctor g Doctor Murphy g Brown Designing g Women F ace to face g with Connie Chung News US Open Tennis.The Arsenio Hall Show C5J WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g — Jeopardy ! Cheers The Cosby g Show Guys g next door Movie : / know my fini name is Steven g Am.89 —Avec Corin (Corky) Nemec News The Tonight Show Q CBMT (CBC) Montréal Newswatch It's about Time Danger g Bay The Wonder Years g The National g 20h50/l'he Journal F'ootball / Argonauts vs Eskimos ÇE) CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Santa Barbara Drille de vidéo Les héritiers du rêve Sous le signe du faucon Feriand/Nadeau en vacances Nouvelles g météo/sports 23h45/Ciné-lune: Les inconnus du désert —Am.74 iM CFCF (CIV) Montréal Puise F'.ntertain- rnent tonight Live It Up g Diamonds Movie : / know my first name is Steven g Am.89 —Avec Corin (Corky) Nemec News g News The Arsenio Hall Show Qjj) TV5 (Télévisions Francophones) T élétourisnie Des chiffres et des lettres Journal télévisé de A2 L'info - 5 Du cOté de chez Fred 21hl5/Thalassa 22hl0/Médiations 23hl0/Scully rencontre 23h40/Espace francophone (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-Partout Racines Omni g Science National Geographic g Globe-Trotter Nord-Sud g Médecine g apprivoisée Biondi & Cie Cinéma : Boulevard du crépuscule —Am.50 Avec William Holden et Gloria Swanson (20) Musique Plus Musique vidéo FAX: I.'lnroplus Rock Velours : VJ: Sonia Benezra Musique vidéo Rock en bulle: Paul Young 21 h 15/ Musique vidéo (22) WVNY (ABC) Burlington News Q Wheel of Fortune A Current Affair Football / Eagles ra Colis g News g Nighlline g Twilight Zone (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door .Elephant g Show Walking Fit Stolen Childhood Vista This Office Life À commu- niquer Origins : A g History of.People Patterns (25) Much Music I9h: Fax Muchwesl Special / The Wall — Berlin 1990 Spotlight / Rush Vidéoclips (33) VERMONT FVFV (PBS) The MacNeil-l A-hrer Newshour The Nightly Business.Vermont Report Adventure g Great Journeys American Masters g Movie : Silent Running —É.-U.72 Avec Bruce Dern et Cliff Potts (35) QUATRE SAISONS Montréal I -a roue chanceuse Garden-Party Zone interdite Cinéma : Les montres des profondeurs —É.-U.80 Avec Chad Everett et Joseph Bottoms Carden-Party la1 Grand Journal Sports plus Les rues de San Francisco (57) WCFE(PBS) 3-2-1 g Contact The Nightly Business.The MacNcil-l/ehrer Newshour National Audubon g Society Spécial Mystery ! The Return g of Sheriock Holmes Fred Waring US Chonis : Moments in Time The Avengers 23h55/Movic 9.CULTURE ET SOCIETE Montréal, lundi 27 août 1990 Un des rares films estoniens présentés à Montréal Festival des films du monde B^icine Laurendeau L'homme qui n’existait pas.Un film de Peeter Simm Aujourd'hui à 18 h au Complexe Desjardins 1 ; demain à 22 h et le 30 août à 18 h au Complexe Desiardins 3 U N K FILLKTTE aux tresses blondes, un chef de gare rassurant, une somptueuse locomotive.Une enfance heureuse dans la campagne estonienne de l’avant-guerre.Mais la malédiction s’abat sur la famille et le pays.Les couleurs s’estompent et l’écran devient sépia.La petite fille a grandi.Grâce à ses dons particuliers, Imbi devient une vedette de la radio et, forcément, le « tambour parlant » de l’idéologie soviétique.Kn 1949, l’année terrible de la déportation des Ksto-niens en Sibérie, Imbi n’est plus, qu’une ombre muette.Mais un enfant lui redonne l’espoir.Elle recou- PHOTO FFM Une scène de L'homme qui n'existait pas.vre la voix.Kt la couleur réapparaît sur l’écran.Voilà quelques repères pour vous situer dans une succession d’images beaucoup plus fantaisistes que mon résumé.L’histoire nous est distillée avec lenteur et parcimonie, à travers des épisodes où dominent un humour feutré, une souveraine élégance, une nostalgie souriante et la beauté de la direction de la photographie.Il s’agit, objet rare, d’un authentique film estonien.* Moody Beach.Un film de Richard Roy.Présenté samedi dernier à 11 h 10 au Parisien et au Cinéma Impérial à 19 h RI KN ne va plus dans la vie de Si- mon (MichelCôté) qui décide de remettre les compteurs à zéro.11 file aux États-Unis vers la maison léguée par sa mère, immense villa du bord de mer où il débusque Laurence (Claire Nebout), occupante clandestine dont il tombe amoureux.On attendait avec curiosité le premier long métrage de Richard Roy.Déception.Après un début qui laissait espérer mieux (la note humoristique de la séquence au bar avecMla serveuse américaine), on s’enlise rapidement dans une idylle dont la banalité est aggravée par la vacuité des dialogues.Le personnage de Simon aurait peut-être eu son charme dans les années quarante, incarné par Humphrey Bogart.Mais aujourd’hui, ce beau ténébreux qui ne répond pas aux questions des dames et dont le regard ne s’allume pour la première fois qu’à la vision d’une Thunderbird convertible rouge ferait plutôt figure de muffle.Ou de prétentieux.Le personnage de Laurence, l’étrangère venue de nulle part, n’échappe pas non plus au cliché.Ce n’est pas la faute aux comédiens ni à l’équipe technique : le film est fignolé, léché à souhait.Mais un scénario ne donne pas ce qu’il n’a pas.Une belle coquille vide.A Turné.Un film de Gabriele Salvatores Aujourd'hui à 11 h 10 au Parisien 6 et à 21 h au Port- Royal.demain à 15 h au Parisien 6 DKUX comédiens dans la trente-quarantaine (Diego Abatantuono et Fabrizio Bentivoglio), des amis de toujours, partent en tournée.Ils vont chaque soir interpréter dans des théâtres de province Lu Cerisaie de Tchékhov.Tout irait pour le mieux s'ils n’étaient pas amoureux de la même femme (Laura Morante).Le réalisateur Gabriele Salvatores, fondateur en 1972 du Théâtre de l'Klfo, à Milan, est avant tout un metteur en scène de théâtre.Cela n’empêche pas 'l'urné, son quatrième long métrage, d’avoir été une rafraîchissante surprise au récent Festival de Cannes.Une comédie douce-amère, tendre et désenchantée, sur l’amitié, l’amour, le métier, jouée par des acteurs sensibles et fins.Avec en prime une jolie balade à travers les Pouilles, l’Ombrie, la Romagne.Kt, d’une irrésistible drôlerie, la séquence de la station-service où je vous défie de ne pas rire.Bouge pas, meurs et ressuscite.Un film de Vitali Kanevski Aujourd'hui à 14 h 40 à l'impérial; demain à 19 h au Parisien 6 KN CKS RUDKS années de l’après guerre, dans un coin perdu de l’Kx trême Orient soviétique, un lieu nommé Soutchan, mi-ville minière, mi-camp de détention.Un paysage sinistre bordé de miradors, des baraques où l'on s’entasse comme on peut, la famine, les queues, la misère Dans ce monde sans joie, Valerka (Pavel Nazarkov) et Galia (Dinara Droukarova), un garçon et une fille de 12 ans, essaient d'être heureux.C’est plus compliqué pour Valerka qui ne résiste jamais a la tentation d'un coup pendable et qui finira par être renvoyé de l’école.Parce que sa mère ne sait pas l’aimer ?lleureu sentent que Galia veille sur le garçon et, à point nommé, saura le tirer astucieusement de plus d’un mauvais pas.Tout le contraire d’un mélo misérabiliste, le film décrit, en noir et blanc, un petit monde qui sait se défendre par la gouaille d'une chanson.Pas méchant mais plutôt victime de son insatiable curiosité, le jeune Valerka est un personnage singulièrement attachant qui forme avec Galia, la futée, un des couples les plus sympathiques que le cinéma nous ait donnés.Caméra d’Or à Cannes, c'est le premier long métrage de Vitali Kka nevski qui, né en 1935, a vécu une enfance proche de celle de son héros.L’aspect largement autobiographique du témoignage rend le document d’autant plus fort.Le dernier des Contes pour tous est enfin arrivé Festival des films du monde Ôdiie Tremblay Vincent and me.Un film de Michael Rubbo Présenté hier à 9 h au Parisien 5 et à 19 h au Cinéma Impérial.K) professe une admiration sans bornes pour Van Gogh, le grand, l’unique.Comme elle a 13 ans, un talent fou et qu’elle reproduit à s’y méprendre le style de son héros, on l’envoie, prix en poche, se perfectionner à Montréal.Mais un mystérieux personnage, sosie du docteur Cachet, lui achète quelques dessins, les vend à prix d’or en Kurope comme d’authentiques Van Gogh.Kt voilà c’est parti.Car notre héroïne ira mener son enquête à Amsterdam auprès d’un copain et d’un journaliste, devisera en rêve avec le peintre de Arles, affrontera toutes sortes de périls dans les canaux d’Amsterdam.C’était hier la sortie officielle de Vincent and me, une coproduction France-Québec, le numéro 11 de la célèbre série Contes pour tous.Produit par Roch Demers, réalisé par Michael Rubbo (qui signait aussi Opération beurre de pi not es et Les aventuriers du timbre perdu), ce petit film frais et charmant est placé sous le signe de l'aventure, de l’humour, de la création aussi.Au centenaire de sa mort.Van Gogh se up Ci res des enfants ?D’autant plus que Michael Rubbo n'a pas créé un film de plus sur la vie du génial expressionniste, mais une fantaisie sans prétention légère et imaginative qui tient du thriller et de la fable et se promène dans le temps comme dans l’espace.Un futur succès de salle et un film que même les enfants jugeront pas trop bête.porte beaucoup cette année.Kt pourquoi pas aupre Reyhaneh.Un film de Alireza Raiessian Aujourd'hui à 16 h 50 au Parisien 4; demain à 22 h au Complexe Desjardins 2; mercredi à 18 h au Complexe Desjardins 1 REYHANEH s’ouvre sur les photos d’un divorce, dérisoires petits moments tronqués, arrachés à une fail-litte de couple, mais nous sommes en Iran, dans ?n pays où pour une femme, divorcer n’est pas si simple .L’Iran : de son pays muselé, Alireza Raiessian nous fait parvenir un chant de mélancolie et de détresse, véritable petit bijou de sobriété où l’asservissement de la femme n'est pas dénoncé.Kxposé seulement.Mais le réalisateur n’avait pas besoin d’appuyer davantage, tant le sort de Reyhaneh, la jeune répudiée en tchador qu’il met en scène, est pa- thétique (et trop réel manifestement).Après qu’elle ait été chassée de son foyer et privée de son enfant par un mari brutal, oui pourrait vouloir d’elle ?Ni son frere aîné qui l’accueille quelques jours, ni sa soeur, ni ses amis.Condamnée à errer d’une maison à l’autre, son seul bonheur réside dans son amour pour Reza, un cousin, qui lui subit les foudres de son patron.Misérabiliste, Reyhaneh ?Même pas.Alireza Raiessian joue de pudeur et de délicatesse en abordant un sujet que l’on s’étonne avoir passé entre les rêts de la censure.Car, à travers des images frugales et tournées avec un minimum de moyens, toute une civilisation basée sur la tyrannie est pointée du doigt dans ce beau film lourd de sens et de silences.Ju Dou.Un film de Zhang Yimou et Yang Fengliang.Ce soir à 21 h au Cinéma Impérial.CKUX qui goûtent les caméras flatteuses et les décors fastueux seront servis avec Ju Dou, tant les réalisateurs chinois Yang Fengliang et Zhang Yimou misent ici sur l’esthétisme.Ju Dou est un film d'images et d’éclairages (fort beaux), ressuscitant la vieille Chine, ses costumes, ses lanternes et ses rites.Mais la trame est classique, presque éculée : le méchant mari, la belle épouse, le jeune amant.Rien de bien original de ce côté.Au coeur de l'histoire : Ju Dou, jeune femme achetée par Jinshiang, un vieillard sadique qui la torture et l'exploite dans sa teinturerie.La passion de la belle va à Tianqing, le neveu de son mari.De leurs étreintes illicites naît un fils : Tianbai.Tout le film tourne autour de la haine mâtinée de respect unissant les jeunes gens au vieillard (bientôt paralysé).Les amants se voient condamnés à cacher leur liaison à la face du monde, à se méfier de leur fils aussi, qui devient leur juge et leur bourreau.Comme dans la plupart des films chinois, Ju Dou est un film où l’action se déploie lentement et où le jeu des acteurs apparaît un peu outrancier à la façon d’un théâtre de masques.Mais chaque scène compose ici un tableau et des jeux de lumière viennent caresser voiles et tissus dans une suite d’images vraiment superbes.Pour le pur plaisir des yeux ! ?La campagne de Cicéron, Un film de Jacques Davila.Aujourd'hui à 15 h au Parisien 2.PRKNKZ un doigt de mensonge, rajoutez qualques gouttes de névrose, de frustration, de mesquinerie, de désir aussi et d’amour malheureux.Toutes ces forces se heurtent, se frôlent, se déchirent dans La campagne de Cicéron du Français Jacques Davila.Avec plus ou moins de succès, avouons-le.Dans un mas du midi de la France, sept personnes se réunissent pour leurs vacances estivales.Pianiste, directeur de musique, critique musical; on est ici entre mélomanes de la bonne société.Des couples plus ou moins inassortis se forment, se déforment, au milieu des déchirements d’usage et des palabres interminables.Car chez Hermance, on ne se contente pas de se baigner, de courir les herbes sauvages, de bien manger.On cause surtout : de l’amour (de quoi d’autre ?).Nathalie aime Charles-Henry (un personnage particulièrement tordu, allergique à toute relation charnelle), Hermance aime Simon qui la fuit et la jolie Françoise se tient à la frontière de deux passions.Tout ce beau monde s’analyse et gratte ses plaies à qui mieux mieux.La campagne de Cicéron m’a profondément ennuyée, tant ce film ver- beux s’écoute sans jamais passer la rampe de la tendresse et de la douleur.Une suite de scènes interminables jouées du bout des lèvres par des acteurs peu convaincus et peu convaincants; c’est ce que nous livre aujourd’hui Jacques Davila.On n’arrive pas à extirper la moindre émotion de cette histoire trop intellectuelle qui endort l’auditoire jusqu’au ronflement.En Handfull Tld.Un film de Martin Asphaug Aujourd'hui à 11 h 10 au Parisien 2; vendredi à 18 h au Complexe Desjardins 2.1) K SU Kl) K nous arrive ce premier long métrage de Asphaug, tendre et poétique qui, avec des accents berg-maniens, sous les couleurs de l’humour, de la passion, de la nostalgie, rappelle l'univers onirique des contes Scandinaves.En Handfull Tidest un film de « flashbacks », de réminiscences.Le vieux Martin a beau croupir dans une maison de retraite, il converse continuellement avec sa femme Anna, morte 50 ans plus tôt en accouchant d’un fils Avec Martin Asphaug, on fait la navette entre les époques.Son héros Martin s'évade du mou-roir qu’il habite, part retrouver son passe.Jadis, il a enlevé Anna à un père féroce qui la maltraitait.Ce sont les errances du couple dans une Suède sauvage de glaciers bleus et de hautes montagnes, leur halte chez des paysans isoles au bout du monde que l’on suit ici.C’est aussi le retour d’un vieillard épuisé sur les lieux de sa jeunesse.Par sa musique de fin du monde, PHOTO LA FÊTE Une scène de Vincent and me.par les images vivantes, vibrantes qui s'enchaînent sous sa caméra, par le jeu émouvant des acteurs et surtout par ce climat un peu surréaliste qui baigne tout le film, En Handfull Tid capte et envoûte.À voir.H A R R I S O N Certaines personnes tueraient par amour.F O R I) _ ,, R R s Li M i' G m «>»• 'T"" INNOCENT "Presumed Innoitm ' fTlf mï» pwo] _ BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE CENTRE-VILLE I21S RUE MOCHElAGA ms Bout ST UARUN 0 roc- RUE UNIVERSITY 12& 2ième FILM AU CINÉ-PARC CINE-PARC ST EUSTACHE ROUTE 15 (SORTIE 21) f .h „ | .Stupéfiant.Eblouissant.¦Janet Maislin, THF M VN YORKTIMES G° REVES m Ü* tra -fercscu*|ÿ ;»y.v/.\vjç* wmm mMm %mm mm mm ¦ Avis de T éditeur Les » Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L’adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.preuve d’une mémoire historique défectueuse.Au pire, il nous invite à penser qu’il se joint à ceux qui rejettent le droit d’Israël à siéger légitimement autour de la table des nations.— MICHAEL CRELINSTEN Montréal, le 22 août.Marcel Sicotte, NOUS AVONS perdu un bon papa, un homme digne et sage qui savait parler des choses mystérieuses en nous les montrant d’un geste rassurant.Celui que nous appellerons toujours affectueusement le professeur Marcel Sicotte avait le don de nous intéresser, de nous faire pénétrer dans les rouages les plus complexes de la science.Nous parvenions à le suivre dans les labyrinthes de la connaissance parce qu’il nous tenait solidement la main.Qui n’a pas rêvé de devenir un scientifique, un savant, en l’écoutant définir simplement les réalités les plus difficiles à expliquer ?L’émission « Atomes et Galaxies» qu’il anima pendant plusieurs années à la télévision de Radio-Canada nous plongeait en plein mystère et nous permettait de recréer le monde.Pendant toute la série de reportages sur les vols Gemini à la radio et des missions Apollo à la télévision que j’ai eu le plaisir d’animer à ses côtés, nous avons fait des découvertes innombrables.Le ton était juste et ferme, le mot précis, avec cette légère hésitation du souci d’expliquer et de permettre à la connaissance nouvelle de s’agripper à la précédente.Oui, le professeur Marcel Sicotte savait nous parler des mystères de la vie parce que son regard souriait à la naissance d’une fleur.Nous avons perdu un bon papa.Merci à sa vraie famille de nous l’avoir prêté si souvent.Sachez aussi que nous partageons votre chagrin.— HENRI BERGERON Montréal, le 23 août.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc .située au 775, boul Le-beau, St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3361 Abonnements (514) 844-5738 - LE DEVOIR .(USPS =003708) is published daily by L imprimerie Populaire Limitée 211 rue Si-Sacrement, Montréal.Ouébec H2Y lxi Subscription rate per year is S 439 00 USD Second Class Poslage paid at Champlain.N Y U S POSTMASTER send address changes to insa, PO Bon 1518.Champlain N y 12919-1518 professeur LETTRES AU DEVOIR Les réserves, cancer canadien ON MET maintenant en évidence la complexité d’adapter la démocratie moderne à des institutions appelées « réserves » et inventées par les policiciens du 19e siècle, pour mieux daigner assimiler ou éliminer ; en somme, pour gérer un problème qui n’a rien à voir avec les données modernes d'une vraie démocratie.Ce système de réserves nous apparaît être un cancer canadien, dont le Québec moderne doit se débarrasser sans délai.Une raison de plus pour faire l’indépendance du Québec.Aujourd’hui, tout près de 100 % des Québécois de souche française ont des gènes amérindiens, souvent sans même le savoir.Ils sont comme moi, étonnés de constater qu’il y a encore au Canada et au Québec, pour le même sol, différentes sortes de nationalités et de citoyens, avec des droits aussi différents.Tant que les lois du Canada seront encore là, il faudra bien le respecter, sauf que cela nous apparaît aujourd’hui comme une forme d’apartheid auquel on ne pourra plus souscrire.Aussi dans une recherche de souveraineté, il sera urgent de conquérir le droit d’abolir le système de réserves et de dédommager s'il y a lieu les quelques milliers de purs Amérindiens qui auraient des droits ancestraux différents de autres Québécois.Il est temps d’en faire des citoyens comme le autres.Du leadership s’il vous plaît ! — SILVIE MARCEAU Sillery, le 15 août.Municipaliser les réserves RIEN, mais rien du tout, ne pourra résoudre la crise amérindienne si nous n’avons pas le courage d'aller au fond des choses.Je veux parler ici de l’existence même de ces ghettos que sont les réserves dites amérindiennes.Sait-on que la totalité des kilomètres carrés qu’occcupent ces réserves (au Québec) atteint à peine 2 % de tout le territoire ?Sait-on que le nombre de ceux que l'on appelle les Amérindiens n’est que de sept dixièmes de 1 % de la population du Québec qui compte maintenant presque sept millions d’habitants ?Vraiment, il faut avoir perdu le nord pour affirmer, comme le font certains Québécois, que le territoire sous nos pieds n’est pas à nous ! Je n’en reviens pas de ces angélistes, de ces soi-disant pacifistes, de ces gauchistes de salon qui s’apitoyent sur le sort des Amérindiens et, pis encore, sur celui de ces Iroquois guerriers qui nous tiennent en joue depuis leurs barricades ! Le lot des Québécois ne serait-il que la honte ?Le territoire du Québec, il est à nous, Québécois, depuis le moment où Jacques Cartier a planté ici sa croix en 1534, croix qui se voulait et qui se veut toujours le signe de l’évangélisation et de la civilisation.Il faut abolir toutes ces réserves amérindiennes ! Il faut les ériger en municipalités autonomes comme toutes les autres municipalités selon la Loi des cités et villes du Québec.Cette mesure se trouvait, d’ailleurs, en toutes lettres dans le programme du Parti québécois, première version.Mais aujourd'hui, le courage et la clairvoyance ne sont plus la caractéristique de ce parti ! Voilà où mène l’abandon de toute spiritualité, de toute morale ! Pour remonter la pente, il nous faut des hommes qui seront autre chose que des pantins comme Bourassa et Parizeau dont la spécialité semble être la peur d’avoir peur ! Que Dieu daigne susciter les chefs politiques dont le Québec a un urgent besoin ! — G.BROSSEAU Saint-J ean-sur-Richelieu, le 19 août Des policiers qui se croient tout permis TOUT citoyen de Montréal est à même de constater les fantaisies que s’offrent les véhicules de la police de la Communauté urbaine: — changements de voie de circulation sans utilisation des clignotants ; — virages à droite ou à gauche dans les rues adjacentes, sans davantage avertir de ces changements de direction ; — stationnements abusifs, à cheval sur deux voies de circulation pendant que vous attendez, à la fois penaud et en rage, que le « shérif » (bon ou mauvais.?) vous remette vos papiers et votre ticket.Du fait que ce policier « vous » fait respecter la loi, il a tous les droits.Il serait souhaitable que les représentants de l’ordre éduquent correctement leurs réflexes vis-à-vis du code de la route, ce qui ferait que, dans des situations plus urgentes ou plus tendues, ces bonnes habitudes primeraient et éviteraient ces sortes d’accidents stupides.Au nom de la population de Montréal, je m’adresse, là autant aux simples policiers qu’à leurs chefs responsables pour que, dès leur entraînement, cette idée de maturité d’esprit, de conscience professionnelle et de réflexes sains soit beaucoup plus développée.— PIERRE L.GAGNIEUX Ville Saint-Laurent, le 22 août.Irak-Israël : aucune parallèle DANS sa lettre, M.Konstantinos Georgolis (LE DEVOIR du 18 août) trace un parallèle entre l’agression barbare de l’Irak contre le Koweit et l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza.Je crois qu’il est important de souligner qu’il n’existe tout simplement aucun parallèle entre les deux événements.Il existe des différences fondamentales entre les deux situations.La tentative de M.Georgolis est symptomatique d’un manque évident de perspective historique.En 1967, Israël tentait désespérément d’éviter tout conflit avec le roi Hussein de Jordanie.Il avait été formellement ordonné aux forces israéliennes de ne pas engager le combat avec les forces jordaniennes dans les territoires sauf en cas de défense, bien que ceux-ci savaient qu’une attaque de l’ennemi paraissait imminente.Il est également nécessaire de rappeler que l’occupation israélienne des territoires était le résultat d’une action défensive, suite à une série d’attaques sur Israël, lesquelles avaient pour but de « jeter les Juifs à la mer ».Il est important de rappeler qu’aucune démarche unilatérale de la part du gouvernement israélien n’a été entreprise pour modifier le statut légal des territoires.Bien au contraire, Israël demeure tenue au statut final des territoires à être déterminé par une solution formellement négociée.Au mieux, M.Georgolis fait DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 27 août 1990 ¦ 11 La TPS est une bonne taxe 1 ) La décision de ne pas taxer l’alimentation de base est une mesure régressive et non pas progressive comme on le croit généralement iËÉli PHOTO JACQUES GRENIER Des citoyens ont voté contre la TPS à Montréal, le 17 avril 1990 PIERRE FORTIN L'auteur est économiste au Centre de recherche sur les politiques économiques de l’UQAM.Nous présentons ici le texte intégral du mémoire qu'il a soumis au Comité sénatorial permanent sur les banques, le commerce et les finances, qui fait l'examen de la nouvelle taxe sur les produits et service dont l'entrée en vigueur est prévue en janvier 1991 QUAND on se dit favorables à la taxe sur les produits et les services (la TPS), comme la majorité de mes collègues économistes, on a l’impression d’appartenir à une minorité visible, tellement la réprobation populaire est forte face a cette initiative fiscale.Néanmoins, je maintiens que le projet fédéral de TPS constitue une nette amélioration par comparaison à la taxe fédérale de vente actuelle (la TFV) sur les biens manufacturés.Plus encore, je suis prêt à défendre le point de vue que la TPS augmente les chances que le Canada accède à plus longue échéance à un système fiscal plus simple, plus juste et plus compétitif sur le plan international.Le consensus des économistes On pourrait même aller plus loin et commencer à explorer la possibilité d’abolir purement et simplement les deux monstres que sont devenus l’impôt sur le revenu des particuliers et l’impôt sur le revenu des corporations et de les remplacer par la combinaison d’une TPS plus grosse (de 20 % à 25 % peut-etre), d’un crédit d’impôt pour TPS proportionnellement élargi et d’un impôt uniforme (de 2 % à 3 %) sur le capital fixe.Cette idée, mise de l’avant par le lauréat du Prix Nobel des sciences économiques pour 1988, le professeur Maurice Allais, permettrait de simplifier grandement le système fiscal et de le rendre plus équitable et plus internationalement concurrentiel.Je vais donc tout d’abord expli-uer la nature du consensus des conomistes sur la TPS à 7 %; puis tenter de comprendre pourquoi la majorité de nos concitoyens (plus de trois contre un) s’opposent à la TPS proposée ; et enfin réfléchir à haute voix sur l’avenir souhaitable de la réforme fiscale au Canada.La TPS sera une taxe à la valeur ajoutée (une TVA comme on en trouve dans 80 % des pays industriels) dont le taux sera fixé à 7 %.Comme taxe à la consommation, elle exclura les produits exportés et les biens d’équipement (immeubles, usines, machinerie, etc.).Parmi les biens de consommation, seuls l’alimentation de base, les médicaments et les appareils médicaux seront entièrement détaxés.La TPS à 7 % doit remplacer la taxe fédérale de vente actuelle dont le taux de base est presque le double (13,5 %), qui frappe les biens et non les services, et qui touche les produits exportés et les équipements d’entreprise.Bien qu’on puisse contester certains aspects de l’affirmation, la TPS n’apportera à peu près pas, lors de son entrée en vigueur, de recettes supplémentaires au gouvernement fédéral; ce n’est pas une vache à lait.Le coût des mesures complémentaires comme le crédit d’impôt pour TPS et la ristourne relative au logement sera défrayé par des hausses d’impôt touchant le tabac, les alcools, les bénéfices des grandes sociétés et le transport aérien, par une augmentation de la surtaxe sur le revenu et par un certain nombre de coupures dans les dépenses fédérales.Il existe un large consensus parmi les économistes canadiens au sujet de l’effet de la TPS sur la production, l’emploi, les prix, la croissance et la répartition du re- venu national.Ce consensus peut être découpé en quatre points.Premièrement, on s’accorde pour dire que la TPS favorisera la croissance économique en encourageant l’investissement et la productivité.L’estimation médiane, tirée de six sources différentes, de l’impact durable de la TPS sur le revenu intérieur réel, est d’environ 1/2 de 1 %.Ce chiffre peut sembler minuscule, mais il ne l’est pas, en raison du fait qu’il est répété chaque année dans l’avenir indéfini.Cela rend le phénomène équivalent à une injection soudaine d’environ 175 milliards $ à la richesse globale des Canadiens.L/avantage en question découle simplement de la détaxation des biens d’équipement et d’un fardeau fiscal plus équitablement réparti, notamment entre le secteur des biens et celui des services.Une mini stagflation Deuxièmement, il est également clair qu’on assistera à une certaine restructuration de la demande et de la production au Canada.Comme la taxation frappera maintenant un peu plus la consommation et un peu moins l’investissement des entreprises et les exportations, la demande globale de biens et de services se déplacera de la consommation vers l’investissement et les exportations.Cependant, après un certain temps, le niveau plus élevé de revenu national engendré par la réforme fiscale permettra a la fois plus de consommation et plus d’investissement (et d’exportations).En d’autres mots, la consommation qui sera sacrifiée à court terme pourra être plus que remplacée à moyen et à long terme.Du côté de l’offre globale, la suppression de la discrimination fiscale dont est l’objet le secteur des biens, seul soumis à la TFV actuelle, par comparaison au secteur des services, qui en est exempt, entraînera un déplacement de la production de services vers la production de biens.L’importance prévue de ces ajustements de la demande et de l’offre varie naturellement d’une étude à l’autre, mais personne ne met en question le fait que des ajustements auront lieu.Troisièmement, on prévoit généralement que l’introduction de la TPS à 7 % entraînera une ministagflation à court terme : l’inflation et le chômage en seront légèrement gonflés en 1991 et en 1992.On observera un relèvement soudain d’environ 1,5 % dans l’indice des prix à la consommation (l’IPC).Se fondant sur l’expérience passée, la plupart des analystes sont d’avis que l’élimination de la TFV et l’imposition de la TPS seront pleinement transmises au consommateur.Ils pensent également que la réaction des salaires à la hausse de l’IPC sera très modérée et que, partant, la Banque du Ca- nada laissera l’économie encaisser le choc sur les prix sans durcir encore plus sa politique monétaire.J’appuie, quant à moi, fermement ce consensus, qui revient à dire que, sur le plan de l’inflation, la TPS justifie la prudence, mais non le pessimisme.L’impact de la nouvelle taxe sur la production en 1991 et en 1992 demeure, par contre, beaucoup moins sûr.L’appréciation de la situation dépend ici du degré de synchronisation entre l’impact défavorable sur la consommation et l’impact favorable sur l’investissement et les exportations.L’estimation médiane prévoit cependant qu’une légère baisse du revenu intérieur et une légère hausse du taux de chômage suivront la TPS en 1991 et en 1992.Quoi qu’il en soit, l’opinion est quasi unanime que la décision de fixer le taux de la taxe à 7 % plutôt qu’à 9 % a été fort heureuse du point de vue de l’ajustement des prix, de la production et de l’emploi à court terme.Une réforme progressive du point de vue de l'équité Quatrièmement, la réforme proposée est, du point de vue de l’équité, solidement progressive : elle redistribue le revenu des familles à revenu élevé vers les familles à revenu modeste.Deux raisons soutiennent cette affirmation.Premièrement, le crédit d’impôt pour TPS introduit une réduction appréciable du fardeau fiscal des familles à revenu modeste (30 000 $ ou moins).Deuxièmement, le passage de la TFV, une taxe sur les biens, à la TPS, une taxe sur les biens et les services, augmente plus que proportionnellement le fardeau fiscal des familles à revenu élevé, simplement parce que les plus riches dé pensent relativement plus sur les services et relativement moins sur les biens que les moins riches.Je profite de l’occasion pour noter que la décision de ne pas taxer l’alimentation de base est une mesure régressive, et non pas progressive comme on le croit généralement.En effet, si on taxait les aliments de base, le revenu des familles les moins riches resterait inchangé parce qu’elles obtiendraient alors une augmentation pleinement compensatoire de leur crédit d’impôt pour TPS.Mais, le revenu des familles plus riches baisserait, de son côté, du plein montant de la hausse de taxe.À suivre Berlin sans le Mur TEMOIGNAGE CLAUDE VAILLANCOURT L’auteur est écrivain et professeur de littérature LES DÉPLIANTS remis par l’Office du tourisme à Berlin et le guide de voyage (de l’année) que j’avais à ma disposition étaient formels : pour aller à Berlin-Est, le visiteur devait obtenir un visa d’entrée, au prix de 5 deutschmarks, valable pour une journée, il lui fallait changer la somme de 25 deutschmarks (environ 20 $), qui ne pourraient plus être échangés au retour, il se voyait sommé d’accéder à la ville par l’un des deux passages obligés, la gare Friedrichstrasse, s’il se déplaçait en métro, ou le tristement célèbre Checkpoint Charlie, s’il préférait se rendre à pied; le retour devait obligatoirement s’effectuer avant minuit, par le même point qu’à l’aller.Bien sûr, j’avais vu comme tout le monde les images de la libération, le mur qui s’effritait sous le pic des badauds, ces Allemands de la DDR en rangs serrés, attendant patiemment de convertir leurs économies en 1 deutschmarks, la ruée des Berlinois de l’Est devant les vitrines trop bien | garnies du Berlin capitaliste.Checkpoint Charlie Mais, la journée même de mon arrivée à Berlin, j’avais été refoulé à un premier poste de frontière entre l l’Allemagne de l’Est et la Tchécos-1 lovaquie, puis affublé à un second de | cet archaïque visa de passage, avec j la stricte interdiction de m’arrêter I en cours de route.À cause de tout j cela, un doute, bien léger, sûrement, | m’avait effleuré quant à la nature de j réels changements sur le territoire j de l’Allemagne staliniste.Mais, l’imprimé et les lointains | postes de frontière suivent parfois j difficilement le cours de l’histoire, ! surtout quand celui-ci évolue à la vi-i tesse de la lumière.Par prudence, 1 mais surtout pour prendre la voie 3 obligatoire tracée par le passé, pour 1 en voir les frais vestiges, j’ai cru iné-f vitable d’entrer à Berlin-Est par le i Checkpoint Charlie.J’avais à l’esprit ] toutes ces fuites héroïques hors du | monde communiste au cinéma, de S One, Two, Three de Billy Wilder à ] Torn Curtain de Hitchcock, qui abou-§ tissaient fatalement dans les bras ,1 d’Américains accueillant avec cha-| leur les héros épuisés.Au moment où J je le franchissais, le poste était dé-jj serté de militaires.Je l’ai traversé.I comme par miracle, sans contrôle PHOTO AP Des Berlinois des deux Allemagnes célèbrent l’ouverture du Mur en novembre 1989.aucun, sans apostrophe impolie d’un policier en devoir, sans oser croire qu’il ne restait plus rien de cette séparation absurde au coeur d’une même ville, séparation qui symbolisait cette division du monde telle que tant de gens l’ont apprise, immuable, nécessaire, terrifiante.C’était le 17 juillet.Le lendemain, on annonçait en première page de tous les journaux que plus rien n’empêcherait la réunification des deux Allemagne.À Checkpoint Charlie, au moment où j’y étais, cet accord extraordinaire entre Gorbatchev et Helmut Kohl semblait paradoxalement déjà appartenir au passé.Les militaires avaient été remplacés par tous ces gens à l’air louche qui vendaient à bon compte des morceaux du mur, par ces touristes nombreux qui assaillaient gaiement les vestiges à l’abandon d’incessants déclics de caméra, par ces autres gens, munis de pics et de marteaux, qui arrachaient au mur des morceaux de ciment, couverts des plus beaux graffiti.Une marche de Checkpoint Charlie à la porte de Brandebourg s’imposait.Sur la route, on ne voit que le spectacle de la désolation.À l’Est, on remarque parfois des installations militaires désuètes; une longue clôture de métal longe le mur décrépit mais encore solide et, derrière, s’élève une ville tirée des films de propagande anti communiste, une ville froide, bardée de tours austères, toutes semblables.A l’Ouest, des terrains vagues, un sol poussiéreux, inhospitalier.Il semblerait que la ville prospère a fui le mur avec horreur, lui a littéralement tourné le dos, créant autour de lui un vide nécessaire.Et peuplant ce vide comme des apparitions, on peut voir les derniers des hippies, dressant leurs cabanes sur la poussière et distribuant des tracts puis, plus loin, un cirque, sans aucun doute ce même cirque que dans Les Ailes du désir, avec, à l’intérieur du chapiteau, probablement, une belle trapéziste comblant de sa grâce les lieux austères.Le mur avait fait cette inacceptable insulte à l’Histoire de passer tout juste devant la porte de Brandebourg, construite selon les voeux de Frédéric II comme gage d’une paix durement gagnée à la suite d’é-puisantes et ruineuses guerres.Au- jourd'hui, bien sûr, le mur a été complètement balayé de l’endroit et la porte pourrait se dresser fièrement comme trait d’union entre les deux Allemagne enfin réunies.Mais voilà, on a immédiatement recouvert le monument de toiles et d’échafaudages sous prétexte de remettre d’aplomb cet arc de triomphe trop longtemps abîmé.Il n’en reste pas moins que cette promptitude à vouloir rénover étonne un peu et, associée à la fébrilité de la ville à se mettre au travail, offre au visiteur la tentation d’inquiétantes observations.La journée même de l’accord historique entre Kohl et Gorbatchev, ainsi que les jours qui suivirent, seuls les journaux semblaient témoigner de cette réalité qui aurait paru complètement invraisemblable il y a un peu plus de six mois.La ville, elle, se taisait, travaillait.Au lendemain de la destruction du mur, comme au lendemain de la destruction de Berlin en 1945, la ville retrousse ses manches et donne ce qu’il faut donner pour combler le vide laissé par le mur rendu désuet.On a fait suivre ce mouvement à la porte de Brandebourg; sitôt libérée, on la voile et la force à subir un long lifting, pour apparaître resplendissante au Berlin de l’an deux mille à la tête d’une formidable puissance économique.Elle n’aura servi de symbole de libération qu’à l’initiative d’un étranger, Juif de surcroît, Leonard Bernstein, qui, le soir de Noël, dirigea à ses pieds une interprétation de la 9e symphonie de Beethoven, l’unique pièce musicale qui convenait à la solennité d'une paix retrouvée.Plus bientôt qu'un souvenir La chute du mur de Berlin et la fébrilité de la ville aujourd'hui laissent entrevoir le coût de la puissance économique.À quelques heures de route de Berlin, Prague vit une toute autre fébrilité.Les places Ubres manquent dans les restaurants, un pain sec s’obtient de l’épicière qui le cache sous un comptoir, les légumes et les pommes de terre sont désespérément absents des assiettes.Mais, il règne un climat d’euphorie, sur le pont Charles, le long de la Moldau, jusque dans les ruelles du vieux Prague, qui remplit la ville de la voix épanouie des innombrables chanteurs de rues, qui fait sentir au visiteur tout le poids des récents changements politiques.Il n’y a à l’Est ni banques, ni chaînes commerciales, ni chômage, ni pornographie, ni consommation à outrance, ni spectacle scandaleux des grandes fortunes qui s'affichent.Avec l’événement de l’économie de marché, cette situation ne sera bien- tôt qu’un souvenir.Berlin au travail, Berlin sans les éclats joyeux de Prague, s’apprête à perdre à l’instant, plus rapidement qu’ailleurs, ce que les pays staliniens payaient du prix exorbitant de l’absence de liberté.En attendant, le contraste entre les deux Berlin est toujours saisissant.À l’Est, les somptueux édifices de la Prusse victorieuse du Siècle des lumières s'éparpillent dans un champ d’asphalte et de béton peuplé d’automobiles, de ces chancelantes Trabant, seules voitures qui ne s’achetaient pas en devises étrangères.Pas très loin, l’Alexanderplatz, qui n’a plus rien à voir avec celle décrite par Alfred Doblin dans son célèbre roman mis en images par Fassbinder, tente de se donner l’allure du centre nerveux et grouillant d’une grande ville.Mais cette place, trop sèche de son modernisme stalinien, soutient fort mal la comparaison avec le voluptueux Ku’damm, artère principale de Berlin-Ouest, avec ses vitrines bien remplies qui, il y a peu de temps, ne montraient rien de moins que l'impossible aux Allemands de l’Est.Une victoire amère Si plus d’un s’effraient de la réunification des deux Allemagne, de l’apparition d’une nouvelle puissance débalançant l’équilibre européen, le réel danger n’est peut-être pas là où on le voit.La victoire écrasante du capitalisme telle qu’on l’observe en Europe de l’Est parait en fait plutôt amère.Elle ne s’est pas faite aux dépens du communisme, qui n'a probablement jamais trouve de réelles applications pratiques, mais plutôt sur le stalinisme, système archaïque, immobiliste et souvent meurtrier, se cachant derrière une idéologie empruntée pour établir un régime en accord avec le plus orthodoxe des totalitarismes.Dans quelle mesure le Berlin de la chute du mur, acharné au travail à vouloir devenir la métropole de cette puissance économique à laquelle on le destine, s’attardera-t-il à réfléchir sur les profonds changements qui le bouleversent ?Entre les démonstrations de joie associées à la libération, l’explosion culturelle qui découle de la découverte d’une nouvelle identité et la reconstruction hâtive, les Berlinois semblent avoir adopté cette restructuration immédiate qui mène, expérience vécue à l’appui, à la grande réussite matérielle.Mais, si cette réussite se fait aux dépens d’un certain art de vivre et d’un véritable épanouissement culturel, peut-être pourrait-on se demander a quel point elle doit être véritablement souhaitable.Au Sud rien de nouveau ?LIBRE OPINION ANTOINE CHAR L auteur est chargé de cours au département de Communications de TUQAM H ARA G El » : selon la tra dition japonaise la meilleure méthode de communication doit nécessairement être longue, condensée et.parfaite ment silencieuse.Silencieuses — ou tout au plus condensées — elles le sont les nouvelles du tiers-monde.Une analyse « scientifique » de quelques minutes révélerait à n’importe quel lecteur québécois que ses 11 quotidiens n’ont d'yeux que pour l'Est.Sporadiquement oublie, le Sud — le vrai — est tombé dans l’indifférence pure depuis qu'un certain Mur s’est écroulé il y a moins d'un an.Actualité, intérêt, conséquences : trois critères de sélection pour qu’un chef de pupitre choisisse une nouvelle d’ici ou d’ailleurs et les nouvelles d’ailleurs doivent toujours être plus importantes que celles d’ici pour se retrouver à la « une » par exemple.Que les consommateurs d’information dans les pays riches n'aient jamais vraiment eu une sensibilisation épidermique aux pays pauvres, c’est un fait.Pourtant il y a des événements qui sont troublants pour l’humanité et qui, sans qu'ils fassent constamment la « une » des médias ne devraient pas être mis entre parenthèses.L’an dernier, au moment-même où l'Est bougeait et basculait, la production alimentaire par habitant chutait dans 25 des 43 pays africains et dans 17 des 23 États latin-américains.« À l’aune du produit national brut par habitant, l’Amérique latine a régressé de dix ans, l’Afrique de vingt ans.» En 1989, les réserves céréalières mondiales étaient inférieures de 300 millions de tonnes à celles de 1986-87, passant ainsi « d'un taux raisonnable de 24 % de la consommation annuelle au niveau dangereux de 17%».Ces chiffres n’ont, bien sûr, pas eu droit aux feux de la rampe médiatiques, comme l’aurait souhaité le Fonds des Nations unies pour la population ( FNU AP) qui dans son dernier rapport estime que les « années 90 seront capitales » pour les pays que l'on qualifie diplomatiquement « en développement ».« La population mondiale, qui est aujourd’hui de 5,3 milliards, s’accroît toutes les secondes de trois personnes — environ un quart de million par jour.» Pas moins de 90 % de l’accroissement de la population mondiale se produit dans les pays dits en développement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine et cette poussée démographique a bien sûr des conséquences désastreuses sur l’environnement.Les grands pollueurs de la planète restent incontestablement les pays industrialisés : chacun de leurs habitants rejette annuellement en moyenne 3,2 tonnes de carbone dans l’atmosphère, près de quatre fois ce que rejette un habitant du tiers-monde.Mais, prédit le FNUAP, avec l’explosion démographique qui se poursuit « les pays en développement rejetteront annuellement dans l’atmosphère 16,5 milliards de tonnes de carbone d’ici l’an 2025 soit près de quatre fois plus que les pays développés d’aujourd’hui ».Entre-temps, toutes les minutes, 15 enfants du tiers-monde meurent de maladie et de malnutrition pendant qu’un milliard d’adultes survivent avec moins d'un dollar par jour — ce qui n'empêche pas leurs militaires de dépenser bon an mal an 40 dollars pour chaque homme, femme et enfant.Alors que les tensions entre Washington et Moscou s’amenuisent, les pays pauvres ont encore consacré 150 milliards $ l’an dernier pour s’armer : il y a au sud de notre hémisphère un soldat pour 240 habitants et un médecin pour 1950 habitants.« Que fait notre presse, aue font nos médias ?» demandait a Montréal Claude Julien, directeur du mensuel français Le Monde Diplomatique, lors du 10e congrès de la Fédération nationale des communications (FNC).« N’ont-ils pas succombé à la tentation de l’information-spectacle ?On distrait, on amuse, avec une dose convenable — et variée selon les médias — de crime, de sexe, de drogue, de religion, plus un peu de politique, et le moins possible d'économie, d’analyse réelle des mécanismes à l’oeuvre dans le monde.Les prQprié-taires de nos journaux n’aiment pas déranger trop.» C’est une constante et, ne l’oublions pas, bien que les trois-quarts de l'humanité vivent dans le Sud, moins d’un quart des dépêches des grandes agences de presse « parlent» du tiers-monde.Pourquoi en serait-il autrement ?Le dialogue Nord-Sud n’est-il pas mort au début des années 80 ?Le Nouvel Ordre mondial de l’information et de la communication (NO-MIC) n’a-t-il pas été enterré avec le départ des États-Unis de l’UNESCO ?De toute façon, l’information n’est-elle pas devenue spectacle et le véritable « show » n’a-t-il pas toujours eu heu à l’Ouest, de plus en plus à l’Est, mais rarement au Sud? ^2 I Le Devoir, lundi 27 août 1990 Bush et Mulroney aborderont en taquinant le poisson l’épineux sujet du golfe Persique WASHINGTON (PC) — Il y a un an, à pareille date, Brian Mulroney, George Bush et les membres de leurs familles passaient ensemble deux journées récréatives consacrées à la pêche, au tennis et aux randonnées nautiques, à la résidence d’été du président des États-Unis, à Kennebunkport, dans l’État du Maine.La même visite amicale qui débute aujourd’hui, revêt cette année, un cachet moins agréable, en raison de la crise du golfe Persique.Même si MM.Mulroney et Bush passeront quelque temps à pêcher dans l’Atlantique, les deux hommes d’État consacreront la majorité de leur rencontre à discuter des développements de la situation au Moyen-Orient et de la possibilité d’accroître la participation militaire du Canada.Le porte-parole de la Maison-Blanche, Marlin Fitzwater, a déclaré la semaine dernière, en annonçant la visite du premier ministre, que « le président et le premier ministre vont discuter de plusieurs questions, la priorité étant accordée, bien sûr, à la situation dans le golfe Persique».Brian Mulroney, son épouse Mila et leurs trois enfants sont attendus vers midi aujourd’hui au manoir de la famille Bush, à Walker’s Point, une résidence d’été bâtie par le grand-père du président, il y a 87 ans.Les visiteurs canadiens doivent rentrer à Ottawa mardi après-midi.Le Canada a fermement appuyé les efforts de M.Bush en vue d’isoler l’Irak, en représailles pour son invasion du Koweit, le 2 août dernier.Vendredi dernier, un contingent de 934 marins canadiens, à bord de deux destroyers, ont quitté Halifax à destination du golfe Persique, pour se joindre à une force internationale chargée de faire respecter l’embargo commercial décrété par l’ONU contre l’Irak.Le premier ministre Mulroney avait déclaré, la semaine dernière, que le rôle militaire du Canada pourrait être renforcé et que le gouvernement n’avait pas encore écarté la possibilité d’y envoyer des troupes de son armée de 20 000 hommes, ou encore un certain nombre de chasseurs CF-18.Selon Alex Morrison, un analyste de la scène militaire canadienne, il est probable que MM.Bush et Mulroney discuteront d'une participation militaire accrue du Canada, si le conflit devait dégénérer en guerre, ou si les quelque 800 citoyens canadiens retenus au Koweit ou en Irak subissaient des blessures.Ancien représentant canadien aux Nations Unies, M.Morrison, maintenant au service d’une firme de consultants de Toronto, prétend que le gouvernement pourrait expédier jusqu’à 1000 soldats dans le golfe Persique et quelque 40 chasseurs CF-18.Il ajoute même que le ministère de la Défense envisage déjà un tel déploiement.Il serait maintenant beaucoup plus facile pour M.Mulroney d’accroître sa présence militaire dans le Golfe, maintenant que l’ONU a approuvé le recours à la force pour faire observer l’embargo contre l’Irak.Le Canada s’était prononcé, devant l’ONU, contre le blocus militaire des États-Unis contre l’Irak, en précisant qu’il appartient à l’organisme international et non pas à un seul pays membre, de décider quand un tel blocus devrait être établi pour renforcer les sanctions de l’ONU.Mais, le Conseil de Sécurité a adopté, tôt samedi, une résolution autorisant les marines mondiales à recourir à la force militaire pour mettre un terme aux violations de l’embargo commercial contre l’Irak, décrété il y a deux semaines.Cette visite de Brian Mulroney, la deuxième depuis l’invasion du Koweit, le 2 août, cadre avec la stratégie personnelle de diplomatie internationale du président Bush.Tout au long de la crise, le président, un farouche partisan de la création de relations diplomatiques personnelles, a longuement conféré avec ses alliés de l’Ouest et a été facilement enclin à prendre le téléphone pour rejoindre M.Mulroney et d’autres leaders étrangers.La visite du premier ministre survient au moment où les critiques s’accentuent aux États-Unis, à la suite de la décision du président de poursuivre ses vacances de 25 jours dans le Maine, alors que des dizaines de milliers de militaires américains continuent d’affluer en Arabie Saoudite, en prévision d’une guerre contre l’Irak.Le président qui est retourné brièvement à Washington pour régler des questions d’ordre budgétaire, est aussi blâmé pour avoir appelé les Américains à économiser l’énergie, alors qu’il continue de naviguer sur son embarcation de haute vitesse, le « Fidelity », propulsé par un moteur de 185 c.v.qui consomme 1,2 gallons de carburant au kilomètre.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Les Mohawks plus accomplir leur mission avec toute la sérénité exigée, explique Mme Dupuy.Plusieurs ne peuvent plus circuler librement, certains se sont fait injurier, et nous craignons à tout moment une agression sérieuse ».À la demande des Mohawks, et avec l'accord des deux gouvernements, 24 observateurs avaient été mandatés par la Fédération internationale des droits de l’homme pour observer aux différents points chauds des barricades ce qui se passait.Ils doivent se porter garants de l’entente du 12 août signée entre les parties, entente qui doit garantir la libre circulation des médicaments et de la nourriture, et la libre circulation des observateurs eux-mêmes.Les observateurs, qui sont des militants bénévoles de la Fédération et ne reçoivent aucun salaire pour remplir cette tâche, doivent faire part de _|_ leurs observations simultanément aux Mohawks et aux gouvernements.Selon Gilles Tardif, un porte-parole de la Fédération, « les accrocs à l’entente se multiplient depuis mercredi.À Kahnawake, une voiture transportant des observateurs a été frappée par des militants blancs armés de bâtons de baseball.Samedi soir, des policiers ont été obligés de venir en aide à d'autres observateurs pris dans une foule hostile.On doit maintenant les transporter par hélicoptère à Kahnawake, par souci de sécurité ».« À Oka, lorsque l'armée a investi le Rang Ste-Germaine, elle l’a fait sans avertissement et sans tenir compte de nous, ajoute-t-il.Nous lançons maintenant un appel aux parties pour qu’ils respectent l’entente ».Après un sursaut d'optimisme samedi matin aux reprises des négociations portant principalement sur le démantèlement des barricades, les négociateurs fédéraux et mohawks en arrivaient samedi soir à un constat d’échec, décidant des deux côtés de suspendre les négociations pour aller consulter leurs gouvernements respectifs.Du côté des négociateurs gouvernementaux (Alex Paterson pour le Québec et Bernard Roy pour le fédéral), c’est sur la question de l’amnistie et du dépôt des armes que les négociations achoppent.Ces conditions sont liées directement au démantèlement des barricades.Mais selon M.Alex Paterson, les grandes questions politiques de territoires sont également reliées à cette impasse.Pourtant, pour le grand chef du conseil de bande de Kahnawake, M.Joe Norton, il n’est même pas question de discuter d’amnistie.« Nous n’avons jamais demandé d’amnistie.De nation à nation, on ne demande pas l’amnistie.On s’assoit, on signe un traité de paix et on quitte la table.» Plus optimiste, le négociateur mo- hawk, Joey Deon, indiquait pour sa part que les pourparlers pourraient reprendre aujourd’hui tout en soulignant que le gouvernement fédéral était resté sur ses positions initiales.« Nous leur avons donné un document de plus de 47 pages, ils nous ont répondu par une page et demie.» Signalons enfin qu’hier matin les 11 maires de la MRC Roussillon lançaient un ultimatum aux gouvernements : ils exigent la levée des barricades et la réouverture du Pont Mercier d’ici 24 heures.Et si l’ultimatum demeure lettre morte?« On ne sait pas encore ce qui se passera, on pense peut-être à des moyens de pression économiques » lance un porte-parole du préfet de la MRC Georges Gagné.« De toute façon, ajoute-t-il, c’est la population qui nous presse et qui organise ses moyens de pression ».Les 11 maires, dont le maire de Châteauguay M.Jean-Bosco Bour-cier, rencontraient hier le ministre délégué aux Transports Yvon Valliè-res.Celui-ci a résumé le dossier de l'autoroute 30, expliquant que l’ensemble du projet est évalué à près de 44 millions?.Le projet consiste à construire dès cette année une chaussée à deux voies entre le boulevard Ford à Châteauguay et la route 132 à Sainte-Catherine.L’année prochaine les travaux se poursuivront afin de compléter la deuxième chaussée, et construire les deux chaussées entre le boulevard Ford et la route 138 à Châteauguay.Un projet de loi a été déposé au Conseil des ministres le 22 août dernier afin de réduire au minimum les délais imposés par la loi.De 48 à 72 heures après l’adoption de ce projet de loi par l’Assemblée nationale (probablement la semaine prochaine), le ministre invitera des entrepreneurs à présenter leurs soumissions.Ces entrepreneurs auront sept jours pour préparer leurs dossiers, et trois d’entre eux seront choisis pour construire en même temps trois tronçons de la route.4 L’armée la part du lion de la semaine s’étant passée à attendre une liste définitive de revendications.Depuis, le ton d'Ottawa durcit presqu’au même rythme que les pressions pour se débarasser des barricades augmentent.Jeudi soir, Brian Mulroney y allait d’une première mise en garde publique.La patience fédérale a presque atteint ses limites, prévenait-il.La même journée, l’armée resserrait son étau.Vendredi soir, Brian Mulroney a promis la fin de la crise à ses députés québécois qui se sont mis à plusieurs pour revendiquer un règlement -.d'une façon ou d’une autre.« La députation québécoise veut une fin à cette situation », raconte le lieutenant québécois de Brian Mul roney, le ministre Benoît Bouchard qui ajoute qu’aux yeux de la plupart des élus conservateurs, les Warriors sont de mauvaise foi.Plusieurs députés confient que le premier ministre n’a laissé planer aucun doute sur la tournure qu’est en voie de prendre le dossier.« Si Robert Bourassa ne fait pas ce qu'il faut, Brian Mulroney va le faire lui- même», affirme crûment l’un d’entre eux.Ét au moment où ils évoquent à haute voix la probabilité d’un règlement à la pointe du fusil, les conservateurs calculent que le vent de l’opinion publique a tourné.Depuis une semaine, affirment plusieurs conseillers associés au dossier, les Warriors ont de moins en moins le beau rôle dans la presse.Depuis le début du conflit, leur image s'est ternie.Du même coup, l’idée d’une intervention armée est de plus en plus tolérée.Dans la bouche fédérale, il n’est d’ailleurs maintenant plus question d’autochtones ou meme de Mohawks, le mot « Warriors » ayant maintenant remplacé tous les autres.« Ce sont les Warriors qui mènent », lançait hier le premier ministre fédéral qui a meme repris un journaliste qui lui parlait de revendications « autochtones ».« On ne se laissera pas intimider par des individus qui refusent d’accepter les lois du pays », ajoute Brian Mulroney.Publiquement, le premier ministre n’a abordé aucun des détails pratiques d’une intervention armée aux barricades.Mais plusieurs députés conservateurs rapportent que leur chef a évoqué le scénario d’un encerclement progressif de préférence à celui d’une intervention-éclair.L’hypothèse d’une évacuation massive des environs a également été évoquée.4 Couples plus tard, ils s’endormiront ensemble, le gaz ouvert.Ce film, qui fait ressortir que la perestroïka ne change pas la vie du prolétariat soviétique, a, derrière un humour de la décadence, de profonds accents tragiques.Quelles sont ces forces qui soudain lient ces deux existences ?Pourquoi ces forces mènent à la mort ?Floués par la société, Jeann» et Arkadi n’ont pas droit à l’histoire d’amour.Ce film soviétique est magistralement joué par deux acteurs, Natalia Goundareva et Sergei Chakou-rov.Goundareva est d’ores et déjà la grande candidate au prix de la meilleure actrice et elle sera difficile à égaler.David Leland, à Londres, délaisse la comédie légère pour signer un film socio-politique où le couple de Joanne et Danny assume avec difficultés ses différences sociales dans l’Angleterre thatchérienne.Danny est un mineur dont la longue grève de 1984 a usé la patience.Joanne vient d’une famille d’aristos et enseigne dans un quartier ouvrier où ils se sont installés.Danny est un « champion », du moins le croit-il, et cette vie aux crochets de sa femme mine son moral.Il saisit une chance : on l’engage pour un combat de boxe privé où l’enjeu est une fortune reliée à des transactions de cocaïne.Dans ce « jeu » entre bigshotsdu crime propre, Danny, que sa femme laisse, va trouver, au bout d’une violence inhumaine (le combat est fortement mené comme une symphonie sanglante), tout le ridicule de la violence et du gain; sa femme le convaincra de refuser le pèze pour revenir à la maison.Si Leland n'avait pas tant appuyé le côté manichéen de son film (l’argent qui pourrit, la société qui use, l’amour qui fleurit), et ajouté pour sa finale des accents d’un Brecht un peu pompier, The Big Man serait une réussite-.Liam Nee-son, qui joue Danny, est exceptionnel.Dans le film de Michel Deville, la déception des premiers jours de la compétition, le couple est si parfaitement le fruit du hasard qu’on ne saura pas d’où ils viennent et où ils vont, sinon qu’il est pépiniériste et qu’elle est prof.Film-pari, comme plusieurs de ses films ( La lectrice, Le Paltoquet), Nuit d’été en ville est porté par le projet de faire un film entre quatre yeux et deux corps nus, dans le huis clos d’un appartement, avec deux amants qui se cherchent.Hélas le projet ne produit pas la magie espérée.La recherche demeure vaine.Avec un texte errant et sans rigueur, qui tue l’érotisme, Marie Trintignant et Jean-Hughes An-glade sont piégés dans cette entreprise.Les voilà qui, après l’amour, vont placoter, se raconter des histoires, en inventer sans doute, en remettre sans prendre leur souffle.Le tout est d’un indigeste exceptionnel.À tel point que le talent des comédiens en souffre.Ils apparaissent faux, raseurs, aussi ennuyés que leurs personnages, aussi ennuyants que l’absence de sujet dans laquelle Deville les a plongés.Couple insignifiant, oui, il y en a ! Et c’est une réalité qui risque peu d'être intéressante au cinéma à moins d’un coup de génie; ce qui n'est pas arrivé à Deville cette fois-ci.On ne sent ni la nuit ni l’été ni la ville dans ce film qui sonne creux comme un toc petit-bourgeois, la bi-beloterie à la mode où, à défaut d’avoir quelque chose à dire, on a quelque chose (des corps nus) à montrer.Ét même le Quatuor no 1 opus 112 de Saint-Saëns n’arrive pas à habiller ce duo en fat mineur.Dans ce cas-ci on parle de couples en vitrine.Regarder sans toucher.C’est exactement ce que vient de faire Deville.4 L’Irak saisir le Conseil de sécurité des Nations unies pour voir s’il est possible de placer ces chancelleries sous le contrôle de l'ONU.Le Quai d’Orsay précisait que « des contacts » ont été pris à cet égard.La situation était nettement plus tendue pour les étrangers de passage ou vivant à Koweit.Les forces armées irakiennes ont ainsi contraint huit résidents français — dont deux enfants — et huit Britanniques à quitter leur domicile et à se regrouper dans un hôtel, pour les Français, et dans un établissement civil pour les Britanniques.Les premiers groupes d’Occiden-taux — familles de diplomates et personnels administratifs — qui avaient quitté dès vendredi plusieurs ambassades à Koweit ont pu quitter Bagdad samedi ou dimanche.Vingt-trois Français sont ainsi arrivés samedi en Jordanie.Ils devraient regagner la France mardi prochain.En Turquie, ce sont 55 membres du personnel de l’ambassade américaine qui sont arrivés dimanche dans un convoi automobile.La veille, le président autrichien Waldheim avait ramené avec lui une centaine de ses compatriotes de Bagdad.Les troupes américaines conti- MUSIQ.UE /chronique Berlioz et Ravel au concert de l’OJQ Marie Laurier L’ORCHESTRÉ des jeunes du Québec (OJQ) sera dirigé par Michel Plasson, de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, le samedi 1er septembre à la salle Claude-Champagne à 20 h.Il s’agit du concert-gala France-Québec qui clôture la saison de l’OJQ et le soüste invité est le pianiste italien Aldo Ciccolini.Ce dernier interprétera le Concerto en sol de Ravel et il y aura également d’autres oeuvres du compositeur français Hector Berlioz au programme.Au terme de sa 13e saison et de son deuxième stage d’été, l’OJQ a formé au cours des 15 dernières semaines pas moins de 49 stagiaires qui ont pu travailler avec différents chefs et solistes internationaux ainsi qu’avec des répétiteurs réputés.L’orchestre, fondé en 1977, a donné plus de 200 concerts au Québec et a déjà enregistré trois disques.Il vient de faire une tournée sur la côte Nord et au Saguenay et le gala du 1er septembre sera le 17e de la saison estivale, en présence du consul général de la France, M.Jean-Pierre Beauchataud.Entrée gratuite.Charles Dutoit en France LE DIRECTEUR artistique de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), Charles Dutoit, ouvrira la saison de l'Orchestre national de France au Théâtre des Champs Élysées le 13 septembre prochain, en compagnie de la pianiste Martha Argerich.Cet orchestre est « orphelin » de directeur et a pressenti M.Dutoit pour occuper ce poste, une réponse que l’intéresse n’a toujours pas donnée, non plus qu’aux autres ensembles européens qui l’auraient pressenti.L’OSM est toutefois assuré de conserver M.Dutoit jusqu'en 1993.Concours pour jeunes solistes DANS le but de venir en aide aux jeunes musiciens particulièrement doués et de promouvoir le répertoire de l’orchestre de chambre, I Musici de Montréal tiendra des auditions pour instrumentistes de 16 ans et moins inscrits dans une institution d'enseignement montréalaise ou étudiant en privé avec un professeur de Montréal.La personne choisie par jury aura le privilège d’interpréter un concerto de son choix aux concerts des 27 et 28 décembre prochains à la salle Pollack dans le cadre de la saison régulière de l’ensemble.De plus elle recevra une bourse d’études de 2000 $ offerte par les Papiers Scott.Date limite d’inscription : le 5 novembre.Les auditions auront heu à la Faculté de musique de l’Université du Québec à Montréal, au 200, Vincent d’Indy, salle 484, les 18 et 19 novembre de 10 h à 18 h.Renseignements : 982-6037.À l'école de la musique L’ÉMISSION À l'école de la musique sera de noveau à l’antenne du réseau FM Stéréo de Radio-Canada le samedi à 17h 30 à compter du 8 septembre.L’animatrice Françoise Davoine et la réalisatrice Michèle Patry proposeront des dossiers, des rencontres avec des musiciens prestigieux et discuteront des principaux événements du monde muscical.Cette émission s’adresse évidemment au grand public mais plus particulièrement aux professeurs, aux étudiants, aux parents et aux directeurs d’écoles.A PHOTO M L SASIA Le pianiste Aldo Ciccolini.Les Rencontres d’Antoine Padilla LA 8e SAISON des Rencontres musicales avec Antoine Padilla commence le 8 septembre prochain.Elles s'adressent aux personnes qui veulent approfondir leur connaissance du répertoire classique et parvenir à une écoute consciente de la musique.Elles se dérouleront les samedis de 9h30 à 17 h au cinéma de l’Office national du film, au Complexe Guy-Favreau.Au programme : Mozart, Wagner, les opéras présentés à Montréal et une série sur révolution de la musique.Cette année, l’historienne Liliane Blanc fera des exposés reliés aux thèmes proposés.Pour inscriptions et renseignements : 768-2834.Concert de la FACÉG LA FONDATION Abbé Charles-Émile Gadbois (FACÉG) organise un concert mettant en vedette les futurs boursiers Maîtrise 1991 (Dominique Blier, Aurelia Calabrese, Julie Leblanc, Denise Pelletier et Marie Plante) le 27 septembre prochain à 20 h à la Maison mère de la Congrégation Notre-Dame, au 4873, Notre-Dame-de-Grâce, à Westmount.Les membres et amis de la fondation contribuent par leurs dons à verser des bourses à de jeunes chanteurs.Le soir du concert, une toile du peintre Roland Pichet sera tiree au sort.Renseignements : 288-1233.Choristes demandés LE CHOEUR grégorien de l’église Saint-Jean-Baptiste de .Montréal est à la recherche de choristes prêts à assurer la liturgie dominicale une fois par mois.Un élément nouveau cette année : on formera une Schola Cantorum mixte composée de sélments les plus avancés musicales et vocalement parmi les membres réguliers du choeur.Inscriptions : 842-9811.Patrick Wedd L'ÉGLISE St.Andrew and St.Paul (à l’intersection des rues Sherbrooke et Redpath) présente Patrick Wedd, organiste dans des oeuvres de Lefebure-Wely, Lemmens et Cesar Franck ce jeudi 30 août à 12 h 10.Jeunes opéraphiles LA SOCIÉTÉ de la Place des arts innove cette année en jouant un rôle d’initiateur aux formes d’art présentés dans ses salles.Le premier pas dans cette direction a consisté à acheter 2000 billets de l’Opéra de Montréal qui sont offerts à de jeunes étudiants recrutés dans les concentrations musique de nos institutions d’enseignement.Ces jeunes pourront également suivre les sessions d’initiation à l’opéra, une nouvelle série d’activité mise au programme de la saison 1990-1991 des Heures de la Place.Ces rencontres seront animées par le musicologue Guy Marchand.Renseignements auprès de Céline Asselin au 285-4256.nuent d’arriver en Arabie Saoudite.Selon une dernière estimation, il y aurait quelque 60 000 soldats américains à pied d’oeuvre et 45 000 hommes devraient arriver dans les semaines à venir.Hier, une majorité de ministres du pétrole d’États membres de l’OPEP, dont le ministre saoudien, se sont retrouvés à Vienne pour examiner l’opportunité d’augmenter la production pétrolière afin de compenser la baisse de l’offre (4 millions de barils en moins chaque jour) due à l’embargo contre l’Irak et le Koweit-(Voir page 6) Ayrton Senna gagne le Grand Prix de Belgique Patrice Burchkalter • ~~ de l'Agence France Presse SPA-FRANCORCHAMPS, Belgique — Tout va bien pour Ayrton Senna.Quarante-huit heures après avoir annoncé qu’il restait chez Marlboro McLaren Honda l’année prochaine, le Brésilien s’est imposé dans le Grand Prix de Belgique de Formule Un, hier sur le circuit de Spa-Fran corchamps, prenant ainsi un peu plus ses distances avec son grand rival, le Français Alain Prost ( Ferrari) dans la course au titre mondial.Rassuré sur son avenir, « Magic » avait annoncé qu’il allait pouvoir se concentrer maintenant sur le championnat.Aussitôt dit, aussitôt fait.Et de brillante manière.Senna a mené en effet l’épreuve de bout en bout, ne laissant à personne d’autre le soin de prendre le commandement, même au moment de son arrêt pour changer de pneumatiques, Prost stoppant au même instant.Et pourtant, rien n’avait été facile pour le Brésilien.Un accident de Nigel Mansell (Ferrari) peu après le feu vert, puis un autre de l’Italien Paolo Barilla (Minardi Ford) après un tour, à deux reprises le directeur de course avait préféré arrêter le Grand Prix.« Je ne vois pas pourquoi la course a été arrêtée, disait Senna.On aurait très bien pu évacuer les voitures.Les commissaires avaient le temps.» Le Brésilien craignait en effet que trois départs successifs n’aient raison de sa mécanique.« Ce fut une course difficile, je me souciais quant à l’éventuelle défaillance de la transmission », avouait-il.Mais rien ne se produisit.Et Senna l’emporta.Alain Prost, qui s’était lancé dans une course poursuite, avait échoué.Bloqué par Berger au début, puis par Nannini (Benetton) et enfin par les attardés, l’Italien Mi chele Alboreto (Arrows) notam ment, le Français concéda de précieuses secondes qu’il ne put jamais combler.« La voiture était parfaite au début, racontait le champion du monde.Après le changement de pneus, toutefois, elle devint un peu moins efficace.» La Ferrari pouvait suivre le train imposé par Senna.Mais le nouveau moteur Honda conférait un avantage décisif au Brésilien.Battu, distancé au championnat, Alain Prost, malgré tout, n’affichait pas de déception.« La Ferrari commence a très bien fonctionner et c’est encourageant, préférait dire le Français.Quant au titre, franchement je n’y pensais pas au début de la saison.Disons que ma position, aujourd’hui, est celle d’un challenger ce qui n’est pas pour me déplaire.Certes, 13 points représentent un handicap difficile, mais il reste cinq courses.» Quant à Nigel Mansell, il avait rapidement renoncé.Après son accident du premier départ, en effet, le Britannique s’était rabattu sur le mulet réservé à Prost.Mal installé, Mansell ne fut jamais dans la ca- dence et préféra abandonner.Signe, sans doute, que l’heure est bel et bien à la retraite.Il y a peu encore, cet in confort ne l’aurait pas empêché de démontrer ses talents de battant.Senna et Prost loin devant, les Williams- Renault rapidement éliminées (boîte de vitesses pour Patrese, transmission pour Boutsen), Berger et Alessandro Nannini se livrèrent un duel de tous les instants favorable à l’Autrichien après quelques moments très chauds.« Nous avions prévu de ne pas nous arrêter pour changer de pneus, déclarait l’Italien.Mais à trois tours de la fin, j’ai légèrement perdu le contrôle de la voiture en arrivant dans le Raidillon et Berger est passé.Sans cela, j’aurais pu garder la troisième place.» Nelson Piquet, avec sa cinquième place, confirmait la bonne tenue des Benetton Ford alors qu’un autre Brésilien, Mauricio Gugelmin (March Leyton House), marquait son premier point de la saison.PHOTO AP Le Brésilien Ayrton Senna, sur McClaren-Honda, a mené de bout en bout le Grand Prix de Belgique, hier, une victoire qui lui conserve le premier rang des pilotes de Formule Un.Senna a trouvé que la piste était difficile et il a craint que la transmission de son bolide ne l'abandonne.Mais rien de fâcheux ne s’est heureusement produit pour lui.
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