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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1990-09-06, Collections de BAnQ.

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Vol LXXXI — No 207 -* ?Montreal, jeudi 6 septembre 1990 Ensoleille Max 26 Detail page 6.Une des plus grandes sélections de tapis Persans & Orientaux en ville.âchclon*.vrndons, oiluon».ncttoyon* 1 '.â main et rfparoiu Ica Tapis IVrsan* X Oncnuux ^ ''*** Np'd k Ne» vc*J» Bu 's* » k tx' v r»nt% T O# on to tk> cens 60 CENTS AUJOURD’HUI Éditorial La Commission sur l’avenir du Québec n’a qu’un atout, la conscience de n’avoir pas le droit d’échouer.La mise au ban des milieux culturels et intellectuels la coupe au surplus de l’essentiel.L’éditorial de Lise Bissonnette Page 12 Idées De larges extraits des allocutions prononcées hier par MM.Bourassa et Parizeau lors du débat sur le projet de loi instituant la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec.Page 13 Yves Séguin Séguin resterait Le ministre du Revenu Yves Séguin pourrait rester au gouvernement même s’il continue de clamer son désaccord avec la décision d’instituer une TPS québécoise.Page 2 Rémillard a assez de preuves Le ministre Gil Rémillard a affirmé qu’en tant que procureur général du Québec, il a « suffisamment de preuves » pour pouvoir poursuivre ceux, tant autochtones que Blancs, qui auront posé des gestes illégaux dans le cadre de la crise actuelle.Page 3 " .' Bernard Landry Une crise qui profitera au PQ ?Le vice-président du Parti québécois Bernard Landry voit dans la crise d’Oka un élément de plus « pour faire marcher le Québec vers sa maturité », sa souveraineté.Page 3 Le pont Mercier est rouvert line Montpetit et la Presse Canadienne — Après près de deux mots d'attente, les citoyens de la Rive-Sud de Montréal, et plus particulièrement de la région de Châteauguay, peuvent de nouveau emprunter le pont Mercier à compter d’aujourd’hui.Le ministre des Transports et de la Sécurité publique, M.Sam Elkas, a annoncé hier soir, dans un communiqué, la réouverture officielle du pont à 6 h ce matin.Cette importante voie d’accès à Montréal était fermée depuis le début de la crise amérindienne, il y a 56 jours, en raison des barricades dressées par les Warriors.M.Klkas a déclaré que les inspections faites par le ministère des Transport, les Forces canadiennes et l’Administration de la voie maritime du Saint Laurent ont démontré que le pont n’avait pas subi de dommages importants depuis sa fermeture.Les équipes du ministère des Transport ont dû réparer le système d’éclairage, remettre en place la signalisation et effectuer des réparations mineures à la chaussée, a précisé le ministre.Le ministère des Transports a toutefois tenu à préciser que le rétablis sement de la circulation s’effectuera en tenant compte des travaux entrepris avant le blocus et qui se poursuivent tant au pont Mercier que sur la route 138.C’est ainsi que deux voies sont disponibles vers Montréal de 5 h à 10 h du mardi au vendredi et de 13 h le di manche à 10 h le lundi Le reste du temps, la direction est favorisée par les deux voies.Sur le pont même, la voie de gau che sur la travée en direction de Montréal demeure fermée en tout temps à cause des travaux.La Sûreté du Québec a resserré hier son périmètre de sécurité autour d’Oka pour éviter toute évasion par voie maritime de la trentaine de Wamors armés confinés dans le centre de désintoxication de Kanesa take.« Nous avons installé un ouai flot tant derrière le centre de désintoxication pour qu’il n’v ait pas de fuite, a déclaré l’agent Pierre Lemarbre, des relations publiques de la Sûreté du Québec à Oka.C’est une façon de refermer le périmètre autour des Warriors » Au cours de la journée de mardi, les Forces armées canadiennes ont confirmé qu’un bateau de plaisance privé s’était approché du centre de désintoxication de Kanesatake, avant de s’éloigner à la vue des embarcations de contrôle de la Sûreté du Québec.« Les contrôles par bateau sur le lac des Deux Montagnes n’ont pas augmenté.Nous considérons qu’ils sont adéquats pour assurer la sécu rité sur le lac », a poursuivi M.Lemarbre.Par ailleurs, à Kahnawake, le ma Voir page 14 : Pont Mercier mom .IACOOI S NAIM AU Les dernières inspections faites par le ministère des Transports, les Forces canadiennes et l’administration de la Voie maritime du Saint-Laurent ont démontré que le pont n’avalt pas subi de dommages Importants depuis sa fermeture.¦ y -¦ PHOTO CP Après avoir amorcé sa campagne triomphalement, David Peter-son avait l’air Inquiet, hier, en terminant sa course électorale de 38 jours.Peterson s’attend au pire ntal Hébert de notre bureau d'Ottawa L ES STRATÈGES du Parti libéral de l’Ontario ont prévenu C'avid Peterson de s’attendre au pire au terme des élections générales qui se déroulent aujourd’hui dans cette province, y compris un gouvernement majori- taire néo-démocrate.Hier, à 24 heures du vote, les sondages du parti sur le terrain donnaient encore le NPD de Bob Rae en avance dans la quasi-totalité des circonscriptions-baromètres de l’Ontario.Selon des sources proches de l’organisation libérale ontarienne, depuis le début de la der-Volr page 14: Peterson Chrétien suggère de laisser sortir les Warriors de Kanesatake Siddon négocie avec les leaders autochtones Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa HISTOIRE, dit il, de permettre à tout le monde d’en sortir avec de la dignité, Jean Chrétien préconise que soient suspendues les opérations po licières contre les Warriors qui tien nent encore tête à l’armée cana (tienne à Kanesatake.« Si certains des Indiens sont su jets à des arrestations, on n'est pas obligé de le faire à l’heure même, ils peuvent attendre quelque temps, deux ou trois jours • calcule le chef de l’opposition officielle, qui conseille de remettre à plus tard toute mesure judiciaire.« Il faut leur permettre de sortir paisiblement et s'il y en a qui doivent etre arrêtés, ou'on les arrête plus tard, lance I il a l'endroit de Quebec et d’Ottawa qui tentaient encore hier de retrouver le fil d’une solution jia cifique à la crise S’ils prennent la fuite, on les retrouvera », ajoute t'il S’adressant A une centaine de jht sonnes venues sur la Colline parle mentaire manifester leur appui à la cause autochtone, le chef libéral en était, avec cette suggestion, à sa pre mière intervention sur la question, dans la capitale fédérale, depuis l’in tervention de l’armée à Oka et A Châteauguay La semaine dernière, l’opposition officielle s’est ralliée, en son ab sein e, au recours A la force mill taire, mais hier, devant les mandes fiints.Jean Chrétien a surfont insisté sur sa volonté de I rouver une soin lion jiaeifique A la crise.« Laissons les retourner chez eux, a I il cx|>liqué aux journalistes, laissons les partir ».Sans s’avancer autant que Jean |* Chrétien, le gouvernement fédéral semblait disposé, hier, A s'intcrjKiser «“litre le gouvernement du Québec et le dernier groupe de Warriors A tenir télé A l'armée A Kanesatake.Au terme d'une rencontre de près de Irais heures avec une délégation autochtone, le ministre fédéral des Affaires indiennes, Torn Siddon, lais sail entendre que la guerre des nerfs Voir page 14: Chréllen Ryan songe à créer une commission scolaire pour les Mohawks de Kahnawake Cauchon « SI J E VAIS à l’école, est-ce que je vais me faire tirer ?» C’est une pe tite fille de huit ans qui a lancé cette phrase A son jière, cette semaine.On peut y voir la crainte vécue par les enfants de la région, confrontés de puis plus d’un mois A des images d’une intensité inconnue A ce jour au Québec.Hier, dans un cour d’école de Châ teauguay, les enfants ne jouaient pas aux Warriors.Pas encore, du moins.« La crise autochtone ?Le sujet semble tabou ici jxiur le moment, ol> serve Serge Brouillard, directeur de l’école primaire Gérin Lajoie, de Châteauguay.Mais il va falloir ar river A l’exprimer».Le sujet n’est sûrement pas talxiu pour les parents.Certains d’entre eux ont demandé A la Commission scolaire de ne plus accueillir d’en fants autochtones dans « leurs » éco les Le ministre de l'Éducation Claude Ityari a même déclaré hier qu'il était |M‘ut être envisageable de créer une commission scolaire séparée pour la réserve de Kahnawake.Au cabinet du ministre, on indi quad qu'aucune proposition formelle en ce sens n'avait encore été acheminée par qui que ce soil, tant jiar les Amérindiens que par les Blancs.Mais A Châteauguay, cela se discute Si jamais une telle proposition était accojitée, d pourrait se dérouler Voir page 14: Ryan Saddam Hussein exhorte les masses arabes à la guerre sainte Robic fait fi de l’opposition des banquiers Malgré la ferme opposition des banquiers, la ministre Louise Robic va de l'avant avec le projet consistant à accorder aux institutions financières québécoises le pouvoir d'acheter des entreprises commerciales ou industrielles.Un projet de loi à cet effet sera déposé cet automne.Page 7 Des Cambodgiens absents à Djakarta Le premier ministre du Cambodge, Hun Sen, et le prince Norodom Sihanouk brillaient hier par leur absence aux pourparlers de Djakarta sur l'avenir du pays.Page 4 d'après AP, AFP et Reuter LE PRÉSIDENT Saddam Hussein a exhorté hier les masses arabes à la « D jihad », la guerre sainte contre les États-Unis et leurs alliés, et lancé un appel au renversement du roi Fahd, d’Arabie Saoudite, et du président Hosru Moubarak, d'Égypte.Dans un message lu en son nom par un présentateur de la télévision irakienne, et clairement destiné aux musulmans et aux arabes à l'extérieur de son pays, le président irakien a parlé d'une « guerre entre le Bien et le Mal».Dans cette guerre, les « envahisseurs » — les Etats-Unis et leurs alliés — « s’ils osent lancer un défi militaire, seront ignominieusement écrasés, leurs repaires dans la région anéantis», a déclaré Saddam.Émaillant son discours de versets du Coran et d’appels aux musulmans pour qu’ils se dressent contre les in- fidèles, le président irakien a accusé les États-Unis et leurs alliés de faire mourir de faim des enfants en im posant l’embargo décrété par le Con seil de sécurité de l’ONU.« Ils affament à mort tout un peuple», s’est-il écrié.Il a accusé Israël d’avoir poussé les États-Unis à se lancer contre l’Irak et a promis de libérer Jérusalem « Nous libérerons la Palestine des mains des envahisseurs sionistes.Jérusalem redeviendra une cité arabe libre ».Contrairement à ces récents discours où il avait plaidé pour la recherche d'un règlement, son message d'hier était nettement belliciste.Cinq millions d’irakiens — en plus du million d'hommes de l’armée régulière — sont prêts à prendre les armes pour la défense de la patrie.« Si les envahisseurs veulent attaquer, il leur faudra au moins 12 millions de soldats», a-t-il souligné.Pour lui, dans cette guerre du Bien et du Mal, les flottes et la puissance aérienne de l’Amérique et de ses al liés ne feront que renforcer notre détermination sur la voie que nous avons choisie ».Il a comparé son combat aux premiers jours de l’Islam lorsque le pro phète Mahomet dut affronter et vaincre les forces largement supé rieures des infidèles.« Le peuple d’I rak a choisi son rôle.Il ne connaît que la victoire au nom de Dieu ».« Les croyants ne céderont pas, tel sera notre slogan pour toujours, a-t-il dit.La victoire sera nôtre».Le président irakien s’en est aussi pris au roi Fahd et au président égyptien, qualifiés de « traîtres » de « corrompus » (page 5).Il a invité les populations saoudiennes à se • lever contre la traîtrise et les traîtres contre l’occupation étrangère de la Terre sainte par des inlidôles» « Vos frères d’Irak n’auront de cesse que le dernier des soldats d’oc cupation ail quitté la terre des Ara besdans le Najd et le llidjaz », a l il dit en référence aux deux principales régions saoudiennes Il a enfin souligné que son pays avait fait son choix et s’attendait au pire.« Le peuple de Qadissiyah (Irak) a placé sa foi en Dieu et choisi la voie du défi», a l il conclu En dépit du ton de son discours, Saddam Hussein n’a pourtant pas semblé abandonner la carte diplo matique.Il a envoyé à Moscou son ministre des Affaires étrangères Tarek Aziz pour un bref entretien avec le prési dent Mikhail Gorbatchev, avant sa rencontre avec George Bush, diman che dans la capitale finlandaise Voulant replacer cette visite dans son contexte, l’agence Tass a clai rement laissé entendre que Moscou se montrerail ferme avec Aziz De hauts responsables du ministère soviétique des Affaires étrangères, souligne Tass, •< «rit déclaré,à plu sieurs r ejirises que Moscou était en faveur rl'uri recours exhaustif aux moyens politiques pour résoudre la crise du Golfe, provoquée par l’invasion injustifiée du Koweït par l’Irak » L'Irak a également dépêché son vice premier ministre, Taha Yassin Ramadan, cri Chine, pour débattre (Je la crise, rapporte l’agence de presse irakienne INA.Autre effort diplomatique, celui du roi Hussein, de Jordanie, Le souverain hachérnite, qui prône une solution « arabe » à la crise du Golfe et est allé dans ce but dans 10 capitales du Maghreb et d’Europe occidentale, est parti pour Bagdad pour rencon-Volr page 14: Saddam Si vous ne connaissez pas HUGO, vous faites une grave erreur! EN VENTE PARTOUT Librairies • Magasins d'ordinateurs • Clubs Price Distribué par LOCIDISQUE Inc.1225, rue de Condé, Montréal (QC.l H3K 2E4 Tél.: (514) 933-2215 FAX: (514) 933-2182 ^ i Le Devoir, jeudi 6 septembre 1990 Les autochtones d’Ontario maintiennent leurs barrages routiers et ferroviaires d après la Presse Canadienne UN JOUR après avoir fait tomber cinq pylônes électriques près de bon don, en Ontario, les autochtones maintenaient hier leurs barrages routiers et ferroviaires un peu par tout dans la province et menaçaient d accentuer leurs moyens de près sions pour protester contre toute in lervention de l’armée à la réserve des Mohawks d’Oka.L’autoroute 54 près de Brantford est restée bloquée une deuxième journée consécutive par des autoch-tones de la réserve des Six Nations tandis qu’un véhicule obstruait le passage sur la voie du ON qui Ira verse la réserve.Des Indiens Ojibway ont continué à perturber la circulation sur l’auto route 6 au sud de Tobermory, sur la péninsule de Bruce, obligeant les automobilistes à effectuer un long détour de 22 kilomètres sur des routes de campagne boueuses.Une cinquantaine d’autochtones ont ajouté d’autres billots à leurs barricades hier, décidés de ne pas bouger de là tant qu’ils n’auront pas obtenu une réponse du gouvernement fédéral.Dans l’est de la province, près de Belleville, une soixantaine de Mohawks ont rejeté l’offre de paix d’un député local, qui s’engageait à transmettre leur message au premier ministre Brian Mulroney s’ils levaient leur barrage, constitué d’un véhicule renversé, d’un réfrigérateur et de balles de foin sur un pont de l’auto- route 49.Seuls les autobus scolaires et les véhicules d’urgence étaient autorisés à passer.Toujours dans l’est de la province, des Amérindiens de la réserve Alder-ville au nord de Coburg ont bloqué toutes les routes passant sur la réserve, hier.À Sarma, des Indiens Chippewas ont condamné une route peu fréquentée parallèle à la rivière St-Clair, un geste que le porte-parole de la bande a motivé par l’incursion de l’armée dans le Longhouse de la réserve de Kahnawake, lundi.Enfin, au nord de la province, les chefs de vingt bandes indiennes se sont réunis d’urgence hier pour élaborer leur strategie en vue d’exiger du gouvernement fédéral la garantie que les Mohawks ne feront pas l’ob- jet de représailles de la part de la Sûreté du Québec pour le décès d'un des policiers, tué cet été au début du conflit.Entre-temps, une centaine d'autochtones distribuaient des tracts aux véhicules circulant sur l'autoroute Transcanadienne près d’Es-panola, à 80 kilomètres de Sudbury, et à Toronto, quelque 150 manifestants ont bloqué le trafic en plein centre-ville pendant 45 minutes.Le même nombre de protestataires — autochtones et non-autochtones — a aussi manifesté à l’autre bout du pays, à Victoria, en Colombie-Britannique, pour presser le premier ministre Mulroney de trouver une solution au conflit à Oka.Deux fois plus de cancers chez les enfants de fumeurs BOSTON (AP) — Les non fumeurs qui ont grandi dans une famille dont les parents fumaient courraient deux fois plus de risques de contracter un cancer du poumon, révèle une étude qui fournit de nouvelles preuves des dangers du tabac pour les fumeurs « passifs ».Selon les auteurs de l’étude, 17 % de tous les cancers du poumon dé celés chez des personnes n’ayant ja mais fumé la cigarette aux Etats Unis ont été causés par l’ex|K>sition à la fumée des autres pendant leur en fance et leur adolescence.C’est une autre preuve que la fu mée des cigarettes des autres est no cive, affirme le Dr Dwight .lanerich, de la faculté de Médecine de Yale, qui a dirigé l’étude, menée auprès de 191 non fumeurs de l’État de New York chez qui les médecins ont diagnostiqué un cancer au début des années 80.Les chercheurs ont calculé le temps d’exposition à la fumée de cigarette de chacun d’entre eux en ad ditionnant les « années fumeurs », c’est-à-dire le nombre d’années passées dans une maison, multiplié par le nombre de fumeurs présents.Par exemple, quelqu’un ayant vécu pendant 18 ans avec deux parents fu meurs aurait un coefficient d’exposition de 36 années-fumeurs.En comparant ces coefficients avec ceux de non fumeurs en bonne santé, les chercheurs ont constaté qu'un degré d’exposition de 25 an nées fumeurs ou plus pendant l’enfance et l'adolescence doublait le ris que de cancer du poumon.27 %des victimes de cancer avaient connu ce degré d’exposition, contre 15 % des membres du groupe-témoin de non-fumeurs sains.U ne exposition inférieure à 25 années fumeurs pendant la période de croissance ne semble pas accroître le risque du cancer du poumon.Toujours selon cette étude, l’exposition à la fumée d’un conjoint ne semble pas augmenter le risque de cancer du poumon, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que des époux qui travaillent passent relativement peu d’heures ensemble à la maison, à part les heures de sommeil, ce qui réduit leur exposition à la fumée de tabac.L’étude n’a pas permis de démontrer qu’une exposition à la cigarette en milieu de travail accroît signifi cativement le risque de cancer du poumon.Les enfants sont finalement les plus vulnérables, parce qu'ils n’ont aucun moyen d’échapper à la fumée de leurs parents.Ce sont littéralement des cobayes, un « auditoire passif », en quelque sorte, commentait le Dr Alfred Munzer, un spécialiste pulmonaire, porte-parole de l’Association pulmonaire américaine.Le cancer du poumon peut se déclarer longtemps après que les personnes ont cesse de fumer.La fumée dite « secondaire » peut ainsi être particulièrement nocive pour les enfants, parce qu’il leur reste plusieurs années au cours desquelles ils sont susceptibles de développer un cancer du poumon.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Peterson nière semaine de la campagne l’avance du NPI) semble s’être raffermie et cela, en dépit des scénarios d’apocalypse évoqués par David Peterson pour faire tourner le vent politique en sa faveur.Le premier ministre ontarien a boucle sa campagne électorale dans un vent de panique généralisée.Depuis la publication d'un sondage samedi donnant le NPI) quatre points en avance sur ses libéraux, David Peterson multiplie les avertissements à sa population.Sous un gouvernement néo-démocrate, la disette économique sera telle que les enfants ontariens seront affamés, est-il allé jusqu’à prédire en bout de piste.Même si leurs chiffres ne leur permettent plus de retenir l’espoir d’un gouvernement majoritaire libéral, les organisateurs de David Peterson se raccrochent à celui qu’au dernier moment, les centaines d’Ontariens qui veulent voter néo-démocrate pour la première fois aujourd’hui simplement pour manifester leur mécontentement se raviseront à l’idée de porter ainsi le NPI) au pouvoir.L’Ontario se prépare d’abord et avant tout à enregistrer un vote de protestation massif contre les gouvernements, évaluent les experts.« David Peterson a enragé les gens avec une campagne dont le message central semblait être que tout va bien », explique Caroline Andrew, politicologue à l’Université d’Ottawa.Selon elle, la stratégie li bérale a eu pour effet d’accentuer les frustrations latentes au sein de la po-pulation ontarienne.Des frustrations exacerbées par l’aventure ratée du lac Meech.Les Ontariens acceptaient mal de voir Queen’s Park et Ottawa passer outre à leur hostilité et militer pour l'accord.Ils trouvent intolérable l’incertitude qui résulte de l’échec.Surtout que l'économie ontarienne n’est plus aussi robuste.Alors que pointent les premiers signes d’une récession, le message optimiste du gouvernement libéral détonné.Et à 6 septembre par la PC et l'AP 1987; Argentine: L'Union civique radicale du président Haul Alton sin perd la majorité absolue et n'obtient 117 sièges sur 254 1986: un commando terroriste ouvre le feu sur les fidèles dans une synagogue d'Ankara : 21 personnes et deux terroristes sont tués 1980: le Britannique David Cannon gagne le marathon de Montréal.1978: début de la conférence égypto-israélo-américaine de Camp David.1975: un séisme provoque la mort de plus de 2300 personnes dans l’Est de la Turquie.1955: Wilbert Coffin est repris quelques heures après son évasion de la prison de Québec 1948: la reine Juhana succède à la reine Wilhelmine sur le trône de Hollande.1898: l'effondrement du pont de Cornwall en construction fait des dizaines de morts.Ils sont nés un 6 septembre: le cardinal et homme d'Êtat français Guillaume Dubois (1652-1723), Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette, général et homme politique français (1757-1834); l’écrivain américain Julien Green (1900).quelques mois de l’imposition de la TPS fédérale, David Peterson n’a pas réussi à se présenter comme un défenseur crédible du portefeuille de ses contribuables, son gouvernement y ayant abondamment puisé depuis six ans.Sur le pas des portes, les électeurs ontariens viennent de passer cinq semaines à répéter à leurs politiciens leur conviction que les gouverne-ments ne les entendent pas.« Ça ressemble beaucoup à 1984 », confie un vétéran libéral fédéral qui a senti monter en Ontario cet été le même type de lame de fond que celle qui avait alors englouti les troupes de John Turner.À cause de l’humeur difficile de l’électorat, si le gouvernement qui est élu ce soir est minoritaire, il n’y aura pas, comme en 1985, d’alliance formelle entre deux des trois partis pour assurer une certaine stabilité politique à Queen’s Park, semble-t-il.Ilya cinq ans, les libéraux de David Peterson avaient en effet conclu un pacte de non-agression avec le N PD de Bob Rae.En échange d’un programme politique d’inspiration fortement neo-démocrate, le NPI) s’était engagé à ne pas défaire le gouvernement libéral avant deux ans.Cette fois-ci, calcule Caroline Andrew, « la réaction des gens serait trop négative ».« Il n’y a pas assez d’atomes crochus entre les chefs », ajoute Hugh Segal, du Parti conservateur.Pour ce vétéran des gouvernements minoritaires de Bill Davis, le parti qui sera élu ce soir, s’il n’ob-tient pas une majorité des 130 sièges à Queen’s Park, devra assurer au jour le jour sa survie politique.4 Ryan une bonne année avant que cette nouvelle commission scolaire prenne forme.La Commission scolaire de Châ-teauguay, qui compte 15 écoles sur son territoire, reçoit des autochtones dans deux écoles primaires francophones (Anna Laberge et Pie XII) et une école primaire anglophone (Saint Wilibrod).Il existe également une commission scolaire protestante qui reçoit des autochtones au Howard’s Billings High School.Environ 200 jeunes Mohawks fré quenteraient ces écoles « blanches », mais ils ont choisi de demeurer chez eux pour le moment.On compte également quatre écoles sur la réserve, financées par le fédéral.La semaine dernière, une assemblée de parents particulièrement houleuse a entraîné la suspension des cours dans les écoles de Châ teauguay, et la véritable rentrée avait lieu avant-hier.Il semble que mardi prochain, lors de la prochaine réunion du Conseil des commissaires, on rediscutera de la proposition de créer une commission scolaire séparée.Cette idée d’écoles séparées, si elle peut choquer les esprits plus libéraux.témoigne pourtant de l’ampleur du malaise vécu à Château-guay.« Ici c’est une ville finie », lan cent d’emblée trois dames rencontrées au hasard dans un restaurant.Dès qu’on brandit un carnet de note ou une enregistreuse, les gens accourent sans même qu’on leur fasse si gne, histoire de mieux fustiger les Mohawks et les gouvernements.« Nous vivions en voisins, ils ont tout gâché, maintenant nous ne voulons plus les voir », lance un autre homme.Un autre citoyenne raconte que son mari doit partir à 6 h 30 le matin pour arriver au travail à Montréal, trois heures plus tard.Et refaire le même trajet au retour.Des couples vivent maintenant séparés, le conjoint demeurant à Montréal pour échapper au long détournement par les routes de campagne.« Nous sommes devant un défi énorme, ajoute Serge Brouillard.Ce sont les adultes qui présentent des sentiments d’anxiété, d’angoisse, de haine, et les enfants reflètent l’attitude des parents».Jeudi dernier, les professeurs de cette école ont rencontré des professionnels du CLSC pour tenter de trouver la meilleure façon d’aborder la crise de l’été 1990 devant les en fants.« Il nous faut amener les en fants à s’exprimer, à verbaliser, et à garder nous-mêmes une attitude neutre », ajoute le directeur de l’école.En 3e année, le programme du cours de catéchèse fait appel à des textes spirituels amérindiens pour mieux éduquer les enfants.M.Brouillard soupire : « Ça, ça sera un bout dur à traverser.» 4 Pont Mercier jor Serge Quenneville, des Forces armées canadiennes, annonçait que l’armée retirait certaines pièces de matériel lourd de Châteauguay tout en préservant ses activités de contrôle autour de la réserve.« La présence de l’armée sera dé sonnais moins voyante à Châteauguay pour préserver une ambiance de calme autour de la réserve », a précisé le major Quenneville.L’armée canadienne a retourné, hier après-midi, à la base des Forces canadiennes de Gagetown, au Nouveau- Brunswick.trois bouteurs blin dés, deux chars poseurs de pont ainsi qu’un véhicule de récupération blindé, destinés à démanteler les barricades.Pendant ce temps, quelques-unes de la vingtaine de familles blanches évacuées de Kanesatake retrouvaient hier un logis complètement saccagé après 56 jours de siège mohawk à Kanesatake.Derrière les vitres brisées des maisons, plusieurs télévisions et congélateurs ont disparu, des caves à vin ont été pillées et les meubles renversés.« La plupart des personnes qui ont tenté de regagner leurs maisons à Kanesatake ne peuvent les habiter à cause des saccages.Le gouvernement s’est engagé à dédommager certaines pertes qui ne seraient pas couvertes par les assurances.Mais il se pourrait que certains bibelots ne soient pas remboursés », a affirmé Josée Béliveau, qui s’occupe des relations de presse pour la municipalité d’Oka.« Nous avons reçu quelques plaintes relatives à des vols et à du vandalisme qui auraient eu cours pendant le siège sur le territoire occupé.Nous avons entamé des enquêtes criminelles relativement à ces plaintes », a poursuivi de son côté M.Le marbre, de la SQ.Dans le même ordre d’idées, une courte visite aux journalistes du terrain de golf d’Oka, occupé par les Warriors depuis le début du siège, a permis de découvrir les tranchées profondes creusées par les Warriors a même le territoire du golf, ainsi qu’un saccage complet des bâtiments de rangement et d’inscription destinés aux usagers du club de golf.Selon le directeur général adjoint du Bureau d’assurance du Canada, M.Marcel Tassé, « la crise s'apparente à une rébellion », ce qui n'est généralement pas couvert par les polices d’assurance.Le BAC recommande toutefois aux évacués de présenter leurs requêtes à leur compagnies respectives, puisqu'il revient ^ chacune d’elles de trancher si il y aura remboursement on non dans le cas de la crise.Jusqu'à présent, plus de 3,67 millions $ ont été versés par le gouvernement du Québec aux 9297 personnes relocalisées dans le cadre de la crise amérindienne.Il s’agit uniquement des sommes versées aux personnes relocalisées pour l'hébergement, la nourriture et certains frais de subsistance.Sur le plan des évacuations, le village d'Oka est sans doute le plus touché, puisque de ses 1550 habitants, 1517, soit la presque totalité, ont été relocalisés.En date d’hier midi, seulement 78 avaient réintégré leur domicile.À eux seuls, les citoyens d’Oka village et Oka paroisse ont reçu 1,94 million $ en aide gouvernementale.À Oka paroisse, sur 2100 citoyens, 979 ont été relocalisés depuis le début du conflit, alors que 118 ont réintégré leur domicile.Ceux qui réintègrent leur domicile le font sur une base volontaire, expliquait un agent d’information de Communication Québec, Mme Marysa Togneri.Dans la plus grosse municipalité, Châteauguay, avec une population de 38 000 personnes, 3816 ont été relocalisées.De ce nombre, 1227 personnes avaient réintégré leur maison ou logement, hier midi.En tout, 741 chèques totalisant 752 822 $ ont été remis aux Châteauguois jusqu’ici.Dans la majorité des cas, il faudra attendre toutefois la fin du conflit pour connaître l’ampleur des montants réclamés et des déboursés gou vernementaux.4 Saddam trer le président irakien qu’il avait déjà vu le 13 août.Sur le plan militaire, on a appris que les Etats-Unis ont décide de transférer des chasseurs F-4G et leur personnel du 52e escadron aérien tactique de leur base à Spang-dahlem (RFA) au Golfe.Les USA ont par ailleurs déclaré hier qu'ils demanderaient bientôt au Conseil de sécurité le droit d’intercepter les avions qui contournent l’embargo contre l’Irak (page 5).L’évacuation d’Irak des Occidentaux, presque au compte-gouttes, s’est poursuivie.Un avion de la compagnie nationale, Iraqi Airways, est arrivé à Amman avec 157 femmes et enfants occidentaux à bord.La plupart d’entre eux, à l’exception de 10 Grecs, sont immédiatement montés à bord d’un Airbus d’Air France qui les attendait pour les emmener à Taris.Il s’agit d’un groupe comprenant 62 Français et 23 Britanniques, tous femmes et enfants, 10 Américains, dont deux hommes, et un certain nombre de Belges, d’Italiens et d’Australiens.Quarante-quatre ressortissants français arrivés dans la nuit à Amman ont pris place dans cet avion à bord duquel voyageait le secrétaire d’Etat français à l’Action humanitaire, Bernard Kouchner.Un millier d’Occidentaux ont pu quitter l’Irak au cours des huit derniers jours.L’Union soviétique, très active ces derniers jours sur le terrain diplomatique, a par ailleurs lancé un appel conjoint avec le Japon — une première dans l'histoire des deux pays — au retrait des forces irakiennes du Koweït et à la libération de tous les otages étrangers détenus en Irak et au Koweït La Pravda a démenti hier que la rencontre au sommet, dimanche à Helsinki, entre les présidents Gorbatchev et Bush ait lieu sur fond de divergences croissantes entre l'URSS et les États-Unis sur la crise du Golfe.« Certains observateurs pensent que c’est uniquement la crise du Golfe qui a donné lieu au sommet d’une journée, d’autres laissent entendre que des divergences s’approfondissent entre Moscou et Washington », écrit l’organe du PC soviétique.Soulignant que « les positions des deux parties ont été énoncées clairement », la Pravda estime que ces positions « ont pu être modifiées, peuvent diverger à certains égards, mais il est tout à fait clair que l’Union soviétique ne soutient pas l'agression » de l'Irak contre le Koweït.« Nous sommes en faveur d'un règlement politique du conflit.Notre "position est sincère et repose sur des principes », poursuit le joumaL Les présidents soviétique et américain doivent s’entretenir également des conflits cambodgien et Jean-Claude Leclerc quitte LE DEVOIR L’éditorialiste Jean-Claude Leclerc a annoncé mardi qu’il quittait LE DEVOIR, où il oeuvrait depuis 1967, comme membre de la rédaction d’abord, et à l’édito-nal depuis 1970.La démission de M.Leclerc prend effet dans deux semaines.M Leclerc expliquera lui-même sous peu, dans nos pages, les motifs de sa décision, qui a reçu l’accord de la direction.Au-delà des divergences professionnelles ou politiques qui sont inévitables dans la vie d'une institution comme la nôtre, la séparation peut s’effectuer dans la cordialité, et c’est actuellement le cas.La contribution de M Leclerc à lapage éditoriale du DEVOIR a été marquante et fort influente au cours des vingt dernières années.Dans un style incisif et clair, il n’a jamais dévié d'une attention passionnée aux questions centrales de justice, de droit, d'équité, et ce faisant il a nourri la réflexion de l’ensemble du jour- Jean-Claude Leclerc nal, conformément à sa vocation première.Il a effectué au surplus nombre de tâches quotidiennes plus obscures, sans lesquelles un quotidien aussi modeste ne saurait survivre.Son nom restera lié à celui du DEVOIR, dont l’amitié lui est acquise.Une chronique de Jeffrey Simpson LE DEVOIR annonce en même temps qu’à compter du lundi 24 septembre, date de la relance, il présentera une chronique hebdomadaire du « columnist » Jeffrey Simpson, principal commentateur politique du quotidien torontois The Globe and Mail, et sans aucun doute l’une des figures dominantes du journalisme canadien.Cette contribution sera rédigée exclusivement pour LE DEVOIR.Le journaliste Clément Tru-del a bien voulu en assurer la traduction.M.Simpson, que nos lecteurs connaissent déjà notamment grâce à ses commentaires réguliers aux divers réseaux de radio et de télévision canadiennes, est l’auteur de nombreux livres politiques, dont Tun Spoils of Power a obtenu le prix du Gouverneur général en 1989.La même année il obtenait le prestigieux National Newspaper Award pour l’ensemble de ses chroniques.Il est journaliste au Globe and Mail depuis 1973, à une succession de postes incluant Québec, Ottawa, et l’Europe.Il y tient la principale chronique politique depuis 1984.Jeffrey Simpson afghan et de la coopération économique bilatérale ainsi que des moyens d’accélérer les négociations de Vienne sur la réduction des forces conventionnelles en Europe, relève la Pravda.Par ailleurs, l’Irak a perdu, sinon un allié, au moins un « non-ennemi », en la personne de Cuba qui a estimé à son tour que les troupes irakiennes devaient quitter le Koweït.Jusqu’à présent, La Havane s’était abstenue de voter en faveur des mesures d’embargo décrétées contre Bagdad par le conseil de sécurité de TONU.4 Chrétien à Oka a assez duré.« Il faut faire quelque chose pour réduire les tensions », explique le ministre Siddon, qui dit que son gouvernement est à la recherche de façons de « soulager le stress émotif des Warriors ».Dans l’immédiat, le ministre a promis d’intercéder auprès de Québec en vue d’obtenir un élargissement du périmètre de l’armée à Oka et une reprise des négociations entre les gouvernements et la communauté mohawk.De plus, U laisse entendre qu'Ot-tawa veut s’assurer que la SQ n’assumera pas seule les suivis policiers de la crise mohawk.« S’ils déposent leurs armes, nous devons les assurer d’un processus auquel ils peuvent se fier, explique le ministre fédéral qui insiste : « Les autorités vont se comporter avec eux comme les Canadiens sont en droit de s’y attendre.Aucun droit ne sera bafoué».Tout un adoucissement du ton d’Ottawa, où la semaine dernière, le premier ministre traitait les Warriors de « bande de terroristes » Mais, depuis le début de la semaine, les leaders autochtones multiplient les signaux d’alarme dans la capitale fédérale, prévenant, à l’instar du chef des Premières Nations, George Erasmus, hier, que la situation à Oka est devenu intenable, qu’un accident tragique peut se produire à tout moment.« Nous avons besoins de tranquillité pendant que nous tentons de négocier la fin de la crise », expliquait hier le chef autochtone au moment où il se rendait, avec une délégation composée de représentants de la Confédération des six nations iro-quoises et du député manitobain Elijah Harper, rencontrer le ministre Siddon et des hauts fonctionnaires fédéraux.Dans un premier temps, la délégation autochtone a transmis trois demandes à Ottawa : le libre accès au centre de désintoxication de Kanesatake pour les leaders spirituels de la communauté mohawk, un élar-gissemet du périmètre militaire et un retour des deux gouvernements à la table de négociations.« Je m’attends à ce que les pourparlers reprennent très très rapidement », affirmait sur le ton de la confiance le chef Erasmus au terme de la rencontre.Selon lui, il restait 14 sujets à Tordre du jour au moment de la dernière rupture des pourparlers.Mais, les circonstances ont changé maintenant, affirme le chef des Premières Nations, il n’y a plus de barricades.De son côté, le ministre Torn Siddon déclare qu'il a obtenu de ses interlocuteurs autochtones l'engagement qu'ils tenteraient de faire baisser les armes aux Warriors.BRACONNER I CLICHE RÉPÉTÉ À ECLAIRAGE DIFFERENT, EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. ^ ^ Le Devoir, jeudi 6 septembre 1990 Les autochtones d’Ontario maintiennent leurs barrages routiers et ferroviaires d après la Presse Canadienne UN .JOUR après avoir fait tomber cinq pylônes électriques près de Bon don, en Ontario, les autochtones maintenaient hier leurs barrages routiers et ferroviaires un peu par tout dans la province et menaçaient d accentuer leurs moyens de près sions pour protester contre toute in tervention de l’armée à la réserve des Mohawks d’Oka L’autoroute 54 près de Brantford est restée bloquée une deuxième journée consécutive par des auloch tones de la réserve des Six Nations tandis qu’un véhicule obstruait le passage sur la voie du UN, qui Ira verse la réserve.Des Indiens Ojibway ont continué à perturber ia circulation sur l’auto route 6 au sud de Tobermory, sur la péninsule de Bruce, obligeant les automobilistes à effectuer un long détour de 22 kilomètres sur des rou tes de campagne boueuses.Une cinquantaine d’autochtones ont ajouté d’autres billots à leurs barricades hier, décidés de ne pas bouger de là tant qu'ils n'auront pas obtenu une réponse du gouvernement fédéral.Dans l’est de la province, près de Belleville, une soixantaine de Mohawks ont rejeté l’offre de paix d'un député local, qui s'engageait à transmettre leur message au premier ministre Brian Mulroney s’ils levaient leur barrage, constitué d'un véhicule renversé, d’un réfrigérateur et de balles de foin sur un pont de l’auto- route 49 Seuls les autobus scolaires et les véhicules d’urgence étaient autorisés à passer Toujours dans l'est de la province, des Amérindiens de la réserve Alder-ville au nord de Coburg ont bloqué toutes les routes passant sur la réserve, hier À Sarnia, des Indiens Chippewas ont condamné une route peu fréquentée parallèle à la rivière St-Clair, un geste que le porte-parole de la bande a motivé par l’incursion de l'armée dans le Longhouse de la réserve de Kahnawake, lundi Enfin, au nord de la province, les chefs de vingt bandes indiennes se sont réunis d’urgence hier pour éla borer leur strategie en vue d’exiger du gouvernement fédéral la garantie que les Mohawks ne feront pas l’ob jet de représailles de la part de la Sûreté du Québec pour le décès d'un des policiers, tué cet été au début du conflit Kntre-temps, une centaine d'autochtones distribuaient des tracts aux véhicules circulant sur l’autoroute Transcanadienne près d’Es-panola, à 80 kilomètres de Sudbury, et à Toronto, quelque 150 manifestants ont bloqué le trafic en plein centre ville pendant 45 minutes Le même nombre de protestataires — autochtones et non-autochtones — a aussi manifesté à l'autre bout du pays, à Victoria, en Colombie-Britannique, pour presser le pre mier ministre Mulroney de trouver une solution au conflit à oka Deux fois plus de cancers chez les enfants de fumeurs BOSTON (AB) — Les non fumeurs qui ont grandi dans une famille dont les parents fumaient courraient deux fois plus de risques de contracter un cancer du poumon, révèle une étude •lui fournit de nouvelles preuves des dangers du tabac pour les fumeurs « passifs ».Selon les auteurs de l’étude, 17% de tous les cancers du poumon dé celés chez des personnes n’ayant ja mais fumé la cigarette aux Etats Unis ont été causés par l'exposition à la fumée des autres pendant leur en fonce et leur adolescence.C’est une autre preuve que la fu niée des cigarettes des autres esl no cive, affirme le Dr Dwight .lanerich, de la faculté de Médecine de Yale, qui a dirigé l’étude, menée auprès de 191 non-fumeurs de l’Etat de New York chez qui les médecins ont diagnostiqué un cancer au début dos années KO.Les chercheurs ont calculé le temps d’exposition à la fumée de ci garette de chacun d’entre eux en ad dit tonnant les « années fumeurs », c'est à-dire le nombre d’années pas sées dans une maison, multiplié par le nombre de fumeurs présents.Par exemple, quelqu’un ayant vécu pen dant 1K ans avec deux parents fu meurs aurait un coefficient (l’exposition de 36 années fumeurs.En comparant ces coefficients avec ceux de non fumeurs en bonne santé, les chercheurs ont constaté qu’un degré d’exposition de 25 années fumeurs ou plus pendant l'en fance et l’adolescence doublait le ris que de cancer du poumon.27 % des victimes de cancer avaient connu ce degré d’exposition, contre 15 % des membres du groupe témoin de non-fumeurs saias.Une exposition inférieure à 25 an nées fumeurs {rendant la période de croissance ne semble pas accroître le risque du cancer du poumon.Toujours selon cette étude, l’exposition à la fumée d’un conjoint ne semble pas augmenter le risque de cancer du poumon, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que des époux qui travaillent passent relativement jam d'heures ensemble à la maison, à part les heures de sommeil, ce qui réduit leur exposition à la fumée de tabac.L’étude n'a pas permis de démon ti er qu’une exposition à la cigarette en milieu de travail accroît signifi cativement le risque de cancer du poumon.Les enfants sont finalement les plus vulnérables, parce qu’ils n’ont aucun moyen d’échapper à la fumée de leurs parents.Ce sont littéralement des cobayes, un « auditoire passif », en quelque sorte, commentait le Dr Alfred Munzer, un spécialiste pulmonaire, porte-parole de l’Association pulmonaire américaine.Le cancer du poumon peut se déclarer longtemps après que les personnes ont cesse de fumer.La fumée dite « secondaire » peut ainsi être particulièrement nocive pour les enfants, parce qu’il leur reste plusieurs années au cours desquelles ils sont susceptibles de développer un cancer du poumon.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Peterson nière semaine de la campagne l’avance du NPI) semble s’être raffer mie et cela, en dépit des scénarios d’apocalypse évoqués par David Peterson pour faire tourner le vent politique en sa faveur.Le premier ministre ontarien a bouclé sa campagne électorale dans un veut de punique généralisée.De puis la publication d'un sondage samedi donnant le NPI) quatre points en avance sur ses libéraux, David Peterson multiplie les avertisse ments à sa population.Sous un gouvernement néo-démocrate, la disette économique sera telle que les en fants ontariens seront affamés, est il allé jusqu’à prédire en bout de piste.Même si leurs chiffres ne leur per mettent plus de retenir l’espoir d’un gouvernement majoritaire libéral, les organisateurs de David Peterson se raccrochent à celui qu’au dernier moment, les centaines d'Ontariens qui veulent voter néo démocrate pour la première fois aujourd’hui simplement pour manifester leur mécontentement se raviseront à l'idée de porter ainsi le N PD au pouvoir.L’Ontario se prépare d’abord et avant tout à enregistrer un vote de protestation massif contre lesgou vernements, évaluent les experts.« David Peterson a enragé les gens avec une campagne dont le message central semblait être que tout va bien », explique Caroline An drew, politicologue à l’Université d’Ottawa.Selon elle, la stratégie lu bérale a eu pour effet d’accentuer les frustrations latentes au sein de la po-pulation ontarienne.Des frustrations exacerbées par l’aventure ratée du lac Meech Les Ontariens acceptaient mal de voir Queen's Park et Ottawa passer outr e à leur hostilité et militer pour l’accord.Ils trouvent intolérable l’incertitude qui résulte de l'échec.Surtout que l'économie ontarienne n’est plus aussi robuste.Alors que pointent les premiers signes d'une récession, le message optimiste du gouvernement libéral détonné.Et à 6 septembre par la PC et l'AP 1987: Argentine: I.Union civique radicale du président Haul Alfon sin perd la majorité absolue et n'obtient 117 sièges sur 254 1986: un commando terroriste ou vi e le feu sur les fidèles dans une synagogue d'Ankara 21 personnes et deux terroristes sont tués 1980: le Britannique David Cannon gagne le marathon de Montréal.1978: début de la conférence égypto-israélo américaine de Camp David 1975: un séisme provoque la mort de plus de 2200 personnes dans l'Est de la Turquie.1955: Wilbert Coffin est repris quelques heures après son évasion de la prison de Québec 1948: la reine Juliana succède à la reine WUhelmine sur le trône de Hollande 1898: l’effondrement du pont de Cornwall en construction fait des dizaines de morts Ils sont nés un 6 septembre: le cardinal et homme d'Etat français Guillaume Dubois (1652-1723); Mane Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette, général et homme politique français (1757-1834); l'écrivain américain Julien Green (1900) quelques mois de l’imposition de la TPS fédérale, David Peterson n’a pas réussi à se présenter comme un défenseur crédible du portefeuille de ses contribuables, son gouvernement y ayant abondamment puisé depuis six ans.Sur le pas des portes, les électeurs ontariens viennent de passer cinq semaines à répéter à leurs politiciens leur conviction que les gouvernements ne les entendent pas.« Ça ressemble beaucoup à 1984 », confie un vétéran libéral fédéral qui a senti monter en Ontario cet été le même type de lame de fond que celle qui avait alors englouti les troupes de John Turner.À cause de l’humeur difficile de l’électorat, si le gouvernement qui est élu ce soir est minoritaire, il n’y aura pas, comme en 1985, d’alliance formelle entre deux des trois partis pour assurer une certaine stabilité politique à Queen's Park, semble-t-il.Ilya cinq ans, les libéraux de David Peterson avaient en effet conclu un pacte de non-agression avec le NPD de Bob Rae.En échange d'un programme politique d’inspiration fortement neo démocrate, le NPD s’était engagé à ne pas défaire le gouvernement libéral avant deux ans.Cette fois-ci, calcule Caroline Andrew, « la réaction des gens serait trop négative » « Il n'y a pas assez d’atomes crochus entre les chefs », ajoute Hugh Segal, du Parti conservateur.Pour ce vétéran des gouvernements minoritaires de Bill Davis, le parti qui sera élu ce soir, s’il n’obtient pas une majorité des 130 sièges à Queen’s Park, devra assurer au jour le jour sa survie politique.+ Ryan une bonne année avant que cette nouvelle commission scolaire prenne forme.La Commission scolaire de Chà teauguay, qui compte 15 écoles sur son territoire, reçoit des autochtones dans deux écoles primaires franco phones (Anna l.abergeet Pie XII) et une école primaire anglophone (Saint Wilibrod).Il existe également une commission scolaire protestante qui reçoit des autochtones au Ho ward's Billings High School Environ 200 jeunes Mohawks fré queuteraient ces écoles « blanches », mais ils ont choisi lie demeurer chez eux pour le moment.On compte éga lement quatre écoles sur la réserve, financées par le fédéral La semaine dernière, une assemblée de parents particulièrement houleuse a entraîné la suspension des cours dans les écoles de Chà teauguay, et la véritable rentrée avait lieu avant-hier.11 semble que mardi prochain, lors de la prochaine réunion du Conseil des commissai res, on rediscutera de la proposition de créer une commission scolaire sé parée.Cette idée d'écoles séparées, si elle peut choquer les esprits plus li béraux, témoigne pourtant de l’ampleur du malaise vécu à Château guay.« Ici c’est une ville finie », lan cent d’emblée trois dames rencontrées au hasard dans un restaurant.Dès qu’on brandit un carnet de note ou une enregistreuse, les gens accourent sans même qu'on leur fasse signe, histoire de mieux fustiger les Mohawks et les gouvernements.« Nous vivions en voisins, ils ont tout gâché, maintenant nous ne voulons plus les voir », lance un autre homme.Un autre citoyenne raconte que son mari doit partir à 6 h 30 le matin pour arriver au travail à Montréal, trois heures plus tard.Et refaire le même trajet au retour.Des couples vivent maintenant séparés, le conjoint demeurant à Montréal pour échapper au long détournement par les routes de campagne.« Nous sommes devant un défi énorme, ajoute Serge Brouillard.Ce sont les adultes qui présentent des sentiments d'anxiété, d’angoisse, de haine, et les enfants reflètent l’attitude des parents».Jeudi dernier, les professeurs de cette école ont rencontré des profes sionnels du CLSC pour tenter de trouver la meilleure façon d’aborder la crise de l’été 1990 devant les en fants.« Il nous faut amener les en fants à s’exprimer, à verbaliser, et à garder nous-mêmes une attitude neutre », ajoute le directeur de l’école.En 3e année, le programme du cours de catéchèse fait appel à des textes spirituels amérindiens pour mieux éduquer les enfants.M Brouillard soupire : « Ça, ça sera un bout dur à traverser.» + Pont Mercier jor Serge Quenneville, des Forces armées canadiennes, annonçait que l’armée retirait certaines pièces de matériel lourd de Châteauguay tout en préservant ses activités de contrôle autour de la réserve.« La présence de l'armée sera désormais moins voyante à Châteauguay pour préserver une ambiance de calme autour de la réserve », a précisé le major Quenneville.L'armée canadienne a retourné, hier après-midi, à la base des Forces canadiennes de Gagetown, au Nou veau Brunswick,trois bouteurs blindés, deux chars poseurs de pont ainsi qu'un véhicule de récupération blindé, destinés à démanteler les barricades.Pendant ce temps, quelques-unes de la vingtaine de familles blanches évacuées de Kanesatake retrouvaient hier un logis complètement saccagé après 56 joui s de siège mohawk à Kanesatake.Derrière les vitres brisées des maisons, plusieurs télévisions et congélateurs ont disparu, des caves à vin ont été pillées et les meubles renversés.« I .a plupart des personnes qui ont tenté de regagner leurs maisons à Kanesatake ne peuvent les habiter à cause des saccages.Le gouvernement s’est engagé à dédommager certaines pertes qui ne seraient pas couvertes par les assurances.Mais il se pourrait que certains bibelots ne soient pas remboursés », a affirmé Josée Béliveau, qui s’occupe des relations de presse pour la municipalité d’Oka.« Nous avons reçu quelques plaintes relatives à des vols et à du vandalisme qui auraient eu cours pendant le siège sur le territoire occupé.Nous avons entamé des enquêtes criminelles relativement à ces plain tes », a poursuivi de son côté M.Le-marbre, de la SQ.Dans le même ordre d’idées, une courte visite aux journalistes du terrain de golf d’Oka, occupé par les Warriors depuis le début du siège, a permis de découvrir les tranchées profondes creusées par les Warriors a même le territoire du golf, ainsi qu'un saccage complet des bâtiments de rangement et d’inscription destinés aux usagers du club de golf.Selon le directeur général adjoint du Bureau d'assurance du Canada, M.Marcel Tassé, « la crise s’appa rente à une rébellion ».ce qui n'est généralement pas couvert par les polices d’assurance.Le BAC recommande toutefois aux évacués de présenter leurs re quêtes à leur compagnies respectives, puisqu'il revient à chacune d'elles de trancher si il y aura remboursement on non dans le cas de la crise.J usqu'à présent, plus de 3,67 millions $ ont été versés par le gouvernement du Québec aux 9297 personnes relocalisées dans le cadre de la crise amérindienne.Il s’agit uniquement des sommes versées aux personnes relocalisées pour l’hébergement, la nourriture et certains frais de subsistance.Sur le plan des évacuations, le village d'Oka est sans doute le plus touché.puisque de ses 1550 habitants.1517, soit la presque totalité, ont été relocalisés.En date d’hier midi, seulement 78 avaient réintégré leur domicile.À eux seuls, les citoyens d’Oka village et oka paroisse ont reçu 1,94 million $ en aide gouver nementale.À Oka paroisse, sur 2100 citoyens, 979 ont été relocalisés depuis le début du conflit, alors que 118 ont réintégré leur domicile.Ceux qui réintègrent leur domicile le font sur une base volontaire, expliquait un agent d’information de Communication Québec, Mme Marysa Togneri.Dans la plus grosse municipalité, Châteauguay, avec une population de 38 000 personnes, 3816 ont été re-localisées.De ce nombre, 1227 personnes avaient réintégré leur maison ou logement, hier midi.En tout, 741 chèques totalisant 752 822 $ ont été remis aux Châteauguois jusqu’ici.Dans la majorité des cas, il faudra attendre toutefois la fin du conflit pour connaître l'ampleur des mon lanls réclamés et des déboursés gou vernementaux.+ Saddam ti er le président irakien qu’il avait déjà vu le 13 août.Sur le plan militaire, on a appris que les Etats-Unis ont décide de transférer des chasseurs F-4G et leur personnel du 52e escadron aé rien tactique de leur base à Spang-dahlem (RFA) au Golfe.Les USA ont par ailleurs déclaré hier qu'ils demanderaient bientôt au Conseil de sécurité le droit d'intercepter les avions qui contournent l'embargo contre l’Irak (page 5).L’évacuation d'Irak des Occidentaux, presque au compte-gouttes, s’est poursuivie.Un avion de la compagnie nationale, Iraqi Airways, est arrivé à Amman avec 157 femmes et enfants occidentaux à bord.La plupart d'entre eux, à l’exception de 10 Grecs, sont immédiatement montés à bord d'un Airbus d'Air France qui les attendait pour les emmener à Paris.Il s’agit d'un groupe comprenant 62 Français et 23 Britanniques, tous femmes et enfants, 10 Américains, dont deux hommes, et un certain nombre de Belges, d’Italiens et d’Australiens Quarante quatre ressortissants français arrivés dans la nuit à Amman ont pris place dans cet avion à bord duquel voyageait le secrétaire d'Etat français à l'Action humanitaire, Bernard Kouchner.Un millier d'Occidentaux ont pu quitter l'Irak au cours des huit der mers jouis; L'Union soviétique, très active ces derniers jours sur le terrain diplomatique, a par ailleurs lancé un appel conjoint avec le Japon — une première dans l’histoire des deux pays — au retrait des forces irakiennes du Koweït et à la libération de tous les otages étrangers détenus en Irak et au Koweït La Fravda a démenti hier que la rencontre au sommet, dimanche à Helsinki, entre les présidents Gorbatchev et Bush ait lieu sur fond de divergences croissantes entre l'URSS et les États-Unis sur la crise du Golfe « Certains observateurs pensent que c’est uniquement la crise du Golfe qui a donné lieu au sommet d'une journée, d’autres laissent entendre que des divergences s'approfondissent entre Moscou et Washington ».écrit l'organe du PC soviétique.Soulignant que « les positions des deux parties ont été énoncées clairement »,la Fravda estime que ces positions « ont pu être modifiées, peuvent diverger à certains égards, mais il est tout à fait clair que l'Union soviétique ne soutient pas l'agression » de l'Irak contre le Koweït « Nous sommes en faveur d'un règlement politique du conflit.Notre position est sincère et repose sur des principes ».poursuit le journal.Les présidents soviétique et américain doivent s'entretenir également des conflits cambodgien et Jean-Claude Leclerc quitte LE DEVOIR L'éditorialiste Jean-Claude Leclerc a annoncé mardi qu’il quittait LE DEVOIR, où il oeuvrait depuis 1967, comme membre de la rédaction d'abord, et à l édito-rial depuis 1970 La démission de M Leclerc prend effet dans deux semâmes.M Leclerc expliquera lui-même sous peu, dans nos pages, les motifs de sa décision, qui a reçu l’accord de la direction’ Au-delà des divergences professionnelles ou politiques qui sont inévitables dans la vie d’une institution comme la nôtre, la séparation peut s’effectuer dans la cor dialité, et c’est actuellement le cas.La contribution de M Leclerc à lapage éditoriale du DEVOIR a été marquante et fort influente au cours des vingt dernières années Dans un style incisif et clam, il n’a jamais dévié d’une attention passionnée aux questions centrales de justice, de droit, d’équité, et ce faisant il a nourri la réflexion de l’ensemble du jour Jean-Claude Leclerc tN 4i “I nal, conformément à sa vocation première.Il a effectué au surplus nombre de tâches quotidiennes plus obscures, sans lesquelles un quotidien aussi modeste ne saurait survivre.Son nom restera lié à celui du DEVOIR, dont l’amitié lui est acquise.Une chronique de Jeffrey Simpson LE DEVOIR annonce en même temps qu’à compter du lundi 24 septembre, date de la relance, il présentera une chronique hebdomadaire du •< columnist » Jeffrey Simpson, principal commentateur politique du quotidien torontois The Globe and Mail, et sans aucun doute l’une des figures dominantes du journalisme canadien.Cette contribution sera rédigée exclusivement pour LE DE VOIR.Le journaliste Clément Tru-del a bien voulu en assurer la traduc tion.M.Simpson, que nos lecteurs con naissent déjà notamment grâce à ses commentaires réguliers aux divers réseaux de radio et de télévision canadiennes, est l’auteur de nombreux livres politiques, dont l’un Spoils ol Power a obtenu le prix du Gouver neur général en 1989 La même année il obtenait le prestigieux National Newspaper Award pour l’ensemble de ses chroniques.Il est journaliste au Globe and Mail depuis 1973, à une succession de postes incluant Québec, Ottawa, et l’Europe.Il y tient la principale chronique politique depuis 1984.Jeffrey Simpson afghan et de la coopération écono inique bilatérale ainsi que des moyens d’accélérer les négociations de Vienne sur la réduction des forces conventionnelles en Europe, relève la Fravda.Par ailleurs, l'Irak a perdu, sinon un allié, au moins un « non-ennemi », en la personne de Cuba qui a estimé à son tour que les troupes irakiennes devaient quitter le Koweit.Jusqu’à présent, La Havane s’était abstenue de voter en faveur des mesures d’embargo décrétées contre Bagdad par le conseil de sécurité de l’ONlL + Chrétien à Oka a assez duré.« Il faut faire quelque chose pour réduire les tensions », explique le ministre Siddon, qui dit que son gouvernement est à la recherche de façons de « soulager le stress émotif des Warriors ».Dans l’immédiat, le ministre a pro mis d’intercéder auprès de Québec en vue d’obtenir un élargissement du périmètre de l’armée à Oka et une reprise des négociations entre les gouvernements et la communauté mohawk.De plus, il laisse entendre qu'Ot-tawa veut s’assurer que la SQ n’assumera pas seule les suivis policiers de la crise mohawk.« S’ils déposent leurs armes, nous devons les assurer d’un processus auquel ils peuvent se fier, explique le ministre fédéral qui insiste : « Les autorités vont se comporter avec eux comme les Canadiens sont en droit de s’y attendre Aucun droit ne sera bafoué ».Tout un adoucissement du ton d'Ottawa, où la semaine dernière, le premier ministre traitait les Warriors de bande de terroristes».M ais, depuis le début de la semaine, les leaders autochtones multiplient les signaux d'alarme dans la capitale fédérale, prévenant, à l’instar du chef des Premières Nations, George Erasmus, hier, que la situation à Oka est devenu intenable, qu'un accident tragique peut se produire à tout moment.« Nous avons besoins de tranquillité pendant que nous tentons de négocier la fin de la crise ».expliquait hier le chef autochtone au moment où il se rendait, avec une délégation composée de représentants de la Confédération des six nations îro-quoiseset du député manitobain Elijah Harper, rencontrer le ministre Siddon et des hauts fonctionnaires fédéraux.Dans un premier temps, la délégation autochtone a transmis trois demandes à Ottawa : le libre accès au centre de désintoxication de Kanesatake pour les leaders spirituels de la communauté mohawk, un élar-gissemet du périmètre militaire et un retour des deux gouvernements à la table de négociations.« Je m’attends à ce que les pourparlers reprennent très très rapidement », affirmait sur le ton de la confiance le chef Erasmus au terme de la rencontre.Selon lui.il restait 14 sujets à l’ordre du jour au moment de la dernière rupture des pourparlers Mais, les circonstances ont changé maintenant, affirme le chef des Premières Nations, il n’y a plus de barricades.De son côté, le ministre Torn Siddon déclare qu'il a obtenu de ses interlocuteurs autochtones l’engagement qu’ils tenteraient de faire baisser les armes aux Warriors.i 1 ¦¦¦HUMaMIftÉÉÉriiÉÉMÉÉMÉkÉÉMÉaÉMfelMMM CLICHÉ 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