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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 6 septembre 1990
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-09-06, Collections de BAnQ.

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DEVOIR Montréal, jeudi 6 septembre 1990 Vol.LXXXI — No 207 ?Ensoleillé Max 26 Détail page 6.Une des plus grandes selections i unis Persans 24 Orientaux en ville.'0^»^ Nv\u achetons, vendons, évaluons, nettoyons à ’.i main ci réparons le* Vipu tVrsans & Orientaux s.'leSe d l3a>o*v D Ct3 CO & CO 1.1.1 Defile-bénéjtei LA FONDA TION DE LTIÔPITAl SAINTE-JUS FINE PRÉSENTE L'ARC-ES-CIELDELA MODE % COMMANDITAIRES CORPORATIFS il TFEn it OGILVY LEADER BICYCLE à l'Hôtel l e Quatre-Saisons le 13 septembre 1990, à 11 lires 45 Réservations obligatoires à la Fondation Nathalie Dion 345-4710 KSCADA ;biftkeouE V-) rP?crvont J indu/tri^ol €cono (TlalLr Limited Construction Paul Desbiens BANQUE ROYALE IVACO LA VOUTE LE JEAN BLEU INC.Broccolini Construction les industries Gara-tes l Guaranteed inl.loliette.(Québec) .16F 3/9 .follette ce 79 août 1990 CWNPV PUOVINt I.PL Ql'fi H L( Pis IKK ' I' PL si IIV Al IN I’ll L.COI H PI (Jl fi H LC.NO 7MV T> 002997 S91 l’LUC LP I'Ll U P LS NMLNPL.s, agissant pour I L l’KO Cl HLl K C.KNfiK M Partie de mandeiesso \s .ILI.IO CKSAK LLKNANPL./.Partie défende resse W1S l.fit*.Al \vis public est par le présent donné que les biens meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par auto nié de justice Le 1S septembre 1990 , ;X I thOO au no 679 Riopel.l'fipiphanio ! Les dits biens consistent en t piano | .antique.1 divan.I causeuse, 1 (au j teuil en velours 1 automobile Che } t violet Citation 1980 l esquels effets > ' seront v endus pour argent comptant ' ou chèque visé au plus offrant et i , derniei enchérisseur PANN [GRAND MAISON huissiei < •759.SÔ.S6.Ka\ 759 6235 Rfil.\N Ci LH.Rfil WOLK \ \SS lit IS j SILKS.1S6.rue St-Joseph.C P 454 Joliette.(Québec) J6K.v/9 .loliette ce 79 août 1990 Avis est par les présentes donne que le contrat de vente en date du 16 août : 1990 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes présentes ou futures, payables à ATLAS NEON LTÉE a été enregistre au bureau d en- j registrement de la division d'enregistrement de Montreal, le 24ème jour d'août 1990, sous !e numéro 4313022 Ce 28ième|Our d août, 1990 LA BANQUE TORONTO-DOMINION cÆîv\c«dB42.9645 TRAN, îhuong The PRENEZ AVIS que Thuong The Tran.domicilié et demeurant au 1663, rue Cardinal, ville Saint Laurent, s'adressera au lieutenant gouverneur en conseil afin de changer son nom en celui de ALAIN TRAN SAINT IAURENT ce 22 août 1990 ME GEORGES P HÉBERT DESCOTEAUX JARRY HEBERT 790.boulevard Laurentien bureau 202 Saint-Laurent, H4M 2M6 CANADA, PROVINCE.PL Ql’fi RH DISTRICT PL lOl.IKTTL COI R PL Ql'fiHKC.NO 705 27 00.(009 898 P LUC LP LU R P LS NMLNPL.s, agissant pour I K PRO Cl H LCR C.F.N fi K AL, Partie de imiiidcressc.vs PALI.ROUTIN.Pariu*défenderesse AVIS I.fit;Al.Nvis public est par le présent donné que les biens meubles et ef tels mobiliers de la partie défende resse.saisis eu celte cause, seront vendiispai autorité de justice, l.e 18 septembre 1990 û lOhOO.au no 8383.Casgram.Montréal les dits biens consistent en 1 micro ondes Sharp Carousel II I vidéo Nils Fisher.1 au climatisé Flectrohome.I radio portatif Sony, avec lecteur à cas selle Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier en chérisseui MARTIN ItlfiROt \.huissiei 1 él .î9 >5Î6 Fax 759-6235 Rfil NNGL.K.Rfil NNOFK A \SS lit 1SSIFKS.1S6.rue st Joseph.CP M .loliette (Québec) .16F 3/9 Jo bette ce '29 août 1990 Province de Québec.District de Montréal.COI K PI Ql'fiKF.C N ( ) >00 02 027834 SSI l N1T F P SKAFOOP PFCKF.KS I I P Partie demanderesse, vs VNTONIOCAS I RONOVO.Partie défenderesse Le 17 septembre 1990 .1 lOhOO au 2155 René Lévesque, app 10.Vimont, dis tract de Laval, seront vendus par autorité de Justice, les biens et ef tels de \N l'ONlO l ASTRONOVO.saisis en cette cause, consistant en 1 automobile de marque Honda nm dèle Prelude de couleur blanc de l'année jHutant U* no tie série .111 M AR5221FCS0.NS31 et immatriculé au Quétvec JKW 416 le tout avec équipement et accessoires l set de salon 5 sections en velour gris.1 lé lévtseut couleur 14 Ndmiral et ac ces Conditions \RC.FNT COM P l'NNT FRANÇOIS ROl'RQl'F.huisslei 128-8133 HURLAI P fi IT PL M M LH V ROI KQl L A ASS.IIITssII KS Montréal, ce i septembre 1990 CAN \PA.PROV1NCL PL Ql fi RFC.PISIRUT PLCHICOl IT M i COUR Ml NUTPAI.L.NO 87 270 Vil.LL PL.JONQtTfiRL.Partie demanderesse vs .IOHNNN HRIS SON Partie défenderesse NNIs I ET'.NI Nvis public est par le pré sent donné que les biens meubles et effets mobiliers de la partie défen deresse.saisis en celte cause, seront vendus par autorité de justice.Le 18 septembre 1990 à T2hOO.m no 301 Notre Paine, app à.A Kepentigny I es dits biens consistent en l télé viseur couleur Hitachi.1 enregis treuse NK.u 1 radio cassette, etc I esijueLs effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant ef dernier enchérisseur PHILIPPE; PE.sKOCHLKV huis sier l'él 759 5556.Lax 7S9 6235 Hfi I N N Ci E*.R.Rfil.ANCLR A \SS .HITSSIE.HN, 1*6, tue Si Joseph.C P | 4.V4.loliette (Québec) J6K i/9 Jo- j bette ce 79 août 1990 C NN NP N PRO\ INC F.PF Ql fi j H ET'.PIS LRIC r PF .101 IF RTF, coi r pi vji Fret ch nmhrl i Civil L PIN IslON DES PLT1TKS i ( R L N \ C ELS N ( > 705 32 000059 903 ! NNPRfi LAPORTE.Partie deman deresse vs Nl'FPHANF 1 ES 1 SI Fl R.Partie défenderesse NVIS I fiC.NI Avis public est par le pré sont donné que les biens meubles et effets mobiliers de la partie défen deresse.viisis en cette cause, seront : v endus par autorité de justice.I e 18 septembre 1990 ,N lOhOO au no 17S3.rang I .Nchigan Nord.I.fipiphame I Les dits biens consistent en l automobile de marque Chevrolet Che- | v elle, année 1974 Lesquels effets se ; ront vendus pour argent comptant j ou chèque visé au plus offiant et j demiei en»hértsscui PHI1IPPE : PF-SR(HTIF.RS.huissier l'él 759 j 5556.Fax 759-6235 Rfil.ANC.KR.Rfil NNC.LR A NSS III ISS1LRS.i 186.rue St Joseph.(' P 454.Joliette.(Québec) J6F 3/9 Juliette ce 29 j août 1990 Province de Québec.District de Montréal, col R PL Ql fiHKC Ch Civile NU 500 02 007928 901 KN/O CAROSIE’.I.I L demanderesse, vs P.IUSLPPE: C.A UC.A NO.défende resse Le 19 septembre 1990 h I0ti30 de I avant midi au domicile du dé fondeur au no 2600 Terrasse Lotus Ixmrg.en la cité et district de Mont réal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défen (leur, saisis en cette cause, cousis tant en 1 télécouleur de marque E'.loctrohomo en Uns, 1 sel de salon en tissu U*ige et or fleuri 2 mcx.I ta ble Tl café en Uns vitrée et autres Conditions \KC.KNT COMITANT FRANK M.HFRTSON.huissier, 328 8133 Ht ItF.Al P fi I I PL MA CE.R N ROURQl L A NSS IIUIS SIE.Hs Montréal, ce 5 septembre 1990 CAN NI* N.PROVINl K PL Ql'fi RFC.DISTRICT PF .lOLIE'/ITF.COUR IH Qt'ÊBEH.NO 705 27 009584 886 PFRCFPTFLH PELS NMFNPE'.S, agissant pour LE'.PHO CL R EJ II C.F.NfiRAI.Partie de manderesse vs SYLVAIN C.A ('.NON, Partie défenderesse AVIS LfiC.NI Nvis public est par le pré sent donné que les biens meubles et effets mobiliers de la partie défen deresse, saisis en cette cause, sei ont vendus par autorité de justice.Le 18 septembre 1990 û llhOO au no 4.rue l.ebeau, Repent igny Les dits biens consistent en l téléviseur couleur JVC.colonnes de son, viséo cassettes.amplificateurs, l jeu Nintendo et accessoires, etc l esquels effets seront vendus jxmr argent comptant ou chèque vis»' au plus offrant et dernier enchérisseur PHILIPPE; pi SRIX lle rs huissiei l'él 759 5556, Fax 759 6235 Rfil.ANC.FR.Rfil N NC.FR A NSS.HUISSIERS.186 rue St Joseph, CP 454, Jolielle, (Québec) J6F 3/9 Jolielle ce 29 août 1990 Province de Québe< District »!«• Montréal.COl'R IH Ql'fiKF.C NO 50002029105 900 NRIS OH N Nil NN.Partie demanderesse, vs FOR ri NE.GR npiiu s Partie *lè le intéresse Le 14 septembre 1990 à lOhOO »l»‘ l avant mnti au 31 Sher brooke ELst, app 305.Montréal.»1ls trict de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et ef felsde FORTUNE’.lîRAPHICS sai sis en cette cause, consistant en 1 véhicule de marque Font modèle I Hronco II de couleur bleu portant le no de série !KM.a vendu, cédé el transporté le 24 avril 1989 tous ses comptes, créances el réclamations, présents el futurs, en laveur de Corporation de financement commercial Transamerica el que ce contrat a été enregistré le 18 mai 1989 au bureau d'enregistrement de la division de Chambly sous le numéro 814781, au bureau d'enregistrement de la division de Saint-Hyacinthe sous le numéro 245949 el au bureau d'enregistrement de la division de Shetford sous le numéro 335366.AVIS SELON L'ARTICLE 15710 DU COOE CIVIL AVIS est par les présentes donné que LA MAISON DE L'ORDINATEUR ET OU LOGICIEL DE LAVAL INC , par contrat intitulé • Assignment ol Book Debts and Accounts >.a vendu, cédé et transporté le 19 décembre 1980 tous ses comptes, créances el réclamations, présents et futurs, en faveur de Transamerica Commercial Finance Corporation Canada el que ce contrat a été enregistré au bureau d'enregistrement delà division de Montréal le 31 janvier 1989 sous le numéro 4118012 el au bureau d'enregistrement de la division de Laval le 21 lévrier 1989 sous le numéro 700575 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE DRUMMOND NO 406-11-000115-905 Surintendant No 020773 COUR SUPÉRIEURE .EN FAILLITE.DANS L'AFFAIRE DE FAILLITE DE 160775 CANADA INC .LES CLOTURES RAY-BEAU ENR .215, rang St-Prime St-Guillaume (Québec) J0C1L0 Avis est par les présentes donné que la compagnie 160775 CANADA INC , faisant affaires sous la raison sociale de .LES CLOTURES RAY-BEAU ENR • de Sl-Guillaume, Qué , a fait une cession le 30e |0ur d'août 1990 el que la première assemblée des créanciers sera tenue le 24 septembre 1990 à 10:20 heures a m au Palais de Justice, 1680, Boul St-Joseph, à Drum-mondville, dans la province de Québec Daté de Victoriaville.Qué.ce 31 août 1990 JACQUES ROY, C.A.Syndic ROY 6 ASSOCIÉS SYNDIC 150.rue Marchand.Bureau 203, Drummondville (Québec) J2C4N1, Tél (819) 474-6529 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO 70006001460-900 COUR SUPÉRIEURE ALAIN CHEVALIER, domicilié el résidant au 580 Du Lac, Ste-Sophie.district de Terrebonne, DEMANDEUR c.CLAIRE McGAW, de résidence el domicile inconnus, MIS-EN-CAUSE, PAR ORDRE DE LA COUR La mise-en-cause, CLAIRE McGAW.est, par les présentes, requis de comparaître, le 21 septembre 1990 dans une requête en reconnaissance judiciaire du droit de propnéte Une copie de la REQUÊTE et de L’AVIS DE PRÉSENTATION a ee laissée au greffe de la Cour Supérieure du district de Terrebonne, à son intention De plus.PRENEZ AVIS, qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans les-dits délais, le demandeur procédera à obtenir un jugement conforme aux conclusions qu'il sollicite VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE Laval, ce 30 août, mil neut cent quatre-vingt-dix.(1990) JEAN-FRANÇOIS MAL0.Notaire Me Jean-François Malo.notaire 3095 boul Dagenars ouest.Fabreville, Laval, H7P1T8 628-4822.PROCUREUR OU DEMANDEUR OEMEVÊRE INTERNATIONAL INC PRENEZ AVIS que DEMEYÉRE INTERNATIONAL INC, compagnie légalement constituée en vertu de la Partie IA de la Loi sur les compagnies du Québec, ayant son siège social en la ville de Montréal, province de Québec, demandera, à l'inspecteur général des institutions linancières, la permission d'obtenir sa dissolution en vertu des dispositions de l'article 28 de la Loi sur les compagnies du Québec Montréal, ce vingt-troisième (23è) jour d'août 1990 DORAIS S ASSOCIÉS ’ Procureurs de la compagnie.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de ERNEST NOISEUX ET LOUISE KIND, concierge et caissière, domiciliés et ré- j sidant au 519 Bernard à St-Hilaire, Québec J3H 9Z7 AVIS est donné que ERNEST NOISEUX ET LOUISE KIND ont tait cession de leurs biens le 16 ! août 1990 et la 1 ère assemblée des créanciers sera tenue le 7 septembre 1990 è 9h30 au bu- j reau du syndic au 50 Place Cré-mazie ouest.Suite 1105 à Montréal.Montréal, ce 6 septembre 1990 JEAN FORTIN ET ASSOCIÉS INC.Syndic.50 Place Crémazle ouest Suite 1105 Montréal.Québec H2P 2W9 TéL: (514) 382-3260 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Oans l'affaire de la faillite de JEANNINE GAUTREAU INC., société légalement constituée ayant son siège social au 431 Auger à Be-toeilet sa place d’affaires au 104 SirWiltrid Laurier à Bel oeil, QuÊbec J3G 4G5 AVIS est donné que JEANNINE GAUTREAU INC.a tait cession de ses biens le 21 août 1990 et la 1ère assemblée des créanciers sera tenue le 10 septembre 1990 4 1 0h30 au bureau du syndic au 50 Place Crémazie ouest, Suite 1105 à Montréal Montréal, ce 6 septembre 1990 JEAN FORTIN ET ASSOCIÉS INC.Syndic.50 Place Crémazle oueet Suite 1105 Montréal.Québec H2P 2W9 Tél.: (514) 382-3260 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de PAUL AN0RÉ LAROSE, domicilié et résidant au 970 Leclair à St-Césaire et faisant affaires sous les nom et raison sociale de Menuiserie St-Césaire à la même adresse AVIS est donné que PAUL ANDRÉ LAROSE a tait cession de ses biens le 21 août 1990 et ta 1ère assemblée des créanciers sera tenue le 10 septembre 1990 à 11 hOO au bureau du syndic au 50 Place Crémazie ouest.Suite 1105 à Montréal Montréal, ce 6 septembre 1990 JEAN FORTIN ET ASSOCIÉS INC.Syndic.50 Place Crémazle ouest Suite 1105 Montrée!, Québec H2P 2W9 Tél.: (514) 3*2-3260 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 6 juin 1990 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes Celles, présentes ou lutures, payables à LA COMPAGNIE DESVENTES FADC0 A 8MLTEE-/FADC0 ASM SALES LTD a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le 24ème |Our d'août 1990, sous le numéro 4313021 Ce 28ième |Our d'août, 1990 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 5 juillet 1990 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou lutures, payables à G ROSENTHAL IMPORTS C0.INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 8éme jour d'août 1990, sous le numéro 4308973 Ce 30ième|our d'août, 1990 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Société d énergie de la Baie James PROJETS LG 1 (1986) ET BRISAY APPEL D’OFFRES N° 2UA-342-2-01 FOURNITURE DES PORTES PRINCIPALES N Date et heure limites de réceptlpn des soumissions: Le jeudi, 11 octobre 1990 à 15 h 30.Garantie de soumission: 10 000,00 S Prix du document: 100,00 $ Les documents d'appels d'offres peuvent être achetés ! ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusi- j vement.de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h 30 à l'endroit j suivant: Société d'énergie de ta Bate James SERVICE CONTRATS 19e étage 800, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 4MB Le paiement des documents s'effectue par chèque visé : ou mandat fait à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James ef n'est pas remboursable Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant une place d’affaires au Québec et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions Pour obtenir le document d'appel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'offres, composez le 289-5938 Marc Chabot Chef de service Contrats WESTMOUNT APPEL D’OFFRES Le bureau du Greffier de la Ville, situé au 4333, rue Sherbrooke ouest, Westmount, Québec! H3Z 1E2.recevra des soumissions jusqu'à midi (12hOO) le mercredi 19 septembre 1990, lesquelles seront ouvertes publiquement le même jour àl2hl5danslaSalledu Conseil, pour ce qui suit ÉLAGAGE DES ARBRES DANS LA VILLE DE WESTMOUNT APPEL D’OFFRES NUMÉROS: 90-366 ET 90-367 Les cahiers des charges pourront être obtenus au Bureau du Directeur des Travaux Public et Ingénieur, 4333, rue Sherbrooke ouest, Westmount, Québec, H3Z 1E2, à compter du jeudi 6 septembre 1990 Un montant de vingt dollars (20,00 S) non-remboursable sera exigible pour chaque exemplaire du Cahier des charges La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucune obligation ni aucuns frais d'aucune sorte envers les soumissionnaires Robert C.Wilkins Greffier de la Ville Le Devoir, jeudi 6 septembre 1990 B 9 LE PLEIN AIR Charlevoix: un acquis féérique pour les générations futures Choquette K N NOVEMBRE 1988,l’Unesco attribuait à la région de Charlevoix le statut officiel de réserve mondiale de la biosphère.Ainsi Charlevoix fait désormais partie d'un réseau de 260 réserves dispersées dans 75 pays.Chacune de ces réserves est un échantillon représentatif des grands écosystèmes du monde.Pour Charlevoix, cette région touristique si chère aux Québécois, cette classification signifie que des sites demeureront à jamais protégés, tels le Parc des Grands Jardins, le Parc régional des Hautes-Gorges de la rivière Malbaie, de même le Centre écologique de Port-au-Sau-mon, le Centre éducatif forestier les Palissades et la Halte côtière de Pointe-Noire.Un acquis extraordinaire pour les générations futures.Nous avons visité quelques-uns de ces sites, au cours de l'été.C'est dans le Parc des Hautes-Gorges de la rivière Malbaie que l'on trouve les plus hautes parois d'escalade à l’est des Rocheuses canadiennes.Du fond de la vallée où coule la rivière Malbaie s'élèvent d’un trait d'imposantes faces rocheuses dont certaines, comme la fameuse Pomme d’Or, atteignent plus de 900 m.La vallée glaciaire, trois fois plus profonde que le fjord du Sague nay, s’étire dans sa portion la plus encaissée sur 8 km.Le coup d'oeil est très impressionnant.Le site, qui a revu le statut officiel de parc régional au printemps 1988, est accessible depuis la route 138 via la municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs.Il faut compter une bonne heure pour parcourir les 38 km du chemin forestier qui mène au poste d’accueil du parc (418/439-4402).L'accès est gratuit.Le parc englobe 233 km carrés d’un territoire extrêmement sausage et d'une grande beauté.Cinq sentiers de randonnée psédestre parcourent les environs du poste d'accueil On propose des randonnées guidées à caractère écologique.La plus populaire, qui conduit au sommet de l'Acropole des Draveurs, prend la journée II est possible aussi de parcourir la vallée, sur une di zaïne de kilomètres, à vélo de montagne On loue également des canots.Que l'on choisisse de pédaler ou de pagayer, dans les deux cas on peut atteindre des sites de camping semi-aménagés.Quiétude assurée.Ceux qui ne sont pas rompus aux activités de plein air préfèrent, quant à eux, monter à bord de l'un ou l'autre des deux bateaux-mouche, qui effectuent une mini-croisière commentée d une durée de 90 minutes sur la rivière.L'excursion en vaut ie coût (18 $ par adulte, 10 $ pour les enfants de 6 à 14 ans, gratuit pour plus petits), le paysage ne dévoit pas.Côté commentaire, on s'attendrait à un contenu plus étoffé.Depuis 35 ans, le Centre écolo gique de Port-au-Saumon accueille des enfants et des adolescents dési reux de parfaire leurs connaissances du milieu naturel.L’endroit, qui s’é tend sur 95 hectares, est tout simple ment magnifique.Situé au bord de la route 138, à mi-chemin entre La Mal baie et Saint-Siméon, le centre do mine la baie de Port-au-Saumon, décrite par Jacques-Cartier et Champlain, et l'estuaire du S.aint-Laurent.Le centre n’est pas réservé à l’usage exclusif des enfants.Ainsi les visiteurs de passage peuvent participer à une visite guidée par des spécialistes.Plus de 15 km de sentiers permettent de parcourir les différents habitais naturels en présence.Décès de l’actrice américaine Irene Dunne LOS ANGELES (AFP) - L’actrice américaine Irene Dunne, vedette du cinéma hollywoodien dans les années 30 et 40, est morte d’un infarctus mardi à l’âge de 88 ans à son domicile de Los Angeles.Interprète notamment de Show- boat et 1 Remember Mama, Irene Dunne avait, au sommet de sa carrière, donné la réplique, entre autres, à William Powell, Cary Grant et Charles Boyer.Elle avait joué dans des comédies musicales, des comédies et des mélodrames.A toutes les demi-heures environ, de nouveaux groupes quittent le pavil Ion d'accueil (418 434-2209) pour des excursions d'une durée de deux heu res.On demande 7 $ par adulte et 5 $ par enfant.Le Centre éducatif forestier les Palissades se trouve à 13 km de Saint-Siméon, par la route 170 A l’instar des huit autres centres édu catifs forestiers (CEF) du Québec, celui-ci est consacré à la promotion de la conservation du milieu naturel.Dans chaque CEF, on propose des programmes éducatifs qui s’appuient sur des activités d’interprétation de la nature Les Palissades sont situées au coeur d'une région particulièrement accidentée, ou se dressent d'imposantes parois, dont certaines s'elè vent à près de 300 m au-dessus du fond de la vallée Le secteur est d'ailleurs très connu des grimpeurs.On invite d'abord les visiteurs à parcourir les salles d'expositions du pavillon d’accueil.Par la suite, guide en main, on peut s’engager sur un des trois sentiers d’interprétation du centre 11 faut compter environ trois heures de marche pour couvrir les 4,7 km du sentier de l’Aigle.C’est le plus spec taculaire des trois puisqu'il longe le haut de la paroi.La vue en vaut l’effort.Le CEF les Palissades.418 638 2442.La Pointe-Noire marque l’entrée sud du Saguenav.On y trouve un phare, automatisé depuis longtemps, et des installations de la Garde cô tière.En collaboration avec Parcs Canada, la Société lmnéenne du Qué bec a aménagé un centre d’interprétation du milieu marin et des cétacés dans les bâtiments blancs et rouges du gouvernement fédéral.Tous ceux qui projettent aller en excursion aux baleines, que ce soit à partir de Tadoussac ou de Baie Sainte-Catherine, devraient inscrire au programme la visite de la Halte côtière de Pointe-Noire.L'exposition sur les mammifères marins est coin plétée de films traitant des cétacés.On ne peut mieux préparer sa visite aux baleines.D’ailleurs comme il n’est pas exceptionnel d’apercevoir des bélugas et même des petits ror quais tout près de la côte, on a amé nagé un observatoire sur place.Le centre (418/237-4383) est situé à nu chemin entre le village de Baie Sainte-Catherine et la traverse de Tadoussac.On demande 2,50 $ par personne à l’entrée.Projection d’un film sur Rushdie PHOIOROtU RI CMOOUt 111 C'est dans le Parc des Hautes-Gorges de la rivière Malbale que l’on trouve les plus hautes parois d escalade, à l'est des Rocheuses canadiennes.LONDRES (AP) Un film sur Sal man Rushdie dans lequel l’écrivain tranche la gorge îles Musulmans, et qui montre finalement sa mort, va être projeté en public pour la pre niière fois hors du Pakistan Mark Raines, directeur du Hammersmith Odean de Londres ( 4000 places), a en effet annoncé sa projection dimaii che soir prochain.International iluerillas, avec un acteur pakistanais dans le rôle de Rushdie, avait été d'abord interdit jiar la commission britannique du ci néma qui l'avait jugé potentielle ment diffamatoire.Cette mterdic lion a été toutefois levée en appel, l'auteur des Versets sataniques ayant lui mêmeestiméque les Bri tanniques avaient le droit de voir le film.« Condamné •• â mort pour bias phème en févriei 1989 par l'ayatollah Khomeiny, l'écrivain d'origine mu sulmane se cache depuis Au Pakistan, jhjui donner satisfac turn aux foules qui prenaient d'assaut les salles obscures bondées, Inter national guérillas a été diffusé par la télévision nationale.A Londres le directeur de l'Ilani mersmith Odeon ne s'attend pas â une salle comble pour cette projec lion en ourdou, mais 12 appariteurs musclés surveilleront les specta leurs.Le producteur et distributeur, Mo hammed Fay va/, a déclaré que le film allait être projeté en public â Amsterdam en septembre, et en Amérique du Nord en octobre.¦ Un nouveau juge a été nommé dans l'affaire Brando, â la demande de l'accusation qui reprochait au juge David Perez d'avoir diminué la caution exigée de Christian Brando pour sa mise en liberté, a t on a|>pris hier I e juge Perez a été remplacé par son collègue Robert Thomas qui présidera le jirocèsilu fils de l’acteur américain, Marlon Brando, qui doit s'ouvru le 1er octobre |>rocbain Ch ristian Brando est accusé d’avoir tué, le 16 mai dernier dans la jiropnété familiale, Dag Drolctt, l’ami de sa demi soeur Cheyenne PHOTO AUCMIVI s Salman Rushdie À LA DÉCOUVERTE DU QUÉBEC ESTRIE - MAGOG - ORFORD ./tuÙClüi XOTT i-;s Prévalez-vous de l'ambiance toute spéciale d'un hôtel à la campagne Nos condominiums de luxe, dans la région du Mont Sutlon.du Mont Glen et du lac Brome, sont disponibles à semaine et la tin de semaine Restaurant et bistro Du plaisir pour tous Forfait .week-end 2 |Ours» 116$ p p suite.96$ p p studio, incluant les repas Réservations 514-263-3294 Brôme-Ouest, Québec JOE 2P0 CLUB VACANCES 0RF0RD-MEMPHRÉMAG0G: Auberge l'Étoile-sur-le-lac.Membre du Club Vacances Orford-Memphréma-gog Située sur les rives paisibles du lac et tout près du centre-ville animé de Magog, l'Auberge est le site par excellence pour votre prochain sé|Our de détente, de plaisir ou d'affaires Appelez-nous pour connaître nos forfaits d’automne flambée des couleurs, croisière, golf, équitation.A compter de 77 $/pers (occ double) P A M 1-800-567-2727.Village Mont Orford.Membre du Club Vacances Orford-Memphrémagog Dans un cadre grandeur NATURE au pied de la montagne où vous avez le choix de vous reposer près de la piscine, jouer au tennis, même en soirée, vous balader en vélo ou courir les sentiers colorés de l'automne Offrez-vous le luxe d'un chalet-condo pouvant accueillir |usqu'à 8 personnes, à tarif très raisonnable Appelez-nous pour connaître nos forfaits d'automne croisière, golf, flambée des couleurs, équitation.A compter de 37 $/pers /jour en occ double 819-847-2662.Les Auberges J&K -Romantih du Québec pgj # y Une auberge de calme et de détente, située à Pointe-au-Pic, au coeur de Charlevoix.Vue imprenable sur le fleuve Cuisine évolutive et raffinée du chet Régis Hervé, classifiée 4 Fourchettes Tout nouveau 30 chambres de luxe toutes avec bain tourbillon, salon, loyer.T V couleur, grand balcon Forfaits $77 50 et plus p pers .par jour P A M 418-665-3731 QUEBEC AUBERGE LOUIS-HÉBERT: Auberge avec salle à manger, 10 chambres, 60 $ à 80 $ pour 2 personnes, petit-déjeuner compris Centre-ville, stationnement Spécialités Restaurant français, nouvelle cuisine, fruits de mer 668 Grande Allée, Québec G1R 2K5 418-525-7812 M AUfllD fill I AP nu APC- Situé à 20 minu,es au nord de Québec, au mANUm UU LAu UCLAUl- pied des Laurentides Chambres spacieuses et suites FORFAIT AUTOMNE: 85$/p p /jour, occ double, incluant chambre régulière, petit déjeuner, repas du soir, activités sportives illimitées: piscine intérieure.sauna, bains tourbillons, mini-golf, équitation (1 heure par jour), tennis, badminton, bicyclette, jeux de galets (shuffleboard), randonnées pédestres, taxe et service inclus 1-800-463-2841 ou (418) 848-2551.AUBERGE LES QUATRE TEMPS-LAC BEAUPORT: LAC BEAUPORT, à 15 minutes du Musée de la Civilisation PISCINE INTÉRIEURE, sauna, bain tourbillon, forfait de golf, d'équitation, de planche à voile, Centre Santé Isabelle Lopointe.1-418-849-4486 LAURENTIDES FORFAITS ROCHERS BOISÉS: de Ste-Adèle, un nouveau concept de vacances sur me sure, 4 saisons, unique dans les Laurenlides Des condos, tous équipés, de 1 è 4 ch construction pyramidale dans un parc naturel de 77 acres, vue splendide des monta gnes, 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h.9 h 30 ASTRE IV: — Monnaie courant* sem 7 h 15, 9 h BERRI I: (288-2115) — U minutaa pour vivra 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 BERRI II: - Ligna* Intardlta* 12 h 45.3 h.5 h 15.7 h 30, 9 h 45 BERRI III: - Nlklla 1 h.3 h 15, 5 h 30, 7 h 45.9 h 45 BERRI IV: — Monnaie couranta 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 BERRI V: — Retour vara I» futur 12 h 45, 5 h 15, 9 h 45— L* délateur 3 h, 7 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) - Who la Darkman sem.7 h 30, 9 h 30 BONAVENTURE II: - Mo Setter Blue* sem 7 h.9 h 20 BROS8ARD I: (465-5906) - 58 minuta* pout Wvresem 7 h, 9 h 30 BROSSARD II: — Monnaie courant* sem 7 h 30, 9 h 25 BROSSARD III: - Exordat 3 sem 7 h 15.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- 01* Hard 2 sem 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: - Monnaie cou-rante sem.7 h 15, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 3: - Who la Darkman sem 7 h 05, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 4: - Wltchea; sem 7 h, 9 h CARREFOUR LAVAL S: - Flalllnera sem 7 h,9 h 20 FAMOUS PLAT (RS LE DEVOIR CPGL1057 P * DISTRIBUTION Invitent 400 personnes pour la première nord-américaine du film IL Y A DES JOURS ET DES LUNES Gerard Patrick Vincent Francis Annie Marie Sophie Philippe Gérard LANVIN CHESNAIS LINDON Hl'STER GIRARD0T L.LÉOTARD DARMON Paul Christine Serge Caroline Charles PREBOIST BOISSON REGGlANI MICLA GÉRARD Le mercredi 26 septembre à 19:30 p.m.au cinéma Université •L* concours dRbult Is 1** MpUmbrs pour ss terminer le 11 septembre le telle des reglements relents l ce concours fesl disponible chef C/FP Distribution l s valeur des prli otterle est d'environ 7.S70 00 Faites parvenir le coupon-reponse a : Concours "IL Y A DES JOURS S LUNES" a/s C/FP Distribution Inc ET DE 8275 Mayrand, Montréal H4P 2Cü Code postal Age Tèl - C'est nouveau et ça fait sortir.laites la miili-marchc ' Sorte/ prendre une bouehee Sorte/ prendre une houffee d'air Irais l.a journée sera moins longue.paminpaninn ^.Avousdejouer.CARREFOUR LAVAL 6: - Ligna* Interdite* sem 7 h 20, 9 h 40 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel Mtl- Flatll-nara 2 h.4 h 20, 7 h, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: - Tl* Ma Up Tie Ma Down 2 h 10, 4 h 15.7 h 10, 9 h 15 CINÉMA ÉGYPTIEN 3: - Man al Work 2 h 15, 4 h 20, 7 h 15.9 h 30 CINÉMA JEAN-TALON: MD— Ghost sem CINÉMA OMÉQA 1: - Dalla força 2 (vf) sem 8 h, ven au lun 3 h, 5 h 15, 7 h 30.9 h 30 CINÉMA OMÉGA 2: - Joura d* tonnarra sem 8 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent, Mtl (843-6001) — CINÉMA PARIS: MH (875-7284)- CINÉMA POINTE-CLAIRE 1:6361 Trans-Ca-nada - Wild at Heart sem 7 h.9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: - Man at Work sem 7 h 05.9 h 10 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: - Wltchea sem 7 h 05— Exordat 3 9 h 05 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: - Flatllner* sem 7 h, 9 h 20 CINÉMA POINTE-CLAIRE S:-Who la Darkman sem 7 h 10, 9 h 15 CINÉMA POINTE-CLAIRE 8: - Die Hard 2 sem 7 h, 9 h 40 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-L'Ibla rouga 18 h 35— La roi daa bricoleur*— 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Preaumed Innocent 6 h 25, 9 h 05.sam dim 1 h 05, 3 h 45, 6 h 25.9 h 05 CINÉMA V - 2: - Ghoat sem 6 h 15.9 h 20 CINÉPLEX I: (849-4518) - Flatllnera 1 h 20.4 h 10, 7 h.9 h 20 CINÉPLEX II: - Crulalng Bar 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 10 CINÉPLEX III: - Cinéma Paradlao sem 1 h 35.4 h 15.7 h.9 h 25 CINÉPLEX IV: - DI» Hard 2 1 h 20.4 h 30, 7 h 05, 9 h 30 CINÉPLEX V: - Who I» Darkman 1 h 05, 3 h 05.5 h 05.7 h 05.9 h 15 CINÉPLEX VI: - Attach* mol 1 h 10.4 h.7 h 10, 9 h 20 CINÉPLEX VII:- Exordat 3 2 h, 4 h 15, 7 h 05.9 h 20 CINÉPLEX VIII: - Présumé Innocent 1 h 10, 4 h.7 h, 9 h 25 CINÉPLEX IX: — Jéaua de Montréal 1 h, 4 h, 7 h.9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Nuit d élé en ville sem 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 20.9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS II: - Daddy Noa-lalglesem 1 h 05, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30.9 h 40 COMPLEXE DESJARDINS III: - Boom Boom sem 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10 COMPLEXE DESJARDINS IV: - L'homme qui voulait savoir sem 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F : 200 Maison de Marco Polo )t n CUISINE SZECHUANNAISE sons glutamate monosodlque (msg) SPECIALITé: CANARD canard de Nanking (unique) canard de Pékin (rés 24ht) Cdnard de Szechudn ednard Sduce soya 59H0.Jean Villon est: 254-5855 Métropolitain, sortie Lacordaire oueat Boui Dorchester, MH (283-8229)— L art d* tourner an rond (1re et 2e partie) 19 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- CRÊMAZIE: (388-4210) — La grand bleu mere ieu 8 h DAUPHIN I: (721-6060) — Présumé Innocent sem 7 h, 9 h 30 DAUPHIN II: — Rév* sem 7 h 15.9 h 40 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Wild et Heart sem.7 h, 9 h 40 CINÉMA DÊCARIE 2: - Men at Work sem 7 h 30, 9 h 30 DORVAL I: (631-8586) — Presumed Innocent sem 6 h 30, 9 h 15 DORVAL II: - Ghoat sem 6 h 45, 9 h 25 DORVAL III: — Delta Force 2 sem 6 h 45, 9 ' h 15 DORVAL IV: — My Blue Heaven sem 7 h, 9 h 15 DU PARC 1: (844-9470)— Preaumed Innocent 6 h 45, 9 h 15 DU PARC 2: - Dream* 6 h 50, 9 h 20 DU PARC 3: - Ghoat 7 h.9 h 30 DU PLATEAU 1 : (521-7870)- Mon fantôme d'amour 2 h, 4 h 30.7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 2: — Une joli» femme 1 h 50.4 h 20, 7 h 10, 9 h 20 FAIRVIEW I: (697-8095) - Air America sem 7 h.9 h 25 FAIRVIEW II: — Taking Car» ot Bualnaaa sem 7 h, 9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-Who la Darkman 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Exordat 3 1 h, 3 h 05, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Wild al Heart t h 45, 4 h 15, 7 h.9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Wltchea 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (4990159)- GREENFIELD I: (671-6129) - Mon fantôme d'amour sem 6 h 40, 9 h 20 GREENFIELD 2: — Preaumed Innocent sem 6 h 45, 9 h 25 GREENFIELD 3: - Tee affaire* sont mee affairae sem 6 h 55, 9 h 15 IMAX: Vieui-Port ae Montréal— Vivre au Sommai (fr ) du lun au dim.de 10h 30 â 21h 30 aux 45 à 60 mm approx—To the Limit du lun au dim à 11h 30 et 18h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Cyrano da Bergerac sem 12 h 45.3 h 35, 6 n 25, »h 15 LAVAL 1:1688-7776) — Mon fantôme d'amour sem 6 h 45, 9 h 20 LAVAL II: - Delta Force 2 (vf) sem 7 h 20, 9 n 40 LAVAL III:— LAVAL IV:— LAVAL V:— Tea affairaa sont mas affaire* sem 7 h 10.9 h 30 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Présumé Innocent sem 7 h.9 h 25 LAVAL 2000 2:— 56 minutaa pour vivra sem 7h 15, 9h40 LOEW’S l:(861 -7437) — Preaumed Innocent 1 h.3 h 40, 6 h 20, 9 h 10 LOEWS II:— My Blue Heaven 12 h 30.2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 35 LOEWS III:- Ghoat 1 h 05, 3 h 45.6 h 30, 9 h 15 LOEWS IV:- Pretty Woman 1 h 05.3 h 40.6 h 15.9h LOEWS V:- The Two Jakaa 12 h 30, 3 h 20.6 h 10.9 h 05 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Un film brat sur I'amour 19 h 30.21 h 30— Salle 2 Rencontre avec daa homme* remarquables 19 h— Badla 21 h— Salle 3 Le Golem 19 h 15— Sonate d'automne 21 h 15 PALACE 1 :- Delta Force 2 12 h 45, 3 h 30, 6 h 15, 9 h PALACE II:— Taking Care ol Bualnaaa 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 PALACE III:- The Jungle Book 12 h 30 — Th» Freshman 2h20.4h35,7h10,9h 35 PALACE IV:— Roaalle Goes Shopping sem 1 h 15, 3 h 15.5 h 25, 7 h 35.9 h 45 PALACE V:— Another 48 Hours 12 h 35.4 h 45, 9 h— Days ot Thunder 2 h 30, 6 h 45 PALACE VI:- Ducktalas, Th» Movie 12 h 45 2 h 45— Air America* h 30.7 h, 9 h 30 PARADIS I: (354-3110)- U minutaa pour vivra sem 7 h.9 b 30 PARADIS II:— Présumé Innocent sem 7 h 15.9 h 45 PARADIS III:— Lignaa Inltardttaa sem 7 h.9 h 15 PARISIEN I: (866-3856)- Les enfants du désordre sem 12 h 45, 3 h.5 h 10, 7 h 20, S h 30 PARISIEN II:— Rosalie tait sas courses sem 12 h 30, 2 b 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 PARISIEN III:— La mettra de la Camora sem 1 h 30, 5 h, 8 h 30e PARISIEN IV:- Une hlatolra Inventée sem 12 h 25.2 h 45.5 h, 7 h 10, 9 h 30 PARISIEN V:- La vengeance d'une femme sem 12 h 50, 3 h 35, 6 h 30.9 h 15 PARISIEN VI:- Rafale* sem 1 h.3 h 10.£h 15, 7 h 30.9 h 35 PARISIEN VII:- Taxi Bluee sem 1 h 20, 4 b, 6 n 40, 9 h 10 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Die Hard 2 t h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II:- Man al Work 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 40 PLACE ALEXIS NIHON III:- Young Guna 2 2 h, 4 h 45.7 h 15.9 h 20 PLACE LONOUEUIL 1:- PLACE LONGUEUIL 2: - Ligne* Interdite* sem 7 h 10, 9 h 40 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)- / Love You to Death 7 h 15— Chocolat 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mtl (849-0041 )— Fantôme d’amour sem 6 h 40, 9 h 10 VERSAILLES l:(353-7880) - Mon fantôme d’amour sem 6 h 45, 9 h 15 VERSAILLES II:- Deft* Force 2 (vf) sem 6h 50.9 h 20 VERSAILLES III:— VERSAILLES IV:- Te* affaire* sont mea attain* sem 7 h 30.9 h 45 VERSAILLES V:- Jours de tonnerre sem.7 h 10, 9 h 30 VERSAILLES VI:— My Blue Heaven sem 7 h 10, 9 h 20 SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h 15 à 02h 30— Michel Therrien Band, du 6 au 9 sept BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)- Jazz à 22h 30 — Porky 4 Wakz, le 6 sept — Blue Rocket Spécial, les 7,8 et 9 sept.BAR 20 80: 2080 rue Clarke, Montréal (285-0007)— Jazz du mar.au dim à 22h BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun 19h à 24h mar 20h à 01 h , mer, au ven, 18h à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 22h .sam à compter de 21 h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun de 17h à 19h , mar de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam de 18h à 21 h.30— Le trio de Bernard Prlmeau, les dim de 19h à 24h.LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 310 le- moyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Le groupe El Kady.du mer.au sam, CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— • Voix parallèles > avec Pauline Julien et Hélène Loi-selle.à compter du 5 sept.mar au sam à 20h CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario, Montréal— Dick Tracy Jazz Quartet, les 7-8 sept à 21 h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada, Pointe-Claire (694-4915)— Ateliers d'art, gratuit pour les entants, jeu ven.de 18h à 2th , sam de 17h 30 à 20h 30, dim.de17h à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 5830 bout Taschereau, Brossard (676-4404)— Ateliers d'art gratuits pouf les entants lesieu.ven.sam dim.17h 30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrelour Angrignon 7077 Newman, LaSalle (363-1403)— Ateliers d'art gratuits pour entants, |eu.ven sam.dim.de 17h 30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Côte Vertu, St-Laurent (745-4322)— Atelier d'arl gratuit pour les enfants, du |eu au dim.de 17h,30 à 20630 LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax, 2900 boul Le Carrefour, Laval (688-8244)— Atelier d'art gratuit pour les entants, du |eu au dim, de 17630 à 20630 CENTRE D'ESSAI DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Êdouard-Montpetit.6e étage, Montréal (382-9039)— Le Théâtre Talipot de l'Ile de la Réunion présente.Adrien, il y eut un matin ¦ de Philippe Pelen avec Thierry Moucazambo, m en s Philippe Pelen.du 4 au 9 sept., du mar au sam.à 20h 30, dim à 15h CLUB BALATOU: 4372, boul St-Laurent, Montréal (845-5447)— Les Productions Nuits d'Afrique présentent Cheb Tati (musique Rai), le 6 sept, à 20h,30 et 22630.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Tibor Ceasar, pianiste, lun 17h.â 20h.mar.au ven 17h.à 016.sam 20h.à 01 h.HOTEL QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sher brooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, lun, au ven 17h.à Olh 2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam , les ven et sam, Christiane Gendron, harpiste L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)-Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste, du mar auieu de20h à 01h., les ven et sam.de 216 à 026 MILE END: 5322, boul St-Laurent.Montréal (278-1642)— Brian Hurley, les 6-13-21-22 et 27 sept.MONTREAL AEROPORT HILTON: 12,505 Côte de Liesse, Montréal (631-2411)— La Barrique: Pie-reth Vermeil, chanteuse, danse et spectacle du mar au sam de 20h 30 à 26— Le Carrefour piano-bar Manon Robert au piano, tous les jours de 11h 30 à minuit PLANETARIUM DOW: 1000ouest St-Jacques Montréal (872-4530)— « Récits de voyageurs ¦ du 8 sept au 25 nov — horaire français: lun, 20630, mar mer 13h 30.jeu.ven 13h 30, 20h 30.sam.14h 15.T6h 30.20h 30.dim.13h„ 15630,16h 30.20h,30, horaire anglais, lun.19630, mar mer.12h,30.jeu.ven 12h 30, 19h 30.sam 13h„ 15h 30, 19630.dim, 14h 15,19630 STADE OLYMPIQUE: Montréal- L Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h , mar.au dim.10h, à 18b.— pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau Montréal (523-1211)— « Le voyage magnifique d’E-mily Carr • de Jovette Marchessault, m.en s.Réy-nald Robinson, du 2t sept, au 14 oct.mar.au sam 206, dim.15h.MUSIQUE CLASSIQUE I ¦ • symphonie no.43 en mi bémol Mercure (Haydn) • quatuor à cordes no.1 en mi bémol (Cherubini) CE SOIR.JEUDI 6 SEPTEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port de Montréal-Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les tours de midi à 22h .dim.à 21h jusqu'au 23 sept.LA CROISETTE: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Mike Mirizio.pianiste, du dim.au ven.17h.à 20h LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Montréal (849-6955)— Bob Harrisson Blues Band, les 6-7 et 8 sept.LE GRAND HÔTEL: 777 Université, Montréal (879-1370)— Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze du lun.au ven.17h.à 01h„ le sam de 20h.à 01 h — Bar tour de ville: Le Trio Starlite, du mer au dim.de 21h.à02h.LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878- THÊATRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— Festival international de musique de Montréal.hommage à Tchaikovsky, Lazar Berman, piano.Steven Isserlis, violoncelle.OSM, Michael Lakester.chef le 6 sept, à 20h THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « L'école des temmes ¦ de Molière, m en s.René Richard Cyr, du 25 sept au 20 oct.THEATRE PORT-ROYAL: PDA.Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente .La maison suspendue • de Michel Tremblay, â compter du 12 sept.mar au ven, 200 ., sam, 16h 30 et 21h.THÉÂTRE DE L'ILE: 1 rue Wellington, Hull (595-7455)— < Duo pour un soliste ¦ de Torn Kempinski, m en s.Andrée Zaharia.du 12 sept, au 13 oct.TELEVISION DEMAIN SOIR, 22:00 • valse roses du sud op.388 (J.Strauss) • valse Danube bleu op.314 (J.Strauss) • valse empereur op.437 (J.Strauss) • valse journaux du matin op.279 (J.Strauss) • ouverture de la chauve-souris op.362 (J.Strauss) • pizzicato polka op.449 (J.Strauss) • mouvement perpétuel op.257 (J.Strauss) • sang viennois op.354 (J.Strauss) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 O C B F T 12.00 L'édition magazine 12.15 Les détecteurs de mensonges 12.45 Le clan Campbell 13.15 La course Amérique-Afrique 14.15 Cinéma ¦ Torpilles sous l'Atlantique > amér.57 16.00 Fraggle Rock 16.30 Les aiguillages du rêve 17.00 L'heure G 18.00 Montréal ce soir CB C F T M 12.00 Le TVA édition Montréal 12.25 Attention c'est show 13.30 Ciné-Quiz < Les illusions perdues • amér 83 avec Jennifer Ja- son-Leigh.Ann Jillian et Thomas Byrd 15.30 Claire Lamarche 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin 18.00 Le TVA édition Montréal O C B M T 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Breakthrough 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Babar 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girts 18.00 Newswatch CB CFCF 12.00 Family Ties 12.30 Pulse 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse CB T V 5 14.50 Bonne Journée 15.00 L'lnfo-5 15.30 Les grandes peurs de l'an 90: le 4e Reich 16.30 40 degrés à l'ombre 18.30 Des chiffres et des lettres (B RADIO-QUÉBEC 13.30 Pause musicale 15.30 Racines 16.30 Charlie Brown 17.00 Catimini 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierraleu 12.30 Le grand tournai 13.00 Cinéma Quatre Saisons • Le flambeur > amér.74 avec James Caan.Lauren Hutton et Paul Sorvino 15.00 Action-réaction 15.30 La maison Deschènes 16.00 La fourchette d'or 16.30 Cafouillis 17.00 Le grand tournai 17h.17.30 Le grand tournai 17630 ( • .' ' l ' La télévision du jeudi soir en un elin d'oeil 18H00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22hOO 22h30 23h00 23h30 00h00 Q CBFT (R.C.) Montréal 1 TtuM) / Ce soir Le temps g d'une paix Super g sans plomb Cinéma : Meurtre en direct —Am.86 Avec Raymond Burr et William Katt Ixt Téléjoumal/ g Le Point/météo/sport L'heure G Cinéma (~3~) WCAX (CBS) Burlington News News g Tamil) Tend 48 Hours Q CBS News Special g News CBS News Special Q QT) WPTZ (NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! A Current Affair The Cosby g Show WPTZ 35th Cheers g Wings g Parenthood g News The Tonight Show |lj CBMT (CBC) Montréal Newsw a le h On the Road Again g The facts of life Movie : Family Viewing —Can.87 Avec David Hemblen et Aidan Tierney Kids in the hall ITie National g 22h20/The Journal News Newhart g Kate & g Allie É6l CFTM (TVA) Montréal Le TVA g Édition Mtl Charivari D'amour et d'amitié g Sous le signe du faucon 1 ji santé du inonde Ad Lib le TV A.g éd.réseau 23h45/Cinéma : Le bateau de la mort —Can.80 CB CFCK (CIV) Montréal Puise Entertainment tonight My Secret g Identity lTie Cosby g Show A Different World Cheers g Dear John L.A.Law g News g News The Arsenio Hall Show TV5 (Télévisions Francophones) 16M0 / 40 degrés à.Des chiffres et ik^ lettres Journal télévisé de TÉ'l 25 ans de l’accord de coopération.Avis de recherche : Inv.: Eddy Mitchell Mers et merveilles Journal télévisé deTFl 25 ans de l'accord.(Ï7) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-Partout [ ; Racines Questions g d'argent 1 a bourse et la vie Points de vue Québec Inc.Médecine Q apprivoisée Consommaction (20) Musique Plus Musique vidéo FAX : É’Infoplus Solidroh VJ: Paul Sarrasin Musique vidéo The MTV Video Music Awards (22) WVNY (ABC) Burlington News g Star Trek Father Dowling My steries g live Young Riders g Primetime Live g 1 News g Nightline g Twilight Zone (24) CICO (1VO) Ontario Polka Dot Door Today’s Special The Generation Connection Exploration School Works The Georgetown Boys é oc us on watercolor Airwaves For the Record : Living History (25) Much Music IV h / Ea\ Muchwest Pepsi Power Hour Die 1W0 MTV Video Music Awards (33) VERMONT KTV (PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour Die Nightly Business Lighthouses Of New.The American TJ Experience Mystery Î Inspector Q Morse 11 Hannay Movie : So long at the Fair —G.-B.50 Avec Jean Simmons et Dirk Bogarde (35) QUATRE SAISONS Montréal 1 a roue chanceuse i - .C oup de foudre 24/24 Remington Steele C inéma : 1 ivre et laisser mourir —C».-B.73 Avec Roger Moore et Yaphet Kotto Le Grand Journal Sports plus Les orages de la guerre (57) WCFE(PBS) 4-2-1 g Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshour Adventure g Great Performances / Toscanini : The Maestro Allen Ginsberg Bulman Movie CULTURE ET SOCIETE Montréal, jeudi 6 septembre 1990 PHOTO JACQUES GRE NIER Luc Martel, président du conseil d’administration du Festival, et Marjo, une des animatrices Rétrospective Moe Reinblatt : une oeuvre éclectique PHOTO GALERIE UQAM Moe Reinblatt l'artiste et son oeuvre 1939-1979, galerie de l'UQAM, 1400 Berri, salle J-R120.de 12 h à 18 h, sauf le lundi, jusqu'au 30 septembre Claire Gravel L’EXPOSITION Moe Reinblatt, galerie de l’UQÀM est la seule rétrospective de peintre québécois mise sur pieds par une institution artistique montréalaise depuis celles de Suzelle Levasseur au Musée d’art contemporain (1987) et de Betty Goodwin au Musée des beaux-arts (1988).Et pourtant, Dieu sait comme nous avons besoin de ce type d’exposition qui nous permet d’apprécier une oeuvre en profondeur ! La conservatrice Hélène Sicotte a accompli un accrochage intelligent et pris le beau risque de nous faire connaître surtout les oeuvres des années 1935-1955 de ce peintre juif montréalais.Moe (Moïse) Reinblatt est né en 1917 de descendants d'émigrants russes.Dès 1932, il suit les cours d’art d’Anne Savage rue Saint-Urbain, puis ceux d’Alexandre Bercovitch au Young Men's Young Women's Hebrew Association.Il s’enrôle dans l’Aviation royale du Canada en 1942 où il lutte pour continuer à peindre, tant et si bien qu’il est nommé peintre officiel des Forces en 1944.Bien qu’Hélène Sicotte fasse état d’un catalogue de Graham Sutherland que Reinblatt a acquis à Londres durant la guerre, son oeuvre n’en sera pas troublée.L’Autoportrait de 1940 ouvre l’exposition.C’est la touche rectangulaire qui fait apparaître les volumes : l’oeuvre n’est pas dessinée, le visage émerge de l’ombre par la brillance de la couleur qui parvient à chanter au fil des camaleus les plus rabattus, verts sombre du chapeau, gris de la blouse : on pense à un Cézanne qui se serait adouci, et c'est avec émotion que l’on pénètre dans l’exposition.Nous y attendent une première série de toiles où cet accord de la lumière et du volume semble s’être perdu.La nature morte n’a de Cézan-nien que l’arrangement précaire et ses poires et ses pommes ont une couleur bien dure.Les deux portraits de Joey (1940-1941), au contraire, sont comme des mousses de couleurs chaudes.Le Concert sur le Mont-Royal voit les personnages démesurés s’enfoncer dans une nuit bleue et noire où résonne une musique inquiétante et triste comme le crépuscule.Faut-il y voir l’angoisse du jeune peintre qui apprend les horreurs du nazisme ?Les tableaux de cette époque montrent des visages graves et même torturés dans des compositions dénudées où passent quelques « emprunts », à Comfort, Avery et bien sûr, Cézanne.Puis c’est l’armée.Reinblatt va peindre les mécaniciens de l'aviation.On se souviendra avoir vu Démontage des hélices tordues (1945) dans l’exposition Peintres juifs et modernité en 1987 au Centre Saidye Bronfman.Cette toile ainsi que l’É-crasement à Mont-Joli de la même Autoportrait de Moe Reinblatt.année me font penser au réalisme-expressionniste de l’Américain Tho mas Hart Benton, bien qu’Hélène Sicotte rattache la derniere à l’école de Pont-Aven et Gauguin.Il me semble que le ciel effiloché, le pittoresque des poses et les couleurs éteintes ont peu en commun avec les choix plastiques des tenants du cloisonnisme.Mais Moe Reinblatt n’est d’aucune école.On croit avoir repéré un accent particulier dans une oeuvre et voici que la suivante nous confond.À tel point qu'il n’existe pas de « style Reinblatt ».L’artiste est-il un papillon puisant son suc à diverses tendances, n’en épuisant aucune, ne développant aucun langage personnel ?C’est ce que les choix de cette rétrospective laissent entendre.C’est courageux, car habituellement, les conservateurs escamotent les oeuvre qui gênent un parcours voulu idyllique.Selon une histoire de l’art qui dans ses efforts de classification ne retient que les modèles typiques, l’éclectisme de Reinblatt ne peut être lu que négativement.Les eaux-fortes produites à l’intérieur d’une même année ont des sujets, des compositions, des styles presque oppposés.Les Forcenés (1948) ont quelque chose de Goya, les Cavaliers au repos (v.1947) une rondeur et une simplicité dans les volumes très contemporaines; d’autres sont marquées par la précision des détails et une mise en page proche de la caricature et du travail de Grosz; enfin certaines scènes» paradisiaques » s’apparentent — de loin — au Picasso des mythologies.Les dernières estampes « au sucre », Les hommes qui tombent (1956) s’inspi- rent des corps musculeux de Michel-Ange.Même chose pour les grands dessins plus tardifs.Reinblatt y représente ses amis : ils sont secs, comme celui de John Fox, où très travaillés comme celui de Waddington ; autant l’un réduit à son minimum le parcours de la ligne, l'autre se perd en surcharge d’ombres.Comment expliquer cet éclectisme chez un peintre capable du meilleur (l’inoubliable Portrait de Lili) comme du pire (les portraits bâclés de M et Mme A) ?Reinblatt travaille quatre jours par semaine dans la fabrique de son père.Bamett Newman, de 12 ans son aîné, ce grand peintre abstrait dont l’acquisition de Voices of Fire parle Musée national du Canada avait fait tant de rafut du côté des béotiens l'an der nier, a vécu une situation semblable.Le temps qui reste à Reinblatt, il l’emploie à enseigner la gravure et le dessin.Si Newman a pu se défaire de l’emprise paternelle, c’est une autre histoire pour Reinblatt.Par la force des choses, Moe Reinblatt était un peintre du dimanche.Et quand son père meurt, il peut enfin se consacrer totalement à sa peinture, mais depuis quelque temps il pratique ce que Claude Jasmin, alors critique d’art à La Presse a appelé ces « réductions pâteuses » dans des paysages et natures mortes dé solés.Il devait être difficile d’être fi guratif à une époque où la grande aventure de l’art passait par l’abstraction.Rongé par un cancer, il s’éteint à 62 ans et cette exposition, qui montre l’artiste dans ses coups d’éclats comme dans ses moments plus fragiles, lui rend hommage.32 demi-finalistes au 22e Festival international de Granby LE 22e FESTIN AI.international de la chanson de Granby réunira, du 10 au 23 décembre prochains.32 demi-finalistes choisis parmi 350 jeunes de 16 à 35 ans.Ces chanteurs ont parti cipé â des auditions qui se sont te nues tout au long de l’été dans les principales villes du Québec, ainsi qu'à Caraquet et à Edmonton Parmi les nouveautés, on men tienne la participation de quatre chanteuses oui agiront à titre d'animatrices a ces demi finales Marjo, Laurence .lalbert.Johanne Bloum et Marie Claire Séguin Un jury composé de Bob Beau champ, Colette Brouillé, Sylvain Claude Filion, Marie Philippe et Ro bert Léger, sous la coordination de Gilles Farand, retiendra les noms de huit candidats, choix connu à la pro mière soirée des demi finales le 23 septembre.On connaîtra le nom de la personne gagnante à la soirée de gala du 6 octobre retransmise en di rect sur les ondes de Télé Métropole.Durant les quatre jours du festi val, les 32 demi finalistes suivront des ateliers de formation, également ouverts au public, donnés par Carole Lockwell (lauréate 1988), Yolaine Juneau, Pierre Flynn.Thérèse Da vid, Pierre Parent, Marc Bélanger, Marie Philippe, Jean Pierre Bonin, Boba Beauchamp, Andrée Ruol, Guylaine Théroux, Serge Provençal et Suzanne Munger Par la suite, les concurrents seront pris en charge par des profos sionnels en vue de la grande finale Du 30 septembre au 5 octobre, ils au ront la chance de travailler avec le metteur en scène, comédien et auteur Claude Poissant.Ce dernier fera aussi la mise en scène de la soi rée de gala du 6 octobre, animé par Jean-Pierre Coallier Les deux lauréats — auteur coin positeuret interprète — recevront deux bourses de 5000 $ chacune et d'autres prix seront décernés La Fondation André Chagnon créée l'année dernière offre des bourses au mérite d'un montant maximal de 20 000 $ aux huit finalistes \ isant à (î nancer la production d’un disque.V ce jour, deux des finalistes de l'an dernier ont pu en bénéficier Le jury du gala du 6 octobre est formé des personnalités suivantes Guy Cloutier, producteur, Jean Gui moud, de Télé Métropole, Daniel Guérard, journaliste, Bill Saint-Geor ges.Musique Plus, Jacques Charles Gilliot, de CFG L, et les chanteurs Louise Forestier et Luc de Larochel Uère, ancien lauréat de Granby Les lauréats de 1989 étaient t au leur Linda l.emay et la chanteuse Josée Lajoie Hubert Nyssen parlera de Nina Berberova Marie Laurier L'ECRIVAIN Nina Berberova qui devait ouvrir la série des conférences au Festival international de musique de Montréal vendredi a dû annuler cet en gageaient, en raison de problèmes de santé reliés à son grand Age, 89 ans Elle devait parler de Tchaikovski dont elle a écrit une biographie En remplacement de Mme Berberova qui vit à Princeton, aux Etats Unis, le festival a invité l'éditeur français qui l'a découverte et qui a révélé son ocu vre au monde entier, soit Hubert Nyssen.Lui-même écrivain.Il est également fondateur et directeur des Editions Actes Sud qui publient en exclusivité de puis 1985 les ouvrages traduits en français de Nina Berberova, d'origine russe M Nyssen dégagera les lignes de force de la vie de Tchaikovski telle que Ta perçue Mme Berberova, de même qu'il parlera vraisemblablement des au très ouvrages de sa protégée, notamment ceux qu’elle a consacré à Borodino dont elle a écrit également une biographie imaginée en se fondant sur des do cuments.La conférence de M Nyssen aura lieu ce vendredi A 16 h 30 à la Chapelle historique du Bon Pasteur Quant au café rencontre du dimanche 9 septembre auquel Mme Berberova devait aussi participer, il sera entièrement animé par la pianiste soviétique Tatiana Nikolaeva.Rappelons que le 3e Festival international de musique de Montréal corn inence ce soir par un concert d'hommage à Tchaikovski avec le pianiste La zar Berman, le violoncelliste Steven Isserlis et l'Orchestre symphonique de Montréal dirigé par le chef britannique Michael Lankester Le festival uni se poursuit jusqu'au 15 septembre a pour thème le piano et les cordes et 11 pré sente une imposante programmation de concerts, de récitals, de classes de maîtres Une place de choix est faite aux jeunes pianistes qui se produisent le midi à la Place Ville Marie, au Centre Rockland et au Complexe Desjardins.Montréal possède désormais sa « Maison des écrivains » PHOTO JACQUES GRENIER Claude Beausoleil, Yves Beauchemln, Denise Boucher et Bruno Roy, président de l'Association des écrivains.du Pen Club internai ional Jean Royer L’Union des écrivains québécois (UNEQ) annonçait hier qu’elle vient d’acquérir le 3492, avenue Laval à Montréal, pour y établir La Maison des écrivains.L'immeuble a été la propriété du ci néaste Claude J ut ra C'est donc aux abords du Carré Saint Louis, un lieu mythique du Montréal littéraire, qu'est située cette « Maison des écrivains » Aussi l’annonce de celte acquisi tion a été marquée par une lecture de textes rappelant la présence de poètes et romanciers qui ont ha bité le Carré Saint Louis ou l’ont évoqué dans leurs oeuvres et qui ont fait l’histoire littéraire depuis un siècle : de Nelligan à Michel Tremblay, de Robert de Roque brune à Michel Garneau et André Major, de Jean-Jules Richard à Gaston Miron et Gérald Godin, de Louis Fréchette à Gemma Trem blay et Pauline Harvey, de Claude Gauvreau à Paul Chamberland, Christian Mistral et Denise Bon cher, entre autres.Durant près d’une heure, hier midi, sur le Carré Saint Louis, badauds et touristes, amis d'écri vains et passants ont pu entendre des textes d’une vingtaine d’écri vains avant de se diriger vers « Maison » derrière le poète Claude Beausoleil qui récitait son poème déjà fameux : - Nousre viendrons comme des Nelli gan Le président de l’Union des écri vains québécois, M Bruno Roy, dans un bref discours, a souligné l’importance à la fois symbolique et réelle de l’ouverture de « La Maison des écrivains» « La création de la Maison des écrivains affirme notre vitalité dans cette ville et dans ce pays.Désormais, elle fait partie de no tre héritage culturel », a lancé M Roy, en présence de Mmes Manon Forget et Thérèse Daviau, mem lires du Conseil municipal de Montréal, et du député fédéral du comté, M Gilles Duceppe La Maison des écrivains abri lera les services administratifs de l’UNÉQ et le siège social de la Fédération internationale des écri vains de langue française (FI DELF), mais elle sera aussi un lieu de rencontres et d’échanges multiples.On y trouvera égale ment une bibliothèque, un centre de documentation et un salon de lancements.La Maison sera ou verte à tous les écrivains.On sait uue l’UNÉQ regroupe plus de 700 écrivains dont plusieurs appar tiennent à diverses sociétés litté raires comme l’Académie cana dienne française, la Société des écrivains et le Centre québécois L’UNEq espère obtenir, dans les mois qui viennent, le soutien des subventionnaires gouverne mentaux afin de procéder aux aménagements necessaires au rayonnement de la Maison des écrivains On sait que le ministre fédéral, M Marcel Masse avait déjà proposé un regroupement des organismes littéraires pour l’établissement d’une « Maison des écrivains » Cependant, ce projet aurait été géré par uni' fondation et les écrivains auraient été les locataires de ladite Maison.L’Union des écrivains a préféré, pour sa part, devenir propriétaire d’une Maison oui resterait ouverte à tous les écrivains.Tchernobyl et le Japon passés au crible au Festival de Venise 1==^= de l'Agence France-Presse VENISE — Éclectisme à Venise : après l’univers très BD de Dick Tracy présenté en première européenne, les festivaliers ont eu droit hier en compétition à deux oeuvres très différentes, Raspad, premier film de fiction sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl de l'Ukrainien Michaïl Belikov, et  Ge-Man, satire drôle et féroce du réalisateur Juzo Itami sur la société japonaise.Comment a bien pu se produire une catastrophe aussi terrible que Tchernobyl et à qui en incombe la responsabilité ?C’est à cette double question que tente de répondre le cinéaste ukrainien Michaïl Belikov dans un film de fiction qui fait appel à d’importants moyens et dont une partie — l’explosion de la centrale nucléaire — a été réalisée pour les effets spéciaux avec l’aide des studios de George Lucas en Californie.Belikov, qui est également membre du Congrès des députés, tente de rétablir la vérité à travers une série de personnages qui ont vécu le drame d'avril 1986.Il y a là un jour naliste qui ne prend pas tout de suite conscience de la gravité de la situation, un jeune couple tout juste marié qui part camper à proximité de la centrale, un jeune enfant qui reste bloqué dans la « zone rouge » de Tchernobyl en attendant sa mère, et bien d’autres encore, dont certains mourront sur place en ressentant d’intenses brûlures.Tout ce petit monde vit à proximité de Tchernobyl, inconscient du danger qui le menace, indifférent aux autres.Raspad signifie « désintégration », celle évidemment de la centrale de Tchernobyl et de l’atome.mais aussi celle d’une société sans valeur morale.Le symbole est clair, c’est celui d’un moraliste la « désintégration » de l’URSS n’est pas seulement nucléaire mais aussi morale.Tchernobyl n’a pas été un hasard mais la conséquence de Tir responsabilté et de l’égoïsme des hommes.Avec de gros moyens, mais avec une qualité d’image médiocre, le film dépeint l’angoisse née d’un danger impalpable gagnant des milliers de gens dans la région de Kiev, des centaines d’autobus évacuant les habitants de la région, l’explosion de la Centrale, qui fit officiellement 31 morts et 650 000 personnes irradiées.« La force de l’explosion, assure Belikov, peu rassurant, a dépassé cent fois celle d'Hiroschima Per sonne au monde ne peut dire corn bien de personnes sont mortes ou ont été irradiées à Tchernobyl, car la vérité a été cachée.Le nombre de vie times dans l’avenir pourrait être de plusieurs millions » Le film prend toute son intensité quand un hélicoptère survole, après coup, la région de Tchernobyl, une zone morte où ne vivent plus qu'un petit garçon malade et son chat pelé.Plusieurs documentaires ont déjà été faits sur Tchernobyl, montrant une réalité plus forte que la fiction de Raspad.A Ge-Man en japonais signifie « la femme porte-bonheur » C’est par les veux d'une de ces femmes, sorte de geisha très appréciées des hommes, que Juzo Itami (Tampopo) passe au crible, sur le mode humoristique, la société contemporaine japonaise, en partant du principe qu’il est temps que les Japonais parlent d’eux-mêmes et de leur jardin secret.Ce film, au ton remarquablement léger, dénonce sans concession la fai blesse et la puérilité des hommes ja ponais, sur fond de corruption et de scandales politiques.C’est l’histoire d’une femme élevée pour être une geisha (joliment interprétée par une actrice célèbre au Japon, Nobuko Miyamoto, la propre femme d’I tami), qui fera le bonheur de tous ceux qui l’aiment Mais la chance tourne quand l’amour disparait.Itami choisit ce prétexte pour nous présenter une galerie de Japo nais peu reluisants, égoïstes, intéres sés, matérialistes et ne songeant qu'à l’argent Du simple banquier, qui, eri devenant l’amour de sa vie, va faire une jolie carrière, au futur premier ministre qui va la violer, il dresse un tableau surprenant du Ja pon moderne, fortement influencé par la tradition.Un Japon qui n’a pas encore bien assimilé le modernisme, sur fond de scandales politico-financiers.« Les Japonais sont faibles et puérils, assure Juzo Itami Le rôle des femmes, qui elles sont fortes, est de les mettre en valeur.C’est grâce à elles qu’ils réussissent.» Sa char mante épouse, à Venise, ne l’a pas contredit « Il n’y en a pas beaucoup pour racheter les autres, conclut-elle avec un beau sourire.Nous avons toutes de grands enfants avec nous.» ) 12 ¦ Le Devoir, jeudi 6 septembre 1990 FAIS CE QUE DOIS " Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice Lise Bissonnette Directeurs adjoints de l'information Guy Deshaies.Pierre Cayouette Directeurs des services administratifs: Christian Charron Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre La course à obstacles La Commission n ’a pas mis toutes les chances de son côté IL faut avoir la foi du charbonnier pour se convaincre que la nouvelle Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec sera, comme on le prétend à l’Assemblée natio nale, « le révélateur de l’avenir » ou, de façon moins ronflante, un « tournant » dans l’histoire du Québec.Avec autant de mains sur le volant, et un virage en épingles à travers les bornes bétonnées des options de chacun, la panne menace.Le seul atout de cette commission, c’est la conscience que doivent partager tous ses membres, ou presque, de l’absolue nécessité de résultats crédibles.Avec un brin de sadisme, le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, rappelait hier à l’Assemblée le plein cimetière d’échecs constitutionnels où le Québec n’a cessé de reconduire ses espoirs depuis un quart de siècle.S’il n’est plus possible d’en envisager un autre, c’est que le dernier, celui du lac Meech, est le seul qui ait mis vraiment le Québec face à face avec le Canada.La question du Québec n’y était pas noyée dans une tentative de réforme générale.Le refus a été clair.La page est tournée, et quand le Québec fera à nouveau surface sur la scène canadienne, il devra s’y retrouver en position de force.La commission ne sera pas unanime — qui le souhaite dans une société ouverte et libre ?— mais elle doit aboutir quelque part.On s’étonne un peu, pas vraiment, de voir dès lors le premier ministre la lancer à genoux.Dans un long développement en lieu de considérations plus inspirées, M.Bourassa a déjà dessiné son plancher : monnaie commune avec le Canada, politique fiscale commune, marché commun, Parlement commun élu au suffrage universel, mise en commun de la politique de défense et de la politique étrangère.Formule intéressante, sans doute, qu’on y voie un enfant de la souveraineté-association ou une version de la Communauté économique européenne au prochain siècle.Mais là n’est pas la question : M.Bourassa vient d’assurer au Canada le dernier mot sur le destin du Québec.Car quand on se contente de gloser sur les « mises en commun », on se rend vulnérable à tous les chantages.Le Québec ne pourra imposer aucune institution commune au Canada tant qu’il n’aura pas défini quelle mesure de souveraineté il entend assumer, sans demander de permission.Ce devrait être la tâche de cette commission de jauger cette volonté québécoise, et de trouver de quelle façon elle devra s’exprimer (référendums sectoriels, constitution interne, etc.).M.Bourassa n’est pas un Jean Monnet proposant aux nations belliqueuses d’Kurope de s’unir, il est plutôt engagé dans un processus de décons-truclion du Canada tel qu’on le connaît.Le premier ministre français, M.Michel Rocard, le rappelait de façon limpide dans l’entrevue qu’il accordait récemment au DEVOIR.1/Europe est repue de souverainetés et a besoin de les réduire, le Canada n’atteindra l’union politique à l’européenne, si chère à M.Bourassa, sans d’abord définir les souverainetés de ses composantes.Ottawa et les autres provinces ne se mettront pas à table avec appétit pour se saborder plus ou moins, et créer ensuite une communauté II faudra forcer la dévolution, exercer clairement le « droit à l’autodétermination » qui sert de préambule solennel au projet de loi créant la Commission.Autrement dit, il faudra du nerf et de la vision.À trente-cinq en caravane dans les chemins d’hi ver, cela tiendra du miracle.Mal parti au vu de la composition du groupe, d’un scandaleux déséqui libre.Deux hommes d’affaires la dirigeront, quatre autres y siégeront, en compagnie d’un florilège venu du monde politique.Le social ?Des représentants syndicaux.Le monde universitaire et le milieu culturel se disputeront un seul siège.Une honte.Une trahison ouverte de l’histoire même du Québec contemporain.De Paul-Émile Borduas au père Georges-Henri Lévesque et au rapport Parent, qui a stimulé, réveillé, créé, sou tenu la poussée initiale ?Qui a réformé le Parti li béral ?Qui a inventé le Parti québécois ?Certes les milieux d’affaires sont devenus porteurs à leur tour, plus récemment.Les forces se sont rééquilibrées, entre les élites d’affaires et les élites de culture ou de pensée et elles commencent même, de temps en temps, à se rencontrer.Ce que MM.Bourassa et Parizeau viennent de dire dans leur culte aveugle de l’économisme, c’est que l’une a remplacé l’autre qu’on peut vider en ne conservant qu’une présence symbolique, token, comme on dit encore mieux en anglais.Parler d’avenir dans ces conditions, c’est le boucher.Les milieux culturels et intellectuels devraient vivement créer leur propre commission, refuser de se laisser marginaliser.Au bout du compte, et des comptes où risque de s’enliser la commission of ficielle, leurs voix ne peuvent nous faire défaut.— LISE BISSONNETTE La Literatur qui ne se fait pas JEAN FRANCOEUR LES MILIEUX de la recherche, aussi bien que les directions de cer tains ministères, raffolent de ce qu’ils appellent, avec un rien de germanisme, les « revues de littérature » ( Literatur).Au premier abord, le genre parait facile.Il s’agit essentiellement de rassembler tous les ouvrages, élu des, articles de fond, rapports d'enquête, parus sur un sujet donné.De procéder ensuite à un certain clas sèment (historique, logique.).Puis d’en faire la présentation ordonnée de manière a offrir au lecteur une somme accessible et commode de l’état des connaissances dans le champ d’étude retenu.Faut-il y voir une forme de paresse intellectuelle ?La revue de lit térature, même la plus convenablement exécutée, n’est elle pas une sorte de cannibalisme de l’esprit ?Ne peut elle pas servir d'alibi pour masquer une certaine impuissance à pousser la recherche plus avant ?En tout état de cause, la Literatur offre souvent le grand mérite d’élar gir le cercle très étroit des spécialistes les plus immédiatement concernés.De telles revues sont même indispensables alors que les connaissances s'accumulent à un rythme parfois effrénée, dans des domaines de plus en plus spécialisés.Encore là, le besoin (la multidisciplinarité) crée l’organe.La revue permet également de répérer les trous noirs qu’il reste à explorer, les filons insuffisamment exploités, les questions laissées sans réponse.Ces réflexions me sont venues à la lecture du petit ouvrage de Mme Ci-nette Paquet, agente de recherche au ministère de la Santé et des Ser- vices sociaux du Québec, karité et Inégalités sociales, publié par l’Institut québécois de recherche sur la culture.Que voilà un sujet dont on nous aura maintes fois rebattu les oreil les : la pauvreté ne vient jamais seule, l'indigence traîne derrière elle (à moins qu'elle le suive) un cortège fait de mille et une autres misères de tous ordres, dont des difficultés de santé manifestes.Il pourrait même s’agir d’une des plus troublantes énigmes que pose le système canadien, et québécois, de soins de santé, pourtant fondé sur des principes d’universalité, d’accès sibilité et de gratuité.Les services sont à la portée de tous sans barriè- BLOC- NOTES res financières, mais la santé ne l’est pas.Pléthore de moyens, médiocrité des résultats.On aurait tort de confondre l’accès aux services avec l'accès à la santé.Tel est le premier constat des multiples études dont Mme Paquet fait d'abord le bilan.Il s’est développé chez nous une quasi-industrie de la statistique misérabiliste, les principales « firmes » étant le Conseil des affaires sociales, les départements de santé communautaire, l’enquête Santé Québec, pour ne mentionner que les plus gros « producteurs ».Deuxieme constat encore plus déprimant : malgré les efforts dé ployés, « l'inégalité sociale devant la maladie et devant la mort serait de meurée la même depuis la fin du siè cle dernier ».Les grandes réformes de l'après-guerre n'auraient donc eu que peu ou pas d’effet sur la « mor talite différentielle ».Dans un second chapitre, l’auteure cherche une explication dans l’attitude des milieux populaires vis-à-vis la santé et la maladie.Et c’est là que les trous noirs sautent aux yeux, béants.La Literatur est là-dessus gravement déficitaire.Qu'il suffise de noter que l’ouvrage le plus couramment cité par Mme Paquet est paru en France en 1970, sur la base de données recueillies quatre ou cinq ans plus tôt, en France également.Cela nous ramène à l’Europe de l’Ouest au milieu des années 60.C’est un pou court, dirait Cyrano.On a peine à penser que la « culture populaire », de surcroît en Amérique du Nord, est resté figée depuis un quart de siècle.D’autant qu’avec le développement spectaculaire de la classe moyenne (dont on craint aujourd’hui l’érosion), la définition de « classes populaires » aurait besoin d’une sérieuse cure de rajeunissement.Le chapitre J témoigne également de la pauvreté de la recherche pro prement québécoise sur un autre aspect de l’inégalité en matière de santé, à savoir le hiatus culturel qui existe entre les divers intervenants et les milieux populaires : une incompréhension réciproque qui met à rude épreuve la relation thérapeutique.À plus forte raison dans une con joncture où l’accent sera mis sur la prévention de la maladie et la promotion de santé.Revue, bilan, constats, tentatives d’explication, le petit ouvrage de Mme Paquet est d’abord une invitation à l’étude.Sociologues, sur le terrain ! La Literatur certes se compile, mais d’abord elle se fait.Les jeunes péquistes et leur chef LIBRE OPINION ISABELLE BEAULIEU Jeune péquiste EN RAPPORTANT les conclusions du colloque des jeunes du Parti québécois qui s’est tenu à Sherbrooke samedi le 25 août, les journalistes ont mis l’accent sur le différend entre les jeunes et le président du parti.Au delà de cette épisode « médiatique », l’adoption par les jeunes, d’une résolution sur l’accession à la souveraineté relève d’un souci de clarification du programme du Parti québécois, plutôt que d’une remise en question du leadership de Jacques Parizeau.En effet, sur le fond, tous les péquistes sont d’accord qu’en dernier ressort, c’est au peuple du Québec de se prononcer sur sa constitution.C’est sur la manière d’acquérir notre nationalité qu’une grave et inquiétante confusion persiste dans le programme.Aujourd’hui, le Parti québécois a deux options sur la table : la première qui est inscrite dans l’actuel programme du parti, propose aux électeurs de porter au pouvoir une équipe péquiste qui rapatriera les pouvoirs d’Ottawa et proposera ensuite un projet de constitution.Une série de référendums sectoriels sont prévus si cela s’avère nécessaire pour se donner plus de crédibilité face à Ottawa.La seconde, celle adoptée samedi le 25 août dernier par les jeunes du PQ, fait en sorte que le Parti québécois proposerait aux électeurs de déclarer la souveraineté complète du Québec dès la prise du pouvoir.Ensuite, d’inévitables négociations avec le Canada et les autres États auraient lieu entre partenaires égaux et souverains.Cette option n’élimine pas l’étape essentielle de la consultation populaire en vue de ratifier la constitution québéoise.La proposition des jeunes péquistes a l’avantage d’éviter au Québec, contrairement à l’orientation actuelle du programme du parti, d’être de nouveau placé en position de qué-mandeur vis-à-vis du reste du Canada.Cette position humiliante est inaceptable.Une victoire péquiste ne renversera pas la vague « anti-Québec » chez les Candiens anglais.En ce qui concerne la déclaration de la souveraineté, le compromis est impossible : on se déclare unilatéralement Québécois ou on reste Cana dien.11 n’est tout de même pas question de conserver la double nationa lité ! L’état-major du Parti québécois semble souhaiter un retour au pouvoir avec un mandat peu contraignant.En d’autres termes, avec un chèque en blanc pour le dossier cons-titutionnel.Cette position était acceptable U y a deux ans lorsque le mouvement indépendantiste était toujours en veilleuse.Une position différente aurait été mal comprise.Aujourd’hui après l’échec de Meech et la mobilisation d’un grand nombre de Québécois en faveur de la souveraineté, il faut remettre les pendules à l’heure.On ne peut pas encore une fois proposer aux électeurs, sans passer pour des opportunistes, une nouvelle ronde de négociations suivi de consultations populaires.Cette tactique de l’étapisme n’a jamais servie le Québec.La proposition adoptée au colloque des jeunes du Parti québé cois a pour but de clarifier le processus par lequel le Québec accéderait au rang d’une nation souveraine.Elle élimine les détours dangereux d’une ronde de négociation constitutionnelles.Enfin, en tenant compte de l'expérience 1976-1985, cette position permet de s’assurer qu’un gouvernement du Parti québécois ne s’éga rera pas une seconde fois du chemin de la souveraineté après la prise du pouvoir.TIKÊK 1)1 JOURNAL l.EMONDE VOUS CHERCHEZ.DU PéTROLe P 9^, ' fOOlJ ! ^ I'emTcrrç NUS EmFAMTS fLûi\)TU_ LETTRES AU DEVOIR Branchons-nous UN LECTEUR se demandait, la semaine dernière, si les Amérindiens étaient une « race de seigneurs dont les citoyens canadiens ne seraient que les vassaux ».Cette personne est donc venue à un cheveu de définir le fait canado-indigène avec précision et netteté.En effet : I ) Ou bien les nations autoch-tones, à défaut de traités satisfaisants, sont autant de peuples libres, souverains, et propriétaires de leurs jiays, d’où il s’ensuit que nous sommes bel et bien leurs vassaux (lire en français moderne, leurs locataires à perpétuité); 2) Ou bien nous admettons le droit de conquête.Branchons-nous.— AXEL HARVEY La Macaza, le 1er septembre.Les travaux de la Commission LA Commission sur la constitution devrait faire des émissions pour expliquer son mandat, son fonctionnement et ses objectifs et inviter les citoyens et les groupes à y participer.Une ligne téléphonique spéciale permettrait aux gens de faire des commentaires.Que la Commission siège dans de grandes salles afin que le public y assiste et, aussi, à des heures convenables pour les travailleurs (fin d’après-midi ou en soirée) II y a sûrement lieu de téléviser toutes les séances publiques et qu’on permette à Radio-Québec de passer en reprise les séances.La Commission devrait s’assurer auprès des organismes qui présentent des mémoires s’ils représentent bien les idées de leurs commettants.Elle devrait avoir un bon budget de recherche afin d’analyser les problèmes suivants : — La dette avec le Canada.— Les institutions fédérales au Québec.— Notre commerce avec l’Ontario.— Les effets d’une éventuelle souveraineté sur le budget du Québec.I il (’nmmicciAn rlut'roit UtlllSCF au iondage pour connaître î eiai ae l’opinion sur la souveraineté (les gens sont-ils prêts à voir leur niveau de vie touché ?).Que des conclusions claires sortent de cette Commission et que des études soient commandées sur les sujets douteux.Que la Commission permette à des experts de venir témoigner.Ce pourrait être des gens de l’extérieur (ex.la Communauté économique européenne) Permettre aux groupes sui-vants de parler : — Amérindiens.— Canada anglais ( leur permettre d’avoir leurs idees sur une éventuelle association).— Parlementaires fédéraux.— Femmes, gens d’affaires, syndicats, cadres de la fonction publique, groupes de jeunes, partis politiques.— I.a Ivresse, Le Soleil LE DEVOIR, les journaux anglais, les journaux régionaux.Prolonger au besoin le temps des audiences pour permettre un large éventail d’opinions.ommission ne devrait pas être trop limité dans le temps, c’est notre avenir qui en dépend.Elle pourrait produire des rapports d’étape.Je suggère que la Commission entretienne un dialogue constant avec les citoyens en permettant au secrétariat de répondre par des émissions de radio ou de télévision aux questions diverses venant de toutes parts.Il est important que la Commission clarifie toutes les questions.Je souhaite qu’elle en arrive à des pistes de solutions claires afin de permettre aux citoyens de se prononcer par référendum.— JEAN-MARIE DESBIENS Québec, le 29 août.Qu *ils le sachent LE 10 août, à la radio, M.Jean Chrétien a parlé des droits ancestraux des Mohawks (en français les Agniers, communément appelés les Iroquois) en territoire québécois.Ses dires étaient de la même farine que ceux que nous lisons dans la plaquette intitulée « Les Indiens du Canada » qui a été éditée par le ministère des Affaires indiennes en 1973 et dans certains manuels scolaires récents.Voici toutefois quelques points de repère qu’il faudrait garder à l’esprit pour discuter objectivement de ces droits : t) En 1535, Jacques Cartier a monté le Saint-Laurent jusqu’à l’île de Montréal où il a visité une ville étonnamment fortifiée, Ho-chelaga.Qui étaient les gens qui l’habitaient ?Dans l’état actuel de nos connaissances, les chercheurs deviennent de plus en plus prudents et n’osent se prononcer d’une façon précise.2) Cette ville était disparue à l’arrivée de Champlain en 1603.En effet, se rendant jusqu’au lac Saint-Louis, il trouva l’ile de Montréal inhabitée de même que les deux rives du fleuve.3) La rivière Richelieu n’a pas été appelée la rivière des Iroquois parce que ceux-ci vivaient sur ses bords mais parce qu’elle était la voie de communication entre le fleuve et les cantons iroquois, lesquels étaient situés à 250 kilomètres au sud de l’île de Montréal.Ainsi, ni en 1603 ni en 1609, Champlain n’y vit un seul Iroquois.Les renders qu’il aperçut canotaient la hauteur du cap Ticondéroga à la décharge du lac Saint-Sacrement (George aujourd’hui).C’était un parti de 200 guerriers qui s’en venaient mener la guerre probablement aux Algonquins et aux Murons.4) En 1642, le fondateur de Ville-Marie, M.de Maisonneuve, n’a trouvé nulle agglomération amérindienne quelconque sur 111e de Montréal ni dans les environs.5) Les premiers Agniers qui vinrent s’établir dans le territoire occupé maintenant par le Québec le firent en 1668 au village de La Prairie et ils furent en très petit nombre.Le but de leur migration n’était pas de signifier à nos ancêtres que c’était leur territoire.S’ils s’expatriaient, c’était pour protéger leur foi catholique de l’influence de leurs compatriotes.6) Du côté d’Oka, les premiers à s’y rendre s’exécutèrent encore plus tardivement, soit en l’année 1721, à l’invitation des Messieurs de Saint-Sulpice.Il est donc faux de prétendre que nos pères « ont pris les terres des Mohawks ».En répandant de telles erreurs, M.Chrétien ne contribue pas à la bonne entente entre Québécois et ternit notre réputation à l’étranger (y compris le Canada anglais).Quant à nos frères, les Agniers, qu’ils sachent que si leurs aïeux n’avaient pas été accueillis par les nôtres, ils auraient peut-être péris sous les balles de l’armée dépêchée par George Washington en 1779, laquelle mit à feu et à sang leur patrie ! Qu’ils sachent aussi que les seigneurs à Oka n’ont probablement pas été plus exigeants envers eux que les autres seigneurs ne l’ont été envers leurs censitaires ailleurs au Québec ! — AURÉLIEN BOISVERT Repentigny, le 29 août.L ’autoritarisme du raisonnable IL Y AVAIT quelque chose d’irréel, d’épeurant, voire même d’horrible dans la façon que M.Bourassa et ses homologues politiciens et militaires fédéraux justifiaient récemment leurs décisions d’utiliser, si nécessaire, l’armée contre les Warriors.Comme un professeur de logique enseignant un cours abstrait déconnecté de la réalité des sentiments humains élémentaires, on le voyait argumenter à sa manière habituelle, invoquant la sacro-sainte Raison, à l’autel de la Loi et de l’Ordre.Oui, il faut certainement être « raisonnable » dans un monde émotif et illogique.Et, si une partie du corps social (qui ne se considère pas comme telle) ne se conforme pas au syllogisme collectif, alors un électrochoc sanglant rétablira la continuité logique.Parce que quelques banlieusards impatients et gâtés ont deux heures de plus à mettre pour se rendre au travail, tel un carburateur défectueux dans la machine sociale, on n’aura qu’à « intervenir ».Je fus, par ailleurs, aussi profondément déçu dans cette affaire par toutes les lettre au DEVOIR qui démontraient une étroitesse d’esprit que je n’avais jamais vue auparavant dans vos pages.Ethnocentrisme québécois et occidental justifiant si arro-gamment les institutions de notre société, comme si il n’y avait pas d’autres manières à faire.En commençant par M.Parizeau, en passant par les Bissonnette, La-touche, Lysiane Gagnon, Jean-Marc Léger et tous les autres intellectuels nationalistes voulant justifier des mesures autoritaires pour protéger « l’intégrité territoriale » du Québec, je reste stupéfait par leur myopie culturelle.Malgré les excès des Warriors et de leurs activités de financement inacceptables, je souhaite à tous les autochtones qui le veulent une indépendance étatique complète vis-à-vis toutes les nations blanches occidentales, incluant la soi-disante société « distincte » québécoise.Je serai très content d’avoir parmi nous des nations autochtones qui vivent peut-être d’une façon moins stressante, plus écologique, plus spirituelle, voire plus amoureuse.— MARCO ERMACORA Montréal le 30 août.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabi-lité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Ouebecor Inc , dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle, L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc , située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514)844-3361 AOonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR .(USPS =003708) is published daily by L Imprimerie Populaire Limitée 211 rue St-Sacrement Montreal, Quebec H2Y 1X1 Subscription rate per year s 5 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain.N Y U S POSTMASTER send address changes to msa RO Bo.1518 Champlain NY 12919-1518 ^ Le Devoir, jeudi 6 septembre 1990 ¦ 13 .DES IDEES, DES EVENEMENTS L’AVENIR POLITIQUE DU QUÉBEC ¦ Robert Bourassa Les formules politiques doivent être subordonnées au progrès du Québec ¦ Jacques Parizeau Ce serait quand même énorme s'il fallait que nous puissons être unanimes sur la totalité du contenu du rapport Voici de larges, extraits des discours prononcés mercredi à rAssemblée nationale par le premier ministre.M Robert Bourassa, et le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, à l'occasion du débat sur le projet de loi 90 instituant la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec JE SUIS très heureux de participer à ce débat fondamental pour l’avenir du Québec.Comme on l’a dit à quelques reprises, cette loi fait suite à l'échec des négociations sur l'accord du lac Meech.Je n’ai pas à élaborer longtemps sur les causes de l’échec de l’accord du lac Meech, qui était une forme de test.On n’a pas à répéter le caractère modère des demandes du Québec.Qu’on pense par exemple à la reconnaissance du Québec comme société distincte qui créait beaucoup d'opposition au Canada anglais.On a toujours posé la question : que veut le Québec ?Finalement, nous avons fait ces cinq propositions oui faisaient suite à toute une série de demandes du Québec datant du début de la Révolution tranquille.On demande depuis cet échec : que veut le Canada ?Tout ce qu’on peut constater depuis le 22 juin, c’est qu’il y a certaines divergences entre les différentes régions du Canada ; que ce soit les provinces de l’Ouest ou même la Colombie-Britannique qui a référé à un moment donné à une nouvelle formule politique pour le Canada et pour la Colombie-Britannique, que ce soit les provinces de l’Est ou de l’Ontario, il est très difficile de pouvoir dégager un consensus sur la volonté du Canada anglais de réformer la Constitution et sur la façon de la réformer.Le Québec évidemment n’est pas tenu d’attendre que le Canada établisse le consensus avant de réfléchir lui-même comme il va le faire dans cette commission non partisane.Priorité à l'économie Pourquoi une commission non partisane ?On sait qu’à la suite de l’échec de Meech, certains ont demandé de tenir des états généraux.Le chef de l’opposition et moi-même nous sommes tombés d’accord pour établir cette commission qui faisait suite à la main tendue par le chef du Parti québécois le soir du 22 juin.Il y a eu, comme il l’a mentionné tout a l’heure, de très nombreuses discussions.Finalement, on s’est entendu.Mais un point sur lequel nous étions d’accord c’est que la présidence ou la coprésidence devait accorder une priorité à la dimension économique qui est une préoccupation très importante de tous les citoyens du Québec.Nous avons avec la nomination de MM.Bélanger et Campeau une très bonne garantie de l’importance de la dimension économique dans cette réflexion sur l’avenir du Québec.Ceci ne veut pas dire que les autres secteurs seront négligés.Que ce soit dans les nominations qui seront faites au niveau de la députation, des représentants du milieu des travailleurs ou des représentants des entrepreneurs, nous avons bien l’intention d’aborder toutes ces questions touchant l’avenir social et culturel des Québécois.Mais la sécurité économique est un aspect fondamental.J’ai bien insisté là-dessus notamment dans mon discours du 23 juin.Si nous voulons cette sécurité economique c’est que nous croyons que les jeunes seraient les premières victimes de l’affaiblissement du Québec.Nous avons quand même réussi depuis quelques années à redonner aux Québécois la confiance sur le plan économique.Stabilité monétaire et monnaie commune Comment cette sécurité économique s’exprime-t-elle concrètement ?D’abord par la stabilité monétaire et une monnaie commune, je constate que, de part et d’autre, nous souhaitons, quelles que soient les formes du régime politique de l’avenir du Québec, avoir cette stabilité monétaire qui se réflète dans une monnaie commune.C’est donc une option tout à fait logique.En effet, il est impensable que l’intérêt économique du Québec puisse être conciliable avec une monnaie québécoise, avec, sur le plan économique, une coupure avec le reste du Canada.Cet intérêt économique vise la mobilité : la mobilité du capital, la mobilité de la main-d’œuvre, la mobilité des biens et des services.Encore là, personne ne propose au Québec des contrôles douaniers.Ce ne serait pas réaliste de penser que le Québec, qui est au centre du Canada, puisse établir des contrôles douaniers.Mais ce qu’il faut retenir de cela, c’est que, si nous avons [.] cette union douanière, nous devons avoir ce marché commun et cette union monétaire.J’ai eu l’occasion de référer à quelques reprises à l’expérience de la Communauté économique européenne où on a constaté la nécessité d’une stabilité monétaire.Le chef de l'opposition a référé au pouvoir relativement restreint du Parlement européen, mais il faut admettre que, depuis des années, ces pouvoirs ont tendance à s’accroître, que, de plus en plus, en Europe, qui est la terre de nos ancêtres, on constate que l'intégration économique conduit à l’intégration politique et que, si on a une monnaie commune, on doit avoir une banque centrale et si on a une banque centrale, c'est évident qu'on est obligé de reconnaître la pertinence d'un Parlement élu aux suffrages universels.L'exemple européen Je prends encore l’exemple de l’Europe.Jusqu’en 1979, on n’avait pas de Parlement élu aux suffrages universels et on n'avait pas ce niveau d’intégration économique que nous connaissons actuellement en Europe et ui devient de plus en plus étroit.On oit constater que parallèlement à ce processus d'intégration économique, de plus en plus d'importance est accordée au Parlement et, depuis 1979, les députés sont élus aux suffrages universels : élections en 1984 et en 1989.C'est vrai que le taux de participation est relativement bas, environ 50 %, mais, comme on le sait, c’est à peu près le taux observé aux États-Unis.On me permettra, à cet égard, de référer aux propositions des jeunes libéraux faites il y a quelques semaines et qu’a endossées avec un certain enthousiasme le député du Lac-Saint-Jean si je n’abuse, reconnaissant que les jeunes libéraux faisaient preuve de beaucoup de réalisme, sans faire de comparaisons désobligeantes avec les jeunes péquistes si je puis dire.Les jeunes libéraux, à cet égard, ont montré qu’il fallait donner à ce parlement des pouvoirs réels pour protéger la stabilité de la monnaie, une question de réalisme Également, ils ont mis en relief la pertinence d’une mise en commun voirs fiscaux assez limités du marché commun, on doit répondre à cela que si nous avons à assumer aussi le Parlement supranational ou néo fédéral ou communautaire, assumer le déficit canadien, il faudra, de toute façon, à ce moment-là, tenu- compte des pouvoirs fiscaux puisque, actuellement, le déficit canadien repré sente environ 35 % des revenus du gouvernement fédéral.On ne peut pas solutionner la question du deficit fédéral qui est considérable, qui est énorme en disant qu'il pourra faire partie des pouvoirs d'un Parlement canadien ou communautaire ou supra-national sans lui donner des pou voirs de taxation pour le financer.Donc, ce sont des problèmes concrets comme ceux-là, de nature fi nancière et économique, qui pour ront être abordés par la commission parlementaire élargie.J’ai mentionné à la fin du mois de juin que les paramètres selon lesquels le gouvernement, à tout le moins, voudrait évoluer dans cette réflexion.J’ai parlé de la question économique, j’ai parlé du rôle histo rtque et fondamental des anglophones au Québec, de l'importance du dynamisme des différentes corn niunautés culturelles.On pourra parler également de la question de l’immigration sur laquelle nous souhaitons vivement arriver à une entente avec le gouvernement fédéral.On a fait un bon bout de chemin à cet égard-là.On sait que l’immigration constituait une des cinq demandes du Québec, une demande qui est fondamentale et qui permet au Québec d'avoir un dynamisme pour sa démographie et j’espère que dans les prochaines semaines, sinon dans les prochains jours, nous pourrons avoir cette entente qui va confirmer et ajouter des pouvoirs sur le choix des immigrants, LU ÉCHEC de l'accord du Lu Meech restera, je pense, dans l'histoire comme quelque chose de tout à fait non seulement in téressant mais très significatif.Nous avons, sur le plan de nos orientations politiques, comme Québécois, l'habitude de l’échec et, en fait, en dépit d'éclaircis de temps à autre.Je pense, par exemple, aux gestes posés par le premier ministre Jean Lesage en 1964, qui d’orientation québécoise à un grand nombre de programmes.à part des éclaircies comme celles là, ce que nous avons connu depuis la commission Tremblay, ce sont des échecs.On se casse la figure continuellement.On demande, on dit peut-être.Et puis, finalement, quand on s'est un peu fatigué entre nous, on nous dit : Non.Et on se dit à la pro chaîne.Comme on dit chez nous, fa millièrement à la prochaine chi cane.Et ça reprend ! Et là, tout à coup, en 25 ans, une classe d’affaires québécoise capable a pris de l’ascendant, pas seulement économique, moral, en un certain sens, et là tout à coup dans les mois qui ont commencé cette année 1990, a commencé à dire aux Québécois Peut-être est ce que c'est possible, peut-être est-ce qu'on (Huit y arriver.On marquera ces premiers mois de 1990 sur ce plan, comme ayant été des mois peut être déterminants sur le plan de ce qui va nous arriver Et il y a aussi la leçon de nos échecs multipliés, la leçon de nos échecs que je vais essayer de carac tériser ou de symboliser par ceux de ces deux personnes qui ont cherché à mettre ensemble ce projet de lot qui a abouti à la commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, c’est-à-dire le premier ministre et moi-même L'échec de Meech Pourtant, Meech n’est pas comme ça.L’échec de Meech a une signification qui ne correspond à aucun des échecs du passé.Je ne sais pas, les historiens auront à examiner pour-uoi ça s'est produit comme ça.ourquoi est-ce qu’un aussi grand nombre de Québécois se sont dit, à l'occasion de l'accord du lac Meech : Ça, c’est la bonne.Si ça ne passe pas, vous allez voir.(Entre nous, des échecs constitutionnels, Dieu sait si on en a connu) On met souvent l’accent sur le fait que l’intérêt du premier ministre pour les questions est très vif Mais oui, bien sûr, nous le savons tous, il l’est Mais pensons que depuis des années, l’actuel premier ministre du Québec est devenu premier ministre pour la première fois il y a 20 ans Que dès le début il a mis l'accent sur un concept qui lui paraissait fondamental, sur une orientation qui lui paraissait passer avant toutes les au très sur le plan politique, c'est-à-dire la souveraineté culturelle Au bout de 20 aies, où en est-on ?Peut-être parce que c’était vu par les Québécois comme le minimum-minimum.On n'avait jamais demandé aussi peu.Jamais ce petit peu n’avait provoqué autant de rage dans certains milieux, un tel rejet dans d’autres et, finalement, l'acceptation par beaucoup de Québécois que devant autant de réactions anti-qué- Le premier ministre du Québec a conduit une élection générale sur la souveraineté culturelle.Il en a fait le thème fondamental de l'élection de 1976.Tout ce qui peut grouiller ou grenouiller comme classe politique au Canada sait très bien à quel point, pour le premier ministre du Québec, il s'agit de quelque chose d’absolu W////À PHOTO JACQUES GRENIER MM.Bourassa et Parizeau après l’entente sur la création de la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec »; ri- dans d’autres secteurs, que ce soit la défense ou la politique étrangère ; on pourra ajouter également l’envi ronnement.On va admettre facile ment que le problème de l'environnement ne peut pas se résoudre d’une façon unilatérale ou locale.C’est un problème universel qui implique la concertation des différents gouvernements.Je sais que le chef de l’opposition, pour sa part, a émis des doutes sur la référence que nous pouvons faire au Marché commun européen.Je suis d’accord avec lui que, sur le plan budgétaire, les ressources budgétaires du Parlement européen sont relativement limitées, toutes proportions gardées par rapport au gouver nement central.Mais ces ressources ont tendance à s’accroître.Les pouvoirs fiscaux devront s’accroître et nous ne pouvons pas penser que nous aurons des politiques monétaires similaires sans avoir des politiques fiscales similaires.Actuellement, par exemple, en France, on débat la question de la réforme fiscale.À plusieurs reprises, le gouvernement français invoque les contraintes communutaires pour assouplir la fiscalité ou pour harmoniser plutôt la fiscalité avec le reste des pays du Marché commun.C’est cela que nous devons assumer dans le débat qui s'annonce.C’est que si nous acceptons, pour des raisons de réalisme et de bon sens économique, une intégration économique, nous devons accepter en même temps une certaine concertation ou harmonisation fiscale, laquelle implique nécessairement, comme les jeunes libéraux le soulignaient, un Parlement élu au suffrage universeL Et on pourrait ajouter à cela toute la question du déficit canadien.Quand le chef de l’opposition réfère aux pouvoirs budgetaires, aux pou- permettant d’intégrer plus facilement ces immigrants a la société québécoise.Nous pourrons aborder également la question des francophones hors Québec et celle des communautés autochtones, sans oublier, il va de soi, comme l’a mentionné d’une façon très pertinente le chef de l’oppo sition, l’avenir culturel des Québécois.Je voulais en quelques mots simplement souligner l’importance historique de cette commission qui fait suite, comme on le sait, à plusieurs décennies de réflexion.Il s’agit donc d’un nouveau contexte, une formule sans précédent, un exercice de réflexion qui va être très, très important pour notre avenir.L’Intérêt supérieur Je souhaite vivement, au nom du gouvernement, que cet exercice de réflexion se fasse dans un climat positif et serein, comme d’ailleurs a été la réaction des Québécois à la suite de l’échec de l’accord du lac Meech Ce qui va guider le gouvernement c’est peut-être un peu ce qui nous distingue de l’opposition dont l’objectif est reconnu, ce n’est pas une formule politique plutôt qu’une autre, c’est l’intérêt supérieur des Québécois.Pour nous, la valeur suprême c’est l’intérêt, le progrès du Québec.Les formules politiques doivent être subordonnées à notre point de vue à cet intérêt au progrès du Québec Et ce progrès du Québec, je souhaite vivement qu’il pourra être préparé à l'occasion de la réflexion, de cette commission élargie, de cette commission parlementaire et qu’avec la collaboration de tous les Québécois, d’une manière positive et dynamique, nous puissions travailler au bien-être de notre population.bécoises dans le reste du Canada, ça suffisait comme ça.Le ministre de la Justice, qui a parlé avant moi, parlait des réac-ions du premier ministre de l’Onta-îo, M.Peterson, en campagne électorale.C'est vrai, c’est très significatif N’oublions jamais ce qui s’est produit depuis un mois à cet égard.Le premier ministre de l’Ontario se voit tomber dans les sondages.Et on lui dit : La raison pour laquelle vous tombez dans les sondages, c’est l’appui que vous avez donné aux Québé cois pendant les discussions de Meech.Alors, qu’est-ce qu’il fait, le premier ministre de l'Ontario, menacé comme ça par sa base ?C’est de dire : Non, non, ça ne se produira plus jamai's comme ça.Plus jamais l’Ontario appuiera le Québec dans sa demande d’un statut distinct ou par tieulier.Et comme le disait le minis tre de la Justice : Et s’il demande des ententes bilatérales avec Ottawa, on les poursuivra devant les tribunaux.Les masques tombent.Ah bon ! C’était donc ça ! Ah bon, c’est ça qu’on avait en tête ! Essayer de régler Meech comme peut-être un arrangement temporaire, mais sur le fond des choses, ne pas accepter que le Québec soit autre chose qu’une province canadienne.Les milieux d’affaires au Québec ont pris une sorte d’autorité morale par, j’allais dire, leur jeunesse même Pendant des années et des années, on a dit aux Québécois : Vous ne pouvez pas définir votre avenir parce que vous ne pouvez pas définir vos affaires.Vous ne contrôlez pas les affaires, donc vous ne pouvez pas contrôler votre avenir.Et, génération après génération, on a matraqué l’esprit des Québécois pour les convaincre de ça.ment fondamental, d’essentiel et 26 ans plus tard, où en est on ?(in a en levé au Québec tout ce qui lui restait comme contrôle sur le plan des corn munications.Sur le plan culturel dans le sens très précis de ce terme, jamais le gouvernement fédéral n’a été aussi actif qu’il ne l’est à l’heure actuelle.L’espoir qu'on pouvait entretenir il y a 20 ans, que le Québec exercerait un certain contrôle sur les ondes et que des institutions québé coises dans le domaine de la radio ou de la télévision exerceraient une in fluence importante, on y a renoncé.Le premier ministre du Québec, systématiquement, pendant 20 ans de sa carrière politique, a cherché à pousser une idée que non seulement il n’a pas réussi à pousser, mais à l’égard de laquelle il a dû reculer J'al été refoulé, aussi Et moi, de l’autre côté.Mais je suis parfaitement conscient d’avoir pendant toutes ces années été roulé aussi.Le référendum de 1980 où j’ai vu mes concitoyens être persuadés qu'un « non » voudrait, dire un « oui », où on leur a dit Votez non au référendum et nous changerons la Constitution canadienne de façon — de quelle façon ?Tout le monde l’a compris au Québec — de façon à accroître les pouvoirs du Québec.Et un nombre incroyable de concitoyens ont voté * non » au référendum parce qu’ils pensaient qu’ils échangeaient ça contre une promesse d’augmenter les pouvoirs du Québec.Et là le projet de Constitution de 1982 a été mis sur la table.Le Québec perdait des pouvoirs que nous avions depuis la fin du XIXe siècle dans cette Assemblée nationale sur l’entrée de nos écoles, sur la langue ; des pouvoirs que nous avions depuis presque deux siècles et une majorité de Québécois avaient voté • non » au référendum pour se faire faire ce coup-là ' Et vous comprendrez dans quel esprit je dis ce que je viens de dire ! Quand je disais le premier minis tre avec sa souveraineté culturelle, au fond, U se fait rouler par le sys- • tème fédéral canadien depuis 20 ans, mais moi aussi sur d'autres plans Des deux côtés nous avons cherché, et d'autres générations avant nous ont cherché, à amener constamment cette espèce d'affirmation de ce que nous sommes pour nous retrouver in variablement génération après gé nérntion au seuil de la vieillesse en disant On a perdu notre temps, on s’est fait avoir, on n'a pas pu abou tir1 , Et dans ce sens il se passe quelque chose au Québec de remarquable , maintenant, pas toujours très explicite et c’est parfois confus dans les prit de bien des gens, mais c’est un peu normal on ne prend jamais des virages autrement que comme ça.Que peut être, le moment est venu d'être clairs, |m'u1 être le moment est venu de dire Voilà ce que nous vou Ions ! Et nous allons essayer de faire en sorte que ça ne soit pas quelque chose de partisan, que ça n’entre pas dans le jeu des deux partis politiques ou si c’est bon pour l’un rest mnu vais pour l’autre et vice versa.Ça suffit, ça suffit Les Québécois, je l’espère, sont peut-être rendus au point où ils se disent : Çu suffit ! Ça suffit ! C’est vrai .que çu a pris dix ans pour les Polo nuis de réaffirmer qu'ils sont polo nais ; que çu a pris dix mois pour les Allemands de l'Est pour réaffirmer : Nous sommes allemands , que ça a pris dix jours pour les Tchèques de dire : Nous somme tchèques.El peut-être qu'on en est rendu à un point où les Québécois disent : Cu fait trois générations qu'on nous dit qu'on ne suit pas ce qu'on est, peut être qu'cnfln maintenant on peut dé terminer ce qu'on veut être.Et à cet égard, vous me direz : Les conditions ne sont pas les mêmes.Mais oui, elles ne sont pas les mêmes, je le sais bien Vous me direz : Faire des parallèles comme ceux que ie viens de faire n'ont pas de sens.Mais oui ça a lin certain sens.Les gens volent ça à la télévl slon constamment Les gens volent que d'autres peuples, d'autres nations disent Nous sommes Et là peut-être, peut être, tous ensemble nous les gens que les Québécois ont élus, on puisse à l'occasion de cette commission chercher à en rencontrer le plus grand nombre leur dire : On va essayer de vous comprendre et si vraiment nous voulons être et bien on va essayer de faire en sorte que ça puisse se traduire le plus dal rement et le (dus rapidement possible.Et dans ce sens, avec cette corn mission nous prenons sur nos épaules des deux côtes de cette Chambre, si vous me passez l’expression un peu famillière, une sacrée responsabilité parce que nous allons avoir à poser des questions et nous allons avoir à chercher à dégager les réponses et nous allons avoir a chercher à établir ce qu’on peut trouver de commun dé Dominateur entre nous.Je ne suis pas certain .Écoutez, je suis même certain qu'il n’y aura pas un rapport de cette commission qui soit una nime sur tout.Ce serait quand même énorme s’il fallait que nous puissions être unanimes sur la totalité du contenu d’un rapport comme celui-là, tout le monde serait étonné et moi, M le président, je m’engage à faire chanter un Te Deum à l’église Notre-Dame à Montréal.Voyons ! Une vole au Québec de demain Il y a bien d'autres choses dans ce projet de loi sur lequel nous avons longuement négocie, je pense, dans une atmosphère correcte, forcé ment, avec des cas où on est plus satisfait que d'autres, mais je pense, même s’il a fallu y mettre le temps, que nous en arrivons avec un projet qui, fondamentalement, est sain, à peu près correctement fait, à peu de-choses près, mais qui va nous permettre de donner une voie au Québec de demain, de faire en sorte que les Québécois aient enfin l’occasion de révéler ce qu’ils veulent et en le justifiant.Là, ce n’est pas seulement un vote dans le genre oui ou non.C’est de dire je veux le Québec de telle façon et pour les raisons suivantes et que tout le monde puisse écouter en disant oui, à mon sens, ça a du bon sens ou non, ça j’y mettrais des sourdines.Cette commission, peut-être, peut devenir, pour les Québécois, le révélateur de leur avenir.Si ça l’est, on pourra alors considérer que cette commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec aura été un point tournant de notre histoire.En tout cas, nous allons y travailler de notre côté de la Chambre et j’en suis convaincu, de l’autre côté de la Chambre, avec toute l’énergie et, je l’espère, la lucidité dont nous sommes capables.I 14 ¦ Le Devoir, jeudi 6 septembre 1990 Les autochtones d’Ontario maintiennent leurs barrages routiers et ferroviaires Jean-Claude Leclerc quitte LE DEVOIR d'après la Presse Canadienne UN JOUR après avoir fait tomber cinq pylônes électriques près de London, en Ontario, les autochtones maintenaient hier leurs barrages routiers et ferroviaires un peu par tout dans la province et menaçaient d’accentuer leurs moyens de pressions pour protester contre toute in tervention de l’armée à la réserve des Mohawks d’Oka.L’autoroute 54 près de Brantford est restée bloquée une deuxième journée consécutive par des autochtones de la réserve des Six Nations tandis qu’un véhicule obstruait le passage sur la voie du UN, qui traverse la réserve.Des Indiens Ojibway ont continué à perturber la circulation sur l’auto route 6 au sud de Tobermory, sur la péninsule de Bruce, obligeant les automobilistes à effectuer un long détour de 22 kilomètres sur des routes de campagne boueuses.Une cinquantaine d’autochtones ont ajouté d’autres billots à leurs barricades hier, décidés de ne pas bouger de là tant qu’ils n’auront pas obtenu une réponse du gouvernement fédéral.Dans l’est de la province, près de Belleville, une soixantaine de Mohawks ont rejeté l’offre de paix d’un député local, qui s’engageait à transmettre leur message au premier mi nistre Brian Mulroney s’ils levaient leur barrage, constitué d’un véhicule renversé, d’un réfrigérateur et de balles de foin sur un pont de l’auto- route 49.Seuls les autobus scolaires et les véhicules d’urgence étaient autorisés à passer.Toujours dans l’est de la province, des Amérindiens de la réserve Alder-ville au nord de Coburg ont bloqué toutes les routes passant sur la réserve, hier.À Sarnia, des Indiens Chippewas ont condamné une route peu fréquentée parallèle à la rivière St-Clair, un geste que le porte-parole de la bande a motivé par l’incursion de l’armée dans le Longhouse de la réserve de Kahnawake, lundi.Enfin, au nord de la province, les chefs de vingt bandes indiennes se sont réunis d’urgence hier pour élaborer leur stratégie en vue d’exiger du gouvernement fédéral la garantie que les Mohawks ne feront pas l’ob- jet de représailles de la part de la Sûreté du Québec pour le décès d’un des policiers, tué cet été au début du conflit.Entre-temps, une centaine d’autochtones distribuaient des tracts aux véhicules circulant sur l’autoroute Transcanadienne près d’Es-panola, à 80 kilomètres de Sudbury, et à Toronto, quelque 150 manifestants ont bloqué le trafic en plein centre-ville pendant 45 minutes.Le même nombre de protestataires — autochtones et non-autochtones — a aussi manifesté à l’autre bout du pays, à Victoria, en Colombie-Britannique, pour presser le premier ministre Mulroney de trouver une solution au conflit à Oka.Deux fois plus de cancers chez les enfants de fumeurs BOSTON (AI’) — Les non fumeurs qui ont grandi dans une famille dont les parents fumaient courraient deux fois plus de risques de contracter un cancer du poumon, révèle une étude qui fournit de nouvelles preuves des dangers du tabac pour les fumeurs « passifs ».Selon les auteurs de l’étude, 17% de tous les cancers du poumon décelés chez des personnes n’ayant ja mais fumé la cigarette aux États-Unis ont été causés par l’exposition à la fumée des autres pendant leur en fance et leur adolescence.C’est une autre preuve que la fu mée des cigarettes des autres est no cive, affirme le Dr Dwight Janerich, de la faculté de Médecine de Yale, qui a dirigé l'étude, menée auprès de 191 non fumeurs de l’État de New York chez qui les médecins ont diagnostiqué un cancer au début des années 80.Les chercheurs ont calculé le temps d’exposition à la fumée de cigarette de chacun d’entre eux en additionnant les « années-fumeurs », c’est à dire le nombre d’années passées dans une maison, multiplié par le nombre de fumeurs présents.Par exemple, quelqu’un ayant vécu pendant 18 ans avec deux parents fu meurs aurait un coefficient d'exposition de 26 années fumeurs.En comparant ces coefficients avec ceux de non fumeurs en bonne santé, les chercheurs ont constaté qu’un degré d'exposition de 25 an nées fumeurs ou plus pendant l’enfance et l’adolescence doublait le risque de cancer du poumon.27 % des victimes de cancer avaient connu ce degré d’exposition, contre 15 % des membres du groupe-témoin de non fumeurs sains.Une exposition inférieure à 25 années-fumeurs pendant la période de croissance ne semble pas accroître le risque du cancer du poumon.Toujours selon cette étude, l’exposition à la fumée d’un conjoint ne semble pas augmenter le risque de cancer du poumon, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que des époux qui travaillent passent relativement peu d’heures ensemble à la maison, à part les heures de sommeil, ce qui réduit leur exposition à la fumée de tabac.L’étude n’a pas permis de démontrer qu’une exposition à la cigarette en milieu de travail accroît signifi- cativement le risque de cancer du poumon.Les enfants sont finalement les plus vulnérables, parce qu’ils n’ont aucun moyen d’échapper à la fumée de leurs parents.Ce sont littéralement des cobayes, un « auditoire passif », en quelque sorte, commentait le Dr Alfred Munzer, un spécialiste pulmonaire, porte-parole de l’Association pulmonaire américaine Le cancer du poumon peut se déclarer longtemps après que les personnes ont cesse de fumer.La fumée dite « secondaire » peut ainsi être particulièrement nocive pour les enfants, parce qu’il leur reste plusieurs années au cours desquelles ils sont susceptibles de développer un cancer du poumon.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Ryan financées par le fédéral.La semaine dernière, une assem blée de parents particulièrement houleuse a entraîné la suspension des cours dans les écoles de Châ teauguay, et la véritable rentrée avait lieu avant hier.Il semble que mardi prochain, lors de la prochaine réunion du Conseil des commissar res, on rediscutera de la proposition de créer une commission scolaire séparée.Cette idée d'écoles séparées, si elle peut choquer les esprits plus li béraux, témoigne pourtant de l’am pleur du malaise vécu à Château guay.« Ici c’est une ville finie », lan cent d’emblée trois dames rencontrées au hasard dans un restaurant.Dès qu’on brandit un carnet de note ou une enregistreuse, les gens accou rent sans même qu’on leur fasse si gne, histoire de mieux fustiger les Mohawks et les gouvernements.« Nous vivions en voisins, ils ont tout gâché, maintenant nous ne voulons plus les voir», lance un autre homme.Un autre citoyenne raconte que son mari doit partir à 6 h ,'ÎO le matin pour arriver au travail à Montréal, trois heures plus tard.Et refaire le même trajet au retour.Des couples vivent maintenant séparés, le conjoint demeurant à Montréal pour échapper au long détournement par les routes de campagne « Nous sommes devant un défi énorme, ajoute Serge Brouillard.Ce sont les adultes qui présentent des sentiments d'anxiété, d'angoisse, de haine, et les enfants reflètent l’attitude des parents » Jeudi dernier, les professeurs de cette école ont rencontré des professionnels du CLSC pour tenter de trouver la meilleure façon d’aborder la crise de l'été 1990 devant les enfants.« Il nous faut amener les en fants à s’exprimer, à verbaliser, et à garder nous-mêmes une altitude neutre », ajoute le directeur de l’école.En 2e année, le programme du cours de catéchèse fait appel à des 6 septembre par la PC at l'AP 1987: Argentine: L’Union civique radicale du président Raul Alfon-sin perd la majorité absolue et n'obtient 117 sièges sur 254.1986: un commando terroriste ouvre le feu sur les fidèles dans une synagogue d’Ankara : 21 personnes et deux terroristes sont tués 1980: le Britannique David Cannon gagne le marathon de Montréal.1978: début de la conférence égypto-israélo-améncaine de Camp David.1975: un séisme provoque la mort de plus de 21100 personnes dans l'Est de la Turquie.1955: Wilbert Coffin est repris quelques heures après son évasion de la prison de Québec 1948: la reine Juliana succède à la reine Wilhelmine sur le trône de Hollande.1898: l'effondrement du pont de Cornwall en construction fait des dizaines de morts.Ils sont nés un 6 septembre: le cardinal et homme d’Êtat français Guillaume Dubois (1652-1723); Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette, général et homme politique français (1757-1834); l’écrivain améri-cain Julien Green (1900).textes spirituels amérindiens pour mieux éduquer les enfants M Brouillard soupire : « Ça, ça sera un bout dur à traverser.» + La SQ jor Serge Quenneville, des Forces armées canadiennes, annonçait que l’armée retirait certaines pièces de matériel lourd de Châteauguay tout en préservant ses activités de contrôle autour de la réserve.« La présence de l’armée sera désormais moins voyante à Château-guay pour préserver une ambiance de calme autour de la réserve », a précisé le major Quenneville.L’armée canadienne a retourné, hier après-midi, à la base des Forces canadiennes de Gagetown, au Nouveau-Brunswick,trois bouteurs blindés, tleux chars poseurs de pont ainsi qu’un véhicule de récupération blindé, destinés à démanteler les barricades.Pendant ce temps, quelques-unes de la vingtaine de familles blanches évacuées de Kanesatake retrouvaient hier un logis complètement saccagé après 56 jours de siège mohawk à Kanesatake.Derrière les vitres brisées des maisons, plusieurs télévisions et congélateurs ont disparu, des caves à vin ont été pillées et les meubles renversés.« La plupart des personnes qui ont tenté de regagner leurs maisons à Kanesatake ne peuvent les habiter à cause des saccages.Le gouvernement s’est engagé à dédommager certaines pertes qui ne seraient pas couvertes par les assurances.Mais il se pourrait que certains bibelots ne soient pas remboursés », a affirmé Josée Béliveau, qui s’occupe des relations de presse pour la municipalité d’Oka.« Nous avons reçu quelques plaintes relatives à des vols et à du vandalisme qui auraient eu cours pendant le siège sur le territoire occupé.Nous avons entamé des enquêtes criminelles relativement à ces plaintes », a poursuivi de son côté M.Le-marbre, de la SQ.Dans le même ordre d’idées, une courte visite aux journalistes du terrain de golf d'Oka, occupé par les Warriors depuis le début du siège, a permis de découvrir les tranchées profondes creusées par les Warriors a même le territoire du golf, ainsi qu'un saccage complet des bâtiments de rangement et d'inscription destinés aux usagers du club de golf.Selon le directeur général adjoint du Bureau d’assurance du Canada, M.Marcel Tassé, « la crise s’apparente à une rébellion », ce qui n’est généralement pas couvert par les polices d'assurance.Le BAC recommande toutefois aux évacués de présenter leurs requêtes à leur compagnies respectives, puisqu’il revient a chacune d’elles de trancher si il y aura remboursement on non dans le cas de la crise.Jusqu’à présent, plus de 3,67 millions $ ont été versés par le gouvernement du Québec aux 9297 personnes relocalisées dans le cadre de la crise amérindienne.Il s’agit uniquement des sommes versées aux personnes relocalisées pour l'hébergement, la nourriture et certains frais de subsistance.Sur le plan des évacuations, le village d’Oka est sans doute le plus touché, puisque de ses 1550 habitants, 1517, soit la presque totalité, ont été relocalisés.En date d'hier midi, seulement 78 avaient réintégré leur domicile.À eux seuls, les citoyens d’Oka village et Oka paroisse ont reçu 1,94 million $ en aide gouvernementale.À Oka paroisse, sur 2100 citoyens, 979 ont été relocalisés depuis le début du conflit, alors que 118 ont réintégré leur domicile.Ceux qui réintègrent leur domicile le font sur une base volontaire, expliquait un agent d’information de Communication Québec, Mme Marysa Togneri.Dans la plus grosse municipalité, Châteauguay, avec une population de 38 000 personnes, 3816 ont été relocalisées.De ce nombre, 1227 personnes avaient réintégré leur maison ou logement, hier midi.En tout, 741 chèques totalisant 752 822 $ ont été remis aux Châteauguois jusqu’ici.Dans la majorité des cas, il faudra attendre toutefois la fin du conflit pour connaître l’ampleur des montants réclamés et des déboursés gouvernementaux.+ Saddam trer le président irakien qu’il avait déjà vu le 13 août.Sur le plan militaire, on a appris que les Etats-Unis ont décidé de transférer des chasseurs F-4G et leur personnel du 52e escadron aérien tactique de leur base à Spang-dahlem (RFA) au Golfe.Les USA ont par ailleurs déclaré hier qu’ils demanderaient bientôt au Conseil de sécurité le droit d’intercepter les avions qui contournent l'embargo contre l’Irak (page 5).L’évacuation d'Irak des Occidentaux, presque au compte-gouttes, s’est poursuivie.Un avion de la compagnie nationale, Iraqi Airways, est arrivé à Amman avec 157 femmes et enfants occidentaux à bord.La plupart d’entre eux, à l’exception de 10 Grecs, sont immédiatement montés à bord d'un Airbus d’Air France qui les attendait pour les emmener à Paris.11 s’agit d’un groupe comprenant 62 Français et 23 Britanniques, tous femmes et enfants, 10 Américains, dont deux hommes, et un certain nombre de Belges, d’Italiens et d’Australiens.Quarante-quatre ressortissants français arrivés dans la nuit à Amman ont pris place dans cet avion à bord duquel voyageait le secrétaire d’État français à l’Action humanitaire, Bernard Kouchner.Un millier d’Occidentaux ont pu quitter l’Irak au cours des huit derniers jours.1/Umon soviétique, très active ces derniers jours sur le terrain diplomatique, a par ailleurs lancé un appel conjoint avec le Japon — une première dans l’histoire des deux pays — au retrait des forces irakiennes du Koweit et à la libération de tous les otages étrangers détenus en Irak et au Koweit.La Pravda a démenti hier que la rencontre au sommet, dimanche à Helsinki, entre les présidents Gorbatchev et Bush ait lieu sur fond de divergences croissantes entre l’U RSS et les États-Unis sur la crise du Golfe.« Certains observateurs pensent que c’est uniquement la crise du Golfe qui a donné lieu au sommet d'une journée, d’autres laissent entendre que des divergences s’approfondissent entre Moscou et Washington », écrit l’organe du PC soviétique.Soulignant que « les positions des deux parties ont été énoncées clairement »,la Pravda estime que ces positions « ont pu être modifiées, peuvent diverger à certains égards, mais il est tout à fait clair que l’Union soviétique ne soutient pas l’agression » de l’Irak contre le Koweit.« Nous sommes en faveur d’un règlement politique du conflit.Notre position est sincère et repose sur des principes », poursuit le journal.Les présidents soviétique et américain doivent s'entretenir également des conflits cambodgien et afghan et de la coopération économique bilatérale ainsi que des moyens d’accélérer les négociations de Vienne sur la réduction des forces conventionnelles en Europe, relève la Pravda.Par ailleurs, l’Irak a perdu, sinon un allié, au moins un « non-ennemi », en la personne de Cuba qui a estimé à son tour que les troupes irakiennes devaient quitter le Koweit.Jusqu’à présent, La Havane s’était abstenue de voter en faveur des mesures d’embargo décrétées contre Bagdad par le conseil de sécurité de l’ONU.+ Chrétien reprise des négociations entre les gouvernements et la communauté mohawk.De plus, il laisse entendre qu’Ot-tawa veut s’assurer que la SQ n’assumera pas seule les suivis policiers de la crise mohawk.« S’ils déposent leurs armes, nous devons les assurer d’un processus auquel ils peuvent se fier, explique le ministre fédéral qui insiste : « Les autorités vont se comporter avec eux comme les Canadiens sont en droit de s’y attendre.Aucun droit ne sera bafoué».Tout un adoucissement du ton d’Ottawa, où la semaine dernière, le premier ministre traitait les Warriors de « bande de terroristes » Mais, depuis le début de la semaine, les leaders autochtones multiplient les signaux d’alarme dans la capitale fédérale, prévenant, à l’instar du chef des Premières Nations, George Erasmus, hier, que la situation à Oka est devenu intenable, qu’un accident tragique peut se produire à tout moment.« Nous avons besoins de tranquillité pendant que nous tentons de négocier la fin de la crise », expliquait hier le chef autochtone au moment où il se rendait, avec une délégation composée de représentants de la Confédération des six nations iro-quoises et du député manitobain Elijah Harper, rencontrer le ministre Siddon et des hauts fonctionnaires fédéraux.Dans un premier temps, la délégation autochtone a transmis trois demandes à Ottawa : le libre accès au centre de désintoxication de Kanesatake pour les leaders spirituels de la communauté mohawk, un élar-gissemet du périmètre militaire et un retour des deux gouvernements à la table de négociations.« Je m'attends à ce aue les pourparlers reprennent très très rapidement », affirmait sur le ton de la confiance le chef Erasmus au terme de la rencontre.Selon lui, il restait 14 sujets à l’ordre du jour au moment de la dernière rupture des pourparlers.Mais, les circonstances ont changé maintenant, affirme le chef des Premières Nations, il n’y a plus de barricades.De son côté, le ministre Torn Siddon déclaré qu'il a obtenu de ses interlocuteurs autochtones l’engagement qu'ils tenteraient de faire baisser les armes aux Warriors.+ Peterson message central semblait être que tout va bien », explique Caroline Andrew, politicologue à l’Université d’Ottawa.Selon elle, la stratégie libérale a eu pour effet d'accentuer les frustrations latentes au sein de la population ontarienne.Des frustrations exacerbées par l’aventure ratée du lac Meech.Les Ontariens acceptaient mal de voir Queen's Park et Ottawa passer outre à leur hostilité et militer pour l'accord.Ils trouvent intolérable l’incertitude qui résulte de l’échec.Surtout que l’économie ontarienne n’est plus aussi robuste.Alors que pointent les premiers signes d'une récession, le message optimiste du gouvernement libéral détonné.Et à quelques mois de l’imposition de la TPS fédérale, David Peterson n’a pas réussi à se présenter comme un défenseur crédible du portefeuille de ses contribuables, son gouvernement y ayant abondamment puisé depuis six ans.Sur le pas des portes, les électeurs ontariens viennent de passer cinq semaines à répéter à leurs politiciens leur conviction que les gouvernements ne les entendent pas.« Ça ressemble beaucoup à 1984 », confie un vétéran libéral fédéral oui a senti monter en Ontario cet été le même type de lame de fond que celle qui avait alors englouti les troupes de John Turner.à cause de l’humeur difficile de L’éditorialiste Jean-Claude Leclerc a annoncé mardi qu’il quittait LE DEVOIR, où il oeuvrait depuis 1967, comme membre de la rédaction d’abord, et à l’éditorial depuis 1970.La démission de M.Leclerc prend effet dans deux semâmes.M.Leclerc expliquera lui-même sous peu, dans nos pages, les motifs de sa décision, qui a reçu l’accord de la direction' Au-delà des divergences professionnelles ou politiques qui sont inévitables dans la vie d’une institution comme la nôtre, la séparation peut s’effectuer dans la cordialité, et c’est actuellement le cas.La contribution de M.Leclerc à la page éditoriale du DEVOIR a été marquante et fort influente au cours des vingt dernières années.Dans un style incisif et clair, il n’a jamais dévié d’une attention passionnée aux questions centrales de justice, de droit, d’équité, et ce faisant il a nourri la réflexion de l’ensemble du jour- Jean-Claude Leclerc nal, conformément à sa vocation première.Il a effectué au surplus nombre de tâches quotidiennes plus obscures, sans lesquelles un quotidien aussi modeste ne saurait survivre.Son nom restera lié à celui du DEVOIR, dont l’amitié lui est acquise.Une chronique de Jeffrey Simpson LE DEVOIR annonce en même temps qu'à compter du lundi 24 septembre, date de la relance, il présentera une chronique hebdomadaire du « columnist » Jeffrey Simpson, principal commentateur politique du quotidien torontois The Globe and Mail, et sans aucun doute l’une des figures dominantes du journalisme canadien.Cette contribution sera rédigée exclusivement pour LE DEVOIR.Le journaliste Clément Tru-del a bien voulu en assurer la traduction.M.Simpson, que nos lecteurs connaissent déjà notamment grâce à ses commentaires réguliers aux divers réseaux de radio et de télévision canadiennes, est l’auteur de nombreux livres politiques, dont l’un Spoils of Power a obtenu le prix du Gouverneur général en 1989.La même année il obtenait le prestigieux National Newspaper A ward pour l’ensemble de ses chroniques.Il est journaliste au Globe and Mail depuis 1973, à une succession de postes incluant Québec, Ottawa, et l’Europe.Il y tient la principale chronique politique depuis 1984.Jeffrey Simpson l’électorat, si le gouvernement qui est élu ce soir est minoritaire, il n’y aura pas, comme en 1985, d’alliance formelle entre deux des trois partis pour assurer une certaine stabilité politique à Queen’s Park, semble-t-il.Ilya cinq ans, les libéraux de David Peterson avaient en effet conclu un pacte de non-agression avec le NPD de Bob Rae.En échange d’un programme politique d’inspiration fortement neo-démocrate, le NPD s’était engagé à ne pas défaire le gouvernement libéral avant deux ans.Cette fois-ci, calcule Caroline Andrew, « la réaction des gens serait trop négative ».« Il n’y a pas assez d’atomes crochus entre les chefs », ajoute Hugh Segal, du Parti conservateur.Pour ce vétéran des gouvernements minoritaires de Bill Davis, le parti qui sera élu ce soir, s’il n’obtient pas une majorité des 130 sièges à Queen’s Park, devra assurer au jour le jour sa survie politique.N’ATTENDEZ PAS DE LE LIRE DANS LES JOURNAUX fèvnel.ins'ebf P ,, al5se dans nation^ «‘'Kir'S 2KSS>* DONNEZ DE TOUT COEUR DÈS AUJOURD’HUI! AUGMENTEZ VOS CHANCES OE LUTTER CONTRE L’ENNEMI NUMÉR01 AU CANADA 440, bout René Lévesque ouest.Bureau 1400, Montréal, Québec, H2Z 1V7 871-1551, 1-800-361-7650.Fax:871-1464 9 FONDATION DES MALADIES DU COEUR
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