Le devoir, 22 septembre 1990, Supplément 1
Why '«AP;- .V v •» ¦'t 7-VV ' •¦*.¦-.¦fay-f ART CONTEMPORAIN 1990 Les Cent jours d'art contemporain de Montréal sont morts, vive ART COIN TEMPORAIN 1990' En 1985, le CIAC lançait Les Cent jours d'art contemporain de Montréal avec l'exposition Aurora borealis des conservateurs Rene Blouin, Normand Thériault et Claude Gosselin, Le succès remporte alors incita le CIAC à reprendre l'événement les années suivantes.C'est ainsi qu'eurent lieu Lumières en 1986, Stations en 1987 et Les Cent jours en 1989.Il n'y eut pas de Cent jours en 1988.Les Cent jours désignait une seule grande exposition thématique.Sauf en 1987, où il y eut trois expositions : Les Quatorze Stations du conservateur Roger Bellemare, Les Quatorze Stations de l'artiste Francesco Clemente et Stations de Claude Gosselin.De plus, Les Cent jours était, pour justifier l'appellation, un événement s'échelonnant sur trois mois.Une trop longue période pour un organisme comme le CIAC qui doit tout financer, de la location des espaces d’exposition à leur aménagement, aux frais d'assurance, aux salaires du personnel, à la publicité, etc.Aussi avons-nous décidé de réduire la duree de l'événement à deux mois pour réduire les frais d'exploitation.Du coup, nous avons dû abandonner le nom des Cent jours au profit de ART CONTEMPORAIN 1990.Toutefois, la qualité et l'importance de l'événement n'en seront pas atteintes.Bien au contraire.ART CONTEMPORAIN 1990 présente cette année trois expositions remarquables et toutes d’une très grande actualité.La première, Savoir-Vivre, Savoir-Faire, Savoir-Etre (R.Filliou), traite d'écologie dans un sens global et ne regroupe pas moins de 26 artistes.La seconde Visions 90, présente 15 jeunes artistes professionnels.Latroisième, La Rétrospective Fernand Leduc, œuvres de 1943 à 1988, met en lumière le travail d'un grand artiste de chez nous.La simple énumération de ces trois expositions montre bien que ART CONTEMPORAIN 1990 se situe dans la lignée des Cent jours d'art contem porain.De plus, l'introduction dedeux nouveaux voletsà l'événement, l'exposition-hommage à un artiste et l'exposition d'artistes de la relève, rend l'événement plus varié et complet.Nous prévoyons ajouter au cours des années à venir d'autres manifestations qui témoigneront de nouveaux aspects de l'art contemporain.On le voit, ART CONTEMPORAIN 1990 n’est pas un retrait, mais le lancement d'une nouvelle manifestation diversifiée en art visuel visant à faire connaître le travail et les préoccupations des artistes de notre temps, à parler des problèmes culturels de notre époque, à faire découvrir par un large public l'importance du langage visuel.Nous tenons à remecpier toutes les personnes, tous les gouvernements et toutes les institutions privées et publiques qui nous ont fait confiance en nous aidant financièrement.Sans leur aide matérielle, ART CONTEMPORAIN 1990 n'existerait pas.Nous remercions tout particulièrement les artistes qui ont répondu généreusement à notre appel en acceptant de participer à ces expositions.Enfin, nous voudrions remercier le public qui, par son appui au cours des années passées, nous stimule pour l'organisation d'un événement annuel en art contemporain.Nous espérons qu'il appréciera encore ses visites aux expositions de cette année.7 Claude Gosselin «SAVOIR-VIVRE, SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-ETRE» (R.Filliou) Le titre de l'exposition nous est donné par Robert Filliou, tiré d'une lettre qu'il écrivait aux organisateurs de la Biennale de la Paix en 1987.«Cette intégration du «Savoir-Vivre», du «Savoir-Faire» et du «Savoir-Etre» est le vrai thème de la Biennale Art de la Paix; c'est la raison pour laquelle «l'Art rencontre la Science et la Spiritualité» en est un excellent «l'Art rencontre la Science et la Spiritualité» en est un excellent titre dans la version que vous organisez.Une autre façon de considérer la relation Art-Science-Sagesse pourrait être celle-ci : La Science implique le Savoir L'Art, le non-Savoir, et la Sagesse, la Connaissance, ce qui ne signifie pas que l'Art et la Science sont mutuellement exclusifs, mais que la Sagesse les comprend tous deux; ce qui implique à son tour que la Science de même que l'Art ont besoin de la voix de la Sagesse, mais pas réciproquement.À quoi l'Art et la Science peuvent-ils donc bien contribuer ?Eh bien ! à un vocabulaire mode meet à des techniques d'intégration pour commencer, de sorte que le langage de la Sagesse— vérité éternelle — et le chemin de la Sagesse — paix et harmonie — puissent être recompris et revécus par tous, sans exclusion de race, desexe, d'institutions ou de culture, dans notre monde quia perdu ses repères, c'est vrai, mais qui pourtant n'a jamais eu autant de gens à la bonne volonté intense et à la compétence brillante.C'est ce que l'affiche de Hambourg appelait «retisser les trois fils de l'Art, de la Science, de la Sagesse dans une nouvelle authenticité».C'est ce qui reste à faire.» C'est aussi dans ce sens que nous avons voulu orienter la lecture de notre exposition thématique sur l'écologie.Dès le début de nos recherches nous avons toujours voulu tenir compte d'une approche globale de l'environnement.C'est ainsi qu'en accord avec Félix Guattari, nous parlons d’écologie mentale, d'écologie sociale et d'écologie environnementale.Les artistes que nous avons regroupés ont tous une compréhension et une pratique élargies de l'écologie.Ils partagent cette générosité de vue sur l'autre, sur le besoin de paix partagée.Buckminster Fuller, Filliou, Beuys ont consacré leur art à nous sensibiliser aux valeurs écologiques.Ils n'étaient pas seuls, fort heureusement.Au début des années 1970, le programme EAT (Experience in Art and Technology) aux États-Unis a donné l'occasion à Helen Mayer et à Newton Harrison, ainsi qu'à Jean Dupuy, de réaliser des projets qui abordaient directement ces questions.Et du Japon, Saburo Muraoka nous livre son expérience personnelle issue d'une pratique bien enracinée.Aujourd'hui, une nouvelle génération d'artistes participe activement à cette démarche.Nous en avons réuni uncertain nombre qui le démontrent clairement.Nous leur laissons la parole dans les pages qui suivent.On y notera que l'art, c'est aussi une attitude face à la vie, aux valeurs à promouvoir.L'objet qui est donné à voir, l'objet d'art, est la matérialisation du discours sur ce qui est à vivre, à flaire, à être.Claude Gosselin DOMINIQUE BLAIN LOTHAR BAUMGARTEN "Le gouffre qui sépare la culture et la nature a eu une profonde influence sur la pensee des sociétés occidentales depuis la Renais sance.Il peut être comblé si l'homme redécouvre les lois inhérentes de la nature qu’expriment les mythes.Il est essentiel de rebâtir l’inconscient des humains.Pour cela, il faut reconstituer intuitivement les éléments préfabriqués.La clé de cette conscience réside dans une forme de pensée purgée d'ethnocentrisme." JOSEPH BEUYS "Notre rapport avec la nature en est un d'inquiétude.Notre fondement naturel risque d'être anéanti.Nous faisons le nécessaire pour qu'il le soit en maintenant un système économique qui l'exploite sans vergogne.Il faut mettre les points sur les i : le capitalisme libéral de l'Ouest n'est guère différent du capitalisme d’Ëtat de l'Est.La destruction suit son cours à l’échelle du monde.La mine et le dépotoir sont reliés par le sens unique de la civilisation industrielle moderne dont la soif d'expansion consume implacablement les écosystèmes de la planète." "Le seul pouvoir révolutionnaire est la créativité humaine." Joseph Beuys, Documenta 7, Kassel, 1982.ASHLEY BICKERTON "Notre compréhension de l'ordre naturel dépend de notre interaction (ou absence d’interaction) avec lui.Nos représentations de la nature ont toujours été liées à l'usage que nous en faisions.La culture occidentale a trop souvent considéré la nature comme un bien ou une ressource.Il semblerait qu’aujourd'hui cette attitude change, évolue.Ce groupe d'œuvres sous-entend qu'aucun regard porté sur la nature n'est innocent, désintéressé — que la nature soit vue comme un produit ou un musée.Aux Etats Unis, le dialogue ne porte plus sur la manière dont la nature nous construit, mais sur la manière dont nous la construisons.Et qu'appelle-t-on encore nature à cette époque de modifications génétiques, de gestion des déchets, de désertification et de boissons aux fruits surgelés «naturels» ?" "Une investigation ne portant pas tant sur Dominique Blain l'univers-matière que sur l'univers-connais- Sans titre, sance, sur le monde tel que les humains l'ap 1990 préhendent.Un travail sur les discours, qui n'en demeurent pas moins à leur façon un procédé d’appropriation de l'univers.J'oppose ici deux discours, deux modes de compréhension du monde : l'ap proche empirique et l'approche magique ou religieuse.De cette juxtaposition déjà nait un certain sentiment d'impuissance, un certain sens de nos limites.Puis il y a cette masse métallique qui nous ramèneà l'univers-matière.Cette masse troublante, c’est l'arrière des choses, des dis cours, et leur intérieur, ce qu’ils contiennent.L'univers nous échappe encore.Ulti mement, et même s'il nous reste des mots à inventer, il demeure pour nous méta physique.Il échappe à notre entendement, et pourtant pas à notre pouvoir.Nous savons transformer sans comprendre." DOMINGO CISNEROS r mas Domingo Cisneros Once Upon a Time, 1988 Jean Oupuy Fewafuel 1971 Jimmie Durham Tlunhdats, 1985.Photo : Maria Thereza Alves DOMINGO CISNEROS "Cette Mère-Terre n'a ni sentiment ni honte.Autant elle peut être belle et bénéfique, autant elle peut être macabre et traîtresse.Ces derniers aspects sont ceux qui m'intéressent chez elle — ses masques ténébreux, ses esprits maléfiques.Mais par cela, je ne veux pas dire que je m'abstiens de vivre d'autres choses avec elle.Non, j'aime son beau corps, sa peau bénéfique et la saveur de ses fruits." JEAN DUPUY Le travail diversifié de Jean Dupuy semble échapper à toute classification.Ses inventions, comme Fewafuel, montraient efficacement les effets nocifs de la technologie sur la vie et l'environnement à une époque où les considérations d’ordre écologique étaient moins omniprésentes qu'aujourd'hui.Ses performances et ses anagrammes récents valorisent le potentiel artistique du «processus» en art.Quelle que soit la forme que prend son travail, l'intérêt constant que l'artiste porte au monde physique et à sa faculté de se transformer préside à toutes ses recherches.JIMMIE DURHAM "Je me souviens de la tristesse que j'ai éprouvée il y a vingt ans quand j'ai appris qu'en Californie les plantes étaient plus «heureuses» si on leur faisait entendre de la musique classique.Tous ces millénaires pendant lesquels nous leur débitions étourdiment des chants cherokee, les arbres désiraient du Mozart.Supposons pour les fins de la discussion que les plantes «aiment» la musique.S'imaginer qu'elles préfèrent la musique de l'homme à celle des oiseaux avec laquelle elles ont grandi, c'est les assimiler à l'univers des humains et présumer que Dieu a soumis à la domination des hommes les oiseaux des cieux et les créatures de la terre.Bien sûr, le système n’est pas «humain» de façon abstraite, c'est le système de la culture «occidentale».L'homme explore la vie physique ou morale.Il compte bien tirer profit de ses explorations." SAVOIR-VIVRE.SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-ETRE FASTWÜRMS Onze besoins "FASTWÜRMS est un groupe d'artistes qui s'obstinent à démontrer l'interrelation des créatures vivantes et à prouver par leur exemple d’esthétisme que les valeurs culturelles et sociales ne sont pas nécessairement destructrices ni hostiles au monde naturel." R.BUCKMINSTER FULLER "L'environnement — tout ce qui n'est pas «moi» — se subdivise en deux parties : le physique et le métaphysique.L'environnement métaphysique se compose de la pensée, des principes universels et des habitudes de l'homme.Artistes et scientifiques semblent avoir renoncé à réformer l'environnement métaphysique.Ils ne s'appuient que sur leur emploi des lois cosmiques — c'est-à-dire les principes universels — pour réorganiser les composantes «physiques» du vivant et du paysage.Les artistes et les scientifiques ont apparemment présumé intuitivement qu'un réarrangement de l'environnement fa vorable à l'homme pourrait conduire à la réalisation des plus hautes possibilités de l'humanité.Les voyageurs qui arrivent à une rivière et y trouvent un pont le prennent spontanément plutôt que de s'aventurer dans le torrent." fl.Buckminster Fuller, Critical Path, New York, St Martin's Press, 1981.FASTWÜRMS Ugl) 89, 1989 Courtoisie : CIAC Photo : Guy L'Heureux ROBERT FILLIOU "Ce monde qui est le nôtre, si familier et si cauchemardesque — cette civilisation technologique dont nous avons rêvée dans nos esprits et que nous avons construite de nos mains — ne peut plus durer bien longtemps.Il semble aujourd'hui que ce monde soit devenu, d'une manière étrange et pourtant prévisible, la catastrophe même qu’il s'était assigné fièrement d'éviter.Il est condamné soit par la guerre hélas! soit brillamment par la paix.D’une façon ou de l'autre, c'est chose acquise, à quelques décennies près.On nous a montré à maintes reprises, que ce soit dans des études scientifiques, au cinéma ou dans les romans, ce à quoi la terre ressemblera après une guerre thermonucléaire ou une catastrophe écologique.Mais à quoi ressemblerait-elle si les nuages d'une catastrophe imminente étaient chassés par les vents favorables de ce que Bernard Benson appelle dans son Livre de la paix la «bombe de la paix» ?Nous ne savons pas, et il pourrait être intéressant de le savoir.Si nous voulons la paix, nous devons préparer la paix, intérieurement et extérieurement." Robert Filliou, La Biennale de la Paix, 1987.HAMISH FULTON "Mon expression artistique est une représentation succincte de mon cheminement lors de mes promenadesdans le paysage.Je considère que la promenade, en elle-même, est l'expression artistique.Ce qui en résulte, ce qu'on voit sur un mur, c'est l'objet d'art." Hamish Fulton Touching By Hand One Hundred Rocks IFifty Three Fifty Four Sixty), 1989.Courtoisie : John Weber Gallery, New York Juan Geuer Light Traps, 1985.Photo : Jannes Linders JUAN GEUER A-laS -f Vjfcfe».ayH! Si poétiques et raffinées qu'elles soient, les rationalisations ont la manie de nous berner.Peu importe le nombre de philosophies auxquelles nous avons réchappé, une chose est sure : la conviction irritante qu'un gouffre sépare notre conscience du mode extérieur.Cette irritation s'est transformée en rage depuis que nous savons que nous dépendons totalement de facteurs insondables.Dans les circonstances, nous pouvons ou bien nous laisser bercer par les vaisseaux de rêves des simulacres et des mystifications ou simplement regarder au-delà du gouffre et hurler avec les loups qui ont dévoré nos illusions.C'est un choix cruellement vrai, un champ de tension où Das Offerte, comme en rêvait Rilke, n'est jamais qu'à deux pas.BETTY GOODWIN Pourquoi cependant utiliser les forces magnétiques pour assembler des morceaux de métal, des poussières et des débris métalliques plutôt que simplement les souder ?Le magnétisme est une force mystérieuse qui vient des couches terrestres.En l'utilisant, l'artiste s'allie à cette force naturelle qui confère aux métaux des qualités quasi-biologiques par les pouvoirs d'attraction et de répulsion qui leur sont propres.Ils ont des propriétés individuelles quasi-personnelles, quasi-psychologiques, qui font que les débris et les poussières qui s’agglutinent spontanément à eux prennent des formes qui leur sont propres.L'inévitabilité des forces qui créent ces formes fascine l'artiste et elle cherche à s'approcher d'elles pour les connaître et les apprivoiser.Pierre Théberge, Betty Goodwin, Musee des Beaux Arts de Berne, 1989.RODNEYGRAHAM Rodney Graham est un artiste conceptuel qui s'intéresse à la représentation de la nature.Il utilise textes et photographies pour mettre à jour la distance qui existe entre la nature et le travail artistique qui tente de la reproduire.Le motif de l'arbre, récurrent dans son œuvre, constitue un symbole de cette nature, un système unifié.L'arbre renversé qu'il présente pour l'exposition chavire nos habitudes perceptuelles.Cette position inhabituelle de l'arbre exprime, en quelque sorte, l'incapité de l'art à véritablement représenter la nature.¦ John Greer Reconciliation 1989.(detail) JOHN GREER "L'intelligence exprimée dans la forme et la matière.Voilà ce que nous sommes et peut-être ce qu'est toute chose.Parce que nous sommes mobiles et conscients, nous opérons le repositionnement des choses, ne serait-ce que dans une faible mesure.Si nous ne vérifions pas notre centrage, nous serons centrés et notre position sera définie." t J ¦ •; .v SAVOIR-VIVRE.SAVOIR-FAIRE.SAVOIR-ETRE NEWTON HARRISON HELEN MAYER HARRISON " Repit pour la Save est l’histoire en paroles et en images de la rivière Save, qui traverse la Yougoslavie sur une distance de 1 000 kilomètres depuis les montagnes qui dominent Ljubljana jusqu'à Zagreb, arrosant une grande plaine inondable avant de se jeter dans le Danube à Belgrade.L'histoire de la Save prend manifestement un tournant lugubre avec les changements qu'introduit la technologie Il n'est cependant pas trop tard pour la Save, nous dit le récit.En créant un couloir naturel le long de la rivière dans la plaine inondable, on pourrait donner à la Save un nouveau visage, reliant la réserve naturelle de la Croatie, les cultures de poisson de la Serbie et les forêts de la Slovénie, de la Croatie et de la Serbie.La Save, qui fournit au Danube inférieur le tiers de ses eaux, peut être purifiée au profit du grand fleuve.Il n'est ni trop difficile ni trop tard pour réécrire l'histoire de la Save." Helen et Newton Harrison Atenrpause Fur Den Saie Fluss.1989 ALFREDO JAAR "(Géographie = Guerre) La géographie, ça sert d'abord à faire la guerre.L'Afrique est rapidement en train de devenir le dépotoir de millions de tonnes de déchets industriels toxiques des pays soi-disant développés.C'est la version moderne du trafic des esclaves : la circulation reste à sens unique, mais la direction a changé.Cette évolution des affaires internationales ne devrait pas nous surprendre.Les frontières d'ici à Là sont tombées il y a belle lurette et en voilà la preuve ultime et définitive.Mais les frontières de Là à Ici sont plus infranchissables que jamais.Nous n'ouvrons des portes que pour les refermer.La géographie, ça sert d'abord à faire la guerre.Ce projet ne traite ni de l'Afrique ni des déchets.Il tente plutôt d'explorer le Vide, le fossé grandissant entre Eux et Nous, cette extraordinaire distance qui n'est après tout que mentale.Ce projet traite de Nous et d’Eux tout à la fois car aucune autre hypothèse n'est aussi réelle.La géographie, ça sert d'abord à faire la guerre." NIKOLAUS LANG Nikolaus Lang, comme Beuys, fait de ses preoccupations écologiques une sphère privilégiée d'expérimentation artistique.Les images et objets qu'il porte à notre attention sont issus d'une collaboration active entre la nature et l'artiste.Les moulages de troncs d'arbre produits avec de la pulpe de bois, les gravures montrant l'empreinte de ravages d'insectes sur des arbres sont autant d'exemples qui soulignent des formes esthétiques réalisées par la nature elle-même.Lang, en capturant ces «oeuvres» pour nous, s'incline devant les réalisations de la nature Alfredo Jaar Geography - War, 1990 Photo Dennis Cowley Courtoisie : Collection Emily Fisher Landau, New York 13 Francine Larivée JARDIN DE VIE, VISION DU REGARD AIGU, 1987.Photo : Marc Cramer et Claude Lebel "J'avais décidé, petite, de garder le silence et d'observer.J'étais gardienne de tout ce qui était vu, senti, ressenti, entendu.Ma pensée était libre de ses allées et venues.Je m'exprimais par le rire, le cri, le chantonnement, comme presque tous les enfants.C'est surtout l'été qui revient à ma mémoire : le bruissement des feuilles, couchée dans l'herbe sous les arbres centenaires, à suivre attentivement des yeux leur ondulation, une brise douce caressant ma peau, l'odeur de la rivière, des rapides, de la petite île au milieu, couverte de menthe et de butomes a ombelles que les Mohawks appellent «celles qui poussent sur le rivage».Je restais des heures à observer la lumière et le mouvement des ombres, à goûter les odeurs du jardin de fleurs et des arbres fruitiers, à converser intimement avec tous les piailleurs, coasseurs et meugleurs ambiants.Ce matériel onctueux, trésor intérieur qui a nourri ma croyance à la vie, je le partage et le redonne dans l'offrande.Elle est œuvre ouverte et lieu qui invite à l'intériorisation, au silence, au recueillement." SABURO MURAOKA Saburo Muraoka Oxygen 10, 1989.Courtoisie : Gallery Kasahara "J'introduis dans mon œuvre des substances non visuelles, fluides et aléatoires ou leurs phénomènes tels que des écosystèmes, du liquide (eau), des gaz (oxygène), des sons (vibrations), de la chaleur, etc.C'est ma façon de structurer la pensée, c'est-à-dire de revisualiser l'espace et l'existence du concept, et parce que je doute sérieusement de l’appréciation historique de notre culture, il faut accélérer le processus." FRANCINE LARIVÉE -•*5* MARIA NORDMAN Depuis 1967, Maria Nordman intervient dans des espaces publics, le plus souvent urbains.Rattachant son travail à un contexte historique, elle met en place tous les éléments qui feront prendre conscience au visiteur d'une réalité sociale.Le refus de l'artiste de considérer son travail comme une installation s'explique par le choix des matériaux qu'elle utilise.Elle crée des structures ouvertes où les composantes de l’œuvre, la lumière, le vent, le son, les bruits ambiants, ne sauraient se laisser «installer».ED POITRAS «Le cheval bai s'est arrêté pour affronter le cheval noir et une voix a dit : «On vous a donné la coupe d'eau pour que dure la floraison et l'arc et les flèches pour détruire.» L'Élan noir (Traduction libre) «Je regardai, et voici, parut un cheval noir.Celui qui le montait tenait une balance dans sa main.» Apocalypse 6,5."Dans la nature, le langage des symboles est universel.C'est là que nous trouverons un terrain d'entente.Il n'y a qu'une Terre dans cette réalité cosmique que nous habitons.L'avenir de nos enfants est dans nos mains et les outils que nous forgeons maintenant détermineront l’environnement dans lequel ils vivront.Au cours de notre existence, nous serons témoins d'une purification analogue à la balance : la coupe d'eau d'un côté, l’arc et les flèches de l'autre.Comme nous savons, l'eau s'évapore.Le temps revêt donc une extrême importance.C'est un aspect de la nature qui reste mystérieux." SAVOIR-VIVRE.SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-ETRE ROBERT RAUSCHENBERG «J'aime toute la recherche.qui se fait maintenant.On espère une peinture qui s'achève d'elle-même.car on n'a moins à porter de bagage du passé, il nous reste plus d'énergie pour le présent.C'est un élément positif qui nous aide à nous défaire de l'image que d'utiliser, d'exposer, de regarder, d'écrire et de parler du présent.Et ça rend justice à l'image qui le défie.Il se peut qu'on accumule ainsi plus de qualité que de masse.» Extrait d'une conversation avec David Sylvester, enregistrée par la British Broadcasting Corporation, Londre 1963.MEG WEBSTER Meg Webster crée, avec des matériaux naturels, des objets d’une grande simplicité conceptuelle qui n'est pas sans rappeler l'es thétique minimale Placés dans un con texte d'exposition, les éléments naturels gagnent une presence incontournable qui nous amène à observer la nature, ses mouve ments, ses modifications et met en doute l'habitude que nous avons d'en disposer in-considérablement TODD SILER LAWRENCE WEINER Lawrence Weiner vue d'ensemble d'exposition, Galerie Daniel Templon, Paris, 1989 Photo André Morain "Ravis par l'extrême, nos esprits continuent.Inspirée par l’ultime et les ultimatums, dévorée d'impulsions perverses, poussée par une curiosité effrénée, notre volonté angoissée de survie persiste en dépit de notre conscience.Nos actes réflexes mettent nos sens à sac et l’apathie finit par miner tout sens de l'écologieettout esprit — l'omnisens.Chaque problème environ(ne)mental confronte la condition humaine avec son asservissement à de myopes expériences.Les dilemmes sont multiplesqui nous acculent à la paralysie été la mort — ou nous motivent.Devrons-nous conserver ou risquer et progresser ?Pouvons-nous faire une pause sans perdre le rythme ?Quel est l'avenir d'une espèce qui croît sans entrave et sans gouvernail ?Quelle image de l'avenir pourrons-nous révérer ?L’artiste visionnaire est sans voix, sans moyens — penseur isolé auquel on porte un respect éphémère.Il/elle voit comment nous nous détruisons en cherchant à réinsérer l’humanité dans un cadre d'évolution sans limite." "Le changement évident dans le rapport de l'art à une culture, c'est peut être qu'on a ramené l'explication (et non pas la légitima tion nécessaire) de l'existence de l'art au concept de production.Cette interprétation, qui a permis de parer à une sorte d'inconfort social, est erronée.Par rapport à la société dans laquelle il s'exerce, l’art est une industrie de services.La réalité de l'artiste ne diffère de nulle autre.C’est le contenu qui donne aux perceptions et aux observations de l'artiste (dans l'art de présentation) leur facteur d'uti lité sociale.L'acceptation du besoin de telle distanciation par une société (le besoin lui même) pour que son art puisse fonctionner a engendré l'idée fausse que l'art et les artistes sont à l'écart de la société a moins qu'ils ne fonctionnent pas en tant qu'art et artistes.Le concept (idée) d'effort (travail) sans engagement n'est pas une hypothèse raisonnable." Todd Siler Human Nervous Systems Whence did we come ?What are we ?Where are we going ?(Responding to Paul Gauguin's painted question in 1898.1, 1990.Photo : Eric Shambroom LA GALERIE D'ART LAVALIN • MQNTRÉA Visions 90 En collaboration avec le Centre international d'art contemporain de Montréal Du 15 septembre au 21 octobre 1990 Entrée libre du mardi au dimanche de 12 h à 18 h * 1100, bout.René-Lévesque Ouest, Montréal 2 J •VC*T Muse»* «les 1» Automne 1990 anx-arts du < annula \rquisitions réccntos : nouvelles truvres de vidéastes canadiens 20 septembre - 29 novembre I .isette Model ô octobre - 6 janvier 1991 National Gallery ol’ Canada Fall 1990 Recent Vcquisitions: New Works l>y Canadian \ideo \rtist> 20 September 29 November I isette Model ô Oetober - 6 Januarv 1991 S Mn»ée ili - luauvarl- National Callers 11 it (annula ni* Canada ItttO.promenade 5ii-m'\ Drive, Ottiimi.Ontariu K1N O\ t ((» I it) *)i)(t-i9Hâ Des spectacles historiques Des collaborations exceptionnelles Des premières à couper le souffle 450 artistes îles quatre coins du globe réunis pour le plus important festival de musique actuelle jamais présenté au Canada Montréal Musiques Actuelles New Music America 1990 1-11 novembre 1990 Nouvel Ensemble Moderne The Residents Orchestre Métropolitain Kronos Quartet Les Granules Einstürzende Neubauten Bruire Rhys Chatham et Test Department 101 guitaristes.et tous les autres.Im o-FkSI l\ \l.“ 514-499-1990 dès le 19 septembre Billets en vente dans tout le Réseau Admission 522-1245 (Mtl) 1-800-361-4595 (ext ) VISIONS 90 u L'objectif de Visions 90 n'est pas tant de dépister de nouveaux talents que de souligner l'importante contribution de jeunes artistes professionnels dans le milieu des arts contemporains.Le CIAC, en collaboration avec la GALERIE D'ART LAVALIN, cherche ainsi à tenir compte de la production d'artistes plus jeunes et moins connus sur le plan international.RANDALL ANDERSON "Le 1er juillet 1990, j'ai franchi la frontière entre la Pologne et l'Aile magne.Le garde-frontière a insisté pour que j'achète un visa de transit.J’ai tenté de lui expliquer que son pays venait de disparaitre et que le visa était superflu.Il ne comprenait pas.Alors je me suis procure un visa tandis que l'Ouest avalait goulûment le pays avec tout ce qu'il renferme, le bon et le mauvais.J'ai visité Berlin pour la première fois en 1987 J'ai alors présenté au pied du mur un spectacle intitulé Composition in Red & White.On y sentait la présence de ce qu'on ne pouvait qu'appeler une faille culturelle.On pouvait prendre la mesure de l'espèce humaine à Berlin.C'était le lieu d'un choc d'idéologies, l'une et l'autre extrêmes.Cette fois à Berlin, j'ai fait ce qui semblait le plus naturel : j'ai acheté un morceau du mur." ULIANA BEREZOWSKY "Mon œuvre m’est directement inspirée par le paysage industriel.Cet univers me donne une prise, une référence familière.Mais je cherche à m'en défamiliariser pour obtenir une autre perspective.L'œuvre est ancienne et nouvelle tout à la fois.Ce que vous regardez devrait être clair en même temps que confus.Je veux insister sur la difficulté de connaître.Et les images doivent exposer leurs propres significations implicites.Elles paraissent agressives, inévitables, même crâneuses, mais les pièces sont aussi creuses et vides.Elles se rapportent à un objet, mais ne peuvent pas fonctionner.Elles suggèrent des contra dictions et des disjonctions.Elles sont comiques et absurdes, et embrassent le plaisir qui jaillit d'une expérience viscérale du monde, d'une ouverture au monde dans laquelle la reconnaissance du danger et de la mort est inhérente.Malgré le poids du matériel, l'opacité de la matière, mon œuvre est une affirmation de liberté, une vision de pesanteur dans la pesanteur." Rendait Anderson Composition in Red & White.1987 Performance, 3 heures.Berlin (ouest) Photo Jane McAslan '-WÜmS m Liliana Berezowsky fioaz, 1989.Acier et acier inoxydable; 324cm X 236cm X 176cm.Photo Brian Wong SYLVIE BOUCHARD "C'est par une mise à distance des cloisons perspectivistes abritant le récit du tableau que le paysage découvre, peu à peu, une autonomie, une réanimation de ses valeurs intrinsèques.Cette tentative vise d'une certaine manière à rendre perceptible un lieu qui nous est étranger et dans lequel s'enracinent des situations lointaines et silen cieuses.Cela peut également s'apparenter à la tradition de la peinture chinoise, dans le sens où le paysage apparaît ici comme un lieu non théâtral à l'intérieur duquel la pensée se saisit par elle même.Cette conscience maintient en éveil un élément prefiguratif qui, selon les contingences du souvenir, constitue le point par lequel chacune des composantes tente de récapituler l'entière émergence de l'œuvre." Sylvie Bouchard Sous les arbres.des boucliers lleurissnient, 1989.Aquarelle sur cèdre; 2m29 X 2m59.Photo Louis Lussier 17 JEAN-FRANÇOIS CANTIN Jean-François Cantin Lanterne vierge, 1988.Installation lumineuse, ampoules électriques au carbone, lentilles, projection, acier; dans un espace de 300 pi.ca.Photo : Guy L'Heureux "Cerner les lieux propres à la rêverie, permettre à celui qui regarde de s'intérioriser et lui offrir l'occasion d'aller à l'essentiel.Donner une fête des sens en révélant les mécanismes de l’illusion.Les «lanternes» manifestent notre présent technologique et y opposent paradoxalement des images qui constatent cette soif de l'âme moderne.Chambre nuptiale où la raison s’unit à l'enthousiasme.Dionysos danse avec Apollon." PETAH COYNE "La nature, la religion et l'art forment un triangle dans lequel j’ai toujours été enfermée.Je n'utilise pas les trois mots dans leur sens propre, mais dans leur sens le plus large.Par nature, je n'entends pas que la nature qui nous entoure, mais tout ce qui croît et se multiplie, le scientifique et même ce que n'explique pas notre savoir moderne, ce qui est disparu et les mutations résultant de notre insouciance ou de nos expériences.Par religion, je ne veux pas parler que des institutions, mais de l'esprit humain, de nos émotions et de nos sentiments, de l'exprimé et de l'inexprimable, des dieux que nous créons et de ce que nous sacrifions en leur nom.Par l'art, je n’entends pas l'art classique que nous voyons dans les musées, mais l'art de chacun, l'environnement, les déchets que nous créons, l'inhumation de nos morts, les invraisemblables monuments industriels et le délabrement des usines abandonnées parce qu'elles ne sont plus rentables.C’est l'obsession triangulaire de ma vie." Petah Coyne Untitled, 1989.Médias mixtes; approx.128 X 66 X 69 po.Photo : Jennifer Kotter « MICHEL DAIGNEAULT L'engagement du mur signale une rupture profonde entre les ensembles de Daigneault et sa peinture abstraite classique.L'interaction distincte des éléments de chaque ensemble forme la base des allégories des travaux et marque une nette rupture avec les normes de la peinture abstraite.Au lieu de la procédure conventionnelle qui consiste à subordonner les parties au tout ou à supprimer des parties au profit du tout, Daigneault organise ces ensembles de manière à évacuer le tout au profit des parties.Du point de vue immédiat, l'ébrasement des ensembles suggère une sorte d'ellipse.L'ensemble paraît être le reste de quelques piédroits ou l'essai encore inachevé de quelque ordre métonymique.Dans le voisinage des éléments se trouve donc la suggestion d'un ordre mosaïqué continu ou, par la fragmentation ou la juxtaposition, certaines tuiles restent en contingence ou en latitude implicites l'une avec l'autre.Dans un tel état de contigence et de latitude, les éléments ressemblent à un ordre narratif brisé, comme une prédelle à laquelle manqueraient des panneaux et dont les vides disposent les panneaux restant en association allégorique.Michael Peglau VISIONS 90 CATHY DE MONCHAUX “Je veux qu'ils soient comme les objets de musée qui semblent avoir eu une fonction aujourd'hui obscure.Ils ont ainsi une logique interne qui les rend crédibles.J'exploite le langage et les charmes des objets utilitaires, mais les sculptures sont décevantes parce qu elles contre disent les attentes — elles ne remplissent jamais la fonction d'objets réels.Tel un flirt jamais consomme." Cathy De Mondiaux Slink, 1990.Marbre blanc aluminium argenté; 185 X 62 X 16 cm Photo Laure Genillard Gallery, Londres ROSE MARIE GOULET "Aucune démarche n'a lieu hors du «paysage», même s'il est le plus souvent off nature.Des paysages traversent ma démarche.Ils sont variés et les points de vue multiples.Ils jouent de la perspective et de ses états d'équilibre précaire.Ils surgissent souvent de l'intuition du lieu prévu pour la présentation.Mais c'est finalement l'idée même de ce qu'est un paysage, à titre d'espace polyphonique, qui anime le tout : l’expérience «paysagiste» peut-être.Ici, un détail imperceptible du plancher a donné naissance au paysage du pont, une dénivella tion à combler, d'abord par une marée d'encre noir, puis par le va et vient entre les deux rives.Le pont, c'est la création d'un espace humain entièrement neuf, un site de communication à l’état pur puisque avant lui, rien ne se tenait entre les deux rives, rien ne les reliait." Rose Marie Goulet Sans titre, 1990 Maquette de travail de l'installation pour Visions 90, 2 X 1 pi.Photo : Rose Marie Goulet JEAN-PIERRE HARVEY "Mon travail conjugue le quotidien et s'inspire du désir de construire, de superposer, d'annexer des matières choisies pour leur rapport de flexibilité afin d'en prolonger le sens.Je privilégie une approche esthétique de formes et de textures à références culturelles et/ou végétales.Le facteur d'usure, naturelle ou mécanique, synthétise l'acte de faire, suscitant la critique du geste d'art et de son plaisir.Sous divers prétextes de travail, la coalition s'emboîte dans un tout qui forme l'œuvre.La cohérence de cette production réside dans le questionnement et l'élargissement conceptuel de l'habitant comme lieu naturel de l'homme et/ou de la nature.Enfin, une représentation suggestive empruntant tantôt à l’allégorie tantôt au réalisme structure le travail et crée une unité formelle." Jean-Pierre Harvey La forêt, _ 1989.Installation papier de toiture, acrylique; 8 X 17 pi.Photo Gisèle Tremblay MICAH LEXIER Micah Lexier Self Help, 1990 (detail).Installation 40 tubes en acier, 40 phares rotatifs.Photo : Peter MacCallum Roberto Pellegrinuzzi Sans titre, 1989.Photo noir et blanc sur bois; 51 X 152 X 122 cm.Photo : Galerie Brenda Wallace, Montréal "we may be able to help we've been there we may be able to help on est passé par là peut-être pourrait-on vous aider on est passé par là" MEDIAVOX ".la réorientation de la technologie vers la qualité des contenus, l'hypothèse de la transformation de la sensibilité, la rapidité électronique et télématique des médias modernes imposent à l'artiste une accélération dialectique des méthodologies et une structuration théorique des actions.L'art devient un événement de communication en temps réel, dissipant le concept de produit de l'art décoratif et de l'art de musée.En fait, nous estimons que le processus de création qui engendre l'art est plus important que i'objet d'art qui en résulte.Nos actions artistiques sont donc un accélérateur multidimensionnel de l'intuition et un contenant de communications multimédiaires, la concrétisation de l'essai méta-artistique qui se caractérise par la dissolution de la zone morte sensorielle de l'hypercapitalisme.La fugacité dynamique de l'essai méta-artistique mènera le voyageur esthétique à la dimension du surmoi intuitif, franchissant l'Espace et le Temps comme l’affirmation joyeuse de la sensibilité créatrice." ROBERTO PELLEGRINUZZI "Mon travail s'élabore à partir des spécificités du médium photographique, à savoir les diverses possibilités d’intervention en cours de réalisation.Dans mes pièces récentes, je me sers de la photographie pour reconstituer fidèlement des objets.Chacun d'eux est d'abord photographié sous toutes ses facettes, puis reconstruit plan par plan afin d’en arriver à des fac-similés.Y sont introduits, par diverses manipulations en chambre noire ou à la prise de vue, des éléments déclencheurs qui amènent une dimension poétique tout en participant à l'élaboration d'un récit.Ainsi formulés, ces simulacres instaurent une distance qui interroge les modalités des rapports de la photographie au réel ; ils en questionnent le réalisme tout en acquérant une dimension propre." L’œuvre de Micah Lexier est commanditée par EDWARD'S a Unit of General Signal, Toronto VISIONS 90 SUZANNE ROUX "À l'origine, il y a la mémoire qui agite le désir de saisir ce qui nous échappe.Puis le rapport de l'être à la vie en perpétuel mouvementqui transforme notre perception des choses qui semblait immuable.Par mes oeuvres, je cherche à réorganiser des relations entre des frag ments d'expérience dans le rapport du spectateur à l'objet.De créer une continuité mouvante entre signe, pensée et corps en offrant différentes perspectives d'un même sujet C’est par des dispositions spatiales où alternent l’unité et l'ensemble et en interreliant constamment la forme, la representation et la matière que je tente de déstabiliser l'idée d’un saisissement fini de l'œuvre.J'utilise ces moyens pour creer des décalages dans la per ception, des moments où l'esprit peut dériver sur un signe qu'il reliera à l'ensemble du récit de l'œuvre.Peut-être pour rappeler que l’art transforme toujours la nature des choses." Suzannn Roux Incidence I.1989 Techniques mixtes sut aluminium, 193 X 185cm.Photo : Guy L’Heureux CLAUDE SIMARD "Il m'intéresse de représenter des comportements sociaux et des émotions humaines aussi bien dans ma peinture que dans mes per formances antérieures.La peur, l'angoisse et l'insécurité qu'éprouvent parfois les gens à la vue et en interaction avec d'autres constitu ent l'un des grands thèmes de mon œuvre.Cette nouvelle œuvre, Aide-Mémoire, est l'aboutissement de ma peinture et de mes per formances antérieures.Je rêvais d'une pièce dans une maison ordinaire, modeste, assez semblable à celle de mon grand-père.Dans la pièce, j’ai mis deux penderies.Le spectateur-participant peut découvrir ce que renferment les penderies : des vêtements, des couvertures, des effets personnels, etc.Les penderies, naturellement, sont mes personnages.Elles symbolisent ce que nous cachons aux autres et l'angoisse qui nous habite quand ils le découvrent Les sentiments qui sont évoqués n’ont pas vraiment à voir avec les objets, mais avec l'imagination et la mémoire de celui qui regarde." Claude Simard Untitled.1989 90 Cire d'abeille, bois, tissu (série de six) Photo Jack Shainntan Gallery, New York CRAIG WOOD "L'installation épouse la forme du plancher et s'adapte à l'architecture de l'espace.Les éléments qui la composent sont usinés à l'aide d'équipe ment de soudage de haute fréquence, quoique pour des œuvres antérieures je les ai moi-même fabriqués.L'œuvre forme un second revêtement sur l'archéologie du plancher.Une pellicule transparente règle la fluidité naturelle de l'eau.Un endiguement géométrique adapté à l'espace crée une impression de naturalisme.C'est à la fois juste et faux.L’œuvre incite au contact tactile, intime et pourtant l’interdit.Cette interdiction et le caractère jetable de la pellicule transparente poussent à l'ouvrir ou à la détruire." Craig Wood Untitled, 1990.Polythene, eau; approx.6 x 3m.Photo : Laure Genillard Gallery, Londres _____ BSEBEUF i n czz) DE LA ; 3 CD CZZ) CMHiSrO^HE '.OLOMB 1 CZZ) ZZD /a 3° n r 3 c 3 Z zz zz zz zz zzi czz] & l ZZ ZZ Z3 zz zzi cz 3 Z BEAUOPf 1 CZZ] CZD MONTCALM 3 CZ3 CZZ! WOLFE 3 CZZ: CZZ3 AMhEAST Q ZZZi ZZZ ZZ CZZ ZZ CZZ EZZJ CZZ] Q U 3 T ] CZ [ZZ MENT ANA ZZ ZZ ST-ANOPE _ ?tZD ?Danoac 8E 8 0 ?.?aaatzc: ^?Qaannc inapooa pdn ?n atil ?SDDIlU ?H ST-DOWINIOUE ?c ST-LAURENT notznizoïz ST-URBA N DE BIF.UR MANSC El TANLE LZJ DE LA MONTAGNE [ ?CRESCENT ?BlSMCR .•A.».A » ST MATh EU ] ?OIB C AVEC LA COLLABORATION DE L'OFFICE DES CONGRÈS DU TOURISME DU GRAND MONTRÉAL 1 ARTEXTE 3575, rue St-Laurent, 3* étage (845-2759) 2 CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (939-7000) 3 CENTRE DE CRÉATION ET DE DIFFUSION EN DESIGN 200 ouest, rue Sherbrooke (202-3395) 4 C I A C (Centre international d'art contemporain de Montréal) 3576, avenue du Parc (288-0811) 5 GALERIE ART 45 2155, rue Mackay (843-5024) 6 GALERIE ARTICULE 4060, rue St-Laurent, No 106 (842-9686) 7 GALERIE D'ART LAVALIN 1100 ouest, boul René Lévesque (876-4455) 8 GALERIE DAZIBA0 4060, rue St-Laurent, *104 1845-0063) 9 GALERIE RENÉ BL0UIN 372 ouest, rue Ste-Catherine, *501 (393-99691 10 GALERIE CENTRALE ÉLECTRIQUE (POWERHOUSE) 4060 rue St-Laurent *205 (844-3489) 11 GALERIE CHANTAL BOULANGER 372 ouest, rue Ste-Catherine, *502 (397-0044) 12 GALERIE CHRISTIANE CHASSAY 20 ouest, rue Marie-Anne (284-2631) 13 GALERIE CIRCA 372 ouest, rue Ste-Catherine.*444 (393-8248) 14 GALERIE OANIEL 2159, rue Mackay (844-4434) 15 GALERIE ESPERANZA 2144, rue Mackay (933-6455) 16 GALERIE GRAFF 963 est, rue Rachel (526-2616) 17 GALERIE SAMUEL LALL0UZ 372 ouest, rue Ste-Catherine.*528 (398-9806) 18 GALERIE ELCA LONDON 1616 ouest, rue Sherbrooke (931-3646) 19 GALERIE 0B0R0 3891.rue St-Laurent, *799 (844-3250 20 GALERIE OPTICA 3891, rue St-Laurent, *501 (287-1574) 21 GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY 307 ouest, rue Ste-Catherinex, *515 (844-4464) 22 GALERIE POIRIER SCHWEITZER 42 ouest, avenue des Pins (289-9262) 23 GALERIE SKOL 4060, rue St-Laurent.*107 (842-4021) 24 GALERIE STEWART BEAUX-ARTS 1622 ouest, rue Sherbrooke (932-2852) 25 GALERIE MICHEL TÉTREAULT -ART CONTEMPORAIN 1192, rue Beaudry (521-2141) 26 GALERIE TROIS POINTS 307 ouest, rue Ste-Catherine, *555 (845-5555) 27 GALERIE WADDINGTON & GORCE 1504 ouest, rue Sherbrooke (933-3653) 28 GALERIE BRENDA WALLACE 372 ouest, rue Ste-Catherine.*508 (393-3331) 29 GŒtHE INSTITUT MONTRÉAL 428 est, rue Sherbrooke (499-0159) 30 MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Cité du Havre (873-2878) 31 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL 1329 ouest, rue Sherbrooke (285-1600) 32 PARACHUTE 4060, rue St-Laurent, *501 (842-9805) » «» À/ ' $ LE DEVOIR \honncrmnts: H44 5" I Martineau Walker Avocats Agents de Brevets et Marques de Commerce Fasken Martineau Davis Montreal Québec Toronto Vancouver Londres Bruxelles FERNAND LEDUC est représenté au Canada par la Galerie Dominion.Une exposition, "Fernand Leduc: Oeuvres des années quarante à soixante-dix" se déroule à la Galerie, du 13 septembre au 3 octobre 1990.Du mardi au vendredi de 10 h à 17 h 30 et le samedi de 10 h à 17 h GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke ouest Montréal, QC, H3G 1 K.4 Tél.: 845-7833, 845-7471 Télécopieur: 845-2903 RÉTROSPECTIVE FERNAND LEDUC ŒUVRES 1943 À 1988 L'ARTISTE ^ ; Sans titre, 1944.Gouache sur carton; 35,6 x 30,5 cm.Collection de l'artiste Récipiendaire du Prix Paul-Emile Bor-duasen 1988,signatairedu Refusglobal, peintre et théoricien de la lumière, Fernand Leduc a entrepris, depuis plus de quarante ans, une démarche créatrice qui a contribué, de manière significative, au développement de la peinture canadienne ainsi qu'à l'effervescence du milieu culturel.Né en 1916 dans une banlieue ouvrière de Montréal du nom de Viau-ville, il entreprend des études à l'École des Beaux-Arts de Montréal de 1938 à 1943, où il prend part à la première contestation de l'académisme.Dans le Montréal des années '40, Leduc participe aux principales manifestations du groupe des Automatistes dont il est l'un des instigateurs.De 1947 à 1953, il fait un premier séjour à Paris.Il fréquente alors les milieux artistique et littéraire.De retour au Québec durant la décennie 50, il se distancie du groupe des Automatistes et se joint au mouvement des Plasticiens qui devait définir une nouvelle orientation de l'art d’avant garde.Il fonde l'Associa tion des artistes non figuratifs de Mon tréal en 1956 avant de regagner la France, en 1959, pour y élire domicile.Un séjour au Québec de deux années, en 1970 1972, coïncide avec le début de ses Microchromies qui marquent un point culminant de sa carrière.L'ŒUVRE AUTOMATISME PSYCHIQUE 1943 1945 Durant cette période, l'œuvre de Leduc prend la forme d'images irrationnelles issues de son imagination ou puisées à même ses rêves.Il transforme l'espace réel en paysage créé par son esprit laissant libre cours à son inconscient.Cette période correspond à son intérêt pour le surréalisme.25 ¦ ate y .:’.; ’> SKp;* "mi 'I'iy :Gr*jjMTt lr ;ir - >«• 'SiliV A\.et Id participation Ou ministère des AManet culturelles du Québec U gaiene «i ourf'te Ou maid- au samedi de I ' •> a 10 *> et sur rende/ »Ouî EXPOSITIONS A VENIR 15 août au 15 septembre 1990 8a "Coup d'éclat ” Fragments.verts demain?Nathalie Caron Ghislaine Charest Sylvie Cloutier Anonyme Sanregret 19 septembre au 20 octobre 1990 Jacques Payette oeuvres récentes 24 octobre au 24 novembre 1990 Christian Kiopini 28 novembre au 22 décembre 1990 Michel Saulnier oeuvres récentes MUSEO TECHSI 1428.AVI:NI T OV1 KDALI MONTRÉAL (QUÉBEC ) HUi IV3 IM (514)876-1192 I AX (514) 39J-9%3 SAIDVI BRONFMAN CINTRE ¦ ¦ CENTRE SAIDTE BRONFMAN 51/0 chemm de la Côte Ste-Catherme Montreal Quebec H3W 1M7 Heures : Lundi au jeudi 9 h à 21 h.Vendredi 9 h à 16 h.Dimanche 10 h à 17 h.Hours : Monday to Thursday 9 a.m.to 9 p.m.Friday 9 a.m.to 4 p.m.Sunday 10 a.m.lo 5 p.m.MAR • RESTAURA NT ARTEXTE Art contemporain Librairie Documentation Mardi - samedi I2 h - I7 h 30 3575, bout.St-Laurcnt suite 303 Montréal.Qc H2X 2T7 (514) 845-2759 te 514 393-4066 4a« 514 393-4571 (i \ I IKI K I îi i'iula \\ ;11 lace 3/2 oues: rue Sle-Caihenne ch 508 Montréa Canaaa H3B 142 ENVIRONNEMENT 2000 Ce texte a été préparé par Jean-Marc Carpentier à partir de documents conçus par Henri Dorion et Pierre Dansereau.Renseignements : ENVIRONNEMENT 2000 C.P.8888, Succursale A Montréal (Québec) H3C 3P8 (514) 987-4660 (514) 987 4662 Montréal, du 24 au 30 septembre 1990 En 1972, le Rapport du Club de Rome affirmait que la croissance exponentielle des pays développes ne pouvait mener qu'a une dégradation catastrophique de l'environnement terrestre.Presque vingt ans plus tard, il faut reconnaître que cette prédiction s'est révélée dramatiquement juste.Il importe donc d'agir très rapidement et de façon originale afin de contrer ce nouveau péril qui menace l'ensemble de la planète.La thérapie qui s'impose n'est malheureusement pas aussi simple que le diagnostic posé.La crise environnementale actuelle touche aussi bien les valeurs sociales qu'économiques ou politiques de nos sociétés.Il faut donc l'aborder de façon globale, en faisant appel à des approches transdisciplinaire et interculturelles basées sur de nouveaux processus de recherche et de diffusion du savoir.La protection de l'environnement ne peut plus être la seule affaire des spécialistes et des pouvoirs publics.Chaque citoyen et chaque citoyenne doit s'impliquer personnellement et agir au niveau de son environnement immédiat.C'est dans le cadre de cette prise de conscience qu’un groupe de personnes s'est constitué il y a quelques mois afin d'explorer de nouvelles approches d'intervention environnementale.Ces gens, regroupés par les soins du Goethe-Institut de Montréal, proviennent du domaine des sciences humaines et physiques, du monde des arts et de la culture ainsi que des milieux universitaires, médiatique, gouvernemental et des affaires.Ce groupe d’individus a développé un programme, intitulé ENVIRONNEMENT 2000, qui veut regrouper des créateurs de plusieurs disciplines, surtout des arts et des sciences, dont les approches complémentaires devraient projeter une image plus juste de la probléma-tique environnementale.L'objectif essentiel d'ENVIRONNEMENT 2000 consiste a faire converger les discours, non seulement en termes de solutions, mais aussi et surtout en termes de style de vie, de culture, bref de valeurs.On compte ainsi dégager un terrain commun de compréhension du monde actuel et une coherence dans les actions à entre prendre afin de mettre fin à la dégrada tion de notre milieu de vie.Au cours des trois prochaines années, le programme d'ENVIRONNE MENT 2000 sera rythme autour d'une sérié de moments forts qui formeront un crescendo dont le premier temps fut une rencontre préliminaire, tenue à Munich en mars 1990.Une soixantaine de par ticipants ont alors échangé leurs vues sur ce programme, ses objectifs et ses moyens.Les autres points de ralliement d'ENVIRONNEMENT 2000 prendront forme à Montréal en septembre 1990, à Parisen 1991 et à nouveau à Montreal en 1992.Le premier temps fort à Montréal, du 24 au 30 septembre 1990, sera celui de la découverte : de notre cadre envi ronnemental et des crises qui le boule versent, mais découverte aussi de notre façon de percevoir ces crises et de les analyser à la lumière de nos valeurs sociales et personnelles.En 1991, le temps fort d"ENVIRON NEMENT 2000 prendra vraisemblablement forme à Paris, sous le thème de l'invention.La rencontre de 1992, à Montreal, deviendra le point culminant du chemi nement d'ENVIRONNEMENT 2000 Axé sur le thème de la création, ce temps fort posera ledéfi d'un changement intercul turel en matière d'environnement.C’est dans cet esprit qu'il importe de changer dès maintenant notre manière de vivre et nos habitudes domestiques, de remettre en question nos moyens de production du bien commun planétaire, bref, d'inventer l'avenir.On ne répétera jamais trop le mot de M-.Pierre Dansereau, un des artisans d'ENVIRONNEMENT 2000 : "Toutes nos faillites sont des faillites de l'imagination".En travaillant ensemble, tous les créateurs, aussi bien du domaine de la connaissance que de celui des arts, peuvent ouvrir de nouvel les voies à l'ave nir écologique de la planète.29 CIAC L'ÉQUIPE DE ART CONTEMPORAIN 1990 Conseil d'administration 1990 H Président: Claude Gosselin Directeur, Centre international d'art contemporain de Montréal Vice-président : Daniel Arbour Président, Daniel Arbour & associés Secrétaire : Paul D.Leblanc Associé, McCarthy Tétrault, avocats Trésorier : Maurice A.Forget Associé, Martineau Walker, avocats Administrateurs : Pierre Arbour Président, Alkebec Inc.Pierre Després Directeur, Affaires publiques et communications, Produits Forestiers Canadien Pacifique Ltée Robert H.Gibson Associé principal, Gestion de Placements Montréal Han Pei-Yuan Médecin, acupuncteur Directeur général : Claude Gosselin Directrice de l'administration : Linda Bellemare Adjointe du directeur général : Lucille Audet Conservatrices adjointes : Sylvie Parent Sylvie Raymond Directeur des communications : Pierre Pilotte Secrétariat : Ivana Stanova Recherchistes : Nicole Nadeau, Andrea Szilasi Billetterie et boutique : Pierre Cardinal Responsables de la levée de fonds : Danielle Danis Claire Paquet Coordonnateur de l'équipe technique : Sébastien Gauthier Préposés(es) aux expositions : Robinson Arevalo, Michel Barrette, Francine Beaudin, Julie Bellemare, Marie-France Chaste, Gérard Chico-ine, Maryse Elie, Yanick Gagné, André Gagnon, Johanne Lamy, Stéphane Labelle, Alain Lavigne, Lise Legault, Patrick Rovetta, Céline Saint-Jacques, Denis St-Michel, Lucie Turcot, Hernando Zapata Secrétaire-comptable : Luc Pharand Techniciens audio-visuel : Kristian Lemann Michel Pharand Nous remercions également les personnes suivantes pour leur aide précieuse : Léo Rosshandler et Céline Mayrand de LA GALERIE D'ART LAVALIN pour leur engagement dans VISIONS 90; Mme Marie-Andrée Roussel, conseillère en communication et levée de fonds; Jean-Pierre Fournier, et Selma Bryant-Fournier des Productions Trois Points pour les traductions; Danielle Tremblay pour l'organisation et l'accueil des visites de groupes; Élaine Steinberg Trevor Bellas et Claude Rollin de Canderel pour leur coopération; et enfin, un merci tout spécial à notre commanditaire principal, la compagnie d'assurance CROWNVIE sans qui ART CONTEMPORAIN 1990 n'aurait pu avoir lieu.Louise Johnstone Consultante en art Vérificateur : Pierre Lussier Associé Hyde Houghton La liste du personnel du CIAC peut paraître longue.Tel n'est pourtant pas le cas.Nous avons voulu ici remercier toutes les personnes qui nous ont aidé à un moment ou l'autre dans l'organisation d'Art contemporain 1990.À ceux et celles qui s'ajouteront, nous les remercions à l'avance.Conception graphique: .Diane Morin Graphiste : Francine Léger Traitement de texte ; Jocelyne Beaulieu Imprimerie : Métropole Litho mm é%y rM :s.:«S ¦4mt.v i mw:: 1W3 v I ’ v-.-_ • -* SICO EMBELLIT NOTRE ENVIRONNEMENT AVEC SES COULEURS CONTEMPORAINES SICO PROTÈGE NOTRE ENVIRONNEMENT AVEC SES PEINTURES SANS MERCURE.fi>ar Des idées, des ambitions, une stratégie ! Et déjà, l'appui d'un grand partenaire : la Banque Nationale.» ‘Æm : SÉ.'i&T Î&F BS m ¦ mmmm : - 4-Vï » & r i ¦fcftefcta ff-, i’-JAp 1 *rJ" «t&sS 'V’ ' stbh- wmm' ÆÆÊrn BANQUE NATIONALE DU CANADA
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