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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-09-27, Collections de BAnQ.

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US PIUS BEAUX TAPIS PERSANS e des plus grandes selections de .tapis Peisans & Orientaux en v e Venez voir notre dernier arrivage! S.'us achetons, ««ndons.évaluons, ntttoyons ' i la main at nparons tes taps Persans 4 Onentain Placi Boniféstaié.Niw* *£* Mm lo .V flnvj’ 1(1-7147 Vol LXXXI — No 225 ?Généralement ensoleillé Max 21 Détail page B-6 Montréal, jeudi 27 septembre 1990 ù'te Ne ,• ô.»sp«»ve Nouvédc B/unsw».k K'cents V'.ito Sx'» e't> 60 CENTS SOCIETE L’ombre de Bouchard sur le PQ La popularité de Lucien Bouchard me-nace-t-elle de déstabiliser le leadership de Jacques Parizeau et de diviser les souverainistes ?Une analyse de Pierre O’Oneill.Page B-l Le débat de l’énergie du Nord Le projet de Grande Baleine, malgré sa modestie relative, suscite un âpre débat.Un prélude à la grande bataille des prochaines années sur le développement de l’énergie du Nord.Un reportage de Louis-Gilles Fran-coeur.Page B-l SOMMAIRE Les Warriors d’Oka se rendent Gagoline Montpetit LA CRISE amérindienne a connu son dénouement hier, après 78 jours de siège, lorsque la cinquantaine de Warriors, de femmes et d’enfants, et la dizaine de journalistes confinés dans le centre de désintoxication de Kanesatake se sont rendus — dans la plus grande confusion — à la police militaire de l’armée canadienne.Seize femmes, six enfants et vingt-huit hommes ont été arrêtés par l’armée avant d’être acheminés a la prison de Famham.Cette reddition s’est amorcée peu après qu’un consensus se fut dégagé en fin d’après-midi entre les représentants Oneidas de la Confédération des six-naüons, du bureau de Pointe-Claire, les Warriors du centre de désintoxication de Kanesatake et les quartiers généraux de l’armée canadienne, via la « ligne rouge » mise en place à cette fin.Le premier ministre Bourassa a refusé de commenter les événements, hier soir, préférant attendre la fin des opérations.Ottawa réser vait également ses commentaires.Selon les informations qui avaient circulé pendant toute la journée d’hier, la reddition devait se faire aujourd’hui.Plusieurs Mohawks, dont bien des femmes et des enfants, ont d’abord tenté de s’évader du refuge avant d’être interceptés par les soldats de l’armée canadienne.Le groupe de personnes, qui comptait quelques journalistes, s’est embarqué à bord de deux autobus de la golice militaire en direction de la ase de Farhnam, transformée par décret en prison par le gouvernement du Québec.À 20h, les autobus ont quitté les lieux, escortés de plusieurs véhicules de la SQ.Ils ont emprunté la route en direction de Saint Placide, plutôt que celle d’Oka, probablement pour éviter de compliquer la tâche des policiers qui avaient dressé des barrages pour s’assurer que des Mohawks ne s’étaient pas échappés.Ces gens ont été conduits à Farnham.Voir page A-2: Warriors PHOTO J AC OU IS NADI All Dans la confusion, certains Warriors se sont échappés mais ont été rattrapés sur la route 344 par des membres de In Sûreté du Québec.D'autres se sont rendus jusqu'au barrage de la Sûreté du Québec en bas de la côte où les attendaient des proches et des Mohnwks vivant au vlllago.##*•»** Éditorial Après vingt-quatre ans de chicanes stériles, un jugement de la Cour d’appel permet d'espérer une restructuration scolaire intelligente à Montréal.Mais la bataille politique continue.L'éditorial de Lise Bissonnette.Page A-10 De Klerk repart satisfait Le président sud-africain Frederik de Klerk repart satisfait de sa visite de deux jours aux États-Unis, doté du soutien du président George Bush, mais sans avoir dissipé le scepticisme des parlementaires américains.Page A-7 Libre-échange avec le Mexique ?Le Canada n'a pas le choix.S’il ne participe pas aux négociations de libre-échange prévues entre le Mexique et les États-Unis, cela signifie « perdre des places », soutient l’Association des manufacturiers canadiens.Page A-5 Nouvelle grève générale en Grèce Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés hier au centre d'Athènes, au premier jour d’une nouvelle grève générale de 48 heures.Page A-7 Québec réduit les dépenses Comme prévu, le président du Conseil du trésor M.Daniel Johnson a annoncé que le gouvernement du Québec entreprend un vaste mouvement de coupures des dépenses pour compenser entre autres les frais encourrus durant la crise amérindienne.Page A-3 Saddam refuse de baisser pavillon Mulroney a l’assurance que la Reine lui donnera le feu vert NEW YORK, Nations Unies (AFP) — L’Irak a menacé de pendre des Américains non diplomates réfugiés à l’ambassade des États-Unis à Bagdad, au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution étendant au trafic aérien l’embargo décrété contre Bagdad.Face a la communauté internationale qui vient d’accentuer son isolement en lui imposant un embargo aérien, l’Irak ne baisse pas la garde et « pourrait avoir recours à la force militaire en réponse aux sanctions » a estimé hier le secrétaire américain à la Défense Dick Cheney.« Nous pourrions voir dans les menaces du président irakien des derniers jours qu’il pourrait avoir recours à la force militaire en réponse aux sanctions », a déclaré M.Cheney, lors d’une intervention devant des économistes américains.Après que le président irakien Saddam Hussein eut qualifié, dans son message au peuple américain, quelques heures avant le vote du Conseil de sécurité des Nations U nies, le projet d’embargo aérien contre l’Irak de « barbare, inhumain et injuste », le président de l’Assemblée nationale irakienne M.Saadi Mahdi Saleh a annoncé mercredi qu'il « pourrait y avoir du changement » dans la situation des Occidentaux retenus par l’Irak.Une confusion certaine entoure l’interprétation de cette résolution 670, ce qui entraîné de la part de la Jordanie une valse hésitation concernant l’interdiction des vols de la compagnie aérienne civile irakienne Iraqi Airways.Le secrétaire d’État américain James Baker a déclaré hier, en marge des travaux de l’Assemblée générale de l'ONU à New York, que l’Irak Voir page A-2: Saddam Ghûntal Hébert de noire bureau d'Ottawa SI LE PREMIER ministre Brian Mulroney en fait la demande, la Reine donnera le feu vert à la no mination de huit sénateurs supplé mentaires pour permettre au gou vernement de reprendre le con trôle de la Chambre haute.Ottawa a obtenu privément cette assurance de la Couronne britannique, hier, tandis que de Londres un porte-parole du Palais de Buckingham indiquait que la Souveraine n’avait nas l’intention, dans ce cas-ci, de déroger à la con vent ion qui veut qu'elle suive les conseils du premier ministre ca nadien.L’article 26 de la Constitution, auquel le gouvernement envisage de recourir pour remplumer ses rangs au Sénat en prévision du vote sur la TPS, requiert au préa labié le consentement de la Reine.Les précisions en provenance de Londres éliminent le principal obstacle juridique à son ulilisa lion.Mais le gouvernement a fini par se donner encore une journée ou deux avant d'amorcer sa contre attaque au Sénat Hier, le premier ministre a dit à son caucus qu’il voulait avoir la certitude qu'il ne pouvait rempor-ter autrement la bataille de la TPS au Sénat avant d’invoquer les pouvoirs d’exception que lui donne îa Constitution.Pendant que les conservateurs au Sénat continuent de retarder délibérément les travaux, la poi gnée de sénateurs libéraux sus ceptibles de briser les rangs et d’appuyer la taxe font donc l’objet d’une cour assidue Selon des sour ces conservatrices, une demi don zaine d’entre eux pourraient finir par voter pour la taxe.Ce qui n’a pas empêché le dé compte en vue du vote final de commencer â la ( 'hambre haute.Hier après-midi, la majorité li bérale au Sérial est parvenue â dé poser le rapport qui préconise le rejet en bloc de la TPS En principe, les conservateurs comptent sur l’obstruction sys témalique de leurs troupes pour retarder le vote final au moins jus qu’à la semaine prochaine.Il n’y a pas de limites sur le nombre d'in Voir page A-2: Mulroney Gagnon-Tremblay accuse Ottawa de trahir ses engagements en matière d’immigration Pierre April ¦ de la Presse Canadienne QUÉBEC — La ministre québécoise des Communautés culturelles et de l’Immigration, Mme Monique Gagnon-Tremblay, n’a pas digéré la dé cision du gouvernement fédéral de modifier les règles du programme touchant les immigrants-investisseurs.« Il me semble qu’Ottawa a voulu corriger certaines lacunes de son programme dans d'autres provinces sans tenir compte de la spécificité du Québec », a déclaré hier la ministre lors d’un déjeuner-causerie organisé par la Chambre de commerce et de l'industrie française au Québec.Cette mésentente fédérale-provin-ciale a débuté lorsque la ministre de l’Emploi, de la Main-d’oeuvreetde l’Immigration Mme Barbara McDougall a annoncé, à la mi-août à Ottawa, par le biais de la Gazette officielle, que les règles touchant les qualifications pour les immigrants-investisseurs au Canada allaient changer, faisant passer le montant minimum d’investissement de 250 000 i à 350 000 $.sur une période de cinq ans, au lieu de trois partout au Canada.Selon des statistiques émanant du ministère québécois, le Québec a at tiré, depuis 1987, grâce à des règles distinctes et plus attrayantes contenues dans son programme d’investissement en valeurs mobilières et les efforts de ses quatorze missions à l'étranger, 40 % des avoirs des immigrants-investisseurs au Canada, soit un demi milliard de dollars, ajou tés aux 1,8 milliard $ amassés grâce au recrutement des immigrants gens d’affaires et travailleurs autonomes durant la même période.Le programme permet à des in vestisseurs de placer au Québec, par le biais de courtiers, un montant mi mmal de 250 000 $ pour une période de trois ans dans des entreprises québécoises ayant un actif de moins de 35 millions S lorsqu'ils demandent leur visa de résidents permanents.Avec l'entrée en vigueur du règlement fédéral le premier novembre, le Québec serait la seule province forcée d’accepter immédiatement des investissements de 350 000 $ alors que les niveaux de 250 000 $ et 150 000 $ demeureraient en vigueur pour encore 18 mois dans les autres provinces.Le fédéral qui a, selon Mme Ga- gnon Tremblay, réagi au succès qué bécois dans le domaine de l’immigration sélective à la demande des pro vinces moins favorisées devrait tenir compte du fait que « les change ments proposés à répétition qu'il a fait subir à ce programme commen cent sérieusement à en miner sa cré dibilité.» Au bureau de la ministre fédérale de l'Immigration, on suggérait hier à Mme Gagnon Tremblay de ne pas sauter trop vite aux conclusions en déclarant que Mme McDougall est sensible aux arguments de son ho mologue, parce qu’elle ne veut au cunement mettre en péril le pro gramme québécois.Elle a suggéré d'attendre la fin des négociations entre les deux paliers de gouvernement avant de porter un Voir page A-2: Gagnon-Tremblay Mme Monique Gagnon-Tremblay / wammm Si vous ne connaissez pas HUGO, vous faites une grave erreur! EN VENTE PARTOUT Librairies • Magasins d’ordinateurs • Clubs Price Distribué par LOGIDISQUE Inc.1225, rue de Condé, Montréal (QC) H3K 2E4 Tél.: (514) 933-2225 FAX: (514j 933 2182 < A-2 B Le Devoir, jeudi 27 septembre 1990 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Warriors « I .es processus d’interrogatoire et d’arrestation des récalcitrants sera déterminé au cours des prochaines heures entre la Sûreté du Québec et l’armée canadienne » a déclaré Richard Bourdon, des relations publi ques de la Sûreté du Québec à Oka.Selon les sources demeurées à l’intérieur du centre tout au long du siège, les Mohawks ont d’abord détruit un nombre indéterminé d’ar mes dans le leu « sacré » qui brûlait depuis plusieurs jours aux abords du centre, avant de se diriger à la file indienne vers la sortie du refuge aménagée par l’armée.I,es représentants de l’armée ca nadienne ont expliqué que les Mo hawks devaient circuler calmement sur la route 344 vers la Pinède d'Oka, à l’intérieur d’un corridor aménagé par l’armée.Mais plusieurs femmes et enfants ont tenté de se disperser immédiatement après avoir quitté le périmètre établi autour du centre de désintoxication de Kanesatake.Plusieurs personnes se sont blessées au cours des escarmouches qui se sont ensuivies avec l’armée.Dans la confusion, un véhicule de transport de troupe a failli écraser une femme et son enfant.Des fern mes et enfants autochtones ont éga lement tenté de franchir les barbelés et une jeune fille a même été blessée dans la bousculade.Une dizaine de minutes plus tard, les soldats avaient pris le contrôle de la situation, non sans avoir eu à échanger de nombreux coups avec les Warriors, tout cela pendant que des drapeaux mohawks flottaient au milieu de l'attroupement.« I.'armée a été avisée vers 17 h 50 des possibilités de reddition et a aménagé ses effectifs en conséquence » a affirmé le major Alain Tremblay.I .'un des leaders spirituels et négociateur Bob Antone a été pris au centre de la mêlée et a tenté de cal mer les belligérants.Dans la confu sion, certains Warriors se sont échappés mais ont été rattrapés sur la route 344 par des membres de la Sûreté du Québec D’autres se sont rendus jusqu'au barrage de la Sûreté du Québec en bas de la côte où les at tendaient des proches et des Mo hawks vivant au village.Quelques Mohawks, dont Loran Thompson et le célèbre « Lasagne » Ronald Cross, tous deux recherchés par les autorités policières, ont éga lement réussi à quitter le périmètre gardés par les soldats avant d’être interceptés au bas de la Côte Saint Michel par les policiers de la Sûreté du Québec.Selon Sylvain Julienne, photographe français posté dans le centre de désintoxication depuis le début du siège, les journalistes ont également été avisés par le soldats des forces armées canadiennes qu’ils pour raient faire face à des accusations criminelles, pour avoir participé à une émeute.Un photographe de la presse ca nadienne a également été menotté avant d’être emmené par les policiers de la Sûreté du Québec.Au bureau de la nation mohawk de Kahnawake, on faisait état, au moment d’aller sous presse, d’une violente confrontation entre soldats et Mohawks, sur la route 207, aux abords du pont Mercier.4 Saddam avait demandé la liste des Américains non diplomates réfugiés à l’ambassade des États-Unis à Bagdad, menaçant de les pendre.La note irakienne est « répugnante et nous la rejetons », a dit M.Baker à l’issue d’un entretien avec le ministre koweïtien des Affaires étrangères Sabah al Ahmad as Sabah.Ces révélations sont intervenues au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 670 par 14 voix contre une (Cuba), ce qui a valu au ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze l’accusation irakienne de s'être laissé imposer le choix des États-Unis.Elle est par ailleurs concomittante de l’annonce par Bagdad qu’il coupera les vivres à tous les étrangers bloqués en Irak et au Koweit à partir du 1er octobre, l’Irak affirmant ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins alimentaires pour cause d’embargo.Alors que le comportement irakien a encore été dénoncé hier à la Acier, .u ici or vk.w 1 MANN .! I ‘15, ( rosi eut ( àr/trr HOLEX Ht vm eviN £B€L rW, Remplissez et retournez à: Ciel, C.P.98, Longueuil J4H 3Z3 Prénom Aclrt»ss** Tt'it'phont* tHdtMu Telephone résidence Mois passeport Date de diffusion Tirage le 28 septembre 1990 Écoutez Ciel MF et identifiez 4 mots passeport.vous pourriez vous retrouver sous le ciel de la Thaïlande! Ecoutez Ciel et parcourez le monde^C^ 4 > tribune de l’Assemblée générale de l’ONU par l’ensemble des intervenants, une certaine confusion prévalait quant à l’interprétation de la résolution 670 sur l’embargo aérien.Le texte ne précisant pas explicitement quels avions tombaient sous l’effet de l’embargo, le ministre jordanien des Affaires étrangères Mar-wan Kassem, dans un communiqué en marge de l’Assemblée, a d’abord annonce que son pays arrêterait tous les vols d'Iraqi Airways entre l’Irak et Amman.En fin d’après-midi toutefois, le ministre rectifiait le tir, précisant que son pays « réexaminerait » la question à la lumière de la résolution 670.Selon le secrétaire au Foreign Office britannique Douglas Hurd, et des sources diplomatiques françaises, ce sont uniquement les avions cargos qui sont concernés par l’embargo, les vols de passagers pouvant seulement être soumis à des vérifications.Le nouveau communiqué jordanien affirme qu’au regard « du caractère obligatoire des résolutions du Conseil de sécurité, la Jordanie, fidèle à ses engagements en vertu de la Charte de l'ONU, respectera la résolution 670 et prendra les mesures nécessaires pour l’appliquer».« La Jordanie a continué à autoriser un nombre minimum de vols de la compagnie Iraqi Airways, pour des considérations humanitaires, facilitant la sortie des ressortissants étrangers de l’Irak et du Koweit.Toutefois, la situation concernant ces vols sera à présent réexaminée à la lumière de la résolution 670 du Conseil de sécurité », ajoute le communiqué.Deux appreils d’Iraqi Airways se sont posés hier à Amman après une déclaration du ministère jordanien des 'lYansports annonçant le respect de l’embargo.Ces vols ont suscité de nombreuses interrogations à New-York.Le président américain George Bush a décidé de mettre en vente cinq millions de barils de pétrole de la Réserve stratégique américaine de pétrole afin de tester la capacité des États-Unis à faire face à une possible pénurie et pour contrer la spéculation, a annoncé hier la Maison-Blanche.C’est la première fois que les États-Unis puisent dans cette ré serve, créée en 1975 et qui, avec 590 millions de barils de pétrole, est la plus importante du monde, a précisé la MaLson-Blanche.M.Bush devait affirmer dans un discours hier soir à Chicago que les réserves de pétrole sont suffisantes pour répondre aux besoins des États-Unis malgré la crise du Golfe, mais que si la situation se détériorait, les États-Unis et leurs partenaires au sein de l’Agence internationale de l’énergie étaient « prêts à ajouter du pétrole sur le marché », a précisé le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Marlin Fitzwater.« Nous voulons être certains que nous pouvons agir rapidement si nécessaire », devait dire M.Bush, selon son porte parole.Le « test » a corn mencé dès hier.« Je suis prêt à prendre des mesures supplémentaires pour faire en sorte que l’Amérique reste forte », devait ajouter le président américain.Par ailleurs, la Belgique a décidé d’augmenter sa participation aux opérations militaires dans le Golfe en y déployant une frégate et quatre avions de transport Hercules C-130 qui s’ajouteront aux trois navires de guerre déjà dans la région.Un nouveau contingent de troupes égyptiennes appartenant à une unité d’infantene mécanisée, est parti hier à destination de l’Arabie Saoudite où il renforcera les 4000 militaires égyptiens déjà sur place, cependant que des navires danois transporteront la 7ème division blindée britannique envoyée dans le Golfe et qu’un cargo japonais acheminera du ravitaillement américain.L’Espagne a décidé d’expulser quatre diplomates de l’ambassade d’Irak à Madrid, tandis que sept diplomates européens expulsés d’Irak dont les attachés militaires français, italien et allemand à Bagdad franchissaient mercredi après-midi la frontière irako-turque.4 Gagnon-Tremblay jugement sur la proposition fédérale puisque le délai d’application prévu du premier octobre dans la Gazette officielle a été reporté au premier novembre.« D’ailleurs, le délai d’un mois accordé par la ministre indique clai rement qu’elle est sensible aux arguments du Québec et qu’elle est prête à en discuter », a précisé le responsable du programme au ministère fédéral, M.Réal Trudel.Le porte-parole fédéral a ajouté que déjà le document prévoyait une période d’accomodement graduel pour permettre au programme provincial de s’adapter à celui proposé par le fédéral sans y perdre.M Trudel a souligné que Mme Gagnon-Tremblay est au courant du projet de modification depuis un bon moment et qu’il ne faut pas penser que Mme McDougall va agir sans tenir compte de la nécessité de maintenir la vigueur du programme québécois.« Personne, a indiqué M.Trudel, n’a intérêt à diluer le programme québécois.C’est un succès et il faut en tenir compte.» À Ottawa, on se demandait pourquoi la limite proposée de cinq ans au lieu de trois et le montant de 350 000 $ au lieu de 250 000 $ semblaient maintenant causer des problèmes au Québec puisque que ce sont les intervenants du secteur financier de tout le pays, incluant ceux du Québec, qui les a proposés pour que le programme soit mieux adapté à la réalité de 1990.« Nous du gouvernement du Québec, a précisé dans son allocution Mme Gagnon-Tremblay, sommes convaincus que ces changements rendront notre programme moins compétitif sur les marchés financiers.» 4 Mulroney tervention ou la durée des débats à la Chambre haute.Mais, sans contrôle réel des évènements au Sénat, le gouvernement fait des préparatifs pour être en mesure d’intervenir rapidement.C’est ainsi que la liste des éventuels nouveaux sénateurs serait déjà complétée, les intéressés n’attendant que le signal fédéral pour se présenter à leur assermentation.À la Chambre des Communes, LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 lE§ ^goNT \ Administration.(514) 844-3361 oUVÉBTSDÜjjSp.V Rédaction.(514)842-9628 gHOO A16 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans trais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de 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s’est terminée hier soir: Enjeux: les'Mohawks ont érigé des barricades à Oka, en mars dernier, pour protester contre l’agrandissement d’un club de golf sur un territoire qu’ils affirment leur appartenir.Après le raid manqué de la Sûreté du Québec, le 11 juillet, la souveraineté et l’amnistie deviennent les enjeux majeurs du conflit.Durée: 78 jours.La crise a donc été plus longue qu’un autre conflit, semblable, qui a opposé des Amérindiens et le gouvernement du Dakota du Sud à Wounded Knee, en 1980.La crise amérindienne a également duré plus longtemps que la Crise d’octobre de 1970 qui, elle, s’est étendue sur 59 jours.Nombre d’arrestations: laSQ avait arrêté 60 personnes avant la soirée d’hier, où plusieurs autres gens ont été mis aux arrêts.On retrouve, parmi ces 60 personnes, des Amérindiens mais aussi des Blancs qui ont été impliqués dans les manifestations de Châ-teauguay et dans le vandalisme de maisons à Oka.Des accusations d’entrave à la justice, de participation à une émeute et d’entrée par effraction ont été portées.Victime : le caporal Marcel Le-may, 31 ans, a été tué par balle lors du raid de la SQ, le 11 juillet.Coûts: des rapports estiment que le conflit aura coûté quelque 180 millions $ au gouvernement du Québec; un chiffre qui ne comprend toutefois pas les coûts du déploiement de l’armée.Brian Mulroney a vigoureusement défendu son droit d’avoir recours à de telles dispositions pour mener à terme son programme législatif et fiscal.« On ne mène pas un pays comme une tribune téléphonique, en élaborant la politique fiscale en fonction du nombre d’appels reçus », a-t-il rétorqué à l’opposition libérale, qui l’accusait « d’abus flagrants aux droits des Canadiens » parce qu’il re- fuse d’abandonner son projet de TPS.« La volonté des élus aux Communes doit prévaloir sur celle du Sénat », ajoute le premier ministre.Brian Mulroney indique également qu’il n’attendra pas l’éventuel verdict des tribunaux pour agir.Au moins une province, la Colombie-Britannique, a demandé à sa Cour d’appel de déclarer désuet l’article 26 de la Constitution.27 septembre par la PC et l'AP 1988 Guy Lafleur signe un contrat d’un an avec les Rangers de New York.1987 Jacqueline Gareau remporte l’édition féminine du marathon international de Montréal.1983: Tim Raines, des Expos, claque un circuit de trois points contre SI.Louis.Il devient le premier joueur de la Ligue nationale à avoir volé au moins 70 buts et produit au moins 70 points dans une saison.1982 dernière édition du quotidien acadien L’Évangéline.1981 : Gilles Villeneuve termine au troisième rang lors du Grand Prix automobile du Canada.1977 Gilles Villeneuve signe un contrat de deux ans avec Ferrari et devient le pilote numéro deux de l’écurie italienne.1975 l’exécution de cinq séparatistes basques espagnols provoque une vague de protestations en Europe.1964 la commission Warren publie son rapport sur l’assassinat du président John Kennedy et conclut à la seule culpabilité de Lee Harvey Oswald.1959 un typhon fait près de 5000 morts dans 111e japonaise de Honshu.1954: fondation de l’Association de dystrophie musculaire du Canada.1934 l'université McGill inaugure à Montréal son institut neurologique.1854 le vapeur Artic coule dans l'Atlantique avec 300 personnes à son bord.Ils sont nés un 27 septembre: le roi de France Louis XIII (1601-1643); l'homme d'État américain Samuel Adams (1722-1803); le scénariste et compositeur français Jean-Loup Dabadie (1938-).BRACONNER ( artier Son b/ de ( artier GALBÉE ; boutique Cartier 1498.rue Sherbrooke Ouest, Montréal (514) 939-0000 Le Devoir, jeudi 27 septembre 1990 ¦ A-3 Québec lance un vaste mouvement de coupures des dépenses ffggnan Delisle - ¦ - de la Presse Canadienne QUÉBEC — Le gouvernement du Québec a lancé hier un vaste mou vement de coupures des dépenses publiques « afin d'éviter de se corn porter comme un pays du Tiers-Monde », a annoncé le président du Conseil du trésor, le ministre Daniel Johnson.En dépit de l'insistance de la presse, M.Johnson a refusé d'identi-fier précisément de quels montants seront ces réductions, ni quels pro- grammes seront affectés.• L'objectif est de respecter les dépenses prévues pour éviter d'augmenter les impôts », a déclaré M.Johnson.Ce resserrement est rendu nécessaire entre autres à cause de trois événements imprévus qui vont engendrer de coûteuses dépenses pubh ques.a fait savoir M Johnson: la crise autochtone, un niveau plus élevé que prévu des taux d'intérêt et une augmentation de la clientèle de l'aide sociale M Johnson n'a pas voulu préciser combien représentaient ces dépen- ses imprévues.Ce silence, auquel M Johnson a habitué les Québécois à titre de président du Conseil du trésor, lui a valu la semaine dernière des ac cusations de • manque de transpa rence dans les finances publiques » de la part du chef de l’opposition pé-quisle Jacques Panzeau M Johnson a expliqué que désormais, toute dépense dépassant 10 000 $ devra obtenir une deuxième autorisation avant d'être approuvée officiellement.Le gel dans l’embauche de nou veaux employés sera également en visagé avec sérieux Peut-on aller jusqu'à couper dans certains programmes sociaux uni versets, comme les allocations failli haies’’ • Rien n’est exclu II faut re garder toutes les avenues sans ex ception », a répondu le ministre Le président du Conseil du trésor croit qu'il y a trois choses que les Québécois n’accepteront jamais majorer les impôts, emprunter plus ou augmenter le déficit Comme on ne peut pas refuser de payer ses dettes » comme un pays du Tiers-Monde », il ne reste donc plus qu'à scruter les dépenses publiques avec rigueur, pour s'assurer que les objectifs fixés au printemps 1990 dans les crédits déposés à l' \ssem blée nationale soient respectés En dépit de l’insistance des jour nalistes.M Johnson a refusé de don ner des chiffres précis Combien coûtera au gouverne ment québécois la crise autochtone" • Des dizaines de millions de dollars ».a t il répondu en refusant de confirmer le chiffre de KM millions } paru dans les médias d'information Quelle sera la valeur totale des coupures dans les services gouver nementaux ’ • Vous verrez, cela à la fin de l’année financière, le 91 mars prochain ».a répondu M Johnson, en refusant de se prononcer sur le chif fre de 700 millions $ avancé par certains journaux la semaine dernière M Johnson a justifié ce manque de transparence par le fait que tou tes les données ne sont pas encore disponibles * 1 es finances publiques se portent bien, a t il ajouté Mais comme on ne veut pas se comporter comme un pays du Tiers Monde, c'est à dire qu'on veut continuer à payer nos det tes, il nous faut resserrer lesdépen scs dans les activ ités gouvernemen taies » Les CLSC contre-attaquent à l’offensive des des médecins contre la loi sur les sages-femmes Paré LES CLSC ont contre-attaqué hier à l'offensive lancée par les associations de médecins qui continuent à déiugrer le projet de loi sur les sages-femmes dûment adopté par Québec en juin dernier.Devant l'attitude obstinée de certains groupes de médecins, la Fédération des CLSC du Québec s’est inquiétée hier du possible ef fet de boycott que pourrait représenter le refus de collaborer des médecins aux huit projets pilotes auxquels la loi a donné le feu vert.Lors d’une récente sortie, la Corporation des médecins du Québec, les obstétriciens et gynécologues et l’Association des omnipraticiens mettaient en doute les critères de sécurité pré vus par cette loi.Les médecins sont mais informés.Le projet de loi prévoit des mécanismes de surveillance, la collaboration des médecins, et dans tous les cas les accouchements se feront dans des centres hospitaliers ou dans des maisons de naissance à proximité de ces centres», a insisté hier Mme Jeanne-D’Arc Vaillant, directrice-générale de la Fédération des CLSC.Outrée à la pensée que cette obstruction puisse empêcher la réalisation des projets-pilotes, Mme Vaillant juge que les médecins ne peuvent s'arroger un simili « droit de en donnant le mot d'ordrt .s membres de ne pas participer à ces projets.Ce mot d'ordre est d’autant injustifié, a-t-elle ajouté, que la loi elle-même prévoit noir sur blanc que le conseil multidisciplinaire qui gardera l'oeil sur chacun des projets-pilotes pourra être con stitué par le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de chacun des hôpitaux concernés.Encore là, l’évaluation de chacun de ces projets sera faite par un comité où siégeront trois méde cins, s’impatiente-t-elle.« À cause de la position adoptée par leurs associations, plu sieurs médecins sont sur leurs gardes.Ce que nous voulons, c’est un réel exercice de partenariat pour lever les obstacles et inquiétudes qui existent tou jours », a insisté pour sa part le président de la Fédération, M Maurice Fayette.Selon Mme Vaillant, l’intrusion du champ médical invoquée par les médecins est d’autant plus exagérée que dans le cadre de ses projets-pilotes, c’est tout au plus 1500 naissances, sur les au Québec, qui seront assistées d'une sage-femme Plus d'une dizaine de CLSC ont déjà démontré leur intention de soumettre des projets et la Fé dération entend quant à elle pro mouvoir ouvertement ces projets au sein du réseau des 15S CLSC.a affirmé M Fayette Si tout va comme prévu, les premières ex périences devraient débuter en janvier 1991.Rappelons que la loi adoptée en juin par l’Assemblée nationale prévoit tester la pratique des sa ges femmes sur une période de six ans, dans le cadre de huit pro jets-pilotes.La loi institue ega lenient des comités pour évaluer la compétence des sages fem mes, encadrer chacun des pro jets, effectuer leur évaluation et faire des recommandations au ministère.Environnement 2000 propose de rallier les vues des artistes et des scientifiques Clark rassure la communauté internationale jrice Girard 1 ' ' de la Presse Canadienne NEW YORK — Le secrétaire aux Affaires extérieures du Canada a rassuré hier la communauté internationale sur l’avenir du pays.Le Canada, a dit M.Joe Clark, sortira grandi des crises constitutionnelle et amérindienne qui ont secoué coup sur coup le pays ces derniers mois.Dans une allocution prononcée devant l’Assemblée générale des Na tions Unies, le chef de la diplomatie canadienne a soutenu qu’Ottawa tra vaillait déjà à l'après Meech et l’a près-Oka, deux crises qui ont bouleversé la perception du Canada à Ira vers le monde, pays autrefois réputé pour son calme et sa tranquillité.Il n’a cependant pas fourni d’échéancier.« Bien que nous ayons échoué dans notre tentative de trouver un nouvel arrangement constitutionnel, je puis assurer l’Assemblée générale des Nations Unies que le Canada réussira à renouveler la confédération.Et nous nous y emploierons avec la même flexibilité, la même imagination, la même tolérance et un sens égal du compromis qui ont fait de notre pays une nation où peuvent cohabiter plusieurs cultures », a déclaré M.Clark.Du même souffle, le secrétaire aux Affaires extérieures a promis une nouvelle approche d’Ottawa à l’endroit des communautés amérin diens du pays : « Nous devons éga lement reviser notre attitude et notre approche à nos propres problèmes, y compris la situation des peu pies autochtones», a-t-il ajouté.Même s'il a senti le besoin de rassurer la communauté internationale, M.Clark ne croit pas pour autant que ces difficultés conjoncturelles, combinées à l’important déficit budgétaire du gouvernement fédéral, nuisent à Faction du Canada sur la scène internationale.« En bref, non.Le Canada continue de jouer un rôle actif à travers le monde.Il y a de temps en temps des questions sur ce qui se passe au Canada.Mais, si vous me demandez si c’est un problème pour nous, je réponds que non », a t il indiqué en français au cours de la conférence de presse donnée en compagnie de l’ambassadeur du Ca nada aux Nations Unies, M.Yves Fortier.Quant à la crise du golfe Fersique, le gouvernement du Canada estime que la réponse de la communauté in ternationale à l’invasion de l'Irak constitue* l'ultime test .pour l’Organisation des Nations Unies, dont le rôle et l'influence ont soudainement pris une importance inégalée depuis l’invasion du 2 août dernier.« L’agression irakienne constitue, pour l'ONU, la cause type.Si nous réussissons, l’ONU aura fait comprendre au reste de l'humanité de façon claire et sans ambiguité que nous vivons désormais à une nou velle époque.Que notre monde a évolué.Que nous ne tolérerons plus l’agression Que les lois internationales ne pourront plus être bafouées et Clément Trudet LES VON U’.KURS dans un train en marche peuvent avoir chacun une notion vague, voire divergente.de la topographie îles lieux qu'ils traver sent Sur la planète Terre, qui con tinue à tourner et qu'ils voudraient bien préserver de Tautodestruclion, artistes et scientifiques voyagent le plus souvent dans des wagons sépa rés, ayant peu d'occasion d’analyser et d'agir suivant un mode transdis ciplinaire.C'est pourtant la voie qu'Environ nemeiit 2000 propose cette semaine à quelque S0 intellectuels, artistes et chercheurs de divers pays qui se re trouvaient hier devant un aréopage de dix spécialistes auxquels on de mandait, ni plus ni moins, d'exposer les priorités, s’agissant d’environ noment, comme s’ils préparaient un exposé à paraître dans cinq ans ! Four ne pas rester dans le champ de la théorie, ces participants se poi teront demain soit à la Baie James, pour juger sur place des répercus sums prévisibles d’un méga projet, soit dans le comté de Charlevoix ou Pierre Dansereau leur offrira une coupe pluridisciplinaire de l’évolu (ion de fjords et de vallées qui atti rent tant de touristes.À mi-chemin entre la parution du rapport Brundtlaud ( 19K7) et la ren contre que l'ONU prépare à Brasilia (1992) sur les thèmes d’enviionne ment et de développement, la minis tre de l'Environnement du Land de Basse Saxe, Monika (Iriefahn.faisait hier, lors d'une table ronde à I'll QAM, la suggestion que les produc leurs de biens modifient le design de produits qui nuisent à l'environne ment et qui sont la cause, selon elle, des allergies dont le tiers des 60 mil lions d'Allemands de T remplacer des gens qui n'ont pas leur vision, leur courage, leur espoir Moins enthousiaste, le penseur français Edgai Morin a énuméré 15 points sur lesquels l'humanité de vrait réfléchir si elle ne veut pas se sentir solidairement « perdue » Au premier chef, il faudrait désappren dre le mode de pensée traditionnel, faire plus de place à l'enchevêtre ment, préférable à cette façon que nous avons do traiter ou d analyser isolément les problèmes Cette rencontre donne lieu à une première, a fait remarquer hier au Devoir Jean Louis Lévesque, de TU Diversité de Sherbrooke, rapporteur de l'organisation lU'Iplu dos cher elieurs qui, normalement, réfléchis seul par écrit sans se voir, dans di vers coins du globe, tiennent cette semaine plusieurs sessions d'où de vraient sortir, samedi, une série de suggestions destinées aux décideurs politiques quant aux manières les mieux appropriées d'agir pour res peeler l’environnement, à l'aube du 21e siècle.Parmi les activités qu’Knvlron noment 2000 a prévues aujourd'hui, Ton peut noter le lancement d'un nu méro spécial de Vice Versa sur les thèmes en discussion.Au Musée de la civilisation, à Québec (à 1H h), se déroulera une « autopsie du sac vert » dont on cherche à éliminer, idéalement, toute matière qui ne se rail pas biodégradable OQEHDQ-E-OUCXT OFFRE DE LANCEMENT 1991 Une semaine seulement! ^ J ] Prix à partir de 12 586 $* Modèle DX NOUVEAUX MODÈLES / NOUVELLES COULEURS Prix à partir de 16 368 $ Modèle LXI-16V 15 modèles 1990 à prix d'aubaine encore disponibles! •Transport et préparation en sus MONTRÉAL 1110, rue Bleury Montréal, Qué.879-1550 À LAVAL ?266, boul.Labelle Ste-Rose, Laval 625-1953 Nous étions its premiers deurilonts Honda i Montreal et laval et nous demeurons les PIONNIERS DE L'ÉPARGNE! CLUB 402 HOMME CM Vestons importes d Italie 100% laine Coupe exclusive Nous avons un tailleur sur place pour vos retouches 1237, rue de la Montagne (3e étage) Montréal Tél.: 861-3636 O qu’elles devront dorénavant être res pectées», a-t-il dit.A l'instar des porte paroles d'au très pays qui ont participé jusqu’à présent à la séance d’ouverture de l'Assemblée générale, le Canada a continué de se montrer intransigeant à l’endroit de l’Irak, dont le représen tant n'a pu assister aux délibérations parce que son avion s'est vu refuser le droit d'atterrir aux États Unis Dans son discours, M Clark a été moins conciliant que le président de la France, M François Mitterrand, qui a proposé lundi une solution en quatre points à la crise du golfe Fer sique.Seul un retrait unilatéral des troupes de Saddam Hussein const i tuerais, aux yeux d'Ottawa, une so lution acceptable dans le contexte actuel.D'ou l’appui du Canada à la résolution adoptée mardi par le Con seil de sécurité imposant un blocus aérien à l'Irak, déjà frappé par un blocus maritime et commercial.Cooccrof'f’c’**c*' Améliorer le français dans votre entreprise Carrefour de la Francisation k Bâtir votre image corporative Salon du Rapport annuel Tirer le maximum de vos reunions et déplacements Salon du Voyage d’affaires k Décrocher des contrats chez les grands acheteurs Salon dos Achats (27-28 sept.) k Développer la relève Salon de la Jeune entreprise (29-30 sept.) H NA MCI -: «V IA CORPORAIION PROFESSIONNEL!! DES COMPMBIES GÉNÉRAUX UCSNClES DU QUÉBEC PLACE B0NAVENTURE 27-30 SEPTEMBRE-90 jeudi: 12-21 h • ven.sam.dim.: 12h-18h m:A\m LA II A VAN K (A FU) — Une généralisation du rationnement a été annon cée hier dans le quotidien du Parti communiste cubain, Granma, qui ajoute que ce rationnement s’accompagnera d’autres mesures, notam ment la restauration de la distribution par groupes d’habitants à La Havane, et la diminution des ventes d’appareils électro ménagers.Après le plan d’économies éner gétiques mis en place fin août, puis les restrictions imposées à la presse cubaine annoncées lundi dernier, ces mesures confirment que le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans l’austérité attribuée officiellement « aux événements qui se sont suc cédé en Europe de l’Est et à la situa tion complexe qu’affronte l’URSS, fournisseur traditionnel » de plus de 700 produits à Cuba.Selon Granma, il y aura désormais deux systèmes de vente rationnée, tous les deux prévus dans le cadre de la « libretti », le petit carnet de ra tionnement distribué à chaque eu bain sur son lieu de résidence : d’a bord le « normalisé » qui touchera 35 produits alimentaires de base, et deuxièmement le « contrôlé » qui comprend un nombre imprécis de produits alimentaires et industriels, vendus jusqu’à présent sans restriction sur le marché « parallèle », c’est-à-dire dans le deuxième réseau de distribution appartenant à l’État.Ce marché parallèle, où les prix n’étaient pas subventionnés, va quasiment disparaître.Granma indique qu'un nombre réduit de produits s’y maintiendront dans la mesure du possible.Parmi les 35 produits, dont la vente est garantie à des quantités et prix fixes, figurent le riz, les graisses, la viande, le lait, le savon et les détergents.Normalement les autorités cubaines s’engagent à maintenir la distribution de ces produiLs.Les produits « contrôlés » seront distribués selon les possibilités et à des quantités réduites pour éviter le marché noir.Il s’agit notamment de la viande et poisson en conserve, conserves de fruits, sauce tomate, lames de rasoir, etc.En tout, 242 produits industriels, comme les chaussures, le tissus, les meubles, les produits d’hygiène, passent aussi à cette forme de vente.La note indique d’autre part que sera rétabli à partir du 1er octobre le système de vente par groupes à La Havane en vigueur jusqu'en 1984.La population de la capitale sera orga nisée en six groupes, qui seront à leur subdivises en quatre sous-groupes.Chaque semaine, explique Granma deux groupes pourront se présenter dans les magasins — l’un à partir du lundi et l'autre à partir du jeudi.Enfin la note officielle annonce une réduction draconiennne ou la suppression de la vente d’équipements électro ménagers soulignant qu’il « serait contradictoire de mettre sur pied d'un côté un plan de réduction de consommation d'énergie et de l’autre d’augmenter le nombre d’équipements dans la population ».La vente d’appareils d’air climatisé et de machines à laver est suspendue.Celle de réfrigérateurs le sera en 1991.Seulement 17 000 ventilateurs seront vendus cette année.Quant aux planches à repasser, seuls les nouveaux mariés y auront droit.La transition à l’économie de marché est ternie par la corruption en URSS MOSCOU (AP) — La perestroïka est en marche et l’Union soviétique est sur la voie de l’économie de marché.Mais cette transition s'accompagne de nombreux délits économiques : marché noir, corruption, détournements de biens, etc.Les enquêteurs ont découvert des traces de corruption dans la moitié des RIO 000 entreprises qu'ils ont ins pectées jusqu’à présent en 1990, et les détournements de biens sonl deux fois plus nombreux que l'an der nier, a révélé mardi dans une conférence de presse le colonel Viatches-lav Rounichkov, du ministère de l'Intérieur.La publication de ces statistiques alarmantes exprime l'inquiétude des autorités judiciaires soviétiques au sujet des problèmes et bouleversements qui accompagnent les réfor mes économiques.Depuis un an, l’URSS hésitait à entrer véritablement dans la voie de l’économie de marché, et c’est maintenant chose faite avec les pouvoirs spéciaux accordés au président Gorbatchev.Mais ces hésitations ont aggravé les désordres économiques et les pé nuries, comme pour le pain ou le tabac, et ont développé le marché noir.pénuries seraient le résultat d’une Ces pénuries par exemple font que les magasins d'État ne sont plus désormais en mesure de fournir que 32% des besoins en médicaments, selon le colonel Rounichkov, qui est le chef du Directoire principal de lutte contre les détournements de la propriété socialiste —la principale unité de lutte contre la corruption II a également fait état de penuries pour les légumes, les pommes de terre, les céréales et autres produits de première nécessité.Le colonel Rounichkov a démenti les allégations selon lesquelles ces conspiration des « durs » du Parti communiste, opposés aux réformes économiques de Gorbatchev, ou d’un L’atout.Le coût.• ê 350.00$ * de rabais ?Le 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bureaux le 24 octobre 1990 comme il suit; 1.Dividende n 39 d’un montant de S0.47 par action sur les actions privilégiées de premier rang, rachetables.'à dividende cumulatif de $1.88, série A; 2.Dividende n 30 d’un montant de S0.3625 par action sur les actions privilégiées de premier rang, rachetables, à dividende cumulatif de $1.45, série B; 3.Dividende n" 26 sur les actions privilégiées de premier rang à taux flottant, série C, d’un montant qui doit être déterminé conformément aux droits, privilèges, restrictions et conditions s'attachant à ces actions; 4.Dividende n ' 26 sur les actions privilégiées de premier rang à taux flottant, sérié D, d'un montant qui doit être déterminé conformément aux droits, privilèges, restrictions et conditions s'attachant à ces actions; et 5 Dividende n 413 d'un montant de S0.29 par action sur les actions ordinaires.Les détenteurs d'actions ordinaires et les détenteurs d'actions privilégiées des catégories mentionnées ci-dessus, sauf les détenteurs d'actions de la categorie mentionnée au paragraphe 4, peuvent choisir de recevoir leurs dividendes en actions ordinaires de la Banque au lieu d'en espèces conformément au régime de dividendes actions et d'achat d'actions de la Banque.AVIS est par les présentes donne que les dividendes n " 55, 56 et 57 sur les actions privilégiées de premier rang à taux flottant ajusté au cours, série E de cette Banque ont été déclarés pour les mois de novembre et décembre 1990, et janvier 1991 et qu’ils seront payables les 12 décembre 1990, 11 janvier et 12 février 1991, respectivement, aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux les 30 novembre et 31 décembre 1990 et 31 janvier 1991, respectivement, conformément aux droits, privilèges, restrictions et conditions s'attachant à ces actions.AVIS est par les présentes donne que des dividendes sur les actions en circulation suivantes de la Banque ont été déclarés pour le trimestre actuel; ils seront payables à la Banque et à ses succursales à compter du 31 octobre 1990 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 2 octobre 1990 comme il suit: 1.Dividende n 5 d'un montant de S0.5625 par action sur les actions privilégiées de premier rang à dividende non cumulatif, sérié F; et 2.Dividende n 5 d'un montant de S0.53125 par action sur les actions privilégiées de premier rang à dividende non cumulatif, série G.Par ordre du conseil d'administration La vice-prestdente e! secretaire Jane E.Lawson Montreal, le 5 septembre 1990 réseau du crime organisé.« On dit souvent que c’est le résultat d’actions de certaines forces destructrices, ou de ia mafia.Je peux vous dire que ni le ministère de l’Intérieur, ni le KGB n’ont établi de tels faits.Il s’agit simplement de négligence ».Et il a cité, cas par cas, de nombreux exemples d’ouvriers qui avaient pu détourner des biens d’entreprises publiques pour les vendre illégalement à leur propre compte.Les exemples qu’il a cités sont tous du même genre : sur le chemin entre les champs ou les usines et les centres de distribution, des biens sont détournés et font leur réapparition dans les boutiques privées (coo pératives) ou sur le marché noir.I L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, jeudi 27 septembre 1990 ¦ A-7 Rien ne va plus entre Ryad et Amman AMMAN (Reuter) — A cause de la crise du Golfe, rien ne va plus entre la Jordanie et l'Arabie Saoudite, qui était pourtant le principal bailleur de fonds d’Amman.Amman a rappelé mardi son ambassadeur à Ryad.Celui d'Arabie Saoudite aux États-Unis a publiquement attaqué le roi Hussein.Des camionneurs jordaméns sont harcelés par les fonctionnaires saoudiens.Et la presse jordanienne n’épargne pas Ryad.« Les positions des Saoudiens contre la Jordanie ne leur profiteront pas, ne les aideront pas et ne changeront rien à l’énorme danger qui se présente réellement sur le terrain.L'histoire ne leur pardonnera pas », écrivait hier le quotidien jordanien Al fiai La Jordanie a justifié le rappel de son ambassadeur, Nasser Bataineh, par sa volonté de protester contre la décision saoudienne de fermer le bureau de son attaché militaire à Ryad et d’expulser des diplomates jordaniens.Selon un représentant du gouvernement, il est cependant peu probable que la Jordanie exerce des représailles.« Nous sommes pris entre deux feux et nous voulons parler aux deux camps — à l’Arabie Saoudite aussi bien qu’à l’Irak », a expliqué ce responsable.Selon lui, l'Arabie Saoudite va réduire à quatre le nombre de diplomates à l’ambassade de Jordanie à Ryad, ainsi qu’au consulat général jordanien à Djeddah, en plus de l’ambassadeur et du consul général.Au poste-frontière d’Ou-mari, à 130 km au sud-est d’Amman, des chauffeurs de camion jordaniens ont déclaré à Reuter que les autorités saoudiennes les empêchaient d’amener des marchandises en Jordanie.Selon eux, quelque 200 camions jordaniens sont bloqués à la frontière entre l’Arabie Saoudite et le Qatar, et 70 autres à la frontière jordano-saoudienne.« Les Saoudiens nous harcelaient depuis deux mois.Mais il y a une semaine, ils ont commencé à nous empêcher d’amener des marchandises en Jordanie.Selon des chauffeurs, des fonctionnaires saoudiens les ont insultés et ont percé des trous dans leurs camions.« Au lieu de faire le blocus de l’Irak, ils font le blocus de la Jordanie », déplore ’Ahmed.Farid Mohammed raconte qu’il a dû revenir à Dubaï pour décharger sa cargaison de viande avant de pouvoir rentrer en Jordanie.« Quand nous traversons l’Arabie Saoudite, les gens nous crachent dessus et nous insultent », dit-il.Selon des chauffeurs, les Saoudiens ont empêché le rapatriement des meubles de dizaines de Jordaniens expulsés d'Arabie Saoudite et d’autres pays du Golfe.Un chauffeur a montré sur son passeport un visa valable jiour plusieurs entrées jusqu’en décembre, mais annulé par les Saoudiens.Il y a une semaine, l'Arabie Saoudite a cessé de fournir du pétrole à la Jordanie, sous prétexte qu’Amman n’avait pas payé ses dettes à temps.Les livraisons saoudiennes s’élevaient, avant cette mesure à 33 000 barils de brut par jour, soit environ la moitié des besoins jordaniens, le reste venant d’Irak.La Jordanie a rejeté l’annexion du Koweit par l'Irak et respecte dans une large mesure les sanctions décidées par l’ONU contre Bagdad.Mais elle a aussi réclamé le retrait des forces étrangères du Golfe pour permettre une solution arabe Ce qui a été perçu comme de la sympathie pour l’Irak, de la part d'Amman, a suscité la colère de l’Arabie Saoudite.Mais la goutte qui parait avoir fait déborder le vase est l’accueil réservé ce mois-ci par la Jordanie à des groupes pro-irakiens, qui s’en sont pris a l'Arabie Saoudite pour avoir permis à des forces occidentales de se déployer sur son sol, et ont appelé au renversement de dirigeants du Golfe.Rompant avec la diplomatie habituellement prudente de Ryad, le prince Bandar bin Sultan, ambassadeur d'Arabie Saoudite à Washington, a vivement attaqué le roi Hussein à ce propos.« J’espère que vous êtes fier de vos nouveaux amis — (le président irakien) Saddam Hussein, (les leaders extrémistes palestiniens) Abou Abbas, Abou Nidal, (George) Haba-che, (Nayef) Hawatmehetle reste de la bande impie », a-t-il écrit dans une lettre ouverte publiée hier par le Washington Post.De Klerk part assuré du soutien de Bush mais pas de tout le Congrès WASHINGTON (AFP) — Le président sud afri cam Frederik de Klerk est reparti satisfait de sa visite « historique • de deux jours aux États Unis doté du soutien démonstratif du président George Bush, mais sans avoir dissipé entièrement le scepticisme des parlementaires américains à l’égard de sa politique.Premier dirigeant sud-afncain à être reçu en visite officielle aux États-Unis depuis 19-16, M de Klerk a été cru sur parole par le président Bush quand il lui a affirmé que l'Afrique du Sud ne re viendrait • pas en amère ».Le leader américain lui a fourni lundi avec cha leur les encouragements quil attendait en déclarant penser que le processus de changement dans son pays était • irréversible • et que les États-Unis devaient « soutenir ce processus » Le problème des sanctions américaines a bien sûr été abordé.Mais dans ce domaine, les mains du président Bush sont liées par une législation qui les fait dépendre de conditions, dont toutes n’ont pas été remplies, soit la libération des prisonniers politiques et la fin de l’état d’urgence dans le Natal.Le ministre sud-africain des Affaires étran gères M.Roelf « Pik » Botha a déclaré mardi qu'el les devraient l'être • dans la première moitié de 1991 » Le président de Klerk a déclaré qu’il n'avait rien • demandé • au sujet des sanctions, mais a souligné que leur prolongement pourrait provoquer des problèmes économiques qui débouche raient sur • une situation explosive • susceptible de ruiner tous ses efforts de réforme et avoir des répercussions • sérieuses » pour toute la région.Le problème est que leur levée dépendra avant tout a'un vote du Congrès, où certaines voix se sont élevées pour • réinterpréter • ces conditions dans un sens plus dur vis-à-vis du pouvoir sud afn cam, ce à quoi le président George Bush est totalement opposé.Les rencontres du président de Klerk avec les chefs de file des parlementaires, juste avant son départ de Washington mardi soir, ne lui ont sem ble-t-il pas permis d’être complètement rassuré à ce sujet Le Représentant noir William Gray, nu méro deux de la hiérarchie démocrate à la Chambre, a souligné après ces discussions que « la plu part des membres du Congrès ne sont nas encore certains de la direction ou va M de Klerk • Son collègue Howard Wolpe, président de la sous commission de la Chambre pour les Wfaires africaines, soulignait quant à lui qu'il > avait « des preuves des bonnes intentions du président de Klerk ».mais qu'il n’était * pas clair du tout qu'il puisse mettre en oeuvre sa vision des choses » S’il n'a pas entièrement convaincu tous ses interlocuteurs, M de Klerk peut se vanter d'avoir désarmé une bonne partie des anciens adversaires de son pays Une manifestation anti apartheid pendant sa visite n'a réuni que 200 personnes, sou un nombre dérisoire dans cette ville à 70 % noire qu'est Washington Même si sa venue n'a donné lieu à aucun évé nement spectaculaire, il a pu dévcloppoi sa \ ision à la tribune du Club de la presse de Washington notamment sur le rôle de « cheville ouvrière « que pourrait jouer son pays dans le développement economique de tout le sud de l'Afrique Sur le futur système politique de son pays, il s’est retranché derrière les négociations entre tou tes les forces politiques, mais a avancé le principe d'un • vote d'égale valeur pour tous » avec la » pro habilité • d'un corps électoral unique, mais aussi des • contre pouvoirs pour que la majorité ne ré prime pas les autres secteurs électoraux » Lothar de Maizière: mission accomplie Transportant le drapeau national, des soldats est-allemands procèdent pour la dernière fois à la relève de la garde devant le monument aux victimes du facisme et du militarisme.BERLIN EST (Reuter) — Les nu nistres est allemands ont tenu hier leur dernier conseil avant la réunifi cation qui, le 3 octobre, mettra un point final à l’histoire de la Républi que démocratique allemande A l'issue de cette dernière réunion, le premier ministre Lothar de Mai ziere a, lors d'une conférence de presse, dressé le bilan d’un cabinet dont la tâche principale aura été, en moins de sept mois, de gérer la liqui dation de l'entité est allemande « ("était la dernière réunion du ca binet et elle a été empreinte d'un peu de mélancolie », a confié de Mai zière, appelé la semaine prochaine à devenir ministre sans portefeuille de la nouvelle Allemagne unifiée J uriste promu sur le devant de la scène politique après la victoire de son Union chrétienne démocrate (CDU) aux élections de mars, de Maizière a estimé que les traités d’union monétaire et politique avec la RFA avaient été les points forts de son bref mandat.Il s’est aussi félicité du bon dérou lement des élections municipales de mai, de la reconstitution des États fédéraux est allemands ainsi que des discussions avec les quatre puissan ces victorieuses de la Seconde Guerre mondiale, qui ont permis à l’Allemagne de recouvrer sa pleine souveraineté.Les historiens jugeront les erreurs ((lie ce gouvernement a pu commet tre, a ajouté de Maizière.Il a cependant reconnu que, con ffontéà la crise de l'industrie et de l'agriculture, incapables de soutenu la concurrence face à l’afflux de pro dints de RFA, il avait parfois été tenté d’abandonner Évoquant la montée du chômage, il a déclaré que la population avait placé trop d’espoirs dans l'unifica tion.« Beaucoup de personnes sont plus à l'aise, mais il n'y aura pas de nu racle», a-t-il dit.Le premier ministre a précisé que le conseil des ministres avait discuté des difficultés des élevages porcins est allemands, mais qu’il n'avail pas évoqué les mutineries dans les pri sons, qui dominent depuis une se mairie l'actualité est allemande Les prisonniers réclament une amnistie générale à l’occasion de l'u mfication, mais, a dit «I»* Maizière, « le jour de l'unification ne peut être ulilisé pour relâcher dans la rue n’importe quel meurtrier ou trafi quant de drogue * Personne ne prépare de coup d'État en URSS MOSCOU (Reuter) — Le ministre soviétique de la Défense Dimitri Yaiov a démenti hier que l'armée ourdissait un coup d'État contre le gouvernement du président Mikhaïl Gorbatchev.Il a déclaré devant le Soviet suprême que les milliers de soldats aperçus aux alentours de Moscou préparaient un défilé et participaient à la ré coite annuelle de pommes de terre • Personne ne prépare les parachutistes à Intervenir contre le peuple », a dit Yazov, qui avait déjà démenti la semaine dernière de semblables rumeurs de coup d’État militaire Vingt trois mille soldats sont affectés à la récolte de pommes de terre et deux au 1res régiments répètent dans la capitale le défilé du 7 no vendue, pour la fête nationale du Jour de la révolution, a pré cLsé Yazov 11 a qualifié de pure Inven lion un article de la Kotnso molskam PravtlH selon lequel certaines troupes auraient été placées en état d'alerte Le président du Soviet su prême Anatoli Loukynnov, prenant la parole après Yazov, a déclaré avoir appelé le ml nislro à la tribune parce que » quelqu'un essaie d'aggraver la situation en parlant île coup d’État ou de putsch • Le député Serguel Hyelo zcrtsev avait demandé lundi une explication aux mouve monts de quatre divisions et deux régiments de parachutls tes dans la capitale.Deux hebdomadaires sovié tiques avaient évoqué l'éven tmilité d’un coup d'Etat de la pari d’officiers supérieurs dé terminés à mettre fin aux dé sureti es et à rétablir un régime iiitorilaire LE DEVOIR \oiis invite à assister à un début animé par Mme I ,ine IlinHomiette Slll lin ïriim ais ilaiis les affaires infernalionales Nouvelle grève générale en Grèce Samedi le 29 septembre à lr>:()() lires au ( àirrefunr «le la Iraiieisalion du Salon international l.e monde des affaires ATHÈNES (AFP) - Plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés hier face au Par lement, au centre d’Athènes, au premier jour d'une nouvelle grève générale de 48 heures, alors que le gou vernement Mitsotakis a accusé l’opposition socialiste de manipuler le mouvement social.Pour la troisième fois en trois semaines, la Grèce a été touchée par la grève générale à laquelle ont participé deux millions de travailleurs, selon les grandes centrales syndicales, la GSEE et l’ADEDY.Le gouvernement a assuré en revanche que le mouvement s'enlise et que la grève n’avait pas été massivement suivie, avec le travail normalement assuré par huit fonctionnaires sur dix.Banques, électricité, transports, éboueurs, hôpitaux : tous les secteurs d'activités ont été touchés, certains étant déjà très pertubés depuis dix ou vingt jours.Il s’agit de la sixième grève générale depuis Par rivée au pouvoir du parti de droite Nouvelle démocratie, en avril dernier.Le coût de chaque journée de grève nationale est estimé par les services gouvernementaux à 20 milliards de drachmes ( 1,6 milliard de dollars).Un grand rassemblement a été organisé devant le Parlement, sur ia place Syntagma, au centre-ville, pour demander le retrait immédiat du projet de réforme des régimes de sécurité sociale et de retraite.« Ja- f N Cherchons MAQUETTISTE Importante maison d’édition québécoise est à la recherche d'un(e) maquettiste-designer pour la conception graphique de manuels scolaires.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae et un exemple d'une de vos créations à: Lidec Inc.4350, avenue Hôtel-de-ville Montréal (Québec) H2W2H5 j mais nous n’accepteronsque passe ce projet de la honte, qui dynamite les acquis de nos années de lutte », a clamé M Lambros Kannelopoulos, président de la GSEE, la plus irnpor tante centrale du pays.Sans désemparer, l’Assemblée, où M Mitsotakis dispose d'une voix de majorité, a poursuivi l’examen du texte.Le gouvernement, qui a tenu dans la matinée sa réunion hebdomadaire, a déclaré que le travail parlementaire se poursuivrait jusqu’à l’adoption, vendredi, du projet.Les caisses d’assurance et de retraite — que le gouvernement entend unifier — ont un déficit global équi valent, selon les chiffres officiels, à 10 % du PNB.Dans des termes très vifs, le porte parole du cabinet, M Byron Polydo ras, a déclaré à la presse que le gou vernement ne se laisserait pas dés tabiliser par la rue, accusant le PA SOK d’Andréas Papandréou, le prin cipal mouvement d’opposition, • d’être l’instigateur cache des grèves ».L’ancien chef du gouvernement.qui a dirigé le pays de 1981 à 1988, s’est déclaré le week end dernier prêt à « reconquérir le pouvoir » lors du Congrès du PASOK Un grand nombre de dirigeants syndicaux sont aussi des responsables du mouve ment socialiste : ainsi, les chefs de deux principales centrales, Lambros Kanellopoulos, de la GSEE, et Spy ros Yatras, de l’ADEDY, ont été réé lus au Comité central du PASOK L’attaque la plus virulente contre le mouvement de grève est venue du célèbre compositeur Mikis Théodo rakis, ancien communiste et aujour d’hui ministre sans portefeuille du cabinet Mitsotakis qui a dénoncé « ceux qui se servent de la grève pour assouvir des vengeances per sonnelles et des visées partisanes Ces soi-disant forces du progrès vont détruire en deux semaines le mou vement syndical du pays », a t il en core ajouté.Le premier ministre semble dé sormais tabler sur le pourrissement du mouvement social après l’adoption de la nouvelle loi.VOLVO VOLVO VOLVO VENTE DE MODÈLES DE DÉMONSTRATION! 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réfugiés, car l’e xode continue et l’hiver est proche ».Depuis l’invasion du Koweït par l'Irak le 2 août, plus de 450 000 refu giés ont afflué en Jordanie.La plu part étaient des Asiatiques et des égyptiens totalement démunis.Quelque 35 000 Asiatiques se trou vent encore dans le pays.Sept mille à 8000 d’entre eux sont rapatriés cha que jour, mais il en arrive dans le même temps environ 12 000 autres.Les autorités jordaniennes ne disposent pas d’informations suffisamment précises pour déterminer combien de personnes vont ainsi continuer à franchir la frontière.D'après les Nations Unies, ce chiffre risque de s’établir à deux millions, et Amman craint que l’arrivée des pre miers froids, le mois prochain, ne vienne compliquer sa tâche.« Si une guerre éclate, déclare un responsable jordanien, nous serons submergés par des centaines de milliers de personnes.Si le statu quo est maintenu, la moyenne quotidienne restera sensiblement la même, ou di minuera un peu».Les réfugiés sont hébergés dans cinq camps balayés par les vents de sable.Trois d’entre eux sont situés dans un « no man’s land » séparant l’Irak du poste frontière jordanien de Rouweiched.Les deux autres se trouvent près d’Azrak, à 85 km au nord-est d’Amman.La situation y deviendra très dif ficile vers le milieu du mois pro- ' chain, pendant lequel des vents violents risquent d’emporter les tentes.La température nocturne sera alors d’à peine quatre degrés centigrades, et tombera à moins quatre en novembre.L’OIM.dont le siège est à Genève, a dit hier avoir évacué jusqu’à présent 50 928 Asiatiques, et avoir organisé avec la Communauté européenne le rapatriement de 35 000 autres pendant les semaines à venir.Compte tenu de l’action, par ailleurs, des divers gouvernements concernés, ce sont au total environ 130 000 Asiatiques qui ont pu regagner leur pays respectif par avion depuis le début de la crise.Peter Schatzer, chef de la mission de l’OIM à Genève, a d’autre part déclaré à Reuter que le Sri Lanka et le Bangladesh avaient commencé à organiser, à l’intention de leurs ressortissants, des convois d’autocars de Koweit à Bagdad.L’Inde a déjà fait de même, mais jusqu’à la Jordanie, et organise à présent des rapatriements aériens à partir du port irakien de Bassorah.Peu de signes de pénurie à Bagdad BAGDAD (AFP) — Les petits Irakiens chanceux retrouveront la semaine prochaine le chemin de l’école avec sur le dos un cartable de toile écrue vert foncé portant l’inscription « US Army » et le triple galon d’or de sergent dans l’armée de l’oncle Sam.Fabriqué en Chine et proposé au prix de 15 dinars (45 dollars au cours officiel), l’accessoire fait en effet fureur dans les magasins de Bagdad où, comme dans tous les pays du monde à une semaine de la rentrée, les mères, accompagnées de leurs enfants, effectuaient hier les derniers achats.Alors que les dirigeants irakiens dénoncent la présence de plus de 100 000 soldats américains à leurs frontières, personne, en tout cas ni les vendeurs, ru les acheteurs, ne semblent trouver incongru l’omniprésence, aux étalages des souks populaires comme dans les vitrines des magasins des quartiers chics, de ces cartables aux couleurs de l'ennemi.Depuis dimanche, les autorités irakiennes ont menacé d’attaquer les champs de pétrole de l’Arabie Saoudite ainsi qu’Israel et affirmé qu’une « guerre de mille ans » ne suffirait pas à leur fame renoncer à l’annexion du Koweit.Dans les rues de Bagdad cependant, peu de signes de tension sont perceptibles.De même, et alors que l’Irak subit depuis huit semaines l’embargo le plus strict jamais décrété par les Nations Unies, nen n’indique que cette capitale de 4 millions d’habitants soit menacée de pénuries.Le rationnement pour les produits de première nécessité vendus à des prix subventionnés (riz, huile, sucre essentiellement) ne semble guère émouvoir la population et avoir d’impact sur sa vie quotidienne.Quels que soient les quartiers, les étagères des magasins, comme les étals des marchés, sont, en tout cas et au moins pour le moment, abondamment pourvus, tant en fruits et légumes qu’en viandes et en oeufs.On signale cependant, dans certaines zones, un manque de thé, parfois de lait ainsi que des queues devant les boulangeries.Ces files semblent cependant n’être ni très longues, ni généralisées.Elles se passent, en tous les cas, dans l’ordre.Quelques grands restaurants, dont la clientèle était essentiellement de touristes ou d’hommes d’affaires, comme la plupart de ceux des bords du Tigre, ont fermé leur porte.En revanche, les échoppes qui proposent des plats que l’on avale sur le trottoir font toujours de bonnes affaires : inlassablement tournent les broches chargées d’empilement de viandes découpées au fur et à mesure au dessus de l’assiette et mijotent les ragoûts à base de lentilles ou de haricots que l’on sert à la louche dans des bols à l'émail écaillé.Une pénurie qui commence à mordre, en revanche, est celle des cigarettes de marque irakienne dont la fabrication est tributaire d'importations de tabac et de papier.Les magasins qui en disposent encore ne vendent que deux paquets à la fois, mais les fumeurs ont toujours la possibilité de se rabattre sur les marques américaines importées dont les stocks sont apparemment abondants.Il faut cependant pouvoir y mettre le prix : de 2,5 à 3,5 dinars le paquet contre 1 pour les cigarettes irakiennes.LA BOÎIE À JUS RECYCLÉE SERT DE TABLE DE PIQUE-NIQUE Elle peut aussi servir de banc de parc.De poteaux.De quai.De caisse à arbuste Et d’une infinité d’autres articles pratiques.Des articles communément construits en bois.Parce que la boîte à jus est aujourd’hui recyclable à 100%.Un nouveau procédé mis au point en partie par Tetra Pak - le plus grand fabricant de boîtes à jus au Canada - permet en effet de combiner la boîte à jus vide, paille ei enveloppe comprises, et les plastiques de rebut dans la fabrication d'un nouveau matériau super-durable appelé Supervvood®.On peut utiliser Supervvood pour construire n’importe quoi : de la table de pique-nique à la palissade.La municipalité de Markham, en Nous devons tous faire notre part pour protéger notre environnement.Tetra Pak s'engage.La boîte ci jus, dont la fabrication requiert au départ si peu de matières brutes, a toujours produit moins de déchets que les autres contenants.Maintenant qu'elle peut se recycler, elle en créera encore moins.Sans compter son Ontario, a été la première à ajouter la boîte apport à la conservation de nos richesses à jus et les plastiques à son système de _-4_X f forestières.collecte de déchets à recycler.Tetra Pak TETRA C'est donc dire que la boîte à jus est là essaie d'encourager cette pratique / PAK\ pour vous et vos enfants.partout au Canada.Et les enfants de vos enfants.Renseignez-vous sur la boîte à jus et la protection Je l'environnement.Écrive: à Tetra Pak Inc., 200 Vandorf Road, Aurora, Ontario L4G 3G8. Le Devoir, [eudi 27 septembre 1990 M A-9 L! ACTUALITE INTERNATIONALE Thatcher veut freiner la hausse des salaires LONDRES (AFP) — Mme Margaret Thatcher a appelé hier soir l'ensemble des employeurs britanniques à ramener les augmentations salariales accordées à leur personnel à un niveau Inférieur au rythme de l’inflation en Grande-Bretagne (10,6% en août).Les hausses de salaires trop importantes mettent en danger la productivité et renforcent l'inflation, a-t-elle déclaré devant un congrès de l'organisation patronale CBI (Confederation of British Industry).« Les augmentations ne doivent pas être accordées en fonction de l'inflation, car cela n'a aucun rapport avec les capacités réelles d’une entreprise », a-t-elle estimé.« Beaucoup de gens dépensent non seulement tout ce qu’ils gagnent mais aussi tout ce qu’ils peuvent emprunter et la de- mande a progressé trop vite ».débouchant sur une augmentation des prix au lieu d’une hausse de la productivité, a-t-elle ajouté.« Une augmentation de 1 % des salaires alourdit de près de trois fois plus les coûts qu’un relèvement de un point des taux d'intérêt », a-t-elle dit.Malgré l'augmentation des taux d'intérêt, portés à 15 % en octobre 1989 afin de réduire la demande et de faire reculer l'inflation, la hausse des prix du mois d’août a dépassé 10 % en rythme annuel pour la première fois depuis février 1982.Le chancelier de l’Échiquier, M.John Major, avait indiqué hier à Washington devant l’assemblée commune du FMI et de la Banque Mondiale que la lutte contre l’inflation est la priorité numéro un de son ministère, en estimant qu’elle n’avait pas encore atteint son sommet.Vers la liberté de religion en URSS LE MONDE EN BREF Haïti: premier tour le 16 décembre PORT-AU-PRINCE (AFP) — Le premier tour des élections présidentielles, législatives, municipales et locales en Haïti a été fixé au 16 décembre prochain, a annonce hier un commumoué du Conseil électoral provisoire (CEP), organisme indépendant chargé de leur organisation.La campagne électorale durera du 7 novembre au 14 décembre, tandis que les opérations d’inscriptions des électeurs se dérouleront du 5 au 26 octobre.Les déclarations de candidature auront heu du 6 au 16 octobre et le Conseil électoral aura jusqu'au 29 octobre pour trancher en cas d’éventuelles contestations.La nouvelle Constitution haïtienne, massivement approuvée par référendum en mars 1987, exclut de toute fonction élective pendant dix ans les artisans « zélés » de la dictature des Duvalier, rappelle t on à Port-au-Prince.Pizza Hut ferme un deuxième restaurant MOSCOU (Reuter) — La chaîne américaine Pizza Hut a fermé hier son second restaurant moscovite, six jours après la fermeture temporaire du premier, car elle n’a pas respecté les règles d’hygiène de la capitale soviétique, a rapporté un porte-parole de la pizzeria.Le groupe Pepsi, auquel appartient Pizza Hut, fait depuis longtemps des affaires en Union soviétique et a ouvert les deux restaurants à Moscou il y a deux semaines.Mardi l'agence Tass a attaqué Pizza Hut où, dit-elle, ont été découverts des aliments avariés au cours d’inspections sanitaires.Andrew Rafalat, un porte-parole du restaurant, a expliqué que les restaurants étaient fermés pour n'avoir pas pu présenter les documents qu'on leur réclamait.Il a ajouté que l’attaque de Tass avait « profondément blessé » la direction.L’autre restaurant, qui avait fermé jeudi, a rouvert samedi.Mathias Rust inculpé de tentative de meurtre HAMBOURG (Reuter) — Lejeune Allemand de l’Ouest Mathias Rust, qui avait atterri en Cessna sur la place Rouge en mai 1987 après avoir trompé la défense aérienne de l’U RSS, a été inculpé de tentative de meurtre sur la personne d’une infirmière, a annoncé hier le parquet de Hambourg.Rust, 22 ans, est accusé d’avoir poignardé une infirmière Tan dernier.Aucune date n'est encore fixée pour sa comparution en justice.D’après l’acte d’accusation, Rust a donné plusieurs coups de couteau à une infirmière à l’hôpital où il était employé au titre du service militaire.Les étudiants hongrois en colère BUDAPEST (Reuter) — Des milliers d'étudiants hongrois ont manifesté hier à Budapest pour réclamer une augmentation de leurs bourses et protester contre .< la situation critique de l’enseignement supérieur ».Les étudiants, au nombre de 10 000 selon les organisateurs, se sont réunis devant le ministère de la Culture et ont réclamé la démission du ministre, Bertalan Andrasfalvy, qui avait accusé la semaine dernière un groupuscule d'étudiants de fomenter des troubles.Un porte-parole des manifestants a déclaré que s’ils n’obtenaient pas satisfaction, les étudiants pourraient entamer, dans deux semaines, un boycottage des cours.MOSCOU (AFP) — Le Soviet su prême soviétique a commencé hier le vote article par article de la loi sur la liberté de conscience qui va libé raliser l'exercice de la religion en U RSS, des débats marqués par une offensive des élus de l'Eglise pour obtenir l’introduction de l’enseigne ment religieux dans toutes les èco les.Le texte proposé en seconde lec ture aux députes comporte de nombreuses modifications libérales par rapport au projet qui avait été pré senté au printemps dernier, souligne l’agence non officielle Interfax Les débats ont été particulièrement vifs sur cette question du catéchisme dans les écoles, mais aussi sur le problème des impôts sur les biens et les revenus des églises.La loi prévoit notamment la suppression des contributions de l’Etat aux activités athéistes, la liberté d'ouvrir des écoles religieuses, la li berté de culte dans l’armée Elle constitue une rupture avec la loi de 1929 qui régissait de manière extrê mement restrictive l’activité religieuse en URSS.Le patriarche de Moscou et de tou tes les Russies, Alexei II.député au Soviet suprême, est intervenu pour saluer les progrès apportés par cette loi, mais aussi pour demander, au nom de l’Église orthodoxe, la liberté d’enseigner la religion dans les écoles.La loi ne dit rien sur ce point, mais accorde aux étudiants des écoles religieuses les mêmes droits qu’aux autres étudiants.Nous voulons accomplir nos de voirs moraux, c’est le devoir de notre conscience et de notre foi », a dit le patriarche Alexeï, cité par TASS « Nous ne demandons pas une part Le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Alexei II, et des membres de différents groupes religieux surveillent les débats au Soviet suprême.du gâteau, nous ne demandons pas de droits, nous voulons seulement servir notre peuple par tous les moyens à notre disposition et le mieux que nous pouvons », a pour suivi le dignitaire religieux Un autre religieux, Mikhaïl Kou lakov, le chef de l’Eglise adventiste du septième jour, qui assistait au dé bat à lui aussi demandé la liberté du catéchisme dans les écoles • Cette loi est une victoire de notre peuple après bien îles souffrances », a t il ajouté Pour sa part le rabbin de la syua gogue de Moscou, Adolf Sayex ich, a souligné que « les religions en l liss étaient sans protections légales • jus qu’à présent et estimé que « cette loi est très importante, puisque nous avons vécu sans loi sut la liberté de conscience toutes ces années de pou von soviétique» La loi souligne la séparation de l’Eglise et de l'Etal, pi ône des droits égaux [tour toutes les religions, el sti pule que les organisations religieuses ne doivent pus participe! aux acti vitésdes partis politiques ou les sou tenir financièrement Le Japon et la Corée du Nord s’entendent pour établir « de nouvelles relations » TOKYO (AFP) — La Corée du Nord et le Japon se sont nus d’accord hier pour établir « de nouvelles relations », marquées de façon spectaculaire par le président nord-coréen Kim il Sung qui a accepté les « excuses » de Tokyo pour la domination coloniale passée, et décidé de faire libérer deux marins japonais détenus par Pyongyang depuis 1983, a rapporté la presse japonaise.À la tête de la première délégation japonaise de haut rang à se rendre à Pyongyang depuis la guerre de Corée* (1950-1953), l'ancien vice premier ministre Shin Kanemaru a rencontré hier le président Kim II Sung à Myohyangsan, à 150 km au nord de Pyongyang.La rencontre de Myohyangsan est la première entre le maréchal nord coréen et un haut resjK)ii sable politique japonais.Les deux hommes, selon la presse japonaise, se sont nus d’accord pour établir de « nouvelles rela tions » entre leur deux pays, confrontés à la nor malisation prochaine des relations entre Moscou et Séoul, la capitale sud coréenne rivale de Pyon gyang.Un dialogue au sommet entre le Nord communiste et le Sud pro-occidental est également en passe de s'ouvrir.Le président Kim II Sung s’est déclaré en faveur de l'ouverture de discussions au niveau gouver nemental avec Tokyo Les deux pays, rappelle t on, n’entretiennent pas de relations diplomati ques.Dans une lettre remise par M Kanemaru à l’homme fort de Pyongyang, le premier ministre japonais Toshiki Kaifu déclare espérer de son côté que • le dialogue de gouvernement à gouverne ment permettra d’approfondir la compréhension mutuelle et d’améliorer les relations • entre les deux pays.Le chef du gouvernement japonais, souscrivant à une vieille exigence de Pyongyang, a orésenté également dans cette lettre les excuses formelles du Japon pour la domination coloniale exercée sur la Corée de 1910 à 1945.M Kaifu s’y déclare également prêt, selon la presse japonaise, à payer des compensations à la Corée du Nord pour cette période Tokyo avait accordé 500 millions de dollars de compensations à la Corée du Sud lors de l'établis sement des relations diplomatiques avec Séoul en 1965.Le chef de la délégation japonaise a proposé l’ouverture de * bureaux de liaison • entre les deux gouvernements dans les deux capitales.La proposition n’a soulevé aucune objection de la partie nord coréenne, selon la presse japonaLse.Le président Kim II Sung, à la tête du régime communiste généralement considéré comme le plus stalinien du monde, a proposé une améliora tion des relations bilatérales, en commençant par l’établissement de liaisons aériennes directes en Ire Pyongyang et Tokyo.Le maréchal nord coréen s’est également déclaré en faveur, selon la presse japonaise, de la li bération prochaine de deux marins japonais, MM Isamu Bemkoet Yoshio Kuriura, arrêtés en no vembre 1983 pour « espionnage », à l’arrivée de leur bateau dans un (nu l nord coréen La libération attendue des deux hommes oh jet de longues tractations entre les deux pays est interprétée à Tokyo comme une avancée ma jeure dans l'amélioration des relations bilatérales, traditionnellement très conflictuelles .Je pense que nous pouvons satisfaire M Ka nemaru et M Tanabe » au sujet des deux marins, a déclaré le maréchal Kim II Sung lors de la ren contre de Myolinyangsan Celle cia duré 90 minutes et s'est déroulée en présence des 13 membres de la délégation jaito liaise, qui comprenait notamment le vice presi dent du Parti socialiste (opposition), M Makoto Tanatie, des parlementaires conservateurs el so cialistes, ainsi que plusieurs responsables gouver nementaux.M Kanemaru est l’un des dirigeants les plus in fluents du Parti libéral démocratique (I,DP, cou survaleur), au [Miuvoir à Tokyo Le maréchal Kim II Sung a démenti à celte oc casionque la Corée du Nord soil en passe d’arqué rir l’arme nucléaire « Nous ne sommes pas en train produire des ai mes nucléaires.Notre pays n'a pas la puissance économique pour dévelopnei ce type d’armes Nous n'avons ni de tels projets, m la capacité », a déclaré le président Kim II Sung Des informations occidentales el japonaises de diverses sources ont fait étal ces dernieres années de la possibilité pour Pyongyang de se doter de l’arme nucléaire IMANCHE 30 SEPT.12HOO: Restaurant l’Artois.1392.Hart.Brunch, mv Claude Esteban (France).Pn* du repas 14 $ Rés 379-9813.Uri OO Galerie Céline Vente rte.615.lavtotetta.Vernissage Oeuvres Céline Veille tie.Poé -nés Géra kl Gaudet 17hOO: Bar La Zénob.171 Bonaven ture Apero de ta poésie mv L Dubos! (France).G GoHetle (Belgique).M Chapa* (Suisse).A.Pché iQuébec).M A Campos (Mexique) I9h00 Restaurant Le Sextant.875 St- PterTj Souper de la poésie, mv F Arbeiae* tCotom-txe).al Sali (Sénégal) M Latrf Ghattas Égypte).G Hons (Belgique) 2Oh30 Bar l’Odyssée.1198.Champ-hour.Poés#-performance, mv Alberto Kurapel ChMOPnx 5 S ?has Réservations SPECTA 819-3809797 entre 11 et 10 rves 22hOO Café-Gale ne l’Embuscade.1571, Bedeeux Poes« ouverte, mv G Marchamps (Québec) G GoHetle (Belgique).H Chiasson Acadie).G HonsiBelgique» SE Wolfgang Autriche).P Savoie (Manitoba) 23hOO Café-Bar La Zénoto.171.Bonavantura poésie ouverte, mv C Esteban (France).R Dixon (Ontario).D Dargis (Québec).N Moregon (Cubai.M A Campos (Mexique) UNDI 1 OCTOBR i2hOO Caféténa.3351.boul des Forges Poètes âi’UQTR mv C Esteban (France).N Moregon (Cuba).G GoHetle iBeigiquei L Schiechter (Luxembourg).J P Daoust Québec) I2h00 Café Mozart.324 Bonavantura Dîner oe la poés# mv M Chapa* iSuisse) H Chiasson (Acad#) M Laid-Gnattas Egypte).R Duon (Ontaroi 15h30: Restaurant Parc Portuaire Café de la poés# mv L Schiechter (Luxembourg).J Sotoguren (Pérou).F Arbetae* Co*omb#i.MA Campos i Mexique).l7hOO Café-Bar La Zénob 171.Bonavantura Apéro de >a poés#.mv G Hons iBelgique).SE Wolfgang iAutriche! H Chiasson és# ouverte rr* A.L fiel (Sénétjrf).R Dix cm (Ontano).L SchtecMer n uxem txxirg) G Hon* (Ftetg*jue).M I atrf Ghattaa (É gytte) ?3hOO Café-Ber Le Zénob.171.Bonevenlure.Rués# ouverte mv F Charron (f>iét#o).I Dubœt (F rant#) Q Gciftette (BsÉgr*je).D IVxx le* (Québec).N Mure^m ((u4a).13hOO Au Café Mo/art 324.Itona ventura, fkixx.li iVéW# *»v f fwv/«n (Jsirrfjri.(irand prix de le |més# *te * f jrrrveuu Poèmes rie Huguede Bertrand Dos ÿfiujr gui fjorkjrrf au Bistro S41.Bor*«vor4i#e.du 30 æpt au / octobre Oeuvres de Marital Tieeprè Textes fie Mxixjl IJtornoridrjri f.mbuacarJe 1571.Badeeux du V au 30 octobre Verrassage V od 20H30 RÉSERVATION DE BILLETS SPECTA 819-380-9797 entre 11 et 18 hres A-10 ¦ Le Devoir, jeudi 27 septembre 1990 EDITORIAL (In bon jugement sur le fouillis IL Y A maintenant vingt-quatre ans, le temps pour deux générations de traverser l’école primaire et secondaire, que la configuration des commissions scolaires de nie de Montréal occupe et défait les législateurs, et approvisionne les gens de robe.La logique et la clarté ont failli prévaloir dès le début, en 1966, quand la célèbre Commission royale d’enquête sur l’enseignement au Québec, la Commission F’arent, proposa d’instaurer à Montréal des « commissions scolaires unifiées » : une autorité scolaire pour un territoire, administrant divers types d’écoles, catholiques ou protestantes, françaises ou anglaises.Ce beau cartésianisme n’a pas fait long feu.Le Québec entrait alors en période d’ébullition politique, et les guerres de langues et de religions allaient entraîner la « restructuration scolaire » dans un cafouillis de deux décennies.Sauf en 1972, avec la création du Conseil scolaire de l’île de Montréal, et le regroupement des commissions existantes en huit entités — six catholiques et deux protestantes — le dossier est resté au [joint mort.Mais la vie, elle, passait.En moins de vingt ans, la population scolaire de l’île de Montréal a chuté de moitié, de quelque 400 000 élèves à environ 200 000 aujourd’hui, démographie et fuite vers les banlieues aidant.La farouche religiosité de la plus grande commission scolaire au Québec, la Commission des écoles catholiques de Montréal, a poussé vers les écoles protestantes des vagues successives de Néo-Québécois que la loi 101 obligeait à s’instruire en français.Dominé par la majorité anglophone, le système protestant s’est développé en pratique comme un environnement bilingue particulièrement attirant, on le comprend, pour les nouveaux venus.La majorité francophone a donc raté l’occasion de se responsabiliser pleinement quant à son devoir d’intégration.L’organisation scolaire elle-même en souffre, toutes langues et religions confondues.Les plus petites commissions catholiques ne comptent plus, par exemple, qu’une [xiignée d’anglophones et ont toutes les misères à leur offrir des services pédagogiques décents.Les francophones, en se multipliant dans le système protestant, taxent au maximum les ressources et locaux qu’on veut bien leur consentir.Bref, on aura beau dire que les structures ont ordinairement r;u à voir avec la qualité de l’éducation, Montréal c’est faux.Mlles étouffent, bloquent, alourdissent, paralysent, et enveniment des relations communautaires déjà fragiles, pour dire le moins.Tous les problèmes du Québec contemporain traversent ce paysage, et aucun n’y trouve de solution.Le jugement qu’a rendu cette semaine la Cour d’appel du Québec ouvre enfin une éclaircie.Il y a une dizaine d’années, maintenant, qu’un consensus réel s’est fait autour d’une division des commissions scolaires selon la langue plutôt que la religion.Même la hiérar- chie catholique, longtemps farouche dans ses retranchements, ne s’y oppose plus vraiment.Mais quelques assiégés, qui ont autant de gout pour le pouvoir que pour la religion, s’abritent derrière les protections que la constitution canadienne pourrait avoir contenues en 1867.Premier à légiférer une division linguistique, le gouvernement du Parti québécois avait refusé d’en référer directement aux tribunaux, avant de mettre la réforme en oeuvre.Résultat, une cour inférieure l’a vite débouté et il a fallu attendre encore quatre ans, jus- La Cour d’appel ouvre une éclaircie, mais la bataille continue qu’en 1988, pour que le présent gouvernement adopte sa propre réforme du même type et demande l’examen des tribunaux qui viennent enfin, dans une pénultième étape, de lui donner raison.Ce jugement majeur, comme l’a souligné hier en analyse notre collègue Jean-Pierre Proulx, va encore plus loin que ce que le ministre, M.Claude Ryan, avait prévu dans sa loi 107.Celle-ci instaurait une division linguistique des commissions à travers tout le Québec, mais protégeait la CÉCM et la Commission des écoles protestantes du Grand-Montréal (CÉPGM) existantes à la Confédération, tout en donnant au ministre le pouvoir de réduire éventuellement leur territoire.Le jugement affirme que le ministre peut même les supprimer, pourvu qu’il aménage pleinement l’exercice du « droit à la dissidence », effectivement clairement reconnu aux deux minorités confessionnelles, au moment de la Confédération.C’est ce droit qui est protégé, dit majoritairement la Cour, et non pas le mécanisme précis qui l’incarne, donc les commissions scolaires elles-mêmes.Le jugement a été bien accueilli dans les milieux anglophones, dont plusieurs préfèrent depuis longtemps des commissions linguistiques à la cacophonie actuelle (d’autant que les commissions protestantes, qu’ils dominaient, risquent de devenir majoritairement francophones, par l’effet combiné de l’immigration et de la loi 101).Si on s’accrochait encore au régime protestant, c’est qu’il permettait aux anglophones un large contrôle de leurs propres écoles.Un jugement de la Cour suprême, rendu en mars dernier en vertu de la constitution de 1982, leur garantit désormais assez solidement ce contrôle en tant que communauté linguistique.L'étiquette religieuse perd son utilité et la plupart sont prêts à la passer par dessus bord.Sauf un dernier carré de résistants qui, chez les catholiques de la CÉCM comme chez les protestants, voit son pouvoir s’effriter dans la transition vers les commissions linguistiques.Et il est loin d’être certain que la Cour suprême, devant une jurisprudence contradictoire, ne leur donnera pas raison.Ce serait, évidemment, tomber de Charybde en Scylla.Si le plus haut tribunal devait autoriser la formation de commissions linguistiques, mais protéger la CÉCM et la CE PG M, on pourrait retrouver quatre sortes de structures scolaires superposées sur le même territoire déjà dégarni d’enfanLs, et il vaudrait peut-etre mieux renoncer à tout jamais à une réforme.On peut par ailleurs se rattacher à l’espoir que la Cour suprême, comme elle l’a montré dans des jugements touchant la situation des minorités francophones hors Québec, aura une propension à juger moins de façon littérale que de façon évolutive, soucieuse aussi du possible et du faisable.Quoi qu’il en soit, le problème reste entier pour deux ans encore, et le fouillis aussi.Certains suggèrent au ministre de prévoir le coup — au cas où la CÉCM et la CÉPGM devraient rester intactes — et de commencer immédiatement à négocier avec Ottawa un amendement constitutionnel qui nous libérerait du carcan de 1867.Cet amendement mettrait fin au régime constitutionnel d’exception qui prévaut pour le système scolaire de Montréal et Québec.Comme il ne toucherait que le Québec, il pourrait être négocié entre la province et Ottawa, sans séance à onze.Mais c’est une route semée d’embûches, même si le premier ministre, M.Bourassa l’a évo-uée théoriquement depuis la mort des checs du lac Meech.Quand une commission québécoise s’apprête à se demander s’il n’y a pas lieu de rompre avec le Canada, il est peut-être hasardeux d’aller conclure des ententes grâce à la formule d’amendement d’une constitution que le Québec n’a pas signée.On n’en est nas, par ailleurs, à une incongruité près dans ce malheureux dossier.En attendant, il revient aux Montréalais, qui se désintéressent habituellement de la chose scolaire, de sortir de leur léthargie et de profiter des élections scolaires de novembre pour en finir avec le régime intégriste qui gouverne la CÉC M avec 10 % des suffrages, et qui bloque toute évolution.Certes, cela ne stoppera pas la contestation qui monte maintenant vers la Cour suprême.Mais il est bon qu’elle cesse de s’appuyer sur les moyens puissants que fournit une grande organisation comme la CÉCM.Et il est bon aussi que se manifeste la réprobation publique pour ce sabotage constant d’une solution parfaitement raisonnable à des problèmes aigus.S’il faut être patient encore deux ans avant le dernier jugement, chacun a le devoir de poser d’ores et déjà le sien.LISE B1SSONNETTE LETTRES AU DEVOIR Dois-je témoigner comme fausse Indienne ?JEUNE j’ai été mini-vedette à C.uybourg, à Hochelaga et à l’école Stadacona.On m’appelait « Sauvagesse » à cause de ma timidité et de mon apparence physique.Au pensionnat d’ilochelaga, une religieuse française m'appelait « Sauvageonne ».Au travail, entourée de plusieurs compagnons européens, le plus près me disait « sauvagesse ».A tort, j'en étais insultée.Ayant pris l’accent et le vocabulaire européen, je passe maintenant pour une française.Comme « fausse Indienne » je sympathise beaucoup avec les premiers résidents d'Amérique.Ils sont les dépossédés, les vaincus.Nous, Québécois, nous sommes les vainqueurs, vaincus.je veux rendre hommage à M.Ciaccia qui a déclaré que nous montrons que nous avions montré au reste du monde une nouvelle façon d'envisager le frère « ennemi ».Léonle Gervals Outremont, le 19 septembre.Quinze cents sur chaque dollar dépensé POUR LE consommateur, la TPS équivaut à un dollar dévalué.A vrai dire, mon dollar gardera sa pleine valeur seulement s'il reste dans ma poche ou dans mon compte en banque.Mais, aussitôt que je ferai le geste de dépenser ce dollar, la TPS fédérale-provin-ciale viendra me soutirer un 15 cents supplémentaires.En réalité, je vais débourser 1,15 $ pour un produit ou un service valant juste 1 $.En somme, je perds 15 cents ou : 15 % sur chaque dollar dépensé, car la TPS J s’appliquera presque à tous les produits ou 1 les services de consommation.La TPS a donc le même effet que la déva- ! luation monétaire, mais seulement pour les dollars-consommation.Les billets qui roupillent dans une banque ne sont pas touchés par la nouvelle taxe.Par conséquent, contrairement à la dévaluation, la TPS ne provoque pas de panique chez l’épargnant et sur les | marches financiers.Voilà pourquoi la TPS ait reçu la bénédiction du pouvoir politique et économique.Pour eux, la TPS est un moindre mal.Dans j le sens que la colère des gens à l'égard de la ! TPS est préférable à une crise de confiance j face à la monnaie.Cela serait néfaste pour le statut quo politique et économique.Donc trop cher.Vaut mieux alors permettre aux épargnants de maintenir plus ou moins leur pouvoir d'achat grâce au taux d’intérêts.| Quant aux autres, la perte nette sera plus ou moins de 15 % sur chaque dollar dépensé.Tout cela pour maîtriser le déficit budgétaire de nos deux paliers de gouvernement.Pendant ce temps, ceux-ci dépensent notre argent d’une façon qui surprend chaque année le vérificateur général.En retour de quoi ?Qui paie pour cette mauvaise gestion des avoirs de l’État et cette magouille politico-financière ?Léo Faucher Montréal, le 15 septembre.La souveraineté mohawk, une question de maturité AU MOMENT où le Québec parle comme jamais de souveraineté, voila que soudainement un lout petit peuple à l’intérieur de son territoire la revendique pour lui-même.Ces aspirations à la souveraineté, tant chez les Mohawks que chez les Québécois, nous amènent à supposer une égale capacité d’en assumer toutes les conséquences, mais qu'en est-il réellement ?A la lumière de la crise autochtone, il apparaît évident que le peuple mohawk est incapable d’assumer les conséquences politiques, économiques, sociales et technologiques (compétences) qu’une souveraineté pleine et entière requiert.Dans leur entêtement, certains autochtones ne s’aperçoivent pas que leurs prétentions à la souveraineté peuvent constituer en LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le lOjanvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Albert Juneau Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette Jacques Chabot Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS elles-mêmes une véritable menace anarchi-sante.À cet égard, la domination des Warriors sur les élites politiques mohawks pourrait annoncer le pire tant pour les autochtones eux-mêmes que pour leurs voisins non autochtones, advenant une accession du peuple mohawk à la souveraineté.Il faudrait aussi que les Mohawks comprennent qu'on ne se développe pas par le commerce de l’argent facile comme celui de la contrebande de cigarettes et des casinos.Le développement réel des sociétés autochtones ne pourra se faire qu'en symbiose avec la civilisation dite « blanche ».On doit même supposer qu’à l'échelle de la planète, beaucoup de peuples n’accéderont jamais à la souveraineté tant qu’ils n’auront pas la maturité collective nécessaire pour se donner une automomie politique réelle.En ce sens, la crise autochtone aura démontré une certaine vulnérabilité des élites politiques québécoises et un manque d’attitudes « souveraines » chez celles-ci.Est-ce un signe du destin ?Michel Gaudette Trois Rivières, le 20 septembre.La dialectique des loups et de l'agneau A LIRE l’éditorial d’Albert Juneau (« La fin de la deuxième guerre », LE DEVOIR du 15 septembre), on croit rêver Quoi ! c’est dans LE DEVOIR, créé en 1910 pour être le champion du nationalisme canadien-fran-çais, qu'on peut lire en 1990 : « Les nationalismes qui ont [.] été à l'origine de la dernière grande guerre »?On a dit la même chose, entre les deux guerres, au sujet de la première.Slaves du sud.Polonais, Juifs d’Europe centrale.Tchèques et autres Ru-thènes sont coupables d'avoir existé.D'avoir, ou de n’avoir pas, résisté à l'oppression ; de toute façon Us avaient tort.Quand on est puissant (Britannique, Français, Allemand, Russe, Austro-hongrois), on a du patriotisme.et c’est une vertu.Quand on est minoritaire on est naitonaliste, et on a tort.On cause la guerre.Si on est canadien-fran-çais (permettez à un Ontarois de tenir à cette épithète), on brise la Confédération.Bientôt un vaste conflit va peut-être éclater au Moyen-Orient.Les vertueuses grandes puissances se garderont bien de dire que ce sera à cause du pétrole et des dollars.Mais il est certain qu'on en blâmera les Palestiniens, coupables d'être persécutés et de ne pas être encore tous morts.C'est toujours la dialectique des loups et de l'agneau.Paul de Bellefeullle Ottawa, le 19 septembre.fÜISOAJE DIS EXCUSE.LE MONDE BLOC-NOTES L’irresponsabilité des libéraux fédéraux SI L’ATTITUDE que les libéraux de Jean Chrétien ont adopté vis-à-vis de la TPS préfigure leur vision du Canada de demain, ce grand pays n’a pas fini de s’enfoncer dans les petitesses.Au lieu de chercher à améliorer une mesure fiscale dont la nécessité ne fait plus de doute et sur laquelle les électeurs ont eu l’occasion de se prononcer lors du dernier scrutin, l’opposition libérale a préféré engager une lutte à outrance contre un gouvernement vacillant, qu’elle souhaiterait envoyer au tapis dans l'espoir de remonter sa cote de popularité, elle aussi en baisse.C’est la victoire de la mesquinerie sur l’intérêt général.Et ce n'est pas ainsi qu'on refait un pays en période de crise.?Il est vrai que la TPS a suscité beaucoup de critiques.Mais, à y regarder de plus près, la plupart d’entre elles évitaient de s’attaquer aux principles et aux objectifs fondamentaux de cette taxe et se gardaient bien de proposer des solutions de rechange crédibles.Elles concernaient le plus souvent les effets qu’entraînerait la TPS sur certaines catégories de consommateurs et les secteurs d'activités désormais soumis à la nouvelle taxe, en omettant toutefois de considérer ses avantages incontestables sur le régime actuel.Il est vrai aussi que le gouvernement fédéral aurait pu éviter une grande part de la confusion qui persiste dans l’opinion publique s'il s’était donné la peine d’expliquer clairement, et simplement, le sens et la portée de sa réforme.Trois ans et demi après la publication du premier document sur la TPS, bien peu de gens comprennent la différence entre la taxe actuelle et le nouvel impôt qui doit entrer en vigueur en janvier.Le gouvernement Mulroney s’est poussé lui-même dans cette mare d’embrouillamini que les libéraux se plaisent maintenant à agiter.Pourtant ces libéraux avaient une belle occasion de dépasser le grenouillage et de servir les intérêts de la population.Car l’implantation de la TPS « pénalisera » certains secteurs de l’économie, alors que d’autres en tireront profit — parce qu'ils sont désavantagés par le régime actuel.Il n’est donc pas étonnant de voir des groupes se lever pour exiger, ou d’être exemptés de la taxe, ou de bénéficier de mesures compensatoires.Ici au Québec, les secteurs autrefois libérés de l’impôt à la consommation, tels le vêtement, le meuble et l’édition, ont réclamé des gouvernements qu’ils leur accordent une attention spéciale.On comprend mal que les libéraux fédéraux n’aient pas cherché à modifier le projet conservateur, d’autant que le premier ministre Mulroney a laissé entendre qu’il était ouvert à des propositions.Même s’il ne s’agissait finalement que d’une manoeuvre politique de la part des conservateurs, les libéraux auraient pu exploiter le mouvement d’opposition à la TPS qui continue à se manifester un peu partout à travers le Canada.Us pouvaient s’amasser du capital politique à bon marché.Mais les troupes libérales et leur chef ont opté pour la petite politique, celle qui est train de miner les assises de ce pays.Les libéraux fédéraux se trompent d’époque.Il serait temps qu’ils ajustent leurs pendules.Le Canada de Pierre Elliott Trudeau n’existe plus.La réforme fiscale et la TPS font partie de ces changements de fond indispensables que le gouvernement fédéral se devait de mettre de l’avant pour renforcer l’économie canadienne.Si l’obstination libérale au Sénat se poursuit, le premier ministre Mulroney doit mettre à exécution sa menace de recourir à une clause spéciale de la Constitution pour obtenir une majorité conservatrice à la Chambre haute.ALBERT JUNEAU LIBRE OPINION Les risques sectoriels de la TPS Ghislain Dufour PLUSIEURS secteurs de l’activité économique ont réagi très négativement à l'annonce récente, par le gouvernement du Québec, qu’ils seront bientôt assujettis à la taxe de vente provinciale et, dans un an, à la TPS québécoise.Leurs porte-parole ont fait valoir les risques économiques que représente la TPS pour certains secteurs et ont demandé au gouvernement de les en exempter.Contrairement à ce que plusieurs peuvent penser, le Conseil du patronat du Québec (CPQ), très favorable à la TPS, est très sensible à cet appel lancé par un certain nombre de secteurs afin que le législateur examine très soigneusement les demandes d’exemptions sectorielles qui lui sont faites.En effet, même s’il a toujours appuyé le principe de la TPS, affirmant que l’actuelle taxe fédérale est inéquitable, inefficace, désuète et qu’elle doit être remplacée, le CPQ a toujours reconnu que certains secteurs auront plus de difficulté à composer avec la nouvelle taxe de vente.Bien plus, tant à Ottawa qu'à Québec, le CPQ a toujours exprimé son désaccord avec l'addition d’une taxe là où, de ce fail nous ne serions absolument plus concurrentiels.Le CPQ soutient en effet que la baisse de compétitivité ou la perte d’emplois ne sauraient être pour les coffres de l'État des solutions de rechange valables à la situation actuelle : le taux de taxe zéro devrait donc être parfois envisagé pour certains secteurs économiques, si l’on juge qu'ils seront nettement pénalisés par I l’instauration d’une TPS.D’ailleurs, une taxe zéro n’est pas sy-| nonyme d'exemption définitive pour un secteur d'activité particulier.Une telle méthode permet à une industrie de s'ajuster au nouveau contexte tout en | laissant la prérogative au gouvernement de lui imposer la TPS lorsqu'elle a surmonté ses difficultés.Même si le CPQ est bien conscient de la difficulté politique d’effectuer de tels j choix et des pressions auxquelles sera | soumis le gouvernement, il n'en croit pas j moins que l’objectif global d’une réforme j fiscale doit être de stimuler l’économie et j non d’en pénaliser ses meilleurs éléments.D’ailleurs, les nombreuses exemptions consenties à ce jour, alors qu’en principe l’assiette de la taxe aurait dû etre la plus large possible et qu’il aurait fallu à cet égard faire montre de beaucoup de courage politique, justifient aujourd'hui d'en envisager d’autres le cas échéant.Lors d’une récente émission consacrée à ce dossier sur les ondes de Radio-Québec, le porte-parole du ministre et sous-ministre des Finances a d’ailleurs été très clair à cet égard : le ministère n’est pas fermé à un certain nombre d'exemptions si on lui fait la preuve que la TPS serait trop pénalisante pour certains secteurs.Nous encourageons ces secteurs à profiter de cette ouverture gouvernementale : ils s’inscriront alors dans le cheminement que le CPQ a proposé et toujours défendu.L AUTEUR est président du Conseil du patronat du Québec.
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