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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-10-17, Collections de BAnQ.

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¦ rétamants $a *t ta lalat poltln pour hommes et femmes cSemin AtY ' Vj \ ' r39-445l I2U Le mjgasm Oe pleir^sir H plus iptcititst Oe téontrt»! Vol.LXXXI — No 241 ?60 CENTS Montreal, mercredi 17 octobre 1990 Averses dispersées Ma* 16 Detail page B-7 v ,'v Nord uev^vr S,\ B'u -s* .k n\ enta.SOCIETE La drôle de bataille de la parole Envers et contre tous, l’armée canadienne a choisi de parler avec les Warriors de Kahnawake et de Kanate-sake plutôt que de frapper.Dans la première partie d'un reportage sur les événements de cet été, Jocelyn Coulon nous révèle les dessous inédits de la stratégie d’intervention militaire dans la crise amérindienne.Page B-l Guy Bedos, le dégonfleur de saloperies Guy Bedos est le comique numéro un en France dpuis 20 ans.Roi des pourfendeurs, il pratique là-bas avec brio l’art de tirer sur tout ce qui bouge et qui est investi du moindre pouvoir.Nathalie Petrowski a rencontré ce saltimbanque dégonfleur de saloperies qui avoue piquer son confort à la bourgeoisie.Page B-l Québec a su la veille que la SQ interviendrait à Oka le 11 juillet ôtiies Lesage ~—~ ~ de notre bureau de Quebec LE CABIN ET du ministre de la Sé cunté publique avait été informé la veille de l’assaut contre les barri cades des Mohawks d’Oka, intervention qui, le matin du mercredi 11 juil let, se révéla fatidique au caporal Marcel Lemay et déclencha un affrontement de près de trois mois.C’est ce que le nouveau ministre de la Sécurité publique a révélé hier à l’Assemblée nationale, en réponse aux questions du leader de l’opposi tion officielle, M.Guy Chevrette.Le cabinet de M.Sam Elkas.alors en vacances, ne jugea pas bon de communiquer cette information à qui de droit dans les meilleurs dé lais; ce n’est que le lendemain matin, alors que l’opération était en cours, que le ministre intérimaire, M.Mi chel Pagé, fut mis au courant.M Claude R y an a fait savoir par ailleurs qu’une « révision interne • de l’ensemble des opérations policières reliées aux conflits autochtones est en cours à la Sûreté du Québec.Ce n’est qu’au terme de cet exercice qu’il décidera s’il y a heu de faire une autre enquête plus élaborée.« L’ordre de réaliser l’opération du 11 juillet au matin fut émis par un comité spécial formé à cette fin par la direction de la Sûreté du Québec et avec l’approbation du directeur (M.Robert l.avigne), explique M.Ryan.De ce côté là, les choses se sont faites conformément au plan d’intervention qui est établi pour des situations de ce genre.« Dans la journée du 10 juillet, relate le ministre, le directeur de la SQ a reçu une demande d’information d’un attaché politique du cabinet du ministre de la Sécurité publique et il l’a informé qu’une opération était en préparation pour le lendemain, sans donner de détails additionnels.Cette personne (Mme Hélène Ménard, adjointe au directeur de cabinet ) a prévenu le ministre, tôt le matin du U juillet, au moment où l’opération était déjà commencée.Le directeur de la SQ n’a pas communiqué avec un ou des membres du gouvernement, à l’exception de cette infor mation du 10 transmise au cabinet de M.Elkas Personne ne se doutait alors que les choses évolueraient de la ma mère dont elles l’ont fait, ajoute M Ryan.L’opération a commencé dans un climat qui semblait devoir éviter toute effusion de sang.Les deux ou trois premières heures s’étaient dé roulées fort convenablement Des accidents malheureux se sont pro duits et des échanges de coups de feu au cours desquels le caporal Lemay a été atteint.Se rendant compte des forces sur le terrain, la SQ a par la suite modifié son approche ; il aurait été absurde de ne pas agir ainsi.Au surplus, rien ne dit nulle part que la SQ doit avoir chaque fois l’aval de l’autorité politique.* Moi, j’insisterai pour être informé, mais il y a quand même une mesure de discrétion qui doit être exercée par la Sûreté dans l’exercice de ses fonctions.» Mais le ministre ne doit-il pas être averti de toute opération d'envergure?demande M.Chevrette.« 11 m’est apparu évident à plusieurs reprises que le problème d’imputabilité de la Sûreté du Québec n’avait pas reçu une solution toujours satisfaisante.Mais je peux assurer le député de Joliette et les membres de cette Chambre que personne ne se pose présentement de question sur le lieu de l’autorité ultime en ce qui con cerne la sécurité publique au Québec, répond le ministre.Les choses ont été établies bien clairement avec la Sûreté du Québec.» Voir page A-2: Québec l’MOTO ce Le nouveau ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, a révélé, hier, à l’Assemblée nationale, que, le 10 juillet dernier, la SQ avait Informé le ministère de Sam Elkas, remplacé depuis par M Ryan, qu elle Intervenait le lendemain contre les barricades des Mohawks à Kanesatake.Éditorial La mise à contribution des automobilistes au financement du transport en commun est tout à fait justifiée.L’éditorial de Jean Francoeur.Page A-8 James Baker Baker inflexible face à Bagdad Le secrétaire d’État américain James Baker rejette l’idée d’un retrait partiel du Koweit par l’Irak suggéré par le président Saddam Hussein.Page A-7 Prudence des agriculteurs La position du Canada sur le GATT n’est pas reçue par l’industrie agro-alimentaire québécoise avec un soupir de soulagement, bien qu’elle y retrouve plusieurs avantages Page A-5 Le Nobel d’économie à trois Américains Trois experts Américains de la finance méritent le prix Nobel 1990 des sciences économiques Page A-5 Déficit de 227 millions à la SGF LA CONSTRUCTION des frégates par Marine Industrie a eu un impact si dramatique au sein de la Société générale de financement (SG F) que celle-ci vient d’enregistrer la perte la plus considérable de son histoire, soit 227 millions $ À elles seules, les activités poursuivies par Marine Industrie en 1989 se sont soldées par des dégâts financiers totalisant 307 millions $ comparativement à 18 milüons $, de per tes également, lors de l’exercice antérieur.En 1988, on s’en rappellera, la SG F avait réalisé un bénéfice net de 147 milüons $.Tels sont les chiffres inscrits dans le rapport annuel de la SG F déposé hier a l’Assemblée nationale par le ministre responsable de cette société d’État, M.Gérald Tremblay de l’Industrie et Commerce.Occupé par diverses obligations, M.Tremblay n’était pas disponible pour commenter la performance d’autant plus piètre de la SGF que toutes les compagnies qu’elle cha peaute ont enregistré des contre-performances au chapitre du bénéfice net.Pourtant, « les ventes ont atteint 360 millions $, une légère hausse de 20 millions $ par rapport à l’an dernier», souligne M.Paul Berthiaume dans son dernier message aux actionnaires.Il y aquelques semaines, M.Berthiaume a quitté son poste de prési dent du conseil et chef de la direction pour occuper des fonctions pratiquement identiques au sein du Groupe Les Coopérants.Sur la déchéance financière de MIL, il est important de souligner que la SG F a inscrit d’ores et déjà dans ses livres la perte totale qu’elle s'attend à encaisser pour la durée du contrat des frégates qui doit se terminer en 1994 Autrement dit, à la fin du présent exercice financier le Groupe MIL, à moins que d’autres revers de fortune ne viennent financièrement écorcher les opérations en cours, ne devrait pas faire de pertes.Ni cette année, ni l’année pro- chaine, ni.Dans un communiqué émanant du ministère de l'Industrie et Coin merce, il est spécifié que cette provision et perte de l’exercice d'un montant de 257 millions $« permet Ira de couvrir des dépassements de coûts potentiels associés à la construction des navires de la Marine canadienne » Si d'aventure les négociations qui se poursuivent actuellement entre M Tremblay et son homologue fé déral, M Benoit Bouchard, débou chent sur un accord permettant à Marine Industrie de récupérer une partie des sommes perdues dans cette triste aventure navale, alors la position financière de la SGF sera positivement rectifiée.En attendant, et selon les informations fournies hier par le porte-parole du ministre Tremblay, Mme Dominique Lambert, « les parties sont près d'un accord ».,1 usqu'à quel point ?Il n'a pas été possible de le savoir Incidemment, Mme Lambert a réitéré que la nomination d’un suc-Volr page A-2: Déficit Rien ne va plus aux Communes sauf le débat sur l’unité nationale ital Hébert de notre bureau d'Ottawa PENDANT que le gouvernement fait la guerre au Sénat, la Chambre des Communes tourne au ralenti.Seule exception, le débat sur l’unité nationale que le premier ministre Brian Mulronev est sur le point de relancer.C’est par le biais d’une déclaration à la Chambre des Communes, « très bientôt », a précisé hier le chef conservateur que sera délimité le rôle qu’entend jouer Ottawa dans le débat de l'après-Meech.Tel que promis par Brian Mul-roney a Gaspé cet été, c’est une vaste discussion sur l'avenir du pays que prépare le gouvernement aux Canadiens, de préférence à un exercice de style constitutionnel.• Une commission qui étudierait la constitution canadienne actuellement n'accomplirait pas grand-chose », évalue en effet le sénateur Lowell Murray.Selon le ministre constitutionnel de Brian Mulroney, « les Canadiens devront plutôt se demander s’il vaut la peine de préserver ce pays ».Pas plus à Ottawa qu’à Québec, le statu quo ne serait donc retenu comme aboutissement va labié du débat qui s’amorce.Le gouvernement fédéral estime également qu’une mise au point de la mécanique constitutionnelle s’impose de toute urgence, pour éviter une répétition de l’aventure ratée du lac Meech.« Si nous ne changeons pas le processus, il échouera sans doute », prédit Ixiwell Murray.D’autant plus que rien, actuellement, ne permet au Québec de régler ses comptes avec le Canada à la seule table fédérale.« Il n'y a pas de possibilité d'entente bilatérale avec Québec dans la constitution en général, cela vaut seule ment pour un nombre très restreint d’arrangements », a prévenu hier le ministre, * toute réforme devra pas ser par la formule d’amendement ac tuelle » Pour articuler sa propre réflexion, le gouvernement continue de privilégier la formule d’un groupe de travail du style de la commission Pépin Robarts de préférence à celle d’une commission royale d’enquête ou d'une commission itinérante élargie comme celle de l’Assemblée nationale, deux hypothèses exclues d’em blée par le premier ministre cet été.Si les noms de plusieurs des joueurs de l’épisode du lac Meech circulent actuellement relativement à l’initiative fédérale, il faut déjà éliminer ceux de David Peterson et John Turner, qui ne seraient pas sur Voir page A-2: Rien Edmonston boude i l’anglais à Ottawa Plftrre O'Neill PHILIPPE EDMONSTON pari en croisade pour U* respect du statut du français au sein du N Pli-Canada, dénonce les commerçants qui exploitent les con sommateurs au nom de la TPS et réitère ses convictions souverainistes.La prise de conscience linguistique du député de Chambly a connu un sursaut il y a quelques jours, lorsque des militants néo-démocrates de la région de Qué bec se sont plaints d'avoir reçu du secrétariat national du NPI) Canada une lettre de sollicitation rédigée uniquement en anglais Informé de cette maladresse, Philippe Edmonston a aussitôt exprimé son indignation auprès des cadres du secrétariat national el de son chef, Mme Audrey McLaughlin, dont la signature apparaît au bas de la lettre.Mais il n’en est pas resté là Depuis l'incident, il ne parle que le Iran çais à la Chambre des communes et c'est en français qu'il s’adresse à ses collègues parlementaires, même quand il s’agit d'unilingues anglophones.Aujourd’hui, il profitera de la réunion du caucus na tional des députés pour éveiller les dirigeants de son parti à la réalité francophone du Québec.Ce souci pour le respect du français, M Edmonston en a témoigné en aparté dans le cadre d’une conférence de presse con voquée hier par le président de l'aile québébécoise du NPD-Ca nada, Alain Tassé et la prési dente de la commission politique, Louise O’Neill L'exercice avait essentiellement pour objectif de communiquer les conclusions des délibérations du conseil général, tenu au cours du weekend à Lon-gueuil.À cette occasion, les néodémocrates fédéraux du Québec se sont donné de nouveaux statuts, ont consacré la séparation des ailes fédérale et provinciale, et ont adopté une déclaration de Phll Edmonston principe comprenant notamment une position de base sut la ques tion constitutionnelle Déclaration nébuleuse qui ne fait qu’ajouter à l'ambiguité qui caractérise la position conslitu tionnello du Nl’li fédéral au Qué bec « Nous ci oyons qu’il est no tre devoir, en tant que parti politique actif au Québec, de lutter jKJur les droits collectifs des Qué bécois de toutes origines, in cluant leur droit à l'autodéter minât ion Et de défendre la cul turc et la langue françaises main tenues sur ce continent depuis plus de trois cents ans.» Dans l'esprit du président de la formation, Alain Tassé, cela ro vient à dire que toutes les options sont encore discutables.Ce que confirme Philippe Edmonston « Rien n’est exclu, sauf le statu quo » Mais la section québécoise du NPD promet mieux pour bientôt La commission politique a reçu pour mandat de consulter les mi litants de la base et d’élaborer un document de réflexion d’où émergeront les résolutions devant être soumises au congrès des 8 et 9 décembre à Montréal Outre la question constitutionnel-Voir page A-2: Edmonston Si vous ne connaissez pas HUGO, vous faites une grave erreur! EN VENTE PARTOUT Librairies • Magasins d'ordinateurs • Clubs Price Distribué par LOGIDISQUE Inc.1225, rue de Condé, Montréal (QC) H3K 2E4 Tél.: (514)933-2225 FAX: (514)933-2182 Tél.: (514)933-2225 FAX: (514)933-2182 A-2 M Le Devoir, mercredi 17 octobre 1990 Le Sénat ne siège pas et les libéraux persistent dans leur guerre à la TPS ÏSÜÎntal Hébert ¦ de notre bureau d'Ottawa LE SÉNAT n’a pas siégé de la jour née hier, alors que conservateurs et libéraux négociaient pour tenter de mettre fin à la guerre de procédure qui remplace depuis trois semaines les travaux normaux de la Chambre haute.Peu avant 9 heures hier soir, les pourparlers entre les deux partis et le président du Sénat Guy Charbon neau pour faire redémarrer les tra vaux sur un ton plus normal, ont été ajournés à ce malin.Alors qu’ils se disent prêts à retra vailler normalement à la Chambre haute, les libéraux refusent, jusqu’à nouvel ordre, de s’engager envers un échéancier précis visant à passer au vote sur la taxe.ILs ont par contre offert au gouvernement de passer à l’adoption d’autres projets de loi, comme la réforme de l’assurance-chômage et Hibernia et de procéder à un premier vote sur la TPS à la fin du mois.En allégeant ainsi le menu sénatorial d’ici novembre, les conservateurs peuvent cependant donner les coudées encore plus franches à leur opposition libérale.Celle-ci pourrait alors, en recommençant une guerre de procédures, paralyser impunément le Sénat au-delà de l’échéance prévue du 1er janvier pour l’entrée en vigueur de la nouvelle taxe.Le chef libéral Jean Chrétien laisse en effet peu de doutes quant aux intentions ultimes de ses troupes au Sénat.« Le gouvernement peut résoudre l’impasse en retirant la taxe », a-t-il précisé alors que se poursuivaient les négociations.Selon lui, la population canadienne appuie toujours massivement les efforts des sénateurs libéraux et souhaite qu’ils éliminent le projet de taxe.Une conclusion qui vaut tout autant pour le Québec où personne, raconte-t-il, n’a profité de sa brève escale à l’aéroport de Montréal, en fin de semaine dernière, pour l’accoster et se plaindre de la bataille libérale contre la TPS.Entre-temps aux Communes, le premier ministre Brian Mulroney a souscrit avec un enthousiasme certain à une suggestion du Bloc qué- bécois qui voudrait que le gouvernement abolisse sine die le Sénat.Dans une lettre à Brian Mulroney, le député de H ull-Aylmer Gilles Ro-cheleau lui propose rien de moins qu’un « plan d'extermination » du Sénat, préconisant que le gouvernement contourne la Constitution en coupant les vivres à la Chambre Haute.Aux Communes, le premier ministre a lancé qu’il souhaitait vivement que le sénateur « Lasagne Hébert » et ses comparses reprennent rapidement leurs activités normales.Sur un ton plus sérieux, Brian Mulroney a rappelé qu'il avait proposé l'abolition au Sénat aux provinces, lors de la ronde de négociations du lac Meech.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Déficit cesseur à M.Berthiaume était une question de semaines et non de mois.Cela dit, toutes les autres compagnies du groupe SG F ont vu leur bénéfice respectif reculer par rapport à ce qui avait été réalisé en 1988.En l’absence de M Louis-Gilles Gagnon, qui assure l’intérim à la tête de la SG F, M François Ghali, directeur des communications, a confié que cette baisse de régime des diverses sociétés était le reflet du contexte économique.Ainsi que M Ghali Ta noté, « nous avons ressenti les effets de la récession dès le quatrième trimestre 89 ».Dans le cas des filiales de la SG F, « la chute des prix mondiaux de l’a-luminium et de l’éthylène nous a particulièrement touché » a-t-il précisé.Le ralentissement économique dans les secteurs des pièces automobiles et de la construction résidentielle a provoqué une diminution sensible des résultats d’exploitation de Albecour, filiale à 100 % de la SG F, qui a vu ses ventes passer de 162 millions $ en 88 à 144 millions $ en 89.Conséquemment, le bénéfice net a baissé de 15 millions $ pour s’établir à 49 millions?.Pour la première fois depuis 1986, ainsi que le souligne lui-même M.Berthiaume, les résultats de Éthylec affichent des diminutions.Le bénéfice net en 89 fut de 23 millions $, soit une baisse de plus de 50 % sur 88.Dans son analyse, M.Berthiaume précise que « les conditions de l’offre et de la demande mondiale furent particulièrement perturbées par l’arrêt des importations de polyéthylène par la Chine».Dans le cas de Pétromont, Tex-président de la SG F fait observer « qu’à cause de l’importance de ses livraisons à l’extérieur de l'Amérique, Pétromont encaissa une baisse rapide de ses revenus et un accroissement de ses inventaires ».Conséquemment, le bénéfice net s’est réduit comme une peau de chagrin.De 104 millions ?en 1988 à.40 mil lions $ en 89 ! En ce qui concerne Domtar, et comme on le savait déjà, le bénéfice net a chuté sensiblement pour se fixer à 33 millions $.Dans le cas de cette entreprise, M.Berthiaume estime que « les conditions défavorables des marchés du papier journal, des emballages et du gypse, l’incidence du raffermissement du dollar canadien, une charge inhabituelle de restructuration et la hausse des in- Acier, acier-or et or 18c i 5Y/ts, r ^ Ai k Al 1 MANN MAURES IOAII I il KS 1)1 PLIS I '»Ï4 2195, ( res< ent (514) 848-0595 I PATEK PHILIPPE (ti/i4er ROLEX Ui ampaiN €B€L [Y\m1 BREITLING g^grandes ^ oeuvres originales des rv :* T jPfl W.¦¦¦¦¦ VL # 1.¦ ?f i * i i if » é ' i & $ 0» R ¦l, m: -(Vi tour Ronce Pu Rocher artieipe/ à echo première nationale! Autant de visites chez votre nettoyeur Chatel.autant de chances de gagner une des sept toiles tirées des collections personnelles des artistes suivants: Pauline Bressan lacques Chevalier Renée Pu Rocher - Monique 1 larvev Michel I eroux Andre Michel Richard Montpctit.Ces tableaux d une valeur inestimable sont exposés dans le hall de T édifice Classique- Soprin de 10 à 16 heures du lundi au vendredi et de 11 à là heures le dimanche jusqu’au vendredi, 7 décembre, 1000.Adresse: 375, boni.Roland-Therrien.1 ongueuil Le tirage aura lieu le lundi, 10 décembre 1000 à cet endroit.s EOiatel votre nettoyeur i n iVlhilvnition Hive oooo ooooo Covovî/i * VEQSA* OVA; .NC GROUPE LAVOINC.Mallefe OLIVIER jCGJD térêts débiteurs » sont responsables des déceptions financières que Domtar a rencontrées en 89.4 Québec Pour l’heure, la SQ fait une révision interne de tous les événements auxquels elle a été associée, et elle en fera rapport au ministre dans deux ou trois mois.M.Ryan en disposera alors comme il se doit, décidant s’il y a lieu d’avoir une enquête plus approfondie.« On pourra l’examiner ensemble à ce moment-là et je vous assure que je ferai en sorte que tous les faits qui méritent d’être connus soient connus, mais sans qu’on fasse de l’excitation, du scan: dale et, surtout, de la distraction pour occuper seulement des personnes avides de curiosité », conclut le ministre à l’Assemblée.Hors de la Chambre, M.Ryan fait savoir que Mme Ménard est encore à son service pour assurer la transition entre M.Elkas et lui.Mais, après cinq ans à la Sécurité publique, elle veut désormais occuper d’autres fonctions.Avant une enquête publique, telle que réclamée par l’opposition, M.Ryan songe à d’autres moyens parlementaires: l’étude des engagements financiers de la Sécurité publique, qui n’a pas été faite depuis deux ans et demi; l’étude des crédits budgétaires ou même un mandat d’initiative par la commission appropriée.Quant à lui, il insiste pour être informé rapidement, et tout le monde le sait autour de lui.Il faut que le ministre soit saisi sur-le-champ de toute information importante.« Sinon, c’est vite dehors, à coups de pieds au derrière », lance-t-il aux reporters, les invitant à lui faire part de leurs lumières.Il sera à nouveau longuement question de toute cette affaire demain à l’Assemblée, l’opposition pé-quiste ayant inscrit une motion de censure blâmant le gouvernement pour n’avoir pas su prévenir la crise et pour avoir failli à ses devoirs fondamentaux.Signalons par ailleurs que la reprise des travaux sessionnels a été marquée par les faits suivants, hier, à l’Assemblée: ¦ le député libéral de Frontenac, M.Roger Lefebvre, a été choisi vice-président, en remplacement de M.Lawrence Cannon, récemment nommé ministre des Communications; ¦ le chef de l’opposition a tenté en vain d’amener le premier ministre à admettre que le Québec est en récession.M.Jacques Parizeau aura l’occasion d’y revenir aujourd’hui, avec une motion de son cru qui « exige du gouvernement libéral qu’il sorte de sa torpeur et de son indifférence vis-à-vis des milliers de Québécois victimes de la récession économique, en prenant immédiatement des me- CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1892 55 Si Jacques Montreal.Quebec Canada.H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax .5141 845 7874 Tel 15141 987-6242 Agents de brevets d’invention et de marques de commerce FETHERSTONHAUGH & CIE ÉTABLI DEPUIS 1890 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES DE COMMERCE Man R.Campbell A.Datid Morrow Donald A.Mil! 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et deux différentes factions des Mohawks de Kanesatake autour des revendications territoriales à Oka s’est une fois de plus terminée dans la dissension hier à DorvaL Au sortir de deux rencontres indépendantes avec le ministre, le Conseil de bande de Kanesatake, représenté par le chef George Martin, et l’équipe de négociations de Kanesatake, menée par M.Jerry Peltier, ont présenté des visions complètement différentes du mode de représentation qu’ils revendiquent pour les Mohawks de Kanesatake.Le ministre Siddon a entrepris au cours des dernières semaines une ronde de pré-négociations sur la cession du territoire acheté à Oka, pour déterminer qui serait le mandataire de ce territoire chez les Mohawks.Le Conseil de bande de Kanesatake, mené par le chef George Martin, et constitué selon le mode traditionnel de nomination par les mères de clan, est présen- tement contesté au sein de la communauté mohawk de Kanesatake, qui considère que le chef Martin a abdiqué ses fonctions au cours de la crise qui a perduré tout l’été.• En 1988, le gouvernement fédéral a réclamé la tenue d’un référendum sur le mode de nomination du Conseil de bande.Nous avons obtenu une injonction pour empêcher ce référendum que Ton qualifie d’ingérence dans les affaires indiennes.À Dorval, nous avons demandé au ministre Siddon de déclarer publiquement qu’il respecterait cette injonction et qu'il ne remettrait pas en question le Conseil de bande de Kanesatake » a affirmé Jacques La-caille, l’avocat du Conseil de bande de Kanesatake.Selon Me Lacaille, l’Équipe de négociations de Kanesatake réclame à long terme la tenue d’un référendum qui remettrait en question le principe traditionnel de nomination des conseils de bande qui prévaut présentement à Kanesatake.sures budgétaires et économiques énergiques de manière à stimuler l’économie, à protéger et créer les emplois nécessaires afin de réduire les mises à pied annoncées ou appréhendées dans toutes les régions du Québec »; ¦ le chef du gouvernement reconnaît que trois dossiers faisant l’objet de discussions bilatérales avec Ottawa « piétinent », concernant l’immigration, les communications et la formation professionnelle.Mais U a bon espoir de faire débloquer le premier, après en avoir parlé avec son homologue fédéral, M.Mulroney.Les discussions achoppent sur la compensation financière à accorder au Québec en matière d’immigration.« Les décisions qui sont à venir, dit M.Bou-rassa, devraient être positives si elles respectent l’élémentaire bon sens politique qui peut encore exister au Canada.» 4 Rien le point de reprendre ainsi du service, précise-t-on dans l’entourage des deux hommes.Une fois lancée, cette initiative fournira encore une autre distraction importante des travaux de la Chambre des Communes où l’activité se résume, de toute façon, à bien peu de choses ces jours-ci.Avec le gros de l’action politique au Sénat, les Communes sont reléguées au rang de deuxième chambre.En plus, les conservateurs limitent au maximum leurs activités législatives, réservant leurs morceaux de choix pour le discours du trône sur lequel ils misent pour remonter la pente de l’opinion publique le printemps prochain.Depuis la rentrée parlementaire, le gouvernement a coupé court ou tenté de raccourcir le débat sur les quelques lois importantes à l’étude.Il a expédié à toute vapeur le projet Hibernia au Sénat.Il a tenté d’abréger de la même façon les discussions entourant la privatisation de Petro-Canada.Et, pour répondre aux revendications de ses députés qui réclament de passer le plus de temps possible dans leurs comtés, en cette période de forte impopularité, le gouvernement a considérablement ralenti le tempo des comités parlementaires.Cette semaine, un mois après la rentrée, seulement 22 séances en comité sont au calendrier alors que le printemps dernier, même dans le feu de l’action du lac Meech, on en comptait jusqu’à une quarantaine par semaine.Et, alors qu’un comité permanent sur deux ne siège qu’une fois par quinze jours ces temps-ci, d’autres comme le comité mixte sur les langues officielles ne se sont pas encore réunis une fois cet automne.Brian Mulroney lui-même se prépare à passer moins de temps sur la colline parlementaire.Il reprend la route des provinces dès aujourd’hui.Le Nouveau-Brunswick cette semaine, la Colombie-Britannique la semaine prochaine, même si son entourage ne veut pas parler de « tournée nationale », le premier ministre visitera la plupart des provinces anglaises d’ici la fin de Tannée.4 Edmonston le, ces assises porteront sur les thèmes de l’environnement, de l’économie, des politiques sociales et des affaires internationales.Les néo-démocrates québécois doivent cependant composer avec un problème d’échéancier.Ils entendent déposer un mémoire devant la commission parlementaire élargie chargée de définir l’avenir constitutionnel du Québec.En principe, ils devraient y défendre leur position officielle, préalablement endossée par les congressistes.Ce qui est exclu.En vertu des délais prescrits par la commission parlementaire, ils devront soumettre leur mémoire bien avant le congrès de décembre.Quoi qu’il en soit, il est certain que le mémoire de l’aile québécoise du NPD aura une forte teneur nationaliste.Et Philippe Edmonston comme Louise O’Neill se sont hier déclarés « personnellement souverainistes », avec l’intention avouée de rallier le congrès à leur thèse.De son côté, le président Alain Tassé fera connaître sa position constitutionnelle aux délégués du congrès de décembre, mais on se rappelle qu’il a défendu la thèse souverainiste comme candidat néo-démocrate dans le comté de Verdun aux élections générales de 1988.Souverainiste au sein d’un parti fédéraliste, pourquoi Philippe Edmonston ne rallie-t-il pas les rangs du Bloc québécois de Lucien Bouchard ?Parce que le Bloc, à ses yeux, n’a pas de pensée sociale articulée.Parce que ces transfuges du Parti conservateur ont jadis appuyé la TPS et endossé la criminalisation de l’avortement.À quelques reprises au cours des derniers mois, le député de Chambly a sonné l’alarme contre les commerçants qu’il soupçonne de vouloir profiter de la confusion entourant l’application de la TPS.Porte-parole du NPD au chapitre de protection du consommateur, l’ancien président de î TAPA était ravi hier d’exhiber devant les journalistes l’addition de 1495$ qu’un garagiste de Laval a fait payer à un automobiliste pour la ré paration d’une transmission.Le montant inclut un surplus pour la TPS, alors que le projet de loi est toujours bloqué devant le Sénat.17 octobre par la PC et l'AP I989: tremblement de terre en Californie : 67 morts.1988: des milliers de Canadiens handicapés mentaux gagnent le droit de voter lors d’élections fédérales.1986 le CIO décide que les Jeux olympiques d’hiver de 1992 auront \ lieu à Albertville, en France.1985 le prix Nobel de littérature est décerné au Français Claude Simon.198.1 acquittement de l’avocate québécoise Claire I.ortie, accusée de meurtre avec préméditation.1978 les Yankees de New York remportent leur 22e Série mondiale de baseball.1977 les débats des Communes à Ottawa sont télédiffusés pour la première fois.1974 Mark Kent, âgé de 17 ans, arrive à Saint-Jean, Terre-Neuve, après avoir traversé le Canada à la course en 102 jours.1957 le prix Nobel de littérature est attribué à l’écrivain français Albert Camus.1931 le gangster américain Al Capone est condamné à 11 ans de prison pour évasion fiscale.Ils sont nés un 17 octobre: l’écrivain américain Arthur Miller (1915-); l’actrice américaine Rita Hayworth (1918-1987); l’ex-prési-dent de Radio-Canada, Pierre Juneau (1922 ).zâéz.RÉ S U L T A T S loto-québec Tirage du: 90-10-15 11 17 Vous pouvez miser jusqu à 21 h les soirs de tirages 18 21 27 29 34 PROCHAIN TIRAGE: 90-10-17 42 44 47 53 56 57 60 62 63 66 TV A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalites d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette demibre a priorité. Le Devoir, mercredi 1 7 octobre 1 990 B A-3 Reprise des négociations à la SAQ Lévesque de la Presse Canadienne LES NÉGOCIATIONS reprennent aujourd'hui et pour trois jours entre la direction de la Société des alcools et le syndicat des employés d'entrepôt.Ces négociations ont lieu en présence du conciliateur Fernand Matteau.Du côté de la direction hier, on s'attendait à suivre « un ry thme de négociation accéléré cette semaine».Mme Danielle Maisonneuve, de la direction des affaires publiques à la SAQ, souhaite un règlement « le plus rapidement possible ».Du côté syndical, le président Réal Laberge affirmait la semaine dernière que ses membres sont patients et déterminés, puisqu'il s'agit de leur premier débrayage en 18 ans.Pendant ce temps, les parties ne donnent pas tout à fait la même version sur les effets de la grève sur les inventaires.Mme Maisonneuve, de la SAQ.note que les restaurateurs et hôteliers s'en tirent relativement bien, puisque plusieurs avaient fait des achats plus importants en prévision d'un débrayage.« On ne reçoit pas de plaintes de façon significative.» Elle avoue néanmoins que des restaurateurs sont inquiets pour les festivités entourant l'arrivée du vin nouveau et l'Oktoberfest, ces réjouissances d'automne arrosées entre amis.Ce sont les succursales, selon elle, et encore seulement les plus petites et seulement dans certaines régions, qui sont les plus touchées.Mme Maisonneuve souligne que 80",,du chiffre d'affaires de la SAQ provient de 20 % des 3000 marques proposées aux clients.C’est donc sur ces marques que la SAQ fait porter le plus clair de ses efforts, afin d’atténuer les effets de la grève.« On répond à la demande la plus importante, nos marques les plus vendues.On devrait être capable de fournir l’essentiel du service à la clientèle.» Le 20 % restant, c’est-à-dire les marques qui seront les plus difficiles à trouver sur les étagères, sont les eaux-de-vie et crèmes digestives.Une cinquantaine de cadres effectue une partie du travail normalement accompli par les MO employés d’entrepôts et des centres de distribution.Mme Maisonneuve indique également que la SAQ, prévoyant la grève, possédait des inventaires mieux garnis, dès le départ.Elle affirme être incapable de dire combien la SAQ a perdu d’argent depuis le début du conflit.Elle avance même la possibilité que la société n’ait rien perdu encore, puisque certains ont devancé leurs achats parce qu'ils appréhendaient une grève.La grève a été déclenchée le 9 octobre.Au syndicat, le président Laberge a déjà émis des doutes sur la capacité des cadres de tenir bien longtemps en travaillant plusieurs heures par jour.Il citait des chiffres selon lesquels une petite portion seulement des caisses contenues dans les camions avait été déchargée.Le Syndicat des travailleurs de la SAQ demande des hausses de salaire de 11 % en 1990,8 % en 1991 et 7 % en 1992.Mme Maisonneuve fait valoir que la Société des alcools est une société d’État, « reliée à la fonction publique », où les salaires n'ont été augmentés que de 5,3 % en 1990.Le syndicat, lui, demande pour 1990 un rattrapage — en tout : 11 % — parce qu'il compare ses membres à d'autres travailleurs effectuant des tâches similaires chez les embouteil-leurs, brasseurs et distributeurs de l’alimentation.Au tour des cols blancs à se prononcer Les 600 cols blancs et techniciens de la STCUM.toujours en négociation avec leur employeur sur le renouvellement de leur convention collective, tiennent ce matin une assemblée générale au cours de laquelle leur exécutif syndical recommandera le rejet des’dermères offres patronales et l’adoption de moyens de pression au moment jugé opportun.La grève est cependant exclue pour le moment.Les cols blancs et techniciens sont sans contrat de travail depuis janvier dernier.Jusqu'à maintenant, une trentaine de séances de négociation ont eu lieu sans qu’aucun progrès majeur n'ait été réalisé sur les clauses normatives, le coeur du litige selon le syndicat.Essentiellement, trois points empêchent un règlement : l'équité salariale, les emplois temporaires et les horaires variables.Ci panricinacTion ^ panr/cipacrton Doré domine le premier débat contradictoire Laurent Soumis LE CH EF du Rassemblement des citoyens (ROM), M.Jean Doré, a largement dominé hier midi le débat des candidats à la mairie devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CRIM) Au cours du premier débat contra dictoire de la campagne électorale portant sur • le développement international », le maire sortant a démontré sa maîtrise des dossiers, repre nant et et là les inexactitudes et les généralités de ses adversaires.Si le débat animé par le journa liste Michel Roy n'a pas permis d’apprendre quelque chose de neuf sur la façon de promouvoir Montréal sur la scène internationale, l'épreuve a montré l'accord des partis en lice sur une nécessité celle de vendre Mont réal à l'étranger Et puisqu'on cette matière la communication est essentielle, l'ancien journaliste a mis en valeur ses ta lents d'orateur en répondant avec assurance aux questions nombreuses que lui adresssaient, trois fois sur quatre, ses détracteurs.D'entrée de jeu, M Doré a soutenu que • l'action internationale de Mont réal n'est pas un caprice ou une ques tion de fierté, mais une nécessité vitale » 11 a ensuite rappelé quelques ré ventes réalisations .implantation de l'Agence pour la protection de la cou che d’ozone, amenagement du jardin chinois au Jardin botanique, création du Secrétariat aux affaires interna tionales, contribution de 25 % au Centre de commerce mondial, créa tion de la Société du Centre de con férences internationales, obtention d'un statut fiscal pour les fonctionnaires de l’Organisation de l'aviation civile internationale, et tenue en 1991 de la 3e Conférence au sommet des grandes villes du monde M Doré s'est ensuite engagé à soutenir l'action des entreprises ex portatrices, des organismes de coo pération internationale, des universités et des centres de recherche l.à-desssus.le maire sortant en tend poursuivre les objectifs connus du RCM pour l'implantation d'orga msations internationales, l’établissement de la Cité et du Centre de conférences, et le développement des échanges internationaux La candidate du Parti civique, Mme Nicole Gagnon Larocque, s'est d’abord attaquée • au manque de leadership régional du maire • dans la promotion de Montréal à l'étranger Critiquant au passage les nom breux voyages du maire et de sa • cour de fonctionnaires », elle a sou tenu que seule une diminution de 10 % des taxes, comme celle promise par son parti, redonnerait à Montréal la compétitivité nécessaire pour atti rer les grandes entreprises Pour M Alain André, chef du Parti municipal, la promotion de Montréal » dépasse la partisanene • « Mais les relations internationales doivent dé boucher sur des affaires internationales», a-t-il commenté • Les dépenses doivent amener des résultats concrets autres que l'i nauguration de chrysanthèmes .» La concertation Montréal Québec Ottawa doit être autre chose qu'un triangle des Bermudes, a en chaîné M Pierre Yves Melançon.candidat de la Coalition démocratique.Les missions du maire doi\ eut rapporter autre chose que des bon vais » .Montréal doit amener son élite urbaine à penser international ».a t il expliqué 11 faut développer une • masse critique multisectorielle • dans la finance, le transport, les communications, la culture, le tou risme, la recherche, le développe ment et les universités.Tout en privilégiant une liaison rapide entre les aéroports de Dorv al et de Mirabel.M Melançon a soutenu qu'un tram à grande vitesse (Tl«V) serait peut-être plus av antageux en lie Montréal, Boston et New York qu'entre Québec.Montréal et Wind soi à l'heure du libre échange Pour sa part, M Michel Bédard, le candidat du parti Éléphant blanc que le CRIM n'avait pas invité au débat, a néanmoins pu faire v aloir que le développement international iravait de sens que dans la mesure où il vise un objectif celui de la création de l'emploi et de la lutte à la pauvreté En réponse à des questions de l'as sistance.le maire Doré a finalement défendu l'ntée d'une taxe de 21\, sut les chambres d'hôtels pour finuncei les organismes de promotion du tou risme et des congrès et a dit ne pas croire aux vertus miracles d'un éventuel casino international Les relations se sont gâtées entre le chet de l'opposition Jacques Parizeau et le premier ministre Robert Bourassa quant au choix des hommes d’affaires qui siègent sur la commission Bélanger-Campeau.On peut se demander si le choix d'un 36e membre issu du milieu culturel ou de l'éducation ne brouillera pas encore un peu plus l'harmonie.Un 36e membre viendra s’ajouter à la commission Bélanger-Campeau ûilles Lesage île notre bureau (le Québec I E GOUVERNEMENT pré soute aujourd'hui à l'Assemblée nationale un projet de loi portant de 35 à 36, sans compter le pre mier ministre et le chef de l'op position, le nombre de membres de la commission sur l'avenu po litiqueet constitutionnel du Qtié bec ("est le moyen imaginé pour sortir de l'imbroglio concernant le 35e et dernier membre prévu par la loi 90 du -t septembre, et devant provenir du milieu de l'eu seignement ou de la culture Depuis le début.M Jacques l’anzoau souhaite que ce soit M Serge Turgeon, présulpiil de l'Union des artistes Le gouver nonient penche plutôt poui M Guy D'Anjou, président de la Eé délation des commissions seolai res catholiques du Québec (ECSCQ).Chacun restant sur ses positions el le gouvernement avant le dernier mot, il fei a appel à sa majorité pour ajouter un membre de plus à la commission Bélanger Campeau, laissant au l’Q l'odieux de voter contre, s'il le juge à propos Rien ne va plus entre les deux chefs politiques depuis que M Bourassa a (ait fi des observ a lions de M l’arizeau concernant le choix des personnes du milieu des affaires Le chef péquiste in sistail pour M Jean Lambert, président de la Chambre de coin merci» du Quéliec.M Bourassa a préféré un homme d'affan es li Itérai de Hull, M Marcel Beau dry I .'histoire est en voie de se ré pélei M l’ari/eau veut M l ui • geon, dont la sensibilité » est plus proche île celle du l’Q, tandis que M D'Anjou, sans être pal II san, serait plus près du gouver nement II tarde de démêler cet imbro glut La commission lient sa deu xième réunion de travail demain, à Québec, où elle enti eprend ses audiences publiques le 6 novein lire Les ormes pourraient repousser en France grâce à l’aide du Québec BRUXELLES (AFP) — Des jeunes plants d'ormes actuellement en pépinière au Québec pourraient ramener en Europe cette variété d’arbres qui a totalement disparu dans de nombreuses régions.En visite en Belgique et aux Pays-Bas cette semaine, le ministre dé- RKSTAL RANT ITALIEN _____?______ Albert Côté aèspucci FINE CUISINE PRÉPARÉE A LA FAÇON TRADITIONNELLE _______?_______ VOUS PROPOSE DE FÊTER DANS UN DÉCOR CHALEUREUX LES FÊTES DE FIN D’ANNÉE 1990 SALLES DE RÉCEPTION POUVANT ACCUEILLIR DE 15 À 140 PERSONNES Réservations tél.: (514) 843-4784 124 est, rue prince-arthur montréal québec H2X 1B5 léguéaux Forêtsdu Québec, M Al bert Côté, a indiqué que les services de recherche sylvicole québécois étaient parvenus à cultiver par la gé nétique (reproduction de cellules vi vantes) de nouveaux plants destinés à remplacer les ormes décimés par un champignon mortel qui s’installe entre le bois et l’écorce de ces arbres particulièrement appréciés.Ces plants pourraient parfaitement repeupler l’Europe, a-t-il ajouté.Le Québec s'esl fait surtout une spécialité de la reproduction des ré sineux par bouturage.« Vous pouvez toujours essayer de bouturer des ré sineux, je vous souhaite du plaisir.», a déclaré M.Côté soulignant la dit ficulté de cette technique.Le bouturage des résineux au Québec est une première mondiale in dustrielle, a-t-il ajouté en indiquant que le ministère des Forêts du Qué bec distribue annuellement, gratui tement, 250 millions de plants aux fo restiers.Cette distribution entre dans le cadre de la Loi sur les forêts du 1er avril 1987 aux termes de la quelle les exploitants des forêts pu bliqueset privées sont tenus d'exé cuter des travaux d’aménagement el de repeuplement des forêts pour as surer leur productivité à long terme el pour protéger toutes les ressour ces (notamment de chasse et de pê che) qu'elles contiennent Au cours d’un voyage en Europe qui le conduira à Paris le 20 octobre, M Côté est venu échanger des mfor mations avec des spécialistes notant ment belges et néerlandais sur ces techniques de protection de la forêt Gaiavou vous dit: HONDAdeS G OFFRE DE DÉBUT DE SAISON! 991 Prix à partir de 9195$ Civic à hayon, modèle de base ED633 1 Transport et préparation en sus.Prix à partir de 16 368 $ •Transport et préparation en sus Accord Sedan, Modèle LXI-16V Autres aubaines disponibles, renseignez-vous! À MONTRÉAL 3 ?î 1110, rue Bleury Montréal, Qué.879-1550 À LAVAL ?266, boul.Labelle Ste-Rose, Laval 625-1953 Hous (lions «s premiers deuiüenis Honda a Montreal el Laval et nous demeurons les PIONNIERS DE L'ÉPARGNE! CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux tommes - COMMISSION SCOLAIRE CATHOLIQUE ROMAINE APPALACHIA ROMAN CATHOLIC SCHOOL BOARD OFFRE D’EMPLOI Le Conseil Scolaire catholique Appalache est à la recherche d'un(e) carididat(e) afin de combler le poste suivant Enseignement de la maternelle avec des responsabilités au primaire Lieu: École Ste Anne, La Grand Terre Exigences: Diplôme universitaire en enseignement au primaire Salaire: Selon les qualifications et l’expérience Prière de présenter vos demandes avant le P6 octobre a Soeur Gladys Bozec Surlntendante-adjointe Programmes français Conseil scolaire catholique Appalache B P 5200 Stephenville, T N A2N 3M5 > Directeur général Le contexte organisationnel Créé depuis 10 ans, l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec, s'est déjà taillé une solide réputation de compétence dans son secteur d'activi tés, réputation qui déborde nos frontières Assumer un rôle de leadership, d'animation, de développement et de coordination de la recherche en santé et, tout particulière ment, en sécurité au travail, diffuser ces connaissances auprès de groupes cibles d'interlocuteurs: milieux de l'indus trie, des syndicats, du patronat, des universités et de la recherche, voilà une mission d'importance et qui appelle au dépassement.Le poste el ses priorités Sous la juridiction du conseil d'administration, le directeur général assume l'entière gestion des activités de l'Institut.Au nombre des priorités qui seront confiées au futur titulaire, soulignons le maintien d'un réseau de communications et d'informations efficace avec les divers interlocuteurs de l'Institut, ainsi que d'un climat de travail favorisant l'épanouissement de la recherche scientifique Les compétences requises Détentrices d'un doctorat, les personnes candidates à ce poste sont bilingues, possèdent une expérience de la recherche scientifique ou industrielle et présentent des réalisations dans ces secteurs.Elles occupent des fonctions de direction au sein d’organismes à caractère scientifique, que ce soit en milieux universitaire, gouvernemental ou industriel.Gestion naires accomplies, elles se distinguent par leur leadership, ainsi que par la crédibilité qu'elles se sont acquise dans les milieux où elles ont évolué.Veuillez adresser votre curriculum vitae, sous pli confidentiel, au 1425, boul.René Lévesque ouest, bureau 300 C, Montréal, Qué., H3G 1T7, tél 1514) 397 9655 en indiquant le numéro de référence 1121.GROUPE CONSEIL INC m.ourbonnais MONTRÉ* • O'JÉBEC • TORONTO • VANCOUVER ÉTATS-UNIS • EUROPE A-4 B Le Devoir, mercredi 17 octobre 1990 Jean Bazin prône la « justice douce » pour régler les différends commerciaux Rottande Parent de la Presse canadienne L’KX-SÉNATKUR Jean Bazin a sug géré hier aux gens d’affaires de re courir davantage à la « justice douce » pour régler leurs différends commerciaux avec leurs partenaires de façon à minimiser les coûts, mé nager leurs relations d’affaires et sauver du temps.Devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, l’avocat montréalais a multiplié les exemples, empruntés aux ft tais Unis et au Japon, (joui vanter les mérites de différentes solutions de rechange au règlement judiciaire des conflits.Ces options autres que les tribu naux sont la médiation, la négocia lion, l'arbitrage et le mini procès.Certaines de ces formules sont d’ail leurs utilisées au Canada en matière de droit familial, par exemple.Aidé d’un professionnel, le couple négocie le partage des biens, la j>en sion alimentaire, la garde des en fants et les droits de visite Le tri bunal n’a plus qu'à formaliser en suite la séparation ou le divorce.Dans le milieu canadien des affai res, le recours à l’arbitrage est de plus en plus fréquent I.'obligation d’y recourir est d’ailleurs souvent sli pulée au contrat, de dire Me Bazin Au Japon, » la justice douce • se présente surtout sous les traits de la médiation.Un groupe de professionnels spé ciaiement formés pour aider les parties à régler leurs litiges commer ciaux agissent comme intermédiai res.("est peut être l’existence de ce groupe qui explique que le Japon, malgré sa population de 120 millions habitants, ne compte que 15 000 avo cats, soit 45 fois moins qu'aux fttats-Unis où il en existe 700 000 pour une population deux fois plus nombreuse qu'au Jupon.Au Canada, le nombre d’avocats est inférieur à ce qui existe aux États-Unis: avec26millions d’habi tants, le Canada compte 44 000 avocats pendant qu’au Québec, avec six millions d’habitants, il existe 14 000 avocats.« l.a justice douce » est pratiquée par quelque 175 cabinets d’avocats et une cinquantaine d'organismes.Le plus connu est le Center for Public Resources, auquel ont adhéré plus de 500 entreprises dont la moitié sont parmi les plus importantes aux États-Unis.Les entreprises membres s’enga gent à essayer la justice douce avant de porter leur litige devant les tri bunaux.Me Bazin a cité l’exemple de la General Mills qui a réduit de deux tiers le nombre de causes qu’elle soumettait auparavant aux tribunaux en recourant au mini-procès, à la mé diation et à l’arbitrage.Dans un mini procès, les avocats font un exposé de la preuve et laisse de côté les aspects juridiques pour s'en tenir aux problèmes de nature commerciale qui font l’objet du 11 tige Cette preuve est présentée de vant les dirigeants des compagnies au litige Cela fait, les chefs d’entreprise se retirent pour négocier en face à face sans la présence de leurs avocats.I,e mini procès permet à chaque dirigeant d’évaluer les mérites et les faiblesses de sa cause.Selon une enquête menée par l’A-merican Bar Association, le taux de succès des mini procès est de 85 %.Cette forme de justice douce ne serait pas pratiquée au Québec, croit Me Bazin Autre exemple, la compagnie Xerox poursuivie pour brisde contrat par un de ses distributeurs a accepté de procéder par voie de mini procès.Le litige a été réglé en deux jours, ce qui a fait épargner aux deux parties six semaines de procès et au moins 400 millions $ en frais juridiques.Un cas célèbre de médiation, cité par Me Bazin, est celui d’IBM qui poursuivait pour près de 1 milliard de dollars Ifa société japonaise Fu-jiLsu pour contrefaçon de logiciels.IBM a d’abord intenté une poursuite contre le groupe japonais devant les tribunaux mais la complexité de la cause laissait entrevoir que les procédures dureraient des années et occasionnerait des dépenses astronomiques.Les deux parties ont décidé de confier leur différend à un médiateur nommé par le Center for Public Resources.Une entente satisfaisante pour les deux parties a pu être négociée au bout de quelques semaines.Toujours aux États-Unis, plus de 50 000 conflits entre partenaires commerciaux se règlent annuellement par arbitrage privé.Iæs parties choisisent ensemble le ou les arbitres, décident du déroulement des procédures et fixent les critères d’admissibilité des preuves qui seront présentées.Ordinairement, les parties consentent d’avance a être liées par la décision rendue.ftn territoire canadien, d existe un centre de médiation préventive à Victoria, en Colombie-Britannique ; un Centre d’arbitrage commercial national et international à Vancou ver, comme à Québec et à Montréal Kn Saskatchewan, suivant l'exemple québécois, les tribunaux ont institué la conférence préparatoire qui équt vaut à la médiation.Le Centre d’arbitrage commercial national et international de Vancou ver règle un grand nombre de litiges du fait que lui sont soumis les réclamations pour blessures corporelles dans le cas de l'assurance-automo-bile.Le Centre s’occupe également d’arbitrer les conflits dans le domaine de la construction.Les Centres de Québec et Montréal sont moins actifs.Ils poursuivent leur travail d'information et de formation auprès des gens d'affaires.Ces centres ont d’abord axé leur travail de promotion au niveau international où « la compétition est fé roce » et où ils se disputent une place avec ceux de New York, Londres, Paris et Hong Kong.Selon le président Nabil N.Antaki, qui assistait à la conférence prononcée par Me Bazin, les quatre litiges réglés à l'origine du centre, soit au cours des années 1988-89, comportaient des sommes allant de 800 000 $ à 4 millions de dollars.Én 1990,17 causes ont été soumises, dont un de 1 million de dollars.Les entreprises qui font appel aux services du centre ont à payer des frais d’honoraires pour les arbitres et un pourcentage sur le montant de la poursuite.Mm m • La souveraineté-association est une supercherie — Robert Libman Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBÉC — La souveraineté asso dation est •• une supercherie » qui ne vise qu'à manipuler les Québécois et à leur faire avaler la not ion d’indé pondance du Québec, croit le chef du Parti Égalité, Robert Libman.Aussi, le député de D’Arcy McP.ee et ses trois collègues à l’Assemblée nationale entendent démontrer au cours des prochains mois que les Québécois n'ont que deux choix en matière constitutionnelle: la rupture totale ou le maintien du lien fédéral.Kn conférence de presse, hier, M.Libman a dit douter que le reste du Canada accepte de négocier avec la province qui aura enclenché lin pro- Robert Libman Ol'di (hsc'o, cessus souverainiste.Le député de D’Arcy McGee estime qiie le départ du Québec de la fédération canadienne amènera l’éclatement du reste du pays.« Comment un Canada morcelé pourrait il accepter de négocier avec un Québec qui aura claqué la porte?», a-t-il demandé.M Libman a admis cependant le droit pour le Québec à l’autodétermination et à la sécession si la procédure démocratique est suivie.« Si le Québec se prononce démocratiquement pour la souveraineté par un référendum spécifique, cette décision sera respectée par le reste du Canada et par le monde entier », a il dit.M.Libman rejette toutefois toute accession à la souveraineté par un gain électoral du Parti québécois, même si le PQ l’emporte en recueillant plus que 50 % des suffrages exprimés.Selon lui, un tel vote n’est pas déterminant car d'autres raisons que l'option constitutionnelle auraient pu inciter les électeurs à appuyer le PQ.M Libman a également indiqué que sa formation politique entend s’impliquer activement au cours de l’automne dans les débats parlementaires sur la révision du système de santé et sur l’aménagement de la phase II de la Baie James.À cet égard, le chef du P K s'est rendu au cours de l'été dans le Nord québécois, où il a rencontré l’ex chef (les Cris, Billy Diamond.Le député a pris fait et cause pour la lutte que les Cris mènent contre l’aménagement des rivières Broadback, Nottaway et Rupert.Le Parti Égalité sera également actif au sein de la commission Bélan ger-Campeau sur l'avenir du Québec.M.Libman a signalé à ce propos que des discussions se poursuivent au sujet d'une représentation des Amérindiens au sein de la commis sion.Cette absence d’un représentant des Premières Nations a été dénon cée la semaine dernière par un autre membre de la commission, le prési dent de la CSN, Gérald Larose, qui jugeait la situation «inadmissible» M I .ibman a également révélé que le premier ministre Robert Bourassa n’avait pas respecté l’engagement pris en septembre dernier de consul ter le Parti Égalité avant de dési gner un représentant du monde des affaires en provenance de la com munauté anglophone.C'est finalement la vice présidente du Board of Trade, Mme Cheryl Campbell Steer, qui a été nommée au sein de la commission Bélanger Campeau.Ben Johnson, alors qu'il comparaissait devant la Commission Dubin.Ben Johnson veut devenir un modèle pour les jeunes I.K SPRINTKR canadien Ben Johnson, autorisé récemment à reprendre la compétition après une suspension de deux ans pour dopage aux Jeux olympiques de Séoul, a déclaré, hier à Osaka, qu’il avait un rôle à jouer auprès des jeunes dans la lutte contre le dopage.« Je veux devenir un modèle pour les jeunes en les exhortant à ne pas pendre de produits dopants », a déclaré Ben Johnson, 29 ans, déchu de son titre olympique et de son record du monde du 100 m (9 sec 79/100) après que les contrôles eurent révélé qu’il avait pris du stanozolol, un stéroïde anabolisant.Évoquant à la télévision les prochains championnats du monde d'athlétisme, organisés à Tokyo en août 1991, le Canadien a déclaré qu’il battrait à cette occasion son éternel rival, l’Américain Cari Lewis, son dauphin de Séoul, qui avait hérité de sa mééaille d’or après sa disqualification.« J'attends avec impatience la finale entre Cari Lewis, Leroy Burrell et moi.Je vais gagner », a affirmé Ben Johnson, apparemment confiant en ses chances contre les deux Américains du club de Santa Monica.Ben Johnson, qui se trouvait au Japon pour assurer la promotion de la réunion de Tokyo (11 février 1991) à laquelle il participera, a confirmé qu'il effectuerait sa rentrée le 11 janvier au Canada, lors de la réunion d'Ha-milton.Le Ralliement acadien et Alonzo LeBlanc défient Jean Chrétien SHKDIAC, N.-B.(PC) — Kn annonçant sa candidature contre le leader libéral Jean Chrétien, pour l’élection du 10 décembre prochain, M.Alonzo LeBlanc a fait remarquer, hier, qu’il ne pouvait y avoir de meilleure occasion pour faire connaître le nouveau parti qu’il a fondé, le Ralliement acadien.mi Scènes 'htfjnélkc Lordre dans les affaires HYDE HOUGHTON LEVITT, FELDSTEIN, DUBLIN, Comptables agrees Montreal — Toronto — Woodstock — London EPSTEIN, PINSKY Associes de Montréal Comptables agréés John W Armour, CA.— Michel Bienvenue.C A Joseph Levitt.CA.— David Feldstein.C A Donald W Burke.F C A W Farrell Hyde.C A Jerry Dubin, CA — Fred Epstein.C A Pierre Lussier.CA — Robert Roy.C A James A Sherriff.CA — Ronald Singer.F C A Harold Pmsky, C A Colin T West.C A 5250 rue Ferrier.Suite 505, Montréal.H4P 1L4 — 4150 rue Ste-Catherine ouest.Suite 600, Montréal H3Z 2Y5 — 931-0841 341-4230 International — Moore Stephens, bureaux à travers le monde 680.rue Sherbrooke ouest.7e étage, Montréal, Québec H3A 2S3 Téléphone (514) 288-3256 A cause justement de la présence de M.Chrétien, a-t-il expliqué, l’attention des médias du pays sera concentrée sur la circonscription de Beauséjour, où se déroulera l'élection complémentaire.Les conservateurs ont fait savoir qu’ils n’opposeront personne au chef libéral.Le comité de sélection du NPD a quant à lui choisi M.Guy Cormier.Le parti Confederation of Regions n'a pas encore fait connaître son porte-étendard.S'il en est à sa première expérience comme candidat, M.LeBlanc ne s’occupe pas moins de politique « depuis 30 ans », dit-il.Il sait donc fort bien qu'il risque de devoir se présenter comme indépendant, parce que son parti ne pourra probablement pas être officiellement reconnu à temps.Il n’en a pas moins l’intention de présenter le Ralliement acadien à l'électorat.Un parti, note-t-il, complètement différent et distinct de feu le Parti acadien.Le Parti acadien, qui est apparu au début des années 80, voulait faire du nord-est du Nouveau-Brunswick une province séparée.Le Ralliement acadien ne prône pas la séparation, mais la promotion des droits des Acadiens à l'intérieur de l'unique province bilingue du Canada.EN BREF.Attentat à la bombe à Jonquière JONQUIERE (PC) — Deux individus ont été assassinés, hier avant-midi, à Jonquière, lorsqu’une explosion a soufflé l'automobile dans laquelle ils prenaient place.L’attentat est survenu près du centre-ville de Jonquière, vers 10 h 45.L’explosion a été violente, des pièces de l'automobiles avant été projetées à plusieurs dizaines de mètres du lieu de l'attentat meme.Selon les premières analyses, la charge d'explosif avait été placée sous le siège du conducteur qui "est mort sur le coup, déchiqueté sous la violence de l'engin.Atteint grièvement aux jambes, le passager a été transporté immédiatement à l'hôpital où il devait toutefois succomber à ses blessures.Les policiers croient à un règlement de compte.Les deux individus n'étaient pas particulièrement connus de la police.Un navire s’échoue à Anticosti PORT MENIER (PC-Le Devoir) — Un navire britannique de 134 m, le Rio Orinoco, chargé de 9000 tonnes d’asphalte liquide s’est échoué haut et sec, tôt, hier matin, sur le rivage de Tile d’Anticosti a cinq kilomètres de Port-Menier.situé à l’extrémité ouest.Le navire enregisté Aux îles Cayman et propriété de la Horizon Management de Fort Lauderdale, en Floride, "était au service de la pétrolière Impenal.Il amvait de Curaçao, aux Antilles néerlandaises et faisait route vers Montréal quand une panne de moteur est survenue.Le navire a alors jeté ses deux ancres mais le vent violent l'a fait dériver vers la rive peu hospitalière de nie.Hier soir, la Garde côtière canadienne rapportait que la chambre des machines du navire était complètement inondée et que quelque 100 tonnes de mazout s’étaient échappées des soutes du navire.Les 21 hommes d’équipage, surtout des Philippins sont sains et saufs.Hier soir, le capitaine n’avait pas encore jugé nécessaire de faire évacuer le navire malgré le mauvais temps qui faisait rage.Les vagues atteignaient de 4 à 5 mètres.Le navire de Recherche et Sauvetage de la Garde côtière Simon Fraser ainsi qu’un hélicoptère sont arrivés sur les lieux hier après-midi et trois autres brise-glace basés à Québec étaient en route hier soir avec de l’équipement anti-pollution.Quant à la cargaison elle-même, elle ne représente par un très grand danger de pollution car elle durcira ne pouvant plus être chauffée à cause de la panne générale de courant qui sévit a bord.Les papetiers de Clermont rejettent les offres CLERMONT (PC) — Les 550 syndiqués de l’usine de papier Donohue, de Clermont, près de La Malbaie, ont rejeté dans une proportion de 94,5 % les offres globales de la compagnie en vue du renouvellement de leur contrat de travail.Les demandes patronales relatives à la flexibilité au travail des différents corps de métier et la perte de deux congés statutaires posent problèmes pour les syndiqués.Ils craignent, en effet, que ces dispositions entraînent de nouvelles mises à pied qui s'ajouteraient aux 60 heenciements décrétés, en mars 1989, lorsque l'entreprise a cessé d’opérer l'une des machines de l'usine.Le syndicat estime que la proposition de Donohue, qui tient compte de l’incertitude entourant la poursuite d'une partie des activités de la papeterie, va à l’encontre de la priorité de préserver les emplois existants.Les travailleurs ont aussi décidé, dans une proportion de plus de 92 %, de tenir une journée d’études au moment jugé opportun.EDUCATION La guerre, yes sir ! au Collège militaire Le ministre de la Défense vient de nommer l’écrivain Roch Carrier recteur du Collège militaire royal de Saint-Jean.L’auteur de La guerre, yessir! a d'abord enseigné au département de français du Collège en 1964, pour devenir ensuite doyen des études collégiales puis doyen de la faculté des sciences de l’administration et des arts.Longtemps affilié à l'Université de Sherbrooke, le Collège militaire a été reconnu comme université par l’Assemblée nationale en 1985.La Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec étudie actuellement une demande d’affiliation du Collège.Sus à la TPS La Fédération autonome du collégial dénonce la TPS qui sera appliqué à partir de janvier sur les livres, la manuels scolaires et le matériel didactique L’organisme qui regroupe une quinzaine de syndicats d’enseignants de cégep estime que cette taxe touchera à la fois, les producteurs de manuels, les bibliothèques et les élèves.La FAC demande aux gouvernements de revenir sur leur décision.De son côté, la CÉCM s’apprête ce soir à voter une résolotuion au même effet.Un honoris causa à Mme Lavoie-Roux L’École de service social de l’Université de Montréal va décerner le 24 octobre prochain un doctorat honoris causa à Mme Thérèse Lavoie-Roux, elle-même diplômée de l'École qui célèbre cette année son 25e anniversaire de fondation.Ex-présidente de la CÉCM puis ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Lavoie-Roux est depuis peu sénatrice.Nouvelle présidente à l’ADEM L’Association des directions d'école de Montréal vient d’élire Mme Lise Robitaille à la présidence.Elle est directrice de l’école Marie-Médiatrice.C’est la deuxième fois seulement en 43 ans que l’ADEM élit une femme à ce poste.Centre aérospatial amateur à Rosemère L’externat Sacré-Coeur de Rosemère vient de décider d’ajouter un pavillon à son bâtiment principal pour y recevoir en particulier l'Agence de recherche et de développement de l’aérospatiale amateur.C’est un projet de 2,5 millions $ que finance la Corporation des Frères du Sacre-Coeur.Ce centre vise à sensibiliser les jeunes à cette discipline.Il a pour origine une simple expérience de constructions fusées miniatures en 1984.Les activités du centre sont financées par des fonds privés de même que par le gouvernement fédéral.Audiences de la Commission d’enquête sur l’enseignement universitaire La Commission d’enquête sur l'enseignement universitaire, mise sur pied l’été dernier par l'Association des collèges et universités du Canada, commence ses audiences publiques aujourd’hui à Québec.Cette commission qui ne compte qu’un commissaire, M.Stuart Smith, a pour mandat « d'analyser la fonction pédagogique des universités du pays et de trouver les moyens par lesquelles elles peuvent faire en sorte que leurs programmes soient de toute première qualité ».La Commission entendu aujourd'hui.Elle s’en va ensuite a Terre-Neuve pour revenir à Montréal les 22 et 23 octobre Plan d’action pour les milieux défavorisé Le Conseil scolaire de 111e de Montréal a adopté lundi un plan d’action pour « élaborer des orientations faisant état des problématiques, des mesures déjà en place, de celles à ajouter à court, moyen et long terme et finalement du financement nécessaire pour favoriser l’égalité des chances des enfants pauvres et des enfants immigrants ».Toujours mandaté en vertu de la loi pour voir au rattrapage des milieax défavorisés sur nie, le CSIM ne dispose plus pour l’exercer que des intérêts sur le produit de la taxe scolaire, soit environ 3 millionsî.La loi ne donne par ailleurs aucun mandat au CSIM pour le financement des projets touchant les immigrants ce qu’il voudrait se voir accorder.Des bourses fédérales à l’UQAM Le ministre fédéral du Travail M.Jean Corbeil a remis hier à l’UQAM 60 bourses à des étudiants en sciences et en génie.Le gouvernement canadien a investi 80 millions de dollars répartis sur cinq ans dans le programme Bourses Canada.Les bourses sont de 2000 $ par année pendant quatre ans.Les candidatures sont proposées par les universités parmi leurs meilleurs étudiants.Le programme est administré par l’Association des universités et collèges du Canada pour le compte du ministère fédéral de l’Industrie des sciences et de la technologie.On veut l’Immersion Des parents de Colombie-bntannique ont décidé de contester devant les tribunaax la décision de leur commission scolaire de remplacer le Early French Immersion Program par le Midlle French Immersion Program au motif qu'ils n'ont pas été consultés.Un tribunal de première instance a maintenu la décision du conseiL mais les parents ont décidé d’en appeler. Mimuoat Londres Hong Kong LA VIE ECONOMIQUE Communications Design et graphisme Relations inteicultui elles Montreal, mercredi 17 octobre 1990 SI4 284 2323 L’UPA demeure prudente devant la position du Canada au GATT Ciawde Turcotte l, \ POSITION officielle de négociation en matière agricole déposée au GATT avant-hier par le gouvernement canadien n'est vraiment pas reçue par l'industrie agro-alimentaire québécoise avec un soupir de soulagement, bien qu’elle y retrouve plusieurs caractéristiques qu'elle juge essentielles.« C'est le résultat final qui va compter ».rappellent deux des principaux porte-parole de cette industrie, en s'appuyant sur une bonne vieille recette paysanne de pru dence.« Les présidents de l'Union des producteurs agricoles (UPA) et de la Coopérative fédérée de Québec (CFQ), MM Jacques Proulx et Alphonse-Roger Pelletier, demeurent très inquiets quant à l'issue des né gociations du GATT tout en notant une évolution positive dans la posi tion déposée par le Canada lundi le 15 octobre », peut-on lire dans le pre mier paragraphe du communiqué émis par les deux organismes en réaction à la position canadienne au GATT.Ce langage diplomatique ca che une préoccupation stratégique, d une part et un avertissement au gouvernement, d’autre part Sur le plan stratégique, le monde agro alimentaire québécois ne voit aucun avantage à se dissocier publi quement de la position canadienne, ce qui pourrait a la table des discussions multilatérales nuire aux négo dateurs canadiens.Comme le disait M IToulx récent ment, le document présenté à Genève lundi représente la base minimale du point de vue québécois, à savoir « le maintien de la possibilité pour un pays d’adopter des politiques agricoles permettant aux agriculteurs de tirer un revenu stable et adéquat de leur activité », grâce à la reconnaissance des quatre piliers de la politique agricole d’ici, c'est-à-dire les offices de commercialisation, les régimes d’assurance stabilisation, l'assurance récolte et le crédit agir cole.Le fait qu'une position initiale dans des négociations demeure ra renient intacte au moment de la eon elusion d'une entente explique fort bien l'inquiétude de M M Proulx et Pelletier, qui préviennent le gouvernement fédéral de ne pas les laisser tomber Sans prétendre détenir un grand pouvoir politique sur l’échiquier québécois et encore moins canadien, PU PA et la CFQ misent es sentiellement sur la carte régionale Us savent que les conservateurs sont au plus bas dans les sondages, sauf dans quelques îlots, dont celui du Québec rural.MM.Proulx et Pelletier, sans le dire ouvertement, ne vont certainement pas oublier cette carte dans le jeu de force qui va se louer d'ici la fin de 1990 â Genève et a Bruxelles.L'inquiétude dont on parle dans les milieux agricoles est authentiaue, bien que certains seraient portés â croire que leurs représentants en mettent un peu plus pour impression ner l'opinion publique et les gouvernants Par exemple, à la Fédération des producteurs de lait du Québec t FPLQ), on s'inquiétait hier du fait que la Communauté économique eu ropéenne n’avait pas encore déposé sa position officielle, alors que cela aurait dû être fait depuis deux joui s La guerre et l'anarchie qui se main testent depuis une décennie se pour suivent et vont peut-être s’amplifier dans le sprint des négociations d'ici la fin de l'année Pendant que certains reprochent â l'industrie agro alimentaire cana dienne, particulièrement dans le do marne du lait, d'être trop protection niste puisqu’elle ne permet des quo tas d'importation que de 2,7 '\„ Mme Guy laine Gosselin, directrice de la recherche économique â la FPLQ, constate que ces quotas ne sont que de 1,7 % dans la CE K et de 2,4 % aux ÉtatsTins Sur la même question, Jacques Proulx soutient qu'il n'a pas objection â plus d oux crim e aux un port at ions, â la condition que cela se fasse avec un certain équilibre de part et d’autre Pour l'heure, le gou vernement propose a",,et l'industrie québécoise parle de 31\,.LT PA et la CFQ sont d’accord av ec l'objectif d’Ottawa d'éliminer les subventions â l'exportation Elles appuient aussi son opposition au remplacement des quotas d'impor talion qui existent dans les secteurs laitier et avicole en vertu de l'article Jacques Proulx Il du G AT I' par des tards douaniers qui seraient progressivement allais sés Cette offre écarté également la proposition d’abaisser le soutien in terne sur la base d'une mesure glo baie qui prend en compte les diffé ronces entre les prix domestiques et mondiaux En revanche, l'LPA et la CFQ réa gissent plutôt mal â d'autres propo sittons fédéi aies dans la réduction de certains programmes de soutien â la production de lait de transformation, notamment une réduction de 501\, en 10 ans des programmes de soutien dits « non verts » qui toucherait le subside fédéral de 6.03 $ l'hectolitre.11 s'agit d'une subv ention dont la va leur réelle aurait chuté de 35 % entre 1975 et 19SS et qui totalise au Canada 2S6 millions $ I e gouvernement du Québec a egalement réagi hier à la position agricole canadienne Les ministres des \ffau e-.intei nationales, John Ciaccia.et de T \giicultiue.Yvon Pi > otte.semblent adopter une attitude très proche de celle de l'industrie, ce qui veut dire que le front commun bâti au cours des derntei s mois de meure solide Les ministres déda i eut que la position canadienne i é pond aux préoccupations qu'ils uv aient déjà exprimées â leurs homologues fédéraux, mais ils prévien tient eux aussi qu'ils ont l'intention de demeurer particulièrement vigi Units » |K'iidunt la durée des négocia lions pour bien s'assurer que les tu tércts du Qiiétiec seront préservés DeBartelo n accorde plus de délai à Campeau Corp.Gorbatchev dévoile son plan de libéralisation et de désétatisation par étapes de l'économie Robert Dutrisac LA SOCIÉTÉ immobilière américaine Edward J.DeBartelo, à laquelle Campeau Corporation doit 480 millions de dollars US, a décidé de ne pas reconduire l’entente qui l’empêchait de saisir certains biens de Campeau à moins de neuf jours d'avis.« Nous ne savons pas ce que nous aurions fait de ce delai de toute façon », a soutenu le porte-parole de Campeau, M.Richard Wertheim.Vous savez, cette compagnie ne se rétablirait pas en neuf jours.» Cette entente avait été renouvelée une dizaine de fois au cours de l'année.Campeau n'honore plus ses engagements sur ce prêt depuis mars 1990, quelques mois après que ses chaînes de magasins, Allied et Federated, aient eu recours au chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.Campeau jouissait d’ententes sem blables avec deux filiales d'Olympia & York auxquelles la société immobilière doit 200 millions.Ces ententes prennent fin automatiquement à la suite du désistement de DeBartolo.Selon M Wertheim, il sera difficile pour DeBartolo de saisir les biens en garantie de Campeau, principalement des propriétés américaines de Federated, parce que cette chaîne de magasins est présentement protégée par la loi et que ces actifs sont gelés.« Nous continuons de négocier avec DeBartelo », a indiqué le porte-parole.Quant au principal actionnaire de Campeau, la Banque Nationale du Canada, elle a conservé le mutisme qu'elle affiche habituellement lorsqu'il est question du prêt de 153 millions consenti à Robert Campeau.La Banque a d’ailleurs radié la presque totalité de ce mauvais prêt après sa saisie de quelque 23 % des actions de la compagnie détenue par Robert Campeau.Hier, toute transaction sur des actions de Campeau était suspendue à l’ouverture de la Bourse de Toronto et avant l’annonce de la décision de DeBartolo Elles ont reprises par la suite À la clôture, le titre de Campeau Corporation se négociait à 85 cents, soit 1 cent de moins que la veille.MOSCOU (AFP) — Le nouveau plaît du président Mtkhael Gorbatchev sur le passage â l’économie de marché, remis hier aux députés soviéti ques, prévoit une ample ¦ désétati sation » de l’économie, tout en restant très vague sur les délais et sur la question sensible de la hausse des prix.Ce document de 60 pages dont l’AFP a eu connaissance précise que ces ouvanl transporter plus de 400 passagers « Plusieurs compagnies aériennes nous ont déjà parle de cela», a-t il ajouté.Trois firmes japonaises — Mitsubishi Heavy Industries, Kawasaki Heavy Industries et Fuji Heavy Industries — ont conclu un accord avec Boeing AU TRUST GENERAL L’ARGENT FAIT LE BONHEUR * ™ m m —- m mm M.i mmuM., tÆM wmmÆ.ff :jLe Trust Général met du sudeés dans vos affaires mm Passez snÉ.355-4780 1 Vincent tflntfy.igrtgnon, LauH* 366-0730 272-4777 1020 m Laurier O.745-1515 466-2500 871-7200 341-1414 SUR UN DEPOT GARANTI 18 MOIS, INTÉRÊT S I «chéanc» A-6 ¦ Le Devoir, mercredi 17 octobre 1990 Ville de Montréal flection municipale du 4 novembre 1990 AVIS PUBLIC DE SCRUTIN AVIS PUBLIC esl par les présentes donné aux électeurs de la Ville de Montréal 1° qu'un scrutin est nécessaire pour l'élection en cours dans la Ville de Montréal et qu'en conséquence un scrutin sera ouved.2”que les personnes mises en candidature au POSTE DE MAIRE à cette élection sont Alain ANDRÉ, 11010, rue Veuille PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Michel BÉDARD, 4015, rue Saint-Hubert.» 305 PAR Tl ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Jean DORÉ, 61 rue Salnt-Noftoert RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Michel DUGRÉ, 45 avenue Shamrock Nicole GAGNON LAROCQUE, 429, rue Somerville PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Pierre-Yve» MELANÇON, 5334, avenue Decellee COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Patricia MÉTIVIER, 2083, rue Sanguine» Abraham WEIZFELD, 3/75, rue de Bullion 3’ que les personnes mises en candidature aux POSTES DE CONSEILLER OU DE CONSEILLÈRE de chacun des districts électoraux de la Ville de Montréal sont, par ordre de district; District 01 de Cartlervllle Sylvain CAMPEAU.1193/A, rue Jean-Matsé PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Pierre GAGNIER, 11850, rue de Mou Iles PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Caroline SINGLETON, 2394, Park Row West COALITION DÉMOCRATIQUE 0E MONTRÉAL Kathleen VERDON, 12612, rue Odette Ollgny RASSI MRt LMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District # 02 de l'Acadie Edmond BISMARA, 11400, avenue de Bols-de- Boulogne PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Jack CHADIRDJIAN, 6919, avenue Wllderton PAH Tl CIVIQUE DE MONTRÉAL Shayne KENNY, 7085, avenue Fielding, «301 COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Gérard LEGAULT, 2255, me Mesplet RASSEMBLEMEN1 DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District tt 03 de Ahuntslc Alain ANDRÉ, 11010, rue Vervllle Diane CÔTÉ MASSARO, 10515, rue Meilleur COLISTIÊRE PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Bernard BOURBONNAIS, 385, rue Milton, tt 4 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Christian COUTU, 10286, terrasse Fleury, tt 14 PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Achille POLCARO, 7862, avenue de Gaspé PARTI CIVIQUE DF MONTRÉAL Ghassan SABA, 8830, avenue de l’Esplanade RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District tt 04 de Salnt-Sulplce Michel BENOIT, 9462, avenue de ChAteaubrland RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Richard CORDEAU.4555, ruo Saint-André COAl ITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Françoise MAISONNEUVE, 8712, avenue André-Grasset PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Alain TRAHAN.3749, rue Dandurand PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 05 de Fleury Michel DROUIN, 12087, rue Pasteur PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Renée DUVAL, 5115, avenue de l'Esplanade, »2 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Pierre LACHAPELLE, 10720, avenue du Sacré-Cœur RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Thomas TURP, 1667, avenue Camille-Paquet PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 06 de Sault-au-Récollet David BÉDARD, 10700, avenue Curette, tt 10 PARTI ÉLÉPHANT Bl ANC DE MONTREAL Angelo FERRARA, 10383, rue Berrl PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Sylvie LANTIER, 10610.me Saint-Denis RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Serge SAUVAGEAU, 3764, chemin de la Côté-des-Nelges PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Eva TASNADY, 2094, avenue Lincoln »6 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE District tt 07 de Saint-Michel Sean BERRY, 764, rue Desnoyers COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Pasquale COMPIERCHIO, 9030, 9e Avenue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Giovanni IALENTI, 9305, me Rancourt RASSEMBLEMEN T DES CITOYENS ET CITOYENNES DT MONTRÉAL Danielle PARADIS, 7053, 18e Avenue, tt 1 PAH Tl ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Jacques PELLETIER, 9400, rue d'Iberville PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Franco PERRUSI, 9117.8e Avenue District tt 08 de Jean-RIvard Antonletta A ACIERNO, 6566, me de Bordeaux PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Micheline DAIGLE, 9197, 24e Avenue RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAi Raymond RAIL, 8917, 13e Avenue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Elizabeth TASNADY, 4615, avenue Lacombe MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE District » 09 de François-Perrault Serge BÉLANGER, 2280, boulevard Gouln Est PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Vittorio CAPPARELLI, 7430, rue Chabot RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Frank VENNERI, 7500, 2e Avenue PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 10 de Vllleray Joseph BIELLO, 7233, rue de Normandvllle RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Catherine ITALIANO, 6033, me Waverley MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Normand LABERGE, 7320, 6e Avenue PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Francis LA PLANTE, 2041, me Saint-Christophe, «2 PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Franco TEOLI, 12100, rue Germaln-Charland PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL District tt 11 d'Octave-CrémazIe Martine BLANC, 9523, rue Basile-Routhler RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Karole DU PONT, 5855,me Souart COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Danny GODIN, 6040, avenue Plerre-de-Coubertln PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Francine LAKE, 6412, me Berd PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL District » 12 de Jarry André BERTHELET, 8066, avenue Hend-Julien RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Mona FORTIN, 60, me Gounod PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Geneviève LABBÊ, 1527, avenue Valois PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Victor MARTEL, 7405, rue Berd MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Farid TANNOUS, 11817, rue Grenet PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 13 de Parc-Extension Angelos DIACOUMACOS, 8376, avenue Stuart, rr 2 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Eudpides GEORGIOU.4812, rue Hutchison Konstantlnos GEORGOULIS, 5925, me Hutchison RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Marc RUBIN, 5470, avenue Bessborough, s 12 COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Slavros ZAGAKOS, 7474, avenue Champagneur PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 14 de Saint-Édouard Nicole DESORMEAUX, 933, me Bélanger Est PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Mario 01 CHIARO, 730, me Saint-Martin, tt5 PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Pierre GOYER.7090, avenue Christophe-Colomb COALITION DEMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Jean-Claude ICART, 5930, 36e Avenue RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAI District tt 15 de Père-Marquette André CARDINAL, 4376, avenue Eamscllffe RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Gilles DESJARDINS, 6339, me Garnier PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Yvan GIROUARD, 10970, rue Tanguay PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAI Yousset MASROUR, 4875 avenue du Parc MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Cheryl PRUITT, 4433, avenue de l'Hôtei-de-Vllle, » 5 Réal TREMBLAY, 7053, 18c Avenue, # 2 PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL District tt 16 de Louis-Hébert Normand G.ARSENAULT, 215, rue Rachel Est, #4 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Claude FRENIÉRE, 8493, boulevard Gouln Esl PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Christine LANDERMAN-BOYER, 6040, avenue Plerre-de-Coubertln PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Diane MARTIN, 6690, 2e Avenue RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District » 17 d'Êtlenne-Desmarteau Léa COUSINEAU, 10724, boulevard Olympia RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL John FARATRO, 6701, 14e Avenue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Bernard LABONTÊ, 4851, me de Mobile PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 18 de Marle-VIctorin Réal CHAREST, 5600, avenue des Plaines RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Anna DAUGULIS, 5138, avenue de l'Esplanade, »3 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Paul L'ABBÊE, 5111, me Sherbrooke Est, «1953C PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Diane PHANEUF, 3462, place Joseph-N.-Drapeau, n 302 PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 19 de Bourtronnlère Manon COUTURE.3470, me Aytwln, tt A COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Nathalie FLAGEOL, 5140, avenue Jeanne-d'Arc PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL André LAVALLÉE, 4060, me Jollette, s 1 RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Annette TASSÉ, 6569, 27e Avenue PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL DISTRICT » 20 de Rosemont Jean-Yves CLAVEAU, 5497, 1ère Avenue COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Claude LACHAPELLE, 5820, 6e Avenue PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Daniel LAUZON, 5825, me Saint-Denis PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Maryléne LEBLANC, 2523, avenue Bourtronnlère PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Michel LEMAY, 4740, me Salnt-ZoOque Esl RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District » 21 de Lorlmler Tony ESPOSITO, 1268, me de la Visitation MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Manon FORGET, 4325, me de Bordeaux RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Jean FORTIN, 6289, 26e Avenue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL François GAUTHIER, 1575, me Robert-Charbonneau, #104 PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Alain LAROCHELLE, 2041, me Saint-Christophe, #3 PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL District # 22 du Plateau-Mont-Royal Yolande COHEN, 3718, avenue Laval MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Jean DORÉ, 81, rue Saint-Norbert Thérèse DAVIAUX, 1972, avenue Laurier Est COLISTIÊRE RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Gilles LAVIGNE, 4533, me Marquette PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Jacques MARQUIS, 1247, me Saint-Hubert PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Guy ROY, 4074, me Rlvard PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Damn WESTMAN, 4534, me Carlk, # 4 COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL District tt 23 de Laurier Michel BÉDARD, 4015, me Saint-Hubert, #305 Yves GAGNÉ, 2372, me Salnt-Zotique Est COLISTIER PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Micheline DANOONNEAU, 4703, me de Lanaudlère Paul-Êmlle PATRY, 5080, me Marquette PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Robert PERREAULT, 463, boulevard Saint-Joseph Esl RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Robert SILVERMAN.3689, avenue Hutchison MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Normand VACHON, 4581, me de Brébeul PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 24 du Mlle End Glenmore T.BROWNE, 1770, me Saint-Christophe PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL John GARDINER, 223, me Salnt-Vlateur Ouest, »6 RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Philip LANTHIER, 265, me de La Gauchetlère Ouest COALITION DÉMOCTRATIQUE DE MONTRÉAL Robert STEC, 3290, me Sherbrooke Est PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Greg TUTKO.1268, me de la Visitation MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE District tt 25 de Jeanne-Mance Philippe CHAMPAGNE, 3549, me Hutchison, » 5 Caroline CHASSÉ, 2041, me Saint-Christophe, # 3 PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Maria Fernanda OLIVEIRA, 16, me Napoléon PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Michel PRESCOTT, 4017, avenue Laval RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Victor RODRIGUEZ.6555, 21e Avenue, #2 PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Dimitri ROUSSOPOULOS, 3703, me Jeanne-Mance MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE District tt 26 de Peter-McGill Nick AUF DER MAUR, 2134, me Tupper PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Arnold BENNETT, 4537, avenue Hingston RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Pierre CORBEIL, 6624, me Saint-Denis, #5 PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL William CRONE, 1414, me Pierce PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL José DI BONA, 1530, avenue Docteur-Penlield, #705 District tt 27 de Côte-des-Nelges Chlheb CHARCHOUR, 5795, avenue Decelles, «211 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Abe LIMONCHIK, 4968, avenue Victoria RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Plené-Yves MELANÇON, 5334, avenue Decelles Marie BRISEBOIS-MATHIEU, 6010, avenue Decelles, #10 COLISTIÊRE COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Gilbert MERCIER, 4353, me Chapleau PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Edmond SYNNOTT, 3890, boulevard Édouard-Montpetlt PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District # 28 de Darlington Pierre BALCER, 6675, avenue Darlington, #14 COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Karim CHOUKRI, 5160, avenue Gatineau, #32 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Monlk GAGNON, 8542, me F ou cher PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Merle REISLER, 3265, me Goyer, #3 Hubert SIMARD, 3801, avenue Prud'homme RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District tt 29 de Victoria Noél ALEXANDER, 6600, avenue Mountain Sights COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Mamadou-Sallou DI ALLO, 2705, avenue Kent, ~ 204 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Roland FRANKLIN, 4644, avenue Dupuis, «12 Harvey GODIN, 5895, me Chaveau PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Saulle ZAJDEL, 6925, me Lemieux RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District # 30 de Snowdon Elsa D.KISBER, 1371, me Notre-Dame Ouest RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Maluta PAWLIKOWSKA, 5703, avenue McLynn PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Marvin ROTRAND, 4355, avenue Rosedale COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Allred SEGAL, 6612, avenue Wllderton PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL District # 31 de Notre-Dame-de-Grâce Michael FAINSTAT, 4136, avenue Wilson RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Nelson MORIN, 4601, avenue Hampson PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Larry RILEY, 2017, me Harvard PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Ian RITCHIE, 5709, me Sherbrooke OuesL #4 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE District # 32 de Loyola Andrew BARBACKI, 4890, avenue Melrose PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Sharon LESLIE, 3503, boulevard Décarie RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL George SAVOIDAKIS, 4125, Grand Boulevard PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Jeremy SEARLE, 3840, avenue Prud'homme COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL District # 33 de Décarie Jane T.ASSELIN, 4644A, avenue Royal PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL François AUDET, 7336, me Sherbrooke Ouest, #7 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Sam BOSKEY, 2249, avenue Old Orchard COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Sybil MURRAY-DENIS, 6254, avenue Monkland RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District tt 34 d'Ëmard Nicole CARON GAGNON.5901, me Mazarln RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Grazlella FARINA, 6870, avenue Irwln PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Francine LAFAILLE, 2420, Benny Crescent #612 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Stephen MALEK.7030, me Briand PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District tt 35 de Saint-Paul Kevin CADLOFF, 2249, avenue Old Orchard COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Jean DURIVAGE, 6960, avenue Lamont RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Richard HOULE, 3061, me Bolduc PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Rerrée-Claude THIVIERGE, 8899, boulevard Maurice-Duplessis, #8 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL District tt 36 de Saint-Henri Dlanne BOYER, 6040, avenue Plerre-de-Coubertin PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Louise BRISSON, 575, me Lucien-L'Alller, #200 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Marlene LAVOIE, 783, avenue Marin MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Germain PRÉGENT, 734, me Agnès Germaine VAILLANCOURT, 5930,12e Avenue RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District # 37 de Pointe-Salnt-Charies Elise BOUCHER, 1747, me Le Caron PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL René DELBUGUET, 1209, me Guy PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Marcel SÉVIGNY, 507, me Fortune, #31 RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District tt 38 de Saint-Jacques Francine AUCLAIR, 460, me du Champ-de-Mars.#408 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Raymond B LAIN, 1298, me Alexandre-de-Sève RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Daniel PERREAULT, 2088, me Saint-André PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Normand POTVIN, 1290, me de la Visitation, «11 PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Vincent TORRÈS, 525, avenue Vlger Est # 3000 Alain TREMBLAY, 1357, me Logan COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL District tt 39 de Sainte-Marie Jean BERGERON, 2500, avenue Plerre-Dupuy, «510 PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL René GOUGEON, 1608, me Cartier PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Serge LAJEUNESSE, 2420, me Parthenals RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Yves RAYMOND, 1855, me Salnt-TImothée PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Claude SCHRYER, 3774, me de Bullion MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE District « 40 d'Hochelaga Diane BARBEAU, 1760, me Darling, « 8 RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Gabriel le BOUCHARD, 3695, me Berrl, #203 PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Nicole LALUMIÉRE-PACE, 3174, me Sherbrooke Est # A PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Robert LAVOIE, 549, avenue Bennett PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District « 41 de Maisonneuve Robert AUBIN, 1863, avenue Jeanne-d'Arc COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Jean-Guy BËLAND, 6546, me Paul-Pau PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Marc LAVIGNE, 543, me Chenier PARTI ÉLÉPHANT BLANC DE MONTRÉAL Ginette L'HEUREUX, 1435, boulevard Pte-IX RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Marcel PITRE, 2461, me Théodore PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District # 42 de Plerre-de-Coubertln Richard BRUNELLE, 5237, me Cartier RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Sylvain LAKE, 3533, me Adam PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Géra Id O’KANE, 3297, me Hochelaga PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Marc-Eric PLANTE, 2765, avenue de Repentlgny, #4 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE District # 43 de Louls-RIel André BÉLANGER.3410, avenue Kensington, #1 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Jacques CHARBONNEAU, 6390, avenue Alexls-Contant RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Hughette LEBOEUF, 6435, rue Louis-Dupire PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District # 44 de Longue-Pointe Michel BERTHIAUME, 2586, me Monsabré, #3 PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Nicole BOUDREAU, 2214, avenue de La Brnère RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Marlus MINIER, 1410, 7e Avenue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Shashi ROEDER, 1555, avenue Summerhlll, #105 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE District # 45 d'Honoré-Beaugrand Jean CHARLAND, 7892, me Roux PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL John FARKAS, 4385, avenue Royal COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Linda LE DUC, 8600, me de Marseille PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Scott McKAY, 8071, avenue Soullgny, =304 RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL District # 46 de Tétreautville Marie-Claude DUPUIS, 8710 rue Sainte-Claire, #5 PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Réjean LEROUX, 6597, me Alma COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Nicole MILHOMME, 5590, me Paul-Pau RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Jean-Marc RATELLE, 2200, avenue Lebrun PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District a 47 de Marc-Audèle-Fortin Diane BERTHIAUME, 2055, avenue Claremont »32 MONTRÉAL ÉCOLOGIQUE Giovanni DE MICHELE, 11876, avenue Nlcolas-Appert RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Domenico FUIZZOTTO, 8461, avenue Louis-Lumière PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Henri-Paul LESSARD, 12575, 38e Avenue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Yolène LOUISIA, 3275, me Goyer, #4 District a 48 de Rivière-des-Prairles Christian BERTHIAUME, 6101, avenue Gérard-Mort ssel Gilles BERTHIAUME.9400, 5e Rue Fiorino BIANCO, 7970, avenue Lorenzo-Prince RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTREAL Pierre BOUCHER, 12655, 69e Avenue COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL Nick COLOMBO, 9261, 5e Rue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Pierre COUTU, 1645, boulevard de Maisonneuve Ouest =1512 PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL District #49 de Pointe-aux-Trembles Maurice Jr ARCOUETTE, 805, 12e Avenue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Ghislaine BOISVERT, 534, 9e Avenue RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITOYENNES DE MONTRÉAL Jean-Claude DUBÉ, 708, me du Colombier Jean-Claude DUBE, 754, place des Pointeilers PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Yves GERVAIS, 8, 96e Avenue, #2 COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL District # 50 du Bout-de-l'lle Jean-Claude BLANCHARD, 169, me des Saules PARTI MUNICIPAL DE MONTRÉAL Jacqueline BORDELEAU, 525, 100e Avenue RASSEMBLEMENT DES CITOYENS ET CITYOYEN- NES DE MONTRÉAL Denis FORTIER, 1138, 47e Avenue PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL Géra Id GIGUÈRE, 8, 96e Avenue, #1 COALITION DÉMOCRATIQUE DE MONTRÉAL VOTE PAR ANTICIPATION Prenez, de plus, avis 1° que les bureaux de vote par anticipation seront ouverts les 28 octobre 1990, de 12 h à 20 h, aux endroits suivants DISTRICT ENDROIT ADRESSE 01 de CARTIERVILLE Bureau de 5995, boulevard l'adjoint au Président Goum Ouest 02 de L'ACADIE Habitation 2175, rue de Salaberry Salaberry 03 de AHUNTSIC Caserne 10, rue Chabanel d'incendie #49 Ouest 04 de SAINT-SULPICE Bureau de 9500.avenue de l'adjoint au Président Bretonvilliers 05 de FLEURY Centre 1474, rue Fleury Berthiaume-du- Tremblay Est (sous-sol) 06 de SAULT-AU- Bureau de 10630, avenue RECOLLET l'adjoint au Président Larose 07 de SAINT-MICHEL Habitations 9444, avenue Bruchési Bruchési 08 de JEAN-RIVARD Buffet Louis- 3825, rue Jean- Quinze Talon Est 09 de FRANÇOIS- Bureau de 7003.15e Avenue PERRAULT l'adjoint au Président 10 de VILLERAY Caisse Populaire 2295, rue Jean- Jean-Talon Talon Est 11 d'OCTAVE- Habitations 8135, rue Drolet CREMAZIE Hélène-Boulé 12 deJARRY Bureau de 911, rue Jean- l'adjoint au Talon Est, Président Bureau 134 13 de PARC- Habitations Jean- 8445, avenue EXTENSION Valets Bloomfield DISTRICT ENDROIT ADRESSE 14 de SAINT-ÉDOUARD Residence 525, rue Beaubien Beaubien Est 15 de PÈRE- Maison des 6240,avenue MARQUETTE Aines (es) Christophe- Colomb 16 de LOUIS-HEBERT Bureau de 2379, boulevard l'adjoint au Président Rosemont 17 d'ETIENNE- Habitations 6556, 26e Avenue DESMARTEAUX Marie-Rollet 18 de MARIE-VICTORIN Centre de Loisirs Alphonse- Desiardins 6755, 36e Avenue 19 deBOURBONNIÈRE Centre Communautaire de Rosemont 5675, rue Latond 20 de ROSEMONT Bureau de 3250, boulevard l'adjoint au Président Saint-Joseph 21 de L0RIMIER Habitations Sainte-Véronique 4240.rue Messier 22 du PLATEAU Coopératives 4355A,rue de MONT-ROYAL d'Habitations Le Plateau Lanaudière 23 de LAURIER Habitations De 1315, rue Gilford Lanaudlère Est 24 de MILE END Bibliothèque 5253, avenue du Mile End Parc 25 de JEANNE-MANCE Bureau de 4251, rue l'adjoint au Président Saint-Urbain DISTRICT ENDROIT 26 de PETER-McGILL Bureau de l'adjoint au Président 27 de CÔTE-des- Habitations Côte- NEIGES des-Neiges 28 de DARLINGTON Chalet du Parc Kent 29 de VICTORIA Bureau de l'adjoint au Président 30 de SNOWDON Bureau de l'adjoint au Président 31 de NOTRE-DAME- Lower Canada DE-GRÂCE College 32 de LOYOLA Habitations Maylair 33 de DECARIE Habitation Saint-Raymond 34 d'EMARD Habitation de Montmagny 35 de SAINT-PAUL Maison Holy Cross 36 de SAINT-HENRI Bureau de l'adjoint au Président 37 de POINTE- Bureau de SAINT-CHARLES ladioint au Président 38 de SAINT-JACQUES Bureau de l'adjoint au Président ADRESSE DISTRICT 1800.boulevard René-Lévesque Ouest 39 de SAINTE-MARIE 5250, avenue Gatineau 40 d'HOCHELAGA 3220, avenue Appleton 41 de MAISONNEUVE 3330, Place 42 de PIERRE-de- Decelles C0UBERTIN 5319, boulevard Décarie 43 de L0UIS-RIEL 4090, avenue 44 de LONGUE-POINTE Royal 45 d'HONORÉ- 5450, avenue Rosedale BEAUGRAND 5605.chemin 46 de TÉTREAULT- Upper Lachine 6245, rue Jogues VILLE 47 de MARC- 1940, rue Jolicoeur AURÈLE-FORTIN 75.Sguare 48 de RIVIÈRE-des- Sir-Georges- Étienne-Cartier PRAIRIES 755, rue des 49 de POINTE-aux- Seigneurs TREMBLES 1710, rue Amherst 50 du BOUT-de-l'iLE ENDROIT ADRESSE Bureau de 2330, rue Ontario l'adjoint au Président Est Résidence Maison-Neuve 2300, rue Nicolet Centre Culturel et 4375, rue Ontario Sportif de l'Est Est Habitations De 6191, rue de Marseille Marseille Bureau de 5915, rue de l'adjoint au Président Jumonville Centre de Loisirs 1925, rue de Guybourg Cadillac Bureau de 8477, rue l'adjoint au Président Hochelaga Bureau de 9181.Sainte- l'adjoint au Président Claire Bureau de 8027, avenue l'adjoint au Président Blaise-Pascal Bureau de 9567.boulevard l'adjoint au Président Gouin Est Bureau de 12055, rue Notre- l'adjoint au Président Dame Est Caserne 14201, rue d'incendie =38 Sherbrooke Est 2° que les bureaux de vote le jour du scrutin seront ouverts le 4 novembre 1990, de 9 h à 19 h; et: Donné à Montréal, ce 17 octobe 1990.3° que le recensement des votes sera effectué le 4 novembre 1990, à compter de 19 h, aux bureaux des adjoints au président de chacun des districts électoraux et qu une addition Me Léon Laberge générale de votes sera effectuée en même temps dans le hall d'honneur de l'Hôtel de Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est.Montréal H2Y 1C6 President d élection L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, mercredi 17 octobre 1990 M A-7 Washington rejette toute solution partielle du conflit dans le Golfe (AFP) — Le secrétaire d'Êtat américain James Baker a rejeté hier l'idée d'un retrait partiel du Koweït par l'Irak, estimant que satisfaire l'intérêt apparent du président Sad dam Hussein pour un retrait de ses troupes en échange de deux iles stratégiques ou d’autres concessions, lui permettrait de bénéficier du « viol du Koweït » « Nous ne sommes pas désireux de nous engager dans la recherche de solutions partielles », a dit M Baker au cours d’une conférence de presse.La presse soviétique avait indiqué la semaine dernière, citant des propos tenus à Bagdad à l’émissaire spécial du président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, M.Evgueni Primakov, par le président Saddam Hussein que ce dernier était disposé à renoncer à son annexion du Koweït en échange des champs pétrolifères de Roumai lah-sud proches de la frontière irakienne et des iles de Boubyane et Warbah, qui permettraient à l’Irak découler son pétrole par le Golfe.De leur côté, plusieurs dirigeants des Émirats, inquiets des résultats jugés insuffisants de l’embargo, ont estimé qu’il faudra recourir à la force pour obliger l’Irak à se retirer du Koweït.A Bahreïn et au Qatar, ces dm géants ont dit au ministre français des Affaires étrangères Roland Pu mas, qui a évoqué leurs propos au cours d’une conférence de presse à Manama lundi, que même si l’embargo de TON U contre l’Irak produit des résultats, ceux-ci seront msuffi sants pour faire changer d’avis à Bagdad.ILs se demandent également si les jw y s qui ont déployé des forces dans le Golfe les rapatrieront et bais seront les bras, ou si la communauté internationale décidera des mesures coercitives.Ils s’interrogent sur le moment où il faudrait recourir à la force jxiur faire lâcher prise à l’Irak.Oman, dernière étape du voyage de M Dumas dans le Golfe, ne se sent pas directement concerné par la crise en raison de sa jxisition géo graphique relativement éloignée de l’Irak, mais le sultanat a clairement choisi le camp anti-irakien.Ses dirigea nts privilégient, comme la France, un règlement jwcifique de la crise, a indiqué le ministre français qui devait regagner Paris hier soir De son côté, le président George Bush a menacé le chef de l’État ira kien Saddam Hussein d’un «procès de Nuremberg ».accusant l’Irak de perpétrer des atrocités hitlériennes au Koweït II a dénoncé • l’assaut systématique de l’Irak contre l’âme d’une nation », faisant état d’une pratique routinière de la torture et d e xécutions sommaires.Les projxis de M Bush, a rétorqué le ministre irakien de l'information Latiî Nassif Jassema, sont • menson gers et soulignent la dégradation de sa moralité • à Tokyo, le gouvernement japo nais a finalement sauté le pas en ap prouvant formellement un projet de ioi controversé permettant renvoi de militaires japonais à l'étranger dans le cadre d'opérations internationales de maintien de la paix Le projet de lot, qui va être soumis au Parlement, marque un revirement majeur dans la politique poursuivie par le .lapon depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en matière de défense Quant à la Syrie, elle a tancé les États arabes dont les réserves ont « contribué â l'entêtement de la di rectum irakienne dans son refus de se retirer du Koweït » Le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk Al l’hareh a es time que les pays arabes » doivent être convaincus qu'il ne jhuiI \ avoir de règlement arabe ou autre à la crise du Golfe sans qu'ils aient unifié leurs positions sur le retrait incoiuli tionnel irakien du Kow eït et le retour de la légitimité dans ce pays » Mors qu'â Bagdad les autorités font défiler plus de 12 000 combat tants de l'armée populaire (milice auxiliaire) scandant des slogans hos tiles aux États Lms et à Israel, les grandes manoeuvres diplomatiques se poursuivent C’ est ainsi que le soci étaire amé rteain à la Défense Dick l’heney est â Moscou, que le vice premier minis ti e irakien l’ahu Yassmc Ramadan est à Rabat, porteur d'un message du président Saddam Hussein, et que M Evgueni Primakov , conseiller du président soviétique Mikhaïl Gorbat cliev , est à Rome, première étape d'une tournée de consultations sur la crise du Golfe qui doit le conduire en suite à Paris et à Washington.Des pacifistes tentent de faire libérer les otages Mandela décoré PHOTO AP Nelson Mandela a reçu hier la plus haute récompense décernée par l'Inde à des civils, le Bharat Ratna — le Joyau de l’Inde — pour son combat en faveur du démantèlement de l'apartheid.Le dirigeant du Congrès National Africain (ANC), qui effectue depuis lundi une visite de quatre jours dans ce pays, est le deuxième étranger à recevoir cette distinction, qui lui a été remise par le président Ramaswamy Venkataraman lors d'une cérémonie au palais présidentiel.Auparavant, Nelson Mandela avait salué comme un pas en avant l'abolition la veille par Pretoria de la dernière loi sur l’apartheid mesquin Mandela en a profité pour déposer une gerbe de fleurs devant le monument du Mahatma Gandhi.BAGDAD (Reuter) — Des militants pacifistes se sont rendus à Bagdad dans l'espoir d'obtenir la libération des centaines d'Oceidentaux retenus en Irak et d'empêcher une guerre dans la région.Cette initiative a été critiquée par des diplomates occidentaux qui reprochent à ces militants de gêner les pressions internationales visant à obtenir un retrait irakien du Koweït.Des représentants d'au moins cinq groupes se trouvent actuellement dans la capitale irakienne.Ils viennent d’Union soviétique, d'Allemagne, d'Italie, de Finlande et de Suède.Plusieurs députés figurent parmi eux.Le groupe basé en Suède rassetn ble des volontaires désireux de rem placer les quelque 700 Américains, Français, Britanniques, Allemands et Japonais utilisés comme * bou cliers humains • sur des sites stra tégiques, cibles potentielles en cas de guerre.• Nous ne sommes pas ici pour parler du Kow eït Nous ne sommes pas des hommes politiques, et donc que pouvons-nous faire a ce sujet?», déclare George Martin, un Britannique de 65 ans qui dirige la déléga tion de la Fondation de Stockholm jxiur le développement humain.« Le but est d'avoir beaucoup de volontaires ici pour permettre aux Pyongyang prône un esprit de compromis entre les deux Corées Le sort d’Aoun toujours incertain BEYROUTH (Reuter) — Le premier ministre libanais Selim Hoss a déclaré hier que son gouvernement n'avait pas encore décidé du sort du général Michel Aoun, réfugié avec sa famille à l’ambassade de France à Beyrouth.Lundi, le président François Mitterrand a assuré que la France ne livrerait en aucun cas le général chrétien aux autorités libanaises, qui le réclament pour le juger.Dans un communiqué publié hier par son cabinet, Selim Hoss déclare : « Nous n'avons pas arrêté de décision concernant le sort de l’ancien général Michel Aoun qui a trouvé refuge à l'ambassade de France».« Nous prendrons bientôt la décision appropriée (.) qui garantira l’intérêt national du Liban.Nous sommes surs que la France respectera toute décision prise par le gouvernement libanais », ajoute-t-il.Le général Aoun est réfugié à l'ambassade de France à Beyrouth depuis sa capitulation samedi face aux soldats syriens et libanais fidèles au président Elias Hraoui.L'ambassadeur de France René Ala a déclaré après une rencontre avec le premier ministre libanais qu’il n’était pas question que la France revienne sur sa décision d'accorder l’asile au général chrétien, à sa famille et à quelques uns de ses conseillers réfugiés dans la mission française.René Ala devrait rencontrer le président libanais pour tenter de sortir de l’impasse.De source autorisée, on a appris que les autorités libanaises préparaient un dossier sur ce qu’elles appellent les crimes commis par Michel Aoun depuis 1988, lorsqu'il a pris la tête d’un cabinet militaire provisoire après le départ du président Amine Gemayel.Le gouvernement prendra une décision après l'étude de ce dossier, a-t-on ajouté.à Beyrouth-Est, où les rues sont pratiquement désertes, les troupes syriennes ont continué à renforcer leurs positions et la jxipulation craint de nouveaux affrontements entre milices rivales.Les soldats syriens ont demandé aux chefs des milices d'ordonner à leurs hommes de rester dans leurs casernements, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.JERUSALEM (Reuter) - Douglas Hurd, secrétaire au Foreign Office, n’a pu persuader Israël hier de coopérer avec la mission d’enquête de i’ONU sur la fusillade du Mont du Temple.Douglas Hurd, qui a rencontré le président du Conseil Yitzhak Shamir et le ministre des Affaires étrangères David Levy, a vainement tenté de leur faire accepter la venue des PYONGYANG (Reuter) — Le premier ministre sud-coréen Kang Young-hoon a franchi hier l’une des dernières frontières de la guerre froide pour se rendre en Corée du Nord afin d’y rencontrer son homologue Yon Hyong-muk.Au cours d’un banquet donné au Palais de la culture du peuple, Yon Hyong-muk, qui s’était rendu à Séoul le 4 septembre, a préconisé le courage et le sens du compromis dans les pourparlers historiques entamés par les deux pays.Dans une lettre reçue hier à Séoul, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev donne par ailleurs son accord pour une rencontre au sommet avec le président Roh Tae-woo, a annoncé un porte-parole sud-coréen.Le mois dernier, Moscou et Séoul étaient convenus d'établir des relations diplomatiques complètes le 1er janvier 1991.« J’espère qu'un sommet soviéto-coréen pourra intervenir à mesure que se poursuivent entre nous des contacts nombreux et substantiels », écrit Gorbatchev en réponse à une demande de rencontre du président Roh pour le renforcement des liens politiques et économiques.« Je partage votre satisfaction quant à l'établissement de relations officielles entre nous (.) ce qui, je pense, favorisera le développement .Les rebelles la reprise de GABIRO (Reuter) — Les rebelles rwandais ont fêté hier au champagne la reprise de la ville de garnison de Gabiro, dans le nord-est du pays.Depuis l’entrée des rebelles au Rwanda le 1er octobre, les combats se sont concentrés autour de cette ville stratégique qui est située à 70 kilomètres au nord de la capitale et où se trouve la résidence privée du président Juvénal Habyanmana.Vendredi, les troupes gouvernementales avaient fait venir des journalistes occidentaux à Gabiro jxiur prouver qu’ils en avaient chassé les insurgés, avec l’appui de forces zaïroises, après une dizaine de jours d'occupation.Mais la ville est retombée samedi aux mains des rebelles de l’Armée patriotique rwandaise et se trouve trois délégués qui sont censés enquêter sur les événements du 8 octobre.« Le gouvernement israélien a clairement exposé sa position », a déclaré le chef de la diplomatie britannique après une matinée de discussions avec David Levy.« Le président du Conseil a expliqué (à Hurd) les raisons pour lesquelles Israël a décidé de ne pas recevoir la délégation », a déclaré Avi Pazner.porte-parole de Shamir.d'échanges commerciaux et économiques, culturels et scientifiques», ajoute-t-il.Dans un texte de discours corn muniqué à la presse, Yon Hyong-muk évoque le premier match de football organisé en territoire coréen entre les deux voisins, jeudi dernier à Pyongyang, et la participation des deux équipes aux récents Jeux asiatiques de Pékin.Il dit voir dans ces événements sportifs le signe de l’aspiration des deux Corées « à la réu nification et à la reconstitution des liens du sang tranchés depuis quarante ans».On ne doit cependant pas oublier, dit-il, que des milliers de jeunes Coréens pointent leurs fusils les uns sur les autres le long de la zone démili tarisée de 255 km qui les sépare.Le Nord communiste et le Sud capitaliste, séparés depuis 1945, restent en état de guerre théorique.Leur conflit de 1950-53 n’ayant pas donné lieu à un traité de paix, mais à un armistice.« Il est grand temps de faire le bon choix entre l’amour et la haine, la réunification et la division.Nous de vons manifester courage et sens du compromis dans nos initiatives.Si nous observons cette attitude, il n’est aucun problème que nous ne puissions résoudre», dit Yon.De source sud-coréenne, on rap porte que Kang Young-hoon a sou- sous leur contrôle, a constaté lundi soir un corresjMmdant de Reuter.Les combats se sont déplacés à quatre kilomètres au sud.De jeunes combattants ont pillé les caves du grand hôtel de la ville et dégusté du champagne et des vins du meilleur cru dans les propres verres du président, volés dans sa résidence privée.I.es rebelles, très jeunes dans l’ensemble, ont jjour la plupart déserté l’armée ougandaise.Tous, ou presque tous, font partie de l’ethnie tutsi, minoritaire au Rwanda.Des femmes se sont notamment distinguées dans leurs rangs lors des combats.Aux alentours de Gabiro, le sol est jonché de cartouches vides.La ville a manifestement été le théâtre de combats acharnés.Tout au long de la route principale gisent des cadavres près de camions calcinés.Les rebelles ont dit avoir perdu quatre hommes et tué 17 soldats zaïrois au cours d’affrontements qui ont permis la confiscation d’armes et de munitions.Les forces gouvernementales n’ont communiqué aucun bilan de leurs jiertes.Dans le même temps, les efforts diplomatiques pour tenter d’imposer un cessez-le-feu se sont intensifiés.Le président Habyarimana rencontrera aujourd’hui en Tanzanie son homologue ougandais Yoweri Museveni en présence du président ligné l’importance des échanges commerciaux intercoréens.• Alors que nous commerçons avec de nombreux pays à travers le monde, nous sommes navrés de constater qu’il nous faut imjiorter de très loin des produits disjiombles en abondance dans la moitié nord de no tre pays », a-t-il dit.Les deux chefs de gouvernement doivent s’entretenir aujourd’hui et demain des moyens d'apaiser les ten sions et d’accroître les échanges.Kang devrait être reçu jiar le prési dent nord coréen Kim Il-sungde main après-midi, et regagner Séoul le lendemain.Selon la presse sud-coréenne, Kang est porteur d’un message du président Roh Tae-woo invitant Kim Il-sung à un sommet intercoréen sans précédent.Le premier ministre sud coréen, arrive en train du hameau frontalier de Panmunjon, a reçu un accueil dis fret.De source nord-coréenne, on a dé claréque Pyongyang exigerait l’ar rêt des manoeuvres militaires an nuelles auxquelles participent ton jointement les États-Unis et la Corée du Sud, la démolition du mur érigé le long de la zone démilitarisée et la h bération de trois dissidents empri sonnés dans le Sud pour s’être rendus dans le Nord sans autorisation tanzamen Ali Hassan Mwmyi, ont déclaré des diplomates.Des ministres belges doivent aussi assister à cet entretien.Juvenal Habyanmana a reproché au président ougandais de n’avoir pas fermé ses frontières pour empêcher le ravitaillement des rebelles en armes et en vivres.Les deux dirigeants doivent par ailleurs évoquer le problème des 250 000 exilés rwandais réfugiés en Ouganda à la suite des violents combats ethniques entre H utus et TuLsis au Rwanda au début des années 1960 Selon des diplomates à Dar es Sa laam, un projet de paix a été mis au point pour tenter d’imposer un ces-sez-le feu et autoriser le retour au Rwanda des réfugiés qui souhaitent regagner leur pays.L’Ouganda souhaite que la question des exilés soit résolue rapidement mais le président rwandais a jusqu'alors affirmé que son pays était trop pauvre jxmr jxiuvoir faire face à un afflux massif de réfugiés.Le président rwandais avait rencontre lundi à Nairobi le premier ministre belge Wilfried Martens pour discuter de la crise.Il a ensuite annoncé son intention de faire appel au conseil de sécurité de l’ONU.La Belgique doit par ailleurs évoquer la question rwandaise devant les ministres des Affaires étrangères de la Communauté européenne.Israël résiste aux pressions rwandais fêtent Gabiro au champagne personnes retenues contre leur gré de partir.Si nous sommes assez nombreux, il y a toutes les chances que les horreurs de la guerre puis sent être évitées », ajoute t il Le gouvernement de Bagdad a plusieurs fois permis â des hommes politiques étrangers ou il des mill tants pacifistes en visite en Irak de repartir avec quelques uns de ses m vités Cette semaine, quatre musulmans britanniques et les 15 Espagnols retenus en Irak ont été autorisés â quit ter le pays, mais aucun d’entre eux ne servait de bouclier humain « Nous avons fait notre devoir et pris nos responsabilités morales », a déclaré le ministre de l'Information, Latif Nassif al Djassem lors de la li bération des ressortissants espa gnols.Il a ajouté que l'Irak ne demandait rien en échange mais espérait « des signes positifs de l’autre partie en ce qui concerne le blocus économique du pays et la situation politico mill taire dans la région » • Les groupes (pacifistes) |>oti\citl être utiles en obtenant le départ des gens, mais, ;) raison «le quatre ou cinq chaque lois, cela pointait prou dre des années en raison du nombre d’otages aux mains des 11 nkions », a déclaré un diplomate occidental « Il serait préférable que le inonde entier se tienne les coudes et tous les étrangers pourraient, peut être, soi tu plus rapidement », at il ajouté L’Espagnole Cristina Mitieidn, une parlementaire de gauche, a cri tiqué l’embargo international et le déploiement de fon t's étrangères dans la région Ses déclarations ont été largement rapportées dans les médias n aliens Les groupes présents à Bagdad ont généralement répondu à une m vit ai ion de l’organisation u akienne pour la paix el la solulai Hé.un or ganisme soiilomi par le gouverne ment LE MONDE EN BREF Démission en Algérie AI.GEH (Reuter) — L’ancien premier ministre algérien AlHlelliamid Bi ahum a démissionné du Comité central du Front de libéi al ion nationale ( FLN ) pour protester contre •• la démocratie de façade au sein du parti, rapporte l’organe du FLN, El Moudjahid Kasdi Merbali, premier ministre en 1988 et 1989, a lui aussi récemment quitté le Comité central du FLN, pour fonder son propi e parti après avoir dénoncé les réformes économiques engagées par l'actuel gouvernement Le journal indépendant /•,'/ Wntiin a en outre rapporté lundi la défection de deux députés de l’Assemblée nationale algérienne, uniquement FLN, qui ont rejoint dans l'opposilion le parti de l’ancien président Ahmed Ben Bella Aixlelhamid Bralumi, premier ministre de 1984 «5 1988, avait accusé les anciens responsables du secteur d’État d’avoir détourné près de 26 milliards de $ Il a pi écisé qu'il resterait au FLN comme simple militant l’ai ailleurs.l'Algérie a agréé lundi son 29e jiarti politique, en vertu de la loi sur le pluralisme d'aolît 1989, rapporte l’agence de presse Al'S Le l’artide l'union du peuple algérien, de tendance islamiste modéi ée, militei a eonli e la laïcité et pour l'application de la loi islamique.L’état de santé de Schaeuble s’améliore FRIBOURG (Reuter) — L'état de santé de Wolfgang Schaeuble ministre allemand de l’Intérieur victime d'un attentat vendredi soil, s améliore, ont déclaré hier les médecins de l’hôpital universitaire de Fribourg.Schaeuble était conscient et a bien réagi lorsque le chancelier Helmut Kohl est venu à son chevet pour la seconde fois depuis l’attentat, hier après-midi, ont précisé les médecins I.ancien ministre de l’Intérieur a subi deux ojieralioris à la moelle épinière II est toujours paralysé des membres inférieurs et reste placé sous assistance respiratoire, précise le dernier bulletin médical.L’opposition zambienne s’organise LUSAKA (AFP) — Le Mouvement zambien [>our la démocratie et le multipartisme (MMD) rejettera la nouvelle constitution rédigée par une commission spéciale en vue de permettre la tenue d’élections libres l'an prochain en Zambie, et il rédigera lui même un projet de constitution, a annoncé hier le président du MMD, Arthur Wiria Le MMD soumettra son projet à la population zambienne, a ajouté M Wina La commission du MMD, dirigée par uri imjxirtant homme de loi, Levy Mwariawasa, a déjà commencé ses tr avaux qui pourraient être terminés vers la fin du mois, a-t-il précisé Le MMD a refusé de participer à la commission officielle chargée de rédiger une nouvelle constitution, estimant qu'elle était dominée par le parti au jiouvoir, le Parti uni de l’indépendance nationale (UNIP), et par des personnalité; désignées par le gouvernement Un dissident maire de Sofia SOFIA (AFP) — Un ancien dissident, Alexandre Karakatchanov, 30 ans, poursuivi il y a moins d’un an par la municipalité de Sofia lors des manifestations du mouvement écologique indépendant Kcoglasnosl, dont il était le président, est devenu le plus jeune maire dans l'histoire de la capitale, a-t-on appris hier de source officielle M Karakatchanov, députe du principal rassemblement de l’opposition Union des forces démocratiques (UFD j, restera, selon l’accord entre les principales forces politiques qui composent l’administration municipale, à la tête de la mairie jusqu'aux prochaines élections municipales, qui se dérouleront probablement début 1991 Lors de la conférence écologique dams le cadre de la CSCE à Sofia en octobre 1989, M Karakatchanov a été maltraité, avec d'autres dissidents,par la jiolice pour avoir désobéi aux ordres de la mairie.Il était lui-meme membre du parti communiste, conseiller municipal et fils d’un ancien vice-ministre de l'Intérieur.Début 1990, il a fondé un parti vert, membre de l’UFD. A-8 B Le Devoir, mercredi 17 octobre 1 990 EDITORIAL Le confort automobile, ça se paie ÜN BU DG ET sans histoire.C’est ainsi que le président du conseil d’administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM), M.Robert Perreault, a décrit le projet qu’il a transmis pour adoption aux autorités intermunicipales de nie de Montréal.Ce n’est pas faux.Un se serrant légèrement la ceinture, la STCUM a réduire à 6.2 % le taux d’augmentation de ses dépenses en 1991 — soit exactement le pourcentage d’augmentation des crédits du gouvernement pour l’exercice en cours.C’est déjà un succès.Au chapitre des revenus provenant des usagers, la STCUM envisage une hausse d’environ 5 %, ce qui ne sera possible qu’à certaines conditions : que l’achalandage ne fléchisse pas trop, que les municipalités et le gouvernement acceptent d’aug mentater leur contribution de H.9 % et de H,4 % respectivement, que.Un budget, donc, sans histoire.Mais il serait plus juste de dire un budget de transition, puisque 1992 pourrait bien sonner pour les sociétés de transport en commun une minute de vérité singulièrement cruciale.C’est alors que Québec doit mettre en vigueur une nouvelle politique de financement dont on ne con naît pas encore les termes exacts, mais qui prévoit le remplacement de la con tribution gouvernementale par le partage avec les municipalités de certains champs de taxation.Il va sans dire qu’une révision aussi radicale, marquée par le retrait d’un des trois principaux partenaires, sera une nouvelle donne dont on ne saurait exagérer l’importance.Inspiré peut-être par l’approche des élections municipales, membre actif d’un parti qui s’est fait élire sur une plate forme où le transport en commun était en bonne place dans la liste des priorités, M Perreault a assorti sa proposition budgétaire d’un projet de fonds de développement qui pourrait servir, pendant la durée d’un prochain mandat, à honorer de vieilles promesses que, dans une large mesure, les exigences de la gestion quotidienne ne lui auront pas permis d’accomplir.Selon M Perreault, les Montréalais sont placés devant le choix suivant : ou ils assisteront au déclin de leur réseau de transport en commun et à l’envahissement de leurs rues par l’automobile, ou ils s’engageront dans un vigoureux plan de relance visant à contrer les tendances observées.Le virage proposé est ambitieux.En termes d’objectif d’abord : une société de transport, qui depuis près de dix ans perd chaque année un pour cent de sa clientèle, devrait renverser la vapeur et accroître de 5 % en cinq ans le nombre de ses passagers.Egalement en termes de moyens : meilleure desserte du centre-ville aux heures de pointe en augmentant le nombre de rames de métro, meilleure desserte des quartiers et des municipalités de banlieue ; réduction des correspondances et du temps d’at tente sur l’ensemble du réseau ; nouvel les voies réservées ; service plus fiable, plus sécuritaire, plus courtois, etc.Ambitieux enfin en termes de financement il est question, à titre indicatif, d’une somme annuelle de 60 millions de dollars, soit près de 10 % du budget de la STCUM (656 millions en 1991).La STCUM erre quant à l’objectif mais non quant aux moyens Qui paierait ?La STCU M propose de mettre à contribution les automobilistes par le biais d’une redevance de un dollar par jour pour chaque place de stationnement hors rue.L’affaire n’est pas dans le sac, comme le démontre la levée de bou diers qui a accueilli une proposition (M)urtant assez bien ficelée.Paradoxalement, on peut être d’accord avec les moyens mis de l’avant (en ce qu’ils améliorent le confort des usagers).On peut même trouver tout à fait justifié le mode de financement retenu (les automobilistes comptent indéniablement parmi les* bénéficiaires » du transport en commun).Et malgré tout, on peut entretenir les doutes les plus sérieux quant à l’atteinte de l’objectif même de l’opération, qui est de réduire le nombre des voitures dans les rues de Montréal, notamment du centre-ville.La raison en est que Montréal, en matière de transport des personnes, paraît traverser une période d’équilibre relatif où le transport en commun et la voiture privée font encore bon ménage.On aura beau dire, ce n’est pas l’enfer, ni pour les usagers ni pour les automobilistes.Les Montréalais disposent d’un réseau autobus-métro qui satisfait à la demande et personne n’a encore fait la démonstration que l’un ou l’autre des projets de développement déjà entérinés, se traduirait par une hausse significative de l’achalandage.D’autre part, les mêmes Montréalais et les banlieusards filent avec la voiture privée un parfait amour que rien ne semble pouvoir troubler.Les prix comparés ne sont pas en cause.Le transport individuel coûte de plus en plus cher, comme l'établissent les relevés annuels du Club canadien de l’automobile, en regard de quoi les tarifs du transport en commun, à peine indexés au coût de la vie, restent de véritables aubaines, mais sans que les choix des Montréalais en soient véritablement influencés.Et pourtant, dans la conjoncture présente, la proposition de la STCUM est éminemment valable dans la mesure où elle fait de l’automobiliste un véritable « partenaire » dans le financement du transport en commun.Il n’y a qu’à se rappeler le chaos que jetaient dans les rues de Montréal les arrêts de travail à la STCUM (avant le maintien des services « essentiels » aux heures de pointe) pour conclure que si les automobilistes peuvent encore se déplacer avec une relative aisance, c’est grâce au fait qu’un certain nombre de Montréalais et de banlieusards, par choix ou par nécessité, empruntent chaque jour le réseau public.Un tel confort, cela se paie.D’autant plus que les automobilistes, sollicités de tous côtés, font quotidiennement la démonstration qu’ils ne rechignent pas devant la dépense.JEAN FRANCOEUR LETTRES AU DEVOIR La taxe de bienvenue .DKPU1S quelques années, celui ou celle qui achète une maison dans une municipalité du Québec paie la taxe de bienvenue a la dite municipalité.Ordinairement, lorsqu’on est accueilli quelque part ce n'est pas l’arrivant qui donne, mais celui ou celle qui accueille qui « lui fait les politesses » comme on dit au pays du Québec.Mais c’est l’inverse qui se produit dans les municipalités, car l'arrivant ou le nouveau résidant doit payer une taxe de bienvenue alors que durant les années à venir, il devra payer des taxes pour les biens et les services.Ce règlement provient du Gouvernement provincial (Gouvernement P.Q.en 1977).La chose m’a été confirmée par plusieurs municipalités.Celui qui a eu cette brillante idée devait être un bien petit génie.Au fond, ça faisait l'affaire des municipalités, toujours à cours d’argent, mais le nouveau propriétaire se faisait pressurer une fois de plus.Logiquement, ce devrait être les municipalités qui accordent aux nouveaux arrivants une diminution de taxe foncière en signe de bienvenue précisément.Une anecdote disait : « On fait feu de tout bois » Aujourd’hui : « On fait taxe de tout bois ».Camille Fleury Beauport, 10 octobre Le français, langue seconde au cégep DANS un article publié sous le titre : « Les écoles anglaises dispensent beaucoup plus de français que prescrit », M.Jean-Pierre Proulx soulignait l'effort remarquable qui a été fait par les institutions anglophones aux niveaux primaire et secondaire afin de s'ajuster à la réalité québécoise (LE DEVOIR du 10 octobre 1990).Mais un lecteur non averti pourrait croire que tout va bien dans le domaine de l'enseignement du français langue seconde au Québec et que les étu diants non francophones sortent majoritairement bilingues des écoles scondaires anglaises.Or.nous qui accueillons ces étudiants au niveau collegial, nous savons qu'il n’en est rien.Nous savons par expérience qu’ils nous arrivent depuis toujours au cégep aux niveaux débutant, intermédiaire et « avancé».Malgré les progrès que nous avons pu vérifier au cours des quinze dernières années, nous savons que les résultats ne sont pas ceux que vous avancez.Il faut souligner que la situation de l’enseignement du français langue seconde au collégial est telle que non seulement les étudiants qui s’inscrivent dans les cégeps anglophones ne peuvent que d'un façon limitée s’inscrire dans les cours de français pour améliorer leurs compétences linguistiques, mais encore la plupart d'entre eux ne peuvent même pas conserver leurs acquis.Mais ce qui est plus grave, l'implantation du programme révisé des sciences humaines (prévue pour l’automne) va rendre encore plus difficile l'accès aux cours de français langue seconde.Alors, ne nous faisons pas d'illusions, la situation de l'enseignement du français langue seconde n'est guère brillante.Si cet état de fail n'est pas redressé rapidement par une décision gouvernementale courageuse et éclairée, les diplômés des cégeps anglophones continueront de s’exiler dans les autres provinces pour y poursuivre leurs études ou pour entrer dans le marché du travail.Il faut leur donner les moyens de s’intégrer au Québec français et ce n’est pas en limitant l'accès aux cours de français langue seconde que nous y arriverons.Claude Benoit Cette lettre porte également la signature de autres professeurs de français langue seconde au collégial : Maurice Êlia, Joël Richard et Louise Thibault.Montréal, 12 octobre 1990 Confessionnalité, civilisation et démocratie LE COMBAT mené depuis 30 ans par le Mouvement laïc contre la confessionnalité scolaire (Daniel Baril, LE DEVOIR du 11 octobre 1990) n'est que la transposition québécoise du mouvement mené par l’athéisme militant, maçonnique ou marxiste, contre la tradition occidentale judéo-chrétienne.Dans ce sens, U vise en premier lieu le catholicisme, mais aussi bien le protestantisme, le judaïsme et la religion musulmane.Les ouvriers de Babel ne barguinent pas sur la besogne.Notre jeune génération québécoise se sent déjà mal à l'aise devant les premiers résultats obtenus au niveau scolaire.Mais visons plus haut.Quand l'American ou la Canadian Humanist Association, pour régler les cas de l'avortement et de l’euthanasie, veulent en finir avec la morale judéo-chrétienne, elles portent à toute la civilisation occidentale un rude coup.Il se trouve, en effet, que déjà le judaïsme a subi l’influence de la philosophie grecque et l'a influencée à son tour ; mais à plus forte raison le christianisme l'a-t-il fait.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l’information Bernard Descôteaux Directeur délégué à / 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Albert Juneau Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette Jacques Chabot Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS J’ai étudié ma morale chrétienne dans la Somme théologique de Thomas d’Aquin, qui exploite et assimile à fond l’Éthique d’Aristote et dans et à travers elle Platon, Sénèque, Cicéron, le néo-platonisme, et tout ce qui suit jusqu’à son temps.Autant dire que, pour extirper ce cancer d’une peau française ou québécoise, c’est toute l’humanisme que le Mouvement laïc doit en sortir au nom de son propre humanisme.Je ne doute pas que le conseil national (?) du Mouvement laïc québécois a tout ce qu’il faut en tête pour rebâtir ces ruines, mais j'aimerais voir de plus près, car, je le répète, les résultats jusqu’ici obtenus ne sont pas excessivement brillants.Déjà quand il veut priver la partie catholique ou protestante du Québec de ses écoles confessionnelles (ou de ce qui en reste), pour satisfaire l’appétit de ses prosélytes, il dresse devant nous le spectre d’une démocratie qui ressemble plus à celle des États totalitaires, qu’à tout ce que nous avions jusqu'ici appelé de ce nom en Occident et dans le Québec.Edmond Roblllard, o.p.Montréal, 11 octobre 1990 Qui entendra mon cri ?L’AN DERNIER, lors de l'affaire Daigle, j’ai poussé un cri, mais personne ne m’a entendue car la lettre n’a pas été publiée.Je continue à crier, à crier pour toutes ces femmes qui sont obligées de se faire avorter car la société ne leur offre rien ou presque pour les soutenir, les aider.Condamner un geste (pro-vie) ou supprimer une vie (pro-choix) ne sont pas des solutions.Donner un soutien financier, psychologique, physique, à une femme, un couple, pour 20 ans peut-être, ça c’est plus difficile.Pourtant il doit exister des personnes prêtes a le faire, ayant le coeur et la compétence pour le faire.Je les cherche.J’ai mal à mon âme lorsque j'entends une femme enceinte dire : « C'est mon corps ».Ce n'est pas vrai; le foetus n’est pas son corps, ce n'est pas un kyste, une tumeur, c’est le corps et la vie d'un autre humain.Je ne suis pas le corps de ma mère et je ne l'ai jamais été dès ma conception.Dr.Yvaldy, agnostique, témoigne ceci : « Il n'est pas’nécessaire d'appartenir à une Église pour considérer comme sacrée, et cela dès sa conception, la vie d’un être humain innocent » (Croire-vol IV, p.273).Denise Legris, née sans bras et sans jambe nous dit ceci : « Le plus difficile, c'est de faire admettre aux gens valides qu'on peut vivre comme eux, même avec un grave handicap.J'aime la vie — c’est elle, le plus beau de nos patrimoines, notre seule richesse » (Croire-vol IV, p.280).Moi aussi, j'aime la vie.même si la souffrance existe.La guerre, la violence dans les couples, la violence faites aux personnes âgées, handicapés faibles, la torture, l’avortement.bref, toutes ces violences me font mal.J’aimerais cependant aider ces femmes, ces couples en désarroi; mais comment ?Je suis musicienne et ergothérapeute et je pousse un cri.Qui entendra mon cri, leurs cris ?Chantal Roussety Rivière des Prairies, le 30 septembre.1 x 1 ‘ ANTOINE BLOC-NOTES Le Liban dans la mouvance de la crise du Golfe IL EST probable que la Syrie serait intervenue au Liban pour venir à bout du général Aoun même s’il n’y avait pas eu de crise au Moyen-Orient.Mais depuis l’annexion du Koweït par l’Irak, le réseau des alliances a subi d’etonnanLs chambar dements.Damas se retrouve maintenant associé au front anti-Bagdad et s’est donc rapproché d’un vieil ennemi, les États-Unis.Faut-il alors penser que la Syrie a le chemin libre pour imiter son puissant voi-sin en absorbant à son tour le Liban qu’elle aime considérer comme partie intégrante de son territoire.Les choses ne sont pas aussi simples.Certes, la reddition de Aoun et de ses troupes débloque une situation dont le pourrissement risquait de relancer la guerre de position.Mais la paix n’est pas rétablie pour autant.Le contexte régional ayant profondément évolué, toute initiative visant à favoriser un règlement devra désormais s’inscrire dans la nouvelle conjoncture qui est marquée essentiellement par l’incertitude.Et il n’est pas sûr que cette conjoncture profitera d'abord à la Svrie.?Il serait vain d’épiloguer sur l’aventure du général Aoun et des nombreuses victimes qu’elle a coûtées.Maintenant qu’il s’est rendu, mieux vaut oublié ce malheureux épisode et penser à l’avenir.Le chef rebelle a trouvé refuge dans l’ambassade française de Beyrouth et Paris lui a accordé l'asile politique.La France ne reculera pas, soutient François Mitterrand.C'est son droit et le président libanais, M.Elias Ilraoui, devrait en convenir.Ce n’est pas en menant une chasse aux sorcières que le gouvernement libanais pourra rétablir la paix, chercher l’imité et redresser l’économie.Malgré leurs limites, les accords de Taëf, qui définissent un nouvel équilibre politique entre les communautés, constituent une base raisonnable d’entente nationale.Il est certain qu’il y aura encore des interférences étrangères dans la vie politique libanaise (en tout cas, tant qu'il n’y aura pas de règlement — si jamais il y à en un — qui reconnaît l’indépendance du pays), mais elles prendront place désormais dans un cadre où les rapports de forces ont subi de profondes transformations.Des facteurs nouveaux pèseront sur les choix de la Syrie en particulier.Le plus spectaculaire de tous est sans doute l’alliance circonstancielle avec les États-Unis, qui n’aurait peut-être pas été possible, il est vrai, si Washington et Moscou n’avaient pas mis fin à la guerre froide.Paradoxalement donc, Damas ne peut plus exploiter à son avantage les rivalités Est-Ouest.Les Soviétiques n’ont plus de raison d'appuyer l’objectif syrien d’établir une parité stratégique avec Israël.L'influence de Damas semble avoir aussi diminué dans le conflit israélo-palestinien.La reconnaissance acquise par l’OLP vis-à-vis des États-Unis et d’autres pays occidentaux à la suite des engagements pris par Yasser Arafat s’est soldée par une plus grande autonomie d’action de la part de l'organisation palestinienne.La Syrie, qui a joué longtemps le rôle de « protecteur » de certaines factions palestiniennes, n'a plus qu’un poids marginal sur l’évolution du conflit israélo-arabe.C’est l'Irak maintenant qui tend à récupérer les mouvements palestiniens.Le rapprochement entre l’Irak et l’Iran amorcé par Saddam Hussein vient également modifier les anciennes alliances.Si durant la guerre entre Bagdad et Téhéran, la Syrie et l’Iran ont réussi à concilier leurs intérêts quelques fois divergents au Liban, des conflits pourraient surgir maintenant.L’Irak pourrait aussi chercher à maintenir la confusion au pays des Cèdres en intervenant indirectement, comme il l’a fait en fournissant des appuis au général Aoun.?Finalement, l’intervention directe des Nations unies dans la conflit du golfe Per-sique, pourrait avoir des répercussions importantes sur d'autres contentieux de la région.On l'a vu la semaine dernière quand le Conseil de sécurité a condamné Israël à la suite des événements survenus à Jérusalem.Ï1 est probable que l’ONU ne pourrait rester indifférente devant d’autres conflits en terre libanaise alimentés par des pays étrangers.Il faut s’attendre d’ailleurs que l’U RSS continue à privilégier le cadre onusien pour la résolution des conflits au Moyen-Orient, de manière à ne pas laisser toute la place aux États-Unis.En somme, la défaite du général Aoun ne doit pas tromper.Rien n’est gagné pour la Syrie au Liban.On peut même se demander si elle ne perd pas graduellement son statut de puissance régionale.ALBERT JUNEAU RÉPLIQUE Ignorance et goujaterie Jean-Marc Léger SI L’IGNORANCE peut autoriser l'indulgence et l’imbécillité susciter la commisération, la mauvaise foi et la goujaterie ne sauraient justifier l’impunité.Le singulier « poulet » commis par Luc-Normand Tellier (auquel LE DEVOIR a consenti une place de choix en page éditoriale, le 11 octobre) ferait la honte de l'étudiant le plus nul en science politique ou en histoire et n'appellerait qu'un haussement d'épaules s'il ne mettait en cause de façon aussi malhonnête qu'injurieuse l'oeuvre et l'honneur de Lionel Groulx.Par un double amalgame grossier (procédé cher aux régimes qu'il dénonce mais dont il est visiblement assez proche), ce Torquemada de carnaval assimile le nationalisme canadien-français à des idéologies totalitaires et confond l’une avec l'autre l’Action française (plus tard, l’Action nationale) du Québec avec celle de France, alors que les deux mouvements n’ont eu rigoureusement nen à voir l'un avec l'autre.L'espnt le moindrement informé et le moindrement honnête sait d'autre part qu’entre l’acception traditionnelle du vocable « nationalisme » chez nous et celle qu'elle a reçue en Europe depuis un denu-siècle, il y a une différence radicale.Au Québec, le nationalisme a toujours incarné soit la lutte élémentaire pour la survivance, soit un effort d'affirmation nationale et d'émancipation culturelle et a toujours été associé à une volonté d'ouverture au monde.Dans sa logorrhée délirante, notre inquisiteur pousse l'odieux et le ridicule jusqu'à taxer de collusion avec les idéologies totalitaires un homme dont toute la vie a été un combat pour l'émancipation de son peuple, pour sa promotion sociale et culturelle et pour les valeurs spirituelles.Autour de Groulx (qui n’en fut pas le fondateur mais y a joué un rôle de premier pain), l’Action française, devenue l'Action canadienne-française, en 1928, puis l’Action nationale (justement pour écarter toute confusion avec le mouvement royaliste français) se réunirent successivement des hommes comme Édouard Montpetit, Léon Lorrain, Esdras MmvIÛe, Antonio puis Jacques Perrault, Arthur puis André Laurendeau, François-Albert Angers, pour n’en citer que quelques-uns, que l’on pourrait difficilement soupçonner de sympathie envers le fascisme et le nazisme.Il est navrant d’avoir à rappeler de telles évidences mais la bêtise au front bas ne peut avoir toujours champ libre.Je dédie à notre inquisiteur cette phrase d'Olivar Asselin ; « Il fut un temps où la valeur de M.Groulx était mise en doute par quelques cuistres : la vigueur de son talent et la probité de son enseignement ont fini par imposer silence aux clabauds et réduire les envieux à l'impuissance ».Dans les propos fielleux et calomnieux du sieur L.N.Tellier, on ne sait ce qui l’emporte du crétinisme ou de l'abjection : ce dont on est sûr, c’est son art consommé pour la goujaterie.Asselin encore disait dans les années vingt, à propos d’un émule de M.Tellier : « on doit le lire avec un masque à gaz ».
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