Le devoir, 1 novembre 1990, Cahier B
-_______________________________________________________________________ ¦v a» an 'à -ï®&* MAR J O SOCIETE SUPPLEMENTAIRES — THEATRE ST-DENIS VEN.30 NOV.ET SAM.1 DÉC.— EN VENTE LUNDI MIDI Billets au St-Denis (849-4211) & Ticketron.Réservations 288-2525.Le Devoir, jeudi 1er novembre 1990 Isabelle Paré TORONTO n’a qu’à bien se tenir.À la barre d’une ville prometteuse plantée en plein coeur du Saint-Laurent, le maire Jean Doré croit dur comme fer que Montréal a tout pour surpasser son éternelle rivale, la doubler au cap du prochain millénaire.Quand il parle de Montréal, les yeux de Jean Doré s'illuminent.De-mandez-lui sa vision du Montréal de l’an 2000, et dans un déluge verbal inépuisable, il multipliera les théories sur l’unicité de Montréal « ville nordique », ville « améropéenne », ville château d’eau d’une Amérique assoiffée.Autant de visions avant-gardistes projetées dans votre imaginaire de citadin ébloui.Vous y croyez.L’avocat vous a converti, le slogan du publicitaire vous a séduit.Sur tous les fronts, du budget des trottoirs en passant par les doctes techniques d’élimination des neiges usées aux micro-ondes, le maire Doré connaît tous les chiffres, vous reprend sur une décimale, mitraille les données comme une imprimante et en connaît autant sur vos problèmes de quartier que sur les grands enjeux de la planète.Éternel « preacher » de Montréal, le maire Doré n’attend rien de moins de Montréal, que de damer un jour le pion à Toronto comme métropole culturelle et économique.« J’ai l’intime conviction que Montréal à un potentiel de croissance économique plus important que Toronto.Montréal demeure une place forte financière, sans en avoir les handicaps.À Toronto, la distribution inégale des richesse et le conservatisme inné des centres bancaires et de décideurs traditionnels peuvent tempérer le développement », pronostique le maire d’un Montréal encore bien loin de la prospérité torontoise.Soit, Montréal n’a pas encore digéré la disparition de sa vieille base industrielle, concède le maire.Mais si on mise sur son économie diversifiée, l’extraordonaire créativité de ses milieux d’affaires, sur ses secteurs prometteurs comme la mode et le tourisme, si on réussit à tirer du coma ses quartiers anciens, rien n’est impossible, objecte-t-il.« La position géographique de Montréal, son rayonnement interna- tional, ses réseaux — 100 millions de consommateurs à une heure d’avion —, son port, son dynamisme culturel, tous ces facteurs font de Montréal une ville qui a tous les atouts pour devenir beaucoup plus dynamique que Toronto », aligne le maire Doré, qui ne cache une pointe de jalousie pour son holomogue, le maire Art Eggleton, branché sur Queen’s Park en moins de dix minutes de marche.« Montréal ne sera jamais une capitale.Moi, je dois faire deux heures de route pour parler aux décideurs politiques», grogne-t-il.Mais le Montréal de l’an 2000 qui plane dans la tête de son maire de 46 ans n’a rien du cauchemar économique, du « trou de beigne », de la « capitale des pauvres » que plusieurs lui prédisent.Au tournant du « La position géographique de Montréal, son rayonnement international, ses réseaux — 100 millions de consommateurs à une heure d'avion —, son port, son dynamisme culturel, tous ces facteurs font de Montréal une ville qui a tous les atouts pour devenir beaucoup plus dynamique que Tot onto.» millénaire, Montréal sera une ville de taille moyenne, guérie de ses cicatrices, une locomotive culturelle et un lieu de décisions, entrevoit plutôt le maire Doré.« Mon projet c’est de léguer aux enfants une ville en meilleur état que celle dont j’ai héritée.En l’an 2000, Montréal sera résolument performante avec un milieu urbain beaucoup plus bâti et plus harmonieux.La déchirure de l’autoroute est-ouest aura disparue.La vieille ville sera raccordée à la nouvelle à la fois par les faubourgs et le secteur du Centre international de conférences.Au plan international, Montréal sera une ville où il se décide des choses, d’en-Volr page B-2: Doré PHOTO JACQUES NADEAU Quand il parle de Montréal, les yeux de Jean Doré s’illuminent et son verbe se fait inépuisable.Johanne de Montigny, le partage de la mort Paul Cauchon PHOTO JAUUUE5 MAUbAU Ce qu’un mourant désire le plus c’est notre écoute .DANS UN grand hôpital de Montréal une mère passe toute sa journée au chevet de son fils de 42 ans, atteint de cancer.Elle ne sait pas de quoi il souffre, elle sait encore moins qu’il est en phase terminale.L’équipe soignante décide de le lui dire.La mère ne réagit pas.Puis elle se lève, retire une belle boîte rouge de son sac, et distribue ses meilleurs chocolats avec un peu de liqueur.Des histoire comme celle-là, il y a en plusieurs dans le livre de Johanne de Montigny et Marie de llennezel, L'amour ultime (Stanké éditeur).Ici, le partage de la nourriture a symbolisé le partage d’une nouvelle trop difficile à avaler, littéralement.« C’est un moment que je n’oublierai jamais, écrit Johanne de Montigny, et qui m’a laissé une ouverture illimitée au recours à la métaphore pour dire l’inexprimable ».La métaphore pour dire l’inexprimable, les mots et les gestes pour dire la mort.Marie de llennezel, Française, a été la première psychologue intégrée dans une unité de soins palliatifs en France.Johanne de Montigny, Québécoise, psychologue, survivait miraculeusement il y a plus de dix ans à un crash d’avion, et elle tra- vaille maintenant auprès des mourants, à l’unité des soins palliatifs de l’hôpital Royal Victoria, ainsi qu’avec des patients sidéens en pratique privée.De leur amitié, de leurs pratiques respectives, est né ce livre, un riche dialogue mené par Lise Monette, une psychanalyste qui enseigne aussi à l’UQAM.Ce dialogue voulait mettre en scène le rôle de la psychologie en soins palliatifs.Il déborde largement pour s’intéresser au pourquoi et au comment d’une telle approche.Que dire au mourant ?À ses proches ?Comment faire venir l’inexprimable ?Comment un tel travail peut-il Voir page B-2: Mort Léo Y affe, une vie à pacifier l’atome LÉO Y AFFE, lauréat 1990 du prix Marie-Victorin du Québec pour les sciences de la nature, a consacré une quarantaine d'années de sa vie aux usages pacifiques de l’atome.À près de 75 ans, le père de l’énergie nucléaire canadienne a si bien apprivoisé les conséquences du E= MC-2 d’Einstein qu’il a du mal à comprendre les réticences populaires envers une forme d'énergie qui lui semble bien banale, bien anodine.Three-Mile-Island, lui objecte-t-on ?« Déplorable, mais il n’y a pas eu de pertes de vies humaines.Peut-on en dire autant de certains accidents du pétrole ?» Tchernobyl, alors ?« La centrale aurait dû être fermée il y a longtemps.On l’a gardée ouverte à cause d’un besoin criant d’énergie dans le pays et aussi pour des raisons politiques.» Il en faudra plus pour démonter un des principaux artisans du premier réacteur nucléaire canadien, celui de Chalk River, qui fonctionne toujours, comme le fera remarquer M.Yaffe.Façon détournée de nous dire : « De notre temps, nous aimions l’ouvrage bien fait.» Le lauréat du Marie-Victorin reconnaît d’ailleurs volontiers qu’une des principales difficultés de l’énergie nucléaire est l’extrême complexité des engins qui l’extraient et la canalisent.« La première fois que j’ai vu les plans du réacteur de Chalk River, je me suis dit, c’est pas vrai, ça ne marchera jamais, c’est beaucoup trop compliqué techniquement.Il nous a d’ailleurs fallu sept ou huit ans pour résoudre toutes les difficultés.Mais quand je suis parti, en 1952, nous avions vaincu les obstacles les plus coriaces, dont celui d’éviter que l’eau ordinaire ne soit contaminée par l’eau lourde.» Conscient que beaucoup de gens ne partagent pas son approche très confiante de l’énergie nucléaire, Léo Yaffe attribue la méfiance généralisée à deux raisons : la bombe et le manque d’information.« Notre premier contact avec l’énergie sise dans le noyau de l’atome, la bombe atomique, fut traumatique.C’est un peu comme si la première application connue de l'électricité avait été la chaise électrique.La fée électricité porterait pour toujours le stigmate de l’infamie.« Et puis, nous sommes mal informés.Pendant trop longtemps, les industriels et les grandes sociétés utilisant et développant l’énergie nucléaire ont négligé de répliquer à la mauvaise presse de l’atome.On s’est caché la tete dans le sable en attendant que ça disparaisse tout seul, en espérant que les gens découvriraient Voir page B-2: Yaffé FABRICANT DEPUIS 1914 (514) 527-8664 f 0 U R R U R E S IGEORGES POULIOT Solde (V autolï>ne PRÊT-À-PORTER — SUR MESURE 4435, RUE DE LA ROCHE, MONTRÉAL Rencontre chez Giselle Début novembre, le ballet Giselle revient à la salle Wilfrid-Pelle-tier.Une jeune étoile venue du froid, plus précisément du Kirov soviétique, s’unira à la vedette des Grands Ballets canadiens Andrea Boardman (ci-contre), pour interpréter l’oeuvre d’Adolphe Adam.Notre chroniqueuse Catherine Caron les a rencontrés.Page B-3 Marcel Masse s’en-va-t-en-guerre Le ministre fédéral des communications, M.Marcel Masse, a fait hier une sortie contre la tendance « inacceptable » à l’hégémonie de la langue anglaise dans les coproductions franco-canadiennes.Il a aussi déclaré que le Québec, dans le domaine culturel, « reçoit plus que sa part » et qu’il serait mal avisé de s’en aller.Page B-3 i Conflit, crise violence Dans le deuxième de sa série de trois textes, M.Léon Dion analyse la période tumultueuse de la Révolution tranquille et l’émergence du radicalisme dans la société québécoise.Il conclut que le FLQ ne servit d’inspiration intellectuelle à aucun des groupes qui ont promu depuis des changements majeurs Page B-8 Le Québec en couleurs La maturité culturelle du Québec est acquise depuis longtemps et sa maturité économique mérite maintenant l’adhésion générale.Voilà que le Québec gagne de nouveaux lauriers : sa maturité « touristique » lui vaut la une du magazine français Géo, présenté hier par le rédacteur en chef, Robert Fiess (ci-contre).Page B-6 Le Montréal onirique de Jean Doré Toronto la riche, rivale repue, n’a qu’à bien se tenir; le maire rêve grand pour demain SCIENCE B-2 ¦ Le Devoir, jeudi 1er novembre 1990 4 Doré jeux importants pour l’avenir de la Planète avec le secrétariat de ONU », projette l’ex-avocat, battant avec ses mains jointes sur la table, chaque mot de sa plaidoirie d’un tempo énergique.Apôtre du développement durable, le maire voit plus loin que la prochaine élection, que la prochaine décennie même.A tel point, qu’étaler sa vision des années 2000 ne lui suffit pas, il a déjà en tête sa théorie du « waterbelt » toute mijotée pour le Montréal des années 2030.« A cause des grands lacs et du Saint-Laurent qui coule devant nous, Montréal sera un endroit stratégique pour les entreprises au cours des 30 prochaines années.Nous sommes assis sur 25% des ressources d’eau douce disponibles dans le monde.J’ai l’intime conviction que quand il y aura de graves problèmes d’approvisionnement en eau potable, les entreprises qui avaient fuit le ‘rust belt’ pour aller vers le ‘sun belt’ au sud des États-Unis dans les années 70, se tourneront vers le bassin des grands lacs.Nous serons le ‘waterbelt’ des années 2000», calcule Jean Doré, ajoutant qu’un jour le baril d’eau douce vaudra aussi cher que le baril de pétrole.Mais avant que la sécheresse des autres ne fasse de Montréal le Dallas de demain, la métropole souffre toujours de taux de chômage galopants, d’une économie essoufflée, de quartiers désertés par les yuppies et d’un centre-ville pris d’assaut par tout ce que la région compte de démunis, de « multi-poqués » et de prestataires.Le remède contre la pauvreté et le chômage pour les prochains quatre ans, diagnostique M.Doré, c’est d’offrir aux entreprises les millions de pieds carrés qui restent à développer sur le territoire de Montréal, repeupler le centre-ville, rendre la ville plus attrayante en requinquant ses parcs et ses rues et surtout, de faire du transport en commun le mode le plus fashionnable pour accéder au centre-ville.Car, déduit le maire, en attirant la richesse des uns, on pourra amoindrir la pauvreté des autres.« Dans l’est de Montréal, il y a 25 milions pieds carrés à développer à des prix compétitifs.Dans le Sud-Ouest, le parc d’entreprises du Canal va permettre d’offrir a 15 minutes du centre-ville de l’espace de bureau du même que type que celui offert en banlieue.Le plan de 47 millions $ pour dynamiser les rues commerciales et le programme d’accès à la propriété vont permettre à des gens de ne pas être relégués à 30 km en banlieue», énumère-t-il.Quant on lui reproche en retour le succès timide de ce programme d’accès à la propriété, l’absence de verdure au centre-ville, la rareté des voies réservées aux autobus, ou les critiques de ces anciens alliés, le maire Doré rechigne, vitupère, décline des rafales de chiffres et d’exemples pour rappeler les bévues de son prédécesseur.« Je suis réaliste.Une administration ne peut régler en 4 ans les problèmes de 30 ans d’inaction.Si la croissance nous a aidé, nous ne lui avons pas nui.Le centre-ville bombardé dont parle Mme Gagnon-Larocque, c’est le principal leg du parti civique ! », fulmine le maire de MontréaL « Ce n'est quand même pas de ma faute si on a pas prévu des station- nements aux têtes de métro, il y a 20 ans.Aujourd’hui, il n’y a pas de place.C’est à Brossard et Laval qu’il faut les mettre, si on veut pas que les gens embarquent sur les ponts.Pour ce qui est des voies réservées, c’est long et très complexe.Le prochain mandat devrait etre celui du retour de la clientèle vers le transport en commun», promet le maître Doré.Côté économie, même si la situation n’est pas rose, le capitaine de l’hôtel de ville juge que son administration a tout fait pour réinjecter le sérum nécessaire pour sortir certains quartiers de leur torpeur.« Nous avons fait le pari de nous entendre avec les autres gouvernements dans l’Ouest et dans le sud-Ouest.Ça aussi ça a contribué à l’emploi à Montréal.Le chômage a baissé.Il y a plus d'emplois qui se créent qu’il ne s’en perd.Il y a eu une croissance du centre-ville, nous avons doublé nos investissements dans le domaine public, 250 millions $ plutôt que 125 millions $.C’est l’amorce de la remontée », entonne le maire de MontréaL Si vous me demandez si je suis satisfait, je ne le serez que lorsque que nous serons en situation de plein emploi, avoue-t-il.Mais le changement profond, ce sont ces nouvelles solidarité tissées entre chambres de commerces, syndicats et groupes communautaires qui n’existaient pas il y a 4 ans, rétorque-t-il à ces détracteurs.À qui veut bien l’entendre, il réfute d’ailleurs que l’affection que lui voue d’anciens « ennemis », comme les gens d’affaires, est la preuve d’un parti qui a su s’ajuster aux réalités de l’administration.« Nous avons parfois changé notre idée sur la façon d’y arriver, mais nos buts fondamentaux n’ont pas dévié», claironne-t-il.Quand aux tirs à boulets rouges que lui décochent ses anciens fidèles, le maire Doré n’en fait pas de cas.« Quand nous avons agit sur des problèmes sociaux, comme les itinérants, on s’exposait particulièrement aux critiques des groupes de pression communautaires.On nous a reproché de parler de pauvreté, mais à ne pas en parler, on aura fini par l’occulter », conclut-il.Pourtant le maire Doré, durant ces deux heures d’entrevue, n’en a eu que pour l’économie.Morceaux de choix, les mots « développement », « leadership », « interface », « concertation » retentissent comme des litanies dans sa bouche.À une exep-tion près, quand on parle de sa principale réalisation, le parc-plage de l’Ile Notre-Dame, il redevient bucolique, rêveur, s’empresse d’y rappeler ses trois visites estivales.À vélo bien entendu.« Il v a quelque chose d’un peu magique a être couché sur une plage où, quand on lève la tête, on aperçoit des gens qui se baignent avec l’impression d’être à cent miles de Montréal.Puis en se levant, on aperçoit le centre-ville qui se profile au dessus de la ligne des arbres », dépeint le maire, son flot de parole soudain interrompu par cette bulle idyllique.On forçant un peu, on l’imagine même couché sur la plage, à deux pas de ce fleuve qui l’entoure, érigeant ses théories sur le « waterbelt », admirant cette mine d’or de l’an 2030, cette autoroute bleue où se mire la métropole.Le sourire aux lèvres, ses chiffres laissés au vestiaire, on ne serait pas surpris de l’entendre se marrer sur les deux heures de routes que doit faire Art Eggleton pour aller se faire dorer au soleil.ORCHESTRE METROPOLITAIN Théâtre Maisonneuve Place des Arts MUSIQUE POUR LES JEUNES PAR DES JEUNES Chef d'orchestre: Agnès Grossmann Solistes: Marc-André Gauthier, violon 12 ans Stewart Goodyear, piano 12 ans Au programme: RICHARDWAGNER Prélude au/ Maîtres chanteurs de Nuremberg (Die Meistersmger vori Nürnberg) FELIX MENDELSSOHN Concerto pour violon en mi mineur op 64 GEORGE GERSHWIN Rhapsody in Blue LEONARD BERNSTEIN Danses symphoniques de 'West S.de Story' Concerts réservés pour les éléves de la CECM le 8 novembre à 9h45 et le 9 novembre à 9h45 et 13h45.La realisation de la série Les premieres Alcan a été rendue possible grâce à la collaboration de Alcan la Commission des écoles catholiques de Montréal.Charron Concept/Communication les Lignes aériennes Canadien International, la Société de la Place des Arts, les Aliments Delisle le ministère de l'Éducation, Le Devoir, le Journal de Montréal CJMS Radio et Québécor Montréal et le syndrome du F-18 Isabelle Paré MALGRÉ le revers encaissé pour l’Agence spatiale, la guerre larvée Montréal-Québec sur le transport en commun ou la mollesse d’Ottawa dans le dossier du Vieux-Port, le maire Doré affirme que les relations sont au beau fixe avec les capitales.S’il juge que son administration a souffert de l’affaire du contrat octroyé à Canadair pour l’entretien des F-18, qui « a braqué l’opinion canadienne anglaise, paralysant les décisions du gouvernement fédéral », le maire Doré dément avec verve avoir eu du fil à retordre avec Québec et Ottawa pour faire valoir les intérêts de la métropole.« Certains dossiers sont traités plus discrètement.Je ne dis pas que toutes les relations sont faciles.De toutes façons, les relations avec Ottawa n’existaient pas avant 86.Pas plus la Chambre de commerce que les université n’étaient branchées sur Ottawa.C’est le cas maintenant.Mon prédécesseur entre 74 et 86 a eu une stratégie de « terre brûlée » avec les gouvernements», tranche M.Dore, d’avis que le maire Drapeau a fait plus que sa part pour jeter certains froids entre la Vieille Capitale et MontréaL « À notre arrivée en 86, on nous attendait de pied ferme à Québec.Ils l’avaient encore dans la gorge l’histoire du stade olympique », défend le maire Doré, convaincu que des pas de géants ont été franchis depuis.Le comité ministériel n’est qu’un reflet de cette nouvelle coopération tissée entre le gouvernement de Québec et la métropole, opine-t-iL « Oui, il y a encore beaucoup de travail à faire pour obtenir une réponse gouvernementale, notamment pour le tourisme.Il faut encore que le réflexe Montréal se développe », concède-t-iL Pris à partie par des groupes de PHOTO JACQUES GRENIER pression pour ne pas avoir assez haussé le ton envers Québec ou Ottawa, notamment dans le dossier de l’aide sociale, de la réforme de l’as-surance-chômage, du Vieux-Port ou des programmes d’habitation abandonnés par le fédéral, le maire de Montréal avoue avoir été échaudé au cours de son premier mandat.Le syndrome des F-18 a refait de temps en temps surface.Faut dire que l’époque où ministres et élus s’expédiaient leurs messages et quolibets par la voie des journaux n'est pas très lointaine.À Québec, on a mis des mois a digérer les frasques sur les menaces de coupure de la ligne vers Longueuil et la facture de 12 millions $ expédiée en « comptes à payer ».« Je vous ferez toutefois remarquer qu’une fois les éclats faits, notamment avec le ministre Marc-Yvan Côté, nous nous sommes assis pour trouver des solutions.Et c’est avec le même Marc-Y van Côté que nous avons réglé la question de Dernier Recours», précise-t-iL Mais le maire est convaincu que, quand il le fallait, son administration a rué comme il faut dans les brancards.« Nous avons levez le ton dans le cas du plan de transport.Ça a mis du sable dans l’engrenage, mais aujourd’hui il y a une carte régionale, on va adopter l’ORT, l’étude sur la métropolitaine est amorcé sur les solutions d’avenir y compris sur le souterrain ».Même portrait dans le cas du Sud-Ouest et la relance de l’Est, où les gouvernements ont fini par délier les cordons de leurs bourses pour alimenter un programme triparite mis de l’avant par les milieux communautaires.« Il y a encore beaucoup de travail mais les contacts ont été mis en place », assure le maire Doré.Promis à une réélection, le maire Doré met déjà en garde ses collègues de Québec sur une tentative de transfert de responsabilités qui équivaudrait à « une décentralisation par les comptes à payer ».« Montréal est plus fragile parce qu’on a atteint la capacité maximale de payer.On ne peut aller en chercher plus auprès des contribuables ».Il supporte plutôt les scénarios ouvrant la porte à de nouvelles sources de tarifications pour les ville.Plus encore il faudra revoir la manière de dispenser certains services pour sabrer dans les coûts, avance-t-iL.« On est pas en quête de pouvoirs, mais de solutions pour gérer des problèmes.Si c’est plus efficace de les gérer localement ou régionalement, on le fera.On pourrait éliminer des programmes qui font double emploi.On peut donner des services plus efficaces en laissant le milieu définir des stratégies que l’on appuie », soutient le maire Doré.Mais prévient-il, Montréal a déjà ses munitions et n’entend surtout pas faire de la redistribution des richesse avec la taxe foncière.4 Mort changer la vie de ceux qui le font ?« Ce qu’un mourant désire le plus c’est notre écoute, écrit Johanne de Montigny.L’écoute de ses besoins, de ses peurs, du non-dit, de l’inconscient.Il désire notre présence silencieuse, une présence qui symbolise la sécurité, l’accompagnement, la vie, la continuité».« Accompagner ce n’est pas réagir, c’est s’ajuster », ajoutait Marie de HennezeL « Avec des patients en phase terminale, je me sens parfois une intervenante, mais toujours une accompagnante », nous déclarait cette semaine Johanne de Montigny.«« Parfois je peux intervenir, aider une personne a formuler sa détresse, à exprimer son désarroi.Mais souvent la parole est devenue inutile, comme si on l’avait dépassée.De la même façon qu’il y a une économie d’énergie et du temps qui reste, il y a une économie de la parole».Le livre raconte d’ailleurs différentes expériences menées par les accompagnantes auprès des mourants.La psychologue devient très attentive au langage corporel.Avec un homme de 40 ans qui se mourrait, au grand désarroi de ses deux adolescents, Johanne de Montigny proposait de respirer ensemble, en un même souffle qui les soutenait tous.Évidemment, travailler auprès des mourants n’est vraiment pas un métier ordinaire.« On est constamment interpellé par toutes ses disparitions à chaque semaine, ajoute-t-elle.Je me demande vraiment combien de temps je pourrai le faire».Elle avoue qu’il lui arrive d'être à l’affût du moindre symptôme rapporté par les siens, se surprenant à analyser la couleur de leur peau, leur regard, leur respiration, les voyant comme des morts en sursis.Au-delà de l’équilibre mental exigé pour une telle pratique, on y retrouve sûrement une part de catharsis : exorciser sa propre peur de la mort.Johanne de Montigny craint par ailleurs un certain « effet de mode », de plus en plus de gens désirant se spécialiser en soins palliatifs, de plus en plus de bénévoles proposant leurs services, « sans que la préparation soit toujours bien adéquate » glisse-t-elle.Il est vrai que le mouvement des soins palliatifs est récent, et qu’il se répand de plus en plus.L’approche moderne auprès des mourants a été développée au début des années 1960 en Angleterre, par des femmes comme Cecily Sanders et Elisabeth Kubler-Ross.À Montréal, le docteur Balfour Mount ouvrait en janvier 1975 une unité de soins palliatifs à l’hôpital Royal Victoria, une première en Amérique du Nord.L’hôpital Notre-Dame ouvrait son unité en 1979.D’autres hôpitaux ont ensuite suivi, comme Notre-Dame-de-la-Merci récemment, ou l'IIôtel-Dieu, qui voudrait ouvrir une unité propre.Le concept de soins palliatifs s’est également développé dans de petites maisons où des équipes spécialisées prennent soin de malades en phase terminale, ce qui représente semble-t-il la tendance d’avenir.La Maison Michel-Sarrazin à Québec est la plus connue.Une toute nouvelle, de 14 lits, ouvrira bientôt à Warwick.Dans la région montréalaise le projet d’une telle maison est dans l’air, projet pi- loté par un groupe d’entraide de Be-loeil, Présence Amie, en colabora-tion avec l’UQAM, qui offre d’ailleurs un petit programme de dix cours sur l’approche aux mourants.Une Association québécoise des soins palliatifs vient même d’être formé.On a beaucoup écrit sur la déshumanisation de la mort, sur le fait que alors que le mourant était, il y a quelques décennies encore, intégré dans son milieu familial, entouré des siens, il se retrouve maintenant perdu dans les grands hôpitaux aseptisés.Les unités de soins palliatifs et les maisons spécialisées ont voulu retrouver un certain sens familial, un rituel communn, ont voulu mettre de l’avant des techniques d’accompagnement jusqu’au dernier souffle.Mais le dialogue entre Johanne de Montigny et Marie de Hennezel démontre que leur travail soulève autant de questions qu’il n’apporte de réponses claires.« La mort demeure un mystère, elle m’interpelle, ajoute Mme de Montigny.Le mystère peut être troublant, mais il peut être « aidant » aussi : puisqu’on a pas de réponses définitives, allons-y, on peut faire des découvertes ».Dans le livre, l’intervieweuse Lise Monette qualifie les deux femmes d’« accoucheuses ».« On se rend compte que la naissance et la mort sont intimement liées, explique Johanne de Montigny.Françoise Dolto a d’ailleurs écrit que « l’Homme qui va bientôt mourir doit quitter son corps comme l’enfant a dû quitter le placenta ».Quitter le ventre de la mère et quitter notre corps c’est intimement lié.» 4 Yaffé d’eux-mêmes la différence entre la bombe et la centrale.Grave erreur stratégique.» D’autre part, il y a ceux que M.Yaf fe traite de charlatans, ceux qui se refusent à comparer les avantages et les dangers du nucléaire, du charbon, du pétrole et des autres formes d’énergie.« Seule la comparaison est honnête parce qu’elle part du principe que l’humanité a un besoin croissant d’énergie, surtout dans les pays en voie de développement.De là, la question qui s’impose, c’est : quelle forme ?Voulons-nous vivre avec les marées noires du pétrole, les poumons noirs du charbon, les pluies acides et les émissions de bioxyde de carbone dans l’air ?Le nucléaire a droit à un procès équitable et ce procès, c’est une comparaison des risques environnementaux, de tous les risques.» Quant à lui, Léo Yaffe, de retour à McGill en 1952, il s’est attaqué à deux tâches.La première fut de moderniser le département de chimie de McGill, de l’engager sur la voie de l’atome moderne.La seconde fut de développer les applications médicales et scientifiques de la radioactivité.« J’ai fait un pèlerinage à travers tous les hôpitaux du Québec pour sensibiliser le corps médical aux techniques naissantes de la médecine nucléaire, expliquant à un public étonné mais fasciné qu’on pouvait bombarder des tumeurs ou faire ingérer des cocktails radioactifs pour marquer certains organes avant la radiographie.» Le professeur Yaffe a aussi contribué à l’histoire des cultures amérindiennes.En procédant à l’analyse statistique de certains Isotopes rares contenus dans des vestiges de poterie, il a pu montrer de quelles boues et de quelles glaises elles venaient, du lit de quelle rivière on avait tiré les terres qui les composaient.Il fut ensuite possible de montrer que le nomadisme et le commerce avaient disséminé certains artefacts sur un vaste territoire, loin des lieux de fabrication.« On a même pu déduire certains grands axes de commerce entre nations amérindiennes.» C’est donc à la fois pour ses recherches sur les applications pacifiques du nucléaire et pour sa vigoureuse modernisation du département de chimie de McGill que le Québec accorde le prix Marie-Victorin à Léo Yaffe.Est-ce à cause de la mauvaise presse de l’atome, le lauréat est surpris.« Je suis assurément très honoré et très heureux, mais ça me surprend beaucoup.Moi qui ai dû chercher toute ma vie ave presque rien, voilà qu’après m’avoir privé de fonds pendant toute ma carrière, on me récompense.» Le lauréat n’est d’ailleurs ni tendre envers les gouvernements du Québec et du Canada ni optimiste pour la recherche scientifique au pays.« 11 y a ici un manque total de compréhension de ce que l’argent investi dans la recherche peut faire.On ne se rend pas compte de la dureté de la compétition dans ce domaine.Cette indifférence politique vient du fait que la communauté scientifique canadienne et québécoise est peu nombreuse, qu’elle représente bien peu de votes et que ces Messieurs (entendez : les politiciens) peuvent continuer à nous négliger.» C’est malgré tout avec beaucoup de fierté que le spécialiste de la fission nucléaire recevra son prix Marie-Victorin.Mais dans son visage austère, presque le masque d’André Gide, une lueur ironique dans l’oeil dira : « Merci pour la belle montre en or.» 42-9645 Service ANALYSE Connaître ou ne pas connaître le « truc », là est la question Jean-Pierre Proulx IL EXISTE plusieurs façons de juger un phénomène social.À propos des 2757 écoliers québécois qui, depuis 1984, ont utilisé la « passoire » de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés pour fréquenter l’école anglaise, le ministre de l’Éducation, M.Michel Pagé.a dit, mardi à l’Assemblée nationale, que c’était « légal ».Évidemment ! Là n’est pas la question.Il s’agit, au premier chef, de savoir si ce phénomène est compatible avec l’objectif même de la loi 101.Cet objectif est de faire en sorte que tous les enfants d’immigrants qui choisissent librement de venir s’établir au Québec fréquentent l’école française.Même la Charte canadienne respecte cela.Les immigrants subissent, à cet égard, le traitement que la majorité francophone s’impose à elle-même.Pourtant, 1573 enfants, dont les parents sont soi-disant au Québec en « séjour temporaire », ont pu se soustraire depuis 1984 à l’objectif de la loi 101 alors que l’immense majorité n’a pas pu.On compte donc maintenant deux catégories d’immigrants : ceux qui connaissent le « truc » et qui vont à l’école anglaise, et ceux qui ne le connaissent pas et qui fréquentent l’école française.Par ailleurs, 652 autres enfants ont fréquenté l’école anglaise privée non subventionnée (à laquelle ne s'applique pas la loi 101) pour passer ensuite à l’école publique anglaise, toujours grâce à rarticle 23 de la Charte canadienne.Enfin, 532 autres écoliers ont utilisé ce même article 23 de la Charte parce qu’ls étaient les frères et soeurs d’enfants ayant obtenu pour eux-mêmes, en vertu de certaines autres dispositions de la loi 101, le privilège de fréquenter l’école anglaise.Ce fameux article 23 stipule notamment que peuvent continuer à fréquenter l’école anglaise ceux qui y ont commencér leurs études, ainsi que leurs frères et soeurs.Il vise essentiellement à favoriser la mobilité des Canadiens d’une province à l’autre, mais la manière dont il est rédigé permet de le détourner de son objectif premier.Deuxièment, on peut juger le phénomène à partir de l'éthique politique.Dans une société dont les Chartes affirment l’égalité des citoyens devant la loi, on doit s’interroger sur la légitimité du traitement de faveur dont jouissent certains citoyens et pas d’autres, surtout quand ce traitement est accordé systématiquement et chaque année de façon récurrente.On en a compté 750 de plus dans les derniers 18 mois.Troisièmement, le phénomène peut s’évaluer à partir du critère de l’intérêt public.Ici, c’est la sphère du pouvoir politique dont le mandat ultime est de préserver le bien commun et l’intérêt général.L’État ne peut réprimer toutes les déviances.La vie en commun oblige à une nécessaire tolérance.Aussi, avant d’agir, faut-il connaître le problème sous toutes ses facettes.À cet égard, certaines questions, auxquelles le MEQ a le moyen de répondre, demeurent sans réponse : ¦ l’accès à l’école anglaise, grâce au statut de personne en séjour temporaire ou via l’école privée non subventionnée, se fait-il au hasard ou est-il facilité par l'« impulsion » intéressée de certaines commissions scolaires et de certaines écoles privées subventionnées ?; ¦ quelle est la langue maternelle des enfants concernés et leurs pays d’origine ?; ¦ y a-t-il certaines institutions privées non subventionnées « spécialisées » qui servent de tremplin pour l’école publique anglaise ?; ¦ quelle proportion des immigrants, qui ont utilisé le système, se sont-il déclarés « résidants permanents » au ministère de l’Immigration, mais en « séjour temporaire » au ministère de l’Éducation ?Et pourquoi le gouvernement favorise-t-il sciemment cette incohérence entre deux minis tères ?Le rapport entre la loi 101 et la Charte canadienne est une question relativement complexe.Aussi, est-il extrêmement facile pour le gouvernement de se cacher les statistiques pour noyer le poisson.C’est ce qu’a fait mardi M.Pagé à l’Assemblée na tionale d’autant que l’opposition, on l’a vu aussi, maîtrise mal son dossier.Pourtant la nature et le nombre de questions qu’il soulève méritent qu’on y réponde enfin de manière claire.MANGER MIEUX-C’EST MEILLEUR pannc/pacnon , H i Le Devoir, jeudi 1er novembre 1990 ¦ B-3 TÉLÉVISION DANSE Marcel Masse s’en va-t-en-guerre Les coproductions en anglais avec la France, une tendance « inacceptable » Paule des Rivières LE MINISTRE des Communications, M.Marcel Masse, a annoncé hier des mesures qu’il qualifie de « radicales» afin d’encourager le tournage de coproductions télévisuelles en français avec la France.La tendance actuelle à coproduire en anglais avec la France est « inacceptable », estime le ministre.Téléfilm Canada, organisme fédéral d’aide aux productions télévisées et cinématographiques, mettra donc en place toutes les mesures nécessaires à l’encouragement de la coproduction en français.Le directeur général de Téléfilm, M.Pierre Desroches, a déclaré que « ces mesures aideront, si la volonté de coproduire est là ».Il pensait principalement aux télédiffuseurs.N’ignorant pas qu’au ministère des Affaires culturelles du Québec, plusieurs se demandent si la solution ne réside pas dans le rapatriement pur et simple de la part québécoise des budgets de Téléfilm, M.Masse a glissé sur le terrain constitutionnel pour rappeler qu’en matière culturelle « le Québec reçoit beaucoup plus que ce qu'il représente ».Une manière pour le ministre de lancer un débat qui atterrira certainement devant la Commission sur l’avenir politique du Québec.« Que les gens prennent la décision qu’ils veulent, mais qu’ils la prennent en connaissance de cause », a encore dit M.Masse.Parlant non seulement de Téléfilm mais d’une série d’institutions et de programmes, le ministre fédéral dit ceci : « Si le Québec rapatriait les budgets pour faire sa politique culturelle, il ne rapatrierait que 28 %.Mais dans la plupart des secteurs, il reçoit aujourd’hui entre 35% et 40%.» Sur les coproductions télévisuelles, Québec et Ottawa font un constat similaire, à savoir que la baisse de coproduction en français avec la France est dramatique.« Si l’on ne redresse pas la situation, croit pour sa part M.Masse, qui a rencontré quelques journalistes hier en présence de M.Desroches, on réalisera moins de projets en langue française et le tournage de séries en anglais à gros budgets continuera.Cela va à l’encontre de nos objectifs et c’est inacceptable.» Téléfilm pourra donc, à l'avenir, accepter une participation réduite des télédiffuseurs francophones.En ce moment, Téléfilm n’investit dans une production que si letélédiffuseur investit lui-même au moins 30 % du budget.La situation financière extrêmement précaire des télévisions québécoises (à eux deux, Quatre Saisons et Télé-Métropole présentent cette année un déficit frisant les 50 millions de dollars).Téléfilm participera également, à l’avenir, au doublage en anglais d’un nombre minimal d’épisodes d’une série réalisée en français, pour en favoriser la commercialisation.Les autres mesures permettront à Téléfilm d’augmenter le montant de ses avances aux producteurs ainsi que celles prévues pour le développement des projets.La France demeure le premier partenaire du Québec.À tel point que les coproductions télévisuelles entre les deux pays sont passées de 2,6 millions à 77,9 millions de dollars entre 1983 et 1990.Au cours des quatre der- Marcel Masse nières années cependant, 121 millions ont été affectés au tournage en anglais et 56,3 millions au tournage en français.Pensons à Bordertown, à Black Stallion ou à Mount Royal, monumental et coûteux échec.En 1990, une seule coproduction sera réalisée en français, contre quatre en anglais.M.Masse n’a pas évalué le coût de ses désirs de refrancisation mais il est clair que Téléfilm a le mandat de tout faire pour encourager les projets de coproduction télévisuelle en langue française.Actuellement, le budget prévu à cette fin n’est même pas utilisé, Téléfilm ne recevant pas le nombre suffisant de projets de coproductions en français.L’envergure des coproductions anglaises contribue encore davantage à creuser l’écart des budgets entre les secteurs anglais et français.Téléfilm n’arrive pas à dépenser les 35 % de son budget prévus pour le secteur français.Le problème n’est pas que canadien.La France a promis de faire sa part pour stimuler la production en langue française et M.Masse doit rencontrer sous peu son homologue français, Mme Catherine Tasca.M.Masse croit que les coproductions en langue française sont un indispensable moyen d’agrandir le marché.Il est par ailleurs conscient des problèmes financiers des télévisions et compte sur la Commission mise sur pied cet été pour étudier le financement des télévisions pour lui fournir des lumières là-dessus.Si les coproductions en français avec la France ont baissé, celles en anglais se portent très bien merci.Les Français aiment bien coproduire avec les Canadiens anglais parce qu’ils leur assurent un look plus proche des États-Unis et parce qu’ils peuvent ainsi avoir accès aux marchés anglais.Aussi, les télévisions anglaises ont plus d’argent que celles du Québec.Les Canadiens anglais ont découvert récemment la coproduction télévisuelle, notamment parce que les abris fiscaux sont devenus moins alléchants et qu’un partage des coûts s’imposait.Aussi, pour contrer l’influence américaine, ils se sont mis à produire et à coproduire davantage.Ici, les télédiffuseurs misent sur les valeurs sûres et semblent préférer produire des téléromans qui leur assurent une cote d’écoute automatique.« Il va falloir que les gens sortent de leur cuisine», a commenté le porte-parole de M.Masse.De la culture comme de la vertu Un piètre débat entre les aspirants maires Paule des Rivières LA CULTURE, c’est comme la vertu : tout le monde est pour.Mais à entendre les quatre candidats à la mairie de Montréal, on a la nette impression que c’est là le moindre de leurs soucis.Le débat sur « Montréal métropole culturelle des années 90 », organisé mardi soir par le Conseil québécois du théâtre, n’a jamais décollé et les candidats ont plus souvent qu’à leur tour habilement contourné les questions de Serge Turgeon, président de l’Union des artistes, Catherine Bégin, comédienne et porte-parole du Conseil québécois du théâtre, et Jean Pelletier, journaliste.Le maire Jean Doré a défendu son administration tout en se disant prêt à revoir certaines politiques de subventions aux organismes culturels.Ses trois opposants, Pierre-Yves Me-lançon de la Coalition démocratique de Montréal, Nicole Gagnon-Larocque du Parti civique de Montréal et Alain André du Parti municipal de Montréal, privilégient tous trois une aide plus directe aux artistes, et un allègement des structures de la Commission d’initiatives et de développement culturels (CIDEC), qui est devenue « une boite très lourde », selon Mme Gagnon-Larocque.Le président de l’Union des artistes a d’ailleurs rappelé à M.Doré qu’« il semble plus facile de gérer des infrastructures que des artistes».Les quatre candidats sont opposés à la taxe sur le livre et trois d’entre eux ont signé la pétition qui sera acheminée au premier ministre du Québec en guise de protestation.Le maire, lui, ne signe pas de pétition mais a promis de faire les représentations qui s’imposent s’il est réélu.Il est contre la taxe sur le livre et croit qu’il faut également réexaminer la taxe sur les autres activités culturelles.Les quatre candidats approuvent la gratuité des spectacles dans les maisons de la culture même si plusieurs artistes estiment que cette politique nuit aux artistes qui offrent des spectacles payants ailleurs en ville.Les priorités des candidats ?Pour le maire sortant, l’établissement d’une maison de théâtre pour enfants; pour M.Melançon, la création d’un fonds d’investissement culturel et l’atteinte du 1 % du budget consacré à la culture, (le RCM n’a pas réalisé sa promesse du 1 % mais le budget-culture est tout de même passé de 0,33 % à 0,87 %) ; pour M.André le 1 % et la convocation d’un sommet sur la culture (qui fait d’ailleurs partie des promesses non remplies de l’équipe sortante); enfin, pour Mme Gagnon-Larocque, « donner l’aide directement aux artistes plutôt que de le mettre entre les mains des fonctionnaires de la CIDEC».Rencontre au sommet pour Giselle Union éphémère d’une étoile venue du froid et d’une vedette des Grands Ballets Catherine Caron À UNE SEMAINE de la première de Giselle, Andrea Boardman attendait toujours son partenaire soviétique Farouk Ruzimatov, invité de marque des Grands Ballets Canadiens en ce début de saison.Transformant l’appréhension en énergie positive, la danseuse pouvait jurer de la spontanéité et du naturel de la rencontre qui aurait lieu sur scène entre Giselle et cet Albrecht.Chose certaine, ce sera la rencontre de deux étoiles bien différentes.Andrea Boardman est première danseuse aux Grands Ballets Canadiens depuis 1985, une compagnie qui hésite toujours à qualifier ses premiers danseurs d’étoiles.Celle-ci constate néanmoins un changement : « Je crois qu’on vise de plus en plus à créer le sentiment, du côté du public, qu’il voit de grands danseurs, ici, aux Grands Ballets.J’ai toujours fait les rôles principaux.Mais je danse également les oeuvres modernes, pas seulement le rôle principal dans les ballets classiques.C’est ça l’esprit de cette compagnie.» Salutaire assurance et humilité bien ancrée qui l’aideront certainement à croiser ce météore de la scène internationale de la danse.Farouk Ruzimatov est le protégé désormais fort en demande du célèbre Kirov.Premier prodige et virtuose à profiter de la glasnost, il ne sent pas le besoin de se ménager une sortie à grand fracas au nom de la liberté artistique, comme ces prédécesseurs, Noureïev et Baryshnikov.Si les danseurs constituent une race d’artistes bien réfractaire à l’entrevue, lorsqu’ils sont brillants et soviétiques et qu’on a toute l’année durant surexploité leur valeur médiatique, scruté la moindre intention ou opinion, ils deviennent nettement farouches.Peu à tirer donc de Ruzimatov, sinon son appartenance réaffirmée au Kirov et son entière disposition à se produire en tant qu’artiste invité avec des compagnies étrangères.Il termine tout juste un contrat de huit mois avec l’American Ballet Theater à New York.Mais des rencontres ou coups de coeurs pour certains chorégraphes de l’Ouest, on n’apprendra rien, pas un nom.Comme si une passion, même professionnelle, était compromettante.« Pour l’instant, je ne peux pas parler de compagnies en-dehors de la mienne parce que rien n’est concret.Par contre, au Kirov, je prévois danser les oeuvres de chorégraphes étrangers », se contente-t-il de dire.Son itinéraire artistique demeure flou, ouvert, comptant pour le moment une représentation avec le Kirov à Chicago avant son retour en URSS, ainsi qu’une visite prochaine en Australie.Le risque, c’est sur la scène qu’il le prend.La se vit la nécessité de partager et susciter l’émotion.Ce qu’il faisait en septembre au dernier au Gala des Étoiles avec Adagio de Boris Eifman, une oeuvre qui exclut l’é- Farouk Ruzimatov légant partenaire et le danseur spectaculaire.« Je voulais présenter quelque chose de nouveau parce qu’on me connaissait déjà dans des roles éclatants du type Le Corsaire.» Le rôle d’Albrecht dans Giselle se distingue également à l’intérieur du répertoire.« C’est un rôle très compliqué psychologiquement.Ce n’est pas une chorégraphie où il s'agit de montrer la bravoure et la technique mirobolante d’un danseur.C’est très intérieur.Ça suit la ligne d’un classicisme pur», précise-t-il.« Son Albrecht vient de nulle part et n’appartient à personne, pas même Giselle », peut-on lire au sujet de son interpréation.C’est bien là l’étoffe des amours les plus fatals, celui Andrea Boardman pour qui Giselle deviendra folle et mourra.Andrea Boardman dansait sa première Giselle en 1987 avec Rey Dizon (qui quittait la compagnie l’année dernière i.Rôle de consécration et de maturité pour toute ballerine, c'est souvent aussi le spectacle déterminant d’une vie : « Giselle c’est depuis toujours un rêve.Quand j’avais 15 ans, j’ai vu le ballet à New York, j’ai leuré, j’étais vraiment touché.C’est ce moment là que j’ai décidé qu’un jour je danserais ce ballet.» Depuis la création du ballet (en 1841), on guette les grandes interprètes dans la théâtralité de la folie de Giselle, et les grandes ballerines dans l’immatérialité de la morte devenue pur esprit.Boardman voit fa transition comme étant difficile, épuisante même : « Tu penses que tu es morte.Vraiment.Puis tu as 15 minutes pour te ressaisir, changer tes cheveux, ton maquillage, te poudrer de blanc.Et il faut te calmer pour devenir celte apparition.» L’un est rivé à une profondeur obscure, l’autre à son désir d’authenticité.Étoiles lointaines ?Le magnétique Ruzimatov assurera la fatalité de la rencontre à l’intérieur de ce chef-d’oeuvre du ballet romantique.Deux autres couples, Anik Bisson-nette et Louis Robitaille, MinTang et Min Hua Zhao forment les autres distibutions.Giselle, salle Wilfrid-Pelletier, les 2, 3, 8, 9 et 10 novembre.DANS 2 JOURS DANS LES OMBRES LUGUBRES DE LA NUIT ~ IL ATTEND VOTRE APPEL! UN DON A CARE CANADA POUR UNE MEILLEURE ALIMENTATION CARE Canada 1312 Bank.Ottawa K1S5H7 de retour à Montréal pour 15 soirs seulement LE DORTOIR de Gilles Maheu CARBONE 14 «.un spectacle d'une sensibilité extraordinaire, d'une force surprenante et d'une intelligence algue.» ABC Cataluna, BARCELONE, Oct 89.«Carbone 14 a été sublime.» Het Parool, AMSTERDAM, août 90 «.Le Dortoir est un véritable chef-d'œuvre.» Montréal Express, MONTREAL, Juin 90 «Du théâtre proche de la vie, du théâtre physique qui fait du bien à l'âme.» 24 HEURES, LAUSANNE, août 89 au THÉÂTRE ESPACE LIBRE \ du 5 au 22 DÉCEMBRE .Billets en vente dès maintenant LE DEVOIR i 3 B-4 ¦ Le Devoir, jeudi 1er novembre 1990 CULTURE ET SOCIETE H-.CINEMA ABTRE I : (327-5001 )- Marked lor Death 7 h 10, 9 h 20 A8TRE II: - Sibling Rivalry 7 h, 9 h.A8TRE III: - White Paltea 7 h 15, 9 h 30 ASTRE IV: - Nlghl of the Living Dead 7 h, 9 h.BERRII: (288-2115) - Darkman fr.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 BERRI II: — lia vont lova bien 1 h 30, 4 h 15, 7 h,9 h 30 BERRI III: — Hanry and June 1 h 30, 4 h 15, 7 h,9 h 30 BERRI IV: - Coda 30f51h15.3h15.5h 15, 7 h 15, 9 h 15 BERRI V: — Memphla Belle 1 h.3 h 15.5 h 30, 7 h 45, 9 h 55, jeu.1 h, 3 h 15, 9 h 40 BONAVENTURE I: (861-2725) — Marked for Death 7 h 15, 9 h 15.jeudi aucune représentation BONAVENTURE II: - Night of the Living Dead 7 h, 9 h.BROSSARD I: (465-5906) — La gloire da mon père 7 h 05, 9 h 25 BROSSARD II: - Memphla Belle 7 h 15.9 h 30 BROSSARD III: — Henry et June lun.au jeu.8 h.CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- 58 minutée pour vivre 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: - Tatle Danielle 7 h 15, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 3: - Bona balaera d'Hollywood 7 h 25.9 h 35 CARREFOUR LAVAL 4: - Le petit montrez 7 h 05— Sailor et Lula 9 h 05 CARREFOUR LAVAL 5: - Memphla Belle 7 h 30.9 h 40 CARREFOUR LAVAL 6: - Marked lor Death 7 h 30, 9 h 45 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl— Henry and June 1 h 30.4 h 10, 6 h 45, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: - La gloire de mon père 2 h.4 h 30, 7 h 15, 9 h 30 CiNÉMA ÉGYPTIEN 3: - Sailor et Lula 2 h.4 h 30, 7 h, 9 h 25 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Goodtellaa 7 h.9 h 35 CINÉMA OMÉGA 1: - Mon fantôme d'amour T h, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 2: - Air America fr.7 h.9 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-laurent, Mil (843-6001) — Êllae et la mer L'épreuve 19 h.— Ylri Kan Dunla 21 h.(1er au 4 nov) CINÉMA PARIS: MU (875-7284)- CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-• nada — Henry A June 8 h.CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: - Marked for Death 7 h 05, 9 h 10 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: - Pacific Heights 7 h, 9 h 20 CINEMA POINTE-CLAIRE 4: - Sibling Rivalry7 h 10, 9 h 10 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: - White Palace7 h 10, 9 h 15 CINÉMA POINTE-CLAIRE 6: - Night of the Living Dead 7 h, 9 h CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— The Back-Breaking Leal On the Bowery 18 h 35— Quebec-USA ou l'Invealon pacifique L'Amérique Inaollte 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559)— Avalon 6 h 20, 9 h 10 CINÉMA V - 2: - Goodtellaa 6 h 20, 9 h 20 CINÉPLEX I: (849-4518) — Daddy noetalgle2 h 50, 7 h 15— Nuit d'été en ville 1 h, 5 h, 9 h 30 CINÉPLEX II: — Llgnea Interdltea A h, 9 h 30— Présumé Innocent 1 h 05, 7 h.CINÉPLEX III: — Moody Beach 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h CINÉPLEX IV: - Nlklta 1 h 30, 4 h 45.7 h 15.9 h 40 CINÉPLEX V: - Dark Angel 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉPLEX VI: — Le petit monatre 1 h, 3 h, 5 h— Soleil même la nuit 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX VII: — Pump Up the Volume 1 h 15,3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉPLEX VIII: - Bona balaera d'Hollywood 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 30 CINÉPLEX IX: - Le grand bleu 2 h.5 h 10, 8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)— Cargo 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 10, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS II: - Telle Danielle 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20, 9 h 40 COMPLEXE DESJARDINS III: - Alberto Exprès* 1 h, 3 h, 5 h 05, 7 h, 9 h COMPLEXE DESJARDINS IV: - Un weekend aurdeux 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester, Mtl (283-8229)— L'atelier Le tempe dea bûchera 19 h.— Au chic resta Pop 21 h.(1er au 4 nov.) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— CRÉM AZIE: (388-4210) — La gloire de mon père mar.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 25, lun.mer.jeu.7 h, 9 h 25 DAUPHIN I: (721-6060) - Bon» balaera d'Hollywood?h 15, 9 h 40 DAUPHIN II: - Sailor et Lula 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1 : (341-3190) — White Palace sem.7 h 15, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 2: - Sibling Rivalry sem.7 h, 9 h DORVAL I: (631 -8586) — Graveyard Shllt 7 h, 9 h 15 DORVAL II: - Ghoat 6 h 45, 9 h 25 DORVAL III: — Quigley Down Under 6 h 30, 9 h 15 DORVAL IV: - Memphla Belle 6 h 45,9 h 20 DU PARC 1: (844-9470)- Llaten Up 7 h, 9 h 20 DU PARC 2: — Preaumed Innocent 6 h 50, 9 h 25 DU PARC 3: - Avalon 6 h 45, 9 h 30 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Mon lantôme d'amour2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 2: - Air America fr.2 h 10, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 35 BILLETS EN VENTE MAINTENANT Les Misérables LA PLUS POPULAIRE DES COMÉDIES MUSICALES ILES REPRÉSENTATIONS DE LA PRODUCTION MONTRÉALAISE, PRÉSENTÉE EN VERSIONS FRANÇAISE ET ANGLAISE _ BILLETS ET RENSEIGNEMENTS DISPONIBLES A LA BILLETTERIE DU THÉÂTRE AINSI QU À TOUS LES COMPTOIRS TICKETR0N OU TÉLÉPHONEZ A TÉLÉTR0N : (514) 288-2525 GROUPES DE 20 PERSONNES ET PLUS : (514) 527-3644 ‘ Billets d'étudiant disponibles à 16 S sur présentation d'une cane d'identité valide à la billetterie du Théâtre.FAIRVIEWI: (697-8095) - Bethune 6 h 35, 9 h 10 FAIRVIEW II: - Mr Deettny 7 h, 9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— White Palace 12 h 50, 3 h 50, 5 h, 7 h 10.9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Pacific Height» 1 h.3 h 05, 5 h 15.7 h 30.9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Sibling Rivalry 1 h 30.3 h 20, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Wild et Heart1 h 40, 4 h 15, 7 h, 9 h 25 GOETHE-IN8TITUT MONTRÉAL: (499-0159)-So Long Comboy Identity Kld 20 h.GREENFIELD I: (671-6129) - Graveyard Shllt 7 h.9 h 10 GREENFIELD 2: - Monsieur Destin 6 h 55, 9 h 25 GREENFIELD 3: — Mon lantûme d’amour 6 h 40,9 h 20 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Vivre au Sommet et Envol (fr.) du mar.au ven.10h., 11 h.30, 13h., 19h., sam.13h„ 16h„ 17h.30, I9h, ven.sam.dern.sped.22h., dim.11 h.30, 13h„ 16h., 17h.30, 19h — To the Limit et Skyward mar.au dim.14h.30 et 20h.30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Cyrano de Bergerac 12 h 45, 3 h 35, 6 h 25, 9 h 15 LAVAL I: (688-7776) - Air America fr.7 h 10.9 h 30 LAVAL II: — Mon fantôme d'amour 6 h 40, 9 h 10 LAVAL III:-Salle fermée LAVAL IV:-Salle fermée LAVAL V:— Salle fermée LAVAL 2000 1: (887-5207)- Darkman 7 h 25, 9 h 25 UVAL 2000 2:- Code 3815 7 h, 9 h.LOEWS l:(861 -7437) - Fantaala 1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30 LOEWS II:- Bethune 1 h.3 h 45.6 h 30.9 h 15 LOEWS III:- Goodtellaa 12 h 05.3 h 05.6 h 05, 9 h 05 LOEWS IV:- Arafon 1 h 30.4 h 10.6 h 50, 9 h 30 LOEWS V:- Ghoat 1 h 05, 3 h 45.6 h 30.9 h 15 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: La liberté c'eat leparadla 19 h 30, 21 h 30— Salle 2: Salo ou le» 120 jours de Sodome 19 h— ree belle Jeanne 21 h 15 PALACE 1: - Graveyard Shift 12 h 45.3 h.5 h 10, 7 h 30, 9 h 45 PALACE II:- Mr.Destiny 1 h 20, 3 h 45, 6 h 30, 9 h.PALACE III:- Alter Dark My Sweet 12 h 10, 2 h 20, 4 h 35, 7 h, 9 h 15 PALACE IV:- Quigley Down Under 1 h 35, 4 h 10.6 h 45.9 h 20 PALACE V:- Welcome Home Roxy Carmichael 12 h 25, 2 h 30, 4 h 40, 7 h 05, 9 h 10 PALACE VI:- Memphla Belle 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 15,9 h 30 PARADIS I: (354-3110)— Darkman 7 h.9 h PARADIS II:— La petit monatre sem.7 h v15— Memphla Belle 9 h PARADIS III:— 58 mlnutea pour vivre 7 h, 9 h 15 PARISIEN I: (866-3856)- Le voleur de savonnette1 h 10.3 h 10.5 h 10.7 h 15.9 h 25 PARISIEN II:— Il y a des jours et des lunes 1 h 15, 3 h 55, 6 h 30, 9 h 05 PARISIEN III:- Rafales 1 h, 3 h 10.5 h 15.7 h 30, 9 h 35 PARISIEN IV:— Le mari de la coiffeuse 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 30 PARISIEN V:— Monsieur Destin 1 h 15, 3 h 45, 6 h 30, 9 h PARISIEN VI:- Une histoire Inventée 12 h 35.2 h 45.5 h, 7 h 10, 9 h 30 PARISIEN VII:- Erreur de jeunesse 12 h 40.2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 25 PUCE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Marked for Death 1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 35 PUCE ALEXIS NIHON II:- Night ol the U-vlng Dead 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III:- Miller's Cros- sing 1 h 20, 4 h 10, 7 h 15.9 h 25 PUCE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Darkman 7 h 10.9 h 20 PUCE LONGUEUIL 2: - Code 3615 7 h 15 9 h 25 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— State ol Grace 7 h 15— After Dark, my Sweet 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mil (849-0041)- Mon fantôme d'amourS h 30, 9 h.mer.6 h 30, jeu fermé VERSAILLES l:(353-7880) - Mon fantôme d'amour & h 30, 9 h VERSAILLES II:— Monsieur Deettn 7 h 20.9 h 40 VERSAILLES III:— Quigley Down Under 6 h 40, 9 h 15 VERSAILLES IV:— Tee affairée sont mes affaires 7 h 20, 9 h 30 VERSAILLES V:- Air America 6 h 30, 9 h VERSAILLES VI:— Graveyard Shift 7 h 30,9 h 30.SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h.15 à 02h.30— Slim Williams et Ingrid Stitt, et le groupe Pony, du 1er au 4 nov.BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Jim Zeller, les 1-2-3 nov.BAR LE TYCOON: 96 ouest Sherbrooke, Montréal (849-8094)- Citrus Park, le 1er nov.BAR 2080:2080 rue Clarke, Montréal (285-0007)— Janis Steprans, sax, le 1er nov.à 22h.BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.è 24h., mar.20h.a 01 h., mer.au ven.18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à compter de 22h., sam.à compter de 21h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h„ mar.de 17h.30 à 19h.30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21h.30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de 19h.à 24h.CAFÉ DE U PUCE: PDA, Montréal (842-2112)- ' < Voix parallèles > avec Pauline Julien et Hélène Loi-selle, en prolongation jusqu'au 3 nov., mar.au sam.à 20h — • L'échange ¦ de Paul Claudel, à compter du 7 nov., mar.au sam.à 20h.CEGEP DE ROSEMONT: 640016e ave, Montréal— Cinéma: Les matins inlidèles, de Jean Beau-dry et François Bouvier, le 1er nov.à 20h.CHAPELLE HISTORIQUE OU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Musique de chambre, Camerata d'Annecy, Rober Bernolin, flûte à bec et direction, Catherine Gorman, violon, Marie-Pierre Suisse, violon, Patricia Lopex, alto, Denis Gor-mand, violoncelle, Vincent Bernolin, clavecin, oeuvres de Vivaldi, le 1er nov.à 20h.COLLÈGE MARIE-VICTORIN: 7000 Marie-Vie-torin.Montréal-Nord (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent L'Ouest Australien, un autre monde, avec Jacques Villeminot, du 29 oct.au 1 er nov, lun.au mer.à 206, jeu.à 19h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— • Oh les beaux jours • de Samuel Beckett, m.en s.Brigitte Haentjens, du 30 oct.au 1er déc.à 20h.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— Les Productions Recto Verso présentent • Parcours scénographique ¦ de Emile Morin, m.en s Jacinthe Harvey, du 13 nov.au 1er déc.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario, Montréal (526-6582)— > Penthésilée ¦ de Heinrich von Kleist, textes de Marina Tsvétaeva, production du Groupe La Veillée, du 26 oct au 10 nov., mar au dim.à 20h 30 LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis.Montréal (849-6955)— Midnight Hour Blues Band, les 1-2-3 nov.HABITAT ST-CAMILLE: 5220 Charleroi, Montréal-Nord (321-9000)- Frank Olivier en spectacle, le 1er nov.4 20630 KEUR SAMBA 11: 5408 ave du Parc, Montréal (278-5409)— Le prince du World Beat, El Kady, le 1er nov.à22h.LA LICORNE RESTAURANT THÉÂTRE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— « Glengarry Glen Ross » de David Mamet, m.en s.Fernand Rainville, è compter du 11 sept, du mar.au ven.à 20h.30, le sam.à 16630 et 20h.30.(supplémentaires du 23 oct.au 3 nov.) MAISON DE LA CULTURE MAISONNEUVE: 4120 est Ontario.Montréal— Conférence: Initiation è l'informatique, avec Suzie Cété, le 1er nov.à 19h.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6706 De Lorlmier, Montréal— Conférence: Anvers: la perle des Flandres, richesses de l'art flamand, le 1er nov.à 19630 MAISON-THÉATRE: 255 est Ontario.Montréal (288-7211)— > Pleurer pour rire • de Marcel Sabou-rin, m.en s.Reynald Robinson, du 17 oct.au 4 nov., les sam.et dim.à15h.MONUMENT NATIONAL: 1182 St-Laurem.Montréal— « L'Invitation au supplice » adaptation du roman de Vladimir Nabokov, m.en s.Gregory Glady, du 6 au 10 nov.à 206, matinée le 10 nov.à 14630 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: Auditorium Maxwell-Cummings, 1379 ouest Sherbrooke, Montréal— Concert de musique traditionnelle japonaise, Honjo Hldetaro et son Ensemble, le 1er nov.à 20630 PALAIS DE LA CIVILISATION: Ile Notre-Dame, Montréal (872-8181)— Cités-Cinés Prise 2, en prolongation le 2 nov.de 12h.è minuit, le 3 nov.de 10h.à minuit, le 4 nov.de 10h.à 19h.PLANÉTARIUM DOW: 1000ouestSt-Jacques, Montréal (872-4530)— < Récits de voyageurs » du 8 sept, au 25 nov — horaire français: lun.20h.30, mar.mer.13630, jeu.ven.13630, 20630, sam.14H.15.16630,20630, dim.13h„ 15h,30,16630,20630, horaire anglais: lun.19h 30, mar.mer.12h,30, jeu.ven.12630, 19h.30, sam.13h„ 15h.30,19630, dim.14h.15,19630 SALLE FRED-BARRY: 4353 Ste-Catherineest.Montréal (253-8974)— Les Productions du Grand Monde présentent • Adiedi > de Jelena Kohout, m.en s.Louise LaHaye.du 17 oct.au 10 nov.à 20630 SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Ca- therine, Montréal (253-8974)- La Nouvelle Compagnie Théâtrale présente • L'illusion comique > de Corneille, m.en s.André Brassard, à compter du 19 oct., les ven.et sam.à 20h.STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.i 18h.mar.au dim.10h.à 186— pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul O., Vieux-Montréal (845-7306)- « Parade.spectacle de marionnettes, sam.dim.à 15h.jusqu'à la fin déc.THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 1297 Papineau, Montréal (523-1211)— .Votre fille peuplesse par inadvertance • de Victor-Lévy Beaulieu, m.en s.Jean Salvy, du 16 nov.au 9 déc., mar.au sam.20h., dim.15h.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique, Montréal (843-7738)— « Absolut.avec Lucie Grégoire, danseuse/chorégraphe, accompagnée par Maurice Bouchard, saxophone et Helmut Lipsky, violon, du 31 oct.au 11 nov.à 20630, relâche les 5-6-7 nov.THÉÂTRE ÉLYSÉE: 35 rue Milton, Montréal (849 4056)— Les Découvertes Juste Pour Rire, du 16 oct.au 3 nov., mar.au sam.à 20630— Le Théâtre de l'Opsis présente < L'honneur perdu de Katharina Blum > d'après le roman de Heinrich Boll, adaptation de Pierre-Yves Lemieux, m.en s.Serge Denoncourt, jusqu'au 10 nov., mar.au sam.à 19h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— Montréal Musiques Actuelles, l'Orchestre Métropolitain, dir.Walter Boudreau, le 1er nov.à 19630 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste^Catherine, Montréal (861-0563)— « La charge de l'orignal épormyable > de Marcel Gauvreau, m en s André Brassard, du 13 nov au 8 déc THÉÂTRE OLYMPIA: 1004 est Ste-Catherine.Montréal (286-7884)— Daniel Lemire en spectacle, du 31 oct.au 3 nov.à 20h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA.Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente < L'ennemi du peuple > de Henrik Ibsen, à compter du 3 nov., mar.au ven.206, sam 166.30 et 21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— < Les lettres de la religieuse portugaise • adaptation et m.en s.Denys Ar-cand, du 12 nov au 8 déc.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis.Montréal (849-4211)— Le Théâtre du Rideau Vert présente • Ruy Bias • de Victor Hugo, m.en s.Guillermo de Andrea, du 30 oct.au 24 nov., mar.au ven 206, sam.166 et 21h., dim.à 15h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sher- brooke, Montréal (849 7928)— Soirée de jazz avec Charles Ellison et Jan Jarczyk, accompagnés par leurs étudiants, oeuvres de Kelly, Parker, Jarczyk et Ellison, le 1er nov.à 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 ave Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484: Cours de maître piano Sontraud Speidel, de 10h.à 12h„ de 14h.à 16h.THÉÂTRE DE L'iLE: 1 rue Wellington, Hull-.Les dix petits nègres i de Agatha Christie, m.en s.Claude Lavoie, du 7 nov.au 8 déc.LA TÉLÉ CE SOIR ?Regards de jeunes Quatre jeunes reporters frais sortis de l’université jettent un regard nouveau sur les personnes âgées du Québec, de la France, du Cameroun et du Sénégal.TQS.19 h 30 ?Les Filles de Caleb Plus de 2 millions de téléspectateurs ont regardé les débuts de cette remarquable télésérie.Dans le troisième épisode, Émilie (Marina Orsini) fait face à des menaces de congédiement.R.-C.20 h ?Qui a tué Kennedy ?Un documentaire britannique apporte un éclairage nouveau sur l’assassinat de l’ex-prési-dent des États-Unis John F, Kennedy.Le premier des deux volets du document fait état de la manipulation des faits et preuves par les autorités d’alors.R.-Q.21 h — P.C.MUSIQUE CLASSIQUE TELEVISION I THEATRE SAINT-DENIS, MONTREAL CE SOIR.JEUDI 1ER NOVEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 suite en la mineur (Telemann) concertos op.3 nos.9-10-11 extr.Estro Armonico (Vivaldi) DEMAIN SOIR, 22:00 les patineurs op.183, Dolorès op.170, Pluie de diamants (Waldteufel) Luxembourg, Amour Tzigane, Eva (Lehar) danse ancienne de Hongrie (anonyme) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 0 12.00 12.30 13.30 14.30 15.30 15.55 16.00 16.25 16.30 16.55 17.00 17.30 CBFT L’édition magazine Les démons du midi L'heure G D'une série à l'autre • De Gaulle ou l'éternel défi.Les schtroumpfs En transit Kim et Clip En transit Charamoule En transit Les détecteurs de mensonges Montréal ce soir O 12.00 13.00 14.00 14.30 15.00 15.30 16.00 16.30 17.00 17.30 18.00 CBMT Midday All My Children Lynette Jennings Home works Alice Welcome Back Kotter Facts ol Lite WKRP in Cincinnati Danger Bay Video Hits Golden Girls Newswatch CD CFTM 12.00 Le TVA édition Montreal 12.25 Attention c'est show 13.30 Cinéma d'après-midi • Quelque part dans le temps ¦ amer 80 avec Christopher Reeves.Jane Seymour et Christopher Plummer 15.30 Claire Lamarche 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin 18.00 Le TVA édition Montréal CB C F C F 12.00 The Flintstones 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse CB T V 5 15.12 L'Euroflash 15.15 Les artisans d'une époque 16.15 Journal télévisé de A2 17.00 Noctua blicit® Servie® 32-9645 17.30 Regards de lemme 18.00 Des chiffres et des lettres (B RADIO-QUÉBEC 12.00 Mathieu.Marc, Luc et les évangiles synoptiques 13.00 Quebec School Telecasts 14.00 Le marché aux innages 14.30 Les grands courants de l'Art 11 15.30 Téléservice 16.30 Clémentine 17.00 Catimini 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout €3 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierraleu 12.30 Le grand journal 12630 13.00 Cinéma Quatre Saisons • Un hold-up extraordinaire .Gr.-Bret.66 avec Michael Caine, Shirley MacLaine et Herbert Lom 15.00 Action-réaction 15.30 La maison Deschénes 16.00 La fourchette d'or 16.30 Calouillis 17.00 Le grand journal 17h.17.30 Le grand journal 17630 La télévision du jeudi soir en un elin d'oeil 18h(M) 18h30 19hO() 19H30 20h00 20h30 21h00 21h30 22hOO 22h30 23h00 23h30 OfthOO CjJ CBFT (R.C.) Montréal 176)4) / Ce viir la- temps g d’une paix Super sans g plomb las filles de Caleb Ç la loi de fais Angeles la- Téléjoumal/ P la- l'oint/météo/sport 1,'heure G Cinéma : Emma ( 3 ) WCAX (CBS) Burlington News News g The Golden Girls Top Cops g The Flash g Doctor, P Doctor Knots landing P News The Arsenio Hall Show GD WPTZ (NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! A Current AfTair The Cosby Show g Cheers P Grand p L.A.law p News The T onight Show O CBMT (CBC) Montréal Newswatch On (he Road Again g Fmpty g Nest Adrienne Clarkson presents Q Code?Kids in P the Hall The National p 22h20 / The Journal News Ncwhart p Kate & P Allie jf1! CFTM (TVA) Montréal U TVA g é Honolulu PTvoonii 3172 26.14 Situation générale: une intense dépression située au-dessus de Terre-Neuve continuera de donner des vents accompagnés de neige ou de pluie sur la basse Côte-Nord.Les conditions devraient s'améliorer quelque peu vendredi avec l'éloignement de cette dépression.Par ailleurs au Québec, un front chaud provenant de l'Ontario avec des nuages est arrivé sur le nord-ouest et progresse lentement vers le nord-est.Dans son sillage, on prévoit du soleil et les températures monteront au-dessus des normales saisonnières.MONTRÉAL Ensoleillé avec passages nuageux plus fréquents en matinée.Max.: 13.Vents modérés.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Venteux.LEVER DU SOLEIL 6 h 33 COUCHER: 16 h 42 QUÉBEC Abitibi-Témiscamingue: nuageux avec éclaircies en matinée.Dégagement graduel par la suite.Max.: 11.Vents modérés.Demain: nébulosité partielle Venteux Réservoirs Cabonga el Gouin: nuageux avec éclaircies.Max.: 6.Venls modérés.Demain: nuageux avec éclaircies.Venteux.Pontiac-Gatineau et Lièvre, Laurentides: nébulosité partielle.Max.: 12.Vents modérés.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Ottawa-Hull-Cornwall: ensoleillé avec passages nuageux plus tréquents en matinée.Max.: f 3.Vents modérés Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Venteux.Trois-Rivières et Drummondville, Estrie: ensoleillé avec fréquents passages nuageux.Max.: 9.Vents modérés Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Venteux.Québec, Beauce: ennuagement en matinée.Max.: 8.Demain: nuageux avec éclaircies.Lac St-Jean.Saguenay.La Tuque, Réserve des Laurentides ennuagement.Max : 6.Demain: nuageux avec éclaircies et possibilité d'averses ou de chutes de neige Charlevoix et Rivière-du-loup, Rimouskl-Matapédia: nébulosité partielle.Max : 3.Vents modérés.Probabilité de précipitations: 30 % Demain: nébulosité partielle.Ste-Anne-des-monts et Parc de la Gaspésie, Gaspé et Parc Forillon: nébulosité partielle et possibilité de chutes de neige Max 2 Probabilité de précipitations: 30 % Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Baie-Comeau: ensoleillé avec passages nuageux.Max : 2.Venls modérés.Demain: nébulosité partielle.Sept-lles: nébulosité pçtielle.Max.: 2.Demain: ensoleillé avec passages milieux.Basse-Cête-Nord.secteur de Natashquan et 9 l'ouest, Anticosti: nébulosité partielle.Max.: 2.Demain: ensoleillé avec passages nuageux.Venteux Secteur de l'esl de Natashquan à Chevery: nuageux avec éclaircies el chutes de neige dispersées.Max: 0.Probabilité de précipiterions: 40 % Demain: nébulosl-téépartielle.Venteux.Secteur 9 l'est de Chevery: neige diminuant d'intensité Accumulation: 10 cm.Max : 0.Demain: nébulosité partielle.Venteux.Source: Environnement Canada N’ATTENDEZ PAS DE LE LIRE DANS LES JOURNAUX &^
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