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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-11-06, Collections de BAnQ.

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CAHIER Le Devoir, mardi 6 novembre 1990 U Tremblay à Stratford L’entrée véritable de Michel Tremblay (ci-contre) se fera au prochain Festival de Stratford, à l’été 1991.Après un essai raté, l’été dernier, la vraie première de Michel Tremblay au panthéon du théâtre anglo-canadien se concrétisera dans une mise en scène de Marti Maraden.La chronique de Robert Lévesque.Page B-3 Le nucléaire à chaud Quatre ans après le drame de Tchernobyl, l’intérêt pour le nucléaire à la télévision s’est quelque peu dissipé.Pour raviver le nécessaire débat sur le nucléaire, Radio-Canada propose une série de reportages dans le cadre du Point et de l’émission Enjeux.La chronique télévision de Pierre Cayouette.Page B-5 La crise d'octobre : la mystification L’historien Georges Langlois exprime sa frustation devant le voile épais qui continue de cou vnr les événements tragiques d’octobre 1970.11 dénonce le fait que le vingtième anniversaire ait été marqué par l’affligeant spectacle de vedettes venues étaler devant un auditoir hagard l’hymne à leur gloire personnelle Page 8 Médiéval et post-moderne « J’AI VOULU mettre en parallèle la violence de la peinture au Moyen Âge et celle de la télévision », dit André Clément, jeune artiste montréalais de 34 ans, auteur d’« apories » photographiques, dans une exposition au Da-zibao qui met en parallèle la peinture et la télévision, l’âge médiéval et la post-modernité.Page B 3 La caravane vers l’inconnu MM.Michel Bélanger et Jean Campeau à la tête d’une lourde caravane Entre le statu quo et l’indépendance une improbable unanimité Gilles Lesage de notre bureau de Québec 2UELQUE PART entre le statu quo et l’indépendance dite pure et dure, que la plues commissaires rejettent, est-il possible que la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel fasse consensus, à défaut d’unanimité, sur ce qui est essentiel au Québec pour survivre et prospérer ?Les deux présidents le souhaitent, le pensent.Toutefois, à en juger par les prises de position extrêmement divergentes des membres, dont plusieurs sont en plus liés par la politique de leur organisme ou centrale, il serait fort surprenant que l’accord aille au-delà des généralités et des voeux pieux.Certes, il ne faut pas mésestimer l’importance de l’exercice public qui commence ce matin à Québec.À travailler, à voyager, à vivre ensemble, pendant des semaines, voire des mois, d’ici la fin mars, les 36 commissaires développeront entre eux une compréhension et une dynamique fort utiles, surtout au moment de la rédaction de leur rapport.Mais il ne faut pas se leurrer et penser qu’il en sortira une feuille de route claire et précise pour les partis, les groupes et l’ensemble des Québécois.Les uns et les autres devraient par contre y trouver des matériaux utiles pour la suite des choses et des débats, dans une société qui se veut démocratique et pluraliste.C’est déjà presque un miracle que, dans la foulée de l’échec du lac Meech, cette immense et lourde caravane entreprenne la première étape d’une longue route hivernale.Le premier ministre aurait souhaité une commission parlementaire classique, pour voir venir et gagner du temps, en attendant que le Parti libéral lui redonne un programme constitutionnel.Voulant battre le fer nationaliste pendant qu’il était fort chaud, le président du Parti québé-cois et chef de l’opposition souhaitait une démarche expéditive, en trois temps : états généraux, constitution, référendum, laissant ainsi, selon sa belle formule, au pays le soin de décider du pays.Contre toute attente, MM.Robert Bourassa et Jacques Parizeau ont réussi à s’entendre sur un projet de commission inédite, multi-partisane et mixte (parlementaires et non-élus), itinérante, et au mandat très large.À cet égard, il À en juger par les prises de position extrêmement divergentes des membres, dont plusieurs sont en plus liés par la politique de leur organisme ou centrale, il serait fort surprenant que l’accord aille au-delà des généralités et des voeux pieux.n’est pas inutile de rappeler que le mandat, si général soit-il, exclut le statu quo, à toutes fins utiles : « Les Québécoises et les Québécois sont libres d’assumer leur propre destin, de déterminer leur statut politique et d’assurer leur développement économique, social et culturel.Considérant la nécessité de redéfinir le statut politique et constitutionnel du Québec ».Et le reste, d’aussi belle venue.Le choix des coprésidents, puis de certains commissaires, a été laborieux et marqué d’incidents de parcours, fort désagréables, jusqu’à la semaine dernière.Ce qui jette de l’ombre et des doutes sur la démarche qui s’amorce.Il n’en reste pas moins que ce n’est pas un mince exploit que de faire siéger ensemble ces hommes et femmes aux vues personnelles et qui ont, pour la plupart, une idée précise du projet de société qu’ils souhaitent pour le Québec.Il n’est donc pas surprenant que chacun tente de bien tirer son épin- gle du jeu, qui pour faire valoir les avantages du fédéralisme (M Ghis lain Dufour, président du Conseil du patronat), qui pour proposer d’ores et déjà un référendum sur la souveraineté, en juin prochain (M.Gérald Larose, président de la CSN), qui pour morigéner un président jugé trop bavard (M.Parizeau tançant M Michel Bélanger), et ainsi de suite.Tout au long des semaines et mois qui viennent, il y aura ainsi de telles incartades et prises de bec, parfois sérieuses, parfois pour la galerie.Car il ne faut pas oublier que ce spectacle est largement diffusé et té lediffusé, de sorte que les vedettes n’oublieront pas souvent qu’elles jouent un rôle.Il y aura peu de figurants dans cette parade.En dépit des inevitables divergences, les deux coprésidents croient quand même qu’il est possible de s’entendre sur l’essentiel.Leur objectif, au moment où commencent les audiences publiques ?Un rapport unique sur ce qui est essentiel pour maintenir et développer l’identité du Québec.« S’il y a des désaccords, ils apparaîtront au rapport, dit M.Bélanger, qui n’a pas objection à ajouter 4 ou 5 pages pour faire état des divergences.Lui et M.Jean Campeau veulent « un consensus sur l’essentiel », ce qui, évidemment, ne signifie pas une entente sur tous les points en discussion.M.Campeau serait fort heureux d’un accord à 75 % des commissaires; M.Bélanger ne veut pas quantifier son degré d’attente.Le premier n’exclut rien du tout (donc, ni le statu quo ni l’indépendance); le second exclut le statu quo, au terme des travaux en cours.Mais les deux ne veulent pas chercher à définir ou à déterminer ce qui dans les demandes du Québec, serait acceptable au Canada anglais.Selon le président du Mouvement Desjardins, le seul non-parlementaire qui soit membre du comité directeur, la Commission ne pourra se contenter de dire ce que le Québec veut, elle devrait proposer la stra-Volr page B-2 : Caravane La France malade de ses lycées Une grogne diffuse et galopante contre la violence et l’avenir bouché Sylviane Tramier___________ Collaboratrice du DEVOIR à Paris PARIS — Les étudiants de 1968, fils et filles de bonne famille manifestaient contre l’ordre établi, l’autorité des professeurs, la police et les bourgeois.Les lycéens de 1990, fils et filles des banlieues populaires manifestent contre l’insécurité, les locaux dilapidés et les classes surchargées.La crise des universités était politique, celle des lycées est sociale.Aux cris de « Du pognon pour l’éducation », les lycéens réclament plus de professeurs, plus de surveillants.Ils ne rejettent pas l’école, ils veulent qu’elle fonctionne mieux.Le caricaturiste du journal Le Figaro traduisait la différence de ton ainsi : « GRS = SS » en 68, « CRS .SOS » en 90.( Les CRS étant le sigle d’un corps policier en France.) Une série d’incidents est à l’orgine du mouvement des lycées qui agite la France depuis deux semaines.Le viol d’une élève de 15 ans dans les toilettes d’un lycée de Saint-Ouen, en banlieue parisienne.Des agressions dans plusieurs lycées de la région parisienne où la surveillance d’un millier d’élèves est parfois assurée par deux personnes seulement.Dans un lycée de Saint-Quentin (nord de la France), on a compté 11 agressions d’élèves en moins d’un an), me dit Christophe Doudou, délégué des lycées de sa région auprès de la « coordination » lycéenne qui s’organise.« Mais ça, ce n’est qu’un petit aspect du problème, poursuit-il.Le malaise lyceen c’est aussi tout le reste : les classes de 35 ou 40 élèves, le manque de professeurs, les locaux délabrés.» Le système d’éducation secondaire (les collèges et les lycées) est Voir page B-2 : Lycées Des lycéens en colère s’en prennent aux policiers lors des manifestations d’hier à Paris ¦m r*» THÉÂTRE Bon sommeil, messieurs! Ruy Bias Une pièce de Victor Hugo.Mise en scène de Guillermo de Andréa.Décor de Michel Demers Costumes de François Barbeau Éclairages de Claude Accolas.Avec Denis Bernard (Ruy Bias), Gérard Poirier (Don Salluste), Geneviève Rioux (la reine), Réné Gagnon (Don César) Une production du Rideau Vert, au Théâtre Saiont-Denis (salle 2) Jusqu'au 24 novembre.Robert Lévesque Dans (/ensemble, tout va bien.Mais cela manque de violence, de tempérament, de chaleur.» Ce sont quelques mots que Jean Vilar écrit, en février 1954, au babillard du théâtre, du temps du TN P de Chaillot.11 a l’habitude d’écrire ses notes aux comédiens après chaque répétition, et lorsqu’il monte Ruy Bias cette année-là, en pleine tourmente (le TNP est pris à partie par les grenouilleurs des ministères), il gagne en rigueur, en exigences.Ces mots-là pourraient se retrouver au babillard du Rideau Vert, et il faudrait y rayer la première phrase parce que « dans l’ensemble » rien ne va.Comme rien ne va dans chaque scène d’ailleurs, dans chaque moment de cette pièce d’Hugo, tant la mise en scène de Guillermo de Andrea, qui accumule les erreurs grossières, n’a aucune envergure, aucun éclat.Ruy Blasesl une pièce éclatante, une pièce à éclats.Qu'il faut donc jouer avec éclat, et avec l’assurance et la superbe que cela commande.Au Rideau Vert, où l’on assiste à la pire « séance » qu’il m’ait été donné de voir depuis le Noces de sang de Danièle J.Suissa à la même compagnie, on ne retrouve (sauf dans le jeu de Gérard Poirier) rien de ce qui fait la pièce que le jeune et ardent II ugo écrivit à 36 ans.Une production molle comme ce n’est pas possible.Un ratage complet.Devant un tel spectacle sans caractère, et sans intelligence de la pièce et de la représentation, il est superflu d’élaborer mais l’on peut se demander ce que Guillermo de Andréa a (ou n’a pas) dans le ventre pour signer une telle insignifiance théâtrale.Des mises en scène comme celles-là sont de nature à vous dégoûter à tout jamais de la fréquentation des théâtres.Dans un décor sans pertinence (que vient faire ce trou au plafond du palais ?), des éclairages de variétés qui auraient convenu à une Johanne Blouin, Guillermo de Andrea fait jouer un Ruy Bias exsangue qui équivaut à une démission de metteur en scène.Le verbe de Hugo, la fougue, la vitesse et la force des sentiments qui font de Ruy Bias un chef d’oeuvre entier (qu’on peut aimer ou non) sont absents de cette sirupeuse version du drame de Ruy Bias.Sauf Gérard Poirier en Don Salluste, dont le style et le talent sont si forts qu’il écrase le reste de la distribution et apparait comme le seul hu-golien de l’affaire, les autres comédiens de la distribution, y compris Denis Bernard et Geneviève Rioux (en Ruy Bias et la reine Marie), sont tous comme des phares éteints.De Andréa n’a pas su les allumer.Que les seconds rôles soient empâtés et détonnants, comme cet ineffable Luis de Cespedes, passe encore, on est habitué au Rideau Vert où l'on nous ramène régulièrement la même équipe essoufflée; mais que les premiers rôles comme Bernard, Rioux et René Gagnon (en Don César) soient si mal diriges, laissés à eux-mêmes et voguant vers nulle part, il y a là un problème, comme on dit.Guillermo de Andréa a réussi parfois quelques spectacles corrects, mais lorsqu’il rate son coup comme avec ce Ruy Bias mortellement ennuyant il est imbattable.Voir page B-2 : Ruy Bias LE ROMAN DE LA RENTRÉE Un roman stimulant qui nous plonge à nouveau dans l’univers si original de Francine Noël, avec ses personnages attachants, ses situations parfois dramatiques, parfois cocasses.Un roman d’une grande lucidité face aux événements sociaux qui nous questionnent jour après jour, par l’auteure de Maryse et de Myriam première.FRANCINE NOËL BABEL, PRISE DEUX OU NOUS AVONS TOUS DÉCOUVERT L’AMÉRIQUE Froncino ')') qr t aaoel, pnB0 ieUX smiB avons toun roBwu» -lt> 412 pages B-2 ¦ Le Devoir, mardi 6 novembre 1990 Cuba : le poids américain DEPUIS près de deux siècles, les Américains manifestent envers Cuba un intérêt particulier qui n’est pas loin de ressembler par moments à de la convoitise.Une lettre de Thomas Jefferson au président James Monroe, en date du 23 octobre 1823, est très révélatrice : « Je confesse candidement, écrit Jefferson, avoir toujours regardé Cuba comme l’addition la plus intéressante qui puisse jamais être faite à notre système d’États.Le contrôle que cette île, avec la péninsule de Floride, nous assurerait sur le golfe du Mexique ainsi que sur les contrées et les isthmes qui le bordent, compléterait à la perfection notre confort politique ».Plus tard, soit le 6 décembre 1858, dans son 2e message annuel au congrès le président James Buchanan rappelle que l’intérêt de son pays pour nie voisine ne s’est pas affaibli.« Mes prédécesseurs, dit-il, ont fait connaître au monde que les États-Unis ont tenté, à quelques reprises, d’acquérir Cuba par une négociation honnête avec l’Espagne».En 1898, à la suite de l’explosion dans la rade de La Havane du cuirassé américain Maine, faussement imputée à une mine espagnole, le Congrès adopte quatre résolutions dont la première proclame le droit de Cuba à la André PATRY souveraineté et la quatrième, introduite par le sénateur Teller du Colorado, habilite les États-Unis à exercer un certain contrôle sur llle en vue de sa « pacification ».Quelques années après, invoquant l’amendement Teller, largement inspiré par des planteurs américains, | le Congrès subordonne la souveraineté cubaine à un droit d’intervention des États-Unis dans les affaires de ce pays et à la | concession par lai Havane de portions du territoire cubain pour le ravitaillement et le mouillage des navires américains.Cuba s’incline ' devant ces conditions et les incorpore dans sa constitution.Ce ’ n’est qu’en 1934 que seront supprimées ces restrictions à l’indépendance cubaine, mais Washington conservera la base de Guantanamo.Celle-ci, la plus ancienne des bases américaines a l’étranger, est située à l’intérieur d’une baie, près de la ville de Santiago, à 950 kilomètres de La Havane.Elle couvre 11 650 hectares partagés entre une zone militaire et une petite ville où vivent un grand nombre de travailleurs étrangers.Quelques rangées de barbelés électrifiés isolent la base que surveillent des détachements de l’armée cubaine.C’est non loin de Guantanamo qu’en 1953 Fidel Castro avait tenté un débarquement pour renverser le président Batista et c’est de cette même base que le dictateur cubain essaiera en 1958 de se faire un point de repli quand ses troupes affronteront de nouveau les forces victorieuses de Castro.Jimmey Carter avait songé à se débarrasseer de Guantanamo.Ronald Reagan en renforcera les installations et en améliorera les conditions de vie.Depuis plus de 30 ans, Guantanamo est la lunettte d’approche américaine en territoire cubain où s’est déroulée jusqu’à présent une expérience unique en Amérique latine.En prenant le pouvoir, Castro s’était lancé dans l’action sans doctrine et sans programme précis.Il avait voulu abattre le régime despotique et corrompu de Fulgencio Batista, afin d’instaurer dans son pays une ère de justice sociale, notamment par une meilleure répartition de la richesse, largement concentrée dans la capitale.Ceux qui ont vécu à La Havane pendant les années 50 ne peuvent oublier l’opulence de cette ville dont les plaisirs nocturnes, qui attiraient des milliers de touristes, étaient réputés aux États-Unis et dans toutes les Antilles.Mais, en dehors de la capitale, c’était une misère frôlant l’indigence, et dans les campagnes la main-d’oeuvre était exploitée par les grands planteurs américains.Ce sont ces derniers, du reste, qui entraîneront la rupture entre Washington et La Havane.En nationalisant les entreprises étrangères, Castro leur avait proposé une indemnisation fondée sur la valeur déclarée au fisc.Mais les grands propriétaires, pourtant coupables d’une fraude gigantesque, s’étaient indignés devant l’offre cubaine et Washington avait endossé leurs récriminations.Castro refusera de céder et ce sera la détérioration rapide des rapports américano-cubains.En janvier 1961 Washington fermera son ambassade ; à La Havane; et trois mois plus tard, ce sera le débarquement dans la baie aux Cochons de 1500 anticastristes qui seront écrasés en deux jours.Cette invasion, dont Kennedy avait été la victime plutôt que que l’auteur, jettera Castro dans les bras de Moscou.Le 1er décembre 1961, le leader cubain, jusque là tiers-mondiste, se proclamera marxiste-léniniste.Dès lors, Cuba deviendra l’un des alliés les plus loyaux et les plus précieux de l’Union Soviétique.Pendant près de 30 ans, Cuba bénéficiera d’une aide économique et technique considérable de la part de l’Union Soviétique et de ses voisins communistes.Les Cubains vendront à leurs alliés la plus grande partie de leurs récoltes vivrières à des conditions très avantageuses.Ils recevront en échange de l’URSS du blé et du pétrole à des coûts inférieurs aux cours mondiaux.De plus, les Russes üvreront aux cubains des quantités de pétrole bien supérieures à leurs besoins, pour qu’ils puissent en revendre les excédents aux prix forts sur les marchés internationaux.En 1988, les Cubains gagneront ainsi 500 millions de dollars.Enfin, l’aide financière annuelle de Moscou s’élèvera en moyenne à 5 milliards de dollars.Aujourd’hui, ce système de transactions et d’assistance est en voie d’écroulement.Le marché de l’Europe de l’Est tend à se fermer alors que les échanges avec l’URSS sont au ralenti.la.* retard des livraisons russes a obligé le gouvernement cubain à imposer le rationnement de plusieurs denrées.Même la confection du pain est touchée puisque cet article est fabriqué avec du blé ukrainien.Quant à l’aide financière des Soviétiques, elle a considérablement diminue, et Moscou a récemment informé U Havane qu’à partir de 1995 la dette cubaine devra être remboursée en dollars.Impuissant, sur le front intérieur, à maintenir une économie chancelante dont la réintégration à la vie civile des milliers de soldats rapatriés d’Afrique aggravera sûrement la précarité, en froid, sur le plan international, avec plusieurs ays étrangers, y compris l’Espagne, la suite des positions d’abord adoptées envers la cinquantaine de Cubains qui avaient cherché refuge dans des ambassades étrangères, Fidel Castro a devant lui les horizons les plus sombres de toute son existence.Mais son choix personnel semble déjà fait puisqu’hier encore il clamait : « Le socialisme ou la mort ».L’histoire s’est déjà prononcée; la géographie fera le reste.4.I + Ruy Bias Ce Ruy Bias sans violence, sans tempérament et sans chaleur, mais plein de mollesse, de piétinement et de longueur, est l’exemple du théâtre mal assumé, erratique, bâclé et sans pertinence, sans ancrage, qui peut se faire lorsque l’on ne prend pas l’art dramatique au sérieux.De Andréa a fait preuve d’une paresse inquiétante, pour ne pas dire scandaleuse.On n’a qu’à penser à la fameuse scène du conseil des ministres, cette scène célèbre qui débute par le « Bon appétit, messieurs! » de Ruy Bias devant les ministres qui se partagent les profits de l’empire.De Andréa en fait quelque chose comme un cocktail où l’ennui règne, ils sont proprement ridicules les ministres de De Andréa et leur boule terrestre qui descend du plafond; tout est raté dans cette scène pourtant capitale, et même le « Bon appétit, messieurs! » de Denis Bernard sonne comme un « Bon sommeil, messieurs! ».Il y avait bien des déceptions dans la saison actuelle, mais il manquait encore le flop.Le voilà.+ Caravane tégie pour y arriver.M.Claude Bé-land ne croit pas qu’il en sorte une union sacrée entre les libéraux et les péquistes (ceque Jean-V.Dufresne appellerait une « fédéraineté »), mais il estime que « la chimie est bonne », a-t-il confié au Soleil.Il ne s’attend pas à ce qu’une grande liste de sujets fassent l’unanimité à la fin ; mais il croit que la Commission produira un rapport qui fera des nuances sur les points faisant l’objet d'unanimité ou de consensus.(Ou de « consensus unanime », comme disait M.Guy Chevrette, la semaine dernière.) Quoi qu’il en soit, les chefs des deux principales formations politiques ont déjà affiché leurs couleurs.En dépit des objections de militants qui craignent que le PQ ne se fasse piéger, M.Parizeau croit à l’utilité de la Commission, ne fût-ce que pour clarifier les choses.« Elle permettra sûrement aux Québécois de connaître les enjeux.Personne ne s’attend Des livres offensants retirés TORONTO (PC) — La chaîne de libraires W.H.Smith a décidé de retirer les quatre volumes de sa série Outrageously Offensive Jokes ( Des blagues outrageusement offensantes) après avoir reçu des plaintes de consommateurs qui estimaient que le dernier en lice constitue de la littérature haineuse.« Personne n’a exercé de pression sur nous, a expliqué le vice-président de la mise en marché, Nigel Beres-ford, on nous a prévenus, nous avons lu attentivement le livre et nous l’avons trouvé offensant.» Les livres disparaîtront des présentoirs « aussitôt que toutes nos succursales seront prévenues».Des membres du Comité torontois sur les relations raciales en voulaient particulièrement contre le tome IV de la série, estimant qu’il s’agissait là d’attaques « obscènes » et « ordurières » à l’endroit de certains groupes, dont les Noirs, les juifs, les femmes et les gais.« C’est très bien que Smith ait jx>sé ce geste, a commenté Jerry Rose, membre du comité.Nous sommes très, très contents de l’apprendre.On ne les a pas menacés.On leur a simplement fait remarquer le contenu du livre.» Selon M.Rose, il n’est dans l’avantage de personne de vendre des livres qui pourraient offenser et insulter plusieurs clients.Les livres incriminés, a-t-il dit, seront aussi retirés des librairies World’s Biggest Bookstores, qui font partie de la chaîne Coles.Mais on n’a pu obtenir confirmation de ce côté.Le Comité sur les relations raciales a aussi demandé au ministre fédéral du Revenu d’interdire l’entrée au pays des livres, publiés aux Etats-Unis, en invoquant la loi sur la littérature haineuse.Denis Bernard et Geneviève Rioux dans le Ruy Bias du Rideau-Vert.; y jgT* it évidemment à ce qu’on sorte de là avec une opinion unanime en faveur du fédéralisme ou de la souveraineté.Mais tout le monde sent, même au niveau de la population, que le Québec est de plus en plus en faveur de la souveraineté».Le chef pé-quiste fait évidemment allusion aux sondages qui, surtout depuis l’échec du lac Meech, font ressortir un fort sentiment populaire en faveur de la souveraineté, dépassant d’ailleurs l’appui qui est accordé au PQ.Selon des analystes, par contre, les Québécois continueraient de se séparer en trois tiers de semblable ampleur, entre les souverainistes, les fédéralistes, et le reste qui balance ou hésite entre les deux.C’est probablement avec de semblables données en tête que des ministres, notablement M.Gil Rémil-lard, rejette les « deux extrêmes » de la recherche en cours, aussi bien le statu quo que l’indépendance pure et dure.C’est aussi pour faire la cour à ces indécis que M.Bourassa, de moins en moins sphinx, insiste de j plus sur la sécurité économique, la ! monnaie centrale, l’absence de pas-l seport et une espèce de superstruc-i ture dont on ne sait au juste la nature dans cette « espèce de gouvernement économique canadien ».Selon l’évolution des délibérations et la nature des conclusions de la Commission, M.Parizeau pourrait être tenté de solliciter un référendum dans les meilleurs délais, ainsi que le chef du Bloc québécois à Ottawa, M.Lucien Bouchard, le souhaite aussi.Mais les libéraux ne sont pas aussi pressés.À moins d’un très large consensus, il n’est pas question pour eux de se soumettre à une con sultation populaire dans les mois suivant le rapport de la Commission.On peut penser plutôt que le gouvernement s’en inspirera pour compléter ses propres orientations constitutionnelles, dont les militants libéraux discuteront, début mars.Ce n’est que par la suite que le gouvernement trancherait, soit par i éférendum, soit par élections générales.M.Bou rassa a dit récemment que le pro gramme du PLQ pourra être in fluencé par le rapport; il pourra même être module et actualisé par des conseils généraux subséquents I du PLQ.Ce qui, peut-on croire, mè- nera aux élections générales de 1993.Selon son habitude, il se hâtera lentement.À l’écoute des Québécois, la Commission tiendra d’ici Noël 22 jours d’audiences publiques.Elle étudiera près de 500 mémoires.Il y aura ensuite des forums et des tables rondes thématiques, en plus des avis d’une centaine d’experts pour éclairer les commissaires.Fin mars, à moins de pépins, leur rapport et ses annexes seront soumis a l’Assemblée nationale, qui en disposera à sa guise.Chacun retrouvera alors sa pleine marge de manoeuvre et, après l’impossible unanimité, la recherche de compromis acceptables au plus grand nombre.Pour les partis politiques, ce sera aussi la tache la plus importante, titanesque, jusqu’au prochain rendez-vous electoral.+ Lycées peut-être victime du succès des revendications d’il y a 20 ans pour un accès plus étendu à l’enseignement secondaire.L’objectif fixé par le gouvernement d’avoir d’ici l’an 2000, 80 % d’une classe d’âge amenés au niveau du Baccalauréat est en passe d’être atteint.Avec pour effet d’augmenter considérablement le nombre d’élèves, et de prolonger la scolarité normale jusqu’à 18 ans (l’âge moyen des candidats au Baccalauréat qui sanctionne la fin des études secondaires), alors que la scolarité n’est obligatoire que jusqu’à 16 ans.« Le système des lycées, conçu à l’origine pour une petite élite est menace d’implosion, dit Éric Debar bieux, docteur en philosophie et au teur de La violence dans la classe.On n’a pas réussi à gérer la démocratisation de l’école et la prolongation de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans.Et alors qu’on n’a pas absorbé ce premier choc, on se retrouve face à un deuxième choc : la prolongation de facto de la scolarité à 18 ou 20 ans.» « Aidez-nous à sortir des lycées-ghettos » pouvait-on lire sur une bannière au cours d’une manifestation de 15 000 lycéens à Paris le 24 octobre (ils étaient 100 000 dans toute la France).L’expression « lycées-ghettos » explique une bonne partie du malaise lycéen.Entassés dans des locaux miteux où ils passeront de sept à dix ans avant de décrocher un diplôme qui est le passeport pour l’université ou le bureau de chômage selon les cas, les lycéens pour la plupart d’origine modeste, voudraient bien croire qu’ils ont en main la clef de l’ascension sociale.Mais rien n’est moins sûr.« Lycées-ghettos » traduit aussi une certaine banalisation de la violence, du racket, des agressions, venant de l’intérieur du lycée (des quatre responsables du viol de Saint-Ouen trois d’entre eux étaient des élèves du lycée), ou de l’extérieur (le lycée Paul-Éluard de Sant-Denis en banlieue nord de Paris où à quatre reprises depuis la rentrée des « éléments extérieurs » sont venus molester des professeurs).Dans les banlieues populaires, le lycée n’est plus le sanctuaire studieux dont rêvent encore parfois pour leurs rejetons des parents aux moyens modestes.Les lycéens en sont conscients : « Est-ce que j’ai une gueule de génération sacrifiée ?» questionnait une autre de leurs affiches.En haut lieu, l’agitation lycéenne fait des vagues.L’éducation était la priorité que s’était fixé le président Mitterrand, et dès les premières secousses, des délégations de lycéens ont été reçues par le Premier ministre Michel Rocard.À la hâte, des sommes ont été débloquées pour créer 1000 postes supplémentaires de personnels administratifs, techniques et de services et 100 nouveaux postes de surveillant pour les lycées.Une goutte d’eau dans le désert, ont répondu les lycéens.Ils ont continué à se réunir pendant les vacances scolaires de la Toussaint et sont prêts à sortir de nouveau en cortèges dans les rues.« Il y a un malaise, dit Christophe Doudou.On a du mal à l’exprimer, mais on va continuer à se mobiliser.Les parents d’élèves sont avec nous et les professeurs en majorité sont d’accord avec nous.» Coïncidence ou pas, la France connaissait en même temps que le début de la révolte lycéenne une explosion de violence assez peu courante dans ce pays : une émeute de jeunes dans une banlieue populaire de Lyon.A Vaulx-en-Velin, à la suite de la mort d’un jeune homme dans une collision entre sa moto et une voiture de po lice, des jeunes en colère ont incendié et pillé des magasins et affronté la police pendant deux nuits de suite.Dans ce cas, la police était vue comme l’ennemie.D’autant que la mort du jeune motard n’était que le dernier d’une série d’incidents « malheureux » où la police avait eu la main un peu trop lourde avec des jeunes, souvent d’origine arabe, dans ces cités des environs de Lyon.Cette fois, c’est le ministre de l’Intérieur Pierre Joxe qui devait intervenir.Il annonçait la nomination dans sept départements (division géographique et administrative) d’un officier chargé de réfléchir aux rapports entre la police et la jeunesse.Et devant la montée de la petite et moyenne délinquance constatée en France depuis un an, avec les violences dans les lycées, les problèmes de sécurité dans les transports urbains (agressions sur certaines lignes du métro parisien et de trains de banlieue), le ministre annonçait au mois d’octobre un renforcement de la présence policière sur la voie publique.La France reste pourtant une société relativement peu violente.Elle ne connaît ni les émeutes violentes qui secouent régulièrement les cités anglaises, ni les phénomènes de bandes organisées de type « hooligans » qui écument les stades de football anglais ou hollandais.Les rues de Paris et des autres grandes villes de France sont sûres, et même les plus dures des banlieues ne sont pas devenues des zones interdites ou la police ne s’aventure pas.Mais chaque manifestation de violence laisse le pays rongé d’inquiétude.Il n’est pas un Français qui ne vous dira que dans sa ville les choses vont de mal en pis, que c’est devenu «pire que Chicago » (l’éternelle référence dans la démonologie populaire française).Il revenait aux adolescents des lycées de poser le problème de la violence sous la forme d’un appel à l’aide à toute la société.Dans plusieurs journaux et magazines, on pouvait lire à la suite des premières manifestations lycéennes de cet automne : « Les lycéens ont raison.» SOCIÉTÉ Colère et misère des clandestins d’Italie ROME (AFP) — Les violents affrontements qui ont opposé, dans la nuit de vendredi à samedi, 200 Maghrébins et 400 Asiatiques pour le « territoire » d’une usine désaffectée à Rome, ont mis en lumière le développement de ghettos d’immigrés, au bord de la misère, dans toute l’Italie.Les policiers ont dû donner l’assaut au bâtiment, une ancienne biscuiterie, la Pantanella, au sud-est de la capitale: 35 personnes ont été blessées dont cinq carabiniers et 55 immigrés ont été arrêtés, après sept heures d’émeutes, qui seront jugés en « flagrant délit » et risquent l’expulsion s’ils n’ont pas de permis de séjour.Mais les policiers ont surtout trouvé, dans ces locaux insalubres, plus de 2000 personnes — 1000 lits recensés pour 2200 personnes « avec couvertures » selon la mairie —, principalement des Asiatiques et des Africains, qui se sont progressivement installés depuis plus d’un an.Les échauffourées ont éclaté vendredi soir entre environ 200 Maghrébins, Marocains et Tunisiens, qui voulaient déloger 400 Asiatiques, originaires du Pakistan et du Bangladesh essentiellement.La presse quotidienne italienne d’hier se montre très émue par cet épisode et recense tous les « points chauds » de l’immigration apparus au cours de ces derniers mois.Selon une récente enquête du ministère de l’Intérieur, les étrangers n’appartenant pas à la CEE sont 150 000 seulement dans la capitale et il y aurait huit autres «Pantanella» dans Rome, campements de fortune sur les boulevards extérieurs et locaux désaffectés.À Rome, les communautés les plus nombreuses viennent de Somalie, de Côte d’ivoire, du Ghana, du Libéria, d’Afrique du Nord, du Pakistan, des Philippines, d’Inde et de Chine.Dans toute l’Italie, fin août 90, ils étaient 549 000 immigrés recensés dont 230 000 « en règle », mais le nombre des clandestins est élevé, reconnaît le ministère.À Turin, les différentes communautés se sont réparties par quartiers.À Milan, les Maghrébins sont les plus nombreux, et des Pakistanais font régulièrement des grèves de la faim pour demander des toits décents.À Florence, où les incidents racistes ont été les plus nombreux l’an dernier, les comptes sont tenus scrupuleusement : 7000 « réguliers » et 2500 clandestins, dont de nombreux Chinois qui travaillent dans la maroquinerie, et un millier environ d’iraniens.C’est à Naples et Palerme cepen dant que les situations sont les plus désastreuses sur le plan humanitaire.Une loi de janvier dernier, dite « loi Martelli » — du nom de son au teur, le vice-président du Conseil socialiste Claudio Martelli —, stipule que d’ici juin 90 tous les immigrés (hors CEE) devaient régulariser leur situation.Selon le ministère, 15 000 personnes seulement se sont mis en règle entre janvier et juin.I I’ll I ps> < 4NAO* _______ i ni i psii < Participez avec nous dès maintenant Communiquez avec votre association locale S de Shakespeare, m en s.Douglas Buchanan.les 19-20 nov.à 19h.30, du 21 au 25 nov.à 20h., les 21-23 nov matinées à 12h.30 ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— • Oh les beaux jours • de Samuel Beckett, m.en s.Brigitte Haentjens, du 30 oct.au 1er déc.à 20h.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191 )— Les Productions Recto Verso présentent • Parcours scénographique • de Emile Morin, m.en s Jacinthe Harvey, du 13 nov.au 1 er déc.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario.Montréal (5268582)— « Penthéallée » de Heinrich von Kleiat, textes de Marina Tavétaeva, production du Groupe La Veillée, du 26 oct.au 10 nov., mar.au dim.è 20h.30 LA LICORNE RESTAURANT THÉÂTRE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— « Je suis è toi • de Judith Thompson, traduction de Robert Vèzlna, m.en a.Claude Polsaant, production du Théâtre de la Manufacture, du 8 nov.au 15 déc., mar.au ven.20h.30, sam.16h.30et20h.30 MAI80N DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal- Musique: Montréal Musiques Actuelles, Le Gamelan de l'université de Montréal, musique balinaiee, le 8 nov.è 12h.MONUMENT NATIONAL: 1182 St-Uurenl Montréal— • L'invitation au supplice > adaptation du roman de Vladimir Nabokov, m.en s.Gregory Glady, du 6 au 10 nov.è 20tv, matinée le 10 nov.É 14h.30 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)- Musée-causerie en anglais è 13h.30, en français â 14h.30,le6nov.PLANÉTARIUM DOW: 1000 ouest St-Jacques, Montréal (872-4530)— i Récits de voyaoeurs • du 8 sept, au 25 nov.— horaire français: lun.20h.30, mar.mer.13h.30, jeu.ven.13h.30,20h.30, sam.14h.15, 16h 30,2011.30, dim.13h„ 15h.30,16h.30,20h.30, horaire anglais: lun.19h.30, mar.mer.12h.30, jeu.ven.12h.30,19h.30, sam.13h„ 15h.30, 19h.30, dim.14h 15,19h.30 LE RISING 8UN: 5380 St-Laurent, Montréal (276 5200)— Nuit Raggamuffin avec DJ.le 7 nov.SALLE FRED-BARRY: 4353 Ste-Catherlne est.Montréal (2568974)— Les Productions du Grand Monde présentent « Adiedi » de Jelena Kohout, m.en s.Louise LaHaye.du 17 oct au 10 nov.à 20h.30 SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Ca-therine, Montréal (2538974)— La Nouvelle Compagnie Théâtrale présente • L'illusion comique > de Corneille, m.en s.André Brassard, â compter du 19 oct., les ven.et sam.â 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— 0SM concert Gala, Bruno Well, chef, Nadja Salerno-Sonnenbarg, violon, oeuvres de Brahms, Sharman et Mendelssohn, les 67 nov.â 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Concerts d'étudiants solistes, le 6 nov.â 17h — L'Ensemble de percussion McGill, dir.Pierre Béluse, oeuvres de Joplin, Vlgneault Beck et Béluse, le 6 nov à20h.STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.â 18h., mar.au dim.lOh.à 18h — pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul O .Vieux-Montréal (8467306)— • Parade > spectacle de marionnettes.sam.dim.à 15h.jusqu'à la Un déc.5$ SÉLECTION OFFICIELLE VENISE 90 I s&vmx/r •AH0KT un film de CLAIRE DENIS ov« ISAAC H de BANKOli, AUX DESCAS, JEAN-CLAUDE BRIALX S0LVEIG DOMMARTIN H À l.AFFICHE ! ¦HO] COUPONS REFUSÉS f 1 ST-DENIS A STE-CATHERINE 1 QUELLE HEURE MASSIMO TR0ISI UN FILM DE ETTORESCOLA MARCELLO MASTROIANNI •T* Québec CPGL 105.7 XjZÂffTçhe DESJARDINS COMPLUE DESJARDINS COUPONS REFUSÉS THÉÂTRE D’AUJOURD'HUI: 1297Paplneau.Montréal (5261211)— • Votre tille peuplesae par Inadvertance • de Victor-Lévy Beaulieu, m.en a.Jean Sahry, du 16 nov.au 9 déc., mar.au sam.20h , dim.15h.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Domlnlque.Montréal (8467738)— • Absolut > avec Lucie Gr6 goire, danaeuae/chorégraphe, accompagnée par Maurice Bouchard, saxophone et Helmut Upeky, violon, du 31 oct.au 11 nov.è 20h.30, relâche les 667 nov.THÉÂTRE ÉLYSÉE: 35 rue Milton, Montréal (846 4056)— Le Théâtre de l'Opale présente « L’honneur perdu de Katharina Blum • d'après le roman de Heinrich Boll, edeptatton de Pierre-Yves Lemieux, m.en a.Serge Denoncourt, fuaqu'au 10 nov., mar.au sam.â19n.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherlne, Montréal (861-0683)- • La charge de l'orignal épormyabte • de Marcel Gauvreau, m.en s.André Brassard, production du Théâtre de Quai-Sous, du 13 nov.au 8 déc., mar.au ven.20h., sam.16h.et 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA.Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente • L'ennemi du peuple • de Henrik Ibsen, è compter du 3 nov., mar.au ven.20h„ sam.16h.30 et 21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (8467277)- • Les lettres de la religieuse portugaise • adaptation et m.en s.Denys Ar-cand, du 12 nov.au 8 déc.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis.Montréal (849-4211)— Le Théâtre du Rideau Vert présente • Ruy Bias > de Victor Hugo, m.en s.Guillermo de Andrea, du 30 oct.au 24 nov., mar.au ven.20h., sam 16h.e(21h.dim.i15h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal (8467928)— Bétard et Jan Jarc-zyk, soirée de jazz, le6nov.â20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec (416 6468131)— Salle Octave-Crémazie: « Les muses orphelines > de Michel Marc 8ouchard, m.ens.GUI Champagne, production du Théâtre du TridenL du 6 nov au 1er déc, mar.au sam.20h.THÉÂTRE PÉRI8COPE: 2 est Crémazle.Québec (4165262183)— • Terre Promise/Terra Promesse • coproduction du Théâtre de la Marmaille et du Tm-Iro Oell'Angolo (Italie), m.en s.Nino d'Introna, Daniel Meilleur, Graziano Melano, Giacomo Ravicchlo el Monique Rloux, du 6 au 18 nov., mar.au sam.è 20h THÉÂTRE DE L'ILE: 1 rue Wellington.Hull- • Lee dix petits nègres i de Agatha Christie, m.en s.Claude Lavoie, du 7 nov.au 8 déc.LA TÉLÉ CE SOIR ?L’avenir du Québec Radio-Canada diffusera une émission spéciale pour souligner le début des travaux de la Commission Bélanger-Campeau.L’homme des grandes occasions, Bernard Derome, animera ce reportage en direct du Salon rouge de l’Assemblée nationale.R.-C.10 h ?L’atome est sans pitié Le nucléaire qui nous entoure est-il bien géré, demande Alain Borgognon, dans la première tranche d’une série de reportages diffusés dans le cadre du Point et de l’émission Enjeux.Le même reporter nous avait donné il y a quelque temps un saisissant reportage sur la pollution du Saint-Laurent.R.-C.22 h 25 — P.C.TELEVISION O CBFT 12.00 L'édition magazine 12.30 Les démons du midi 13.30 L'heure G 14.30 Dallas 15.30 Les schtroumpts 15.55 En transit 16.00 Kim et Clip 16.25 En transit 16.30 Au jeu 16.55 En transit 17.00 Les détecteurs de mensonges 17.30 Montréal ce soir O CBMT 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Coronation Street 14.30 Alice 15.00 Welcome Back hotter 15.30 Facts ol Lile 16.00 WKRP in Cincinnati 16.30 Danger Bay 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girls 18.00 Newswatch (D C FT M 12.00 Le TVA édition Montréal 12.25 Attention c'est show 13.30 Cinéma d'après-midi • Le leu sacréanér.66 avec John Forsythe, Car-roll Baker et Michael Bowen 15.30 Claire Lamarche 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin 18.00 Le TVA édition Montréal (B C FC F 12.00 The Flintstones 12.30 Puise 12 30 13.00 Shirley 14.00 Another Work) 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 16.00 Pulse (B TV5 15.12 L'Euroflash 15.15 Transitions 15.45 Quebec Inc 16.15 Journal télévisé de TF1 17.00 Télétourisme 17.30 Regards de femme 18.00 Des chiffres et des lettres (B RADIO-QUÉBEC 12.00 Les grands courants de l'Art 1 13.00 Quebec School Tetecasts 14.00 Le marché aux images 14.30 Uqam prise 21 15.30 Télésetvice 16.30 Clémentine 17.00 Catimini 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout 60 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierraleu 12.30 Le grand journal 12h 30 13.00 Cinéma Quatre Saisons • Bugsy Malone ¦ gr bret.76 avec Scott Baio, Jodie Foster et Florrie Dugger 15.00 Action-réaction 15.30 La maison Deschènes 16.00 La fourchette d'or 16.30 Calouillis 17.00 Le grand journal 17h.17.30 Le grand journal 17h 30 LES MÉDICAMENTS, FAUT PAS EN ABUSER! Santé et Services sociaux Québec ] ' S 18h00 18h30 19h()0 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO &-M ( BFT(R.C ) Montréal 17h30 / Ce soir 1 a Cour g en direct I>e grand g remous Cormoran g Métropolis l/e Téléjoumal Ç I/e Point/météo/sport I,’heure le matou ( 3 ) WCAX (( BS) Burlington News News g Bicentennial Preview.Rescue 911 Q Comedy Bloopers g éjection Coverage g News late Night g Flection Report The Arscnio Hall Show .QT) WPTZ (NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ï A Current Affair Matlock g in the Heat of the Night g Flection Coverage Ç News late Night g Flection Report The Tonight Show f( BM I (( B( ) Montréal Newswatch Bahar Carol & g Company Ihe Fifth Fstate g Market Place Man Alive g Ihe National Q 22h20 / 'Ihe Journal News Newharl g Kale & g Allie CD CFTM (TVA) Montréal la: TVA g èd.Montréal Charivari ( hop-Suey g ( hambres en ville g la vie des gens riches.lx: match de la vie : la Show Business Ad Lib 1/cTVAg éd.réseau 23h50/Cinéma : la gnmd coup It.78 —Avec Lee Van Cleef jM CK F ((TV) Montréal Puise Fntertain- ment tonight Fighting Back Matlock Rosean ne Q Bordertown law & Order g News g News The Arscnio Hall Show TV5 (Télévisions Francophones) [>es chiffres et des lettres l.'Furomag (I8U45) Allemagne Allemagnes Journal télévisé de KR3 Tous i la une 22h20 / Faut pas réver Carabine a série se penche également sur l’entreposage des déchets nucléaires.On s’y interroge sur les bienfaits, à long terme, de la solution canadienne, soit l’enfouissement dans le Bouclier canadien.Le dernier volet de la série, diffusé jeudi au Point promet d'être le plus incendiaire.On y traitera du nucléaire militaire.Borgognon a visité des fabriques de bombes aux États-Unis.Il se scandalise de découvrir que cette sale industrie oeuvre sans scupule, dans le plus grand secret.On fait la manchette avec des anus de veaux difformes près de Gentilly ; « pendant ce temps, les militaires font preuve d’une négligence intolérable », fulmine-t-il.Et les politiciens, dans tout ce reportage, ont-ils la parole ?Borgognon répond par un uppercut.« Il n’y pas d’interview d’hommes politiques dans mes reportages.Ils ne disent que des conneries.» K.O.Documentaires en vue Téléfilm Canada, l’Office national du film (ONF), la Société générale des industries culturelles (SOGIC) et Radio-Québec lancent un appel aux producteurs québécois pour la VIDÉO PHOTO VIDEO DATA BANK Une image du vidéo Liar, de l’Américain Daniel Klepper.Des musiques éclatées, des clips idoines Daniel Carrière LA SÉRIE de 30 vidéos, présentée au cinéma Parallèle cette semaine à midi (d’aujourd’hui au 9 novembre) dans le cadre du Festival Montréal Musiques Actuelles, et qu’on peut voir en projection continue aux Fou-founes électriques pendant toute la durée du festival, n’est rien d’autre qu’une série de clips.Mais qu’en est-il du genre, quand la musique n'est plus commerciale ?Prenons pour exemple MA, des Japonais Taka Limura et Arata Iso zuki, un lent poème, une longue séquence, qui propose de méditer sur le temps et l’espace et qui rappelle la vidéo la plus traditionnelle.Ce qu’on voyait dans les galeries allemandes, il y a 25 ans, passe à la télévision tous les jours.Se côtoient au Festival des artistes dans la quarantaine, pour la plupart, qui ont pris pour partie de démystifier la « couleur » de leur son en jouant du magnétoscope comme du saxophone, de la guitare ou du cia vier.Naim June l’aik, père de l’art vidéo, n’était il pas musicien ?On ne jreut s’empêcher de penser, aussi, à Norman McLaren devant certaines bandes, à ses expériences sur la persistance rétinienne, à lie-gone Dull Care, qu'il a réalisées en collaboration avec Oscar Peterson.On retrouve également beaucoup d’interventions sur la densité du faisceau d’électrons, qui visent à déré gler le sens et la vitesse du balayage, a désynchroniser les signaux de fréquence ou à carrément déformer l’image.Les effets obtenus se prêtent parfaitement aux effets rythmiques.Dans Liar, par exemple, de l’Américain Daniel Klepper, le déroulement des images suit la musique à la demi-croche près.C’est rapide et hallucinant, mais ce n’est pas du montage, et ça évoque avant tout l’origine rituelle des sons.Neo Ceo, an American Purchase, de Peter Callas, sur des musiques de Ennio Morricone, jouées par John Zorn, et de Steven Vitiello, est une bande remarquable A bien des égards.Callas utilise une batterie d’effets visuels hétéroclites, la répétition, et l’animation par ordinateur pour dresser un tableau uniforme et caricatural à souhait de la société américaine.Le Conseil des normes de télédistribution souhaite recevoir vos observations sur les normes de service aux abonnés de la télédistribution proposées par l'Association canadienne de télévision par câble (ACTC).Le Conseil publiera un rapport fondé sur les observations reçues afin d'aider l’ACTC à rédiger la version finale des normes.Les normes à l’étude visent à faiie en sorte que les abonnés à la télédistribution de toutes les régions du Canada reçoivent des services de qualité supérieure.Ces normes portent sur un grand nombre d’éléments du service, notamment la réponse aux appels téléphoniques et aux appels de service, la fiabilité des signaux, l'installation et le débranchement du service de télédistribution et les méthodes de facturation .y compris les cautionnements exigés des abonnés.Pour obtenir une copie des normes proposées, il suffit d'en faire la L_ Mentionnons finalement, History of New York, de Jem Cohen, un film — un vrai film, tourné sur de l’acétate de cellulose — présenté incognito dans cette foire vidéo et comme les grands mystères de passage, d’une beauté splendide et immatérielle, qui échappe à tous les genres.demande par téléphone, par courrier ou en personne à votre entreprise locale de télédistribution.Si celle-ci ne peut vous en remettre copie, veuillez téléphoner au Secrétaire du Conseil, au (613) 782-2418.Veuillez envoyer vos observations écrites, au plus tard le 22 décembre 1990, à l'adresse suivante : Conseil des normes de télédistribution Place Minto C.P.56028 Ottawa (Ontario) K1R7Z1 Le Conseil est un organisme indépendant constitué par l'ACTC afin d'appliquer les normes établies, d’évaluer le respect de ces normes par les membres de l'Association et de régler les plaintes du public.Le Conseil est formé d'un représentant des consommateurs, d'un représentant de l'industrie de la télédistribution et d'un président qui n'est pas lié à cette industrie.r * Cable Television Standards Council _____) Le Conseil des Normes de Télévision par Câble Normes de Service aux Abonnés de ¦a Télédistribution Avis de Consultation Publique $$$$$$$ CONFÉRENCE NU SKIN Apprenez comment vous pouvez devenir financièrement Indépendant.Mardi 6 novembre, Hilton Bonnaven-turee, 19hrs.Pour réservations (514)630-7397 A VENDRE OU A LOUER Auberge Forestville, 30 chambres, salle à manger, salle réception, prête à opérer Contactez Mario ou Céline après 20h.1(418) 587-6173 -1(418) 587-2222 DECES DAIGLE, JEAN et DUBOIS, JEANNE Est décédé subitement chez-lui dimanche le 4 novembre 1990 M.Jean Daigle, et à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, le lendemain lundi 5 novembre son épouse Jeanne Dubois*.M.Daigle laisse dans le deuil ses soeurs Marguerite et Marie-Jeanne et son frère Anselme (Pauline Leblanc), Mme Daigle-DuboLs laisse dans le deuil son frère Jean-Paul (Madeleine Krigon) et leur fille Michèle.Ils laissent égalent nent plusieurs neveux et nièces.Les familles rencontreront parents et amis à l'église une heure avant les funérailles qui auront lieu à l’église St-Anselme, 2700 rue Rouen, mercredi le 7 novembre à 14 hres et de là au cimetière Notre-Dame des Neiges.Services financiers AGENCE DE RECOUVREMENT Nous avons les meilleurs agents de recouvrement Nous desservons tout le Canada et les États-Unis.Aux plus bas taux en ville Appelez: Buckingham, 738-8948 de Recouvrement EJL Agenced Mm rql l««ii Roulottes, tentes-roulottes, motorisés MOTORISÉ 1991: neuf.35 pi.très luxueux. JÊBSi 1/ ¦y m?w/ *Jf /?«•'Unicef j*.**"'*"'' df -—- Fonds des Nations 1 A NOEL, PARTAGEZ! ,.9» Les cartes de voeux UNICEF représentent l'espoir pour tous les enfants du monde.Vous pouvez les obtenir chez les dépositaires autorisés ou à la Boutique UNICEF.Commandes postales et téléphoniques acceptées Grâce à vous, UNICEF peut faire beaucoup.• 1 carte _ des sels de réliydralalion orale UNICEF pour 9 enfants • 10 cartes _ 60 doses de vaccins contre UNICEF = la rougeole • 100 cartes _ immunisation de 600 enfants contre UNICEF ~ les six principales maladies infantiles A Noël, partagez vos souhaits avec les cartes UNICEF ou faites parvenir votre don au Comité UNICEF de votre région.Unicef Comité UNICHI Québec 209, rue St-Paul Ouest Montréal (Québec) II2Y 2A| (514) 288-5U4 (514) 288-1105 l AVIS PUBLICS Le Devoir, mardi 6 novembre 1990 M B-7?CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-05-013159-908 COUR SUPÉRIEURE PR0T0N0TAIRE ADJOINTE BENEFICIAL REALTY LTD.Partie ôémander esse c.JOSEPH MAURICE ZAJDAN.Partie détend» esse -et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE MONTRÉAL.LEILA PAWLEY Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné i JOSEPH MAURICE ZAIDAN -el- LEILA PAWLEY de comparaître au grette de cette cour a-tué au 10, rue St-Anloine est, à Montréal.salle 1.100, dans les trente (30) jours de la dale de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie du bref d'assignation et dé-darabon a été remise au gielte à l'intention de JOSEPH MAURICE ZAJDAN -el- LEILA PAWLEY Lieu: Montréal Dale 1er novembre 1990 DIANE BERUNGUET.Prolonolaire ad|Oint Campagne Centraide 1990 Objectif: 24 millions $ A Ligne Tel-Don 17,023,216 $ CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO 700-06-000674-879 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAl RE-ADJOINT BANQUE NATIONALE DU CANADA, Partie démanderesse c.ALFEO SARTOR.BANQUE COMMERCIALE ITALIENNE DU CANADA, NIAGARA VINE PROOUCTS LIMITED.AURORA IMPORTING A DISTRIBUTING LIMITED, Partie défenderesse -et- BANQUE DE MONTRÉAL, LA BANQUE DE NOUVELLE-ECOSSE.Défenderesses en garantie -et- BANQUE COMMERCIALE ITALIENNE DU CANADA.Demanderesse en garantie-requérante c.ALFEO SARTOR, Détendeur en garantie ASSIGNATION ORDRE est donné à ALFEO SARTOR de comparaître au grette de cette cour situé au 400, rue Lawolette.St-Jérôme, salle SS 05.dans les trente (30) tours de la date de la publication du présent avis dans U DEVOIR Une copie du bref d'assignation en garantie, déclaration en garantie, bref d’assignation principal, déclaration principale et avis a été remise au grelte à l'intention de ALFEO SARTOR Lieu: St-Jérôme Date: 2 novembre 1990 GHYSLAINE FOURNIER renez les es du jeu en licité a.Le Conseil des normes de la publicité 4823, ouest, rue Sherbrooke suite 130, Montreal, Qc H3Z 1G7 (514) 931-8060 AVIS est donné, conformément à l'ai-txde 1571d du Code civil, qu'une convention de cession et transport général de toutes créances, comptes de livres, réclamations et demandes, actuels et futures, de 170241 Canada Inc ayant sa pnncipate place d'affaires au 9150 rue Meilleur, Montréal, Québec, H2N 2A7 en laveur de Banque République Nationale de New York (Canada) datée du 21 novembre 1989, a été enregistrée au bureau d'enregistrement de la division d'enregrstrement de Montréal, le 5 décembre 1989, sous le numéro 4225683 Le 30 octobre 1990, Banque République Nationale de New York (Canada) CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 5004)2-037118-903 COUR DU QUÉBEC CHAM8RE CIVILE PRÉSENT GENERAL MOTORS ACCEPTANCE CORPORATION DU CANADA LIMITÉE.Partie démanderesse c.SERGE QUINTAL Partie défenderesse ASSIGNA DON ORDRE est donné à M SERGE QUINTAL de comparaître au grelte de cette cour situé au 1, lue Notre-Dame est, à Montréal, salle 2.12, dans les dix (10) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la requête en vertu de l'art.142 L.P.C.a été remise au greffe à l'intention de M SERGE QUINTAL Lieu Montréal Date 29 octobre 1990 GASTON RONDEAU LES MOTS CROISES 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Relatif à un conflit.2— Lubrifier.— Grande lavande.3— Possédais.— Céréale.4— Appareil de levage.— Puits naturel.5— Planche.— Répugnance.6 — Chef sudiste.— Couleur.— Enlève.7— Pronom.— Orient.8— Colosse.— Manteau sans manches.9— Habileté.— Pronom.— Or.10— Milieu du jour.— Exposer dans le détail.11— Colombium.— S’adressa à Dieu.12— Fruit.— Équivalent.Verticalement 1—Mammifère carnassier.— Chant.2 — Travailleuse.— Deux.3— Naïve.— Élément radioactif.4— Agent de police.— Écrivain.5— Laizes.— Extrémité d'une pièce d’assemblage.— Coni (ère.6— Iridium.— Mois.— Pas un.7— Confession.— Met le tain à une glace.8 — Cabaret.— Ri- chesse.9 — Employons.— Plante du bord des eaux.10—Inflorescence.— Lettre grecque.— Désert de dunes.11 —Masse de métal coulé.— Intouchable.12—Cérium.— Fils du frère.— Aluminium.Solution d'hier 1 2 3 V 5 6 7 a 9 10 II 12 QATACLA 2 OVU LEUs_ 3 nielle * H OR Al RE ¦ENilNEX 6 UNI TEUl ¦ RE7lE|CL ÉAl/RAZ-P 9 liI e OE I LL EX iII/on .fl /e n|t hi|GL U EMO I R El N¦£ AueEfi CT ER E Ol SON ftETSr eBo| A D REME ucMEu S U N ai M LA METEO Accu-Weather' prévisions météorologiques-y jusqu'à midi, le 6 novembre y compris 1*1 lnutes et biiuif températures pour tes villes.a 461 3340 MAURICE GAUCHER A ASS.HUISSIERS.1506, Place de l’Hôtel de-Ville.#106.St Bruno.Qc.J3V 5Y6 Montréal, le 2 novembre 1990 CANADA.PROVINCE DE QUÉ BEC.DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR MUNICIPALE VILLE DE BOUCHERVILLE No A 70036-89.NO 5
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