Le devoir, 8 novembre 1990, Cahier A
devo: ^80 ans d'expérience à votre service Canon Technologies Numériques Télécopieurs Laser Imprimantes Laser Copieurs Laser \ppur renseignements, appelez OEinc 341-0E0E Vol.LXXXI — No 260 ?Dégagement tôt.Max.: 4 Détail page B-7 Montréal, jeudi 8 novembre 1 990 Côte-Nord Gaspésie Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 60 CENTS LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du Jour « Vous avez une tête ?Une épingle aussi ».Tant de pommiers et si peu de Newton dessous ! Ah ! si l'on pouvait inventer des verres correcteurs pour la myopie mentale.« L’éducation des adultes».Veut-on dire que la première n’a pas réussi ?Il y a des jours où on ne se sent pas le contemporain de ses semblables.« Évitez la foule ».Et tous de courir pour la constituer.Curieuse manie de défendre sa langue avec des mots qui la torturent.On ne devient pas fou sans raison.ALBERT BRIE SOCIÉTÉ Hommage à Gérard Dion La mort de l'abbé Gérard Dion, hier à 78 ans, a suscité un concert d'hommages à l'universitaire qui contribua largement à l'assainissement des moeurs politiques québécoises, à l’aube de la Révolution tranquille, avec son ouvrage fameux, co-signé avec Louis O'Neill, Le chrétien et les élections.Page B-1 Muette campagne Malgré leur opposition de principe sur la question de la confessionnalité, les deux principaux partis qui se disputent le contrôle de la CECM, le Regroupement scolaire confessionnel et le MEMO, restent discrets et évitent les discussions de fond, écrit Jean-Pierre Proulx.Page B-1 SOMMAIRE Éditorial Où va le Forum pour l'emploi ?Il y a risque que le mouvement s'essouffle une fois refroidis l’enthousiasme et l'emballement des débuts s'il ne s'enracine pas dans des tâches et des projets qui mobilisent.Un éditorial d'Albert Juneau.Page A-10 Inde : Singh démissionne Le premier ministre indien, Vishwanath Pratap Singh, au pouvoir depuis onze mois, démissionne après avoir été désavoué par le Parlement.Page A-8 Air Canada achète Air Nova Air Canada acquiert la totalité du transporteur régional Air Nova et annonce qu'au cours des neuf premiers mois du présent exercice financier son bénéfice net a été de 50 millions $, soit une chute marquée de plus de 40 %.Page A-5 La Chambre de commerce du Québec propose de réviser les fondements du fédéralisme PHOTO PC M.Jean Lambert président de la Chambre de commerce du Québec, a présenté hier le tout premier mémoire à la Commission Bélanger-Campeau.Michel Venne de nolrt' bureau de Quétx\• CONVAINCUEque « le fédéralisme canadien est un échec économique », la Chambre de commerce du Québec recommande d'en réviser les fon dements, sans exclure que cette remise en cause puisse entraîner l’indépendance du Québec.Dans un mémoire-choc, reçu hier très favorablement par l’ensemble des membres de la Commission Bélanger-Campeau, la Chambre propose le transfert au Québec d’un très large éventail de pouvoirs actuellement détenus par Ottawa, une réforme de la Banque du Canada, la fin des paiements de transferts aux pro vinces et remet en question le régime actuel de péréquation, l'un des fondements de la Confédération.Interprété diversement par les commissaires — certains comme le ministre (ïil Rémillard y voient une forme de fédéralisme très profondément renouvelé, d’autres, comme M.Serge Turgeon, y trouvent des accents souverainistes —, ce mémoire sera, plusieurs l’ont dit, déterminant pour la Commission.D’entrée de jeu, le président de la Chambre, M.Jean Lambert, a rejeté toutes les étiquettes.Toutes les options constitutionnelles sont ouvertes, dit-il.La Chambre se réserve le droit de se prononcer sur un véhicule, celui qui pourra le mieux répondre aux exigences de nature economique, à un autre moment.Question de sagesse, dit M.Lambert, puisque son organisation était la première à comparaître devant la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec.Les audiences publiques se poursuivront jusqu’au 20 décembre.Le mémoire de la Chambre de commerce a fait l’objet d’une double consultation auprès des 60 000 membres répartis dans toutes les régions du Québec, essentiellement les dirigeants de petites et moyennes entreprises.« C’est un message unanime que nous venons vous porter de la part de tous les milieux d’affaires du Québec», a soutenu M.I^ambert.La Chambre soumet 15 recom- mandations qui s'articulent autour de quatre grands enjeux : la stabilité économique, la saine gestion des fi nances publiques, la répartition des pouvoirs et la stabilité monétaire.En premier lieu, la Chambre recommande, quel que soit le véhicule constitutionnel retenu, de protéger l'intégrité du marché commun canadien, de garantir la triple liberté de circulation des biens, des personnes et des capitaux.Il faut éviter, dit M.Lambert, de dresser de nouvelles barrières tarifaires dans le commerce entre les différentes parties du Canada et s’engager à respecter les traités internationaux.Au second chapitre, la Chambre souhaite que toute nouvelle constitution limite au strict minimum les empiétements, les incohérences et les dédoublements de juridiction qui ont conduit, selon une évaluation sommaire, au gaspillage de plusieurs milliards de dollars en fonds publics.À cette fin, les compétences législatives devront être clairement identi fiées et distinguées.Plus précisément, la Chambre croit que toutes les matières à caractère local ou régional devraient être attribuées à la compétence exclusive du Québec.Si le cadre fédéral devait être retenu, le niveau provincial devrait se voir confier une juridiction exclusive dans de nombreux domaines, notamment l’éducation et la science, la culture, la justice, les communications, le travail, la santé, les afaires sociales, la sécurité du revenu (allocations familiales, assurance-chômage, pensions de vieillesse), l’environnement, les affaires autochtones, etc.La Chambre considère également que tous les pouvoirs reliés au développement économique (main-d’œuvre, recherche et développement, et les institutions financières) devraient également être de compétence exclusive du Québec.Dans ces domaines, dit M.Lambert, « nous constatons un fouillis d’inefficacité, d’incohérence et de gaspillage du côté des politiques de main-d'œuvre, des pratiques fédérales désavantageuses pour le Québec en matière de recherche et développement et un Voir page A-4: Fédéralisme Spicer entend formuler des recommandations sur le partage des pouvoirs Chanta^ Hébert de notre bureau d’Ottawa LA COMMISSION Spicer a l’intention d’aboutir à des conseils précis sur la structure dont s’accommoderaient le mieux le Canada et le Québec dès son rapport du 1er juillet prochain.En bout de piste, le groupe fédéral se retrouvera donc sur le même terrain que la Commission Bélanger-Campeau, faisant en sorte qu’Ottawa soit saisi d’ici l’été de sa propre liste de recommandations sur la question.« Nous ne voulons pas offrir un catalogue de banalités », a expliqué le commissaire en chef Keith Spicer, hier, au cours de sa première rencontre de presse depuis le jour de sa nomination.Son groupe, dit-il, entend soumettre au gouvernement fédéral dès l’échéance du 1er juillet des recommandations précises sur le partage des pouvoirs au pays de même que sur la structure politique la plus susceptible de répondre aux attentes des Canadiens.Tout ce qu’il exclut complètement, c’est la cuisine constitutionnelle.Il n’y aura pas, maintient Keith Spicer, de plan constitutionnel, article par article, qui émanera de son groupe.Mais il a bien l’intention, à la lumière de ses paroles d’hier, de produire des grandes lignes dont Ottawa pourra faire, s’il les accepte, les balises du débat à suivre.Avec cet objectif en tête, à partir de mars et certainement d’avril — soit presque aussitôt que seront connues les recommandations de la Commission Bélanger-Campeau — Keith Spicer propose que les consultations fédérales portent en priorité Voir page A-4: Splcer La surutilisation du chlore pour traiter l’eau menace la santé Louis-Gilles Francoeur LA MOITIÉ des villes inscrites au programme québécois de surveillance des micro polluants dans l’eau potable des villes dépassent la norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en ce qui a trait à la présence de chloroforme, un phénomène attribuable à la surutilisation de chlore dans les méthodes de désinfectation de certaines usines municipales.C’est ce que révèle un rapport publié hier par le ministère québécois de l’Environnement qui analyse la campagne d’échantillonnage effectuée au printemps et à l'été 1987 ainsi qu’à l’hiver 1988 dans les eaux potables de 18 municipalités du Québec pour y vérifier la présence de près d’une centaine de toxiques organi ques.Les trois principales autres constatations de ce rapport sont : ¦ la présence de pesticides en quantités inférieures aux normes dans l’eau potable de 15 des 18 municipalités inscrites au programme.Le championnat dans ce domaine revient à la ville de Saint-Hyacinthe où l’atrazine, un produit arrosé au printemps dans les champs de mais, s’est retrouvé dans l’eau potable dans des concentrations atteignant en juin 5,7 parties par million (ppm).Même si la norme américaine est de 3 ppm, les chercheurs ne voient à court terme aucun danger car la norme de nos voisins du Sud vaut pour une exposition pendant 20 ans alors que la situation à Saint-Hyacinthe se confine, du moins pour l’instant, au début de l’été.Par contre, les chercheurs se disent grandement inquiets des concentrations qu’on pourrait relever dans les puits de cette région si l’eau du cours d’eau, filtré par surcroît, est devenue un objet de préoccupation ! ; ¦ la présence d’hydro-carbures aromatiques polycycliques (HAP) dans tous les systèmes d’eau potable du Québec, quoique en concentrations inférieures aux normes, constitue un Voir page A-4: Eau La contestation marque le 73e anniversaire de la Révolution russe Coups de feu tirés sur la Place Rouge d'après Reuter et AFP MOSCOU — Malgré un appel à l’unité lancé par Mikhaïl Gorbatchev, le 73e anniversaire de la Révolution de 1917 a été marqué par des scènes de contestation.Deux coups de feu ont même été tirés sur la Place Rouge, à environ 150 mètres du président soviétique.Le responsable, un homme de 39 ans originaire de Leningrad, a aussitôt été arrêté par les hommes du KGB.L’homme a tiré deux coups de feu en l’air avec un fusil de chasse, précise l’agence Tass.Les officiels n’ont pas bronché et l’incident, survenu pendant un défilé civil suivant la traditionnelle parade militaire, n’a pas perturbé la cérémonie.Les contestataires, dont certains brandissaient des banderoles contre les réformes de Mikhaïl Gorbatchev, ont continué à traverser la Place Rouge sans donner l’impression d’avoir remarqué quelque chose d’inhabituel.Le premier temps fort de la matinée a été le discours du chef du Kremlin, dans lequel il a reconnu que les réformes se faisaient dans la douleur.« Le processus de la perestroïka s’est révélé être une question de plus en plus grave.Aujourd’hui, nous sommes tous gravement préoccupés par les pénuries, les files d’attente, la hausse des prix, l’affaiblissement de l’ordre public.Nous sommes affectés par l’hostilité nationaliste », a-t-il dit.« Mais nous ne devons pas paniquer, et encore moins souhaiter un retour en arrière, a-t-il ajouté.Pour réussir, nous avons besoin de l’unité des forces démocratiques, de fermeté face aux projets extrémistes et Mikhaïl Gorbatchev de la coopération honnête de tous les partisans authentiques de la perestroïka ».Après le discours prononcé par Mikhaïl Gorbatchev du sommet du mausolée de marbre rouge de Lénine, des chars et d’autres véhicules blindés ont défilé sur la Place Rouge pour la traditionnelle démonstration de force militaire.Six missiles balistiques intercontinentaux SS-25, en service depuis 1985, qui apparaissaient pour la première fois, étaient en vedette.Des manifestants conservateurs ont réussi à se faufiler dans la parade.Certains arboraient des portraits de Staline.« Jetez l’anticommuniste Gorbatchev hors du Parti communiste de l’Union soviétique », proclamait une banderole.Les chars et les militaires ont en- Volr page A-4: Contestation LONGINES BIRKS BIRKS £ * » A-2 ¦ Le Devoir, jeudi 8 novembre 1 990 LE GOÛT DU GRAND AIR.I r i r* «é y — MAKie CE-ÏSA/Ip 90 Henri Vôzina, des vêtements décontractés qui conviendront à toutes vos allées et venues, à la ville comme à la campagne; blousons Dressco d’Italie fabriqués dans les peaux les plus souples ou encore les cabans en Melton de Hugo Boss 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victimes de la réforme du système de santé Isabelle Paré LA RATIONALISATION envisagée par la réforme de la santé et des services sociaux pourrait signifier la disparition de 250 à 300 conseils d’administration sur les 900 que compte le réseau et d’autant de postes de directeurs d’établissements, affirme l’Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec.À la veille de l’annonce d’une réforme par le ministre Marc-Yvan Côté, les rumeurs qui courent dans le réseau font état du regroupement d’environ 300 conseils d’administration de centres d’accueil, de centres hospitaliers de soins de longue durée et de petits hôpitaux de moins de 50 lits, soutient M.David Levine, président de l’Association, dont 280 membres sont présentement réunis en congrès à Montréal.« Ce regroupement pourrait signifier la perte potentiel de 250 à 300 emplois de directeur d’établissement.Nous ne sommes pas contre un tel regroupement qui vise l’efficacité, mais nous tenons à ce que ces personnes bénéficient d’une période de transition assez longue pour permettre leur réintégration dans le réseau», a fait valoir M.Levine.A cette première préoccupation s’ajoute celle de préserver l’individualité de chacun des établissements, ajoute-t-il.Ces changements seraient déjà beaucoup moins radicaux que ceux mis de l’avant par Mme Thérèse Lavoie-Roux qui préconisait qu’un seul conseil d’administration régisse tous les établissements sur le territoire d’un CLSC.Par ailleurs, les directeurs d’établissements se disent préoccupés par l’implication des médecins dans la gestion des ressources des hôpitaux.même cette version des faits, la version officielle telle que relatée par le ministre Claude Ryan, le 16 octobre à l’Assemblée nationale, au cours d'un bref entretien téléphonique avec LE DEVOIR, depuis son domicile de Québec cette semaine.« M.Ryan a dit la vérité; il n’y a pas de version parallèle», a-t-elle soutenu, brisant ainsi, timidement, le silence dans lequel elle s’est réfugiée depuis la fin de la crise amérindienne.Cette version a plusieurs fois été mise en doute par le Parti québécois.Le leader de l’opposition en Chambre, M.Guy Chevrette, avait accusé le gouvernement de mentir et de chercher à masquer sa propre incompétence en rejetant la responsabilité du raid sur un bouc émissaire, en l’occurence, une pauvre attachée politique de 34 ans.Me Ménard a par ailleurs confirmé son départ, vendredi dernier, sans amertume, du cabinet du ministre de la Sécurité publique, soutenant qu’elle intégrera un nouvel emploi dans un autre cabinet ministériel dans quelque temps.Elle aurait déjà reçu, selon ses dires, plusieurs offres intéressantes.Ce départ était convenu avec le nouveau ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, depuis que ce dernier a remplacé son collègue Sam Elkas, le 5 octobre, à la tête de ce ministère.Me Ménard avait accepté d’assurer une courte transition.Deux autres attachés politiques qui étaient de l’équipe de M.Elkas ont déjà subi le même sort.Depuis que M.Ryan a raconté à l'Assemblée nationale, le 16 octobre, que Me Ménard avait été prévenue la veiUe de la préparation d’un raid qui se révéla fatidique au caporal Marcel Lemay et déclencha un af frontement de près de trois mois, celle-ci refuse de parler aux journa listes.« C'est un choix personnel, dit-elle.Je ne cherche pas la vedette.Personne ne me bâillonne.Je n’ai pas à commenter quoi que ce soit.C’est le rôle des ministres ».L’avocate de 34 ans, qui milite au Parti libéral du Québec depuis plu sieurs années, écoule présentement quelques semaines ae vacances.Nous l’avons rejointe in extremis à son domicile tôt le matin.L’entretien a duré une quinzaine de minutes.Après avoir confirmé la version du ministre — « la version de M.Ryan, c’est la vérité; je n’ai rien à y modi fier ni maintenant, ni plus tard » —, Me Ménard a éludé toutes les autres questions.Pourquoi avoir attendu au lendemain matin, alors que l’opération était en cours, pour prévenir le ministre ?« M.Ryan est au courant du contexte; c’est à lui à répondre aux questions», dit-elle.Saviez-vous quelle était l’ampleur de l’opération qui se préparait ?Avez-vous tenté de convaincre le directeur de la Sûreté du Québec d’y renoncer?— « Je préfère ne pas faire de commentaire à ce sujet ».Ce que vous savez permettrait peut-être de mieux éclairer l’opinion publique sur ce qui s’est passé.— « Cette crise a duré assez longtemps.Les gens en ont eu plus qu’ils n’en voulaient de l’information».Ce que l’on sait sur cet épisode de la crise se limite aux déclarations, parfois contradictoires, des ministres qui y ont été mêlés de près.En recoupant ces différents témoignages, on en vient aux conclusions suivantes : ¦ l'assaut se préparait depuis quelques jours; ¦ en dépit des exhortations du ministre délégué aux Affaires autochtones, M.John Ciaccia, personne au gouvernement n'a tenté de dissuader la SQ; ¦ l’ordre de réaliser l’opération du 11 juillet fut émis par un comité spécial formé à cette fin par la direction de la SQ et avec l'approbation du directeur (M.Robert Lavigne); ¦ le 10 juillet, M.Lavigne a informé Me Ménard, au cours d’une conversation sur un autre sujet, qu'une opération était en préparation pour le lendemain, sans donner de détails; ¦ Me Ménard a prévenu le ministre seulement tôt le lendemain matin, alors que l’opération était déjà en cours; ¦ M.Lavigne n’a jamais communiqué avec un ou des membres du gouvernement.Me Ménard était à l’emploi du ministre de la Sécurité publique depuis le début de 1986, à l'époque où M.Gérard Latullipe occupait ces fonctions.En Chambre, après avoir mis en cause malgré lui le jugement de l’attachée politique, M.Ryan avait souligné ses qualités, le lendemain : « Elle est une juriste d’excellente classe, avait-il déclaré.Une personne de réputation inattaquable ».PHOTO JACQUES GRENIER LÀ (îülGHdLfct Relance d’une vieille tradition La Société Saint-Vincent-de-Paul relance cette année une vieille tradition, La Guignolée.Le 2 décembre prochain, des bénévoles de l’organisme viendront cogner aux portes de chaque maison pour recueillir argent, jouets et denrées non périssables afin de créer des milliers de paniers de Noël pour les défavorisés.Sur la photo, Jean-Paul Parent, Ronald Vallée et André Boyer, de la Saint-Vincent-de-Paul, entourent l'archevêque de Montréal, Mgr Turcotte.Le conflit s’envenime à Louis-H.Lafontaine Paul Cauchon LES PROBLÈMES de l'hôpital psychiatrique Louis-Hippolyte Lafon taine persistent toujours, et le syndicat des travailleurs de l'hôpital s’oppose au plan de restructuration proposé par Marc-Yvan Côté en avril dernier.On conteste principalement le transfert d’un groupe de patients psychiatriques de l’hôpital au Centre d'accueil G ouin-Rosemont.Cette opposition de principe s’ajoute à la contestation légale menée par un groupe de médecins envers le ministre, qui imposait en mai dernier la tutelle de l'hôpital.On attend toujours une décision de la Cour supé rieure dans cette affaire.Dans le plan de restructuration initial, le ministère de la Santé proposait que les activités de l’hôpital soient redistribuées dans trois corporations distinctes.Ainsi, dans l’un des cas, le Centre d’accueil Gouin-Rosemont devra s’occuper des personnes âgées chroniques (sur les 1950 patients de l'hôpital Louis-IL Lafontaine, ce groupe de malades chroniques était évalué en avril dernier à environ 475 personnes).Pour le syndicat des employés (CSN), qui représente 2500 employés généraux d’une institution qui compte 4000 professionels et em- ployés en tout genre, le tranfert de patients vers le Centre Gouin-Ro-semont n’a « aucune justification sociale ».C’est une décision « strictement budgétaire qui s’inspire de la politique globale du gouvernement de vouloir restreindre les services aux personnes âgées».Ce transfert administratif est prévu pour le 1er avril 1990 et, selon les employés, le ministère réduira alors de 47 lits le programme de centre d’accueil et d’hébergement psychiatrique à Louis-H.Lafontaine.On estime que la clientèle sera insuffisamment desservie par des services spécialisés tels que l’ergothérapie, la physiothérapie, le service de psychologie et le service de psychiatres.« Même si ces services peuvent être offerts ailleurs dans la communauté et dans d’autres centres, il est reconnu que la liste d’attente est longue pour y avoir accès », affirment les représentants syndicaux.Plus globalement, les employés reprochent au ministère d’évacuer « totalement la dimension de la problématique psychiatrique en voulant ramener le programme de centre d’accueil et d’hébergement psychiatrique de Louis IL Lafontaine à un statut de centre d’accueil pour personnes âgées».Parmi le groupe de patients visés l’administration fait valoir qu’une QUE PEUVENT FAIRE LES ALPHABÉTISÉS POUR LES PERSONNES ANALPHABÈTES?Un forum à l'intention de toutes celles et de tous ceux que le travail met en contact avec les personnes qui ont des difficultés à lire, à écrire ou à calculer.On peut encore s’inscrire au coût de 125 $ (comprenant le dîner du samedi et un cocktail) en s'adressant à: ICÉA, Forum Une société sans barrières 506, rue Ste-Catherlne est, bureau 800, Montréal (Québec) H2L 2C7 Téléphone (514) 842-2766 Télécopieur (514) 844-1598 Les 9,10 et 11 novembre 1990 À l'Université du Québec à Montréal FORUM POUR FAVORISER L’EXERCICE DES DROITS DES PERSONNES ANALPHABÈTES cinquantaine d’entre eux présentent des diagnostics psychiatriques, alors que le syndicat soutient que la majorité d’entre eux (soit 60 %) a besoin de soins psychiatriques.En perturbant ainsi le plan de réorganisation du ministère le syndicat cherche-t-il à protéger d’abord ses propres emplois ?« Pas nécessairement, répond Paul Bibeau, président du syndicat.Il y aurait probablement un transfert d’accréditation à Gouin-Rosemont.Mais bien sûr tout le monde se demande ce qui nous pend au bout du nez une fois l’actuelle convention collective échue ».Le syndicat soutient plutôt que le ministère tente de déclassifier la clientèle déjà évaluée à l’hôpital, et il s’inquiète de la qualité des soins psychiatriques qui seront offerts si des patients sont déplacés dans un centre pour personnes âgées.illllllli Les bijoux Cartier sont en vente exclusivement dans les joailleries Cartier et les Ixiutiques Must de Cartier, un certificat attestant leur authenticité les accompagne.boutique ( a Hier 1498, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (514) 939-0000 La GRC absout ses agents présents lors de la lapidation des véhicules mohawks aux abords du pont Mercier Huguette Young de la Presse CanaïUenne OTTAWA — Les agents de la GRC n’ont rien à se reprocher lorsqu’ils sont intervenus pour arrêter la lapidation d'un convoi automobile de Mohawks aux abords du pont Mercier, à LaSalle, en août dernier.C’est ce qu’a conclu le commissaire de la GRC, M.Norman Inkster, dans un rapport rendu public hier à Ottawa par le solliciteur général, M.Pierre Cadieux.M.Cadieux s’est dit satisfait des conclusions du rapport.Des autochtones de la réserve de Kahnawake s’étaient plaints que la GRC n’était pas intervenue pour les protéger des tirs de pierre, mais le commissaire de la GRC constate le contraire.À la suite de nombreuses vérifica tions et du visionnement de bandes magnétoscopiques, M Inkster se dit convaincu que la G RC a pris les mesures nécessaires pour empêcher les Mohawks d’être lapidés et qu’aucune mesure disciplinaire ne s’imposait.« Devant ces faits, je ne crois pas que les membres de la G RC aient mal agi ou aient négligé de faire leur devoir, a-t-il souligne dans son rap port.Bien au contraire, ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient dans des circonstances mettant en danger leur propre sécurité».En août, une vingtaine de manifestants avaient gravi une pente pour lancer des pierres contre un convoi d’automobiles de Mohawks de Kahnawake qui cherchaient à fuir un affrontement possible entre les Forces armées canadiennes et les Warriors.Un contingent de la GRC s'était alors rendu dans la région de Châ-teauguay pendant la crise d'Oka pour prêter main-forte à la Sûreté du Québec, à la demande du gouvernement du Québec.M Inkster relate dans son rapport qu'une foule d’environ 350 à 400 personnes a commencé à s’agiter et voulait bloquer la route aux voitures.Les forces policières ont réussi à dégager la route, mais une vingtaine de manifestants se sont détachés de la foule et ont commencé à lapider les voitures du haut d'un talus, tout en insultant les Mohawks.Contrairement à ce que les médias ont rapporté, souligne le commissaire, neuf membres de la GRC sont allés « au pas de course » à la res cousse des Mohawks et « ont réussi à calmer, au moins partiellement, le groupe qui lançait des pierres et à faire descendre la plupart des manifestants ».« Toute tentative d’arrestation à ce moment-là aurait eu pour effet de provoquer la foule déjà nerveuse qui menaçait de se retourner contre la police », poursuit M.Inkster.Le Bloc à la conquête des électeurs montréalais Pierre O’Neill À LA CONQUÊTE de la clientèle na tionaliste montréalaise, le Bloc québécois planifie la mise sur pied d’une structure d'accueil et l'implantation d’un secrétariat permanent.Dans un premier temps, les blo quistes organiseront une série d’activités de financement, dont un cock tail-bénéfice qui aura lieu le 21 novembre dans les serres du Jardin bo tanique de Montréal, où les 800 partisans qui y sont attendus devront dé bourser chacun la somme de 100 $ C’est leur chef, Lucien Bouchard, qui animera l’événement.De passage dans sa circonscription électorale, le député de Laurier-Sainte-Marie a pour sa part annoncé la formation du « Fonds de soutien Gilles Duceppe », dont le conseil d’administration sera composé de personnalités connues dont : Denise Filiatrault, Jean Duceppe, Guy Jo-ron, Fernand Daoust, Serge Turgeon et Yves Desgagnés.La première activité de ce comité de financement prendra la forme d’une représentation-bénéfice de La maison suspendue, de Michel Trem blay, à la salle André Mathieu, de La- val, le 12 décembre.Lucien Bou chard assistera également à cette pièce mise en scène par André Brassard et pour laquelle 800 personnes débourseront chacune 800$.Essentiellement, ces activités de financement du Bloc doivent servir à jeter les bases d’une organisation électorale structurée en vue des prochaines élections générales.Les députés François Gérin, Louis Plamon-don et Jean Lapierre en ont déjà fait autant dans les comtés de Mégant ic-Compton, Richelieu et Shefford Selon Gilles Duceppe, le Bloc fait face à une crise de croissance et est inondé d’offres de collaboration, émanant de tous les milieux de la société québécoise.Faut-il s’attendre à ce que d’autres députés conservateurs quittent leur parti pour venir grossir les rangs du Bloc ?Gilles Duceppe et ses collègues le souhaitent ardemment.Le député de Laurier-Sainte-Marie se demande comment les éléments les plus nationalistes de ce parti pourront y demeurer plus longtemps après avoir entendu les menaces que leur chef, Brian Mul-roney, a formulées en fin de semaine dernière pour tenter d’arrêter la montée du mouvement souverainiste.LE PLUS GRAND C HOIX 01 MONTRES SUISSES DE RI NOMME! INIERNATIONALE gstdRD \ | PATEK PHIIIPPE Cartier ROLEX Blancpain €B£L PlAÔrj BREITIING 3 9 13 BLEU NUIT Bleu Nuit vous offre 30% de rabais sur le prix de toutes ses couettes et de tous ses oreillers de duvet.BLEU NUIT 3913, rue Saint-Denis Montréal 514-843-5702 / 843-8124 t Nous acceptons les commandes téléphoniques A-4 M Le Devoir, jeudi 8 novembre 1990 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Fédéralisme freinage constant des innovations du Québec dans le secteur financier ».L’ampleur de ce transfert des pou voirs a laissé perplexes plusieurs commissaires quant à la possibilité, comme le souhaite la Chambre de commerce, que • la question de l’avenir du Québec soit tranchée avec célérité et de façon décisive » afin de minimiser les conséquences écono miques de l’incertitude politique.M Lambert estime que cela est pos sible en un an.Ces transferts mettent en cause près de 70 % des programmes fédé raux, estime le chef du Parti québé cois, M.Jacques Parizeau.Il est clair, selon lui, que « la réponse du Canada anglais, ce sera non ».De sorte qu'à son avis, il n'y a que la voie de la souveraineté d’abord qui pour rait permettre des changements aussi profonds.« Avez-vous identifié des alliés à l’extérieur du Québec qui seraient d'accord pour cette répartition nouvelle ?», a demandé le président de la CSN, M.Gérald Larose.« Nous n’avons pas fait de test à l’extérieur, répond M.Lambert.Mais c’est une décision qui relève du Québec.Quand on aura décidé, on entreprendra les discussions.Dans un contrat, dit-il, il y a toujours au moins deux parties qui y trouvent toutes les deux des avantages».En corollaire de cette clarification des juridictions, la répartition du fardeau fiscal doit être modifiée, soutient la Chambre.S’il n’y a plus de juridictions partagées, ce qui est l’objectif, on pourra mettre fin au régime actuel de transferts fédéraux-provinciaux.« Sur ce plan nous défendons un principe de responsabilité : une seule autorité dans chaque matière à la fois responsable de dépenser et de taxer », explique M.Lambert.En ce sens, la Chambre recommande un réexamen en profondeur du système actuel de péréquation.« Au-delà du partage des compétences, notre préoccupation s’étend aux conditions qui entourent l’adoption de budgets gouvernementaux déficitaires.Selon nous, toute nouvelle constitution devrait ainsi encadrer strictement le pouvoir d'emprunter des gouvernements afin que la nécessité de taxer pour dépenser entraîne une plus grande responsabilité budgétaire de la part des élus ».Enfin, les membres de la Chambre de commerce, s'ils ne remettent pas en cause l’union monétaire canadienne, considèrent que la participation du Québec à cette union devrait être assortie de conditions pour assurer que les fluctuations du taux de change du dollar canadien ne soient pas préjudiciables à l’économie québécoise.La Chambre suggère à cet égard que la structure et le fonctionnement de la Banque du Canada soit modifiés de sorte que la direction de la banque centrale, qui est responsable de la politique monétaire au pays, « soit composée de membres votants provenant de diverses régions du Canada, nommés par le gouverneur général à partir de listes proposées par les États membres».Cette deuxième séance publique de la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Quebec était présidée par M.Jean Campeau, en vertu de la règle d’alternance convenue entre les deux coprésidents.Les commissaires semblent résolus à s’imposer une discipline de fer.Les règles sur le partage du temps son strictes.Une heure et demie est consacrée à l’audition d’un mémoire : 10 minutes pour sa présentation; 10 minutes à la présidence; 15 minutes à chacune des deux ailes parlementaires et 40 minutes à la disposition des autres membres.Trois autres organismes, la Fédération des AC EF, l’Association des manufacturiers canadiens et le Con seil de la vie française en Amérique, ont également déposé leurs mémoi res hier sans toutefois prendre position clairement dans le débat consti tutionnel.Fait à signaler, le Conseil de la vie française, fort préoccupé par le sort réservé aux francophones hors-Québec, recommande de leur réserver un siège à l’Assemblée na tionale.M Louis Laberge était de retour hier.Mardi, il avait été victime d’un accident de la route entre Montréal et Québec dont il semblait être remis, en dépit d’une douleur persistante à l’épaule.Aujourd’hui, la commission entendra six organismes, dont la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, la FTQ et la Commission des droits de la personne.+ Spicer sur l'articulation de propositions en bonne et due forme.« Nos recher ches deviendront alors plus préci ses », annonce-t-il en parlant du printemps prochain.Car c’est par tranches que le Forum de citoyens constitué par Ottawa mènera ses travaux.D’ici la fin de décembre, le groupe veut déterminer comment les Canadiens en tendent être consultés.Depuis hier, tous les intéressés peuvent commu niquer en signalant le 1-800-66 FORUM avec des recherchistes du groupe pour manifester des préférences.Et Keith Spicer lui-meme se met sur la route pour discuter avec plusieurs communautés, à commencer en fin de semaine par les Inuit du Grand Nord canadien.À compter de janvier, la commission au grand complet, c’est-à-dire 12 personnes puisque Keith Spicer jure que ses rangs ne grossiront plus, commencera à se déplacer.Pour demander, dans un premier temps, à ses interlocuteurs de se vider le coeur.« Nous allons d’abord leur demander de quoi ils sont mécontents», explique Keith Spicer.La deuxième phase des consultations portera sur l’avenir.« Les messages » des Canadiens sur comment ils voudraient voir leur pays, décrit le meneur de jeu fédéral.La troisième et dernière étape publique sera finalement consacrée a énoncer des recommandations précises en vue du rapport du 1er juillet.Mais, alors même qu'il parle d’aboutir à des propositions très précises, Keith Spicer préfère toujours décrire son groupe comme des « climatologues», susceptibles d’alléger l’atmosphère du débat national « Je peux faire beaucoup pour renforcer le climat de réceptivité pour Bélanger-Campeau et également pour les commissions de l’Alberta, du Nouveau-Brunswick, des autochtones, pour tous ceux qui ont un agenda précis, assure-t-il.Il faut déboucher les oreilles des gens au préalable », insiste-t-il.Et, en marge de l’initiative fédérale qui se précise, le démarrage des travaux de la Commission Bélanger-Campeau commence à entraîner des positionnements à Ottawa.Du côté du gouvernement, Brian Mulroney a mis une sorte de fin à un débat qui commençait à s’amplifier au sein de son parti en admettant par la bande hier le principe du droit à l’autodétermination du Québec.« La participation du premier ministre du Canada, des chefs de l’opposition, de la quasi totalité des premiers ministres des autres provinces dans le référendum de 1980 implique l’acceptation par tous les Canadiens d’un vote démocratique et libre selon des circonstances et des critères normaux et acceptables », a répondu hier le premier ministre au Bloc québécois qui demandait pour la troisième fois cette semaine au gouvernement de préciser sa position sur le droit du Québec de déterminer son destin.Flntretemps, dans une entrevue à rémission Le Point sur les ondes de Radio-Canada, Jean Chrétien n’a pas voulu s’avancer sur le poids qu’il accordera aux conclusions de la Commission Bélanger-Campeau, mais il a clairement situé les limites qu’il voit à la marge de négociation du Chrétien a violé une règle de son parti sur les dépenses lors de la course à la direction Marie Tison ikl lu l'resse Canadienne OTTAWA — Jean Chrétien a violé une des règles établies par le Parti libéral lors de la course à la direction du parti.C’est ce qu’a révélé le rapport du comité des dépenses pour l’élection du chef du Parti bbéral, rendu public hier à Ottawa.Selon le rapport, les représentants du candidat Chrétien ont omis de payer entièrement les redevances qu'ils devaient au Parti libéral.L’une des adversaires de M Chré tien, lea député de Hamilton-Kst Sheila Copps, a reconnu qu’il ne s’agissait peut 4tre que d'une simple erreur administrative.Elle s’en est cependant prise à l’exécutif du Parti libéral, qui, selon elle, a caché cette violation aux 5000 délégués qui s’apprêtaient à élire un nouveau chef, le 23 juin dernier, à Calgary.A cette occasion, le comité des dépenses avait annoncé que les candi dats avaient suivi toutes les règles du jeu.Ce n’est que quelques jours plus tard que l’exécutif du parti a communiqué avec les divers candidats pour leur apprendre que le clan Chrétien avait omis de payer la re devance qu’il devait au parti pour le mois de mai.À chaque mois, les candidats devaient remettre au parti l’équivalent de 20 % des dépenses effectuées au cours du mois, afin de renflouer les caisses de l'administration centrale.Mme Copps a soutenu que l’exécutif du parti a dû se rendre compte de l’infraction de l’équipe de M.Chrétien dès la mi-juin et qu’il a délibérément caché cette information lors du congrès pour ne pas pénaliser celui qui était en tête.Elle a affirmé qu’elle avait ressenti un grand découragement en apprenant cette nouvelle.« J’ai exprimé mon point de vue directement au président du parti (Michel Robert) en lui disant que ça ne m'étonnait pas, parce que c'était le reflet de l'allure de toute la campagne, a-t-elle déclaré hier.La campagne a toujours été biaisée envers le candidat qui a gagné».Elle a cependant reconnu que le dévoilement de la violation de M.Chrétien, le 23 juin, n’aurait probablement pas changé grand-chose au résultat du vote.Le comité des dépenses, coprésidé par Mme Margot Brousseau et le sénateur Dan Hays, a insisté sur le fait que l’omission du clan Chrétien portait sur un faible montant.Il a toute- fois refusé d'en révéler la teneur.Mme Brousseau a ajouté que les seules sanctions que le comité aurait pu appliquer au candidat Chrétien aurait été de divulguer son infraction et de l’empêcher d’émettre des reçus pour fins d’impôt à ses donateurs.Le rapport du comité révèle également que M.Chrétien a dépensé plus de 2,4 millions $ pour se faire élire.Son plus proche adversaire, M.Paul Martin, a dépensé environ 2,37 millions $.Les dépenses devaient être limitées à 1,7 millions $, mais les deux candidats ont comptabilisé les dépenses encourues avant la convocation du congrès et celles qui étaient exclues de la définition des dépenses devant être plafonnées.Mme Copps a soutenu que ces chiffres étaient trompeurs et que chacun de ces deux candidats avaient probablement dépensé quatre millions $.Elle a expliqué que des dépenses de transport et d’hôtels n’avaient pas été comptabilisées.Si l’exécutif du parti a caché la vérité au sujet de l’infraction de M.Chrétien, il peut très bien taire les dépenses supplémentaires des deux principaux candidats, a-t-elle affirmé.En tout, Mme Copps a dépensé environ 800 000 $ lors de la course à la direction, alorsque M.Torn Wappel a dépensé 143 000 $, et John Nunziata, 166 000$.Le Parti libéral a également pu blié hier les noms de ceux qui ont contribué plus de 100 $ à la course à la direction du parti, mais il n’a ré vélé les montants en cause, et le nom du candidat visé, que pour les donateurs qui ont réclamé un reçu pour fins d’impôt.Ainsi, la première liste révèle que Power Corporation a contribué à la campagne, mais il est impossible de savoir quel candidat a été aidé et quel montant était en cause, parce que l’entreprise n’a pas réclamé de reçu.Mme Copps a affirmé que plusieurs personnes qui ont contribué aux campagnes des deux principaux candidats ont préféré garder l’anonymat et faire un don en cachette.En émettant des reçus pour fins d’impôt, les libéraux se sont trouvés à faire financer une partie de la course à la direction par les contri buables canadiens.En conférence de presse, cependant, ils ont été incapables de dire combien en tout le processus aura coûté aux Canadiens.« Nous ne pensions pas que cette question prendrait de l’importance », a déclaré le sénateur Hays.gouvernement fédéral dans le dossier.«Un premier ministre du Canada doit avoir un mandat de ses électeurs avant d’agir », prévient le chef libéral en ajoutant au sujet des éventuelles conclusions de la commission québécoise : « S’ils viennent dire, c’est la souveraineté-association ou la séparation, le Canada anglais n’acceptera jamais ça ».« On ne peut plus recommencer à zéro, maintient d’ailleurs Jean Chrétien, il faut partir de ce qu’on a là et le rajuster.Cet idéal de repartir à zéro n’est pas très pratique ».+ Contestation suite cédé la place à un défilé civil de quelque 100 000 travailleurs, sous des banderoles plus orthodoxe.La marche, organisée par le PC de Moscou, se voulait une réponse aux manifestants réformistes qui avaient conspué Mikhaïl Gorbatchev lors du défilé du 1er mai.Mais, malgré les appels par haut-parleurs qui les exhortaient à se réjouir, les participants au défilé ont paru peu motivés.« Cela ressemblait à une procession funéraire, malgré toutes les banderoles colorées.Tout l’enthousiasme du passé a disparu », a commenté un diplomate occidental habitué aux cérémonies officielles.Après le défilé, Mikhaïl Gorbatchev, le premier ministre Nikolai Rijkov et le président de la Fédération de Russie, Boris Eltsine, ont rompu avec la tradition en descendant du mausolée.Ils ont déposé des fleurs à la mémoire de Lénine, fondateur de l'État soviétique.On a pu voir Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine, farouche détracteur du président soviétique, discuter et sourire en marchant vers le mausolée.Des contre-manifestations ont été organisées à Moscou et dans plusieurs villes du pays.La violence interethnique et la détérioration de la situation économique alimentent un mécontentement croissant vis-à-vis du Parti communiste.À Kiev, capitale de l’Ukraine, la parade militaire ne s’est pas déroulée comme à l’accoutumée sur le Krechtchatik, l’artère centrale, mais sur la place de la Victoire.Les étudiants nationalistes avaient fait part de leur intention d'empêcher malgré tout le déroulement de la cérémonie.La milice tenta alors de les disperser, selon l’agence Interfax, mais les manifestants n’acceptèrent de quitter les lieux que sur l’injonction des responsables du Roukh, le mouvement indépendantiste ukrainien, accourus sur les lieux.Des parades militaires et manifestations pro-soviétiques ont eu lieu aussi bien à Riga (Lettonie), important centre militaire soviétique de la Baltique, qu’à Tallinn ( Estonie) ou Vilnius (Lituanie).Selon des sources contactées sur place, des accrochages ont opposé dans le centre de Vilnius des parachutistes à des étudiants qui entendaient protester contre la parade militaire.Celle-çi fut suivie d’une manifestation de partisans du Parti communiste soviétique et de Kdinstsvo (Unité), qui rassemble les habitants de Lituanie favorables au maintien de cette république balte dans l’union.Les défilés militaires à Riga et Tallinn se sont déroulés sous l’encadrement d’un important service d’ordre.+ Eau autre sujet de préoccupation pour le ministère car cette famille de contaminants, dont certains membres sont cancérigènes ou suspectés de l’être, est injectée dans l’eau potable.par le système d’aqueduc lui-même.En effet, les H AP, relevés partout, proviennent des enduits de goudron utilisés à l’intérieur des tuyaux de métal pour les protéger de la corrosion.D’autres réactions chimiques sont aussi avec le chlore.Pour les trihalométhanes, chloroforme compris, comme pour les H AP, les pointes de contamination sont relevées durant les mois d’été; ¦ si plusieurs contaminants organiques se retrouvent dans l’eau potable des villes du Québec, sauf pour le chloroforme, les normes sont respectées à peu près partout, indique le rapport.Cette situation n’est toutefois rassurante qu’à moitié car plusieurs de ces normes, comme celle sur les trihalométhanes, sont en voie de révision à la baisse.Un changement ferait basculer le verdict du ministère qui n’attend pas le changement de norme par Ottawa pour demander aux villes utilisant des procédés de préchloration de mettre fin à cette pratique.D'autre part, les normes ne tiennent pas compte des synergies possibles entre tous ces contaminants à l’intérieur du corps humain qui en absorbe aussi par les aliments et l’air.Troisième motif de crainte, les chercheurs ont noté des augmenta tions de concentrations sur le mince horizon de trois ans qui est celui du programme de détection des micro-polluants.Mais, disent-ils, la situation du Québec se compare à celle des autres villes nord-américaines ou d’Europe.Les trihalométhanes se forment par réaction du chlore avec la matière organique que la filtration n’a pas soustraite de l’eau.C’est ce qui explique qu’il y en a plus dans l’eau traitée par les usines d’épuration que dans l’eau brute qui y entre.Les concentrations relevées vont de 0,2 ppm à 216 ppm avec une valeur médiane à 28 ppm.Lorsqu'on fait la somme des trihalométhanes, la plupart des résultats sont inférieurs à 100 ppm, mais deux approchent les 200, soit Repentigny (été 86 et hiver 87).La norme québécoise est de 350 ppm.Les chercheurs ont constaté que le chloroforme représentait 89 % du total des trihalométhanes.II n’existe pas de norme d’exposition au chloroforme au Canada et aux États-Unis.La valeur proposée par l’OSM est de 30 ppm, une norme qu’excèdent environ la moitié des résultats d’analyse dans l’eau des 18 villes desservant une population totale de 2,4 millions d'habitants.L’utilisation d’eau chaude dans les résidences pour la lessive et la douche notamment augmente sensiblement les concentrations de chloroforme dans l’air ambiant des maisons, un autre effet auquel n’échap pent pas les amateurs d’eau en bouteille.Même s’il voit dans le chloroforme véhiculé par les réseaux d’aqueduc le « principal problème » de contamination des eaux potables, le minis 1ère ne remet pas en question l’utilisation du chlore comme désinfectant.Il faut, dit-il, nettoyer davantage les eaux brutes des matières or ganiques qu’elles contiennent avant de les désinfecter avec du chlore.Ainsi, dit-il, on utilisera moins de chlore et il se formera moins de trihalométhanes.D’autre part, l’atrazine est le pesticide le plus souvent recensé dans l’eau potable des villes.Les concentrations s’échelonnaient entre 0,03 ppm et 1,91 ppm avec valeur médiane à 1,91 ppm.Sur la foi de nouvel les données quant au caractère cancérigène de ce produit à qui nous devons des épis de maïs impeccables, les Américains ont établi que l’expo- sition toute une vie durant à l’atra-zine ne devait pas dépasser 3 ppm.La situation de Saint-Hyacinthe, où l’on a noté des concentrations atteignant 5,7 ppm au début de l’été, juste après les épandages, « n’est toutefois pas préoccupante» puisque la moyenne annuelle se situe à un niveau nettement inférieur à la norme.Quant aux H AP dont la présence dans nos verres d’eau est attribuable surtout au type de tuyaux installés depuis une génération par nos villes — et tout récemment dans le cadre du Programme.d’assainissement des eaux — le ministère n’y voit pas matière à s’énerver car l’eau potable ne contribue en moyenne que pour 1 %des HAPqu’absorbe un non-fu meur qui n’est pas exposé à la fumée des autres.Les propriétés cancérigènes de certains membres de la famille des HAP amènent néanmoins le ministère à se pencher sur le phénomène des hautes concentrations relevées en été dans presque tous les échantillons de certaines villes.Par exemple, le total des II AP noté à l’été 1987 à Granby, Terrebonne et Valley field atteignait 1 ppm.L’exposition moyenne des individus sur une base quotidienne par la nourriture et l’eau se situe entre 3 et 27 ppm.Les chercheurs ont aussi noté depuis 1984 que les pires concentrations de II AP sont relevées sur les bouts de lignes d’aqueduc, soit là où l’eau est stationnaire plus longtemps dans les tuyaux et renouvellée moins sou vent.Le ministère entend tester plus à fond le risque que courent les gens installés dans les « bouts de ligne » d'aqueduc.Il encourage les villes qui, comme Laval, ont commencé à rattacher ensemble les extrémités des réseaux de distribution.En « bou clant » ainsi les réseaux, l’eau circule et les concentrations sont plus basses parce que les II AP sont.répartis plus démocratiquement ! DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec LE DEVOIR 80l ANNIVERSAIRE • SOIRÉE-BÉNÉFICE /./: DIA’OIR a une tenace volonté de vivre, comme la société dont il émané l'idele a ses principes fondateurs, il se refait de génération en génération et va d une adversité a l autre en y trouvant la force (le se ressourcer / histoire ae ce miracle est double (.est celle de ses artisans 1/111 l’ont porté a travers temps pistes et néfastes.1 l ' ,/f !ei, une,te, de hmLent dull,,,s'h,f*>$ / et les milles de h,,It t.sf, es Tenue de t ille Mme l ise Bisson nette, (lin; tri, (* du I )/:\ f lift cl M.Unirent Picard, président du ( oused d udmim trulion t (tus nu lient n une soin;- bettéfu r lr 1 cndtrdt d, wnvmbrv finn hum pour < clchrrr lr quatre t tnylimtr muniersaire du /)T\ < lift rl \(l triant r Ils t m, a, < ueillcmnl m , ont/iuyuie du très honorable Brian Mulroney, premier ministre du Canada, de l'honorable Robert Bourassa, premier ministre du Québec, drs patrons de l'événement r! drs membres du comité d’honneur Les patrons (le l'événement M.< laude Behind.firesttletil Maniement des < disses Ih’sjardin s M.Pierre Péladeau, président et • he/ de la tlirei Un (Jltchei or un M.Jean Denis Vincent, l’irmileiil et , he/ ,1e la ,/trei lltni n, / mam te,e I Indu d, telle .Mhan, e 1rs /tairons dr I événement rt 1rs membres du comité d'honneur tiennent a nnm/ner.fuir leur présence a t elle soirée, leur soutien a ce quotidien unique, fonde pur Henri /iourussu en l()/(), et lou/ours un coeur des réalité s (fuebecoises et < unudiennes Tu re/ani e du I >/ \ < )/ft se ru 101 < usion de retrou eu il les, suns eyurd uux partis ou autres allégeances, entre anus d 'une presse libre et rigoureuse 1 1 1 1 1 1 LE DEVOIR 80' ANNIVERSAIRE • SOIRÉE BÉNÉFICE n 1 1 1 1 1 1 1 Je désire réserver place!s) X HOO $ -______ % te co mit é il 't, o,incur M.Denys Are and.fn • 11hrrt le Mm ftso , m, nia M 1 .lurent lie audeiin.fie nient,lu , ' nisrll et 1 hef de la th, 1; tii,ri lion, Isa,Ile, m, M André llérard.fnrsldml llani/iir natuauile du t anada M.(ler.irtl Hcr^eron.• M Paul I te rt hi.initie f" admit,-t , h, I data dlieillnll lr ni,ils ", talc nintnrllr d a inan, r / /.Mme Madeleine Itlam het./>,,liait,>n M Jean Dure tnam de Moninnl M Jean I lliier Blais.[no Minimise ha, id VtH'i Mme Huyiimnde I ol< o.f>, 1,lente 1 "n ni de .",u,minantes • it/Uael/es et de 1 inintifiali",, M.John I raser, redat leur eu , hef Salnrda\ \iyhl Muyicine M.Patrie k Kenniff.I„, oient ( on/mmu e ties' re, tears et de¦ /'uni if un, « tirs a mi rtsilrs tin (Juche, M.Omis hilHTRC, fitrstdrnl I et/e,alliai t/es liai tiilleai s da (juris; M.Jean Paul I Allier, ma m de (Juche, M Bernard I.amarre, \„e oient tint; Ira, peur,al (,,"Ii/h- lai aim lier M.(ré ru Id 1 ai ruse.J,n nient < nu/rdmalloV des 1 ndi, aïs' natinnaii \ Mme Marie hivij(iie, /netdente < unset/ dit statut t/e la /munie M.fut «pies I ehlum , /m, Man, \ ni", tu flHO s, imnrs Mme Audrey M< laughllii, , h,/ du \nni ran fan 1 deni", ,11111/11 e ,(n , amt,ht M.JeanC Monty, ft, ideal el I he/ de la due, Imu I tell i anada Mine lorraine Pane, fie 1,/mite • rillmle tie I i n eipnenient da 'juris; M.Jean Paré, tlirri Irttr rt rrtUu leur rn t hr/./ 1< nullité M.Jacques Pari/eau, c hr/ tilt fart! tjuris; tils rl t hr/ tie I 1 \« >l|< S l 1 1 1 1 1 l l l vi.»i hl ri I I I I I I I I I I I I I I Soi irtr Adresse Ville h •lef hune (nie fmstal Ielet fleur l l I I l I I f >n jkmii obtenu d'.mites renseignements auprès du See rél.mal de la semée benelit e* Il I )| Ve >ll( 211 rue* du Si Sae renient Montréal ((Juéliee ) II2V IXI h leplinne (SH) H i t tVd Idée '(pieui (SH) H-h M72t * Inal (Hl /H’rsntmes I l I 1 l l l I l K I 1 LA VIE ÉCONOMIQUE Montréal, jeudi 8 novembre 1990 Le seul concessionnaire exclusif VOLVO à Montréal uptown 5055 ni* Pari, Montréal, Québac H4P1P4 - TéU ($14) 737-MM Air Canada acquiert la totalité d’Air Nova Son bénéfice a reculé de plus de 40 % en neuf mois cette année L'augmentation du prix du carburant provoquée par la crise du golfe Persique fera sentir son impact au cours du prochain trimestre.s.ffETl Serge Truffaut APRÈS l’Abitibi Price, Dominion Textile, Domtar, le Canadien Pacifique et autres entreprises de même gabarit.Air Canada vient d’annoncer un recul important de ses bénéfices simultanément à l’acquisition de la totalité du transporteur régional Air Nova pour une somme variant entre 10 et 15 millions $.Bon premier au Canada dans son secteur d’activités avec 56% des parts de marché, Air Canada a indiqué qu’au cours des neuf premiers mois du présent exercice financier son bénéfice net avait été de 50 millions $, soit une chute marquée de plus de 40 % sur les 91 millions $ enregistrés lors la période correspondante l’an dernier.Lors du trimestre clos le 30 septembre dernier, le bé néfice net fut de 44 millions $, en baisse de près de 40 % sur celui de l’an dernier.Selon les précisions fournies par M.Denis Couture, porte-parole de la compagnie, ce revers de fortune est attribuable à une majoration des prix du carburant, une augmentation de la masse salariale et, bien évidemment, aux premiers coups de boutoir de la présente récession.[.’augmentation du coût d’acquisition de carburant nécessaire à la poursuite des activités est bien évidemment l’écho monétaire de la crise qui se poursuit dans le golfe Persique.Selon les indications de M.Couture, les effets néfastes de cette hausse des prix auront encore plus d’impact au cours des trois derniers mois du présent exercice.Lors du troisième trimestre, les dépenses afférentes au carburant ont atteint 153 millions $, soit une faible augmentation sur les 148 millions $ de la période correspondante de 89.Du côté de la masse salariale, et dans la foulée des accords conclus avec plusieurs unités syndicales, une progression de 10% a établi à 320 millions $ la somme consacrée à ce poste.Il y a quelques semaines, on s’en souviendra, la direction de cette société avait indiqué que pas moins de 2900 employés seraient mis à la porte.Cette opération, qui n’épargnera aucun secteur ou palier, devrait être complétée d’ici le milieu de la prochaine aimée.L’addition des diverses augmentations aux autres postes de dépen- ses, comprenant notamment une provision de 23 millions $ pour la vague de licenciements, ont entraîné une hausse de 12 % des charges d’exploitation au cours du troisième trimestre alors qu’en parallèle les revenus d’exploitation réalisaient une progression de 7%.C’est donc dans ce contexte qu’il a été décidé de « comprimer les frais généraux en éliminant les volets non rentables de l’exploitation et en consolidant nos positions sur nos marchés plus rentables », de mentionner, dans le communiqué de la compagnie, M.Claude Taylor, président du conseil de cette société jusqu’à ce qu’un remplaçant à M.Pierre Jean-niot, démissionnaire depuis plusieurs mois, prenne les rênes des affaires d’ici la fin de l’année.Par suppression des « volets non rentables », le président du conseil fait allusion à la fermeture des vols desservant Athènes, Lisbonne et Ma- drid auxquels s’ajouteront bientôt Bombay et Singapour.Kn effet, d’ici le mois de janvier ces lignes déficitaires seront abandonnées.À la suite de la décision prise par le conseil d’administration lors de sa réunion de mardi soir d’autoriser l'acquisition du bloc de 51 % que détient la société Atlantis Investments dans Air Nova, Air Canada mettra la main sur 100 % des parts de ce transporteur régional qui avait été mis sur pied il y a trois ans à peine.Avant cette transaction.Air Canada avait 49 % des parts.Avec 60 % des parts du marché englobant toutes les Provinces atlanti ques, Air Nova va rejoindre un groupe assez imposant de transporteurs régionaux affiliés à Air Canada.Cette dernière en effet possède plus de 75 % des actions d’Air Alliance, Air Ontario, Air BC et NWTR qui dessert les territoires du Nord-Ouest.Tel que communiqué, le profil de Air Nova est le suivant : « Elle dessert quelque 18 destinations, dont Montréal, Québec, Ottawa et Boston, ainsi que des endroits situés à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, à l’île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick.Air Nova possède six réactés de modèle BAE 146 et neuf turbo-propulsés de modèle Dash 8.La compagnie compte près de 600 employes ».Outre cette acquisition, Air Canada souhaite acheter 100 % d’Air Toronto.Exploitant des lignes qui desservent des États américains limitrophes, Air Toronto, ou plutôt son propriétaire, Soundair, a déclaré faillite au cours du mois de juillet.Une première offre d’achat a été refusée par le syndic qui administre désormais cette compagnie.Une autre devrait être déposée au cours des prochaines semaines.Les pdg canadiens arrivent au 9e rang au monde quant à leur pouvoir d’achat Claude Turcotte ( i ¦ LES PDG (président-directeur général) des entreprises canadiennes en comparaison de cadres de rang équivalent dans 20 pays se classent an second rang pour la rémunération globale, mais en neuvième place avec les Suisses et les Italiens pour ce qui est du pouvoir d’achat.C’est le pdg a méricain qui arrive premier tant pour la rémunération que pour le pouvoir d’achat.Ces données font partie d’une étude sur la rémunération des cadres à l’échelle internationale menée par TPF&C, une société rattachée au groupe Towers Perrin.Le relevé provient dans l’ensemble d’entreprises ayant un chiffre d’affaires d’environ 250 millions $ US en moyenne.M.Claude Boulanger, du bureau de TPF&C à Montréal, précise que les informations concernant les cadres canadiens proviennent d’un éventail d’environ 200 entreprises dont le chiffre d’affaires peut varier de 100 millions $ à 600 millions $.Selon cette compilation, la rémunération globale que reçoit un pdg canadien, c’est-à-dire le salaire, les, primes, la valeur des avantages sociaux, les avantages particuliers et l’intéressement à long terme, se chiffre par 454 000 $, soit 39 % de moins que son confrère américain et 26 % de plus qu’il aurait dans une compagnie du Royaume-Uni où son revenu serait de 360 000 $.La rémunération globale d’un pdg américain est de 739 000 $ CAN.Les pdg allemands, suisses et français arrivent respectivement au 3e, 4e et 5e rang sur le plan de la rémunération globale.L’étude fait la distinction entre la rémunération en espèces, celle qui est fixe et celle qui est variable en tenant compte des bonus et primes reliées aux performances de la corn pagnie.Selon le critère de la rému nération en espèces, le pdg améri cain arrive également au premier Bull supprime 5000 emplois PARIS (AFP) — Le groupe informatique français Bull devrait présenter aujourd'hui à Paris au comité central d’entreprise, un plan prévoyant 5000 suppressions d’emploi, dont plus de la moitié dans les établissements étrangers du groupe, a-t-on appris hier de source syndicale.Bull emploie aujourd'hui plus de 47 000 personnes dans le monde.RÉMUNÉRATION GLOBALE DES PDG D’ENTREPRISES AYANT UN CHIFFRE D’AFFAIRES DE 250 MJ AMÉRICAINS Rémunération fixe (espèces) Rémunération variable (especes) Avantages sociaux Avantages particuliers Intéressement à long terme Rémunération globale Allemagne 277 294 78 933 61 087 22 650 0 439 965 Argentine 181 624 63 422 14 702 34 305 0 294 053 Australie 165 856 33 872 23 360 49 056 0 272 144 Belgique 221 695 55 424 30 143 26 553 0 333 814 Brésil 204 142 78 514 19 786 79 257 0 381 699 Canada 234 485 70 345 44 552 14 300 90 746 454 428 Corée 101 126 33 709 9 775 16 854 0 161 464 Fjpagne 230 491 48 242 36 450 40 202 0 355 385 États-Unis 321 200 151 840 52 560 21 024 192 720 739 344 France 224 615 61 259 17 969 12 864 77 594 394 302 Hong-Kong 168 758 42 188 25 316 68 346 0 304 609 Iulie 251 986 65 330 44 797 11 199 18 666 391 978 Japon 191 174 47 794 47 794 73 528 0 360 290 Mexique 202 469 56 456 18 030 15 807 0 292 762 Pays-Bas 205 687 51 498 30 838 16 394 0 304 417 Royaume-Uni 181 574 45 394 60 923 22 697 49 025 359 613 Singapour 170 397 40 276 5 948 30 362 0 246 983 Suède 177 680 31 739 45 597 16 882 0 271 898 Suisse 277 585 67 453 51 659 20 205 9 924 426 825 Venezuela 122 797 92 008 54 363 34 190 0 303 357 Les chiffres ci-dessus sont en dollars canadiens rang, tant pour la rémunération fixe que pour la rémunération variable.Sur ce plan, le pdg canadien se situe au 5e rang.La formule de l’intéressement à long terme est surtout populaire en Amérique; elle ajoute plus de 190 000 $ à la rémunération globale du pdg américain et 90 000 $ à celle du president canadien.Dans les 20 pays considérés, il s’en trouve 14 où les entreprises ne voient pas l’utilité d'accorder une telle mesure d’intéressement à long terme.La position du pdg canadien devient relativement moins intéressante lorsqu’on prend en considéra- tion le facteur du pouvoir d’achat, puisqu’il arrive alors au 9e rang.A cet égard, c'est encore le pdg américain qui obtient le premier rang.Pour déterminer le pouvoir d’achat, explique M.Boulanger, on part du revenu net duquel on soustrait le coût de la vie, c’est-à-dire les dépenses usuelles telles l’alimentation, les soins personnels, le transport, etc.Le coût de l’habitation n’est toutefois pas considéré, étant des écarts cir-constantiels très grands qui peuvent exister.Un facteur important qui atténue le pouvoir d'achat au Canada est le niveau de l’impôt.TPC&F effectue ces relevés pour son propre usage, puisqu’elle fournit des services de consultation spécialisée en rémunération, en consultation sur les stratégies, efficacité organisationnelle.Le groupe Towers Perrin a des bureaux dans 61 villes à travers le monde.CANADIAN HOME ASSURANCE COMPANY COMPAGNIE D’ASSURANCE DU HOME CANADIEN AVIS D’UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE PRENEZ AVIS que mercredi, le 23 novembre 1990 à 10h00, une assemblée spéciale de la compagnie sera tenue au 555 ouest, boulevard René-Lévesque.Montréal.Québec, afin de considérer une requête adressée au ministre des Finances du Canada pour des lettres patentes supplémentaires modifiant les lettres patentes de la compagnie en augmentant le capital autorisé de la compagnie de 14 000 OOO $ divisé en actions de 100 $ chacune à 37 OOO OOO $ consistant en 140 000 actions ordinaires d'une valeur nominale de 100$ chacune et 230 OOO actions privilégiées d'une valeur nominale de 100 $ chacune Montréal, Québec, le 2 novembre 1990.Compagnie d'Assurance du Home Canadien SPÉCIALITÉS ITALIENNES PÂTES FRAICHES fêcdtauMMt tyietciH* *Dc THcIoh* LE MIDI, PRIX A PARTIR DE 4,50 $ à 6,70 $ 867, Ontario est Montréal, Québec Le soir ouvert du mardi au dimanche Tel: 525-0623 Les entreprises hausseront leurs investissements malgré la récession OTTAWA (PC) — L’économie chancelante pourrait bien recevoir l’an rochatn le fortifiant dont elle a tant esoin, grâce à une augmentation importante des sommes que les grandes entreprises alloueront à la construction de nouvelles usines et au renouvellement de leur équipe ment de production vieillot.C’est ce que révèle un récent son dage de Statistique Canada auprès de 250 grandes compagnies.Le sondage indique que ces compagnies augmenteront leurs dépenses d’investissement de 12,7 % en 1991, et que ces dépenses atteindront 40,7 milliards $, comparativement à quelque 36,1 milliards $ cette année, selon les évaluations.Mais cette accroissement des dépenses d’investissement sera de courte durée, a souligné hier Statistique Canada.En effet, le sondage, effectué en septembre, a aussi dévoilé qu’en 1992, les entreprises réduiront leurs dépenses d’investissement de 1,1 pour cent.Les compagnies consultées représentaient a peu près 40 % de toutes les dépenses d’investissement inclues dans l’activité économique et elles donnent une bonne idée des projets d'immobilisations de l’ensemble des entreprises.Les compagnies énergétiques prévoient la plus forte augmentation de leurs dépenses d’immobilisations, qui progresseraient de 3,4 milliards $ pour atteindre 19,46 milliards $ en 1991.Ce serait une augmentation de 21 % au regard des dépenses prévues pour cette année.Les entreprises de transport, les compagnies d'assurance el de financement ainsi que les fabricants d’é quipements et de machines ont aussi indiqué qu'ils entrevoyaient une augmentation substantielle de leurs dépenses d'immoblisations l’an pro chain.La récession a par ailleurs incité certaines compagnies à réduire leur programme de dépenses [tour l’achat d’équipements et la construction d'u sines en 1991 C’est ainsi que les entreprises de transformation des métaux et celles de pâles et papier réduiront également leurs dépenses d'immobilisations, a révéle le sondage.En 1992, un plus grand nombre de compagnies, avec en tête les compagnies de tabac, d’aliments et de boissons, prévoient réduire leurs dépenses d'investissements.En tout et partout, en 1992, les dé penses d’investissements devraient donc chuter à une valeur de 40,2 milliards $.Il faut toutefois prévoir qu’après révision de ces chiffres, pour tenir compte des fluctuations de l’inflation, la chute sera encore pire en 1992.Les entreprises anticipent en général une hausse des prix de 4,4 % l'an prochain et de 4,5 % en 1992.Fin ajoutant ce facteur, les dépenses d’immobilisations devraient augmenter de huit pour cent l'an prochain puis diminuer de 5,4 % en 1992, a conclu Statistique Canada.Desjardins constate que le Québec glisse encore plus dans la récession Michel Van de Walle de la Presse Canadienne L’INDICE précurseur Desjardins (IPD), qui prévoit le cours de l’économie au Québec, recule pour un cinquième mois consécutif, confirmant, s’il le fallait, la récession en cours et sa persistance au moins jusqu’au printemps prochain.Le recul mensuel de l’IPD enregistré au mois d’août est de 1,9 %, selon la plus récente livraison du bulletin publié chaque mois par la Direction de l’analyse économique du Mouvement Desjardins.Cet indice, formé de dix paramètres, permet théoriquement de prédire comment se comportera l’économie du Québec au cours des six prochains mois.Ce nouveau recul de l’indice fait dire au responsable de la publication, l’économiste François Dupuis, que « la performance de l’économie du Québec en 1991 ne sera guère meilleure que cette année, compte tenu, notamment, de la sévérité de la politique monétaire et des conditions économiques difficiles en Amérique du Nord ».M.Dupuis affirme que la récession persistera jusqu’au printemps prochain.« Ce ralentissement généralisé fera connaître au Québec sa pire performance économique depuis huit ans », affirme-t-il.Ce recul de l’indice au mois d’août est le septième (en huit mois) à survenir depuis le début de Tannée 1990.Même lorsque pondéré sur une période de cinq mois, l’IPD chute toujours de 1,2 % en août.C’est le cinquième mois consécutif de recul.M.Dupuis soutient que tous les secteurs de l’économie seront mar-ués par la morosité.Le niveau levé, malgré la légère tendance à la baisse, des taux d’intérêt, l’entrée en vigueur des taxes fédérale et québécoise sur les produits et services de même que la faiblesse de la consommation au Québec « se traduiront en une baisse de production dans la plupart des secteurs ».Des dix composantes qui constituent TI PD, sept ont reculé au cours du mois d’aout, allant de l’indice XXM de la Bourse de Montréal au nombre de voitures neuves vendues en passant par les ventes de meubles et d’appareils ménagers.La plus forte chute est celle de l'indice de l’activité domiciliaire Desjardins, qui recule de 16,2 %.C’est le sixième recul consécutif de cet in- CANADIAN HOME ASSURANCE COMPANY COMPAGNIE D’ASSURANCE DU HOME CANADIEN AVIS D’UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE PRENEZ AVIS que mercredi, le 23 novembre 1990 à I0h00, une assemblée spèciale de la compagnie sera tenue au 555 ouest, boulevard René-Lévesque.Montréal.Québec, afin de considérer une requête adressée au ministre des Finances du Canada pour des lettres patentes supplémentaires modifiant les lettres paten tes de la compagnie en augmentant le capital autorisé de la compagnie de 9 500 000 S consistant en 70 000 actions privilégiées d'une valeur nominale de 100 $ chacune et 25 000 actions ordinaires d'une valeur nominale de 100$ chacune à 15 500 000$ consistant en 30 000 actions privilégiées de premier rang d une valeur nominale de 100 $ chacune.100 000 actions privilégiées de deuxième rang d'une valeur nominale de 100 $ chacune et 25 000 actions ordinaires d'une valeur nominale de 100 $ chacune Montréal.Québec, le 2 novembre 1990 Compagnie d* Assurance Adriatique du Canada dice.Selon FTançois Dupuis, « ce retournement majeur de l'indice depuis six mois annonce une dégradation encore plus sérieuse de ce marché lors des prochains mois ».Il prévoit que l’affaiblissement de la construction résidentielle persistera au moins au cours du premier semestre de 1991.L’économiste signale que les indicateurs avancés du Canada et des États-Unis montrent que « le fond du baril » n’est pas encore atteint et que le ralentissement devrait être encore plus marqué au cours des prochains mois.Signalons enfin que trois des dix paramètres positifs, comme les expéditions manufacturières du cuir et du textile, ne le sont que marginalement et que leur tendance à moyen terme est aussi à la baisse.boursier Dollar canadien (US Cents) 85.66 Montréal-XXM 1630.00 TSE-300 3071.14 - 25.53 Or (New York-USS) 386.30 - 0.30 Dow Jones 2441.09 - 44.06 (PC) Avis de dividende Le conseil d’administration de la société LeGroupe SNC inc.a déclaré un dividende trimestriel de neuf cents (0,09 $) l'action quant aux actions de catégorie A à droit de vote subalterne en cours et aux actions de catégorie B en cours de la société payable le 27 novembre 1990 aux actionnaires inscrits aux registres de la société à la fermeture des bureaux le 13 novembre 1990.Par ordre du conseil d'administration Y.Laverdière Secrétaire Montréal (Québec) Le 30 octobre 1990 Le Groupe SNC inc.t A-6 ¦ Le Devoir, jeudi 8 novembre 1990 LA VIE ECONOMIQUE La Banque de Montréal abaisse Les pays de l’Est rencontrent son taux préférentiel à 13,50 % les grands bailleurs de fonds d'après Canadian Press OTTAWA — Les consommateurs malmenés par la récession ont reçu un peu de répit, hier, lorsque la Banque de Montréal a baissé son taux préférentiel de 13,75% à 13,50% Mais les taux d’intérêt devront chuter de façon beaucoup plus marquée pour que l’économie retrouve son souffle, ont déclaré deux économistes.La baisse du taux préférentiel « ne provoquera pas de relance du mar ché immobilier ou de celui de l’em ploi«, a déclaré Lloyd Atkinson, économiste principal à la Banque de Montréal Les taux d’intérêt * devront baisser beaucoup plus, mais c’est déjà un début, a-t-il précisé.Le taux préférentiel a déjà été abaissé à deux reprises cette année après avoir atteint 14,75 % Les deux fois, la Banque de Montréal a tracé la voie.Reste à voir si les autres grandes banques emboîteront le pas rapidement ou attendront d’autres baisses du taux d’escompte de la Banque du Canada avant de procéder, a expliqué M.Ted carmichael, économiste chez Burns Fry.La Banque du Canada devrait, aujourd’hui, porter son taux d’escompte de 12,61 % à environ 12,50 % Ce taux à partir duquel les taux bancaires sont fixés à été récemment haussé après avoir fléchi légèrement au cours de l’été.Cependant, plus tôt cette semaine, la Banque du Canada a fortement encouragé les marchés monétaires à abaisser les taux sur les placements à court terme, a rappelé M.Carmichael.Ixi baisse des taux a enlevé un peu de pression sur le dollar canadien qui a terminé à 85,66 cents US, hier, comparativement à 85,98 cents US la veille.« La présente baisse des taux démontre en fait la faiblesse de l’économie et n’est pas vraiment un stimulus pour cette dernière, croit M.Carmichael.Des baisses beaucoup plus marquées seront nécessaires pour relancer les choses».M.John Crow, le gouverneur de la Banque du Canada, a déclaré à plusieurs reprises dernièrement être inquiet des fortes pressions inflationnistes qui viennent maintenant tant des biens que des services et des prix du pétrole.Cela pourrait signifier que des baisses marquées des taux d’intérêt ne surviendront pas avant le printemps prochain.SUR UN DEPOT GARANTI Au Trust Général.l’argent fait le bonheur .des clients! 1 Au Trust Général, l’argent fait le bonheur.En effet, le Trust Général a accumulé l’an dernier le portefeuille de dépôts garantis le plus imposant de toutes les fiducies au Québec.* Passez au Trust Général, ça porte bonheur! "Source Bureau de la statistique du Québec Lactivité des institutions de dépôt au Québec.1985-1989 6 TRUST GENERAL Le Trust Général met du succès dans vos affaires Place du Carrefour Laval: 682-3200 5995 boul.Gouin 0., Montréal 745-1515 995 boul.St-Jean, Pointe-Claire 694-5670 Centre Rockland, Ville Mont-Royal 341-1414 1 Vincent-d’lndy, Outremont 739-3265 1020 ave Laurier 0., Outremont 272-4777 Place Ville-Marie, Montréal 861-8383 1100 University, Montréal 871-7200 Place d’Anjou, Anjou 355-4780 Carrefour Angrignon, Lasalle 366-0730 Place Portebollo, Brossard 466-2500 299 boul.Sir Wilfrid-Laurier, St-Lambert 466-8666 521 rue St-Charies Borromée, Juliette 752-0666 7272 boul.Maurice Duplessis, Rivière-des-Prairies 643-4040 PARIS (AFP) — Les pays d’Europe de l’Est, qui expérimentent la difficile transition de l’économie planifiée à l’économie de marché, se retrouvent, aujourd'hui à Paris, face aux grandes institutions financières internationales avec un double objectif : rompre leur isolement et évaluer leurs besoins.Cette réunion de haut niveau, à l’initiative de la France, se tiendra à huis clos entre les ministres en charge des réformes économiques de six pays de l’Est (URSS, Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie) et les dirigeants notamment de la Banque mondiale (M.Barber Conable) et du Fonds monétaire international (M.Michel Camdessus).Le Premier ministre français, M.Michel Rocard, ouvrira la réunion et le président François Mitterrand recevra l’après-midi les participants qui devraient inclure le président de la Commission européenne Jacques Delors et le président de la nouvelle La CÉE doit les membres Banque europénne pour la reconstruction et le développement de l'Europe de l’Est (BERD), M.Jacques Attali.Le but de cette rencontre baptisée « Plan-Marché » n’est pas de conclure des accords mais surtout de rompre le double isolement de ces pays, qui ont le sentiment de se retrouver seuls face aux conséquences des bouleversements à l’Est et aux exigences des institutions multilatérales, indique-t-on du côté français.Deuxième objectif de la rencontre: tenter d’évaluer plus précisément les besoins des pays de l’Est, un diagnostic rendu très difficile par l’absence de statistiques fiables.Cette réunion coïncide avec la publication, hier à Paris, d'une étude de l’OCDE qui illustre les difficultés des pays de l’Est à trouver des financements sur le marché des capitaux alors que leur situation est encore aggravée par la hausse des prix du pétrole.« La volonté des banques privées de prêter à ces pays sur la base d’un risque souverain a décliné au point d’avoir pratiquement disparu », écrivent les experts de l’Organisation de coopération et de développement économiques.Entre janvier et août derniers, les emprunts des pays de l’Est ont représenté 1,1 milliard $ US, contre 3,2 milliards $ US pour la même période de l’an dernier, et 4,8 milliards $ US pour l’ensemble de 1989, indique encore cette étude.La signature de ces Etats, explique en fait l’OCDE, n’est plus consi dérée comme une garantie suffisante par les prêteurs alors même que des emprunteurs privés ne sont pas encore capables de prendre la relève.L’URSS sera représentée à Paris par MM.Leonid Abalkine, vice-Pre-mier ministre chargé des réformes économiques et Stanislav Chataline, auteur d’un plan de réformes radical mis en oeuvre parla Fédération de Russie.maintenant convaincre du GATT de leur sérieux BRUXELLES (Reuter) — Le plus dur reste à faire pour la CÉE, qui est enfin parvenue mardi à arrêter sa stratégie agricole dans les négociations du GATT : convaincre les États-Unis de prendre ses propositions au sérieux.Sept réunions, une atmosphère dramatique, des querelles byzantines, des portes claquées, des réconciliations imprévues et des « négociations de la dernière chance » auront été nécessaires pour constituer un front uni entre les Douze.Cet interminable marathon risque de faire bien pale figure en comparaison des efforts qui seront nécessaires pour harmoniser les positions opposées des 105 nations du GATT, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce.Les États-Unis, suivis par une majorité de pays, attendaient que les Douze harmonisent leurs positions pour lancer l’assaut final contre une politique agricole commune (PAC) considérée par Washington comme responsable de l’effondrement des cours mondiaux des produits agricoles et de la famine dans le monde.Frans Andriessen, commissaire européen aux Relations extérieures, et la négociatrice américaine pour les questions commerciales, Caria Hills, sont tombés d’accord hier pour terminer les négociations du GATT comme prévu, en décembre.Mais le consensus entre Washington et Bruxelles s’arrête là.Après avoir bataillé ferme pour donner à Paris et à Bonn les assurances qu’ils demandaient, notamment pour les aides aux revenus des petits agriculteurs et la protection contre les importations, la CÉE estime etre allée au bout des concessions.Elle offre au GATT de réduire les subventions agricoles de 30 % sur la période 1986-1996, pour tenir compte des efforts consentis par la CÉE jusqu’à présent.Les Douze estiment avoir déjà réduit leur soutien de 10 à 15 % selon les produits.« 11 faut regarder les Américains dans les yeux », a estime Louis Mermaz, ministre français de l’Agriculture.« Faites aussi bien », a déclaré Ray MacSharry, commissaire européen à l’Agriculture, aux autres puissances agricoles.Pour ces demieres, l'offre communautaire ne constitue qu’un premier pas totalement insuffisant.Les États-Unis, suivis par le groupe de Cairns, composé de 14 pays, dont l’Autralie, l’Argentine, le Brésil et le Canada, ont suggéré une réduction de 75% à 90% pour les subventions internes et à l’exportation avant la fin du siècle.Si les deux camps maintiennent leurs positions, l’affrontement est inévitable et l’échec des négociations prévisible, avec ses conséquences protectionnistes.« C’est une offre », a dit Frans Andriessen, avant d’aller négocier au nom des Douze à Genève, muni d’un mandat des Douze.La position de la CÉE n’est pass intangible, mais la marge de manoeuvre est extrêmement étroite.Les représentants des agriculteurs européens, qui ont immédiatement critiqué les résultats de la réunion de mardi, attendent en effet la Commission de pied ferme à son retour.Les États membres de la CÉE ne feront pas non plus de cadeau à la Commission si elle cède trop de terrain aux Américains.« On est content, mais vigilant », a ainsi dit Louis Mermaz.« On envoie nos commissaires avec un bon bagage à Genève, mais nous les attendons au retour ».Toute la difficulté du travail d’An-driessen sera de convaincre Washington que sa proposition implique des sacrifices énormes pour les 10 millions d'agriculteurs de la CÉE.« C’est révolutionnaire », a affirmé Stefan Tangermann, professeur d’économie agricole à l’université de Gottingen, en RFA.Ce spécialiste du dossier, qui est pourtant un opposant de longue date à la PAC, pense que le Américains ne devraient pas sous-estimer l’ampleur des concessions faites par la CÉE.Tous les analystes sont convaincus qu’au-delà d’une réduction de 30 % du soutien, les piliers de la PAC s’effondreraient.Pour un pays comme la France, qui enregistre un excédent commercial de 51 milliards de francs dans l’agro-alimentaire, ce serait inacceptable.« Les Américains ont un énorme déficit commercial et un énorme surplus agricole.Ils essayent de combler l’un par l’autre », a déclaré Jean-Marie Rausch, ministre français du Commerce extérieur, après la réunion.La plupart des diplomates européens restent optimistes.Certes, expliquent-ils, les Européens ont douté avant d’harmoniser leurs positions, mais ils ont constitué un front et peuvent expliquer l’impact de leur proposition.L'administration de Georges Bush n’a dû consulter personne pour proposer une réduction de 75 a 90 % du soutien, qui comporte de nombreu ses zones d’ombre et risque d'être rejetée par le Congrès américain, ajoutent-ils.Le risque d’une grave crise énergétique hante encore les marchés pétroliers LONDRES (Reuter) — Trois mois de face-à-face dans le Golfe ont persuadé les marchés pétroliers qu’avec ou sans guerre, une crise énergétique est proche.Depuis l’invasion du Koweït, le cours du baril de pétrole a grimpé jusqu’à 40 $ US, retrouvant le niveau atteint il y a dix ans au plus fort de la guerre Iran-Irak.Ces derniers jours, un calme relatif s’est installé en raison du manque d’informations majeures en provenance du Golfe.Le prix du baril est revenu aux alentours de 32 $ US.Les pays producteurs fonctionnent à pleine capacité pour compenser la perte des quelque quatre millions de barils par jour (bpj) produits par l’I- rak et le Koweït avant la crise, mais boycottés désormais par la communauté internationale.Pourtant, la plupart des analystes s’accordent à dire que la marge de manoeuvre est étroite.Ces derniers s’inquiètent d’autant plus que l’on prévoit une baisse de moitié des exportations de pétrole soviétique l’an prochain.« Je suis convaincu que les cours dépasseront à nouveau les 40 $ avant la fin décembre, et cela sans qu’il y ait la guerre », déclare Geoff Pyne, de chez Phillips and Drew.« Nous faisons de l’acrobatie avec-un certain succès en ce moment, mais tout cela peut changer à tout moment », estime de son côté Steve CARTES D’AFFAIRES ROBIC F omit! nn 189?55 St Jacques Montreal.Quebec Canada, H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax 1514(845 7874 Tel 15141987 6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce SWABEY 0GILVY RENAULT AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX S SHER et le cabinet juridique OGILVY RENAULT sont les associés 1001, boul.de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 (514) 845-7126, Télex: 05-24355 Facsimilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA P R1 * OUVRtï covjrami SW®»* «.jOWOilWfL— 385-9400 jbSQ ô T0600 Turner, analyste pétrolier chez Smith New Court.L’avenir apparaît pourtant aujour d’hui plus rose qu’il y a deux mois, lorsque l’Agence internationale de l’énergie (AIE), organisme régula teur des approvisionnements dans les pays industrialisés, prévoyait une crise énergétique à la fin de l’année.Mais l’approche de l’hiver dans l’hémisphère Nord rend les marchés nerveux.« Le marché fait preuve d’un optimisme béat en ce qui con cerne l’offre et la demande, il risque de manquer deux millions de bpj fin décembre, qui devront être puisés dans les stocks des compagnies pé trolières», dit Geoff Pyne.« Les marchés n’ont pas encore pris en compte le fait que les pays producteurs fonctionnent à plein ren dement, sans marge de securité », ajoute-t-il.L'INDUSTRIELLE-ALLIANCE COMPAGNIE D'ASSURANCES GÉNÉRALES ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE Avis est par les présentes donné qu'une assemblée générale spéciale des actionnaires de L'Industrielle-Alliance Compagnie d'Assurances Générales aura lieu au 1080, chemin Sl-Louis, Sillery, Québec, lundi, le 26 novembre 1990 à 8h30, afin d'approuver le Règlement 1990-1 augmentant le capital-actions autorisé de la compagnie par voie de lettres patentes supplémentaires el délibérer de toute autre question qui pourrait être soumise à l'assemblée.Sillery, ce 8 novembre 1990.Le Secrétaire Georges Smith Le Devoir, jeudi 8 novembre 1990 ¦ A-7 EN BREF.Comment améliorer les rapports avec les autochtones ?QUÉBEC (PC) — L’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, appuyée par une coalition d'une trentaine d’organisations quéi>écoises, réclame du gouvernement Bourassa la mise sur pied d’une commission d’enquête publique avec mandat de formuler (les ecommandations en vue d’établir de nouveaux rapports entre tes Québécois et les nations autochtones.C’est ce qu’ont expliqué hier à la presse le vice président de l’Assemblée des Premieres Nations, Konrad Sioui, des porte-parole d'autres nations et des représentants de divers organismes comme la C5N, la CEQ et la Ligue des droits et libertés.Il n’entrerait cependant pas dans les attributs de cette commission d’examiner les faits et Sfestes de la crise indienne de l’été ernier, a tenu à préciser M.Raymond Johnston, vice-président de la (CEQ) et membre de la coalition.71 % des Canadiens contre la TPS TORONTO (PC) - Grâce à la Loi d’accès à l’information, le Globe and Mail, de Toronto, a appris que le ministère fédéral des Finances a dépensé 413 700 $ au cours des derniers mois pour six sondages sur Son projet de taxe sur les produits et services.Par ces sondages, dont cinq o ni été rendus publics, le g luvernement a appris que les Canadiens n’appréciaient pas la TPS etqu’ils n’avaient pas confiance en lui pour administrer sagement l’argent de la nouvelle taxe.Les sondages ont été menés par la firme iorontoise Décima Research, entre septembre 1989 et juin 1990.Le dernier sondage a été réalisé en avril dernier.Il montre que les trois îarts des personnes interrogées ne sont pas satisfaites de la façon avec laquelle le gouvernement s’occupe des questions économiques.Pour ce qui est de la TPS, 71 % en ont une impression négative et 78 % craignent que le gouvernement ne gaspille une bonne partie de l’argent recueilli.Coûteux sarcasmes TORONTO (PC) - Pour avoir enduré pendant 14 ans les insultes et lés sarcasmes d’un collègue de tra vail à propos de son apparence, une femme recevra 48 273 $ en guise d’indemnité.C’est ce qu’a statué la Commission ontarienne des droits de ta personne dans une décision rendue hier.La commissaire en chef, Catherine Frazee, a souligné que cette cause avait une portée spéciale en ce que la plaignante, Mme Carol Shaw, n’a pas eu à subir de harcèlement sexuel, mais plutôt un comjiortement méprisant et blessant.Mme Shaw avait déclaré à l'enquête de la commission avoir travaillé 14 ans pour la firme Levac Supply, de Kingston, avant de se résigner à donner sa démission à cause du harcèlement.Au cours de celte période, son collègue Herb Robertson n’a cessé de lui adresser des remarques sarcastiques et de dénigrer son apparence physique, lui infligeant de la détresse mentale et des migraines, a-t-elle dit.Elle a ajouté qu’elle s’était plainte auprès du patron de l’entreprise, Roger Levac, ajoutant que ce dernier n’avait rien fait.La commissaire Frazee a statué que Robertson était coupable d’avoir porté atteinte à la dignité de Mme Shaw, et l’a condamné, lui, M.Levac et l’entreprise, à payer l’indemnité.Contrôle désuet aux frontières TORONTO (PC) — Des criminels dangereux et des terroristes peuvent facilement tromper la vigilance des Autorités et pénétrer au Canada à cause d’un système de contrôle désuet à la frontière, affirment les employés des services de douanes et d’immigration.Et cette situation ne risque pas de changer avant au moins quatre ans, soit le temps que devra attendre Douanes Canada mur que voie le jour un réseau I national informatisé qui facilitera la ; détection des visiteurs et ; immigrants dangereux.Les ; douaniers de service aux aéroports ; et aux postes frontaliers doivent compter sur leur mémoire et sur des j avis de recherche où figurent plus de | 35(8) noms pour reconnaître les | personnes à qui l’entrée au Canada a ; été interdite.> j : Ottawa a l’oeil sur les forêts OTTAWA (PC) — Le comité des ! Communes sur les forêts soutient I qu’on peut doubler le rendement de I l’industrie forestière canadienne ! d’ici 50 ans, mais à la condition que le gouvernement fédéral élargisse son emprise sur ce secteur, jusqu’ici considéré comme un champ de compétence provinciale.Un tel objectif exigerait également un effort intensif de reboisement, prévient le comité dans son rapport rendu public hier.Le comité préconise que le nouveau ministère des Forêts détienne davantage de fonds et exerce un contrôle accru sur les programmes aujourd’hui administrés par le ministère de l’Environnement.fourrure de vos rêves DE Fabius devant les députés québécois PHOTO CP Le président de l’Assemblée nationale française, Laurent Fabius, (ici avec le premier ministre Bourassa), a déclaré hier, devant les députés québécois, que la crise constitutionnelle vécue par le Québec ne laissait pas la France indifférente.Sans pour autant changer le mot d’ordre de « non-ingérence mais de non-indifférence » suivie depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République française, François Mitterand, il y a neuf ans, M Fabius a indiqué que la réflexion entreprise par le Québec, mardi, est devenue essentielle depuis la mort de l’accord du lac Meech « Cette réflexion, vous la menez avec maturité et sagesse, a poursuivi M Fabius; nous la suivons avec grand intérêt, avec celui qu’on porte à un ami de longue date Quelle que soit la voie qu’en définitive vous choisirez, je puis vous assurer que nous serons à vos côtés ».Rémillard souffle le chaud et le froid sur la formule d’amendement ne remettent pas en cause les institutions fédérales.Elle est inscrite dans la Constitution de 1982 à la quelle le Québec avait refusé d’adhé rer.Lorsque les journalistes lui ont fait remarquer que cette idée contrastait avec ses déclarations de la veille, M Rémillard avait vertement condamné le processus de révision cons titutionneile en vigueur au Canada.Il a répondu ceci : «Je me réfère au rapport (de la Chambre de coin merce).Je vous dis que dans ce ca dre là les changements dans la dis tnbution des pouvoirs pourraient se faire au 7-50.11 faut voir les choses cas par cas.11 faut voir comment les travaux de la Commission vont évo luer.11 y a différentes possibilités Attendez, vous allez voir Suivez la Commission, dit-il.Je ne peux tout li vrer d’un coup.• Mardi, le ministre avait déclaré que « nous n’accepterons plus de nous retrouver un contre dix surtout que nous savons maintenant que pour certains premiers ministres leur signature ne vaut pas tellement plus que le papier sur lequel elle apparaît • Il demandait un peu plus loin • Est il réaliste de croire qu’on pourrait négocier ces nouvelles com pétences, ces nouveaux pouvoirs, ces nouveaux moyens, avec succès avec le reste du Canada en suivant le processus constitutionnel actuel ?» Il s’était alors bien gardé de répondre.100 000 accusations mineures sont abandonnées en Ontario TORONTO (PC) — Le procureur gé néralde l’Ontario, Howard Hampton, a révélé, hier, qu’il a donné ordre aux avocats de la Couronne de cette province de retirer toutes les accusations de moindre importance qui sont encore pendantes devant les tribunaux, après plusieurs mois d’attente.Cette façon de procéder, a-t-il ex pliqué, va permettre de procéder plus rapidement dans les causes plus importantes, comme la conduite d’un véhicule en état d’ébriété, les agressions sexuelles, les agressions contre des enfants, les enlèvements, les tentatives de meurtre et les meurtres.La décision de M Hampton fait suite à un récent jugement de la Cour suprême du Canada, qui a re- tiré les accusations contre quatre hommes, parce qu’ils attendaient leur procès depuis 34 mois et que cela violait leur droit constitutionnel à un procès expéditif.M Hampton a déclaré aux jour nalistes qu’il faudra environ huit mois pour déterminer quelles accusations mineures seront ainsi supprimées.Selon lui, il y en aura au moins 100 000 « Je suis parfaitement au courant, et je le regrette sincèrement, de l’impact personnel que le retrait des accusations peut avoir sur les victimes de crimes, a dit le ministre.Nous sympathisons avec les victimes de ces causes et nous al Ions faire tout en notre possible pour les aider ».Michel Venue de noire bureau de ym'txv APRÈS avoir enterré définitivement la formule d’amendement constitu tionnel à 11 mardi, le ministre Gil Rémillard l’a presque ressuscitée hier en évoquant la possibilité d’y re courir pour faire accepter par le reste du Canada le rapatriement au Québec d’un certain nombre de corn pétences.Le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes commentait favorablement devant les journalistes le mémoire présenté par la Chambre de commerce, la quelle recommande de récupérer une kyrielle de pouvoirs actuellement détenus par Ottawa.Un journaliste lui objectait que l’ampleur des changements deman dés seraient inacceptables au Ca nada anglais.« C’est trop tôt pour dire ça, a-t-il rétorqué.Dans ça, il faut voir qu’il y a plusieurs modifi cations qui sont demandées et qui exigent (en vertu de la Constitution canadienne) l’assentiment de seulement sept provinces représentant 50% de la population».Cette formule d’amendement, dite du « 7-50 », s'applique à la plupart des modifications constitutionnelles qui Les anesthésistes sont prêts à se désaffilier «au moment opportun» Lia Levesque de l.a Presse Canadienne LES MEMBRES de l’Association des anesthésistes du Québec ont fait un premier pas hier en vue de leur désaffiliation de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.Réunis en journée d’étude à Mont réal, ils ont adopté une résolution confiant à leurs dirigeants le mandai de procéder à cette désaffiliation au moment jugé opportun, a révélé le président de l’Association, le Dr Carol Rouillard.« On a reçu de l’assemblée géné raie un mandat de désaffiliation de notre association au moment où le conseil d’administration le jugera op portun.C’est un mandat clair, net et précis», a déclaré M.Rouillard.Avant de poser ce geste, l’Associa- tion des anesthésistes tentera une nouvelle fois de s’entendre avec la FMSQ.« Mais, s’il n’y a pas de con elusions tangibles qui se pointent à l’horizon, on n’hésitera pas une seule seconde à se désaffilier », a-t-il pré cisé.Les anesthésistes reprochent aux négociateurs de la Fédération de ne pas avoir mené à terme la majoration des honoraires pour certains quarts de travail.Le salaire moyen annuel des ânes thésistes est de 137 000 $.Ils exigent la parité avec leurs autres collègues spécialistes dont le revenu est estimé à 163 000 $ par année.Selon leur association, la différence salariale est telle que les jeunes médecins ne veulent plus choisir cette spécialité.À preuve, dit l’Association, la moyenne d’âge des anesthésistes est de 56 ans et 40 % des médecins de cette spécialité sont âgés entre 54 et 68 ans.l’ar ailleurs, l’absence des ânes thésistes dans les salles d’opération, hier, n’a pas eu de conséquence dra matique, occasionnant cependant le report de certains types de chirurgies moins urgentes.À l’Association des hôpitaux, on ne pouvait donner de portrait global de la situation dans tout le Québec, puisque la situation varie d’un centre hospitalier à l’autre.Essentiellement, expliquait M.Charles Meunier, vice-président aux communications à l’AHQ, cela a eu pour effet de décaler de quelques jours certaines interventions chirurgicales moins urgentes.Les urgences, elles, étaient assurées.Cela pourrait avoir un effet boule de neige pour les patienLs jiendant un certain temps, puisque ces chirur gies seront reportées dans les pro chains jours, alors que celles qui devaient avoir lieu dans les prochains jours seront elles aussi décalées dans le temps.« Les hôpitaux vont devoir refaire leur cédule », explique M Meunier.VOLVO VOLVO I Des pourparlers positifs sur le conflit des pêches entre Paris et Ottawa PARIS (AFP) — Une délégation canadienne conduite par M.Ross Reid, député de Terre-Neuve et secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et Océans du Canada, a rencontré à Paris hier des parlementaires français et s’est « félicité » de l’évolution positive de la CÉE dans le conflit (jui l’oppose à son pays sur le problème des surpêches dans l’Atlantique du Nord-Ouest.Le matin même, le ministre du Commerce canadien, M.John C.Crosbie, avait rencontré le ministre français délégué à la Mer, M.Jacques Mellick, sur les mêmes questions, mais rien n’a filtré de leurs conversations.Les Canadiens ont jugé « encourageant » que la CÉE, en septembre dernier à Halifax, lors du conseil de l'OPANO (Organisation des Pêches de l'Atlantique du Nord-ouest), ait voté en faveur de l’instauration de quoi as de pêche sur sept espèces de poissons, dont la plie et la morue de la zone 3N0, sur le grand banc de Terre Neuve.Ils ont cependant déploré un vote hostile sur la limitation décidée par l’OPANO dans le 3L, qui comprend la partie septentrionale de ce banc ex- trêmement poissonneux.Depuis 1986, la CÉE refuse de respecter un moratoire sur les pêches, notamment de cabillaud (morue fraîche) décidé par la convention de l’OPANO, au large de la zone économique canadienne de 200 milles.La CÉE a fixé unilatéralement un quota de prises, qui s’est élevé en 1989 à 132 000 tonnes, dont 96 000 de morue, comprenant 58 000 tonnes dans une zone la plus controversée, dite 2J3KL, sur le grand banc de Terre-Neuve.M.Ross Reid a estimé que cette pratique conduit à une surpêche épuisant le stock.« Si nous ne gérons pas la ressource, il n’y aura plus de ressource à gérer », a-t-il dit hier, ajoutant que « le désaccord avec la CÉE sur la pêche est l’un des seuls différends commerciaux avec le Canada, mais il est d’autant plus irritant ».Le Canada estime être d’autant plus affecté par cette surpêche qu’il attribue à l’épuisement des fonds le désarmement de 30 chalutiers et le chômage de près de 4000 personnes dans les provinces de la Nouvelle-Écosse, de Terre-neuve ou du Nou veau-Brunswick.ijUALITÉ AVEZ-VOUS DES QUESTIONS À PROPOS DE LA TPS ET LES PRIX?Si vous vous demandez comment la TPS proposée affectera les prix, nous pouvons vous répondre.Nos lignes sans trais vous sont ouvertes du lundi au vendredi de 9 h à 21 h.1-800-668-0999 Un coup de fil et tout s’explique ! Bureau d’information des consommateurs sur la TPS .Malentendants : 1-800-465-7735 l+l Gouvernement du Canada Government of Canada Canada 4 JOURS GRATUITS AU & A LAKE BUENA VISTA ORLANDO, FLORIDE AVEC L’ACHAT D UNE DE CES AUTOMOBILES VOLVO 240 GLT TURBO 1984 De la performance solide.VOLVO 240 GL 1983 Autom., en excellent état.VOLVO 740 GLE 1985 Autom., équipée, faut voir.VOLVO 240 1986 5 vit., fiable, très propre.VOLVO 240 1987 5 vit., comme neuve.VOLVO 740 GLE FAMILIALE 1987 5 vit., équipée, impeccable.VOLVO 740 GLE FAMILIALE 1987 Autom., équipée, comme neuve.VOLVO 740 GLE 1987 Autom., bas km, très belle.VOLVO 740 TURBO 1988 Autom., superbe.VOLVO 740 TURBO FAMILIALE 1988 Autom., équipée, impeccable.VOLVO 240 FAMILIALE 1989 5 vit., bas km, comme neuve.VOLVO 1990 DE DÉMONSTRATION (1)240 5 vit., (1)240 fam., 5 vit.(1) 740 fam., 5 vit.ÉCONOMISEZ! 737-6666 5055, rue Paré, Montréal Uf.uptown VOLVO 1491683 A 550 à votre portée! •vison «castor • rat musqué «loup •renard • fitch VARIÉTÉ DE PELISSES Hâtez-vous pour avoir le premier choix! Bleau et Rousseau Inc.5014 Sherbrooke ouest (Westmount) 9h-18h lundi, mardi, mercredi, vendredi 9h-20h jeudi 9h-16h samedi 484-3521 A-8 ¦ Le Devoir, jeudi 8 novembre 1990 V ACTUALITE INTERNATIONALE Républicains et démocrates crient victoire » Le nouveau Congrès ne pourra pas tenir le président Bush en échec WASHINGTON (Reuter) — Le Parti républicain du président George Bush a subi des vexations certaines mais pas de revers graves aux élections de mardi, qui préservent glo balement le rapport de forces antérieur entre la Maison-Blanche et le Congrès dominé par les démocrates.Ces derniers ont salué les résultats électoraux comme un triomphe laissant présager leur victoire sur George Bush au prochain scrutin présidentiel de 1992.Mais les républi cams se sont dits satisfaits eux aussi, en rejetant l’idée que l’électorat ait voulu sanctionner le chef de la Maison-Blanche.Le Parti démocrate consolide son emprise sur le Congrès, où il dispo sera de majorités accrues au Sénat et à la Chambre des représentants.Il a en outre enlevé les sièges de gou verneurs dans les grands États sudistes de Floride et du Texas, malgré l’entrée en campagne tardive du chef de l'État.Les républicains ont ravi aux démocrates les postes de gouverneurs du Massachusetts et de l’Ohio, en conservant leur puissant bastion de Californie.On s'attendait hier à voir les démocrates gagner neuf sièges à la Chambre des représentants, où ils en occuperaient 267 sur 435.Les républicains en détenaient 166.Un socialiste a été élu et un siège restait à pourvoir.Au Sénat, qui compte cent sièges, les démocrates en ont gagné un, ce qui leur donne un avantage de 56 à 44.Les démocrates ont remporté 18 des 36 postes de gouverneurs en jeu, contre 12 aux républicains.Deux sont revenus à des indépendants.La politique étrangère menée par George Bush, en particulier dans la crise du Golfe, a eu peu d’incidences sur le vote, dans lequel sont plutôt intervenus les impôts, l’avortement ou les problèmes d’environnement.Ron Brown, président du Parti démocrate, a assimilé le résultat des élections à une motion de censure contre le président.« Je crois que George Bush sera extrêmement vulnérable en 1992 », a-t-il dit.« Il ne s'agit pas d’un référendum sur George Bush », lui a rétorqué le stratège républicain Ed Rollins en niant tout lien entre ces élections de mi-mandat et la popularité de Bush.La participation a été estimée à 35% Malgré l’augmentation du nombre d’élus démocrates, Bush restera en mesure de bloquer les projets de loi qui ne lui conviennent pas, sans craindre d’être tenu en échec par le Congrès — qui doit réunir la majorité des deux tiers pour invalider un véto présidentiel.« Il s’est produit un léger changement, mais la composition globale du Congrès reste à peu près la même (.) Le président aura, pour l’essentiel, affaire à une opposition de même type que celle qu’il a connue au cours des deux premières années », a dit Marlin Fitzwater, porte-parole de la Maison-Blanche.Le prestige politique de George Bush va sans doute patir des défaites enregistrées par les républicains en Floride et surtout au Texas — son État d’adoption, où la démocrate Ann Richards a balayé le « pétrolier» Clayton Williams.En Floride, l’ancien sénateur démocrate Lawton Chiles a ravi le poste de gouverneur au républicain Robert Martinez.Le président pourra se consoler au vu des difficultés qu’ont rencontrées d’éventuels candidats démocrates à la Maison-Blanche.Le gouverneur de New York, Mario Cuomo, n’a ainsi recueilli que 53 % des voix face à un candidat peu connu, et le sénateur du New Jersey a évité de justesse la défaite contre un adversaire jugé sans grand poids.Dans l’un des affrontements qui avaient valeur de tests, le sénateur républicain Jesse Helms, porte-drapeau du conservatisme, a été réélu en Caroline du Nord face au démocrate noir Harvey Gantt.La Californie, qui sert souvent de baromètre, s’est donné pour gouverneur le républicain Pete Wilson, de Çréférence à la démocrate Dianne 'einstein.George Bush s’était rendu cinq fois sur place pour soutenir Wilson et avait aidé les républicains à y réunir des millions de dollars pour conserver ce poste clé.Le maire de Washington Marion Barry, condamné le mois dernier à six mois de prison pour recel de drogue, n’a pas réussi a obtenir un poste au conseil régional de la capitale.Sharon Pratt Dixon y a été élue maire avec une forte majorité après s’être engagée à faire de Washington une maison propre.Le socialiste Bernard Sanders a remporté le seul siège du Vermont à la Chambre des représentants.C’est la première fois depuis 40 ans qu’un socialiste y est élu.Sanders compte s’y allier aux démocrates.PHOTO AC L’Occident durcit le ton envers l’Irak malgré de nouvelles libérations d’otages Le premier ministre indien, V.P.Singh, a donné sa démission hier.i Le premier ministre indien démissionne d'après Reuter et PC NICOSIE — L’Irak a ordonné hier de nouvelles libérations d’otages, mais il semble n’avoir guère de chances d’émouvoir ainsi la Grande-Bretagne ou les États-Unis, dont le ton se durcit au sujet de la crise du Golfe.À Washington, on apprenait hier soir, que les Etats-Unis s’apprêtent à envoyer des milliers de soldats et des centaines de chars M-1A1 d’Europe dans le Golfe pour renforcer leur contingent déjà déployé dans la région face à l’Irak.Des responsables américains, qui se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat, ont déclaré que le secrétaire à la Défense, Dick Cheney, devrait annoncer l’envoi de ces soldats d’ici une semaine.Mais les responsables se sont refusé à confirmer les informations de u s(U o £ C (/j D ^ $ u c Cu^O la télévision américaine selon laquelle 40 000 soldats américains et 600 chars seraient envoyés d’Allemagne dans le Golfe d’ici la fin de l’année, pour rejoindre les quelque 230 000 militaires américains déjà dans la région.Le secrétaire d’État américain James Baker a déclaré que la crédibilité des Nations unies était en jeu dans le Golfe et qu’un recours à la force pourrait être nécessaire.« Évidemment, nous aimerions tous voir ce problème se régler par une solution diplomatique pacifique », a-t-il dit avant de quitter Ankara pour Moscou.« L’opinion du président Bush (.) est que nous ne pouvons exclure un éventuel recours a la force.La crédibilité des Nations unies est en jeu (.) « Il s’agit de la première véritable crise de l’après-guerre froide et il est très important que, lorsque l’ONU prend des mesures et vote des résolutions, celles-ci soient appliquées.» À Londres, le premier ministre britannique Margaret Thatcher a déclaré aux Communes que le temps était compté pour le président Saddam Hussein et qu’il devait se retirer du Koweït sous peine d’en être expulsé par la force.« Ou il quitte le Koweit à bref délai, ou nous l’en expulserons par la force avec nos allies.Il rencontrera la défaite avec toutes ses conséquences.Il a été prévenu.« Voici maintenant trois mois que nous avons donné leurs chances aux sanctions et aux autres pressions pacifiques.Nous avons donné à Saddam Hussein la possibilité de se retirer et de mettre fin aux abominations (au Koweit).Les démocraties hésitent toujours à recourir à la force (.) Mais nous savons aussi ce qui se passe quand on laisse impunie l’agression des dictateurs », a dit Margaret Thatcher.Trois mois après le début de la crise, l’administration Bush semble en passe de réclamer l’adoption d’une dixième résolution de l’ONU autorisant l’emploi de la force pour chasser les Irakiens du Koweit.Washington juge la guerre inévitable si les sanctions économiques et les pressions politiques n’y suffisent pas.Des diplomates craignent toutefois qu’une attaque unilatérale affaiblisse la cohésion de l’alliance anti-irakienne.Dans le cadre de sa politique de concessions progressives sur les otages, Saddam Hussein a décidé de libérer plusieurs groupes de ressortissants étrangers.L’ancien chancelier allemand Willy Brandt a obtenu la libération de 120 Occidentaux, dont 100 Allemands, mais il a déclaré ne pas être plus optimiste quant aux chances de paix après sa rencontre avec le président irakien.Quelques heures plus tôt, l’ex-pre-mier ministre japonais Yasuhiro Na-kasone avait quitté Bagdad avec 77 de ses compatriotes — étudiants et personnes âgées ou malades.L’ancien premier ministre britannique Edward Heath a fait savoir de son côté qu’au moins 50 ressortissants de Grande-Bretagne seraient libérés la semaine prochaine.Pour l’ex-ministre français des relations extérieures Claude Cheysson, « il faut une solution, et cette solution ne peut pas être la guerre ».Dans une interview au Figaro, il estime que « le conflit entre l’Irak et le Koweit suppose un compromis de la dette de l’Irak vis-à-vis du Koweit, la compensation pour le pétrole du gisement de Roumeila, qui a été pompé par le Koweit, l’accès pour les Irakiens aux eaux profondes du Golfe persique».James Baker, en tournée au Moyen-Orient et en Europe pour déterminer si Washington peut compter sur des appuis suffisants à une résolution de l’ON U sur un recours à la force, doit rencontrer à Moscou le président Mikhaïl Gorbatchev et le ministre des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze.Il est ensuite attendu à Londres et à Paris.Enfin, des députés appartenant aux trois principaux partis fédéraux souhaitent se rendre en mission humanitaire en Irak dès la semaine prochaine, pour tenter d’obtenir la libération de 46 otages canadiens.Le député conservateur Bob Corbett, son homologue libéral Lloyd Axworthy et le néo-démocrate Svend Robinson se sont entretenus hier avec l’ambassadeur irakien au Canada pour débattre de leurs plans de voyage, qui n’ont encore rien de définitif, a cependant souligné le député Corbett.M.Axworthy a précisé que le groupe ne se rendrait en Irak qu’à la condition que les députés puissent rencontrer les ressortissants canadiens retenus là-bas, et des fonctionnaires irakiens en mesure d’autoriser le départ des Canadiens.L’ambassadeur n’a pris aucun engagement mais a indiqué qu’il transmettrait la requête des députés à Bagdad, a ajouté le députe.NEW DELHI (Reuter) — Le premier ministre indien, Vishwanath Pratap Singh, au pouvoir depuis onze mois, a démissionné hier après avoir été désavoué par le Parlement.Au terme d’un débat de onze heures, 346 députés ont refusé la confiance au gouvernement qui n'a obtenu le soutien que de 142 élus.Il y a eu huit abstentions.« En conséquence du vote, moi-même et mes collègues au sein du Conseil des ministres remettons notre démission pour que le processus de formation d’un nouveau gouvernement puisse commencer », écrit V.P Singh dans une lettre adressée au président Ranaswamy Venkata-raman.Au Parlement, le premier ministre démissionnaire a déclaré : « Nous ne partons pas la tête basse mais la tête haute ».On ignore qui lui succédera à la tête du gouvernement.Avant le vote, qu’il était pratiquement assuré de perdre, V.P.Singh avait prononcé une vibrante plai-doierie pour la défense de l’action de son gouvernement.Il a pris la défense des basses castes et de la lai-cité de l’État, deux questions à l’origine de la crise politique actuelle en Inde.Il a rappelé son opposition à la campagne de militants hindous voulant détruire une mosquée du XVIe siècle à Ayodhya, dans le nord du pays, pour y ériger un temple au dieu Rama.Cette affaire a coûté au gouvernement le soutien du Parti Bharatiya Janata (BJP), favorable au renouveau hindou.Plus de 200 personnes sont mortes en une semaine lors de violentes manifestations entre militants hindous, ' ! musulmans et forces de l’ordre dans l’ensemble du pays.Le chef du BJP, Lal Krishan Ad-vani, a défendu sa position avec tout autant d’ardeur.« Combien de temps les Hindous devront-ils rester des citoyens de seconde classe?», a-t-il dit Il faisait allusion au statut spécial dont bénéficient les 100 millions de musulmans indiens dans le cadre de la constitution.Ce conflit a fait une nouvelle victime hier, un lycéen de 17 ans qui s’est immolé par le feu pour protester contre la répression policière lors de manifestations hindoues.Sanjeev Goel s’est suicidé dans son école.Il a laissé une note rendant V.P.Singh responsable de la mort d’au moins 15 personnes la semaine dernière, abattues par la police lors d’un assaut contre la mosquée d’Ayodhya.Au moins soixante personnes se sont suicidées cette année pour protester contre un autre aspect de la politique du gouvernement, un projet visant à attribuer davantage de postes administratifs aux basses castes.V.P.Singh a aussi défendu ce projet devant le Parlement hier.Il comptait porter le quota d’emplois réservés de 22,5 % à presque la moitié, déclenchant de très violentes manifestations des autres castes.Après le vote de la motion de censure, son vieux rival au sein du parti Janata Dal, Chandra Shekhar, qui a provoqué lundi une scission de la formation au pouvoir, semblait en mesure de devenir premier ministre.Il affirme bénéficier du soutien de 58 des 140 députés du Janata Dal et Rajiv Gandhi lui a promis celui des 195 députés du parti du Congrès.• le plaisir des ivres LE DEVOIR U R F» R I Ce n’est pas la table du fond dans votre resto préféré.; mmm ï,., nrrn m * "% C’est la première classe VIA 1 à destination d’Ottawa.N’est cornmorco du VIA Rail Canada I I Le Devoir, jeudi 8 novembre 1990 B A-9 L ACTUALITE INTERNATIONALE Des partisans de Kahane agressent plusieurs personnes JERUSALEM (Reuter) — Des partisans du rabbin extrémiste Meir Kahane ont agressé Arabes, journalises et policiers, hier à Jérusalem, lors des funérailles de leur chef as-sassiné lundi soir à New York.Ils ont aussi tenté de prendre d’assaut les studios de la télévision israélienne.Selon la police, quatre Arabes au moins ont été blessés, dont un grièvement, au cours d’une procession de trois heures et demie à laquelle prenaient part 30 000 personnes entourées d’un dispositif de sécurité pourtant exceptionnel Le président israélien, Haïm Herzog, et le premier ministre Shamir, ont dénoncé hier soir ces violences.« Les agressions contre des Arabes innocents, des journalistes qui accomplissent leur devoir et des policiers sont absolument intolérables », a déclaré le chef de l’État, dans un communiqué.Le rabbin Kahane, 58 ans, chef du mouvement Kach qui préconise l'expulsion des 2,5 millions d’Arabes sous encadrement israélien, a été abattu par un Américain d’origine égyptienne.Près du cimetière où Meir Kahane a été inhumé, un groupe de militants a grièvement blessé un Arabe à coups de pierres.Un autre groupe, d’une centaine de juifs, a poignardé et frappé un pompiste arabe près du principal marché aux fruits et légumes de la ville.Des voitures appartenant à des Arabes ont également été criblées de pierres, a rapporté la sécurité.La police montée a chargé une centaine de partisans du parti Kach qui tentaient de prendre d’assaut les locaux de la télévision au moment où passait le cortège.Un policier a été blessé par un jet de pierre.Le rabbin Mordechai Eliahu, chef de la communauté sépharade israélienne, a déclaré dans un éloge du défunt : « Béni soit celui qui vengera son sang.» ij; L’immense foule a suivi le cercueil le long des cinq kilomètres séparant un séminaire fondé par Meir Kahane d’un cimetière situé sur les hauteurs, hors de la ville sainte.De petits groupes d’activistes du Kach sont sortis de la foule pour s’en prendre à des Arabes.Redoutant des violences, la plupart des Arabes habitant les environs étaient rentrés chez eux, les partisans de Kahane ayant juré de venger le rabbin en faisant couler un fleuve de sang.Plus de 2500 policiers avaient été déployés à Jérusalem pour tenter de prévenir les violences.La police patrouillait dans tout Jérusalem-Est (arabe), en particulier aux abords de la partie ouest (juive) de la ville.Des membres du Kach, portant des T-shirts où apparaissait un poing noir fermé, ont scandé « Mort aux Arabes » et « Mort aux media », qu’ils accusent de les boycotter.Après les obsèques, les forces de l’ordre ont arrêté un nombre indéterminé de militants du Kach qui comptaient se rendre au Mur des Lamentations, dans la vieille ville de Jérusalem.Le 8 octobre, la police avait abattu 18 Palestiniens lors d’émeutes sur le Mont du Temple, où des Arabes armés de pierres avaient attaqué des juifs en prière.Des partisans de Kahane ont dit qu’il avait été tué en réaction à cette fusillade.Dix membres du mouvement dp rabbin, dont deux armés de fusils mitrailleurs, avaient auparavant escorté le cercueil de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv à Jérusalem.« Les gens sont en colère et tout peut arriver.Il se peut que les gens s’en prennent aux Arabes », avait dit à la radio Noam Federman, porte-parole du Kach, avant les obsèques.Les dirigeants nationalistes arabes avaient été avertis d’un risque d’attentats contre leurs personnes, a-t-on appris dans les milieux de la sécurité.La capitale libanaise sera bientôt réunifiée BEYROUTH (Reuter) — Le Liban a présenté hier un calendrier pour la réunification de Beyrouth et la suppression des milices armées qui ont imposé leur loi au pays pendant quinze ans de guerre civile.L’unification de la capitale libanaise commencera samedi et sera terminée avant le 19 novembre à minuit, a annoncé le gouvernement du président Elias Hraoui, soutenu par la Syrie.« Le grand Beyrouth montrera le chemin de l’unité de tout le pays », a déclaré le cabinet après un conseil des ministres.Les milices se retireront pour laisser l’armée et la police libanaises prendre le contrôle aussi bien de Beyrouth-Ouest, musulman, que de Beyrouth-Est, chrétien.Un attentat à la voiture piégée est cependant venu rappeler que la guerre civile n’est toujours pas terminée.La bombe a explosé dans le secteur chrétien, tuant deux personnes et en blessant 20 autres.Depuis le début de l’année, 14 attentats à la bombe ont fait 20 morts et 150 blessés.La voiture était garée devant un bureau phalangiste que la milice du Parti nationaliste social syrien avait capturé après la victoire de l’armée gouvernementale et des forces syriennes sur le général chrétien Michel Aoun le 13 octobre.Le gouvernement a déclaré qu’il « ferait face avec les moyens adéquats aux violations de la sécurité.Il n’y aura pas de clémence pour les contrevenants ».« Le gouvernement est déterminé à établir le règne du droit.Aucune force ne pourra empêcher la reprise de la vie normale (.) Le gouvernement considère cette étape comme une ère de reconstruction de l’État et de rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité », lit-on dans le communiqué.De source proche du gouvernement, on déclare que le grand Beyrouth s’étendra à environ 25 km autour de la capitale.Il ira de la rivière Dog au nord, dans l’enclave chrétienne, jusqu’à la rivière Damour au sud, en territoire musulman, et pénétrera profondément dans les montagnes des Druzes à l’est.Le gouvernement compte également construire un palais pour lui, et un autre pour le chef de l’État, sur l’emplacement de l’hippodrome, sur l’ancienne ligne de démarcation entre les deux quartiers de Beyrouth.h o n d a|de s i |g; I OFFRE DE DÉBUT DE SAISON 1991 S Prix à partir de ~ 9195$ Civic à hayon, modèle de base ED633 • Transport et préparation en sus.Prix à partir de 12 586 $ ’Transport et préparation en sus Civic Berlin DX 4 portes Autres aubaines disponibles, renseignez-vous! 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( La campagne électorale s’ouvre en Haïti PORT-AU-PRINCE (AFP) - La campagne électorale s’est officiellement ouverte hier en Haïti en vue des électrons générales du 16 décembre prochain, dans le calme et alors que l’armée est en condition de vigilance renforcée.Les 2, 7 millions d’électeurs ins crits, soit 85 % de l’électorat, estimé à plus de 3 millions de personnes, devront élire, au scrutin majoritaire à deux tours, un président, 27 sénateurs, 83 députés, 402 maires et con- seillers municipaux et 1695 responsables communaux.Le deuxième tour a été fixé au 13 janvier 1991 par le Conseil électoral provisoire (CEP), organisme indépendant chargé de l’organisation de ces élections.14 candidats à la présidence, 125 candidats au sénat et 338 candidats à la députation, briguent au nom d’une douzaine de partis ou à titre d’indépendant les suffrages des électeurs.Lundi et mardi le CEP a rejeté les candidatures à la présidence de 12 personnalités — sur 26 candidats — et de 133 candidatures parlementaires pour des raisons administratives et constitutionnelles.Dans tous ces cas, le CEP s’est abstenu de faire jouer l’article 291 de la Constitution de 1987, auquel sont violemment hostiles les néo-duvaliéristes, et qui exclut pour dix ans de toute fonction élective les artisans zélés de la dictature.Les deux principaux leaders néo duvaliéristes, le docteur Roger La-fontant et l’ex général Claude Raymond, ont vu lundi leurs candidatures rejetées pour présentation de dossier incomplet.Mardi, l’ancien président Leslie Manigat, au pouvoir pendant quatre mois en 1988 grâce au soutien de l’armée qui finit par le renverser, s’est vu refuser la sienne en vertu de l’article 134 de la Constitution qui exclut toute réélection d’un président haïtien avant un intervalle de cinq ans.«gros bon sens».Appels à frais virés acceptés.Découvrez nos deux plans interurbains pleins de bon sens.Si vous utilisez fréquemment l'interurbain, composez le numéro qui figure ci-dessus.Nous vous démontrerons comment un de nos plans vous permettra de profiter encore plus du service interurbain et réaliser possiblement de belles économies.INTERAMI TÉLÉPLUS Un bloc d’appels à un tarif mensuel garanti.* Pour un montant forfaitaire mensuel de 5,50 $, InterAmiMC vous offre 30 minutes d’interurbain par mois que vous utilisez entre n’importe quelle ville du Québec et de l’Ontario.Selon vos habitudes d’appels, InterAmi peut vous permettre de faire des économies intéressantes.Il existe également un plan InterAmi Canada-Etats-Unis.Les plans offerts pour les États-Unis excluent l’Alaska Une réduction de L5% sur vos frais d’interurbain.Si vous consacrez plus de 27 $ par mois à l’interurbain, vous auriez intérêt à considérer le service TéléplusMc.Pour 4 $ par mois, Téléplus vous accorde un rabais de 15%** sur vos premiers 100 $ d’appels interurbains admissibles au Canada.et cela en plus des rabais habituels.11 existe également d’autres plans Téléplus pour le Canada et les Etats-Unis.et Hawaï.Des frais d’abonnement s’appliquent.CONCOURS En composant le numéro ci-dessus, vous courrez automatiquement la chance de gagner l'un des prix suivants’1'*”': •Une Mazda MPV 1991.La voiture familiale des années 90! 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résidence l'ne seule participation par abonne Reglements du concours disponibles aux Téléboutiques Bell Bell Bell Canada est membre du réseau national Telecom Canada des gens de parole i *-10 ¦ Le Devoir, jeudi 8 novembre 1990 EDITORIAL Où va le Forum pour l’emploi ?LE DERNIER rassemblement du Forum pour l’emploi tenu en début de semaine à Montréal ne manquait ni d’ardeur ni de conviction.Et pourtant, il n’est pas sûr que ce vaste et ambitieux mouvement, lancé il y a plus de deux ans, continuera dans les mois et les années à venir à susciter autant d’adhésion et d’engagement.En réalité, il y a risque qu’il s’essouffle une fois refroidis l’enthousiasme et l’emballement des débuts, s’il ne s’enracine pas dans des tâches et projets concrets qui mobilisent, ou du moins qui répondent de manière tangible aux attentes de ceux qui y ont cru.Aussi, il faudra plus qu’une prise de position solennelle appuyant la récupération par le Québec de tous les pouvoirs touchant la formation professionnelle et la main-d’oeuvre pour asseoir l’avenir du Forum sur des bases solides.Non pas que cette revendication soit contestable — si l’en est une qui fait l’unanimité au Québec c’est bien celle-là —, mais on lui prête des vertus, des incidences sur le niveau de l’emploi qu’elle n’a pas, qu’elle ne peut avoir.Car s’il faut en croire les dirigeants du Forum, le manque de coordination et d’harmonisation des diverses mesures gouvernementales serait « l’un des principaux obstacles à la mise en oeuvre de stratégies véritablement actives et efficaces de développement de l’emploi et de la main-d’oeuvre aux niveaux local et régional ».(extrait tiré du discours du Krésident du comité de parrainage, I.Claude”Béland) Cette idée donne à penser que le remplacement de la machine fédérale par celle du Québec — en supposant même que cette dernière adopte des programmes mieux adaptés aux besoins — ferait tomber sensiblement le chômage.« Ce ne serait pas pire », précise la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Pagé.Bien sûr.Ce serait sans doute mieux, et pourquoi pas, beaucoup mieux.Mais l’argumentation crée l’impression qu’il ne peut y avoir de relance de l’emploi sans souveraineté en matière de formation professionnelle.Le président de la CSN, M.Gérald La-rose, dira avec raison : « Nous avons identifié le gros bout du bâton ».Sauf que ce bâton n’a pas la taille ni le poids que l’on pense.Et c’est bien ce que rappelaient mardi les coprésidents de la Commission B-C dans leur allocution d’ouverture en affirmant péremptoirement : « Ce n’est pas l’appartenance au régime fédéral qui en soi assure notre niveau de vie, comme ce n’est pas l’accession à la souveraineté qui le protège ».L’expérience de tous les jours sur le terrain en donne de multiples illustrations.Dans l’est et le sud-ouest de Montréal par exemple, où les deux niveaux de gouvernement ont mis au point des formes inédites de coordination, les leaders de ces secteurs se sont gardés de pavoiser sur les vertus des changements structurels.La concentration dans une seule administration permettrait des économies, une plus grande efficacité et des services qui collent mieux aux besoins, mais cette mesure n’aurait somme toute que des effets secondaires sur le niveau de l’emploi.Telle est la réalité.Le Forum se devait de définir clairement sa position et de recommander la prise en charge par Québec de tout le domaine de la formation professionnelle Sans projets qui mobilisent, le mouvement risque de s 'essouffler et de la main-d’oeuvre.Mais, il aurait dû mieux situer cette mesure parmi toutes celles qu’il a lui-même identifiées lors des nombreux débats.Le Québec ne serait-il pas assez mûr pour évaluer à sa juste mesure l’impact des changements politiques qui se préparent sans passer par le marché des illusions?Car, paradoxalement, le Forum a exploré à peu près toutes les pistes d’action que l’on puisse imaginer pour accroître le niveau de l’emploi au Québec.Les six thèmes qui les chapeautent en témoignent : l’individu et la société ; l’adaptation au marché du travail ; l’organisation du travail et la productivité ; entrepreneurship et financement et, finalement, le marché régional et local de l’emploi.Il va de soi qu’à travers tous ces champs d’intervention possibles l’idée de simplifier l’administration des programmes publics s’impose d’elle-même.Mais tout autant aussi cette conclusion, qu’ultimement le niveau de l’emploi dépend d’un ensemble de me- sures beaucoup plus importantes.On peut se demander d’ailleurs si la principale faiblesse du Forum n’est pas iustement l’absence d’une stratégie glo->ale d’action.Le Forum est rendu à l’étape où il doit décider s’il reste un simple mouvement d’idées — dont celle du plein emploi — ou s’il devient une organisation plus structurée, capable de lancer et d’encadrer des projets concrets.Il semble avoir choisi la première voie.Certes, il a déjà convenu le printemps dernier de centrer son action aux niveaux local et régional, mais en laissant le milieu prendre lui-même les initiatives.En réalité, deux défis attendent le Forum.Le premier consiste à maintenir l’intérêt pour l’emploi là où il a pris racine, dans les localités et les régions.Est-ce possible s’il n’y a pas un minimum de structures et d’appuis ?Rien n’est moins sûr.Sans projets qui rassemblent, le mouvement risque de s’éteindre.Le second concerne la quasi-absence du milieu des affaires dans les instances « inférieures » du Forum.Lors de la grande assemblée tenue l’an dernier, les représentants des entreprises formaient moins de 10 % de l’ensemble des participants.Dans sa composition actuelle — en-dessous du comité de parrainage — le Forum reste fortement dominé par le mouvement syndical et les groupes communautaires.Ce n’est pas un mal, mais une contrainte à un rayonnement plus large.Le Forum a réussi un exploit remarquable en créant un imposant mouvement en faveur de l’emploi.Il doit maintenant prendre un nouvel envol.Mais il ne suffira pas de prêcher la bonne nouvelle aux quatre coins du Québec.Il faudra plus que des initiatives isolées, aussi concluantes soient-elles, pour maintenir l’élan.Au moment où la récession frappe à la porte, ce serait un échec lamentable de conclure que le Forum n’a Eu répondre aux espoirs qu’il a fait naî-:e.La direction du Forum doit assumer un leadership plus vigoureux en approfondissant la réflexion sur les multiples pistes d’action recensées et en s’assurant que chaque région administrative dispose des moyens nécessaires pour poursuivre le travail déjà amorcé.Les artisans locaux et régionaux de la première heure parleront-ils de l’emploi avec autant de confiance et d’espoir lors du prochain Forum ?ALBERT JUNEAU LETTRES AU DEVOIR Pierre E.Trudeau, une erreur de parcours POUR qui a suivi les étapes de la vie de Pierre Elliott Trudeau, notamment depuis son passage à Cité Libre jusqu’à ses derniers soubresauts politiques devant sa « clientèle » du Sénat, tout indique que les antécédents et l'évolution de la philosophie politique de ce personnage étaient destinés, dans leur ensemble, à recevoir un accueil favorable chez l’establishment anglophone, l’un et l’autre partageant les mêmes vues rigidement centralisatrices.À l’exemple de ses chroniques fouillées, n’en déplaise à Jeffrey Simpson, Michel Vas-tel, dans son ouvrage Trudeau le Québécois, projette un éclairage nouveau et révélateur sur les divers aspects de son sujet.Aupassage, le titre anglais The Outsider., du meme ouvrage, colle davantage à la réalité, selon l’interprétation qu’on accorde au vocable.Dans le sens des paroles de Michèle Juneau, citées par Vastel (dans LE DEVOIR du 2 novembre 1990), la naissance de Pierre Elliott Trudeau en territoire québécois est une erreur de parcours.Les prétentions de maître Simpson et ses airs de pontife rappellent le rôle, dans les Fables, de la toute suffisante grenouille (traduction exclue).G.Saint-Pierre Orléans, Ont., 11 novembre 1990 Est-ce vraiment le temps d’ouvrir les frontières ?RÉCEMMENT, madame la ministre de l’Emploi et de l’Immigration a fait une déclaration fracassante dans la chambre des élus du peuple à Ottawa, affirmant que le Canada doit ouvrir ses portes à un nombre plus élevé d’étrangers, autrement dit d’augmenter le quota annuel en vigueur, afin de répondre aux besoins du Canada de l’an 2000.Le son de cloche de Québec n’a pas tardé à venir.Les hauts responsables du ministère de l’Immigration se sont empressés de demander sa juste part du chiffre magique de 250 000 âmes annoncé par les autorités fédérales.Quand on est soi-même immigrant avec « malheureusement » un certain degré d’instruction, on se demande si effectivement les paliers des deux gouvernements sont sincères, c’est-à-dire s’ils ne tiennent pas un double langage.D’un côté on affirme, pour que la machine canadienne puisse tourner d’une façon rentable et efficace et pour alléger la problématique de la dénatalité (surtout au Québec), qu’il faut élargir l’éventail de nouveaux arrivants.De l’autre, on nous dit que le Canada est criblé de dettes, que l’avenir des jeunes Canadiens est hypothéqué, que l’environnement se dégrade à vue d’oeil, et pour garnir ce gâteau apocalyptique on nous annonce la TPS, cette nouvelle mesure fiscale qui rentrera en vigueur incessamment, c’est-à-dire j en une période ou le Canada est frappé de 1 plein fouet par la récession.La récession, c’est une période propice aux banqueroutes, celà veut dire une augmentation significative du nombre de pres- tataires d’assurance-chômage et subséquemment des assistés sociaux, ce beau euphémisme qui camoufle une dure réalité humaine.J’ai le sentiment que certains me taxeront de prophète de malheur.Je suis un réaliste, faisant partie malgré lui du groupe select des chômeurs canadiens, avec une maîtrise canadienne en lettres au fond du tiroir.Alors est-ce vraiment le temps d’ouvrir, les frontières ?Faouzi Metioul Québec, 1er novembre 1990 Le condom et la recherche du bonheur LA PILULE anti-conceptionnelle a donné ce merveilleux résultat : — 35 % des femmes qui l’ont prise entre 18 et 24 ans ont le cancer du sein dans la quarantaine; — la pilule abortive, financée par le gouvernement français, ne réussit que dans le tiers des cas, elle cause des hémorragies et manifeste d’autres résultats fâcheux; — dans la Russie, autour des années 20, le gouvernement russe, qui avait libéré son peuple de la servitude du mariage.Il a dû finir par abattre à coup de fusils, les jeunes sans parents qui jetaient le désordre dans le pays.Il deviendra intéressant de voir comment le Québec réglera, à coups de condoms, les problèmes nés d’une éducation sexuelle donnée aux jeunes depuis la maternelle, et qui s’est donné comme règle d’enseigner à sa jeunesse tous les moyens de se donner du plaisir, seul ou avec d’autres.Nous savons tous que les MTS (sida, syphilis, gonorrhée) l’avortement et le suicide sont cause de mort rapide et impitoyable.Et faire abstraction de la morale est-il la solution qui résoudra la question existentielle de la personne à la recherche du bonheur ?J’ose suggérer au ministre de compléter la publicité, entourant l’emploi « les condoms », par la voix de mêmes médias touchés.A-t-on dit à ces jeunes et moins jeunes LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l’information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Albert Juneau Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l’information Pierre Cayouette Jacques Chabcrt Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS que : — la maîtrise de soi (comme dans toutes choses d’ailleurs) dans l’usage de la génita-lité seul ou avec d’autres, est un privilège chez les humains; — la relation entre un homme et une femme est une bonne chose pour la croissance de sa personne et qu’il faut investir dans l’engagement (le mariage) pour que les familles vivent dans la stabilité, car la famille est la base de la société; — la continence périodique n’a jamais fait mourir personne et que la continence totale n’a jamais rendu « fou » ceux et celles qui la vivent par choix; — le condom n’est rien d’autre qu’un instrument particulier mis à la disposition des personnes.et qu’il n’est pas l’élément de base sur lequel l’homme et la femme entreprennent une vie amoureuse comblante.L’homme vaut plus que cela.C’est le morceler que de lui laisser croire que le condom est la solution ! Stanislas Tétreault Montréal-Nord, 2 novembre 1990 Les silences de notre élite bien pensante C’EST avec désolation et atterrement que je constate que dans une société dite démocratique on n’entende pas rugir une voix de désapprobation plus forte face à l’escalade et au pourrissement de la situation dans le golfe Persique.Qu’on n’évoque pas devant moi tous les beaux motifs justificateurs dont on tente de vider la démocratie pour lui donner plus plénitude satisfaite d’un cliché.Quand on fabrique de toute main la guerre, qu’on ne s’étonne pas de voir surgir quelque Hitler ou sa pâle effigie.Encore faut-il voir ce qui les nourrit.Use-t-on de la même énergie lorsque le tyran sioniste écrase et massacre le petit peuple palestinien ?A-t-on agi aussi énergiquement à Sabra et Shatila ?Use-t-on de la même mesure quand la Syrie se fait envahisseur fusse au nom de la vertu.d’une alliance avec l’Ouest ?Il en est d’autres qui se sont fait la main à Grenade, sur Khadafi et au Panama, d’autres au Falkland.Non ! Comment l’Occident qui a saigné à blanc le monde arabe peut-il s’offusquer de se voir servir la même médecine qu’il a lui-même servie au monde colonial ?Comment peut-il se porter défenseur de frontières arbitraires que les traités d'après-guerre ont dessinés avec outrecuidance à l’insu et à l’encontre du monde arabe et qu’on a eu l’impudence de lui imposer.dans son intérêt ?Ce qui me blesse et me choque davantage encore, c’est la servilité larvaire et sans échine de notre gouvernement face au messianisme du président Bush.Ce qui me meurtri l'âme ce sont les milliers de gisants et de cadavres en puissance que sont ces jeunes que je rencontre sur la rue et cotoie chaque jour avant qu’ils n’embarquent pour le front.Ce qui me plonge dans le désarroi, c’est le silence de notre élite bien pensante, de nos syndicalistes de tout crin à la solidarité habituellement plus preste ! Jean-Mkhd Rondeau Montréal, le 1er novembre 1990 Zocitri ALCOOLS O» ClUtAfC .-SWC'L mm- Tawse» BLOC-HOTES Pas de fonds publics pour sauver les Expos E GOUVERNEMENT du Québec doit-il investir — sous forme de capital-actions, de prêt participatif ou d’un astucieux mélange des deux — dans le sauvetage des Expos de Montréal de baseball ?Le débat, qui fait rage depuis quelques mois dans les milieux concernés, connaîtra son dénouement à brève échéance, avec l’arrivée du délai ultime accordé par le principal actionnaire, M.Charles Bronfman, et ses collègues, pour permettre aux Montréalais de se porter acquéreurs de l’unique concession canadienne dans la Ligue nationale (entendre américaine) de basebalL Autant il faut souhaiter que Montréal garde cet atout de première importance, autant il serait inopportun, indécent même, que les contribuables dussent, contre leur gré, « investir » dans cette affaire.Comme c’est parfaitement leur droit, les propriétaires, qui ont maintenu la franchise à bout de bras depuis 21 ans, souhaitent s’en départir.Depuis des mois, de délai en délai, ils accordent la préférence aux Montréalais et aux Québécois.De peine et de misère, uelques dizaines de millions dollars ont té réunis par une douzaine d’entreprises et de sociétés, dont le Mouvement Desjardins, le Fonds de solidarité ( FTQ), Provigo, Bombardier, et autres.Mais voilà, pour atteindre les 100 millions requis pour compléter la transaction, il manque encore entre 30 et 40 millions.Tout naturellement, les animateurs du consortium se sont tournés vers la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec.Libre à M.Jean Doré d’intervenir à sa guise, l’entreprise étant un apport précieux dans l’est de sa ville.Mais les fonds publics québécois ne peuvent être directement utilisés à ce laborieux exercice de renflouement.Les animateurs de l’entreprise font valoir, avec raison, que les Expos ont des retombées importantes, non seulement sur le plan sportif et touristique, mais aussi quant au nombre d’emplois directs et indirects en cause.En contrepartie, son départ vers une autre ville, probablement des États-Unis, aurait des effets désastreux à plusieurs égards.On fait ressortir notamment qu’une ville qui prétend avoir une stature internationale se comporte en « provinciale » en délaissant le jeu national des Américains.On ajoute même qu’au prix où M.Bronfman veut s’en débarrasser, c’est une aubaine dont les Québécois seraient mal avisés de se passer, d’autant qu’outre-frontières, bien des investisseurs lorgnent avec envie cette prise de choix.Fort bien.Mais alors, si l’affaire est si intéressante qu’on le prétend — et rien ne permet d’affirmer le contraire — comment se fait-il qu’après quatre mois de recherches intensives et de lobby soutenu, le consortium en soit encore aux deux tiers de son objectif ?Il y a quelque chose qui ne va pas quelque part si le MM A (le merveilleux monde des affaires, pour reprendre l’expression de la collègue Lysiane Gagnon, de La Presse) de la région métropolitaine ne se serre pas les coudes pour éviter que Montréal perde la précieuse franchise et la face ?Pis encore, il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond quand des entrepreneurs privés, ou qui sont présumés tels, supplient le gouvernement de leur venir en aide.De façon temporaire, dit-on, pour dorer la pilule.À l’heure où Québec gratte les fonds de tiroirs pour boucler son année financière sans trop de dommages, qu’il tente de lancer quelques projets qui réduisent les graves effets de la récession, que les fonds manquent pour des projets longtemps ajournés, notamment dans le secteur culturel, il serait à tout le moins curieux que des millions de dollars surgissent mystérieusement des coffres vides de l’Etat providence, pour sauver une affaire que l’on dit saine et rentable.À Québec, on évoque la possibilité d’un prêt temporaire, graduellement remboursable à mesure que des investisseurs se joindraient au groupe actuel, animé par MM.Claude Brochu et Claude Blanchet.Ce projet est cousu de fil blanc.Si les investisseurs ne sont pas déjà assez nombreux, importants et confiants, avec les garanties que l’on fait miroiter aux badauds, il serait surprenant qu’ils se ruent demain aux tourniquets du Stade olympique.D’autre part, on a trop d’exemples d’aide dite temporaire qui se transforment en prêts à fonds perdus pour faire confiance à ce miroir aux alouettes.À vrai dire, si l’affaire est bonne pour le secteur privé, qu’il y aille à fonds de train.Autrement, le gouvernement n’a pas un sou à y « investir ».Du pain et des jeux ?Les deux sont importants, seul le premier est essentiel.Quand il sera assuré aux centaines de milliers de chômeurs et d’assistés sociaux qui crient famine, aux travailleurs dont les emplois tombent comme des mouches en hiver, alors le gouvernement pourra peut-être « prêter » dans des passe-temps de luxe et dans un sport encore mal adapté à nos us et coutumes, à notre climat.GILLES LESAGE A PROPOS.de l’avenir du Canada LE GOUVERNEMENT ne va pas contrôler le Groupe de consultation ni lui dicter ses conclusions.Mais j’ai l’intention d’exprimer mes propres opinions de temps à autre.Les gens connaissent ma position en ce qui concerne le Canada; je suis en faveur d’un Canada fort et uni, jaste, tolérant et libre.Je suis en faveur d’un Canada où le Québec puisse occuper sa place de partenaire à part entière, estimé et respecté, place que le Québec confirmera éventuellement par son adhésion aux instruments constitutionnels du Canada.Je suis en faveur d’un Canada suffisamment flexible pour se réorganiser de façon à s’adapter aux réalités courantes et dont les institutions nationales, y compris les deux assemblées du Parlement, mais particulièrement le Sénat, puissent être réformées de manière à servir plus équitablement et plus efficacement les intérêts de tous les Canadiens.Je suis en faveur d’un Canada qui s’exprime d’une seule voix à l’étranger, de protéger sa souveraineté et sa sécurité et de jouer un rôle constructif dans le monde.Je suis en faveur d’un Canada financièrement sain et économiquement compé- titif, qui se développe sans nuire à l’environnement.Je suis en faveur d’un Canada généreux et compatissant, un pays nui donne à tous ses citoyens la possibilité de s’épanouir et de prospérer et qui accorde aux plus démunis l’aide dont ils ont besoin pour qu’ils puissent vivre et vieillir avec dignité.Je suis en faveur d’un nouveau pacte pour les premiers habitants du pays, un pacte qui pourra enfin transformer les | promesses en réalité.Je suis en faveur d’une nouvelle approche de l’éducation qui respecte les droits traditionnels tout en établissant des nor mes qui assureront à nos enfants un niveau d’instruction qui n’aura rien à envier à celui d’autres pays qui, eux, continuent d’avancer rapidement.Ce sont les Canadiens eux-mêmes, le ciment et l’acier de notre édifice national, qui peuvent le garder uni.SOURCE : Extraits de la déclaration du premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, à la Chambre des communes, annonçant la création d'un Groupe de consultation des citoyens sur l'avenir du Canada, le 1er novembre 1990.
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