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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-11-09, Collections de BAnQ.

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¦tfl HP Le Devoir, vendredi 9 novembre 1990 Samuel Beckett Cantate Grise Théâtre UBU 9 n o v.- 8 déc.Deux partis, deux idéologies Lors des élections scolaires qui auront lieu dans moins de 10 jours à Montréal, les deux parties en lice, le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) et le Regroupement scolaire confessionnel (RSC), ont présentée une plate-forme électorale avant tout centrée sur des enjeux pédagogiques.Page B-6 La vie derrière les oeuvres Dans une exposition onginale, des artistes montréalais invitent le public chez eux.C’est pour faire connaître au grand public la vie qui se cache derrière les oeuvres que la Galerie Dare-dare présente « 11 artistes dans leurs quartiers », qui ouvriront au public leurs ateliers, dévoilant ainsi leurs façons de travailler.Page B-5 Le Guide du week-end Les coups de coeurs du DEVOIR dans le monde des arts de la scène et des cimaises, sont répertoriés dans le Guide du week-end.Cette sermaine, la pièce Oh ! Les beaux jours, encensée dans cette page par le critique Robert Lévesque, représente la chose à voir entre toutes à Montréal, dans les sept jours qui viennent.Page B-3 Décréter la primauté des lois du Québec Dans un mémoire à la Commission B-C, un groupe de professeurs de droit recommandent que Québec décrète que la Constitution et les lois de son Parlement prévalent sur toute autre règle de droit.L’Assemblée nationale serait alors en mesure d’exercer tous les pouvoirs qu’elle estime nécessaires Page B-12 Forcier en lice pour les Oscars Louise Marteau, Jean Lapointe, Charlotte Laurier et Marc Messier séduiront-ils Hollywood à la soirée des Oscars ?Une histoire inventée d’André Forcier, qui les met en vedette, sera le représentant du Canada dans la section « Meilleur film en langue étran gère » à cette soirée* en 1991.Page B-5 Montréal et Port-au-Prince au diapason François Brousseau________ LES MASSES populaires contre les tontons-macoutes.Le peuple contre ses affameurs.Le père Aristide contre Roger Lafon-tant.Sur le ring politique haïtien, cinq semaines avant l’échéance du 16 décembre, la campagne électorale est bel et bien en marche.Elle mobilise tout Port-au-Prince, mais agite aussi les diasporas de Montréal, de New York et de Miami, miroirs plus ou moins fidèles des déchirements de la métropole.Ainsi, le mois dernier dans un petit commerce d’alimentation du boulevard Ilenri-Bourassa, on distribuait gratuitement des affiches de Roger Lafontant, ex-bras droit de l’ancien « président à vie » Jean-Claude Duvalier, aujourd’hui sur la sellette au lendemain du rejet, par les autorités électorales de Port-au-Prince, de sa candidature à la magistrature suprême.L’affaire des affiches a causé un petit émoi parmi les quelque 50 000 Haïtiens de Montréal, et a été vertement dénoncée dans les médias communautaires locaux.Curieusement, quelques jours après ces dénonciations, le commerce en question fermait et changeait subitement de mains.Dimanche dernier, la controverse autour du « bourreau de Port-au-Prince » était relancée par la diffusion, à Radio Centre-ville, d’une entrevue de 25 minutes au cours de laquelle l’ex-chef des tontons-macoutes se déclarait « partisan de la réconciliation » entre les camps adverses actuellement en campagne électorale.Nouvel émoi, nouvelles protestations contre le poste de radio et contre le journaliste, qui s’était pourtant montré « raisonnablement» agressif au cours de l’interview ! « On a brisé, en diffusant cette émission, l’entente tacite dans la communauté qui consistait à ne pas donner la parole aux macoutes », déclare M.Jean-Claude Icart, directeur du Bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal et candidat malheureux aux élections municipales de dimanche dernier.M.Icart relie cette affaire à l’existence d’une « mafia haïtienne » locale, dans « la mouvance Lafontant ».Pendant ce temps, d’autres Mont- fhfj Le père Aristide contre Lafontant, l’élection haïtienne mobilise la diaspora Le père Jean-Bertrand Aristide, suspendu de l'Église officielle, est devenu le héros des masses populaires à Port-au-Prince.Ici, une manifestation en sa faveur en 1988.réalais d’origine haïtienne — sans nul doute plus nombreux que les partisans de Roger Lafontant — mettaient en branle une collecte de fonds pré-électorale, en faveur d’un adversaire déclaré des duvaliéristes.Leur but : aider le père Jean-Bertrand Aristide, dit « Titid », prêtre suspendu de l’Église officielle pour cause de « politisation excessive », ennemi juré des tontons-macoutes et nouveau héros des masses populaires de Port-au-Prince.« Titid » soulève l’espoir dans la métropole, même si l’idée d’un prêtre catholique président de la République n’a vraiment pas l’heur de plaire à Rome.Mais il suscite aussi la sympathie dans toute la diaspora, qui se déclare largement en sa fa- veur : lors d’un sondage téléphonique improvisé, mené tout récemment par Radio Centre-ville à son émission haïtienne, 80 personnes ont appelé, pas moins de 70 disant appuyer la candidature de « Titid ».Les capitales de la diaspora haïtienne commencent à vibrer aux rythmes de la campagne électorale de la mère-patrie.Les journaux, les postes de radio communautaires, se couvrent de débats préélectoraux et font écho à ceux de la métropole.À Montréal, un nouvel hebdomadaire, L'Objectif, a vu le jour en juin dernier et vient faire concurrence aux publication de Miami et de New York déjà disponibles dans les kios ques locaux.Son rédacteur en chef, M.Julio Jean-Pierre, se déclare « op timiste » sur la tenue sans effusion de sang des élections du 16 décembre et prédit malgré tout la bonne tenue de l’option centriste, entre les macoutes et ce qu’on appelle de plus en plus, ici et là-bas, « la tornade Aristide ».Dans les capitales de la diaspora, le défilé des représentants de la ky rielle de partis politiques et de can Jean-Bertrand Aristide, dit « Titid », prêtre suspendu de l’Église officielle pour cause de « politisation excessive », ennemi juré des tontons-macoutes, est le nouveau héros des masses populaires de Port-Au-Prince.didats a commencé, dans des assem bléos visant à susciter l’appui moral et financier à leurs « sauveurs de la patrie » respectifs.À Montreal par exemple, le KO NAKOM (Congrès national des mouvements démocratiques), coalition de centre-gauche avec une base syn dicaleet le PANPRA (Parti natio naliste progressiste révolutionnaire d’Haïti) se sont manifestés dans les j derniers jours, faisant circuler leurs | programmes parmi le public mont j réalais, ou défiler leurs personnalités respectives.Mais l’irruption, il y a trois semai , nés, du petit prêtre rebelle — déchu ! de ses attributions dans l’ordre des Salésiens de Port-au-Prince par l’Église catholique romaine — est ! d’un tout autre ordre, fait-on valoir, j « C’est une vague, une candidature qui balaie complètement le pay- j sage », lance Henri-Claude Ménard, organisateur montréalais d’une sous- | cription en faveur de la campagne du père Aristide.Voir page B-2 : Haïti L’étrange et délicat requiem de Winnie .331 Sylvie Drapeau, magistrale dans une production remarquable - Une Sylvie Drapeau exceptionnelle d’énergique désespoir Oh les beaux jours Une pièce de Samuel Beckett.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Décor de Stéphane Roy.Éclairages de Michel Beaulieu Costumes de Louise Jobin Avec Sylvie Drapeau (Winnie) et André Therrien (Willie).À l'Espace Go jusqu'au 1er décembre Robert Lévesque SAMUEL BECKETT, en titrant sa version française de Happy Days d’un bout de vers de Verlaine, « Oh les beaux jours d’un bon heur indicible », pris dans Colloque sentimental, faisait le pari de traquer la poésie dans le désert.Il vou lait, avec les propos enjoués d’une vieille femme, faire une musique d’un étrange et délicat requiem.Winnie, enfoncée dans la terre d’un mamelon, dans un lieu déserti que, où chaque jour est semblable, s’occupe, parle, se parle, parle à Willie, son mari, qui se terre pas loin d’elle entre les creux et les bosses d’un terrain vague.Ils sont seuls.La civilisation est-elle enfouie ?La guerre a-t-elle tout dévasté ?Peu importe, Winnie et Willie portent en eux, Winnie surtout, demeurée gaie, toute cette civilisation dont ils ne sont plus que les derniers types, retranchés dans le futile.Winnie fait sa j journée avec ses objets, tirés de son sac, un baton de rouge, un miroir, une brosse à dent qui la fait rire lorsqu’elle déchiffre sur le manche l’inscription « pure soie de porc », mais aussi un révolver, qu’elle garde près d’elle, que Willie, à la fin, tentera d'attraper.Leur monde ne tient plus sur rien.Il y a trois grands couples chez | Beckett : Vladimir et Estragon, les ] plus célèbres clochards du théâtre du 20esiècle; llammet Clov, lessa-dos-masos de Fin de partie’, et Winnie et Willie, seul couple homme-femme de son théâtre, qu’il installe dans ce bled déserté et écrasé de soleil, incapables de se rejoindre ou se toucher, seulement habilités à s’échanger quelques mots (Willie est épuisé, Winnie joyeuse), terriblement seuls.Ce duo tragique ( le tragique nait du futile, de l’innocence de Winnie) Voir page B-2 : Winnie Commission Bélanger- Campeau Un coup de force légitime?(ailles Lesage do mitre bureau de Québec T BOIS ÉLÉMENTS frappent, au terme de la première série d'audiences publiques de la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec : l’ampleur des changements demandés, surtout pour le rapatriement massif de pouvoirs et responsabilités; la né cessité d’agir avec la plus grande diligence; la fin, après l’échec du lac Meech, du Canada à 11, et le besoin de négocier à deux, d'égal à égal Ce résumé, inspiré de celui du chef du Bloc québécois, fait aussitôt sur gir une question fondamentale : peut-on négocier dans le cadre ac tuel, comment y arriver dans le cadre actuel ?M Lucien Bouchard propose â ses collègues commissaires, quant â lui, de fonder sur une déclaration préalable de souveraineté la discussion menant aux nouveaux arrangements que le Québec voudra conclure avec le partenaire canadien.Cette déclaration émanerait de l’Assemblée nationale, agissant à la suite d'une décision démocratiquement prise par l’électorat québécois, dans le cadre d’une consultation populaire.C’est donc de rapport de force dont il s’agit, ce que le Québec n’a jamais eu avec Ottawa.Pour y arriver, on pense tout de suite au référendum.Comme la FTQ l’a fait hier, dans son mémoire, soutenant que le Québec doit décider d’accéder à la souveraineté pleine et entière, par la voie d’un référendum, dès le prin temps prochain, aussitôt apres le rapport Bélanger-Campeau, (’’est aussi la proposition centrale de la CSN, qui veut que l’on pose une question claire, précise et concise, dès juin prochain.La CEQ suggérera, pour sa part, que l'Assemblée nationale crée une assemblée consti tuante, distincte d’elle même, char gée de rédiger le projet de constitution à soumettre au référendum.Ces avis, et tous les autres dont on discutera abondamment au cours des mois prochains, facilitent-ils le déblocage juridique, permettent-ils de sortir de l’impasse constitution nelle ?N’y a-t-il pas une étape préalable pour faire en sorte que l’avenir du Québec ne puisse dépendre du consentement unanime de dix interlocuteurs au sein de la fédération canadienne ?Pour sortir de l'impasse, rappellent cinq professeurs de droit de l’Université d’Ottawa, le Québec doit lui-même définir démocratiquement et légalement la position qu’il entend désormais prendre dans la recherche de son avenir.Pour y arriver, l’Assemblée nationale devrait adopter une loi établissant la primauté des lois du Québec, proposent MM.Jean-Denis Archambault, An tiré Bra n, .Jean-Paul Laçasse, Michel Morin et Daniel Proulx, dans le mémoire conjoint qu’ils ont fait parvenir à la Commission, et dont LE DEVOIR publie l’essentiel en page B-8.Cette loi, selon les cinq avocats au Barreau du Québec, affirmerait simplement que l’Assemblée et le peuple québécois assument par préséance le pouvoir et la responsabilité de déterminer l’avenir politique et constitutionnel du Québec et de poursuivre, à cette fin, le dialogue avec le reste du Canada.Confirmée démocratiquement par référendum, la primauté des lois du Québec devrait en outre se faire dans le plus grand respect des droits fondamentaux et la continuité des institutions.Voir page B-2 : B-C o v e 1297, rue Papineau Montréal, (métro Papineau) Réservations: 523-1211 VOTRE FILLE PEUPLESSE PAR INADVERTANCE de VICTOft-LEVY BEAULIEU JACQUES GODIN • JULIE VINCENT • ÉRIC CABANA Mise en scène : Jean Salvy Assistance à lo mise en scène et régie : Ann-Marie Corbeil Scénographie et costumes : François Laplante Conception d'éclairage : Claude Accolas Conception sonore Richard Soly Maquillages et coiffures Jacques lafleur B-2 Le Devoir, vendredi 9 novembre 1990 (In peu de recul IL EST de bon ton dans les salons d'Outremont et les salles de nouvelles de faire preuve d’un certain cynisme face à la Commission Bélanger-Campeau.Pas questions d'être dupe des petites manoeuvres de nos politiciens.C’est un cirque ambulant, s'est-on empressé de dire.Du placotage, ont répondu ceux qui rêvent de tout régler par une petite élection référendaire.Ils ne vont pas s’entendre.Tout cela est vrai et nous ne manquerons pas de volontaires pour lire entre les lignes des déclarations de chaque membre de la Commission.On cherchera à tout prix à démontrer le ridicule de l’opération.On va en critiquer les coûts exorbitants.Tout cela est de bonne guerre et constitue le prix à payer pour sauvegarder notre démocratie.Malgré tout, peut-on envisager la Commission dans son impact a plus long terme ?Se pourrait-il que l’idée même de cette Commission soit plus importante que le rapport qui en ressortira ?Pris comme nous sommes dans le débat souveraineté contre fédéralisme, nous ne voyons pas toujours le portrait d'ensemble.Et si la Commission constituait la première institution politique du //À Daniel LATOC1CHE Québec de l’après-lac Meech ?Nous savons tous que nos institutions politiques sont malades, extrêmement malades.On le voit à chaque jour au Sénat.On vient de le constater de nouveau lors de l'élection montréalaise.Notre mode de scrutin nous a encore joué un mauvais tour et les citoyens n’en sont pas dupes.Ils sont demeurés chez eux.Cette crise institutionnelle n’est pas propre au Québec.Les États-Unis y sont aussi embourbés et la Communauté économique européenne n’a pas la moindre idée de l’allure que devraient prendre ses institutions.Le premier ministre Bourassa a beau citer l’Europe en exemple, il aurait intérêt à s’attarder au désarroi actuel des Européens lorsque vient le temps de décider de la localisation de leur Parlement et des rapports qu’il doit entretenir avec les Parlements nationaux.Contrairement à ce qu’on nous laisse entendre, la marche vers l’unification économique a redonné un nouveau souffle de vie à ces Parlements.Ils se sont même réunis dernièrement dans une sorte d’intersyndicale parlementaire, pour redéfinir et accroître leurs responsabilités.La Commission Campeau-Bélanger a déjà l’allure d'un Parlement d'un genre nouveau.C’est un mélange de Chambre élue et de Sénat non élu.Plutôt que de séparer les deux avec les résultats que cela donne, on a choisi de rassembler ces deux Chambres en une seule institution.Les partis politiques y sont présents et c’est tant mieux ainsi, car il faut assurer la continuité avec nos institutions actuelles.Mais ils ne sont plus les seuls.Qu’on le veuille ou non, la dynamique des réunions s’en trouvera modifiée.Que l’on ait décidé de limiter l’action de cette Commission à une seule question est peut-être aussi riche ae promesses.À l’approche du prochain millénaire, peut-on encore espérer que des parlementaires puissent discuter avec intelligence de questions de plus en plus complexes ?Ne faut-il pas leur permettre d'enrichir leurs travaux grâce à la participation de personnes expertes ?Le député élu selon le mode traditionnel est devenu un anachronisme ambulant, dans la mesure où la circonscription qu'il représente n'est rien d’autre qu’un simple découpage électoral arithmétique.Nommez-moi des gestes que vous posez sur une base quotidienne en tant que citoyen du district de Saint-Jacques ou d’Abitibi-Est.Les gouvernements locaux et régionaux ont pris en charge bon nombre de ces responsabilités qui définissent votre identité locale.La langue que vous parlez, votre profession, vos habitudes de loisirs, votre statut familial définissent davantage ce que vous êtes et ce que vous faites que votre appartenance à un district plutôt qu’à un autre.Alors pourquoi ne pas faire appel, pour parler en notre nom, a des personnes qui nous représentent sur tous ces dossiers ?On pourrait imaginer des commissions sur le modèle Bélanger-Campeau pour toutes sortes de questions, commissions qui siégeraient en parallèle ou en succession.L avantage de ce genre de commission est leur non-permanence et la rotation de leur Kirsonnel, ce qui permet plus de exibilité et moins de bureaucratie.Si la formule fait ses preuves dans le domaine de la Constitution, pourquoi ne pas imaginer y avoir recours pour celui de l’éducation et de la formation de la main-d’oeuvre ?Depuis vingt ans, l Assemblée nationale se penche sans succès sur cette question.À tous les deux ans, il faut recommencer car il manque toujours les principaux intervenants au dossier.Dans les années 60, on pouvait encore prétendre « régler » notre problème d éducation en créant un ministère.Il aura suffit d’une loi pour y arriver.Aujourd’hui, elles sont rares, les questions où une loi suffit.Malheureusement pour nos parlements, ils ne peuvent produire rien d’autre que des lois.La Commission Campeau-Bélanger baigne dans le vague et le doute.Sa direction bicéphale permet d'envisager le pire.Dans 150 jours, elle n'existera plus et, dans le meilleur des scénarios, elle ne produira qu’un consensus limité qui devra être repris par les Sliticiens.En avril prochain, il iidra tout recommencer.Mais à bien y penser, c’est un peu de cette façon que sont nées nos assemblées législatives actuelles.Dans quelques États américains, elles ont même conservé ce petit air d’improvisation.Lorsqu’elle s’est réuni pour la première fois, l’Assemblée nationale française ne savait pas qu'elle deviendrait l’institution permanente qu’elle est devenue.On la voyait davantage comme le successeur aux États-généraux et comme un mécanisme permettant au peuple français de prendre la parole.Evidemment, le Roi ne voyait pas les choses de la même manière et pendant plusieurs mois, l’Assemblée siégeait dans la quasi-clandestinité.La Commission Campeau-Bélanger nous pose à tous une question imprévue, qui n'a rien à voir avec le partage des pouvoirs constitutionnels : vaut-il la peine d’accéder à la souveraineté politique si c’est pour confier celle-ci à une Assemblée nationale qui continuerait de fonctionner comme avant ?4 Haïti Cette campagne, comme celle de l’ecclésiastique de Port-au-Pri nce, porte le nom de code d'Operasyon Lavalas, une expression créole qui veut dire quelque chose comme « ba-lavage, raz de marée, nettoyage général ».Un nouveau mot pour remplacer le fameux déchoukage (éradication des tontons-macoutes) annoncé mais jamais vraiment réalisé après la chute de la maison Duvalier, en février 1986.« Il n’y avait qu’un seul homme ca- Eable de remobiliser toute la nation altienne, métropole et diaspora comprises, et c’était lui », dit M.Serge Bouchereau, travailleur à la CECM et responsable du « Comité des Neuf » qui coordonne à Montréal la collecte de fonds pour le père Aristide.Une opération dont le point culminant, peu avant la consultation du 16 décembre, sera une visite à Montréal du prêtre propulsé en politique.Le père Aristide, déjà de passage au Québec en juin dernier alors que 1000 personnes l’accueillaient dans un sous-sol d'église montréalais, vient de rentrer d’une tournée américaine qui s'est avérée un vif succès : 20 000 personnes à Miami, davantage encore à New York le weekend dernier, et des campagnes de financement qui vont rondement.Ces deux communautés « appuient Aristide en très grand nombre », fait observer M.Icart, dont le Bureau montréalais n’appuiera pas comme telle la campagne de «Titid», « même s'il est évident qu’elle suscite chez nous aussi beaucoup de sympathies ».En attendant sa visite en chair et en os à Montréal, le père Aristide « participera » par téléphone à une assemblée de solidarité, dimanche soir prochain dans un sous-sol d’église de la rue Hochelaga.Plusieurs Haïtiens de la diaspora se frottent les mains de voir cette arrivée du « grand perturbateur » dans la campagne, alors que « les États-Unis et les autres voulaient installer chez nous une démocratie formelle, avec des élections bien tranquilles, pour régler le cas d’Haïti avant de pouvoir enfin s’occuper de Cuba », lance Henri-Claude Ménard.M.Ménard, comme les autres interlocuteurs québéco-haïtiens joints par LE DEVOIR, insiste sur le caractère contestable du processus qui se dessinait avant l’arrivée dans la course du père Aristide, et sur la clarification des enjeux causée par cette soudaine irruption.« L’arrivée dans la campagne du père Aristide légitimise une campagne électorale jusqu’alors vue par beaucoup de monde comme une opération des États-Unis », dit Jean-Claude Icart.Le candidat des Américains, d’ailleurs toujours en lice, est nm-Cabnete îrtmoüy L’EMPLOI EN DEVENIR .«its liyreS L’EMPLOI EN DEVENIR Diane-Gabrielle Tremblay Travail à temps partiel, à contrat, à la pige, postes occasionnels, temporaires, emploi autonome, sont les nouveaux visages de l’emploi des années 1990, des phénomènes reflétant une profonde mutation du marché du travail.L’auteure propose d’abord des définitions de la flexibilité du travail et de la précarité de l’emploi.Elle tente de dégager les tendances dominantes de l’évolution de l’emploi pour nous aider à comprendre les causes et les conséquences économiques de ces phénomènes.Enfin, elle expose des pistes alternatives qui pourraient permettre au Québec de mieux tirer son épingle du jeu.de l'emploi.124 pages 9,95 $ INSTITUT QUEBECOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE 14.rue Haldimand, Oucbec.GIR 4N4 Tel (418) 643-4695 PHOTO CARL CASSEUS Le père Aristide, photographié ici lors de son passage en juin 1990, reviendra à Montréal avant les élections.M.Marc Bazin, un technocrate centriste formé à Washington, qui a aussi ses partisans à Montréal, et à qui M.Jean-Pierre de l’Objectif accorde « de bonnes chances » contre le père Aristide.« Peut-être le père Aristide est-il trop pressé » dans sa volonté d’en découdre avec les macoutes; et « on se peut aussi se poser des questions sur son programme », reconnaît pour sa part M.Jacques Raymond, délégué aux affaires haïtiennes à l’Association québécoise des organismes de coopération internationale.« Mais sa candidature a une résonance très positive » dans la communauté locale, et « a suscité un grand intérêt » pour la campagne actuelle.L’espoir des Haïtiens, conclut M.Raymond, c’est aussi que cette campagne, rendue médiatiquement spectaculaire par la présence du petit prêtre aspirant président, « suscite parmi tous les Québécois la même attention et la même solidarité » que celles manifestées lors de la tragédie des élections avortées de novembre 1987.4 Winnie n’a pas pris une ride et c’est ce que prouve avec éclat cette production d'Oh les beaux jours à l’Espace Go, une production d’un professionnalisme sûr, d’un goût remarquable, et d’une tenue d’une solidité à toute épreuve.Brigitte Haentjens réussit avec ce Beckett sa meilleure mise en scène jusqu’à maintenant.Si le texte elliptique est toujours aussi fort, dans sa manière de parler de rien et de tresser un filet autour de l’existence de ce couple, Oh les beaux jours, dans cette présentation, vaut de plus pour le remarquable travail de Sylvie Drapeau, comédienne exceptionnelle, la meilleure à Montréal aujourd’hui parmi les nouvelles figures, qui fait de Winnie (qu’on imagine vieille à cause de Madeleine Renaud qui a créé le rôle) une femme sans âge, qui fut belle, qui reste forte, qui incarne tout le genre humain en un clin d’oeil.Beckett, en imaginant ce couple, voyait une femme grasse, dans la cinquantaine, et à la création Roger Blin eut un coup de génie en pensant plutôt la faire interpréter pâr Madeleine Renaud, gracile, fine, élégante et très vieille — elle le créa dans la soixantaine.Sylvie Drapeau, qui vient d’amver dans le paysage théâtral montréalais (on l’a découverte dans Kl vire Jouvet 40 au Quat’Sous il y a deux ans), donne à Winnie une autre envergure, moins cristalline et plus énergique, moins fragile et plus désespérée, et évacue toutes les références à Renaud ou Françoise Faucher qui l’a joué au Café de la place il y a 10 ans.À la nostalgie d’une vie finie que jouaient Mmes Renaud et Faucher, Sylvie Drapeau propose au contraire une intemporalité de Winnie qui renforce la piece de Beckett.Avec une diction parfaite, une assurance étonnante, un sens du théâtre jusque dans le moindre cillement, Sylvie Drapeau prouve avec Winnie qu’elle est appelée à devenir l’une des plus grandes comédiennes de notre époque.Il faut courir la voir.Une telle actrice, à cet âge, c’est rare.Elle sert le texte de Beckett d’une prodigieuse façon.On retiendra cette interprétation parmi les meilleures que le théâtre québécois ait permis.De plus, c’est dans une scénographie et des éclairages remarquables que Brigitte Haentjens place son spectacle.Michel Beaulieu, en artiste, a joué des lueurs et des couleurs du jour sur ce ciel en cyclo qui surplombe l’aire de jeu.On a su rendre tout l’étrange et tout l’ordinaire de cette hiératique partie de campagne en plein désert.Un très bon spectacle, l’une des rares réussites de la saison avec L’École des femmes de René Richard Cyr au TNM.Des instants de théâtre qui dureront dans le souvenir.4 B-C Les auteurs estiment que la procédure d’amendement de la Constitution, telle qu’instaurée en 1982 sans le consentement ni la ratification du Québec, rend virtuellement impossible toute révision du statut du Québec.Il y a un obstacle insurmontable : la formule de l’unanimité des 10 provinces et d’Ottawa, doublée de la conviction du Canada anglais que le Québec est une province parmi dix, égales et symétriques.Pour en sortir, le Québec doit créer une nouvelle dynamique fructueuse et positive, au moyen d’une loi, le moyen d’expression par excellence des nations démocratiques.En termes vulgaires, on pourrait dire que les cinq experts d’Ottawa proposent ni plus ni moins un coup de force, mais pleinement légal, légitime et éminemment démocratique.Ne pouvant amender la Constitution actuelle, le Québec s’en dégagerait en affirmant la primauté de ses lois.Il se donnerait ainsi une énorme marge de négociations, un peu comme un syndicat qui donne un mandat de grève à sa direction, pour être utilisé au moment opportun.On pourrait dire aussi que le Québec se donnerait une clé pour ouvrir une porte, si, quand et comme il le veut.En clair, la loi sur la primauté des lois du Québec ne ferait pas l’économie du référendum, elle en rendrait le recours nécessaire.Elle n’entrerait en vigueur que lorsqu’une majorité des électeurs la ratifieraient par référendum, conformément à la loi sur les consultations populaires.Dans leur présentation, les cinq professeurs font ressortir les avantages immédiats de la primauté qu’ils proposent, aussi bien en droit interne qu’international, et dans les négociations avec le Canada.« Cette loi n’est pas un aboutissement, concluent-ils.Elle est.un moyen de sortir d’une impasse que d’aucuns vou- draient passagère.Elle offre en ou- ! tre l’avantage important de ne pas perturber inutilement la sécurité j économique du Québec».Qu’en est-il au juste de cette manière totalement nouvelle, inédite, de sortir le Québec de l’impasse constitutionnelle ?.Peut-être s’agissait-il d’y penser, comme pour l’oeuf de Colomb ?Trop simple pour être juste, trop facile pour être applicable ?Les experts et l’ensemble de l’industrie constitutionnelle pourront s’en donner à coeur joie pour ou contre ce séduisant coup de force.Douce vengeance sur celui de MM.Trudeau, Chrétien, Ouellet, il y a près de 10 ans déjà, ou mirage sans lendemain ?Sans être malicieux, il faut espérer qu’un autre expert, ministre celui-là, M.Gil Rémillard, tire du mémoire inédit de ses collègues j d’Ottawa des aliments pour sa réfie- j xion, flageolante par les temps qui j courent.Mardi, il enterrait preste- | ment la formule d’amendement constitutionnel; le lendemain, il ressortait celle dite du « 7-50 », qui ne requiert que l’assentiment de sept provinces représentant 50 % de la population.Comment voulez-vous ensuite que les profanes que nous sommes s’y retrouvent si le ministre constitutionnel par excellence s’y fourvoie avec ardeur ?À l’Asemblée, hier, le chef de l’opposition a bien tenté de faire ressortir ces divergences, les mettant en parallèle avec celles du premier ministre.Mais, comme à son habitude, M.Robert Bourassa a joué de ruse, esquivant facilement les pièges de M.Jacques Parizeau.La question reste là, lourde et exigeante.Comment sortir du carcan de 1982, de l’impasse.Il est un peu tôt | pour parler de référendum, certes, j d’autant que le projet de société qui devrait l’accompagner est loin d’être j au point, comme le soulignait hier M.Claude Béland.Mais le gouverne- I ment, quand il aura en main le rapport de la Commission, dans quelques jours, ne pourra longtemps repousser l’échéance, à tout le moins la décision de consulter le peuple ou d’attendre l’élection générale.J’opine qu’il attendra, estimant que le temps jouera pour lui.Toutefois, un jour ou l’autre, les Québécois devront trancher.En attendant, que dirait-on d’un coup de force, en toute légalité, légi-timité et démocratie, à la canadienne quoi, cette fois, par le Québec ?Pierre-F.Côté, l’expertise québécoise à Haïti L’espoir d’un scrutin démocratique Gilles Lesage de notre bureau de Québec EN CHARGE de l’expertise québécoise à Haïti, en vue des élections présidentielles du 16 décembre, le directeur général des élections (DGE) a confiance que, cette fois, le processus démocratique sera respecté.M.Pierre-F.Côté s’est rendu à de multiples reprises en Haïti depuis que, le printemps dernier, l’Organisation des États américains (OÉA) lui confiait la coordination de la mission d’observation du processus électoral que l’OÉA est à organiser dans ce pays.En plus, le directeur du contentieux du DGE, Me Jacques Girard, y passe le plus clair de son temps, en compagnie de quelques dizaines de fonctionnaires québécois, assistés de collègues d’autres provinces.Au cours d’un récent entretien avec LE DEVOIR, M.Côté confie qu’il a accepté cette mission, extrêmement délicate, à trois conditions, à savoir, que : le gouvernement canadien soit d’accord, l’Assemblée nationale adopte une résolution à l’unanimité et que son assistant puisse assurer une permanence sur les lieux.Chargé d’une mission semblable en 1987, le DGE s’est pris d’une grande affection pour Haïti et en parle avec enthousiasme, même s’il a failli y laisser sa peau la journée même des élections, des commandos armés semant la terreur et faisant plus de 30 morts, le fatidique 29 novembre 1987.Depuis trois ans, note M.Côté avec tristesse, la pauvreté et la misère ont fait des « progrès géométriques » dans 111e, transformant même la capitale, Port-au-Prince, en « méga-bidonville ».Si les pays nantis ne viennent pas en aide, ce drame va leur éclater au visage, craint-il, et ça va leur coûter pas mal plus cher, de toute manière.Si les élections du mois prochain se déroulent bien et réussissent à mettre fin, une fois pour toutes, à la dictature, comme le souhaite et l’espère ardemment M.Côté, les États-Unis, le Canada, la France, l’Allemagne et le Japon, par exemple, devraient mettre au point un plan d’urgence pour Haïti.Le DGE insiste : la situation est dramatique, avec une population à 85 % rurale et 80 % d’analphabètes.Autant qu’à la démocratie, M.Côté croit à la solidarité internationale qui, espère-t-il, se manifestera comme il se doit.Le DGE du Québec manifeste le plus grand respect pour la présidente, Mme Trouillot,» une femme extraordinaire », et pour le Conseil électoral provisoire, qui exerce de son mieux des fonctions difficiles.Malgré les embûches et les obstacles, il a confiance que, cette fois, l’exercice électoral permettra au peuple haïtien de s’exprimer en toute liberté, pour la première fois en plus de 40 ans.Le 1er mai dernier, l’Assemblée nationale, de qui le DG E relève, à titre de « personne désignée », a approuvé la demande de l’OÉA de confier à M.Côté une mission d’observation en Haïti.Elle comporte deux Pierre-F.Côté volets : d’une part, le DGE est le représentant personnel en Haïti du secrétaire général de l’OÉA, l’ambassadeur Soares; d’autre part, il coordonne la mission d’observation du processus en cours.La demande de l’OÉA a été adressée au gouvernement canadien, qui l’a transmise au ministère des Affaires intergouvemementales pour approbation.Le premier ministre et le chef de l’opposition ont donné leur accord, puis l’ensemble des députés En mars dernier, l’OÉA, à la suite d’une demande du gouvernement haïtien, avait confié une premiere mission exploratoire à trois observateurs, dont M.Côté.À la suite de l’étude de leur rapport, l’OÉA a fait une demande officielle, via l’ambas sadeur Jean-Paul Hubert, représentant permanent du Canada.Ce n’est pas la première fois que l’expertise canadienne, spécialement québécoise, est reconnue et recherchée en matière électorale.Surtout depuis les grandes réformes de 1977-78, il se passe rarement une année où on ne fait pas appel à M.Côté et à ses collègues pour de l’aide technique ou des conseils de tout genre.De toute évidence, la loi électorale du Québec est à l’avant-garde et elle a le grand avantage d’être facilement et éminemment exportable.À l’unisson, les parlementaires se réjouissaient de cet honneur pour les institutions québécoises.D’autre part, rentrée d’Haïti la semaine dernière, une mission d’observation québécoise (sans lien avec celle du DG E) estimait notamment que la participation massive des électeurs serait un gage de sérieux.S’il a l’assurance que les élections seront valables et démocratiques, le peuple haïtien pourrait se rendre aux urnes et profiter de cette opportunité démocratique.La présence d’observateurs internationaux contribuera sûrement à créer ce climat de con fiance.Toutefois, même si l’élection est démocratique, selon la mission, la partie n’est pas gagnée d’avance. LE GUIDE DU WEEK-END Montréal, vendredi 9 novembre 1990 ARTS VISUELS Suzanne Giroux, Givcmy, le temps mauve Depuis 1988, Suzanne Giroux, la star de la vidéo québécoise va se promener dans les jardins de Monet à Givemy.Elle en rapporte huit immenses peintures-vidéo, où les images défilent à un rythme si lent que le mouvement en est imperceptible.Un hommage à l'impressionnisme qui ne passe pas inaperçu puisque le jour du vernissage, des collectionneurs américains et français se sont précipités sur cette toute nouvelle production de la jeune vidéaste qui connaît un succès international retentissant.Musée d’art contemporain, Cité du Havre, jusqu’au 27 janvier.— Claire Gravel LA TÉLÉ DU WEEK-END La femme du teinturier DÉCIDÉMENT, la jeune génération de cinéastes chinois de la trempe des Chen Kaige, Zhang Zeming ou Zhang Yimou n’arrête pas de nous étonner.Après avoir remporté l’Oursd’or à Berlin (1988) pour Sorgho rouge, voilà que Zhang Yimou récidive avec Ju Dou qui s’est déjà mérité le prix Luis Bunuel à Cannes cette année et le Hugo d’Or du Festival de Chicago.On connaît l’attrait de ce cinéaste pour-la composition, les couleurs, la photo exquise.Ayant été caméraman (La Terre jaune et La Grande parade de Chen Kaige) et acteur (Le Vieux nuits de Wu Tian-Ming) il sait exploiter a fond toutes les facettes du métier.Il signe avec Ju Dou un film sensuel et passionné mais en même temps très « chinois », où le poids de la tradition confucéenne ramène à une réalité qui avait em core cours dans les années 20 dans la Chine provinciale.Le film était en tournage aux studios de Xi’an — la mecque du nouveau cinéma chinois — pendant les événements de Tiananmen et n’a pu être terminé que grâce sans doute à la réputation « internationale » du cinéaste.C’est Gong Li, l’actrice fétiche de Zhang Yimou, qui interprète le rôle de Ju Dou, personnage féminin qui se démarqué nettement par son aplomb et son énergie de la cinématographie chinoise habituelle: Son amant damné est interprété par Li Baotian, tandis que le rôle de son mari cupide, tortionnaire et impuissant est confié à Li Wei.En mandarin avec s.-L français.Au cinéma Quartier Latin à 19 h.— Angèle Dagenals Jeunes mélomanes.Marc-André Gauthier, violoniste et Stewart Goodyear, pianiste (notre photo), tous deux âgés de 12 ans sont les invités ce matin à 9 h45 pour les écoliers de la CÉCM et aussi cet après-midi pour les adultes à 13 h45 aux concerts donnés par l’Orchestre Métropolitain sous la direction d’Agnès Grossmann.À la salle Maisonneuve de la PdA.O \S Ensemble Arion.La Société de musique de chambre du Lakeshore présente l’Ensemble Arion dans des oeuvres de Telemann, Couperin et Leclair ce soir à 20 h à l’église Union de Sainte-Anne-de-Bellevue.Billets disponibles à la porte.O \S SMCQ et musiques actuelles.La Société de musique contemporaine du Québec sous la direction de Walter Boudreau se produit samedi dans le cadre du Festival Montréal Musiques actuelles à 20 h à la salle Pollack.O En première.Le Studio de musique ancienne présente pour la première fois en récital à Montréal le violoncelliste baroque Anner Bijlsma dimanche à 20 h à l’église du Saint-Sacrement (500, rue Mont-Royal).— Marie Laurier Expo-vente annuelle au Musée Marc-Aurèle Fortin jusqu’à la fin de novembre.On met en vente une pléiade d’oeuvres de peintres québécois renommés, dont ce superbe Marc-Aurèle Fortin (photo) de 1925, Rue à Sainte-Rose que la Galerie Nationale a déjà exposé en 1964.On retrouve également en vente des Mousseau, Cosgrove, Pellan, Su-zor-Côté, Dallaire, Richard, Riopelle, Lemire, etc.Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 11 h à 17 h.L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE Place à Samuel Beckett CE SOIR Droit de parole aux immigrants.Le Canada accueillera 1,2 million d’im migrants d’ici 1995.Les gouver nements sauront-ils faire face à cet afflux ?Michel Viens relance le dé bat ce soir.Êtes-vous prêts à ouvrir davantage les portes de votre ville aux immigrants ?, demande t-iL Une question qui soulèvera les passions.R.-Q., 20 h.SAMEDI Pourquoi me distu • tu» ?.Les animateurs de Virages, Michaëlle Jean et Jacques Languirand, remettent en question la mode du tu toiement, très répandue depuis une vingtaine d’années.Le tutoiement représente-t-il une marque de chaleur ou une absence de respect ?Quelle est sa signification sociale et linguistique ?Un sujet d’apparence anodine mais lourd de sens.R.C., 18 h 10 Zachary Ansley dans Princes in Exile.NOS CHOIX MUSIQUE EXPOSITION DEPUIS quelques jours la comédienne Sylvie Drapeau interprète avec une force extraordinaire, à l’Espace Go, le seul grand personnage féminin du théâtre de Samuel Beckett, la Winnie de Oh les beaux jours.Ce soir, à la Chapelle historique du Bon Pasteur, débutent les représentations de Cantate grise, un collage Beckett dans lequel l’équipe du Théâtre Ubu crée huit des dramaticules de l’auteur de Godot On est donc en plein automne becket tien.Un an après la mort de Beckett, un des plus importants dramaturges du siècle avec Claudel et Brecht, deux petites compagnies de théâtre montréalaises, sans se concerter, nous donnent l’occasion de fréquenter la théâtralité la plus austère et la plus riche qui soit.En attendant un Godot au TNM, l’occasion est belle de se familiariser avec ce théâtre exigeant et sublime.D’autant plus qu’à l’Espace Go, la mise en scène d'Oh les beaux jours par Brigitte llaent-jens est une réussite et que les gens d’Ubu, dirigés par Denis Marleau, ont prouvé maintes fois (avec Queneau, Tzara, Schwitters) qu’ils sont les maîtres de la précision et de l’étrange.Oh les beaux jours est présenté tous les soirs (sauf le lundi) à l’Espace Go, rue Clark.La salle étant petite, il est prudent de réserver ses places.Au 271-5381.Cantate grise est présenté à compter de ce soir jusqu’au 8 décembre, à la Chapelle historique du Bon Pasteur, rue She-brooke.On réserve à 522-1245.— Robert Lévesque Sylvie Drapeau en Winnie.DIMANCHE Princes en exil Pour échapper à la compassion étouffante de leurs parents et au cortège de médecins, des adolescents atteints de cancer se rassemblent en été au Camp llawkin.Ils sont les« Princes en exil ».Parmi eux, Ryan Rafferty (Zachary Ansley), 17 ans.Atteint d’une tumeur au cerveau, il se donne deux buts : publier son jour nal intime et perdre son pucelage.Produit par Cinépix et l’Office na tional du Film, Princes in Exile, du réalisateur Gilles Walker, a rem porté le prix de meilleur scénario au dernier Festival des films de Montréal.Le destin bouleversant de ces adolescents qui ne verront jamais leurs 20 ans y est traité avec bon goût, sans complaisance.CBC 20 h — P.C.Gong Li et Li Baotian _m CINÉMA B-4 ¦ Le Devoir, vendredi 9 novembre 1990 LE GUIDE DU WEEK-END CINEMA ASTRE I: (327-500))— Child's Play 7 h.9 h.sam dim 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h, ven sam dern spec) 11 h ASTRE II: — Marked lor Death 7 h 10, 9 h 20, sam 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 9 h 40, dim 1 h.3 h 10, 5 h 20.7 h 30.9 h 40, ven sam dern spect 11 h 45— Home Alone sam 7 h 30 ASTRE III: - White Palace 7 h 15, 9 h 30, sam dim 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40, ven sam dern sped 11 h 30 ASTRE IV: — Sibling Rivalry 7 h 15, sam 3 h, 9 h 20, dim 3 h, 5 h 30, 9 h 20— Home Alone sam 5 h 30— King lo the Kick Boner sem 9 h, sam dim.1 h, 7 h 30.ven sam dern spect 11 h BERRII: (288-2115) — Jeu d'enlanl no 2 1 h 30.3 h 30.5 h 30, 7 h 30.9 h 30 BERRI II: - Europe Europe 1 h 30, 4 h 15, 7 h 10, 9 h 30 BERRI III: - Henry el June 1 h 30, 4 h 15, 7 h , 9 h 30 BERRI IV: - Adrénaline 1 h15.3h15.5h 15, 7h 15, 9h 15 BERRI V: - Ils vont loua bien 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 BONAVENTURE I: (861 2725)- Child’s Play sem et sam 7 h 30, 9 h 30, dim 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30 BONAVENTURE II: - Miller’s Crossing 7 h.9 h 25, dim 2 h.4 h 30, 7 h.9 h 15 BROSSARD I: (465-5906) — La gloire de mon père 7 h 05, 9 h 25.sam dim 1 h 45, 4 h 30.7 h 05, 9 h 25 BROSSARD II: — Henry A June ven 7 h, 9 h 30.sam 1 h, 4 h, 7 h.9 h 30, dim 2 h.5 h.8 h lun au |eu 8 h BROSSARD III: - Mon coin de paradis sem 7 h 15, 9 h 30, sam dim 1h.3h.5h,7h 15.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (688 3684)- 58 minutes pour vivre 7 h.9 h 30, sam dim 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: - Tatle Danielle 7 h 15, 9 h 35, sam dim 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 li 15, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 3: - Bons baisers d’Hollywood 7 h 25.9 h 35.sam.dim 12 h 45, 3 h.5 h 15, 7 h 25.9 h 35 CARREFOUR LAVAL 4: - Le petit monstre sam dim 1 h 05— Memphis Belle 7 h 30, 9 h 40.sam dim 3 h 05, 5 h 15.7 h 30, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL S:— Mon coin de paradis 7 h 10, 9 h 10.sam dim 1 h 10.3 h 10.5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 6: - Marked lor Death 7 h 30.9 h 45, sam dim 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30 9 h 45 CINEMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil- Henry and June 1 h 30.4 h 10, 6 h 45, 9 h 30 CINEMA ÉGYPTIEN 2: - La gloire de mon père 2 h, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 30 CINEMA ÉGYPTIEN 3: - Mon coin de paradis 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINEMA JEAN-TALON: Mtl- Ghost 7 h, 9 h 30, sam dim 2 h, 4 h 30.7 h.9 h 30 CINEMA OMÉGA 1: - Mon fantôme d’amour7 h.9 h 30, sam dim 1 h, 3 h 30, 7 h.9 h 30 CINÉMA OMEGA 2: - Monsieur Destin 7 h.9 h 15, sam dim.1 h 15.3 h 45.7 h, 9 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent.Mtl (843-6001)— ven.Montréal Musiques Actuelles— Les 5 jours du cinéma indépendant canadien ven Ronde Jackass Johnny A Dialogue with Vision Drlltwood Batteries 19 h— New Shoes Zero Gravite Escapades ot the One Particular Mr Noodle Barcelone 21 h — The Fllpbook Movie The Story ol the Fish Girl Le diable est une petite fille Cult ol the Nuclear Brain Dead 23 h — sam Th.MM B Elegy L’aleule Let's Rap John Cassavetes 19 h — Reading Between the Lines Chambres voisines 2 000 001 Frank's Odyssey The Unblled Story 20 octaves au-dessous du do moyen 21 h —dim 6237 Christophe-Colomb Au rythme de mon coeur 19 h — Shaving Breadhead 21 h CINÉMA PARIS: MK (875-7284)— CINEMA POINTE-CLAIRE 1:6361 Trans-Ca-nada — Henry 8 June sam dim 2 h.5 h 8 h, sem.8 h CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: - Marked tor Death 7 h 05, 9 h 10, sam dim 12 h 50, 2 h 55, 5 h.7 h 05.9 h 10 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: - Sibling Rivalry7 h 10, 9 h 10, sam 1 h 10, 3 h 10, 9 h 30.dim 1 h 10.3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 10— Home Alone sam 5h30,7h30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: - Child’s Play 2 7 h 05, 9 h 05, sam.dim 1 h 05, 3 h 05.5 h 05.7 h 05, 9 h 05 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: - White Palace 7 h 10, 9 h 15.sam dim 12 h 55, 3 h, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 15 CINEMA POINTE-CLAIRE 6: - King ol the Kick Boxer 7 h, 9 h, sam dim 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h CINÉMATHÈQUE QUEBECOISE: (842-9768)-ven Tol'Able David 18 h 35 — Le temps Le masque 20 h 35—sam Tl-cul Tougas 18 h 35 — The Vampire Lovers 20 h 35— dim Carmen 15 h — Tenue de soirée 18 h 35— L argent 20 h 35 CINEMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559)-Avalon 6 h 20, 9 h 10, sam dim 12 h 30 3 h 20, 6 h 20.9 h 10 „ CINÉMA V - 2: — Reversai ol Fortune 6 h 15, 9 h 15.sam dim12h15.3h,6h15 9h 15 CINÉPLEX I: (8494518) - Bons baisers d’Hollywood 1 h 05, 3 h 10.5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 CINEPLEX II: - Code 3615 3 h 05, 7 h 05— Nuit d'été en ville 1 h 10.5 h, 9 h 30 CINEPLEX III: — Darkman 1 h.3 h 5 h 05 7 h, 9 h CINEPLEX IV: - Nlklta 1 h 30, 4 h 45 7 h 15 9 h 40 CINÉPLEX V Un week-end sur deux 5 h, 9 h 20— Memphis Belle 1 h 30, 7 h 10 CINÉPLEX VI: — Présumé Innocent 1 h 3 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX Vil: - Pump Up the Volume 1 h 15.3 h 15.5 h 15, 7 h 15.9 h 15 CINÉPLEX VIII: — Le roi du kick boxing 1 h 05.3 h 10, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 CINEPLEX IX: — Le grand bleu 2 h, 5 h 10, 8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)— Quelle heure est-H 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS II: - Tatle Danielle 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20, 9 h 40 COMPLEXE DESJARDINS III: - Alberto Express 1 h, 3 h, 5 h 05, 7 h, 9 h COMPLEXE DESJARDINS IV: - Cargo 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 10, 9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 oues! Boul Dorchester, Mil (283-8229)— ven sam dim mar mer Air Uranium 19 h—Au chic resta Pop 21 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— dim Thérèse 19 h — The Last Temptation ot Christ 21 h CRÈMAZIE: (388 4210) - La gloire de mon père ven 7 h, 9 h 25, sam dim 2 h, 4 h 30, 7 h.9 h 25.lun mer jeu, 7 h, 9 h 25, mar 2 h, 7 h.9 h 25 DAUPHIN I: (721 -6060) — Bons baisers d’Hol-lywoodl h 15, 9 h 20, sam dim, 1 h, 3 h 15, 5 h 30.7 h 40.9 h 45 DAUPHIN II: - Sailor et Lula 7 h.9 h 30, sam dim, 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) — White Pa-facesam dim 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30, sem 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 2: - Sibling Rivalry sam 1 h 30, 3 h 15, 9 h 30, dim 1 h 30, 3 h 15, 5 h, 7 h.9 h, sem 7 h, 9 h — Home Alone sam 5 h 30, 7 h 30 DORVAL I: (631-8586) - Jacob s Ladder 6 h 45, 9 h 15.sam dim 1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 15 DORVAL II: - Reversai ol Fortune 6 h 30, 9 h 15, sam dim 1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 DORVAL III: — Quigley Down Under 6 h 30, 9 h 15, sam dim 1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 DORVAL IV:- Ghostb h 45, 9 h 25, sam dim 1 h, 4 h.6 h 45, 9 h 25 DU PARC 1: (844 9470)- Reversai ol Fortune 6 h 45, 9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h 45, 6 h 45.9 h 10 DU PARC 2: — Quigley Down Under 7 h.9 h 20, sam dim 1 h 15, 4 h, 7 h, 9 h 20 DU PARC 3: — Bethune 7 h 15, 9 h 30, sam dim 1 h 30, 4 h 15, 7 h 15, 9 h 30 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Mon lantôme d'amour 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 2: — Retour vers le futur 3 2 h 10.4 h 40, 7 h 10, 9 h 35 FAIRVIEW I: (697-8095) - King ol New York 6 h 45, 9 h 10, sam dim 1 h 30.4 h 25, 6 h 45.9 h 10 FAIRVIEW II: - Mr Destiny 7 h.9 h 25.sam dim 1 h 45, 4 h 40, 7 h, 9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 :(932-2230)-Whlte Palace 12 h 50, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Pacific Heights 1 h.3 h 05, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Sibling Rivalry 1 h 30, 3 h 20.5 h 10, 7 h 10, 9 h 10.sam 1 h 30, 3 h 20, 9 h 30— Home Alone sam.5 h 30, 7 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Wild at Heart 1 h 40.4 h 15, 7 h, 9 h 25 GOETHE-INSTITUT MONTREAL: (490-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - King ol New York 7 h, 9 h 30, sam dim 12 h 55, 3 h 25, 7 h,9 h 30 GREENFIELD 2: - Jacob s Ladder 6 h 50, 9 h 25, sam dim 1 h 05.3 h 40, 6 h £0, 9 h 25 GREENFIELD 3: — Mon lantôme d'amour 6 h 40, 9 h 20, sam dim 1 h, 3 h 30, 6 h 40.9 h 20 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Vivre au Sommet et Envol (tr ) du mar au ven 10h .11630, 136, 196, sam 13h„ 166, 17630, 19h, ven sam dern spect.226, dim 11h 30, 136, 16h , 17630, 196— To the Limit et Skyward mar au dim 14630 et 20630 IMPÉRIAL: (288-7102) — Cyrano de Bergerac 12 h 45.3 h 35, 6 h 25.9 h 15 LAVAL I : (688-7776) - King ol New York fr.7 h 20, 9 h 40.sam.dim 12 h 30.2 h 50, 5 h, 7 h 20.9 h 40 sam dern spect.11 h 50 LAVAL II: — Mon lantôme d'amour 6 h 40, 9 h 10, sam dim.1 h 15, 4 h, 6 h 40, 9 h 10 sam dern spect 11 h 40 LAVAL III:— Salle fermée LAVAL IV:— Salle fermée LAVAL V:— Salle fermée LAVAL 2000 1: (687-5207)- Jeu d éniant no 2 7 h 30, 9 h 15, sam dim 1 h 55, 3 h 40.5 h 30.7 h 30, 9 h 15 LAVAL 2000 2:— Le roi du kick boxing 7 h 10, 9 h 05, sam dim.1 h 25.3 h 15, 5 h, 7 h 10, 9 h 05 LOEW'S l:(861 -7437) — Fantasia 1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30 sam dern sped 24 h LOEW'S II:- Ghost 1 h 05.3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 sam dern spect.11 h 45 LOEW'S III:- Goodtellas 12 h 05, 3 h 05, 6 h 05, 9 h 05 sam dern spect 24 h LOEW'S IV:- Avalon 1 h 30.4 h 10, 6 h 50, 9 h 30 sam dern sped 11 h 50 LOEW'S V:— Bethune 1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 sam.dern sped 11 h 45 OUIMETOSCOPE:(525-8600) — Ven salle 1 La lin du bon vieux temps 19 h 30, 21 h 30— Salle 2 Les noces de papier 19 h—Un monde sans pitié 21 h — Sam Salle 1 La lin du bon vieux temps 19 h 30, 21 h 30— Salle 2 Les noces de papier 19 h—Un monde sans pitié 21 h — Dim Salle 1 Quand Harry rencontre Sally 14 h— Birdy 16 h — La lin du bon vieux temps 19 h 30, 21 h 30— Salle 2 Le peuple singe 14 h 15— Boy Meets Girl 16 h 15— Pink Floyd the Wall 19 h— Camille Claudel 21 h PALACE 1:- King ol New York 12 h 30.2 h 45, 5 h.7 h 15, 9 h 35 sam dern sped 11 h 50 PALACE II:— Jacob's Ladder 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h sam dern sped 11 h 30 PALACE III:- Gratlltl Bridge 1 h, 3 h, 5 h 10.7 h 20, 9 h 30 sam dern sped 11 h 30 PALACE IV:— Memphis Belle 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 25 sam dern sped 11 h 40 PALACE V:- Graveyard Shift 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 sam dern sped 11 h 15, lun' 1 h, 3h, 5h, 9h30 PALACE VI:- Mr Destiny 1 h 20, 3 h 45, 6 h 30, 9 h sam dern.sped 11 h 25, mer 1 h 20, 3 h 45, 9 h 45 PARADIS I: (354-3110)— Jeu d’entant 7 h, 9 h, sam dim 1 h, 3 h, 5 h.7 h, 9 h PARADIS II:— Mon coin de paradis sem 7 h 15.9 h 15, sam dim 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 PARADIS III:— Le petit monstre 7 h 15, sam dim 1 h, 4 h 30, 8 h — Le rot du kick boxing sem 9 h 20, sam dim 2 h 40, 6 h 10, 9 h 45 PARISIEN I: (866-3856)- Stan the Flasher 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 35 PARISIEN II:— Il y a des jours et des lunes 1 h 15, 3 h 55, 6 h 30, 9 11 05 PARISIEN III:- Ratales 1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 35 PARISIEN IV:— Le mari de la colfleuse 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20.7 h 20, 9 h 30 PARISIEN V:- King ol New York 1 h 30, 4 h, 6 h 35, 9 h 10 PARISIEN VI:— Une histoire Inventée 12 h 35, 2 h 45.5 h.7 h 10.9 h 30 PARISIEN VII:— Adieu mon hiver 12 h 40, 2 h 50.5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON I:(935-4246) - Child’s Play 21 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON II:- King ot the Kick Boxer 1 h 15, 3 h 20, 5 h 25, 7 h 35, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON III:- Marked lor Death 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451)-Jeu déniant no 2 7 h 20, 9 h 25, sam dim 1 h 10, 3h 15, 5h20, 7 h 20, 9 h 25 PLACE LONGUEUIL 2: - Le roi du kick boxing 7 h 15, 9 h 20.sam dim.1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 15.9 h 20 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)- ven The Unbelievable Truth 7 h 15, 9 h 30— Performance 11 h 30— sam The Unbelievable Truth 7 h 15, 9 h 30— The Rocky Horror Picture Show 11 h 30— dim West Side Story 2 h 30— Wild at Heart 5 h 15— The Unbelievable Truth 7 h 30, 9 h 30 QUARTIER LATIN: Mil (849-0041)- Le diable d’Amérique dim 1 h, 3 h, 5 h.— Bouge pas, meurs et ressuscite 9 h 15— Judou 7 h.VERSAILLES l:(353-7B80) — Mon lantôme d’amour 6 h 30, 9 h, sam dim 1 h 30, 4 h , 6 h 30, 9 h, sam dern spect.11 h 30 VERSAILLES II:- Monsieur Destin 7 h 20, 9 h 40, sam dim 1 h 40, 4 h, 7 h 20, 9 h 40 sam.dern sped 11 h 45 VERSAILLES III:- Air America fr 6 h 30, 9 h, sam dim 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h sam dern sped 11 h 30 VERSAILLES IV:— Adieu mon hiver 7 h 15, sam.dim 12 h 40, 2 h 50, 7 h 15— Tes al-lalres sont mes affaires 9 h 25, sam dim 5 h, 9 h 25 sam dern sped 11 h 35 VERSAILLES V:— Jacob s Ladder 6 h 40, 9 h 15.sam dim 1 h 30, 4 h, 6 h 40, 9 h 15 sam dern spect.11 h 40 VERSAILLES VI:- King ol New York 7 h, 9 h 20.sam dim 1 h 45, 4 h 10.7 h, 9 h 20 sam.dern sped 11 h 30 MUSIQUE Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paul 0 .Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22615 à 026 30— Slim Williams et Ingrid Stitl avec le groupe Pony, du 8 au 11 nov BAR 2 0 80: 2080 rue Clark.Montréal (285-0186)— Charles Papasoft.sax, les 9-10 nov à22h — Yannick Rieu, sax, le 11 nov à 226 BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Bob Walsh, les 9-10-11 nov BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer.Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun 19h à 24h , mar 206 â 016, mer au ven 18h à 226— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer au ven, à compter de 226, le sam à compter de 21h 30.invité les 9-10 nov , Michel Ouellet—- Billy Georgette en solo, lun de17h à 19h , mar de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam, de 18h à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau, le dim de 196 â 24h .invité le 11 nov, Benod Charest, guitare LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis.Montréal (849-6955)— Billy Charcoal Blues Band, les 9-10 nov LE K BAR: 812 est Rachel, Montréal (526-9054)— Le Max Blues Band, les 9-10 nov RISING SUN: 5380 St-Laurent Montréal (278-5200)— Fujahtive.reggae, le 9 nov — The Groove Kings, en vedette Vincent Lilly, le 10 nov — Dimanche Apollo, avec Billy Marlin & The Soul Jets, |azz.blues, salsa, le 11 nov Classique ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke, Montréal— Broadway, The Old, The New and The Odd, Jasmine Roy, mezzo-soprano.An Snyder, pianiste, le 9 nov à 12h BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale, Montréal (8661661 )— Tous les dimanches à 11h , le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: 110 Notre-Dame 0, Montréal (849-1070)— Tous les dimanches a 11 h , grand-messe (grégorien et polyphonie) a l'orgue Pierre Grand Maison CENTRE CULTUREL DE CHÀTEAUGUAY: Chàteauguay— Concert de Marie-Andrée Ostiguy, pianiste, le 11 nov à 11 h CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (872-5338)— Le Trio de guitares de Québec Jacques Chandon-net.Claude Gagnon et François Leclerc, guitaristes, oeuvres de Attaignant, Bach, Corelli, Debussy, Gagnon, Grieg, Schubert et Weiss, le 11 nov à 156 30 ÉGLISE DE LA PRÉSENTATION: 665 ave de I Église, Dorval (633-4170)- L'Harmonie Concert lakeshore, oeuvres de Broege, Bennett, Smith et autres le 11 nov à 19ta 30 ÉGLISE DE ST-EUSTACHE: St Eustache- Concert du pianiste Louis Lortie.oeuvres de Beethoven et Liszt, le 10 nov à 206 30 EGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: Angle Henri-Julien et Rachel, Montréal- L organiste Jacques Boucher sam à la messe de 176 , dim aux messes de tOh et 11 h — Oeuvres de Tournemire, les 1611 nov EGLISE ST-JOSEPH: 166 rue Dante, Montréal v(270-1324)— Tous les dimanches, messe catholique traditionnelle à 86 30, messe catholique tradi-tionvnetle chantée (grégorien, polyphonie et orgue) à 106 EGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montréal (937-3812)- Tous les dimanches a 8h 45, grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLISE ST-MARC: 2602 est Beaubien, Montréal-Cinq Siècles de Musique, Réal Gauthier, orgue, Jean-Jules Poirier, ténor, oeuvres de Alain, Buxtehude Eberlm, Foersler, Krenek, Krol, Mozart, Scheldt et Tanguay, le 11 nov à 14h 30 EGLISE ST-SIXTE: Boul Laurentien/rue de l'Église SI Laurent— Orchestre Symphonique de McGill, dir Timothy Vernon, solistes Beniamin Butterfield, ténor, Andrew MacDonald, cor, oeuvres de Garant et Bntlen, le 11 nov à 20h EGLISE DE LA VISITATION: 1847 est bout Gouin, Montréal— Le Quatuor La Flûte Enchantée, oeuvres de Mozart, Dvorak, Joplin et Ayoub, le 11 nov.à 156 MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontano.Montréal— Musique Montréal Musiques Actuelles.Marc-André Hamelm, piano, et Joan LaBarbara.voix, le 10 nov.à 166 — Margaret Leng Tan.piano, et Biota/Mnemonists, expériences musicales et vidéo, le 11 nov à 166.ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Reine-Marie, Montréal (733-8211)— Le dim Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir Gilbert Patenaude.à la messe de 116— Le 11 nov la messe Cantate Domino de Thomas L Da Viadana et le motet Estote Fortes In Bello de Thomas L Da Victoria— À156 30.Raymond Da-veluy à l'orgue SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— Les Grands Ballets Canadiens, Giselle, musique d'Adolphe Adam, chorégraphie de Anton Dolm.les 610 nov à 206 — OSM, Dimanche Standard Lile.Charles Dutoit, chef, Pamela Frank, violon, oeuvres de Stravinsky.Bach et Haydn, le 11 nov à 14h 30 SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Montréal— Orchestre Symphonique de McGill, dir, Timothy Vernon, solistes Beniamin Butterfield, ténor, Andrew MacDonald, cor.oeuvres de Garant et Britten, le 9 nov à 206 SALLE REDPATH: 3461 McTavish.Montréal- Récital d'orgue, Patrick Wedd, le 9 nov à 12615 SALLE TUDOR: Ogilvy, 1307 ouest Ste-Cathenne, 5e etage.Montréal— Concert donné par des |eunes élèves de musique classique, le 10 nov à 14h 30 THEATRE MAISONNEUVE: PDA, Montréal (842-2112)— L'Orchestre Métropolitain.Agnès Gross-mann, chet, Marc-André Gauthier, violon, Stewart Goodyear, piano, oeuvres de Wagner, Mendelssohn et Gershwin, le 9 nov à 10h UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal (848-7928)— Concert électroacoustique, les 61611 nov à 206 UNIVERSITÉ DE MONTREAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B 484 Classe de violon.Vladimir Landsman, le 9 nov à 196 THEATRE CAFÉ DE LA PLACE: P0A, Montréal (842-2112)— .L'échange .de Paul Claudel, à compter du 7 nov, mar au sam à 206 CAFÉ-THÉÂTRE RJR MACDONALD: 4375 est Ontario, Montréal (872-1644)— « Ils étaient venus pour .de Marie Laberge, m en s Gaétan Cou-tombe, du 27 oct au 11 nov CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (522-1245)— Le Théâtre Ubu présente Cantate Grise, m en s Denis Marteau, du 9 nov au 8 déc THE DOME THEATRE: 3990 ouest Notre-Dame, Montréal (931-5000)— Le Département de théâtre de Dawson College présente < A Midsummer Night's Dream • de Shakespeare, m en s.Douglas Buchanan, les 1620 nov à 196 30, les 21-23 nov matinées a 12h 30.du 21 au 25 nov, à 206 ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— « Oh les beaux tours ¦ de Samuel Beckett, m en s Brigitte Haenttens, du 30 oct au 1er déc.à 20h ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521-4191 )— Les Productions Recto Verso présentent • Parcours scénographique • de Emile Morin, m en s Jacinthe Harvey, du 13 nov.au 1er déc.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontano.Montréal (5266582)— • Penthésilée • de Heinrich Von Kleist.textes de Marina Tsvétaeva, du 26 oct au 10 nov .mar au dim à 206 30 LA LICORNE RESTAURANT THÉÂTRE: 4559 Papineau Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture présente < Je suis â toi > de Judith Thompson, m en s Claude Poissant, du 8 nov au 15 déc , mar au ven 20h30.sam 16h 30 et 206 30 MCGILL PLAYER S THEATRE: 3480 McTavish.3e étage, Montréal (3966813)— English Suitcase Theatre et Théâtre Players présentent ¦ Billy Bud • du 13 au 17 nov.mar au sam â 206 MAISON-THÉATRE: 255 est Ontario.Montréal (288-7211)— Le Théâtre 1000 Tours présente ¦ Gram de sable .de Manon Vallée, m, en s Alain Grégoire, jusqu'au 25 nov , sam et dim â 156.MONUMENT NATIONAL: 1182 St Laurent.Montréal— • L'invitation au supplice • adaptation du roman de Vladimir Nabokov, m en s.Gregory Glady, du 6 au 10 nov a 206 , matinée le 10 nov â 14630 SALLE FRED BARRY: 4353 Sle-Catherineest, Montréal (253-8974)— Les Productions du Grand Monde présentent * * Adiedi • de Jelena Kohout, m.^LoALou^e LaHa)®' du adaptation et m en s de Denys Arcand.du 12 nov au8déc .mar au sam à 206 , dim â 156 THEATRE ST-DENIS: 1594 St-Denis, Montréal (849-4211)— Le Théâtre du Rideau Vert présente • Ruy Bias > de Victor Hugo, m en s.Guillermo de Andrea, du 30 oct au 24 nov .mar au ven 20h , sam 166 et 21h., dim 156 GRAND THEATRE DE QUÉBEC: Québec (416 6468131 )— Salle Octave-Crémazie Le Théâtre du Tndent présente « Les muses orphelines .de Michel Marc Bouchard, m en s Gill Champagne, du 6 nov au 1er déc , mar au sam à 206 THEATRE DE LA BORDÉE: 1143 St Jean.Que bec (418-694-9631)— • La septième année > de George Axelrod, adaplalion de Frank Fontaine, m en s Jacques Lessard, du 13 nov au 8 déc, mar au sam à 206.30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie.Que bec (4165262183)— .Terre Promise/Terra Pro-messa • co-producbon du Théâtre de la Marmaille et du Teatro Dell Angolo (Italie), m en s NinodTn-trona.Daniel Malleur.Graziano Melano, Giacomo Ravicchio et Monique Rioux, du 6 au 18 nov , mar au sam à20h THEATRE DE L’iLE: 1 rue Wellington.Hull (816 595-7455)— ¦ Les dix petits nègres • de Agatha Christie, m en s Claude Lavoie, du 7 nov au 8 déc VARIETES AUDITORIUM CEGEP AHUNTSIC: 9155 St-Hu-bert.Montréal— Théâtre A quelle heure on meurt, d'après l'oeuvre de Ré|ean Ducharme, le 10 nov â 20h AUDITORIUM DANIEL-JOHNSON: 1200 boul du Tricentenaire, Montréal— Rock Lucien Fran-coeur, le 10 nov à 206 BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Je me souviens, plusieurs artistes invités et le Groupe Cerfeuil, les 6)0 nov à 226 BUILDING DANSE CAFÉ: 77 ouest Mont-Royal.Montréal (842-1887)- Twist Art, Soleil secret et Contes de terre et de leu, danse, jusqu'au 17 nov , mer au sam à20h30 LA BUTTE ST-JACQUES: 50 St-Jacques.Montréal (526 7525)— Virginie Rigoine en spectacle, le 9 nov.â 20h 30— André Boileau en spectacle, le 10 nov à20h 30 CAFÉ LA ROSE ROUGE: 1564 est SteCathenne, Montréal (527-0616)— Jean Custeau chante Félix Leclerc et Georges Brassens, les ven sam dim à 206 30 CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritonum, 255 est Ontario, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Du Saint-Laurent à l'Arctique, le Québec, avec Marc Poirel, le 9 nov à 196 et 216 30 CENTRE CALIXA-LAVALLËE: 3819 ave Calixa-Lavallée.Montréal— Le Disque Vert Et Ses Clartés, installation opératique, musique de Michel Smith, texte de Pascale Materre, m en s Geneviève Note-baert, le 9 nov à 22h 30 COLLÈGE JEAN EUDES: 3535 boul Rosemont.Montréal— Théâtre: À quelle heure on meurt, d'après l’oeuvre de Réjean Ducharme, m en s Martin Faucher, le 9 nov â 206 COLLEGE MARIE-VICTORIN: 7000 rue Marre-Victorin, Montréal— Théâtre pour entants: Potato People, le 9 nov à 196 30 ESPACE FRANÇAIS: 429 est ave Viger, Montréal (845-0000)— L'accordéoniste Jacques Dumont et son orchestre, tous les samedis à 216 MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal— Atelier pour entants Roches, minéraux et pierres précieuses, le 10 nov â 14h — Cinéma et musique La ruée vers l’or de Chaplin, au piano Maxime Du Bois, le 11 nov â 14h MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6706 DeLonmier.Montréal— Les Samedis de la Petite Paine La joie du rire, spectacle de clowneries, le 10 nov à 14630 MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal-Animation: L'art contemporain sur le vit, le 10 nov â 146 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouesl Sherbrooke, Montréal (2861600)— Atelier-rencontre l'architecture dans les salles dèxposi lion, le 10 nov â 10h 30— Conférence du Dr Jennifer Dickson, en anglais, Henri Matisse, Auditorium Maxwell-Cummings.le 11 nov â 116.— Visites commentées de la Collection Permanente, en anglais, le 11 nov à I3h — Visites commentées de la Collection Permanente, en français, le 11 nov â 13h 30— Conférence de Yolande Racine, conservatrice de l'art contemporain, sur ses acqusitions récentes, le 11 nov à 14630 PLANETARIUM DOW: 1000 St-Jacques ouesl Montréal (8724530)— « Récits de voyageurs » du 8 sept au 25 nov , français lun 20h 30, mar mer 13630, |eu ven 13630 et 20630, sam.14615, 166 30 et 206 30, dim 136.15630, 166 30, 206 30, anglais lun 19h 30, mar.mer 12h 30.jeu ven 126 30, 19630, sam 136, 15630, 196 30, dim 14h 15.196 30 LE PTIT BAR DU CARRÉ ST-LOUIS: 3451 St Denis, Montréal (281-9124)— Jacques Rochon en spectacle, les 9-10-11 nov â 226 STADE OLYMPIQUE: Montréal (252-8687)-L'observatoire de la tour du Stade, accessible par funiculaire.tous lesioursde la semaine, lun 12h a 186 .mar au dim de tOh à 186 THEATRE LA CHAPELLE: 3700 St-Domimque.Montréal (843-7738)— « Absolut » Lucie Grégoire, danseuse/chorégraphe, accompagnée par Helmut Lipsky.violon, et Maurice Bouchard, saxophone, du 31 oct au 11 nov à 206 30 THEATRE FÉLIX-LECLERC: 1450 esl SteCathe-rine, Montréal (5254301 )— « Haut-Parleur » spectacle de Jacques Antonin, à compter du 8 nov, lun au sam â 20h , dim à 156 TELEVISION 0 12.00 12.30 13.30 14.30 15.30 15.55 16.00 16.25 16.30 16.55 17.00 17.30 CBFT L'édition magazine Les démons du midi L'heure G D une série à l'autre .Qui c'est ce garçon?.Les schtroumpls En transit Kim et Clip En transit Les débrouillards En transit Les détecteurs de mensonges Montréal ce soir O 12.00 13.00 14.00 14.30 15.00 15.30 16.00 16.30 17.00 18.00 CBMT Midday All My Children Canadian Reflections Alice Welcome Back Kotler Facts ol Life WKRP in Cincinnati Video Hits Golden Girts Newswatch CE) C FT M 12.00 Le TVA édition Montréal 12.25 Attention c'est show 13.30 Harry et compagnie 14.30 Magazine Montréal 15 00 Justice pour tous 15.30 Des gens heureux 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin 18.00 Le TVA édition Montréal CD C F C F 12.00 The Flmtstones 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Optah Wmtrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Puise CB T V 5 15.12 L'Eurottash 15.15 Débats 16.15 Journal télévisé de TF1 17.00 Continents francophones 17.30 Reqards de femme 18.00 Des chiffres et des lettres CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Eltets psychologiques des psychotropes 13.00 Quebec School Telecasts 14.00 Investissement immobilier 15.00 Carrefour Enap 15.30 Téléseivice 16.30 Clémentine 17.00 Robin et Stella 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout Ë0 QUATRE SAISONS (câble 5) Les Pierraleu Le grand journal 12h 30 Cinéma Quatre Saisons ¦ Le procès de Lee Harvey Oswald > amér 77 avec John Pteshetle, Mo Malone et Ben Gazzara Action-réaction La maison Deschènes La fourchette d'or Cafouillis Le grand journal 176 Le grand journal 17630 12.00 12.30 13.00 15.00 15.30 16.00 16.30 17.00 17.30 Evitez la vumée Pour mieux respirer $8 r bhhbhbr ] 8h(H) 18030 19000 19h30 20h()0 20h30 21h00 21h30 22HOO 22h30 23000 23030 00000 (BR (R.C.) Montréal 17h30 / Ce soir les franco- folies de.Cinéma : Tuer n'est pas jouer — G.-B.87 g Avec Timothy Dalton et Maryam d'Abo lx: Téléjoumal P la: l’oint/métèo/sport 1,'heure G Cinéma : Beauté fatale f 3) W( AX (f BS) Burlington News News g The (iolden Girls Evening g Shade Bagdad g Café Over my dead hody Q Dallas P News The Arscnio Hall Show GD WPTZ (NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! A Current Affair Quantum 1 eap g Night g Court Wings Ç Midnight Caller Ç News The T onight Show ( BM I l('B( ) Montréal Newswatch F ront Page Challenge The (.olden (•iris g Street la-gal g Dallas g 'Hie National g 22h20 / TTk- Journal News Good Kinkin' I onite 6f0 CFTM (TVA) Montréal U-TVA g éd.Montréal Charivari Drôle de vidéo 9-1-1 .("est votre histoire Alfred Hitchcock .1 a vie en couleur AdLib I c TV a g éd.réseau 23h50/Ciné: Conan le barbare Am.81 —Avec J.Earl Jones 1 (KL ((TV) Montréal Puise Kntertain- menl tonight Perfect g Strangers Full House g F amily g Matters Night g Court Wings g Midnight Caller g News Ç News The Arsenin Hall Show ! IM TV5 (Télévisions Francophones) Des chiffres et des lettres L’Euromag (18b45) ("est à voir Journal télévisé de FR.T Téléobjectif Du côté de chez Fred llôtc-l L'homme de terre 231*40/Journal télévisé de TFT (TT) ( IV.M (R.-Q.) Montréal Passe-partout Téléservice Première g ligne Droit de parole Tandem g Degrassi g Parler pour parler : g titre sorcière aujourd’hui Nord-Sud g 1 ornières g 1 a ( ommissiun sur l’avenir.20) Musique Irtus Musique vidéo FAX: ITnfoplus la: décompte Coca-Cola VJ: Paul Sarrasin ( ombat des clips VJ: Paul Sarrasin Rock en bulle: F.Martin Musique vidéo VidéoDanse 22) WVNY (AB( ) Burlington News Alf Perfect g Strangers Full House g Family g Matters Perfect g Strangers Going Ç Places 20/20 (information) g News g Nightline g 1 xive Connection (25) Much Music 19 h / Fax Much west Coca-Cola ( ountdown Special / George Michael's South Rank Show Spotlight / Elton John Test Pattern (33) VERMONT FT V (PBS) The MacNeil-l-ehrer Newshour The Nightly Business.Vermont this week Washington week in.g Wall Street g week Great Performances : g Dance in A mericu Two Decades and a Wake-1 Ip Movie : Mutiny on the Itounty —fc.-l).35 Avec Clark Gable et Charles Laughton (35) QUATRE SAISONS Montréal 1 .a roue chanceuse ( oup de foudre 100 limite Urgences Match Show Sortir le Grand Journal 23h Sport plus Ciné-frissons r57) WCFK (l*HS) 3-2-1 g f nntact 11m* Nightly Business .Ihe MacNeil-lehrer Newshour Washington Week in .g Wall Street Week g Movie : All Al*mt l:ve —50 Avec Bette Davis et Anne Baxter 2Jh20/Movie : Heat and Dust (ill 82 —Avec Julie Christie Le Devoir, vendredi 9 novembre 1990 ¦ B-5 ARTS VISUELS La vie derrière les oeuvres Onze artistes invitent le public dans leurs quartiers Jean Dumont IL FUT une époque, pas si lointaine — qu’on se rappelle celle des premiers Impressionnistes — où les ma nifestations de l’art actuel du temps déclenchaient de véritables scanda les.Aujourd’hui, conséquence de la pa rade ininterrompue d’avant gardes toutes plus avant-gardistes les unes que les autres, ou prix à payer pour l’invraisemblable surproduction d’images de toutes sortes qui sont notre menu quotidien, les manifestations de l’art de notre temps suscitent hélas plus d’indifférence que de colère.Aux scandales qui menaient, parfois, aux vrais débats, ont succédé les sou rires distraits et les yeux vides qui ne conduisent qu’à la méconnaissance.Nous oublions trop facilement que derrière chaque installation, chaque tableau, chaque sculpture, qu’ils soient pour nous choquants ou qu’iLs nous laissent indifférents, se cachent, souvent, la pensée et le rêve légitime d’un artiste, et, toujours, des mois d’un travail acharné et solitaire.C’est de cette vie derrière les oeuvres, et qui mène aux oeuvres, dont « 11 artistes dans leurs quartiers», un événement organisé par la Galerie Dare-dare, veut nous faire pour une fois les témoins.Durant deux fins de semaine de trois jours, les vendredis, samedis et dimanches, 9,10,11 et 16,17, 18 no vembre, de 13 h à 18 h, onze artistes ouvrent au public leurs ateliers, dévoilent leurs façons de travailler, di sent sans fard le quotidien de l’art et d’une part de leur existence.Ces lieux de travail, j’en ai visité quelques-uns, peuvent être comme celui de Réal Lauzon, qui ressemble à un atelier d’ébéniste, et dans lequel il fa brique, avec une patience et une passion infinies, d’étranges machines aux fines articulations de bois, vaisseaux d’explorations intérieures, prolongements cosmiques de nos membres biologiques atrophiés.Ils peuvent aussi ressembler à votre logement, ou au mien, car bien des artistes n’ont pas les moyens de s’offrir un atelier séparé.Anne Thibeault peint, dans son salon, de curieuses grandes toiles, semblables à des portraits de famille et dans lesquels les visages sont gommés sur les poses apprêtées des personnages.Des détails où des scènes incongrues, citant l’histoire traditionnelle de l’art, brisent le rythme du temps et mettent en question la satisfaction composée des assemblées.Les organisateurs de cet événement unique ont eu l’idée de confier à chacun des artistes participants un objet-symbole, une boîte a lunch, qu’ils devaient charger d’un indice de leur travail d’atelier.Ces indices sont exposés actuellement dans la galerie : une visite s’impose, ne serait-ce que pour y cueillir, dans le même temps, la liste et les adresses des ateliers.Alain Bouchard, qui s’intéresse à la transformation alchimique des éléments, n’a laissé que les cendres de sa boite à lunch sur le sol de la galerie.Lise-llélène Larin l’a comme ramollie en la reproduisant en latex, le matériau favori de sa production.Et puis tous les autres, Rachel Bou cher, Yolande Dupuis, Christina llo reau, Raymonde Jodoin, Ginette Prince, Manon B.Thibault, que je ne puis que nommer, mais qu’il vous faut absolument aller rencontrer : les artistes attendent la grande visite.L’art de demain vous paraîtra L'atelier de Lise-Hélène Larin, avenue des Pins.CINÉMA Forcier en lice pour les Oscars Paule des Rivières LOUISE MARI,EAU, Jean Lapointe, Charlotte Laurier et Marc Messier séduiront-ils Hollywood ?Une his taire inventée d'André Forcier, qui les met en vedette, sera le représentant du Canada dans la section « Meilleur film en langue étrangère » aux Oscars de 1991 Une histoire inventée a en effet rallié le jury canadien, formé de 18 délégués de diverses associations professionnelles et gouvernemen taies et choisis par Téléfilm Canada.Onze films canadiens de langue française» étaient à l'élude.Le film de Forcier a triomphé au Festival des films du Monde de Montréal en se méritant les deux prix accordés par les festivaliers, le Prix Air Canada et celui du meilleur film canadien.Il a été bien accueilli au festival de Toronto et au Chicago Film Festival.Le film a pris l'affiche dans la Ville reine il y a deux semaines.Le film doit subir une autre soudain plus familier, et eux mêmes ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être : des membres à part entière de la société.En sillonnant la ville, il vaudrait de faire un détour par le Musée des arts décoratifs, trop souvenL et à tort, ou blié à l’ombre de la tour du stade.Il est tout juste temps d'y voir deux belles expositions qui se situent en délicat équilibre sur la crête qui sépare le versant de l’art de celui des métiers d’art.Pour ces derniers, on le sait, la perfection du métier est la justification de l’activité, alors que pour l’art, cette perfection n’est na turellement pas nuisible, mais n’est en rien indispensable à l’activité.Vieux problème de la démarche et du produit.La tapisserie de haute-lisse contemporaine, mêlant la tradition manuelle aux préoccupations actuelles de contenu, tient une place à part dans ce débat, et l’exposition La narration dans la tapisserie, qui a débuté à Aubuisson, en France, et est passée par les États-UnLs et l’Angleterre, le démontre de manière évidente.Iæs paraboles écologiques de Marcel Marois, du Canada, la symbolique sociale des ruines de Sharon Marcus, des États-UnLs, la violence qui court dans la beauté des paysages d’Afrique du Sud d’Ann Newdigate Mills, Canadienne, mais née là-bas, les figurations trompeuses de Ruth Scheuer, des États-Unis, et la narration abstraite de Marta Rogoyska, de Grande-Bretagne, peuvent troubler, décentrer le regard de l’amateur de peinture, mais n’en sont pas moins un sérieux tribut à l’art d’aujourd’hui.Le travail de l’orfèvre joaillère canadienne Lois Etherington Bette-ridge met au service de ses objets utilitaires, une excellente maîtrise technique, alliée à une remarquable créativité dans les formes.C’est le cas particulièrement de Honey Pot ( 1976), en argent sterling, qui ressemble à un nid d’abeilles sauvages, ou de Suspended animation ( 1988), un moutardier en argent.Certaines pièces tiennent plutôt de la sculpture de table, ainsi Star Wars (1985), en argent, os, polymère et laiton, posé sur une base en plomb, qui porte la liste noire des principales guerres du monde.Nous devons cette intéressante exposition à l’Art Gallery de Hamilton.Galerie Dare-dare, 4060, boul.Saint-Laurent (jusqu’au 25 novembre) Musée des arts décoratifs.Pie IX et Sherbrooke (jusqu'au 11 novembre) grands DEUX DERNIÈRES BONS BILLETS DISPONIBLES AUX GUICHETS Giselle une nouvelle production somptueuse.musique interprétée par L’orchestre des Grands Ballets Canadiens.dans les rôles de Giselle et Albrecht Anik Bissonnette Louis Robitaille CE SOIR Min Tang Min Hua Zhao DEMAIN 9-10 novembre 1990 - 20 h billets 12$ • 24$ • 33$ • 49$ étudiants et 3e âge 33 $ ,o .__ .„ fi Salle Wilf rid-Pelletier Reservations téléphoniques: UU Plnrn rlpq ArK 51.4.842 2112.Fraisde service, v w rince cies mus Redevance de 1 S sut tout billet de plus de 10 S ou chez ADMISSION (514) 522-1245 Distributor! sujette a changement VENEZ CÉLÉBRER TCHAIKOVSKY I ^ ;o » V 1 yes èirnanc hes STANDARD LIFE Hh .40 le II novembre CHAR1.ES DUTOIT, chef PAMELA FRANK, Mon STRAVINSKY : Octuor pour instruments à rent BACH : Concerto en lu mineur, I1WV1041 HAYDN : Concerto en sol majeur TCHAIKOVSKY : Symphonie no 2, ‘La petite Russie' Les enfants de 15 ans et moins accompagnés d'un parent bénéficieront d’une réduction de 50% sur le prix des billets.Billets : 17$, 13$, 8$ Salle Wdfrid Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques (514) 842-2112.Frais de service.Redevance de 1$ sur lout billet de plus de 10$ Cartes de crédit acceptées Co-commanditaire Kruger Inc.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DL MONTREAL, cmaru s ni ion Guide Cinéma Cinéplex Odéon PourinformatioowetM: C.O., Accpr*., 849-FILM EGCÜ333 LE FILM A L'AFFICHE DÉBUTE DIX MINUTES APRÈS L'HEURE INDIQUÉE DANS L’HORAIRE DU 9 AU 15 NOV.1990 LE FAUBOURG 1616 ouest, rue St e-Catherine WHITE PALACE (14 ans) Dolby Slereo THX 12 50 2 50 - 5 00 - 7 10 ¦ 9 20 PACIFIC HEIGHTS (14 ans) Dolby Slereo THX 1 00 3 05 5 15 - 7 30 - 9 40 SIBLING RIVALRY (G) Dolby Stereo 1 30 - 3 20 - 5 10 - 7 10 - 9 10 Excepte samedi 10 nov 90 1 30 3 20 - 9 30 HOME ALONE (G) Dolby Slereo Samedi 5 30 7 30 WILD AT HEART (IB ans) Dolby Slereo 1 40 - 4 15 - 7:00 - 9 25 PLACE ALEXIS NIHON CHILD S PLAY = 2(14 ans) Dolby Slereo 1 00 3 00 5 00 7 00 • 9 00 Coupons refuses KING OF THE KICK BOXERS (14 ans) 1 15 - 3 20 - 5 25 - 7 35 - 9 45 MARKED FOR DEATH (18 ans) Dolby Slereo 1 30 - 3 30 • 5 30 - 7 30 9 30 ÉGYPTIEN 1455, rue Peel HENRY & JUNE (18 ans) Dolby Slereo 1 30-4 10 6 45 9 30 LA GLOIRE DE MON PERE (G) Dolby Slereo 2 00 • 4 30 - 7 15 - 9 30 MON COIN DE PARADIS (G) Dolby Slereo 1 20 - 3 20 5 20 • 7 20 - 9 20 POINTE-CLAIRE 6361, Trant-Canadienne HENRY & JUNE (18 ans) Dolby Slereo Sam el Dim 2 00 • 5 00 8 00 Sem 8 00 MARKED FOR DEATH (18 ans) Dolby Slereo SamelD.m 12 50 2 55 - 5 00 • 7 05 - 9 10 Sem 7 05 - 9 10 SIBLING RIVALRY (G) Dolby Slereo Sam el Dim 1 10 3 10 5 10 - 7 10 - 9 10 Sem 7 10-910 Eiceple Sam 10 nov 1 10 - 3 10 9 30 HOME ALONE (G) Dolby Slereo Samedi 5 30 - 7 30 CHILD S PLAY 2(14 ans) Dolby Slereo THX Sam el Dim 1 05 - 3 05 5 05 - 7 05 • 9 05 Sem 7 05 • 9 05 Coupons refuses WHITF PALACE (14 ans) Dolby Slereo Samel Dim 12 55 - 3 00 - 5 05 7 10 • 9 15 Sent 7 10 9 15 KING OF THE KICKBOXERS (14 ans) Sam el Dim 1 00 3 00 5 00 7 00 ¦ 9 00 Sem 7 00 • 9 00 BONAVENTURE Plaça Bonavenlure CHILD S PLAY (14 ans) Coupons refuses Sam el Sem 7 30 9 30 Dim 1 30 • 3 30 5 30 7 30 9 30 MILLER S CROSSING (14 ans) Sam el Sem 7 00 9 25 Dim 2 00-4 30-7 00-9 15 CENTRE-VILLE 2001.Unlvarslté.Station Métro McGill BONS BAISERS D HOLLYWOOD (G) 1 05 3 10 5 15 - 7 25 - 9 35 CODE 3615 (14 ans) 3 05 7 05 NUIT ü ETE EN VILLE (14 ans) 1 10 5 00 9 30 DARK MAN (FR ) (14 ans) 1 00 • 3 00 • 5 05 • 7 00 - 9 00 NIKITA (14 ans) 1 30 4 45 7 15 - 9 40 UN WEEK END SUR DEUX (G) 5 00 1 MEMPHIS BELLE (FR ) (G) 130 PRESUME INNOCENT (G) 1 00 3 30 7 00 ¦ 9 30 PUMP UP THE VOLUME (v anglaise) (14 a 1 15 3 15 5 15 7 15 9 15 LE ROI DU KICK BOXING (14 ans) 1 05 3 10 5 15 7 25 9 35 LE GRAND BLEU (G) 2 00 - 5 10 - 3 30 ASTRE 9480, Boul.Lacordalrt CHILD S PLAY (14 ans) Dolby Slereo Sam et Dim 1 00 3 00 • 5 00 7 00 9 00 Sem 7 00 - 9 00 Coupons Couche lard Ven el Sam 1100 refuses MARKED FOR DEATH (18 ans) Dolby Slereo Sam el Dim 1 00 3 10 5 20 7 30 9 40 Sem 7 10 9 20 Couche-lard Ven el Sam 1145 Fxc Sam 10 Nov 1 00 1 10 5 20 9 40 HOME ALONE (G) Dolby Slereo Samedi 7 30 WHITE PALACE (14 ans) Dolby Stneo Sam el Dim 1 00 3 10 5 20 7 30 9 40 Sem 7 15 9 30 Couche-lard Ven el Sam 1130 SIBLING RIVALRY (G) Sam el Dim 3 00 S 30 9 20 Sem 7 15 Exc Samedi 10 Nov 3 00 9 20 HOMI ALONE (G) Samedi 5 30 KING OF THE KICK BOXER (14 ans) Sam el Dim 1 00 7 30 Sem 9 00 Couche lard Ven A Sam 11 00 COMMODORE 5780, boul Gouln ouest.Cartlenrllla PRESUME INNOCENT (G) Sam el Dim 1 30 4 00 7 00 9 15 Sem 7 00 9 15 LONGUEUIL Place Longueull • 82S ouest, rue St-Laurent JEU D ENFANT 2 (14 ans) Sam el Dim 1 10 3 15 5 20 7 20 ¦ 9 25 Sem 7 20 9 25 Coupons reluses LE ROI DU KICK BOXING (14 ans) Sam el Dim 1 00 - 3 10 5 15 7 15 9 20 Sem 7 15-920 BROSSARD Mall Champlain • 6600, boul.Taacheraau LA GLOIRE DE MON PERE (G) Sam el Dim 1 45 4 30 7 05 - 9 25 Sem 7 05-9 25 HENRY A JUNE (18 ans) (v Ir.tncaise) Ven 7 00 9 30 Sam 1 00 - 4 00 - 7 00 9 30 Dim 2 00 - 5 00-8 00 Lun au Jeudi 800 MON COIN DE PARADIS (G) Dolby Slereo Sam el Dim 1 00 3 00 5 00 7 15 9 30 Sem 7 15 • 9 30 CARREFOUR LAVAL 2330, boul.La Carrtfour 58 MINUTES POUR VIVRE (14 ans) Sam el Dim 1 00 4 00 - 7 00 - 9 30 Sem 7 00 - 9 30 TATIE DANIELLE (G) Sam el Dim 12 30 2 45 5 00 7 15 9 35 Sem 7 15 - 9 35 BONS BAISERS D HOLLYWOOD (G) Dolby Slereo Sam el Dim 12 45 - 3 00 5 15 - 7 25 9 35 Sem 7 25 - 9 35 LE PETIT MONSTRE (G) Sam el Dim 1 05 MEMPHIS BELLE (G) (v française) Sam el Dim 3 05 5 15 - 7 30 9 40 Sem 7 30 - 9 40 MON COIN DE PARADIS (G) Dolby Slereo Sam el Dim 1 10 - 3 10 - 5 10 7 10 9 10 Sem 7 10-910 MARKED FOR DEATH (18 ans) Dolby Slereo Sam el Dim 1 00 - 3 10 • 5 20 7 30 - 9 45 Sem 7 30 - 9 45 DÉCARIE 6900, boul.Décarta WHITE PALACE (14 ans) Dolby Slereo Sam el Dim 1 10 - 3 10 - 5 10 - 7 15 - 9 30 Sem 7 15 - 9 30 SIBLING RIVALRY (G) Sam el Dim 1 30-3 15-500 700-900 Sem 7 00 - 9 00 Excepte sam 10 nov 1 30 - 3 15 - 9 30 HOME ALONE (G) Samedi 5 30 - 7 30 BERRI 1280, rua St-Denis JEU D ENFANT 2 (14 ans) Dolby Slereo 1 30 • 3 30 • 5 30 - 7 30 • 9 30 Coupons reluses EUROPA EUROPA Coupons et 1 30 - 4 15 • 7 10 9 30 laissez-passer reluses HENRY A JUNE (18 ans) Dolby Slereo (v trançaise) 1 30 - 4 15 - 7 00 - 9 30 ADRENALINE (14 ans) 1 15 3 15 S 15 • 7 15 - 9 15 ILS VONT TOUS BIEN (G) 1 30 • 4 15 7 00 - 9 30 COMPLEXE DESJARDINS Batllalra 1 QUELLE HEURE EST-IL (G) 1 30 • 3 30 - 5 30 • 7 30 9 30 TATIE DANIELLE (G) 12 30 2 45 - 5 00 7 20 - 9 40 ALBERTO EXPRESS (G) 1 00 - 3 00 • 5 05 • 7 00 9 00 CARGO (G) 1 15 - 3 15 5 15 - 7 10 - 9 15 CRÉMAZIE 6610.rua St-Denis LA GLOIRE DE MON PÈRE (G) Dolby Slereo SR Ven Lun Mer Jeu 7 00 9 25 Sam el Dim 2 00 4 30 - 7 00 - 9 25 Mardi 2 00 • 7 00 • 9 25 LE DAUPHIN 2396 atl, rua Baaublan BONS BAISERS D HOLLYWOOD (G) Dolby Slereo Sam el Dim 1 00 3 15 • 5 30 7 40 9 45 Sem 7 15 - 9 20 SAILOR ET LULA (18 ans) Dolby Slereo Sam el Dim 1 30 4 00 7 00 - 9 30 Sem 7 00 9 30 LAVAL 2000 Centra 2000.3195 ouasl.boul.Sl-Marlin JEU D ENFANT -2 (14 ans) Dolby Slereo Sam el Dim 155 J 40 5 30 • 7 30 9 15 Sem 7 30 9 15 Coupons reluses LE ROI OU KICK BOXING (14 ans) Sam el Dim 1 25 • 3 15 - 5 10 - 7 10 9 05 Sem 7 10 9 05 LE PARADIS 8215, rue Hochelaga JEU D ENFANT (14 ans) Dolby Slereo Sam el Dim 1 00 - 3 00 - 5 00 • 7 00 9 00 Sem 7 00 9 00 Coupons reluses MON COIN DE PARADIS (G) Sam el Dim 1 15 3 15 5 15 7 15 9 15 Sem 7 15 9 15 LE PETIT MONSTRE (G) Sam el Dim 1 00 4 30 8 00 Sem 7 15 LE ROI DU KICK BOXING (14 ans) Sam el Dim 2 40 6 10 9 45 Sem 9 20 épreuve majeure avant d’être nommé le soir du 25 mars, lorsqu'aux lieu la remise des célèbres Oscars.Il doit passer l'étape des cinq finalistes, que 1 'Academy of Motion Picture Arts & Sciences annoncera le 13 février.Les films de Denys Arcand, Le Dé clin de l'empire américain et Jésus de Montréal se sont récemment retrouvés en sélection finale mais le Canada n'a jamais remporté cet Oscar.Quel que soit le sort d'Une histoire inventée, la nomination ne fait pas de mal.Hier, un des deux producteurs.Robin Spry, a déclaré au DEVOIR que la distribution du film aux États-Unis ne peut qu’être favaorisée par cette première étape.Il espère pouvoir mener une cam pagne d'information auprès des membres du jury de 1 'Academy, question de s’assurer que le film est remarqué.Le film de Forcier est produit par Le (troupe Téléscène et les Productions C M.Luca, avec la participation de Téléfilm Canada, l’ONF, la Société générale du cinéma du Québec, Radio Québec et Super Écran.RÉSERVEZ UNE SOIRÉE AVEC LE FANTÔME (514) 790-2222 Seulement trois mois 'J du 12 NOVEMBRE 1991 au 20 FEVRIER 1992 Billets: guichet de lu Place des Arls et guichets TickelMasler (situés dans les magasins de U Baie) GR01PES: (514) 8^4-9153 (au Québec) (416) 925-7466 (en dehors du Québec) Théâtre Maisonneuve, Place des Arts, Montréal "COMPLETEMENT DELIRANT!" PREMIÈRE "À MOURIR DE RIRE SUR UN TRAIN D ENFER! Un des grands éclats de rire du Festival des films du monde!'' Pierre Leroux, JOURNAL DE MONTREAL "SUPERBE, ORIGINAL ET UNIQUE!" Franco Nuovo.JOURNAL DE MONTRÉAL "Une comédie loufoque avec un personnage COMPLÈTEMENT CINGLÉ." -LE DEVOIR "Un joyeux Alberto Express qui FAIT LES DÉLICES DU PUBLIC!." LE SOLEIL GRAND PRIX HUMOUR \'< SUPER ECRAN ''{ IJ FESTIVAL DU FILM DE QUÉBEC 1990ÿ MALOF1LM DISTRIBUTION present» UNE PRODUCTION DE MA URICE BERNART ALBERTO EXPRESS UN FILM DE ARTHUR J0FFÊ meltsnl en vedette SERGIO CASTELUTO evicMNO MANFRED! MARIE TRINTIGNANT MARCO UESSERI THOMAS LANGMANN ¦„t rumomnoe « MICHEL AUM0NT n or JEANNE MOREAU Icrer n ne Met .ut ARTHUR J OF Ft !ZW’Wc» LE DEVOIR RESTAURANT MAIOFIIMDISIPIBUIION DESJARDINS COMPLEXE DESJARDINS m CfZJcjP ‘SUBTIL, INTELLIGENT, ÉMOUVANT.Voilà comment parler au coeur et à l'esprit!" — Le Soleil QUELLE HEURE GD >t\A CC48A1 UN FILM DE ETTORE SCOLA v Vj PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE - VENISE p w - M % ex aequo r MARCELLO MASTROIANNI MASSIMO TROISI une production MARIO et scénario ETTORE SCOLA MAlOKM piSÎR'Bc.'LON DESJARDINS COMPLEXE DESJARDINS B-6 Le Devoir, vendredi 9 novembre 1990 ÉDUCATION THEATRE À la CÉCM, deux partis, deux idéologies Des enjeux semblables inspirés aux antipodes Michel Pallasclo Jean-Pierre Proulx POUR PIQUKR à vif le président du Mouvement pour une école moderne et ouverte, le MÉMO, M.Kenneth George, il n'y a qu’à lui dire, qu’hor-mis la confessionnalité, son programme électoral ressemble à celui du Regroupement scolaire confessionnel (RSC).Pour le président du RSC, M.Michel Pallascio, cela ne semble pas faire de doute : « Quatre-vingt-dix pour cent de ce que propose le MÉMO, lance-t-il, existe déjà ».Pour lui, les gens du MÉMO sont des beaux parleurs.Les deux formations ont choisi de convaincre les électeurs de la CÉCM de voter pour eux, le dimanche 18 novembre, en leur présentant une plate-forme électorale avant tout IFAMOUS PLAYERS "Pour le plaisir d des yeux." -LE DEVOIR "Un drame surprenant dans la flamboyance d'images sensuelles.un grand film frémissant et d'une grande pureté." - M CROIX "L'étoffe des sens.une eau-forte sensuelle et inquiétante" - libération "Les amants maudits une implacable tragédie." - LE MONDE SELECTION i OFFICIELLE CANNES 90 RÉALISE PAR ZHANG YIMOU VERSION ORIGINALE INTÉGRALE EN avec GONG LI.LI BAO-TIAN MANDARIN AVEC S.-T FRANÇAIS DiltlA I il : U n ]© 958 STE CATHERINE E 849 0041 bep* Tous les soirs 7 00 grand prix ^ d » FESTIVAL Oü JEUNE PUBLIC-LAON, FRANCE fi O V MEILLEUR FILM ^ 9e FESTIVAL INTERNATIONAL-ADELAIDE, AUSTRALIE PARFAIT -ftVM37».*£17flFWt«l MEILLEUR FILM CANADIEN QUE J'AI JAMAIS VU.ET J EN AI VU -LESHWU '•'CUÙE FORMIDABLE.CHALEUREUX R\ , v .i *7\MKCFUEL PRESS * m.UN >LA VIE DE CHIEN" CANADIEN.-FMFESTHALHELDSE BEAUTÉ PROFONDE.SANS CABOTINAGE AU SENTIMENTALISME ENNUYEUX -m OUFFIS.THE (METTE CE FILM ARRIVE COMME UNE BOUFFÉE D'AIR FRAIS.¦m*U)cmiERE.LEDm K I ê J* iv • \ à l'ai fiche! W FOX DE AA10N KLM JOHNSTON AVLC GERARD PARUES • DAVID FERRY • WANDA CANNON • MARSHA MOREAU NATHANIEL MOREAU • ET PfAR LA PREMIERE FOIS JOSHUA MURRAY DANS LE r6u DE WILLIAM unm» nsuui PERRICORRAJU • «,w/t VICTOR DAVIES ¦ »*t*< LAJtAHAEIR* MHrmi M u nntwunIIAN EUÜN UJPKWATMiJOC MACDONALD rrCHES ÏÏ.TMAH • nawmitJACI CLEMENTS r REV RTjOECÏ • vCMinniUuvTirxAAAOh RIM XlHNSTW nuII 1«( u pitncf mm M TtliHLM CANADA etCIDO aDDIoOLBY STEREOj- (I U PARISIEN 4®0 STf CATHERINE 0 12 40*2 50*5 05V 10-9 25 UH*/,! /TBSA8IIS [DOLBY STEREO- znm Tous les soirs 7 15 Mm rJirn 12 40-2 50-7 15 « CKAC 73 centrée sur des enjeux pédagogiques.Du côté du MÉMO, on a retenu six thèmes : la qualité du français, les relations intercultureUes, les milieux défavorisés, l’éducation des adultes, l’école communautaire et la gestion.Du côté du RSC, on a regroupé les enjeux sous quatre chefs : la qualité de l'éducation, le français, les valeurs spirituelles et humaines et les apprentissages scolaires.« Nos solutions sont radicalement différentes, soutient M.George.Autant, le RSC veut refermer l’école sur eUe-même, autant nous ne la concevons pas autrement qu’ouverte sur son milieu.C’est ce que nous voulons dire par la promotion d’une école communautaire.Nous voulons en outre faire de la CÉCM l’institution de tous les Montréalais et non pas seulement ceUe d’une oligarchie.» Mais les deux programmes révèlent surtout des différences idéologiques.Ainsi, le RSC se présente comme le parti de l’« héritage » et du « projet », une expression reprise du titre du rapport de la Commission d’étude sur les laïcs et l’Église de 1971 que présidait M.Fernand Dumont.Au RSC, on a la conscience historique : la CÉCM, y lit-on, est « un des aboutissements du régime politique institué par l’acte de Québec de 1774 qui rétablissait, pour les français du Canada, la liberté de l’éducation catholique et l’usage du français dans les institutions politiques et judiciaires.» « Nos pères, proclame le parti, nous ont légué une culture comportant trois volets essentiels à notre survie : la langue, la foi et les traditions.CeUe culture a permis l’éclosion d’une nation forte et originale dans son essence qui est un apport important à la civilisation nord-américaine.» Quant à la CÉCM, eUe a justement « pour mandat de perpétuer et de promouvoir cette culture.En conséquence, la pensée de l’Église ca-thoUque doit inspirer les projets éducatifs de chacune des écoles de son réseau ».« La confessionnalité des écoles de la CÉCM et des écoles de l’ensemble du Québec est une caractéristique fondamentale.C’est la base même de la société québécoise.» Le RSC est visiblement nostalgique de l’avant Révolution tranquille et ne s’en cache pas.Le rapport Parent, affirme M.Pallascio, « a mis la hache dans notre système ».Et « pour jeter les base d’un nouveau système de l’éducation, le ministère de l’Éducation a commencé par jeter le petit avec l’eau du bain ».Quant au volet « projet » du programme RSC, on le retrouve dans le titre de son programme: « Vers l’école de l’an 2000 ».Il emprunte même à cet égard les mots clés du parti adverse: nos orientations, écrit en effet le RSC, traduisent notre engagement « à relever les défis du monde moderne.L’école confessionnelle « doit transmettre les valeurs traditionnelles de la famille tout en s’ouvrant à la société de l’an 2000».Le MÉMO puise ailleurs son inspiration fondamentale.Ici point de recours à l’histoire, mais avant tout une approche sociale de l’école : le MÉMO refuse de voir l’enfant et l’école comme des réaütés isolées.« La qualité des apprentissages et la qualité de vie à l’école doivent être constamment reliées aux caractéristiques de la communauté globale, et notamment, à la réalité d’un Montréal pauvre, multiethnique et urbain», proclame le programme.« Ces dimensions de milieu, et, en particulier, leur impact sur la vie à l’école apparaissent comme des constantes dans notre programme; cela justifie l’accent sur la dimension communautaire de l’école.» Telles sont les « options de base » du parti qui l’amène à proposer penser une école « vraiment moderne et ouverte.Moderne dans sa capacité d’exprimer les nouvelles réalités cul-tureUes, scientifiques et sociales, d’être sensible aux changements qui s’opèrent dans la société et de tenir compte des nouveUes valeurs et sensibilités qui font le monde d’aujourd’hui.Ouverte par sa prédisposition d’accueil envers tous ceux qui peuvent l’assister dans la réalisation de son projet et par son attention à ne jamais s’isoler de la communauté qu’eUe sert».Mais au-delà leurs divergences idéologiques, il est un enjeu commun aux deux partis : susciter la participation des électeurs.Onze pour cent Kenneth George seulement ont voté en 1987 et depuis 1973, le pourcentage des voteurs baissent constamment.Or rien n’est acquis, malgré la réforme de la loi électorale qui permet pour la première fois un financement des candidats^ à même les fonds publics.Le MÉMO se vante d’ailleurs d’avoir convaincu le gouvernement de financer les partis sco-lairies.Les deux partis tablent donc sur les multiplicateurs.M.Pallascio a ses antennes dans les groupes traditionnels catholiques, comme les Chevaliers de Colomb, à travers la coaUtion qu’est le Regroupement scolaire confessionnel M.George courtise les corps intermédiaires comme la Chambre de commerce, les partis, surtout le RC M et le PQ, mais aussi les syndicats et les groupes populaires.Le président du MEMO est convaincu que de hausser la participation de quelque points de pourcentage, c’est s’assurer la victoire.Car U estime que ses adversaires ont fait le plein de votes auprès des catholiques « traditionnalistes ».Le taux de participation aux élections municipales de dimanche dernier a évidemment jeté une douche froide aussi bien au RSC qu’au MÉMO.5MCQ.Société de musique contemporaine du Québec Walter Boudreau, directeur artistique MARIE-DANIELLE PARENT, soprano ENSEMBLE DE LA SMCQ, direction.WALTER BOUDREAU LOUIE, Alexina Music for a thousand Autumns (1983) GELLMAN, Steven — Red Shoes (1990)* LONGTIN, Michel — Citortia (1990)* VIVIER, Claude — 3 Airs pour un opéra imaginaire (1982) IVES, Charles — The Unanswered Question (1908) * CRÉATION CONCERT MONTREAL MUSIQUES ACTUELLES — NEW MUSIC AMERICA 1990 Samedi, le 10 novembre 1990 à 14 heures/Salle Pollack, 555, rue Sherbrooke Ouest, métro McGill Information et réservations: (514) 843-9305 Une coproduction MMA/SMCQ LE FESTIVAL DES FESTIVALS DES FILMS FANTASTIQUES! > ST DENIS » STE-CATMERINE SCULPTURE PHYSIQUE Meilleur court métrage CANNES-88 LA DERNIÈRE MOUCHE Pm du lury AV0RIAZ-88 CORRIDOR Pm du Festival Fantastique PARIS—89 EMBOUTEILLAGE Sélection officielle AVORIAZ-89 REVESTRICTION Pm du lury CANNES-88 - ~ 14an I ilm ami (fc L humour fonctionne a merveille avec une progression croissante du plaisir.»p«i Un film fantastico-ironlque des plus ré|ouissants.m Le film témoigne d une santé Mit RI MONO* / d une J À L’AFFICHE! invention et d une liberté comme on aimerait en voir plus souvent, ««mihi Un voyage entre le rire et le délire A découvrir d urgence »vu»toi Il faut souligner la constante qualité d inspiration de 13 histoires vraiment très méchantes et réellement fort drôles ^ • RI VU» DU CINEMA SERIE CONCERTS L a MONTREAL MUSIQUES ACTUELLES NEW MUSIC AMERICA 1990 Marie-Danielle Parent, soprano.Ensemble de la SMCQ, direction Walter Boudreau Louie, Gellman, Longtin, Vivier, Ives salle pollack MIDI-ENSEMBLE DE LA SMCQ Thibault, Rea, Roy, Martha, Boudreau spectrum GALA 25e ANNIVERSAIRE Louise-Andrée Baril, piano,, Yolande Deslauriers, soprano Vingt-Cinquième Eugène Husaruk, violon, E semble de la SMCQ /saison: déjà / direction Waiter Boudreau Garant, Schafer, Papineau-Couture, Tremblay SÉRIE RÉCITALS VIEUX-PORT DE MONTREAL HANGAR »9 SMca Sooele de mutique contemporaine du Quebec Walter Boudreau, directeur artistique CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE MARIE-JOSÉE SIMARD, percussion Miki, Longtin, Bruzdowiz, Helble, Xenakis TRIO DE LA SMCQ Robert Langevin, flûte, Louise-Andrée Baril, piano Louise Trudel, violoncelle Gougeon, Bellemare.Brady, Panneton Y VA R MIKHASHOFF, piano Foss, Rea.Curran, Villeneuve.Rzewski ONZE CRÉATIONS 1 Abonnements disponibles pour la série Récitals, la série Concerts ou pour les deux séries.PRIME : Pour tout abonnement aux deux séries, nous vous offrons la possibilité d'amener un invité gratuitement au concert de votre choix dans la série Concerts.INFORMATION ET ABONNEMENT: (514) 843-9305.Glady et ses corps pendus, une belle parade sans substance L’Invitation au supplice D’après le roman de Vladimir Nabokov, mise en scène de Gregory Glady, décor de Francine Marcotte, par et avec les étudiants de l’École nationale de théâtre, au Monument National jusqu'au 10 novembre.Alain Pontaut INSPIRÉK d’un roman de Vladimir Nabokov, le célèbre auteur de Lolita, L’Invitation au supplice est un exercice magistral, c’est-à-dire un spectacle produit et interprété par les étudiants de l’École nationale de théâtre mais encadré et dirigé par le metteur en scène soviétique Gregory Glady.Celui-ci, dont on a parlé il y a quelques mois à la Quinzaine de Québec, n’est certes pas un débutant.C’est plutôt un artiste chevronné qui a profité à fond de la disponibilité et de l’ardeur inépuisables des jeunes interprètes de l’École, décidés à faire aussi l’adaptation du roman de Nabokov.À voir le résultat, qui ressemble à une vaste parade corporelle visuellement réussie mais sans grande substance dramatique, on se prend à penser que Gregory Glady a eu tort de ne pas faire travailler plus profon dément le scénario, la construction, le dialogue, ayant visiblement pré féré que ses interprètes lui amènent, à propos du héros assez flou de Nabokov attendant son exécution, des idées en vrac, des éléments décousus, des résidus de rêves, érotiques ou violents, Glady se réservant de donner à cette matière confuse et molle la clarté et la forme d’une mise en scène entièrement constitutive du spectacle.Résultat : de beaux ensembles bien réglés, des effets saisissants de mouvements totalement décalés du dialogue, des sons inattendus, des déplacements constants des interprètes aux quatre coins de la salle (et parfois, avec eux, de la maquette du spectacle), des corps pendus dans les échelles, aux balcons, dans les airs, des danseuses qui grimpent ou sautillent, lancent des avions en papier, vocalisent à tous les étages, de l’opéra, du sketch et du burlesque, des pierres qu’on entrechoque, des tuyaux que l’on frappe, des suppliciés incertains de leur supplice et des pantins qu’on agite si vertigineusement qu’on ne sait plus très bien s'il s'agit d’Arlequins, de bourreaux nazis, de pitres un peu obscènes, de samouraïs parodies.Bref on cherche la pièce, au creux de cette étrange féérie, au sein de ce ballet sans livret, et il faut bien de la perspicacité pour y déceler, comme on nous y invite, sous l'affabulation métaphysique de Nabokov, les thèmes de la complexité du moi, de la résistance au totalitarisme, du mariage du rêve et du réel ou bien encore du paradis perdu.Réjoui parfois par les éclaLs répétitifs d’une cocasserie hors des sentiers battus, ébloui par les lumières et par les jaillissements de la machinerie comme par les prouesses acrobatiques des interprètes, on cherche le vrai visage de ce Cincinnatus dont le procès et la destinée, les fins dernières et « l’odyssée de l’âme » nous échappent passablement.D’autant plus qu’à la fin, le specta cle s’étire et se complaît, et que si sa mise en scène est souvent inventive et brillante, elle est aussi parfois pleine de références (de Meyerhold a Vitez), ou un peu suranné dans l’esthétique de ses mouvements faussement audacieux, ou un peu déphasée comme quand le traditionnel veut à tout prix se parer des couleurs de l’avant-garde.Mais il y a, pour les yeux, quelques beaux numéros de bravoure.Il y a des interprètes dont l’endurance et l’habilité sont remarquables (et le spectacle gratuit).Il y a enfin, irrésistibles, les vieux ors, le rideau, les fantômes de la merveilleuse salle du Monument National."NATHALIE BAYE.DÉROUTANTE, DYNAMIQUE ET FRAGILE.- Francine Laurendeau, LE DEVOIR ±m Hb WL NATIIAI.il- liAYi: UN WEEK-END SUR DEUX ni NK < >1.1 ( * A l
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