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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-11-10, Collections de BAnQ.

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®g; ip® ïïnE /©S® ILS m |/®H® ILS mm le plaisir de art ENTRÉE LIBRE À L’ART CONTEMPORAIN cahier spécial Montréal, samedi 10 novembre 1990 L’ART CONTEMPORAIN, LA LUMIÈRE POINT.France Lafuste IL a bouleversé les structures de pensée et la notion d’art dans les années cinquante avec le Refus Global, s’il s’est acquis aisément les faveurs d’une catégorie d’artistes et d’intellectuels gagnés à son nouveau langage, s’il a réussi à enfoncer quelques barrières mentales et à imposer une nouvelle esthétique, l’art contemporain ne vit pas encore l’âge d’or.Au Québec, la voix royale de la réussite se fond dans un lacis de tentatives isolées où chacun tend à faire participer gouvernements, institutions muséologiques et particuliers.Avec plus ou moins de bonheur.Et il n’est pas rare d’entendre des commentaires qui se perdent dans un peu de lassitude.Pas facile, l’art contemporain.Au Québec, encore moins qu’ailleurs.Un marché ne se crée pas comme ça, rien que parce qu’on le décide.Les paris sont de taille.Et au dire des trois galeristes, Samuel Lallouz, Madeleine Forcier et Michel Tétreault, ils ne seront relevés que lorsque le « milieu », gouvernements en tête, franchira le pas.Michel Tétreault est direct.Il y a des décisions politiques qui le hérissent : « L’État doit diffuser et penser culture.Quand je pense qu’à la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, personne ne représente la culture, je suis scandalisé.Il n’y a là que des hommes d’affaires, des financiers ».Et Michel Tétreault de donner un coup de semonce aux gouvernements qui n’ont prévu aucun programme pour faire connaître nos artistes à l’étranger.« Pourtant, la production de nos peintres et de nos sculpteurs est comparable à celle qui se fait à Berlin, à New York, à Milan ou à Paris.» Quant aux subventions, environ 15 000 $, Samuel Lallouz les dit symboliques, Michel Tétreault estime qu’elles permettent tout juste de préparer une exposition et de monter un catalogue.Madeleine Forcier regrette pour sa part que les musées fassent la part belle aux expositions venues d’ailleurs sans prévoir un échange avec#des artistes d’ici.« Si nous étions représentés dans des musées étrangers, ce serait un pas de fait quand nous arrivons dans une foire internationale, à Paris, Chicago, Francfort ou Bâle.» C’est précisément à Bâle, en Suisse, que la Galerie Graff joue le rôle d’ambassadeur, après deux ans de pourparlers et de tractations pour obtenir un stand.Autre regret de Madame Forcier : que le ministère canadien des Affaires extérieures octroie une aide financière comme bon lui semble.Et curieusement, la foire de Bâle ne fait pas partie de son programme.La foire de Francfort, oui, car elle est très prisée des galeries canadiennes anglaises.« La foire internationale est une excellente occasion de se confronter à ce qui se fait ailleurs.C’est là qu’on se rend compte que no tre art n’a pas à rougir, qu’il est tout à fait exportable ».Autre pari à gagner, celui de sensibiliser et d’apprivoiser un nouvelle génération de collectionneurs.Pour faire pendant aux acheteurs qui conservent jalousement leurs oeuvres et ne les renouvellent jamais.Michel Tétreault cherche à intéresser les collectionneurs privés aisés et même les plus modestes auxquels il se dit prêt à fournir des conditions préfé- » *hàm ¦¦ \ :.-f ¦ Si l’art contemporain ne vit pas l’âge d’or, du moins entrevolt-on quelques signes encourageants : une grande force créatrice et de l’ébullition dans l’air.À gauche, une oeuvre d’Isabelle Leduc, Ovale bleu-rouge, cl-haut Jocelyne Alloucherle, Specchlo, spéculaire, à droite, détail de Massimo Guerrera à l’expo Coup de coeur de l’ELAAC, enfin L'Invitation au voyage, huile sur toile d’Edmund Alleyn à la galerie d’art Lavalln.¦ .•K* rentiellesdu type plans de financement sans intérêt : « Il est nécessaire d’intéresser ces gens-là en leur montrant la production qui se fait au Québec.Je veux aider les jeunes collectionneurs à exercer leur regard à des sensibilités nouvelles ».Autant de personnes qu’il aimerait associer par exemple à la publication de catalogues, indispensables pour projeter une bonne image des artistes dans des sphères internationales.Il tente d’ailleurs quelques rapprochements de ce type.Madeleine Forcier est plus sceptique : « Les groupes d’affaires préfèrent s’associer à des projets ou à des événements médiatiques qui les mettent en vue tout de suite ».Les galeries d’art contemporain ont atteint un point tournant.Leur avenir passera-t-il par les initiatives personnelles, le maintien des intérêts privés ou par une prise de conscience de tous, à commencer par les galeries ?Pour Michel Tétreault, il n’y a aucun doute.Tous les participants, qu’ils s’appellent musées, gouvernements, collectionneurs, corporations et galeries doivent a^ir dans une communauté d’intérêt.« Pour le type de marché qu’on a, il faut se serrer les coudes, avoir une vision plus globale, travailler dans le même sens.Tant qu’il y aura des querelles internes, il n’y aura pas de possibilité de percer un marché international ».Si l’art contemporain ne vit pas l’âge d’or, du moins entrevoit-on quelques signes encourageants : une grande force créatrice, de l’ébulli- | lion dans l’air et quelques fortunes qui semblent prêtes à délier les cordons de la bourse.« Encore quelques années, dit Madeleine Forcier, et il sera de très bon ton, pour une cor- , poration, d’avoir sa collection d’art I contemporain.Image de marque oblige ! La ligne et l’orgie i VANT DE MOURIR, ce *4 millénaire aura tout vu.i I De la tapisserie de Bay eux aux imprimés rayés de Buren, il aura bouclé la bouche; aura été peint ce qu’on peut peindre, et sculpter, et dessiner, et assembler.Vers sa fin, maintenant, le millénaire aura même épuisé les deux dernières impasses.1) On aura pourchassé la forme iusqu’à sa disparition.Des premières déformations du réel — le flou, l’esquissé — jusqu'à l'art conceptuel, le dépouillement a progressé.L'art est Job sur sa cendre, remerciant le ciel d'avoir tout perdu.Tout sentiment est banni, interdit, dans la quête de la ligne finale, pure, qu’on dessinerait d'un trait, d’un geste, ou plutôt simplement de la volonté de faire un geste qui ne se produirait pas.Cette ligne résumerait le monde.Elle est sans doute là désormais, invisible, entièrement contenue dans la pensée, dans la parole sur l’art.Toute une foule de diseurs diserts qui ont fini par absorber les artistes, par les manger a vec des discours, sont sur la place de l’art, toute la place, qu'ils occupent.Us peuvent fermer les yeux, avant ran 2000, puisque l'art n’est plus qu’une idée dont on se fait une idée.2) En parallèle, l'art dévale dans l’exubérance absolue.U occupe tous nos lieux, s’approprie tous nos actes et toutes nos choses.Rien de ce qu’on pouvait déconstruire, jeter, rabibocher, coller, empiler, copier et photocopier ne l’aura pas été.Les faiseurs d'image, sont entrés en orgie et nul n’est reloulé à l’entrée.Une marée de paumés sympathiques tourne autour des oeuvres sans chef, se laisse bombarder de sentiments et de messages.L'art est Moïse dans son berceau, livré, sur la vague, au hasard salvateur.On s’y rend comme au prêche et à l’encens, religion douce et sans tables de loi, sinon un goût pour la luxure et la mort.Les regardeurs pourront fermer les yeux, avant l’an 2000, puisque l'art est l’entièreté de ce qu’ils sentent; on les fouille, on les vulgarise, on les mâche, et on leur renvoie une digestion d’eux-mêmes.Il n’auront plus besoin de regarder au-delà, en périphérie, ailleurs.Qui passera le cap du troisième millénaire, l’idée de l’art ou ses images ?L’un et l’autre meurent de fatigue, de causes naturelles, et plates.J’e + ''entends l'esprit, peut-être, qui se révolte.Qui refuse la sécheresse des uns et l’effusion des autres.L’art de ce millénaire est né dans les temples.On avait trouvé les formes pures des arches et des cintres, et il fut question d’en peupler les interstices.De Dieu aux gargouilles, la pierre fut incarnée.Je rêve des orgies d’aujourd’hui qui s’installeraient entre les lignes pures; elles se contraindraient mutuellement jusqu'à représenter l’essentiel de ce que les humains ont envie de contempler, et non seulement de regarder.Ce que seront nos dieux et nos gargouilles, en l’an 2000, je ne sais.J’en connais bien quelques-uns, des artistes, qui le cherchent et qu’on mal estime.Mais j’aimerais mieux, au fond, ne pas attendre le futur avec trois zeros, pour commencer à les voir accéder aux temples.— Lise Blssonnette Texte accompagnant l’exposition-concours Dans dix ans.Tan 2000, organisée par les Maisons de la Culture de Montreal.PEINTRE NATURALISTE Hxk Archbold ROBERT BATEMAN PEINTRE NATURALISTE ÉDITIONS DU TRÉCARRÉ Grâce à son talent remarquable pour peindre une impressionnante variété d'oiseaux et de mammifères dans des paysages magnifiquement rendus, Robert Bateman est devenu le peintre naturaliste le plus célèbre au monde.Les collectionneurs s’arrachent les originaux de scs tableaux qui atteignent des prix très élevés, et les reproductions de ses oeuvres, en tirage limité, sont toujours très recherchées.En plus d'être un porte-parole éminent de l’environnement, Bateman a fait don de tableaux et de reproductions qui ont permis d’amasser des millions de dollars pour la préservation des habitats naturels et la protection des espèces menacées.187 illustrations en couleurs - 64,95 $ En vente chez votre libraire i E-2 ¦ Le Devoir, samedi 10 novembre 1990 {LU {LS ILS M le plaisir de art mrz •< A mm S W\Jj[ pilüSfls' Une Expo-foire pour mettre en relief l’art contemporain Vienne 1990, volet international d’ELAAC Hélène Boyer ABY-FOOT, oeuvre grandeur nature de céramique et de métal inspirée d’un jeu.Un univers particulier, un évènement en soi qui remplit un espace de 1500 pieds carrés où se confrontent des hommes et des femmes.Deux jeunes artistes prometteurs, le groupe Noces de Cana, présenteront un Baby-Foot créé spécialement pour la quatrième édition de l’expo-foire « Entrée libre à l’art contemporain» (ELAAC 90).Du 13 au 18 novembre, ELAAC réunira à la Place Bonaventure des expositions de galeries d’art, des performances, des découvertes et des conférences, une profonde rencontre avec l’art qui se fait aujourd’hui au Québec, comme à l’étranger.ELAAC est une initiative de l’Association des galeries d’art contemporain de Montréal (AGACM).À la fois un salon de galeries d’art et une série d’évènements spéciaux, ELAAC 90 regroupe 24 galeries dont pour la première fois, six provenant de Vienne en Autriche : « Notre objectif est d’arriver un jour à réaliser une foire d’art contemporain international, comme à Paris (la FIAC), à Chicago, à Los Angeles ou à Bâle, en Suisse.» Isabelle Lelarge, coordonnatrice de PAG ACM et de ELAAC 90, explique aussi que l’expo-foire se veut une démonstration, une sorte de contestation pour mettre en relief l’art contemporain d’ici et d’ailleurs.500 artistes du Québec et une centaine d’autrichiens nous ferons voir les récentes tendances de l’art contemporain ou actuel, en sculpture, peinture et productions diverses.Outre le Baby-Foot de jeunes artistes Yves Blais et Violette Mi-chaud, ELAAC 90 rend un hommage spécial à Louis Comtois, artiste québécois de renommée nationale et internationale décédé à New York l’été dernier.On verra en particulier des oeuvres sur papier et de grands panneaux de bois.L’AGACM prévoit aussi lancer un prix pour artistes en roi-carrière, un hommage posthume àTartiste.Le « Prix AG ACM — à la mémoire de Louis Comtois » sera doté d’une bourse de 5000 dollars.Un volet Art Brut, réalisé en as- La création d'Adam, une performance-trapèze de Serge Lessard et de Jean Houde, sur une musique originale de Pierre Dostle, sera présentée à ELAAC 90 (cl-haut).Un volet art brut présentera une soixantaine de travaux d’art faits par des patients de l’hôpital Louls-H.Lafontaine (à gauche).ELAAC 90 regroupe 24 galeries dont, pour la première fois, six provenant de Vienne.A droite, Orpheus, une oeuvre de M.J.M.Rlngel, de la Galerie Steinek.sociation avec la Fondation des maladies mentales, présente une soixantaine de travaux d’art faits par des patients de l’hôpital Louis-H.La-fontaine dans le cadre d’ateliers.Mis sur pied en collaboration avec le peintre Guido Molinari en 1989, ces ateliers ont permis à des personnes atteintes de maladies mentales de s’exprimer par l’art.Dix Coups de coeur de la conservatrice invitée, Mme Madeleine lli-von, nous feront voyager dans les univers d’autant de jeunes artistes québécois non présents en galerie.On rendra un hommage spécial à Linda Covit, dont on pourra admirer les installations grands formats.Cette sculpteure expose régulièrement depuis 1977 et a reçu en 1988 le premier prix Florexpo décerné par le Conseil de Arts du Canada.Pour souligner l’implication du secteur privé en art contemporain, Louis Pelletier, de l’Association des collections d’entreprises, a rassem blé une quinzaine d’oeuvres provenant de quelques compagnies.Pour la première fois, l’ELAAC offrira une programmation continue de vidéos réalisés par des artistes contemporains d’ici et de l’étranger.La sélection du Vidéographe comprend 18 oeuvres.De plus, des tables- rondes commanditées par LE DEVOIR débattront entre autres du marché international de l’art, de l’art et des municipalités ainsi que de la place des artistes dans la société québécoise : « Nous voulons satisfaire autant les spécialistes que les profanes.Nous aurons même une quatrième table-ronde qui réunira des vedettes collectionnant soit de l’art contemporain, soit des oeuvres plus traditionnelles.C’est un peu une confrontation que l’on veut faire avec le public».Plusieurs organismes dont le Centre canadien d’architecture ainsi que le Centre international d’art contemporain seront représentés à l’expo-foire, le seul évènement du genre au Canada.Fidèles au rendez-vous annuel, cinq revues d’art tiendront kiosque à ELAAC 90.En ouverture, on présentera une performance, La création d'Adam, qui réunit un trapéziste et un comédien entourés d’oeuvres d’art, le tout baignant dans une atmosphère musicale.Une scénographie tout à fait particulière aux dires d’Isabelle Lelarge ! La création sera présentée deux autres fois au cours des six jours de l’expo-foire.ELAAC 90 prend tout l’espace du hall-sud au sous-sol de la Place Bonaventure.L’entrée est libre, bien sûr, entre midi et 21 h, du mercredi au dimanche.ELAAC 90 est un grand espace ouvert sur l’art contemporain qui répond au voeu de l’AG ACM : offrir à l’art actuel une forte place dans l’époque qui le voit naître.* Helge Dascher UN CHOIX INCOMPARABLE DE GRAVURES.REPRODUCTIONS ET AFFICHES Un service d’encadrement professionnel.| 5190 ST-LAURENT 1 5597 CÔTE- } OUVERT LE DIMANCHE DES-NEIGES 276-2872 341-7511 ART CONTEMPORAIN autrichien est peu connu en Amérique du Nord.Vienne, la capitale politique et culturelle de l’Autriche, projette à l’étranger l’image d’un luxueux refuge loin du présent, d’une oasis nostalgique imprégnée du raffinement du XIXe siecle.Même si quelques artistes autrichiens contemporains exposition DOUCET-SAITO rétrospective de 1963 à 1990 jusqu’au 2 décembre Vlusee des beaux arts MJI174- rue Polak, de Sherbrooke Sherbrooke B4m (si9)821-21 is IMAGES BOREALES ¦/i _ ¦¦¦ ''s > art esquimau et indien horaire: lun.à ven.de 1 Oh à 17h30 sam.de 1 Oh à I7h 1434, Sherbrooke ouest, Montréal Qc.H3G 1 K4 - (514) 844-4080 Dorothée Golz, Gercia Peer, Franz Pichler, Peter Sandbichler jusqu'au 29 novembre Galerie Graff 963 est Rachel, Montréal.Qc H2J 2J4 (526-2616) du mardi au vendredi de 12 à 18 hres, samedi 12 à 17 hrs Dazibao 4060 Saint-Laurent espace 104 Montréal, Qc téléphone: 845-0063 10lèmc anniversaire André Clément 20 octobre-18 novembre Joanne Tremblay 21 novembre-23 décembre jouissent d’une réputation internationale, ce n’est que tout récemment que la communauté des arts visuels de ce pays a commencé à se faire connaître à l’étranger.On doit féliciter les organisateurs d’ELAAC ( Entrée libre à l’art contemporain) d’avoir décidé de consacrer aux jeunes artistes autrichiens leur premier volet sur les tendances internationales en art contemporain.Ainsi, la présence de six des galeries les plus dynamiques de Vienne — Ariadne, Chobot, llilger, Lang, Stei-neck et Winter — offre aux Montréalais l’occasion unique de découvrir l’excellente et la diversité des activités et pratiques du milieu artistique autrichien.La sélection des oeuvres de quelque trente artistes, qui comprend des dessins, des peintures, des photographies, des sculptures et des installations, donne un aperçu des préoccupations actuelles de deux générations ayant connu des contextes historiques très différents.L’expérience des artistes travaillant en Autriche n’est pas sans rappeler celle des artistes canadiens.Comme le Canada, l’Autriche vit dans l’ombre d’un voisin plus puissant; et, comme le Canada, l’Autriche demeure en marge de la concurrence fébrile que se font les milieux artistiques des États-Unis et de l’Europe de l’Ouest pour dominer la scene internationale.Compte tenu, d’une part, du manque d’institutions publiques appuyant adéquatement l’art contemporain et, d’autre part, de l’absence d’un marché solidement structuré ou d'une tradition établie de parrainage privé, les artistes au trichiens et canadiens n’ont d’autre choix que de dépendre de subventions gouvernementales et universitaires.De plus, dans les deux pays, il faudrait améliorer la collaboration avec les médias populaires afin de sensibiliser davantage le public à l’art contemporain.Le milieu artistique viennois continue de prospérer malgré ces obstacles.Avec un quart de la population de l’Autriche et une superstructure urbaine témoignant d’un riche passé impérial, Vienne attire inévitablement le talent créateur de la province.Tout jeune artiste digne de ce nom se doit d'étudier à l’une des MING MA oeuvres récentes > jusqu'au 16 novembre galerie jean-Pierre Valentin 1434 Sherbrooke O.Montréal.849-3637 I 1 4 MAÎTRES QUÉBÉCOIS jusqu'au 15 novembre Venez nous rencontrer au stand n° 22 à «ELAAC» WADDINGTON & GORGE INC.1504 ouest, rue Sherbrooke 934-0413 — 933-3653 Fax 933-5577 Ouvert du lundi au samedi — Fermé le dimanche A Rétrospective P.V.BEAULIEU Vernissage samedi 17 novembre de 13 h à 17 h L’exposition se poursuivra jusqu’au 29 novembre inclusivement.GALERIE ART ET STYLE 4875 A, Sherbrooke ouest, Montréal — Têt.: (514) 484-3184 deux excellentes écoles d’art de Vienne (l’Académie des beaux-arts ou l’École des arts appliqués).Iæ talent et l’assurance que manifestent les jeunes artistes ne laissent aucun doute sur l’influence de professeurs tels que Maria Lassnig (Arts appliqués) et Amulf Rainer (Académie).L’émergence d’un nombre imposant de galeries d’art contemporain au cours des 15 dernières années a également été un facteur essentiel de la vitalité des arts.De par leur très grande sensibilité au pluralisme du milieu artistique local et leur disposition à encourager de jeunes artistes, les galeries ont réussi à combler les lacunes laissées par d’autres institutions.L’exposition montréalaise démontre que ces galeries peuvent travailler de concert et monter une exposition créative destinée à l’étranger.Le public découvrira, par exemple, les oeuvres récentes de Hermann NiLsch et d’Oswald Oberhuber, artistes nés dans les années 30, qui ont marqué l’histoire de l’art contemporain international dans les années 50 et 60 avec leurs concepts respectifs, soit l’Aktionismus et « le changement permanent ».Léo Zogmayer (né en 19491, dont les oeuvres sur papier exposées à la galerie Aubes en 1988 ont été favorablement accueillies par le public montréalais, présentera une série de sculptures : des formes solitaires et archaïques aux surfaces sombres travaillées à la main, avec cette obsédante qualité gestuelle qui rappellera ses toiles au public.En Autriche, la tendance européenne de la fin des années 70 et des années 80 — la revalorisation de la couleur, du papier et du canevas — s’est manifestée d’une manière moins sauvage, plus axée sur la pein ture en tant que médium.Les oeuvres représentant la nouvelle peinture autrichienne vont des toiles calmes et ambiguës de Walter Vopova (né en 1958) aux ludiques esquisses sur papier de Gunter Damisch (né en 1958), une figuration naïve aux larges contours noirs, relevée de brillantes touches de couleur.On assiste depuis peu à la renaissance du dessin, domaine où les artistes autrichiens ont une longue tradition d’excellence.La galerie Ariadne, tremplin de plusieurs artistes autrichiens exceptionnels depuis 1976, propose aux Montréalais les dessins exploratoires de cinq artistes âgés de 24 à 30 ans.Hubert Schatz (né en 1960) mérite notre attention : fasciné par l’ésotérisme, il n’emploie que des matières naturelles — du papier, du feu, du charbon — pour rendre ses puissantes images mystiques.Il faut résister au piège de tenter une généralisation sur une production aussi diverse.Mais s’il y a un dénominateur commun aux oeuvres des artistes viennois, c’est bien l’influence de Vienne même : cette prédilection pour le rituel (mondain ou spirituel), cette fascination pour l’aspect ludique du langage, ce mariage conscient et ironique d’intelligence et d’artifice, et le poids écrasant de l’histoire.Ces éléments se retrouvent tous dans les peintures de Robert Kabas (né en 1952) : au moyen d’un amalgame étrange de poésie, de physique et de dessins d’architecture, il étudie les outils conceptuels et mécaniques de la communication.Par moment, on entrevoit le fantôme au coeur de la machine : l’artiste solitaire, une figure à la fois frustrée et rêveuse, ni tout à fait homme ni tout à fait ange.c Sculptures O ¦ P" 4J GRÉGOIRE FERLAND t/5 Molécule et Mémoire O rv jusqu’au 30 novembre X COMPLEXE DU CANAL LACHINE ai galerie bleue, verte et grise 4710 St-Ambroise, Montréal — Tél.: 935-1291 -933-6062 EXPOSITION oeuvres récentes ALEXIS ARTS du 16 novembre au 8 décembre GALERIE BERNARD DES R®1 H ES 1444, BUE SHERBROOKE out ST MONTREAL, CANADA H3Q 1K4 (514)842-8648^ I Le Devoir, samedi 10 novembre 1990 B E-3t.EFfl/i-aiMl P mm imm National ( lii-aux ii'ia anai LA REVUE VIE DES ARTS SERA PRESENTRE A ELAAC 1990 Mire J I M.imin L.iMntt, V I92.T.plâtre Muiéc dis hemix-iirts de Montréal 6 décembre I990 - 20 janvier I99I 1971-1981 Les cli\ prcmirivs imitées «lu Un animal sauvage (la video) : traversées du discours et mémoires volées ( Série de \ idées et tie rilinstr.irlisl.es) Les teu\ res e\|»t»sét*s témoignent îles tléltnls critiques de l'art \ idée à Mtmlreal.‘(HO.promenade Susses.Ollunu (Oniarini K I N «>\ I (514) 843-3334 W;' V A WÊtà * .Le Devoir, samedi 10 novembre 1990 ¦ E-9 Hgpw/.süM le plaisir de art AGACM et PAD AC, une image sociale de la galerie d’art Jocelyne Hébert PARALLÈLEMENT aux artistes, dont les droits et les intérêts sont défendus par des regroupements, leurs vitrines — les galeries d’art — possèdent aussi leurs associations, pôles de soutien et de collaboration dans un marché dont le moins qu’on puisse affirmer est qu’il n’est pas toujours facile.Au Québec, l’Association des galeries d’art contemporain de Montréal (AGACM) et l’Association professionnelle des galeries d’art du Canada (mieux connue sous son sigle anglais, la PADAC) se donnent comme mission de promouvoir l’art et d’atteindre de nouveaux publics, de nouvelles clientèles.Toutes deux offrent des services qui reflètent les besoins de leurs membres : évaluations d’oeuvres d’art, fondations, brochures d’information, etc.Et, de prime abord, on pourrait croire que leur seule différence réside dans leur portée, l’A-GACM étant une association de galeries québécoises et la PADAC, une association de galeries canadiennes.Si cette différence est jugée primordiale par certains marchands d’art, les galeries membres voient souvent un monde de détails qui distinguent ces deux associations.Avec ses seize membres, dont quatorze sont situés à Montréal, l’AG ACM est perçue comme une association proche des intérêts qu’elle défend, ouverte aux nuances et aux changements.Bientôt couronnée de ses vingt-cinq ans, la PADAC a pour sa part le charme de sa permanence et de son prestige.Mais une autre « grande » distinction, basée sur les critères de sélection, achève la séparation de leurs champs d’action; car il faut savoir que l’AG ACM regroupe des galeries d’art contemporain tandis que la PADAC ne favorise aucune forme d’art, prêtant plutôt attention à la solidité financière de ses membres.Ainsi, l’association québécoise défend les intérêts des galeries spécialisées en art contemporain et cherche à développer un marché spécifique, mal connu mais auquel elle veut sensibiliser un maximum de personnes.D’après sa coordonnatrice, Isabelle Lelarge, l’AG ACM a vu depuis sa fondation, en 1985, le nombre de ses membres fluctuer à tous les ans, « ce qui reflète bien, soutient-elle, la problématique de la survie des galeries d’art au Québec ».Avec sa soixantaine de membres, dont onze situés au Québec, la PADAC préconise plutôt une image de marque, qu’elle cultive comme garantie de la qualité des galeries canadiennes.Iæs conditions posées aux galeries candidates (cinq années d’opération, stabilité financière et appui de trois membres) assurent à l’association la constance recherchée.Bien entendu, ce ne sont pas toutes les galeries québécoises qui peuvent être membres de ces deux associations.Mais quelques-unes d’entre elles sont fières de participer à l’essor des deux à la fois, tandis que d’autres repoussent les avances que l’une ou l’autre leur fait Trois galeries, toutes trois de Montréal, sont membres de l’A-GACM et de la PADAC : Galerie Daniel, Galerie Elca London, Galerie Waddington & Gorce.Pour John Daniel, propriétaire de la Galerie Daniel et ex-président de l’AG ACM, toutes les associations ont leur importance et représentent une force politique et économique indispensable au marché de l’art.« Si je pouvais me joindre à une association mondiale, je le ferais », affirme-t-il avec conviction.À la galerie Elca London, le partage se fait aussi sans préférence, Mme London ayant accepté la présidence de la PADAC tandis que son fils, Mark London, représente l’A-GACM à titre de secrétaire ! D’autres galeries, par contre, se tiennent loin des associations.Celles-ci sont jugées trop exclusives par Stanley Borenstein, de la Galerie d’arts contemporains, ou pas assez « marchandes » par Christiane Chas-say, de la galerie du même nom.D’autres encore, René Blouin et Chantal Boulanger, disent préférer conquérir leur marché seuls et craignent qu’une association puisse re- grouper des membres non représentatifs de leur ouvrage.D’aucuns interprètent ces refus comme une attitude méprisante et les différences de points de vue prennent, d’une galerie à l’autre, des teintes subtiles.Que la Galerie Graff ait profité du soutien décisif de l'A-GACM dans l’obtention d’une aide fi nancière, que l'AG ACM organise chaque année une expo-foire qui tend à l’internationaliser et que John Daniel apprécie le puissant « lobbying » de la PADAC dans les ministères fé déraux, tous ces avantages n’effacent pas les critiques qui sont tacitement comprises dans un refus de devenir membre d'une association.Parce que, comme l’exprime bien Éric Devlin, vice-président de l’A-G ACM et co propriétaire de la Galerie Trois Points, « une association se regroupe sur une pratique ».Aussi, reproche-t-on vaguement à l’A-GACM d’être trop jeune, trop ou verte aux styles; a la PADAC, d’avoir son siège à Toronto et d’appliquer un mode de sélection trop hé téroclite.Malgré toutes ces différences et écarts, les deux associations élabo rent des codes de déontologie, luttent contre la fraude, tissent des relations cordiales, bref, créent une image so ciale de la galerie d’art.Et cela, même une galerie qui choisit de faire cavalier seul en recueille quelques bénéfices.PHOTO MICHEL DUBREUIL Lorraine B.Palardy, présidente de l’Association des galeries d'art contemporain de Montréal.La diffusion, un casse-tête coûteux $ 'WW '**'’ .y-r-v a*?» Une oeuvre de Serge Roy.GALERIE D’ART STEWART HALL Centre Culturel de Pointe-Claire 176 Bord du Lac, Pointe-Claire 630-1220 “The Afghan Folio” Photographies de Luke Powell Mamoud Baghaeian — Artiste céramiste du 10 novembre au 2 décembre Vernissage le dimanche 11 novembre, de 14hOO à 16H00 Admission libre Horaire de la galerie: lun.au ven.de 14h à 17h A,, ,»s par ascenseur /un.et mer.soir, de 19h à 21h à sam.et dim.de 13h à 17h GALERIE MAZARINE est heureuse de vous présenter en exposition Wknhua Xu dans sa récente série de.ses aquarelles: “Impressions d'automne dans les l.au r en tides" vernissage: lundi, le 26 novembre /990 à 18 heures >*.Collection Permanente Grande selection de gravures antiques et estampes contemporaines (Aizpiri, Avati, Cathclin, Guiramand, Ting) 1524 Sherbrooke Ouest (Métro Guy) • Montréal » Téléphone (514) 931-81B2 GALERIE SAMUEL LALLOUZ Nous sommes présents à l’ELAAC John Francis Jochen Gerz John McEwen Barbel Rothhaar Naomi London Claude Simard Heures d'ouverture: du mardi au vendredi de 10h à 18h et samedi de 10h à 17h.372, Ste-Catherine O., suite 528, Montréal (Québec) H3B 1A2, Tél.: 398-9806 Fax: 398-9807 Jean Tourangeau LA DIFFUSION de l’art contemporain fera toujours problème si l’on en croit les initiés.Est-ce à cause de l’objet lui-même qui semble si peu référer à notre environnement ?Ou plutôt parce que la société, qui engendre ces pratiques sélectives, n’a pas les moyens (le luxe ! ) de les rendre visibles à grande échelle ?En fait, l’art au 20e siècle a toujours compté d’abord sur l’énergie d’un micro-milieu pour faire parler; c’est-à-dire faire connaître, faire comprendre.La méthode : décrire ces oeuvres plastiques, dans la presse écrite ou à la radio, plus récemment à la télévision.Ainsi un public plus large rencontre des images dont il n’a pas l’habitude dans son environnement immédiat La diffusion passe donc par la présence régulière, quasi instantanée, voire coutumière de cet art qui fait problème.à travers un médium qui n’est pas le sien.Qu’en est-il chez nous ?La situation a-t-elle changé depuis le premier numéro de Vie des Arts à l’automne 1956?Il semble que oui.Citons par exemple l’installation du Coréen Nam June Paik à la défunte galerie Espe-ranza.Ses robots, bâtis avec des téléviseurs superposés, ont servi de toile de fond à l’émission culturelle Lumières diffusée à Radio-Québec, qui recourt régulièrement à ce procédé pour souligner des expositions.On évoquera aussi l’exemple de la médiatisation excessive et extrêmement rapide du record historique de la vente des Iris de Van Gogh, chez Sotheby’s, à New York.Plus près de nous, un artiste de pointe comme André Fournelle, qui vient à peine de présenter d’immen- ses balançoires de métal chez Cirai, dira qu’il est rare d’obtenir autant d’articles (et de reconnaissance ! ) en si peu de temps.Il a fait la une d’un quotidien au moment même de l’événement et la revue Vie des Arts (sept.90, no.140) suivait peu après.Espace — une revue spécialisée en sculpture depuis 1982 — lui a consacré deux articles de fond, pleine page et couleur, en plus de la page couverture.La sculpture de métal et de feu, montrée en galerie, devient une image multipliée, une marchandise consommable pour tous ceux qui le veulent.Voila justement le centre du débat, de la crise, depuis la vente des Iris.L’art est-il une marchandise ?Un objet de consommation comme n’importe quel autre ?Sinon, comment le diffuser ?Un groupe spécialisé, comme celui des sculpteurs, peut s’offrir une revue pour introduire chez son public des oeuvres imposantes.Le commentaire, l’explication de l’artiste ou l’interprétation de la critique, servent de publicité.En réaction à ce langage parfois très spécialisé, ou d’une intellectualisation excessive, le Québec a vu naître des revues associées de diverses manières au marché de l’art.Le Collectionneur (fondé par Félix Vallée en 1983) replace âlors les oeuvres d’art dans un contexte social ou le jeu de l’offre et de la demande fait loi.Le groupe publie en prime le livre des cotes, au centimètre près.Ce qui tend à imposer cette manière de voir comme la véracité des faits.Plus jeune, la revue ETC (premier numéro en automne 87) est bien différente.Son comité de rédaction comprend des marchands et d’anciens directeurs de galerie.Avec des chroniques provenant de New York, Paris, Toronto, elle situe l’art québécois dans les courants internationaux.Courts et longs, parfois autour «ELAAC» Entrée libre à l'art contemporain du 13 au 18 novembre Stand no.23 ROLAND GIGUERE jusqu'au 17 novembre GALERIE EXPOSITION EXTRAORDINAIRE DE VERRE D'ART CANADIEN — AMÉRICAIN TCHÈQUE 1518 SHERBROOKE OUEST.MONTRÉAL (514) 932-3896 GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suite 100 Montréal (514) 849-1165 | Mardi au samedi de 9h30 à 17h30 et sur rendez-vous L’ATELIER CIRCULAIRE EXPOSITION COLLECTIVE DE 15 GRAVEURS Arne Aullas, Louis-Pierre Bougie, Paul Cloutier, Catherine Farish, Charlotte Fauteux, Pedro Gonzalez, Tallen Hacikyan, François-Xavier Marange, Alvaro Ocampo, Patricio Pardo, Juan Raggo, Jean-Pierre Sauvé, Jacinthe Tétrault, Susan Veroff, François Vincent VERNISSAGE SAMEDI 10 NOVEMBRE DE 14h à 17h L'EXPOSITION SE POURSUIVRA JUSQU'AU 1er DÉCEMBRE I d’un thème, les textes cherchent à aider les collectionneurs à évaluer ou parfaire leurs connaissances.Autre manière de faire, le mensuel italien Contemporanea (fondé en 1988), publié en anglais, consacre trois chroniques au marché de l’art.Les prix obtenus aux encans italiens précèdent une entrevue avec un homme d’affaires amateur d’art, ainsi qu’un dossier sur une collection privée.Est-ce une meilleure méthode pour nourrir l’intérêt, ouvrir d’autres voies, augmenter les « happy few » qui gravitent autour de l’art actuel, en touchant une clientèle de gens d’affaires et de grandes sociétés, rarement intéressée à la chose en soi ?Ne vaudrait-il pas mieux détourner les panneaux-réclames en impri-mant d’immenses reproductions d’oeuvres d’artistes d’ici, comme l'ont déjà tenté certaines corepora-tions ?Ou encore réaliser des « clips » de 30 secondes à une minute en 35 mm et les projeter dans les salles de cinéma, comme le Musée des Beaux-Arts l’a proposé dernièrement ?Les méthodes de diffusion ont-elles des limites ?Il faut distinguer entre l’image et le texte.Ce à quoi s’est attaqué cette année le réseau Télé-Métropole en consacrant une minute à des événements, durant les infor- mations.Montréal Ce Soir le faisait déjà, à Radio-Canada, depuis quelques années.Enfin, on peut consacrer une pleine émission aux arts vij suels comme Art-Média au réseau Vidéotron, et la rendre ensuite disponible comme matériel pédagogique ou relais didactique lors d’une visite d'exposition.C’est à travers ce paysage que Ar-texte fête ses 10 ans, boulevard Saint-Ciurent.Librairie et centre de documentation sur l’art, éditeur, cet organisme à but non-lucratif a apporté une autre solution.Il a permis, en rendant disponibles une masse d’illustrations et d’écrits, d’attirer et de renseigner à la foLs le public intéressé.Une heureuse initiative, et qui dure à une époque où le monde des images menace une réflexion qui exige du temps ?La lecture de l’oeuvre d’art et sa contemplation demandent de la présence, soutenue.Ce qu’on attend des médias, par définition.Mais pour la plupart d’entre eux tout va vite, chaque minute, chaque arrêt doit provoquer une réaction de l’auditoire.Les intellectuels et les artistes sont donc devant de nouvelles lois (pour eux) dont l’aboutissement est la réception, la vibration si l’on préfère, d’une audience dont dépend leur survie.Qui, de l’image ou du texte médiatisés, va l’emporter ?FERNAND LEDUC GALERIE DOMINION 845-7833/845-7471 1438, rue Sherbrooke ouest Nous sommes l’agent au Canada pour 1616 Sherbrooke ()., Montréal, Québec H3H IC9 • (511) 9.3I-.3616 Membre de I Association Professionnelle des Coteries d'Art du Canada Inc.en permanence BIGRAS - BOUCHARD - DROUIN HOULE - LAPORTE - SIMONIN ROBLIN GALERIE KASTEL INC.1366 Avenue Greene, Westmount - Tél.: 933-8735 du mardi au samedi de lOh à 17h30 •Still Lifo» Huile 30” x 40” du 12 au 24 novembre 1990 l I 4 I E-10 ¦ Le Devoir, samedi 10 novembre 1990 le plaisir de art La Galerie Lavalin, la fin d’une belle aventure WM.¦ à .1} » >, LE CORBUSIER (1887-1965) «MURALNOMAD» (tapisseries) 28 nov.au 22 déc.Christian Kiopini ' (salle principale) Fabrizio Perrozi (1ère salle) jusqu'au 24 novembre Pierre Blanchette Louis-Pierre Bougie Kittie Bruneau David Dorrance Jacques Hurtubise Kevin Kelly Artistes de la galerie Chnstian Kiopini Isabelle Leduc Jennifer Macklcm Paul Mathieu Jean-Pierre Morin Jean Noel Jacques Payette Michel Saulnier Susan G Scott Pi erre-Léon Tétrault François Vincent MichelTtault ArtContempoiain 1192, rue Beaudry, Montréal (Québec) Canada H2L 3E4 Tél.:(514) 521.2141 -Fax:(514) 521.6678 Jean Dumont LA GALERIE D’ART LAVALIN n’est plus.Les galeries meurent en bas-âge, à Montréal.Quatre années d’existence : c’est juste le temps qu’il faut pour acquérir une crédibilité, pour transformer en habitude la curiosité de l’amateur, pour faire naître l’ombre d’un espoir nouveau chez de jeunes artistes en besoin d’être montrés, juste le temps qu’il faut pour créer un vide quand on disparaît.Il y a mieux à faire, en ces temps de crise culturelle, que de céder à la manie des autopsies, souvent négatives, chères à notre milieu des arts visuels.Dans la situation actuelle, le vide qui vient de s’ouvrir paraît immense : il vaut sans doute de le sonder pour rendre justice à cette belle initiative.La Galerie Lavalin qui a ouvert ses portes le 19 novembre 1986, sur une exposition d’oeuvres de Betty Goodwin, Claude Tousignant et Ulysse Comtois, et sur une sélection d’oeuvres de 17 artistes de Nouvelle-Écosse, n'est pas née sur un simple coup de tête de Bernard Lamarre, le président de Lavalin.Depuis le premier achat, au début des années 60, d’une belle toile de Marcelle Ferron, la constitution patiente et passionnée de la Collection Lavalin, puis l’organisation, à partir de 1978, d’importantes expositions itinérantes étaient des balises d’importance sur le chemin menant à cette inauguration.Ces années ont aussi été marquées par l’arrivée chez Lavalin, en 1977, de celui qui allait, en plus d’être conservateur de la collection, en devenir la cheville ouvrière et le directeur du service de la promotion des arts, Léo Rosshandler, ancien directeur-adjoint du Musée des beaux-arts de Montréal.L’organisation des expositions itinérantes soulignait déjà le désir d’une projection de la passsion vers l’extérieur, de son partage avec les autres.Leur but était de rendre visible pour les autres provinces du Canada la production des jeunes artistes du Québec, autant que de rendre les autres visibles à Montréal La communication culturelle à son meilleur.Et l’on vit circuler, entre les principaux centres de création du Canada : Avec ou sans couleurs, en 1978, Vivre en ville, en 1980 et surtout, "h en 1981-82, Planches et Planches, une exposition qui présentait, côte à côte, des gravures et des eaux-fortes et les planches ayant servi à leur impression.Elle marquait la sortie du programme de soutien de arts de La- valin sur le circuit international puisqu’elle visita New York et boston.Le poids organisationnel de ces expositions devenant rapidement trop lourd pour le personnel qui s’y consacrait, et la qualité de la collection et des contacts avec les artistes grandissant de jour en jour, l’ouverture d’une galerie sur les lieux mêmes de la collection coulait de source.Bernard Lamarre n’avait-il pas déclaré : « Notre but, c’est d’avoir une collection du calibre de celles que possèdent les musées.» Tous les visiteurs ont pu en juger, au cours des années, dans cette Galerie d’art Lavalin, située au premier sous-sol du siège social de la société, à Montréal, sur le boulevard René Lévesque.Une galerie qui, au sens accepté du terme, n’en était vérita- David Moore (1943- ), Sirène, 1987, bois peint et métal, 90” x 16” x 24”.Collection permanente de la BANQUE NATIONALE LA SOCIÉTÉ DES ARTS VISUELS DE LAVAL Présente à la galerie d’art du Collège Montmorency Du 20 novembre au 16 décembre 1990, l’exposition « EXPRESSIONS MULTIPLES GÉRALD BRAULT STELA COSMA PIERRE DESROSIERS ARIANE DUBOIS PIERRE GENDRON LÉO GERVAIS JACQUES HUET JULIE LEFEBVRE MARTIAL LEFEBVRE ÉDITH MARTIN MANON OTIS MONIC THOUIN-PERRAULT LOUISE PRESCOTT YVES-MARIE RAJOTTE SUZANNE BERBERI-TARDIF JUAN SCHNEIDER Sous la présidertte d'honneur de M.Gilles Vaillancourt MAIRE DE LA VILLE DE LAVAL VERNISSAGE LE 20 NOVEMBRE A 19H30 Heures d’ouvertures; Mercredi, jeudi, vendredi: de 1 3 h.à 20 h 30 Dimanche de 13 h.à 17 h.COLLÈGE MONTMORENCY 475, bout, de l'Avenir Laval, Ck.H7N 5H9 - Tél.: 667-5100 Avec l’appui financier du ministère des Affaires Culturelles.307, rue Sainte-Catherine Ouest, suite 555 Montréal (Québec) H2X 2A3 Tél.(514) 845-5555 LANCEMENT DU CATALOGUE DE MARC GARNEAU à l’Entrée libre à l’art contemporain.13 novembre à 20 heures au kiosque des galeries.GALERIE MADELEINE LACERTE I, ( Dinun, Québec (Québec) Tél.: (418) 692-1566 blement pas une, puisqu’elle n’exposait pas d’artistes attitrés et ne se livrait à aucune activité commerciale.Elle servait seulement d’intermédiaire bénévole entre les artistes et les amateurs éventuels.En fait la galerie fonctionnait plutôt comme un musée, sans en etre véritablement un non plus, puisqu’elle ne se livrait à aucun travail muséologique, soulignant pourtant ses expositions par la publication de magnifiques catalogues qui font la fierté de ceux qui les possèdent.La politique d'exposition de la galerie, résolument tournée vers l’art contemporain et, en particulier, les oeuvres des jeunes artistes, n’en n’a pas moins toujours été très éclectique, installant, avec le même soin et le même souci de les faire valoir, les oeuvres de 28 peintres de la peinture en direct dans Plateforme 87 — Les Foufounes électriques mises à jour, en 1987, et les toiles d’un artiste aussi mondialement connu que ITtalien Valerio Adami.Il est impossible, bien sûr, de parler ici de toutes les manifestations organisées par la galerie durant ses quatre ans d’existence, si ce n’est pour en souligner la qualité générale, mais il faut absolument citer certains événements importants.Scripla Manent, par exemple, une exposition qui, en mars 1988, mettait Librairie Documentation M.iitIi samedi i: h 17 h M) l’accent sur les manifestations de l’écriture dans les oeuvres récentes d’artistes de Montréal et de Toronto.Ou encore, en collaboration avec le Centre Saidye Bronfman, le Goethe Institut, la Karl llofer Gesellschaft et la Uochschule der Künste, le magnifique Montréal-Berlin 88-89, qui a permis à dix artistes de chaque ville de montrer leurs oeuvres à Berlin et à Montréal.Artluminium aussi, fin 89, qui en collaboration avec Alcan a exposé dans les sièges sociaux des deux compagnies les oeuvres d’une cinquantine de sculpteurs.Si je signale particulièrement à l’attention les grandes expositions collectives c’est qu’à ces occasions, Et voilà que la dernière exposition à la galerie Lavalin est déjà en route : une Installation audiovisuelle de Brian Eno Intitulée The Quiet Room.Cl-haut, un regard sur l’exposition Montréal-Berlin : trois oeuvres de Martin Von Ostrowskl.Lavalin a toujours pris grand soin d’exposer les jeunes artistes d'ici à égalité avec les artistes étrangers plus connus.Il est réconfortant de voir un Alain Paiement aux côtés d’une Bàrbel Rothhaar, Dominique Valade en même temps que Magdalena Abakanowicz, ou Mark Prent avec Robert Rauschenberg.Si on ajoute à cela le fait que le sommaire des expositions de ces quatre années inclut également des expositions réservées à la céramique et à la tapisserie, et que la galerie a abrité deux années de suite les « Entrée libre à l’art contemporain », de l’AG ACM, on comprend mieux l’intérêt très particulier que représentait cette institution pour le milieu de l’art montréalais.On ne peut qu’acquiescer également à la remarque, en forme de post-mortem, à la fois fier et attristé, de Léo Rosshandler, l’un des principaux artisans de cette belle aventure : « Le milieu des arts n’est pas homogène.Le Musée des beaux-arts a ses visiteurs, les galeries commerciales ont leurs artistes et leur public, les galeries parallèles ont les leurs, et ce ne sont pas toujours les mêmes, et c’est très bien.Mais la Galerie d’art Lavalin était la seule à réunir tout le monde, la seule dont les vernissages voyaient se mêler des gens de tous les horizons du milieu de l’art.» Mais voilà, la dernière exposition à la galerie est déjà en route : une installation audio visuelle de Brian Eno, intitulée The Quiet Room.À partir du 2 décembre il va désormais manquer un pion important sur l’échiquier culturel montréalais.GALERIE TROIS POINTS ( / ( I
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