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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-11-23, Collections de BAnQ.

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Le Devoir, vendredi 23 novembre 1990 Samuel Beckett Cantate Grise Théâtre UBU 9 n o v.- 8 dé c.Le passage à vide de Michel Lemieux Michel Lemieux (ci-contre) connaît la chanson probablement mieux que quiconque.Depuis L'oeil rechargeable, il soulève l'ire des gens de théâtre et l’admiration des gens des variétés.Avec Voix de passage, son tout dernierspectacle présenté au Spectrum, ses détracteurs ne risquent pas de changer de camp.Page B-2 Le samedi culturel Dans le Cahier du samedi, une réédition titanesque en disques compacts des pionniers du blues et une entrevue surprise avec Dorothée Berryman qui « étudie » à New York.Dans le Plaisir des livres, un retour sur l’affaire Ga-ry/Ajar; une rencontre entre Claude Duneton et Marie-Éva de Villers au sujet des expressions imagées de la langue française.La Charte de la nouvelle Europe De larges extraits du document historique que viennent de signer à Paris les 34 membres de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe.Ils affirment avec conviction que l'époque de la confrontation et de la division est désormais révolue et que tout doit être mis en oeuvre pour assurer prospérité, justice et sécurité.Page B-8 L’événement des Contes Ne serait-ce que pour le très séduisant air de La Barcarole, il vaut la peine d’aller voir et entendre Les Contes d'Hoffmann, de Jacques Offenbach, la deuxième production de la saison de l’Opéra de Montréal.La Québécoise Hélène Fortin y interprète le rôle d’Olympia (ci-contre).Demain soir à la salle Wilfrid-Pelletier.Page B 3 Deux Bertrand aux antipodes Pour Marie-Andrée, il faut légaliser la drogue, pour Mario, ce serait une catastrophe .tjr-—.PHOTO CP Mario Bertrand, la légalisation, jamais ! PHOTO LES PAPAREZZI/ELLE-QUÉBEC Marie-Andrée Bertrand, un code pénal respectable, tout simplement.Caroline Montpetit LK DISCOURS choque, d’em blée.De son bureau de professeur de l’Université de Montréal, la criminologue et présidente de la Ligue internationale « anti-pro-hibitionniste », Marie-Andrée Bertrand, réclame la légalisation de la drogue.De toutes les drogues.Les 100 à 200 produits classés comme illicites par le Code criminel du Canada et par les conventions prohibi-tionnistes internationales.Du cannabis à l’héroïne.« Ne croyez pas que je ne respecte pas le code pénal, ajoute-t-elle, aussitôt, faisant allusion aux lois canadiennes répressives contre les drogues.Je voudrais que le code pénal soit respectable, tout simplement, qu’il épelle des valeurs possibles.On note au Canada plus de morts causées par des médicaments légaux que par la consommation de drogues illicites.Et un million d’usagers de substances illégales consomment ces drogues au Canada.» Ex-commissaire de la Commission Le Dain, qui recommandait en décembre 1973 au gouvernement Trudeau de décriminaliser le cannabis, Marie-Andrée Bertrand est aujourd’hui présidente de la Ligue internationale anti-prohibitionniste, qui regroupe une quarantaine de membres fondateurs à travers le monde.L’ennemi commun des membres de cette ligue : la convention « unique » internationale, interdisant l’usage, la détention et l’importation des drogues illégales, dans les pays signataires, dit-elle.La première convention du genre, signée en 1961 par 55 pays, dont les États-Unis, interdisait même l’usage médical des produits prohibés sur les territoires des pays signataires.« C’est une question de réalisme, dit Marie-Andrée Bertrand, qui jure ne consommer elle-même aucune drogue illégale.Le coût social de la consommation est moins grand que le coût de la répression, si l’on calcule les coûts des services de police, les honoraires du juge, et les centres de détention comme Parthenais.Et le coût moral, lui, est incalculable, parce que la loi est tout simplement non-crédible.Le trafic est illégal, mais le fait qu’une substance soit il- légale n’en limite manifestement pas la consommation.» Pour la criminologue, ce sont les plus pauvres parmi les consommateurs et les trafiquants qui font les frais du système pénal répressif en place.« Les gens de la classe aisée consomment de la cocaïne dans leur coin sans se faire embêter, poursuit-elle.En 1982,75,9 % des condamnations relatives aux stupéfiants, recensées au Bureau des drogues dangereuses, étaient des condamnations pour simple possession de cannabis.Ce sont les petits crimes, et les petites gens, que la police dépiste le plus facilement », affirme la criminologue.La position, radicale, immorale même de l’avis de William Bennett, ancien leader de la lutte contre la drogue initiée par le président américain George Bush, a déjà gagné des appuis aux États-Unis, après avoir séduit plusieurs intellectuels américains.C’est qu’elle arrive à point nommé devant l’échec de plus en plus évident de la répression policière, et du plan de la lutte contre la drogue du président américain George Bush.« Tous les membres de notre ligue sont anti-prohibitionnistes, précise la criminologue.Mais certains sont uniquement pour la décriminalisation des drogues, c’est-à-dire qu’ils voudraient simplement que Ton sorte la drogue du code pénal.D’autres, comme moi, sont pour la légalisation des drogues par des régies d’État, qui contrôleraient la qualité et l’âge de consommation.» Pour des économistes membres de la ligue, la légalisation serait précisément le moyen de récupérer en taxes les milliards de dollars qui s’envolent chaque année dans les mains des narco-trafiquants.Sans compter les millions investis dans la lutte stérile aux stupéfiants.De l’aveu même de l’Interpol, seulement 10 % de la drogue circulant dans le monde est saisie par les policiers.Pour les criminologues et les psychiatres prônant la légalisation, la décriminalisation est Tunique façon de vaincre la corruption et de réduire la criminalité reliées au corn merce et à la consommation illicites.Une légalisation de la drogue ferait chuter immédiatement de 80 % la corruption qui entoure son commerce, expliquait récemment Richard J.Dennis, dans un article pour la légalisation paru dans la revue bostonienne the Atlantic Monthly.Selon Mme Bertrand, la légalisation déstabiliserait considérablement le crime organisé, en réduisant les prix à la consommation.Ceux qui craignent le plus la légalisation, précise-t-elle, ce sont les gros trafiquants, qui s’emplissent les Voir page B-2 : Bertrand Les coulisses de la caravane constitutionnelle PHOTO JACQUES GRENIER C’est un imposant groupe d’une centaine de personnes qui constituent la caravane constitutionnelle qui parcourt le Québec.Derrière les 36 commissaires, s’agitent analystes, stratèges et conseillers ae toutes sortes Michel Venne de notre bureau de Québec ON LES VOIT parfois à la té lévision, circuler avec un air préoccupé derrière les commissaires, glisser une note au ministre G il Rémillard ou un conseil à l’oreille du péquiste Guy Chevrette, qui opine favorablement du bonnet.Ce sont les conseillers, les stratèges, les analystes qui grouillent, dans les coulisses de la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec et dont les 36 vedettes de cet aréopage hétéroclite ne pourraient plus se passer.Pour eux, les tâcherons lisent les mémoires, les résument, suggèrent des questions à poser aux témoins, échafaudent des stratégies, entretiennent des rela- tions avec la presse.Leur rôle est fondamental, bien qu’à l’ombre, derrière les réflecteurs.Au bas mot, ils sont une quarantaine, employés des partis, du gouvernement, du secrétariat de la commission, à monter à bord de la caravane vers l’inconnu qui vient d’entreprendre son périple en région, où on lui réserve semble-t-il un accueil enthousiaste.À ceux-là il faut ajouter une vingtaine de journalistes, le même nombre de techniciens et de réalisateurs du Service de la radiodiffusion des débats.Au total, entre 100 et 120 personnes à transporter et à loger, dans chacune des neuf villes, en dehors de Québec et Montréal, où s’arrêtera la caravane d’ici au 20 décembre.Les deux ailes parlementaires, li- Voir page B-2 : Caravane Commission Bélanger- Campeau Coktail explosif : de Ninja à Rambo ! Gilles Lesage________ de notre bureau de Québec CE T IT II E étrange ou bizarre m’est inspiré de propos tenus, mercredi, au cours de la discussion qui a entouré la présentation du mémoire le plus important de cette troisième semaine, aux audiences publiques de la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec.D’un côté, M.Claude E.Forget, à titre de président de l’ASDEQ (Association des économistes du Québec), fait état d’un mélange assez explosif : le Canada anglais fera face à une « immense surprise » quand il sera saisi de ce qui se passe au Québec, doublé de son « absence de générosité », comme on Ta constaté lors du débat sur le Lac Meech.De l’autre, M.Pierre Fortin, professeur à l’UQAM, insiste sur la nécessité d’informer les autres rapidement et complètement.« Nous, dit-il aux commissaires, on était tous les trois (le troisième étant le professeur John MeCallum, de McGill) en fin de semaine à une conférence à McGill.()n leur a dit : Écoutez, les choses sont extrêmement sérieuses, il y a de la lumière au bout du tunnel, mais c’est un gros train qui s’en vient, vous êtes mieux de le surveiller i parce qu’il s’en vient vite, et les trois quarts de l’assistance sont tombés sur le dos.Ils étaient complètement éberlués .» M.Fortin résume sa pensée avec une image de.professeur : il s’agit de savoir si le Québec jouera de finesse et de prudence, comme les Ninja Turtles, ou s’il se comportera comme un Rambo qui fonce dans le dos.Ce mémoire est important parce qu'il vient d’un groupe de spécialistes qui tentent de cerner non pas le pour-; quoi, mais le comment des changements en cours ou en gestation; de ce fait, ils soulèvent des questions embêtantes pour tous, à commencer par eux-mêmes, ainsi que pour les commissaires, drapés dans leurs cer-titudes respectives.Au fond, il y a probablement autant de différence i entre l’économiste André Raynauld (qui fait de la recherche pour le CPQ et qui signe la partie du mémoire de l’ASDEQ sur l’interdépendance des régions dans les échanges de produits transformés, concluant que le Québec dépend lourdement des autres provinces) et son collègue Fortin (qui a conseillé la Chambre de commerce du Québec et qui fait l’éloge du Québec entrepreneurial pour l’ASDEQ), qu’il y en a entre MM.i Jacques Parizeau et Lucien Bou-J chard, d’un côté, Ghislain Dufour et j Charles-Albert Poissant, de l’autre.Sans le dire expressément, chacun tire la couverture de son côté, et tout ! le monde reste à demi couvert ou non, à son choix, libre de sa réflexion et de sa conclusion.Par exemple, il est assez inconfor-I table de se faire dire : « Il n’y a pas de démonstration rigoureuse possible sur le plan économique que le fédéralisme ou l’indépendance est la voie optimale.D’ailleurs, ajoute TAS-DEQ, nous croyons qu’il est possible de faire comprendre qu’il y a moins de différence objective entre les deux états opposés qu'on ne le suppose fréquemment.Les conséquences économiques des options constitutionnelles dépendent probable-; ment moins en définitive de leur na-! ture même que des moyens éven-Volr page B-2 : B-C COMPLET .17-20 N< “ VOTRE FILLE PEUPLESSE , PAR INADVERTANCE P de VICTOR-LÉVY BEAULIEU À l’affkhe 1297, rue Papineau Montréal, (métro Popcneou) Réservations: 523-1211 c££%&& JACQUES GODIN • JULIE VINCENT • ERIC CABANA Mise en scène : Jean Salvy Assistance à la mise en scène et cégie : Ann-Marie Corbeil Scénographie et costumes François Laplante Conception d'éclairage : Claude Accolas Conception sonore : Richard Soly Maquillages et coiffures : Jacques Lafleur I B-2 ¦ Le Devoir, vendredi 23 novembre 1990 Chanceux ON N E S AIT trop ce qui passe par la tête des commissaires de la Campeau-Bélanger alors qu’ils écoutent tous ces groupes leur servir leur petit baratin.Sauf, évidemment, dans le I cas du commissaire Gérald Larose qui, lui, ne manque jamais une occasion de dire tout haut ce qu’il pense, et même un peu plus.Au début, je les plaignais : être assis là et devoir attendre son tour Êiur y aller de sa petite question à quelle le « représentant-dûment-mandaté» se fera un point d'honneur de ne pas répondre.Mais, à constater le fait que personne n’a l’air de dormir sur sa chaise et qu’ils ont tous l’air intéressé, j’en suis venu à la conclusion qu’ils devaient parfois avoir la chance unique de rencontrer des gens qui ont peu accès aux médias, mais qui ont quand même des points de vue fort divertissants à présenter.Prenez M.Charles Plamondon, le porte-parole des Citizens of Saint-Bruno de Montarville, qui est venu leur expliquer dans un français impeccable que lui et ses Daniel LATOÜCHE compatriotes vivaient dans un régime tyrannique parce qu’ils n’avaient pas accès à tous les services en anglais dans leur coin de la Rive-Sud.Qu’il était agréable à entendre notre Charly du bilinguisme et de la lutte à l’oppression.Qu’un Québécois francophone accepte ainsi de servir de caution et de véhiculer les pires inepties, du genre de celles qu’on rencontre encore fréquemment sur le campus de l’Université McGill, a quelque chose de réjouissant.Ce n’est pas demain la veille qu'Amnistie internationale fera enquête sur notre politique d'internement force de nos dissidents et de nos illuminés politiques.Us sont tous en liberté, et même pas surveillés en plus.Était-ce parce que la Commission s’était dangereusement rapprochée de Drummondville, mais le vent de folie qui avait commencé avec notre combattant de la tyrannie s’est ensuite continué avec le témoignage de M.Michel Dupuy.Alors là, ce fut le délire.Voici quelqu'un de très respectable et dont la feuille de route en a fait l’un des plus importants mandarins de l’ère Trudeau.11 a même été ambassadeur, du Canada à Paris après avoir dirigé l'ACDI et je ne sais plus trop quels services gouvernementaux d’Ottawa.Ce que j’aurais aimé être commissaire pour entendre notre honorable invité raconter tout bonnement que c’est grâce au gouvernement I fédéral, en particulier celui de Pierre Trudeau, que le Québec a réussi sa remarquable percée sur la scène internationale.Comme quoi, on peut être poli, distingué, charmant, instruit et être capable de dire les pires imbécilités.On peut dire beaucoup de choses du gouvernement Trudeau : on peut lui trouver les plus grandes quaütés ou les pires défauts, mais on ne peut certes pas dire qu’il a travaillé à faire émerger le Québec sur la scène internationale.Gérard Pelletier, Claude Morin, le ministre Masse et quelques autres ont dû en avoir le souffle coupé.Si, effectivement, M.Dupuy, qui fut l’un des plus anti-Québecois de nos mandarins fédéraux et qui, encore aujourd’hui, appuie l’approche de Jean Chrétien, est représentatif des avantages que le fédéralisme nous apporte en termes de représentation internationale.Il faut déclarer l’indépendance dans les 12 heures.Par la suite, notre ambassadeur a continué son cours sur l’art du bon-j petit-diplomate en y allant d’observations dans le genre il est plus difficile de négocier à un contre un que lorsque vous faites \ partie d’une organisation multilatérale et que vous avez ainsi accès à la position et aux stratégies de négociation de l’adversaire.Il fallait quand même un certain | culot pour servir ainsi une telle leçon de morale diplomatique à une commission où l’on retrouve en la personne de MM.Bouchard et Rémillard deux des meilleurs négociateurs que le Québec ait jamais produits.Ensuite, vint le tour de Philip Edmundston qui réussit le tour de force de ne pas être compris par personne, pas même par lui-même.Avec les années, il est devenu à son tour un véritable bazou dont le N PD devrait se débarrasser au plus vite, sinon on va finir par croire que ce parti nous veut vraiment du mal.Il fallait voir l’inquiétude dans le regard des commissaires.Tous étaient terrorisés à l’idée que Phil embrasse leur cause.Un appui de sa part et cela en est fini de votre carrière politique.L’ancien député Charbonneau qui fait maintenant dans la coopération internationale est ensuite venu j clarifier les choses pour les ' commissaires en précisant que l'actuelle position de Robert Bourassa était en fait facile à comprendre puisqu’elle ressemblait a celle que René Lévesque avait défendue dans son livre Option-Québec, position qu’il a ensuite traduite dans le programme péquiste de 1973 et sur laquelle le PQ s’est fait élire en 1976.C’est la même proposition qu’on retrouve au référendum et que les Québécois vont avoir le privilège de choisir à nouveau.Et le programme s'est terminé avec la présentation des anglophones en faveur d’un Québec souverain.Tout cela dans la même journée.Us sont chanceux nos commissaires, de se faire donner ainsi des représentations particulières de Juste pour rire.+ Caravane bérale et péquiste, ont dégagé du personnel pour encadrer leur délégation.Celle des dix députés libéraux est choyée.Le ministère du Conseil exécutif a mis à sa disposition deux permanents qui travaillent sous la coordination du conseiller spécial du premier ministre M.Jean-Claude Ri-vest, lequel n’est d’ailleurs jamais très loin et s’amène à l’occasion pour faire des commentaires, ou rectifier le tir, explique-t-on.M.Luc Rhéaume, l’ex-attaché de presse du ministre Claude Ryan (d’aucuns disent à la blague que M.Ryan peut se permettre de ne pas assister aux travaux de la commission puisqu’il y a délégué son homme), coordonne dans les faits la délégation libérale.Mme Marie Gendron, depuis un an au bureau du premier ministre après un passage remarqué à la présidence de la Commission Jeunesse du Parti libéral veille aux relations avec la presse régionale.Et Mme Lise Grondin, du bureau du whip, coordonne la participation des neuf députés.Le ministre Gil Rémillard est accompagné pour sa part de son attachée de presse, qui le suit à la trace, et d’une poignée de conseillers, disponibles en tout temps sur place pour alimenter ses nombreuses interventions.Tous les matins, réunion de stratégie, à laquelle M.Rémillard assiste à l'occasion.Les députés consultent les synthèses des mémoires préparées par les analystes du secrétariat aux affaires intergouvemementales, ils écoutent les suggestions que leur fait M.Rhéaume, déterminent les questions les plus pertinentes à soulever ce jour-là puis se partagent le temps d’intervention (entre 5 et 15 minutes par mémoire) dévolu à leur aile parlementaire.Lorsque les mémoires contiennent des affirmations douteuses, des chiffres approximatifs, des données historiques incomplètes, hop !, un expert déniché quelque part au gouvernement produit à leur intention une contre-expertise.Bien qu’il n'y paraisse pas toujours, les députés libéraux ont une stratégie, expüque M.Rhéaume.Elle consiste à forcer les témoins à mettre de côté les voeux pieux et la poésie et d’en venir aux faits.L’un vient soutenir que le fédéralisme est bon pour le Québec, on lui demandera des chiffres, des arguments.Un autre suggère que la seule solution c’est la souveraineté, on exige des explications sur la façon d’y accéder, le coût, les conséquences.” Les libéraux sont les seuls autour de la table à ne pas avoir d’option ferme, constate Luc Rhéaume.Le Don?Cabnene rremùtay L'EMPLOI EN DEVENIR L’EMPLOI EN DEVENIR Diane-Gabrielle Tremblay Travail à temps partiel, à contrat, à la pige, postes occasionnels, temporaires, emploi autonome, sont les nouveaux visages de l'emploi des années 1990, des phénomènes reflétant une profonde mutation du marché du travail.L’autcure propose d'abord des définitions de la flexibilité du travail et de la précarité de l’emploi.Elle tente de dégager les tendances dominantes de l’évolution de l'emploi pour nous aider à comprendre lés causes et les conséquences économiques de ces phénomènes.Enfin, elle expose des pistes alternatives qui pourraient permettre au Québec de mieux tirer son épingle du jeu.de l’emploi 124 pages 9,95 V INSTITUT QUEBECOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE 14 rue Haldimand.Ouébec, GIR 4N4 Tel (418) 643-4695 parti est encore à la recherche d’une voie et les députés ministériels posent des questions susceptibles de nourrir leur réUexion, explique-t-il.À l’opposé, les péquistes dont l’option souverainiste ne changera pas quoi qu’il advienne au terme de ces audiences publiques, profitent de chacune de leurs interventions, « du temps d'antenne gratuit » fait remarquer le principal conseiller de la délégation, M.Gilbert Charland, pour développer cinq thèmes qui leur sont favorables : la faillite économique du fédéralisme, les contraintes de la formule d’amendement prévue à la Constitution canadienne, les avantages de la souveraineté dans la négociation à venir avec le reste du Canada, la viabilité économique d’un Québec souverain et le fait que la Communauté économique européenne, un modèle souvent évoqué par les libéraux de Robert Bourassa.a été constituée par des États souverains.M.Charland est recherchiste en matière constitutionnelle au parti depuis trois ans et demi.Il occupe aussi normalement les fonctions, dont il est libéré pour la durée de la commission, d’attaché de presse du chef Jacques Parizeau.Il est accompagné auprès de la commission en tout temps par l’attaché politique du leader de l’opposition Guy Chevrette, M.Stéphane Dolbec.Tous les membres de la commission bénéficient par ailleurs des services d'un secrétariat d’une quarantaine de personnes, dont une quin zaine sont sur la route.Des synthèses des mémoires (au total 543) leur sont acheminées quotidiennement.Une douzaine d'analystes s’emploient à les produire à Québec.Certains membres se font accompagner également d’un adjoint ou d’un rela-tionniste.En région, les relations publiques prennent une dimension particulièrement importante.Dans chaque ville visitée par la caravane, une horde de journalistes locaux attend de pied ferme.Les médias préparent des émissions spéciales pour la radio ou la télévision locale.Des cégeps organisent des « débats-midi », les chambres de commerce des « dîners-conférences » auxquels sont conviés les commissaires.On a souvent évoqué la dimension pédagogique de cette commission.Mardi, à Saint-Hyacinthe, deux groupes de cégé-piens, amenés par leur professeur de sciences politiques pour les familiariser avec ce genre de débat, ont assisté attentifs à une partie des travaux.Les partis politiques sont bien conscients de l'intérêt que suscite dans chaque région le passage de l'auguste commission.Pour une fois que le pouvoir daigne se rendre jusque chez eux.Plus de 25 mémoires ont été inscrits en Abitibi, 23 au Saguenay, 20 en Gaspésie-Bas-Saint-Laurent.Alors un peu partout, des députés locaux remplacent les commissaires permanents.Les libéraux organisent des conférences de presse régionales.La commission, dont le budget total dépassera les 10 millions $, parcourra 4500 kilomètres, par autobus ou à bord de trois avions de type F-27, dont deux appartiennent au gouvernement.Le service de la lo gistique de la commission a organisé 1310 nuitées dans différents hotels.Le chef de ce service, M.Jean Bé dard, n’a qu’une tâche : penser à tout, même aux accidents qui pour raient survenir.Pour éviter le pire, au cas où l'un des aéroplanes s’abîmerait entre deux escales, les deux présidents de la commission, MM.Michel Bélanger et Jean Campeau, M.Bédard y veille, ne voyagent jamais dans le même appareil.Le service de la radiodiffusion des débats a mis sur la route pour sa part deux cars de reportage et deux coupoles, pour la transmission des images par satellite.L’équipement est loué.Les deux équipes alternent d'une ville à l’autre.U faut une journée pour installer l’éclairage et vérifier si tout fonctionne bien.Les techniciens sont pour la plupart des pigistes.C’est la première fois qu’une telle expérience de radiodiffusion à l’extérieur de l’Assemblée nationale est tentée.Pour l’heure, le directeur Marcel Rheault se croise les doigts.Aucun pépin important à signaler.À Joliette hier, à Matane mardi prochain, puis à Sept-Ues, Jonquière, Val d'Or, Hull, Sherbrooke et Trois-Rivières, la commission vient d’entreprendre le segment régional de ses audiences publiques.Elle reviendra à Québec le 12 décembre pour compléter la ronde le 20.Déjà, certains commissaires appréhendent ces deux semaines « infernales », que d’aucuns comparent à une campagne électorale.Les horaires sont longs.Neuf heures et demie d’audiences chaque jour jusqu’à 22 heures, après quoi la caravane prend le chemin d’un petit aéroport où des avions l’attendent pour le transport vers une prochaine étape.Il semble qu'une minorité des commissaires, malgré tout, se feront remplacer par leur substitut attitré durant ce voyage épuisant.« Je leur donnerais la note A », dit Jean Bédard.Le ministre Gil Rémillard, en tant que chef de la délégation ministérielle, ne ratera aucune séance.Le critique du PQ en matière constitutionnelle Jacques Brassard non plus.À l’occasion, le chef péquiste Jacques Parizeau se joindra à ses collègues, fait-on savoir, selon la distance à parcourir, la disponibilité que lui laisse son agenda et la nature des intervenants.Toujours en convalescence, le premier ministre Robert Bourassa, cédera son siège au député d’Orford Robert Benoit.Le ministre Claude Ryan ne monte pas non plus à bord avant que la caravane ne revienne à Québec, retenu, dit-il, par ses occupations aux Affaires municipales, à la Sécurité publique et à la politique linguistique.Son substitut en titre, le ministre délégué aux Affaires autochtones, M.Christos Sirros, aura semble-t-il lui aussi du mal à se libérer.U poursuit, ces jours-ci, une série de rencontres avec les leaders autochtones de partout au Québec.+ B-C tuellement adoptés pour réaliser ces options.» Vulgairement, à la Rambo ou à la Ninja Turtles.De quoi faire tiquer aussi bien les chefs souverainistes que les ténors du fédéralisme à tout prix.Et que dire de cette mise en garde des porte-parole des économistes : « Si cette Commission se borne à dresser la liste des voeux et des aspirations des Québécois, sans s’interroger sur la manière de les traduire en réalité dans un contexte autre que celui d’un affrontement, elle aura semé le germe de nombreuses déceptions et aura fait en sorte que le coût de n’importe quelle option finalement retenue sera plus élevé qu’il n’aurait dû l’être.» Meme si l’ADEQ reconnaît humblement la vulnérabilité des prévisions d’ordre économique, ce sont ses scénarios — l’un portant sur la transmission des pouvoirs dans la sérénité, l'autre dans la rancoeur et la discorde — qui ont fait sursauter un autre éminent économiste et professeur nul autre que Monsieur Parizeau lui-même, évidemment, qui aurait sûrement souhaité plus de com- plaisance de la part de ses collègues.Pourtant, en conclusion de leur mémoire, ils ne font preuve d'aucune superbe ou arrogance.Au contraire.« L’impact combiné de toutes ces considérations sur le choix d’un statut politique pour le Québec tend donc vers zéro.Certes, l’indépendance est « possible » sans entraîner, du moins dans l’abstrait, les coûts économiques inacceptables, mais la réalité de la marge de manoeuvre ainsi acquise pour que cette indépendance se traduise, sur le plan economique, en une destinée véritablement tranchée par rapport à la situation actuelle, tend également vers zéro, rappelle M.Forget.Le rôle des considérations non économiques doit donc être, et sera, déterminant.» Ainsi, les économistes sont les premiers à reconnaître — c’est le cas dans leurs propres rangs — que les arguments de tête et de raison, les bilans comptables et les chiffres, sont en compétition avec ceux du coeur et des sentiments, le vouloir-vivre collectif et les aspirations nationales, le besoin d’affirmation politique et culturelle.Contre cela aussi, il n’y a rien à faire, à la condition d’en connaître et d’en accepter les conséquences.« Sans doute, conclut le mémoire, le Québec, si sa population y est déterminée, peut imposer unilatéralement son option, mais il doit également être conscient que cette façon de procéder en fixera simultanément le coût et, dans ce contexte, le coût pourrait être élevé.» Si experts soient-ils, ces messieurs n’ont donc pas de formule magique, si ce n’est celle que, en bout de ligne, leurs convictions leur dictent.Toutes les options sont légitimes, le Québec peut aussi bien s’accommoder, sur le plan économique, d'un fédéralisme renouvelé que d’une indépendance, assortie de liens économiques normaux avec les partenaires canadiens.Ce qui inquiète les trois porte-parole, ce n’est pas le long terme — un Québec indépendant serait fort viable et respectable — mais le court terme, les années — combien ?dix, peut-être — de transition.Us insistent lourdement à cet égard, déplorant le peu d’attention que l’on accorde à ces « détails » pourtant si difficiles et incertains.Mais eux-mêmes ne vont pas plus loin que ce large rappel à la prudence et au réalisme, pour que les émotions ne prennent pas le dessus sur les intérêts.D’autre part, j'aurais aimé évoquer dans cette analyse le mémoire vivifiant de Mme Phyllis Lambert (née Bronfman et soeur de « Charlie » ) et de l’échange qui suivit avec les commissaires.À lire à haute voix.Je voulais aussi commenter en rigolant l’invitation de l’ineffable Sharon Carstairs pour que la Commission Bélanger-Campeau aille siéger — from all places — à Winnipeg.Une seule phrase pour joindre les deux extrêmes la Commission n’a pas de temps à perdre au pays de Gary Fil-mon et autres Gary Doer, mais elle devrait leur déléguer Mme Lambert à titre d’ambassadrice extraordinaire du Québec ! + Bertrand poches en contrôlant le commerce il licite ! « On organise un milieu criminali-sable autour de la drogue, ajoute-t-elle.Les consommateurs fraient avec le crime organisé pour se procurer de la drogue, deviennent des délinquants.On les envoie en prison où ils verront se consommer autant sinon plus de drogue qu’à l’extérieur.Si on regarde la prohibition de l’alcool aux États-Unis, au début du siècle, on peut conclure qu’elle n’a fait qu’engendrer un million de délinquants.Alors que je donnais une conférence à Amsterdam, des « pushers » m’ont laissé entendre que la légalisation compromettrait leur commerce.» L’idée de la légalisation, qui fait son chemin, est pourtant loin de faire l’unanimité chez les policiers, les cri minologues, et les politiciens du Québec.M.Mario Bertrand, ex-président du groupe de travail pour la lutte contre la drogue, mis sur pied par le gouvernement Bourassa, frémit à l’idée même de légaliser la marijuana.« La récente démission du président de cette campagne de lutte con tre la drogue aux États-Unis, M.William Bennett, est symptomatique d’un échec des méthodes uniquement répressives, constate-t-il.Mais la légalisation comme solution, ja mais.Ce n’est pas une question de morale.II est prouvé que la consommation croit avec la disponibilité », précise l’ancien chef de cabinet du premier ministre Bourassa.À grands renforts de statistiques, LES MEILLEURS FILMS INTERNATIONAUX EN VERSION ORIGINALE AVEC S.-T.FRANÇAIS "Qui a dit que le cinéma G chinois manquait d'audace?" La Presse "Un grand film frémissant et d'une grande pureté." - La Croix tous les soirs â 7h00 dimanche 3hOO, 7hOO "Un film brûlant comme un verre de vodka avalé cul-sec." - studio BOUGE PAS RESSUSCITE tous les soirs à 9hl5 dim.: lhOO, 5h00, 9hl5 VARIÉTÉS Le passage à vide de Michel Lemieux Nathalie Petrowski MICHEL Lemieux connaît la chanson probablement mieux que quiconque.Depuis L’oeil rechargeable, le spectacle qui I mit au monde et en fit une vedette de la performance, il sait qu’il soulève l’ire des gens de théâtre et l’admiration des gens des variétés.Ses détracteurs changent rarement de disque et lui reprochent depuis toujours une absence navrante de contenu doublée d’une narcissique froideur.Avec Voix de passage, son quatrième et tout nouveau spectacle présenté au Spectrum cette semaine, ses détracteurs ne risquent pas de changer de camp.Même le célèbre adage de McLuhan voulant que le médium soit le message, ne saura les faire changer d’idée.Après avoir longtemps milité dans j le camp des défenseurs et vu en Mi-! chel Lemieux l'espoir et l’avenir de la modernité montréalaise, j'avoue que Voix de passage m’amène pour la première fois à me poser des ques-! tions.Non pas que je mette en doute i le talent de l’artiste ni son génie des objets et de la trouvaille visuelle.Michel Lemieux reste un maître du I genre, sorte de patenteux moderne qui transforme les objets au gré de ses fantasmes et fantaisies et dont l'imagination ne tarit pas d'une fois à l’autre.Avec Voix de passage, il répète l’exploit mais plus dans le sens i de la répétition que de l’évolution.Les chaises qui se transforment en pathétiques figures féminines, les pans de décors qui coulissent et évoluent en figures géométriques, la redoutable efficacité d’une bande-son qui s’accompagne de pièces musicales envoûtantes, tout cela devrait faire de Voix de passage une magnifique réussite.Et pourtant, tous ces efforts et ces effets ne suffisent pas.Pour la première fois, on voit poindre les limites d’une démarche piégée par la forme toute-puissante, forme dans laquelle l’artiste s’est enfermé au point de ne plus vouloir ou alors de ne plus savoir comment en sortir.S’appuyant cette fois sur une ! trame narrative qui l'amène à racon- ter la chronologie de sa vie, son enfance à Longueuil, son refus d'une petite vie normale semblable à celle de ses parents, sa révolte contre les conditionnements sociaux, sa quête d’identité, son besoin de singularité, Lemieux donne l’impression de se mettre à nu, de se livrer comme jamais auparavant et de naître à lui-même comme aux autres.Ce n’est qu’illusion dans la mesure où la révélation de soi doit nécessairement dépasser l’anecdotique et s’inscrire dans une sorte de courant émotionnel qui traverserait l’écran de la scène pour toucher le coeur et la conscience de la salle.Or Lemieux ne sait toujours pas comment rebrancher le courant entre lui et les autres ni activer une émotion qui semble atrophiée par l’hyperactivité de son imagination.II reste coincé à l’intérieur de lui-même et cette vie qu'il voudrait exemplaire, n’accède jamais à une dimension véritablement humaine ni universelle.Si l’on n’a pas vu L'homme rouge de Gilles Maheu ou encore Vinci Ae Robert Lepage, si on a manqué les spectacles de Laurie Anderson, si on ne sait pas que les babillards électroniques de Times Square ont été reproduits par une artiste conceptuelle new-yorkaise qui les a détournés de leur vraie nature pour en faire une critique de la publicité, la démarche de Lemieux est source de plaisir, d’étonnement et de ravissement.Mais pour peu qu’on ait respiré l’air du temps, on découvre que Lemieux s’est inspiré des courants contemporains, ce qui est légitime en soi, sauf qu’il n’y a rien apporté de neuf ou de signifiant.Trop souvent, le petit garçon qui voudrait être un homme se contente de jouer avec les symboles comme il le fait si bien avec la boîte oblongue du babillard électronique qu’il fait tourner comme une majorette, son bâton.Trop souvent, il s’arrête à la forme des choses, à la surface des objets.Trop souvent, il oublie que c’est à lui de leur donner un sens et une émotion.L’inévitable alors se produit et le rite de passage se transforme en passage à vide, la naissance en avortement.généralement difficiles à confirmer, les deux clans, pour et contre la répression, s’opposent.Et font des analyses diamétralement opposées des conséquences de la décriminalisation de la marijuana dans les onze États américains qui ont déjà tenté l’expérience.« Sans augmenter le nombre de consommateurs, la décriminalisation de la marijuana a considérablement allégé les frais de l’appareil judiciaire », plaide la criminologue.« Il a été prouvé que la consommation croit proportionnellement à l'offre », réplique quant à lui Mario Bertrand.La Grande-Bretagne a vu son nombre d’héroiriomanes augmenter sensiblement après la légalisation et la distribution par l’État de la méthadone, drogue substitut à l’héroirie, explique-t-il.Mais n’est-ce pas parce que plus de drogués se sont ouverts de leur problème aux institutions étatiques ?Pour l'avocat d’une répression combinée, il n’est pas question non plus de décriminaliser les drogues douces, comme le cannabis et la marijuana.« Ce sont les portes d’entrée à la consommation de drogues plus dangereuses et plus puissantes », tran-che-t- il.Illicite ou pas, la drogue a engendré en 1988, des coûts totaux d’au moins 1,2 milliard de dollars au Qué bec, selon le rapport du groupe de travail Bertrand.Huit cent dix-huit millions de dollars ont été engloutis dans le système de santé à cause de la drogue, 173 millions ont servi à soutenir l’appareil judiciaire dans les causes impliquant la drogue, et 197 millions de dollars ont été perdus en simple productivité de la main-d'œuvre.« Si on avait su il y a vingt ans les dommages que causeraient l’alcool et le tabac, poursuit M.Bertrand, on aurait été beaucoup plus sévères et prudents face à leur légalisation.Est-ce qu’on légalise le vol à l’étalage parce que les entreprises essuient des pertes de plus ou moins 3 % ?II faut trouver des alternatives à la consommation, et non pas la légaliser.» l ¦¦ LE GUIDE DU WEEK-END Montréal, vendredi 23 novembre 1990 NOS CHOIX L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE IX .THEATRE Beckett deux fois Les amateurs de l’oeuvre de Samuel Beckett sont servis ces jours-ci.Sylvie Drapeau joue avec une force exceptionnelle Oh les beaux jours à l’Espace Go (on prolonge au 9 décembre), et les comédiens du groupe Ubu créent, dans Cantate grise (notre photo), huit dramaticules où Beckett pousse à ses limites l’effacement de l’acteur.Un spectacle austère et magistral.À la chapelle historique du Bon Pasteur.0 Le jeune Claudel Une superbe et inoubliable production de L’échange, première version, rassemble quatre acteurs remarquables : Patricia Noün et Markita Boies, Marc Bé-land et Luc Durand.C’est à voir absolument.Au Café de la Place.0 Godin chez VLB Une pièce créée en 1978, reprise dans une mise en scène de Jean Salvy, nous rappelle que l’auteur de L'Héritage donne dans le hard rock depuis longtemps.Votre fille Peuplesse par inadvertance, de Victor-Lévy Beaulieu, a surtout le mérite d’être défendu par Jacques Godin.Ce qui vaut le détour.Au Théâtre d’Aujourd’hui.— Robert Lévesque Dialogues d’amoureux France Duval, soprano et Bruno Laplante, baryton, interpréteront en première les plus beaux duos d’amour des grands musiciens de tous les pays samedi à 20 h 30 au Théâtre du Vieux-Ter-rebonne, 867, rue Saint-Pierre, Terrebonne.O Violoncelle et piano Le violoncelliste Antonio Meneses et la pianiste Cecile Licad (notre photo) sont les invités du Ladies Morning Musical Club à 15 h30 dimanche à la salle Pollack.Au programme : des oeuvres de Beethoven, Brahms et Chostakovitch.O iS Cuivres et percussions L’Ensemble de cuivres et de percussions du Conservatoire de musique de Montréal dirigé par Joseph Zus-kin donne un concert dimanche à 14 h30 à l’église Saint-Marc de Rosemont, 2602, rue Beaubien est.— Marie Laurier Les Contes d’Hoffmann NE SERAIT-CE que pour le très séduisant air de La Barcarole, il vaut la peine d’aller voir et entendre Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach, la deuxième production de la saison de l’Opéra de Montréal.A l’affiche samedi soir à la salle Wilfrid-Pelletier, de même que le 29 novembre, les 1er, 5 et 8 décembre.Mais il y a bien d’autres beaux airs dans cet opéra fantastique qui est un spectacle en lui-même, tant par la vivacité de son tempo que par la musique enlevante et l’originalité du scénario.Au lendemain de la première, en dépit de certaines réserves concernant la langue un peu molle de certains de nos artistes qui pourtant chantent en français, la critique a dans l’ensemble apprécié ce seul opéra de Offenbach que l’on associe et connaît plutôt comme maître de l’opérette.Au plan strictement musical, l’oeuvre comporte des qualités indéniables.Bernard Uzan, directeur de l’Opéra de Montréal a signé la mise en scène et a exercé un contrôle sur toute la production et selon le critique du DEVOIR « sa conception de l’oeuvre aboutit à un divertissement facile à comprendre, intéressant à voir et agréable à entendre».Le rôle-titre est défendu par Franco Farina, entouré de Robert McFarland, Hélène et Lyne Fortin, Odette Beaupré, Nadia-Pelle, Pierre Charbonneau et plusieurs autres.Les musiciens et le choeur sont sous la direction de Richard Bradshaw.PHOTO LES PAPARAZZI Ni I RI ¦ ¦ ¦ B 1 Franco Farina en Hoffmann et Robert McFarland en Coppclius dans Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach à l’affiche à l’Opéra de Montréal.LA TÉLÉ DU WEEK-END Solveig Martin et Peter Falk dans Les ailes du désir.CE SOIR Légaliser la drogue ?Impuissante à enrayer le fléau, la police abdique, à Montréal comme dans d’autres grandes villes.Devant l’échec de la répression, le mouvement en faveur de la légalisation de la drogue prend de l’ampleur.Droit de parole aborde la question ce soir.R.-Q., 20 h.SAMEDI La dictée de Pivot.La finale mondiale des championnats d’orthographe.À 18h, le supplice.À 21h, le corrigé.L’un des trois Québécois qui participent à la finale sera-t-il proclamé champion ?R.-Q.18 h et 21 h.Les ailes du désir.Des anges se promènent sans être vus dans les rues de Berlin.L’un d’eux est charmé par la grâce et l’élégance d’une jeune trapéziste.Après réflexion, celui-ci quitte sa vie angélique pour goûter aux plaisirs de la condition humaine.Un conte poétique de Wim Wenders.R.-Q.22 h 30.DIMANCHE Polémique.On discute beaucoup, ces jours-ci, à Montréal, du Manifeste d’un salaud, un audacieux pamphlet contre les croyances entretenues par l’aile radicale du mouvement féministe.L’auteur, Roch Côté, sera l’invité ce soir de Ferland-Nadeau.La présidente de la CE1Q, Mme Lorraine Pagé, commentera cet ouvrage.Julie Masse et Patrick Norman assumeront le volet « variétés » de l’émission.TVA 19 h 30.Mission Apollo.Radio-Canada et Radio-Québec diffusent, simultanément, la soirée de gala intitulée Mission Apollo, organisée par la Communauté des télévisions francophones (CTF).Le spectacle a été enregistré à Harlem — les Fran- Uernard Pivot çais aiment bien ! — le 13 novembre dernier, au Théâtre Apollo.Richard Bohringer et Normand Brathwaite accueillent entre autres Patricia Kaas, Vanessa Paradis, Maurane, Philippe Lafontaine, Roch Voisine, Andre-Philippe Gagnon, Ginette Reno et Kashtin.R.-C.et R.-Q.20 h.— P.C.SALON tx Philatélistes de tout poil A vos marques à la Place Bonaventure en fin de semaine.Le Salon des collectionneurs est l’événement majeur du monde de la philatélie québécoise.Une joute des « Génies timbrés» qui opposera les plus vaillants collectionneurs en herbe, samedi à 13 h devrait être une des activités vedettes du week-end.Hoir cl Doudou présente DIRECTEMENT DE CHICAGO LE LÉGENDAIRE DU BLUES LUTHER «GUITAR JUNIOR» JOHNSON & THE MAGIC ROCKERS Vendredi et samedi 23 et 24 novembre commandité par ta BRASSERIE BRASAL HOPPS BRAU 2 BLUES POUR 1 Lundi, mardi et mercredi 26,27 et 28 novembre LE GRAND RETOUR DE BIG MOOSE WALKER & the BLUES SIDE UP BAND BILLETS EN VENTE MAINTENANT Nouvelle Adresse RISING SUN - SOLEIL LEVANT 5380 boul.St-Laurent, Montréal (entre Fairmont A St-VIntmir, autobus SS) TÉL.: 278-5200 - 954-1221 - «rotoVn inUMUMI - U»m*t Irwfïi IxMlt/IM - Mot IjnrlU MtS D - tond Lrttikf IHIUx HMD HUWIi - Hr4ullliw UNMnMl'KflÀ' bfrflbtn i HH v.ii 'IN HMD - un U'H!*.llMlM|x - Ii«iurd Hu{b> IHIHKM1 - UmUhII MUiN WJNinMV liBuir qtmi RM IMIlilJVIJ - Mtfjva.,» ntl T1IIIM itüdlMi rtfiU*r«i 'HRMV.MI'IWIIM "ÜNEÉPOPÉE VISUELLE DES PLUS ÉLOGIEUSES."DANCES WITH WOLVES"EST UN GRAND FILM DANS LEQUEL ON A SOIGNÉ MÊME LES PLUS PETITS DÉTAILS." • lay Scott, GLOBE AND MAIL "VN SUPERBE FILM DE COW-BOYS COMME DANS LE BON VIEUX TEMPS."' • Catherine Dunphy, TORONTO STAR KEVIN COSTNER "Extraordinaire.LES GRANDS WESTERNS SONT DE RETOUR-RAJEUNIS, DYNAMIQUES ET MAGNIFIQUES.¦ Brace Kirkland.TORONTO SLN ".Un CLASSIQUE.INTERMÈDES D AVENTURES DES PLUS FASCINANTS.ATTRACTIONET HUMOUR." ¦ Gary Arnold WASHINGTON TIMES 2ms WITfj VE TIC PXODl'CTIOSS PXESEXTS KEUS COSTN’ER -DACBTITH TOUTS’ qMaœimu»nffM«‘nsnuua'TnMua BUMS ¦ ¦ ;,L'"- «» OKOft '»c>u»k QQ[°oursni«to]e • PICTURES «e*wse CJfM 96 IIIHne.1 ___ murmur»! 1616.RUE STE CATHERINEO VERSION ORIGINALE ANGLAISE 1L1X pni POU* «TWWD 1__ 6341, TRANSCANADIENNE COUPONS LAISSEZ PASSER ET BILLETS VIP REFUSES JIe frdncz da±±E- sera depose devant l'Assemblée Nationale au cxxirs de l'automne 1990 Outre une mise è |our de la Loi.le projet vise à refléter l'intégration du domaine de la dimabsabon i la structure d'accueil des enbepreneurs en dims-hsation du Québec au sein de la Corporation des maîtres entrepreneurs en rétngérabon du Québec Toute personne qui a des motits d'intervenir à l'égard de la présentation de ce projet de loi doit en inlormer le directeur de la législation Oesmaiaa Moreau Avocats.Procureurs de la Corporation des maîtres entrepreneurs en rétngérabon du Québec ¦ CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL LOCALITE DE POINTE-CLAIRE COUR DU QUÉBEC Chambre Civile Division des petites créances 181 boul.Hvmus.3e Pointe-Claire.Qc HVR 5P4 Il est ordonné aux intimés!es) ci-dessous menlionnéres) de comparaître dans un délai de (rente (30) jours.Des copies de requête ont été laissées au greffe de celle Cour à voire intention Dossiers 520-32-000852-905 Alan Requérants! es) J Dail 'arlinglon 520-32-000899-906 Vincen/u d’Alessio 520-32-000947-903 Wes Miller 520-32-001051-903 520-32-001114-909 520-32-001151-901 Annelte Kingston Laune Edglcy James et Roberta Hughes 520-32-001187-905 Mona H.Khouzam Poinic-Clairc.le 19 novembre 1990 Intimés! es) Donadcl Studio de danse Inc.Ecole de conduite Lauron Fairview Liée Ecole de conduite Lauron Fairview Liée Ecole de conduite Lauron Fairview- Liée École de conduite Lauron Fairview Liée Ecole de conduite Lauron Fairview Ltêc Ecole de conduite Lauron Fairview Liée Céline Gérard, greffier ¦ Environnement Environment fl t Canada Canada AVIS Fonds pour la dépollution des Grands Lacs Programme des techniques pour le traitement des sédiments contaminés Le gouvernement du Canada, par l'entremise d'Envi-ronnement Canada, désire recevoir des propositions ou déclarations d'intérêt concernant la démonstration de techniques pouvant servir au traitement des sédiments contaminés des Grands Lacs.Les techniques à l'étape du banc d'essai ou de projet pilote, ou qui sont prêtes à être démontrées sont admissibles à une subvention L'objectif du Programme est de trouver, d'ici à 1994, les techniques permettant de traiter de façon rentable les sédiments contaminés qui se trouvent dans les zones critiques des Grands Lacs.On a affecté des tonds pour les exercices financiers allant de 1990-1991 à 1993-1994 Pour être admissibles aux subventions en 1991-1992, les propositions et déclarations d'intérêt doivent parvenir à l'adresse ci-dessous au plus tard le 18 janvier 1991 On tient à disposition un document complet sur la demande de déclaration d'intérêt Pour en recevoir un exemplaire ou pour présenter une proposition, veuillez écrire à l'adresse suivante Craig Wartflaw Centre technique des eaux usées Environnement Canada P.O.Box 5050 Burlington (Ontario) Canada L7R 4A6 N de télécopieur (416) 336-4765 Environnement Canada ne s'engage à retenir aucune proposition ou déclaration d'intérêt présentée.Canada CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL Ville de Montréal-Est COUR MUNICIPALE DE LA VILLE DE MONTRÉAL-EST AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par la présente donné que les personnes ci-après nommées sont sommées de se présenter à la Cour municipale de la Ville de Montréal-Est, au 11 111 est, rue Notre-Dame, Montréal-Est, à 19:00 heures, le 4 décembre 1990, devant le Juge municipal, afin de répondre aux inculpations el être traitées selon la loi puisque signification n'a pu èlre laite autrement, n'ayanl aucune adresse connue dans la province de Québec VILLE DE MONTRÉAL-EST —VS— NOM DATE DE NAISSANCE « DOSSIER ARSENAULT, Georges 51-02-10 3201-25503 ARSENAULT.Sylvain 64-06-19 3131-47494 AUBE.Réjean 61-05-02 3070-38062 BEAULIEU.Gérard 58-09-17 3128-29672 BELLE-ISLE, Stéphane 70-09-20 3070-48140,3070-48151 BOUDREAU.Glen 56-02-20 3208-19670 BOURGET, Johane 60-11-20 90M-00033 BRUNET, Daniel 58-05-09 68-01187 CARIGNAN.Martin 69-02-01 3208-12590 CHÉNIER, Marc 58-08-20 3070-41674 DESCHAMBAULT, Alain 56-09-29 89-01792.69-01968 DESJARDINS, Alain 65-10-02 3108-49173 DORION.Rodney 70-02-05 3201-42896 DUTIL.Michel 59-08-26 3205-45142 GARNEAU, Christian 60-12-17 3010-34204,3010-34215 GAGNÉ, Michel 63-05-07 3218-64620 GENDRON, Marc 65-06-14 3070-49551,3070-49562, 3070-49573 GIGUÈRE.Denis 56-01-23 89-02110 GRAVEL, Pierre GUINEA CARRILLOS.50-06-20 3070-36295 Jose Luis 66-09-15 3070-37835,3070-37846 HAMEL.Richard 55-12-15 3208-19866 HUDON.Denis 61-11-14 3218-47665 LABELLE, Henri 47-05-29 3010-34101 LABRIE, Claude 40-03-30 3117-09160 LALUMIÈRE, Réal 64-07-29 3216-59311 LAMBERT, Gilles 49-09-27 3010-18513 LAMY, André 46-09-20 90M-00047 LAUZIER, Ghislain 64-01-28 3010-12316 LAVOIE, Luc 65-02-22 3070-32073 LEGRIS, Martin 69-07-25 3131-25912,3131-25923 LEUFER, John 30-05-24 90M-00036 LEWIS.Daniel 66-04-13 3070-45266 LORD, Richard-Daniel 69-10-31 3070-32751 MAHEU.Simon 67-01-09 3010-36562,88-00360 MARCOTTE, Pierre 62-07-12 3070-49013 NOËL.Dominique 52-01-14 89-01681 OTIS, Guy 61-07-07 3215-28152 PELLETIER.Richard 65-06-21 3218-64642 PLASSE, François 59-04-14 3070-46913 PORTO, Andrew Stanley 38-08-24 3010-36783 POULIOT, Serge 62-10-15 3070-49713,3070-49724 ST-PIERRE, Paul 68-03-07 3215-89306 TESSIER, Luc 67-12-28 3010-19143 VOLARATH.Khamkeut LES CONSULTANTS 60-05-05 3207-87456 EN COURTAGE C & C INC.3000-07396 AVIS VOUS EST DONNÉ qu'une copie de la sommation et de la dénonciation est déposée au greffe de la Cour, au 11 371 est, rue Notre-Dame à Montréal-Est Prenez de plus avis, qu'à défaut de comparaître, un jugement sera prononcé contre vous L'avis de jugement indiquant que l'amende et les Irais sont payables dans les 30 jours est également déposé au greffe de la Cour.À défaut de paiement, les procédures d'exécution du jugement seront entreprises contre vous conformément à la loi LINA SCOTT Greffier de la Cour Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 6 novembre 1990 4 LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes defies, présentes ou futures, payables i QNYN CANADA INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL, le 13ème pur de novembre 1990, sous le numéro 4334447.Ce 19ème pur de novembre.1990 LA BANQUE TORONTOOOWNION Avis est par les présentes donné, que la compagnie « LES EXPERTISES MÉDICALES CARL GIASSON INC «.compagnie constituée en vertu de la Loi sur les compagnies (Québec), ayant son siège social el taisant affaires en la ville de Laval, province de Québec, demandera à l'Inspecteur général des institutions (man cières la permission d'obtenir sa dissolution, en vertu des dispositions de l article 28 de la Loi sur les compagnies (Québec) Laval, ce 15 novembre 1990 Chartes Ouellette.Avocat.PRENEZ AVIS que LES INDUSTRIES WESTHILL INC.une compagnie légalement constituée en vertu de la Loi sur les compagnies et ayant son siège social à Verdun, province de Québec, demandera à l’Inspecteur general des mshtutions financières la permission d'obtenir sa dissolution DATÉ A MONTRÉAL.Québec, le 19 novembre 1990 Les procureurs de la compagnie, McCarthy,tétrault AVIS est par les présentes donné qu'en vertu des disposions de la Loi sur les compegmes du Québec.S P HOLDINGS LTD /LES PLACEMENTS S P LTÉE s'adressera è l'inspecteur généril des institutions financières afin que se dseoiubon sort acceptée et qu'une date soi! accepte et qu’une date sort fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute Montréal, province de Quebec, le 20éme |ouf de novembre 1990 Lee procureurs de la compagnie.PHILLIPS 4V1NEBERG CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-192415-903 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINTE NANCY CHALLEN.Partie défenderesse c.VICTOR GONZALO MATEO Partie defender esst ASSIGNATION ORDRE est donné è VICTOR GON ZALO MATEO de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est.rue Notre-Dame.Montréal, Québec, salle 1 100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le quobdien LE DEVOIR Une copie de la déclaration en divorce i été remise au greffe è l’intention de VICTOR GONZALO MATEO Lieu MONTRÉAL Date Le 21 novembre 1990 DIANE BERUNGUET, P.A PROJET DE SOUS-STATION ÉLECTRIQUE 315kv DE LAURALC0 PARC INDUSTRIEL (DESCHAMBAULT - P0RTNEUF) Avis est donné au public qu'il lui sera loisible de consulter le dossier afférent au projet susmentionné qui comprend notamment une étude d'impact sur l'environnement préparée en vertu de la section IV.1 de la Loi sur la qualité de l'environnement (L.R.Q., c.Q-2).Cette étude d'impact sur l'environnement a été présentée au ministre de l'Environnement qui la rendra publique le 26 novembre 1990 et la mettra à la disposition du public pour fins de consultation.Ce dossier sera notamment disponible pour consultation par le public à l'Hôtel de ville de Deschambault au 106 rue de LaSalle, GOA 1S0, du lundi au vendredi de 9 à 12 hres et de 13 à 16 hres, ainsi qu'au C.L.S.C.de Portneuf au 1045 avenue Bona-Dussault, St-Marc-des-Carrières, GOA 4B0, tous les jours de la semaine, de 8H30 à 21 hres.Les documents seront aussi disponibles aux bureaux du Bureau des Audiences Publiques sur l’Environnement (BAPE) à Montréal et à Québec.Les personnes désireuses d'obtenir plus d'informations sont priées de communiquer avec le BAPE au 12, rue Ste-Anne, Québec, G1R 3X2, Téléphone: (418) 643-7447.Du 26 novembre 90 au 24 janvier 91, toute personne, groupe ou municipalité pourra demander par écrit au ministre de l’Environnement la tenue d'une audience publique relativement à ce projet.Cet avis est publié par Aluminerie Lauralco Inc.conformément au Réglement sur l'évaluation et l'examen des impacts sur l’environnement (R.R.Q., c.Q-2, r.9) adopté en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement (L.R.Q., c.Q-2).Gouvernement du Québec PROVINCE DE QUÉBEC REQUÊTE R-3186-90 RÉGIE DU GAZ NATUREL GAZ MÉTROPOLITAIN, INC.Requérante DEMANDE AFIN D'OBTENIR L'AUTORISATION DU GOUVERNEMENT EN VERTU DE L'ARTICLE 62 ET REQUÊTE A LA RÉGIE POUR FAIRE DÉTERMINER CERTAINS PRINCIPES GÉNÉRAUX DEVANT S'APPLIQUER A LA FIXATION DES TARIFS DE LA REQUÉRANTE (Articles 20 4, 19.1,22.19.5 et 62 de la Loi sur la Régie du gaz naturel (ci-après la "Loi") AVIS PUBLIC est donné que la requérante.GAZ MÉTROPOLITAIN, INC., distributeur de gaz aux termes de la Loi sur la Régie du gaz naturel (L.R Q , chapitre R-8.02) a, par sa demande au Gouvernement du Québec et sa requête à la Régie du gaz naturel datée du 23 octobre 1990.demandé l'autorisation pour aliéner, céder ou transférer à la société commandite GAZPLUS, son droit exclusif de distribution de gaz naturel.Les conclusions de cette requête se lisent comme suit: — "PLAISE AU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC DEMANDER avis de la Régie sur les tails allégués à la présente requête ou tous autres faits ou questions relatifs aux transactions visées par les présentes — PLAISE A LA RÉGIE "1 ACCUEILLIR la requête; 2 DÉTERMINER que les principes suivants s'appliqueront à l'année témoin en cours et à toute autre année tarifaire subséquente, à savoir — la Régie utilisera aux tins réglementaires et pour la détermination du taux de rendement sur la base de tarification de la Requérante et de Société GMI.successeur en titre de la Requérante, la structure de capital régularisée et les coûts financiers compatibles avec une telle structure incluant un taux de rendement sur l'avoir des associés; — la Régie tiendra compte des conséquences fiscales découlant du fait que les revenus de Société GMi sont imposables au niveau des associés et considérera pour la détermination des dépenses d'opérations de Société GMI un Impôt présumé (Impôt sur le revenu et Impôt sur les grandes corporations) et une taxe sur le capital présumée, soit les impôts calculés comme si la présente réorganisation n'avait pas lieu et en présumant que la société en commandite est une corporation canadienne imposable.3 DE RECOMMANDER, au gouvernement du Québec, d'autoriser la Requérante à procéder aux aliénations, cessions et/ou transferts à la Société en commandite GazPlus (Société GMi) de ses biens, droits et obligations, incluant les droits découlant de tous décrets gouvernementaux octroyant à la Requérante ou ses auteurs le droit exclusif de distribution sur son territoire et ceux de ses auteurs." — PLAISE AU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC D’AUTORISER la Requérante à procéder aux aliénations, cessions et/ou translerts à la Société en commandite GazPlus (Société GMi) de ses biens, droits et obligations, incluant les droits découlant de tous décrets gouvernementaux octroyant à la Requérante ou ses auteurs le droit exclusif de distribution sur son territoire et ceux de ses auteurs " Copie de la requête peut être obtenue en s'adressant à la soussignée La Ministre de l'Énergie et des Ressources a demandé à la Régie dans une lettre datée du 16 novembre 1990 d'étudier, dans le cadre de cette requête, les questions suivantes: "— La structure corporative du nouveau distributeur aura-t-elle un effet sur son intégrité financière à court, moyen et long terme?Les coûts de financement et de rémunération du capital Investi dans le réseau de distribution québécois de gaz naturel risquent-ils d'augmenter et.dans l'affirmative, quelles seraient les mesures susceptibles de protéger adéquatement les consommateurs?— La structure corporative du nouveau distributeur assurera-t-elle l'Intégrité des opérations de distribution?Permettra-t-elle au distributeur de poursuivre le développement de ses infrastructures et d'assurer la croissance de ses marchés?— Tout autre sujet que la Régie voudra bien porter è l'attention du gouvernement et qui serait susceptible d'assurer une protection adéquate de l'Intérêt public." Toute personne intéressée désirant intervenir ou faire des représentations auprès de la Régie, doit le taire par écrit en précisant le numéro de la requèt^et, en suivant la procédure suivante: — dans son écrit, elle tait état de son Intérêt et de l'objet de son Intervention ainsi que de son intention de présenter une preuve et de faire entendre des témoins, le cas échéant; — elle lait signifier copie de son intervention ou de ses représentations à la requérante; — elle transmet à la soussignée l'original de son intervention pu de ses représentations, ainsi que la preuve de signification à la requérante, le tout dans les cinq (5) jours à compter de la date de la publication du présent avis.L'audience se tiendra au siège social de la Régie du gaz naturel, à Montréal et débutera le 4 décembre 1990 à 9 heures 30.Montréal, le 16 novembre 1990.La Secrétaire de la Régie du gaz naturel Lauretta Laurin, avocate 2100 rue Drummond.2ème étage Montréal, Québec H3G 1X1 Tél : (514) 873-2452 Québec ?D a n B-8 M Le Devoir, vendredi 23 novembre 1990 DES IDEES, DES EVENEMENTS La Charte de Paris pour une nouvelle Europe DOCUMENT Voici les principaux extraits des grands principes affirmés dans le document adopté mercredi par les chefs d'État et de gouvernement des 34 pays de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) LES GRANDS principes qui ont inspirés la CSCE sont contenus dans deux chapitres intitulés « “Une nouvelle ère de démocratie, de paix et d’unité » et « Orientations pour l’avenir».Une nouvelle ère de démocratie, de paix et d’unité « L’ère de la confrontation et de la division en Europe est révolue.(.) Nos relations seront fondées désormais sur le respect et la coopération.(.) Il nous appartient aujourd’hui de réaliser les espérances et les attentes que nos peuples ont nourries pendant des décennies: un engagement indéfectible en faveur de la démocratie fondée sur les droits de l’homme et les libertés fondamentales, la prospérité par la liberté économique et par la justice sociale, et une sécurité égale pour tous nos pays.Droits de l’homme, démocratie et État de droit : (.) Les droits de l'homme et les libertés fondamentales sont inhérenLs à tous les êtres humains, inaliénables et garantis par la loi.La responsabilité première des gouvernements est de les protéger et de les promouvoir.(.) Le gouvernement démocratique repose sur la volonté du peuple, exprimée à intervalles réguliers par des élections libres et loyales.(.) Nous affirmons que sans discrimination, tout individu a le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction, à la liberté d’expression, la liberté d’association et de réunion pacifique, la li berté de circulation.Nul ne sera soumis à arrestation ou détention arbitraire, à la torture ou à tout autre traitement ou châtiment cruel inhumain ou dégradant.Chaclin a en outre le droit de connaître ses droiLs et de les faire valoir, de participer à des élections libres et loyales, d'être jugé équitablement et Sécurité : (.) Nous nous engageons à poursuivre la négociation sur les mesures de confiance et de sécurité (.) et à nous efforcer de les conclure d’ici la réunion principale de suivi de la CSCE qui se tiendra à Helsinki en 1992.(.) Nous espérons voir s’instaurer une coopération plus structurée entre tous les États participants sur les questions de sécurité et s’ouvrir des discussions (.) en vue (.) de nouvelles négociations sur le désarmement et le renforcement de la confiance et de la sécurité ouvertes à tous les États participants.(.) Nous demandons la conclusion le plus tôt possible de la convention sur l’interdiction universelle, globale et effectivement vérifiable des armes chimiques et nous avons l'intention d’en être signataires dès l’origine.(.) (.) Nous exprimons notre détermination à oeuvrer à l’élimination du terrorisme tant sur le plan bilatéral que par une coopération multilatérale.(.) Nous définirons conformément au droit international des mécanismes appropriés afin de régler pacifiquement tout différend qui pourrait survenir.(.) Coopération économique : (.) Nous sommes convaincus que notre coopération économique générale devrait être développée, la libre entreprise encouragée et les échanges accrus et diversifiés conformément aux règles du GAIT.(.) Nous reconnaissons l’importance de politiques efficaces pour traiter le problème du chômage.Nous réaffirmons la nécessité de continuer à soutenir les pays démocratiques dans leur transition vers l’instauration de l'économie de marché (.) et de mieux les intégrer au système économique et financier international.(.) Méditerranée : (.) Nous sommes préoccupés par les tensions persistantes dans la région et réitérons notre détermination à intensifier nos efforts pour trouver par des moyens pacifiques des solutions justes, viables et durables aux problèmes cruciaux en suspens.(.) Nous nous efforcerons de réduire de façon substantielle l’écart de prospérité entre l’Europe et ses voisins méditerranéens ».L’ère de la confrontation et de la division est révolue Le chancelier ouest allemand.Helmut Kohl.publiquement (.), de posséder un bien seul ou en association et de mener des entreprises individuelles, de jouir de ses droits économiques, sociaux et culturels.(.) L’identité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse des minorités nationales sera protégée et les personnes appartenant à ces minorités ont le droit d’exprimer, de préserver et de développer cette identité sans aucune discrimination et en toute égalité devant la loi.Liberté économique et responsabilité : (.) Notre objectif commun est de développer les économies de marché en vue d’une croissance économique durable, de la prospérité, de la justice sociale, du développement de l’emploi et de l’utilisation rationnelle des ressources économiques.(.) Relations amicales entre les États participants : (.) Nous réitérons notre détermination à nous abstenir de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État(.).Nous décidons de mettre au point des mécanismes de prévention et de résolution des conflits entre les États participants.(.) Nous sommes convaincus que les progrès de la démocratie, ainsi que le respect et l’exercice effectif des droits de l’homme sont indispensables au renforcement de la paix et de la sécurité entre nos États.Nous réaffirmons l’égalité de droits des peuples et leur droit à l’autodétermination conformément à la Charte des Nations unies et aux normes pertinentes du Droit international dans PHOTO AP Le président français, François Mitterrand.ce domaine, y compris celles qui ont trait à l’intégrité territoriale des États.Sécurité : (.) Nous reconnaissons pleinement aux États la liberté de choisir leurs propres arrangements en matière de sécurité.Unité: Nous prenons acte avec une grande satisfaction du traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne (.).La réalisation de l’unité nationale de l’Allemagne est une contribution importante à l’instauration d’une paix juste et durable dans une Europe unie, démocratique et consciente de sa responsabilité en matière de stabilité, de paix et de coopération.Orientations pour l’avenir Dimension humaine : (.) Nous exprimons notre détermination à lutter contre toutes les formes de haine raciale ou ethnique, d’antisémitisme, de xénophobie et de discrimination envers toute personne ainsi que de persécution pour des motifs religieux ou idéologiques.(.) La liberté de circulation et de contact entre nos citoyens ainsi que la libre circulation des informations et des idées sont essentielles à la pérennité et au développement de sociétés libres et de cultures florissantes.(.) Nous sommes résolus à développer (le mécanisme de la dimension humaine) afin d’y inclure de nouvelles procédures comprenant entre autres les services d’experts ou un collège de personnalités éminentes ayant l’expérience des questions relatives aux droits de l’homme qui pourraient etre soulevées.(.) Décentraliser massivement La foi et la charité de Marguerite d’Youville DOCUMENT Extraits du mémoire présenté par la Ville de Sainte-Thérèse à la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec LA COMMISSION sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec doit reprendre l’analyse de 1840 et proposer une nouvelle distribution des pouvoirs dans notre société, compte tenu de l’expérience du passé, compte tenu aussi de l’expertise développée en région et en réponse, il va sans dire, à la disparité des besoins perçus par chaque région.Il tombe sous le sens commun qu’une concentration de pouvoirs dans les mains d’un État central, fut-il québécois, ne serait pas sain.Ni le citoyen ni la citoyenne ne trouveraient son équilibre devant un géant si lointain.Toutefois, il ne s’agit pas de faire des villes, des corporations de paroisse, des municipalités régionales du comté ou des régions de nouvelles « provinces » du Québec.Un seul gouvernement suffit pour administrer un pays.Nous avons, au demeurant, déjà trop souffert d’en avoir deux dans le même pays ! Les objets de la décentralisation Ce sont des pans entiers de l’administration gouvernementale qui doi- Avis de l’éditeur Les textes envoyés au DEVOIR pour la page Des idées, des événements doivent être signés.L’adresse et le numéro de téléphone sont également requis, mais seulement pour fins d’identification dans nos dossiers.Prière de ne pas dépasser quatre pages et demi dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention d’Albert Juneau.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier tous les textes reçus et se réserve le droit d’en réduire la longueur au besoin.vent être transférés aux corporations et aux régions et en conséquence une partie correspondante des ressources.Au premier chef, les corporations et les régions doivent être munies des pouvoirs nécessaires à la prise en main de leur développement économique régional.On pense en premier lieu au renforcement des commissariats industriels, mais il faut penser aussi à accorder à la région la capacité de fixer ses propres ob jectifs en ce qui concerne la formation et le recyclage de la main-d’oeu-vre.Les régions doivent pouvoir cogérer avec l’État leurs ressources : mines, forêts, pêcheries.De même, elles doivent pouvoir orienter leur développement agricole en ciblant des créneaux.Dans le domaine culturel, les corporations et les régions doivent avoir l’autorité et les ressoruces pour favoriser l'expression culturelle de leurs concitoyens et concitoyennes.L'État devra toutefois se faire, avec les régions et les corporations, l’instigateur de la mise en place des grands équipements culturels.L’environnement sera en grande partie sous juridiction des corporations, un peu à l’exemple des pou voirs dévolus présentement à la Ville de Montréal ou aux communautés urbaines.L’État sera régisseur des normes nationales et des ententes internationales.En ce qui a trait aux transports, les transport en commun et la voirie tertiaire relèveront de l’autorité des corporations.Une Commission nationale de l’éducation Dans le domaine de l’éducation, un ministère de l’Éducation ne sera plus qu’une Commission nationale de l’éducation qui édictera des normes de qualification du personnel et des programmes.Le financement sera alloué aux corporations scolaires par dotation annuelle.Ces corporations et les régions disposeront d’une marge de crédit autonome leur permettant d’agir en réponse aux be soins et en constant dialogue avec leur population.Dans le domaine des services sociaux et de santé, pour mieux assu- rer l’accessibilité universelle, les régions doivent être pourvues de l’autorité nécessaire à l'ajustement des services, des équipements et des pratiques à leur réalité propre.Seules les régions possèdent l’information et la capacité de réagir à temps aux changements.Il a déjà été démontré dans ce domaine qu’une pratique centralisée n’était pas garante de l’universalité des soins.Citons en exemple les politiques actuelles à l’égard des garderies et les mesures mises de l’avant visant la natalité.L’habitation relèvera des corporations.Le gouvernement négociera avec elles la mise en place de programmes nationaux, mais déjà la Constitution aura prévu le transfert de pouvoirs dans tous les domaines de l’aménagement, de la revitalisation du bâti ou de la mise en place de logements sociaux.Des pans entiers de l’administration gouvernementale doivent être transférés aux municipalités et aux régions Les corporations prendront charge du registre civil.Ainsi, elles assureront la tenue des registres des naissances, des mariages et des sépultures.Dans la foulée, elles seront garantes de l’établissement des listes électorales universelles pour tou tes les élections après standardisation du cens électoral par l’État.La justice sera réformée.Les actuelles cours provinciales sont encombrées.On modélisera la géographie des districts judiciaires sur celles des municipalités régionales de comté.Ces cours seront pourvues de juges nommés par l’État.Les citoyens et les citoyennes se présenteront devant ces juges pour toute cause pénale, pour toute infraction aux règlements municipaux et pour y présenter les requêtes actuellement entendues à la cour des petites créances.Puisqu'il nous faut inventer la Constitution du Québec, il faut saisir l’occasion pour réformer les pratiques de l’État.Ainsi, de même façon qu'il faut déplacer les services de l’État vers les citoyennes et les citoyens en assurant ün grand nombre de prestations par les corporations et les régions, de même il faut réévaluer la taille de l’État.On ne saurait accepter que la décentralisation laisse intact l’appareil gouvernemental.Pas plus d’ailleurs qu'on pourrait concevoir que le rapatriement des pouvoirs nouvellement acquis par un État devenu national double le volume de la fonction publique.À titre d'exemple, on peut concevoir que le ministère de l’Environnement soit doté au plus de cent personnes pour coordonner les actions traditionnelles.Les quelques dizaines de personnes qu’il faudrait ajouter assumeront les fonctions internationales de l’environnement.De même le ministère de l’Éducation devra réduire sa taille à tout au plus deux cent personnes : les corporations scolaires seront les véritables agents de l’éducation.À l’exception des corporations scolaires, toujours en jonction avec l’État par le biais d’une Commission nationale, l'État instituera un seul agent de liaison avec les corporations et les régions.Toutes les matières, en confondant nos catégories mentales usuelles, seront traitées entre l’État, les corporations et les régions par ce seul lien, qu’il s’agisse de services policiers, de transport en commun, d’environnement ou de culture.Nous proposons que cet agent de liaison porte le nom de « Ministère responsable des relations avec les Corporations et les Régions».Conclusion S’il est un souhait que nous pouvons formuler en terminant, c’est que les changements politiques et constitu tionnelsqui sont à entreprendre au Québec s’opèrent et qu’ils s’opèrent surtout rapidement en mettant en place les réformes qui s’imposent.Les régions, les municipalités, les commissions scolaires attendent un redéploiement des pouvoirs.Dans le cadre de la souveraineté de l’État québécois, ce redéploiement s’impose comme une nécessité.H faut cependant faire vite.Dans un an tout au plus ce pays doit être en marche.TEMOIGNAGE ROBERT LEBEL L’auteur est président de la Conférence des évêques catholiques du Canada POUR tous les catholiques du Canada, le 9 décembre prochain sera un jour de joie et de grande fierté.Le pape Jean-Paul II va procéder à la canonisation de Mère Marguerite d’Youville, la première personne née en terre canadienne à obtenir cette reconnaissance officielle de l’Église.Celle que nous appellerons désormais Sainte Marguerite d’Youville est l’une des nôtres à plusieurs égards.Née à Varennes le 15 octobre 1701, et morte à Montréal le 23 décembre 1771, elle a été intimement associée à notre histoire.Elle a vécu à une époque particulièrement mouvementée ou la guerre entre la France et l’Angleterre a laissé le pays dans des conditions désastreuses.Toute sa vie, elle a été guidée et stimulée par une foi indéfectible à la Providence du Père éternel.Elle a su donner à cette foi les mains de la charité, elle que l’on a surnommée « la Mère à la charité universelle ».Le premier don d’elle-même, elle l’a vécu pour sa famille.Aînée de cinq frères et soeurs, orpheline de père dès l’âge de sept ans, ébranlée par le remariage de sa mère, mariée avec éclat avec François d’Youville, devenue veuve après huit années de vie mouvementée, mère de six enfants dont quatre moururent au berceau, Marguerite a su accepter les épreuves dans la foi et avec courage, se sacrifier, donner, se donner et pardonner.Veuve et soutien de famille pour ses deux fils, elle n’en ouvre pas moins son coeur aux misères qui l’entourent.À l’âge de vingt-six ans, elle participe activement à des confréries de la paroisse Notre-Dame à Montréal, ce qui la met en contact avec le service aux personnes moins favorisées.Dix ans plus tard, en 1737, elle accueille chez elle trois compagnes, premier noyau des Soeurs Grises, qui prendront le nom officiel des Soeurs de la Charité de l’Hôpital Gé- néral.Ces femmes constituaient une seule et même communauté avec les personnes auxquelles elles se dévouaient.Toutes, elles étaient invitées à partager ce qu’elles avaient, ce qu’elles savaient et pouvaient faire, ce qu’elles étaient.Elles signifiaient ainsi le royaume de Dieu à venir, car l’amour fraternel animait cette communauté chrétienne.Marguerite d’Youville a vraiment été un membre actif dans l’Église missionnaire de son temps.Partie prenante à la fois de l'Église et du monde, elle a exercé son missiona-riat avec enthousiasme et espérance.Des livres, des brochures, des articles de dictionnaires ou de revues traitent de Marguerite d’Youville.Les titres suivants, même s’ils sont réduits aux principaux mots, sont évocateurs : Première fondatrice canadienne, Veuve dépareillée, Une femme a passé, Une femme de génie, La magicienne des gens mal pris, Mère d'Youville, File a beaucoup aimé.De plus amples recherches feront sans doute ressortir d’autres facettes de sa personnalité.Parce qu’elle se savait fille du Père éternel, elle a su être partisane de liens communautaires et servante du monde, attentive à tous les besoins et à toutes les détresses.Son oeuvre se continue encore aujourd’hui à travers les communautés religieuses issues de son initiative et formées à son esprit : les Soeurs de la Charité de Montréal, dites « Soeurs Grises » (1737), les Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe (1840), d’Ottawa (1845), de Québec (1849), de Nicolet (1886 — fusion avec Montréal en 1941 ), « The Grey Nuns of the Sacred Heart, Philadelphia » (1921 ) et « The Grey Sisters ol the Immaculate Conception », Pembroke (1926).Marguerite d'Youville reste donc toujours vivante, son témoignage toujours actuel.À l’occasion de sa canonisation, remettons Mère d'Youville dans notre mémoire.Que'cet événement stimule notre foi chrétienne.Jésus-Christ nous a révélé le regard plein de miséricorde et de tendresse que Dieu notre Père dirige sur ses enfants.Soyons les messagers et les témoins de ce regard, comme nous en sommes les bénéficiaires.C’est le message sur Dieu que Marguerite d'Youville a donné a son temps.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à T Information générale Josée Boileau.François Brousseau.Jean Chartier Yves d'Avignon.Guy Ferland.Jean-Denis Lamoureux.Jacques Grenier (photographe), Louis-G L'Heureux.Caroline Montpetit.Bernard Morrier.Isabelle Paré.Clément Trudel .a l'Information culturelle Angèle Dagenais.Paule DesRivières.Marie Laurier, Robert Lévesque.Nathalie Petrowski.à l'Information économique Robert Dutrisac.Jean-Pierre Legault.Serge Truffaut.Claude Turcotte, à l'Information politique Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), Jocelyn Coulon (politique internationale).Laurent Soumis (politique municipale), aux affaires sociale* Paul Cauchon (questions sociales), Jean Pierre Proulx (édu cation), Louis-G Francoeur (environnement).Sylvain Blanchard (relations de travail), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis).Da nielle Cantara, Thérèse Champagne.Monique Isabelle (clavistes).Denise Babm (secrétaire é la rédaction), Su/anne Marchand (adjointe à la direction), Christine Ouellet (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Marion Scott.Sylvie Scott.Serge La plan te ( Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Michèle Alie (directrice), Jacqueline Avril, Christiane Beniamin.Ca rolme Bourgeois.Francine Gingras.Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault.Lise Ma|or (publicitaires).Marie-France Tur-geon, Micheline Turgeon (maquettistes, Caroline DeHamel (graphiste).Johanne Brunet (secrétaire) L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables), Jeanne Carmel.Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Louis Huot.Jean-Guy Lacas.Rachel Leclerc Venne, Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.Isabelle Baril.Linda Thôriault (secrétaire à l'administration) LE TIRAGE Monique L'Heureux.Lise Lachapelle LES ANNONCES CLASSÉES Patrick Koc/an (coordonnateur), Marie-Hélène Alarm.Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Christiane Vaillant LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire l imitée, société ti responsabilité limitée, dont le siègo social est situé au numéro 211, ruo du Saint-Sacrement.Montréal H2Y ixt II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.//43 rue FJourdeau.une division do Imprimeries Quobecor Inc .612 ouest ruo Saint-Jacques Montréal I Agence Presse Canadienne est autorisée é ernployor el .1 diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par M»-.'.arjenes Dynamiques, division du Groupe Quobecor Inc située au /Z5.bout Leboau.St Laurent Courrier rte deuxieme classe enregistrement numéro 0866 Depot légal Bibliothèque nationale du Québec (614)844 3361 .Abonnements (614) 844-5/38 LE DEVOIR (USPS 003/08) is publisher] daily by Llm poirierie Populaire I imitée 211 rue M Sacrement, Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is S 439 OO U.SD Second Class Poslago paid at Cham plain NY US POSTMASTER send address changes to Insa.PQ Box 1518.Champlain.N Y 12919 1518
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