Le devoir, 7 décembre 1990, Cahier A
R1STORANTE un petit détour pour une gronde gastronomie italienne •> SO est.rue Jarn Risenalions: (S14) .181-9650 Vol.LXXXI — No 285 ?Ensoleillé en matinée.Max.: 0 Détail page B-7.Montréal, vendredi 7 décembre 1990 cote -Nom GasP«,e Nouveau Bruns»,a eocent* Toronto eocent.60 CENTS SOCIÉTÉ Se lève le vrai Daniel Lavoie Daniel Lavoie qui a aujord'hui 41 ans, respire mieux que jamais même s'il vend moins de disques qu’avant.L'intermède dans sa carrière lui a redonné des ailes et permis de voir enfin qui il est, à savoir un gars ben ordinaire .ou presque.À 24 heures de son retour sur scène à Montréal, Nathalie Petrowski l'a rencontré.Page B-1 Les soeurs grises de Marguerite Marguerite d'Youville, fondatrice des Soeurs de la Charité, sera élevée dimanche au rang de sainte par le pape Jean Paul II.En s'affublant du surnom de « grises », elles ont voulu, assurent-elles, s'associer à tous ceux et celles qui sont l'objet du mépris public.Un texte de Jean-Pierre Proulx.Page B-1 SOMMAIRE Éditorial Le Canada entre dans une phase de lucidité cruelle Un éditorial de Lise Bissonnette.Un jour noir pour Radio-Canada, un bloc-notes de Gilles Lesage Page A-8 L’ONU discute du Proche- Orient Les diplomates de l'ONU n'excluent pas que les États-Unis acceptent pour la première fois un texte de résolution mentionnant une prochaine conférence internationale sur le Proche-Orient Page A-7 Impasse au GATT La réunion ministérielle des négociations commerciales du GATT à Bruxelles sera passée hier par toute la gamme des émotions.Après qu’un espoir de déblocage soit apparu en cours de journée, la soirée devait se terminer encore une fois sur un constat d'échec après que la Communauté européenne ait rejeté un document de travail dans le dossier agricole.Page A-5 Le SPGQ débraye Les 11 000 membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec effectueront un premier débrayage le 18 décembre pour protester contre les dernières propositions du Conseil du Trésor relatives au renouvellement de leur convention collective.Page A-3 La réforme du français en vigueur Une série de « rectifications » qui pourraient transformer progressivement la physionomie de la langue française sont entrées en vigueur, hier à Paris.Page A-2 Saddam libérera tous les otages « Nous devons maintenir la pression », réaffirme Bush d'après l'Agence France-Presse LE PRÉSIDENT irakien Saddam Hussein a abattu hier une carte de taille en décidant de libérer tous les otages étrangers, sans toutefois préciser quand, après avoir fait savoir officiellement a Washington qu'il acceptait les rencontres proposées par le président George Bush.Dans un message adressé au Parlement irakien, le président Saddam 11 ussein l’a invité « à lever toutes les restrictions de voyage imposées aux étrangers, à qui il était jusqu’à présent interdit de quitter le pays ».Il va même jusqu’à s’excuser pour les « inconvénients subis par chacun d'entre eux ».À Santiago, le président George Bush a estimé hier que l’annonce d’une prochaine libération des otages détenus par l’Irak démontrait que la fermeté payait, mais a affirmé dans les termes les plus forts que cela ne suffirait pas et que Bagdad devait se retirer sans conditions du Koweit.Les étrangers retenus en otages en Irak et au Koweit pourraient être rentrés chez eux pour Noël, a estimé l’ambassadeur d’Irak à Washington, M.Mohammad al Mâchât.Entretemps, le département d'État a annoncé aux otages américains qu’il se préparait à les évacuer dès que ce serait possible, dans un message que doit diffuser la radio gouvernementale La Voix de l’Amérique (VOA).« Nous faisons tout ce qui est possible pour qu’ils rejoignent leur famille à Noël », a déclaré M.Mâchât à propos des otages, dans une interview à la chaîne de télévision CNN.L’ambassadeur ne semblait cependant pas sûr de lui et a été plus d’une fois par le passé contredit par les décisions de Bagdad.Il a d’ailleurs rappelé que chaque otage devrait recevoir un visa de sortie et que leur évacuation posait des problèmes logistiques.« Si tous peuvent partir dans les trois jours, ils partiront.Cela dépend des vols disponibles », a-t-il dit.M.Bush a par ailleurs catégoriquement rejeté toute idée de conférence internationale sur le Proche-Orient, affirmant qu'il ne fallait pas tomber dans le jeu du président irakien Saddam Hussein, qui, a-t-il dit, tente de trouver par ce biais un moyen de sauver la face 11 n’y a aucune tractation en coulisses avec l’Irak, a assuré M Bush Plus tôt, la BBC avait annoncé que les États-Unis avaient accepté la tenue d’une conférence sur le Proche-Orient.Mais M.Bush a démenti cette nou velle.« Nous devons maintenir la pression », a déclaré le président américain lors d’une conference de presse à Santiago, au Chili, où il poursuivait une tournée de six jours en Aîné rique du Sud.Une libération des ota-Volr page A-4 : Otages Radio-Canada: les employés demandent un moratoire Caroline Montpetit LE CARTEL intersyndical des employés de Radio-Canada réclame un moratoire de cent jours sur la décision du président de la Société d’État, M.Gérard Veilleux, de couper 108 millions $ dans le budget de 1991-1992, à même la programmation de télévision régionale d’un bout à l’autre du Canada.Le cartel intersyndical, qui regroupe six associations de journalistes, réalisateurs, employés de production, techniciens et groupes de corps, métiers et immeubles, suggère également la tenue d’un débat public, qui permettrait de réfléchir à fond sur l’avenir des services d’information en français de Radio-Canada dans l’ensemble du pays.Le cartel a par ailleurs envoyé sa requête par télégramme au président de la Société d'État, M.Gérard Veilleux, et au ministre fédéral des Communications Marcel Masse.En conférence de presse, à Montréal, hier, les représentants des employés de Radio-Canada ont conclu que les francophones étaient les grands perdants de la restructuration de Radio-Canada.« Les téléspectateurs du Québec sont plus touchés parce qu’ils n’ont pas l’alternative des chaînes américaines qui sont beaucoup écoutées par les anglophones du reste du Canada.C’est le début de la fin, et c’est le début de la fin depuis longtemps.Tout le réseau français est en sous-financement.Une émission comme Le l'oint bénéficie du tiers des effectifs de The Journal.On ne dit pas qu'elle devrait avoir les mêmes effectifs, mais on voudrait que la politique de Voir page A-4 : Radio-Canada PHOTO JACQUES NADEAU Ok wM& Un douloureux anniversaire malgré tout teinté d’espoir Des centaines d’étudiants se sont à nouveau serrés les coudes, hier, et ont participé à une vigile, sur le campus de l'Université de Montréal, à l’occasion du premier anniversaire de la tragédie de Polytechnique.De multiples autres activités ont marqué cette douloureuse journée, malgré tout teintée d’espoir, au Québec et ailleurs au Canada.Autres informations en page A-3.L’attentat sanglant de Pétionville ébranle l’optimisme des Haïtiens Pas de forum sur les autochtones à la Commission Bélanger-Campeau Michel Venne envoyé spécial SHERBROOKE - En dépit de la demande formelle adressée en ce sens par le ministre Christos Sirros et des promesses du premier ministre Robert Bourassa, la Commission Bélanger-Campeau écarte pour le moment la tenue d’un forum sur les autochtones et l’avenir constitutionnel du Québec.Cependant, le comité directeur de la Commission a promis de faire entendre, dans le cadre des audiences publiques, tous les groupes autochtones ayant fait parvenir un mémoire.Deux le seront d'ailleurs à Québec la semaine prochaine, le Conseil de la nation hurone wendat et le Conseil Attikamek-Montagnais.En annonçant cette nouvelle, hier en marge des audiences publiques de la Commission qui se poursuivaient à Sherbrooke, le président, M.Michel Bélanger, a précisé que cette question pourrait être réexaminée en janvier.Promis pour la première fois par le premier ministre le 27 septembre, au lendemain de la conclusion de la crise amérindienne, ce forum a fait l’objet d’une demande formelle du ministre délégué aux Affaires autochtones, M.Christos Sirros, le 20 novembre.Pour pallier à l’absence au sein même de la Commission d'un représentant autochtone, le ministre proposait de tenir un forum spécifique qui « permettrait à toutes les nations autochtones du Québec de faire valoir leur point de vue sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec et sur leur pleine participation à son développement ».Voir page A-4 : Autochtones François Brousseau LE FRAGILE optimisme des Haïtiens, qui espèrent pouvoir voter sans drame le 16 décembre prochain, est fortement ébranlé au lendemain du sanglant attentat de Pétionville, qui a tué mercredi soir 8 personnes, en blessant 57 autres, tout juste après un meeting politique du père Jean-Bertrand Aristide, le candidat des masses populaires.Mettant de côté leurs divisions, la plupart des partis en lice entendent réagir fermement à cet acte d’intimidation contre le processus démocratique.Ils comptent tenir, aujourd’hui, une manifestation de masse en appui au Conseil électoral provisoire (CEP), dans les rues de Port-au-Prince.Les deux principaux camps en lice, l’« Opération Lavalas », du père Aristide, et l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), de Marc Bazin et Serge Gilles, ont annoncé leur accord de principe envers une telle action commune.Les accusations ont fusé, hier, à la suite de ce grave incident au cours duquel une grenade de forte puissance a explosé, suivie d’une mitrail- lade dont les auteurs ont disparu dans la nature.Incident qui s’est produit au cours d’une courte panne d’électricité dont on ignore si elle était fortuite ou planifiée.Roger Lafontant, ex-chef des ton-tons-macoutes, candidat non agréé à la présidence, contre qui pèse un mandat d’arrestation jamais appliqué, a déclaré hier à la radio que le camp Aristide avait lui-même organisé cet attentat pour s’auréoler du martyre.Mais la rumeur publique, ainsi que la plupart des acteurs politiques, ont pointé directement du doigt le « camp macoute », hostile au processus électoral, comme auteur très probable du massacre.Le père Aristide, quant à lui, a explicitement appelé à l’arrestation immédiate de Roger Lafontant.« Séchez vos larmes, tenez-vous par main, a-t-il déclaré à l’intention des victimes et de leur proches, dans une interview radiophonique.Nous allons continuer à marcher ensemble parce que le 16 décembre, qu’ils le veuillent ou non, les macoutes vont disparaître d’Haïti.» « Titid », ainsi que quelques autres leaders politiques comme Louis Déjoie, s’est rendu hier au chevet des blessés.« C’était une vision dantesque », a rapporté M Jacques Girard, superviseur de la mission électorale d’observation de l’Organisation des États américains (OEA) à Port-au-Prince.M.Girard a passé la nuit de mercredi à jeudi à transporter d’urgence du sérum et de l’équipement médical à l’Hôpital général, qui sortait à peine d’une longue grève et se trou vait totalement « impréparé » à une telle éventualité.« Les blessés gisaient par terre, au milieu des rats, alors qu’il n’y avait rien pour leur venir en aide, même pas de lames pour les scalpels », a rapporté M.Girard.I)e nombreuses amputations ont dû être pratiquées sur les blessés, à la suite de la collaboration médicale des organismes internationaux.Le président du CEP, M.Jean-Robert Sabalat, a condamné « cet acte dégoûtant », tout en exprimant la conviction que la société haïtienne, « parfaitement consciente des enjeux », saura faire front et maintenir fermement le cap démocratique.« Je ne crois pas que cet attentat compromettra les élections », a-t-il déclaré au DEVOIR, appelant lui aussi à l’arrestation « des person-Volr page A-4 : Attentat BREITLING chez BIRKS Hans chaque boîte bleue se cache un rêve BIRKS & A-2 B Le Devoir, vendredi 7 décembre 1990 Le Québec poursuivra son développement hydro-électrique tout en incitant le consommateur à mieux gérer ses besoins Robert Lefebvre de la Presse Canadienne QUÉBEC — Les appareils ménagers et de chauffage devront répondre à des normes d’efficacité énergétique plus élevées et des grilles tarifaires variables seront offertes aux Québécois pour les inciter à mieux gérer leur consommation d'électricité.Telles sont les deux principales mesures que la ministre de l’Energie, Lise Bacon, a annoncées hier à l'intention des consommateurs québécois dans le cadre d’une politique d’efficacité énergétique que veut se donner le gouvernement.Mme Bacon a également demandé à Hydro-Québec de procéder dans les meilleurs délais à la conversion progressive de la centrale thermique de Tracy au gaz naturel ou aux liquides de gaz.Enfin, elle identifiera bientôt des sites disponibles pour én ger de petites centrales hydro élec- triques.Plus globalement, la ministre Bacon a fait état des conclusions auxquelles en est venu le gouvernement à la suite de la consultation du printemps dernier sur la situation et les perspectives de l’énergie électrique au Québec.Et plus discrètement, elle a annoncé que le gouvernement avait approuvé le dernier plan de développement d’Hydro-Québec, déposé en mai dernier.L’adoption de ce plan de développement signifie le maintien de la politique d’exportation d’électricité, notamment sur le marché américain.Des délibérations de la commission parlementaire tenue en mai dernier, le gouvernement a dégagé les trois grandes orientations suivantes : confirmation de la filière hydroélectrique comme meilleur moyen de répondre à la demande croissante d’électricité, élaboration d’une stratégie d’efficacité énergétique et révision du processus de consultation sur le plan de développement d’Hydro-Québec.Après avoir opté pour l’hydro-élec-tricité, le gouvernement a décidé d’élaborer une politique d’efficacité énergétique dont les grandes lignes seront établies par un groupe-conseil formé de représentants des producteurs et des consommateurs ainsi que des groupes voués à la protection de l’environnement.Un projet de stratégie fera ensuite l’objet d’une consultation publique avant de devenir une politique officielle du gouvernement.En attendant cette politique, le gouvernement adoptera, le printemps prochain, des standards plus élevés de performance énergétique pour les gros appareils ménagers et de chauffage.Il ne fera qu’imiter en ce domaine l’Ontario et l’ensemble des États américains.On pense ici notamment au lave-vaisselle, au chauffe-eau, à la sécheuse et aux appareils de chauffage qui, fabriqués suivant une meilleure technologie, pourraient contribuer à réduire la facture d’électricité entre 15 et 30%.Dans son plan de développement déposé le printemps dernier, Hydro-Québec prévoyait dépenser deux milliards de dollars au cours des 10 prochaines années à de tels programmes d’efficacité énergétique.La société d’État devra transmettre tous les six mois à la ministre de l’Énergie des rapports sur l’évolution des programmes mis en place et des résultats obtenus.Par ailleurs, Hydro-Québec devra fournir au gouvernement d’ici juillet 1992 un projet de modification de ses grilles tarifaires afin d’inciter les consommateurs à une utilisation plus rationnelle de l'électricité.Ces derniers pourraient réduire leur facture si des options tarifaires leur permettaient de mieux gérer leur consommation, sans nécessairement la diminuer.Des avantages tarifaires pourraient être consentis pour l'utilisation de certains appareils ou encore pour leur utilisation à des périodes précises de la journée.Enfin, le processus d’examen et de consultation du plan de développement d’Hydro-Québec sera modifié afin de favoriser une meilleure participation de la population aux discussions entourant les activités de l’entreprise d’État.Dorénavant, Hydro-Québec déposera son plan de développement tous les trois ans et non plus annuellement.Ce plan sera alors soumis à la consultation du public en commission parlementaire et, les deux années suivantes, le suivi sera assuré par les parlementaires, qui examineront en même temps la proposition tarifaire de l’année courante.Pour la ministre Bacon, il s’agit d’une double surveillance, celle du public — qui sera facilitée — et celle des parlementaires.Le NPD fédéral relance son aile québécoise Pierre O’Neill NOUVEAU DÉPART pour les néodémocrates fédéraux, qui se lanceront en fin de semaine dans la reconstruction de leur aile québécoise.En congrès à Montréal, ils éliront leurs dirigeants et se donneront un programme électoral.Dans les neuf autres provinces, pour être membre du NPD-Canada, il faut d’abord obtenir sa carte du NPD provincial.Au Québec, cette règle n’a pas vraiment fonctionné.Être membre du NPD-Québec, c’était accepter de combattre le PQ.En conséquence, les péquistes, pour la plupart sociaux-démocrates, se trouvaient ainsi privés de joindre les rangs du NPD-Canada pour lutter contre les libéraux sur la scène fédérale.Au terme de longs débats, les militants néo-démocrates du Québec ont décidé de mettre fin à cet état d'ambiguïté.En février 1989, ils votèrent la séparation du parti en deux ailes, le NPD-Québec limitant son action à la scène provinciale, et l’aile québécoise du NPD-Canada oeuvrant sur la scène fédérale.Pour bien marquer le coup de leur spéficité, les néo-démocrates d’Audrey McLaughlin ont quitté le secrétariat du NPD-Québec et ont maintenant pignon sur rue Saint-Nicolas, dans le Vieux-Montréal, à un coin de rue du DEVOIR.À peine ressuscité de querelles internes, le NPD-Ca- nada (Québec), c’est encore une formation politique pauvre et marginale, comptant à peine quelques milliers de membres, dont l’un, Philippe Edmonston, occupe à peu près tout l’espace.Au cours de ce congrès du weekend, au Ramada Inn de l’Est de Montréal, les néo-démocrates fédéraux du Québec commenceront par s’élire un nouvel exécutif.Leur président privisoire, Alain Tassé, sera à nouveau sur les rangs et comme il est le seul candidat en lice, il héritera de la tâche.Néophyte de la politique, relativement inconnu, c’est à lui qu’il incombera de reconstruire le parti, de l’autofinancer, de l’animer, de le structurer et de le préparer à des prochaines élections fédérales.Dans un deuxième temps, les congressistes néo-démocrates débattront un projet de programme électoral élaboré par la commission politique du parti, autour de grands axes : les affaires sociales, l’environnement, l’économie, les affaires internationales et la fiscalité.La question constitutionnelle est églament à l’ordre du jour.La position qui sera soumise aux délégués est à tous égards semblable à l’option défendue par Philippe Edmonston devant la Commission Bélanger-Campeau : un nouveau fédéralisme fortement décentralisé devant permettre au Québec de rapatrier les compétences qu’il juge indispensables pour réaliser son plein épanouissement.Je me suis préparé pour la TPS.Etvous?WÉ /M-Ss-y .Le temps est venu de vous inscrire.Vous êtes-vous préparés pour la TPS proposée?Si ce n'est déjà fait, le temps est venu de vous inscrire et de vous préparer.Ceci touche toute personne offrant des services professionnels, faisant partie d'un organisme à but non lucratif ou d’une entreprise commerciale, dont la pêche, l'agriculture et l’élevage.Revenu Canada peut vous aider en vous fournissant les renseignements suivants sur la TPS: ¦ L'inscription et les avantages qu'on en retire ¦ Comment elle touche votre entreprise ¦ Choix de méthodes comptables simplifiées et procédures administrative ¦ Remboursement de la taxe de vente fédérale ¦ Recouvrement de la TPS sur les achats commerciaux ¦ Choix quant a la production de déclarations de la TPS Communiquez avec nous dès aujourd’hui.Téléphonez au 496-1494 ou, a l’extérieur de Montréal, 1800 361-8339 Dispositif de télécommunication pour malentendants: 1 800 465-5770 Ou encore, rendez-vous à un bureau de l’Accise de Revenu Canada, du lundi au vendredi, de 9 heures à 17 heures.Faites une bonne affaire.Préparez-vous maintenant pour la TPS.1+1 Revenu Canada Douanes et Accise Revenue Canada Customs and Excise Canada L’orthographe au «goût» du jour Hervé Clerc de l'Agence France-Presse PARIS — Une série de « rectifications » qui pourraient transformer progressivement la physionomie de la langue française sont entrées en vigueur, hier à Paris.« Le nénufar est tombé dans l’a-bime ».« Le gout de l’ognon disparaît avec un verre de ponch ».« La sage-femme s’est laissé séduire » : trois exemples qui auraient fait pousser des hauts cris aux puristes, mais qui sont désormais admis même si les anciennes graphies (nénuphar, goût, oignon, punch et sage-femme) demeurent tolérées.La nouvelle orthographe, publiée hier à Paris au journal officiel, sera enseignée à partir de la rentrée 1991 dans les écoles françaises et sera de rigueur dans les textes du gouvernement.Elle touche cinq points : ¦ suppression dans certains cas du trait d’union (piquenique, weekend, vanupied) ¦ accord du pluriel des mots composés (des abat-jours, des après-midis) ¦ suppression de certains accents circonflexes (gout, août, bûche, brûler) ¦ modification du participe passé des verbes pronominaux (laisser devient invariable) ¦ correction de certaines anomalies : douceâtre devient douçâtre, persiflage devient persifflage etc.Le premier ministre Michel Rocard, qui a avalisé cette réforme fortement soutenue par le ministre de l’Éducation Lionel Jospin et par une majorité des enseignants, a minimisé son ampleur : « Les propositions de rectification sont précises, limitées et respectueuses de l’histoire et de la nature de notre langue», a-t-il souligné.La réforme a été mise au point, avant l'été, par un Conseil supérieur de la langue française, présidé par l’académicien Maurice Druon, et a reçu l’avis favorable (unanime) de l'Académie française ainsi que du Conseil de la langue française du Québec et du Conseil de la langue française de Belgique.La guerre de l’orthographe française, l'une des plus ardues et des plus corsetées du monde, avec ses subtils accords de participe passé, ses doublements de consonnes et ses accents erratiques — sans compter ses « x » vicieux (bureaux) — dure depuis deux siècles.Les révolutionnaires avaient été les premiers à vouloir enlever « la Bastille de l’orthographe».Les partisans du statu quo bénéficiaient jusqu’à présent de la quasi-impossibilité de réformer une langue par arrêté ministériel.Depuis 1789, une bonne dizaine de réformes de l’orthogaphe, dans le sens d’une simplification, ont été tentées, toujours en vain.k Exposition d’hiver D’ANTIQUITÉS de Montréal 6-9 décembre 1990 Place Honuventure, Montréal Plus de I ’ principiiux antiquaires •T A mer u pic du Nmd « il I rf ni une sélection dfs plus diverse antiquités puiiiiis montrées au ( '.mail.i III IJKI S DOUVI RIUKI L mil (.dmcinhk llh 22\\ \ vinlicdi.'dmcmhic llh 22U Samedi s dm cmhic llh ?Jh Dimanche 'Maeinlm llh IKh \(lmissioii 5.001* cillants .751* \Uc rl’ur 4.001* I lie ir.ili'.ilM'ti d AliMi|iiilis ( Himmu I Ire (M li 'Ht M7S 15ième Anniversaire EN BREF.Ryan contredit Elkas QUÉBEC (PC) — Le ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Claude Ryan, a contredit, hier, son collègue des Transports, Sam Elkas, en affirmant qu’il ne voyait pas l’utilité de rendre bilingue la signalisation routière au Québec.« J’ai déjà répondu dans cette Chambre, a-t-il dit, que la politique du gouvernement demeurait la même et que je n'entendais pas faire de recommandation visant des changements ».Invoquant la protection et la sécurité du publie sur les routes, M.Elkas avait laissé entendre, mercredi en Chambre, qu’il avait l’intention de s'asseoir avec ses fonctionnaires et de revoir cette question.Au mois d’août, un groupe d’étude, dirigé par M.Jean-Claude Rondeau, remettait au ministre Ryan un rapport indiquant que l’unilinguisme français dans la signalisation et l’affichage n’avaient pas fait grimper le nombre d'accidents au Québec.M.Ryan avait accepté les conclusions du groupe et indiqué que des exceptions pouvaient cependant être consenties pour les régions frontalières et les affiches sécuritaires dans les édifices publics.Gendron à l’hôpital QUÉBEC (PC)-Le député d’Abitibi-Ouest et leader parlementaire adjoint du Parti québécois, François Gendron, a dû être transporté à l’hôpital, hier matin, après avoir éprouvé un malaise en pleine Chambre.Un examen de l’état de santé du député à l’Hôtel-Dieu devait cependant révéler que M.Gendron avait été simplement victime d'un excès de fatigue.Rien de grave et le député a pu regagner son domicile peu après.Le médecin lui a recommandé de prendre quelques jours de repos.Il était 10 h 26, hier matin, quand M.Gendron s’est subitement arrêté de parler (il intervenait alors sur le projet de loi 102 relatif à des modifications à la loi de l’instruction publique) pour reprendre son siège.Se tournant vers son collègue Francis Dufour, il lui a demandé de « faire quelque chose ».En voyant la mine du député d’Abitibi-Ouest, le vice-président de l’Assemblée nationale, Michel Bissonnet, a ordonné la suspension des travaux Le Manitoba a sa commission sur la Constitution WINNIPEG (PC) — Le Manitoba a formé un groupe de travail qui se penchera sur la Constitution, a annoncé hier le premier ministre Gary Filmon.Son mandat est de faire des recommandations et d’établir quelles devront être les priorités pour de futures négociations constitutionnelles.Le professeur Wally Fox-Decent, politicologue de l’Université du Manitoba, qui dirigeait le groupe d’étude de la province lors des négociations du lac Meech, présidera cette nouvelle commission.La formation d’un tel groupe de travail survient après le début des travaux de la Commission fédérale sur l’unité nationale, dirigée par M.Keith Spicer, et de la Commission Bélanger-Campeau.M.Filmon a souligné qu’on ne demandera pas à la commission manitobaine de suggérer des amendements constitutionnels spécifiques.Le groupe de travail comprendra également sept membres de la Législature, dont trois conservateurs, deux néo-démocrates et un libéral.La commission fera savoir au début de la prochaine année où et à quel moment elle tiendra des audiences publiques.Elle devrait remettre un rapport intérimaire avant la fin de mars, a ajouté M.Filmon.Ottawa manque d’initiative, selon Alliance Québec OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral devrait prendre l’initiative quand il s’agif d’offrir des services bilingues aux communautés minoritaires et non pas attendre qu’elles en fassent la demande, a soutenu hier Alliance Québec devant le comité mixte sur les langues officielles.Le groupe de défense des anglophones québécois venait y témoigner sur l’avant-projet de réglementation permettant la mise en oeuvre des dispositions de la loi de 1988 sur les langues officielles concernant les services et les communications.Satisfait du projet en général, Alliance Québec estime qu’un problème subsiste lorsqu’il est question de l’offre de services, car on indique qu’ils seront offerts uniquement là où la demande sera importante.Le Conseil d’éducation de Chapleau requiert pour février 1991, un PROFESSEUR DE MATHÉMATIQUES (cycles intermédiaire et supérieur) Veuillez faire parvenir votre demande à: Carolyn Kay, directrice École Secondaire Chapleau High School C.P.800 Chapleau, Ont.- POM 1K0 Téléphone: 1-705-864-1452 QTélécopleur: 1-705-864-2367y F ; ! Le Devoir, vendredi 7 décembre 1990 ¦ A-3; Le souvenir des 14 victimes «demeurera toujours présent» Jean-Pierre Proulx ENTRE 700 et 800 personnes ont célébré hier à la Basilique Notre-Dame la mémoire des 14 jeunes femmes assassinées à l’École Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989.Une célébration pour se « souvenir, prier et espérer », a dit le curé de Notre-Dame, M.Fernand Lecavalier, sul-picien.C’est dans cette même église que l’an passé a été célébré les funérailles de la plupart des victimes de la tuerie de Polytechnique.L’École Polytechnique avait fait précéder la célébration eucharistique d'une courte manifestation au cours de laquelle a été dévoilée une plaque de marbre gravée du nom des 14 victimes et qui sera apposée sur un des murs de l’école.« Ainsi demeureront-elles toujours présentes dans nos mémoires et dans la mémoire de celles et de ceux qui nous succéderont », a dit Mme Nathalie Provost, une survivante de la tuerie.Face à cette plaque, un bouquet de quatorze roses pâles évoquait les dis-parues,tandis qu’à côté la flamme du cierge pascal rappelait « la lumière du Christ ressuscité », fondement de l’espérance des chrétiens.PHOTO JACQUES NADEAU L’École Polytechnique a dévoilé hier matin à la Basilique Notre-Dame la plaque de marbre à la mémoire des 14 jeunes femmes mortes le 6 décembre sous les balles d’un jeune homme désespéré qui lui-meme, faut-il le rappeler, a été la 15e victime de ce drame.La plaque sera apposée sur un mur de l’école.Les 11000 professionnels syndiqués de l’État annoncent un premier débrayage Le directeur de l'école, M.André Bazergui, a, au début de la célébration, lu lentement le nom des quatorze victimes, puis le président de l'Association des étudiants, M.François Legendre, a déclaré : « Le sentiment de solidarité qui est apparu en nous depuis lors nous a aidé à traverser de très durs moments.Aujourd'hui, la vie a repris son cours.Conserver notre solidarité et conti nuer d’agir pour le mieux demeurent pour l’avenir le plus bel hommage que l’on puisse rendre à nos amies disparues ».Enfin, on a lu un poème de M.Jean-François Larivée, l’époux d’une des victimes, Mme Maryse Laga-nière.« Elle se tiendront là, conclut le poème, le jour où nos souffrances prendront fin.Elles nous prendront par la main et nous feront connaître la Terre promise.Là-haut, tout là haut au plus haut du firmament ».L’assemblée était composée essentiellement des parents et amis des victimes, mais seules les deux travées centrales étaient vraiment occupées.Le maire de Montréal, M.Jean Doré, le secrétaire d'État du Canada, M.Gerry Wiener, la ministre de l'Enseignement supérieur, Mme Lucienne Robillard, étaient présents.Dans le choeur, des jeunes, probablement des étudiantes et des étu diants de Polytechnique, avaient revêtu des aubes blanches.« Nous ne pouvons, ni ne voulons les oublier, a dit M.Lecavalier dans son homélie.Nous voici pour nous arrêter et nous questionner sur l’essentiel.Tout ne finit pas avec la mort.Au milieu de l’agitation de nos vies, on se revoit pour se souvenir et espérer commes des croyants mal habiles qui ont peine à croire, mais qui essaient malgré tout ».«« Dieu n'a pas fait la mort, a-t-il insisté.Il a créé l’homme et la femme pour la vie ».C’est sur .notre manière d’aimer » que nous serons jugés, a-t-il rappelé ensuite, en particulier sur la façon dont nous aurons secouru ceux qui ont faim et soif.» Pour entrer dans le Royaume, notre seul passeport, c’est l’amour».Une seule allusion, et encore, à Marc Lépine.Au moment de la « prière universelle.rassemblée a prié « pour ceux souffrent et ceux qui sont découragés ».L’assemblée, quoique fort recueillie, a peu participé à la liturgie.Elle a néanmoins répondu spontanément à l’invitation du célébrant d’« échanger la paix ».Les participants se sont alors mutuellement tendu la main.Par ailleurs, rapporte la Presse Canadienne, un homme de 50 ans a été arrêté sur le parvis de la basilique, à l’issue de la messe.11 sera accusé d'avoir dissimulé une arme, un pic à glace de fabrication artisanale.Intrigué par son air perdu, un agent de police l'a interpellé.Devant ses propos incohérents, on l'a fouillé.L’homme n’a offert aucune résistance.Dans ses poches, les policiers ont trouvé, outre le « pic à glace », un article comportant la photo des 14 victimes.Des paragraphes avaient étaient encerclés et des graffiti tracés au stylo bleu.D'autres manifestations ont par ailleurs ponctué cette journée souvenir.A rémission Montréal-Express, on a gardé une minute de silence, tout comme à la Bourse de Montréal et au congrès de la Fédération des affaires sociales (CSN) à Québec.La communauté chrétienne universitaire a célébré à Saint-Albert-le Grand et plusieurs églises ont fait sonner leur cloches vers 17 h (M) hier.La Cour suprême donne préséance à la retraite obligatoire sur la Charte des droits Josée Boileau tic notre bureau d'Ottawa Les Communes en deuil soulignent le massacre Sylvain Blanchard LES 11 000 membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec effectueront un premier débrayage le 18 décembre pour protester contre les dernières propositions du Conseil du Trésor relatives au renouvellement de leur convention collective.Sans contrat de travail depuis 11 mois, les syndiqués ont rejeté dans une proportion de 82 % les offres du ministre Johnson.Résultat, l'exécutif du syndicat a reçu le mandat hier de déclencher, d’ici la fin du mois, sept débrayages d’une heure destinés a faire connaître leurs revendications.La grève est pour le moment exclue, mais le président du syndicat, Daniel Giroux, assure que « les moyens de pression utilisés auront la même portée qu’une grève».À compter d’aujourd’hui, et jusqu’à la fin des négociations, les syndiqués refuseront, notamment, de faire du temps supplémentaire.Ils allongeront également leur pause-café et interrompront occasionnellement leur travail pour discuter de leurs demandes avec leurs supérieurs.« Il ne s’agit pas d’une grève du zèle proprement dite, précise Daniel Giroux, mais je suis persuadé que cela sera suffisant pour perturber la machine gouvernementale.Mais la machine seulement.Pas question de se mettre le public à dos».Principalement, syndiqués et patrons ne s’entendent pas sur la grille de classification et d’évaluation des postes, sur l’importance du rattrapage salarial des corps d’emploi à prédominance féminine, ainsi que sur l’ajustement de la rémunération des employés ayant plus de 12 ans d’ancienneté.Le syndicat cherchera surtout à projeter dans le public l’image d’un gouvernement qui fait peu de cas de l’injustice salariale faite aux femmes, ainsi qu’à ses fonctionnaires « les plus expérimentés qui, depuis 83, reçoivent en termes réels le même salaire qu’en 1983».Si Daniel Giroux croit que l’écart entre les parties demeure très important malgré 18 mois de négociation, au Conseil du Trésor, Jocelyn Dumas, le chef de cabinet du ministre Daniel Johnson, soutient lui que les négociations se déroulent normalement et que les chances d’en arriver à un règlement dans un avenir rapproché sont bonnes.« On s’est déjà entendu avec 400 000 de nos fonctionnaires, dit-il.Il n’y a pas de raison pour que ce soit différent avec les professionnels».Le syndicat des professionnels du gouvernement du Québec regroupe une vingtaine de corps d’emploi.Les principaux sont les agents de recherche (économistes, géographes, démographes.), les informaticiens et les agents de gestion financière.À noter par ailleurs, que les négociations entre Québec et le Syndicat des avocats et notaires de la fonction publique sont toujours à un point mort.Des discussions informelles ont lieu depuis quelques jours, mais selon le porte-parole des syndiqués, Marc Bergeron, « on doute fort qu’elles accélèrent un règlement».Les 580 avocats, 70 notaires et 300 procureurs de la Couronne du gouvernement du Québec exigent que leur salaire de base passe de 29 000 $ à 35 000 $ et que le sommet de l’échelle (atteint après quinze ans de service) grimpe de 66 000 $ à 82 000 $ par année.En guise de moyens de pression, les juristes refusent depuis quelques semaines d’accepter de nouveaux mandats, de participer à des réunions ou comités gouvernementaux et de donner, au téléphone ou autrement, des avis juridiques de vive voix.Cette grève du zèle affecte aussi bien les causes devant être plaidées que les projets de loi et de règlements.Elle a aussi d’importantes répercussions auprès de la Régie du logement et de la Régie de l’assu-rance-automobile.Josée Boileau île notre bureau d'Ottawa ARBORANT UN ruban blanc en signe de deuil, les membres de la Chambre des communes ont rendu hommage hier aux 14 jeunes victimes tombées sous les balles du tireur Marc Lépine à Polytechnique il y a tout juste un an.La ministre responsable de la Condition féminine, Mary Collins, a insisté sur la nécessité de modifier les attitudes pour arriver à éliminer toute violence envers des victimes innocentes.Les porte-parole de l’opposition sont toutefois allées plus loin en soulignant qui la nécessité d'une Commission royale d’enquête chez les libéraux, qui, du côté néo-démocrate, le souhait de consacrer le 6 décembre Journée contre la violence faite aux femmes.Le député libéral Mary Clancy, critique de son parti en matière de condition féminine, a également souligné la différence de perception qu’a engendrée le drame de Polytehcni-que.« Certains ont affirmé que le geste de Marc Lépine n’avait pas de signification particulière.Mais les femmes l’ont interprété autrement puisque ce sont elles qui vivent quo-tidiennement des moments de frayeur, à cause d’un bruit suspect ou d’un endroit désert ».Son homologue néo-démocrate Dawn Black, d’une voix émue, a pour sa part souligné la violence faite aux femmes qui a continué après le massacre.La période des questions a par ailleurs été presque tout entière consacrée à ce sujet, l’opposition interpellant le gouvernement sur les coupures de financement fédéral subies par différents centres de femmes à travers le pays, et notamment au Québec, de même que sur l’urgence d’agir contre la violence à l’encontre des femmes.Les réponses des ministres Collins et Kim Campbell, ministre de la Justice, n’ont toutefois pas eu l’heur de satisfaire les partis de l’opposition qui réclamaient une réponse directe du premier ministre Brian Mulroney « parce que c’est un homme ».Celui-ci n’a d’ailleurs pas manqué de souligner avec ironie, en réponse à la leader du NPI) Audrey McLaughlin : «Je suis étonné de constater que l’on refuse de reconnaître l’autorité de voix de femmes parlant au nom du gouvernement dans des domaines de leur juridiction ».Le gouvernement s’en est néanmoins tenu à répéter ses préoccupations envers le sujet, sans prendre d’engagements.La ministre Campbell a enfin répété qu’elle représentera le projet de loi sur le contrôle des armes à feu si celui-ci ne devait pas être adopté durant la présente session parlementaire.OBI, 1(1 ER un employé à prendre sa retraite à 65 ans viole certes la Charte canadienne des droits et libertés, mais une telle restriction se justifie dans le cadre d’une société libre et démocratique, a statué hier la Cour suprême du Canada.Dans un jugement majoritaire, attendu avec impatience dans plusieurs provinces, la Cour estime en.effet que « la violation constitue une limite raisonnable au sens de l’article premier de la Charte ».L’aménagement du monde du travail, la nécessité d’assurer le renouvellement du personnel et de conserver des critères d’excellence sont autant de mo-, tus qui justifient la retraite à 65 ans., « La retraite obligatoire porte ’le moins possible' atteinte au droit à l’égalité sans discrimination fondée sur.l’âge», prévu à l'article 15 de la Charte, écrit le juge Gérard La Foh-rest, appuyé par quatre autres jugep de la plus haute cour du pays, ail.terme de 18 mois d’audiences et de délibérations.Les parties impliquées se divisaient en quatre cas : des professeurs d’universités de l’Ontario et de Colombie Britannique, des médecins de Vancouver et des professeurs' d’un collège de Colombie-Britanni-' que.La cour note d’abord, à l’unani-' mité moins la voix du juge Bertha Wilson, que la Charte ne s’applique pas aux universités et aux hôpitaux parce que ceux-ci ne sont pas partie, du gouvernement mais font plutôt partie du secteur privé, limitant' donc la portée de la Charte.1 ¦.Le juge La Forest a néanmoins dé-, cidé d'appliquer le jugement jus-' qu'au bout en statuant que même sices institutions relevaient de la Charte, elles seraient justifiées d’imposer une retraite obligatoire, à moins que le législateur n’en décide autrement.« La retraite obligatoire assure le renouvellement continu des membres du corps professoral, écrit le juge La Forest, un processus nécessaire pour permettre aux universités d’être des centres d’excellence.Les universités doivent être à la fine pointe des découvertes et des nouvelles idées, et cela exige l’injection permanente de nouvelles ressources humaines.Dans un système fermé ayant des ressources limitées, on ne peut y parvenir qu’avec le départ d’autres personnes.La retraite obligatoire réalise cela d’une façon méthodique qui permet une planification à long terme tant par les universités que par les individus ».Marquant leur dissidence, les juges Wilson (qui, incidemment, annonçait elle-même récemment sa re-traite) et Claire L’Heureux-Dubé font plutôt valoir que la discrimina-t ion n’a pas à être justifiée par des arguments économiques, tels la rareté des ressources.Pour importante qu’elle soit, cette cause n’aura toutefois pas d’inci-j douce pratique au Québec puisque lai retraite obligatoire a déjà été abolie, chez-nous, tout comme c’est d’ail-] leurs le cas depuis 1986 pour les em-l ployés qui travaillent pour des entre-' prises régies par les lois fédérales.L’Alberta et le Manitoba ont les mê-, mes dispositions.Néanmoins, on es-: time que la moitié des travailleurs canadiens sont touchés par le juge» ment rendu hier.20 000 bénévoles au volant de l’Opération Nez Rouge Isabelle Paré EN FORCÉE, l’armée de 20 000 bé-évolesde l’Opération Nez Rouge se ortera à compter de ce soir à la res-ousse des automobilistes enivrés ui tomberont au combat pendant la ingue période de festivités qu’an-once le temps des Fêtes.À compter de ce soir et jusqu’au remier de l’An, des milliers de bé-évoles partout au Québec, de Montrai en passant par Maniwaki, Baie-omeau ou Matane, seront sur le ied de guerre, prêts à rapatrier au ercail les conducteurs désormais ors d’état de conduire.Cette année, l’Opération Nez louge a étendu ses tentacules à 41 égions du Québec et les organisa-eurs s’estiment en mesure de rejointe 85 % de la population du Québec, épartie dans 324 villes.Comme d’or-linaire, une escorte gratuite sera of erte aux automobilistes se jugeant trop émoussés pour prendre le volant.À Montréal seulement, on prévoit effectuer cette année 4800 transports, soit 50 % de plus que l’an dernier, a indiqué hier le porte-parole de l’Opération Nez Rouge à Montréal, M Jean-Jacques Hubert.Dans tout le Québec, plus de 20 300 personnes ont été escortées en toute sécurité à leur domicile en 89, à bord de leur propre véhicule.« Nous ne sommes pas un service de taxi et ne faisons pas concurrence aux chauffeurs de taxi.La grosse différence, c’est que le lendemain matin, les gens se réveillent avec leur automobile à la porte », tient à souligner M.Hubert.Pour chaque appel, l’Opération Nez Rouge expédie une équipe de trois personnes au secours des esprits grisés ; un chauffeur, un partenaire et une escorte motorisée pour ramener à bon port les bénévo- les.L’Opération Nez Rouge se finance entièrement à partir de commandites issues, entre autres, de compagnies pétrolières.Le pourboire, seule rétribution des missionnaires du volant, est laissé à la discrétion du client.Cette année, on attend de pied ferme les soirées des vendredis 14 et 21 décembre, où la ronde des réceptions de bureaux atteint son crescendo partout au Québec et fait déferler sur les opérateurs de Nez Rouge une avalanche de chauffeurs K.O.Les soirées de la veille de Noël et du 25 décembre, et celles du 31 décembre et du premier de l'An sont, en comparaison, bien plus tranquilles, affirme M.Hubert.Mais, avis aux fêtards, le premier de l'An, Nez Rouge répondra aux appels jusqu’à quatre heures du matin, après quoi.il n'y aura plus d'abonné au numéro que vous avez composé.On peut rejoindre Nez Rouge à Montréal à 849-1011 et à Laval à 686-7941.Le plus grand choix de montres suisses de renommée internationale X €B£L Les Architectes du Temps Seulement chez: Montres Ebel, à partir de 11 25$ KAU FMANN MAI I Kl N IOAII I If RS IM I*IJIS I 9 S-J 2195, rue Crescent, Montréal H3G 2(1 Tel.: (514) 848-0595 PATEKPHILIPPE (tuiiti RQLEX lii \si i-MNCBeL 1*1 \(.l | BREITLING B.SERKOS Bijoutier depuis 1957 VENTE ET SERVICE TECHNIQUE ;i(i 11, BOUL.SAINT-LAURENT 845-0796 (volu rut* Prince-Arthur) présente la collection complète Rolex Oyster.Rolex Oyster 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Saddam Hussein doit obéir à 100%, sans conditions, aux résolutions de l’ONU ».« La libération de tous les otages serait une bonne chose, a-t-il ajouté, mais le problème est l’agression contre le Koweït et ce type doit quitter le Koweït sans conditions.Le monde entier est uni dans ce but ».Mais alors que M.Bush avait au cours des jours précédents douté que la stratégie internationale réussisse à faire comprendre au président irakien Saddam qu'il doit céder, il a déclaré hier, après avoir appris la décision irakienne concernant les otages : « J’espère que cela montre que la stratégie marche et que Saddam comprend que sa politique a suscité la condamnation du monde entier ».Interrogé sur de possibles tractations qui auraient incité Saddam Hussein à libérer les otages, M.Bush a été très ferme : « Il n’y a pas de négociations directes ou indirectes avec l'Irak.Il n'y en a pas et il n’y en aura pas».Le président américain a souligné qu’au cours des discussions qu’il doit avoir ce mois-ci à Washington avec le ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz il ne ferait aucune concession.Il a souligné qu’il n’en connaissait pas encore la date.Londres s’est félicité de cette nouvelle, mais a indiqué n’avoir pas non plus de confirmation officielle.Paris a réaffirmé sa position sur la libération des otages et l’application des résolutions de l’ONU, tandis que Bonn faisait valoir que si la libération des otages est une des conditions pour un réglement pacifique de la crise, il en existe d’autres.Le Parlement irakien se réunira aujourd’hui.Jusqu'à présent les députés irakiens ont toujours entériné les décisions du chef de l’État.Si le départ de tous les étrangers, parmi lesquels figurent quelque 3000 Occidentaux, en majorité des Britanniques et des Américains, se confirmait.l’Irak aurait pour la première fois obtempéré à une des 12 résolutions décrétées contre lui par les Nations unies, comme l’a souligné le Foreign Office.Le président irakien a affirmé qu'il pensait libérer les otages à l’occasion de Noël, mais qu’il avait été encouragé à prendre sa décision, dès hier, en raison notamment de l'« intervention de plusieurs délégations étrangères venues en Irak» Cette annonce intervient en tout cas à l'approche des rencontres américano-irakiennes proposées par le président Bush.L’Irak a fait savoir officiellement mercredi aux États-Unis qu’il acceptait d’envoyer son ministre des Affaires étrangères Tarek Aziz à Washington et de recevoir le secrétaire d'État James Baker à Bagdad.Le voyage de M.Aziz pourrait avoir lieu le 17 décembre, selon des informations non confirmées, mais les deux pays ne sont manifes- tement pas sur le même longueur d’onde quant au contenu des dicus-sions.L’Irak souhaite voir les États-Unis aborder ce dialogue dans un esprit d’ouverture, ne pas le limiter a la « transmission des ordres de l’ON U » et l’élargir à l’ensemble des problè mes de la région.Les États-Unis le conçoivent pour leur part comme une « ultime dé marche » destinée à convaincre le président irakien de se retirer du Ko weit.En visite en Argentine, le président Bush a émis des doutes sur le succès de ces discussions, déclarant qu'il n’était « pas optimiste ».Il a souligné qu’il ne voyait « aucune indication que Saddam Hussein soit prêt à obéir aux résolutions de l’ONU ».M.Baker s’est, de son côté dit « très pessimiste » sur l’efficacité des seules sanctions pour amener l’Irak à récipiseenee.Pékin, qui s’était abstenu lors du vote de la résolution 678 autorisant le recours à la force contre Bagdad, s'est félicité hier de l’instauration d’un dialogue entre Washington et Bagdad, ainsi qu’entre l’Irak et la U É E, estimant que ces discussions pourront contribuer à un réglement pacifique de la crise.En attendant l’éventuel départ de tous les étrangers, Bagdad a continué à en laisser partir quelques-uns.Six Australiens sont ainsi ar rivés à Amman et les deux derniers otages suédois ont reçu l’autorisation de s’en aller.Quelque 105 employés de deux firmes néerlandaises de dragage devaient recevoir hier ou aujourd’hui leur visa de sortie du territoire irakien.Un avion de l’Aeroflot transportant 242 Soviétiques était attendu hier à Moscou.L'URSS prévoit d’envoyer six à sept tonnes de produits alimentaires destinés aux quelque 3000 Soviétiques encore en Irak et dont Bagdad a autorisé le rapatriement au début de la semaine.Alors que Londres demandait à Bruxelles à ses alliés de l’OTAN d’augmenter leur aide logistique, médicale et en matériel pour le dispositif militaire britannique dans le Golfe, les cours du Brent, le pétrole brut de référence de la mer du Nord, ont baissé à Londres en raison des espoirs de paix suscités par la perspective d'un dialogue américano-irakien.La décision irakienne a également fait plonger les cours du pétrole de plusieurs dollars, donnant un coup de fouet aux Bourses européennes.+ Radio-Canada Radio-Canada-CBC soit claire par rapport aux services français.Un en a assez que les problèmes se règlent à la petite semaine.Cent jours, ou trois mois et demi, cela nous donne le temps de s’asseoir et réfléchir sur l’orientation de la Société d’État », explique la présidente du cartel, Mme Pauline Payette.Selon Mme Payette, le fait que ces coupures surviennent au moment même où on l’on réaffirmait à la Chambre des communes le mandat de Radio-Canada-CBC de réfléter l’unité nationale témoigne du manque de cohésion dans les politiques de la Société d'État.Mme Payette s’insurge également de la coupure de 453 000 $ dans les budgets de la station de télévision de Québec, au mo- avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d alcool du Quebec Toute personne, société ou groupement visé dans l'art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer aune demande de permis ci-apres énumérée dans les 15 tours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 tours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou a son procureur par poste recommandée, et être adressée a La Régie des permis d'alcool du Québec.1 rue Notre-Dame est.suite 9 200, Montréal.Québec, H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation khullar au GOURMET INTERNATIONAL LTD Au Gourmet International 5216 rue Byron Montreal Dossier 870-204 2530-7422 QUEBEC INC Le Coin de la Voliere 1145 bout d'Auteuil Lavai Dossier 870-196 THERIAULT Micheline La Maison des Spéciaux 804 boui Rosemont Montreal Dossier 870-444 ACHSEN Joram Polbistro 1956 rue Frontenac Montréal Dossier 282-723 2846-8478 QUEBEC INC Restaurant Supérieur 5608 A boul Léger Montréal-Nord Dossier 190-751 CENTRE DU GOLF U F O INC Centre du Golf U F O Inc 4600 boul Dagenais Ouest Laval Dossier 269-514 KRAINDELS, Piochas Dépanneur Mansfield 2050, rue Mansfield Montréal Dossier 370-865 2423-60/7 QUÉBEC INC Salon de Quilles Dagenais Enr 3100 2iemerue ' Épicerie i Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Changement de catégorie de 1 Club a i Bar (Suite a cession) 1 Restaurant pour vendre Permis additionnels 2 Bars sur terrasse i Épicerie ! Bar Dans Centre Sportif 3440.avenue du Parc Montreal 7095 boul Gouin Est Montréal 804, boul Rosemont Montréal 1956, rue Frontenac Montréal 5608 A boul Léger Montréal-Nord 4600.boul Dagenais Ouest Laval 2050 rue Mansfield Montréal 3125.boul Dagenais Laval Lavai Dossier 870-691 2757-8657 QUEBEC INC Propno 1733, boul.St-Charles Lachenaie Dossier 870-758 LES ENTREPRISES J G N MICHAUD INC Bar Restaurant Bellechasse 1400, rue de l'Église Montreal Dossier 370-833 LVNE BERGERON.JEAN ROY Restaurant Yoyo Enr 4720.rue Marquette Montreal Dossier 862-813 WABASS RESTAURANTi DEVELOPMENT INC Bombay Maharaia 2313 rueDorion Montreal Dossier 870-923 2847-2819 QUÉBEC NC Wm Wah 5995.bout Gouin Ouest Local 108 Montreal Dossier 871-061 les entreprises J G N MICHAUD INC Bar Cote St-Paul Enr 1400.ave de i Église Montréal Dossier 250-894 2552-4703 QUÉBEC INC Bar Le Comd'Or 504, rue Atwater Montréal Dossier 264-929 RICARDO ROS « LUIGIA ROS Le Cap Vert Enr 1200.Mc Gill College Montréal Oossier 269-902 CARDINAL.Mar/ Ella Bar 20 (Coeur) 15.rue St-Georges Beauharnois Dossier 871-319 LES ENTREPRISES VINTED INC Café Crêperie 7275, Sherbrooke Est local 205 Montréal Dossier 636-35/ 1 Épicerie 2079, boul des Seigneurs Terrebonne Changement 195.rue de catégorie Bellechasse pour 1 Bar Montréal danse et spectacles 1 Restaurant 4720, rue pour servir Marquette (Demande Montréal amendée) 1 Restaurant 705.Ste-pour vendre Catherine O lo 1-135A Montréal 1 Restaurant 1950, boul pour vendre de la Concorde Laval Changement 1400 ave de capacité de l'Eglise d'un Bar et ad- Montréal dition d autorisation de spectacles dans ce même bar Changement 504, rue de capacité Atwater dans 1 Bar Montréal Changement 1200, Mc GUI de capacité College d un Bar et Montréal d un Restaurant pour vendre existants 1 Bar avec 117 rue danse et St-Laurent spectacles Beauharnois Changement 7275.de catégorie Sherbrooke de Restaurant Est local 205 pour vendre a Montréal Bar Le président et directeur général Ghlslaln K.-Laflamme, avocat Québec a a ment même où l'on élargit le mandat de couverture de cette station.Le cartel intersyndical des employés de Radio-Canada a l'intention de former une coalition élargie, au cours des prochains jours,pour obtenir du gouvernement fédéral qu’il prenne ses reponsabilités vis-à-vis l'ensemble des francophones du pays.Il espère également se faire entendre par la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir du Québec, et le banc fédéral présidé Keith Spicer, également président du CRTC.D'autre part, les réactions d'indignation aux coupures de Radio-Canada ont continué d'inonder le Québec, tout le long de la journée, hier.L'Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRQ) a allié sa voix à celle des MRC du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Sept-îles, de la Côte-Nord et des iles-de-la Madeleine pour déplorer « l’incompréhension du gouverne ment fédéral des réalités régionales », et les dangers de la centralisation.« Il est plus que temps que le Québec rapatrie du gouvernement fédéral les leviers nécessaires pour assumer son devenir », a affirmé M.Roger Nicolet, président de l'UMRQ.Réfutant les arguments du ministre québécois des Communications, M.Lawrence Cannon, selon lequel les stations privées pourraient avan tageusement remplacer les services de Radio-Canada en région, M.Ni-colet précise que Radio-Canada a largement contribué à la hausse de la qualité de la langue et de l’information en région éloignée.M.Cannon a ajouté hier que des consultations étaient en cours sur l’implication de Radio-Québec dans les régions périphériques.Le ministre rendra compte de la situation une fois qu'il aura rencontré tous les intervenants du milieu québécois de la télévision qui participent à ces études.M.Cannon par ailleurs suggéré d'attendre le rapport de la Commission Bélanger-Campeau pour faire le point sur les services de télécommunications du Québec.« Nous avons mieux qu’une commission parlementaire, a-t-il dit, nous avons la Commission Bélanger-Campeau, qui se penche notamment sur la question de l’avenir constitutionnel du Québec.Il est convenu que nous allons y regarder la question des communications ».Du côté de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), on voyait hier côté un coup monté contre le peuple québécois dans la restructuration de Radio-Canada.« On élimine ainsi un témoin gênant de l’actualité politique en cette période de larges débats sur l'avenir consti-tutionnel du Québec ».précise la FNC.A la CSN, on s’est particulièrement indigné des méthodes dracon-niennes par lesquelles 1100 employés de Radio-Canada ont été subitement privés de leur emploi en cours de journée hier.« Ces coupures ont été effectuées très cavalièrement et leur annonce auprès des syndicats ainsi que des travailleuses et des travailleurs de Radio-Canada s’est faite de façon sauvage, s’est indigné le président de la CSN, M.Gérald Larose.Voilà un autre exemple consacrant l'inhabilité et l’inefficacité des politiques fédérales actuelles ».Enfin, le maire de Québec et ancien ministre des Communications et des Affaires culturelles, Jean-Paul L’Allier, a qualifié hier d’« aveugles » les coupures faites par la Société Radio-Canada.M.L’Allier demande également au ministre canadien des Communications, Marcel Masse, de surseoir à ces compressions budgétaires « dans l'intérêt supérieur du Québec et du Canada qui sont confrontés à la survie de leur identité propre face au géant américain ».M.L’Allier précise que ces coupures « sont la négation du droit fondamental de disposer d'outils de création et de diffusion culturelles capables de refléter la personnalité propre de chacune des régions du Québec ».+ Attentat Ottawa aura une équipe dans la Ligue nationale de hockey PALM BEACH (PC) - Ottawa et Tampa, deux villes considérées comme des négligées, ont obtenu des concessions dans la Ligue nationale de hockey.L'annonce surprise a été faite à 13 h 30 hier à Palm Beach, où les gouverneurs avaient discuté toute la matinée des mérites des cinq villes qui demeuraient en lice.Le président de la Ligue nationale, John Ziegler, s’est présenté dans la grande salle flanqué de Bruce Firestone, président de Terrace Investments Ltd, d’Ottawa, et Phil Esposito, chef de la délégation de Tampa, et il a levé leurs mains au-dessus de sa tête, signifiant qu’ils avaient gagné les deux concessions qui vont entrer en opération pour la saison 1992 93.Les deux villes choisies parmi les huit qui avaient originalement présenté leurs candidatures n’étaient pas parmi les favorites.Aucune d’entre elles n’avait un amphithéâtre, et encore moins de loges de luxe, deux critères importants fixés par la LNH.Le groupe d’Ottawa a même des difficultés a obtenir un règlement de zonage lui permettant de construire l’aréna projetée sur des terres agri- coles dans la banlieue de Kanata.Les Sénateurs disputeront leurs premiers matches au Civic Centre, doté de 9500 sièges.Les représentants des deux villes favorites, St.Petersburg et Hamilton, étaient visiblement ébranlés.Ron Joyce, le président des restaurants ‘Tim Horton’, a exprimé un geste de colère et il a rapidement disparu avec le groupe de Hamilton.Le maire d’Ottawa, Jim Durrell, a expliqué que son groupe avait été invité à se présenter à la suite des gouverneurs à 12 h 25, et il avait alors cru que sa cause était perdue.nages qui s’opposent au processus en cours ».M.Sabalat a rencontré dans ses bureaux, en fin d’après midi, plusieurs candidats à la présidence, en compagnie de hauts gradés de l’armée et d’observateurs étrangers parmi lesquels on retrouvait M.Pierre-F.Côté, directeur général des élections du Québec, arrivé la veille en Haïti.Les candidats ont signé à cette occasion une déclaration commune sur un « code d’éthique électoral » qu’ils se sont solennellement engagés à observer.La Cour de cassation devait hier se réunir pour étudier la requête eon tre la constitutionnalité de la campagne électorale, déposée par l’ex-président Leslie Manigat qui a désormais l’appui, dans cette démarche, de Roger Lafontant lui-même.M.Manigat, dont la candidature a aussi été refusée par le CEP, proteste de cette façon contre son élimination.« On continue la lutte, a déclaré Mme Gladys Lauture, organisatrice de la campagne d’Aristide, même si ça devient de plus en plus dur».« Nous nous attendions certes à quelque chose, a-t-elle poursuivi, mais jamais rien d’aussi violent ».Mme Lauture a confirmé la participation de la coalition Aristide à la marche d’aujourd'hui, tout en mettant en doute la volonté de certains autres partis de s’y associer.« Certains candidats sont trop contents de ce qui arrive aujourd'hui », a-t-elle ajouté, sans préciser qui elle visait.Dans le camp de Marc Bazin, on s’indignait aussi de l’attentat, sans pouvoir dire si le candidat présidentiel de l’ANDP, principal adversaire du père Aristide, marcherait aujourd’hui dans les rues de Port-au-Prince.« Au-delà de nos différences idéologiques, nous n’avons aucune objection à faire front contre le danger antidémocratique, a cependant déclaré au DEVOIR M.André Bru tus, membre du comité électoral de l’ANDP.Mais nous pensons aussi qu’il ne faut pas radicaliser les an tagomsmes.» L’attentat avait été précédé, deux heures plus tôt, par le saccage du siège d’une des branches du MOP (Mouvement d’organisation du pays), un parti soutenant le père Aristide.Plusieurs militants auraient également été légèrement blessés à coups de bâton par un groupe d’individus dans une rue d’un quartier est de la capitale, a rapporté l’AFP.À l’Agence haïtienne de presse ( AII P), une coopérative de journalistes récemment formée à Port-au Prince, un analyste résumait hier comme suit le danger qui pèse sur Haïti, au lendemain de cet épisode violent : « Les leaders politiques sont divisés entre eux.Tous se voient déjà président.Les ennemis des élections tablent à fond sur cette division.On voit apparaître le même scénario qu’en 1987.Si la réaction à cet attentat n’est pas forte et uni taire, alors on peut s’attendre au pire.» Enfin, l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, réfugié en France depuis 1986, a rompu deux ans de silence, hier, pour lancer un appel au calme dans son pays, rapporte l’agence Reuter.« Tout en observant l’attitude de réserve qu’il s’est fixée depuis son arrivée en France, Jean-Claude Duvalier adresse à tous ses conci toyens, dans la perspective des élections annoncées en Haiti, un appel au calme, à la non-violence et à l’unité nationale », dit un communiqué diffusé par son avocat.Tirage du 90-12-05 R E S U L T A T S Vous pouvez miser jusqu a 20 h le mercredi et le samedi 1 0 1 0 - q u é b t* ( GAGNANTS LOTS 6/6 1 4 450 700.30S 5/6+ 11 75 348,00$ 5/6 331 1 914,80$ 4/6 17314 70,40$ 3/6 307 358 10.00S 10 17 22 26 34 45 No complémentaire: 38 VENTES TOTALES: 17 664 528,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 2 000 000,00 S PROCHAIN TIRAGE: 90-12-08 Tirage du 90-12-05 Vous pouvez jouer jusqu A 20 h les soirs de tirage EHtra NUMEROS 883200 8 3 2 0 0 3 2 0 0 2 00 O 0 0 LOTS 100 OOO $ 1 OOO S 250 S 50 S 10 S 2 S Tirage du 90-12-05 — Vous pouvez miser jusqu a 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 90-12-07 3 8 9 10 11 22 28 35 40 46 51 52 55 57 61 64 65 67 68 69 T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.+ Autochtones M.Sirros soutient, dans la lettre qu’il fait parvenir au comité directeur, qu’un tel exercice permettrait d’éviter que « la question autochtone ne soit noyée parmi toutes les autres ».Il fait valoir que les Inuit et les Amérindiens ont des modes de vie et de discussion très différents et qu’ils devraient être entendus de façon distincte.La décision du comité directeur fut unanime, affirme l’un de ses membres, le péquiste Guy Chevrette.Les quatre membres issus du Parti libéral l’ont appuyée.M.Chevrette souligne qu’aucun groupe autochtone n’avait demandé à participer à un tel exercice.Certains ont même déjà fait savoir qu’ils s’y opposaient, comme l’ont fait la semaine dernière à Sept-îles, les Mon-tagnais de Maliotenam.Le chef du Parti égalité, M.Robert Libman, croit pour sa part que le gouvernement n’a jamais eu la « volonté réelle, un vrai désir » de tenir un tel forum, lequel, selon lui, aurait pu faciliter la reconstruction des ponts entre les communautés amérindiennes et la société québécoise.« Le gouvernement ne veut pas faire face à ces responsabilités importantes», dit-il.A l’opposé, la représentante de la CEQ à la Commission, Mme Rosette Côté, estime qu’il s’agit d’une excellente décision.À son avis, la question autochtone est si complexe et si fondamentale qu’elle mérite une vaste consultation indépendante, une fois que le Québec aura redéfini son sta-lut constitutionnel.Avant de reprendre leurs travaux, hier, les membres de la Commission et le public nombreux venu assister aux audiences ont respecté une minute de silence pour souligner l’anniversaire de la tragédie de l’École Polytechnique, survenue le 6 décembre' 1989.En mémoire des 14 jeunes femmes assassinées lors de eet « événement tragique qui a marqué [’histoire de notre société », M.Michel Bélanger a demandé à tous de garder le silence pour témoigner « de not re espoir commun de voir disparaître les causes de pareils drames ».Les commissaires ont ensuite entendu une douzaine d’organismes et d’individusde la région de l’Estrie.Pour la première fois depuis le 6 novembre, un nombre significatif de témoins ont pris fait et cause pour le Canada.Cinq d’entre eux, tous issus de la communauté anglophone, ont plaidé en effet en faveur d’un fédéralisme renouvelé, garant des droits de leur minorité.Environ 50 000 anglophones résident dans cette région du Québec.Le fédéralisme a bien fonctionné depuis 123 ans, soutient le représentant de l’association locale du Parti égalité de Brome-Missisquoi, M.Ashley Sheltus, qui suggère à la Commission d’envisager une nouvelle négociation avec le reste du Canada sur un nouveau partage des pouvoirs entre les paliers de gouvernement.Bien que pour lui et ses coparti-sans la « séparation » n’est pas inévitable, M.Sheltus doit admettre qu’elle est possible.En ce sens, il recommande notamment qu’un Québec souverain laisse au Canada une bande de territoire au sud du Saint-La urenl afin d’assurer le maintien d’un lien entre l’Ontario et les Provinces maritimes.L'Association des Townshippers (10 000 membres) croit que dans un Québec indépendant, la communauté d’expression anglaise « déjà fragile » CARTES D’AFFAIRES ROBIC fonder n 189P 55 S?Jacques Montreal.Quebec.Canada.- H?Y 3X2* Telex 05 268666 Fax '6141 845 7874 Tel 15141987 6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce deviendrait encore plus vulnérable, privée des garanties que lui fournit la loi canadienne sur les langues officielles.L’association suggère de chercher à obtenir une nouvelle entente avec le reste du pays sur une « Confédération » dans laquelle toutefois le gouvernement central conserverait suffisamment de pouvoirs pour « protéger les droits de tous les citoyens ».La clause dite « nonobstant », dont s’est servi Québec pour adopter la loi 178 en 1988, devrait être retirée de la Constitution.Comment en arriver à une nouvelle entente ?En adoptant un pro cessus, semblable à celui de la Commission Bélanger-Campeau, fondé sur une vaste consultation à travers le pays, de façon à impliquer dans la démarche le plus grand nombre de citoyens, contrairement à ce qui s’est produit pour les négociations «élitistes» sur l’accord du lac Meech.La caravane constitutionnelle ter mine ses audiences à Sherbrooke aujourd’hui.Elle prendra le chemin de Trois-Rivières mardi puis reviendra à Québec jusqu’au 20 décembre.La Commission tiendra d’ailleurs une nouvelle série d'audiences publiques après le 15 janvier, a-t-on confirmé hier.Le secrétariat de la Commission a par ailleurs rendu publique la liste des 109 experts sollicités expressément en octobre et que les commissaires commenceront à entendre mercredi avec le politicologue Léon Dion.L’ex-ministre péquiste, spécialiste en droit constitutionnel, M.Jac-ques-Yvan Morin, comparaîtra jeudi de même que l’économiste Pierre Fortin.En tout 53 experts ont transmis un mémoire à la Commission.Certains seront entendus en public, d’autres à huis clos.Tous les textes de ces spé-cialisles en droit, en politique, en économie, ces géographes, ces écrivains, ces artistes, seront rendus publics le 28 janvier.Sur le total (109) 24 femmes avaient été invitées.7 décembre parla PC et l'AP 1989: Kgon Krenz abandonne tou tes ses fonctions à la tête de l’Allemagne de l’Kst.1986: quelque 700 Nicaraguayens franchissent la frontière hondurienne et incendient trois villages désertés, ce qui fait monter la tension entre les deux pays voisins.1985: attentats à la bombe dans les magasins parisiens du Printemps et des Caleries Lafayette: 35 blessés ; fin, à Rome, du Synode extraordinaire des évêques, réuni pour faire le point 20 ans après le Concile Vatican Deux.1978: un incendie criminel cause des dommages importants à la chapelle du Sacré-Coeur de l’église Notre-Dame de Montréal.1974: après cinq mois d’exil, Mgr Makarios rentre à Chypre et annonce son intention de pardonner à ceux qui ont comploté son renversement.1972: au cours d'une cérémonie, Madame Marcos, épouse du président philippin, est blessée à coups de couteau par un homme qui est abattu sur place.1941: les Japonais bombardent Pearl-llarbor (Hawaii), les Philippines et la Malaisie britannique (c’est le 8 décembre en Asie).Ils sont nés un 7 décembre: Marie Stuart, reine d’Êcosse (1542-1587); le compositeur italien Pietro Mascagni (1863-1945).LE DEVOIR I onde par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSOMMETTE Rédacteur en chef ri directeur de l'inlonnation Bernard Dcscôteaux Directeur délégué .1 i administration André I eclcrc Rt'dactcurs en chef adjoints Jean I rancoeur, Albert Juneau, Michel I efêvre Ihrt'i teins .id/oi/ifs de l'information Pierre < ayoudte.Jacques Chabot.Ciuy Des!laies FAIS CE QUE DOIS XtROXS 00OO * Jsfaww® U LlVvANTAGtU* PR‘* Ia^coURA* SCMBtC StMMNt: £>¦ LA VIE ECONOMIQUE Montréal, vendredi 7 décembre 1990 Rien ne va plus au GATT Michel Van de Walle de lu Presse Canadienne BRUXELLES— La réunion ministérielle des négociations commerciales du GATT à Bruxelles sera passée hier par toute la gamme des émotions.Après qu’un espoir de déblocage soit apparu en cours de journée, la soirée devait se terminer encore une fois sur un constat d’échec après que la Communauté européenne ait rejeté un document de travail dans le dossier agricole.« Nous sommes à nouveau dans une impasse », a dit le ministre canadien de l’Agriculture, Don Mazan-kowski, à l’issue d’une réunion du groupe de négociation sur l’agriculture.« Cette farce ne peut plus conti nuer, disait de son côté le ministre australien du Commerce extérieur, Neal Blewett.Ce serait très dommage qu’un effondrement de la réunion de Bruxelles, ce qui apparaît maintenant plausible, conduise également à un effondrement de tout l’Uruguay Round».La Communauté européenne venait tout juste de signifier à ses partenaires qu’elle ne pouvait accepter les grands paramètres d’un docu- ment préparé en cours de journée et que plusieurs délégations avaient considéré comme une base de négociation.L’agriculture, rappelons-le, est l’un des enjeux-clés de cette ronde de pourparlers qui, théoriquement, devait prendre fin aujourd’hui dans la capitale belge.Les Américains réclament des coupures profondes dans les subventions alors que la Communauté européenne parle de les réduire de 30 % sur une période de 10 ans.Après le scénario d’une suspension des pourparlers qui était apparu la veille en raison de l’impasse persistante dans le dossier agricole, la journée d’hier avait débuté dans une atmosphère un peu moins lourde.En matinée, à l’issue d’une réunion du conseil des ministres du commerce et de l’agriculture de la Communauté européenne, un porte-parole avait déclaré que la CEE avait l’intention de faire preuve de « flexibilité » en cours de journée.Les Européens réclamaient la même attitude de leurs vis-à-vis, surtout les Américains, dans tous les grands dossiers, dont les services.Le président du groupe de négociation sur l’agriculture, le Suédois Mats ReUstrum, déposa en cours de journée un document de travail qui fut bien accueilli.Le ministre canadien du Commerce extérieur, John Crosbie, avait alors estimé que le document « contient des possibilités de faire progresser les négociations dans le secteur agricole ».Des autres délégations, les déclarations d’opti misme commençaient à apparaître pour la première fois depuis le début de la semaine.Ce document sur l’agriculture contenait les éléments suivants : les soutiens internes pourraient être réduits de 30 % sur cinq ans à compter de 1991; un niveau minimum d’importation pour les produits agricoles serait de 5 %; la réduction des subventions aux exportations pourrait être calculée sur le volume (dans ce cas, la quantité admissible aux soutiens devrait être réduite de 30 % sur cinq ans en prenant pour base le volume moyen des années 1988 à 1990).Une éventuelle entente devrait être revue au cours de 1995.En cours de journée, les États-Unis avaient aussi lâché du lest dans le dossier des services.Us se disaient prêts à offrir la clause de la nation la plus favorisée, ce qu’ils avaient refusé jusqu’alors, à tout autre partenaire qui s’engageait en contrepartie à ouvrir lui aussi son marché.Selon le ministre Crosbie, des progrès avaient été accomplis dans les autres domaines discutés dans le cadre de ce round du G ATI'.Mais en soirée, c’était le retour à la case départ.La Communauté européenne qualifiait le document llellstrum d’inacceptable.Selon un porte-parole de la CÉE, le texte ne tenait nullement compte des réduc tions des soutiens que la Communauté avait amorcées depuis 1986.La CÉE ne peut accepter non plus de réduire les volumes exportés de 30 % tandis qu’elle juge trop élevé le niveau minimal de 5% d’ouverture aux importations.Après cette rencontre, la secrétaire au Commerce et chef de la délégation américaine.Caria Hills, affirmait que « les pourparlers dans l’agriculture ont cessé».Du côté canadien, le ministre Ma zankowski ne pouvait prédire ce qu’il adviendrait dorénavant.Un haut fonctionnaire des Affaires extérieures, un peu dépité, se contentait de dire que « la nuit porte conseil ».Aujourd’hui, un nouveau conseil des ministres de la Communauté européenne se réunira tandis que les présidents des huit groupes de négociation du GATT auront une rencontre pour faire le point.Les promesses de Hussein font chuter le prix du pétrole PARIS (AFP) — Les cours du pétrole ont plongé hier à leur plus bas niveau depuis la fin août, à la suite de l’annonce par le président irakien Saddam Hussein d’une prochaine levée des restrictions sur les déplacements des otages étrangers en Irak.À Londres, les cours du Brent, brut de référence de mer du Nord, qui avaient déjà ouvert en baisse de 90 cents à 27,65 $ US le baril (échéance janvier), ont chuté à 25,75 $ US le baril en cours de séance, après cette annonce.« Tout le monde a le sentiment que les négociations continuent d’avancer», estimait un opérateur.À New York, le baril de brut léger de référence américain (light sweet), qui avait perdu mercredi en clôture 3,37 $ US à 27,29 $ US, a ou vert hier en baisse de 1,49 $ US à 25,80 $ US, pour échéance janvier.En lin de séance, il cédait 89 cents.La livraison de janvier du pétrole brut de référence aux États-Unis, light sweet crude était cotée en clôture à 26,40 $ US par baril sur le marché à terme, contre 25,80 $ US à l’ouverture et 27,29$ US la veille au soir.Les Bourses européennes ont salué avec un bel ensemble cette soudaine embellie, enregistrant des hausses record: +1,99 % pour Paris, + 2,30 % pour Francfort et + 2,09 % pour Milan.À Londres, l’indice Footsie progressait de 1,2 % à la mi-journée.A Wall Street, le Dow Jones affichait en milieu de séance une progression de près de 1 %, dans une atmosphère très active.Mais la tendance s’est renversée à partir de la mi-séance et le Dow Jones a clôturé à 2602,47 en baisse de 7,92 points (0,3 %).A Toronto, la tendance à la hausse s’est poursuivie alors que l’indice composé a encore monté de 12,85 points et affichait 3239,37 en fin de séance.Montréal a fait de même, clôturant en hausse de 6,67 points, à 1732,41 points.Selon un analyste d’une compagnie européenne, le marché se « repositionne » vers les niveaux de prix qui étaient les siens avant la crise du Golfe, et les cours pourraient continuer à glisser vers les 20$ US.À la veille de l’invasion du Koweït par l’Irak, le Brent cotait 20,45 $ US le baril.« La prime de guerre disparaît », estimait un autre expert pétrolier.
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