Le devoir, 22 décembre 1990, Cahier D
WIP, « yi • le plaisir des ivres Le Père Noël SE FAIT LA MALLE.ET DÉMÉNAGE IM S |\N\|| M ITM Ml 4 IH II Mill S\IM |l| \ |v I IUUIH.CIIMII'HWV «C OUVtHT (* 9M .?M ! '.‘K U H.-« HL IJUNI MMS TOUSUSJOUHS J ''X~ U HIIIIM KJClKMat MEWl U.0IMANCM1 -r „ 1 in üu 844-2587 Montréal, samedi 22 décembre 1990 2100 Un nouveau siècle des Lumières ?2100, RÉCIT DU PROCHAIN SIÈCLE Sous la direction de Thierry Gaudin, Paris, Payot, 1990, 600 pages.Marcel Fournier — « Nous n ’héritons pas la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants.• (proverbe africain) IMAGINER l’avenir du monde pour les cent prochaines années peut sembler une tâche impossible.Les changements techniques sont très rapides et les crises politiques ou économiques, souvent imprévisibles.Il suffit pour s’en convaincre de jeter un regard rétrospectif sur les dernières années, qui ont été marquées de véritables « révolutions » : révolution politique avec l’unification des deux Allemagnes et l’élection des Havel et Walesa à la présidence d’anciens pays communistes.Qui oserait prédire ce que seront les prochaines années ?L’issue même de la crise du Golfe est incertaine.Et que dire des conclusions de la commission parlementaire sur l’avenir du Québec ?Parmi les prospectivistes, rares sont ceux qui se risquent à prolonger des tendances sur plus d’une vingtaine d’années.Thierry Gaudin a voulu, avec son équipe du Centre de prospective et d’études (Paris), aller plus loin : ü a consulté des centaines d’experts dans toutes les disciplines, il a organisé des séminaires « Prospective des déséquilibres mondiaux.et des réunions de créativité et il a collecté des milliers de données de toute sorte.Des tendances, Thierry Gaudin en établit : augmentation de la population de la planète ( 12 milliards en l’an 2100), évolution de l’espérance de vie (plus de 80 ans en 2100), augmentation de la température moyenne de la planète (de 3 degrés en 2034), etc.Allons-nous vers la catastrophe ?D’ores et déjà, des saturations se manifestent : pollution des océans, pluies acides, désertification de grandes régions, effets de serre, déséquilibre Nord-Sud, méga-métropoles, etc.De cette terre qui ressemble aujourd’hui à un volcan, peut-on rêver d’en faire un jardin ?Thierry Gaudin fait un double pari, méthodologique et philosophique : il croit en la possibilité de ruptures, d’inver-sions qui se produisent lorsque les situations se sont développées jusqu’à l’absurde et qui entraînent des transformations qualitatives permettant de repartir sur d’autres bases, avec de nouvelles finalités; il croit aussi en la sagesse de l’homme, en la possibilité de reconcilier la technique et l’humain et en la montée d’une conscience planétaire.2100est le récit du prochain siècle raconté par un polytechnicien qui, converti au « Nouvel Âge », voudrait que les « pouvoirs des rêves » mènent le monde.La prospective devient ici utopie.Il y a dans l’ouvrage de Thierry Gaudin et de son équipe des prévisions, de nombreuses prévisions, et cela dans les quatre grands pôles de la techno-nature, à savoir la matière, l’énergie, la structuration du temps et la relation avec le vivant.Apparition de nouveaux matériaux ultra légers et recyclables, passage à l’hydrogène comme combustible, contraction du temps avec des ordinateurs de plus en plus performants, mise au point de thérapies géniques — pour les tromboses (2050), le cancer (2020) ou les caries dentaires (2020) —, autant d’innovations qui nous permettront d’entrer dans une nouvelle époque, celle de « la légèreté, de la finesse, de la complexité, de l’immatériel, de la société de l'intelligence ».Tout en évitant la science-fiction, les prospectivistes de l'an 2100 tentent de nous donner une idée du monde dans lequel vivront les prochaines générations : nouvelles disciplines scientifiques, dont Tinfobio-logie dès 1995, naissance du premier bébé — Aurore — en orbite en 2030, construction de centrales hydroélectrique dans l’ilymalaya et les Andes, vente de maisons gonflables et d'habitats transportables par dirigeable, aménagement des espaces nordiques, organisation d’immenses villes marines, voyage vers Mars en 2017 et développement de colonies spatiales (2047-2062), etc.Certaines prévisions peuvent laisser perplexes, d’autres font sourire : on pourra manger le saumon de Seine, sauce Pyramide à Paris en 2050 ! L’un des intérêts de la démarche de Thierry Gaudin et de ses collaborateurs est de ne pas limiter leur étude futurologique aux seules dimensions technico-scientifiques; ils abordent aussi les dimensions socioculturelles du « Nouveau monde » : de l’amour à la gestion des entreprises en passant par les loisirs et la mode.Il est d’autant moins facile de prévoir quels seront les comportemenLs des individus et des groupes dans la société de demain qu’à ce niveau se produira aussi toute une série d'inversions.Mais aucun doute pour Thierry Gaudin, à l’heure de Y hyper-choix, le grand mouvement de l’in- ! dividuation qui traverse toutes les i cuit ures nous conduit à la société de i libération.Et pour y parvenir, les diverses sociétés passeront par deux périodes : 1980-2020, la société du spectacle, caractérisée par le règne des médias mais aussi l’urbanisation massive, la pauvreté et les désordres; 2002-2060, la société d’enseignements, qui en réaction à l’insouciance de la période précédente entreprend l’éducation des déshérités et élabore de grands programmes mté.« ANDy WARNOl Borq d'aménagement et d’urbanisme.Certes beaucoup d’inquiétudes, surtout pour les prochaines décennies avec les sectarismes, les problèmes de la drogue et l’action de toutes les mafia, mais aussi un grand espoir.Thierry Gaudin est un optimiste et pour éviter le cauchemar, il nous invite à « travailler les rêves autant que la technique » : face à l’horreur, les humains sauront « libérer leur potentiel créateur ».Le XXe siècle sera celui de l’intelligence, de la domination des valeurs féminines, du plaisir et de la conscience élargie.Enfin les humains se sentent vraiment « responsables de la biosphère Gaîa ».L’enjeu du prochain siècle est de « devenir Homo Sapiens Ludens, espèce régulée par sa sagesse et sa prévoyance dans tous ses comportements essentiels : reproduction, santé, harmonie avec la nature, respect de la vie, connaissance de soi et du monde ».Même les religions, dernières croyances absolutistes, disparaîtront pour permettre un renouveau de la spiritualité et le développement des gnoses : la désacralisation des vieux textes sacrés est un « préalable pour se mettre en rapport, à nouveau, avec l’Esprit ».Bref, « tout semble possible » dans la société future.Le nouvel humanisme, teinté de messianisme, que propose Thierry Gaudin s’aümente à trois sources : le savoir du scientifique-technocrate, confiant de maîtriser la technique et le social ; les valeurs républicaines (égalité, liberté et fraternité, école pour tous, laïcité) et enfin le mouvement contre-culturel et écologiste.En fin pédagogue, conscient du grand enjeu que représente l’éducation, il utilise tous les moyens pour transmettre son message, sa « bonne nouvelle ».La mise en page et la typographie de l’ouvrage sont soignées et permettent diverses lectures : caractères différents, pages de couleur, nombreuses illustrations, souvent drôles, proverbes de tous les pays, schémas et résumés.Ce qui aurait pu être rébarbatif devient un amusement.L’ouvrage ne convaincra pas tous les pessimistes, nombreux en cette fin de siècle; tout au moins nous donne-t-il matière à réflexion.et l'espoir d’un meilleur-vivre, le bonheur peut-être, pour l’humanité.Shakespeare Cet obscur objet /.o \ /> o x • iV.Mul l>\ liane I.ijiuitrtL aiul ti.Bluunt.l 'i:, “v du désir Heinz Weinmann APRÈS deux livres de transi tion qui mettaient à profit les riches moissons théoriques Des choses cachées depuis la fondation du monde, René Girard s’attaque de nouveau à un monstre sacré : William Shakespeare.Cette oeuvre, ayant implosé telle une supernova au temps de la Renaissance, ne cesse depuis de nous éblouir de son éclat aveuglant Comme Jacob, René Girard aime à lutter avec ce qui le dépasse ; hier avec Cervantès, Dostoïevski, la Bible, aujourd’hui avec Shakespeare.Pour augmenter encore les risques de sa gageure, il a rédigé son dernier essai dans la langue de Shakespeare.Speak White ?Oui, puisque René Girard enseigne depuis plus de vingt ans dans des universités américaines, aujourd’hui à Stanford.Cette fois il a voulu jeter une grosse pierre dans la mare de la critique anglo-saxonne où il faisait figure de French /rog exotique, son • désir triangulaire » étant pris pour une simple expression de l’« éternel triangle», «typiquement français», de la comédie sinon de la farce.Ce livre fera certainement des vagues dans les pays anglo-saxons.Il a d’ores et déjà valu à son auteur le prix Médicis-Essais pour sa traduc tion française.Shakespeare, les feux de l’envie, on voit d’emblée de quel bois ce Sha- kespeare se chauffe : du « désir mimétique », surgi dès Mensonge romantique et vérité romanesque (1961).« Mensonge romantique » : le désir « pur », primesautier, aveuglé par l’illusion de son « originalité », croit sa source dans un sujet auto nome.« Vérité romanesque » : « vérité » découverte par des grands romanciers comme Cervantès, Dostoïevski, Proust qui savent que notre désir n’est pas « original », mais toujours une imitation d’un modèle, d’un désir d’un autre.\jc désir ne joue pas seul comme semble le croire la psy, ni même à deux, mais à trois, entre deux sujets rivaux et un objet amoureux.C’est un autre qui allume les feux du désir, de la jalousie, de l’envie.À la fois pierre de seiche et pierre d’achoppement sur laquelle s’aiguise et bute le désir, cet autre, rival haï-adoré, peut devenir lui-même la cible d’un désir, désir homosexuel, comme dans L’étemel mari de Dostoïevski.Or c’est à la suite de La violence et le sacré que René Girard découvre que cette « vérité » qu’il croyait « romanesque » est d’abord dramatique, théâtrale.En effet, son Shakespeare vérifie magistralement l’emprise de la mimésis sur le théâtre : délire fu-sionnel, contagion virulente depuis le « saut du bouc » dionysiaque jusqu’à la « peste » théâtrale d’un Artaud.Oui, le théâtre est littéralement un virus qu’acteurs, spectateurs.Voir page D-4 : Shakespeare Anaïs Anaïs HENRY & JUNE Cahiers secrets Anaïs Nin Stock, 1990 Christian Mistral L5 H1STORIQU E et les tribulations de ce texte commencent à être bien connus, depuis son élaboration dans le cours normal du journal d’Anaïs Nin — octobre 1931 octobre 1932 — jusqu’à sa transposition au cinéma cette année par Philip Kaufman.Pour toutes sortes de raisons, et malgré l’insistance de mes amis, je n’ai pas encore vu le film, ce dont je suis bien aise puisque me voici exempt d’images étrangères à celles que suscite la diariste elle-même.Anaïs Nin (on la croit si bien connaître, elle ressemble tant à notre soeur qu’on ne saurait l’appeler autrement), Anaïs accote aisément Jean-Paul Sartre au chapitre de la précocité.A sept ans, elle signait ses histoires Anaïs Nin, membre de l’Académie française.À onze, en 1914, elle entreprenait ce journal destiné à la gloire qu’elle allait scrupuleusement tenit pendant soixante-deux ans, soit jusqu’à la fin.En français jusqu’en 1920, en anglais ensuite.Trente-cinq mille pages qui s’oxydent aujourd’hui à l’U.C.L.A.Une vie de papier.C’est la faute à Hugo Guiler si on n’a pu lire ces pages avant 1986.Aimable cocu, il faisait tellement pitié que sa femme n’a pas voulu qu’on les publie avant sa mort.En effet, tout le matériau ici rassemblé et mis au jour fui supprimé du journal original, ce qui en taxait parfois la cohérence.Qu’y avait-il là de si terrible ?Henry Miller, en deux mots comme en mille, et J une, son inconcevable épouse, la Mona de la Crucifixion en rose.La collision de ces six corps et âmes allait chambouler chacun plus qu’il n’est de santé.Un triolet martyr en quelque sorte.Mais Anaïs Nin est une incurable innocente, au plus triste sens du terme, et ces cahiers en sont l’irréfutable témoignage.Amoureuse de la splendeur de J une et du génie de Henry, elle brûle de partager leur karma, d’en être, de baiser jusqu'à voir la face de Dieu et de vivre dans la crasse, à condition toutefois que ça ne bouscule pas trop sa vie avec Hugo, banquier.Dans le happening-performance de Henry & June, Anaïs ne sera jamais qu’une spectatrice assidue léchant la vitrine.Le savait-elle ?June Miller n'a rien écrit, trop occupée à dévaster les mondes ; on ignorera toujours ce que représentaient pour elle ces épisodes.Probablement peu de chose.Quant à Miller, à force de vouloir être D.H.Lawrence, il devint cent fois plus, notre père (indigne) à tous en littérature, et s’il conserva bien une place dans son coeur luxueux pour Anaïs, ce fut à son habituelle façon romantique.En 1932, sa personnalité est définitive.En fait, Anaïs s’étonne de ne pas reconnaître en Henry le Miller des romans.Celui qui l’enfourche est plus doux, plus tendre, trop tendre.Il Voir page D-4 : Anaïs PHOTO ARCHIVES Anaïs Nin Léon Bigras L’hypothèque m ON LÉON BIGRAS L’HYPOTHÈQUE Dans ce roman autobiographique, Léon Bigras nous raconte la vie familiale sur une ferme maraîchère en 1952.Onze enfants de la famille Bigras s’emploient à relever le défi de rembourser l'hypothèque de la ferme.D’un grand réalisme d'évocation, L’hypothèque nous révèle un romancier accompli qui vous séduira.ROMAN r Hexagone lieu distinctif de l'édition littéraire Québécoise québécoise D-2 U Le Devoir, samedi 22 décembre 1990 le plaisir des Un personnage en quête de lui Robert LÉVESQUE Le ?Bloc-notes KJELL ESPMARK est un monsieur de 60 ans, un habitant de Stockholm, un poète resté au froid, et comme ses homologues français du quai Conti il siège une fois par semaine dans une académie.Il s’agit, bien sûr, de l'Académie suédoise,-celle qui gère la fortune laissée par l'inventeur de la dynamite.Espmark a osé écrire, il y a quatre ans, une « histoire intérieure d’une consécration littéraire » ( Le prix Nobel, Balland 1986), première levée de nappe qui nous montrait quelques dessous de table des délibérations de ces messieurs qui, depuis 89 ans, laissent aller un Nobel bon an mal an aux littérateurs du monde, en oubliant parfois un Proust, un Céline, en laissant des Borges mourir, en repoussant constamment quelque vieux Green ou Greene ou Gracq.Cet académicien, qui aurait pu, jusqu'à ce que mort s’ensuive, pour suivre tranquille sa vie délibératoirt* (ils ne sont pas Immortels en Suède ! ), a au contraire décidé d’écrire lui-même un roman, comme si un banquier s’ouvrait un bureau de change.Mais trêve de balivernes, le • roman de Kjell Espmark est fascinant ! Il s’appelle L’Oubli et laisse un souvenir impérissable.Imaginez quelque chose entre Maurice Blan- chot et Thomas Bernhardt, avec toute l’intelligence du premier et la force d’écriture (sans la rage) du second.Un roman européen au meilleur sens du terme.« Je suis heureux que vous soyez venu me voir.» Un homme, assis derrière son bureau, reçoit quelqu’un.Sur le bureau, un porte-documents.Entre les deux, dans l'heure et demie que durera l'entrevue, va passer un vaste malentendu.Seul celui qui reçoit va parler.L’autre sera l’Écoute même.On ne saura jamais qui est celui qui est venu écouter, et celui qui parle ne sait plus qui il est.Pourquoi, s’il reçoit, pose-t-il des questions, fait-il part de sa détresse à celui qui est entré dans son bureau ?« C’est vous qui me permettez de suivre le cours d’une pensée », dit le narrateur.On pourrait dire rapidement qu’il s'agit de la première expérience romanesque et intellectuelle du drame de la maladie d’Alzheimer.Mais ce serait réducteur, tant l'art de Espmark nous emmène dans les arcanes des raisonnements les plus organisés et les plus fous à la fois.Le lecteur, comme l’Écouteur, va se rendre compte des glissements progressifs du narrateur vers l'incohérence.Fascinant récit parlé par un personnage en quête de lui, L'Oubli est jonche de repères (un peu comme la structure des spectacles du groupe de Robert Lepage).Il y a dans ce porte-documents ouvert sur le bureau des agendas, quelques photos arrachés d’un album, une carte postale, une facture pour l’achat de deux lits, un menu de restaurant, et chacun de ces repères sera l’occasion pour le narrateur de poursuivre et d’élaborer son enquête sur lui.Qui est-il ?Sur cette photo-là, où un petit garçon est à la pêche et brandit un poisson, rien ne l’intrigue tant, finalement, que celui ou celle qui l’a prise.« Ce qu'il y a de plus clair dans l’image, c’est ce qui n’y est pas : le photographe.» La carte postale : elle est de son écriture.Pourquoi est-elle en sa possession ?Y-a-t-il eu rupture et remise de lettres ?Et il va déchiffrer le cachet de la poste, trouver l’année : 1972, et lire « je travaille pourtant à mon rapport ».Le sang lui glace.Un rapport ?Menait-il déjà une enquête avant d’enquêter sur lui ?N’est-il qu’un fonctionnaire d’une commission qui a perdu le fil des travaux ?On ne saura jamais rien de ce type qui se cherche, de ce personnage en quête de lui, et avant que l’Écouteur lève le camp le narrateur aura le temps de lui dire : « je n’arrive pas à me faire une idée claire de votre rôle ».Kjell Espmark aurait eu tort de se contenter de siéger au Nobel et d’en soulever la nappe de temps en temps.Ce premier roman révélé un auteur des plus habiles dans la grande ligiée sévère et remarquable qui remonte à Joyce et Beckett en passant par Pinget et Redonnet.Là où tout est écriture.Proust avait saisi le temps perdu.Lui il perd le temps saisi.?L’Oubli, Kjell Espmark, Gallimard, 1990.Guy Ferland L’HISTOIRE LITTÉRAIRE Clément Moisan PUF coll.« Que sais-je » 128 pages L’HISTOIRE littéraire revient à la mode, écrit le professeur de l’université Laval en conclusion de cette courte présentation des grandes tendances de la discipline.Dans le premier chapitre, l’essayiste définit le modèle générique de l’histoire littéraire, ses objets et ses fonctions (chap.II ), ses théories et ses méthodes (chap.Ill), l’histoire de ce modèle (deuxième partie) avec des comparaisons avec les autres histoire de l'art, de la langue, des idées, de la culture (chap.II).Finalement, l’auteur brosse un portrait de l’histoire littéraire d’aujourd’hui dans la troisième partie.NOUVEAUX DIALOGUES Jorge Luis Borges et Osvaldo Ferrari Éditions Zoé/ Éditions de l'Aube 188 pages CES NOUVEAUX entretiens poursuivent la publication de la trilogie amorcée par « Ultimes dialogues ».Borges brille encore par son intelligence.« Une personne jeune espère peut-être trop de la vie et concentre surtout son attention sur les désillusions.Elle se sent frustrée.Le vieillard, lui, ressent avant tout de la gra- titude.Et dans mon cas, plus particulièrement, au-delà de la cécité — bon, un accident physique — il y a l’accueil, ce vaste accueil que les gens me réservent dans les pays les plus divers et il y a les hommes, et il y a les honneurs que je reçois.(.) je me sens plein de reconnaissance pour cette indulgence générale.» SORTIE 21 Gilles Raymond Québec/Amérique 274 pages ON PEUT donner un sens à sa vie en reconstruisant une maison.C’est ce que tente de réaliser le jeune Pierre Usher, assisté social de son non-métier, avant son 21e anniversaire.Le roman, comme les précédents de l’auteur, donne vie à des personnages pittoresques, habitants de Donnp-cona près de Québec, sur un ton réaliste qui met en relief la lutte des classes.LANGUES DE FEU Claire Varin Trois 228 pages DEUX LONGS essais-parcours, « Le don des langues » et « La construction du temple », composent ce chemin qui nous mène au coeur de l’univers de Clarice Inspector.Claire Varin, on le sait, est une adepte de l’auteur de La passion selon G IL.Elle a fait paraître, aux mêmes éditions Trois, un recueil de textes intitulé Clarice Inspector — Rencontres brésiliennes en 1987.« La voie mys- tique de Clarice Lispector, dont l’oeuvre préfigure le 21e siècle où se fondront le religieux et le scientifique, je l’ai contemplée.Mais c'est un autre des chemins de la passion que j'ai emprunté.Je n’ai pas voulu par ailleurs jouer un rôle de critique, c’est-à-dire faire semblant d’être en dehors de ce que l'on sait trouver à l’intérieur.J’ai ainsi marché dans la nuit de l’âme qui a embrasé son oeuvre.» ÉCRIRE 1991 Marie Évangeline Arsenault en coolaboration avec Benoit Du-trisac Le Marché de l’écriture 418 pages CET OUTIL indispensable à toute personne voulant vivre de sa plume (ou de son clavier) au Québec, que ce soit en tant que journaliste, pigiste ou écrivain, foisonne de renseignements pertinents qui devraient guider les débutants dans les domaines de l’édition ou du journalisme.Ce « vade-mecum à l’usage des écrivains, journalistes et pigistes », recense 700 périodiques et maisons d’édition francophones.Pour chaque entrée, on indique la politique éditoriale, la rémunération versée, le nombre de feuillets par article, la personne à contacter, le type de système informatique utilisé, le numéro du télécopieur, etc.On trouve également des informations sur les associations professionnelles, les prix littéraires et journalistiques, la fiscalité, la propriété intellectuelle, la traduction et la préparation de manuscrit.MARGUERITE par Josyane Savigneau Gallimard Ht: l>io,95 - ?- COLLECTION PAYS ET PEUPLES (18 titres) Editions Hachette «T 13,95 ch 9,95 eh.?OÙ EST CHARLIE?(livre - jeu) Martin Hatulford Éditions (irund *8 0,96 10,95 - ?- VAN GOGH L'OEUVRE COMPLÈTE PEINTURE, (2 volumes) Editions Taschen rég 99,96 ( - ?— L’OURSIADE Antomne Maillet Editions Lemenc reg 20,00 1 67,95 rég 20.00 13,95 - ?- COLLECTION LIVRES JEUX Editions Courte Echelle 4 titres rég 19,95 ch 13,95 ch.6 titres rég 17,96 ch 12,95 c * * *- ARTS SACRÉS AU QUÉBEC J Simard et F Brault Editions de Mortagne rég 96,00 66,95 ?- I CHASSE AU QUÉBEC Paul Boms Martin Édittons Boréal r*g 49.95 34,95 -?- YVES MONTAND, TU VOIS JE N’AI PAS OUBLIÉ H Hamon, I’Holman Editions Seuil Fuyard rhg 37,95 26,95 -?* ?CYRANO DE BERGERAC -COFFRET DU FILM Kclitiomi Nu 1 r
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