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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-01-25, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXII — No 20 ?Montreal londiéi Hong Kong Bélanger, Legault Connnunicotinns De»lgn ot gt'apliisnn: SU Î8* ?3 73 Relationj intmultuiellet Ensoleillé.Max.: -16.Détail page B-7.Montréal, vendredi 25 janvier 1991 3 CAHIERS — Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ Le PQ des tensions disparues Le PQ qui amorce ce soir son congrès national semble avoir retrouvé l’unité et la cohésion de ses débuts.Après des années de tensions internes, le parti est redevenu monolithique avec la recrudescence du souverainisme et la possibilité d’un retour au pouvoir.Un texte de Pierre O’Neill.Page B-1 L’évaluation des collèges Le dossier de L'actualité sur la qualité des collèges fait jaser.Si le problème est réel, l’article du magazine pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses véritables et la méthode d’évaluation des maisons d’enseignement reste à inventer.Une analyse de Jean-Pierre Proulx.Page B-1 SOMMAIRE Éditorial Quoi qu’on en dise, les audiences publiques de la Commission Bélanger-Campeau ont été utiles et fructueuses.Les Québécois ont exprimé sans ambages leur besoin profond de changements politiques et constitutionnels.Aussi, le « conclave » qui commence est capital : il doit en sortir un message clair au Canada anglais.Un éditorial de Gilles Lesage.Page A-8 Première action offensive des Canadiens Quatre chasseurs CF-18 des Forces canadiennes ont accompli leur première mission offensive en Irak, hier, en ouvrant la route à une escadrille de bombardiers américains.Il s'agissait de la première action offensive des Forces canadiennes depuis la guerre de Corée, en 1950.Page A-2 Clark appelle à la tolérance Les Canadiens doivent faire preuve de tolérance envers les conjoints des soldats actuellement en service dans le Golfe et à l'égard de leurs concitoyens d'origine arabe, estime le secrétaire d'État aux Affaires extérieures Joe Clark.Page A-2 PQ : le congrès de la main tendue Le 11 e congrès du Parti québécois, qui s’ouvre ce soir à Québec, sera celui de « la main tendue ».Un congrès parsemé de discours et de résolutions destinés à rassurer, voire à rallier à la cause péquiste, les groupes de la société qui furent les plus réfractaires à la souveraineté.Page A-3 Frulla-Hébert veut rapatrier les pouvoirs fédéraux sur la culture Paule des Rivières LA MINISTRE des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, a formé, hier, un groupe-conseil chargé de proposer une véritable politique culturelle.Le rapatriement vers le Québec des pouvoirs fédéraux en ce domaine constituera une partie incontournable de cette politique.« C’est (le rapatriement des pou- voirs ) nécessaire.Nous ne pouvons plus continuer comme cela.Souvent les objectifs d’Ottawa ne sont pas les nôtres, nos échéanciers ne sont pas les mêmes », a précisé Mme Frulla-Hébert, hier soir, lors d’une entrevue avec LE DEVOIR.La ministre a apporté des précisions sur sa vision culturelle du Québec.« Nous voulons être le maitre-d’oeuvre sur la culture.C’est le minimum.Il faudra avoir l’ensemble des pouvoirs sur notre territoire ».La ministre pense à TOUTES les institutions actives au Québec, mais gérées depuis Ottawa, soit Téléfilm, Radio-Canada, l’Office national du film, les musées etc.Elle précise que cette nécessité n’est pas le résultat d’une mauvaise entente avec le ministre fédéral des Communications, M.Marcel Masse, avec lequel elle parle régulièrement.S’il est d'ores et déjà certain que le groupe-conseil, que présidera Ro land Arpin, directeur du Musée de la civilisation, se penchera sur cette question, pour le reste le mandat est large.Il inclut le financement des arts et la définition de grandes orientations.Mme Frulla-Hébert a aussi assuré qu’elle n'avait pas oublié la fameuse promesse toujours non tenue du 1 % en vertu de laquelle son gouvernement consacrera 1 % de son budget à la culture.Elle espère réaliser l’engagement en 1993.Ce pourcentage est de .75 % à l’heure actuelle, soit 262 millions |.Mme Frulla-Hébert sait que cette promesse, exprimée par les libéraux une première fois en 1985, a beaucoup contribué à l’hostilité du milieu des arts, peu importe ce que le gouvernement a accompli dans ce domaine.Aujourd'hui, elle les invite à la suivre dans l’élaboration d’une politique culturelle.« Je comprends le milieu d’être sceptique, Mais je crois que le temps Voir page A-4: Frulla-Hébert Première mondiale des Misérables en français L'épopée musicale Les Misérables, inspirée du roman de Victor Hugo, a été présentée en première, en français hier à Montréal.Il s’agit ici d'un libretto qui diffère de celui que 500 000 spectateurs ont déjà pu goûter lors de représentations à Paris en 1980.Une troupe entièrement québécoise - 37 comediens-chanteurs - présente Les Misérables alternativement en français et en anglais, au théâtre Saint-Denis.Depuis sa création à Londres en 1985, c'est la première fois qu'on donne Les Misérables en français.L'ex-bagnard Jean Valjean est joué par Robert Marien qui s'oppose à l’inspecteur Javert (Peter Zinko).Première attaque aérienne de l’Irak d’après AFP et Reuter L’ARMÉE de l’air irakienne est passée à l’offensive hier pour la première fois depuis le début de la guerre du Golfe.Elle a perdu deux avions qui tentaient d’attaquer des navires alliés.Le déroulement exact de cette attaque aérienne reste cependant entouré de confusion.L’aviation saoudienne a annoncé que l’un de ses chasseurs F-15 avait abattu deux Mirage F-l, probablement équipés de missiles Exocet, au-dessus du Golfe.La Grande-Bretagne a en revanche dit que l’Irak avait perdu deux MiG-23 au cours de cette attaque et qu’un troisième appareil, un Mirage F-l, avait pu repartir.D’autres sources ont révélé que l’un des appareils irakiens s’est délesté d’un missile Exocet.Parallèlement, les forces américaines ont fait 29 prisonniers sur la petite île de Qurah au large du Ko-weit et 22 autres sur un dragueur de mines à proximité, a déclaré hier soir un porte-parole américain à Ryad.Le lieutenant colonel Phil La-combe a précisé que l’île de Qurah a été attaquée par hélicoptère et tous ses défenseurs se sont rendus, sans dire si des forces américaines étaient restées sur Qurah.Selon la BBC, les forces alliées se seraient emparées de l’île koweïtienne qui était utilisée par les Irakiens comme base navale.L’aviation alliée a aussi bombardé de manière intensive, pour la seconde journée consécutive, Basso-rah, la grande ville du sud de l’Irak, a indiqué hier soir l’agence officielle iranienne IRNA.Les Alliés ont également concentré leurs attaques sur les unités d’élite de Saddam Hussein, la Garde républicaine, a pour sa part indiqué hier le premier ministre britannique, John Major.L’aviation de combat française a d’ailleurs attaqué hier matin des unités de cette Garde républicaine, au cours de son premier raid mené en territoire irakien.Un deuxième raid français a été effectué hier matin sur un site d’artillerie au sud du Ko-weit.Tous les appareils sont revenus.Parallèlement, l’aviation cana- Volr page A-4: Irak L’ONU hésite à convoquer une réunion sur le Golfe NEW YORK, Nations unies (AFP) — Le Conseil de sécurité a décidé hier de ne rien décider sur la demande d’une réunion formelle de cette instance de l'ONU pour discuter de la crise du Golfe comme le veulent les pays du Maghreb.Après plusieurs heures de consultations, les membres du Conseil ont confié au président en exercice de leur instance, l’ambassadeur du Zaïre, M.Bagbeni Adeito Nzengeya, de poursuivre de façon bilatérale ses discussions avec les pays membres de l’Union du Maghreb arabe (UMA: Algérie, Libye, Mauritanie, Maroc, Tunisie), auteurs de cette demande.En fonction de ces nouvelles consultations, les membres du Conseil pourraient se retrouver aujourd’hui en fin de journée pour voter sur l'opportunité ou non de tenir une réunion formelle, c’est-à-dire publique, du Conseil de sécurité.Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France sont opposés à une telle réunion formelle, la considérant sans objet dans la mesure où l’action actuellement entreprise est en conformité, selon eux, avec la résolution 678 du Conseil autorisant l’usage de « tous les moyens nécessaires » pour déloger l’Irak du Koweit, précise-t-on de sources diplomatiques.Les cinq pays du Maghreb, soutenus désormais par le Soudan et le Yémen — seul membre arabe du Conseil — entendent obtenir une telle réunion à laquelle ils estiment avoir droit afin de développer publiquement certaines de leurs idées.Parmi ces idées ils suggèrent une pause dans les hostilités afin de permettre la reprise d’initiatives diplomatiques.En sortant des consultations, le président du conseil, M.Bagbeni, a précisé qu’une majorité des membres du Conseil s’opposerait à toute réunion formelle de leur instance tant que l’Irak ne se sera pas conformé à l’ensemble des résolutions de l’ONU le concernant.En tout état de cause, le Conseil tiendra lundi après-midi (heure locale) de nouvelles consultations pour entendre les rapports militaires sur la situation que doivent lui faire régulièrement les pays du Conseil soutenant militairement le Koweit.Cette obligation découle de la résolution 678 du Conseil à laquelle se plient les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne.Québec demande à Boisbnand de surseoir au projet Filiard La guerre pourrait forcer Ottawa à hausser les impôts Louis-Gilles Francoeur Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LE BUDGET fédéral prévu pour la fin de février et un éventuel Discours du trône pour inaugurer la deuxième moitié du mandat du gouvernement Mulroney sont sur le point d’être décalés par la guerre du Golfe.De plus, ce budget sera encore plus austère que prévu puisqu’il comportera inévitablement, a confirmé le premier ministre hier, des dépenses supplémentaires reliées à la participation du Canada au conflit.« Il est normal de s’attendre à des coûts accrus, à moins que la guerre ne soit courte et je ne m’y attends pas », a-t- il précisé au terme de la première journée d’une rencontre de deux jours du comité des priorités de son conseil des ministres.Pour payer la facture de la guerre, aucune hypothèse n’est exclue, laissent entendre les déclarations des ministres, y compris celle d'une augmentation des impôts.« Il n’y a qu’une façon d’obtenir des revenus supplémentaires dans ce pays, lance à ce sujet le ministre de la Défense Bill McKnight, ce sont les impôts ».À sa première réunion générale depuis le déclenchement des hostilités, l’état-major du cabinet s’est retrouvé devant un échéancier politique bouleversé par la guerre.« Février constitue l’époque privilégiée pour déposer le budget, mais il est possible que cette année, ce ne soit pas possible », a avoué le ministre des Finances à la sortie.Surtout que Michael Wilson précise : « Il est difficile de prévoir le coût de la guerre tant que nous ne connaîtrons pas sa durée ou le rôle des forces canadiennes.» Malgré tout, quand Brian Mulroney et son état-major ministériel ont entrepris hier de faire l’inventaire de la situation politique actuelle, le bilan était beaucoup moins négatif que pendant les nombreuses sessions de l’automne dernier.Voir page A-4: Impôts QUÉBEC a demandé hier soir à la ville de Boisbriand de stopper les travaux de construction d’un aqueduc et d’un égout dans la plaine d’inondation en même temps qu’il lui signifiait son intention de révoquer d'ici 10 jours le certificat d’autorisation accordé l'automne dernier pour la réalisation du projet résidentiel des Développements Filiard.Du même souffle, le ministère ouvrait la porte à d’éventuelles poursuites en faisant état de la decouverte d’une étude des Laboratoires Ville-Marie qui confirme la présence de remblayages avec des matériaux secs en contravention possible du Règlement sur les déchets solides.La révocation d’un certificat d’autorisation est chose rare et balisée comme une exception stricte par la loi.Avant d’émettre une telle décision hier, le dossier de Boisbriand a été passé à la loupe par plusieurs échelons du ministère et il a aussi été suivi de près par le bureau du ministre, M.Pierre Paradis.Selon la lettre envoyée hier soir par le sous-ministre, M.André Trudeau, au directeur général de Boisbriand, M.Louis Prud’homme, la révocation du certificat émis par le ministère le 20 novembre dernier pour la réalisation du projet Filiard est basée sur le fait que les renseignements fournis par la firme d’ingénieurs Dessau à l’appui de la demande de Boisbriand seraient « er-Voir page A-4: Boisbriand CAHIER SPÉCIAL PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES 1991 PARUTION LE 1er FÉVRIER DANS LE DEVOIR Réservation publicitaire: 842-96^5 Date de tombée: 25 janvier A-2 ¦ Le Devoir, vendredi 25 janvier 1991 La guerre du Golfe Clark appelle à la tolérance envers les Canadiens arabes et.les conjoints de militaires en mission Manon ComelHer de la Presse Canadienne OTTAWA — Les Canadiens doivent faire preuve de tolérance envers les conjoints des soldats actuellement en service dans le Golfe et à l’égard de leurs concitoyens d'origine arabe.C’est le message qu’ont livré hier le secrétaire d’État aux Affaires extérieures Joe Clark et un porte-parole de la Défense, le lieutenant-général David Huddleston, à la suite de quelques incidents survenus cette semaine.« Notre gouvernement condamne vivement tout acte d’intolérance et de racisme, qu’il soit dirigé contre des Canadiens d'origine arabe, juive, musulmane ou autre », a déclaré le ministre Clark lors de son discours devant la conférence de l’Association de l’institut de la défense.Selon lui, tous les Canadiens ont l’obligation de protéger la démocra- tie et ses corollaires, qui sont la liberté d’expression et le respect d’autrui.À son avis, les parents ont un rôle important à jouer en faisant comprendre ces principes à leurs enfants.Il a précisé par la suite qu’il avait fait ces remarques pour prévenir le racisme et les gestes d’intolérance dont pourraient être victimes des Canadiens d'origine arabe.Si le ministre n’a pu fournir d’exemples, il en était autrement du côté de la Défense nationale.Des conjoints de soldats canadiens auraient subi des abus variés.L’épouse d’un militaire a reçu un appel lui disant que son mari était décédé au combat, ce qui était faux, a indiqué le commodore Larry Murray, un des porte-parole de la Défense.Une autre conjointe aurait trouvé sur son parterre un sac servant à rapatrier les corps des soldats décédés, a confirmé le lieutenant-général Huddleston.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d'alcool du Québec AVIS DE DEMANDE DE PERMIS D'ALCOOL Depuis le 22 juin 1990, la Régie des permis d'alcool du Québec est responsable de rémission des permis de fabrication de boissons alcooliques et du contrôle des activités des détenteurs de permis Toute personne, société ou groupement visé dans l'art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis a la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 |Ours de la présente publication.ou s'il y a eu opposition, intervenir en laveur dans les 30 |Ours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée a La Règle des permis d'alcool du Québec.1 rue Notre-Dame est, suite 9.200.Montréal.Québec, H2Y 1B6.Nom el adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'expkxtation DUMONT VINS 5 Permis 9355 boul SPIRITUEUX INC d'entrepôt Langelier 175, Route 132 St-Léonard Rougeoient (Quebec) (Québec) H1P2E2 JOL 1M0 Toute personne, société ou groupement visé dans I art 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Regie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée dans les 15 jours de la présente publication.ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur.par poste recommandée, et être adressée a La Régie des permis d'alcool du Québec.1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal.Québec, H2Y 1B6.Nom e( adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'eiploitadon DUMONT VINS & SPIRITUEUX INC 175, Route 132 Rougemont Québec JOL1M0 LES ENTREPRISES JAQQUES MESSAGER INC Pâtisserie Jac 642, Bord du Lac Dorval Dossier 841-155 EDOUAZIN, Riclaine La Fabrique de couscous 5552.3e avenue Montréal Dossier 463-208 2846-5755 QUÉBEC INC Calé Cita 7275 boul St-Michel Montréal Dossier 875-799 2738-3751 QUÉBEC INC CaféJojo Enr 1024, rue Fairmount Ouesl Outremont Dossier 469-627 176425 CANADA INC Le Vieu* Village Restaurant 981 boul St-Jean Pointe-Claire Dossier 876-396 161287 CANADA INC Casa Pella Enr.4190 Grande Allée Greenfield Par* Dossier 671-420 GROLEAU, Paul-Emile Bar Le Figaro Enr 7349 Chambord Montréal Dossier 356937 ABATE, Rosanna Café Resto Le Bellechasse Enr 6201 ave Christophe Colomb Montréal Dossier 283-663 2423-8651 QUÉBEC INC Brasserie Concorde 3320boul delà Concorde Laval Dossier 244-319 MARIE-CHRISTINE DE SANTIS ET GINO DUPUIS J'T' Dépanne Enr 957 ave Gardenville Longueuil Dossier 187-286 LES SERVICES D ALIMENTATION EATON LIMITÉE Les Services d'AJimentabon Eaton Limitée 677, Ste-Catherme Ouesl Montréal Dossier 356230 Permis 9355 bout d'entrepôt Langelier St-Léonard 1 Restaurant 642.Bord du pour vendre Lac Dorval 1 Restaurant 5412, ave du pour vendre Parc (suite a une Montréal cession) 1 Restaurant 7275 boul St-pour vendre Michel Montréal 2 Restaurants 1024 rue pour vendre Fairmount 1 Bar sur Ouest terrasse Outremont i Restaurant 981 boul St-pour vendre Jean Pointe-Claire Changement 4190, Grande de catégorie Allée de Restaurant Greenfield pour servir à Park Restaurant pour vendre Changement 6430 boul Side catégorie Laurent de Taverne Montréal avec films a Bar avec films 1 Restaurant 620t.ave pour vendre Christophe Colomb Montréal Changement 3320.boul de catégorie de la de Taverne Concorde avec danse a Laval Brasserie avec danse 1 Epicerie 957, ave Gardenville Longueuil 1 Restaurant 7901 boul pour vendre Newman LaSalle LES SERVICES D’ALIMENTATION EATON LIMITÉE Les Services d'Alimentaticn Ealon Limitée 677, Ste-Cattierine Ouest Montréal Dossier 282-392 1 Restaurant pour vendre Centre Rockland 2300 boul.L'Acadie.Mont-Royal LES SERVICES D'ALIMENTATION EATON LIMITÉE Restaurant La Cuisine 677.Ste-Catherme Ouest Montréal Dossier: 196826 1 Restaurant pour vendre 6701, Autoroute Transcanadien ne Pointe-Claire LES SERVICES D'ALIMENTATION EATON LIMITÉE Oeli Calé 677, Ste-Catherme Ouest Montréal Dossier 213-280 Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre 677 Ste- Catherme Ouest Montréal LES SERVICES D'ALIMENTATION EATON LIMITÉE Restaurant La Gallene 677 Ste-Cattierine Ouesl Montréal Dossier 330-928 1 Restaurant pour vendre 5800 boul.Cavendish Côte St-Luc LES SERVICES D ALIMENTATION EATON LIMITÉE Restaurant La Jardinière 677 Ste-Calherine Ouesl Montréal Dossier 333-872 1 Restaurant pour vendre 7695 boul.Les Galeries d'Aniou An|ou LES SERVICES D'ALIMENTATION EATON LIMITÉE Restaurant La Braise 677 Ste-Catherme Ouest Montréal Dossier 218-859 1 Restaurant pour vendre 3015 Le Carrefour Laval LE PALAIS DE U FRINGALE INC Le PSlaisdela Fringale Inc.238 boul Labelle Sainte-Thérèse Dossier 877-316 Changement permanent d'emplacement de l'épicerie 238 boul.Labelle Ste-Thérèse PITSAS, Dimitrios Café Argolie 4704.Du Souvenir Laval Dossier 877-274 t Bar t Restaurant pour vendre 1692.Robinson Laval 173070 CANADA INC Restaurant Mikes 8250 boul Décarie, S 310 Montréal Dossier 390-849 1 Restaurant pour vendre 1850 ave Dollard LaSalle TAVERNE LAURENTIDE INC 445 Des Laurentides Laval Dossier 323-219 Changement 445, Des de catégorie Laurentides d'une Taverne Laval â Bar avec danse et spectacles 155095 CANADA INC Bar Sportif Privé 3665.Industriel Montréal-Nord Dossier 877-365 1 Bar, danse et spectacles 3675.Industriel Montréal-Noid CLAUDE DUFRESNE MARCEL CADIEUX Brasserie Roi René Enr 5701 Hadley Montréal Dossier 329-722 Changement de catégorie de Taverne à Brasserie 5701, Hadley Montréal RESTAURANT BAR SALERNO INC Restaurant Bar Salerno 6105 Bélanger Est Samt-Léonard Dossier 320-952 Changement de capacité d'un Bar 6105.Bélanger Est St-Léonard NICOLE BROWN LUCIEN ST-LAURENT Restaurant NiC6 Miche Enr 3293, rue Monselet Montréal-Nord Dossier 466139 1 Restaurant pour vendre 3293, rue Monselet Montréal-Nord MARCHE GANESHA INC Marché Ganesha Inc 14 rue Sauvé ouest Montréal Dossier 877-381 1 Épicerie 14, rue Sauvé Ouest Montréal 176243 CANADA INC f Bar spectacles 20 boul Crématie Est Rockefeller il 20 boul Crénraie Est Montréal Dossier 164-210 BRASSERIE ALFRED SPADA INC Brasserie Alfred Spada Inc 6005, Henri-Bourassa Ouest Saint-Laurent Dossier 172-130 2631-9558 QUÉBEC INC Brasserie La 45 Enr 45 4 47 Broadway Montréal-Est Dossier 269-100 1 Bar Changement de catégorie Montréal 6005, Henri-Bourassa de 3 T aver nés Ouesl a 3 Brasseries Saint-Laurent (demande amendée) Changement 45 6 47.de catégorie Broadway de Taverne â Montréal-Est Brasserie Le président et directeur général Ghltlain K.-Laflamme, avocat Québec O D o a De plus, au cours de la dernière semaine, trois femmes militaires auraient été injuriées dans la rue et auraient même été victimes d’agressions physiques.« Rien de sérieux », a tenu à'preciser le lieutenant-général Huddleston.L’armée a tout de même avisé le personnel féminin de quelques régions du Canada de revêtir des vêtements civils pour voyager afin d’é- viter d’autres incidents.De plus, la Défense nationale a mis en place un réseau de soutien pour les familles des militaires actuellement dans le Golfe.Selon M.Huddleston, il s’agit d'actes isolés posés par des personnes « dérangées » et non le fait de gens s’opposant démocratiquement à la guerre.Mais il a avoué qu’il avait été surpris par ces gestes.PHOTO CP Le sergeant Jean-Yves Dupuis serre une dernière fois son épouse et ses enfants à la base de Petawawa, avant d’aller servir dans l’hôpital de campagne canadien bientôt installé en Arabie Saoudite.Les pilotes canadiens ouvrent la route à une escadrille de bombardiers Stephen Ward de la Presse Canadienne DOHA, Qatar — Quatre chasseurs CF-18des Forces canadiennes ont accompli leur première mission offensive en Irak, hier, en ouvrant la route à une escadrille de bombardiers américains.Ils n’ont toutefois rencontré aucun appareil ennemi et sont retournés à leur base, au Qatar, trois heures plus tard.Il s’agissait de la première action offensive des Forces canadiennes depuis la guerre de Corée, en 1950.Les chasseurs canadiens attendaient depuis dimanche l'occasion de passer ainsi à l’action, mais le mauvais temps les y avait empêchés.L’amélioration des conditions météorologiques a permis la reprise des opérations aériennes de la coalition multinationale.Les CF-18 canadiens avaient jusqu’ici mené des missions défensives de protection des navires alliés dans le Golfe, depuis le 7 octobre dernier.Les quatre chasseurs étaient sous le commandement du lieutenant-colonel Don Matthews.Il avait sous ses ordres le capitaine Jeff Tait, 26 ans, de Richmond en Colombie-Britannique; le capitaine Scott Whitley, 29 ans, d'Ottawa, et le capitaine Arnie Tate, 29 ans, de Toronto.« Nous étions craintifs au début, particulièrement lorsque nous avons franchi la frontière irakienne, mais l’opération s’est déroulée normalement par la suite, a reconnu le capitaine Tate au cours d’une conférence de presse.« Oui, j’ai éprouvé quelque peu de la difficulté à dormir hier soir.C’est normal, parce que vous ne savez pas comment vous allez réagir à ce qui se passe là-haut.Au moment de traverser la frontière, vous vous dites ‘OK, je suis en Irak, calmons-nous et faisons ce que nous avons à faire’ ».« En revenant en Arabie Saoudite, j’ai pensé ‘OK, nous devrions être en sécurité maintenant.Prenons une bonne respiration et rentrons à la maison.Le boulot est accompli.Je m’étais dit que je baiserais le sol en revenant, mais je ne l’ai pas fait.Maintenant que nous avons brisé la glace, ce sera un peu plus facile’ ».Les CF-18 ont accompli leur mission de « balayage » à haute altitude, en précédant les chasseurs-bombardiers US F-16, et ils n’ont pas assisté au largage des bombes.Ce type de mission consiste à dégager la route des bombardiers en abattant d’éventuels intercepteurs ennemis.Les trois pilotes ont fait remarquer que, si Ton fait exception du lieutenant-colonel Matthews, âgé de 41 ans, il tous sont nés apres la guerre de Corée.Le capitaine Whitley s’est dit honoré d’avoir participé à cette première mission offensive.« Nous n’étions pas pénétrés en ter- ; ritoire ennemi depuis longtemps et ce fut un grand privilège de le faire », a-t-il déclaré.Une seule réticence : le petit nombre de chasseurs canadiens devant un ennemi qui aurait pu se manifester en très grand nombre.Dans un j tel cas, a signalé le capitaine Whi- ' tley, « on peut toujours faire demi-tour et courir».Matthews, Whitley et Tate sont attachés à la base canadienne de Ba-den-Soellingen, en Allemagne.Tait j vient de Cold Lake, en Alberta.5 t' A N N I V L-1 R S A I K E musique ?SCOTT PARSIFAL de RICHARD WAGNER deuxième acte, version de concert avec JESSYE NORMAN Kundry SIEGFRIED JERUSALEM Parsifal OSKAR HILLEBRANDT Klingsor FRANZ-PAUL DECKER chef Choeur de l'OSM - Iwan Edwards Le 4 février à 20 h 00 Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts Billets: «42-2112 -Prix: 20 $, 30 $, 50 $ Orchestre symphonique de Montréal en collaboration avec LE DEVOIR Davantage de syndiqués et moins de grèves au Québec Sylvain Blanchard LA SYNDICALISATION dans le secteur privé québécois a connu en 90 une augmentation de 1,5 %, révèle une étude du ministère du Travail, qui constate en outre une baisse constante du nombre d’arrêts de travail dans la province depuis 85.En septembre dernier, la proportion de salariés régis par une convention collective se chiffrait à 33,9 %, un sommet inégalé depuis 85.Pour nombre de syndicalistes, notamment Mme Monique Simard, vice-présidente de la CSN, et M.Fernand Daoust, secrétaire général de la FTQ, il s'agit, dans le contexte actuel, d’une « augmentation substantielle ».L’étude donne très peu d’explications sur les facteurs ayant contribué à cette hausse.Mais pour Mme Simard, la diminution de l’emploi chez les salariés non syndiqués en 90 fut sans doute un élément.Tout comme, note un fonctionnaire du ministère du Travail, la performance des syndicats dans le secteur manufacturier (où le taux de présence syndicale s’établit maintenant à 50,9 %, en hausse de 2,7 % par rapport à 89).En ce qui concerne les arrêts de travail, le ministère soutient que la proportion de grèves et de lock-out par rapport au nombre de conventions collectives renouvelées (entre le 1er août 89 et le 31 juillet 90) a atteint Tan dernier son plus bas niveau depuis 5 ans, ayant passé de 8,5 % (en 85) à 5,8% (en 90), une cinquième baisse d’affilée en autant d'années.Même chose pour la proportion de salariés touchés par un arrêt de travail, qui a atteint 6 % en 90, comparativement à 21,6 % en 86-87,11,5 % en 87-88, et 9,8 % en 88-89.Alors que la syndicalisation au Canada et aux États-Unis est en diminution constante depuis cinq ans, on assiste au Québec a une légère remontée depuis 88, sauf dans le secteur public, où la présence syndicale plafonne à près de 80%.Pas moins de 88 % de toutes les conventions en vigueur au Québec le sont dans le secteur privé.493 000 salariés y sont assujettis, une hausse de 3,7 % par rapport à 89, dont a largement profité la FTQ.Avec 7,3 %, la plus forte augmentation depuis 87, le commerce de détail a enregistré, entre 89 et 90, la plus Importante hausse du secteur tertiaire pour le nombre de salariés régis par une convention collective.Au chapitre de la représentativité, i la FTQ conserve toujours le premier rang avec 35,5 % du nombre total de syndiqués de la province, suivie des : syndicats indépendants avec 25,5 %, i la CSN (23,5 %), la CEQ (9,4 %) et la; | CSD (4,3 %).Entre septembre 89 et ; septembre 90, la C EQ a vu son membership grimper de 8,2 %, principalement en raison d’une augmentation de 6,8 % de ses membres dans le secteur parapublic.Il y a quatre mois, toujours selon l’étude du ministère, il y avait au Québec 8126 conventions collectives en vigueur en vertu du Code du travail.Un bond de 3 % par rapport à 89.Le nombre de salariés assujettis à ces contrats de travail représente 976 320 personnes, un nombre comparable à celui de 89 si Ton exclut les 114 000 salariés de l’industrie de la construction (qui sont régis par un décret) et les 121000 salariés assujettis à une convention collective de compétence fédérale.Seulement 2,1 % des salariés québécois régis par une convention collective travaillent actuellement dans le secteur primaire, comparativement à 28,8 % dans le secteur secon- ' daire, et 69 % dans le secteur ter- ™ tiaire.Il s’agit grosso modo des mêmes proportions qu’en 89.Dans les secteurs primaire et secondaire, les salariés assujettis à une convention sont majoritairement représentés par la FTQ.La centrale’ représente en effet 54,8 % des syn- | diqués du primaire et 53,3 % de ceux du secteur secondaire.Dans le secteur tertiaire, les synj ; dicats indépendants, la FTQ et la CSN se partagent à peu près le même nombre de salaries, soit 29,9%, 27,5 % et 26,4 % respective- ! ment.À noter que 69 % de toutes les con- ; ventions collectives en vigueur dans la province concernent des unités de négociation comptant moins de 50 salariés.La FTQ représente 43,7 % de tous les salariés régis par ces conventions.Enfin, avec 29 % du total, les syndicats indépendants représentent le plus grand nombre de salariés régis par une convention dans des unités de 1000 salariés et plus.Ces unités re- 1 présentent plus de la moitié de tous les syndiqués de la province.Une stratégie de protection des forêts où les citoyens auront le fardeau de la preuve Louis-Gilles Francoeur LES PRINCIPAUX groupes environnementaux intéressés au dossier des forêts ainsi que l’Opposition à l’Assemblée nationale ont réservé un accueil plutôt froid au projet de Stratégie de protection des forêts parrainé par le ministre Albert Coté.Pour le critique de TOppositioin en environnement, M.Denis Lazure, le projet Côté renverse le fardeau de la preuve sur les citoyens en les obligeant à démontrer qu’il existe de meilleurs moyens que ceux retenus par le ministre.Une telle inversion de la preuve au profit du promoteur discréditera le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à qui on confie de mener une consultation jugée par ailleurs « pipée » par le Regroupement pour un Québec vert (RQV).Selon le porte-parole de ce groupe, M.Gérald L’Italien, « il est inconcevable qu’on soumette à l’évaluation du BAPE une stratégie dite de protection des forêts, qui réintroduit les arrosages de défoliants dans la province, sans la moindre évaluation des impacts de la proposition.On demande au monde de signer un chèque en blanc à M.Côté.Si jamais quelqu’un s’oppose aux projets d’arrosages qui seront déposés en 92, on leur répondra que la population a donné son accord de principe au projet et qu’il ne reste plus qu’a discuter les modalités.En réalité, on fait ici comme dans le dossier de Grande-Baleine : on sépare l’analyse environnementale pour mieux étouffer le débat public».À l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), le j nouveau président, M.Pierre Gosselin, voit dans le projet Côté un « pas mais un pas timide dans la bonne direction ».Mais, dit-il, l’intégration avec les autres dimensions de la forêt, comme la faune, est embryonnaire.Surpris de voir le MLCP absent du groupe de concepteurs de cette stratégie, M.Gosselin craint le retour permanent des arrosages de défoliants chimiques au Québec, même si on parle d’un programme de 10 ans.M.Gosselin se dit fort préoccupé du fait que le projet n’annonce aucun renforcement du système d’inspection des coupes et méthodes forestières.Quant à M.L’Italien, il accuse M.Côté de gonfler le prix du nettoyage mécanique des plantations à 625 $ l’hectare pour « mieux faire avaler les arrosages » et il récuse aussi le postulat de Québec voulant qu’il n’y ait pas assez de main-d’oeuvre pour ce travail, surtout en pleine récession.Marc-Yvan Côté promet un autre hôpital à Laval ¦ Isabelle Paré L’HÔTEL-Dieu ne déménagera pas ses pénates sur Tîle Jésus, mais Laval comptera sous peu 152 nouveaux lits et sera doté, dans un avenir proche, d’un deuxième hôpital dans l’ouest de Tîle.C’est ce qu’a annoncé hier à Laval le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, dans le cadre de la tournée provinciale entreprise pour faire connaître sa réforme aux « citoyens-consomma-teurs-payeurs-décideur » du Québec.Le ministre Côté a mis fin aux rumeurs voulant que THôtel-Dieu soit relocalisé à Laval.« Dix sites sont sous étude, mais Laval ne sera pas de ceux-là », a-t-il tranché, laissant entendre que l’hôpital « historique » restera à Montréal.Le ministre Côté avait aussi d’autres nouvelles en poche, dont l’ajout de 152 lits à la Cité de la Santé, et la construction éventuelle d’un nouvel hôpital dans l’ouest de Tîle.« D’ici 2001, on prévoit un déficit de 965 places pour les gens âgés et de 600 places en soins de courte durée.On parle vraiment d’un nouvel hôpital, mais on ne sait pas quand », a-t-il dit hier.La réforme du ministre Côté se traduira aussi par une régie régio- nale unique pour Tîle de Laval, un service d’information téléphonique accessible en tout temps, et la création d’un centre de protection de la jeunesse.En après-midi, la tournée du ministre s’est poursuivie du côté de l’Ù: niversité de Montréal, où plus de 13Q0 personnes ont participé à sa rencontre.Il y a été accueilli par une centaine de jeunes médecins, mécontents des moyens « coercitifs » pro* posés par la réforme pour répartir les médecins en région.« On n’a rien contre la répartition, mais il faut revoir certaines mesures.Ce ne sont pas des pions qu’on déplace, mais des humains », a déploré le Dr Jean-llugues Brossard, président de la Fédération des médecins résidents et internes du Québec.Mais le ministre Côté, qui doit écouter les doléances des jeunes médecins mardi prochain, se montre déjà intraitable.« Ils sont mieux d’avoir des propositions claires, pas que des promesses», a-t-il tranché.Par ailleurs, le ministre a fait savoir qu’un pan de Timpôt-service, instaure par sa réforme sur certains services complémentaires de santé, sera revu.Aussi, a-t-il dit, la gratuité sera maintenue pour leprogramme d’orthèses et prothèses destinées aux personnes handicapées. Le Devoir, vendredi 25 janvier 1991 M A-3 Le congrès de «la main tendue» du Parti québécois Un sondage indiquant que les Canadiens préfèrent un Québec souverain à un compromis comble d aise Jacques Parizeau Michel Venne de potre bureau de Québec LE lie CONGRÈS du Parti québécois, qui s’ouvre ce soir à Québec, sera celui de « la main tendue ».Un congrès parsemé de discours et de résolutions destinés à rassurer, voire à rallier à la cause péquiste, les groupes de la société qui furent les plus réfractaires à la souveraineté.De même, au moment où l’option constitutionnelle du PQ a le vent dans les voiles, du moins chez les francophones, le parti fondé par René Lévesque veut démontrer qu’il peut être rassembleur et qu’il est prêt, qu’il a le programme et les idées, pour mener le Québec à l’indépendance.Et qu’il est le mieux placé pour le faire.Les quelque 2000 délégués mettront un terme au débat sur la démarche référendaire menant à la souveraineté.Ils seront également appelés à réitérer leur confiance à leur chef par un vote secret qui doit avoir lieu, en vertu des statuts du parti, au premier congrès suivant des élections.Occasion idéale d’exprimer leur unité, au moment où le Parti libéral risque l’éclatement M.Jacques Parizeau accueillait, hier, comme un dernier encouragement avant ces assises, le sondage Gallup selon lequel 62 % des Canadiens anglais préfèrent voir le Québec se séparer plutôt que de lui accorder ce qu’il veut.« C’est un moment historique », a soutenu M.Parizeau.Aucun politicien au Canada anglais ne pourra remonter un courant comme celui-là, dit-il.Ce qui laisse le Parti libéral de Robert Bou-rassa devant l’évidence : un renouvellement du fédéralisme canadien est impossible.Le parti mettra tout en oeuvre pour créer une « atmosphère » accueillante qui se traduira dans les discours des ténors péquistes aussi bien que dans certaines résolutions.Public cible : les gens d’affaires, les anglophones, les Amérindiens et les immigrés.De même que les souverainistes de tout poil, comme ceux du Bloc québécois dont le chef, M.Lucien Bouchard, assistera aux délibérations.Ce sera un » congrès d’accueil », affirme le directeur général M.Pierre Boileau.La direction du parti tentera notamment de réparer l’impair commis involontairement auprès de la communauté anglophone : aucune des 847 résolutions déposées ce week-end ne concerne les anglophones.« L’exécutif s’en est aperçu il y a une semaine, explique M.Boileau.C’est un manque que nous allons corriger », a-t-il dit hier.La communauté a toutefois déjà eu le temps de s’en indigner.Alliance Québec a refusé d’assister aux assises péquistes, en dépit d'une invitation formelle.Le chroniqueur Don MacPherson reprochait lui aussi au PQ dans The Gazette, hier, d’avoir pensé à tout dans son programme, y compris au contrôle du bruit dans les bars, sauf à la minorité anglophone.Pour se rattraper, les dirigeants du parti réitéreront, dans leurs discours et en conférence de presse, l’engagement ferme que les droits de la minorité et l’accès à un réseau développé d’institutions seront garantis dans un Québec souverain.Dès ce soir, par ailleurs, la nouvelle recrue du PQ au sein du monde des affaires, Mme Rita Dionne-Mar-solais, lancera un appel aux gens de son milieu pour qu’ils s’engagent avec confiance, comme le fait cette fédéraliste défroquée, sur la voie de la souveraineté.Âgée de 43 ans, cette ancienne déléguée du Québec à New York (1984-1987) brigue le poste de trésorière à l'exécutif du parti.Elle doit faire face à un militant de longue date de Chicoutimi, M.Yvon Lavoie.Dans un entretien téléphonique, hier, Mme Dionne-Marsolais soutenait que le défi du PQ est maintenant sans conteste d’élargir sa base.Le comité des communautés culturelles du parti s’amène pour sa part avec une série de propositions qui visent à réactualiser le programme péquiste en matière d’immigration.Les nouvelles propositions vont dans le sens du courant dominant, insistent sur l’intégration des immigrants à la communauté francophone et favorisent l’immigration de ressortissants « francophonisa-bles » et l’installation des nouveaux arrivés à l’extérieur de Montréal.26 nouveaux membres de l’Ordre du Québec QUÉBEC (PC) - M.Gérard Parizeau, le père du chef de l’Opposition Jacques Parizeau, fait partie des 26 personnalités québécoises que le premier ministre Robert Bourassa a nommées membres de l’Ordre national du Québec, hier.M.Parizeau a reçu la plus grande distinction de l’Ordre, celle de Grand officier, en même temps que trois autres personnes, Mme Andrée Maillet, écrivain, et MM.André Aisens-tadt, philantrope et physicien-mathématicien, et Jacques Genest, médecin et chercheur.M.Bourassa a également fait huit autres personnalités Officier de l'Ordre.Il s’agit de MM.Claude Caston-guay, sénateur et ancien ministre québécois, Marcel Gagnon, médecin et chercheur, Victor C.Goldbloom, directeur général du Fonds de recherche en santé du Québec et ancien ministre, Fernand Labrie, médecin et homme de science, Jean-Louis Lévesque, financier, Arthur Tremblay, sénateur, Gilles Tremblay, professeur et compositeur de musique, et Mme Juanita Westmo-reland-Traoré, juriste et avocate.Quatorze autres personnes ont été nommées Chevalier de l’Ordre : MM.Charles Gagnon, photographe et cinéaste, Aurélien Gill, conseiller spécial auprès du conseil Attikamek Montagnais, Francesco Iacurto peintre, Marcel Jobin, homme d’af faires et bénévole dans plusieurs or ganismes humanitaires, Benoît La croix, professeur, Oscar Peterson musicien de jazz, Guy Rocher, pro fesseur et chercheur en droit public Michel Tremblay, homme de théâtre et de littérature, Jean Vallerand compositeur musical et chef d’or chestre, et mesdames Micheline Beauchemin, artiste en tapisserie, Claire Bonenfant, militante féministe, Yvonne-Marie-Émilie Grignon, infirmière, Marjolaine Hébert, comédienne et directrice de théâtre, et Micheline Legendre, marionnettiste.PHOTO CP lacobucci est assermenté Le nouveau juge de la Cour suprême Frank lacobucci a profité de son assermentation hier pour rappeler l’importance en cette période de conflit armé, de la justice et de l’indépendance du système judiciaire comme remparts d’u'ne société libre.Le nouveau juge, vêtu de la toge d’apparat rouge, bordee d’hermine, a prete serment en présence de ses huit collègues, dans une salle bondée de membres de sa famille, d’anciens collègues, de juges de la Cour fédérale et de nombreux autres invités.300 citoyens de Châteauguay se servent des comptes de taxes pour obtenir justice La proposition rendue publique au dernier conseil national du parti en décembre sur la création de gouvernements autochtones autonomes dans un Québec souverain sera débattue et mise aux voix.Les péquistes pourront enfin mettre un terme à leur débat sur les modalités d'accession à la souveraineté.L’exécutif national proposera un compromis qui prévoit qu’un gouvernement issu du Parti québécois fera d’abord adopter par l’Assemblée nationale une déclaration affirmant la volonté du Québec d’accéder à la souveraineté, créera une commission chargée de rédiger un projet de constitution et amorcera les discussions avec le reste du pays sur le transfert des pouvoirs, le partage des actifs et des formules d’association économique.Au moment jugé opportun, une affaire de quelques mois soutient M.Jacques Parizeau, la Constitution est adoptée par voie de référendum.Plusieurs associations de comté souhaitent qu’un référendum soit toutefois tenu « dans les plus brefs délais » après les élections.Cet aspect de la résolution donnera sans doute lieu à des débats enlevés.Pour le reste, les délégués adopteront une série de modifications au programme notamment dans les domaines du développement régional, de la lutte à la pauvreté, de l’environnement et faveur des personnes âgées, ce qui concrétisera l’option du parti pour le « progressisme socioéconomique », une voie médiane entre le défunt marxisme et le libéralisme triomphalisme fort populaire ces dernières années.Dans une entrevue récente, le 1er vice-président du parti, qui conservera son poste sans opposition, M.Bernard Landry, faisait remarquer qu’il ne s’agissait pas d’un exercice théorique visant des objectifs lointains.« On est à mettre la dernière main à l’action gouvernementale d’un Québec souverain », avait-il déclaré.EN BREF.Mon taux, mon toit QUÉBEC — Un nouveau programme d’aide à la construction domiciliaire garantissant un taux hypothécaire de 8,5 % pendant trois ans ou ime subvention égale à 4,5 %du coût d’acquisition iusqu’à concurrence de 5000 $ a été annoncé hier par le ministre des Affaires municipales, responsable de l’Habitation, Claude Ryan.Pour bénéficier du programme appelé « Mon taux, mon toit », auquel participeront la majorité des banques et institutions financières, les futurs propriétaires, sans distinction de revenu, devront acquérir une résidence construite entre le 1er janvier et le 31 décembre 1991 et l'occuper à titre de résidence principale avant le 1er juillet 1992.Le programme, administré par la Société d’habitation du Québec, s’appliquera à toute unité neuve de logement dont le coût de construction ne dépassera pas 150 000 $ pour les municipalités de la Communauté urbaine de Montréal, 130 000 $ dans la région de Québec et dans la périphérie de la CUM et 110 000 $ dans les autres municipalités.Autre candidat PQ dans Montmorency QUÉBEC (PC) - Un quatrième et vraisemblablement dernier candidat à l’investiture du Parti québécois dans le comté de Montmorency, l’avocat Daniel Petit, est officiellement entré dans la course hier.Fier de présenter aux journalistes une pétition d’appui signée par 200 membres du parti et une liste de 450 nouveaux membres, que son organisation a recrutés ces dernières semaines, M.Petit peut compter sur une équipe dirigée par l'ancien président de l'association du comté, Paul Guillot.Ce dernier vient de démissionner pour soutenir la candidature de M.Petit, qui fera face à MM.Louis Duclos, ex-député libéral fédéral, Jean Filion et Bernard Dagenais (maire de Sainte-Pétronille, île d’Orléans) à l'assemblée d’investiture qui aura lieu le 14 avril.Un autre Dernier Recours Paul Cauchon Soyez enfin libéré Cessez de fumer Caroline Montpetit QUELQUE 300CITOYENS de Châteauguay menacent de ne payer que 70 % de leur compte de taxes pour l’année 1991, si le gouvernement du Québec n’intervient pas pour les dédommager des torts encourus dans la ville depuis l’éclatement de la crise autochtone, le 11 juillet 1990.C’est ce qu’un groupe de citoyens a résolu, après s’être présenté à la séance du conseil municipal de Châteauguay, mardi soir.Les citoyens se plaignent de la difficulté de vendre, de louer, ou d’attirer de nouveaux acheteurs au marché immobilier de Châteauguay, ainsi que de la dévaluation potentielle de leur maison découlant du eonnit persistant entre les Mohawks de Kahnawake et le gouvernement du Québec.De son côté, le maire de Châteauguay, M.Jean-Bosco Bourcier, a suggéré à ces citoyens de geler le compte de taxes à la baisse de 30 % pour cinq ans, à la condition que le gouvernement du Québec s'engage à assumer les pertes en revenus de la municipalité.Le maire Bourcier, conjointement avec le maire de Mercier, M.Jocelyn Lazure, rencontrera à cette fin le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, le ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, le ministre des Transports, Sam Elkas, et le ministre de la Main-d’œuvre et de la Sécurité du revenu, André Bourbeau, mardi à Qubec.« Le ministre des Affaire municipales, M.Claude Ryan, ne veut pas faire de commentaires avant d’avoir rencontré les maires.Outre les mesures d'indemnités individuelles prévues dans le décreL le gouvernement du Québec n’a offert jusqu’à présent aucun dédommagement aux municipalités victimes de la crise autochtone », a laissé tomber de son côté Jean-René Marchand, attaché de presse du ministre Ryan à Québec.Le compte de taxes moyen des citoyens de Châteauguay a subi une hausse de 3,8 % pour l’année 1991, tandis que les citoyens d’Oka ont vu leur compte de taxes baisser de 30 % après la crise améridindienne, explique le maire de Châteauguay, M.Jean-Bosco Bourcier.« La municipalité d’Oka a reçu un montant de 4 ou 5 millions de dollars (pour le terrain vendu au gouvernement fédéral), qui rapporte des sommes en intérêts.C’est ainsi que la municipalité a décidé de bonifier le manque à gagner créé par la crise autochtone.Mais nous, qui subissons le problème, et qui vivons la détérioration du climat social, nous ne re-çevons aucun dédommagement du gouvernement », poursuit-il.Par ailleurs, le maire de Châteauguay ne s’inquiète pas outre mesure de la menace de certains de ses citoyens de ne payer que 70 % de leur compte de taxes de janvier 1991.« Il faut que je vérifie dans quelle mesure l’ensemble des citoyens est prêt à prendre de telles mesures.Mais il évident que si les gens ne payent par leurs comptes de taxes, l’hôtel de ville fermera ses portes en juin.Je ne peux pas couper 30 % des services offerts par la municipalité aux citoyens », s’exclame M.Bourcier, qui a convoqué les payeurs de taxes de sa municipalité à une séance régulière du conseil municipal, le 29 janvier prochain.Selon une étude comptable commandée par la municipalité de Châteauguay, la dévaluation engendrée par la crise autochtone pourrait avoir des répercussions sur le marché immobilier pour une période variant de 2 à 10 ans.LA VILLE de Montréal ouvrira dans moins de deux mois un nouveau refuge de 55 places pour les itinérants de Dernier Recours.Ce refuge, logé dans l’est de la ville au 7950-7970 rue Hochelaga, sera temporaire puisque la ville n’est pas arrivée à trouver un endroit permanent pour installer ces itinérants, des propriétaires ayant refusé de vendre ou de louer leur immeuble à cette fin.En annonçant l’ouverture de ce nouveau refuge, Montréal termine une importante phase du plan de restructuration de Dernier Recours, qui avait été annoncé l’année dernière par le ministre Marc-Yvan Côté et les autorités municipales.Des dizaines d’itinérants continuent de dormir sur le plancher de Dernier Recours à chaque soir et les autorités avaient convenu en mars dernier de créer trois centres d’hébergement d’urgence, gérés par la Mission Old Brewery, et auxquels Dernier Recours pourrait quotidien-nenemnt référer les itinérants qui ne trouvent pas de place dans les ressources d’hébergement existantes.La Société d’habitation et de développement de Montréal s’était entendue l’automne dernier avec la Mission Old Brewery pour réserver 50 lits aux itinérants de Dernier Recours au 915 Clark (où se situe la Mission), et elle annonçait la création de deux nouveaux lieux d’hébergement : 29 lits au 1626 rue Saint-Hubert et 16 lits sur l’avenue de l’Hôtel-de-Ville.Avec les 55 lits annoncés hier on réalise ainsi le plan de 150 lits prévu il y a près d’un an.La création d’un nouveau centre sur Saint-Hubert près de l’UQÀM et de certains hôtels avait créé des remous dans le quartier.Jocelyn Ann Campbell, porte-parole de la Ville de Montréal, a fait valoir hier qu’après avoir rencontré les organismes du quartier de l’est de la rue Hochelaga pour leur expliquer la situation, « les gens comprennent mieux le besoin, mais ultimement la ville doit prendre ses responsabilités dans le domaine social, c’est ce qu’on attend de nous ».Le centre de la rue Hochelaga ouvrira le 15 mars et sera en opération jusqu'au 15 octobre.Pendant ce temps la Ville entend chercher un autre site permanent.Le centre sera situé à l’étage d’un immeuble qui compte des commerces au niveau du trottoir.L’étage, d’une superficie de 5082 pieds carrés, sera aménagé en fonction de son affectation, par exemple en y installant des douches.Le changement de zonage, nécessaire pour permettre cette occupation, sera approuvé lundi prochain par le conseil municipal.Le refuge servira uniquement au sommeil et au service du déjeuner du matin, et il sera ouvert de 20 h à 8 h du matin.Les itinérants devront se présenter à Dernier recours le soir et la Mission Old Brewery assurera leur transport par autobus, de Dernier recours au refuge de la rue Hochelaga, ainsi que le retour le lendemain matin.nnp ¦ .¦ .iSÜI mmm (Approximatif) SAMEDI m TIRAGE Ça change pas le monde.Sauf que, kxo-quêbec A-4 ¦ Le Devoir, vendredi 25 janvier 1991 Le rapport de Samson Bélair recommande de marier les arts et les affaires Paule des Rivières LE MINISTÈRE des Affaires culturelles (MAC! doit construire des assises financières solides pour les artistes et les institutions culturelles, en augmentant sa contribution mais aussi en pressant les entreprises privées et les municipalités de faire leur part.Il faut marier les arts et les affaires.Un nouveau partage des responsabilités s’impose, en vertu duquel l’individu cesse de compter exclusivement sur l’État et l'entreprise va au delà du « donnant^tonnant » de la commandite.Mais les pouvoirs publics québécois doivent conserver la première place et le ministère retrouver son leadership.C’est ce que recommande une « Étude sur le financement des arts et de la culture au Québec », que la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, a rendu publique hier à Québec.L'étude trace un portrait du comportement culturel du Québec en 1990 et conclut qu’il aime le sport et la lecture et tend à passer un petit peu moins de temps qu’avant devant le petit écran.C’est le prédécesseur de cette dernière, Mme Lucienne Robillard, qui avait demandé en avril dernier à la firme Samson Bélair de se pencher sur cette question.Les auteurs ont recueilli une somme impressionnante de faits sur les arts et sur les manières de les rendre mieux financés, mais aussi plus accessibles, « plus vus ».Présentement, l’offre dépasse la demande.Et nous sommes dans un Québec « à deux vitesses », divisé entre ceux qui ont accès aux richesses de l’art et ceux qui n’y comprennent rien.Les auteurs soulignent la fragilité des structures artistiques et l’inégalité dans le financement gouvernemental.Le comité formule 18 recommandations.Il suggère entre autres : ¦ la création, dans chaque région, d’un Fonds régional pour le développement des arts et de la culture.Des incitatifs fiscaux encourageraient les entreprises privées et les citoyens à contribuer à ce fonds.Les municipalités contribueraient au fonds par le biais d’un programme d’appariement avec le MAC, en vertu duquel le gouvernement verserait aux villes un certain montant, proportionnel à celui que les villes recueilleraient; ¦ la création d’un Conseil national pour la promotion des arts, chargé de promouvoir les arts ici et à l’étranger.Le Conseil serait formé de ces perles rares qui ont une grande sensibilité aux arts ET la bosse des affaires; ¦ la création d’une société de financement des industries et activités culturelles (SOFIAC), à but lucratif, en faisant appel à l’épargne publique et aux institutions financières.Cette société de capital de risque soutiendrait des entreprises (éditeurs, producteurs etc.) prêtes à s’associer avec la SOFIAC ; de même la société participerait à des projets prometteurs mais nécessitant des sous.Des institutions comme la Caisse de dépôt et placement, la Banque de Montréal seraient responsables de la gestion de la société.Individus et entreprises contribueraient au fonds; ¦ une meilleure utilisation de la gratuité, que l’on retrouve partout, surtout durant la période estivale.« Une évaluation s’impose », dit le comité; ¦ la mise sur pied de comités conjoints arts-affaires, dans chaque ville ou région; ¦ l’accès des industries culturelles aux SPEQ, les sociétés de placement dans les entreprises québécoises et la mise sur pied d’un programme de soutien à la gestion des organismes culturels; ¦ l’octroi, aux grandes institutions culturelles, d’un Fonds de réserve, alimenté par des fonds privés et bénéficiant d'un programme d’appariement avec le MAC.Ce fonds éviterait aux grandes institutions de traverser les inévitables années de vaches maigres.Les sommes que les institutions privées recueilleraient seraient appariées par le MAC, à 100 %, mais pour un temps limité.Les gros musées devraient par ailleurs aider les organisations culturelles de petite et moyenne taille, en leur consacrant un pourcentage de leur budget.Le comité propose au MAC, en termes polis, de « renforcer la planification ».Il devrait aussi définir ses projets pour chacune des disciplines artistiques.Car, « au-delà du nouveau cadre constitutionnel que le Québec se donnera, il faudra bien que l’on sache ce qu'il y aura derrière ce cadre, que l’on se donne un contenu, un projet de société au centre duquel doit impérativement se situer la politique culturelle de demain ».Présentement deux grands secteurs accaparent la moitié du budget du MAC, les arts d’interprétation (23,4%) et les institutions muséales (25 %).Ce qui frappe, c’est que la formation et la création ne comptent que pour 6 % du budget total.Le secteur musical reçoit 38 % des maigres 6,3 millions $ de cette catégorie et les arts visuels ont un peu plus de chance, avec 45% Il n’est pas surprenant, alors, que le comité recommande une augmentation des budgets destinés au pre-fectionnement, incluant des session de sensibilisation au monde des arts pour les membres des conseils d’ad ministration.Et qu’il souhaite l’accélération de la diffusion des oeuvres artistiques.Le rapport suggère aussi de faire montre d’une plus grande sélectivité dans l’octroi de fonds, autant pour les nouveaux organismes que pour ceux qui font une deuxième ou troisième demande d'aide au MAC.« Cette recommandation va entraîner une consolidation des différents secteurs, les nouveaux projets devant davantage être canalisés vers les organismes existants plutôt que dans la constitution de nouvelles entités juridiques ».Les auteurs du rapport sont MM.PHOTO JACQUES NAOEAU Liza Frulla-Hébert André Coupet, économiste, Guy De-Repentigny, économiste, Mme Linda Otis, psychologue, et M.Claude La-fond, spécialiste en financement d’entreprise.Us ont fait appel à deux conseillers, MM.François Arcand, président de Cultur’Inc., et François Colbert, professeur aux Hautes Études commerciales.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Boisbriand roués ».La Loi de l’environnement limite la révocation des certificats d’autorisation à quatre cas seulement : aux demandes frauduleuses ou basées sur des informations erronées, aux projets qui changent de vocation en cours de route, aux projets qui enfreignent les lois du Québec ou aux promoteurs qui ne se sont pas prévalus pendant un an du certificat accordé.LE DEVOIR révélait hier qu’un projet similaire à celui autorisé par l'Environnement en novembre avait été soumis au ministère en 1988 et rejeté depuis parce qu’il se situait dans la plaine d’inondation.Cette zone est protégée pour des raisons de sécurité publique en raison des affaisements qui peuvent s’y produire lorsque l’eau des crues liquéfie littéralement les sols au printemps.Ces zones sont aussi protégées en raison de leur haute valeur écologique.Tout territoire inondé au moins une fois en vingt ans adopte avec le temps des caractéristiques morphologiques et écologiques qui en font un habitat privilégié par plusieurs espèces aquatiques, terrestres et ailées.Pour toutes ces raisons, Québec et Ottawa ont convenu, dans une entente fédérale-provinciale, de protéger ces territoires exceptionnels.En soi, cette entente n’a pas valeur légale.Mais le ministère québécois de l'Environnement a fait de la protection des zones d’inondation une de ses priorités lorsque s’est amorcé l'élaboration des schémas d’aménagement des municipalités régionales de comté (MRC).Les priorités du ministère ont ainsi pris force de loi une fois que les schémas furent adoptés.Celui de Boisbriand, qui protège la zone touchée par les travaux projetés, a été adopté par M.Pierre Paradis quand il était ministre des Affaires municipales.Cet aspect de la question a suscité hier une demande du critique de l’Opposition aux affaires municipales, M.Francis Dufour.Selon ce dernier, le ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan, doit lui aussi intervenir rapidement dans ce dossier pour forcer la MRC Thérèse-de-Blainville à « appliquer intégralement la Loi de l’aménagement ».LE DEVOIR rapportait que le maire de Boisbriand, M.Michel Gagné, qui est aussi préfet de la M RC, n’entend pas faire appliquer les dispositions sur la protection accordée à la plaine d’inondation là où les Développements Filiard veulent construire des maisons parce qu’il voit dans cette loi une sorte « d’expropriation» déguisée.C’est d’ailleurs sa ville qui a piloté la demande de certificat d’autorisation auprès du ministère.Pour M.Dufour, « un maire peut être en désaccord avec la loi, mais il doit la respecter.Un préfet a les mêmes obügations.Quand on voit qu’ici le maire et le préfet sont la même personne, il y a lieu à une interven- tion du ministre Ryan par son ministère ou la Commission des affaires municipales ».« On ne peut pas, conclut M.Dufour, laisser les promoteurs contrevenir impunément aux dispositions contenues dans les schémas d’aménagement ».Le collègue de M.Dufour, M.Denis Lazure, critique en matière d’environnement, a reproché à M.Paradis d'avoir laissé passer un projet que son prédécesseur, M.Clifford Lincoln, avait bloqué en 1988.M.Lazure a réclamé du ministre qu’il « mette fin dans les meilleurs délais aux travaux entrepris » sur les terrains Filiard.C’est à peu près au même moment que le sous-ministre de l’Environnement faisait parvenir l’avis d'arrêt des travaux à Boisbriand et l’avis de révocation du certificat d’autorisation accordé pour ce projet en novembre dernier.Incidemment, LE DEVOIR a appris hier que le ministère avait refusé, le 17 janvier, à un promoteur résidentiel installé sur le lot voisin, le projet Chambord la permission d’aller de l’avant avec un projet similaire parce qu'il se situait en plaine d’inondation.Mais le projet Filiard soulève une question supplémentaire, selon la lettre du sous-ministre de l’Environnement.En effet, M.Trudeau précise au directeur général de Boisbriand : « Nous avons découvert qu’une étude de sol des Laboratoires Ville-Marie Inc., effectuée le 9 mai 1990 pour le promoteur, confirme la présence de remblai variant de 1,3 à 1,8 mètre et dont la nature est constituée de matériaux secs (asphalte, briques, tuyaux et acier d’armature), ce qui serait contraire au Règlement sur les déchets dangereux».Le sous-ministre ajoute que ses fonctionnaires ont visité ce terrain qui n’est pas « naturel », à son avis, comme l’a prétendu l’ingénieur de Dessau dans sa demande pour le certificat d’autorisation de Boisbriand.Il s’agit plutôt, écrit M.Trudeau, d’un « terrain remblayé et, selon des témoignages recueillis, ce remblayage s’est effectué au cours des cinq dernières années.Il ne s’agit donc pas d'un terrain naturel et le projet se situerait en zone inondable».Le sous-ministre donne 10 jours à Boisbriand pour lui indiquer que ses motifs de résiliation du certificat d’autorisation ne sont pas fondés.D’ici là, dit-il, la ville doit arrêter les travaux.4 Frulla-Hébert est venu de mettre le scepticisme de côté », souhaite-t-elle.Elle a précisé par ailleurs qu’il n’est pas question que l’État se désengage du secteur culturel.« Au contraire, au contraire».Le groupe-conseil devra faire vite.Il devra remettre son rapport — « pas une brique mais une soixan taine de pages » — à la mi juin.Ensuite, un débat public suivra, puis une commission parlementaire.Assez pour occuper la ministre jusqu'à la fin de son mandat.D’ici là, la ministre entreprendra la simplification du ministère, soit la réduction des 60 programmes d’aide à 32 et aussi la mise sur pied d’un gui ehet unique de manière à ce que tou tes les demandes d’aide soient acheminées à la même enseigne.Elle veut aussi que l’aide soit accordée sur une base triennale, pour mieux permettre aux organismes et créa teurs de planifier.Mme Frulla-Hébert a annoncé ses projets eri rendant publique une étude très attendue sur le financement des arts au Québec, effectuée par la firme Samson Bélair.Le rapport déplore justement l’absence de projet culturel et la perte de leadership du ministère des Affai res culturelles.Et il souhaite une meilleure planification au sein du mi nistère.La ministre a dit que certaines recommandations lui plaisaient et que d’autres devraient être poussées, comme celle sur la création d’uri fonds régional faisant appel aux municipalités et à l'entreprise pri vée.Outre M Arpin, les autres membres sont M M.Jules Bélanger, historien et président de la Société historique de Gaspésie, Bernard Boucher, secrétaire général de l’Institut québécois du cinéma, Marcel Couture, président du Salon du livre de Montréal, Antoine del Busso, éditeur, directeur des Éditions de l’Homme, Peter Krausz, directeur de la Gale rie d’art du Centre Saidye Bronfman, Mme Andrée Ménard, directrice du Regroupement indépendant des dif fuseurs d’événements artistiques (RIDEAU), MM.Gaétan Morency, directeur de l’Association du disque et de l’industrie du spectacle québécois (ADISQ), Robert Spcikler, directeur de l’Orchestre symphonique de Montréal, Mme Marie Tifo, comédienne, et M.Serge Turgeon, président de l’Union des artistes.Mme Frulla-Hébert n’a pas précisé à quel type de ministère de la culture elle songeait.Mais elle veut le changer.Et en réponse aux critiques non équivoques du rapport Samson Bélair, elle admet que « oui le ministère s’est embourbé, oui il y a un manque de leadership».Dans les années soixante, a-t-elle dit, nous avons rendu la culture plus populaire, dans les années soixante-dix, nous avons décentralisé vers les régions et dans les années quatre-vingts, nous avons travaillé sur l’offre.Il faut désormais travailler sur la demande.Après tout, 60% des Québécois ne touchent à aucune activité culturelle.4 Irak dienne a mené hier son premier raid «offensif» contre l’Irak.Quatre chasseurs F-18 basés à Qatar ont effectué une mission de « balayage » au profit d'une escadrille de bombardiers américains, en leur ouvrant la route.L’aviation de l’émirat de Bahrein a également, pour la première fois, participé hier aux opérations aériennes de la force multinationale.Selon un porte-parole militaire saoudien, les aviations des Alliés ont accompli plus de 15 000 sorties depuis le déclenchement des hostilités.La guerre du Golfe durera « probablement des mois », a indiqué hier la Maison-Blanche, soulignant que les États-Unis ne savaient pas exactement quelle serait sa durée, mais que l'opinion publique devait accepter le fait qu’elle ne serait ni courte ni sans pertes américaines.Alors que les signes de préparation d’une offensive terrestre se sont multipliés ces derniers jours, le premier ministre britannique John Major a déclaré quant à lui qu’une « guerre terrestre peut encore être évitée dans le Golfe si le président irakien se retire du Koweit comme nous le lui demandons».Le secrétaire britannique à la Défense, Tom King, a annoncé de son côté l’envoi dans le Golfe d’une demi-escadrille de chasseurs bombardiers Buccaneer, dotés d’équipements laser.Par ailleurs, l’agence officielle irakienne INA a rapporté que le président Saddam Hussein avait rendu visite mercredi à ses soldats sur le front.Selon l’agence, le chef de l’État irakien a bravé les bombardements pour inspecter des positions avancées de l’armée irakienne.Il a promis la victoire à ses officiers et s’est engagé à « libérer » la Palestine et les lieux saints de la Mecque et Médine.La télévision irakienne a diffusé hier soir des entretiens avec « d’autres pilotes américains faits prisonniers », a indiqué l’agence irakienne INA.Les pilotes, affirme INA, ont « fourni des informations sur les missions agressives qui leur ont été confiées ».Selon Peter Arnett, de CNN, seul journaliste occidental autorisé à rester dans la capitale irakienne, les Alliés ont mené hier trois nouveaux raids sur Bagdad, pour le huitième jour consécutif.Il n’a pu préciser quels étaient les objectifs visés.Son témoignage était soumis à la censure irakienne.En Iran, le commandant des Gardiens de la Révolution, Mohsen Re-zaei, a fait savoir que les forces armées iraniennes étaient en état d’alerte maximum.« En cas d’extension du conflit, si notre pays est visé, nous affronterons l’ennemi avec force », a-t-il dit, selon l’agence iranienne IRNA.Le président iranien Ali Akbar Rafsandjani a déclaré hier que l’Iran et la Syrie devaient agir pour mettre fin à la guerre et prévenir toute nouvelle destruction en Irak et au Koweit.Lors d’entretiens à Téhéran, le vice-président iranien Hassan Ebra-him llabibi et son homologue syrien Abdel Halim Khaddam ont exhorté l'Irak à retirer ses troupes du Koweit.Ils ont également réclamé le respect des frontières internationales et se sont prononcés contre toute partition de l’Irak.L’Irak a pour sa part fermé aux réfugiés sa frontière vers la Jordanie.Cette mesure, apparemment entrée en vigueur mercredi, laisse l’Iran comme seule porte de sortie à ceux, principalement des Jordaniens et des Palestiniens, qui cherchent à échapper aux bombardements.Téhéran fait de son côté état de l’arrivée d’un millier de réfugiés par jour.Par ailleurs, des sous-marins américains croisant en Méditerranée et en mer Rouge tirent des missiles de croisière Tomahawk contre des cibles irakiennes, une première pour l’US Navy, ont indiqué hier des sources du Pentagone ayant requis l’anonymat.« Il s’agit de la première utilisation de missiles lancés à partir de sous-marins dans une situation de combat », a souligné l'une de ces sources.« Il y a eu de multiples lancements » de missiles Tomahawk à partir des sous-marins au cours des derniers jours, a précisé une autre source.Jusqu’à présent seuls les tirs de Tomahawk à partir des navires de surface américains dans le Golfe avaient été rendus publics.L’entrée des missiles lancés à partir de sous-marins dans l’opération Tempête du désert constitue une « nouvelle menace dont Saddam Hussein doit s’inquiéter», a commenté une source.Les missiles « se dirigent maintenant sur lui à la fois du nord et du sud », a ajouté l’autre source.Ues sources ont refusé de donner des indications sur les routes empruntées par les Tomahawk qui pourraient traverser les espaces aériens d’Israël, de la Syrie, de la Turquie ou de l’Égypte.4 Impôts Huit jours après le déclenchement des hostilités, la tempête du golfe Persique a eu l'effet d’un bon vent politique pour le gouvernement Mul-roney.Pour la première fois depuis longtemps, les lignes téléphoniques fé dérales ont retenti d’appels favorables cette semaine.À l’extérieur du Québec en particulier, il n’est pas rare d’entendre des gens concéder sur les ondes de radios que, pour une fois et presque à regret, ils donnent raison à Brian Mulroney.En plus, la guerre du Golfe a complètement éclipsé l’impopulaire TPS au moment critique de son lancement.Éclipsés également les ratés et les faux départs des deux commissions fédérales destinées à relancer le débat constitutionnel au pays.« Il y a de sérieux problèmes au pays, mais dans l'immédiat, la crise dans le Golfe est majeure et elle va avoir préséance », a convenu hier le premier ministre.Les sondages internes du gouvernement confirment ce qu’il pressentait : l’opinion publique s’est ralliée à sa position du gouvernement en trois temps.Dans la foulée du déclenchement des hostilités, les bombardements sur Israël et ensuite le specta-cle télévisé des prisonniers de guerre ont fait graduellement pencher la balance en faveur de l’inter vention militaire des Alliés.La rapidité avec laquelle les événements se sont déroulés a également contribué à consolider les arguments du gouvernement, lui met- tant sous la main des preuves de ce que Saddam Hussein n’a pas les ré flexes d’un homme qui plie sous les pressions diplomatiques.Mais les sondages montrent éga lement que si la majorité de Canadiens approuvent maintenant le recours à la force dans le Golfe, ils s’objectent toujours à ce que des troupes canadiennes participent au conflit armé.El, préviennent les experts, l’opinion publique canadienne se forme actuellement dans un climat de fausse sécurité, une bulle que la dis parition d’un seul avion canadien pourrait crever brutalement.À plus long terme, le conflit plonge également dans l’incertitude les projets de relance du gouvernement, le contrôle de la suite des événements lui échappant à peu près complète ment.C’est ainsi que le remaniement prévu des premières lignes du cabinet fédéral devient improbable tant que Joe Clark sera sur la brèche de la guerre du Golfe.Difficile également de lancer de nouveaux programmes, tant que.la guerre continue de drainer les énergies de l’appareil politique fédéral et alors qu’elle menace de taxer lourdement ses finances.Difficile enfin de tourner la page sur les deux dernières années et leur lot de mesures impopulaires avec un nouveau Discours du trône dans le climat survolté d’une éventuelle guerre mondiale.« Nous discutons de tout cela », a confirmé le leader parlementaire du gouvernement Ilarvie André, hier après-midi, en n’excluant pas que soit repensé le calendrier politique du gouvernement pour reporter à l'automne ses tentatives de faire peau neuve aux yeux de la population canadienne.25 janvier par la PC et l'AP 1990: un ouragan s'abat sur l’Europe occidentale: 93 morts ; décès de l'actrice américaine Ava Gardner.I9H8: le Canadien Felix Belczyk enlève le slalom super-géant de Lukerbad, en Suisse, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin.1979: publication du rapport de la Commission Pépin-Robarts qui propose notamment un statut particulier pour le Québec.1973: création au Québec de la Ceco, la Commission d'enquête sur le crime organisé.1905: l'archevêque de Québec, Mgr Maurice Roy, est élevé au cardinalat.1959: le pape Jean XXIII annonce la convocation d'un concile oecuménique.1918: mort à 48 ans d’Al Capone, l’ancien chef du monde interlope qui vivait à Miami depuis 1939.Ils sont nés un 25 janvier: l.e poète écossais Robert Burns (1759-1796); l’auteur Somerset Maugham (1874-1965).Ecoutez Ciel et parcouq le monde Écoutez Ciel MF tous les jours et identifiez 4 mots passeport.Vous pourriez vous retrouver sous le ciel d’Italie ! Tiraqe le 14 février 1991 cxvrik Remplissez et retournez à: Ciel, C.P.98,5 — Longueuil, J4H 3Z3 Mois pas.vsk/î________Date Mus* Prénom ViBe vùtfcr p031# téléphona féufersc* T étéphont bureau Kl ¦ Quand on y pense, ce n’est pas ce qu’on pense l’épilcpsic du quèbet EPSIE 5- LA VIE ECONOMIQUE Montréal, vendredi 25 janvier 1991 Les faillites ont augmenté de 43 % en 1990 Jean Campeau accède au conseil du Fonds FTQ OTTAWA (PC) — Ix?nombre de consommateurs et d’entreprises poussés à la ruine durant 1990 a fait un bond de 43 % par rapport à 1989 alors que l'économie canadienne entrait en période de récession.Un total de 54 424 faillites ont été enregistrées l’année dernière, com-parativeinentà 37 866 en 1989, a indiqué hier le ministère fédéral des Consommateurs et Sociétés.Au Québec, le nombre de faillites a atteint 18 598 l’an dernier compariti-vement à 14 713 en 1989.On avait déjà constaté que la récession s’était amplifiée en décembre, le nombre de faillites durant ce mois-là ayant augmenté de 64% pour s’établir à 4993, comparativement aux 3003 de décembre 1989.Le Canada est officiellement en récession depuis le mois d’avril, date à laquelle l'economie a commencé à se contracter au lieu de croître, pliant sous le poids des taux d’intérêt élevés et de l’effondrement de la confiance des entreprises et des consommateurs.Un individu ou une entreprise est en faillite lorsqu’il ne leur est plus possible d’acquitter les factures a l’échéance.Une déclaration de faillite met fin à toute tentative de se faire payer de la part des créanciers et, éventuellement, efface toutes les dettes.C’est l’Ontario qui a été le plus durement frappé par les faillites, 19194 entreprises et consommateurs ayant été ruinés durant l’année 1990, ce qui équivaut à un bond de 85 % par rap port à 1989.L’Ontario, la province ou la réces- sion a le plus sévi, a aussi enregistré 1943 faillites en décembre seulement, soit plus du double des 845 de décembre 1989.Le nombre de faillites a grimpé dans chacune des provinces et territoire du pays durant 1990, à l'exception des Territoires du Nord-Ouest.On n’a enregistré aucune faillite dans cette région l'année dernière, comparativement à huit en 1989.Ailleurs au pays, il y a eu 1 1642 faillites commerciales en 1990 ainsi que 42 782 faillites individuelles.Le taux d’escompte sous la barre des 11 % OTTAWA (PC) — Pour la première fois en 25 mois, le taux d’escompte de la Banque du Canada est passé hier sous la barre des 11 %, alors qu’avec la disparition de nouvelles pressions inflationnistes s’intensifie la crainte d’une récession plus grave que prévu.Mil passant de 11,08 % à 10,88 %, le taux d’escompte a ainsi fléchi pour une huitième semaine consécutive.("est le niveau le plus bas du taux d’escompte depuis la dernière semaine de novembre 1988, alors qu’il avait été de 10,84 %.Déjà, mercredi, la Banque de Montréal avait annoncé qu’elle réduisait son taux privilégié de 12,25 % à 12 %.Ce taux se trouve également à son plus bas niveau depuis novembre 1988.Les autres grandes banques attendront encore quelques jours avant d’abaisser leur taux privilégié.La Banque de Montréal a aussi réduit certains de ses taux hypothécaires d’un quart de point de pourcentage.Mlle a ainsi abaissé les taux de ses prêts hypothécaires fermés de six mois et d’un an à 11,75 % et ceux de ses prêts fermés de cinq et de sept ans à 11,7 %.Ces nouveaux taux entrent en vigueur vendredi.11 y a quelques semaines, certains économistes avaient exprimé la crainte que les pressions inflationnis-tes causées par la taxe sur les produits el les services et la guerre dans le golfe Persique pourraient empêcher les taux d’intérêt de baisser.Mais la récession s’est accentuée et la crainte d'une hausse du prix du pétrole s’est atténuée.Statistique Canada a rapporté cette semaine que les prix à la consommation ont chuté de 0,1 % endé-cembre, portantl’inflation à 5%.On s’attend toujours à ce qu’en janvier l’inflation augmente à cause de la TPS.Le gouvernement fédéral a évalué que la taxe de 7 % aura un impact unique sur l’inflation et l’accroîtra de 1,25 point de pourcentage.Mais la récession peut avoir pour conséquence une chute rapide de l’inflation, cjui a progressé sensiblement plus tôt cette année.Il semble en outre que la récession ne cesse de s’aggraver, a aussi fait savoir Statistique Canada cette semaine.Taux d’escompte % | 24 jan.10.88% 16- rjr y 86 87 88 89 90 91 )«n.'91 La BN vise un rendement égal à la moyenne de l’industrie L’ex-président de la Caisse de dépôt y prônera la primauté du rendement Kollande Parent Serge Truffaut Source Banque du Canada (PCI DES provisions pour pertes sur prêts beaucpup moins importantes que lors des années antérieures devraient naturellement permettre au rendement sur l’avoir des actionnaires de la Banque Nationale de s’aligner cette année sur la moyenne de l’industrie.En 1990, on s’en souviendra, le rendement de cette institution n’avait été que de 10 % seulement contre un rendement moyen avoisinant 15% pour l’ensemble des grandes banques.Des pertes prévues de 180 millions $ sur les prêts cette année, contre 250 millions $ en 1990, « l’année Campeau », et 441 millions $ en 1989, « l’année des prêts aux pays en développement », va favoriser la rentabilité de cette banque qui affichera, promet M.André Bérard, président du conseil et chef de la direction, un bénéfice net supérieur aux 170 millions $ de 1990.À l’issue de l’assemblée annuelle des actionnaires convoquée hier à Montréal, la haute direction de cette institution financière s’est déclarée confiante d’obtenir un rendement d’autant plus élevé qu’une modification de la politique des prêts a été effectuée après que l’« affaire Campeau » eut saigné les profits d’une banque dont l’ambition, clairement affichée hier, est de devenir la banque des PM E en Amérique du Nord.En effet, le successeur de M.Michel Bélanger — ce dernier, incidemment, ne siégera plus sur le conseil d’administration de la Banque — a confié qu’à la suite de l’impact important que l’affaire Campeau avait eu sur la banque — 58 % des pertes totales —, il avait été notamment décidé de réduire sensiblement le montant qui peut être prêté sur marge.De plus, « nous avons imposé des restrictions sur la base d’un multiple entre le nombre d’actions qui peuvent nous être laissées comme garanties et les volumes quotidiens qui sont transigés sur le marché boursier et nous éviter d’avoir à prendre des positions de contrôle ».Selon les indications fournies, il est vraisemblable qu’un pourcentage non négligeable des pertes qui seront encourues sur les prêts antérieurement consentis proviendront des États-Unis, et plus particulièrement PHOTO CP André Bérard du secteur immobilier.À la suite de l’acquisition, lors du dernier exercice, de 700 millions $ de prêts que la New England Commercial Finance Corporation avait initialement accordés, le portefeuille de prêts immobiliers de la Banque Nationale en territoire américain a dépassé le milliard de dollars.Géographiquement, il est réparti comme suit : 35 % du portefeuille en Californie, 15 % à New York, 12 % en Illinois et 11 % en Floride.Si en Californie et en Floride la position de la Banque à cet égard est sans aucun danger, il n’en va pas ainsi dans la région new-yorkaise où la situation est plus précaire.Bref, selon les propos tenus par M.Bérard quelque 290 millions $ de prêts immobiliers sont non productifs.Cela dit, le président de la Banque a certifié que son institution avait, à cet égard, « la capacité d'attendre ».En fait, si l’on en croit les indications fourmes tant par M.Bérard que par ses plus proches collaborateurs, soient les premiers vice-présidents Léon Courville, Jean Turmel et Pierre Paquette, la Banque a mis sur pied divers mécanismes qui devraient lui permettre d’être plus patiente à l’égard de sa clientèle qu’elle ne l’avait été lors de la récession de 1981-82.À cette époque, on s’en rappellera, l’impatience de la B N en la matière était telle, qu’on l’avait surnommée la « tireuse de plugs ».Lors de son allocution, le président de la BN a fustigé les politiques économiques du gouvernement fédéral en ces termes : « Au risque d’être qualifiés d’idéologues, certains d’entre nous ont répété constamment que l’état déplorable des finances publiques canadiennes entraînerait de lourdes conséquences.Le gouvernement fédéral a fait la sourde oreille jusqu’à tout récemment.Que ce gouvernement n’ait su profiter de huit années de croissance économique pour régler le déficit est tout simplement inacceptable ».Dans cet environnement de déliquescence économico-politique, seul le gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, a trouvé grâce aux yeux de M.Bérard.Selon lui en effet, « dans ce contexte, la Banque du Canada n’avait aucun choix : elle devenait le refuge ultime de la discipline économique.On lui a refilé le problème de gérer une dette sans cesse croissante.En même temps, elle devait temporiser la surchauffe qui sévissait dans certaines régions du pays».En conséquence, le président de la BN a pris des accents plus politiques que strictement économiques pour emettre le souhait que « les événements que nous avons vécus sauront convaincre suffisamment d’électeurs que restaurer l’équilibre financier de nos gouvernements doit devenir la priorité des prochaines années».Sur l’avenir politique du Québec, le président de la BN n’a pas voulu se commettre.Même si cette institution financière avait affiché son adhésion à la politique constituion-nelle arrêtée par le gouvernement Mulroney lors des accords du lac Meech, M.Bérard s’est refusé à tout commentaire.de la Pr esse Canadienne LE CONSEIL d’administration du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) vient de s'enrichir de la présence de Jean Campeau, qui était jusqu’en juin dernier le numéro un de la Caisse de dépôt et de placement du Québec depuis dix ans.Cet apport arrive à point nommé.En raison de la période économique difficile, les demandes de nouveaux capitaux pullullent ces semaines-ci.Elles ont doublé par rapport à la même période l’aimée dernière.Mais M.Campeau considère qu'il faut que le Fonds demeure prudent et porte une grande attention au rendement de l'investissement, a-t-il indiqué hier en conférence de presse.« Par formation ou déformation, je suis axé sur le rendement très fort.Je vais essayer de convaincre les gens de miser là-dessus », a fait valoir M.Campeau prêt à admettre toutefois qu’il lui reste à s’ajuster à la philosophie du Fonds qui accorde une priorité à la création ou la préservation d’emplois.« Il ne faut pas seulement se baser sur le risque.Il faut se baser sur le rendement.Bien souvent, parce oue le Fonds a comme mission de créer des emplois et de les préserver, il peut arriver qu’il sacrifie un peu sur le rendement », a-t-il commenté.L’ancien grand patron de la Caisse de dépôt et de placement croit que « le Fonds doit se faire violence et faire attention à la sécurité de l’argent qui lui est confié».Si l’on tient compte du crédit d’im- pôt, totalisant 40%, le rendement pour les six années d’existence du Fonds s'établit à 14 %, aime à dire le pdgdu Fonds Claude Blanehet.Pour le dernier exercice financier, terminé le 31 octobre, le taux de ren dement a été de 6,14%.Par ailleurs, même si les demandes d’investissement affluent, M Campeau est d’avis qu’il importe de ne pas « sacrifier la sécurité du pla cernent ».L’an dernier, plus de 350 demandes de financement sont parvenues au Fonds.Sur les 41 acceptées, il s’agis sait de nouvelles entreprises (24) et de projets où le Fonds avait déjà in vesti (17).Au cours de l'exercice financier qui a commencé le 1 novembre 1990, des ententes ont été signées pour une somme égale à 50 % du total de en gagements de l'année précédente, soit pour 33 millions $.La compagnie d’accessoires d’automobile Astroflex a reçu 125 000 $; le Groupe Transat, grossiste en voyages et transporteur aérien, s’est vu accordé 4 millions $; le club de baseball Les Expos 5 millions $; l’atelier de typograhie Caractéra-Avant-Grade 150 000 $ et le nouveau fonds immobilier (15 millions $).L’actif du Fonds est actuellement de 335 millions fi, dont 200 millions $ sont investis dans 75 petites et moyennes entreprises québécoises.Après sept années d’existence, quelque 17 000 emplois ont été créés ou préservés.Les autres sommes sont investies dans les obligations et les dépôts à terme, notamment.Lavalin aurait reçu un autre Airbus A-310 Robert Dutrisac C’EST hier que la PWA devait livrer un autre gros porteur Airbus A-310 à Lavalin, le premier de cinq avions semblables dont International Aeroplane Company (IACO), une filiale de la firme d’ingénieurs montréalaise, doit prendre livraison cette année.Payable comptant à la livraison, chacun de ces appareils coûtent quelque 70 millions $.Lavalin en a acquis deux l’été dernier et comptait bien, à brève échéance, les revendre ou les louer à long terme, tout cela pour réaliser un profit non négligeable.À ce jour, tout indique que la firme les a toujours sur les bras.Or Lavalin a emprunté la majeure partie de la somme nécessaire à ces achats et chacun de ces appareils lui coûte 500 000 $ par mois en intérêt seulement.Le porte-çarole du vendeur, la PWA, n’a pu etre rejoint hier afin de confirmer la livraison.Du côté de Lavalin, le porte-parole de la société, M.Clément Richard, n’avait aucune information à communiquer au DE- VOIR.« Je n’ai rien à vous dire », s’est-t-il limité à répéter sur un ton cassant.Dès mars prochain, Lavalin doit recevoir un autre Airbus de même valeur el les trois autres à l'automne.Ces livraisons font partie d'un con-trat ferme totalisant 800 millions $ et portant sur 10 Airbus usagés, accompagnés de pièces de rechange, soit 710 millions $ pour les appareils et 90 millions $ pour les pièces.La filiale d’aviation de Lavalin a signé ce contrat l’an dernier avant le déclenchement de la crise du Golfe.Depuis lors, le marché pour de tels appareils s'est considérablement détérioré, on le comprendra facilement.L’industrie du papier a connu une année difficile d'après la Presse Canadienne L’ANNÉE 1990 a été « plutôt décevante » pour l’industrie des pâtes et papiers, les expéditions ayant été inférieures aux prévisions et même moindres qu’en 1989.L’Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers faisait le point, hier, sur la situation de l’industrie au Canada, à une semaine du congrès qui doit réunir les membres de cette association à Montréal.L’économiste de l’association, M.Kevin McElhatton, avoue que l’industrie s’attendait en 1990 à « une hausse marginale » des expédilions par rapport à 1989, mais une légère hausse tout de même.Or, 1990 a été « plutôt décevante ».Les expéditions ont atteint 24,15 millions de tonnes, en baisse de 2,9 % ou 715 000 tonnes par rapport à 1989.De façon globale, l’industrie des pâtes et papiers a fonctionné à seu lement 87 % de sa capacité, comparativement à 93% en 1989.Les expéditions de papier journal, notamment, ont chuté de 5,5 %, en 1990.Ce secteur a été touché par des conflits de travail dans l’Est du Canada, ce qui aurait entraîné une perte de 665 000 tonnes de papier journal, aux dires de l’association.L’économiste McElhatton explique cette performance décevante par la détérioration des conditions économiques sur le marché nord-américain.Ce marché accapare normalement les trois-quarts des expéditions de l’industrie.Les ventes au Canada ont baissé de 3,7 % et les expéditions outre mer ont décrû aussi de 10 %.De même, le niveau trop élevé du dollar canadien el les taux d’intérêt trop élevés ont nui aux exportations.Pour le moment, 1990 n’est pas encore une année de pertes mais, chose certaine, les profits sont en baisse.Tout dépendra du dernier trimestre.Pour le moment, on parle de revenus d’environ 70 millions $.La dernière année de pertes pour l’industrie des pâtes et papiers remonte à 1982, selon M.McElhatton (ce qui exclut certains trimestres de pertes).Pour l’année 1991, l’industrie prévoit « des gains modestes », avec des expédilions de 24,6 millions de tonnes, soit une augmentation de 1,9 % par rapport à 1990.Ces prévisions tout de même optimistes sont fondées sur un certain redressement de l’économie dès la première moitié de 1991.L’association suppose que « les pressions inflationnistes s’atténueront et que les conditions monétaires s’adouciront », ce qui autoriserait une certaine amélioration de la situation.L’Association des producteurs de pâtes et papiers attribue cette croissance en 1991 à un accroissement des expéditions vers les marchés outre iner, surtout.Les ventes intérieures, elles, devraient diminuer encore de 0,8% en 1991, selon les prévisions.L’industrie canadienne des pâtes et papiers est l’une des plus iinpor tantes au Canada.Elle emploie directement 175 000 travailleurs, en plus de 100 000 autres, directement, dans l’industrie du bois de sciage.Si on inclut le secteur du bois, ainsi que les emplois indirects, on parle de 1 emploi sur 12 au Canada, note M.McElhatton.boursier Dollar canadien (US Cents) 86.23 .13 Or (New YorK-USS) 373.00 Montréat-XXM TSE-300 Dow Jones 3212.60 2643.07 + 24.01 1727.70 + 15.69 22.03 (PC) Golfe : c’est le pactole pour les assureurs NEW YORK (AP) — Bien que leurs prix aient considérablement augmenté, les affaires sont florissantes pour les compagnies d'assurances qui vendent aux entreprises des po lices couvrant les risques relatifs aux actes terroristes et à la guerre.La compagnie American International Underwriters, basée à New York, assure ainsi que la demande pour ses polices couvrant les enlèvements et les rançons, la détention arbitraire par certains pays — y compris l'Irak —, les décès acciden-tels ou les mutilations provoqués par d'éventuelles actions terroristes a connu un Immiiti.Une demande qui est d’autant plus pressante que le nombre de compagnies d’assurances qui offrent de tels services est relativement j>eu élevé.En effet, seuls les Lloyd’s de Londres et une poignée d’autres compagnies offrent de tels contrats.Si le prix de ces assurances varie suivant l’entreprise qui la souscrit, notamment en fonction de sa nationalité et du nombre de ses employés, le prix minimum proposé par American International Underwriters aux entreprises américaines, et pour des contrats ne comprenant pas les voyages à l’étranger, va de 2500 à 50 000$ US par an.Depuis le déclenchement des hostilités dans le Golfe, American International a augmenté ses tarifs et se réserve le droit de les modifier tou tes les 24 ou 48 heures, a déclaré David Samuel, l’un des responsables de la compagnie.Autre signe de l’inflation, le coût de l’assurance pour les navires ou les avions allant dans les pays du Moyen-Orient a augmenté dans certains cas de 1000 %, selon des assureurs.Ces coûts prohibitifs ont déjà obligé la plupart des compagnies aériennes américaines à annuler leurs vols à destination de cette région.UNION QUÉBÉCOISE, COMPAGNIE D’ASSURANCES GÉNÉRALES INC.AVIS D’ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLE ET SPÉCIALE Avis est donné aux actionnaires que l'assemblée générale annuelle et une assemblée générale spéciale se tiendront au 550 rue Sherbrooke ouest, à Montréal, le mardi 26 lévrier 1991 à 14h00 pour: a) recevoir le rapport des administrateurs et les états financiers de la compagnie, incluant le rapport des vérificateurs pour l’exercice terminé le 31 décembre 1990: b) ratifier les actes, règlements et décisions des administrateurs et dirigeants depuis la dernière assemblée annuelle: c) élire les administrateurs: d) nommer les vérificateurs et fixer leur rémunération; e) fixer le montant global des rémunérations à être versées aux administrateurs; f) étudier toute autre question dont l'assemblée pourrait être régulièrement saisie.Par ordre du Conseil d'administration La secrétaire, Jacynthe Michaud Montréal, le 25 janvier 1991 CANASSURANCE, COMPAGNIE D'ASSURANCES GÉNÉRALES INC.AVIS D’ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLE ET SPÉCIALE Avis est donné aux actionnaires que rassemblée générale annuelle et une assemblée générale spéciale se tiendront au siège social de la compagnie, 550 rue Sherbrooke ouest, à Montréal, le mardi 26 février 1991 à 15h00 pour: a) recevoir le rapport des administrateurs et les états financiers de la compagnie, incluant le rapport des vérificateurs pour l'exercice terminé le 31 décembre 1990; b) ratifier les actes, règlements et décisions des administrateurs et dirigeants depuis la dernière assemblée générale annuelle; c) élire les administrateurs; d) nommer les vérificateurs et fixer leur rémunération; e) fixer le montant global des rémunérations à être versées aux administrateurs; 0 étudier toute autre question dont l'assemblée pourrait être régulièrement saisie.Par ordre du Conseil d'administration La secrétaire, Jacynthe Michaud Montréal, le 25 janvier 1991 CANASSURANCE, COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE INC.AVIS D'ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLE ET SPÉCIALE Avis est donné aux actionnaires et aux porteurs de polices avec participation que rassemblée générale annuelle et une assemblée générale spéciale se tiendront au Club Saint-Denis, 257 rue Sherbrooke est, à Montréal, le mercredi 27 février 1991 à 15h00 pour: a) recevoir le rapport des administrateurs et les états financiers de la compagnie, incluant le rapport des vérificateurs pour l'exercice terminé le 31 décembre 1990; b) ratifier les actes, règlements et décisions des administrateurs et dirigeants depuis la dernière assemblée générale annuelle; c) élire les administrateurs; d) nommer les vérificateurs et fixer leur rémunération; e) fixer le montant global des rémunérations à être versées aux administrateurs; 0 étudier toute autre question dont l'assemblée pourrait être régulièrement saisie.Par ordre du Conseil d'administration La secrétaire.Jacynthe Michaud Montréal, le 25 janvier 1991 A-6 ¦ Le Devoir, vendredi 25 janvier 1991 La guerre du Golfe L’Arabie Saoudite a fini par s’adapter à la dure réalité de la guerre Françoise Chipaux Le Monde R Y AI) — Objet, mercredi soir, d’une nouvelle attaque de cinq missiles Scud irakiens, l'Arabie Saoudite, entrée dans la guerre bien malgré elle, s’est pour l’instant adaptée sans trop de problèmes à cette situation nou velle, tandis que monte le sentiment anti-irakien.À l’appui d’un sévère avertissement lancé, à la veille du déclenchement des hostilités, par le ministère de l’Intérieur contre ceux qui tenteraient, à l’ombre de la guerre, d’ou trépasser les lois, le gouvernement saoudien a pris des mesures strictes pour assurer à tout le monde qu’il tient bien la situation en main.Si rien, à première vue, n’a réellement changé dans la capitale saoudienne attaquée à plusieurs reprises par des missiles irakiens, les mesures de sécurité s’y sont très nettement renforcées.Tous les grands hôtels, les ambassades des pays engagés dans la coalition anti-irakienne, les bâtiments publics, les grands immeubles, font l’objet d’une surveillance toute particulière.De très nombreuses patrouilles des différentes polices et de la Garde nationale sillonnent la ville.Contraints à s’installer dans une guerre dont ils aimeraient voir très vite la fin, les Saoudiens n’entendent pas toutefois céder aux appels au cessez-le-feu avant la libération totale du Koweit.Dans son palais de Ryad d’où il a rappelé au pays tous les membres de la famille royale, et où tous les hauts fonctionnaires de l’État sont présents, le roi Fahd — même si certains de ses concitoyens le trouvent trop silencieux — veut montrer que le pays oppose un front uni à l’épreuve.Les Muttawa — cette police religieuse honnie de la majorité de la population —, qui s’étaient montrés les plus réticents à la présence américaine, ont disparu des rues et aucune voix discordante n’est pour l’instant perceptible, comme cela était encore le cas en novembre ou décembre.La rumeur — vraie ou fausse, elle fait la joie de nombreux Saoudiens — dit que l’on a fait savoir à ces jeunes gens, qui se veulent plus religieux que tout le monde, que la Jihad se déroulait sur le front et que c’était donc là la meilleure place pour eux.Le lancement de missiles sur Ryad ou Dahran a complètement balayé les réticences des premières quarante-huit heures à laisser l’Irak se faire écraser sous les bombes.Les habitants de Ryad ont été pris par surprise : dans une note à ses ressortissants, mais qui a largement circulé, l’ambassade des États-Unis n’informait-elle pas, le 9 janvier, que les risques d’attaque contre la capitale saoudienne étaient « négligeables » et que la situation deviendrait plus sûre dès la guerre commencée ?Ils ont certes déserté en masse, mais ceux qui restent sont devenus plus agressifs à l’égard du régime irakien.48 heures perdues à cause du mauvais temps Traduisant sans doute assez bien l’évolution du sentiment général, le vice-ministre du commerce, le Dr Abdul Rahman Zamil, a ainsi déclaré : « Les attaques de missiles ont changé une chose.J’avais toujours dit que l’armée irakienne était une force arabe qui devait être préservée.Maintenant, je la regarde différemment.C’est une force destructrice, j’ai découvert que c’est trop dangereux d’avoir une telle concentration de pouvoirs dans les mains d’un homme comme lui.» Autre évolution, si les premières attaques de missiles Scud contre Israël avaient été omises dans la presse saoudienne, celle de mardi soir y était mentionnée et la télévision a retransmis quelques images des destructions pratiquées à Tel-Aviv.Après une semaine d’une guerre dont la conduite leur échappe largement, tant la disproportion des forces donne la primauté aux États-Unis, les Saoudiens, aidés sans doute par un grand fatalisme, ne veulent céder ni à la panique — la vie continue quasi normalement même si les sorties se font rares — ni au découragement.Il est cependant bien difficile d’avoir une idée exacte de la situation, les informations d’où qu’elles viennent étant contrôlées, sinon censurées.Une chose est sûre : la campagne aérienne risque de se poursuivre en- core longuement — « plusieurs semaines » affirmait mercredi le patron des forces françaises à Ryad, le général Roquejeoffre — et l’importance du potentiel à détruire, la difficulté de le localiser avec certitude, la protection dont il bénéficie sont grandes.Il semble bien à cet égard, dit-on aujourd’hui, que nombre de bombardements aient eu lieu sur des leurres.« Le Koweit, affirmait mercredi un officier ayant accès à des photos aériennes, est un nid d’artillerie.Nous savons, certes à quelques mètres près, où se trouvent les canons, les batteries etc.Encore faut-il tous les détruire et cela prendra du temps.» À cet égard, on estime déjà que les mauvaises conditions météorologiques ont retardé d’au moins quarante-huit heures le plan de bombardement prévu.Autre inconnue de taille : quelle stratégie veut adopter le président irakien ?Qu’ils s’en réjouissent ou s’en inquiètent, tous les pilotes constatent que l’aviation irakienne n’a encore rien montré.‘Plus de 80 % des avions devraient être encore intacts et les bombardements quotidiens des pistes ne suffisent pas à expliquer cette absence.Menaces à la frontière La même interrogation existe à l’égard des Scud : certes, ceux-ci sont pour la plupart interceptés et n’ont pas fait de dégâts importants pour l’instant.Il n’empêche; après une semaine, la menace de cet « objectif prioritaire » demeure la même.Le général Schwarzkopf, commandant de la Tempête du désert, a beau affirmer qu’« être dehors lors d’un orage au sud de la Géorgie lui ferait plus peur que de se trouver dans une rue de Ryad pendant une attaque de Scud », le message est difficilement recevable pour le citoyen ordinaire.Autre information d’avant-guerre sur laquelle on se montre aujourd'hui plus prudent : une « décomposition » de l'armée irakienne.Ives troupes alliées qui se déplacent quotidiennement le long de la frontière koweïtienne ou irakienne sont au contraire l’objet des tirs de l’artillerie irakienne et commençent à très sérieusement craindre que les armes chimiques, dont la menace continue de terrifier, soient employées en priorité contre elles.Le bilan des pertes ^ a,__-xr~ * ' —**-*«—^ -J PHOTO AP Des civils victimes ?Les autorités irakiennes ont laissé la chaîne de télévision CNN filmer ces décombres à Bagdad.Il s'agit, selon les autorités irakiennes, de zones abritant des civils, victimes des bombardements alliés.Le reporter de CNN est l'un des derniers journalistes occidentaux toujours en poste en Irak.La machine irakienne réserve bien des surprises Le Japon y va de 9 milliards $ supplémentaires TOKYO (Reuter) — Après des journées de débats a huis clos sous la pression de Washington, qui lui réclamait une contribution plus forte, le Japon a annoncé hier un apport supplémentaire de 9 milliards $ à la coalition en guerre contre l’Irak dans le Golfe.Cette décision a suscité une réaction immédiate de l’Irak, dont l’ambassadeur à Tokyo a dit qu’elle faisait du Japon un ennemi de Bagdad.Rachid al Rifai a ajouté que l’Irak se réservait le droit d’abattre tout avion militaire japonais qui viendrait évacuer des réfugiés au Proche-Orient.D’autres épreuves attendent le premier ministre Toshiki Kaifu dans son pays, au Parlement, où l’opposition dénonce un engagement inconstitutionnel dans une guerre étrangère, et dans la population, qui doit s’attendre à des hausses d’impôts.Le Japon, étroitement tributaire du pétrole du Golfe, est, avec l’Allemagne, l'un des deux seuls membres du Groupe des Sept (G-7) grands pays industrialisés à ne pas disposer d’une présence militaire au moins symbolique dans le Golfe.La « constitution de paix » imposée au Japon par les États-Unis lui interdit tout engagement dans un conflit extérieur, mais Washington a exercé de très fortes pressions sur le gouvernement Kaifu pour l’amener à fournir un appui financier plus important aux forces coalisées contre l’Irak.Bernd Debusmann AMMAN (Reuter) — La formidable machine de guerre irakienne n'a pas trop souffert des raids aériens et réserve encore bien des surprises, préviennent les observateurs.Pilotes kamikazes, bunkers piégés, oléoducs sous-marins prêts à s'embraser pour transformer les eaux du Golfe en mer de feu.Les alliés s’attendent à tout.Ils savent que pendant ses huit ans de guerre contre l’Iran, l’Irak a fait preuve de beaucoup d’audace.Le général Colin PowelJ, chef d’état-major interarmes américain, a reconnu avoir à faire à un ennemi passé maître dans l’art de la guerre défensive.Tandis que la guerre entre dans sa deuxième semaine, les responsables américains concèdent que le plus intense bombardement aérien depuis la Seconde Guerre mondiale n’a pas réussi à paralyser l'armée irakienne.« La vraie guerre, avec des combats terrestres, n’a pas encore commencé et il faut prendre au sérieux (le président irakien) Saddam Hussein quand il répète que son arsenal renferme des surprises», estime pour sa part un diplomate américain.L’aviation alliée, lors de ses 15 000 sorties, semble avoir détruit de nombreux faux lanceurs de missiles.Et l’Irak dipose encore de suffisamment de rampes pour lancer quotidiennement ses Scud sur Israël ou l'Arabie Saoudite.Les leurres, d’après les milieux jordaniens de la securité, émettent les mêmes signaux électroniques que d’authentiques lanceurs, pour tromper les radars ennemis.Des informations non confirmées font également état de faux avions, de faux chars et même de bases aériennes en bois ou en carton.Au rayon surprises, certains parlent d’un réseau de canalisations remplies de carburant qui trufferaient le rivage du Koweit.Il suffirait d’y mettre le feu pour transformer en cauchemar toute tentative de débarquement.Des responsables irakiens ont laissé entendre, la semaine dernière à Bagdad, que le gros de l’aviation irakienne avait été enterré et soigneusement camouflé.Si l’armée de l’air irakienne ne peut pas rivaliser avec les plus de 1700 appareils de la coalition, elle pourrait disposer d’un redoutable joker : les kamikazes.Le commandant des forces aériennes irakiennes, Mouzahem Saab Hassan, a laissé entendre, deux jours avant le déclenchement de l’offensive alliée, que des unités de pilotes-suicide pourraient entrer en action.Il a parlé « d’unités de guérilla » dont les pilotes étaient « prêts au sacrifice ».« Ils sont prêts à mourir au nom de la nation et de la Guerre sainte », a-t il dit.PARIS (AFP) — Voici le bilan des pertes militaires et civiles depuis le début de l’opération Tempête du désert le 17 janvier, d’après les informations officielles alliées et irakiennes.PERTES MILITAIRES ALLIÉS: 22 appareils perdus, dont deux mardi de nationalité non communiquée.26 aviateurs portés disparus (dont neuf ont été montrés à la télévision irakienne et un nommé par Radio-Bagdad) et un tué.ÉTATS-UNIS: 11 avions et un hélicoptère perdus, dont neuf au combat.Deux avions et un hélicoptère perdus pour raisons techniques ou à l’entraînement (un mort).Treize militaires portés disparus.Deux soldats tués accidentellement par l’effondrement d’un bun-kcr GRANDE-BRETAGNE: six avions perdus, dont cinq au combat.Dix aviateurs portés disparus.ITALIE: un avion et ses deux membres d’équipage portés disparus.KOWEÏT: un avion et son pilote portés disparus.ARABIE SAOUDITE: un avion perdu « pour raisons mécaniques » (pilote indemne).Le communiaué militaire irakien numéro 19 publié affirme que les pertes des forces alliées depuis le début des hostilités s’élèvent à 235 avions et missiles.L’Irak avait annoncé dimanche avoir abattu 160 avions alliés.IRAK: de source alliée : 43 avions irakiens détruits ou abattus.Trois vedettes détruites ou mises hors de combat et deux navires poseurs de mines apparemment coulés dans le Golfe.Cinq soldats irakiens tués lors d’un raid contre des plates-formes pétrolières au large du Koweit et trois Irakiens tués hier au cours d’une opération navale britannique.Bagdad a reconnu la mort de 31 militaires.PRISONNIERS ALLIÉS: une vingtaine de pilotes alliés prisonniers sont placés depuis dimanche sur des sites stratégiques, a annoncé l’Irak.Bagdad a affirmé avoir fait « un certain nombre » de nouveaux prisonniers et avoir retrouvé des corps de pilotes tués.Neuf aviateurs alliés ont été montrés à la télévision irakienne (cinq Américains, deux Britanniques, un Italien et un Koweïtien) et Radio-Bagdad a donné le nom d’un aviateur prisonnier (Britannique).Londres a confirmé que les deux aviateurs montrés et celui nommé à la radio sont bien des hommes de la RAF.L’Italien montré est le navigateur de l’avion italien abattu.IRAK: 51 soldats irakiens faits prisonniers, dont 23 sur des plates-formes pétrolières au nord du Golfe, six lors d’un accrochage en territoire saoudien, et 22 capturés par les forces britanniques au cours d’un engagement contre des unités navales.PERTES CIVILES ARABIE SAOUDITE: ^personnes « légèrement blessées » a Ryad, à la suite de l’interception de missiles Scud par des anti-missiles Patriot.IRAK: le président Saddam Hussein a affirmé que « nos sacrifices au 22 janvier ( mardi) n’ont été que 90 martyrs, après plus 10 000 sorties aériennes (de la coalition).Selon les deux seuls bilans publiés par l’Irak (samedi et mercredi), 123 civils au total ont été tués et 327 autres blessés.ISRAËL: sept morts (1 écrasé sous les décombres, deux par arrêt cardiaque et quatre asphyxiés à la suite d’une mauvaise utilisation de leurs masques à gaz), et 143 blessés, tous civils, dans les attaques ou alertes aux missiles irakiens en Israël.Genscher mal reçu en Israël JÉRUSALEM (AEP) — Le ministre allemand des Affaires étrangères, M.Hans-Dietrjch Genscher, en visite hier en Israël pour y affirmer la solidarité de son pays avec l’État hébreu, a affronte des manifestations d’hostilité d’Israéliens reprochant aux entreprises allemandes d’avoir armé l’Irak.Le ministre israélien des Affaires étrangères, qui a reçu M.Genscher et sa délégation, a sévèrement critiqué, dans une conférence de presse à Jérusalem, les livraisons présumées de matériel sensible à l’Irak par des entreprises allemandes.M.Lévy, soulignant à plusieurs reprises la « dette morale et historique » de l’Allemagne envers l’État hébreu, a ajouté qu’Israël attend « plus qu’un simple chèque » des Allemands.Le chancelier allemand Helmut Kohl avait promis mercredi à Israël une aide humanitaire immédiate de 250 millions de DM (166 millions de dollars), en signe de solidarité après les attaques irakiennes sur l’Etat juif.De l’information censurée plus que jamais Xavier Baron de l’Agence France-Presse NICOSIE — Expulsions de journalistes, règles de travail contraignantes imposées à la presse, censure, se sont conjuguées pour que les pre miers jours d’hostilité dans le Golfe se déroulent en l’absence de témoi gnages directs sur le terrain, situation inhabituelle dans les conflits majeurs du Proche-Orient.En 1956, des journalistes avalent été parachutés avec les troupes franco-anglaises sur le canal de Suez et en 1967, des reporters se trouvaient dans Jérusalem pendant les combats entre la (région arabe et les soldats israéliens.Quelques minutes après le bombardement d’un quar tier de Damas par l’aviation israélienne, en 1973, des journalistes étaient sur place et, en 1982, la presse pouvait décrire heurepar heure l’avance des troupes israéliennes au Liban.Rien de tel depuis une semaine marquée par le manque de témoignages directs et indépendants sur les conséquences militaires et hu maines du conflit, à l’exception des trois premières nuits de bornbar dement sur Bagdad pendant lesquel les des journalistes étaient présents « Des experts militaires nous affir ment que le moral des troupes ira kiennes est au plus bas.J’aimerais pouvoir lire des témoignages directs sur ce point, comme sur d'autres », a remarqué un observateur militaire occidental d’un pays non engagé dans le conflit.« Pendant les briefings de Saigon, le Vieteong était déjà présente comme une troupe démoralisée», a-t-il ajouté.Du côté de la coalition, le souvenir de la couverture médiatique de la guerre du Vietnam hante les diri géants américains.Un ensemble de mesures ont été prises afin d’empê cher la diffusion de reportages qui pourraient avoir une influence néga tive sur l’opinion, ou affecter la sécurité.Seul un petit groupe de jour nalistes américains sélectionnés peuvent rendre visite, accompagnés, aux unités.Leurs reportages .viril en suite visés par des officiers et éven tuellement amputés de certains pas sages qui contiendraient des renseignements utilisables par l’adversaire.Les briefings des uns et des autres sont dépourvus de tout détail et de toute indication qui permettraient de vr faire une idée d’ensemble de la si tualion La plupart des questions sont sans réponse.L’Irak a pris des mesures plus ra dicales.La presse étrangère a été priée de quitter le pays, à l'exception d’uri journaliste de la télévision amé- ricaine CNN, dont les reportages sont VLséspar les autorités avant d’être diffuses.En Israël, la censure militaire traditionnelle a été renforcée après la chute de missiles irakiens sur des zones à forte population civile.Dans de nombreux autres pays, des journalistes ont été expulsés, ou n’ont pas reçu l’autorisation d'entrer sur le territoire ou ne peuvent traiter certains sujets sensibles liés au conflit du Golfe : les pays d’Afrique du Nord et les pays arabes frontaliers de l’Irak notamment.- Dans cette guerre, il n’y a pas de journaliste sur le terrain.C’est une guerre que l’on suit dans les états-majors, et la couverture du conflit fait partie des opérations elles-mêmes puisque nous ri’avons à notre disposition que ce que veulent dire les porte-parole et les communiqués officiels, remarque un journaliste arabe.Cela dit, ajoute-t il, les sources occidentales sont malgré tout plus fiables parce qu’on peut leur demander des comptes.» Cette situation prive la presse d’une de ses fonctions essentielles : le témoignage direct indépendant et la critique.I.es informations officielles ne peuvent pas être confrontées avec des vérifications sur le terrain qui, même partielles, permettraient de se faire une idée d’une situation générale.Les contraintes imposées à la presse font que les images qui vien nent du champ de bataille sont des produits sophistiqués : des bandes vidéo qui ne montrent que des coups au but, des mouvements de bombardiers, ou des missiles qui s’élancent dans la nuit.Mais pas une goutte de sang.Les premières images dramati ques, montrant les souffrances qui accompagnent cette guerre, auront été les visages des pilotes prison niers contraints de se placer devant les caméras de la télévision irakienne.En dépit des efforts des journalistes, certaines personnes commencent à exprimer de la méfiance et du désintérêt à l’égard de la couverture médiatique.Le responsable des programmes d’une chaîne de télévision libanaise, qui offre à ses téléspectateurs uri cocktail de programmes de différentes télévisions étrangères, remarque : « La forme est parfaite.Les journalistes parlent bien.Les bandes annonces sont bien faites, mais le fond est inconsistant.Surtout quand nous voyons un journaliste sur le toit de son hôtel à Ryad nous annoncer qu’il ne sait rieri de ce qui se passe, mais qu'il court des risques énormes.» PHOTO AP L F u • .TÇT » Un photographe américain trop curieux est escorté par un militaire koweïtien, Juste avant le départ d’avions de l’Arabie Saoudite pour le front Irakien. L ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, vendredi 25 janvier 1991 ¦ A-7 Le coup de force se précise en Croatie BELGRADE (AFP-Reuter) — Des mouvements de troupes ont été rapportés hier dans la république yougoslave de Croatie, où dirigeants et diplomates disent craindre un coup de force de l’armée fédérale.Le ministre croate de la Défense, M.Martin Spegelj, a affirmé de Zagreb, capitale de la Croatie.M.Spegelj, cité par Radio Belgrade, s’exprimait au cours d’une session extraordinaire du gouvernement croate, convoquée au lendemain de la menace de l’armée fédérale d’intervenir en Croatie.Le ministre croate a ajouté que les unités de l'armée de la cinquième région militaire (comprenant la Slovénie et la Croatie) ont été mises hier à midi en état d’alerte « du plus haut niveau » et que des mouvements de chars ont été observés notamment à Varazdin (près de la frontière hongroise) et Bjelovar (à l’est de Zagreb).Le ministère yougoslave de la Défense avait menacé mercredi d'intervenir en Croatie si cette république ne dissolvait pas immédiatement « toutes ses formations armées ».Cet avertissement avait été lancé après l’annonce lundi par la présidence collégiale yougoslave du succès « partiel » de l’opération de désarmement des formations paramilitaires.Selon l’agence croate Hina, citée par Tanjug, tous les soldats de nationalité croate et Slovène sont mutés depuis hier dans des garnisons situées en Serbie et dans d’autres régions du pays.Le président croate, Franjo Tudj-man, a déclaré à la radio croate que tous les dirigeants de la république avaient été menacés d’arrestation ces dernières semaines.Il a également lancé un appel au calme.« Nous devons faire attention à ne rien faire d’irréfléchi et nous méfier des provocations », a-t-il dit.M.Tudjman a demandé que le Parlement croate, convoqué en session extraordinaire aujourd’hui, déclare caduques les lois fédérales qui sont en contradition avec les lois croates.Il a exigé également que le Parlement croate prenne sous sa respon- sabilité les unités de la police croate et empêche l'armée yougoslave de suspendre la police croate.La Croatie (4,5 millions d’habi- ! tants), non communiste depuis mai j dernier, a adopté en décembre une nouvelle constitution lui donnant droit à faire sécession.File a entièrement réorganisé sa police, augmentant sensiblement ses effectifs et la dotant d'armement sans l'autorisation des autorités fédérales.Après une longue guerre des nerfs avec la Croatie, le pouvoir fédéral semble avoir choisi de passer à l’action, a déclaré un diplomate occiden- | tal.« On dirait qu'ils ont finalement décidé de recourir à la force », a-t-il dit.LE MONDE EN BREF George McGovern songe à se représenter WASHINGTON (AFP) — L’ancien sénateur démocrate ultra libéral George McGovern, laminé par Richard Nixon dans l’élection présidentielle américaine de 1972, envisage de se présenter de nouveau, en 1992, sur un programme d'opposition à la guerre du Golfe, a affirmé le Washington Post.Le journal écrit que selon plusieurs de ses amis, M.McGovern aurait été encouragé par des appels de personnes lui suggérant de se présenter contre le président George Busn et de fonder sa campagne sur la critique de sa politique dans la crise du Golfe.Selon le journal qui cite l'entourage de M.McGovern, l’ancien porte-drapeau des opposants à la guerre du Vietnam, âgé de 68 ans, va tâter le terrain prochainement dans le New Hampshire.Cet Etat du nord-est des Etats-Unis est traditionnellement l’un des premiers à tenir des primaires en vue de la sélection des candidats des partis démocrate et républicain à la Maison-Blanche.Jusqu’à présent, aucun démocrate n’a encore posé sa candidature à l’investiture du parti pour la présidentielle de 1992.Côté républicain, M.Bush n’a pas non plus indiqué s'il briguerait un second mandat mais personne ne doute qu’il le fera.L’armée soviétique tire à nouveau à Vilnius Baker rencontre Bessmertnykh demain pour discuter de la situation VILNIUS, Lituanie (AFP-Reuter) — Une colonne de véhicules de l’armée soviétique a tiré sur des voitures hier après-midi sur la route Vilnius-Kau-nas.en Lituanie, et au moins une personne a été blessée, a annoncé le vice-président du Parlement lituanien, M.Tchelosvas Stankevicius.U ne autre personne aurait été arrêtée par les soldats, a précisé M.Stankevicius, au cours d’une conférence de presse.« Des véhiculés blindés ont ouvert le feu sur des voitures qui se dirigeaient dans la même direction et sur des voitures qui venaient en sens inverse », a-t-il dit, ajoutant que deux voitures avaient été endommagées dont une de la milice lituanienne.La colonne blindée est ensuite partie en direction de Trakai, une localité située à une trentaine de km à l’ouest de Vilnius.Selon le vice-président, il est possible que les voitures étaient en train de suivre les véhicules de l’armée et que les soldats en aient été irrité.Un porte-parole du Parlement lituanien, Audrias Adubalis, a émis l'hypothèse que les voitures étaient en train de traverser un carrefour et qu’elles ont refusé de laisser la priorité à la colonne blindée.Cet incident violent est le premier depuis l’attaque des installations de la radio télévision à Vilnius le 13 janvier, qui avait fait 14 morts.Mercredi, une vingtaine d'hommes des troupes spéciales du ministère de l’Intérieur, conduits par deux dirigeants du Parti communiste lituanien (pro-soviétique), avaient pris le contrôle sans violences d’un dépôt de papier de Vilnius.Il s’agissait de la première action des forces soviétiques dans la capitale lituanienne depuis leur attaque du « dimanche rouge ».Par ailleurs, le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Alexandre Bessmertnykh, rencontrera demain son homologue américain James Baker, a annoncé hier le département d’État.Des responsables du gouvernement avaient indiqué auparavant sous le couvert de l’anonymat que le président George Bush allait rencontrer M.Bessmertnykh ce week-end.Mais le département d’État a qualifié ces informations d’erronées.Le porte-parole de la présidence M.Marlin Fitzwater avait déclaré que l’administration « voulait parler à l’ambassadeur Bessmertnykh à propos du sommet » prévu en principe du 11 au 13 février à Moscou entre les présidents George Bush et Mikhaïl Gorbatchev.M.Bessmertnykh, qui a été nommé ce mois-ci à la succession de M.Edouard Chevardnadze, était auparavant l’ambassadeur de l’Union soviétique à Washington et est encore actuellement accrédité comme tel.Selon des responsables, qui ont demandé à garder l’anonymat, M.Bessmertnykh s'entretiendra avec M.Baker de la répression soviétique dans les républiques baltes et du traité sur la réduction des armes stratégiques.Le president Mikhail Gorbatchev a d’ailleurs reçu hier une lettre du président George Bush remise personnellement par l’ambassadeur des États-Unisen URSS, a annoncé l’agence TASS.L’agence précise que MM.Gorbatchev et Jack Matlock ont eu ensuite une conversation mais ne donne aucune indication sur le contenu de la lettre.Outre les consultations régulières sur la guerre du Golfe et la préoccupation exprimée par la Maison Blanche sur la situation dans les républiques baltes, le président Bush devrait prendre bientôt une décision sur la tenue ou non du sommet de Moscou, programmé du 11 au 13 février.La Maison Blanche s’est refusée pour l’instant à confirmer la tenue de ce sommet à cette date.Le porte-parole de la Maison-Blanche a indiqué que M.Bush a déclaré hier à des parlementaires que le sommet est toujours envisagé.Le président a ajouté que la situation dans les États baltes était « délicate » et que les États-Unis devaient « procéder avec prudence ».Interrogé sur la possibilité que le sommet se tienne ailleurs qu’à Moscou, possibilité mentionnée par certains analystes à Washington, M.Fitzwater a déclaré que c’était peu probable mais que l’administration en parlerait néanmoins à M.Bessmertnykh.Entre-temps, en Lettonie, la direction a décidé de la levée partielle des barricades de véhicules protégeant les bâtiments publics à Riga à partir de demain, a indiqué à l’AFP le président de la commission de la défense au parlement, M.Pavais Jond-sis.Ces barricades faites de camions, de tracteurs, d’engins de chantier, avaient été mise en place le 13 janvier par crainte d’une intervention de l’armée analogue à celle de Vilnius en Lituanie.Le gouvernement letton demande aux volontaires qui en assurent la garde de se retirer samedi et ils seront progressivement remplacés par des miliciens lettons en cours de recrutement.Des barricades en béton ont été érigées notamment devant le parlement et elles seront maintenues.Quatre bâtiments étaient ainsi protégés: le parlement, le siège du gouvernement, la radio et le bâtiment de la télévision.M.Jondsis a précisé que les barrages de camions seraient maintenus autour de la télévision car il s’agit d’un « objectif prioritaire ».D’autre part, une résolution dénonçant l’intervention de l'armée dans les républiques baltes a été définitivement repoussée hier au parlement de Russie.Il avait déjà été impossible de réunir une majorité suffisante sur ce texte lundi dernier et le projet de résolution avait été renvoyé en commission.Une version plus modérée du texte a été proposée hier aux députés et a été également refusée, le nombre de voix contre augmentant de façon importante en raison de la mobilisation des élus communistes.Le Soviet Suprême de Russie avait pourtant avancé sa session en raison des événements de Lituanie et de Lettonie.Cet échec constitue un revers politique pour le président Boris Eltsine et le courant réformateur.M.Eltsine n’était pas présent lors du vote de hier.Le président soviétique Mikhaï Gorbatchev a pour sa part qualifié d’anticonstitutionnel le Comité de Salut National de Lituanie, estimant que des tels comités étaient « privés d’avenir », a rapporté hier le journal du gouvernement lituanien, Ekho Litvy (Echo de la Lituanie), citant l’agence locale ELTA.Mikhaïl Gorbatchev a fait cette déclaration lors d’une rencontre à Moscou avec des députés lituaniens du Congrès d'URSS, dont le statut n’est plus reconnu par Vilnius.PHOTO AP mm .V A 1 Un groupe d’indépendantistes lituaniens qui assiègent le Parlement à Vilnius se réchauffe tant bien que mal autour d’un feu en saluant du signe de la victoire.La Grèce orchestre le retour des réfugiés albanais ATI! ÈN ES (AFP) — À l’ombre de la guerre du Golfe, la Grèce orchestre ïe retour vers l’Albanie de plusieurs milliers de réfugiés qui avaient afflué sur son sol, dans des conditions que le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies juge « préoccupantes ».Depuis le début de la semaine, quelque 2500 réfugiés albanais ont regagné leur pays « de leur plein gré ».a encore affirmé hier le porte-parole du gouvernement grec, M.Byron Po lydoras.Des témoignages concor dants, recueillis par l’AFP, ou pu bliés hier dans la presse grecque, font en revanche état d'une opera tion planifiée d’un rapatriement forcé.La version officielle et ces témoi gnages ne concordent que sur un point : les rapatriés sont principa lenient des Albanais musulmans, n'appartenant pas à la minorité grecque.Un tri est effectué parce qu’A-thènes ne veut pas que se constitue une nouvelle minorité musulmane en Grèce, indique le quotidien indépendant Kathemerini sous le titre « expulsion en masse» des réfugiés.« Nous sommes satisfaits du départ des Albanais, surtout des Albanais albanais » a dit textuellement mercredi soir M.Antonis Samaras, ministre grec des Affaires étrangères.Lors de sa visite en Albanie, à la mi-janvier, le premier ministre grec, M.Constantin Mitsotakis, était convenu avec son homologue albanais, Adil Carcani, qu’une aucune représaille ne serait exercée contre les réfugiés retournant dans leur pays.En dix semaines, 17 400 Albanais, principalement de la minorité orthodoxe grecque, se sont réfugiés en Grèce : 14 500 en franchissant clan destinement la frontière, à travers des montagnes enneigées et 2900 au très en refusant de regagner l’Albanie après avoir bénéficié d’un visa de tourisme.4500 sont des Albanais d'origine musulmane.Depuis dimanche, le flux des réfugiés s’est quasiment tari (18 mercredi) après que le ministère grec des Affaires étrangères eut averti les Albanais, désireux de venir en Grèce, qu’ils devaient disposer d'un passeport et d’un visa pour « éviter tout ennui».Embarqués dans des autobus, après avoir signé des papiers de « retour volontaire » qu’ils ne comprennent souvent pas, les réfugiés sont conduits à divers postes frontières, en particulier celui de Kakkavia, au nord-est de la Grèce, selon les témoignages concordants.Quand ils réalisent qu’ils sont ainsi expulsés, certains s’insurgent et il y a des incidents », affirmait hier le quotidien socialiste Elefterotipia.Le correspondant de l’AFP dans la région précise que les autorités ont enlevé le panneau indicatif de la frontière « Kakkavia 12 km » pour que les réfugiés ne comprennent pas le sort qui leur est réservé.Ayant réalisé qu’elle était en voie d’expulsion une Albanaise s’est blessée en tentant mercredi de sauter d’un bus, a-t-il indiqué.D’autres témoignages, non confirmés, font état de brutalités exercées à la frontière par des policiers grecs à l’encontre de réfugiés qui refusent de retourner dans leur pays.Une liste des réfugiés est fournie par les autorités grecques aux gardes-frontières albanais, indiquent toutes les sources.Dans les camps d’hébergement, les réfugiés qui sont arrivés depuis quelques semaines subissent une offensive psychologique visant à les faire repartir en Albanie.La police leur affirme qu’ils ne pourront quitter les camps en Grèce et qu’ils perdront les bénéfices de la redistribution des terres envisagée par le régime de Ramiz Alia.Par crainte d’être expulsés, de nombreux réfugiés des camps de Kalpaki et de Delvinaki, au nord du pays, se sont enfuis vers des villes grecques depuis le début de la semaine, a aussi appris l’AFP.« Nous ne sommes pas impliqués et nous n’avons pas donné notre aval à ce mouvement qui nous préoccupe beaucoup » a déclaré hier à l’AFP.M.Assane Samb, représentant du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies en Grèce.Il entend « clarifier » le plus vite possible avec les autorités grecques, les conditions de ce retour en masse, et en référera au siège de l’organisation à Genève.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fonde en 1892 55 St Jacques Montréal, Quebec Canada.H2Y 3X2 Telex 05 268656 Fax: (514) 845 7874 Tèl (514)987-6242 Agents de brevets d'invention ot de marques de commerce 24 morts sur une base militaire thaïlandaise BANGKOK (AFP) — L'explosion accidentelle d'une mine anti-char a tué 24 soldats thaïlandais et en a blessé gravement cinq autres hier, dans une base militaire située à 150 km au nord de Bangkok, ont annoncé des sources militaires.L’explosion s’est produite au cours d'une séance de démonstration, dans la caserne du 31e régiment de la garde royale, dans la province de Lopburi.Quatorze soldats sont morts immédiatement et dix autres ont succombé à l’hôpital de la province.Cinq militaires ont été grièvement blessés et un sixième a été légèrement atteint.L’avortement controversé en Pologne VARSOVIE (AFP) — Les partisans et les adversaires de l’avortement multiplient depuis quelques jours leurs actions en Pologne, alors qu’une proposition de loi prévoyant d’interdire et de pénaliser l'interruption de grossesse doit être discutée vendredi par la Diète (chambre des députés), après avoir déjà été adoptée par le Sénat.Les députés, qui examineront en première lecture ce texte prévoyant une peine de deux ans de prison pour les médecins, devraient voter en faveur de l’interdiction.Plusieurs manifestations pro ou anti-avortement ont eu lieu jeudi devant la Diète et dans plusieurs villes du pays, les mouvements féministes dénonçant « le totalitarisme du clergé ».D’autre part, des messes ont été dites mercredi soir dans cinq églises de Varsovie, dont Saint-Stanislas, la paroisse du père Popieluszko, contre l’avortement.La très influente Église catholique polonaise exerce une pression très ferme et publique pour faire interdire l’avortement.« Que ce soit notre don pour l’Europe, vient de rappeler le primat de Pologne, le cardinal Jozef Glemp : le respect pour tout homme dès le premier instant de sa vie.Que ce soit le fondement de la Illème République ».Retour en force des rebelles au Rwanda NAIROBI (AFP) — Quatre mois après leur offensive déclenchée dans le nord-est du Rwanda, les rebelles du Front Patriotique Rwandais (FPR) sont repassés à l’attaque, à Ruhengeri (nord-ouest), une des principales villes du pays, d’où l’armée française a évacué mercredi soir près de 200 personnes.La situation était confuse hier à Ruhengeri, investie la veille par plusieurs centaines de rebelles du FPR.La radio nationale a annoncé dans la matinée que l’armée a repris le contrôle de la ville, et qu’un couvre feu y a été instauré à partir de mercredi soir, de 18H00 à O6HO0 locales, de même que dans la ville voisine de Gisenyi, où des affrontements sporadiques ont été signalés.Mais selon des sources diplomatiques à Kigali, la situation n'est pas stabilisée à Ruhengeri.L'armée contrôlait hier matin la plus grande partie de la ville, après avoir fait face à une nouvelle attaque des rebelles, dans la nuit.« Les rebelles se sont repliés, mais rien n’est joué, a ajouté un diplomate dans la capitale rwandaise.Selon les mêmes sources, les rebelles ont libéré les prisonniers politiques à la prison centrale de Ruhengeri.Environ 1500 détenus, dont 200 à 300 prisonniers politiques, se trouvaient là, selon les estimations des diplomates.Un dirigeant du FPR contacté par téléphone d’Ouganda a affirmé que parmi les détenus libérés figure le major Théoneste Lizinde, emprisonné en 1980 à la suite d’une tentative de renverserment du président Juvénal Habyarimana.Ce dirigeant, qui a requis l’anonymat, a précisé que les rebelles, qui étaient plus de 500, ont saisi de nombreux armements dans les casernes de la ville.Face à la dégradation de la sécurité à Ruhengeri, les troupes françaises basées à Kigali ont évacué mercredi soir vers Kigali 189 personnes de 12 nationalités, dont 43 Français, 37 Omanais, 13 Canadiens et 10 Belges, a-t-on appris de source diplomatique.L’opération d’évacuation a engagé une centaine des 150 hommes du 8ème Régiment Parachutiste d’infanterie de Marine (RPIMA) actuellement à Kigali, dont la mission est d’assurer la protection des Français au Rwanda, a-t-on précisé.L’évacuation, par camions, s’est déroulée sans incident et les forces françaises n’ont pas combattu les rebelles du FPR, a-t-on précisé.La France avait envoyé 300 soldats au Rwanda le 4 octobre dernier, soit au début de la grande offensive des rebelles du FPR, entrés au Rwanda, par l'Ouganda, avec des armements lourds.Le gros des effectifs rebelles avait été repoussé après plus d’un mois de combats dans le nord-est du pays.loto quêbec Tirage du 91-01-23 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi 18 23 29 38 41 44 I O t o - q u é b e c GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 975 970,20 S 5/6+ 8 93 309,70 $ 5/6 194 2 942,40 * 4/6 11 680 94,00* 3/6 223 642 10,00* No complémentaire: 36 VENTES TOTALES: 14 727 700,00* PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 5 000 000,00* PROCHAIN TIRAGE: 91-01-26 Tirage du Egtra, 1-23 NUMÉROS LOTS Vous pouvez 846364 100 OOO jouer jusqu'à 4 63 64 1 OOO 20 h les soirs de tirage 6364 250 364 50 64 10 2 $ Tirage du 91-01-23 Vous pouvez miser jusqu a 21 h les soirs de tirages Prochain tirage: 91-01-25 2_ 9 15 17 19 CMI CM 1 23 27 0)1 cmI 36 42 43 44 45 48 54 56 60 64 70 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. A-8 ¦ Le Devoir, vendredi 25 janvier 1991 ÉDITORIAL Pour un message très clair AVEC LA TENUE du Forum Jeunesse, mardi et mercredi, la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec a complété la partie publique du mandat que l’Assemblée nationale lui a confié, le 4 septembre dernier.Depuis le début novembre, le groupe présidé par MM.Michel Rélanger et Jean Campeau a étudié et entendu publiquement quelques centaines de mémoires d’organismes et de personnes, en plus de discuter avec quelques dizaines d’experts qui avaient répondu à l’invitation de la Commission.Difficile et lourd, cet exercice a été utile et fructueux.Prenant en compte les deux premiers « considérant » de la loi 90 — les Québécois sont libres d’assumer leur propre destin, de déterminer leur statut politique et d’assurer leur développement ; ils veulent de plus être partie prenante à la définition de leur avenir — il fallait, dans un premier temps, que les citoyens et les groupes intéressés puissent s'ex primer en toute confiance.Ce qu’ils ont fait en si grand nombre que seulement la moitié des mémoires et des experts ont pu être entendus publiquement.Pour les entendre tous, la Commission aurait dû siéger jusqu’à la fonte des neiges.Cette avalanche est un signe éclatant que l’échec du lac Meech et ses graves séquelles préoccupent au plus haut point les Québécois, pas seulement la classe politique et les fabricants de la petite industrie constitutionnelle.Tous ceux qui l’ont voulu ont pu faire connaître leurs vues en long et en large.Et ceux qui ont témoigné publiquement ont été reçus avec courtoisie et déférence.En quelque dix semaines d’audiences, il y a eu à peine une poignée d’incidents mineurs, regrettables et vite réprimés.Cette démarche d’information mutuelle a été éclairante.Partout et sur tous les modes, elle a fait ressortir le profond besoin de changement que ressentent les Québécois.On ne s’entend pas sur la nature et l’ampleur de cette transformation radicale du fédéralisme canadien, mais seuls quelques attardés s’en tiennent au statu quo.Entre autres effets bénéfiques, la Commission a aussi permis aux régions excentriques d’exprimer avec vigueur leurs doléances et leurs revendications.Bien sûr, il y a eu des répétitions, notamment de la part des mouvements nationalistes et de leurs affiliés.C’est presque inévitable.Mais on comprend mal que M.André Ouellet, député libéral de Papineau-Saint-Michel à Ottawa et représentant de son parti à la Commission, prenne prétexte de cette carence pour critiquer le fonctionnement des auditions publi- ques.Celles-ci visaient avant tout à donner la parole aux citoyens, surtout ceux qui ont moins accès aux médias que les politiciens.Si M.Ouellet estimait qu’il ne pouvait répliquer aux « affirmations gratuites » des témoins, rien ne l’empêchait d’en saisir la presse.Ce dont il ne s’est pas privé d’ailleurs.Quant à l’intolérance des souverainistes, l’ancien ministre en exagère l’étendue.Si les tenants de la thèse fédéraliste ont eu moins d’audience, c’est dû en bonne partie au fait que peu ont daigné présenter un mémoire, et que certains l’ont fait avec grande maladresse.Tel le groupe du professeur Julius Grey.de McGill.Le plus étrange, dans le bilan négatif de M.Ouellet, c’est qu’il fait à son tour une lecture biaisée, à partir de ses propres convictions, des arguments des souverainistes à l’encontre du fédéra- Le conclave de la Commission Bélanger-Campeau est crucial pour ravenir du Québec lisme actuel.Pourquoi reprocher aux autres ce qu’il pratique lui-même ?C’est d’ailleurs inévitable dans ce genre de démarche.Les commissaires ont été choisis précisément parce qu’ils sont représentatifs et qu’ils ont des choses à dire pour faire avancer le débat.On ne saurait espérer d’eux, sous prétexte d’impossible neutralité, qu’ils mettent leurs préoccupation au vestiaire.MM.Jacques Parizeau et Lucien Bouchard n’ont sûrement pas beaucoup « évolué » depuis septembre; mais qu’en est-il de M.Ghislain Dufour et des autres fédéralistes à tout prix ?M.Claude Ryan fait aussi des reproches aux souverainistes, disant que lui continue de cheminer et qu’il n’a pas trouvé toutes les solutions.Mais le ministre, pourtant membre de la Commission, n’a pas daigné à ce jour y apporter ses lumières.Il se propose de le faire désormais, si ses multiples obligations lui laissent quelque loisir.Son apport serait précieux, de la part d’un homme qui réfléchit à ces graves questions depuis une trentaine d’années.Le temps presse.Chacun doit faire valoir ses vues là où ça compte.Le conseil des ministres et le prochain congrès sont des tribunes extraordinaires.La Commission Bélanger-Campeau en est une autre, pour encore un peu de temps.Pourquoi décrier ceux qui, légitimement, y pèsent de tout leur poids ?La seule manière d’y faire contrepoids, n’est-ce pas de participer au débat interne qui commence enfin ?Depuis quelques jours, des commissaires et une certaine presse, surtout anglophone, sont déchaînés contre l’espèce de bilan provisoire ou de mise en situation que les deux coprésidents ont transmis à leurs collègues, au terme des audiences publiques.En autant que l’on puisse en juger de ces fuites — il n’y aurait pas eu tant de chichi si ce document de travail avait été rendu pubüc — il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat.En premier lieu, ces considérations sur l’impasse du fédéralisme canadien découlent en droit fil du consensus qui a suivi l’échec du lac Meech, l'entente exceptionnelle de MM.Bourassa et Parizeau, le préambule même de la loi 90 et la déclaration üminaire de MM.Bélanger et Campeau.En second lieu, ces critiques et doléances ressortent largement des audiences publiques et des mémoires des experts.Ce qui ne préjuge nullement des orientations précises que devront tenter de dégager les 36 commissaires, au cours des deux prochains mois.Pourtant, M.Robert Lib-man et autres tenants du statu quo à peine déguisé en ont profité pour tirer à boulets rouges sur MM.Bélanger et Campeau.Comme pour mieux les discréditer au moment d’entreprendre les délibérations cruciales.La manoeuvre est grossière, injuste et déplorable.Les présidents n’ont pas démérité de leurs collègues.Us ont reflété la réalité nue qui s’impose à eux depuis cinq mois.Ces escarmouches font ressortir que le consensus sera fort difficile à établir parmi les 36 commissaires, autant sur le diagnostic que sur les solutions et la posologie.Sans attendre un impossible miracle, il faut pourtant faire en sorte que le moment de grâce réussi par le premier ministre et le chef de l’Opposition, entre la dernière Saint-Jean et la Fête du Canada, trouve des prolongements dans le rapport capital qui est en gestation.Si, avant terme, les partis se divisent selon leurs lignes partisanes — a fortiori, si les libéraux se déchirent sur la place publique —, le message que le peuple québécois fait entendre avec vigueur sera brouillé et obscurci.Dernière chance ou non, sans improvisation intempestive, il faut qu’un message clair et précis sorte du « conclave » de la Commission Bélanger-Campeau.Sinon, c’est le Québec qui en sortira plus meurtri qu’en I960.GILLES LESAGE LETTRES AU DEVOIR Vive la Fête des Neiges ! JEUDI SOIR, le 10 janvier, huit heures moins quart, la vaisselle est faite, mon petit garçon est couché, entre -15° et -20° dehors : belle soirée pour aller patiner.J’arrive au parc Sherbrooke (coin Gi-rouard et Sherbrooke), six, sept gars sur la patinoire, j’entre dans le chalet mettre mes patins, je sors dehors et puis le choc : les lumières s’éteignent.Monsieur le gardien du chalet me dit qu'il a reçu ordre de son supérieur Monsieur le contremaître de fermer les lumières à huit heures parce que la patinoire est réservée à neuf heures.Si je compte bien, il reste encore une heure pour profiter des rares moments que nous donne le climat montréalais pour patiner et jouer au hockey.Discussions, engueulades, rien à faire, Monsieur le gardien ne veut rien savoir.Moi non plus et les autres aussi.Eh bien à cela je dis : Vive la Fête des Neiges ! Une fin de semaine par année, c’est bien assez pour Jean Doré et sa « gang » ! Monsieur le maire peut bien lancer des défis à toutes les villes d’Amérique du Nord pour prouver que les Montréalais font beaucoup d’activités physiques.Moi, je dis que tant que l’administration municipale ne facilitera pas l’accès aux équipements récréatifs au simple citoyen qui veut jouer dehors pour son bon plaisir et non pour gonfler les statistiques d’une fin de semaine, l’existence meme de cette fin de semaine n’est que foutaise ! Ce qui vient de m’arriver ce soir n’est malheureusement pas une exception.Trop souvent, j’ai dû rebrousser chemin parce que je n’étais pas là au bon moment.En attendant, messieurs dames les responsables, l’hiver montréalais est bien assez court comme cela, arrêtez donc de nous mettre des bâtons dans les roues.Laissez-nous donc jouer dehors ! Benoit Legauit Montréal, 15 janvier 1991 Refus irréversible JE REFUSE de participer aux efforts de guerre canadiens dans le Golfe persique.•Je refuse à l'avance l’appel du gouvernement canadien à aller tuer pour défendre des intérêts économiques.Je refuse que la vie d’hommes et de femmes soit gaspillée dans un effort pour sauvegarder les intérêts des multinationales pétrolières.Je refuse que mon argent, prélevé par la TPS et par les impôts sur mon revenu, serve à payer des gens et des équipements pour assassiner des populations civiles innocentes.Je refuse meme que l’armée canadienne joue un rôle « passif », en fournissant une arrière-garde et une caution morale à l’intervention agressive des États-Unis et de la Grande-Bretagne.Menacer l’Irak, ça n’est pas se battre pour la démocratie.Le Koweït, l’Arabie Saoudite, les Émirats du Golfe ne sont pas des démocraties.Pourtant, ils sont « nos alliés».Menacer l’Irak, ce n'est pas non plus pro- j téger la souveraineté d’un petit pays sans dé-fense.Le Canada a-t-il protesté avec autant de vigueur quand Israël a envahi les territoires palestiniens; quand les États-Unis ont envahi Grenade ou Panama ?Le Canada est en train de s’engager dans une guerre meurtrière pour défendre les intérêts financiers et économiques des personnes les plus riches de la planète, pour imposer solidement au Sud la loi des multinationales du pétrole et l’ordre économique du Nord.Il s’agit d'une guerre injuste et immorale.Québécois, refusez d’aller tuer pour les milliardaires; refusez de payer pour leurs guerres.Jacques Labonté Verdun, 9 janvier 1991 Un appel pathétique MONSIEUR BÉLAND est devenu très visible depuis un certain temps.Dimanche, 6 décembre, on a pu le voir sur l’une de nos télés lancer un appel très pathétique : achetez québécois et le chômage diminuera d’autant.C'est quand même triste de voir un économiste si distingué diffuser les recettes les plus simplistes qui ne font tout au plus que culpabiliser le consommateur.Je n’aurai pas le mauvais goût de demander à M.Béland quel est le quota de produits « fabriqué au Québec » qu’il achète chaque année mais j’ai la franchise de lui rappeler, ce qu’il sait d'ailleurs parfaitement, que le slogan « achetez québécois » a comme étape suivante l’autarcie.Par contre je vois dans sa déclaration un signe bien évident du fait que l’indépendance du Québec au point de vue économique n'est nullement une bonne affaire.Et alors, que M.Béland nous parle en économiste et qu’il nous donne les coûts relatifs de l’indépendance.J.Brovarone Montréal, 8 janvier 1991 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le lOjanvier 1910 Directrice USE BISSOMNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Jacques Chabot, Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS Un manifeste politique MONSIEUR Léon Dion, vous avez entaché votre réflexion en la confiant à un journal qui accorde d’ordinaire ses grandes manchettes et ses premières pages à tout ce qui peut mettre en doute la capacité du peuple québécois de prendre en main son destin et qui s’avère ainsi foncièrement fédéraliste.Voyez ce que ce journal a fait de vos propositions : il a mis en très fort relief les points qui pouvaient attaquer le Parti québécois et son chef ; vos idées maîtresses La Presse les a laissées en petit texte.Ce journal a transformé votre pensée en un manifeste politique.Il trahit noir sur gris sa poussée qui, loin d’aller dans le sens de toutes nos élites qui se manifestent solidairement et avec clairvoyance dans la Commission B.C., se range derrière un vieux pouvoir borné et calculateur qui tente par tous les moyens de dissuader le public d’opter pour la solution nette qui s’offre à lui assuré que le dix contre un ne présente qu’une certitude d’impossibilité mathématique absolue .À travers vos paroles, La Presse fait de notre affirmation nationale une pure question de parti.Dites-le nous si c’est ce que vous avez voulu.Raymond Pilote La Prairie, 14 janvier 1991 Guerre chimique et vivisection toxicologique AU COURS de reportages sur les armes chimiques, la télévision nous a permis d’entrevoir le supplice des chats de laboratoire exposés aux gaz toxiques.Quoique brèves, ces quelques images insoutenables auront permis de lever un coin du voile recouvrant le visage hideux de la vivisection toxicologique.Non seulement les armes chimiques, mais bien d'autres produits industriels, incluant les pesticides, solvants, détersifs, teintures à cheveux, etc., sont expérimentés selon les méthodes de la vivisection toxicologique, du genre « dose léthale aiguë » (DL50).Ce test « évalue » la toxicité d’un produit chimique (par voie orale, percutanée, inhalation) en tuant 50 % d’une population donnée d’animaux.Figurez-vous dans quel état sortent les 50 % « survivants ».La guerre chimique du Golfe persique risque d’infliger à des milliers d'êtres humains les mêmes tortures qui ont été, et sont toujours, subies par des millions d’animaux sacrifiés dans les laboratoires dits de « biotests industriels ».Plus près de nous, au cours de notre petite « guerre du golf » d’Oka, les gaz lacrymogènes utilisés avaient aussi fait l’objet de « biotests » sur de multiples espèces animales, en concentrations léthales bien sûr, et notamment sur les yeux de lapins.Cruel ?Non : on n’a fait que compter combien de jours les lapins pouvaient hurler avant que leurs yeux n’éclatent « en choux-fleurs » ! La guerre chimique ?Pourquoi pas, « Si la vie vous intéresse.» Albert Daveluy Québec, 13 janvier 1991 LE MONDE VILNIURSS Jean-Robert Sansfaçon C’est fou de même ! VINGT-QUATRE heures après le déclenchement des hostilités dans le Golfe, l’indice de la Bourse de New York, le Dow Jones, avait gagné 114,6 points.Ce n’est pas rien ! La deuxième hausse la plus importante de tous les temps.En lisant la nouvelle, je me disais : sont complètement fous, ces investisseurs ! Après réflexion, je me suis calmé.Après tout, plusieurs l’ont déjà dit : plus il y aura destruction d’armes, de munitions, de matériel lourd, plus il faudra remplacer tout ça.Au Québec seulement, près de 50 000 personnes travaillent à la fabrication d’armements.Un apport économique non négligeable, comme on dit.Aux Etats-Unis, près du tiers du budget va à la « défense ».Ou à l’« offense ».Ainsi donc, chaque fois que nous enverrons des techniciens de Canadair dans le Golfe, ou des pièces de rechange, ou des munitions, nous contribuerons à diminuer le chômage chez nous.Devant une telle constatation devenue presque triviale tant elle est acceptée comme une donne économique essentielle pour le développement des •nations modernes, j’ai passé une nuit blanche à imaginer une solution à la fois pacifique, originale, nationale et aussi efficace que la guerre pour relancer notre économie.Je propose que dès demain, samedi, chaque famille de ce pays désigne un volontaire.Avec 9 millions de ménages au Canada, il y aura donc autant de volontaires daas la Force canadienne pour la reprise économique rapide.Dès 10 heures du matin, standard east time, comme on entendra en direct au réseau CNN, chaque volontaire désigné d’office par le conseil de famille montera à bord de la voiture familiale pour aller faire le plein d’essence.Pour l’occasion, on aura doublé le nombre de pompistes, créant temporairement plusieurs dizaines de milliers d’emplois étudiants et entraînant une augmentation non négligeable de la demande de pétrole canadien.À 10 h 30, les volontaires se rendront dans un restaurant de leur choix pour un déjeuner de circonstance offert par le chef du ménage.Encore là, on peut estimer les dépenses pour ce petit déjeuner à quelque 200 millions $, leurs retombées indirectes à 500 millions $ et les TPS-TV P à 109,2 millions $.À 11 h 30, ce seront les bye bye mon, ou ma chérie, et autres larmes de circonstance.Puis à midi, les 9 millions de volontaires sauteront dans leur véhicule pour répondre à l’appel de leur premier ministre qui, d’Ottawa, leur adressera un message de remerciement et d’encouragement.ALA RADIO, les lignes ouvertes feront entendre les commentaires des proches qui diront leur fierté d’avoir un parent aussi courageux.Quelques minutes plus tard, des commentateurs chevronnés, déjà las de la guerre du Golfe, décriront l'événement en direct sur toutes les grandes chaînes de télévision.Impossible de prévoir l’heure précise où aura lieu le premier incident.Tout ce qu’on peut dire, c’est que la première chaîne qui saisira sur le vif cet instant historique verra ses cotes d'écoute et le prix de la minute de publicité grimper en flèche.Plus ce sera l’heure.Tous les Canadiens suivront de leur salon le premier volontaire, le verront accélérer pour se diriger, tel un missile, en droite ligne sur un pilier de béton.En moins d’une heure, tous les autres courageux auront suivi dans un spectaculaire bal d’autos tamponneuses.Certains parleront de lucioles, d’autres de feux d’artifice multicolores.Cl IAQU E volontaire sera libre de choisir entre un pilier ou la collision frontale.L’important, on l’aura compris, c’est de causer le maximum de dommages aux véhicules, aux infrastructures et l’optimum de blessures aux volontaires impliqués.Donc, se faire très très mal le handicap à vie par exemple, ou la perte de membres, mais sans y laisser sa peau tout à fait.Dans les secondes qui suivront, l’économie connaîtra un regain de vie fantastique.D'abord, les secteurs des communications, ambulancier, policier et du remorquage qui encaisseront une hausse de la demande pour leurs services.Puis, ce sera au tour des hôpitaux d’être rien de moins que sur un pied de guerre.Mais, c’est au cours des jours et des semaines suivantes que l’économie profitera le plus de l’action des volontaires.Il faudra des mois avant d’établir le bilan complet de l’opération.On peut d’ores et déjà prévoir que le secteur privé sortira grand gagnant de l’opération.Les compagnies d’assurances défrayeront tous les dommages matériels aux voitures et augmenteront le montant des primes en conséquence.L’industrie pharmaceutique, celles des protèses et des équipements médicaux et les centres de réhabilitation seront aussi parmi les gagnants.Toute l’industrie automobile, qui connaît de graves problèmes présentement, pourra écouler ses surplus de voitures neuves et de pièces d’origine.Sans parler, bien sûr, de la réparation des véhicules qui n’auront pas été des pertes totales.Des lâches ou des peureux.Il s’en glisse toujours dans une armée, c’est normal ! À raison d’une dépense moyenne extraordinaire de quelque 200 000 $ par ménage canadien au cours des six mois qui suivront ce grand jour de volontariat national, il est possible de prévoir une croissance du Produit national de 1,8 billion $, soit quatre fois le PIB annuel régulier du Canada.Du jamais vu.Inutile de préciser qu’une bonne partie de ces montanls devra être engagée à crédit, ce qui pourrait donner l’occasion à nos banques de se hisser parmi les plus importantes institutions financières du monde libre.On peut même supposer qu’avec la fierté qui nous caractérise, nous, les Québécois, serions en mesure de prendre la tête du peloton dans certains créneaux où nous aurons su construire des niches spécialisées.Suffit de bien choisir nos cibles et de viser juste.Les chaises à l’électricité par exemple, domaine où nous exportons déjà beaucoup.Les ménages pourraient être sélectifs dans le choix de leurs volontaires.En utilisant les listes de personnes inaptes au travail établies par le ministre de la Sécurité du revenu, nous serions en mesure de faire d’une pierre deux coups : réduire le déficit de l’aide sociale et créer des emplois dans des secteurs de haute technologie pour ceux qui sont jugés aptes au travail ! J} ENTEN DS déjà les âmes sensibles protester.Mais, n’y a-t-il pas un prix à payer pour améliorer le sort de la majorité et soutenir l’image de l’Occident industriel.Dans les moments plus difficiles de l’Histoire, il faut savoir être à la hauteur de ses idéaux politiques, économiques ou religieux.Après des années de tergiversations, l’heure des choix est venue : va-t-on laisser le pays s’enfoncer daas la crise économique la plus grave depuis 1930 ?Ou laisser Saddam Hussein faire le travail à notre place ?D’accord, tout ça est absurde.Mais, sont fous comme ça, les calculs économiques.Pour sauver des emplois en période de récession, on est prêt à oublier l’environnement, l’éducation, la santé.Puis, pour réparer les dégâts, on dépease des milliards.Et tout ça s’additionne, coiffé du titre de « croissance économique ».Avec la guerre, c’est la même chose, on détruit, on reconstruit et le total économique est toujours positif.Sç de chaque dollar dépensé pour améliorer la vie, il fallait retrancher les trente sous consacrés à la destruction ou à la réparation des dégâts, nous serons en récession permanente.De quoi ç’aurait l’air ?
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