Le devoir, 28 janvier 1991, lundi 28 janvier 1991
Montréal, lundi 28 janvier 1991 Nuageux avec éclaircies.Max.: 0 Détail page 9.SOMMAIRE Éditorial Pour la première fois, le Parti québécois sort de son congrès non plus déchiré par les affrontements mais mu par un fort vent dans les voiles.Cependant, écrit Gilles Lesage, les périls sont nombreux et les eaux traitresses.Page 12 Que peut faire encore Saddam ?Le président irakien veut utiliser des armes non conventionnelles pour anéantir la coalition multinationale.Jocelyn Coulon analyse la portée de ces nouvelles menaces.Page 6 Haïtiens abattus à Port-au-Prince La police haïtienne abat plusieurs habitants de Port-au-Prince qui érigeaient des barricades à la suite de fausses rumeurs de coup d’État.Page 8 PHOTO PC Jacques Parizeau et le chef hu-ron, Max Gros-Louis, hier, au congrès du PQ, à Québec.Le PQ approuve l’autonomie des autochtones Malgré de vigoureux débats, les délégués du Parti québécois réunis en congrès ont donné avec une forte majorité leur appui à l'autonomie des nations autochtones du Québec.Ils se sont aussi prononcés en faveur de l'intervention armée dans le golfe Persique.Page 3 L’économie de guerre d’Israël La défense absorbe 17 % du budget israélien et les industries militaires représentent 20 % de la production du pays et emploient entre 60 000 et 100 000 travailleurs.Toujours sur le pied de guerre, mais feignant de l’oublier, Israël a développé un modèle économique composite, qui allie un socialisme un peu désuet à la haute technologie.Page 5 LE SILENCIEUX Les Aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : « Les Grands ne seraient pas si grands si on ne se faisait pas si petit.» Les héritiers prennent ce que vous avez et rejettent ce que vous êtes.J'ai beaucoup trop d’idées pour en préférer une.Ne retenez pas tout ce que vous lisez, si vous ne voulez pas que votre esprit s’encrasse.À l’école de la vie, on apprend sa matière après l’examen.L’école d’hier jugeait dangereuse la curiosité intellectuelle; celle d’aujourd’hui a changé tout cela : elle l’estime superflue.La langue d’usage de nombreux québécois : la restriction mentale.ALBKRT BRIE Les alliés jugulent l’hémorragie noire Saddam menace d’anéantir Israël d'après AFP et Reuter POU R ralentir la progression dans le Golfe de la marée noire qui s’étend désormais sur 50 km de long et 13 km de large, l’aviation américaine a bombardé et détruit hier deux collecteurs amenant le brut des puits vers le terminal de Sea Island, a indiqué le commandant en chef américain dans le Golfe, le général Norman Schwarzkopf.Cette opération a contribué à juguler le déversement de brut dans les eaux du Golfe, a-t-il affirmé.Entre-temps, à Bagdad, le gouvernement irakien a déclaré hier que l’Irak allait bientôt anéantir les forces de la coalition multinationale et l’État hébreu en utilisant des armes non conventionnelles.L’Iran a lancé pour sa part un appel à une coopération internationale pour contenir la marée noire qui me- nace les côtes de toute la région du Golfe persique.Les États-Unis, qui accusent l’Irak d’avoir volontairement provoqué cette pollution, avaient annoncé samedi l’envoi immédiat d’une délégation d’experts pour aider les Saoudiens à lutter contre ce « terrorisme écologique ».La France, l’Allemagne et les Pays-Bas ont proposé une aide technique.Bagdad a menacé de recourir à de nouvelles armes, qui pourraient être non conventionnelles, assurant que son armée n’avait pas commencé à « porter les coups destructeurs et foudroyants qui vont anéantir » la coalition armée.« Se trompe celui qui croit que la force de l’Irak repose seulement sur les armes connues qu’il a fabriquées et développées, ou encore sur la supériorité numérique de ses forces terrestres », a écrit le quotidien du gouvernement, al-Joumhouriya.En Israel les responsables militaires jugent imminente une attaque chimique.Malgré cette appréhension et en dépit de la sixième attaque de missiles SCUD, à charge conventionnelle, sur l’État hébreu samedi soir, le conseil des ministres israélien a décidé hier de maintenir sa politique de retenue.Pour le gouvernement israélien, le président Saddam Hussein a déjà franchi « la ligne rouge » et les représailles ne sont qu’une question de temps.« Israël ripostera mais ne le fera qu’au moment opportun en tenant compte du contexte global », a affirmé hier le ministre israélien de la défense, Moshé Arens.Le général Schwarzkopf a indiqué ue quatre Mig 23 irakiens avaient té abattus en combat aérien hier au sud de Bagdad par deux chasseurs F-15 de l’US Air Force.Selon lui, l’a-Volr page 4: Les alliés | HÉjflfi! Ü HÉ >#*» ' V PHOTO AP Cette photo, publiée hier par les militaires américains, montre le terminal de l’ile de Ahmadi Sea en flammes après que des bombardiers américains F-lll aient touché samedi soir les systèmes de contrôle du débit de deux installations de stockage pétrolier.On estime maintenant que le feu devrait s’éteindre dans un délai de 24 heures.Les artistes se lancent à la conquête d’une politique culturelle souveraine Paule des Rivières FINIE la parlotte.L’Union des artistes (UDA) retrousse ses manches et s’engage à travailler pour obtenir une véritable politique culturelle, non pas marginale, mais au coeur de la société québécoise.Elle s’engage aussi à militer pour que l’accession du Québec à la souveraineté devienne une réalité.Ce nouvel engagement a été enté- riné au cours du week-end lors du congrès d'orientation de l’Union, le premier en 10 ans, marqué par deux visites, celle de la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-llé-bert, et celle de la directrice du DEVOIR, Mme Lise Bissonnette.La première a reçu un accueil tiède, la seconde très chaleureux.Le président de l’Union, M.Serge Turgeon, a tenu à préciser que le travail des artistes serait, cette fois, non-partisan.Et pour cause : chat échaudé craint l’eau froide et l’appui sans réserve accordé au Parti québécois dans les années 70 a provoqué bien des amertumes.« Nous nous engageons de façon non partisane.Mais nous sommes prêts à ‘bulldozer’ ce qu’il y a à ‘bulldozer’ », a résumé M.Turgeon à Tissue d’un congrès qui a réuni 200 des 4000 membres de l’Union, des artistes de toutes les disciplines.Un congrès sans histoire, qui a adopté la Voir page 4: Les artistes PHOTO CP Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, à Tissue du congrès, hier, dont il est sorti fort et incontesté.Parizeau enjoint aux libéraux de «se brancher» Michel Venne de notre bureau de Québec Fort d’une position constitutionnelle désormais claire, le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, exhorte le Parti libéral de M.Robert Bourassa à clarifier la sienne au plus vite.« Votre incertitude est dommageable», a-t-il lancé hier, au terme du lie congrès national de son parti à Québec.« Nous avons fait nos devoirs, dit-il s’adressant au premier ministre.Nous, nous disons où nous allons et ce que nous voulons.La moindre des choses, c’est que vous définissiez où vous voulez emmener les Québécois.Branchez-vous » a-t-il enjoint aux libéraux.U ne fois les choses claires de part et d’autre, M.Parizeau souhaite « que ce gouvernement gouverne » et tienne « au plus vite un référendum sur la souveraineté ».Sinon, « qu’il déclenche des élections, et on le battra ».Il a demandé aux militants de son parti de se tenir prêts à tout, en 1991.« Nous pouvons être témoins de tournants étonnants dans la situation politique durant l’année qui vient, dit-il.Il est possible, comme jamais auparavant, que vous ayez le sort du pays entre vos mains».Quelque 2000 congressistes, dont 1400 délégués des 125 comtés du Québec ont participé en fin de semaine à l’un des congres les plus disciplinés qu’ait connu ce parti depuis sa création il y a 22 ans.La discussion sur les modalités d’accession à la souveraineté, déchirante pour les pé-quistes dans les instances régionales, n’a duré que neuf minutes en plénière et la résolution soutenue par la direction du parti a été adoptée sans difficulté.(Voir texte en page 4) Tout au long du week-end, le parti a donné l’impression d’être uni et solidaire comme jamais, au moment où les militants louchent à leur rêve du bout des doigts.Même les résolutions controversées, sur la guerre du Golfe et l’autonomie des nations autochtones, ont finalement été adoptées par de larges majorités (voir autre texte!.Le chef quant a lui est sorti de ce congrès on ne peut plus sûr de son leadership.Pas moins de 92 % des délégués lui ont en effet accordé leur , confiance lors d’un vote secret sa- T~ medi.« Je ne peux m’empêcher de penser que ce vote est une autre manifestation de la solidité et de la force retrouvée par ce grand parti.Ces résultats me comblent », a-t-il simplement déclaré, visiblement ému, lors du dévoilement des résultats.Aux oiseaux, le président souverainiste ce week-end, d’autant plus qu’un sondage CROP publié samedi plaçait son parti en avance de deux points sur les libéraux.Tandis qu’un SORECOM donnait à son option constitutionnelle un appui de 72 % et révélait que 58 % des partisans libéraux optent maintenant pour la souveraineté.M.Parizeau a dit hier comprendre que ce ne sera pas facile pour les libéraux d’être clairs.ILs sont déchirés entre d’une part une sorte de besoin de « garder un mononcle » du côté fédéral, l’air de dire qu’ils ont peur de « marcher tout seuls ».Et d’autre part, les résultats des sondages qui, mois après mois, confirment le consensus des Québécois sur la souveraineté.Rappelant que les libéraux ont souvent utilisé l'argument de l’incertitude pour stigmatisé l’option sou- Voir page 4: Parizeau Virage des Français derrière Mitterrand dans la guerre du Golfe ^tylviane Tramier collaboration spéciale PARIS — Dix jours après le début de la guerre du Golfe, l’opinion française connaît un revirement spectaculaire en faveur du président Mitterrand et de la participation des troupes françaises aux combats.Selon un sondage de la société So-fres, 70 % des Français soutiennent rengagement militaire des soldats français et leur participation aux combaLs, 75 % approuvent l’intervention militaire en Irak, et 72 % sont d’accord avec l’action du president Mitterrand.Cette belle unanimité contraste fortement avec les quelque 37 % d’approbation que la participation militaire française recueillait un peu avant le déclenchement des hostilités.En même temps, la position du gouvernement français a été sinon modifiée, du moins infléchie vers un engagement total, sans équivoque.Les deux attaques de suite, jeudi et vendredi des avions de combat français Jaguar sur des objectifs situés en Irak, ont chassé les derniers doutes qui pouvaient subsister sur l’implication des forces françaises.Elles ont eu aussi pour effet de dissiper le malaise provoqué par les diverses déclarations du ministre de la Défense Jean-Pierre Chevènement qui, au premier jour de la guerre, laissait entendre que l’aviation française, au terme d’un accord franco-américain, n’interviendrait que sur le territoire du Koweit.Les propos du ministre, vivement critiqués par la classe politique, « donnent l’impression, que nous sommes des alliés à temps partiel », commentait un député de l’opposition.L’expression faisait florès.Et le président Mitterrand le reprenait, pour la démentir avec toute l’indignation requise, dans une mise au point qui ressemblait fort à un désaveu de son ministre.Jean-Pierre Chevènement est un habitué de la controverse.Depuis l’invasion du Koweit par les troupes irakiennes, il a manifestement accepté de mauvaise grâce les décisions du gouvernement et les a défendues du bout des lèvres.Après l’envoi de troupes en Arabie Saoudite, il choisissait de mettre l’accent dans ses déclarations publiques, sur le nombre de victimes que ferait une guerre.En bref, au moment où la France engageait ses forces armées dans une guerre, son ministre de la Défense avait tout l’air d’être tenté et hanté par le pacifisme.Ses positions, constamment en retrait par rapport à celles du chef de l’État, traduisent le malaise qui existe au sein du Parti socialiste.Confrontée à la question de la guerre et de la paix, la gauche est déchirée et menacée d’émiettement.Les proches de Jean-Pierre Chevènement et de la tendance parlementaire « Socialisme et république » ont exprimé leur nette hostilité à la guerre.Sept d’entre eux ont voté contre l’engagement militaire français au cours du vote du 16 janvier à l’Assemblée nationale.Ce qui leur a valu d’être vertement réprimandés et « suspendus de délégation » (il leur est interdit de s’exprimer au nom du parti) par le secrétaire général du Parti socialiste.Les missions des Jaguar en Irak auront permis à la France de redresser, surtout aux yeux de ses alliés, une posture qu’un commentateur raillait comme étant « inédite : bomber le torse tout en traînant la jambe ! » Après avoir apporté des éclaircissements sur le champ d’action des forces françaises, le président Mitterrand a fourni d’autres précisions qui dénotent une évolution de la réflexion sur les buts de la guerre.Alors que le 16 janvier, le premier ministre Rocard insistait devant les députés sur l’objectif de libérer le Koweit et non pas de chercher à détruire l’armée de Saddam Hussein, le Voir page 4: Virage VfotyV M»]V* Géopolitique et Société Du Golfe au Maghreb pour mieux comprendre les enjeux Rafie Bousani et Philippe Fargues Préface de Maxime Robinson SOMMAIRE: • Les frontières «La société • Les minorités • La culture • b population • U cité • L’agricultme • Le pétrole et l’industrie • L'intégration régionale • L’État • La Palestine • Banque de données par pays Illustrations et cartes en couleurs — 59,95 $ en vente chez votre libraire Le Devoir, lundi 28 janvier 1991 La guerre du Golfe Le caporal Russ Perry, qui n’a pas voulu donner son domicile au Canada, pose tout de même fièrement en refaisant le plein de carburant d'un F-18 canadien au Qatar.Reprise des essais de Cruise en Alberta COLD LAKE, Alberta (PC) - Les autorités militaires ne prévoient pas renforcer les mesures de sécurité pour la tenue, prévue pour cette semaine dans le Nord du Canada, d’un essai de missile de croisière américain.Le major Luigi Rossetto, de la base canadienne de Cold Lake, a précisé hier que le premier essai de missile de croisière américain de 1991 était un test de routine.Il a affirmé que l’opération, qui doit avoir lieu mardi, était prévue bien avant le début des hostilités dans le Golfe.Le déclenchement de la guerre n’aurait rien changé au programme de vol.Le porte-parole des Forces armées ne craint pas que des manifestations ou qu’une quelconque attaque vienne entraver la tenue de l’essai.« Les mesures de sécurité ayant été déjà renforcées en raison du conflit, nous ne croyons pas nécessaire de prendre des dispositions supplémentaires à cette occasion », a expliqué le major Rossetto.Le missile de croisière, qui sera largué par un bombardier B-52 au- O bto-québec E SU LT A T S Tirage du 18 19 20 30 31 36 38 50 52 56 59 65 66 69 70 Prochain tirage: 91-01-28 Tirage du 91-01-25 NUMÉROS 605057 0 50 57 5 0 57 0 57 57 LOTS 50 000 $ 5 000 S 250 S 25 $ 5 S 60505| 6050 m 6 0 5 H WlfhUHill Tirages du 91-01-21 au 91-01-26 LUNDI 759 5578 MARDI 495 6537 MERCREDI 355 0520 JEUDI 195 3156 VENDREDI 518 9026 SAMEDI 234 8992 Tirage du 91-01-25 NUMÉROS 5 5 3 1 3 7 5 3 13 7 3 13 7 1 3 7 3 7 LOTS 250 000 S 2 500 S 250 S 25 S 10 S NUMEROS MOBILES 7 2 4 1 1 1 000 S 3 4 5 3 100 S 9 4 2 25 S EQtra Tirage du 91-01-26 NUMÉROS 445238 4 5 2 3 8 52 3 8 2 3 8 3 8 8 100 000 $ 1 000 $ 250 S 50 S 10 $ 2 $ PROMDN.CTAL Tirage du 91-01-25 NUMÉROS DÉCOMPOSABLES NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 4934796 500 000 S 3231522 250 000 934796 5 OOO $ 231522 5 000 34796 500 S 31522 500 4796 100 $ 1522 100 796 25 $ 522 25 96 5 S 22 5 NUMÉROS NON-DÉCOMPOSABLES LOTS NUMÉROS 100 000 S 6580963 50 000 S 1294412 540137 5 000 S 1300188 3129858 4002159 1480032 3539577 4008362 1825064 3558899 4131627 1984536 3910503 4132713 Le billet donne droit à 4 tirages consécutifs SELECT Tirage du 91-01-26 7 21 23 26 32 40 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 1 000 000,00 $ 3 14 362,50 $ 64 448,80 $ >495 51,80 $ 0 339 5,00 $ MISE-TOT 5 20 26 40 GAGNANTS LOT 153 326,80$ VENTES TOTALES: 1 521 765,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 1 200 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 91-02-02 Tirage du 91-01-26 8 28 30 31 32 35 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 2 12 315 17 377 322 965 LOTS 2 500 000,00 $ 86 100,20$ 2 508,20 $ 87,40 $ 10$ VENTES TOTALES.20 682 925,00 $ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) : 1 800 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 91-01-30 Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Les proches des militaires sont victimes de harcèlement CANADA DRY ONE, Qatar (PC) -Les responsables des Forces armées canadiennes ont demandé aux médias d’information de ne pas divulguer le lieu de résidence des militaires en service dans le Golfe parce que leurs épouses restées au Canada reçoivent des appels importuns ou encore sont victimes d’autres formes de harcèlement.Cette demande, qui émane des militaires eux-mêmes, a reçu l’appui des autorités militaires, a déclare le major Robin Alford, chargé des relations publiques à la base aérienne canadienne.« Beaucoup sont très inquiets et craignent que les membres de leur famille — ou eux-mêmes lorsqu’ils seront de retour au pays — puissent être victimes de harcèlement ou d’autres choses du genre », a expliqué dimanche le major Alford, ajoutant que la décision de ne pas divulguer leur ville de garnison lors d’entretiens avec les journalistes émanait des militaires.« C’est leur choix.» Quelques histoires de harcèlement dont ont été victimes des familles de militaires canadiens ont circulé, ajoutant au fardeau psychologique que doivent endurer les 1900 soldats, marins et aviateurs en poste dans le Golfe.Plusieurs épouses de soldats canadiens résidant sur la base de Es- quimau, en Colombie-Britannique, ont reçu des appels téléphoniques d’individus qui se faisaient passer pour des porte-parole militaires et qui leur annonçaient le décès de leur mari.Une autre a retrouvé sur sa pelouse un sac à ordures auquel on avait donné la forme des sacs utilisés pour le rapatriement des corps de militaires.Le major Alford a précisé qu’il s’agissait d’une mesure volontaire; les hommes demeurent libres de dévoiler leur lieu de résidence s’il le veulent.Les autorités militaires ne peuvent sévir pour empêcher les médias de mentionner une telle information.Il a ajouté que lorsque le nom de la ville de garnison était diffusé, les épouses et les membres de la famille restés au pays étaient souvent approchés pour accorder des entrevues.Les militaires aimeraient leur « épargner cet embêtement ».« Beaucoup de femmes et de familles ne se sentent pas à l’aise d’accorder des entrevues », a fait valoir le major Alford.« Les militaires qui se trouvent ici ont droit, comme tout le monde, au respect de leur vie privée.» Les responsables canadiens ont aussi prévenu les journalistes, dimanche, qu’ils pourraient plus difficilement parler aux pilotes des missions de patrouille et d’escorte de bombardiers.Jusqu’ici, trois conférences de presse hebdomadaires étaient organisées avec les pilotes.Ce nombre sera ramené à deux en raison de la rigidité des horaires de vol et des périodes de repos obligatoires entre les missions.Dimanche, les deux pilotes qui avaient été mandatés pour rencontrer les journalistes ne se sont pas présentés à la conférence de presse.Les responsables des Forces cana,-, diennes n’ont pu expliquer leur ab:[ sence ou préciser si celle-ci pouvait, liee " être reliée à des problèmes de har-, cèlement vécus par leur famille.Plus tôt au cours de la journée, un pilote avait refusé de donner son nom à un photographe qui venait de photographier son chasseur F-18.Un autre qui discutait avec un technicien au sol s’est éloigné lorsqu’il a réalisé que des photographes ten.-taient de croquer la scène.Un porte-parole du quartier général des Force armées canadiennes au Moyen-Orient, à Bahreïn, a dé-, claré que les craintes des militaires étaient tout à fait légitimes.« Les conjoints sont déjà suffisamment inquiets de savoir leur mari ou leur femme dans une région en guerre », a affirmé le capitaine Rod Gray.« Vous n’avez pas besoin de vous faire dire en plus que votre conjoint est un assassin ou une brute.» La guerre provoque de nombreuses manifestations à travers le monde dessus de la mer de Beaufort, doit atterrir sur le polygone d’essai du lac Primrose, à la base militaire de Cold Lake, dans le nord-ouest de l’Alberta.Les essais de missiles de croisière, autorisés en vertu d’un accord ca-nado-américain signé en 1983 et reconduit en 1988, a provoqué des protestations de groupes pacifistes et du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.Les responsables militaires affirment que le Nord canadien est idéal pour de tels essais en raison de ses similitudes avec l’Union soviétique.WASHINGTON (AP) — Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans plusieurs grandes villes du Canada et des États-Unis samedi pour soutenir l’effort de guerre ou exiger l’arrêt des hostilités dans le Golfe.Des manifestations ont également été organisées en Europe, en Inde, et au Pakistan.À Montréal, samedi, quelque 15 000 personnes ont marché du parc Lafontaine jusqu’au Complexe Guy-Fa-vreau en scandant des slogans pacifiques et dénonçant l’intervention canadienne dans la guerre du Golfe.Aux États-Unis, les plus importants rassemblements ont été observés à San Francisco et à Washington.Entre 30 000 et 225 000 personnes — selon les sources — se sont massées — ont dit « non » à la guerre lors d’un défilé calme du Capitole jusqu’à un parc à proximi', de la Maison-Blanche.Certains tapaient sur des tambours tandis que d’autres brandissaient des poupées en papier mâché ou des ballons.En Suisse, 15 000 personnes à Berne et environ 3000 à Genève ont manifesté samedi après-midi pour ‘ iat de ' Des manifestations ont également eu lieu dans de nombreuses villes du pays pour protester contre la guerre ou manifester leur soutien à George Bush.En Inde, une manifestation pro- Ne irakienne à Ghaziabad, près de New-cn< sur la place du Centre Civique de San Francisco à l’issue d’un défilé coloré sur près d’un kilomètre et demi.À Washington, entre 75 000 et 200 000 personnes — selon les source « Nous ne voulons pas que nos ‘boys’ aient le moindre doute dans leur esprit au sujet de notre soutien », précisait Martha Wood, maire de Winston-Salem où près de 3000 personnes avaient répondu à l’appel d’une association des anciens combattants du Vietnam.« La majorié silencieuse n’est plus silencieuse », déclarait pour sa part Mike Scott, l’un des fondateurs de l’organisation « Soutenons nos soldats ».Delhi a tourné dimanche à l’affrontement entre Hindous et Musulmans, faisant neuf morts, et au moins 100 blessés selon des témoins.Au Pakistan, trois personnes ont été tuées et huit autres blessées dans l’affrontement de sectes islamiques rivales pendant une manifestation en faveur du président Saddam Hussein.L’Agence de l’Énergie doit réajuster son tir Un coroner veut serrer la vis aux motoneigistes PARIS (AFP) — L’Agence internationale de l’énergie (AIÉ) se réunit aujourd’hui pour ajuster son plan d’urgence, alors que la marée noire qui s’étend dans le Golfe, constitue, selon certains responsables pétroliers, un tournant préoccupant dans la guerre contre l'Irak.Le conseil de direction de l’AIÉ doit réévaluer la situation de l’approvisionnement pétrolier, une dizaine de jours après le déclenchement des hostilités.Dès le 17 janvier, l’AIÉ avait déclenché un plan d’urgence permettant de mobiliser 2,5 millions de barils par jour (mbj) supplémentaires dans les pays industrialisés pour parer à un éventuel déficit pétrolier.Les États-Unis et le Japon se sont notamment engagés à tirer 1,1 mbj et 350 000 bj respectivement.rait baissé de un à deux mbj, selon les sources, faute de pouvoir l’évacuer en raison du ralentissement des mouvements de pétroliers dans le Golfe.Mais selon les experts, la produc-te c.L’effondrement surprise des prix du pétrole, qui ont perdu ( 8 $ US à 10 $ US'dès le premier jour du conflit, avait conduit certains analystes à s’interroger sur le bien-fondé de cette mesure, alors que le marché regorge de pétrole et que les installations pétrolières saoudiennes n’ont pas été touchées.Malgré l’annonce vendredi que d’importantes quantités de pétrole répai koweïtien se répandaient dans le Golfe, les prix du brut ont ainsi légèrement baissé: le baril de brut de référence américain « light sweet » a ainsi perdu 36 cents US à 21,35 $ US.Le baril de Brent de mer du Nord évoluait ces derniers jours dans une fourchette de 19$ US à 22$ US.Le marché pétrolier se passe depuis six mois du brut koweïtien et irakien frappé d’embargo depuis début août, grâce à la hausse des exportations saoudiennes et dans une moindre mesure du Venezuela et des Émirats arabes unis, soulignent les analystes.L’AIÉ n’en devrait pas moins maintenir son dispositif d’urgence, quitte à ajuster les quantités, selon une source proche de l’agence, d’autant que les espoirs de victoire éclair contre l’Irak se sont envolés.Tant que les installations pétrolières saoudiennes ne sont pas attaquées, l’approvisionnement demeure pourtant assuré.La production de l’OPEP avait atteint en décembre son plus haut niveau depuis le mois de mai, soit 23,5 mbj.Alors que la demande devrait baisser sous l’effet du ralentissement de la croissance économique, les stocks de l’OCI)E atteignaient 96 jours de consommation avant le début de la guerre, niveau inconnu depuis 1982.Dans les premiers jours de la guerre, la production saoudienne au- tion aurait remonté dès le début de la semaine dernière, le trafic maritime retrouvant un rythme normal.Le déversement d’importantes quantités de brut dans le Golfe inquiète toutefois les experts pétro- i liers.Si comme l’affirme l’Irak, il s’agit de fuites de deux tankers touchés lors d’une attaque des forces armées américaines, « c’est un incident préoccupant mais de portée limitée, aux conséquences surtout écologiques », souligne un responsable d’une compagnie européenne.Si en revanche l’Irak, comme l’affirment les responsables américains, a décidé d’ouvrir les vannes pour transformer le Golfe en un « cloaque infect (.) je ne sais pas où on va », ajoute-t-il.Outre les usines de déssa-lement saoudiennes, la nappe de pétrole pourrait paralyser le trafic pétrolier, estime ce responsable.Or 10 millions de barils transitent quotidiennement par le détroit d'Ormuz.Toutefois, selon Pierre Terzian, la comparaison avec l’accident de l’Exxon Valdez, qui avait souillé les côtes de l’Alaska en mars 1989, est « tout à fait exagérée ».Au rythme de 100 000 barils par jour évoqué par des responsables saoudiens « il faudrait trois semaines pour avoir une catastrophe de l'ampleur de l’Amoco Cadiz », a-t-il déclaré samedi au micro d’une radio française.Selon Pete Williams, porte-parole du Pentagone « des millions de barils » auraient été déversés en trois jours.Pour que l’Irak puisse déver- ser deux mbj, soit la capacité de pro- l’ii duction totale du Koweit avant l'invasion, il faudrait que « tous les puits sans exception produisent » et que des centaines d’ingénieurs soient mobilisés pour remettre en marche l’industrie koweïtienne, fait remarquer, sceptique, M.Terzian.Autre souci majeur pour les pétroliers : l’Irak a menacé de mettre le feu aux milliers de puits de pétrole au Koweit, où le brut jaillit spontanément.De l’avis des spécialistes, il faudrait des mois pour éteindre le feu.Cette menace est prise d’autant plus au sérieux que, selon les autorités militaires américaines, des panaches de fumée s’échappent depuis quelques jours des installations pétrolières du gisement de Wafra, dans la partie koweïtienne de la zone neu tre.demander l’arrêt immédiat de la guerre du Golfe.En Allemagne, près de 200 000 manifestants ont envahi les rues de Bonn.Aux Pays-Bas, 10 000 personnes ont défilé à Amsterdam.ALMA (PC) — À la suite des nom: breux accidents mortels qui sont survenus ces dernières semaines danç la pratique du sport de la motoneige, le coroner d’Alma recommande de faire surveiller les sentiers de mo-toneige par des policiers de la Sûreté du Québec, qui pourraient émettre des contraventions pour vitesse çt autres infractions.Le Dr Yves Bolduc émettait cette recommandation après s’être rendu, en fin de semaine, sur les lieux d|u plus récent accident de motoneige à s’être produit dans l’est du Québep.Le drame est survenu samedi à Saint-Prime lorsqu’un motoneigisme de 30 ans, André Bouchard, habitant Québec, a heurté un arbre de plein fouet, au cours d’une balade en motoneige.L’homme est mort sur le coup.Il s’agissait du cinquième accident de motoneige à survenir dans l’est du Québec depuis un peu plus d’un mois.Cinq personnes ont perdu la vie.; Trois de ces accidents se sont produits au Saguenay-Lac-Saint-Jean et les deux autres ont eu lieu à Sainte-Foy et à Saint-Jean-Chrysostome.C’est à la suite de l’accident survenu à Saint-Prime que le coroner Bolduc a reformulé sa proposition qu’il soumettra d’ailleurs au coroner en chef, le Dr Jean Grenier.C’est la deuxième fois que le Dr Bolduc formule une telle recommandation.Il espère que cette fois-ci, les autorités concernées prendront les mesures nécessaires pour appliquer les recommandations.Le coroner d’Alma a affirmé qu’il serait souhaitable qu’une enquête publique du coroner soit instituée sur les accidents de motoneige.« Non pas pour déterminer les causes des accidents de motoneige, parce que nous les avons déjà identifiées, mais pour donner plus de poids aux recommandations », a dit le coroner selon qui les deux facteurs responsables des accidents de motoneige sont la vitesse et l’alcool.« Les machines sont maintenant très puissantes et les conducteurs peuvent rouler jusqu’à 160 km/h.C’est beaucoup trop vite.» Le coroner jeannois suggère que les motoneigistes soient soumis à la tnême réglementation que les auto mobilistes : « Les policiers qui pa trouilleraient en motoneige pourraient faire passer l’alcootest.» Il a ajouté que des mesures telles que le retrait du permis de conduire des motoneigistes qui conduiraient en état d’ébriété pourraient être envisagées : « Tout cela serait à for muler, mais il est grand temps qu’on s’occupe sérieusement de ce problème.» Le Devoir, lundi 28 janvier 1991 ¦ 3 Le PQ donne son aval à la guerre et à l’autonomie des autochtones Michel Venne de notre bureau de Québec DES DÉBATS acerbes sur deux questions sensibles — la guerre et les autochtones —, ont jeté un peu d’ombre sur l’apparente unanimité qui a caractérisé les délibérations du 1 le congrès du Parti québécois à Québec ce week-end.Dans les deux cas, la direction du parti a toutefois réussi à faire adopter ses propositions par de larges majorités.Ainsi, le PQ a donné son appui à l'intervention armée des alliés dans le golfe Persique pour déloger les troupes de Saddam Hussein du Koweit.Les militants ont par ailleurs entériné une longue résolution qui reconnaît aux 11 nations autochtones du Québec le droit de créer dans un Québec souverain des gouvernements autonomes dotés de pouvoirs étendus sur certains territoires, dont celui de percevoir leurs propres impôts.Le vice-président du parti, M.Bernard Landry, a lui-même piloté la résolution sur la guerre.Le débat a donné lieu à des échanges émotifs.Le député de Pointe-Aux-Trembles Michel Bourdon, l’ex-député Pierre de Bellefeuille et M.Louis O’Neil ont dénoncé tour à tour cette résolution qui contrevient selon eux au programme du PQ, lequel s’oppose au recours à la force pour régler les différends entre nations.« Je ne veux pas qu’on attende qu’un Québécois nous revienne mort dans un sac de plastique, a déclaré M.Michel Bourdon.Comme la majorité des Québécois, nous sommes contre cette sale guerre, dit-il.Être contre la guerre, ce n’est pas être pour Saddam.» « Je suis contre la guerre, a rétorqué le député de Lac-Saint-Jean Jacques Brassard, mais voilà qu'un dictateur sanguinaire, qui a utilisé les armes chimiques contre son propre peuple, a recours à la force contre un État souverain.» Il s’agit d’une violation brutale du droit international, dit-il.Le Parti québécois, qui veut que le Québec devienne un État souverain membre de l’ONU, n’a pas d’autre choix que de le condamner sans équivoque, a-t-il soutenu.Essentiellement, le PQ joint sa voix par cette résolution à toutes celles qui ont condamné l’invasion du Koweit par l’Irak et exigé le retrait de l’armée irakienne.Au nom du droit international et des principes qui doivent régir les relations des pays souverains, le PQ appuie les résolutions des Nations unies, dont celle du 29 novembre 1990 autorisant l’usage de la force contre Saddam Hussein.En s’appuyant sur l’ONU, le PQ choisit « le canal le plus équilibré » pour favoriser la fin du conflit, a soutenu M.Landry.Le retrait des Irakiens du Koweit devra entraîner le retrait de toutes les autres forces militaires en présence et être suivi d’une conférence internationale sur le Proche-Orient permettant, par le règlement de l’ensemble des conflits, d’assurer une paix durable dans cette partie du monde, lit-on dans le texte de la résolution.La direction du parti avait par ailleurs refusé d’inviter à son congrès, pour la première fois depuis 1982, le représentant officiel de l’Organisation de libération de la Palestine au Canada, M.Hassan Abdoul Rhaman, tandis que le vice-consul d’Israël, M.Shalom Cohen, était au nombre des invités.Le PQ voulait ainsi utilisé l’un des seuls moyens symboliques à sa disposition pour condamner le régime irakien et l’OLP qui l’appuie, a expliqué M.Landry.Favorable à la cause palestinienne, la députée de Maisonneuve, Mme Louise Harel, a tout de même fait adopter par le congr ès une résolution reconnaissant le droit à l’autodétermination et à l’indépendance des Palestiniens et le droit à l’existence et à la sécurité d'Israël.Bien qu’adoptée par une écrasante majorité, la résolution sur l’autonomie des nations autochtones a soulevé des réserves chez un bon nombre de militants qui ont réclamé en vain qu’elle soit référée à un comité pour étude.Le promoteur de la résolution, candidat défait dans Vimont en 1989 et nouvellement élu à l’exécutif du parti, M.David Cliche, a appelé les délégués à • démontrer à la face du monde que nous voulons faire ce pays ’avec’ les autochtones ».C’est un vote majeur, dit-il.Historique.Les militants qui s’opposaient à son adoption alléguaient que la résolution leur était en quelque sorte imposée, qu’elle n’avait pas été l’objet d'un débat suffisamment approfondi pour qu’on puisse en évaluer la portée réelle.Une militante de Lotbinière, Mme Danièle Sarrazin, a soutenu que la résolution n’était rien d’autre qu’une série de mesures de dédommagement fondées sur un sentiment de culpabilité dont les Québécois doivent se débarrasser.« Personne n’est responsable de l'histoire », dit-elle.Cette résolution « donne trop de privilèges à (10 000 individus qui ont déjà plus de services que les autres », a maugréé pour sa part M.Richard Boulay de Viger.Ce militant craint que là proposition péquiste mène à la création de deux classes de citoyens soumis à des régimes fiscaux et légaux différents.M.Cliche a mis en garde ses copartisans contre le « syndrome du gruyère ».Il n’y a pas à craindre que le Québec se morcelle, dit-il.Les droits reconnus aux nations autochtones le seront via des ententes établies dans le cadre de la constitution du Québec.Des membres de plusieurs nations autochtones exceptionnellement admis au congrès ont accueilli le vote majoritaire comme un signe d’ouverture.Le Montagnais Bernard Cleary a même soutenu qu’il préférerait de beaucoup, à la lumière de cette résolution, « négocier avec le Parti québécois » qu’avec le gouvernement actuel.Le Mohawk Andrew Delisle a soutenu que la position péquiste était de nature à regler les problèmes qui persistent dans les relations entre Blancs et autochtones.« Si vous acceptez notre idée de souveraineté, dit-il.Nous acceptons la vôtre.» Le sort du Bloc québécois dépend de Lucien Bouchard Pierre April de la Presse Canadienne QUÉBEC — L’avenir à la fois incertain et éphémère du Bloc québécois a été largement discuté dans les coulisses du lie Congrès national du Parti québécois en fin de semaine.Les François Gérin, Gilles Du-ceppe, Benoit Tremblay et Nicole Leblanc ont été très visibles dans les assemblées et les corridors du Centre des congrès de la Capitale.Samedi, au cours de l’assemblée plénière, le vice-président de l’Exécutif national du PQ, Bernard Landry, les a même présentés aux militants qui les ont accueillis chaleureusement.Le grand absent aux délibérations et aux activités officielles et publiques du congrès a été le chef du Bloc québécois à Ottawa, Lucien Bouchard, qui s’est contenté d’assister à un coktail privé du PQ dans une suite d’hôtel loin des regards indiscrets.Au cours d’une conversation, le député souverainiste de Mégantic-Compton-Stanstead à Ottawa, François Gérin, a expliqué à La Presse Canadienne que le sort du Bloc québécois reposait entièrement sur la décision de son chef Lucien Bouchard « qui s’est donné jusqu’au mois de juin pour réfléchir à son avenir politique ».« Alors que près de la moitié des Québécois, selon les sondages, sont prêts à envoyer des députés souverainistes à Ottawa, lors d’une prochaine élection, a soutenu M.Gerin, le déception serait grande si le Bloc ne s’organisait pas.» M.Gérin, le premier à quitter les conservateurs pour siéger comme souverainiste à Ottawa au plus fort du débat sur l’accord du lac Meech, s’est dit déçu de voir que le Bloc ne va nulle part.Dans les coulisses du congrès, M.Gérin s’est fait dire que le PQ considérait le Bloc comme un instrument indispensable de transmission des exigences québécoises à Ottawa tant et aussi longtemps que le Québec n’aura pas concrétisé sa souveraineté.« C’est ce qui me fait dire qu’il ne faut pas que notre mouvement disparaisse faute d’intérêt de la part de ceux qui le représentent à Ottawa.Il serait triste qu’on donne raison aux députés conservateurs québécois qui ont décidé, malgré leurs propos contraires lors du débat sur le lac Meech, de donner une autre chance au fédéralisme », a expliqué le député fédéral.M.Gérin a expliqué que c’est un secret de polichinelle que son chef Lucien Bouchard songe plus aujourd’hui à une carrière au Québec plutôt qu’à poursuivre sa mission à Ottawa.Déjà, le député libéral de Shefford, Jean Lapierre.quiajoint les rangs du Bloc québécois en compagnie de son collègue de Hull, Gilles Roche-leau, au lendemain de l’élection de Jean Chrétien à la tête du Parti libéral du Canada, a manifesté son intention de se joindre aux libéraux du Québec.Quant à M.Rocheleau, il a déjà laissé entendre qu’il quitterait le vie politique à la fin de son mandat.Un ex-ministre des gouvernements du PQ, Pierre Marois, a expliqué que le Bloc québécois avait un rôle primordial à jouer sur la scène fédérale et que ses membres actuels devraient être convaincus d’y demeurer.« La promotion de la souveraineté et la légitimité d’une équipe de députés du Québec à Ottawa advenant une élection fédérale, c’est fondamental », a-t-il dit.M.Marois estime que le Bloc doit se donner une structure « relativement légère » et les souverainistes membres du PQ feront officieusement le reste « comme ils l’ont fait lors de l’élection de Gilles Duceppe dans Laurier-Sainte-Marie ».« Il y a un rôle transitoire pour des députés souverainistes à jouer à Ottawa et le mouvement va s’amplifier», a précisé M.Marois.S’ils ne promettent pas d’engager toute leur machine lors d’une prochaine élection canadienne pour faire élire des députés du Bloc, les péquistes veulent que l’aventure souverainiste se poursuive à Ottawa.Le leader parlementaire du PQ, Guy Chevrette, estime que le Bloc sera très utile lorsque viendra le temps d’établir avec le reste du Canada les mécanismes de sécession du Québec.« Ils sont des porte-parole, a-t-il dit, pas du PQ, mais de tous les Québécois.Je pense que le PQ c’est une entité et le Bloc en est une autre.» Le député de La Prairie, Denis La-zure, partage sensiblement la même opinion que son collègue, mais il ne va pas jusqu’à considérer les membres du Bloc comme faisant partie de la famille péquiste.Ils sont plutôt, selon lui, des souverainistes.« Je souhaiterais qu’il y ait beaucoup de candidats du Bloc lors d’une élection générale, a-t-il souligné, même si c’est seulement pour quelques années.» ! t Urgences Santé achète les ambulances de ses employés Paul (.’auction PHOTO JACQUES NADEAU Pinceau à la main, des dizaines d’enfants se sont amusés, hier, à tapisser de graffitis le mur de glaçe érigé à Plie Notre-Dame dans le cadre de la Fête des neiges.Neige et soleil attirent plus de 100 000 personnes dans l’île Sylvain Blanchard LE FROID sibérien des derniers jours nous ayant quitté temporairement, 105 000 personnes se sont rendues hier sur les différents sites de l’île Notre-Dame participer aux activités de la Fête des neiges, cet événement annuel organisé par la Société de l’île Notre-Dame, en collaboration avec la ville de Montréal, afin de promouvoir les sports d’hiver dans la métropole.Il ne s’agit pas d’un record, mais presque, car en 89, lors du premier dimanche de la Fête, 110 000 visiteurs s’étaient retrouvés à l’île Notre-Dame.L’inauguration de la neuvième édition de la Fête des neiges a eu lieu vendredi dernier et, depuis, 288 000 personnes ont pris part aux activités organisées à leur intention aux qua- Les libéraux tentent de contrer un troisième exode nationaliste Norman Delisle________ de la Presse Canadienne QUÉBEC — Deux fois en un demi-siècle, les nationalistes ont massivement quitté le Parti libéral du Québec parce qu’ils étaient incapables de vivre avec l’option officielle du parti.Le PLQ tente de contrer une troisième exode nationaliste qui deviendra possible dès demain, alors que sera publié le rapport Allaire sur l’option constitutionnelle du parti.« On n’ajustera pas la réalité du Québec aux besoins de quelques individus, affirme le député libéral de Laval-des-Rapides, Guy Bélanger.S’il y a des départs, on vivra avec.» « Si je ne suis pas capable de vivre avec le rapport, je verrai ce qu’il y a à faire », a réagi de son côté le député de Vanier, Jean-Guy Lemieux, à quelques heures de la divulgation du rapport.Le Parti libéral du Québec n’en est pas à ses premiers tiraillements de son histoire.En 1934, un groupe de jeunes progressistes mécontents, quittait le parti en claquant la porte sous la direction de Paul Gouin pour fonder une nouvelle formation politique, l’Action libérale nationale.L’ALN fusionna avec le Parti conservateur l’année suivante pour former l’Union nationale et ravir le pouvoir aux libéraux en 1936.Le 18 novembre 1967, des dissidents dirigés par René Lévesque quittaient à leur tour le Parti libéral après le rejet de leur option constitutionnelle par la majorité.René Lévesque fondait l’année suivante le Parti québécois qui, huit ans plus tard, battait les libéraux sur la patinoire électorale.En 1985, le Parti libéral avait tracé la voie du fédéralisme qu'il défendait.Il proposait que le Québec, exclu de la constitution canadienne en 1982, réintègre le giron fédéral moyennant le respect d’une demi-douzaine de conditions : statut distinct, octroi de pouvoirs additionnels en matière d’immigration, reconnaissance du droit de veto, etc.Ces conditions ont été acceptées par le gouvernement fédéral et les provinces en juin 1987 dans un accord signé au lac Meech, près d’Ottawa.L’accord a cependant été rejeté par le Manitoba et Terre-Neuve en juin dernier, plongeant le Canada dans l’impasse constitutionnelle.Le PLQ crée alors un comité présidé par Me Jean Allaire pour définir une nouvelle option constitutionnelle.Deux thèses s'y côtoient depuis que le premier ministre a lancé l’idée d’une « superstructure Québec-Canada » : celle de la commission jeunesse du PLQ, qui prône la souveraineté du Québec assortie d’une association économique avec le reste du Canada, et celle du clan fédéraliste qui, à l’instar du ministre Claude Ryan, ne cache pas sa sympathie [xnir le maintien d’un lien fédéral.Autre sujet de mésentente dans les rangs libéraux : l’opportunité de tenir un référendum sur l’avenir du Québec.Un référendum tenu dans un court délai ne pourra que favoriser la souveraineté, comme l’indiquent les plus récents sondages.Le comité Allaire aurait trouvé une formule de compromis, soit de tenir un référendum mais pas dans l’immédiat.D’ici à 1992, on aura le temps de faire évoluer l’opinion publique, estiment les partisans du référendum tardif.Le premier ministre et chef du PLQ, Robert Bourassa, a admis l’existence de tels tiraillements la semaine dernière.« Le mot division est trop fort mais il y a des sensibilités différentes sur la question constitutionnelle », a avoué M.Bourassa.Une fois décodé le langage toujours très prudent du premier ministre, on doit comprendre que des discussions viriles ont eu lieu entre libéraux à ce sujet.Quelques ministres parmi les plus fédéralistes tels Claude Ryan, Lise Bacon et Daniel Johnson sont intervenus auprès des membres du comité Allaire pour s’assurer que le rapport ne serait pas trop radicalement souverainiste.Le premier ministre a par ailleurs rencontré à huis clos ses troupes la semaine dernière pour les inviter au calme à l’occasion de la publication du rapport Allaire.Le rapport, qui devait être rendu public à Montréal, sera finalement remis à la presse dans un hôtel de Québec, demain.On y attend une centaine de journalistes.très coins de la ville.Forts de ces résultats, les organisateurs espèrent que l’édition 91 se termine comme elle a commencé et qu’elle vienne faire oublier pour longtemps les 10 jours de fêtes de l’an dernier qui furent surtout marquées par le mauvais temps.D’ici dimanche, journée de clôture, les Montrélais pourront continuer de profiter des sites mis à leur disposition sur l’île Notre-Dame, que ce soit pour faire du ski de fond, de la raquette, de la luge, ou du patin, mais aussi assister à plusieurs compétitions sportives destinées, là encore, à leur faire apprécier un peu plus le dur hiver québécois.Les activités les plus courues se tiennent généralemement à l’île Notre-Dame, où un château de neige, notamment, attend les enfants qui veulent s’amuser à reproduire les scènes du film La guerre des tuques.Un peu plus loin, au bassin olympique, une immense patinoire a été aménagée et a attire hier une foule considérable.Également très populaires, la glissoire, la patinoire du lac de l’ile, ainsi que le mur de glace érigé à l’intention des enfants qui, à l’aide de pinceaux et de pots de gouache, s’amusent à dessiner ce qui leur passe par la tête.Sur la plupart des sites, des amuseurs publics et des animateurs sont là pour créer l’atmosphère de Fête tant recherchés par les organisateurs et leurs bénévoles.Mais il n’y a pas qu'à l’île Notre Dame que les Montréalais peuvent se retrouver.L’île Sainte-Hélène est également accessible pour le ski de fond et la raquette, le Vieux-Port pour les courses de canots sur glace et les concours de sculptures, et quelques dizaines de parcs de la métropole où, notamment, il est possible de patiner.Au total, près d’une centaine d’activités de toutes sortes auront lieu jusqu’à dimanche.Alors, pour y voir clair, pour savoir exactement ce qui se passe, où et quand, le meilleur moyen est de communiquer entre 9 heures et 20 heures au numéro 397-9190.La majorité des activités offertes sont gratuites.Et pour ceux et celles qui n’auraient pas de patins, de skis ou de raquettes, prenez note que des boutiques de location d’équipements sont installées sur l’île Notre-Dame.La Coopérative des techniciens ambulanciers d’Urgences Santé, qui regroupe près d’un millier d’ambulanciers, a accepté ce week-end la proposition d’Urgences Santé, qui propose d’acheter les ambulances dont la coopérative est propriétaire.Urgences Santé entend également absorber la dette de la coopérative, qui dépasse les 18 millions $ (le déficit d’exploitation de la coopérative s’élève à 3 millions $).En échange, la coopérative accepte un plan de redressement dramatique, qui prévoit l’élimination d’au moins 66 postes parmi les 140 employés d’entretien de la coopérative, et qui prévoit des diminutions de salaires qui peuvent atteindre trois dollars de l’heure chez les autres employés.La coopérative des techniciens-ambulanciers n’avait tout simplement plus le choix puisqu’elle se dirigeait vers la faillite.Cette entente doit maintenant être approuvée par le Conseil des ministres et par le ministre de la Santé Marc-Yvan Côté.Urgences Santé payait 12,3 millions $ par année en frais de location d’ambulances, et ce montant augmentait d’au moins 1 million $ avec l’arrivée de la TPS.La flotte actuelle de la coopérative est composée de 132 véhicules ambulanciers (dont les coûts dépassent 100 000 $ chacun) et de 24 véhicules-médecins.f=A!TB^-L£.Pijnriripjcrion ROBIC Fonde en 1892 55 Si Jacques Montreal, Quebec Canada, H2Y 3X2 Télex 05 268656 Fax (514)845 7874 Tel (5141987-6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce LE POINT CETTE SEMAINE SADDAM PEUT-IL EMBRASER LE MONDE ARABE ?En Jordanie, en Egypte et jusqu’aux Philippines, l’effet Saddam se mesure dans la rue.En Tunisie, en Algérie, au Maroc et dans les communautés d’origines arabes, le Raïs de Bagdad en fascine beaucoup.La fièvre de ceux-là sera-t-elle contagieuse et l’Irak peut-il allumer l’incendie arabe?En 32 pages, les envoyés spéciaux du POINT font le tour du monde arabe et de la situation dans le golfe.EGALEMENT AU SOMMAIRE ¦ LES “REVENUS DE L’AU-DELÀ" Les Américains appellent cela NDE: les états proches de la mort.Un film relance le débat.Avec notamment les progrès de la réanimation, ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui “retournent” des frontières de l’au-delà.Que s’y passc-l-il au juste?Seul Lazare avait une idée.¦ LA TlNTINOPHILIE Lejeune héros d’Hcrgé a aujourd’hui la soixantaine.Cent quarante-quatre millions d’albums traduits en 48 langues vendus dans le monde.Des livres d’exégèse et une biographie de son créateur.EN VENTE CHEZ VOTRE MARCHAND I)E JOURNAUX 4 ¦ Le Devoir, lundi 28 janvier 1991 Texte du processus vers la souveraineté SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Les alliés viation alliée a abattu 26 appareils irakiens en combat aérien depuis le début de la guerre en 22 000 sorties, et 18 unités navales irakiennes ont été détruites Au cours de son briefing quotidien à Ryad, le général a affirme par ailleurs qu’un total de 39 avions irakiens, selon les estimations alliées, s’étaient posés en Iran depuis 48 heures, dont 23, « pour la plupart des chasseurs », depuis samedi 19h00 locales.Le président du Parlement iranien, Mehdi Karoubi, avait affirmé auparavant que sept chasseurs irakiens seulement s’étaient posés en Iran après avoir demandé à pouvoir atterrir d’urgence.M.Karoubi a déclaré hier à la presse que les pilotes irakiens continuaient d’être interrogés et qu’« on ne sait pas encore ce qu’étaient leurs intentions».L’Iran a assuré que ces avions resteraient sur son territoire « jusqu’à la fin du conflit ».Le général Schwarzkopf a précisé que des bombardiers américains F -111 munis de bombes planantes GBU-15 avaient attaqué et touché samedi soir les systèmes de contrôle du débit de deux installations de stockage distantes de 6 km, près du terminal koweïtien de Sea Island occupé par les Irakiens.Il a ajouté que le feu continuait de brûler, alimenté par les 22 km de d’oléoduc — 15 sous la mer et 7 sur le rivage reliant les installations de stockage au terminal.On estime maintenant que le feu devrait s’éteindre dans un délai de 24 heures, a dit le général.Des photographies prises avant et après le raid montrent que le flux de pétrole alimentant la marée noire a apparemment diminué et, selon le général les flammes autour du terminal semblent avoir baissé d’intensité.Avant l’attaque des relais de pompage, du pétrole avait pris feu non loin du terminal à la suite de l’attaque d’un petit poseur de mines par la marine alliée, le 25 janvier.« Je pense que nous avons réussi mais seul l’avenir nous le dira », a dit le général Schwarzkopf.Le général Schwarzkopf a expliqué que des experts avaient conseillé aux militaires de mettre le feu à la source de la marée noire pour tenter de l’enrayer.« Il ne s’agit pas de détruire le Ko-weit en le libérant », a-t-il noté en soulignant la nécessité de bien cibler les attaques.Le général Schwarzkopf a assuré que la marée noire n'entraverait pas les opérations militaires destinées à expulser les Irakiens du Koweit.A Washington, le secrétaire américain à la Défense, Dick Cheney, a déclaré hier que l’Irak disposait encore de lanceurs de missiles bien que les forces alliées s’efforcent de les détruire.« Nous ne savons pas combien il lui en reste », a-t-il reconnu lors d’une interview à la chaîne américaine NBC.Il a ajouté que les missiles irakiens représentaient une cible difficile mais il s’est refusé à préciser le nombre de lanceurs détruits par les forces alliées.Il demeure possible que l’Irak « commence à tirer des Scud équipés de têtes chimiques», a-t-il ajouté.Pour sa part, l'amiral Jacques Lanxade, chef du cabinet militaire du président François Mitterrand, a estimé hier que la phase aérienne de la guerre du Golfe devrait durer « entre trois et quatre semaines », mais qu’il faudrait encore, avant d’entamer la phase terrestre, « apprécier MIAMI BEACH GOLDEN SHORES 18190 Collins Avenue SUNSHINE FOOD MARKET 18110 Collins Avenue FORT LAUDERDALE A1A CUNNINGHAM'S A1A Oakland Park POMPANO OCEANSIDE 31 N.A1A Extension Pompano Beach la capacité de combat de l’armée irakienne, qui est durement touchée en ce moment».La date de la phase terrestre n’est pas encore fixée, a-t-il ajouté à l’émission « 7 sur 7 » sur la chaîne de télévision privée TF1 en soulignant qu’il fallait « aller au bout de l’exécution de cette phase aérienne, de manière à avoir en face de soi, au moment où les opérations terrestres seront lancées, des forces irakiennes aussi amoindries que possible, afin de réduire les pertes».Cette phase aérienne sera un peu plus longue que prévue (trois semaines initialement), « en raison des retards dûs à la météo », a-t-il précisé, en indiquant que l’« on a entrepris de s’attaquer aux forces de la garde présidentielle » (150 000 hommes d’élite).« Dans un deuxième temps, on attaquera les forces de seconde catégorie au sud-ouest du Koweit, et le long de la côte dans la mesure où l’on veut faire une opération de débarquement », a-t-il dit.Considérant que « les potentiels nucléaire et chimique ont été certainement très durement touchés », l’amiral a estimé que l’utilisation des SCUD sur Israël ou l’Arabie Saoudite procédait du terrorisme militaire qui cherche « à atteindre des populations civiles, mais n’a pas d’efficacité militaire ».« On ne peut pas exclure qu’il y ait quelques têtes chimiques qui aient été réalisées (par les Irakiens) mais rien ne permet aujourd’hui de l’affirmer.Si l’Irak cherche à utiliser les gaz (.) il utilisera sans doute d’autres moyens, c’est-à-dire d’autres missiles à plus courte portée pour le champ de bataille, l’aviation et l’artillerie, (.) mais c’est surtout sur les troupes que ces choses-là s’effectueront», selon lui.Concernant l’armée de l’air irakienne, dont « peut-être entre 10 et 20% des avions ont été effectivement détruits, on ne peut pas exclure quelques actions à caractère presque un peu suicidaire, mais je ne crois pas que l’armée de l’air irakienne puisse espérer mener un combat d’importance coordonné dans l’avenir», a-t-il ajouté.L’amiral a estimé que l’heure n’é-tait pas à une initiative de paix « tant que Saddam Hussein ne changera pas de politique.La paix ou la guerre sont entre ses mains», a-t-il dit.+ Parizeau verainiste, M.Parizeau a renvoyé l’ascenseur à ses adversaires : « Votre incertitude est dommageable ».Il est convaincu que si M.Bourassa cherche à faire traîner les choses « la pression va être insupportable ».Le PQ, les souverainistes mais aussi les milieux d’affaires qui l’ont déjà fait au cours des audiences de la Commission Bélanger-Campeau, exigeront que la question soit réglée au plus vite.Et de rappeler la déclaration de M.Bernard Lemaire (Cascades) en juin : « Si Meech passe pas, l’indépendance et vite».Le chef du Parti québécois souhaite que les libéraux présentent mardi prochain à Québec avec le rapport Allaire, et plus tard en mars à leur congrès, une position claire.« Être clair ça donne confiance en l’avenir», dit-il.Cette façon qu’ont les ministres du cabinet Bourassa de réclamer du fédéral toujours plus de pouvoirs — comme Mme Liza Frulla-Hébert, la semaine dernière, qui souhaite rapatrier toutes les compétences en matière culturelle —, ça ne peut pas être un programme constitutionnel, soutient par ailleurs le chef péquiste.Cette façon qu’ils ont de dire au fédéral : « Retenez-moi ou je fais un malheur », comme dit Marius dans une pièce de Pagnol (que le chef de l’opposition aime à citer dans ses discours), « ça ne peut pas être une devise pour les libéraux ».M.Parizeau constate que son vis-à-vis tente par tous les moyens de préserver l’unité de son parti.Vendredi, U l’accusait de vouloir faire passer les intérêts de sa formation HOLLYWOOD BEACH SUNDRIES 328 Johnson Street DELI FOOD MARKET 302 Johnson Street DANIA LUCKY 7 STORE 1414 S.Federal Hwy politique avant ceux de la patrie en essayant par tous les moyens de gagner du temps.Il menaçait de retirer sa main tendue en juin lors de l’échec de l’accord du lac Meech.Étant donné l’enjeu du congrès libéral de mars — « Excusez du peu, c’est de l’avenir du pays qu’il sera question » —, M.Parizeau suggère par ailleurs aux libéraux de supprimer le règlement qui permettra à tout membre en règle au 5 février de voter même s’il n’a pas été dûment choisi comme délégué de sa circonscription.Il fait remarquer que le congrès se tiendra à Montréal, tout près du West Island, et que des membres fédéralistes pourraient être tentés de venir, non pas « paqueter la salle », mais « essayer de sauver leur pays ».Le Parti québécois a pour sa part adopté de nouvelles modalités d’accession à la souveraineté selon lesquelles, une fois élu un gouvernement péquiste a le mandat de préparer la souveraineté du Québec.« Dans les meilleurs délais » après l’élection, une question de mois dit M.Parizeau, il y a un référendum pour réaliser la souveraineté.Ce référendum porterait sur la souveraineté et sur des dispositions d’ordre constitutionnel, essentiellement une constitution temporaire fondée sur la Charte québécoise des droits et libertés et l’ensemble des lois québécoises.Ainsi, le référendum pourrait être tenu plus rapidement que s’il fallait attendre qu’un comité formé par le gouvernement ait terminé la rédaction d’un projet d’une nouvelle constitution du Québec.Entretemps, le gouvernement entreprend des discussions avec Ottawa sur le transfert des pouvoirs, le partage des actifs et diverses formules d’association économique.Le congrès de la fin de semaine a permis au parti de réactualiser son programme dans tous les secteurs.Il a tracé les grandes lignes d’une politique régionale, laquelle exclut toutefois la création d’un nouveau pallier régional de gouvernement.Le parti organisera un forum à ce sujet au cours des prochains mois.Les délégués ont cependant convenu de désigner dès maintenant Québec comme la capitale d’un Québec souverain et Montréal sa métropole avec tous les avantages que cela comporte.La région de l’Outaouais serait quant à elle désignée région frontalière et se verrait assigenr les institutions et les services necessaires à ce rôle.Le PQ a aussi annoncé qu’il tiendrait des états généraux de la culture afin de dégager avec les représentants du milieu les lignes directrices d’une politique culturelle et ils ont convenu de créer, dès la prise du pouvoir, un grand ministère des Arts, de la Culture et de la Communication.Un nouveau chapitre sur les ainés a été ajouté et de nombreuses résolutions destinées à bonifier le programme en matière d’environnement ont été adoptées.Notamment pour la création d’une société publique de restauration de l’environnement.Les élections à l’exécutif du parti n’ont réservé qu’une seule surprise, la défaite du député et ex-ministre Denis Lazure.La candidate « exceptionnelle » de M.Parizeau au poste de trésorière, l’ex-déléguée du Québec à New York, Mme Rita Dionne-Marsolais, a été élu.De même que le candidat défait dans Vimont en 1989, M.David Cliche au poste de conseiller.M.Bernard Landry (1er vice-président), M.Paul Bégin (2e vice-président) et Mme Francine Lalonde (conseillère au programme) ont été élus sans opposition.Les autres membres de l’exécutif sont Mmes Jeanne Blackburn (députée de Chicoutimi) et Jocelyne Gadbois (militante de l’Outaouais) et MM.Guy Chevrette (député de Joliette), Roger Paré (député de Shefford), Camille Laurin (ex-ministre).Le chef du parti M.Jacques Parizeau en est membre ex-officio.1 0 7 D10 7 219D0 89 3 9 4 D 6 7 7 1 20D77Û 222D7 77 102E751 1 21D 5 4 5 2 4 7 D 9 67 113E453 1 26D251 256D4 01 129E125 1 33D431 2.991)2 S2 139E640 1 4 2 D 4 G 0 279D1 43 146E702 1 561)838 2 981)4 1 4 156E015 1 5 7 D 3 4 9 3 0 7 D 7 65 169E110 1 62D539 319D2 65 1 7 8 E 4 8 4 1 6 5 D G 6 S 327D5 88 181E710 1 6 7 D 3 5 6 3 2 8 D b 40 200E067 1 7 91)08 5 3 321)8 7 4 2 0 6 E 7 3 5 1 921)880 34 9D1 16 2 0 8 E 6 91 2 O lD O 365D9 70 232E130 2 11D767 371 D0 1 4 2 4 3 E 0 5 4 2 1 3 D 2 4 8 3821)0 77 2 4 4 E 6 21 2 15D902 38 71)7 62 265E073 L’élection sans opposition de Mme Francine Lalonde, défait deux fois dans Saint-Henri et identifiée à l’aile gauche du parti, est perçue par plusieurs observateurs comme l’illustration du virage opéré par le PQ depuis quelques années en faveur d’une plus grande social-démocratie.4 Virage président Mitterrand changeait de ton quatre jours plus tard.« C’est difficile, reconnaissait-il, de faire lâcher prise à l’Irak sans s’attaquer à ce potentiel militaro-industriel ! » Et d’ajouter : « Il faut naturellement le détruire, en tout cas, jusqu’au jour où les autorités de ce pays demanderont que l’on arrête parce qu’ils seraient prêts à céder.» En réalité la France, après avoir tenté de jouer de la diplomatie, de sa « différence », de sa « spécificité », a commencé dès le déclenchement des hostilités à rappropcher sa position de celle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.Pas assez cependant pour faire taire les critiques : « Jusqu’ici, la performance française est médiocre, comme d’habitude », proteste le Sunday Times britannique.Et ce jugement sévère des réalisations militaires françaises et du potentiel mis à la disposition de la coalition se retrouve, en termes plus voilés, dans les propos tenus en France par certains experts militaires.Car, ce premier conflit de l’après-guerre froide révèle les failles de la force de frappe française.Ayant investi largement depuis 20 ans sur la dissuasion nucléaire, la France est démunie de forces conventionnelles capables de livrer une attaque terrestre de longue haleine.Son matériel léger et mobile, (hélicoptères anti-chars Gazelle, les chars AMX 10), fait des prouesses dans des opérations rapides et soudaines, mais il ne pourra pas participer efficacement à un assaut frontal pour libérer le Koweit.Pour la guerre du Golfe, la France n’a pu mobiliser qu’une cinquantaine d’avions, dont les Jaguar-A, version française du chasseur-bombardier franco-britannique, qui ne peuvent conduire des opérations de nuit.Seuls les appareils participant à la dissuasion nucléaire français sont dotés d’équipements leur permettant des tirs de nuit.Force est de reconnaître que la France fait un peu figure de comparse dans ce conflit.La guerre du Golfe va l’obliger à revoir ses choix en matière d’arsenal militaire, si elle prétend demeurer une « puissance moyenne », si elle veut « tenir son rang ».En perspective aussi pour l’après-guerre se profile un débat sur le service militaire.Le président Mitterrand a assuré la population que les « appelés » du contingent ne participeraient pas à la guerre et ne seraient pas envoyés dans la zone de combat.Les « appelés » qui effectuaient leur service militaire sur les navires de guerre, envoyés dans le Golfe arabo-persique ou dans le voisinage, ont été rapatriés vers des casernes ou des unités moins exposées.Le service national est considéré comme partie intégrante d’un système de défense partagé par tous les citoyens.Or, avec théoriquement 300 000 soldats à sa disposition, la France n’a réussi à mobiliser que 15 000 engagés, alors que la Grande-Bretagne et son armée de 120 000 professionnels ont dépêché 35 000 soldats dans la zone de guerre.En outre, l’encadrement des appelés et leur formation incombent à des officiers de l’armée qui ne sont donc pas mobilisables pour des fonctions sur le théâtre des opérations.Le système s’avère pesant et improductif.Malgré la méfiance française vis-à-vis de l’armée de métier (« frondeuse et putchiste » disent ses adversaires!, malgré l’attachement à l’idéal républicain d’une armée qui recrute ses soldats dans toutes les couches de la population, la France est 266E197 1 35G227 243G8 40 270E435 1 41G477 248G4 28 271E880 1 44G666 256G5 32 284E821 1 48G183 262G8 68 2 8 4 E 9 2 5 1 49G205 265G2 72 286E065 1 55G301 292G2 08 289E661 1 56G766 304G4 46 2 9 4 E 311 1 79G923 305G308 313E192 1 81G685 307G906 314E373 1 88G247 314G6 39 321E442 1 91G689 330G2 46 3 2 2 E152 200G468 369G1 33 369E022 2 26G320 387G8 19 379E612 2 34G784 389G287 386E479 2 43G726 39 3G4 87 396E780 2 43G736 399G4 87 126G293 QUÉBEC - Le lie congrès du Parti québécois a adopté hier le processus d’accession à la souveraineté suivant dès qu’il sera élu : ¦ faire adopter par l’Assemblée nationale une déclaration solennelle affirmant la volonté du Québec d’accéder à sa pleine souveraineté; ¦ prendre la responsabilité et le mandat d’établir, à la suite de discussions avec le gouvernement fédéral, l’échéancier et les modalités des transferts des pouvoirs et des compétences ainsi que les règles de partage de l’actif et des dettes; ¦ Taire adopter une loi instituant une commission constitutionnelle ayant en train de prendre conscience que son système n’est plus adapté à la situation.À plus ou moins long terme, la question de la professionnaüsation de son armée va se poser.4 Les artistes quasi-totaüté des propositions de l’exécutif à l’unanimité mais dont la tenue constituait en soi un événement.M.Turgeon n’était pas déçu de la participation modeste des artistes.« Il faut connaître les membres.Lorsque tout va bien, ils laissent aller.Le congrès est davantage une confirmation des orientations déjà exprimées.» Le président de l’UDA est lui-même passablement actif sur la scène politique depuis quelques mois.Les artistes seront invités à le suivre, à se mobiliser pour appuyer leurs demandes, « sur toutes les scènes, à toutes les tribunes».L’UDA demande le rapatriement des pouvoirs culturels qui se trouvent à Ottawa, en incluant la gestion de Téléfilm, de Radio-Canada, de l’Office national du film.Lorsqu’un membre a demandé si la prudence n’était pas de mise relativement à Radio-Canada, parce que des jobs pourraient être perdus, elle s’est rapidement fait répondre que « nous n’allons pas recommencer ce débat une ième fois».L’UDA va plus loin cependant que les intentions exprimées la semaine dernière par la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, en demandant également le rapatriement des activités concernant les communications.M.Turgeon, on le sait, a accepté de faire partie du groupe-conseil que la ministre des Affaires culturelles a mis sur pied il y a quelques jours, afin de définir une véritable politique culturelle pour le Québec.M.Turgeon s’est dit heureux de faire partie du groupe-conseil parce qu’il partage la vision du président du groupe, M.Roland Arpin — « j’aurais pu signer le mémoire qu’il a remis il y a quelques jours à la Commission Bélanger-Campeau ».D’ailleurs, la ministre prend l’UDA de vitesse en quelque sorte puisque l’Union réclamait ce week-end un comité de travail pour élaborer une politique culturelle.Mais, a prévenu le président de l’UDA : « Mme Frulla-Hébert doit comprendre que désormais les artistes n’accepteront plus qu’un rapport qu’ils ont approuvé rejoigne les autres sur les tablettes».C’est aussi le message que la directrice du DEVOIR, Mme Lise Bis-sonnette, a transmis aux artistes hier matin.Mme Bissonnette a retracé l’histoire du ministère des Affaires culturelles depuis sa création en 1961, pour illustrer le sort qu’ont connus, au fil des ans, les nombreux livres de toutes les couleurs et rapports sur la culture au Québec.Il ne faudrait pas allonger la liste et pour obtenir justice il faudra que la culture devienne un enjeu électoral.L’intervention de Mme Bissonnette fut un des moments forts du congrès.Le président de l’UDA n’a plus l’intention de « cogner timidement à la porte » du gouvernement.Et indépendamment des développements furturs, l’U DA réclame un Fonds de solidarité de la culture, inspiré du Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec, l’augmentation du budget alloué à la culture à 1 % du budget du gouvernement — présentement le MAC dispose de 0.73 % du budget — et l’abolition des taxes sur les arts, la taxe d’amusement, la taxe provinciale de vente et la taxe fédérale sur les biens et services.« Plus de la moitié de la population n’a pas accès aux arts », a rappelé M.Turgeon.Les résolutions touchant les conditions concrètes de travail des artis tes sont peut-être celles qui ont suscité les plus vives discussions, en ateliers.Deux secteurs étaient à l’honneur, en raison de leur position par ticulièrement précaire, la danse et le chant lyrique.Ce sont des chanteurs lyriques qui ont fondé l’Union en 1937, pour mieux vivre de leur art, et ce le mandat de rédiger un projet de Constitution du Québec souverain.: ¦ Dans les meilleurs délais, le gout vernement demandera à la popula.tion de se prononcer, par voie de référendum, sur la souveraineté du Québec et sur des dispositions d’ordre constitutionnel permettant au Québec d’exercer sa souveraineté.¦ Le référendum sera l’acte de naissance du Québec souverain.¦ Le gouvernement proposera aussi au gouvernement fédéral des modes d’association économique mutuellement avantageux, incluant l’institution d’organismes conjoints de gestion, établis sous forme de traités.sont eux aujourd’hui les plus mal aimés.Hier, ils ont souligné l’impor tance d’une stratégie face à Radio-Canada, pour que la société diffuse des oeuvres lyriques.Les chanteurs lyriques sont grandement défavorisés présentement par rapport aux musiciens membres de la Guilde des musiciens.Ajoutez à cela la ten dance du réseau à privilégier les reprises anglaises ou européennes et vous avez un groupe très vulnérable, avec peu de moyens de se faire entendre.Les danseurs, pour leur part, demandent qu’un des leurs soit présent au sein du groupe-conseil que pré side M.Arpin, vu l’importance des problèmes auxquels ils sont confrontés et souvent oubliés.Le président de l’UDA est tout à faut en accord avec cette requête.Le rôle grandissant des agents d’artiste, le projet de loi fédéral sur le statut de l’artiste, les droits d’auteur et plus spécialement les droits voisins encore inexistants au Québec ont aussi fait l’objet de résolutions.Le congrès était dédié au comédien Jean Duceppe, décédé le mois dernier.28 janvier par la PC et l'AP 1990: les 49ers de San Francisco remportent le Super Bowl du football américain pour une quatrième fois.19X9: décès du l’anchen-lama, second dignitaire tibétain.1988: la Cour suprême du Canada déclare que la Loi fédérale sur l’avortement est inconstitutionnelle.1987: Téhéran annonce que les Irakiens ont perdu 15(H) hommes, tués ou blessés, au cours de combats aux environs de Bassorah.1984»: la navette spatiale américaine "Challenger" explose peu après son décollage de Cap Canaveral: les sept astronautes, dont une femme, qui étaient à bord, sont tués.1983: le Parti conservateur fédéral vote à près de 67 pour cent contre une révision du leadership du parti, mais Joe Clark estime que le mandat n’est pas clair et demande la tenue d’un congrès au leadership.1977: le premier ministre canadien Pierre Trudeau déclare qu’il quit tera la politique si les Québécois ; votent pour l’indépendance lors ; d’un référendum.1976: le sénat américain approuve ! la législation fixant à 200 milles la j zone de (lèche au large de la côte j des Etats-Unis.1962 la sonde américaine “Ranger-:!", lancée en direction de la • lune, manque sa cible et passe à 1 35000 kilomètres du satellite de la 1 terre.1932: l’armée japonaise occupe ; Changhal.1930 en Espagne, Primo de Ri- ; vera démissionne: le général lia- ; maso Berenguer forme un gouver- ; nement.1909 fin du contrôle américain à I Cuba.1905: inauguration de l’Ecole po- ! lytechnique de Montréal.1902: un incendie détruit à Mont-réal l’intérieur du bâtiment abri- ' tant la Guardian Fire and Life In- ! suranee Company.1885: une flottille de secours an- j glaise atteint Khartoum: le Sou- < dan est évacué.1871 Paris se rend aux Prussiens.1870 le navire City of Boston qui avait quitté Halifax, sombre avec ses 191 passagers.1853: une charte est accordée à l’université Bishop de Lennoxville, au Québec.1561 l’Edit d’Orléans suspend les persécutions contre les Huguenots.1547: Edouard VI, neuf ans, monte sur le trône d’Angleterre à la mort de Henri VIII Ils sont nés un 28 janvier: Alexander Mackenzie, deuxième premier ministre du Canada (1822-1892); Colette (Sidoine Gabrielle), femme de lettres française (1873 1954).Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.111 autres lots bonis le vendredi 1er février LA' SOCIÉTÉ DARTHRITE DONNEZ une lueur d’espoir LE DEVOIR DISTRIBUÉ EN FLORIDE JUSQU’A LA FIN DE MARS 1991 Les vacanciers trouveront LE DEVOIR aux endroits suivants: B kilo (juelxx ^lmT Numéros Lots 553137 250 000 S 5 3 13 7 2 500 $ 3 13 7 250 S 1 3 7 25 $ 3 7 I0 $ Numéros mobiles 7 2 4 1 1 I 000 S 34 5 3 I00 $ 9 4 2 25 S RÉ S U L T A T S I o I i) q ii e b e < Tirage du 91-01-25 1 lot de 25 OOO $ (numéro non decomposable] 220E767 10 lots de 1 OOO $ (numéros non cJecomposHbles) 301G446 259D400 128E887 307G521 325D492 173E498 347G198 113E126 283G665 398G225 10O lots bonis de 500 $ chacun (n°’ non decomposables) LA VIE ECONOMIQUE Montréal, lundi 28 janvier 1991 date heure lieu 28-01 10 h 00 Toronto 28-01 17 h 30 Montréal 28-01 11 h 00 Montréal 29-01 10 h 30 Vancouver 29-01 9 h 00 Dorval 29-01 9h 00 Toronto 29-01 10 h 00 Toronto 30-01 10h 00 Val d’or 30-01 11h00 Montréal 30-01 11 h 00 Montréal 30-01 11 h30 Toronto 31-01 11 h 00 Toronto 01-02 11 h 00 Val d'or Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Canarchon Holding McNeil Mantha Metro-Richelieu B.C Bancorp Computertime Moss-Power Resources Vitran Corporation Espalau Radiomutuel Ideal Métal Journey's End Claddagh Gold Val D’or (Resources) ÉCHÉANCE DE BONS DE SOUSCRIPTION Groupe Goyette Symbole : GOY.WT Valeurs : Action ordinaire.Base de souscription : 2 bons de souscription et 2.91 $ pour 1 action ordinaire.Date d'échéance : le 31 janvier 1991.Great Lake Minerals Symbole : GKM Valeurs : Action ordinaire.Base de souscription : 1 bon de souscription et 0.60 $ pour 1 action ordinaire.Date d'échéance : le 31 janvier 1991.OFFRE PUBLIQUE D’ACHAT Desjardins, Deragon, Langlois Corporation DesJardins de Valeurs Mobilières a déposé uneoffre d'achat pour la totalité des actions de Desjardins,Deragon, Langlois qui ne sont présentement pas détenues par le Mouvement Desjardins.Cette offre d'achat va expirer le 18 février 1991 et est sujet à certaines conditions dont l’acceptation du dépôt de 90 % des actions détenues par le public.RACHAT EN TOTALITÉ ITT Canada Symbole : ITT.PR.B Valeurs : Action privilégiée, premier rang, Série 2.Prix de rachat : 25.00 $.Date de rachat : le 31 janvier 1991.MPG Investment Corporation Symbole : MPG.PR.B Valeurs : action privilégiée, premier rang, Série 2.Prix de rachat : 25.00 $.Date de rachat : le 31 janvier 1991.PROJET DE CONSOLIDATION Ressources Val d’or Valeurs : actions ordinaires.Base de la consolidation proposée: une nouvelle action pour chaque 15 actions détenues.Date de l'assemblée : le 1er février 1991.PROJET DE MODIFICATION DE LA RAISON SOCIALE ET RÉORGANISATION DU CAPITAL Union Carbide Modalités de l'échange : Union Carbide Canada deviendra Llnde Canada.La distribution d’environ 7.00 $ par action se fera sous forme d’actions privilégiées, échangeables de Llnde Canada ou d'un paiement en espèces, au choix des actionnaires canadiens.La réorganisation sera effectuée sous réserve de l’approbation des actionnaires minoritaires qui se prononceront au cours d'une assemblée extraordinaire, le 15 février 1991.A TITRE D’INFORMATION Guardcor Investment Les détenteurs des options de ventes de Guardian Trustco applicables sur les actions de Guardcor Investments ont le droit de forcer la compagnie à racheter leurs actions ordinaires de Guardcor Investments au prix de 10.00 $ l'action au cours de la période du 4 janvier 1991 au 4 février 1991.Corporation de gestion La Vérendrye La Bourse a été avisé du projet de privatisation de Corporation de gestion La Vérendrye par la réalisation d’une série de transactions qui résulterait en une offre d'achat au comptant au prix de 1.60 $ l'action de la société.Il est prévue que la privatisation sera complétée dans le mois de mars 1991.Northstar Energy Corporation La Bourse a été avisée que la société a l’intention d'acheter jusqu'à 708,861 de ses actions ordinaires émises et en circulation.Le programme d'achat débutera le 24 janvier 1991 et se terminera le 23 janvier 1992.RETRAIT DE LA COTE The Consumers' Gas Company Symbole : CGT Valeurs : Action ordinaire.Date du retrait : le 15 mars 1991.International Polaris Energy Symbole : IPS Valeurs : Action ordinaire.Date du retrait : le 31 janvier 1991.Coral Gold Symbole : CLH Valeurs : Action ordinaire.Date du retrait : le 28 janvier 1991.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons garantir leur exactitude.Ce document, étant un bulletin d’information, pourrait être incomplet.Ces renseignements sont fournis par L’économie israélienne sur le pied de guerre Chevron et Exxon voient leurs profits augmenter N EW YORK (AP) — Deux compagnies pétrolières américaines, parmi les plus importantes du pays, ont annoncé des résultats pour 1990 en très nette hausse en raison de l’augmentation des cours du pétrole due à la guerre du Golfe.Chevron Corporation a ainsi annoncé que son résultat pour 1990 était en hausse de 860 % environ par rapport à 1989.Pour le groupe Exxon, la hausse n’est que de 8 % mais si l’on retire les frais dus au nettoyage de la marée noire de l’Exxon Valdez en Alaska et que l’on prend en compte les modifications comptables intervenues en 1990, la progression se monte à 43 %.Sur le seul quatrième trimestre, le résultat a triplé.Pour Exxon, dont le siège est au Texas, le résultat de 1990 atteint 5,01 milliards $ US, ou 3,96 $ US par action.En 1989, le résultat était de 3,51 milliards $ US seulement et le revenu par action de 2,74$ US.Le groupe Chevron, basé à San Francisco, a annoncé un résultat de 2,16 milliards $ US ou 6,10 $ US par action, contre 251 millions $ US ou 73 cents par action l’année précédente.Les deux compagnies ont enregistré des résultats exceptionnellement élevés au quatrième trimestre de Tannée.Pour Exxon, le résultat at teint 1,56 milliard $ US contre 485 millions $ US au même trimestre de Tannée précédente.Pour Chevron d'aprèsi.e Monde LA DÉFENSE absorbe 17 % du budget israélien — nettement moins qu’il y a dix ans, — les industries militaires représentent 20 % de la production du pays et emploient entre 60 000 et 100 000 travailleurs.Toujours sur le pied de guerre, mais feignant de l’oublier, Israël a développé un modèle économique composite, qui allie un socialisme un peu désuet à la haute technologie.Comme ce jeune parc industriel à quelques kilomètres de la frontière libanaise qui est un parfait symbole de l’Israël d’aujourd’hui : un musée entouré d’entreprises high-tech.À cause du repliement propre aux îles et aux pays assiégés, Israël a gardé vivantes des structures économiques et sociales partout ailleurs en déclin, qui font de ce petit pays une sorte de « musée du socialisme ».Mais à cause des contraintes qui pèsent sur lui, il a aussi développé des spécialités industrielles et agricoles ultra-modernes, qui permettent par exemple à son indusrie électronique « d’exporter pour 2 milliards $ US de matériels (dont une grosse moitié à usage civil).L’aspect « musée» d’Israël n’a guère été altéré par les années de gouvernement du Likoud, parti plutôt libéral dans ses options économiques.La terre continue à appartenir pour près de 90 % à l’État, qui la concède, difficilement, par baux de 49 ans renouvelables.Un Israélien sur trois travaille pour l’État, que ce soit dans l’administration ou dans les quelque 170 entreprises publiques, qui représentent 12 % de la production nationale.Kibboutz en difficulté Dans son ensemble, le mouvement coopératif, héritage des pères fondateurs de l’État d’Israël, est en crise.Les kibboutz, ces fermes collectives déployées aux frontières d’Israël qui furent de véritables laboratoires du socialisme utopique dans les années 50 et 60, se débattent dans des difficultés financières, et le groupe Koor (20 000 employés et 1,2 milliard $ US en dettes) n’a échappé à la faillite que grâce à une aide massive des pouvoirs publics.Alors qu’il n’était question que de privatisation (dont quelques-unes ont été réalisées, comme celle du Paz Oil, vendue à un groupe australien), ces interventions de l’État ont irrité des économistes libéraux, qui voudraient voir le gouvernement donner plus d’air au secteur privé.Or Israël est l’un des seuls pays au monde à avoir, ces dernières années, augmenté le taux d’imposition sur les plus hauts revenus (de 48 % à 51 %) et étendu les contrôles des prix à la moitié des produits.Il est vrai que Thyperinflation, qui a culminé à 445 % en 1984, a laissé de très mauvais souvenirs.La hausse des prix, de 17 % en 1990, après 20 % en 1989, paraît bien modeste en comparaison, même si elle oblige le gouvernement à procéder régulièrement à des dévaluations du shekel.Maisc, avant que n’éclate la guerre du Golfe, l’inquiétude majeure en Israël concernait moins l’inflation que le chômage, qui frise les 10 % de la population active.C’est un -¦«r.Steal-*.* >***•i.^r *^7^7 JSSiÂiry- \ * - i a ¦J* Une vue d’Haïfa qui abrite le plus important port d’Israël.taux politiquement inacceptable dans un pays dont l’un des principes fondateurs est de fournir accueil et travail à tout juif souhaitant rejoindre Israël.Il sera pourtant très difficile à réduire, du fait de la vague montante de l’immigration des juifs soviétiques — près de cent mille d’entre eux sont arrivés Tan dernier.D’un côté, cet afflux permet d’envisager un meilleur avenir démogra phique pour Israël, qui a connu pendant quelques années des soldes migratoires négatifs (plusieurs pays arabes ont d’ailleurs protesté auprès de l’URSS devant ce qui est, pour eux, une menace).Mais, à court terme, le coût de l’intégration ne peut qu’aggraver les difficultés de gestion de l’économie israélienne.Comment envisager de réduire les dépenses publiques quand il faut loger et éduquer tant de nouveaux habitants ?Avant même les hostilités, le déficit budgétaire israélien atteignait 8 % du produit intérieur brut.Les capacités d’absorption d’Israël sont sans aucun doute considérables.C’est une société solidaire et riche d’une longue expérience d’intégration des immigres.Mais la dernière vague massive, celle des juifs des pays arabes, s’est faite avant la guerre de six jours, alors que l'économie israélienne connaissait des taux de croissance de 9% par an.On en est loin aujourd’hui.Ces trois dernières années, la croissance a stagné aux alentours de 1 %.Plusieurs raison à cela : les effets à retardement du plan d’austérité particulièrement sévère de 1985; les difficultés de groupes industriels du secteur public et coopératif, à l’étroit dans un marché intérieur de 4,5 millions d’âmes et pas toujours bien armées pour attaquer les marchés internationaux; enfin, et peut-être surtout, l’Intifada, commencée en 1987, qui a considérablement déprimé l’activité.3% du PIB pour la recherche La « guerre des pierres » menée par les gamins de Cisjordanie et de Gaza a terni l'image d’Israël, qui n’est plus apparu comme une destination touristique aussi séduisante.Les investissements étrangers aussi ont marqué le pas au début de Y Intifada, malgré des apports spectaculaires comme ceux du Britannique Robert Maxwell dans l’informatique et la presse.Il y a eu aussi des effets directs, comme la paralysie de nombreux chantiers du fait des grèves répétées des manoeuvres palestiniens (alors qu’Israël détenait déjà une sorte de record de lenteur dans la construction : il faut près de deux ans pour élever un immeuble d’habitation ordinaire).De source officielle israélienne, le coût de l’Intifada est estimé à 1,5 point de croissance perdue.La déprime économique de l’Israël « musée » ne doit pas faire oublier l’Israël high tech.C’est là que le pays déploie la seule matière première dont il soit abondamment pourvu : la matière grise.Il y a 30 scientifiques et ingénieurs de recherche pour dix mille habitants en Israël contre 25 aux États-Unis.La recherche-développement absorbe 3 % du PIB, un taux très élevé, même si les sommes en jeu n'approchent évidemment pas celles des grands pays industriels.Avec des ingénieurs de haut niveau, payés moins cher qu’un ouvrier qualifié aux États-Unis, l’attrait d’Israël pour implanter des centres de recherche n’est pas mince.La compagnie américaine Intel a d’ailleurs installé en Israël son seul site de production de semi-conducteurs hors des États-Unis, profitant des accords de libre-échange exis- tant entre Israël et les États-Unis, d’une part, Israël et le CÉE, d’autre part.L'industrie électronique s’est développée dans le sillage îles industries d'armement.Un exemple est bien connu : le développement de systèmes de surveillance électronique civils empruntant une technologie imaginée pour la défense.Mais le secteur de la défense reste, avec 20 % de la production israélienne, le leader de l’industrie.Même si les largesses du gouvernement ont des limites : en 1987, le géant de l’aéronautique publique Israël Aircraft Industries a dû renoncer au développement de l’avion du combat Lavi, le coût prévu de 5,5 milliards $ étant lout simplement trop lourd pour les finances du pays.IAI a réduit d’un quart ses effectifs et cherché des marchés extérieurs : il exporte aujourd’hui 80% de sa production.Valorisant au mieux l’investissement qu'il a été contraint de faire pour sa défense, Israël est devenu en vingt ans l’un des quinze premiers marchands d’armements du monde, bien qu’il ne vende qu’à un nombre limité de pays (Amérique latine, Afrique noire et Iran, notamment).Il fournit désormais pour plus de 300 millions $ de matériel militaire au seul Pentagone.L’État d’Israël vit depuis sa naissance, en 1948, sur le pied de guerre.L’effort n’eût pas été possible sans l'aide des États-Unis, qui apportaient ces dernières années entre 3 et 4 milliards $ par an en aide civile et militaire, et sans les contributions de la Diaspora, qui se montent à environ 450 millions $ par an.Cette situation durablement « anormale » n’a pas empêché Israël de chercher à développer son propre modèle économique, feignant d’ignorer l’enfermement, se rêvant à la fois social-dé-mocratie avancée et petit « dragon ».Jusqu’au réveil brutal de la guerre.Les producteurs de vin de Bordeaux craignent des lendemains moins triomphants ces chiffres sont respectivement de 633 millions $ US, contre une perte de 883 millions $ US.De même Exxon et Chevron soulignent que si les bénéfices avant le 2 août 1990 (date de l’invasion du Koweït par l’Irak) étaient essentiellement provoqués par la marge sur le prix de vente des produits raffinés, après cette date ils résultent de la vente de pétrole brut, les compagnies ayant été obügées de compresser leurs marges.PARIS (Reuter) — Après une décennie triomphante, marquée par quelques millésimes exceptionnels, les producteurs de Bordeaux oscillent entre la satisfaction du devoir accompli et la crainte de lendemains qu’ils prévoient « plus exigeants ».Pour les trois premiers mois de la campagne 1990/1991, qui a débuté en septembre, les exportations ont augmenté en volume de 3 % et en valeur de 8 %, a annoncé Hubert Bouteiller, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).En France, la consommation de vins de Bordeaux a cru de 8 % Tan dernier, davantage que le marché des vins fins, qui a progressé de 3 %.Hubert BouteiUer a cependant mis en exergue deux faits qui pourraient, selon lui, entraîner un retournement de conjoncture si les producteurs ne font pas preuve de vigilance.« Deux affaires nous ont préoccupés en 1990 : la loi Evin et la pro-cymidone », a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.La loi Evin, du nom du ministre de la Santé Claude Evin, a été adoptée en décembre dernier par le parlement.Elle limite, à compter du 1er janvier 1992, la publicité sur les vins et les alcools et interdit entièrement celle sur le tabac.« Nous entrons dans une période que Ton peut qualifier de moralisatrice, selon une logique qui nous vient des États-Unis », a estimé le président du CIVB, en ajoutant que « le prétendu lobby alcooüque a montré son inexistence » à l’occasion de ce débat.La promycidone, un fongicide utilisé par les vignerons, a failli provoquer la perte du marché des États-Unis, où les autorités sanitaires ont estimé qu’il était cancérigène.Les Etats-Unis ont à nouveau autorisé la commercialisation des vins français après que les producteurs eurent accepté de ne plus utiliser le produit.Hubert Bouteiller s’est montré plutôt favorable à ce qu’il a appelé « la montée de l’hygiénisme » sur le marché du vin, et sur la protection de l’environnement en général.« Il s’agit d’un excellent thème de communication », a-t-il dit.« J'ai pro- posé que Ton étende à l’ensemble des produits commercialisés les règles concernant les exportations vers les États-Unis, c’est-à-dire un contrôle à priori après misee en bouteille et avant commercialisation », a-t-il ajouté.Jean-Michel Chardonnier, responsable de la promotion au CIVB, a toutefois fait valoir que l’importance du marché américain allait s’amenuisant au fil des années.La baisse du marché américain, qui a représenté en 1990 8 % en volume et 12 % en valeur, s’explique par la chute du dollar, le ralentissement de l’économie locale, la campagne anti-alcoolique, la progression des activités en Europe et l’émer- gence du marché asiatique, a-t-il dit.Il a fait remarquer que l’effondrement du marché américain en 1973, à la suite du scandale des vins de Bordeaux trafiqués, n’avait pas empêché une progression régulière sur les autres marchés.« On s’est aperçu qu’on pouvait vivre sans le marché américain », a ajouté Jean-Michel Chardonnier.Bar XjÏLE I)f> Restaurant r ZZ.m ' ék.Traiteur Tel: 849-6331 801 ouest, boul de maisonneuve Baisse de 2 % du PNB de l’URSS l’an dernier MOSCOU ( Reuter) — Le produit national brut (PNB) soviétique a baissé de 2% en 1990, après une hausse de 3 % l’année précédente, selon les chiffres de la commission des statistiques (Goskomstat).La productivité du travail a baissé de 3 % après une hausse de 2,5 % en 1989.Le commerce extérieur a totalisé 131,2 milliards de roubles, accusant une chute de 6,9 % par rapport à 1989.Le déficit commercial a atteint 10 milliards de roubles, contre un déficit de 3,4 milliards en 1989.Les recettes du gouvernement central ont représenté 452 milliards de roubles et les dépenses 510 milliards.Le déficit public a ainsi atteint 58 milliards de roubles.L’agence TASS indique que ce déficit s’inscrit en baisse de 23 milliards de roubles par rapport à celui de 1989, en raison de la baisse des dépenses d’investissement et des dépenses militaires du gouvernement central et grâce à la hausse des re-cettesprovenant des ventes opérées par l’Etat et des impôts sur le revenu.La masse monétaire en circulation a atteint 133 milliards de roubles en 1990, contre 105 milliards en 1989.Environ 50 millions de jours tra- vaillés ont été perdus en raison des grèves et des confliLs interethniques, induisant une perte de production équivalente à cinq milliards de roubles, un chiffre en hausse de 1,7 % par rapport à la moyenne des années 1986-88.La population a progressé de 1,4 million d’habitants en 1990 à 290,1 millions, la plus faible hausse annuelle depuis la Seconde Guerre mondiale.Cette faible progression s’explique par une hausse du taux de mortalité, par une baisse de la natalité et par l’émigration de quelque 400 000 personnes, ajoute l'agence TASS.AVIS ASSEMBLÉE ORDINAIRE PUBLIQUE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SOCIÉTÉ DE TRANSPORT DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL Date: mercredi 30 janvier 1991 Heure: 11h30 Endroit: Hôtel Des Gouverneurs Le Grand Salle Regence "A" 777, rue Université, Montréal (Québec) (angle rue St-Antoine — stations de métro Square Victoria ou Bonaventure — autobus 35-61-78-168) N.B.En plus des sujets inscrits à Tordre du jour, une période de temps est spécifiquement réservée aux questions du public.L’Assistant-secrétaire Gérald Biais 0 SOCIÉTÉ DE TRANSPORT DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL 6 B Le Devoir, lundi 28 janvier 1991 La guerre du Golfe Les nouvelles menaces de l’Irak Saddam Hussein a-t-il vraiment les moyens d’anéantir les alliés?Aziz tient Perez de Cuellar responsable des crimes contre l’Irak Jocelyn Coulon LE PRÉSIDENT irakien a fait monter la tension hier en promettant d’anéantir les forces de la coalition multinationale avec des armes non conventionnelles.Il reste à voir si Saddam Hussein a vraiment ces moyens et quelle est l’efficacité de ces armes.Ce n’est pas la première fois que Saddam Hussein menace la coalition et l’État hébreu.Dimanche dernier, dans son premier discours à la nation irakienne, il annonçait que l’Irak « n’avait pas encore utilisé toutes ses forces et ses armes » et que son arsenal était pratiquement intact malgré les bombardements alüés.« La riposte irakienne commencera dans quelques jours avec de nouveaux moyens », avait-il dit.Rien ne se produisit.Au contraire, la plupart des missiles SCU D envoyés sur Tel Aviv, Haifa et Ryad étaient abattus par les défenses anti-aériennes israéüenne et américaine.Les avions irakiens qui ont cherché à affronter les avions alliés ont été détruits et plus d’une trentaine d’appareils ont trouvé refuge en Iran où ils sont toujours.Enfin, l’agence soviétique Interfax annonçait que les commandants irakiens de l’aviation et de la défense anti aérienne avaient été exécutés.Bagdad a démenti cette nouvelle mais n’a pas encore prouvé le contraire.Hier soir, l’état-major irakien publiait un communiqué soulignant que « l'Irak n'a pas encore commencé à porter les coups destructeurs et foudroyants qui vont anéantir les noirs desseins » de la coalition.Tout indique, selon les spécialistes, que le gouvernement irakien serait prêt à uti- liser ses armes chimiques et peut-être une tête nucléaire.Toutefois, malgré le potentiel évident de l’Irak dans les domaines chimique et nucléaire, on peut douter que Bagdad puisse utiliser ces armes de façon efficace contre la coalition.L’Irak possède des tonnes d’armes chimiques que son armée a utilisés contre certaines populations civiles, en 1988, et contre l’armée iranienne tout au long de guerre irako-ira-nienne (1979-89).L’arsenal irakien serait composé de deux types d’armes chimiques : lesvésicantsetles neurotoxiques.Les vésicants, le gaz moutarde en particulier, sont des liquides qui produisent des brûlures en pénétrant la peau ou l’asphyxie s’ils sont inhalés.Ces armes sont mortelles si la victime n’est pas protégée par un vêtement, un masque ou une lotion spéciale.Les agents neurotoxiques sont particulièrement meurtriers.Le ta-bun, le soman et le sarin peuvent tuer en quelques secondes en désorganisant la transmission nerveuse et les autres fonctions de l’organisme.De plus ces agents sont souvent inodores et incolores.Ces produits chimiques peuvent être dispersés sous forme de gaz, de gouttes ou d’aérosols et les usines irakiennes en produiraient des tonnes chaque année.De plus, selon Bagdad, l’Irak possède des armes chimiques binaires, que seuls les États-Unis et l’Union soviétique déclarent avoir.Ces armes sont composées de deux produits inoffensifs mais qui, sous l’effet d’un choc ou d’une explosion, se mélangent et forment une substance toxique.Il n’est pas certain que l’Irak possède réel- lement cette arme.La protection contre les armes chimiques existe et se compose essentiellement de masques à gaz, de combinaisons spéciales, de filtres à air, d’abris et d’antidotes, dont l’efficacité reste sujette à caution.La force multinationale dispose de tout ce matériel.Selon des informations occidentales, l’Irak tente de fabriquer des bombes atomiques mais ses scientifiques ne maîtriseraient pas tout le cycle conduisant à la fabrication et à l’assemblage d'une bombe.Si les centres de recherches irakiens, tous détruits selon les forces alliés, ont fait d’énormes progrès dans le domaine du processus d’enrichissement de l’uranium, ils ne semblent pas en mesure de faire fonctionner les centrifugeuses nécessaires à un enrichissement supplémentaire de l’uranium.L’Irak pourrait toutefois fabriquer une ogive de missile remplie de déchets nucléaires radioactifs qui serait en mesure d’exploser au-dessus d’unités militaires alliés.Cela ne provoquerait pas de champignon nucléaire mais ferait de nombreux morts et blessés.Tant les armes chimiques que cette « bombe » nucléaire doivent être livrées par des vecteurs nombreux et précis.L'Irak possède quelque 700 avions, plusieurs centaines de missiles SCU D, Al Hussein et Al Abbas et une puissante artillerie dont un super-canon construit par l’ingénieur canadien Gerald Bull.Tous ces vecteurs peuvent lancer ces armes.Mais des incertitudes demeurent quant à l’efficacité de ces vecteurs.D’abord, le super-canon de Bull n’existerait pas selon les services se- crets américains.De plus, même si l’artillerie peut causer de graves dégâts ses effets resteraient limités aux cibles qu’elles atteindraient.Plusieurs armes chimiques ne peuvent résister à la chaleur et s’évaporent rapidement.De plus, le vent peut transformer les agresseurs en victimes surtout à courte distance.Les missiles qui ont une portée de 300 à 900 kilomètres ne sont pas très précis et plus leur charge est lourde moins ils peuvent atteindre leurs objectifs.Les missiles SCUD ont prouvé, pour l’instant, qu’ils n’étaient que des armes de terreur et non de bataille.Les spécialistes pensent que ces missiles peuvent transporter des ogives chimiques ou nucléaires.Cela est possible.Toutefois, dans une entrevue au quotidien Toronto Star, la semaine dernière, un général égyptien qui a longuement travaillé avec les militaires irakiens affirmait que l’Irak ne dispose pas de la technologie nécessaire pour doter ses ogives de charges chimiques et nucléaires.« Ils peuvent lancer des bombes chimiques à partir d’avions mais pas autrement », disait-il.L’aviation irakienne demeure la menace la plus immédiate et la cible de l’aviation alliée.L’Irak possède quelque 700 avions de combat dont environ 150 peuvent se révéler de redoutables appareils.N’empêche que tous ces appareils peuvent livrer des bombes chimiques et nucléaires.La priorité reste donc de détruire ces avions et, en cas d’attaque, d’utiliser au maximum la défense anti-aérienne.Les avions étant moins rapide que les missiles, la coalition devrait être en mesure de stopper tout attaque aérienne irakienne.NICOSIE (AFP) — Le ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz a affirmé hier que le secrétaire général de l’ONU Javier Perez de Cuellar « assume personnellement la responsabilité des crimes commis, sous le couvert des Nations Unies, contre le peuple irakien».Dans un message adressé à M.Perez de Cuellar et diffusé par la radio irakienne Mère des batailles captée à Nicosie, M.Aziz déclare : « Les gouvernements qui ont voté sous la pression les résolutions de l’ONU (contre l’Irak) et vous personnellement, assumez devant l’Histoire et l’humanité les crimes odieux commis par l’alliance impérialo-sioniste contre le peuple irakien libre».M.Aziz souligne que « l’agression des forces du mal et de leurs agents traîtres contre des objectifs civils, religieux et humanitaires vise à détruire l’Irak qui suit une poütique libre et refuse l’hégémonie impérialo-sioniste sur la région et ses richesses ».Depuis le début de la guerre, « les forces de l’agression impérialo-sioniste commettent intentionnellement des crimes horribles contre les institutions économiques, culturelles et religieuses de l’Irak », souligne-t-il.Le chef de la diplomatie irakienne affirme avoir inclus dans ce message « des preuves sûres selon lesquelles l’alliance américano-sioniste vise à se venger du peuple et du commandement irakiens pour avoir résisté aux objectifs impérialistes des gouvernements de cette alliance ».Il indique, dans ce message, avoir « expliqué clairement » au secrétaire général de l’ONU lors de leurs rencontres en août à Amman et début janvier à Bagdad, l’objectif des forces alliées, avant et après le 2 août, date de l’invasion du Koweit.Selon lui, « tout ce qui se passe fait partie d’un complot hostile aux aspirations des peuples à la liberté, à la souveraineté et à l’indépendance.Ces valeurs, a ajouté M.Aziz, devraient être la base sur laquelle a été fondée l’ONU ».« Il est honteux que les gouvernements de l’alliance commettent leurs crimes sous le couvert des résolutions artificielles de l’ONU, notamment la 678, qui a été obtenue par les Américains au moyen de chantage et de pots-de-vin ».La 678 a autorisé le recours à la force contre l’Irak pour le déloger du Koweit.Le mouvement pacifiste américain demeure Des Jaguar frappent un site de missiles Silkworm WASHINGTON (AFP) - Des avions d’attaque au sol Jaguar de la RAF ont détruit pour la première fois samedi un site de missiles anti-navires Silkworm irakiens, a annoncé hier à Ryad un porte-parole militaire britannique, cité par la chaine de télévision américaine CNN.Cette attaque faisait partie d’une série de sorties effectuées par la RAF à l’ouest et à l’est de l’Irak et au Koweit, a indiqué le porte-parole, le capitaine Niall Irving.Au cours de cette attaque, des sites de missiles et des postes de commandement ont également été attaqués, a précisé le porte-parole.Aucun « contact ennemi significatif » n'a été signalé pendant ces sorties, a-t-il ajouté.Outre le site de missiles, les Jaguar ont également mis hors de combat des batteries de canons anti-aériens et les aviateurs ont également observé des explosions secondaires après un passage sur un dépôt de munitions, indiquant qu’ils avaient atteint leur cible.Le capitaine Irving a reconnu que l’artillerie anti aérienne irakienne, composée principalement de pièces de 20 à 30 mm à tir rapide, était toujours •< difficile à attaquer ».Il a relevé que l’aviation alliée était en revanche en train de gagner la bataille contre les missiles anti aériens.PHOTO AP Le pape lance un appel à la paix Devant 20 000 pèlerins le pape Jean-Paul II a lancé hier un nouvel appel à la paix, en demandant aux « responsables » de la guerre du Golfe d’« abandonner le plus tôt possible une voie indigne de l'humanité », alors que des enfants lançaient symboliquement des colombes du studio du pape.très minoritaire WASHINGTON (AFP) - Le mouvement anti-guerre américain a réussi à réunir samedi une centaine de milliers de personnes à Washington et presque autant à San Francisco, mais reste très minoritaire dans l'ensemble du pays.Lors de la manifestation précédente du 19 janvier, les opposants à la guerre étaient environ cinq fois moins nombreux dans la capitale fédérale, alors que l’émotion suscitée par l’entrée en guerre des États-Unis était pourtant plus forte.Mais depuis cette date, l’aveu des dirigeants américains que la guerre serait sans doute plus dure et plus longue que ce qu'ils avaient laissé prévoir a certainement accru la mobilisation.Le début de marée noire dans le Golfe a aussi touché des cordes sensibles, alors que les attaques de missiles Scud, les aviateurs prisonniers exhibés par les Irakiens et les premiers morts ont sans doute eu des effets contradictoires.Les manifestations de samedi étaient plutôt colorées et bon enfant, même si certains participants qualifiaient le président George Bush de « boucher ».Le slogan de ralliement —« pas de sang pour le pétrole »— s’est confirmé.Après une Hambée d’actions de désobéissance civique (blocage de rues ou d’immeubles) qui avait provoqué un millier d’arrestations à San Francisco dans l’effervescence des deux premiers jours de guerre, les manifestants sont revenus à des protestations plus tranquilles.Il est vrai que contrairement au mouvement contre la guerre au Vietnam, qui avait essentiellement mobilisé les campus, placés sous la menace de la conscription, la base sociale du mouvement contre les hostilités dans le Golfe est très hétérogène.Deux mouvances principales se sont développées : la Coalition nationale pur stopper l’intervention américaine au Moyen-Orient, qui regroupe souvent des organisations politiquement radicales, et la Campagne nationale pour la paix au Moyen-Orient, plus proche des positions de l’Américain moyen.Toute une kyrielle d’organisations pacifistes, féministes et écologistes se sont lancées dans le mouvement, alors que beaucoup d’églises lui ont fourni leur caution morale et que certains anciens combattants l’ont rejoint.Les organisations de Noirs sont partagées entre ceux qui font remarquer qu’ils risquent de verser leur sang de façon disproportionnée, vu leur nombre important parmi les soldats américains engagés dans le Golfe, et ceux qui considèrent que l’occasion doit être utilisée pour une démonstration de patriotisme dans une « guerre juste », menée de plus sous la direction d’un Noir, le chef d’état-major interarmes le général Colin Powell.Mais après dix jours de guerre il apparaît que plus des trois quarts de l’opinion publique américaine approuve, selon les sondages, l’action de ses soldats dans le Golfe.Et celte large « majorité habituellement silencieuse » a pris cette fois le parti pris de s’exprimer en organisant ses propres manifestations dans la rue, qui ont souvent rassemblé samedi plusieurs milliers de personnes dans les petites villes de l’Amérique profonde.Elle multiplie aussi les gestes de sympathie envers les troupes au front et se rue sur tous les symboles patriotiques.Ceci n’empêche pas que 23 % des Américains souhaitent qu’on leur interdise de manifester, selon un sondage de Newsweek paralysie l(/K\ cerebrale LES 2 & 3 FEVRIER 1991 DE 20 HEURES A 20 HEURES Des milliers de réfugiés bloqués en Irak ROUWEICHED (Reuter)- L’Irak a invité des milliers de réfugiés, bloqués dans un camp irakien enneigé à la frontière jordanienne, à regagner Bagdad pour y demander des visas de sortie, ont rapporté hier des voyageurs.« Les Irakiens ont dit aux gens qu’il leur fallait des visas de sortie et qu’ils devaient rentrer à Bagdad.Mais certains n’ont pas d’essence », a déclaré Ifat Taha, une des rares personnes à avoir réussi à franchir la frontière jordanienne hier.Elle a ajouté qu’elle avait séjourné quatre jours au camp de Treibeel LE DEVOIR LES ^0DU LUNDI.o6 9H00A1t^— Renseignements.Administration.Rédaction.Annonces classées.Publicité.numéro sans trais.(514) 844-3361 (514) 844-3361 (514) 842-9628 (514) 286-1200 (514) 842-9645 .1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.Québec.Extérieur— Indicattt 514.Indicattt 418.hnMcattf 819.Indicatif 613.(514) 332-3891 ou (514) 844-5738 (418)845-2080 1-800-361-6059 1-600-463-4747 1-800-361-5699 1-800-361-5699 avec ses deux soeurs et ses deux enfants, et qu’elle avait pu partir grâce à un visa fourni par son mari.Des centaines de familles dorment dans leurs véhicules et se pressent autour des feux pour tenter de se réchauffer et de se protéger de la neige et de la pluie, a-t-elle déclaré.Selon un diplomate indien qui a franchi la frontière samedi, environ 3000 personnes attendent dans ce camp de pouvoir franchir la frontière jordanienne, et un millier d’entre eux campent dans des abris de fortune.« Il pleut et il fait terriblement froid », a-t-il déclaré.Sans les vivres envoyés il y a deux jours par les autorités jordaniennes (des sardines, du fromage et du lait) « nous serions mort de faim », a ajouté Ifat Taha.Les autorités irakiennes ont auto risé dans la mesure du possible les femmes et les enfants à dormir dans l’enceinte du poste frontière irakien, a-t-elle précisé.La Croix-Rouge a pour sa part annoncé hier qu’elle avait fait parvenir des vivres aux réfugiés.Un responsable du gouvernement jordanien a précisé que l’Irak interdisait à toute personne de quitter le pays sans visa de sortie.Mais la plupart des réfugiés bloqués à la frontière sont dans l’impossibilité de rentrer à Bagdad car la vente d’essence est interrompue depuis la semaine dernière.Le carburant fourni samedi par les autorités jordaniennes n’est pas suffisant pour leur permettre de regagner la capitale irakienne. L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, lundi 28 janvier 1991 ¦ 7 La retenue d’Israël porte fruit auprès de nombreux Arabes modérés LE CAIRE (Reuter) — La retenue manifestée jusqu’ici par Israël dans la guerre du Golfe porte fruit, du moins auprès des gouvernements arabes modérés, estiment des experts arabes.Les tirs de missiles Scud du président Saddam Hussein sur Tel Aviv et Haïfa pour tenter d’entraîner Israël dans le conflit se sont retournés contre lui et ont, du moins pour le moment, balayé les avantages politiques acquis par les Arabes en trois années d’intifada dans les territoires occupés.« Les Israéliens devraient crier bien fort ‘ Merci Saddam ’.Personne ne leur a rendu service autant que lui », regrette Saeed Sonbol, rédacteur en chef d’/U Akhbar, le premier quotidien égyptien.« Les missiles de Saddam n’ont servi qu’à permettre à Israël de ne plus être sur le devant de la scène, comme c’était le cas depuis son invasion du Liban en 1982 », a-t-il écrit dans son journal.« Le monde a recommencé à avoir de la sympathie pour Israël, à le soutenir, à l’aider et les Palestiniens ont perdu tout ce qu’ils avaient gagné ces dix dernières années».À la télévision et dans les hebdomadaires, les photos des civils israéliens victimes des raids irakiens ont remplacé celles des adolescents palestiniens abattus par l’armée israélienne.« En terme d’opinion, dix jours de guerre ont fait passer Israël du rôle de l’agresseur à celui de la victime », renchérit un diplomate arabe.Les États-Unis et les pays européens, dont les relations avec Israël s’étaient détériorées depuis le début du soulèvement palestinien en décembre 1987, se ruent maintenant à son secours.Les uns acheminent des missiles antimissiles Patriot, les autres réactivent leur assistance financière ou envoient leurs ministres assurer les dirigeants israéliens de leur soutien.Le journal égyptien Al Goumhou-ria a écrit dans un éditorial que « l’aide militaire et financière afflue pour couvrir ses visées expansionnistes (d’Israël) de recevoir un million d’immigrants (juifs soviétiques) ».Tant que les victimes civiles des attaques irakiennes restent relativement limitées — quatre morts et moins de 200 blessés en six raids, se- lon les bilans officiels — IsrafefpAit se permettre de rester en retrait et de regarder la coalition anti-irakienne malmener son pire ennemi dans le monde arabe.Tout en se faisant une nouvelle respectabilité internationale, Israël maintient son cap.Trois ministres israéliens ont demandé dimanche l’expulsion de Fayçal al Husseini, l’un des chefs de file des nationalistes palestiniens dans les territoires occupés, et du cheikh Saad el Din el Alami, mufti de Jérusalem.De même, la guerre n’a pas dissuadé les juifs soviétiques d’émigrer en Israël et des centaines d’entre eux continuent d’affluer quotidiennement.Selon des responsables israéliens ils seront 14 500 au mois de janvier, à peine moins que les 16 000 immigrants arrivés en décembre, avant le déclenchement des hostilités dans le Golfe.De nombreux intellectuels arabes sont divisés dès qu’il s’agit de savoir qui est responsable de ce désastre, mais tous s’accordent à dire que c’est un désastre.Certains disent même que l’OLP s’est gravement discréditée en se prononçant publiquement en faveur de l’Irak dans la crise du Golfe.D’autres accusent Saddam d’avoir entrainé le monde arabe dans une guerre ruineuse.D’autres encore rejettent la faute sur l'Arabie Saoudite et les Émirats du Golfe, qui ont laissé les États-Unis et leurs alliés déployer leurs forces dans la région.On espère maintenant que les États-Unis se sentiront obligés d'agir de façon décisive pour promouvoir un règlement négocié entre Israël et les Palestiniens au lendemain de la guerre du Golfe, à la lois pour remercier leurs alliés arabes dans le conflit et enrayer une vague d'antiaméricanisme dans tout le Proche-Orient.Mais certains remarquent que la retenue israélienne dans le conflit devra elle aussi être récompensée et qu'elle renforcera la position de l’État hébreu lorsqu’il s’agira de s'asseoir à la table des négociations.Certains arabes vont jusqu’à dire que l’OLP pourrait être « punie », non seulement par ceux qui, dans le Golfe, l’ont toujours soutenue, mais aussi par les Occidentaux, furieux de voir Yasser Arafat faire écho aux positions de Saddam Hussein.Le bilan des pertes depuis le début des hostilités PARIS (AFP) — Voici le bilan des pertes militaires et civiles depuis le début de l’opération Tempête du Désert le 17 janvier, d’après les informations officielles alliées et irakiennes.PERTES MILITAIRES ALLIES : 22 avions et 1 hélicoptère perdus.27 aviateurs portés disparus et un tué : ÉTATS-UNIS : 11 avions perdus, dont 9 en mission.1 hélicoptère perdu.14 militaires portés disparus.Un aviateur tué en mission d’entraînement.2 soldats tués accidentellement par l’effondrement d’un bunker.3 Marines tués dans un accident de la route.GRANDE-BRETAGNE : 6 avions perdus, dont 5 en mission.10 aviateurs portés disparus.ITALIE : Un avion et ses 2 membres d’équipage portés disparus.KOWEÏT : Un avion et son pilote portés disparus.ARABIE SAOUDITE : Un avion perdu pour raisons mécaniques (pilote indemne).Deux avions alliés perdus dont la nationalité et le sort des pilotes n’ont pas été communiqués.Un communique militaire irakien publié hier matin affirme que « trois objectifs aériens ennemis » ont été abattus, portant à 269 le nombre d’avions et missiles alliés abattus depuis le début de la guerre, selon Bagdad.IRAK : Selon le Pentagone, 49 avions irakiens ont été détruits, dont quatre Mig-23 abattus hier.18 unités navales détruites ou mises hors de combat.5 soldats irakiens tués lors d’un raid contre des plates-formes pétrolières au large du Koweit et 3 autres lors d’une opération navale britannique.39 avions irakiens selon les États-Unis (7 selon l’Iran) se sont posés en Iran.Téhéran a annoncé qu’ils seront immobilisés jusqu’à la fin du conflit.Bagdad a reconnu la mort de 39 militaires (au 23 janvier).PRISONNIERS ALLIÉS : 5 Américains, 2 Britanniques, 1 Italien et 1 Koweitien ont été montrés par la télévision irakienne el un autre (britannique) a été nommé par Radio-Bagdad.Londres a confirmé que les deux aviateurs montrés et celui cité par la radio étaient des hommes de la RAF.L’Italien montré est le navigateur de l’avion italien abattu.Les noms des 5 Américains correspondent à la liste des diparus publiée par le Pentagone.L’Irak a capturé un autre pilote britannique, a indiqué vendredi l’agence irakienne INA sans autres précisions.IRAK : Selon le Pentagone, les Américains détiennent « entre 100 et 110 » prisonniers et déserteurs irakiens.Parmi les prisonniers, 23 soldats capturés sur des plates-formes pétrolières au nord du Golfe, 6 lors d’un accrochage en territoire saoudien, 22 capturés par les Britanni- ques au cours d’un engagement naval, et 29 faits prisonniers sur la petite île koweïtienne de Qarawa.PERTES CIVILES ARABIE SAOUDITE : 1 mort et 42 blessés dans les attaques de missiles SCUD.12 blessés légers à Ryad, à la suite de l’interception de SCUD par des anti-missiles Patriot le 22 janvier.1 mort et 30 blessés à Ryad le 25 janvier.IRAK : Le président Saddam Hussein a affirmé que « nos sacrifices au 22 janvier n’ont été que 90 martyrs, après plus de dix mille sorties aériennes » (de la coalition).Selon les deux seuls bilans publiés par l’Irak (les 19 et 23 janvier), 123 civils au total ont été tués et 327 autres blessés.ISRAËL : 4 morts et 215 blessés dans les attaques de missiles SCUI).(1 personne écrasée sous les décombres, 2 morts par arrêt cardiaque le 22 janvier à Tel Aviv.1 mort et 70 blessés à Tel Aviv le 25 janvier et 2 blessés légers le 26 à Haifa).Le président somalien s’enfuit de Mogadiscio NAIROBI (Reuter) — Le président somalien Mohamed Siad Barre s’est enfui hier à bord d’un char, chassé par des rebelles qui ont annoncé avoir pris l’aéroport de Mogadiscio.L'aéroport était la dernière enclave contrôlée par les forces gouvernementales.i « Nous avons pris l’aéroport il y a cinq heures.Maintenant, les combats ont arrêté », a déclaré à Reuter Ali Hassan Hussein, porte-parole du Congrès somalien unifiée (CSU).Oii ignore ce qu’est devenu Mohamed Siad Barre.Mais selon un responsable de Médecins sans frontières (MSF), Stefan van Praet, on pense que le président s’est enfui vers le sud, avec des unités d’élite des bérets rouges, sa garde présidentielle.Des volontaires de MSF, seule organisation humanitaire opérant à Mogadiscio, ont rapporté que la ville était calme pour la premiere fois en quatre semaines de violents combats entre rebelles et troupes gouvernementales, a dit Stefan van Praet.Ali Hassan Hussein a déclaré que le CSU allait demander une aide humanitaire.« Nous n’avons pas encore évalué les quantités nécessaires.Mais nous avons besoin d’une aide humanitaire, en particulier des médicaments et des vivres», a-t-il dit.La population de Mogadiscio, estimé à environ un million d’habitants, à reçu très peu de vivres depuis le début des combaLs dans la capitale somalienne, le 30 décembre.Les rebelles se sont emparés du palais présidentiel un quart d’heure après la fuite de Mohamed Siad Barre, a déclaré Stefan van Praet de Mombasa, au Kenya, après avoir parlé à une équipe de MSF à Mogadiscio.« Aujourd’hui, c’est le premier jour sans bombardement.La ville est calme», a-t-il ajouté.Les télécommunications avec Mogadiscio sont coupées depuis que les rebelles du Congrès somalien unifié (CSU) ont fait irruption dans la capitale somalienne, il y a quatre semaines.Un porte-parole du Mouvement patriotique somalien (MPS), un des quatre groupes alliés au CSU, a dé- claré à Reuter que Mohamed Siad Barre, 80 ans, tenterait sans doute d’atteindre le Kenya, pays voisin, par terre ou par mer.Un médecin de MSP', revenu hier à Mombasa, a déclaré que des combattants du CSU avaient dansé de joie dans les rues et tiré des coups de feu, quand les rebelles avaient pris la radio et annoncé la fin de 21 ans de pouvoir de Mohamed Siad Barre samedi soir.« Tout le monde tirait en l’air et se réjouissait.Il y avait des voitures partout.Ils pensent que c’est fini », a raconté Marc Gaftellu Etchejorry, un Français de 33 ans.Dans son message radiodiffusé, capté par la BBC, le CSU a annoncé qu’il avait pris en main « le gouvernement et la responsabilité du peuple somalien».« Nous nous adressons à vous sur les ondes de Radio Mogadiscio, la voix du peuple somalien », a déclaré le CSU en demandant à la population de ne pas profiter de la situation pour se livrer au pillage.Marc Gaftellu Etchejorry a fait état de scènes d’horreur dans l’hôpital où l'équipe de MSF travaillait.Il a dit que des dizaines de personnes avaient été tués et blessés pendant les combats.« C'est vraiment horrible.Dans cet hôpital de 25 lits, il y a peut-être 300 personnes.Il y a du sang partout, pas de lits, pas de draps (.) C’est terrible », a-t-il raconté.Beaucoup de blessés étaient des femmes et des enfants qui ont perdu des bras et des jambes sous les bombardements, a-t-il précisé.Selon Stefan van Praet, une tonne de matériel médical a été livrée hier à l’équipe de MSF.Stefan van Praet a déclaré qu’il était impossible de dire combien de personnes avaient été tuées pendant les combats, mais le bilan pourrait atteindre une centaine de morts par jour.L’USC, le SPM el trois autres mouvements rebelles ont formé l’été dernier une coalition pour renverser Mohamed Siad Barre, arrivé au pouvoir en 1969 à la faveur d’un putsch militaire.Landsbergis compte sur l’aide de l’Occident VILNIUS (AFP) — Le président lituanien Vytautas Landsbergis espère que les pays occidentaux vont agir de façon à ce que Moscou « retire ses troupes, punisse les coupables et entame des pourparlers politiques sérieux avec la Lituanie et les autres pays de la Baltique ».Dans une interview avec l’AFP, M.Landsbergis a estimé qu’il était fort dommage qu’il ait fallu les violences du 13 janvier à Vilnius pour que les Occidentaux reconsidèrent leur analyse de la situation politique en URSS.La prise d’assaut de la tour de télévision à Vilnius par les forces armées s'est soldée par la mort de 14 personnes.« La meilleure conduite des pays occidentaux serait la reprise des relations diplomatiques avec la Lituanie, dont ils n’ont jamais reconnu l’annexion», déclare Vytautas Landsbergis.Selon lui, « il n’y a pas de fondement sérieux au refus ou à l’ajournement de relations diplomatiques normales » entre l’Occident et la Lituanie.Tout en admettant que la position des pays occidentaux à l’égard des pays baltes a connu une certaine évolution depuis le début du mou vement national dans les trois républiques de la Baltique, Vytautas Landsbergis considère que le tournant radical dans l’analyse politique de l’Occident à l’égard de l’U RSS a été le massacre de personnes désarmées à Vilnius.-• II est fort dommage qu’il ait fallu des victimes aux pays occidentaux pour qu’ait lieu un tel tournant », se- lon le président lituanien.« Je pense que les pays occidentaux comprennent mieux maintenant ce que nous leur expliquions il y a un an ou deux.Pour soutenir les réformes démocratiques en URSS, il faut soutenir ces réformes dans les pays baltes et leur droit à l’indépendance », ajoute Vytautas Landsber-gis.« Il ne faut pas opposer la réforme en Union soviétique et l’indépendance dans les pays baltes, poursuit-il, et sacrifier l’indépendance des pays de la Baltique pour le renforcement du pouvoir central de Gorbatchev.Car cela conduira à des ré-sultats anti démocratiques.C’est devenu aujourd’hui évident.Si on nous avait compris avant, peut-être qu’il n’y aurait pas eu de victimes.» L'un des anciens vice-premiers ministres lituaniens, Romualdas Ozolas, estime pour sa part que « le rôle joué par l’Occident est minimum ».Virgile Cepaitis, le président du Parti de l’indépendance el l’un des plus proches conseillers de Vytautas Landsbergis, tient à rappeler que le « centre géographique de l'Europe se trouve à 20 kilomètres de Vilnius.Nous nous sommes toujours trouvés dans l’orbite de la Russie, (.) mais nous tendons vers un Étal européen normal el nous sommes dotés de véritables structures démocratiques ».Le president du Sajudis, le mouvement nationaliste lituanien, Juozas Tumelis, est le plus incisif.•< Pour beaucoup en Occident, dit-il, la Russie et l’Union Soviétique n’étaient que des synonymes.L’Occident nous a déjà enterrés.» « Tout ce que nous ferons, nous le ferons nous-mêmes », poursuit Juozas Tumelis, un historien, avant d’évoquer la lutte, vieille de mille ans,, des Baltes contre l’irrationalisme byzantin et le « messianisme d’Ivan le Terrible à Mikhaïl le sanglant ».« Je me rends très bien compte qu’en disant cela, je mets ma fete dans la gueule du lion, du tigre, du chat, du crocodile, ce que vous voulez.Mais nous tiendrons », affirme- t-il.DONNEZ.unelueur d’espoir SOCIÉTÉ DARTHRITF LE MONDE EN BREF Tripoli aurait soutenu l'Irak si.NICOSIE (Reuter) — Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi a déclaré qu’il aurait soutenu l’Irak contre les États-Unis si les forces irakiennes n’avaient pas envahi le Koweit, rapportait hier l’agence de presse libyenne J AN A.« Si l’Irak était soumis à une attaque américaine sur son territoire (.) nous nous serions rangés à ses côtés sans hésitation, qu’il ait raison ou tort », a-t-il dit à des dirigeants syndicaux à Tripoli, selon J AN A.Mais « soutenir l’Irak maintenant signifie se dresser contre le peuple du Koweit, contre l’Égypte, la Syrie, le Maroc, l’Arabie Saoudite, Bahrein, Qatar, les Émirats (arabes unis) — tous ceux qui se battent avec le Koweit », a-t-il ajouté.Il a cependant estimé que tester l’efficacité de leurs armes en Irak intéressait plus les forces américaines et alliées que chasser les forces irakiennes du Koweit.« Elles ont laissé tomber le Koweit et pilonnent tout ce qu’elles peuvent en Irak, a-t-il dit.Si elles veulent le Koweit, qu’elles lancent une offensive et le prennent ».La Libye a condamné l’invasion du Koweit par l’Irak, mais aussi le déploiement de forces étrangères qui a suivi dans le Golfe.Manifestation pro-américaine à Berlin BERLIN (AFP) — Au moins 10 000 personnes ont manifesté hier à Berlin leur soutien à la politique des États-Unis dans la guerre du Golfe et leur solidarité avec l’État d’Israël victime des bombardements irakiens, a indiqué la police.« Va en enfer Saddam », « Ne touchez pas à Israël » ou « Oui à l’ONU », pouvait-on lire sur les banderoles et calicots des protestataires, réunis à l'appel d’une association Initiative Berlin-États-Unis.La présidente du Parlement régional de la capitale, Hanna-Renate Laurien (Union chrétienne-démocrate, CDU), a souligné lors du rassemblement que les manifestants voulaient montrer •< que nous (les Allemands) ne faisons pas partie de ceux qui quittent la communauté des peuples libres ».Les Néerlandais souhaitent aider Israël AMSTERDAM (AFP) — 88% des Néerlandais souhaitent que leur pays aide Israël, selon un sondage réalisé après les attaques de missiles irakiens sur ce pays et publié par le journal d’hier K rant op Zondag.Selon cette enquête nationale, réalisée par l’institut Team Vier, 60 % de la population déclare avoir de la sympathie pour Israël.Seulement 2 % des personnes interrogées ont une opinion négative vis-à-vis de l’État hébreu, tandis que 30 % ont une opinion neutre.Lors d'une enquête d’opinion réalisée il y a deux ans, le taux d’opinions favorables à Israël n’était que de 30 %, en raison de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens dans les territoires occupés.66 % des personnes interrogées pensent par ailleurs qu’Israël a le droit de répliquer aux attaques irakiennes, selon le journal, qui ne donne pas de précisions sur l’échantillonage interrogé.Ce n’est pas une guerre de religions DJAKARTA (AFP) — Le conflit armé dans le Golfe n’est pas une guerre de religions, a souligné le ministre indonésien des Affaires religieuses Munawir Syadzali, cité samedi soir par le journal Suara Pembaruan.« La guerre du Golfe est une guerre entre nations arabes musulmanes, qui est le résultat de l’invasion du Koweit par l’Irak », a-t-il déclaré au cours d'une réunion avec des chefs religieux, rappelant que le front anti-irakien compte également les États musulmans tels que l’Arabie Saoudite, l’Égypte, le Maroc et la Syrie.L’Indonésie est restée neutre dans le conflit.Elle soutient la résolution de l’ONU contre l’Irak, mais n’a pas envoyé de troupes dans le Golfe.La position affichée par le gouvernement n’est cependant pas partagée par toute la population, qui compte 160 millions de musulmans (sunnites) sur 178 millions d’habitants, et la presse, bridée par les autorités, ne dissimule pas ses penchants pour l’Irak.Appel de M.Hocine AÏt-Ahmed PARIS (AFP) — Hocine Ait Ahmed, leader du Front des forces socialistes algérien, a lancé hier un « appel à tous les dirigeants », notamment Saddam Hussein et George Bush, pour mettre fin le plus vite possible à la guerre du Golfe, dont les grands perdants, selon lui, seront notament la démocratie, la légalité et les Palestiniens.Invité au Club de la Presse de la radio française Europe 1, M.Ait-Ahmed a critiqué le président Saddam Hussein, mais aussi les États-Unis, qui ont fait preuve, selon lui, d’une « trop grande précipitation », et à plusieurs reprises la France, qu’il a accusée de n’avoir pas utilise son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ON U pour bloquer l’engrenage.« Aujourd’hui, la France est très critiquée en Algérie » a-t-il dit, faisant état de l’hésitation permanente qui caractérise, selon lui, la politique française.Elle devrait prendre des initiatives, a-t-il déclaré, éventuellement en commun avec le Magreb, notamment pour un cessez-le-feu, une grande trêve.M.AÏt-Ahmed, une des figures historiques de la révolution algérienne, a estimé qu’« il faut avoir le courage de terminer cette guerre », qui est dans une « impasse militaire » et qui, dans les pays arabes « cristallise toutes les frustrations sociales et d’identitaires ».« U n jour de gagné, c’est l’assurance de sauver des centaines de vies humaines ».RELAIS D'AFFAIRES ESTRIE AUBERGE DE JOUVENCE: Pour vos réunions dune ou de quelques journées, nous pouvons accueillir voire grouoe de 4 à 130 personnes dans un décor enchanteur qui saura rendre votre réunion des plus productives A partir de 60$ p pers par jour, incluant l'hébergement, trois repas, pause-santé.salle de réunion, tableau de conférence À quinze minutes de Magog, Route 220, Orlord Bonsecours JOE 1 HO — (514) 532-3134 RELAIS & CHATEAUX LA PLUS BELLE CHAINE DU MONDE 378 HÔTELS ET RESTAURANTS DANS LE MONDE DONT 6 SEULEMENT AU QUÉBEC ESTRIE / NORTH HATLEY j.a |npi%/%p u AVI r Plein air et gastronomie dons un décor d'autrefois.AÜDCKwC nAILti: Un relais pour les gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominont le lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer.Ski de fond dès la porle de l'auberge, ski alpin à proximité.10% de rabais sur les tarifs conférence jusqu'au 31 mai 1991.(819) 842-2451 HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE: «« vacances.Confort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 chambres luxueuses.Salons aménagés pour réunions Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché Classe 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demandez pour nos forfaits.Tél sans frais de Mtl: 1 -800-363-2582 ou 229-2991.MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU HÔSTELLERIE LES TROIS TILLEULS:ùs“ lieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu et où le personnel n'o qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration*».5 salles de réunions disponible.Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2231.LAURENTIDES uvOnVCV Val-David Montréal.Ext.de Mtl.Toronto.Fax.819-322-2020 514-866-8262 800-567-6635 416-889-7531 819-322-6510 PRIX K QUATRE DIAMANTS ***** TTTTf Endroit désigné pour joindre affaires et plaisir A 1 heure de Montréol — 70 chambres — Classifié 5 fleurs de lys — Table d'Hôte — Prestigieuse cave à vin — Sports de saison — 6 salles de conf., equip, audio-visuel complet — FORFAITS VACANCES DISPONIBLES — À proximité des grands centres de ski.C P 190 VAL-DAVID (QC) CANADA JOT 2N0 AUTOROUTE DES LAURENTIDES (15 NORD) - SORTIE 76 8 ¦ Le Devoir, lundi 28 janvier 1991 L ACTUALITE INTERNATIONALE Des Haïtiens tués à Port-au-Prince D'après Reuter et AFP Tentative de coup d’État au Ciskei PORT-AU-PRINCE — La police haïtienne a tué plusieurs habitants des quartiers pauvres de Port-au-Prince qui érigeaient des barricades à la suite de fausses rumeurs de coup d'État, ont annoncé hier la police et une radio locale.Selon la station indépendante Radio Haïti Inter, qui cite des témoins, 10 personnes ont été tuées et plus de vingt autres blessées lors d’incidents survenus autour du bidonville de Carrefour, dans la banlieue de la capitale haïtienne.Le capitaine Serge Dupoux, commandant de la police locale, a cependant déclaré que trois personnes avaient été tuées.Il a précisé que les policiers avaient du se défendre quand des habitants s’en étaient pris à un commissariat et qu’un autre commissariat avait été incendié samedi soir.Selon l’AFP les manifestations autour de ces commissariats ont entrainé la mort de six personnes.Quatre autres personnes ont également été lapidées et brûlées vives par une foule en colère à la sortie nord de Port-Au-Prince dans la maison d’une personne accusée d’être néo-duvaliériste.Un dirigeant d’un parti politique haïtien a déclaré sous couvert d’anonymat que d’anciens Tontons Macoutes avaient fait courir la rumeur qu’un coup d’État serait perpétré sa- medi soir par des partisans de la famille Duvalier.Selon la rumeur une tentative visant à libérer Roger Lafontant, le chef de fil des duvaliéristes, emprisonné depuis une tentative de coup d’État manqué le 7 janvier, devait aussi avoir lieu.L’armée et le gouvernement ont démenti toute tentative de coup d'État.Plusieurs centaines de manifestants avaient mis le feu à des pneus et bloqué des rues à la suite de ces rumeurs, a-t-on appris par la radio.Ces événements surviennent au moment où le président élu d’Hati, le père .lean Bertrand Aristide, quittait hier Port-au-Prince pour Paris où il doit effectuer un séjour officiel de 48 heures, à l’invitation du gouvernement français.Le père Aristide, qui est accompagne de cinq membres de son entourage et de l’ambassadeur de France à Port-au-Prince, Jean-Ra-phaï Dufour, doit être reçu demain par le président François Mitterrand.Le président élu haïtien, qui doit entrer en fonction le 7 février prochain, aura également des entretiens à Paris avec le premier ministre Michel Rocard et le ministre des Affaires Étrangères Roland Dumas.Par ailleurs, aucun parti n’a obtenu la majorité absolue au parlement haïtien de 110 membres, selon les résultats du deuxième tour des élections législatives, officiellement rendus publics samedi à Port-au-Prince.Le président Jean Bertrand Aristide devra donc choisir le futur Premier Ministre « en consultation avec le président du Sénat (27 membres) et celui de la Chambre des députés (83 membres) », conformément à l’article 137 de la Constitution, en l’absence d’un parti majoritaire au parlement dont le Premier Ministre aurait été issu.La coalition de gauche populaire, soutenant le père Aristide, le Front National pour le Changement et la Démocratie (FNCD), obtient en effet 40 sièges (13 sénateurs et 27 députés) alors que l’Alliance Nationale socialo-centriste pour la Démocratie et le progrès (ANDP) a 23 élus (6 sénateurs et 17 députés).Le Parti Agricole Industriel National (PAIN) de Louis Dejoie, qui avait annoncé son ralliement au père Aristide après le premier tour, et le Parti Démocrate Chrétien Haïtien (PDC1I) du pasteur Sylvio Claude, ont chacun huit parlementaires élus.Le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) de l’ex-président Leslie Ma-nigat obtient sept sièges, le parti Mobilisation pour le Développement National (MDN) d’Hubert de Ron-ceray, cinq sièges, le Parti National du Travail de Thomas Désulmé, quatre.Suivent le Mouvement pour la Re- construction Nationale (MRN) de René Théodore avec trois sièges, le Mouvement Démocratique de Libération d’Haïti (MODELH) de François Latortue avec deux sièges, le Mouvement Kombite Nationale (MKN) de Volvick Rémy Joseph avec deux sièges.Paradoxalement ce parti, représentant l’aile dite modérée du duvaliérisme, obtient un de ses deux élus dans la circonscription de Port Salut, d’où provient le père Aristide.Six parlementaires indépendants ont également été élus.Figurent parmi eux un ancien ministre progressiste de Jean-Claude Duvalier, connu pour son engagement en faveur des paysans, C.uv Bauduy, élu sénateur du sud-est.Parmi les sénateurs élus figurent deux des responsables de l’ANDP, le socialiste Serge Gilles (Parti Nationaliste Progressiste Révolutionnaire Haïtien, PANPRA) et le centriste Déjean Bélizaire (Mouvement National Patriotique du 28 Novembre, MNP 28).Le Mouvement de Reconstruction Nationale du dirigeant communiste René Théodore a réussi une percée dans le nord du pays où sont élus deux sénateurs ainsi que le député et le Maire du Cap-Haïtien, deuxième ville du pays, connu pour son traditionnel poids politique.Deux élections partielles doivent compléter le Parlement.JOHANNESBURG (Reuter) - Le dirigeant du Ciskei, bantoustan enclavé en Afrique du Sud, a annoncé hier l’échec d’une tentative de coup d’État fomentée contre lui par son ancien bras droit, qui a été abattu par les troupes loyalistes.Le général Oupa Gqozo, qui s’est lui-même emparé du pouvoir l’an dernier lors d’un putsch, a déclaré à l’agence de presse sud-africaine SAPA que le colonel Mangwane Gu-zana avaient été tué à un barrage routier à environ neuf km de la capitale, Bisho.« Tout est normal ici.La plupart des gens ne se sont pas aperçus qu’il se passait quelque chose », a déclaré un habitant.Auparavant, des habitants avaient déclaré à Reuter avoir entendu des coups de feu au cours de la nuit.Ils avaient fait état de l’arrestation du colonel Guzana.Ce dernier avait aidé le général Gqozo à renverser l’an dernier le president Lennox Sebe lors d’un coup d’État sans effusion de sang.Mais il avait ensuite été exclu du Conseil mi- litaire au pouvoir.Peu apres, il avait été arrêté sous l’inculpation de haute trahison.Mais il avait réussi à s’enfuir et à gagner le Transkei, bantoustan voisin.Le général Gqozo a déclaré hier ue le colonel Guzana avait été paulé dans sa tentative de putsch par le frère de l’ancien président, Charles Sebe, blessé en forçant un barrage routier.Le ministère sud-africain des Affaires étrangères a déclaré n’avoir reçu aucune demande d’assistance de la part du Ciskei.Il a cependant précisé que des troupes sud-africaines stationnées à la frontière avec le Ciskei avaient été mises en état d’alerte.Enclavé dans l’est de la province du Cap, le Ciskei est l’un des bantous-tans noirs créés dans le cadre de l’apartheid.À l’instar de trois autres, il a accepté son indépendance à l’égard de Pretoria.Mais ce statut n’est reconnu par aucun autre pays que l’Afrique du Sud, dont le bantoustan reste étroitement tributaire.LE MONDE EN BREF Abstention aux élections partielles françaises PARIS (Reuter) — Les trois élections législatives partielles d’hier en France ont été marquées par une abstention massive et par de bons scores réaüsés par le Front national.Dans les deux circonscriptions du Rhone, où se représentaient Michel Noir et Jean-Michel Dubernard, l’abstention a atteint respectivement 67,74 et 70,41 %.Dans la treizième circonscription de Paris, où se représentait Michèle Barzach, le taux de participation n’a été que de 41,14 % contre 62 % en juin 1988 lors des dernières législatives.Les trois néo-rénovateurs, qui ont démissionné du RPR et de leur siège de député le 6 décembre dernier pour protester contre « la dégradation de la vie politique », n’ont donc pas réussi leur pari, celui de mobiliser fortement les électeurs en leur faveur.Il est vrai que la guerre du Golfe, qui a occulte en grande partie la campagne électorale, n’a guère favorisé leur démarche.Toutefois, Michel Noir et Jean-Mi- chel Dubernard devraient retrouver dimanche prochain leur siège au Palais Bourbon.Ce sera plus difficile pour Michèle Barzach, l’ancien ministre de la Santé.Michel Noir, maire de Lyon, est arrivé en tête avec 43,65 % des suffrages devant Bruno Gollnisch (FN) avec 16 %, Paul Raveaud (PS) avec 12,12 % et Hervé Fabre d’Aubrespy (RPR) avec 11,22%.Dans la circonscription voisine, Jean-Michel Dubernard est arrivé lui aussi en tete avec 40,14 % des votes.Viennent ensuite le candidat du FN (18,65 %), celui du PS (14,14 %) et Pierre Botton (RPR) qui est le gendre de Michel Noir (12,65%).Les deux candidats du Front national affronteront donc Michel Noir et Jean-Michel Dubernard dimanche prochain.Les deux candidats socialistes ont d’ores et déjà annoncé qu’ils se désisteraient en faveur des deux néo-rénovateurs de l’opposition.Les deux candidats du RPR sont nettement devancés et arrivent en quatrième position, après ceux du FN et du PS.C’est là un échec pour la direction nationale du mouvement chiraquien.À Paris, en revanche, le duel s’annonce difficile pour Michèle Barzach.René Galy-Dejean, maire RPR, est arrivé en tête avec 41,17 % des suffrages et Michèle Barzach n’en a recueilli que 26,56%.Tout va dépendre des reports de voix.Le candidat PS, Alain Hubert, a obtenu 10,25 % des votes contre 9,02 % pour celui du FN, Serge Martinez.Les neuf autres candidats réalisent des scores inférieurs à 5%.panmipacTion AVIS PUBLICS CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-000,199-917 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT TRUST LA LAURENTIENNE DU CANADA INC,, Partie créancière, * Requérante * PIERRE RICHARD ST-ONGE, autrefois du 2054 De Bucarest, dans la Ville de Laval, District de Montréal, maintenant de lieux inconnus, Partie débiteur-mtimé, -et- LE RÉGISTRATEUR (Laval), Mis en cause AVIS Prenez avis que les procureurs de la créancière requérante ont déposé au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal, au 10 rue St-Antome est, un avis de 60 tours en vertu des articles 1040 A et suivants du Code civil; A moins que vous n’ayiez remédié à votre défaut conformément à ces articles dans les 60 tours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi.Une copie de l avis de 60 tours a été laissée au greffe de la Cour à vole intention Lieu Montréal Date 17 tanvier 1991 MARIE HÉLÉNE BELISLE, Protonotaire adjoint Province de Québec.District de Montréal, COUR Dl7 QUÊBKC.NO: 500-02-036909-H98 FIDUCIE CA NADIENNE ITALIENNE, deman deresse.-vs- NU DO NELLO ET MI CELI MICHELE, défenderesse Le 8 février 1991 à llhOO de l'avant-midi au domicile de la défenderesse au no 9105, rue Lionel-Groulx, en la cité de St-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause consistant en 1 four micro-ondes Hotpoint modèle Conter Saver II.1 téléviseur couleur 10” Sony modèle Trinitron, 1 congélateur General Freezer de couleur amande et autres Conditions: ARGENT COMPTANT FRANÇOIS BOURQUE, huissier.328-8133 BUREAU D'ÉTUDE MACERA.BOURQUE à ASS.HUIS SI ERS MontréaL ce 28 janvier 1991 Province de Québec.District de Montréal.COUR DU QUÉBEC.NO 500-02 01169-906 EMILIO MONACO.demandeur, vs- PATRICIA PIZZOLA, défenderesse l»e 8 fé vner 1991 à lOhOO de l'avant-midi au domicile de la défenderesse, au no 469.rue Antoine Forestier, en la cité de Vimont.district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défende resse, saisis en cette cause, consistant en 1 lave-vaisselle Inglis modèle Superb, 1 sofa 3 places en cuir blanc.1 causeuse en cuir blanc, et autres Conditions ARGENT COMPTANT FRANÇOIS BOUR QUE.huissier 328-8133 BUREAU D’ÉTUDE MACERA.BOURQUE A ASS.HUISSIERS Montréal, ce 28 janvier 1991 Province de Québec.District de Montréal.COUR DU QUÉBEC.NO 500-02-033918-900.MARIA LONGO, demanderesse, -vs- CLAU- I DETTE LEMIEUX-DEVEAU, dé- ' fenderesse.Le 7 février 1991 à lOhOO de l’avant-midi au domicile de la défenderesse au no 3905.rue Gertrude, en la cité de Verdun.dLstrict de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: 1 laveuse Hot-Point de couleur amande.1 sécheuse Whirlpool de couleur amande.1 sel de salon modulaire en velours brun 5 sections et autres Conditions ARGENT COMPTANT FRANÇOIS BOURQUE, huissier, 328*8133 B1 R BAI D'ETUDE MACERA.BOURQUE & ASS.HUISSIERS Montréal, ce 28 janvier 1991 Province de Québec.District de Montréal.COUR DU QUÉBEC.NO 500 02-019728-901 BOUCHERIE LA SUPREMA INC, demanderesse, -vs- NELLO N U DO.défendeur Le 8 février 1991 à llhOO de l'avant midi au domicile du défendeur au no 9105, rue Lionel Groulx, en la cité de St-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en 1 four micro-ondes Hotpoint de modèle Conter Spate Saver II.1 télé-viseur couleur 10" Sony modèle Tn-ni tron, 1 congélateur General Freezer de couleur amande et autres Conditions ARGENT COMPTANT FRANÇOIS BOURQUE, huissier, .328-8133 BUREAU D'ÉTUDE MACERA, BOURQUE ii ASS., HUISSIERS.MontréaL ce 26 janvier l'Kil ! Avis est par les présentes donné que ! le contrai de vente en date du 12dé-cembre 1990 à la BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à RELEASALL-TARGET INTERNATIONAL INC.a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 16ème jour de janvier 1991, sous le numéro 4352753.Le 1 Dème jour de janvier 1991.LA BANQUE TORONTODOMINION.Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 18 décembre 1990 par lequel I.D.L.Cosmetic Distributors Inc.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d’enregistrement de Montréal, le 15 janvier 1991 sous le numéro 4352360.Banque de Montréal, le 23 janvier 1991 AVIS est, par la présente, donné que la compagnie Les Entreprises Znoteb Inc constituée en vertu de la première partie de la Loi sur les compagnies du Québec, ayant son siège social dans la ville de St-Eustache, demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission d’obtenir sa dissolution MONTRÉAL.ce 11 lème jour de |anvier 1991.CLAIRK WOODS ROCHEFORT FORTIER Procureurs de la compagnie CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-193738-915 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ANTONIO CAETANO PIRES Partie demanderesse c ILDA PEREIRA DE PINA, Partie défenderesse.ASSIGNATON ORDRE est donné à ILDA PEREIRA DE PINA, de comparailre au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Oame, MontréaL Québec, salle 1 100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le |Ournal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l’intention de ILDA PEREIRA DE PINA Lieu Montréal Dale 21 |anvier 1991 MICHEL MARTIN, PA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-193726-910 COUR SUPÉRIEURE RUTH ADAUIZA CASASOLA SOSA, Partie demanderesse, vs- PRADEEP KUMAR BHATT.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné a PRADEEP KUMAR BHATT.de comparaître au gretle de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1 100, dans les quarante (40) |ours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la Déclaration en divorce a été remise au greffe é l’intention de Pradeep Kumar Bhatt.MONTRÉAL, le 22 |anvier 1991 GILBERT CHAPADOS, Protonotaire ad|Oint ANNA ZAMP1NI, Procureurs de la partie demanderesse PRENEZ AVIS que la compagnie .YVESC.DUBÉINC.demanderaà l'Inspecteur général des institutions financières du Québec la permission de se dissoudre.La secrétaire Chantal Paquet, CA.AVIS DE CHANGEMENT DE NOM CHIMOT.Mane Geneviève Violaine PRENEZ AVIS que MARIE GENEVIÈVE VIOLAINE CHIMOT, domiciliée et résidant au 990, rue Lamer, app.4, St-Laurent, Québec, district de MontréaL s'adressera au lieutenant-gouverneur en conseil afin de changer son nom patronyme de Chimot en celui de Grenier.DESCÔTEAUX, JARRY, HÉBERT 790, boulevard Laurentien bureau 202 St-Laurent, Oué.H4M 2M6.LOI SUR LE CHANGEMENT DE NOM ET D'AUTRES QUALITÉS DE L'ÉTAT CIVIL (L.R.O.C.C-10) AVIS LAURÉAT DIONNE Avis est donné que Lauréat Dionne, compositeur et musicien, domicilié au 842 avenue Rockland, à Outremont, Québec, s'adressera au ministre de la Justice pour obtenir un certificat changeant son prénom en celui de Vincent Dionne.Les noms et prénoms d 'aucune autre personne ne seront changés à la suite de cette requête Signé à Montréal ce vingt-quatrième |our de janvier mil neul cent quatre-vingt-onze.Geneviève Guérin, Notaire et procureur du requérant CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-181450-895 COUR SUPÉRIEURE (DIVORCES) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ANITA SALAMANCA Partie demanderesse c.RAMON FLORES.Partie défenderesse, ASSIGNATON ORDRE est donné é RAMON FLORES de comparaître au gretle de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, Québec, salle 1 100 dans les trente (30) |Ours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe a l'intention de RAMON FLORES.Lieu Montréal Date 9 janvier 1991 GILBERT CHAPADOS, P.A CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-193457-912 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT CYNTHIA GHOSN, Partie demanderesse, c CHUCRI TURK, Partie défenderesse assignation ORDRE est donné à CHUCRI TURK de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est, rue Notre-Dame, Montréal.Québec, salle 1 100, dans les trente (30) |ours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la déclaration de divorce a été remise au gretle à l'intention de CHUCRI TURK Lieu Montréal Date 21 |anvier 1991 MICHEL MARTIN, P a.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION VICTRIX CORPORATION PRENEZ AVIS que la compagnie .VICTRIX CORPORATION ».ayant un siège social à Place du Canada, Bureau 1020, Montréal, H3B 2N2, demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, ce 31 octobre 1990 STERNTHAL, KATZNELSON, MICHELIN Procureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-028902-901 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) PRÉSENT HONORABLE JUGE GENERAL MOTORS ACCEPTANCE CORPORATION DU CANADA LIMITÉE, Partie demanderesse c.PIERRE DOLLARD.Partie défenderesse ASSIGNATON ORDRE est donné au défendeur PIERRE DOLLARD de comparaître devant l'honorable Juge dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de cet avis.Une copie d'une assignation pour interrogatoire sur faits et articles présentable le 7 mars 1991 à 1 OhOO au Palais de Justice de Montréal au 1 est rue Notre-Dame, Montréal dit district Veuillez agir en conséquence.Lieu: Montréal Date; 10 janvier 1991.J DESORMEAUX, J.C.Q.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 50002-035777-908 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT MARIO F MÉNARD.-et- CLAUDETTE ALLARD, Demandeurs/Requérants, c.LUC CADORETTE.Délendeur/lntimé, ASSIGNATION ORDRE est donné à Luc Cadorette de comparaître au greffe de cette cour situé au 10.rue St-Antoine Est, Montréal, salle 1 100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie du bref el de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de Luc Cadorette.Lieu: Montréal Date: 23 janvier 1991 GILBERT CHAPADOS PROTONOTAIRE ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-190201-909 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DEBESH DEB, Partie demanderesse c.GLORIA JEAN JONES.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à GLORIA JEAN JONES de comparaître au greffe de cette cour situé au
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