Le devoir, 5 février 1991, Cahier B
CAHIER ¦ Le Devoir, mardi 5 février 1991 Thompson quitte l’École nationale Directeur de l’École nationale de théâtre depuis 1987, Paul Thompson quittera son poste sous peu, après avoir mis la dernière main à la mise en scène de The Death of René Lévesque, qui prend l’affiche cette semaine au Centaur.Parmi les sept directeurs qu'a connus l’institution, deux, seulement, étaient francophones.Page B-3 Repeuplement spirituel Pour sauver les régions rurales, tant sur le plan de l’économie que sur celui de la politique, il faut commencer par assurer le développement culturel de ces régions.C’est un appel au repeuplement spirituel du Québec profond qu’a prononcé hier le sociologue Fernand Dumont devant les États généraux du monde rural.Page B-6 Ne pas rater l’indépendance, si.Observateur critique et chevronné de la scène politique canadienne, le professeur Gérard Bergeron prétend qu’il ne faut rien précipiter, car, écrit-il, « si l’indépendace se produisait, ce serait pour longtemps.« Quand on prétend agir dans le sens de l'Histoire, il est fort indiqué de ne pas la bousculer ».Page B-8 Barbara Hendricks, voix et conscience Passionnée par la langue et la musique françaises, la célèbre soprano Barbara Hendricks (ci-contre), qui chantera Fauré, Dvorak, Schubert et Wolf ce soir à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, consacre également beaucoup de son temps à la cause des réfugiés.Marie Laurier l’a interviewée.Page B-3 L AVORTOIR FÉM l'N A ETAGE L Sâ mm PHOTO JACQUES GRENIER Les groupes Pro-Vie n’ont pas l’intention d’abandonner.Ici, une manifestation à Montréal en 1989.L’accessibilité précaire de l’avortement Entre la carotte et le bâton, la famille otage et appauvrie PHOTO JACQUES NADEAU Entre l’aide sociale et le travail volontaire, Roger a choisi la deuxième option.Rares sont ceux qui font comme lui, seulement 10 % des assistés sociaux ayant accès aux mesures d’employabilité prévues par Québec.Josée Boileau SANS LE vouloir, le Sénat a confirmé la semaine dernière une situation qui avait cours depuis trois ans : l’avortement n’est définitivement plus un crime au Canada.On ne peut même pas parler de vide juridique puisque différentes lois encadrent sa pratique.Les groupes pro-choix devraient jubiler, ils se font plutôt prudents.« Si le service n’est pas offert, on n’est pas tellement plus avancées », soupire Margot Frenette, de la Fédération québécoise pour le planning des naissances.La piètre accessibilité aux services d’avortement a maintes fois été déplorée à travers le Canada.On en a même fait un argument de poids dans la lutte menée contre le défunt projet de loi C-43, qui prévoyait une recriminalisation de l’avortement.La menace a en effet suffi pour décourager plusieurs médecins d’en pratiquer.Sauf au Québec où cette pratique ne soulève plus ni débats, ni poursuites depuis le milieu des années 70.Ici, en dépit du projet de loi, les médecins ont continué d’offrir le service, accueillant même des femmes d’autres provinces.Le Québec serait donc devenu le lieu béni du libre-choix, avec avortement sur demande n’importe où, n’importe quand ?Non.Parce qu’il y a un monde entre les chiffres qui démontrent que l’avortement est disponible dans toutes les régions et la réalité.À l’heure actuelle au Québec, 47 établissements offrent un service d’avortement : 27 hôpitaux publics (sur 178), 11 CLSC (sur 158), un centre de santé, quatre cliniques privées, trois centres de femmes et une clinique pour les jeunes.Un autre centre hospitalier prévoit également le service mais aucun avortement ne s’y pratique pour le moment, faute de médecin.Un douzième CLSC s’ajoutera à la liste à la fin février.Le ministère de la Santé et des ; services sociaux affirme que 21 390 ! avortements ont été pratiqués au ; Québec en 1989, dont 67% en milieu hospitalier.De ce tableau global se dégagent les constats suivants : ¦ la région de Montréal rafle la mise : la moitié des ressources (25 établissements) y sont concentrées, toutes les cliniques privées y sont situées et 80 % des avortements y ont lieu ; ¦ les CLSC, fer de lance de la réforme de la santé au Québec, ne pratiquent en moyenne que de trois à cinq avortements par semaine; ¦ en Abitibi, sur la Côte-Nord, dans le Bas du fleuve, seul un médecin pratique des avortements : une maladie, un départ et ces vastes régions se retrouvent sans ressource; ¦ on estime à 75 le nombre de médecins qui acceptent de faire des avortements sur un total de plus de 13 500 praticiens en exercice et la relève se fait rare : les établissements ont énormément de difficultés à en recruter ; ceux qui acceptent se promènent entre l’hôpital, le CLSC et la clinique privée.L’accessibilité au service dépend également du nombre de semaines de grossesse.Dans les hôpitaux, la limite pour obtenir un avortement s’étend de la huitième à la 20e semaine de grossesse, la majorité ayant opté pour la 12e semaine.La même moyenne a cours dans les CLSC et les cliniques communautaires.Sur la Côte-Nord et dans l’Outaouais, aucun service d’avortement n’est même disponible au- delà du premier trimestre de la grossesse.Quant aux avortements tardifs (16 semaines de grossesse et plus), seuls les quatre cliniques privées et sept hôpitaux acceptent d’en pratiquer, les limites variant entre 16 et 20 semaines.En tout dernier recours, une clinique privée de Montréal assure un avortement jusqu’à la 22e semaine de grossesse, moyennant un déboursé de 1000$.Ces délais fort variés se compliquent de la période d’attente avant l’obtention d’un rendez-vous.Ainsi à Québec, cette période est de quatre à six semaines, raconte Lise Lamontagne, du Regroupement des centres de santé des femmes.Le délai est d’importance car plus le temps passe, plus la technique utilisée est lourde.C’est là un des corollaires les plus sérieux des problèmes d’accessibilité, note même le Conseil du statut de la femme (CSF).« Certes la situation est meilleure ici qu’ailleurs, reconnaît malgré tout la présidente du CSF, Mme Marie Voir page B-2 : Avortement La réforme de l’aide sociale a-t-elle raté ses objectifs ?Isabelle Paré DEPUIS août, Québec a brandi le bâton des pénalités et agité la carotte des mesures volontaires pour inciter ceux qui vivent aux crochets de l’État à laisser le « BS » pour emprunter le train du retour au travail.La majorité rebute à emboiter le pas, d’autres plient l’échine.Mais chose certaine, la famille en prend pour son rhume.Échec ou réussite, la réforme de l’aide sociale ?« Insulte à la dignité », « guerre aux plus démunis », « Méforme de l’aide sociale » : quatre ans après le début de la saga qui a précédé la nouvelle loi de l’aide sociale, les critiques d’alors ne tarissent pas.On crie encore à l’exploitation des crève-la-faim, on accuse Québec de saper les espoirs des prestataires sur l’autel du cheap labor en leur offrant des besognes humiliantes, sous-payées.Plus que du travail, c’est du bétail bon marché pour les entreprises que le ministre Bourbeau a créé, supputent les plus radicaux.Et, clament plus d’un, Québec est resté sourd aux injustices qu’a engendrées sa réforme alambiquée de- .,.le clan des assistés de l’État n’a pas fondu.D’octobre 89 à octobre 90, il a plutôt accueilli 20 000 nouveaux abonnés, le nombre total de prestataires étant grimpé à 556 808 personnes.De ce lot, 78,4 % des ménages sont considérés « aptes » au travail au sens de la loi.puis un an.Alors que l’exception fait la règle, la machine bureaucratique, comme un rouleau compresseur, continue d’administrer sa médecine aveuglément, à passer tout le monde dans la même moulinette.Dans l’autre coin du ring, le ministre de la Main-d’Oeuvre et de la Sécurité du Revenu, André Bourbeau, héritier de la réforme ébauchée sous Pierre Paradis, a affirmé dès le début que l’État providence, c’est du passé.« On ne fera plus de miracles jwur ceux qui ne veulent pas s’en sortir », tranchait-t-il en août dernier.Sa nouvelle arme contre le cercle de la dépendance : la technique du bâton et de la carotte.« Seuls ceux qui ne voudront pas se rendre disponibles seront coupés », objectait-il.Les coopérants, eux, verront leur écôt grossir.Reste enfin la troisième classe, la « salle d’attente » de la bonne volonté, où tous ceux qui patientent que l’État leur trouve un stage, un emploi, du travail communautaire, n’écopent ni d’une peine ni d’une récompense.Que trois mots de la part des assistés, « Je-suis-disponibie », affirmait le ministre, et l’Etat volerait au secours des nécessiteux.À l’aube de la réforme, le ministre Bourbeau parlait de tout au plus 71 000 ménages dont le chèque perdrait des plumes.Du lot, 36 000 personnes écoperaient d’une pénalité de 93 $ s’ils partagent leur logement.Quelque 1200 jeunes adultes verraient leur chèque fondre ou disparaître, leurs parents étant jugés assez nantis pour prendre la relève de l’État.Qu’en est-il aujourd’hui ?N’en déplaise au ministre, le clan des assistés de l’État n’a pas fondu.D’octobre 89 à octobre 90, il a plutôt accueilli 20 000 nouveaux abonnés dans ses rangs, le nombre total de prestataires du « BS » étant grimpé à 556 808 personnes.De ce lot, 78,4 % des ménages sont considérés « aptes » ou dûment capables de travailler au sens de la loi.Au moins le tiers d’entre eux devaient participer aux mesures d’employabilité, cette fameuse classe « participante » qui assure au prestataire un chèque plus rondelet, affirmait le ministre Bourbeau.La carotte financière devait donc profiter à un grand nombre, les propulser vers les barêmes avantageux, et éventuellement, le marché du travail.Mais la réalité est tout autre.À peine plus de 10 % des assistés sociaux ont goûté à ladite carotte, indiquent les plus fraiches statistiques des programmes de la Sécurité du Revenu (octobre).Seulement 16 % de la clientèle a prononcé la formule magique « Je suis disponible », pour éviter que la guillotine ne s’abatte sur leurs chèques.En fait, 33 % des assistés sociaux, 40 000 ménages, sont refoulés dans la catégorie « non-participante », là où le bâton prévaut a la carotte.Le bâton, dans ce cas, ça veut dire une perte de 66 $ pour une personne seule sans enfant, soit un chèque de 462 $ par mois.La carotte, elle, équivaut à 43 $ de plus dans le portefeuille des rares élus qui « participent » aux mesures 20 heures par semaine.Ni pénalisés ni gratifiés, les « disponibles » s’accommodent de 528 $ chaque mois.Tout compte fait, la prestation de base de plus d’au moins 87 000 ménages a chuté.Mais là où le bat blesse le plus, c’est que plus de 86,000 ménages, et non plus 71 000 comme prévu, subissent en plus la coupure de 93 $ par mois due au partage du logement.De ce nombre 15 % sont des familles monoparentales qui cohabitent pour étirer leur chèque ou gardent un enfant majeur à la maison.Plus nombreux et plus pauvres, est-ce là le tribut de la réforme ?Mais récession, TPS, réforme de l’assurance-chômage et mises à pied multiplient leurs effets perverss et brouillent le tableau depuis l’entrée en scène de la nouvelle loi de l’aide sociale.Face à cette pauvreté à visages multiples, quelle part du blâme la réforme de l’aide sociale doit-elle porter ?Les banques alimentaires d’urgence disent être le thermomètre de cette nouvelle pauvreté créée dans les officines gouvernementales.Depuis l’application en règle de la réforme, 70 % des 135 organismes desservis par la Banque alimentaire Voir page B-2 : Réforme PARUTION LE 15 FÉVRIER DANS LE DEVOIR CAHIER SPÉCIAL CHOIX DE CAHRIÈRE AU COLLÉGIAL Une vue d’ensemble des techniques offertes et des endroits où les retrouver: Biologie, agro-alimentaire, physique, sciences humaines et sociales, administration, arts, communications graphiques.UN OUTIL DE RÉFLEXION INDISPENSABLE À L’HEURE DU CHOIX DE SON AVENIR.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 7 février B-2 Le Devoir, mardi 5 février 1991 un Isabelle Paré ardi 5 février 1991 Jn pis-aller pour Roger, cauchemar pour Francine MAIS QU’EN est-il de cette fameuse carotte, vantée par Québec, que trop peu d'assistés sociaux ont pu se mettre sous la dent ?À certains, elle a donné l’espoir de mettre fin à une vie végétative, à d’autres elle a laissé un goût plutôt amer.Prenons l'histoire de Roger.Handicapé, marié à une femme handicapée et père de deux enfants, Roger, écrasé par un charriot-éléva-teur, perd l'usage d’une jambe en 1980.Sans travail, il finit par épuiser ses prestations d’assurance-chômage et comme plusieurs chômeurs, aboutit en dernier recours à l’aide sociale.Au terme de la nouvelle loi, il n’au-rait fallu qu’un simple billet du médecin pour que Roger soit déclaré inapte au travail et touche les prestations les plus élevées allouées par Québec, près de 1000$ par mois.Il décide plutôt de se déclarer « disponible » dans l'espoir de participer aux mesures d’employabilité qui, avant la réforme, n’étaient accessibles qu’au moins de trente ,10 ans.Heureux élu, Roger se voit offrir une place dans la classe « participante » : un retour aux études.Il apprend le métier de concierge, s’initie aux rudiments de la loi de la Régie du logement et obtient son diplôme au bout de six mois.Employé par l’Organisme Jeunesse au Soleil dans le cadre du programme de travail communautaire « Extra », il boulonne 20 heures semaine pour gagner 640$ par mois.« Je pourrais rester chez moi et recevoir davantage, mais c’est pas bon pour le moral.Beaucoup de gens ne veulent rien savoir.Mais pour moi, l’avantage est plus que l’argent.Je rencontre des gens, je prends confiance en moi et je me sens indépendant.Je suis entré sur l’aide sociale, mais pas pour y rester », tranche-t-il, convaincu qu’il rester à Jeunesse au Soleil à la fin de son stage.Mais pour Francine, mère d’un enfant de six ans et d’un jeune homme de 19 ans, l’appât de la carotte a plutôt viré au cauchemar.Ex-enseignante et monoparentale, Francine vit des prestations de l’État depuis la naissance de son premier enfant.Sans travail, sans pension alimentaire et malade, elle se tourne vers l’aide sociale pour compléter ses rares revenus.En 88, décidée à jouer le tout pour le tout, elle investit des heures dans un projet de coopérative d’aliments dans l’espoir de créer son propre emploi.Entretemps, la réforme entre en vigueur.Pour ne pas être pénalisée, Francine se déclare « disponible ».« Consente » pour travailler 20 heures semaine dans un centre d’alphabétisation, elle travaille le soir sur son projet de coop, quand le plus petit est au lit.Essoufflée, elle tente de faire reconnaître l’effort investi chaque jour dans son projet comme «une mesure d’employablité ».L’aide sociale ne veut rien entendre.Pis encore, quelqu’un qui cherche du travail est considéré « non disponible » et passible de voir la pénalité s'appliquer.« Il n’y a aucune logique là-dedans.L’État décourage toute initiative personnelle.En dehors des critères bureaucratiques, point de salut.Au lieu d’aller travailler 20 heures pour justifier l’allocation de 43 $ de plus, Je pourrais investir plus dans mon projet qui a bien plus de chance de déboucher sur un vrai emploi », s’in-surge-t-elle.Comble du désespoir, parce que son fils de 19 ans a décidé de travailler avant de reprendre ses cours à l’automne, l’aide sociale considère désormais le jeune indépendant.Ses revenus seront déduits du chèque familial, il ne sera plus jamais considéré à la charge de sa mère, même s’il a l’intention d’aller à l’Université.Résultat : 297 $ en moins en prestations.« Non seulement, j’ai subi la coupure du partage du logement mais mon fils sait qu’il deviendra un fardeau quand il retournera à l’Université, parce que le critère d’indépendance est irréversible.Est-ce normal qu’un enfant de 19 ans sente que tout le revenu de sa famille relève de ses choix de vie pour 6 mois ?».La carotte, conviennent plus d’un, ne fait pas à tout le monde.L’incitatif financier de 43 $ est si peu élevé, plaide pour sa part la députée pé-quiste Louise Harel, pas étonnant que tant de prestataires refusent de participer.« Les gens ne sont pas fous.43 $ de plus par mois, ça couvre à peine les frais de transport et de garderie.Ils choisissent parfois la pénabté parce que c’est plus avantageux au plan familial et financier», avoue Jean-Yves Desgagnés, porte-parole au Front commun des personnes assistées sociales du Québec.Conçues en 83 pour des jeunes de moins de 30 ans, affirme Louise Harel, les mesures d’employabilité ne collent pas à la réalité.De fait, 55 % des assistés sociaux « aptes » sont des victimes de mises à pied, d’ancien travailleurs non-spécialisés qui gagnaient bien leur vie.« Pour eux, c’est humiliant d’aller faire des ‘jo-bines’ pour 2 $ de l’heure », invoque-t-elle.Mais dans tout ce débat, opine Tommy Kulzcyk, coordonnateur à Jeunesse au Soleil, on oublie trop souvent le petit travailleur au salaire minimum qui travaille toute la semaine pour soutenir sa famille.Calculette à la main, il évalue qu'un assisté social, avec deux jeunes enfants à sa charge et sa femme reçoit environ 1000$ par mois de l’aide sociale, avec certains bénéfices.Un travailleur au salaire minimum amasse à peine 640 $ pendant le mois, une fois l’impôt déduit de son maigre pécule.« Les gens se plaignent de travailler pour peu, c’est vrai.Mais le petit travailleur est payé 5,30 $, doit sortir tous les matins, travailler 35 heures, payer ses impôts, les soins dentaires pour ses enfants, ses médicaments.Pas l’assisté social », tonne-t-il.« Pour que ça marche, conclut de son côté M.Desgagnés, il faut que le gouvernement livre la marchandise, sensibilise les compagnies et offre des stages qui mènent a de vrais emplois.On ne peut pas ‘parquer’ les gens dans des cours seulement pour justifier leurs prestations».+ Réforme Moisson Montréal voient les files s’allonger à leurs portes.La moitié de ces « urgences » de la faim a vu sa clientèle gonfler de 30 % depuis l’été.« À mon avis, il y a définitivement un impact du à la réforme.La récession ne commence qu’à faire sentir ces effets, mais les banques alimentaires, elles, sont déjà submergées depuis août.C’est un indicateur qu’il y a plus que la récession derrière tout cela », soupçonne Mme Nadia Larouche, coordonnatrice à Moisson Montréal.Au dépôt alimentaire de Notre-Dame-de-Gràce, la demande de vivres a plus que triplé depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi d’aide sociale.En janvier 89, 520 personnes y criaient famine.En décembre 90, plus de 1600 ventres vides y trimballaient leur faim.« 90 % de nos clients sont assistés sociaux.Les gens veulent travailler pour recevoir le bonus mais il n’y a pas de place pour eux sur les mesures, alors leur chèque est coupé.Ils sont plus pauvres et un peu plus nombreux », affirme Karen Takacs, responsable du dépôt.« Les consequences sont pires qu’on pensait », tonne M.Jean-Yves Desgagnés, du Front commun des personnes assistés sociales du Québec, farouche adversaire de la réforme.« Le ministre dit qu’il suffit que de se déclarer disponible pour éviter la pénalité.Or, la loi est tellement complexe que les gens ne savent même pas dans quelle catégorie s’inscrire et, souvent, les agents d’aide sociale les classent à tort dans la catégorie non-participante.Ce qui fait bien le jeu du gouvernement ».Selon le Front commun, un coup de sonde effectué en Abitibi a révélé que 52 % des assistés sociaux Savaient pas la moindre idée de la catégorie où les classait la nouvelle loi.Avec ces 124 clauses et ces 4 anne- xes, la loi 37 demeure un casse-tête chinois même pour les fonctionnaires.M.Tommy Kulzcyk, responsable de la banque alimentaire de Jeunesse Soleil, qui voit pourtant la pauvreté parader sa triste mine sous son nez tous les jours, n’est pas de cet avis.« Il est trop tôt pour tirer des conclusions de la réforme.L’économie va mal, 80 000 personnes ont perdu leur emploi cette année.Les gens pénalisés, c’est ceux qui ne veulent pas participer », opine-t-il fermement.S’il défend sans vergogne le credo du bâton et de la carotte, le couperet qui tombe sur ceux qui partagent leur logement l’agace.« Si les gens veulent s’aider entre eux, c’est leurs droits », concède-t-il.Aux yeux de tous les détracteurs de la réforme, c’est d’ailleurs la punition liée au partage du logement qui remporte la palme de l’injustice.Même le Protecteur du citoyen qualifiait en décembre dernier cette mesure de « taxe à la débrouillardise ».Ironiquement, l’État qui incitait encore récemment les assistés à cohabiter pour tirer le maximum de leur maigre pension, juge maintenant que ceux qui économisent ont, en conséquence, moins besoin des sous.D’une logique implacable.« Cette situation est intenable pour les familles assistées sociales.Les gens ne comprennent pas.Ils nous disent : ‘Deux riches ont le droit d’habiter ensemble, pourquoi pas deux pauvres ?' », relate Mme Thérèse Monpetit, de l’Organisme d’aide aux assistés sociaux.Louise Harel, députée péquiste et critique en matière de Sécurité du Revenu considère que l’économie de 100 millions $ qu’entend réaliser le gouvernement est la plus « odieuse » de cette réforme, car elle touche le tiers des ménages aptes au travail.« Des lettres pathétiques m’arrivent des régions.Les familles doivent choisir entre l’éclatement ou l'a- mende pour continuer à vivre ensemble.C’est insensé et socialement malsain », déplore-t-elle.Histoire d’amoindrir les effets dévastateurs auprès des familles, Québec a décidé de redonner à 50 000 ménages 52 $ par mois en « allocation logement ».Tiré d’une poche et versé dans l’autre, le déficit reste tout de même de 52 $ par mois, s’objecte la députée de Maisonneuve.« Ça ne tient pas compte des coûts économiques engendres par l’isolement et la détresse comme la maladie, et la surconsommation de médicaments », s’insurge la députée.Des assistés pensionnaires chez des familles se sont faits dire d’aller chercher une chambre en ville.Dans les familles où ça ne tourne pas rond, des phrases du genre, « tu pars où tu nous mets tous dans la rue » devient vite une arme de chantage pour les parents qui veulent mettre leurs rejetons majeurs à la porte.« On joue vraiment avec les sentiments des gens.On ne peut espérer les motiver et les tirer de la dèche en les affamant, en séparant les familles, plaide Jean-Yves Desgagnés.Les gens n’en sont que plus amers, pas plus décidés à s’en sortir ».LE DEVOIR DISTRIBUÉ EN FLORIDE JUSQU’A LA FIN DE MARS 1991 Les vacanciers trouveront LE DEVOIR aux endroits suivants: + Avortement Lavigne.Mais la part du secteur public va décroissant puisqu’en 1985,35 hôpitaux offraient ce service et qu’il n’en reste plus que 28 aujourd’hui.En revanche, les avortements sont en hausse dans les cliniques privées, où les femmes doivent payer pour se faire avorter.« L’accès inégal d’une région à l’autre est également fortement préoccupante, poursuit-elle, surtout dans le contexte de la réforme de la santé où les instances régionales seront chargées de déterminer leurs services prioritaires.L’avortement en fera-t-il partie ?» Pratiquer en région, c’est également s’exposer à une certaine désapprobation sociale, ajoute le docteur Jean Guimond, qui partage lui-même son temps entre cinq établissements à Montréal et en région.S’expliquent ainsi la difficulté de trouver des médecins qui acceptent d’en faire, mais aussi la crainte qu’avec la réforme, la pratique soit soumise à des conseils d’administration plus conservateurs que d’autres, comme ce fut le cas il y a quelques années au CLSC Ste-Thérèse, où siégeaient des militants pro-vie.« Pour cette raison, le gouvernement du Québec ne peut pas se permettre d’adopter une attitude de délestage comme l’a fait le gouvernement fédéral.La volonté politique d’assurer le service doit etre clairement affirmée », soutient Mme Lavigne.« Le silence c'est renforcer le tabou qui entoure l’avortement, alors qu’une Nord-Américaine sur deux y aura recours dans sa vie », fait Mme Lamontagne.Les groupes pro-vie n’ont pas, eux, l’intention de relâcher la garde.Dès l'annonce de la défaite du projet de loi devant le Sénat jeudi dernier, la clinique Morgentaler à Montréal a demandé une surveillance policière accrue pour éviter toute manifestation devant ses locaux, comme elle en a eu dans le passé.Mais les pro-vie du Québec misent davantage sur l’éducation et les pressions politiques.« Les gouvernements changent, explique M.Gilles Grondin, président de Campagne Québec-Vie.À la prochaine campagne électorale, nous appuierons activement les candidats pro-vie.Les politiciens sont sensibles a l’opinion publique et je ne crois pas que les gens soient en faveur du vide juridique actuel.Le Canada est le seul pays au monde à ne pas avoir de loi sur l’avortement.» Vrai, rétorque Me Bartha Knop-pers, spécialiste de la question et au-teure d’une étude comparative sur l’avortement dans les pays francophones.« Normalement, dit-elle, il y a au moins un encadrement de la pratique qui en assure l’uniformité à travers le pays.Ici, il faudra se référer aux lois professionnelles et des services de santé de chaque province.Il en résultera peut-être des pratiques différentes, mais il est absolument erroné de parler de vide juridique.» Faut-il néanmoins absolument une loi ?Les groupes de femmes n’y tiennent pas : l’avortement est maintenant considéré comme un acte médical, détaché d’une démarche pénale, c’est suffisant.« La loi a une valeur de pédagogie, affirme plutôt M.Grondin.Elle doit dire le droit et non constater l’état des moeurs, sinon c’est le désordre le plus complet dans notre société.» « Le débat sur l’avortement est particulier, conclut Georges Legault, spécialiste de philosophie du droit, de l’Université de Sherbrooke.S’y affrontent des groupes féministes qui revendiquent une responsabilité de l’État, alors que nos politiciens veulent seulement que le droit reflète l’état des moeurs, et des groupes provie qui ont une conception intégriste du droit.« Ils exigent de l’État que le droit soit conforme à l’enseignement moral qui lui serait conforme à un enseignement religieux.C’est une conception antérieure à la démocratie, d’avant la Révolution française et hors des traditions britanniques.La Deuxième guerre mondiale et ses abus l’a réactivée, d’où le lien fait entre l’avortement et Hitler.Mais notre Charte des droits ne laissera plus place à une telle approche.» MIAMI BEACH GOLDEN SHORES 18190 Collins Avenue SUNSHINE FOOD MARKET 18110 Collins Avenue FORT LAUDERDALE A1A CUNNINGHAM'S A1A Oakland Park POMPANO OCEANSIDE 31 N.A1A Extension Pompano Beach HOLLYWOOD BEACH SUNDRIES 328 Johnson Street DELI FOOD MARKET 302 Johnson Street DANIA LUCKY 7 STORE 1414 S.Federal Hwy LE DEVOIR LES bUSoir q|400 A 16H30 Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514) 842-9628 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité (514)842-9645 numéro sans frais '1-800-363-H305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (514) 844-7457 Montréal.(514) 844-5738 Québec.(418) 845-2080 Extérieur— Indicatif 514.1-80Q-361-6059 Indicatif 418.1-800-463-4747 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.1-800-361-5699 de Un bilan de santé la culture dans Forces Marie Laurier FORCES, cette revue prestigieuse qui est en quelque sorte le passeport du Québec à l’étranger, consacre son numéro d’hiver 1991 à la diffusion de la culture.Tous les textes sont bilingues, c’est-à-dire écrits originellement en français et traduits en anglais.U ne pléiade de collaborateurs font un bilan de la santé de nos créneaux importants de diffusion de la vie culturelle québécoise dans les domaines de la musique, de la littérature, du théâtre, du cinéma, de la muséologie, des spectacles, de la télévision et de la presse écrite.Cette dernière occupe un espace important sous forme d’entrevues avec des dirigeants de nos journaux qui expriment tour à tour leurs préoccupations et leurs intérêts pour les choses de l’esprit que des équipes de journalistes ont mission de répercuter pour le bénéfice de leurs lecteurs.Les ministres des Communications du Canada et des Affaires culturelles du Québec, M.Marcel Masse et Mme Liza Frulla-Hébert expriment tour à tour leur conception de la culture, sous forme d’abord de propos linéaires et ensuite d’entrevues menées par Paul-André Com-eau.Michel Roy a recueilli les propos du sociologue Fernand Dumont qui lui fait part des nouvelles interrogations qui surgissent sur la culture; québécoise, alors que Daniel Latou-che traite de La télévision face à la dure réalité de la fragmentation des marchés, et que Francine Lauren-; deau décrit Le cinéma québécois à la recherche de son public.Hélène-Andrée Bizier aborde la situation de l’édition québécoise, Jeanne Morazain s’intéresse à la musique classique et au théâtre, Marcel Brisebois analyse le futur nouveau Musée d’art contemporain comme « lieu privilégié de la conjonction du passé et du présent ».Les arts et les affaires ont des liens de plus en plus nombreux et durables, nous apprend René Vézina alors que Jean-Claude Lespérance souligne qu’une réforme s’impose dans l’industrie du spectacle, ce qu’il confirme plus longuement à son interlocuteur Georges-Hébert Germain.Montréal reste le centre nerveux de la vie culturelle québécoise, démontrent Hélène Laperrière et Daniel Latouche en parlant de la métropole comme de « la capitale de la diffusion culturelle».Ce 92e numéro de FORCES est présenté par le président et éditeur Marcel Couture et son lancement a eu lieu en fin d’après-midi hier en présence de tous ceux qui y ont collaboré.Claudette Dionne quitte l’OSM pour les Fêtes du 350e Marie Laurier CLAUDETTE DIONNE, responsable des communications à l’OSM depuis 1981 quittera cette fonction ces prochains jours pour relever un nouveau défi à titre de directrice des relations avec les médias nationaux et internationaux à la Corporation des fêtes du 350e anniversaire Montréal.Il va sans dire que le départ de cette dynamique communicatrice créera un grand vide à l’OSM pour lequel elle éprouve un attachement tout à fait particulier.Pour les journalistes, critiques et chroniqueurs de la vie musicale, elle aura été une source constante de renseignements, ne manquant jamais de retourner les appels téléphoniques, se faisant un « devoir » de répondre à toutes nos questions.C’est donc avec une certaine nostalgie qu’elle nous apprenait sa décision de quitter l’OSM: « J’aurai tout de même assisté à la formidable évolution de l’orchestre, à son rayonnement international à la faveur de ses tournées dans le monde et de ses nombreux enregistrements, eu l’immense privilège de travailler avec Zarin Mehta (NDLR: l’ancien directeur général maintenant établi à Chicago) et Charles Dutoit.Ce fut une expérience prenante mais passionnante, exigeante aussi quand on pense qu’il faut sans cesse imaginer de nouveaux moyens et projets de promotion pour un organisme culturel de cette envergure.» Claudette Dionne souhaite ardemment que la même fierté qu’elle ressent pour l’OSM soit partagée concrètement par le public.« Les Montréalais devraient reconnaître davantage la qualité exceptionnelle de leur orchestre en l’encourageant de leur présence plus fréquente et de leur fidélité à ses nombreuses manifestations.Pas seulement quand nous recevons de grandes vedettes comme Jessye Norman ou Pavarotti mais tout le temps.Il y va de l’avenir de l’OSM.» Mme Dionne entre en fonctionle 11 février à la Ville de Montréal et on ne connaît pas encore le nom de son successeur ou de ses successesurs puisqu’il se pourrait bien que l’on confie à deux personnes les responsabilités des communications proprement dites d’une part et de la mise en marché, d’autre part.MANGER MIEUX-CI’EST MEILLEUR pamicipanon k .' ¦ ^ * T ««111 | F 11 ¦ Dallas, li.DIABI.K D’AMPRIQIJF.piste le malin à travers les coutumes, les léRendes, les mythes autochtones, les rites vaudous, les transes des secrets modernes.» LE DIABLE D'AMÉRIQUE «.un diable 1res actuel, évolué, autrement plus subtil et efficace!» Ilugucttc Roberge.La Presse un film de GILLES DE LA COLLECTION Au Cinéma Parallèle 3682 bout St Laurent Tou» lot jour» 19.00 et 21.00.Dim.: 15.00 - 17.00 - 19.00 - 21.00 » 1 I Le Devoir, mardi 5 février 1991 M B-3 Barbara Hendricks, Marie Laurier « J’AI UNE affection particulière pour Montréal et j’ai gardé un excellent souvenir du public que je considère comme une grande famille.Quand je retourne dans un endroit plusieurs fois, c’est signe que j’y ai fait des contacts très chaleureux.» La société Pro Musica sera contente d'entendre ce témoignage de la grande Barbara Hendricks qui sera ce soir son invitée pour la seconde fois en deux ans dans un récital Fauré, Dvorak, Schubert et Wolf, le même que cette superbe soprano donnait dimanche dernier au Lincoln Center de New York.Madame Hendricks avoue avoir une prédilection pour la langue française qu'elle maîtrise d’ailleurs parfaitement.Elle a vécu dix ans à Paris et habite depuis cinq ans la Suisse romande.La France lui a bien rendu cette affection puisqu’elle est l’une des rares artistes étrangères à porter depuis 1986 le titre de Commandeur des arts et des lettres.Ce qui plus est, on l’a qualifiée « la plus américaine des chanteuses françaises », les critiques découvrant qu’elle chante les mélodies de Fauré comme nulle autre, en plus d’être une interprète émérite de Schubert, compositeurs qui sont au programme de ce soir, avec Dvorak et Wolf.« J'adore la musique française que l'on ne peut pas dissocier de la langue française, nous confie la célèbre soprano depuis New York où nous l’avons rejointe au téléphone avant son concert de dimanche.Aussi je ressens toujours une émotion particulière à chanter Fauré, Debussy ou Gounod.» Et elle nous répète sa hâte de revoir Montréal : « Une artiste a besoin de savoir qu’elle a laissé un bon souvenir et réciproquement.» Née en Arkansas il y a 42 ans, fille de pasteur, c’est à l’église que la jeune Barbara Hendricks a commencé à chanter tout en faisant des études de chimie et de mathématiques à l’Université du Nebraska.Diplômée de la Julliard School of Music, son professeur de chant Jennie Tourel l’a suivie tout au long de ses études.Une époque de sa vie qu’elle a mené de front avec ses engagements d’ordre politiaue et humanitaire qu’elle a canalises au fil des années en luttant pour la défense des droits de l’homme et pour l’émancipation de la femme.À l’heure actuelle, elle est ambassadrice de bonne volonté pour l’ONU, notamment auprès des réfugiés du Tiers-Monde et cet aspect de son activité régulière lui tient beaucoup à coeur, davantage peut-être que sa vie d’artiste.Mais les deux ne sont pas inconciliables, loin de là, elles sont pour ainsi dire interdépendantes.« Je consacre beaucoup de temps à mon travail au Haut-Commissariat pour la réfugiés dont le siège social est à Genève.C’est un organisme qui n’est pas aussi connu que l’Unicef par exemple mais qui devrait avoir une visibilité plus grande, compte une grande voix et une conscience sociale tenu du climat de guerre qui règne dans le monde et qui provoquera sans doute l’exode de populations.Il faut être vigilant et nous assurer que les réfugiés sont traités avec égard et dignité, une situation à laquelle personne n’est à l’abri semble-t-il.» Et Mme Hendricks d’ajouter immédiatement : « Je ne fais pas ce travail par devoir mais par conviction personnelle.Jeune étudiante, j’étais déjà active pour défendre des causes qui me semblaient justes, notamment lors de la funeste guerre au Viêt-Nam contre laquelle j’ai manifesté farouchement avec mes camarades d’université.Mon éducation me porte à toujours rechercher la vérité et à lutter contre les inégaütés et les injustices sociales.» Mme Hendricks admet toutefois que son statut d’artiste de réputation internationale lui facilite sa tâche de femme engagée.« En effet, je crois que le fait de me produire sur toutes les scènes du monde me donne une porte d’entrée à la télévision et dans les autres médias, sans que je sois identifiée au monde de la bureaucratie ou de la diplomatie officielle.Je parle de ce que j’ai vu dans les pays du Tiers-Monde, sans m’embarrasser de statistiques ou de circonvolutions.Je témoigne de faits réels tout simplement, différemment en tout cas que ne le fait un diplomate de carrière.Je crois que c’est une technique efficace pour faire passer un message d’entraide et d’humanisme, tout en l’associant évidemment à l’art et à la beauté.» La soprano a fait ses débuts sur la scène lyrique à l'Opéra de San Francisco en 1976 et tout de suite elle remporte un succès qui ne s’est jamais depuis démenti.Elle devient une invitée des plateaux d'opéra les plus prestigieux et elle est de tous les festivals internationaux.En 1982 elle séduit la France en étant la Juliette de Roméo et Juliette à l’Opéra de Paris.Elle élargit son répertoire d’opéra pour revenir peu à peu presque exclusivement vers le récital et le concert, accompagnée par des pianistes réputés : ce soir Staffan Sche-jan, en 1988 à Montréal c’était Dimitri Alexeev où elle a chanté des oeuvres de Schumann, Brahms, Rachmaninov et Fauré.Les pianistes Andras Schiff, Peter Serkin, Michel Beroff, Youri Egorov, Radu Lupu et Maria Joao Pires comptent parmi ses collaborateurs.Après Montréal, Mme Hendricks donnera un récital en Belgique pour ensuite prendre des vacances d'hiver avec ses deux enfants âgés de 9 et 6 ans avant de repartir pour l’Italie et d’autres cieux européens.Et bien sûr cet été, elle sera à Salzbourg pour célébrer Mozart.Son compositeur favori ?« Pas nécessairement.Mon préféré est toujours celui que je chante dans le moment présent et à qui je donne 100 % de ce que je suis.» Gageons qu’elle nous réserve une surprise pour un rappel ce soir : un negro spiritual, un genre dans lequel elle excelle aussi.Barbara Hendricks chantera Fauré, Dvorak, Schubert et Wolf ce soir à la salle W’ilfrid-Pelletier de la PdA.DANSE PHOTO GUY FRÉCHETTE Martin Bernier, Éric Bernier et Dominique Leduc dans Secrets, vestiges, une chorégraphie d’Isabelle Van Grimde.Errance de l’esprit Volet chorégraphes VII.Au programme : Trait de rouge de Tassy Teekman.Interprètes : Sylviane Martineau, Denis Pelletier, Line Pelletier, et Daniel Soulières.Musique lan Mackie.Éclairages : Yohan Perron Costumes : Richard Labbé assisté par Evelyne Poisson.Secret vestige d'Isabelle Van Grimde.Interprètes : Eric Bernier, Martin Bernier, Dominique Leduc, Caroline Paré, et Sara Porter.Musique : Thorn Gossage Éclairages : Marc Parent.Costumes Angelo Barsetti.Un spectacle produit par Danse-Cité et présenté au Bar-théâtre Les Loges jusqu'au 9 février.Mathieu Albert LE PROBLÈME semble insoluble.Comme nous l'avons souvent souligné dans ces pages, les chorégraphes montréalais de la nouvelle génération donnent l'impresion de souf frir ù peu près tous des mêmes défi- ciences : difficulté au niveau de l’organisation des idées, maladresse formelle, maigreur sur le plan des thématiques et des propositions intellectuelles qui forment la matière de leurs oeuvres.Devant l’ensemble de leur production, on éprouve souvent la sensation d'un vide; comme si à l’origine des spectacles aucune démarche réflexive n’avait été effectuée.Isabelle Van Grimde, et Tassy Teekman, qui occupent la scène du Bar-théâtre Les Loges jusqu’au 9 février dans le cadre de la série Volet chorégraphes organisée par Danse-Cité, n’échappent pas ni l’une ni l’autre à ces multiples carences.Tassy Teekman, tout d’abord, qui offre une pièce pour quatre danseurs, intitulée Trait de rouge, semble vouloir pratiquer la navigation sans gouvernail.La pièce qu’elle présente ne correspond qu’à une divagation sans but, sorte de trajectoire qui ne commence jamais et qui pro- gresse en s’effilochant graduellement.Il n’y a ni début, ni milieu, ni fin, seulement quelque chose qui cherche sa forme sans jamais la trouver.Devant ce spectacle, on a beau déployer toutes les ressources de la bonne foi, on a beau également vouloir féliciter l’effort, mais la pièce n’offre rien en guise de substance.Le dérapage est continue.Il n’y a rien à dire.Et même dans ce qu’on a pu discerner — une sorte de drame souterrain qui noue les personnages les uns aux autres — les indices pouvant en expliquer les motifs sont à ce point ténus, voire inexistants, qu'aucune lecture satisfaisante n’est possible.Du côté d'Isabelle Van Grimde, qui présente Secrets vestiges, les choses s’arrangent un peu.Même si la pièce est encore loin de constituer une oeuvre que l’on peut qualifier d’achevé, il y a quand même une atmosphère qui réussit à installer une cohésion.Avec des textes récités par les danseurs (mais la plupart du temps inaudibles), des éclairages (assez beaux) conçus pour ne diffuser qu’une lumière tamisée, et une gestuelle dominée par des mouvements ralentis, Isabelle Van Grimde fait de sa pièce une sorte de dérive introspective.Nous ne savons pas pourquoi les choses se passent ainsi, nous ne savons pas non plus où nous allons, mais au moins la structure d’ensemble présente un aspect homogène.Même s’il reste sans terminus, ni direction précise, le voyage prend forme.La chorégraphe semble vouloir nous amener quelque part.Mais toutefois, pareille à la pièce de Tassy Teekman, la chorégraphie d’Isabelle Van Grimde manque nettement d’envergure, et ne réussit jamais à dire quoi que ce soit qui paraisse très important.On en ressort comme on revient d’une escale dans un no man’s land : les mains vides.sur un bancal bidule à clavier MUSIQUE Chopin Ladies ' Morning Musical Club Le planiste Dang Thai Son Chopin, ¦Barcarolle op 60, Boléro op 19, •Tarantelle op 43, les quatre Mazurkas lop 33, les trois Marzurkas op.63, Scherzo no.2 op 31, Prokoliev, Sonate no.6 op 82.En bis Rachmaninov, '.Polka de V R ; Scriabine.Prélude pour •la main gauche op.9 no.1.Dimanche, •4 février, salle Pollack I Carol Bergeron DIMANCHE après-midi, le Ladies’ Morning faisait salle comble pour accueillir un musicien tout à fait exceptionnel dont le nom est déjà légendaire : Dang Thai Son est ce pianiste, né à Hanoi (Viêt-nam du Nord) en 1958, qui remporta la médaille d’or du prestigieux concours Chopin de Varsovie, l’année même (en 1980) où Ivo Pogorelich en fut rejeté avant l'épreuve finale.Exilé de son pays d’origine, il est aujourd’hui considéré comme un héros par les Viêt-na-miens de la diaspora.Pour donner encore plus de relief à l’événement, ajoutons encore que Dang Thai Son venait enfin à Montréal, territoire depuis longtemps conquis par son infortuné rival de la fameuse compétition polonaise.Par parenthèse, il faut tout de même préciser que visité par le génie, Pogorelich est, depuis l’époque, rapidement devenu le plus grand pianiste de sa génération.Fallait-il que Dang Thai Son s’imposa du premier coup, que le ciel, ou l'enfer, en décida autrement.Cependant, plutôt que d’accuser l'au-delà, sans doute vaudrait-il mieux pointer du doigt les responsables de Pollack qui n’ont su faire mieux que de louer une salle avec deux instruments en piteux état.Par manque de soin, le moins mauvais — un Steinway de Hambourg acquis il y a six ans — n'est plus qu’un affreux zinzin totalement indigne de porter le nom du prestigieux facteur qui le fabriqua.Sur ce « bidule à clavier », impossible d’interpréter Chopin avec le raffinement sonore qu’il réclame.Or les deux tiers du programme lui était consacré.Dès la Barcarolle, on a senti que les subtilités allaient être sacrifiées et qu’afin de limiter les dégâts, le pianiste allait devoir se mettre sur le « pilote automatique » : fini le « jeu à vue », fini la poésie « cho-pinesque », car il n’y avait aucun risque à prendre.Il n’est ainsi resté de ce récital que la démonstration d’une technique pianistique éblouissante et le sentiment que le l’interprète n’avait hélas pas eu la chance de s’exprimer.On ne peut en effet réduire Chopin à une simple production de notes, si brillante soit-elle, sans en écraser le contenu expressif.Conçue en 1939 dans l’appréhension du conflit qui allait ravager l’Europe, la sixième Sonate de Prokofiev rompt complètement avec le tourment romantique d’un Chopin.Svia- toslav Richter qui en fut le premier interprète, après le compositeur, la décrit comme une oeuvre d'une « hardiesse barbare » hantée par les « pulsions dévastatrices du 20e siècle ».Devenu une infernale machine de guerre, le piano y éjecte les notes comme des projectiles.En pianiste chevronné, Dang Thai Son savait que le malheureux instrument de Pollack allait au moins lui servir à illustrer les effets sonores de cette « barbarie».Sous sous ses doigts d’acier, la redoutable Sonate de guerre s’anima alors d’une puissance et d'une violence inouïes.Puisque Monsieur Son s’apprête à élire domicile à Montréal, dès le mois de mai prochain, il faut espérer qu'il aura bientôt d’autres et de meilleures occasions de se faire entendre.Et surtout, il serait souhaitable que les nombreux disques de Chopin et de Mozart qu’il a gravés au Japon puissent enfin être accessibles chez nos disquaires.THÉÂTRE Paul Thompson quitte l’École nationale de théâtre Robert Lévesque LE DIRECTEUR de l’École nationale de théâtre, Paul Thompson, quitte sous peu son poste.Nommé en septembre 1987, pour succéder à Jean-Louis Roux, Paul 'Thompson sera demeuré trois ans et demi a la tête de cette institution pancanadienne.Paul Thompson met la dernière main, cette semaine, à la mise en scène de The Death of René Lévesque dont la première a lieu jeudi au Centaur, cette pièce de David Fennario qui aborde pour la première fois au théâtre le personnage du fondateur du Parti québécois.En quittant l’ÉNT, Paul Thompson, qui a 50 ans, se consacrera plus activement à la mise en scène.Depuis la création de l’École nationale de théâtre en 1960, sept directeurs (y compris M.Thompson) ont pris en mains les destinées de cette institution « co-lingue » plus que bilingue, les sections française et anglaise fonctionnant presque sans rapports aucuns.Sauf Jean Gascon au tout début, puis Jean-Louis Roux, de 1983 à 1987, les cinq autres directeurs ont été choisis chez les anglophones.Le départ de M.Thompson va-t-il provoquer l’occasion de rétablir une plus juste « alternance » entre francophones et anglophones ?C’est le Bureau des Gouverneurs de l’ÉNT, formé d’une quarantaine de personnalités du monde du théâtre et des représentants des gouvernements subventionneurs, qui en décidera.Né à Charlottetown, Paul Thompson a été un assistant de Gascon à Stratford.Il a fait carrière à Toronto où il a dirigé durant 12 ans le Théâtre Passe-Muraille.Durant son passage à l’École nationale de théâtre, il aura entre autres créé une chaire anglophone d’écriture dramatique que dirige George Walker (la section française en avait une depuis 10 ans), et il aura signé avec les gouvernements fédéral, provincial et municipal les ententes (plus de 15 millions $) pour la restauration du Monument National, la vieille salle de la rue Saint-Laurent qui appartient à l’ÉNT.Cette restauration n’est cependant pas encore entreprise.Jean-Louis Roux, lors de son départ de l’École en 1987, avait, semble-t-il (il n’en a jamais fait état publiquement), bien des récriminations envers cette institution pancanadienne.Il a laissé un rapport qui ne fut jamais rendu public, dans lequel il questionnait le fonctionnement de l’Ecole, son rôle dans le développement de l’enseignement dramatique, la pertinence de garder à Montréal la section anglaise, etc.Le départ de Paul Thompson n’est pas aussi poütique.On dit que M.Thompson ne s’est jamais vraiment incrusté dans le Montréal théâtral, et qu’il n’a pas réussi à chevaucher à la fois les sections française et anglaise de cet animal bizarre qu’est l’École nationale de théâtre- The National Theatre School.La semaine de la dramaturgie Ce soir, à la salle Fred-Barry, lecture publique de deux pièces : Dans le ht de Mario de Andrée Racine, et Le Scalpel du diable de Jean-François Caron.Toute la semaine, le Centre d’essai des auteurs dramatiques (CEAD) tient de telles soirées de lectures publiques.Demain, on lit Le Gâchis de Daniel Danis et Junk de André Morency.Jeudi, La Résurrection d’Ursule de (et avec) Louise Saint-Pierre et Les Quatre morts de Marie de Carole Fréchette.Vendredi, Terre de feu, livret d’opéra de Paul Thompson Michelle Allen et Pierre de Marie Laberge.À 19 heures chaque soir, entrée gratuite.Zanussi au Café de la Place Pour remplacer Les Trompettes de la mort de Tilly, que Michel Tremblay devait adapter mais qui a été retiré de l’affiche de la saison, la direction du Café de la Place a retenu une pièce du cinéaste polonais Krzysztof Zanussi, Jeux de femme.Le metteur en scène (d’origine roumaine) Alexandre Hausvater dirigera Catherine Bégin, Patricia Tulasne et Alain Zouvi dans ce spectacle composé de deux courtes pièces en un acte, L’Inaccessible et La Charité est payable d'avance.Jeux de femme est co-écrit par Zanussi et son compatriote Edward Zebrowski, et traduit en français par Barbara Grzegorzewska.Cette traduction a été créée au Petit-Odéon à Paris en décembre 1985.Au Café, la première aura lieu le 20 mars.Le Cerceau Dans le cadre des « Dimanches au rendez-vous », on lira ce dimanche 10 février Le Cerceau de Victor Slavkine.Cette pièce russe a été traduite par Simone Sentz-Michel.Claude Régy vient d’en signer une mise en scène aux Amandiers de Nanterre.À la Maison de la culture Frontenac, cette lecture est dirigée par Alexandre Hausvater.Entrée gratuite, à 15 heures.Lilies Une traduction anglaise de la pièce à succès de Michel-Marc Bouchard, Les Feluettes, est jouée actuellement au Théâtre Passe-Muraille de Toronto.Le titre anglais ?Lihes.C’est Linda Gaboriau qui signe la traduction.Le spectacle est à l’affiche jusqu’au 3 mars.Pendant ce temps, au Théâtre français de Toronto, Lorraine Pintal joue sa Madame Louis XIV jusqu’au 16 février.Aide à l'enfance-Canada Save the Children -Canada k B-4 ¦ Le Devoir, mardi 5 février 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (327-5001)- Once Around! h, 9 h 30 II: Awakening» 8 h 45 — Popcorn 7 h— III: Home Alone 7 h 15,9 h 20— IV: Dlng et Dong le film 7 h 10— Kindergarten Cop 9 h.BERRII: (288-2115) — Un lllc à la maternelle 1 h 30, 3 h 45, 7 h, 9 h 30 II: Maman fai rat* l'a-Worn h 15,3 h 15.5 h 15,7 h 15,9 h 15 III: Parfaitement normale 1 h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 15IV: Dlng et Dong le film 1 h 30,3 h 30,5 h 30.7 h 30.9H30V: Prédateur 21 h 30.4 h, 7 h 15,9 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) - Home Alone 7 h, 9 h.Il: SW School 7 h 15,9 h 15 BROSSARD I: (465-5906) - Prédateur 2 9 h 25- Dlng et Dong le film 7 h II: Le chiteau de ma mère! h 30,9 h 30 III: L’école de akl e'envole en l'air! h 15— Bûcher dea va-nltéa 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- Bûcher dea vanltéa 7 h 05.9 h 30 2: Un thé au Sahara 7 h, 9 h 45 3: Dlng et Dong le lllm 7 h 20— Prédateur 2 9 h 30 4: Parfaitement normale 7 h.9 h 15 5: Il danae avec tea loupa 8 h MB: Un flic à la maternelle7 h 30— Havana 9 h 15 CENTRE EATON 1 : Mtl— Not Without my Daughter1 h.3 h 30, 6 h 40.9 h 20 2: Fuir 12 h 30,2 h 40,4 h 55, 7 h 10, 9 h 30 3: Croc blanc 12 h 10, 2 h 30.4 h 40, 6 h 55, 9 h 10 4: / Hired a Contract Killer 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h 5: Un ange.ou preaque 1 h 20.3 h 20.5 h 20.7 h 20.9 h 20 6: Coeur de lion 12 h 20.2 h 35, 4 h 50.7 h 05,9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl— Awa-kenlnga 2 h, 4 h 25.7 h, 9 h 30 2: Perfectly Normal 1 h, 3 h 05,5 h 10.7 h 15,9 h 25 3: Alice 1 h, 3 h 10,5 h 15.7 h 25,9 h 40 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Godfather part 3 8 h.CINÉMA OMÉGA 1: - Coeur de lion 7 h 15.9 h 30 2: Un ange.ou preaque! h 10, 9 h 15 3: Fuir 7 h 30.9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurenl, Mtl (843-6001) —Le diable d'Amérique 19 h, 21 h (31 janv au 7 fév.) CINÉMA PARIS: Mil (875-7284)— CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Popcorn 7 h 05.9 h 05 2: Kindergarten Cop 7 h, 9 h 15 3: Once Around 7 h, 9 h 20 4: Awakenlnga 7 h, 9 h 25 5: Home Alone 7 h, 9 h 10 6: Dancea with Wolvea 8 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— Poudre rouge 18 h 35— L'homme de mal-alnlcu 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) -Hamlet 6 h 20, 9 h 15 2: Run 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX I: (849-4518) - La gloire de mon père 1 h 20,4 h 15, 7 h, 9 h 15 2: Mermaids 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30,9 h 40 III: Le myatère Von Bulow 1 h 15, 4 h, 7 h 05.9 h 20 IV: Liberté d’une atatue 1 h10.3h.5h.7h10.9hV: Ski School 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 10 VI: Havana 1 h 05.4 h, 6 h 45.9 h 25VII: Awakenlnga 1 h 30, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 VIII: L'école de akl s'envole en l'air 1 h, 3 h.5 h.7 h, 9 h.IX: The Nasty Girl! h 15.4 h 15,7 h 05.9h 15 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Un thé au Sahara 1 h 45, 4 h 15, 7 h.9 h 35 II: Le château de ma mère1 h 15,3 h 20.5 h 10, 7 h 15.9 h 15 III: Il danae avec les loupa 1 h 30,5 h, 8 h 30 IV: L'atalante 1 h 20,3 h 30.5 h 30, 7 h 30.9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester, Mil (283-8229)— Le lléau de la faim 19 h, 21 h (les 5-6 fév.) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— Tous les garçons MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.MARDI 5 FÉVRIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerto no 2 en sol majeur (Haydn) concern pour pianoforte op.13 nos 1-2 (J.C.Bach) DEMAIN SOIR, 22:00 boléro (Ravel) septuor, Souvenir de Florence op.70 (Tchaikovsky) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 LA SEMAINE DE LA DRAMATURGIE du Cead / 5e édition UN RENDEZ-VOUS AVEC LA CRÉATION en collaboration avec la NCT- Salle Fred-Barry du 4 au 9 février 1991 TOUS LES SOIRS A 19H UN PROGRAMME DOUBLE DE LECTURES PUBLIQUES MARDI Dans le lit de Mario de Andrée Racine Mise en lecture: Alain Grégoire Avec Lisette Dufour.Johanne Fontaine, Guy Migneault.Guy Thauvefte et Benoît Vermeulen Le Scalpel du diable de Jean-François Caron Mise en lecture: Claude Poissant Avec Charlotte Bernard, Patrice Coquereau.Maude Guérin, Margaret McBrearty.Jean-Louis Millette.Christiane Pasquier, Luc Picard, Denis Roy et Daniel Simard MERCREDI Le Gâchis de Daniel Danis Mise en lecture Fernand Rainville Avec Marc Legault, Claude Prégent et Janine Sutto Junk de André Morency Mise en lecture: Gill Champagne Avec Ginette Chevalier.Michel Daigle.Linda Laplante.Roger Léger.Jean L'Italien et Benoît Vermeulen L'ENTREE A TOUTES LES LECTURES EST GRATUITE.IL FAUT CEPENDANT RÉSERVER AU GUICHET DE LA NCT.JEUDI La Résurrection d'Ursule de et avec Louise Saint-Pierre Les Quatre Morts de Marie de Carole Fréchette Mise en lecture: Alice Ronfard Avec Markita Boies, Robert Brouillette.Jacques Girard, Michel Laperrière et Danielle Proulx VENDREDI Terre de feu livret / Michelle Allen musique / Catherine Gadouas Mise en lecture: Michelle Allen Avec France Castel.Nathalie Molette et Yves Soutlère Pierre de Marie Laberge Mise en lecture Marie Laberge Avec Germain Houde.Marie Laberge.Christine Séguin et Guylaine Tremblay SAMEDI Quatro Palmas de Marie-Renée Charest Mise en lecture Brigitte Haentjens Avec Anne-Marie Cadieux.Normand Canac-Marquis et Frédérique Collin Territoires occupés un montage de pièces des années '80 par Jean-François Caron Mise en lecture: Alice Ronfard Avec Gilbert Dupuis.Robert Lalonde.Sylvie Provost, Use Roy.Francine Ruel et Gilbert Turb la nouvelle compagnie théâtrale salle Fred-Barry 4353, Ste-Catherine Est Montréal 514*253*8974 a 'appellant Patrick Brlllah Sounda 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - Bûcher dea vanltéa 7 h,9 h 20 DAUPHIN I:(721-6060) — >»//c«7h 30, 9h40 11: La gloire de mon père 7 h, 9 h 15 CINEMA DÉCARIE 1: (341-3190) — Awakenings 7 h, 9 h 25 2: Once Around 7 h 15,9 h 35 DORVAL I: (631-8586) - While Fang 7 h 15.9 h 30 II: Hernie!6 h 30, 9 h 15 III: Flight ol the Intruder 6 h 35.9 h 15 IV: Not Without my Daughter 6 h 30,9 h 15 DU PARC 1: (844-9470)- Run 7 h, 9 h 20 2: Not Without my Daughter 6 h 45.9 h 15 3: Ruttla House 7 h.9 h 30 DU PLATEAU 1:(521-7870)— Croc blanc1 h 15.3 h 25,5 h 30, 7 h 30.9 h 35 2: Cyrano de Bergerac 1 h.3 h 50.6 h 40,9 h 25 FAIRVIEW I: (697-8095) - Llonhearl7 h 05.9 h 1511: The Godfather part 3 B b.151V: Bontlreotthe Vanities 1 h 15,3 h 55,6 h 40.9 h 15 V: Three Men and a Little Lady 12 h 30,2 h 40.4 h 50, 7 h 10,9 h 25 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: A Star la Born 19 h — Nuit d'été an ville 21 h 30— Salle 2: Attache-moi 19 h 15— Telle Danielle 21 h 15 PALACE 1 : - Run 12 h 30,2 h 40,4 h 50.7 h, 9 h 1011: Llonhearl 12 h 40.3 h, 5 h 10.7 h 25.9 h 40 III: Flight ol the Intruder 12 h 20,2 h 35,4 h 50.7 h 05, 9 h 20IV: Goodfellae\2 h 05,3 h, 6 h, 9 h V: Look Who'» Talking Too 1 h 20,3 h 05, 5 h, 7 h.9 h., mer, 1 h 20,3 h 05, 5 h, 9 h 40 VI: While Fang 12 h 10.2 h 30.4 h 40, 6 h 55,9 h 10 PARADIS I: (354-3110)- Un lllc à la mater- nelle! b, 9 h 30 II: Maman l'ai raté l'avion ! h, 9 h 10 III: L'école de ekl e'envole en l'air7 h 15— Prédateur 29b.PARISIEN I: (866-3856)- L» mari de la coit- feuae 1 h 10,3 h 15,5 h 20,7 h 25,9 h 30, mer.1 h 10, 3 h 15,5 h 20, jeu, 1 h 10, 3 h 15,5 h 20,9 h 30 II: La lllle dea collines 12 h 45,2 h 55,5 h 05.7 h 15.9 h 25 III: Une hletolr» Inventée 12 h 40,2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20IV: Vent de toile 12 h 35, 2 h 45,4 h 55,7 h 05,9 h 15 V: Cyrano de Bergerac 12 h 30, 3 h 15.6 h 10, 9 h.VI: Feux et usage de leux 12 h 35.2 h 50.5 h 05,7 h 20,9 h 35 7: Les meilleurs moments dea tllma publicitaires 1 h 15,3 h 20.5 h 25, 7 h 25,9 h 30 Popcorn 1 h 30,3 h 30,5h 30, 7 h 30,9 h 30 III: Kindergarten Cop 2 h 15,5 h, 7 h 10,9 h 20 PLACE LONQUEUIL 1: (679-7451) - Un file è la maternelle 7 h, 9 h 15— Havana 9 h.2: Maman fal raté l'avion 7 h 05 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mil (274-3550)-Tun» In Tomorrow! h 15— Hidden Agenda 9 h 30 QUARTIER LATIN: Mtl (849-0041)- Mon fantôme d'amour 6 h 30,9 h.VERSAILLES l:(353-7880) - Coeur de lion ! h 15.9 h 40 II: Fu/r7 h 15,9 h 15 III: Un ange.ou preaque 7 h 15.9 h 15IV: Croc blanc 7 h 35.9 h 45 V: Rocky V! h 35, 9 h 45 VI: Not Without my Daughters h 30,9 h.PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Edward Sclaaorhanda 2 h.5 h 10, 7 h 25, 9 h 30 11: SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h.15 à 02h.30— Kat Dyson, 3 chanteuses, du 7 au 10 fév BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— John McGale and Jell Smallwood, les 6-7 fév.BAR-THÉÀTRE LES LOGES: 1237 Sanguinel, Monlréal (982-0740)— Danse-Cilé présente Tassy Teekman et Isabelle Van Grimde.du 30 janv.au 9 fév à 20h.30 BAR 2 0 80: 2080 rue Clarke.Montréal (285-0007)— Fred Henke, piano, le 5 fév.à 21h.30 BASILIQUE NOTRE-DAME: rue Notre-Dame ouest, Monlréal— Concert Banque Royale, Baroque et Classicisme, Jean-Pierre Rampai, chef et soliste, Timothy Hutchins, flûte, oeuvres de Rossini, Cima-rosa et Mozart, les 5-6 lév.à 19h.30 compter de 22h„ sam.à compter de 21 h.30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h„ mar.de 17h.30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h à 21 h.30— Le trio de Bernard Primeau.les dim.de 19h.à 24h BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Huberl, Monlréal (842-2808)— Tous les mardis, scène ouverte aux leunes talents, à 21 h — Jazz et Blues avec La Bande à Magoo.à 22h.30 CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— - Sarah Bernhardt et la Bêle • texle et m.en s de Michael Bawtree, avec Monique Leyrac.mar.au sam.à 20h.CEGEP MAISONNEUVE: 2700 Bourbonnière, Monlréal— Cinéma: Au chic Reslo Pop, le 5 lév.à 19h.CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Triforium, 255 est Ontario, Monlréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent La Floride, paradis des États-Unis, du 4 au 8 lév., lun.au mer.20h„ jeu.19h., ven.19h et 21h 30 CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PAS-TEUR: 100 est Sherbrooke, Monlréal— Conférence: L'Ostéophonie, avec François Louche, le 5 lév à 20h.COLLÈGE MARIE-VICTORIN: 7000 rue Marie-Viclorin, Montréal-Nord (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Istanbul, de Constanlinople à Byzance, avec Henri Goemaere, le 5 lév.à 20h.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Monlréal (526-6582)— Carmen Jolin chante Parade Sauvage, production du groupe La Veillée, du 6 au 9 lév., et du 12 au 16 fév.à 20h.30 le de voir „ (âBk , AA M A l O F I l M D l S t B I B V I O N « ISI MAN ClNI m X OlMON invitent 200 personnes à la grande première du film de Bertrand Van Effenterre Le jeudi 14 février à 19h30 "Un film grave et sensible, d’une rare vérité." — Première "Extraordinairement bouleversant." — L'Express mettant en vedette Bruno Cremer et Laure Marsac, Julie Jézéquel, Clotilde de Bayser Gagnantes du prix d’interprétation féminine au Festival de Karlovy-Vary Pour participer: Remplissez le coupon publié dans Le Devoir du 30 janvier au 6 février 1991 et retour-nez-le à l'adresse indiquée.La valeur totale des prix est de 1 500S- Le tirage aura lieu à midi le 11 février 1991 et 100 gagnants recevront par la poste un laissez-passer valable pour deux personnes.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Malofilm Distribution.Concours TUMULTES a/s Malofilm Distribution, 1207 rue St-André, 4e étage, Montréal, (Oc) H2L 3S8 BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoflrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h., mar 20h à 01 h .mer.au ven 18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au ven.à FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-Dancea with Wolvea 1 h 30, 5 h.8 h 302: Once Around! h 15,4 h, 7 h, 9 h 20 3: Home Alone 1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 30,9 h 30 4: Kindergarten Cop 2 h, 4 h 30.7 h, 9 h 15, lun.mer.jeu 2 h, 4 h 30,9 h 30 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Run 6 h 55, 9 h 10 2: Croc blanc 7 h.9 h 20 3: The Godlalher part 1118 h IMAX: Vieux-Port de Monlréal— Planète bleue entre ciel el terre (fr.) du mar.au ven 10h , 11 h.45,13h.30,19h .sam.13h.30,17h„ 19h, dim.11 h 45,13 h 30.17 h, 19 h.ven.sam.dern.sped.22h.30— Blue Planai et To Fly mar.au dim.15h.15, 20h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - The Godlalher part 3 12 h, 3 h 15,6 h 30,9 h 45 LAVAL I: (688-7776) - Croc blanc 7 h, 9 h 10 II: Fuir 7 h 30, 9 h 40 3: The Godfather part 111 8 h 4: Not Without my Daughter 7 h, 9 h 20 5: Coeur de lion 7 h 20.9 h 40 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- L'école d» ekl s’envole en l'air! h 30, 9 h 20 2: Maman fal raté l'avion 7 h, 9 h.LOEWS l:(861 -7437) - Hamlel 12 h 40,3 h 15,6 h 10.9 h 05 II: Sheltering Sky 12 h 30,3 h 20.6 h 05.9 h.Ill: Russia House! h,3h 45,6h 30.9 h Nom: Adresse: App Tél.: Ville: Code Postal: Àoe: ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum.Montréal (521-4191)— .Célesline là-bas près des tanneries au bord de la rivière > adaptation et traduction de Fernando de Rojas, Michel Garneau, m.en s.Jean As-selin, du 15 janv.au 16 lév., mar.au sam.à 20h.LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis.Montréal (849-6955)— Jam Session avec La Machine St-Denis, les 5-6 à 21h.— Cari Tremblay Blues Band, les 7-8-9 fév.MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal-Conférence: Les amis de Lamartine, avec Paul-Émile Roy.le 5 fév.à 20h MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal— Danse: Quand la chorégraphie est là, les notes dansent, oeuvres de Tchaikovsky, Copland, Gade, le 5 lév.à 14h, et 20h.MAISON THÉÂTRE ANNEXE: 5066 rue Clark.Monlréal (288-7211)— • Jouons avec les livres • de Jasmine Dubé, m.en s.Marc Pache et Jasmine Dubé, une production du Théâtre Bouches Décousues et Communication-Jeunesse, du 6 au 24 lév., sam.et dim.13h.el 15h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Monlréal (285-1600)— Musée-causerie.le 5 fév., en anglais à 13h.30, en français à 14h 30 RISING SUN: 5380 St-Laurent, Montréal (278-5200)— Soirée Bob Marley, reggae, avec Jah Children and the Mobsters, les 6-7 lév.SALLE DENISE-PELLETIER: 4353 est Sle-Ca-Iherine, Montréal (253-8974)— • Jeune homme en colère > de John Osborne, m.en s.Claude Poissant, à compter du 18 janv.STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique esl accessible par funiculaire tous les jours, lun.12h.à 18h., mar.au dim.10h.à 18h — pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE BISCUIT: 221 St-Paul 0., Vieux-Montréal (845-7306)— .Concert.spectacle de marionnettes, sam.dim.à I5h.jusqu'au 10 juin THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau, Montréal (523-1211)— « Les reines ¦ de Normand Chaurette.m.en s.André Brassard, du 18 janv.au 10 lév., mar.au sam.20h„ dim.15h.(supplémentaires du 12 au 16 lév.) THEATRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique, Monlréal— Le Théâtre Grosse Valise présente • Monsieur de Pourceaugnac » du 22 janv.au 10 fév., mar.au sam.à 20h„ dim.à 15h.THÉÂTRE ESPACE GO: 5066 rue Clark.Montréal (271-5381)— < Dans la solitude des champs de colon ¦ de Bernard-Marie Kollès, m.en s.Alice Ronfard, du 15 janv.au 9 lév.à 20h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— Pro Musica.Barbara Hendricks, soprano, Staffan Schejan, pianiste, le 5 lév.à 20h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— .Peer Gynl.d'Henrik Ibsen, m.en s.Jean-Pierre Renfard, du 22 janv au 16 lév., mar.au ven.20h„ sam.16h.et 21h.THEATRE PORT-ROYAL: PDA.Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente t Chacun son tour » de R.Cooney el T.Hilton, m.en s Monique Duceppe.du 8 janv.au 9 lév., mar.au ven 20h.,sam.16h.30el21h.THEATRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins.Montréal— • Hosanna > de Michel Tremblay, m.en s.Lorraine Pintal, du 21 janv.au 16 lév., mar.au sam.à20h.,dim.à15h.THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— Le Théâtre du Rideau Vert présente.Le pain dur » de Paul Claudel, m.en s.Michèle Magny, du 22 janv.au 16 lév., mar.au ven.à 20h, sam.16h.el 21h, dim.à 15h.THÉÂTRE ST-DENIS: 1594 St-Denis, Montréal (288-2525)— Comédie musicale Les Misérables, de Alain Boublil el Claude-Michel Schônberg, du 17 janv au 14 avril, fr.mer.jeu.sam.dim.20h„ matinée sam.à 14h„ angl.mer.ven.20h„ dim.14h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Monlréal— Salle B 484: Classe de flûte, Gisèle Millet, le 5 lév.à 20h.LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Oc-tave-Crémazie, Québec (418-643-8131)— Le Théâtre du Trident présente ¦ On ne badine pas avec l'amour • de Allred de Mussel, m.en s.Albert Miliaire, du 15 janv.au 9 lév., mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (418-694-9631 )— « Junk • de André Morency, m en s.Gill Champagne, du 15 janv.au 9 fév., mar au sam.à 20h.30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 939 ave de Salaberry, Québec (418-529-2183)- • Les amis.de Kobo Abe, adaptation el m.en s.Claude Poissant, du 29 janv au 8 lév., mar.au sam.à 20h„ dim.à 15h.THÉÂTRE DE L'ILE: 1 rue Wellington.Hull (819-595-7455)— « la Coupe Stainless » du 16 janv.au 9 mars A SURVEILLER Ce soir à 20 h, conférence intitulée : « I.'ostéophonie », à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, 100 rue Sherbrooke est.Rens, : 872-5338.¦ Ce soir à 20 h, conférence intitulée : « Les Amis de Lamartine », à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, 5290, chemin de la Côte-des-Neiges.Rens.: 872-(1880.¦ Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; à l’UQAM, Pavillon Judith-Jasmin, La Grande Place, 1455 rue St-Denis, de 10 h à 18 h; à l’Univ.de Montréal, Faculté des Arts & Sciences, Cafétéria, 2e étage, 3200 rue Jean-Brillant, de 10 h à 16 h; au Centre hospitalier Louis-H.Lafontaine, Pavillon Lahaise, 7401 rue Ilochelaga, de 10 h à 11 h 30 et de 13 h à 15 h 30, et au Loisir Notre-Dame du Rosaire, salle des loisirs, 955 rue Villeray, de 14 h 30 à 20 h 30.Rens.: 937-2790.¦ Loisir littéraire du Québec vous invite à son atelier d’écriture « Métamorphoses d’un texte » animé par Georges Riser, les samedi et dimanche 9 et 10 février de 9 h à 16 h, au Regroupement Loisir Québec, Stade olympique, métro Pie IX.Inscr.: 252-3033.Ce soir à 19 h 30, séance d’information de la Société de biologie de Montréal sur la Côte-Nord et Anticosti, à l’auditorium du Jardin botanique de Montréal, 4101 rue Sherbrooke est.Rens : AiméTrudelau 464-6342, ¦ Ce soir à 19 h 45, la Filiale de Montréal du Mouvement canadien pour une fédération mondiale accueille Mme Peggy Mason, ambassadrice du Canada au désarmement qui prononcera une conférence en anglais, à l'Unitarian Church Hall, 3415 rue Simpson.Rens.: 684-3746 ou 844-7268.¦ L’Association coopérative d’économie familiale, organisme à but non lucratif voué à la défense des intérêts des consommateurs, organise une rencontre d'échanges et d’informations sur la surconsommation, le 11 février à 19 h 30, à l’A-CÉF du Sud-Ouest (932-5577) et le 13 février à l’ACÉF de l'Est (257-6622).¦ Ce soir à 18 h et 20 h 30, présentation du film « El sur » ( Le Sud) à l’Amphithéâtre Bell (C-631), École Polytechnique de Montréal.Rens.: Comité international au 340-4037.¦ La Société d'étude et de conférences présente Suzanne Paquette Goyette dans « Les expériences d’un professeur », au Complexe Guy-Favreau, 200, boul.René-Lévesque ouest.Rens.: 252-3000, poste 3709.¦ Le Centre québécois de relations internationales annonce son voyage d’études annuel qui aura lieu du 10 au 18 mars 1991 à Paris.Organisé de concert avec la Section de Québec de l'Institut canadien des affaires internationales, cette activité est l’occasion de rencontrer des personnalités politiques et diplomatiques oeuvrant au sein des institutions nationales et internationales à Paris.Date limite d’inscription, le 8 février.Rens.: 656-2462.¦ Le docteur Anne-Marie Lutini sera la conférencière invitée de la Société canadienne du cancer, le mercredi 6 février de 19 h 30 à 21 h, sur le thème : « La chimiothérapie dans le traitement du cancer », au 5151, boul.de l’Assomption.Entrée libre, Confirmation au 255-5151, poste 70.¦ Le mercredi 6 février de 13 h 30 à 16 h, le Comité régional des activités de Montréal de l’AIFA vous invite à une conférence intitulée : « La société distincte ?Un parallèle entre Québécois et Acadiens » par M.Marcel Léger, au Centre Berthiaume-Du Tremblay, 1474 rue Fleury est.Rens.: 683-6019.¦ Le mardi 5 février au 5148 rue Berri, le Centre des femmes du Plateau Mont-Royal vous invite à une rencontre où l'on discutera des possibilités d’action contre la pub sexiste.Rens.: 273-7412.¦ Thierry llentsch, professeur au département des sciences politiques de l'U-QAM, donnera une conférence intitulée : « Le conflit du golfe Persique à la lumière des rapports Orient-Occident, ce soir à 19 h 30, à l'amphithéâtre A-2885 du pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM, 405 rue Ste-Catherine est.Entrée libre.Rens.: 987-7954.¦ Tous les mardis à 19 h, du 5 février au 19 mars, ateliers d'information : « Apprenez à calculer vous-même votre ajustement de loyer 1991 », à l'École Georges-Vanier, 1205 rue Jarry est.Rens.: 873-6575, poste 412, l»4i télévision du mardi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO tE% CBFT (R.C.) «J® Montreal 17h30 / Ce soir La Cour p en direct Super p sans plomb Cormoran p Métropolls LeTétéloumaip Le Polnt/météo/sport L'heure G Cinéma rrjx WCAX(CBS) 1 ° J Burlington News News p The Golden Girts Rescue 911 p Cinéma : Sea ol Love—km.89 p Avec Al Pacino et Ellen Barkin Newsp The Arsenlo Hall Show |T) WPTZ(NBC) Plattsburgh News News p Jeopardy ! A Current Affair Matlock p In the heat of the night p Law & Order p News The Tonight Show CBMT(CBC) tü Montréal Newswatch Thep Raccoons Lennyp The Fifth Estate p Market Place Manp Alive The National p The Journal News Newhart p Kate & p Aille «B ET1 Le TVA ?Montréal Charivari Chop-Suey Chambres en ville p La vie des gens.Le match de la vie : Les dons d'organes AdLib Le TVA p réseau 23h50/Mongrain de sel «0 ES"1 Puise Entertainment Tonight Matlock p Cinéma : Sea ol Love—km.89 Avec Al Pacino et Ellen Barkin News The Arsenlo Hall Show CE» TV5 (Télé UH Francophones Félix Quand c'est bon» Le journal deTO Envoyé spécial Tous à la une Faut pas rêver Le divan Le journal deA2 fÿf\ CIVM (R.-Q.) yEl Montréal Passe- Partout Téléservice Lumières Rideau : Mamamme Rideau : Passez-moi la monnaie Le Clap Cinéma : No Man's Land—Suis.85 Avec Hugues Quester et Jean-Philippe Ecofley d® Jff" Musique vidéo Fax: L'intoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle Transit : Destination: Pierre Flynn WVNY (ABC) '44/ Burlington News p Alt Perfect Strangers Who's the Boss?p Davis P Rules Roseanne Coachp Thirtysomething p Newsp Nlghtline Love Connection 19 / Much west Fax Rapctty Vldéodlps Spotlight / Anita Baker Test Pattern root VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNeil-Lebref Newshour The Nightly Business.Crossroads Novap Frontline p Vietnam : A Television History p Cinéma : The Train— Fr.64 Avec Burt Lancaster et Jeanne Moreau rôF) 4-SAISONS Montréal La roue chanceuse Zizanie Ordinateur S.O.S.Consommation Les routes du Paradis Cinéma : Les deux comparses —Am.87 Avec Michael O'Keefe et Paul Rodriguez Le Grand Journal p Sports Plus Qulncy fc7| WCFE [±iJ (PBS) 3-2-1 ?Contact The Nightly Business.The MacNell-Lehref Newshour The Civil Warp Bradshaw on Homecoming 9 Cinéma Honkf Tonk I I Le Devoir, mardi 5 février 1991 M B-5.CULTURE Radio-Québec moins à l’étroit Deux nouveaux studios rue Fullum Caroline Montpetlt D’ICI l'automne prochain, Radio-Québec, la télévision éducative, se fera construire deux nouveaux studios de télévision sur le terrain qu’elle occupe déjà, à l’angle des rues Fullum et Sainte-Catherine, dans l’est de Montréal.C’est ce qu’ont annoncé hier en conférence de presse la présidente de Radio-Québec, Mme Françoise Bertrand, le président du Conseil du trésor du Québec, M.Daniel Johnson, et le responsable du projet au sein de la Société d’État, M.Yvon Malo.Les deux studios d’enregistrement, couvrant respectivement des surfaces de 600 et 300 mètres carrés, feront partie d’une nouvelle construction d’une superficie totale de 6300 mètres carrés.Radio-Québec y installera des régies techniques et de production, des salles de maquillage et de costumiers, des salles d’attente pour les comédiens et certaines unités administratives de la Société d’État.« Dans un contexte économiquement difficile pour tous, dans un en-vrionnement qui voit l’ensemble des télévisions vivre une dure récession, voilà que Radio-Québec se fait dire clairement oui à son présent et à son avenir » a déclaré hier en conférence de presse la présidente de Radio-Québec, Mme Françoise Bertrand.La construction de ces nouvelles structures, au coût de 16,5 millions de dollars, sera financée à même les budgets de R-Q alloués présentement à la location d’espaces de tournage auprès de l’entreprise privée.La Société d’État dépense en effet actuellement plus d’un million par année pour la location de studios chez JPL (filiale de Télé-Métropole) et au ministère de l’Éducation du Québec.Des émissions comme Le Club des 100 watts, Avec un grand /t, Tandem, et Beau et chaud, sont ainsi présentement enregistrées à l’extérieur des installations de la société d’État.« Les nouveaux studios nous permettront de réaliser des émissions avec plus de mouvements de caméras, et le regroupement des services facilitera la logistique entre les employés de Radio-Québec », a renchéri Mme Bertrand.Les travaux de construction de ces nouvelles infrastructures devraient débuter au cours des prochains jours.À Télé-Métropole, on ne s’inquiétait pas outre mesure, hier, de la perte d’un contrat de location d’un million de dollars pour l’automne 1992.« C’est une décision de Radio-Québec que nous attendions depuis longtemps.Nos studios en location sont généralement très en demande », a confirmé hier Mme Marie Collin, des relations de presse de Télé-Métropole.Le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, a pour sa part estimé que ce projet aurait des retombées de 16,5 millions de dollars dans l’économie de l’est de Montréal, en travaux de construction et en location d'équipements.« Nous calculons que le projet devrait injecter 11 millions dans l’industrie de la construction et 5 millions en location d’équipements, a précisé M.Johnson.Grâce à sa qualité de gestion, Radio-Québec a réussi à améliorer ses services à la population de façon économique uisque le gouvernement n’aura pas verser d’argent neuf pour ce projet », a conclu le ministre.L’agriculture québécoise en 13 émissions à R.-Q.RADIO-QUÉBEC mettra en ondes en mai prochain une télésérie de 13 émissions de 30 minutes sur l’agriculture au Québec.Mario Desmarais de la maison Arts et Images productions Inc, en sera le producteur.Outre Radio-Québec qui investira 113 000$ dans cette production, il y aura comme co-partenaires l’Union des producteurs agricoles (UPA) avec une mise en argent et en contributions technique de 100 000 $, le gouvernement fédéral avec une contribution en argent et services totalisant 100 000 $; le ministère de l’Agriculture du Québec y mettra pour sa part 65 000 $.Au total, cette production devrait coûter 600 000 $.Le reste des capitaux requis proviendront d’un financement privé et de diverses fédérations de productions agricoles, notamment celles du lait et du porc.L’idée d’une telle série germait de- puis au moins trois ans, soit depuis la parution d'un livre racontant l’histoire de l’UPA.Jacques Thisdale sera le présentateur de chaque émission qui portera sur un thème particulier, tels le bois, les coopératives, les femmes et l’agriculture, etc.On racontera l'histoire et on expliquera les réalités d’aujourd'hui, par exemple ce qu’est un quota.On vise le grand public avec cette télésérie, sont l’heure de diffusion n'est pas encore fixée.On sait cependant d’ores et déjà qu’il y aura au moins deux reprises de ces émissions à Radio-Québec, sans compter les projections en salles privées qui seront possibles.L’objectif général du producteur est de mieux faire connaître l’agriculture d’aujourd’hui, qui est « devenue une force économique considérable et une industrie moderne et puissante ».VLB chez Stanké d'après la Presse canadienne L'AUTEUR Victor-Lévy Beaulieu vient d’être nommé directeur littéraire de la collection 10/10 des Éditions Stanké, où il succède à Roch Carrier.L’éditeur Alain Stanké a aussi précisé hier qu’un second tome de L'Héritage sera publié en septembre.Il y a quelques années, M.Beau-lieu avait vendu à Jacques Lanctôt la maison fondée par lui et portant son nom, VLB Éditeur, laquelle a été reprise en novembre par le groupe Sogides.La collection 10/10 a publié depuis 1977 quelque 115 titres en format poche, des rééditions d’auteurs québécois marquants, ce à quoi M.Beau-lieu pourrait ajouter un volet de création originale, signale M.Stanké.À la télévision, le réalisateur Gilles Sénécal vient d’achever le tournage d’une dramatique de Victor-Lévy Beaulieu, Hamlet au Québec, Victor Lévy-Beaulieu jouée par Amulette Garneau, Guy Nadon, Marcel Sabourin et Maude Guérin, pour diffusion l’automne prochain à Radio-Canada.MONDE « Ici tout est attente » Dans les sables de f Arabie, en attendant fennemi, la solitude domine PHOTO AP IHJ03S ¦' ¦¦¦ ~k.SSB Dans le nord-est de l’Arabie Saoudite, non loin du front koweïtien, des camions vont et viennent.Françoise Chipaux l,e Monde DANS LE NORD-EST DE L’ARABIE SAOUDITE - Un puits de pétrole à l’arrêt dont suintent encore quelques gouttes noires qui s’étalent en une mare sombre.Des réservoirs visibles à quelques kilomètres.Un village qui semble abandonné; et surtout une petite route goudronnée qui monte vers le nord.Après une centaine de kilomètres de piste, ce sont là les seuls signes d’une vie antérieure.U n lourd silence pèse sur ce coin perdu de désert où l’on ne sait plus très bien où passe la frontière.Dans ce no man’s land où, de chaque côté, des troupes s’observent avant de se combattre, on comprend mieux la difficulté de cette guerre des sables dans laquelle, si nombreux soient-ils, les soldats semblent perdus.Sur ce billard de sable où s’entremêlent sans fin et en tous sens les traces des chars, des camions, des jeeps, on est vite perdu et la boussole redevient un indispensable compagnon.Malgré le soleil qui commence à chauffer, l’horizon est bas et la visibilité reste d’autant plus limitée que le vent a vite fait de chauffer un large écran de poussière qui s’infiltre partout.En première ligne, ici, les marines guettent inlassablement les mouvements et il ne fait pas bon venir du nord.La crainte des infiltrations, la peur des attentes, ont rendu les soldats nerveux et la moindre voiture qui circule dans le mauvais sens est dûment interceptée, même si elle a pu traverser impunément dans l’autre sens leurs lignes.M-16 au poing, harnachés dans leur tenue de combat, leur véhicule blindé à quelques mètres derrière eux, les deux soldats hurlent les ordres : « Mains en l’air.Ne bougez pas.Votre carte d’identité.» Il faudra l’arrivée d’un capitaine pour faire baisser la tension et, enfin, pouvoir descendre.Présent ici depuis trois mois et originaire de Salt-Lake-City, celui-ci comprend vite la méprise.« Vous savez, ennemi ou ami, nous devons tout vérifier et mes hommes sont sur le qui-vive.» Couché dans le sable sous la voiture, le premier soldat tapote le carter, vérifie qu’aucun explosif n’est caché en dessous ou dans le moteur, avant de procéder à une fouille en règle de l’intérieur.Visiblement, il a le savoir-faire.C’est un policier new-yorkais, plaisante le capitaine, il a l’habitude.Sur son casque, écrit rapidement au marqueur noir, figurent ces simples mots ; Oil War (« la Guerre du pétrole »).Sur la porte arrière du blindé, peint en noir, un sablier avec sa partie supérieure, une caricature de Saddam Hussein.Tués par un missile allié Au PC du bataillon, courtois, l’officier de renseignement explique : « Les soldats irakiens sont juste sur la frontière.À quelques kilomètres d’ici.Le coin n’est pas sain, prévient-il.Aujourd’hui, la journée est calme mais ce n’est pas toujours comme cela.» C’est dans cette région qu’a eu lieu mardi dernier un affrontement meurtrier entre des Irakiens qui s’étaient infiltrés et les marines, au cours duquel 11 de ces derniers sont morts.Sept d’ailleurs, a révélé le porte-parole américain, ont été tués par un missile tiré d’un avion américain venu à la rescousse de cette unité de blindés légers des marines.C’est aussi par ici que des chasseurs américains ont lâché par erreur, jeudi, huit bombes à fragmentation dont on sait maintenant, et contrairement aux premières indications données, qu’elles ont provoqué la mort d’un soldat et blessé sérieusement deux autres.Le sol porte encore les traces de ces combats avec, éparpillés partout, des gaines de missiles et des étuis d’obus.Un vaste chantier Devant l’horizon bouclé d’où peut surgir à n’importe quel moment l’ennemi, les marines tentent de se protéger et s’enterrent toujours plus profond.Près d’un blindé, en surveillance, quatre hommes, torse nu, pelle à la main, discutent.Ce trou peut les sauver et, comme l’affirme l’un d’eux, « malgré la chaleur, on n’hésite pas à aller toujours plus loin ».Au-dessus du trou, une claie en bois sur laquelle s’accumulent les sacs de sable qui pourront faire écran.Dans la fenêtre laissée libre, juste de quoi faire passer le canon d’un fusil et la paire de jumelles ou les lunettes à infra-rouges ixiur la visibilité de nuit.Un peu en arrière, le PC est à peine visible, caché par des filets de protection camouflés qui ont des allures de petites collines naturelles.Partout, le désert saoudien est devenu un vaste chantier.Aux avant-postes, seule la main de l’homme y fait son office mais en arrière, pelleteuses, bulldozers pour édifier les murs de sable, « scrapeurs » et profiteurs pour niveler les pistes, rouleaux compresseurs pour finir le travail, s’activent en permanence.Cette frénétique agitation a fait fuir les chameaux pousses vers le sud et qui ne peuvent profiter des pluies qui,’ par endroits, ont fait reverdir le sol.Cette ruche en pleine activité — d’immenses bases logistiques avec plusieurs kilomètres de murs construits autour des PC de plus en plus grands au fur et à mesure que l’on recule, des routes ou pistes d’atterrissage édifiées en plein désert — perd de son ampleur aux abords de la frontière où, malgré la proximité des troupes, la solitude domine.À quelques kilomètres des avant-postes, protégés derrière des remblais de sable, les chars sont en position, canons pointés vers le nord.À leurs pieds, les hommes avaient leur ration ou fument une cigarette en discutant pour tuer l’ennui.Un camion-citerne d’eau, deux soldats s'arrosent le visage pour se rafraîchir.Le temps n’a pas de l in el, pour ces hommes qui n’ont rien vu d’autre que le sable depuis plusieurs mois, la seule attente de la vie est le courrier qui monte régulièrement.Les chanceux s’éloignent pour lire tranquillement leurs lettres; les autres s’enferment un moment dans l’attente du lendemain.Seul troue le silence parfois, le bruit des bombardiers.« Ici, lâche un soldat, tout est pareil, ("est la terre de l’horizon bas, du voyageur perdu et de la longue attente.» De Klerk n’a pas fini d’étonner ses critiques Christopher S.Wren The Ne iv York Times JOI1ANNESBOURG - Four la deuxième année consécutive, le président F.W.de Klerk a étonné autant ses critiques que ses partisans par ses nouvelles avancées sur la voie du démantèlement de l’apartheid.En écho à sa décision du 2 février 1990 de légaliser l’existence de groupes anti-apartheid et, peu après, de libérer Nelson Mandela, M.de Klerk en appelait, vendredi dernier, à l'élimination de toutes les autres lois qui sous-tendent l’apartheid, et notamment la Loi sur le registre des populations, l’un des derniers piliers du système.Cette loi établit, dès la naissance, une classification entre Sud-Africains blancs ou d’origine métissée ou encore de souche indienne.Elle fut adoptée deux ans après l’arrivée au pouvoir du Parti national, en 1948.Les autres lois auxquelles s’est référé M.de Klerk sont, notamment, celle qui réserve 80 % des terres cultivables à des Blancs et celle qui régit la ségrégation dans le logement.L'actuelle Constitution de 1983, qui s’inspire de la Loi sur le registre des populations, ne prévoit qu'un Parlement blanc et des chambres où sont représentés les Métis ou les Indiens.On n’y a prévu aucun représentation pour la majorité noire.M.de Klerk avait déjà laissé entendre que cette loi ne pouvait être mise de côté avant que ne soit adoptée une nouvelle Constitution.Mais dans son allocution, il a dit estimer que l’adoption de mesures transitoires pourrait toujours se faire en attendant la rédaction d’une nouvelle Constitution.Il estime que les avis de ses conseillers permettent de contourner l’obstacle que constitue cette Loi sur le registre des populations, ce qui rend légitime la position du gouvernement qui a invité des leaders noirs à ce processus de discussions sur la Constitution.D’après le Sunday Star, la démarche de M.de Klerk a été influencée par deux leaders occidentaux auxquels il a rendu visite l’an dernier : Margaret Thatcher et George Bush.Le journal cite, sans les identifier, des sources près du gouvernement de Pretoria.La stratégie de M.de Klerk a été conçue par un cabinet restreint qui comprenait R.F.Botha (Affaires étrangères) et G.N.Vijoen (Développement constitutionnel).L’un des ministres a confié que le présidait avait reçu l’appui de tous les députés du National Party.En habile tacticien, M.de Klerk suggère en somme de garder l’édifice de l’apartheid sur pilotis tandis qu’on en démolirait les fondations.Reste à savoir comment il remplira entre-temps le fossé entre un régime dominé par une minorité blanche et ces « mesures transitoires » qu’il propose.Le président a agi si rapidement que le Congrès national africain n’a pas su donner rapidement une réaction à ce projet.Samedi, M.Mandela refusait d’accorder quelque mérite à de Klerk, stipulant que ces lois n’auraient jamais dû être appliquées et il a mis en garde les pays occidentaux contre la révision prématurée des sanctions contre l’Afrique du Sud.Des porte-parole gouvernementaux laissent entendre que de Klerk libérera bientôt des prisonniers politiques, avant l’échéance du 30 avril dont ont convenu le gouvernement et l’ANC il y a six mois.Ces libérations pourraient pousser les Américains à annuler les sanctions votées en 1986.Interviewé à la télévision, le ministre Vijoen a spécifié que l’abolition de la Loi sur le registre des populations n’était pas une chose futile car les bébés qui naîtront et les immigrants ne seraient plus classifiés selon des critères raciaux.Vijoen dit cependant devoir conserver le système actuel de sorte que puissent se tenir les élections aux trois chambres d’élus (qui excluent les Noirs).Le message semble clair, venant de M.de Klerk qui entend débarrasser le pays de cette base légale de la discrimination.Andries Treurnicht, leader du Parti conservateur, a créé un précédent en se retirant de la session, inaugurale du Parlement, vendredi,* avec les élus de son parti.Certains reliquats importants de l’apartheid risquent de survivre à l’a-boliton formelle de l’appreil législatif qui l’a mis en place.M.de Klerk a en effet parlé du respect du gouvernement pour la vie des communautés, ce qui peut vouloir dire de laisser libres les communautés blanches de; ne pas se laisser influencer par d’auj très groupes raciaux.On peut y voir la subsistance de zones de résidence et d’écoles pour Blancs seulement.Ceci peut passer pour une précaution d’un homme politique qui n’entend pas se couper entièrement de ses électeurs.Récemment, un ministre a admis privément que si les Blancs étaient appelés à voter maintenant, le Parti national perdrait probablement le’ pouvoir.Ce qui donne encore plus d’importance à cette annonce du partage éventuel de pouvoirs avec les Noirs.»«¦ SÆ nque Canadienne W 123.RUE PRINCIPALE CANADA HAYI / A )RI)Kl 1)1 WODOll AKN ( ( >MPTl N< ) •:o5?i e- oo i Vous avez les reins Luttez avec nous La Fondation canadienne DU REIN B-6 B Le Devoir, mardi 5 février 1991 Le capitaine Smith, du Golfe à l’école primaire Relancer le développement culturel des régions rurales Fernand Dumont appelle au repeuplement spirituel du Québec profond Claude Tureotte POUR SAUVER les régions rurales, tant sur le plan de l’économie que sur celui de la politique, il faut commencer par assurer le développement culturel de ces régions.On aura vraiment réussi à redynamiser la vie des régions lorsque dés universitaires et des artistes quitteront Montréal pour aller travailler dans une petite ville de province, parce qu’elle possède un centre d’excellence.C’est ce message que le sociologue Fernand Dumont a livré hier devant les États généraux du monde rural.Il y a déjà de tels foyers d’attraction, mais ils sont de toute évidence trop peu nombreux.M.Dumont a mentionné à titre d’exemple le Centre de recherche en génétique de Chicoutimi, dont l’apport est tout à fait original et enrichissant.Partant d’une définition large de la culture, à savoir « un ensemble de genres de vie axés sur des valeurs », il a étendu son diagnostic d’anémie culturelle à l’ensemble de la société, jusqu’aux fondements de la démocratie.« Partout, a-t-il dit, et pas seulement en notre pays, se répandent le désintérêt et même le cynisme des citoyens envers la politique et les hommes de pouvoir.Sauf exceptions, les partis ne sont plus des lieux de pensée ou de projet; il suffit d’observer l’essoufflement de l’idéal de la social-démocratie.(.) On n’a qu’à songer aux sommes énormes qui sont investies dans les courses au leadership, les cirques qui accompagnent ces campagnes, pour mesurer à quel point les exigences essentielles de la démocratie sont menacées.» Pour que la démocratie fonctionne bien, il faut la confiance et la foi dans les institutions, ce qui implique la vi- Fernand Dumont gilance, a poursuivi le conférencier, en expliquant que la garantie indispensable de cette vigilance repose dans des cultures où des citoyens, enracinés dans leurs milieux, entretenant des valeurs communes, sont aptes à formuler ensemble des projets collectifs.« Si les citoyens ne veulent pas être désappropriés de l’économie, de la politique ensuite, il est une condition préalable : qu’ils ne soient pas désappropriés de la culture.» Toutefois, pour reposséder sa culture, il faut passer par l’éducation, relancer en quelque sorte la révolution tranquille dans les universités et autres maisons d’enseignement, en d’autres mots « attacher autant d’importance à l’éducation qu’à l’électricité ».Et pourquoi pas, se demande encore le sociologue, une réforme de l’éducation, puisqu’il s’en amorce une dans les services de santé ?« Malheureusement, constate-t-il par ailleurs, la plupart du temps les organismes officiels se bornent à réclamer plus d’argent.Nos univerités, pour mentionner un milieu que je connais bien, ne se font habituellement entendre que sur ce chapitre.» M.Dumont déplore de ne voir aucune volonté politique, malgré des chiffres qui sont « effarants » : 30 % des jeunes qui ne terminent pas leur cours secondaire, 40 % qui n’achèvent leurs études collégiales et 50 % des étudiants à l’université qui ne vont pas jusqu’au diplôme.Les sociologues voient depuis longtemps que « les valeurs se recroquevillent dans l’enclos de la vie privée » et qu’on insiste sur les droits individuels « comme si la personne était une sorte d’atome dépouillé de ses appartenances ».M.Dumont soutient qu’il faut tous ensemble « réclamer un examen des blocages et des routines », généraliser l’esprit d’entreprise à tous les citoyens, ce qui n’éliminerait pas la nécessité de politiques globales et du dégel des | grandes institutions.En revanche, M.Dumont a invité ' les délégués aux États généraux à se pas se rabattre sur des solutions faciles.Il s’est demandé en particulier s’il serait opportun de créer de véritables gouvernements régionaux.La première condition pour une décen- ! tralisation véritable, selon lui, n’est pas de l’ordre de l’organisation ou de l’administration : « le problème le plus urgent, c’est celui du développement culturel des régions ».En conférence de presse, il devait ajouter qu'il était « important de créer des lieux d'excellence, pas des succursales ».Tout n’est pas noir dans le tableau brossé par M.Dumont, qui voit les régions rurales beaucoup mieux pourvues en ressources humaines qu’elles ne l’étaient en 1960.Mais la uestion demeure entière : « Les tablissements d’éducation, de santé, de production culturelle, seront-ils télécommandés à partir des grandes villes ?Les gens doués d’ambition y attendront-ils de fuir vers d’autres deux ?Etc.» Quelques heures plus tard, dans leurs travaux en ateliers, les délégués en arrivaient à la conclusion qu’il y avait non seulement « une âme rurale », mais aussi des « âmes régionales », différentes en Beauce, en Gaspésie et ailleurs.Un rapporteur parlait ensuite de l’accès à la culture, c’est-à-dire « la culture officielle, celle des villes ».Mais il rappelait aussi qu’il y avait des cultures rurale et régionale qui ont généré leurs créateurs.Des noms ?Seulement deux pour commencer : Félix Leclerc et Gilles Vi-gneault.Les États généraux du monde rural poursuivent leurs travaux aujourd’hui.Caroline Montpetlt UN OFFICIER de l’armée canadienne, en chair et en os, directement de retour du golfe Persique ! Les 28 élèves de cinquième année se réjouissaient de cette visite hier matin, à l’école primaire de Bourgogne, à Chambly.Le capitaine Jim Smith, à qui la classe avait envoyé 28 cartes de souhaits avant Noël sur l’île de Bahrein, dans les Émirats arabes, a décidé de venir remercier en personne les auteurs de ces cadeaux qui lui avaient réchauffé le coeur au cours de sa mission sur les bateaux de l’armée canadienne au Moyen-Orient.« De retour à Montréal, c’était plus facile pour moi de venir les rencontrer personnellement que de répondre à chacun individuellement », a assuré le militaire de 35 ans, originaire de rîle-du-Prince-Édouard.Après les présentations et les échanges de cadeaux de circonstance, les questions des étudiants au militaire ont fusé dans la classe.Quelques-unes sont d’ailleurs restées sans réponse.— Est-ce que la guerre va durer longtemps ?— Comment les prisonniers de guerre sont-ils traités ?— Avez-vous eu peur dans le Golfe ?— Avez-vous des enfants ?« Moi, je voulais savoir s’il allait retourner là-bas, a expliqué la petite Sotiria Gantas, 10 ans.Il m’a dit qu’il n’était pas sûr, qu’il aimerait beaucoup rester ici avec sa femme et ses enfants.» « Pour ce qui est des prisonniers de guerre, le capitaine Smith nous a répondu qu’ils étaient protégés par la Convention de Genève », ajoute Annick Germain, 10 ans.Ému de cette rencontre impromptue, le capitaine Smith a répondu aux questions, tant bien que mal.« Je n’ai pas pu répondre à tout, notamment parce que je suis rentré du golfe Persique le 25 décembre, avant le déclenchement des hostilités, a ajouté le capitaine.J’ai deux enfants de deux et cinq ans.Il est possible que je retourne au Moven-Orient, et je suis un peu déchiré entre le désir de finir mon travail, et celui de demeurer avec sa famille à Montréal.» La titulaire de 5e année de l’école primaire de Bourgogne, Mme Denise Robert, avait organisé cette correspondance au mois de novembre, dans le cadre d'un cours de sciences humaines où les élèves s’instruisent du déroulement de l’actualité dans le monde.« C’était avant le déclenchement de la guerre, explique Mme Robert.Je cherchais une adresse pour les forces armées canadiennes dans le Golfe, et on m’a référé au capitaine Smith.Les enfants m’ont demandé de ses nouvelles dès leur retour de vacances ! » Quant à ses collègues toujours en mission au Moyen-Orient, le capitaine Smith en parle avec svnpathie.« Plusieurs de mes collègues ont envie de revenir ici, de voir leurs femmes et leurs enfants, a-t-il expliqué.Us sont relativement en sécurité tant qu'ils demeurent sur les bateaux.Ce sont les soldats de combat terrestre qui sont le plus vulnérables aux affrontements.Pour l’instant, le premier ministre Mulroney n’a pas décidé d’en envoyer là-bas.Dans les Forces armées canadiennes, nous avons peu de soldats de combats terrestres et nous voulons les garder en vie.» TRANSFUSION SANGUINE LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d'emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 A vis LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C P 6033, suce.Place d’Armes, Mil, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 ¦ i;i fl Propriétés à vendre OCCASION pour gens de la mode, haul de duplex coin Chabanel, 4'; chauffé possibilité d'un bureau d'affaires libre immédiatement 289-9033 385-1101 OUTREMONT RUE Mc NI0ER Duplex semi-det 2X4 chambres, avec s sol fini double garage, pas d agent 435 000 S 625-2210 jjjÇj Propriétés à revenus à vendre A175 LOGEMENTS .ouest, belon BENOIT RIVEST, 594-6043, Re Max Outremont crtr 271-2131 PLATEAU MONT-ROYAL 40 logements, 4'4, 5'5 A vendre ou a échanger C Blais, 344-4734 PRES PARC OLYMPIQUE DÉTACHÉ 27 LOGEMENTS REVENU: 150 000 S 282-6424 gjyfj] Copropriétés à vendre LAC BROME Manoir Inverness Élégante copropriété de style loyaliste, dans rare ensemble riverain 1 100 pi ca plus terrasse, 2 ch , 1 s /bains, 5 appareils ménagers, loyer, grands rangements Tous services incluant 2 piscines, marina, tennis, entretien extérieur Copropriétaires soigneux, contort, sécurité, tranquillité A moins de 30 minutes de 6 centres de ski.goll en développement en annexe Loisirs quatre saisons.Libre immédiatement Prix 125 000$ Sur rendez-vous jour 987-3838, soir 388-2704.LA METEO Accu-Weather’ prévisions météorologiques jusqu'à midi, le 4 février “I y cofnpfis *s naut«s at disms * y—-v " tampafituras pour «s villes WhiMrtorw
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