Le devoir, 9 février 1991, Cahier B
Le Devoir, samedi 9 février 1991 ECON CAHIER États-Unis, Canada et Mexique : la continentalisation des échanges Dorval Brunelle et Christian Deblock, professeurs à l’UQÀM, s’interrogent sur les implications des négociations visant à créer une vaste zone de libre échange en Amérique du Nord.Ils s’opposent à la solution du repli et suggèrent que l’entreprise pourrait être fascinante dans la mesure où elle ne vise pas à un nivellement par le bas.Page B-10 Canam Manac cède BNI à Artopex Canam Manac a annoncé hier avoir conclu une entente de principe relativement à la vente d’une partie de sa filiale BNI à la firme québécoise Artopex International.L’éventuelle vente exigera des déboursés de l’ordre de 20 millions $ pour Artopex.Page B-l Viser juste plutôt que ratisser large La matière première du marketing des années 90 sera l’information.Trois mots-clés : client, fichier, données.C’est une révolution, un véritable Big Bang pour le marketing comparable à celui qui a bouleversé dans les années 80 le monde de la finance, explique notre chroniqueur Jean-Pierre Nicaise Page B-2 Maisons à vendre, flambant neuves ANALYSE Feu Le programme Mon taux, mon toit contribuera au maintien d’importants stocks de maisons neuves invendues d£i mm ¦ ¦ .MM .'Vf mBSSSm Ütâ PHOTO JACQUES GRENIER La valeur maximale d'une propriété admissible au programme Mon taux, mon toit, sur Pile de Montréal, a été fixée à 150 000 $.Serge Truffaut LES maisons construites avant le 31 décembre 1990 risquent fort, à brève échéance, de remettre en question un chapitre important du plan de lutte contre la récession présenté il y a moins d’un mois par le gouvernement de M.Robert Bourassa.Contrairement ce qui a été envisagé par les autorités concernées en matière de création d’emplois, il n’est pas certain que le programme Mon taux, mon toit favorisera la présence de 16 000 travailleurs supplémentaires sur les chantiers du Québec.Kn effet, selon les analyses et commentaires obtenus auprès des représentants et acteurs de l’industrie de la construction, les critères de ce programme d’habitation n’encourageront pas, autant que le gouvernement le souhaite, une redynamisation de cette industrie qui, lorsque vient le temps de bâtir un plan anti-récession, occupe une place prépondérante.Au cours du deuxième semestre 1990, la lecture des variables indiquant l’état de santé de l’économie québécoise a favorisé la propagation de l’amertume dans pratiquement toutes les sphères d’activités.Sans coup férir, on est passé d’une certaine bonhommie à une morosité certaine.Dans ce contexte, les gouvernements ont bien évidemment été interpellés.À la fin de l’été, le ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, M.Gérald Tremblay, s’est penché sur la question.Après consultation auprès de ses collègues, M Tremblay a proposé un premier train de mesures.Au terme du mois d’août, le titulaire de ce portefeuille, accompagné de M.Gabriel Savard, président de la Société de développement industriel (SDI), annonçait que Québec avait dégagé une somme de 30 millions $ pour aider les compagnies aux prises avec des difficultés financières ne souffrant aucun délai.Le montant alloué à cet exercice ayant été jugé insuffisant pour parer les contrecoups dramatiques de la récession, une deuxième tranche de 30 millions $ a été accordée, le 13 décembre dernier, à la SDI afin de permettre aux entreprises de survivre.Ce geste fut alors baptisé Relance PM K.Là également, on a vite réaüsé que cela serait insuffisant.Le 17 janvier, le plan antirécession de M.Bourassa est annoncé.Comme ce fut le cas lors de la récession de 1982, l’accent est mis avant tout sur l’immobilier.En 1982, il y eut Gorvée-llabitation.En 1991, ce sera le plan Mon taux, mon toit.D’une durée de trois ans et quelques mois, Corvée-Habitation avait favorisé la mise en chantier de 56 000 unités d’une valeur totale de près de 2,7 milliards $.D’une durée d’un an, le programme Mon taux, mon toit vise, selon les chiffres fournis par M.André Lachapelle, de la Société d’habitation du Québec (S11Q), la mise en chantier de quelques 8000 unités pour hisser ainsi le nombre total à 30 000 unités.Si cet objectif est atteint, on estime que les retombés économiques atteindront le milliard de dollars et que le nombre d’emplois ainsi créés sera de 16000.Ministre des Affaires municipales et responsable de l’habitation depuis le 5 octobre 1990, M.Claude Ryan a dévoilé, il y a une semaine environ, tous les détails de ce plan.Si, sur le fond, ce plan a été loue par les représentants de l’industrie, les détails, ou plutôt les critères, ont suscité bien des critiques.Au cours de divers entretiens, M.François Bernier, directeur de la recherche au sein de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec (APCIIQ), M.Michel Riverin, directeur général de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), et M.Rolland St-Jacques, président du groupe immobilier St-Jacques, ont unanimement souligné que la grosse lacune de ce plan résidait dans le fait que les unités neuves mais invendues n’étaient pas admissibles au plan.En effet, selon les critères fixés, le consommateur pourra bénéficier des avantages, soit un taux hypothécaire de 8,5 % pour trois ans ou une subvention en capital égale à 4,5 % du coût d’acquisition jusqu’à concurrence de 5000 $, à la condition que la construction de l’unité qu’il souhaite acheter se fasse entre le le janvier et le 31 décembre de cette année.Qui plus est, en ce qui concerne les fon dations il est stipulé que les travaux inhérents doivent être réalisés entre le 1er janvier et le 30 septembre 1991.Enfin, le propriétaire potentiel doit prendre possession de son bien avant le 1er juillet 1992.Selon M.Bernier, de l'APCHQ, 4500 unités construites avant le 1er janvier dernier sont actuellement en vente.Soit un inventaire d’invendues deux fois plus important que celui enregistré au début de Corvée-Habitation.D’après M.Riverin, toutes catégories confondues, le volume des invendues serait de plus de 8000 unités.Les 4500 unités de M.Bernier se composent à moitié-moitié de condos et d’unifamiliales.Ces invendues, tous les constructeurs voudraient qu’elles soient incluses dans le programme Mon taux, mon toit.Si tous les acteurs louent la volonté gouvernementale de favoriser la création d’emplois, tous estiment que les constructeurs vont essayer tout d’abord d’écouler leur stock avant de prendre des enga- gements.Avant de prendre ces engagements qui permettraient de créer de.l’emploi.On s’explique.D’après l’analyse de M.St-Jacques, il est plus que probable que les constructeurs, en vertu de ce qui se passe présentement sur le front des taux d’intérêt, vont s’atteler à écouler les invendues en proposant des taux aussi concurrentiels que ceux arrêtés par.le gouvernement.Pour reprendre les mots de M.St-Jacques, « les entrepreneurs vont être enclins à offrir 8,5 % sur leurs invendues.Il n’y a qu’à voir les annonces dans les journaux de fins de semaine pour se rendre compte que nous ne sommes pas tellement éloignés de ce que le gouvernement propose.À cet égard, il faut rappeler qu’à l'époque de Corvée-Habitation les taux du marché avoisinaient 14 15 %».De plus, et selon l’analyse fournie par M.Bernier, de l’APCHQ, il faut comprendre qu’en toile de fond il y a la TPS.Or, « afin de pallier au problème de l’inventaire des unités construites en 1990, le fédéral avait accepté d’allonger les délais à l’intérieur desquels un entrepreneur peut vendre ses unités construites en 1990 en appliquant la nouvelle TPS et en obtenant un crédit pour l’ancienne taxe de vente fédérale ».Tel que formulé, le plan Mon taux, mon toit « annule les effets de l’intervention fédérale ».En fonction des amendements accordés par le fédéral, bien des constructeurs auraient planifié leur programme de telle sorte que les fondations de maisons dont la mise en marché était prévue pour 1991 ont été effectuées avant la fin de l’année.De ces fondations, il y en aurait entre 1500 et 2000.Bien évidemment, on Voir page B-2 : mon toit «SU PHOTO JACQUES GRENIER Claude Manchet Le Fonds de solidarité cinq ans après Robert Dutrisac APRÈS cinq ans d’existence, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec ( FTQ) est désormais bien en selle.De fait, on aurait du mal aujourd’hui à imaginer le paysage québécois du capital de risque sans cette institution originale, innovatrice dont la création avait pourtant suscité du scepticisme, tant à gauche qu’à droite, tant chez les patrons que parmi les travailleurs.Quelques jours avant l’assemblée annuelle du Fonds, son pdg Claude Blanchet, au cours d’une entrevue, dira de sa « boîte » qu’elle a amené «un changement de mentalité».« Tous les jours chez les travailleurs, notre cas s’améliore.La preuve, c’est que personne aujourd'hui ne penserait ne pas disposer du Fonds de solidarité.Ce n’est pas toujours le Pérou, mais il y a de moins en moins d'accrochages.» Aujourd’hui, 90 % des syndicats de la FTQ collaborent aux campagnes d'adhésion du Fonds contre 80 % il y a un an, signale M.Blanchet.Les irréductibles sont, pour la plupart, des petites cellules de syndicats interna- tionaux regroupant peu de membres.De l’autre côté de la barrière, la très grande majorité des entreprises dans lesquelles l’institution a investi considère positif l’apport du Fonds, soutient M.Blanchet.Pas simplement à cause des conditions financières de ces investissements, mais en raison de la formation économique qu’il prodigue aux travailleurs et de l’esprit de « concertation » qu’il favorise.Sur bon nombre de tribunes, on parle de plein emploi, de concertation entre travailleurs et patrons, tout en reconnaissant que le Québec est bien loin du compte à cet égard.Claude Blanchet souligne que cette concertation, cette collaboration, jugée contre nature par certains et considérée par d’autres comme la voie du dynamisme économique en cette fin de siècle, le Fonds de solidarité la vit déjà au quotidien.Avec des actifs qui frôlent maintenant le tiers de milliard, le Fonds de solidarité a atteint une taille respectable et à cette somme devraient s’ajouter quelque 80 millions $ d’ici la fin de février, alors que la période des REÉR s’achèvera.Le Fonds de solidarité est désor- mais en mesure d’investir dans des entreprises importantes, fait remarquer M.Blanchet.L’institution ne peut placer plus de 5 % de son avoir dans une seule entreprise, ce qui porte tout de même le montant maximum d’un investissement unique à 16 millions $.Par les temps qui courent, on pavoise au Fonds de solidarité.Malgré la conjoncture difficile, particulièrement pour les PME, dit-on, le Fonds a réussi à dégager un rendement de quelque 6 %.Les gestionnaires du Fonds, son pdg en tête, se félicitent de ce maigre rendement qui, à l’aune des résultats des fonds privés de retraite ou ceux de la Caisse de dépôt et placement, apparaît pourtant bien chétif.Comme cette institution dispense de la formation économique aux travailleurs et qu’elle rejoint un nombre impressionnant d’adhérents (près de 100 000), elle encourt, d’une part, des frais plus importants que les fonds de retraite conventionnels.Plus de 4,5 % de son actif net y est passé l’an dernier.« Nous comptons ramener ces frais à 4 % », a précisé M.Blanchet.En principe, plus le fonds gros-Voir page B-4 : Fonds le fol espoir d’un RRQ plus prodigue Jean Francocur LES MINISTRES fédéral et pro vinciaux des Finances réunis, ces jours derniers, à Toronto, ont convenu de hausser annuelle ment de 0,2 % (deux dixièmes de un pour cent) le taux de cotisation du Régime de rentes du Canada et de son frère siamois, celui du Québec.De 1992 à 1996, cette cotisation, qui était de 3,6 % en 1966 lors de la mise en place simultanée des deux régi mes, passera de 4,6 % qu'elle est pré sentemenl à 5,6 % en 1996 — et cela pour la même garantie de revenu à la retraite (en dollars constants).La nouvelle, en soi, valait trois li gnes ou quelques secondes à l’antenne.Cette décision offre tout de même l’intérêt de jeter une douche froide sur les fols espoirs de ceux qui sou haitaient que ces deux régimes publics occupent une place plus impor tante dans l’ensemble du dispositif canadien de sécurité du revenu à la retraite.Ces espoirs continuaient de couver sous la cendre, particulièrement au Québec où ils ont été ravivés en 1977 avec la publication du rapport d’un comité d’étude (Cofirentes Plus) suivi d’une première tentative d’y donner suite par le gouvernement du Parti québécois avec l’appui des cen traies syndicales et des groupes de promotion des intérêts des retraités.La profonde récession des années 1981-1982 a donné le coup de grâce à ces velléités d’une bonification subs tantielledu régime.Tout à la fin de son deuxième mandat, le gouvernement péquiste soufflait timidement sur la braise lors du dépôt d’un document de consultation (portant la signature de Mme Pauline Marois et de M.Guy Chevrette) qui fut accueilli plutôt fraîchement.De toute manière, il était minuit et cinq.Lors de la campagne électorale qui suivit, le Parti libéral du Québec fit une certaine exploitation de ce thème, d’une façon qu’il faut bien qualifier de dé magogique, en prenant l’engagement irréaliste d’intégrer les femmes au foyer à un régime conçu expressé ment pour les membres de la population active rémunérée.Alouette, gentille alouette.C’était une promesse que le gouvernement libéral a dû laisser tomber par la suite, et qu’on ne retrouve plus dans le pro gramme du PLQ.Essentiellement, dans l’esprit de ses promoteurs, une réelle bonification du régime consistait à accroître le niveau de remplacement du revenu à la retraite.Dès le départ, ce niveau avait été établi à 25 % du salaire moyen, il n’a pas bougé depuis un quart de siècle.Le rapport Cofi rentes Plus proposait que ce pourcentage soit porté à 37,5 %, proposé tion que reprenait, 1,3 ans plus tard, le Conseil national du bien-être social dans un rapport sur la réforme des pensions (février 1990).Une telle mesure exigerait évidemment une hausse importante des cotisations, actuelles et futures, lesquelles prennent la forme d'un impôt sur le revenu des particuliers et d’un prélèvement sur une partie de la masse salariale des entreprises.Le véritable épilogue de ce très long débat se situe en 1987 alors que les ministres des Finances décidaient de renflouer les régimes en haussant les cotisations de 0.2 % par année pendant cinq ans — ce qui, dans le cas du Québec, avait incidemment l’effet de ne pas laisser se dissiper les fonds mis à la disposition de la Caisse du dépôt et de placement (pour les usages que l’on sait, mais c’est là un autre chapitre).En somme, la décision prise à Toronto, le 28 janvier, n’est que la reconduction de cette entente de 1987 C’est une sage décision.Voir page B-7 : RRQ CAHIER SPÉCIAL Série Services aux entreprises, cahier no.1: COMMUNICATIONS «LES COMMUNICATIONS EN PÉRIODE DE TURBULENCE» PARUTION LE 22 FÉVRIER DANS LE DEVOIR COMMUN ICA 7/OA/S: Pourquoi et comment réviser ses stratégies et tactiques de communication en ces temps de récession économique et de crise internationale.Rédigé par une équipe de spécialistes du monde des affaires et des communications, ce premier numéro de la série Services aux entreprises 1991 est à ne pas manquer.Réservation publicitaire: 842-9645 Date de tombée: 14 février ? B-2 M Le Devoir, samedi 9 février 1991 LA VIE ECONOMIQUE PUBLICITE /.MARKETING Viser juste plutôt que ratisser large À l’échelle planétaire, Coca-Cola se classe première du palmarès des marques les plus connues et les plus estimées dans le monde.Savourez Jean-Pierre Nicaise Collaboration spéciale LA MATIÈRE première du marketing des années 90 sera l’information.Trois mots-clés : client, fichier, données.C’est une révolution, un véritable Big Bang pour le marketing comparable à celui qui a bouleverse dans les années 80 le monde de la finance, comme de la production.Et qui permet à l’entreprise de retrouver la mémoire de ses clients.Toute la question du marketing aujourd’hui se résume simplement : viser juste plutôt que ratisser large.Connaître son client et le fidéliser au lieu de travailler la masse du marché.« Nous quittons l’ère du mass marketing pour entrer dans celle du one-to-one marketing », écrit l’Américain Stan Rapp dans The Great Marketing Turnaround.Une raison principale, lumineuse : la valeur d’un client ne doit pas se mesurer dans l’achat du jour, mais dans celui de tous les achats qu’il effectuera dans sa vie de client s’il reste fidèle.Sans oublier la valeur ajoutée de tous ses amis auxquels ce client satisfait aura recommandé le produit.Une autre raison, importante : le temps pour choisir, s’informer, magasiner est compté, notamment aux femmes qui travaillent de plus en lus à l’extérieur, alors que le nom-re de marques, de produits croit sans cesse, explose dans certains secteurs, les cosmétiques par exemple, mais sans commune mesure avec le pouvoir d’achat.Et que les marges généralement diminuent.Ajoutons pêle-mêle : à l’extrême fragmentation du marché répond celle des médias; la publicité de masse est difficilement quantifiable en terme de retombées; le client veut être considéré, dialoguer, c’est de moins en moins un entonnoir; les marchés se mondialisent mais les consommateurs deviennent inclassables; la valeur d’image des produits est souvent plus importante que sa valeur d’usage ; le compor- tement prime sur l’individu .et vive la différence ! Alors donc : client, fichier, données et, on l’a compris, une large place au marketing direct, forme de publicité dont on peut mesurer précisément la rentabilité.Est-ce dire que la publicité classique sur supports généralistes est à jeter avec l’eau du bain ?En France, le chiffre d’affaires des agences de marketing direct a crû de 22 % en 1989, la promotion de 24 % alors que la croissance nette du marché publicitaire grands médias ne sera cette année que de 2 %.Mais la situation française est particulière : les annonceurs sont las des magouilles des centrales d’achat d’espaces, comme de la mégalomanie de bien des publicitaires.Et les Français ne jurent plus que par le marketing direct.Aux États-Unis, comme chez nous, où le marketing direct est déjà bien établi, mais dans sa forme ancienne, on observe un phénomène quelque peu équivalent, quoique pour des raisons sensiblement différentes, qui relèvent surtout de la fragmentation des supports traditionnels, notamment la télévision, et bien entendu de la situation économique actuelle, nettement plus préoccupante qu’en Europe.Reste que vouer la publicité traditionnelle aux gémonies semble périlleux, car on peut bien décortiquer un client en 450 critères, il restera imprévisible.Tous les deux ans, Landor Associates, leader mondial en matière d’étude d’images de marque, interroge 10 000 consommateurs dans 11 pays afin d’établir le palmarès des marques les plus connues et les plus estimées dans le monde.Derniers vainqueurs à l’échelle planétaire, dans l’ordre : Coca-Cola, Sony, Mercedes, Kodak, Disney, Nestlé, Toyota, McDonald’s, IBM et Pepsi.Que des marques dont la publicité traditionnelle est extrêmement forte, même si le cas de Mercedes est un peu particulier.Transposé au Québec, on observe le même phénomène.Alors, atten- tion .Mais reste aussi que l’information semble bien l’outil roi du marketing moderne.Évidemment, on fera remarquer au chroniqueur ue ce ne sont pas les banques de onnées sur les consommateurs qui manquent, ni les fichiers.Mais sont-ce les bonnes données, les bons fichiers, et s’en sert-on adéquatement ?En fait, il me semble que les grandes agences publicitaires se servent infiniment mieux des banques de données que bien des as.di marketing direct ! Ou plus simplement que les fichiers du marketing direct sont mal bâtis.Prenons deux exemples.Aux États-Unis, Hilton cherche à savoir ce que préfère un client (fenêtre sur cour, jus d’orange, Wall Street Journal) afin de lui offrir ce service personnalisé partout dans le monde.En France, VIA (Volkswagen) offre ce mois-ci à tous ses concessionnaires un ensemble de mailings prêts à l’emploi, pour que chacun puisse promouvoir modèles, amortisseurs ou garanties spéciales à son choix.Autrement dit, la révolution du marketing passe par l’information personnelle sur chaque client, une in- TROIS partenaires canadiens, dont la firme de génie-conseil LG L, filiale du Groupe SNC, aideront la ville de Moscou a planifier la restructuration de son administration et de ses in-frastuctures dans le cadre du passage à une économie de marché.Le protocole d’entente en ce sens signé en octobre dernier à Moscou vient d’être ratifié par des membres du comité exécutif de la ville de Moscou lors de leur passage au Canada.Les deux autres partenaires qui travailleront avec le Groupe LGL sont Raymond, Chabot, Martin, Paré et McMillan Bull Casgrain.formation vivante — et non pas sur des segments de cüentèle ou des listes d’adresses — comme sur des moyens techniques plus ou moins complexes selon la taille de l’entreprise.Et cela est valable même pour les produits grands publics, même s’il en coûte 1 $ pour un produit qui rapporte 1 $, puisque, nous l’avons vu, il faut considérer l’ensemble des achats de ce produit dans la vie du client.Un client qui achète une pizza ne vaut pas 5 $ mais au moins 5000 $ s’il est fidèle.Tout une évolution de nos pratiques commerciales.Questions.Que fait-on, des plus grandes sociétés au plus modeste commerce, avec votre nom et votre adresse ?S’enquiert-on de vos goûts, de vos désirs ?Vous a-t-on remercié pour votre dernier achat ?Vous a-t-on informé de nouveaux services, produits, d’une promotion ?Vous a-t-on souhaité votre fête ?Personnellement, jamais.C’est tout de même étonnant.Même ma banque, la plus importante au pays, n’a jamais cru bon, depuis des années que j’ai un compte, communiquer une seule fois, pour quoi que ce soit, avec moi.Alors, la révolution passe aussi par la Il s’agit d’un contrat de 4,3 millions $ dont la première phase s’échelonnera sur une période de 18 mois.« Les Russes désirent s’assurer du savoir-faire des Canadiens pour planifier la transition à l’économie de marché vers laquelle ils s’acheminent et les réformes démocratiques ui l’accompagneront », a expliqué ans un communiqué M.Peter Lumby, vice-président du Groupe LGL et chargé du projet.« Il s’agit d’un projet très complexe et très vaste, qui entraînera la mise en place de structures administratives et de gestion entièrement différentes.politesse et la considération du client.Notons, en passant, qu’American Express, selon le magazine Fortune, a tiré en 1989,42 % des profits avant impôts de la division Travel Related Services de produits comme les bagages, les comptes rémunérés et les magazines.Mais notons aussi qu’American Express doit raffiner ses listings.Cette société me sollicite en 4 Mon toit souhaite que là aussi des modifications soient apportées afin que la règle actuellement en vigueur soit annulée.À ce propos, et d’après les précisions apportées par M.Lachapelle, il y aurait eu confusion.Selon le spécialiste de ce programme, qui est d’ores et déjà en vigueur, il y a assise et il y a fondation.Si seule l’assise a été faite avant janvier 1991, soit le coulage du béton, l’unité est admissible à Mon taux, mon toit.Pour illustrer certaines incohérences du programme, M.St Jacques a confié : « Il faut bien comprendre que, règle générale, les entrepreneurs commencent la planification de leur saison une année à l’avance.orthographiant mal mon nom ! (et d’une manière bien ratoureuse).Demain, ce sera inadmissible, et ça l’est déjà d’ailleurs à mes yeux.Nous allons revenir évidemment plus en détail sur toutes ces ques- ' tions, et avec des exemples prati- i ques.Pour l’heure, un constat : les i! entreprises ont perdu la mémoire de leurs clients.La révolution du marketing consiste à leur rendre.Normalement, on travaille aux infrastructures au début de l’automne.Puis nous faisons les fondations.Ensuite, au cours de l’hiver, nous faisons divers travaux.On finalise au printemps pour livrer en juillet ».Interroge sur les attentes et critiques formulées à l’endroit de ce programme, le porte-parole de M.Ryan a indiqué que « le ministre avait reçu les représentations des constructeurs ».Et alors ?« M.Ryan estime qu’ils ont un point qui mérite réflexion ».S’il est vrai qu’au cours des consultations faites avant le 31 décembre 1990, les constructeurs ont sensibilisé les autorités compétentes au problème des invendues, comment se fait-il alors qu’on ouvre aujourd’hui la porte à d’éventuelles modifications ?SNC et RCMP à Moscou d'après la Presse Canadienne Prêts hypothécaires Le programme d'aide à la construction Mon taux, mon toit offre: un taux d'intérêt hypothécaire de 8 1/2 % pour une durée de trois ans à l'acheteur d'une habitation neuve, construite entre le 1er janvier et le 31 décembre 1991, mais dont les fondations seront installées entre le 1er janvier et le 30 septembre 1991; ou une subvention en capital égale à 4 1/2 % du coût d'acquisition jusqu'à concurrence d'un montant maximum de 5 000 $.Ce programme, administré par la Société d'habitation du Québec, est financé par le gouvernement du Québec et les institutions financières participantes.Renseignez-vous dès maintenant auprès des institutions financières participantes, auprès de Communication-Québec ou en communiquant avec la Société (Inhabitation du Québec à Québec: (418) 643-7676 ailleurs au Québec (sans frais): 1800 463-4315 Québec Société d'habitation du Québec t Le Devoir, samedi 9 février 1991 B-3 Épargne-retraite LA VIE ECONOMIQUE Le REER, une entreprise de plus de 100 milliards $ Jean-Pierre Legault Lh I KMPS des RKÉR est arrivé.Chaque année, peu après Noël, les consommateurs sont sollicités par toutes les institutions financières qui tentent de conserver et d’accroître leur part de ce type de placement, qui par des incitatifs au plan de l’administration du RKÉR, qui par une bonification du rendement.C’est une véritable industrie qui s’est développée au fil des ans avec la création des Régimes enregistrés d’épargne-retraite.Kn trente ans, près de 100 milliards $ ont ainsi été accumulés par les institutions financières.Le régime de pensions du Canada et celui des rentes du Québec atteignent ensemble environ 55 milliards $.Les RKÉR connaissent depuis leur création une croissance stable tant au niveau du nombre de cotisants qu’à celui des sommes investies.De 172 000 qu’elles étaient en 1968, première année pour laquelle des données sont disponibles, elles sont passées à près de 4 millions aujourd’hui.Les cotisations sont passées de 143 millions $ en 1968, à plus de 10,5 milliards $ depuis quelques années.La croissance du nombre de cotisants a été de 11 % de 1985 à 1986, de 8 % de 1986 à 1987 et de 9 % de 1987 à 1988.Les contributions, elles, ont augmenté pour les mêmes années, respectivement de 19%, 14% et 17%.Certes, la plus grande sensibilisation de la population à la nécessité de planifier sa retraite, l’utiüsation accrue des abris fiscaux et, évidem- ment, les campagnes de publicité des institutions financières ont favorisé un certain engouement pour les RKÉR.Mais d’autres facteurs ont également contribué à cet essor.Ainsi, le nombre de femmes sur le marché du travail n'a cessé de croître et l’augmentation du nombre de « cotisantes », particulièrement depuis dix ans, selon Statistique Canada, a été impressionnante.Kn 1977, seulement le quart des participants était des femmes pour moins du cinquième de la somme totale des cotisations.Il y a trois ans, 39 % des cotisants de ces régimes étaient des femmes représentant près du tiers des cotisations.Cette année, toutefois, la conjoncture économique risque de brouiller un peu les cartes.« L’augmentation sera moindre cette année que par les années passées », estime M.Arthur Frenken, analyste à Statistique Canada.Lors de la dernière récession, le RKÉR avait souffert de la conjoncture.Ainsi, l’augmentation du nombre de cotisants était passée de 11 % de 1979 à 1980, à 2 % seulement les années suivantes.Les cotisations subissaient le même sort, enregistrant une baisse de la croissance de 19% à 5,5%.Dans l’industrie, on a noté cette année un changement d’attitude chez le consommateur qui se fait très prudent et se montre inquiet pour l’avenir.Mais pas de baisse marquée de la popularité du RKÉR.Kn dépit du contexte économique difficile, « jusqu’à maintenant on est au même point que l’an dernier», explique Mme Lise Bisson, vice-présidente Dans l’industrie, on a noté cette année un changement d’attitude chez le consommateur : il se fait très prudent et se montre inquiet pour l’avenir.marketing au Montréal 'lYust.L’incertitude économique incite, à son avis, les gens qui pourront profiter du maximum de déduction pour 1991, soit 11 500$, à placer cette somme dès le début de l’année.Dans cette catégorie de personnes, précise Mme Bisson, on retrouve surtout les gens qui travaillent à leur compte tels les professionnels et les entre-preneurs qui veulent se prémunir contre une dégradation accrue de l’économie.Par contre, les gens qui ont des re- venus se situant entre 30 000 et 60 000$ se montrent très inquiets.« Leur contribution semble baisser ».Dans cette industrie, on a noté une certaine tendance a conserver beaucoup de liquidités en cas de coup dur.On craint les mises à pied, les pertes financières et autres maux qui hantent nos préoccupations économiques par les temps qui courent.De plus, le consommateur oriente ses placements dans un RKÉR davantage vers le long terme que le court terme.On craint en effet une chute très prononcée des taux d’intérêt.Soulignons à ce chapitre, que le loyer de l’argent a déjà fléchi d’environ 1 % depuis un mois.Par ailleurs, le magasinage est plus présent.Toutefois, rappelle-t-on, contrairement aux années passées, les taux d’intérêt ne subiront pas de hausse quelques semaines avant la date limite pour investir dans un RKÉR.Les nouvelles règles qui entreront en vigueur cette année suscitent pour leur part énormément de questions.Le consommateur, même dans sa grande incertitude, veut déjà prévoir pour l’an prochain, veut savoir comment planifier ses finances pour en tirer le maximum.Chaque fois que le plafond des cotisation a été élevé, les contributions au RKÉR ont connu une forte augmentation.Dans ce contexte, estime M.Frenken, ce type d’épargne devrait recueillir la faveur des consommateurs l’an prochain.Autre élément qui contribue à favoriser ces placements : de plus en plus d’employeurs abandonnent les traditionnels régimes de pension et les remplacent par des RKÉR collectifs.Kt c’est au cours de la décennie qui s’amorce que la génération des baby-boomers atteindront la tranche d’âge où les gens contribuent le plus aux RKÉR.Les changements apportés au régime L’importance de répartir les déductions parmi les membres de la famille d'après la Presse Canadienne LKS CONTRIBUABLKS n’ont pas sitôt commencé à se familiariser avec les ficelles des RKÉR que le gouvernement décide de modifier le système.Il est important de comprendre ces nouvelles règles dès le début si l’on veut réaliser des économies importantes en bout de ligne.Au cours de l’année 1991, les limites aux sommes pouvant être versées dans un RKÉR seront réduites à 18 % du revenu net gagné en 1990 plutôt qu’à 20 %.Par contre, la contribution maximale pour tous les contribuables s’élèvera à 11 500$ plutôt qu’à 3500 $ pour les participants à un régime de retraite et à 7500 $ pour tous les autres.Le nouveau système offrira au travailleur indépendant et à toute autre personne ne bénéficiant pas d’une caisse de retraite de l’employeur une occasion idéale de déposer dans un RKÉR des dollars qui seront soustraits à l’impôt.Selon le système actuel, une personne qui gagne 64 000 $ par année, par exemple, ne pourrait déposer que 7500$ dans un RKÉRpourl’an-née 1990.Mais grâce aux nouveaux règlements, ce revenu lui donnera droit à la contribution maximale de 11 500 $ — soit une somme additionnelle de 4000 $ qui sera soustraite aux impôts.Le nouveau système, qui était à l’étude depuis le début des années 1980.a été conçu pour que le système d’imposition soit plus juste envers les contribuables qui n’ont pas de régime de retraite adéquat de l’employeur ou qui n’en ont pas du tout.Le système actuel offre d’importantes réductions d’impôt aux régimes de retraite des employeurs et permet aux cotisants de soustraire à l’impôt une somme pouvant atteindre 3500 $, ce qui constitue un double avantage fiscal.Les responsables des politiques fédérales ont découvert que le fardeau fiscal reposait au bout du compte sur les travailleurs indépendants et sur les contribuables ne bénéficiant pas d’un régime de retraite; ceux-ci, même s’ils déposent la somme maximale de 8500 $ dans un RKÉR, n’ont pas droit aux mêmes exemptions globales que les cotisants aux régimes de retraite.Comme dans n’importe quel système, il y a des gagnants et des perdants — et les perdants cette fois sont les cotisants aux régimes de retraite, dont plusieurs verront diminuer leurs contributions admissibles aux RKÉR.La façon précise dont ces limiter seront modifiées dépendra de votre facteur d’équivalence, donnée que les employeurs devront fournir dans la case 50 des nouveaux formulaires T4 qui seront distribués à la fin de fé vrier.Le FK, comme on l’appelle, repré sente la valeur des contributions versées par vous-même et par votre employeur dans la caisse de retraite au cours de l’année 1990.Le calcul est complexe et il revient à l’employeur de s’en occuper.Pour la plupart des membres d’une caisse de retraite, le FK sera simplement soustrait du montant de 11 500 $ pour déterminer à quelle contribution vous aurez droit pour votre RKÉR.Les caisses de retraite prospères laisseront moins de place aux RKÉR que les plus modestes.Les contribuables qui ne bénéficient pas d’une caisse de retraite et les travailleurs indépendants n’auront évidemment aucun FK.Certains participants aux caisses de retraite constateront que dans leur cas, le FK élimine toute possibilité de contribuer à un RKÉR.Une protection a toutefois été intégrée au système afin permettre des contributions d’environ 1000$ au RKÉR en pareil cas.La limite de 11 500 $ pour 1991 augmentera de 1000 $ par année jusqu’à concurrence de 15 500 $ en 1995.Les augmentations seront ensuite basées sur les augmentations moyennes accordées dans l’industrie.Les autres perdants du nouveau système sont les Canadiens à revenu moyen qui ne bénéficient pas d’un régime de retraite de l’employeur et qui pourraient voir réduire la limite de leur contribution au RKÉR.Imaginez une personne qui gagne 40 000 $.Selon le système actuel, elle peut contribuer un maximum de 7500 $, ce qui équivaut à 500$ de moins que 20 % de son revenu.Avec les nouveaux règlements, ce maximum augmentera à 11 500 $ mais la contribution admissible sera réduite à 18%, soit 7200$.Kn 1991, elle pourra donc soustraire 300 $ de moins à l’impôt sur le revenu.De façon générale, les nouvelles limites fixées aux contributions au RKÉR favorisent les Canadiens à revenu plus élevé qui ne possèdent aucun autre régime de retraite.Revenu Canada projette de mettre à la poste, en octobre et en novembre 1991, des spécifications destinées à environ 13,5 millions de contribuables.Eric Ducey 4 $11 6* Bq.Nat.sr8 z 200 $18 18 18 $22'4 16 Va Bq Nat sr7 5275 $20 Va 20 20* $23 18 Bq Royale 848790 $25* 24* 24*.$25* 19*4 BqRv 1.45 7750 $17* 16*4 17 $17* 14*i BqRy 1 88 1750 $22*s 22* 22* 4 Va $22*4 20 Bq.Ry.srF 4500 $25'4 24*4 24* $25'4 22 V.Bq.Ry.srG Z 600 $24 23*4 23*4 $24* 22V.Bq.T-D 661320 $19Va 18*- 19 ?V4 $19* 14* B.TD.srF 1600 $25 25 25 4 * $25*.22V.B.tmp.srS 20365 $24 V j 24* 24* ?* $24 Va 21*4 B.lmp.srô 2900 $24*4 24* 24*.+ ’4 $24* 22 Bq.C lmp 610177 $31 29*4 30* 4 * 130V: 21* Bque Mtl 1034091 $34* 32V.33* +1* $34 24* BMO Sr4 4900 $24* 24* 24* — * $25 22* Bq.N.EcoS 932086 $14 13 Va 14 + * $15* 10* B NE sr3 6395 $18* 18* 18* ?* $19 I6V3 B NE sr4 Z 7200 $24* 24 24 $24*4 21* Baton 111400 $6* 5*4 6-7- ?* $11* 514 Bell P.7.5 Z 200 $23* 23* 23* $24 19* iBelmorol 20080 12Va 11 12 4 1* 80 10 Biochem 100)67 $13Va 12*4 13 V.?>4 $14V» 5 Bloch.wt 34100 $8 Va 8 8- $9* 5 Bionaire 74200 58 55 58 155 30 Bocenor 2000 25 25 25 155 20 BF Royal 22500 55 50 55 160 45 Bomb A 11238 $18* 17 17*4 ?* $20* 14* IBomb B 198470 $16* 15* 16* ?1 $20* 12* Bomb Sri 22000 $22* 22V* 22* $24V« 21* Bow Vol 45999 $14 * 13* 13* — * $16’4 12* BowVI202 2200 $28 Va 28'.j 28 Va $32 27* BowVI?05 21867 $19*4 19*4 19*4 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10 200 55 SumnerSp 1200 111 no 110 170 72 TVX Gold Z47234 360 305 350 $8* 305 Taurus.A r4000 10 10 10 22 1 Techmlre 2300 30 30 30 45 10 Teck A Z1000 $19* 19* 19* $27* 19* ITeck B 119100 $20* 18* 20 + 1* $28* 18* «Tel Mt B 50200 $11V- VU 11 + 1*4 $19* 8 fTelebc s.3 Z 400 $24 24 24 $24* 21* fTmedla A 2325 425 405 405 - 20 $5*275 Telus 184050 $13* 13* 13* ?* $13* 11* Tembec.A 28785 $9* 9 v- 9* + * $10* 8* ThomCor 531341 $16* 16* 16* + * $16* 12* TIE.teleco 1500 30 25 25 - 5 75 20 Tlminco 2000 85 85 85 ?5 200 70 Tolgeco 1400 105 105 105 120 95 ITorsfr B 24200 $26* 25* 26* $31* 20 •Total zSOO 80 80 80 125 70 Total Pete 11913 $25 24*.24* ?* $33*.21* Tot pet2.88 600 $40*: 40 40* $49*.36 Trs mount 5125 $14 13* 14 +1* $16* 12* T r Alfa 290238 $13-/4 12* 13* ?* $13* 11* TrCan SrJ 250 49* $49*.47* TrCon PI 237885 $16* 16* 16*4 $18 9 TrCan4.35 z 360 $46 V- 46* 46* $50* 48* TrCon.9 200 $52 52 52 + * $52 50 TrCon.wt 132400 137 127 132 ?2 170 75 Tronsat 25000 55 45 46 170 40 Tridel Ent 33600 $12* 9* 12* ?4 $16* 8* Trilon Fin 10172 $11* 10* 11* ?* $19* 10* Trlmac 31490 $6* 6* 6* + * $8* 6V.Triton z3100 15 15 15 25 0* fTrixec A 179192 $16* 13 15* +2* $22* 10* Trizec B 18500 $16 14* 16 +1* $26 14 Trizec.sr4 711 $17* 17* 17* ?* $23 15* Trizec.sr6 Z4600 $15* 15* 15*4 $21* 13 Trco Desl 14100 285 255 285 ?35 360 230 Trust Gen 800 $5 490 5 - * $7*: 490 TrGen.pA U V 850 $18* 18 18 - * $22* 16* lUAP.In.A 22619 $16* 16 16* $18* 13*4 Ultrmor 4825 $7* 6* 7* + * $8'/.6 Uni—Selct 5800 $7 7 7 $9'/4 6-/4 Unlcan.A Z1400 $7 6*.7 $11* 6* fUnlcan.B 25300 $6* 6* 6* ?* $11 6*4 Uniges0.65 7995 $8* 8* 8* ?* $9'/4 8 fUniges B 58100 299 240 285 ?45 410 190 Un Carbid 1026 $16*4 15* 16* + *4 $19* 15* Un.energy 15982 $12* 12* 12*- * $13* 11* Un.Domin 7432 $9* 9* 9*- * $20 7* U.dom.Sr2 3900 $16*4 16* 16* + y- $22 15'/4 Un.Wstbrn 4400 $7* VU 7* $9*4 5-/4 Vol Royal 3740 420 405 405 - 15 $6 400 fV.Houtte 12060 $5* 5* 5* $6 450 Varitv Co.439437 284 240 275 + 38 400 195 Venmor 21050 35 35 35 85 25 IVicerov.a 22000 320 300 300 415 260 «Videotron 16313 $14 13* 13* ?* $14* 9* fVislontr.o w : 1000 X 1* 1* 1* 5 0* Woiax A 2500 $6*4 6*4 6*4 ?* $10* 5*4 Westcoost 104100 $20* 19* 20 $22-/4 19* West8.25 675 $26*.26*.26* + * $30 26*4 Westmin 1900 160 160 160 - 15 $8* 150 Westm srl 7000 $10 7 10 +2* $21* 7 Weston 21025 $41* 40* 41 + * $41* 36*4 «Wise A 21900 31 30 31 94 28* Woodwr A 317047 235 190 225 ?50 230 115 Total Sales 30,359,792 Derivative Partially Paid Shares B Corp r 87650 $12 10*4 11* ?1 $13'/- 6* Bcshare.r 7959 $17 15* 15* ?* $17 8* Ry.Fln.tr 17260 $25 24 25 ?1 $25 15* Rv.nt.Fin 6750 $24* 23* 24* ?2* $24* 14*4 Telus.r 199774 $7*4 7* 7* ?y- $/* 6* TrCan.r 62200 $9 8*4 8*- * $9* 7* Total Soles 381,593 Trust Units CMP Tr.U z150 450 450 450 $9*4 425 Can.In.Un 400 $9* 9* 9*8 $9* 8* Enpnd.G 21227 450 420 430 - 20 $6* 425 F.Europ.u 15200 $10 9* 9* ?* $10'/4 8 Ryt.Ell.u z850 $6*8 6 6 $9* 6 Un Carb.u 9250 $23*.21* 23 - * $25* 21* Total Sales 47,077 Special Worrants BtNikkei 7700 $8* 8* 8V- * $10*4 175 BtNikkei.0 4300 $6 5* 5* - 1* $9*4 285 BtNikkei.C Z19800 $7* 6* 7* $9*4 146 Bt.Treas.d 177400 273 259 267 ?7 273 102 CtBk Ny.c 19100 219 175 210 ?45 320 75 Total Sales 728,300 Partnership Units PGF.VIII x395 $6* 6* 6* $7 6 Saskoil eu z 1200 $99* 99* 99*: $100 94 Total Sales 1,595 Junior Abcourt.b 7867 6 5 5 20 5 AbiorExp Z10000 25 25 25 65 17 Achates Z8692 2* 2* 2* 14 1 Amer res 6346 53 48 49 - 8 97 35 Anodor 13000 3 3 3 + 1 30 0* Armeno 20000 21 20 21 ?1 51 20 Armistc 68200 14 12 12 - 1 34 11 Augvva 12391 20 20 20 35 10 Aunore 6)20 6 5 5 17 3 Aurizon Z15109 11 10 10 43 5 Aurochs 70000 34 30 34 ?3 42 7 Aylmer Z1000 12 12 12 25 2 Bachelor 500 15 15 15 - 2 62 15 Borexor 23238 2 2 2 6 0* Bresea Z12000 17 17 17 34 5 Cocht Ex Conoco Chobela Cloddogh Clarinet Colerolne Concord* Con Ablt.Con Oa» Contln pr Cristobal Denn'Or Dutrsnov Dumont Duverny Ecudor Essor Forbex Freewest G lobex G.Briar Gdn Dov Gln.Grp Gold** Gronlsk.o Gre«nstn imco Inttrmon JAG.MIn Jllbev Kewa.Gld LOFOSS La Sarre Uxor L ou bel LvonLake MSV d.A Moutort Mozarln Messeg Mimko.M Mirondor Morono Normetol NAR.met Nvo.Cgco Oiibwov Orex exp Orient Ormlco Parquet PetroGos Rodlsson Rodiss.wt Registry Volume Howl 22000 23 2103000 29100 13000 Z21049 15 232500 15 z37l 20100 Z4259 n Clét Il 11 I 1 Va 6 27 3 1 14 14 7 34 12 z500 12 12 z250 1* 1* 2 2 13 13 12 10 38 38 9 Z1400 Z5000 10000 z 1000 Z537 2)938 25000 137000 335 300 2000 43 40 1 Va IVa 5 S 25 3 6 15 14 9 34 12 12 2 2 13 10 38 8 IVa 5 315 ?15 40 - 3 Howl Ui 95 21 42 11 55 7 2 170 25 - 2 7 5 2 1 7 10 35 0* 0* S Z13000 17 14 17 49545 3Va 2* 2* 4500 15 lOVa 15 600 120 115 115 - 15 60540 73 62 73 12 7100 205 180 180 - 10 1 1 26 9 16 28 13 1600 Z21290 z2500 z5000 16 Z&500 33 15000 14 241000 12Va 10 222000 29 20 21928 246000 20 11 51)37 30 25 Z95000 IVa 1 70400 40 37 Z59570 9 27189 25 25000 4 4586 6 Z 53500 13 26000 15 14257 23 Z1000 2 184270 53 355 155 76 » 26 5 7* 2 37 0* 440 115 80 15 $6*9 165 6 1 48 5 29 9 78 15 150 25 280422 17 Z18000 40 Z2104 7 2000 15 32520 10 Z100000 27100 128 37 9 25 4 6 12 15 22 2 48 16 40 7 15 10 5 110 124 ?1 55 13 - 1 33 10 50 18 84 14 33 lOVa ?5 50 20 V: 8 0 ?2 105 35 11 83 19 7 70 4 13 0* 2 10 43 15 85 16 6 11 ?7 6 177 68 197 23 30 70 35 1 14 7 31 7 10 10 OVj - 6 239 100 Bq.N.EcoS Bq Rovole CP Ltd RvTrstco Orient Lo Sarre Orex exp Freewest Mozorin Aurochs Gdn Oav Armistc Granisk a Vlor Stock Bque Mtl BCE Inc.Imasco.ltd Bq Royale Bq.C lmp CP Ltd Bque Nat Bq N.ECOS Bq.T-D Alcan Alu 932084 $14* 13Va 14 848790 $25*9 24*9 24*4 *9 $15Vi lOVa $25*9 19*4 832923 $22'
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