Le devoir, 12 février 1991, Cahier A
Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: -7 Détail page B-6.Montréal, mardi 12 février 1991 Vol.LXXXII — No 35 ?II RNANDKI R1STORANTE kun petit détour.pour une grande gastronomie italienne« 50 est.ruo.Iarn Résenations: (514) 381-9650 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ Traces de pas dans la neige Ignorés ou presque par les chercheurs, les Inuit ont eux-mêmes créé en 1981 le centre culturel Avatak pour promouvoir leur culture et leur langue.Ce centre en pleine expansion se veut une manifestation de la vitalité de cette population dont le taux de reproduction est l’un des plus élevés au monde.Un reportage de Paul Cauchon.Page B-1 L’au-delà de la télévision Derrick de Kherckhove, élève, disciple et « continuateur » du célèbre Marshall McLuhan a un dada : l'impact des communications électroniques sur nos vies.Paule Des Rivières l'a rencontré nous livre ses réflexions sur la télévision de demain.Page B-1 SOMMAIRE Éditorial Le plan canadien pour faire face aux défis de « l'après-guerre du Golfe » n’a rien du tout d’un plan Marshall, écrit Lise Bissonnette en éditorial.Mal ficelé, il cache à peine une volonté de retrait plutôt que d'engagement, et passe sous silence les coûts de la paix quand il ne les balaie chez les pays du Moyen-Orient.Page A-8 Dissolution du Pacte de Varsovie Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev propose aux expays socialistes d'Europe de l’Est de liquider les structures militaires du Pacte de Varsovie d'ici le 1er avril.Page A-7 Étudiants lésés par la police ?Des policiers chargés de la lutte contre la drogue ont lésé de leurs droits plusieurs dizaines d’élèves, estime la Commission de protection des droits de la jeunesse.Page A-3 LE SILENCIEUX Les aphorismes de Maxime LA PENSÉE du jour : « Pour arriver à avoir raison, on ne s'embarrasse pas de la perdre.» La banlieue n’est pas un endroit que l'on habite, mais un trou où l’on se réfugie.Demain est un autre jour où il fait nuit.L'irruption d’un intrus dans notre solitude a parfois cet avantage de nous soulager de notre omniprésence à nous-même.Le raciste, c'est tout bonnement quelqu’un qui n’accepte pas qu'on le dérange.Le concubinage, initiation au mariage ! Autant dire qu'il suffit de se mettre les pieds à l'eau pour apprendre à nager.Madame Thatcher a fait la preuve qu'avec les femmes, les grands hommes sont encore possibles.ALBERT BRIE Bush retarde l’offensive terrestre Le 33e missile Scud lancé par l’Irak sur Israël fait plusieurs blessés La dernière attaque porte à 33 le nombre de missiles tires contre Is- NICOSIE (Reuter) — Le président George Bush a annoncé hier qu’il ne comptait pas précipiter le déclenchement d'une offensive terrestre dans le Golfe, tandis que les commandants alliés faisaient état d’un début d’affaiblissement de l'infanterie irakienne.« Nous prendrons tout le temps nécessaire pour décider quand la prochaine phase pourra commencer », a dit George Bush aux journalistes après des consultations avec le secrétaire à la Défense Dick Cheyney et le général Colin Powell, chef de l’état-major interarmes.Les deux hommes, de retour d’Arabie Saoudite, lui ont exposé en détail la situation militaire, après une semaine de rumeurs diverses quant à la date de lancement d’une attaque terrestre destinée à évincer les Irakiens du Koweit.Sur le terrain, un missile Scud irakien tiré sur Israël cette nuit, le deuxième en quelques heures, s’est abattu dans le centre du pays et a fait plusieurs blessés, a annoncé l’armée israélienne.L’engin était équipé d’une ogive conventionnelle.« Le missile a frappé une zone résidentielle et il y a des blessés, pour la plupart légèrement atteints.Un ou deux sont un peu plus touchés.Il y a des dégâts », a déclaré le porte-parole de l’armée, le général Nachman Shai.Hier soir, un autre Scud s’était abattu sur une région inhabitée du centre d’Israël, ne faisant ni dégâts, ni victime.raël en 13 attaques depuis le début de la guerre du Golfe le 17 janvier.Ces tirs ont fait quatre morts et 300 blessés.L’Irak a également tiré un Scud hier soir sur Ryad, la capitale saoudienne.L’engin a été détruit par un missile anti-missile Patriot, mais des débris ont fait deux blessés légers en retombant sur le sol.« La campagne aérienne est très efficace et elle continuera encore un moment», a ajouté le chef de la Maison-Blanche, qui s’est refusé à donner la moindre indication sur le moment où débuterait l’offensive terrestre pour ne pas nuire à la sécurité des forces de la coalition, À Ryad, des officiers alliés ont dit que la coalition avait intensifié ses bombardements des premières lignes irakiennes et que certaines unités ennemies en avaient souffert au point de se joindre à d’autres afin de reconstituer des bataillons.« Aucun bataillon irakien n’est épargné par nos pilotes », a dit un porte-parole militaire américain après avoir fait état de 750 sorties contre des positions de première ligne au cours des dernières 24 heures — chiffre record pour une journée depuis le début des hostilités.Un haut responsable militaire américain a dit que divers signes montraient que les raids aériens commençaient à ébranler l’armée irakienne : « Je crois que certaines de leurs divisions ont subi des dom-Volr page A-4 : Bush PHOTO AP George Bush Le Québec adhère au libre-échange trilatéral L’Ontario s’y oppose Chantal Hébert de notre bureau d'Ottaua VISIBLEMENT moins refroidi que plusieurs autres provinces par l’expérience du libre-échange avec les États-Unis, le Québec a sauté à pieds joints hier dans le camp de l’aménagement d'une zone nord-américaine de libre-échange.Mais l’Ontario manifeste autant d’opposition à l’aventure du libre-échange avec le Mexique que lors de la première manche du débat.Et deux autres provinces, la Colombie-Britannique et le Manitoba, n’ont pas voulu suivre d’emblée Ottawa sur la voie des nouvelles négociations an- | noncées la semaine dernière.Le premier tour de table fédéral-provincial dans la foulée de la décision d’Ottawa de s’engager sur la voie d’un ménage commercial à trois avec les États-Unis et le Mexique indique qu’une fois de plus le Québec pourrait bien être le plus solide allié du gouvernement fédéral dans le dossier.« L’entente de libre-échange avec les États-Unis a été bénéfique pour le Québec, affirme en effet le ministre des Affaires internationales, John Ciaccia, qui voit dans le traité vieux de deux ans une police d’assurance pour l’économie du Québec.Une entente trilatérale va sûrement ouvrir plus de marchés et va augmenter notre police d’assurances.» Mais là où le Québec dit blanc, l’Ontario voit noir, « Le libre-échange avec les USA n’a pas marché pour l’Ontario, lance le ministre ontarien de l’Industrie Allan Pilkey, une entente avec le Mexique ne sera pas bénéfique pour les Ontariens, elle va seulement leur infliger plus de difficultés.» Une opposition qui ne surprend pas le ministre fédéral au Commerce international qui dit ne pas s’en émouvoir.« L’opposition de l’Ontario n’affaiblira pas notre position », affirme John Crosbie.Il calcule en effet, que comme la dernière fois, il Voir page A-4 : Libre-échange PHOTO PC Le célèbre pianiste de jazz Oscar Peterson et 25 autres personnalités ont reçu hier l’Ordre national du Québec des mains du premier ministre Robert Bourassa.Autres informations page A-3.La récession pourrait se terminer avant la fin de l’année, dit Bourassa d'après la Presse Canadienne QUÉBEC — La récession économique pourrait se terminer avant la fin de l’année, estime le premier ministre Robert Bourassa.Interrogé par la presse, hier à Québec, à la suite de la remise de l’Ordre national du Québec, M.Bourassa a soutenu que les dernières données sur le chômage contenaient des éléments négatifs, mais qu’il y avait néanmoins des points positifs.' « Il y a eu une baisse soudaine et importante des taux d’intérêt, une forte augmentation de l’épargne des Québécois et une stabilité relative du prix du pétrole », a dit le premier ministre.« Ces conditions peuvent nous faire espérer que la récession sera terminée avant la fin de l’année », a-t-il poursuivi.M.Bourassa a également noté l’accueil positif que les entreprises de construction ont réservé à son plan de relance, de même que le succès de la dernière vente des obligations d’IIydro-Québec sur le marché américain.Le premier ministre affirme « ne pas être au courant » que des investissements auraient été retardés depuis quelques semaines à la suite de l’incertitude créée par la publication du rapport Allaire du Parti libéral.M.Bourassa a par ailleurs refusé de commenter la publication d’un livre par son ex-collègue député libéral Reed Scowen.M.Scowen, jusqu’à récemment délégué du Québec à Londres, y affirmerait qu’il n’y a plus de place pour les Anglo-Québécois dans le PLQ.« Trouvez-moi la page où il dit cela et après nous en discuterons », a tranché M.Bourassa.Il a rappelé que tout récemment, le ministre John Ciaccia, représentant anglophone au sein du conseil des ministres, disait que « le Parti libéral est le meilleur instrument pour les Anglo-Québécois».Fronde contre le rapport Allaire au PLQ Pierre O’Neill______ LE RAPPORT ALLAIRE est sur la sellette au sein même du Parti libéral du Québec.La fronde fédéraliste s’organise et annonce un débat musclé en vue du congrès d’orientation qui se tiendra les 8,9 et 10 mars à Montréal.L’opposition émerge de toutes parts.Les associations libérales de plusieurs comtés ont déjà annoncé leur intention de corriger le virage souverainiste proposé par la direc- -4— lion du PLQ et d’inviter le congrès à réaffirmer la vocation fédéraliste du parti.Un coup de sonde effectué au cours de la journée d’hier par LE DEVOIR auprès d’une vingtaine de comtés a permis de constater que le débat prend de l’ampleur au sein de la base militante, que plusieurs propositions d’amendements seront adressées au secrétariat central de Montréal et mises à la poste avant minuit ce soir, respectant ainsi les délais prévus par les statuts du parti.Il semble bien que l’initiative du ministre Claude Ryan, incitant dimanche les militants de son comté d’Argenteuil à voter une série d’amendements, a eu l’effet d’un détonateur et donné le signal de l’offen-| sive contre les velléités souverainis-' tes du comité Allaire.Amendements qui, essentiellement, contestent la sagesse d’exiger l’exercice exclusif pour le Québec d’un aussi grand nombre de compétences.Et qui s’opposent à l’abolition du Sénat, tout en suggérant de reconnaître au Parlement fédéral un droit de veto sur toute modification constitutionnelle.L'électrochoc Ryan a toutefois mis dans l’embarras certains de ses collègues du cabinet, dont le premier ministre Bourassa lui-même, qui j après avoir d'abord refusé de com-j menter, a déclaré hier : « Les militants peuvent faire des amende-Volr page A-4 : Fronde Des dirigeants d’affaires repartent à la défense du fédéralisme Raymond Cyr, Paul Desmarais et Bertin Nadeau sortent de leur mutisme d’après-Meech Michel Van de Walle de la Presse Canadienne PLUTÔT DISCRETS à ce jour depuis l’échec de l’accord du lac Meech, des dirigeants d’affaires du Québec partisans du fédéralisme se mobilisent et ont l’intention de se manifester de plus en plus.Hier, c’était Raymond Cyr, le président et chef de la direction de BCE Inc., la plus importante entreprise canadienne, qui a livré un plaidoyer en faveur du fédéralisme devant le Canadian Club à Montréal.Aujourd’hui, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le président de Power Corporation, Paul Desmarais, doit faire de même ainsi que le président d’Uni-gesco, Bertin Nadeau, dans deux semaines, devant le Canadian Club, confiait hier lors d'un entretien téléphonique le président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour.Celui-ci affirme cependant qu’il ne s’agit pas d’un mouvement structuré, doté d’un secrétariat, comme l’était par exemple celui en faveur de l’accord du lac Meech.« On pense qu’à 18 mois (d’un éventuel référendum selon la proposition du comité Allaire, du Parti libéral du Québec), il est un peu tôt pour se lancer dans une stratégie de ce genre-là », dit M.Dufour.Il reconnaît cependant que des dirigeants d’entreprises en parlent entre eux, qu'il en a été question au comité exécutif du CPQ et qu'il existe une volonté commune d’intervenir.Il ajoute que des interventions seront également coordonnées dans le reste du Canada par le biais du Conseil canadien des chefs d’entreprises.Des dirigeants d’affaires québécois iront expliquer à leurs homologues du reste du pays la nécessité de renégocier un nouveau pacte.C’est d’ailleurs ce que faisait hier à Montréal M.Cyr, dont l’essentiel du discours a été prononcé en anglais parce qu’il voulait « être sûr d’être bien compris » dans le reste du Canada.Il a appelé les Anglo-Canadiens à « se réveiller et s’organiser » pour faire en sorte que le fédéralisme se renouvelle.Il estime qu’une réforme est inévitable, en raison principalement de l’état lamentable des finances publiques à Ottawa.« Il n’y a aucun doute que l’on se Voir page A-4 : Dirigeants Suggestions de cadeaux Ogilvy Essence du Papier Pavill Godiva Chocolatier Crab Scarborough (parfum d'ambiance) Linge Boutique de cadeaux Décc Accessoires Davii Bijouterie Libra jmfrlhrlhrlFfffii OGILVY DEPUIS 1866 Sa in te-Ca therine angle de la Montagne ¦:l:l:l:l:l:l:l:l:l:l:l:q -,vir/,wr// fllhïiaiillMIMlljilk 111:111 IIIIII 111:111 ¦Hilllilllilllillllm IhIIü Üliiillili A-2 ¦ Le Devoir, mardi 12 février 1991 Les députés snobent les audiences sur la pauvreté OTTAWA (PC) — C’est bien souvent devant des sièges vides que se déroulent les audiences sur le problème de la pauvreté, sur la Colline parlementaire à Ottawa.À peine une dizaine de députés se sont manifestés aux deux comités — le premier, un sous-comité multipartite des Communes, le second, un groupe de députés libéraux — qui ont tenu des audiences sur la pauvreté, ce mois-ci.Et pour la plupart, il s’est agi de fort breves apparitions.« Cela en devient un peu décourageant », commentait Mme Mary Pat MacKinnon, consultante en politiques sociales pour le gouvernement régional d'Ottawa-Carleton, qui a rencontré le comité libéral hier.« Si vous prenez le processus au sérieux, qu’on aime cela ou pas, la participation est un indice du degré d’intérêt.Pas le seul, mais c'en est un.» Mme MacKinnon et son collège Michael McCulloch ont entrepris leur présentation devant à peine trois députés libéraux.Ils avaient eu un auditoire de trois personnes également l’an dernier, devant le sous-comité parlementaire étudiant la pauvreté enfantine.Se défendant d’accuser les députés de manquer à leurs responsabilités, Mme McKinnon ne pouvait s’empêcher de s’interroger tout de même, hier : « Est-ce que cela signifie que ce n’est pas prioritaire pour eux ?» Le député Mac Harb a justifié la faible participation au comité libéral en disant que comme les Communes ne siégeaient pas, la plupart des députés se trouvaient à l’extérieur d’Ottawa et qu’il ne fallait pas y voir un manque d’intérêt.La semaine passée, le sous-comité parlementaire sur la pauvreté enfantine a tenu deux jours d’audiences et seulement deux députés y ont assisté les deux jours.Un groupe de mères chefs de familles monoparentales de Colombie-Britannique, oui a témoigné devant le sous-comité parlementaire, a exprimé son indignation d’apprendre que le premier ministre Brian Mul-roney s’était récemment engagé à trouver tout l’argent nécessaire pour mener la guerre dans le golfe Persi-que, sans se préoccuper de remédier à la pauvreté au Canada.Les réunions qui n’attirent qu’un petit nombre de députés sont monnaie courante sur la Colline parlementaire, mais les gens qui se préoccupent de pauvreté se demandent pourquoi cette question particulière ne suscite pas plus d’intérêt.Au mois de novembre 1989, la Chambre des communes s’est engagée, par un vote unanime, à travailler à l’élimination de la pauvreté des enfants d'ici la fin du siècle.On estime qu’un enfant sur six au Canada vit dans la pauvreté.L’élection de Cameron annonce une ère d’austérité pour la Nouvelle-Écosse PHOTO CP Le futur premier ministre de Nouvelle-Écosse, ici avec son épouse lors du congrès au leadership qui a consacré sa victoire au troisième tour de scrutin.Douze peuples fondent des «Nations unies alternatives» HALIFAX (PC) — Le nouveau leader des conservateurs néo-écossais, qui prend cette semaine la relève de l’ex-premier ministre John Buchanan, nommé au Sénat, se décrit volontiers comme un homme honnête, direct et peu prodigue des deniers des contribuables.Les leaders de l'opposition prévoient déjà que le conservatisme fiscal de Don Cameron se traduira par de douloureuses compressions des dépenses du gouvernement d’ici au prochain scrutin, que M.Cameron voudrait tenir en 1993.Le nouveau chef tory, qui était mi- Chrétien pour une alliance des Provinces atlantiques MEMRAMCOOK, N.-B.(PC) - Le leader libéral Jean Chrétien a trouvé « pleine de bon sens », hier, l’idée d’une nouvelle alliance entre les provinces de l’Atlantique.Ces nouvelles relations, a-t-il déclaré, se feront dans le cadre d’une réforme, jugée inévitable, de la Fédération canadienne.Rencontrant les députés libéraux de la région, dans sa circonscription de Beauséjour, M.Chrétien leur a demandé de toujours se souvenir, cependant, que le Canada devait avoir un gouvernement central fort.Un projet d’union économique, favorisé par le premier ministre Frank McKenna (Nouveau-Brunswick), est déjà à l’étude dans la région atlantique.Mais il n’est pas encore question d’union politique.Le futur premier ministre de la Nouvelle-Écosse, M.Don Cameron, est un partisan du marché commun régional.nistre de l'Industrie depuis 1988, prédit une crise fiscale imminente, préparant ainsi le terrain en vue de compressions budgétaires qui laissent présager moins de ministères, moins de fonctionnaires et moins de subventions aux entreprises.Don Cameron, âgé de 44 ans, arrive en poste à un moment où les conservateurs sont au plus bas dans l’opinion publique, peu encline à leur garder sa confiance après des années de patronage et de scandales à saveur de corruption.S’il a mené une campagne discrète our le leadership, il n’a pas hésité à ausser le ton quand sa propre intégrité était mise en doute.Réputé avoir un tempérament bouillant, le prochain premier ministre de Nouvelle-Écosse soutient au contraire qu’il n’est pas un violent.Mais quelquefois, admet-il, il faut « faire peur » aux gens.Cet ancien producteur laitier, diplômé de l’université McGill et ami du premier ministre canadien Brian Mulroney, veut que les Néo-Écossais s’inquiètent autant que lui de la croissance de la dette provinciale.« Si nous ne faisons rien pour régler notre déficit, dans trois ans au maximum on va nous faire savoir que nous ne pouvons plus emprunter suffisamment pour couvrir l’écart entre nos revenus et les coûts de nos programmes, lance-t-il solennellement.Deux ou trois ans au maximum.» Néanmoins, il promet de mener à bien un gigantesque programme de construction d’autoroutes, partiellement défrayé par des emprunts, mais il tient à ce qu’Ottawa en paye sa part, et il laisse entendre que son amitié avec M.Mulroney facilitera les négociations.Les deux hommes se sont connus en 1976, quand M.Cameron a participé à l’organisation de la première campagne à la direction des conservateurs de M.Mulroney.Et il a contribué à la deuxième tentative — fructueuse — en 1983.LA HAYE (AFP) — L’Organisation des nations et peuples non représentés (UNPO), sorte de « Nations unies alternatives », a été officiellement fondée hier à La Haye.Les représentants de 12 nations ou peuples ont signé, souvent avec émotion, l’acte de naissance de l’UNPO dans l’enceinte du palais de la Paix, le siège de la Cour internationale de justice, la plus haute instance judiciaire internationale.Non-violence, non-alignement, liberté et autodétermination sont les piliers essentiels de cette organisation, dont le premier président est un Estonien, M.Linnart Mail, et le vice-président un üuighour, M.Erkin Alp-tekin, représentant le Turkestan oriental, l’actuel Xinjiang chinois.Le but fondamental de l’UNPO : aider les peuples et nations non re- présentés à l’ON U à faire entendre leur voix dans les organismes internationaux.Par souci d’efficacité, les initiateurs de l’U N PO, parmi lesquels l’avocat néerlandais Michael van Walt, ont sciemment voulu restreindre le nombre des membres au départ, mais se disent convaincus que l’organisation grandira vite : « Il y a environ 5000 nations et peuples dans le monde, dont seulement 159 sont représentés aux Nations-Unies », a affirmé un délégué.Les 12 signataires sont : Estonie, Lettonie, Géorgie, Arménie, Tibet, Taiwan, Turkestan oriental, Kurdistan, Cordillera (Philippines), les Aborigènes d’Australie, la minorité grecque d’Albanie et Papouasie (West Papua).Les prises d’otages à Port-Cartier dépassent le total de tous les autres pénitenciers canadiens PORT-CARTIER (PC) - L’Office des droits des détenus (ODD) a réclamé hier la tenue d’une enquête publique indépendante à la suite de la prise d’otages qui a fait deux morts, en fin de semaine, au pénitencier de Port-Cartier, sur la Côte-Nord.Soulignant que le nombre des incidents graves à ce pénitencier ne cesse d’augmenter, alors que la tendance est à la baisse dans l’ensemble des autres pénitenciers, le président de l’ODD, M.Jean Claude Bernheim, a réclamé une enquête publique indépendante « afin de déterminer les causes qui incitent les détenus à recourir à la prise d’otages pour se faire entendre».Selon M.Bernheim, plus de la moitié des prises d'otages survenues depuis deux ans dans des pénitenciers se sont produites à Port-Cartier.Dans l’ensemble, a-t-il rappelé, le nombre d’incidents graves au sein du Service correctionnel du Canada a baissé régulièrement depuis 1984-85, passant de 130 à 66 en 1988-89.Les événements dramatiques, qui avaient débuté samedi matin, se sont terminés en fin de soirée dimanche quand une équipe d’urgence est intervenue avec des gaz lacrymogènes dans le bloc cellulaire après que les autorités eurent été informées qu’un détenu était gravement blessé.Le membre du personnel du pénitencier qui était au nombre des otages s’en est tiré indemne.Par contre, les membres de l’équipe d’urgence ont trouvé sur les lieux un détenu mort et quelques au- tres blessés.L’un d’eux est décédé durant son transport à l’hôpital.Les détenus décédés ont été identifiés par le Service correctionnel du Canada comme étant Réal Marceau, 44 ans, et Robert Gagné, 35 ans, qui purgeaient tous deux une peine à perpétuité, le premier pour meurtre au premier degré et le second pour tentative de meurtre.Marceau avait été admis à l’établissement de Port-Cartier le 16 janvier 1991 tandis que Gagné y était depuis le 29 juin 1990.Il s’agissait de la septième prise d’otages au pénitencier de Port-Cartier depuis son ouverture en novembre 1988.Le directeur adjoint de la prison, M.Laurier Boudreau, a indiqué que la cause du décès des deux détenus n’avait pas encore été déterminée.Selon lui, il n’y a eu aucun coup de feu lorsque l’escouade tactique est entrée dans le bloc cellulaire où l’auteur de l’enlèvement s’était barricadé, mais on a eu recours à des gaz lacrymogènes.Les événements dramatiques ont débuté vers 9 h samedi quand un détenu brandissant une arme artisanale a menacé un gardien dans l’unité de « ségrégation ».Une vingtaine de cellules de cette partie du pénitencier venaient d’être ouvertes pour permettre aux prisonniers de se servir des douches.Environ 18 détenus se trouvaient dans cette unité à ce moment-là et quelques-uns d’entre eux auraient été pris en otages avec le gardien, a raconté M.Boudreau.Deux ou trois d’entre eux'ont subi des blessures mineures au cours de l’incident.Le pénitencier de Port-Cartier abrite environ 200 détenus.ÉCONOMISEUR D’ÉNERGIE.Un simple coup de fil vous fera connaître des centaines de manières étonnamment faciles de réduire vos coûts d’énergie.Communiquez sans frais avec notre Service téléphonique Énergie, dès aujourd’hui.¦?I Energie Mines et Resvvurces Canada L hon Jake Epp Ministre Energy M^nes and Resources Canada non jake Epp Minister Composez le 1-800-267-5166 et voyez comment on peut utiliser l’énergie au compte-gouttes.Par ATS*, téléimprimeur : 1-800-267-4248 •(Appareils de télécommunication pour sourds! Canada EN BREF.Les pilotes canadiens veulent de l’action Qatar (PC) — Les pilotes de chasse du corps expéditionnaire canadien dans le golfe Persique ont une envie folle d’entrer en action, mais il semble que leurs adversaires irakiens aient décidé de ne pas se mesurer à eux.Le commandant en second du contingent canadien a confirmé que ses pilotes souhaiteraient voir un peu plus d’action de la part de l’armée de l’air irakienne.Le lieutenant-colonel Denny Roberts a précisé que ce sont surtout les pilotes censés bientôt quitter le Golfe pour rentrer chez eux après une période de 14 semaines qui ont soif de sensations fortes.« Ils voudraient connaître un peu plus d’action qu’il n’y en a eu par le passé et peut-être qu’une gierre terrestre la leur apportera, et peut-être pas », a dit M.Roberts.M.oberts a ajouté qu’étant donné que les pilotes de CF-18 n’ont eu que très peu de contact avec les forces irakiennes, la guerre a été « ennuyeuse » pour la plupart, mais qu’il est tout de même réconfortant de savoir que des années d’entrainement ont préparé les aviateurs canadiens à toute éventualité.- 1 i Moins de voyageurs à Mirabel (PC) — Au mois de janvier, le nombre de voyageurs entrés au pays par r aéroport de Mirabel a diminué de 9 % comparativement à la même période l’année précédente.Pour l’ensemble du premier mois de l’année, 114 000 visiteurs sont venus au Canada en passant par Mirabel En 1990, ils étaient 127 500.Cette baisse est d’autant plus importante que pour l’ensemble de l’année 1990, Mirabel avait enregistré une augmentation globale d’arrivées de 8 %, a déclaré le porte-parole du service d’immigration de Mirabel, Denis Leblanc.M.Leblanc a également indiqué que le nombre de requérants au statut de réfugié a également baissé.En janvier dernier, on a enregistré 549 demandes du statut de réfugié, dont 242 Bulgares, comparativement à 213 demandes en janvier 1991.¦ - « Entente chez Sldbec LES 2500 métallos des usines de la compagnie Sidbec à Contrecoeur, Longueuil et Montréal ont accepté en fin de semaine l’entente de principe intervenue récemment entre leurs représentants et ceux de l’employeur., D’une durée de trois ans, leur nouveau contrat de travail inclut une augmentation de 65 cents l’heure, le maintien de la clause d’indexation actuelle et quelques bonifications au régime de retraite des employés.Les négociations entre les parties avaient commencé en décembre.Nouveau président de la presse parlementaire QUÉBEC (PC) — Lionel Levac, le correspondant de la radio de Radio-Canada à l’Assemblée nationale, a été élu nier président de la Tribune de la presse parlementaire.Il succède à Michel Saint-Louis, de Télémédia, qui vient de compléter un deuxième mandat à la présidence.Les deux postes de la vice-présidence seront remplis par Elisabeth Kalbfuss ( The Gazette), première vice-présidente, et André Forgues (Le Soleil).Mme Michèle Lamarche (Radio-Canada) et Michel Venne (LE DEVOIR) ont été reconduits dans les fonctions de trésorière et secrétaire respectivement.Les trois directeurs qui compléteront l’exécutif de la Tribune de la presse sont Michel Abel (Radio-Canada), Denis Leduc (Télévision Quatre-Saisons) et , Dominique Rajotte (Radiomutuel)., Des pêcheurs perdront leurs permis SAINT-JEAN, T.-N.(PC) — Bien des pêcheurs des Maritimes perdront leurs permis cette année à la suite de la décision du gouvernement fédéral de protéger les stocks de poisson, affirme le député libéral terre-neuvien George Baker.À Terre-Neuve seulement, environ 1000 pêcheurs de l’intérieur pourraient ne pas être autorisés à exercer leur métier cette saison, a fait remarquer M.Baker.Tous ceux qui n’ont pas travaillé dans le secteur des .pêches au cours des deux dernières années se verront refuser l’autorisation de pêcher tandis que d’autres ne pourront pas construire ou acheter un autre bateau, a indiqué M.Baker par voie de communiqué.D’autres mesures destinées à réduire la pêche seront annoncées ce mois-ci, a-t-il dit, y compris l’interdiction faite aux pêcheurs de quitter leur zone de résidence pour exercer leur métier.Le Fonds Nelson Mandela, un an après LE COMITÉ québécois du Fonds Nelson Mandela (FNM) a marqué hier le premier anniversaire de la libération de celui qui est « un modèle de courage et de sacrifice dans le combat d’un homme pour la Justice et la Liberté ».Du même coup, la coprésidente du FNM, Mme Gabrielle Lachance, directrice générale de Développement et Paix, a tenu à rappeler aux Québécois et aux Canadiens qu’ils peuvent contribuer à un vaste projet d’éducation communautaire et civique en Afrique du Sud.Il s’agit en fait de préparer la population noire, par des vidéos et par le biais de 14 centres d’information, à bien se prévaloir d’un droit qui lui a toujours été nié : voter.Sur les 10 millions $ que nécessite un tel programme éducatif, 3 millions $ devraient provenir de dons recueillis au Canada.Lueur d’espoir à la STRSM L’INTERMINABLE conflit de travail entre le syndicat des employés d’entretien et la direction de la Société de transport de la rive sud de Montréal pourrait prendre fin dimanche, alors que les syndiqués prendront connaissance de l’entente de principe intervenue samedi entre les représentants des deux parties.Des deux côtés, on refuse d’en dévoiler le contenu avant que les syndiqués aient pu l’examiner.Les employés d’entretien de la STRSM sont en grève depuis avril 89 afin d’obtenir la semaine de travail de quatre jours.Une trêve de six mois a cependant eu lieu entre octobre 89 et avril dernier.Surenchère de barrages routiers PEMBERTON, C.-B.(PC) — Après avoir reçu un avertissement de la police, hier, des résidants de Pemberton, en Colombie-Britannique, ont dégage la route menant à la réserve indienne Mount Currie, qu’ils obstruaient depuis la veille.Les citoyens bloquaient la circulation sur la route de la réserve pour répliquer aux barrages routiers dressés par des autochtones désireux d’empêcher la construction d’une route à l’usage des compagnies forestières.Dimanche, des membres du Lil’wat Peoples Movement ont brièvement bloqué le trafic sur Duffey Lake Road, à quelque 160 kilomètres au nord de Vancouver, au même endroit que le barrage routier maintenu pendant quatre mois l’été dernier, en guise d’appui aux Mohawks d’Oka.Le porte-parole des habitants de Pemberton, M.Dave Carson, a fait savoir que ceux-ci étaient satisfaits d’avoir pu faire passer leur message et n’avaient pas l’intention d’enfreindre la loi, mais il a prévenu que si les autochtones érigeaient encore des barrages routiers, les citoyens de Pemberton n’hésiteraient pas à les détruire et à installer leurs propres barrages.La moitié des bébés d’URSS naissent malades MOSCOU (AFP) — Plus de la moitié des enfants soviétiques naissent avec des problèmes de santé et 40 % des femmes ne subissent aucun contrôle médical pendant leur grossesse, affirmait hier la Pravda dans un article consacre à l’état désastreux des maternités soviétiques.L’organe du Parti communiste soviétique explique que près de trois millions de femmes soviétiques travaillent dans des « conditions nuisibles » et 500 000 ont un travail physiquement difficile.Le taux de mortalité s’élevait en 1989 à 24,7 pour mille en moyenne en URSS.Il atteignait 58,2 pour mille au Turkmenistan (Asie centrale) et 11,6 pour mille en Lituanie.L’état des cliniques d’accouchement est particulièrement déplorable dans les républiques.Aiasi en Kirghizie, une maternité sur quatre n’a pas l’eau courante, ce qui est le cas de la moitié des maternités de Moldavie.Le journal cite le témoignage du médecin-chef de la maternité de Rostov-sur-le-Don (sud de la Russie), le Dr Vladimir Zoubkov, qui déplore « le manque chronique de médicaments, d’appareils de diagnostic et de traitement, ainsi que de moyens de désinfection ».« Mon hôpital recevra en 1991 20 à 22 % des médicaments qui lui avaient été octroyés l’année dernière.Le problème des seringues jetables n’est pas réglé et nous prévoyons de nouveaux cas de sida.C’est une honte pour le pays », souligne le Dr Zoubkov, qui est député soviétique.Ouvrez I ML* sur notre REER Le Devoir, mardi 12 février 1991 ¦ A-3 La lutte à la drogue ne justifierait pas l’appel à la délation à l’école Clément Trudel DES POLICIERS chargés de la lutte contre la drogue ont lésé de leurs droits plusieurs dizaines d’élèves, pense la Commission de protection des droits de la jeunesse.Dans une décision rendue le 28 septembre, qui n’a été publiée qu'hier, la Commission examine la situation dans trois polyvalentes des Bois-Francs et demande à la SQ de modifier son comportement pour respecter l’article 56 de la Loi sur les jeunes délinquants: droit à ne pas s’inscriminer, droit au conseil, etc.Le Conseil permanent de la jeunesse et le Regroupement des maisons de jeunes du Québec disent comprendre la nécessité du programme de Lutte contre les trafiquants de drogues et de stupéfiants; ils s’élèvent cependant contre ce qui leur paraît être des appels répétés à la délation.Des élèves de Plessisvil-le, Drummondville et de Victoria-ville ont, par l’intermédiaire de Maisons de jeunes, porté plainte sur les méthodes utilisées par des policiers de la SQ.La Commission conclut que dans un seul cas (sur quelque 40 dossiers étudiés J, on a servi une mise en garde à l’éleve soupçonné et convoqué au Service des étudiants pour des « entrevues », dont les jeunes ne connaissaient le motif qu’une fois confrontés à un ou des policiers.Les droits des élèves, selon ce que la Commission a décidé, se retrouvent dans l’article 56 de la Loi sur les jeunes contrevenants.Comme c’était son droit, la Sûreté du Québec a demandé, le 7 février 1991, la révision de cette décision.C’est l’assemblée plénière de la Commission de protection des droits de la jeunesse qui rendra, à une date indéterminée, une décision qui équivaut à un jugement de tribunal d’appel.Aux affaires publiques de la SQ, on refusait hier de commenter les propos tenus en conférence de presse, où le porte-parole des Maison de jeunes a même parlé de « climat de terreur ».Pourquoi celte consigne du silence à la SQ ?« Pour ne pas être passible d’outrage au tribunal », répond officiellement la SQ.Le dossier relié aux plaintes parvenues à la Commission de protection des droits de la jeunesse remonte à deux ans environ.On s’est inquiété, dans les Bois-Francs, des répercussions de certaines méthodes d’enquête de la SQ.La Commission a pris soin de préciser qu’elle ne critiquait pas le bien-fondé du programme que met en route la SQ pour lutter contre la consommation ou le trafic de stupéfiants en milieu scolaire.Il s’agissait plutôt pour les commissaires de vérifier si les règles présidant à la cueillette de preuves étaient respectées face à ces mineurs.La réponse donnée fut non, comme en fait foi le texte de la décision de 13 pages authentifié par Mme Claire Rocher, secrétaire adjointe de la CPDJ.Pour le Conseil permanent de la jeunesse, « la lutte contre la drogue ne justifie pas le non-respect des droits des jeunes ».Le Conseil invite les commissions scolaires à s’assurer « que les droits de leurs élèves soient judicieusement respectés, particulièrement lorsqu’elles sont directement impliquées dans l’application de ces programmes».Quant à M.Martin Viau, coordonnateur du Regroupement des maisons de jeunes du Québec, les policiers de la SQ visaient à constituer des listes de suspects et ils pouvaient séjourner parfois deux semaines ou plus dans une polyvalente pour tenter d’épingler des coupables.Un étudiant, Guillaume Boursier, a rendu témoignage quant à ces soupçons qu’entretenaient les policiers à son égard.Il nie tout contact avec le milieu de la drogue et affirme qu’on l’invitait à la délation, les policiers lui affirmant qu’il avait été « stoolé » par des copains.Oscar Peterson ne craint pas la souveraineté Le célèbre jazzman reçoit l’Ordre du Québec en compagnie de 25 autres personnalités Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — La souveraineté possible du Québec est loin de troubler le jazzman Oscar Peterson qui recevait hier l’Ordre national du Québec des mains du premier ministre Robert Bourassa.« Quand on a voyagé à travers l’Europe et le monde comme je l’ai fait et que vous voyez des plus petits pays que le Québec, il n’y a rien de mal à cela », a déclaré M.Peterson après avoir reçu sa décoration de Chevalier de l’Ordre.Le musicien, âgé de 65 ans, réside maintenant en banlieue de Toronto, à Mississauga, mais il est né et a vécu à Montréal jusqu’en 1958.« Le Québec semble aller dans une autre direction et on doit comprendre quand quelqu’un veut aller dans cette autre direction, a dit M.Peter-son.Il n’y a rien de mal à ce que le Québec soit reconnu comme une communauté distincte.» M.Peterson habite l'Ontario parce que, surtout, « c’est plus commode pour mes déplacements », car Toronto est relié directement à plusieurs villes nord-américaines.Il s’est dit « ému » de la décoration qu’il venait de recevoir.Le musicien est également membre de l’Ordre du Canada.M.Peterson a été présenté comme « le plus grand jazzman de tous les temps » et on a rappelé ses enregistrements avec des artistes aussi prestigieux que Louis Armstrong, Ella Fitzgerald et Duke Ellington.Outre le célèbre jazzman, 25 autres personnalités ont été reçues membres de l’Ordre du Québec.Ce sont l’homme de science et mu- I ‘ \ f V ¦ S ^ >> > ¦'V au Z ,*\ !'• » N A t i / ,Ç • ' PHOTO AP Un bébé victime du choléra repose dans l’hôpital péruvien de Chimbote, où 500 autres patients sont soignés pour la même maladie.L’OMS craint l’extension d’une épidémie de choléra aux pays voisins du Pérou GENÈVE (AFP) — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, hier à Genève, qu’une extension de l’épidémie de choléra aux pays voisins du Pérou était « vraisemblable » et qu’elle se produirait « étape par étape ».« C’est la première apparition très grave dans les Amériques de la pandémie de choléra qui a fait son apparition en 1961 » et il est probable qu’elle va s’étendre étape par étape, pays par pays, a expliqué le Dr Nathaniel Pierce, de la division de la lutte contre les maladies diarrhéiques.Cette pandémie (épidémie sur une large échelle), la 7e depuis 200 ans, a fait son apparition voici 30 ans en Indonésie puis s’est étendue au Sud-Est asiatique, au Moyen-Orient et à l’Afrique avant d’apparaître, aujourd’hui, en Amérique latine.Actuellement 35 pays déclarent des cas de choléra à l’OMS, mais l’organisation estime que les pays frappés par cette maladie sont beaucoup plus nombreux.« Les moyens pour soigner les malades existent, ceux pour protéger leurs familles ou les personnels sanitaires sont très efficaces, mais en revanche les moyens pour empêcher son extension de région en région n’existent pas », a ajouté le Dr Pierce.La propagation de la maladie est d’autant plus foudroyante que les populations touchées n’ont jamais été en contact- avec le virus.Le médecin a expliqué que chez l’adulte il n’y avait pas de possibilité d’erreur de diagnostic en raison de la violence des diarrhées et de la rapidité avec laquelle le corps du malade perdait son eau.« En quatre heures un malade sévèrement atteint peut perdre jusqu’à 10 % de son poids et la mort survient rapidement », a expliqué le médecin.Quelques cas de choléra ont été signalés dans les années 70 sur le pourtour du golfe du Mexique, liés à la consommation de fruits de mer mais ils n’avaient rien de semblable avec ce qui se passe aujourd’hui au Pérou.Le Dr Jack Woodall, scientifique de la division de la surveillance épidémiologique et de l’appréciation de la situation sanitaire à l’OMS, a expliqué de son côté que les facteurs favorisant l’extension de cette maladie étaient liés aux conditions de vie de populations vivant dans les bidonvilles.En revanche, un touriste correctement nourri et prenant un minimum de mesures d’hygiène corporelle et alimentaire ne risque rien.Ce sont surtout les fruits de mers crus ou insuffisamment cuits ainsi que le système de distribution de l’eau qui présentent le plus de danger.Or au Pérou il ne pleut jamais, ont expliqué les deux spécialistes, et le système de distribution de l’eau par camions-citernes au sein de populations vivant dans un habitat précaire présente un risque important.Aucun vaccin n’est réellement efficace, explique l’OMS, qui a renoncé à promouvoir toute campagne de vaccination pour lutter contre la pandémie.Le seul moyen de lutter contre le choléra est d’administrer au malade le plus rapidement possible par voie orale des sels de réhydratation (ORS Oral Rehydratation Salts) dont une grande quantité sont acheminés sur place.Perez de Cuellar lance à Montréal la Conférence internationale de droit aérien d'nprès la Presse Canadienne LE SECRÉTAIRE général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Javier Perez de Cuellar, doit, par une allocution aujourd’hui, lancer la Conférence internationale de droit aérien qui se tient du 12 févrirerau 1er mars sous les auspices de l’Organisation civile internationale (OACI) dont le siège social est à Montréal.M .de Cuellar doit ensuite se rendre à Ottawa pour s’entretenir avec le premier ministre Brian Mulroney au sujet notamment de la situation dans le Golfe.La Conférence internationale de droit aérien représente une mesure prise par la communauté internationale visant à protéger l’aviation civile internationale contre les actes terroristes où sont utilisés des explosifs plastiques.En réaction à la tendance voulant que l’on assiste depuis quelques années à la destruction totale d’aéronefs en vol, comme ce fut le cas lors de la catastrophe de Lockerbie, en décembre 1988, le Conseil et l’assem- sicien André Aisenstadt, les médecins chercheurs Jacques Genestet Marcel Gagnon, la journaliste Andrée Maillet, les hommes d’affaires Gérard Parizeau (père du président du Parti québécois), Marcel Jobin et Jean-Louis Lévesque, les sénateurs Claude Castonguay et Arthur Tremblay, l’ex-ministre Victor C.Gold-bloôm, l’endocrinologue Fernand La-brie, les compositeurs Gilles Tremblay et Jean Vallerand, la juriste Juanita Westmoreland-Traoré, l’artiste en tapisserie Micheline Beau-chemin, la militante féministe Claire Bonenfant, le peintre-cinéaste Char- les Gagnon, le chef amérindien Au-rélien G ill, le peintre Francisco Ia-curto, la comédienne Marjolaine Hébert, l’infirmière Yvonne-Marie-Émilie Grignon, la manonettiste Micheline Legendre, le sociologue Guy Rocher, l’écrivain Michel Tremblay et le père Benoit Lacroix, dominicain.Les décorations étaient remises par le premier ministre du Québec qui était accompagné du lieutenant-gouverneur Martial Asselin, du vice-président de l’Assemblée nationale Michel Bissonnette et du président de l’Ordre, le juge Alan B.Gold.Interrogé à l’issue de la cérémonie, un autre récipiendaire, l’écrivain Michel Tremblay, a déclaré que les Québécois doivent faire leur indépendance plutôt que de « rester dans un pays, le Canada, qui ne marche pas avec nous.» Quant à Mme Westmoreland-Traoré, elle a déclaré que la décoration était une excellente chose « puisque ça nous consacre comme Québécois».Mme Westmoreland-Traoré était jusqu'à tout récemment présidente du Conseil des communautés culturelles.Le Conseil des services essentiels fixera les limites de la grève des cols bleus Sylvain Blanchard LE CONSEIL des services essentiels fera connaître cet après-midi ses recommandations concernant la liste des services essentiels qui devront être maintenus par les cols bleus de Montréal au cours de la grève qu’ils déclencheront demain.Les représentants des cols bleus et de la municipalité ont de nouveau passé la journée d'hier à expliquer leurs positions sur le contenu de cette liste, mais devant l’écart qui sépare toujours les parties, c’est le Conseil qui, jusqu’à un certain point, aura le dernier mot.Le Conseil des services essentiels n’a en effet aucune autorité pour obliger le syndicat à respecter les recommandations qu’il lui fera, mais advenant son refus d’obtempérer, l’organisme est en mesure de recommander au ministre du Travail la suspension du droit de grève des syndiqués.Parmi les points de la liste des services à maintenir durant la grève, on relève des divergences entre Montréal et ses cols bleus sur la collecte et l’enfouissement des déchets, le dé-neignement des rues, l’opération du centre d’enfouissement de la carrière Miron, la production de l’eau potable, l’entretien des conduites d’eau, d’égouts, des borne-fontaine ainsi que l’entretien des installations d’électricité, de plomberie et de chauffage.Les cols bleus se disent prêts à ef-, fectuer une seule cueillette des or dures par semaine, alors que la Ville réclame le maintien des deux levées En 1986, le Conseil des services essentiels avait exigé le maintien intégral de ce service.La proportion de la collecte des ordures ménagères effectuée par les cols bleus n’est actuellement que de 25 %, le reste du service étant assuré par l’entreprise privée.À noter que les représentants des cols bleus et de la Ville de Montréal se rencontrent ce matin en présence du conciliateur Fernand Matteau.La semaine de quatre jours est l’enjeu principal de cette négociation.Prochaine flambée de violence à Akwesasne ?CORNWALL, Ont.(PC) - Un adversaire notoire des casinos s’attend à une reprise prochaine de la violence à la réserve indienne d’Akwesasne, à cheval sur la frontière canado-amé-ricaine.Pour M.Doug George, qui dirige le journal local Akwesasne Notes, la fusillade survenue la semaine dernière sur la réserve laisse présager une nouvelle éruption de violence opposant partisans et adversaires des maisons de jeux.D’autres représen- tants de la réserve, dont certains Warriors, favorables aux maisons de jeu, ne sont pas d’accord avec cette opinion et assurent qu’il n’y aura pas d’incidents.La question des jeux de hasard divise la population d’Akwesasne, qui a été la scène, l’été dernier, d’affrontements à coups de fusil entre partisans et adversaires des maisons de jeux implantées du côté américain de la réserve.Deux Mohawks ont été tués [Tendant ces événements.La po- lice continue, depuis, à patrouiller la région où régne une paix précaire.Mais la semaine dernière, une fusillade a éclaté à St-Régis, du côté canadien de la réserve.Des témoins ont dit avoir entendu une trentaine de coups de feu, mais personne n’a été blessé et la police ignore ce qui a provoqué l’incident.Les casinos américains sont fermés, mais les autorités de l’État de New York sont à réviser leurs permis et les casinos pourraient rouvrir cet été.blée générale de l’OACI, le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies ont adopté des résolutions préconisant que l’OACI accorde priorité à l’établissement d’un instrument international approprié pour faciliter la détection des explosifs plastiques.Les études techniques indispensables à la rédaction de la convention ont été menées par un groupe de spécialistes qui s’est efforcé de trouver un additif, à ajouter au stade de la fabrication, qui permettra de mieux détecter les explosifs.« Ça fait 200 ans que ça dure.Pourquoi j'appellerais ?» Le Forum est à l’écoute de tous les Canadiens, de toutes les options.Il veut réduire la méfiance et favoriser le dialogue.Quel genre de pays voulez-vous?Téléphonez pour nous donner votre opinion ou pour obtenir votre cahier de discussion gratuit.Le Forum des Citoyens VO U OLE 101% IMBATTABLE !* iZ> Banque Hongkong du Canada Centre-ville • LaSalle • Laval • Longueuil • Saint-Léonard ‘ Intérêt annuel garanti sur échéance fixe de 3'6 ans.Termes de 6 à 60 mois, encaissables en loul temps.Ce taux peut changer sans préavis, mais nous garantissons des taux supérieurs à ceux annoncés par la Banque Royale, la Banque C1BC.la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque Nationale, la Banque Toronto-Dominion, la Banque de Montréal, le Canada Trust, le Montréal Trust et le Trust Royal pour leurs RKER à échéances fixes A-4 ¦ Le Devoir, mardi 12 février 1991 La FMOQ propose une alternative à la conscription des médecins en région Jean Francoeur LA FÉDÉRATION des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), réagissant au livre blanc et au projet de loi 120 sur la réforme des services de santé et des services sociaux, vient d’offrir sa collaboration au gouvernement du Québec dans le but d’assurer une meilleure répartition des effectifs médicaux sur tout le territoire et dans les établissements.Dans un mémoire à l’intention du ministre, M.Marc-Yvan Côté, la FMOQ propose ainsi une solution de rechange a l’obligation qui serait faite à tous les médecins oeuvrant en cabinet privé d’obtenir leur agrément auprès des futures régies régionales comme condition d’une pleine rémunération.Selon le projet de loi 120, dans le cadre des plans régionaux d’effectifs, un médecin pourra être agréé par la régie s’il s’engage par écrit notamment à exercer sa profession dans un centre désigné, ou participer à un programme de services à domicile ou collaborer à la mise sur pied d’un système de services médicaux en tout temps.Dans le débat sur le principe de ce projet de loi, en décembre dernier, M.Côté avait réitéré en termes vigoureux son intention d’assurer une meilleure redistribution des services médicaux, au besoin en conscrivant les jeunes médecins pour contrer chez eux une tendance, aujourd'hui fortement majoritaire, de ne pratiquer qu’en cabinet privé.La FMOQ, dans sa proposition au ministre, se rend en partie à cette argumentation.La Fédération se dit d’accord avec le principe d’un engagement pris par les omnipraticiens d’exercer en CLSC ou dans un autre établissement, ou de participer à un réseau de garde intégré ainsi qu’à un programme de maintien à domicile.Les médecins s’engageraient à consacrer à ces activités « un nombre d’heures raisonnables ».Les conditions d’un tel engagement seraient cependant déterminées dans le cadre d’une entente syndicale et le médecin conserverait le droit de choisir celle des activités qui lui convient, se contentant d’en infor- mer la régie régionale.Un tel cadre d’exercice ne s'appliquerait cependant qu’aux médecins qui ont moins de dix années de pratique et dont l’activité se situe, évidemment, en dehors des CLSC.À l’intérieur d’un tel système, la Fédération des omnipraticiens accepterait également le principe d’une rémunération différencié, en clair les médecins qui refuseraient d’y participer n’auraient pas droit à la pleine rémunération.Les parties conviendraient qu’en échange, le décret prévoyant une baisse de rémunération de 30 % pour les médecins pratiquant notamment à Montréal, Québec et Sherbrooke, serait abrogé.Compte tenu du fait que les omnipraticiens sont déjà relativement bien répartis sur le territoire, la fédération médicale estime que sa proposition aurait pour effet de combler très rapidement la pénurie des médecins en établissment — en moins d’un an, soutient-elle.Une telle formule présenterait également l’avantage de ne pas exiger pour son application « une armée de fonctionnaires » chargés de la confection des plans d’effectifs, conclut la FMOQ.François Gérin prédit quatre ou cinq nouvelles conversions au Bloc québécois OTTAWA (PCI — Le député François Gérin a prédit, hier, que « quatre ou cinq » autres députés conservateurs vont se joindre aux neuf députés actuels du Bloc québécois.La prédiction est basée sur le fait que le Bloc est maintenant le parti fédéral le plus populaire au Québec, que son chef Lucien Bouchard a dé- LE DEVOIR Service de PUBLICITE 842-9645 cidé de rester à son poste, que le Bloc va s’équiper d'une véritable machine électorale et qu’il va réclamer un statut officiel aux Communes.Les deux premières raisons, en fait, sont interdépendantes l’une de l’autre.Si le Bloc recueille 37 % des appuis au Québec, selon les derniers sondages, c’est un peu, beaucoup, grâce à Lucien Bouchard.Son départ aurait pu signifier la fin du Bloc.« Nous sommes très au courant que la force du Bloc repose principalement sur les épaules de Lucien Bouchard, a noté le député Louis Plamondon.Il aurait été très difficile de fonctionner sans lui.» En annonçant sa décision de demeurer à la tête du Bloc, M.Bouchard a dit qirtl tenait à « fermer les üvres du fédéralisme ».Pour parvenir à cette fin, le Bloc va fonder des associations dans les 75 circonscriptions du Québec et présenter des candidats dans chacune d’elles.11 prévoit, selon M.Plamondon, faire élire au moins 50 députés.Mais, s’est-il empressé d’ajouter, ! « nous sommes le seul parti au Canada qui n’espère pas prendre le pouvoir.Nous voulons la souveraineté, rien de plus».Si jamais le Bloc obtient la reconnaissance officielle aux Communes, cela signifiera 18 600 $ de plus pour les dirigeants et surtout un fonds de recherche important.M.Gérin a commencé à faire campagne auprès de quelques députés tories, « afin qu’ils se fassent une idée rapidement (de se convertir au Bloc), parce que le rapport Bélanger-Campeau sera publie à la fin de mars ».AVIS Conformément aux dispositions de l’article 257 de la Loi sur la Communauté urbaine de Montréal, (L.R.Q., chapitre C-37-2), AVIS est, par les présentes, donné de l’adoption par le CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SOCIÉTÉ DE TRANSPORT DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL à une assemblée ordinaire publique tenue le 30 janvier 1991, de la résolution numéro C.A.91-02 établissant le CALENDRIER DES ASSEMBLÉES ORDINAIRES PUBLIQUES POUR L’ANNÉE 1991 comme suit: DATE 14 février (jeudi) HEURE 19 h 30 13 mars (mercredi) 19 h 30 10 avril (mercredi) 19 h 30 8 mai (mercredi) 19 h 30 12 juin (mercredi) 19 h 30 3 juillet (mercredi) 14 août (mercredi) 19 h 30 19 h 30 18 septembre (mercredi) 19 h 30 9 octobre (mercredi) 19 h 30 13 novembre (mercredi) 19 h 30 11 décembre (mercredi) 19 h 30 ENDROIT Hôtel de Ville de Verdun Salle du Conseil 4555, avenue Verdun Verdun (Québec) (près 1 re Avenue et Willibrod — station de métro Verdun — autobus lignes 12 — 58 — 61 — 68 — 107 — 108) Hôtel des Gouverneurs Salle des Gouverneurs Place Dupuis 1415, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) (entre Ste-Catherine et boul.de Maisonneuve — station de métro Berri — UQAM — autobus lignes 15 — 31 — 125) Hôtel des Gouverneurs Salle des Gouverneurs Place Dupuis 1415, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) (entre Ste-Catherine et boul.de Maisonneuve — station de métro Berri — UQAM — autobus lignes 15 — 31 — 125) Ville de Saint-Léonard Bibliothèque municipale 8420, boulevard Lacordaire Saint-Léonard (Québec) (coin boulevards Lacordaire et Robert — stations de métro Cadillac ou Jarry — autobus lignes 32 ou 192) Complexe Guy Favreau Salle des Saules 200, boul.René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) (près de Jeanne-Mance — stations de métro Place d’Armes ou Place-des-Arts — autobus lignes 15 — 55 — 78 — 80 — 125 — 129) Hôtel Méridien — Complexe Desjardins Salle Alfred Rouleau — Basilaire 1 Montréal (Québec) (angle des rues Ste-Catherine et Jeanne-Mance — stations de métro Place-d’Armes ou Place-des-Arts — autobus lignes 15 — 55 — 78 — 80 — 125 — 129) Ville de Sainte-Geneviève Chalet des citoyens Parc Robert Sauvé 15736 A, rue Pierrefonds Sainte-Geneviève (Québec) (près de l’église Sainte-Geneviève boul.Gouin Ouest — autobus lignes 68 — 201 — 205) Complexe Guy Favreau Salle des Saules 200, boul.René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) (près de Jeanne-Mance — stations de métro Place d’Armes ou Place-des-Arts — autobus lignes 15 — 55 — 78 — 80 — 125 — 129) Hôtel des Gouverneurs Salle des Gouverneurs Place Dupuis 1415, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) (entre Ste-Catherine et boul.de Maisonneuve — station de métro Berri — UQAM — autobus lignes 15 — 31 — 125) Ville de Lachine Maison du Brasseur 2901, rue Saint-Joseph Lachine (Québec) (près 29e Avenue — station de métro Lionel Groulx — autobus ligne 191) Hôtel des Gouverneurs Salle des Gouverneurs Place Dupuis 1415, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) (entre Ste-Catherine et boul.de Maisonneuve — station de métro Berri — UQAM — autobus lignes 15 — 31 — 125) L’Assistant-secrétaire Gérald Blais 0 SOCIÉTÉ DE TRANSPORT DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Libre-échange finira par avoir au moins neuf des dix provinces dans son camp, le Manitoba et la Colombie-Britannique ayant indiqué que leur accord ne serait sujet qu’à la complétion de consultations.« Il y a dix provinces au Canada et comme Clyde Wells le dit si bien, elles sont toutes absolument égales.Selon ce raisonnement, l’Ontario ne pèse pas plus lourd que l’île-du-Prince-Édouard », lance à ce sujet le ministre Crosbie.Expérience faite, rappelle le gouvernement fédéral, il y a moyen de se passer de l’accord de l’Ontario et de mener à terme de telles négociations.Queen’s Park ne s’exclut d’ailleurs pas pour autant des consultations ponctuelles qu’Ottawa a promis de mener avec les provinces au fil des négociations.Mais dans la capitale fédérale, on admet tout de meme que le climat économique et politique est moins favorable pour la négociation du libre-échange avec le Mexique que lors de la ronde précédente.La récession, la situation plus précaire du Québec dans la Fédération canadienne et l’avènement possible d’ici l’automne de gouvernements néo-démocrates en Saskatchewan et en Colombie-Britannique sont autant de facteurs qui ne faciliteront pas la phase deux du libre-échange.4 Bush mages étendus et qu’il ont dû, en conséquence, unifier certains de ces éléments pour reconstituer une force de combat efficace.» Selon la même source, les premières séries d’attaques alliées avaient réduit de près de 90 % le ravitaillement des troupes de première ligne, et les Alliés ont depuis lors fait sauter de nombreux ponts situés entre la zone des combats et l’intérieur de l’Irak.Une intense activité diplomatique, marquée notamment par des initiatives de l’URSS et de la Chine, se poursuit néanmoins en vue d’infléchir la position immuable de Bagdad.Radio-Bagdad a affirmé dans la journée que l’Irak n’accepterait aucun cessez-le-feu.Mais a Tunis, le vice-premier ministre irakien Saa-doun llammadi, en tournée au Maghreb, a dit que son pays serait prêt à examiner toute offre de cessez-le-feu sans conditions : « Si une quelconque partie, ou l’agresseur, demandait un arrêt inconditionnel des combats, nous étudierions cela et nous dirions rapidement si nous l’acceptons ou non.» Le président Saddam Hussein avait mis fin dimanche soir à un silence de deux semaines pour affirmer que chaque jour qui passait constituait une défaite pour « la coalition de l’athéisme, de l’oppression et de la tyrannie ».Il a assuré à son peuple qu’il était, aux yeux de Dieu, déjà vainqueur de la guerre pour avoir supporté des raids pendant trois semaines.La presse de Bagdad a réaffirmé hier le caractère irréversible de l’annexion du Koweit, en ajoutant que la bataille terrestre est proche et sera terrible pour l’ennemi.À Belgrade, quinze pays non alignés ont entamé des concertations pour tenter de trouver les moyens de mettre fin à la guerre.« Même s’il n’existe qu’une petite lueur d’espoir, elle doit être exploitée », a déclaré le ministre indien des Affaires étrangères, Vidya Charan Shukla.Evgueni Primakov, émissaire personnel du président Mikhaïl Gorbatchev, a quitté Moscou pour Bagdad où il espère être reçu par Saddam Hussein.De son côté, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Fuchang, a entamé une tournée qui le conduira en Syrie, en Turquie, en Yougoslavie et en Iran.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira demainpour la première fois depuis le déclenchement des hostilités.Roland Dumas, ministre français des Affaires étrangères, se rend au jourd’hui à Moscou pour des entretiens avec Mikhaïl Gorbatchev et avec son homologue soviétique Alexandre Bessmertnykh.Correctif DANS la chronique de Jeffrey Simpson parue lundi en page 12: Northrop Frye et lu souveraineté, la toute dernière phrase aurait dû se lire: « Mais sur la base de l’économie et de la politique, c’est une absurdité ».Northrop Frye a déjà affirmé: « Je serais moi même séparatiste sur la base de la culture » et voyait un obstacle à la souveraineté québécoise quand il invoquait les volets économique et politique.L’Irak a de nouveau reçu le soutien de Yasser Arafat, qui multiplie les déclarations anti-américaines.Avant de se rendre à Amman pour des entretiens avec le roi Hussein, de Jordanie, le chef de l’OLP a déclaré que « tous ceux dont les mains auraient été souillées par le sang des héros de l’Irak seraient châtiés».Mais le roi Fahd, d’Arabie Saoudite, a dit que son pays était résolu à poursuivre la guerre du Golfe jusqu’au retrait des troupes irakiennes du Koweit.Toute initiative de paix doit prévoir l’évacuation de l’émirat, le retour au pouvoir de la famille al Sabah et le retrait des forces irakiennes des abords de la frontière saoudienne, a-t-il dit.Les ministres des Affaires étrangères de neuf pays arabes membres de la coalition anti-irakienne se réuniront vendredi au Caire pour discuter de la guerre et des moyens d’assurer la sécurité dans la région une fois le conflit terminé, rapporte le quotidien égyptien Al Gomhouria.A Ryad, les autorités militaires américaines ont annoncé que l’aviation alliée avait effectué en 24 heures 2900 sorties en Irak et au Koweit, dont 750 contre des positions irakiennes au Koweit.Un porte-parole a aussi confirmé la destruction de trois rampes de missiles Scud dimanche et d’une quatrième hier.De son côté, l’armée britannique a rapporté que l’aviation irakienne était décimée par les bombardements alliés et qu’il était peu probable qu’elle puisse encore défier la coalition.Un porte-parole militaire français a fait savoir que l’aviation française avait effectué hier matin de nouveaux raids en Irak et au Koweit, ajoutant que tous les appareils avaient regagné leurs bases sans encombre.Ils avaient pour cibles un abri antiaérien dans le sud-est de l’Irak et des positions d’artillerie dans le sud du Koweit.Un porte-parole saoudien a dit que 300 moudjahiddin afghans avaient rejoint les forces alliées en guerre contre l’Irak.4 Fronde ments.Le Parti libéral est un parti démocratique.Il peut y avoir des discussions, mais je suis confiant que l’unité du parti va être maintenue ».Il a en outre réaffirmé qu’un référendum en 1991 plutôt qu’en 1992 « n’éliminera pas l’incertitude politique ».Au meme moment, devant un groupe d’hommes d’affaires de Saint-Jean, sur la rive sud de Montréal, le ministre de la Justice venait lui aussi à la rescousse du rapport Allaire.« Ce n’est pas une révolution, mais une évolution ».Selon M.Ré-millard, le rapport Allaire inspirera les membres de la Commission Bélanger-Campeau et les amènera sans doute plus facilement vers l’émergence d’un consensus.À l’instar de M.Bourassa, il a dénoncé l’acharnement du PQ à réclamer un référendum dès 1991, faisant valoir que ce n’est pas très honnête de vouloir bousculer l’échéancier simplement par crainte que les Québécois modifient leur jugement sur l’avenir constitutionnel du Québec.Pour le comté de Jean-Talon, dont il est le député, il n’est pas question de solliciter des amendements.Alors que s’amorçait ce débat entre les ténors du gouvernement, le rapport continuait d’alimenter la réflexion et les interrogations des militants de la base.Dans le sillage de l’orientation tracée par Claude Ryan, l’association de Robert-Baldwin, représentée à l’Assemblée nationale par le ministre Sam Elkas, portera aujour’hui au secrétariat du parti une proposition d’amendement visant à redonner au fédéralisme ses lettres de créance, a fait savoir une porte-parole de l’exécutif.Geste que se propose d’imiter le comté de Nel-ligan, représenté par le député Russ William.Il y a seulement 13 jours, le 29 janvier, que le comité constitutionnel du PLQ a dévoilé ses orientations, laissant bien peu de temps aux comtés pour l’étudier, en débattre et réagir.Quelques-uns ont procédé au cours du week-end, mais plusieurs autres ont préféré prendre tout le temps permis pour traduire l’expression de leur dissidence.Ainsi, les exécutifs des comtés de Viger et de Deux-Montagnes, tous deux sympathiques à la démarche entreprise par Claude Ryan, ont débattu de la question jusqu’en fin de soirée hier et doivent communiquer aujourd’hui à la direction du parti les conclusions de leurs délibérations.Il en est de même du comté de Bourassa, représenté par la ministre Louise Itobic.Le presi dent de l’association, M.Michel Leduc, a lui aussi confirmé au DEVOIR l’intention de l’exécutif de voter des amendements « fédéralistes » en vue du congrès.Le comté de Crémazie, que représente un autre ministre, M.André Vallerand, a décidé de ne pas formuler d’amendements, mais de se préparer à intervenir sur le plancher du congrès.À cette fin, M.Vallerand participera le 18 février à une réu nion de l’exécutif de l’association et le 25 février à une réunion des délégués choisis en vue du congrès.Le comté d’Outremont restera jiour l’instant en marge du débat qui s’engage, parce que, nous a confié une porte-parole de l’association, le député et ministre Gérald Tremblay est d’avis que ce n’est pas au congrès mais au conseil des ministres qu’aura heu le vrai débat.Les comtés de Vaudreuil (Daniel Johnson), Dorion, Vanier, îles-de-la-Madeleine et Saint-Jean entendent se tenir loin des hostilités.Alors que les comtés de Vachon, Notre-Dame-de-Grâce, Mont-Royal, Sainte-Anne, Rosemont et Lafontaine préfèrent taire leurs intentions.4 Dirigeants dirige vers une décentralisation importante de l’appareil fédéral », a af firmé M.Cyr.Il croit que le niveau du déficit est maintenant intolérable et qu’il faudra qu’Ottawa abandonne certaines juridictions.Il a entre au très donné l’exemple des program mes à frais partagés (comme la santé et l’éducationl.« Il est clair à mon avis que le fédéral doit se retirer des programmes à frais parta gés », a déclaré le président de la plus importante société contrôlée par des intérêts canadiens.M.Cyr dit qu’il est devenu un « fé déraliste raisonné » et que l’on peut être à la fois fier d’être canadien tout en étant fier d’être québécois.Le président de BCE Inc.ne voit d’ailleurs pas dans le rejet de l’entente du lac Meech le symptôme ul time de la césure entre le Québec et le reste du Canada.Selon lui, l’échec est le fruit d’une incompréhension « À cause de la mauvaise perception (dans le reste du Canada), on se méfiait de ce que le Québec pourrait de mander comme pouvoirs au nom de la société distincte, analyse-t-il.Maintenant favec le rapport Al laire), on a spécifié les pouvoirs sans que ce soit un ‘test’ pour la société distincte.Il y a donc plus de chances de progresser maintenant.» M.Cyr n’a pas été très spécifique à propos des pouvoirs que le Québec devrait obtenir, dans une éventuelle constitution remodelée'.En anglais, il a toutefois critiqué le rapport Al laire, parce qu’il « n’avait rien de bon à dire sur le système actuel.Je crois qu’il faudra un changement de ton et de contenu si nous voulons avoir un dialogue constructif.» M.Cyr remarque toutefois que les problèmes du fédéralisme ne sont pas vécus au Québec exclusivement.Il signale que d’autres provinces, l’Ouest en particulier, sont mécon tentes et réclament aussi une nou velle répartition des pouvoirs.« Des changements sont necessaires non seulement à cause du Québec, mais aussi parce que le système actuel a conduit à une dette renversante.» 12 février par la PC et l'AP 1987: les soeurs Lévesque, accusées d’avoir introduit en Italie six kilos et demi d’héroine, sont acquittées.1986: accusé de crimes de guerre; le massacre de plus de 700000 personnes; Andrija Artukovic, 86 ans, est extradé des États-Unis vers la Yougoslavie.I985: le ministre canadien de la Défense, Robert Coates, démissionne après qu’on eût révélé qu’il avait fréquenté un club de nuit en Allemagne fédérale.I98I : le général Jaruzelski, qui vient d’être nommé à la tête du gouvernement polonais, demande la suspension des grèves pendant 90 jours pour trouver une solution à la crise économique.1974 : l’écrivain soviétique Alexandre Soljénitsyne, prix Nobel de lit térature, est arrêté dans son appartement de Moscou.1973: début des travaux d’excavation en vue de l’érection de la tour du CN à Toronto.1970: un raid de l’aviation israélienne sur une usine égyptienne de récupération de métaux fait 70 morts parmi les civils.Ils sont nés un 12 février; le compositeur italien Archangelo Corelli (1653-1713); le naturaliste et bio logiste anglais Charles Darwin ( 1809-1882) ; le président américain Abraham Lincoln (1809-1865); le metteur en scène italien Franco Zeffirelli (1923 ).ON PEUT VAINCRE LE CANCER SOCIETE CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY DONNONS GÉNÉREUSEMENT LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mardi 12 février 1991 Accord La Laurentienne a rassemblé ses Léo-Paul Lauzon dénonce en vue au secteurs d’assurance-vie et de gestion *a comptabilité de Kaufel GATT SAN ANTONIO (Reuter) — Un accord serait proche sur la réforme du commerce mondial, mais il faudra sans doute attendre quelques mois avant qu’il ne soit finalisé, a déclaré hier un négociateur américain aux négociations du GATT.Des progrès ont été enregistrés quant au règlement du contentieux entre la CÉE et les États-Unis con- j cernant le traitement des subventions agricoles dans le cadre de TU -ruguay Round, a précisé Richard Crowder, sous-secrétaire auprès du département américain de l’Agriculture, chargé des programmes matières premieres et des affaires internationales.Les négociations de L’Uruguay Round sont dans l’impasse depuis l’ajournement des négociations agricoles en décembre dernier à Bruxelles entre les États-Unis et la CÉE.Depuis, des responsables du GATT, notamment le secrétaire américain à l’Agriculture, Clayton Yeutter, ont tenu des propos encourageants, après la reprise début février par le directeur général du GATT, Arthur Dunkel, des discussions bilatérales pour tenter d’aplanir ce différend qui porte essentiellement sur les subventions à l’agriculture.Sears coupera 33 000 emplois d’ici 1992 CHICAGO (AFP) — Sears, Roebuck, premier groupe de distribution américain, a annoncé hier la suppression de 33 000 emplois ainsi qu’une chute de ses bénéfices au quatrième trimestre 1990 et pour l’ensemble de l’an dernier.Pour réduire ses coûts dans ses activités de distribution, Sears va supprimer 33 000 emplois d’ici la fin de 1991 au lieu de 24 000 annoncés précédemment.Ces suppressions de postes concernent 13 000 emplois à temps complet et 20 000 à temps par tiel.Le bénéfice net de Sears a reculé de 37,1 % au dernier trimestre 1990 pour tomber à 378,8 millions?US ( 1,10 $ US par action) contre 602,1 millions $ US (1,76 $ US) lors de la même période de 1989, sur un chiffre d’affaires en hausse de 2,5 % à 15,56 milliards $ US contre 15,18 milliard-s $ US précédemment.Pour l’ensemble de 1990, le bénéfice net de ce groupe a chuté de 40,3 % à 902,2 millions ?US (2,63 $ US par action) contre 1510 millions $ US (4,30$ US) en 1989.De son côté, le chiffre d’affaires annuel a crû de 4 % à 55,97 milliards $ US 53,79 milliard-s $ US.Les mines produisent plus CilARLESBOURG (PC) - Malgré la conjoncture économique actuelle, l’industrie minière québécoise a connu une bonne performance en 1990.Par rapport à 1989, la valeur des expéditions de minéraux s’est accrue de 3,5 % en 1990 pour atteindre 2,9 milliards $ US, selon le rapport rendu public par le ministère de l’Énergie et des Ressources du Québec.La hausse provient surtout des secteurs du cuivre, du zinc et de l’or qui ont vu le volume de leurs expéditions progresser de 44,2 %, 12,4 % et 6,2 %, respectivement, en regard de l’année précédente.Par ailleurs, lç volume des expéditions d’argent a augmenté de 8,6% au cours de l’année.boursier Dollar canadien (US Cents) 86.60 TSE-300 3501.19 55.92 Or (New York-USS) 367.10 Dow Jones 2902.23 71.54 MontréaLXXM + 29.43 1880.74 (PC) Serge Truffaut LES AUTORITÉS gouvernementales ayant accordé les autorisations nécessaires, le Groupe La Laurentienne a modifié son organigramme afin de regrouper sous un meme chapeau toutes les sociétés d’assurances de personnes ainsi que les firmes de gestion de placements et fonds d’investissements membres de cette institution financière.Depuis le le janvier dernier, les compagnies Laurentienne-Vie, Lau-rentienne-Vie du Canada et L’Impériale, dans le créneau de l’assurance, fréquentent plus étroitement qu’au-paravant les compagnies Gestion de fonds La Laurentienne, Canagex, Les Immeubles Imbrook et quelques autres entités oeuvrant dans le domaine dit de la gestion de placements.Placées sous la direction de M.Robert St-Jacques, ces compagnies, il est important de le souligner, n’ont pas été fusionnées.Elles ont été rassemblées sous une nouvelle entité baptisée La Laurentienne Financière.Dans le cas des compagnies d’assurances de personnes situées au Royaume-Uni et aux États-Unis, seule la propriété de celles-ci a été transférée a Laurentienne Financière.En ce qui concerne l’administration des opérations, les filiales étrangères du Groupe conservent toute leur liberté de mouvement.Au cours d’un entretien, le nou- veau président et chef de la direction de cette société, M.St-Jacques, a in diqué que la Laurentienne Financière est détenue à 100 % par la Corporation du groupe La Laurentienne dont M.Jacques Drouin est le président et chef de la direction.Selon les informations fournies par M.St-Jacquesqui, auparavant, occupait le siège de président et chef de la direction de L’Impériale dont le siège social est situé à Toronto, l’actif sous gestion de ce nouvel ensemble atteint les 7 milliards $.Du côté de la force de frappe, La Laurentienne Financière compte désormais sur un contingent de 1000 représentants travaillant exclusivement pour les produits « fabriqués» par le groupe.Invité à dévoiler les raisons ayant prévalu un regroupement de cette envergure, le président de la Laurentienne Financière a notamment évoqué le fait qu’au niveau de la gestion U est d’ores et déjà possible d’aborder les problèmes et objectifs sous un angle national plutôt que local.En clair, on est passé d’un type de gestion vertical à un type de gestion beaucoup plus horizontal.Ainsi, les objectifs recherchés par exemple dans la distribution de produits sont élaborés, arrêtés et appliqués par les spécialistes en la matière qui travaillent à La Laurentienne-Vie, à l’Impériale ou au sein d’une autre compagnie.De plus, ce rassemblement permet à La Laurentienne-Vie, fort pré- Robert St-Jacques sente au Québec, de distribuer ici les produits de L’Impériale.En contrepartie, L’Impériale distribuera en Ontario et ailleurs au Canada les produits de La Laurentienne-Vie.Dans les opérations dites de fabrication de produits, le même schéma s’applique.Pour le présent exercice financier, qui a commencé le 1er janvier dernier, M.St-Jacques s’est dit confiant que la croissance du volume d'affaires de tout l’ensemble soit supérieur à celui enregistré en 1990.Cette année-là, le volume d’affaires combinée des compagnies concernées fut de 10 % supérieur à celui de 1989.Soit 8 % de plus que la moyenne de l’industrie.Marasme dans le transport aérien La récession et la guerre affectent les compagnies La guerre du Golfe et la récession entraînent une forte baisse du trafic aérien.Ici, une vue de l’aéroport de Denver.—>Vr JF Si d'après Reuter et AFP USAIR, sixième compagnie aérienne américaine, a annoncé hier le licenciement de 3585 de ses employés, la fermeture de quatre de ses douze centres d’opération, d’un bureau de réservation ainsi que d’une installation d’entretien.USAir, qui avait accusé une lourde perte au quatrième trimestre 1990, a indiqué que les suppressions d’emploi touchaient l'ensemble des catégories professionnelles, dont 660 pilotes, 540 employés navigants et 1300 agents assignés au service de la clientèle.« L’environnement dans lequel opèrent les compagnies aériennes est marqué par une chute du trafic et une envolée des coûts d’exploitation due en grande partie à la forte hausse du prix du carburant » pendant les derniers mois de 1990, a déclaré Seth Schofield, le président de USAir.En janvier, USAir avait annoncé une perte de 221 millions $ US au 4ème trimestre 1990 dont une provision de 46 millions $ US pour couvrir les coûts de licenciements et de transfert d’employés.L’été dernier, USAir avait licencié 3600 salariés.De son côté, la compagnie aérienne espagnole Iberia a annoncé qu’elle envisageait de licencier temporairement 10% environ de ses 28 000.Cette décision, qui sera appliquée dans un premier temps pour une période de trois mois, concerne aussi bien les vols intérieurs, en Europe et les liaisons intercontinentales.Le coefficient de remplissage d’I-beria a baissé de 18,6 % en janvier par rapport au mois correspondant de 1989, a ajouté le porte-parole.La compagnie a déjà annulé 289 vols représentant 16% environ de l’ensemble de ses vols.British Airways a pour sa part annoncé la suppression de 4600 emplois et la mise en chômage technique de 2000 salariés supplémentaires qui recevront seulement une moitié de leur salaire.Cette décision, annoncée lors d’une réunion avec les principaux syndicats, est dûe, là aussi, a « la chute sévère » du trafic aérien générée par « l’aggravation de la récession économique mondiale » et la guerre du Golfe, a déclaré BA.Par ailleurs, la compagnie aérienne belge Sabena a présenté au gouvernement belge un plan de restructuration visant à assainir sa situation financière qui a été aggravée récemment par la crise du Golfe.La crise du Golfe a accru les difficultés de la compagnie belge qui n’a même pas eu le temps de se remettre de l’échec de son association avec KLM et British Airways fin décembre.Au cours des trois premières semaines du conflit, la Sabena a dû annuler 318 vols, a annoncé un porte-parole de la compagnie.Une des options du plan consisterait à mettre l’accent sur les vols en Europe et en Afrique au détriment des continents américain et asiatique.L’année dernière, la Sabena a enregistré un déficit d’exploitation d’au moins 133 millions?US.Finalement, la compagnie allemande Lufthansa a décidé de proposer des rabais de l'ordre de 40 % sur la plupart de ses vols aller-retour vers l’Amérique du Nord, emboîtant ainsi le pas au transporteur britannique British Airways.Lufthansa s’inspire en l’améliorant du schéma adopté dimanche par British Airways, qui prévoit une réduction de 33 % pour tout billet acheté avant le 15 mars et à utiliser entre le 6 avril et le 31 avril.Comme pour les autres billets à tarif réduit, les voyageurs devront séjourner au moins sept jours et au maximum un mois en Amérique du Nord.Les maisons sont de plus en plus abordables pour les premiers acheteurs OTTAWA (PC) — Plus de locataires pouvaient se permettre d'échanger leurs paiements de loyer contre des paiements hypothécaires au cours de la seconde moitié de 1990, a affirmé hier la Société canadienne d’hypothèques et de logement.L’occupant moyen d’un appartement dans la plupart des villes du pays aurait été en mesure d’acheter plus de 20 % des maisons en vente, a indiqué l'agence fédérale de logement.Toronto et Vancouver, ces villes ui, il n’y a pas si longtemps de ça, taient les marchés les plus « chauds » en matière d’habitation, ont affiché les plus fortes baisses de prix au cours de la dernière moitié de 1990 en ce qui concerne les maisons typiquement acquises par ceux qui en achètent pour la première fois.À la fin de 1990, la baisse ou la stabilisation des prix des maisons dans la plupart des villes, ainsi que des taux hypothécaires moins élevés, ont amélioré les possibilités d’achat des éventuels nouveaux propriétaires — excepté à Saint-Jean, T.-N.Les chiffres comparent les divers déboursés qui vont avec le titre de propriétaire, y compris les impôts fonciers, la facture annuelle de chauffage et les paiements hypothécaires — au cours de la dernière moitié de 1990 comparée aux premiers six mois de l’année.Les calculs sont basés sur un apport personnel de l’ordre de 10 % de la valeur de la maison.« L’accès à la propriété devrait continuer de s’améliorer en 1991, les prix des maisons étant censés soit baisser ou demeurer relativement stables dans la plupart des villes, tandis que les taux hypothécaires devraient aussi continuer de fléchir.» La SCI1L fait part tous les six mois de la situation dans laquelle se trou vent les acheteurs éventuels de maisons.Ce barème est basé sur les prix moyens des maisons dites pour premiers acheteurs, celles qui sont habit uellements acquises par des jeunes avec un apport personnel de moins de 25 %.L’agence fournit des exemples pour certaines villes en particulier, mais n’a pas calculé une moyenne nationale.Le prix moyen d’une maison pour premier acheteur à Vancouver est tombé de 5,3 y0 pour s’établir à 134 850 $ au cours de la dernière moitié de l’année par rapport à 142 360 ?durant les premiers six mois.À Toronto, le prix a chuté de 6,5 %, passant de 192 030$ à 179 640$.« En dépit de légères augmentations des impôts fonciers, 10,7 % des personnes occupant un logement loué peuvent maintenant se payer une maison pour premier acheteur à Toronto comparativement à 7,2 % au printemps de 1990», dit le rapport.« À Vancouver, le pourcentage de locataires qui sont en mesure, pécuniairement parlant, d’acheter une maison est actuellement passé de neuf à 12,4 %.» Le prix moyen d’une maison pour premier acheteur a grimpé de 5,2 % à Saint-Jean, T.-N., de 68 710 $ à 72 300 $.La valeur des maisons n’a cessé de croître dans cette ville, la demande y ayant augmenté à cause du projet de développement pétrolier Hibernia, ont soutenu les économistes en matière d'habitation.Robert Dutrisac APRÈS ceux de Repap, c’est au tour des rapports financiers du Groupe Kaufel de passer dans le collimateur de Léo-Paul Lauzon.Et ce que le professeur de comptabilité de l'U-QÀM a mis en évidence dans sa dernière étude, ce sont des pratiques comptables « opportunistes» qui vont de la surévaluation des stocks à à une rubrique « achalandage » démesurée.« tripotages » qui visaient à grossir indûment le bénéfice de l'entreprise au moment où elle procédait à des émissions publiques d’actions.Dans son étude, « l'auteur veut démontrer que les dirigeants d'entreprises sont opportunistes, que les vérificateurs externes et les courtiers en valeurs mobilières sont dépendants en partie de ces mêmes dirigeants », écrit M.Lauzon, qui ajoute que « le respect des principes comptables généralement reconnus n’est pas garant d’états financiers qui reflètent fidèlement la réalité économique ».Au cours d’une rencontre de presse hier, M.Lauzon s’est défendu de vouloir « crier au scandale et à la fraude ».L’objectif qu’il poursuit, c’est de faire de la « critique constructive » et « de brasser la cage de la Commission des valeurs mobilières, des vérificateurs et des cour tiers.» Le Groupe Kaufel, cette étoile du RÉA, a réussi, depuis sa première émission publique d’actions en octobre 85, à propulser ses ventes de 8,8 millions $ en 1984 à 119,8 millions $ en 1990 et, pendant la même période, à hausser son bénéfice net de 254 000 $ à 7,4 millions $ avec une pointe de 10,6 millions $ en 1988, tout cela à la faveur d’émissions publiques totalisant 71 millions $ et de multiples acquisitions dont certaines portaient sur des compagnies apparentées.De 1984 à 1986, la marge de bénéfice brut du fabricant de systèmes d’éclairage industriel Kaufel passait de 31 % a 46 % des ventes, un phé-nomème « pour le moins énigmatique et troublant », estime M.Lauzon.Pour arriver à de tels résultats spectaculaires, Kaufel aurait eu recours à deux pratiques que M.Lau- zon remet en question.« Si cela est vrai (cette croissance des bénéfices), M.Kaufman (le propriétaire de Kaufel) devrait faire des conférences.Avec des gars comme ça, nous sommes en train de damer le pion aux Japonais et aux Allemands.Nous devrions le nationaliser », a-t-il raillé.Selon le professeur, tout indique que Kaufel aurait indûment gonflé ses stocks de façon à grossir ses bénéfices.C’est ce qui explique qu'en 1985, le taux de rotation annuelle des stocks de la compagnie était de 3,05 fois tandis qu’il chutait à 1,91 fois en 1990 Dans l’industrie des systèmes d’éclairage aux États-Unis, ce taux est de 4,4 « 11 y a une corrélation étroite chez Kaufel entre la tendance à la hausse des stocks et l'augmentation de ses marges de bénéfice, brut (.).Cette relation ‘harmonieuse’ est quelque peu troublante », écrit-il.Autre méthode employée par Kaufel, a relevé M.Lauzon, c’est « d'attribuer le montant le plus élevé pos sible à l’achalandage et le montant le moins élevé possible aux actifs immobilisés et autres afin d’accroître le bénéfice net ».Le mécanisme est simple : l’achalange est amorti sur une période de 40 ans tandis que les immobilisations s’amortissent plus rapidement (sur une période variant de 3 à 20 ans), ce qui a pour effet, dans ce dernier cas, de réduire le bénéfice de l’entreprise.Chez Kaufel, l’achalandage représente 20 % de ses actifs alors que chez ses concurrents canadiens, il ne dépasse pas 1 % des actifs.M.Lauzon souligne également que le président de Kaufel, M.Bruce Kaufman, en vendant une partie de ses actions, a encaissé quelque 29 millions $ au cours des quatre dernières années.En outre, M.Lauzon met en doute l'indépendance des anciens vérificateurs de Kaufel, le petit cabinet Blais Greene, dont un associé, M.Aslam Khatri, est devenu vice-président, fi nances.de Kaufel II étend ce jugement à tous les vérificateurs tout en soulignant l’inertie, faute de ressources, de la Commission des valeurs mobilières du Québec.Le dollar US chute encore malgré l'intervention des banques centrales d'après AFI’ et Iteuter NEW YORK — Le dollar américain continuait à s’affaiblir face à l’ensemble des grandes devises hier à New York tombant face au deuts-chemark à un nouveau plancher historique et ce, malgré des interventions coordonnées de plusieurs banques centrales à l’exception toutefois de la Bundesbank, selon des cambistes.La monnaie américaine s’échangeait à 127,55 yen contre 127,80 vendredi soir et à 1,4465 deutschemark contre 1,4565.Elle avait ouvert à 127,50 yen et à 1,4540 DM lundi matin.Le dollar devrait continuer à baisser au cours des prochains jours, a estimé un cambiste de la Citibank à New York.Le dollar pourrait se ressaisir dans les prochains jours si les indicateurs économiques américains devant être publiés cette semaine (ventes de detail et production industrielle pour janvier, stocks des entreprises en décembre etc.) sont meilleurs qu’attendu, a observé ce même cambiste.Les interventions concertées des banques centrales pour enrayer la chute du dollar, lancées la semaine dernière, devraient se poursuivre cette semaine, déclarent les experts américains.Ce point de vue n’est cependant pas partagé par les experts euro péens.Ils ont le sentiment que les interventions de la semaine passée ne seront pas répétées cette semaine.Ils en veulent pour preuve les déclarations faites ce week-end par le président de la Bundesbank, Karl Otto Poehl, selon lesquelles la stabilité des taux de changes n’est pas une fin en soi.Pour les cambistes américains, ces interventions n’ont pas empêché la baisse du billet vert, mais elle ont sensiblement freiné sa chute, souli-gne-t-on.C’était le but recherché.« Les interventions ont réussi à LE GROUPE OSHAWA LIMITÉE AVIS DE DIVIDENDE DIVIDENDE NUMÉRO 116 Le Conseil d’administration du ’’GROUPE OSHAWA LIMITÉE" lors d’une assemblée tenue le 31 janvier 1991, a déclaré un dividende trimestriel de onze cents (11‘) par action ordinaire et de classe “A" de la compagnie en circulation, payable le 10 mars 91 aux actionnaires inscrits aux livres à la fermeture des affaires le 15 février 1991.Par ordre du Conseil d’administration HAROLD J.WOLFE Secrétaire le 31 janvier 1991 calmer le marché et à contrôler la baisse du billet vert », souligne Bill Bertha, de la Mellon Bank.« Le dollar subit toujours une certaine pression mais il ne s’est pas effondré », rappelle-t-il.« Le dollar a atteint ses niveaux les plus bas (de la semaine) mais, il a fini vendredi dernier près des cours de lundi dernier (.) Les interventions ont stoppé net la baisse du dollar», estime Bob Hatcher de la Barclays Bank à New York.« Les banques centrales devront être vigilantes cette semaine », observe Bob Hatcher.« Elles achèteront sans doute encore des dollars pendant trois ou quatre séances, puis s’il se maintient, les opérateurs se décideront peut-être à le tester à la hausse», a-t-il estimé.Selon Bill Bertha, les banques centrales voudraient voir le dollar se consolider autour de 1,50 mark.ROLLAND INC.ROGER A.ASHBY M.Lucien G.Rolland, président du conseil et chef de la direction de Rolland inc., est heureux d’annoncer la nomination de Roger A.Ashby au poste de président et chef de l’exploitation et comme membre du Conseil d’administration de la Société.M.Ashby oeuvre depuis plus de 25 ans dans l’industrie des pâtes et papiers où il a occupé des postes de haute direction tant au Canada qu’en Europe.Rolland inc.est un important fabricant et distributeur de papiers fins au Québec, en Ontario, dans les Maritimes et dans le nord-est des États-Unis. A-6 ¦ Le Devoir, mardi 12 février 1991 T 'X .La guerre du Golfe EN BREF.Appel d’Arafat PARIS (AFP) — Le dirigeant palestinien Yasser Arafat a invité le président François Mitterrand « qui est un homme de principe, à sauver la stabilité, la sécurité et la paix » au Moyen-Orient, tout en critiquant certains responsables français de la majorité et de l’opposition qui ont mis en cause la crédibilité de l’OLP en raison de son soutien à l’Irak.« Nous attendons de lui (le président Mitterrand) qu’il fasse un grand pas pour sauver toute la région, mais aussi les relations entre les Arabes et l’Europe, l’Occident et les Musulmans, l’Occident et le tiers monde », a déclaré M.Arafat dans une interview publiée hier par le quotidien français La Croix.Selon lui, la guerre du Golfe ne vise pas seulement l’Irak « mais elle entend aussi amener les Palestiniens à changer de dirigeants ».À son avis, la guerre du Golfe sera une guerre longue.« ,1e crois que la résistance (de l’Irak) peut durer au moins trois ans.J’en surs sûr », a-t-il dit.Aide norvégienne OSLO (Reuter) — Le gouvernement travailliste norvégien a proposé hier une contribution supplémentaire de 600 millions de couronnes ( 105 millions $) aux efforts de la coalition en guerre contre l’Irak dans le Golfe.La Norvège, pays membre de l’OTAN qui a exclu d’envoyer des troupes combattre dans la région, avait déjà débloqué près d’un milliard de couronnes (175 millions $) au profit des alliés.Le ministre des Affaires étrangères Thorvald Stoltenberg a précisé que ce nouveau financement serait consacré à la lutte contre la pollution dans le Golfe et à des opérations telles que les transferts de blessés en Europe.Il contribuera aussi à effacer les dettes de certains pays alliés envers Oslo.La Norvège a également dépêché une unité médicale en Arabie Saoudite, du carburant pour les forces alliées, un bâtiment des gardes-côtes dans le Golfe, ainsi que du matériel pour la lutte contre la marée noire qui s’y est répandue.Moubarak condamne LE CAIRE (AFP) — Le président égyptien Ilosni Moubarak a sévèrement critiqué hier les « formules inventées de toutes pièces par les complices » de l'Irak pour arrêter la guerre du Golfe.Dans une allocution prononcée devant des ulémas (dignitaires reügieux) à l'Université d’Al-Azhar (la plus importante université théologique de l’islam sunnite), il a réaffirmé que « la véritable initiative doit être prise par les responsables du drame, et doit comporter l’annonce par l'Irak de son retrait du Koweit ».M.Moubarak a ensuite estimé que « ceux qui disent vouloir une solution arabe ne veulent en fait aucune solution, et leurs pseudo-initiatives sont autant d’artifices ».« La neutralité dans cette guerre équivaut à soutenir le crime », a-il affirmé en justifiant l’engagement militaire de l’Égypte qui a déployé quelque 35 000 soldats en Arabie Saoudite.Le chef de l’État a ensuite raillé « l’affirmation que la libération de Jérusalem passe par le Koweit », et a longuement dénoncé l’utilisation de l’Islam par ceux qui ont des ambitions personnelles, dans une , allusion au président Saddam Hussein.PHOTO AP .""Tl ¦***;
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